Vim : le meilleur outil du linuxien

t voilà le classique : l’article sur vim. Tout linuxien se doit un jour ou l’autre déclarer sa flamme pour son éditeur de texte ( ainsi que son flame envers celui des autres ). Je ferai donc un énième article sur la toile pour vanter les louanges du dieu des éditeurs de texte.

Déjà faut se rendre compte de l’importance d’un éditeur de texte. Mais pour cela il faut connaître un poil son OS. Tous les OS potables sont gérable intégralement en mode texte. Mais bon ça n’est qu’une partie de l’équation. Beaucoup d’OS tentent de suivre le précepte : « Tout est fichier ! ». C’est pas absolument vrai ( tout du moins en dehors de Plan9/Inferno ) cependant on s’en rapproche quand même pas mal dans la pratique. Partant de ces deux constats, on en déduis qu’un éditeur de texte en mode console permet pas mal de démerdouillage.

Bon on a désormais besoin de se convaincre qu’un éditeur de texte comme nano ne nous suffit pas. Là c’est un peu plus dur de convaincre les gens. Quand on se destine à travailler plusieurs heures par jour avec son ordi et par extension son OS pendant au bas mot le reste de sa vie, il n’est pas trop insensé se dire qu’un investissement personnel dans la maîtrise d’un éditeur de texte sera profitable et facilement rentabilisable. Maintenant que mon lectorat capitaliste est entièrement convaincu, je vais te convaincre toi le Kevin du fond. Vim est un outil se basant sur vi il a donc un héritage de pas loin de quarante ans. Ça remonte à aux balbutiements de l’informatique mine de rien. S’il est encore utilisé et amélioré depuis tout le temps c’est un peu parce qu’il s’agit d’un outil plutôt bien branlé et à même de faire tout ce qu’on peut attendre d’un éditeur de texte, tu crois pas ? Et puis c’est tellement drôle de voir des gens essayer de fermer vim pour la première fois.

Bon allez sachez d’abord que vim est un éditeur de texte. Contrairement à emacs ( son nemesis ) qui tend à devenir un userland complet ( à quand emacs/linux pour remplacer gnu/linux voir lennux ). Ensuite et c’est le plus étrange au début, il est modal. Il fonctionne donc selon différents modes. Le premier permet de lancer des commandes, celui qui vous intéressera le plus au début est le mode INSERT qui permet d’entrer/d’éditer du texte, les autres on verra plus tard si vous êtes sages. Vim est parti du constat que lorsqu’on édite du texte, on est finalement pas tout le temps en train d’écrire. Et c’est finalement une bonne remarque mais vous vous en rendrez compte au fil de votre voyage en terres de vim. Car oui, il ne faut quand même pas se voiler la face, c’est une épopée qui durera. On peut en apprendre tous les jours avec ce logiciel. C’est un art qui s’approprie lentement. On ne devient pas un vim-golfeur en un week-end. Les manies que vous apprendrez sous vim pourront d’ailleurs vous servir dans tout un tas d’autres softs ( less, pentadactyl, … ). Vim a inspiré de nombreux développeurs mine de rien.

Je vais donc finir cet article pour commencer de suite le guide de survie minimum avec vim. Et j’enchaînerai vers d’autres techniques plus avancés au gré de mes envies. Et je vais de ce pas vous pondre un second article. Deux articles le même jour ça sent l’apocalypse maya ou l’armageddon voir le ragnarok!