Oculus

Histoire :

On suit un frêre et une sœur à deux époques : une fois quand ils ont dix ans et dix ans plus tard. Tout jeune, ils emménagent dans une nouvelle maison où les parents décident de refaire toute la déco. Et dans cette déco il y a un énorme miroir d'époque assez joli au demeurant.

Fast-forward, le gamin pour fêter son 21ème anniversaire a le droit de … quitter l'établissement psychiatrique. Visiblement il aurait tué son père après que ce dernier ait fait subir le même sort à sa mère. Sa sœur est toute contente de pouvoir le retrouver mais celle-ci lui demande d'honorer sa promesse.

Quelle promesse ? Et bien à vous de regarder le film !

Ressenti :

Et bhé mazette, on retrouve dans ce film l'essence de la série The haunting of … réalisé également par Mike Flanagan. C'est la même structure : des personnages à deux époques de leur vie et des évènements liés à ces deux périodes. Et tout comme dans la série tout se déroule en parallèle dans le film.

Le montage s'amuse à perdre les spectateurs comme ses personnages en alternant d'une époque à une autre sans transition clairement identifiable. On subit donc la même désorientation que les acteurs/victimes. J'aime beaucoup ce concept.

L'histoire est surnaturelle mais pas ultra originale. Mais c'est largement compensé par la mise en scène et le montage. En plus le film nous épargne le style du found-footage tout en étant au final pas si éloigné. On est pas non plus attaqué de jump scares assourdissants.

Il y a quand même un acteur dans le lot qui est un peu … pas terrible. Bha c'est le gamin jeune. Ouai en dehors de sa tronche de chien battu il sait pas faire grand-chose de plus. Bon le scénar ne l'aide pas à nous montrer sa palette complète d'émotion mais là c'est quand même assez pauvre. Surtout quand à côté sa sœur est bien variée et crédible.

D'ailleurs, je sais pas vous mais je trouve qu'une fois grandit il a un faux-air de Colin Farrell.

Bon je peux pas ne pas faire le rapprochement avec The Haunting of Hill House. Force est de constater que malgré un format du coup bien plus court, ça marche quand même pas mal du tout. Bon forcément on a beaucoup moins de background sur les personnages. Le travail sur l'ambiance est du coup bien plus rapide. Mais la formule passe sacrément bien quand même.

D'ailleurs on retrouve furtivement Kate Siegel qui est désormais sa femme et qui apparait dans quasiment toutes ses productions. Et du coup, bha je suis presque étonné de voir que le père de famille est interprêté par Rory Cochrane. Non pas qu'il soit mauvais ou autre, il passe bien dans le rôle mais du coup on sent qu'il a été dirigé exactement comme Timothy Hutton et qu'il aurait pu être échangé.

Le décor en lui-même est un peu trop basique. Ici c'est une simple maison américaine sans trop de personnalité, on est pas dans un somptueux manoir. Du coup l'atmosphère est moins intimidante. Ça reste un film avec un budget probablement assez restreint.

poileurs

Le film n'est pas terrifiant mais plus intrigant au final. Il n'y a pas de scène vraiment effrayante mais c'est plus une ambiance globale qu'il faut retenir.

Il y a cela dit quelques scènes assez affreuses notamment le croquage d'ampoule. Grrrrrrrr Je suis pas spécialement sensible au gore et compagnie mais déjà l'arrachage d'ongle avec le bruitage crasseux ça m'a mis un coup. Mais alors l'ampoule et les bouts de verre plein la bouche… immonde. J'en ai eu un gros frisson.

Et pourtant en regardant bien, bha … on voit à peu près rien. C'est plus suggéré qu'autre chose. C'est surtout le bruitage qui fait le truc. Et pourtant on le voit venir trente secondes avant.

Vachement cool. Je vous le conseille chaudement si vous voulez vous faire de ptites frayeurs.

Une suite ?

Love And Monsters

Histoire :

Une météorite file en direction de la Terre. Les gouvernements du monde entier décide de l'exploser. Ça fonctionne.

Par contre c'était sans compter sur les retombées de … produits (?) qui vont modifier l'ADN des insectes et les faire muter en d'immenses monstres. L'Homme n'est désormais plus au sommet des prédateurs. 95% de la population se fait rétamer et les 5% restants sont dans des bunkers.

On suit Joel un personnage plutôt basique, pas costaud, pas héroïque mais séparé de sa chère et tendre pendant l'apocalypse. Elle se trouve elle dans un autre refuge à 130km. Il décide d'aller la rejoindre après 7 ans d'absence.

Ressenti :

C'est pas trop mal mais ça laisse pas de trace.

L'histoire est sans surprise, les personnages assez peu charismatiques, les musiques insipides. Il y a quelques blagounettes mais c'est pas non plus le point fort du film (ça se la joue pas grosse comédie). C'est un film assez passable en fait.

On passe un bon moment mais il n'y a aucun gros point fort. Bon je suis ptet un peu dur mais voilà quoi. Ça reste une grosse production hollywoodienne du coup les effets visuels sont vraiment réussis.

Les monstres sont donc des insectes… plus gros… et avec quelques mutations. Et bha … ça passe bien ! Non vraiment j'ai bien aimé l'allure des bestiaux. Du coup, ça tombe pas dans le monstre purement surnaturel mais bien dans des insectes boostés aux hormones.

Assez vite, le héros fait la rencontre d'un toutou qui est trop choupinou. Visiblement ils ont utilisé deux chiens différents lors du tournage et c'est impressionnant ce qu'ils arrivent à lui faire faire.

Le film est assez proche d'un Zombieland mais plus orienté aventure que comédie.

spoiler

On le voit venir gros comme une maison que la meuf dans son refuge s'est entiché d'un autre gars et que donc la venue du héros ne l'arrange pas énormément. Mais c'est vraiment cool comme thèmatique. Un film qui ne focus pas uniquement sur l'amour toussa mais aussi sur le fait qu'il faille parfois passer à autre chose. Et j'ai été pas mal déçu quand les personnages se sont rembrassés… Même si ils se séparent ça ouvre trop une brèche (surtout pour une suite…).

D'ailleurs si le film marche je suis quasiment sûr qu'ils nous feront une suite où l'on retrouvera Clyde et Minnow (ou peut-être uniquement elle.

Spirited Away

Histoire :

Alors que Chihiro est en route avec ses parents vers sa nouvelle maison, ils s'égarent sur la route. Ils arrivent au bout d'un chemin avec un étrange tunnel. Ils sortent de leur voiture et décident d'aller voir à pied au-delà de cet intrigant tunnel.

Ils semblent arriver dans un parc d'attraction désaffecté complètement désert. Mais ptet pas si désert que ça, une douce et agréable odeur les attire au loin. Ils finissent par tomber devant un étal de bouffe fort attirant.

Chihiro ne souhaite pas toucher à cette nourriture semblant sortir de nulle part et elle part un peu plus loin explorer. Elle finit par croiser un jeune garçon sur son chemin qui la somme de s'enfuir.

Ressenti :

Et bhé c'est absolument pas ce que je pensais que ça allait être. Je pense que j'ai été traumatisé par Le tombeau des lucioles et que j'ai toujours cru que ça allait être un tire-larme à propos d'une gamine abandonnée. Et bien pas du tout. C'est au final bien plus proche d'un Alice au pays des merveilles baigné dans la culture et les traditions japonaises. Et du coup c'est vraiment excellent.

Ce film est pétillant et généreux : c'est un déluge de couleurs, les décors fourmillent de détails, les personnages sont comme dans tous les films de Ghibli ultra travaillés avec une animation bien poussée, les personnages sont attachants, l'histoire est cool et le film dure un chouilla plus de deux heures que l'on ne voit pas passer !

Au début on est comme la pauvre petite Chihiro complètement noyé dans ce monde farfelu et pourtant au final avec sa propre logique qui tient la route. Cet établissement de bain semble crédible avec sa chaufferie et ses arômes au sous-sol, ses bains rez-de-chaussée, les appartements du personnel au-dessus et encore plus haut les appartements de la matrone. Chaque niveau a son ambiance qui reflète bien ses habitants.

On en prend plein les mirettes mais aussi pleins les esgourdes. Tout comme l'ambiance visuelle, le son a été sacrément bossé. On s'y croirait vraiment et les musiques insufflent un peu plus de magie et d'enchantement au film. Quelques notes de piano toutes légères et hop les vents se rajoutent et quand la musique s'emballent quelques percussions. La musique semble une évidence.

Voilà, je pense que vous avez compris que j'ai été pas mal emballé ^__^

This Must Be The Place

Histoire :

Sean Penn est Cheyenne une ancienne Rockstar de 50ans. Il est complètement à la ramasse. Vide, mou, à côté de la plaque… bref une bonne grosse déprime des familles.

Il apprend que son père est sur le point de mourir et décide donc de le rejoindre de l'autre côté de l'Atlantique. Manque de chance il arrive trop tard, il n'aura pas l'occasion de lui parler alors qu'il ne l'avait pas fait depuis trente ans. Il décide de finir sa quête inachevée, traquer le nazi qui l'a martyrisée lors de son passage à Auschwitz.

Ressenti :

Le personnage est étrange au possible. Sean Penn est vraiment convaincant dans ce rôle atypique avec sa démarche à base de petits pas avec sa ptite valise à roulette ou son caddy de vieux. Il est vraiment très drôle à voir malgré sa dépression.

On rencontre tout une brochette de personnages différents. Entre son amie ado à moitié gothique, sa femme pompière adorable comme tout, son pote David Byrne (le vrai chanteur de Talking Heads) joué par David Byrne himself, le détective traqueur de nazi et encore pleins d'autres.

Au début j'étais pas spécialement convaincu du film ne sachant pas trop où il voulait aller mais… Bha le film est vraiment intrigant. Au final le scénar n'avance que très peu mais toutes ces rencontres sont chouettes comme tout.

J'avais peur qu'à l'issue de chaque rencontre le personnage guérisse petite à petit de sa dépression, ça aurait été vraiment convenu et attendu. On a donc une structure de film d'aventure avec un personnage qui suit une quête de droite et de gauche mais c'est avant tout un film sérieusement drôle. Une grosse introspection du héros où il va non pas redécouvrir son père mais lui-même.

Sur certains aspects ça ressemble à un film des frêres Coen avec cet humour subtil mais présent et puis un voyage… Chouette découverte, merci Zpartakov pour la suggestion ;-)

The Favourite

Histoire :

Emma Stone débarque à la cour de la reine d'Angleterre au XVIIIème siècle. Elle parvient à se faire embaucher comme soubrette car elle est affiliée à Rachel Weisz qui conseille la reine. Elle parvient assez vite à se retrouver à bosser au plus près de ces deux dernières.

Olivia Colman (la reine) est touchée par la goutte et perd progressivement en mobilité. Emma Stone avant de devenir soubrette était une fille de bourgeois ayant perdue sa fortune, elle est donc instruite et sait se comporter comme il le faut ce qui lui attira les sympathies de la reine.

Elle intrigue également certains nobles voulant s'attirer les faveurs de la reine.

Ressenti :

Dis donc, drôle d'ovni que ce film. J'aime pas trop les films d'époque mais là c'est assez particulier. C'est bien moins rigide et pompeux que nombre de film de ce genre.

C'est même plutôt fun et les relations entre les personnages sont surprenantes. Et ne connaissant absolument rien en Histoire, je me demande réellement quelle part des faits sont avérés.

Visuellement le film a de la gueule ! Déjà le décor du palais est classe à souhait avec toutes ses boiseries, ses plafonds travaillés de partout et j'ai même l'impression de reconnaitre des décors d'Oxford.

Ce qui m'a d'autant plus est l'utilisation d'objectifs fisheye à de nombreuses reprises. C'est vraiment très rare dans les films pourtant ici c'est généralement employé lorsque les personnages parcourent de longs couloirs et que la caméra est placé au milieu et tourne sur elle-même pour les suivre. Ça rend un super effet. Je m'attends à revoir cette technique dans de prochains films (je me retiens de vous en foutre un gif).

Beaucoup de passages dans le film se déroulent la nuit. Ils ont gardé un éclairage à la bougie ce qui le rend assez oppressant et sombre mais réaliste. C'est assez déroutant au début puis au final ça reste pas mal immersif.

spoilers

Même si on le sent venir, j'aime beaucoup le retournement d'Emma Stone à la fin. Après avoir été longtemps malmenée, c'est à son tour de vriller et de devenir une vraie connasse (ouai le coup de l'écrasage de lapin je l'ai mal pris).

Vraiment, je n'ai absolument pas vu venir le fait que la reine et sa conseillère fricotaient ensemble. J'ai été tout autant surpris qu'Emma Stone sur le coup.

Je sais pas pourquoi, Emma Stone fait partie des acteurs qui me gonfle. Dès que je la vois, je sais pas c'est viscéral, de base ça part mal. Mais étrangement dans ce film j'ai pas trop eu cet effet. On est très loin d'un Lalaland (que j'ai pas pu voir jusqu'à a la fin).

Le trio d'actrice est génial avec les rapports de force qui change continuellement.

Une fois terminé le film je regarde un peu qui l'a réalisé et là je comprends mieux. C'est le même réalisateur que The Lobster que j'avais adoré. D'ailleurs il faudrait que je me le refasse çui-là.

SponsorBlock : S'épargner du temps sur Youtube

J'ai une relation compliquée avec Youtube. Ce site ouaib est merveilleux. À mon sens après Wikipedia c'est le seul site ouaib qu'il faudrait conserver si jamais Internet/l'humanité devait disparaitre. Il contient tellement de contenu intéressant/varié/héteroclite/extraordinaire/passionnant/chiant/indispensable/nul/enrageant/… Bref, c'est un beau reflet du monde.

Mais ça reste une plateforme tout de même pas mal hostile, avec son algorithme qui dicte le comportement des créateurs de contenu tout ça pour maximiser la monétisation de tout ce contenu à la fois pour ses créateurs que pour la plateforme elle-même. Il existe quelques alternatives mais malheureusement la grande force de Youtube est aussi sa faiblesse : la monétisation. C'est elle qui a permis l'émergence de tout un tas de créateurs de contenu. Mais c'est aussi elle qui a tendance à uniformiser/pourrir/influencer/… tout un pan des créateurs.

Bref, j'adore Youtube et je suis un gros consommateur de son contenu mais je suis parfaitement conscient que c'est une plateforme ayant d'énormes défauts. Et là j'aborde même le fait que ce soit une branche de Google…

Bon, j'ai beau être un très gros utilisateur, je n'ai pas de compte Youtube. Je n'ai jamais commenté ni participé globalement au site d'une part, parceque je n'en vois pas vraiment l'intéret ni le temps (haha) et je n'ai pas vraiment envie de rentrer dans le jeu de Google.

Bon et puis comme tout le monde (apparemment non mais bon pourquoi pas) j'utilise un bloqueur de pub (certe moins conventionnel et efficace mais largement suffisant). Du coup, je m'épargne un gros paquet de pub sur Youtube. Sans ça, la plateforme devient un peu trop proche de son ancêtre la téloche : on est constamment matraqué de pub. C'en est débilitant.

Je suis désormais tellement épargné par la pub que les rares fois où je la subis ça m'est vraiment insupportable. Se taper des annonces qui gueulent, avec une répétition qui prennent la tête me met hors de moi. J'ai une réaction qui peut paraître exagérée pour ceux plus habitués mais voilà chuis comme ça désormais.

Et puis le pire dans tout ça, c'est que la grande majorité des vidéos que je regarde, je les consulte via mpv, du coup je suis même pas compté dans les nombres de vues. Donc je rapporte même pas de pognon à ces créateurs. Je ne consulte le site ouaib juste pour trouver la vidéo que je veux pour ensuite déclencher mpv.

Bref, Youtube sans bloqueur de pub est devenu inutilisable (bon ça fait un bail). Sauf que maintenant les plus gros créateurs de contenu ont su s'adapter et font désormais de la pub eux-mêmes dans leur contenu. Tout travail mérite salaire, je le conçois et ces gens ont besoin de vivre mais bon entendre en boucle de la désinformation limite malhonnête à propos des VPN ça me gonfle (dis donc j'ai l'impression d'être énervé en lisant tout ça alors que pas du tout je suis plutôt relaxe). La pub pour le dernier jeu mobile de merde que je ne pourrai même pas trouver sur fdroid me fait une belle jambe.

Et là, j'ai découvert le graal : une extension qui permet de passer les passages de contenu sponsorisé à l'intérieur des vidéos ! Oui ! Un simili-bloqueur de pub pour l'intérieur de la vidéo ! Voici donc SponsorBlock qui existe pour les navigateurs classiques.

Mais là, où ils sont forts, c'est qu'il y a même un script lua pour mpv ! Du coup c'est utilisable dans mpv !!! Je suis sauvé \o/

Bon alors comment ça marche ? En fait l'extension s'appuie sur ses utilisateurs pour qu'ils renseignent les segments à bloquer dans une vidéo. L'extension envoie ça dans sa base de donnée sur son serveur. Quand on démarre une vidéo, l'extension consulte la base de donnée où elle récupère les segments à sauter. En sachant que la vraie extension peut être configurée pour sauter que certains types de segments. Ça peut être que les segments sponsorisés ou bien aussi les génériques par exemple.

C'est un système assez simple mais ça marche vraiment bien. Il faut bien entendu que la vidéo ait déjà été visionnée par d'autres utilisateurs. Ça marche donc mieux sur les vidéos très populaires et qui ont déjà une certaine ancienneté (quelques heures suffisent).

Voilà voilà. Je n'ai pas grand-chose d'autres à ajouter à ce propos. Pensez à tout ce temps que vous allez gagner, toutes ces bribes de cerveau que vous n'allez pas vous détruire !

Good Will Hunting

Histoire :

Matt Damon incarne Will Hunting qui s'occupe du ménage dans une prestigieuse université américaine : le MIT. Orphelin, il n'a pas eu une jeunesse des plus heureuses avec carrément de la matraitance dans une de ses familles d'accueil. Il vivotte avec ses potes en sortant dans les bars et compagnies.

Il parvient à résoudre un problème mathématique qu'un illustre prof émérite ayant une médaille Fields. Il a fait ça anonymement et du coup personne ne sait qu'il en est l'auteur.

Un jour il décide de se venger d'un de ses collègues d'écoles d'enfance l'ayant martyrisé et décide d'aller le tabasser avec ses potes. Il se fait choper par les flics et passe au tribunal. Il risque la prison mais il se fera sortir in extremis par le prof de math à condition de bosser un peu avec lui et de suivre une thérapie au près d'un psychologue.

Le jeune garçon s'avère être un énorme génie avec une mémoire ahurissante mais surtout un caractère assez joueur et désinvolte. Il fera capituler plusieurs psychologues… le reste est à vous.

Ressenti :

L'histoire de ce film est chouette, les personnages aussi et les acteurs aussi.

J'ai découvert une anecdote assez marrante sur ce film. Le scénario est de Matt Damon et Ben Affleck (oui oui) et ils ont dû racoler les studios pour que le film puisse se faire. En plein milieu du scénario, il y avait une scène de sexe gay entre Matt Damon et Ben Affleck qui n'était absolument pas raccord avec le reste de l'histoire. Harvey Weinstein (producteur de son état) leur a demandé ce que ça foutait là et ils répondirent que ça n'avait été mis là que dans le but de voir quel studio lisait réellement le scénar. Moralité : ils ont signé avec lui.

Ce film a vraiment lancé la carrière de Matt Damon et Ben Affleck. Techniquement le film est assez simple mais propre. C'est calme, posé, pas de folie de mise en scène, une bande son sans surprise mais qui fait bien le taff. Tout repose vraiment sur l'histoire et son interprêtation par les acteurs.

Et ça marche sacrément bien. Robin Williams est vraiment pas mal avec en plus la rivalité avec Stellan Skarsgård en toile de fond. Le dénouement est bien aussi.

Récap 20 : Mars 2021

Et voilà Mars vient de s'achever et avec lui l'hiver et à la place on a le droit à un confinement. Allez les gens, on tient bon.

Petit mois pour ma part. Je ne sais pas trop de quoi vous parler question nunuxeries en ce moment…

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 15 commentaires, 10 visionnages, 478057 requêtes, 43149 visiteurs uniques pour 9.68 Go de trafic.

Films

Jeux

Je me suis fait plaisir ce mois-ci :

Nebuchadnezzar

Il y a fort longtemps j'ai joué à Caesar 3 et c'était cool. Plus tard il y a eu Pharaoh qui était tout aussi cool et enfin Zeus avec à chaque fois un environnement différent. Et depuis le genre a disparu si je ne m'abuse.

Et là que vois-je ? Un jeu similaire mais qui ce coup-ci nous mène en mésopotamie et qui surtout vient tout juste de sortir donc tout moderne et tout. Pas trop cher, allez banco je me le prends.

Et c'est tout comme ses prédecesseurs, la formule n'a quasiment pas bougé ! Le but est donc de faire prospérer notre cité avec quelques objectifs à atteindre comme par exemple une certaine population, une certaine richesse, …

Et finalement au bout de quelques heures de jeu, on se rend compte des limites de ce jeu. Le jeu est assez frustrant dans sa mécanique des aires d'effets des bâtiments : un bâtiment qui produit un truc doit être à portée d'un entrepôt afin de pouvoir stocker le dit truc. Le souci c'est que la distance entre le lieu de production et l'entrepôt est vraiment petite. On se retrouve donc à devoir foutre des entrepôts un peu partout. Ça ne serait pas un souci si la map était grande mais c'est clairement pas le cas.

Et c'est d'autant plus frustrant que les zones agricoles permettant d'avoir des cultures sont sacrément petites. On ajoute à cela les canaux d'irrigation qui prennent eux aussi de la place avec surtout leurs pompes qui ne sont vraiment pas efficaces et le fait qu'il est difficile d'en placer le long des rivières du fait de leur géométrie… Et voilà, on obtient un jeu où c'est au final assez difficile de s'agrandir.

Cela-dit, le jeu est pensé pour des parties assez courtes où l'on ne s'éternise pas trop sur une map. D'ailleurs le jeu est globalement assez court et je pense que les devs en sont parfaitement conscients : le jeu propose des maps petites, assez peu de bâtiments du coup ils ont optés pour un jeu à petit prix dès sa sortie (il est tout frais). Et les devs font du pied à la communauté en annonçant un support des mods, ce qui pourrait grandement rallonger la sauce.

Voilà, c'est donc un ptit jeu indé qui a repris la recette de ses illustres ancètres et qui au final ne la révolutionne pas du tout mais bon, un jeu de ce genre tous les dix ans ça fait pas de mal. J'en suis très content.

Teardown

Je suis de très loin le dev qui a pondu ce jeu depuis des années. Régulièrement il poste des vidéos techniques où il fait la démo de son moteur de rendu qui permet tout un tas de ptites folies. Et là… bha ça c'est concrétisé dans un jeu assez atypique.

Le but du jeu est de remplir des objectifs simples sur une map puis de vous enfuire, le tout en moins d'une minute. Les objectifs consistent à ramasser plusieurs objets disséminés aux quatre coins de la map. Sauf que la particularité est que vous avez autant de temps que nécessaire pour préparer votre coup. Et quand je dis "préparer" ça veut dire péter des murs, placer des objets pour pouvoir grimper sur une rampe, disposer des bagnoles à des endroits stratégiques pour gagner du temps.

capture d'écran de Teardown montrant les effets de raytracing

Les éclairages sont impressionnants !

Le jeu permet de péter tout un tas d'élément du décor. Il vous faudra juste un outil suffisamment puissant pour certains éléments : votre masse ne pourra pas venir à bout d'une porte blindée alors qu'un tractopelle n'y vera aucune difficulté.

Vu que vous devez vous speeder une fois le premier objectif atteint, vous pouvez tagguer des flêches pour guider votre parcour, vous pouvez cramer certains éléments s'ils sont sur votre chemin. Bref, c'est un gros bac à sable vraiment bien foutu.

Visuellement on a une technologie qui de loin s'apparente à Minecraft avec de tout petits voxels, mais la comparaison s'arrête là. Ce jeu est sublime, c'est probablement le jeu que je possède avec la technologie la plus impressionnante. Le moteur de rendu permet de calculer des éclairages en raytracing même sans matos particulier, du coup il y a de superbes reflets, spéculaires, effets de particules volumétriques… Wow c'est somptueux malgré l'aspect simpliste de la modélisation. Si ça vous intrigue, regardez des vidéos et non des screenshots pour vous rendre compte.

Par contre le jeu a une légère tendance à planter comme une merde :-/ Et ça casse pas mal l'ambiance.

Loop Hero

C'est le jeu du moment et à raison : c'est super addictif.

Le concept est assez particulier : notre personnage effectue un chemin en faisant des tours d'une boucle à la forme aléatoire. Sur son chemin il rencontre des ennemis qu'il combat. À l'issue de ces combats il récupère du matos que le joueur peut équiper mais également des cartes de terrain. Le joueur peut donc décider de poser ses cartes afin de créer la map du jeu autour du chemin.

En fonction des cartes que le joueur pose différents effets ou ennemis apparaitront donc sur la carte. Le joueur n'a donc que deux biais pour agir sur le jeu : choisir le matériel, poser les cartes pour générer l'environnement, c'est tout. Les combats sont automatiques.

Du coup il y a une partie de chance mais aussi une partie stratégie : est-ce que l'on va choisir du matos plutôt défensif ou offensif ? Privilégier le vampirisme pour regagner de la vie ou bien tenter d'esquiver le plus possible les coups ? Ptet qu'une stratégie sur la vitesse d'attaque élevée et des dégâts les plus importants possible pour se défaire des ennemis au plus vite serait plus efficace ?

Les cartes que l'on reçoit en fin de combats sont tirées d'un deck que vous allez constituer en début de partie. Là aussi vous allez avoir plusieurs stratégies possibles à adopter.

l'écran de jeu de loophero

À première vue la palette est repoussante mais au final on s'y fait vite.

À côté de tout cela, entre les parties vous avez la création d'une base qui vous permet de faire évoluer votre personnage via différentes compétences et bonus que cela engendre.

Le côté rogue-lite est bien présent. Chaque expédition (les parties quoi) vont vous permettre de ramener différents matériaux pour développer votre base ce qui vous permettra donc de progresser dans l'aventure.

En plus de tout cela, il y a une histoire assez mystérieuse pour justifier tout cela. En gros notre personnage voit le monde disparaître sous ses yeux, détruit par une liche dans le ciel. Il se réveille amnésique dans un monde où tout le monde a également tout oublié et où toute la matière disparait au bout d'un certain temps empêchant de rebâtir un nouveau monde.

Notre héros parvient à regagner des bribes de souvenirs lors de sa première expédition et les matériaux qu'il ramène s'avère stable et donc ne disparaissent ce qui va permettre de reconstruire le village. L'histoire justifie vachement bien le gameplay, c'est expliqué via quelques ptits dialogues lors de la partie ainsi qu'une cinématique d'intro.

Visuellement ça ressemble à un jeu 8bit avec du gros pixel et une palette pas mal réduite. Ça peut un peu rebuter au départ mais au final c'est vraiment propre et surtout il y a une option pour utiliser une police d'écriture moderne pour ne pas avoir à subir la grosse font dégueulasse qui casse les yeux.

La musique est également dans un style 8bit super jolie. Franchement tout est bon dans ce jeu !

Musique

Je pensais en avoir déjà parlé mais visiblement non donc je répare ce méfait. Connaissez-vous le Balanescu Quartet qui est un quatuor d'instruments à vent par l'artiste Alexander Balanescu. Voilà :-)

C'est donc un groupe roumain qui s'est principalement fait connaitre par ses reprises de Kraftwerk et je dois avouer que j'ai un faible pour ces morceaux. Déjà que j'aime bien les originaux mais ces interprêtations bien plus analogiques ont un charme bien à elle. Vous trouverez donc la géniale The Model qui est ma favorite.

Mais ils ne se contentent pas de reprises puisqu'ils ont des compos à eux. Une de mes favorites est Empty Space Dance qui pourrait durer des heures que ça ne me dérangerait pas. C'est un morceau très peu rythmé, avec des motifs subtils qui font que c'est parfait en fond sonore pour une ambiance relaxante. C'est assez proche de que fait Clint Mansell sur The Fountain avec des sonorités s'approchant également de l'OST d'Interstellar.

Je vous laisse fouiller vers leurs autres morceaux, c'est un régal.

Nuxeries

Pour la fin du mois j'ai pu me coller à l'upgrade des IRCD de Geeknode après quelques mois de retard. Sur notre réseau on utilise des services fait maison du doux nom de Child, sauf que pas de bol à partir de la version 5.x, unrealircd (le serveur irc) n'était plus parfaitement compatible avec nos services. Il fallait donc replancher sur le code pour rendre le tout compatible et notre cher Target0 s'y est attelé.

Une fois fait, j'ai donc pu faire un tour sur chacune des machines du réseau IRC et la mettre à jour. En gros ça consiste à chopper les sources à jour d'unrealircd, détar, ./Config et répondre aux questions, make, make install, couper l'ancien serveur, adapter un chouilla la conf, lancer l'ircd. Sauf que c'est Geeknode on fait ça à l'artisanal, la conf de chacun des ircd n'est pas strictement identique même si on a une très grosse base commune. Les certificats sont gérés un peu différemment, les paths sont sont pas tous les mêmes. Faut dire qu'on a une belle diversité de machine, du baremetal, du vps, un peu de sparc64… Bref, c'est pas uniforme du tout mais ça fait aussi son charme.

La migration en elle-même s'est à peu près bien passée, sauf une machine étrange qui n'est pas parvenue à retrouvé son certif (pour le TLS) et qui du coup refusait de démarrer. Et biensûr ça arrive sur la machine qui gère les services… (bon ça aurait pu arriver sur le hub mais bon, je n'ai pas été le plus poissard sur le coup).

Une fois terminé, je me reconnecte tout fièrement prêt à annoncer la nouvelle. BAM ! Je me fais déconnecter direct. Et là ça connecte/déconnecte en boucle pour une sombre histoire de Max SendQ Exceeded alors que bon la conf est restée la même à 99%.

Après un ptit moment je parviens (grâce à l'aide d'#unreal-support) à trouver la cause : un très léger changement de syntaxe qui a fait que tous les opers se sont retrouvés dans la default class et se retrouve donc avec des réglages un peu foireux. Bref, je recréer une classe spéciale pour les opers, j'y fous tous les opers, un ptit coup de rehash et tout remarche.

Voilà près de deux heures plus tard le réseau est tout à jour et prêt à charbonner. Les prochaines mises-à-jour seront plus légères ^__^

Vidéos

Nvidia a annoncé sa Geforce 4090 ainsi que sa Ti va faloir vendre plus qu'un rein pour se la payer…

Weechat et les caps

Ce bon vieux IRC

IRC est un protocole de chat. C'est mon mien favori. C'est léger, simple, rapide et vraiment léger. Pas de fioriture, pour chatter on peut difficilement faire plus dépouillé.

C'est un protocole assez ancien maintenant. C'est plus vieux que le web d'ailleurs.

Bref, c'est un protocole texte assez rustre. Ici on ne peut pas s'échanger directement des gifs, on peut pas se wizzer, on peut pas corriger ou supprimer ce que l'on a envoyé, on peut pas discuter à l'oral ni en vidéo. Pas de sticker, ni de réaction, mais un chat qui fonctionne depuis trente ans et pour probablement encore autant.

Par contre c'est léger, n'importe quel ordi avec du réseau sera capable de chatter quelque soit sa puissance. Un serveur accueillant 300 personnes ça tourne sur 64Mo de ram et ça bouffe virtuellement 0% de cpu. Bref, c'est ultra efficient.

Bien que ce soit dénué de fonctionnalité, c'est un protocole ouvert contrairement à la grande majorité de ce qu'il se fait ailleurs. Ça veut dire que la façon de parler ce protocole est documenté et ce de manière plutôt bien définie. Et c'est défini par des RFC (qui sont un ensemble de documents contenant les spécifications d'une grande partie de l'Internet). Et le système des RFC n'est pas figé. Quand quelque chose a besoin d'évoluer, il arrive qu'une nouvelle RFC soit rédigée pour complémenter ou carrément remplacer une précédente.

Le retour d'IRC !

Et c'est ce qui est en train de se passer (à son rythme et depuis quelques années déjà) pour IRC. Le protocole est en perte de vitesse, de moins en moins de gens l'utilisent. Faut dire que certaines fonctionnalités présentent ailleurs commencent à lui faire cruellement défaut. Du coup, "en ce moment", il y a l'initiative d'IRCv3, qui cherche à ajouter de nouvelles fonctionnalités.

Bon, faut pas s'attendre à des bouleversements radicaux non plus. Faut dire, que mine de rien, la légèreté légendaire d'IRC est un gros point fort.

Il y a donc plein de petits ajouts qui à première vue pourraient sembler anecdotiques. Mais certains peuvent apporter des trucs vraiment cool. C'est par exemple le cas de server-time qui est donc un bout de la spec permettant au serveur d'indiquer l'heure d'un message.

Ouai c'est con, mais sur IRC, les messages n'étaient de base pas horodatés, c'est le client qui ajoute l'heure à laquelle il a reçu un message. Bon dis comme ça, je vous le concède ça a pas l'air top mais en fait ça va permettre bien plus. Ça va permettre au serveur de logguer un peu ce qui se dit sur un salon et lors d'une connexion d'un nouvel arrivant, il sera désormais possible de lui envoyer une partie du backlog puisqu'ils pourront être horodatés correctement.

Le fait de ne pas avoir les messages échangés lorsqu'on est pas connecté est un reproche constant contre IRC. Tous les nouveaux protocoles de chat ont permis aux absents de quand même recevoir les messages qu'ils ont manqués. C'est une philosophie un peu différente. Après tout, IRC peut être considéré comme une discussion orale, une personne absente … bha elle n'est pas dans la conversation. Je suis pas à 100% sûr que ce soit forcément une bonne chose mais force est de constater que pour outrepasser cette limitation je fais tourner un client IRC 24h/24 7j/7… J'espère qu'avec cette nouvelle fonctionnalité, la baisse de popularité d'IRC va s'atténuer et pourquoi pas s'inverser.

Les messages lorsqu'on est déconnecté

Il sera possible de recevoir les messages qui sont passés lorsque l'on était déconnecté. D'ailleurs je sais pas pourquoi je parle au futur, c'est dès maintenant possible. UnrealIRCD qui est le serveur IRC le plus répandu (en nombre d'installations) est depuis 6 mois en version 5 et possède désormais cette option. Les opérateurs d'un salon peuvent donc désormais ajouter le mode /MODE #channel +H 15:1440 qui affichera les 15 dernières lignes sur maximum 1 jour (s'il y a moins de ligne sur les dernières 24h bha tant pis). Bon, le serveur c'est bien beau, mais faut aussi que les clients gèrent cette spec. La plupart le gèrent désormais y compris le meilleur des clients irc : Weechat.

Ouai, sauf que Weechat est bien gentil mais pour le coup il le supporte pas, par défaut. En fait lorsqu'un client irc se connecte à un serveur, lui et le serveur se disent bonjour en annonçant les fonctionnalités qu'ils savent gérer l'un l'autre (les CAPS). Et par défaut, Weechat n'annonce rien le coquin. Bref, il va falloir faire un coup de /set irc.server_default.capabilities account-notify,account-tag,server-time,away-notify,cap-notify,chghost,extended-join,invite-notify,multi-prefix,userhost-in-names, un ptit /save au passage histoire que ça soit persistant. Et par contre il faut se reconnecter pour que ça soit pris en compte.

Et vous voilà prêt pour le futur. Lorsque vous rejoindrez un salon ayant activé ce mode, vous recevrez les dernières lignes.

Vous pouvez également à tout moment faire un ptit coup de /quote history #channel pour recevoir l'historique du salon.

Concernant Geeknode

Je traîne cet article dans les brouillons depuis pas loin d'un an maintenant. Je le publie maintenant car depuis ce week-end, le réseau est enfin compatible avec cette fonctionnalité suite à une vague de mise à jour des ircd.

Voilà, donc si vous gérez un salon sur Geeknode vous pouvez utiliser ce nouveau mode pour le plaisir de vos utilisateurs.

Tout est dit, n'hésitez pas à venir faire un coucou sur #fediverse sur Geeknode ;-)

Psycho

Histoire :

Marion est secrétaire et se retrouve charger d'amener 40K$ à la banque par son patron. Au lieu de cela, elle garde le pognon et se barre pour rejoindre son mec qui habite un peu loin dans l'espoir de refaire sa vie avec cette somme (à l'époque c'était bien plus qu'aujourd'hui).

Elle s'arrête en chemin au motel Bates où elle loue une chambre auprès de Norman qui est un peu collant mais sympatique.

Ressenti :

Je découvre le film. J'en ai bien entendu déjà entendu parler. Je connaissais même le gros spoil de l'histoire mais ça ne m'a pas pour autant ruiné le filmn (d'ailleurs soit dit en passant, se faire spoiler une histoire ne ruine pas du tout son appréciation et même au contraire (sauf quand il y a un twist à mon goût)).

Fallait que je voie ce film et j'ai eu un peu de mal au début. Mais au final une fois lancé le film passe plutôt bien.

Malgré ses 60 ans le film a un vraiment bon piqué, l'image est pas mal du tout ! Sans blague le film a des mouvements de caméras particulièrement saisissants à tel point que je me demande vraiment comment ils ont pu filmer ça (caméra sur grue qui permet de faire des mouvements aussi aériens ?).

Mon plan favori du film. C'est superbe.

L'histoire est pas mal du tout, on sent que ça a inspiré un paquet de films d'horreur. J'imagine qu'avec une technique plus moderne le film pourrait avoir un succès certain en cinoche.

Les personnages sont pas mal surtout Norman Bates le gérant du motel. L'interprêtation par l'acteur permet de bien voir dans les dialogues à quel moment il est mis en porte-à-faux et quels sont les sujets qui le dérangent. Et puis il a un physique atypique pour son rôle.

Vu l'âge du film je trouve que le traitement des femmes est pas si rétrograde. Je m'attendais réellement à ce que les femmes aient plus des rôles de greluches/potiche/faire-valoir mais au final pas tant que ça. Marion a son boulot et décide d'elle-même de prendre son destin en main sans qu'un homme l'ait poussé à quoi que ce soit. Sa sœur Lila prend des initiatives et est prête à se mettre en danger et n'est pas rabaissée par Sam.

Vous ne trouvez pas que le regard final on pourrait y voir Michael Scott ?

J'ai bien aimé mais je le classerai quand même pas aussi bien que selon IMDB. J'ai par exemple pas du tout été charmé par la bande son. Et même si le film a été précurseur en son temps (premier film à montrer une meuf en sous-vêtements et premier film américain à montrer un personnage utiliser une chasse-d'eau (merci wikip pour l'info pertinente)) il en reste pas moins daté sur certains aspects. Le rythme de début du film est assez lent.

micro-spoil

Bon, vu que Norman Bates le tueur est en fait seul et qu'il s'amuse à déplacer le cadavre de sa défunte mère et à lui piquer ses frusques, qui est la personne vu à la fenêtre par les personnages ? Autant à un moment, ça pourrait effectivement être Norman, autant à un autre moment c'est techniquement pas possible puisqu'il était dans le motel. Surtout que la silhouette ayant bougée, ça ne peut pas être le simple cadavre…

C'est dommage ce point m'a fait tiquer parceque je connaissais la supercherie.

Et puis, en théorie on est censé croire que Norman n'est pas le tueur mais franchement la silhouette à travers le rideau de douche, ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre…

Fargo

Histoire :

C'est une histoire vraie. Un homme organise l'enlèvement de sa femme afin de récupérer la rançon payée par son beau-père. Il se trouve deux malfrats pour le kidnapping via l'entremise d'un de ses employés.

L'enlèvement a bien lieu mais ne se passe pas super bien vu qu'il y aura quelques cadavres retrouvés. On commence donc à suivre l'enquête menée par Marge alors qu'elle est enceinte.

Ressenti :

Rhaaa ce que ce film est drôle. Je m'y attendais pas trop. Avec les frêres Coen aux commandes fallait pourtant s'y attendre mais le début semblait tellement sérieux…

Les dialogues sont vraiment très drôles avec un Steve Buscemi qui un coup semble tout droit sorti de Reservoir Dogs un coup il semble sorti du plateau de The Big Lebowski (même réals). Et tous les personnages qui le décrivent comme un mec au physique drôle.

“ Total silence ”

                    − Carl Showalter

Mais il y a tout l'humour sur la façon de parler des minnesotiens (visiblement ils disent constamment "Yah"). C'est un détail tout con mais c'est assez marrant comme tic de langage. C'est une ptite touche d'absurde sans rapport avec l'intrigue mais qui apporte une touche de sympathie envers les personnages.

La flique est vraiment excellente, avec sa façon de parler, sa gentillesse avec tout le monde mais sans non plus se faire écraser quand les autres personnages tentent de prendre l'ascendant sur elle. D'ailleurs sa relation avec son mari n'apporte rien à la résolution de l'enquête mais est super mignonne. Son mari semble assez ridicule et inutile mais les interactions qu'il a avec sa femme rend ce couple super attachant.

Visuellement le film a le charme d'un film à l'ancienne. Il y a du grain, tout semble vrai avec des décors naturels, le format d'image est plus si courant. C'est joli mais sans plus, ça veut pas se la péter avec des plans superbes. Au contraire ça nous montre un environnement plutôt repoussant, froid, austère, crasseux.

J'ai l'impression que ce film a un peu inspiré Guy Ritchie pour ses bons films. On y retrouve un humour assez proche.

spoiler Ce n'est pas une histoire vraie.

Vraiment un excellent film comment est-ce que j'ai pu passer à-côté aussi longtemps ?!

Aperçu sur la barre de progression dans MPV

Faisait longtemps que j'avais pas posté une idée à la con.

Un truc qui est génial avec Youtube, c'est que leur lecteur vidéo, il affiche une ptite prévisualisation quand on passe la souris sur la barre de progression. Et autant être honnête avec vous : j'adore cette fonctionnalité ! Le lecteur vidéo de Youtube est super chouette dans son interface mais malheureusement gavé de pub, n'a pas beaucoup de presets pour la vitesse de lecture (1.25, 1.50, 1.75, 2 uniquement alors que MPV a bien plus de choix). C'est ultra pratique.

Franchement les chapitres dans les films c'est pas mal mais ça aide pas des masses non plus. Et j'aimerai vraiment mais alors vraiment beaucoup que cette technologie se démocratise.

Il existe un ptit script lua pour mpv qui permet de faire cela : MPV Thumbnail.

exemple de ce que ça donne à l'utilisation

Chouette, non ?

Le seul souci de ce script c'est qu'il vous crée un dossier avec toutes les miniatures qu'il génère (de l'ordre de ~10/15Mo pour un film). Mais voilà, vous vous retrouvez avec un dossier avec tout cela et ça me gêne. Bon un autre souci mais c'est lié, c'est que forcément ça créé les thumbnails à chaque fois (sauf si vous gardez le dossier (contrairement à moi qui le jarte au reboot)) et donc ça bouffe au taquet de CPU pendant la lecture.

Ce qui serait vachement cool ce serait de pouvoir intégrer toutes ces miniatures dans le fichier vidéo. J'ai regardé un peu mais je ne trouve pas grand-chose, j'ai l'impression que ce n'est pas possible. C'est dommage parceque le format mkv est ultra flexible.

Donc voilà mon idée : Avoir un moyen d'ajouter des thumbnails timestampées dans les fichiers MKV et que ce soit reconnu par MPV. Ça serait chouette si ça pouvait gérer des formats d'images assez moderne voir carrément le même format que le codec vidéo lui-même. Ça permettrait que ça bouffe encore moins de place (encore que 10Mo sur fichier de plusieurs Go c'est assez anecdotique).

D'ailleurs tant que j'y suis, ça serait cool que MPV affiche les noms des chapitres comme le fait le player youtube (soit au-dessus de la barre de progression, soit carrément par-dessus celle-ci au survol de la souris). Et aussi (ouai j'abuse) ça serait chouette d'afficher les méta-données contenu dans le fichier (année, titre, ce genre de trucs quoi).

(Ouai je suis toujours en quête des fichiers vidéos parfait avec les métadonnées, plusieurs pistes audio et sous-titre, les prévisualisation et les chapitres nommés…)

Logan

Histoire :

Dans un futur proche, les X-Men n'existent plus. Les mutants globalement n'existent quasiment plus. Wolverine a récupéré son identité et un job de chauffeur de limousine afin de payer quelques médicaments pour atténuer les crises du Professeur Xavier.

Il se planque avec le prof ainsi que Caliban au Méxique proche de la frontière dans une usine désaffectée. Le prof est très vieux et semble perdre la boule et parfois subit de grosses crises faisant souffrir tout le monde. Logan (Wolverine ou le glouton ou Serval, James Howlet comme vous voulez) semble se régénérer beaucoup moins bien et plus lentement qu'avant.

Pas de bol, une femme tente de le contacter sous son nom de héros ce qui ne lui plaît pas trop (vous connaissez l'amabilité légendaire de la bête…). Mais surtout, peu après il va être contacté par un mec bien plus louche qui souhaite rentrer en contact avec la femme pour récupérer un truc. C'est le début des emmerdes.

Ressenti :

Rhaaa ce que ce film est dur à regarder si vous êtes fan des personnages. Ici, on se tape un Wolverine au bout du rouleau. Il traîne la patte, il en chie à sortir ses griffes, il fait un taf de merde pour survivre dans un taudis.

Et c'est pas le Professeur X qui va relever le niveau. Il devient sénile par moment, il doit se faire porter par Logan pour aller aux chiottes. Dans le genre cassage d'image mythique ça se pose là.

Mais en même temps c'est ce traitement vraiment réaliste, fin d'une époque où l'on voit des personnages vieillissants et n'ayant plus vraiment de but qui rend ce film aussi bon. Ici, c'est bien moins clinquant, on part pas casser la tronche à du vilain en partant en combinaison de latex en sautillant avec sa bande de potes. Nos pauvres héros ont désormais une vie bien plus dure où ils ne sont plus grand-chose.

Ce film pète sacrément. Les scènes calmes sont bien posées, jolies, avec des dialogues sympas, des thèmes rarement abordés dans les autres films de la franchise. Laura est toute mimi quand elle s'occupe de Xavier et qu'ils regardent un film ensemble.

Mais quand le film s'active, là on a le droit à des scènes d'actions vraiment très classes un poil plus violentes qu'à l'accoutumée. Pas mal de démembrements et de décapitations. Mais ça colle parfaitement avec les personnages et justement ça fait plaisir de voir qu'ils ont enfin osé aller un peu plus loin que d'habitude dans ce qu'ils s'autorisent à montrer. Après tout jusqu'à présent c'était un peu trop propre. Bon, c'est pas non plus un film gore et à pas mal de moments ils s'arrangent pour plus suggérer que montrer mais c'est plus audacieux.

ça va spoile et expliquer un peu

Un truc qui me surprend avec ce film, c'est que pas mal de monde ne comprend pas trop comment on en est arrivé là. Non, Logan ne tombe pas malade à cause de l'adamantium dans son corps (enfin si mais pas totalement). Non, les crises de Xavier ne sont pas uniquement dû à son âge. Non, les mutants n'ont pas été traqués et tués bêtement.

Le film disperse quelques indices à propos de ce qu'il s'est passé. Déjà, ça se déroule dans le futur proche (2029), ça se remarque par exemple avec les camions autonomes, la limousine de Logan est un modèle de 2024, les prothèses de mains très Terminatienne… bref, du temps s'est écoulé depuis les derniers évènements. Mais surtout, ce qu'il s'est passé c'est que l'entreprise derrière les vilains du film s'est lancé dans le maïs transgènique. Il a été bouffé par toute la population sous différentes formes (notamment en sirop de glucose) et celui-ci a alteré les mutants en leur supprimant petit à petit leurs pouvoirs.

C'est subtilement montré lorsque Logan va se boire une bibine au bar en attendant que son SUV soit mis d'aplomb lorsqu'il l'achète, dans le fond on voit une pub pour du maïs.

Bon, ça ne prouve rien ce seul indice je vous l'accorde, mais plus tard, quand la ptite troupe trouve refuge auprès des agriculteurs : Xavier annonce qu'il passe sa meilleure nuit depuis des lustres. Ça s'explique par le fait que pour une fois il a bouffé du maïs non trafiqué et qu'il a donc retrouvé un peu de ses facultés. Et puis le père de famille explique que la grosse entreprise concurrente inonde tout le marché avec ses produits. Il y a fort à parier que le régime alimentaire et liquide de Logan ne soit pas trop porté maïs et boisson sucrée mais plus viande et bourbon, ce qui explique qu'il n'ait pas complètement perdu ses pouvoirs.

Mais surtout l'indice le plus évident que visiblement tout le monde zappe se trouve à la toute fin quand le docteur Zander Rice explique juste avant de se faire bouffer que c'est grâce à lui qu'il n'y a plus de mutants. Il a développé une formule "corrigeant" les mutations et ça s'est retrouvé dans tout un tas de produits alimentaires. C'est explicitement dit mais visiblement personne ne se souvient de ce passage.

Rhaaa ce qu'elle fout la patate Dafne Keen ! Qui aurait cru qu'une gamine de dix ans serait à même de prendre la relève d'un Wolverine ? Elle est sauvage, dynamique, curieuse, sportive, prête à se salir les griffes sans vergogne…

C'est franchement le meilleur clap de fin que l'on puisse faire pour Wolverine. En dehors de sa condition physique, on retrouve la bête sauvage, grognonne et perdue qu'on a découvert dans le premier film de la série 17 ans plus tôt.

Weathering With You

Histoire :

Hodaka a fugué de sa campagne et souhaite s'installer à Tokyo. Il galère en épuisant son pognon alors que la pluie tombe sans interruptions depuis des jours. Il est à deux doigts de finir SDF mais parvient à trouver un ptit taff de rédaction pour un magasine de divertissement où il est nourri et ptet même un peu logé malgré un salaire de misère. Cette situation lui convient parfaitement puisqu'il se lie d'amitié avec son patron et son assistante.

Un jour, il surprend une fille dans la rue en train de se faire emmerder par des connards tentant de la rameuter pour la faire bosser dans son club un peu louche. Hodaka intervient et parvient à s'enfuir avec la fille qui le remerciera en priant ce qui aura pour effet de complètement changer la météo de la pluie vers un grand soleil en quelques secondes.

Ressenti :

Forcément, c'est très dur de ne pas le comparer à Kimi No Na Wa avec quelques thêmatiques assez proche, une esthétique très proche et globalement une réalisation similaire. Ici, la romance est plus subtile mais au final bien plus présente j'ai trouvé.

J'ai beaucoup aimé la bonne ambiance entre les différents groupes de personnages, Hodaka avec les adultes mais aussi Hodaka avec les enfants. Avec ces deux groupes l'ambiance est différente et les dynamiques aussi mais à chaque fois c'est super plaisant.

Visuellement, on sent que ça se la pète et à juste titre. Ils ont de supers feutres en 4K ^__^ Les dessins sont encore ultra détaillés et super réalistes. Le travail réalisé sur la pluie est ahurissant : autant les gouttes qui glissent le long d'une vitre, que les ptits éclats dans les flacs, les gouttent qui filent dans l'air, les vêtements qui se mouillent… Bon, bien entendu c'est le thême du film mais bon ils ont vraiment bien assuré sur ce point.

Certains plans sont tout foufou avec certains mouvements vraiment rare sur du film d'animation comme par exemple la caméra qui tourne autour des personnages à 360°. Alors certe ces plans sont fortement agrémentées d'images 3D mais tout en ayant un rendu ultra proche du dessin classique du coup ça rend vraiment bien. L'intégration des morceaux en 3D est suffisamment subtile pour ne pas attirer l'œil la plupart du temps.

L'histoire est moins alambiquée que dans Kimi No Na Wa mais plus prenante j'ai trouvé. Je me suis plus attaché aux personnages et à leur destin même si j'ai l'impression que l'avis général penche en la faveur de l'autre film…

Je recommande tout comme Iceman de regarder les deux et puis voilà !

Your Name

Histoire :

On suit deux personnages différents : une lycéenne dans une ptite ville de la campagne japonaise et un lycéen tokyoïte. Sauf qu'on comprend très vite que nos deux protagonistes se retrouvent dans le corps l'un de l'autre sans qu'ils ne sachent pourquoi.

Au début, forcément, ils sont un peu perdus dans la vie d'un autre mais au bout de quelque temps ils apprécient la situation en s'aidant mutuellement. Puis du jour au lendemain plus d'échange… et là… bha … bha je vous laisse découvrir le film.

Ressenti :

Et bhé cet animé décroche la machoire devant la beauté des dessins. C'est réellement un gros point fort de ce film. C'est très détaillé, bien coloré et bien animé. Par moment, on est pas si loin de la photo tellement le style est travaillé. Ça donne une pâte très réaliste malgré une histoire fantastique.

L'histoire est franchement sympathique. Une once de fun, une couche de mystère, une pincée d'histoire d'amour, une cuillerée de folklore et vous obtenez une histoire qui sort de l'ordinaire et qui évite de tomber dans les clichés.

La relation alternée des personnages est forcément très particulière et pourtant on comprend leurs sentiments respectifs. Ils finissent sans s'être rencontrés à avoir quasiment vécu une vie de couple sur certains points, c'est assez étrange.

Le film n'est pas hyper long et s'adresse à tout public. C'est le seul animé hors Studio Ghibli a s'être autant vendu et fait remarqué à l'international (et à être dans le TOP 250 IMDB).

ça va spoiler un peu

Le moment où l'on réalise que les deux protagonistes ne sont pas synchronisés et qu'ils vivent en fait à 3 ans d'écart est un joli ptit twist fort agréable. Lors de leur échange de corps, ils sont en fait sur la temporalité l'un de l'autre : les évènements de la vie de Taki se déroulent trois ans après ceux de la vie de Mitsuha. À ce moment-là on se met à réaliser qu'ils ne pourront jamais se rencontrer ce qui met un sacré coup. Mais en plus on réalise que Mitsuha est déjà morte !

Ça donne envie de s'énerver et d'aller engueuler le scénariste. Par chance tout se dénoue (badum tssss) par la suite.

On en vient à se demander si, il y a 1000 ans déjà, le premier cratère (qui a créé le lac) ne résulte pas d'une histoire similaire aussi. Et est-ce que la religion pratiquée par Mitsuha ne serait pas issue de cet évènement distant ?

Et est-ce que Musubi (le dieu de cette religion) n'aurait pas choisi de créer cet échange de corps avec un délai de 3 ans, afin de permettre de sauver la famille de Mitsuha afin de perpétrer son culte ? Ouai ça commence à partir loin mais il n'y a pas de réponse donnée dans le film, à nous de les inventer !

American Beauty

Histoire :

La famille classique américaine avec le père qui travaille dans la communication, la mère dans l'immobilier et la fille au lycée. Sauf que la façade va vite tomber. Les parents ne s'entendent plus ensemble et son complètement déconnecté de leur fille.

Le père commence à fantasmer de la copine de sa fille tandis que la mère part en quête du serial-vendeur immobilier cliché au possible. Pendant ce temps la fille commence à s'enticher du nouveau voisin qui a de légères tendances voyeuristes.

Ressenti :

Ce film est chouette dans le malaise qu'il parvient à instiller. La crise de la quarantaine et le marriage qui s'éternise alors que la flamme a disparu est ici poussé au maximum.

Le père est un con total n'ayant plus aucune considération pour sa propre famille. La mère est aveuglée complètement par ses ambitions et la façade renvoyée par l'autre requin de concurrent. La fille est complètement perdue avec sa copine qui n'est absolument pas en mesure de lui apporter le moindre soutien significatif et son nouveau voisin un peu trop attentionné n'est à première pas plus à même de l'aider. Le rêve américain en prend un ptit coup dans ce film.

Les scènes où Kevin Spacey veut se taper la pompom girl sont sacrément malaisantes. D'autant plus que c'est Kevin Spacey ! Mais étonamment il est devient presque attachant à la fin à soucier de sa fille. Son revirement est assez étrange mais j'aurai mal imaginé se passer autrement dans un film Hollywoodien.

La musique du film est chouette comme tout. Thomas Newman a fait un super job qui détonne un peu avec le ton du film. Ici les sonorités sont douces presque enfantines alors que bon ça parle de meurtre, pédophilie, homosexualité toussa toussa.

Voilà un film sympatique mais dérangeant avec des thêmes peu ragoutants.

Gladiator

Histoire :

Maximus est un grand général romain (le meilleur ?) qui est particulièrement apprécié de Marc Aurèle. Ce dernier est malheureusement assez proche de la mort et en est conscient. Il propose à Maximus de reprendre son rôle de dirigeant de Rome à la place de Commode son fils héritier légitime.

La nuit suivante, l'Empereur est retrouvé mort (soit-disant de vieillesse mais c'est son fils qui l'a terminé) et c'est donc Commode qui devient le nouvel empereur. Ce derner n'est cependant pas vraiment populaire et instille la peur auprès de tout le monde. Même sa sœur n'est pas super heureuse de cette nouvelle situation, Maximus qui est donc maintenant gênant se retrouve officiellement tué ainsi que sa femme et son fils.

Par chance, ce dernier survit mais se retrouve envoyé en esclavage où il deviendra un gladiateur de renom.

Ressenti :

Ce film est méga chouette. Ça dégage une ampleur folle : il y a de la grande bataille épique et violente, des passages plus mélancoliques, de la musique somptueuse (Hans Zimmer n'est pas très subtil mais sacrément efficace), des décors qui en jettent, un scénar impec. En plus le film existe en version longue de près de 3h, Russel Crowe qui s'oppose à Joaquin Phoenix c'est quand même cool.

Je suis pas vraiment porté péplum/jupette mais là ça pourrait presque se passer dans un futur dystopique que ça ne serait pas différent. Les personnages sont assez clichés : on a le gentil général droit dans ses bottes, toujours juste efficace et meilleur que tout le monde à la castagne, le vilain aspirant au trône cupide, vicieux, détestable et machiavélique. À côté de ça on retrouve la simili-princesse intelligente, menaçée mais prête à prendre des risques tout en sachant quand se rétracter pour pas mettre en danger sa progéniture.

Et qu'est-ce qu'il se passe quand on a un très gentil héros et une princesse ? Et bha non, pas de cul et une histoire d'amour qui n'est qu'à peine évoquée ! Pfiouuu on est pas passé loin.

Le film est joli même si ses effets numériques font un peu tâches. D'ailleurs qui ne pense pas à Gladiator quand il voit des hautes herbes avec des mains qui passent dessus ? Ha ? Il n'y a que moi ?!

En rédigeant ce post je viens de voir que la BO du film est l'une des plus vendues au monde. Elle est chouette mais c'est pas non plus ma préférée (une ptite Interstellar à la place). Le morceau Now We Are Free est quand même vraiment iconique avec son chant et toute son instrumentation (qui rapelle un peu Adiemus ).

C'est marrant comme à l'époque le film avait pas mal fait parler de lui pour sa violence graphique alors que de nos jours je le trouve pas spécialement gore ni rien. Les séries modernes sont allées beacoup plus loin.

Memento

Histoire :

Au beau milieu de la nuit Leonard se rend compte que sa femme n'est plus au lit. Étonné il descend et entend quelques cris étouffés, il prend son arme et surprend un homme en train de violer sa femme. Il parvient à le tuer mais subit un très violent coup au crâne.

Notre pauvre gars a subi un tel traumatisme que sa mémoire immédiate ne fonctionne plus sans pour autant être amnésique. Il ne peut plus se souvenir de ce qu'il se passe au-delà de quelques minutes. Il va tout de même tenter de venger sa femme en partant à la poursuite d'un second agresseur.

Pour parvenir à ses fins il utilise un polaroid où il note sous les photos des indices pour élucider le mystère. Il se fait également tatouer les faits les plus importants pour ne pas perdre le fil.

Ressenti :

Le premier vrai film du réalisateur avec de vrais acteurs un vrai budget (certe petit) et franchement ça démarre sur les chapeaux de roue sa carrière. Ce film est vraiment top.

Tout le sel du film réside dans son personnage à la mémoire défaillante et qui est donc constamment perdu. Et le génie du réalisateur c'est de parvenir à mettre le spectateur dans le même état. On est perdu à ne pas trop savoir dans quel ordre se déroule réellement l'action, est-ce qu'on est dans un flashback ? Est-ce qu'on connait déjà ce personnage à ce moment de l'histoire ou pas encore ? Qui ment au protagoniste ? Qui est sincère ? Tout ça en grande partie grâce au montage non chronologique.

On est quand même aidé par l'utilisation de noir et blanc pour distinguer les deux chronologies principales. En vrai les morceaux en noir et blanc respectent la chronologie alors que les morceaux en couleurs remontent progressivement le temps (c'est un film qui pourrait être maté avec la technologie de Tenet).

Si l'on regarde le film dans l'ordre strictement chronologique, on réalise que l'histoire est au finale vraiment simple et se déroule sur très peu de temps. On comprend bien plus vite les intentions des personnages et du coup tout tombe à plat.

Niveau musique et visuel c'est un peu la dèche, le film n'a pas eu le droit à un budget suffisant pour permettre les folies que Christopher Nolan s'autorise désormais. Le casting des trois personnages principaux n'est tout de même pas dégueu. Sans pour autant être de grosses têtes d'affiches ce sont quand même des têtes connues (dont deux issues du récent Matrix). Bien que le film s'amuse à perdre le spectateur, à la fin tout est délié pour expliquer clairement et tout désamorcer et ne pas laisser le spectateur sur sa fin.

Excellent film !

Terminator

Histoire :

Une femme se retrouve poursuivie par un tueur hors du commun. Celui-ci s'avère être un robot bien solide venu du futur afin de l'éliminer pour qu'elle ne puisse pas donner naissance au futur leader de la résistance humaine.

Après une guerre nucléaire contre un ennemi inconnu, l'humanité se retrouve massacré par les machines ayant pris leur autonomie. La résistance au courant du Terminator devant tuer Sarah Connor décide elle, d'envoyer un soldat afin de la protéger.

Ressenti :

Premier opus d'une vague franchise qui culminera à son second opus avant de sombrer dans la bouse. Je connais presque par cœur le second opus mais ce premier je l'ai bien moins visionné.

Mais il est pourtant très bien. Le film est visuellement bien foutu bien qu'il soit daté. La vue à la première personne du terminator tout rougeâtre avec le texte et tout… bha ça marche toujours aussi bien même quarante ans plus tard.

Et le design des robots avec leur crâne brillant et ces yeux rouges est intemporel. C'est de suite flippant malgré les mouvements bien rigides et saccadé (sans motion blur malheureusement ce qui détonne pas mal).

L'histoire est super cool. J'aime beaucoup les voyages temporels même si c'est obligatoirement casse-gueule. Le principe d'utiliser le paradoxe du grand-père est vu et revu mais que voulez-vous, je suis faible.

La musique iconique est bien là, avec ses sonorités electro-perraves même si c'est pas encore la meilleure itération.

Forcément Schwarzy a été fait pour ce rôle. Un golgoth qui tabasse et trucide sans broncher c'est tout lui. Malheureusement pas de punchline ici puisque c'est un simple cyborg assez peu évolué.

Linda Hamilton n'a au final ici qu'un rôle de victime/princess à sauver qui tranche avec le rôle qu'elle aura dans la suite.

J'aime bien le fait qu'on voit également le docteur Silberman qui est assez iconique pour moi. Même si, je le trouve pas encore complètement con à ce moment là.

Le film a quand même bien plus vieillit que sa suite. Ses scènes d'actions sont bien moins impressionnantes, visuellement c'est moins beau, la musique est moins bonne du coup c'est assez dur de le recommander. Franchement on peut très bien se contenter de sa suite qui pulvérise tout aussi bien sur l'histoire, ses personnages, sa musique et ses scènes d'actions qui encore aujourd'hui tiennent bien la route.

Voilà, c'est un excellent épisode.

Game Night

Histoire :

On suit l'histoire d'un couple très porté sur les jeux de société, les quizz et compagnie. Tout va bien dans leur vie mais ils aimeraient avoir un gamin mais visiblement le stress du mari le rend stérile. Sa rivalité avec son frangin en serait la cause et devinez quoi ? Il arrive pour passer la soirée à jouer avec d'autres amis.

Effectivement c'est plutôt tendu les relations avec une bonne entente de façade mais des coups bas constants. En fin de soirée, le frangin convie tous les gens présents à une prochaine soirée de jeux dans sa superbe villa. Quand ça arrive, il explique que ça ne sera pas une soirée classique mais un jeu de rôle bien plus prenant avec des énigmes pour élucider un kidnapping.

Ressenti :

Rhaa ce que je me suis marré. Longtemps que j'avais pas vu une comédie mainstream aussi drôle !

Beaucoup de gags font mouche. Certains sont attendus mais d'autres sont vraiment surprenants. C'est extrèmement cool.

Les inversions de rôles, les situations complètement absurdes, les multiples références, les mimics des acteurs, le scénar grotesque avec ses grosses ficelles et le second degré… Vraiment il y a de tout.

Le casting est bien chargé avec notamment le couple Jason Bateman / Rachel McAdams qui marche sacrément bien. Mais c'est également complété par plein de seconds rôles connus.

Visuellement le film est très joli et étrangement pour une comédie (teintée d'action tout de même) il se la pète avec certains plans vraiment somptueux. Il y a notamment du "tilt shift" à plusieurs reprises (effet qui donne l'impression de regarder une maquette via l'utilisation d'une très courte focale et d'une faible profondeur de champs) et c'est vraiment mignon comme effet visuel. En plus ça reste dans le thême du jeu de plateau du coup, donc c'est pas juste un effet gratos.

Dans les autres idées visuelles il y a la caméra fixée à la bagnole mais avec le support invisible ce qui donne des mouvements super cools rappelant les jeux vidéos de bagnole. Il y a aussi la caméra vérouillée sur un élément qui bouge (le vérrou d'une porte) qui donne un ptit effet visuel rapide mais chouette. Bref, le film est techniquement assez travaillé.

Un film qui m'était inconnu mais super chouette, je vous le recommande chaudement pour bien vous marrer.

Récap 19 : Février 2021

Houlla je suis à la bourre pour rédiger ce ptit récap. D'habitude je m'y prends tout le mois à l'éditer mais là j'ai un peu lâché l'affaire.

N'empêche on vient de passer un mois de février parfait ! Il a commencé donc par un lundi 1 et s'est fini par un dimanche 28. Pile quatre semaines bien rangées dans le bon ordre. Ça serait chouette que ce soit tout le temps comme ça, non ?

Il faudrait passer au cal13

Blog

Alpine a sorti sa version 1.13 et je viens de remarquer que parmis les nouveaux paquets il y a nginx-mod-http-brotli ce qui me permet de servir les fichiers au format brotli et des les servir de manière transparente avec nginx. Du coup ça y est les fichiers sont dispos en gz (zopfli) et aussi en brotli. C'est un peu plus petit que le zopfli (de peu mais toujours ça de pris).

J'ai également refait la homepage avec un design un poil différent mais toujours avec la même charte graphique. J'en suis plutôt content pour l'instant.

J'en ai également profité pour passer le blogroll en iframe. Et également j'ai viré les liens vers les articles aléatoires. Avec ces deux modifs, ça me permet d'avoir moins de pages qui bougent entre chaque modification. Et du coup ça accélère énormément l'upload.

Mine de rien je suis arrivé à un point où la génération des pages prend moins d'une seconde mais toutes les étapes de publication prennent de plus en plus de temps à cause de la volumétrie du site. J'ai atteind les 10.000 fichiers !

Ptet qu'une prochaine étape va être de virer la version gzippée ce qui m'épargnera un tier des fichiers…

En bref ce mois-ci : 5 articles, 49 commentaires, 11 visionnages, 553733 requêtes, 52250 visiteurs uniques pour 15.35 Go de trafic.

Films

J'ai un peu progressé dans mon marathon Top 250 IMDB, j'en suis désormais à 37.

Jeux

Alan Wake

Je l'ai qui traîne dans ma collec steam depuis des années. Et là … bha … j'ai pris le temps de le faire.

C'est pas mal mais c'est pas non plus ouf. On sent bien les restes de Max Payne, c'est assez joli et très … cinématique. J'aime bien le découpage en chapitre.

Mais voilà, c'est pas non plus une expérience inoubliable.

Raft

Là par contre je prends bien plus mon pied. Un jeu de survie sur un radeau en pleine mer.

On commence sur un ptit truc minuscule au milieu de nulle part. On ramasse les quelques déchets/débris qui flottent. Et au fur et à mesure on parvient à agrandir le ptit rafiot pour en faire un truc bien plus respectable.

On fait s'évaporer de l'eau de mer pour la rendre buvable, on pèche, on ramasse quelques fruits sur les mini-îles qu'on rencontre. Non c'est super cool et en plus c'est relaxant. Il n'y a guère que le requin pour nous empêcher de nous baigner sereinement.

De fil en aiguille on finit par découvrir des restes de civilisations (c'est un peu un Waterworld le jeu : la planète est intégralement recouverte de flotte et la civilisation a disparu). Et surtout on tombe sur des îles plus grandes avec d'étranges notes qui nous permettent de mieux comprendre le monde et ce qu'il s'y passe.

Le jeu en solo est vraiment cool. Mais il devient encore plus fun en multi.

Nuxeries

Il faudrait que je vous parle de mon script remux… d'ici quelques jours surement que je vous ferai un article.

Phenomena

Histoire :

La fille du célèbre acteur Paul Corvino est envoyée dans une école très réputée en Suisse. Pas de bol, à sa première nuit elle fait une ptite crise de somnabulisme qui l'amène on ne sait trop où. Elle se fait percuter puis ramasser par des jeunes locaux qui semblent à deux doigts de la violer mais elle finit par se jeter hors de la bagnole.

Elle roule et se fait ramasser par un chimpanzé (sisi je vous jure, je brode pas) qui la conduit jusque dans la maison d'un scientifique local. Ce cher monsieur est entomologiste et découvre que la jeune fille est passionnée par les insectes et que ceux-ci lui rendent la pareil en étant sympa avec elle.

Elle apprend qu'un tueur rôde dans les parages et qu'il a tendance à éclater des jeunes filles et qu'elle devrait faire gaffe car elle est la cible typique. Lapetite retourne à son école et là, l'ambiance n'est pas folle. Elle se fait emmerder par les autres gamines à cause de son somnabulisme, emmerder par le personnel bref c'est pas top.

Retour :

Ce film est particulier mais il est franchement cool. Déjà il fleure bon les années 80 sans non plus être dans le cliché. Et puis un film d'horreur qui se déroule en Suisse c'est atypique.

En plus le film ne se contente pas d'une seule thématique mais de plusieurs trucs.

ça va spoile

Sans dec, le film parle de pas mal de trucs par petites doses.

  • Il y a la gamine envoyée seule à l'autre bout du monde par son père très connu
  • L'école de gamine de la haute société mais où finalement ça se passe comme dans le monde normal avec les gamins qui se pourrissent entre eux.
  • Un ptit côté police scientifique avec l'entomologiste qui explique que différents insectes bouffent le cadavre à différents stades de décomposition.
  • Le côté surnaturel de la gamine qui communique un peu avec les insectes.
  • La mère qui pète les plombes en s'occupant de son gamin difforme.
  • La gamine livrée à elle-même dans un pays étranger.

Ça fait un film plutôt dense et qui s'éparpille un peu à droite à gauche. Et je m'attendais à ce qu'on nous révèle que le tueur était un personnage qu'on connaissait déjà mais en fait non.

On a pas trop les motivations du tueur d'ailleurs.

Soit dit en passant, il est vraiment sans-gêne l'entomologiste : il file sa mouche à la gamine et lui dit “File droit chez le tueur. Puis reviens.” Il a pas pensé une seconde que ce serait ptet risqué ? Et le pire c'est que la gamine accepte !

Ptain la fin est … exceptionnelle ! C'est vraiment innatendu.

Tout se précipite à la fin. On découvre le tueur, on découvre la fosse à cadavre en décomposition ainsi que l'inspecteur qui était quelques secondes plus tôt dehors en train de sonner à la porte et là il est déjà pas mal amoché mais enchaîné. Chronologiquement c'est assez étrange mais bon passons.

Et là, la gamine parvient à s'enfuire en profitant du fait que l'inspecteur parvient à zigouiller le tueur. Dans sa fuite, elle tombe sur la chambre du gamin défiguré et … bha ouai … pfiouu ils l'ont pas loupé çui-là. Du coup, face à la laideur du pauvre mioche elle continue sa fuite (je ne lui en tiendrai pas rigueur).

Là, elle part sur un ptit bâteau qui n'attendait que ça et là le ptit monstre arrive pour tenter de la trucider. Elle parvient à le neutraliser par le pouvoir des mouches et se jette à l'eau, le navire prend feu le gamin coule. Mais en fait non, il s'accroche encore à la pauvre gamine, elle s'en extirpe quand même, il brûle.

Pfiou, elle nage jusqu'à la berge et là, l'avocat de son père arrive et ZCOUIC. Décapito !

L'inspecteur de police n'est pas parvenu à finir le tueur qui est aussi venu sur cette berge (pourquoi tout le monde converge vers là ?). Du coup le tueur qui vient de décapiter l'avocat qui n'avait rien demandé décide de finir la gamine. Mais par chance le chimpanzé est là, après avoir erré seul toute la sainte journée avec un rasoir sacrément bien affûté (alors qu'il trainait dans une poubelle dans un parc (c'est souvent là qu'on jette les rasoirs parfaitement utilisables)) et ce petit comprend parfaitement que c'est le moment de taillader le tueur.

C'est une fin … troublante. C'est vraiment peu crédible mais c'est assez chouette. Avec des retournements de situations à n'en plus finir et un rythme délirant.

C'est foufou mais j'ai vraiment passé un bon moment.

Musicalement c'est étrange. Autant par moment la musique est vraiment ultra cool. Posée, elle met son ambiance et tout, autant par moment c'est n'importe quoi. Une musique ultra speed alors que la gamine est seule et trouve un gant, un moment calme mais avec une musique bien plus rythmée que nécessaire.

Et même le générique de fin est surprenant. Le tout premier truc à défiler c'est le nom des groupes de musiques de la bande originale.

Bha c'est mon premier film de Dario Argento mais je pense en tester d'autres (Suspiria ?).

Gran Torino

Histoire :

Clint Eastwood vient de perdre sa femme et se retrouve désormais seul dans sa maison et même son quartier. Il n'est pas apprécié de sa famille car il faut avouer que c'est quand même un mec bourru, assez con et en plus bien raciste. Son quartier est désormais majoritairement habité par les hmongs.

De fil en aiguille il découvrira ses nouveaux voisins et commencera à les apprécier suite à diverses rencontres assez particulières. Il viendra même en aide à l'adolescent voisin qui se fait emmerder pour rejoindre un gang.

Ressenti :

Le film est super cool.

La prestation d'acteur de Clint Eastwood est géniale. C'est un sacré connard qui parvient à changer malgré son âge.

D'ailleurs c'est le film Eastwood. Le père à la réal et en acteur principale, un fils avec un tout petit rôle (Trey, le loupez pas, ça dure que deux minutes) et un second fils à la musique et pour finir même son clebs a le rôle canin principal.

Le film ne prend pas non plus le spectateur pour un con et même si Clint Eastwood est de moins en moins raciste, il reste au fond de lui un con qui méprise les autres. Il ne devient pas magiquement un ange au cours du récit et continue d'avoir des paroles très dures remplies de jurons même s'il considère ces parolers de moins en moins insultantes.

Ip Man 1,2,3,4

Prix de groupe pour les 4 films !

Histoires :

La série de films Ip Man raconte la vie d'Ip Man un grand-maître du Kung-Fu ayant réellement existé. Il a été le maître de Bruce Lee histoire de vous situer le monsieur.

Le premier film commence donc en Chine peut avant la Seconde Guerre Mondiale alors que le Japon lançait l'assaut contre la Chine. La situation de vie d'Ip Man et de sa femme va grandement de se détériorer. Il se retrouve forcé à travailler dans une raffinerie de charbon avec d'autres maîtres de Kung-Fu. Les Japonais qui les occupent organisent des combats contre les Chinois en échange de sacs de riz.

Le second film se déroule juste avant les années 50. Ip Man habite désormais à Hong-Kong où il décide d'ouvrir une école de Kung-Fu afin de gagner sa croute. La police anglaise locale éxige des pots-de-vin régulier auprès des différentes écoles. Sans le sou et sûr de ses compétences, notre roi de la castagne va donc devoir se faire un nom et une place pour avoir le droit d'exister. Il devra affronter un champion de boxe anglaise afin de protéger la réputation des arts martiaux traditionnels chinois.

Le troisième film se déroule encore à Honk-Kong en 1959. Son école de Wing Chun prospère mais l'école primaire de son second fils est en proie à des malfrats qui veulent racheter le terrain. Ip Man décide de la protéger avec ses disciples. Il s'avère que Myke Tyson est derrière le coup, ça augure d'une grosse bastonnade !

Pour ce quatrième et ultime film Ip Man apprend qu'il a un cancer. Il décide donc de se rendre à San Francisco afin de préparer l'avenir de son second gamin en lui trouvant une école prèstigieuse. Il lui faut cependant une lettre de recommandation qu'il peut obtenir auprès de l'association chinoise de chinatown.

Cette lettre ne lui sera pas accordée gracieusement, son disciple Bruce Lee n'est pas du goût de cette association. Ce dernier a ouvert une école de Kung-Fu ouverte aux Américains ce que l'association refuse catégoriquement.

Ressentis :

Et bien je crois que je me découvre une passion pour les films de Kung Fu ! C'est super dynamique, c'est beau, ça castagne mais c'est pas non plus gratuit.

Donnie Yen a l'air super sympa avec ses ptits sourires mais sait en imposer malgré un physique plutôt lambda. Je ne connaissais pas cet acteur mais il a l'air cool. Ses scènes de baston rendent super bien en tout cas (j'ai un ptit faible pour ses moulinets ultra rapides).

Globalement j'ai trouvé les trois premiers films vraiment excellent mais le quatrième est un poil en deça. Il reste bon mais l'histoire est un peu moins sympa, la volonté totale de vouloir en découvre face aux Américains en poussant à mort un message limite cliché anti-raciste le mette un peu en dessous.

En plus visuellement j'ai trouvé que les trois premiers films s'amélioraient. Le troisième a une photographie somptueuse avec des éclairages, des ombres et des reflets sur les matières et les décors que je trouve magnifique. Le quatrième a par contre poussé le bouchon un peu trop loin. Par moment les éclairages et les couleurs sont tellement violents et saturés que ça en brûle l'image.

En fait globalement le dernier a voulu aller un peu trop loin en tout en dépassant légèrement la limite de l'acceptable. C'est surement le moment d'arrêté (je ne pense pas qu'il y en ai un cinquième).

Dans le premier épisode, c'est Kung-fu vs Karaté, le second c'est Kung-Fu vs Boxe, le troisième Kung-Fu vs Kung-Fu et Boxe et le quatrième c'est Kung-Fu vs Kung-Fu et Karaté. La moralité de tout ça c'est que le Kung-Fu bat tout le monde. ¯_(ツ)_/¯

Myke Tyson est meilleur acteur que prévu ! Sans dec sa prestation est loin d'être ridicule.

C'est pas mal de voir le côté Histoire de la chine. C'est un aspect que je ne connais pas tant que ça et j'avais clairement oublié que les Chinois s'étaient fait envahir par le japon avant le début de la Seconde Guerre Mondiale.

Les films sont pas trop longs et se suivent bien. Ça fait une saga bien cohérente et qui se voit assez vite.

J'avais peur que l'on nous fasse souper du Bruce Lee mais au final quasiment pas. On ne le vois vraiment que dans l'ultime film et même là c'est plus un prétexte qu'un vrai protagoniste.

Vous avez vu ? Je me suis abstenu de faire la moindre blague concerant IP ! Je suis resté sage, j'ai sû me tenir jusqu'au bout.

Little Things

Histoire :

Denzel Washington simple petit flic doit aller récupérer une preuve dans un laboratoire. Il se rend donc à Los Angeles au labo pour accomplir sa mission Fedex. Là-bas, il passe faire un ptit coucou à ses ex-collègues restés à la grande ville. Beaucoup sont affairés à trouver le coupable d'une série de meurtres perpétrés contre des femmes.

De fil en aiguille, il se retrouve embringué à filer un coup de patte à Rami Malek qui ne parvient pas à avancer dans son enquête. La cohabitation est volontaire mais douloureuse mais commence à porter petit à petit ses fruits. Parviendront-ils à trouver le coupable ?

Ressenti :

Je me suis fait chier.

Au début ça part plutôt bien, on rentre dans l'ambiance et puis l'enquête patauge bien. Là ça pourrait le faire puis au moment où un suspect est trouvé ça s'empêtre. Le film veut justement jouer sur cet aspect mais ça ne marche tellement pas.

J'ai vraiment eu du mal à rester éveillé. C'était mou et alors que le film veut jouer sur un twist final… bha ça marche pas, on le sent venir vingt minutes avant.

Et puis Denzel Washington n'est plus trop crédible je trouve. Bon là c'est pas un film d'action mais quand même il fait poussif, il cache son âge. Et puis j'aime pas Rami Malek et Jared Leto c'est limite. Je sais pas pourquoi, c'est juste qu'ils me reviennent pas. Donc forcément un film avec eux deux en même temps ça m'est difficile de passer outre.

Visiblement des gens le comparent à Se7en mais c'est clairement pas la même trempe. La fin ici est prévisible et sans trop de surprise et basique la faute en partie à une mise en scène sans impact. Non vraiment, si ce n'est le fait d'avoir deux flics qui font équipe pour trouver un serial killer, il n'y a pas plus de similarité.

Le film en soit est plutôt bien réalisé même si ça manque de panache. Les amateurs de ce genre de film en auront probablement pour leur argent mais comptez pas sur le twist.

Parasite

Histoire :

Le film démarre sur une famille coréenne assez pauvre vivant dans un taudis en entresol. Alors qu'ils sont en difficulté financière, le fils de la famille se voit proposer un job pour donner des cours d'anglais à une adolescente de famille aisée.

Il parvient à se faire embaucher et ainsi grassement payer mais ça ne suffit pas. Il saute sur l'occasion pour également faire embaucher sa sœur afin qu'elle donne des cours d'art au jeune gamin aisé.

De fil en aiguille, le père et la mère se font également embaucher leur permettant de grandement améliorer leur train de vie. Alors que la famille bourgeoise part en camping pour l'anniversaire du ptit dernier tout va basculer.

Ressenti :

Excellent. Ça oscille de la farce, au thriller à la gentille comédie le tout sur fond de drame social.

C'est marrant à un moment le gamin sent l'odeur corporelle des gens. Enfin marrant, c'est un truc que je parvenais à faire aussi quand j'étais mioche mais que je suis désormais incapable de faire. J'ai l'impression d'avoir énormément perdu en odorat.

J'ai vu un claquos “Le rustique” sur la table à manger. Ça se trouve en corée ça ?

Le filmn est assez dur à cerner. Il n'a pas un point de vue purement manichéen. Il oppose clairement la haute et les gens d'en bas. Sauf que chaque camp est dépeint avec ses travers. On ne peut pas dire que le film est clairement anti-riche ou anti-pauvre.

mini-spoils

Le film a plusieurs phases. La première c'est l'intro des personnages et des situations.

La seconde c'est le recrutement progressif de la famille en tant qu'employés.

Ensuite ça bascule assez vite dans la débandade. Un peu à la manière d'une histoire fantastique, l'élément perturbateur extraordinaire vient faire son taff.

Et pour finir la résolution. Chaotique, brutale et violente et expéditive.

Chacune de ces phases est assez différente et chacune est super agréable à regarder. L'histoire est super intriguante et farfelue puis on se laisse happer.

Par contre à la toute fin, je suis persuadé que le fils qui rachète la maison n'est que fantasmé par le père. Alors que visiblement d'autres personnes pense que ça arrive vraiment.

Riche ou pauvre, il ne fait pas bon être la fille de la famille.

J'adore le design de la maison bourgeoise : ce salon immense avec ce parquet de folie et cette baie vitrée démentielle ! Wow. Et puis la cuisine est classe tout comme les chambres. Alors que l'autre baraque avec ses chiottes surélevés… voilà quoi.

Le film est très cool et se ne se cache pas derrière un facile “regardez ces salauds de riches”, bien au contraire.

Refont de la Homepage

Hey ça faisait longtemps que j'avais pas trifouillé mon site (non) du coup voilà c'est fait !

Je commençais à me lasser un peu de la page d'accueil. Les grosses boites colorées c'est cool mais … qu'est-ce que ça prend comme place !

J'avais dans l'idée d'adopter un design plus léger visuellement mais je crois qu'au final j'ai dévié. En gros ça s'est fait en deux étapes :

Pagination : OUTTTO

La pagination c'est le truc basique. Sauf que je commence à avoir un peu trop de contenu et donc j'en étais arrivé à 27 pages. Bien plus que de doigts et d'orteils du coup ça devient vraiment pas pratique à utiliser.

En plus un des problèmes de la pagination c'est que ce qui est aujourd'hui en page 2 (ou 17, hein, c'est qu'un chiffre pour l'exemple) demain ne le sera plus mais se retrouvera en page 6 (ou 17, c'est aussi un chiffre pour l'exemple). Du coup c'est au final vraiment pas pratique.

J'ai donc eu dans l'idée de dégager la pagination et avoir une seule longue page (comme d'antan) et/ou comme sur la capsule gemini de mon glog.

En cherchant un peu sur le web j'ai trouvé un ptit moyen simple dans un template Hugo pour classer par date et en groupant par année. Et c'est franchement pas mal du tout comme rendu.

Ni une ni deux je poste une première ébauche sur le Fédiverse et j'ai quelques retours variés. Et surtout le cher Chagratt qui m'a complètement perturbé (et je crois qu'il s'est aussi perturbé puisqu'il a commis un article également (il a dégainé le premier !).

Il m'a tooté que ce serait pas mal de n'afficher qu'un nombre limité d'article sur la homepage mais de rajouter d'autres infos/liens dessus. Et là je me suis dit banco !

En plus c'est vrai que la homepage avec absolument tous les articles ça fait une page avec un poids assez conséquent qui m'aurait exclu du club des 512KB (non j'ai pas postulé mais je pourrai, mais je ne l'ai pas fait même si je suis encore dans les clous).

Archives

Du coup, je conserve l'idée de la page avec absolument tous les articles listés et je nomme ça les archives.

Chaque post a donc la couleur de sa catégorie, la catégorie, un ptit ❖ que l'on peut survoler pour avoir le ptit résumé de l'article (easter egg), la date, le temps de lecture puis les tags. Ça me semble assez léger, l'affichage est assez clair.

En plus comme c'est groupé par année c'est légèrement plus lisible.

Et ce bout de template je vais le piquer pour en mettre un pout sur la home.

Sur la Home

Intro

Sur la Home j'ai donc mis un ptit speech de présentation (rhaaa ce que c'est dur à écrire et j'arrive jamais à obtenir un résultat qui me satisfasse. Je trouve ça limite cringe. Je suis trop nul en introspection pour ça.

Les derniers posts

Ensuite je fous les derniers posts avec la même présentation que sur les archives. C'est assez concis et tout.

Un lien vers les archives et une icône de RSS.

Toujours plus

Là j'ai foutu une explication des différentes catégories. À chaque fois c'est cliquable pour n'avoir que ça, un lien vers le RSS également.

Là j'avoue m'être fait plaisir à faire un peu de flexbox pour les boiboites. Du coup ça se range un peu comme elles peuvent et ça rend pas si mal. Le seul inconvénient c'est que ça ne peut pas resize plus petit que la largeur d'une boite. Mais franchement si un appareil ne peut pas en afficher une seule en largeur ça fait extrèmement petit.

Foutoir

Ici je guide un peu plus les lecteurs vers les différentes entrées du header. C'est vrai que c'était pas spécialement clair juste les icônes dans la barre de navigation donc là ça permet d'expliciter un peu plus.

En ayant en plus gardé l'icône et le texte coloré ça donne moins l'effet d'un mur de texte infranchissable (contrairement au speech d'intro).

Visionnages

J'ai aussi un peu rangé la section visionnages. J'y ait mis mon Marathon Stephen King ainsi que le marathon TOP 250 IMDB.

J'ai également mis un lien pour la section par année même si il est vrai que classer en vrac comme ça, ça n'a que peu d'intéret.

Moralité

CSS Grid c'est franchement chouette quand on prend le temps de s'en servir comme il faut. Le design reste responsive assez simplement.

En l'utilisant conjointement avec flexbox on peut faire à peu près tout ce qu'on veut beaucoup plus simplement qu'avant.

Bon j'ai quand même galeré un peu en tatônnant dans tous les sens mais j'ai fini par obtenir le résultat que j'avais en tête.

Les templates Hugo c'est vraiment chouette et pas si compliqué. Quatre ans plus tard je suis toujours convaincu d'avoir fait le bon choix.

L'allure me convient bien mieux. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve ça plus sympas qu'avant.

Il me reste juste à trouver une solution pour l'intro.

capture d'écran de la page d'accueil

Alors Alors ?

The Usual Suspects

Histoire :

Kint Verbal est l'ultime survivant d'une équipe de malfrat ayant défoncé un bateau et ses occupants. Il se fait pincer mais obtient l'immunité. L'agent Kujan souhaite quand même l'interroger afin de comprendre ce qu'il s'est passé afin de trouver qui est le cerveau derrière le coup.

On a donc un flashback de quelques semaines où l'on suit le déroulement de l'opération racontée par Kint.

Ressenti :

J'aime vraiment beaucoup ce film.

Il a un casting de dingue (j'adore la tronche de Chazz Palminteri, je comprends pas qu'il n'ait pas eu une filmographie plus remplie), c'est joliement filmé (pleins de ptits mouvements de caméra et de plans subtilement tournés), la musique est cool et l'histoire est vraiment cool.

Et puis c'est un film avec un twist final et ça j'adore au plus haut point. Je comprends pas que cette pratique ne soit pas plus répandue. Ça rend le film tellement plus cool.

Je suis désolé mais je peux pas en parler plus sans rien spoiler

Bon je vous balance le spoil direct comme ça ensuite je peux continuer : Kint Verbal ne fait que raconter des conneries lors de l'interrogatoire. Il est la tête pensante derrière le coup et s'avère être Keyser Soze et s'en tire sans rien. Il fake le fait de boiter, d'être maladroit, sa personnalité… bref tout.

Le film est ultra cool parcequ'il s'amuse avec son spectateur. Alors que l'on pense avoir un flashback des faits, on a en fait l'interprêtation des faits par l'inspecteur. Et du coup on a une vision erronnée des évènements. On se fait manipuler par Keyser soze comme ses victimes.

Et le montage appuie à fond ce truc. À de nombreuses reprises ce qui est montré n'est pas dans l'ordre parfaitement chronologique ou bien coup juste avant de voir une preuve qui fouterait tout en l'air. On nous montre un personnage en contre-jour, ce qui nous empêche de voir son identité. Le plan suivant, on a l'impression que Verbal Kint est en train d'assister à cette scène alors que pas du tout.

Bref, ce film est vraiment trop cool.

Une ptite anecdote marrante, c'est que les acteurs des cinq suspects pensaient tous être Keyser Soze, il n'y a que vers la fin qu'ils ont compris s'être fait berner.

Il doit être vu deux fois d'affilée.

Benicio Del Toro fait tout gamin dans ce film et à un accent vraiment galère à capter mais ça le rend bien drôle.

The Pianist

Histoire

Le film raconte l'histoire vraie de Władysław Szpilman incarné par Adrien Brody. Mais le film se concentre sur la période 1939-1945… vous me voyez venir ?

L'action se déroule à Varsovie alors que la pologne s'est fait envahir par les nazis. Le personnage qui est un pianiste reconnu jouante pour la radio publique va donc voir son quotidien basculer progressivement vers un enfer comme tous ceux de ses comparses juifs.

On y voit la création du ghetto juif de Varsovie et toutes les atrocités qui vont avec.

Ressenti

Sacré claque ce film ! Wow.

C'est … pfiouu sacré truc. Il est vraiment très dur. Le début est violent psychologiquement alors que c'est encore tout coloré. Mais plus le film avance plus ça devient terne, désaturé et tristouille.

Le film peut se comparer au film de Steven Spielberg, Schindler's list, vu qu'il aborde des évènements similaires. Il est par contre réalisé par Roman Polanski qui a lui vécu dans sa jeunesse dans le ghetto de Varsovie avec ses parents avant de les perdre. C'est donc un sujet qui lui est très personnel (ça n'excuse en rien son comportement immonde vis-à-vis des femmes, ne l'oublions pas !).

Je suis vraiment pas très bon en Histoire, c'est pas un sujet qui me passionne tant que ça et donc j'ai une mémoire vraiment très superficielle des évènements. Du coup je ne sais pas si je me fourvois complètement mais en tout cas le film semble super crédible. J'ai l'impression que ce film pourrait être un excellent moyen de découvrir ce qu'il s'est passé à cette époque. On comprend très vite les horreurs absurdes qu'ont fait subir les nazis aux juifs. La pression constante qu'à subit le peuple et donc pourquoi ils ne se sont pas plus rebellés.

Je trouve ce film au final plus fort et violent que la Liste de Schindler. Ici, on voit pas forcément plus de morts mais ici c'est montré sous un autre angle de vue. Dans le ghetto on nous voit un cadavre sur le trottoir mais personne autour n'y prend garde. C'est "normal" pour tous les personnages à deux doigts de trébucher dessus, plus personne n'est interloqué par ça.

Un enfant est tué devant la caméra dans une scène horrible mais pour autant ce n'est pas tourné comme si c'était si horrible que ça. C'est quelque chose de maintenant banal et plus révoltant.

Le film est pas du tout graphiquement violent. Pas de gore, pas de mise en scène attrayante, non juste du très basique pour ne pas donner d'emphase. Et c'est au final ça qui rend le film vraiment très impactant.

Le film est violent pour ce qu'il montre mais pas du tout la façon dont il le montre.

Un peu plus de compression pour le blog : brotli+avif

C'est marrant comme l'évolution technique de mon blog est au final dicté par les évolutions de mon hébergement mais aussi par l'évolution des navigateurs. Bon en vrai, ça parait tout à fait logique mais je m'imaginais plus maître de mes choix mais force est de constater que je ne peux faire que ce que me permet l'environnement logiciel…

Salade de Brotli

Bref, tout ça pour dire que j'ai enfin pu faire en sorte que mon ptit blog puisse utiliser la compression brotli. C'est un algorithme de compression assez moderne se débrouillant vraiment bien. Il permet d'être globalement un peu plus efficace que le vénérable gzip.

Bon, si vous utilisez les meilleurs paramètres de compression la différence n'est pas énorme mais c'est toujours bon à prendre. J'avoue qu'à terme je pense ne garder que le brotli et ne pas garder le gzip mais je vais rester comme ça quelque temps d'abord.

Côté serveur web

Les navigateurs savent tous lire des données compressées via cet algo. Je ne l'ai pas mis en place plus tôt car mon serveur web ne pouvait pas l'utiliser comme je le voulais. Mais avec Alpine Linux en version 3.13 on a enfin un paquet nginx-mod-http-brotli. Ce paquet permet deux fonctionnements :

  • soit on laisse nginx compresser à la volée les fichiers, ça ne nécessite aucune mise en place mais à chaque visiteur ça va faire bosser nginx, c'est pas un fonctionnement que je veux.
  • soit on lui fournit les fichiers en version normale mais également en version compressée en brotli et là du coup c'est plus léger en cpu.

Cette seconde façon de faire nécessite donc de compresser soi-même les fichiers à l'avance ce qui permet d'utiliser les options de compression les plus lourdes mais offrant donc les meilleures performances. Je vous détaille comment le mettre en place.

Allez hop ni une ni deux apk add nginx-mod-http-brotli on se rend ensuite dans votre fichier de conf nginx :

léger extrait /etc/nginx/conf.d/lord.re
server{
	…
	…
	gzip_static on;
	brotli_static on;
	…
	…
}

Juste en rajoutant une ligne et hop. Plus qu'à /etc/init.d/nginx reload et c'est bon c'est disponible. Si les fichiers existent et que le navigateur sait gérer le brotli (il voit ça avec les headers) nginx les enverra au lieu des fichiers originaux.

Côté compression

J'en ai déjà parlé mais je vous en remets une ptite couche : j'utilise le chouette static-compress qui est un ptit outil en rust fait exactement pour ce que je veux.

Pour le moment je l'utilisais pour le gzip mais il sait également sortir du brotli avec static-compress -c brotli -e br -j 16 -q 11 "/tmp/www/public/**/*.svg" "/tmp/www/public/**/*.html" "/tmp/www/public/**/*.csv" "/tmp/www/public/**/*.css" "/tmp/www/public/**/*.txt" "/tmp/www/public/**/*.xml" "/tmp/www/public/**/*.json" .

Bien entendu j'ai automatisé ça dans un hook git histoire de pas me faire chier. Mais avec ça vous aurez tous vos fichiers avec leur ptite extension .br

Voilà pour cette partie.

C'est l'avif !

avif est un nouveau format d'image avec un nom pourri. Ces images utilisent en gros le même codec de compression que le format av1 (le format du futur, j'en ai également déjà parlé (cool j'ai plus besoin de me répéter, j'ai plus qu'à me citer !)).

Du coup ça compresse largement mieux que le jpeg et même un peu mieux que le webp. Le webp est cool, c'est à peu près la même technique mais basé sur vp8. Son seul souci c'est qu'il a mis dix ans a être accepté par Firefox (ça émanait de Google, est-ce que ça a joué dans la balance ? 🤷 ).

avif quant à lui est déjà presque partout (c'est-à-dire Firefox et Chrome). Et j'ai bon espoir que les autres navigateurs y passent aussi, le plus touchy sera probablement Apple qui semble s'orienter vers le truc similaire mais proprio de chez MPEG-LA. Apple étant également membre de l'alliance AOM, on peut espérer qu'ils le supportent.

Côté HTML

Mais bon support ou non, avec HTML5 les problèmes de format d'image se sont grandement simplifiés avec la balise <picture> où l'on peut fourrer plusieurs <source srcset="" type="">. Du coup vous pouvez proposer la même image en jpeg, webp et avif et c'est le navigateur qui va prendre le format qu'il préferre.

Si le navigateur gère plusieurs formats proposés, il prendra le premier disponible donc pensez à mettre le format qui vous arrange le mieux en premier !

J'ai donc retouché mon shortcode hugo pour balancer les images à ma convenance :

layouts/shortcodes/img.html
{{ $img := $.Page.Resources.GetMatch (.Get "src")}}
{{ $name_splitted := split $img.RelPermalink "." }}
{{ $name_base := index $name_splitted 0 }}
<figure>
  {{ with .Get "link"}}<a href="{{.}}">{{ else }}<a href="{{strings.TrimRight "en/" .Site.BaseURL}}{{$img.RelPermalink}}">{{ end }}
  <picture>
{{ if ( in "svg ico" (index $name_splitted 1) ) }}
    <img src="{{strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $img.RelPermalink }}" alt="{{.Get "alt" }}" />
{{ else }}
    <source srcset="{{strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $name_base}}.thumb.avif" type="image/avif">
    <source srcset="{{strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $name_base}}.thumb.webp" type="image/webp">
    <img src="{{ strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $img.RelPermalink }}" alt="{{.Get "alt" }}"/>
{{ end }}
  </picture>
  </a>
  <figcaption><h4>{{.Get "title"}}</h4></figcaption>
</figure>

Génération des images

Bon jai mon propre script shell pour générer mes miniatures. Je vous l'ai déjà montré à l'époque mais je suis en ce moment en train de pas mal le modifier donc c'est trop tôt pour vous montrer un truc potable.

Le logiciel pour générer les images en avif que j'utilise est cavif qui est tout petit et ne fait qu'une chose. Je l'utilise en l'appelant cavif --quiet --quality 35 input.jpeg --output output.avif et hop.

Vous allez voir que l'encodage prend un temps certain. J'ai été très agressif sur la qualité et j'ai parfaitement conscience que j'ai choisie un réglage bien plus fort que sur les autres formats et que la comparaison est donc biaisée. Cela dit je trouve la qualité obtenue largement suffisant pour des miniatures.

Voilà tout !

Bonus

une image qui sera présentée sur divers format

Si tout se passe bien vous devriez avoir le meilleur format que votre navigateur sait gérer.

PS

Ouaip, je sais que pour Firefox c'est pas encore supporté le avif, mais presque, ça sera dans la prochaine !

Je ne vous ai pas mis de galerie permettant de comparer entre les différents formats d'images à taille égale ou bien à qualité égale mais bon vous trouverez ça ailleurs sur le web ;-)

Ouai je sais j'ai mis un émoji, au moins on peut plus me traiter de boomer !

Seven Samurai

Histoire

Dans le Japon du XVIème siècle, un village de paysans surprend des bandits préparer un coup. Ils vont piller le village juste après la prochaine récolte. Les villageois envoient quelques-uns de leurs hommes partir en ville chercher des samurais prêts à les défendre contre seulement un peu de nourriture.

Il y a donc la constitution de l'équipe, puis la préparation dans le village et enfin l'assaut.

Ressenti

Bon, je me doutais que le film aurait un aspect vieillot. En noir et blanc, près de trois quarts de siècle au compteur et en plus qui choisit une époque médiévale, ça risquait d'être assez dur à regarder. Et bha pas du tout finalement comme quoi le film a plutôt bien vieillit !

L'histoire est assez simple et ne nécessite pas de connaitre la culture japonaise. Visuellement c'est assez beau quand même malgré son âge. C'est le dépaysement total.

Le film est une ode à la calvitie.

Les musiques sont très disparates, par-ci par-là quelques percussions et éventuellement un ptit coup de shamisen mais sans plus. D'abord très rares puis un peu plus présentes dans le film.

Par contre, là où le film fait daté c'est lorsque tous les personnages se regardent en se marrant. Ça rapelle forcément OSS 117 où ils parodient ça. Et puis il y a un entracte de cinq minutes à la moitié du film (parfait pour jeter un œil au fédiverse) !

Le film insiste beaucoup sur l'aspect misérable des paysans qui sont vraiment considérés comme de la merde. La risée des gens de la ville, pas vraiment considéré par les samurais, la proie des bandits… Et parmis les samurais, Kikuchiyo le rigolo de la bande, est le seul à comprendre à peu près les paysans étant lui-même issu de ce milieu. C'est au final lui qui permettra de faire le lien entre ces deux mondes même s'il semble ne pas le faire vraiment consciemment (je pense que si).

Les environnements ne font vraiment pas rêver : c'est boueux de partout, ça pleut à grosses gouttes souvent. Bon, ils traînent tous à moitié cul-nu donc il doit pas faire si froid mais quand même c'est pas idyllique. Les baraques trouées de partout qui crament, dormir à même les planches sans tatami et pour les chanceux avoir le droit à de la paille… Crever la dalle, se faire piller, non c'est clairement pas l'image du japon moderne ^__^

Le film est vraiment cool malgré sa longueur. Il a d'ailleurs inspiré un paquet de réalisateurs pour des remakes (dont des pornos, forcément avec un titre comme ça…).

Salyut-7

Contexte

Je n'avais pas entendu parler de cet évènement historique ni même du film. Mais heureusement Jaz me l'a suggeré dans les commentaires et donc me voilà à mater ça.

Histoire

En 1985, les Russes ont leur station spatiale pilotée à distance sans personne à bord qui percute quelques débris spatiaux. C'est petit et donc pas catastrophique mais ça endommage suffisament pour compromettre la mission au point de risquer de se faire désorbiter vers la Terre la station. En pleine Guerre Froide, ça pourrait être un sacré incident diplomatique et ça serait également vraiment mauvais genre face aux USA…

La situation exigente pousse donc dans la catastrophe les russes à envoyer une fusée avec à son bord un pilote et un ingénieur. Il leur faut parvenir à accoster la station spatiale qui est désormais incontrôlable et qui tourne un peu dans tous les sens. Ils devront ensuite tenter de réparer ou bien désorbiter de manière contrôler l'engin pour éviter de tomber à un endroit craignos.

Ressenti

J'ai vraiment pas une grande expérience du cinéma russe. J'ai vu un truc complètement over the top avec Hardcore Henry mais aussi le nanar des enfers Viy 2 et du coup j'ai un apriori assez négatif. Cela dit j'ai apprécié Sputnik qui de base est plus dans ce que j'apprécie, du coup en démarrant ce film je savais pas trop à quoi m'attendre.

Déjà techniquement c'est vraiment très propre. Niveau mise en scène ça fait très hollywoodien, les images sont jolies, le montage est habituel, les musiques sont basiques, bref, ça ne transpire pas le film russe cheapos qui veut trop en faire. Non non, ça fait grosse production bien travaillée et formattée. Et c'est franchement super cool.

Il y a une ptite vibe Gravity sauf que je trouve ça plus sympa (ouai j'ai pas vraiment adoré ce film malgré sa technique). Techniquement ils se sont donnés beaucoup de mal même si parfois on sent qu'ils ont eu recours à du tout numérique mais ça reste de haute volée.

Le film est vraiment prenant avec de gros enjeux et une pression constante des officiels du régime soviétique. Et je trouve le film pas si aveuglément pro-russe d'ailleurs. Il est même plutôt critique tout en restant tout de même vraiment digne face aux USA.

L'histoire est pleine de rebondissement bien que les évènements se déroulent au final sur assez peu de temps. Je ne sais pas exactement quelle est la part de vérité et de fiction dans tout cela, il faudrait se renseigner pour cela. J'ai vite fait vu que la partie incendie et retour à seulement une personne ait été inventée de toute pièce pour renforcer l'aspect dramatique alors que bon, il n'y avait ptet pas besoin de ça.

J'imagine que l'espèce de cache endommagé qui se fait enlever au dernier moment est aussi enjolivé mais bon ça permet au film de continuer à mettre la pression jusqu'à sa dernière minute.

Le film a eu l'intelligence d'ellipser la phase de préparation pour passer directement à l'action.

Bha merci beaucoup Jaz pour la suggestion, ça redore mon à priori sur les films russes. Vraiment chouette à tous les points de vue.

Peninsula

Histoire

Quatre ans après le début de la pandémie relaté dans Train to Busan, on suit ce coup-ci un ancien militaire ayant parvenu à fuire la Corée. Il est désormais réfugié à Hong-Kong et c'est pas un statut très prisé. Des mafieux lui propose un deal pour retourner là-bas histoire de récupérer 20 myions de Dollars. S'il y parvient il a le droit à la moitié.

Lui et sa ptite équipe improvisée retourne donc sur la péninsule Coréenne pour affronter les zombies afin de retrouver le pognon. Manifestement, il n'y a pas que des zombies mais également des survivants encore sur place.

Ressenti

Hmm c'est cool mais sans plus. C'est clairement une suite décevante.

Pourtant, on sent un film généreux. Plus d'action, de la course poursuite en bagnole, on nous montre un peu plus de l'univers. Ça pourrait le faire mais visuellement ça jure pas mal. Les effets visuels ruinent pas mal le délire.

Ce coup-ci il y a pas mal de courses en bagnoles. Et c'est vraiment dommage mais ça rend super mal aussi. Visuellement ça se voit à des km que ce sont des effets numériques et la physique est malmenée sévèrement ce qui sort aussi du film. Les voitures prennent des virages à 90° en se stoppant presque nette puis en étant à vitesse max un quart de seconde après, même un bon gros camion…

J'ai comme l'impression que le réalisateur a voulu se faire son ptit Fury Road au milieu des zombies. Mais n'est pas George Miller qui veut.

Bon après, j'ai l'impression de démolir le film mais il reste quand même pas mal. C'est très divertissant. En fait, il n'aurait pas été affilié au précédent film ça serait bien moins décevant. Train to Busan n'est pas non plus un chef-d'œuvre mais là c'est quand même bien moins bon.

Très dispensable.

Train To Busan

J'avais beaucoup aimé ce film lors de sa sortie au cinoche. J'aime bien les zombies et au final je vais assez rarement en voir au cinoche car … bha on va pas se mentir il y a assez peu de films de zombies. Enfin je veux dire assez peu de films à ne pas être de gros nanards.

Histoire

Le père de Su-an est un trader croulant sur le boulot et négligeant complètement sa très jeune fille. Celle-ci souhaite rejoindre sa mère se trouvant à Busan. Il décide donc d'aller la déposer par le train avant de retourner au boulot.

Manifestement certains passagers du train ne sont pas très bien éduqués et ont la fâcheuse tendance à vouloir grignoter les autres passagers. Et pan ! Des zombies dans un train, comment survivre à ça ?

Ressenti

Le film est ultra cool. Il n'apporte pas grand-chose de neuf au genre certe, mais tout ce qu'il fait est bien fait. Les zombies, ici, sont des rapides mais ils ont besoin de voir leur victime. Ce point est pas dégueu et apporte quelques opportunités.

Les scènes d'actions sont bien rythmées mais toujours compréhensibles, il y a de la bravoure, des moments où la bravoure à complètement disparue. Et puis on retrouve quelques thêmes facile : l'individiualisme c'est pas cool, la finance c'est pas cool… mais heureusement ça ne monopolise pas l'attention.

C'est marrant de voir que le film tente à plusieurs reprises de s'éloigner de son décor de train pour au final y retourner.

Visiblement il existe une préquelle animée nommée Seoul Station sortie juste avant. Mais il y a également une suite en film elle, nommée Peninsula.

Pleroma et les emojis

Votre petite instance de Pleroma est toute tristouille ? Faut dire que les emoji unicode sont bien trop sérieux. Il leur manque un ptit grain de folie.

Ils sont trop basiques mais par chance il est possible d'en rajouter. Mais si vous êtes comme moi, vous avez la flemme et que de toute façon vous n'en avez pas… bha… c'est foutu.

Foutu ? NON !

Il existe deux techniques pour en rajouter ! Bien entendu ce qui va suivre est à destination des administrateurs d'instance, si vous êtes simple utilisateur, embêtez votre administrateur (mais pas trop, ce sont de gentils ronchons).

1. Ajouter des packs d'emoji

Cette technique vous permet d'ajouter des emojis par packs entiers. C'est pas compliqué mais les packs sont pas si simples à trouver.

Par chance, vous avez ici une galerie qui en plus vous donnera la commande à lancer pour les ajouter.

Bon par contre si comme moi, vous êtes sur les verisons OTP de Pleroma la syntaxe est un chouilla différente. su - pleroma -s $SHELL -lc "./bin/pleroma_ctl emoji get-packs blobcat -m https://fedi.absturztau.be/emoji-packs/manifest.json

Une fois fait, pensez à recharger la page de votre navigateur.

Voilà, rien qu'avec ça vous avez de quoi bien agrandir votre collection.

2. MRF Steal Emoji

Bon les packs c'est pas mal mais souvent vous verrez passer des emojis sympas dans votre timeline. Et si il y avait un moyen de les voler directement !?

Pleroma intègre ce que l'on apelle les MRF qui est un système permettant d'effectuer des actions lors de la réception de toots. On peut y faire pas mal de trucs plus ou moins variés mais bon si comme moi Elixir c'est pas votre truc… bha on se contente des MRF existantes. Bon il y en a déjà pas mal.

En plus dans les versions OTP, vous ne pouvez pas rajouter de MRF vous-même, vu que c'est une version de Pleroma déjà compilée. Mais revenons à nos emojons : il y a la MRF Steal Emoji qui comme son nom l'indique vous permet de voler les emojis passant à portée de votre instance.

Il faut activer la MRF en question, puis lui indiquer la liste des instances sources qu'on autorise à piller.

Pour l'activer, rendez-vous dans l'administration via le ptit bouton en forme d'aiguille et de compteur tout en haut à droite.

C'est l'icône nommée 'administration' en haut de page

La troisième icône en partant de la gauche

À gauche, choisissez settings puis rendez-vous dans la partie MRF.

Il vous faut ajouter la MRF StealEmojiPolicy dans la liste de Policies.

Il faut maintenant configurer cette MRF mais pas de bol, pour le moment c'est pas faisable dans l'interface d'admin il faut donc retourner dans les fichiers de configurations comme des primitifs.

/etc/pleroma/config.exs
config :pleroma, :mrf_steal_emoji, hosts: ["maly.io","freespeechextremist.com","mstdn.io"]

Vous pouvez en mettre autant que vous voulez mais méfiez-vous, plus vous en mettez plus vous aurez d'emojis… Ça peut vite devenir le bordel.

Vous pouvez mettre des instances autres que pleroma (mastodon, misskey…).

Maintenant, lorsque votre instance vera passer des emoji en provenance des instances que vous avez renseignées, ils iront se rajouter dans votre collection dans /var/lib/pleroma/static/emoji/stolen . Comme ça sans rien faire vous allez avoir une ptite panoplie d'emoji à tooter !

Mojeek : un moteur de recherche indépendant respectueux de la vie privée

On parle beaucoup du web qui devient de plus en plus pourri. Que ce soit à cause de ses technos de plus en plus folles, changeant constamment et complexifiant de plus en plus la création de page web. Et ça c'est sans parler du fait que ce soit de plus en plus hostile pour l'utilisateur.

Surfer sans bloqueur de pub, sans faire gaffe aux cookies, avec le javascript activé sur des sites mainstreams (ouai la presse surtout, ce sont les pires) c'est pire que d'aller choper des cracks dans les années 2000. Vous allez être espionné, siphoné ptet même miner un peu de bitcoin et marqué.

Mais bon tout ça on en a déjà pas mal parlé même si j'ai pas trop abordé le sujet (tout a déjà été dit, non ?) vu que j'imagine que mon lectorat (haha, quelle importance ça me donne !) est je pense déjà pas mal sensibilisé à ces problématiques.

Here Comes Google

Et pour tout ça, je pense que Google a une énorme part de responsabilité. Il y a bien longtemps j'étais un fanboy google. Je me suis démené pour avoir un compte Gmail quand ça s'est créé et j'ai paradé comme un coq lorsque j'ai récup une invitation pour accéder au graal.

Mais depuis j'ai radicalement changé (d'avis). Je me suis dégooglisé il y a fort longtemps (il me reste quelques ptites bribes comme par exemple youtube qui n'a pas trop d'alternative possible (effet réseau, c'est là où se trouve le contenu) ou bien android qui est un de mes outils de travail). J'ai même ouvert et presque abandonné un site à charge contre google.

Bref, Google est devenu à mes yeux hostile envers le web. Que ce soit pour ses logiciels (chrome qui a tué la concurrence, pousse des standards constamment pour rendre la création d'une alternative à chaque fois plus complexe,…) mais aussi ses services. Son moteur de recherche a une position hégémonique depuis maintenant trop longtemps.

L'illusion du choix

Dans certains pays Google n'a pas une aussi forte part de marché mais en France c'est ça ou rien. Même Bing ne parvient pas à lui grignoter de sa popularité.

Pourtant on a déjà eu Exalead qui a tenté de devenir une alternative crédible il y a maintenant fort longtemps sans parvenir à quoi que ce soit. Et toujours dans le franco-français, on a eu les opportunistes de Qwant avec leurs méthodes douteuses (aussi bien techniquement qu'humainement visiblement et une gestion de projet toute fofolle,…) qui visiblement battent de l'aile mais ne meurent pas pour autant.

Il y a également tout un tas de services alternatifs pour la recherche comme StartPage ou bien Ecosia, Lycos (hahaha), Ask et même DuckDuckGo. Mais tous ces services ne sont pas exactement des moteurs de recherche mais plus des proxy : ils ne créent pas leur index et s'appuient donc généralement sur ceux de Bing ou Google. Ce sont en gros des interfaces apportant diverses fonctionnalités mais c'est tout.

Ils ont assez peu de valeur ajoutée et ne permettent pas d'aller à l'encontre de Google et Microsoft. Si vous voulez voir une ptite liste de moteur de recherche et de qui ils dépendent vous avez cette petite carte interactive.

Mon petit doigt me dit qu'un coup de pouce majeur serait d'avoir un bon index

La force d'un moteur de recherche réside en partie dans son algorithme pour rechercher/classer les résultats/comprendre l'intention du visiteur. Mais surtout l'autre grande partie est incontestablement l'index.

L'index contient toutes les connaissances du moteur de recherche. Toutes les pages qu'il peut vous donner en résultat sont issues de son index. Forcément, plus celui-ci est fourni et à jour meilleur c'est.

Et là, des services avec leur propre index il n'y en a pas des masses.

  • Google : le principal
  • Bing : le service de microsoft qui parvient à se maintenir à flot
  • Yandex : c'est russe et donc relativement peu utilisé par chez nous, j'avoue ne pas m'y être penché dessus
  • Exalead : moteur made in France par Dassault Systems et franchement j'avais une once d'espoir il y a quinze ans mais maintenant c'est manifestement de la bouse. En rentrant mon nom de domaine il ne me trouve pas… Ils ont même pas exalead.fr -__- Ils semblent pas vouloir être utilisé mais plus vendre leur technologie à d'autres boîtes.
  • ActiveSearchResults : un moteur de recherche où les webmasters doivent s'inscrire et faire différentes tâches pour être mieux placés. o__O
  • Gigablast : un moteur monté par une personne seule donc pour ça respect. Mais après l'UI est … vous verrez. Et puis pour ajouter une url faut un compte et payer 0.25$ pas cher mais payant…
  • Mojeek : ha bha voilà où je voulais en venir ! Je ne vous spoile pas tout de suite.

Créer un index est probablement une des parties les plus ardues. Il faut crawler le web constamment afin de trouver de nouvelles pages, retourner sur celles déjà existantes voir si elles ont changées, comprendre les pages pour tenter d'en extraire le sens… Ça demande beaucoup de CPU, de stockage, de ram et de bande passante. Et vu la taille gargantuesque du web aujourd'hui c'est forcément très compliqué.

Le monopole de Google

La position ultra dominante de Google fait que le web tourne autour d'eux. Quand Google décide de changer son algorithme pour favoriser un nouveau critère, une grosse masse de site va s'adapter afin de bien performer sur ce critère pour tenter de grapiller des places.

Après, bien entendu tout le web ne joue pas ce jeu, mais une grosse partie du web commercial en accepte parfaitement les règles et s'y plie. Par chance, ce n'est pas le web que je fréquente le plus mais je ne peux pas non plus l'éviter à 100%. Il y a quand même tout un web bien plus "calme" et respectueux de ses utilisateurs qui même s'il est bien moins visible est tout de même vaste et super intéressant.

Mais en plus d'avoir une influence sur les créateurs de site, il a également une influence sur ses utilisateurs.

Accoutumance

Quand on n'a connu que Google, passer à un autre moteur de recherche est déroutant. C'est pas la même présentation ni la même interface mais surtout les résultats semblent à côté de la plaque avec des sites biens moins usuels. Ils retaillent constamment leurs algos afin de mieux comprendre les requêtes des utilisateurs et au final leur recherche n'est donc pas neutre.

La première réaction de bon nombre de personne est “C'est de la merde, vite retournons dans nos pantoufles Google !”. C'est en partie dû au fait que Google réconforte ses utilisateurs en les plaçant dans une jolie bulle qui permet de protéger ses habitudes en ne voyant que le contenu très populaire et surtout en accord avec ses précédentes recherches.

Pourtant en utilisant un moteur alternatif se basant quand même sur ce même index, on a la même impression déroutante de ne pas récupérer les résultats qu'on espère. Comme quoi ce n'est pas l'index, mais l'algorithme de tri des résultats en fonction de l'utilisateur qui biaise les résultats pour un effet certe à priori plaisant mais au final très enfermant.

On devient dépendant de sa bulle et en sortir est tout tourneboulant.

</intro> <Mojeek>

Bon, j'espère que mon ptit exposé vous a plu. L'intro désormais finie, je vous ai préparé pour vous présenter un peu plus Mojeek.

Koikoukess ?

Il s'agit d'un moteur de recherche avec son propre index. Il a été créé en 2004 et grandit petit à petit depuis tout ce temps.

Et surtout, dès 2006, le service a choisi de respecter ses utilisateurs en respectant leur vie privée. Et franchement s'y atteler dès 2006 c'est assez surprenant. À l'époque ce type de discours n'était pas encore monnaie courante et encore moins une case à cocher dans la liste des arguments de vente (contrairement à aujourd'hui).

C'est une entreprise de Grands Bretons qui est spécialisée dans la recherche. Ils n'ont pas d'autres produits, ils ne revendent pas vos données, ne vous enferme pas dans une bulle, ne demande pas de pognon aux créateurs de site web et en plus ils ont leur propre infrastructure. Ils ne s'appuient pas sur le cloud Amazon ou Google ou Azure… Bref, ils font à peu près tout pour avoir leur indépendance.

Il s'agit d'une toute petit équipe de sept personnes. Ils n'ont pas connu encore de vague de popularité leur permettant de grandir plus que de raison. Du coup ils sont encore très concentrés.

En bref, c'est le seul moteur de recherche ayant son propre index qui respecte la vie privée de ses utilisateurs.

Techniquement ça donne quoi ?

J'ai fait quelques tests et apparemment les résultats sont les mêmes pour tout le monde (testés avec mon navigateur habituel et comparé avec une autre machine, avec une autre ip dans un autre AS avec un navigateur différent). Et c'est tout con mais du coup tu peux dire à quelqu'un "c'est le troisième résultat pour la recherche flan anglais", ça sera le même troisième résultat pour lui aussi. (Bon si vous modifiez vos préférences forcément ça pourra influencer sur l'ordre des résultats…)

Le moteur ne connaissant pas ses utilisateurs, il n'y a pas de bulle de filtrage et des résultats homogènes.

Après, il est possible (via un cookie) de personnaliser un peu ses préférences et donc d'obtenir des résultats un peu différents. Une option sympatique est le fait de pouvoir limiter le nombre de résultat provenant d'un même domaine. Vous pouvez également afficher la taille de la page et la date de crawl (quand la page a été indexée pour la dernière fois). Et enfin vous avez le désormais classique choix pour avoir un thême sombre.

À tout moment, vous pouvez vous rendre sur cette page vous montrant le contenu du cookie Mojeek. Vous verrez que ça ne contient que vos préférences. Et vous pouvez aller vérifier dans les entrailles de votre navigateur également, pas obligé de faire aveuglément confiance.

Selon leurs dires, ils ne gardent que quelques logs à des fins de statistiques sans conserver d'informations pouvant identifier les utilisateurs. Les adresses IP sont dégagées et remplacées uniquement par un identifiant pour indiquer le pays du visiteur. Mais bon comme partout, ça on ne peut pas vraiment le vérifier.

Quoi qu'il en soit, ça reste une boite européenne (allez, revenez dans l'UE, on vous aime bien) qui n'axe pas son business sur les métadonnées et la revente de vie privée. D'ailleurs ils n'ont pas trop de business model pour le moment. Ils cherchent un peu des pistes mais se veulent rassurant sur le fait de toujours poursuivre leur engagement vis-à-vis des utilisateurs.

Leurs serveurs ne sont pas éparpillés partout dans le monde mais seulement au Royaume-Uni ce qui peut être un poil chiant pour les utilisateurs mais par chance pour nous petits français ça n'a pas d'impact sur la latence et la vitesse d'utilisation. Mais ptet moins agréable si vous êtes éloigné.

Ouai mais les résultats ?

C'est pas top sans non plus être horrible. Je m'y suis mis par défaut depuis une semaine et il m'arrive de retourner à DuckDuckGo pour certaines recherches. Mais bon je dirai que ça me convient pour au moins les deux tiers de mes recherches.

capture d'écran de la page de résultats.

C'est très épuré et surtout sans embrouilles

Si chacun pouvait enlever 10% de ses recherches de Google vers Mojeek ce serait énormissime (ouai je suis rêveur).

Un ptit truc qui manque est de pouvoir n'afficher des résultats que dans certaines langues. J'aimerais bien n'avoir que des résultats en anglais ET en français. Des résultats en allemand ça me fait un peu une belle jambe.

Concernant la recherche d'images, ils ne le font pas eux-mêmes. Ils ont délégué ça à deux entités : pixabay (qui ne fonctionne pas vraiment) et bing (qui fonctionne bien). Ce compromis ne me gêne pas, on peut imaginer que le jour où ils auront plus de thunes ils s'y pencheront. Cela dit, je ne me fais pas d'illusion face à la tâche titanesque que ça représente.

Ils ont quelques ptites astuces pour chercher un peu plus efficacement pour n'afficher que les résultats avant ou après une certaine date. Ou bien ne limiter la recherche qu'à l'url ou bien uniquement dans un site précis. Vous retrouverez ça dans cette page d'aide.

Un ptit truc que j'aime bien c'est de taper l'url d'un site ouaib dans leur recherche, ensuite ils vous mettront un ptit champs de recherche pour chercher que dans ce site précisément. C'est un ptit détail tout con mais l'expérience utilisateur est pas pourrie.

Et mention spéciale : leur site marche parfaitement sans JS.

C'est recommandé ?

Ouaip ! Si vous voulez militer un peu contre Google et ses travers.

Non ! Si vous attendez à avoir les mêmes résultats que Google qui connait tout de vous.

Il faut être prêt à faire quelques concessions et prendre de nouvelles habitudes. Mais que voulez-vous, combattre un mastodonte n'est pas de tout repos.

Je ne prétends pas que ce moteur peut remplacer tous les autres dès aujourd'hui mais il peut répondre à déjà pas mal de requêtes.

Récap 18 : Janvier 2021

Voilà, la fameuse année 2020 est définitivememt terminée. Et on vient de finir le mois de l'enfer avec tout ses "bonne année bonne santé bonne blablablab".

Blog

J'ai l'impression d'avoir beaucoup blogguer ce mois-ci. Pas mal de temps libres à regarder des films du coup ça fait pleins de ptits articles mais surtout j'ai aussi sortit des articles plus techniques (on m'en réclame, ça met la pression !).

J'ai aussi retravaillé la config d'Hugo pour lui faire générer le glog pour gemini. C'est pas encore 100% au point mais c'est déjà pas mal. Les liens sont tous pétés je sais mais bon j'ai pas de solution propre pour le moment. Merci à PengouinPdt pour son article à ce sujet.

Ayant encore envie d'écrire, je me suis mis à traduire deux "vieux" articles. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas fait. J'ai pas trop l'habitude de rédiger en anglais. Je lis parfaitement l'anglais mais l'écrire est une gymnastique que je ne pratique pas assez. Les tournures coincent un peu. J'ai l'impression d'avoir un anglais très scolaire, lourdingue moche.

En bref ce mois-ci : 5 articles, 33 commentaires, 24 visionnages, 514116 requêtes, 48208 visiteurs uniques pour 16.76 Go de trafic.

Films

Beaucoup de film ce mois-ci. D'ailleurs concernant ma résolution de me faire une grosse partie du TOP250 IMDB j'ai pas mal progressé avec 14 films du classement rien que ce mois-ci !

Jeux

Graveyard Keeper

Superbe petit jeu par la boite Lazy Bear. Je connais pas l'histoire derrière le jeu, mais j'imagine que les devs ont aimés Stardew Valley et ont voulu faire le leur. Donc ouaip, c'est très ressemblant mais c'est pas non plus un copié/collé.

Le jeu utilise les mêmes mécaniques, un personnage qui arrive dans un endroit et se retrouve à devoir récupérer la ferme familliale le cimetière du village. Mais en plus de ça, il va devoir gagner la confiance du village, tenter de s'enrichir un peu au passage, s'occuper de son potager, retaper l'église, pourquoi pas monter sa propre taverne ou bien aider un camp de réfugiés, pêcher, explorer un donjon… De quoi s'occuper avec des tâches pas mal variées.

Le jeu s'inspire donc énormément de son aîné mais a sû prendre quelques distances concernant l'aspect social. Ici, c'est bien plus survolé et gagner la confiance des différents habitants signifie surtout faire quelques petites quêtes souvent de type fedex on va pas se mentir. Ce point est donc bien inférieur à Stardew Valley mais franchement ça m'arrange, c'était pas le point qui m'intéressait le plus.

Par contre sur de très nombreux points, Graveyard Keeper est bien supérieur. L'expérience de jeu est bien plus agréable sur de nombreux ptits détails. La gestion des outils est simplifiée : il vous suffit d'avoir l'outil dans votre inventaire pour pouvoir réaliser les actions correspondantes. Je m'explique : si vous avez besoin de bêcher le sol, vous n'avez pas besoin d'aller dans votre inventaire sélectionner la bêche puis bêcher. Là, si vous l'avez dans votre inventaire pouf ça suffit. Pareil pour miner/couper du bois/attaquer un ennemi. C'est bien plus sympa, plus besoin de passer son temps dans l'inventaire à switcher d'outil constamment.

Un autre détail, c'est la suppression de l'absolue nécessité de pioncer chaque nuit sous risque de tomber fatigue et d'être pénalisé. Là, vous pouvez découcher, bosser toute la nuit, vous promener… on vous fera pas chier pour rentrer avant 2h du mat. Fini le rush d'arroser ses plantes puis de partir en expédition en ayant préparer l'inventaire la veille afin de grapiller le plus de secondes possibles. C'était vraiment le point qui me frustrait le plus dans Stardew.

Un point vraiment sympa dans ce jeu, c'est que les ptits trucs fastidieux qui deviennent un poil chiant et répétitif mais qui sont nécessaire et pas encore prise de tête au début du jeu peuvent être automatisé en avançant dans sa partie. Étant un gardien de cimetière, vous avez la lourde tâche d'enterrer les cadavres que l'on vous apporte mais vous allez découvrir le moyen de les transformer en dociles zombies. Une fois fait, vous allez pouvoir les faire bosser pour couper du bois, miner de la féraille et du charbon, s'occuper de vos plantations… Et c'est ultra bien pensé et très progressif. En début de partie c'est normal de devoir couper du bois pour comprendre la mécanique et avoir un sentiment de progression. Mais une fois la partie très avancée, cette mécanique n'a plus trop d'intéret et est juste chiante mais le fait de pouvoir l'automatiser permet de se libérer pour faire d'autres tâches. On ne reparle des conjoints inutiles dans Stardew ?

Le jeu est assez drôle dans ses dialogues. Les DLC apporte d'ailleurs énormément de background aux différents protagonistes ce qui faisait un poil défaut dans le jeu de base.

Visuellement le jeu est sublime. C'est du pixel art des plus raffinés avec des effets de lumières et d'ombres de toute beauté ! Les sprites sont assez fins et surtout ils utilisent des techniques modernes avec des textures pour faire du normal mapping qui rend super bien. Le monde est pas si petit que ça (comparé à Stardew je dirai que c'est 15% plus grand) et super choupignou.

Si vous voulez profiter à fond de l'expérience, je vous conseille de prendre ses deux DLC dès le début et non d'attendre d'avoir fini le jeu pour vous y pencher.

Nuxeries

Alpine Linux nous a pondu une nouvelle version. Et dans celle-ci il y a surtout PostgresQL qui passe en version 13. J'ai donc uppé mes quelques postegrs qui tourne. Ça se fait à base de backup de la vieille version puis upgrade puis restauration de backup.

Vrac

Juste un ptit lien vers Mojeek. C'est du teasing.

Supprimer ses vieux toots sur Mastodon ou Pleroma

Je me traîne mon instance Pleroma depuis plus de deux ans maintenant. Donc mon compte dessus a grandit grandit grandit et contient donc un peu trop de toots à mon goût. Plus un toot est vieux moins il a d'intéret (sauf cas exceptionnel) du coup autant le dégager, non ?

Si on est administrateur soi-même, on peut le faire à la bourrin en allant direct tripoter ça dans la base PostgresQL. Si on est simple utilisateur (ou si on ne se sent pas d'aller mettre les mains dans le camboui) on peut utiliser le logiciel Ephemetoot.

C'est un ptit soft en python utilisant l'API de Mastodon (et donc compatible Pleroma) pour demander la suppression d'un toot. Il se configure pour ne toucher que les toots ayant un âge. Il vous permet également d'en faire une sauvegarde locale sous forme de fichiers json.

Supprimer ses vieux posts

Pour virer ses vieilles publications il existe un ptit outil en python bien sympathique : ephemetoot.

Installation

Vous l'installez via pip install ephemetoot --user et ensuite il va vous faloir le configurer. Mais avant il vous faut un token d'autorisation en lecture/écriture.

Création de token pour Pleroma

Pour générer ce token vous pouvez utiliser cette petite page web. Vous entrez l'url de votre instance, votre pseudo et dans le scope vous choisissez read write. Vous cliquez sur publish access_token ce qui vous redirigera vers votre instance pleroma.

Vous vous y connectez et cela devrait vous donner votre token (une suite de caractères).

Création de token pour Mastodon

Rendez-vous dans les paramètres de votre compte mastodon. Dans Development cliquez sur New Application.

Là, renseignez un nom ("ephemetoot" fera très bien l'affaire) et cochez les cases suivantes :

  • read:accounts
  • read:statuses
  • write:conversations
  • write:statuses

Et Submit vous ramènera à la page précédente. Maintenant, cliquez dans la liste sur l'application que vous venez de créer ("ephemetoot" ?) et là vous trouverez votre access token.

Configuration

Vous pouvez désormais lancer la commande ephemetoot --init Vous répondez honnêtement à chacune des questions ce qui vous créera un fichier de conf.

lord@hermes ~ ephemetoot --init

Create your config.yaml file.

For help check out the docs at ephemetoot.hugh.run

Access token: w××××sVLx0eZjqGI××××××××××××××××××cYpZCO0
Username(without the '@' - e.g. alice):lord
Base URL(e.g. example.social):pleroma.lord.re
Days to keep(default 365):50
Keep pinned toots?(y or n):y
Toots to keep(optional list of IDs separated by commas):
Hashtags to keep(optional list without '#' e.g. mastodon, gardening, cats):
Visibility to keep(optional list e.g. 'direct'):direct
Archive path(optional filepath for archive):/tmp/archives

FEU !

Il ne vous reste plus qu'à la lancer et au bout de quelques secondes vous devriez le voir bosser en évitant certains toots, en en supprimant plein et en archivant tout ça là où vous l'avez spécifié.

lord@hermes ~ ephemetoot

============= EPHEMETOOT v3.1.0 ================
Running at Fri 29 Jan 2021 17:14:12 +0000
================================================

Fetching account details for @lord@pleroma.lord.re
Checking 3502 toots
👀 skipping direct toot - A3gwkp94Z6eZy8E9dQ
👀 skipping direct toot - A3ZRLkczlaBM284IEq
👀 skipping direct toot - A3RAUHHzBf7MBIacuu
👀 skipping direct toot - A3QC5jXf0p3fJgNyBU
👀 skipping direct toot - A3QBVsFNAaYttDjTY8
👀 skipping direct toot - A3MrrOQ689K7nx2x7Y
👀 skipping direct toot - A3MroxsvodfMveNLbE
👀 skipping direct toot - A3K8inRWqEQSYKK4lk
👀 skipping direct toot - A3JllaUPA3emIi1v6m
👀 skipping direct toot - A3AtgeHuf5CXqPhgci
👀 skipping direct toot - A3AtLX5aEQYPR6rrAe
👀 skipping direct toot - A3AsbTvFfmtmIJ4nC4
👀 skipping direct toot - A2u4EaCK4ThmrKad5k
📌 skipping pinned toot - A2QuN2EOvnn7w15zo8
👀 skipping direct toot - A2Ih1FLGeURHYcuMpk
👀 skipping direct toot - A2Cq50eExXR3mYtN44
👀 skipping direct toot - A2CpxT8BB1J3ntIfku
👀 skipping direct toot - A2CptiywIk45o3C18y
👀 skipping direct toot - A2CppX6OWnXbnsgIfQ
👀 skipping direct toot - A2Cpf0VeqqkRp8Tksy
👀 skipping direct toot - A2CpaTT7kqkwBu8GQK
👀 skipping direct toot - A2CpMWMqBGlJ7vXX2O
👀 skipping direct toot - A2CpBX8QzDbGK2YuXI
👀 skipping direct toot - A29kZEM7NPENmgYyFU
👀 skipping direct toot - A23tn3jbOcbdXJSO92
❌ deleting toot A23qUx0jM9vZbl8sO8 tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23jR3vizPSkEL01rM tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23feNA8Oa2VpIpZdQ tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23e3QN7Os7F6yioca tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23VPVcreCoEBpXibI tooted 10 Dec 2020
…
Removed 834 toots for lord@pleroma.lord.re.

---------------------------------------
🥳 ==> 🧼 ==> 😇 User cleanup complete!
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Voilà ça peut prendre pas mal de temps. Mais au moins vous pourez regarder des emojis dans votre terminal.

Il peut arriver que le serveur vous envoie chier si ça va trop vite mais il existe l'option --pace pour contrer ça.

BONUS : Mumuse avec les archives

Vous allez donc vous retrouverez avec tous vos toots dans des fichiers json dans le dossier d'archive que vous avez défini (/tmp/archives/ dans mon cas).

Pour mon blog j'utilise un ptit script qui me liste les mots les plus fréquents et j'ai voulu faire passer ça sur mes toots pour voir un peu ce que ça donne. Du coup il faut adapter un peu pour extraire les données.

cat *.json | jq -r '.pleroma .content' > /tmp/total

Le fichier /tmp/total contient tous les textes de vos pouets. Voilà, faites-en ce que vous voulez ;-)

The Wolf Of Wall Street

Contexte

C'est un biopic sur la vie de Jordan Belfort. Après les évènements relatés dans le film, il a écrit son autobiographie qui servira de base à cette adaptation par Martin Scorcese.

En ce moment ça parle beaucoup des dérives de la bourse du coup ça m'a donné envie de me refaire ce film.

Histoire

Jordan Belfort débute sa carrière de courtier à Wall Street pile au moment du crash boursier de 1987. N'ayant plus vraiment de boulot à cause de cette situation, il finit par monter sa propre entreprise à lui en lui donnant une histoire bidon. Il se spécialise dans les actions les moins chères d'entreprises assez peu solides et surtout inconnues afin de ne pas avoir trop de concurrence, de viser un public non averti et surtout pouvoir gonfler ses marges.

Son entreprise rencontre un succès immédiat et de là change de style de vie. C'est la débauche totale, l'argent coule presque autant que la drogue et ce qui va avec…

Ressenti

Le film dégage une énergie folle. Il est ultra rythmé avec des scènes de liesses totales, des orgies, des discours, de la bamboche absolue… Il y a du cul constamment, ça se chnouffe tout le long du film. L'ambiance est folle et les personnages sont impressionnants.

Leonardo DiCaprio est quand même l'un des meilleurs acteurs actuels, non ? Il parvient à rendre un personnage extraordinaire tout à fait crédible. Les scènes où il est complètement défoncé sont trop bien, particulièrement celle où il est à moitié paralysé. C'est ptet le film où il m'a le plus impressionné (probablement avec What's eating Gilbert Grape). Il a bien mérité son salaire de 25M$ pour ça.

J'aime bien le fait que Dicaprio parle directement au spectateur "vous n'avez pas de chance, vous." Déjà, de base j'aime bien quand il y a un narrateur. Point bonus pour un narrateur omniscient pas forcément dans l'histoire mais là un narrateur qui parle à son public c'est encore mieux.

Le choix des musiques est excellent. C'est dommage que ça ne soit pas plus présent. :-/ Ils auraient pu foutre Smokestack Lightning pendant les trois heures que je ne me serai pas plaind.

Jordan Belfort et sa femme au pied se faisant la gueule

Au pied de la trump tower ce plan est vraiment très beau.

Le film est ultra drôle. J'ai pas vu beaucoup de films de Martin Scorcese mais celui-là est clairement le plus fun de ce que je connais. Entre les situations complètement absurdes, les dialogues avec des personnages extrèmement hors des normes et la décadence, il se passe toujours des trucs wtf. Certains des personnages sont particulièrement cons et sont pourtant parvenu à grimper très haut sur l'échelle du rêve américain. C'est à la fois drôle de les voir raconter des conneries plus grosses qu'eux mais c'est aussi effrayant de voir que du coup à ce niveau il n'y a plus aucun rempart contre ce qu'ils font aux autres. Le terrifiant pouvoir de l'argent.

Toujours concernant l'humour, certains petits rôles (le banquier suisse et tante Emma) permettent d'ajouter des scènes hilarantes où l'on a le droit aux pensées des personnages lors des dialogues. Ça contraste avec le reste du film mais en plus c'est hilarant. Quasiment toutes les apparitions de Leonardo pourraient être à l'origine de memes.

Cet extrait, sans son, je peux me le regarder en boucle et ça me fait toujours rire. Entre Jonah Hill sérieux mais atteint et surtout DiCaprio qui délire complètement à deux doigts d'exploser de rire en se foutant de la gueule de son comparse, je ne peux pas m'en lasser. Je les entends bien dire “Steeeee-ve Ma-Dden”

Le film n'est clairement pas à montrer à tout le monde. Ça déborde de cul. Il y a des meufs à poil constamment. C'est vraiment les bouts de viande donnés en pâture aux traders.

spoilers

C'est un film de type rise&fall où l'ascencion est rapide mais la chute encore plus rapide. Au final, le héro n'est pas si immonde que ça. Certe il a une hygiène de vie déplorable et est particulièrement fier de ses fêtes à la saucisse. Mais à côté de ça il n'a pas d'accès de violence physique envers sa femme ni envers personne d'autre, il enfume les ptits porteurs et surtout les riches mais bon j'ai envie de dire que quand tu joues en bourse tu fais partit du problème. Bref, le mec est surtout volage et a su profiter du système et ne connaît au final une chute pas si douloureuse que ça. La prison semble pas si désagréable avec ses cours de tennis…

À sa sortie, une fois sobre, il continue le business en vendant ses techniques via des séminaires et des bouquins (et des droits pour ce film ^__^). Et le pire c'est qu'il parvient à très bien en vivre… C'est une société bien hypocrite quand même.

J'adore ce film. Les acteurs sont bons, le scénar est foufou et pourtant tiré d'une histoire vraie et wow qu'est-ce qu'il est drôle comme film !

No Country For Old Men

Histoire

En 1980, Josh Brolin chasse tranquilou près de la frontière méxicaine, dans le désert du Texas. Il finit par tomber sur quelques pickups et des cadavres de-ci de-là. Il trouve également une grosse quantité de drogue et une mallette avec une grosse quantité de pognon. Un homme salement blessé l'implore de lui filer de la flotte mais se fera snober.

Notre chasseur rentre chez lui plutôt content de son butin mais en pleine nuit ne parvient pas à dormir et décide de retourner apporter de la flotte au pauvre grars mourant. En pleine nuit, il revient sur ce lieu assez étrange. Bon bha, le dernier survivant n'est plus … survivant mais surtout Josh Brolin se fait remarquer et poursuivre par des gens pas supers intentionnés mais il parviendra tout de même à s'en extirper.

De retour chez lui, il organise sa fuite avec sa femme d'un côté et lui de l'autre. Mais il sera pris en chasse par Javier Bardem qui incarne ici un tueur psychopathe bien décidé à récupérer le pognon.

Ressenti

Le film est vraiment lent. Je l'avais déjà vu à l'époque et m'étais endormi mais là, j'ai tenu et franchement le film est cool.

Visuellement il a une pâte super agréable. C'est le boulot de Roger Deakins le directeur de photographie qui bosse toujours avec les frêres Coen mais aussi Denis Villeneuve. Et là, on a un truc qui ressemble de pas loin à Sicario et c'est pas peu dire que j'adore l'esthétique de ce film. Ici, c'est pas aussi hypnotisant mais pas loin. Ce sont les mêmes genres de paysages avec ce soleil écrasant, des gros plans faisant apparaitre les imperfections de peau des persos, des plans à la caméra fixe et où les acteurs bougent peu (parfait pour giffer)… C'est vraiment très joli.

Le film n'a quasiment pas de musique mais ça ne m'a pas manqué non plus. Ça permet d'avoir d'autant plus de tension dans les scènes qui le nécessitent.

J'aime beaucoup les films drôles des frêres Coen et là… bha c'est pas un film drôle du tout mais il y a quand même pas mal d'instants où je me suis bien marré. Ce sont des ptites répliques ou des situations mais ça reste au final subtil et surtout la violence et l'action à côté prend le dessus.

Javier Bardem avec une coupe de cheveux immonde et un sourire dérangeant

Je peux pas ne pas mettre une image de lui pour illustrer

Javier Bardem est vraiment super dérangeant et très flippant alors qu'il est d'un calme olympien. Il massacre sans en avoir rien à foutre, il ne semble même pas prendre de plaisir à buter les gens. Entre son arme à air comprimé qui laisse pas de trace, son fusil à pompe avec un silencieux (wtf) mais surtout sa coupe de cheveux de Playmobil il a tout pour foutre la trouille.

À un moment du film Woody Harrelson se rend chez le grand patron et lui sort une phrase étrange comme quoi il manquerait un étage dans l'immeuble. Je sais pas trop si c'est une référence à un autre de leur film ou si c'est juste un ptit coup de pression de la part du personnage pour dire qu'il soupçonne un truc de louche. Mais bon, il sait pertinnement qu'il doit récupérer du pognon et de la drogue donc si c'est une allusion qu'il sait qu'ils cachent de la drogue là-bas ça n'a que peu d'intéret (venant de la part d'un perso qui semble assez intelligent…).

spoilers

L'histoire est assez frustrante :

  • si l'on s'accroche au personnage de Josh Brolin parcequ'il se fait crever sans qu'on sache vraiment comment vu que ce n'est pas montré. Toujours est-il que c'est par des méxicains que l'on a visiblement pas vu auparavant. Donc malgré tous ses efforts il ne parvient pas à ses fins et en plus pour les spectateurs c'est pas montré.
  • si l'on s'attache à Tommy Lee Jones parcequ'il ne parvient pas à chopper la thune, la drogue, Josh Brolin, Javier Bardem ou les méxicains. Il part à la retraite tout tristouille en pleine dépression.
  • si l'on s'attache à Javier Bardem (heuu posez-vous des questions si c'est le cas). Il ne parvient pas non plus à ses fins mais décide de quand même buter la femme de Brolin sans y prendre de plaisir. Et puis globalement avec tout le mal qu'il se donne il ne parvient pas non plus à ses fins.

Au final tout se désamorce un peu tout seul comme un deus ex machina inversé. C'est déroutant et frustrant mais au final c'est tellement rare que j'ai bien aimé.

Le film est excellent. Mon premier visionnage ne m'avait clairement pas inspiré mais là j'ai beaucoup aimé. Malgré le rythme bien trop lent j'ai beaucoup aimé l'humour, la tension et même les quelques scènes d'actions. Visuellement c'est beau, les acteurs sont cools, l'histoire sympa même si frustrante.

Braveheart

Freeeeeedooooooom !

Je découvre le film 25 ans après tout le monde. J'ai bien entendu vu des images, des extraits et tout mais jamais vraiment vu ce film.

Et pourtant, j'aime bien Mel Gibson et là il est l'acteur principal mais aussi le réalisateur.

Ce film retrace la légende de William Wallace qui au début du quatorzième siècle s'est opposé aux anglais. On a donc le droit à 3h de braves écossais en kilt hurlant pour se donner du courage pour affronter ces fiéfés rosbeefs.

Ce film a de l'allure. Les affrontements sont dantesques, l'histoire est ultra cool, les décors sont crasseux, il y a de la trahison dans tous les sens et donc des retournements de situation. Le film n'hésite pas à être cru en montrant bien la violence des affrontements.

Il existe d'ailleurs une version longue qui s'attarde bien plus longuement sur une scène de torture bien graphique. D'ailleurs le film a été assez mal reçu du fait de sa violence trop présente au goût de certain. Perso, étant pas mal habitué aux films gores et compagnie ça ne m'a pas choqué du tout, surtout que ça reste quand même un film relatant une révolution… donc pas un truc à priori clean. Je pense qu'aujourd'hui il choquerait bien moins.

Le film a également été pas mal moqué pour sa vision de l'Histoire qui est fausse sur quelques points :

  • La Reine n'avait que 5 ans à la mort de William … si vous voyez ce que je veux dire.
  • William n'était pas le paysan du coin mais déjà un chevalier avant de commencer son épopée.
  • L'écosse n'était occupée que depuis un an avant l'insurrection.
  • Le Braveheart n'était pas William Wallace mais le roi Robert Bruce.
  • Pas de kilts à cette époque.

Le film date d'avant la généralisation des effets visuels numériques même s'il y en a un peu ça reste majoritairement des effets pratiques. Visuellement c'est très … analogique avec un grain pas trop présent mais quand même visible. On a le droit à tout un tas de décors de là-bas (donc bien verdoyant et boueux (j'ai une belle image de l'Écosse, hein ?)) et avec des chateaux des vieilles baraques en pierre et en bois. Ça a dû être un sacré boulot de créer ces décors avec tous les accessoires et les costumes. On en a pour son pognon.

J'aime bien le look écossais avec ces grands kilts qui se remontent à l'épaule et avec ces couleurs assez marrons sombres alors que le kilt cliché que l'on voit maintenant est assez moche. Je comprendrai jamais pourquoi ils ont pu avoir un tel costume traditionnel alors que … bha … le climat là-bas ne s'y prête pas tant que ça.

Bon, bha c'était cool comme film, rythmé, joli et intéressant avec un casting qui a de la gueule.

honest Thief

Encore un film où Liam Neeson est gentil et où il va rétablir l'ordre et la vérité et surtout la justice.

Le gars est un braqueur qui parvient à dévaliser des banques sans être remarqué ni rien. C'est un mec super fort minutieux et surtout sans violence.

Il rencontre une femme et souhaite donc se poser et arrêter ses conneries. Il téléphone au FBI et convient d'un rendez-vous pour se rendre ainsi que tout le pognon qu'il a chourré.

Mais les deux agents en charge du rendez-vous, vont préferer prendre le pognon rien que pour eux. Trahison, vengeance toussa…

C'est … pas mal fait mais tellement convenu et sans surprise. On a le droit au cliché du coup de foudre, du voleur gentil qui n'a fait ça que parceque son père s'est fait escroquer, l'ancien marines qui n'a en vrai jamais buté personne (mais qui ne s'offusque pas de tirer sur des gens et de traîner à côté de cadavre on ne peut plus frais).

Je comprends pas qu'on ait collé cette étiquette d'acteur de film d'action à Liam Neeson, je le trouve vraiment pas badass et en plus maintenant qu'il est soixantenaire c'est encore moins crédible.

Ptain ils ont Robert Patrick et ils savent pas s'en servir du tout. À première vue il a un bon rôle et tout puis… pouf non. Franchement quand tu as un T-1000 tu le fous pas en personnage de second rôle, tu le fous tout en haut, merde !

J'en ai déjà trop écrit sur ce film, c'est vraiment très moyen (comme tout film d'action avec Liam Neeson).

Accéder à Matrix depuis Weechat en 2020

J'ai déjà déclaré mon amour à IRC de nombreuses fois sur ce blog. Mais je dois avouer que Matrix prend tellement d'ampleur que … bha … il faut y être aussi.

Et comme le dit si bien XKCD je suis pas prêt à quitter mon client irc. J'ai un peu expérimenté avec Vector Riot Element (pfiouu va faloir choisir à un moment donné) et c'est clairement pas ma tasse de thé. L'interface est énorme visuellement, c'est lourdeau, ça bouffe une quantité de ram impressionnante, faut prendre sa souris pour un oui ou pour un non… bref c'est trop kikoo moderne pour moi.

Du coup j'ai à peine survolé vite fait la liste de clients matrix (c'est vraiment cool de la part de matrix d'en présenter comme ça sur leur site officiel). Et j'ai pas trouvé de client qui me fasse vraiment rêver. Il y a plein de clients natifs, dans pas mal de frameworks, dans plein de langages différents.

Bon par contre niveau client en TUI c'est bien plus rare. On a GoMuks et voilà. C'est vite vu.

J'ai reluqué un peu et au final ça me branche moyen aussi comme client. En fait avoir ça dans un soft séparé ça me fait chier. J'ai déjà le meilleur client IRC du monde avec weechat. Pourquoi est-ce que je ne pourrai pas utiliser weechat pour Matrix ? Je n'en attends pas plus d'un client matrix. Ne pas avoir d'image inline d'upload de fichier et tout, ça ne manque pas au final. Et force est de constater que les quelques salons où je traîne utilise assez peu ces fonctionnalités.

Dans Matrix je n'ai pas vraiment envie de corriger mes précédents messages, pas envie d'envoyer de photos, pas envie d'envoyer d'émojis… bref je veux pouvoir faire de l'IRC. C'est maintenant gravé en moi et il y a au final assez peu de chance que je change.

Voyons donc les quelques possibilités afin d'accéder à Matrix depuis Weechat.

matrix.lua

Commencé au début de 2015, ce script en lua a été le premier permettant à Weechat de se connecter à Matrix. Il marche vraiment pas mal mais a été abandonné début 2019.

Il est vraiment léger niveau fonctionnalité et ne gère pas le chiffrement donc de moins en moins compatible.

En 2021 je ne recommande pas d'utiliser matrix.lua vu qu'il est abandonné et qu'il n'a pas de crypto ce qui entrave sa compatibilité.

matrix.py

Commencé au début de 2018 ce script en python est bien plus avancé et a été poursuivie son dev jusqu'à il y a peu. Il a plus de fonctionnalité et notamment gère le chiffrement des rooms modernes. Mais il est maintenant abandonné car l'architecture des scripts de weechat est trop limitante pour pouvoir aller plus loin.

Il est toutefois très utilisable. D'ailleurs c'est le moyen le plus pratique pour se connecte à matrix depuis weechat.

En 2021, bien qu'il soit abandonné, c'est bien matrix.py qui est le meilleur script pour weechat mais ça sera probablement pas valable très longtemps.

matrix.rs

Commencé fin 2019 ce plugin en rust souhaite prendre la relève et aller plus loin que ce que permettait le script python. Il est initié par le même maindev que le script.

Il est pour l'instant légèrement fonctionnel mais c'est vraiment loin d'être fini pour le moment. La dernière fois que j'ai testé, ça ne gardait pas les réglages en mémoire. Ça a même planté. Donc bon ça sera probablement bien mais pas maintenant.

Malheureusement le projet n'avance que très lentement.

En 2021, matrix.rs n'est pas dans un état satisfaisant à moins d'être prêt à galérer un peu et ne pas avoir toutes les fonctionnalités que l'on trouve déjà dans matrix.py .


Bon puisque les scripts/plugins pour matrix sont moyennement satisfaisants comment faire ?

Hé bien une solution possible est un proxy matrix/irc. En gros c'est un client matrix qui nécessite d'utiliser un client irc pour s'y connecter.

Ça pourrait le faire, hein ?

matrix-ircd

Et bha voilà matrix-ircd !

Le bousin est écrit en rust a débuté fin 2016 et depuis ça n'est plus vraiment développé malheureusement. Cela dit ça fonctionne mais c'est pas non plus la panacée.

Et du coup ça ne marche pas qu'avec weechat donc n'importe quel client irc pourra faire l'affaire.


Pour le moment je vais rester sur le matrix-ircd mais faut avouer que ce n'est pas non plus une solution parfaite non plus.

Star Wars : Episode 9

La fin \o/ (enfin en 2020).

Histoire

Kylo Ren est désormais le grand chef du Premier Ordre et s'échigne à retrouver une "boussole" sith lui permettant de trouver le chemin vers la planète des sith Exegol. Arrivé sur place, il rencontre Palpatine qui n'est pas si mort que ça et qui lui propose une alliance pour créer le Dernier Ordre en lui fournissant une flotte immense.

La Résistance se réduit désormais à peau de chagrin et va donc s'opposer afin de tenter de sauver la galaxie. Rey est donc la dernière jedi encore en vie qui va donc tout faire pour s'opposer à Kylo Ren.

Ressenti

Je pense que le plus grand changement dans ce film reste la coupe de Finn, tout le monde garde la même allure que dans le sprécédents épisodes sauf lui, il a dû parvenir à négocier un ptit tour chez le coupe-douille.

Un endroit avec du sable, une course poursuite, un grand ciel bleu… WITNESSS !

Bon alors j'ai cru qu'on allait apprendre que Rey est une fourchelangue pour au final découvrir qu'elle est véto spécialisée NAC. Donc comme ça, sortit dont ne sait où, Rey peut finalement guérir des trucs alors qu'on ne nous l'a jamais mentionné pour les autres jedi dans les 8 films précédents. Elle est quand même sacrément pratique cette Rey.

Hooo ils nous ont fait le coup des Goonies avec le doublon qui indique le trésor ! C'est mignon !

Ha au fait on vous l'a pas dit jusqu'à présent mais Leia a eu le droit à sa formation jedi entre les épisodes 6 et 7… Et du coup ensuite elle a eu Rey en stage emploi jeune. C'est quand même assez "facile" comme excuse pour expliquer l'entraînement de Rey, franchement pas bravo. Ça fait de Leia la jedi la moins utilisée pour ses facultés de jedi.

Pour le casting, ils sont encore retournés à l'ehpad du coin pour nous sortir Lando Calrissian qui devait probablement avoir besoin d'un peu de sous… C'est vraiment le *wink_wink*, “ Vous avez vu, on vous remet un personnage d'il y a quarante ans comme ça le film devient bien ! ”. C'est dommage parcequ'en fait encore une fois il n'apporte rien au récit et ça aurait pu être fait par n'importe quel nouveau personnage.

En parlant de nouveau personnage on nous en présente quelques nouveaux plus ou moins importants : on a le droit Merry fraîchement sortit de sa comté natale pour se joindre à la Résistance, on a un chouette petit Babu Frik mignon comme tout et qui semble ne pas être en effets numériques et aussi sa collègue Zorii qui pourrait s'avérer un personnage intéressant mais qui doit se taper le sempiternel “si je te revois je te tue mais en fait je t'aime je vais t'aider” alors que ça pourrait être une rebelle plutôt badass.

Dans les ptits nouveau on a Mr la Grande Intelligence qui devient le nouveau pion à la tête de l'armée du Premier Dernier Ordre. Ce rôle lui convient plutôt bien, ça change du Weasley.

du spoil

Bon, on sait enfin d'où sort Rey et bon bha c'est bizarre de sauter une génération (bon niveau timing ça correspond). Du coup se pose la question d'où sortent ses parents… Ils ont été fait comment ? Ça sent quand même le rafistolage d'excuses pour ça.

Franchement, Palpatine il a eu une descendance qui n'a jamais été mentionné. L'a-t-il eu "naturellement" ? Et du coup cette descendance directe n'a pas eu le droit à sa dose de midichloriens ? Et seulement la seconde descendance a eu le droit à ses pouvoirs ? Mouai.

Et puis ça se la joue “je sais qu'il va me désobéir et ne pas la tuer mais le but c'est de la faire venir ici.” Heuu … Au moins dans les précédents épisodes quand il y avait de la manipulation on y croyait un chouilla plus. Tout est tiré par les cheveux.

Dans les trucs qui sortent de l'ordinaire, il y a eu une cavalcade à dos de pseudo-licorne/bouc à la surface d'un vaisseau. C'est bien ça change. Par contre va ptet falloir qu'un jour les ingénieurs de ces vaisseaux gigantesques fasse en sorte que la moindre grenade qui pète à l'intérieur ne fasse pas péter tout le vaisseau.

Une autre nouveauté chouette c'est d'enfin voir que les vaisseaux exercent une poussée sur leur environnement et c'est utilisé assez jouissivement par le Millenium Falcon. Et on a presque eu le droit enfin à une bataille épique dans l'espace parcequ'on va pas se mentir mais dans tous les films les batailles spatiales n'impliquent rarement plus d'une poignée de vaisseaux. Du coup, on voit toute une armada de vaisseaux venir, la hype monte et hop ça zappe la baston, on y a pas droit. Bon, en y réflêchissant c'est ptet pas si grave parceque bon des pioupiou dans tous les sens avec les vaisseaux qui s'éclatent les uns les autres ça n'a que peu d'intéret… Mais juste en fond pour illustrer l'ampleur des engagements ça aurait été bien quand même. Pendant 9 films ça aura été vraiment timide sur ce point.

Bon par contre globalement un truc que je comprends pas c'est qu'on nous bassine constamment de l'équilibre entre le côté obscure et la force toussa toussa mais si on parle d'équilibre faut qu'il y ait autant d'un côté que de l'autre. Donc il ne peut pas y avoir que de l'un ou que de l'autre hors c'est toujours le cas en début/milieu/fin de saga (et de ce film aussi).

Visuellement je l'ai trouvé vraiment très très beau. Les environnements sont sublimes et variés. Beaucoup de plans sont screenshottables.

J'ai l'impression que ce film a été fait avec beaucoup de bonnes volontés. C'est techniquement irréprochable, généreux dans ses environnements/décors/costumes/effets pratiques et numériques. On nous ramène du cast original, on nous rallonge la sauce avec des scènes avec Carrie Fisher alors qu'elle était déjà morte, on nous remet une couche des droïdes d'antans sans oublier BB-8. Chewie a le droit à pas mal de scènes pour lui. Bref, le film veut faire plaisir à ses fans.

Mais par contre le scénar ça me semble laborieux. Entre la chasse aux artefacts sith, le coup du méchant mort qui n'est pas mort, l'hésitation sans fin de Kylo Ren et Rey… Franchement, ils auraient pu nous épargner ça et nous sortir un ultime grand-méchant qui en fait tirait toutes les ficelles depuis le début (vu et revu mais plus crédible à mes yeux).

Bon et sinon mon avis global sur toute la saga. Bha c'est pas mal avec des épisodes mieux que d'autres. En fait je pense que le format moderne des séries pourrait coller mieux ça éviterait les épisodes qui brodent et tout. Mais bon globalement j'ai du mal à comprendre la hype envers ces films. Ils sont biens mais voilà, d'ailleurs je suis d'avis de dire qu'ils ne méritent pas vraiment leur place dans le top IMDB… Je suis persuadé que sans le battage marketo-médiatique surpuissant de Disney ces films n'auraient pas une si grande aura.

Star Wars : Episode 8

Histoire

On en est où ? Ha ouai, la Résistance se réduit à peau de chagrin. Le Premier Ordre est au top avec toujours tout un tas de vaisseaux et tout. Ils sont à deux doigts de pouvoir achever les derniers restes des rebelles.

Rey est partie chercher Luke pour le ramener afin qu'ils sauvent tout le monde en affrontant le vilain Snoke et aussi Kylo Ren dans la foulée. Mais Luke ne semble plus trop avoir la foi et n'est pas trop tenté à l'idée de se castagner.

Ressenti (avec ptet un peu de spoil)

Mouai franchement qu'est-ce qu'ils ont voulu faire ici ? Ils se font chier pendant quatre films pour créer la légende de Luke et il le pourrisse dans ses 30 premières secondes d'apparition. Ils offrent une fin héroïque à Leia et puis en fait non elle est space proof, ne craint pas la décompression, le manque d'atmosphère, peut voler un comme elle veut dans son coma… On a un affrontement au sommet entre le grand méchant et Luke et bha en fait non. Le Poe Dameron qu'on nous fait découvrir à l'épisode précédent a le droit à une scène pour lui où il vend du rêve et après tout le reste du film il ne sert plus vraiment à rien à part se faire chier dessus.

C'est un peu dommage de désamorcer tout et de ne pas donner au spectateur ce qu'il veut. Et d'un autre côté on tente de nous mettre un ptit animal trop mignon et marrant afin de faire plaisir au spectateur mais non c'est pas ce qu'on veut.

Bon après visuellement c'est encore une fois très joli mais passer après l'épisode précédent c'est forcément moins impressionnant.

J'aime beaucoup le jeu de Bénicio Del Toro. Physiquement on le reconnait et tout mais son jeu est tellement différent de ce qu'il fait habituellement avec ses tocs et ses mimiques que j'ai presque douté du fait que ce soit lui.

J'ai pas aimé le passage sur la planète où il y a le casino et tout. J'ai eu l'impression qu'ils ont voulu rallonger la sauce avec ça mais … heuu … pourquoi le film est déjà suffisament long.

On a ENFIN le droit à un déclenchement de sabre laser à distance… J'ai toujours eu cette idée dès que j'ai connu l'univers de ces films. Ça a un potentiel tellement énorme en baston et ça n'avait jamais été exploité dans les films.

J'ai vraiment du mal à accrocher à Rey. Le personnage pour l'instant sort de nul-part et se confronte aux personnes les plus puissantes de la galaxie comme ça, sans jamais être formée ni rien. Je sens venir la grosse révélation dans le prochain épisode mais bon je pourrai pas être surpris, ça sera la fille/sœure/descendante d'un personnage qu'on a déjà vu et qui sera un illustre jedi. Ça laisse assez peu de prétendants. En sachant que les jedi n'ont pas le droit d'aimer (ce qui complique la reproduction) ça sera ptet un méchant ?

Dans le genre de truc inédit mais du coup bizarre, c'est la collision alors que le vaisseau est en vitesse lumière. Vous allez me faire croire que les collisions étaient possibles depuis le début mais que ça n'arrive absolument jamais ? Ils se promènent tous en ligne droite sans jamais rencontrer d'obstacle alors qu'ils passent parfois outre des ceintures d'astéroïdes, des planètes, des vaisseaux… MOUAI.

Et puis je comprends pas trop. Dans l'épisode précédent, nombreux ont été les personnages à se prendre des coups de sabres lasers sans que ça ne les tue. Rey, Kylo Ren, Finn … ils avaient plus de piles ou quoi ? Surtout que là dans ce film, on voit Finn se remettre sans aucune séquelle visible, Rey est comme neuve et par contre pas de bol Kylo Ren a le droit a une bonne grosse cicatrice bien vilaine à la tronche mais pas de main manquante ou autre membre remplaçable.

Star Wars : Episode 7

Histoire

Suite à la destruction de la seconde étoile noire, Luke Skywalker est désormais le dernier jedi en vie. Il part s'exiler quelque part sans donner sa localisation précise, sauf sur un bout de carte. 30 ans s'écoulent et à la place de l'Empire se créer désormais le Premier Ordre qui est à peu de chose près la même chose.

La Résistance menée par Leia est toujours là et cherche elle aussi Luke. La carte se trouve visiblement sur Jakku et donc la Résistance y envoie son meilleur pilote afin de récupérer la carte. Malheureusement le Premier Ordre est aussi au courant.

Ressentie

Franchement ? J'avais presque envie de lui cracher dessus mais … bha c'est pas mal du tout.

L'histoire est pas super originale c'est d'ailleurs une sorte de melting-pot des épisodes précédents. Un personnage qui s'avère avoir une forte orientation pour la force, encore une étoile noire, un méchant qui ressemble à dark vador mais qui obéit à un grand méchant qu'on ne voit que via hologramme… Mais ils ont ajouté des personnages qu'on a pas vraiment vu jusqu'à présent : les stormtroopers.

Visuellement ça envoie sec. Certains plans sont magnifiques, il y a une joie pâte visuelle.

La caméra est bien dynamique, sur les scènes d'actions c'est vraiment chouette. C'est vrai que les effets numériques décomplexés ça a un sacré avantage. Surtout quand comme là, ils sont au top niveau technique.

Le truc vraiment cool c'est que les lasers (les pioupious et les bvrmmmmms) font enfin de la lumière qui éclaire leur environnement. C'est un détail tout con mais ça change vraiment l'aspect visuel lors des affrontements. Il y avait un tout ptit peu ça dans l'épisode 2 mais là c'est vraiment un cran au-dessus et j'adore ce rendu.

Le film est bourré de ptites touches d'humour. Et certaines passent vraiment bien. C'est pas de la grosse blague mais des ptits traits qui font sourire.

Le rythme du film est plus soutenu globalement. Le montage est bien plus dynamique avec des actions qui s'enchaînent plus vite, sur ce point le film s'est écarté de ses origines et ça le modernise.

Bon, d'un certain point de vue c'est marrant de revoir les mêmes acteurs reprendre leurs rôles mais d'un autre c'est un poil ridicule. Han Solo fait vraiment pas crédible et plus là pour son pognon… Leia bon ça va, elle a un rôle de stratège militaire donc ça reste crédible. Et Luke bon… bha…

D'ailleurs sur les trois, Luke est celui qui a le mieux vieillit. Je préfère même sa tronche maintenant !

Dans les nouveaux personnages, c'est clairement BB-8 le plus sympa de la bande. C'est un personnage dynamique et assez attachant alors qu'il ne parle pas contrairement à cette daube de C3-PO (ouai je l'aime toujours pas). Au final ils nous ont pas mis de personnage débile pour combler.

Star Wars : Episode 6

Histoire

Alors que dans l'épisode 4 l'empire s'est fait péter son étoile de la mort, quoi de mieux d'en reconstruire une autre ? Pendant ce temps Luke et ses potes se décident à aller sauver Han Solo toujours cryogénisé de l'épisode précédent. Ils se rendent donc sur Tatooïne chez Jabba.

Une fois fait, Luke part achever sa formation de jedi auprès de Yoda sur Dagobbah avant de pouvoir affronter son père.

Ressenti

Hmm cet épisode est bien dans le sens où il semble clôturer l'arc narratif avec Palpatine et Dark Vador cependant la broderie avec les ewoks… bof.

En fait globalement le film n'a pas masse de trucs à raconter sur l'arc principal et prend donc le temps sur les aspects alentours. Le sauvetage du fier Solo est plutôt long, la bataille sur Endor avec les ewoks est aussi assez longue. À côté de ça l'affrontement entre Luke et ses ennemis est plutôt rapide et succint.

La marionnette de Yoda est sacrément bien faite et manipulée. On oublie facilement que ce n'est qu'un gros muppet tant ses mouvements sont bien fichus.

Bon, niveau "nouveaux" effets numériques je vais en dire du bien pour une fois ! Chez Jabba l'ajoute de la chanteuse et de son acolyte chanteur ça rend pas trop mal même si on voit bien les défauts ça reste pas mal. Bien moins grossier que pour l'épisode 4. Et à la toute fin ils ont également rajoutés des plans sur les villes en liesse qui sont plutôt dispensables.

D'ailleurs ils ont mis un plan de Naboo, donc j'en conclus que ça a été fait après l'épisode 1 et pourtant les effets numériques n'arrivent pas non plus au niveau de ce qu'ils avaient fait pour cet épisode. Ça a été sous-traité à la va-vite ou quoi ?

Bon par contre la course de moto dans la forêt… aïe, visuellement c'est vraiment pas la joie. Les incrustations jurent et en plus ils ont vraiment fait en sorte que ça dure longtemps.

Le scénar a quelques points étranges. Fallait forcément que Yoda meurt pile au moment où Luke revient le voir… Du coup le but c'est quoi ? Juste confirmer que Dark Vador est effectivement le père de Luke ? Obi Wan n'aurait pas pu lui envoyer un sms de confirmation ?

Mais surtout, pourquoi ? Pourquoi Palpatine tend un piège à l'alliance rebelle en lui donnant les infos concernant cette étoile de la mort.

Okay, c'est pour les attirer dans un piège afin de les massacrer, mais du coup, quitte à donner des infos pour les attraper… pourquoi ne pas donner des infos bidons. Non parceque bon visiblement le bouclier a bien été détruit sur Endor selon les plans de l'Alliance Rebelle donc le bouclier était bien à l'endroit prévu… L'étoile noire a effectivement un gros tunnel qui mène à un point stratégique que l'Alliance Rebelle a pu détruire éclatant tout l'engin.

J'aurai été ce géni de Palpatine j'aurai inventé une histoire bidon avec un générateur de bouclier à un autre endroit, comme ça l'Alliance n'aurait pas pu le péter. Et j'aurai indiqué un mauvais tunnel qui ne donne pas accès à l'endroit le plus faible de mon appareil qui a dû coûter une fortune … Bref, ce point me semble complètement con.

Bon et je me demande (mais je dois être le seul) pourquoi les ewoks sont si contents à la fin ? Il y en a surement des pelletés qui sont morts pour l'occasion dans un conflit qui ne les concernait pas… Je pense que l'Empire s'en foutait un peu complètement de ces ptits nounours donc pourquoi sont-ils si heureux ?

Au passage, Obi Wan serait pas un peu un mytho ? Il nous fait croire que son maître était Yoda. Si je me souviens bien, il a été le padawan de Qui-Gon Jinn et non de Yoda. Haha ! On ne me la fait pas !

Star Wars : Episode 5

Histoire

Après la destruction de l'étoile noire, la rébellion est partie se planquer sur une planète inhabitée. Alors que l'alliance rebelle vient de se faire repérer, elle prend la fuite non sans pertes. Luke Skywalker a reçu une vision de son mentor Ben Kenobi (pourtant décédé) de rencontrer Yoda sur la planète Dagobah.

Pendant ce temps, Dark Vador se rend compte que la Force reprend un peu de force ce qui ne peut que suggérer qu'un nouveau jedi vient de faire son apparition.

Ressenti

C'est vraiment un film d'aventure là. On a le héro qui se bat contre des grosses bébettes, le héro qui se bat contre un empire, le héro qui rencontre un nouveau mentor sur une planète exotique, le héro qui se fait piéger, ça flirte avec une princesse… Et c'est plutôt sympa à regarder.

J'ai passé un moment sympa. Voilà, pas plus quoi. C'est bien mais je pense que c'est surtout par nostalgie. Franchement le film est fait pale figure face à des productions plus modernes (si on compare ça à un film d'aventure genre The Hobbit ou même plus ancien comme un Indiana Jones).

Il y a plein de belles images, ça joue la carte du dépaysement avec des environnements variés du marécage à la toundra en passant par la cité dans les nuages et les astéroïdes. Mais en fait je crois que ce que j'aime pas c'est la brochette de héros.

Je supporte par C3-PO qui a vraiment un sacré balai dans le cul, Chewbacca bha j'ai l'impression d'avoir une serpillère qui passe son temps à pleurnicher, Han Solo relève le niveau mais sa lourditude constante avec Leia tourne un peu en rond. Leia bha … ouai ça va elle est bien et Luke bha je sais pas … je le trouve vraiment pas charismatique, pas spécialement drôle, pas vraiment attachant, bref je le trouve fadasse malgré le fait que ce soit le héros des films. Non décidément je comprends pas trop la hype pour Star Wars.

Dites donc mon cher, Luke Skywalker au début, après avoir tué le … yéti (?), pourquoi il part à pied dehors alors qu'il va faire nuit ? Dans sa grotte il aurait pu probablement passer la nuit sans trop de se refroidir et attendre le lendemain matin pour sortir. Ptet que sur Hoth les nuits durent 300 heures tu me diras… Mais même si c'était le cas. Il a un sabre laser, il peut donc faire fondre de la glace, il a son yéti (qu'il peut conserver au frais facilement…) ce qui lui procure une bonne quantité de bouffe qu'il peut cuire également avec son sabre laser. Merde quoi, il avait pas besoin de plus pour survivre "facilement".

J'ai l'impression qu'il y a au final bien moins d'ajouts numériques dans cette édition. Il y a quelques plans qui piquent les yeux mais ça reste plus rare que dans l'épisode précédent.

Le travail sur les maquettes des vaisseaux est vraiment ahurissant. C'est vraiment un travail d'orfèvre qui est fait et ça a un rendu où on voit biensûr les bords de l'incrustation, mais ça se laisse facilement oublier. Ça se sent que c'est de l'image analogique qui fait bien propre.

Même quand l'AT-AT explose avec ses débris qui volent ça rend pas mal, on voit que c'est des tous ptits trucs (je sais pas trop ce qui fait qu'on le remarque d'ailleurs) mais ça jure pas non plus.

Dans cet épisode Dark Vador passe bien moins pour un con que dans le précédent. On sent qu'il avait dû plaire dans l'épisode précédent et qu'ils l'ont donc bien mis en avant (aurevoir Tarkin).

Star Wars : Episode 4

Allez on arrive désormais dans les vieux vieux épisodes.

Histoire

20 ans ont passé depuis le précédent épisode. L'empire Galactique a définitivement remplacé la république mais des rebelles s'y opposent. Parmis eux, la princesse Leia donne un message à R2-D2 qu'il doit délivrer discrètement à Obi Wan Kenobi. Ce dernier vit en hermite non loin de la ferme de Luke Skywalker.

D'ailleurs ce Luke Skywalker aspire à une autre vie que celle de bouseux de l'espace. Et c'est R2-D2 qui lui fera quitter ses champs après s'être fait acheté par son oncle qui l'héberge. …

Ressenti

Bon alors vous le savez probablement, George Lucas aime bien rereremasteriser ses Star Wars et visiblement ma version est effectivement une qui a eu le droit à ce traitement. Il y a quelques bestiaux en images de synthèse 3D dégueulasses… C'est dommage parceque l'image est plutôt jolie avec un beau grain et tout mais ce contraste de film tout analogique avec ces ajouts d'effets numériques bof bof ça jure. C'est vraiment dommage.

Je vais pas mentir non plus, on voit souvent que les accessoires c'est des trucs en mousse/carton/polystirène mais ça a un certain charme. Ce sont des effets pratiques, de l'artisanat. Les quelques effets numériques d'époque donnent le ton. Déjà ils sont très rares et n'essayent pas d'en mettre plein la vue en étant sobre.

Franchement, les gens se sont foutu de la gueule de Jar Jar mais C3-PO… quel manequin insupportable celui-là. Et puis (alors là je sens que je vais me faire des ennemis mortels) Chewbacca … bha … c'est juste un sidekick rigolo avec ses grincements. Sa contribution au film est quand même bien légère.

Pourquoi quitte à refaire des effets numériques pour le film, ne pas avoir refait un peu mieux les effets des sabres lasers ?! Sérieux par moment ça se voit que le rotoscoping est loin d'être parfait…

Bon je décerne le prix de l'accessoire le moins bien réussi au drone de torture qui vient faire peur à Leia avec son aiguille.

Comme dit dans l'intro, c'est une version remasterisée avec plein d'ajouts numériques. Mais franchement c'est moche, apparemment ça a été principalement commis pour fêter les vingt ans du film en 97 et … c'est vraiment raté. Certe ça rajoute beaucoup d'immersion dans un sens parcequ'on voit plus de bébettes aliens et tout mais d'un autre côté l'incrustation est tellement dégueulasse qu'on perd en immersion. Et à côté de ça, tu vois le décollage d'un vaisseau depuis le sol qui est tout bien intégré est vraiment très bien fait.

C'est bizarre, vers 1h01m10s il y a quatre images où rien ne bouge sauf le sabre laser, c'est assez choquant (je l'ai choppé au vol sans savoir que ça allait y être) puis d'un coup une coupure où Luke a légèrement bougé. Wow. Comment ils ont pu laisser ça dans une énième réédition ?! Et quarante secondes plus tard une autre coupure du même genre (vous allez pouvoir m'apeler Michel) !

Un autre truc qui fâche, un vaisseau qui disparait de l'écran comme ça… une image il est là … pouf l'image d'après il disparait (1:49:32).

Bon, bha je l'avais pas vu depuis des années et je pense pas le revoir avant très longtemps. Je ne comprends pas trop l'aura de ce film. Il pourrait avoir le charme d'antan. Le film de science-fiction aventure avec des personnages marrants qui se prennent pas trop au sérieux (heureusement qu'Han Solo est là) mais ces rééditions niquent complètement ce ressenti et du coup j'ai l'impression de voir un truc botoxé. Le film veut pas faire son âge et se maquille à mort mais ça ne fait qu'empirer le truc et ça ne trompe personne.

L'histoire n'est pas des plus originales mais fait le taff, les acteurs aussi, les musiques c'est du John Williams qu'on nous a gavé de force depuis des décennies. Je pense que j'aurai bien plus apprécié ce film dans sa version originelle.

J'aurai dû chopper la version despecialized. Je suis habituellement amusé des ronchons du net qui se plaignent du moindre ptit détail (“Han shot first”, le drama Jar Jar…) mais là force est de reconnaitre que ce mix visuel brise complètement l'immersion. Je comprends bien les motivations de cette version alternative qui s'échigne à virer tous les ajouts de 97 tout en ayant la meilleure qualité possible.

Star Wars : Episode 3

Bon forcément troisième Star Wars d'affilée, j'ai plus grand-chose à raconter.

Histoire

Ça y est c'est la guerre entre la République et les séparatistes menés par le compte Dooku et le général Grievous. Les jedis tentent tant bien que mal d'empêcher que la République ne se déchire mais ça devient compliqué malgré leur armée de clones arrivée comme un cheveu sur la soupe. Cet épisode est la suite directe du précédent.

Les tensions entre Obi Wan et Anakin se sont apaisées légèrement mais ce dernier reste quand même assez instable psychologiquement. Désormais marié à Padmé Amidala il finit par la foutre enceinte bien que ça ne lui soit pas autorisé. Il a toutefois des rêves prémonitoires où il la voit mourir lors de l'accouchement.

Ressenti

On commence par un plan séquence tout fifou où la caméra virevolte dans tous les sens pendant un dogfight en orbite basse. Ça montre les muscles dès le début : on est LE space opéra ! Et c'est vrai que c'est plaisant à voir cette bataille si proche d'une planète avec plein de vaisseaux, des lasers, des roquettes, des droïdes.

Les effets spéciaux sont encore pas mal du tout pour l'époque. Comme quoi le premier épisode c'était ptet un peu tôt mais six ans plus tard force est de constater que la technologie a mûri.

J'ai l'impression que cet épisode ils se sont décidés à nous montrer plus de tout. Plus de planètes, plus d'aliens, plus de "culture", on a presque droit à du cyberpunk pendant quelques secondes dans le fond où l'on voit Coruscant de nuit mais plus proche du sol avec donc tout un tas d'enseignes néons et tout.

Plan pris en hauteur de la ville où l'on voit les néons de partout ce qui tranche radicalement avec l'imagerie habituelle que le film véhicule.

Sortit du contexte vous auriez deviné que c'était du Star Wars ?

Étonnament dans cet épisode je trouve que Palpatine est plus subtil avant de révêler son identité. Dans les épisodes précédents ils n'hésitaient pas à faire des remarques assez équivoques où bien des grimaces assez peu subtils. Le mec était clairement diabolique ça se voyait alors que là, au début du film quand il joue les prisonniers… bha il est plus crédible.

Ce n'est que maintenant qu'un droïde utilise ses facultés de droïde à ne pas avoir besoin de respirer, avoir une force surhumaine, ne pas avoir techniquement besoin de sa tête pour fonctionner. Et du coup ça surprend un peu car on nous y a vraiment pas habitué pourtant ça amène un peu de changements.

Bébé emmitouflé dans son cocon de tissus.

Ce plan, on le croirait sortit tout droit de Willow…

Un truc que je trouve un peu concon… À la fin il faut planquer les deux bébés. Il y en a un qui est filé au sénateur Organa (ça sera donc Léïa) qui s'est affiché clairement comme étant contre ce qui s'est passé aux jedis donc de base il est catalogué comme louche. C'est ptet pas la meilleure planque. Mais alors le second bébé c'est pire ! Il est remis dans la famille d'origine d'Anakin sur sa planète Tatooïne. S'il y a bien un endroit où il est susceptible de retourner pour une raison ou une autre c'est bien là-bas !

C'est donc la fin de cette trilogie qui remet toutes les pièces en place pour pouvoir s'imbriquer dans la trilogie originelle. Forcément les révélations de cette trilogie gâche l'effet de surprise pour la suivante mais bon que voulez-vous…

Bon du coup, je sais pas si c'est moi qui ai raté quelque chose mais on ne sait pas vraiment d'où il vient le Anakin. Dans l'épisode 1, sa mère nous dit qu'elle ne comprend pas vraiment comment elle l'a eu, qu'il n'a pas de père. Bon du coup, est-ce que c'est juste une façon de parler ou bien il y a vraiment eu un truc surnaturel à ce propos ? Est-ce que ce serait un Sith très puissant qui l'aurait créé de toute part via les midichloriens ce qui expliquerait ses aptitudes hors du commun ?

Star Wars : Episode 2

Allez après un premier épisode assez douloureux je m'attèle au second.

Histoire

Dix ans ont passés, Amidala n'est plus reine mais sénatrice pour la République à Coruscant. La République est d'ailleurs en train de se déchirer progressivement en deux camps, les jedis flippent de ne pas pouvoir assurer la paix car ils sont en sous-nombre.

Amidala a failli se faire assassiner et se retrouve donc protéger par Obi Wan et le petit Anakin qui atteint maintenant la majorité et a ses hormones qui le travaillent sévère. Obi Wan se retrouve à devoir enquêter à l'autre bout de la galaxie tandis qu'Anakin tout content va pouvoir être au petit soin de son crush Amidala.

Ressenti

Bha c'est vraiment mieux que le premier épisode. On sent que ça continue de se mettre en place avec un grand méchant que l'on voit un peu plus et qu'on devine encore plus aisément.

On sent que ça se lâche sur certaines scènes (dans l'usine, dans l'arène, la grande bataille) et ça marche plutôt bien (sauf l'usine, hein, faut pas abuser). Les effets numériques sont vraiment meilleurs que dans le premier épisode. Les bestioles en images de synthèses ont des textures bien plus fines. J'ai bien moins fait la grimace en regardant ça. Bon c'est loin d'être parfait mais dis donc quel chemin parcouru en seulement trois ans !

Il y a quand même pas mal de plans mochtocs où l'on devine à 100km le fond vert et les éclairages pas vraiment raccords mais c'est plus subtil quand même. Apparemment les créatures de latex sont de moins en moins nombreuses mais bon c'est aussi ça le progrès.

Dis donc… les tentatives d'humour sont vraiment vainent.

La relation entre les deux Jedis est assez insupportable. C'est tellement forcé que ça en devient chiant. Anakin passe vraiment pour le gamin capricieux qui mérite une bonne remontrance. Oui, on a compris qu'il bascule mais là c'est vraiment caricatural.

Pourquoi quand ils s'enfuient discretos, Anakin porte un poncho dégueulasse plein de tâches ? Pour passer incognito ? Du coup pourquoi Amidala porte-t-elle un truc aussi distinctif ? Bon c'est moins extravagant qu'à l'accoutumée mais quand même…

J'en ai pas parlé concernant l'épisode précédent mais on sent que dans cette prélogie l'allure des vaisseaux est partie sur des bases complètement différentes pour reflêter une autre époque. J'aime beaucoup l'allure de ces vaisseaux chromés avec leurs formes assez lissées toutes en courbes.

Le scénar est quand même assez suspect par moment. Pourquoi la maman qui s'est faite enlevée depuis un mois choisie de mourir pile quand son gamin la délivre ? On croirait moi qui traîne à aller au lit toute la semaine mais qui tombe de fatigue le vendredi soir…

Franchement, Dooku contre Yoda… on est bien d'accord que Yoda est super avantagé, il a une hitbox toute petite comparé à son adversaire…

La grande bataille finale a été faite par un autre réalisateur, non ? La caméra devient bien plus chaotique avec des zooms, des vibrations et tout. On sent qu'ils ont voulu un truc plus immersif et moins cinématique. C'est d'ailleurs plutôt joli surtout le passage dans la poussière avec les lasers qui donnent des teintes bien plus diffuses.

Ouai j'ai bien plus aimé cet épisode même si je suis pas non plus fan. La romance entre les deux … mouai, c'est tellement cliché. Vas-y que je roule dans l'herbe avec personne autour dans un décor paradisiaque avec juste ces grosses tiques/vaches moches. Mais bon ça ne dure pas trop trop non plus.

Star Wars : Episode 1

Contexte

Haaa Star Wars le truc sur-hypé qu'on veut te faire bouffer jusqu'à l'écœurement. Bon visiblement, en 2020 ça se tasse un peu au cinéma mais ces dernières années ils y sont allés un peu fort. Et franchement qu'est-ce que ça m'a pris la tête d'en entendre parler constamment.

Maintenant que la vague est passée, je me suis dit qu'il faudrait que je les refasse tous dans l'ordre des épisodes. Je les ai déjà tous vu sauf le dernier et j'ai un apriori peu reluisant. Je n'en ai pas des souvenirs mauvais mais pas non plus mémorable.

Début de l'histoire

Bon donc l'histoire commence lors d'un blocus commercial sur la planète Naboo orchestré par la fédération du commerce. Deux chevaliers jedi sont envoyés pour négocier la fin du blocus afin de soulager la planète qui crève à petit feu. Les négociations n'ont pas vraiment lieu puisqu'il ne s'agit en fait que d'une première manœuvre avant de déclarer la guerre.

La reine Amidala décide donc de s'enfuire vers Coruscant là où se trouve la capitale de la République. Elle espère provoquer une réaction de la République afin que celle-ci sanctionne la fédération du commerce et mette fin à la guerre et au blocus. Mais il faudra déjà parvenir à s'échapper et arriver jusqu'au bout…

Ressenti

Bha dis donc, qu'est-ce que ça a vieilli ces effets numériques ! WOW ! Sérieux, c'était une claque à la sortie mais franchement les personnages numériques sont presque tous à chier. Les textures ne sont vraiment pas fines et d'ailleurs je suis sûr qu'on arriverait à faire mieux en temps réel aujourd'hui (bon c'est sûr 20 ans ont passés).

Et du coup ça m'a constamment sorti du film. Faut dire que George Lucas a mis la grosse dose. Entre tous les gungans moches, les espèces de grosses dindes sans plumes dégueulasses qui pètent et les divers aliens sans trop d'inspirations on est servi. C'est dommage parcequ'à côté de ça on a certains personnages en latex qui rendent pas trop mal (bon certains sont par contre pas terrible non plus mais ça a quand même plus de charme).

Même certains environnements jurent aujourd'hui. La direction artistique pour la cité de Naboo est superbe, l'architecture et tout ça claque mais ça accuse son âge sur la réalisation c'est un peu dommage.

Par contre je ne dois admettre que la course de podracers est géniale. C'est à mon goût le passage le mieux réalisé du film. C'est tellement rapide qu'on a bien moins le temps de voir les imperfections des effets numériques. Et en plus elle reste assez lisible malgré l'action. Mais ce qui sublime le truc c'est tout le travail réalisé sur le son dans cette séquence. Chacun des podracer fait un son bien particulier, tout un tas de bruitages des différents éléments viennent accompagner tous les éléments visuels. Avec le son bien fort dans les esgourdes c'est un régal.

L'histoire est … là. J'ai quand même du mal à y croire. Ils partent à l'autre bout le la galaxie, s'arrêtent sur la planète paumée la plus proche et là ils trouvent un gamin de quoi 7, 8 ans ? Le gamin sait fabriquer son podracer, il tient la boutique, il est esclave mais il a sa baraque avec sa mère, il parle plusieurs langues, il fabrique son droïde… Rhaa et puis j'aime pas sa tronche à ce peck.

Dans les autres trucs qui m'ont hérissé … un truc nul. Au tout début du film, les jedis tentent de passer à travers une porte blindée. Un des deux plante son sabre en plein dedans pour faire fondre la féraille. Le mec il a les mains à 2 cm du métal en fusion mais il n'a pas trop l'air de se cramer les mains. Ouai c'est un détail nul mais c'est un de plus. Et d'ailleurs qui à utiliser cette technique maintenant, pourquoi plus tard dans le film Obi Wan ne fait pas pareil quand il est séparé de son maître qui se bat contre le grand méchant ? Il aurait pu tenter de se "creuser" un trou sur le côté plutôt que d'assister bêtement au combat à mort.

Par contre je comprends pas trop la haine globale envers Jar Jar. Ouai le personnage est complètement nunuche (et moche) mais il vise un public de gamin. Franchement… de vous à moi… Chewbacca dans les anciens films c'était le personnage pour les gamins et ça n'a pas fait scandale à l'époque. Bon, certe, il fait pas le boulet mais quand ses répliques se cantonnent à des grincements de portes…

Cela dit, voir ce pauvre Liam Neeson regarder dans le vide feignant de regarder Jar Jar ça fait un peu de peine. Il est jamais pile dans le bon axe et parfois pas vraiment bien synchro avec l'action du boulet…

Je sais pas vous, mais je trouve ça quand même assez étrange à quel point Amidala semble autant s'enticher du Anakin… C'est vraiment un mioche et elle se fait draguer et semble réagir favorablement… C'est bizarre (surtout en connaissant la suite des évènements). Bon pour le gamin on comprend que lui flash totalement sur elle…

D'ailleurs elle a quand même un look qui en jette sévère. J'ai l'impression que les seules bonnes idées de design dans le film c'est la ville de Naboo, Watoo (ouai il est moche mais j'aime beaucoup son design de mouche avec une trompe et un peu de barbe) et Amidala. Un vrai défilé pour elle avec des tenues extravagantes qui changent régulièrement. Franchement ils se sont fait plaisir à fond sur elle, c'est chouette comme tout. Ouaip Jar Jar tu peux te rhabiller avec ton paletot dégueulasse.

Bon niveau musique… bha c'est du John Williams donc c'est joli mais c'est toujours la même soupe cliché. J'en peux plus du John Williams, j'en ai trop entendu et même si je reconnais que c'est bien fait et tout bha ça me gave maintenant. Il y a quand même Duel Of The Fates qui fait toujours son ptit effet encore aujourd'hui je la supporte volontier et doit admettre qu'elle sublime n'importe quel truc qu'elle accompagne (la moindre vidéo nulle devient épique).

Voilà, ça reste un film qui se regarde mais très dispensable.

Vigilante

J'ai découvert ce film et c'est assez … moyen.

Eddie Marino est le gentil père de famille avec sa femme et son ptit gamin. Un jour sa femme se fait salement lacérer et tout ce qui va avec tandis que son gamin se fait tuer au fusil à pompe bien salement. Il porte naturellement l'affaire en justice.

Le truc c'est que le tueur fait partie d'un gang et a pas mal arrosé l'avocat et le juge semble particulièrement con. Moralité le tueur écope de deux ans avec sursis au bout de cinq minutes ce qui pousse notre gentil père de famille dans une colère sombre qui le pousse à insulter le juge ce qui lui vaudra un mois de prison.

suite et fin avec donc spoilers mais franchement ça ne va pas gâcher grand-chose

Ça n'apporte qu'à peu près rien à l'histoire mais dans son mois de prison il sera sous l'aile d'un vieux costaud qui l'empêchera de se faire violer dans les douches. Voilà, sortie de taule il retrouve ses collègues. Je vous l'ai pas dit au début mais il était à moitié au courant que ses collègues et bha en fait ils décident de rendre justice un peu par eux-mêmes avec des méthodes assez sales mais il faut ce qu'il faut. Du coup, peu râvi de la Justice il rentre dans le groupe de collègues pour ~assouvir sa vengeance~ rendre justice.

Faut se magner déjà, il s'est déjà passé une heure de film et il ne reste que 25 minutes générique compris ! Ils organisent une sortie chez le mec qui a écopé de ses deux ans avec sursis qui est avec sa copine en train de passer le temps sans Internet. Notre père de famille shoot le vilain, la copine réfugiée dans les chiottes sort avec un flingue et tire sur une épaule random. Et là il se passe la scène la plus folle du film, le chef de la bande sort son flingue et dégomme la pauvre meuf qui fait un recul d'une violence inouïe et pouf elle meurt (ptet même en vraie !).

Mais avant de mourir le vilain annonce que ce n'est pas lui qui a tué le gamin mais un autre de son gang. La vengeance n'est donc pas tout à fait assouvie.

Le gentil souhaite se barrer, sa femme le largue parcequ'il n'a pas été là lors de l'agression qui a eu lieu en pleine journée quand il était au boulot. Le chef des collègues vient faire son speach comme quoi faut pas fuir, faut pas se planquer faut se venger ! BASTON ! Notre gentil totalement convaincu est en train de se barrer avec toutes ses affaires sur le plan suivant. Mais en chemin il tombe le vrai meurtrier de son gamin à 12 minutes de la fin !

Il reste pas mal de budget donc autant finir en beauté, on a le droit à une course poursuite dans les bas quartiers de New-York. Les pneus crissent, ça se quigne de droite et de gauche. Le vilain se fait stopper par une pauvre bagnole qui n'a rien demandé, il continue à pied. Chose rare, il ne court pas dans la même direction que son poursuivant en restant bien sur la route mais fais des feintes et va là où une bagnole peut pas le suivre. Le film remonte dans mon estime. Le gentil finit par coincer le méchant qui semble prêt à bastonner mais est visiblement très nul à la castagne.

Le gentil balance le méchant par-dessus la rambarde. La rambarde de quoi ? Ils étaient montés sur une grue. Et voilà c'est la fin.

Ha non on me signale qu'il reste 5 minutes et encore un peu de pognon. Bon bha et si on faisait une ptite explosion d'une bagnole ? Allez, en victime on a qu'à mettre le politicien véreux pour qui travaillait le maquereau qui maltraitait les prostitués du quartier qui s'était fait choppé par notre groupe de Vigilante.

C'est vraiment très bof bof. Ça a sacrément vieilli.

Ça vole pas haut, les personnages sont très caricaturaux, ça rajoute des scènes qui ne font pas avancer l'histoire du tout. Certains plans sont jolis cela dit. Les films de cette époque avec du pognon avaient décidément de bonnes caméras.

Niveau musique il n'y en a pas. Mais d'un coup tu vas en avoir pendant dix secondes avec des bons gros synthés qui tâchent qui font pas mal penser à du Carpenter (j'ai apprécié).

Par moment c'est juste utilisé vraiment de façon ultra cliché des années 70,80 avec des sons stridents au moment où faut avoir peur.

J'ai lu que visiblement le film a vraiment été fait à la bourrin. À un moment ils suspendent un mec à la fenêtre pour lui mettre un peu la pression. Bha ils l'ont réellement fait, sans sécurité (ni matelas ni filet).

Il y a une scène de baston dans une douche, bha un des acteurs s'est pris un vrai coup au point d'être étourdi et à un autre moment ça se castagne à la batte de baseball et bien même en plastoc il y en a un qui s'est pris de vrais coups.

Tout à l'heure je vous ai dit qu'une pauvre meuf se prend une balle et visuellement elle a un impact d'une violence ahurissante : elle fait un vol de cinq mètres en arrière. C'est tellement puissant qu'ils ont été obligés de ralentir le plan sinon c'était trop rapide au visionnage et surtout ils ont eu vraiment peur qu'elle se soit vraiment abîmée la pauvre.

De vrais bourrins.

Dans le casting on a donc Robert Forster assez jeune. C'est lui qui pète la classe dans Jackie Brown (et dans le clip Blood Like Lemonade de Morcheeba). Et surtout Fred Williamson que je ne connais que pour son rôle dans From Dusk Till Dawn où il joue le vétéran qui là aussi est un peu plus jeune.

Voilà, c'est pas mal dispensable même si honnètement ça se laisse regarder. Je l'oublierai très vite.

ZSH plus loin : les touches du clavier

Bon j'espère que je suis pas le seul à avoir ce genre de souci : des fois t'appuies sur une touche et zsh ne fait pas ce que tu espères qu'il fasse. Je parle pas pour les lettres où les caractères spéciaux, je parle plus pour les touches genre Home ou End. Mais enfin ! Si, les touches avec et qui permettent d'aller au tout début ou à la fin !

Bon et bien quand vous appuyez sur ces touches et que ce couillon de ZSH ne fait rien. Il vous regarde benoitement. Est-ce le clavier qui cesse de fonctionner ? Est-ce le terminal qui a décidé de ne plus envoyer les infos au shell ? Et bien non c'est souvent ZSH qui … ne fais rien parcequ'il sait pas quoi en faire.

Il y a tout plein de manière de corriger ça. Mais d'abord essayons de comprendre ce qui déconne.

Pourquoi ça merde ?

Ouai alors là j'irai pas non plus à fond dans les détails mais en gros : votre terminal envoie ce que vous tapez au clavier au shell. Ensuite c'est au shell de comprendre ce qu'il reçoit.

Bon quand vous appuyez sur une lettre, c'est facile, le terminal envoie une lettre et le shell comprend cette lettre. Quand vous envoyez une touche une touche spéciale, le terminal envoie une séquence de caractères, le shell reconnait (ou pas) cette séquence et agit en conséquence.

Par exemple quand vous appuyez sur F1, le shell reçoit ^[OP . Ha ! C'est moins parlant là d'un coup ! Donc ensuite c'est au shell de faire sa tambouille pour savoir que cette suite de caractère c'est F1.

Et à vraie dire chaque terminal n'envoie pas forcément la même séquence de caractères pour une touche donnée. Et ça varie également en fonction de l'OS. C'est pour ça que vous avez toujours la variable d'environnement $TERM qui permet à votre shell de savoir quel est le terminal qui le fait tourner. Avec cette info il utilise un dictionnaire différent lui permettant de traduire les chaînes de caractères comme il faut (entre autres).

Il peut arriver que le shell que vous utilisiez n'ait pas le dictionnaire qui convienne ou que votre terminal ne se comporte pas comme il devrait ou juste que le shell soit configuré autrement.

Voir les chaînes de caractères

Bon maintenant vous êtes curieux, vous voulez voir ces fameuses chaînes de caractères !

  • Ouvrez un terminal dédié (il sera foutu, il faudra le kill à la fin).
  • Lancez un ptit stty raw
  • Lancez un ptit read
  • Pianotez ce que vous voulez pour voir ce à quoi ça correspond.

ZKBD

Zsh est maintenant un vieux shell qui a su se créer sa ptite communauté d'utilisateurs. Et ils ont tous déjà eu les soucis que vous allez rencontrer. Et les plus débrouillards ont su se dépatouiller et créer des ptits outils pour aider les suivants.

Et c'est là que zkbd entre en jeu !

Il s'agit d'un script permettant d'apprendre à ZSH à se démerdouiller par la suite. Selon votre distro vous l'aurez ou non.

Dans une fière Gentoo vous le trouverez dans /usr/share/zsh/5.8/functions/Misc/zkbd . Il vous suffit de l'executer et de suivre ce qu'il vous raconte.

/usr/share/zsh/5.8/functions/Misc/kbd
Enter current terminal type: [xterm-256color]

We will now test some features of your keyboard and terminal.

If you do not press the requested keys within 10 seconds, key reading will
abort.  If your keyboard does not have a requested key, press Space to
skip to the next key.

Hold down Ctrl and press X: ^X

Your Meta key may have a Microsoft Windows logo on the cap.
Hold down Meta and press X: x
Your keyboard or terminal does not recognize the Meta key.

Hold down Alt and press X: ^[x

---------

You are using zsh in MULTIBYTE mode to support modern character sets (for
languages other than English).  To use the Meta or Alt keys, you probably
need to revert to single-byte mode with a command such as

    unsetopt MULTIBYTE

If you want to use these extra keys with zsh, try adding the above command
to your /home/lord/.zshrc file.

See also "man stty" or the documentation for your terminal or emulator.
Press a key to proceed:

---------

You will now be asked to press in turn each of the 12 function keys, then
the Backspace key, the 6 common keypad keys found on typical PC keyboards,
plus the 4 arrow keys, and finally the Menu key (near Ctrl on the right).
If your keyboard does not have the requested key, press Space to skip to
the next key.

Do not type ahead!  Wait at least one second after pressing each key for
zsh to read the entire sequence and prompt for the next key.  If a key
sequence does not echo within 2 seconds after you press it, that key may
not be sending any sequence at all.  In this case zsh is not able to make
use of that key.  Press Space to skip to the next key.

Press a key when ready to begin:

If you do not press a key within 10 seconds, key reading will abort.
If you make a mistake, stop typing and wait, then run this program again.

Press F1: ^[OP
Press F2: ^[OQ
Press F3: ^[OR
Press F4: ^[OS
Press F5: ^[[15~
Press F6: ^[[17~
Press F7: ^[[18~
Press F8: ^[[19~
Press F9: ^[[20~
Press F10: ^[[21~
Press F11 : 
Press F12 : 
Press Backspace: ^?
Press Insert : 
Press Home: ^[[H
Press PageUp: ^[[5~
Press Delete: ^[[3~
Press End: ^[[F
Press PageDown: ^[[6~
Press Up: ^[[A
Press Left: ^[[D
Press Down: ^[[B
Press Right: ^[[C
Press Menu : 

Warning: Delete key sends ^[[3~ (not ^?)

Warning: Backspace sends ^?

Parameter assignments for the keys you typed have been written to the file:
/home/lord/.zkbd/xterm-256color-:0

You may read this file into /home/lord/.zshrc or another startup
file with the "source" or "." commands, then reference the $key parameter
in bindkey commands, for example like this:

    source ~/.zkbd/$TERM-${${DISPLAY:t}:-$VENDOR-$OSTYPE}
    [[ -n ${key[Left]} ]] && bindkey "${key[Left]}" backward-char
    [[ -n ${key[Right]} ]] && bindkey "${key[Right]}" forward-char
    # etc.

Adjust the name of the file being sourced, as necessary.

Le script vous permet donc de lire un peu toutes les touches qui posent habituellement problèmes et vous écrit ça dans un fichier que vous pouvez sourcer afin de tout bien prendre en compte.

Bindkeys

Bon maintenant ZSH sait interprêter les touches. Mais … c'est pas pour autant qu'il y associe des actions.

Et un des trucs chouette c'est qu'on peut lui faire faire un peu ce qu'on veut. Mais bon on va pas se le cacher, ce qu'on veut c'est que ça ait le fonctionnement basique. Notamment on veut que la touche Home et End bouge le curseur en début et fin de ligne.

Pour ça il faut modifier le fichier de conf. Moi je suis mono-utilisateur sur ma machine mais il m'arrive de passer en root et j'aime bien avoir le même comportement quand je suis root, du coup je passe tout dans /etc/zsh/zshrc histoire d'éviter les surprises.

Là je pose un petit

extrait de /etc/zsh/zshrc
typeset -g -A key
bindkey "^[[7~" beginning-of-line
bindkey "^[[F" end-of-line
bindkey "^[[3~" delete-char
bindkey "^[[A" history-substring-search-up
bindkey "^[[B" history-substring-search-down
bindkey "^[[D" backward-char
bindkey "^[[C" forward-char
bindkey "^[[5~" beginning-of-buffer-or-history
bindkey "^[[6~" beginning-of-buffer-or-history
bindkey "^[[H" beginning-of-line

Et le tour est joué.

Tiens d'ailleurs s'il vous reste encore un peu de curiosité. Toutes les "actions" des keybinds sont en fait des widgets dans le jargon de zsh. Vous pouvez retrouver tous les widgets par défaut existants dans le man zshzle (cherchez “STANDARD WIDGETS” pour arriver au bon endroit).

Et là vous vous dites que vous allez pouvoir en mettre partout dans tous les sens. Oui, mais il va vous faloir une bonne mémoire (ce que je n'ai pas, j'ai capitulé).

American History X

Très gros film abordant le sujet du racisme, de la haine, de l'idéologie nazie avec toute la violence qui va avec.

Derek est un néo-nazi convaincu qui un soir est en train de se faire voler sa voiture par trois noirs. Son ptit frêre Danny le réveille pour qu'il aille empêcher ça. Derek sort avec son flingue et tue un premier voleur, tire sur le second qui agonise alors que le troisième prend la fuite en voiture. Il est envoyé en prison pour trois ans.

Son ptit frêre Danny idolâtre son frangin et commence à marcher dans ses pas. Il fait un exposé sur les droits civiques qu'il base sur Mein Kampf, il s'est fait tatoué un symbole nazi sur le bras et traîne constamment auprès du gourou nazi du secteur. Son proviseur décide de le recadrer afin de stopper sa dérive et de le remettre dans le droit chemin. Derek sort de prison et semble avoir changé également.

J'aime beaucoup ce film. Malgré son imagerie dégueulasse avec tous ces drapeaux, tatouages, insignes, posters, badges nazis de partout qui met mal à l'aise, il est super agréable à regarder. Le film se passe en grande partie dans des flashbacks dans un très beau noir & blanc particulièrement sombre avec un grain d'image bien analogique.

On est donc spectateur de l'évolution radicale de certains personnages ( c'est assez brusques mais bon le film ne fait que deux heures, ça aurait été difficile de rendre ça plus progressif sur si peu de temps). Le film ne rechigne pas à montrer la violence des gangs et de la prison avec passage à tabac, viol et tout ce qui va bien. Mais j'ai l'impression que le film tourne ça d'une façon à ne pas rendre ça joli mais au contraire rendre ça dégoutant comparé à d'autres films qui ont tendance à rendre la violence hype. Ça appuie d'autant plus le propos du film que la haine (et donc la violence) n'a aucun intéret et qu'au contraire elle s'auto-alimente.

spoiler

À la fin quand son ptit frêre se fait buter dans les chiottes du lycée, Derek est normalement sorti de son cercle de la violence. Mais le proviseur et le flic le pousse à rester encore un peu plus dans ce monde qu'il veut désormais fuire. Une fin qui était envisagée était de le voir se raser le crâne à nouveau après la mort de son ptit frêre pour montrer qu'effectivement il n'allait pas s'en sortir de ce cercle de la haine. Mais cette fin a été retoquée.

Ce film sera malheureusement d'actualité pendant encore très longtemps. Il n'apporte malheureusement pas de solution au problème.

Les deux têtes de castings sont des Edward. D'ailleurs c'est marrant de voir qu'à l'époque Edward Furlong avait encore la même tronche que dans Terminator 2 alors que par la suite… bha … pas du tout.

Saving Private Ryan

Allez un bon ptit Spielberg des familles !

Alors qu'une mère vient d'apprendre que trois de ses quatres gamins sont morts lors de la Seconde Guerre Mondiale, l'État-Major américain décide de monter une mission pour aller chercher le quatrième frangin afin de le ramener au pays.

Le soldat Ryan a été parachuté derrière les lignes ennemies mais personne ne sait s'il est encore en vie et surtout où est-ce qu'il se trouve réellement. Tom Hanks se voit assigner cette mission de récupération et monte une équipe de 8 soldats.

La première scène du film avec le débarquement est d'une intensité rare. Ce rendu ultra réaliste avec la caméra sur le champ de bataille qui bouge dans tous les sens et subit le souffle des explosions. Ça a un rendu à la fois ultra spectaculaire mais aussi très réaliste. On a l'impression d'être en plein documentaire où le caméraman pourrait se prendre une balle à n'importe quel moment. Rien que cette scène a coûté 11 millions de dollars et a pris un mois a être tournée.

C'est le premier film que j'ai vu en HD tiens. Voilà vous en vous foutez mais c'est dit. Vous n'aviez qu'à pas lire cette ligne.

Le film est pas mal gore quand même. Il y a beaucoup de boyasse qui vole et des litrons de sang un peu tout le temps. Il n'est pas à conseiller aux personnes sensibles. C'est très … viscéral.

D'ailleurs pour se simplifier la tâche, ils ont eu recours à beaucoup d'acteurs ayant des membres en moins. Ça évite d'utiliser des effets numériques très chers encore à l'époque. Par contre ils ont quand même feinté pour Bryan Cranston (Walter White dans Breaking Bad) qui a bien ses deux bras en vrai ;-) .

Cela dit ILM a fait des miracles en ajoutant tout plein d'effets numériques "invisibles". Et ils ont modifié l'obturateur de la caméra afin d'avoir un rendu assez délavé mais plus net. Ça plus les systèmes pour faire trembler la caméra donne une allure vraiment particulière aux scènes d'actions.

Mais même lors des scènes plus calme, la caméra n'a pas vraiment la palette des mouvements classiques qu'on retrouve au cinéma. Elle est jamais fixe, jamais de traveling bien propre, jamais de dolly ou autre, ici c'est à l'épaule avec tous les mouvements brusques et vivants d'une caméra sur le terrain.

C'est marrant, j'allais écrire “J'apprécie pas vraiment les films de guerre” mais je me rends compte qu'au final il y en a pas mal que j'aime bien. Du coup, bha ptet qu'au final j'aime bien quand même ? En tout cas celui-là je l'aime beaucoup.

Les personnages ne se la pètent pas, la mise en scène fais très vraie, on est sur un groupe restreint de soldats et du coup on parvient à un peu les connaître. La musique est cool, les décors sont comme ce qu'on s'attend à voir. Ils ont dépensé sans compter manifestement. Et la thématique de l'intéret de mettre en danger 8 hommes pour en sauver 1 est vraiment intéressante et le film ne donne pas de réponse qui me satisfasse.

spoiler mais pas trop

La logique du Capitaine concernant le fait de sacrifier un homme à lui dans le but d'en sauver 10 se tient. Et justement monter une escouade dans le but de sauver un seul homme ne lui convient pas.

Mais le fait d'à-côté de ça considérer que l'objectif principal est de gagner la guerre et que donc mettre hors d'état une mitrailleuse sur le chemin même en y perdant un homme vaut le coût.

Et ça se concrétise à la fin quand il décide de ne pas partir avec Ryan mais de les assister afin de potentiellement parvenir à aider toute l'armée sur leur opération.

Le Bon La Brute Et Le Truand

Le western spaghetti par excellence. Sergio Leone, Ennio Morricone, Clint Eastwood, des gros plans, des décors sableux, des visages crasseux et transpirants, des flingues et des pelles.

Clint Eastwood est le Bon et s'amuse à livrer à la justice Eli Wallach pour toucher la récompense. Puis lors de la pendaison du malheureux tire sur la corde pour le sauver et le récupérer. Ils recommencent pareil dans le bled d'à côté pour toucher une autre prime.

Lee Van Cleef (la brute) est lui à la recherche d'un trésor en or bien planqué. Pas de chance pour lui la localisation du trésor sera connue en partie par le Bon et en partie par le Truand.

Et c'est parti pour 3h de promenade mouvementée dans le désert. Quelques virées en ville également.

Et bha j'aime pas trop trop. En fait c'est vraiment très lent avec des détours par-ci par-là. J'ai l'impression que le film recherche plus à retranscrire une époque, une ambiance les ressentis plus qu'une histoire bien bornée.

Certains passages sont vraiment longuets même si la trame "pure" de l'histoire est sympa. Ce manque de rythme est vraiment dommage parcequ'au final en 2h ça aurait permis de condenser un peu plus et d'avoir quelque chose de plus agréable à regarder.

J'avoue cependant que les scènes sont somptueuses avec toutes ces couleurs, les paysages à perte de vue, les décors de ville d'époque super classes. Et puis le passage de guerre pour le contrôle du pont avec toute cette artillerie, tous ces soldats en tenue c'est chouette à voir. Il y a pas à dire les films sans effets numériques ça a quand même de l'allure.

C'est marrant de voir le Bon ne pas rechigner à arnaquer la Justice de son pays, être prêt à tuer des innocents sans état d'âme dans le but de s'enrichir personnelement. Il est au final pas spécialement plus vertueux que le truand ou la brute. J'imagine que c'est clairement voulu.

spoilers

Wow l'explosion du pont ils ont pas déconné ! On voit vraiment le souffle de l'explosion et des débris qui tombent vraiment très près des acteurs !

Le duel final est quand même cool comme tout avec toute la tension des 3h de film qui se concrétise enfin. Et puis ce cimetière est vraiment stylé avec son agencement tout en rond. Je viens de lire qu'il a été construit à l'occasion par l'armée espagnole pour les besoins du film en seulement 2 jours. Bravo les mecs !

J'ai pas trouvé ça mauvais mais j'ai vraiment pas réussi à accroché. J'ai été obligé de faire des pauses pour pas capituler et même accélerer un peu le film. En fait le rythme trop lent et puis … bha le western spaghetti… c'est clairement pas mon truc.

Je trouve ça trop cliché. Sauf que … c'est logique, c'est ce film qui a créé bon nombre de ces clichés. Mais du coup je trouve ça presque parodique : les scènes avec les très gros plan sur les visages qui se regardent les uns les autres avec la goutte de sueur… J'ai presque l'impression de voir une parodie.

Bref, je préferre Le Bon La Brute et le Cinglé.

One Flew Over The Cuckoo's Nest

En 1975, Milos Forman sort ce film avec à son casting Jack Nicholson qui semble s'éclater. C'est un film avec pas mal de scènes bien marrantes mais qui est quand même loin d'être léger et plus profond que qui est présagé.

Randall Patrick McMurphy est un homme visiblement violent qui vient d'être accusé de viol sur une mineure après déjà au moins un autre passage en taule. Cependant son cas semble assez ambigu et il est plaide la folie pour ne pas finir en prison. Il est donc amené dans un hôpital spécialisé qui va le garder quelques semaines en observation avant de statuer sur sa folie.

C'est bien entendu une sacré performance d'acteur que nous a délivré Jack Nicholson. Le doute est clairement permis concernant sa folie : est-ce qu'il joue, est-ce qu'il a vraiment une folie avec des accès de violences, est-ce qu'il est juste en inadéquation sociale ?

Mais du coup c'est également le propos du film, à partir de quel moment quelqu'un se rebellant contre le système en place passe d'activiste à fou ?

Le personnage de Jack Nicholson est vraiment attirant. Il a pas mal de répartie, plein d'humour, il accroche vite avec ses nouveaux comparses et les apprécie sans se moquer d'eux. Du coup forcément le spectateur l'apprécie et le trouve sympathique. Et là on apprend qu'il a commis un viol sur mineur et semble parfaitement ok avec ça. Et là c'est le malaise pour le spectateur.

D'ailleurs c'est un peu pareil pour l'infirmière Mildred Ratched, au tout début on la voit forcément autoritaire et pas forcément aimante. Puis petit à petit, elle semble sévère mais quand même passionnée et au final juste. Et enfin le final…

Le film a réellement été tourné dans un hôpital psychiatrique et d'ailleurs certains des patients figurants sont de vrais patients et non des acteurs. Et d'ailleurs le tournage a été assez particulier visiblement. Il a été tourné dans l'ordre chronologique des évènements ce qui est particulièrement rare (à l'exception de la scène du bateau). Un des acteurs a été diagnostiqué d'une leucémie pendant le tournage par l'un des médecins de l'hôpital en question. Le réalisateur laissait souvent tourner les caméras sans prévenir les acteurs afin d'en obtenir des plans de réactions qui soit authentiques (notamment de la part de Louise Fletcher l'infirmière en chef). Danny DeVito a commencé à s'inquiéter pour sa propre santé mentale vu qu'il commençait à avoir un ami imaginaire durant le tournage. Sydney Lassick inquiétait de plus en plus l'équipe du fait de son état émotionnel particulièrement instable et imprévisible au point que l'équipe médicale de l'hôpital était prête à le prendre en charge.

C'est un des trois films à obtenir les 5 principaux oscars (avec It Happenend One Night et The Silence Of The Lambs.

Certaines scènes mettent vraiment de bonne humeur. Quand ils partent faire leur promenade en bâteau, avec leurs grands sourires c'est ultra communicatif. Mais cette fin est d'une tristesse pour McMurphy !

spoilers

Bon alors ? Il fait semblant ou bien il est un peu fou ? Je pense qu'il n'est pas fou mais dérangeant et potentiellement dangeureux mais pas au point de mériter ses électrochocs (d'ailleurs est-ce qu'on peut vraiment en mériter ?).

Rhaaa ce final où le pauvre Billy semble aller bien mieux après sa nuit accompagnée puis se fait mettre plus bas que terre par Miss Ratched ça fait vraiment mal. C'est rageant de voir qu'au final malgré ses apparentes bonnes volontés elle se laisse griser par le pouvoir qu'elle retire de son autorité dans cet hôpital.

Ce film a un casting impressionnant.

  • Premier rôle de Christopher Lloyd (Doc Emmett Brown dans Retour vers le futur)
  • Mais aussi de Brad Dourif (qui a une filmographie bien typée horeur et c'est aussi le papa de Fiona Dourif (qui joue Bartine dans Dirk Gently !))
  • Et encore le premier rôle de Michael Berryman qui joue souvent des personnages assez horrifiques.
  • Scatman Crothers qui est Dick Halloran dans The Shining
  • Danny DeVito qui est Danny DeVito
  • Jack Nicholson qui lui aussi est Jack Nicholson

J'aime bien la cohésion de cette petite bande de potes de fortunes. Ça rapelle un peu les films avec une bande de gamins, ils auraient pu s'appeler les loonies.

The Silence Of The Lambs

À la 23ème place du top 250 IMDB, on retrouve notre film de ce soir. Une enquête où Jodie Foster va être aidée par Hannibal Lecter un dangeureux cannibale plutôt violent mais tout de même gentleman mais surtout très fin limier.

Un meurtier s'amuse à mutiler et écorcher des jeunes femmes avant de balancer leurs cadavres dans une rivière. Une nouvelle victime manque à l'appel et pas de chance c'est la fille d'une sénatrice du coup le FBI y met un peu plus de zèle afin de parvenir à sauver à temps la pauvre gamine.

Le film nous emmène donc auprès de Clarice Sterling qui est encore en formation au FBI dans la section d'étude comportementale. C'est donc une enquête à base de profilage plus qu'une enquête à base d'empreinte et d'analyse de traces.

Et bien j'ai vraiment bien aimé le film même si visuellement je l'ai trouvé hideux. L'histoire est vraiment cool et surtout Anthony Hopkins est super bon acteur et son personnage est ultra intrigant. Jodie Foster est parfaite également pour lui renvoyer la balle et le duo malgré eux fonctionne super bien.

remarques spoilantes

Alors n'ayant vu le film qu'une fois, j'ai pas toutes les références et tout mais je me demande si Buffalo Bill ne serait pas inspiré d'Ed Gein le serial killer psychopathe.

L'évasion de la prison temporaire en se servant de la peau d'un des flics comme d'un masque y fait également pensé (tout comme House of 1000 corpses ou bien Texas Chainsaw Massacre).

Bon et maintenant j'ai enfin vu la référence de cette scène mythique de Clerks 2 (qui est toujours aussi hilarante (mais beaucoup moins dans ce film)).

Le personnage d'Hannibal est super chouette mais sa sagacité semble quand même un poil tiré par les cheveux. Il arrive à des conclusions en se basant que sur très peu de détail, comme si il ne pouvait en être autrement via un autre cheminement ce qui me semble assez foireux. Pour un film qui n'est pas 100% centré sur ça, j'arrive à faire abstraction, mais j'imagine que ça tomberait vite à l'eau si c'était vraiment le centre de l'intrigue.

C'est assez rare dans un film d'avoir un personnage aussi charismatique qu'Hannibal sans qu'il ne soit au final un protagoniste actif dans l'histoire. C'est d'ailleurs rare pour un film d'avoir deux antagonistes au héro sans qu'il ne soit liés ni rien. Les deux sont complètement indépendants.

Et j'ai trouvé ça étrange qu'au final le cocon de mite n'ait pas une plus grande place que ça dans le déroulement de l'enquête. Ce n'est au final qu'un tout petit détail qui ne les aiguillera pas plus que ça alors que ça pourrait être l'élément ultime permettant de découvrir le tueur. C'est au final assez bien dosé avec plein de ptits indices qui pointent un tout petit plus chacun dans une direction. Bref, je me suis fait avoir par l'affiche du film ^__^ .

Comme je disais tout à l'heure, je trouve le film très moche. C'est terne, l'image est meh. Les lumières sont pas folichonnes, les mouvements de caméras sont des plus classiques. Le seul truc qui sort de l'ordinaire est l'important nombre de regard caméra en gros plan afin de cerner le spectateur mais en dehors de ça j'ai pas eu l'impression qu'il y ait de folie dans la mise en scène.

Pareil, la musique est là pour meubler mais sans plus, pas de thême vraiment remarquable ou autre. C'est fonctionnel, bien fait mais sans surprise. C'est l'histoire et les acteurs qui font tout le taff et avec brio.

Fight Club

Allez encore un ptit film de David Fincher et rien que ça, ça me met en joie ! Ce film est également devenu culte, j'imagine que vous en avez déjà entendu parlé et probablement déjà vu. Rien que son affiche avec son savon rose est célèbre.

Je le réalise que maintenant en écrivant alors que j'ai déjà vu ce film au moins 6 fois mais on ne connait pas le nom du personnage incarné par Edward Norton. Donc, lui, est en crise existentielle assez sévère à base de déprimes et d'insomnies sévères qui font qu'il est complètement à la ramasse presque spectateur de sa ptite vie d'expert envoyés par monts et par vaux.

Un jour, il fera la rencontre de Tyler Durden qui deviendra un « ami à usage unique » le temps d'un vol en avion. Le contact passe plutôt bien, il récupère sa carte de visite. En arrivant au pied de son immeuble il découvre que son appart a explosé suite à une fuite de gaz. Ne sachant où aller, il contacte Tyler espérant pouvoir être accueilli.

Cette rencontre va tout changer dans sa façon de penser/vivre/être mais je m'arrête là.

Le film est ultra populaire avec un gros casting, un gros réalisateur, une grosse histoire, un twist ahurissant. Le premier visionnage donne envie de se le refaire dans la foulée pour mieux assimiler et comprendre ce qu'on vient de voir.

Le film utilise de très discrets effets spéciaux numériques notamment sur des très gros plans d'objets où la caméra se balade dessus… Et franchement vingt ans plus tard, ces effets sont encore vraiment cool même si bien moins surprenant mais à l'époque c'était vraiment rare et surtout ça semble vraiment réaliste. D'ailleurs c'est une des marques de fabrique de David Fincher d'utiliser des effets numériques "invisibles" pour des éléments réalistes.

Bon par contre certains effets sont bien moins subtils (le pingouin, la collision aérienne, l'explosion de l'appartement…) mais ont pas trop mal vieilli quand même. On le considère souvent comme vraiment très méthodique et à vouloir une prise parfaite et donc prêt à filmer en boucle la même scène. Pour Fight Club il a utilisé près de 1500 bobines pour 2h de film ce qui est près du triple de la normale.

La BO est pas mal cool avec énormément de morceaux d'ambiance avec des tonalités électro sympatoches. D'ailleurs les Pixies à la fin avec Where is my mind m'a été gâché (et maintenant vous aussi).

Le film est sur bien des aspects immoral et d'ailleurs il a souvent été interprêté de façon radicalement opposé par différentes franges de son public. Alors que Edward Norton nous est montré comme faible, souvent victimisé, soumis à l'environnement qui l'entoure, on le confronte à Tyler. Tyler Durden est tout l'opposé, vu comme l'archétype du mec cool, viril, beau gosse, qui se laisse emmerder par personne, libre comme l'air, le mâle alpha dominant, tête pensante dirigeant son escouade. Mais on peut aussi le voir d'un autre œil bien moins reluisant. Le mec est toxique à mort, masculiniste égocentrique qui se créer une simili-secte qu'il dirige d'une main de fer, dégradant et crasseux. Aucun respect pour personne (pas même lui) et le film n'est vraiment pas subtil à son propos et pourtant il a été érigé en icône. D'ailleurs la seule femme du film le dit clairement “Tyler tu es ce qui m'est arrivé de pire” (vu son train de vie et l'image qu'elle renvoie, ça veut dire beaucoup).

J'aime beaucoup la pensée d'Edward Norton à propos de ses possessions. Enfin pas quand il souhaite acheter tout un tas de trucs parceque ça le définit, mais quand il dit régler un problème quand il a enfin tel objet : “quand on s'achète un canapé et qu'on se dit que c'est le dernier, on pense avoir réglé le problème du canapé. … J'étais proche de l'autosuffisance.” Sur ce point je suis à peu près pareil. J'ai mon canapé et j'espère ne jamais avoir à en changer. Je n'ai plus à me dire que ce serait cool d'en avoir un autre, je regarde pas ce qu'il se fait, je ne trouve pas grand-chose à lui reprocher si ce n'est son usure et j'avoue même un peu angoisser à l'idée qu'un jour il se pète où se fasse déchiqueter par un chat un peu trop vénère. Et je fonctionne pareil pour ma batterie de cuisine : j'ai deux poêles à crèpes qui sont top, qui n'accroche absolument pas, j'aimerait tellement ne jamais avoir à me dire qu'il faille en changer pour n'importe quelle raison… ça marche également pour les casseroles, les bols, le lit, l'électroménager… Et malheureusement pour mes frusques j'aimerai en dire autant sauf que force est de constater qu'ils s'usent sacrément vite, surtout les godasses que je peine à faire durer deux ans. Mais bon je m'égare un peu là.

Et à ce moment-là, Tyler lui sort un “Ce que tu possèdes finit par te posséder.” et je ne peux qu'être d'accord. Et après ça, il n'aura de cesse de sortir des conneries.

La blague de l'humour flashback est super cool et arrive au climax du film quand on comprend tout.

Une ptite anecdote sympa concerne la new beetle. À un moment dans le film, Edward Norton et Brad Pitt rigolent et éclatent cette bagnole. Il s'avère que les deux acteurs détestent réellement cette bagnole. La première coccinelle était le symbole de la jeunesse des années 60 et de la liberté et que cette jeunesse là 30 ans plus tard est désormais à la tête des usines et du design et se sont mis à faire la New Beetle afin de vendre les rêves et les espoirs des baby boomers à la nouvelle jeunesse. Et c'est assez proche des propos du film qui se veut pas mal anticapitaliste.

C'est de ce film que l'expression “special snowflake” est tirée.

quelques spoils

En sachant que Tyler Durden est Edward Norton, on se rend compte de plein de ptits détails plus tôt dans le film.

  • Le mec qui les percute dans le bus ne s'excuse qu'auprès d'Edward Norton.
  • Toutes les fois où Tyler lui soufle des phrases…
  • Tyler et Edward ne sont jamais ensemble à l'écran quand Marla est présente.
  • Quand le détective apelle Edward à propos de son appartement, alors que Tyler et Marla sont tout le temps en train de baiser depuis des lustres, là, ça se stoppe instantannément.
  • Quand Lou assène une grosse patate dans le bide de Tyler sous le bar, on voit Edward qui semble subir également.
  • Le loueur de bagnole dit “Mr Durden” en regardant Edward

En revoyant le film en sachant le dénouement, on comprend beaucoup mieux le comportement de Marla. Prêtez-y attention, elle se fait pas mal maltraiter psychologiquement par Edward (inconsciemment).

La complétion Qutebrowser qui déconne : Mon premier rabbit hole de l'année

Le rabbit hole est une expression anglaise venant d'Alice Aux Pays Des Merveilles où la jeune Alice se retrouve à suivre le lapin pour s'engouffrer dans son terrier et finit dans un monde fantastique où elle y passe … beaucoup de temps. Et bha là je viens de tomber dans un rabbit hole moi aussi.

Depuis quelque temps j'étais tombé sur un bug bien chiant de Qutebrowser : quand je tapes une url, une recherche ou autre, ça se passe bien pour les premiers caractères, puis ça se stoppe, ça rame un ptit coup, puis tout arrive mais avec souvent certains caractères en double. Bon je m'en suis accomodé quelques mois mais là j'en pouvais vraiment plus. C'est ultra rageant comme ptit bug à la con quand je suis un peu speed et que je tape une recherche simple et que je me retrouve à devoir revenir en arrière pour la corriger pour espérer tomber sur le bon résultat.

Solution de merde

Virer le dossier de boulot de Qutebrowser fonctionne. Un ptit rm ~/.local/share/qutebrowser et hop. Le navigateur redevient performant comme dans le temps.

Mais forcément ça ne m'enchante guère puisque je perds tout l'historique des pages déjà visitées.

Diagnostic plus poussé

Comme à mon habitude je suis allé pleurnicher sur le salon IRC, voir si certains ont une idée. Mais j'avais déjà ma ptite idée.

Par chance, je tombe sur le dev principal. Je lui demande si ça ne pourrait pas venir d'un historique un peu trop volumineux. Mon fichier ~/.local/share/quterbrowser/history.sqlite faisant 64Mo ce qui est pas mal mais pas non plus délirant.

Il me répond qu'il n'a aucun souci (forcément) et que le sien fait 335Mo donc la volumétrie ne devrait pas poser de souci. Par contre il me suggère un réglage qui pourrait solutionner mes emmerdes : :set completion.web_history.max_items

Et là je teste avec 500 et ça marche nickel.

Bon c'est cool mais ça n'explique pas pourquoi ça déconne. Mon ordi est parfaitement capable de lire et filtrer un fichier de 64Mo de façon instantannée, pourquoi il n'y arriverait pas avec un fichier au format sqlite ?

Je me décide à bourriner pour trouver à partir de quelle valeur ça déconne.

  • 5000 ok
  • 10000 ok
  • 20000 nok
  • 15000 nok
  • 12000 nok
  • 11000 nok
  • 10500 nok
  • 10001 ok
  • 10100 nok
  • 10050 nok
  • 10030 ok
  • 10040 ok
  • 10045 ok
  • 10048 ok
  • 10049 nok

HAAA ! J'ai trouvé LA valeur.

Bon c'est cool mais j'en fais quoi ?

Qutebrowser et sqlite

Debug

Bon je rembête un peu le dev sur le salon IRC et là il m'indique qu'on peut voir quelles sont les requêtes. Pour cela, il suffit de lancer QB avec qutebrowser --debug --logfilter sql.

Et là dès qu'on ouvre la barre on a tout un tas de bordel qui s'écrit dont :

12:46:46 DEBUG    sql        sql:__init__:175 Preparing SQL query: "SELECT min(last_atime) FROM (SELECT last_atime FROM CompletionHistory ORDER BY last_atime DESC LIMIT :limit)"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:208 Running SQL query: "SELECT min(last_atime) FROM (SELECT last_atime FROM CompletionHistory ORDER BY last_atime DESC LIMIT :limit)"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:212 query bindings: {':limit': 10051}

12:46:46 DEBUG    sql        sql:__init__:175 Preparing SQL query: "SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '\' OR title LIKE :0 escape '\')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:208 Running SQL query: "SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '\' OR title LIKE :0 escape '\')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:212 query bindings: {':0': '%%'}
12:46:46 DEBUG    sql        debug:__exit__:302 Running completion query took 0.000212 seconds.

Et si on tape une lettre de plus :

12:47:17 DEBUG    sql        sql:run:208 Running SQL query: "SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '\' OR title LIKE :0 escape '\')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC"
12:47:17 DEBUG    sql        sql:run:212 query bindings: {':0': '%w%'}
12:47:17 DEBUG    sql        debug:__exit__:302 Running completion query took 0.00049 seconds.

Compréhension des requêtes

Alors en analysant un peu le truc, même si vous êtes aussi doué que moi en SQL, il y a moyen de comprendre ce qu'il se passe.

Déjà on voit que la requête doit se lire sur deux lignes mais en gros c'est tout d'abord ça :

SELECT min(last_atime) FROM (SELECT last_atime FROM CompletionHistory ORDER BY last_atime DESC LIMIT :limit)

Avec :limit qui vaut 10051 dans mon exemple.

Cette requête retourne le plus petit de tous les last_atime des 10051 derniers éléments de l'historique. Je pense deviner que ça correspond en gros au plus vieux timestamp des url que l'on a consulté dans l'historique.

Qutebrowser marque le timestamp de l'instant de consultation de chacune des url visitées. Avec cette requête il récupère donc le plus vieux timestamp de la plus vieille url où l'on cherchera.

Dans un second temps, Qutebrowser va faire une seconde requête :

SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '' OR title LIKE :0 escape '')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC

Celle-là est plus intimidante mais finalement n'est pas bien compliquée. Cette requête récupère l'url, le titre de la page, convertit le timestamp en date lisible pour les humains parmis toutes les url de l'historique dont le timestamp est supérieur au timestamp récupéré à la requête précédente.

Ce qui est intéressant est la partie avec ((url LIKE :0 escape '' OR title LIKE :0 escape '')) . Le :0 est pour l'instant vide, mais à chaque appui sur une touche supplémentaire, on va la voir s'ajouter ici, ce qui permettra à sqlite de filtrer dans l'url ou le titre ce qu'on tape.

C'est astucieux de laisser le boulot de recherche et donc de complétion à sqlite directement plutôt que de recoder ça.

Bon bha avec ça, je vais pouvoir me lancer moi-même à la recherche de l'élément foireux.

Un ptit fix

Je dégaine un ptit sqlite3 ~/.local/share/qutebrowser/history.sqlite et c'est parti. Je vous fais pas tous les tâtonnements mais je suis arrivé à trouver le bon last_atime de l'entrée qui fait chier et donc je l'affiche pour voir quelle est la ligne en cause : SELECT * FROM CompletionHistory where last_atime = 1601542534;

qute://pdfjs/web/viewer.html?filename=tmp6airxyyx_mH7o+Rj08e6njE+ffgP3hPP...eHJlZgo4MDMxMDYKJSVFT0YK&file=&source=data:application/pdf;base64,JVBERi0xLjQKJe……………0YK|file|1601542534

Bon j'ai tronqué mais vous voyez le délire. En fait je me suis retrouvé avec tout un pdf dans sa propre url et donc un truc de plus de 1Mo dans le champ url ce qui perturbait quelque peu sqlite (mais pas trop non plus).

Il ne reste plus qu'un ptit DELETE FROM CompletionHistory where last_atime = 1601542534; et le tour est joué.

SQLite respire et maintenant Qutebrowser respire aussi \o/

Le repos bien mérité

Et là je me dis que j'ai laissé trainer ça pendant trois mois à m'emmerder alors qu'au final c'était résolu en une heure. J'ai passé plus de temps à écrire cet article qu'à débugguer.

One Cut Of The Dead

Ça fait un peu plus d'un an que j'en entends régulièrement parler de ce film. Je l'avais sur mon disque dur (le hasard fait bien les choses), mais je l'avais un peu oublié et j'ai jamais pris le temps de me le faire. Et là ça en parle sur le fédiverse, du coup ça m'a motivé à enfin le zieuter.

Une équipe de tournage est en train de faire un film de zombie. Ça fleure bon le nanar. Et apparemment, les "zombies" sont effectivement des zombies.

Je ne vous cache pas que la première demi-heure est … compliquée. Les ficelles sont grossières et puis l'idée de filmer l'élaboration d'un nanar, c'est moyennement drôle et c'est même plutôt désagréable. Mais vous serez vraiment récompensés si vous parvenez à atteindre les 35 minutes. Là le film dévoile toute son ampleur. Croyez-moi sur parole il faut faire cet effort et n'allez pas vous spoiler !

en parlant de spoilers, parlons de spoilers !

Tout les ptits détails chiants qu'on remarque dans la première partie sont expliqués par la suite. C'est vraiment excellent de voir tout les meublages, les improvisations bidons, les dialogues foireux, les acteurs qui disparaissent et reviennent à d'étranges moments.

Et le générique (le vrai) qui montre les scènes de tournage de scène de tournage… Manque plus qu'un making-of.

Le film a été fait avec seulement 25 K$ et d'ailleurs la plupart des acteurs ont payés pour y être puisqu'il s'agit en fait d'un projet d'école d'art au Japon.

Il a été réalisé en seulement 8 jours et la fameuse scène principale a réellement été tourné sans coupure mais il a fallu 6 prises pour avoir une prise parfaite.

Vous trouvez pas que la musique du générique à un faux-air de I Want You Back des Jackson 5 ?

J'ai vraiment adoré et je vais devoir le faire voir à plein de monde maintenant. C'est le genre de film qui donne envie de faire des films.

Se7en

David Fincher a une filmographie pas énorme mais de tout ceux que j'ai vu c'est un sans faute. Même Alien³ me plaît malgré sa mauvaise réputation.

Ici, c'est son deuxième long métrage avec Brad Pitt inspecteur venant de se faire muter dans une métropole usienne. Il va remplacer Morgan Freeman qui souhaite partir en retraite et va donc collaborer une semaine avec lui pour la passation de pouvoir.

Ils vont se retrouver à enquêter sur une série de meurtres tournant autour des 7 pêchés capitaux.

Ça se déroule dans une atmosphère ultra pesante. La météo est dégueulasse pire qu'en Bretagne. Il pleut des trombes constamment et le seul moment où ça s'arrête c'est quand l'action sort de la ville et là c'est grand soleil pour le dénouement du film. C'est d'ailleurs vers ce moment que le film sera le plus coloré comme un bouquet final de feu d'artifice.

Le duo d'acteurs est vraiment cool avec la fameuse mésentente entre les flics qui sont forcés de collaborer sauf qu'en fait pas tant que ça. Ils finissent pas s'apprécier grâce à l'intervention impromptu de Gwyneth Paltrow (je l'aime pas celle-là) qui va donc permettre au duo de changer légèrement de registre et donc de collaborer intelligemment.

Le tueur du film est super bien écrit aussi. Son interprêtation est au poil (même si lui, non plus je ne l'aime pas) avec son calme insupportable et au fond une logique plutôt … compréhensible.

Le film se déroule donc sur une semaine avec chaque jour la découverte d'un nouveau cadavre et donc une session de fouille pour trouver le moindre indice. On se prend vite au jeu d'être le troisième détective afin de tenter de cerner le tueur et trouver le moindre truc avant la flicaille.

Il est visuellement somptueux avec des cadrages jouant sur la claustrophobie émanant de ses décors. C'est souvent sombre dans un clair obscur oppressant. Tout le long du film c'est très désaturé, on est pas très loin d'un noir & blanc. Heureusement que l'on a pas l'odorama car c'est toujours des bouges immondes.

Le film est globalement calme avec au final une seule vraie scène d'action. Mais qu'est-ce qu'elle est bien foutue. D'un coup la caméra bouge, le rythme s'emballe, ça zoome, ça tire, ça s'arrête, la musique emboîte le pas. Ça relance tout le film à un moment où nos personnages s'embourbaient.

J'ai choppé une référence que je n'avais jamais compris ! Au début du film Brad Pitt se fait appeler Serpico du nom du flic incorruptible qui aura fait tombé pas mal de flics véreux dans les années 70. Bon, faut dire que j'ai vu le film Serpico il y a peu ^__^

spoilers

Bien entendu qu'avec un tel titre et une telle thématique il y a des ptits indices planqués.

  • Le premier meurtre du film est annoncé au téléphone à la 7ème minute de film.
  • La livraison de la boîte est prévue pour 19h (7 heures).
  • La victime de la paresse est trouvé au troisième étage et c'est le troisième meurtre.
  • Lorsque Morgan Freeman annonce les pêchés, il termine par Envy en regardant Brad Pitt ce qui est pile ce qu'il se passera à la toute fin.

Ce final avec Brad Pitt qui gueule “ What's in the box ” les larmes aux yeux quand il comprend ce qu'il se passe est d'une puissance visuelle et scénaristique. Et le pire c'est qu'ils ont failli finir complètement différemment. Plusieures pistes ont été envisagées, des scènes d'action, Morgan Freeman qui tue Kevin Spacey avant Brad Pitt pour lui épargner une vie en taule et pleine de regret…

Ce film ne laisse pas indifférent. Le maestro Fincher signe un de ses meilleurs films dès sa deuxième réalisation. Son premier film a été un calvaire sans nom, en débarquant dans une franchise ayant eu déjà deux illustres réalisateurs avant lui, une pression de malade de la part des studios et des galères de tournage dans tous les sens avec un scénar qui change en cours de tournage et tout… Là, il a eu bien plus de lattitude et bien moins de galère et on voit que ça lui a plutôt bien réussi.

Pulp Fiction

Pulp Fiction

Franchement est-ce qu'il y a d'autres trucs à dire ? Tout a déjà été dit. Ce film est parfait.

C'est ultra drôle, super bien foutu, casting de folie, OST parfaite, l'histoire est classe, le montage aussi. Je ne m'en lasse vraiment pas.

Je dois avouer que je suis un très grand fan de Quentin Tarantino, sa filmographie est un sans faute. Et c'est vrai que Pulp Fiction est un bijou. Et le pire c'est qu'il l'a fait pour 8 millions de dollars. Et de ces 8 millions, 5 sont partis dans les salaires des acteurs mais il était rentable rien que par la vente des droits de distribution à l'international avant même sa sortie.

Le premier plan Bruce Willis est net et le second plan est net aussi avec Ving Rhames

C'est rare que la demi-bonnette ne soit pas dégueulasse.

J'ai déjà dû le voir une vingtaine de fois mais je m'en lasse pas et à chaque fois je m'étonne qu'il fasse 2h30. Ça passe si vite à chaque visionnage.

Bref, si vous ne l'avez toujours pas vu, allez-y tout de suite avant même de finir de lire mes conneries. Et méfiez-vous si vous sentez le besoin d'aller aux chiottes, c'est généralement là qu'il se passe malheur.

La Liste de Schindler

Wow sacré film. C'est un sujet sacrément plombant, triste dans une époque sombre, bref quoi de mieux pour un Réveillon ?

C'est donc l'Histoire vraie d'Oskar Schindler, nazi qui lors de la Seconde Guerre Mondiale en a profité pour s'enrichir. Il fait travailler des juifs pour une bouchée de pain dans une usine en faillite qu'il rachète pour trois fois rien.

Mais, il a beau être nazi il est pas spécialement fan du traitement des juifs par ses comparses. Et utilisera sa fortune pour corrompre les hauts placés et les sous-fifres afin d'obtenir certains privilèges ce qui lui permettra de sauver une partie de ses ouvriers.

Ce film de Steven Spielberg est un des plus durs à regarder. C'est cru, froid, violent, immoral. Ici pas de pointe d'humour, pas vraiment d'instant de bonheur, jusqu'à la fin ça enchaîne les horreurs.

Et pourtant qu'est-ce que c'est beau. Cette histoire est superbe et extra-ordinaire. C'est vraiment incroyable et tellement poignant de voir ce capitaliste bon-vivant profitant de la situation changer son fusil d'épaule et utiliser toute son expérience de salopard talentueux pour faire le bien. Sa maîtrise des combines, du paraitre et des pot-de-vins lui ont permis de monter son business et donc de monter dans l'échelle sociale malgré une période particulièrement sordide. Mais au final, il flambera toute sa fortune pour sauver le plus de juifs possibles.

Le personnage apparait de plus en plus comme un héros. Et d'ailleurs Amon Goeth qui semble complètement psychopathe semble un chouilla moins méchant vers là fin (ça reste subtil, c'est quand même une ordure, hein).

Bref, le film est rempli de scènes marquantes comme par-exemple la liquidation du ghetto de Krakovie… Pfiouu L'arrosage du train… La douche…

Il mérite sa place si haut dans le Top IMDB.

Le film rapelle Empire Of The Sun de Spielberg aussi où on y voit la guerre à travers les yeux d'un gamin. Techniquement le film est dans un joli noir & blanc et ne tente pas d'en mettre plein la vue avec des mouvements ou des effets visuels. Le seul effet saisissant est le fait de colorer des éléments à deux trois moments du film mais c'est tout.

Le nombre d'acteurs (figurants certe mais quand même) est gigantesque. Il y a du monde de partout, ça fourmille sur certains plans, tous avec leur costume. Par moment on oublie presque le fait que c'est un film et non un documentaire.

D'ailleurs à ce sujet, il parait que le protagoniste n'était pas si droit que ça, ça aurait été quelque peu enjolivé. Tout comme certaines personnes trouvent le personnage d'Amon Goeth trop caricatural alors que de nombreux témoignages s'accordent à dire qu'il était très porté torture physique et psychologique.

Le film a été fait en parallèle de Jurassic Park, il n'y a pas à dire, Steven Spielberg était au top à cette période.

Ce film doit être vu aussi bien pour son histoire que pour l'Histoire.

Récap 17 : Décembre 2020

Dernier mois d'une année très houleuse (pas tant que ça pour mon cas). Je sais pas trop ce qui m'a pris, j'avais pas mal de temps et pas mal de matière première du coup… roulement de tambour J'ai enfin monté mon Glog.

Hein ?! Quoi !? Mais c'est quoi encore que cette merde ?

Je vous l'avais légèrement teasé le mois dernier lors du récap d'Octobre. En gros j'ai porté (comme un sac) mon blog vers le protocole Gemini qui est un peu en hype en ce moment. Gemini est un protocole se voulant ultra simple pour diffuser du contenu majoritairement textuel (même si en vrai il peut diffuser autre chose mais c'est pas trop l'esprit). Mon blog étant déjà très majoritairement textuel (même si je tente d'y coller quelques illustrations par-ci par-là, je vous jure !) ça ne devait que bien se passer.

Bref, je vous ferai probablement un article plus détaillé sur le sujet mais d'autres en ont déjà parlé ailleurs. Du coup mon blog en version Gemini c'est mon Glog.

Bon et dans un autre domaine mais avec le même postulat (du temps et de la matière première), pour les cadeaux de nowel, j'ai eu l'idée saugrenue de suivre un tuto vidéo de "bricolage". J'ai fabriqué un coffre-fort en carton avec donc trois molettes à tourner pour pouvoir l'ouvrir avec dedans les cadeaux de nowel. Les trois codes étant de mini-énigmes dans les autres cadeaux. Le tuto vidéo dure trois minutes mais la réalisation a duré 3h.

Ça a été une réussite totale. Bref, c'était super marrant et ça change du traditionnel déballage basique.

Blog

J'ai … rien écrit en dehors des visionnages, mais pour compenser je vous fais un long récap mensuel !

Bon en vrai je me suis enfin décidé à commencer ma ptite série sur ma ptite collection de cubes. Pour l'instant il n'y en a que trois mais je compte en poster d'autres de temps à autre. Ça passera pas dans les RSS d'ailleurs ni dans le flux de la homepage (parceque).

En bref ce mois-ci : 1 article, 9 commentaires, 10 visionnages, 478935 requêtes, 42500 visiteurs uniques pour 34.73 Go de trafic.

Films

Ma résolution 2021 c'est d'avoir vu au moins la moitié des films de la liste du TOP 250 IMDB. Ça va m'occuper un peu.

J'ai fait cette petite page pour suivre un peu l'avancement.

Séries

The Queen's Gambit

Bon bha suite au martelage global autour de cette série, je l'ai dévoré en deux fois. C'est franchement cool même si en vrai c'est plutôt basique et sans surprise. L'histoire est sympatoche avec une héroïne qui se retrouve dans un orphelinat suite à un accident ayant tué sa mère. Là, elle se découvre une passion et un don pour les échecs. Elle deviendra très vite tellement douée qu'elle parvient à remporter des championnats.

Ça se passe dans les années 60 et c'est plutôt cool à voir avec les costumes, les voitures, les coupes de cheveux… Je trouve ça étonnant qu'il y ait un tel engouement pour cette série, en dehors du fait que ça parle d'échecs il n'y a rien de vraiment très original.

L'histoire ne contient pas de twist, pas de révélations percutantes mais c'est vrai que c'est captivant. Le format mini-série en 7 épisodes marche très bien pour ça. Un film n'aurait pas trop d'intéret, une série plus longue diluerait trop l'histoire.

Les différents personnages sont bien moins caricaturaux que ce à quoi on a l'habitude. Beth (l'héroïne) n'est pas une génie autiste surdouée super-intelligente, la mère d'adoption est bien plus nuancée que prévu également. Les différents mecs que l'on croise ne seront pas non plus en admiration béante devant Beth et ils n'essaieront pas non plus de se la faire coûte-que-coûte… Bref, les persos brisent les moules habituels et c'est probablement une raison du succès du truc.

C'est visuellement assez beau même si on sent que les décors numériques écorchent un peu l'œil comparé au reste. Les acteurs sont chouettes avec Anya Taylor-Joy dans le rôle principal avec ses grands yeux qui sont très souvent en gros plan.

spoilers

Le point que je trouve un peu décevant c'est Jolene : déjà, ils ont pas mis sa chanson mais surtout elle est ptet un peu trop gentille, non ? À peine sortie de l'orphelinat, elle disparait complètement de l'hisoire. Beth ne tente pas de garder contact, de la voir une fois ou deux, rien du tout.

Et quelques années plus tard, elle réapparait pile au bon moment (un deus ex machina) pour sortir l'héroïne de ses emmerdes. Elle sacrifie ses économies sans trop y réflêchir, aveuglément sans rien en retour comme ça. Ça me paraît un peu gros.

Jeux

ABZU

Lorsque j'ai parlé de mon voyage dans Journey on m'a fait découvrir sa suite spirituelle Abzu. Et donc voilà… forcément je me le suis fait. Et … bha j'ai bien moins aimé que Journey.

Il est bien, il est très proche mais l'environnement sous-marin c'est vraiment pas mon truc du coup ça m'a moins touché. On joue un personnage en plongée dans l'océan qui se promène au milieu de la faune et de la flore aquatique. C'est beau mais sans plus même si je dois quand même avouer que la quantité de poisson dans les quelques bancs est vraiment impressionnante et rend super bien.

Milieu aquatique oblige, on peut se balader dans toutes les directions, on est plus cantonné au plancher. Cela dit, j'ai trouvé les déplacements tellement lents qu'explorer les environnements se révèle assez rébarbatif. Et je sais pas vous, mais les poissons c'est vraiment pas ma tasse de thé.

En plus, là on ne peut pas rencontrer de partenaire joueur pour nous accompagner. Et j'ai pas sentit de progression au fil de l'aventure là où dans Journey on approchait petit à petit du but ultime que représentait le sommet de la montagne que l'on pouvait voir dès le début du jeu. Là, je sais pas trop ce que je cherche à faire si ce n'est aller au bout des niveaux sans vraiment savoir pourquoi je le fais.

Au bout d'un petit moment de jeu, on se rend compte qu'il y a ptet un peu plus d'histoire que ça en a l'air mais c'est tellement peu explicite que … bha j'ai pas trop capté ce qu'il fallait comprendre.

spoiler Visiblement notre personnage s'avère être une sorte de robot ou tout du moins une création mécanique de la part de … bha je sais pas quoi mais on a été fabriqué.

On a été fabriqué dans un tétrahèdre géant dans la flotte, on détruit des ptits tétrahèdres, on en détruit un gros… Ha, mais du coup on s'est rebellé contre nos créateurs ?

Dans le même genre, par moment on a des ptits sous-marins qui nous accompagne pour nous éclairer un peu ou bien ouvrir deux trois passages qui nous entravent dans l'aventure… Puis ces trucs disparaissent au changement de niveau. Ha, pas plus d'explication.

Voilà, c'est au final assez décevant. Le côté démo technique marche bien, le côté jeu pas trop.

C'est un joli screensaver mais un mauvais jeu.

What Remains Of Edith Finch

Çui-là je voulais me le faire depuis un bail. Une promo m'a poussé à craquer.

C'est un walking-sim (certains aiment pas ce terme mais j'aime bien). On va découvrir la famille Finch à travers les yeux d'Edith qui retourne dans la maison familiale.

Le jeu est superbe avec des graphismes pas mal photoréalistes et surtout avec son décor qui a sacré gueule. Ça en jette mais surtout l'ambiance est vraiment en accord avec l'histoire. Je ne vous dévoilerai rien concernant le scénario mais le jeu sait rompre la monotonie du walkingsim en ajoutant des phases où le gameplay change.

Comme la plupart des jeux du genre, ce n'est pas ultra long et malheureusement une fois le premier run fait, le jeu perd beaucoup de son intéret. Mais je sais que je me le referai dans quelques années une fois ma mémoire délavée.

Musique

Haaa ! Mon groupe favori annonce une tournée en Europe avec une date en France ! C'est pour décembre 2021, donc on va croiser les doigts et espérer que tout le monde soit vacciné Du coup j'irai voir Archspire avec très probablement des morceaux de leur futur album qui doit sortir assez prochainement (ils l'ont enregistré en studio ce mois passé).

Dans un registre complètement différent, j'écoute pas mal ce concert d'Acib Arab en ce moment. J'aime bien les sonorités avec tout l'enchainement. J'avoue que je me le met bien fort pendant que je rédige, c'est pas dégueu.

Nuxeries

J'ai râlé il y a quelques temps à propos des aggrégateurs de flux RSS un peu trop primitifs. Nextcloud par exemple a un module à ce sujet qui est un poil relou. Par défaut il poll ultra souvent, ne cache pas la réponse et ne supporte aucune compression usuelle (gzip, brotli ou autre). Alors certe c'est du statique et tout mais au final, avec quelques un de mes lecteurs qui passent via ce logiciels, ils représentent une grosse part de ma conso de bande passante mensuelle pour au final du vent.

J'avais ouvert une issue sur le dépot github du projet et là un an plus tard, ça a été fermé. Tristesse. Mais non ! Le support a été rajouté et hop, ça devrait arriver prochainement sur les instances nextcloud :-D

Sans transition, j'ai enfin compris pourquoi DeltaChat déconnait un peu dans mon cas. Si vous connaissez pas, c'est un logiciel de messagerie sur Androit (encore un), qui se veut tout chiffré, libre, sans serveur central et surtout qui ne réinvente pas la roue vue qu'en fait c'est juste du mail sous le capot. Ça ressemble beaucoup à du whatsapp mais du coup c'est clean et ça ne nécessite rien de particulier. Ça marche même avec les utilisateurs qui s'en servent pas !

Bon, j'avais un soucis, sur un téléphone ça ne marchait qu'en 4G et pas en wifi. Et après un coup d'analyse des logs postfix mais surtout de tcpdump, il s'avère que le souci ne venait pas du logiciel mais de ma conf de mon serveur mail. Et là je dois avouer que j'ai un peu honte : j'avais configuré postfix pour qu'il n'écoute les connexions qu'en ipv4 et non en ipv6.

Voilà, voilà, j'ai honte et je sais pas pourquoi j'avais fait ça. Et le pire c'est que j'incriminais DeltaChat.

Vidéos

Bon, tout le monde l'a vu mais franchement Boston Dynamics qui fait danser ses robots c'est super impressionnant. Je me demande comment ils ont fait ça : est-ce via motion capture ou bien via des "keyframes" ? Quoi qu'il en soit ils ont bien buzzé avec leur vidéo.

Vrac

Super page ouaib qui explique les bases de la photo. C'est rudement bien fait avec pleins d'exemples visuels interactifs pour voir comment fonctionne les systèmes de caméra et d'appareils photos. Même si on s'intéresse pas à la photo vraiment ça reste rudement chouette à lire. Allez y faire un tour et regardez ses autres articles. Il poste pas souvent mais c'est toujours ultra qualitatif.

TOP 250 IMDB

Bon ça fait un moment que ça me démange, j'ai envie de me faire le TOP 250 IMDB des films.

J'en ai déjà vu un paquet mais il m'en manque plein. Du coup je vais parfaire ma culture cinématographique cette année. J'espère parvenir à me procurer tous ces films.

Bon il y a plein de films que j'ai déjà vu avant de commencer à rédiger mes visionnages du coup ça fait plein de trous mais ça me fera une bonne occasion de les rematter.

Par contre certains que je connais et j'aime pas spécialement je pense pas me les refaire (Seigneur des anneaux, Harry Potter…).

Au 31 Décembre 2020 : J'en ai déjà vu 18/250

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  1. The Shawshank Redemption (1994) 9.2
  2. The Godfather (1972) 9.1
  3. The Godfather: Part II (1974) 9.0
  4. The Dark Knight (2008) 9.0
  5. 12 Angry Men (1957) 8.9
  6. Schindler's List (1993) 8.9
  7. The Lord of the Rings: The Return of the King (2003) 8.9
  8. Pulp Fiction (1994) 8.8
  9. The Good, the Bad and the Ugly (1966) 8.8
  10. The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring (2001) 8.8
  11. Fight Club (1999) 8.8
  12. Forrest Gump (1994) 8.8
  13. Inception (2010) 8.7
  14. The Lord of the Rings: The Two Towers (2002) 8.7
  15. Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back (1980) 8.7
  16. The Matrix (1999) 8.6
  17. Goodfellas (1990) 8.6
  18. One Flew Over the Cuckoo's Nest (1975) 8.6
  19. Seven Samurai (1954) 8.6
  20. Se7en (1995) 8.6
  21. Life Is Beautiful (1997) 8.6
  22. City of God (2002) 8.6
  23. The Silence of the Lambs (1991) 8.6
  24. It's a Wonderful Life (1946) 8.6
  25. Star Wars: Episode IV - A New Hope (1977) 8.6
  26. Saving Private Ryan (1998) 8.5
  27. Spirited Away (2001) 8.5
  28. The Green Mile (1999) 8.5
  29. Interstellar (2014) 8.5
  30. Parasite (2019) 8.5
  31. Léon: The Professional (1994) 8.5
  32. The Usual Suspects (1995) 8.5
  33. Hara-Kiri (1962) 8.5
  34. The Lion King (1994) 8.5
  35. The Pianist (2002) 8.5
  36. Back to the Future (1985) 8.5
  37. Terminator 2: Judgment Day (1991) 8.5
  38. American History X (1998) 8.5
  39. Modern Times (1936) 8.5
  40. Psycho (1960) 8.5
  41. Gladiator (2000) 8.5
  42. City Lights (1931) 8.5
  43. The Departed (2006) 8.5
  44. The Intouchables (2011) 8.5
  45. Whiplash (2014) 8.5
  46. The Prestige (2006) 8.5
  47. Grave of the Fireflies (1988) 8.5
  48. Once Upon a Time in the West (1968) 8.4
  49. Casablanca (1942) 8.4
  50. Cinema Paradiso (1988) 8.4
  51. Hamilton (2020) 8.4
  52. Rear Window (1954) 8.4
  53. Alien (1979) 8.4
  54. Apocalypse Now (1979) 8.4
  55. Memento (2000) 8.4
  56. The Great Dictator (1940) 8.4
  57. Indiana Jones and the Raiders of the Lost Ark (1981) 8.4
  58. Django Unchained (2012) 8.4
  59. The Lives of Others (2006) 8.4
  60. Joker (2019) 8.4
  61. Paths of Glory (1957) 8.4
  62. WALL·E (2008) 8.4
  63. The Shining (1980) 8.4
  64. Avengers: Infinity War (2018) 8.4
  65. Sunset Blvd. (1950) 8.4
  66. Witness for the Prosecution (1957) 8.4
  67. Oldboy (2003) 8.4
  68. Princess Mononoke (1997) 8.3
  69. Spider-Man: Into the Spider-Verse (2018) 8.3
  70. Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb (1964) 8.3
  71. The Dark Knight Rises (2012) 8.3
  72. Once Upon a Time in America (1984) 8.3
  73. Aliens (1986) 8.3
  74. Your Name. (2016) 8.3
  75. Coco (2017) 8.3
  76. Avengers: Endgame (2019) 8.3
  77. American Beauty (1999) 8.3
  78. Braveheart (1995) 8.3
  79. Das Boot (1981) 8.3
  80. 3 Idiots (2009) 8.3
  81. Toy Story (1995) 8.3
  82. Capernaum (2018) 8.3
  83. High and Low (1963) 8.3
  84. Amadeus (1984) 8.3
  85. Inglourious Basterds (2009) 8.3
  86. Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi (1983) 8.3
  87. Taare Zameen Par (2007) 8.3
  88. Good Will Hunting (1997) 8.3
  89. Reservoir Dogs (1992) 8.3
  90. 2001: A Space Odyssey (1968) 8.3
  91. Requiem for a Dream (2000) 8.3
  92. Vertigo (1958) 8.3
  93. M (1931) 8.3
  94. The Hunt (2012) 8.3
  95. Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) 8.3
  96. Citizen Kane (1941) 8.3
  97. Dangal (2016) 8.3
  98. Full Metal Jacket (1987) 8.2
  99. Singin' in the Rain (1952) 8.2
  100. Bicycle Thieves (1948) 8.2
  101. The Kid (1921) 8.2
  102. 1917 (2019) 8.2
  103. North by Northwest (1959) 8.2
  104. A Clockwork Orange (1971) 8.2
  105. Snatch (2000) 8.2
  106. Scarface (1983) 8.2
  107. Ikiru (1952) 8.2
  108. Taxi Driver (1976) 8.2
  109. Come and See (1985) 8.2
  110. Toy Story 3 (2010) 8.2
  111. Lawrence of Arabia (1962) 8.2
  112. Amélie (2001) 8.2
  113. The Sting (1973) 8.2
  114. A Separation (2011) 8.2
  115. Metropolis (1927) 8.2
  116. Incendies (2010) 8.2
  117. For a Few Dollars More (1965) 8.2
  118. The Apartment (1960) 8.2
  119. Double Indemnity (1944) 8.2
  120. To Kill a Mockingbird (1962) 8.2
  121. Up (2009) 8.2
  122. Indiana Jones and the Last Crusade (1989) 8.2
  123. Heat (1995) 8.2
  124. L.A. Confidential (1997) 8.2
  125. Die Hard (1988) 8.2
  126. Green Book (2018) 8.2
  127. Monty Python and the Holy Grail (1975) 8.2
  128. Yojimbo (1961) 8.2
  129. Rashomon (1950) 8.2
  130. Batman Begins (2005) 8.2
  131. Downfall (2004) 8.2
  132. Children of Heaven (1997) 8.2
  133. Unforgiven (1992) 8.2
  134. Some Like It Hot (1959) 8.2
  135. Ran (1985) 8.2
  136. Howl's Moving Castle (2004) 8.2
  137. All About Eve (1950) 8.2
  138. A Beautiful Mind (2001) 8.2
  139. Casino (1995) 8.2
  140. The Great Escape (1963) 8.2
  141. The Wolf of Wall Street (2013) 8.2
  142. Pan's Labyrinth (2006) 8.2
  143. The Secret in Their Eyes (2009) 8.1
  144. There Will Be Blood (2007) 8.1
  145. Lock, Stock and Two Smoking Barrels (1998) 8.1
  146. My Neighbor Totoro (1988) 8.1
  147. Raging Bull (1980) 8.1
  148. Judgment at Nuremberg (1961) 8.1
  149. The Treasure of the Sierra Madre (1948) 8.1
  150. Dial M for Murder (1954) 8.1
  151. Three Billboards Outside Ebbing, Missouri (2017) 8.1
  152. Shutter Island (2010) 8.1
  153. The Gold Rush (1925) 8.1
  154. Chinatown (1974) 8.1
  155. My Father and My Son (2005) 8.1
  156. No Country for Old Men (2007) 8.1
  157. V for Vendetta (2005) 8.1
  158. Inside Out (2015) 8.1
  159. The Seventh Seal (1957) 8.1
  160. The Elephant Man (1980) 8.1
  161. Warrior (2011) 8.1
  162. The Thing (1982) 8.1
  163. Soul (2020) 8.1
  164. The Sixth Sense (1999) 8.1
  165. Trainspotting (1996) 8.1
  166. Jurassic Park (1993) 8.1
  167. Anand (1971) 8.1
  168. The Truman Show (1998) 8.1
  169. Gone with the Wind (1939) 8.1
  170. Klaus (2019) 8.1
  171. Finding Nemo (2003) 8.1
  172. Wild Strawberries (1957) 8.1
  173. Stalker (1979) 8.1
  174. Blade Runner (1982) 8.1
  175. Kill Bill: Vol. 1 (2003) 8.1
  176. Memories of Murder (2003) 8.1
  177. The Bridge on the River Kwai (1957) 8.1
  178. Fargo (1996) 8.1
  179. Room (2015) 8.1
  180. The Third Man (1949) 8.1
  181. Gran Torino (2008) 8.1
  182. Wild Tales (2014) 8.1
  183. On the Waterfront (1954) 8.1
  184. Tokyo Story (1953) 8.1
  185. The Deer Hunter (1978) 8.1
  186. Autumn Sonata (1978) 8.1
  187. In the Name of the Father (1993) 8.1
  188. Mary and Max (2009) 8.1
  189. Gone Girl (2014) 8.1
  190. The Grand Budapest Hotel (2014) 8.1
  191. Before Sunrise (1995) 8.1
  192. Hacksaw Ridge (2016) 8.1
  193. Catch Me If You Can (2002) 8.1
  194. Andhadhun (2018) 8.1
  195. Persona (1966) 8.1
  196. Prisoners (2013) 8.1
  197. The Big Lebowski (1998) 8.1
  198. To Be or Not to Be (1942) 8.1
  199. Sherlock Jr. (1924) 8.1
  200. The General (1926) 8.1
  201. How to Train Your Dragon (2010) 8.1
  202. The Bandit (1996) 8.1
  203. Ford v Ferrari (2019) 8.1
  204. 12 Years a Slave (2013) 8.1
  205. Barry Lyndon (1975) 8.1
  206. Mr. Smith Goes to Washington (1939) 8.1
  207. Mad Max: Fury Road (2015) 8.1
  208. Time of the Gypsies (1988) 8.1
  209. Million Dollar Baby (2004) 8.1
  210. Network (1976) 8.1
  211. Dead Poets Society (1989) 8.1
  212. Stand by Me (1986) 8.1
  213. Ben-Hur (1959) 8.1
  214. Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2 (2011) 8.1
  215. Cool Hand Luke (1967) 8.1
  216. Hachi: A Dog's Tale (2009) 8.1
  217. Platoon (1986) 8.1
  218. Logan (2017) 8.0
  219. Into the Wild (2007) 8.0
  220. The Handmaiden (2016) 8.0
  221. Rush (2013) 8.0
  222. The Wages of Fear (1953) 8.0
  223. Monty Python's Life of Brian (1979) 8.0
  224. The 400 Blows (1959) 8.0
  225. Spotlight (2015) 8.0
  226. The Passion of Joan of Arc (1928) 8.0
  227. Hotel Rwanda (2004) 8.0
  228. La Haine (1995) 8.0
  229. Andrei Rublev (1966) 8.0
  230. Amores Perros (2000) 8.0
  231. Rocky (1976) 8.0
  232. Gangs of Wasseypur (2012) 8.0
  233. Monsters, Inc. (2001) 8.0
  234. Nausicaä of the Valley of the Wind (1984) 8.0
  235. Vikram Vedha (2017) 8.0
  236. Rebecca (1940) 8.0
  237. Rififi (1955) 8.0
  238. Rang De Basanti (2006) 8.0
  239. Before Sunset (2004) 8.0
  240. In the Mood for Love (2000) 8.0
  241. Portrait of a Lady on Fire (2019) 8.0
  242. Paris, Texas (1984) 8.0
  243. It Happened One Night (1934) 8.0
  244. The Invisible Guest (2016) 8.0
  245. The Help (2011) 8.0
  246. Drishyam (2015) 8.0
  247. The Princess Bride (1987) 8.0
  248. The Battle of Algiers (1966) 8.0
  249. Winter Sleep (2014) 8.0
  250. Tangerines (2013) 8.0

12 Angry Men

Mon dernier visionnage de 2020 du coup fallait marquer le coup. J'ai choisi un classique que je n'avais jamais vu. Je ne savais pas trop vers quoi me tourner et ayant regardé et apprécié Serpico récemment, je me suis dit que reluquer son premier film considéré comme culte devait le faire. Du coup c'est parti pour 12 Angry Men ou 12 hommes en colère en français.

Le film se déroule dans les années 50 lors d'un procès. Un jeune homme de 18 ans est accusé du meurtre de son père.

Le jury composé de douze hommes va devoir voter à l'unanimité de la culpabilité ou non de l'accusé ce qui le mènera ou non à son exécution.

Tous semblent convaincu de la culpabilité du garçon. Tous ? Non ! Un homme (Henry Fonda) ne semble pas parfaitement sûr et souhaite en discuter plus longuement afin de tout reprendre.

Ce film fait partit de tout un paquet de "liste de films à voir" et à juste titre. Techniquement il est super simple. Quasiment tout le film se déroule dans une unique pièce, avec seulement 12 acteurs, pas d'effets spéciaux, pas d'action, pas de décor, pas trop de musique. Tout repose sur le jeu des acteurs et les dialogues.

Nos braves hommes vont donc exposer leurs avis et leurs opinions afin de confronter leurs préjugés. Ce film est souvent utilisé pour étudier le travail d'équipe et la résolution de conflit. Faut dire qu'une bonne partie des personnages est étrangement remontée. Ils sont sacrément énervés nos hommes mais la raison reprend le dessus pour faire avancer la réflexion.

spoilers

Certains point sont quand même étranges.

À partir du moment où le jury arrive à la conclusion que les deux témoignages à charge je trouve ça étrange que l'info ne puisse pas retourner au tribunal pour que ça soit retravaillé. Ça fausse sacrément l'affaire cette histoire.

Au-delà de tout l'aspect loi & justice, le film parle beaucoup des préjugés. On ne nous dit jamais ouvertement de quelle origine ethnique est le gamin mais il y a pas mal de diatribes haineuses à son égard. D'ailleurs le jury est uniquement composé d'hommes, blanc qui semble globalement pas trop à plaindre (même si un avoue vivre dans un quartier pas reluisant où les bastons au couteau sont légions). Bref, de ce point de vue là, c'est toujours marrant de voir que les problématiques de racisme, de différences sociales et de non représentativité ne changent décidément pas (ou tout du moins que très lentement).

Le film approche de ses 70 ans et reste malgré tout vraiment excellent. Je vous le recommande chaudement et confirme son aspect culte.

Light Of My Light

Wow Les quelques affiches pour le film que j'ai croisé me donnaient pas envie. Le titre me donnait pas envie.

J'ai regardé le synopsis vite fait et du coup je me suis laissé tenté.

Une peste un peu particulière a touché toutes les femmes du monde et les a tué. Il n'en reste quasiment plus et du coup forcément presque plus de gamins. Caleb tente de survivre avec sa fille Rag qu'il tente de faire passer pour un ptit garçon du haut de ses onze ans.

Le film est lent, très lent et très réaliste. Ici pas d'images apocalyptiques, pas de fin du monde, pas d'effets numériques. Juste des hommes tristouilles dans des décors tristouilles (ouai j'aime pas l'hiver)

Le film est joué mais surtout réalisé par le frêre de Ben Affleck et franchement, il est vraiment bon. Dans son contexte il rapelle un peu Children of Men mais aussi le plus récent I Think We're Alone Now. J'aime bien les films de survie où l'homme est son plus grand prédateur et là c'est tout à fait ça.

Ici, le monde n'est pas non plus complètement aux abois. Il y a toujours une société qui s'est d'ailleurs organisée pour sa survie avec distribution de nourriture et tout. Rien que ça c'est suffisamment rare à voir que c'est rafraîchissant.

Là en plus, on a le rapport père/fille dans un contexte ultra particulier. Et c'est vachement chouette.

Si vous arrivez à surpasser l'interminable scène d'introduction (j'avoue j'ai eu du mal, c'est dommage de placer ça dès le début quand on est pas encore dans le bain), tout se passera bien. Cette première scène est sacrément lente et le reste du film est aussi lent et pourtant ils ont fait de nombreuses coupes puisque la première version de travail avoisinnait les trois heures. Le film est pas mal frustrant, on se prend à fond dans le truc, on a envie qu'ils s'en sortent et qu'ils aient une vie paisible. Trouver un refuge stable, un ptit coin à soin parfaitement sécure mais constamment le film pousse ses personnages dans l'autre sens.

Le même film avec le même soin pour la photographie que pour un film de Denis Villeneuve aurait été parfait.

Fatman

Contentez-vous de la bande annonce.

Que dire de plus ? Le film est vraiment moyen voir mauvais.

On se fait pas mal chier. Je m'attendais à un truc très irrévérentieux avec un père nowel bourru, bourrin et connard mais non. Il n'y a que deux ptits blagounettes qui relève le niveau. C'est trop violent pour des gamins mais pas assez pour un adulte qui aime mater des films brutaux.

C'est super lent. Réellement ça prend vachement son temps sur des détails qui n'apporte rien aux personnages ou au récit. Il se passe globalement très peu de trucs.

spoilers

Bon on a un gamin pourri gâté qui n'a pas eu le cadeau de nowel qu'il espérait. Fils de riche, il fait appel à un tueur à gage pour faire buter le bedonnant rouge. Voilà j'ai résumé 30 minutes de film.

Les 30 prochaines minutes… bha… il se passe rien.

Les 30 dernières minutes c'est l'affrontement. Mais en vrai ça dure 10 minutes et encore.

Entre temps on nous a sorti un arc narratif sur les difficultés financières du gros qui du coup se retrouve à accepter un contrat avec l'armée USienne pour prêter sa main d'œuvre pour l'élaboration de trucs. Et je sais pas pourquoi on nous parle de ça. Ça n'apporte rien du tout à l'histoire et ça n'a aucune incidence appart être un prétexte pour qu'il y ait des militaires chez le père nowel. Mais ces militaires se feront dégager en 5 minutes par un seul mec tout seul…

C'est pas spécialement mauvais mais c'est inintéressant et lent.

Heureusement que Mel Gibson et Walton Goggins sont là sinon j'aurai probablement abandonné avant la fin. J'en attendait rien mais j'en ai quand même pas eu assez.

Serpico

Sorti en 1973, ce film est dans les débuts de carrière d'Al Pacino en étant tourné entre le premier et le second opus du Parrain.

Ici, Frank Serpico est un tout jeune flic à New-York s'intégrant dans son nouveau job. Il n'a cependant pas la même vision de la Police que ses collègues. Il se retrouve très vite au milieu de pots-de-vins et de backchichs qui ne sont pas trop de son goût. Il parviendra à ne jamais y toucher mais sera de moins en moins bien perçu par ses comparses.

Le film commence directe par le transport de son héros à l'hôpital. On commence par la conclusion et on découvre ensuite comment on en est arrivé là.

J'aime beaucoup l'aspect visuel de ces films réalistes des années 70. Le grain de l'image, les mouvements de caméra, la composition et pareil pour l'audio. J'ai du mal à l'expliquer mais de suite il y a un cachet qu'on arrive plus à reproduire à l'identique aujourd'hui malgré tous les artifices modernes.

extrait du milieu du film avec le héros tout à gauche du plan, un bâtiment rouge vif au milieu, la rue à droite avec une perspective qui en jette

J'adore ce plan.

Même le travail sur les personnages fait bien plus crédibles. À cette époque j'ai l'impression que les films tentaient bien moins d'en faire toujours plus. Aujourd'hui les vilains seraient bien plus cruels et les gentils bien plus charismatiques et parfaits. Ici, c'est moins appuyé, plus naturel.

Le film relate la vraie histoire de Frank Serpico et a d'ailleurs été tourné seulement un an après son départ. L'histoire se déroule entre 1960 et 1972 et a commencé à être tournée en juillet 1973. C'est d'ailleurs assez amusant de voir que de vrais policiers ont collaborés pour le film ce qui était parfois assez gênant étant donné que le film en donne une vision assez négative (sans même parlé de la corruption).

Le film a vraiment super bien vieilli. Son rythme ne fait pas molasson et son esthétique colle parfaitement à l'époque (forcément). L'histoire est toujours d'actualité. Bref, il est vraiment excellent, vous pouvez y aller les yeux grands ouverts.

Knowing

Un film de fin du monde avec une bonne lichette de surnaturel par-dessus. C'est à peu près naze.

En 1959 une école décide de créer une capsule temporelle où les enfants mettront leurs dessins décrivant comment serait le monde 50 ans plus tard. En 2009, la capsule est ouverte et chaque gosse reçoit chacun une enveloppe avec l'un des dessins. Caleb reçoit non pas un dessin mais une feuille remplie de chiffres.

Son père finit par y voir des motifs et y reconnait des dates, coordonées et un nombre en plus. Il s'agit de "grandes catastrophes" avec à chaque fois le nombre de morts. Bon bha visiblement la fin du monde est pour dans quelques jours.

Je sais pas mais j'ai trouvé ça vraiment très moyen. Entre les personnages supers clichés du père (Nicolas Cage) dont la mère est morte mais lui est vraiment le super papa ultra attentionné qui fait quand même quelques petites bourdes mais rien de bien méchants. Il est prof au MIT, écoute du Beethoven (c'est le meilleur morceau cela dit), aime ses parents et sa sœur et s'attache à fournir une éducation vraiment tip top à son gamin en se privant de refaire sa vie avec une autre femme… rhaa mais stop c'est trop. Mais le gamin est pareil dans le genre, le ptit gamin modèle qui chouine le soir pour pouvoir regarder des documentaires ; le pauvre est obligé de porter un appareil auditif, c'est le premier de la classe trop choupinet qui devient pote avec le premier gamin venu au bout de 4secondes. Et faut pas compter sur Rose Byrne qui incarne la mère aimante de sa gamine (qui elle aussi est parfaite) qui ferait une belle mère d'exception…

À côté de ça, le film est bourré de références bibliques… (rhaa kill me). Par contre, les hommes mystérieux font parfaitement écho à Dark City comme quoi on est bien dans un film d'Alex Proyas.

spoilers

Franchement, ce sauvetage de gamins par des aliens… Pourquoi ils ne sauvent pas non plus un peu toutes les autres espèces animales et florales ? Seuls les humains sont bons à sauver sur Terre ?

Et puis ils vont faire quoi les pauvres gamins tout seul sur cette nouvelle planète ?

Et pourquoi ils se donnent tant de mal à attendre le tout dernier moment pour les enlever plutôt que de les chopper une semaine plus tôt. Ils auraient eu des centaines d'occases de les râvir, les stocker dans un hangar pour les réunir puis tous les embarquer d'un coup. Parceque bon le bilan carbone d'envoyer un vaisseau pour seulement deux gamins…

Et puis visiblement ils peuvent changer d'apparence ces extra-terrestres, ils ne révèlent pas leur vraie forme, donc pourquoi ils prennent pas un truc un peu plus discret pour mieux se fondre dans la masse ?

Et puis s'ils peuvent parler à certains gamins, pourquoi faut-il les faire écrire des pages de trucs de chiffres plutôt que de leur demander d'aller à tel endroit parceque c'est l'apocalypse tel jour ?

Et d'ailleurs ces pages de chiffres pointant vers des catastrophes… Sérieux ? Sur une page A4, ils parviennent à résumer cinquante ans de catastrophes au point où ils peuvent mentionner un évènement n'ayant causé la mort que de 33 personnes ? Heuu… Quoi ?

Si leur but c'est de prouver qu'ils peuvent prédire des trucs ou bien qu'ils ont une intelligence incroyable, pourquoi ils peuvent pas le faire de manière bien plus évidente ? Genre je sais pas, faire écrire des phrases aux gamins où ils expliquent des solutions à des problèmes mathématiques ou bien des observations stellaires vérifiables facilement ou bien écrire des faits remarquables confidentiels non connus du public mais vérifiables. Bref, ça me semble tellement mauvais comme façon de faire.

Et puis les gamins sont tous des ordures dans ce film ? Ils abandonnent leur parent sans le moindre état d'âme ? Ha non ! C'est vrai, ils ont eu un lapin gratos, ça compense avantageusement (rira bien qui rira le dernier quand vous en chierez pour survivre sur votre nouvelle planète !).

Voilà, tous ces détails spoilants m'ont fait sortir du film. Et j'ai pas l'impression d'être difficile pour les films, surtout en sachant que c'est du film bas de plafond de ce genre, mais là…

Par contre certains effets visuels sont achement bien fait contrairement à d'autres qui sont achement moins bien réussis (beurk le plan final).

Greenland

Un bon vieux film de catastrophe ! C'est un genre de film assez casse-gueule qui a une tendance à vite virer vers le nanard.

Une comète interstellaire passe anormalement près de la Terre. Pas de bol, elle se désagrège un peu et donc s'effrite en laissant filer quelques morceaux sur notrè bonne vielle planète. Certains impacts déglinguent un bâtiment, d'autres une région entière du globe. Certaines familles usiennes reçoivent par SMS une invitation à rejoindre des aéroports militaires afin d'être évacuées vers des bunkers en espérant pouvoir survivre aux prochains plus gros morceaux.

Le film même s'il n'est pas très original est vraiment divertissant. On a le droit à de belles images, d'autres biens moins belles, des instants de bravoures. On ne nous épargne pas les éléments habituels : le chaos des pillards tentant de profiter de la situation, les mouvements de foules, les cruels dilemmes pour savoir qui doit vivre, la castagne pour sauver sa famille, le gamin qui a besoin de ses médicaments…

Gerard Butler accuse le coup physiquement dis donc ! La dernière fois que je l'avais vu c'était dans le … hum … surprenant Gods Of Egypt mais là en quatre ans il semble avoir pris dix ans ou plus. Alors que Scott Glenn lui semble figé dans le temps (mais en vieux).

Le film reste quand même globalement gentilet et grand public. Et c'est un peu dommage mais se finit au moment où ça m'intéresserait le plus :-/

Lost In Translation

Après tant d'année j'ai eu l'occasion de découvrir ce film. Et il est vraiment super avec une rencontre de deux personnages paumés dans un hôtel de luxe.

Bill Murray est un acteur en vogue (son propre rôle en fait) en voyage à Tokyo pour tourner des spots de pubs et pourquoi pas un peu de promos par-ci par-là. Il est seul au milieu de toute cette agitation qui le dépasse complètement. Mais son malaise est bien plus profond puisque son couple semble vraiment en perdition avec uniquement les enfants comme dernier lien avec sa femme.

À côté de ça on a Scarlett Johansson également dans le même hôtel. Elle accompagne son mari venu au Japon en tant que photographe pour faire des shootings de stars. Elle s'emmerde sec et semble finalement complètement étrangère aux préoccupations de son homme. Bien moins superficielle que ce monde et loin d'être conne, elle semble passer son séjour à se morfondre dans l'hôtel.

Mais les deux protagonistes finiront par se rencontrer au détour d'un verre dans le bar et se lieront d'amitié.

Le film est parfois pas mal mélancolique avec des plans des personnages en train de déprimer légèrement. Mais saura parfois être bien plus léger et drôle en montrant le décalage culturel que subisse notre couple. Le flot du temps semble complètement désorganisé, morcelé pour nos personnages mais du coup également pour nous.

Il s'en dégage une sensation de flottement narcoleptique pas désagréable. La romance naissante mais sans jamais vraiment se concrétiser est d'ailleurs sur le même plan. Ça flirte tout en restant proche de l'amitié voire du compagnon d'infortune.

Bill Murray semble être de bonne foi envers ses collaborateurs mais il est complètement largué. Il est tout autant largué dans sa relation avec sa femme au point de ne plus savoir s'il veut être simplement gentil ou bien tout juste froidement cordial.

Ce film est un interlude de temps figé dans un monde à toute vitesse où les décors de mégalopole délurée, de bars assourdissants, de rues bondées contrastent avec l'apaisement des temples et des salons où l'on s'exerce à l'Ikebana. Au final, le film ne parle pas d'une histoire d'amour mais plus d'un ensemble d'émotions et de ressenties.

Le film est chouette par contre je l'ai vu sur Arte et franchement c'est cool de diffuser des films mais la qualité par moment est assez crasseuse c'est dommage et en plus c'est de la VF uniquement.

Run

Un thriller qui sait captiver son spectateur et parvient à imposer sa tension. Il est vraiment sympathique même si on devine assez vite l'histoire.

Chloe est une ado américaine rêvant de rejoindre l'université de Washington pour ses études supérieures. C'est une vraie geek avec dans sa chambre de quoi bricoler avec son imprimante 3D, sa mère la gâte pas mal. Il faut dire que Chloe est atteinte de pas mal de maladies : un peu d'asthme, de diabète, une paralysie des jambes… bref elle a un régime assez drastique avec pas mal de médicaments.

La gamine aime sa mère mais aimerait tout de même un peu plus de liberté et donc profiter de l'université pour s'émanciper un peu et découvre le monde. Elle vit confiné dans sa maison avec des cours à distance toussa toussa.

Le film est d'autant plus prenant qu'on a désormais tous vécu un confinement. On comprend d'autant mieux les envies de liberté de l'ado.

Le film est vraiment chouette, on se prend forcément d'empathie pour elle. C'est difficile d'en parler plus sans spoiler.

spoilers

Le film est un bon gros setup/pay-off mais perso j'aime toujours cette mécanique.

J'avais très vite deviné que la mère avait un syndrome de Münchhausen par procuration. Par contre j'étais tellement pris dans le film que j'avais oublié la scène d'introduction montrant l'accouchement. Du coup, je n'ai pas vu venir le fait que la mère avait perdue son enfant à la naissance.

La mère est particulièrement détestable sous ses airs de bonne mère aimante mais qui en fait est une pure crevure. J'aime bien détester ce genre de personnage qui semble impossible à déboulonner.

La gamine m'a impressionné dans son maniement du fauteuil roulant. Et en fait il s'avère que dans la vraie vie elle est effectivement en fauteuil roulant ce qui explique sa dextérité. C'est vraiment cool d'avoir pris un acteur réellement en situation de handicap pour un tel rôle. Surtout qu'elle joue plutôt bien !

À la fin j'étais outré que la fille retourne voir sa mère en prison en étant toute gentille avec elle. Mais quand au final c'est pour assouvir sa vengeance, j'ai pas pu m'empêcher d'apprécier la chose, c'est mon côté sournois qui a repris le dessus.

Le film est visuellement calme et posé. Les couleurs sont assez peu saturées, le décor est basique, il n'y a pas de mouvements de caméras foufous, pas d'effets visuels surprenant. Le film se la joue vraiment nature et c'est cool.

Tout se joue sur l'histoire et le jeu des actrices et là … bha c'est impeccable (sauf la crise d'asthme (ouai non là c'est carrément à côté de la plaque mais c'est pas grave)).

Chouette petit film que je recommande pour ceux qui veulent un peu de frisson sans pour autant avoir de surnaturel, du gore ou autre.

The New Mutants

The New Mutants aura eu une gestation chaotique visiblement. Avec sa première bande-annonce en 2017 pour une sortie pendant la pandémie de Covid cet été en 2020 suite à de nombreux reports. Au début le réal Josh Boone voulait faire un truc très orienté horreur mais les studios l'en aurait un peu empêché. La sortie de It et surtout son succès aurait cependant rendu les studios bien plus conciliants sur ce point. Les premières séances tests n'aurait pas été aussi bien reçu que prévues poussant le réal à vouloir reshoot et rendre le film plus sombre. Ça a été reporté, reporté et encore pour au final ne pas y avoir de reshoot vu que les jeunes acteurs auraient trop grandis. Bref, ils ont fini par sortir le film avec une vision assez proche de son réalisateur mais sans reshoots.

Et c'est pas nul, c'est regardable, c'est assez joli sauf quelques effets spéciaux. Mais c'est vraiment pas excellent. À la base ils voulaient même surfer sur la vague 80s mais ça ne s'est pas fait (et tant mieux). Ça sent quand même fortement le film opportuniste qui saute sur toutes les dernières modes, hein.

On accompagne donc Danielle Moonstar une cheyenne venant de subir ce qui semble être une tornade de catégorie 5 étant la seule survivante de sa famille. Elle se réveille menottée dans un lit d'hopital avec une caméra. Elle rencontre la Docteuresse Reyes qui lui explique qu'elle s'avère être une mutante dont les pouvoirs sont en train de se révêler.

Elles sont dans un institut accueillant 5 gamins mutants et … bha juste Reyes pas d'autre personnel. La suite ne vous étonnera pas …

Le film se veut un film d'horreur mais c'est clairement léger sur ce point. Le film vise un public du même age que ses protagonistes. Faut que ça frissonne un peu mais ça reste en surface, ça parle de trucs pour gamins, les dialogues sont clichés. Le seul point qui dénote semble être le traumatisme de jeunesse d'Illyana Rasputin qui est abordé mais sans être parfaitement explicité.

Tout le reste est gentillet. Le film est plutôt court mais il fallait quand même nous mettre des amourettes qui semblent vraiment sorties de nulle part.

Les décors sont jolis visuellement même si globalement la réalisation est assez insipide. Les effets spéciaux sont bien foutus sauf le grand méchant de l'histoire. Non mais sérieux c'est mal fait et malgré la grosse dose de fumée ça cache pas entièrement la misère.

Le film avait du potentiel surtout avec un tel casting mais là … bha c'est raté.

Relic

Petit film australien qui est assez … particulier. Ça ressemble à un film d'horreur, ça goûte le film d'horreur mais ce n'est pas un film d'horreur.

On a donc le droit a mère et une fille qui retourne dans la maison de la grand-mère. Celle-ci ne répond plus aux appels et n'a pas été vue depuis quelques jours. Arrivée dans la maison, elle reste introuvable.

Forcément on s'imagine tout un tas de trucs plus ou moins macabre. Mais quelques jours plus tard, elle refait surface comme une fleur sans trop donner d'explication.

Et son comportement est plutôt étrange. Elle se réagit par moment avec une grande tendresse, parfois bien rude, parfois elle est complètement flippée. Bref, difficile de l'appréhender, elle virevolte pas mal.

À vous de voir si vous allez accrocher. J'ai trouvé le film pas mal frustrant.

Déjà, rien que visuellement, ça m'a agacé. Le film a une colorimétrie pourrie. Les noirs sont vraiment très délavés grisâtres. Rien n'est vraiment sombre alors que le film se passe pas mal dans des environnements sombres mais non. Et ça me gonfle au plus au point, j'aime bien quand le noir est profond mais là c'est absolument pas le cas. J'ai d'ailleurs cru au début que mon écran était tout déréglé.

Les actrices sont bien dans le truc. D'ailleurs le casting est quasi exclusivement féminin.

Le film est finalement assez peu prévisible et ça c'est cool. Pourtant on a le droit aux classiques moments de tension avec la musique oppressante qui monte inlassablement pour au final ne pas avoir de jump scares pour désamorcer.

Le film est désappointant mais il n'en est pas mauvais loin de là. Juste que l'emballage trompeur peut décontenancer et on a l'impression de s'être trompé de séance mais au final c'est quand même cool.

spoilers

Je dois avouer que j'ai été très frustré qu'il n'y ait pas plus d'éléments d'horreur que ce soit surnaturel, ou violence ou je ne sais quoi d'autre.

D'ailleurs la scène finale où la mère dépiaute (dégueulassement) sa mère c'est très symbolique dans le sens mais vraiment très visuel. Le fait de devoir accepter la décrépitude de sa mère et que c'est désormais une personne différente mais pas nécessairement méchante… bha … en fait c'est chouette. Le fait d'avoir rendu ça assez moche à voir contraste avec la beauté du propos.

Je n'ai d'ailleurs pas écrit ce blogpost parcequ'il m'a fallu un peu de temps pour digérer le truc et savoir si j'ai aimé ou non. Sur le coup ça ne m'a pas plus. Mais après l'avoir laissé reposé et m'y repencher dessus deux jours plus tard … bha … c'est bon. J'aime bien.

Au final le film a le cul entre deux chaises. Son esthétique et ses tropes de films d'horreur ne sont au final qu'un enrobage pour un film qui a un propos bien plus terre-à-terre et concret.

16 récap : Novembre 2020

Encore un mois de confinement cette année. Bon je vous avoue que ça ne m'a personnelement absolument pas touché vu que pour le boulot j'ai le droit de me balader dehors (comme à peu près tout le monde d'ailleurs).

Dans un autre registre, AMD a enfin "'«“sorti”»'" ses nouvelles cartes graphiques. Et bha c'est une sacrée déconvenue! Déjà pas de stock (je m'y attendais, hein), cela dit les prix annoncés ne sont pas ceux constatés en boutiques. Visiblement les boutiques européennes font un joli +150€, ça fait mal au derche. C'est dommage parceque niveau perfs c'est excellent et niveau support Linux aussi.

Les quelques boutiques françaises vendant les bêtes ont sacrément gonflées les prix par rapport au shop AMD. Je sais que chacun décide de ses prix mais là c'est quand même un surcoût de 150€ mais sans pour autant avoir de stock…

Bref, je relativise, c'est pas si grave contrairement à ce qu'il se passe politiquement en ce moment…

Blog

En bref ce mois-ci : 6 articles, 18 commentaires, 4 visionnages, 523131 requêtes, 48408 visiteurs uniques pour 26.21 Go de trafic.

Films

Séries

The Haunting of Bly Manor

C'est la suite de The Haunting Of Hill House avec un peu la même équipe et même pas mal de récurrents au cast. On est encore une fois, vous l'aurez deviné, dans de l'horreur avec un manoir hanté.

Et c'est franchement super cool même si ptet un chouilla moins bien que le précédent. On suit donc les aventures d'une jeune fille au pair dans les années 80 recrutée pour s'occuper de deux gamins dans un manoir reclus. On a le droit à un cuistot super gentil, une jardinière qui semble pas jardiner tant que ça et la régente qui semble très attaché au lieu ainsi qu'à ses précédents occupants.

On a tout le cocktail qui faut pour passer un bon moment. Les décors sont somptueux avec un manoir bien moins flippant dans sa déco que la fameuse Hill House. Par chance, il n'y a pas de statues dans les couloirs, par contre le jardin possède sa chapelle ainsi que son ptit cimetière pour la bonne ambiance.

Les gamins sont particulièrement étranges, surtout que la maison de poupée géante semble servir de map interactive en temps réel. Mais est-ce le plus étrange ? Les visions de la fille au pair ne sont-elles que des visions ? Sont-ils seuls dans cette bâtisse ?

Bref, c'est super à regarder où chacun fait ses prédictions pour tenter de trouver ce qui se trame réellement.

What We Do In The Shadows

Je me suis refait la saison 2. J'adore vraiment cette série (et le film aussi).

C'est bien dans la continuité de la première saison : c'est vraiment super drôle, c'est joli, c'est super drôle, c'est bien joué, c'est super drôle, c'est court, c'est super drôle.

Colin Robinson est vraiment mon personnage préferré. On a tous connu des vampires énergétiques : ces êtres extraordinaires qui ne peuvent s'empêcher de vous saouler en vous noyant sous une intarissable source d'histoires inintéressantes sans jamais prendre en compte votre ressenti. Ce genre de personnes qui vous raconte son histoire personnelle sans queue ni tête avec des tas de détails abscons qui n'apporte rien au futile récit.

Bref, cette série fait donc suite à un film réalisé par Taika Waititi (réalisateur un peu en vogue ces derniers temps) où l'on suit une équipe de tournage filmant un documentaire à propos d'une coloc de vampire en Nouvelle-Zélande. La série se concentre, elle, sur une coloc à New-York. On retrouve donc des vampires complètement déconnectés de la réalité en décalage complet avec leur environnement.

Les gags sont géniaux, les dialogues excellents surtout avec leurs accents bien caractéristiques. La série a surtout ajouté le concept de vampire énergétique et franchement c'est l'idée du siècle. Ça apporte tellement de gags.

Ruez-vous sur la série qui n'a pour l'instant que deux saisons de dix épisodes de vingt minutes.

Jeux

Journey

Among Us

Abzu

Bon bha je pensais pas y jouer ce mois-ci mais finalement les promos steam sont passées et du coup malgré le dépassement de budget que je m'autorise, je me le suis pris.

C'est un jeu dans le même esprit que Journey. Donc c'est très contemplatif, assez peu de gameplay, des graphismes techniquement assez simples mais quand même vraiment jolis. Pas d'ennemis, pas de challenge, juste une promenade sauf que le désert laisse sa place ici à l'océan.

On sent qu'il y a une histoire plus travaillée que dans Journey. Mais j'ai quand même moins accroché. Je le trouve moins … je sais pas trop comment dire. J'ai moins eu l'impression de m'investir dans le truc. J'ai regardé ça comme un joli aquarium.

Contrairement à Journey on ne peut pas rencontrer de compagnon de voyage et c'est ptet ça qui manque au final. Bref, c'est cool mais ça m'a moins touché.

Musique

Le morceau Comfort Eagle de Cake est sympa comme tout dit donc !

Nuxeries

Vidéos

Une ptite vidéo qui analyse les techniques d'animation utilisée sur le film Akira. C'est vraiment intéressant à voir même pour quelqu'un n'y connaissant rien même sans avoir vu ce film culte d'ailleurs.

La personne ne fait pas une critique bête et méchante mais prend également du recul face aux contraintes budgétaires et de temps qui s'imposent aux animateurs.

Je vous cache pas que ça donne envie de le revoir ^__^

C'est une vidéo en anglais mais c'est un anglais relativement simple et qui s'apprécie même visuellement. Vous la trouverez sur youtube et elle dure quand même 40 minutes.

Dans un registre complètement différent il y a les cafés latex par Romain Houlès. Habituellement, ce vidéaste a un rythme de publication assez lent mais là il a donné un sacré coup de fouet ! Il raconte quelques anecdotes de tournages souvent centrées autour du maquillage, des accessoires, des effets pratiques.

Les anecdotes sont souvent assez connues, mais sa mise en scène, son humour, et ses effets visuels sont au top. Il mérite d'agrandir sa communauté de viewers !

Simuler de la perte de paquet et de la latence sous Linux avec tc

En voilà un titre bien explicite !

Il pourrait arriver qu'un jour… vous ayez envie, à des fins purement scientifiques (mais non pas du tout pour troller les gens) d'induire de la latence sur certains flux réseau. Et pourquoi pas aussi simuler un peu de perte de paquet, pour voir si la magie des couches réseaux fonctionne bien.

Un outil sous linux tout cryptique vous permet de faire ça mais franchement vla la gueule du truc. tc qui veut dire Traffic Control fait partie d'iproute2. À première vue c'est assez horrible avec une syntaxe des moins explicite mais au final c'est encore pire. Même en ayant quelques connaissances en nunux et en réseau son man tc n'apporte pas tant d'aide que ça. Il y a pas mals de concepts et de jargon très poussé niveau réseau qui rendent le truc assez abscon.

Bref, il faut juste repomper la même commande et la réutiliser encore et encore plutôt que de tenter d'apprendre l'outil si l'on ne compte pas approfondir le truc plus que ça. (c'est habituellement pas ma philosophie du tout mais là je dois avouer que c'est un des outils les plus contre-intuitif que je connaisse)

J'en ai marre de la rechercher constamment donc autant me la partager et à vous aussi au passage afin de retrouver ça plus vite les prochaines fois.

Ça ne se fait pas en une seule commande mais en au moins trois (quatre pour défaire les conneries).

1tc qdisc add dev eth1.832 root handle 1: prio priomap 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
2tc qdisc add dev eth1.832 parent 1:2 handle 20: netem delay 400ms 800ms
3tc qdisc add dev eth1.832 parent 1:2 handle 20: netem loss 10%
4tc filter add dev eth1.832 parent 1:0 protocol ip u32 match ip dport 443 0xffff flowid 1:2
5tc qdisc del dev eth1.832 root

Bon, petite explication approximative de texte ligne par ligne :

  • 1: Ça créer un qdisc (pas besoin de savoir parfaitement ce que c'est) par défaut que je ne toucherai pas sur ma carte réseau eth1.832 .
  • 2: On créer une règle qui ajoute de la latence aléatoire entre 400 et 800 ms (très gênant) toujours sur cette même interface réseau.
  • 3: Elle s'amuse à ajouter 10% de perte de paquet (elle ne peut pas être cumulée avec la ligne 2, c'est soit l'une soit l'autre, j'ai mis les deux à la suite pour vous montrer les possibilités).
  • 4: Celle-là affecte la règle précédemment créée (numérotée 1:2) au protocole ip utilisant le port de destination 443.
  • 5: Enfin celle-ci supprime le qdisc créé et donc vire tout ce qu'on a fait.

Vous n'avez plus qu'à adapter ces quelques lignes à votre cas d'usage pour expérimenter sur votre lab. Bien entendu, vous pouvez faire ça sur votre machine rien qu'à vous (si vous êtes root) mais c'est bien plus drôle de faire ça sur un routeur pour mieux voir les effets néfastes.

D'ailleurs vous remarquerez très vite que le taux de perte de paquet n'a vraiment pas besoin d'être élevé pour vite rendre tout inutilisable.

Bien entendu tc sait faire bien plus de choses mais … c'est complexe et je n'en ai pas l'utilité. Voilà, vous avez le bon outil pour vous pourrir le réseau. Brûlez-vous les doigts, il n'y a pas mieux pour apprendre !

Among Us

Among Us est le jeu à la mode du moment. Il s'agit d'une transcription vidéoludique du jeu du Loup Garou mais dans un univers de science-fiction.

Vous êtes jusqu'à 10 petits personnages avec chacun sa ptite couleur et son chapeau à devoir effectuer tout un tas de tâches dans votre vaisseau spatial. Vous allez devoir réparer des câbles électriques, aligner les réacteurs, activer les boucliers, dégommer quelques météorites sur le chemin, analyser des échantillons, classer des spécimens… bref tout un tas de tâches ingrates.

Vous ne pourrez arriver au bout de votre voyage que si tout le monde participe à l'effort collectif. Malheureusement parmis les membres d'équipage, il s'avère qu'il y a un ou deux imposteurs qui font tout pour empêcher votre mission de se dérouler. Leur but est d'éradiquer tout le monde. Ils vont donc faire en sorte de vous éliminer les uns après les autres tout en sabotant le vaisseau par la même occasion.

En début de partie, le jeu va attribuer les rôles d'impostors à 1, 2 voire 3 joueurs, tandis que les autres ne seront que de simples crewmates.

capture montrant l'attribution de son rôle en début de partie

C'est là que vous découvrez votre rôle. Là je suis Crewmate.

Le jeu se compose en deux phases distinctes :

  • La phase d'action où chacun vaque à ses occupations
  • La phase de délibération où le groupe discute avant de voter
Capture du jeu montrant l'icone joignant les joueurs à la fermer

Lorsque le jeu entame sa phase d'action, l'assemblée est prié de se taire.

Phase d'action

Tous nos joyeux personnages se voient attribuer un nombre de tâches (définis par l'organisateur) qui vont se faire à différents endroits de la map.

Ici les joueurs doivent glisser les feuilles dans la trappe afin de nettoyer le conduit d'air

Çui-là est rapide et ne nécessite pas trop d'attention

Certaines tâches sont communes à tout le monde, d'autre non, certaines sont très courtes d'autres plus longues, certaines nécessitent même d'aller à deux endroits différents.

Le joueur se voit présenter les dix chiffres à cliquer dans l'ordre croissant

C'est fou comme c'est finalement simple de démarrer un réacteur !

Bref, tout ceci n'est qu'un prétexte pour éparpiller tout le monde.

Là le joueur n'a qu'à patienter quelques secondes le temps que ça se passe

Cette tâche est la moins intéressante et l'une des plus longues !

Vous remarquerez que ces mini-jeux ont la fâcheuse tendance à vous occuper une bonne partie de l'écran vous rendant assez peu réceptif à votre environnement.

Un écran signale qu'un cadavre a été trouvé par un des membres et que l'on quitte la phase d'action pour passer à celle de discussion

Un cadavre marque la fin de l'action et le début de la discussion (pauvre vert).

Phase de discussion et de vote

Lorsque quelqu'un découvre un cadavre, il peut interrompre la partie ce qui déclenchera une phase de discussion où chacun va devoir enquêter en incriminant les autres et en se disculpant des accusations. Lors de cette discussion, chacun doit voter pour un membre encore en vie ou bien voter blanc. Le personnage recevant le plus de vote se voit éliminer à l'unanimité.

Ça va bluffer et contre-bluffer dans tous les sens. C'est là que le jeu nous dévoile toute sa saveur. Les discussions endiablées où chacun se suspecte.

un écran affichant qui sont les survivants avec un bouton devant chacun pour voter

Nat est morte, LemonParti a trouvé le cadavre (le mégaphone).

J'adore ça ! Évaluer les gens à leurs intonnations, mener l'enquête en tentant de se remémorer ce qu'il s'est passé les cinq dernières minutes : qui a-t-on croisé, se rappeler de ce que l'on a fait, est-ce que tel personnage était réellement là où il prétend être ? Pour les imposteurs il faut parvenir à ne pas pousser les gens à voter pour soi et il est même de bon aloi de parvenir à faire voter un innocent afin de se faciliter le boulot.

Comment ça se finit ?

Il y a plusieurs fins possibles :

  • A: Les imposteurs se font éjecter à l'issue de votes
  • B: Les crewmates parviennent à finir toutes leurs quêtes
  • C: Les imposteurs parviennent à éliminer suffisamment de crewmates
  • D: Les imposteurs parviennent à saboter un élément du vaisseau sans que ça ne soit réparé dans le temps imparti

Les cas A et B sont des victoires des crewmates, les cas C et D sont des victoires pour les imposteurs. En sachant que le cas C peut s'obtenir de deux façons différentes : soit les imposteurs tuent suffisamment de crewmates, soit les votes éliminent suffisamment de crewmates. En sachant que la limite de crewmates survivant doit être égale au nombre d'imposteurs encore en vie (cet élément peut d'ailleurs être un indice sur le nombre d'imposteur présent dans la partie).

Gameplay asymétrique

Crewmate

Je ne vais pas vous le cacher les mini-jeux ne sont pas des plus intéressants. Ils ne sont là que pour vous occuper un peu l'esprit, ils sont simplistes, pas vraiment fun. Jouer crewmates pour les mini-jeux c'est inintéressant cela-dit ça vous donne une bonne raison de vous balader partout.

Et du coup vous allez pouvoir enquêter afin de trouver des comportements louches dans vos colègues. Tiens tiens, ce joueur est soit ce joueur à des difficultés à compter jusqu'à 10 soit c'est un imposteur. Tiens c'est quoi ce joueur qui s'interrompt 10s dans son trajet pile au moment où un sabotage à lieux ?!

L'écran est subdivisé en quatre affichant différents endroits de la map

Il est également possible d'aller regarder ce qui se passe devant les quelques caméras disséminées sur la map.

Si vous êtes vraiment un très fin limier, vous pouvez même vous rendre dans la salle d'administration vous affichant la localisation de chacun. Le souci c'est que les informations ici ne sont que très partielles et il vous faudra un sacré effort pour parvenir à recoller les morceaux. Je n'en ai pas les capacités mémorielles mais certains sont plutôt doués pour ça.

Même une fois tué, il est possible de continuer (il faut le faire d'ailleurs) de faire ses tâches ou bien de saboter divers éléments du vaisseau. Il est également possible de discuter entre morts afin de se marrer.

Impostor

Je ne vous cache pas que je préferre largement jouer impostor !

C'est jouissif : faire semblant d'effectuer les tâches de l'équipage, trucider un malheureux crewmate qui passe par-là, se planquer dans les conduits pour aller un peu plus loin, attendre que le cadavre soit trouvé en étant si possible assez loin, saboter l'oxygène pour séparer et éloigner tout le monde, faire semblant de réparer l'oxygène. Et quand le cadavre est découvert, avoir l'air convaincant en tentant d'orienter les votes vers un innocent afin de se simplifier le boulot.

Biensûr il y a une partie de (mal)chance, surprendre quelqu'un en flagrant délit va être un moment assez intense. Il vous faudra parvenir à convaincre tout le monde que vous êtes sincère car l'imposteur lui sortira son plus grand bluff pour vous faire accuser.

En tant qu'imposteur plusieurs stratégies peuvent être adoptées pour maximiser vos chances. Saboter un équipement se trouvant à l'opposé de là où vous avez tué quelqu'un est souvent pas trop mal. Couper les lumières permet de restreindre grandement le champ de vision des gentils crewmates et donc vous laisse une bien plus grande latitude. De nombreux conduits d'aérations vous permettront de vous planquer et de vous enfuire loin d'une scène de crime.

Certaines personnes n'aiment pas jouer impostor car c'est assez stressant d'avoir l'air naturel, de devoir mentir en étant crédible, de bluffer constamment.

La majeure partie du jeu est en dehors du jeu

Le jeu en lui-même ne propose pas de système de chat vocal, un simple chat textuel mais c'est vraiment pas fun dans ce cas. À mon sens le jeu ne vaut le coup que lorsque tout le monde se retrouve dans un logiciel de discussion vocale (mumble si possible mais bon la communauté des gamers s'est tourné vers Discord :-/ ).

Pendant la phase d'action, tout le monde se tait et les micros ne se réactivent que lors des phases de concertation. Cette alternance de silence absolue et de discussions endiablée est d'ailleurs étrange les premières fois. Ça demande une certaine discipline de la part du groupe mais si vous êtes bien entouré ça ira comme sur des roulettes.

D'ailleurs une fois tuée, une personne ne doit plus discuter afin de ne pas ruiner la partie ;-)

À quoi ça ressemble les parties ?

Les parties durent entre 2 et 10 minutes. Mais dans la soirée on s'enchaîne plein de parties avec des gens qui vont et qui viennent en fonction de l'heure. On peut jouer à partir de 4 personnes mais ça n'a aucun intéret. Et d'ailleurs si vous êtes tous en chat vocal, inviter un inconnu dans la partie sans le faire rejoindre le vocal n'a aucun intéret non plus.

Le jeu devient intéressant à partir de 6 joueurs mais devient vraiment fun à partir de 8 avec 2 imposteurs simultannés ce qui permet bien plus de bluff en équipe.

Le côté social du jeu est super fun. Il faut arriver à apprivoiser ses comparses de jeu que l'on ne connait pas lors des premières parties. Pour le couple d'imposteur, il faut parvenir à collaborer sans éveiller les soupçons ce qui est parfois très subtil et donne lieu à quelques "engueulades" ou des éclats de rire incontrôlés. Se synchroniser sans se parler est parfois laborieux et donne lieu à de stupides échecs ou à de magnifiques fulgurences.

Une des forces du jeu est d'être assez rapide à appréhender. En une heure de jeu, on connait déjà pas mal les bases et au moins une map ce qui permet ve vraiment s'amuser. Mais c'est vrai qu'en ayant une dizaine d'heures dans les pattes on peut commencer à avoir des jugements plus affûtés et on devient capable de déceler quelques failles dans les dires de certains permettant de démasquer des imposteurs. Mais lorsque l'on sait qu'il y a des débutants, certains comportements ouvertement suspect pour un joueur aguérris deviennent normaux ce qui rend fait que le jeu reste quand même intéressant pour tout le monde. La différence de niveau ne désavantage pas au final.

Voilà, c'est un super petit jeu à 4€ qui tourne parfaitement sous linux via SteamPlay.

Les points noirs

Serveurs à l'agonie

Le jeu a maintenant deux ans mais a gagné énormément en popularité durant la fin de l'été quand il a été repéré par des streamers. Et du coup, le jeu étant soudainement ultra populaire, les serveurs ont quelques soucis. En soirée, le serveur Europe est tout bonnement inutilisable, il plante régulièrement, tout le monde ne peut pas rejoindre la partie… la solution est de migrer sur les serveurs d'Amérique du Nord. La latence est bien entendue plus élevée mais ça n'a pas trop d'incidence sur la partie.

Keybinding foireux

Il est développé par une toute petite équipe (visiblement un seul dev et deux artistes ce qui a plusieurs conséquences. Étant un jeu Android à la base, ses contrôles son assez … étranges. On ne peut pas changer les touches, tout le monde s'échigne donc à passer son clavier en qwerty afin d'utiliser les fameuses wsad.

Là où c'est le plus étrange, c'est que le jeu propose de jouer entièrement à la souris ou bien en mix clavier+souris. Si l'on choisit clavier+souris, il n'est plus possible de se déplacer avec la souris… de ce fait, avec mon bépo j'ai pris la décision de ne jouer qu'à la souris. C'est un peu galère de rusher le bouton kill lorsque je suis en train de marcher innocemment mais bon…

Impossible d'avoir des spectateurs pour être plus de 10

Un truc un poil dommage est l'impossibilité d'être plus de 10 sur un serveur. Le jeu est vraiment plus intéressant à 10 qu'à 7 ou 8. Or les soirées se commencent en petit comité, puis un ami invite un autre ami qui lui en invite deux. On se retrouve assez vite à 8 ou 9 et d'un coup on entend le fatidique “J'ai trois personnes intéressées mais ça dépasse…”. Du coup forcément on ne les invite pas.

S'ils pouvaient rejoindre la partie et que le jeu attribue des spectateurs en début ça serait pas mal du tout. Après tout ça reste assez fun de regarder ce qu'il se passe et écouter.

Changer tous les réglages sans relancer un serveur

La partie possède pas mal de réglages disponibles. Il est possible de modifier le temps d'attente entre les kills, le temps de discussion en fin de round, est-ce que les votes sont anonymes, combien de tâches et de quels types, la vitesse de déplacement, le champ de vision…

Ça permet vraiment de changer grandement la partie tout ça. Malheureusement deux réglages ne peuvent pas être modifiés sans relancer une nouvelle partie : le nombre d'imposteur et la map. Pourtant dans une soirée, le nombre de joueur variant en fonction de la disponibilité de chacun, on se retrouve parfois à recréer plusieurs fois…

Pareil pour la map, qui ne peut être changée sans relancer également. À chaque fois en plus, comme les serveurs sont quelque peu capricieux c'est un peu compliqué d'avoir tout le monde qui rejoint sans trop d'emmerdes.

Journey

Jeu initialement sorti sur Playstation 3 qui est arrivé sur PC il n'y a pas si longtemps que ça (à mon échelle hein). Ce jeu est un voyage initiatique qui vous guidera du désert jusqu'au sommet de la montagne que vous apercevez dès le début.

Vous incarnez un personnage assez mystérieux vétu d'une cape rouge et d'une écharpe magique. Vous pouvez diriger votre personnage, sauter et éventuellement voleter ou bien émettre un son. Et c'est tout.

Juste avec ça vous allez devoir parcourir un trajet dans des paysages magnifiques. Franchement le jeu a déjà 8 ans mais il est simplement superbe. C'est techniquement assez simple mais parfaitement éxécuté. Le sable a fière allure avec ses reflets de lumière, ses mouvements s'adaptant à votre passage, ses couleurs chatoyantes… C'est screenshottable à chaque instant.

Le jeu ne propose presque aucun défi, c'est juste une promenade dans un environnement superbe. Le gameplay est minimaliste mais vous proposera de l'exploration afin de trouver des glyphes vous permettant d'agrandir votre écharpe.

L'histoire du jeu n'est raconté que lors de courtes cut-scenes entre les niveaux et quelques gravures sur des murs qu'il vous faudra trouver. Il n'y a pas de dialogues mais juste quelques interactions contemplatives.

Vous croiserez quelques êtres étranges ressemblant à des animaux mais formées de tapis volants. Vous aurez le droit à d'impressionnantes baleines nageant paisiblement, des sortes de raies oscillants ou bien du micro-organisme plus si micro mais bien planqué.

Le jeu est vraiment très calme et poêtique. Vous pourrez d'ailleurs faire votre voyage en compagnie d'un autre joueur cependant vous n'aurez pas d'autre moyen de communication que votre faculté à émettre un unique son. Vous allez donc devoir tenter de vous comprendre pour vous guider l'un l'autre. Il y a d'ailleurs un achievement consistant à faire le voyage complet avec le même inconnu début à la fin. Et c'est super cool comme sensation de faire ce voyage avec un parfait inconnu où l'on se suit, se fait signe, se tourne autour pour au final parvenir au sommet. C'est par contre toujours un peu triste et frustrant d'arriver au bout et de ne pas pouvoir s'échanger un ptit mot ou autre :-/

Le jeu est assez court (un premier run se fait en près de 2 heures) mais la maniabilité au poil et les graphismes enchanteurs font qu'on peut se le refaire plusieurs fois. D'ailleurs pour parvenir à trouver les quelques secrets (pas tant que ça et pas trop galère à trouver non plus) permettent de prolonger agréablement la sauce.

Je me le referais de temps à autre avec plaisir.

Le jeu tourne parfaitement via SteamPlay et ne nécessite pas une grosse machine.

Splice

Film de science-fiction tirant quelque peu vers l'horreur de 2009.

On suit un couple de scientifique travaillant à créer des êtres à base d'ADN provenant de diverses espèces. Leur but est de parvenir à synthétiser des molécules afin de créer des substances médicales. Bref, notre couple parvient à créer un couple de … trucs (?) dans le but d'en extraire des composés chimiques. Malheureusement business is business, leur labo doit parvenir à en faire une utilisation commerciale rapidement et donc souhaite les réaffecter sur d'autres projets proches mais différents.

Notre couple préferait pousser ses expériences un peu plus loin en y ajoutant de l'ADN humain. Dans quel but ? Avoir un prétexte pour le scénario ! Dans le plus grand secret ils parviennent à leurs fins et créer un joyeux cocktail donnant naissance à un bestiau étrange qui semble grandir à un rythme particulièrement élevé indiquant une probable durée de vie assez faible.

Visiblement le film est plutôt bien noté malgré son échec commercial (il n'est pas parvenu à l'équilibre financier) et pourtant je l'ai trouvé assez bof. Les effets spéciaux sont pas dégueux, la musique est assez quelconque, les acteurs convaincants mais l'histoire est pas ouf.

Déjà le film est souvent mentionné comme étant un film d'horreur mais pas du tout. C'est plus du fantastique/science-fiction avec certe quelques moments un peu tendus mais ça n'en fait pas un film d'horreur pour autant.

Et puis les réactions des personnages sont déconcertantes et du coup ça m'a complètement sortit du film. En dehors du couple de héros et de la créature, les autres personnages ne sont que des prétextes. Il fallait un frangin qui foute la merde, une méchante personnification de l'entreprise cupide à la morale douteuse ainsi que son sous-fifre pour donner un peu de fil à retordre aux personnages principaux.

spoilers

Franchement le design de la créature est nulle à chier je trouve. Alors pour les deux premières créatures on a le droit à des étrons de chair mais pour la troisième expérimentation de suite tu as un humanoïde avec des pattes typiquement extraterrestres et une queue avec un dard. J'ai vraiment pas aimé. J'ai plus eu l'impression par moment que la créature n'était qu'un xénomorphe humain cheapos.


La valse des réactions du couple vis-à-vis de la chose m'a un peu perturbé. Alors tout d'abord la meuf a une relation maternelle assez chelou alors que le mec est bien plus froid et scientifiquement pragmatique.

Le mec, un peu aidé par les remarques de son frêres semble prêt à tuer l'anomalie mais pas de bol elle survit. Du coup là c'est retournement complet de sa part qui commence à la voir comme sa gamine.

Puis la gamine grandissant c'est maintenant "la mère" qui semble s'en détacher complètement. Forcément la chimère apprécie moyennement au point de montrer son mécontentement en tuant le chat qui n'a rien demandé et en violentant sa madré.

Notre chère scientfique bascule complètement de bord au point de la torturer psychologiquement et la mutiler. Là du coup "le père" décide que ce serait le bon moment pour se faire l'abomination avec qui il a une relation paternelle.

Ouaip O____O

Pris en flag par sa femme en train de copuler avec sa gamine/mutante/créature/cocktail génétique/salamandre-porc-épique-indominus-rex-humaine/xénomorphe, Adrien Brody se rhabille, se dispute avec sa femme. Le couple retourne voir la chose et là elle semble mourante, les deux sont tristes.

Je sais que c'est pas banal mais ce serait pas mal de décider à un moment ou un autre du comportement à avoir face à votre création les gens.


Je pensais pas que dans un film grand-public ils osent montrer du sexe inter-espèce ni même un viol inter-espèce d'ailleurs. On ne peut lui enlever ça, c'est osé !

Il parait d'ailleurs que lors des projections tests il y avait bien plus de matière mais qu'ils ont fait quelques coupes.

Le film fait du coup un peu penser à Jurassic Park (surtout les nouveaux) un peu de Frankenstein forcément (ouai des scientifiques qui créent la vie) mais aussi à Shape Of Water. Bref, des références pas mal du tout mais le film m'a laissé plutôt de marbre.

Examen d'un spam #3

En ce 11 novembre je reçois un ptit mail de la part d'Online comme quoi au moins un de mes domaines arrive à expiration et qu'il me faut passer à la caisse pour prolonger l'aventure. Le mail me semble vite fait clean, je clique sur le lien donné pour effectivement renouveler.

Je tombe sur une page 404 de chez Online. Donc à priori c'est étrange mais sans conséquence. Ni une ni deux, mon premier réflexe est de signaler ça sur le salon IRC. Et là, tintin tin je me demande si ce serait pas un peu plus louche en vrai.

Je regarde les headers et là ça devient super louche. Du coup, je regarde le mail au format HTML et là ça se confirme c'est bien un spam de phishing.

Le contenu du mail texte était identique au texte du mail HTML mais un des liens (celui poussant à agir) est différent.

En fait par chance mon client mail (neomutt) m'affiche le mail au format texte ce qui m'a protégé pour le coup. Par contre le from que neomutt m'affiche est forgé. Rspamd l'a noté à 6.01/10 ce qui est déjà pas mal.

Bon je vous le montre en entier avec notamment les headers de rspamd qui montrent qu'il avait bien capté la supercherie.

le mail en question
Return-Path: <info@online.net>
X-Original-To: lord-blog@lord.re
Delivered-To: lord-blog@lord.re
Received: from mta3.canopegabon.com (mta3.canopegabon.com [85.214.29.22])
	(using TLSv1.2 with cipher ECDHE-RSA-AES128-GCM-SHA256 (128/128 bits))
	(No client certificate requested)
	by kif.lord.re (Postfix) with ESMTPS id D695A807F6
	for <lord-blog@lord.re>; Wed, 11 Nov 2020 13:43:18 +0100 (CET)
Date: Wed, 11 Nov 2020 13:21:05 +0100
To: lord-blog@lord.re
From: "online.net" <info@online.net>
Reply-To: info@eu10.internet-es.com
Subject: [Online] Renouvellement de vos noms de domaine.
Message-ID: <7b4611aaad551596ff94b29895938ae0@online.net>
List-Unsubscribe: mailto:bounce180-kItnMezg254CXnq@online.net?subject=list-unsubscribe
MIME-Version: 1.0
Content-Type: multipart/alternative;
	boundary="1f17fd24f871cbcb69725d0a4fc959b29"
Content-Transfer-Encoding: 8bit
X-Rspamd-Queue-Id: D695A807F6
X-Spamd-Result: default: False [6.01 / 10.00];
	 HAS_REPLYTO(0.00)[info@eu10.internet-es.com];
	 R_SPF_FAIL(1.00)[-all];
	 DMARC_POLICY_SOFTFAIL(0.10)[online.net : No valid SPF, No valid DKIM,none];
	 ARC_NA(0.00)[];
	 FROM_HAS_DN(0.00)[];
	 TO_MATCH_ENVRCPT_ALL(0.00)[];
	 MIME_GOOD(-0.10)[multipart/alternative,text/plain];
	 REPLYTO_DOM_NEQ_FROM_DOM(0.00)[];
	 TO_DN_NONE(0.00)[];
	 HAS_LIST_UNSUB(-0.01)[];
	 RCPT_COUNT_ONE(0.00)[1];
	 VIOLATED_DIRECT_SPF(3.50)[];
	 RCVD_COUNT_ZERO(0.00)[0];
	 FROM_EQ_ENVFROM(0.00)[];
	 R_DKIM_NA(0.00)[];
	 MIME_TRACE(0.00)[0:+,1:+,2:~];
	 ASN(0.00)[asn:6724, ipnet:85.214.0.0/15, country:DE];
	 MID_RHS_MATCH_FROM(0.00)[];
	 GREYLIST(0.00)[pass,body];
	 PHISHING(1.52)[online.net->aksomev.de]
X-Rspamd-Server: kif
X-Spam: Yes

This is a multi-part message in MIME format.

--1f17fd24f871cbcb69725d0a4fc959b29
Content-Type: text/plain; charset=UTF-8
Content-Transfer-Encoding: 8bit


ONLINE SASAssistance techniqueBP 438 - 75366 Paris CEDEX 08France
Tél : 01 84 13 00 00
Objet : Renouvellement de vos noms de domaine.
Madame, Monsieur,
Un ou plusieurs de vos domaines ou de vos hébergements arrivent bientot à expiration,
Pour proceder au renouvellement rendez-vous sur la page suivante:
https://console.online.net/commande/renouvellement/
En cas de non règlеmеnt sous 2 jours. votre compte sera définitivement fermé.
A trés bientot,
Si vous êtes perdus, nous avons de nombreux outils à votredisposition :
- Nos documentations sont disponibles en ligne à l'adressehttp://documentation.online.net- Si malgre les outils à disposition, vous n'avez pas trouvéréponse à votre question, notre assistance technique est a votredisposition depuis la rubrique "assistance" de votre consolede gestion Online.net (apres authentification)
Nouveau :Des partenaires d'infogérance sont à votre disposition pourvous fournir un service technique clef en main.Pour plus d'information, contactez nos partenaires :http://documentation.online.net/commercial/infogerance
--L'assistance Online.net


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=A0 votre disposition pour<BR style=3D"text-shadow: none; box-shadow: none;=
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information, contactez nos partenaires :<BR style=3D"text-shadow: none; box=
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Bref, je remercie mon client mail de privilégier les mails au format texte. Le phishing marche principalement par les mails html, donc c'est un argument de plus pour ne pas utiliser ce format.

Il y a donc des tentatives de phishing à l'encontre des clients Online actuellement.

Unhinged

Un des rares films sortis en salle cette année aux US.

On suit Rachel Flynn la maman de Kyle Flynn qui semble s'enticher de Andy son avocat l'aidant grâcieusement dans son divorce avec son ex. Elle vit avec son frêre Fred Flynn qui est fiancé à Mary qui sont donc en coloc dans leur baraque qu'ils vont probablement devoir revendre. Bref, tous ses noms n'ont aucun intéret puisqu'en vrai c'est Tom Cooper qui va être l'élément perturbateur.

Alors que Rachel amène son gamin à l'école en étant bien à la bourre, elle reçoit un coup de téléphone de Deborah sa principale cliente qu'elle doit conduire à différents rendez-vous. Lorsque celle-ci apprend que Rachel ne sera pas dispo à l'heure elle décide de la virer. La madré est vraiment dans une mauvaise passe en perdant sa plus grosse cliente alors qu'elle est en instance de divorce. Heureusement son gamin Kyle est plutôt compréhensif même si savoir qu'il va être sanctionné pour son retard qu'il subit des suites de la faute de sa mère l'enchante peu.

Mais revenons à nos moutons, alors qu'elle est encore en route pour l'école elle se retrouve coincée derrière un énorme SUV Ford. Lorsque le feu passe vert, celui-ci ne démarrant pas, elle laisse éclater sa rage en klaxonnant généreusement et double par la droite pour passer alors que le feu fini par passer rouge. Lorsque cent mètres plus loin elle se retrouve côte-à-côte avec le fameux véhicule, son passager fait signe au gamin d'ouvrir sa fenêtre pour lui parler.

Ce dernier, incarné par Russell Crowe commence à lui expliquer qu'il est actuellement dans une mauvaise phase, qu'il s'excuse mais qu'il apprécierait grandement des excuses de la part de la conductrice. Celle-ci passablement énervée refuse promptement. Et c'est là que ça va partir en biberine.

Le film est sympa comme tout avec ce personnage au bout de sa vie, à bout de nerf qu'il en peut plus. Il ne peut plus se contenir et doit refouler toute une violence qu'il a contenue toute sa vie. On apprendra que visiblement sa femme l'avait quittée, son job l'avait largué à quelques mois de la retraite… bref un bon début de misère sociale et financière qui lui l'ont poussé à bout.

D'ailleurs le film ressemble pas mal à Falling Down avec Michael Douglas qui suit à peu près une même trajectoire. C'est à peu près la même histoire mais avec un contexte différent (trente ans d'écart quoi).

Le film est assez cru dans sa violence. Les accidents de bagnoles sont particulièrement intenses sans avoir recourt à cinquante angles de caméra.

Il faut avouer que le film est stressant. Qui n'a jamais flippé de se faire arrêter par un taré un peu trop énervé ?

Le film abuse du setup/pay-off (spoilers)

La paire de ciseau évoquée au début est l'objet qui va résoudre le tout.

Le gamin qui raconte sa stratégie Fortnite qui servira également par la suite.

Le frangin qui raconte que les ruelles chez la grand-mère sont un vrai labyrinthe.

Bref, c'est bien fichu même si par moment les personnages font un truc assez con pour pouvoir relancer le scénar. La tension est bien présente et Russel Crowe est une bête terrifiante.

Pandorum

Alors que ce film devait être le premier épisode d'une trilogie, les critiques mais surtout le résultat au box-office font que c'est le seul et franchement c'est dommage.

La Terre devenant invivable, l'Humanité s'allie pour construire un énorme vaisseau pour s'enfuire vers une distante exoplanète. Le vaisseau héberge environ cinquante mille personnes dans l'espoir de coloniser et perpétrer la race humaine.

On assiste au réveil en catastrophe du Caporal Bower qui subit une forte amnésie suite à un hyper-sommeil un peu long. Il est désespérément seul et n'est pas rejoint par le reste de son équipe qui manque à l'appel. Il finit par trouver un supérieur avec qui il s'organise pour découvrir ce qu'il se passe et surtout où se trouve le reste de l'équipage.

J'ai du mal à comprendre que ce film ait fait un four. Visuellement c'est très correct. Il n'y a pas d'effets numériques dégueulasses, les décors font bien le taff, la mise en scène est plutôt sobre malgré un montage parfois un peu survolté (surement un cache-misère). Bon niveau musique c'est très bateau, ça ne casse pas trois pattes à un canard de l'espace.

L'histoire oscille entre le film Passenger, Alien, Event Horizon, Alien 3. Bon certaines références sont plus flatteuses que d'autres.

Le Pandorum dont il est question est la maladie affectant l'équipage poussant les gens à penser que le vaisseau est hanté. Donc il s'ensuit de la paranoïa toussa toussa.

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film au début mais une fois lancé c'est bon ça part bien. Bref, c'est plutôt un très bon moment.

Spoilers

J'aime pas mal le design des … humains dégénérés et j'aime beaucoup ce concept d'ailleurs. Le fait que ce ne soit pas des extra-terrestres ni des démons ou autre mais juste des humains ayant évolués en s'étant adapté à l'environnement particulier du vaisseau spatial.

Photo du chef des monstres brandissant son bâton de combat

C'est pas super original mais j'aime bien cette allure

La toute fin avec tous les survivants faisant surface sur la nouvelle planète (attention à pas vous prendre les autres capsules ou leur porte) est chouette, j'aurais aimé voir une suite avec la colonisation. C'est un point qui est rarement abordé.

Aniara

Hey un film suèdois et en plus c'est de la science fiction ! En plus l'une des premières images est un ascenceur spatial (on en voit vraiment pas assez dans les films) du coup ça y est j'étais déjà captivé dès le début.

On suit donc le quotidien de passagers fuyant la Terre devenant de plus en plus hostile pour l'humanité (merci la pollution toussa toussa). On est d'ailleurs assez proche d'une croisière sauf que la direction est Mars. Le grand vaisseau est donc assez proche d'un bâteau de croisière avec ses cabines, ses commerces, ses activités ses restaus.

Une des activités possibles à bord est le Mima qui permet de mettre les gens dans une sorte de léthargie basée sur leurs souvenirs heureux. Et justement le personnage principale de l'histoire est l'opératrice de ce fameux Mima.

Tout se passe bien jusqu'à ce qu'une vis de l'espace vienne percuter le vaisseau ce qui comproment le voyage interplanétaire de trois semaines et le transforme en voyage à durée indéterminée. Pour éviter une catastrophe à court terme, l'équippage largue tout le combustible nucléaire ce qui pousse le pauvre vaisseau dans une dérive dans le vide. Par chance le vaisseau est suffisamment autonome pour pourvoir à tous les besoins vitaux de ses occupants.

Je vous en dévoile pas plus. C'est indéniable que le film a un budget assez limité mais du coup on s'évite le spectable hollywoodien outrancier débordant d'effets spaciaux. Le film vise un public clairement adulte, visuellement il y a peu de fioriture, les propos sont parfois crus et le film aborde des thêmatiques parfois peu chastes.

Le rythme du film est assez lent, c'est posé mais sans non plus être contemplatif (faut dire que c'est pas vraiment les paysages qui vont enchanter le spectateur). D'ailleurs merci Tiery pour m'avoir suggéré ce film, il sort bien de l'ordinaire et est super cool.

CSS de jour comme de nuit

Depuis toujours j'ai adopté un thême visuel très dark net crypto hacker pour mon blog. J'ai toujours eu un ptit faible pour les interfaces sombres et du coup naturellement c'est ce vers quoi j'ai voulu aller pour mon ptit coin de web.

Sauf que bon j'ai appris récemment que notre cerveau avait (une très faible) latence supplémentaire quand il doit traiter des informations visuelles sombres. Forcément, je ne voulais pas que mes pauvres lecteurs aient du mal à comprendre mes propos et je me devais donc d'agir. En plus certaines défaillances visuelles font qu'un site sombre n'est pas forcément accessible pour tout le monde.

J'ai tenté à plusieurs reprises de faire un thême clair sauf que je me sens clairement pas l'envie de maintenir deux feuilles de style séparées.

L'arrivée récente de -media-prefers-color-scheme dans les specs du CSS m'a poussé à y re-réflêchir de nouveau. Et j'ai donc repris ce que j'avais commencé dans la douleur : une feuille de style CSS avec des variables pour "m'alléger le boulot".

Franchement changer quelques couleurs par-ci par-là, c'est rien, hein ? Il y en a pour une demi-heure et c'est torché, non ?

Bha non. C'est galère.

On peut pas juste changer la couleur de fond et hop c'est fait. Il faut s'assurer que toutes les couleurs utilisées aient un contraste suffisant une nouvelle fois. Et globalement il faut du coup toutes les redéfinir.

Et puis c'est là qu'on se rend compte que le jaune c'est dur à poser sur un fond clair (tendant vers le blanc). Le jaune est devenu mon némésis. C'est vrai, autant sur un fond sombre c'est facile de trouver un jaune doré avec un bon contraste et pas moche mais sur fond blanc c'est une galère. Le contraste est pourri ou alors visuellement c'est super moche.

Variabilisation du CSS

Depuis pas si longtemps que ça, on peut utiliser des variables en CSS. C'est l'outil parfait pour réaliser une base commune (la structure spatiale du site, la typographie) et de pouvoir par la suite jouer sur les couleurs via des variables redéfinissable.

La première étape consiste donc à créer en tête du CSS un block contenant toutes ces variables avec les couleurs actuelles.

extrait du neodark.css
:root{
  --background:#272b30;
  --default-color:#bbb;
  --header-delimiter:#414;
  --bg-accent:#222;
  --url-color:#ea872d;
  --h2-color:#8aa;
  --posts-h1-a:#cac;
  --fast-h1-a:#99c3d1;
  --shares-h1-a:#ffa;
  --ideas-h1-a:#aff;
  --recap-h1-a:#9cd256;
  --category:#aeb8f9;
  --em:#8a8;
  --strong:#a8a;
  --kbd-samp:#fca;
  --tr-even:#333;
}

Bon j'ai pas changé toutes les couleurs encore, mais déjà avec juste celle-là ça permet d'avoir une bonne base utilisable. Maintenant que j'ai défini ces variables il faut les utiliser aux bons endroits bien entendu et là, la syntaxe est un peu longue mais tolérable.

extrait du neodark.css
html{
 line-height:1.35em;
 background:var(--background);
 color:var(--default-color);
}

Bon une fois qu'on a remplacé toutes les occurences partout c'est chouette mais ça ne créé pas un nouveau thême, on a juste tout mis dans des variables.

Thême de couleur

Bon, c'est maintenant qu'on utilise la propriété CSS permettant de définir un thême clair ou sombre ! Ça y est !

extrait du neodark.css
@media screen and (prefers-color-scheme: light){
  :root{
    --background:#eee;
    --default-color:#222;
    --header-delimiter:#fff;
    --bg-accent:#ddd;
    --url-color:#000;
    --h2-color:#388;
    --posts-h1-a:#7b56d2;
    --fast-h1-a:#5694d2;
    --shares-h1-a:#d2c656;
    --shares-h1-a:#ff0080;
    --ideas-h1-a:#56c6d2;
    --recap-h1-a:#85ce27;
    --category:#0062ff;
    --em:#0062ff;
    --strong:#7b56d2;
    --kbd-samp:#fff;
    --tr-even:#ccc;
  }
}

La première ligne est une media query qui permet de n'appliquer les règles que dans certaines conditions. La condition définie ici est le prefers-color-scheme: light. Donc quand le navigateur indique qu'il préferre afficher un thême clair, ce sont ces régles CSS qui seront appliquées par-dessus les existantes.

Et voilà avec ça, vous avez, par défaut un site sombre mais avec un thême clair pour les gens ayant choisie un thême clair. Il me reste à trifouiller et régler encore un peu pour réhausser du contraste de droite et de gauche et surtout trouver la formule magique pour les jaunes.

capture d'écran de la version sombre classique du thême

Bon vous connaissez probablement cette version déjà

capture d'écran de la version claire du thême

Le nouveau thême clair pas encore parfaitement finalisé, beaucoup de soucis de contraste à améliorer.

15 récap : Octobre 2020

Blog

C'est calme, hein ? Ouai je sais. La grosse flemme ce mois-ci.

En bref ce mois-ci : 4 articles, 3 commentaires, 3 visionnages, 518261 requêtes, 45446 visiteurs uniques pour 20.12 Go de trafic.

Films

Jeux

Team Fortress 2

Ouaip je vous le ressort tous les mois mais j'aime toujours autant ce jeu. La communauté y est toujours aussi toxique, c'est toujours envahit de bot cheater qui font chier, le gameplay n'a quasiment pas changé en bientôt quinze ans…

Mais la formule marche toujours. En plus pour Halloween ils ont sorti quelques nouvelles maps (celles qu'ils ramènent chaque année pour l'occasion + 4 nouvelles).

J'ai un peu joué et j'ai même fait quelques achievements (ce qui ne m'arrive plus trop, vu que j'ai tous les faciles déjà…).

Shapez.io

Petit jeu opensource jouable dans le navigateur dans sa démo mais également achetable pour supporter son dev. C'est un puzzle-game lorgnant fortement du côté de Factorio.

Vous devez combiner, tourner, découper, recoller, peindre des formes élémentaires pour créer des formes plus complexes. Pour ce faire, vous disposez d'outils basique faisant une action et des tapis roulants pour enchaîner le tout.

C'est basique mais très efficace. Ça coûte pas très cher, les graphismes sont minimalistes, le jeu n'a pas un énorme contenu mais ça occupe bien. Même si, il est vrai on tourne vite en rond, ça reste à mon sens un très bon ptit jeu.

Vous pouvez le tester sur le site officiel et si ça vous plaît, vous pourrez également transférer votre sauvegarde de la démo vers le vrai jeu.

Ça coûte pas cher et ça soutient un jeu libre.

Overcrowd

Encore un jeu de gestion \o/

Il est temps de construire la station de métro de vos rêves ! Gérer le flux de passagers, les boutiques pour extirper quelques billets, le personnel pour ramasser les saletés…

Le jeu est assez mignon avec une 2D pixellisée simple mais efficace. Bon le jeu a quand même tendance à ramer un peu lorsque la map est bien remplie mais ça reste quand même jouable.

Votre but est de maintenir une bonne réputation dans votre gare. Si celle-ci tombe à 0 vous perdez. En sachant que tout peut très bien se passer et d'un coup tout bascule parceque vous avez une épidémie ou quelques hooligans.

Vous allez donc devoir vous casser la tête pour organiser la géométrie de votre gare. Il faut constamment éviter des goulets d'étranglement où tout peut exploser à tout moment.

Votre gare s'articule sur plusieurs sous-sols et c'est là qu'il y a un point assez frustrant c'est pour la superposition. Vous ne pouvez tout simplement pas superposer des éléments et votre gare va donc vite devenir un plat de spaghettis inextricable pour tenter de relier les différents quais. Bon c'est frustrant mais à vrai dire sans cet élément il faut avouer que le jeu serait probablement trop simple.

Comme d'habitude, vous ne commencez pas avec tous les objets déblocables ce qui permet de prolonger la durée de vie du titre. Pareil, votre personnel va gagner des niveaux afin d'être de plus en plus efficace.

C'est un ptit jeu sympatique fait par deux britains, ça vaut le coup si vous aimez le genre. Il tourne bien via proton.

Musique

Archspire est en train d'enregistrer son quatrième album !!

Voilà, j'attend impatiemment de pouvoir l'entendre.

Vidéos

Action Button

Je suis tombé sur une chaîne Youtube qui n'a que trois vidéos. Trois critiques de jeux vidéo, encore ouaip.

Je vous conseille quand même de regarder surtout la vidéo sur Doom. Ça parle du vrai, de l'original (j'aime bien aussi le 2016) et on y apprend pas grand-chose de nouveau.

Je vous la vend super bien, hein ? Vous vous retenez de cliquer pour aller voir, non ?

Et bhé c'est super ! La vidéo dure 3h30 et c'est pas du gameplay ou autre contenu facile, non. Ce n'est pas non plus une analyse poussée, technique, décortiquant chaque aspect du truc, non non.

C'est tout un ressenti et un historique pas tout à fait du jeu mais du contexte du vidéaste vis-à-vis du jeu.

C'est visuellement faussement simple, c'est vraiment travaillé et surtout, c'est super drôle (surtout la première demi-heure). Bref, jetez-y un coup d'œil, ça sort de l'ordinaire, c'est intéressant et je me suis vraiment marré.

Vrac

Je fais un peu mumuse avec Gemini en ce moment. Je sais pas si j'en ferai quelque chose mais c'est clairement intéressant comme projet.

Better Watch Out

Ce film pourrait être de saison pour Halloween mais en fait non c'est plus un film de Nowel. On retrouve ici les deux gamins présents dans The Visit (excellent film d'horreur je vous le recommande fortement). Ils sont complétés d'un troisième.

Une bonne famille américaine doit aller fêter nowel en soirée mondaine et décide donc de faire garder leur gamin de 12 ans par leur babysitter habituelle. Le gamin déclare sa flamme auprès de la babysitter qui le repousse et petit à petit il s'avère que ça ne sera pas une soirée tranquille. Ils ne sont pas vraiment seuls puisqu'une brique pète une vitre avec le message plutôt clair U leave and U die.

 

Un film où des gamins seuls dans une baraque doivent se défendre contre des gens voulant s'infiltrer ça fait très Maman j'ai raté l'avion mais là il n'en est rien. C'est pas la même cible visée, c'est ici bien moins drôle (encore que) et plus sombre, vicieux, immoral. Toute fois le film est cité ouvertement en référence.

Le film est meilleur que cela à quoi je m'attendais sans pour autant est vraiment effrayant. Pas vraiment de gore, ni de sexe (encore heureux vu l'âge des protagonistes) et du coup visuellement il est vraiment soft. C'est parfois pas ultra cohérent mais ça reste pardonnable.

Le film sait s'arrêter quand il faut avant de devenir lourdingue.

spoilers

Franchement, quand les ex, bien plus âgés et baraqués arrivent, comment ça se fait qu'aucun ne pète la gueule du mioche ?! Un coup de batte et c'était réglé.

Et puis visiblement au début le but était d'effrayer la gamine, ok. Mais pourquoi ce con le fait en se promenant avec un vrai fusil de chasse chargé et prêt à tirer ?! Alors ce gamin était bien moins extrême et moins déterminé mais c'est le plus dangeureux au début.

J'aime beaucoup le twist finale de la gamine.

Touche Doom pour mon clavier

Haaaa ! Six mois que j'attends que ça arrive.

Tout droit depuis le Vietnam fait par les artistes de chez Jelly Key, j'ai enfin reçu ma ptite touche Doom.

La nouvelle touche en forme de borne d'arcade avec l'ancienne touche classique qu'elle remplace

Franchement comment pouvait fonctionner mon clavier sans cacodaemon ?

Toutes leurs touches sont peintes à la main, c'est d'ailleurs pour ça que la livraison est aussi longue. Mais faut avouer que le résultat est super.

La partie écran est en 3D à l'intérieur : le cacodaemon, le carrelage, le flingue sont en 3D. Si on tourne/penche/incline/rotate la touche on voit de nouveaux détails. L'écran est bombé.

Le joystick peut bouger même si franchement c'est tellement petit que c'est difficile et j'ai vraiment peur de le péter.

Ouai le téléphone est pas trop à l'aise avec les photos en macro

Je ne le montre pas en photo mais la touche est livré dans une mini boite en bambou avec un poinçon de cire par-dessus. C'est vraiment classe à voir. Et dans le même genre de détail, il y a une ptite plaque en alu gravée au laser avec le numéro de série. Ce numéro on le retrouve d'ailleurs au cul de la touche.

De vrais objets de collection.

Mon gros doigt à côté de la ptite touche. Les détails sont vraiment minuscules

On se rend un peu mieux compte de la taille, là, non ?

Bien entendu la touche est compatible avec les switches Cherry MX. Elle est au final moins haute que les touches au profil SA de première rangée (pour donner une idée à deux personnes sur terre).

La touche dans son nouvel environnement naturel : le clavier

La voilà, la pièce centrale dans son écrin

Bon bha voilà, un article inintéressant mais j'en suis tout content. Me reste plus qu'à "écrire" avec : c'est ma touche pour coller.

The Rover

Un film rèche, aride, impitoyable à l'image de son environnement et des protagonistes.

On est dans l'Outback australien, enfin on suppose, mais soit apparemment c'est dans un futur pas si éloigné. La société s'est effondrée (ou alors c'est ptet déjà comme ça là-bas, qu'en sais-je ?) et visiblement Guy Pearce n'a plus grand-chose sauf sa voiture. Pas de bol pour lui, trois types armés et blessés pour l'un crashe leur bagnole à proximité de la sienne et du coup lui chourre.

Pas très très content et n'ayant plus rien à perdre notre protagoniste (et non héros) se met en quête de récupérer sa voiture.

J'aime beaucoup les films de "postapo soft" ils sont pas si courant que ça. Au final il n'y a pas forcément eu de grandes guerres ou autre et la fin du monde n'a pas vraiment eu lieu, juste un grand bouleversement mais qui n'est pas montré. Les quelques personnages qu'on rencontre sont crasseux, vive de trois fois rien, semble glander toute la journée.

La nature est vraiment pas folichonne et l'image pas mal désaturée accentue cet effet désertique poussiéreux. Les personnages sont pas mal immoraux, c'est à se demander comment il peut y avoir autant de survivant quand on voit leur comportement.

Ce film sent fortement le Mad Max 1. C'est un peu le même feeling où il reste visiblement quelques institutions, de rares magasins mais où on sent que tout empire graduellement.

J'adore la performance de Robert Pattinson avec tous ses tocs et ses mimiques et sa confrontation avec Guy Pearce vénère ça marche super bien. D'ailleurs, Robert Pattinson voulait absolument ce rôle particulier afin de casser l'image qu'il avait acquis en tournant dans Twilight. Et force est de constater que ça a marché et qu'il a désormais une bien belle filmographie !

C'est un buddy road movie pas drôle dans un environnement impitoyable.

Super découverte.

Guide pour utiliser Pleroma

On entend parfois qu'utiliser Pleroma est compliqué. Et oui et non. En vrai c'est pas plus compliqué que Mastodon ou Twitter, ce sont surtout des habitudes différentes à prendre.

Donc voilà un petit guide expliquant quelques bouts de l'interface utilisateur.

À quoi ça ressemble ?

Si vous n'avez pas de compte ou si vous n'êtes pas encore connecté, vous tomberez directement sur la page affichant tous les toots publics accessibles depuis l'instance en question.

L'interface classique monocolonne de pleroma sur la timeline globale

Par défaut en anglais, vous êtes sur la Known Network

Avant d'aller plus loin, un petit rappel sur les différentes Timelines existantes.

  • Fil d'actualité : c'est votre timeline personnelle contenant les toots des personnes que vous suivez. Elle contient aussi bien des toots publics que des toots à visibilités restreintes.
  • Bookmarks : Ne contient que les toots que vous avez bookmarké (marque-page).
  • Messages Directs : Ne contient que vos messages persos (DM).
  • Fil d'actualité publics : Il s'agit de la timeline public de votre instance. Elle contient tous les toots publics publiés par les personnes de votre instance.
  • Ensemble du réseau connu : Il s'agit de la timeline globale de votre instance. Elle contient tous les toots publics passant par votre instance. Il s'agit donc de la timeline précédente + tous les toots des autres instances qu'elle reçoit.

L'interface

L'interface de Pleroma est quelque peu déroutante la première fois.

Colonne de gauche

Cette colonne assez fine comporte trois sections.

La première s'avère être l'interface de rédaction de toot. Un dessin sera bien plus explicite.

Explication de chacune des parties de la colonne de gauche

Très dur à décrire

Sachez que vous pouvez formatter vos toots en les rédigeant en html, bbcode ou bien markdown.

Colonne de droite

Celle-ci peut afficher différents contenu. Mais ne nous voilons pas la face, la majorité du temps ça sera les timelines.

Le fédiverse ne garantit pas le temps que mettra un toot a être délivré du coup parfois vous recevrez des messages envoyés quelques minutes/heures/jours/semaines auparavant.

Bon, du coup dans la timeline, vous verez des toots arrivant sur votre instance. Et souvent ces messages ne sont pas sortis de nulle part mais appartiennent à des conversations.

Barre du haut

On a tendance à l'oublier mais tout en haut il y a une barre horizontale.

Vous trouverez tout d'abord le nom de l'instance. En cliquant dessus vous vous retrouverez le fil public de votre instance.

Ensuite au milieu vous avez le logo Pleroma qui lors d'un clic vous remontera la page (un raccourcis bien venu).

Et enfin à droite, trois icônes : la recherche, les réglages et le bouton pour se déconnecter.

La recherche permet de chercher un mot, une personne ou bien un hashtag. C'est très pratique même si parfois les résultats sont un peu aléatoires mais ça s'améliore.

Les gens

L'intéret d'un réseau social c'est d'avoir des interactions avec les gens de l'Internet. Le concept ici est de suivre une personne afin de recevoir toutes ses publications.

Pour ça il existe deux façons de faire.

Tout d'abord vous tombez au hasard sur quelqu'un, vous consultez son profil :

La seconde façon est un cas légèrement différent. Vous connaissez quelqu'un que vous voulez suivre et donc vous allez devoir chercher cette personne.

Sur la vidéo précédente vous voyez qu'à la fin je n'ai pas déjà reçu les messages, ça peut prendre quelques secondes le temps que les données transitent d'instance à instance.

Il ne vous reste plus qu'à répéter ça plusieurs fois pour créer votre petit harem de gens que vous suivez. Votre timeline se remplira maintenant de tous leurs toots.

Un toot

Vous allez vite voir les toots des gens. Ils ont tout un tas d'infos un peu cryptiques au début et pleins de boutons.

À quoi ressemble un toot et qu'est-ce qui est cliquable

Voilà tous les éléments clickable et leur signification

La visibilité des toots est une des grandes fonctionnalités du fédiverse. Lorsque vous en écrivez un, vous pouvez choisir qui recevra le message.

  • Direct : Uniquement les personnes mentionnées dans votre message recevront le toot.
  • Followers-only : Seuls les personnes qui vous suivent verront ce message.
  • Unlistel : Tout le monde peut recevoir le toot mais il n'apparaitra pas dans les timeline publics
  • Public : Potentiellement tout le fédiverse peut voir ce toot

C'est assez simple mais cette possibilité amène parfois à quelques déconvenues : il n'est pas rare que dans une même discussions plusieurs niveaux de visibilité soit mélangés. On se retrouve donc à ne pas voir toute la discussion en voyant des réponses sans voir le message d'origine mais bon, c'est le jeu, chacun choisit ce qui lui plaît.

À cela s'ajoute le fait que toutes les instances ne fédèrent pas à 100% avec tout le monde. Il est pas rare qu'il y ait des trous dans la fédération que ce soit volontaire (modération) ou par souci technique.

Le chat

Depuis peu, Pleroma permet de chatter entre utilisateur du fédiverse. Tous les logiciels ne sont pas compatibles (ça viendra ou pas).

En pratique ça ressemble beaucoup à des discussions à base de messages privés de type DM.

À l'heure actuelle ce n'est pas compatible avec Mastodon, à vraie dire, seul Pleroma et Misskey peuvent discuter ensemble.

Bon, pour le moment je trouve ça franchement gadget mais j'imagine que si ça se déploit chez Mastodon l'adoption rendra ptet le truc plus intéressant.

Les DM

DM == Direct Message dans le langage twitesque.

Il s'agit des messages directs entre les utilisateurs donc ce n'est pas publique. Alors pour info, potentiellement les administrateurs des instances peuvent lire ces messages, ce n'est pas chiffré. Le Fédiverse n'est pas un bon médium pour des conversations confidentielles.

Pour les retrouver il faut se mettre la colonne de droit sur timeline et en haut sélectionner Direct Messages. Ils apparaitront tous là.

Si vous voulez en envoyer un nouveau il suffit de commencer par rédiger un toot normal, d'y mentionner le destinataire et de choisir la visibilité adéquate.

Il est également possible de passer par le profil d'un utilisateur et de cliquer sur le bouton mention


Voilà voilà avec ces quelques éléments il est possible de se débrouiller. Je n'ai pas abordé la partie réglages mais c'est disponible via la ptite roue crantée tout en haut à droite.

Vous y trouverez les options pour personnaliser votre profil. Mais vous aurez également toutes les options pour personnaliser l'affichage de l'interface, bloquer les indésirables ainsi que les options plus générales.

Lorsque j'ai migré de Mastodon à Pleroma j'ai tout d'abord utiliser l'interface mastodon car je trouvais celle de Pleroma moins efficace et moins agréable. Mais après lui avoir laissé sa chance je me suis rendu compte que je la préferais largement : l'interface plus large, les ptits trucs par-ci par-là la rende plus pratique.

Books Of Blood

Trois histoires tirées des romans de Clive Barker dans un film. Clive Barker est un romancier habitué à sortir des histoires d'horreur pas mal du tout. Il a même réalisé le super Hellraiser avec ses fameux cénobites. Donc c'est quand même un truc avec du lourd derrière.

Les Books Of Blood sont une série de romans horrifiques. Apparemment il devait y avoir une série de film, puis éventuellement une série pour au final y avoir ce film de près de deux heures mais avec trois histoires.

On a donc droit à de l'horreur psychologique, du surnaturel, un chouilla de gore. C'est pas mal mais c'est pas non plus la folie. Mais le pire c'est qu'en y repensant j'ai pas de gros défaut à reprocher. Visuellement c'est honnête mais pas ouf, le jeu des acteurs est correct, les histoires ça va bien, la musique … heuuu je m'en souviens déjà plus. Et en fait je crois que le film va laisser la même impression que la musique.

La toute fin est assez chouette cela dit. Voilà, c'est au final agréable mais dispensable et oubliable.

Amélioration de mon environnement nunux

Je vous ai déjà parlé de mon obsession pour avoir un environnement KISS avec le moins de processus qui tournent et compagnie. Mais depuis quelques mois je vais un peu à contresens en m'ajoutant quelques outils pour améliorer le confort global.

J'utilise maintenant Sway depuis deux ans et j'en suis super satisfait. C'est un compositor wayland reprenant le fonctionnement d'i3 que j'ai étrenné pendant très longtemps avant.

En deux ans, l'utilisation de Wayland s'est grandement améliorée au point où il n'y a désormais quasiment plus de ptits comportements merdiques. La majorité des bugs ont été corrigés, des fonctionnalités manquantes ont été implémentées toussa.

Redshift

Bon je passe beaucoup d'heures devant l'ordi et parfois même un peu tard. On en parle de plus en plus des troubles du rythme circadien qui serait en partie provoqué par les écrans et plus spécifiquement la lumière bleue qu'ils émettent.

Bon bha, vous vous doutez qu'en présentant le truc comme ça, c'est que je suis touché. Et bha pas du tout. Je dors très bien et facilement.

Mais bon, ça coûte pas bien cher de s'en prémunir préventivement. Du coup Redshift est un outil bien connu sous nunux qui permet d'adapter la colorimétrie de l'écran en fonction de l'heure.

En gros vous lui donnez votre géolocalisation et il se débrouille pour savoir à quelle heure enlever du bleu (l'écran rougit pas mal). Vous pouvez bien entendu adapter la puissance de l'effet pour plus ou moins impacter.

Par défaut c'est vraiment très rouge au point de rendre chiant à regarder tout ce qui est graphique (photo/films…). Perso je l'ai un peu changé et je le lance directement via sway.

~/.config/sway/config

exec --no-startup-id redshift -t 5700:3500 -m wayland -l XX.XX:YY.YY

Et hop !

Enfin presque, il vous faut une version forkée de redshift si vous utilisez sway parceque l'original ne sait bosser qu'avec X11.

Bon par contre je regarde pas mal de vidéos et là c'est assez chiant la colorimétrie foireuse du coup j'ai foutu un ptit script lua dans mpv afin de couper provisoirement Redshift automatiquement. Vous pouvez mettre ce script dans ~/.config/mpv/scripts pour vous aussi profiter de ce ptit raffinement.

Pulseeffects

Depuis le confinement, j'ai adopté PulseAudio une des œuvres de l'illustre Lennart Poettering. Pourtant j'aime pas tout son écosystème, j'aime pas sa façon de fonctionner, je n'ai besoin d'aucune de ses fonctionnalités. J'ai qu'une carte son avec une seule sortie audio utilisée.

Alsa me convenait parfaitement. Mais le truc qui m'a fait craqué c'est PulseEffects qui permet d'ajouter des effets sur l'audio sur tout le système. J'ai de bonnes enceintes sauf qu'elles ont un son très neutre et être neutre c'est cool mais avoir un peu plus de basse c'est quand même bien mieux.

Du coup avec ce ptit outil je peux renforcer grandement les basses ce qui rend le son bien plus agréable. Par contre c'est l'enfer sur terre ce truc. Du GTK, du dbus, du dconf… tout pour te pourrir un environnement sain.

Pour le lancer sans avoir de fenêtre je le lance aussi via sway.

~/.config/sway/config

exec --no-starstup-id pulseeffects --gapplication-service

Bon pour le réglage faut le lancer normalement mais ça peut risquer de faire bugguer le son…

Pour éviter que ça sature dans tous les sens je baisse le volume des applis à 80%.

Swayidle

Par défaut sway n'a pas de mécanisme de mise en veille/écran de veille ou autre. C'est un poil gênant si vous avez tendance à laisser de côté l'ordi un long moment.

Du coup swayidle est la rustine qui permet de scripter des actions en fonctions d'évènements. Si comme moi vous n'utilisez pas systemd, les seuls évènements possibles sont timeout et resume qui correspondent à un temps d'inactivité et le retour de l'activité.

Dans mon cas au bout de 10 minutes je fous l'écran en veille et en retour d'activité je réactive l'écran. Basique mais suffisant pour le moment.

Encore une fois, je le lance via sway !

~/.config/sway/config

exec --no-startup-id swayidle -w timeout 600 'swaymsg "output * dpms off"' resume 'swaymsg "output * dpms on"'

Je ne le fais pas mais sachez qu'il est possible de définir plusieurs actions à plusieurs timeout différents pour par exemple éteindre l'écran au bout de dix minutes, et pourquoi mettre tout l'ordi en veille au bout de trente minutes.

Bref, un ptit outil léger qui fait ce qu'on lui demande sans plus. Il est généralement packagé directement avec sway (enfin selon la distro).

Là vous remarquerez vite que mpv est un bon citoyen et qu'il discute avec sway pour lui dire de ne pas se mettre en veille pendant qu'il tourne. Par contre Qutebrowser … non, quand il lit une vidéo, bha sway n'hésitera pas à se foutre en veille au bout du timeout. La parade que j'ai trouvé est de toucher la conf de sway pour inhiber la mise en veille lorsque Qutebrowser est en plein écran.

~/.config/sway/config

for_window [app_id="org.qutebrowser.qutebrowser"] inhibit_idle fullscreen

Et vous allez pouvoir laisser tourner votre navigateur tranquillou sans risquer que l'écran s'éteigne lors d'une vidéo.

Bemenu

Lorsque j'étais encore sur i3 et donc le monde vieillissant de X11, j'utilisais le fameux dmenu sorti tout droit des esprits de chez suckless chez qui j'aimais vraiment faire mes courses. Il était vraiment cool mais n'a pas entamé de transition vers wayland et ne le fera probablement jamais officiellement (il me semble qu'il traîne un fork ou deux pour ça). Du coup je suis allé voir la concurrence.

J'ai choisi un ptit nouveau nommé bemenu et j'en suis très content. Par défaut il a un thême (enfin deux trois couleurs quoi) qui me plaisent pas mal.

Je m'en sers pour sélectionner la musique, lancer des logiciels, récupérer mes mots de passe, lancer un film. Ce que j'aime bien c'est qu'on peut lui filer tous les réglages en arguments du coup on peut se passer de fichier de configuration.

exemple d'appels via sway

bindcode $mod+26 exec "bemenu-run --fn 'Liberation Mono 17'" bindcode $mod+27 exec "passmenu -l 10 -p 'Pass :' -fn 'Droid Sans Mono-15' -nb '#322'"

Je me suis aussi fait (enfin repompé du web, hein) la commande pour le choix de musique :

/usr/local/bin/mpdmenu

#! /bin/sh mpc listall | bemenu -i -l 40 --fn 'Droid Sans Mono 26'| mpc insert

le haut de l'écran affiche la recherche et le bas tous les morceaux de musique correspondant

On le voit pas mais on peut faire de la recherche approximative

Simple mais parfaitement fonctionnel.


Bon bha voilà les quelques folies que je me suis autorisé. C'est tout super léger sauf l'infâme Pulseeffects. D'ailleurs si jamais quelqu'un sait comment obtenir un résultat similaire direct via Alsa ça me plairait bien.

Si vous avez des ptits outils légers qui améliore la vie je suis preneur (en sachant que je suis très pinailleur et que j'ai des besoins parfois exotiques, c'est pas pour autant que je les adopterai).

14 Récap : Septembre 2020

Voilà, j'espérais que les températures baissent suite à un été assez chaud. Et bha j'ai pas été déçu, à peine l'été fini que ça y est on a perdu 15° ! Il fait bien plus froid qu'à l'accoutumée c'est étrange.

Blog

Bon bha voilà, j'ai publié un peu plus ce mois-ci… Je vais pouvoir … glander de nouveaux les prochains mois :-þ

En bref ce mois-ci : 6 articles, 14 commentaires, 13 visionnages, 501414 requêtes, 43066 visiteurs uniques pour 20.55 Go de trafic.

Films

Jeux

Prey

Après m'être fait Dishonored 2 avec un peu de retard, je me fait donc Prey avec un peu moins de retard. Et wow superbe jeu encore.

L'histoire est cool même si assez prévisible mais surtout là où dans Dishonored on a des missions ultra scriptées dans des niveaux qui s'enchaînent, là on est plus dans un metroidvania : on est dans une grande map divisées en plusieures zones mais on est libres d'arpenter ça dans l'ordre que l'on veut. Bien entendu certains endroits ne peuvent être accédé qu'après avoir ouvert une porte ou ce genre de truc mais vous voyez le genre.

D'un point de vue gameplay on est pas bien loin d'un Dishonored. On peut courir/sauter/glisser/s'accroupir/se faufiler/se raccrocher aux branches/hacker/blinker/se construire des plateformes. La liberté de mouvement est folle. Et si jamais ça vous suffit pas, une ptite sortie en apesanteur pour goûter à encore plus d'axe de liberté.

Parcequ'en fait le jeu se passe sur Talos 1 qui est une station spatiale dans … l'espace. Ça se passe dans un futur proche alternatif où les russes et les usiens sont assez potes et où JFK est mort en 2035. On incarne Morgan Yu qui doit se rendre sur la station spatiale après quelques tests basiques pour aller bosser avec son frangin Alex Yu qui semble assez … particulier. Il s'avère que la station a quelques soucis d'ordre extra-terrestre.

Il faut dire que ceux-ci sont des polymorphes capables de prendre l'apparence de n'importe quel objet ce qui sera l'occasion de sympatoches parties de Prop Hunt.

Le jeu propose plusieurs niveaux de difficultés et ça monte assez vite assez haut. Le niveau de difficulté est particulièrement élevé et rend l'exploration difficile du coup je me suis rabattu sur un mode facile afin de mieux profiter de l'histoire et mieux fouiller de fond en comble.

Le jeu est donc constitué de différentes quêtes assez simple mais servant généralement de prétexte à l'exploration. Et comme à son habitude Arkane a fait en sorte qu'il y ait toujours plusieurs façons de se déplacer. Est-ce que vous passerez par de petites coursives, les conduits d'aération, par la porte. Comment ouvrirez la porte ? Vous allez fouiller les cadavres à la recherche de badge d'accès, hacker le digicode, envoyer une flèchette en mousse sur le bouton, trouver un autre accès détourné ?

Les environnements sont superbes. Techniquement déjà c'est plutôt flatteur mais surtout la direction artistique est fofolle. Les pièces regorgent de détails dans tous les sens avec plein d'objets, des cadres, des pubs, du mobilier raffiné, des équipements scientifiques, des mugs, de la bouffe, des post-it. C'est génial.

Un exemple que je trouve génial c'est l'ordinateur bloqué par un mot de passe mais avec un post-it sous le bureau contenant ce-dit mot de passe. Rien que ça, c'est du génie.

J'ai passé ~20h pour faire un premier run en mode facile mais j'ai recommencé en mode difficile et ouai c'est difficile. Autant en facile je suis pas mort en combat en difficile, avant chaque affrontement une bonne sauvegarde et une fois sur deux elle sert. Il y a plus d'ennemis et surtout ils font vraiment plus de dégat.

Pour les masos il est même possible de rajouter de la difficulté en rendant les armes faillibles, en rajoutant la gestion de l'oxygène et aussi des ptits soucis de santé genre se briser un membre souffrir de radioactivité et tout… Non merci dans l'immédiat.

À l'époque j'avais pas mal apprécié le Prey original. Il proposait une bonne expérience de FPS avec ses portails, sa gravité et ses trous de balles (sisi rappelez-vous) bien qu'assez simple. Mais au final on a gagné au change. Même les musiques sont sympas bien que trop rares.

Delores : A Thimbleweed Park mini adventure

Quand Ron Gilbert (le papa de Monkey Island et d'autres perles du point'n click) s'ennuie en confinement, il crée un nouveau moteur de jeu. Ça reste un moteur de jeu 2D pour du point'n click, hein, vous attendez pas à autre chose.

Et du coup, pour tester son moteur, il récupère les assets de son précédent jeu (Thimbleweed Park qui est très bien) et sort un mini jeu avec son nouveau moteur. Et comme ça marche un peu et qu'il veut des retours de la communauté, il le rend gratos.

Du coup vous incarnez Dolores qui fait un stage pour le journal local de Thimbleweed Park. Elle doit donc fournir des photos sur différents sujets à traiter dans la gazette. C'est super simple et assez court (30 minutes) mais c'est quand même agréable.

Ha et d'ailleurs Ron Gilbert est fan de Linux et donc a rendu son moteur compatible Linux. Du coup c'est natif nunux et ça sera très probablement le cas pour un futur jeu !

Musique

Je vous propose d'écouter la bande originale de The Fountain. C'est beau, calme, relaxant, apaisant, magistral. Tiens me faudrait le revoir çui-là.

Nuxeries

Ce mois-ci je me suis fait le jeu Prey. Sauf qu'avant de fonctionner bien comme il faut j'ai dû faire une ptite modif.

Le jeu se lance bien toussa toussa. Ça tourne vraiment bien niveau perf, je me tape le premier niveau nickel.

Lors du chargement du second niveau (enfin le premier changement de zone plus précisément) PAF ça plante. Relancement du jeu, chargement de la sauvegarde pareil ça plante.

Bon, au final c'est l'illustre SebSauvage qui m'a filé la solution. Il faut augmenter le nombre de descripteur de fichier utilisable simultannément.

/etc/security/limits.conf
…
* hard nofile 500000
* soft nofile 500000
…

Voilà avec ça, ça devrait marcher sans souci.

Je sais pas comment se débrouille le jeu pour tenter d'ouvrir autant de fichier mais bon maintenant ça bloque plus. Ptet que d'autres jeux apprécieront la manip.

Dans un autre registre j'ai tenté de mettre à jour mon routeur vers la nouvelle version de son OS mais ça s'est pas super bien passé. Je vous en parle un peu plus dans cet article.

Je retenterai plus tard.

Vrac

Je suis tombé sur une page web d'une personne s'amusant à recréer les logos présents dans le jeu Cyberpunk 2077. Bon le jeu n'est pas sorti encore, toutefois, il s'est servi des vidéos de gameplays qui sont déjà sorties.

C'est assez cool à voir autant de diversité dans la création des logos mais la performance de recréer ça de visu est toute aussi sympa. N'hésitez pas à filer un ptit coup d'œil à la page de ce projet.

Et concernant le jeu, il m'attire mais sans plus. Je le ferai dans longtemps quand il sera plus trop cher.

Midsommar

Visionnage du 06/10/2019

Quel film intriguant.

Ça commence comme un gros drame, puis ça part dans l'insouciance à partir de la moitié du film c'est le malaise incessant. Et le pire c'est que lorsque tu crois être arrivé à l'apogée du malaise et PAN ! Une couche supplémentaire de malaise. Le rythme assez lent n'aide pas à se dissiper ce sentiment oppressant.

Déjà de base j'ai tendance à trouver très étrange les communautés isolées et tout ce qui est respect des traditions mais alors là le combo des deux c'est l'horreur. Et le pire c'est que tout se passe dans une simili-bonne-ambiance joyeuse sous le soleil et un grand ciel bleu.

Les quelques effets graphiques sont plutôt réussi et donc le film n'est clairement pas à mettre en toute les mains.

C'est un très bon film qui est vraiment pas mal différent des autres films d'horreur. On a pas vraiment peur mais on crève d'envie de s'enfuir pour respirer.

J'ai adoré les effets visuels lorsque nos pauvres personnages sont sous les effets des drogues : ça reste subtil mais on perçoit des ptits détails dérangeants et on focus dessus. Du coup on perd un peu ce qu'il se passe à l'image, un peu comme si… HO WAIT nous aussi on est schnouffé !

Bref, il est vraiment cool.

Visionnage du 27/09/2020

Je le remate un an plus tard mais en version longue ce coup-ci. Et il est franchement super cool. D'ailleurs je réhausse sa note en le passant en film parfait.

Ari Aster est quand même le roi de l'histoire plombante. Les histoires de familles avec du meurtre et le suicide ça instaure direct une ambiance pesante.

Et après, on se retrouve à aller voir les coutumes pour le moins dérangeantes d'une communauté suèdoise.

spoilers

C'est quand même marrant de voir que le mec le plus sympa de la bande de pote s'avère être un manipulateur hors pair menant tout le monde à la mort. Et il fait tout ça en étant gentil avec tout le monde.

Si on fait bien gaffe aux tentures, gravures, dessins, on voit tout ce qu'il va se passer dans le film :

  • L'ours en feu apparait sur un tableau
  • La boisson/philtre d'amour à base de menstruation et de poil pubiens
  • La copulation spectacle
  • La compétition de danse avec le couronnement

Et ça permet également de comprendre ce qu'il s'est passé pour certains personnages mais qui n'est pas montré comme par exemple Connie qui se fait noyer comme le spectacle (avec les pieds attachés et une pierre (ce qu'on voit dans la version longue))

La moratilé de ce film c'est qu'il faut éviter les fêtes de familles et que les drogues ça n'aide pas.

Les déplacements dans les jeux vidéos vol.2

Suite du précédent épisode avec encore d'autres réflexions autour des déplacements.

Defrag : Le déplacement comme élément central du gameplay

Quake 3 est un FPS sorti en 1999 (mon préféré de la série). Il ne peut pas être considéré comme l'un des premiers FPS cela dit c'est l'un des premiers à viser quasi exclusivement le multijoueur.

Le but principal est donc d'éliminer ses adversaires pour marquer le plus de points. Ça peut se faire également en équipe, voire jouer à de la capture de drapeau adverse que l'on doit ramener dans sa propre base. C'est basique sur ce point là il n'invente rien, mais il polit la formule de ses aînés.

Le jeu a eu un succès immense alors qu'il ne proposait un mode solo qu'assez anecdotique (on pourrait le considérer comme un gros tutorial présentant toutes les maps du jeu). Comme souvent à l'époque, l'un de ses points forts était le fait de permettre à la communauté de créer des maps. Mais pas uniquement des maps puisque l'on a eu également de très nombreux mods. Et parmis ceux-là on retrouve le fameux CPMA mais aussi l'illustre Defrag.

Il s'agit d'un mod où l'aspect tuerie disparait complètement. Ici, pour massacrer son adversaire, il faut arriver à la ligne d'arrivée avant lui. Et attention je parle pas d'un jeu de course, ici on est un pauvre piéton qui va devoir traverser une map pleine de trous, de pièges, de lave… C'est un véritable jeu de plateforme survitaminé. Si vous trouviez que Sonic était rapide, oubliez-le. Ici, tout se déroule à deux cents à l'heure, que dis-je ? Trois cent à l'heure !

Le mod se repose sur le fait que les déplacements dans Quake 3 sont particulièrement bien foutu. Votre personnage subit la gravité (classique), possède une inertie mais ne se déplace pas à vitesse fixe. Le personnage peut accélérer lorsque ses pieds touchent le sol (c'est logique). Le personnage subit également la friction avec le sol ce qui contrecarre la force d'accélération à partir d'un certain point (là aussi c'est ce qu'on retrouve un peu partout). Sauf qu'il y a une certaine faille dans cette logique qui fait que lorsqu'on saute constamment, la friction n'est pas prise en compte et l'on peut donc conserver (tant que l'on saute) sa vitesse.

Si l'on combine ça avec le fait que lors d'un saut en arc de cercle le personnage gagne de la vitesse, on peut parvenir à atteindre des vitesses mirobolantes (pas de limite max théorique, c'est la faculté du joueur à être suffisamment rapide pour le faire). Si on ajoute le fait qu'une explosion de grenade, de rocket ou de BFG vous propulsera également on a un bon combo. Pour un ordre d'idée, la vitesse de course dans le jeu est de 420 unités par seconde mais il est courant en jeu d'atteindre les 1500 unités par seconde voir plus pour les brutasses du genre.

Defrag est donc un jeu où le gameplay se limite à se déplacer et ça marche vraiment trop bien. Le jeu est vraiment très agréable à partir du moment où l'on a compris comment maîtriser ces quelques techniques. On se surprend à s'obstiner à tenter d'arriver au bout de map conçues exprès.

Le jeu propose deux modes de déplacement : le VQ3 (Vanilla Quake 3) et le CPM (Challenge Pro Mode). Le premier est la physique de base de Quake 3 alors que le second est sensiblement identique sauf concernant le Air Control qui est désormais pompé sur le mode CPMA. Avec ce dernier, il est bien plus facile de contrôler son personnage lorsque celui-ci ne touche pas le sol. On peut donc plus facilement tourner et donc prendre des virages bien plus serrés. Il y a quelques autres techniques à maîtriser que je n'aborderai pas ici.

Franchement, allez regarder quelques vidéos c'est assez impressionnant même en ne connaissant pas le jeu. Les joueurs font preuves de vitesse, précision, synchronisation c'est époustouflant.

Defrag a d'ailleurs inspiré quelques autres jeux comme par-exemple Warsow qui a un mode defrag ou bien le bof Hot Lava plus récemment et biens d'autres.

Dishonored : Le level design en accord avec les mouvements

Pépite sortie en 2012, Dishonored est un FPS que l'on peut aborder de plusieurs façons. Il est possible d'y jouer comme un FPS classique ou bien il est possible de la jouer discrètement, voir très discrètement en tentant l'infiltration.

Votre personnage peut marcher, courir, sauter, se pencher, s'accroupir, ramper mais il est tout de même très agile. Si vous sautez près d'un objet en hauteur, le personnage attrapera le bord et se hissera sur l'objet. Ça a déjà été fait avant je vous rassure mais bon c'est pas non plus la norme.

Ici c'est bien foutu, on saute, le personnage s'agripe se hisse le tout dans des animations biens fluides et sans accroche. On a rarement de mauvaise surprise, il suffit de rester appuyé sur la touche de saut pour que tout s'enchaîne naturellement.

Notre personnage va très vite choper un don de blink qui va permettre tout un tas de folies. Avoir toute une palette de mouvements c'est chouette mais encore faut-il un terrain propice pour les utiliser et une raison de le faire. Et c'est là où le studio de dev a excellé.

Le jeu a été pensé pour pouvoir être terminé en jouant uniquement en infiltration. On peut donc se faufiler derrière les ennemis sans se faire repérer. Le jeu permet et surtout encourage (via des achievements) à ne pas la jouer bourrin mais à devenir un véritable ninja.

C'est plus difficile de terminer un niveau sans tuer la moindre personne et en ne se faisant jamais repérer mais c'est bien plus gratifiant. Au lieu d'aller du point A au point B bêtement, on fouille le niveau afin de trouver des passages moins évidents. Les maps sont vraiment très bien conçues et proposent toujours plusieurs chemins différents pour atteindre vos objectifs.

L'exploration n'est pas indispensable, mais elle sera récompensée via des objets/de l'argent qui vous faciliteront la vie. Les niveaux jouent énormément sur la verticalité et c'est un truc que j'affectionne tout particulièrement dans les FPS. Beaucoup de FPS se contentent de construire leurs niveaux comme s'il s'agissait d'un simple jeux 2D où l'on est au sol du début à la fin. C'est fini l'époque de Doom, les jeux permettent désormais de superposer des emplacements et ça rend les maps bien plus intéressantes. Dishonored joue à fond sur cette carte : on peut se balader dans une rue, ou bien jouer les montes en l'air et passer de balcon en balcon voir carrément passer sur les toits ou pourquoi pas dans les égouts ou via les conduites techniques.

Souvent le jeu semble proposer un goulot d'étranglement jusqu'à ce que l'on se rende compte qu'il existe une trappe permettant de contourner. Un ascenceur peut être contourné par un escalier ou bien on peut carrément escalader l'intérieur de la cage pour passer discrètement d'un étage à l'autre. Est-ce que l'on passe par l'entrée officielle, l'entrée de service, une fenêtre ouverte, un immeuble mitoyen ?

Tout ça est rendu possible par les facultés de grimpette de notre héros et à son blink. Explorer cet univers est super agréable du fait de la rapidité et de la fluidité. On voit à distance un passage où l'on va devoir effectuer des sauts, s'accroupir pour passer une trappe suivie d'un blink. On planifie le parcours, on l'anticipe et on le réalise et ça passe comme on l'avait imaginé, sans avoir à galérer. Le jeu est tolérant en permettant au personnage de s'agripper sans difficultés. On est loin d'un Tomb Raider rigide et impardonnable.

Hollow Knight : Les facultés de déplacements comme progression

Ce jeu est un Metroidvania, c'est-à-dire un jeu d'exploration/plateforme/action en 2D dans un vaste environnement où l'on contrôle un personnage qui va au fil de son aventure gagner de nouvelles facultés. Au début on peut se déplacer et sauter et … c'est tout.

On est sur une très grande map que l'on peut explorer comme on le sent dans l'ordre qu'on le souhaite (tout du moins en apparence). Il n'y a que très peu de portes fermées. Mais du coup comment les devs ont-il fait en sorte que les joueurs parcourent les niveaux dans l'ordre souhaité pour ne pas péter la narration/ne pas se retrouver dans une zone à la difficulté trop élevée pour un débutant ?

Et bien ils ont tout simplement construit la map avec des obstacles qui ne sont pas franchissables au début du jeu. On explore donc une grotte jusqu'à un moment où l'on se retrouve face à un imposant mur avec un passage en haut qui nous est alors impossible d'atteindre. En progressant dans le jeu, suite à une baston contre un boss, où en arrivant à un endroit particulier, notre personnage va gagner la faculté de faire un second saut dans le vide. Il nous sera désormais possible d'atteindre des plateformes jusque-là inaccessibles.

À un autre moment on va gagner la faculté de dasher ce qui donnera encore une fois accès à de nouvelles zones, surtout en combinant avec le second saut. Une autre faculté que l'on va chopper est le wall jump qui permet de refaire un saut à chaque fois que l'on est collé à un mur ce qui permet d'escalader même les plus hautes murailles. On récupère aussi le moyen de faire une projection horizontale infinie en ligne droite pour traverser des précipices.

L'acquisition de nouveaux mouvements se fait progressivement dans le jeu. On peut donc prendre le temps de les maitriser les unes après les autres plutôt que de se retrouver noyé. Et c'est une bonne excuse pour nous faire retourner dans une zone précédemment visitée mais avec ce coup-ci un nouveau regard afin de trouver les recoins inexplorés qui nous frustraient. On peut enfin arriver sur le coffre qui nous faisait de l'œil.

Plus le joueur s'améliore, plus il devient efficace précis et rapide. Bien que la zone de jeu devienne de plus en plus grande, la rapidité du joueur fait que le temps pour la parcourir ne s'acroisse pas tant que ça. Se rendre à un endroit précis ne devient donc pas un calvaire et reste un challenge agréable.

Bon et ce que je viens de raconter n'est pas typique de Hollow Knight mais des metroidvania en général. Prenez Guacamelee par exemple et vous avez exactement le même schéma.

Half Life Alyx : Véritable Réinvention

La réalité virtuelle revient timidement depuis l'arrivée de l'Oculus Rift en 2016. Quelques jeux ont donc été créés pour ce "nouveau" medium.

Il s'agit principalement de petits jeux à faibles budgets, loin des productions gigantesques des titres PC/Consoles habituelles. Il faudra cependant attendre 2020 pour que le studio Valve se lance dans l'aventure avec sa mythique franchise en proposant Half Life : Alyx. Un jeu uniquement jouable en VR (encore que des ptits malins sont parvenus à outrepasser cette restriction, mais franchement ça perd tout l'intéret de ce titre).

C'est pas non plus une super production AAA mais ça reste tout de même un jeu bien plus gros que ce que l'on trouve sur le reste du marché et en plus par un studio réputé. Ils profitent de leur influence pour tenter de vendre leur jeu mais surtout le système de réalité virtuelle qui va avec vu qu'ils proposent également leur matos et aussi leur plateforme de distribution (steam).

Ils ont donc fait un grand jeu, avec scénar, baston, très joli graphismes mais surtout un vrai gameplay et pas juste un mini-jeu de pan-pan-boom-boom. Ce n'est pas une simple démo technique ni même une conversion d'un jeu existant. La pression de sortir un nouveau jeu Half Life était aussi immense après près de quinze ans sans nouvel opus.

Ils ont profité de l'occasion pour filmer quelques documentaires sur la création du jeu. Dans ceux-ci ils expliquent quelques-uns des challenges qu'ils ont dû surmonter. Et forcément la VR apporte son lot de questions pas forcément évidente pour le moment.

Un des problèmes rencontrés est la gestion de la taille des joueurs. Dans un jeu classique, qu'importe la taille du joueur, le personnage a une taille donnée. Il est donc facile lors de la création des niveaux de créer des obstacles infranchissables en fonction de la morphologie du personnage.

Un autre souci qui se présente à tous les devs avec la VR c'est la gestion pure et simple des déplacements. Le personnage va très probablement devoir parcourir de sacré distances alors que le joueur sera cantonné dans quelques m². À ce problème physique se rajoute le fait qu'en VR de nombreux joueurs sont vite soumis au mal de mer du fait de la dissonance cognitive entre l'œil qui perçoit le mouvement et l'oreille interne qui ne capte pas le mouvement correspondant.

Ce qu'un joueur fait dans un FPS traditionnel ne peut pas être fait dans un FPS VR. Exit le fait de courir dans tous les sens en sautant en regardant dans tous les sens sinon c'est la chute et le vomi assuré.

Les FPS VR ont donc plusieurs stratégies contre cela.

  • Premièrement c'est de faire des déplacements "via blink" : en gros le joueur pointe avec une manette l'endroit où il veut se trouver et hop, le jeu vous y téléporte. C'est un déplacement instantannée sur une courte distance avec parfois même un fondu au noir très court histoire pour contrecarrer le mal de mer. C'est la solution la plus commune.
  • La seconde est sensiblement identique sauf qu'au lieu d'une transition via un fondu, on voit le mouvement se réaliser très rapidement ce qui permet de mieux visualiser ce qu'il se passe.
  • Le troisième est le déplacement classique du FPS en ligne droite. Le personnage avance droit devant lui, le joueur devant tourner la tête pour réorienter sa marche.
  • Le quatrième mode est assez proche : ce coup-ci le joueur oriente sa main pour pointer dans une direction. Le personnage marche dans la direction de la main sans suivre le regard ce qui permet de regarder tout autour de soi tout en marchant tout droit.

Le joueur a le choix entre ces quatre méthodes. Il y a fort à parier que dans une dizaine d'années, une méthode sorte du lot et devienne la norme qui sera celle par défaut partout.

En plus de ces problèmatiques, le jeu est compatible avec différents systèmes de VR différents avec des manettes ne proposant pas les mêmes fonctionnalités. J'aimerai beaucoup y jouer (à vot' bon cœur!).

Tous les FPS PC

J'ai surtout abordé l'aspect ingame de tout ça mais on parle de l'affrontement entre les flêchistes et les zsqdiste ?

Il y a des gens qui utilisent les flêches dans les FPS. Vous savez, les touches qui sont loin de toutes les autres touches et que donc … bha tu n'as pas tout un tas d'autres touches à portée de doigt.

Et sinon il y a les gens qui utilisent wsad, zsqd, ou bien éuai.

D'ailleurs en bépo c'est souvent la merde. De très nombreux jeux ne connaissent toujours pas l'existence des lettres accentuées (rhaaa les devs découvriront un jour que l'ASCII ne suffit pas au monde entier).

Dans ces cas la solution c'est de se décaler d'une touche à droite ce qui donne piue. Sauf que les jeux permettant de se pencher, ça veut dire qu'on peut pas mettre la touche pour se pencher à gauche "à l'endroit naturel". On pourrait se dire qu'il suffirait de décaler encore d'une touche à droite sauf que ce coup-ci c'est "la touche naturelle" pour se pencher à droite qui va faire défaut car on tombe sur un è

Bref, c'était juste une ptite digression pour attiser les flammes de la guerre flêchistes/wsadistes.

Conclusion

Bha en fait non pas de conclusion car j'accumulerai probablement d'autres réflexions du genre donc voilà.

Mission Impossible 6 : Fallout

Une saga désormais bien huilée avec ses gimmicks, ses acteurs récurrents, ses histoires similaires, ses décors grandioses. Peu de surprise dans cet épisode. On a donc la brochette d'acteurs assez stable désormais (on a quand même perdu Jeremy Renner) même si ce coup-ci Rebecca Ferguson est plus en retrait par rapport au précédent mais c'est ptet parceque visiblement elle était enceinte.

Pour une fois, c'est la suite directe du précédent et d'ailleurs il ne sera pas simple à suivre sans voir le précédent. L'histoire est un poil complexe vu qu'ils ne re-présentent pas les anciens personnages. D'ailleurs c'est assez galère à résumer mais en gros l'I.M.F doit récupérer trois doses de plutonium qui finiront en bombes.

Dans cet épisode on a le droit à des balades à Paris. Le grand tour avec une belle météo pour profiter des bords de Seine, du Grand Palais de la moto un peu partout. Puis on a le droit à Londres, un peu plus exotique ensuite en partant au Cachemire.

Le film tente d'en faire toujours plus par rapport aux volets précédents. Les cascades sont fofolles et comme d'hab Tom Cruise les fait lui-même. Il parait que c'est un vrai bon pilote de tuture et de moto (à force il a de l'entraînement) et vu ce qu'il y a dans le film on peut le croire.

Mission Impossible : Rogue Nation

Qu'est-ce que j'aime pas cette manie dans les sagas de film de ne pas mettre le numéro. Du coup si on est pas parfaitement au taquet, on peut pas trop savoir quel épisode on se fait. Typiquement Mission Impossible - Rogue Nation … c'est le combien ? Et bhé c'est le 5, parceque déjà au 4 ils sont partis sur ce même délire.

Du coup je l'ai matté et je me suis dit “Tiens je l'ai déjà vu elle !”. J'ai continué, continué, puis d'un coup la révélation ! Je sais où je l'ai déjà vu ! Dans CE film !

Ouaip je l'avais déjà vu, mais je me rappelais pas du début. Bon bha j'ai quand même fini. Et c'était super cool.

Bon, pas vraiment besoin de raconter l'histoire. Elle est le premier volet d'un arc narratif qui devrait s'étendre sur deux autres films. Ethan Hunt investigue donc à propos du "syndicat" qui serait derrière pas mal d'évènements internationaux peu ragoutants.

On retrouve donc Tom Cruise vu que c'est sa franchise favorite. Et c'est vrai qu'on pourrait difficilement l'enlever. Et puis même financièrement il s'implique à fond dans ces films.

On retrouve maintenant quelques habitués de son équipe avec Simon Pegg qui petit à petit gagne en importance et faut dire qu'il est vraiment bien dans ce rôle avec quand même une pointe d'humour. Ving Rhames est toujours fidèle au poste même s'il n'a quand même que peu d'intéret dans l'histoire.

Vue de nuit de Londres avec tous les bâtiments éclairés

Rhaaa j'adore Londres

On découvre Rebecca Ferguson qui s'avère vraiment badass. Elle est loin de servir de potiche et serait ptet même capable de damer le pion de Tom Cruise pour le coup. Elle assure vraiment, bastonne, fait des prises de catch en grimpant sur les mecs, s'accroche avec ses guiboles dès qu'elle en l'occasion, fais du vroum toussa. Et surtout, SURTOUT, elle ne tombe pas amoureuse du héros ! Enfin ! Avoir des rôles de meufs badass ça commence à se démocratiser un peu mais on nous épargne rarement l'histoire amoureuse.

Pendant le film on en prend plein les yeux. De la course poursuite, des tentatives d'assassinat, du kidnapping, de la torture, un peu plus de poursuite, de l'infiltration. On ne peut pas s'ennuyer. On en profite d'ailleurs pour visiter plein d'endroits : avec les USA, l'Autriche, le Maroc, la Brittanie.

C'est sympa de voir que la franchise ne se perd pas et reste jusqu'à présent vraiment cool et même je trouve qu'elle s'améliore. Ce sont vraiment des films d'actions efficaces et qui en mettent plein la vue.

The Drop

Tom Hardy est un barman plutôt tranquille qui bosse avec son cousin dans un bar appartenant à la mafia Tchétchène. Ouai ça plante le décor. Le bar a tendance à accueillir de temps à autre de grosses sommes de pognon en provenance de paris mais cela n'arrive que quelques soirs par-ci par-là. Un soir qui n'est pas un de ces soirs là, il se fait braquer par deux hommes pour un coup d'essai.

Ils repartent avec 5000$ ce qui fout nos deux barmen dans une légère merde vis-à-vis de leurs patrons.

À côté de ça, Tom Hardy tombe sur un chiot abandonné et amoché dans une poubelle en rentrant chez lui. Il récupère le clebs et se lie d'amitié pour la propriétaire de la poubelle où il a été trouvé.


Tom Hardy a beau avoir joué dans le meilleur film de tous les temps, je n'ai pas spécialement d'affinité envers lui. Et ce film le caractérise bien à mes yeux : il fait trop bien l'air de chien battu mollasson. Tout le long du film, on le sent en train de subir les évènements sans jamais prendre en main son destin. Il ne se fait pas maltraiter pour autant mais il subit trop l'histoire à mon goût. Mais au final il le joue très bien.

Les autres acteurs sont bons aussi et d'ailleurs c'est la dernière apparition de James Gandolfini (il est très connu pour The Sopranos).

Je ne sais pas pourquoi mais le film a particulièrement réussi à me captiver même lorsqu'il ne se passe pas grand-chose. Il y a globalement toujours une certaine tension. On sent que les personnages pourraient tous péter à chaque instant ce qui bouleverserait l'histoire. La musique est pourtant assez discrète et pas vraiment oppressante mais c'est plus dans le cadrage assez étouffant.

Un peu d'adminsys vol.2 : Turris OS 5.X

Pour cette fin de week-end j'ai voulu mettre à jour un peu mon routeur/serveur. Ça fait quelques mois maintenant que les versions 5 et 4 d'ailleurs sont sorties. Mais je n'ai jamais pris la peine d'upgrader.

1. Snapshotter

Mon routeur est un Turris Omnia (je vous en ai déjà parlé il y a maintenant 4 ans) il tourne donc sous un dérivé d'OpenWRT. Mais avec les versions à partir de la 4 ils sont revenus sur le vrai OpenWRT au lieu de leur fork. La migration contrairement aux sous-versions n'est donc pas automatique et peut poser quelques soucis.

Du coup dans ce genre de cas la première chose à faire est un backup. Mais comme c'est super bien foutu, le système se trouve sur une partition BTRFS sur laquelle on peut faire des snapshots.

Donc on se connecte en SSH, et on lance schnapps list qui vous listera tous les snapshots.

voilà ce que ça vous sort

root@turris:~# schnapps list # | Type | Size | Date | Description ------+-----------+-------------+-----------------------------+------------------------------------ 60 | rollback | 795.57MiB | 2018-03-13 19:15:40 +0000 | Rollback to snapshot 59 222 | pre | 16.09MiB | 2020-04-08 05:29:36 +0200 | Automatic pre-update snapshot 223 | post | 9.98MiB | 2020-04-08 05:29:51 +0200 | Automatic post-update snapshot 232 | pre | 9.98MiB | 2020-06-04 13:51:57 +0200 | Automatic pre-update snapshot 233 | post | 9.99MiB | 2020-06-04 13:54:47 +0200 | Automatic post-update snapshot 241 | pre | 10.00MiB | 2020-07-23 20:34:07 +0200 | Automatic pre-update snapshot 242 | post | 9.99MiB | 2020-07-23 20:35:47 +0200 | Automatic post-update snapshot 247 | time | 9.99MiB | 2020-08-23 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 248 | time | 9.99MiB | 2020-08-30 01:05:03 +0200 | Snapshot created by cron 249 | pre | 9.98MiB | 2020-08-31 20:05:38 +0200 | Automatic pre-update snapshot 250 | post | 9.98MiB | 2020-08-31 20:07:02 +0200 | Automatic post-update snapshot 251 | time | 10.00MiB | 2020-09-06 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 252 | pre | 9.98MiB | 2020-09-07 16:11:27 +0200 | Automatic pre-update snapshot 253 | post | 9.97MiB | 2020-09-07 16:11:37 +0200 | Automatic post-update snapshot 254 | time | 9.99MiB | 2020-09-13 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 255 | time | 9.99MiB | 2020-09-20 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 256 | single | 128.00KiB | 2020-09-20 17:02:53 +0200 | avant update to 5 257 | pre | 112.00KiB | 2020-09-20 17:20:05 +0200 | Automatic pre-update snapshot 258 | rollback | 146.29MiB | 2020-09-20 17:51:07 +0200 | Rollback to snapshot 257 259 | pre | 136.00KiB | 2020-09-20 17:55:21 +0200 | Automatic pre-update snapshot 260 | rollback | 146.14MiB | 2020-09-20 18:13:19 +0200 | Rollback to snapshot 259 261 | pre | 132.00KiB | 2020-09-20 18:43:07 +0200 | Automatic pre-update snapshot 262 | single | 4.00KiB | 2020-09-20 19:09:32 +0200 | tos 5 mais non fonctionnel 263 | rollback | 4.00KiB | 2020-09-20 19:09:50 +0200 | Rollback to snapshot 261 264 | rollback | 132.00KiB | 2020-09-20 19:12:21 +0200 | Rollback to snapshot 262 265 | rollback | 196.00KiB | 2020-09-20 19:20:44 +0200 | Rollback to snapshot 261

La première colonne donne un numéro d'ID qui sert à identifier un snapshot. Ensuite on a le type :

  • rollback : c'est un retour arrière
  • pre : c'est avant une update
  • post : c'est après une update
  • time : un snapshot automatisé à telle date
  • single : un snapshot créé manuellement par l'utilisateur

Enfin on retrouve la taille du snapshot en lui-même (vous voyez que ça ne bouffe pas grand-chose) et enfin la date et une description.

Donc pour créer un snapshot on fait un ptit schnapps create "Mon snapshot favoris" et voilà quelques secondes plus tard c'est bon.

2. Mettre à jour

Bon pour lancer l'upgrade on peut soit passer par l'interface web et se rendre dans le menu qui va bien et cocher la mise à jour en version 5.x . Ou alors vu qu'on est déjà connecté par ssh lancer pkgupdate et ensuite confirmer à chaque montée de version.

Ça prend moins de cinq minutes.

3. Update syntaxe LXC

Sur le routeur j'ai quelques containers LXC. Lors du changement de version LXC a aussi été mis à jour et la syntaxe a légèrement changé. Par chance, un script est venu et a touillé la conf et a créé des nouveaux fichiers de configs avec la bonne syntaxe.

Il faut donc se rendre dans /srv/lxc/$NOM/ et là vous trouverez votre fichier config ainsi qu'un config.lxc1 . Je vous conseille de garder le config en backup en le renommant config.BAK par exemple et de renommer avec mv config.lxc1 config et hop.

Ça va c'est facile.

4. Pourquoi j'ai plus accès au net ?

Au reboot, je n'ai plus accès au net sur ma machine. Je ping bien le routeur mais pas plus loin.

Ma connexion à la maison est en fibre de chez Orange avec donc du DHCP avec quelques options un peu exotiques.

Visiblement au changement de version le client dhcp a connu quelques modifs. J'ai vérifié le fichier de config /etc/config/network et tout semble bon.

En listant les processus avec ps | grep dhcp j'obtiens un udhcpc -p /var/run/udhcpc-eth1.832.pid -s /lib/netifd/dhcp.script -f -t 0 -i eth1.832 -x hostname:turris -V sagem -C -B -O 0x01 -O 0x15 -O 0x28 -O 0x51 -O 0x58 -O 0x59 -O 0x90 -x 0x4D:2b46535644534c5XXXXXXXXXXXXXXXXXx -x 0x5a:00000000000000XXXXXXXXXXXX -O 212 -O 121 (j'ai planqué les parties sensibles).

Pas de bol pour moi je ne sais pas exactement quelle était la commande lancée sur l'ancienne version. Mais visiblement je n'ai pas de réponse de la part du serveur DHCP même en lançant manuellement sur la bonne interface réseau. Faut vraiment que j'aille voir ce qu'il y avait avant.

Je fais un ptit snapshot via schnapps create "Turris 5 sans net"

5. Rollback

Bon bha pour aller voir je fais un retour en arrière avec schnapps rollback XXX puis reboot. Trente seconde plus tard, pouf ! J'ai accès au net.

Ça rassure instantannément. Je regarde la commande et je compare et effectivement ce n'est pas la même ! udhcpc -p /var/run/udhcpc-eth1.832.pid -s /lib/netifd/dhcp.script -f -t 0 -i eth1.832 -V sagem -C -B -O 0x01 -O 0x15 -O 0x28 -O 0x51 -O 0x58 -O 0x59 -O 0x90 -x 0x4D:2b46535644534c5f6c697665626fXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX -x 0x5a:000000000000000000000XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX -O 212

On voit qu'il n'envoie pas son hostname, et il n'envoit pas non plus l'option 121.

Bon bha me reste plus qu'à retourner sur le snapshot en Turris OS 5 !

schnapps rollback XXX suivi d'un reboot

6. Avec l'ancienne ça marche

Une fois de retour sur Turris OS 5, je copie colle la commande issue de Turris OS 3. Et …

… bha ça marche pas o__O.

7. Savoir capituler

J'ai passé près de deux heures à chercher un peu pourquoi ça déconnait mais j'ai pas trouvé. Du coup bha je suis toujours en version 3 et tant pis pour le moment.

The Man From Earth : Holocene

Alors que le premier film se voulait très simple avec peu de décor, peu d'histoire en étant principalement constitué de discussions, là le réalisateur a sorti le grand jeu. Là, c'est un film bien plus habituel avec des enjeux, des lieux différents, plus d'acteurs, des rebondissements.

On retrouve le Professeur Young (son nouveau nom) qui est donc, je le rappelle pour ceux qui n'ont pas vu le premier, agé d'au moins 10 000ans sauf que visiblement il commence à pas mal vieillir. Il continue de s'installer à un endroit, y faire sa ptite vie puis au bout de dix ans de prendre la fuite. On est donc en fin de cycle et il s'apprête à bientôt refaire une nouvelle vie. Mais ses signes de vieillesses l'inquiètent : il a des cheveux gris, il ne guérit plus aussi vite qu'auparavant. Par un concours de circonstances 4 de ses élèves découvrent son origine pour le moins étrange.

Et c'est là qu'on voit que le réalisateur n'a pas une énorme expérience : visuellement c'est très joli mais le scénar est pas tip top. Mais surtout le jeu d'acteur est vraiment moyen, on se croirait par moment dans une télénovella.

Autant le premier film était cool dans son minimalisme mais avec un concept solide. Autant là, vouloir partir de l'enquête, de la confrontation musclée et compagnie c'est vraiment bien moins intéressant. C'est beaucoup plus dur à accepter.

Le premier film racontait des trucs intrigants et là en fait il ne se dit à peu près rien de plus. On a un personnage avec 14 000 ans de background et on a absolument rien de plus que dans le film précédent. C'est pas mal décevant.

spoilers

Bon la prise en otage de notre homme des cavernes pourquoi pas mais alors le twist final post-générique avec l'agent du FBI qui frappe à la porte pour retrouver le ptit Philipp … On y croit pas une seconde. Quand je vois les difficultés de réal et la vacuité de ce second opus j'imagine pas un troisième qui prendrait encore plus d'ampleur.

La force du un était la simplicité et l'honnêteté mais là ça tente trop de monter les blancs mais ça ne prend pas vraiment.

Un bon point cela-dit, le réal a foutu lui-même le film sur The Pirate Bay avec les sous-titre et tout en ajoutant un ptit disclaimer que ce serait cool d'aller donner un peu de sous sur le site officiel si le film plaît. En fin de film il évoque même la création de suites voir d'une série si le public accroche… non merci.

Je trouve ça quand même dommage que le principal axe de réflexion quand on parle d'une personne avec autant d'histoire n'est que la religion. Ça pourrait parler évolution des mœurs, de l'art, la musique, la bouffe, les guerres, la justice, la technologie mais non.

Pitch Black

Film avec un budget assez conséquent mais avec pas mal d'ambition. On est ici dans de l'horreur/action/science-fiction avec une identité visuelle assez forte.

Un vaisseau spatial est en plein vol interstellaire avec son équipage en hibernation quand il subit … des trucs. Bref, le capitaine est tué, le reste de l'équipage est réveillé et tente de poser l'engin qui se décompose petit à petit sur la première planète venue.

Non sans mal, ils arrivent au sol avec à peu près tout le monde intact dont l'infâme Richard B. Riddick un tueur particulièrement agressif et massif incarné par Vin Diesel dans l'un de ses tout premier grand rôle du cinéma. L'environnement n'est pas trop hostile : il est possible de respirer, les températures sont vivables cependant ils sont dans un désert, il va leur falloir trouver de quoi boire. Leurs réserves d'alcool ne tiendront pas bien longtemps sur cette planète aux trois soleils ne laissant aucune nuit pour se rafraîchir.

Nos survivants se rendent vite compte que la planète n'est au final pas si morte que cela puisque d'étranges créatures voraces rôdent dans le noir et ont une légère tendance à tuer ce qui passe trop près. C'est vraiment une chance que cette planète n'ait pas de nuit, hein !

Nos humains trouvent non loin de leur zone de crash et campement abandonné avec un vaisseau qui semble prêt à fonctionner si on lui fournit un peu de courant. Par chance dans ce futur, tous les vaisseaux fonctionnent avec des piles du même format. Nos rescapés n'ont donc qu'à trimballer leurs batteries de l'ancien vaisseau écrasé vers ce “nouveau” pour retourner sur notre bonne vieille Terre.

Ce qui suivra vous surprendra : il va y avoir une éclipse totale ce qui permettra donc aux vilains autochtones de se balader librement pour vaquer à leurs occupations de type massacres.

L'histoire n'est pas trop compliquée, on a le droit à peu de retournement de situation mais bon c'est pas ce qu'on demande à ce type de film. On veut du frisson, des gros bras, de l'affrontement inter-éspèce, du sang et des larmes. Et le contrat est rempli.

Bien évidemment on se tape la rivalité entre le flic qui veut pas cesser de faire chier le malfrat alors que ce dernier est bien entendu le seul à même de démerder tout le monde et donc la clé de voute d'une fin heureuse. C'est ptet un peu trop appuyé sur ce point. Et franchement, je sais pas vous, mais le flic est tellement chiant et rien que son allure me gonfle que forcément dès les premières secondes je suis team Riddick.

Visuellement le film a décidé d'y aller à fond. On se croirait dans une gallerie de shaders. Déjà les soleils n'ont pas tous la même couleur, on alterne donc avec un étalonnage bleuté se rapprochant de la nuit américaine et une étalonnage très orangé voir rouge. Franchement c'est pas spécialement déplaisant.

On a le droit aussi à la vision de Riddick qui a été trafiqué et qui est donc à peu près nyctalope. Et enfin on a la vision des aliens qui est en noir et blanc sacrément brouillé. Bref, visuellement ça se la joue pas mal.

Les environnements sont désertiques avec au final assez peu de décors probablement pour épargner un budget assez restreint vu l'ambition du film. Les monstres ont une bonne allure d'ailleurs : leur design est vraiment sympatoche, ça fait un peu zergling avec des protubérances immenses sur les joues.

spoilers

On a des gosses dans les pattes mais étonnament, le film ne se prive pas d'en tuer quelques-uns. Bon c'est pas les seuls non plus, hein.

Le film connaîtra deux suites centrées sur Riddick alors qu'à la base il devait mourir à la fin et non Carolyn mais bon business is business.

Contact

Je n'avais pas revu ce film depuis sa sortie. Et je n'en avais pas un grand souvenir. Je me souvenais des images connues de ce film avec les bonnes grosses paraboles mexicaines qui bougent toutes mais en dehors de ça je ne me souvenais plus du tout de ce qu'il s'y passait.

On suit donc Jodie Foster une astronome recherchant désespérément des signaux extraterrestres. Durant le film on va voyager pas mal puisqu'on commence à Arecibo où se trouve le plus grand radiotéléscope (d'un seul tenant), on ira ensuite au VLA au Nouveau Méxique puis un peu à la maison blance, un peu au japon, un peu partout quoi.

Notre chère scientifique s'échigne donc à trouver des fonds pour pouvoir continuer ses recherches malgré tous les coups bas qu'on lui fait pour qu'elle stoppe. Il va s'avérer qu'au bout de nombreuses années elle va finir par intercepter un message ne semblant pas venir de la Terre. A-t-elle établie un premier contact (unidirectionnel) avec les ptits hommes verts ?

Le film est vraiment chouette. Il est super généreux avec ses spectateurs. On a un casting de fou, de la musique par Alan Silvestri, des décors variés, des effets numériques de toute beauté (même maintenant ça pique pas trop les yeux), une histoire super cool, le film est assez long. On en a pour son pognon.

Par contre, ils ont vraiment trop insisté sur l'importance de la religion et son opposition à la science. Sérieux c'est énervant. Et je suis quasiment sûr que le jour où l'on aura une preuve de l'existence des extraterrestres on va se taper des tonnes de discours d'illuminés qui s'opposeront à la science et tout.

Des détails spoilants

J'aime beaucoup la scène de la mort du père d'Ellie. Lorsqu'elle est aux côtés de son père, se retourne, monte les escaliers, coure pour se rendre dans la salle de bain pour choper les médicaments. Filmé d'un seul coup, le caméraman a dû en chier. Et si on fait bien gaffe, on se rend compte que la caméra filme en fait le reflet du placard alors que c'est pas possible. Il s'agit d'un effet numérique d'incrustation et ça rend super bien.


Le vaisseau spatial avec ses anneaux devait à la base être utilisé pour le film Terminator 2. Ce devait être l'engin permettant de voyager dans le temps pour renvoyer les Terminators en 1997.


C'est marrant que les extraterrestres proviennent de Véga. Bha … heu … du coup … ils sont appelés les végans. Ouai c'est tout con mais impossible de ne pas y penser. Les végans. Ouai bon c'es tout.


Forcément il fallait que notre scientifique convaincue s'acoquine du cureton de service. Alors que bon, le mec est sympa, plutôt ouvert, prêt à discuter, beau gosse, fini super haut placé.


À plusieurs moments dans le film, on voit une constellation de 4 points avec une forme précise. Au début c'est dans le popcorn lors de la mort du père. Ce sont les 4 étoiles lors du voyage interstellaire mais aussi les grains de sables brillants à la toute fin du film. Et bien il s'agit de la couronne boréale la constellation favorite de Carl Sagan l'auteur du bouquin à l'origine du film. D'ailleurs le pauvre a travaillé sur le film mais est mort avant qu'il ne soit terminé alors qu'il devait y faire une apparition.

D'ailleurs le costume d'Ellie quand elle demande du pognon aux investisseurs privés est inspiré de ce qu'il portait constamment (ces frusques marron moche).

J'aime beaucoup les acteurs dans ce film :

  • James Woods avec sa tronche particulière qui n'a qu'un petit rôle au final
  • Tom Skerritt qui joue les gros relous du début à la fin alors que c'est quand même le capitaine du Nostromo !
  • William Fichtner qui est l'habituel second rôle. On connait pas son nom mais on reconnait sa tronche.
  • John Hurt qu'on ne reconnait pas tellement il est grimé.
  • David Morse qui restera à jamais gardien de prison à mes yeux.
  • Jake Busey avec son allure de fou à lier qui joue … un fou à lier.
  • Bill Clinton ha non il est pas acteur mais il apparait tellement dans le film qu'on pourrait le croire.
  • et surtout Jodie Foster qui commence à se faire rare malgré une filmographie impressionnante.

Pendant un moment, l'intro du film avec ce dézoom infini de notre planète pour finir dans l'œil d'Ellie (dit comme ça c'est très étrange) a été la scène numérique d'un seul tenant la plus longue du cinéma. Ça a de la gueule en plus. Elle a inspiré d'autres films et est référencée de temps à autre.

Le film est chouette, joli, intéressant mais en plus sa musique comme toujours avec Alan Silvestri vraiment cool. Il arrive à mettre des ptites pointes de violons (tout du moins d'instrument à cordes) insufflant une ptite once de mystère à des moments cruciaux. On reconnait bien des signatures musicales qu'on retrouvait déjà dans Retour Vers Le Futur. C'est tout bête mais, le film se voulant scientifiquement très crédible ça pourrait être parfois assez froid dans son ambiance et ses propos, mais c'est là, que la musique rajoute une pincée de chaleur, de mystère, de rêve. Ça se marie très bien ensemble.

The Man From Earth

Film fantastique/science-fiction que l'on ma recommandé plusieurs fois depuis quelques années. C'est un film avec un tout petit budget qui se passe dans un salon avec de moins en moins de meubles (déménagement en cours).

Il s'agit d'une “fête” d'adieu d'un prof d'université interprêté par John Lee Smith avec ses collègues favoris tous profs émérites. Tout le monde se demande pourquoi il décide de partir. Ils ne parviennent pas obtenir de vraie raison, à chaque fois il prétend un besoin de changer d'air qui ne convainc pas grand monde. Il est apprécié et respecté de tous.

Il finit par avouer qu'il est un authentique homme de cro-magnon ayant vécu des millénaires. Il n'a pas de pouvoirs, n'a pas voyagé dans le temps, ne sait pas trop pourquoi mais il ne vieillit pas et ne meurre pas.

Ses différents collègues ne sont pas crédules et ne peuvent accepter ce fait et vont le questionner, le remettre en cause. Certains vont y croire d'autres seront plus sceptiques avec leurs avis qui vont constamment changer.

Voilà. Techniquement le film est ultra simple. Pas d'effets spéciaux, pas de décor, visuellement c'est super moche, les éclairages sont nuls à chier. Juste une bande d'acteurs qui discutent ensemble.

Mais ça marche super bien. Le concept est minimaliste mais tout ce qui s'y raconte c'est chouette comme tout. Chacun des prof a sa spécialité bien entendu et va tenter de démêler le vrai du faux dans son domaine pour évaluer la plausibilité du truc.

On a le droit à une très grande partie sur la religion (faut avouer que notre homme balance un sacré pavé). Et forcément ça s'affronte entre les profs portés science et la prof plus … "spirituelle" on va dire. Pour ma part, j'ai vraiment beaucoup de mal avec les religions et tout ce que ça implique. Et de ce fait je pense que j'aurai vraiment du mal à comprendre que des gens soient croyants, surtout de la part de scientifiques.

Bref, tout le long du film notre personnage va être questionné. Et tout ça c'est super intéressant à écouter. D'ailleurs ça pourrait être un bon podcast, l'aspect filmique du film n'apporte pas grand-chose.

D'ailleurs certains personnages vont jusqu'à être outragé parceque notre monsieur raconte. Si ce ne sont que des balivernes, franchement pas de quoi s'énerver non plus.

Il y a une suite sortie dix ans plus tard que je vais tenter de mater.

Les déplacements dans les jeux vidéos vol.1

Je sais pas trop comment commencer mais voilà le truc. Ça fait quelque temps que ce sujet me trotte dans l'esprit. C'est pas un article avec une trame bien définie mais un ensemble de petites réflexions sur un sujet particulier : Les déplacements dans les jeux vidéos.

Ouai c'est con et surtout où je veux en venir ? Et bhé vous verrez en lisant (haha pas de tl;dr) (en plus je sais pas non plus où je vais). Le but n'est pas de faire un truc exhaustif mais de parler de l'impact que ce détail peu avoir et que justement ce n'est pas juste un détail mais un point crucial dans bons nombres de jeux.

Intro

C'est parti !

Il existe tout un tas de jeux vidéos avec des formes différentes et ce, même dans une catégorie donnée. Mais, on se retrouve souvent à incarner un personnage et que l'on ait à déplacer ce personnage. Et ce, que ce soit un jeu de plateforme, un FPS un jeu d'énigmes ou de puzzles voir certains jeux de gestion ou de construction.

Une grosse partie du feeling du jeu va donc passer par le déplacement de son personnage. Naïvement on pourrait penser que faire se déplacer un personnage est un problème simpliste, mais il n'en est rien. Tout un tas de paramètres peuvent être pris en compte et paramétré selon les souhaits des devs :

  • Est-ce que le réaliste est voulu ?
  • Est-ce que le personnage a des facultés surnaturelles ?
  • Comment les collisions vont-elles être prises en compte ?
  • Est-ce que la nature de la surface du terrain va impacter les mouvements ?
  • Comment la gravité doit-elle être perçue ?
  • Quelle est la vitesse du jeu ?

Et tout un tas d'autres questions qui vont influer sur la façon de coder les déplacements.

Les jeux vidéos sont en perpétuelles évolutions. C'est bête à dire mais il y a un effet de mode, mais aussi les progrès de la technique. Ce média est encore jeune et est étroitement lié avec les progrès techniques de l'informatique. Ce qui était impensable dix ans auparavant peut désormais être fait dans un jeu.

De ce fait, on peut remarquer une certaine évolution dans les façons de mouvoir les personnages : Les jeux de plateformes tels que Super Mario permettaient un simple scrolling horizontal vers la gauche. Le personnage subissait une gravité mais aussi une simple inertie qui font que lorsque le plombier est lancé à fond dans une direction il a besoin d'un court laps de temps pour pouvoir repartir dans le sens opposé.

C'était simpliste mais largement suffisant pour ajouter une pointe de fun et de challenge. D'ailleurs pas mal de clones de l'époque se sont frottés au moustachu sans parvenir à reproduire exactement le même comportement. L'inertie est un tout petit détail mais en la supprimant ou en changeant sa force, rend de fait le contrôle du personnage bien différent.

Et cette différence peut rendre le jeu bien moins agréable à jouer en le rendant bien plus difficile ou bien en supprimant l'once de challenge que ça apporte. L'équilibre du jeu peut s'effondrer juste sur ce détail.

Avec l'arrivée de la 3D à la moitié des années 90, les jeux de plateformes ont dû se réinventer. Tout ce qui était acquis devait être revu.

D'un point de vue gameplay, à la plateforme pure, on a rajouté de l'exploration plus ou moins poussée. La gestion de la caméra a été une nouvelle difficulté pour les devs qui ont galéré pendant des années avant d'avoir quelque chose de potable dans à peu près tous les jeux. Et bien entendu les déplacements ont dû également être retravaillé.

Tomb Raider : C'ÉTAIT chouette

Ce jeu est sorti de nulle part en 96. On se retrouvait à controler une héroïne (ce qui était très rare à l'époque) mais en plus c'était en 3D de partout.

À nous les joies d'explorer des caves, de se faire croquer les gigots par des loups ou des ours ou des … dinos ?!

Le jeu a fait sensation à l'époque. Faut dire qu'on allait pouvoir explorer pas mal d'environnements différents avec tout un tas de secrets à découvrir. Et puis c'était photo réaliste (keuf keuf) !

Les jeux 3D n'étaient pas encore la norme, surtout pour un jeu de plateforme (teinté d'un peu d'action). On avait pas encore eu beaucoup de jeux de la sorte à l'époque, les codes du genre n'étaient pas encore définis. Tout était à faire.

Les jeux en vue à la troisième personne n'était pas courant du tout. Le choix de l'époque a été de partir sur des déplacements un peu particulier où la pauvre Lara ne peut pas strafer mais seulement tourner sur elle-même. On va donc constamment se retrouver à arrêter notre course, tourner pour s'orienter comme désiré, puis repartir en courant. Et ça casse vachement le rythme et c'est ultra frustrant.

Rejouer aujourd'hui aux premiers opus est une tannée. Les niveaux ont été construits avec pas mal d'obstacles où il va falloir faire des sauts millimétrés avec la bonne orientation. Ramasser un objet au sol nécessite un placement parfait au-dessus de l'objet. Le jeu est intransigeant sur ce point.

Autant graphiquement le jeu a certe vieilli mais ça reste quand même très supportable. Autant le maniement de l'héroïne est chiant au possible au point où il m'est impossible d'y rejouer maintenant.

Grim Fandango : Effacer les déplacements lorsqu'ils n'ont pas lieu d'être

Parlons un peu de Grim Fandango : c'est un jeu d'aventure de chez Lucas Arts. C'est le descendant direct des Point'n Click 2D. Il est le tout premier du studio à amorcer le virage de la troisième dimension.

Dans ce jeu on incarne Manuel Calavera un agent de voyage du pays des morts qui va devoir résoudre des énigmes dans des tableaux fixes : l'environnement est une image fixe en 2D avec quelques éléments mobiles en 3D (les personnages et les objets).

Les devs ont fait le choix de proposer deux types de déplacements : le contrôle absolu ou le relatif. Donc avec les flèches on dirige le personnage : quand on appuie sur la touche droite, le personnage tourne sur lui-même vers la droite ou bien par rapport à l'écran tourne vers la droite. C'est tout. On est donc assez proche de ce que propose Tomb Raider, sauf qu'ici l'environnement est en 2D avec des angles de caméra imposés généralement assez loin du personnage.

On a donc l'impression de promener un tank tout le long de l'aventure. C'est fastidieux, pas très précis et lourdingue. Heureusement le gameplay n'a pas d'exigence de timing ou autre, donc on est pas pressé. D'ailleurs le placement de caméra étant imposé et fixe, ils ont été savamment foutus pour globalement réduire les difficultés de maniement du perso.

C'était clairement pas une super décision. Déplacer le personnage est assez chiant on se retrouve souvent à tourner sur soi-même pour s'orienter comme il faut. On est très souvent contre un mur/obstacle à tenter d'avancer en tournant jusqu'à ce que ça passe. Passer une porte à coup sûr relève de l'exploit.

Alors que l'original est sorti comme ça en 1998, son remaster de 2015 est quasiment identique avec juste quelques menus améliorations graphiques mais surtout l'ajout d'un mode "point'n click" où avec sa souris on clique à un endroit et le personnage y va. Il tourne, accélère, se place tout seul comme un grand.

Plus besoin de se faire chier au clavier. Toute la lourdeur du système disparait. Cette idée que l'équipe de dev n'a pas eu en 98 parait si naturelle désormais.

Le déplacement n'a aucun intêret sur le gameplay tout le jeu repose sur la résolution de ses puzzles. La maîtrise du personnage n'a aucun intêret. Le remaster a donc dégagé tout ce point noir du jeu en l'automatisant complètement et hop le jeu n'en devient que plus intéressant.

D'ailleurs il est toujours aussi chouette, allez-y c'est du bon.

Half Life : Les interfaces physiques

Je me souviens encore de la sortie de Half Life premier du nom en 98 lui aussi (grosse année dis donc). À sa sortie les FPS n'étaient pas encore le genre de jeu le plus populaire mais il a énormément participé à sa popularisation.

Les aficionados du genre avaient déjà traîné leurs guêtres sur Wolfenstein 3D, Doom ou bien Duke Nukem 3D (team ID ici ^__^ ). Ces trois gros FPS étaient assez différents avec tout de même une sacré évolution à la fois technique mais aussi de gameplay. Mais aucun de ces trois ne permettaient de viser à la souris, tout devait se faire au clavier. Pas de visée verticale (encore que Duke Nukem permettait d'attribuer une touche pour pencher la vue mais c'était très facultatif) les tirs touchaient toute la colonne verticale de pixel (pratique (ou pas)).

Quake est arrivé en 1996 avec l'argument : ici c'est full 3D, fini les sprites. Et surtout il proposait la visée à la souris. Les ennemis en hauteur doivent être correctement visés maintenant.

Mais quoi qu'on en dise, le jeu n'a pas été le plus populaire pour autant. Son environnement très sombre était pas super grand-public. Et puis son mélange de Moyen âge/fantaisie/science-fiction était assez étrange surtout que l'absence de scénar ou de continuité entre ses épisodes (hérité de la vente en sharewares épisodiques) lui donne un aspect un peu déroutant.

Par contre quand deux ans plus tard Half Life sort c'est la folie. Tout le monde se doit d'y jouer. Il propose une expérience encore complètement inédite en étant un FPS pas vraiment bourrin : ici on éclate pas du cochon de l'espace à la sulfateuse par paquet de douze, pas de démon qui vous saute dessus constamment.

Ici, il y a une histoire qui se veut cohérente dans ses codes. Avec une vraie progression et des niveaux qui ont du sens. Ici les maps ne servent plus uniquement le gameplay mais racontent une histoire.

Bref je m'égare, mais on a donc tout un nouveau public prêt à jouer à son premier FPS. En plus à cette époque les cartes graphiques commencent un peu à se démocratiser donc c'est l'occasion de jouer à un jeu 3D. Les magazines parlent tous du jeu et proposent sa démo dans leur CD. Et donc le débat de « Comment jouer au jeu ? » faisait rage. Il y avait le camp des vieux de la vieille ne jouant qu'au clavier (je sais vraiment pas comment ils faisaient, ça me dépassait et ça continue encore).

Tout cela pour dire que jouer au clavier pour les déplacements et utiliser la souris pour viser n'était pas si évident pour tout le monde. Bon cela dit, le débat n'a plus duré après ça. Le multi-joueur sur ces FPS a prouvé à tout le monde la supériorité évidente de ces contrôles.

Je sais que l'article parle des déplacements et là je vous fait un paragraphe complet sur la visée. Mais dans un FPS, la visée fait partie des déplacements puisque c'est elle qui va orienter le personnage et donc influer la direction du mouvement (ouaip vous m'avez poussé à me justifier, pas merci).

Alien Resurrection : Le timing

Sorti en 2000, Alien Resurrection est un FPS à ambiance sorti sur la première Playstation. Le jeu a été un bide, je ne vous le cache pas.

Déjà il est sorti trois ans après le film qu'il devait accompagné, déjà c'est pas terrible pour profiter de l'effet de la hype.

Pour un jeu Playstation 1 c'était pas moche du tout mais il faut se rappeler que la Playstation 2 venait tout juste de sortir (ou allait sortir selon les endroits) ce qui de suite est pas mal handicapant. Le jeu était complètment dépassé techniquement comparé aux nouveautés de la Playstation 2. Encore un problème de timing.

Le jeu est dur, sombre, joue beaucoup sur son ambiance plus que sur ses combats avec pas mal d'exploration. Le problème c'est qu'en 2000 c'est juste pas la mode du tout. Maintenant ce jeu aurait plus de succès d'ailleurs Alien Isolation est un digne descendant dans la même franchise. Le jeu avait des qualités qui étaient perçues comme des défauts à l'époque.

Mais revenons un peu plus sur le thème de notre article. Le jeu a voulu innover sur le maniement de son personnage. Les FPS sur consoles étaient assez rares à l'époque. Le Goldeneye de la nintendo 64 n'est sorti que trois ans auparavant et n'a pas encore eu le temps de lancer la mode.

La Playstation n'était pas vendu avec la manette Dual Shock mais avec une manette plus simple sans les sticks analogiques. Bon, on était quand même en fin de vie de la console, on commençait quand même à trouver des Dual Shock mais c'était pas non plus la norme. Les devs ont tout de même pris le parti d'utiliser le stick gauche pour se déplacer et le stick droit pour orienter la vue. C'est en gros ce que font désormais tous les FPS consoles, c'est le standard classique que l'on retrouve partout (enfin si l'on accepte de se salir et de jouer à un FPS à la manette). Le truc c'est qu'à l'époque ça ne s'était pas fait. Le jeu a été pourri par la critique à cause (entre autre) de sa maniabilité à chier et trop déroutante.

Le monde n'était pas prêt et ne savait pas contrôler un personnage de la sorte à cette époque.


Bon c'était déjà bien assez long pour aujourd'hui. La suite dans un futur épisode :-)

Спутник

Et bhé ! Je ne m'y attendais pas du tout à ça. Je pensais lancer un nanar, faut dire que tout s'y prêtait : un film de science-fiction, qui n'a rapporté que 20.000$ aux USA, avec uniquement des acteurs russes, un scénar à base d'alien et qui se déroule dans les années 80.

Et puis au final que nenni, le film a beau être russe, il fait du pied à Hollywood. Les acteurs évitent globalement le surjeu, les effets numériques sont pas dégueulasse, la photographie est pas moche du tout, les décors sont bien dans le ton, la musique est cool et l'histoire… bha… j'ai eu peur au début mais au final elle est vraiment cool.

Non sans blague c'est rare d'être autant surpris en bien par un film. Il joue bien sur son côté soviétique : les environnements sont bien austères avec des meubles/téloches/bâtiments comme on se l'imagine. L'image est pas mal désaturée pour enlever toute once de légèreté. Ça pleut, il fait souvent nuit, pas de soleil…

L'histoire se déroule dans les années 80 avec deux cosmonautes en train de revenir sur terre depuis leur minuscule vaisseau. L'aterrisage est mouvementé, ils perdent connaissance après avoir vu un truc par le hublot. Au réveil plus qu'un cosmonaute et il s'avère qu'il a une bébète en lui.

Les militaires récupèrent une doctoresse qui s'avère être l'héroïne du film. Elle va tenter de comprendre comment se passe la relation avec l'alien, comment s'en débarasser tout en sauvant le héros toussa toussa.

spoiler Le titre est **Sputnik** (ouai je me la pète je l'ai copié/collé en russe dans le titre) qui est bien entendu le nom du satellite russe.

Mais surtout en russe, ça veut dire "compagnon" et du coup ça va d'autant bien avec le principe de l'alien symbiotique qui accompagne notre cosmonaute.

Tous les flashbacks sur le gamin de l'orphelinat c'est gentil, mais le twist final comme quoi il s'agit de l'héroïne, j'ai trouvé que c'était ptet un poil too much. Le film possède suffisament de mystère et compagnie donc bon ce ptit "Haha vous l'aviez pas vu venir" n'est pas nécessaire. D'autant plus que bon, ça ne change absolument rien au reste du film, ça aurait pu dégager au montage sans aucun souci.

Le film n'est pas sorti comme prévu pour cause de confinement et compagnie. Du coup il est sorti en VOD et apparemment a été un énorme succès sur les plateformes russe mais également sur des services plus "conventionnels".

On sent que le film veut vraiment bien faire. Il pompe allégrement plein de films du genre du coup forcément les scènes prisent une par une ça en jette. Mais certains enchaînements de scènes sont un peu… 2 salles 2 ambiances, vous voyez ?

En plus le mixage est assez étrange, j'ai eu l'impression de monter le son tout le long du visionnage (sans jamais le rebaisser). Les musiques sont cools mais pas forcément bien raccord avec ce qu'il se passe à l'écran.

I Think We're Alone Now

Je suis tombé dessus par hasard.

On est donc dans une Amérique post-apocalyptique, on suit le personnage Del incarné par Peter Dinklage. Celui-ci semble être le dernier survivant. Il survit comme il peut en fouillant les baraques et les magasins pour trouver de quoi subsister.

Mais au-delà de ça, il nettoie méthodiquement les maisons. Il prend soin de retirer et d'enfouir les cadavres au loin. Il récupère les photos et les archive.

C'est avec une minutie presque chirurgicale qu'il opère. Une fois, une maison terminée, il la marque au sol ainsi que sur un plan avant de passer à la suivante.

Pour agrémenter ses repas, il s'adonne à la pêche. Il persiste à ranger inlassablement la bibliothèque municipale qui lui sert de logement. Il récupère tous les livres qu'il trouve, les étiquettes, les classe, les répertorie, les range. Cette obsession est ce qu'il l'empêche de sombrer dans la dépression et/ou la folie.

Un jour cependant, une voiture arrive dans son patelin et se viande dans le décor. À son bord se trouve une jeune femme inconsciente.

J'aime beaucoup le thème de la survie post-apo. Et je suis loin d'être le seul, c'est la mode dans les jeux vidéos depuis quelques années. Comment ne pas penser à Project Zomboid en voyant ce film ?

Le film est calme, mystérieux, posé et reposant. Il n'y a pas zombie, ni de maladie ou de menace humaine. Ici, c'est juste désolé et triste sans risque.

En plus l'environnement est vraiment morne. Ça se passe en hiver donc même la végétation fait la gueule. Il fait pas bien beau, ça n'aide pas à se remonter le moral.

Peter Dinklage avec un air renfrogné et sa barbe hirsute

Franchement il a la classe.

Peter Dinklage est vraiment un excellent acteur. Il porte le film à bout de bras malgré un scénar assez vide. Il parvient à garder le tout intéressant et rien qu'à sa tronche on comprend pas mal de trucs.

Lorsque Grace arrive dans l'histoire c'est assez perturbant. Ni lui, ni elle ne semble heureux de rencontrer une autre personne vivante. D'ailleurs le montage et la musique permettent d'instaurer une certaine tension qui ne transparait pas dans les dialogues. C'est finement foutu par moment.

Au final, l'aspect survie disparait assez vite du film. Les relations humaines prennent le dessus puis le scénar se déroule un peu plus vers la fin.

Le film n'est pas trop long et heureusement : un peu plus et ça serait probablement trop.

spoiler

Vers la fin, deux autres personnages font leur apparition : le père et la mère de Grace. Passé le moment “Ha bha merde qu'est-ce qu'elle fout là Charlotte Gainsbourg O___O, ça devient un peu confus et particulier.

Il y a bien plus de survivants ? Ok pourquoi pas. Mais pourquoi être parti dans le délire de médecin qui traficote l'esprit toussa.

Ça part en couille.

Et puis au final, la raison donnée est pas si mal. Le fait de supprimer les émotions négatives et les souvenirs trop lourds n'est pas si débile suite à un tel traumatisme de cette ampleur.

Ça explique d'ailleurs pourquoi malgré le comportement assez infect de Del, Grace reste au final ultra calme. Même lorsqu'il fait en sorte de se débarasser du chien, elle ne lui a, au final, rien dit. Je suppose que c'est la suppression de la colère qui lui a permis de tempérer son humeur et son comportement.

Bref, alors que ma première réaction fut négative, j'ai trouvé ça pas mal du tout. Et puis ça permet d'avoir un peu plus d'histoire sur la fin.

Voilà, j'ai vraiment pas mal aimé malgré le côté assez anxiogène.

Compression BTRFS

Coucou les gens, ça fait longtemps qu'on a pas causé linuxeries ! Aujourd'hui on va parler un ptit peu BTRFS.

Ça fait 8 ans que j'utilise ce système de fichiers maintenant malgré les mauvaises langues qui continuent de colporter que ce n'est pas stable/utilisable blabla. C'est pas le plus rapide, mais il a tout un tas d'atout dans sa poche. Il permet d'avoir du raid ou bien de faire des snapshots ou bien (et c'est ce qui m'intéresse aujourd'hui) de compresser les fichiers à la volée.

Je me sentais un poil à l'étroit ces derniers jours, car je fait un peu mumuse avec des données qui prennent pas mal de place. Donc allez pourquoi pas enfin m'y mettre.

Donc pour activer la compression il suffit de modifier votre fichier /etc/fstab pour ajouter à votre point de montage l'option de compression -o compress=zstd.

exemple de /etc/fstab /dev/nvme0n1p2 / btrfs noatime,ssd,compress=zstd,subvolid=258 0 1

Dans mon cas c'est un poil particulier, je monte ma partition directement dans mon initramfs. J'ai donc modifié mon script d'init et regénérer mon initram et c'est bon. Si ça vous intéresse j'ai tout détaillé dans cet article

Voilà merci de votre attention, à dans six mois pour un prochain article d'adminsys. Ha merde cette blague ne marche pas en texte… vous voyez déjà la suite :-/

Bref, si vous ne faites que ça, seuls les nouveaux fichiers seront compressés mais pas les existants. Il y a cependant moyen de forcer la compression des anciens fichiers en défragmentant et en indiquant qu'on veut compresser. On peut faire ça avec btrfs fi defragment -r -v -czstd / et hop c'est parti pour un moment. Pour info sur ma machine avec 486Go de fichiers ça a pris environ 30minutes.

Ensuite, vous aurez très probablement envie de savoir combien de place vous avez gagné. Et c'est là que le ptit programme compsize vous aidera avec compsize / -x

Voilà ce que ça va vous pondre
Processed 3122501 files, 3855886 regular extents (3889347 refs), 1632215 inline.
Type	   Perc	    Disk Usage	 Uncompressed Referenced
TOTAL	    77%	     376G	  486G	       490G
none	   100%	     221G	  221G	       222G
zlib	    41%	      21M	   52M		52M
zstd	    58%	     154G	  264G	       268G
Vous remarquerez que j'ai des fichiers en zlib et d'autres en zstd. Et surtout on voit que mes 486Go ne font désormais plus que 376Go… belle économie, hein ?

Bon ça bouffe un peu de CPU mais c'est assez minime et il parait que c'est un poil plus rapide quand même vu qu'il y a moins de données à lire. À l'œil nu, j'ai pas senti la différence mais j'imagine qu'un benchmark révèlerait des différences.

La personne aux deux personnes

Excellente comédie de 2008 réalisé par le duo Nicolas et Bruno.

On suit la vie d'un pauvre type, Jean-Christian Ranu joué par Daniel Auteuil. Un comptable noyé dans la COGIP, une boîte bien corporate déshumanisante basée à la Défense. Ranu n'a pas d'ami, vit dans un appart immonde avec une vue sur le passage incessant des bagnoles. Il a des goûts de chiotte en matière de déco, bref c'est le parfait looser.

Un jour, il se fait percuter par Gilles Gabriel, chanteur des années 80 qui aimerait revenir sur le devant de la scène avec le retour en grâce de cette période. C'est donc un Alain Chabat has-been mais quand même assez cool qui écrase notre looser. Dans l'accident, le chanteur meurt et semble se retrouver dans la tête du looser. Il voit donc désormais à travers les yeux du comptable et peut discuter avec lui.

Mais surtout, il doit donc désormais subir la vie morne de Ranu. Le boulot à la COGIP est un enfer pour l'ex-star qui n'a jamais connu ce monde, le coucher à 21h, les difficultés dans les relations sociales tout pour rendre fou Gilles. Mais étonnament la cohabitation se passe plutôt bien. Ils collaborent pour améliorer la situation du comptable.

C'est une des forces du film, il ne se base pas sur l'impossible cohabitation entre les deux mais plus sur leur coopération ce qui change. Le film est super drôle avec plein de répliques bien décalées.

On a même le droit à une ptite scène tout droit dans la lignée des Messages à caractères informatifs (ce sont les mêmes réals). C'est dommage que l'on ait pas eu le droit à Bertier :-/

Chabat a d'ailleurs une voix excellente et là … bha on l'a en voix off pendant la majorité du film. C'est très drôle et le twist final est génial.

La façon dont est dépeint le monde de l'entreprise me touche particulièrement : ces grosses boites remplies de costards avec leurs locaux aseptisés et ternes. C'est tout pile le genre de vision cauchemardesque que j'ai.

OSS 117 : Rio ne répond plus

On reprend la même formule qui a fait le succès du premier dans cette suite qui se passe cette fois-ci en 1967. Jean Dujardin est ce coup-ci envoyé au Brésil afin de récupérer des microflims concernant d'anciens collaborateurs français.

Encore une fois, une secrétaire agente spéciale lui viendra en aide pour qu'il puisse arriver à ses fins. Bien entendu, toutes les remarques sexistes sont de retours, on a aussi beaucoup le droit au couplet anti hippies et la gêne vis-à-vis de l'homosexualité. L'antisémitisme du héros et sa balourdise globale concernant la religion sont encore bien présents (ouaip il a pas trop évolué sur le sujet malgré ses précédentes incartades en Égypte).

Michel Hazanavicius a encore bourré son film de références dans tous les sens. Je le préfère même au premier même si les deux se valent. On a le droit à du Belmondo, du Hitchcock, des frêres Coen, les James Bond … j'en passe. Avec une bonne culture je suis sûr qu'il y a moyen de trouver une référence sur chaque scène.

Visuellement c'est toujours aussi bien fait : beaucoup de décors naturels et une colorimétrie qui respectent bien les standards de l'époque. Les costumes sont aussi bien typés années 60. Mention spéciale pour Louise Monot qui emprunte la même garde-robe que Cate Archer dans NOLF (oui encore cette ref).

On se marre vraiment bien. Les scènes d'action et surtout les fusillades sont chouettes comme tout.

Bref, il s'enchaîne super bien avec le premier pour une bonne soirée. Une suite est prévue mais avec Nicolas Bedos à la réalisation ce coup-ci… méfiance.

OSS 117 : Le Cair, Nid d'espion

OSS 117 est un espion français des années 50. Le top du top, le meilleur des services secrets français. Il est cependant plus près du Johnny English que du James Bond. Il est mauvais, mais il est bien entouré ce qui lui permet de toujours s'en sortir.

C'est bien un film parodique allant piocher dans tout un tas de classique de Hitchcock. Et en quinze ans, certaines de ses répliques sont devenues cultes. Et faut avouer qu'on se marre vraiment bien devant. Jean Dujardin n'est pas spécialement un acteur que j'affectionne mais là il est parfait. Son personnage est détestable à souhait avec son machisme, on croirait un vrai Macron au Liban.

Mais à côté de ça, comment ne pas se marrer quand on le voit faire le couillon en train de jouer Bambino ? Et les poses qu'il prend quand il tire ou bien quand il fait irruption dans une pièce, ça fait toujours mouche.

Les décors sont cools. J'adore la base nazie dans la pyramide avec ce ptit feeling complètement fou, ça m'a rappelé le jeu No One Lives Forever.

Les musiques collent bien à l'ambiance également.

C'est un super film franchement. Afin d'avoir une touche de vieux film, toutes les scènes de nuit sont filmées via la technique de la nuit américaine. Et dans le même genre, toutes les scènes en véhicules sont tournées avec un fond bien dégueulasse qui jure bien. Tous ces ptits détails sont super cools.

13 Récap : Aout 2020

Un des PC de la maison a eu un léger problème : la carte graphique est devenue assez capricieuse. Au point où des artefacts graphiques prennent de plus en plus de place à l'écran et au bout d'un moment un plantage de l'OS.

J'ai donc échangé de carte graphique pour récupérer la foireuse, ça marchait à peu près mais chaque jour ça déconnait un peu plus.

J'en suis arrivé au point où ouvrir une vidéo sur le web fait planter la carte graphique. Parfois le kernel parvient à la redémarrer sans rebooter parfois… non.

Bref, on vient de me prêter une carte graphique pour le moment. J'attends impatiemment les nouveaux modèles d'AMD qui devrait arriver d'ici octobre.

Blog

Je suis en train de rédiger un long article un peu foutoir sur un thème que je n'ai pas vraiment abordé encore sur le blog. Je vous tease ^__^ Mais en vrai je réflêchis à comment rendre ça digeste et comment y mettre une trame.

En bref ce mois-ci : 2 articles, 8 commentaires, 4 visionnages, 572712 requêtes, 41542 visiteurs uniques pour 13.17 Go de trafic.

Films

J'ai maté Tenet au cinoche. Si vous voulez mon avis sur le film vous pouvez lire l'article, j'ai planqué les spoilers.

La séance était un poil décevante : le son était vraiment fort un chouilla trop. Et le format d'image était foireux avec des bandes noires en haut, en bas, à gauche, à droite. Ça donnait presque l'impression de mater un film 4/3 sur un écran 16/9 mais avec cinémascope.

Bref, c'est un peu dommage qu'un film taillé pour avoir une image superbe soit restitué comme cela. Il y a bien des séances Imax avec le bon format d'image mais le prix s'envole et surtout ce sont des séances VF uniquement pour l'instant :-/

Séries

J'arrive désormais à la moitié de la saison 6 de The Office. Pour l'instant cette saison me semble un cran en dessous des précédentes malgré leurs efforts de faire évoluer un peu le tout.

Jeux

Super Metroid

Je me suis refait le très fameux Super Metroid sur Super Nintendo. Enfin je l'ai fait en émulation via Retroarch. Ce jeu est super cool mais pas mal lent et difficile sauf si l'on utilise les fonctions de sauvegardes de l'émulateur et là il devient vraiment plus agréable à jouer.

Je sais c'est pas l'expérience qui était prévu à la base, mais je n'ai clairement plus la patience d'antan et mes sessions de jeux sont bien plus erratiques. Il m'arrive régulièrement de ne pouvoir jouer qu'un quart d'heure. Le jeu ne permet de sauvegarder qu'à des points fixes qui sont vraiment très éloignés les uns des autres… c'est clairement plus ma tasse de thé de perdre 30 minutes de jeu pour cause de non-sauvegarde.

Sinon le jeu est vraiment cool même s'il faut quand même avouer que sur certains points il accuse son âge. La maniabilité est quelque peu rigide et peu agréable. Cela dit niveau graphismes et ambiance il est toujours au top. Il a une allure démente et son sound design est top.

Les musiques sont bien angoissantes du fait qu'elles soient très sombres avec peu de mélodie. On pourrait d'ailleurs presque les limiter à des sons d'ambiances.

L'intro pixel-art est cool comme tout. Avec le premier niveau qui met direct la pression avec le timer pour que l'on s'enfuie de la planète.

Capture d'écran de super metroid

Avec quelques shaders pour imiter un CRT c'est vraiment pas moche.

Le jeu a été l'un des fondements de ce que l'on appele les metroidvania c'est-à-dire les jeux dans le style de Metroid et Castlevania. C'est un type de jeu où l'on doit explorer à sa guise une grande map et où l'on gagne progressivement de nouvelles facultés permettant généralement d'accéder à de nouvelles zones auparavant inaccessibles. On gagne la possibilité de se rouler en boule permettant de passer dans d'étroits passages. Un autre exemple est la possibilité de sauter plus haut rendant de nouvelles plateformes atteignables.

On est tout d'abord perdu dans un vaste environnement. Puis on se rend compte que l'on est finalement coincé à différents endroits et qu'il faudra revenir plus tard. On est aidé par une map (qui à cette époque n'était clairement pas top).

Bref, ce jeu est super cool.

Hollow Knight

Ouai… après avoir fini Super Metroid, j'avais encore envie de ce type de jeu et du coup je me suis refait Hollow Knight. Je me le suis fait en avril dernier mais il est tellement bien que c'est reparti pour un tour.

Je redécouvre avec plaisir cet environnement sombre et tristouille mais tout de même magnifique. L'ambiance est différente de Super Metroid, exit la science fiction et l'exploration d'une planète, ici on a le droit à un royaume d'insectes qui semble quasiment abandonné.

Il pleut, il fait nuit, les villes sont vides, il y a des grottes flippantes, la musique superbe mais déprimante à souhait parachève le truc. L'histoire n'est dévoilée que par petites bribes disséminées de-ci de-là.

Les points abordés avant sont du bonus et permettent d'améliorer un jeu mais ce qui compte c'est tout le reste. Et là le jeu est un bijou ! La maniabilité peut ruiner un jeu mais ici ce n'est pas le cas. On parvient à gérer son personnage comme on le veut sans pour autant galérer avec des heures de prise en main. Il est aisé de jauger la pression nécessaire pour faire un saut de la bonne longueur. Le personnage possède une faible inertie et un poids raisonnable, déplacer le personnage est vraiment nickel. Les sauts, le dash, les rebonds sur les murs : tout est bien réglé comme il faut ce qui permet d'atteindre le flow assez rapidement.

Les combats sont pas mal du tout, les ennemis de base proposent assez peu de challenge une fois leur pattern connu. Et c'est tant mieux, car on va pas mal se balader sur la map et donc les rencontrer constamment. Il y a tout de même quelques bestiaux plus retors pour tout de même épicer l'exploration.

Les boss sont par contre bien plus costauds et vont souvent poser problème. Par chance la mort n'est pas spécialement punitive, il suffit de refaire une partie du chemin, affronter son âme pour récupérer son pognon et sa mana et hop on est prêt à recommencer la baston. Les boss sont variés avec une sacrée gueule. Je vous avoue que lors de mon premier run, le dernier boss m'a fait ragequit et je n'ai donc pas eu le privilège de finir le jeu.

Ici la map doit être achetée auprès du cartographe qu'il faudra dénicher dans les zones non-explorées. La première fois c'est un peu frustrant mais au final ça devient vite un moment un peu plus excitant. On est perdu en fouillant une zone inconnue avec sa faune que l'on ne connait pas encore. On erre sans savoir où l'on est ni où l'on va et d'un coup on entend la coccinelle qui chantonne. Et là c'est la joie et le soulagement.

Bref ce jeu est un petit bijou.

Dishonored 2

J'ai fait un article dédié tellement j'avais de trucs à raconter.

American Hustle

Christian Bale est un arnaqueur plutôt doué qui propose pour 5000$ des crédits à des personnes ne pouvant en avoir auprès de leur banque. Sauf que pas de bol, il n'attribue pas les crédits mais encaisse bien le pognon.

Il rencontre Amy Adams à une fête et ils se plaisent pas mal l'un l'autre. Il joue franc jeu et lui dévoile son ptit business et bha ça lui plaît plutôt bien et elle veut en être. Et elle est super maligne et s'en sort super bien elle aussi.

Leurs affaires vont bien jusqu'au coup de trop où ils se font choper alors qu'ils tentaient d'arnaquer une personne étant finalement un flic. Ils se retrouvent proposer un deal : coincer 4 gros poissons afin de se voir épargner la prison. À contrecœur ils acceptent.

Ça se passe dans les années 70 et le film le montre bien. On a le droit à la totale, les bagnoles, les frusques mais surtout les coupes de cheveux. Christian Bale qui s'apprête pendant dix minutes pour planquer sa calvitie en rabattant le plus possible ses cheveux n'a pas le haut du podium. Ce n'est pas non plus Jeremy Renner avec sa permanente lorgnant sur Elvis qui n'arrive qu'à la seconde place. Non, ici le champion c'est Bradley Cooper avec ses bigoudis pour se faire ses ptites frisettes. Le film est globalement sérieux sans gags mais là c'est vraiment dur de ne pas pouffer en voyant ça.

Niveau frusque on peut remarquer qu'Amy Adams a les loches à l'air pendant la moitié du film. C'était vraiment ça la mode des 70s ? O___o

Le casting est super bien fourni, en plus des trois déjà cités, on retrouve Jeremy Renner en maire dévoué, Jennifer Lawrence en mère délurée dépressive insupportable, Louis C. K. en flic qui perd toute autorité et vite fait Robert De Niro en mafieux italien (le rôle de sa vie). Et ils jouent supers bien surtout les actrices.

L'histoire est géniale mais je m'en voudrai de vous spoiler. C'est de l'arnaque dans tous les sens pour pincer des truands, des politiciens véreux. J'adore ce genre d'histoire où ça s'entremêle où chacun tente de prendre l'ascendant sur l'autre. Le couple que forme Amy Adams et Christian Bale est particulièrement bon dans son jeu d'acteur.

Visuellement c'est très joli avec une caméra toujours en mouvement. Ça rend le film assez dynamique alors qu'au final il n'y a pas de scène d'action ni rien. Ce ne sont que des dialogues qu'on pourrait transformer en pièce de thêatre d'ailleurs.

Voilà c'est un film super cool que je remate tous les cinq ans. En passant : en français le film s'appelle American Bluff car le mot hustle n'est pas suffisamment connu en france.

L'histoire s'inspire du scandale Abscam de la fin des années 70 qui a permis de choper sept politiciens véreux acceptant des pots de vin.

Le film a fait un peu scandale l'année suivant sa sortie. Les personnages féminins sont jouées par des actrices pas mal populaires et reconnues (déjà à l'époque) et apparaissent longuement à l'écran et ont des rôles important dans l'histoire. Et pourtant lors du hack de Sony des documents internes ont révélé qu'elles avaient été bien moins payé que leurs collègues masculin. Et comme souvent… bha ça n'a pas eu plus de conséquences que cela.

Et dernière anecdote marrante : l'histoire de pèche sur glace qu'on nous tease tout le long du film. Et bien la fin a été révélée lors d'une interview chez Jay Leno par Louis C K : le frangin de colère est parti chier sur la glace. Son œuvre a été congelé et s'est retrouvée piégé dans la glace tout l'hiver. Bon par contre me demandez pas la morale ^__^

Dishonored 2

Alors que le premier fait parti de mes jeux préferré, je me suis enfin payé sa suite. Et wow c'est encore mieux que le premier.

Enfin mieux… je le trouve vraiment très proche du premier mais c'est parfait je voulais pas qu'il y ait trop de changement.

D'un point de vue du gameplay c'est cool : ils ont ajouté des trucs mais … rien ne t'oblige à les utiliser. Tu peux jouer avec les mêmes pouvoirs que dans le premier. Mais tu peux tout simplement profiter des nouveautés de cet opus. Il n'y a pas de nouveautés radicalement différentes, c'est dans le même genre que ce qu'on trouve dans le premier. Ce nouvel opus est très fidèle et tant mieux, la recette était excellente et ils le savaient.

Un des points forts du premier était sa versatilité et sa générosité. Tu peux y jouer de la façon dont tu veux : gros bourrin qui va crever tout le monde, une ombre qui ne fera pas de mal à une mouche et tout l'éventail des possibilités entre ces deux approches. Dans cette suite ils ont même ajouté la possibilité de ne pas utiliser les facultés surnaturelles.

Et ce qui est bien, c'est que rien n'est imposé, c'est le joueur qui choisi son expérience de jeu et s'impose ses contraintes. Du coup c'est autant de bonnes raisons pour y rejouer en abordant son histoire et ses maps d'une manière radicalement différente.

Pour le moment j'ai fait deux runs. Une première en ne tuant presque personne et en étant très discret (mais j'ai pas eu les achievements, j'ai pas été parfait) en jouant Corvo. Une seconde en NewGame+ en jouant Emily mais cette fois en bourrinant. Le premier run a été de 20 heures le second de 8 seulement.

Capture d'écran depuis le bateau du jeu

C'est ty pas magnifique ? Bon en vrai je peux pas y jouer en 4K :-/

Visuellement, on sent que le jeu a profité de jolis raffinements en changeant de moteurs (d'ailleurs c'est marrant de voir qu'Arkane change de moteur à tous les jeux et même si à chaque fois ce n'est pas le jeu le plus beau de sa génération, c'est toujours très honnête et bien foutu). C'est superbe même en y jouant pas à fond (pas le matos pour) malgré un très fort aliasing un peu chiant. Il tourne parfaitement sous linux avec mesa via la couche proton de steam.

La direction artistique est magnifique. C'est tout pile ce que j'aime : de l'architecture victorienne, une pincé de steampunk des personnages avec des tronches aux particularités accentuées. C'est un cocktail superbe. En plus ça se passe ce coup-ci dans des décors plus colorés et ensoleillés que dans le premier.

Pris du bout du quai, on voit les immeubles du bord de mer.

Le jeu est screenshottable de partout même sans avoir les graphismes poussés à fond.

Les environnements regorgent de détails dans tous les sens. Ça donne une impression de crédibilité. Les appartements ont des salles de bains avec de la tuyauterie, des placards, des objets, des bibelots, des photos et peintures. Ça insuffle vraiment beaucoup de vie. Le jeu est suffisamment petit pour que les devs aient pu vraiment bien travailler l'aspect de chacun des endroits qu'on visite sans que ça devienne vite redondant. Quasiment chaque pièce semble unique avec sa personnalité.

Les ruelles ont bien plus de personnages qu'avant, on a bien plus d'habitants non hostiles dans les rues qui discutent, s'occupent, trainent. Mais je vous mentirai pas, on voit assez vite qu'ils ne sont pas libres et ne font qui suivre quelques lignes de scripts mais c'est suffisant pour ce type de jeu pour apporter la touche nécessaire pour ne pas avoir l'impression d'être dans un tableau.

Autre angle de vue du quai.

Me voilà reporter photo à Karnaca

L'histoire est cool mais bon perso je suis de l'avis de John Carmack, dans un jeu vidéo il faut un scénar mais ça reste de l'enrobage pour le reste. Emily est donc l'impératrice et pas de bol il va y avoir un coup d'état pour la renverser par une sorte de sorcière qui transforme les gens en pierre. Il va donc faloir contrecarrer le coup d'état pour rétablir la situation d'origine.

Le level design est ouf. Les maps sont peu nombreuses car il n'y a que 9 niveaux mais elles sont toutes vraiment très travaillées. On est bien loin des open world mornes qu'on retrouve partout maintenant. Ici c'est du travail d'orfèvre qui a été fait concernant l'architecture. Les facultés des personnages donnent des outils de déplacements au joueur, les maps et leurs objectifs donnent une raison d'utiliser ces outils. Le personnage peut gagner la possibilité d'avoir un double saut, il peut s'agripper au rebord pour se hisser, il peut même avoir un blink ce qui décuple encore plus les possibilités. Vous allez pouvoir rentrer dans un bâtiment par la grande porte, la porte de service, par une fenêtre, par un trou dans le mur, par un égout, par un balcon… Et si ça suffit pas, vous allez pouvoir chercher comment trouver la combinaison d'un verrou pour rentrer par ailleurs, comment péter un mur… Ils sont allés un peu plus loin que dans le premier à ce niveau et pourtant c'était déjà énorme.

C'est toujours une joie de trouver une ptite corniche surplombant une rue pour observer les rondes des gardes et planifier son attaque. Chercher où se trouve le boitier de contrôle des barrières électriques ou bien trouver un chemin de contournement ? Franchement la maniabilité du personnage est tellement agréable que rien que se balader en virevoltant sur les hauteurs est jouissif.

Bon, je crois que c'est assez clair, ce jeu est parfait en tout point. L'ambiance sonore est au poil également, j'en ai pas parlé mais ça le fait bien. Dans la rue on peut croiser un ptit groupe qui fait un mini-concert, les bruits de pas s'adaptent à la surface et à la vitesse de déplacement. L'écho change selon le lieu, les objets font le bruit qu'il faut quand on les balance, tout est immersif.

Bon, bha je pense que j'ai tout dit.

Tenet

Le dernier film en date de mon cher Christopher Nolan. Je ne l'attendais pas du tout jusqu'au moment où j'ai appris qu'il sortait un nouveau film prochainement. Je ne me suis absolument pas renseigné ni même vu de pub, affiche ou trailer. Rien je ne savais pas du tout à quoi m'attendre si ce n'est qu'il y avait une histoire de temps.

Voilà, juste ce petit indice et j'étais hypé. Franchement quel réal pour faire un super film avec de l'emberlification de temps ? Il a déjà pondu tellement de super films souvent un peu plus complexe que la moyenne mais toujours super cool.

Déjà le film est comme d'habitude : superbe. Le travail sur l'image est cela dit encore plus "nature" que d'habitude. Il a tout filmé avec de la grosse caméra imax 70mm mais pas de bol, ma séance n'était pas en imax et du coup c'était pas le top mais pas dégueu non plus hein. Le film fait très réaliste, il n'y a que très peu d'effets numériques. Et c'est super à voir.

On retrouve bien sa pâte. La scène d'introduction met direct la pression et instaure un bon rythme. Ça fait immédiatement penser à Dark Knight. D'ailleurs le coup des camions et tout (si tu l'as vu tu sais) ça m'y a également beaucoup fait penser.

Par contre, qu'est-ce que le film est complexe. À la sortie d'Inception pas mal de monde sur le web s'est senti perdu en ne comprenant pas trop tout ce qu'il se passait… Bha là ça va être bien pire.

J'ai trouvé ça quand même pas mal fouilli et clairement très rushé. Le film est super rythmé. J'ai la sensation que le film a été énormément charcuté pour le raccourcir et ça le rend pas mal confus.

Le film va super vite tout le temps, on a vraiment peu de temps pour se poser, bien comprendre. Le début du film est particulièrement éprouvant.

spoilers légers Au tout début on a donc une attaque terroriste dans l'Opéra avec une vraie équipe d'intervention et une fausse équipe d'intervention, sauf que bon forcément on ne sait pas qui est qui. Donc déjà, à peine le film démarre on est déjà dans le flou.

Ensuite, le héros qui devait mourir mais qui n'est pas mort est récupéré par un personnage mystérieux qui lui dit qu'il est embauché mais on sait pas vraiment par qui/quoi. Le héros se rend à un endroit somme tout anodin pour y rencontrer on sait pas qui, qui ne lui révèle rien sauf le fait qu'il y aurait une simili-guerre sauf que personne n'est au courant. À cela elle lui explique l'histoire du temps qui va à rebours pour certains artefacts de cette guerre. Elle envoie notre héros voir quelqu'un mais on sait pas trop qui.

Ensuite le héros, veut rencontrer cette nouvelle personne sauf il va lui falloir de l'aide parceque c'est un trafiquant d'arme et qu'il est pas spécialement attendu. Il recrute donc Robert Patinson qui sort un peu de nul part. On sait pas qui c'est mais ça y est pouf il est là. Ils rentrent donc par effraction chez le trafiquant sauf qu'en fait c'est sa femme. Elle lui raconte quelques trucs supers confus mais en gros c'est un indice pour aller voir quelqu'un d'autre. Nos héros se barrent.

Bon bha maintenant ils vont voir ce nouveau personnage. C'est Michael Caine qui pète la classe au restau et qui lui raconte quelques trucs encore assez confus mais en gros il lui indique d'aller voir la cible qui s'avère être un certain Monsieur Sator. Sauf que c'est un aussi trafiquant d'arme donc il va tenter de passer via sa femme qui est plus dans l'art.

On apprend qu'elle aurait fricoté avec un certain Monsieur Arepo qui serait faussaire. Le faussaire aurait créé un faux Goya qu'elle aurait fait acheté à son mari en sachant que c'était un faux. Bref, on comprend plus grand-chose à ce moment, qu'est-ce qu'on fout là qui c'est tout ce monde qui envoie notre héros de droite et de gauche ?!

Bref, le héros arrive auprès de la femme l'amadoue en lui montrant un faux de Goya en lui expliquant qu'il est au courant toussa et qu'il veut parler à son mari. Elle lui déballe une partie de son histoire comme quoi elle est à moitié otage de son mari qui l'emmerde à fond mais qu'elle reste juste pour pouvoir être avec son gamin.

Dans ce spoiler au final il ne s'est pas passé grand-chose mais l'abondance de personnage et de ptites intrigues rend le truc super galère à comprendre. Pour l'instant je n'ai vu le film qu'une fois et du coup c'est assez bordélique. J'imagine qu'en le revoyant, en connaissant désormais les rôles de chacun ça ira beaucoup mieux mais c'est vraiment complexe. C'est assez frustrant du coup.

En plus, comme déjà dit, le rythme est vraiment soutenu. On passe d'un pays à l'autre avec des tas de scènes d'actions, des nouveaux personnages qu'on a pas vraiment le temps de connaitre avec des noms qui sortent de partout… Et le pire dans tout ça, c'est que le héros principal du film, on ne connait pas son nom. On ne s'en rend pas compte dans tout le film vu que le film se déroule uniquement par rapport à lui.

Les scènes d'action sont … visuellement impressionnantes mais très perturbantes (tout en étant raccord avec la diégèse).

Dans les ptits trucs à noter du film il y a déjà le titre "TENET" qui est un palindrome (tout le monde l'a remarqué).

petits spoilers du même genre

Le grand méchant du film s'apelle Sator, si on l'inverse ça donne Rotas et là de mémoire je sais plus trop où mais je me souviens avoir vu passer ce mot dans film.

Toujours dans le même registre la scène de début se déroule à l'opera et on notera que le faussaire (que l'on ne voit pas mais qui est mentionné) se nomme Arepo.

SATOR
AREPO
TENET
OPERA
ROTAS

Ceci forme le carré sator.

Un truc que tout le monde n'a pas capté dans le film visiblement (et ça sera le plus gros spoiler, dernier avertissement). Le gamin de Sator … et bien … c'est Robert Patinson. D'ailleurs ça vous rapelle pas le docteur River Song cette fin ?

Je pense que le film a été un peu trop raccourcis au montage et qu'il mériterait une version longue. Et surtout le film doit très probablement beaucoup plus s'apprécier au second visionnage.

quelques incompréhensions très spoilantes de ma part Dans la scène de l'aéroport, on a donc les deux héros qui découvrent la "chambre d'inversion" sans savoir ce que c'est. Ils sont chacun de chaque côté de l'inversion mais en étant tout de même dans le "bon sens du temps". Là, on a deux soldats qui sortent de la chambre d'inversion, un de chaque côté. Il s'avère qu'il s'agit du protagoniste du futur qui est revenu dans le passé.

Pourquoi on a donc trois John David Washington ? Ouai ça me titille le cerveau… je deviens trop vieux pour ça.

Du coup on a le héros du présent qui se bat contre lui-même inversé du futur, et robert patinson qui se bastonne contre le héros du futur dans le bon sens.


À la fin il y a la grosse baston avec l'étau temporel où les deux équipes normales et inversées attaques simultannément. C'est impressionnant à regarder avec les explosions les véhicules et tout.

Mais … heu … ils sont où les méchants ? On en voit quasiment pas. Ça donne vraiment l'impression de tirer un peu partout mais dans le vide.

On nous explique que les ennemis aussi sont probablement en deux équipes toussa mais c'est tellement bordèlique qu'au final on a pas l'impression qu'il y ait grand monde et que l'étau temporel ne sert à rien et on ne le voit quasiment pas.

En dehors du fait de voir partir l'équipe lorsque les autres arrivent… Et le pire c'est qu'à ce moment là, on se retrouve dans une impasse mexicaine avec les deux héros du film et un troisième qu'on a à peine vu 2 minutes lors du briefing. T'es qui ? Tu veux quoi exactement ? Pourquoi ça se désamorce tout seul comme ça ?

Encore une fois j'ai le sentiment que soit on nous en montre trop, soit pas assez à cause d'un remontage du film.

Bref, c'est dommage que ce soit si confus. Au premier visionnage le film est cool et visuellement impressionnant mais c'est frustrant d'être largué et du coup de devoir assister bêtement à ce qu'il se passe sans pouvoir tout comprendre.

Les musiques n'ont pas été faite par Hans Zimmer et pourtant ça y ressemble beaucoup. Faut dire que c'est un de ses potes et probablement que Christopher Nolan ne souhaitait pas trop s'éloigner de ses habitudes.

Le casting est royal, on a des grands acteurs renommés qui viennent juste montrer leur tête cinq minutes. Kenneth Brannagh est sacrément doué le saligot.

Vivement que j'ai l'occasion de le revoir.

Un Jour Sans Fin

Imaginez-vous, envoyé pour le boulot dans un bled paumé qui ne vous enchante guère, sur une mission qui vous fait littéralement chier, super loin de chez vous, avec des collègues que vous n'appréciez pas forcément tout ça pour dix minutes de boulot. Déjà c'est pas la joie. Mais si en plus vous deviez revivre cette journée merdique en boucle sans aucune raison. Chaque fois qu'il se réveille le matin c'est exactement le même jour. Voilà le pitch du très célèbre Un jour sans fin.

On suit donc le calvaire de Bill Murray un monsieur météo de Pittsburgh souhaitant avancer dans sa carrière pour décoller. Il se retrouve forcé de couvrir le marronier local de la météo ce qui est à l'opposé total de ce qu'il aimerait faire. Et franchement il est loin d'être agréable le bonhomme : pas mal d'égo, râle constamment, n'hésite pas à se foutre de la gueule des autres Et c'est là tout le sel du film. Pour ne pas péter un plomb, il va devoir trouver une saveur dans sa boucle temporelle.

Il va donc rabaisser son égo et apprendre à voir et apprécier les autres. Il va tenter des expériences, travailler sur lui-même, apprendre de nouvelles choses, s'amuser, déprimer. Bref, il va faire toute une vie dans une journée. Ce film est génial.

Naturellement on se sent lié à Phil, on le trouve d'abord drôle avant de découvrir petit à petit que c'est quand même un peu un connard. Forcément on réflêchie un peu sur soi-même, c'est un ptit film d'introspection qui permet de se rappeler non, les autres ne sont pas forcément des cons et qu'ils ont leur histoire qui les a poussé à être comme cela.

Ça regorge de petits détails drôles ou bien touchants (mention spéciale au clochard). Certains personnages font un peu de peine (rhaaa Larry sérieux, tu es tellement un loser alors que tu pourrais être bien mieux), d'autres sont insupportables (ouai là c'est Ned, il est sorti des enfers çui-là)…

Dans le film il paraît que l'on assiste à 38 jours différents, sur les commentaires du DVD le réalisateur indique que ça aurait duré une dizaine d'année, mais sur le grand Internet, il a été estimé que pour apprendre tout ça, ce serait plus proche de 34 ans. Voilà… faites votre choix.

L'équipe du film ne croyait pas tant que ça dans son film. C'était un petit truc avec un budget pas déconnant mais pas énorme, pas un blockbuster et sorti au pire moment de l'année. Et pourtant il est désormais dans de très nombreuses listes de top films. Il est extremement populaire et apprécié de tout le monde.

Sphere

J'avais adoré ce film à sa sortie il y a plus de vingt ans (time flies). Le mélange science-fiction et horreur me titille toujours pourtant cette combinaison des genres est un appeau à nanar.

C'est donc l'adaptation ciné d'un bouquin du fameux Michael Crichton donc c'est potentiellement à double tranchant. C'est fait par Barry Levinson qui a une filmo assez particulière avec quelques très gros films dont Rain Man ou bien le très étrange Toys. Pour l'aider dans sa tâche on retrouve un casting loin d'être dégueu avec Dustin Hoffman en psychologue qui se demande ce qu'il fout là, une Sharon Stone pour le quota féminin, Samuel L Jackson qui pète la classe avec son aura mystérieuse, Liev Schrieber qui joue l'insupportable génie avec son doctorat en arrogance, Queen Latifah qui tente de lancer sa carrière d'actrice et même un caméo de Huey Lewis. Niveau cachets, ils ont dépensé sans compter.

L'histoire est assez cool : tout débute lorsque le psychologue se fait trimballer au milieu du pacifique suite à un supposé accident d'avion. Il se rend vite compte qu'il n'y a pas eu d'accident et rencontre certains éminents scientifiques qu'il connait. Fin du suspens, un vaisseau spatial a été trouvé à plus de 300m de fond dans l'océan et vu l'état du corail à cet endroit, il y serait depuis plus de 300 ans. Cette dream team de scientifiques est là pour appréhender le premier contact avec cette présence extra-terrestre.

Ils sont donc envoyés dans une base sous-marine installée pour l'occasion. Ils enfilent leur combinaison puis partent en expédition dans le vaisseau. Tout un tas de détails sont étranges : le vaisseau est intact, les portes font la bonne taille pour des humains, d'ailleurs l'entrée s'ouvre toute seule quand ils arrivent… C'est tout bien mystérieux tout cela.

Ils se promènent dans le vaisseau et tout porte à croire que c'est un vaisseau humain. Tout est bien trop familier et hospitalier. Mais ils vont tomber sur une sphère dorée immense dans un hangar du vaisseau. Et c'est là que ça commence réellement.

Et franchement c'est super bien fait. Visuellement c'est super cool malgré quelques effets numériques qui accusent leur âge. Les acteurs sont cool, tout le postulat de départ est cool. La tension, le confinement, la flotte, la gueule de la station sous-marine.

Et à côté de ça, tout un tas de ptites incohérences qui gâchent le truc surtout sur des points assez importants.

spoiler franchement, le "Jerry" qui s'avère être "Harry" c'est juste pas possible, tout le reste de ce qu'il a raconté devrait être bourré de faute. C'est ce détail qui m'achève et me sort du truc.

C'est dommage parceque sinon ça serait vraiment pas mal mais j'ai du mal à faire abstraction. Et le dénouement final me fait un poil tiquer également.

spoilers bis Qu'ils prennent la décision d'oublier ok. Mais il n'explicite pas qu'ils ont fait le choix de replacer la sphère dans l'espace (ce qui crée la boucle, vu que dans le futur la sphère sera trouvée puis ramenée toussa toussa).

Là on voit juste la sphère qui d'un coup, toute seule part dans l'espace…

Bref, le film est cool mais avec quelques lacunes dans le scénar qui ruinent un peu le tout. Il avait un très gros potentiel d'être un vraiment très bon film et au final c'est un film au-dessus de la moyenne mais c'est tout.

12 Récap : Juillet 2020

Et voilà le dernier récap de cette première année de récap et donc je vais pouvoir récap tout ça.

Bon bha c'est cool même si parfois je me fait un peu surprendre par la date qui approche (comme par exemple ce mois-ci). J'aime bien ce format qui est un bon exercice de mémoire. Ça permet de vous filer des liens vers des trucs de droite et de gauche.

Certains de ces liens pourraient finir dans les shares mais bon…

J'ai pas mal joué à des jeux-vidéos et maté quelques séries donc peu de films et peu de geekeries donc peu d'articles.

Blog

J'ai vraiment peu posté ce mois-ci et c'est pas sûr que ça reprenne en Août. Il fait trop chaud et ne geekant pas vraiment … bha j'ai pas grand-chose à dire pour alimenter le blog.

En bref ce mois-ci : 2 articles, 3 commentaires, 3 visionnages, 606758 requêtes, 41174 visiteurs uniques pour 16.32 Go de trafic.

Séries

Je me suis enquillé The Office (UK) d'une traite. Et franchement j'ai adoré. Mieux vaut tard que jamais.

L'humour est grinçant avec ses malaises constants et ses personnages atypiques. Ricky Gervais est abominable au possible jusqu'à la fin où il fait de la peine.

La série est super courte avec seulement deux petites saisons de 6 épisodes. Mais par chance, cette série a inspiré pas mal de monde et chaque pays a eu droit à son remake.

J'ai continué donc avec The Office US avec Steve Carell qui remplace Ricky Gervais mais avec un caractère tout de même plus … pathétique. Bref, vu le nombre d'épisode, je vous en reparlerai d'ici un mois ou deux…

J'ai aussi commencé la saison 2 de Umbrella Academy et franchement la première saison m'avait laissé un ptit goût étrange. Le concept est cool, visuellement c'est très sympa les acteurs sont bons mais je sais pas. J'avais accroché mais sans plus.

Je me suis accroché pour démarrer cette seconde saison et ça y est j'ai eu le déclic. Cette saison est vraiment beaucoup plus cool. Allez-y c'est court mais intense et l'histoire est plus sympa que la première saison.

Jeux

Je me suis remis à Prison Architect ce mois-ci. Je n'y avais plus touché depuis fort fort longtemps. Le jeu n'a pas énormément changé en fait mais il m'a fallu retrouver les réflexes, me souvenir des ptites combines.

Le jeu est pas mal agréable malgré des graphismes pas super flatteurs. C'est un classique jeu de gestion où l'on construit une prison.

Il est vraiment pas mal du tout avec pas mal de détails à gérer.

Je rêve d'un méta-jeu multi qui serait un Sim-Tout où l'on construit une ville. Mais que dans cette même ville on ait à construire et gérer chacun de ses bâtiments : construire l'aéroport, gérer l'école, la prison, la caserne de pompier, la centrale électrique… En multi-joueur on pourrait se répartir les bâtiments ou bien carrément collaborer à plusieurs sur un. Chaque lieu aurait donc des performances qui se ressentiraient sur son environnement.

Un commissariat bien géré diminuerait la criminalité d'un quartier, permettant de construire des parcs qui seront moins squattés/taggués, la prison aurait son afflux de taulard qui s'ajusterait en fonction… Bref, le jeu de gestion ultime.

Imaginez si en plus c'était libre/open-source… le rêve.

Musique

Comme beaucoup de monde, j'ai découvert Rob Dougan avec le film Matrix. Il avait sorti un pauvre malheureux album que j'écoute de temps à autres et depuis, le néant.

Et en fait j'ai découvert que depuis quelques années il a sorti pleins de nouveaux trucs. Du coup profitez de ce magnifique The Return.

Geekeries

Ce mois-ci j'ai… rien foutu… ouaip.

J'ai juste migré mon ordi sur un nouvel SSD. Jusqu'à présent j'étais sur un RAID6 BTRFS de 7 SSD. Et franchement c'était overkill et ça chauffait/consommait pour pas grand-chose. Faut aussi avouer que c'était un sacré merdier dans la tour avec tous les câbles d'alim et les SATA.

Du coup, ces SSD disparaissent au profit d'un nouveau SSD nvme. Je suis reparti sur du BTRFS encore parceque ça marche super bien et j'aime beaucoup toutes ses ptites fonctionnalités même si je les utilise pas tous les jours non plus.

Pour migrer, j'ai juste fait un simple rsync des familles, mise à jour de la conf de grub puis reboot et voilà. C'était un peu trop simple.

Color Out Of Space

Ce film est tiré d'une nouvelle de H.P. Lovecraft et bha pour une fois c'est focus sur les monstres mais beaucoup sur l'ambiance, la désorientation, la folie, l'ambiance. Et ça, c'est bien !

De nombreux films ont l'idée d'adapter du Lovecraft et s'orientent vers le film d'horreur orienté action. Alors que bon il y a quand même une énorme part de l'angoisse qui ne provient pas des monstres en eux-mêmes mais plus de tout l'environnement. Toute la folie du contexte et l'esprit humain qui se perd petit à petit.

On a donc ici une ptite famille qui reprend la ferme familliale après avoir vécu en ville. De nouveaux repères à prendre, l'isolation de la campagne qui ne s'est pas encore insérée dans les habitudes, une mère qui se bat contre la maladie tout en bossant et en s'occupant de sa famille… Bref, un quotidien assez banal. Jusqu'à une nuit lorsqu'une sorte de météorite tombe dans le jardin traumatisant un mioche (celui de la série The Haunting of Hill House avec ses gros lorgrons) au passage. Et c'est le début des emmerdes.

Tous subissent ça un peu différemment, le père sent une odeur pestilentielle alors que personne d'autre ne semble la ressentir, le grand ado perd complètement la notion du temps, la mère est à l'ouest total et le tout empire continuellement. Tous ne se rendent pas compte de ce qu'il se passe et ne savent pas s'ils deviennent fous ou non.

C'est plutôt bien fait. Certains effets visuels numériques sont un poil … voyants mais ça reste tolérable.

Par contre, Nicolas Cage … pourquoi se payer une tête d'affiche pour ça ? Il est tout juste moyen globalement sauf une scène ou deux où il semble enfin dans le film mais on y croit tellement pas à son jeu. La mère est prise de tête, heureusement que les gamins sauvent le truc.

Je n'ai pas lu cette nouvelle, mais j'ai l'impression que la modernisation pour le mettre dans un contexte actuel est plutôt bien foutu. C'est plutôt crédible et ça ne semble pas bricolé de partout pour être rendu cohérent.

Le film commence en étant assez peu généreux j'ai trouvé. Ça donne l'impression de voir un film avec de l'ambition mais très peu de budget avec plus de hors champs qu'autre chose pour planquer la misère. Sauf que plus ça avance moins c'est le cas et c'est du coup assez surprenant. Mes co-spectateurs n'ont pas spécialement apprécié cet aspect mais au contraire j'ai trouvé ça bien comme tout. Quand tu penses avoir compris ce qu'il se passe et quelles limites le film s'impose dans ce qu'il montre, il te prend à revers par la suite. Ça amplifie d'autant plus l'impact de ce qu'il propose.

Bref, j'ai trouvé ça vraiment très réussi, très respectueux pour du H.P. Lovecraft. C'est bien oppressant, désorientant et dérangeant. Ça sort des standards habituels.

Richard Stanley le réalisateur souhaite faire de ce film le premier d'un triptyque d'adaptations Lovecraftiennes. Bha franchement si les suivants sont aussi bons, je dis banco.

Valhalla

Tiré d'un long métrage d'animation des années 80, ce film danois est tout sympathique. On suit les aventures de Røskva et son frère Tjalfe auprès des dieux de la mythologie nordique.

Alors qu'ils sont tous les deux dans leur ferme familliale, le ciel s'assombrit. Quelques coups de tonnerre plus tard et voilà que frappe à la porte Loki annonçant sa venue ainsi que de son frêre Thor. Tous deux viennent passer un repas auprès de cette famille. Mais la soupe peu ragoutante des fermiers n'enchante guère les dieux.

Thor propose alors de découper une pattoune de son bélier géant afin de la manger à condition de ne pas abîmer les os. Avec son marteau Mjolnìr, Thor est à même de résusciter son bélier et de le rafistoler sans pour autant pouvoir réparer les os.

Durant le repas, Tjalfe le jeune garçon se laisse persuader par Loki de péter un os pour goûter la moêlle et ainsi devenir plus fort. Une fois le repas fini, Thor se rend compte que son bélier soufre après sa résurrection. Il confronte la famille et l'enfant se dénonce.

Loki convainc Thor de l'amener avec eux à Asgard afin de servir d'esclave. Sur le chemin, on se rend compte que Røskva s'est planqué dans le chariot pour elle aussi aller aux pays des Dieux.

Une fois arrivée, leur condition d'esclave déplait à Røskva qui décide donc de se barrer. Elle est suivie par son frère ainsi que Quark un enfant géant quelque peu simplet.

Voilà pour le début. Et franchement, ne connaissant que de très loin la mythologie nordique c'est vraiment sympatoche.

Contrairement à un film américain, ici c'est bien plus sobre et crédible dans les décors. C'est plutôt crédible, on est bien loin de la cité miraculeuse que l'on voit dans le MCU. Ici c'est bien plus médiéval, crasseux, sombre.

Les décors naturels sont somptueux avec des paysages nordiques de grande plaines verdoyantes ou bien des montagnes avec des grottes et tout. C'est vraiment classe.

Les différents dieux sont assez reconnaissables et d'ailleurs j'ai vu sur les Interwebs que certaines personnes étaient ulcérées que Loki ne soit pas blanc. Parceque on peut avoir des trolls, des sorcières, de la magie mais un personnage non-blanc dans la mythologie nordique c'est la limite du tolérable, voyez-vous ?

Les personnages sont sympa mais on reste quand même avec un léger goût de trop-peu dans ce film. On aimerait voir un peu plus les dieux, plus de background, plus d'histoire. C'est trop court.

Les interactions entre les protagonistes sont du coup pas mal expédiées. Le film aurait pu durer une heure de plus pour nous plonger plus longuement et profondément dans son univers.

On nous montre par exemple Hugin et Munin sans leur donner de rôle pour les dieux, en dehors de Thor c'est vraiment survolé vite fait également.

Voilà, c'est un film super agréable avec une histoire cool mais c'est qu'un amuse-gueule, maintenant je veux une série de film de trois heures pour rivaliser avec le Seigneur des Anneaux.

Brahms : The Boy 2

Alors que le premier film était plutôt sympa, cette suite est … mauvaise.

Déjà, l'histoire je vais vous spoiler direct le 1 et le 2 donc désolé mais si vous ne voulez pas la conclusion c'est que ce film est nul alors que le premier était bien.

C'est parti pour les spoilers du 1. Dans le 1 on a donc un couple riche qui recrute une nounou pour une poupée dans une grande baraque. Le couple a tout un tas de règles à suivre plus ou moins farfelue. Bon déjà faire garder une poupée… hein… mais en plus faut lui lire des histoires, lui faire à manger et tout. Fast forward… la poupée bouge quand on ne la regarde pas.

Fast forward encore … en vrai dans les murs de la baraque il y a beaucoup de place, suffisamment pour qu'un gamin maintenant adulte puisse vivre. Et ce grand dadet manipule la poupée quand on la regarde pas. Il bouffe ce qu'on lui prépare et tout. Bref, la nounou est pour lui. Je sais plus trop comment ni pourquoi, mais il est tué (faut dire qu'il était dangeureux).

On passe au second film. En pleine ville, on a Katie Holmes qui s'occupe de son mioche alors que le padré bosse pas mal et rentre peu. Un soir, des cambrioleurs rentrent et la tabasse devant les yeux du gamin Elle est traumatisée, le gamin perd la parole, le couple décide de partir se ressourcer un peu en cambrousse.

Vla-t-y pas que leur Air B'n'B s'avère être la grande baraque du premier. Jude (le gamin) trouve la poupée entérrée dans le jardin et la sort. Il se promène avec et tout, ça devient une extension de lui-même.

Les parents le surprennent même en train de lui parler alors qu'il ne leur a pas parlé depuis des semaines. Bref, ils sont contents de cette avancée, le gamin prend de l'assurance et guérit un peu de son traumatisme.

Mais il commence à se lier un peu trop à la poupée en interagissant pas mal avec elle. Il en vient même à communiquer de nouvelles règles à appliquer à toute la famille pour la mattre en colère.

Le voisin creepy se balade toujours dans les environs avec son berger allemand et un fusil. Pas le genre de voisin qui met en confiance.

Bref, j'accélère un peu, la poupée semble maléfique. Elle pousse le gamin a être assez flippant, hors-champs elle renverse des meubles. L'ambiance avec les parents s'envenime.

Fast-forward encore parceque c'est inintéressant. Hop, la poupée est vraiment maléfique, elle bouge elle contrôle le gamin ainsi que le voisin. Ils parviennent à la balancer au feu.

La ptite famille va mieux désormais, ils rentrent à la maison mais ptit twist de daube, le gamin a ramené avec lui un masque pwopwo mystère toussa. Non c'est nul.

Franchement ce qui rendait le 1 pas mal et qui le différenciait de la masse colossale de film d'horreur pourri, c'est que justement c'était à peu près crédible. Il n'y avait au final pas de surnaturel. C'était quelque chose de plausible. Et là ils sont partis à fond dans le truc maudit avec des pouvoirs et tout.

C'est quand même sacrément décevant. Ça donne vraiment l'impression que le réalisateur veut se chopper une franchise à la Annabelle pour engranger du pognon. Il a réussi son pari sur le premier film avec honnêteté et là sur ce second il tente d'engranger la machine à fric. Bha franchement nope.

C'est extrèmement convenu avec des séquences d'hallucinations, des scènes de "ho regarde dans le fond tout flou on voit une silhouette qui bouge", des "est-ce que le gamin est sadique ou contrôlé par la poupée"… Au premier visionnage, on a l'impression de l'avoir vu dix fois ce film.

Voilà, matez le premier et évitez ce second.

Ajout d'un module de recherche pour Hugo

Régulièrement j'ai des gens qui ne retrouvent pas un article que j'ai écrit. Et moi le premier, je cherche souvent pour savoir où j'ai bien pu parler d'un truc. Et c'est vrai qu'étant donné qu'il y a de plus en plus de contenu sur mon blog, c'est forcément c'est de plus en plus complexe de se rappeler ou de retrouver une page précise.

Étant donné que j'ai déjà ouvert toutes les pages dans mon navigateur, je me base sur l'autocomplétion du navigateur mais c'est loin d'etre parfait.

Jusqu'à présent je recommandai du coup de se rendre sur la monopage. Cette page contient absolument tout le contenu du site, il suffit donc d'attendre qu'elle charge puis utiliser la fonction recherche du navigateur (Ctrl-f) mais c'est un usage qui est au final marginal. Ça fonctionne mais c'est peu plaisant et puis la page est de plus en plus longue à charger vu qu'elle pèse désormais près de 3Mo de HTML (bon une fois gzippé ça tombe à 800Ko).

L'autre technique est tout simplement de chercher via un moteur de recherche conventionnel comme le fameux DuckDuckGo ou autre moteur alternatif. Mon site est pas mal crawlé et donc plutôt bien indexé donc ça fonctionne pas trop mal. Mais c'est quand même dommage de dépendre de la bonne volonté des moteurs de recherche pour une fonctionnalité que j'aimerai offrir moi-même dans ma quête d'autonomie et d'indépendance.

Cahier des charges

Donc je voulais un truc adapté à mes contraintes.

  • La première c'est d'être statique, c'est-à-dire que je n'ai rien à installer sur le serveur hébergeant le site. Pas de PHP, pas de node, pas …

  • La seconde c'est que ce soit du logiciel Libre simple à utiliser. Encore que la simplicité est très négociable si ça fait bien le taf. Le but étant de ne pas avoir à installer cinquante trucs pour que ça fonctionne.

  • La troisième c'est que pour l'utilisateur ça soit pratique donc si c'est plus complexe ou moins performant que de fouiller manuellement la monopage ça sert à rien.

Solution sélectionnée

Il y a trois semaines, lors de ma navigation habituelle sur Hacker News je tombe sur un ptit projet qui semble fait pour me titiller : Tinysearch

C'est codé en rust, nécessite un bout de javascript + un bout de webassembly et c'est tout. Il est prévu pour être mis en place dans mon cas d'usage (les sites statiques) donc je n'aurai pas besoin de tordre un outil pour transformer une pince coupante en pince croco…

Après je n'ai pas cherché plus, je suis tombé par hasard sur ça et ça matchait vraiment bien. Si ça se trouve il existe mieux ailleurs mais pour le moment je saurai m'en contenter.

Donc la marche à suivre ?

Alors d'un point de vue utilisateur c'est simplement un petit bout de javascript, qui va lancer un bout de webassembly qui contient le moteur de recherche + son index.

Il faut donc au préalable (après la génération du site) créer (tout du moins le remettre à jour) cet index.

Il faut également intégrer dans les pages (ou dans une seule comme j'ai préféré) ajouter un peu de html+js pour charger ça et voilà. C'est donc vraiment pas intrusif pour le site.

Création de l'index

Alors ce cher Tinysearch a besoin d'un index mais ce n'est pas lui qui va le créer. Enfin il va se créer son index à lui en touillant tout à sa sauce mais il faut lui fournir les données brutes.

Ici, les données brutes, c'est un fichier json contenant la liste de tous les articles. Pour chaque article il veut un titre, une url et le contenu.

Il faut donc demander à notre cher Hugo de nous générer un fichier json avec la bonne syntaxe. Bon alors sur le github de Tinysearch on trouve un peu de doc dont une toute fraîche détaillant la marche à suivre pour Hugo mais je l'ai quelque peu modifiée (je la proposerai ptet en retour si j'ai pas de mauvais retours c'est fait).

On va donc devoir créer 1 fichier définissant la structure du fichier.

layout/_default/list.json.json (oui oui, deux fois .json)
[
{{ range $index , $e := .Site.RegularPages }}{{ if $index }}, {{end}}{{ dict "title" .Title "url" .Permalink "body" .Plain | jsonify }}{{end}}
]

Il faut maintenant dire à Hugo de générer ce fichier pour la home uniquement, on a pas besoin de générer un json pour chacune des pages/liste.

Il faut donc éditer la config globale :

extrait du config.toml
[outputs]
  home = ["html","rss","json"]

Donc là, pour la home, il générera le html habituel, le rss associé mais également le json.

Voilà maintenant à la racine de votre site ouaib vous trouverez votre fichier index.json

extrait du index.json généré
[
    {
        "body": "blabla",
        "title": "Recherche",
        "url": "https://lord.re/recherche/"
    },
    {
        "body": "encore du blabla",
        "title": "Event Horizon",
        "url": "https://lord.re/visionnages/event-horizon/"
    }
]

Voilà pour la partie création d'index. Vous remarquerez que ce fichier json peut vite être assez gros. Dans mon cas, il pèse 1.9Mo (710Ko gzippé) à comparer à la monopage qui fait 2.9Mo (835Ko gzippée).

Utilisation de Tinysearch

Bon je zappe la partie installation : c'est un logiciel très jeune en rust qui n'est probablement dans aucune distribution linux pour le moment. Je l'ai direct git cloné depuis github et j'ai même touillé une variable dans le code pour le faire fonctionner mais ça devrait être amélioré très bientôt cette partie-là.

Bref, la seule chose à faire est de lui donner à manger votre index.json. Mettez-vous dans un dossier vierge créé pour l'occasion car il va pondre quelques fichiers.

tinysearch /tmp/www/public/fr/index.json. Et là ça va voltiger dans tous les sens. Pour le moment, à chaque fois que vous l'invoquerez il va récupérer des paquets rust, compiler quelques morceaux, lire votre index compiler un binaire en rust, le transpiler en webassembly et vous générer donc un fichier js, un wasm (contenant entre autre l'index dans son format à lui) quelques fichiers en plus qui ne seront pas utiles (sauf peut-être le demo.html pour tester vite fait).

Donc vous pouvez y récupérer le fichier js et wasm et le coller dans votre Hugo où bon vous semble, j'ai choisi de foutre ça dans static/js/ alors que bon le fichier wasm en vrai n'est pas statique car il changera à chaque nouvelle génération d'index.

Ces deux fichiers peuvent être gzippés (et c'est très fortement recommandé). Si votre site est assez conséquent le fichier wasm peut rapidement devenir un peu gros mais il se compresse vraiment très bien. Pour info, mon fichier tinysearch_engine_bg.wasm pèose 2Mo (mais 330Ko gzippé).

Création d'une page de recherche

J'aurai pu foutre la recherche direct dans la sidebar mais ça aurait alourdi toutes les pages du site alors que la recherche ne sera pas utilisée à tous les coups.

J'ai donc créé une page grâce à hugo new recherche.md et à l'intérieur les trois quarts sont du html.

extrait de content/recherche.md
<section class="ideas">
<article>
Vous êtes tout tristouille en train de chercher une page en particulier dans mon ptit bordel ?

Allez on va tenter de la trouver ensemble !

 <script type="module">
    import { search, default as init } from 'https://lord.re/js/tinysearch_engine.js';
    window.search = search;

    async function run() {
      await init('https://lord.re/js/tinysearch_engine_bg.wasm');
    }

    run();
  </script>

  <script>
    function doSearch() {
      let value = document.getElementById("recherche").value;
      const arr = search(value, 21);
      let ul = document.getElementById("results");
      ul.innerHTML = "";

      for (i = 0; i < arr.length; i++) {
        var li = document.createElement("li");

        let elem = arr[i];
        let elemlink = document.createElement('a');
        elemlink.innerHTML = elem[0];
        elemlink.setAttribute('href', elem[1]);
        li.appendChild(elemlink);

        ul.appendChild(li);
      }
    }
  </script>

  <input type="text" id="recherche" onkeyup="doSearch()" style="margin:1em;padding:1em;font-size:2rem;background-color:#222;color:#ddd;border-radius:0.3em;border:none;width:90%;box-shadow:inset 0 0 1em #111;" placeholder="recherche">
  <ul id="results">
  </ul>

Donc on voit qu'il y a le js et le wasm qui sont chargés (faudra que vous adaptiez les url), j'ai un chouilla stylisé la boite d'input et voilà.

Profit !

Normailement c'est tout bon.

Enfin normalement si vous avez pas joué les ptits malins avec des CSP. Visiblement le webassembly (wasm) nécessite d'avoir script-src 'unsafe-eval' pour accepter de tourner sinon vous aurez une erreur étrange dans la console.

Comment ça marche du coup ?

En gros Tinysearch se base sur votre index exhaustif et utilise un bloom filter (j'y connais rien dans ce domaine) ce qui lui permet d'avoir une corresponsdance entre un mot et du contenu. L'avantage c'est que potentiellement ce nouvel index peut-être vraiment petit par rapport à la taille de données indexées. L'inconvénient c'est que c'est assez approximatif, certains termes peuvent donner des résultats faux-positifs et aussi quelques faux-négatifs (mais plus rare).

Vu que cet index est transféré au navigateur web et que c'est également le navigateur qui doit s'en dépatouiller lors d'une recherche, on ne peut pas se permettre d'avoir un fichier trop lourdingue. Du coup c'est un compromis à trouver, pour l'instant c'est pas configurable (tout du moins il faut changer le code et recompiler Tinysearch) et c'est fourni avec une valeur ridiculement petite (tout du moins pour le contenu que j'ai).

J'ai passé le magic number de 10 par défaut à 1024. Le fichier wasm généré est désormais de 2Mo cependant il se gzip à environ 350Ko ce qui est de suite bien plus raisonnable.

Si vous voulez des explications plus en détails sur l'aspect technique de Tinysearch, un ptit tour sur le blog du créateur du soft où il explique un peu tout. C'est intéressant mais très technique et en anglais.

Pensées concernant Tinysearch

Le logiciel est vraiment jeune pour le moment et s'oriente d'ailleurs vers une première sortie en version 1. Du coup ça implique que le code bouge pas mal et que les devs sont vraiment très à l'écoute et réactif.

Il est très probable que son fonctionnement change dans les semaines à venir. Pour l'instant, on a dépassé le stade du prototype mais on est loin d'un logiciel fini et mature. Ils sont conscients que le fonctionnement actuel n'est pas optimal.

Il faut pour l'instant modifier le code à la main et recompiler le soft afin de gérer le compromis d'efficacité/poids de l'index.

Ils savent que télécharger et compiler tout un tas de truc lors de son utilisation est pas user-friendly, pas optimisé du tout. Bref, ce que je raconte aujourd'hui ne sera ptet plus du tout d'actualité d'ici quelque temps.

Mettre à jour l'index

Bon maintenant ça veut dire qu'à chaque fois que je rajoute du nouveau contenu je dois désormais recréer l'index. Ça mériterait d'être placé dans le hook git qui m'automatise la publication du blog, cela dit le logiciel bougeant encore pas mal, je ne vais pas l'optimiser tout de suite.

À vous Cognacq Jay ! À vous les studios !

Récap 11 : Juin 2020

Bon un mois de juin assez calme. La châleur augmente drastiquement en journée mais les nuits sont suffisamment fraîches pour contrebalancer pour le moment.

Cette année pas de Hellfest c'est un peu tristouille. Ma première édition était en 2007 où j'y suis allé à la spartiate.

J'ai pris un combo billet de bus + billet du festoche. Du coup il fallait voyager léger : une tente Decathlon 2secondes et un ptit sac à dos avec tshirt, casse-dalle, chaussettes et voilà. Aie aie aie.

Quand le bus est enfin arrivé, ça a de suite été une grosse déconvenue. Le bus avait longé le sud de la France pour ramasser des métalleux sur le trajet ; tous sudistes. Arrivé sur le parking du Louxor, on voyait tout le monde bien habillé avec des pulls, des ponchos et tout, nous étions tous en tshirt/short. Et effectivement ça caillait pas mal.

Et la météo ? Ha bha de la pluie pendant trois jours.

J'avais pas pris de sac de couchage ni rien, fallait voyager léger ! Installation de la tente dans le camping enfin le champs qui devenait de plus en plus boueux avec les multiples passages à pied des festivaliers. Les points stratégiques devenaient de moins en praticables.

Les chiottes c'étaient de simples cabines préfabriquées trônant dans une mare de boue (j'ai pas fait d'analyse mais j'espère que c'était de la boue) avec une odeur des plus infâmes. L'intérieur était forcément boueux (encore une fois, j'espère que c'était de la boue) et étaient rarement pourvus de PQ.

L'enceinte du festival se transformait petit à petit en marre de gadoue immense. Le rayon bottes et chaussures de jardinage du supermarché local a été autant dévalisé que le rayon bière.

À un moment, je marchais difficilement quand soudainement, en relevant la jambe droite j'ai senti une certaine résistance. Je me suis retrouvé en position de déséquilibre : ma godasse avait fait ventouse dans la boue et était restée collée au fond.

J'étais donc le pied droit en chaussette mais avec le mouvement de marche bien amorcé et j'ai donc plongé mon pied dans la boue pour pas m'étaler. J'ai donc dû pêcher ma chaussure et tenter de nettoyer mon pied en chaussette. C'était une joie incommensurable.

Bref, cette année fût éprouvante ce qui m'a pas mal dégoûté pendant quelques années. Je n'y suis retourné qu'en 2014 et depuis je ne rate plus aucune édition.

Les conditions n'ont plus rien à voir. Il y a des chemins biens foutus avec des copeaux de bois et tout. Les chiottes sont en très grands nombres et vraiment biens entretenus avec une très grosse équipe qui nettoie réapprovisionne en PQ et tout.

Maintenant pour la bouffe c'est l'embaras du choix, c'est varié, bon et finalement pas trop cher. Le camping est mieux organisé (même si c'est toujours le rush lors de l'ouverture pour être pas trop mal placé (éviter le Macumba, éviter le Brutal Caddy, être le plus proche possible du festival parceque sinon ça fait vite beaucoup de trajet).

Et surtout maintenant je voyage moins léger :-)

Voilà vivement l'édition 2021

Blog

Bon, pas trop d'articles ce mois-ci non plus mais c'est pas grave, hein.

Bon, si vous avez l'œil affuté vous avez ptet vu apparaitre dans la sidebar un nouvel item : la recherche .

Ça fait quelque temps que j'avais quelques retours comme quoi ça devenait nécessaire alors que le site est déjà quand même pas mal crawlé. Jusqu'à présent je préconisais de se rendre sur la monopage de patienter que ça charge tout puis de rechercher depuis le navigateur. Mais c'est clairement pas optimal.

Bref, je vous prépare un article racontant tout ça dans le détail.

En bref ce mois-ci : 4 articles, 19 commentaires, 18 visionnages, 616411 requêtes, 43154 visiteurs uniques pour 17.09 Go de trafic.

Jeux

Hacknet

Petit jeu de hack. Enfin faut le dire vite.

Vous allez devoir vous introduire sur des machines pour y voler des fichiers. Vous devrez donc trouver des mots de passe. Pour parvenir à vos fins vous allez devoir vous outiller avec différents logiciels.

Votre premier outil de hack sera SSHCrack qui vous permettra d'ouvrir le port 22 d'une machine. Une fois ouvert vous pourrez lancer Porthack sur le port 22 et hop ça bruteforcera la machine et vous finirez par trouver les identifiants admin de la machine.

Franchement ? C'est sympa sans plus. C'est pas ultra réaliste, maissssss c'est pas non plus complètement absurde.

Déjà l'interface ça ressemble à un tiling wm à la i3 avec un terminal d'un côté, une netmap avec les différentes machines en bas, le display qui affichera des trucs contextuels, une partie monitoring de votre machine… Pour des personnes n'y connaissant rien, c'est pas dégueu. Après c'est sûr que quand on s'y connait un peu ça surprend légèrement certaines aberrations mais faut pas oublier que c'est un jeu et faut que ce soit fun avant tout.

Le jeu est assez mignon avec une bande son répétitive mais très électro (il y a même un morceau de Carpenter Brut). C'est court mais heureusement parce que c'est vite répétitif. C'est vraiment simple, sauf à la toute fin où c'est à peine plus difficile.

Le gameplay consiste principalement à choper des missions par mails. Vous introduire dans une machine en lançant différentes commandes (il y maximum 10 commandes pour tout le jeu et elles arrivent progressivement). Une fois connecté, faut souvent récupérer un fichier ou supprimer des fichiers. Et enfin valider la mission en répondant au mail.

Voilà, ça peut se torcher en 5 heures sans trop se prendre la tête et ça divertit bien.

Skyrogue

Un jeu issu du bundle itch.io contre le racisme.

Il s'agit d'un ptit jeu arcade de combat aérien. La maniabilité est rapide à appréhender, les combats sont funs et peu complexes mais ça fait son effet.

Les graphismes low-poly permettent de tourner facilement sur n'importe quelle machine. Un jeu efficace, simple et qui vaut largement son prix.

On peut améliorer son avion et tout. On enchaîne des missions où l'on débloque des crédits permettant de booster ses armes et tout. Par contre en cas de mort on perd toutes les upgrades. Voilà, voilà.

Nuxeries

Modif d'url sans perdre les commentaires

J'ai posté un article où j'ai dû change l'url à posteriori. Le soucis c'est qu'un commentaire avait été posté et que isso le logiciel de commentaires se base sur celle-ci.

Je suis donc allé fouiller dans la base de donnée SQLite pour modifier ça.

La base de données contient deux tables : une servant à attribuer un id à une url. La seconde contient les commentaires en eux-même.

J'ai donc posté un nouveau commentaire bidon sur la nouvelle adresse dans le but de récupérer le tid (thread id j'imagine) de la nouvelle url. Ensuite j'ai modifié la table de commentaires pour changer le tid du vrai commentaire pour l'affecter à la nouvelle URL et voilà.

Ça se fait en utilisant la syntaxe sql classique à base de select * from comments et update comments set tid = 149 where id = 147; et voilà.

SQLite c'est vraiment chouette. Ça permet d'avoir les avantages de SQL sans avoir de serveur qui tourne et d'avoir tout ça dans un seul fichier. Pour de petites volumétries c'est vraiment performant en plus.

Migration de serveur pour geeknode

Dans un tout autre registre, un des serveurs irc de geeknode (le meilleur réseau IRC de tous les temps) a dû être libéré mais on en a eu un neuf à la place. Geeknode ne possède quasiment pas de machines mais on se les fait prêter de droites et de gauches (soit via des membres admin, soit via des assos amies). FDN nous héberge un nœud depuis des années maintenant sur leur plateforme de virtualisation. Ils doivent couper cette ancienne plateforme et nous propose du coup une nouvelle VM sur leur nouvelle plateforme.

La nouvelle machine est donc une bête de course avec 5Go de stockage, 2×CPU et comble du luxe 1Go de ram. Ça peut faire sourire mais pour héberger un serveur IRC c'est vraiment très large. En fonctionnement normal, on bouffe aux alentours de 100Mo de ram, 0% de CPU et même au bout de cinq ans, on dépasse pas les 2Go de stockage utilisés. Et encore, on a pas spécialement optimisé pour réduire notre empreinte au maximum.

À la base on voulait partir sur un Unrealircd 5 sauf que notre daemon pour les services n'est pas compatible et nécessite de se faire touiller le code. Du travail a été commencé à ce sujet mais c'est pas encore prêt donc on repart sur une version 4 en attendant.

Bref, je me suis un peu battu avec dehydrated pour au final faire le crasseux afin d'avoir les certificats au bon endroit. On vera dans 3 mois si ça passe :-D

Vidéos

Une ptite vidéo simple où l'on voit quelques parties d'une chaîne d'assemblage de Trabant (bagnole allemande). C'est assez impressionnant. Toute cette minutie et ce travail d'orfèvre dans une chaîne industrielle. L'outillage custom et les méthodes de travail optimisées…

Je suis de très loin ce que fait SpaceX avec ses fusées toussa. Mais c'est toujours difficile de se rendre compte de la taille de ce qu'on voit. On a à peu près aucun point de comparaison, aucun repère donc bha on imagine un peu mais voilà. Dans cette vidéo on voit bien la taille de la fusée sur sa barge grâce aux humains qui sont à son pied. Et WOW c'est immense (et la vidéo est jolie).

Et pour finir bha comme normalement c'est la pleine saison du Hellfest bha on se console avec cette vidéo d'une heure et demi avec quelques extraits de-ci de-là et quelques interviews.

Event Horizon

Event Horizon est un film que je ne connaissais pas. J'ai vu que ça parlait voyage spatial, horreur, toussa je me suis dit banco, un simili-alien.

Bon j'avais pas remarqué que le réalisateur c'était Paul W.S. Anderson. Il est à la tête des infâmes Resident Evil, de Mortal Kombat et d'autres merdes. Il a donc pas peur de faire de la merde. Et franchement ça se ressent.

On a donc le tout premier vaisseau expérimental top secret pouvant se déplacer plus vite que la lumière qui a disparu lors de son premier vol. Fast forward, sept ans plus tard, son signal est capté aux environs de Pluton (qui n'est pas une planète, mais à l'époque de la réal du film si). On envoie donc Sam Neill le scientifique à l'origine du vaisseau supraluminique à la rescousse pour voir ce qu'il s'est passé, sauver ce qui peut l'être et éventuellement ramener l'engin.

On a donc à des scènes rappelant fortement Alien, avec un équipage réduit avec ses personnages biens différents, sa cuisine où règne une bonne ambiance, la révélation de l'objectif de la mission. C'est d'ailleurs marrant comme l'explication scientifique du fonctionnement du vaisseau est à peu de chose près la même que dans Interstellar. Bref, passage en hibernation dans des capsules pleines de flotte, ellipse de quelques semaines et on arrive au vaisseau.

Ce dernier semble désert mais les bioscanners semblent indiquer de la vie un peu partout. Voilà pour le lancement du film.

Visuellement on sent qu'il y a eu la volonté de bien faire mais ptet avec peu de budgets. Les effets visuels numériques se voient. Ils se voient graves et sont pas bien jolis. Le détourage des effets numériques est vraiment foireux, le moindre youtubeur un peu équipé aujourd'hui fait mieux (vive les progrès de la technique).

Par contre niveau décor on sent que ça s'est donné plus de mal. Certains sont même vraiment grands et détaillés.

Le film part d'un postulat de science-fiction mais s'oriente vite vers le film d'horreur plutôt BOUH ! (ouai ça marche pas à l'écrit mais j'aurai tenté) Haaa les jump scares de merdes qui servent à rien… Dès le début, alors qu'il ne s'est rien passé où s'en tape. Et ça n'augure rien de bon, mais au final ils n'en ont pas non plus mis partout. Principalement aux moments où le film se pose un peu, quand ça sert à rien quoi si ce n'est pour masquer une perte de rythme.

J'ai un peu de peine pour ce film et surtout ses acteurs. Voir Sam Neill errer en boxer qui remonte en nombril un peu paumé ne sachant pas trop sur quel registre jouer : est-ce que je suis un scientifique cartésien ou bien je suis juste un acteur sur un plateau de film d'horreur qui se prend trop au sérieux ? Pareil pour Lawrence Fishburne (qui sera toujours Morphéus pour moi) qui a l'air bien emmerdé dans son fauteuil high tech qui tourne supra lentement. Il semble à la dérive suspendu à 30cm du sol en train de balloter sans avoir aucune commande à portée de main, alors qu'un classique fauteuil à roulette aurait eu le même effet. C'est surement l'aspect le plus drôle du film.

Les décors sont loin d'être dégueulasses je disais. Au contraire même certaines salles ont bien de la gueule (ouai j'aime beaucoup le moteur avec ses anneaux qui tournent et sa grosse sphère) et l'espèce de corridor qui tournoit juste avant aussi est pas mal mais pas exploité du coup. Mais d'autres sont plutôt meh voir plus. Le couloir infini en image de synthèse reliant les deux parties de vaisseaux… meh. Le conduit de sécurité ou je ne sais quoi où se balade Sam Neill (pour … changer un fusible ?) tout verdatre est particulièrement dégueulasse. Voilà ça oscille du pas mal au foireux.

Sam Neill en Roy Batty/zombie/steak haché/cénobite c'est … terrifiant navrant. Un peu à l'image du film. En fait c'est dommage il pourrait être vraiment pas mal s'il était un peu mieux traité. Et c'est aussi à l'image de son générique de fin : tout le long du film ça se veut assez horrifique avec jump scare et tout avec à la toute fin un personnage fait une crise de panique suite à un cauchemar toussa ; et là tu sais pas trop pourquoi ils te sortent une zik de Prodigy complètement hors propos.

Bon à sa décharge le film a été produit en vraiment très peu de temps. Ça a été fait en moins d'un an avec pourtant pas mal de plans numériques, quelques décors, des explosions, des flammes, des caméras qui tremblent (ha non ça c'est facile et rapide à faire). Même le casting n'est pas non plus catastrophique, on retrouve même Papa Malefoy dans le lot.

On sent bien que le film a été pas mal influencé par Hellraiser. Cela dit, je pense que le film lorgne plus du côté du jeu Doom, ça manque juste de monstres à buter.

L'histoire globale est pas mal, mais entre les personnages qui semblent faux au possible, les relations entre les persos qui sont clichés à fond et les arangements scénaristiques foireux… C'est dur d'y croire et de s'y investir. Un coup ça meurt à la décompression un coup ça meurt pas du tout. Un coup ça explose ça meurt un coup pas du tout… Le pauvre mec qui se retrouve comme par hasard à la fenêtre et qui se fait tirer dessus alors que bon… c'est un vaisseau spatial dans le vide spatial… forcément que si tu pètes la fenêtre, toi qui est sans combinaison à l'intérieur ça va pas le faire (et c'est un scientifique qui fait ça…). Je vous épargne d'autres ficelles foireuses mais ça ruine pas mal le truc.

21 Bridges

Deux méchants armés vont braquer un restau où se trouve 30Kg de coke. Le restau est fermé, il ne reste plus qu'un employé (ou le patron que sais-je, mais franchement là je vous retarde en vous faisant lire cette digression alors que bon, on va pas se le cacher, cette information n'a aucune incidence sur le reste du film et pourtant vous venez de perdre trente secondes à lire ça alors que vous auriez pu découvrir la suite de l'histoire bien plus vite mais bon on s'égare) qui sera maîtrisé. Ils récupèrent la clé du frigo où se trouve au final 300Kg de petit sachet plastic remplis de coke.

À ce moment-là, les 4 flics arrivent alors que personne n'a pu donner l'alerte et c'est vrai que l'employé (ou le patron, encore une fois ça ne change rien au bignou, mais on ne sait pas qui est réellement ce gars dans ce restau alors qu'il est tard, que le restau est fermé et que bon le patron qui passe le balai alors qu'il a 300Kg de coke dans le frigo c'est quand même peu crédible, mais comme je vous l'ai déjà dit, on s'en fout de qui c'est) semblait plutôt confiant malgré les braqueurs et assez proche de sa montre.

Bref, les braqueurs sont plutôt bien armés et liquident très vite les quatre flics qui ont tout de même eu le temps d'appeler des renforts. Sur leur trajet de fuite, ils dégomment encore quelques autres flics.

Entrée en scène de Chadwick Boseman qui un peu comme tout le temps joue pareil avec son air "chuis méga calme mais toujours prêt à défoncer un peu n'importe". C'est un fin détective réputé pour avoir dézingué pas mal de malfrats, mais rassurez-vous, toujours en légitime défense (l'IGPN approuve) ! En fin limier, il parvient à pas mal imaginer la scène toussa toussa. Le FBI entre en scène, bla bla l'habituel rengaine de "c'est mon affaire". Bref, ça discute et notre détective obtient le confinement de l'ile de Manhattan. Donc tous les 21 ponts (d'où le titre mais en dehors de 10 secondes de scène ça ne change à peu près rien au reste du film du coup est-ce que le titre est bien légitime ?) sont fermés, des patrouilles dans les airs, dans la flotte toussa.

Et là, on a le droit à une pseudo enquête, poursuite pendant 4h (dans l'histoire, pas le film).

Le film est pas super innovant mais se laisse regarder. Les acteurs sont plutôt convaincants mais franchement ils auraient pu nous éviter la rengaine FBI/Police.

Il y a un ptit twist à la fin mais rien de transcendant, on le voit venir tellement c'est fusil-de-tchekovisé au début.

Visuellement c'est plutôt joli avec quelques plans à la skycam, quelques plans plus dynamique au drone. Il y a pas mal d'action et ça reste toujours vraiment lisible. Il n'y a pas vraiment de folie niveau réal.

En fait globalement ce film est sans trop de surprise. C'est simple et efficace, tout se déroule comme sur des roulettes.

IRC c'est simple.

Rhaaa à chaque fois qu'on parle d'IRC on entend : “IRC c'est compliqué”

Mais en fait, c'est plutôt simple. IRC n'est pas plus compliqué que le web. Au contraire même. C'est juste que le web tout le monde l'utilise pendant des heures depuis des années mais vous ne vous rendez pas spécialement compte de la complexité de la chose. D'autant plus que chaque site est différent avec une interface qui peut varier du tout au tout. Alors qu'IRC c'est un ensemble de réseaux où tout est identique (à l'exception de la gestion d'identité mais ça reste optionnel).

En apprenant juste quelques rudiments il est possible de se débrouiller sur IRC. Bref, si vous apprenez les quelques commandes de base (moins de dix) vous pourrez vous débrouiller sur IRC (et depuis trente ans, elles n'ont pas changé et ne changeront probablement pas).

Et il existe même des logiciels qui planquent toutes ces commandes et remplacent ça par des jolies boutons pour diminuer la courbe d'apprentissage nécessaire.

La force d'être standardisé

Contrairement à d'autres protocoles plus en vue comme Skype, Discord, Slack, Mattermost et pleins d'autres, IRC est défini par une RFC, c'est-à-dire une norme d'Internet.

Du coup, la façon de communiquer est strictement définie et documentée et ce document (en vrai il y en a plusieurs maintenant) est disponible publiquement sur le web sans inscription ni paiement ni rien. Il est donc possible pour à peu près n'importe qui d'écrire un logiciel compatible.

C'est pour cela qu'il existe une tripotée de logiciels différents pour se connecter à IRC. Alors que pour les protocoles cités précédemment, il n'existe que le logiciel officiel. Il y a bien des fois des tentatives d'avoir des logiciels alternatifs mais ceux-ci ne sont pas officiels et ont tendance à ne pas être bien vu par les éditeurs des logiciels officiels qui leur mettent des bâtons dans les roux, que ce soit techniquement ou légalement bloqué.

La force d'être décentralisé

Un autre avantage, c'est qu'IRC n'est pas contrôlé par une seule entité. Aucun risque d'une faillite ou d'une décision d'un point central qui impacterait les réseaux IRC. Parce que oui, il n'y a pas 1 réseau IRC mais une myriade. Donc dans le pire des cas 1 réseau tombe mais les autres seront toujours là.

Lorsque Microsoft décidera que Skype ne rapporte plus suffisamment, ils couperont sans trop y réfléchir ou bien rendront l'accès payant et c'est valable pour Discord ou les autres. IRC n'a pas d'enjeu financier derrière et les réseaux sont en plus très souvent maintenus par des entités à but non lucratif.

Bref, IRC c'est simple.

Ce qu'il faut savoir c'est qu'il y a des réseaux irc, constitués de multiples serveurs, contenant chacun de multiples salons avec dedans des utilisateurs. On a fait le plus dur.

Et vous voulez voir à quel point c'est simple ?

On va se connecter manuellement à un serveur irc et discuter sans même avoir de client irc mais en écrivant tout avec nos mimines.

Bon il va vous faloir un client telnet/netcat/nc ou carrément on va être encore plus moderne et on va passer directement par openssl.

Dans un terminal entrez openssl s_client -connect irc.geeknode.org:6697 .

Le serveur vous répond tout un tas de trucs
CONNECTED(00000003)
depth=2 O = Digital Signature Trust Co., CN = DST Root CA X3
verify return:1
depth=1 C = US, O = Let's Encrypt, CN = Let's Encrypt Authority X3
verify return:1
depth=0 CN = hivane.geeknode.org
verify return:1
---
Certificate chain
 0 s:CN = hivane.geeknode.org
   i:C = US, O = Let's Encrypt, CN = Let's Encrypt Authority X3
 1 s:C = US, O = Let's Encrypt, CN = Let's Encrypt Authority X3
   i:O = Digital Signature Trust Co., CN = DST Root CA X3
---
Server certificate
-----BEGIN CERTIFICATE-----
MIIGlzCCBX+gAwIBAgISA6LoBQCbzTgc5LavZKLAgJ7LMA0GCSqGSIb3DQEBCwUA
MEoxCzAJBgNVBAYTAlVTMRYwFAYDVQQKEw1MZXQncyBFbmNyeXB0MSMwIQYDVQQD
ExpMZXQncyBFbmNyeXB0IEF1dGhvcml0eSBYMzAeFw0yMDA0MjkwMjI1MDlaFw0y
MDA3MjgwMjI1MDlaMB4xHDAaBgNVBAMTE2hpdmFuZS5nZWVrbm9kZS5vcmcwggIi
MA0GCSqGSIb3DQEBAQUAA4ICDwAwggIKAoICAQDo8Bnlnw3/piIVTlEPWUka+vh/
EQEiByFv0Saxn/whNXcrhiejADoEqHpx2nzUiWEcDXXW+1sUr4GqikVQmJY9R8Z5
Jx8vP86rlTLHhHsgoXp4jtAbPO8BzsvqFI0KRPf6GRu83df5qQDL6M4wamy3KpOm
e0gnwGKbjbW8SSyyE1olOtk20rJC2gZhnIKtVrbYfkwnZysM9DKGRKI0y9fvgW1O
kLltFGNdWF5gc0fppgdKyghZMG+7HNbqDDn8dOQE6V6l+6ZaZD8dGIDpebywe3cQ
ZieEseDD8+jz/95KtWEFSn8dLQptRv5lzh3IzVJvtNRZnrgn4nsnUtpvynxC1+FO
MrAbpDxK76NzzuclQhcMDF8oti/AshlznsEL49efAT6azc1xCETvkVjGi/8oVK1/
Ow/yXucnO1+nVEnVuyvNTL3kX/8UAUKvEroSDAzq7/PFCH44GaKJNrfqSr/QWMlE
vAeMgeXbZ2jB5HP54E+esFsxuQl8xNNuxWpFEb+jGjLM/32w9uIAtWXFtTjQaZUr
thUKDf1UQFai01fX9pkcskfQqIX2vc3fdvub+8VPccMVYW60i9LzUaA8NG2RHjXs
muvBangMNbx4v1ugj9SpGlArRtHZCrmNmFfMd06aR0M5RX1lD9j6pPIE1oLiu4Vq
ox1rkX2U1OWDPyNGpwIDAQABo4ICoTCCAp0wDgYDVR0PAQH/BAQDAgWgMB0GA1Ud
JQQWMBQGCCsGAQUFBwMBBggrBgEFBQcDAjAMBgNVHRMBAf8EAjAAMB0GA1UdDgQW
BBShKUfc6De2x77U1WYMlTrdwqEzXTAfBgNVHSMEGDAWgBSoSmpjBH3duubRObem
RWXv86jsoTBvBggrBgEFBQcBAQRjMGEwLgYIKwYBBQUHMAGGImh0dHA6Ly9vY3Nw
LmludC14My5sZXRzZW5jcnlwdC5vcmcwLwYIKwYBBQUHMAKGI2h0dHA6Ly9jZXJ0
LmludC14My5sZXRzZW5jcnlwdC5vcmcvMFgGA1UdEQRRME+CE2hpdmFuZS5nZWVr
bm9kZS5uZXSCE2hpdmFuZS5nZWVrbm9kZS5vcmeCEGlyYy5nZWVrbm9kZS5vcmeC
EWlyYzYuZ2Vla25vZGUub3JnMEwGA1UdIARFMEMwCAYGZ4EMAQIBMDcGCysGAQQB
gt8TAQEBMCgwJgYIKwYBBQUHAgEWGmh0dHA6Ly9jcHMubGV0c2VuY3J5cHQub3Jn
MIIBAwYKKwYBBAHWeQIEAgSB9ASB8QDvAHUAsh4FzIuizYogTodm+Su5iiUgZ2va
+nDnsklTLe+LkF4AAAFxw/d/IgAABAMARjBEAiAFBe3+77xwVk/PUmgBOGfes86i
XoqjJWfyPIl9g28pCAIgehMPGnSo3TabsFIE50MNk0RE3kor7EBxtbUXFVua0fgA
dgBvU3asMfAxGdiZAKRRFf93FRwR2QLBACkGjbIImjfZEwAAAXHD93/nAAAEAwBH
MEUCIQDttTwmykhjiGZvSCToiI3Wdfq4bE0Te0T7jv5YmxarSAIgdaLF2LtMW9pg
LIM3mR3Oi8ZRqLP3bKO8DT9Tj0FZ1WswDQYJKoZIhvcNAQELBQADggEBAJPyo0NZ
gsvyq28knOXevVuEz+/l5MGm4OVOLS45YZRcQkbZhrEWh6LKuAiyabIfXEIO3VqE
gUknlpab+ULFOuEc+4BR8EG63QkRBef8kahPGJI57MSO9yg6qOPIyrSWIAGy0XU9
tuEvRS8ISTUw3SyhpweAwYgzMpt6hbJ6edbuoRq+9yjgnq+/TwGxpLWhrngWJ7hZ
d6DYFb+encYcjoQt6qeDUWSEeWUubY7MDGWhDJSLpWvd5mXXmCa5QgGeWdxBNRoR
kvSk+5ZTW8oBP7s3jjYFZa+tie3bQ+tWal2Ets71Vt7SaUHU4Rt8TVILSvu8RLZ9
LWpdBOlbDJaIvos=
-----END CERTIFICATE-----
subject=CN = hivane.geeknode.org

issuer=C = US, O = Let's Encrypt, CN = Let's Encrypt Authority X3 No client certificate CA names sent Client Certificate Types: RSA sign, DSA sign, ECDSA sign Requested Signature Algorithms: RSA+SHA512:DSA+SHA512:ECDSA+SHA512:RSA+SHA384:DSA+SHA384:ECDSA+SHA384:RSA+SHA256:DSA+SHA256:ECDSA+SHA256:RSA+SHA224:DSA+SHA224:ECDSA+SHA224:RSA+SHA1:DSA+SHA1:ECDSA+SHA1 Shared Requested Signature Algorithms: RSA+SHA512:DSA+SHA512:ECDSA+SHA512:RSA+SHA384:DSA+SHA384:ECDSA+SHA384:RSA+SHA256:DSA+SHA256:ECDSA+SHA256:RSA+SHA224:DSA+SHA224:ECDSA+SHA224:RSA+SHA1:DSA+SHA1:ECDSA+SHA1 Peer signing digest: SHA512 Peer signature type: RSA Server Temp Key: ECDH, P-521, 521 bits SSL handshake has read 3714 bytes and written 516 bytes Verification: OK New, TLSv1.2, Cipher is ECDHE-RSA-CHACHA20-POLY1305 Server public key is 4096 bit Secure Renegotiation IS supported Compression: NONE Expansion: NONE No ALPN negotiated SSL-Session: Protocol : TLSv1.2 Cipher : ECDHE-RSA-CHACHA20-POLY1305 Session-ID: Session-ID-ctx: Master-Key: DCB0E95A32340C7509F73CDDB93C523917F5DE1A0CD221A005C9016F4D718EB986640BA161F3DE5B3ED32E75D60AB69B PSK identity: None PSK identity hint: None SRP username: None Start Time: 1592556345 Timeout : 7200 (sec) Verify return code: 0 (ok) Extended master secret: yes

Voilà, là vous avez juste établi une connexion réseau sécurisée.

Maintenant que la connexion réseau est établie, il faut parler dans le langage irc pour vous initier la session et vous connecter à un salon. C'est un peu comme si vous aviez composé un numéro de téléphone pour le moment, maintenant vous allez commencer le dialogue en vous présentant et en faisant vos demandes.

user $PSEUDO * * :$DESCRIPTION donc là vous remplacez $PSEUDO et $DESCRIPTION par ce que vous voulez (vous pouvez vous contenter de remettre votre pseudo dans la description).

nick $PSEUDO là vous entrez le pseudo que vous voulez utiliser (ouai c'est redondant et la subtilité avec la commande précédente n'a que peu d'intéret mais faut le faire).

Là, le serveur devrait vous renvoyez un message de type PING :$XXXXXXX . Vous avez quelques secondes pour lui répondre pong :$XXXXXXX en sachant que la valeur va changer à chaque fois. Si vous ne le faites pas assez vite vous serez déconnecté et il faudra recommencer.

D'ailleurs même plus tard quand vous serez connecté il vous enverra des ping régulièrement. Il faudra toujours y répondre promptement.

Une fois répondu avec le pong, le serveur vous connectera réellement et vous enverra tout un tas d'informations le concernant : son nom, sa version de logiciel, ce qu'il sait faire, sa population, un message de bienvenue, vos modes…

Maintenant vous allez pouvoir rejoindre un salon de discussion pour ça il suffit de taper join #fediverse et hop vous voilà connecté au salon. Vous recevrez la liste des utilisateurs actuellement connecté au salon.

C'est bon, maintenant vous pouvez pouvoir envoyer des messages en entrant privmsg #fediverse coucou tout le monde \o/ . Ça y est votre message est parti.

Vous recevrez les messages du salon qui auront cette allure

:Lord!Lord@geeknode.fuckyeah PRIVMSG #fediverse :hello

Si vous souhaitez envoyer un message à un utilisateur précis c'est presque pareil avec privmsg $DESTINATAIRE salut à toi . Bon, bha finalement c'est simple, non ? C'est juste du texte qui se balade comme ça, c'est vraiment basique.


Donc pour résumer se connecter / rejoindre un salon / envoyer un message ça se résume à ça :

openssl s_client -connect irc.geeknode.org:6697
user monpseudo * * :monpseudo
nick monpseudo
pong $XXXXXX
join #fediverse
privmsg #fediverse coucou le salon !

Voilà, n'hésitez pas à tester cette manipulation, on se croirait un vrai hacker. Ça ne nécessite quasiment aucune installation et puis c'est assez amusant de parler au serveur irc.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez devenir un utilisateur régulier, il va vous faloir trouver un client IRC qui vous convient. Il en existe directement utilisable dans le navigateur comme, par exemple Kiwi IRC ou bien The Lounge (The Lounge est à héberger vous-même mais il propose cette démo qui semble limiter au réseau Freenode). Si vous voulez un client graphique vous aurez Hexchat (dispo pour tous les OS) ou bien Quassel mais il est possible d'utiliser Thunderbird ou bien l'illustre mIRC (sous Windows).

Si vous êtes prêt à sauter le pas, le meilleur client IRC actuel est à mon goût Weechat mais il s'agit d'un client tournant dans votre terminal. Au début ça peut surprendre un peu mais il s'avère très pratigue, rapide, léger. Et pour une appli dans le terminal sait pas mal se débrouiller de la souris pour ne pas trop dérouter.

Le protocole en lui-même n'a pas de notion de comptes. C'est géré par ce qu'on appelle les services et c'est parfaitement optionnel.

IRC utilise des modes pour donner des droits mais là aussi, on peut très bien utiliser irc basiquement pendant des années sans s'en soucier.

J'ai écrit une petite série de guides permettant d'en apprendre un peu plus sur les rouages. IRC niveau 2

Si vous êtes plus intéressé par la "culture" IRC j'ai également rédigé un ptit post concernant Les us et coutumes d'IRC.


Voilà, j'espère que j'ai pu démystifier certains points et vous convaincre que non c'est pas plus compliqué que le web bien au contraire. Si vous voulez, je suis disponible en tant que lord sur le réseau irc.geeknode.org mais aussi irc.freenode.net, n'hésitez pas à venir taper la discut' (notamment sur #fediverse sur le réseau geeknode).

Crank 2

Ce film me laisse un sentiment très mitigé. Lorsque je l'ai vu la première fois j'ai pas mal aimé et ce coup-ci ça m'a laissé un peu plus de marbre. Le film s'appelle Hyper Tension en français mais il aurait été tout aussi bien nommé Hyper Excité.

On a donc Jason Statham qui tombe du ciel dans la première scène et se retrouve récupéré par des gonzes louches. Ensuite on le voit en train de se faire remplacer le cœur par un modèle artificiel dans des conditions d'hygiène déplorables. Là, pendant l'opération il se rend compte que tous ses organes vont y passer ainsi que son membre le plus intime ce qui le révolte. Il commence à castagner tout le monde et à s'enfuire avec une batterie et son nouveau cœur.

Et là c'est parti pour 1h30 de délire testostéronné hyperactif. Le film ne se prend pas au sérieux et ressemble à un trip sous acide. On cite souvent les influences du jeu vidéo sur ce film mais j'ai plus l'impression de voir une parodie du jeu vidéo vu par quelqu'un n'y connaissant rien. C'est assez débile, peu cohérent et enchaîne tous les clichés sexistes.

Les mecs sont tatoués, badass, viriles, musclés, bourrins alors que les meufs sont… à poil, soit des stripteaseuses soit des putes. On en est au cliché du jeu-vidéo vu par la télévision au début des années 2000.

Et bon franchement, je peux pas nier les références aux jeux-vidéos et que dans pas mal de la production-vidéoludique on s'est tapé ces clichés. Si l'on aime le jeu-vidéo, c'est assez dommage de colporter ces clichés à travers un autre média. Ce serait comme restreindre le cinéma au porno dès qu'on l'évoque dans la presse papier.

Bref, c'est assez décevant ce traitement, mais c'est aussi le charme du film. Il est too much dans tous les sens. On visite tous les tripots et autres coins crados possibles.

L'action ne molie jamais et n'hésite pas à partir dans le graveleux. Encore une fois, la représentation de la femme dans ce film est particulièrement dégradant.

L'image a une teinte assez peu saturée légèrement beigasse. C'est un parti pris étrange, j'aurai imaginé des trucs plus colorés saturé à mort pour vraiment souligné le côté irréel de la chose mais bon. La caméra est toujours en mouvement et secoue dans tous les sens avec un montage des plus énergique. Rarement vous aurez un plan de plus de 2s. C'est vraiment très dynamique ce qui appuie d'autant plus le propos du film.

Bref, à voir au moins une fois mais avec un certain recul.

Mary And Max

Et bhé après avoir regardé Shaun the Sheep : Farmageddon ça contraste. C'est de la pâte à modeler aussi, joliment animée en stop motion mais par contre c'est bien moins coloré. C'est tout tristouille marron enfin "gadouille" quand il y a de la couleur. Sinon c'est du noir et blanc.

Il s'agit d'une relation épistolaire entre une jeune australienne et un américain. Les deux sont pas vraiment dans la norme et n'ont pas d'amis. Ils ont du mal avec les relations sociales en ne comprenant pas les gens qui les entourent. Ils se lient donc d'amitié au rythme de leurs lettres ainsi que des ptits cadeaux qu'ils y ajoutent.

Le film est donc assez particulier. Pour la forme il semble s'adresser à un public assez jeune, mais dans le fond il aborde des sujets assez complexes (autisme, difficulté de la vie sociale…) et assez lourd (mort des proches, alcoolisme, suicide…). Du coup je sais pas trop si je le recommanderai à un public si jeune que ça. Certaines lignes de "dialogues" sont assez drôles de par leur décalage et leur réinterprêtation du monde mais globalement le propos est pas mal triste.

Le pauvre américain est atteint d'un syndrome d'Asperger et n'a en plus pas vraiment de chance vis-à-vis des personnes qui l'entourent. Son psychiatre n'a pas l'air de comprendre son patient, son groupe de soutien aux personnes obèses ne l'aide en rien avec même certains qui abusent de lui. La vie lui chie à la gueule bien comme il faut. Mais il tient à peu près bon tout de même.

La fillette, elle c'est pas vraiment mieux. Son père a un taff de merde et ne s'occupe pas d'elle, la mère chourave dans les magasins et est bourrée à la maison. Elle est la risée de l'école car elle a une tâche de naissance. La vie est loin d'être rose pour elle non plus.

Techniquement, bha la direction artistique est assez particulière. Le choix des couleurs est … particulier. Je ne trouve pas ça vraiment beau mais ça cadre parfaitement avec le propos du film. L'animation est bien faite mais sans plus. Le film est plutôt sage alors que le médium aurait pu permettre quelques folies.

Voilà, au final c'est un film assez malaisant et déprimant mais qui permet de découvrir un peu ce qu'est une des formes d'autisme.

Hardcore Henry

Ce film a pas mal fait parler de lui à sa sortie pour son côté novateur. Et c'est vrai qu'il est novateur. Il a été entièrement tourné à la Go Pro en vue subjective ; du début à la fin.

Le rendu est donc vraiment très énergique. Ça secoue dans tous les sens pendant une heure et demi. C'est vraiment éprouvant. Si vous aimez pas trop les found footages où ça bouge alors là esquivez ce film.

Et le souci c'est qu'en dehors de cet aspect le film est très moyen. L'histoire est celle de Henry qui se réveille avec un bras et une jambe et la parole en moins sans aucun souvenir. Sa femme (une scientifique) l'a "reconstruit" à base de prothèse ultra high-tech avec de la peau par-dessus. Ils se font attaquer alors qu'elle tentait de lui redonner un peu de voix.

Le méchant débarque à l'écran, un blond avec un pouvoir de télékinésie. Le couple parvient à s'enfuire et c'est le début de courses poursuites. Le tout avec de la castagne dans tous les sens des armes et tout.

C'est pas super intéressant et au bout d'un quart d'heure se dessine un schéma qui se reproduit un peu tout le long du film. Un protagoniste sort de nulle part pour aider … heu … nous (? ouai vu que c'est en vue subjective j'ai envie de dire "nous"). Il lui donne un objectif (retrouver un objet/se rendre à un endroit) et là il se fait tuer. Et ça doit bien arriver 6 fois ptet plus.

Le film est faussement un plan séquence intégral. Il y a certains moments où la vue se coupe. Mais c'est globalement très bien fait, avec l'habitude on remarque les discrètes coupes qui ont lieu assez régulièrement (lors d'une chute, d'un passage d'obstacle ou autre) mais c'est tout de même bien fait.

Les effets visuels sont pas oufs mais vu la façon dont le film est tourné c'est très excusable. On en prend déjà plein la gueule par l'action incessante et les mouvements de caméra, on va pas pleurer pour des textures cheapos et des éclairages 3D pas top.

En fait, passé la "surprise" du fait que ce soit en vue subjective le film montre vite ses faiblesses. Le scénar est assez meh, visuellement c'est impressionnant mais pas spécialement agréable, les effets visuels pas oufs, esthétiquement c'est bof. Les scènes d'actions sont assez overkill mais bon vue que c'est ça tout le long du film bha on est vite blasé. Le film tente un peu la carte de l'humour mais c'est un peu un aveu d'échec et un cache-misère.

À sa décharge, le film est tout de même une production russe et en plus à petit budget. Il a été partiellement financé via un crowd-funding.

Il n'y a vraiment qu'à la toute fin qu'en fait ça devient un peu plus jouissif. La baston contre le boss de fin est cool mais voilà.

En fait le film repompe clairement du jeu vidéo. On ne peut pas s'empêcher de voir Mirror's Edge forcément avec le parkour. Forcément on pense à un peu n'importe quel FPS en voyant le film mais le combat final fait quand même vachement pensé à la campagne No Mercy de Left 4 Dead. D'ailleurs spoiler.

Bref, ce film est une curiosité avec quelques passages sympa mais sinon c'est vraiment pas l'éclate.

A Shaun The Sheep Movie : Farmageddon

Le studio Aardman est un ptit studio britain qui créer des vidéos d'animation en pâte à modeler (et autres techniques qui s'en approche). Ils sont responsables de la série des Wallace et Gromit mais aussi de quelques films de-ci de-là. Ils n'ont pas énormément de concurrence et pourtant arrive à toujours pondre des films supers.

C'est tout coloré, mignon, drôle, universel même sans aucun dialogue. Le boulot doit être colossal ! Même si (je vais chipotter) je suis pas ultra fan de la gueule des moutons avec leur mâchoire de traviole, les personnages sont tous choupi.

Un homme et son chien stupéfaient devant la soucoupe volante

Ils ont pas de trop bonnes gueules les deux ?

Ils parviennent à bien faire passer des émotions avec les bouilles de leurs personnages qui s'adaptent en amplifiant les mimiques. C'est d'ailleurs à se demander comment ils font pour être les derniers à ne pas succomber aux images de synthèses qui désormais coûtent bien moins chères qu'avant. Le rendu est cool, on aperçoit ça et là, les imperfections de la pâte à modeler : des ptites traces d'empreintes digitales, des "poils" qui bougent, les machoires qui ne sont pas parfaitement collées à la tête. Tout un tas de ptits détails qui sont au final appréciable.

Alors que les moutons sont toujours en train d'emmerder le chien qui s'évertue à garder le calme dans la ferme, une soucoupe volante se pose dans un bosquet non loin. Un petit extra-terrestre tout mignon en sort. Il parvient à se rendre à la ferme sans se faire repérer contrairement à sa soucoupe volante.

Shaun découvre Lu-la et ses pouvoirs surnaturels. Les deux partent pour retrouver la soucoupe afin de rentrer à la maison. Mais c'est sans compter l'intervention d'une agente habillée tout en noir tentant de récupérer également cette soucoupe.

les moutons faisant les couillons

C'est con mais ça m'amuse

L'histoire est classique mais efficace et puis c'est surtout un prétexte pour tout un tas de gages et de références.

D'ailleurs petit jeu : le film est bourré de références à d'autres œuvres de science-fiction. Voici ce que j'ai trouvé, les avez-vous et surtout en avez-vous d'autres que j'ai loupée ?

  • Arrival : la tâche de gras de la pizza
  • Doctor Who : le docteur himself et un Dalek
  • Men In Black : l'agente elle-même
  • X-Files : le générique qui sert de reconnaissance vocale
  • 2001 : le monolithe et la musique
  • Les temps modernes : la "balade" dans les engrenages
  • H2G2 : le nom du supermarché
  • Rencontre du 3ème type : le bruit du digicode de la base
  • Robocop : le camion/robot de l'agente

J'imagine qu'il y en a d'autres que j'ai ratées ou que je ne connais tout simplement pas.

Le film se destine bien évidemment aux mioches mais ça m'a bien plu tout de même. Les gags ne sont pas nuls et puis c'est pas trop long et bien foutu donc ça passe nickel.

The Blues Brothers

Film culte de 1980, le film relate la sortie de taule de Jake Blues qui avec son frêre Elwood Blues décident de remonter leur groupe afin de sauver leur orphelinat catholique d'enfance. Ils sont en mission pour Dieu et il leur faut 5000$ rapidement.

Ils doivent d'abord réunir les autres membres du groupe qui ont chacun refait leur vie de droite et de gauche. Certains seront plus enclins que d'autres à participer.

À côté de cela, une femme mystérieuse s'évertue à tenter de tuer les deux frangins. Et elle se donne du mal avec des flingues, un lance-roquette, un lance-flamme. Mais ils sont pas chiants : leur immeuble se fait démolir, c'est pas grave c'était l'heure de se lever…

Le film est super sympa à voir et surtout à entendre. C'est une comédie musicale avec de supers morceaux. L'humour est assez absurde et les flics sont pas mal ridiculisés (sans parler des nazis). Il a d'ailleurs été reproché à sa sortie de montrer trop de noirs et donc certains cinémas ont préferé ne pas le diffuser…

Beaucoup des morceaux que l'on entend (et voit jouer) sont des classiques du blues. D'ailleurs pas mal d'artistes renommés ont le droit à une ptite place. On retrouve Ray Charles, Aretha Franklin, John Lee Hooker, James Brown … Ça déconnait pas à l'époque.

Ce film est pas mal réputé pour ses balades en bagnoles. Et surtout pour les carambolages. Il a détenu quelque temps le record du plus grand nombre de bagnoles éclatées. D'ailleurs vous attendez pas à une conduite réaliste… certaines pirouettes sont assez généreuses niveau physique.

Un classique à voir et à écouter.

Gemini Man

Un des meilleurs tueurs d'une agence gouvernementale quelconque usienne décide de prendre sa retraite à 51 ans. Ce cher Will Smith commence à ne plus trop supporter les atrocités qu'il commet. Mais bon, ça fait moyennement plaisir à son employeur qui préferrait l'envoyer ad patres. C'est un truc vu et revu jusque-là.

C'est le meilleur, ils arrivent pas à s'en débarasser du coup ils envoient une nouvelle recrue pour l'abattre. Castagne castagne castagne en Colombie. Castagne castagne castagne à Budapest. Le nouveau est vraiment pas mauvais et … il lui ressemble pas mal.

Et en fait c'est un clone! Retournement de situation, changement de camp toussa toussa. Le film ne brille pas par son scénar.

C'est pas original, pas surprenant, plutôt convenu. Le fond est très moyen.

La forme mesdames et messieurs, la forme ! Le clone de Will Smith a 25 ans de moins que lui. Et qui mieux que Will Smith vieux pour jouer Will Smith jeune ? Jusqu'à présent, il faut avouer que le temps n'a que peu d'emprise sur lui. Entre aujourd'hui et le Prince de Bel Air il n'a que peu changé physiquement. Il est un peu plus empatté, il n'a que de très subtils rides mais vraiment trois fois rien et … bha c'est tout. Ce mec ne vieillit quasiment pas, je lui prédit une durée de vie d'au moins 300 ans partit comme il est.

L'équipe des effets spéciaux a quand même utilisé des effets numériques j'imagine. J'arrive pas à mettre le doigt dessus mais on est en plein dans la vallée dérangeante. Il est super bien fait et tout et pourtant il y a un ptit quelque chose de troublant sans que je parvienne d'où ce sentiment provient. Je crois que c'est ptet au niveau de la bouche, mais je n'en suis pas sûr.

Toujours au sujet de la forme, les mises en scène de poursuite/baston/chorégraphie sont vraiment super. On a même le droit à quelques plans séquences (ça dure pas 2minutes non plus, hein) vraiment bien foutu (surtout en Colombie). Vraiment, la caméra est en mouvement, les acteurs aussi, il y a des cascades, ça s'accroche à un arbre pour descendre tel un pompier, ça renvoie une grenade qui pète un peu hors champs. Tout ça dans un rythme soutenu et un flow des plus smooth.

Et vous savez surtout pourquoi ça en jette ? Parceque le film a été tourné en 120 images/seconde. Alors j'ai pas eu la chance de le voir dans ce format, j'ai dû me contenter d'un maigre 60 images/seconde en 4K et rien que là c'est du régal pour les yeux. Rien que la première minute de film j'étais conquis. Cette fluidité est vraiment agréable.

Il y a bien entendu ce que l'on appelle le "soap opera effect". C'est cette sensation de regarder une vidéo amateure filmée au caméscope. Le sentiment de ne pas regarder un film mais plus une télénovela thailandaise au rabais. C'est induit par le fait de ne pas avoir de flou de mouvement comme on a l'habitude.

Un film en 24fps est vraiment flou, si vous faites un arrêt sur image c'est vraiment pas regardable (sauf sur une scène très statique bien entendu). Alors que là, en ayant près du triple d'image, le rendu est vraiment beaucoup plus net avec très peu de motion blur. Du coup, le film est très screenshottable même sur des scènes mouvementées. Le truc, c'est que l'on est absolument pas habitué à ce genre de rendu. On s'est toujours tapé des films en 24fps donc on s'attend à avoir ce flou et du coup on a du mal à assimiler ça a du cinéma. Et pourtant c'est sublime.

Screenshot où un train de type TGV passe devant la caméra

Voilà où faut en arriver pour avoir du flou (joli perspective, hein).

Je sais pas si c'est parceque je suis joueur, mais au contraire j'adore le HFR. Beaucoup de monde n'apprécie pas particulièrement voir déteste ça. Cette fluidité nécessite des caméras différentes pour filmer. Et surtout ces caméras ont donc des réglages particuliers. Un truc auquel on ne pense pas au début c'est que tout l'éclairage sur le plateau doit être pas mal différent du fait du HFR. Sur un tournage classique, la caméra pour chaque image capture de la lumière pendant 1/24 de seconde soit environ 42ms. Avec une caméra a 120fps, une image n'est exposée que pendant 8ms ce qui implique de devoir éclairer le plateau différemment (plus fort).

Ce problème, Peter Jackson l'avait également rencontré lors du tournage du Hobbit à 48fps. Du coup, le rendu des images est parfois un peu étrange niveau éclairage. Sur les scènes extérieures j'ai même l'impression qu'ils ont rajouté des projos sur les personnages pour atteindre la bonne luminosité.

Franchement le film est plutôt moyen dans son intrigue et tout mais d'un point de vue technique il est très impressionnant. Le regarder dans un format classique n'a aucun intéret.

J'aimerais tellement dire que c'est le futur du cinéma mais j'ai l'impression que l'avis général ne va pas dans ce sens. Le public n'est pas habitué à un tel rendu et a donc tendance à le rejeter

Sin City : A Dame To Kill For

Suite de Sin City ce film joue à fond sur son aspect visuel hérité de la BD et sur son ambiance film noir aux personnages border line (mais de l'autre côté). Le film montre de la nudité, ne rechigne pas sur la violence, de l'alcool, des putes, du jeu, il ne manque que de la drogue.

On a donc des bribes de différentes histoires quelque peu imbriquées. Les histoires sont plutôt simples et assez prévisibles. L'ambiance rattrape le tout. Et franchement visuellement c'est superbe.

exemple de plan en noir et blanc avec un personnage en couleur

On croirait un tableau.

L'aspect visuel n'est absolument pas réaliste, c'est super contrasté en noir et blanc mais avec toujours par endroit des pointes colorés (un personnage, une enseigne, des yeux, un élément du décor). Vraiment superbe. C'est vraiment une adaptation de BD mais qui garde les codes de la BD. Il ne manque plus que quelques onomatopées pour parfaire le tout.

J'imagine que tout a été filmé en studio sur fond vert avec d'éventuels accessoires mais tout le reste a été rajouté en post-prod.

Au premier plan Bruce Willis est net au second plan Jessica Alba est aussi nette

La magie du fond vert qui rend la double bonnette obsolète.

J'aime beaucoup l'éclairage, il y a toujours une lumière bien forte derrière les personnages qui fait qu'ils se détâchent bien du fond.

Certains acteurs sont méconaissables tellement ils sont maquillés avec des prothèses renforçant un menton ou un tarbouiffe. Mickey Rourke n'étant pas bien beau de base n'est vraiment pas épargné.

Les personnages masculins sont soit tourmentés, soit badass, soit ultra costaud/viriles toussa généralement bien sapés. Les personnages féminins sont soit des putes, soit des gogo danseuses, soit manipulatrice mais souvent à poil ou presque. Voilà voilà. À vous d'en conclure ce que vous voulez.

En fait ce film est un peu comme la plupart des films de Robert Rodriguez que j'ai vu. Ça part d'un super concept, il y a de supers idées, mais … chsais pas … Ça reste bien mais sans plus. Pas le genre de film que je reverrai souvent.

Et ça me fait ça avec un peu tous ses films (sauf From Dusk Till Dawn qui reste une tuerie à mon goût). Techniquement c'est foufou, le casting est impressionnant, l'ambiance film noir j'aime beaucoup mais … C'est ptet too much sur certains points ou juste l'histoire reste plutôt moyenne. Je sais pas trop ce qui fait que j'accroche pas plus que ça.

C'est à voir au moins une fois mais voilà.

Je sais pas ce que vous en pensez mais je trouve ces screenshots sublimes.

Killing Gunther

Un mockumentaire qui suit une équipe de tueur à gage. Il existe une liste non officielle des tueurs à gage où ils sont classés. Le top de la liste est occupé par un certain "Gunther" et forcément il attire les convoitises.

Notre équipe souhaite donc le détrôner en le tuant. On a donc une bande assez hétéroclite allant des jumeaux russes psychopathes, à l'expert en poison, au ptit génie de l'informatique.

Le film est … moyennement drôle. Peu de gags font mouches. Deux jours après l'avoir vu, il n'y en a qu'un qui me reste et que j'ai trouvé pas mal. Le reste c'est tout juste bon pour esquisser un sourire.

Le film est pas mauvais mais vraiment pas extra. On peut clairement s'en passer. Techniquement c'est assez neutre. Les effets numériques sont pas mal cheapos.

Schwarzy ne parvient pas à sauver le film malgré toutes les références qu'il fait à tous ses précédents films. D'ailleurs, son seul salaire aurait coûté 20% du budget total du film.

Voilà, ne perdez pas votre temps avec ça, c'est insipide.

Pleroma : s'épargner les messages trop vieux

Si vous avez une instance Pleroma vous avez probablement vu arriver dans votre Timeline, ici et là, des toots remontant à plusieurs mois. Il s'avère que le logiciel, parfois s'amuse à récupérer ces vieux status (ou alors on les lui envoie). Et c'est vrai que si on fait pas gaffe, on se retrouve à répondre à un truc plus trop d'actualité six mois plus tard.

En plus mine de rien tous ces vieux toots, ça vient encombrer votre base de données alors que ça n'a que peu d'intéret. Cependant il est possible de faire en sorte de filtrer ces vieilleries. Pleroma utilise les MRF pour Message Rewrite Filtering qui permettent d'effectuer diverses actions sur les toots entrants.

C'est un système vraiment pas mal pouvaint faire pleins de trucs divers et variés :

  • virer les médias des status
  • bloquer les reports en provenance d'une instance particulière
  • rejeter les messages d'une instance
  • Appliquer des NSFW
  • Rejeter les vieux status

La liste n'est pas exhaustive mais c'est cette dernière possibilité qui va nous intéresser.

Si vous voulez le mettre en place suivez le guide : Rendez-vous dans l'interface d'administration (ça ne marche que si vous avez mis la conf en base de donnée, ce que je vous recommande).

Présentation des 4 icônes dans l'entête avec le lien vers l'admin

C'est la troisième icone en partant de la gauche

Ensuite dans Settings, rendez-vous dans Instance et à environ un quart de la page vous trouverez Rewrite Policy qui vous indiquera une liste de ce que vous pouvez activer. Il faut sélectionner ObjectAgePolicy.

Allez ensuite dans l'onglet MRF et ici, presque tout en bas vous avez Reject or delists posts based on their age when received avec deux actions. La première c'est de définir le Threshold qui est l'âge à partir duquel vous voulez déclencher l'action (j'ai mis 86400 secondes). Et enfin action où vous choisissez que faire (je reject).

aperçu du menu MRF dans l'admin

voilà à quoi ça ressemble

Vous sauvegardez et voilà. Vous n'avez désormais que du contenu frais.


Bon bien entendu s'il y a des perturbations dans la force, qu'une instance était un peu down mais pas trop et qu'elle remonte mais que la durée est expirée… bha vous recevrez pas les messages (même les directs).

Voilà voilà.

Mallrats

Un classique de Kevin Smith. C'est super drôle. On a le droit à tout un tas de situations de plus en plus loufoque le tout enrobé de dialogues délirants. Contrairement à son film précédent (Clerks) on a maintenant droit à la couleur !

C'est un film à tout petit budget et pourtant il arrive à avoir un casting vraiment pas dégueu. Déjà il y a Kevin Smith et Jason Mewes dans leurs fameux rôles de Jay & Silent Bob. Shannen Doherty est de la partie. Mais on retrouve Jason Lee dans son premier rôle, on a aussi le droit à un tout jeune Ben Affleck mais aussi Michael Rooker qui venait de finir The Dark Half. Et puis on a un caméo de Stan Lee bien plus long que ce que l'on retrouve dans le MCU. Même Brian O'Halloran a le droit à une ptite place. Bref, on retrouve pas mal de monde de l'Askewniverse*.

L'histoire débute par un mec qui réagit assez mal à l'annonce de sa copine. Du coup elle le largue (pas uniquement pour ça). On voit ensuite un autre mec (un grand gamin) qui se fait également larguer par sa copine du fait de son immaturité. Folle journée, hein.

Les deux se rejoignent et partent faire ce qu'ils aiment le plus : glander dans le mall du coin. Entre deux discussions ils vont tenter de regagner le cœur de leurs copines respectives. Et c'est pas gagné.

On découvre toute la faune du coin qui est assez particulière. J'aime vraiment le duo Jay & Silent Bob, ils sont vraiment fendards sans être méchant ni débiles. D'ailleurs globalement le film a de gros gags lourdeaux mais dans le fond le film est vraiment loin d'être con. Beaucoup de dialogues sont plus subtils qu'il n'y parait. Il y a en plus tout un tas de référence plus ou moins évidentes. Et là c'est bien utilisé (contrairement à Ready Player One) et ça préfigure d'ailleurs pas mal la vague actuelle de films balançant des références de pop culture.

Il est bien typique des films de Kevin Smith. J'ai en plus l'impression que le film n'a pas spécialement vieilli. À tel point que j'ai eu l'impression de voir un film qui se donne un esprit années 90 tout en étant moderne.

Rhaaaa le look de tous les personnages c'est vraiment une époque compliquée à ce niveau. Entre le Ben Affleck avec son costard trop grand, le froc qui remonte au nombril de Claire Forlani je ne sais pas ce qui est le pire. La bande son est pas mal avec du rock pas trop dégueu.

Snootchy Bootchies

Viy 2 : Journey to China

L'histoire commence dans une cellule de la prison de la tour de Londres. Trois détenus enchaîné les uns aux autres patientent lorsqu'un pigeon voyageur se ramène avec un message. Et là ça devient déjà confus : j'ai pas vraiment compris ce que contenait ce message mais toujours est-il qu'un des détenu écrit un message au dos du papier et renvoie le pigeon.

Il annonce être le Tsar de Russie et qu'il est détenu contre son gré toussa toussa. Ce pauvre détenu a un masque en fer sur la tronche empêchant de voir réellement s'il sagit du Tsar lui-même ou non.

Dans cette même cellule se trouve Jackie Chan qui est un vénérable maître du Kung-Fu. Le troisième larron est … juste un vieux.

Pendant ce temps on retrouve Jason Flemyng (qui était le héros du premier opus, QUOI ?! Vous ne saviez pas qu'il y avait déjà un autre film dans cette épique saga ? je vous pardonne), qui continue de tracer ses cartes grâce à sa brillante invention d'une cinquième roue sur son fiacre pour mesurer précisément les distances (parceque mettre son mécanisme sur l'une des 4 roues déjà présentes ne lui est pas venu à l'esprit). Il se rend en russie où il découvre qu'effectivement le tsar a quelque peu changé. En découvrant la supercherie il se fait mettre en prison où il sera protégé par un mystérieux chinois.

Retour à notre prison de Londres où le gardien chef Schwarzy himself organise des bastons contre lui permettant au vainqueur de regagner sa liberté. Il marave des chinois qui tentent de lui mettre à l'envers en s'attaquant à trois contre un. Un seul parvient à monter l'échelle symbolique. Schwarzy dans sa grande mansuétude offre leur liberté aux trois frangins chinois. À ce moment, la roturière qui a reçu le pigeon voyageur avec le message du tsar enfermé arrive pour rendre visite.

En rentrant dans la cellule avec les trois détenus elle parvient à tuer le vieux rien qu'en se faisant reluquer. Le tsar demande à cette brave dame de parvenir à garder le pont-levis baissé lorsqu'elle repartira afin qu'ils puissent s'échapper. Une fois réenfermés, ils utilisent le pouvoir du Kung Fu pour briser leur chaîne et attendent le passage des gardes pour enlever le cadavre du vieux pour jouer à la bagarre et s'échapper.

“ Hahahahaha ” − Schwarzy “ Personne ne s'est jamais échappé, allez ! Retournez dans votre cellule ” − Schwarzy (je vous jure, c'est vrai)

Agacé par le fait que les détenus ne l'écoutent pas, il enlève un veston et passe en mode castagne. Les détenus sont rapides et s'échignent à récupérer un médaillon magique avant d'affronter le golgoth. Le russe parvient à s'échapper pendant qu'on a le droit à un affrontement de légende entre Jacky Chan et le chêne autrichien. Des ptites punchlines et des gags (c'est le meilleur moment du film, profitez-en) mais niveau chorégraphie… bof. Bref, Jackie retourne pourrir dans sa cellule.

On suit désormais le tsar s'échappant dans le carosse de la roturière qui s'avère être la femme de Jason Flemyng. Ils se retrouvent par diverses péripéties pas super logiques ni intéressantes dans un bateau pirate à destination de la russie. Ouai ça part un peu en couille. Bref, lui étant en cavale se planque mais il est tout de même le tsar de russie et c'est un bateau russe mais personne ne le reconnait. Tandis qu'elle bha… c'est une femme… sur un navire ça porte malheur donc elle se déguise en homme jusqu'au moment où un rat passe à côté d'elle ce qui révèle sa vraie nature de femme (aie aie aie).

Le capitaine (un nain ressemblant à un mix entre le vidéaste Nota Bene et Mickael Kaeton) est un vrai péteu alcoolique qui va se planquer alors qu'une tempête fait rage et que le rafiot navigue entre les caillasses en formes de dragons. Le Tsar prend la barre et parvient à esquiver tous les dangers ce qui ne peut être que l'œuvre du Tsar de Russie ! Bref, maintenant tout le monde le reconnait parcequ'il n'y a pas mieux qu'un Tsar pour naviguer, c'est bien connu.

Pendant ce temps, Jason Flemyng fait route vers la Chine avec son coéquippier chinois mystérieux qui ne veut pas être en sa compagnie dans la cariole et se contente de voyager sur le toit. Ils bravent tous les parias et autres bandits de grands chemins grâce à la dextérité et la maîtrise du Kung Fu de ce partenaire hors pair mais également par l'intervention d'une ptite créature mochement mignonne avec des ptites ailes qui s'est glissé là lors du premier opus lorsqu'ils traversaient la Transylvannie et ses vampires (non j'en rajoute pas).

Bon, si vous avez tenu jusque-là je vous épargne la suite, ça devient un peu trop complexe. C'est même pas vraiment la moitié du film là et ça dure deux heures Sachez que ça n'a ni queue ni tête. On croirait un dessin animé pour gosse où la cohérence n'a pas été conviée.

Et qu'est-ce que c'est rapide. Ça enchaîne les scènes absurdes à un rythme éffreiné. C'est éprouvant à regarder.

Et puis qu'est-ce que c'est moche. Les couleurs sont criardes de partout avec du vert fluo, du jaune pisseu et du bleu lavande sur le même plan alors que c'est censé être un paysage naturel. Ces derniers jours j'avait maté des films vraiment joli mais là ça détonne clairement. Prévoyez de modifier vos réglages vidéo pour désaturer le truc.

Les effets numériques sont à chier mais pas tant que ça. Le problème c'est qu'il y en a partout et que bon, avoir un film avec de telles ambitions ça aurait nécessité un budget vfx colossal et je pense qu'en grosse partie est allé dans le casting.

Parceque là on est gâté : on a un bon vieux Schwarzy à la castagne, Jackie Chan à la cascade, Jason Flemyng a le rôle titre mais franchement il sert fait pale figure face aux autres. On a aussi Charles Dance qui voulait probablement un peu d'argent de poche pour faire deux ptites apparitions ici. On a même le dernier rôle de Rutger Hauer mais franchement, je l'ai pas vu. Faut dire que c'était moyennnement intéressant, j'ai un peu papilloné mais du coup je l'ai zappé le pauvre.

Qu'est-ce que c'est le dawa ce film. On a un dragon, la tour de Londres, de la castagne en prison, des magiciens, une sorcière, un cartographe, des pirates, un tsar, un maître du Kung-Fu, une simili-Mulan et j'en passe. Le tout condensé dans 2h. Une fois ce film fini, je pense que le réalisateur à mis un peu tout ce qu'il souhaitait aborder dans sa carrière dans un seul film. Et la moitié des gags sont bien lourdingues.

Rien que le titre du film c'est le bordel : en Russie et en Chine il s'apelle Viy 2 : Journey to China, mais aux USA c'est Journey to China : The Mystery of Iron Mask, en France c'est La légende du dragon. Et tous les titres sont justes, ils choisissent juste un pan différent de l'histoire mais ça illustre bien le merdier.

Le premier opus a mis près de dix ans a être fait et a été une galère sans nom mais a été l'un des plus gros du cinéma russe ce qui a permis cette suite. C'est une collaboration entre la russe et la chine. Le casting international est là pour rameuter du monde mais s'il vous plaît la prochaine fois calmez-vous sur le scénar, parceque bon autant les vfx dégueux c'est tolérable mais le script fourre-tout c'est indigeste.

(Ha, ne vous fiez pas au "similaire" en dessous de l'article, rien n'est similaire à ce film.)

Grave

Voilà un film un peu trash !

On suit l'arrivée en première année d'une école vétérinaire de Justine. Alors que le bizutage a lieu dans l'indifférence globale, elle va commencer à se découvrir de nouveaux goûts. Elle est plutôt habituée à être la gentille fille, première de la classe, végétarienne qui réussit tout. Mais là, cette nouvelle vie sera l'occasion qu'elle grandisse et se comprenne mieux.

Bon, je spoile un chouilla mais c'est suffisamment particulier : elle se rend compte qu'elle est ptet un peu anthropophage.

Bon, je vous dévoile pas plus de l'histoire mais voilà c'est un sujet un peu particulier quand même.

Bref, le film se veut très réaliste dans son cadre, l'esthétique, le scénar et tout ce qui fait que ça en devient très gênant. Le film a perturbé pas mal de monde lors de ses premières diffusions.

Le film est très… cru (titre en anglais du film) en n'hésitant pas à montrer les corps des acteurs. Et il n'hésite pas non plus à montrer de la barbaque…

Voilà, c'est pas un film à recommander à tout le monde. Rien que le propos est éliminatoire mais surtout, c'est pas spécialement suggéré.

Le film est vraiment très cool cela-dit. C'est un sujet rare, d'autant plus avec cette approche plutôt anodine. C'est pas un film d'horreur, ça en fait pas des caisses, ça veut pas faire flipper le spectateur. C'est vraiment la découverte d'un personnage pour un penchant très particulier.

Je pense vraiment que le film aurait pu passer inaperçu et être très banale si au lieu de se découvrir cannibale, le personnage aurait découvert son orientation sexuelle. C'est un personnage qui doute, qui a peur, qui ne connait pas, qui ne comprends pas, qui n'a personne pour en parler, qui découvre par inadvertance, maladroitement. Mais forcément avec cette autre thèmatique c'est bien plus déconcertant.

Bref, vraiment un très bon film avec de bons acteurs mais à ne pas regarder en mangeant (quoi que…).

The Dark Knight

Synopsis détaillé incoming, je vais vous spoile à mort mais franchement vous devriez voir vu ce film. Et puis le spoile n'empêche pas de profiter pleinement du film (au contraire même). C'est parti !

Le film débute directement par une scène de braquage ahurissante. C'est rythmé, ultra joli (caméra Imax, format d'image qui en jette toussa toussa). C'est bien malin avec le plan qui se déroule superbement où les malfrats se tuent tous les uns les autres progressivement dès que leur utilité devient dispensable.

On découvre que tout a été organisé par le Joker et qu'il est dans l'équipe lui aussi. Et c'est d'ailleurs le seul survivant, il se tire avec tout le pognon tout seul. Une scène d'intro en bonne et due forme, on croirait un peu du Heat.

On a ensuite droit à une scène de deal entre malfrats où de multiples Batman interviennent Le vrai Batman arrive en ridiculisant bien les ersatz comme il faut. Ça bourrepif dans tous les sens. Mais c'est clairement du menu fretin, Cillian Murphy fini menotter moins de deux minutes après son apparition (il fera pas carrière chez DC malgré son masque de l'épouvantail).

On fait connaissance du procureur Harvey Dent bellâtre blondinet s'évertuant à ramener un peu de justice en ce bas monde. Il fait ça en flirtant avec Rachel Dawes (ouai c'est la sœur de Jake Gyllehaal) à ses côtés dans un procès face au boss des gangsters locaux : Salvator Maroni (incarné par le frêre de Julia Roberts). Le témoin à la barre sort un flingue planqué, braque Harvey et malheureusement l'arme ne fonctionne pas ce qui permet de lancer un ptit "Haha Made in China" de la part des ricains. Tout ça permet de renforcer l'aura héroïque du procureur.

Lors d'un conseil d'administration, on voit Bruce Wayne pioncer face à un éventuel futur partenaire chinois ce qui va foutre un peu les boules à l'un des experts (en quoi ? on s'en fout) de Wayne Enterprise vis-à-vis de son patron.

On assiste à un dîner où Bruce et Harvey se rencontre pour la première fois où ils échangent leurs points de vue vis-à-vis de Batman et de la ville. Et Bruce le cache bien mais il tombe direct amoureux du procureur (tout du moins de sa vision). Il décide donc de lui apporter tout son soutien grâce à sa réputation, son pognon et l'appui de ses amis via une future réception.

On assiste ensuite à une réunion bien moins sélect avec tous les malfrats de Gotham réunissant (entre autre) Maroni. Là, on a le droit à une bonne vieille télé cathodique diffusant en live la visioconférence avec le potentiel partenaire chinois de Wayne Enteprise. Le chinois annonce qu'il a pris les devants et piqué tout leur pognon pour le mettre en sécurité et là le Joker débarque dans son joli costume violet. C'est la première scène où l'on découvre pourquoi cette incarnation du Joker est la meilleure de toutes les adaptations ciné. Il cabotine à un niveau astronomique. Il a des mimics, des tics, des mouvements compulsifs, un maquillage dégueu, gesticule, dévoile un plan ultra intelligent. Pour la moitié de tout le pognon de la pègre il se propose de tuer le justicier masqué. L'offre ne semble pas plaire à la pingre pègre mais par chance il s'était équipé de quelques grenades afin de pouvoir partir en tout quiètude. Sa tête est mise à pris à 500K$ mort, le double vivant.

Petite réunion au sommet (d'un immeuble où se trouve le projecteur utilisé par le Lieutenant Jim Gordon pour appeler Batman) entre le flic, le procureur et le justicier. On apprend que Lau (le potentiel partenaire chinois qui s'avère être en possession du pognon des malfaiteurs) s'est échappé à Hong Kong. Le flic accuse le procureur d'avoir des taupes parmis ses rangs, le procureur accuse le flic d'avoir aussi des taupes dans ses rangs pendant que Batman réflêchit à ce qu'il pourrait manger ce soir. Le procureur et le flic aimerait récupérer Lau pour le faire tomber et par la même récupérer tout le pognon des malandrins.

Afin de préparer sa mission d'extraction à Hong Kong, Bruce Wayne rencarde son brocanteur Lucius Fox pour qu'il lui trouve une nouvelle combinaison moins rigide. Le milliardaire (c'est Bruce mais aussi Batman pour ceux qui suivent pas) feint une balade bateau au large de la Chine pour s'approcher de sa cible. Lucius se rend personnellement à Hong Kong (attention les mirettes, c'est tout magnifique). Il annonce à Lau que Wayne Enteprise ne peut s'associer avec une personne dont la réputation est entâchée. Mais il s'agit en fait d'une filouterie de Morgan Freeman qui a en fait déposé un téléphone piégé au PC sécurité de la tour. C'est ce qui permettra au chevalier noir le soir venu d'intervenir. Roulé boulé, survol, boum, lumières qui clignottent, plan de caméra qui virevolte entre les gratte-ciels de Honk Kong, chinois qui parlent chinois, Batman qui volette et qui défonce des vitres, disparition surprise et enfin ceinturage/abduction de Lau pour finir par un récupérage par avion. Vite fait bien fait.

Le chinois est livré à Jim Gordon puis interrogé par Rachel Dawes. Il décide de donner les noms de toutes la pègre ce qui donne lieu à de jolies arrestations générales et un début de procèse rocambolesque (je le place rarement ce mot, c'est dommage).

Alors que tout semble aller en s'arrangeant pour Gotham, le Joker fait diffuser une vidéo de lui torturant un faux batman. Il veut que le vrai dévoile son identité sinon il tuera des innocents chaque jour.

Alors que se déroule la ptite fête organisé par Bruce Wayne dans l'une de ses tours avec tout le gratin de la haute. On découvre que Rachel qui fricotte avec Harvey semble pas mal fricoter avec Bruce également et qu'elle est parfaitement au courant de la double identité de ce dernier. Ça parade toussa toussa jusqu'au moment où le Joker fait irruption. Bruce s'éclipse et revient en Batman et il sauve Rachel qui a été balancé à travers la vitre du haut de l'immeuble. Au même moment d'autres haut-fonctionnaires sont éliminés.

On retrouve le couillon qui est l'expert présent lors du conseil d'adminstration de Wayne Enterprise. Après avoir fait son boulot il s'est rendu compte qu'une partie du pognon de la boîte partait dans une branche de R&D qui s'avère spécialisé dans la création des gadgets de Batman et compagnie. Il fait comprendre qu'il a compris que Bruce n'est pas que Bruce et annonce sa ferme intention d'avoir un peu de pognon pour la fermer mais il sera ridiculisé par Lucius qui l'enverra bouler.

Alors que se déroule une cérémonie officielle pour rendre hommage à la mort de certains hauts-fonctionnaires. Le Joker tente en vain d'abatre Maire mais le lieutenant Gordon se sacrifie et prend une balle à sa place. Harvey qui était présent sur place s'enfuie avec l'un des tueurs menotté au brancard de l'ambulance après avoir vu que celui-ci portait un badge portant le nom de Rachel Dawes. Il commence à perdre pied en apprenant que sa peut-être future femme est la nouvelle cible du Joker. Batman arrive à temps pour l'empêcher de basculer tout de suite.

Bruce prend la décision de révêler son identité afin de faire cesser le massacre. Résigné, il ne peut plus supporter autant de pertes. Face à la presse et au public (ainsi que Bruce Wayne), Harvey Dent annonce être le Batman et se rend afin de s'attirer les foudres du Joker tout en laissant le vrai Batman libre d'agir.

Rachel Dawes bouffe à tous les rateliers en embrassant Harvey Dent qui s'apprête à être transferé en prison en servant d'appat.

Grosse scène d'action en vlature. Grosse claque visuelle et sonore encore une fois avec de nombreux plans iconiques. Ça joue à qui qu'à le camion le plus lourd (ce qui est une excellente stratégie aux auto-tamponneuses). La batmobile se met à sauter au-dessus d'une voiture pour sauver le camion de Swat contenant Harvey. La moto fait ses ptits mouvements défiant les lois de la physique et parvient à éclater le camion du Joker qui sort en titubant un peu mais pas trop. Là c'est l'affrontement entre le Joker piéton implorant pour se faire percuter et le chevalier noir chevauchant sa moto aux pneus de 60cm de large qui préfère se jeter comme un merde plutôt que de le percuter ou de l'esquiver simplement. Batman choit. Le Joker s'approche et là par-derrière un flic le braque et on découvre son visage c'est Jim Gordon qui en fait n'était pas si mort que ça.

Joute verbale (avec quelques violences physiques pour pimenter) entre le Joker et le Batman dans la cellule d'interrogation du commissariat. Là, Batman apprend que Harvey et Rachel sont portés disparus et qu'ils sont très probablement tous deux à deux doigts de mourir. Il apprend qu'ils sont tous deux à l'opposé l'un de l'autre et qu'il ne peut donc en sauver qu'un des deux et qu'il doit donc choisir entre la femme qu'il aime et la personne la plus à même d'aider la populace de Gotham.

Les flics partent sauver Harvey, Batman motote pour sauver Rachel. Le psychopathe provoque le flic surveillant qui finira par craquer. C'est donc le début de la castagne mais pas de chance on la ne la vera mais le Joker parvient à prendre en otage le flic. Il sort avec son otage et réclame à passer son coup de fil qui déclenchera une bombe placé dans le bide d'un autre détenu ce qui provoque un sacré dawa dans le commissariat. Le Batman arrive là où se trouve Rachel mais il s'avère qu'il s'agit en fait d'Harvey, le Joker a intentionnellement inversé les deux localisations. Rachel fait boum, Harvey est sauvé de justesse mais sa face à moitié enduie d'un produit pétrochimique visiblement bien inflammable se fait à moitié dévisager.

Le couillon connaissant l'identité de Batman annonce qu'il va le révéler à la téloche. Au même moment, le Joker fait comprendre à la pègre locale que désormais la ville lui appartient et que donc elle travaille pour lui si elle veut continuer à exister. Il profite de cinq minutes dispo pour appeler la chaîne de télévision pour dire que ce que si le blaireau fait sa révélation ça lui ruinerait le fun et qu'il doit donc être mort dans l'heure sous peine de faire péter un hôpital.

Petite ellipse, les hopitaux se font évacuer en catastrophe, le Joker déguisé en infirmière rend une petite visite à Harvey Dent. Il lui fait un ptit laïus comme quoi il ne fait ça que pour s'amuser, qu'il n'a pas de plan en tête contrairement aux autres (pas de plans à long terme certe, mais continuellement des plans à court termes en ayant toujours une longueur d'avance le coco). Magnifique petit discours sur les non-intentions du Joker, il donne même un flingue à Harvey qui décide de jouer à pile-ou-face la vie du Joker.

Pendant ce temps, Bruce Wayne (pas Batman) sacrifie sa Lambo pour protéger le couillon menaçant de révéler son identité. C'est surtout l'occasion d'une ellipse. On ne sait pas ce qu'il est advenu du lancé de pièce. Cinq secondes plus tard le suspens est ruiné, le Joker utilise son gel hydroalcoolique (bien) et fait péter l'hôpital (pas bien).

Par chance à peu près 0 victime, les évacuations en bus ont bien sauvé le coup. Cependant il manque un bus à l'appel et donc ses 50 occupants.

Harvey va se boire un ptit coup au troquet du coin (mais son nouveau visage est bien moins efficace quant à rétention des liquides dans sa bouche). Bon, c'est pas vraiment pour épancher sa soif qu'il est là, mais pour questionner un flic lors de sa permission afin de trouver la seconde taupe dans l'équipe de Gordon qui s'est occupé de l'enlèvement de Rachel. Et je sais pas si c'est son nouveau reflet dans le miroir ou bien la rage d'avoir perdu sa copine mais est bien moins droit dans ses bottes. Il joue à pile-ou-face la vie du flic et pas de chance le flic a perdu.

On a ensuite la scène la plus contemporaine du film : plus tôt dans le film Lucius Fox le roi du gadget a utilisé un téléphone ayant un simili-sonar. Là, il vient de découvrir que son patron (c'est Bruce Wayne mais aussi Batman !!) a fait installé ce système de sonar dans tous les téléphones qu'il vend. Lucius est horrifié de l'atteinte aux libertés que ça représente (alors que c'est lui qui l'a inventé). La chauve-souris se veut rassurant, le RGPD, les cookies toussa et puis la base de donnée a une clé de cryptage qui n'est connue que d'une personne. Et cette personne ça sera … Lucius. Et ça ne l'enchante guère, il accepte de filer un ultime coup de main pour l'occasion mais qu'après c'est lettre de démission. Du coup il se retrouve tout seul avec une bonne cinquantaine d'écran bleuâtre et des micros sur environ 30myions de personnes à devoir écouter en live pour trouver le Joker.

Double Face heuuu Hardey Dent pardon, s'en prend maintenant au baron de la pègre Maroni pour trouver la taupe. Il crache le morceau mais a droit quand même à son lancé de pièce qui l'épargnera. Du coup, il lance ensuite sa pièce fétiche pour décider du sort de conducteur qui aura moins de chance. Ça démontre une fois de plus que Harvey est de moins en moins clean dans sa tête vu qu'il risque sa vie pour pas grand-chose. Bon, maintenant on sait que c'est un certain Ramirez.

Deux ferrys sont remplis pour évacuer la ville. Un est plein de taulards, l'autre de civils. Le Joker les a piégé (mais il a pas de plan, hein) tous les deux en les bourrant d'explosifs et en donnant les détonateurs d'un ferry dans l'autre et vice versa. Social Experiments Time : le ferry déclenchant le détonateur faisant péter l'autre bateau sera épargné.

Harvey continue ses ptites affaires. Il a retrouvé Ramirez qui est en fait une assez haut-gradée que l'on a aperçu plusieurs fois déjà. Il la braque et la force à appeler la femme de Jim Gordon pour qu'ils prennent la fuite.

Batman tente d'intervenir là où se trouve le Joker dans un immeuble en construction au bord de l'océan où l'on peut voir les deux ferries. Les flics sont déjà prêts à intervenir avec équipe d'intervention, snipers et tout, mais le justicier aimerait pouvoir avoir un peu d'avance pour gérer au mieux la situation. Il y a encore pas mal d'otages mais qui ont été déguisés en clown avec des armes factices scotchées aux poignets afin de se faire descendre par l'unité d'intervention qui mène l'assaut. Alors que les vrais malfrats sont eux déguisé en personnel soignant. Le super justicier s'en rend compte quelques secondes à l'avance et donc abîme un peu mais pas trop les flics pour sauver les otages. Ça castagne sévère. Forcément il est un peu seul et se retrouve acculé mais par un heureux coup de gravité et une planification hors pair, parvient à balancer les flics restants par-dessus bord. Bon il est pas méchant, ils sont juste suspendu dans le vide. Batman maintenant libéré des flics continue son ascension dans l'immeuble pour parvenir à l'étage où se trouve le psychopathe armé d'une barre de fer et entouré de trois molosses. La SPA peut faire la gueule vu le triste sort réservé aux clebs qui s'ils ne sont pas affublés d'ailes rétractiles risquent de pas s'en sortir.

Pendant que sur l'immeuble ça castagne, sur les ferries c'est pas vraiment une atmosphère de détente. Chacun veut faire péter le bateau de l'autre mais le poids de la mort d'un ferry complet parvient à calmer les ardeurs respectives.

Le Joker parvient à immobiliser la chauve-souris et attend impatiemment qu'un ferry fasse péter l'autre. Sa frustration grandit lorsqu'il comprend qu'au final les gens ne sont pas tant des monstres que ça. Grâce à l'un de ses gadgets, notre brusque masquée parvient à se défaire de sa brusque maquillée et l'envoie dans le vide l'empêchant de faire péter les bateaux. Il sort un autre gadget pour choper le Joker avant qu'il ne fasse la crèpe au sol et remonte son némésis.

On a donc droit à une ptite discussion cordiale entre les deux protagonistes. Après avoir balancé sa ptite analyse comme quoi ils se ressemblent pas mal tous les deux, le Joker révèle qu'Harvey Dent est en vie et qu'il a quelque peu changé de mentalité ces dernières heures. C'est encore un plan du Joker qui n'a pas de plan, qui tente désespérément de répandre le chaos dans Gotham. Cette scène est particulièrement classe avec la caméra qui tourne à 180° pour remettre le Joker dans le bon sens alors qu'il pend la tête en bas, comme pour souligner le rapport de force qui s'inverse une fois de plus en faveur du psychopathe.

Le lieutenent Gordon part à la rescousse de sa femme et ses gosses là où Rachel a eu sa fin explosive. Harvey l'attend et il est vraiment mad. Il menace la ptite famille. Le lieutenant fait ses excuses comme quoi il pouvait pas la sauver mais qu'il a quand même tenté et c'est l'intention qui compte. Bla bla bla. Le Joker a tout fait perdre là personne la plus droite pour montrer au monde que même le meilleur d'entre tous peut tomber plus bas que terre. Double Face retrouve la raison et décide de fêter ça en tirant à pile-ou-face une balle pour le Batman (qui va perdre), sa propre vie (qui va gagner) et la vie de Gordon (qui aura la chance d'avoir son jeté interrompu par Batman le trouble-fête en chef). Sous les yeux de Gordon et sa famille, les deux choient de l'immeuble (ouai ça tombe beaucoup dans ce film).

Bon le Batman avec sa combinaison bien rembourrée a un peu mal et est essouflé mais Double-Face a funestement crèpé. Batman décide de couvrir les méfaits du procureur (Dent, mais bon je voulais pas répéter son nom mais vous m'y avez forcé) afin qu'il garde une réputation et une aura de bienfaiteur de la ville tandis qu'il sera lui considéré en paria. Et pendant que ça balance de belles paroles toussa toussa, Lucius Fox coupe l'espionnage de masse, Gordon pète le projecteur pour appeler Batman. Le héros masqué s'enfuit avec sa moto ce qui déclenche l'apparition du générique.


Wow, mais quel film ma parole ! C'est dense, rythmé, complexe avec une tonne de personnages. Qu'est-ce que c'est bien !

Le film se veut super réaliste. Il s'entre bien dans la réalité avec des décors ultra plausible, on n'est pas dans une Gotham City fluorescente avec des statues démentielles comme dans Batman Forever, là c'est vraiment un New-York réaliste avec ses grattes-ciels existant et tout. Et d'ailleurs on en prend plein les mirettes : l'architecture si particulière de la ville est bien mise en exergue. On a très régulièrement des plans en intérieur vitrés où l'on peut admirer la vue des autres immeubles partout. Et contraiment à d'autres films de batman très sombres, ici il fait plutôt beau, c'est ensoleillé et tout. L'environnement est étouffant par tous ses immeubles et l'absence de verdure mais pour une fois on nous épargne une atmosphère sombre une météo de merde. Les scènes de nuit sont globalement pas très sombres.

On est gâté avec pas mal de plans aériens de toute beauté, ce qui permet une fois encore d'admirer les architectures des différents lieux.

Visuellement c'est superbe. Le film alterne constamment dans son format d'image passant d'un 16/9 avec un piqué et un grain de folie à un 2.39/1 plus classique légèrement plus flou. Et franchement à chaque fois que ça prend tout le 16/9 la qualité d'image est bluffante. Ces plans ont été filmés à la caméra Imax pellicule (pas numérique) donc avec de la pelloche de 70mm au lieu du 35mm habituel. C'est le genre de caméra qui était habituellement réservée à des documentaires ou bien des vidéos très spécifiques de part leur qualité et surtout du matos particulier requis. Ce sont des caméras bien plus massives et surtout les bobines ne permettent de filmer que quelques minutes tout au plus et coûtent bien plus chères.

Vue aérienne de Hong Kong en Imax

Et quand ça bouge c'est à s'en décrocher la mâchoire.

L'histoire est pas mal complexe avec des rebondissements et pas mal de questionnements sur la relativité du bien et du mal. Beaucoup de questionnement sur ce que les persos doivent faire ou non pour l'opinion du public. C'est assez inédit dans la franchise.

Le casting est en or avec beaucoup de gros acteurs. Mais au-delà de ça, c'est assez sympa de voir qu'ils n'ont pas lésiné sur les second-rôles voir les figurants. Il y a des montagnes de figurants dans ce film. Entre tous les hommes de mains, les armées de flics et de militaires mais aussi la foule de civiles. C'est impressionnant le nombre de personnes qui passent à l'écran. Ils ont dépensé sans compter.

Les effets numériques sont vraiment super subtils et même près de quinze ans plus tard ne jurent pas. Il n'y a vraiment que le rendu de Double Face qui commence à montrer les limites de ce qu'il était possible mais ça reste pardonnable. Franchement le film n'a pour l'instant pris aucune ride et faut dire qu'il n'a pas énormément de concurrent. C'est un film avec une sacrée envergure, une prestance qui force le respect, un scénar intelligent et des personnages intéressants.

Christopher Nolan a une filmographie impressionnante et ce film contribue à la réputation de son réalisateur. Un pur chef-d'œuvre à revoir régulièrement. On y retrouve aussi Hans Zimmer a la musique qui est resté dans ses cannons en étant tout de même plutôt discret.

Enemy

Film super étrange.

Un homme se rend compte qu'il a un sosie parfait.

Voilà j'en dévoile pas plus. Ça sera à vous de déchiffrer le film.

Le film est bien lent, il ne s'y passe que peu de choses. Il y a assez peu de dialogues, peu de musiques, peu d'action, peu d'explication. C'est très flou la première fois et à peine moins la seconde fois.

Lors de la découverte en salle la première fois, je me souviens de la réaction globale à la fin lorsque le générique arrive “Hein ?! C'est ? Fini ?” Ouaip, c'est abrupte et on a pas d'explication claire. Il va falloir aller piocher à droite à gauche, refaire gaffe à des détails.

Avec deux trois références supplémentaires c'est de suite plus facile à appréhender.

Visuellement c'est vraiment très beau. Très brut avec un étalonnage très jaune pisse. La désaturation et l'étalonnage très poussé rend tout moche et anxiogène. Du coup les décors semblent particulièrement déprimant alors que je suis persuadé qu'en vrai c'est pas du tout le cas.

L'architecture dans le film est vraiment très brute. La plupart des bâtiments sont en bétons avec des angles droits. Les tours d'habitations sont bien massives avec leurs motifs répétitifs ce qui contraste avec une tour qu'on aperçoit de temps à autres qui semblent être la seule échappatoire. Elle est toute en rondeur avec un design super moderne. Pareil, là où bosse Mary c'est bien moins bétonné avec un immeuble en acier+verre mais du coup elle se retrouve un peu à nue à la vue de tous…

Voilà, le film est sympa mais vraiment lent et mou et surtout n'en dévoile pas beaucoup ce qui peu être pas mal frustrant. Il y a un ptit côté Mulholland Drive mais en plus cohérent tout de même.

Ça va spoiler sec Bon, vous l'avez vu. Donc vous avez remarqué que l'on voit à plusieurs reprises des araignées dans le film. Déjà dans l'espèce de club privée ou des femmes peu vêtue écrase une araignée en spectacle devant tout un tas d'hommes plus ou moins mort intérieurement. Il y en a également une géante qui plâne au-dessus de la ville. Et surtout la toute dernière de la fin qui apparait là où *Helen* se trouve.

Et bien, il serait fort probable (ça n'a pas été confirmé officiellement) que les araignées représenteraient la faiblesse de Jake Gyllenhaal envers les femmes. Avec cette info, lors d'un revisionnage pas mal de détails gagnent en cohérence.

L'araignée géante au-dessus de la ville ressemble énormément à une série de Sculpture baptisée Maman que l'on retrouve un peu partout dans le monde. Il y a une page wikipedia à ce sujet Le nom de la sculpture est un indice supplémentaire.

Un autre élément encore plus subtil diffusée dans le vidéo club est le morceau The Cheater par Bob Kuban and the In-Men. Regardez un peu les paroles, c'est probablement pas anodin.

Blocky : un proxy DNS pour votre nunux

C'est un sujet pas mal à la mode ces derniers temps le DNS. C'est la pierre angulaire d'Internet. Sans le DNS à peu près tout le net s'effondre.

Celui qui contrôle le DNS contrôle le monde comme dirait l'autre. C'est d'ailleurs par ce biais que l'État fait taire les sites embarassants. Bref, c'est un outil sensible et qui mérite qu'on s'y intéresse.

À la base c'est un protocole assez simple où tout se balade en clair. Et donc qui dit en clair dit 0 sécurité. Dont tout chacun peut facilement épier les requêtes et réponses DNS de son réseau. Et il est également aisé pour n'importe quelle machine sur le trajet d'interecpter et de modifier ce qu'il circule.

Imaginez, vous demandez l'adresse de petit.partie.politique.minoritaire.fr et en réponse vous obtenez finalement l'adresse ip correspondant à censure.politique.fr . Ouai c'est un exemple super caricatural mais … c'est un peu ce qui se fait déjà. Lorsque vous demandez l'adresse IP de certains services, vous obtenez parfois rien en réponse suite à une décision de justice. C'est souvent des sites de diffusion culturelle qui sont impactés.

DNSSEC, DoT, DoH

Au fil du temps, on s'est rendu compte que le DNS c'est super mais que question sécurité il y avait du boulot.

Est donc arrivé DNSSEC qui permet de garantir qu'une réponse reçue n'a pas été modifiée. C'est donc tout un ptit paquet de cryptographie qui a été ajouté au protocole d'origine. C'est optionnel et d'ailleurs assez peu répandu (faites-le si vous possédez un domaine) et assez peu compris mais c'est quelque chose de capital.

Ça garantie l'intégrité de la réponse mais absolument pas la confidentialité des échanges. Si vous faites une requête pour le.terrorisme.pour.les.nuls, votre FAI le saura, votre routeur également et tous les membres de votre réseau local également mais rassurez-vous, vous pourrez être sûr que la réponse obtenue est légitime.

Bon, maintenant qu'on a l'assurance de l'authenticité de nos réponses, est-ce qu'il serait pas temps d'avoir droit à un peu plus d'intimité numérique ? Et c'est là qu'entre en scène deux nouveaux protocoles : DNS over TLS et DNS over HTTPS. En gros, on fait passer les requêtes DNS dans du TLS ou bien de l'HTTPS.

TLS c'est la couche de sécurisation assez standard qu'on retrouve dans de très nombreux protocoles. C'est ce qui est utilisé pour les mails par exemple, ou IRC mais son emploi le plus répandu est dans … HTTPS. Ouaip.

Et du coup quelle est la différence entre DoT et DoH ? Bha franchement pour l'utilisateur c'est sensiblement identique même si DoH a un petit avantage : il passe par HTTPS. Je m'explique : de très nombreux points d'accès libres sont très restreints et permettent d'utiliser le protocole DNS, HTTP et HTTPS et rien d'autre. Dans ce genre de cas, DoT ne fonctionnera pas car il sera bloqué contrairement à DoH.

Bref, en utilisant l'un de ces deux protocoles vous pouvez garantir que vos requêtes DNS ne seront lisibles que par votre résolveur DNS (le serveur) et votre ordinateur.

Le gros frein à l'adoption est que les systèmes d'exploitation actuels ne savent pas s'en débrouiller actuellement même s'il se murmure que pour Windows ça devrait arriver rapidement.

Here comes Blocky

Heureusement si le système d'exploitation ne sait pas le faire nativement, il est possible (tout du moins sous Linux, le reste m'en fout grave) de passer par un logiciel pour pallier ce manque. Je ne cherchais pas vraiment à le faire mais je suis tombé parfaitement par hasard sur un ptit logiciel en Go (j'adore) qui sert donc de proxy.

Blocky ! Il se fait passer pour un résolveur DNS classique, mais de son côté il parle soit DNS, soit DoT, soit DoH. Du coup vous allez pouvoir profiter de tous les avantages précédemment cités.

Il est super simple à mettre en place, léger et tourne sans faire d'histoire. Il a l'énorme avantage de pouvoir utiliser bien plus de serveur DNS que votre système d'exploitation : ici vous pouvez en mettre autant que vous voulez. Pour chaque requête qu'il reçoit, il enverra 2 requêtes vers 2 serveurs de sa liste : il transmettra la première réponse qu'il recevra. Et d'ailleurs les serveurs qui lui renverront des erreurs auront moins de chance d'être séléctionné les prochains coups. C'est tout con mais ça permet d'utiliser des résolveurs publiques à la fiabilité moindre sans pour autant en pâtir lorsqu'ils déconneront.

Un autre de ses atouts est la possibilité de ne plus être neutre. Quoi ?! Comment ?! Bha ouai mais c'est la mode désormais. Le but n'est pas de censurer mais de zapper du contenu non désiré. On peut s'en servir pour bloquer la pub. Voilà, vous allez pouvoir vous faire un truc à la pi-hole.

Ha, il fait cache aussi mais bon c'est plus classique pour un simili-résolveur DNS.

Voilà, il a toutes les bonnes features et pour l'instant rien a lui reprocher.

Dans les fonctionnalités que je n'ai pas testé également :

  • des stats à donner à bouffer à Prometheus
  • peut être consulté en DoH directement pour ceux utilisant Firefox par exemple

Gardez en tête que c'est un projet super récent (moins de six mois) et qu'il peut donc pas mal évoluer.

Installation

Je fais tourner ça sur mon routeur dans un ptit container Alpine. Je créé le container, lui affecte une IP.

Le template Alpine que j'utilise a quelques services assez inutiles que je vire, au boot je ne garde que … bha rien en fait. Ensuite, Blocky doit bosser en root. Donc bha pas d'user à créer. Vu que le container ne sert qu'à ça … bha je tolère sinon il aurait été pas mal de le faire tourner en tant qu'utilisateur normal et de lui rediriger les connexions entrantes vers un port >1024 à coup d'iptables.

Blocky n'est pas dans les dépots, mais c'est pas grave. Je le compile sur mon ordi mais à destination du routeur. Comme c'est du Go c'est super simple et rapide. GOARCH=arm GOARM=7 go build main.go

Au bout de quelques secondes on a un binaire d'une trentaine de Mo. Ouai là pour certains ça va paraître minuscule mais pour d'autre énormes.

En vrai c'est assez énorme pour un binaire mais comme c'est du statique ça intègre tout ce qu'il faut dedans. Il est possible de le réduire avec quelques options mais pour l'instant franchement pas trop besoin (-ldflags="-s -w" lors de la compilation).

Il ne reste plus qu'à déposer le binaire dans /usr/sbin/blocky par exemple.

Fichier init

Ouai je sais c'est horrible mais je n'utilise toujours pas systemd. J'ai donc dû me démener pendant des heures afin de pondre ce fichier d'init. Il n'y a pas à dire, systemd a vraiment simplifié la vie ⁿᵒⁿ.

/etc/init.d/blocky
#!/sbin/openrc-run

name="Blocky : DNS proxy"
command="/usr/sbin/blocky"
command_args="-c /etc/blocky.yml"
pidfile="/var/run/blocky.pid"
start_stop_daemon_args="-b -m"

Voilà, après ce paroxysme de la complexité, il faut quand même rendre le script éxécutable avec chmod +x /etc/init.d/blocky et on termine en apothéose avec l'activation au boot avec rc-update add blocky.

Fichier de conf

/etc/blocky.yml
upstream:
    # these external DNS resolvers will be used. Blocky picks 2 random resolvers from the list for each query
    # format for resolver: net:host:[port][/path]. net could be tcp, udp, tcp-tls or https (DoH). If port is empty, default port will be used (53 for udp and tcp, 853 for tcp-tls, 443 for https (Doh))
    externalResolvers:
# Les méchants
#      - udp:1.1.1.1
#      - udp:8.8.8.8
# FDN
#       - udp:80.67.169.12
#       - udp:[2001:910:800::40]
# LDN
#       - tcp-tls:2001:913::8:853 HS
#       - tcp-tls:80.67.188.188:853 HS
#       - tcp-tls:ns0.ldn-fai.net:853 HS
       - https://ldn-fai.net/dns-query
# Les Gentils
       - https://dns.hostux.net/dns-query

# Les Méchants bis
#       - tcp-tls:1.1.1.1:853
#       - https://cloudflare-dns.com/dns-query
#       - https://dns.nextdns.io/
#       - https://dns9.quad9.net/dns-query

# optional: custom IP address for domain name (with all sub-domains)
# example: query "printer.lan" or "my.printer.lan" will return 192.168.178.3
#customDNS:
#    mapping:
#      printer.lan: 192.168.178.3

# optional: definition, which DNS resolver should be used for queries to the domain (with all sub-domains).
# Example: Query client.fritz.box will ask DNS server 192.168.178.1. This is necessary for local network, to resolve clients by host name
#conditional:
#    mapping:
#      fritz.box: udp:192.168.178.1

# optional: use black and white lists to block queries (for example ads, trackers, adult pages etc.)
blocking:
    # definition of blacklist groups. Can be external link (http/https) or local file
    blackLists:
      ads:
        - https://s3.amazonaws.com/lists.disconnect.me/simple_ad.txt
        - https://raw.githubusercontent.com/StevenBlack/hosts/master/hosts
        - https://mirror1.malwaredomains.com/files/justdomains
        - http://sysctl.org/cameleon/hosts
        - https://zeustracker.abuse.ch/blocklist.php?download=domainblocklist
        - https://s3.amazonaws.com/lists.disconnect.me/simple_tracking.txt
      special:
        - https://hosts-file.net/ad_servers.txt
    # definition of whitelist groups. Attention: if the same group has black and whitelists, whitelists will be used to disable particular blacklist entries. If a group has only whitelist entries -> this means only domains from this list are allowed, all other domains will be blocked
    whiteLists:
      ads:
        - whitelist.txt
    # definition: which groups should be applied for which client
    clientGroupsBlock:
      # default will be used, if no special definition for a client name exists
      default:
        - ads
        - special
      # use client name or ip address
      #laptop.fritz.box:
      #  - ads
    # which response will be sent, if query is blocked:
    # zeroIp: 0.0.0.0 will be returned (default)
    # nxDomain: return NXDOMAIN as return code
    # comma separated list of destination IP adresses (for example: 192.100.100.15, 2001:0db8:85a3:08d3:1319:8a2e:0370:7344). Should contain ipv4 and ipv6 to cover all query types. Useful with running web server on this address to display the "blocked" page.
    blockType: zeroIp
    # optional: automatically list refresh period in minutes. Default: 4h.
    # Negative value -> deactivate automatically refresh.
    # 0 value -> use default
    refreshPeriod: 0

# optional: configuration for caching of DNS responses
caching:
  # amount in minutes, how long a response must be cached (min value).
  # If <=0, use response's TTL, if >0 use this value, if TTL is smaller
  # Default: 0
  minTime: 40
  # amount in minutes, how long a response must be cached (max value).
  # If <0, do not cache responses
  # If 0, use TTL
  # If > 0, use this value, if TTL is greater
  # Default: 0
  maxTime: 0

# optional: configuration of client name resolution
clientLookup:
  # optional: this DNS resolver will be used to perform reverse DNS lookup (typically local router)
  # upstream: udp:10.0.254
  # optional: some routers return multiple names for client (host name and user defined name). Define which single name should be used.
  # Example: take second name if present, if not take first name
  singleNameOrder:
      - 2
      - 1
  # optional: custom mapping of client name to IP addresses. Useful if reverse DNS does not work properly or just to have custom client names.
  clients:
    hermes:
      - 10.0.0.3
    huawei:
      - 10.1.0.10
# optional: configuration for prometheus metrics endpoint
prometheus:
  # enabled if true
  enable: false
  # url path, optional (default '/metrics')
  path: /metrics

# optional: write query information (question, answer, client, duration etc) to daily csv file
queryLog:
    # directory (should be mounted as volume in docker)
    dir: /var/log/blocky
    # if true, write one file per client. Writes all queries to single file otherwise
    perClient: true
    # if > 0, deletes log files which are older than ... days
    logRetentionDays: 7

# optional: DNS listener port, default 53 (UDP and TCP)
port: 53
# optional: HTTP listener port, default 0 = no http listener. If > 0, will be used for prometheus metrics, pprof, REST API, DoH ...
httpPort: 4000
# optional: HTTPS listener port, default 0 = no http listener. If > 0, will be used for prometheus metrics, pprof, REST API, DoH...
#httpsPort: 443
# mandatory, if https port > 0: path to cert and key file for SSL encryption
httpsCertFile: server.crt
httpsKeyFile: server.key
# optional: use this DNS server to resolve blacklist urls and upstream DNS servers (DOH). Useful if no DNS resolver is configured and blocky needs to resolve a host name. Format net:IP:port, net must be udp or tcp
bootstrapDns: tcp:10.0.0.254
# optional: Log level (one from debug, info, warn, error). Default: info
logLevel: info

Voilà c'est le fichier de conf de base avec au final très peu de modification. Il est bien commenté donc vous devriez pouvoir vous en dépatouiller sans encombres.

Il ne restera plus qu'à configurer vos machines pour utiliser ce résolveur DNS en éditant leur /etc/resolv.conf respectifs ou bien en éditant la configuration du serveur DHCP (plus efficace).

PS : l'article est parti plus tôt que prévu avant d'être parfaitement fini, désolé.

Prisoners

Premier film de Denis Villeneuve que j'ai vu. Sacrée expérience.

En Bretagne (sisi je vous jure), deux familles passent un bon moment ensembles. Alors que les ados regardent la téloche et que les parents finissent de dîner, ils se rendent compte que deux gamines de huit ans manquent à l'appel. Après avoir tout fouillé, ils font appel à la police. Un camping-car avait été aperçu plus tôt dans les alentours.

La police le retrouve et alors qu'ils vont l'intercepter, il se plante volontairement contre un arbre à faible allure (enfin l'arbre était à l'arrêt). Ils choppent le suspect, l'interrogent.

Voilà, c'est juste le tout début. L'histoire est vraiment super. J'aime bien les enquêtes policières, quand ça patauge, quand les flics sont borderlines (sans être cliché) et tout. Je ne suis pas contre une lichette de mystère tant que ça reste réaliste et qu'il n'y ait pas de trou dans la raquette. Bha là, c'est à peu près ça.

Le film est assez long et on avance pas. Pas trop d'indice, peu de personnages, peu d'action. On en vient à se demander si les parents sont pas en cause, ptet le flic ? ou bien le pauvre gamin un peu attardé ? Et à chaque revisionnage tout se tient. Tous les personnages sont crédibles dans leur rôle, tout ce qui se passe a un sens. Tout est carré.

Les acteurs parviennent à être pile dans le ton.

  • Hugh Jackman le prepper bourrin qui semble ultra sincère prêt à tout pour retrouver sa fille
  • Terrence Howard complètement effondré qui se retrouve embarqué malgré lui dans des emmerdes sans nom
  • Jake Gyllenhaal en flic tourmenté plein de tics dévoué à 100% devant faire face à tout un tas de personnes peu compréhensives
  • Paul Dano qui reste incompréhensible pile comme il faut

Ils portent bien le film. Et tout ça c'est posé sur l'écran d'une façon ultra clean. L'image est ultra nette, pas mal désaturée avec très souvent de subtils mouvements de caméra. C'est superbe. Les environnements sont subjectivements moches, mais rendent ultra bien.

Photo extraite du film où l'on voit l'arrière d'un camping-car sale

Ce genre de plan est superbe. La lumière du feu, la crasse sur la carosserie, le léger flou sur l'arrière-plan, le cadre ultra rapproché étouffant…

Il pleut constamment dans cette Pennsylvannie (ha non c'est pas la Bretagne) de fin d'Automne. C'est étouffant. Il a l'air de cailler. Déjà que l'ambiance est pas tip-top du fait de la double disparition mais alors là, ça plombe d'autant plus.

On a très peu de musique. C'est austère et très fonctionnel sur ce point.

Pas un feel good mais un super Thriller.

Spoiler Du coup…

À la fin…

Il est retrouvé le père ?

Arrival

Denis Villeneuve est un réalisateur que j'adore. Quand en plus dès l'intro il nous met du Max Richter pour la musique, c'est forcément un combo qui me touche particulièrement.

Lorsque j'ai vu ce film au cinéma il y a quatre ans à sa sortie, il m'avait laissé sur la fin. La conclusion ne m'avait pas plus. Aujourd'hui cependant, connaissant le dénouement (enfin je m'en rappelais vaguement) j'ai trouvé ça vraiment super. Comme quoi même l'auto-spoil c'est pas forcément négatif, bien au contraire.

Comme tous les films du réalisateur, c'est beau. Je sais pas comment il se débrouille, que ce soit des films de science-fiction, ou plus réaliste, ça a toujours de la gueule. Même pour montrer des trucs (faussement) anodins. Un simple paysage devient un tableau, superbement composé avec des couleurs agréables pas trop saturée mais pas non plus fadasse. Le tout avec un rythme très contemplatif, reposant.

Le film n'est pas du tout un film d'action, ça parle "d'invasion" ou plutôt d'arrivée de vaisseau extra-terrestre sur Terre. Mais ici, c'est un scénario plus pacifique : 12 vaisseaux immenses de a la taille de gratte-ciel viennent se garer à quelques dizaines de mètres du sol à divers endroits de la planète. Les différents pays collaborent pour tenter de gérer la situation. Des équipes de scientifiques rentrent dans les vaisseaux et rentrent en contacts avec des Héptapodes (des sortes de grosses mains à 7 doigts). Petit à petit un dialogue écrit s'instaure et commence un long travail d'apprentissage. Le temps passe et les tensions internationales s'enveniment et vous allez regarder la suite vous-même.

Ici, pas d'horreur, pas d'action trépidante mais plus un ptit côté scientifique tentant de déchiffrer une langue inconnue. Il y des moments d'appréhension, des fulgurences, des flashbacks, des flashforwards. C'est ultra plaisant à regarder.

Bon j'ai envie d'en parler un peu plus mais du coup ça va spoiler sec.

Spoilers

Bon, je vais raconter un peu plus les évènements.

En gros, Amy Adams est donc une linguiste hors pair dans le monde. Elle est célibataire et au moment de l'arrivée des aliens n'a pas d'enfant. Elle collabore avec Jeremy Renner qui est un physicien qui tombera sous le charme scientifique de la linguiste.

Ils ne se connaissaient pas avant. J'explicite clairement parceque visiblement certaines personnes n'ont pas tout capté du film. Bref, reprenons. À eux deux, ils vont plancher à fond sur le langage écrit (enfin dessiné) à base de cercle des aliens. Et plus le temps passe, plus elle fait de rêve de sa fille mourrant jeune d'un cancer ou maladie du même genre. Dans ses rêves, on ne voit jamais le père qui est peu présent.

On apprend notamment que le regard du père vis-à-vis de sa fille a profondément changé suite à une chose qu'à dit sa mère. Les avancées sur la compréhension du langage vont bons trains au point où il commence à y avoir progressivement des échanges entre humains et heptapodes malgré les réticences des gouvernements et des militaires qui commencent à perdre patience. Les tensions internationales s'enveniment progressivement au point où il y a une escalade progressive de la violence. Au début, les pays collaboraient (mais pas trop quand même) scientifiquement en partageant les découvertes et étant en lien permanent. Mais ce temps est révolu et c'en est au point où la Chine (niark niark fallait un méchant, autant qu'il soit communiste !) menace de déclencher une guerre envers les aliens.

Le film insiste beaucoup sur le concept de boucle. Le langage alien s'incrit dans des cercles. On nous explique qu'ils n'ont pas de début ni de fin. Le nom rêvé de la gamine est "Hannah" qui est un palyndrome et peut donc s'écrire dans les deux sens, mais plus loin encore on peut l'écrire en boucle : "hannahannahannahannahannah".

D'ailleurs, ce n'est pas dit dans le film, mais je spécule que la communication orale des aliens c'est pareil. Ils s'empressent de dire que ça ne ressemble pas à de la communication ni rien, mais je suis un peu persuadé qu'il s'agit d'une communication où les informations sont toutes condensées dans un seul son qui est juste "joué" pendant un certains temps. En gros "1 son == 1 phrase". Je m'enflamme peut-être sur ce point, hein.

Le temps avance, plus ça va, plus la linguiste progresse et comprend le langage. Et là dans le film, on nous parle du fait que lorsque l'on une pratique une langue étrangère, le cerveau pense d'une autre manière. En gros, une langue influence la façon de penser. Et du coup, plus elle pratique ce nouveau langage, plus son cerveau évolue au point où elle finit par avoir des facultés proches de celle des aliens. Il s'avère qu'elle développe le pouvoir de vivre le temps de façon… moins linéaire dirons-nous. Les rêves qu'elle fait et qui sont de plus en plus présent de sa fille sont en fait des instants du futur, qu'elle vivra plus tard. Sa fille n'est donc pas encore née. Elle connaît déjà son tragique destin même si elle ne connait pas encore le père, même si on va pas se le cacher, il s'agit d'un éminent scientifique. Le seul éminent scientifique que l'on voit dans le film c'est Jeremy Renner.

Et donc, on comprend mieux que ce qui a dramaticalement perturbé le père de la gamine c'est lorsqu'il a appris que sa fille allait mourir d'un cancer. D'autant plus qu'avant même de faire la gamine, la mère était au courant de la fatalité et qu'elle ne lui en a pas parlé. Sacré poids à porter par la mère d'ailleurs. Grosse surprise bien plombante pour le père aussi.

Concernant le dénouement du film c'est assez simple. La linguiste choppe un téléphone satellite, elle appelle directement le général chinois qui est à deux doigts de déclencher une guerre. Elle lui récite les dernières paroles de la défunte femme du général et le convainc de tout cesser.

Mais comment pouvait-elle connaitre le numéro et ces fameuses paroles ? Et bha elle rêve en live sa future rencontre avec le général dans une soirée mondaine. Il lui donne sciemment son numéro et lui glisse à l'oreille ses paroles. Il a compris qu'elle pouvait "voyager" dans le temps spirituellement et qu'elle a besoin de ces informations pour dénouer le bordel ambiant. Il délite le paradoxe temporel.

Et du coup, pourquoi les aliens sont venus puis repartis ? Ils annoncent qu'ils sont venus parcequ'ils auront besoin de l'aide des humains dans 3000 ans. Ouai c'est cool mais pourquoi venir maintenant s'ils ont besoin de nous dans des milliers d'années. Bon déjà premièrement, là, ils ont le temps. Si ça se trouve dans 3000 ans ça sera un peu le bordel pour eux, autant se préparer et pas faire les trucs au dernier moment. Donc le fait que les humains parviennent à déchiffrer leur langage et donc à communiquer avec eux pour un évènement futur ça peut aider.

Mais je pense surtout que les Aliens sont venus pour nous sauver. Plusieurs scénarii possibles. On se serait entretués et rien que le fait de savoir qu'il existe une vie extraterrestre pourrait permettre à l'Humanité d'envisager la vie autrement. Ça serait l'élément déclencheur à une paie mondiale durable avec pourquoi pas une abolition du racisme, de la xénophobie et tout (ouai je suis très optimiste).

Un autre scénar plausible serait que l'apprentissage de cette langue développe la faculté d'appréhender le temps différemment et donc d'entrevoir le futur. Cela permettrait à l'Humanité d'éviter un cataclysme menant à la fin de notre espèce. Mais je ne pense pas que ce soit vraiment l'hypothèse crédible. Le futur ne peut être changé. Sinon, la linguiste ne ferait pas sa fille en sachant qu'elle mourrait rapidement. Le futur peut être vécu différemment en appréciant d'autant plus l'instant présent (carpe diem toussa) mais il est immuable. Du coup, si cataclysme il devait y avoir d'ici 3000 ans, nous ne pourrions aider les héptapodes le moment venu.

Bref, je pense que j'ai trop écrit sur le sujet. Je suis peut-être parti trop loin dans les suppositions et que je me suis fait un film un peu trop foufou et que je suis complètement à côté de la plaque mais ce film est vraiment génial.

House Of Flying Daggers

Je regarde très peu de films chinois et là j'ai fait une exception. Ce film est apparemment issu du folklore chinois et a eu un beau budget. Et le résultat est vraiment super. Visuellement déjà ça claque pas mal. Les décors sont superbes. J'ai d'ailleurs un ptit faible pour les forêts de bambou bien épais. C'est superbe.

Les costumes, les armes, c'est vraiment la classe. Et les chorégraphies de baston sont oufs. Si ça se trouve c'est assez classique dans le cinéma Hong-Kongais/Chinois mais je suis pas habitué. Certains mouvements bien qu'absolument pas réalistes sont tout bonnement superbes.

Niveau histoire c'est assez compliqué avec des twists et tout. Mais en gros, à l'époque médiéval, une femme aveugle se fait mettre en prison pour s'être fait à moitié violé dans un bordel. (Ouai je comprends pas trop la logique du truc m'enfin, vous verrez). Le chef de police local pense qu'il s'agit en fait de la fille de l'ancien chef des Poignards Volants qui est un groupe de rebels contre le pouvoir. Le chef de la police monte donc un stratagème avec son meilleur homme pour qu'il se fasse passer pour un renégat et qu'il libère la meuf. Le plan se déroule sans accrocs, ils parviennent à s'échapper. Le mec feint de tomber amoureux en tombant amoureux.

Bref, c'est un film d'action, d'aventure tenté de romance mais sans que ça ne soit trop lourdot non plus.

Il y a de la castagne à l'arc, de la castagne à la pique, de la castagne à l'épée, de la castagne au fourreau, de la castagne au poignard, de la castagne à la manche, de la castagne au bambou. Si vous aimez la castagne vous trouverez chaussure à votre pied. Et si vous en trouvez de la meilleure ailleurs, alors … bha voilà.

Récap 10 : Mai 2020

La fin de 55 jours de confinement. La vie normale revient petit à petit. Décevant, hein ?

Blog

Peu d'articles ce mois-ci. Pas trop d'inspiration malgré le temps libre.

En bref ce mois-ci : 4 articles, 17 commentaires, 18 visionnages, 654291 requêtes, 47933 visiteurs uniques pour 16.66 Go de trafic.

Films

Je me suis fait l'intégrale de la saga Le parrain c'était vraiment chouette même si je trouve que c'est un poil surcôté. J'ai eu quelques congés du coup j'ai vraiment maté plus de films que d'habitude. Quasiment que des découvertes, pas de revisionnages de films connus quasiment.

Musique

Ce mois-ci une petite sélection de clips incongrus.

On commence avec le groupe Rivers Of Nihil pour leur clip de Where Owls Know My Name. Ce clip est d'une beauté certaine avec ses looks qui détonnent en cette pincée de Psychédélisme.

Maintenant on passe au groupe Infant Annihilator qui a enfanté du clip de Three Bastards. C'est un groupe habitué à ne pas être trop sérieux et bha effectivement ils ne le sont pas.

Un ptit tour chez le glorious nipon avec LadyBaby pour le clip de Nippon Manju. N'hésitez-pas à baisser le volume, faudrait pas chopper une mauvaise réputation auprès de vos voisins ! Bon je pense que le clip est suffisamment explicite, vous comprendrez pourquoi il a droit à sa ptite place ici.

Vous aimez les patates ? C'est vrai que c'est bon les patates surtout avec Mononc Serge.

Nuxeries

Tiens j'ai découvert un ptit truc sur Gentoo : les paquets dits en version live (installé direct depuis le dernier commit git), bha on peut installer en vrai à partir du commit qu'on veut. Pour ça il suffit de rajouter EGIT_COMMIT="blablabla" emerge votre_paquet -av" et voilà. Simple efficace.

Et justement dans les paquets en version live que j'utilise il y a mesa. C'est une brique assez importante sur les unix car c'est l'implémentation d'Opengl (enfin les différentes versions) et le Vulkan. C'est donc un paquet dont dépend à peu près tous les softs graphiques accélérés. Bref, c'est un morceau que je mets à jour assez régulièrement ce qui permet d'avoir quelques ptites optimisations de temps à autres (pas tous les jours, hein), des corrections de bugs ou bien des ptits bouts supplémentaires d'opengl. Sauf que là, pas de bol, j'ai eu deux emmerdes d'affilées, un glitch graphique dans Qutebrowser. Ce bug a été corrigé le lendemain (je mets pas à jour tous les jours mais assez régulièrement quand même). J'ai eu par contre un autre bug un peu plus chiant, toutes les applis pétées au point de ne pas démarrer, (pas même sway ni xorg ni rien).

Là c'était donc plus problématique. D'autant plus que je ne savais pas exactement de quel jour datait la dernière mise à jour. Il a donc fallu que je remonte de quelques jours en arrière dans le git de mesa à tester au peu au hasard à partir de quand ça a pété. Au bout d'une quinzaine d'essai j'ai trouvé le commit précis à partir duquel ça a commencé à merdouiller. Ensuite, ne sachant pas trop comment report ça, je me suis rué sur le bon salon irc (#dri-devel sur freenode). J'y ai trouvé le bon dev, je lui ai parlé du truc et moins d'une heure après il y avait un nouveau commit avec le patch qui va bien mergé et déjà disponible pour tout le monde :-)

Merci Marek Olsak et tous les autres devs qui minent de rien abatent un boulot énorme. Voilà, si vous non plus vous savez pas coder ni même n'avez les compétences pour débugguer, vous pouvez quand même contribuer au Libre.

Vidéos

Ce mois-ci je vous file un lien pour un sketch de Mike Ward lors du festival de Montreux. C'est un humoriste du Québec qui nous raconte un peu comment ça se passe dans l'intimité avec sa femme. Une belle tranche de rire sublimé par son accent et ses expressions.

Cette année c'est les vingt ans du studio de jeux vidéo Arkane. Du coup Noclip a fait un super documentaire retraçant leur histoire. Il y a même des vidéos inédites de trois de leurs jeux avortés dont The Crossing qui avait l'air vraiment super mais aussi un potentiel Half Life : Episode 3 ou tout du moins un spin-off. Bref, très intéressant à voir.

Continuer à mentir sur son web UA ?

Le User-Agent est un logiciel qu'utilise un … utilisateur. Dans le cas du web, c'est votre navigateur web.

Quelques User-Agent dans la nature

Quand vous vous promenez sur le web, vous ne le savez ptet pas mais vous envoyez à chacun des sites que vous visitez le nom de votre navigateur. Mais attention, c'est pas un nom simple et logique.

Firefox

Par exemple si vous utilisez Firefox, il va pas envoyer Firefox 77, non non, il va plutôt envoyer Mozilla/5.0 (Windows NT 6.1; WOW64; rv:77.0) Gecko/20190101 Firefox/77.0

C'est pas super digeste pour un non-initié. Mais en gros dans cet exemple ça donne l'information concernant l'OS, la version du navigateur, la version du moteur du rendu. C'est plutôt précis et à peu près cohérent.

Safari

Si vous êtes plutôt utilisateur de Safari sur Mac ça aura une allure de ce genre Mozilla/5.0 (Macintosh; Intel Mac OS X 10_9_3) AppleWebKit/537.75.14 (KHTML, like Gecko) Version/7.0.3 Safari/7046A194A . Ça devient un peu foutraque tout ça avec près de la moitié des infos qui sont fausses ou juste plus vraiment d'actualité.

Chrome

Vous êtes encore plus diaboliques et utilisez le vrai Chrome sur un Windows ? Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/70.0.3538.77 Safari/537.36 Là c'est digne d'un bullshit artist. À peu près tout est faux… Ça se fait passer pour Firefox, pour Safari, pour KHTML, bref pour tout le monde. C'est une accumulation de croutes pour tenter d'être compatible avec des sites biens pourris.

Edge

Bon allez pour le fun je vous montre celui d'Edge le navigateur méconnu d'une ptite startup États-Unienne : Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/70.0.3538.102 Safari/537.36 Edge/18.19582 . Toujours plus ! Il me tarde de voir ce que ça racontera dans vingt ans !

But why ?

Si vous vous demandez pourquoi les navigateurs s'identifient comme ça, il faut remonter dans le temps. Il n'y a pas si longtemps, les sites ouaib utilisaient des feintes pour construire leurs pages au lieu de se contenter de ce qui était standardisé. Du coup, pour s'afficher correctement, ils tentaient de détecter quel navigateur était utilisé afin d'envoyer un contenu différent.

Mais les navigateurs évoluaient vite et se sont mis à s'imiter les uns les autres et ont tenté de deviner les logiques utilisées dans la détection pour forcer les sites ouaibs à leur envoyer le contenu prévu pour un autre navigateur. Et ça s'est enchaîné…

Et Donc ?

Les plus assidus auront remarqué que j'avais déjà parlé de ça il y a un an et demi dans cet article. Du coup pourquoi je vous emmerde encore avec cette histoire ? Et bien en fait j'avais envie d'écrire.

Ha et aussi parceque c'est revenu sur le tapis sur IRC l'autre jour et je me suis donc décidé à tenter le diable. Dans l'article en conclusion j'avais dit que "ptet ben qu'oui, ptet ben qu'non, on peut rien y changer" . J'aimerai pouvoir vous apporter une réponse un peu moins normande.

J'ai confé mon navigateur (le chouette Qutebrowser ) pour qu'il envoie comme information Quterbrowser. Voilà, tout simplement. Pas de fioriture.

KoiKiKass ?

Et vous savez quoi ? Après quelques jours, tout fonctionne bien.

Tout ? Non ! Quelque part sur le web un petit fournisseur de services résiste aux bonnes pratiques et à la neutralité des navigateurs web. Les gens derrière ces sites ouaib, mais est-il encore nécessaire de les présenter, y-a-t-il quelqu'un sur ce site qui ne les connais pas ?

Ha bon :-/ Ça va, baissez les mains, baissez les mains, je vais faire les présentations.

Il s'agit de Youtube, un petit site de vidéo et Google Maps, un petit site de cartographie. On peut probablement excuser leur difficulté à mettre à jour leurs sites ouaib pour s'adapter au web moderne…

Bref, fini le foutage de gueule. J'affirme clairement pas qu'aucun autre site ne déconnera, mais ces quelques jours je ne suis tombé sur aucun autre merdouillant parmi mes habitudes régulières de surf.

Par exemple, Youtube change d'affichage et perd au passage le mode sombre. Il ne permet plus de voir le livechat sur les vidéos en disposant. Alors que, le même navigateur, s'annonçant différemment y arrive parfaitement. C'est donc soit l'incompétence soit de la malveillance. Google Maps perd l'affichage 3D sur la vue satellite. Est-ce vraiment de l'incompétence pour la boîte qui reçoit le plus de visite au monde et qui édite le navigateur le plus utilisé au monde ?

Bref, je garde mon User-agent qui ment pas et je ne mens désormais qu'à Google. Si vous voulez faire pareil avec Qutebrowser rendez-vous dans votre :

~/.config/qutebrowser/config.py config.set('content.headers.user_agent',"Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/70.0.3538.77 Safari/537.36", '*://www.youtube.com/*')
voilà voilà.

Candyman (1992)

Dans le Chicago (je reconnais la Willis Tower grâce à Flight Simulator, c'est dire mon expertise) du début des années 90, on va suivre une étudiante en … trucs … qui cherche à écrire sa thèse sur les légendes urbaines. Une légende est particulièrement populaire, celle du Candyman. Il s'agirait d'une chose qui apparait dans votre dos si jamais vous dites cinq fois d'affilées son nom devant un miroir (ouai le genre de truc qui risque pas trop d'arriver par inadvertance heureusement). Et cette chose ensuite est pas spécialement heureuse d'être là et devrait en théorie être plutôt brève tout comme votre vie. Un coup de crochet (pluggué sur son moignon sanguinolant) devrait vous refaire la façade.

Cette histoire est donc ultra véridique vraie de vraie dans les bas quartiers de Chicago. Et notre étudiante jolie ptite blondinette se rend donc là-bas, au milieu de tous les loubards pas super accueillant. Elle a besoin de photos pour sa thèse et puis elle s'est donnée du mal en allant à la bibliothèque pour chercher dans les microfilms des journaux pour trouver des indices donc vous pensez bien qu'elle est déterminée. Elle trouve l'appart où vivrait le fameux Candyman. Elle prend plein de photos mais pas de chance la pellicule est bien vite terminée, elle va devoir revenir.

Quelques jours plus tard la revoilà. Elle se fait repérer par quelques racailles qui décident de lui refaire le portrait dans les chiottes les plus crades du quartier. Elle porte plainte, parvient à faire arrêter le coupable qui l'a bien abîmé avec un crochet (comme le Candyman ! whouuu)

Bon je vous laisse tout de même une part à découvrir.

Le film est sympatique et très ancré années 90. Les looks sont supportables, mais l'absence de téléphone portables et d'Internet complique pas mal les choses. C'est assez drôle à voir et du coup ça serait pas mal différent si jamais il devait y avoir un remake (Oh wait, c'est prévu pour cette année).

Sur certains aspects le film fait penser à Hellraiser, même si là on est bien moins dans le fantastique. Et en fait c'est assez logique, ça sort également de la tête de Clive Barker.

La musique est vraiment sympatique alors qu'elle ne fait pas ultra typée film d'horreur. Du piano et des choeur, calmes, presque romantique mais jamais léger.

Visuellement le film est plutôt sage sauf la scène d'intro filmée à la Skycam ce qui pour l'époque était une première. Maintenant ça serait fait au drone mais … forcément à l'époque c'était moins simple. Ça fait un peu pensé à Zodiac ce plan, mais en plus granuleux.

Dans le film, on nous sort le coup des apparts côte-à-côte qui sont en fait relié par un trou derrière le miroir de la salle de bain. Rhaaalala ce qu'il faut pas entendre. Et bien il s'avère que c'est vrai à Chicago. Il y a déjà eu plusieurs meurtres où le meurtrier est passé par ça… o___o

D'ailleurs dans les autres trucs chelous, l'actrice principale aurait été hypnotisé pour filmer certaines scènes. o__o Il faut ce qu'il faut.

Ils ont réellement tourné là où se déroule le film. Sauf que c'est réellement un quartier contrôlé par les gangs. Ils ont donc embauché une partie des autochtones afin de s'assurer le bon déroulement du tournage. Un camionette a quand même reçu un tir mais sans plus de conséquence.

Voilà, un film cool à voir et à écouter.

Westworld

Avant d'être une série ayant la lourde tâche de succéder à Games Of Thrones pour HBO, il s'agit avant tout d'un film de Michael Chrichton. L'intrigue est à similaire à celle de la série mais en bien plus simplifiée (forcément vu le format). On est donc dans un monde où a été créé un parc d'attraction scindé en trois parties distinctes visant à recréer des univers différents. On a donc un monde recréant la Rome antique, un autre plus médiéval européen et un dernier concentré sur le Far West. Ces trois mondes sont des reproductions fidèles (keuf keuf) peuplés non pas d'acteurs mais de robots. Ces robots sont là pour divertir les riches clients qui viennent vivre de chouettes aventures à base de meurtres, de sexe plus ou moins consentit, de castagne dans les saloons, d'orgies romaines ou bien de banquets médiévaux.

C'est cher, mais qu'est-ce qu'on s'y amuse ! En plus d'être servils les robots sont également inofensifs puisqu'ils ne peuvent blesser ces raclures d'humains. Tout ça est ultra hightech grâce à des mainframes à la pointe de la technologie. It would be a shame if …

Le pitch est plutôt cool même si du haut de son demi-siècle le film a pris cher. L'image a un grain de l'époque et on a le droit à de très rares musiques vraiment discrètes. Dans les acteurs on a le méchant Yul Brynner qui inspirra Schwarzy pour incarner un Terminator flippant. Faut dire que sa rigidité, son manque d'expression faciales, son regard vide avec ses reflets lumineux est clairement le bon point du film. Toujours au rayon acteurs on retrouve ici le papa de Josh Brolin et c'est indéniable, il y a un air de famille.

C'est marrant de voir que la vision moderne que l'on dépeint du western dans les films a pas mal changé. Ici, ça semble pas mal coloré et propre alors que maintenant la plupart des films accouchent de quelque chose de plus terne et poussiéreux.

Voilà, c'était sympa mais franchement la série est quand même bien mieux. Les quelques effets spéciaux numériques sont parmi les tous premiers du cinéma, rien que pour ça, ça vaut le coup d'être vu.

Prince Of Darkness

Dès les premières secondes, ce film fleure bon le John Carpenter. Je l'ai découvert à l'instant et dès les premières images, on voit le texte du générique et là paf on a le droit à sa font Albertus. On a aussi du synthé quelques secondes plus tard bien dans la veine de ce qu'il fait. C'est plutôt discret mais c'est lancinant et ça monte progressivement sur … très longtemps.

Le film est assez cool mais pas non plus ouf. C'est assez lent, petit à petit un simili-huis-clos se met en place. La tension monte.

L'histoire raconte que dans une église des USA un curé (ou prêtre ou truc du genre) meurt. Il gardait depuis toujours une porte menant dans le sous-sol où visiblement il gardait un bouquin et des trucs étranges. Le nouveau gonze en charge de ça prévient un pote à lui professeur scientifique spécialisé dans … heu … les trucs bizoires (?).

Le prof, se rend sur les lieux et décident de faire venir toute une armada de scientifiques de différents domaines. Des biologistes, des linguistes, des … ouai bon on s'en fout. Tout ce petit monde afflue sans être mis au courant et là premier truc bizarre, tous les clodos du secteur (dont Alice Cooper fait partit) s'attroupent et fixent constamment l'église en étant à moitié figés.

Bon, il se passe des trucs de plus en plus étranges et certains des scientifiques disparaissent petit à petit.

Le film est sympatique, mais on sent un peu le manque de moyens et surtout certains points laissent un peu à désirer. Paradoxalement, je trouve les décors assez cheapos et pourtant ils ont rajouté tout un tas de matos scientifique et tout, donc il y avait quand même du budget sur ce point. La pièce que gardait le curé aurait pu être bien plus flippante et creepy par exemple.

On sent beaucoup la pate The Thing ici. On a une équipe de scientifiques isolés, qui deviennent parano des uns des autres…

Le "héros" (ouai il est pas non plus mis tant en avant que ça) porte la moustache comme personne. Sérieux avec un tel engin, on a de suite confiance en lui ! D'ailleurs dans les films de plus de 20 ans j'aime bien jouer au jeu du “Si je m'habille comme ça dans la rue, est-ce qu'on se foutrait de moi ?” Ça permet de juger un peu le style vestimentaire et capilaire et sur ce point le film tient la route.

Au casting, on retrouve des habitués de Carpenter mais aussi Dirk Blocker qui incarne Hitchcock dans Brooklyn 99 (mais forcément en beaucoup plus jeune).

Voilà, le film a pas trop mal vieilli d'un point de vue esthétique. Il est super sobre sur les effets visuels donc ça va. Et puis il nous gratifie de vieux ordis, c'est sympa de sa part.

Spoilers Le déroulement final me laisse quelque peu dubitatif. Tout ça semble si fragile.

Et puis la communication à base de Tachyon provenant du futur… ça sert à quoi ? Juste permettre le ptit twist final où la meuf reviendra en 1999 ? C'est cher payé pour pas chipette, ptet qu'on se serait contenté d'un simple reflet dans le miroir avec un sourir démoniaque, non ?

Jojo Rabbit

Taika Waititi est un réalisateur et acteur en train de monter assez haut ces dernières années. Il a quand même pondu l'un des tout meilleurs films de vampires avec What We Do In The Shadows qui a ensuite été adapté en série (à voir absolument). Il manie l'humour superbement. Et là avec Jojo Rabbit il s'attaque à la Seconde Guerre Mondiale et au nazisme.

Mais le pire, c'est qu'il aborde une facette un peu moins explorée qu'est l'embrigadement et la vie du peuple allemand pendant cette période. On suit le quotidien d'un mioche de dix piges souhaitant être un parfait petit nazis. Il a les posters, va dans les camps d'embrigadement est fier d'être blond la totale quoi. Il a pour ami imaginaire… le führer himself !

Le film est vraiment super drôle sans pour autant tourner à la bouffonnerie. Il sait ralentir, prendre son temps et garder des moments sombres sans désamorcer la tension par une blague potache. Il ose montrer des trucs horribles et laisser ça quelque temps. Suffisamment longtemps pour qu'on s'imprègne et qu'on se rapelle que malgré la comédie c'était tout de même une période particulière.

Le film est vraiment chouette avec tout un tas de personnages attachants. On a donc Jojo avec sa ptite bouille qui joue super bien et aussi son pote Yorki qui est génial. J'ai adoré le personnage interprêté par Sam Rockwell (j'adore cet acteur faut dire) qui est probablement le plus drôle du lot.

Et derrière la comédie, il y a tout un discours très censé et bienveillant de la mère du petit. Elle contre-balance les ardeurs de son fils sans non plus l'enfoncer. Elle est toujours habillée avec des couleurs et du maquillage alors que son fils aime porter les uniformes ternes et tristouilles. Bref, les deux sont opposés au possible, mais ils s'aiment quand même. Ils sont super mignons ensemble malrgré leur relation compliquée.

Le film est super joli à voir et adopte une palette de couleur qui détonne. Et quand le film devient plus sérieux c'est souvent bien moins saturé.

Et d'ailleurs à un moment précis, il y a quelques plans sur des maisons semblant dotés d'yeux. C'est assez étrange, je sais pas trop le but recherché.

Bref, film super drôle sur le nazisme et la vie en Allemagne.

SVG fait à la main

Je suis pas doué du tout en graphisme. Il y a fort longtemps, j'ai tâté du Photoshop, du 3D Studio Max (ça remonte à vraiment très longtemps). J'ai vu un peu ce qu'on pouvait faire avec ces outils, vraiment des trucs ultras basique et voilà.

La dernière fois que j'ai pondu un truc graphique, c'était ma favicon dégueulasse il y a près de trois ans. Et franchement c'était bien pourri. Un bitmap de 32x32 où j'ai posé les pixels uns les uns après les autres.

Pourquoi changer ?

la favicon avant les modifs est cadenas vert sur lequel est marqué TLS, c'est vraiment très mal fait

Pas besoin d'explication

La blagounette à l'époque était de faire une imitation pourrie de l'icône du cadenas vert d'une connexion sécurisée. La blague de merde qui n'a amusé personne (pas même moi). Et franchement la favicon je la vois jamais. Enfin si, dans le lecteur de flux RSS (ouai je me suis abonné à moi-même dans l'espoir de voir apparaître un article que quelqu'un aurait eu l'amabilité de me rédiger. Et en fait il y a un second endroit où je vois cette favicon, c'est lorsqu'un lien vers mon site est posté sur le Fediverse. Là, ça pique les yeux parcequ'elle est postée en gros avec un upscale des plus baveux. C'est ce qui m'a convaincu de m'y mettre.

Une nouvelle piste

Ce matin j'ai donc entrepris de moderniser ça. Un ptit tour sur Can I Use histoire de s'assurer que le SVG passe bien. Bon c'est possible pour 65% de la population, bien mais pas top. Mais bon, au pire … bha ça s'affichera pas et puis voilà, c'est pas bien grave.

Bon, ensuite que dessiner ? Rhaaa sacré question. Et j'ai eu un peu de mal :

  • Tux compliqué à faire et puis un peu trop soupé de ce manchot
  • Cadenas j'ai déjà fait la blague
  • Clavier le format est trop petit pour un rendu satisfaisant
  • Quad Damage rhaaa c'est tentant quand même
  • Terminal c'est cliché, j'aime beaucoup, mais on en voit vraiment partout
  • RJ45 : enfin un connecteur femelle plus précisément !

Ouaip je me suis arrêté là en mixant avec un simili-prompt de shell.

Bon, faut choisir les couleurs… et galère ! J'ai repioché dans la palette du site en appuyant un peu le violet et voilà.

Bon, j'ai le motif en tête, la palette yapuka.

Dessinner c'est pas gagné

J'ai maté déjà un peu des svg sur le ouaib de connecteur RJ45. Il y en a des pas mal du tout, j'ai failli craquer mais je préfèrre que ce soit du fait maison. Je suis donc allé faire un tour sur un éditeur de SVG en ligne. J'ai fait un peu mumuse, c'est pas mal du tout. J'ai un rendu qui me satisfait pas mal.

Je télécharge le SVG : BAM 8Ko ! hmmm pour un truc aussi petit et vectoriel c'est le choc. Je dégaine mon éditeur de texte et là, l'horreur, des lignes et des lignes de trucs dans tous les sens. Je vais y faire le ménage.

La perfection ne s'atteint lorsqu'on peut plus rien à jarter

Je commence à dégager une ligne, j'enregistre, j'affiche le résultat… rien ne change. J'en regarde une autre qui semble assez pleine de vide, je la vire, j'enregistre je regarde… ça a la même gueule. Je fais ça quelques fois et là je commence à virer des éléments importants, c'est pas cool.

Au bout de 5 minutes j'ai viré tout un tas de lignes superflues je suis plus qu'à 5Ko. J'ai presque perdu la moitié du poids du fichier sans que l'aspect visuel n'ait bougé d'un iota.

Bon ensuite je remarque que les coordonnées des éléments visuels ont tout un tas de chiffres après leur virgule et franchement j'ai un peu dessiné à main levé, j'ai pas besoin d'une telle précision. Du coup j'arrondis les coordonnées de partout et je gagne encore pas mal mais c'est toujours bien mastoc.

À la main pour des formes simples

Finalement, en ayant un peu regardé la syntaxe que ça a, je me dis que je pourrai très probablement en réécrire une partie à la main directement pour gagner pas mal de place. Je commence par indenter le fichier de partout et à bien séparer chaque élément sur sa propre ligne pour pouvoir bosser plus proprement. Ensuite je commence par créer un premier rectangle pour dessiner les contacts du connecteurs. La syntaxe est plutôt simple et logique, il s'agit de balise xml où l'on indique les coordonnées, la taille, la largeur, la couleur et voilà. J'en fous 8 et c'est bon, j'incrémente juste la position en x et c'est torché.

Ensuite pour le texte, j'ai conservé ce qu'avait fait l'éditeur, j'ai viré deux trois attributs superflus. J'ai rajouté un rectangle blanc pour le prompt.

Je m'attaque ensuite à la forme du connecteur. Là la syntaxe est pas trop mal foutue non plus. Il s'agit d'un élément path avec une couleur de fond et surtout le trajet. On définit un point de départ avec M XX,YY avec XX et YY étant les coordonnées. Jusque-là c'est facile, maintenant vu que c'est une forme super simple tout en angle droit, j'ai indiqué v-300 pour indiquer qu'il faut se déplacer verticalement de -300, puis h55 pour se déplacer horizontalement de 55… Et on clôture la forme par Z. C'est super simple et c'est assez compacte comme notation.

Bon, j'ai mon icône de terminée, je m'étais autorisé jusqu'à 2Ko et je suis bien en-dessous. Du coup est-ce que je m'offrirais pas un ptit truc en plus ?

Allez, je vais tenter d'animer un peu le truc, j'aimerai faire clignotter le rectangle du prompt. Après deux minutes de recherche sur le web, ça a l'air facile d'accès. On rajoute un tag, deux attributs une ligne et hop c'est bon. Adjugé vendu.

Tadaaaaa !

Je passe le bousin dans SVG OMG qui permet d'alléger le SVG en l'alterrant soit pas du tout soit suffisamment peu pour que ça soit très tolérable. Je gagne encore quelques petits octets.

résultat final

Et voilà pour 796 octets (447 compressé) le rendu final

J'en suis super content.

C'était fun à faire, j'ai appris un peu mieux comment était foutu les SVG. En plus c'est largement plus beau que mon truc précédent et ça reste joli à n'importe quelle taille.

The Witch

Vers 1630 aux USA (mais forcément vue l'époque… pas encore les USA), des colons se font chasser de la colonie. Ils seraient pas assez chrétiens (et pourtant vu le discours…) aux yeux des habitants et s'en vont donc seuls habités au milieu de nul part dans la cambrousse. La famille est composée du père qui travaille dur dehors, la mère travaillant à l'intérieur et 4 gamins. L'ambiance est pas des plus jouasse, les récoltes de bouffes n'augurent rien de bon, il fait moche, c'est boueux, isolé, il semble faire froid et pas mal humide.

Alors que la plus grande gamine distrait le plus jeune bambin, celui-ci disparait mystérieusement. Les recherches ne donnent rien. L'ambiance ne s'améliore décidément pas. Je vous laisse le plaisir de découvrir la suite.

Ce film n'est pas joyeux, on sent que la famille est dans une sacré merde et franchement l'environnement est loin d'être idylique. Ça contraste avec tous pleins de films vantant la colonisation de l'Amérique du nord de cette époque. Ici, c'est vraiment dur, moche, on a peur de chopper froid rien qu'en matant le film. C'est tout désaturé et ça a beau ne pas être encore l'hiver, c'est déjà tout grisâtre et tristoune. Il y a dû y avoir un sacré travail de fait pour obtenir ce rendu visuel.

En plus, si comme moi vous êtes pas vraiment porté sur la religion, ici vous allez vous en prendre plein la gueule. Tout est régi par Dieu, Dieu, Dieu. Alors quand le malheur s'abat sur eux, ça prie, un gamin disparait, ça prie, ils ont pas de bouffe, ça prie… Haaa c'est probablement le côté le plus horrifique du film. Biensûr, c'est voulu, c'est pas un reproche que je fais au film.

Je ne vous spoile pas trop mais bon vu le titre vous vous doutez que ça va parler sorcellerie. Et franchement cet aspect est super bien amené. On en vient à douter, est-ce que nous aussi on est tombé dans le piège d'y croire ?

Les acteurs sont bons, les décors sont moches à souhait, l'image est belle, l'histoire est cool. C'est un excellent premier film. C'est le même réalisateur que The Lighthouse qui était lui ausis très particulier. Ici, c'est tout de même plus traditionnel mais quand même particulier.

Bon par contre je dois vous spoiler quelques trucs donc si vous l'avez pas vu… soyez prévenus. Bon c'est bon, on est entre gens biens, les autres sont partis. Bref, quelques petits détails permettant d'aider à la compréhension du film.

  • Il parait que la graisse de bébé non baptisé est l'un des ingrédients pour voler, ce qui explique pourquoi Sam s'est fait choper et pourquoi la sorcière s'enduit de son cadavre.
  • C'est assez obvious mais bon au cas où : les béliers sont associés au satanisme et à la sorcellerie (leur tête avec la barbichette, les 2 oreilles et les 2 cornes formant le fameux pentagramme).
  • Lors des "procès" contre de soit-disant sorcières, des témoins racontèrent qu'ils se faisaient torturer par les sorcières ayant pris l'apparence de divers animaux pour les mordre/pincer/étrangler/s'asseoir sur eux, tout ce qui arrive à Caleb avant de mourir
  • On pensait, à l'époque, que les sorcières ne pouvaient pas dire une prière en entier. Ceci explique pourquoi les deux jumeaux s'arrêtent en plein milieu et pourquoi les autres sont inquiétés.

Voilà, super film sombre et dérangeant, j'attend le prochain film du réalisateur avec impatience.

The Cell

Je n'avais pas vu ce film depuis au moins quinze ans. Je n'avais plus que quelques bribes de souvenirs.

En gros je me souvenais que c'était un mec pas bien clean qui s'amusait à enlever des meufs. Il se retrouvait dans le coma en ayant tout de même une victime potentiellement sauvable. Mais ne sachant pas où se trouve la victime, il fallait parvenir à entrer en contact avec lui. Et dans l'histoire il y a une technologie permettant de rentrer dans l'esprit d'une personne via … heu … des combinaisons à l'allure de muscles.

Et bha ces souvenirs étaient plutôt valides. J'avais beaucoup d'images qui m'étaient restées en tête sans trop pouvoir les replacer dans le bon contexte. Et c'est tout à fait compréhensible. On se retrouve à explorer l'esprit (donc un truc quand même un peu onirique, fantasmagorique) d'un psychopathe ayant tué pas mal de monde (donc un peu plus cauchemardesque d'un coup).

Et c'est vrai que le film a une esthétique qui en jette même 20 ans plus tard. Les effets spéciaux sont vraiment pas pourris et surtout les mise en scène, les décors et tout : WOW ! Sérieux, ça a une allure démente. Quand on rentre dans l'esprit du gamin comateux en début de film c'est déjà pas mal du tout. La meuf dans sa robe blanche en plume de piaf au milieu des dunes c'est super cool.

Mais quand on rentre dans la tête du tueur, c'est un régal. La scène du mec sur son trône avec les draperies accrochées dans le dos qui se retire lorsqu'il avance (vous verrez quand vous le verrez) c'est somptueux. Ça inspire une classe sans nom.

Les scènes qui doivent faire flipper sont biens réussies. La pauvre meuf prisonnière c'est pas mal fait mais au final j'ai le sentiement que le film n'a pas grand-chose à raconter. L'histoire c'est presque un prétexte pour montrer des trucs visuellement accrocheurs.

Le concept est pas mal, mais le scénar est assez … convenu. Il n'y a pas vraiment de rebondissement, c'est au final un peu trop court et trop simple. Le film aurait gagné en ayant un scénar plus tarabiscoté. C'est décevant parcequ'avec toutes ses idées visuelles ça aurait mérité de durer un peu plus.

Les costumes des persos habituellement c'est un truc qui me passe un peu au-dessus. Mais là, c'est vraiment cool. Jennifer Lopez a le droit à des robes pas dégueux mais surtout le psychopathe, lui, a le droit à de purs costumes. Je sais pas trop pourquoi il me fait penser à du Silent Hill ou bien au clip Firestarter de Prodigy par moment. À un moment on croirait qu'il a une sorte de cape à écaille du plus bel effet. À un autre moment il semble habiller d'or matelassé, le genre de truc que tu revêtirais bien pour aller à la poste déposer ton chèque de solde-de-tous-comptes. Bref, c'est lui le mieux sapper du film.

Moralité : le film est cool mais pourrait être excellent avec une meilleure histoire.

Re-Animator

Datant de 1985 ce film peut effectivement avoir des allures de nanar sur certains points mais il est quand même vraiment très bon. Bien typé années 80, avec une histoire tirée de H.P. Lovecraft, on a le droit à tout un tas de ptit cadeau : du sexe, du sang, du gore, de l'humour, des personnages truculents. Bref, c'est un super divertissement généreux.

On est donc dans un hôpital où arrive un nouvel étudiant ayant fait ses premières armes auprès du Docteur Hans Gruber (ouai comme dans Die Hard mais c'est pas le même et puis c'est sorti avant). Son ancien mentor était en quête de faire revivre les cadavres par le biais d'un sérum vert fluorescent (non ça n'a aucun intéret comme détail mais c'est joli). Bon, c'est très approximatif comme technique encore mais ça produit tout de même des résultats. Son nouveau prof en la matière jouie d'une très bonne réputation mais il semblerait que ce ne soit que via du plagiat toussa toussa. Bref, le prof et le nouvel élève ne sont pas en supers termes.

Bon, va y avoir des morts et des tentatives de remise sur pied. Il y a de la castagne, de l'amour, des organes qui volent de la cervelle qui éclate. C'est pas très propre à regarder, prévoyez une serviette pour éviter les éclaboussures.

Le jeu des acteurs est bon d'ailleurs mention spéciale à Herbert West qui est superbement interprêté par Jeffrey Combs qui jouait l'inspecteur Milton Dammers dans The Frighteners. Cet acteur est une sorte d'Albert Dupontel américain : particulièrement étrange et comique à souhait. J'aime beaucoup ce personnage.

Le film regorge de ptits détails qui ne sont pas tous explicites. C'est la première fois que je voyais ce film et je pense que je découvrirai pas mals de trucs supplémentaires en le rematant un coup.

Il y a eu deux suites visiblement mais je dois avouer que j'ai un peu peur que la qualité se soit effondrées. Je garderai la surprise pour le moment.

Vivarium

Un film super intriguant et mystérieux.

Un jeune couple se cherche un nouveau logement. Ils se rendent dans une ptite boutique d'un promoteur visiblement. Le vendeur est particulièrement louche et malaisant. Mais à un point qu'il est difficile de ne pas pouffer de rire face à son décalage.

Bref, les voilà partis pour visiter une baraque dans un lotissement flambant neuf. Et c'est … calme … monotone … flippant. Il y a des dizaines/centaines de baraques similaires en tout point dans un ton de vert dégueulasse et ce à perte de vue. J'ai toujours trouvé les suburbs à l'américaine assez flippant et là on est en plein dedans (mais au Royaume-uni). Le vendeur sort son speech pendant la visite puis lorsqu'ils ont le dos tourné s'éclipse tel un ninja, on ne le reverra plus.

Notre gentil ptit couple à la fois soulagé et sacrément surpris décide donc de regagner leur baraque et rentrer chez eux. Sauf que bha chez eux maintenant c'est cette nouvelle baraque, sans aucun voisin ni rien. Ils ont beau rouler jusqu'à l'épuisement de leur réservoir d'essence ils finissent toujours au même point. Impossible de s'extirper de ces baraques toutes identiques à perte de vue.

Et c'est le début de l'enfer. On est pas face à un film d'horreur mais face à un film malaisant et étrange.

Nos deux héros se retrouvent tout seul là dans une baraque qu'ils voulaient pas forcément. Ils vont brûler la baraque en espérant susciter une réaction de quelque chose.

Ils s'endorment après avoir observé le brasier pendant des heures. Ils sont vautrés sur le trottoir face à leur maison, blottis l'un contre l'autre. Au réveil, la maison est là. Intacte. Accueillante. Verte.

Et il y a également un carton qui les attend devant. Dedans se trouve un bébé et un petit mot leur expliquant qu'ils doivent l'élever s'ils espèrent pouvoir s'en sortir. Et là … Bha j'arrête de raconter. Je vous laisse le plaisir de la découverte du film.

J'ai vraiment beaucoup aimé le film. Ce type d'histoire tout plein de mystère mystèrieux, j'adore. Ça rappelle The Twilight Zone : c'est un concept simple et efficace. Les acteurs sont bons. On a le droit à toute une palette d'émotions avec quand même majoritairement des scènes dérangeantes.

Le rythme posé et son décor terne et monotone permet à son ambiance de s'imposer. Le gamin est oppressant au possible (comme un vrai, non ?). On se demande qu'elle peut être l'issue.

Le cadre a beau être charmant ou tout du moins neutre, on est étouffé. Même le soleil radieux et ces quelques nuages avec leur forme cliché sont révulsants. Et puis l'ennui… le gamin encore une fois qui est sorti d'un peu de nul part et qui fait flipper.

Bref, si vous voulez un feel good movie ne regardez pas ça.

Les ptits fichiers en racine de site ouaib

Ouai j'ai pas trop su comment les appeler. Je n'ai pas trouvé de nom, du coup je pourrai tenter ma chance…

… bha non je trouve pas. Et vous ?

Je parle donc des quelques fichiers que l'on peut poser en racine d'un site à différentes fins. Ils sont optionnels, d'ailleurs j'en ai que deux de la liste (le troisième vous surprendra !).

Allez sans plus attendre, démarrons (vous sentez la hype montée ? non ! :-/ ).

robots.txt

Ce fichier est à destination des … robots. Il permet de donner quelques instructions pour les trucs qui visitent votre site ouaib. Et quand je dis trucs ça peut être moteur de recherche, logiciel de web scraping ou juste des logiciels d'archivage.

Le but initial était d'indiquer quelles parties d'un site ouaib ne devaient pas être indexé. Tout le contenu d'un site n'a pas forcément vocation à être public ou tout du moins facilement retrouvable.

Du coup, ce ptit fichier peut parfois receler des ptits trésors. Ce qui a l'effet inverse de ce qui est escompté.

Le fichier a une syntaxe assez simple et peut même maintenant contenir d'autres informations pour les crawlers afin qu'ils indexent un peu mieux votre site. Dans les trucs pas mal, il y a le fait de pouvoir spécifier votre sitemap (on le voit plus bas).

Une autre est également l'instruction Indexpage qui permet d'indiquer qu'une page est un index vers d'autres pages. Ça permet à certains moteurs de recherche de mieux comprendre ce qu'ils sont en train de lire et donc de potentiellement mieux vous indexer.

Alors bien entendu tout ça, c'est pas une science exacte. Le fichier n'est là qu'à titre indicatif, rien ne force les gens à prendre en compte ce fichier et à le respecter. Et certaines instructions ne sont pas comprises par tout le monde.

Bref, le Disallow: qui vous permet d'exclure certaines pages des moteurs est à peu près compris de tous mais le reste c'est très aléatoire. Et je le répète un coup encore, si vous ne voulez pas qu'un truc apparaisse sur le net, l'indiquer dans votre robots.txt confirme son existence et n'oblige en rien à être respecté.

security.txt

Ce fichier à destination d'humains permet principalement d'indiquer comment communiquer avec le webmaster (ce terme est tombé en désuétude :-/ ) à propos des failles de sécus. Il permet d'indiquer avec quelle adresse communiquer, dans quelle langue, avec quelle clé gpg. Bref quelques informations de base.

Pour plus d'info vous avez l'article de Y0no.

Perso je n'en ai pas. Faut dire qu'ayant un site statique et n'utilisant pas gpg et mon mail étant présent sur le site… ça n'apporterait pas grand-chose de plus.

ads.txt

Ce fichier sert les sites commerciaux utilisant la pub. Maintenant la pub sur le web fonctionne en grande partie sur un système d'enchère en temps réel. C'est assez complexe (alors qu'un simple bloqueur de pub virra toutes ces merdes). Bref il permet d'indiquer quels sont les revendeurs autorisés pour les emplacements de pub.

Ces fichiers sont globalement inintéressants à moins que vous ne cherchiez des noms de boites qui participent à la pollution du web.

humans.txt

J'ai commencé l'article avec un fichier destiné aux robots, bah celui-là est destiné aux humains. Et surtout il parle des humains derrière le site. Donc c'est pour présenter l'équipe qui construit le site que vous lisez.

On peut donc y présenter les créateurs de contenu, les hébergeurs, les adminsys, l'équipe de la compta sans qui tout cela n'aurait pas été possible, remercier les mamans de chacun… Bref, on peut y mettre un peu ce que l'on veut.

On peut y ajouter quelques informations plus génériques comme, par-exemple des liens vers les réseaux sociaux ou bien où est situé géographiquement le site. On peut tout aussi bien présenter les outils utilisés pour créer/héberger le site.

Même sa syntaxe est pas spécialement gravée dans le marbre, c'est assez libre. C'est au final plus proche de la page de remerciement qu'un truc technique.

sitemap.xml

Celui-ci est un peu différent mais mérite tout de même sa ptite place ici. Il est généralement construit automatiquement par les générateurs de site web et non à la main contrairement à tous les précédents.

Ce fichier est à destination des différents crawlers du web (moteur de recherche principalement). C'est une sorte de plan exhaustif du site ouaib. Il peut contenir un lien vers chacune des pages web avec à chaque fois la date de dernière modification.

La combinaison de ces deux informations permet aux moteurs de recherche de mettre à jour ses informations pour revenir indexer ou non les pages qu'il connait déjà. Ce fichier est très souvent visité par crawlers et donc adapter leur comportement.

C'est donc très important de chouchouter ce fichier si vous voulez un bon SEO. Sa syntaxe est assez stricte et la plupart des générateurs de sites font déjà un bon boulot pour le générer.


Un jour, on pourrait aller explorer ce qu'on peut mettre dans le /.well-known/

The Taking Of Deborah Logan

Les premières images m'ont fait peur. J'ai cru que ça allait être un énième found-footage de jumpscares. Mais par chance on est pas mal épargné.

On a donc une ptite équipe de trois personnes qui s'attèlent à la réalisation d'un documentaire sur la maladie d'Alzheimer. Ils décident contre quelques menues monnaies d'interroger une gentille dame de la cambrousse (tout du moins pas d'une métropole) des states pour suivre un peu son parcours toussa. Cette dame est un poil réticente mais sa fille finit par la convaincre que l'argent est nécessaire et en plus le deal comprend une partie des soins. Ça se déroule donc sur plusieurs jours où l'équipe réalise des interviews et tout ne se passe pas forcément comme on pourrait s'y attendre.

Le film a comme on pouvait s'y attendre un rythme très cahotique au début avec des scènes où la tension s'installe progressivement et des scènes où bha tout retombe. C'est commun dans ce genre de truc. Mais heureusement très vite ça va s'emballer un peu plus au fur et à mesure.

Et franchement le film est très bon. Il sait être vraiment flippant. On arrive à croire et tout.

Par contre la toute fin est un peu trop éprouvante pour les yeux a mon goût. Sans surprise ça se passe dans le noir, mais on y voit vraiment pas grand-chose, avec un champ de vision bien réduit et ça secoue dans tous les sens. Et du coup, bha ça tente d'être crédible mais au point où ça devient vraiment compliqué à saisir ce qu'il se passe pour le dernier quart d'heure. C'est vraiment dommage jusqu'à présent c'était rondement mené.

Les personnages sont agréables avec la mère qui virevolte d'une humeur à l'autre en étant toute mimi de jour quand elle est lucide pour devenir ultra flippante dans son mode démoniaque. La fille qui est complètement désemparée qui est ultra contente d'avoir l'équipe de tournage avec elle pour faire face. Et du coup, pour une fois l'équipe de tournage n'est pas vu comme des pariah contrairement à pas mal de films du genre.

Si ce n'est pour son final, le film est vraiment excellent. Un mélange de Blairwitch Project, The Visit et Conjuring.

The Crazies

Dans une bourgade de l'Iowa, un brave Sheriff et son assistant profitent d'un match de baseball de l'équipe locale (America toussa toussa) lorsqu'un pécor du coin débarque sur le terrain avec un fusil. Le mec semble pas bien clair du coup le Shériff s'interpose et hop en vient à tuer le pauvre bougre qui allait vider son chargeur face à tout le public sur le flic.

Le lendemain, un autochtone enferme sa femme et son fils dans un placard puis fout le feu à la baraque. Ça fait quand même deux évènements pas bien net pour notre petit havre des USA.

Jusque-là ça va, le film se tient. Mais très vite ça s'emballe et ça devient meh meh meh. Et du coup, comme souvent quand je trouve un film naze, je n'arrive pas à m'empêcher de vous le spoiler.

Ça aurait pu être un poil mystérieux ou un poil survival horror mais non. Direct les gros sabots, l'armée qui arrive pour sauver les ploucs locaux (alors que le COVID-19 prouve bien que là-bas, si t'alignes pas le pognon le gouvernement n'en a rien à secouer de toi) avec des moyens hors du commun : des hélicos, un hôpital de fortune installé en dix minutes, toutes les bagnoles sont immobilisées… Bref, je sais pas si je me suis assoupi ou s'il y a eu une ellipse ou un peu de magie mais en un claquement de doigts tout a changé du tout au tout sans que les personnages ne s'en rendent compte.

Et puis c'est vraiment pas fin. Le héros a sa femme enceinte. Spoiler alert : son pote se sacrifie dans un élan de bravoure écœurant de m'as-tu-vu. Ha et puis la femme est (à peine enceinte) toujours en train de se faire sauver par son mari sans qui elle ne serait pas grand-chose. Il n'y a bien qu'à la fin du film que c'est un peu l'inverse (mais pas trop non plus, elle lui a tendu la main pour qu'il se relève quoi).

Dans la liste des clichés, on a le droit aux images satellites qui servent à rien. Le van noir aux vitres teintées qu'on sait pas trop ce qu'il fait mais qui est super louche. L'explosion nucléaire (sisi je vous jure !) que nos héros fuient de justesse. Le gentil militaire qui éxécute les ordres mais qui ne peut se résigner à tuer des civils. Le virus créé en laboratoire qui s'échappe, contamine tout le monde sauf le héros et sa femme. L'enfant qui voit sa mère se faire arrêter et du coup a le comportement le plus louche du monde en courant vers la bande de militaire qui tire à vue. La bagnole dans le grenier depuis des années mais qui est en parfait état de marche, mais aussi le camion chez le mécano mais également en parfait état de marche, les deux avec le plein d'essence. Les zombies qui mettent trente secondes avant de se décider à tuer les héros alors que pour les autres c'est bien plus rapide. Le mec qui s'est fait torturer avec les yeux cousus (enfin les paupières) qui se fait découdre la bouche (parceque oui, il n'avait pas uniquement les yeux (oui, les paupières) mais aussi la bouche), pour dire “Derrière toi !” alors que je le rapelle il peut pas voir. Les gens qui meurent d'une balle tout de suite mais les ceux qui ont un poil plus d'intéret scénaristique ont le droit à une ptite réplique ou un truc avant de mourir.

Je sais que bon, dans un film, il faut mettre un peu de ce genre de truc sinon ça serait un poil tristoune et le film ne se veut pas réaliste (je l'espère tout du moins), mais là c'est un poil too-much. Ça saute vraiment aux yeux et ça s'accumule. Franchement, on est pas loin du nanar sauf que l'emballage est pas dégueu. C'est vrai quoi, c'est dur de le classer dans les nanars au final parceque qu'il a des “vrais” acteurs. Il a de bons effets spéciaux, un sacré budget, ça fait péter des trucs, c'est plein d'hélicos, il y a une chiée de figurants. Bref, ça sent le pognon à plein nez et l'envie de bien faire, mais scénaristiquement ça vole pas haut et ces incohérences de partout ça plombe le truc.

Bref, il est pas drôle, il est pas intéressant et voilà, heureusement qu'il n'est long. En plus, les zombies du film sont pas terribles, ils sont très propres et pas complètement débiles non plus.

Ce film est un remake d'un film du même nom par George A Romero de 73. Voilà tout.

Bone Tomahawk

Je suis pas trop versé Western, surtout à l'ancienne. Mais à chaque fois que j'en vois un moderne j'apprécie.

On a donc un Sherif incarné par Kurt Russell qui devait bosser sur le plateau d'à côté pour Hateful Eight, un brave cowboy, une gachette vaniteuse et un adjoint au Shériff assez simplet mais gentil. Ce beau monde s'en va sauver la femme du brave cowboy des mains d'une tribu d'indiens troglodites cannibales. Et à l'évocation de ces trois derniers mots ça devrait éveiller votre curiosité. Parceque oui ma bonne dame va y avoir de la poussière et du sang.

D'ailleurs la première image c'est un égorgement. Bon c'est pas non plus un film qui étripe à tire l'arigot mais il y en a un peu quand même.

On a donc le droit à de magnifiques paysages dans la campagne du Grand Ouest, quelques scènes de panpan-boum boum et de féroces indiens. Et autant les scènes sanglantes sont crasseuses à souhait tout en étant juste, réalistes et crues, autant les moments plus calmes avec les paysages et les balades en canasson sont tout aussi réussies.

D'ailleurs le rythme du film est assez inégal. Ça commence bien, ça ralentie sévère puis ça n'accélère pas et enfin ça reprend pour la fin. Mais c'est parfaitement justifié par l'histoire du film qui suit aussi ce rythme.

C'est vraiment un bon film.

As Above So Below

Je ne vais pas vous parler de l'excellent morceau de Behemoth mais d'un film sorti en 2014. On a affaire à une étudiante en … histoire/alchimie visiblement. Elle verse un peu dans diverses mythologies et est sur la piste d'un trésor de Nicolas Flamel : Kenja no Ishi aussi appelée la Pierre Philosophale.

On va donc suivre en caméra à l'épaule notre chère surdouée qui parle tout un tas de langues plus ou moins vivantes. Elle va se constituer une petite équipe et va suivre des indices disséminés de droite et de gauche. Et on rentre dans le vif du sujet : une balade dans les catacombes de Paris où l'on devrait trouver la vraie tombe de notre alchimiste qui ne serait ptet pas si mort que ça.

Et, si on fait l'effort d'y croire, c'est franchement pas trop mal comme film. Le ptit côté énigmes mystico-bullshito-ésotériques ça marche pas mal. Et puis la visite des catacombes a toujours été un truc qui m'a attiré mais j'ai toujours pas eu l'occasion, donc si je peux le faire en film, why not.

Le film verse petit à petit dans le surnaturel un peu effrayant mais sans que ce soit vraiment flippant non plus. Bon par contre, la caméra va remuer pas mal par moments, c'est globalement pas gênant mais parfois on sent que c'est pour vraiment mettre la pression et ça devient assez inregardable.

Niveau casting on a le droit à une britaine, deux amerlocs et des frenchies ! Et de ce point de vue là, le film se fout pas de notre gueule : Il y a des français qui parlent français, des français qui parlent anglais, des anglais qui parlent français et des anglais qui parlent anglais. Et c'est un détail tout con, mais ça renforce un peu l'immersivité du film. Et d'ailleurs, là où le film est honnête aussi c'est sur le décor, visiblement ce serait vraiment filmé dans les catacombes. Ils ont dû en chier mais faut avouer que le rendu fait assez authentique (de la part de quelqu'un qui n'y est pas allé, hein). On a le droit à l'ossuaire bien entendu mais aussi des partis plus grottesque (2 "t"), des ptits canaux sous-terrain, de la grande galerie…

Bon, l'histoire on va se le cacher, c'est pas ouf, mais c'est pas le genre de film où l'on cherche du réalisme et de la cohérence absolue. C'est ultra inspiré de l'Enfer de Dante avec les fameux cercles et tout. Mais bon, tant que ça fait semblant de vouloir nous faire cogiter sur des trucs qu'on a aucune chance de trouver, ça suffit. D'ailleurs les acteurs font également semblant de chercher avant de sortir un truc complètement wtf qui s'avère être vrai, hein.

Le côté surnaturel est pas mal. Je veux pas trop spoiler mais certains trucs ont vraiment de l'allure. Et vous vous doutez que vu que c'est un simili-found footage, il va y avoir au moins un survivant à la fin et d'autres qui ne survivront probablement pas. Et justement une des morts du lot c'est juste… cruellement pas de bol à base de "boom t'es mort, lol". Aucune chance de t'en tirer, vu l'avancement du film et le nombre de survivants, fallait en dégager un, ça sera toi et puis … ça sera rapide.

Bref, si vous voulez passer un moment avec le cerveau éteint et avoir un très léger frisson ce film pourrait faire son office. Prévoyez des bottes, de la corde, un ptit casse-dalle et des pansements.

Paprika

Paprika est un film d'animation japonaise réalisé par Satoshi Kon. Il s'agit d'un film assez particulier à regarder. Ça parle de l'utilisation d'une machine nommée Mini DC qui permet de voir et même interagir avec les rêves d'une autre personne. Et son utilisation rend le discernement entre le rêve et la réalité de plus en plus complexe. Et ça, ça devrait vous rapeller Inception. Il faut dire que Christopher Nolan ne s'en cache pas, il s'agit d'une des inspirations majeur du film.

Et c'est là où le format animation révèle toute sa puissance. Matérialiser des rêves/cauchemards avec des dessins c'est amplement plus facile qu'avec de vrais acteurs et compagnie. Et çà a une allure démentielle.

Ça oscille de l'onirique ultra chatoyant pour s'immiscer lentement dans du plus flippant. Ça commence par un ptit détail dérangeant et ça empire en devenant malaisant pour devenir carrément terrifiant. Et visuellement la direction artistique est de toute beauté. C'est super bien fait, joli, ça sait être très réaliste par moment. Et les personnages sont dessinés de manière vraiment réaliste, c'est pas du SD ou autre. Du coup une personne assez réfractaire à la japanimation pourrait regarder ce film sans être dérangée.

Ça dure pas très longtemps et c'est quand même assez confus. C'est un poil dommage d'ailleurs mais bon le fait que ça soit assez court comme film fait que ça reste tolérable.

Petite découverte sympatoche.

The Gentlemen

Le film commence comme une pub pour la brasserie de Guy Ritchie. Matthew McConaughey se fait servir une English Lord de la brasserie Gritchie. Ça a l'air rafraîchissant et tout et pourtant j'ai peur. Déjà parceque j'aime pas la bière et est-ce que le réalisateur est toujours capable de faire des films de truands ?

Sa filmographie récente s'est quelque peu éloignée de ses premières productions. Et je suis vraiment très fan de ses premiers films alors que ces derniers… bha déjà je les ai pas tous vu mais ensuite… bha… Voilà.

Michael Pearson ne se contente donc pas de boire sa bière mais est également un gros producteur de marijuana. Mais c'est également un gros vendeur. Et il aimerait prendre sa retraite en revendant ses affaires afin de … stopper.

Bref, vendre ce genre d'affaire c'est pas forcément simple surtout au prix que c'est. Du coup on va avoir droit à une jolie galerie de personnages. Et c'est chouette ! Ouaip !

On retrouve bien les Snatch ou Arnaque, crimes et botanique ! Mais en moins emberlificoté. C'est bien plus linéaire. D'ailleurs ça suit un peu le schéma d'un Entretien avec un vampire avec un personnage qui raconte l'histoire à un des protagonistes. Et justement ce narrateur (Hugh Grant) semble sortir ses dialogues d'un film de Tarantino. Et ce mélange est génial.

On a donc le droit à une super histoire de truands se mêlant à de la mafia chinoise. Ça se moque un peu de la bourgeoisie, on suit des racailles des quartiers qui ont le malheur de croiser des gangsters de la drogue. Ce sont bien les sujets de prédilections de Guy Ritchie.

Si vous aimez ses premiers films, vous ne devriez pas être déçu, il n'a pas perdu la main. Le montage est toujours aussi énergique. Ça se passe comme d'hab à Londres et on a encore droit à un super casting. Le film est vraiment drôle. Et … bha j'en veux d'autres des comme ça.

Once Upon A Time In America

Il existe plusieurs versions de ce film. Toutes de durée différentes. La version sortie au cinoche aux US fait environ 2h20. La version européenne de cinoche quant à elle avoisinait les 3h40. Déjà on se doute que la version ricaine a été salement amputée. Mais la version que j'ai maté fait 4h11.

Si le film peut se permettre d'avoir autant de versions, c'est que … c'est un film qui racontent pas mal de ptits évènement éparses. Il y a quand même une trame générale, hein, mais certains passages sont plus dispensables. Et d'ailleurs ça se ressent lors du visionnage. Certains moments sont un peu longuets et n'apporte que très peu au film tandis que d'autres sont bien plus intéressants. J'imagine cela-dit que la version de 2h20 doit être assez étrange.

Faut dire que Sergio Leone envisageait deux films de ~3h au lieu d'un. Il aurait filmé, soit-disant, de quoi meubler 10h de film.

De quoi que ça parle ? Et bien principalement de Noodles incarné par Robert De Niro (entre autre) entre 1920 et 1968. Tout d'abord un gamin traînant avec ses potes en tentant de dépouiller des alcooliques et autre dans le but de se faire quelque menue monnaie. Des ptits larcins sans grande conséquence. Mais c'est l'engrenage. Il finit vite par aller en taule.

Sortie du trou, il retrouve ses potes une quinzaine d'années plus tard. Et … bha ils se sont pas vraiment rangés. Bref, ces ont des malfrats qui profitent à fond de la prohibition pour s'enrichir avec leur tripot clandestin.

L'histoire est sympa. Toutes les interactions des personnages sont sympa. On a le droit à un casting pas mal du tout. D'ailleurs c'est le premier film où l'on retrouve Jennifer Connely agée ici de 12 ans.

La recréation du New-York de 1920 est superbe. Je crois que j'adore vraiment cet environnement. Et le film s'étalant sur pas mal d'année, ils ont recréé le même lieu sur plusieurs décennies. Et ça rend super bien.

D'ailleurs pour les acteurs c'est pas mal du tout également. Bon, ils ont pris des gamins pour les premières années bien entendu. Mais pour la suite, ils ont vieilli les acteurs avec du maquillage (et de la teinture pour cheveux) et bha ça fait pas exagéré. Pour De Niro c'est même plutôt bluffant. Et pour Elizabeth McGovern ils se sont pas fait chier, elle ne vieillit pas. Comme ça au moins c'est plus simple.

Par contre, j'ai un poil de mal avec la fin de l'histoire. Je vais spoiler pas mal. … … … Bon.

Alors, James Woods veut faire le casse du siècle, De Niro n'est pas chaud. Ce dernier prévient les flics qu'ils vont faire un ptit coup "miteux" dans le but de se faire chopper pour pas faire le casse du siècle. De Niro se fait virer du ptit coup ce qui va à l'encontre de son plan. Comme prévu, les flics interviennent, sauf que ça dégénère, les trois malfrats se font dézinguer. Noodles est donc dévasté et prend la fuite car bon, il est quand même pas mal lié aux autres. Ellipse. 35 ans plus tard, il revient dans con quartier, rencontre son dernier pote de l'époque encore en vie. Retourne voir l'amour de sa vie même si ça ne s'est jamais concrétisé (à juste titre). Et là, il se rend à une invitation mystérieuse qu'il a reçu. C'est une grande réception luxueuse et tout. Il est reçu par James Woods qui en fait n'était pas mort, il avait mis un cadavre brûlé à sa place. Et là franchement j'ai été vraiment surpris, le film m'a bien eu. James Woods veut se faire tuer et si possible par son pote.

Mouai, là je … non. Je suis pas d'accord. Bref, je spoile pas tout à fond non plus mais ça m'a dérangé. Ça m'a pas ruiné le film, comme je dis souvent c'est pas la destination le but mais le voyage.

Bref, le film est cool mais long et un poil trop lent par moment. La musique est bien mais pas top (pourtant j'aime beaucoup ce que fait Ennio Morricone, mais là c'est un peu léger, surtout pour 4h de film). L'ambiance est vraiment top. J'ai quand même préférré Le parrain dans un genre assez proche.

The Godfather : Part 3

Et voilà l'épisode qui clôture cette saga. Et bha il est un chouilla en deça mais reste très bon.

Il est temps pour Al Pacino de commencer à passer le flambeau des années ont passés et la relève pourrait bien être son neveu de son défunt frangin Sonny. Comme son père Andy Garcia est très sanguin et n'est pas du genre à pardonner facilement. Bref, ça rappel un peu trop son père mais Mike est tout de même décidé à se ranger.

Il est toujours amoureux de sa femme Kay et souhaite toujours tenir sa promesse d'être clean. Et résumé comme ça, on se croirait un peu dans une télénovela. Ouaip. À tout ça on rajoute ses gamins qui gravitent toujours pas trop loin.

Il y a légèrement moins de gangstèrerie dans cet opus. Tout comme il y a une image bien plus propre et lissée (les progrès de la technique). L'image a moins de grain et techniquement c'est d'ailleurs toujours aussi sage. Il n'y a pas de plan ultra travaillé tape-à-l'œil, pas de mouvement de caméra foufou rien. C'est très sage de ce point de vue comme toute la saga d'ailleurs.

En on peut même apercevoir quelques ptites erreurs par-ci par-là (un mort qui respire encore, de la castagne où manifestement les acteurs sont à 30cm de se toucher, ce genre de ptits trucs). D'un point de vue musical c'est très sage aussi. Le thême iconique n'est au final pas si présent, c'en est presque décevant.

Le film conclue bien la trilogie. C'était une belle saga et je comprends qu'on puisse l'adorer mais … J'ai du mal à comprendre qu'elle soit aussi côtée pour autant. Les films sont supers mais c'est surtout l'histoire, les décors et les acteurs. Le reste n'est pas au top du tout. Et ce malgré l'âge des films.

Bref, je pense que c'est surcôté. Ce sont d'excellent films mais pas non plus les second et troisième meilleurs films de tout les temps comme le dit le classement IMDB.

The Godfather : Part 2

Et bhé, quelle suite ! C'est vraiment dans la lignée du premier.

Le casting est tout aussi bien choisi et dirigé. Franchement Al Pacino est encore meilleur dans cet épisode. Et puis … l'ultra classieux Robert De Niro est génial mais ça c'est normal à l'époque. Il n'était pas encore en train de s'adonner aux comédies les plus miteuses pour prolonger sa carrière.

On a le même genre de décor que dans le précédent, en se baladant un peu plus dans le Nevada ce coup-ci. Mais alors le New-York du début du vingtième siècle… c'est superbe. C'est un personnage à part entière. Les rues noyées de figurants, avec la terre battue, les commerçants et tout. C'est une reconstitution qui en jette.

L'histoire est à la fois la suite directe du premier mais aussi un gros flashback où l'on découvre la genèse de Don Corleone. Comment il a récupéré ce nom, pourquoi il a fuit l'Italie, comment il est devenu gangster. Et surtout comment il a organisé sa famille en mafia alors qu'il était un citoyen honnête qui n'était pas spécialement prédestiné à tout cela. La famille est d'ailleurs ptet encore plus présente dans cet épisode. On sent un Mike Corleone en perpétuel questionnement sur ses actions.

Il a envie d'exploser mais tente de rester froid. Le personnage est admirable par certains aspects mais c'est vraiment une ordure immorale.

Franchement c'est cool de voir tous ces grands acteurs se donner la réplique. Il ne manque plus qu'un ptit Joe Pesci pour se croire devant un film de Scorcese.

Bon bha va falloir se faire le troisième et dernier opus.

The Godfather

Je vois ce film pour la première fois cinquante ans plus tard. Et c'est vrai que c'est un sacré film.

Du haut de ses trois heures, j'ai découvert l'origine de très nombreuses références que j'ai croisés dans tout un tas d'autres œuvres. Et du coup le fait de ne le découvrir que maintenant, pas mal de trucs paraissent clichés, ou prévisibles. Mais faut garder à l'esprit que c'est lui qui a créé ces clichés.

C'est le premier épisode d'une trilogie. On est donc entre 1945 et 1955, la fin d'une époque, le vieux Vito Corleone va passer le flambeau car … bha il est vieux. Et c'est marrant, mais ce film c'est aussi le film qui a enterré les anciens films de mafioso et qui les a désormais dépeints différemment. Il les a rendus plus respectables, plus hype. Une ancienne génération d'œuvre qui laisse sa place à une nouvelle avec également de nouveaux acteursa comme Al Pacino qui va devenir un gangster récurrent.

Le film a un rythme assez lent où l'on est souvent étouffé. Le cadre est souvent reserré avec des personnages coincés/enfermés/cernés par d'autres acteurs. On est souvent oppressé silencieusement malgré les bonnes manières et les politesses. C'est régulièrement malaisant et la tension est lourde. On sait jamais quand ça va partir.

Les acteurs ont tous des trognes mémorables. Les environnements passent de la baraque luxueuse au troquet pourri de New-York avec un ptit détour dans la campagne italienne. C'est superbe, on a l'impression de voir un documentaire d'époque par moment. On voit de bonnes vieilles bagnoles bien brillantes, des rues bien typiques avec sa borne incendie pétée qui arrose les mômes, le baptême à l'église, l'hôpital désert. D'ailleurs énoncés comme ça, on pourrait croire des niveaux d'un jeu vidéo. (Rhaaa du coup ça me rappelle le bon vieux Mafia que j'avais adoré à l'époque avec ses superbes graphismes et tout son univers…)

Bref, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film, j'espère que la suite continuera bien l'histoire ! C'est dur d'en parler plus sans dévoiler de morceaux de l'histoire et justement c'est justement l'un des points forts du film. Elle est (maintenant) classique mais c'est parceque franchement elle est superbement bien ficellé et tout et donc souvent repompée/imitée.

Récap 09 : Avril 2020

Blog

Malgré le confinement, j'ai pas écrit autant que ce que je pensais. Je voulais vous divertir un peu plus mais j'ai échoué.

J'ai quand même posté une série de trois articles pour streamer et c'est parti un peu dans tous les sens : compilation de module kernel, bidouillage d'android, trifouillage de nginx. Je les ai postés sur le journalduhacker et étonnament ils n'ont eu que des scores bidons alors que j'ai l'impression que c'était assez technique et sur des sujets relavitement jamais abordé sur le jdh. Bref c'est pas bien grave.

En bref ce mois-ci : 6 articles, 46 commentaires, 9 visionnages, 691986 requêtes, 54364 visiteurs uniques pour 26.52 Go de trafic.

Films

Bon bha maintenant que je les fais apparaitre avec le reste du site j'ai ptet plus besoin d'en remettre une couche ici ;-)

Séries

The Shining

Dur de passer derrière le chef-d'œuvre de Stanley Kubrick. Et pourtant Stephen King n'a jamais caché qu'il n'était pas trop fan des trop nombreuses divergences du film. Du coup bha on a le droit à une mini-série de trois épisodes.

Bon le casting est pas fameux encore que l'acteur de Jack Torrance à un faux-air de Bradley Cooper. Et le gamin a par contre une vraie tête à claque.

Ce coup-ci, le bouquin est respecté bien scrupuleusement. Faut dire que ce coup-ci Stephen King était pas mal impliqué par contre c'est Mick Garris qui est à la réal et ça c'est vraiment pas bon signe.

Ça a été filmé dans l'hotel ayant inspiré le roman et force est de constater qu'il a pas le même charisme que celui du film, il a quand même une allure certaine. Exit le labyrinthe d'ailleurs et bonjour les animaux en haies.

Bref, ça se regarde vite et heureusement. C'est une production à petit budget de 1997 avec pas grande ambition et bon c'est pas nul et les acteurs sont à peu près tenus. Mais c'est quand même pas génial.

Monsieur Flap (saison 3)

Haaa la série animée française est de retour pour une troisième saison dans la parfaite continuité des deux premières. Franchement, on est content de payer de la redevance audiovisuelle pour ça.

C'est toujours aussi court cela-dit. Ça peut se regarder sur le site de france.tv.

Ne vous fiez pas aux dessins, c'est pas trop pour les enfants.

Jeux

The Witness

Jeu par le créateur de Braid il sort ici un jeu de puzzle en vue subjective. C'est relax, très relax mais aussi très joli.

On est sur une île superbe avec des zones assez différentes visuellement. Un désert sableux, une épave de bâteau, une bambouseraie, un marais… bref un peu de tout. Et tout le jeu repose sur la résolution de puzzle où il faut aller d'un point A (un cercle) à un point B (une fin de chemin arrondie). Pour corser ça, on ajoute quelques régles différentes : ramasser tous les palets noirs sur le trajet, séparer des cubes de couleurs, dessinner des formes… Mais, toutes ces régles il va falloir les comprendre par soi-même. Le jeu ne donne aucune explication, aucun texte, aucun tuto. Tout doit être compris par soi-même.

Et je ne vous cache pas, que c'est parfois assez complexe. Je ne l'ai pas encore terminé, mais je m'en rapproche petit à petit. Ça va du puzzle très simple terminé en moins de dix secondes au puzzle qui nécessite de gribouiller un petit carnet avant d'arriver au Euréka au bout d'une demi-heure.

Il y a 0 pression. On fait tout à son rythme, dans l'ordre que l'on désire. Et d'ailleurs, rien que la balade sur l'île est reposante, même sans faire aucun puzzle.

Les puzzles se trouvent sur des écrans disséminés un peu partout sur l'île mais tout de même répartis par zone. Chaque zone utilise exploite un même concept. Et quand vous réussissez un puzzle, il éclaire un câble vous menant jusqu'au prochain écran.

Mais au fil de vos balades arrivera un moment où vous vous direz "Tiens c'est marrant ! Ce bout de décor on croirait un ptit puzzle !" Et là ? MIND BLOWN ! Il y a en fait tout un tas de ptits puzzles planqués dans le décor avec le jeu des perspectives, des angles de vue et tout.

Voilà, pour l'instant j'ai fini pas mal de zones et je suis parvenu à résoudre un paquet d'énigmes environnementales mais je sais pas quelle sera la finalité.

Hollow Knight

Autre jeu chopé ce mois-ci, c'est un metroidvania vraiment super bien foutu. Il est super joli avec une ambiance bien sombre et mélancolique. C'est d'ailleurs renforcé par une bande sonore bien en adéquation.

Le feeling du jeu est au poil, le personnage répond bien au doigt et à l'œil. On acquièrt de plus en plus de compétence nous simplifiant la vie et nous donnant accès à de nouvelles zones. C'est classique mais superbement éxécuté.

J'aime beaucoup son atmosphère et son bestiaire centré autour des insectes parfois dégueux parfois mignons. C'est vraiment super chouette. J'en suis déjà à une quinzaine d'heure et je ne l'ai pas fini même si je pense arriver plus trop loin de la fin.

Fast forward, je suis maintenant à 27h de jeu et j'en suis à 97%. Très content de ce jeu. Il est vraiment excellent avec pleins de ptits secrets (merci le wiki pour certains). Si vous pouvez le choper allez-y les yeux fermés.

Musique

Trafic de Bernard Laviliers : Cet enregistrement donne des sueurs froides à tous les caméramans. Le morceau est sympa aussi.

Tiens un autre morceau pas vraiment plus récent : Goodbye Horses de Q Lazzarus. Je le connais surtout grâce à Clerks 2. Du coup je peux pas l'écouter sans avoir un ptit sourire.

Vidéos

Une vidéo youtube que j'ai adoré en début de mois Scinéma 09 : La logique de l'humour. Autant le fond est vraiment cool mais alors la forme parachève la vidéo. Une ôde au bon goût teintée d'une pointe de nostalgie.

Vrac

J'ai suis intervenu cette année encore pour donner des cours d'adminsys/réseau. Cependant cette année c'était à distance. C'est d'ailleurs pour cette occasion que j'ai mis en place tout le bastringue avec les caméras, obs et tout le toutim. Techniquement tout s'est passé parfaitement (sauf Pulseaudio qui ne voulait plus marcher le second jour à 30 minutes du début. Une ptite recompilation et hop c'est revenu).

Par contre les TP à distance c'était bien plus … cahotique. Autant pour un cours magistral ça peut passer sans trop de souci autant un TP à distance c'est foireux au possible, surtout quand le but est de monter des tunnels réseaux et/ou du VPN. Bref, ça reste toujours une expérience sympatique cela-dit.

Knives Out

2h pour élucider le meurtre Christopher Plummer. Une grande baraque bien cossue, un héritage plus que conséquent, des relations familliales plus que tendues et un détective retord.

Le film est assez classique dans sa forme mais pourtant arrive à surprendre à plusieurs reprises. C'est un vrai ptit régale à regarder. À n'en pas douter, Agatha Christie a été une grande inspiration pour l'histoire.

À plusieures reprises on se dit “Ha bha ouai c'est X, il y a ce ptit détail qu'on nous a montré sans l'évoquer mais qui rend obvious !”. Et franchement ça se tient vraiment bien.

L'histoire est vraiment sympatoche. Les personnages ont bien chacun un rôle distinctif. D'ailleurs le casting est de haute volée ! Et pourtant, par moments on a l'impression que les acteurs sont vraiment dans le surjeu. Chris Evans semble être revenu à Sex Academy et Jamie Lee Curtis en fait des caisses (mais bon je l'aime bien donc ça va).

Visuellement c'est vraiment très beau. Le décor est superbe avec de très beaux éclairages.

On a le droit à tout un tas de détails par-ci par-là qu'il faut bien observer. Pleins de flashbacks sont présents pour expliquer/justifier mais ils ont su éviter la surdose tout de même. Et un truc que j'adore, du setup/pay-off en masse. Je sais que pas mal de monde n'aime pas trop ça, mais j'adore cette mécanique. C'est assez facile et ça me fait toujours un ptit effet.

On est donc face à un super film pour élucider le mystère du meurtre du grand-père de la famille. Une vraie partie de Cluedo, d'ailleurs pour un film similaire mais plus humoristique, je vous recommande Clue (ou Cluedo en français), qui malgré son âge est très intéressant.

Setup pour streamer vol.3 : Diffuser

Précédemment :

Maintenant on va s'atteler à pousser ce contenu à vos spectateurs.


Pour la sortie j'en ai au final deux. La première c'est le plugin v4l2loopback qui émule une webcam, mais j'en ai aussi profité pour créer un flux rtmp que je donne à nginx.

Comme ça je peux à la fois avoir ma fausse webcam, mais je peux également streamer plus classiquement si l'envie m'en prend comme vers Twitch ou Youtube mais auto-hébergé.

Nginx

Nginx c'est un super serveur web qui possède pas mal de modules dont un spécialement adapté au stream de vidéo portant le doux nom de rtmp. Il peut également faire du hls pour rendre ça plus accessible.

Donc OBS va produire un flux vidéo qu'il va envoyer à l'adresse que vous voulez. Nginx récupère ce flux et le redistribuera, mais également le transformera en hls.

RTMP

Bon à la base c'est un protocole fait par les vilains d'Adobe pour leur lecteur Flash à l'époque. Bon ça fait plus de dix ans que les specs sont désormais ouvertes et du coup quelques implémentations de droite et de gauche sont apparues dont ce module pour nginx.

Selon votre distribution linux, soit vous allez pouvoir installer le module rtmp de nginx comme un paquet classique, soit vous allez devoir vous taper la compilation à la main. Une fois fait il s'agira uniquement de configuration à faire. Bon du coup je vous laisse l'installer par vous-même, passons à la configuration.

Donc première chose à faire, créer un dossier temporaire qui va contenir les fragments de vidéos. Perso j'ai pas envie d'utiliser du disque pour ça et étant donné que ça sera pas bien gros (une dizaine de Mo au plus), je fais ça direct en ram. Le dossier /tmp étant un montage de type tmpfs ça n'écrira rien sur le disque, par contre ça sera purgé à chaque reboot.

Donc mkdir -p /tmp/hls/live et maintenant on édite la conf nginx.

/etc/nginx/nginx.conf
rtmp {
        server {
                listen 1935;
                chunk_size 4096;

                application live {
                        live on;
                        record off;
                        meta copy;

                        allow publish votre.ip.a.vous;
                        deny publish all;

                        hls on;
                        hls_path /tmp/hls/live;
                        hls_fragment 2s;
                        hls_playlist_length 4s;
                }
        }
}

Bon ça, ça vous permet juste de recevoir le flux en provenance d'OBS, que personne d'autre n'envoie de vidéo mais aussi de créer du hls.

Avec ça en place, vous pouvez déjà pointer votre lecteur vidéo favori (ça veut dire mpv) vers le flux avec mpv rtmp://l.ip.du.nginx/live/$stream_key_dans_obs . Si tout se passe bien ça devrait s'afficher et voilà.

Voilà ?! NON !

HLS

Je veux streamer à des gens qui n'ont pas forcément de lecteur vidéo ou qui ne savent pas forcément le trifouiller comme ça. Du coup, il me faut créer une mini page web avec un lecteur vidéo.

Déjà pourquoi le HLS ? Hé bien, parceque le rtmp c'est cool mais ça utilise un port exotique (en 2020 exotique ça veut simplement dire que c'est pas du web) du coup c'est bloqué assez régulièrement. Si on veut que ça passe-partout (huhu), il faut que ça soit du web et c'est ce que fait hls. C'est un protocole fait par Apple (ouai un autre gros vilain proprio) qui consiste à découper le flux vidéo en tout petits morceaux et de créer une playlist qui indique quels sont les morceaux suivants.

On va commencer par créer un vhost http pour accueillir notre lecteur vidéo et tout. Je m'empresse de me créer une entrée live.lord.re au niveau de ma zone DNS. Ensuite je me crée le fichier de conf nginx qui va bien.

/etc/nginx/conf.d/live.lord.re.conf
server {
  listen 80;
  listen [::]:80;
  #listen 443;
  #listen [::]:443 http2 ssl;

  server_name live.lord.re;
  #include ssl.conf;
  #ssl_certificate …;
  #ssl_certificate_key …;

  add_header 'Access-Control-Allow-Origin' '*' always;
  add_header 'Access-Control-Expose-Headers' 'Content-Length';

  location /.well-known/acme-challenge {
    alias /var/www/acme;
  }

  root /tmp/hls;
  location /live {
    add_header Cache-Control no-cache;
  }
}

Une fois fait on /etc/init.d/nginx reload ensuite on génère les certificats avec acme.sh --issue -d live.lord.re --ecc --nginx et une fois fait on décommente les quelques lignes qui le sont dans le fichier de conf que l'on vient de créer et on reload encore nginx.

Voilà, notre vhost est tout prêt.

Ptite page web

Bon maintenant, la dernière pièce de ce puzzle c'est la création d'une simple page web avec un lecteur vidéo. Bon je sais pas vous, mais moi, vu l'heure, j'ai pas trop envie de me faire chier. Donc je récupère un player vidéo et son ptit css et je crée une page web le plus basique possible, c'est moche mais fonctionnel.

wget vjs.zencdn.net/7.3.0/video-js.min.css et wget vjs.zencdn.net/7.3.0/video.min.js voilà ça, ça devrait aller. Et maintenant on place ça dans une page des plus basiques.

/tmp/hls/index.html
<html>
  <head>
    <title>Le ptit stream</title>
    <link href="video-js.min.css" rel="stylesheet">
    <script src="video.min.js"></script>
  </head>

  <body style="background-color:#222;color:white;">

    <video controls data-setup='{}'>
      <source src="//live.lord.re/live/ssh.m3u8" type="application/x-mpegURL" >
    </video>
  </body>
</html>

Voilà, maintenant on peut ouvrir https://live.lord.re et ça fonctionne \o/

Configuration d'OBS

Envoi du flux vers la webcam

Donc pour que le flux d'OBS soit envoyé dans un flux de webcam, il faut se rendre dans Tools/V4l2sink ce qui vous ouvrira une petite fenêtre où il vous faudra sélectionner dans quel device vidéo envoyer le flux.

Si vous avez bien suivi les épisodes précédents, j'ai utilisé le /dev/video5 et concernant le format vidéo, je me suis contenté du YUV420 par défaut. Si ça se trouve les autres formats sont meilleurs, mais je ne me suis pas attardé.

Si vous cochez l'Autostart vous n'aurez plus besoin de vous préocupper de cela.

Envoi du flux vers Nginx

Là on va trifouiller les Settings d'OBS. Dans l'onglet Stream vous allez choisir le service Custom et dans l'adresse du serveur, il faudra donner l'adresse du serveur rtmp de nginx précédemment créé. Dans mon cas c'est rtmp://ip.de.mon.nginx/live . Pas besoin de spécifier le port 1935 car … c'est le port par défaut de rtmp.

En dessous, on vous demande la Stream Key qui n'est en fait que le nom du flux vidéo. À vous de définir ce que vous voulez, j'ai choisi ssh et c'est ce que j'ai mis dans l'url source du lecteur vidéo de la ptite page web. Vous pouvez mettre ce que vous voulez du moment que c'est en cohérence.

Ensuite dans Output/Streaming c'est là où vous allez avoir tous les réglages concernant la qualité vidéo. Ça va dépendre de votre connexion et aussi de la puissance de votre processeur. La qualité obtenue dépendra également du contenu que vous allez diffuser : s'il s'agit d'image globalement fixe et calmes un plus faible Bitrate n'impactera pas trop la qualité. À l'inverse si vous diffusez du jeu vidéo assez réactif où ça bouge pas mal la qualité va en souffrir et il vous faudra augmenter le bitrate.

Pareil, ça va également dépendre de la taille de l'image de sortie. Un flux 1080p assez réactif, il faudra taper au minimum dans le 5Mbps pour avoir un truc pas trop baveu.

En sachant que dans la configuration actuelle de nginx (mais c'est possible), il n'y a pas de recompression ni rien, donc le flux sera dupliqué autant de fois que vous aurez de spectateur. Donc si vous visez les 20 spectateurs, votre flux de 5Mbps se transformera en 100Mbps sortant.

Ça chiffre vite.

Si vous souhaitez réduire autant que possible la latence, il faut veiller à mettre les Keyframe à 1/s et penser à mettre le Tune sur zerolatency ce qui permettra de grapiller quelques secondes. On reste cela dit sur une latence minimale de 7 secondes dans mes tests (même en local). Les lecteurs vidéos ayant une tendance à toujours avoir des buffers de marge. Et surtout ça pourra facilement monter dans les 30 secondes.

Bref, c'est pas fait pour du live le protocole rtmp à très faible latence mais pour la majorité des cas, ça fait le café.

Tout roule

Ça a été un sacré voyage. J'y ai passé quelques aprems afin de démêler tout ça. Et à ça on rajoute quatre jours d'emmerdes avec Alsa et PulseAudio.

C'est un mix de quelques tutos, de docs de-ci de-là, d'essais et compagnie.

Le placement du smartphone m'a pas mal occupé aussi. J'ai fini par coller avec de la loctite des ptites baguettes de bois sur l'écran pour faire un mini-support pour le smartphone.

J'en ai pas parlé ici, mais j'ai également fait un ptit script shell qui lance un tmux avec deux trois shells prêt à être streamer. Le but étant de donner des noms spécifiques aux fenêtres histoire qu'OBS les retrouve facilement pour les capturer.

Underwater

Les humains se sont enfin décidé à aller exploiter ce qu'il se trouve au fond de l'océan et ont donc construit d'immenses stations de forage. Nous sommes donc dans la station Kepler située dans la fosse des Mariannes. À plus de 10 bornes sous l'eau.

Et là, donc au bout d'une minute de film, tout s'emballe, boum plouf, tout se pète la gueule. De la flotte rentre de partout, ça tremble, ça s'enfuie. On est de suite plongé (haha) dans l'action. C'est pas mal, on ne tente pas de nous immerger (haha) en nous noyant (haha) dans tout le contexte du film. Ils ont un truc à raconter et ils le font direct, ça perd pas de temps.

Et d'ailleurs le film perdra à peu près jamais de temps. Le rythme est plutôt soutenu avec au final assez peu de pause. Ça rapelle Mad Max Fury Foad mais … en plus humide (et en vraiment moins bien).

Bref, on est donc face à un film catastrophe et comme le veut la coutume, le premier personnage qu'on suit sera le dernier qu'on suivra… On a donc Kristen Stewart qui semble être une technicienne informatique de la station qui a un très bon instinct de survie. Elle court vite, évite les trucs, répare un peu tout ce qui déconne en deux secondes, sauve ses collègues : tout l'inverse de Twilight, elle est badass ! D'ailleurs, visiblement certains y voient la Sigourney Weaver d'Alien 3 alors que bon … heu … pas vraiment non plus. C'est pas le même charisme et la menace n'a pas grand-chose à voir. S'il y a une ressemblance c'est plutôt le côté vestimentaire d'Alien 1 … la culotte, parceque oui on sait faire des combinaisons qui résistent à des pressions de fou tout en créant de l'oxygène et tout, mais on a pas pensé à faire en sorte de pouvoir mettre un froc dedans. Du coup, on a le droit à des héros en slips/culottes.

Ça se promène en quête d'un moyen de se barrer fissa jusqu'à arriver à Vincent Cassel qui … bha … c'est le capitaine il est là, il donne quelques conseils, établit un plan. Bref, il tente de reprendre la tête pour être l'acteur principal mais il n'y parviendra pas.

Le film s'oriente peu-à-peu vers le film d'horreur et autant au début ça pourrait le faire mais non. Le film sombre (haha) petit à petit vers une bouillie indigeste.

C'est un peu dommage, avec un tel budget ça aurait pu être vraiment pas mal. Un vrai film orienté à fond vers le sujet qu'il vise à la fin me fait rêver depuis des années mais ça ne vient pas. Là, on nous montre un truc qui s'avère alléchant et pfioute, on sent que ça se dégonfle et que ça désamorce très vite.

Visuellement c'est pas mal réussi même si la direction artistique est bien trop sage à mon goût. La station est très générique et puis bon vu que ça pète tout de suite on pas trop le temps de laisser infuser son atmosphère. Il n'y a guère que les combinaisons qui ont un tant soit peu de gueule, elles semblent sorties tout droit des Marines de Starcraft 2.

Voilà, ça casse pas des briques mais ça se laisse regarder.

Setup pour streamer vol.2 : Mixer des sources avec OBS

Suite de l'épisode précédent.

Dans la première partie j'ai configuré et installé des logiciels pour créer des sources de contenu (vidéo ou audio). Maintenant on va s'atteler à touiller tout ça telle une régie vidéo.

Open Broadcaster Software : OBS

Le logiciel le plus populaire est obs aussi appelé Open Broadcaster Studio. C'est un logiciel libre tournant grâce à Qt avec une interface graphique vraiment pas pourrie.

Ce logiciel repose sur le principe des scènes, sources et transitions.

En gros une source ça peut être un fichier vidéo ou audio, une image, une caméra, la capture de l'écran ou la capture d'une fenêtre, un micro, un flux vidéo issu du réseau… Un peu tout et n'importe quoi.

Une scène, c'est un ensemble de sources avec leur configuration et des filtres. Les filtres permettent de traiter en live les sources. Ça peut être un filtre audio permettant de la suppression du bruit ambiant par exemple ou bien des filtres vidéos permettant de retoucher l'image. On peut par exemple retailler une image pour n'en garder qu'une partie, altérer les couleurs, créer un filtre de fond vert… C'est une des grandes forces de ce logiciel.

Et enfin les transitions c'est ce qui va animer un peu les changements entre les différentes scènes. Ça peut être un fondu au noir ou des trucs un peu plus kikoo. Tout est configurable.

Bref, ce logiciel est une perle qui fonctionne avec des plugins permettant de lui ajouter de nombreuses fonctions. Le seul petit truc, c'est qu'il faut le lancer via X11 avec QT_QPA_PLATFORM=xcb obs, sinon pas de preview et autres petits soucis d'interface avec Wayland (encore qu'il existe un ptit fork que je n'ai pas testé).

Plugins pour obs

J'ai utilisé plusieurs plugins :

  • wlrobs : pour capturer de la vidéo issue de wayland
  • obs-v4l2sink : pour alimenter une webcam
  • tuna : c'est du bonus très facultatif afin d'afficher ce que diffuse actuellement MPD

Bon il y en a tout un tas de disponible, mais je me suis contenté de ça.

Tout d'abord j'ai installé wlrobs qui permet de capturer des flux vidéo issus de Wayland et est compatible avec tous les compositors s'appuyant sur wlroots (donc sway entre autre). Une fois installé, quand vous ajouterez des sources vous aurez de nouvelles options. Mais je ne vous cache pas qu'au final j'ai tout fait sous xorg, je n'ai trouvé le plugin qu'après en avoir eu besoin. Donc je détaille pas plus, c'est très dispensable.

Ensuite, obs-v4l2sink qui permet de balancer le flux vidéo (pas audio) dans un "device v4l2" ou plus communément dans une webcam virtuelle. En gros, la sortie OBS sera considéré comme une webcam et pourra donc être envoyé dans n'importe quelle appli s'attendant à utiliser une webcam. Une fois installé vous n'avez qu'à lui donner le nom de device /dev/video5 (que vous avez choisi lors du modprobe de v4l2-loopback) et c'est parti.

  • D'abord les sources d'obs nécessaires pour compiler le plugin : git clone --recursive https://github.com/obsproject/obs-studio.git
  • Les sources du plugin : git clone https://github.com/CatxFish/obs-v4l2sink.git
  • cd obs-v4l2sink.
  • mkdir build && cd build
  • cmake -DLIBOBS_INCLUDE_DIR="../../obs-studio/libobs" -DCMAKE_INSTALL_PREFIX="/usr"
  • make -j16
  • mkdir -p ~/.config/obs-studio/plugins/v4l2sink/bin/64bit
  • Il ne reste plus qu'à foutre le plugin dans obs : cp build/v4l2sink.so ~/.config/obs-studio/plugins/v4l2sink/bin/64bit

Voilà, normalement le plugin sera utilisable.

Découverte de l'interface OBS

Capture d'écran du logiciel OBS

OBS dans toute sa splendeur

Donc en plein centre on a la preview du flux final, c'est ce que les gens vont voir. Sur cette preview, vous pouvez modifier le placement et la taille des sources vidéos. Et vous pouvez le faire même pendant le live.

En bas à gauche la liste de scènes que l'on a créées. Vous pouvez passer de l'une à l'autre juste en cliquant. Vous êtes le chef de la régie !

Ensuite la liste de sources de la scène actuelle avec pour chacune la possibilité de l'afficher ou non et de la vérouiller sur son placement. C'est ici que vous allez en rajouter/enlever. Et sur chacune des sources vous pouvez y appliquer des filtres (via le clic droit).

Vient, l'Audio Mixer qui vous affichera les différentes sources audio avec le volume en temps réel.

Maintenant, on trouve les transitions, bon dans mon cas c'est juste pour me la péter, on peut se contenter d'un cut banal.

Et pour finir les controls qui permet de démmarrer/arrêter le stream ou l'enregistrement. C'est pas la partie la plus intéressante.

Création de scènes

Le basique webcam + micro

On va commencer par une scène simple avec une webcam et le micro. La base de la base.

Donc on clique sur le + dans les scènes et on lui donne un nom. Ensuite, on va ajouter le micro comme première source.

Donc dans la liste des sources possibles vous devriez avoir Audio Input Capture (PulseAudio), vous lui donnez un ptit nom original comme par-exemple… micro. Ensuite dans la fenêtre qui s'ouvre vous choisissez le bon device (le nom de votre carte son selon PulseAudio). Ça devrait donc apparaitre dans la partie Audio Mixer et réagir à votre voix déjà. On va y ajouter un filtre : clic droit sur votre source, filters et là vous allez pouvoir faire mumuse avec tout un tas de trucs. Perso, j'ai mis un Noise Gate avec ces paramètres :

  • Close Threshold à -15dB
  • Open Threshold à -5dB
  • Attach Time à 25ms
  • Hold Time 200ms
  • Release Time 150ms

Bien entendu tout ça c'est à adapter à votre cas, ça prend pas mal d'essais pour arriver à un résultat pas pourri.

Bon, maintenant que l'audio est bon, ajoutons une webcam. Ajoutez encore une source mais de type Media Source. Bon, j'espère que vous avez suivi la première partie, parceque là on va récupérer un flux en provenance de l'appli DroidCam d'un smartphone. Donc il faut avoir démarré l'appli sur le téléphone qui vous indique une URL. Sur OBS, dans votre source vidéo, il faut décocher Local File et dans Input entrer l'url de la forme http://ip.du.smart.phone:4747/video. Tout le reste peut être laissé par défaut, ça devrait fonctionner.

Vous devriez désormais voir le flux arrivé. Il faudra ptet tourner et tout pour que ça s'affiche à votre convenance. Pour cela, il faut faire clic droit dessus pour y trouver toutes les options possibles.

Dans les filtres vous pourrez aussi cropper la vidéo (couper pour ne garder qu'une partie intéressante). Mais dans les filtres un peu plus poussés, vous avez les Chroma Key et Color Key qui vous permettent de créer la fameuse technique du fond vert mais avec la couleur que vous voulez. Ça marche pas mal mais c'est très dépendant de votre éclairage, s'il varie un peu (genre éclairage naturel d'une fenêtre) ça devient vite galère.

Voilà vous avez votre première scène.

Une scène d'attente

Souvent on a besoin de faire une pause ou bien on a pas encore démarré vraiment le stream tout en commençant à émettre pour que les gens puissent rejoindre.

Là du coup, j'ai créé une scène très simple : une image en fond, la capture d'un terminal où je peux écrire un message comme "Je reviens" ou "Ça commence à 2h". Un fond musical en boucle.

Donc dans les sources, on ajoute une Image. Il vous suffit d'aller piocher une image dans votre skeudur et hop c'est bon.

On ajoute une autre source de type Media Source où l'on fout le morceau de musique qui vous plait. Si possible du libre de droit, un morceau assez long pour pas que les gens deviennent fous, on coche Loop histoire que ça soit en boucle. Voilà c'est pas mal.

Et pour le terminal, on rajoute une source de type Window Capture (XComposite). Là il vous listera toutes les fenêtres tournant actuellement. Ça ne liste que les applis X11, donc si vous êtes sous Wayland, pensez à lancer votre appli via XWayland. Pour rendre le truc un peu plus kikoo, on peut s'amuser à supprimmer le fond de votre terminal pour voir le texte en transparence. Ajoutez un filtre de type Color Key avec comme couleur le fond de votre terminal et voilà.

D'ailleurs maintenant que vous avez au moins deux scènes vous pouvez passer de l'une à l'autre pour vérifier que ça fonctionne bien.

Bon avec ces deux exemples on a un peu tout vu, vous pourrez créer d'autres types de scènes à votre convenance sans trop de soucis. Ça ne sera que des variations de ça.

Mix Audio

Vu que vous avez votre PulseAudio, dans les sources audio, vous allez pouvoir ajouter un Audio Output Capture (PulseAudio) qui sera tout ce que vous entendez.

Hmmm je vais pas trop pouvoir vous aider plus que ça, je me suis contenté du minimum syndical.

Dans les ptites infos à savoir : il faut viser le volume audio dans le jaune et éviter d'aller dans le rouge.

Vous pouvez faire en sorte de baisser le volume d'une source automatiquement lorsqu'une autre source diffuse (pratique pour baisser le volume d'une musique lorsque vous parlez). Ça se fait via un filtre compressor avec le sideducking.

Diffuser le titre de ce qui passe sur MPD

Habituellement j'écoute ma musique via MPD qui est un serveur tournant en fond sans interface graphique directe mais avec des clients pour le manipuler.

Il existe un plugin tuna pour obs se chargeant de récupérer les infos et vous permettant d'afficher une ptite barre de progression ainsi que le titre et compagnie.

Une fois le plugin installé, il faut se rendre dans le menu Tools/Tuna Settings. Là dans Basics vous pourrez choisir quel texte exactement afficher, choisir la source (parcequ'il gère également Spotify et VLC). Donc dans mon cas on choisit MPD et dans l'onglet éponyme, on coche Local connection et c'est tout.

Tuna va en fait créer un fichier texte, qu'il va mettre à jour continuellement avec les infos que vous voulez. Vous devez donc définir son emplacement (je le mets dans /tmp) et indiquer quel texte y coller (je me contente du titre et de l'artiste).

Vous avez maintenant Tuna progress bar dans les sources possibles. C'est … bha une barre de progression qui se remplira en fonction de l'avancement dans le morceau de musique. Pour le texte, il faut ajouter une source de type Text (Freetype2). Dans ses propriétés, choisissez le fichier que vous avez défini tout à l'heure et il ne vous reste plus qu'à déplacer ça où vous voulez.

D'ailleurs comme le texte sera de taille variable, il peut être pas mal de lui coller un filtre Scroll pour faire défiler horizontalement le texte.

Les transitions

Bon, je ne vais pas trop m'attarder sur ce chapitre. C'est très facultatif.

Perso j'aime bien l'aspect de Luma Wipe avec le preset cloud. Le tout reglé sur 1000 ms.


Voilà maintenant vous devriez être à peu près en maîtrise de votre OBS avec vos scènes et compagnies.

Si jamais vous avez vraiment pas mal de scènes et que passer de l'une à l'autre est vraiment très important dans votre façon de travailler, OBS propose un espace de travail dédié appelé Multiview que vous pouvez démarrer en passant par le menu View. Là ça vous ouvrira une fenêtre où vous visualiserez toute vos scènes simultannément et vous pourrez passer de l'une à l'autre en cliquant dessus. C'est plus visuel, vous aurez encore plus l'impression de gérer une région vidéo !

Petite astuce pour lancer une appli sous X11 au lieu de Wayland : Il faut déjà que l'appli sache tourner sous X11. Ensuite pour une appli utilisant Qt, vous pouvez la forcer lors du lancement avec QT_QPA_PLATFORM=xcb nom_de_votre_soft, comme ça elle sera directe envoyée sur XWayland.

Pour d'autres applis, vous pouvez tout simplement le faire en leur enlevant la variable d'environnement WAYLAND_DISPLAY. Par exemple pour lancer Alacritty il faut faire WAYLAND_DISPLAY= alacritty . Voili voilou.

Bon dans le prochain article j'aborderai enfin la partie diffusion. Donc une partie dédiée à la partie diffusion webcam et une seconde plus pour le streaming plus classique.

L'épisode suivant est là : Setup pour streamer Vol.3

The Banker

C'est l'histoire vraie de deux afro-américains dans les années 60 qui vont monter un business dans l'immobilier et dans la banque pour faire fortune. Sauf que forcément à l'époque ils vont se heurter au racisme ambiant.

Tout juste sorti, ce film est vraiment sympa. Déjà, visuellement c'est super propre. Les éclairages et les plans sont vraiment super jolis et travaillés. Et puis les costumes d'époques, les musiques, les voitures, les décors… c'est beau. Ça rendrait presque nostalgique d'une époque et de lieux qui me sont étrangers.

Mais après le contexte est vraiment affreux. Tout ce racisme ambiant… arg. Comment des gens ont pu être aussi cons (et l'être encore ?!) alors que l'époque n'est pas si éloignée. C'est toujours aussi choquant.

La rencontre de ces deux personnages vraiment différents est un ptit régal. De voir Anthony Mackie sérieux au possible toujours dans la retenue, bien propre en train de toujours tout calculer face à Samuel L Jackson qui est bien plus décontracté et qui malgré le sérieu de la situation pousse l'auto-dérision tout en ayant parfaitement compris les enjeux est un assez saisissant.

Le film est un énième pamphlet contre les conséquences du racisme antinoir aux USA mais franchement il n'y aura probablement jamais assez de film sur ce sujet. Et le film pousse d'ailleurs la réflexion sur le sexisme normal avec ptet un peu trop de subtilité.

Du coup, l'histoire en plus d'être vraie est vraiment cool. Les deux compères sont très loin d'être cons et ne peuvent malheureusement pas jouer dans la cour des grands par le simple fait qu'ils sont noirs. Ils ont tout ce qu'il faut pourtant, le business plan, les ficelles, les connaissances et même le pognon nécessaire. Du coup, pour pouvoir se lancer, ils font équipe avec un Nicholas Hoult qui ne servira que de "proxy blanc".

De là, on part sur deux heures de films. L'histoire est vraiment cool, c'est bien fait, les acteurs sont bons. Non franchement c'était cool comme tout.

Setup pour streamer vol.1 : capture audio et vidéo

Bon, je vais donner des cours à distance. J'ai jamais fait ça et j'aimerai faire ça avec du logiciel libre uniquement. J'ai pas envie de reposer sur un GAFAM ou un Zoom assez douteux ni même sur une quelconque plateforme privée comme Discord ou Slack. Du coup, j'ai tâtonné pour tout mettre en place. Mais ça fonctionne plutôt bien et ça m'a coûté 0€

Cela dit c'est un peu de boulot à mettre en place, car il n'y a pas une seule grande doc unifiée. Donc voilà je m'y lance dans ce double article.

Cette première partie abordera la capture audio et vidéo. La seconde partie, elle, abordera le mix et la diffusion.

On part de quoi ?

J'ai à peu près 0 matos. J'ai un pauvre casque avec micro, des téléphones Android pour faire webcam et c'est tout.

Niveau logiciel je fais ça sous Gentoo mais n'importe quel Linux fera l'affaire.

Comme la plupart des trucs que j'écris, faut pas le prendre pour argent comptant ni comme un tuto. C'est ce que j'ai réussi à mettre en place et qui à mon niveau fonctionne. Il y a très probablement pleins de points à améliorer. Et je suis d'ailleurs preneur de toutes remarques en ce sens dans les commentaires.

La webcam depuis un Android

Bon j'ai pas de vraie caméra mais j'ai deux téléphones Android pas trop dégueux, donc je pensais pouvoir m'en sortir facilement.

Il s'avère qu'il existe des applis sur le Play Store qui font bien le boulot comme par-exemple la plus connue DroidCam mais c'est pas très libre. J'ai un peu fouillé dans Fdroid mais je n'ai rien trouvé de libre équivalent. Le truc qui s'en rapprochait le plus était SpyDroid mais c'est un peu à l'abandon et pas totalement fonctionnel. La mort dans l'âme j'ai capitulé et via Aurora Store j'ai chopé DroidCam qui est ultra simple et fonctionnel.

En gros, on active le wifi, on lance l'appli et hop, elle balance un flux vidéo en http. Il ne reste plus qu'à s'y connecter directement via http://ip.du.smart.phone:4747/video et hop on a notre flux vidéo. C'est dommage de pas avoir d'appli libre pour ça… Et c'est aussi dommage de pas pouvoir l'acheter sans passer par le Store Google du coup je me contente de la version gratos. J'aurai pas été contre filer quelques deniers pour cette appli.

Cette appli marche très bien et se contente de permissions normales pour tourner et n'a pour tracker que ses pubs Google. Bref, c'est relativement clean et semble être de bonne foi.

Dans sa version gratuite elle n'a pas trop de réglage. On la démarre, à ce moment-là, elle affiche à quelle adresse on peut chopper le flux vidéo et c'est tout ça tourne.

Pas besoin de plus, c'est rapide, simple et efficace.

La capture audio

Le loopback audio est ce qui permet d'enregistrer ce qui en théorie sort de la carte son. Enregistrer ce qu'elle diffuse quoi.

Ça sert pour streamer le son de vos applis par exemple.

Alsa : un échec cuisant

Alsa est le système audio "classique" (faussement) basique sous Linux. Contrairement à JACK et PulseAudio, il n'a pas la réputation d'être très flexible. Et c'est quand même à peu près vrai et surtout la doc trouvable sur le web est assez moyenne on va dire et surtout pas mal dispersée.

De base, pas besoin de configuration, Alsa est fourni avec une conf par défaut fonctionnelle. Par contre si on souhaite diffuser le son qui en théorie sort des enceintes il faut commencer à ruser. Il faut créer une carte son virtuelle qui recevra le flux audio de sortie dans un capture device.

Voilà ce que j'ai fait et abandonné au bout de quelques jours.

Première étape : compiler le module kernel qui va bien : il faut donc chopper SND_ALOOP (que j'ai foutu en module). Une fois chargé, il faut configurer Alsa et là franchement c'est de la magie noire avec une syntaxe assez particulière.

Bref, je sais pas exactement comment ça marche mais ça marche.

/etc/asound.conf
pcm.!default {
  type asym
  playback.pcm "LoopAndReal"
  #capture.pcm "looprec"
  capture.pcm "hw:0,0"
}

pcm.looprec {
    type hw
    card "Loopback"
    device 1
    subdevice 0
}


pcm.LoopAndReal {
  type plug
  slave.pcm mdev
  route_policy "duplicate"
}


pcm.mdev {
  type multi
  slaves.a.pcm pcm.MixReale
  slaves.a.channels 2
  slaves.b.pcm pcm.MixLoopback
  slaves.b.channels 2
  bindings.0.slave a
  bindings.0.channel 0
  bindings.1.slave a
  bindings.1.channel 1
  bindings.2.slave b
  bindings.2.channel 0
  bindings.3.slave b
  bindings.3.channel 1
}


pcm.MixReale {
  type dmix
  ipc_key 1024
  slave {
    pcm "hw:0,0"
    rate 48000
    #rate 44100
    periods 128
    period_time 0
    period_size 1024 # must be power of 2
    buffer_size 8192
  }
}

pcm.MixLoopback {
  type dmix
  ipc_key 1025
  slave {
    pcm "hw:Loopback,0,0"
    rate 48000
    #rate 44100
    periods 128
    period_time 0
    period_size 1024 # must be power of 2

Il ne vous restera ensuite qu'à choisir la bonne entrée audio dans OBS qui se nommera hw:Loopback,1,0 .

Voilà voilà, le château de carte est en place.

Pulseaudio à la rescousse

Bon après plusieurs jours je me résigne à installer PulseAudio. Alsa c'est cool en utilisation habituelle mais là ça se pète la gueule tout seul au reboot mais pas à chaque fois. Il y a une part d'aléatoire et ça c'est pas acceptable. Donc au bout de quelques jours de galères j'ai craqué pour installer une Lennarterie.

Allez, je me force pour faire l'installation de PulseAudio, suppression du module kernel snd_aloop parceque ça fout la grouille. Suppression de toute la conf du asound.conf et recompilation des paquets avec USE="pulseaudio" emerge -UDnav @world .

Et là, ça passe direct. Plus de surprise, ça marche à chaque reboot sans rien configurer de plus. Voilà, je ne peux que m'incliner : ᵐᵉʳᶜᶦ ᴸᵉⁿⁿᵃʳᵗ

Il n'y a pas de conf à faire ni rien, tout est assez intuitif.

Voilà, mainentant dans les entrées audio il y aura le micro branché sur le jack de la carte son et aussi le monitor de la carte son. Tout ce qu'il fallait.

Il suffira de choisir la bonne entrée audio en fonction de ce que vous voudrez.

Loopback vidéo

Alors là, mon but c'est de parvenir à simuler une webcam pour y diffuser un peu tout ce que je veux. Là c'est pas vraiment pour du stream mais lorsqu'on utilise un site de visioconférence, c'est pour manipuler ce que j'envoie. Si vous voulez uniquement streamer vous pouvez sauter cette étape.

Pour Linux, ça veut dire faire mumuse avec le système v4l2 (Vidéo For Linux 2). Il faut donc installer v4l2-loopback qui est un module kernel. Leur doc fonctionne très bien sur un kernel tout récent.

Il faut donc tout d'abord vous assurez que vous avez le support de v4l2 dans votre kernel. Pour ça un ptit grep V4L2 /usr/src/linux/.config afin de vérifier qu'il est bien à yes . Si ce n'est pas le cas ajoutez-le, compilez le kernel et bootez dessus.

Une fois fait, on installe v4l2-loopback qui est dans les packages de quelques distros. Si ce n'est pas le cas, un simple make dans le dossier des sources que vous avez préalablement téléchargé et hop il est compilé. Ensuite en tant que root, un ptit make install et le tour est joué.

Une fois installé, il suffira de l'activer quand vous en avez besoin avec modprobe v4l2loopback devices=1 video_nr=5 card_label="OBS Cam" exclusive_caps=1 et voilà. Vous avez désormais une webcam virtuelle en tant que /dev/video5 que vous pourrez envoyer à n'importe quelle appli.

Mais il faudra tout de même fournir un flux à cette webcam, ça sera le boulot (entre autre) d'obs.


Voilà pour cette première étape, on a pas mal préparé le terrain.

Ensuite on va :

The Invisible Man

L'homme invisible. Une histoire vue et revue et qui fascine toujours autant. Franchement, qui ne voudrait pas pouvoir devenir invisible ponctuellement ? Pouvoir visiter des lieux interdits, assister à des réunions/concerts, faire des blagounettes, tuer des gens en toute impunité. Houlla je m'égare.

Bref, à la base c'est un roman de H.G. Wells (j'ai du mal avec ce nom, que j'ai tendance à confondre avec Orson Welles et aussi George Orwell. C'est quoi cette mode début 1900 de s'appeler pareil et d'avoir à peu près la même occupation ?). Bref, le bouquin a inspiré vraiment beaucoup de films, on en a un tous les cinq ans !

On a eu pas mal de genre mais ça tourne souvent autour de l'action voire de l'horreur. Et vous savez quoi ? Bha là encore.

Ça a bien entendu été dépoussieré et modernisé pour l'ancrer dans une époque moderne et tenter de rendre crédible le truc. Là, c'est une combinaison à base de caméra et compagnie qui permet de rendre invisible. D'ailleurs elle a ptit air de combinaison de Crysis mine de rien.

Tout commence en pleine nuit, quand on suit la tentative de fuite d'une femme. Elle est dans une baraque immense qui suinte le pognon que ça n'en peut plus. Elle a pas mal préparé son coup avec son sac plein d'affaires préparés et s'enfuit mais poursuivit par … ha bha c'est son mari visiblement. Bref, de justesse elle s'échappe avec sa sœur.

Forcément, elle est pas mal traumatisée et on apprend que son mari de l'extérieur était vraiment bien sous tout rapport mais qu'il s'agissait en fait d'un sacré pervers narcissique. Et mine de rien c'est un sujet très rarement abordé dans le cinéma holywoodien.

Bref, elle est un peu planquée et n'ose plus sortir ni vivre globalement mais au bout de deux semaines elle apprend que son cher et tendre est mort. Sacré soulagement et en plus elle a le droit à un bel héritage. Bon je vous spoile mais en fait pas tant que ça, parceque bon c'est quand même le titre du film. Il est pas vraiment mort et commence à venir l'emmerder alors qu'il est invisible.

Voilà.

On a les thêmes de la paranoïa et de la vengance.

C'est pas mal, mais c'est pas non plus un gros gros film. Techniquement il est bien fait mais reste assez sans surprise. Pas de plan qui tue, pas de truc fifou. C'est assez simple et propre, sans fioriture.

Je viens de lire qu'en fait c'est un film a petit budget (environ 7myons) ce qui ne transparait pas vraiment au final. Les effets spéciaux sont pas mal en étant pas trop “in your face”.

Par contre, j'ai trouvé que ça voulait vraiment trop jouer sur la tension d'une menace invisible au début. C'est un peu trop lent alors qu'on est forcément au courant, nous spectateurs, qu'il y a une personne invisible. Une fois “la surprise” éventée ça passe mieux. Certaines scènes sont vraiment pas mal. Voilà voilà.

L'allure de mon blog à travers les âges

Voilà un ptit moment que ça me taraudait. Je voulais revoir les anciens design du site.

Mon blog a pas mal évolué avec le temps. Faut dire que je l'ai commencé il y a quinze ans même si j'en ai perdu la première version.

Il n'y a pas si longtemps ce n'était qu'un seul fichier html avec un seul fichier css. Je le modifiais à la mimine direct en html avec vim. Et malheureusement je n'ai pas conservé beaucoup de sauvegarde de cette époque.

Je n'ai que sa dernière itération. Du coup il a fallu que je ruse : je suis passé par l'Internet Wayback Machine qui est un outil magnifique.

Ce site s'évertue à sauvegarder des pans entiers du web. Il sauvegarde des pages web mais surtout les rend disponibles. Du coup on peut voir à quoi ressemblait un site il y a quelques années. C'est un vrai musée numérique moderne.

On peut aussi retrouver des sites qui n'existent plus. C'est pas ultra rapide mais ça marche sacrément bien. Vous pouvez (oui, vous) également demander à ce qu'il sauvegarde une page précise.

Bref, je m'égare, je suis allé récupérer les anciennes versions de mon blog sur leur site.

Et du coup je vous propose un ptit retour en arrière.

Chaque image vous emmènera sur la version html du site que vous pourrez naviguer normalement (à l'exception des liens pétés volontairement ou non).

2007

Bon bha voilà :

Un simple logo en ascii art, un menu qui menait à mes différents services et voilà

Rudimentaire, brutaliste, efficace

C'était vraiment très léger. Je n'utilisais quasiment aucun formattage. Le rendu était d'ailleurs quasi identique dans un navigateur texte que dans un navigateur graphique.

Le contenu était vraiment pauvre avec du recul et je ne stockais pas les dates des articles ce que j'ai regretté bien plus tard. Je regrette également de ne pas avoir contraint le texte à la largeur du logo, c'était assez cool. J'en viens à hésiter à recréer un design similaire sur le blog actuel.

J'ai maintenant un peu honte du contenu mais bon, c'est pas bien grave, faut bien commencer quelque part.

2011

Sans plus tarder le screenshot qui sert de lien :

Le design est absolument pas accessible, il faut passer la souris sur les titres pour afficher les articles, c'est tout gris et gris et blanc et un peu de rondeurs.

La quintessence du CSS en 2011, des ombres, des arrondis, de l'alternance de couleurs et ça réagit au survol.

Je sais pas me demandez pas.

C'est VRAIMENT pas pratique. D'aucun dirait que c'est de la merde, mais vous savez quoi ? D'aucun a raison.

Non, mais sous prétexte de faire mumuse avec un peu tous les ptits trucs fifous du CSS de l'époque j'ai pondu un truc vraiment inutilisable et qui gâche du coup le contenu. J'ai encore plus honte. Mais j'aime encore maintenant l'aspect visuel du menu en haut quand on le survole.

Tiens c'est marrant j'avais déjà terminé ma dégooglisation en 2011 (coucou Frama).

2013

Et vlan !

un design qui a adopté les couleurs actuelles à peu près, avec des colonnes. Bien plus sobre.

J'aime beaucoup ces couleurs et d'ailleurs ça n'a que peu varié depuis

2013 (ouai j'ai pas de nom de design), c'est un design qui me plaît encore pas mal et qui ne fait pas vraiment daté je trouve. C'est sobre, avec des couleurs qui me plaisent beaucoup, assez pastel mais c'est vrai assez peu contrastées.

Je suis allé à fond dans la colonne ce coup-ci, plus le navigateur est large plus c'est chiant à lire. Sur un article court ça ne pose pas de souci mais un article long où il faut scroller verticalement ça veut dire monter et descendre autant de fois qu'il y a de colonnes. Mais ça donne un aspect journal appréciable.

En dehors des colonnes, la seule petite folie c'est l'affichage des dates au survol.

2017

Ça y est, en septembre j'ai adopté Hugo et je dis aurevoir à ma ptite page écrite à la main.

On a un design très proche de l'actuelle avec une colonne de présentation à gauche et le contenu à droite avec chaque article bien défini avec ses métadonnées et un lien pour lire en entier

Je pense que certains d'entres-vous l'ont vu en vrai celui-là.

Avant cette itération, je n'avais à peu près aucun lecteur. Là, j'ai commencé à écrire beaucoup plus de contenu et surtout à chaque fois des articles un peu plus longs qu'avant. Ça commençait à être nécessaire d'avoir des pages dédiées pour chaque article.

On reconnait bien le design actuel qui n'a été que de simple itération depuis cette base. J'ai d'ailleurs donné un petit nom au design NeoDark. Je sais pas trop pourquoi, me demandez pas.

Toujours aucune image de tout le site.

J'avais pas encore les différents types d'articles, du coup le code couleur n'était pas encore posé.

2018

Après un an de Hugo, je suis complètement conquis et je ne pense plus le lâcher de si-tôt.

Très semblable au précédent, il y a désormais les icônes en SVG dans le menu de gauche et quelques couleurs supplémentaires sur les articles

Quelques petites mutations par-ci par-là.

C'est pas la révolution mais de légères évolutions éparses.

J'aimais pas du tout le rendu dans le coin des articles mais je me sentais obligé de le mettre alors qu'au final on s'en fout un peu du type d'article. Surtout que les frontières se brouillent rapidement.

C'est l'arrivé des SVG dans la sidebar, j'ose enfin inclure des images. Je commence à avoir mon lectorat qui se constitue mine de rien. Chaque article avec des images (même petites et optimisées) ça commence à représenter pas mal de trafic.

Et d'ailleurs j'ai également réduit drastiquement le RSS qui représente la plus grosse part de la bande passante. J'inclus donc bien moins d'articles. Je tente de pousser au max l'utilisation du cache mais pas mal de logiciels (nextcloud surtout) ne savent pas se comporter correctement mais on ne peut rien y faire.

2020

Et nous voilà en bout de périple.

Le design actuel

Exit le pastel et bonjour les couleurs

Je sais que certains n'aiment pas, mais je me suis lâché sur les couleurs. J'aime beaucoup cet effet un peu néon, avec les ombres colorés qui poussent les couleurs un peu plus loin sur le fond. Et le footer des articles avec son gris plus sombre ça fait plus classe.

C'est le retour des arrondis aussi avec la bordure haute des articles plus épaisse.

J'ai aussi retravaillé la sidebar pour ajouter un texte visible à chacune des icones. Faut avouer que les icônes en elle-même n'était pas forcément très explicite. Pendant un moment l'icône et le texte pour le Fediverse était animé mais ça bouffait pas mal de CPU pour que dalle.

C'est aussi l'arrivée du blogroll à droite pour promouvoir d'autres blogs francophones.

Bon ça se voit pas sur la capture d'écran mais c'est aussi l'arrivée des commentaires (enfin en fin 2018). Et je poste aussi mes réactions à chaud de visionnages de films pour diversifier un peu plus le contenu.


Voilà, ainsi s'achève ce petit retour en arrière sur près de quinze ans de bloggage.

Birds of Prey

Il vient de finir et que dire…

C'est coloré, rythmé, et j'ai pas accroché. Pourtant, c'est vrai que c'est dans la même veine que Guns Akimbo que j'ai apprécié il y a quelques jours. Mais je sais pas, chaque truc qu'il tente ça m'est passé à côté.

L'humour ultra forcé en sortant des ptites blagounettes tout le temps bof. Franchement elle brise le quatrième mur toutes les demi-heure et chaque fois l'effet est de moins en moins percutant. Les regards caméra, wink_wink, t'as vu je suis complètement folle mais en fait j'ai quand même un doctorat de psychatrie… Mouaif. C'est vite lassant.

Et puis au bout d'un moment on commence à empiler les personnages clichés plats. La pauvre gamine dont toute la famille a été massacrée devant ses pauvres petits yeux qui ne cherchent qu'à se venger. La flic maintes fois écrasée par ses coéquipiers mâles et qui du coup se fait lâcher par l'administration. La chanteuse qui chante trop bien et qui se retrouve un peu malgré elle embringuée dans des histoires de plus en plus merdeuses. Il manque plus qu'une gamine orpheline tentant de survivre en petite pickpockett parceque la société est vraiment trop injuste mais qui est tout de même appréciée des flics.

Aucune finesse, pas même dans le jeu. Non mais même Ewan McGregor surjoue et peine à convaincre.

J'avais déjà assez mal vécu Suicide Squad mais là c'est à peu près pareil mais façon faussement féministe.

Ha et puis je crois que je supporte de moins en moins les scènes de baston où la physique est violée constamment. Au bout d'un moment je veux bien faire un effort mais voir des gros gaillards d'1m90 avec au moins un bon quintal sur la balance se retrouver à faire des pirouettes à 360° suite à l'impact avec un ptit galet d'une centaine de gramme… non ça passe pas.

Tout comme un personnage qui manie comme si de rien n'était une masse à bout de bras, je ne peux qu'en conclure que c'est un truc en mousse de trente grammes. Donc si sur le plan suivant le personnage cabotine en faisant virevolter le truc dans tous les sens mais que les autres personnages sont à l'agonie à l'impact, non merci.

Encore un autre truc qui m'a choqué dans le film c'est le traitement à peu près crédible et sérieux. Les personnages sont parfois tarés et tout, mais tout l'univers semble plutôt crédible. Ça se castagne, se tire dessus toussa. Ça porte des masques réalistes qu'on pourrait faire soi-même ou faire faire si on a les moyens. Ok, je suis pas contre. Mais du coup, pourquoi à cinq minutes de la fin, faire en sorte qu'un personnage ait d'un coup d'un seul un superpouvoir qu'il n'a pas utilisé ni révêlé avant ? Et que ce soit admis comme ça, comme si de rien n'était, non ça m'a encore une fois sorti du truc. Pourtant le film n'est absolument pas sérieux mais c'est trop en rupture avec le reste du ton du film.

En fait voilà je crois que ce film soufre d'une recherche d'identité. Il n'est pas à fond dans l'humour, pas à fond dans l'absurde, pas à fond dans le réalisme, pas à fond dans le surnaturel. Il tente des trucs mais au final ça fait une bouillie multi-colore.

Bref, après la scène de baston très féminine de Infinity War on pouvait espérer que DC leur mette une claque et montre ce qu'un film réellement axé autour de personnage féminin pourrait vraiment être… bha c'est la déception.

The Platform (El Hoyo)

Ce film est super. Mais vraiment super.

Tout se déroule dans une … simili-prison. Dans chaque cellule se trouve deux personnes avec leur lit, un évier et un grand trou au centre. Par ce trou on voit les étages supérieurs et inférieurs où se trouvent d'autres cellules identiques. C'est donc une prison verticale.

Il n'y a pas de portes pas de fenêtres à barreaux. Par contre pour le ravitaillement, par ce grand trou central arrive une plateforme qui descend de cellule en cellule avec pléthore de bouffe. Mais de la bonne bouffe raffinée et tout, pas de la bouffe de merde.

Sauf que forcément la plateforme faisant des arrêts à chaque cellule, plus on descend moins il y a de nourriture.

Déjà ce concept est super intrigant. Mais en plus, ils ont su ajouter toute une histoire par-dessus. C'est génial.

Le design brutaliste de la prison, ce soupçon de science-fiction, la déshumanisation, l'opposition totale avec ce plateau de bouffe surréaliste. En plus, c'est un film espagnol donc exit le casting américain, on entend du castillan.

Visuellement c'est super sobre et froid tout comme il faut. L'histoire ne donne que quelques petits indices et les personnages n'en savent pas vraiment plus que les spectateurs.

Bon c'est dur d'en parler plus sans rien révéler, mais je vous le recommande très chaudement. Ça rappelle un peu des films comme Cube forcément mais avec un message plus axé sur le comportement humain et la société.

The Hunt

Alors c'est l'histoire d'une bande de riches qui décide d'organiser une tuerie en enlevant une douzaine de personnes. On leur fournit quand même des armes mais ils sont donnés en bétail à l'élite.

Voilà ça ressemble un peu à du Battle Royal ou autre. Ça commence d'ailleurs très fort. C'est pas mal foutu.

Puis d'un coup ça ralentit et ça s'égare un peu dans des trucs de plus en plus difficiles à avaler. Puis ça reprend de plus belle avant d'enchaîner vers un final sympa mais légèrement gâché par de l'humour dispensable.

Le film parvient à surprendre une ou deux fois mais ça tombe souvent à plat. On peut se faire avoir une fois mais pas quinze. Bon on peut quand même se faire avoir deux fois mais pas quinze. Éventuellement trois ça pourrait arriver mais franchement pas quinze. Une quatrième fois ça serait surprenant mais pas quinze.

Bref, on assiste à des meurtres plus ou moins crado. Là on est gâtés. Les méchants sont tout d'abord de vrais snipers ultra aguéris. Puis plus loin sont de vraies quiches qui servent pas à grand-chose. La gentille en chef bha c'est une one-woman-army. Elle est badass, voit tous les pièges, sait utiliser n'importe quelle arme. Rien ne choque, elle sait être sans pitié et sans remord. Elle en fait ptet un peu trop au final. Et … bha exactement pareil pour la méchante en chef.

Le final est un combat miroir, c'est vraiment peu surprenant (d'autant plus que je viens de vous le spoiler). Mais bon, on se doute qu'à la fin les méchants perdent et les autres gagnent, hein. C'est pas un film super original mais ça passe.

Guns Akimbo

Je sais pas vous, mais je suis souvent tombé sur le meme où l'on voit l'acteur Daniel Radcliffe tout bien habillé pour son rôle de Harry Potter et une autre image où il est complètement destroy, en peignoir chausson moche, en boxer avec des flingues aux mains. Et bien, ça sort de ce film.

Ce film est carrément foufou d'ailleurs ça m'a fait pas mal penser à Wanted, une ptite pointe d'American Ultra, un soupçon Scott Pilgrim et ptet même du Crank.

Le rythme est vraiment soutenu, c'est absolument pas crédible avec des flingues à tout-va mais quand même en évitant tout ce qui est démembrement ou autre trucs vraiment crades. Le scénar est très moderne : sur le Dark Web, un site de streaming film et diffuse des combats de repris de justice jusqu'à la mort. Notre protagoniste, Miles, est un dev de jeu mobile qui s'amuse à troller les trolls sur le web et commence à poster des commentaires relou sur ce site. Pas de bol, ils choppent son IP et décident de se venger en allant chez lui, le chopant et lui clouant un flingue dans chaque main. Il a 48h pour défaire Nix, la number one actuelle du site. Voilà, il n'a bien entendu jamais fait ça de sa vie, c'est un non-violent assez freluquet et en plus il se retrouve handicapé des deux mains. Et pour le forcer, on lui kidnappe sa copine, enfin ex, enfin peut-être ex-ex.

Les effets visuels sont biens mais sans plus, c'est clairement pas de la méga production américaine. D'ailleurs c'est même pas une production américaine même si l'action s'y passe. Je l'ai même perçu comme un ptit défi de faire un film plus américain que les américains. Pas d'américain au casting (ou alors dans de tout petit rôle), les effets spéciaux sont fait par une boîte franco-belge.

Et le pari est tenu ? Bha franchement ouai, le résultat est sympa. Pas le film du siècle ni de l'année mais c'est très divertissant, avec pas mal de références geeks (mais pas aussi dans ta gueule que Ready Player One). C'est drôle, rythmé et voilà.

J'ai beaucoup aimé les mouvements de caméra qui accompagnent l'action. Sur les passages où le personnage est dans les vapes ça rend super bien. Par contre les combats en eux-mêmes j'ai trouvé ça un peu foutraque trop over-the-top.

Les musiques ne sont absolument pas random en étant toujours en rapport avec ce qu'il se passe à l'écran.

Daniel Radcliffe commence à avoir une filmographie assez marrante je trouve. Biensûr il a commencé avec les Harry Potter mais j'ai au début pensé qu'il tentait de casser son image d'acteur gentillet avec Horns. Mais il a persisté dans les films qui sortent du lot avec Swiss Army Man et encore avec Guns Akimbo. J'imagine qu'on peut s'attendre à d'autres films différents avec lui.

Croc : un outil méconnu mais surpuissant

Il y a fort longtemps, j'avais mis dans wishlist de logiciel à inventer le magic pipe pour passer des données d'une machine à une autre malgré les frontières…

Et bhé en fait ça existe.

Croc

Ouai c'est un poil miteux comme mise en scène mais pardonnez-moi s'il vous plaît.

Donc je reprends. Croc est un petit logiciel en Go donc sans dépendances (fusil de Tchekhov) qui tourne sur un peu tous les OS du bien (Linux, Linux et aussi Linux entre autres, même s'il parait qu'il tourne aussi sur des OS moins biens).

Il sert tout simplement à s'échanger des fichiers entre deux machines. Il le faut donc des deux côtés : chez l'émetteur et chez le récepteur.

Il fonctionne en ligne de commande mais est tout simple. Il suffit de faire croc send /votre/fichier /un/autre/fichier /et/pourquoi/pas/un/dossier/ . À ce moment-là, il vous apparaitra trois mots plus ou moins aléatoire qu'il faudra donner à votre destinataire.

Le destinataire n'aura plus qu'à faire croc right-bucket-orlando (enfin vos 3 mots à vous) et hop ça initiera l'échange et tout. Pas d'ouverture de port, c'est très rapide (à peu près la vitesse de la connexion), c'est chiffré de bout-en-bout.

Il affiche une ptite barre de progression, la vitesse de téléchargement, le temps passé et une estimation du temps restant.

Je ne vous cache pas que c'est pas non plus à 100% magique. Ça nécessite un relai. Si vous n'en avez pas, le projet en fourni un qui est celui utilisé par défaut mais si jamais vous ressentez l'envie d'être autonome, vous pouvez faire votre propre relai. Et là c'est ultra simple aussi un simple croc relay et hop votre machine sert désormais de relai.

Pour l'utiliser il vous faudra juste le préciser avec --relay a.b.c.d:port et voilà.

Le petit plus

Franchement ça ne serait que ça je n'aurai pas écrit ce ptit article. Il y a déjà tout un tas de soft pour s'échanger des fichiers donc bon.

Là, le truc qui me fait l'apprécier encore plus, c'est que l'on peut piper des trucs dedans ! Et là, ça en devient un simili-ssh du pauvre.

À vraie dire, ça complémente vachement ssh. Le truc qui m'arrive souvent, c'est de me connecter à une première machine via ssh, de celle-là je me connecte ensuite sur une autre machine via ssh et parfois encore un coup (mais rarement tout de même). Et du coup dans ce genre de cas, on peut pas forcément établir une connexion directe entre notre machine locale et la machine distante finale. Et du coup on peut pas forcément s'échanger un fichier.

Et là c'est la tristesse et vous savez quoi ? La tristesse c'est vraiment pas cool. Du coup, là, un simple coup de croc et hop, tout s'arrange. La brume du désespoir se dissipe et laisse place à un soleil radieux.

Et donc avec un pipe sur la machine A on lance : ps auxf| croc send et sur la machine B on lance le croc edward-brown-parade | grep machin et pouf ça fonctionne. Je vous laisse imaginer les ptits enchaînements possibles avec tout ça :-D

Et comme c'est du Go donc statique, il suffit de coller le binaire où vous en avez besoin et hop ça fonctionne. Pas de libs à installer, si ça fonctionne aujourd'hui ça fonctionnera demain. Voilà, n'hésitez pas à en abuser, ça se trouve sur Github et le blog de son auteur qui est bien comme tout.


Si vous voulez tester, je vous propose de récupérer un fichier avec croc truc-machin-bidule.

The Final Member

Un documentaire poignant qui explique la quête d'un musée cherchant à compléter sa collection en obtenant un nouveau spécimen rare. En Islande dans un ptit village se trouve un musée unique au monde consacré à la phallologie. Son directeur et fondateur possède une collection de pénis d'une bonne partie du règne animal mais manque de bol il lui manque celui de l'espèce la plus commune : l'humain.

Partant d'une histoire à priori loufoque, le sujet est au final assez touchant et le storytelling, le montage et tout rend le documentaire vraiment cool.

Il s'avère que le musée est donc à la recherche d'un spécimen humain en 2011 (ou ptet 2010). Le souci c'est qu'il est en Islande qui ne compte que 300 000 habitants et que le sujet étant tabou, il est vraiment compliqué de s'en procurer un.

Sauf qu'un jour un certain Pall Arason se propose. Et ce cher monsieur c'est pas vraiment n'importe qui. C'est un aventurier islandais pas mal renommé pour avoir participé dans les années 40 dans diverses expéditions. Donc déjà c'est pas n'importe qui, c'est quand même une célébrité locale. Mais au-delà de ça, ce cher monsieur a une sacré réputation de tombeur de ces dames avec apparemment un carnet recensant les centaines de femmes avec qui il aurait couché. Ça rend le spécimen d'autant plus intéressant !

Mais, c'est alors que l'on découvre un second canditat. Un … canditat vraiment … hors norme. C'est un américain dans le plus pur cliché ricain : prétentieux, loin d'être humble, grandiloquent, arrogant. Et ce monsieur souhaite fortement que son Elmo (surnom de son braquemard) soit (osons les mots) la bite la plus connue et reconnue du monde entier. Rien que ça. Et bon, je ne vais pas vous spoiler mais il est très patriote et prêt à tout.

Le documentaire dure 1h15 et franchement c'est drôle, intéressant et plein d'humain.

Récap 08 : Mars 2020

Quel mois étrange n'est-il pas ? Avec cette pandémie Covid19 tout est chamboulé. J'ai tenté de m'occuper et de vous occuper aussi un peu en écrivant un peu plus qu'à l'accoutumée (tout du moins au début).

Blog

Bon bha voilà, après pas mal de mois d'hésitation, j'ai pris mon courage à deux mmains et j'ai enfin ajouté les visionnages avec le reste du blog. Du coup, pour ceux qui n'y étaient jamais allé avant ça va surprendre un peu mais bon.

D'ailleurs pour ça, j'ai retouché un tout petit peu le thême pour qu'ils soient tronqués sur la homepage. J'ai aussi modifié le RSS pour ajouter un tag visionnage pour vous permettre de les masquer maintenant qu'ils sont dans le flux global.

J'ai aussi ajouté les tags des articles classiques dans le flux RSS (étrangement c'était pas fait avant). J'ai aussi viré la ptite animation du logo Fediverse et de son texte qui bouffait pas mal de CPU sur les ptites machines. Et puis de toute façon c'était si subtil que pas grand monde l'avait remarqué.

J'ai aussi rajouté trois blogs dans le pool du blogroll sur la droite.

En bref ce mois-ci : 9 articles, 27 commentaires, 15 visionnages, 600270 requêtes, 51092 visiteurs uniques pour 12.09 Go de trafic.

Films

The Host

Un film de monstre coréen. Toujours un certain décalage dans les films de Bong Joon Ho que j'aime bien. Efficace malgré des effets visuels qui laissent un peu à désirer.

Rumble In The Bronx

Aussi connu comme Jackie Chan dans le bronx est assez culte. De la castagne avec le style inimitable de Jackie. Drôle, speed, niais, efficace.

3 From Hell

Le troisième volet de la saga Firefly commencé par House Of 1000 Corpses et continué par The Devil's Reject. C'est tout comme le deux : sale, violent, choquant, dérangeant. Du coup bha c'était cool.

The Crow

Tiré d'une BD, c'est un film assez sombre à l'ambiance un poil gothique dans une ville délavée par la pluie. C'est un rape&revenge où le protagoniste va assouvir sa vengeance en revenant d'entre les morts. Visuellement très travaillé, il a tout de même causé la mort de son acteur principal.

Raw Deal

Un bon vieux pan pan boum boum avec Schwarzy de 1986. Et il est clairement pas terrible en manquant d'originalité (manque de punchline ?).

The 6th Day

De la science-fiction avec Schwarzy mais indice : “je ne m'en souvenais pas”. C'est sympa mais peu original et assez passe-partout.

Payback

Mel Gibson s'est cru dans un film de Guy Ritchie et tente de récupérer son pognon. De l'action, des malfrats, des putes, de la drogue, des ripoux et une dette. Pas mal du tout même si la director's cut est probablement meilleure.

Snatch

Voilà, après Payback me fallait le revoir. Un de mes films culte, j'aime tout ici, l'action, l'humour, l'histoire, les acteurs, l'ambiance.

Casino

Un classique de Martin Scorcese avec sa pègre habituelle. J'adore ce film avec son ambiance et ses personnages.

Doctor Sleep

40 ans après The Shining voilà sa suite. J'avais peur que le film s'éclate la tronche en passant après un tel monument mais… il est excellent ! Il arrive à prendre ses distances tout en étant fidèle.

Countdown

Une daube de film d'horreur mal branlé de partout. Gare au facepalm, ça vaut pas chipette. Ils teasent une suite… beware.

La Nuit A Dévoré Le Monde

Un film de zombies français qui rappelle très fortement Project Zomboid. C'est assez mou mais sympa. Le personnage principal ne prend pas toutes les décisions à la con ce qui est plutôt rare.

Uncut Gems

Avec maintenant quelques jours de recul je pense que j'ai pas mal apprécié le film même si ça a été compliqué au début. Un mec qui doit du pognon à tout le monde un peu looser/relou sur les bords.

The Greasy Strangler

Un film sacrément étrange et vraiment malaisant. C'est vraiment très crade et déjanté et bizarre.

La Cité Des Enfants Perdus

Excellent film français sorti en 1995. Super ambiance avec des décors incroyables et une histoire cool.

Séries

Castle Rock Saison2

J'avais adoré la première saison en octobre 2019. J'ai encore plus aimé cette seconde saison.

Le personnage principal est magistral. Il s'agit du personnage que l'on a déjà vu dans Misery mais plus jeune. Kathy Bates était génial dans le film et bha là Lizzy Caplan (je la connaissais pas) est encore meilleure. Elle est vraiment incroyable.

On y retrouve également Tim Robbins que ne reprend pas son rôle de Shawshank Redemption. Lui aussi est bon. Bref, le casting est vraiment super cool globalement. D'ailleurs pour jouer Annie Wilkes ils ont choisie une actrice plus jeune et la ressemblance est vraiment frappante. J'ai été pas mal bluffé.

Au-delà de ça, l'histoire est aussi vraiment cool. La saison a bien pris son temps pour développer les personnages au point d'être un peu lente avant d'arriver à la moitié mais le travail sur l'ambiance. Les relations et surtout le comportement des personnages est captivant. On se doute qu'ils ne sont pas forcément ce qu'ils semblent être mais c'est pas non plus de la grosse ficelle qu'on voit à 6 épisodes à l'avance.

Bon c'est dur d'en parler plus sans rien spoiler. D'ailleurs c'est assez indépendant de la première saison.

Made In Abyss

Je n'avais pas matté de nouvel animé depuis des années donc voilà j'en ai pris un peu au hasard. J'ai juste vu que ça semblait un peu inspiré de l'enfer de Dante du coup j'ai voulu voir ce que ça pouvait donner.

C'est pas mal gentillet kawaii toussa. Mais il arrive par moment qu'il y ait une scène un peu hardcore. Les musiques sont pas mal et visuellement c'est vraiment très joli sauf le style des monstres que j'ai pas vraiment apprécié.

Bon par contre on sent que la série est clairement inachevée au bout de ses treize épisodes. C'est dommage.

Jeux

Tomb Raider (2013)

J'ai beaucoup aimé Tomb Raider (surtout le 2) sorti à la fin des années 90. J'y ai rejoué il y a quelques années et … yuck. Ça a vraiment très mal vieilli.

La manipulation du personnage, la caméra, les séquences plateforme au mm près c'est vraiment devenu insupportable. C'est même pas l'aspect graphique qui a le plus vieilli au final.

Je n'avais pas touché à la série depuis mais là, confinement (ou pas ?) toussa toussa, il a été en promo à 0€ sur Steam pour quelques jours. Je me suis rué dessus sans penser y jouer. Mais comme il y a une version native Linux par Feral je me suis dit que c'était l'occasion de voir si leurs jeux étaient réellement compatibles ou bien si c'était un portage un peu foireux qui fonctionne qu'avec une version précise d'Ubuntu avec certains paquets sélectionnés…

Bref, j'en attendais pas grand-chose et qu'elle ne fût point ma surprise ?! Ça tourne nickel avec ma pauvre Gentoo assez exotique. Pas eu besoin de passer par les Steam runtimes ni par Proton. Non, non, ça marche nickel avec du son (pas de soucis du fait de ne pas avoir Pulseaudio), la manette xbox reconnue du premier coup, non tout fonctionne bien et c'est même plutôt joli (ouai j'ai un train de retard).

Et… bha c'était vraiment cool comme jeu. Je ne savais pas qu'ils étaient passés sur un environnement open-world mais au final ça colle pas trop mal. C'est moins dépaysant qu'avant cela-dit mais ça passe.

La pauvre Lara prend cher dans ce jeu… Les quelques séquences de QTE sont nulles mais bon.

La maniabilité est super cool mais du coup faut avouer que niveau difficulté bha c'est pas choucard. c'est une vraie petite balade tranquilou.

Bon… du coup… est-ce que je me laisse tenter par le jeu Mad Max qui a été porté par Feral (je suis méga fan de ces films) ? Mouai 20€ un peu cher…

Software Inc.

Je me suis remis une ptite partie de Software Inc. C'est un jeu de gestion où l'on tient un studio de dev logiciel. On peut se spécialiser dans pas mal de type de logiciels différents et c'est plutôt pas mal fait.

Il y a déjà eu quelques jeux du genre qui restaient pas mal en surface, lui tente d'aller plus loin dans la gestion. Ça va de l'aménagement physique des locaux avec les meubles, l'équipement, les serveurs, l'éclairage, la gestion de la température, la cuisine en allant plus dans le cœur du sujet avec la gestion du personnel où l'on constitue différentes équipes avec leur spécialisation (marketing, design, dev, artistes) avec ensuite chacun leurs différentes branches.

Il faut choisir quels logiciels on utilise pour développer, sur quel OS on sort nos softs, est-ce qu'on fait du marketing à outrance, est-ce qu'on porte vers de nouvelles plateformes…

C'est pas mal du tout et pas si simple surtout les premières fois. Les graphismes sont sobres avec un style low-poly assez à la mode. Ça tourne super bien sur mon nunux et j'ai tendance à m'y laisser happer de très longues heures.

Musique

Deux morceaux calmes ce mois-ci.

What it is par Mark Knopfler

J'ai toujours aimé ce morceau super léger qui commence avec un ptit rythme semblant martial mais bam la guitare démarre et ça change du tout au tout. Je vous laisse écouter.

I Don't Know What Happened To The Kids Today par Labi Siffre

Un morceau qui monte continuellement. Découvert dans la série Misfits à l'époque, depuis il squate constamment ma playlist et il vient tout juste de démarrer quand je suis arrivé à cette partie de l'article :-)

Vous pouvez l'écouter ici

Nuxeries

Tiens je me suis demandé comment faire pour afficher du texte progressivement dans un script shell. J'ai bidouillé un premier truc avec ce ptit truc

hecho(){
  charseconds=${2:-"0.02"}
  for char in $(echo "$1" | fold -w1); do
    printf "%s" $char
    sleep "$charseconds"
  done
}

En gros ça prend une ligne de texte, l'éclate en caractère avec le fold -w1 et ça envoie les caractères un par un en attendant un peu entre chaque.

Ça marche bien sauf que ça n'aime pas les espace et encore moins les caractères d'échappements qui sont sur plusieurs caractères.

Du coup, j'ai demandé sur IRC aux grands anciens et forcément c'est à ce moment qu'on en est arrivé à la conclusion qu'il faudrait un outil qu'on puisse intercaler dans un pipe pour faire ça. Et là Ding Ding Ding. "Pipe" Il a fallu entendre ce mot pour que ça tilt. Quelle commande permet de voir un peu ce qui se passe dans un pipe ? pv aussi nommé pipe viewer .

À la base elle permet de voir à quelle vitesse ça transite dedans. Mais elle peut aussi limiter le débit. Du coup un simple cat truc | pv -q -L 30 et voilà on obtient le résulta escompté. Et bien entendu ça supporte les caractères à la con et les échappements.

Vidéos

Je sais plus trop comment, mais je suis tombé sur des vidéos de championnat de commissaire-priseur de bétail. Bon, c'est très américain du nord apparemment. Et c'est assez drôle à regarder.

Leurs performances sont assez stupéfiantes. Je pense qu'ils sont à même de rivaliser avec les logiciels de synthèse vocale pour les aveugles. Jetez-y un coup d'œil c'est atypique.

Vrac

Tenez bon confiné chez vous et n'hésitez pas à squatter les Internets (ça tiendra large la charge) si ça peut vous aider à vous sentir moins seuls.

La Cité Des Enfants Perdus

En voilà un film qui a de la gueule ! Sorti en 1995, cette perle du cinéma français est un vrai ptit bijoux.

Ce film est une réussite en tout point. L'histoire est originale, l'atmosphère excellente, visuellement c'est superbe, les acteurs ont de l'allure, c'est tordu/crasseux à souhait, les décors sont absolument superbes, les musiques accompagnent bien tout ça dans le ton. Ce film est vraiment atypique et a su devenir culte.

Il s'agit d'une nouvelle (enfin en 1995) collaboration entre Jeunet et Caro faisant suite à Delicatessen. On ne s'éloigne d'ailleurs pas trop de ce premier film. Ici, l'atmosphère est très appuyée, on retrouve pas mal des mêmes acteurs, bref c'est le même feeling global mais en plus verdâtre.

On est ce coup-ci dans une ville côtière où il semble faire à peu près tout le temps nuit. C'est tout humide de partout. Tout est fabriqué en feraille, aucune date n'est donnée mais ça ressemble à du premier quart du vingtième siècle. On voit pas mal d'objets à l'allure bien steampunk.

Dans la galerie de personnage on retrouve pèle-mèle : un homme de fort de foire, des siamoises, un tatoué chinois, un savant-fou amnésique, des clones, des orphelins, des cyclopes adeptes d'une secte, un cerveau dans son aquarium… Et le casting a eu le droit à de sacré trogne ce qui participe bien à l'ambiance du film.

Le film regorge de détails en tout genre à la fois dans les décors, mais aussi dans les décors superbes avec tout un tas d'accessoires fait sur-mesure. Toute l'esthétique visuelle du film est ultra travaillée. C'est un vrai régal pour les yeux. On a le droit à tout un tas de plan en très courte focale en gros plan de personnage donnant toujours un aspect dérangeant des personnages.

Faut dire que pas mals de personnages sont pas mal flippants :

  • Les siamoises abjectes à souhait mais délirantes dans leur façon d'être deux-en-un (surtout quand elles font à bouffer !).
  • Les cyclopes dans leurs grands impers moches avec leur caméra/œil bioniques steampunk
  • Le rêve des pères noels envahissant est un vrai nightmare fuel
  • Irvin est particulièrement horrible avec ses mimics amplifiant ses aspects dérangeants

Bref bref, l'histoire se déroule donc dans une ville où des enfants se font enlever mystérieusement. Notre personnage principal est un homme-fort se donnant en spectacle en train de péter des chaînes. Son tout petit petit frêre se fait enlever et va donc tenter de le retrouver avec l'aide de l'orpheline Miette.

Ce film mériterait une suite ou bien un film similaire avec ce même genre d'ambiance dans cet univers !

The Greasy Strangler

Et bhé… Que dire ?

C'est quoi encore que ce truc ? Ça sort d'où ?!

C'est assez déroutant, étrange, perturbant, intrigant, dérangeant, dégoutant, hypnotisant. Je ne pense pas qu'on puisse rester indemne à son visionnage.

L'histoire est toute simple, enfin … non. Quoi que si, un père et son fils vivent ensemble. Il y a un tueur en série le Greasy Strangler qui sévit dans les parages. Le fils tombe amoureux, le père aimerait goûter à cet amour. Les deux sont dans un business de visite guidée de la ville ayant pour thême le disco. Le père mange tous ses aliments à condition que ce soit détrempé de gras. Ils ont tous des acoutrements à coucher dehors. Ils traînent souvent en slibard (quand on est chanceux) ou avec rien (quand on est moins chanceux). Il s'avère que la relation père/fils est assez tumultueuse. Le meilleur ami du fils est un mec qui se balade avec un faux groin. Le meilleur ami du père est un fan de disco aveugle tenant un truc de lavage de voiture.

Et avec tout ça, vous touiller tout. Et tentez de mettre ça dans l'ordre que vous voulez. Si c'est pas super cohérent c'est pas trop grave.

C'est un enchaînement de scène délurées globalement dérangeante. D'ailleurs si la nudité vous rebute vous pouvez éluder la moitié du film.

Ils ont eu un sacré délire sur les bites d'ailleurs. Un vrai régal !

Techniquement, on va pas se mentir c'est un film à petit budget. Mais, justement, c'est visuellement assez joli : les placements de caméra, le cadrage, les éclairages, tout ça est surprennament bien foutu. Ça n'a pas du tout l'air cheap. Et ça contribue à ce sentiment étrange quand on regarde le film. On est pas visuellement face à un nanar tout pourri mais bien devant un vrai film qui fait des efforts.

Les quelques effets visuels sont aussi vraiment pas mal fait (sauf les combinaisons qui sont un poil trop voyantes et du coup détonne avec le reste).

Bref, je sais pas trop quoi penser de ce film. Certains passages sont lourdingues de par leur humour de répétition qui dure un poil trop (et apparemment le premier montage c'était 45 minutes de plus pour les mêmes scènes. Mais d'autres scènes sont vraiment pas mal.

C'est un film que je pourrai pas recommander à grand monde. Il faut vraiment un esprit très ouvert et ne pas s'attendre à grand-chose. Mais il vaut quand même le coup au moins une fois.

Les alias SSH

Désolé désolé, j'ai oublié de vous écrire pendant ce confinement ces quelques jours. Me revoilà \o/

Bon je vous avoue que j'ai pas grand-chose pour vous occuper. J'ai fouillé fouillé (en vrai j'ai démarré l'ordi). Et comme d'hab quand il est démarré, j'ai lancé ma connexion ssh vers mon client IRC, démarré mon ptit script pour la musique et lancé mon navigateur web.

Et là, PAF ! Je me suis dit que je pourrai vous écrire à propos des alias SSH. J'en utilise pas mal, même presque tout le temps.

Dès que je dois me connecter plus de deux fois à une machine je me fais un alias. Mais pas un alias au sens shell, mais direct dans la conf de mon client ssh. Ça évite de retenir les détails et compagnie.

Les fichiers de confs OpenSSH

Bon là on va pas parler du protocole lui-même mais vraiment d'OpenSSH. Ça ne sera pas forcément valide avec les autres clients. Et je n'aborderai que la partie client.

La conf globale se trouve dans /etc/ssh/ssh_config . Ce que vous modifiez là-dedans sera appliqué à chaque connexion.

Ce fichier est commenté pour vous expliquer ça d'ailleurs. Vous pouvez vous amuser à mettre de la conf spécifique à un hôte là-dedans mais c'est pas trop le but. Il vaut mieux réserver ça à son fichier de conf personnel.

Le fichier de conf perso se trouve dans ~/.ssh/config . Il a la même syntaxe que le global mais ne s'applique qu'à votre utilisateur. Les options que vous définissez ici auront la priorité par rapport au fichier global. Et d'ailleurs si vous définissez des options directement dans la commande, elles auront la priorité par rapport aux fichiers.

La puissance des alias

En gros ce fichier va contenir plusieurs blocs de texte, chacun correspondant à un hôte vers lequel vous vous connecter. La syntaxe est dans ce genre :

Host le_nom_de_l'alias
	option valeur
	option valeur
	option valeur

Un exemple ultra basique :

Host n2
	hostname 10.0.0.253
	user root

Voilà, au lieu de me faire un ssh root@10.0.0.253 maintenant je fais ssh n2 et le tour est joué.

Dans les options les plus intéressantes à mettre dedans il y a :

  • le user parcequ'on se rapelle jamais duquel c'est.
  • le Port quand c'est pas celui par défaut.
  • le IdentityFile car j'imagine que vous avez plusieurs clés SSH différentes.
  • le hostname en y mettant l'IP comme ça même si le DNS est HS vous pourrez vous connecter en direct (me suis déjà brûlé).
  • les LocalForward et RemoteForward quand vous utilisez des tunnels via SSH pour pas les réécrire à chaque fois.

Bon si vous êtes aussi flemastucieux que moi, vous remarquerez vite qu'on peut jouer avec les asterisques. Je m'explique : j'ai pas mal d'alias pour me connecter à différents containers et je leur donne un ptit nom explicite où je préfixe le nom de l'hyperviseur.

Par exemple j'ai un l'hôte des containers qui s'apelle Z et dedans j'ai mon client irc pour chatter. Et bhé j'ai un alias Zchat, tout comme j'ai aussi Zbackup mais aussi Zmail … Et bien, figurez-vous que c'est cool d'écrire ssh Zchat mais c'est encore trop long, du coup dans le fichier config j'ai fait un alias comme ça :

Host zc*
	# Z-Chat
	option valeur
	option valeur

Comme ça je peux écrire ssh zchat ou bien ssh zcatacombes_du_net, vous voyez le genre. Je peux tout aussi bien me contenter de ssh zc. Bon c'est une mini-ruse de flemmard j'en conviens, on peut se contenter de définir zc mais quand on a utilisé zchat pendant des années ça permet de faire une transition en douceur.


Voilà n'hésitez pas à abuser de ces alias ssh ça libère la mémoire et ça accélère un poil les affaires et ça permet d'utiliser différentes clé sans se contraindre.

Bon, voilà, c'était léger aujourd'hui. C'est le bon moment pour aller faire un tour dehors… ha bha non.

Kernel Mainline sur Odroid N2 vol.2

Suite de l'épisode précédent

Il y a un TL;DR à la fin.

UART

Bon, je me suis armé d'un câble UART > USB. Ce petit câble va me permettre d'avoir un accès console dès le démarrage de la ptite SBC. Je vais donc pouvoir voir ce qu'elle fait réellement quand elle ne boot pas.

Bon du coup je m'installe minicom et je lui crée un ptit fichier de conf qui va bien.

/etc/minicom/minirc.odroid
# Machine-generated file - use "minicom -s" to change parameters.
pu port             /dev/ttyUSB0
pu pprog9           /usr/bin/ascii-xfr -dsv
pu pname9           /YUNYNascii
pu downdir          /tmp/TTYUSB-Downloads
pu rtscts           No
pu xonxoff          Yes

Bon maintenant quand je veux m'y connecter j'ai plus qu'à minicom odroid et hop.

Un premier test sur l'odroid C2, nickel, ça fait ses ptits trucs, c'est cool ça fonctionne.

Allez, je recopie le blog sur une autre machine, j'y fous un nginx, le certif, sur le routeur je nat le port vers cette nouvelle machine. C'est bon je peux couper la N2 un peu plus longuement. J'ai quand même mon instance Pleroma coupée ainsi que mon TTRSS, du DNS et mon bot IRC… bref c'est pas super impactant non plus mais si ça pouvait ne pas s'éterniser ça m'arrange.

Allez c'est parti pour un premier boot sur le kernel 4.9 blobbé. Effectivement au démarrage j'ai le temps de voir passer un peu de truc made in uboot.

Reprise une semaine plus tard

Allez je ré-édite le boot.ini pour remettre ce que j'avais laissé en commentaire la fois précédente. Et on fait un reboot.

Hmmm j'ai pas gardé les logs c'est dommage ça aurait été pas mal mais en gros uboot râle que le CRC du kernel est pas bon. Voilà… Bon je sais pas trop pourquoi, est-ce le transfert de fichier qui a merdé ou autre je ne sais pas.

Bon, je redégaine l'article gentoo pour la n2 et je recommence de 0. Je rechope les sources du kernel, je choppe le compilo qui va bien.

Je fous les variables d'environnement qu'il faut pour crosscompiler vers du Arm64. Je modifie les quelques options indiquées sur la page du wiki, je compile et je touille le truc pour le passer en … bha je sais pas trop exactement ce que c'est mais en un format utilisable par uboot. Je copie ça sur la SD, je choppe le DTB qui est le fichier représentant l'architecture matérielle de la board afin que le kernel puisse bosser convenablement. Le fichier est présent dans les sources du kernel dans arch/arm64/boot/amlogic/meson-g12b-odroid-n2.dtb .

Je tente de booter et là en fait, je tente d'un peu mieux apprivoiser uboot.

Uboot

Lors du boot on peut marteler Enter pour arriver à un shell avec quelques commandes permettant d'outrepasser le fichier de conf (qui n'est même pas lu à ce stade). Et là déception ce shell est vraiment très minimaliste, j'ai pas trouvé d'éditeur de texte, bon je m'y attendais mais c'est pas trop grave. Je ne trouve pas non plus de quoi lire un fichier.

Il y a bien la commande ls qui nécessite par contre une syntaxe un chouilla particulière vu qu'il n'y a pas de système de fichier racine encore à ce moment. Du coup faut d'abord lui indiquer sur quel appareil lire (la mmc dans mon cas), ensuite quelle partition ( :1 pour la partoche boot).

Quand on charge un kernel en mémoire, si jamais on s'est planté, on peut en charger un autre sans rien faire de particulier. C'est une ptite info qui m'inquiétait avec mes gros doigts qui ripent…

Bon, j'ai de quoi me débrouiller légèrement avec uboot désormais je vais pouvoir m'atteler à la suite.

Ce coup-ci c'est la bonne pour uboot !

Bref, première chose à faire c'est s'assurrer qu'on demande bien au kernel de chopper la bonne partition.

Je me suis fait un mini fichier boot.ini contenant le strict nécessaire pour booter.

boot.ini minimal
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setenv condev "console=ttyS*,115200n8"
setenv bootargs "root=/dev/mmcblk0p2 rootwait rw console=ttyAML0,115200 clk_ignore_unused"
setenv dtb_loadaddr "0x1000000"
setenv kernel_loadaddr "0x01080000"
fatload mmc ${devno}:1 ${dtb_loadaddr} meson-g12b-odroid-n2.dtb
fatload mmc ${devno}:1 ${kernel_loadaddr} uImage
fdt addr ${dtb_loadaddr}
bootm ${kernel_loadaddr} - ${dtb_loadaddr}
  • 1: On déclare une variable indispensable à uboot, j'ai essayé sans, je me suis brûlé.
  • 2: On définit les options qui seront données au kernel
  • 3 et 4 : Déclaration de variables pour les adresses mémoires, on peut s'en passer et les mettre direct en dur dans les commandes suivantes mais pourquoi pas ?
  • 5 : La commande fatload charge depuis un device (mmc) en lisant une partition au choix (:1) pour mettre en mémoire à l'adresse voulue (${dtb_loadaddr}) le fichier spécifié (meson-g12b-odroid-n2.dtb). Donc là on charge le dtb en ram.
  • 6 : pareil qu'au-dessus mais pour le kernel ce coup-ci.
  • 7 : celle-là m'est un peu mystérieuse. J'imagine que cette commande lit le dtb et probablement qu'elle initialise le matos mais j'en suis clairement pas sûr.
  • 8 : la commande bootm est celle lançant le boot en lisant les adresses mémoires qui vont bien.

Le dtb est en fait la description matérielle de la SBC. Ça veut dire qu'en théorie ça ne change pas, sauf que celle fournie par le kernel officielle utilise des drivers particuliers qui sont différents du kernel mainline, donc il me faut un nouveau dtb pour le mainline. À l'avenir, ce fichier ne devrait plus changer cela dit.

Voilà voilà.

Avec ça, plus besoin de tripoter cette partie.

La bataille du kernel !

Bon je vous la fais courte : j'ai commencé à compiler un kernel tout droit sorti de git. Mais j'avais des erreurs de merde concernant rcu et tout… J'ai galeré cherché et tout et il s'avère que j'ai vraiment pas eu de bol. Il y a un léger bug trouvé depuis hier et j'étais en plein dedans.

Bon, après une heure de perdue, retour à la case kernel.org. Je choppe le dernier stable donc un 5.5.10 .

Tiens d'ailleurs un truc que j'ai appris c'est que les options présentes dans le make menuconfig changent en fonction de la variable d'environnement ARCH. Du coup en définissant ARCH=arm64 on a tout un set d'options qui changent.

Fast Forward, je choppe le fichier .config d' ArmBian histoire d'avoir un préset pas dégueu. Je le compile sans erreur.

Je refais la manip pour le rendre compatible avec uboot. Après réflexion je pense que ça y colle quelques métadonnées, comme par-exemple un CRC, les adresses mémoires, quel type de kernel c'est afin qu'uboot puisse faire quelques tests avant de charger le truc à l'aveugle. La commande pour ça est donc mkimage -A arm64 -O linux -T kernel -C none -a "0x1080000" -e "0x1080000" -n "$(make kernelrelease)" -d arch/arm64/boot/Image ../uImage .

Il reste quand même les modules à transférer. La ptite feinte c'est de monter (soit carrément la mmc sur l'ordi ou via sshfs si elle tourne) et de faire un ptit make modules_install ARCH=arm64 INSTALL_MOD_PATH=/mnt/n2 .

Bon… moment de vérité. On reboot.

Et … ça marche \o/ . Bon ça m'a pris beaucoup d'essai et près d'une heure et demi mais ça fonctionne j'ai booté sur un kernel mainline sur l'odroid N2 !

Bon bha maintenant je refais pareil, mais je modifie le .config du kernel afin de dégager pas mal d'options inutiles pour moi. Je vous le mets ici

Voilà c'était mon ptit voyage de découverte dans le monde du boot chez ARM. À première vu uboot fait peur avec ses adresses mémoires et tout, mais au final c'est pas si horrible que ça. J'aurai appris pas mal de chose et maintenant j'ai ma ptite SBC favorite avec un kernel tout libre et des mises à jour assurée pour des lustres.

TL;DR

  • Choper les sources du kernel depuis kernel.org
  • export ARCH=arm64
  • export CROSS_COMPILE=aarch64-linux-gnu-
  • export PATH=/chemin/vers/gcc-linaro-6.3.1-2017.02-x86_64_aarch64-linux-gnu/bin/:$PATH
  • Choper un .config adapté à la N2 (ou le faire soi-même)
  • Compiler un joli kernel avec make -j32
  • mkimage -A arm64 -O linux -T kernel -C none -a “0x1080000” -e “0x1080000” -n “$(make kernelrelease)” -d arch/arm64/boot/Image ../uImage
  • Transferer les modules (en s'aidant de make modules_install ARCH=arm64 INSTALL_MOD_PATH=../modules)
  • Transferer également le kernel au format uImage à placer dans la partoche de boot de la SBC
  • Créer un boot.ini
  • Copier le dtb trouvable dans les sources du kernel : arch/arm64/boot-dts/amlogic/meson-g12b-odroid-n2.dtb
  • Et booter !

Confinement : Recâbler sa tanière

Bon en ces temps de confinement, faut parvenir à s'occuper (et si en plus ça peut aussi vous divertir un peu, tant mieux). Du coup j'ai entrepris (au bout de deux ans) d'améliorer un peu mon câblage réseau à la maison.

J'ai deux gros câbles dans le salon qui font le tout le tour le long du mur. Le but est de relier les deux datacenter du salon :

  • Le premier est un meuble contenant la fibre, le routeur, un switch (où sont raccordés les ordis).
  • Le second est la tanière où se trouvent les SBC, disques durs, un switch.

Grosse infra vous dis-je !

Bref, j'avais tiré un double câble réseau et je l'avais serti direct comme un sagouin. Le souci c'est que c'est pas du câble de brassage, il est très rigide et supporte assez peu les torsions. Du coup une pauvre SBC, du haut de ses quelques grammes a tendance à se faire balader par ce câble.

Bref, fallait agir !

Allez on s'arme de ciseaux et de connecteurs RJ45 femelles mais surtout un testeur de câble (plus dur à trouver je vous l'accorde).

Photo de la tanière avec les SBC et les gros câbles violet en question

Voilà donc la tanière, et le câble violet bien épais et rigide

(Il manque l'odroid N2 sur la photo car elle est actuellement en bidouillage intensif sur le bureau).

Donc la première étape consiste à dégager le connecteur mâle. On va y mettre un connecteur femelle (le grand remplacement vous dis-je !).

Donc snip snip, on place la première partie du connecteur femelle.

On voit les 8 fils de couleurs différentes passés à l'intérieur d'une sorte de bague

Pas trop long sinon ça rentre pas, pas trop court sinon… ça rentre pas

Bon maintenant il faut séparer les 8 fils qu'on va devoir mettre dans le bon ordre. Faut faire gaffe à ne pas abîmer les fils qui sont assez petits et légèrement cassant une fois sorti de leur gaine et blindage.

Bon maintenant faut placer chacun des fils dans sa petite encoche. C'est assez chiant quand on est peu manuel avec une légère tremblotte.

Faut pas hésiter à repousser un en arrière la gaine qui aura tendance à gêner. Une fois tous les fils biens calés, fait bien faire en sorte qu'ils ne bougent pas et que l'excédent à été bien coupé.

On a rassemblé le ptit réceptacle des fils dans le reste du connecteur

Faut couper le surplus en veillant bien à ce que ça ne bouge pas puis enfoncer les deux parties ensembles.

Une fois les deux morceaux ensemble, on rabat les deux ptits bras l'un dans l'autre histoire que ça ne se rouvre pas.

Le connecteur est refermé, presque prêt à l'emploi.

Voilà le rendu final. C'est propre et ça peut se clipser dans une prise murale ou un bandeau de prise.

Bien entendu j'ai pas de bandeau de prise ni de prise mural donc pour l'instant ça devrait rester à cet état.

Il faut bien entendu s'assurer que ça fonctionne avec un ptit testeur de câble. Le but du jeu c'est que les 8 fils du connecteur soit dans le bon ordre.

Un testeur de câble indique que l'ordre des fils ne correspond pas.

Là c'est typiquement pas le cas. La paire 1 et 3 est inversée ainsi que la 2 et la 6.

Dans ces cas-là, pas de miracle, on rouvre, on coupe on recommence. On peut tenter de bidouiller et intervertir les erreurs mais faut être doué et malheureusement les fils seront fragilisés ce qui n'est pas cool du tout.

On s'y reprend pour cinq minutes et on arrive à ce résultat.

Le testeur de câble indique que tout est OK

On voit que la longueur a légèrement diminuée et surtout que tout est bien raccord.

Voilà pour le mini-bricolage du jour.

Kernel Mainline sur Odroid N2 vol.1

L'odroid N2 est une petite SBC très puissante. C'est mon ptit serveur à la maison qui héberge une bonne partie de mes services.

Elle utilise de base un vieux kernel blobbé. C'est un kernel linux qui a déjà pas mal de versions de retard et qui utilise des drivers proprios pour certains morceaux. C'est cool ça fonctionne et tout, mais d'un point de vue évolutivité c'est vraiment pas cool. Et niveau sécurité c'est pas top.

Mais j'avais entendu des rumeurs. Des rumeurs comme quoi il est maintenant possible de faire tourner cette petite bête sur un kernel mainline sans blob. Et ça, c'est la méga classe. Un kernel mainline, ça veut dire un kernel normal, sans modif particulière, le truc classique sans modification. C'est assez rare chez les SBC et je dois vous avouer que j'espérais très fort que ça soit effectivement le cas lorsque je l'ai acheté.

Chez Hardkernel (le fabricant), contrairement à beaucoup d'autres, ils assurent pas mal le suivi de leurs bestioles et tentent autant que possible d'avoir un support mainline (sans hack, sans blob si possible).

Bref, avec ce temps libre qui s'offre à moi, j'ai voulu tenter l'aventure !

Bon j'ai commencé à la bourrin en choppant l'emmc, pour l'enficher dans son adaptateur microSD, que je fous dans l'adaptateur SD que je fous dans le lecteur usb de mon ordi. Je colle un kernel que j'ai compilé en suivant des instructions, je trifouille le boot.ini. Je serre les doigts et croise les fesses. Je refous ça sur la board, je branche et je lance un ping en espérant chopper une réponse de sa part.

 

 

C'est long, là non ?

 

C'est ptet normal que ça prenne plus de temps pour booter que le kernel tout optimisé, non ?

 

Bon, j'arrête de me voiler la face, ça marche pas.

Bon je rechoppe l'emmc pour la coller dans mon ordi. Là je vois, que le kernel peut décider de ne pas booter si il n'a pas un ptit argument qui va bien. Bon, ça doit être ça. Je reserre les doigts et recroise les fesses.

 

Bon bha ça n'a pas l'air mieux.

C'est pas possible cette méthode. C'est du bruteforce débile à l'aveugle.

C'est vraiment des manips que je ne maîtrise pas trop. Le monde ARM c'est bien gentil matériellement mais logiciellement c'est vraiment le Far West. Il faut un kernel, éventuellement un initrd, mais surtout il faut rajouter un dtb ou dts, le bootloader c'est pas un bon vieux grub mais uboot. On peut pas lui filer juste le kernel à l'arrache comme ça, il faut y faire une modif, puis charger ça a des adresses mémoires particulières. Pour le moment c'est vraiment abscons pour moi.

J'ai la main sur à peu près rien, je suis bien loin de ma zone de confort. C'est un échec, je m'avoue vaincu.

Allez, je refous le kernel d'origine et je remets le boot.ini comme il faut. C'est dommage.

Uncut Gems

Ce film m'a fait un double effet. Une bonne partie du film, le héros prend une très grosse part du film. Et … bha … il est vraiment insupportable.

Ce personnage est relou au possible et a un comportement des plus déplorable. Constamment on a envie qu'il se fasse calmer/maîtriser/contrôler/ramener à la raison. Adam Sandler n'est pas un acteur que j'apprécie, car faut quand même avouer qu'il a une filmographie bien pourrie. Mais là, j'ai eu l'impression de voir un Al Pacino survolté tout droit sorti de Scarface le côté violence physique en moins.

Le film donne l'impression qu'on est pas face à un rise and fall mais juste un fall. Le personnage s'embourbe progressivement dans ses magouilles, dans sa vie de famille, dans ses relations, dans ses ennuis de pognon. On sent qu'il joue constamment sur le fil avec les gens au risque que ça lui pète à la gueule. Et ça lui pète à la gueule.

Et malgré tout ça, si on parvient à faire l'effort d'accrocher. Il arrive un moment vers la fin, où j'ai fini par apprécier le personnage et à vouloir qu'il s'en sorte. Et pourtant je le déteste mais c'est plus fort que moi.

Je suis arrivé au second où j'ai vraiment bien apprécié le film. Sauf que pas de bol on est plus très loin de la fin du film déjà.

C'était vraiment très très bon. Et maintenant, je reluque un peu les crédits et j'aperçois qu'il y a Martin Scorsese en producteur executif. Et bha, ouai ça se comprend.

C'est de la magouille, avec des bijoux, des ventes aux enchères, des paris, bookmakers, gage, des gangsters… Des thêmes assez courants dans sa filmo.

C'est le film ayant rapporté le plus de pognon à la société A24 (ça va faire plaisir à quelqu'un ça).

Le film est assez joli esthétiquement, avec du grain, de belles lumières (wow dans la boite de nuit, c'est la folie ce rendu). Il y a assez peu de musique mais elle est super cool avec des sonorités assez proche de Richard Vreeland (Disasterpeace). Elle contraste vraiment beaucoup avec l'impression de vitesse et de perte de contrôle du film.

Voilà c'était un super film malgré ce sentiment étrange vis-à-vis du personnage principal.

Collaborer à l'aveugle sur un sondage

Bon maintenant qu'une bonne partie de la France est confinée, il faut s'occuper. Je ne vous cache pas que mon activité sur IRC et le Fédiverse s'est pas mal intensifiée :-°

Sur le Fediverse, on peut créer des ptits sondages où les gens votent. Et du coup j'ai eu envie de voir si le peuple du Fédiverse pouvait collaborer aveuglément sur deux idées à la con :

Votez pour la suggestion ayant le moins de vote !

et

Votez pour la suggestion ayant le plus de vote !

La subtilité étant que l'on ne peut voir les résultats du sondage qu'après avoir voté.

Bon, j'ai pas un super large audimat et je ne prétends absolument pas avoir forcément bien formulé le truc, ni même avoir appliquée une méthode bien rigoureuse. Mais je dois avouer que les résultats me semblent tout de même intéressants.

J'ai donc proposé aux gens les nombres de 0 à 9 afin d'avoir 10 possibilités. Biensûr il leur était possible de commenter avant de répondre, ou bien de poster leurs résultats mais tout s'est bien passé, les gens ont joué le jeu.

Je vous indique les résultats de manière textuelle en dessous

Votez pour le plus petit nombre de vote

Je vous indique les résultats de manière textuelle en dessous

Votez pour le plus grand nombre de vote


Concernant le sondage pour voter pour le plus grand nombre de vote les résultats sont les suivants :

153 votants

Proposition Nombre de vote
1 28%
2 5%
3 4%
4 3%
5 14%
6 10%
7 20%
8 6%
9 3%
0 7%

Je comprends parfaitement la stratégie de voter pour le premier résultat possible. Je comprends que toutes les autres options oscillent près des 5% de résultat mais je dois avouer que les résultats pour les valeurs 5, 6 et surtout 7 m'interrogent.

J'avais déjà entendu parlé de-ci de-là de l'attirance des gens pour le chiffre 7 sans jamais trop y croire et étonnament ça semble être vrai. Pourquoi ?


Concernant le sondage pour voter pour le plus petit nombre de vote les résultats sont les suivants :

356 votants

Proposition Nombre de vote
1 13%
2 8 %
3 10%
4 14%
5 6 %
6 9 %
7 11%
8 9 %
9 7 %
0 12%

Là, dans le cas parfait, chacune des propositions devrait avoir 10% de résultat et franchement on en est pas très éloigné. Je me demande même si avec beaucoup plus de votes on ne s'en serait pas très fortement approché.

Je me plante peut-être complètement, mais j'ai le sentiment que ça se rapproche pas trop mal d'un générateur de nombre aléatoire à peu près potable.

Conclusion

Bha je sais pas quoi en conclure.

Je ne suis pas statisticien ni sociologue ni pas grand-chose donc à vous d'en conclure ce que vous voulez.

Je vous invite à regarder le fil de discussion où ça s'est déroulé. Visiblement ça a amusé les gens et rien que ça c'est cool.

La nuit a dévoré le monde

C'est un film de zombie sorti un peu de nul part. J'en avais pas entendu parlé mais pourquoi pas en ces temps de pandémie.

Bref, on suit Sam qui se réveille dans un appart un lendemain de fête. Il est à peu près tout seul, du sang sur les murs et le sol. Il va donc tenter de survivre.

Et en fait le film aurait pu commencer sur un carton “This is how you died” tiré de Project Zomboid. Parcequ'en fait ça pourrait être une adaptation du jeu en film. Et si comme moi vous aimez le jeu, il y a des chances que vous accrochiez au film.

Le malheureux est donc en mode survie dans son immeuble. Il amasse la bouffe, cherche des armes, tente de s'occuper l'esprit, fait face à tous les agréments de ce genre d'apocalypse. Bref, Zomboid le côté craft en moins et le tout à Paris.

Et étonamment pour un film de zombie, le héros ne prend pas toutes les décisions les plus pourries. Non c'est même plutôt cohérent avec des décisions à peu près réflêchies avec l'état d'esprit qui évolue avec le temps et les circonstances et la santé mentale qui se dégrade.

Le film est assez lent, assez austère mais ça reste quand même un film à petit budget… Et mine de rien ça participe aussi à cette ambiance de fin du monde pas très spectaculaire.

Par contre les quelques dialogues… meh. Au final on s'en serait passé aisément.

Les zombies sont plutôt bien fait et l'esthétique gore est très présente mais pas non plus ultra poussée. Le film est interdit au moins de 16 ans et pourtant est assez soft à mon goût.

Voilà c'était un instant sympa.

Mon ptit backup avec Rsnapshot

J'ai raté le coche mais voilà : il est important d'avoir un backup de ses données. D'autant plus pour les données que vous ne pourrez par retrouver ailleurs.

D'ailleurs le RAID, ce n'est pas un backup. Voilà ça c'est dit. Et aussi testez la restauration de vos données régulièrement histoire d'être sûr de vous. Ça aussi c'est dit.

Dans mon cas j'ai différents types de données à backupper à la maison.

  • A) les données précieuses introuvables ailleurs : les photos et les papiers. J'ai pas envie que ça se balade en clair partout et je ne peux absolument pas les retrouver ailleurs.
  • B) les données chiantes mais pas non plus capitales : ce sont des données uniques qui servent pour le fonctionnement. C'est par exemple des fichiers de configuration, les base de données de différents services, les mails, mon blog.
  • C) les données que j'aime bien ne pas perdre mais qui … bha … au pire ça se retrouve ailleurs. C'est typiquement les partitions systèmes. Si je le perds faut réinstaller et tout, ça bouffe du temps mais bon…
  • D) les données que j'aime bien mais qui sont rechoppable au pire. Ce sont les fichiers… multimédias *wink wink*.

Les volumétries sont variées. Le D c'est immense, donc on oublie de backup.

Pour le A, c'est non négociable, je dois le sauver coûte que coûte. Le B c'est au final assez petit, je peux très facilement le stocker et le C… je vais pas tout backuper (pas mon ordi par exemple) mais les SBC ouaip.

Pour le A, je peux cependant recompresser les données (ce que j'ai déjà détaillé il y a un bail, ce qui m'a permis de réduire énormément le volume nécessaire). Pour le B et le C c'est principalement du texte, donc si c'est stocké sur un système de fichier malin (qui compresse) ça va le faire.

Où je sauvegarde

C'est assez peu courant mais j'ai choisi de mettre ça dans mon routeur sur un SSD en msata. Ça tourne dans un conteneur Alpine avec rien d'autre que cron, rsync, rsnapshot et ssh d'installé.

Ça bouffe 25Mo de ram quand ça bosse pas donc c'est parfait.

J'ai un second backup sur une odroid hc2 dans mon appart.

J'ai un troisième backup sur une odroid hc2 chez ma mère.

J'ai un dernier backup chez C14 que ne met à jour que très rarement à partir d'un backup du routeur, que je rapatrie au préalable sur mon ordi, je vérifie quelques fichiers, je chiffre puis j'upload.

Je pense être à peu près safe.

Rsnapshot : le papy autonome

Ça fait maintenant près de dix ans que je l'utilise. Il n'est pas moderne. Il n'a pas toutes les fonctionnalités de Borg.

Cela-dit, il n'est en vrai qu'un bout de perl pour servir d'interface (pas graphique) à rsync. Il n'offre pas de crypto, donc pas de chiffrement. D'ailleurs exit la déduplication également (enfin pas totalement non plus).

Il marche aussi bien en local (peu d'intéret) qu'en mode serveur. C'est d'ailleurs ce point que j'adore : il n'a besoin que de ssh et rsync sur les clients. Bref, que deux ptits outils disponibles partout.

Le gros de la conf consiste à choisir la rétention des backup, la définition des différents backup. Il ne reste plus qu'à s'appuyer sur cron pour déclencher le truc.

Conf basique

Une fois que vous l'aurez installé, vous aurez un fichier de conf par défaut. Si votre distro est pas trop pourri, il devrait être pas mal commenté. Ça fait office de doc.

Le truc à savoir c'est qu'il a une syntaxe tatillonne : Il faut utiliser des tabs pour séparer les arguments ! Une fois ce détail maîtrisé ça devrait le faire.

Je vous laisse vous balader dans le fichier de conf.

Les options que j'aime bien :

  • snapshot_root : l'endroit qui servira de racine à tous les backup
  • no_create_root: si jamais l'option du dessus se trouve être sur un support amovible cette option vous évitera une catastrophe si jamais vous avez oublié d'installer le média nécessaire.
  • cmd_preexec et cmd_postexec : ça permet de lancer des scripts en début et fin de backup. Je m'en sers pour les notifs vers irc.
  • retain : c'est là que vous indiquerez la rétention de vos différents backup
  • one_fs : histoire de pas dérouler l'arbre des montages.

Définition d'un backup

Alors déjà vous allez devoir définir les intervales. Bon c'est un peu … comment dire … particulier.

C'est pas vraiment un intervale de temps. C'est plus un nom générique mais c'est vrai que souvent on retrouve les noms usuels du genre "daily"/"weekly"/"monthly". Mais si vous ne déclenchez le backup "monthly" que tous les six mois… bha ça sera un backup bi-annuel et puis c'est tout. Du coup chez alpine (et j'ai gardé cette convention) ils les ont nommés "alpha", "beta", "gamma", "delta".

Perso j'utilise que le "alpha" et "beta", je n'ai pas besoin de plus.

Quand vous allez définir un backup, il faut déjà s'assurer d'être capable de pouvoir se connecter sans mot de passe à la machine désirée. Du coup ça veut dire utiliser des clés sans passphrase, d'ailleurs je vous avais déjà parlé de la sécurisation de clé SSH pour cela.

rsync ssh

Le backup classique qui consiste donc à copier les fichiers est au final assez simple.

backup root@hc2:/ hc2/

Pensez bien à utiliser des tabulations !

Donc là on indique de se connecter en tant que root sur la machine nommée hc2 (on peut mettre une ip, ou un nom complet) pour récupérer ce qui se trouve dans / et on stockera ça dans le dossier hc2/ (ouai je suis pas super inventif pour les noms). Bref là c'est un backup complet.


Un autre exemple :

backup root@n2:/ n2/ exclude=/var/lib/postgresql

Là on se connecte en tant que root à la machine n2 pour récupérer ce qui est dans / pour ranger ça dans n2/ mais ce coup-ci on zappe volontairement le dossier /var/lib/postgresql .


Un troisième et dernier exemple ! backup root@10.0.0.251:/storage c2/ +rsync_long_args=--rsync-path=/storage/.kodi/addons/virtual.network-tools/bin/rsync

Là on se connecte en tant que root sur la machine 10.0.0.251 pour sauvegarder ce qu'il se trouve dans /storage, on stocke ça dans c2/ et on rajoute la ptite option qui va bien (là c'est une option pour indiquer où se trouve rsync sur la machine distante car il ne se trouve pas dans le path).

Backup via script

Certaines données ne peuvent pas être simplement fait via rsync mais via un script. Ça peut être à peu près n'impor