Books Of Blood

Trois histoires tirées des romans de Clive Barker dans un film. Clive Barker est un romancier habitué à sortir des histoires d'horreur pas mal du tout. Il a même réalisé le super Hellraiser avec ses fameux cénobites. Donc c'est quand même un truc avec du lourd derrière.

Les Books Of Blood sont une série de romans horrifiques. Apparemment il devait y avoir une série de film, puis éventuellement une série pour au final y avoir ce film de près de deux heures mais avec trois histoires.

On a donc droit à de l'horreur psychologique, du surnaturel, un chouilla de gore. C'est pas mal mais c'est pas non plus la folie. Mais le pire c'est qu'en y repensant j'ai pas de gros défaut à reprocher. Visuellement c'est honnête mais pas ouf, le jeu des acteurs est correct, les histoires ça va bien, la musique … heuuu je m'en souviens déjà plus. Et en fait je crois que le film va laisser la même impression que la musique.

La toute fin est assez chouette cela dit. Voilà, c'est au final agréable mais dispensable et oubliable.

Amélioration de mon environnement nunux

Je vous ai déjà parlé de mon obsession pour avoir un environnement KISS avec le moins de processus qui tournent et compagnie. Mais depuis quelques mois je vais un peu à contresens en m'ajoutant quelques outils pour améliorer le confort global.

J'utilise maintenant Sway depuis deux ans et j'en suis super satisfait. C'est un compositor wayland reprenant le fonctionnement d'i3 que j'ai étrenné pendant très longtemps avant.

En deux ans, l'utilisation de Wayland s'est grandement améliorée au point où il n'y a désormais quasiment plus de ptits comportements merdiques. La majorité des bugs ont été corrigés, des fonctionnalités manquantes ont été implémentées toussa.

Redshift

Bon je passe beaucoup d'heures devant l'ordi et parfois même un peu tard. On en parle de plus en plus des troubles du rythme circadien qui serait en partie provoqué par les écrans et plus spécifiquement la lumière bleue qu'ils émettent.

Bon bha, vous vous doutez qu'en présentant le truc comme ça, c'est que je suis touché. Et bha pas du tout. Je dors très bien et facilement.

Mais bon, ça coûte pas bien cher de s'en prémunir préventivement. Du coup Redshift est un outil bien connu sous nunux qui permet d'adapter la colorimétrie de l'écran en fonction de l'heure.

En gros vous lui donnez votre géolocalisation et il se débrouille pour savoir à quelle heure enlever du bleu (l'écran rougit pas mal). Vous pouvez bien entendu adapter la puissance de l'effet pour plus ou moins impacter.

Par défaut c'est vraiment très rouge au point de rendre chiant à regarder tout ce qui est graphique (photo/films…). Perso je l'ai un peu changé et je le lance directement via sway.

~/.config/sway/config

exec --no-startup-id redshift -t 5700:3500 -m wayland -l XX.XX:YY.YY

Et hop !

Enfin presque, il vous faut une version forkée de redshift si vous utilisez sway parceque l'original ne sait bosser qu'avec X11.

Bon par contre je regarde pas mal de vidéos et là c'est assez chiant la colorimétrie foireuse du coup j'ai foutu un ptit script lua dans mpv afin de couper provisoirement Redshift automatiquement. Vous pouvez mettre ce script dans ~/.config/mpv/scripts pour vous aussi profiter de ce ptit raffinement.

Pulseeffects

Depuis le confinement, j'ai adopté PulseAudio une des œuvres de l'illustre Lennart Poettering. Pourtant j'aime pas tout son écosystème, j'aime pas sa façon de fonctionner, je n'ai besoin d'aucune de ses fonctionnalités. J'ai qu'une carte son avec une seule sortie audio utilisée.

Alsa me convenait parfaitement. Mais le truc qui m'a fait craqué c'est PulseEffects qui permet d'ajouter des effets sur l'audio sur tout le système. J'ai de bonnes enceintes sauf qu'elles ont un son très neutre et être neutre c'est cool mais avoir un peu plus de basse c'est quand même bien mieux.

Du coup avec ce ptit outil je peux renforcer grandement les basses ce qui rend le son bien plus agréable. Par contre c'est l'enfer sur terre ce truc. Du GTK, du dbus, du dconf… tout pour te pourrir un environnement sain.

Pour le lancer sans avoir de fenêtre je le lance aussi via sway.

~/.config/sway/config

exec --no-starstup-id pulseeffects --gapplication-service

Bon pour le réglage faut le lancer normalement mais ça peut risquer de faire bugguer le son…

Pour éviter que ça sature dans tous les sens je baisse le volume des applis à 80%.

Swayidle

Par défaut sway n'a pas de mécanisme de mise en veille/écran de veille ou autre. C'est un poil gênant si vous avez tendance à laisser de côté l'ordi un long moment.

Du coup swayidle est la rustine qui permet de scripter des actions en fonctions d'évènements. Si comme moi vous n'utilisez pas systemd, les seuls évènements possibles sont timeout et resume qui correspondent à un temps d'inactivité et le retour de l'activité.

Dans mon cas au bout de 10 minutes je fous l'écran en veille et en retour d'activité je réactive l'écran. Basique mais suffisant pour le moment.

Encore une fois, je le lance via sway !

~/.config/sway/config

exec --no-startup-id swayidle -w timeout 600 'swaymsg "output * dpms off"' resume 'swaymsg "output * dpms on"'

Je ne le fais pas mais sachez qu'il est possible de définir plusieurs actions à plusieurs timeout différents pour par exemple éteindre l'écran au bout de dix minutes, et pourquoi mettre tout l'ordi en veille au bout de trente minutes.

Bref, un ptit outil léger qui fait ce qu'on lui demande sans plus. Il est généralement packagé directement avec sway (enfin selon la distro).

Là vous remarquerez vite que mpv est un bon citoyen et qu'il discute avec sway pour lui dire de ne pas se mettre en veille pendant qu'il tourne. Par contre Qutebrowser … non, quand il lit une vidéo, bha sway n'hésitera pas à se foutre en veille au bout du timeout. La parade que j'ai trouvé est de toucher la conf de sway pour inhiber la mise en veille lorsque Qutebrowser est en plein écran.

~/.config/sway/config

for_window [app_id="org.qutebrowser.qutebrowser"] inhibit_idle fullscreen

Et vous allez pouvoir laisser tourner votre navigateur tranquillou sans risquer que l'écran s'éteigne lors d'une vidéo.

Bemenu

Lorsque j'étais encore sur i3 et donc le monde vieillissant de X11, j'utilisais le fameux dmenu sorti tout droit des esprits de chez suckless chez qui j'aimais vraiment faire mes courses. Il était vraiment cool mais n'a pas entamé de transition vers wayland et ne le fera probablement jamais officiellement (il me semble qu'il traîne un fork ou deux pour ça). Du coup je suis allé voir la concurrence.

J'ai choisi un ptit nouveau nommé bemenu et j'en suis très content. Par défaut il a un thême (enfin deux trois couleurs quoi) qui me plaisent pas mal.

Je m'en sers pour sélectionner la musique, lancer des logiciels, récupérer mes mots de passe, lancer un film. Ce que j'aime bien c'est qu'on peut lui filer tous les réglages en arguments du coup on peut se passer de fichier de configuration.

exemple d'appels via sway

bindcode $mod+26 exec "bemenu-run --fn 'Liberation Mono 17'" bindcode $mod+27 exec "passmenu -l 10 -p 'Pass :' -fn 'Droid Sans Mono-15' -nb '#322'"

Je me suis aussi fait (enfin repompé du web, hein) la commande pour le choix de musique :

/usr/local/bin/mpdmenu

#! /bin/sh mpc listall | bemenu -i -l 40 --fn 'Droid Sans Mono 26'| mpc insert

le haut de l'écran affiche la recherche et le bas tous les morceaux de musique correspondant

On le voit pas mais on peut faire de la recherche approximative

Simple mais parfaitement fonctionnel.


Bon bha voilà les quelques folies que je me suis autorisé. C'est tout super léger sauf l'infâme Pulseeffects. D'ailleurs si jamais quelqu'un sait comment obtenir un résultat similaire direct via Alsa ça me plairait bien.

Si vous avez des ptits outils légers qui améliore la vie je suis preneur (en sachant que je suis très pinailleur et que j'ai des besoins parfois exotiques, c'est pas pour autant que je les adopterai).

14 Récap : Septembre 2020

Voilà, j'espérais que les températures baissent suite à un été assez chaud. Et bha j'ai pas été déçu, à peine l'été fini que ça y est on a perdu 15° ! Il fait bien plus froid qu'à l'accoutumée c'est étrange.

Blog

Bon bha voilà, j'ai publié un peu plus ce mois-ci… Je vais pouvoir … glander de nouveaux les prochains mois :-þ

En bref ce mois-ci : 6 articles, 14 commentaires, 13 visionnages, 501414 requêtes, 43066 visiteurs uniques pour 20.55 Go de trafic.

Films

Jeux

Prey

Après m'être fait Dishonored 2 avec un peu de retard, je me fait donc Prey avec un peu moins de retard. Et wow superbe jeu encore.

L'histoire est cool même si assez prévisible mais surtout là où dans Dishonored on a des missions ultra scriptées dans des niveaux qui s'enchaînent, là on est plus dans un metroidvania : on est dans une grande map divisées en plusieures zones mais on est libres d'arpenter ça dans l'ordre que l'on veut. Bien entendu certains endroits ne peuvent être accédé qu'après avoir ouvert une porte ou ce genre de truc mais vous voyez le genre.

D'un point de vue gameplay on est pas bien loin d'un Dishonored. On peut courir/sauter/glisser/s'accroupir/se faufiler/se raccrocher aux branches/hacker/blinker/se construire des plateformes. La liberté de mouvement est folle. Et si jamais ça vous suffit pas, une ptite sortie en apesanteur pour goûter à encore plus d'axe de liberté.

Parcequ'en fait le jeu se passe sur Talos 1 qui est une station spatiale dans … l'espace. Ça se passe dans un futur proche alternatif où les russes et les usiens sont assez potes et où JFK est mort en 2035. On incarne Morgan Yu qui doit se rendre sur la station spatiale après quelques tests basiques pour aller bosser avec son frangin Alex Yu qui semble assez … particulier. Il s'avère que la station a quelques soucis d'ordre extra-terrestre.

Il faut dire que ceux-ci sont des polymorphes capables de prendre l'apparence de n'importe quel objet ce qui sera l'occasion de sympatoches parties de Prop Hunt.

Le jeu propose plusieurs niveaux de difficultés et ça monte assez vite assez haut. Le niveau de difficulté est particulièrement élevé et rend l'exploration difficile du coup je me suis rabattu sur un mode facile afin de mieux profiter de l'histoire et mieux fouiller de fond en comble.

Le jeu est donc constitué de différentes quêtes assez simple mais servant généralement de prétexte à l'exploration. Et comme à son habitude Arkane a fait en sorte qu'il y ait toujours plusieurs façons de se déplacer. Est-ce que vous passerez par de petites coursives, les conduits d'aération, par la porte. Comment ouvrirez la porte ? Vous allez fouiller les cadavres à la recherche de badge d'accès, hacker le digicode, envoyer une flèchette en mousse sur le bouton, trouver un autre accès détourné ?

Les environnements sont superbes. Techniquement déjà c'est plutôt flatteur mais surtout la direction artistique est fofolle. Les pièces regorgent de détails dans tous les sens avec plein d'objets, des cadres, des pubs, du mobilier raffiné, des équipements scientifiques, des mugs, de la bouffe, des post-it. C'est génial.

Un exemple que je trouve génial c'est l'ordinateur bloqué par un mot de passe mais avec un post-it sous le bureau contenant ce-dit mot de passe. Rien que ça, c'est du génie.

J'ai passé ~20h pour faire un premier run en mode facile mais j'ai recommencé en mode difficile et ouai c'est difficile. Autant en facile je suis pas mort en combat en difficile, avant chaque affrontement une bonne sauvegarde et une fois sur deux elle sert. Il y a plus d'ennemis et surtout ils font vraiment plus de dégat.

Pour les masos il est même possible de rajouter de la difficulté en rendant les armes faillibles, en rajoutant la gestion de l'oxygène et aussi des ptits soucis de santé genre se briser un membre souffrir de radioactivité et tout… Non merci dans l'immédiat.

À l'époque j'avais pas mal apprécié le Prey original. Il proposait une bonne expérience de FPS avec ses portails, sa gravité et ses trous de balles (sisi rappelez-vous) bien qu'assez simple. Mais au final on a gagné au change. Même les musiques sont sympas bien que trop rares.

Delores : A Thimbleweed Park mini adventure

Quand Ron Gilbert (le papa de Monkey Island et d'autres perles du point'n click) s'ennuie en confinement, il crée un nouveau moteur de jeu. Ça reste un moteur de jeu 2D pour du point'n click, hein, vous attendez pas à autre chose.

Et du coup, pour tester son moteur, il récupère les assets de son précédent jeu (Thimbleweed Park qui est très bien) et sort un mini jeu avec son nouveau moteur. Et comme ça marche un peu et qu'il veut des retours de la communauté, il le rend gratos.

Du coup vous incarnez Dolores qui fait un stage pour le journal local de Thimbleweed Park. Elle doit donc fournir des photos sur différents sujets à traiter dans la gazette. C'est super simple et assez court (30 minutes) mais c'est quand même agréable.

Ha et d'ailleurs Ron Gilbert est fan de Linux et donc a rendu son moteur compatible Linux. Du coup c'est natif nunux et ça sera très probablement le cas pour un futur jeu !

Musique

Je vous propose d'écouter la bande originale de The Fountain. C'est beau, calme, relaxant, apaisant, magistral. Tiens me faudrait le revoir çui-là.

Nuxeries

Ce mois-ci je me suis fait le jeu Prey. Sauf qu'avant de fonctionner bien comme il faut j'ai dû faire une ptite modif.

Le jeu se lance bien toussa toussa. Ça tourne vraiment bien niveau perf, je me tape le premier niveau nickel.

Lors du chargement du second niveau (enfin le premier changement de zone plus précisément) PAF ça plante. Relancement du jeu, chargement de la sauvegarde pareil ça plante.

Bon, au final c'est l'illustre SebSauvage qui m'a filé la solution. Il faut augmenter le nombre de descripteur de fichier utilisable simultannément.

/etc/security/limits.conf
…
* hard nofile 500000
* soft nofile 500000
…

Voilà avec ça, ça devrait marcher sans souci.

Je sais pas comment se débrouille le jeu pour tenter d'ouvrir autant de fichier mais bon maintenant ça bloque plus. Ptet que d'autres jeux apprécieront la manip.

Dans un autre registre j'ai tenté de mettre à jour mon routeur vers la nouvelle version de son OS mais ça s'est pas super bien passé. Je vous en parle un peu plus dans cet article.

Je retenterai plus tard.

Vrac

Je suis tombé sur une page web d'une personne s'amusant à recréer les logos présents dans le jeu Cyberpunk 2077. Bon le jeu n'est pas sorti encore, toutefois, il s'est servi des vidéos de gameplays qui sont déjà sorties.

C'est assez cool à voir autant de diversité dans la création des logos mais la performance de recréer ça de visu est toute aussi sympa. N'hésitez pas à filer un ptit coup d'œil à la page de ce projet.

Et concernant le jeu, il m'attire mais sans plus. Je le ferai dans longtemps quand il sera plus trop cher.

Midsommar

Visionnage du 06/10/2019

Quel film intriguant.

Ça commence comme un gros drame, puis ça part dans l'insouciance à partir de la moitié du film c'est le malaise incessant. Et le pire c'est que lorsque tu crois être arrivé à l'apogée du malaise et PAN ! Une couche supplémentaire de malaise. Le rythme assez lent n'aide pas à se dissiper ce sentiment oppressant.

Déjà de base j'ai tendance à trouver très étrange les communautés isolées et tout ce qui est respect des traditions mais alors là le combo des deux c'est l'horreur. Et le pire c'est que tout se passe dans une simili-bonne-ambiance joyeuse sous le soleil et un grand ciel bleu.

Les quelques effets graphiques sont plutôt réussi et donc le film n'est clairement pas à mettre en toute les mains.

C'est un très bon film qui est vraiment pas mal différent des autres films d'horreur. On a pas vraiment peur mais on crève d'envie de s'enfuir pour respirer.

J'ai adoré les effets visuels lorsque nos pauvres personnages sont sous les effets des drogues : ça reste subtil mais on perçoit des ptits détails dérangeants et on focus dessus. Du coup on perd un peu ce qu'il se passe à l'image, un peu comme si… HO WAIT nous aussi on est schnouffé !

Bref, il est vraiment cool.

Visionnage du 27/09/2020

Je le remate un an plus tard mais en version longue ce coup-ci. Et il est franchement super cool. D'ailleurs je réhausse sa note en le passant en film parfait.

Ari Aster est quand même le roi de l'histoire plombante. Les histoires de familles avec du meurtre et le suicide ça instaure direct une ambiance pesante.

Et après, on se retrouve à aller voir les coutumes pour le moins dérangeantes d'une communauté suèdoise.

spoilers

C'est quand même marrant de voir que le mec le plus sympa de la bande de pote s'avère être un manipulateur hors pair menant tout le monde à la mort. Et il fait tout ça en étant gentil avec tout le monde.

Si on fait bien gaffe aux tentures, gravures, dessins, on voit tout ce qu'il va se passer dans le film :

  • L'ours en feu apparait sur un tableau
  • La boisson/philtre d'amour à base de menstruation et de poil pubiens
  • La copulation spectacle
  • La compétition de danse avec le couronnement

Et ça permet également de comprendre ce qu'il s'est passé pour certains personnages mais qui n'est pas montré comme par exemple Connie qui se fait noyer comme le spectacle (avec les pieds attachés et une pierre (ce qu'on voit dans la version longue))

La moratilé de ce film c'est qu'il faut éviter les fêtes de familles et que les drogues ça n'aide pas.

Les déplacements dans les jeux vidéos vol.2

Suite du précédent épisode avec encore d'autres réflexions autour des déplacements.

Defrag : Le déplacement comme élément central du gameplay

Quake 3 est un FPS sorti en 1999 (mon préféré de la série). Il ne peut pas être considéré comme l'un des premiers FPS cela dit c'est l'un des premiers à viser quasi exclusivement le multijoueur.

Le but principal est donc d'éliminer ses adversaires pour marquer le plus de points. Ça peut se faire également en équipe, voire jouer à de la capture de drapeau adverse que l'on doit ramener dans sa propre base. C'est basique sur ce point là il n'invente rien, mais il polit la formule de ses aînés.

Le jeu a eu un succès immense alors qu'il ne proposait un mode solo qu'assez anecdotique (on pourrait le considérer comme un gros tutorial présentant toutes les maps du jeu). Comme souvent à l'époque, l'un de ses points forts était le fait de permettre à la communauté de créer des maps. Mais pas uniquement des maps puisque l'on a eu également de très nombreux mods. Et parmis ceux-là on retrouve le fameux CPMA mais aussi l'illustre Defrag.

Il s'agit d'un mod où l'aspect tuerie disparait complètement. Ici, pour massacrer son adversaire, il faut arriver à la ligne d'arrivée avant lui. Et attention je parle pas d'un jeu de course, ici on est un pauvre piéton qui va devoir traverser une map pleine de trous, de pièges, de lave… C'est un véritable jeu de plateforme survitaminé. Si vous trouviez que Sonic était rapide, oubliez-le. Ici, tout se déroule à deux cents à l'heure, que dis-je ? Trois cent à l'heure !

Le mod se repose sur le fait que les déplacements dans Quake 3 sont particulièrement bien foutu. Votre personnage subit la gravité (classique), possède une inertie mais ne se déplace pas à vitesse fixe. Le personnage peut accélérer lorsque ses pieds touchent le sol (c'est logique). Le personnage subit également la friction avec le sol ce qui contrecarre la force d'accélération à partir d'un certain point (là aussi c'est ce qu'on retrouve un peu partout). Sauf qu'il y a une certaine faille dans cette logique qui fait que lorsqu'on saute constamment, la friction n'est pas prise en compte et l'on peut donc conserver (tant que l'on saute) sa vitesse.

Si l'on combine ça avec le fait que lors d'un saut en arc de cercle le personnage gagne de la vitesse, on peut parvenir à atteindre des vitesses mirobolantes (pas de limite max théorique, c'est la faculté du joueur à être suffisamment rapide pour le faire). Si on ajoute le fait qu'une explosion de grenade, de rocket ou de BFG vous propulsera également on a un bon combo. Pour un ordre d'idée, la vitesse de course dans le jeu est de 420 unités par seconde mais il est courant en jeu d'atteindre les 1500 unités par seconde voir plus pour les brutasses du genre.

Defrag est donc un jeu où le gameplay se limite à se déplacer et ça marche vraiment trop bien. Le jeu est vraiment très agréable à partir du moment où l'on a compris comment maîtriser ces quelques techniques. On se surprend à s'obstiner à tenter d'arriver au bout de map conçues exprès.

Le jeu propose deux modes de déplacement : le VQ3 (Vanilla Quake 3) et le CPM (Challenge Pro Mode). Le premier est la physique de base de Quake 3 alors que le second est sensiblement identique sauf concernant le Air Control qui est désormais pompé sur le mode CPMA. Avec ce dernier, il est bien plus facile de contrôler son personnage lorsque celui-ci ne touche pas le sol. On peut donc plus facilement tourner et donc prendre des virages bien plus serrés. Il y a quelques autres techniques à maîtriser que je n'aborderai pas ici.

Franchement, allez regarder quelques vidéos c'est assez impressionnant même en ne connaissant pas le jeu. Les joueurs font preuves de vitesse, précision, synchronisation c'est époustouflant.

Defrag a d'ailleurs inspiré quelques autres jeux comme par-exemple Warsow qui a un mode defrag ou bien le bof Hot Lava plus récemment et biens d'autres.

Dishonored : Le level design en accord avec les mouvements

Pépite sortie en 2012, Dishonored est un FPS que l'on peut aborder de plusieurs façons. Il est possible d'y jouer comme un FPS classique ou bien il est possible de la jouer discrètement, voir très discrètement en tentant l'infiltration.

Votre personnage peut marcher, courir, sauter, se pencher, s'accroupir, ramper mais il est tout de même très agile. Si vous sautez près d'un objet en hauteur, le personnage attrapera le bord et se hissera sur l'objet. Ça a déjà été fait avant je vous rassure mais bon c'est pas non plus la norme.

Ici c'est bien foutu, on saute, le personnage s'agripe se hisse le tout dans des animations biens fluides et sans accroche. On a rarement de mauvaise surprise, il suffit de rester appuyé sur la touche de saut pour que tout s'enchaîne naturellement.

Notre personnage va très vite choper un don de blink qui va permettre tout un tas de folies. Avoir toute une palette de mouvements c'est chouette mais encore faut-il un terrain propice pour les utiliser et une raison de le faire. Et c'est là où le studio de dev a excellé.

Le jeu a été pensé pour pouvoir être terminé en jouant uniquement en infiltration. On peut donc se faufiler derrière les ennemis sans se faire repérer. Le jeu permet et surtout encourage (via des achievements) à ne pas la jouer bourrin mais à devenir un véritable ninja.

C'est plus difficile de terminer un niveau sans tuer la moindre personne et en ne se faisant jamais repérer mais c'est bien plus gratifiant. Au lieu d'aller du point A au point B bêtement, on fouille le niveau afin de trouver des passages moins évidents. Les maps sont vraiment très bien conçues et proposent toujours plusieurs chemins différents pour atteindre vos objectifs.

L'exploration n'est pas indispensable, mais elle sera récompensée via des objets/de l'argent qui vous faciliteront la vie. Les niveaux jouent énormément sur la verticalité et c'est un truc que j'affectionne tout particulièrement dans les FPS. Beaucoup de FPS se contentent de construire leurs niveaux comme s'il s'agissait d'un simple jeux 2D où l'on est au sol du début à la fin. C'est fini l'époque de Doom, les jeux permettent désormais de superposer des emplacements et ça rend les maps bien plus intéressantes. Dishonored joue à fond sur cette carte : on peut se balader dans une rue, ou bien jouer les montes en l'air et passer de balcon en balcon voir carrément passer sur les toits ou pourquoi pas dans les égouts ou via les conduites techniques.

Souvent le jeu semble proposer un goulot d'étranglement jusqu'à ce que l'on se rende compte qu'il existe une trappe permettant de contourner. Un ascenceur peut être contourné par un escalier ou bien on peut carrément escalader l'intérieur de la cage pour passer discrètement d'un étage à l'autre. Est-ce que l'on passe par l'entrée officielle, l'entrée de service, une fenêtre ouverte, un immeuble mitoyen ?

Tout ça est rendu possible par les facultés de grimpette de notre héros et à son blink. Explorer cet univers est super agréable du fait de la rapidité et de la fluidité. On voit à distance un passage où l'on va devoir effectuer des sauts, s'accroupir pour passer une trappe suivie d'un blink. On planifie le parcours, on l'anticipe et on le réalise et ça passe comme on l'avait imaginé, sans avoir à galérer. Le jeu est tolérant en permettant au personnage de s'agripper sans difficultés. On est loin d'un Tomb Raider rigide et impardonnable.

Hollow Knight : Les facultés de déplacements comme progression

Ce jeu est un Metroidvania, c'est-à-dire un jeu d'exploration/plateforme/action en 2D dans un vaste environnement où l'on contrôle un personnage qui va au fil de son aventure gagner de nouvelles facultés. Au début on peut se déplacer et sauter et … c'est tout.

On est sur une très grande map que l'on peut explorer comme on le sent dans l'ordre qu'on le souhaite (tout du moins en apparence). Il n'y a que très peu de portes fermées. Mais du coup comment les devs ont-il fait en sorte que les joueurs parcourent les niveaux dans l'ordre souhaité pour ne pas péter la narration/ne pas se retrouver dans une zone à la difficulté trop élevée pour un débutant ?

Et bien ils ont tout simplement construit la map avec des obstacles qui ne sont pas franchissables au début du jeu. On explore donc une grotte jusqu'à un moment où l'on se retrouve face à un imposant mur avec un passage en haut qui nous est alors impossible d'atteindre. En progressant dans le jeu, suite à une baston contre un boss, où en arrivant à un endroit particulier, notre personnage va gagner la faculté de faire un second saut dans le vide. Il nous sera désormais possible d'atteindre des plateformes jusque-là inaccessibles.

À un autre moment on va gagner la faculté de dasher ce qui donnera encore une fois accès à de nouvelles zones, surtout en combinant avec le second saut. Une autre faculté que l'on va chopper est le wall jump qui permet de refaire un saut à chaque fois que l'on est collé à un mur ce qui permet d'escalader même les plus hautes murailles. On récupère aussi le moyen de faire une projection horizontale infinie en ligne droite pour traverser des précipices.

L'acquisition de nouveaux mouvements se fait progressivement dans le jeu. On peut donc prendre le temps de les maitriser les unes après les autres plutôt que de se retrouver noyé. Et c'est une bonne excuse pour nous faire retourner dans une zone précédemment visitée mais avec ce coup-ci un nouveau regard afin de trouver les recoins inexplorés qui nous frustraient. On peut enfin arriver sur le coffre qui nous faisait de l'œil.

Plus le joueur s'améliore, plus il devient efficace précis et rapide. Bien que la zone de jeu devienne de plus en plus grande, la rapidité du joueur fait que le temps pour la parcourir ne s'acroisse pas tant que ça. Se rendre à un endroit précis ne devient donc pas un calvaire et reste un challenge agréable.

Bon et ce que je viens de raconter n'est pas typique de Hollow Knight mais des metroidvania en général. Prenez Guacamelee par exemple et vous avez exactement le même schéma.

Half Life Alyx : Véritable Réinvention

La réalité virtuelle revient timidement depuis l'arrivée de l'Oculus Rift en 2016. Quelques jeux ont donc été créés pour ce "nouveau" medium.

Il s'agit principalement de petits jeux à faibles budgets, loin des productions gigantesques des titres PC/Consoles habituelles. Il faudra cependant attendre 2020 pour que le studio Valve se lance dans l'aventure avec sa mythique franchise en proposant Half Life : Alyx. Un jeu uniquement jouable en VR (encore que des ptits malins sont parvenus à outrepasser cette restriction, mais franchement ça perd tout l'intéret de ce titre).

C'est pas non plus une super production AAA mais ça reste tout de même un jeu bien plus gros que ce que l'on trouve sur le reste du marché et en plus par un studio réputé. Ils profitent de leur influence pour tenter de vendre leur jeu mais surtout le système de réalité virtuelle qui va avec vu qu'ils proposent également leur matos et aussi leur plateforme de distribution (steam).

Ils ont donc fait un grand jeu, avec scénar, baston, très joli graphismes mais surtout un vrai gameplay et pas juste un mini-jeu de pan-pan-boom-boom. Ce n'est pas une simple démo technique ni même une conversion d'un jeu existant. La pression de sortir un nouveau jeu Half Life était aussi immense après près de quinze ans sans nouvel opus.

Ils ont profité de l'occasion pour filmer quelques documentaires sur la création du jeu. Dans ceux-ci ils expliquent quelques-uns des challenges qu'ils ont dû surmonter. Et forcément la VR apporte son lot de questions pas forcément évidente pour le moment.

Un des problèmes rencontrés est la gestion de la taille des joueurs. Dans un jeu classique, qu'importe la taille du joueur, le personnage a une taille donnée. Il est donc facile lors de la création des niveaux de créer des obstacles infranchissables en fonction de la morphologie du personnage.

Un autre souci qui se présente à tous les devs avec la VR c'est la gestion pure et simple des déplacements. Le personnage va très probablement devoir parcourir de sacré distances alors que le joueur sera cantonné dans quelques m². À ce problème physique se rajoute le fait qu'en VR de nombreux joueurs sont vite soumis au mal de mer du fait de la dissonance cognitive entre l'œil qui perçoit le mouvement et l'oreille interne qui ne capte pas le mouvement correspondant.

Ce qu'un joueur fait dans un FPS traditionnel ne peut pas être fait dans un FPS VR. Exit le fait de courir dans tous les sens en sautant en regardant dans tous les sens sinon c'est la chute et le vomi assuré.

Les FPS VR ont donc plusieurs stratégies contre cela.

  • Premièrement c'est de faire des déplacements "via blink" : en gros le joueur pointe avec une manette l'endroit où il veut se trouver et hop, le jeu vous y téléporte. C'est un déplacement instantannée sur une courte distance avec parfois même un fondu au noir très court histoire pour contrecarrer le mal de mer. C'est la solution la plus commune.
  • La seconde est sensiblement identique sauf qu'au lieu d'une transition via un fondu, on voit le mouvement se réaliser très rapidement ce qui permet de mieux visualiser ce qu'il se passe.
  • Le troisième est le déplacement classique du FPS en ligne droite. Le personnage avance droit devant lui, le joueur devant tourner la tête pour réorienter sa marche.
  • Le quatrième mode est assez proche : ce coup-ci le joueur oriente sa main pour pointer dans une direction. Le personnage marche dans la direction de la main sans suivre le regard ce qui permet de regarder tout autour de soi tout en marchant tout droit.

Le joueur a le choix entre ces quatre méthodes. Il y a fort à parier que dans une dizaine d'années, une méthode sorte du lot et devienne la norme qui sera celle par défaut partout.

En plus de ces problèmatiques, le jeu est compatible avec différents systèmes de VR différents avec des manettes ne proposant pas les mêmes fonctionnalités. J'aimerai beaucoup y jouer (à vot' bon cœur!).

Tous les FPS PC

J'ai surtout abordé l'aspect ingame de tout ça mais on parle de l'affrontement entre les flêchistes et les zsqdiste ?

Il y a des gens qui utilisent les flêches dans les FPS. Vous savez, les touches qui sont loin de toutes les autres touches et que donc … bha tu n'as pas tout un tas d'autres touches à portée de doigt.

Et sinon il y a les gens qui utilisent wsad, zsqd, ou bien éuai.

D'ailleurs en bépo c'est souvent la merde. De très nombreux jeux ne connaissent toujours pas l'existence des lettres accentuées (rhaaa les devs découvriront un jour que l'ASCII ne suffit pas au monde entier).

Dans ces cas la solution c'est de se décaler d'une touche à droite ce qui donne piue. Sauf que les jeux permettant de se pencher, ça veut dire qu'on peut pas mettre la touche pour se pencher à gauche "à l'endroit naturel". On pourrait se dire qu'il suffirait de décaler encore d'une touche à droite sauf que ce coup-ci c'est "la touche naturelle" pour se pencher à droite qui va faire défaut car on tombe sur un è

Bref, c'était juste une ptite digression pour attiser les flammes de la guerre flêchistes/wsadistes.

Conclusion

Bha en fait non pas de conclusion car j'accumulerai probablement d'autres réflexions du genre donc voilà.

Mission Impossible 6 : Fallout

Une saga désormais bien huilée avec ses gimmicks, ses acteurs récurrents, ses histoires similaires, ses décors grandioses. Peu de surprise dans cet épisode. On a donc la brochette d'acteurs assez stable désormais (on a quand même perdu Jeremy Renner) même si ce coup-ci Rebecca Ferguson est plus en retrait par rapport au précédent mais c'est ptet parceque visiblement elle était enceinte.

Pour une fois, c'est la suite directe du précédent et d'ailleurs il ne sera pas simple à suivre sans voir le précédent. L'histoire est un poil complexe vu qu'ils ne re-présentent pas les anciens personnages. D'ailleurs c'est assez galère à résumer mais en gros l'I.M.F doit récupérer trois doses de plutonium qui finiront en bombes.

Dans cet épisode on a le droit à des balades à Paris. Le grand tour avec une belle météo pour profiter des bords de Seine, du Grand Palais de la moto un peu partout. Puis on a le droit à Londres, un peu plus exotique ensuite en partant au Cachemire.

Le film tente d'en faire toujours plus par rapport aux volets précédents. Les cascades sont fofolles et comme d'hab Tom Cruise les fait lui-même. Il parait que c'est un vrai bon pilote de tuture et de moto (à force il a de l'entraînement) et vu ce qu'il y a dans le film on peut le croire.

Mission Impossible : Rogue Nation

Qu'est-ce que j'aime pas cette manie dans les sagas de film de ne pas mettre le numéro. Du coup si on est pas parfaitement au taquet, on peut pas trop savoir quel épisode on se fait. Typiquement Mission Impossible - Rogue Nation … c'est le combien ? Et bhé c'est le 5, parceque déjà au 4 ils sont partis sur ce même délire.

Du coup je l'ai matté et je me suis dit “Tiens je l'ai déjà vu elle !”. J'ai continué, continué, puis d'un coup la révélation ! Je sais où je l'ai déjà vu ! Dans CE film !

Ouaip je l'avais déjà vu, mais je me rappelais pas du début. Bon bha j'ai quand même fini. Et c'était super cool.

Bon, pas vraiment besoin de raconter l'histoire. Elle est le premier volet d'un arc narratif qui devrait s'étendre sur deux autres films. Ethan Hunt investigue donc à propos du "syndicat" qui serait derrière pas mal d'évènements internationaux peu ragoutants.

On retrouve donc Tom Cruise vu que c'est sa franchise favorite. Et c'est vrai qu'on pourrait difficilement l'enlever. Et puis même financièrement il s'implique à fond dans ces films.

On retrouve maintenant quelques habitués de son équipe avec Simon Pegg qui petit à petit gagne en importance et faut dire qu'il est vraiment bien dans ce rôle avec quand même une pointe d'humour. Ving Rhames est toujours fidèle au poste même s'il n'a quand même que peu d'intéret dans l'histoire.

Vue de nuit de Londres avec tous les bâtiments éclairés

Rhaaa j'adore Londres

On découvre Rebecca Ferguson qui s'avère vraiment badass. Elle est loin de servir de potiche et serait ptet même capable de damer le pion de Tom Cruise pour le coup. Elle assure vraiment, bastonne, fait des prises de catch en grimpant sur les mecs, s'accroche avec ses guiboles dès qu'elle en l'occasion, fais du vroum toussa. Et surtout, SURTOUT, elle ne tombe pas amoureuse du héros ! Enfin ! Avoir des rôles de meufs badass ça commence à se démocratiser un peu mais on nous épargne rarement l'histoire amoureuse.

Pendant le film on en prend plein les yeux. De la course poursuite, des tentatives d'assassinat, du kidnapping, de la torture, un peu plus de poursuite, de l'infiltration. On ne peut pas s'ennuyer. On en profite d'ailleurs pour visiter plein d'endroits : avec les USA, l'Autriche, le Maroc, la Brittanie.

C'est sympa de voir que la franchise ne se perd pas et reste jusqu'à présent vraiment cool et même je trouve qu'elle s'améliore. Ce sont vraiment des films d'actions efficaces et qui en mettent plein la vue.

The Drop

Tom Hardy est un barman plutôt tranquille qui bosse avec son cousin dans un bar appartenant à la mafia Tchétchène. Ouai ça plante le décor. Le bar a tendance à accueillir de temps à autre de grosses sommes de pognon en provenance de paris mais cela n'arrive que quelques soirs par-ci par-là. Un soir qui n'est pas un de ces soirs là, il se fait braquer par deux hommes pour un coup d'essai.

Ils repartent avec 5000$ ce qui fout nos deux barmen dans une légère merde vis-à-vis de leurs patrons.

À côté de ça, Tom Hardy tombe sur un chiot abandonné et amoché dans une poubelle en rentrant chez lui. Il récupère le clebs et se lie d'amitié pour la propriétaire de la poubelle où il a été trouvé.


Tom Hardy a beau avoir joué dans le meilleur film de tous les temps, je n'ai pas spécialement d'affinité envers lui. Et ce film le caractérise bien à mes yeux : il fait trop bien l'air de chien battu mollasson. Tout le long du film, on le sent en train de subir les évènements sans jamais prendre en main son destin. Il ne se fait pas maltraiter pour autant mais il subit trop l'histoire à mon goût. Mais au final il le joue très bien.

Les autres acteurs sont bons aussi et d'ailleurs c'est la dernière apparition de James Gandolfini (il est très connu pour The Sopranos).

Je ne sais pas pourquoi mais le film a particulièrement réussi à me captiver même lorsqu'il ne se passe pas grand-chose. Il y a globalement toujours une certaine tension. On sent que les personnages pourraient tous péter à chaque instant ce qui bouleverserait l'histoire. La musique est pourtant assez discrète et pas vraiment oppressante mais c'est plus dans le cadrage assez étouffant.

Un peu d'adminsys vol.2 : Turris OS 5.X

Pour cette fin de week-end j'ai voulu mettre à jour un peu mon routeur/serveur. Ça fait quelques mois maintenant que les versions 5 et 4 d'ailleurs sont sorties. Mais je n'ai jamais pris la peine d'upgrader.

1. Snapshotter

Mon routeur est un Turris Omnia (je vous en ai déjà parlé il y a maintenant 4 ans) il tourne donc sous un dérivé d'OpenWRT. Mais avec les versions à partir de la 4 ils sont revenus sur le vrai OpenWRT au lieu de leur fork. La migration contrairement aux sous-versions n'est donc pas automatique et peut poser quelques soucis.

Du coup dans ce genre de cas la première chose à faire est un backup. Mais comme c'est super bien foutu, le système se trouve sur une partition BTRFS sur laquelle on peut faire des snapshots.

Donc on se connecte en SSH, et on lance schnapps list qui vous listera tous les snapshots.

voilà ce que ça vous sort

root@turris:~# schnapps list # | Type | Size | Date | Description ------+-----------+-------------+-----------------------------+------------------------------------ 60 | rollback | 795.57MiB | 2018-03-13 19:15:40 +0000 | Rollback to snapshot 59 222 | pre | 16.09MiB | 2020-04-08 05:29:36 +0200 | Automatic pre-update snapshot 223 | post | 9.98MiB | 2020-04-08 05:29:51 +0200 | Automatic post-update snapshot 232 | pre | 9.98MiB | 2020-06-04 13:51:57 +0200 | Automatic pre-update snapshot 233 | post | 9.99MiB | 2020-06-04 13:54:47 +0200 | Automatic post-update snapshot 241 | pre | 10.00MiB | 2020-07-23 20:34:07 +0200 | Automatic pre-update snapshot 242 | post | 9.99MiB | 2020-07-23 20:35:47 +0200 | Automatic post-update snapshot 247 | time | 9.99MiB | 2020-08-23 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 248 | time | 9.99MiB | 2020-08-30 01:05:03 +0200 | Snapshot created by cron 249 | pre | 9.98MiB | 2020-08-31 20:05:38 +0200 | Automatic pre-update snapshot 250 | post | 9.98MiB | 2020-08-31 20:07:02 +0200 | Automatic post-update snapshot 251 | time | 10.00MiB | 2020-09-06 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 252 | pre | 9.98MiB | 2020-09-07 16:11:27 +0200 | Automatic pre-update snapshot 253 | post | 9.97MiB | 2020-09-07 16:11:37 +0200 | Automatic post-update snapshot 254 | time | 9.99MiB | 2020-09-13 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 255 | time | 9.99MiB | 2020-09-20 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 256 | single | 128.00KiB | 2020-09-20 17:02:53 +0200 | avant update to 5 257 | pre | 112.00KiB | 2020-09-20 17:20:05 +0200 | Automatic pre-update snapshot 258 | rollback | 146.29MiB | 2020-09-20 17:51:07 +0200 | Rollback to snapshot 257 259 | pre | 136.00KiB | 2020-09-20 17:55:21 +0200 | Automatic pre-update snapshot 260 | rollback | 146.14MiB | 2020-09-20 18:13:19 +0200 | Rollback to snapshot 259 261 | pre | 132.00KiB | 2020-09-20 18:43:07 +0200 | Automatic pre-update snapshot 262 | single | 4.00KiB | 2020-09-20 19:09:32 +0200 | tos 5 mais non fonctionnel 263 | rollback | 4.00KiB | 2020-09-20 19:09:50 +0200 | Rollback to snapshot 261 264 | rollback | 132.00KiB | 2020-09-20 19:12:21 +0200 | Rollback to snapshot 262 265 | rollback | 196.00KiB | 2020-09-20 19:20:44 +0200 | Rollback to snapshot 261

La première colonne donne un numéro d'ID qui sert à identifier un snapshot. Ensuite on a le type :

  • rollback : c'est un retour arrière
  • pre : c'est avant une update
  • post : c'est après une update
  • time : un snapshot automatisé à telle date
  • single : un snapshot créé manuellement par l'utilisateur

Enfin on retrouve la taille du snapshot en lui-même (vous voyez que ça ne bouffe pas grand-chose) et enfin la date et une description.

Donc pour créer un snapshot on fait un ptit schnapps create "Mon snapshot favoris" et voilà quelques secondes plus tard c'est bon.

2. Mettre à jour

Bon pour lancer l'upgrade on peut soit passer par l'interface web et se rendre dans le menu qui va bien et cocher la mise à jour en version 5.x . Ou alors vu qu'on est déjà connecté par ssh lancer pkgupdate et ensuite confirmer à chaque montée de version.

Ça prend moins de cinq minutes.

3. Update syntaxe LXC

Sur le routeur j'ai quelques containers LXC. Lors du changement de version LXC a aussi été mis à jour et la syntaxe a légèrement changé. Par chance, un script est venu et a touillé la conf et a créé des nouveaux fichiers de configs avec la bonne syntaxe.

Il faut donc se rendre dans /srv/lxc/$NOM/ et là vous trouverez votre fichier config ainsi qu'un config.lxc1 . Je vous conseille de garder le config en backup en le renommant config.BAK par exemple et de renommer avec mv config.lxc1 config et hop.

Ça va c'est facile.

4. Pourquoi j'ai plus accès au net ?

Au reboot, je n'ai plus accès au net sur ma machine. Je ping bien le routeur mais pas plus loin.

Ma connexion à la maison est en fibre de chez Orange avec donc du DHCP avec quelques options un peu exotiques.

Visiblement au changement de version le client dhcp a connu quelques modifs. J'ai vérifié le fichier de config /etc/config/network et tout semble bon.

En listant les processus avec ps | grep dhcp j'obtiens un udhcpc -p /var/run/udhcpc-eth1.832.pid -s /lib/netifd/dhcp.script -f -t 0 -i eth1.832 -x hostname:turris -V sagem -C -B -O 0x01 -O 0x15 -O 0x28 -O 0x51 -O 0x58 -O 0x59 -O 0x90 -x 0x4D:2b46535644534c5XXXXXXXXXXXXXXXXXx -x 0x5a:00000000000000XXXXXXXXXXXX -O 212 -O 121 (j'ai planqué les parties sensibles).

Pas de bol pour moi je ne sais pas exactement quelle était la commande lancée sur l'ancienne version. Mais visiblement je n'ai pas de réponse de la part du serveur DHCP même en lançant manuellement sur la bonne interface réseau. Faut vraiment que j'aille voir ce qu'il y avait avant.

Je fais un ptit snapshot via schnapps create "Turris 5 sans net"

5. Rollback

Bon bha pour aller voir je fais un retour en arrière avec schnapps rollback XXX puis reboot. Trente seconde plus tard, pouf ! J'ai accès au net.

Ça rassure instantannément. Je regarde la commande et je compare et effectivement ce n'est pas la même ! udhcpc -p /var/run/udhcpc-eth1.832.pid -s /lib/netifd/dhcp.script -f -t 0 -i eth1.832 -V sagem -C -B -O 0x01 -O 0x15 -O 0x28 -O 0x51 -O 0x58 -O 0x59 -O 0x90 -x 0x4D:2b46535644534c5f6c697665626fXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX -x 0x5a:000000000000000000000XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX -O 212

On voit qu'il n'envoie pas son hostname, et il n'envoit pas non plus l'option 121.

Bon bha me reste plus qu'à retourner sur le snapshot en Turris OS 5 !

schnapps rollback XXX suivi d'un reboot

6. Avec l'ancienne ça marche

Une fois de retour sur Turris OS 5, je copie colle la commande issue de Turris OS 3. Et …

… bha ça marche pas o__O.

7. Savoir capituler

J'ai passé près de deux heures à chercher un peu pourquoi ça déconnait mais j'ai pas trouvé. Du coup bha je suis toujours en version 3 et tant pis pour le moment.

The Man From Earth : Holocene

Alors que le premier film se voulait très simple avec peu de décor, peu d'histoire en étant principalement constitué de discussions, là le réalisateur a sorti le grand jeu. Là, c'est un film bien plus habituel avec des enjeux, des lieux différents, plus d'acteurs, des rebondissements.

On retrouve le Professeur Young (son nouveau nom) qui est donc, je le rappelle pour ceux qui n'ont pas vu le premier, agé d'au moins 10 000ans sauf que visiblement il commence à pas mal vieillir. Il continue de s'installer à un endroit, y faire sa ptite vie puis au bout de dix ans de prendre la fuite. On est donc en fin de cycle et il s'apprête à bientôt refaire une nouvelle vie. Mais ses signes de vieillesses l'inquiètent : il a des cheveux gris, il ne guérit plus aussi vite qu'auparavant. Par un concours de circonstances 4 de ses élèves découvrent son origine pour le moins étrange.

Et c'est là qu'on voit que le réalisateur n'a pas une énorme expérience : visuellement c'est très joli mais le scénar est pas tip top. Mais surtout le jeu d'acteur est vraiment moyen, on se croirait par moment dans une télénovella.

Autant le premier film était cool dans son minimalisme mais avec un concept solide. Autant là, vouloir partir de l'enquête, de la confrontation musclée et compagnie c'est vraiment bien moins intéressant. C'est beaucoup plus dur à accepter.

Le premier film racontait des trucs intrigants et là en fait il ne se dit à peu près rien de plus. On a un personnage avec 14 000 ans de background et on a absolument rien de plus que dans le film précédent. C'est pas mal décevant.

spoilers

Bon la prise en otage de notre homme des cavernes pourquoi pas mais alors le twist final post-générique avec l'agent du FBI qui frappe à la porte pour retrouver le ptit Philipp … On y croit pas une seconde. Quand je vois les difficultés de réal et la vacuité de ce second opus j'imagine pas un troisième qui prendrait encore plus d'ampleur.

La force du un était la simplicité et l'honnêteté mais là ça tente trop de monter les blancs mais ça ne prend pas vraiment.

Un bon point cela-dit, le réal a foutu lui-même le film sur The Pirate Bay avec les sous-titre et tout en ajoutant un ptit disclaimer que ce serait cool d'aller donner un peu de sous sur le site officiel si le film plaît. En fin de film il évoque même la création de suites voir d'une série si le public accroche… non merci.

Je trouve ça quand même dommage que le principal axe de réflexion quand on parle d'une personne avec autant d'histoire n'est que la religion. Ça pourrait parler évolution des mœurs, de l'art, la musique, la bouffe, les guerres, la justice, la technologie mais non.

Pitch Black

Film avec un budget assez conséquent mais avec pas mal d'ambition. On est ici dans de l'horreur/action/science-fiction avec une identité visuelle assez forte.

Un vaisseau spatial est en plein vol interstellaire avec son équipage en hibernation quand il subit … des trucs. Bref, le capitaine est tué, le reste de l'équipage est réveillé et tente de poser l'engin qui se décompose petit à petit sur la première planète venue.

Non sans mal, ils arrivent au sol avec à peu près tout le monde intact dont l'infâme Richard B. Riddick un tueur particulièrement agressif et massif incarné par Vin Diesel dans l'un de ses tout premier grand rôle du cinéma. L'environnement n'est pas trop hostile : il est possible de respirer, les températures sont vivables cependant ils sont dans un désert, il va leur falloir trouver de quoi boire. Leurs réserves d'alcool ne tiendront pas bien longtemps sur cette planète aux trois soleils ne laissant aucune nuit pour se rafraîchir.

Nos survivants se rendent vite compte que la planète n'est au final pas si morte que cela puisque d'étranges créatures voraces rôdent dans le noir et ont une légère tendance à tuer ce qui passe trop près. C'est vraiment une chance que cette planète n'ait pas de nuit, hein !

Nos humains trouvent non loin de leur zone de crash et campement abandonné avec un vaisseau qui semble prêt à fonctionner si on lui fournit un peu de courant. Par chance dans ce futur, tous les vaisseaux fonctionnent avec des piles du même format. Nos rescapés n'ont donc qu'à trimballer leurs batteries de l'ancien vaisseau écrasé vers ce “nouveau” pour retourner sur notre bonne vieille Terre.

Ce qui suivra vous surprendra : il va y avoir une éclipse totale ce qui permettra donc aux vilains autochtones de se balader librement pour vaquer à leurs occupations de type massacres.

L'histoire n'est pas trop compliquée, on a le droit à peu de retournement de situation mais bon c'est pas ce qu'on demande à ce type de film. On veut du frisson, des gros bras, de l'affrontement inter-éspèce, du sang et des larmes. Et le contrat est rempli.

Bien évidemment on se tape la rivalité entre le flic qui veut pas cesser de faire chier le malfrat alors que ce dernier est bien entendu le seul à même de démerder tout le monde et donc la clé de voute d'une fin heureuse. C'est ptet un peu trop appuyé sur ce point. Et franchement, je sais pas vous, mais le flic est tellement chiant et rien que son allure me gonfle que forcément dès les premières secondes je suis team Riddick.

Visuellement le film a décidé d'y aller à fond. On se croirait dans une gallerie de shaders. Déjà les soleils n'ont pas tous la même couleur, on alterne donc avec un étalonnage bleuté se rapprochant de la nuit américaine et une étalonnage très orangé voir rouge. Franchement c'est pas spécialement déplaisant.

On a le droit aussi à la vision de Riddick qui a été trafiqué et qui est donc à peu près nyctalope. Et enfin on a la vision des aliens qui est en noir et blanc sacrément brouillé. Bref, visuellement ça se la joue pas mal.

Les environnements sont désertiques avec au final assez peu de décors probablement pour épargner un budget assez restreint vu l'ambition du film. Les monstres ont une bonne allure d'ailleurs : leur design est vraiment sympatoche, ça fait un peu zergling avec des protubérances immenses sur les joues.

spoilers

On a des gosses dans les pattes mais étonnament, le film ne se prive pas d'en tuer quelques-uns. Bon c'est pas les seuls non plus, hein.

Le film connaîtra deux suites centrées sur Riddick alors qu'à la base il devait mourir à la fin et non Carolyn mais bon business is business.

Contact

Je n'avais pas revu ce film depuis sa sortie. Et je n'en avais pas un grand souvenir. Je me souvenais des images connues de ce film avec les bonnes grosses paraboles mexicaines qui bougent toutes mais en dehors de ça je ne me souvenais plus du tout de ce qu'il s'y passait.

On suit donc Jodie Foster une astronome recherchant désespérément des signaux extraterrestres. Durant le film on va voyager pas mal puisqu'on commence à Arecibo où se trouve le plus grand radiotéléscope (d'un seul tenant), on ira ensuite au VLA au Nouveau Méxique puis un peu à la maison blance, un peu au japon, un peu partout quoi.

Notre chère scientifique s'échigne donc à trouver des fonds pour pouvoir continuer ses recherches malgré tous les coups bas qu'on lui fait pour qu'elle stoppe. Il va s'avérer qu'au bout de nombreuses années elle va finir par intercepter un message ne semblant pas venir de la Terre. A-t-elle établie un premier contact (unidirectionnel) avec les ptits hommes verts ?

Le film est vraiment chouette. Il est super généreux avec ses spectateurs. On a un casting de fou, de la musique par Alan Silvestri, des décors variés, des effets numériques de toute beauté (même maintenant ça pique pas trop les yeux), une histoire super cool, le film est assez long. On en a pour son pognon.

Par contre, ils ont vraiment trop insisté sur l'importance de la religion et son opposition à la science. Sérieux c'est énervant. Et je suis quasiment sûr que le jour où l'on aura une preuve de l'existence des extraterrestres on va se taper des tonnes de discours d'illuminés qui s'opposeront à la science et tout.

Des détails spoilants

J'aime beaucoup la scène de la mort du père d'Ellie. Lorsqu'elle est aux côtés de son père, se retourne, monte les escaliers, coure pour se rendre dans la salle de bain pour choper les médicaments. Filmé d'un seul coup, le caméraman a dû en chier. Et si on fait bien gaffe, on se rend compte que la caméra filme en fait le reflet du placard alors que c'est pas possible. Il s'agit d'un effet numérique d'incrustation et ça rend super bien.


Le vaisseau spatial avec ses anneaux devait à la base être utilisé pour le film Terminator 2. Ce devait être l'engin permettant de voyager dans le temps pour renvoyer les Terminators en 1997.


C'est marrant que les extraterrestres proviennent de Véga. Bha … heu … du coup … ils sont appelés les végans. Ouai c'est tout con mais impossible de ne pas y penser. Les végans. Ouai bon c'es tout.


Forcément il fallait que notre scientifique convaincue s'acoquine du cureton de service. Alors que bon, le mec est sympa, plutôt ouvert, prêt à discuter, beau gosse, fini super haut placé.


À plusieurs moments dans le film, on voit une constellation de 4 points avec une forme précise. Au début c'est dans le popcorn lors de la mort du père. Ce sont les 4 étoiles lors du voyage interstellaire mais aussi les grains de sables brillants à la toute fin du film. Et bien il s'agit de la couronne boréale la constellation favorite de Carl Sagan l'auteur du bouquin à l'origine du film. D'ailleurs le pauvre a travaillé sur le film mais est mort avant qu'il ne soit terminé alors qu'il devait y faire une apparition.

D'ailleurs le costume d'Ellie quand elle demande du pognon aux investisseurs privés est inspiré de ce qu'il portait constamment (ces frusques marron moche).

J'aime beaucoup les acteurs dans ce film :

  • James Woods avec sa tronche particulière qui n'a qu'un petit rôle au final
  • Tom Skerritt qui joue les gros relous du début à la fin alors que c'est quand même le capitaine du Nostromo !
  • William Fichtner qui est l'habituel second rôle. On connait pas son nom mais on reconnait sa tronche.
  • John Hurt qu'on ne reconnait pas tellement il est grimé.
  • David Morse qui restera à jamais gardien de prison à mes yeux.
  • Jake Busey avec son allure de fou à lier qui joue … un fou à lier.
  • Bill Clinton ha non il est pas acteur mais il apparait tellement dans le film qu'on pourrait le croire.
  • et surtout Jodie Foster qui commence à se faire rare malgré une filmographie impressionnante.

Pendant un moment, l'intro du film avec ce dézoom infini de notre planète pour finir dans l'œil d'Ellie (dit comme ça c'est très étrange) a été la scène numérique d'un seul tenant la plus longue du cinéma. Ça a de la gueule en plus. Elle a inspiré d'autres films et est référencée de temps à autre.

Le film est chouette, joli, intéressant mais en plus sa musique comme toujours avec Alan Silvestri vraiment cool. Il arrive à mettre des ptites pointes de violons (tout du moins d'instrument à cordes) insufflant une ptite once de mystère à des moments cruciaux. On reconnait bien des signatures musicales qu'on retrouvait déjà dans Retour Vers Le Futur. C'est tout bête mais, le film se voulant scientifiquement très crédible ça pourrait être parfois assez froid dans son ambiance et ses propos, mais c'est là, que la musique rajoute une pincée de chaleur, de mystère, de rêve. Ça se marie très bien ensemble.

The Man From Earth

Film fantastique/science-fiction que l'on ma recommandé plusieurs fois depuis quelques années. C'est un film avec un tout petit budget qui se passe dans un salon avec de moins en moins de meubles (déménagement en cours).

Il s'agit d'une “fête” d'adieu d'un prof d'université interprêté par John Lee Smith avec ses collègues favoris tous profs émérites. Tout le monde se demande pourquoi il décide de partir. Ils ne parviennent pas obtenir de vraie raison, à chaque fois il prétend un besoin de changer d'air qui ne convainc pas grand monde. Il est apprécié et respecté de tous.

Il finit par avouer qu'il est un authentique homme de cro-magnon ayant vécu des millénaires. Il n'a pas de pouvoirs, n'a pas voyagé dans le temps, ne sait pas trop pourquoi mais il ne vieillit pas et ne meurre pas.

Ses différents collègues ne sont pas crédules et ne peuvent accepter ce fait et vont le questionner, le remettre en cause. Certains vont y croire d'autres seront plus sceptiques avec leurs avis qui vont constamment changer.

Voilà. Techniquement le film est ultra simple. Pas d'effets spéciaux, pas de décor, visuellement c'est super moche, les éclairages sont nuls à chier. Juste une bande d'acteurs qui discutent ensemble.

Mais ça marche super bien. Le concept est minimaliste mais tout ce qui s'y raconte c'est chouette comme tout. Chacun des prof a sa spécialité bien entendu et va tenter de démêler le vrai du faux dans son domaine pour évaluer la plausibilité du truc.

On a le droit à une très grande partie sur la religion (faut avouer que notre homme balance un sacré pavé). Et forcément ça s'affronte entre les profs portés science et la prof plus … "spirituelle" on va dire. Pour ma part, j'ai vraiment beaucoup de mal avec les religions et tout ce que ça implique. Et de ce fait je pense que j'aurai vraiment du mal à comprendre que des gens soient croyants, surtout de la part de scientifiques.

Bref, tout le long du film notre personnage va être questionné. Et tout ça c'est super intéressant à écouter. D'ailleurs ça pourrait être un bon podcast, l'aspect filmique du film n'apporte pas grand-chose.

D'ailleurs certains personnages vont jusqu'à être outragé parceque notre monsieur raconte. Si ce ne sont que des balivernes, franchement pas de quoi s'énerver non plus.

Il y a une suite sortie dix ans plus tard que je vais tenter de mater.

Les déplacements dans les jeux vidéos vol.1

Je sais pas trop comment commencer mais voilà le truc. Ça fait quelque temps que ce sujet me trotte dans l'esprit. C'est pas un article avec une trame bien définie mais un ensemble de petites réflexions sur un sujet particulier : Les déplacements dans les jeux vidéos.

Ouai c'est con et surtout où je veux en venir ? Et bhé vous verrez en lisant (haha pas de tl;dr) (en plus je sais pas non plus où je vais). Le but n'est pas de faire un truc exhaustif mais de parler de l'impact que ce détail peu avoir et que justement ce n'est pas juste un détail mais un point crucial dans bons nombres de jeux.

Intro

C'est parti !

Il existe tout un tas de jeux vidéos avec des formes différentes et ce, même dans une catégorie donnée. Mais, on se retrouve souvent à incarner un personnage et que l'on ait à déplacer ce personnage. Et ce, que ce soit un jeu de plateforme, un FPS un jeu d'énigmes ou de puzzles voir certains jeux de gestion ou de construction.

Une grosse partie du feeling du jeu va donc passer par le déplacement de son personnage. Naïvement on pourrait penser que faire se déplacer un personnage est un problème simpliste, mais il n'en est rien. Tout un tas de paramètres peuvent être pris en compte et paramétré selon les souhaits des devs :

  • Est-ce que le réaliste est voulu ?
  • Est-ce que le personnage a des facultés surnaturelles ?
  • Comment les collisions vont-elles être prises en compte ?
  • Est-ce que la nature de la surface du terrain va impacter les mouvements ?
  • Comment la gravité doit-elle être perçue ?
  • Quelle est la vitesse du jeu ?

Et tout un tas d'autres questions qui vont influer sur la façon de coder les déplacements.

Les jeux vidéos sont en perpétuelles évolutions. C'est bête à dire mais il y a un effet de mode, mais aussi les progrès de la technique. Ce média est encore jeune et est étroitement lié avec les progrès techniques de l'informatique. Ce qui était impensable dix ans auparavant peut désormais être fait dans un jeu.

De ce fait, on peut remarquer une certaine évolution dans les façons de mouvoir les personnages : Les jeux de plateformes tels que Super Mario permettaient un simple scrolling horizontal vers la gauche. Le personnage subissait une gravité mais aussi une simple inertie qui font que lorsque le plombier est lancé à fond dans une direction il a besoin d'un court laps de temps pour pouvoir repartir dans le sens opposé.

C'était simpliste mais largement suffisant pour ajouter une pointe de fun et de challenge. D'ailleurs pas mal de clones de l'époque se sont frottés au moustachu sans parvenir à reproduire exactement le même comportement. L'inertie est un tout petit détail mais en la supprimant ou en changeant sa force, rend de fait le contrôle du personnage bien différent.

Et cette différence peut rendre le jeu bien moins agréable à jouer en le rendant bien plus difficile ou bien en supprimant l'once de challenge que ça apporte. L'équilibre du jeu peut s'effondrer juste sur ce détail.

Avec l'arrivée de la 3D à la moitié des années 90, les jeux de plateformes ont dû se réinventer. Tout ce qui était acquis devait être revu.

D'un point de vue gameplay, à la plateforme pure, on a rajouté de l'exploration plus ou moins poussée. La gestion de la caméra a été une nouvelle difficulté pour les devs qui ont galéré pendant des années avant d'avoir quelque chose de potable dans à peu près tous les jeux. Et bien entendu les déplacements ont dû également être retravaillé.

Tomb Raider : C'ÉTAIT chouette

Ce jeu est sorti de nulle part en 96. On se retrouvait à controler une héroïne (ce qui était très rare à l'époque) mais en plus c'était en 3D de partout.

À nous les joies d'explorer des caves, de se faire croquer les gigots par des loups ou des ours ou des … dinos ?!

Le jeu a fait sensation à l'époque. Faut dire qu'on allait pouvoir explorer pas mal d'environnements différents avec tout un tas de secrets à découvrir. Et puis c'était photo réaliste (keuf keuf) !

Les jeux 3D n'étaient pas encore la norme, surtout pour un jeu de plateforme (teinté d'un peu d'action). On avait pas encore eu beaucoup de jeux de la sorte à l'époque, les codes du genre n'étaient pas encore définis. Tout était à faire.

Les jeux en vue à la troisième personne n'était pas courant du tout. Le choix de l'époque a été de partir sur des déplacements un peu particulier où la pauvre Lara ne peut pas strafer mais seulement tourner sur elle-même. On va donc constamment se retrouver à arrêter notre course, tourner pour s'orienter comme désiré, puis repartir en courant. Et ça casse vachement le rythme et c'est ultra frustrant.

Rejouer aujourd'hui aux premiers opus est une tannée. Les niveaux ont été construits avec pas mal d'obstacles où il va falloir faire des sauts millimétrés avec la bonne orientation. Ramasser un objet au sol nécessite un placement parfait au-dessus de l'objet. Le jeu est intransigeant sur ce point.

Autant graphiquement le jeu a certe vieilli mais ça reste quand même très supportable. Autant le maniement de l'héroïne est chiant au possible au point où il m'est impossible d'y rejouer maintenant.

Grim Fandango : Effacer les déplacements lorsqu'ils n'ont pas lieu d'être

Parlons un peu de Grim Fandango : c'est un jeu d'aventure de chez Lucas Arts. C'est le descendant direct des Point'n Click 2D. Il est le tout premier du studio à amorcer le virage de la troisième dimension.

Dans ce jeu on incarne Manuel Calavera un agent de voyage du pays des morts qui va devoir résoudre des énigmes dans des tableaux fixes : l'environnement est une image fixe en 2D avec quelques éléments mobiles en 3D (les personnages et les objets).

Les devs ont fait le choix de proposer deux types de déplacements : le contrôle absolu ou le relatif. Donc avec les flèches on dirige le personnage : quand on appuie sur la touche droite, le personnage tourne sur lui-même vers la droite ou bien par rapport à l'écran tourne vers la droite. C'est tout. On est donc assez proche de ce que propose Tomb Raider, sauf qu'ici l'environnement est en 2D avec des angles de caméra imposés généralement assez loin du personnage.

On a donc l'impression de promener un tank tout le long de l'aventure. C'est fastidieux, pas très précis et lourdingue. Heureusement le gameplay n'a pas d'exigence de timing ou autre, donc on est pas pressé. D'ailleurs le placement de caméra étant imposé et fixe, ils ont été savamment foutus pour globalement réduire les difficultés de maniement du perso.

C'était clairement pas une super décision. Déplacer le personnage est assez chiant on se retrouve souvent à tourner sur soi-même pour s'orienter comme il faut. On est très souvent contre un mur/obstacle à tenter d'avancer en tournant jusqu'à ce que ça passe. Passer une porte à coup sûr relève de l'exploit.

Alors que l'original est sorti comme ça en 1998, son remaster de 2015 est quasiment identique avec juste quelques menus améliorations graphiques mais surtout l'ajout d'un mode "point'n click" où avec sa souris on clique à un endroit et le personnage y va. Il tourne, accélère, se place tout seul comme un grand.

Plus besoin de se faire chier au clavier. Toute la lourdeur du système disparait. Cette idée que l'équipe de dev n'a pas eu en 98 parait si naturelle désormais.

Le déplacement n'a aucun intêret sur le gameplay tout le jeu repose sur la résolution de ses puzzles. La maîtrise du personnage n'a aucun intêret. Le remaster a donc dégagé tout ce point noir du jeu en l'automatisant complètement et hop le jeu n'en devient que plus intéressant.

D'ailleurs il est toujours aussi chouette, allez-y c'est du bon.

Half Life : Les interfaces physiques

Je me souviens encore de la sortie de Half Life premier du nom en 98 lui aussi (grosse année dis donc). À sa sortie les FPS n'étaient pas encore le genre de jeu le plus populaire mais il a énormément participé à sa popularisation.

Les aficionados du genre avaient déjà traîné leurs guêtres sur Wolfenstein 3D, Doom ou bien Duke Nukem 3D (team ID ici ^__^ ). Ces trois gros FPS étaient assez différents avec tout de même une sacré évolution à la fois technique mais aussi de gameplay. Mais aucun de ces trois ne permettaient de viser à la souris, tout devait se faire au clavier. Pas de visée verticale (encore que Duke Nukem permettait d'attribuer une touche pour pencher la vue mais c'était très facultatif) les tirs touchaient toute la colonne verticale de pixel (pratique (ou pas)).

Quake est arrivé en 1996 avec l'argument : ici c'est full 3D, fini les sprites. Et surtout il proposait la visée à la souris. Les ennemis en hauteur doivent être correctement visés maintenant.

Mais quoi qu'on en dise, le jeu n'a pas été le plus populaire pour autant. Son environnement très sombre était pas super grand-public. Et puis son mélange de Moyen âge/fantaisie/science-fiction était assez étrange surtout que l'absence de scénar ou de continuité entre ses épisodes (hérité de la vente en sharewares épisodiques) lui donne un aspect un peu déroutant.

Par contre quand deux ans plus tard Half Life sort c'est la folie. Tout le monde se doit d'y jouer. Il propose une expérience encore complètement inédite en étant un FPS pas vraiment bourrin : ici on éclate pas du cochon de l'espace à la sulfateuse par paquet de douze, pas de démon qui vous saute dessus constamment.

Ici, il y a une histoire qui se veut cohérente dans ses codes. Avec une vraie progression et des niveaux qui ont du sens. Ici les maps ne servent plus uniquement le gameplay mais racontent une histoire.

Bref je m'égare, mais on a donc tout un nouveau public prêt à jouer à son premier FPS. En plus à cette époque les cartes graphiques commencent un peu à se démocratiser donc c'est l'occasion de jouer à un jeu 3D. Les magazines parlent tous du jeu et proposent sa démo dans leur CD. Et donc le débat de « Comment jouer au jeu ? » faisait rage. Il y avait le camp des vieux de la vieille ne jouant qu'au clavier (je sais vraiment pas comment ils faisaient, ça me dépassait et ça continue encore).

Tout cela pour dire que jouer au clavier pour les déplacements et utiliser la souris pour viser n'était pas si évident pour tout le monde. Bon cela dit, le débat n'a plus duré après ça. Le multi-joueur sur ces FPS a prouvé à tout le monde la supériorité évidente de ces contrôles.

Je sais que l'article parle des déplacements et là je vous fait un paragraphe complet sur la visée. Mais dans un FPS, la visée fait partie des déplacements puisque c'est elle qui va orienter le personnage et donc influer la direction du mouvement (ouaip vous m'avez poussé à me justifier, pas merci).

Alien Resurrection : Le timing

Sorti en 2000, Alien Resurrection est un FPS à ambiance sorti sur la première Playstation. Le jeu a été un bide, je ne vous le cache pas.

Déjà il est sorti trois ans après le film qu'il devait accompagné, déjà c'est pas terrible pour profiter de l'effet de la hype.

Pour un jeu Playstation 1 c'était pas moche du tout mais il faut se rappeler que la Playstation 2 venait tout juste de sortir (ou allait sortir selon les endroits) ce qui de suite est pas mal handicapant. Le jeu était complètment dépassé techniquement comparé aux nouveautés de la Playstation 2. Encore un problème de timing.

Le jeu est dur, sombre, joue beaucoup sur son ambiance plus que sur ses combats avec pas mal d'exploration. Le problème c'est qu'en 2000 c'est juste pas la mode du tout. Maintenant ce jeu aurait plus de succès d'ailleurs Alien Isolation est un digne descendant dans la même franchise. Le jeu avait des qualités qui étaient perçues comme des défauts à l'époque.

Mais revenons un peu plus sur le thème de notre article. Le jeu a voulu innover sur le maniement de son personnage. Les FPS sur consoles étaient assez rares à l'époque. Le Goldeneye de la nintendo 64 n'est sorti que trois ans auparavant et n'a pas encore eu le temps de lancer la mode.

La Playstation n'était pas vendu avec la manette Dual Shock mais avec une manette plus simple sans les sticks analogiques. Bon, on était quand même en fin de vie de la console, on commençait quand même à trouver des Dual Shock mais c'était pas non plus la norme. Les devs ont tout de même pris le parti d'utiliser le stick gauche pour se déplacer et le stick droit pour orienter la vue. C'est en gros ce que font désormais tous les FPS consoles, c'est le standard classique que l'on retrouve partout (enfin si l'on accepte de se salir et de jouer à un FPS à la manette). Le truc c'est qu'à l'époque ça ne s'était pas fait. Le jeu a été pourri par la critique à cause (entre autre) de sa maniabilité à chier et trop déroutante.

Le monde n'était pas prêt et ne savait pas contrôler un personnage de la sorte à cette époque.


Bon c'était déjà bien assez long pour aujourd'hui. La suite dans un futur épisode :-)

Спутник

Et bhé ! Je ne m'y attendais pas du tout à ça. Je pensais lancer un nanar, faut dire que tout s'y prêtait : un film de science-fiction, qui n'a rapporté que 20.000$ aux USA, avec uniquement des acteurs russes, un scénar à base d'alien et qui se déroule dans les années 80.

Et puis au final que nenni, le film a beau être russe, il fait du pied à Hollywood. Les acteurs évitent globalement le surjeu, les effets numériques sont pas dégueulasse, la photographie est pas moche du tout, les décors sont bien dans le ton, la musique est cool et l'histoire… bha… j'ai eu peur au début mais au final elle est vraiment cool.

Non sans blague c'est rare d'être autant surpris en bien par un film. Il joue bien sur son côté soviétique : les environnements sont bien austères avec des meubles/téloches/bâtiments comme on se l'imagine. L'image est pas mal désaturée pour enlever toute once de légèreté. Ça pleut, il fait souvent nuit, pas de soleil…

L'histoire se déroule dans les années 80 avec deux cosmonautes en train de revenir sur terre depuis leur minuscule vaisseau. L'aterrisage est mouvementé, ils perdent connaissance après avoir vu un truc par le hublot. Au réveil plus qu'un cosmonaute et il s'avère qu'il a une bébète en lui.

Les militaires récupèrent une doctoresse qui s'avère être l'héroïne du film. Elle va tenter de comprendre comment se passe la relation avec l'alien, comment s'en débarasser tout en sauvant le héros toussa toussa.

spoiler Le titre est **Sputnik** (ouai je me la pète je l'ai copié/collé en russe dans le titre) qui est bien entendu le nom du satellite russe.

Mais surtout en russe, ça veut dire "compagnon" et du coup ça va d'autant bien avec le principe de l'alien symbiotique qui accompagne notre cosmonaute.

Tous les flashbacks sur le gamin de l'orphelinat c'est gentil, mais le twist final comme quoi il s'agit de l'héroïne, j'ai trouvé que c'était ptet un poil too much. Le film possède suffisament de mystère et compagnie donc bon ce ptit "Haha vous l'aviez pas vu venir" n'est pas nécessaire. D'autant plus que bon, ça ne change absolument rien au reste du film, ça aurait pu dégager au montage sans aucun souci.

Le film n'est pas sorti comme prévu pour cause de confinement et compagnie. Du coup il est sorti en VOD et apparemment a été un énorme succès sur les plateformes russe mais également sur des services plus "conventionnels".

On sent que le film veut vraiment bien faire. Il pompe allégrement plein de films du genre du coup forcément les scènes prisent une par une ça en jette. Mais certains enchaînements de scènes sont un peu… 2 salles 2 ambiances, vous voyez ?

En plus le mixage est assez étrange, j'ai eu l'impression de monter le son tout le long du visionnage (sans jamais le rebaisser). Les musiques sont cools mais pas forcément bien raccord avec ce qu'il se passe à l'écran.

I Think We're Alone Now

Je suis tombé dessus par hasard.

On est donc dans une Amérique post-apocalyptique, on suit le personnage Del incarné par Peter Dinklage. Celui-ci semble être le dernier survivant. Il survit comme il peut en fouillant les baraques et les magasins pour trouver de quoi subsister.

Mais au-delà de ça, il nettoie méthodiquement les maisons. Il prend soin de retirer et d'enfouir les cadavres au loin. Il récupère les photos et les archive.

C'est avec une minutie presque chirurgicale qu'il opère. Une fois, une maison terminée, il la marque au sol ainsi que sur un plan avant de passer à la suivante.

Pour agrémenter ses repas, il s'adonne à la pêche. Il persiste à ranger inlassablement la bibliothèque municipale qui lui sert de logement. Il récupère tous les livres qu'il trouve, les étiquettes, les classe, les répertorie, les range. Cette obsession est ce qu'il l'empêche de sombrer dans la dépression et/ou la folie.

Un jour cependant, une voiture arrive dans son patelin et se viande dans le décor. À son bord se trouve une jeune femme inconsciente.

J'aime beaucoup le thème de la survie post-apo. Et je suis loin d'être le seul, c'est la mode dans les jeux vidéos depuis quelques années. Comment ne pas penser à Project Zomboid en voyant ce film ?

Le film est calme, mystérieux, posé et reposant. Il n'y a pas zombie, ni de maladie ou de menace humaine. Ici, c'est juste désolé et triste sans risque.

En plus l'environnement est vraiment morne. Ça se passe en hiver donc même la végétation fait la gueule. Il fait pas bien beau, ça n'aide pas à se remonter le moral.

Peter Dinklage avec un air renfrogné et sa barbe hirsute

Franchement il a la classe.

Peter Dinklage est vraiment un excellent acteur. Il porte le film à bout de bras malgré un scénar assez vide. Il parvient à garder le tout intéressant et rien qu'à sa tronche on comprend pas mal de trucs.

Lorsque Grace arrive dans l'histoire c'est assez perturbant. Ni lui, ni elle ne semble heureux de rencontrer une autre personne vivante. D'ailleurs le montage et la musique permettent d'instaurer une certaine tension qui ne transparait pas dans les dialogues. C'est finement foutu par moment.

Au final, l'aspect survie disparait assez vite du film. Les relations humaines prennent le dessus puis le scénar se déroule un peu plus vers la fin.

Le film n'est pas trop long et heureusement : un peu plus et ça serait probablement trop.

spoiler

Vers la fin, deux autres personnages font leur apparition : le père et la mère de Grace. Passé le moment “Ha bha merde qu'est-ce qu'elle fout là Charlotte Gainsbourg O___O, ça devient un peu confus et particulier.

Il y a bien plus de survivants ? Ok pourquoi pas. Mais pourquoi être parti dans le délire de médecin qui traficote l'esprit toussa.

Ça part en couille.

Et puis au final, la raison donnée est pas si mal. Le fait de supprimer les émotions négatives et les souvenirs trop lourds n'est pas si débile suite à un tel traumatisme de cette ampleur.

Ça explique d'ailleurs pourquoi malgré le comportement assez infect de Del, Grace reste au final ultra calme. Même lorsqu'il fait en sorte de se débarasser du chien, elle ne lui a, au final, rien dit. Je suppose que c'est la suppression de la colère qui lui a permis de tempérer son humeur et son comportement.

Bref, alors que ma première réaction fut négative, j'ai trouvé ça pas mal du tout. Et puis ça permet d'avoir un peu plus d'histoire sur la fin.

Voilà, j'ai vraiment pas mal aimé malgré le côté assez anxiogène.

Compression BTRFS

Coucou les gens, ça fait longtemps qu'on a pas causé linuxeries ! Aujourd'hui on va parler un ptit peu BTRFS.

Ça fait 8 ans que j'utilise ce système de fichiers maintenant malgré les mauvaises langues qui continuent de colporter que ce n'est pas stable/utilisable blabla. C'est pas le plus rapide, mais il a tout un tas d'atout dans sa poche. Il permet d'avoir du raid ou bien de faire des snapshots ou bien (et c'est ce qui m'intéresse aujourd'hui) de compresser les fichiers à la volée.

Je me sentais un poil à l'étroit ces derniers jours, car je fait un peu mumuse avec des données qui prennent pas mal de place. Donc allez pourquoi pas enfin m'y mettre.

Donc pour activer la compression il suffit de modifier votre fichier /etc/fstab pour ajouter à votre point de montage l'option de compression -o compress=zstd.

exemple de /etc/fstab /dev/nvme0n1p2 / btrfs noatime,ssd,compress=zstd,subvolid=258 0 1

Dans mon cas c'est un poil particulier, je monte ma partition directement dans mon initramfs. J'ai donc modifié mon script d'init et regénérer mon initram et c'est bon. Si ça vous intéresse j'ai tout détaillé dans cet article

Voilà merci de votre attention, à dans six mois pour un prochain article d'adminsys. Ha merde cette blague ne marche pas en texte… vous voyez déjà la suite :-/

Bref, si vous ne faites que ça, seuls les nouveaux fichiers seront compressés mais pas les existants. Il y a cependant moyen de forcer la compression des anciens fichiers en défragmentant et en indiquant qu'on veut compresser. On peut faire ça avec btrfs fi defragment -r -v -czstd / et hop c'est parti pour un moment. Pour info sur ma machine avec 486Go de fichiers ça a pris environ 30minutes.

Ensuite, vous aurez très probablement envie de savoir combien de place vous avez gagné. Et c'est là que le ptit programme compsize vous aidera avec compsize / -x

Voilà ce que ça va vous pondre
Processed 3122501 files, 3855886 regular extents (3889347 refs), 1632215 inline.
Type	   Perc	    Disk Usage	 Uncompressed Referenced
TOTAL	    77%	     376G	  486G	       490G
none	   100%	     221G	  221G	       222G
zlib	    41%	      21M	   52M		52M
zstd	    58%	     154G	  264G	       268G
Vous remarquerez que j'ai des fichiers en zlib et d'autres en zstd. Et surtout on voit que mes 486Go ne font désormais plus que 376Go… belle économie, hein ?

Bon ça bouffe un peu de CPU mais c'est assez minime et il parait que c'est un poil plus rapide quand même vu qu'il y a moins de données à lire. À l'œil nu, j'ai pas senti la différence mais j'imagine qu'un benchmark révèlerait des différences.

La personne aux deux personnes

Excellente comédie de 2008 réalisé par le duo Nicolas et Bruno.

On suit la vie d'un pauvre type, Jean-Christian Ranu joué par Daniel Auteuil. Un comptable noyé dans la COGIP, une boîte bien corporate déshumanisante basée à la Défense. Ranu n'a pas d'ami, vit dans un appart immonde avec une vue sur le passage incessant des bagnoles. Il a des goûts de chiotte en matière de déco, bref c'est le parfait looser.

Un jour, il se fait percuter par Gilles Gabriel, chanteur des années 80 qui aimerait revenir sur le devant de la scène avec le retour en grâce de cette période. C'est donc un Alain Chabat has-been mais quand même assez cool qui écrase notre looser. Dans l'accident, le chanteur meurt et semble se retrouver dans la tête du looser. Il voit donc désormais à travers les yeux du comptable et peut discuter avec lui.

Mais surtout, il doit donc désormais subir la vie morne de Ranu. Le boulot à la COGIP est un enfer pour l'ex-star qui n'a jamais connu ce monde, le coucher à 21h, les difficultés dans les relations sociales tout pour rendre fou Gilles. Mais étonnament la cohabitation se passe plutôt bien. Ils collaborent pour améliorer la situation du comptable.

C'est une des forces du film, il ne se base pas sur l'impossible cohabitation entre les deux mais plus sur leur coopération ce qui change. Le film est super drôle avec plein de répliques bien décalées.

On a même le droit à une ptite scène tout droit dans la lignée des Messages à caractères informatifs (ce sont les mêmes réals). C'est dommage que l'on ait pas eu le droit à Bertier :-/

Chabat a d'ailleurs une voix excellente et là … bha on l'a en voix off pendant la majorité du film. C'est très drôle et le twist final est génial.

La façon dont est dépeint le monde de l'entreprise me touche particulièrement : ces grosses boites remplies de costards avec leurs locaux aseptisés et ternes. C'est tout pile le genre de vision cauchemardesque que j'ai.

OSS 117 : Rio ne répond plus

On reprend la même formule qui a fait le succès du premier dans cette suite qui se passe cette fois-ci en 1967. Jean Dujardin est ce coup-ci envoyé au Brésil afin de récupérer des microflims concernant d'anciens collaborateurs français.

Encore une fois, une secrétaire agente spéciale lui viendra en aide pour qu'il puisse arriver à ses fins. Bien entendu, toutes les remarques sexistes sont de retours, on a aussi beaucoup le droit au couplet anti hippies et la gêne vis-à-vis de l'homosexualité. L'antisémitisme du héros et sa balourdise globale concernant la religion sont encore bien présents (ouaip il a pas trop évolué sur le sujet malgré ses précédentes incartades en Égypte).

Michel Hazanavicius a encore bourré son film de références dans tous les sens. Je le préfère même au premier même si les deux se valent. On a le droit à du Belmondo, du Hitchcock, des frêres Coen, les James Bond … j'en passe. Avec une bonne culture je suis sûr qu'il y a moyen de trouver une référence sur chaque scène.

Visuellement c'est toujours aussi bien fait : beaucoup de décors naturels et une colorimétrie qui respectent bien les standards de l'époque. Les costumes sont aussi bien typés années 60. Mention spéciale pour Louise Monot qui emprunte la même garde-robe que Cate Archer dans NOLF (oui encore cette ref).

On se marre vraiment bien. Les scènes d'action et surtout les fusillades sont chouettes comme tout.

Bref, il s'enchaîne super bien avec le premier pour une bonne soirée. Une suite est prévue mais avec Nicolas Bedos à la réalisation ce coup-ci… méfiance.

OSS 117 : Le Cair, Nid d'espion

OSS 117 est un espion français des années 50. Le top du top, le meilleur des services secrets français. Il est cependant plus près du Johnny English que du James Bond. Il est mauvais, mais il est bien entouré ce qui lui permet de toujours s'en sortir.

C'est bien un film parodique allant piocher dans tout un tas de classique de Hitchcock. Et en quinze ans, certaines de ses répliques sont devenues cultes. Et faut avouer qu'on se marre vraiment bien devant. Jean Dujardin n'est pas spécialement un acteur que j'affectionne mais là il est parfait. Son personnage est détestable à souhait avec son machisme, on croirait un vrai Macron au Liban.

Mais à côté de ça, comment ne pas se marrer quand on le voit faire le couillon en train de jouer Bambino ? Et les poses qu'il prend quand il tire ou bien quand il fait irruption dans une pièce, ça fait toujours mouche.

Les décors sont cools. J'adore la base nazie dans la pyramide avec ce ptit feeling complètement fou, ça m'a rappelé le jeu No One Lives Forever.

Les musiques collent bien à l'ambiance également.

C'est un super film franchement. Afin d'avoir une touche de vieux film, toutes les scènes de nuit sont filmées via la technique de la nuit américaine. Et dans le même genre, toutes les scènes en véhicules sont tournées avec un fond bien dégueulasse qui jure bien. Tous ces ptits détails sont super cools.

13 Récap : Aout 2020

Un des PC de la maison a eu un léger problème : la carte graphique est devenue assez capricieuse. Au point où des artefacts graphiques prennent de plus en plus de place à l'écran et au bout d'un moment un plantage de l'OS.

J'ai donc échangé de carte graphique pour récupérer la foireuse, ça marchait à peu près mais chaque jour ça déconnait un peu plus.

J'en suis arrivé au point où ouvrir une vidéo sur le web fait planter la carte graphique. Parfois le kernel parvient à la redémarrer sans rebooter parfois… non.

Bref, on vient de me prêter une carte graphique pour le moment. J'attends impatiemment les nouveaux modèles d'AMD qui devrait arriver d'ici octobre.

Blog

Je suis en train de rédiger un long article un peu foutoir sur un thème que je n'ai pas vraiment abordé encore sur le blog. Je vous tease ^__^ Mais en vrai je réflêchis à comment rendre ça digeste et comment y mettre une trame.

En bref ce mois-ci : 2 articles, 8 commentaires, 4 visionnages, 572712 requêtes, 41542 visiteurs uniques pour 13.17 Go de trafic.

Films

J'ai maté Tenet au cinoche. Si vous voulez mon avis sur le film vous pouvez lire l'article, j'ai planqué les spoilers.

La séance était un poil décevante : le son était vraiment fort un chouilla trop. Et le format d'image était foireux avec des bandes noires en haut, en bas, à gauche, à droite. Ça donnait presque l'impression de mater un film 4/3 sur un écran 16/9 mais avec cinémascope.

Bref, c'est un peu dommage qu'un film taillé pour avoir une image superbe soit restitué comme cela. Il y a bien des séances Imax avec le bon format d'image mais le prix s'envole et surtout ce sont des séances VF uniquement pour l'instant :-/

Séries

J'arrive désormais à la moitié de la saison 6 de The Office. Pour l'instant cette saison me semble un cran en dessous des précédentes malgré leurs efforts de faire évoluer un peu le tout.

Jeux

Super Metroid

Je me suis refait le très fameux Super Metroid sur Super Nintendo. Enfin je l'ai fait en émulation via Retroarch. Ce jeu est super cool mais pas mal lent et difficile sauf si l'on utilise les fonctions de sauvegardes de l'émulateur et là il devient vraiment plus agréable à jouer.

Je sais c'est pas l'expérience qui était prévu à la base, mais je n'ai clairement plus la patience d'antan et mes sessions de jeux sont bien plus erratiques. Il m'arrive régulièrement de ne pouvoir jouer qu'un quart d'heure. Le jeu ne permet de sauvegarder qu'à des points fixes qui sont vraiment très éloignés les uns des autres… c'est clairement plus ma tasse de thé de perdre 30 minutes de jeu pour cause de non-sauvegarde.

Sinon le jeu est vraiment cool même s'il faut quand même avouer que sur certains points il accuse son âge. La maniabilité est quelque peu rigide et peu agréable. Cela dit niveau graphismes et ambiance il est toujours au top. Il a une allure démente et son sound design est top.

Les musiques sont bien angoissantes du fait qu'elles soient très sombres avec peu de mélodie. On pourrait d'ailleurs presque les limiter à des sons d'ambiances.

L'intro pixel-art est cool comme tout. Avec le premier niveau qui met direct la pression avec le timer pour que l'on s'enfuie de la planète.

Capture d'écran de super metroid

Avec quelques shaders pour imiter un CRT c'est vraiment pas moche.

Le jeu a été l'un des fondements de ce que l'on appele les metroidvania c'est-à-dire les jeux dans le style de Metroid et Castlevania. C'est un type de jeu où l'on doit explorer à sa guise une grande map et où l'on gagne progressivement de nouvelles facultés permettant généralement d'accéder à de nouvelles zones auparavant inaccessibles. On gagne la possibilité de se rouler en boule permettant de passer dans d'étroits passages. Un autre exemple est la possibilité de sauter plus haut rendant de nouvelles plateformes atteignables.

On est tout d'abord perdu dans un vaste environnement. Puis on se rend compte que l'on est finalement coincé à différents endroits et qu'il faudra revenir plus tard. On est aidé par une map (qui à cette époque n'était clairement pas top).

Bref, ce jeu est super cool.

Hollow Knight

Ouai… après avoir fini Super Metroid, j'avais encore envie de ce type de jeu et du coup je me suis refait Hollow Knight. Je me le suis fait en avril dernier mais il est tellement bien que c'est reparti pour un tour.

Je redécouvre avec plaisir cet environnement sombre et tristouille mais tout de même magnifique. L'ambiance est différente de Super Metroid, exit la science fiction et l'exploration d'une planète, ici on a le droit à un royaume d'insectes qui semble quasiment abandonné.

Il pleut, il fait nuit, les villes sont vides, il y a des grottes flippantes, la musique superbe mais déprimante à souhait parachève le truc. L'histoire n'est dévoilée que par petites bribes disséminées de-ci de-là.

Les points abordés avant sont du bonus et permettent d'améliorer un jeu mais ce qui compte c'est tout le reste. Et là le jeu est un bijou ! La maniabilité peut ruiner un jeu mais ici ce n'est pas le cas. On parvient à gérer son personnage comme on le veut sans pour autant galérer avec des heures de prise en main. Il est aisé de jauger la pression nécessaire pour faire un saut de la bonne longueur. Le personnage possède une faible inertie et un poids raisonnable, déplacer le personnage est vraiment nickel. Les sauts, le dash, les rebonds sur les murs : tout est bien réglé comme il faut ce qui permet d'atteindre le flow assez rapidement.

Les combats sont pas mal du tout, les ennemis de base proposent assez peu de challenge une fois leur pattern connu. Et c'est tant mieux, car on va pas mal se balader sur la map et donc les rencontrer constamment. Il y a tout de même quelques bestiaux plus retors pour tout de même épicer l'exploration.

Les boss sont par contre bien plus costauds et vont souvent poser problème. Par chance la mort n'est pas spécialement punitive, il suffit de refaire une partie du chemin, affronter son âme pour récupérer son pognon et sa mana et hop on est prêt à recommencer la baston. Les boss sont variés avec une sacrée gueule. Je vous avoue que lors de mon premier run, le dernier boss m'a fait ragequit et je n'ai donc pas eu le privilège de finir le jeu.

Ici la map doit être achetée auprès du cartographe qu'il faudra dénicher dans les zones non-explorées. La première fois c'est un peu frustrant mais au final ça devient vite un moment un peu plus excitant. On est perdu en fouillant une zone inconnue avec sa faune que l'on ne connait pas encore. On erre sans savoir où l'on est ni où l'on va et d'un coup on entend la coccinelle qui chantonne. Et là c'est la joie et le soulagement.

Bref ce jeu est un petit bijou.

Dishonored 2

J'ai fait un article dédié tellement j'avais de trucs à raconter.

American Hustle

Christian Bale est un arnaqueur plutôt doué qui propose pour 5000$ des crédits à des personnes ne pouvant en avoir auprès de leur banque. Sauf que pas de bol, il n'attribue pas les crédits mais encaisse bien le pognon.

Il rencontre Amy Adams à une fête et ils se plaisent pas mal l'un l'autre. Il joue franc jeu et lui dévoile son ptit business et bha ça lui plaît plutôt bien et elle veut en être. Et elle est super maligne et s'en sort super bien elle aussi.

Leurs affaires vont bien jusqu'au coup de trop où ils se font choper alors qu'ils tentaient d'arnaquer une personne étant finalement un flic. Ils se retrouvent proposer un deal : coincer 4 gros poissons afin de se voir épargner la prison. À contrecœur ils acceptent.

Ça se passe dans les années 70 et le film le montre bien. On a le droit à la totale, les bagnoles, les frusques mais surtout les coupes de cheveux. Christian Bale qui s'apprête pendant dix minutes pour planquer sa calvitie en rabattant le plus possible ses cheveux n'a pas le haut du podium. Ce n'est pas non plus Jeremy Renner avec sa permanente lorgnant sur Elvis qui n'arrive qu'à la seconde place. Non, ici le champion c'est Bradley Cooper avec ses bigoudis pour se faire ses ptites frisettes. Le film est globalement sérieux sans gags mais là c'est vraiment dur de ne pas pouffer en voyant ça.

Niveau frusque on peut remarquer qu'Amy Adams a les loches à l'air pendant la moitié du film. C'était vraiment ça la mode des 70s ? O___o

Le casting est super bien fourni, en plus des trois déjà cités, on retrouve Jeremy Renner en maire dévoué, Jennifer Lawrence en mère délurée dépressive insupportable, Louis C. K. en flic qui perd toute autorité et vite fait Robert De Niro en mafieux italien (le rôle de sa vie). Et ils jouent supers bien surtout les actrices.

L'histoire est géniale mais je m'en voudrai de vous spoiler. C'est de l'arnaque dans tous les sens pour pincer des truands, des politiciens véreux. J'adore ce genre d'histoire où ça s'entremêle où chacun tente de prendre l'ascendant sur l'autre. Le couple que forme Amy Adams et Christian Bale est particulièrement bon dans son jeu d'acteur.

Visuellement c'est très joli avec une caméra toujours en mouvement. Ça rend le film assez dynamique alors qu'au final il n'y a pas de scène d'action ni rien. Ce ne sont que des dialogues qu'on pourrait transformer en pièce de thêatre d'ailleurs.

Voilà c'est un film super cool que je remate tous les cinq ans. En passant : en français le film s'appelle American Bluff car le mot hustle n'est pas suffisamment connu en france.

L'histoire s'inspire du scandale Abscam de la fin des années 70 qui a permis de choper sept politiciens véreux acceptant des pots de vin.

Le film a fait un peu scandale l'année suivant sa sortie. Les personnages féminins sont jouées par des actrices pas mal populaires et reconnues (déjà à l'époque) et apparaissent longuement à l'écran et ont des rôles important dans l'histoire. Et pourtant lors du hack de Sony des documents internes ont révélé qu'elles avaient été bien moins payé que leurs collègues masculin. Et comme souvent… bha ça n'a pas eu plus de conséquences que cela.

Et dernière anecdote marrante : l'histoire de pèche sur glace qu'on nous tease tout le long du film. Et bien la fin a été révélée lors d'une interview chez Jay Leno par Louis C K : le frangin de colère est parti chier sur la glace. Son œuvre a été congelé et s'est retrouvée piégé dans la glace tout l'hiver. Bon par contre me demandez pas la morale ^__^

Dishonored 2

Alors que le premier fait parti de mes jeux préferré, je me suis enfin payé sa suite. Et wow c'est encore mieux que le premier.

Enfin mieux… je le trouve vraiment très proche du premier mais c'est parfait je voulais pas qu'il y ait trop de changement.

D'un point de vue du gameplay c'est cool : ils ont ajouté des trucs mais … rien ne t'oblige à les utiliser. Tu peux jouer avec les mêmes pouvoirs que dans le premier. Mais tu peux tout simplement profiter des nouveautés de cet opus. Il n'y a pas de nouveautés radicalement différentes, c'est dans le même genre que ce qu'on trouve dans le premier. Ce nouvel opus est très fidèle et tant mieux, la recette était excellente et ils le savaient.

Un des points forts du premier était sa versatilité et sa générosité. Tu peux y jouer de la façon dont tu veux : gros bourrin qui va crever tout le monde, une ombre qui ne fera pas de mal à une mouche et tout l'éventail des possibilités entre ces deux approches. Dans cette suite ils ont même ajouté la possibilité de ne pas utiliser les facultés surnaturelles.

Et ce qui est bien, c'est que rien n'est imposé, c'est le joueur qui choisi son expérience de jeu et s'impose ses contraintes. Du coup c'est autant de bonnes raisons pour y rejouer en abordant son histoire et ses maps d'une manière radicalement différente.

Pour le moment j'ai fait deux runs. Une première en ne tuant presque personne et en étant très discret (mais j'ai pas eu les achievements, j'ai pas été parfait) en jouant Corvo. Une seconde en NewGame+ en jouant Emily mais cette fois en bourrinant. Le premier run a été de 20 heures le second de 8 seulement.

Capture d'écran depuis le bateau du jeu

C'est ty pas magnifique ? Bon en vrai je peux pas y jouer en 4K :-/

Visuellement, on sent que le jeu a profité de jolis raffinements en changeant de moteurs (d'ailleurs c'est marrant de voir qu'Arkane change de moteur à tous les jeux et même si à chaque fois ce n'est pas le jeu le plus beau de sa génération, c'est toujours très honnête et bien foutu). C'est superbe même en y jouant pas à fond (pas le matos pour) malgré un très fort aliasing un peu chiant. Il tourne parfaitement sous linux avec mesa via la couche proton de steam.

La direction artistique est magnifique. C'est tout pile ce que j'aime : de l'architecture victorienne, une pincé de steampunk des personnages avec des tronches aux particularités accentuées. C'est un cocktail superbe. En plus ça se passe ce coup-ci dans des décors plus colorés et ensoleillés que dans le premier.

Pris du bout du quai, on voit les immeubles du bord de mer.

Le jeu est screenshottable de partout même sans avoir les graphismes poussés à fond.

Les environnements regorgent de détails dans tous les sens. Ça donne une impression de crédibilité. Les appartements ont des salles de bains avec de la tuyauterie, des placards, des objets, des bibelots, des photos et peintures. Ça insuffle vraiment beaucoup de vie. Le jeu est suffisamment petit pour que les devs aient pu vraiment bien travailler l'aspect de chacun des endroits qu'on visite sans que ça devienne vite redondant. Quasiment chaque pièce semble unique avec sa personnalité.

Les ruelles ont bien plus de personnages qu'avant, on a bien plus d'habitants non hostiles dans les rues qui discutent, s'occupent, trainent. Mais je vous mentirai pas, on voit assez vite qu'ils ne sont pas libres et ne font qui suivre quelques lignes de scripts mais c'est suffisant pour ce type de jeu pour apporter la touche nécessaire pour ne pas avoir l'impression d'être dans un tableau.

Autre angle de vue du quai.

Me voilà reporter photo à Karnaca

L'histoire est cool mais bon perso je suis de l'avis de John Carmack, dans un jeu vidéo il faut un scénar mais ça reste de l'enrobage pour le reste. Emily est donc l'impératrice et pas de bol il va y avoir un coup d'état pour la renverser par une sorte de sorcière qui transforme les gens en pierre. Il va donc faloir contrecarrer le coup d'état pour rétablir la situation d'origine.

Le level design est ouf. Les maps sont peu nombreuses car il n'y a que 9 niveaux mais elles sont toutes vraiment très travaillées. On est bien loin des open world mornes qu'on retrouve partout maintenant. Ici c'est du travail d'orfèvre qui a été fait concernant l'architecture. Les facultés des personnages donnent des outils de déplacements au joueur, les maps et leurs objectifs donnent une raison d'utiliser ces outils. Le personnage peut gagner la possibilité d'avoir un double saut, il peut s'agripper au rebord pour se hisser, il peut même avoir un blink ce qui décuple encore plus les possibilités. Vous allez pouvoir rentrer dans un bâtiment par la grande porte, la porte de service, par une fenêtre, par un trou dans le mur, par un égout, par un balcon… Et si ça suffit pas, vous allez pouvoir chercher comment trouver la combinaison d'un verrou pour rentrer par ailleurs, comment péter un mur… Ils sont allés un peu plus loin que dans le premier à ce niveau et pourtant c'était déjà énorme.

C'est toujours une joie de trouver une ptite corniche surplombant une rue pour observer les rondes des gardes et planifier son attaque. Chercher où se trouve le boitier de contrôle des barrières électriques ou bien trouver un chemin de contournement ? Franchement la maniabilité du personnage est tellement agréable que rien que se balader en virevoltant sur les hauteurs est jouissif.

Bon, je crois que c'est assez clair, ce jeu est parfait en tout point. L'ambiance sonore est au poil également, j'en ai pas parlé mais ça le fait bien. Dans la rue on peut croiser un ptit groupe qui fait un mini-concert, les bruits de pas s'adaptent à la surface et à la vitesse de déplacement. L'écho change selon le lieu, les objets font le bruit qu'il faut quand on les balance, tout est immersif.

Bon, bha je pense que j'ai tout dit.

Tenet

Le dernier film en date de mon cher Christopher Nolan. Je ne l'attendais pas du tout jusqu'au moment où j'ai appris qu'il sortait un nouveau film prochainement. Je ne me suis absolument pas renseigné ni même vu de pub, affiche ou trailer. Rien je ne savais pas du tout à quoi m'attendre si ce n'est qu'il y avait une histoire de temps.

Voilà, juste ce petit indice et j'étais hypé. Franchement quel réal pour faire un super film avec de l'emberlification de temps ? Il a déjà pondu tellement de super films souvent un peu plus complexe que la moyenne mais toujours super cool.

Déjà le film est comme d'habitude : superbe. Le travail sur l'image est cela dit encore plus "nature" que d'habitude. Il a tout filmé avec de la grosse caméra imax 70mm mais pas de bol, ma séance n'était pas en imax et du coup c'était pas le top mais pas dégueu non plus hein. Le film fait très réaliste, il n'y a que très peu d'effets numériques. Et c'est super à voir.

On retrouve bien sa pâte. La scène d'introduction met direct la pression et instaure un bon rythme. Ça fait immédiatement penser à Dark Knight. D'ailleurs le coup des camions et tout (si tu l'as vu tu sais) ça m'y a également beaucoup fait penser.

Par contre, qu'est-ce que le film est complexe. À la sortie d'Inception pas mal de monde sur le web s'est senti perdu en ne comprenant pas trop tout ce qu'il se passait… Bha là ça va être bien pire.

J'ai trouvé ça quand même pas mal fouilli et clairement très rushé. Le film est super rythmé. J'ai la sensation que le film a été énormément charcuté pour le raccourcir et ça le rend pas mal confus.

Le film va super vite tout le temps, on a vraiment peu de temps pour se poser, bien comprendre. Le début du film est particulièrement éprouvant.

spoilers légers Au tout début on a donc une attaque terroriste dans l'Opéra avec une vraie équipe d'intervention et une fausse équipe d'intervention, sauf que bon forcément on ne sait pas qui est qui. Donc déjà, à peine le film démarre on est déjà dans le flou.

Ensuite, le héros qui devait mourir mais qui n'est pas mort est récupéré par un personnage mystérieux qui lui dit qu'il est embauché mais on sait pas vraiment par qui/quoi. Le héros se rend à un endroit somme tout anodin pour y rencontrer on sait pas qui, qui ne lui révèle rien sauf le fait qu'il y aurait une simili-guerre sauf que personne n'est au courant. À cela elle lui explique l'histoire du temps qui va à rebours pour certains artefacts de cette guerre. Elle envoie notre héros voir quelqu'un mais on sait pas trop qui.

Ensuite le héros, veut rencontrer cette nouvelle personne sauf il va lui falloir de l'aide parceque c'est un trafiquant d'arme et qu'il est pas spécialement attendu. Il recrute donc Robert Patinson qui sort un peu de nul part. On sait pas qui c'est mais ça y est pouf il est là. Ils rentrent donc par effraction chez le trafiquant sauf qu'en fait c'est sa femme. Elle lui raconte quelques trucs supers confus mais en gros c'est un indice pour aller voir quelqu'un d'autre. Nos héros se barrent.

Bon bha maintenant ils vont voir ce nouveau personnage. C'est Michael Caine qui pète la classe au restau et qui lui raconte quelques trucs encore assez confus mais en gros il lui indique d'aller voir la cible qui s'avère être un certain Monsieur Sator. Sauf que c'est un aussi trafiquant d'arme donc il va tenter de passer via sa femme qui est plus dans l'art.

On apprend qu'elle aurait fricoté avec un certain Monsieur Arepo qui serait faussaire. Le faussaire aurait créé un faux Goya qu'elle aurait fait acheté à son mari en sachant que c'était un faux. Bref, on comprend plus grand-chose à ce moment, qu'est-ce qu'on fout là qui c'est tout ce monde qui envoie notre héros de droite et de gauche ?!

Bref, le héros arrive auprès de la femme l'amadoue en lui montrant un faux de Goya en lui expliquant qu'il est au courant toussa et qu'il veut parler à son mari. Elle lui déballe une partie de son histoire comme quoi elle est à moitié otage de son mari qui l'emmerde à fond mais qu'elle reste juste pour pouvoir être avec son gamin.

Dans ce spoiler au final il ne s'est pas passé grand-chose mais l'abondance de personnage et de ptites intrigues rend le truc super galère à comprendre. Pour l'instant je n'ai vu le film qu'une fois et du coup c'est assez bordélique. J'imagine qu'en le revoyant, en connaissant désormais les rôles de chacun ça ira beaucoup mieux mais c'est vraiment complexe. C'est assez frustrant du coup.

En plus, comme déjà dit, le rythme est vraiment soutenu. On passe d'un pays à l'autre avec des tas de scènes d'actions, des nouveaux personnages qu'on a pas vraiment le temps de connaitre avec des noms qui sortent de partout… Et le pire dans tout ça, c'est que le héros principal du film, on ne connait pas son nom. On ne s'en rend pas compte dans tout le film vu que le film se déroule uniquement par rapport à lui.

Les scènes d'action sont … visuellement impressionnantes mais très perturbantes (tout en étant raccord avec la diégèse).

Dans les ptits trucs à noter du film il y a déjà le titre "TENET" qui est un palindrome (tout le monde l'a remarqué).

petits spoilers du même genre

Le grand méchant du film s'apelle Sator, si on l'inverse ça donne Rotas et là de mémoire je sais plus trop où mais je me souviens avoir vu passer ce mot dans film.

Toujours dans le même registre la scène de début se déroule à l'opera et on notera que le faussaire (que l'on ne voit pas mais qui est mentionné) se nomme Arepo.

SATOR
AREPO
TENET
OPERA
ROTAS

Ceci forme le carré sator.

Un truc que tout le monde n'a pas capté dans le film visiblement (et ça sera le plus gros spoiler, dernier avertissement). Le gamin de Sator … et bien … c'est Robert Patinson. D'ailleurs ça vous rapelle pas le docteur River Song cette fin ?

Je pense que le film a été un peu trop raccourcis au montage et qu'il mériterait une version longue. Et surtout le film doit très probablement beaucoup plus s'apprécier au second visionnage.

quelques incompréhensions très spoilantes de ma part Dans la scène de l'aéroport, on a donc les deux héros qui découvrent la "chambre d'inversion" sans savoir ce que c'est. Ils sont chacun de chaque côté de l'inversion mais en étant tout de même dans le "bon sens du temps". Là, on a deux soldats qui sortent de la chambre d'inversion, un de chaque côté. Il s'avère qu'il s'agit du protagoniste du futur qui est revenu dans le passé.

Pourquoi on a donc trois John David Washington ? Ouai ça me titille le cerveau… je deviens trop vieux pour ça.

Du coup on a le héros du présent qui se bat contre lui-même inversé du futur, et robert patinson qui se bastonne contre le héros du futur dans le bon sens.


À la fin il y a la grosse baston avec l'étau temporel où les deux équipes normales et inversées attaques simultannément. C'est impressionnant à regarder avec les explosions les véhicules et tout.

Mais … heu … ils sont où les méchants ? On en voit quasiment pas. Ça donne vraiment l'impression de tirer un peu partout mais dans le vide.

On nous explique que les ennemis aussi sont probablement en deux équipes toussa mais c'est tellement bordèlique qu'au final on a pas l'impression qu'il y ait grand monde et que l'étau temporel ne sert à rien et on ne le voit quasiment pas.

En dehors du fait de voir partir l'équipe lorsque les autres arrivent… Et le pire c'est qu'à ce moment là, on se retrouve dans une impasse mexicaine avec les deux héros du film et un troisième qu'on a à peine vu 2 minutes lors du briefing. T'es qui ? Tu veux quoi exactement ? Pourquoi ça se désamorce tout seul comme ça ?

Encore une fois j'ai le sentiment que soit on nous en montre trop, soit pas assez à cause d'un remontage du film.

Bref, c'est dommage que ce soit si confus. Au premier visionnage le film est cool et visuellement impressionnant mais c'est frustrant d'être largué et du coup de devoir assister bêtement à ce qu'il se passe sans pouvoir tout comprendre.

Les musiques n'ont pas été faite par Hans Zimmer et pourtant ça y ressemble beaucoup. Faut dire que c'est un de ses potes et probablement que Christopher Nolan ne souhaitait pas trop s'éloigner de ses habitudes.

Le casting est royal, on a des grands acteurs renommés qui viennent juste montrer leur tête cinq minutes. Kenneth Brannagh est sacrément doué le saligot.

Vivement que j'ai l'occasion de le revoir.

Un Jour Sans Fin

Imaginez-vous, envoyé pour le boulot dans un bled paumé qui ne vous enchante guère, sur une mission qui vous fait littéralement chier, super loin de chez vous, avec des collègues que vous n'appréciez pas forcément tout ça pour dix minutes de boulot. Déjà c'est pas la joie. Mais si en plus vous deviez revivre cette journée merdique en boucle sans aucune raison. Chaque fois qu'il se réveille le matin c'est exactement le même jour. Voilà le pitch du très célèbre Un jour sans fin.

On suit donc le calvaire de Bill Murray un monsieur météo de Pittsburgh souhaitant avancer dans sa carrière pour décoller. Il se retrouve forcé de couvrir le marronier local de la météo ce qui est à l'opposé total de ce qu'il aimerait faire. Et franchement il est loin d'être agréable le bonhomme : pas mal d'égo, râle constamment, n'hésite pas à se foutre de la gueule des autres Et c'est là tout le sel du film. Pour ne pas péter un plomb, il va devoir trouver une saveur dans sa boucle temporelle.

Il va donc rabaisser son égo et apprendre à voir et apprécier les autres. Il va tenter des expériences, travailler sur lui-même, apprendre de nouvelles choses, s'amuser, déprimer. Bref, il va faire toute une vie dans une journée. Ce film est génial.

Naturellement on se sent lié à Phil, on le trouve d'abord drôle avant de découvrir petit à petit que c'est quand même un peu un connard. Forcément on réflêchie un peu sur soi-même, c'est un ptit film d'introspection qui permet de se rappeler non, les autres ne sont pas forcément des cons et qu'ils ont leur histoire qui les a poussé à être comme cela.

Ça regorge de petits détails drôles ou bien touchants (mention spéciale au clochard). Certains personnages font un peu de peine (rhaaa Larry sérieux, tu es tellement un loser alors que tu pourrais être bien mieux), d'autres sont insupportables (ouai là c'est Ned, il est sorti des enfers çui-là)…

Dans le film il paraît que l'on assiste à 38 jours différents, sur les commentaires du DVD le réalisateur indique que ça aurait duré une dizaine d'année, mais sur le grand Internet, il a été estimé que pour apprendre tout ça, ce serait plus proche de 34 ans. Voilà… faites votre choix.

L'équipe du film ne croyait pas tant que ça dans son film. C'était un petit truc avec un budget pas déconnant mais pas énorme, pas un blockbuster et sorti au pire moment de l'année. Et pourtant il est désormais dans de très nombreuses listes de top films. Il est extremement populaire et apprécié de tout le monde.

Sphere

J'avais adoré ce film à sa sortie il y a plus de vingt ans (time flies). Le mélange science-fiction et horreur me titille toujours pourtant cette combinaison des genres est un appeau à nanar.

C'est donc l'adaptation ciné d'un bouquin du fameux Michael Crichton donc c'est potentiellement à double tranchant. C'est fait par Barry Levinson qui a une filmo assez particulière avec quelques très gros films dont Rain Man ou bien le très étrange Toys. Pour l'aider dans sa tâche on retrouve un casting loin d'être dégueu avec Dustin Hoffman en psychologue qui se demande ce qu'il fout là, une Sharon Stone pour le quota féminin, Samuel L Jackson qui pète la classe avec son aura mystérieuse, Liev Schrieber qui joue l'insupportable génie avec son doctorat en arrogance, Queen Latifah qui tente de lancer sa carrière d'actrice et même un caméo de Huey Lewis. Niveau cachets, ils ont dépensé sans compter.

L'histoire est assez cool : tout débute lorsque le psychologue se fait trimballer au milieu du pacifique suite à un supposé accident d'avion. Il se rend vite compte qu'il n'y a pas eu d'accident et rencontre certains éminents scientifiques qu'il connait. Fin du suspens, un vaisseau spatial a été trouvé à plus de 300m de fond dans l'océan et vu l'état du corail à cet endroit, il y serait depuis plus de 300 ans. Cette dream team de scientifiques est là pour appréhender le premier contact avec cette présence extra-terrestre.

Ils sont donc envoyés dans une base sous-marine installée pour l'occasion. Ils enfilent leur combinaison puis partent en expédition dans le vaisseau. Tout un tas de détails sont étranges : le vaisseau est intact, les portes font la bonne taille pour des humains, d'ailleurs l'entrée s'ouvre toute seule quand ils arrivent… C'est tout bien mystérieux tout cela.

Ils se promènent dans le vaisseau et tout porte à croire que c'est un vaisseau humain. Tout est bien trop familier et hospitalier. Mais ils vont tomber sur une sphère dorée immense dans un hangar du vaisseau. Et c'est là que ça commence réellement.

Et franchement c'est super bien fait. Visuellement c'est super cool malgré quelques effets numériques qui accusent leur âge. Les acteurs sont cool, tout le postulat de départ est cool. La tension, le confinement, la flotte, la gueule de la station sous-marine.

Et à côté de ça, tout un tas de ptites incohérences qui gâchent le truc surtout sur des points assez importants.

spoiler franchement, le "Jerry" qui s'avère être "Harry" c'est juste pas possible, tout le reste de ce qu'il a raconté devrait être bourré de faute. C'est ce détail qui m'achève et me sort du truc.

C'est dommage parceque sinon ça serait vraiment pas mal mais j'ai du mal à faire abstraction. Et le dénouement final me fait un poil tiquer également.

spoilers bis Qu'ils prennent la décision d'oublier ok. Mais il n'explicite pas qu'ils ont fait le choix de replacer la sphère dans l'espace (ce qui crée la boucle, vu que dans le futur la sphère sera trouvée puis ramenée toussa toussa).

Là on voit juste la sphère qui d'un coup, toute seule part dans l'espace…

Bref, le film est cool mais avec quelques lacunes dans le scénar qui ruinent un peu le tout. Il avait un très gros potentiel d'être un vraiment très bon film et au final c'est un film au-dessus de la moyenne mais c'est tout.

12 Récap : Juillet 2020

Et voilà le dernier récap de cette première année de récap et donc je vais pouvoir récap tout ça.

Bon bha c'est cool même si parfois je me fait un peu surprendre par la date qui approche (comme par exemple ce mois-ci). J'aime bien ce format qui est un bon exercice de mémoire. Ça permet de vous filer des liens vers des trucs de droite et de gauche.

Certains de ces liens pourraient finir dans les shares mais bon…

J'ai pas mal joué à des jeux-vidéos et maté quelques séries donc peu de films et peu de geekeries donc peu d'articles.

Blog

J'ai vraiment peu posté ce mois-ci et c'est pas sûr que ça reprenne en Août. Il fait trop chaud et ne geekant pas vraiment … bha j'ai pas grand-chose à dire pour alimenter le blog.

En bref ce mois-ci : 2 articles, 3 commentaires, 3 visionnages, 606758 requêtes, 41174 visiteurs uniques pour 16.32 Go de trafic.

Séries

Je me suis enquillé The Office (UK) d'une traite. Et franchement j'ai adoré. Mieux vaut tard que jamais.

L'humour est grinçant avec ses malaises constants et ses personnages atypiques. Ricky Gervais est abominable au possible jusqu'à la fin où il fait de la peine.

La série est super courte avec seulement deux petites saisons de 6 épisodes. Mais par chance, cette série a inspiré pas mal de monde et chaque pays a eu droit à son remake.

J'ai continué donc avec The Office US avec Steve Carell qui remplace Ricky Gervais mais avec un caractère tout de même plus … pathétique. Bref, vu le nombre d'épisode, je vous en reparlerai d'ici un mois ou deux…

J'ai aussi commencé la saison 2 de Umbrella Academy et franchement la première saison m'avait laissé un ptit goût étrange. Le concept est cool, visuellement c'est très sympa les acteurs sont bons mais je sais pas. J'avais accroché mais sans plus.

Je me suis accroché pour démarrer cette seconde saison et ça y est j'ai eu le déclic. Cette saison est vraiment beaucoup plus cool. Allez-y c'est court mais intense et l'histoire est plus sympa que la première saison.

Jeux

Je me suis remis à Prison Architect ce mois-ci. Je n'y avais plus touché depuis fort fort longtemps. Le jeu n'a pas énormément changé en fait mais il m'a fallu retrouver les réflexes, me souvenir des ptites combines.

Le jeu est pas mal agréable malgré des graphismes pas super flatteurs. C'est un classique jeu de gestion où l'on construit une prison.

Il est vraiment pas mal du tout avec pas mal de détails à gérer.

Je rêve d'un méta-jeu multi qui serait un Sim-Tout où l'on construit une ville. Mais que dans cette même ville on ait à construire et gérer chacun de ses bâtiments : construire l'aéroport, gérer l'école, la prison, la caserne de pompier, la centrale électrique… En multi-joueur on pourrait se répartir les bâtiments ou bien carrément collaborer à plusieurs sur un. Chaque lieu aurait donc des performances qui se ressentiraient sur son environnement.

Un commissariat bien géré diminuerait la criminalité d'un quartier, permettant de construire des parcs qui seront moins squattés/taggués, la prison aurait son afflux de taulard qui s'ajusterait en fonction… Bref, le jeu de gestion ultime.

Imaginez si en plus c'était libre/open-source… le rêve.

Musique

Comme beaucoup de monde, j'ai découvert Rob Dougan avec le film Matrix. Il avait sorti un pauvre malheureux album que j'écoute de temps à autres et depuis, le néant.

Et en fait j'ai découvert que depuis quelques années il a sorti pleins de nouveaux trucs. Du coup profitez de ce magnifique The Return.

Geekeries

Ce mois-ci j'ai… rien foutu… ouaip.

J'ai juste migré mon ordi sur un nouvel SSD. Jusqu'à présent j'étais sur un RAID6 BTRFS de 7 SSD. Et franchement c'était overkill et ça chauffait/consommait pour pas grand-chose. Faut aussi avouer que c'était un sacré merdier dans la tour avec tous les câbles d'alim et les SATA.

Du coup, ces SSD disparaissent au profit d'un nouveau SSD nvme. Je suis reparti sur du BTRFS encore parceque ça marche super bien et j'aime beaucoup toutes ses ptites fonctionnalités même si je les utilise pas tous les jours non plus.

Pour migrer, j'ai juste fait un simple rsync des familles, mise à jour de la conf de grub puis reboot et voilà. C'était un peu trop simple.

Color Out Of Space

Ce film est tiré d'une nouvelle de H.P. Lovecraft et bha pour une fois c'est focus sur les monstres mais beaucoup sur l'ambiance, la désorientation, la folie, l'ambiance. Et ça, c'est bien !

De nombreux films ont l'idée d'adapter du Lovecraft et s'orientent vers le film d'horreur orienté action. Alors que bon il y a quand même une énorme part de l'angoisse qui ne provient pas des monstres en eux-mêmes mais plus de tout l'environnement. Toute la folie du contexte et l'esprit humain qui se perd petit à petit.

On a donc ici une ptite famille qui reprend la ferme familliale après avoir vécu en ville. De nouveaux repères à prendre, l'isolation de la campagne qui ne s'est pas encore insérée dans les habitudes, une mère qui se bat contre la maladie tout en bossant et en s'occupant de sa famille… Bref, un quotidien assez banal. Jusqu'à une nuit lorsqu'une sorte de météorite tombe dans le jardin traumatisant un mioche (celui de la série The Haunting of Hill House avec ses gros lorgrons) au passage. Et c'est le début des emmerdes.

Tous subissent ça un peu différemment, le père sent une odeur pestilentielle alors que personne d'autre ne semble la ressentir, le grand ado perd complètement la notion du temps, la mère est à l'ouest total et le tout empire continuellement. Tous ne se rendent pas compte de ce qu'il se passe et ne savent pas s'ils deviennent fous ou non.

C'est plutôt bien fait. Certains effets visuels numériques sont un poil … voyants mais ça reste tolérable.

Par contre, Nicolas Cage … pourquoi se payer une tête d'affiche pour ça ? Il est tout juste moyen globalement sauf une scène ou deux où il semble enfin dans le film mais on y croit tellement pas à son jeu. La mère est prise de tête, heureusement que les gamins sauvent le truc.

Je n'ai pas lu cette nouvelle, mais j'ai l'impression que la modernisation pour le mettre dans un contexte actuel est plutôt bien foutu. C'est plutôt crédible et ça ne semble pas bricolé de partout pour être rendu cohérent.

Le film commence en étant assez peu généreux j'ai trouvé. Ça donne l'impression de voir un film avec de l'ambition mais très peu de budget avec plus de hors champs qu'autre chose pour planquer la misère. Sauf que plus ça avance moins c'est le cas et c'est du coup assez surprenant. Mes co-spectateurs n'ont pas spécialement apprécié cet aspect mais au contraire j'ai trouvé ça bien comme tout. Quand tu penses avoir compris ce qu'il se passe et quelles limites le film s'impose dans ce qu'il montre, il te prend à revers par la suite. Ça amplifie d'autant plus l'impact de ce qu'il propose.

Bref, j'ai trouvé ça vraiment très réussi, très respectueux pour du H.P. Lovecraft. C'est bien oppressant, désorientant et dérangeant. Ça sort des standards habituels.

Richard Stanley le réalisateur souhaite faire de ce film le premier d'un triptyque d'adaptations Lovecraftiennes. Bha franchement si les suivants sont aussi bons, je dis banco.

Valhalla

Tiré d'un long métrage d'animation des années 80, ce film danois est tout sympathique. On suit les aventures de Røskva et son frère Tjalfe auprès des dieux de la mythologie nordique.

Alors qu'ils sont tous les deux dans leur ferme familliale, le ciel s'assombrit. Quelques coups de tonnerre plus tard et voilà que frappe à la porte Loki annonçant sa venue ainsi que de son frêre Thor. Tous deux viennent passer un repas auprès de cette famille. Mais la soupe peu ragoutante des fermiers n'enchante guère les dieux.

Thor propose alors de découper une pattoune de son bélier géant afin de la manger à condition de ne pas abîmer les os. Avec son marteau Mjolnìr, Thor est à même de résusciter son bélier et de le rafistoler sans pour autant pouvoir réparer les os.

Durant le repas, Tjalfe le jeune garçon se laisse persuader par Loki de péter un os pour goûter la moêlle et ainsi devenir plus fort. Une fois le repas fini, Thor se rend compte que son bélier soufre après sa résurrection. Il confronte la famille et l'enfant se dénonce.

Loki convainc Thor de l'amener avec eux à Asgard afin de servir d'esclave. Sur le chemin, on se rend compte que Røskva s'est planqué dans le chariot pour elle aussi aller aux pays des Dieux.

Une fois arrivée, leur condition d'esclave déplait à Røskva qui décide donc de se barrer. Elle est suivie par son frère ainsi que Quark un enfant géant quelque peu simplet.

Voilà pour le début. Et franchement, ne connaissant que de très loin la mythologie nordique c'est vraiment sympatoche.

Contrairement à un film américain, ici c'est bien plus sobre et crédible dans les décors. C'est plutôt crédible, on est bien loin de la cité miraculeuse que l'on voit dans le MCU. Ici c'est bien plus médiéval, crasseux, sombre.

Les décors naturels sont somptueux avec des paysages nordiques de grande plaines verdoyantes ou bien des montagnes avec des grottes et tout. C'est vraiment classe.

Les différents dieux sont assez reconnaissables et d'ailleurs j'ai vu sur les Interwebs que certaines personnes étaient ulcérées que Loki ne soit pas blanc. Parceque on peut avoir des trolls, des sorcières, de la magie mais un personnage non-blanc dans la mythologie nordique c'est la limite du tolérable, voyez-vous ?

Les personnages sont sympa mais on reste quand même avec un léger goût de trop-peu dans ce film. On aimerait voir un peu plus les dieux, plus de background, plus d'histoire. C'est trop court.

Les interactions entre les protagonistes sont du coup pas mal expédiées. Le film aurait pu durer une heure de plus pour nous plonger plus longuement et profondément dans son univers.

On nous montre par exemple Hugin et Munin sans leur donner de rôle pour les dieux, en dehors de Thor c'est vraiment survolé vite fait également.

Voilà, c'est un film super agréable avec une histoire cool mais c'est qu'un amuse-gueule, maintenant je veux une série de film de trois heures pour rivaliser avec le Seigneur des Anneaux.

Brahms : The Boy 2

Alors que le premier film était plutôt sympa, cette suite est … mauvaise.

Déjà, l'histoire je vais vous spoiler direct le 1 et le 2 donc désolé mais si vous ne voulez pas la conclusion c'est que ce film est nul alors que le premier était bien.

C'est parti pour les spoilers du 1. Dans le 1 on a donc un couple riche qui recrute une nounou pour une poupée dans une grande baraque. Le couple a tout un tas de règles à suivre plus ou moins farfelue. Bon déjà faire garder une poupée… hein… mais en plus faut lui lire des histoires, lui faire à manger et tout. Fast forward… la poupée bouge quand on ne la regarde pas.

Fast forward encore … en vrai dans les murs de la baraque il y a beaucoup de place, suffisamment pour qu'un gamin maintenant adulte puisse vivre. Et ce grand dadet manipule la poupée quand on la regarde pas. Il bouffe ce qu'on lui prépare et tout. Bref, la nounou est pour lui. Je sais plus trop comment ni pourquoi, mais il est tué (faut dire qu'il était dangeureux).

On passe au second film. En pleine ville, on a Katie Holmes qui s'occupe de son mioche alors que le padré bosse pas mal et rentre peu. Un soir, des cambrioleurs rentrent et la tabasse devant les yeux du gamin Elle est traumatisée, le gamin perd la parole, le couple décide de partir se ressourcer un peu en cambrousse.

Vla-t-y pas que leur Air B'n'B s'avère être la grande baraque du premier. Jude (le gamin) trouve la poupée entérrée dans le jardin et la sort. Il se promène avec et tout, ça devient une extension de lui-même.

Les parents le surprennent même en train de lui parler alors qu'il ne leur a pas parlé depuis des semaines. Bref, ils sont contents de cette avancée, le gamin prend de l'assurance et guérit un peu de son traumatisme.

Mais il commence à se lier un peu trop à la poupée en interagissant pas mal avec elle. Il en vient même à communiquer de nouvelles règles à appliquer à toute la famille pour la mattre en colère.

Le voisin creepy se balade toujours dans les environs avec son berger allemand et un fusil. Pas le genre de voisin qui met en confiance.

Bref, j'accélère un peu, la poupée semble maléfique. Elle pousse le gamin a être assez flippant, hors-champs elle renverse des meubles. L'ambiance avec les parents s'envenime.

Fast-forward encore parceque c'est inintéressant. Hop, la poupée est vraiment maléfique, elle bouge elle contrôle le gamin ainsi que le voisin. Ils parviennent à la balancer au feu.

La ptite famille va mieux désormais, ils rentrent à la maison mais ptit twist de daube, le gamin a ramené avec lui un masque pwopwo mystère toussa. Non c'est nul.

Franchement ce qui rendait le 1 pas mal et qui le différenciait de la masse colossale de film d'horreur pourri, c'est que justement c'était à peu près crédible. Il n'y avait au final pas de surnaturel. C'était quelque chose de plausible. Et là ils sont partis à fond dans le truc maudit avec des pouvoirs et tout.

C'est quand même sacrément décevant. Ça donne vraiment l'impression que le réalisateur veut se chopper une franchise à la Annabelle pour engranger du pognon. Il a réussi son pari sur le premier film avec honnêteté et là sur ce second il tente d'engranger la machine à fric. Bha franchement nope.

C'est extrèmement convenu avec des séquences d'hallucinations, des scènes de "ho regarde dans le fond tout flou on voit une silhouette qui bouge", des "est-ce que le gamin est sadique ou contrôlé par la poupée"… Au premier visionnage, on a l'impression de l'avoir vu dix fois ce film.

Voilà, matez le premier et évitez ce second.

Ajout d'un module de recherche pour Hugo

Régulièrement j'ai des gens qui ne retrouvent pas un article que j'ai écrit. Et moi le premier, je cherche souvent pour savoir où j'ai bien pu parler d'un truc. Et c'est vrai qu'étant donné qu'il y a de plus en plus de contenu sur mon blog, c'est forcément c'est de plus en plus complexe de se rappeler ou de retrouver une page précise.

Étant donné que j'ai déjà ouvert toutes les pages dans mon navigateur, je me base sur l'autocomplétion du navigateur mais c'est loin d'etre parfait.

Jusqu'à présent je recommandai du coup de se rendre sur la monopage. Cette page contient absolument tout le contenu du site, il suffit donc d'attendre qu'elle charge puis utiliser la fonction recherche du navigateur (Ctrl-f) mais c'est un usage qui est au final marginal. Ça fonctionne mais c'est peu plaisant et puis la page est de plus en plus longue à charger vu qu'elle pèse désormais près de 3Mo de HTML (bon une fois gzippé ça tombe à 800Ko).

L'autre technique est tout simplement de chercher via un moteur de recherche conventionnel comme le fameux DuckDuckGo ou autre moteur alternatif. Mon site est pas mal crawlé et donc plutôt bien indexé donc ça fonctionne pas trop mal. Mais c'est quand même dommage de dépendre de la bonne volonté des moteurs de recherche pour une fonctionnalité que j'aimerai offrir moi-même dans ma quête d'autonomie et d'indépendance.

Cahier des charges

Donc je voulais un truc adapté à mes contraintes.

  • La première c'est d'être statique, c'est-à-dire que je n'ai rien à installer sur le serveur hébergeant le site. Pas de PHP, pas de node, pas …

  • La seconde c'est que ce soit du logiciel Libre simple à utiliser. Encore que la simplicité est très négociable si ça fait bien le taf. Le but étant de ne pas avoir à installer cinquante trucs pour que ça fonctionne.

  • La troisième c'est que pour l'utilisateur ça soit pratique donc si c'est plus complexe ou moins performant que de fouiller manuellement la monopage ça sert à rien.

Solution sélectionnée

Il y a trois semaines, lors de ma navigation habituelle sur Hacker News je tombe sur un ptit projet qui semble fait pour me titiller : Tinysearch

C'est codé en rust, nécessite un bout de javascript + un bout de webassembly et c'est tout. Il est prévu pour être mis en place dans mon cas d'usage (les sites statiques) donc je n'aurai pas besoin de tordre un outil pour transformer une pince coupante en pince croco…

Après je n'ai pas cherché plus, je suis tombé par hasard sur ça et ça matchait vraiment bien. Si ça se trouve il existe mieux ailleurs mais pour le moment je saurai m'en contenter.

Donc la marche à suivre ?

Alors d'un point de vue utilisateur c'est simplement un petit bout de javascript, qui va lancer un bout de webassembly qui contient le moteur de recherche + son index.

Il faut donc au préalable (après la génération du site) créer (tout du moins le remettre à jour) cet index.

Il faut également intégrer dans les pages (ou dans une seule comme j'ai préféré) ajouter un peu de html+js pour charger ça et voilà. C'est donc vraiment pas intrusif pour le site.

Création de l'index

Alors ce cher Tinysearch a besoin d'un index mais ce n'est pas lui qui va le créer. Enfin il va se créer son index à lui en touillant tout à sa sauce mais il faut lui fournir les données brutes.

Ici, les données brutes, c'est un fichier json contenant la liste de tous les articles. Pour chaque article il veut un titre, une url et le contenu.

Il faut donc demander à notre cher Hugo de nous générer un fichier json avec la bonne syntaxe. Bon alors sur le github de Tinysearch on trouve un peu de doc dont une toute fraîche détaillant la marche à suivre pour Hugo mais je l'ai quelque peu modifiée (je la proposerai ptet en retour si j'ai pas de mauvais retours c'est fait).

On va donc devoir créer 1 fichier définissant la structure du fichier.

layout/_default/list.json.json (oui oui, deux fois .json)
[
{{ range $index , $e := .Site.RegularPages }}{{ if $index }}, {{end}}{{ dict "title" .Title "url" .Permalink "body" .Plain | jsonify }}{{end}}
]

Il faut maintenant dire à Hugo de générer ce fichier pour la home uniquement, on a pas besoin de générer un json pour chacune des pages/liste.

Il faut donc éditer la config globale :

extrait du config.toml
[outputs]
  home = ["html","rss","json"]

Donc là, pour la home, il générera le html habituel, le rss associé mais également le json.

Voilà maintenant à la racine de votre site ouaib vous trouverez votre fichier index.json

extrait du index.json généré
[
    {
        "body": "blabla",
        "title": "Recherche",
        "url": "https://lord.re/recherche/"
    },
    {
        "body": "encore du blabla",
        "title": "Event Horizon",
        "url": "https://lord.re/visionnages/event-horizon/"
    }
]

Voilà pour la partie création d'index. Vous remarquerez que ce fichier json peut vite être assez gros. Dans mon cas, il pèse 1.9Mo (710Ko gzippé) à comparer à la monopage qui fait 2.9Mo (835Ko gzippée).

Utilisation de Tinysearch

Bon je zappe la partie installation : c'est un logiciel très jeune en rust qui n'est probablement dans aucune distribution linux pour le moment. Je l'ai direct git cloné depuis github et j'ai même touillé une variable dans le code pour le faire fonctionner mais ça devrait être amélioré très bientôt cette partie-là.

Bref, la seule chose à faire est de lui donner à manger votre index.json. Mettez-vous dans un dossier vierge créé pour l'occasion car il va pondre quelques fichiers.

tinysearch /tmp/www/public/fr/index.json. Et là ça va voltiger dans tous les sens. Pour le moment, à chaque fois que vous l'invoquerez il va récupérer des paquets rust, compiler quelques morceaux, lire votre index compiler un binaire en rust, le transpiler en webassembly et vous générer donc un fichier js, un wasm (contenant entre autre l'index dans son format à lui) quelques fichiers en plus qui ne seront pas utiles (sauf peut-être le demo.html pour tester vite fait).

Donc vous pouvez y récupérer le fichier js et wasm et le coller dans votre Hugo où bon vous semble, j'ai choisi de foutre ça dans static/js/ alors que bon le fichier wasm en vrai n'est pas statique car il changera à chaque nouvelle génération d'index.

Ces deux fichiers peuvent être gzippés (et c'est très fortement recommandé). Si votre site est assez conséquent le fichier wasm peut rapidement devenir un peu gros mais il se compresse vraiment très bien. Pour info, mon fichier tinysearch_engine_bg.wasm pèose 2Mo (mais 330Ko gzippé).

Création d'une page de recherche

J'aurai pu foutre la recherche direct dans la sidebar mais ça aurait alourdi toutes les pages du site alors que la recherche ne sera pas utilisée à tous les coups.

J'ai donc créé une page grâce à hugo new recherche.md et à l'intérieur les trois quarts sont du html.

extrait de content/recherche.md
<section class="ideas">
<article>
Vous êtes tout tristouille en train de chercher une page en particulier dans mon ptit bordel ?

Allez on va tenter de la trouver ensemble !

 <script type="module">
    import { search, default as init } from 'https://lord.re/js/tinysearch_engine.js';
    window.search = search;

    async function run() {
      await init('https://lord.re/js/tinysearch_engine_bg.wasm');
    }

    run();
  </script>

  <script>
    function doSearch() {
      let value = document.getElementById("recherche").value;
      const arr = search(value, 21);
      let ul = document.getElementById("results");
      ul.innerHTML = "";

      for (i = 0; i < arr.length; i++) {
        var li = document.createElement("li");

        let elem = arr[i];
        let elemlink = document.createElement('a');
        elemlink.innerHTML = elem[0];
        elemlink.setAttribute('href', elem[1]);
        li.appendChild(elemlink);

        ul.appendChild(li);
      }
    }
  </script>

  <input type="text" id="recherche" onkeyup="doSearch()" style="margin:1em;padding:1em;font-size:2rem;background-color:#222;color:#ddd;border-radius:0.3em;border:none;width:90%;box-shadow:inset 0 0 1em #111;" placeholder="recherche">
  <ul id="results">
  </ul>

Donc on voit qu'il y a le js et le wasm qui sont chargés (faudra que vous adaptiez les url), j'ai un chouilla stylisé la boite d'input et voilà.

Profit !

Normailement c'est tout bon.

Enfin normalement si vous avez pas joué les ptits malins avec des CSP. Visiblement le webassembly (wasm) nécessite d'avoir script-src 'unsafe-eval' pour accepter de tourner sinon vous aurez une erreur étrange dans la console.

Comment ça marche du coup ?

En gros Tinysearch se base sur votre index exhaustif et utilise un bloom filter (j'y connais rien dans ce domaine) ce qui lui permet d'avoir une corresponsdance entre un mot et du contenu. L'avantage c'est que potentiellement ce nouvel index peut-être vraiment petit par rapport à la taille de données indexées. L'inconvénient c'est que c'est assez approximatif, certains termes peuvent donner des résultats faux-positifs et aussi quelques faux-négatifs (mais plus rare).

Vu que cet index est transféré au navigateur web et que c'est également le navigateur qui doit s'en dépatouiller lors d'une recherche, on ne peut pas se permettre d'avoir un fichier trop lourdingue. Du coup c'est un compromis à trouver, pour l'instant c'est pas configurable (tout du moins il faut changer le code et recompiler Tinysearch) et c'est fourni avec une valeur ridiculement petite (tout du moins pour le contenu que j'ai).

J'ai passé le magic number de 10 par défaut à 1024. Le fichier wasm généré est désormais de 2Mo cependant il se gzip à environ 350Ko ce qui est de suite bien plus raisonnable.

Si vous voulez des explications plus en détails sur l'aspect technique de Tinysearch, un ptit tour sur le blog du créateur du soft où il explique un peu tout. C'est intéressant mais très technique et en anglais.

Pensées concernant Tinysearch

Le logiciel est vraiment jeune pour le moment et s'oriente d'ailleurs vers une première sortie en version 1. Du coup ça implique que le code bouge pas mal et que les devs sont vraiment très à l'écoute et réactif.

Il est très probable que son fonctionnement change dans les semaines à venir. Pour l'instant, on a dépassé le stade du prototype mais on est loin d'un logiciel fini et mature. Ils sont conscients que le fonctionnement actuel n'est pas optimal.

Il faut pour l'instant modifier le code à la main et recompiler le soft afin de gérer le compromis d'efficacité/poids de l'index.

Ils savent que télécharger et compiler tout un tas de truc lors de son utilisation est pas user-friendly, pas optimisé du tout. Bref, ce que je raconte aujourd'hui ne sera ptet plus du tout d'actualité d'ici quelque temps.

Mettre à jour l'index

Bon maintenant ça veut dire qu'à chaque fois que je rajoute du nouveau contenu je dois désormais recréer l'index. Ça mériterait d'être placé dans le hook git qui m'automatise la publication du blog, cela dit le logiciel bougeant encore pas mal, je ne vais pas l'optimiser tout de suite.

À vous Cognacq Jay ! À vous les studios !

Récap 11 : Juin 2020

Bon un mois de juin assez calme. La châleur augmente drastiquement en journée mais les nuits sont suffisamment fraîches pour contrebalancer pour le moment.

Cette année pas de Hellfest c'est un peu tristouille. Ma première édition était en 2007 où j'y suis allé à la spartiate.

J'ai pris un combo billet de bus + billet du festoche. Du coup il fallait voyager léger : une tente Decathlon 2secondes et un ptit sac à dos avec tshirt, casse-dalle, chaussettes et voilà. Aie aie aie.

Quand le bus est enfin arrivé, ça a de suite été une grosse déconvenue. Le bus avait longé le sud de la France pour ramasser des métalleux sur le trajet ; tous sudistes. Arrivé sur le parking du Louxor, on voyait tout le monde bien habillé avec des pulls, des ponchos et tout, nous étions tous en tshirt/short. Et effectivement ça caillait pas mal.

Et la météo ? Ha bha de la pluie pendant trois jours.

J'avais pas pris de sac de couchage ni rien, fallait voyager léger ! Installation de la tente dans le camping enfin le champs qui devenait de plus en plus boueux avec les multiples passages à pied des festivaliers. Les points stratégiques devenaient de moins en praticables.

Les chiottes c'étaient de simples cabines préfabriquées trônant dans une mare de boue (j'ai pas fait d'analyse mais j'espère que c'était de la boue) avec une odeur des plus infâmes. L'intérieur était forcément boueux (encore une fois, j'espère que c'était de la boue) et étaient rarement pourvus de PQ.

L'enceinte du festival se transformait petit à petit en marre de gadoue immense. Le rayon bottes et chaussures de jardinage du supermarché local a été autant dévalisé que le rayon bière.

À un moment, je marchais difficilement quand soudainement, en relevant la jambe droite j'ai senti une certaine résistance. Je me suis retrouvé en position de déséquilibre : ma godasse avait fait ventouse dans la boue et était restée collée au fond.

J'étais donc le pied droit en chaussette mais avec le mouvement de marche bien amorcé et j'ai donc plongé mon pied dans la boue pour pas m'étaler. J'ai donc dû pêcher ma chaussure et tenter de nettoyer mon pied en chaussette. C'était une joie incommensurable.

Bref, cette année fût éprouvante ce qui m'a pas mal dégoûté pendant quelques années. Je n'y suis retourné qu'en 2014 et depuis je ne rate plus aucune édition.

Les conditions n'ont plus rien à voir. Il y a des chemins biens foutus avec des copeaux de bois et tout. Les chiottes sont en très grands nombres et vraiment biens entretenus avec une très grosse équipe qui nettoie réapprovisionne en PQ et tout.

Maintenant pour la bouffe c'est l'embaras du choix, c'est varié, bon et finalement pas trop cher. Le camping est mieux organisé (même si c'est toujours le rush lors de l'ouverture pour être pas trop mal placé (éviter le Macumba, éviter le Brutal Caddy, être le plus proche possible du festival parceque sinon ça fait vite beaucoup de trajet).

Et surtout maintenant je voyage moins léger :-)

Voilà vivement l'édition 2021

Blog

Bon, pas trop d'articles ce mois-ci non plus mais c'est pas grave, hein.

Bon, si vous avez l'œil affuté vous avez ptet vu apparaitre dans la sidebar un nouvel item : la recherche .

Ça fait quelque temps que j'avais quelques retours comme quoi ça devenait nécessaire alors que le site est déjà quand même pas mal crawlé. Jusqu'à présent je préconisais de se rendre sur la monopage de patienter que ça charge tout puis de rechercher depuis le navigateur. Mais c'est clairement pas optimal.

Bref, je vous prépare un article racontant tout ça dans le détail.

En bref ce mois-ci : 4 articles, 19 commentaires, 18 visionnages, 616411 requêtes, 43154 visiteurs uniques pour 17.09 Go de trafic.

Jeux

Hacknet

Petit jeu de hack. Enfin faut le dire vite.

Vous allez devoir vous introduire sur des machines pour y voler des fichiers. Vous devrez donc trouver des mots de passe. Pour parvenir à vos fins vous allez devoir vous outiller avec différents logiciels.

Votre premier outil de hack sera SSHCrack qui vous permettra d'ouvrir le port 22 d'une machine. Une fois ouvert vous pourrez lancer Porthack sur le port 22 et hop ça bruteforcera la machine et vous finirez par trouver les identifiants admin de la machine.

Franchement ? C'est sympa sans plus. C'est pas ultra réaliste, maissssss c'est pas non plus complètement absurde.

Déjà l'interface ça ressemble à un tiling wm à la i3 avec un terminal d'un côté, une netmap avec les différentes machines en bas, le display qui affichera des trucs contextuels, une partie monitoring de votre machine… Pour des personnes n'y connaissant rien, c'est pas dégueu. Après c'est sûr que quand on s'y connait un peu ça surprend légèrement certaines aberrations mais faut pas oublier que c'est un jeu et faut que ce soit fun avant tout.

Le jeu est assez mignon avec une bande son répétitive mais très électro (il y a même un morceau de Carpenter Brut). C'est court mais heureusement parce que c'est vite répétitif. C'est vraiment simple, sauf à la toute fin où c'est à peine plus difficile.

Le gameplay consiste principalement à choper des missions par mails. Vous introduire dans une machine en lançant différentes commandes (il y maximum 10 commandes pour tout le jeu et elles arrivent progressivement). Une fois connecté, faut souvent récupérer un fichier ou supprimer des fichiers. Et enfin valider la mission en répondant au mail.

Voilà, ça peut se torcher en 5 heures sans trop se prendre la tête et ça divertit bien.

Skyrogue

Un jeu issu du bundle itch.io contre le racisme.

Il s'agit d'un ptit jeu arcade de combat aérien. La maniabilité est rapide à appréhender, les combats sont funs et peu complexes mais ça fait son effet.

Les graphismes low-poly permettent de tourner facilement sur n'importe quelle machine. Un jeu efficace, simple et qui vaut largement son prix.

On peut améliorer son avion et tout. On enchaîne des missions où l'on débloque des crédits permettant de booster ses armes et tout. Par contre en cas de mort on perd toutes les upgrades. Voilà, voilà.

Nuxeries

Modif d'url sans perdre les commentaires

J'ai posté un article où j'ai dû change l'url à posteriori. Le soucis c'est qu'un commentaire avait été posté et que isso le logiciel de commentaires se base sur celle-ci.

Je suis donc allé fouiller dans la base de donnée SQLite pour modifier ça.

La base de données contient deux tables : une servant à attribuer un id à une url. La seconde contient les commentaires en eux-même.

J'ai donc posté un nouveau commentaire bidon sur la nouvelle adresse dans le but de récupérer le tid (thread id j'imagine) de la nouvelle url. Ensuite j'ai modifié la table de commentaires pour changer le tid du vrai commentaire pour l'affecter à la nouvelle URL et voilà.

Ça se fait en utilisant la syntaxe sql classique à base de select * from comments et update comments set tid = 149 where id = 147; et voilà.

SQLite c'est vraiment chouette. Ça permet d'avoir les avantages de SQL sans avoir de serveur qui tourne et d'avoir tout ça dans un seul fichier. Pour de petites volumétries c'est vraiment performant en plus.

Migration de serveur pour geeknode

Dans un tout autre registre, un des serveurs irc de geeknode (le meilleur réseau IRC de tous les temps) a dû être libéré mais on en a eu un neuf à la place. Geeknode ne possède quasiment pas de machines mais on se les fait prêter de droites et de gauches (soit via des membres admin, soit via des assos amies). FDN nous héberge un nœud depuis des années maintenant sur leur plateforme de virtualisation. Ils doivent couper cette ancienne plateforme et nous propose du coup une nouvelle VM sur leur nouvelle plateforme.

La nouvelle machine est donc une bête de course avec 5Go de stockage, 2×CPU et comble du luxe 1Go de ram. Ça peut faire sourire mais pour héberger un serveur IRC c'est vraiment très large. En fonctionnement normal, on bouffe aux alentours de 100Mo de ram, 0% de CPU et même au bout de cinq ans, on dépasse pas les 2Go de stockage utilisés. Et encore, on a pas spécialement optimisé pour réduire notre empreinte au maximum.

À la base on voulait partir sur un Unrealircd 5 sauf que notre daemon pour les services n'est pas compatible et nécessite de se faire touiller le code. Du travail a été commencé à ce sujet mais c'est pas encore prêt donc on repart sur une version 4 en attendant.

Bref, je me suis un peu battu avec dehydrated pour au final faire le crasseux afin d'avoir les certificats au bon endroit. On vera dans 3 mois si ça passe :-D

Vidéos

Une ptite vidéo simple où l'on voit quelques parties d'une chaîne d'assemblage de Trabant (bagnole allemande). C'est assez impressionnant. Toute cette minutie et ce travail d'orfèvre dans une chaîne industrielle. L'outillage custom et les méthodes de travail optimisées…

Je suis de très loin ce que fait SpaceX avec ses fusées toussa. Mais c'est toujours difficile de se rendre compte de la taille de ce qu'on voit. On a à peu près aucun point de comparaison, aucun repère donc bha on imagine un peu mais voilà. Dans cette vidéo on voit bien la taille de la fusée sur sa barge grâce aux humains qui sont à son pied. Et WOW c'est immense (et la vidéo est jolie).

Et pour finir bha comme normalement c'est la pleine saison du Hellfest bha on se console avec cette vidéo d'une heure et demi avec quelques extraits de-ci de-là et quelques interviews.

Event Horizon

Event Horizon est un film que je ne connaissais pas. J'ai vu que ça parlait voyage spatial, horreur, toussa je me suis dit banco, un simili-alien.

Bon j'avais pas remarqué que le réalisateur c'était Paul W.S. Anderson. Il est à la tête des infâmes Resident Evil, de Mortal Kombat et d'autres merdes. Il a donc pas peur de faire de la merde. Et franchement ça se ressent.

On a donc le tout premier vaisseau expérimental top secret pouvant se déplacer plus vite que la lumière qui a disparu lors de son premier vol. Fast forward, sept ans plus tard, son signal est capté aux environs de Pluton (qui n'est pas une planète, mais à l'époque de la réal du film si). On envoie donc Sam Neill le scientifique à l'origine du vaisseau supraluminique à la rescousse pour voir ce qu'il s'est passé, sauver ce qui peut l'être et éventuellement ramener l'engin.

On a donc à des scènes rappelant fortement Alien, avec un équipage réduit avec ses personnages biens différents, sa cuisine où règne une bonne ambiance, la révélation de l'objectif de la mission. C'est d'ailleurs marrant comme l'explication scientifique du fonctionnement du vaisseau est à peu de chose près la même que dans Interstellar. Bref, passage en hibernation dans des capsules pleines de flotte, ellipse de quelques semaines et on arrive au vaisseau.

Ce dernier semble désert mais les bioscanners semblent indiquer de la vie un peu partout. Voilà pour le lancement du film.

Visuellement on sent qu'il y a eu la volonté de bien faire mais ptet avec peu de budgets. Les effets visuels numériques se voient. Ils se voient graves et sont pas bien jolis. Le détourage des effets numériques est vraiment foireux, le moindre youtubeur un peu équipé aujourd'hui fait mieux (vive les progrès de la technique).

Par contre niveau décor on sent que ça s'est donné plus de mal. Certains sont même vraiment grands et détaillés.

Le film part d'un postulat de science-fiction mais s'oriente vite vers le film d'horreur plutôt BOUH ! (ouai ça marche pas à l'écrit mais j'aurai tenté) Haaa les jump scares de merdes qui servent à rien… Dès le début, alors qu'il ne s'est rien passé où s'en tape. Et ça n'augure rien de bon, mais au final ils n'en ont pas non plus mis partout. Principalement aux moments où le film se pose un peu, quand ça sert à rien quoi si ce n'est pour masquer une perte de rythme.

J'ai un peu de peine pour ce film et surtout ses acteurs. Voir Sam Neill errer en boxer qui remonte en nombril un peu paumé ne sachant pas trop sur quel registre jouer : est-ce que je suis un scientifique cartésien ou bien je suis juste un acteur sur un plateau de film d'horreur qui se prend trop au sérieux ? Pareil pour Lawrence Fishburne (qui sera toujours Morphéus pour moi) qui a l'air bien emmerdé dans son fauteuil high tech qui tourne supra lentement. Il semble à la dérive suspendu à 30cm du sol en train de balloter sans avoir aucune commande à portée de main, alors qu'un classique fauteuil à roulette aurait eu le même effet. C'est surement l'aspect le plus drôle du film.

Les décors sont loin d'être dégueulasses je disais. Au contraire même certaines salles ont bien de la gueule (ouai j'aime beaucoup le moteur avec ses anneaux qui tournent et sa grosse sphère) et l'espèce de corridor qui tournoit juste avant aussi est pas mal mais pas exploité du coup. Mais d'autres sont plutôt meh voir plus. Le couloir infini en image de synthèse reliant les deux parties de vaisseaux… meh. Le conduit de sécurité ou je ne sais quoi où se balade Sam Neill (pour … changer un fusible ?) tout verdatre est particulièrement dégueulasse. Voilà ça oscille du pas mal au foireux.

Sam Neill en Roy Batty/zombie/steak haché/cénobite c'est … terrifiant navrant. Un peu à l'image du film. En fait c'est dommage il pourrait être vraiment pas mal s'il était un peu mieux traité. Et c'est aussi à l'image de son générique de fin : tout le long du film ça se veut assez horrifique avec jump scare et tout avec à la toute fin un personnage fait une crise de panique suite à un cauchemar toussa ; et là tu sais pas trop pourquoi ils te sortent une zik de Prodigy complètement hors propos.

Bon à sa décharge le film a été produit en vraiment très peu de temps. Ça a été fait en moins d'un an avec pourtant pas mal de plans numériques, quelques décors, des explosions, des flammes, des caméras qui tremblent (ha non ça c'est facile et rapide à faire). Même le casting n'est pas non plus catastrophique, on retrouve même Papa Malefoy dans le lot.

On sent bien que le film a été pas mal influencé par Hellraiser. Cela dit, je pense que le film lorgne plus du côté du jeu Doom, ça manque juste de monstres à buter.

L'histoire globale est pas mal, mais entre les personnages qui semblent faux au possible, les relations entre les persos qui sont clichés à fond et les arangements scénaristiques foireux… C'est dur d'y croire et de s'y investir. Un coup ça meurt à la décompression un coup ça meurt pas du tout. Un coup ça explose ça meurt un coup pas du tout… Le pauvre mec qui se retrouve comme par hasard à la fenêtre et qui se fait tirer dessus alors que bon… c'est un vaisseau spatial dans le vide spatial… forcément que si tu pètes la fenêtre, toi qui est sans combinaison à l'intérieur ça va pas le faire (et c'est un scientifique qui fait ça…). Je vous épargne d'autres ficelles foireuses mais ça ruine pas mal le truc.

21 Bridges

Deux méchants armés vont braquer un restau où se trouve 30Kg de coke. Le restau est fermé, il ne reste plus qu'un employé (ou le patron que sais-je, mais franchement là je vous retarde en vous faisant lire cette digression alors que bon, on va pas se le cacher, cette information n'a aucune incidence sur le reste du film et pourtant vous venez de perdre trente secondes à lire ça alors que vous auriez pu découvrir la suite de l'histoire bien plus vite mais bon on s'égare) qui sera maîtrisé. Ils récupèrent la clé du frigo où se trouve au final 300Kg de petit sachet plastic remplis de coke.

À ce moment-là, les 4 flics arrivent alors que personne n'a pu donner l'alerte et c'est vrai que l'employé (ou le patron, encore une fois ça ne change rien au bignou, mais on ne sait pas qui est réellement ce gars dans ce restau alors qu'il est tard, que le restau est fermé et que bon le patron qui passe le balai alors qu'il a 300Kg de coke dans le frigo c'est quand même peu crédible, mais comme je vous l'ai déjà dit, on s'en fout de qui c'est) semblait plutôt confiant malgré les braqueurs et assez proche de sa montre.

Bref, les braqueurs sont plutôt bien armés et liquident très vite les quatre flics qui ont tout de même eu le temps d'appeler des renforts. Sur leur trajet de fuite, ils dégomment encore quelques autres flics.

Entrée en scène de Chadwick Boseman qui un peu comme tout le temps joue pareil avec son air "chuis méga calme mais toujours prêt à défoncer un peu n'importe". C'est un fin détective réputé pour avoir dézingué pas mal de malfrats, mais rassurez-vous, toujours en légitime défense (l'IGPN approuve) ! En fin limier, il parvient à pas mal imaginer la scène toussa toussa. Le FBI entre en scène, bla bla l'habituel rengaine de "c'est mon affaire". Bref, ça discute et notre détective obtient le confinement de l'ile de Manhattan. Donc tous les 21 ponts (d'où le titre mais en dehors de 10 secondes de scène ça ne change à peu près rien au reste du film du coup est-ce que le titre est bien légitime ?) sont fermés, des patrouilles dans les airs, dans la flotte toussa.

Et là, on a le droit à une pseudo enquête, poursuite pendant 4h (dans l'histoire, pas le film).

Le film est pas super innovant mais se laisse regarder. Les acteurs sont plutôt convaincants mais franchement ils auraient pu nous éviter la rengaine FBI/Police.

Il y a un ptit twist à la fin mais rien de transcendant, on le voit venir tellement c'est fusil-de-tchekovisé au début.

Visuellement c'est plutôt joli avec quelques plans à la skycam, quelques plans plus dynamique au drone. Il y a pas mal d'action et ça reste toujours vraiment lisible. Il n'y a pas vraiment de folie niveau réal.

En fait globalement ce film est sans trop de surprise. C'est simple et efficace, tout se déroule comme sur des roulettes.

IRC c'est simple.

Rhaaa à chaque fois qu'on parle d'IRC on entend : “IRC c'est compliqué”

Mais en fait, c'est plutôt simple. IRC n'est pas plus compliqué que le web. Au contraire même. C'est juste que le web tout le monde l'utilise pendant des heures depuis des années mais vous ne vous rendez pas spécialement compte de la complexité de la chose. D'autant plus que chaque site est différent avec une interface qui peut varier du tout au tout. Alors qu'IRC c'est un ensemble de réseaux où tout est identique (à l'exception de la gestion d'identité mais ça reste optionnel).

En apprenant juste quelques rudiments il est possible de se débrouiller sur IRC. Bref, si vous apprenez les quelques commandes de base (moins de dix) vous pourrez vous débrouiller sur IRC (et depuis trente ans, elles n'ont pas changé et ne changeront probablement pas).

Et il existe même des logiciels qui planquent toutes ces commandes et remplacent ça par des jolies boutons pour diminuer la courbe d'apprentissage nécessaire.

La force d'être standardisé

Contrairement à d'autres protocoles plus en vue comme Skype, Discord, Slack, Mattermost et pleins d'autres, IRC est défini par une RFC, c'est-à-dire une norme d'Internet.

Du coup, la façon de communiquer est strictement définie et documentée et ce document (en vrai il y en a plusieurs maintenant) est disponible publiquement sur le web sans inscription ni paiement ni rien. Il est donc possible pour à peu près n'importe qui d'écrire un logiciel compatible.

C'est pour cela qu'il existe une tripotée de logiciels différents pour se connecter à IRC. Alors que pour les protocoles cités précédemment, il n'existe que le logiciel officiel. Il y a bien des fois des tentatives d'avoir des logiciels alternatifs mais ceux-ci ne sont pas officiels et ont tendance à ne pas être bien vu par les éditeurs des logiciels officiels qui leur mettent des bâtons dans les roux, que ce soit techniquement ou légalement bloqué.

La force d'être décentralisé

Un autre avantage, c'est qu'IRC n'est pas contrôlé par une seule entité. Aucun risque d'une faillite ou d'une décision d'un point central qui impacterait les réseaux IRC. Parce que oui, il n'y a pas 1 réseau IRC mais une myriade. Donc dans le pire des cas 1 réseau tombe mais les autres seront toujours là.

Lorsque Microsoft décidera que Skype ne rapporte plus suffisamment, ils couperont sans trop y réfléchir ou bien rendront l'accès payant et c'est valable pour Discord ou les autres. IRC n'a pas d'enjeu financier derrière et les réseaux sont en plus très souvent maintenus par des entités à but non lucratif.

Bref, IRC c'est simple.

Ce qu'il faut savoir c'est qu'il y a des réseaux irc, constitués de multiples serveurs, contenant chacun de multiples salons avec dedans des utilisateurs. On a fait le plus dur.

Et vous voulez voir à quel point c'est simple ?

On va se connecter manuellement à un serveur irc et discuter sans même avoir de client irc mais en écrivant tout avec nos mimines.

Bon il va vous faloir un client telnet/netcat/nc ou carrément on va être encore plus moderne et on va passer directement par openssl.

Dans un terminal entrez openssl s_client -connect irc.geeknode.org:6697 .

Le serveur vous répond tout un tas de trucs
CONNECTED(00000003)
depth=2 O = Digital Signature Trust Co., CN = DST Root CA X3
verify return:1
depth=1 C = US, O = Let's Encrypt, CN = Let's Encrypt Authority X3
verify return:1
depth=0 CN = hivane.geeknode.org
verify return:1
---
Certificate chain
 0 s:CN = hivane.geeknode.org
   i:C = US, O = Let's Encrypt, CN = Let's Encrypt Authority X3
 1 s:C = US, O = Let's Encrypt, CN = Let's Encrypt Authority X3
   i:O = Digital Signature Trust Co., CN = DST Root CA X3
---
Server certificate
-----BEGIN CERTIFICATE-----
MIIGlzCCBX+gAwIBAgISA6LoBQCbzTgc5LavZKLAgJ7LMA0GCSqGSIb3DQEBCwUA
MEoxCzAJBgNVBAYTAlVTMRYwFAYDVQQKEw1MZXQncyBFbmNyeXB0MSMwIQYDVQQD
ExpMZXQncyBFbmNyeXB0IEF1dGhvcml0eSBYMzAeFw0yMDA0MjkwMjI1MDlaFw0y
MDA3MjgwMjI1MDlaMB4xHDAaBgNVBAMTE2hpdmFuZS5nZWVrbm9kZS5vcmcwggIi
MA0GCSqGSIb3DQEBAQUAA4ICDwAwggIKAoICAQDo8Bnlnw3/piIVTlEPWUka+vh/
EQEiByFv0Saxn/whNXcrhiejADoEqHpx2nzUiWEcDXXW+1sUr4GqikVQmJY9R8Z5
Jx8vP86rlTLHhHsgoXp4jtAbPO8BzsvqFI0KRPf6GRu83df5qQDL6M4wamy3KpOm
e0gnwGKbjbW8SSyyE1olOtk20rJC2gZhnIKtVrbYfkwnZysM9DKGRKI0y9fvgW1O
kLltFGNdWF5gc0fppgdKyghZMG+7HNbqDDn8dOQE6V6l+6ZaZD8dGIDpebywe3cQ
ZieEseDD8+jz/95KtWEFSn8dLQptRv5lzh3IzVJvtNRZnrgn4nsnUtpvynxC1+FO
MrAbpDxK76NzzuclQhcMDF8oti/AshlznsEL49efAT6azc1xCETvkVjGi/8oVK1/
Ow/yXucnO1+nVEnVuyvNTL3kX/8UAUKvEroSDAzq7/PFCH44GaKJNrfqSr/QWMlE
vAeMgeXbZ2jB5HP54E+esFsxuQl8xNNuxWpFEb+jGjLM/32w9uIAtWXFtTjQaZUr
thUKDf1UQFai01fX9pkcskfQqIX2vc3fdvub+8VPccMVYW60i9LzUaA8NG2RHjXs
muvBangMNbx4v1ugj9SpGlArRtHZCrmNmFfMd06aR0M5RX1lD9j6pPIE1oLiu4Vq
ox1rkX2U1OWDPyNGpwIDAQABo4ICoTCCAp0wDgYDVR0PAQH/BAQDAgWgMB0GA1Ud
JQQWMBQGCCsGAQUFBwMBBggrBgEFBQcDAjAMBgNVHRMBAf8EAjAAMB0GA1UdDgQW
BBShKUfc6De2x77U1WYMlTrdwqEzXTAfBgNVHSMEGDAWgBSoSmpjBH3duubRObem
RWXv86jsoTBvBggrBgEFBQcBAQRjMGEwLgYIKwYBBQUHMAGGImh0dHA6Ly9vY3Nw
LmludC14My5sZXRzZW5jcnlwdC5vcmcwLwYIKwYBBQUHMAKGI2h0dHA6Ly9jZXJ0
LmludC14My5sZXRzZW5jcnlwdC5vcmcvMFgGA1UdEQRRME+CE2hpdmFuZS5nZWVr
bm9kZS5uZXSCE2hpdmFuZS5nZWVrbm9kZS5vcmeCEGlyYy5nZWVrbm9kZS5vcmeC
EWlyYzYuZ2Vla25vZGUub3JnMEwGA1UdIARFMEMwCAYGZ4EMAQIBMDcGCysGAQQB
gt8TAQEBMCgwJgYIKwYBBQUHAgEWGmh0dHA6Ly9jcHMubGV0c2VuY3J5cHQub3Jn
MIIBAwYKKwYBBAHWeQIEAgSB9ASB8QDvAHUAsh4FzIuizYogTodm+Su5iiUgZ2va
+nDnsklTLe+LkF4AAAFxw/d/IgAABAMARjBEAiAFBe3+77xwVk/PUmgBOGfes86i
XoqjJWfyPIl9g28pCAIgehMPGnSo3TabsFIE50MNk0RE3kor7EBxtbUXFVua0fgA
dgBvU3asMfAxGdiZAKRRFf93FRwR2QLBACkGjbIImjfZEwAAAXHD93/nAAAEAwBH
MEUCIQDttTwmykhjiGZvSCToiI3Wdfq4bE0Te0T7jv5YmxarSAIgdaLF2LtMW9pg
LIM3mR3Oi8ZRqLP3bKO8DT9Tj0FZ1WswDQYJKoZIhvcNAQELBQADggEBAJPyo0NZ
gsvyq28knOXevVuEz+/l5MGm4OVOLS45YZRcQkbZhrEWh6LKuAiyabIfXEIO3VqE
gUknlpab+ULFOuEc+4BR8EG63QkRBef8kahPGJI57MSO9yg6qOPIyrSWIAGy0XU9
tuEvRS8ISTUw3SyhpweAwYgzMpt6hbJ6edbuoRq+9yjgnq+/TwGxpLWhrngWJ7hZ
d6DYFb+encYcjoQt6qeDUWSEeWUubY7MDGWhDJSLpWvd5mXXmCa5QgGeWdxBNRoR
kvSk+5ZTW8oBP7s3jjYFZa+tie3bQ+tWal2Ets71Vt7SaUHU4Rt8TVILSvu8RLZ9
LWpdBOlbDJaIvos=
-----END CERTIFICATE-----
subject=CN = hivane.geeknode.org

issuer=C = US, O = Let's Encrypt, CN = Let's Encrypt Authority X3 No client certificate CA names sent Client Certificate Types: RSA sign, DSA sign, ECDSA sign Requested Signature Algorithms: RSA+SHA512:DSA+SHA512:ECDSA+SHA512:RSA+SHA384:DSA+SHA384:ECDSA+SHA384:RSA+SHA256:DSA+SHA256:ECDSA+SHA256:RSA+SHA224:DSA+SHA224:ECDSA+SHA224:RSA+SHA1:DSA+SHA1:ECDSA+SHA1 Shared Requested Signature Algorithms: RSA+SHA512:DSA+SHA512:ECDSA+SHA512:RSA+SHA384:DSA+SHA384:ECDSA+SHA384:RSA+SHA256:DSA+SHA256:ECDSA+SHA256:RSA+SHA224:DSA+SHA224:ECDSA+SHA224:RSA+SHA1:DSA+SHA1:ECDSA+SHA1 Peer signing digest: SHA512 Peer signature type: RSA Server Temp Key: ECDH, P-521, 521 bits SSL handshake has read 3714 bytes and written 516 bytes Verification: OK New, TLSv1.2, Cipher is ECDHE-RSA-CHACHA20-POLY1305 Server public key is 4096 bit Secure Renegotiation IS supported Compression: NONE Expansion: NONE No ALPN negotiated SSL-Session: Protocol : TLSv1.2 Cipher : ECDHE-RSA-CHACHA20-POLY1305 Session-ID: Session-ID-ctx: Master-Key: DCB0E95A32340C7509F73CDDB93C523917F5DE1A0CD221A005C9016F4D718EB986640BA161F3DE5B3ED32E75D60AB69B PSK identity: None PSK identity hint: None SRP username: None Start Time: 1592556345 Timeout : 7200 (sec) Verify return code: 0 (ok) Extended master secret: yes

Voilà, là vous avez juste établi une connexion réseau sécurisée.

Maintenant que la connexion réseau est établie, il faut parler dans le langage irc pour vous initier la session et vous connecter à un salon. C'est un peu comme si vous aviez composé un numéro de téléphone pour le moment, maintenant vous allez commencer le dialogue en vous présentant et en faisant vos demandes.

user $PSEUDO * * :$DESCRIPTION donc là vous remplacez $PSEUDO et $DESCRIPTION par ce que vous voulez (vous pouvez vous contenter de remettre votre pseudo dans la description).

nick $PSEUDO là vous entrez le pseudo que vous voulez utiliser (ouai c'est redondant et la subtilité avec la commande précédente n'a que peu d'intéret mais faut le faire).

Là, le serveur devrait vous renvoyez un message de type PING :$XXXXXXX . Vous avez quelques secondes pour lui répondre pong :$XXXXXXX en sachant que la valeur va changer à chaque fois. Si vous ne le faites pas assez vite vous serez déconnecté et il faudra recommencer.

D'ailleurs même plus tard quand vous serez connecté il vous enverra des ping régulièrement. Il faudra toujours y répondre promptement.

Une fois répondu avec le pong, le serveur vous connectera réellement et vous enverra tout un tas d'informations le concernant : son nom, sa version de logiciel, ce qu'il sait faire, sa population, un message de bienvenue, vos modes…

Maintenant vous allez pouvoir rejoindre un salon de discussion pour ça il suffit de taper join #fediverse et hop vous voilà connecté au salon. Vous recevrez la liste des utilisateurs actuellement connecté au salon.

C'est bon, maintenant vous pouvez pouvoir envoyer des messages en entrant privmsg #fediverse coucou tout le monde \o/ . Ça y est votre message est parti.

Vous recevrez les messages du salon qui auront cette allure

:Lord!Lord@geeknode.fuckyeah PRIVMSG #fediverse :hello

Si vous souhaitez envoyer un message à un utilisateur précis c'est presque pareil avec privmsg $DESTINATAIRE salut à toi . Bon, bha finalement c'est simple, non ? C'est juste du texte qui se balade comme ça, c'est vraiment basique.


Donc pour résumer se connecter / rejoindre un salon / envoyer un message ça se résume à ça :

openssl s_client -connect irc.geeknode.org:6697
user monpseudo * * :monpseudo
nick monpseudo
pong $XXXXXX
join #fediverse
privmsg #fediverse coucou le salon !

Voilà, n'hésitez pas à tester cette manipulation, on se croirait un vrai hacker. Ça ne nécessite quasiment aucune installation et puis c'est assez amusant de parler au serveur irc.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez devenir un utilisateur régulier, il va vous faloir trouver un client IRC qui vous convient. Il en existe directement utilisable dans le navigateur comme, par exemple Kiwi IRC ou bien The Lounge (The Lounge est à héberger vous-même mais il propose cette démo qui semble limiter au réseau Freenode). Si vous voulez un client graphique vous aurez Hexchat (dispo pour tous les OS) ou bien Quassel mais il est possible d'utiliser Thunderbird ou bien l'illustre mIRC (sous Windows).

Si vous êtes prêt à sauter le pas, le meilleur client IRC actuel est à mon goût Weechat mais il s'agit d'un client tournant dans votre terminal. Au début ça peut surprendre un peu mais il s'avère très pratigue, rapide, léger. Et pour une appli dans le terminal sait pas mal se débrouiller de la souris pour ne pas trop dérouter.

Le protocole en lui-même n'a pas de notion de comptes. C'est géré par ce qu'on appelle les services et c'est parfaitement optionnel.

IRC utilise des modes pour donner des droits mais là aussi, on peut très bien utiliser irc basiquement pendant des années sans s'en soucier.

J'ai écrit une petite série de guides permettant d'en apprendre un peu plus sur les rouages. IRC niveau 2

Si vous êtes plus intéressé par la "culture" IRC j'ai également rédigé un ptit post concernant Les us et coutumes d'IRC.


Voilà, j'espère que j'ai pu démystifier certains points et vous convaincre que non c'est pas plus compliqué que le web bien au contraire. Si vous voulez, je suis disponible en tant que lord sur le réseau irc.geeknode.org mais aussi irc.freenode.net, n'hésitez pas à venir taper la discut' (notamment sur #fediverse sur le réseau geeknode).

Crank 2

Ce film me laisse un sentiment très mitigé. Lorsque je l'ai vu la première fois j'ai pas mal aimé et ce coup-ci ça m'a laissé un peu plus de marbre. Le film s'appelle Hyper Tension en français mais il aurait été tout aussi bien nommé Hyper Excité.

On a donc Jason Statham qui tombe du ciel dans la première scène et se retrouve récupéré par des gonzes louches. Ensuite on le voit en train de se faire remplacer le cœur par un modèle artificiel dans des conditions d'hygiène déplorables. Là, pendant l'opération il se rend compte que tous ses organes vont y passer ainsi que son membre le plus intime ce qui le révolte. Il commence à castagner tout le monde et à s'enfuire avec une batterie et son nouveau cœur.

Et là c'est parti pour 1h30 de délire testostéronné hyperactif. Le film ne se prend pas au sérieux et ressemble à un trip sous acide. On cite souvent les influences du jeu vidéo sur ce film mais j'ai plus l'impression de voir une parodie du jeu vidéo vu par quelqu'un n'y connaissant rien. C'est assez débile, peu cohérent et enchaîne tous les clichés sexistes.

Les mecs sont tatoués, badass, viriles, musclés, bourrins alors que les meufs sont… à poil, soit des stripteaseuses soit des putes. On en est au cliché du jeu-vidéo vu par la télévision au début des années 2000.

Et bon franchement, je peux pas nier les références aux jeux-vidéos et que dans pas mal de la production-vidéoludique on s'est tapé ces clichés. Si l'on aime le jeu-vidéo, c'est assez dommage de colporter ces clichés à travers un autre média. Ce serait comme restreindre le cinéma au porno dès qu'on l'évoque dans la presse papier.

Bref, c'est assez décevant ce traitement, mais c'est aussi le charme du film. Il est too much dans tous les sens. On visite tous les tripots et autres coins crados possibles.

L'action ne molie jamais et n'hésite pas à partir dans le graveleux. Encore une fois, la représentation de la femme dans ce film est particulièrement dégradant.

L'image a une teinte assez peu saturée légèrement beigasse. C'est un parti pris étrange, j'aurai imaginé des trucs plus colorés saturé à mort pour vraiment souligné le côté irréel de la chose mais bon. La caméra est toujours en mouvement et secoue dans tous les sens avec un montage des plus énergique. Rarement vous aurez un plan de plus de 2s. C'est vraiment très dynamique ce qui appuie d'autant plus le propos du film.

Bref, à voir au moins une fois mais avec un certain recul.

Mary And Max

Et bhé après avoir regardé Shaun the Sheep : Farmageddon ça contraste. C'est de la pâte à modeler aussi, joliment animée en stop motion mais par contre c'est bien moins coloré. C'est tout tristouille marron enfin "gadouille" quand il y a de la couleur. Sinon c'est du noir et blanc.

Il s'agit d'une relation épistolaire entre une jeune australienne et un américain. Les deux sont pas vraiment dans la norme et n'ont pas d'amis. Ils ont du mal avec les relations sociales en ne comprenant pas les gens qui les entourent. Ils se lient donc d'amitié au rythme de leurs lettres ainsi que des ptits cadeaux qu'ils y ajoutent.

Le film est donc assez particulier. Pour la forme il semble s'adresser à un public assez jeune, mais dans le fond il aborde des sujets assez complexes (autisme, difficulté de la vie sociale…) et assez lourd (mort des proches, alcoolisme, suicide…). Du coup je sais pas trop si je le recommanderai à un public si jeune que ça. Certaines lignes de "dialogues" sont assez drôles de par leur décalage et leur réinterprêtation du monde mais globalement le propos est pas mal triste.

Le pauvre américain est atteint d'un syndrome d'Asperger et n'a en plus pas vraiment de chance vis-à-vis des personnes qui l'entourent. Son psychiatre n'a pas l'air de comprendre son patient, son groupe de soutien aux personnes obèses ne l'aide en rien avec même certains qui abusent de lui. La vie lui chie à la gueule bien comme il faut. Mais il tient à peu près bon tout de même.

La fillette, elle c'est pas vraiment mieux. Son père a un taff de merde et ne s'occupe pas d'elle, la mère chourave dans les magasins et est bourrée à la maison. Elle est la risée de l'école car elle a une tâche de naissance. La vie est loin d'être rose pour elle non plus.

Techniquement, bha la direction artistique est assez particulière. Le choix des couleurs est … particulier. Je ne trouve pas ça vraiment beau mais ça cadre parfaitement avec le propos du film. L'animation est bien faite mais sans plus. Le film est plutôt sage alors que le médium aurait pu permettre quelques folies.

Voilà, au final c'est un film assez malaisant et déprimant mais qui permet de découvrir un peu ce qu'est une des formes d'autisme.

Hardcore Henry

Ce film a pas mal fait parler de lui à sa sortie pour son côté novateur. Et c'est vrai qu'il est novateur. Il a été entièrement tourné à la Go Pro en vue subjective ; du début à la fin.

Le rendu est donc vraiment très énergique. Ça secoue dans tous les sens pendant une heure et demi. C'est vraiment éprouvant. Si vous aimez pas trop les found footages où ça bouge alors là esquivez ce film.

Et le souci c'est qu'en dehors de cet aspect le film est très moyen. L'histoire est celle de Henry qui se réveille avec un bras et une jambe et la parole en moins sans aucun souvenir. Sa femme (une scientifique) l'a "reconstruit" à base de prothèse ultra high-tech avec de la peau par-dessus. Ils se font attaquer alors qu'elle tentait de lui redonner un peu de voix.

Le méchant débarque à l'écran, un blond avec un pouvoir de télékinésie. Le couple parvient à s'enfuire et c'est le début de courses poursuites. Le tout avec de la castagne dans tous les sens des armes et tout.

C'est pas super intéressant et au bout d'un quart d'heure se dessine un schéma qui se reproduit un peu tout le long du film. Un protagoniste sort de nulle part pour aider … heu … nous (? ouai vu que c'est en vue subjective j'ai envie de dire "nous"). Il lui donne un objectif (retrouver un objet/se rendre à un endroit) et là il se fait tuer. Et ça doit bien arriver 6 fois ptet plus.

Le film est faussement un plan séquence intégral. Il y a certains moments où la vue se coupe. Mais c'est globalement très bien fait, avec l'habitude on remarque les discrètes coupes qui ont lieu assez régulièrement (lors d'une chute, d'un passage d'obstacle ou autre) mais c'est tout de même bien fait.

Les effets visuels sont pas oufs mais vu la façon dont le film est tourné c'est très excusable. On en prend déjà plein la gueule par l'action incessante et les mouvements de caméra, on va pas pleurer pour des textures cheapos et des éclairages 3D pas top.

En fait, passé la "surprise" du fait que ce soit en vue subjective le film montre vite ses faiblesses. Le scénar est assez meh, visuellement c'est impressionnant mais pas spécialement agréable, les effets visuels pas oufs, esthétiquement c'est bof. Les scènes d'actions sont assez overkill mais bon vue que c'est ça tout le long du film bha on est vite blasé. Le film tente un peu la carte de l'humour mais c'est un peu un aveu d'échec et un cache-misère.

À sa décharge, le film est tout de même une production russe et en plus à petit budget. Il a été partiellement financé via un crowd-funding.

Il n'y a vraiment qu'à la toute fin qu'en fait ça devient un peu plus jouissif. La baston contre le boss de fin est cool mais voilà.

En fait le film repompe clairement du jeu vidéo. On ne peut pas s'empêcher de voir Mirror's Edge forcément avec le parkour. Forcément on pense à un peu n'importe quel FPS en voyant le film mais le combat final fait quand même vachement pensé à la campagne No Mercy de Left 4 Dead. D'ailleurs spoiler.

Bref, ce film est une curiosité avec quelques passages sympa mais sinon c'est vraiment pas l'éclate.

A Shaun The Sheep Movie : Farmageddon

Le studio Aardman est un ptit studio britain qui créer des vidéos d'animation en pâte à modeler (et autres techniques qui s'en approche). Ils sont responsables de la série des Wallace et Gromit mais aussi de quelques films de-ci de-là. Ils n'ont pas énormément de concurrence et pourtant arrive à toujours pondre des films supers.

C'est tout coloré, mignon, drôle, universel même sans aucun dialogue. Le boulot doit être colossal ! Même si (je vais chipotter) je suis pas ultra fan de la gueule des moutons avec leur mâchoire de traviole, les personnages sont tous choupi.

Un homme et son chien stupéfaient devant la soucoupe volante

Ils ont pas de trop bonnes gueules les deux ?

Ils parviennent à bien faire passer des émotions avec les bouilles de leurs personnages qui s'adaptent en amplifiant les mimiques. C'est d'ailleurs à se demander comment ils font pour être les derniers à ne pas succomber aux images de synthèses qui désormais coûtent bien moins chères qu'avant. Le rendu est cool, on aperçoit ça et là, les imperfections de la pâte à modeler : des ptites traces d'empreintes digitales, des "poils" qui bougent, les machoires qui ne sont pas parfaitement collées à la tête. Tout un tas de ptits détails qui sont au final appréciable.

Alors que les moutons sont toujours en train d'emmerder le chien qui s'évertue à garder le calme dans la ferme, une soucoupe volante se pose dans un bosquet non loin. Un petit extra-terrestre tout mignon en sort. Il parvient à se rendre à la ferme sans se faire repérer contrairement à sa soucoupe volante.

Shaun découvre Lu-la et ses pouvoirs surnaturels. Les deux partent pour retrouver la soucoupe afin de rentrer à la maison. Mais c'est sans compter l'intervention d'une agente habillée tout en noir tentant de récupérer également cette soucoupe.

les moutons faisant les couillons

C'est con mais ça m'amuse

L'histoire est classique mais efficace et puis c'est surtout un prétexte pour tout un tas de gages et de références.

D'ailleurs petit jeu : le film est bourré de références à d'autres œuvres de science-fiction. Voici ce que j'ai trouvé, les avez-vous et surtout en avez-vous d'autres que j'ai loupée ?

  • Arrival : la tâche de gras de la pizza
  • Doctor Who : le docteur himself et un Dalek
  • Men In Black : l'agente elle-même
  • X-Files : le générique qui sert de reconnaissance vocale
  • 2001 : le monolithe et la musique
  • Les temps modernes : la "balade" dans les engrenages
  • H2G2 : le nom du supermarché
  • Rencontre du 3ème type : le bruit du digicode de la base
  • Robocop : le camion/robot de l'agente

J'imagine qu'il y en a d'autres que j'ai ratées ou que je ne connais tout simplement pas.

Le film se destine bien évidemment aux mioches mais ça m'a bien plu tout de même. Les gags ne sont pas nuls et puis c'est pas trop long et bien foutu donc ça passe nickel.

The Blues Brothers

Film culte de 1980, le film relate la sortie de taule de Jake Blues qui avec son frêre Elwood Blues décident de remonter leur groupe afin de sauver leur orphelinat catholique d'enfance. Ils sont en mission pour Dieu et il leur faut 5000$ rapidement.

Ils doivent d'abord réunir les autres membres du groupe qui ont chacun refait leur vie de droite et de gauche. Certains seront plus enclins que d'autres à participer.

À côté de cela, une femme mystérieuse s'évertue à tenter de tuer les deux frangins. Et elle se donne du mal avec des flingues, un lance-roquette, un lance-flamme. Mais ils sont pas chiants : leur immeuble se fait démolir, c'est pas grave c'était l'heure de se lever…

Le film est super sympa à voir et surtout à entendre. C'est une comédie musicale avec de supers morceaux. L'humour est assez absurde et les flics sont pas mal ridiculisés (sans parler des nazis). Il a d'ailleurs été reproché à sa sortie de montrer trop de noirs et donc certains cinémas ont préferé ne pas le diffuser…

Beaucoup des morceaux que l'on entend (et voit jouer) sont des classiques du blues. D'ailleurs pas mal d'artistes renommés ont le droit à une ptite place. On retrouve Ray Charles, Aretha Franklin, John Lee Hooker, James Brown … Ça déconnait pas à l'époque.

Ce film est pas mal réputé pour ses balades en bagnoles. Et surtout pour les carambolages. Il a détenu quelque temps le record du plus grand nombre de bagnoles éclatées. D'ailleurs vous attendez pas à une conduite réaliste… certaines pirouettes sont assez généreuses niveau physique.

Un classique à voir et à écouter.

Gemini Man

Un des meilleurs tueurs d'une agence gouvernementale quelconque usienne décide de prendre sa retraite à 51 ans. Ce cher Will Smith commence à ne plus trop supporter les atrocités qu'il commet. Mais bon, ça fait moyennement plaisir à son employeur qui préferrait l'envoyer ad patres. C'est un truc vu et revu jusque-là.

C'est le meilleur, ils arrivent pas à s'en débarasser du coup ils envoient une nouvelle recrue pour l'abattre. Castagne castagne castagne en Colombie. Castagne castagne castagne à Budapest. Le nouveau est vraiment pas mauvais et … il lui ressemble pas mal.

Et en fait c'est un clone! Retournement de situation, changement de camp toussa toussa. Le film ne brille pas par son scénar.

C'est pas original, pas surprenant, plutôt convenu. Le fond est très moyen.

La forme mesdames et messieurs, la forme ! Le clone de Will Smith a 25 ans de moins que lui. Et qui mieux que Will Smith vieux pour jouer Will Smith jeune ? Jusqu'à présent, il faut avouer que le temps n'a que peu d'emprise sur lui. Entre aujourd'hui et le Prince de Bel Air il n'a que peu changé physiquement. Il est un peu plus empatté, il n'a que de très subtils rides mais vraiment trois fois rien et … bha c'est tout. Ce mec ne vieillit quasiment pas, je lui prédit une durée de vie d'au moins 300 ans partit comme il est.

L'équipe des effets spéciaux a quand même utilisé des effets numériques j'imagine. J'arrive pas à mettre le doigt dessus mais on est en plein dans la vallée dérangeante. Il est super bien fait et tout et pourtant il y a un ptit quelque chose de troublant sans que je parvienne d'où ce sentiment provient. Je crois que c'est ptet au niveau de la bouche, mais je n'en suis pas sûr.

Toujours au sujet de la forme, les mises en scène de poursuite/baston/chorégraphie sont vraiment super. On a même le droit à quelques plans séquences (ça dure pas 2minutes non plus, hein) vraiment bien foutu (surtout en Colombie). Vraiment, la caméra est en mouvement, les acteurs aussi, il y a des cascades, ça s'accroche à un arbre pour descendre tel un pompier, ça renvoie une grenade qui pète un peu hors champs. Tout ça dans un rythme soutenu et un flow des plus smooth.

Et vous savez surtout pourquoi ça en jette ? Parceque le film a été tourné en 120 images/seconde. Alors j'ai pas eu la chance de le voir dans ce format, j'ai dû me contenter d'un maigre 60 images/seconde en 4K et rien que là c'est du régal pour les yeux. Rien que la première minute de film j'étais conquis. Cette fluidité est vraiment agréable.

Il y a bien entendu ce que l'on appelle le "soap opera effect". C'est cette sensation de regarder une vidéo amateure filmée au caméscope. Le sentiment de ne pas regarder un film mais plus une télénovela thailandaise au rabais. C'est induit par le fait de ne pas avoir de flou de mouvement comme on a l'habitude.

Un film en 24fps est vraiment flou, si vous faites un arrêt sur image c'est vraiment pas regardable (sauf sur une scène très statique bien entendu). Alors que là, en ayant près du triple d'image, le rendu est vraiment beaucoup plus net avec très peu de motion blur. Du coup, le film est très screenshottable même sur des scènes mouvementées. Le truc, c'est que l'on est absolument pas habitué à ce genre de rendu. On s'est toujours tapé des films en 24fps donc on s'attend à avoir ce flou et du coup on a du mal à assimiler ça a du cinéma. Et pourtant c'est sublime.

Screenshot où un train de type TGV passe devant la caméra

Voilà où faut en arriver pour avoir du flou (joli perspective, hein).

Je sais pas si c'est parceque je suis joueur, mais au contraire j'adore le HFR. Beaucoup de monde n'apprécie pas particulièrement voir déteste ça. Cette fluidité nécessite des caméras différentes pour filmer. Et surtout ces caméras ont donc des réglages particuliers. Un truc auquel on ne pense pas au début c'est que tout l'éclairage sur le plateau doit être pas mal différent du fait du HFR. Sur un tournage classique, la caméra pour chaque image capture de la lumière pendant 1/24 de seconde soit environ 42ms. Avec une caméra a 120fps, une image n'est exposée que pendant 8ms ce qui implique de devoir éclairer le plateau différemment (plus fort).

Ce problème, Peter Jackson l'avait également rencontré lors du tournage du Hobbit à 48fps. Du coup, le rendu des images est parfois un peu étrange niveau éclairage. Sur les scènes extérieures j'ai même l'impression qu'ils ont rajouté des projos sur les personnages pour atteindre la bonne luminosité.

Franchement le film est plutôt moyen dans son intrigue et tout mais d'un point de vue technique il est très impressionnant. Le regarder dans un format classique n'a aucun intéret.

J'aimerais tellement dire que c'est le futur du cinéma mais j'ai l'impression que l'avis général ne va pas dans ce sens. Le public n'est pas habitué à un tel rendu et a donc tendance à le rejeter

Sin City : A Dame To Kill For

Suite de Sin City ce film joue à fond sur son aspect visuel hérité de la BD et sur son ambiance film noir aux personnages border line (mais de l'autre côté). Le film montre de la nudité, ne rechigne pas sur la violence, de l'alcool, des putes, du jeu, il ne manque que de la drogue.

On a donc des bribes de différentes histoires quelque peu imbriquées. Les histoires sont plutôt simples et assez prévisibles. L'ambiance rattrape le tout. Et franchement visuellement c'est superbe.

exemple de plan en noir et blanc avec un personnage en couleur

On croirait un tableau.

L'aspect visuel n'est absolument pas réaliste, c'est super contrasté en noir et blanc mais avec toujours par endroit des pointes colorés (un personnage, une enseigne, des yeux, un élément du décor). Vraiment superbe. C'est vraiment une adaptation de BD mais qui garde les codes de la BD. Il ne manque plus que quelques onomatopées pour parfaire le tout.

J'imagine que tout a été filmé en studio sur fond vert avec d'éventuels accessoires mais tout le reste a été rajouté en post-prod.

Au premier plan Bruce Willis est net au second plan Jessica Alba est aussi nette

La magie du fond vert qui rend la double bonnette obsolète.

J'aime beaucoup l'éclairage, il y a toujours une lumière bien forte derrière les personnages qui fait qu'ils se détâchent bien du fond.

Certains acteurs sont méconaissables tellement ils sont maquillés avec des prothèses renforçant un menton ou un tarbouiffe. Mickey Rourke n'étant pas bien beau de base n'est vraiment pas épargné.

Les personnages masculins sont soit tourmentés, soit badass, soit ultra costaud/viriles toussa généralement bien sapés. Les personnages féminins sont soit des putes, soit des gogo danseuses, soit manipulatrice mais souvent à poil ou presque. Voilà voilà. À vous d'en conclure ce que vous voulez.

En fait ce film est un peu comme la plupart des films de Robert Rodriguez que j'ai vu. Ça part d'un super concept, il y a de supers idées, mais … chsais pas … Ça reste bien mais sans plus. Pas le genre de film que je reverrai souvent.

Et ça me fait ça avec un peu tous ses films (sauf From Dusk Till Dawn qui reste une tuerie à mon goût). Techniquement c'est foufou, le casting est impressionnant, l'ambiance film noir j'aime beaucoup mais … C'est ptet too much sur certains points ou juste l'histoire reste plutôt moyenne. Je sais pas trop ce qui fait que j'accroche pas plus que ça.

C'est à voir au moins une fois mais voilà.

Je sais pas ce que vous en pensez mais je trouve ces screenshots sublimes.

Killing Gunther

Un mockumentaire qui suit une équipe de tueur à gage. Il existe une liste non officielle des tueurs à gage où ils sont classés. Le top de la liste est occupé par un certain "Gunther" et forcément il attire les convoitises.

Notre équipe souhaite donc le détrôner en le tuant. On a donc une bande assez hétéroclite allant des jumeaux russes psychopathes, à l'expert en poison, au ptit génie de l'informatique.

Le film est … moyennement drôle. Peu de gags font mouches. Deux jours après l'avoir vu, il n'y en a qu'un qui me reste et que j'ai trouvé pas mal. Le reste c'est tout juste bon pour esquisser un sourire.

Le film est pas mauvais mais vraiment pas extra. On peut clairement s'en passer. Techniquement c'est assez neutre. Les effets numériques sont pas mal cheapos.

Schwarzy ne parvient pas à sauver le film malgré toutes les références qu'il fait à tous ses précédents films. D'ailleurs, son seul salaire aurait coûté 20% du budget total du film.

Voilà, ne perdez pas votre temps avec ça, c'est insipide.

Pleroma : s'épargner les messages trop vieux

Si vous avez une instance Pleroma vous avez probablement vu arriver dans votre Timeline, ici et là, des toots remontant à plusieurs mois. Il s'avère que le logiciel, parfois s'amuse à récupérer ces vieux status (ou alors on les lui envoie). Et c'est vrai que si on fait pas gaffe, on se retrouve à répondre à un truc plus trop d'actualité six mois plus tard.

En plus mine de rien tous ces vieux toots, ça vient encombrer votre base de données alors que ça n'a que peu d'intéret. Cependant il est possible de faire en sorte de filtrer ces vieilleries. Pleroma utilise les MRF pour Message Rewrite Filtering qui permettent d'effectuer diverses actions sur les toots entrants.

C'est un système vraiment pas mal pouvaint faire pleins de trucs divers et variés :

  • virer les médias des status
  • bloquer les reports en provenance d'une instance particulière
  • rejeter les messages d'une instance
  • Appliquer des NSFW
  • Rejeter les vieux status

La liste n'est pas exhaustive mais c'est cette dernière possibilité qui va nous intéresser.

Si vous voulez le mettre en place suivez le guide : Rendez-vous dans l'interface d'administration (ça ne marche que si vous avez mis la conf en base de donnée, ce que je vous recommande).

Présentation des 4 icônes dans l'entête avec le lien vers l'admin

C'est la troisième icone en partant de la gauche

Ensuite dans Settings, rendez-vous dans Instance et à environ un quart de la page vous trouverez Rewrite Policy qui vous indiquera une liste de ce que vous pouvez activer. Il faut sélectionner ObjectAgePolicy.

Allez ensuite dans l'onglet MRF et ici, presque tout en bas vous avez Reject or delists posts based on their age when received avec deux actions. La première c'est de définir le Threshold qui est l'âge à partir duquel vous voulez déclencher l'action (j'ai mis 86400 secondes). Et enfin action où vous choisissez que faire (je reject).

aperçu du menu MRF dans l'admin

voilà à quoi ça ressemble

Vous sauvegardez et voilà. Vous n'avez désormais que du contenu frais.


Bon bien entendu s'il y a des perturbations dans la force, qu'une instance était un peu down mais pas trop et qu'elle remonte mais que la durée est expirée… bha vous recevrez pas les messages (même les directs).

Voilà voilà.

Mallrats

Un classique de Kevin Smith. C'est super drôle. On a le droit à tout un tas de situations de plus en plus loufoque le tout enrobé de dialogues délirants. Contrairement à son film précédent (Clerks) on a maintenant droit à la couleur !

C'est un film à tout petit budget et pourtant il arrive à avoir un casting vraiment pas dégueu. Déjà il y a Kevin Smith et Jason Mewes dans leurs fameux rôles de Jay & Silent Bob. Shannen Doherty est de la partie. Mais on retrouve Jason Lee dans son premier rôle, on a aussi le droit à un tout jeune Ben Affleck mais aussi Michael Rooker qui venait de finir The Dark Half. Et puis on a un caméo de Stan Lee bien plus long que ce que l'on retrouve dans le MCU. Même Brian O'Halloran a le droit à une ptite place. Bref, on retrouve pas mal de monde de l'Askewniverse*.

L'histoire débute par un mec qui réagit assez mal à l'annonce de sa copine. Du coup elle le largue (pas uniquement pour ça). On voit ensuite un autre mec (un grand gamin) qui se fait également larguer par sa copine du fait de son immaturité. Folle journée, hein.

Les deux se rejoignent et partent faire ce qu'ils aiment le plus : glander dans le mall du coin. Entre deux discussions ils vont tenter de regagner le cœur de leurs copines respectives. Et c'est pas gagné.

On découvre toute la faune du coin qui est assez particulière. J'aime vraiment le duo Jay & Silent Bob, ils sont vraiment fendards sans être méchant ni débiles. D'ailleurs globalement le film a de gros gags lourdeaux mais dans le fond le film est vraiment loin d'être con. Beaucoup de dialogues sont plus subtils qu'il n'y parait. Il y a en plus tout un tas de référence plus ou moins évidentes. Et là c'est bien utilisé (contrairement à Ready Player One) et ça préfigure d'ailleurs pas mal la vague actuelle de films balançant des références de pop culture.

Il est bien typique des films de Kevin Smith. J'ai en plus l'impression que le film n'a pas spécialement vieilli. À tel point que j'ai eu l'impression de voir un film qui se donne un esprit années 90 tout en étant moderne.

Rhaaaa le look de tous les personnages c'est vraiment une époque compliquée à ce niveau. Entre le Ben Affleck avec son costard trop grand, le froc qui remonte au nombril de Claire Forlani je ne sais pas ce qui est le pire. La bande son est pas mal avec du rock pas trop dégueu.

Snootchy Bootchies

Viy 2 : Journey to China

L'histoire commence dans une cellule de la prison de la tour de Londres. Trois détenus enchaîné les uns aux autres patientent lorsqu'un pigeon voyageur se ramène avec un message. Et là ça devient déjà confus : j'ai pas vraiment compris ce que contenait ce message mais toujours est-il qu'un des détenu écrit un message au dos du papier et renvoie le pigeon.

Il annonce être le Tsar de Russie et qu'il est détenu contre son gré toussa toussa. Ce pauvre détenu a un masque en fer sur la tronche empêchant de voir réellement s'il sagit du Tsar lui-même ou non.

Dans cette même cellule se trouve Jackie Chan qui est un vénérable maître du Kung-Fu. Le troisième larron est … juste un vieux.

Pendant ce temps on retrouve Jason Flemyng (qui était le héros du premier opus, QUOI ?! Vous ne saviez pas qu'il y avait déjà un autre film dans cette épique saga ? je vous pardonne), qui continue de tracer ses cartes grâce à sa brillante invention d'une cinquième roue sur son fiacre pour mesurer précisément les distances (parceque mettre son mécanisme sur l'une des 4 roues déjà présentes ne lui est pas venu à l'esprit). Il se rend en russie où il découvre qu'effectivement le tsar a quelque peu changé. En découvrant la supercherie il se fait mettre en prison où il sera protégé par un mystérieux chinois.

Retour à notre prison de Londres où le gardien chef Schwarzy himself organise des bastons contre lui permettant au vainqueur de regagner sa liberté. Il marave des chinois qui tentent de lui mettre à l'envers en s'attaquant à trois contre un. Un seul parvient à monter l'échelle symbolique. Schwarzy dans sa grande mansuétude offre leur liberté aux trois frangins chinois. À ce moment, la roturière qui a reçu le pigeon voyageur avec le message du tsar enfermé arrive pour rendre visite.

En rentrant dans la cellule avec les trois détenus elle parvient à tuer le vieux rien qu'en se faisant reluquer. Le tsar demande à cette brave dame de parvenir à garder le pont-levis baissé lorsqu'elle repartira afin qu'ils puissent s'échapper. Une fois réenfermés, ils utilisent le pouvoir du Kung Fu pour briser leur chaîne et attendent le passage des gardes pour enlever le cadavre du vieux pour jouer à la bagarre et s'échapper.

“ Hahahahaha ” − Schwarzy “ Personne ne s'est jamais échappé, allez ! Retournez dans votre cellule ” − Schwarzy (je vous jure, c'est vrai)

Agacé par le fait que les détenus ne l'écoutent pas, il enlève un veston et passe en mode castagne. Les détenus sont rapides et s'échignent à récupérer un médaillon magique avant d'affronter le golgoth. Le russe parvient à s'échapper pendant qu'on a le droit à un affrontement de légende entre Jacky Chan et le chêne autrichien. Des ptites punchlines et des gags (c'est le meilleur moment du film, profitez-en) mais niveau chorégraphie… bof. Bref, Jackie retourne pourrir dans sa cellule.

On suit désormais le tsar s'échappant dans le carosse de la roturière qui s'avère être la femme de Jason Flemyng. Ils se retrouvent par diverses péripéties pas super logiques ni intéressantes dans un bateau pirate à destination de la russie. Ouai ça part un peu en couille. Bref, lui étant en cavale se planque mais il est tout de même le tsar de russie et c'est un bateau russe mais personne ne le reconnait. Tandis qu'elle bha… c'est une femme… sur un navire ça porte malheur donc elle se déguise en homme jusqu'au moment où un rat passe à côté d'elle ce qui révèle sa vraie nature de femme (aie aie aie).

Le capitaine (un nain ressemblant à un mix entre le vidéaste Nota Bene et Mickael Kaeton) est un vrai péteu alcoolique qui va se planquer alors qu'une tempête fait rage et que le rafiot navigue entre les caillasses en formes de dragons. Le Tsar prend la barre et parvient à esquiver tous les dangers ce qui ne peut être que l'œuvre du Tsar de Russie ! Bref, maintenant tout le monde le reconnait parcequ'il n'y a pas mieux qu'un Tsar pour naviguer, c'est bien connu.

Pendant ce temps, Jason Flemyng fait route vers la Chine avec son coéquippier chinois mystérieux qui ne veut pas être en sa compagnie dans la cariole et se contente de voyager sur le toit. Ils bravent tous les parias et autres bandits de grands chemins grâce à la dextérité et la maîtrise du Kung Fu de ce partenaire hors pair mais également par l'intervention d'une ptite créature mochement mignonne avec des ptites ailes qui s'est glissé là lors du premier opus lorsqu'ils traversaient la Transylvannie et ses vampires (non j'en rajoute pas).

Bon, si vous avez tenu jusque-là je vous épargne la suite, ça devient un peu trop complexe. C'est même pas vraiment la moitié du film là et ça dure deux heures Sachez que ça n'a ni queue ni tête. On croirait un dessin animé pour gosse où la cohérence n'a pas été conviée.

Et qu'est-ce que c'est rapide. Ça enchaîne les scènes absurdes à un rythme éffreiné. C'est éprouvant à regarder.

Et puis qu'est-ce que c'est moche. Les couleurs sont criardes de partout avec du vert fluo, du jaune pisseu et du bleu lavande sur le même plan alors que c'est censé être un paysage naturel. Ces derniers jours j'avait maté des films vraiment joli mais là ça détonne clairement. Prévoyez de modifier vos réglages vidéo pour désaturer le truc.

Les effets numériques sont à chier mais pas tant que ça. Le problème c'est qu'il y en a partout et que bon, avoir un film avec de telles ambitions ça aurait nécessité un budget vfx colossal et je pense qu'en grosse partie est allé dans le casting.

Parceque là on est gâté : on a un bon vieux Schwarzy à la castagne, Jackie Chan à la cascade, Jason Flemyng a le rôle titre mais franchement il sert fait pale figure face aux autres. On a aussi Charles Dance qui voulait probablement un peu d'argent de poche pour faire deux ptites apparitions ici. On a même le dernier rôle de Rutger Hauer mais franchement, je l'ai pas vu. Faut dire que c'était moyennnement intéressant, j'ai un peu papilloné mais du coup je l'ai zappé le pauvre.

Qu'est-ce que c'est le dawa ce film. On a un dragon, la tour de Londres, de la castagne en prison, des magiciens, une sorcière, un cartographe, des pirates, un tsar, un maître du Kung-Fu, une simili-Mulan et j'en passe. Le tout condensé dans 2h. Une fois ce film fini, je pense que le réalisateur à mis un peu tout ce qu'il souhaitait aborder dans sa carrière dans un seul film. Et la moitié des gags sont bien lourdingues.

Rien que le titre du film c'est le bordel : en Russie et en Chine il s'apelle Viy 2 : Journey to China, mais aux USA c'est Journey to China : The Mystery of Iron Mask, en France c'est La légende du dragon. Et tous les titres sont justes, ils choisissent juste un pan différent de l'histoire mais ça illustre bien le merdier.

Le premier opus a mis près de dix ans a être fait et a été une galère sans nom mais a été l'un des plus gros du cinéma russe ce qui a permis cette suite. C'est une collaboration entre la russe et la chine. Le casting international est là pour rameuter du monde mais s'il vous plaît la prochaine fois calmez-vous sur le scénar, parceque bon autant les vfx dégueux c'est tolérable mais le script fourre-tout c'est indigeste.

(Ha, ne vous fiez pas au "similaire" en dessous de l'article, rien n'est similaire à ce film.)

Grave

Voilà un film un peu trash !

On suit l'arrivée en première année d'une école vétérinaire de Justine. Alors que le bizutage a lieu dans l'indifférence globale, elle va commencer à se découvrir de nouveaux goûts. Elle est plutôt habituée à être la gentille fille, première de la classe, végétarienne qui réussit tout. Mais là, cette nouvelle vie sera l'occasion qu'elle grandisse et se comprenne mieux.

Bon, je spoile un chouilla mais c'est suffisamment particulier : elle se rend compte qu'elle est ptet un peu anthropophage.

Bon, je vous dévoile pas plus de l'histoire mais voilà c'est un sujet un peu particulier quand même.

Bref, le film se veut très réaliste dans son cadre, l'esthétique, le scénar et tout ce qui fait que ça en devient très gênant. Le film a perturbé pas mal de monde lors de ses premières diffusions.

Le film est très… cru (titre en anglais du film) en n'hésitant pas à montrer les corps des acteurs. Et il n'hésite pas non plus à montrer de la barbaque…

Voilà, c'est pas un film à recommander à tout le monde. Rien que le propos est éliminatoire mais surtout, c'est pas spécialement suggéré.

Le film est vraiment très cool cela-dit. C'est un sujet rare, d'autant plus avec cette approche plutôt anodine. C'est pas un film d'horreur, ça en fait pas des caisses, ça veut pas faire flipper le spectateur. C'est vraiment la découverte d'un personnage pour un penchant très particulier.

Je pense vraiment que le film aurait pu passer inaperçu et être très banale si au lieu de se découvrir cannibale, le personnage aurait découvert son orientation sexuelle. C'est un personnage qui doute, qui a peur, qui ne connait pas, qui ne comprends pas, qui n'a personne pour en parler, qui découvre par inadvertance, maladroitement. Mais forcément avec cette autre thèmatique c'est bien plus déconcertant.

Bref, vraiment un très bon film avec de bons acteurs mais à ne pas regarder en mangeant (quoi que…).

The Dark Knight

Synopsis détaillé incoming, je vais vous spoile à mort mais franchement vous devriez voir vu ce film. Et puis le spoile n'empêche pas de profiter pleinement du film (au contraire même). C'est parti !

Le film débute directement par une scène de braquage ahurissante. C'est rythmé, ultra joli (caméra Imax, format d'image qui en jette toussa toussa). C'est bien malin avec le plan qui se déroule superbement où les malfrats se tuent tous les uns les autres progressivement dès que leur utilité devient dispensable.

On découvre que tout a été organisé par le Joker et qu'il est dans l'équipe lui aussi. Et c'est d'ailleurs le seul survivant, il se tire avec tout le pognon tout seul. Une scène d'intro en bonne et due forme, on croirait un peu du Heat.

On a ensuite droit à une scène de deal entre malfrats où de multiples Batman interviennent Le vrai Batman arrive en ridiculisant bien les ersatz comme il faut. Ça bourrepif dans tous les sens. Mais c'est clairement du menu fretin, Cillian Murphy fini menotter moins de deux minutes après son apparition (il fera pas carrière chez DC malgré son masque de l'épouvantail).

On fait connaissance du procureur Harvey Dent bellâtre blondinet s'évertuant à ramener un peu de justice en ce bas monde. Il fait ça en flirtant avec Rachel Dawes (ouai c'est la sœur de Jake Gyllehaal) à ses côtés dans un procès face au boss des gangsters locaux : Salvator Maroni (incarné par le frêre de Julia Roberts). Le témoin à la barre sort un flingue planqué, braque Harvey et malheureusement l'arme ne fonctionne pas ce qui permet de lancer un ptit "Haha Made in China" de la part des ricains. Tout ça permet de renforcer l'aura héroïque du procureur.

Lors d'un conseil d'administration, on voit Bruce Wayne pioncer face à un éventuel futur partenaire chinois ce qui va foutre un peu les boules à l'un des experts (en quoi ? on s'en fout) de Wayne Enterprise vis-à-vis de son patron.

On assiste à un dîner où Bruce et Harvey se rencontre pour la première fois où ils échangent leurs points de vue vis-à-vis de Batman et de la ville. Et Bruce le cache bien mais il tombe direct amoureux du procureur (tout du moins de sa vision). Il décide donc de lui apporter tout son soutien grâce à sa réputation, son pognon et l'appui de ses amis via une future réception.

On assiste ensuite à une réunion bien moins sélect avec tous les malfrats de Gotham réunissant (entre autre) Maroni. Là, on a le droit à une bonne vieille télé cathodique diffusant en live la visioconférence avec le potentiel partenaire chinois de Wayne Enteprise. Le chinois annonce qu'il a pris les devants et piqué tout leur pognon pour le mettre en sécurité et là le Joker débarque dans son joli costume violet. C'est la première scène où l'on découvre pourquoi cette incarnation du Joker est la meilleure de toutes les adaptations ciné. Il cabotine à un niveau astronomique. Il a des mimics, des tics, des mouvements compulsifs, un maquillage dégueu, gesticule, dévoile un plan ultra intelligent. Pour la moitié de tout le pognon de la pègre il se propose de tuer le justicier masqué. L'offre ne semble pas plaire à la pingre pègre mais par chance il s'était équipé de quelques grenades afin de pouvoir partir en tout quiètude. Sa tête est mise à pris à 500K$ mort, le double vivant.

Petite réunion au sommet (d'un immeuble où se trouve le projecteur utilisé par le Lieutenant Jim Gordon pour appeler Batman) entre le flic, le procureur et le justicier. On apprend que Lau (le potentiel partenaire chinois qui s'avère être en possession du pognon des malfaiteurs) s'est échappé à Hong Kong. Le flic accuse le procureur d'avoir des taupes parmis ses rangs, le procureur accuse le flic d'avoir aussi des taupes dans ses rangs pendant que Batman réflêchit à ce qu'il pourrait manger ce soir. Le procureur et le flic aimerait récupérer Lau pour le faire tomber et par la même récupérer tout le pognon des malandrins.

Afin de préparer sa mission d'extraction à Hong Kong, Bruce Wayne rencarde son brocanteur Lucius Fox pour qu'il lui trouve une nouvelle combinaison moins rigide. Le milliardaire (c'est Bruce mais aussi Batman pour ceux qui suivent pas) feint une balade bateau au large de la Chine pour s'approcher de sa cible. Lucius se rend personnellement à Hong Kong (attention les mirettes, c'est tout magnifique). Il annonce à Lau que Wayne Enteprise ne peut s'associer avec une personne dont la réputation est entâchée. Mais il s'agit en fait d'une filouterie de Morgan Freeman qui a en fait déposé un téléphone piégé au PC sécurité de la tour. C'est ce qui permettra au chevalier noir le soir venu d'intervenir. Roulé boulé, survol, boum, lumières qui clignottent, plan de caméra qui virevolte entre les gratte-ciels de Honk Kong, chinois qui parlent chinois, Batman qui volette et qui défonce des vitres, disparition surprise et enfin ceinturage/abduction de Lau pour finir par un récupérage par avion. Vite fait bien fait.

Le chinois est livré à Jim Gordon puis interrogé par Rachel Dawes. Il décide de donner les noms de toutes la pègre ce qui donne lieu à de jolies arrestations générales et un début de procèse rocambolesque (je le place rarement ce mot, c'est dommage).

Alors que tout semble aller en s'arrangeant pour Gotham, le Joker fait diffuser une vidéo de lui torturant un faux batman. Il veut que le vrai dévoile son identité sinon il tuera des innocents chaque jour.

Alors que se déroule la ptite fête organisé par Bruce Wayne dans l'une de ses tours avec tout le gratin de la haute. On découvre que Rachel qui fricotte avec Harvey semble pas mal fricoter avec Bruce également et qu'elle est parfaitement au courant de la double identité de ce dernier. Ça parade toussa toussa jusqu'au moment où le Joker fait irruption. Bruce s'éclipse et revient en Batman et il sauve Rachel qui a été balancé à travers la vitre du haut de l'immeuble. Au même moment d'autres haut-fonctionnaires sont éliminés.

On retrouve le couillon qui est l'expert présent lors du conseil d'adminstration de Wayne Enterprise. Après avoir fait son boulot il s'est rendu compte qu'une partie du pognon de la boîte partait dans une branche de R&D qui s'avère spécialisé dans la création des gadgets de Batman et compagnie. Il fait comprendre qu'il a compris que Bruce n'est pas que Bruce et annonce sa ferme intention d'avoir un peu de pognon pour la fermer mais il sera ridiculisé par Lucius qui l'enverra bouler.

Alors que se déroule une cérémonie officielle pour rendre hommage à la mort de certains hauts-fonctionnaires. Le Joker tente en vain d'abatre Maire mais le lieutenant Gordon se sacrifie et prend une balle à sa place. Harvey qui était présent sur place s'enfuie avec l'un des tueurs menotté au brancard de l'ambulance après avoir vu que celui-ci portait un badge portant le nom de Rachel Dawes. Il commence à perdre pied en apprenant que sa peut-être future femme est la nouvelle cible du Joker. Batman arrive à temps pour l'empêcher de basculer tout de suite.

Bruce prend la décision de révêler son identité afin de faire cesser le massacre. Résigné, il ne peut plus supporter autant de pertes. Face à la presse et au public (ainsi que Bruce Wayne), Harvey Dent annonce être le Batman et se rend afin de s'attirer les foudres du Joker tout en laissant le vrai Batman libre d'agir.

Rachel Dawes bouffe à tous les rateliers en embrassant Harvey Dent qui s'apprête à être transferé en prison en servant d'appat.

Grosse scène d'action en vlature. Grosse claque visuelle et sonore encore une fois avec de nombreux plans iconiques. Ça joue à qui qu'à le camion le plus lourd (ce qui est une excellente stratégie aux auto-tamponneuses). La batmobile se met à sauter au-dessus d'une voiture pour sauver le camion de Swat contenant Harvey. La moto fait ses ptits mouvements défiant les lois de la physique et parvient à éclater le camion du Joker qui sort en titubant un peu mais pas trop. Là c'est l'affrontement entre le Joker piéton implorant pour se faire percuter et le chevalier noir chevauchant sa moto aux pneus de 60cm de large qui préfère se jeter comme un merde plutôt que de le percuter ou de l'esquiver simplement. Batman choit. Le Joker s'approche et là par-derrière un flic le braque et on découvre son visage c'est Jim Gordon qui en fait n'était pas si mort que ça.

Joute verbale (avec quelques violences physiques pour pimenter) entre le Joker et le Batman dans la cellule d'interrogation du commissariat. Là, Batman apprend que Harvey et Rachel sont portés disparus et qu'ils sont très probablement tous deux à deux doigts de mourir. Il apprend qu'ils sont tous deux à l'opposé l'un de l'autre et qu'il ne peut donc en sauver qu'un des deux et qu'il doit donc choisir entre la femme qu'il aime et la personne la plus à même d'aider la populace de Gotham.

Les flics partent sauver Harvey, Batman motote pour sauver Rachel. Le psychopathe provoque le flic surveillant qui finira par craquer. C'est donc le début de la castagne mais pas de chance on la ne la vera mais le Joker parvient à prendre en otage le flic. Il sort avec son otage et réclame à passer son coup de fil qui déclenchera une bombe placé dans le bide d'un autre détenu ce qui provoque un sacré dawa dans le commissariat. Le Batman arrive là où se trouve Rachel mais il s'avère qu'il s'agit en fait d'Harvey, le Joker a intentionnellement inversé les deux localisations. Rachel fait boum, Harvey est sauvé de justesse mais sa face à moitié enduie d'un produit pétrochimique visiblement bien inflammable se fait à moitié dévisager.

Le couillon connaissant l'identité de Batman annonce qu'il va le révéler à la téloche. Au même moment, le Joker fait comprendre à la pègre locale que désormais la ville lui appartient et que donc elle travaille pour lui si elle veut continuer à exister. Il profite de cinq minutes dispo pour appeler la chaîne de télévision pour dire que ce que si le blaireau fait sa révélation ça lui ruinerait le fun et qu'il doit donc être mort dans l'heure sous peine de faire péter un hôpital.

Petite ellipse, les hopitaux se font évacuer en catastrophe, le Joker déguisé en infirmière rend une petite visite à Harvey Dent. Il lui fait un ptit laïus comme quoi il ne fait ça que pour s'amuser, qu'il n'a pas de plan en tête contrairement aux autres (pas de plans à long terme certe, mais continuellement des plans à court termes en ayant toujours une longueur d'avance le coco). Magnifique petit discours sur les non-intentions du Joker, il donne même un flingue à Harvey qui décide de jouer à pile-ou-face la vie du Joker.

Pendant ce temps, Bruce Wayne (pas Batman) sacrifie sa Lambo pour protéger le couillon menaçant de révéler son identité. C'est surtout l'occasion d'une ellipse. On ne sait pas ce qu'il est advenu du lancé de pièce. Cinq secondes plus tard le suspens est ruiné, le Joker utilise son gel hydroalcoolique (bien) et fait péter l'hôpital (pas bien).

Par chance à peu près 0 victime, les évacuations en bus ont bien sauvé le coup. Cependant il manque un bus à l'appel et donc ses 50 occupants.

Harvey va se boire un ptit coup au troquet du coin (mais son nouveau visage est bien moins efficace quant à rétention des liquides dans sa bouche). Bon, c'est pas vraiment pour épancher sa soif qu'il est là, mais pour questionner un flic lors de sa permission afin de trouver la seconde taupe dans l'équipe de Gordon qui s'est occupé de l'enlèvement de Rachel. Et je sais pas si c'est son nouveau reflet dans le miroir ou bien la rage d'avoir perdu sa copine mais est bien moins droit dans ses bottes. Il joue à pile-ou-face la vie du flic et pas de chance le flic a perdu.

On a ensuite la scène la plus contemporaine du film : plus tôt dans le film Lucius Fox le roi du gadget a utilisé un téléphone ayant un simili-sonar. Là, il vient de découvrir que son patron (c'est Bruce Wayne mais aussi Batman !!) a fait installé ce système de sonar dans tous les téléphones qu'il vend. Lucius est horrifié de l'atteinte aux libertés que ça représente (alors que c'est lui qui l'a inventé). La chauve-souris se veut rassurant, le RGPD, les cookies toussa et puis la base de donnée a une clé de cryptage qui n'est connue que d'une personne. Et cette personne ça sera … Lucius. Et ça ne l'enchante guère, il accepte de filer un ultime coup de main pour l'occasion mais qu'après c'est lettre de démission. Du coup il se retrouve tout seul avec une bonne cinquantaine d'écran bleuâtre et des micros sur environ 30myions de personnes à devoir écouter en live pour trouver le Joker.

Double Face heuuu Hardey Dent pardon, s'en prend maintenant au baron de la pègre Maroni pour trouver la taupe. Il crache le morceau mais a droit quand même à son lancé de pièce qui l'épargnera. Du coup, il lance ensuite sa pièce fétiche pour décider du sort de conducteur qui aura moins de chance. Ça démontre une fois de plus que Harvey est de moins en moins clean dans sa tête vu qu'il risque sa vie pour pas grand-chose. Bon, maintenant on sait que c'est un certain Ramirez.

Deux ferrys sont remplis pour évacuer la ville. Un est plein de taulards, l'autre de civils. Le Joker les a piégé (mais il a pas de plan, hein) tous les deux en les bourrant d'explosifs et en donnant les détonateurs d'un ferry dans l'autre et vice versa. Social Experiments Time : le ferry déclenchant le détonateur faisant péter l'autre bateau sera épargné.

Harvey continue ses ptites affaires. Il a retrouvé Ramirez qui est en fait une assez haut-gradée que l'on a aperçu plusieurs fois déjà. Il la braque et la force à appeler la femme de Jim Gordon pour qu'ils prennent la fuite.

Batman tente d'intervenir là où se trouve le Joker dans un immeuble en construction au bord de l'océan où l'on peut voir les deux ferries. Les flics sont déjà prêts à intervenir avec équipe d'intervention, snipers et tout, mais le justicier aimerait pouvoir avoir un peu d'avance pour gérer au mieux la situation. Il y a encore pas mal d'otages mais qui ont été déguisés en clown avec des armes factices scotchées aux poignets afin de se faire descendre par l'unité d'intervention qui mène l'assaut. Alors que les vrais malfrats sont eux déguisé en personnel soignant. Le super justicier s'en rend compte quelques secondes à l'avance et donc abîme un peu mais pas trop les flics pour sauver les otages. Ça castagne sévère. Forcément il est un peu seul et se retrouve acculé mais par un heureux coup de gravité et une planification hors pair, parvient à balancer les flics restants par-dessus bord. Bon il est pas méchant, ils sont juste suspendu dans le vide. Batman maintenant libéré des flics continue son ascension dans l'immeuble pour parvenir à l'étage où se trouve le psychopathe armé d'une barre de fer et entouré de trois molosses. La SPA peut faire la gueule vu le triste sort réservé aux clebs qui s'ils ne sont pas affublés d'ailes rétractiles risquent de pas s'en sortir.

Pendant que sur l'immeuble ça castagne, sur les ferries c'est pas vraiment une atmosphère de détente. Chacun veut faire péter le bateau de l'autre mais le poids de la mort d'un ferry complet parvient à calmer les ardeurs respectives.

Le Joker parvient à immobiliser la chauve-souris et attend impatiemment qu'un ferry fasse péter l'autre. Sa frustration grandit lorsqu'il comprend qu'au final les gens ne sont pas tant des monstres que ça. Grâce à l'un de ses gadgets, notre brusque masquée parvient à se défaire de sa brusque maquillée et l'envoie dans le vide l'empêchant de faire péter les bateaux. Il sort un autre gadget pour choper le Joker avant qu'il ne fasse la crèpe au sol et remonte son némésis.

On a donc droit à une ptite discussion cordiale entre les deux protagonistes. Après avoir balancé sa ptite analyse comme quoi ils se ressemblent pas mal tous les deux, le Joker révèle qu'Harvey Dent est en vie et qu'il a quelque peu changé de mentalité ces dernières heures. C'est encore un plan du Joker qui n'a pas de plan, qui tente désespérément de répandre le chaos dans Gotham. Cette scène est particulièrement classe avec la caméra qui tourne à 180° pour remettre le Joker dans le bon sens alors qu'il pend la tête en bas, comme pour souligner le rapport de force qui s'inverse une fois de plus en faveur du psychopathe.

Le lieutenent Gordon part à la rescousse de sa femme et ses gosses là où Rachel a eu sa fin explosive. Harvey l'attend et il est vraiment mad. Il menace la ptite famille. Le lieutenant fait ses excuses comme quoi il pouvait pas la sauver mais qu'il a quand même tenté et c'est l'intention qui compte. Bla bla bla. Le Joker a tout fait perdre là personne la plus droite pour montrer au monde que même le meilleur d'entre tous peut tomber plus bas que terre. Double Face retrouve la raison et décide de fêter ça en tirant à pile-ou-face une balle pour le Batman (qui va perdre), sa propre vie (qui va gagner) et la vie de Gordon (qui aura la chance d'avoir son jeté interrompu par Batman le trouble-fête en chef). Sous les yeux de Gordon et sa famille, les deux choient de l'immeuble (ouai ça tombe beaucoup dans ce film).

Bon le Batman avec sa combinaison bien rembourrée a un peu mal et est essouflé mais Double-Face a funestement crèpé. Batman décide de couvrir les méfaits du procureur (Dent, mais bon je voulais pas répéter son nom mais vous m'y avez forcé) afin qu'il garde une réputation et une aura de bienfaiteur de la ville tandis qu'il sera lui considéré en paria. Et pendant que ça balance de belles paroles toussa toussa, Lucius Fox coupe l'espionnage de masse, Gordon pète le projecteur pour appeler Batman. Le héros masqué s'enfuit avec sa moto ce qui déclenche l'apparition du générique.


Wow, mais quel film ma parole ! C'est dense, rythmé, complexe avec une tonne de personnages. Qu'est-ce que c'est bien !

Le film se veut super réaliste. Il s'entre bien dans la réalité avec des décors ultra plausible, on n'est pas dans une Gotham City fluorescente avec des statues démentielles comme dans Batman Forever, là c'est vraiment un New-York réaliste avec ses grattes-ciels existant et tout. Et d'ailleurs on en prend plein les mirettes : l'architecture si particulière de la ville est bien mise en exergue. On a très régulièrement des plans en intérieur vitrés où l'on peut admirer la vue des autres immeubles partout. Et contraiment à d'autres films de batman très sombres, ici il fait plutôt beau, c'est ensoleillé et tout. L'environnement est étouffant par tous ses immeubles et l'absence de verdure mais pour une fois on nous épargne une atmosphère sombre une météo de merde. Les scènes de nuit sont globalement pas très sombres.

On est gâté avec pas mal de plans aériens de toute beauté, ce qui permet une fois encore d'admirer les architectures des différents lieux.

Visuellement c'est superbe. Le film alterne constamment dans son format d'image passant d'un 16/9 avec un piqué et un grain de folie à un 2.39/1 plus classique légèrement plus flou. Et franchement à chaque fois que ça prend tout le 16/9 la qualité d'image est bluffante. Ces plans ont été filmés à la caméra Imax pellicule (pas numérique) donc avec de la pelloche de 70mm au lieu du 35mm habituel. C'est le genre de caméra qui était habituellement réservée à des documentaires ou bien des vidéos très spécifiques de part leur qualité et surtout du matos particulier requis. Ce sont des caméras bien plus massives et surtout les bobines ne permettent de filmer que quelques minutes tout au plus et coûtent bien plus chères.

Vue aérienne de Hong Kong en Imax

Et quand ça bouge c'est à s'en décrocher la mâchoire.

L'histoire est pas mal complexe avec des rebondissements et pas mal de questionnements sur la relativité du bien et du mal. Beaucoup de questionnement sur ce que les persos doivent faire ou non pour l'opinion du public. C'est assez inédit dans la franchise.

Le casting est en or avec beaucoup de gros acteurs. Mais au-delà de ça, c'est assez sympa de voir qu'ils n'ont pas lésiné sur les second-rôles voir les figurants. Il y a des montagnes de figurants dans ce film. Entre tous les hommes de mains, les armées de flics et de militaires mais aussi la foule de civiles. C'est impressionnant le nombre de personnes qui passent à l'écran. Ils ont dépensé sans compter.

Les effets numériques sont vraiment super subtils et même près de quinze ans plus tard ne jurent pas. Il n'y a vraiment que le rendu de Double Face qui commence à montrer les limites de ce qu'il était possible mais ça reste pardonnable. Franchement le film n'a pour l'instant pris aucune ride et faut dire qu'il n'a pas énormément de concurrent. C'est un film avec une sacrée envergure, une prestance qui force le respect, un scénar intelligent et des personnages intéressants.

Christopher Nolan a une filmographie impressionnante et ce film contribue à la réputation de son réalisateur. Un pur chef-d'œuvre à revoir régulièrement. On y retrouve aussi Hans Zimmer a la musique qui est resté dans ses cannons en étant tout de même plutôt discret.

Enemy

Film super étrange.

Un homme se rend compte qu'il a un sosie parfait.

Voilà j'en dévoile pas plus. Ça sera à vous de déchiffrer le film.

Le film est bien lent, il ne s'y passe que peu de choses. Il y a assez peu de dialogues, peu de musiques, peu d'action, peu d'explication. C'est très flou la première fois et à peine moins la seconde fois.

Lors de la découverte en salle la première fois, je me souviens de la réaction globale à la fin lorsque le générique arrive “Hein ?! C'est ? Fini ?” Ouaip, c'est abrupte et on a pas d'explication claire. Il va falloir aller piocher à droite à gauche, refaire gaffe à des détails.

Avec deux trois références supplémentaires c'est de suite plus facile à appréhender.

Visuellement c'est vraiment très beau. Très brut avec un étalonnage très jaune pisse. La désaturation et l'étalonnage très poussé rend tout moche et anxiogène. Du coup les décors semblent particulièrement déprimant alors que je suis persuadé qu'en vrai c'est pas du tout le cas.

L'architecture dans le film est vraiment très brute. La plupart des bâtiments sont en bétons avec des angles droits. Les tours d'habitations sont bien massives avec leurs motifs répétitifs ce qui contraste avec une tour qu'on aperçoit de temps à autres qui semblent être la seule échappatoire. Elle est toute en rondeur avec un design super moderne. Pareil, là où bosse Mary c'est bien moins bétonné avec un immeuble en acier+verre mais du coup elle se retrouve un peu à nue à la vue de tous…

Voilà, le film est sympa mais vraiment lent et mou et surtout n'en dévoile pas beaucoup ce qui peu être pas mal frustrant. Il y a un ptit côté Mulholland Drive mais en plus cohérent tout de même.

Ça va spoiler sec Bon, vous l'avez vu. Donc vous avez remarqué que l'on voit à plusieurs reprises des araignées dans le film. Déjà dans l'espèce de club privée ou des femmes peu vêtue écrase une araignée en spectacle devant tout un tas d'hommes plus ou moins mort intérieurement. Il y en a également une géante qui plâne au-dessus de la ville. Et surtout la toute dernière de la fin qui apparait là où *Helen* se trouve.

Et bien, il serait fort probable (ça n'a pas été confirmé officiellement) que les araignées représenteraient la faiblesse de Jake Gyllenhaal envers les femmes. Avec cette info, lors d'un revisionnage pas mal de détails gagnent en cohérence.

L'araignée géante au-dessus de la ville ressemble énormément à une série de Sculpture baptisée Maman que l'on retrouve un peu partout dans le monde. Il y a une page wikipedia à ce sujet Le nom de la sculpture est un indice supplémentaire.

Un autre élément encore plus subtil diffusée dans le vidéo club est le morceau The Cheater par Bob Kuban and the In-Men. Regardez un peu les paroles, c'est probablement pas anodin.

Blocky : un proxy DNS pour votre nunux

C'est un sujet pas mal à la mode ces derniers temps le DNS. C'est la pierre angulaire d'Internet. Sans le DNS à peu près tout le net s'effondre.

Celui qui contrôle le DNS contrôle le monde comme dirait l'autre. C'est d'ailleurs par ce biais que l'État fait taire les sites embarassants. Bref, c'est un outil sensible et qui mérite qu'on s'y intéresse.

À la base c'est un protocole assez simple où tout se balade en clair. Et donc qui dit en clair dit 0 sécurité. Dont tout chacun peut facilement épier les requêtes et réponses DNS de son réseau. Et il est également aisé pour n'importe quelle machine sur le trajet d'interecpter et de modifier ce qu'il circule.

Imaginez, vous demandez l'adresse de petit.partie.politique.minoritaire.fr et en réponse vous obtenez finalement l'adresse ip correspondant à censure.politique.fr . Ouai c'est un exemple super caricatural mais … c'est un peu ce qui se fait déjà. Lorsque vous demandez l'adresse IP de certains services, vous obtenez parfois rien en réponse suite à une décision de justice. C'est souvent des sites de diffusion culturelle qui sont impactés.

DNSSEC, DoT, DoH

Au fil du temps, on s'est rendu compte que le DNS c'est super mais que question sécurité il y avait du boulot.

Est donc arrivé DNSSEC qui permet de garantir qu'une réponse reçue n'a pas été modifiée. C'est donc tout un ptit paquet de cryptographie qui a été ajouté au protocole d'origine. C'est optionnel et d'ailleurs assez peu répandu (faites-le si vous possédez un domaine) et assez peu compris mais c'est quelque chose de capital.

Ça garantie l'intégrité de la réponse mais absolument pas la confidentialité des échanges. Si vous faites une requête pour le.terrorisme.pour.les.nuls, votre FAI le saura, votre routeur également et tous les membres de votre réseau local également mais rassurez-vous, vous pourrez être sûr que la réponse obtenue est légitime.

Bon, maintenant qu'on a l'assurance de l'authenticité de nos réponses, est-ce qu'il serait pas temps d'avoir droit à un peu plus d'intimité numérique ? Et c'est là qu'entre en scène deux nouveaux protocoles : DNS over TLS et DNS over HTTPS. En gros, on fait passer les requêtes DNS dans du TLS ou bien de l'HTTPS.

TLS c'est la couche de sécurisation assez standard qu'on retrouve dans de très nombreux protocoles. C'est ce qui est utilisé pour les mails par exemple, ou IRC mais son emploi le plus répandu est dans … HTTPS. Ouaip.

Et du coup quelle est la différence entre DoT et DoH ? Bha franchement pour l'utilisateur c'est sensiblement identique même si DoH a un petit avantage : il passe par HTTPS. Je m'explique : de très nombreux points d'accès libres sont très restreints et permettent d'utiliser le protocole DNS, HTTP et HTTPS et rien d'autre. Dans ce genre de cas, DoT ne fonctionnera pas car il sera bloqué contrairement à DoH.

Bref, en utilisant l'un de ces deux protocoles vous pouvez garantir que vos requêtes DNS ne seront lisibles que par votre résolveur DNS (le serveur) et votre ordinateur.

Le gros frein à l'adoption est que les systèmes d'exploitation actuels ne savent pas s'en débrouiller actuellement même s'il se murmure que pour Windows ça devrait arriver rapidement.

Here comes Blocky

Heureusement si le système d'exploitation ne sait pas le faire nativement, il est possible (tout du moins sous Linux, le reste m'en fout grave) de passer par un logiciel pour pallier ce manque. Je ne cherchais pas vraiment à le faire mais je suis tombé parfaitement par hasard sur un ptit logiciel en Go (j'adore) qui sert donc de proxy.

Blocky ! Il se fait passer pour un résolveur DNS classique, mais de son côté il parle soit DNS, soit DoT, soit DoH. Du coup vous allez pouvoir profiter de tous les avantages précédemment cités.

Il est super simple à mettre en place, léger et tourne sans faire d'histoire. Il a l'énorme avantage de pouvoir utiliser bien plus de serveur DNS que votre système d'exploitation : ici vous pouvez en mettre autant que vous voulez. Pour chaque requête qu'il reçoit, il enverra 2 requêtes vers 2 serveurs de sa liste : il transmettra la première réponse qu'il recevra. Et d'ailleurs les serveurs qui lui renverront des erreurs auront moins de chance d'être séléctionné les prochains coups. C'est tout con mais ça permet d'utiliser des résolveurs publiques à la fiabilité moindre sans pour autant en pâtir lorsqu'ils déconneront.

Un autre de ses atouts est la possibilité de ne plus être neutre. Quoi ?! Comment ?! Bha ouai mais c'est la mode désormais. Le but n'est pas de censurer mais de zapper du contenu non désiré. On peut s'en servir pour bloquer la pub. Voilà, vous allez pouvoir vous faire un truc à la pi-hole.

Ha, il fait cache aussi mais bon c'est plus classique pour un simili-résolveur DNS.

Voilà, il a toutes les bonnes features et pour l'instant rien a lui reprocher.

Dans les fonctionnalités que je n'ai pas testé également :

  • des stats à donner à bouffer à Prometheus
  • peut être consulté en DoH directement pour ceux utilisant Firefox par exemple

Gardez en tête que c'est un projet super récent (moins de six mois) et qu'il peut donc pas mal évoluer.

Installation

Je fais tourner ça sur mon routeur dans un ptit container Alpine. Je créé le container, lui affecte une IP.

Le template Alpine que j'utilise a quelques services assez inutiles que je vire, au boot je ne garde que … bha rien en fait. Ensuite, Blocky doit bosser en root. Donc bha pas d'user à créer. Vu que le container ne sert qu'à ça … bha je tolère sinon il aurait été pas mal de le faire tourner en tant qu'utilisateur normal et de lui rediriger les connexions entrantes vers un port >1024 à coup d'iptables.

Blocky n'est pas dans les dépots, mais c'est pas grave. Je le compile sur mon ordi mais à destination du routeur. Comme c'est du Go c'est super simple et rapide. GOARCH=arm GOARM=7 go build main.go

Au bout de quelques secondes on a un binaire d'une trentaine de Mo. Ouai là pour certains ça va paraître minuscule mais pour d'autre énormes.

En vrai c'est assez énorme pour un binaire mais comme c'est du statique ça intègre tout ce qu'il faut dedans. Il est possible de le réduire avec quelques options mais pour l'instant franchement pas trop besoin (-ldflags="-s -w" lors de la compilation).

Il ne reste plus qu'à déposer le binaire dans /usr/sbin/blocky par exemple.

Fichier init

Ouai je sais c'est horrible mais je n'utilise toujours pas systemd. J'ai donc dû me démener pendant des heures afin de pondre ce fichier d'init. Il n'y a pas à dire, systemd a vraiment simplifié la vie ⁿᵒⁿ.

/etc/init.d/blocky
#!/sbin/openrc-run

name="Blocky : DNS proxy"
command="/usr/sbin/blocky"
command_args="-c /etc/blocky.yml"
pidfile="/var/run/blocky.pid"
start_stop_daemon_args="-b -m"

Voilà, après ce paroxysme de la complexité, il faut quand même rendre le script éxécutable avec chmod +x /etc/init.d/blocky et on termine en apothéose avec l'activation au boot avec rc-update add blocky.

Fichier de conf

/etc/blocky.yml
upstream:
    # these external DNS resolvers will be used. Blocky picks 2 random resolvers from the list for each query
    # format for resolver: net:host:[port][/path]. net could be tcp, udp, tcp-tls or https (DoH). If port is empty, default port will be used (53 for udp and tcp, 853 for tcp-tls, 443 for https (Doh))
    externalResolvers:
# Les méchants
#      - udp:1.1.1.1
#      - udp:8.8.8.8
# FDN
#       - udp:80.67.169.12
#       - udp:[2001:910:800::40]
# LDN
#       - tcp-tls:2001:913::8:853 HS
#       - tcp-tls:80.67.188.188:853 HS
#       - tcp-tls:ns0.ldn-fai.net:853 HS
       - https://ldn-fai.net/dns-query
# Les Gentils
       - https://dns.hostux.net/dns-query

# Les Méchants bis
#       - tcp-tls:1.1.1.1:853
#       - https://cloudflare-dns.com/dns-query
#       - https://dns.nextdns.io/
#       - https://dns9.quad9.net/dns-query

# optional: custom IP address for domain name (with all sub-domains)
# example: query "printer.lan" or "my.printer.lan" will return 192.168.178.3
#customDNS:
#    mapping:
#      printer.lan: 192.168.178.3

# optional: definition, which DNS resolver should be used for queries to the domain (with all sub-domains).
# Example: Query client.fritz.box will ask DNS server 192.168.178.1. This is necessary for local network, to resolve clients by host name
#conditional:
#    mapping:
#      fritz.box: udp:192.168.178.1

# optional: use black and white lists to block queries (for example ads, trackers, adult pages etc.)
blocking:
    # definition of blacklist groups. Can be external link (http/https) or local file
    blackLists:
      ads:
        - https://s3.amazonaws.com/lists.disconnect.me/simple_ad.txt
        - https://raw.githubusercontent.com/StevenBlack/hosts/master/hosts
        - https://mirror1.malwaredomains.com/files/justdomains
        - http://sysctl.org/cameleon/hosts
        - https://zeustracker.abuse.ch/blocklist.php?download=domainblocklist
        - https://s3.amazonaws.com/lists.disconnect.me/simple_tracking.txt
      special:
        - https://hosts-file.net/ad_servers.txt
    # definition of whitelist groups. Attention: if the same group has black and whitelists, whitelists will be used to disable particular blacklist entries. If a group has only whitelist entries -> this means only domains from this list are allowed, all other domains will be blocked
    whiteLists:
      ads:
        - whitelist.txt
    # definition: which groups should be applied for which client
    clientGroupsBlock:
      # default will be used, if no special definition for a client name exists
      default:
        - ads
        - special
      # use client name or ip address
      #laptop.fritz.box:
      #  - ads
    # which response will be sent, if query is blocked:
    # zeroIp: 0.0.0.0 will be returned (default)
    # nxDomain: return NXDOMAIN as return code
    # comma separated list of destination IP adresses (for example: 192.100.100.15, 2001:0db8:85a3:08d3:1319:8a2e:0370:7344). Should contain ipv4 and ipv6 to cover all query types. Useful with running web server on this address to display the "blocked" page.
    blockType: zeroIp
    # optional: automatically list refresh period in minutes. Default: 4h.
    # Negative value -> deactivate automatically refresh.
    # 0 value -> use default
    refreshPeriod: 0

# optional: configuration for caching of DNS responses
caching:
  # amount in minutes, how long a response must be cached (min value).
  # If <=0, use response's TTL, if >0 use this value, if TTL is smaller
  # Default: 0
  minTime: 40
  # amount in minutes, how long a response must be cached (max value).
  # If <0, do not cache responses
  # If 0, use TTL
  # If > 0, use this value, if TTL is greater
  # Default: 0
  maxTime: 0

# optional: configuration of client name resolution
clientLookup:
  # optional: this DNS resolver will be used to perform reverse DNS lookup (typically local router)
  # upstream: udp:10.0.254
  # optional: some routers return multiple names for client (host name and user defined name). Define which single name should be used.
  # Example: take second name if present, if not take first name
  singleNameOrder:
      - 2
      - 1
  # optional: custom mapping of client name to IP addresses. Useful if reverse DNS does not work properly or just to have custom client names.
  clients:
    hermes:
      - 10.0.0.3
    huawei:
      - 10.1.0.10
# optional: configuration for prometheus metrics endpoint
prometheus:
  # enabled if true
  enable: false
  # url path, optional (default '/metrics')
  path: /metrics

# optional: write query information (question, answer, client, duration etc) to daily csv file
queryLog:
    # directory (should be mounted as volume in docker)
    dir: /var/log/blocky
    # if true, write one file per client. Writes all queries to single file otherwise
    perClient: true
    # if > 0, deletes log files which are older than ... days
    logRetentionDays: 7

# optional: DNS listener port, default 53 (UDP and TCP)
port: 53
# optional: HTTP listener port, default 0 = no http listener. If > 0, will be used for prometheus metrics, pprof, REST API, DoH ...
httpPort: 4000
# optional: HTTPS listener port, default 0 = no http listener. If > 0, will be used for prometheus metrics, pprof, REST API, DoH...
#httpsPort: 443
# mandatory, if https port > 0: path to cert and key file for SSL encryption
httpsCertFile: server.crt
httpsKeyFile: server.key
# optional: use this DNS server to resolve blacklist urls and upstream DNS servers (DOH). Useful if no DNS resolver is configured and blocky needs to resolve a host name. Format net:IP:port, net must be udp or tcp
bootstrapDns: tcp:10.0.0.254
# optional: Log level (one from debug, info, warn, error). Default: info
logLevel: info

Voilà c'est le fichier de conf de base avec au final très peu de modification. Il est bien commenté donc vous devriez pouvoir vous en dépatouiller sans encombres.

Il ne restera plus qu'à configurer vos machines pour utiliser ce résolveur DNS en éditant leur /etc/resolv.conf respectifs ou bien en éditant la configuration du serveur DHCP (plus efficace).

PS : l'article est parti plus tôt que prévu avant d'être parfaitement fini, désolé.

Prisoners

Premier film de Denis Villeneuve que j'ai vu. Sacrée expérience.

En Bretagne (sisi je vous jure), deux familles passent un bon moment ensembles. Alors que les ados regardent la téloche et que les parents finissent de dîner, ils se rendent compte que deux gamines de huit ans manquent à l'appel. Après avoir tout fouillé, ils font appel à la police. Un camping-car avait été aperçu plus tôt dans les alentours.

La police le retrouve et alors qu'ils vont l'intercepter, il se plante volontairement contre un arbre à faible allure (enfin l'arbre était à l'arrêt). Ils choppent le suspect, l'interrogent.

Voilà, c'est juste le tout début. L'histoire est vraiment super. J'aime bien les enquêtes policières, quand ça patauge, quand les flics sont borderlines (sans être cliché) et tout. Je ne suis pas contre une lichette de mystère tant que ça reste réaliste et qu'il n'y ait pas de trou dans la raquette. Bha là, c'est à peu près ça.

Le film est assez long et on avance pas. Pas trop d'indice, peu de personnages, peu d'action. On en vient à se demander si les parents sont pas en cause, ptet le flic ? ou bien le pauvre gamin un peu attardé ? Et à chaque revisionnage tout se tient. Tous les personnages sont crédibles dans leur rôle, tout ce qui se passe a un sens. Tout est carré.

Les acteurs parviennent à être pile dans le ton.

  • Hugh Jackman le prepper bourrin qui semble ultra sincère prêt à tout pour retrouver sa fille
  • Terrence Howard complètement effondré qui se retrouve embarqué malgré lui dans des emmerdes sans nom
  • Jake Gyllenhaal en flic tourmenté plein de tics dévoué à 100% devant faire face à tout un tas de personnes peu compréhensives
  • Paul Dano qui reste incompréhensible pile comme il faut

Ils portent bien le film. Et tout ça c'est posé sur l'écran d'une façon ultra clean. L'image est ultra nette, pas mal désaturée avec très souvent de subtils mouvements de caméra. C'est superbe. Les environnements sont subjectivements moches, mais rendent ultra bien.

Photo extraite du film où l'on voit l'arrière d'un camping-car sale

Ce genre de plan est superbe. La lumière du feu, la crasse sur la carosserie, le léger flou sur l'arrière-plan, le cadre ultra rapproché étouffant…

Il pleut constamment dans cette Pennsylvannie (ha non c'est pas la Bretagne) de fin d'Automne. C'est étouffant. Il a l'air de cailler. Déjà que l'ambiance est pas tip-top du fait de la double disparition mais alors là, ça plombe d'autant plus.

On a très peu de musique. C'est austère et très fonctionnel sur ce point.

Pas un feel good mais un super Thriller.

Spoiler Du coup…

À la fin…

Il est retrouvé le père ?

Arrival

Denis Villeneuve est un réalisateur que j'adore. Quand en plus dès l'intro il nous met du Max Richter pour la musique, c'est forcément un combo qui me touche particulièrement.

Lorsque j'ai vu ce film au cinéma il y a quatre ans à sa sortie, il m'avait laissé sur la fin. La conclusion ne m'avait pas plus. Aujourd'hui cependant, connaissant le dénouement (enfin je m'en rappelais vaguement) j'ai trouvé ça vraiment super. Comme quoi même l'auto-spoil c'est pas forcément négatif, bien au contraire.

Comme tous les films du réalisateur, c'est beau. Je sais pas comment il se débrouille, que ce soit des films de science-fiction, ou plus réaliste, ça a toujours de la gueule. Même pour montrer des trucs (faussement) anodins. Un simple paysage devient un tableau, superbement composé avec des couleurs agréables pas trop saturée mais pas non plus fadasse. Le tout avec un rythme très contemplatif, reposant.

Le film n'est pas du tout un film d'action, ça parle "d'invasion" ou plutôt d'arrivée de vaisseau extra-terrestre sur Terre. Mais ici, c'est un scénario plus pacifique : 12 vaisseaux immenses de a la taille de gratte-ciel viennent se garer à quelques dizaines de mètres du sol à divers endroits de la planète. Les différents pays collaborent pour tenter de gérer la situation. Des équipes de scientifiques rentrent dans les vaisseaux et rentrent en contacts avec des Héptapodes (des sortes de grosses mains à 7 doigts). Petit à petit un dialogue écrit s'instaure et commence un long travail d'apprentissage. Le temps passe et les tensions internationales s'enveniment et vous allez regarder la suite vous-même.

Ici, pas d'horreur, pas d'action trépidante mais plus un ptit côté scientifique tentant de déchiffrer une langue inconnue. Il y des moments d'appréhension, des fulgurences, des flashbacks, des flashforwards. C'est ultra plaisant à regarder.

Bon j'ai envie d'en parler un peu plus mais du coup ça va spoiler sec.

Spoilers

Bon, je vais raconter un peu plus les évènements.

En gros, Amy Adams est donc une linguiste hors pair dans le monde. Elle est célibataire et au moment de l'arrivée des aliens n'a pas d'enfant. Elle collabore avec Jeremy Renner qui est un physicien qui tombera sous le charme scientifique de la linguiste.

Ils ne se connaissaient pas avant. J'explicite clairement parceque visiblement certaines personnes n'ont pas tout capté du film. Bref, reprenons. À eux deux, ils vont plancher à fond sur le langage écrit (enfin dessiné) à base de cercle des aliens. Et plus le temps passe, plus elle fait de rêve de sa fille mourrant jeune d'un cancer ou maladie du même genre. Dans ses rêves, on ne voit jamais le père qui est peu présent.

On apprend notamment que le regard du père vis-à-vis de sa fille a profondément changé suite à une chose qu'à dit sa mère. Les avancées sur la compréhension du langage vont bons trains au point où il commence à y avoir progressivement des échanges entre humains et heptapodes malgré les réticences des gouvernements et des militaires qui commencent à perdre patience. Les tensions internationales s'enveniment progressivement au point où il y a une escalade progressive de la violence. Au début, les pays collaboraient (mais pas trop quand même) scientifiquement en partageant les découvertes et étant en lien permanent. Mais ce temps est révolu et c'en est au point où la Chine (niark niark fallait un méchant, autant qu'il soit communiste !) menace de déclencher une guerre envers les aliens.

Le film insiste beaucoup sur le concept de boucle. Le langage alien s'incrit dans des cercles. On nous explique qu'ils n'ont pas de début ni de fin. Le nom rêvé de la gamine est "Hannah" qui est un palyndrome et peut donc s'écrire dans les deux sens, mais plus loin encore on peut l'écrire en boucle : "hannahannahannahannahannah".

D'ailleurs, ce n'est pas dit dans le film, mais je spécule que la communication orale des aliens c'est pareil. Ils s'empressent de dire que ça ne ressemble pas à de la communication ni rien, mais je suis un peu persuadé qu'il s'agit d'une communication où les informations sont toutes condensées dans un seul son qui est juste "joué" pendant un certains temps. En gros "1 son == 1 phrase". Je m'enflamme peut-être sur ce point, hein.

Le temps avance, plus ça va, plus la linguiste progresse et comprend le langage. Et là dans le film, on nous parle du fait que lorsque l'on une pratique une langue étrangère, le cerveau pense d'une autre manière. En gros, une langue influence la façon de penser. Et du coup, plus elle pratique ce nouveau langage, plus son cerveau évolue au point où elle finit par avoir des facultés proches de celle des aliens. Il s'avère qu'elle développe le pouvoir de vivre le temps de façon… moins linéaire dirons-nous. Les rêves qu'elle fait et qui sont de plus en plus présent de sa fille sont en fait des instants du futur, qu'elle vivra plus tard. Sa fille n'est donc pas encore née. Elle connaît déjà son tragique destin même si elle ne connait pas encore le père, même si on va pas se le cacher, il s'agit d'un éminent scientifique. Le seul éminent scientifique que l'on voit dans le film c'est Jeremy Renner.

Et donc, on comprend mieux que ce qui a dramaticalement perturbé le père de la gamine c'est lorsqu'il a appris que sa fille allait mourir d'un cancer. D'autant plus qu'avant même de faire la gamine, la mère était au courant de la fatalité et qu'elle ne lui en a pas parlé. Sacré poids à porter par la mère d'ailleurs. Grosse surprise bien plombante pour le père aussi.

Concernant le dénouement du film c'est assez simple. La linguiste choppe un téléphone satellite, elle appelle directement le général chinois qui est à deux doigts de déclencher une guerre. Elle lui récite les dernières paroles de la défunte femme du général et le convainc de tout cesser.

Mais comment pouvait-elle connaitre le numéro et ces fameuses paroles ? Et bha elle rêve en live sa future rencontre avec le général dans une soirée mondaine. Il lui donne sciemment son numéro et lui glisse à l'oreille ses paroles. Il a compris qu'elle pouvait "voyager" dans le temps spirituellement et qu'elle a besoin de ces informations pour dénouer le bordel ambiant. Il délite le paradoxe temporel.

Et du coup, pourquoi les aliens sont venus puis repartis ? Ils annoncent qu'ils sont venus parcequ'ils auront besoin de l'aide des humains dans 3000 ans. Ouai c'est cool mais pourquoi venir maintenant s'ils ont besoin de nous dans des milliers d'années. Bon déjà premièrement, là, ils ont le temps. Si ça se trouve dans 3000 ans ça sera un peu le bordel pour eux, autant se préparer et pas faire les trucs au dernier moment. Donc le fait que les humains parviennent à déchiffrer leur langage et donc à communiquer avec eux pour un évènement futur ça peut aider.

Mais je pense surtout que les Aliens sont venus pour nous sauver. Plusieurs scénarii possibles. On se serait entretués et rien que le fait de savoir qu'il existe une vie extraterrestre pourrait permettre à l'Humanité d'envisager la vie autrement. Ça serait l'élément déclencheur à une paie mondiale durable avec pourquoi pas une abolition du racisme, de la xénophobie et tout (ouai je suis très optimiste).

Un autre scénar plausible serait que l'apprentissage de cette langue développe la faculté d'appréhender le temps différemment et donc d'entrevoir le futur. Cela permettrait à l'Humanité d'éviter un cataclysme menant à la fin de notre espèce. Mais je ne pense pas que ce soit vraiment l'hypothèse crédible. Le futur ne peut être changé. Sinon, la linguiste ne ferait pas sa fille en sachant qu'elle mourrait rapidement. Le futur peut être vécu différemment en appréciant d'autant plus l'instant présent (carpe diem toussa) mais il est immuable. Du coup, si cataclysme il devait y avoir d'ici 3000 ans, nous ne pourrions aider les héptapodes le moment venu.

Bref, je pense que j'ai trop écrit sur le sujet. Je suis peut-être parti trop loin dans les suppositions et que je me suis fait un film un peu trop foufou et que je suis complètement à côté de la plaque mais ce film est vraiment génial.

House Of Flying Daggers

Je regarde très peu de films chinois et là j'ai fait une exception. Ce film est apparemment issu du folklore chinois et a eu un beau budget. Et le résultat est vraiment super. Visuellement déjà ça claque pas mal. Les décors sont superbes. J'ai d'ailleurs un ptit faible pour les forêts de bambou bien épais. C'est superbe.

Les costumes, les armes, c'est vraiment la classe. Et les chorégraphies de baston sont oufs. Si ça se trouve c'est assez classique dans le cinéma Hong-Kongais/Chinois mais je suis pas habitué. Certains mouvements bien qu'absolument pas réalistes sont tout bonnement superbes.

Niveau histoire c'est assez compliqué avec des twists et tout. Mais en gros, à l'époque médiéval, une femme aveugle se fait mettre en prison pour s'être fait à moitié violé dans un bordel. (Ouai je comprends pas trop la logique du truc m'enfin, vous verrez). Le chef de police local pense qu'il s'agit en fait de la fille de l'ancien chef des Poignards Volants qui est un groupe de rebels contre le pouvoir. Le chef de la police monte donc un stratagème avec son meilleur homme pour qu'il se fasse passer pour un renégat et qu'il libère la meuf. Le plan se déroule sans accrocs, ils parviennent à s'échapper. Le mec feint de tomber amoureux en tombant amoureux.

Bref, c'est un film d'action, d'aventure tenté de romance mais sans que ça ne soit trop lourdot non plus.

Il y a de la castagne à l'arc, de la castagne à la pique, de la castagne à l'épée, de la castagne au fourreau, de la castagne au poignard, de la castagne à la manche, de la castagne au bambou. Si vous aimez la castagne vous trouverez chaussure à votre pied. Et si vous en trouvez de la meilleure ailleurs, alors … bha voilà.

Récap 10 : Mai 2020

La fin de 55 jours de confinement. La vie normale revient petit à petit. Décevant, hein ?

Blog

Peu d'articles ce mois-ci. Pas trop d'inspiration malgré le temps libre.

En bref ce mois-ci : 4 articles, 17 commentaires, 18 visionnages, 654291 requêtes, 47933 visiteurs uniques pour 16.66 Go de trafic.

Films

Je me suis fait l'intégrale de la saga Le parrain c'était vraiment chouette même si je trouve que c'est un poil surcôté. J'ai eu quelques congés du coup j'ai vraiment maté plus de films que d'habitude. Quasiment que des découvertes, pas de revisionnages de films connus quasiment.

Musique

Ce mois-ci une petite sélection de clips incongrus.

On commence avec le groupe Rivers Of Nihil pour leur clip de Where Owls Know My Name. Ce clip est d'une beauté certaine avec ses looks qui détonnent en cette pincée de Psychédélisme.

Maintenant on passe au groupe Infant Annihilator qui a enfanté du clip de Three Bastards. C'est un groupe habitué à ne pas être trop sérieux et bha effectivement ils ne le sont pas.

Un ptit tour chez le glorious nipon avec LadyBaby pour le clip de Nippon Manju. N'hésitez-pas à baisser le volume, faudrait pas chopper une mauvaise réputation auprès de vos voisins ! Bon je pense que le clip est suffisamment explicite, vous comprendrez pourquoi il a droit à sa ptite place ici.

Vous aimez les patates ? C'est vrai que c'est bon les patates surtout avec Mononc Serge.

Nuxeries

Tiens j'ai découvert un ptit truc sur Gentoo : les paquets dits en version live (installé direct depuis le dernier commit git), bha on peut installer en vrai à partir du commit qu'on veut. Pour ça il suffit de rajouter EGIT_COMMIT="blablabla" emerge votre_paquet -av" et voilà. Simple efficace.

Et justement dans les paquets en version live que j'utilise il y a mesa. C'est une brique assez importante sur les unix car c'est l'implémentation d'Opengl (enfin les différentes versions) et le Vulkan. C'est donc un paquet dont dépend à peu près tous les softs graphiques accélérés. Bref, c'est un morceau que je mets à jour assez régulièrement ce qui permet d'avoir quelques ptites optimisations de temps à autres (pas tous les jours, hein), des corrections de bugs ou bien des ptits bouts supplémentaires d'opengl. Sauf que là, pas de bol, j'ai eu deux emmerdes d'affilées, un glitch graphique dans Qutebrowser. Ce bug a été corrigé le lendemain (je mets pas à jour tous les jours mais assez régulièrement quand même). J'ai eu par contre un autre bug un peu plus chiant, toutes les applis pétées au point de ne pas démarrer, (pas même sway ni xorg ni rien).

Là c'était donc plus problématique. D'autant plus que je ne savais pas exactement de quel jour datait la dernière mise à jour. Il a donc fallu que je remonte de quelques jours en arrière dans le git de mesa à tester au peu au hasard à partir de quand ça a pété. Au bout d'une quinzaine d'essai j'ai trouvé le commit précis à partir duquel ça a commencé à merdouiller. Ensuite, ne sachant pas trop comment report ça, je me suis rué sur le bon salon irc (#dri-devel sur freenode). J'y ai trouvé le bon dev, je lui ai parlé du truc et moins d'une heure après il y avait un nouveau commit avec le patch qui va bien mergé et déjà disponible pour tout le monde :-)

Merci Marek Olsak et tous les autres devs qui minent de rien abatent un boulot énorme. Voilà, si vous non plus vous savez pas coder ni même n'avez les compétences pour débugguer, vous pouvez quand même contribuer au Libre.

Vidéos

Ce mois-ci je vous file un lien pour un sketch de Mike Ward lors du festival de Montreux. C'est un humoriste du Québec qui nous raconte un peu comment ça se passe dans l'intimité avec sa femme. Une belle tranche de rire sublimé par son accent et ses expressions.

Cette année c'est les vingt ans du studio de jeux vidéo Arkane. Du coup Noclip a fait un super documentaire retraçant leur histoire. Il y a même des vidéos inédites de trois de leurs jeux avortés dont The Crossing qui avait l'air vraiment super mais aussi un potentiel Half Life : Episode 3 ou tout du moins un spin-off. Bref, très intéressant à voir.

Continuer à mentir sur son web UA ?

Le User-Agent est un logiciel qu'utilise un … utilisateur. Dans le cas du web, c'est votre navigateur web.

Quelques User-Agent dans la nature

Quand vous vous promenez sur le web, vous ne le savez ptet pas mais vous envoyez à chacun des sites que vous visitez le nom de votre navigateur. Mais attention, c'est pas un nom simple et logique.

Firefox

Par exemple si vous utilisez Firefox, il va pas envoyer Firefox 77, non non, il va plutôt envoyer Mozilla/5.0 (Windows NT 6.1; WOW64; rv:77.0) Gecko/20190101 Firefox/77.0

C'est pas super digeste pour un non-initié. Mais en gros dans cet exemple ça donne l'information concernant l'OS, la version du navigateur, la version du moteur du rendu. C'est plutôt précis et à peu près cohérent.

Safari

Si vous êtes plutôt utilisateur de Safari sur Mac ça aura une allure de ce genre Mozilla/5.0 (Macintosh; Intel Mac OS X 10_9_3) AppleWebKit/537.75.14 (KHTML, like Gecko) Version/7.0.3 Safari/7046A194A . Ça devient un peu foutraque tout ça avec près de la moitié des infos qui sont fausses ou juste plus vraiment d'actualité.

Chrome

Vous êtes encore plus diaboliques et utilisez le vrai Chrome sur un Windows ? Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/70.0.3538.77 Safari/537.36 Là c'est digne d'un bullshit artist. À peu près tout est faux… Ça se fait passer pour Firefox, pour Safari, pour KHTML, bref pour tout le monde. C'est une accumulation de croutes pour tenter d'être compatible avec des sites biens pourris.

Edge

Bon allez pour le fun je vous montre celui d'Edge le navigateur méconnu d'une ptite startup États-Unienne : Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/70.0.3538.102 Safari/537.36 Edge/18.19582 . Toujours plus ! Il me tarde de voir ce que ça racontera dans vingt ans !

But why ?

Si vous vous demandez pourquoi les navigateurs s'identifient comme ça, il faut remonter dans le temps. Il n'y a pas si longtemps, les sites ouaib utilisaient des feintes pour construire leurs pages au lieu de se contenter de ce qui était standardisé. Du coup, pour s'afficher correctement, ils tentaient de détecter quel navigateur était utilisé afin d'envoyer un contenu différent.

Mais les navigateurs évoluaient vite et se sont mis à s'imiter les uns les autres et ont tenté de deviner les logiques utilisées dans la détection pour forcer les sites ouaibs à leur envoyer le contenu prévu pour un autre navigateur. Et ça s'est enchaîné…

Et Donc ?

Les plus assidus auront remarqué que j'avais déjà parlé de ça il y a un an et demi dans cet article. Du coup pourquoi je vous emmerde encore avec cette histoire ? Et bien en fait j'avais envie d'écrire.

Ha et aussi parceque c'est revenu sur le tapis sur IRC l'autre jour et je me suis donc décidé à tenter le diable. Dans l'article en conclusion j'avais dit que "ptet ben qu'oui, ptet ben qu'non, on peut rien y changer" . J'aimerai pouvoir vous apporter une réponse un peu moins normande.

J'ai confé mon navigateur (le chouette Qutebrowser ) pour qu'il envoie comme information Quterbrowser. Voilà, tout simplement. Pas de fioriture.

KoiKiKass ?

Et vous savez quoi ? Après quelques jours, tout fonctionne bien.

Tout ? Non ! Quelque part sur le web un petit fournisseur de services résiste aux bonnes pratiques et à la neutralité des navigateurs web. Les gens derrière ces sites ouaib, mais est-il encore nécessaire de les présenter, y-a-t-il quelqu'un sur ce site qui ne les connais pas ?

Ha bon :-/ Ça va, baissez les mains, baissez les mains, je vais faire les présentations.

Il s'agit de Youtube, un petit site de vidéo et Google Maps, un petit site de cartographie. On peut probablement excuser leur difficulté à mettre à jour leurs sites ouaib pour s'adapter au web moderne…

Bref, fini le foutage de gueule. J'affirme clairement pas qu'aucun autre site ne déconnera, mais ces quelques jours je ne suis tombé sur aucun autre merdouillant parmi mes habitudes régulières de surf.

Par exemple, Youtube change d'affichage et perd au passage le mode sombre. Il ne permet plus de voir le livechat sur les vidéos en disposant. Alors que, le même navigateur, s'annonçant différemment y arrive parfaitement. C'est donc soit l'incompétence soit de la malveillance. Google Maps perd l'affichage 3D sur la vue satellite. Est-ce vraiment de l'incompétence pour la boîte qui reçoit le plus de visite au monde et qui édite le navigateur le plus utilisé au monde ?

Bref, je garde mon User-agent qui ment pas et je ne mens désormais qu'à Google. Si vous voulez faire pareil avec Qutebrowser rendez-vous dans votre :

~/.config/qutebrowser/config.py config.set('content.headers.user_agent',"Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/70.0.3538.77 Safari/537.36", '*://www.youtube.com/*')
voilà voilà.

Candyman (1992)

Dans le Chicago (je reconnais la Willis Tower grâce à Flight Simulator, c'est dire mon expertise) du début des années 90, on va suivre une étudiante en … trucs … qui cherche à écrire sa thèse sur les légendes urbaines. Une légende est particulièrement populaire, celle du Candyman. Il s'agirait d'une chose qui apparait dans votre dos si jamais vous dites cinq fois d'affilées son nom devant un miroir (ouai le genre de truc qui risque pas trop d'arriver par inadvertance heureusement). Et cette chose ensuite est pas spécialement heureuse d'être là et devrait en théorie être plutôt brève tout comme votre vie. Un coup de crochet (pluggué sur son moignon sanguinolant) devrait vous refaire la façade.

Cette histoire est donc ultra véridique vraie de vraie dans les bas quartiers de Chicago. Et notre étudiante jolie ptite blondinette se rend donc là-bas, au milieu de tous les loubards pas super accueillant. Elle a besoin de photos pour sa thèse et puis elle s'est donnée du mal en allant à la bibliothèque pour chercher dans les microfilms des journaux pour trouver des indices donc vous pensez bien qu'elle est déterminée. Elle trouve l'appart où vivrait le fameux Candyman. Elle prend plein de photos mais pas de chance la pellicule est bien vite terminée, elle va devoir revenir.

Quelques jours plus tard la revoilà. Elle se fait repérer par quelques racailles qui décident de lui refaire le portrait dans les chiottes les plus crades du quartier. Elle porte plainte, parvient à faire arrêter le coupable qui l'a bien abîmé avec un crochet (comme le Candyman ! whouuu)

Bon je vous laisse tout de même une part à découvrir.

Le film est sympatique et très ancré années 90. Les looks sont supportables, mais l'absence de téléphone portables et d'Internet complique pas mal les choses. C'est assez drôle à voir et du coup ça serait pas mal différent si jamais il devait y avoir un remake (Oh wait, c'est prévu pour cette année).

Sur certains aspects le film fait penser à Hellraiser, même si là on est bien moins dans le fantastique. Et en fait c'est assez logique, ça sort également de la tête de Clive Barker.

La musique est vraiment sympatique alors qu'elle ne fait pas ultra typée film d'horreur. Du piano et des choeur, calmes, presque romantique mais jamais léger.

Visuellement le film est plutôt sage sauf la scène d'intro filmée à la Skycam ce qui pour l'époque était une première. Maintenant ça serait fait au drone mais … forcément à l'époque c'était moins simple. Ça fait un peu pensé à Zodiac ce plan, mais en plus granuleux.

Dans le film, on nous sort le coup des apparts côte-à-côte qui sont en fait relié par un trou derrière le miroir de la salle de bain. Rhaaalala ce qu'il faut pas entendre. Et bien il s'avère que c'est vrai à Chicago. Il y a déjà eu plusieurs meurtres où le meurtrier est passé par ça… o___o

D'ailleurs dans les autres trucs chelous, l'actrice principale aurait été hypnotisé pour filmer certaines scènes. o__o Il faut ce qu'il faut.

Ils ont réellement tourné là où se déroule le film. Sauf que c'est réellement un quartier contrôlé par les gangs. Ils ont donc embauché une partie des autochtones afin de s'assurer le bon déroulement du tournage. Un camionette a quand même reçu un tir mais sans plus de conséquence.

Voilà, un film cool à voir et à écouter.

Westworld

Avant d'être une série ayant la lourde tâche de succéder à Games Of Thrones pour HBO, il s'agit avant tout d'un film de Michael Chrichton. L'intrigue est à similaire à celle de la série mais en bien plus simplifiée (forcément vu le format). On est donc dans un monde où a été créé un parc d'attraction scindé en trois parties distinctes visant à recréer des univers différents. On a donc un monde recréant la Rome antique, un autre plus médiéval européen et un dernier concentré sur le Far West. Ces trois mondes sont des reproductions fidèles (keuf keuf) peuplés non pas d'acteurs mais de robots. Ces robots sont là pour divertir les riches clients qui viennent vivre de chouettes aventures à base de meurtres, de sexe plus ou moins consentit, de castagne dans les saloons, d'orgies romaines ou bien de banquets médiévaux.

C'est cher, mais qu'est-ce qu'on s'y amuse ! En plus d'être servils les robots sont également inofensifs puisqu'ils ne peuvent blesser ces raclures d'humains. Tout ça est ultra hightech grâce à des mainframes à la pointe de la technologie. It would be a shame if …

Le pitch est plutôt cool même si du haut de son demi-siècle le film a pris cher. L'image a un grain de l'époque et on a le droit à de très rares musiques vraiment discrètes. Dans les acteurs on a le méchant Yul Brynner qui inspirra Schwarzy pour incarner un Terminator flippant. Faut dire que sa rigidité, son manque d'expression faciales, son regard vide avec ses reflets lumineux est clairement le bon point du film. Toujours au rayon acteurs on retrouve ici le papa de Josh Brolin et c'est indéniable, il y a un air de famille.

C'est marrant de voir que la vision moderne que l'on dépeint du western dans les films a pas mal changé. Ici, ça semble pas mal coloré et propre alors que maintenant la plupart des films accouchent de quelque chose de plus terne et poussiéreux.

Voilà, c'était sympa mais franchement la série est quand même bien mieux. Les quelques effets spéciaux numériques sont parmi les tous premiers du cinéma, rien que pour ça, ça vaut le coup d'être vu.

Prince Of Darkness

Dès les premières secondes, ce film fleure bon le John Carpenter. Je l'ai découvert à l'instant et dès les premières images, on voit le texte du générique et là paf on a le droit à sa font Albertus. On a aussi du synthé quelques secondes plus tard bien dans la veine de ce qu'il fait. C'est plutôt discret mais c'est lancinant et ça monte progressivement sur … très longtemps.

Le film est assez cool mais pas non plus ouf. C'est assez lent, petit à petit un simili-huis-clos se met en place. La tension monte.

L'histoire raconte que dans une église des USA un curé (ou prêtre ou truc du genre) meurt. Il gardait depuis toujours une porte menant dans le sous-sol où visiblement il gardait un bouquin et des trucs étranges. Le nouveau gonze en charge de ça prévient un pote à lui professeur scientifique spécialisé dans … heu … les trucs bizoires (?).

Le prof, se rend sur les lieux et décident de faire venir toute une armada de scientifiques de différents domaines. Des biologistes, des linguistes, des … ouai bon on s'en fout. Tout ce petit monde afflue sans être mis au courant et là premier truc bizarre, tous les clodos du secteur (dont Alice Cooper fait partit) s'attroupent et fixent constamment l'église en étant à moitié figés.

Bon, il se passe des trucs de plus en plus étranges et certains des scientifiques disparaissent petit à petit.

Le film est sympatique, mais on sent un peu le manque de moyens et surtout certains points laissent un peu à désirer. Paradoxalement, je trouve les décors assez cheapos et pourtant ils ont rajouté tout un tas de matos scientifique et tout, donc il y avait quand même du budget sur ce point. La pièce que gardait le curé aurait pu être bien plus flippante et creepy par exemple.

On sent beaucoup la pate The Thing ici. On a une équipe de scientifiques isolés, qui deviennent parano des uns des autres…

Le "héros" (ouai il est pas non plus mis tant en avant que ça) porte la moustache comme personne. Sérieux avec un tel engin, on a de suite confiance en lui ! D'ailleurs dans les films de plus de 20 ans j'aime bien jouer au jeu du “Si je m'habille comme ça dans la rue, est-ce qu'on se foutrait de moi ?” Ça permet de juger un peu le style vestimentaire et capilaire et sur ce point le film tient la route.

Au casting, on retrouve des habitués de Carpenter mais aussi Dirk Blocker qui incarne Hitchcock dans Brooklyn 99 (mais forcément en beaucoup plus jeune).

Voilà, le film a pas trop mal vieilli d'un point de vue esthétique. Il est super sobre sur les effets visuels donc ça va. Et puis il nous gratifie de vieux ordis, c'est sympa de sa part.

Spoilers Le déroulement final me laisse quelque peu dubitatif. Tout ça semble si fragile.

Et puis la communication à base de Tachyon provenant du futur… ça sert à quoi ? Juste permettre le ptit twist final où la meuf reviendra en 1999 ? C'est cher payé pour pas chipette, ptet qu'on se serait contenté d'un simple reflet dans le miroir avec un sourir démoniaque, non ?

Jojo Rabbit

Taika Waititi est un réalisateur et acteur en train de monter assez haut ces dernières années. Il a quand même pondu l'un des tout meilleurs films de vampires avec What We Do In The Shadows qui a ensuite été adapté en série (à voir absolument). Il manie l'humour superbement. Et là avec Jojo Rabbit il s'attaque à la Seconde Guerre Mondiale et au nazisme.

Mais le pire, c'est qu'il aborde une facette un peu moins explorée qu'est l'embrigadement et la vie du peuple allemand pendant cette période. On suit le quotidien d'un mioche de dix piges souhaitant être un parfait petit nazis. Il a les posters, va dans les camps d'embrigadement est fier d'être blond la totale quoi. Il a pour ami imaginaire… le führer himself !

Le film est vraiment super drôle sans pour autant tourner à la bouffonnerie. Il sait ralentir, prendre son temps et garder des moments sombres sans désamorcer la tension par une blague potache. Il ose montrer des trucs horribles et laisser ça quelque temps. Suffisamment longtemps pour qu'on s'imprègne et qu'on se rapelle que malgré la comédie c'était tout de même une période particulière.

Le film est vraiment chouette avec tout un tas de personnages attachants. On a donc Jojo avec sa ptite bouille qui joue super bien et aussi son pote Yorki qui est génial. J'ai adoré le personnage interprêté par Sam Rockwell (j'adore cet acteur faut dire) qui est probablement le plus drôle du lot.

Et derrière la comédie, il y a tout un discours très censé et bienveillant de la mère du petit. Elle contre-balance les ardeurs de son fils sans non plus l'enfoncer. Elle est toujours habillée avec des couleurs et du maquillage alors que son fils aime porter les uniformes ternes et tristouilles. Bref, les deux sont opposés au possible, mais ils s'aiment quand même. Ils sont super mignons ensemble malrgré leur relation compliquée.

Le film est super joli à voir et adopte une palette de couleur qui détonne. Et quand le film devient plus sérieux c'est souvent bien moins saturé.

Et d'ailleurs à un moment précis, il y a quelques plans sur des maisons semblant dotés d'yeux. C'est assez étrange, je sais pas trop le but recherché.

Bref, film super drôle sur le nazisme et la vie en Allemagne.

SVG fait à la main

Je suis pas doué du tout en graphisme. Il y a fort longtemps, j'ai tâté du Photoshop, du 3D Studio Max (ça remonte à vraiment très longtemps). J'ai vu un peu ce qu'on pouvait faire avec ces outils, vraiment des trucs ultras basique et voilà.

La dernière fois que j'ai pondu un truc graphique, c'était ma favicon dégueulasse il y a près de trois ans. Et franchement c'était bien pourri. Un bitmap de 32x32 où j'ai posé les pixels uns les uns après les autres.

Pourquoi changer ?

la favicon avant les modifs est cadenas vert sur lequel est marqué TLS, c'est vraiment très mal fait

Pas besoin d'explication

La blagounette à l'époque était de faire une imitation pourrie de l'icône du cadenas vert d'une connexion sécurisée. La blague de merde qui n'a amusé personne (pas même moi). Et franchement la favicon je la vois jamais. Enfin si, dans le lecteur de flux RSS (ouai je me suis abonné à moi-même dans l'espoir de voir apparaître un article que quelqu'un aurait eu l'amabilité de me rédiger. Et en fait il y a un second endroit où je vois cette favicon, c'est lorsqu'un lien vers mon site est posté sur le Fediverse. Là, ça pique les yeux parcequ'elle est postée en gros avec un upscale des plus baveux. C'est ce qui m'a convaincu de m'y mettre.

Une nouvelle piste

Ce matin j'ai donc entrepris de moderniser ça. Un ptit tour sur Can I Use histoire de s'assurer que le SVG passe bien. Bon c'est possible pour 65% de la population, bien mais pas top. Mais bon, au pire … bha ça s'affichera pas et puis voilà, c'est pas bien grave.

Bon, ensuite que dessiner ? Rhaaa sacré question. Et j'ai eu un peu de mal :

  • Tux compliqué à faire et puis un peu trop soupé de ce manchot
  • Cadenas j'ai déjà fait la blague
  • Clavier le format est trop petit pour un rendu satisfaisant
  • Quad Damage rhaaa c'est tentant quand même
  • Terminal c'est cliché, j'aime beaucoup, mais on en voit vraiment partout
  • RJ45 : enfin un connecteur femelle plus précisément !

Ouaip je me suis arrêté là en mixant avec un simili-prompt de shell.

Bon, faut choisir les couleurs… et galère ! J'ai repioché dans la palette du site en appuyant un peu le violet et voilà.

Bon, j'ai le motif en tête, la palette yapuka.

Dessinner c'est pas gagné

J'ai maté déjà un peu des svg sur le ouaib de connecteur RJ45. Il y en a des pas mal du tout, j'ai failli craquer mais je préfèrre que ce soit du fait maison. Je suis donc allé faire un tour sur un éditeur de SVG en ligne. J'ai fait un peu mumuse, c'est pas mal du tout. J'ai un rendu qui me satisfait pas mal.

Je télécharge le SVG : BAM 8Ko ! hmmm pour un truc aussi petit et vectoriel c'est le choc. Je dégaine mon éditeur de texte et là, l'horreur, des lignes et des lignes de trucs dans tous les sens. Je vais y faire le ménage.

La perfection ne s'atteint lorsqu'on peut plus rien à jarter

Je commence à dégager une ligne, j'enregistre, j'affiche le résultat… rien ne change. J'en regarde une autre qui semble assez pleine de vide, je la vire, j'enregistre je regarde… ça a la même gueule. Je fais ça quelques fois et là je commence à virer des éléments importants, c'est pas cool.

Au bout de 5 minutes j'ai viré tout un tas de lignes superflues je suis plus qu'à 5Ko. J'ai presque perdu la moitié du poids du fichier sans que l'aspect visuel n'ait bougé d'un iota.

Bon ensuite je remarque que les coordonnées des éléments visuels ont tout un tas de chiffres après leur virgule et franchement j'ai un peu dessiné à main levé, j'ai pas besoin d'une telle précision. Du coup j'arrondis les coordonnées de partout et je gagne encore pas mal mais c'est toujours bien mastoc.

À la main pour des formes simples

Finalement, en ayant un peu regardé la syntaxe que ça a, je me dis que je pourrai très probablement en réécrire une partie à la main directement pour gagner pas mal de place. Je commence par indenter le fichier de partout et à bien séparer chaque élément sur sa propre ligne pour pouvoir bosser plus proprement. Ensuite je commence par créer un premier rectangle pour dessiner les contacts du connecteurs. La syntaxe est plutôt simple et logique, il s'agit de balise xml où l'on indique les coordonnées, la taille, la largeur, la couleur et voilà. J'en fous 8 et c'est bon, j'incrémente juste la position en x et c'est torché.

Ensuite pour le texte, j'ai conservé ce qu'avait fait l'éditeur, j'ai viré deux trois attributs superflus. J'ai rajouté un rectangle blanc pour le prompt.

Je m'attaque ensuite à la forme du connecteur. Là la syntaxe est pas trop mal foutue non plus. Il s'agit d'un élément path avec une couleur de fond et surtout le trajet. On définit un point de départ avec M XX,YY avec XX et YY étant les coordonnées. Jusque-là c'est facile, maintenant vu que c'est une forme super simple tout en angle droit, j'ai indiqué v-300 pour indiquer qu'il faut se déplacer verticalement de -300, puis h55 pour se déplacer horizontalement de 55… Et on clôture la forme par Z. C'est super simple et c'est assez compacte comme notation.

Bon, j'ai mon icône de terminée, je m'étais autorisé jusqu'à 2Ko et je suis bien en-dessous. Du coup est-ce que je m'offrirais pas un ptit truc en plus ?

Allez, je vais tenter d'animer un peu le truc, j'aimerai faire clignotter le rectangle du prompt. Après deux minutes de recherche sur le web, ça a l'air facile d'accès. On rajoute un tag, deux attributs une ligne et hop c'est bon. Adjugé vendu.

Tadaaaaa !

Je passe le bousin dans SVG OMG qui permet d'alléger le SVG en l'alterrant soit pas du tout soit suffisamment peu pour que ça soit très tolérable. Je gagne encore quelques petits octets.

résultat final

Et voilà pour 796 octets (447 compressé) le rendu final

J'en suis super content.

C'était fun à faire, j'ai appris un peu mieux comment était foutu les SVG. En plus c'est largement plus beau que mon truc précédent et ça reste joli à n'importe quelle taille.

The Witch

Vers 1630 aux USA (mais forcément vue l'époque… pas encore les USA), des colons se font chasser de la colonie. Ils seraient pas assez chrétiens (et pourtant vu le discours…) aux yeux des habitants et s'en vont donc seuls habités au milieu de nul part dans la cambrousse. La famille est composée du père qui travaille dur dehors, la mère travaillant à l'intérieur et 4 gamins. L'ambiance est pas des plus jouasse, les récoltes de bouffes n'augurent rien de bon, il fait moche, c'est boueux, isolé, il semble faire froid et pas mal humide.

Alors que la plus grande gamine distrait le plus jeune bambin, celui-ci disparait mystérieusement. Les recherches ne donnent rien. L'ambiance ne s'améliore décidément pas. Je vous laisse le plaisir de découvrir la suite.

Ce film n'est pas joyeux, on sent que la famille est dans une sacré merde et franchement l'environnement est loin d'être idylique. Ça contraste avec tous pleins de films vantant la colonisation de l'Amérique du nord de cette époque. Ici, c'est vraiment dur, moche, on a peur de chopper froid rien qu'en matant le film. C'est tout désaturé et ça a beau ne pas être encore l'hiver, c'est déjà tout grisâtre et tristoune. Il y a dû y avoir un sacré travail de fait pour obtenir ce rendu visuel.

En plus, si comme moi vous êtes pas vraiment porté sur la religion, ici vous allez vous en prendre plein la gueule. Tout est régi par Dieu, Dieu, Dieu. Alors quand le malheur s'abat sur eux, ça prie, un gamin disparait, ça prie, ils ont pas de bouffe, ça prie… Haaa c'est probablement le côté le plus horrifique du film. Biensûr, c'est voulu, c'est pas un reproche que je fais au film.

Je ne vous spoile pas trop mais bon vu le titre vous vous doutez que ça va parler sorcellerie. Et franchement cet aspect est super bien amené. On en vient à douter, est-ce que nous aussi on est tombé dans le piège d'y croire ?

Les acteurs sont bons, les décors sont moches à souhait, l'image est belle, l'histoire est cool. C'est un excellent premier film. C'est le même réalisateur que The Lighthouse qui était lui ausis très particulier. Ici, c'est tout de même plus traditionnel mais quand même particulier.

Bon par contre je dois vous spoiler quelques trucs donc si vous l'avez pas vu… soyez prévenus. Bon c'est bon, on est entre gens biens, les autres sont partis. Bref, quelques petits détails permettant d'aider à la compréhension du film.

  • Il parait que la graisse de bébé non baptisé est l'un des ingrédients pour voler, ce qui explique pourquoi Sam s'est fait choper et pourquoi la sorcière s'enduit de son cadavre.
  • C'est assez obvious mais bon au cas où : les béliers sont associés au satanisme et à la sorcellerie (leur tête avec la barbichette, les 2 oreilles et les 2 cornes formant le fameux pentagramme).
  • Lors des "procès" contre de soit-disant sorcières, des témoins racontèrent qu'ils se faisaient torturer par les sorcières ayant pris l'apparence de divers animaux pour les mordre/pincer/étrangler/s'asseoir sur eux, tout ce qui arrive à Caleb avant de mourir
  • On pensait, à l'époque, que les sorcières ne pouvaient pas dire une prière en entier. Ceci explique pourquoi les deux jumeaux s'arrêtent en plein milieu et pourquoi les autres sont inquiétés.

Voilà, super film sombre et dérangeant, j'attend le prochain film du réalisateur avec impatience.

The Cell

Je n'avais pas vu ce film depuis au moins quinze ans. Je n'avais plus que quelques bribes de souvenirs.

En gros je me souvenais que c'était un mec pas bien clean qui s'amusait à enlever des meufs. Il se retrouvait dans le coma en ayant tout de même une victime potentiellement sauvable. Mais ne sachant pas où se trouve la victime, il fallait parvenir à entrer en contact avec lui. Et dans l'histoire il y a une technologie permettant de rentrer dans l'esprit d'une personne via … heu … des combinaisons à l'allure de muscles.

Et bha ces souvenirs étaient plutôt valides. J'avais beaucoup d'images qui m'étaient restées en tête sans trop pouvoir les replacer dans le bon contexte. Et c'est tout à fait compréhensible. On se retrouve à explorer l'esprit (donc un truc quand même un peu onirique, fantasmagorique) d'un psychopathe ayant tué pas mal de monde (donc un peu plus cauchemardesque d'un coup).

Et c'est vrai que le film a une esthétique qui en jette même 20 ans plus tard. Les effets spéciaux sont vraiment pas pourris et surtout les mise en scène, les décors et tout : WOW ! Sérieux, ça a une allure démente. Quand on rentre dans l'esprit du gamin comateux en début de film c'est déjà pas mal du tout. La meuf dans sa robe blanche en plume de piaf au milieu des dunes c'est super cool.

Mais quand on rentre dans la tête du tueur, c'est un régal. La scène du mec sur son trône avec les draperies accrochées dans le dos qui se retire lorsqu'il avance (vous verrez quand vous le verrez) c'est somptueux. Ça inspire une classe sans nom.

Les scènes qui doivent faire flipper sont biens réussies. La pauvre meuf prisonnière c'est pas mal fait mais au final j'ai le sentiement que le film n'a pas grand-chose à raconter. L'histoire c'est presque un prétexte pour montrer des trucs visuellement accrocheurs.

Le concept est pas mal, mais le scénar est assez … convenu. Il n'y a pas vraiment de rebondissement, c'est au final un peu trop court et trop simple. Le film aurait gagné en ayant un scénar plus tarabiscoté. C'est décevant parcequ'avec toutes ses idées visuelles ça aurait mérité de durer un peu plus.

Les costumes des persos habituellement c'est un truc qui me passe un peu au-dessus. Mais là, c'est vraiment cool. Jennifer Lopez a le droit à des robes pas dégueux mais surtout le psychopathe, lui, a le droit à de purs costumes. Je sais pas trop pourquoi il me fait penser à du Silent Hill ou bien au clip Firestarter de Prodigy par moment. À un moment on croirait qu'il a une sorte de cape à écaille du plus bel effet. À un autre moment il semble habiller d'or matelassé, le genre de truc que tu revêtirais bien pour aller à la poste déposer ton chèque de solde-de-tous-comptes. Bref, c'est lui le mieux sapper du film.

Moralité : le film est cool mais pourrait être excellent avec une meilleure histoire.

Re-Animator

Datant de 1985 ce film peut effectivement avoir des allures de nanar sur certains points mais il est quand même vraiment très bon. Bien typé années 80, avec une histoire tirée de H.P. Lovecraft, on a le droit à tout un tas de ptit cadeau : du sexe, du sang, du gore, de l'humour, des personnages truculents. Bref, c'est un super divertissement généreux.

On est donc dans un hôpital où arrive un nouvel étudiant ayant fait ses premières armes auprès du Docteur Hans Gruber (ouai comme dans Die Hard mais c'est pas le même et puis c'est sorti avant). Son ancien mentor était en quête de faire revivre les cadavres par le biais d'un sérum vert fluorescent (non ça n'a aucun intéret comme détail mais c'est joli). Bon, c'est très approximatif comme technique encore mais ça produit tout de même des résultats. Son nouveau prof en la matière jouie d'une très bonne réputation mais il semblerait que ce ne soit que via du plagiat toussa toussa. Bref, le prof et le nouvel élève ne sont pas en supers termes.

Bon, va y avoir des morts et des tentatives de remise sur pied. Il y a de la castagne, de l'amour, des organes qui volent de la cervelle qui éclate. C'est pas très propre à regarder, prévoyez une serviette pour éviter les éclaboussures.

Le jeu des acteurs est bon d'ailleurs mention spéciale à Herbert West qui est superbement interprêté par Jeffrey Combs qui jouait l'inspecteur Milton Dammers dans The Frighteners. Cet acteur est une sorte d'Albert Dupontel américain : particulièrement étrange et comique à souhait. J'aime beaucoup ce personnage.

Le film regorge de ptits détails qui ne sont pas tous explicites. C'est la première fois que je voyais ce film et je pense que je découvrirai pas mals de trucs supplémentaires en le rematant un coup.

Il y a eu deux suites visiblement mais je dois avouer que j'ai un peu peur que la qualité se soit effondrées. Je garderai la surprise pour le moment.

Vivarium

Un film super intriguant et mystérieux.

Un jeune couple se cherche un nouveau logement. Ils se rendent dans une ptite boutique d'un promoteur visiblement. Le vendeur est particulièrement louche et malaisant. Mais à un point qu'il est difficile de ne pas pouffer de rire face à son décalage.

Bref, les voilà partis pour visiter une baraque dans un lotissement flambant neuf. Et c'est … calme … monotone … flippant. Il y a des dizaines/centaines de baraques similaires en tout point dans un ton de vert dégueulasse et ce à perte de vue. J'ai toujours trouvé les suburbs à l'américaine assez flippant et là on est en plein dedans (mais au Royaume-uni). Le vendeur sort son speech pendant la visite puis lorsqu'ils ont le dos tourné s'éclipse tel un ninja, on ne le reverra plus.

Notre gentil ptit couple à la fois soulagé et sacrément surpris décide donc de regagner leur baraque et rentrer chez eux. Sauf que bha chez eux maintenant c'est cette nouvelle baraque, sans aucun voisin ni rien. Ils ont beau rouler jusqu'à l'épuisement de leur réservoir d'essence ils finissent toujours au même point. Impossible de s'extirper de ces baraques toutes identiques à perte de vue.

Et c'est le début de l'enfer. On est pas face à un film d'horreur mais face à un film malaisant et étrange.

Nos deux héros se retrouvent tout seul là dans une baraque qu'ils voulaient pas forcément. Ils vont brûler la baraque en espérant susciter une réaction de quelque chose.

Ils s'endorment après avoir observé le brasier pendant des heures. Ils sont vautrés sur le trottoir face à leur maison, blottis l'un contre l'autre. Au réveil, la maison est là. Intacte. Accueillante. Verte.

Et il y a également un carton qui les attend devant. Dedans se trouve un bébé et un petit mot leur expliquant qu'ils doivent l'élever s'ils espèrent pouvoir s'en sortir. Et là … Bha j'arrête de raconter. Je vous laisse le plaisir de la découverte du film.

J'ai vraiment beaucoup aimé le film. Ce type d'histoire tout plein de mystère mystèrieux, j'adore. Ça rappelle The Twilight Zone : c'est un concept simple et efficace. Les acteurs sont bons. On a le droit à toute une palette d'émotions avec quand même majoritairement des scènes dérangeantes.

Le rythme posé et son décor terne et monotone permet à son ambiance de s'imposer. Le gamin est oppressant au possible (comme un vrai, non ?). On se demande qu'elle peut être l'issue.

Le cadre a beau être charmant ou tout du moins neutre, on est étouffé. Même le soleil radieux et ces quelques nuages avec leur forme cliché sont révulsants. Et puis l'ennui… le gamin encore une fois qui est sorti d'un peu de nul part et qui fait flipper.

Bref, si vous voulez un feel good movie ne regardez pas ça.

Les ptits fichiers en racine de site ouaib

Ouai j'ai pas trop su comment les appeler. Je n'ai pas trouvé de nom, du coup je pourrai tenter ma chance…

… bha non je trouve pas. Et vous ?

Je parle donc des quelques fichiers que l'on peut poser en racine d'un site à différentes fins. Ils sont optionnels, d'ailleurs j'en ai que deux de la liste (le troisième vous surprendra !).

Allez sans plus attendre, démarrons (vous sentez la hype montée ? non ! :-/ ).

robots.txt

Ce fichier est à destination des … robots. Il permet de donner quelques instructions pour les trucs qui visitent votre site ouaib. Et quand je dis trucs ça peut être moteur de recherche, logiciel de web scraping ou juste des logiciels d'archivage.

Le but initial était d'indiquer quelles parties d'un site ouaib ne devaient pas être indexé. Tout le contenu d'un site n'a pas forcément vocation à être public ou tout du moins facilement retrouvable.

Du coup, ce ptit fichier peut parfois receler des ptits trésors. Ce qui a l'effet inverse de ce qui est escompté.

Le fichier a une syntaxe assez simple et peut même maintenant contenir d'autres informations pour les crawlers afin qu'ils indexent un peu mieux votre site. Dans les trucs pas mal, il y a le fait de pouvoir spécifier votre sitemap (on le voit plus bas).

Une autre est également l'instruction Indexpage qui permet d'indiquer qu'une page est un index vers d'autres pages. Ça permet à certains moteurs de recherche de mieux comprendre ce qu'ils sont en train de lire et donc de potentiellement mieux vous indexer.

Alors bien entendu tout ça, c'est pas une science exacte. Le fichier n'est là qu'à titre indicatif, rien ne force les gens à prendre en compte ce fichier et à le respecter. Et certaines instructions ne sont pas comprises par tout le monde.

Bref, le Disallow: qui vous permet d'exclure certaines pages des moteurs est à peu près compris de tous mais le reste c'est très aléatoire. Et je le répète un coup encore, si vous ne voulez pas qu'un truc apparaisse sur le net, l'indiquer dans votre robots.txt confirme son existence et n'oblige en rien à être respecté.

security.txt

Ce fichier à destination d'humains permet principalement d'indiquer comment communiquer avec le webmaster (ce terme est tombé en désuétude :-/ ) à propos des failles de sécus. Il permet d'indiquer avec quelle adresse communiquer, dans quelle langue, avec quelle clé gpg. Bref quelques informations de base.

Pour plus d'info vous avez l'article de Y0no.

Perso je n'en ai pas. Faut dire qu'ayant un site statique et n'utilisant pas gpg et mon mail étant présent sur le site… ça n'apporterait pas grand-chose de plus.

ads.txt

Ce fichier sert les sites commerciaux utilisant la pub. Maintenant la pub sur le web fonctionne en grande partie sur un système d'enchère en temps réel. C'est assez complexe (alors qu'un simple bloqueur de pub virra toutes ces merdes). Bref il permet d'indiquer quels sont les revendeurs autorisés pour les emplacements de pub.

Ces fichiers sont globalement inintéressants à moins que vous ne cherchiez des noms de boites qui participent à la pollution du web.

humans.txt

J'ai commencé l'article avec un fichier destiné aux robots, bah celui-là est destiné aux humains. Et surtout il parle des humains derrière le site. Donc c'est pour présenter l'équipe qui construit le site que vous lisez.

On peut donc y présenter les créateurs de contenu, les hébergeurs, les adminsys, l'équipe de la compta sans qui tout cela n'aurait pas été possible, remercier les mamans de chacun… Bref, on peut y mettre un peu ce que l'on veut.

On peut y ajouter quelques informations plus génériques comme, par-exemple des liens vers les réseaux sociaux ou bien où est situé géographiquement le site. On peut tout aussi bien présenter les outils utilisés pour créer/héberger le site.

Même sa syntaxe est pas spécialement gravée dans le marbre, c'est assez libre. C'est au final plus proche de la page de remerciement qu'un truc technique.

sitemap.xml

Celui-ci est un peu différent mais mérite tout de même sa ptite place ici. Il est généralement construit automatiquement par les générateurs de site web et non à la main contrairement à tous les précédents.

Ce fichier est à destination des différents crawlers du web (moteur de recherche principalement). C'est une sorte de plan exhaustif du site ouaib. Il peut contenir un lien vers chacune des pages web avec à chaque fois la date de dernière modification.

La combinaison de ces deux informations permet aux moteurs de recherche de mettre à jour ses informations pour revenir indexer ou non les pages qu'il connait déjà. Ce fichier est très souvent visité par crawlers et donc adapter leur comportement.

C'est donc très important de chouchouter ce fichier si vous voulez un bon SEO. Sa syntaxe est assez stricte et la plupart des générateurs de sites font déjà un bon boulot pour le générer.


Un jour, on pourrait aller explorer ce qu'on peut mettre dans le /.well-known/

The Taking Of Deborah Logan

Les premières images m'ont fait peur. J'ai cru que ça allait être un énième found-footage de jumpscares. Mais par chance on est pas mal épargné.

On a donc une ptite équipe de trois personnes qui s'attèlent à la réalisation d'un documentaire sur la maladie d'Alzheimer. Ils décident contre quelques menues monnaies d'interroger une gentille dame de la cambrousse (tout du moins pas d'une métropole) des states pour suivre un peu son parcours toussa. Cette dame est un poil réticente mais sa fille finit par la convaincre que l'argent est nécessaire et en plus le deal comprend une partie des soins. Ça se déroule donc sur plusieurs jours où l'équipe réalise des interviews et tout ne se passe pas forcément comme on pourrait s'y attendre.

Le film a comme on pouvait s'y attendre un rythme très cahotique au début avec des scènes où la tension s'installe progressivement et des scènes où bha tout retombe. C'est commun dans ce genre de truc. Mais heureusement très vite ça va s'emballer un peu plus au fur et à mesure.

Et franchement le film est très bon. Il sait être vraiment flippant. On arrive à croire et tout.

Par contre la toute fin est un peu trop éprouvante pour les yeux a mon goût. Sans surprise ça se passe dans le noir, mais on y voit vraiment pas grand-chose, avec un champ de vision bien réduit et ça secoue dans tous les sens. Et du coup, bha ça tente d'être crédible mais au point où ça devient vraiment compliqué à saisir ce qu'il se passe pour le dernier quart d'heure. C'est vraiment dommage jusqu'à présent c'était rondement mené.

Les personnages sont agréables avec la mère qui virevolte d'une humeur à l'autre en étant toute mimi de jour quand elle est lucide pour devenir ultra flippante dans son mode démoniaque. La fille qui est complètement désemparée qui est ultra contente d'avoir l'équipe de tournage avec elle pour faire face. Et du coup, pour une fois l'équipe de tournage n'est pas vu comme des pariah contrairement à pas mal de films du genre.

Si ce n'est pour son final, le film est vraiment excellent. Un mélange de Blairwitch Project, The Visit et Conjuring.

The Crazies

Dans une bourgade de l'Iowa, un brave Sheriff et son assistant profitent d'un match de baseball de l'équipe locale (America toussa toussa) lorsqu'un pécor du coin débarque sur le terrain avec un fusil. Le mec semble pas bien clair du coup le Shériff s'interpose et hop en vient à tuer le pauvre bougre qui allait vider son chargeur face à tout le public sur le flic.

Le lendemain, un autochtone enferme sa femme et son fils dans un placard puis fout le feu à la baraque. Ça fait quand même deux évènements pas bien net pour notre petit havre des USA.

Jusque-là ça va, le film se tient. Mais très vite ça s'emballe et ça devient meh meh meh. Et du coup, comme souvent quand je trouve un film naze, je n'arrive pas à m'empêcher de vous le spoiler.

Ça aurait pu être un poil mystérieux ou un poil survival horror mais non. Direct les gros sabots, l'armée qui arrive pour sauver les ploucs locaux (alors que le COVID-19 prouve bien que là-bas, si t'alignes pas le pognon le gouvernement n'en a rien à secouer de toi) avec des moyens hors du commun : des hélicos, un hôpital de fortune installé en dix minutes, toutes les bagnoles sont immobilisées… Bref, je sais pas si je me suis assoupi ou s'il y a eu une ellipse ou un peu de magie mais en un claquement de doigts tout a changé du tout au tout sans que les personnages ne s'en rendent compte.

Et puis c'est vraiment pas fin. Le héros a sa femme enceinte. Spoiler alert : son pote se sacrifie dans un élan de bravoure écœurant de m'as-tu-vu. Ha et puis la femme est (à peine enceinte) toujours en train de se faire sauver par son mari sans qui elle ne serait pas grand-chose. Il n'y a bien qu'à la fin du film que c'est un peu l'inverse (mais pas trop non plus, elle lui a tendu la main pour qu'il se relève quoi).

Dans la liste des clichés, on a le droit aux images satellites qui servent à rien. Le van noir aux vitres teintées qu'on sait pas trop ce qu'il fait mais qui est super louche. L'explosion nucléaire (sisi je vous jure !) que nos héros fuient de justesse. Le gentil militaire qui éxécute les ordres mais qui ne peut se résigner à tuer des civils. Le virus créé en laboratoire qui s'échappe, contamine tout le monde sauf le héros et sa femme. L'enfant qui voit sa mère se faire arrêter et du coup a le comportement le plus louche du monde en courant vers la bande de militaire qui tire à vue. La bagnole dans le grenier depuis des années mais qui est en parfait état de marche, mais aussi le camion chez le mécano mais également en parfait état de marche, les deux avec le plein d'essence. Les zombies qui mettent trente secondes avant de se décider à tuer les héros alors que pour les autres c'est bien plus rapide. Le mec qui s'est fait torturer avec les yeux cousus (enfin les paupières) qui se fait découdre la bouche (parceque oui, il n'avait pas uniquement les yeux (oui, les paupières) mais aussi la bouche), pour dire “Derrière toi !” alors que je le rapelle il peut pas voir. Les gens qui meurent d'une balle tout de suite mais les ceux qui ont un poil plus d'intéret scénaristique ont le droit à une ptite réplique ou un truc avant de mourir.

Je sais que bon, dans un film, il faut mettre un peu de ce genre de truc sinon ça serait un poil tristoune et le film ne se veut pas réaliste (je l'espère tout du moins), mais là c'est un poil too-much. Ça saute vraiment aux yeux et ça s'accumule. Franchement, on est pas loin du nanar sauf que l'emballage est pas dégueu. C'est vrai quoi, c'est dur de le classer dans les nanars au final parceque qu'il a des “vrais” acteurs. Il a de bons effets spéciaux, un sacré budget, ça fait péter des trucs, c'est plein d'hélicos, il y a une chiée de figurants. Bref, ça sent le pognon à plein nez et l'envie de bien faire, mais scénaristiquement ça vole pas haut et ces incohérences de partout ça plombe le truc.

Bref, il est pas drôle, il est pas intéressant et voilà, heureusement qu'il n'est long. En plus, les zombies du film sont pas terribles, ils sont très propres et pas complètement débiles non plus.

Ce film est un remake d'un film du même nom par George A Romero de 73. Voilà tout.

Bone Tomahawk

Je suis pas trop versé Western, surtout à l'ancienne. Mais à chaque fois que j'en vois un moderne j'apprécie.

On a donc un Sherif incarné par Kurt Russell qui devait bosser sur le plateau d'à côté pour Hateful Eight, un brave cowboy, une gachette vaniteuse et un adjoint au Shériff assez simplet mais gentil. Ce beau monde s'en va sauver la femme du brave cowboy des mains d'une tribu d'indiens troglodites cannibales. Et à l'évocation de ces trois derniers mots ça devrait éveiller votre curiosité. Parceque oui ma bonne dame va y avoir de la poussière et du sang.

D'ailleurs la première image c'est un égorgement. Bon c'est pas non plus un film qui étripe à tire l'arigot mais il y en a un peu quand même.

On a donc le droit à de magnifiques paysages dans la campagne du Grand Ouest, quelques scènes de panpan-boum boum et de féroces indiens. Et autant les scènes sanglantes sont crasseuses à souhait tout en étant juste, réalistes et crues, autant les moments plus calmes avec les paysages et les balades en canasson sont tout aussi réussies.

D'ailleurs le rythme du film est assez inégal. Ça commence bien, ça ralentie sévère puis ça n'accélère pas et enfin ça reprend pour la fin. Mais c'est parfaitement justifié par l'histoire du film qui suit aussi ce rythme.

C'est vraiment un bon film.

As Above So Below

Je ne vais pas vous parler de l'excellent morceau de Behemoth mais d'un film sorti en 2014. On a affaire à une étudiante en … histoire/alchimie visiblement. Elle verse un peu dans diverses mythologies et est sur la piste d'un trésor de Nicolas Flamel : Kenja no Ishi aussi appelée la Pierre Philosophale.

On va donc suivre en caméra à l'épaule notre chère surdouée qui parle tout un tas de langues plus ou moins vivantes. Elle va se constituer une petite équipe et va suivre des indices disséminés de droite et de gauche. Et on rentre dans le vif du sujet : une balade dans les catacombes de Paris où l'on devrait trouver la vraie tombe de notre alchimiste qui ne serait ptet pas si mort que ça.

Et, si on fait l'effort d'y croire, c'est franchement pas trop mal comme film. Le ptit côté énigmes mystico-bullshito-ésotériques ça marche pas mal. Et puis la visite des catacombes a toujours été un truc qui m'a attiré mais j'ai toujours pas eu l'occasion, donc si je peux le faire en film, why not.

Le film verse petit à petit dans le surnaturel un peu effrayant mais sans que ce soit vraiment flippant non plus. Bon par contre, la caméra va remuer pas mal par moments, c'est globalement pas gênant mais parfois on sent que c'est pour vraiment mettre la pression et ça devient assez inregardable.

Niveau casting on a le droit à une britaine, deux amerlocs et des frenchies ! Et de ce point de vue là, le film se fout pas de notre gueule : Il y a des français qui parlent français, des français qui parlent anglais, des anglais qui parlent français et des anglais qui parlent anglais. Et c'est un détail tout con, mais ça renforce un peu l'immersivité du film. Et d'ailleurs, là où le film est honnête aussi c'est sur le décor, visiblement ce serait vraiment filmé dans les catacombes. Ils ont dû en chier mais faut avouer que le rendu fait assez authentique (de la part de quelqu'un qui n'y est pas allé, hein). On a le droit à l'ossuaire bien entendu mais aussi des partis plus grottesque (2 "t"), des ptits canaux sous-terrain, de la grande galerie…

Bon, l'histoire on va se le cacher, c'est pas ouf, mais c'est pas le genre de film où l'on cherche du réalisme et de la cohérence absolue. C'est ultra inspiré de l'Enfer de Dante avec les fameux cercles et tout. Mais bon, tant que ça fait semblant de vouloir nous faire cogiter sur des trucs qu'on a aucune chance de trouver, ça suffit. D'ailleurs les acteurs font également semblant de chercher avant de sortir un truc complètement wtf qui s'avère être vrai, hein.

Le côté surnaturel est pas mal. Je veux pas trop spoiler mais certains trucs ont vraiment de l'allure. Et vous vous doutez que vu que c'est un simili-found footage, il va y avoir au moins un survivant à la fin et d'autres qui ne survivront probablement pas. Et justement une des morts du lot c'est juste… cruellement pas de bol à base de "boom t'es mort, lol". Aucune chance de t'en tirer, vu l'avancement du film et le nombre de survivants, fallait en dégager un, ça sera toi et puis … ça sera rapide.

Bref, si vous voulez passer un moment avec le cerveau éteint et avoir un très léger frisson ce film pourrait faire son office. Prévoyez des bottes, de la corde, un ptit casse-dalle et des pansements.

Paprika

Paprika est un film d'animation japonaise réalisé par Satoshi Kon. Il s'agit d'un film assez particulier à regarder. Ça parle de l'utilisation d'une machine nommée Mini DC qui permet de voir et même interagir avec les rêves d'une autre personne. Et son utilisation rend le discernement entre le rêve et la réalité de plus en plus complexe. Et ça, ça devrait vous rapeller Inception. Il faut dire que Christopher Nolan ne s'en cache pas, il s'agit d'une des inspirations majeur du film.

Et c'est là où le format animation révèle toute sa puissance. Matérialiser des rêves/cauchemards avec des dessins c'est amplement plus facile qu'avec de vrais acteurs et compagnie. Et çà a une allure démentielle.

Ça oscille de l'onirique ultra chatoyant pour s'immiscer lentement dans du plus flippant. Ça commence par un ptit détail dérangeant et ça empire en devenant malaisant pour devenir carrément terrifiant. Et visuellement la direction artistique est de toute beauté. C'est super bien fait, joli, ça sait être très réaliste par moment. Et les personnages sont dessinés de manière vraiment réaliste, c'est pas du SD ou autre. Du coup une personne assez réfractaire à la japanimation pourrait regarder ce film sans être dérangée.

Ça dure pas très longtemps et c'est quand même assez confus. C'est un poil dommage d'ailleurs mais bon le fait que ça soit assez court comme film fait que ça reste tolérable.

Petite découverte sympatoche.

The Gentlemen

Le film commence comme une pub pour la brasserie de Guy Ritchie. Matthew McConaughey se fait servir une English Lord de la brasserie Gritchie. Ça a l'air rafraîchissant et tout et pourtant j'ai peur. Déjà parceque j'aime pas la bière et est-ce que le réalisateur est toujours capable de faire des films de truands ?

Sa filmographie récente s'est quelque peu éloignée de ses premières productions. Et je suis vraiment très fan de ses premiers films alors que ces derniers… bha déjà je les ai pas tous vu mais ensuite… bha… Voilà.

Michael Pearson ne se contente donc pas de boire sa bière mais est également un gros producteur de marijuana. Mais c'est également un gros vendeur. Et il aimerait prendre sa retraite en revendant ses affaires afin de … stopper.

Bref, vendre ce genre d'affaire c'est pas forcément simple surtout au prix que c'est. Du coup on va avoir droit à une jolie galerie de personnages. Et c'est chouette ! Ouaip !

On retrouve bien les Snatch ou Arnaque, crimes et botanique ! Mais en moins emberlificoté. C'est bien plus linéaire. D'ailleurs ça suit un peu le schéma d'un Entretien avec un vampire avec un personnage qui raconte l'histoire à un des protagonistes. Et justement ce narrateur (Hugh Grant) semble sortir ses dialogues d'un film de Tarantino. Et ce mélange est génial.

On a donc le droit à une super histoire de truands se mêlant à de la mafia chinoise. Ça se moque un peu de la bourgeoisie, on suit des racailles des quartiers qui ont le malheur de croiser des gangsters de la drogue. Ce sont bien les sujets de prédilections de Guy Ritchie.

Si vous aimez ses premiers films, vous ne devriez pas être déçu, il n'a pas perdu la main. Le montage est toujours aussi énergique. Ça se passe comme d'hab à Londres et on a encore droit à un super casting. Le film est vraiment drôle. Et … bha j'en veux d'autres des comme ça.

Once Upon A Time In America

Il existe plusieurs versions de ce film. Toutes de durée différentes. La version sortie au cinoche aux US fait environ 2h20. La version européenne de cinoche quant à elle avoisinait les 3h40. Déjà on se doute que la version ricaine a été salement amputée. Mais la version que j'ai maté fait 4h11.

Si le film peut se permettre d'avoir autant de versions, c'est que … c'est un film qui racontent pas mal de ptits évènement éparses. Il y a quand même une trame générale, hein, mais certains passages sont plus dispensables. Et d'ailleurs ça se ressent lors du visionnage. Certains moments sont un peu longuets et n'apporte que très peu au film tandis que d'autres sont bien plus intéressants. J'imagine cela-dit que la version de 2h20 doit être assez étrange.

Faut dire que Sergio Leone envisageait deux films de ~3h au lieu d'un. Il aurait filmé, soit-disant, de quoi meubler 10h de film.

De quoi que ça parle ? Et bien principalement de Noodles incarné par Robert De Niro (entre autre) entre 1920 et 1968. Tout d'abord un gamin traînant avec ses potes en tentant de dépouiller des alcooliques et autre dans le but de se faire quelque menue monnaie. Des ptits larcins sans grande conséquence. Mais c'est l'engrenage. Il finit vite par aller en taule.

Sortie du trou, il retrouve ses potes une quinzaine d'années plus tard. Et … bha ils se sont pas vraiment rangés. Bref, ces ont des malfrats qui profitent à fond de la prohibition pour s'enrichir avec leur tripot clandestin.

L'histoire est sympa. Toutes les interactions des personnages sont sympa. On a le droit à un casting pas mal du tout. D'ailleurs c'est le premier film où l'on retrouve Jennifer Connely agée ici de 12 ans.

La recréation du New-York de 1920 est superbe. Je crois que j'adore vraiment cet environnement. Et le film s'étalant sur pas mal d'année, ils ont recréé le même lieu sur plusieurs décennies. Et ça rend super bien.

D'ailleurs pour les acteurs c'est pas mal du tout également. Bon, ils ont pris des gamins pour les premières années bien entendu. Mais pour la suite, ils ont vieilli les acteurs avec du maquillage (et de la teinture pour cheveux) et bha ça fait pas exagéré. Pour De Niro c'est même plutôt bluffant. Et pour Elizabeth McGovern ils se sont pas fait chier, elle ne vieillit pas. Comme ça au moins c'est plus simple.

Par contre, j'ai un poil de mal avec la fin de l'histoire. Je vais spoiler pas mal. … … … Bon.

Alors, James Woods veut faire le casse du siècle, De Niro n'est pas chaud. Ce dernier prévient les flics qu'ils vont faire un ptit coup "miteux" dans le but de se faire chopper pour pas faire le casse du siècle. De Niro se fait virer du ptit coup ce qui va à l'encontre de son plan. Comme prévu, les flics interviennent, sauf que ça dégénère, les trois malfrats se font dézinguer. Noodles est donc dévasté et prend la fuite car bon, il est quand même pas mal lié aux autres. Ellipse. 35 ans plus tard, il revient dans con quartier, rencontre son dernier pote de l'époque encore en vie. Retourne voir l'amour de sa vie même si ça ne s'est jamais concrétisé (à juste titre). Et là, il se rend à une invitation mystérieuse qu'il a reçu. C'est une grande réception luxueuse et tout. Il est reçu par James Woods qui en fait n'était pas mort, il avait mis un cadavre brûlé à sa place. Et là franchement j'ai été vraiment surpris, le film m'a bien eu. James Woods veut se faire tuer et si possible par son pote.

Mouai, là je … non. Je suis pas d'accord. Bref, je spoile pas tout à fond non plus mais ça m'a dérangé. Ça m'a pas ruiné le film, comme je dis souvent c'est pas la destination le but mais le voyage.

Bref, le film est cool mais long et un poil trop lent par moment. La musique est bien mais pas top (pourtant j'aime beaucoup ce que fait Ennio Morricone, mais là c'est un peu léger, surtout pour 4h de film). L'ambiance est vraiment top. J'ai quand même préférré Le parrain dans un genre assez proche.

The Godfather : Part 3

Et voilà l'épisode qui clôture cette saga. Et bha il est un chouilla en deça mais reste très bon.

Il est temps pour Al Pacino de commencer à passer le flambeau des années ont passés et la relève pourrait bien être son neveu de son défunt frangin Sonny. Comme son père Andy Garcia est très sanguin et n'est pas du genre à pardonner facilement. Bref, ça rappel un peu trop son père mais Mike est tout de même décidé à se ranger.

Il est toujours amoureux de sa femme Kay et souhaite toujours tenir sa promesse d'être clean. Et résumé comme ça, on se croirait un peu dans une télénovela. Ouaip. À tout ça on rajoute ses gamins qui gravitent toujours pas trop loin.

Il y a légèrement moins de gangstèrerie dans cet opus. Tout comme il y a une image bien plus propre et lissée (les progrès de la technique). L'image a moins de grain et techniquement c'est d'ailleurs toujours aussi sage. Il n'y a pas de plan ultra travaillé tape-à-l'œil, pas de mouvement de caméra foufou rien. C'est très sage de ce point de vue comme toute la saga d'ailleurs.

En on peut même apercevoir quelques ptites erreurs par-ci par-là (un mort qui respire encore, de la castagne où manifestement les acteurs sont à 30cm de se toucher, ce genre de ptits trucs). D'un point de vue musical c'est très sage aussi. Le thême iconique n'est au final pas si présent, c'en est presque décevant.

Le film conclue bien la trilogie. C'était une belle saga et je comprends qu'on puisse l'adorer mais … J'ai du mal à comprendre qu'elle soit aussi côtée pour autant. Les films sont supers mais c'est surtout l'histoire, les décors et les acteurs. Le reste n'est pas au top du tout. Et ce malgré l'âge des films.

Bref, je pense que c'est surcôté. Ce sont d'excellent films mais pas non plus les second et troisième meilleurs films de tout les temps comme le dit le classement IMDB.

The Godfather : Part 2

Et bhé, quelle suite ! C'est vraiment dans la lignée du premier.

Le casting est tout aussi bien choisi et dirigé. Franchement Al Pacino est encore meilleur dans cet épisode. Et puis … l'ultra classieux Robert De Niro est génial mais ça c'est normal à l'époque. Il n'était pas encore en train de s'adonner aux comédies les plus miteuses pour prolonger sa carrière.

On a le même genre de décor que dans le précédent, en se baladant un peu plus dans le Nevada ce coup-ci. Mais alors le New-York du début du vingtième siècle… c'est superbe. C'est un personnage à part entière. Les rues noyées de figurants, avec la terre battue, les commerçants et tout. C'est une reconstitution qui en jette.

L'histoire est à la fois la suite directe du premier mais aussi un gros flashback où l'on découvre la genèse de Don Corleone. Comment il a récupéré ce nom, pourquoi il a fuit l'Italie, comment il est devenu gangster. Et surtout comment il a organisé sa famille en mafia alors qu'il était un citoyen honnête qui n'était pas spécialement prédestiné à tout cela. La famille est d'ailleurs ptet encore plus présente dans cet épisode. On sent un Mike Corleone en perpétuel questionnement sur ses actions.

Il a envie d'exploser mais tente de rester froid. Le personnage est admirable par certains aspects mais c'est vraiment une ordure immorale.

Franchement c'est cool de voir tous ces grands acteurs se donner la réplique. Il ne manque plus qu'un ptit Joe Pesci pour se croire devant un film de Scorcese.

Bon bha va falloir se faire le troisième et dernier opus.

The Godfather

Je vois ce film pour la première fois cinquante ans plus tard. Et c'est vrai que c'est un sacré film.

Du haut de ses trois heures, j'ai découvert l'origine de très nombreuses références que j'ai croisés dans tout un tas d'autres œuvres. Et du coup le fait de ne le découvrir que maintenant, pas mal de trucs paraissent clichés, ou prévisibles. Mais faut garder à l'esprit que c'est lui qui a créé ces clichés.

C'est le premier épisode d'une trilogie. On est donc entre 1945 et 1955, la fin d'une époque, le vieux Vito Corleone va passer le flambeau car … bha il est vieux. Et c'est marrant, mais ce film c'est aussi le film qui a enterré les anciens films de mafioso et qui les a désormais dépeints différemment. Il les a rendus plus respectables, plus hype. Une ancienne génération d'œuvre qui laisse sa place à une nouvelle avec également de nouveaux acteursa comme Al Pacino qui va devenir un gangster récurrent.

Le film a un rythme assez lent où l'on est souvent étouffé. Le cadre est souvent reserré avec des personnages coincés/enfermés/cernés par d'autres acteurs. On est souvent oppressé silencieusement malgré les bonnes manières et les politesses. C'est régulièrement malaisant et la tension est lourde. On sait jamais quand ça va partir.

Les acteurs ont tous des trognes mémorables. Les environnements passent de la baraque luxueuse au troquet pourri de New-York avec un ptit détour dans la campagne italienne. C'est superbe, on a l'impression de voir un documentaire d'époque par moment. On voit de bonnes vieilles bagnoles bien brillantes, des rues bien typiques avec sa borne incendie pétée qui arrose les mômes, le baptême à l'église, l'hôpital désert. D'ailleurs énoncés comme ça, on pourrait croire des niveaux d'un jeu vidéo. (Rhaaa du coup ça me rappelle le bon vieux Mafia que j'avais adoré à l'époque avec ses superbes graphismes et tout son univers…)

Bref, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film, j'espère que la suite continuera bien l'histoire ! C'est dur d'en parler plus sans dévoiler de morceaux de l'histoire et justement c'est justement l'un des points forts du film. Elle est (maintenant) classique mais c'est parceque franchement elle est superbement bien ficellé et tout et donc souvent repompée/imitée.

Récap 09 : Avril 2020

Blog

Malgré le confinement, j'ai pas écrit autant que ce que je pensais. Je voulais vous divertir un peu plus mais j'ai échoué.

J'ai quand même posté une série de trois articles pour streamer et c'est parti un peu dans tous les sens : compilation de module kernel, bidouillage d'android, trifouillage de nginx. Je les ai postés sur le journalduhacker et étonnament ils n'ont eu que des scores bidons alors que j'ai l'impression que c'était assez technique et sur des sujets relavitement jamais abordé sur le jdh. Bref c'est pas bien grave.

En bref ce mois-ci : 6 articles, 46 commentaires, 9 visionnages, 691986 requêtes, 54364 visiteurs uniques pour 26.52 Go de trafic.

Films

Bon bha maintenant que je les fais apparaitre avec le reste du site j'ai ptet plus besoin d'en remettre une couche ici ;-)

Séries

The Shining

Dur de passer derrière le chef-d'œuvre de Stanley Kubrick. Et pourtant Stephen King n'a jamais caché qu'il n'était pas trop fan des trop nombreuses divergences du film. Du coup bha on a le droit à une mini-série de trois épisodes.

Bon le casting est pas fameux encore que l'acteur de Jack Torrance à un faux-air de Bradley Cooper. Et le gamin a par contre une vraie tête à claque.

Ce coup-ci, le bouquin est respecté bien scrupuleusement. Faut dire que ce coup-ci Stephen King était pas mal impliqué par contre c'est Mick Garris qui est à la réal et ça c'est vraiment pas bon signe.

Ça a été filmé dans l'hotel ayant inspiré le roman et force est de constater qu'il a pas le même charisme que celui du film, il a quand même une allure certaine. Exit le labyrinthe d'ailleurs et bonjour les animaux en haies.

Bref, ça se regarde vite et heureusement. C'est une production à petit budget de 1997 avec pas grande ambition et bon c'est pas nul et les acteurs sont à peu près tenus. Mais c'est quand même pas génial.

Monsieur Flap (saison 3)

Haaa la série animée française est de retour pour une troisième saison dans la parfaite continuité des deux premières. Franchement, on est content de payer de la redevance audiovisuelle pour ça.

C'est toujours aussi court cela-dit. Ça peut se regarder sur le site de france.tv.

Ne vous fiez pas aux dessins, c'est pas trop pour les enfants.

Jeux

The Witness

Jeu par le créateur de Braid il sort ici un jeu de puzzle en vue subjective. C'est relax, très relax mais aussi très joli.

On est sur une île superbe avec des zones assez différentes visuellement. Un désert sableux, une épave de bâteau, une bambouseraie, un marais… bref un peu de tout. Et tout le jeu repose sur la résolution de puzzle où il faut aller d'un point A (un cercle) à un point B (une fin de chemin arrondie). Pour corser ça, on ajoute quelques régles différentes : ramasser tous les palets noirs sur le trajet, séparer des cubes de couleurs, dessinner des formes… Mais, toutes ces régles il va falloir les comprendre par soi-même. Le jeu ne donne aucune explication, aucun texte, aucun tuto. Tout doit être compris par soi-même.

Et je ne vous cache pas, que c'est parfois assez complexe. Je ne l'ai pas encore terminé, mais je m'en rapproche petit à petit. Ça va du puzzle très simple terminé en moins de dix secondes au puzzle qui nécessite de gribouiller un petit carnet avant d'arriver au Euréka au bout d'une demi-heure.

Il y a 0 pression. On fait tout à son rythme, dans l'ordre que l'on désire. Et d'ailleurs, rien que la balade sur l'île est reposante, même sans faire aucun puzzle.

Les puzzles se trouvent sur des écrans disséminés un peu partout sur l'île mais tout de même répartis par zone. Chaque zone utilise exploite un même concept. Et quand vous réussissez un puzzle, il éclaire un câble vous menant jusqu'au prochain écran.

Mais au fil de vos balades arrivera un moment où vous vous direz "Tiens c'est marrant ! Ce bout de décor on croirait un ptit puzzle !" Et là ? MIND BLOWN ! Il y a en fait tout un tas de ptits puzzles planqués dans le décor avec le jeu des perspectives, des angles de vue et tout.

Voilà, pour l'instant j'ai fini pas mal de zones et je suis parvenu à résoudre un paquet d'énigmes environnementales mais je sais pas quelle sera la finalité.

Hollow Knight

Autre jeu chopé ce mois-ci, c'est un metroidvania vraiment super bien foutu. Il est super joli avec une ambiance bien sombre et mélancolique. C'est d'ailleurs renforcé par une bande sonore bien en adéquation.

Le feeling du jeu est au poil, le personnage répond bien au doigt et à l'œil. On acquièrt de plus en plus de compétence nous simplifiant la vie et nous donnant accès à de nouvelles zones. C'est classique mais superbement éxécuté.

J'aime beaucoup son atmosphère et son bestiaire centré autour des insectes parfois dégueux parfois mignons. C'est vraiment super chouette. J'en suis déjà à une quinzaine d'heure et je ne l'ai pas fini même si je pense arriver plus trop loin de la fin.

Fast forward, je suis maintenant à 27h de jeu et j'en suis à 97%. Très content de ce jeu. Il est vraiment excellent avec pleins de ptits secrets (merci le wiki pour certains). Si vous pouvez le choper allez-y les yeux fermés.

Musique

Trafic de Bernard Laviliers : Cet enregistrement donne des sueurs froides à tous les caméramans. Le morceau est sympa aussi.

Tiens un autre morceau pas vraiment plus récent : Goodbye Horses de Q Lazzarus. Je le connais surtout grâce à Clerks 2. Du coup je peux pas l'écouter sans avoir un ptit sourire.

Vidéos

Une vidéo youtube que j'ai adoré en début de mois Scinéma 09 : La logique de l'humour. Autant le fond est vraiment cool mais alors la forme parachève la vidéo. Une ôde au bon goût teintée d'une pointe de nostalgie.

Vrac

J'ai suis intervenu cette année encore pour donner des cours d'adminsys/réseau. Cependant cette année c'était à distance. C'est d'ailleurs pour cette occasion que j'ai mis en place tout le bastringue avec les caméras, obs et tout le toutim. Techniquement tout s'est passé parfaitement (sauf Pulseaudio qui ne voulait plus marcher le second jour à 30 minutes du début. Une ptite recompilation et hop c'est revenu).

Par contre les TP à distance c'était bien plus … cahotique. Autant pour un cours magistral ça peut passer sans trop de souci autant un TP à distance c'est foireux au possible, surtout quand le but est de monter des tunnels réseaux et/ou du VPN. Bref, ça reste toujours une expérience sympatique cela-dit.

Knives Out

2h pour élucider le meurtre Christopher Plummer. Une grande baraque bien cossue, un héritage plus que conséquent, des relations familliales plus que tendues et un détective retord.

Le film est assez classique dans sa forme mais pourtant arrive à surprendre à plusieurs reprises. C'est un vrai ptit régale à regarder. À n'en pas douter, Agatha Christie a été une grande inspiration pour l'histoire.

À plusieures reprises on se dit “Ha bha ouai c'est X, il y a ce ptit détail qu'on nous a montré sans l'évoquer mais qui rend obvious !”. Et franchement ça se tient vraiment bien.

L'histoire est vraiment sympatoche. Les personnages ont bien chacun un rôle distinctif. D'ailleurs le casting est de haute volée ! Et pourtant, par moments on a l'impression que les acteurs sont vraiment dans le surjeu. Chris Evans semble être revenu à Sex Academy et Jamie Lee Curtis en fait des caisses (mais bon je l'aime bien donc ça va).

Visuellement c'est vraiment très beau. Le décor est superbe avec de très beaux éclairages.

On a le droit à tout un tas de détails par-ci par-là qu'il faut bien observer. Pleins de flashbacks sont présents pour expliquer/justifier mais ils ont su éviter la surdose tout de même. Et un truc que j'adore, du setup/pay-off en masse. Je sais que pas mal de monde n'aime pas trop ça, mais j'adore cette mécanique. C'est assez facile et ça me fait toujours un ptit effet.

On est donc face à un super film pour élucider le mystère du meurtre du grand-père de la famille. Une vraie partie de Cluedo, d'ailleurs pour un film similaire mais plus humoristique, je vous recommande Clue (ou Cluedo en français), qui malgré son âge est très intéressant.

Setup pour streamer vol.3 : Diffuser

Précédemment :

Maintenant on va s'atteler à pousser ce contenu à vos spectateurs.


Pour la sortie j'en ai au final deux. La première c'est le plugin v4l2loopback qui émule une webcam, mais j'en ai aussi profité pour créer un flux rtmp que je donne à nginx.

Comme ça je peux à la fois avoir ma fausse webcam, mais je peux également streamer plus classiquement si l'envie m'en prend comme vers Twitch ou Youtube mais auto-hébergé.

Nginx

Nginx c'est un super serveur web qui possède pas mal de modules dont un spécialement adapté au stream de vidéo portant le doux nom de rtmp. Il peut également faire du hls pour rendre ça plus accessible.

Donc OBS va produire un flux vidéo qu'il va envoyer à l'adresse que vous voulez. Nginx récupère ce flux et le redistribuera, mais également le transformera en hls.

RTMP

Bon à la base c'est un protocole fait par les vilains d'Adobe pour leur lecteur Flash à l'époque. Bon ça fait plus de dix ans que les specs sont désormais ouvertes et du coup quelques implémentations de droite et de gauche sont apparues dont ce module pour nginx.

Selon votre distribution linux, soit vous allez pouvoir installer le module rtmp de nginx comme un paquet classique, soit vous allez devoir vous taper la compilation à la main. Une fois fait il s'agira uniquement de configuration à faire. Bon du coup je vous laisse l'installer par vous-même, passons à la configuration.

Donc première chose à faire, créer un dossier temporaire qui va contenir les fragments de vidéos. Perso j'ai pas envie d'utiliser du disque pour ça et étant donné que ça sera pas bien gros (une dizaine de Mo au plus), je fais ça direct en ram. Le dossier /tmp étant un montage de type tmpfs ça n'écrira rien sur le disque, par contre ça sera purgé à chaque reboot.

Donc mkdir -p /tmp/hls/live et maintenant on édite la conf nginx.

/etc/nginx/nginx.conf
rtmp {
        server {
                listen 1935;
                chunk_size 4096;

                application live {
                        live on;
                        record off;
                        meta copy;

                        allow publish votre.ip.a.vous;
                        deny publish all;

                        hls on;
                        hls_path /tmp/hls/live;
                        hls_fragment 2s;
                        hls_playlist_length 4s;
                }
        }
}

Bon ça, ça vous permet juste de recevoir le flux en provenance d'OBS, que personne d'autre n'envoie de vidéo mais aussi de créer du hls.

Avec ça en place, vous pouvez déjà pointer votre lecteur vidéo favori (ça veut dire mpv) vers le flux avec mpv rtmp://l.ip.du.nginx/live/$stream_key_dans_obs . Si tout se passe bien ça devrait s'afficher et voilà.

Voilà ?! NON !

HLS

Je veux streamer à des gens qui n'ont pas forcément de lecteur vidéo ou qui ne savent pas forcément le trifouiller comme ça. Du coup, il me faut créer une mini page web avec un lecteur vidéo.

Déjà pourquoi le HLS ? Hé bien, parceque le rtmp c'est cool mais ça utilise un port exotique (en 2020 exotique ça veut simplement dire que c'est pas du web) du coup c'est bloqué assez régulièrement. Si on veut que ça passe-partout (huhu), il faut que ça soit du web et c'est ce que fait hls. C'est un protocole fait par Apple (ouai un autre gros vilain proprio) qui consiste à découper le flux vidéo en tout petits morceaux et de créer une playlist qui indique quels sont les morceaux suivants.

On va commencer par créer un vhost http pour accueillir notre lecteur vidéo et tout. Je m'empresse de me créer une entrée live.lord.re au niveau de ma zone DNS. Ensuite je me crée le fichier de conf nginx qui va bien.

/etc/nginx/conf.d/live.lord.re.conf
server {
  listen 80;
  listen [::]:80;
  #listen 443;
  #listen [::]:443 http2 ssl;

  server_name live.lord.re;
  #include ssl.conf;
  #ssl_certificate …;
  #ssl_certificate_key …;

  add_header 'Access-Control-Allow-Origin' '*' always;
  add_header 'Access-Control-Expose-Headers' 'Content-Length';

  location /.well-known/acme-challenge {
    alias /var/www/acme;
  }

  root /tmp/hls;
  location /live {
    add_header Cache-Control no-cache;
  }
}

Une fois fait on /etc/init.d/nginx reload ensuite on génère les certificats avec acme.sh --issue -d live.lord.re --ecc --nginx et une fois fait on décommente les quelques lignes qui le sont dans le fichier de conf que l'on vient de créer et on reload encore nginx.

Voilà, notre vhost est tout prêt.

Ptite page web

Bon maintenant, la dernière pièce de ce puzzle c'est la création d'une simple page web avec un lecteur vidéo. Bon je sais pas vous, mais moi, vu l'heure, j'ai pas trop envie de me faire chier. Donc je récupère un player vidéo et son ptit css et je crée une page web le plus basique possible, c'est moche mais fonctionnel.

wget vjs.zencdn.net/7.3.0/video-js.min.css et wget vjs.zencdn.net/7.3.0/video.min.js voilà ça, ça devrait aller. Et maintenant on place ça dans une page des plus basiques.

/tmp/hls/index.html
<html>
  <head>
    <title>Le ptit stream</title>
    <link href="video-js.min.css" rel="stylesheet">
    <script src="video.min.js"></script>
  </head>

  <body style="background-color:#222;color:white;">

    <video controls data-setup='{}'>
      <source src="//live.lord.re/live/ssh.m3u8" type="application/x-mpegURL" >
    </video>
  </body>
</html>

Voilà, maintenant on peut ouvrir https://live.lord.re et ça fonctionne \o/

Configuration d'OBS

Envoi du flux vers la webcam

Donc pour que le flux d'OBS soit envoyé dans un flux de webcam, il faut se rendre dans Tools/V4l2sink ce qui vous ouvrira une petite fenêtre où il vous faudra sélectionner dans quel device vidéo envoyer le flux.

Si vous avez bien suivi les épisodes précédents, j'ai utilisé le /dev/video5 et concernant le format vidéo, je me suis contenté du YUV420 par défaut. Si ça se trouve les autres formats sont meilleurs, mais je ne me suis pas attardé.

Si vous cochez l'Autostart vous n'aurez plus besoin de vous préocupper de cela.

Envoi du flux vers Nginx

Là on va trifouiller les Settings d'OBS. Dans l'onglet Stream vous allez choisir le service Custom et dans l'adresse du serveur, il faudra donner l'adresse du serveur rtmp de nginx précédemment créé. Dans mon cas c'est rtmp://ip.de.mon.nginx/live . Pas besoin de spécifier le port 1935 car … c'est le port par défaut de rtmp.

En dessous, on vous demande la Stream Key qui n'est en fait que le nom du flux vidéo. À vous de définir ce que vous voulez, j'ai choisi ssh et c'est ce que j'ai mis dans l'url source du lecteur vidéo de la ptite page web. Vous pouvez mettre ce que vous voulez du moment que c'est en cohérence.

Ensuite dans Output/Streaming c'est là où vous allez avoir tous les réglages concernant la qualité vidéo. Ça va dépendre de votre connexion et aussi de la puissance de votre processeur. La qualité obtenue dépendra également du contenu que vous allez diffuser : s'il s'agit d'image globalement fixe et calmes un plus faible Bitrate n'impactera pas trop la qualité. À l'inverse si vous diffusez du jeu vidéo assez réactif où ça bouge pas mal la qualité va en souffrir et il vous faudra augmenter le bitrate.

Pareil, ça va également dépendre de la taille de l'image de sortie. Un flux 1080p assez réactif, il faudra taper au minimum dans le 5Mbps pour avoir un truc pas trop baveu.

En sachant que dans la configuration actuelle de nginx (mais c'est possible), il n'y a pas de recompression ni rien, donc le flux sera dupliqué autant de fois que vous aurez de spectateur. Donc si vous visez les 20 spectateurs, votre flux de 5Mbps se transformera en 100Mbps sortant.

Ça chiffre vite.

Si vous souhaitez réduire autant que possible la latence, il faut veiller à mettre les Keyframe à 1/s et penser à mettre le Tune sur zerolatency ce qui permettra de grapiller quelques secondes. On reste cela dit sur une latence minimale de 7 secondes dans mes tests (même en local). Les lecteurs vidéos ayant une tendance à toujours avoir des buffers de marge. Et surtout ça pourra facilement monter dans les 30 secondes.

Bref, c'est pas fait pour du live le protocole rtmp à très faible latence mais pour la majorité des cas, ça fait le café.

Tout roule

Ça a été un sacré voyage. J'y ai passé quelques aprems afin de démêler tout ça. Et à ça on rajoute quatre jours d'emmerdes avec Alsa et PulseAudio.

C'est un mix de quelques tutos, de docs de-ci de-là, d'essais et compagnie.

Le placement du smartphone m'a pas mal occupé aussi. J'ai fini par coller avec de la loctite des ptites baguettes de bois sur l'écran pour faire un mini-support pour le smartphone.

J'en ai pas parlé ici, mais j'ai également fait un ptit script shell qui lance un tmux avec deux trois shells prêt à être streamer. Le but étant de donner des noms spécifiques aux fenêtres histoire qu'OBS les retrouve facilement pour les capturer.

Underwater

Les humains se sont enfin décidé à aller exploiter ce qu'il se trouve au fond de l'océan et ont donc construit d'immenses stations de forage. Nous sommes donc dans la station Kepler située dans la fosse des Mariannes. À plus de 10 bornes sous l'eau.

Et là, donc au bout d'une minute de film, tout s'emballe, boum plouf, tout se pète la gueule. De la flotte rentre de partout, ça tremble, ça s'enfuie. On est de suite plongé (haha) dans l'action. C'est pas mal, on ne tente pas de nous immerger (haha) en nous noyant (haha) dans tout le contexte du film. Ils ont un truc à raconter et ils le font direct, ça perd pas de temps.

Et d'ailleurs le film perdra à peu près jamais de temps. Le rythme est plutôt soutenu avec au final assez peu de pause. Ça rapelle Mad Max Fury Foad mais … en plus humide (et en vraiment moins bien).

Bref, on est donc face à un film catastrophe et comme le veut la coutume, le premier personnage qu'on suit sera le dernier qu'on suivra… On a donc Kristen Stewart qui semble être une technicienne informatique de la station qui a un très bon instinct de survie. Elle court vite, évite les trucs, répare un peu tout ce qui déconne en deux secondes, sauve ses collègues : tout l'inverse de Twilight, elle est badass ! D'ailleurs, visiblement certains y voient la Sigourney Weaver d'Alien 3 alors que bon … heu … pas vraiment non plus. C'est pas le même charisme et la menace n'a pas grand-chose à voir. S'il y a une ressemblance c'est plutôt le côté vestimentaire d'Alien 1 … la culotte, parceque oui on sait faire des combinaisons qui résistent à des pressions de fou tout en créant de l'oxygène et tout, mais on a pas pensé à faire en sorte de pouvoir mettre un froc dedans. Du coup, on a le droit à des héros en slips/culottes.

Ça se promène en quête d'un moyen de se barrer fissa jusqu'à arriver à Vincent Cassel qui … bha … c'est le capitaine il est là, il donne quelques conseils, établit un plan. Bref, il tente de reprendre la tête pour être l'acteur principal mais il n'y parviendra pas.

Le film s'oriente peu-à-peu vers le film d'horreur et autant au début ça pourrait le faire mais non. Le film sombre (haha) petit à petit vers une bouillie indigeste.

C'est un peu dommage, avec un tel budget ça aurait pu être vraiment pas mal. Un vrai film orienté à fond vers le sujet qu'il vise à la fin me fait rêver depuis des années mais ça ne vient pas. Là, on nous montre un truc qui s'avère alléchant et pfioute, on sent que ça se dégonfle et que ça désamorce très vite.

Visuellement c'est pas mal réussi même si la direction artistique est bien trop sage à mon goût. La station est très générique et puis bon vu que ça pète tout de suite on pas trop le temps de laisser infuser son atmosphère. Il n'y a guère que les combinaisons qui ont un tant soit peu de gueule, elles semblent sorties tout droit des Marines de Starcraft 2.

Voilà, ça casse pas des briques mais ça se laisse regarder.

Setup pour streamer vol.2 : Mixer des sources avec OBS

Suite de l'épisode précédent.

Dans la première partie j'ai configuré et installé des logiciels pour créer des sources de contenu (vidéo ou audio). Maintenant on va s'atteler à touiller tout ça telle une régie vidéo.

Open Broadcaster Software : OBS

Le logiciel le plus populaire est obs aussi appelé Open Broadcaster Studio. C'est un logiciel libre tournant grâce à Qt avec une interface graphique vraiment pas pourrie.

Ce logiciel repose sur le principe des scènes, sources et transitions.

En gros une source ça peut être un fichier vidéo ou audio, une image, une caméra, la capture de l'écran ou la capture d'une fenêtre, un micro, un flux vidéo issu du réseau… Un peu tout et n'importe quoi.

Une scène, c'est un ensemble de sources avec leur configuration et des filtres. Les filtres permettent de traiter en live les sources. Ça peut être un filtre audio permettant de la suppression du bruit ambiant par exemple ou bien des filtres vidéos permettant de retoucher l'image. On peut par exemple retailler une image pour n'en garder qu'une partie, altérer les couleurs, créer un filtre de fond vert… C'est une des grandes forces de ce logiciel.

Et enfin les transitions c'est ce qui va animer un peu les changements entre les différentes scènes. Ça peut être un fondu au noir ou des trucs un peu plus kikoo. Tout est configurable.

Bref, ce logiciel est une perle qui fonctionne avec des plugins permettant de lui ajouter de nombreuses fonctions. Le seul petit truc, c'est qu'il faut le lancer via X11 avec QT_QPA_PLATFORM=xcb obs, sinon pas de preview et autres petits soucis d'interface avec Wayland (encore qu'il existe un ptit fork que je n'ai pas testé).

Plugins pour obs

J'ai utilisé plusieurs plugins :

  • wlrobs : pour capturer de la vidéo issue de wayland
  • obs-v4l2sink : pour alimenter une webcam
  • tuna : c'est du bonus très facultatif afin d'afficher ce que diffuse actuellement MPD

Bon il y en a tout un tas de disponible, mais je me suis contenté de ça.

Tout d'abord j'ai installé wlrobs qui permet de capturer des flux vidéo issus de Wayland et est compatible avec tous les compositors s'appuyant sur wlroots (donc sway entre autre). Une fois installé, quand vous ajouterez des sources vous aurez de nouvelles options. Mais je ne vous cache pas qu'au final j'ai tout fait sous xorg, je n'ai trouvé le plugin qu'après en avoir eu besoin. Donc je détaille pas plus, c'est très dispensable.

Ensuite, obs-v4l2sink qui permet de balancer le flux vidéo (pas audio) dans un "device v4l2" ou plus communément dans une webcam virtuelle. En gros, la sortie OBS sera considéré comme une webcam et pourra donc être envoyé dans n'importe quelle appli s'attendant à utiliser une webcam. Une fois installé vous n'avez qu'à lui donner le nom de device /dev/video5 (que vous avez choisi lors du modprobe de v4l2-loopback) et c'est parti.

  • D'abord les sources d'obs nécessaires pour compiler le plugin : git clone --recursive https://github.com/obsproject/obs-studio.git
  • Les sources du plugin : git clone https://github.com/CatxFish/obs-v4l2sink.git
  • cd obs-v4l2sink.
  • mkdir build && cd build
  • cmake -DLIBOBS_INCLUDE_DIR="../../obs-studio/libobs" -DCMAKE_INSTALL_PREFIX="/usr"
  • make -j16
  • mkdir -p ~/.config/obs-studio/plugins/v4l2sink/bin/64bit
  • Il ne reste plus qu'à foutre le plugin dans obs : cp build/v4l2sink.so ~/.config/obs-studio/plugins/v4l2sink/bin/64bit

Voilà, normalement le plugin sera utilisable.

Découverte de l'interface OBS

Capture d'écran du logiciel OBS

OBS dans toute sa splendeur

Donc en plein centre on a la preview du flux final, c'est ce que les gens vont voir. Sur cette preview, vous pouvez modifier le placement et la taille des sources vidéos. Et vous pouvez le faire même pendant le live.

En bas à gauche la liste de scènes que l'on a créées. Vous pouvez passer de l'une à l'autre juste en cliquant. Vous êtes le chef de la régie !

Ensuite la liste de sources de la scène actuelle avec pour chacune la possibilité de l'afficher ou non et de la vérouiller sur son placement. C'est ici que vous allez en rajouter/enlever. Et sur chacune des sources vous pouvez y appliquer des filtres (via le clic droit).

Vient, l'Audio Mixer qui vous affichera les différentes sources audio avec le volume en temps réel.

Maintenant, on trouve les transitions, bon dans mon cas c'est juste pour me la péter, on peut se contenter d'un cut banal.

Et pour finir les controls qui permet de démmarrer/arrêter le stream ou l'enregistrement. C'est pas la partie la plus intéressante.

Création de scènes

Le basique webcam + micro

On va commencer par une scène simple avec une webcam et le micro. La base de la base.

Donc on clique sur le + dans les scènes et on lui donne un nom. Ensuite, on va ajouter le micro comme première source.

Donc dans la liste des sources possibles vous devriez avoir Audio Input Capture (PulseAudio), vous lui donnez un ptit nom original comme par-exemple… micro. Ensuite dans la fenêtre qui s'ouvre vous choisissez le bon device (le nom de votre carte son selon PulseAudio). Ça devrait donc apparaitre dans la partie Audio Mixer et réagir à votre voix déjà. On va y ajouter un filtre : clic droit sur votre source, filters et là vous allez pouvoir faire mumuse avec tout un tas de trucs. Perso, j'ai mis un Noise Gate avec ces paramètres :

  • Close Threshold à -15dB
  • Open Threshold à -5dB
  • Attach Time à 25ms
  • Hold Time 200ms
  • Release Time 150ms

Bien entendu tout ça c'est à adapter à votre cas, ça prend pas mal d'essais pour arriver à un résultat pas pourri.

Bon, maintenant que l'audio est bon, ajoutons une webcam. Ajoutez encore une source mais de type Media Source. Bon, j'espère que vous avez suivi la première partie, parceque là on va récupérer un flux en provenance de l'appli DroidCam d'un smartphone. Donc il faut avoir démarré l'appli sur le téléphone qui vous indique une URL. Sur OBS, dans votre source vidéo, il faut décocher Local File et dans Input entrer l'url de la forme http://ip.du.smart.phone:4747/video. Tout le reste peut être laissé par défaut, ça devrait fonctionner.

Vous devriez désormais voir le flux arrivé. Il faudra ptet tourner et tout pour que ça s'affiche à votre convenance. Pour cela, il faut faire clic droit dessus pour y trouver toutes les options possibles.

Dans les filtres vous pourrez aussi cropper la vidéo (couper pour ne garder qu'une partie intéressante). Mais dans les filtres un peu plus poussés, vous avez les Chroma Key et Color Key qui vous permettent de créer la fameuse technique du fond vert mais avec la couleur que vous voulez. Ça marche pas mal mais c'est très dépendant de votre éclairage, s'il varie un peu (genre éclairage naturel d'une fenêtre) ça devient vite galère.

Voilà vous avez votre première scène.

Une scène d'attente

Souvent on a besoin de faire une pause ou bien on a pas encore démarré vraiment le stream tout en commençant à émettre pour que les gens puissent rejoindre.

Là du coup, j'ai créé une scène très simple : une image en fond, la capture d'un terminal où je peux écrire un message comme "Je reviens" ou "Ça commence à 2h". Un fond musical en boucle.

Donc dans les sources, on ajoute une Image. Il vous suffit d'aller piocher une image dans votre skeudur et hop c'est bon.

On ajoute une autre source de type Media Source où l'on fout le morceau de musique qui vous plait. Si possible du libre de droit, un morceau assez long pour pas que les gens deviennent fous, on coche Loop histoire que ça soit en boucle. Voilà c'est pas mal.

Et pour le terminal, on rajoute une source de type Window Capture (XComposite). Là il vous listera toutes les fenêtres tournant actuellement. Ça ne liste que les applis X11, donc si vous êtes sous Wayland, pensez à lancer votre appli via XWayland. Pour rendre le truc un peu plus kikoo, on peut s'amuser à supprimmer le fond de votre terminal pour voir le texte en transparence. Ajoutez un filtre de type Color Key avec comme couleur le fond de votre terminal et voilà.

D'ailleurs maintenant que vous avez au moins deux scènes vous pouvez passer de l'une à l'autre pour vérifier que ça fonctionne bien.

Bon avec ces deux exemples on a un peu tout vu, vous pourrez créer d'autres types de scènes à votre convenance sans trop de soucis. Ça ne sera que des variations de ça.

Mix Audio

Vu que vous avez votre PulseAudio, dans les sources audio, vous allez pouvoir ajouter un Audio Output Capture (PulseAudio) qui sera tout ce que vous entendez.

Hmmm je vais pas trop pouvoir vous aider plus que ça, je me suis contenté du minimum syndical.

Dans les ptites infos à savoir : il faut viser le volume audio dans le jaune et éviter d'aller dans le rouge.

Vous pouvez faire en sorte de baisser le volume d'une source automatiquement lorsqu'une autre source diffuse (pratique pour baisser le volume d'une musique lorsque vous parlez). Ça se fait via un filtre compressor avec le sideducking.

Diffuser le titre de ce qui passe sur MPD

Habituellement j'écoute ma musique via MPD qui est un serveur tournant en fond sans interface graphique directe mais avec des clients pour le manipuler.

Il existe un plugin tuna pour obs se chargeant de récupérer les infos et vous permettant d'afficher une ptite barre de progression ainsi que le titre et compagnie.

Une fois le plugin installé, il faut se rendre dans le menu Tools/Tuna Settings. Là dans Basics vous pourrez choisir quel texte exactement afficher, choisir la source (parcequ'il gère également Spotify et VLC). Donc dans mon cas on choisit MPD et dans l'onglet éponyme, on coche Local connection et c'est tout.

Tuna va en fait créer un fichier texte, qu'il va mettre à jour continuellement avec les infos que vous voulez. Vous devez donc définir son emplacement (je le mets dans /tmp) et indiquer quel texte y coller (je me contente du titre et de l'artiste).

Vous avez maintenant Tuna progress bar dans les sources possibles. C'est … bha une barre de progression qui se remplira en fonction de l'avancement dans le morceau de musique. Pour le texte, il faut ajouter une source de type Text (Freetype2). Dans ses propriétés, choisissez le fichier que vous avez défini tout à l'heure et il ne vous reste plus qu'à déplacer ça où vous voulez.

D'ailleurs comme le texte sera de taille variable, il peut être pas mal de lui coller un filtre Scroll pour faire défiler horizontalement le texte.

Les transitions

Bon, je ne vais pas trop m'attarder sur ce chapitre. C'est très facultatif.

Perso j'aime bien l'aspect de Luma Wipe avec le preset cloud. Le tout reglé sur 1000 ms.


Voilà maintenant vous devriez être à peu près en maîtrise de votre OBS avec vos scènes et compagnies.

Si jamais vous avez vraiment pas mal de scènes et que passer de l'une à l'autre est vraiment très important dans votre façon de travailler, OBS propose un espace de travail dédié appelé Multiview que vous pouvez démarrer en passant par le menu View. Là ça vous ouvrira une fenêtre où vous visualiserez toute vos scènes simultannément et vous pourrez passer de l'une à l'autre en cliquant dessus. C'est plus visuel, vous aurez encore plus l'impression de gérer une région vidéo !

Petite astuce pour lancer une appli sous X11 au lieu de Wayland : Il faut déjà que l'appli sache tourner sous X11. Ensuite pour une appli utilisant Qt, vous pouvez la forcer lors du lancement avec QT_QPA_PLATFORM=xcb nom_de_votre_soft, comme ça elle sera directe envoyée sur XWayland.

Pour d'autres applis, vous pouvez tout simplement le faire en leur enlevant la variable d'environnement WAYLAND_DISPLAY. Par exemple pour lancer Alacritty il faut faire WAYLAND_DISPLAY= alacritty . Voili voilou.

Bon dans le prochain article j'aborderai enfin la partie diffusion. Donc une partie dédiée à la partie diffusion webcam et une seconde plus pour le streaming plus classique.

L'épisode suivant est là : Setup pour streamer Vol.3

The Banker

C'est l'histoire vraie de deux afro-américains dans les années 60 qui vont monter un business dans l'immobilier et dans la banque pour faire fortune. Sauf que forcément à l'époque ils vont se heurter au racisme ambiant.

Tout juste sorti, ce film est vraiment sympa. Déjà, visuellement c'est super propre. Les éclairages et les plans sont vraiment super jolis et travaillés. Et puis les costumes d'époques, les musiques, les voitures, les décors… c'est beau. Ça rendrait presque nostalgique d'une époque et de lieux qui me sont étrangers.

Mais après le contexte est vraiment affreux. Tout ce racisme ambiant… arg. Comment des gens ont pu être aussi cons (et l'être encore ?!) alors que l'époque n'est pas si éloignée. C'est toujours aussi choquant.

La rencontre de ces deux personnages vraiment différents est un ptit régal. De voir Anthony Mackie sérieux au possible toujours dans la retenue, bien propre en train de toujours tout calculer face à Samuel L Jackson qui est bien plus décontracté et qui malgré le sérieu de la situation pousse l'auto-dérision tout en ayant parfaitement compris les enjeux est un assez saisissant.

Le film est un énième pamphlet contre les conséquences du racisme antinoir aux USA mais franchement il n'y aura probablement jamais assez de film sur ce sujet. Et le film pousse d'ailleurs la réflexion sur le sexisme normal avec ptet un peu trop de subtilité.

Du coup, l'histoire en plus d'être vraie est vraiment cool. Les deux compères sont très loin d'être cons et ne peuvent malheureusement pas jouer dans la cour des grands par le simple fait qu'ils sont noirs. Ils ont tout ce qu'il faut pourtant, le business plan, les ficelles, les connaissances et même le pognon nécessaire. Du coup, pour pouvoir se lancer, ils font équipe avec un Nicholas Hoult qui ne servira que de "proxy blanc".

De là, on part sur deux heures de films. L'histoire est vraiment cool, c'est bien fait, les acteurs sont bons. Non franchement c'était cool comme tout.

Setup pour streamer vol.1 : capture audio et vidéo

Bon, je vais donner des cours à distance. J'ai jamais fait ça et j'aimerai faire ça avec du logiciel libre uniquement. J'ai pas envie de reposer sur un GAFAM ou un Zoom assez douteux ni même sur une quelconque plateforme privée comme Discord ou Slack. Du coup, j'ai tâtonné pour tout mettre en place. Mais ça fonctionne plutôt bien et ça m'a coûté 0€

Cela dit c'est un peu de boulot à mettre en place, car il n'y a pas une seule grande doc unifiée. Donc voilà je m'y lance dans ce double article.

Cette première partie abordera la capture audio et vidéo. La seconde partie, elle, abordera le mix et la diffusion.

On part de quoi ?

J'ai à peu près 0 matos. J'ai un pauvre casque avec micro, des téléphones Android pour faire webcam et c'est tout.

Niveau logiciel je fais ça sous Gentoo mais n'importe quel Linux fera l'affaire.

Comme la plupart des trucs que j'écris, faut pas le prendre pour argent comptant ni comme un tuto. C'est ce que j'ai réussi à mettre en place et qui à mon niveau fonctionne. Il y a très probablement pleins de points à améliorer. Et je suis d'ailleurs preneur de toutes remarques en ce sens dans les commentaires.

La webcam depuis un Android

Bon j'ai pas de vraie caméra mais j'ai deux téléphones Android pas trop dégueux, donc je pensais pouvoir m'en sortir facilement.

Il s'avère qu'il existe des applis sur le Play Store qui font bien le boulot comme par-exemple la plus connue DroidCam mais c'est pas très libre. J'ai un peu fouillé dans Fdroid mais je n'ai rien trouvé de libre équivalent. Le truc qui s'en rapprochait le plus était SpyDroid mais c'est un peu à l'abandon et pas totalement fonctionnel. La mort dans l'âme j'ai capitulé et via Aurora Store j'ai chopé DroidCam qui est ultra simple et fonctionnel.

En gros, on active le wifi, on lance l'appli et hop, elle balance un flux vidéo en http. Il ne reste plus qu'à s'y connecter directement via http://ip.du.smart.phone:4747/video et hop on a notre flux vidéo. C'est dommage de pas avoir d'appli libre pour ça… Et c'est aussi dommage de pas pouvoir l'acheter sans passer par le Store Google du coup je me contente de la version gratos. J'aurai pas été contre filer quelques deniers pour cette appli.

Cette appli marche très bien et se contente de permissions normales pour tourner et n'a pour tracker que ses pubs Google. Bref, c'est relativement clean et semble être de bonne foi.

Dans sa version gratuite elle n'a pas trop de réglage. On la démarre, à ce moment-là, elle affiche à quelle adresse on peut chopper le flux vidéo et c'est tout ça tourne.

Pas besoin de plus, c'est rapide, simple et efficace.

La capture audio

Le loopback audio est ce qui permet d'enregistrer ce qui en théorie sort de la carte son. Enregistrer ce qu'elle diffuse quoi.

Ça sert pour streamer le son de vos applis par exemple.

Alsa : un échec cuisant

Alsa est le système audio "classique" (faussement) basique sous Linux. Contrairement à JACK et PulseAudio, il n'a pas la réputation d'être très flexible. Et c'est quand même à peu près vrai et surtout la doc trouvable sur le web est assez moyenne on va dire et surtout pas mal dispersée.

De base, pas besoin de configuration, Alsa est fourni avec une conf par défaut fonctionnelle. Par contre si on souhaite diffuser le son qui en théorie sort des enceintes il faut commencer à ruser. Il faut créer une carte son virtuelle qui recevra le flux audio de sortie dans un capture device.

Voilà ce que j'ai fait et abandonné au bout de quelques jours.

Première étape : compiler le module kernel qui va bien : il faut donc chopper SND_ALOOP (que j'ai foutu en module). Une fois chargé, il faut configurer Alsa et là franchement c'est de la magie noire avec une syntaxe assez particulière.

Bref, je sais pas exactement comment ça marche mais ça marche.

/etc/asound.conf
pcm.!default {
  type asym
  playback.pcm "LoopAndReal"
  #capture.pcm "looprec"
  capture.pcm "hw:0,0"
}

pcm.looprec {
    type hw
    card "Loopback"
    device 1
    subdevice 0
}


pcm.LoopAndReal {
  type plug
  slave.pcm mdev
  route_policy "duplicate"
}


pcm.mdev {
  type multi
  slaves.a.pcm pcm.MixReale
  slaves.a.channels 2
  slaves.b.pcm pcm.MixLoopback
  slaves.b.channels 2
  bindings.0.slave a
  bindings.0.channel 0
  bindings.1.slave a
  bindings.1.channel 1
  bindings.2.slave b
  bindings.2.channel 0
  bindings.3.slave b
  bindings.3.channel 1
}


pcm.MixReale {
  type dmix
  ipc_key 1024
  slave {
    pcm "hw:0,0"
    rate 48000
    #rate 44100
    periods 128
    period_time 0
    period_size 1024 # must be power of 2
    buffer_size 8192
  }
}

pcm.MixLoopback {
  type dmix
  ipc_key 1025
  slave {
    pcm "hw:Loopback,0,0"
    rate 48000
    #rate 44100
    periods 128
    period_time 0
    period_size 1024 # must be power of 2

Il ne vous restera ensuite qu'à choisir la bonne entrée audio dans OBS qui se nommera hw:Loopback,1,0 .

Voilà voilà, le château de carte est en place.

Pulseaudio à la rescousse

Bon après plusieurs jours je me résigne à installer PulseAudio. Alsa c'est cool en utilisation habituelle mais là ça se pète la gueule tout seul au reboot mais pas à chaque fois. Il y a une part d'aléatoire et ça c'est pas acceptable. Donc au bout de quelques jours de galères j'ai craqué pour installer une Lennarterie.

Allez, je me force pour faire l'installation de PulseAudio, suppression du module kernel snd_aloop parceque ça fout la grouille. Suppression de toute la conf du asound.conf et recompilation des paquets avec USE="pulseaudio" emerge -UDnav @world .

Et là, ça passe direct. Plus de surprise, ça marche à chaque reboot sans rien configurer de plus. Voilà, je ne peux que m'incliner : ᵐᵉʳᶜᶦ ᴸᵉⁿⁿᵃʳᵗ

Il n'y a pas de conf à faire ni rien, tout est assez intuitif.

Voilà, mainentant dans les entrées audio il y aura le micro branché sur le jack de la carte son et aussi le monitor de la carte son. Tout ce qu'il fallait.

Il suffira de choisir la bonne entrée audio en fonction de ce que vous voudrez.

Loopback vidéo

Alors là, mon but c'est de parvenir à simuler une webcam pour y diffuser un peu tout ce que je veux. Là c'est pas vraiment pour du stream mais lorsqu'on utilise un site de visioconférence, c'est pour manipuler ce que j'envoie. Si vous voulez uniquement streamer vous pouvez sauter cette étape.

Pour Linux, ça veut dire faire mumuse avec le système v4l2 (Vidéo For Linux 2). Il faut donc installer v4l2-loopback qui est un module kernel. Leur doc fonctionne très bien sur un kernel tout récent.

Il faut donc tout d'abord vous assurez que vous avez le support de v4l2 dans votre kernel. Pour ça un ptit grep V4L2 /usr/src/linux/.config afin de vérifier qu'il est bien à yes . Si ce n'est pas le cas ajoutez-le, compilez le kernel et bootez dessus.

Une fois fait, on installe v4l2-loopback qui est dans les packages de quelques distros. Si ce n'est pas le cas, un simple make dans le dossier des sources que vous avez préalablement téléchargé et hop il est compilé. Ensuite en tant que root, un ptit make install et le tour est joué.

Une fois installé, il suffira de l'activer quand vous en avez besoin avec modprobe v4l2loopback devices=1 video_nr=5 card_label="OBS Cam" exclusive_caps=1 et voilà. Vous avez désormais une webcam virtuelle en tant que /dev/video5 que vous pourrez envoyer à n'importe quelle appli.

Mais il faudra tout de même fournir un flux à cette webcam, ça sera le boulot (entre autre) d'obs.


Voilà pour cette première étape, on a pas mal préparé le terrain.

Ensuite on va :

The Invisible Man

L'homme invisible. Une histoire vue et revue et qui fascine toujours autant. Franchement, qui ne voudrait pas pouvoir devenir invisible ponctuellement ? Pouvoir visiter des lieux interdits, assister à des réunions/concerts, faire des blagounettes, tuer des gens en toute impunité. Houlla je m'égare.

Bref, à la base c'est un roman de H.G. Wells (j'ai du mal avec ce nom, que j'ai tendance à confondre avec Orson Welles et aussi George Orwell. C'est quoi cette mode début 1900 de s'appeler pareil et d'avoir à peu près la même occupation ?). Bref, le bouquin a inspiré vraiment beaucoup de films, on en a un tous les cinq ans !

On a eu pas mal de genre mais ça tourne souvent autour de l'action voire de l'horreur. Et vous savez quoi ? Bha là encore.

Ça a bien entendu été dépoussieré et modernisé pour l'ancrer dans une époque moderne et tenter de rendre crédible le truc. Là, c'est une combinaison à base de caméra et compagnie qui permet de rendre invisible. D'ailleurs elle a ptit air de combinaison de Crysis mine de rien.

Tout commence en pleine nuit, quand on suit la tentative de fuite d'une femme. Elle est dans une baraque immense qui suinte le pognon que ça n'en peut plus. Elle a pas mal préparé son coup avec son sac plein d'affaires préparés et s'enfuit mais poursuivit par … ha bha c'est son mari visiblement. Bref, de justesse elle s'échappe avec sa sœur.

Forcément, elle est pas mal traumatisée et on apprend que son mari de l'extérieur était vraiment bien sous tout rapport mais qu'il s'agissait en fait d'un sacré pervers narcissique. Et mine de rien c'est un sujet très rarement abordé dans le cinéma holywoodien.

Bref, elle est un peu planquée et n'ose plus sortir ni vivre globalement mais au bout de deux semaines elle apprend que son cher et tendre est mort. Sacré soulagement et en plus elle a le droit à un bel héritage. Bon je vous spoile mais en fait pas tant que ça, parceque bon c'est quand même le titre du film. Il est pas vraiment mort et commence à venir l'emmerder alors qu'il est invisible.

Voilà.

On a les thêmes de la paranoïa et de la vengance.

C'est pas mal, mais c'est pas non plus un gros gros film. Techniquement il est bien fait mais reste assez sans surprise. Pas de plan qui tue, pas de truc fifou. C'est assez simple et propre, sans fioriture.

Je viens de lire qu'en fait c'est un film a petit budget (environ 7myons) ce qui ne transparait pas vraiment au final. Les effets spéciaux sont pas mal en étant pas trop “in your face”.

Par contre, j'ai trouvé que ça voulait vraiment trop jouer sur la tension d'une menace invisible au début. C'est un peu trop lent alors qu'on est forcément au courant, nous spectateurs, qu'il y a une personne invisible. Une fois “la surprise” éventée ça passe mieux. Certaines scènes sont vraiment pas mal. Voilà voilà.

L'allure de mon blog à travers les âges

Voilà un ptit moment que ça me taraudait. Je voulais revoir les anciens design du site.

Mon blog a pas mal évolué avec le temps. Faut dire que je l'ai commencé il y a quinze ans même si j'en ai perdu la première version.

Il n'y a pas si longtemps ce n'était qu'un seul fichier html avec un seul fichier css. Je le modifiais à la mimine direct en html avec vim. Et malheureusement je n'ai pas conservé beaucoup de sauvegarde de cette époque.

Je n'ai que sa dernière itération. Du coup il a fallu que je ruse : je suis passé par l'Internet Wayback Machine qui est un outil magnifique.

Ce site s'évertue à sauvegarder des pans entiers du web. Il sauvegarde des pages web mais surtout les rend disponibles. Du coup on peut voir à quoi ressemblait un site il y a quelques années. C'est un vrai musée numérique moderne.

On peut aussi retrouver des sites qui n'existent plus. C'est pas ultra rapide mais ça marche sacrément bien. Vous pouvez (oui, vous) également demander à ce qu'il sauvegarde une page précise.

Bref, je m'égare, je suis allé récupérer les anciennes versions de mon blog sur leur site.

Et du coup je vous propose un ptit retour en arrière.

Chaque image vous emmènera sur la version html du site que vous pourrez naviguer normalement (à l'exception des liens pétés volontairement ou non).

2007

Bon bha voilà :

Un simple logo en ascii art, un menu qui menait à mes différents services et voilà

Rudimentaire, brutaliste, efficace

C'était vraiment très léger. Je n'utilisais quasiment aucun formattage. Le rendu était d'ailleurs quasi identique dans un navigateur texte que dans un navigateur graphique.

Le contenu était vraiment pauvre avec du recul et je ne stockais pas les dates des articles ce que j'ai regretté bien plus tard. Je regrette également de ne pas avoir contraint le texte à la largeur du logo, c'était assez cool. J'en viens à hésiter à recréer un design similaire sur le blog actuel.

J'ai maintenant un peu honte du contenu mais bon, c'est pas bien grave, faut bien commencer quelque part.

2011

Sans plus tarder le screenshot qui sert de lien :

Le design est absolument pas accessible, il faut passer la souris sur les titres pour afficher les articles, c'est tout gris et gris et blanc et un peu de rondeurs.

La quintessence du CSS en 2011, des ombres, des arrondis, de l'alternance de couleurs et ça réagit au survol.

Je sais pas me demandez pas.

C'est VRAIMENT pas pratique. D'aucun dirait que c'est de la merde, mais vous savez quoi ? D'aucun a raison.

Non, mais sous prétexte de faire mumuse avec un peu tous les ptits trucs fifous du CSS de l'époque j'ai pondu un truc vraiment inutilisable et qui gâche du coup le contenu. J'ai encore plus honte. Mais j'aime encore maintenant l'aspect visuel du menu en haut quand on le survole.

Tiens c'est marrant j'avais déjà terminé ma dégooglisation en 2011 (coucou Frama).

2013

Et vlan !

un design qui a adopté les couleurs actuelles à peu près, avec des colonnes. Bien plus sobre.

J'aime beaucoup ces couleurs et d'ailleurs ça n'a que peu varié depuis

2013 (ouai j'ai pas de nom de design), c'est un design qui me plaît encore pas mal et qui ne fait pas vraiment daté je trouve. C'est sobre, avec des couleurs qui me plaisent beaucoup, assez pastel mais c'est vrai assez peu contrastées.

Je suis allé à fond dans la colonne ce coup-ci, plus le navigateur est large plus c'est chiant à lire. Sur un article court ça ne pose pas de souci mais un article long où il faut scroller verticalement ça veut dire monter et descendre autant de fois qu'il y a de colonnes. Mais ça donne un aspect journal appréciable.

En dehors des colonnes, la seule petite folie c'est l'affichage des dates au survol.

2017

Ça y est, en septembre j'ai adopté Hugo et je dis aurevoir à ma ptite page écrite à la main.

On a un design très proche de l'actuelle avec une colonne de présentation à gauche et le contenu à droite avec chaque article bien défini avec ses métadonnées et un lien pour lire en entier

Je pense que certains d'entres-vous l'ont vu en vrai celui-là.

Avant cette itération, je n'avais à peu près aucun lecteur. Là, j'ai commencé à écrire beaucoup plus de contenu et surtout à chaque fois des articles un peu plus longs qu'avant. Ça commençait à être nécessaire d'avoir des pages dédiées pour chaque article.

On reconnait bien le design actuel qui n'a été que de simple itération depuis cette base. J'ai d'ailleurs donné un petit nom au design NeoDark. Je sais pas trop pourquoi, me demandez pas.

Toujours aucune image de tout le site.

J'avais pas encore les différents types d'articles, du coup le code couleur n'était pas encore posé.

2018

Après un an de Hugo, je suis complètement conquis et je ne pense plus le lâcher de si-tôt.

Très semblable au précédent, il y a désormais les icônes en SVG dans le menu de gauche et quelques couleurs supplémentaires sur les articles

Quelques petites mutations par-ci par-là.

C'est pas la révolution mais de légères évolutions éparses.

J'aimais pas du tout le rendu dans le coin des articles mais je me sentais obligé de le mettre alors qu'au final on s'en fout un peu du type d'article. Surtout que les frontières se brouillent rapidement.

C'est l'arrivé des SVG dans la sidebar, j'ose enfin inclure des images. Je commence à avoir mon lectorat qui se constitue mine de rien. Chaque article avec des images (même petites et optimisées) ça commence à représenter pas mal de trafic.

Et d'ailleurs j'ai également réduit drastiquement le RSS qui représente la plus grosse part de la bande passante. J'inclus donc bien moins d'articles. Je tente de pousser au max l'utilisation du cache mais pas mal de logiciels (nextcloud surtout) ne savent pas se comporter correctement mais on ne peut rien y faire.

2020

Et nous voilà en bout de périple.

Le design actuel

Exit le pastel et bonjour les couleurs

Je sais que certains n'aiment pas, mais je me suis lâché sur les couleurs. J'aime beaucoup cet effet un peu néon, avec les ombres colorés qui poussent les couleurs un peu plus loin sur le fond. Et le footer des articles avec son gris plus sombre ça fait plus classe.

C'est le retour des arrondis aussi avec la bordure haute des articles plus épaisse.

J'ai aussi retravaillé la sidebar pour ajouter un texte visible à chacune des icones. Faut avouer que les icônes en elle-même n'était pas forcément très explicite. Pendant un moment l'icône et le texte pour le Fediverse était animé mais ça bouffait pas mal de CPU pour que dalle.

C'est aussi l'arrivée du blogroll à droite pour promouvoir d'autres blogs francophones.

Bon ça se voit pas sur la capture d'écran mais c'est aussi l'arrivée des commentaires (enfin en fin 2018). Et je poste aussi mes réactions à chaud de visionnages de films pour diversifier un peu plus le contenu.


Voilà, ainsi s'achève ce petit retour en arrière sur près de quinze ans de bloggage.

Birds of Prey

Il vient de finir et que dire…

C'est coloré, rythmé, et j'ai pas accroché. Pourtant, c'est vrai que c'est dans la même veine que Guns Akimbo que j'ai apprécié il y a quelques jours. Mais je sais pas, chaque truc qu'il tente ça m'est passé à côté.

L'humour ultra forcé en sortant des ptites blagounettes tout le temps bof. Franchement elle brise le quatrième mur toutes les demi-heure et chaque fois l'effet est de moins en moins percutant. Les regards caméra, wink_wink, t'as vu je suis complètement folle mais en fait j'ai quand même un doctorat de psychatrie… Mouaif. C'est vite lassant.

Et puis au bout d'un moment on commence à empiler les personnages clichés plats. La pauvre gamine dont toute la famille a été massacrée devant ses pauvres petits yeux qui ne cherchent qu'à se venger. La flic maintes fois écrasée par ses coéquipiers mâles et qui du coup se fait lâcher par l'administration. La chanteuse qui chante trop bien et qui se retrouve un peu malgré elle embringuée dans des histoires de plus en plus merdeuses. Il manque plus qu'une gamine orpheline tentant de survivre en petite pickpockett parceque la société est vraiment trop injuste mais qui est tout de même appréciée des flics.

Aucune finesse, pas même dans le jeu. Non mais même Ewan McGregor surjoue et peine à convaincre.

J'avais déjà assez mal vécu Suicide Squad mais là c'est à peu près pareil mais façon faussement féministe.

Ha et puis je crois que je supporte de moins en moins les scènes de baston où la physique est violée constamment. Au bout d'un moment je veux bien faire un effort mais voir des gros gaillards d'1m90 avec au moins un bon quintal sur la balance se retrouver à faire des pirouettes à 360° suite à l'impact avec un ptit galet d'une centaine de gramme… non ça passe pas.

Tout comme un personnage qui manie comme si de rien n'était une masse à bout de bras, je ne peux qu'en conclure que c'est un truc en mousse de trente grammes. Donc si sur le plan suivant le personnage cabotine en faisant virevolter le truc dans tous les sens mais que les autres personnages sont à l'agonie à l'impact, non merci.

Encore un autre truc qui m'a choqué dans le film c'est le traitement à peu près crédible et sérieux. Les personnages sont parfois tarés et tout, mais tout l'univers semble plutôt crédible. Ça se castagne, se tire dessus toussa. Ça porte des masques réalistes qu'on pourrait faire soi-même ou faire faire si on a les moyens. Ok, je suis pas contre. Mais du coup, pourquoi à cinq minutes de la fin, faire en sorte qu'un personnage ait d'un coup d'un seul un superpouvoir qu'il n'a pas utilisé ni révêlé avant ? Et que ce soit admis comme ça, comme si de rien n'était, non ça m'a encore une fois sorti du truc. Pourtant le film n'est absolument pas sérieux mais c'est trop en rupture avec le reste du ton du film.

En fait voilà je crois que ce film soufre d'une recherche d'identité. Il n'est pas à fond dans l'humour, pas à fond dans l'absurde, pas à fond dans le réalisme, pas à fond dans le surnaturel. Il tente des trucs mais au final ça fait une bouillie multi-colore.

Bref, après la scène de baston très féminine de Infinity War on pouvait espérer que DC leur mette une claque et montre ce qu'un film réellement axé autour de personnage féminin pourrait vraiment être… bha c'est la déception.

The Platform (El Hoyo)

Ce film est super. Mais vraiment super.

Tout se déroule dans une … simili-prison. Dans chaque cellule se trouve deux personnes avec leur lit, un évier et un grand trou au centre. Par ce trou on voit les étages supérieurs et inférieurs où se trouvent d'autres cellules identiques. C'est donc une prison verticale.

Il n'y a pas de portes pas de fenêtres à barreaux. Par contre pour le ravitaillement, par ce grand trou central arrive une plateforme qui descend de cellule en cellule avec pléthore de bouffe. Mais de la bonne bouffe raffinée et tout, pas de la bouffe de merde.

Sauf que forcément la plateforme faisant des arrêts à chaque cellule, plus on descend moins il y a de nourriture.

Déjà ce concept est super intrigant. Mais en plus, ils ont su ajouter toute une histoire par-dessus. C'est génial.

Le design brutaliste de la prison, ce soupçon de science-fiction, la déshumanisation, l'opposition totale avec ce plateau de bouffe surréaliste. En plus, c'est un film espagnol donc exit le casting américain, on entend du castillan.

Visuellement c'est super sobre et froid tout comme il faut. L'histoire ne donne que quelques petits indices et les personnages n'en savent pas vraiment plus que les spectateurs.

Bon c'est dur d'en parler plus sans rien révéler, mais je vous le recommande très chaudement. Ça rappelle un peu des films comme Cube forcément mais avec un message plus axé sur le comportement humain et la société.

The Hunt

Alors c'est l'histoire d'une bande de riches qui décide d'organiser une tuerie en enlevant une douzaine de personnes. On leur fournit quand même des armes mais ils sont donnés en bétail à l'élite.

Voilà ça ressemble un peu à du Battle Royal ou autre. Ça commence d'ailleurs très fort. C'est pas mal foutu.

Puis d'un coup ça ralentit et ça s'égare un peu dans des trucs de plus en plus difficiles à avaler. Puis ça reprend de plus belle avant d'enchaîner vers un final sympa mais légèrement gâché par de l'humour dispensable.

Le film parvient à surprendre une ou deux fois mais ça tombe souvent à plat. On peut se faire avoir une fois mais pas quinze. Bon on peut quand même se faire avoir deux fois mais pas quinze. Éventuellement trois ça pourrait arriver mais franchement pas quinze. Une quatrième fois ça serait surprenant mais pas quinze.

Bref, on assiste à des meurtres plus ou moins crado. Là on est gâtés. Les méchants sont tout d'abord de vrais snipers ultra aguéris. Puis plus loin sont de vraies quiches qui servent pas à grand-chose. La gentille en chef bha c'est une one-woman-army. Elle est badass, voit tous les pièges, sait utiliser n'importe quelle arme. Rien ne choque, elle sait être sans pitié et sans remord. Elle en fait ptet un peu trop au final. Et … bha exactement pareil pour la méchante en chef.

Le final est un combat miroir, c'est vraiment peu surprenant (d'autant plus que je viens de vous le spoiler). Mais bon, on se doute qu'à la fin les méchants perdent et les autres gagnent, hein. C'est pas un film super original mais ça passe.

Guns Akimbo

Je sais pas vous, mais je suis souvent tombé sur le meme où l'on voit l'acteur Daniel Radcliffe tout bien habillé pour son rôle de Harry Potter et une autre image où il est complètement destroy, en peignoir chausson moche, en boxer avec des flingues aux mains. Et bien, ça sort de ce film.

Ce film est carrément foufou d'ailleurs ça m'a fait pas mal penser à Wanted, une ptite pointe d'American Ultra, un soupçon Scott Pilgrim et ptet même du Crank.

Le rythme est vraiment soutenu, c'est absolument pas crédible avec des flingues à tout-va mais quand même en évitant tout ce qui est démembrement ou autre trucs vraiment crades. Le scénar est très moderne : sur le Dark Web, un site de streaming film et diffuse des combats de repris de justice jusqu'à la mort. Notre protagoniste, Miles, est un dev de jeu mobile qui s'amuse à troller les trolls sur le web et commence à poster des commentaires relou sur ce site. Pas de bol, ils choppent son IP et décident de se venger en allant chez lui, le chopant et lui clouant un flingue dans chaque main. Il a 48h pour défaire Nix, la number one actuelle du site. Voilà, il n'a bien entendu jamais fait ça de sa vie, c'est un non-violent assez freluquet et en plus il se retrouve handicapé des deux mains. Et pour le forcer, on lui kidnappe sa copine, enfin ex, enfin peut-être ex-ex.

Les effets visuels sont biens mais sans plus, c'est clairement pas de la méga production américaine. D'ailleurs c'est même pas une production américaine même si l'action s'y passe. Je l'ai même perçu comme un ptit défi de faire un film plus américain que les américains. Pas d'américain au casting (ou alors dans de tout petit rôle), les effets spéciaux sont fait par une boîte franco-belge.

Et le pari est tenu ? Bha franchement ouai, le résultat est sympa. Pas le film du siècle ni de l'année mais c'est très divertissant, avec pas mal de références geeks (mais pas aussi dans ta gueule que Ready Player One). C'est drôle, rythmé et voilà.

J'ai beaucoup aimé les mouvements de caméra qui accompagnent l'action. Sur les passages où le personnage est dans les vapes ça rend super bien. Par contre les combats en eux-mêmes j'ai trouvé ça un peu foutraque trop over-the-top.

Les musiques ne sont absolument pas random en étant toujours en rapport avec ce qu'il se passe à l'écran.

Daniel Radcliffe commence à avoir une filmographie assez marrante je trouve. Biensûr il a commencé avec les Harry Potter mais j'ai au début pensé qu'il tentait de casser son image d'acteur gentillet avec Horns. Mais il a persisté dans les films qui sortent du lot avec Swiss Army Man et encore avec Guns Akimbo. J'imagine qu'on peut s'attendre à d'autres films différents avec lui.

Croc : un outil méconnu mais surpuissant

Il y a fort longtemps, j'avais mis dans wishlist de logiciel à inventer le magic pipe pour passer des données d'une machine à une autre malgré les frontières…

Et bhé en fait ça existe.

Croc

Ouai c'est un poil miteux comme mise en scène mais pardonnez-moi s'il vous plaît.

Donc je reprends. Croc est un petit logiciel en Go donc sans dépendances (fusil de Tchekhov) qui tourne sur un peu tous les OS du bien (Linux, Linux et aussi Linux entre autres, même s'il parait qu'il tourne aussi sur des OS moins biens).

Il sert tout simplement à s'échanger des fichiers entre deux machines. Il le faut donc des deux côtés : chez l'émetteur et chez le récepteur.

Il fonctionne en ligne de commande mais est tout simple. Il suffit de faire croc send /votre/fichier /un/autre/fichier /et/pourquoi/pas/un/dossier/ . À ce moment-là, il vous apparaitra trois mots plus ou moins aléatoire qu'il faudra donner à votre destinataire.

Le destinataire n'aura plus qu'à faire croc right-bucket-orlando (enfin vos 3 mots à vous) et hop ça initiera l'échange et tout. Pas d'ouverture de port, c'est très rapide (à peu près la vitesse de la connexion), c'est chiffré de bout-en-bout.

Il affiche une ptite barre de progression, la vitesse de téléchargement, le temps passé et une estimation du temps restant.

Je ne vous cache pas que c'est pas non plus à 100% magique. Ça nécessite un relai. Si vous n'en avez pas, le projet en fourni un qui est celui utilisé par défaut mais si jamais vous ressentez l'envie d'être autonome, vous pouvez faire votre propre relai. Et là c'est ultra simple aussi un simple croc relay et hop votre machine sert désormais de relai.

Pour l'utiliser il vous faudra juste le préciser avec --relay a.b.c.d:port et voilà.

Le petit plus

Franchement ça ne serait que ça je n'aurai pas écrit ce ptit article. Il y a déjà tout un tas de soft pour s'échanger des fichiers donc bon.

Là, le truc qui me fait l'apprécier encore plus, c'est que l'on peut piper des trucs dedans ! Et là, ça en devient un simili-ssh du pauvre.

À vraie dire, ça complémente vachement ssh. Le truc qui m'arrive souvent, c'est de me connecter à une première machine via ssh, de celle-là je me connecte ensuite sur une autre machine via ssh et parfois encore un coup (mais rarement tout de même). Et du coup dans ce genre de cas, on peut pas forcément établir une connexion directe entre notre machine locale et la machine distante finale. Et du coup on peut pas forcément s'échanger un fichier.

Et là c'est la tristesse et vous savez quoi ? La tristesse c'est vraiment pas cool. Du coup, là, un simple coup de croc et hop, tout s'arrange. La brume du désespoir se dissipe et laisse place à un soleil radieux.

Et donc avec un pipe sur la machine A on lance : ps auxf| croc send et sur la machine B on lance le croc edward-brown-parade | grep machin et pouf ça fonctionne. Je vous laisse imaginer les ptits enchaînements possibles avec tout ça :-D

Et comme c'est du Go donc statique, il suffit de coller le binaire où vous en avez besoin et hop ça fonctionne. Pas de libs à installer, si ça fonctionne aujourd'hui ça fonctionnera demain. Voilà, n'hésitez pas à en abuser, ça se trouve sur Github et le blog de son auteur qui est bien comme tout.


Si vous voulez tester, je vous propose de récupérer un fichier avec croc truc-machin-bidule.

The Final Member

Un documentaire poignant qui explique la quête d'un musée cherchant à compléter sa collection en obtenant un nouveau spécimen rare. En Islande dans un ptit village se trouve un musée unique au monde consacré à la phallologie. Son directeur et fondateur possède une collection de pénis d'une bonne partie du règne animal mais manque de bol il lui manque celui de l'espèce la plus commune : l'humain.

Partant d'une histoire à priori loufoque, le sujet est au final assez touchant et le storytelling, le montage et tout rend le documentaire vraiment cool.

Il s'avère que le musée est donc à la recherche d'un spécimen humain en 2011 (ou ptet 2010). Le souci c'est qu'il est en Islande qui ne compte que 300 000 habitants et que le sujet étant tabou, il est vraiment compliqué de s'en procurer un.

Sauf qu'un jour un certain Pall Arason se propose. Et ce cher monsieur c'est pas vraiment n'importe qui. C'est un aventurier islandais pas mal renommé pour avoir participé dans les années 40 dans diverses expéditions. Donc déjà c'est pas n'importe qui, c'est quand même une célébrité locale. Mais au-delà de ça, ce cher monsieur a une sacré réputation de tombeur de ces dames avec apparemment un carnet recensant les centaines de femmes avec qui il aurait couché. Ça rend le spécimen d'autant plus intéressant !

Mais, c'est alors que l'on découvre un second canditat. Un … canditat vraiment … hors norme. C'est un américain dans le plus pur cliché ricain : prétentieux, loin d'être humble, grandiloquent, arrogant. Et ce monsieur souhaite fortement que son Elmo (surnom de son braquemard) soit (osons les mots) la bite la plus connue et reconnue du monde entier. Rien que ça. Et bon, je ne vais pas vous spoiler mais il est très patriote et prêt à tout.

Le documentaire dure 1h15 et franchement c'est drôle, intéressant et plein d'humain.

Récap 08 : Mars 2020

Quel mois étrange n'est-il pas ? Avec cette pandémie Covid19 tout est chamboulé. J'ai tenté de m'occuper et de vous occuper aussi un peu en écrivant un peu plus qu'à l'accoutumée (tout du moins au début).

Blog

Bon bha voilà, après pas mal de mois d'hésitation, j'ai pris mon courage à deux mmains et j'ai enfin ajouté les visionnages avec le reste du blog. Du coup, pour ceux qui n'y étaient jamais allé avant ça va surprendre un peu mais bon.

D'ailleurs pour ça, j'ai retouché un tout petit peu le thême pour qu'ils soient tronqués sur la homepage. J'ai aussi modifié le RSS pour ajouter un tag visionnage pour vous permettre de les masquer maintenant qu'ils sont dans le flux global.

J'ai aussi ajouté les tags des articles classiques dans le flux RSS (étrangement c'était pas fait avant). J'ai aussi viré la ptite animation du logo Fediverse et de son texte qui bouffait pas mal de CPU sur les ptites machines. Et puis de toute façon c'était si subtil que pas grand monde l'avait remarqué.

J'ai aussi rajouté trois blogs dans le pool du blogroll sur la droite.

En bref ce mois-ci : 9 articles, 27 commentaires, 15 visionnages, 600270 requêtes, 51092 visiteurs uniques pour 12.09 Go de trafic.

Films

The Host

Un film de monstre coréen. Toujours un certain décalage dans les films de Bong Joon Ho que j'aime bien. Efficace malgré des effets visuels qui laissent un peu à désirer.

Rumble In The Bronx

Aussi connu comme Jackie Chan dans le bronx est assez culte. De la castagne avec le style inimitable de Jackie. Drôle, speed, niais, efficace.

3 From Hell

Le troisième volet de la saga Firefly commencé par House Of 1000 Corpses et continué par The Devil's Reject. C'est tout comme le deux : sale, violent, choquant, dérangeant. Du coup bha c'était cool.

The Crow

Tiré d'une BD, c'est un film assez sombre à l'ambiance un poil gothique dans une ville délavée par la pluie. C'est un rape&revenge où le protagoniste va assouvir sa vengeance en revenant d'entre les morts. Visuellement très travaillé, il a tout de même causé la mort de son acteur principal.

Raw Deal

Un bon vieux pan pan boum boum avec Schwarzy de 1986. Et il est clairement pas terrible en manquant d'originalité (manque de punchline ?).

The 6th Day

De la science-fiction avec Schwarzy mais indice : “je ne m'en souvenais pas”. C'est sympa mais peu original et assez passe-partout.

Payback

Mel Gibson s'est cru dans un film de Guy Ritchie et tente de récupérer son pognon. De l'action, des malfrats, des putes, de la drogue, des ripoux et une dette. Pas mal du tout même si la director's cut est probablement meilleure.

Snatch

Voilà, après Payback me fallait le revoir. Un de mes films culte, j'aime tout ici, l'action, l'humour, l'histoire, les acteurs, l'ambiance.

Casino

Un classique de Martin Scorcese avec sa pègre habituelle. J'adore ce film avec son ambiance et ses personnages.

Doctor Sleep

40 ans après The Shining voilà sa suite. J'avais peur que le film s'éclate la tronche en passant après un tel monument mais… il est excellent ! Il arrive à prendre ses distances tout en étant fidèle.

Countdown

Une daube de film d'horreur mal branlé de partout. Gare au facepalm, ça vaut pas chipette. Ils teasent une suite… beware.

La Nuit A Dévoré Le Monde

Un film de zombies français qui rappelle très fortement Project Zomboid. C'est assez mou mais sympa. Le personnage principal ne prend pas toutes les décisions à la con ce qui est plutôt rare.

Uncut Gems

Avec maintenant quelques jours de recul je pense que j'ai pas mal apprécié le film même si ça a été compliqué au début. Un mec qui doit du pognon à tout le monde un peu looser/relou sur les bords.

The Greasy Strangler

Un film sacrément étrange et vraiment malaisant. C'est vraiment très crade et déjanté et bizarre.

La Cité Des Enfants Perdus

Excellent film français sorti en 1995. Super ambiance avec des décors incroyables et une histoire cool.

Séries

Castle Rock Saison2

J'avais adoré la première saison en octobre 2019. J'ai encore plus aimé cette seconde saison.

Le personnage principal est magistral. Il s'agit du personnage que l'on a déjà vu dans Misery mais plus jeune. Kathy Bates était génial dans le film et bha là Lizzy Caplan (je la connaissais pas) est encore meilleure. Elle est vraiment incroyable.

On y retrouve également Tim Robbins que ne reprend pas son rôle de Shawshank Redemption. Lui aussi est bon. Bref, le casting est vraiment super cool globalement. D'ailleurs pour jouer Annie Wilkes ils ont choisie une actrice plus jeune et la ressemblance est vraiment frappante. J'ai été pas mal bluffé.

Au-delà de ça, l'histoire est aussi vraiment cool. La saison a bien pris son temps pour développer les personnages au point d'être un peu lente avant d'arriver à la moitié mais le travail sur l'ambiance. Les relations et surtout le comportement des personnages est captivant. On se doute qu'ils ne sont pas forcément ce qu'ils semblent être mais c'est pas non plus de la grosse ficelle qu'on voit à 6 épisodes à l'avance.

Bon c'est dur d'en parler plus sans rien spoiler. D'ailleurs c'est assez indépendant de la première saison.

Made In Abyss

Je n'avais pas matté de nouvel animé depuis des années donc voilà j'en ai pris un peu au hasard. J'ai juste vu que ça semblait un peu inspiré de l'enfer de Dante du coup j'ai voulu voir ce que ça pouvait donner.

C'est pas mal gentillet kawaii toussa. Mais il arrive par moment qu'il y ait une scène un peu hardcore. Les musiques sont pas mal et visuellement c'est vraiment très joli sauf le style des monstres que j'ai pas vraiment apprécié.

Bon par contre on sent que la série est clairement inachevée au bout de ses treize épisodes. C'est dommage.

Jeux

Tomb Raider (2013)

J'ai beaucoup aimé Tomb Raider (surtout le 2) sorti à la fin des années 90. J'y ai rejoué il y a quelques années et … yuck. Ça a vraiment très mal vieilli.

La manipulation du personnage, la caméra, les séquences plateforme au mm près c'est vraiment devenu insupportable. C'est même pas l'aspect graphique qui a le plus vieilli au final.

Je n'avais pas touché à la série depuis mais là, confinement (ou pas ?) toussa toussa, il a été en promo à 0€ sur Steam pour quelques jours. Je me suis rué dessus sans penser y jouer. Mais comme il y a une version native Linux par Feral je me suis dit que c'était l'occasion de voir si leurs jeux étaient réellement compatibles ou bien si c'était un portage un peu foireux qui fonctionne qu'avec une version précise d'Ubuntu avec certains paquets sélectionnés…

Bref, j'en attendais pas grand-chose et qu'elle ne fût point ma surprise ?! Ça tourne nickel avec ma pauvre Gentoo assez exotique. Pas eu besoin de passer par les Steam runtimes ni par Proton. Non, non, ça marche nickel avec du son (pas de soucis du fait de ne pas avoir Pulseaudio), la manette xbox reconnue du premier coup, non tout fonctionne bien et c'est même plutôt joli (ouai j'ai un train de retard).

Et… bha c'était vraiment cool comme jeu. Je ne savais pas qu'ils étaient passés sur un environnement open-world mais au final ça colle pas trop mal. C'est moins dépaysant qu'avant cela-dit mais ça passe.

La pauvre Lara prend cher dans ce jeu… Les quelques séquences de QTE sont nulles mais bon.

La maniabilité est super cool mais du coup faut avouer que niveau difficulté bha c'est pas choucard. c'est une vraie petite balade tranquilou.

Bon… du coup… est-ce que je me laisse tenter par le jeu Mad Max qui a été porté par Feral (je suis méga fan de ces films) ? Mouai 20€ un peu cher…

Software Inc.

Je me suis remis une ptite partie de Software Inc. C'est un jeu de gestion où l'on tient un studio de dev logiciel. On peut se spécialiser dans pas mal de type de logiciels différents et c'est plutôt pas mal fait.

Il y a déjà eu quelques jeux du genre qui restaient pas mal en surface, lui tente d'aller plus loin dans la gestion. Ça va de l'aménagement physique des locaux avec les meubles, l'équipement, les serveurs, l'éclairage, la gestion de la température, la cuisine en allant plus dans le cœur du sujet avec la gestion du personnel où l'on constitue différentes équipes avec leur spécialisation (marketing, design, dev, artistes) avec ensuite chacun leurs différentes branches.

Il faut choisir quels logiciels on utilise pour développer, sur quel OS on sort nos softs, est-ce qu'on fait du marketing à outrance, est-ce qu'on porte vers de nouvelles plateformes…

C'est pas mal du tout et pas si simple surtout les premières fois. Les graphismes sont sobres avec un style low-poly assez à la mode. Ça tourne super bien sur mon nunux et j'ai tendance à m'y laisser happer de très longues heures.

Musique

Deux morceaux calmes ce mois-ci.

What it is par Mark Knopfler

J'ai toujours aimé ce morceau super léger qui commence avec un ptit rythme semblant martial mais bam la guitare démarre et ça change du tout au tout. Je vous laisse écouter.

I Don't Know What Happened To The Kids Today par Labi Siffre

Un morceau qui monte continuellement. Découvert dans la série Misfits à l'époque, depuis il squate constamment ma playlist et il vient tout juste de démarrer quand je suis arrivé à cette partie de l'article :-)

Vous pouvez l'écouter ici

Nuxeries

Tiens je me suis demandé comment faire pour afficher du texte progressivement dans un script shell. J'ai bidouillé un premier truc avec ce ptit truc

hecho(){
  charseconds=${2:-"0.02"}
  for char in $(echo "$1" | fold -w1); do
    printf "%s" $char
    sleep "$charseconds"
  done
}

En gros ça prend une ligne de texte, l'éclate en caractère avec le fold -w1 et ça envoie les caractères un par un en attendant un peu entre chaque.

Ça marche bien sauf que ça n'aime pas les espace et encore moins les caractères d'échappements qui sont sur plusieurs caractères.

Du coup, j'ai demandé sur IRC aux grands anciens et forcément c'est à ce moment qu'on en est arrivé à la conclusion qu'il faudrait un outil qu'on puisse intercaler dans un pipe pour faire ça. Et là Ding Ding Ding. "Pipe" Il a fallu entendre ce mot pour que ça tilt. Quelle commande permet de voir un peu ce qui se passe dans un pipe ? pv aussi nommé pipe viewer .

À la base elle permet de voir à quelle vitesse ça transite dedans. Mais elle peut aussi limiter le débit. Du coup un simple cat truc | pv -q -L 30 et voilà on obtient le résulta escompté. Et bien entendu ça supporte les caractères à la con et les échappements.

Vidéos

Je sais plus trop comment, mais je suis tombé sur des vidéos de championnat de commissaire-priseur de bétail. Bon, c'est très américain du nord apparemment. Et c'est assez drôle à regarder.

Leurs performances sont assez stupéfiantes. Je pense qu'ils sont à même de rivaliser avec les logiciels de synthèse vocale pour les aveugles. Jetez-y un coup d'œil c'est atypique.

Vrac

Tenez bon confiné chez vous et n'hésitez pas à squatter les Internets (ça tiendra large la charge) si ça peut vous aider à vous sentir moins seuls.

La Cité Des Enfants Perdus

En voilà un film qui a de la gueule ! Sorti en 1995, cette perle du cinéma français est un vrai ptit bijoux.

Ce film est une réussite en tout point. L'histoire est originale, l'atmosphère excellente, visuellement c'est superbe, les acteurs ont de l'allure, c'est tordu/crasseux à souhait, les décors sont absolument superbes, les musiques accompagnent bien tout ça dans le ton. Ce film est vraiment atypique et a su devenir culte.

Il s'agit d'une nouvelle (enfin en 1995) collaboration entre Jeunet et Caro faisant suite à Delicatessen. On ne s'éloigne d'ailleurs pas trop de ce premier film. Ici, l'atmosphère est très appuyée, on retrouve pas mal des mêmes acteurs, bref c'est le même feeling global mais en plus verdâtre.

On est ce coup-ci dans une ville côtière où il semble faire à peu près tout le temps nuit. C'est tout humide de partout. Tout est fabriqué en feraille, aucune date n'est donnée mais ça ressemble à du premier quart du vingtième siècle. On voit pas mal d'objets à l'allure bien steampunk.

Dans la galerie de personnage on retrouve pèle-mèle : un homme de fort de foire, des siamoises, un tatoué chinois, un savant-fou amnésique, des clones, des orphelins, des cyclopes adeptes d'une secte, un cerveau dans son aquarium… Et le casting a eu le droit à de sacré trogne ce qui participe bien à l'ambiance du film.

Le film regorge de détails en tout genre à la fois dans les décors, mais aussi dans les décors superbes avec tout un tas d'accessoires fait sur-mesure. Toute l'esthétique visuelle du film est ultra travaillée. C'est un vrai régal pour les yeux. On a le droit à tout un tas de plan en très courte focale en gros plan de personnage donnant toujours un aspect dérangeant des personnages.

Faut dire que pas mals de personnages sont pas mal flippants :

  • Les siamoises abjectes à souhait mais délirantes dans leur façon d'être deux-en-un (surtout quand elles font à bouffer !).
  • Les cyclopes dans leurs grands impers moches avec leur caméra/œil bioniques steampunk
  • Le rêve des pères noels envahissant est un vrai nightmare fuel
  • Irvin est particulièrement horrible avec ses mimics amplifiant ses aspects dérangeants

Bref bref, l'histoire se déroule donc dans une ville où des enfants se font enlever mystérieusement. Notre personnage principal est un homme-fort se donnant en spectacle en train de péter des chaînes. Son tout petit petit frêre se fait enlever et va donc tenter de le retrouver avec l'aide de l'orpheline Miette.

Ce film mériterait une suite ou bien un film similaire avec ce même genre d'ambiance dans cet univers !

The Greasy Strangler

Et bhé… Que dire ?

C'est quoi encore que ce truc ? Ça sort d'où ?!

C'est assez déroutant, étrange, perturbant, intrigant, dérangeant, dégoutant, hypnotisant. Je ne pense pas qu'on puisse rester indemne à son visionnage.

L'histoire est toute simple, enfin … non. Quoi que si, un père et son fils vivent ensemble. Il y a un tueur en série le Greasy Strangler qui sévit dans les parages. Le fils tombe amoureux, le père aimerait goûter à cet amour. Les deux sont dans un business de visite guidée de la ville ayant pour thême le disco. Le père mange tous ses aliments à condition que ce soit détrempé de gras. Ils ont tous des acoutrements à coucher dehors. Ils traînent souvent en slibard (quand on est chanceux) ou avec rien (quand on est moins chanceux). Il s'avère que la relation père/fils est assez tumultueuse. Le meilleur ami du fils est un mec qui se balade avec un faux groin. Le meilleur ami du père est un fan de disco aveugle tenant un truc de lavage de voiture.

Et avec tout ça, vous touiller tout. Et tentez de mettre ça dans l'ordre que vous voulez. Si c'est pas super cohérent c'est pas trop grave.

C'est un enchaînement de scène délurées globalement dérangeante. D'ailleurs si la nudité vous rebute vous pouvez éluder la moitié du film.

Ils ont eu un sacré délire sur les bites d'ailleurs. Un vrai régal !

Techniquement, on va pas se mentir c'est un film à petit budget. Mais, justement, c'est visuellement assez joli : les placements de caméra, le cadrage, les éclairages, tout ça est surprennament bien foutu. Ça n'a pas du tout l'air cheap. Et ça contribue à ce sentiment étrange quand on regarde le film. On est pas visuellement face à un nanar tout pourri mais bien devant un vrai film qui fait des efforts.

Les quelques effets visuels sont aussi vraiment pas mal fait (sauf les combinaisons qui sont un poil trop voyantes et du coup détonne avec le reste).

Bref, je sais pas trop quoi penser de ce film. Certains passages sont lourdingues de par leur humour de répétition qui dure un poil trop (et apparemment le premier montage c'était 45 minutes de plus pour les mêmes scènes. Mais d'autres scènes sont vraiment pas mal.

C'est un film que je pourrai pas recommander à grand monde. Il faut vraiment un esprit très ouvert et ne pas s'attendre à grand-chose. Mais il vaut quand même le coup au moins une fois.

Les alias SSH

Désolé désolé, j'ai oublié de vous écrire pendant ce confinement ces quelques jours. Me revoilà \o/

Bon je vous avoue que j'ai pas grand-chose pour vous occuper. J'ai fouillé fouillé (en vrai j'ai démarré l'ordi). Et comme d'hab quand il est démarré, j'ai lancé ma connexion ssh vers mon client IRC, démarré mon ptit script pour la musique et lancé mon navigateur web.

Et là, PAF ! Je me suis dit que je pourrai vous écrire à propos des alias SSH. J'en utilise pas mal, même presque tout le temps.

Dès que je dois me connecter plus de deux fois à une machine je me fais un alias. Mais pas un alias au sens shell, mais direct dans la conf de mon client ssh. Ça évite de retenir les détails et compagnie.

Les fichiers de confs OpenSSH

Bon là on va pas parler du protocole lui-même mais vraiment d'OpenSSH. Ça ne sera pas forcément valide avec les autres clients. Et je n'aborderai que la partie client.

La conf globale se trouve dans /etc/ssh/ssh_config . Ce que vous modifiez là-dedans sera appliqué à chaque connexion.

Ce fichier est commenté pour vous expliquer ça d'ailleurs. Vous pouvez vous amuser à mettre de la conf spécifique à un hôte là-dedans mais c'est pas trop le but. Il vaut mieux réserver ça à son fichier de conf personnel.

Le fichier de conf perso se trouve dans ~/.ssh/config . Il a la même syntaxe que le global mais ne s'applique qu'à votre utilisateur. Les options que vous définissez ici auront la priorité par rapport au fichier global. Et d'ailleurs si vous définissez des options directement dans la commande, elles auront la priorité par rapport aux fichiers.

La puissance des alias

En gros ce fichier va contenir plusieurs blocs de texte, chacun correspondant à un hôte vers lequel vous vous connecter. La syntaxe est dans ce genre :

Host le_nom_de_l'alias
	option valeur
	option valeur
	option valeur

Un exemple ultra basique :

Host n2
	hostname 10.0.0.253
	user root

Voilà, au lieu de me faire un ssh root@10.0.0.253 maintenant je fais ssh n2 et le tour est joué.

Dans les options les plus intéressantes à mettre dedans il y a :

  • le user parcequ'on se rapelle jamais duquel c'est.
  • le Port quand c'est pas celui par défaut.
  • le IdentityFile car j'imagine que vous avez plusieurs clés SSH différentes.
  • le hostname en y mettant l'IP comme ça même si le DNS est HS vous pourrez vous connecter en direct (me suis déjà brûlé).
  • les LocalForward et RemoteForward quand vous utilisez des tunnels via SSH pour pas les réécrire à chaque fois.

Bon si vous êtes aussi flemastucieux que moi, vous remarquerez vite qu'on peut jouer avec les asterisques. Je m'explique : j'ai pas mal d'alias pour me connecter à différents containers et je leur donne un ptit nom explicite où je préfixe le nom de l'hyperviseur.

Par exemple j'ai un l'hôte des containers qui s'apelle Z et dedans j'ai mon client irc pour chatter. Et bhé j'ai un alias Zchat, tout comme j'ai aussi Zbackup mais aussi Zmail … Et bien, figurez-vous que c'est cool d'écrire ssh Zchat mais c'est encore trop long, du coup dans le fichier config j'ai fait un alias comme ça :

Host zc*
	# Z-Chat
	option valeur
	option valeur

Comme ça je peux écrire ssh zchat ou bien ssh zcatacombes_du_net, vous voyez le genre. Je peux tout aussi bien me contenter de ssh zc. Bon c'est une mini-ruse de flemmard j'en conviens, on peut se contenter de définir zc mais quand on a utilisé zchat pendant des années ça permet de faire une transition en douceur.


Voilà n'hésitez pas à abuser de ces alias ssh ça libère la mémoire et ça accélère un poil les affaires et ça permet d'utiliser différentes clé sans se contraindre.

Bon, voilà, c'était léger aujourd'hui. C'est le bon moment pour aller faire un tour dehors… ha bha non.

Kernel Mainline sur Odroid N2 vol.2

Suite de l'épisode précédent

Il y a un TL;DR à la fin.

UART

Bon, je me suis armé d'un câble UART > USB. Ce petit câble va me permettre d'avoir un accès console dès le démarrage de la ptite SBC. Je vais donc pouvoir voir ce qu'elle fait réellement quand elle ne boot pas.

Bon du coup je m'installe minicom et je lui crée un ptit fichier de conf qui va bien.

/etc/minicom/minirc.odroid
# Machine-generated file - use "minicom -s" to change parameters.
pu port             /dev/ttyUSB0
pu pprog9           /usr/bin/ascii-xfr -dsv
pu pname9           /YUNYNascii
pu downdir          /tmp/TTYUSB-Downloads
pu rtscts           No
pu xonxoff          Yes

Bon maintenant quand je veux m'y connecter j'ai plus qu'à minicom odroid et hop.

Un premier test sur l'odroid C2, nickel, ça fait ses ptits trucs, c'est cool ça fonctionne.

Allez, je recopie le blog sur une autre machine, j'y fous un nginx, le certif, sur le routeur je nat le port vers cette nouvelle machine. C'est bon je peux couper la N2 un peu plus longuement. J'ai quand même mon instance Pleroma coupée ainsi que mon TTRSS, du DNS et mon bot IRC… bref c'est pas super impactant non plus mais si ça pouvait ne pas s'éterniser ça m'arrange.

Allez c'est parti pour un premier boot sur le kernel 4.9 blobbé. Effectivement au démarrage j'ai le temps de voir passer un peu de truc made in uboot.

Reprise une semaine plus tard

Allez je ré-édite le boot.ini pour remettre ce que j'avais laissé en commentaire la fois précédente. Et on fait un reboot.

Hmmm j'ai pas gardé les logs c'est dommage ça aurait été pas mal mais en gros uboot râle que le CRC du kernel est pas bon. Voilà… Bon je sais pas trop pourquoi, est-ce le transfert de fichier qui a merdé ou autre je ne sais pas.

Bon, je redégaine l'article gentoo pour la n2 et je recommence de 0. Je rechope les sources du kernel, je choppe le compilo qui va bien.

Je fous les variables d'environnement qu'il faut pour crosscompiler vers du Arm64. Je modifie les quelques options indiquées sur la page du wiki, je compile et je touille le truc pour le passer en … bha je sais pas trop exactement ce que c'est mais en un format utilisable par uboot. Je copie ça sur la SD, je choppe le DTB qui est le fichier représentant l'architecture matérielle de la board afin que le kernel puisse bosser convenablement. Le fichier est présent dans les sources du kernel dans arch/arm64/boot/amlogic/meson-g12b-odroid-n2.dtb .

Je tente de booter et là en fait, je tente d'un peu mieux apprivoiser uboot.

Uboot

Lors du boot on peut marteler Enter pour arriver à un shell avec quelques commandes permettant d'outrepasser le fichier de conf (qui n'est même pas lu à ce stade). Et là déception ce shell est vraiment très minimaliste, j'ai pas trouvé d'éditeur de texte, bon je m'y attendais mais c'est pas trop grave. Je ne trouve pas non plus de quoi lire un fichier.

Il y a bien la commande ls qui nécessite par contre une syntaxe un chouilla particulière vu qu'il n'y a pas de système de fichier racine encore à ce moment. Du coup faut d'abord lui indiquer sur quel appareil lire (la mmc dans mon cas), ensuite quelle partition ( :1 pour la partoche boot).

Quand on charge un kernel en mémoire, si jamais on s'est planté, on peut en charger un autre sans rien faire de particulier. C'est une ptite info qui m'inquiétait avec mes gros doigts qui ripent…

Bon, j'ai de quoi me débrouiller légèrement avec uboot désormais je vais pouvoir m'atteler à la suite.

Ce coup-ci c'est la bonne pour uboot !

Bref, première chose à faire c'est s'assurrer qu'on demande bien au kernel de chopper la bonne partition.

Je me suis fait un mini fichier boot.ini contenant le strict nécessaire pour booter.

boot.ini minimal
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setenv condev "console=ttyS*,115200n8"
setenv bootargs "root=/dev/mmcblk0p2 rootwait rw console=ttyAML0,115200 clk_ignore_unused"
setenv dtb_loadaddr "0x1000000"
setenv kernel_loadaddr "0x01080000"
fatload mmc ${devno}:1 ${dtb_loadaddr} meson-g12b-odroid-n2.dtb
fatload mmc ${devno}:1 ${kernel_loadaddr} uImage
fdt addr ${dtb_loadaddr}
bootm ${kernel_loadaddr} - ${dtb_loadaddr}
  • 1: On déclare une variable indispensable à uboot, j'ai essayé sans, je me suis brûlé.
  • 2: On définit les options qui seront données au kernel
  • 3 et 4 : Déclaration de variables pour les adresses mémoires, on peut s'en passer et les mettre direct en dur dans les commandes suivantes mais pourquoi pas ?
  • 5 : La commande fatload charge depuis un device (mmc) en lisant une partition au choix (:1) pour mettre en mémoire à l'adresse voulue (${dtb_loadaddr}) le fichier spécifié (meson-g12b-odroid-n2.dtb). Donc là on charge le dtb en ram.
  • 6 : pareil qu'au-dessus mais pour le kernel ce coup-ci.
  • 7 : celle-là m'est un peu mystérieuse. J'imagine que cette commande lit le dtb et probablement qu'elle initialise le matos mais j'en suis clairement pas sûr.
  • 8 : la commande bootm est celle lançant le boot en lisant les adresses mémoires qui vont bien.

Le dtb est en fait la description matérielle de la SBC. Ça veut dire qu'en théorie ça ne change pas, sauf que celle fournie par le kernel officielle utilise des drivers particuliers qui sont différents du kernel mainline, donc il me faut un nouveau dtb pour le mainline. À l'avenir, ce fichier ne devrait plus changer cela dit.

Voilà voilà.

Avec ça, plus besoin de tripoter cette partie.

La bataille du kernel !

Bon je vous la fais courte : j'ai commencé à compiler un kernel tout droit sorti de git. Mais j'avais des erreurs de merde concernant rcu et tout… J'ai galeré cherché et tout et il s'avère que j'ai vraiment pas eu de bol. Il y a un léger bug trouvé depuis hier et j'étais en plein dedans.

Bon, après une heure de perdue, retour à la case kernel.org. Je choppe le dernier stable donc un 5.5.10 .

Tiens d'ailleurs un truc que j'ai appris c'est que les options présentes dans le make menuconfig changent en fonction de la variable d'environnement ARCH. Du coup en définissant ARCH=arm64 on a tout un set d'options qui changent.

Fast Forward, je choppe le fichier .config d' ArmBian histoire d'avoir un préset pas dégueu. Je le compile sans erreur.

Je refais la manip pour le rendre compatible avec uboot. Après réflexion je pense que ça y colle quelques métadonnées, comme par-exemple un CRC, les adresses mémoires, quel type de kernel c'est afin qu'uboot puisse faire quelques tests avant de charger le truc à l'aveugle. La commande pour ça est donc mkimage -A arm64 -O linux -T kernel -C none -a "0x1080000" -e "0x1080000" -n "$(make kernelrelease)" -d arch/arm64/boot/Image ../uImage .

Il reste quand même les modules à transférer. La ptite feinte c'est de monter (soit carrément la mmc sur l'ordi ou via sshfs si elle tourne) et de faire un ptit make modules_install ARCH=arm64 INSTALL_MOD_PATH=/mnt/n2 .

Bon… moment de vérité. On reboot.

Et … ça marche \o/ . Bon ça m'a pris beaucoup d'essai et près d'une heure et demi mais ça fonctionne j'ai booté sur un kernel mainline sur l'odroid N2 !

Bon bha maintenant je refais pareil, mais je modifie le .config du kernel afin de dégager pas mal d'options inutiles pour moi. Je vous le mets ici

Voilà c'était mon ptit voyage de découverte dans le monde du boot chez ARM. À première vu uboot fait peur avec ses adresses mémoires et tout, mais au final c'est pas si horrible que ça. J'aurai appris pas mal de chose et maintenant j'ai ma ptite SBC favorite avec un kernel tout libre et des mises à jour assurée pour des lustres.

TL;DR

  • Choper les sources du kernel depuis kernel.org
  • export ARCH=arm64
  • export CROSS_COMPILE=aarch64-linux-gnu-
  • export PATH=/chemin/vers/gcc-linaro-6.3.1-2017.02-x86_64_aarch64-linux-gnu/bin/:$PATH
  • Choper un .config adapté à la N2 (ou le faire soi-même)
  • Compiler un joli kernel avec make -j32
  • mkimage -A arm64 -O linux -T kernel -C none -a “0x1080000” -e “0x1080000” -n “$(make kernelrelease)” -d arch/arm64/boot/Image ../uImage
  • Transferer les modules (en s'aidant de make modules_install ARCH=arm64 INSTALL_MOD_PATH=../modules)
  • Transferer également le kernel au format uImage à placer dans la partoche de boot de la SBC
  • Créer un boot.ini
  • Copier le dtb trouvable dans les sources du kernel : arch/arm64/boot-dts/amlogic/meson-g12b-odroid-n2.dtb
  • Et booter !

Confinement : Recâbler sa tanière

Bon en ces temps de confinement, faut parvenir à s'occuper (et si en plus ça peut aussi vous divertir un peu, tant mieux). Du coup j'ai entrepris (au bout de deux ans) d'améliorer un peu mon câblage réseau à la maison.

J'ai deux gros câbles dans le salon qui font le tout le tour le long du mur. Le but est de relier les deux datacenter du salon :

  • Le premier est un meuble contenant la fibre, le routeur, un switch (où sont raccordés les ordis).
  • Le second est la tanière où se trouvent les SBC, disques durs, un switch.

Grosse infra vous dis-je !

Bref, j'avais tiré un double câble réseau et je l'avais serti direct comme un sagouin. Le souci c'est que c'est pas du câble de brassage, il est très rigide et supporte assez peu les torsions. Du coup une pauvre SBC, du haut de ses quelques grammes a tendance à se faire balader par ce câble.

Bref, fallait agir !

Allez on s'arme de ciseaux et de connecteurs RJ45 femelles mais surtout un testeur de câble (plus dur à trouver je vous l'accorde).

Photo de la tanière avec les SBC et les gros câbles violet en question

Voilà donc la tanière, et le câble violet bien épais et rigide

(Il manque l'odroid N2 sur la photo car elle est actuellement en bidouillage intensif sur le bureau).

Donc la première étape consiste à dégager le connecteur mâle. On va y mettre un connecteur femelle (le grand remplacement vous dis-je !).

Donc snip snip, on place la première partie du connecteur femelle.

On voit les 8 fils de couleurs différentes passés à l'intérieur d'une sorte de bague

Pas trop long sinon ça rentre pas, pas trop court sinon… ça rentre pas

Bon maintenant il faut séparer les 8 fils qu'on va devoir mettre dans le bon ordre. Faut faire gaffe à ne pas abîmer les fils qui sont assez petits et légèrement cassant une fois sorti de leur gaine et blindage.

Bon maintenant faut placer chacun des fils dans sa petite encoche. C'est assez chiant quand on est peu manuel avec une légère tremblotte.

Faut pas hésiter à repousser un en arrière la gaine qui aura tendance à gêner. Une fois tous les fils biens calés, fait bien faire en sorte qu'ils ne bougent pas et que l'excédent à été bien coupé.

On a rassemblé le ptit réceptacle des fils dans le reste du connecteur

Faut couper le surplus en veillant bien à ce que ça ne bouge pas puis enfoncer les deux parties ensembles.

Une fois les deux morceaux ensemble, on rabat les deux ptits bras l'un dans l'autre histoire que ça ne se rouvre pas.

Le connecteur est refermé, presque prêt à l'emploi.

Voilà le rendu final. C'est propre et ça peut se clipser dans une prise murale ou un bandeau de prise.

Bien entendu j'ai pas de bandeau de prise ni de prise mural donc pour l'instant ça devrait rester à cet état.

Il faut bien entendu s'assurer que ça fonctionne avec un ptit testeur de câble. Le but du jeu c'est que les 8 fils du connecteur soit dans le bon ordre.

Un testeur de câble indique que l'ordre des fils ne correspond pas.

Là c'est typiquement pas le cas. La paire 1 et 3 est inversée ainsi que la 2 et la 6.

Dans ces cas-là, pas de miracle, on rouvre, on coupe on recommence. On peut tenter de bidouiller et intervertir les erreurs mais faut être doué et malheureusement les fils seront fragilisés ce qui n'est pas cool du tout.

On s'y reprend pour cinq minutes et on arrive à ce résultat.

Le testeur de câble indique que tout est OK

On voit que la longueur a légèrement diminuée et surtout que tout est bien raccord.

Voilà pour le mini-bricolage du jour.

Kernel Mainline sur Odroid N2 vol.1

L'odroid N2 est une petite SBC très puissante. C'est mon ptit serveur à la maison qui héberge une bonne partie de mes services.

Elle utilise de base un vieux kernel blobbé. C'est un kernel linux qui a déjà pas mal de versions de retard et qui utilise des drivers proprios pour certains morceaux. C'est cool ça fonctionne et tout, mais d'un point de vue évolutivité c'est vraiment pas cool. Et niveau sécurité c'est pas top.

Mais j'avais entendu des rumeurs. Des rumeurs comme quoi il est maintenant possible de faire tourner cette petite bête sur un kernel mainline sans blob. Et ça, c'est la méga classe. Un kernel mainline, ça veut dire un kernel normal, sans modif particulière, le truc classique sans modification. C'est assez rare chez les SBC et je dois vous avouer que j'espérais très fort que ça soit effectivement le cas lorsque je l'ai acheté.

Chez Hardkernel (le fabricant), contrairement à beaucoup d'autres, ils assurent pas mal le suivi de leurs bestioles et tentent autant que possible d'avoir un support mainline (sans hack, sans blob si possible).

Bref, avec ce temps libre qui s'offre à moi, j'ai voulu tenter l'aventure !

Bon j'ai commencé à la bourrin en choppant l'emmc, pour l'enficher dans son adaptateur microSD, que je fous dans l'adaptateur SD que je fous dans le lecteur usb de mon ordi. Je colle un kernel que j'ai compilé en suivant des instructions, je trifouille le boot.ini. Je serre les doigts et croise les fesses. Je refous ça sur la board, je branche et je lance un ping en espérant chopper une réponse de sa part.

 

 

C'est long, là non ?

 

C'est ptet normal que ça prenne plus de temps pour booter que le kernel tout optimisé, non ?

 

Bon, j'arrête de me voiler la face, ça marche pas.

Bon je rechoppe l'emmc pour la coller dans mon ordi. Là je vois, que le kernel peut décider de ne pas booter si il n'a pas un ptit argument qui va bien. Bon, ça doit être ça. Je reserre les doigts et recroise les fesses.

 

Bon bha ça n'a pas l'air mieux.

C'est pas possible cette méthode. C'est du bruteforce débile à l'aveugle.

C'est vraiment des manips que je ne maîtrise pas trop. Le monde ARM c'est bien gentil matériellement mais logiciellement c'est vraiment le Far West. Il faut un kernel, éventuellement un initrd, mais surtout il faut rajouter un dtb ou dts, le bootloader c'est pas un bon vieux grub mais uboot. On peut pas lui filer juste le kernel à l'arrache comme ça, il faut y faire une modif, puis charger ça a des adresses mémoires particulières. Pour le moment c'est vraiment abscons pour moi.

J'ai la main sur à peu près rien, je suis bien loin de ma zone de confort. C'est un échec, je m'avoue vaincu.

Allez, je refous le kernel d'origine et je remets le boot.ini comme il faut. C'est dommage.

Uncut Gems

Ce film m'a fait un double effet. Une bonne partie du film, le héros prend une très grosse part du film. Et … bha … il est vraiment insupportable.

Ce personnage est relou au possible et a un comportement des plus déplorable. Constamment on a envie qu'il se fasse calmer/maîtriser/contrôler/ramener à la raison. Adam Sandler n'est pas un acteur que j'apprécie, car faut quand même avouer qu'il a une filmographie bien pourrie. Mais là, j'ai eu l'impression de voir un Al Pacino survolté tout droit sorti de Scarface le côté violence physique en moins.

Le film donne l'impression qu'on est pas face à un rise and fall mais juste un fall. Le personnage s'embourbe progressivement dans ses magouilles, dans sa vie de famille, dans ses relations, dans ses ennuis de pognon. On sent qu'il joue constamment sur le fil avec les gens au risque que ça lui pète à la gueule. Et ça lui pète à la gueule.

Et malgré tout ça, si on parvient à faire l'effort d'accrocher. Il arrive un moment vers la fin, où j'ai fini par apprécier le personnage et à vouloir qu'il s'en sorte. Et pourtant je le déteste mais c'est plus fort que moi.

Je suis arrivé au second où j'ai vraiment bien apprécié le film. Sauf que pas de bol on est plus très loin de la fin du film déjà.

C'était vraiment très très bon. Et maintenant, je reluque un peu les crédits et j'aperçois qu'il y a Martin Scorsese en producteur executif. Et bha, ouai ça se comprend.

C'est de la magouille, avec des bijoux, des ventes aux enchères, des paris, bookmakers, gage, des gangsters… Des thêmes assez courants dans sa filmo.

C'est le film ayant rapporté le plus de pognon à la société A24 (ça va faire plaisir à quelqu'un ça).

Le film est assez joli esthétiquement, avec du grain, de belles lumières (wow dans la boite de nuit, c'est la folie ce rendu). Il y a assez peu de musique mais elle est super cool avec des sonorités assez proche de Richard Vreeland (Disasterpeace). Elle contraste vraiment beaucoup avec l'impression de vitesse et de perte de contrôle du film.

Voilà c'était un super film malgré ce sentiment étrange vis-à-vis du personnage principal.

Collaborer à l'aveugle sur un sondage

Bon maintenant qu'une bonne partie de la France est confinée, il faut s'occuper. Je ne vous cache pas que mon activité sur IRC et le Fédiverse s'est pas mal intensifiée :-°

Sur le Fediverse, on peut créer des ptits sondages où les gens votent. Et du coup j'ai eu envie de voir si le peuple du Fédiverse pouvait collaborer aveuglément sur deux idées à la con :

Votez pour la suggestion ayant le moins de vote !

et

Votez pour la suggestion ayant le plus de vote !

La subtilité étant que l'on ne peut voir les résultats du sondage qu'après avoir voté.

Bon, j'ai pas un super large audimat et je ne prétends absolument pas avoir forcément bien formulé le truc, ni même avoir appliquée une méthode bien rigoureuse. Mais je dois avouer que les résultats me semblent tout de même intéressants.

J'ai donc proposé aux gens les nombres de 0 à 9 afin d'avoir 10 possibilités. Biensûr il leur était possible de commenter avant de répondre, ou bien de poster leurs résultats mais tout s'est bien passé, les gens ont joué le jeu.

Je vous indique les résultats de manière textuelle en dessous

Votez pour le plus petit nombre de vote

Je vous indique les résultats de manière textuelle en dessous

Votez pour le plus grand nombre de vote


Concernant le sondage pour voter pour le plus grand nombre de vote les résultats sont les suivants :

153 votants

Proposition Nombre de vote
1 28%
2 5%
3 4%
4 3%
5 14%
6 10%
7 20%
8 6%
9 3%
0 7%

Je comprends parfaitement la stratégie de voter pour le premier résultat possible. Je comprends que toutes les autres options oscillent près des 5% de résultat mais je dois avouer que les résultats pour les valeurs 5, 6 et surtout 7 m'interrogent.

J'avais déjà entendu parlé de-ci de-là de l'attirance des gens pour le chiffre 7 sans jamais trop y croire et étonnament ça semble être vrai. Pourquoi ?


Concernant le sondage pour voter pour le plus petit nombre de vote les résultats sont les suivants :

356 votants

Proposition Nombre de vote
1 13%
2 8 %
3 10%
4 14%
5 6 %
6 9 %
7 11%
8 9 %
9 7 %
0 12%

Là, dans le cas parfait, chacune des propositions devrait avoir 10% de résultat et franchement on en est pas très éloigné. Je me demande même si avec beaucoup plus de votes on ne s'en serait pas très fortement approché.

Je me plante peut-être complètement, mais j'ai le sentiment que ça se rapproche pas trop mal d'un générateur de nombre aléatoire à peu près potable.

Conclusion

Bha je sais pas quoi en conclure.

Je ne suis pas statisticien ni sociologue ni pas grand-chose donc à vous d'en conclure ce que vous voulez.

Je vous invite à regarder le fil de discussion où ça s'est déroulé. Visiblement ça a amusé les gens et rien que ça c'est cool.

La nuit a dévoré le monde

C'est un film de zombie sorti un peu de nul part. J'en avais pas entendu parlé mais pourquoi pas en ces temps de pandémie.

Bref, on suit Sam qui se réveille dans un appart un lendemain de fête. Il est à peu près tout seul, du sang sur les murs et le sol. Il va donc tenter de survivre.

Et en fait le film aurait pu commencer sur un carton “This is how you died” tiré de Project Zomboid. Parcequ'en fait ça pourrait être une adaptation du jeu en film. Et si comme moi vous aimez le jeu, il y a des chances que vous accrochiez au film.

Le malheureux est donc en mode survie dans son immeuble. Il amasse la bouffe, cherche des armes, tente de s'occuper l'esprit, fait face à tous les agréments de ce genre d'apocalypse. Bref, Zomboid le côté craft en moins et le tout à Paris.

Et étonamment pour un film de zombie, le héros ne prend pas toutes les décisions les plus pourries. Non c'est même plutôt cohérent avec des décisions à peu près réflêchies avec l'état d'esprit qui évolue avec le temps et les circonstances et la santé mentale qui se dégrade.

Le film est assez lent, assez austère mais ça reste quand même un film à petit budget… Et mine de rien ça participe aussi à cette ambiance de fin du monde pas très spectaculaire.

Par contre les quelques dialogues… meh. Au final on s'en serait passé aisément.

Les zombies sont plutôt bien fait et l'esthétique gore est très présente mais pas non plus ultra poussée. Le film est interdit au moins de 16 ans et pourtant est assez soft à mon goût.

Voilà c'était un instant sympa.

Mon ptit backup avec Rsnapshot

J'ai raté le coche mais voilà : il est important d'avoir un backup de ses données. D'autant plus pour les données que vous ne pourrez par retrouver ailleurs.

D'ailleurs le RAID, ce n'est pas un backup. Voilà ça c'est dit. Et aussi testez la restauration de vos données régulièrement histoire d'être sûr de vous. Ça aussi c'est dit.

Dans mon cas j'ai différents types de données à backupper à la maison.

  • A) les données précieuses introuvables ailleurs : les photos et les papiers. J'ai pas envie que ça se balade en clair partout et je ne peux absolument pas les retrouver ailleurs.
  • B) les données chiantes mais pas non plus capitales : ce sont des données uniques qui servent pour le fonctionnement. C'est par exemple des fichiers de configuration, les base de données de différents services, les mails, mon blog.
  • C) les données que j'aime bien ne pas perdre mais qui … bha … au pire ça se retrouve ailleurs. C'est typiquement les partitions systèmes. Si je le perds faut réinstaller et tout, ça bouffe du temps mais bon…
  • D) les données que j'aime bien mais qui sont rechoppable au pire. Ce sont les fichiers… multimédias *wink wink*.

Les volumétries sont variées. Le D c'est immense, donc on oublie de backup.

Pour le A, c'est non négociable, je dois le sauver coûte que coûte. Le B c'est au final assez petit, je peux très facilement le stocker et le C… je vais pas tout backuper (pas mon ordi par exemple) mais les SBC ouaip.

Pour le A, je peux cependant recompresser les données (ce que j'ai déjà détaillé il y a un bail, ce qui m'a permis de réduire énormément le volume nécessaire). Pour le B et le C c'est principalement du texte, donc si c'est stocké sur un système de fichier malin (qui compresse) ça va le faire.

Où je sauvegarde

C'est assez peu courant mais j'ai choisi de mettre ça dans mon routeur sur un SSD en msata. Ça tourne dans un conteneur Alpine avec rien d'autre que cron, rsync, rsnapshot et ssh d'installé.

Ça bouffe 25Mo de ram quand ça bosse pas donc c'est parfait.

J'ai un second backup sur une odroid hc2 dans mon appart.

J'ai un troisième backup sur une odroid hc2 chez ma mère.

J'ai un dernier backup chez C14 que ne met à jour que très rarement à partir d'un backup du routeur, que je rapatrie au préalable sur mon ordi, je vérifie quelques fichiers, je chiffre puis j'upload.

Je pense être à peu près safe.

Rsnapshot : le papy autonome

Ça fait maintenant près de dix ans que je l'utilise. Il n'est pas moderne. Il n'a pas toutes les fonctionnalités de Borg.

Cela-dit, il n'est en vrai qu'un bout de perl pour servir d'interface (pas graphique) à rsync. Il n'offre pas de crypto, donc pas de chiffrement. D'ailleurs exit la déduplication également (enfin pas totalement non plus).

Il marche aussi bien en local (peu d'intéret) qu'en mode serveur. C'est d'ailleurs ce point que j'adore : il n'a besoin que de ssh et rsync sur les clients. Bref, que deux ptits outils disponibles partout.

Le gros de la conf consiste à choisir la rétention des backup, la définition des différents backup. Il ne reste plus qu'à s'appuyer sur cron pour déclencher le truc.

Conf basique

Une fois que vous l'aurez installé, vous aurez un fichier de conf par défaut. Si votre distro est pas trop pourri, il devrait être pas mal commenté. Ça fait office de doc.

Le truc à savoir c'est qu'il a une syntaxe tatillonne : Il faut utiliser des tabs pour séparer les arguments ! Une fois ce détail maîtrisé ça devrait le faire.

Je vous laisse vous balader dans le fichier de conf.

Les options que j'aime bien :

  • snapshot_root : l'endroit qui servira de racine à tous les backup
  • no_create_root: si jamais l'option du dessus se trouve être sur un support amovible cette option vous évitera une catastrophe si jamais vous avez oublié d'installer le média nécessaire.
  • cmd_preexec et cmd_postexec : ça permet de lancer des scripts en début et fin de backup. Je m'en sers pour les notifs vers irc.
  • retain : c'est là que vous indiquerez la rétention de vos différents backup
  • one_fs : histoire de pas dérouler l'arbre des montages.

Définition d'un backup

Alors déjà vous allez devoir définir les intervales. Bon c'est un peu … comment dire … particulier.

C'est pas vraiment un intervale de temps. C'est plus un nom générique mais c'est vrai que souvent on retrouve les noms usuels du genre "daily"/"weekly"/"monthly". Mais si vous ne déclenchez le backup "monthly" que tous les six mois… bha ça sera un backup bi-annuel et puis c'est tout. Du coup chez alpine (et j'ai gardé cette convention) ils les ont nommés "alpha", "beta", "gamma", "delta".

Perso j'utilise que le "alpha" et "beta", je n'ai pas besoin de plus.

Quand vous allez définir un backup, il faut déjà s'assurer d'être capable de pouvoir se connecter sans mot de passe à la machine désirée. Du coup ça veut dire utiliser des clés sans passphrase, d'ailleurs je vous avais déjà parlé de la sécurisation de clé SSH pour cela.

rsync ssh

Le backup classique qui consiste donc à copier les fichiers est au final assez simple.

backup root@hc2:/ hc2/

Pensez bien à utiliser des tabulations !

Donc là on indique de se connecter en tant que root sur la machine nommée hc2 (on peut mettre une ip, ou un nom complet) pour récupérer ce qui se trouve dans / et on stockera ça dans le dossier hc2/ (ouai je suis pas super inventif pour les noms). Bref là c'est un backup complet.


Un autre exemple :

backup root@n2:/ n2/ exclude=/var/lib/postgresql

Là on se connecte en tant que root à la machine n2 pour récupérer ce qui est dans / pour ranger ça dans n2/ mais ce coup-ci on zappe volontairement le dossier /var/lib/postgresql .


Un troisième et dernier exemple ! backup root@10.0.0.251:/storage c2/ +rsync_long_args=--rsync-path=/storage/.kodi/addons/virtual.network-tools/bin/rsync

Là on se connecte en tant que root sur la machine 10.0.0.251 pour sauvegarder ce qu'il se trouve dans /storage, on stocke ça dans c2/ et on rajoute la ptite option qui va bien (là c'est une option pour indiquer où se trouve rsync sur la machine distante car il ne se trouve pas dans le path).

Backup via script

Certaines données ne peuvent pas être simplement fait via rsync mais via un script. Ça peut être à peu près n'importe quoi comme script.

C'est souvent le cas pour les bases de données par exemple.

Dans mon cas j'ai un postgresql qui me sert entre autre pour mon instance ttrss et mon ptit pleroma et deux trois autres ptits trucs.

Là je passe par :

backup_script /usr/bin/ssh root@n2 "/usr/bin/pg_dumpall -Upostgres" > pg_dump.sql n2_postgres/

Vous comprenez vite qu'en vrai ce n'est pas un script mais juste une commande balancée à l'arrache :-) Ici le script se connecte en ssh pour lancer une commande de backup postgres. Le résultat n'est pas stocké sur la machine distante mais dans un dossier créé à l'occasion par rsnapshot qui ensuite balancera ça dans n2_postgres/ .

Mon but était d'épargné autant que possible le stockage de la machine distante (c'est une eMMC, c'est plus solide qu'une carte SD mais tout de même loin d'un disque classique ou ssd).

Tester / Lancer / Croner

Vous voulez voir si vous n'avez pas fait de connerie ? Rhaaa ayez un peu plus confiance en vous !

rsnapshot -t alpha

Là vous verrez toutes les commandes qui seront lancées. Vous pouvez même vous les noter et les lancer au cas par cas pour tester/débugguer.

Bon tout vous semble correct vous voulez déclencher un backup ?

rsnapshot alpha

Voilà ça va se dérouler devant vos yeux.

Bon bha maintenant il ne vous reste plus qu'à mettre cette commande dans votre cron pour que ça se déclenche à votre convenance.

Je lance ça une fois par semaine dans mon cas.

Où qu'elles sont les données ?!

Dans votre fichier de conf, vous avez défini la racine des backup, rendez-vous là-bas.

Vous aurez donc un dossier alpha.0, au prochain lancement il sera renommé alpha.1 et le nouveau backup sera lui alpha.0 . Quand vous aurez atteint votre nombre de backup, le plus ancien sera effacé.

Gardez à l'esprit que les fichiers ne sont pas réellement dupliqués entre les différents alpha.* . Les fichiers qui ne bougent pas d'un backup à l'autre ne sont en fait que des liens ce qui vous épargnera beaucoup de stockage. Vous pourrez donc en garder un bon paquet sans que ça n'ait un gros impact.

Par contre avec le calcul de l'espace peut parfois être un peu étrange et du coup supprimer un backup peut en vrai ne pas libérer autant de place que ce qu'il semble prendre.

L'intérieur de ces dossiers est directement consultable, vous pouvez donc aller simplement consulter un fichier, voir ne restaurer qu'un dossier par exemple. Et tout ça juste avec vos commandes classiques de votre shell, cp, mv et pourquoi pas un rsync.

Countdown

Bouh ! Voilà, vous n'aurez probablement pas plus peur maintenant que devant ce film.

C'est … mou … mauvais et peu inspiré.

Bon bha voilà le concept : une appli de tel qui donne une date annonçant votre mort. C'est vieux comme le web… Sauf que là… houuuuuu … c'est vrai !

On a des bouts de latin dans le code source de l'appli. L'appli contient toute la base de donnée de tout le monde avec la date de péremption. 60Go l'appli, mais elle s'installe en deux deux.

Ha et en fait c'est un démon ho et puis non une malédiction. Faudrait savoir.

Ha et si quelqu'un meurt avant son compte à rebours sa coupe la malédiction pour le monde entier…

Et qu'est-ce que c'est insipide niveau réal. C'est plat. 0 suprise.

Et ça tease une suite à la fin mais please, no.

Encore une odroid HC2 !

Encore une ?!

Je vais encore ajouter une ptite odroid dans mon harem. Ce coup-ci elle ne sera pas à la maison mais un peu éloignée à la campagne. Le but est de remplacer un disque dur externe mal en point. Et tant qu'à remplacer un disque dur à l'agonie autant en mettre un vrai, plus robuste en réseau.

Mais pourquoi toute une Odroid ?

Le disque dur externe ne servait à peu près jamais en mobilité mais à 95% pour du backup. Du coup je me suis dit que ça ferait une pierre deux coups : un disque pour le backup maternelle et … un disque pour mon backup. Et pour ça, une Odroid HC2 c'est nickel : c'est tout petit, ça fait pas de bruit, ça consomme vraiment rien, le disque est bien au frais, c'est juste un peu moche (pas selon mes critères cela dit).

En plus ça me permettra de faire l'occasionnel SAV plus facilement qu'en passant par TeamViewer. Même si j'en ai de moins en moins besoin, c'est toujours chiant.

Objectif

Du coup le but, c'est de monter une ptite Alpine Linux dessus, y installer un skeudur, Samba et voilà pour le moment. J'ai opté pour un skeudur de 4To qui sera tranquille pour au moins dix ans vu la volumétrie à stocker… Une ptite carte SD de 64Go (vu le prix, prendre moins aurait été con).

Comme d'hab je choisis Alpine car c'est tout ptit, la surface d'attaque est minimale. Le risque de bug est d'autant plus amenuisé, que je n'utiliserai quasiment aucun soft. Je me contenterai vraiment du strict minimum. Les updates seront rares et très rapides.

Je n'exposerai rien sur les Internets en plus. Moins de risque de mauvaise surprise.

Une fois qu'elle aura mis le gros de ses données dessus, selon la volumétrie, j'en ferai un backup versionné chez moi. Comme ça, même en cas de crypto locker vorace, je devrais être à même d'avoir une version clean des données.

Retroussage de manches

Au début j'ai voulu faire le gros flemmard en faisant un gros dd du début de la carte SD de l'odroid existante. Puis vu les débits pitoyables j'ai capitulé.

Je me suis donc rabattu sur une option à peine plus complexe : j'ai déjà une hc2 à la maison, je vous avais raconté son installation à l'époque. Du coup, bha j'ai pas refait pareil mais en sautant les étapes du rootfs !

  • J'ai créé une partition sur la carte SD en ext4 (le moins d'emmerde à court terme).
  • Dessus, j'ai juste passé un coup de rsync depuis l'HC2 qui tourne actuellement.
  • J'ai ensuite remis les bouts du bootloader à base de /boot/sd_fusing.sh /dev/sdi.
  • Une fois fait j'ai corrigé customisé deux trois trucs (la conf réseau, le hostname, généré des clés ssh).
  • Le moment crucial de coller la SD dans la nouvelle Odroid.

L'accès réseau à distance

Bon, ma mère, avoir une machine dispo en SSH, ça lui fait une belle jambe. Et installer les mises à jour et tout ça va clairement pas lui plaire. Du coup, non seulement je vais lui offrir la SBC, mais la lui installer et surtout lui maintenir (“I'm a generous god”).

Du coup, il va me falloir un accès distant sécurisé. Bon, je mets ça en place aujourd'hui, je croise les doigts pour que ça tienne mais je vais tenter de faire un truc le plus simple possible pour que ça ait le moins de chance de casser possible. Je dois tout préparer en amont pour n'avoir qu'à brancher chez elle.

VPN

La première idée est de partir sur un VPN. Si je le fais ça sera à base de Wireguard, sauf que bon, le kernel du truc est plutôt du genre pré-colombien… du coup on peut oublier. Et je compte pas mettre autre chose niveau VPN.

Accès SSH

La seconde idée c'est l'accès SSH direct. L'idée me plait sauf que bon, je sais pas trop comment fonctionne sa connexion. Est-ce qu'elle est en IP dynamique ? fixe ? NAT ? CGN ? Bref, plein de risque que ça ne marche pas où qu'il faille tripotter son routeur et tout. Et ça sans avoir la certitude qu'à la première update du routeur ça se fasse jarter. Bref, ça ne m'enchante pas et j'ai pas super confiance.

Tunnel SSH inversé

La troisième idée c'est l'accès SSH inverse. Ouaip. Ça ne veut rien dire. En gros, c'est l'Odroid qui va initier la connexion et non l'inverse. Mais du coup par quelle diablerie ça fonctionne ?

Et bien, ma ptite dame je vous le dit tout de go, ça sera facile et automatique. Et comment ça fonctionne ? Par la magie d'un tunnel TCP et d'une connexion automatique de SSH. Et tout ça pour le prix d'un seul logiciel du doux nom de AutoSSH.

Et c'est cette solution qui est choisie !

AutoSSH

Ce petit logiciel est super simple, il initie une connexion SSH. Et dès qu'elle pète, il recommence. Voilà, ça ne fait que ça.

Donc si jamais la connexion déconne, si le serveur déconne ou autre, dès que ça sera de nouveau opérationnel, la connexion sera rétablie. C'est super pratique. Le seul inconvénient, c'est qu'Alpine ne fournit pas le ptit fichier d'init nécessaire pour OpenRC. Mais vous allez voir que c'est super simple.

/etc/init.d/autossh
#!/sbin/openrc-run

name="AutoSSH"
command="/usr/bin/autossh"
command_args="-M 0 -f -NR localhost:23:localhost:22 user@serveur"
command_user="root"

depend() {
        need net localmount
}

Le premier tour de force c'est de lancer ça au boot et le fait qu'autossh s'acharne à ce que ce soit tout le temps up.

La seconde partie de la magie réside dans le tunnel qui est défini par -R localhost:23:localhost:22. Cette option de SSH indique que le port localhost:23 sur le serveur SSH, est relié au port localhost:22 du client.

Dans ce cas, les deux occurences de localhost n'indiquent pas la même machine. Le premier est le localhost du serveur, potentiellement, on peut ne pas le mettre, ce qui aurait pour conséquence que l'entrée du tunnel serait disponible sur toutes les interfaces réseau du serveur SSH. Ça voudrait dire que n'importe qui tentant une connexion SSH sur le port 23 du serveur arriverait réellement sur le port 22 de l'odroid. Perso, je préfère restreindre ça uniquement aux connexions provenant de localhost (donc le serveur). Le second localhost est l'odroid du coup.

Bref, avec ce petit montage, je suis à peu près sûr de toujours parvenir à récupérer la main sur la machine. Il me suffira de me connecter au serveur intermédiaire et sur celui-ci de me connecter avec ssh -p 23 root@localhost ce qui me connectera via le tunnel à l'odroid.

Samba

Bon, un ptit partage Samba des plus basique.

Je crée un utilisateur nunux, un utilisateur samba avec le même nom avec smbpasswd -a lutilisateur. Dans le montage, je file le dossier du skeudur à lutilisateur avec chown lutilisateur:lutilisateur /mnt/sata/samba -R.

Le fichier de conf Samba qui va avec :

/etc/samba/smb.conf
[global]
 workgroup            = WORKGROUP
 force user           = lutilisateur
 bind interfaces only = yes

[skeudur]
 browseable = yes
 writeable  = yes
 path       = /mnt/sata/samba

Voilà, il ne devrait plus qu'à le rajouter dans le Window.

Trouver l'IP

Bon et si SSH a un souci ? Peu probable mais ça pourrait arriver. Un problème de clé ou le serveur ssh qui déconne.

Ça serait pas mal si je pouvais avoir ne serait-ce que l'IP. Du coup, j'ai pondu un ptit script d'une ligne à foutre dans le cron.

Le but est juste de faire une connexion http comme ça on récupère dans les logs du serveur web (une autre machine que le serveur SSH, comme ça c'est plus redondant).

Donc un ptit wget http://ip.du.serveur -O /dev/null -q . C'est chouette, avec ça je pourrai trouver l'adresse IP publique que la machine va utiliser.

Pas mal, pas mal du tout mais… Et si on chopait aussi les IP locales et tout ?

Allez j'arrête le teasing : wget http://ip.du.serveur -O /dev/null -q -U odroid-$(ip a s eth0 | grep inet | awk '{print $2}' | tr '\n' '-') et voilà. On récolte toutes les IP directement assignées à eth0 (donc pas d'IPv4 publique, mais on l'a via le log.

Voilà c'était la ptite ruse de sioux.


Bon bha ça c'est fait. Reste le plus difficile : configurer le windows. Configurer le décodeur TV de la freebox, pour pouvoir y accéder.

Et expliquer un peu comment ça marche :-)

Doctor Sleep

La suite de Shining. Voilà rien qu'avec ça on sait que ça va être compliqué.

Dur de passer après ce premier film surtout quarante ans plus tard. Dur de passer après le bouquin qui diffère également du film. Dur de passer derrière Stanley Kubrick. Dur d'être raccord avec le film et les deux livres.

Déjà niveau continuité des acteurs, c'est pas mal du tout. Pour reprendre le rôle de maman Torrance on a Alex Essoe que je ne connaissais pas et qui visiblement en vrai est à des lustres de Shelley Duvall mais qui bien acoutrée/maquillée remplie pas mal le contrat (les ratiches mieux rangées tout de même). Pour reprendre papa Torrance par contre ils ont choisi Henry Thomas (Mike Flanagan oblige, il devait être de la partie) qui lui par contre est … pas vraiment ressemblant à mon goût malgré l'acoutrement et la pilosité similaire. Dick halloran est repris par Carl Lumbly qui est proche mais loin de coller tout de même. Et notre cher Danny est désormais incarné par Ewan McGregor, rien à redire, c'est plausible.

D'ailleurs sachez qu'on peut entrevoir Danny Lloyd qui était le vrai Danny Torrance à l'époque. Il apparait l'espace de quelques secondes pendant le match de baseball vers le début. Il porte désormais le bouc le petiou.

On a le droit à quelques scènes tirées du film de l'époque. Mais plutôt que de récupérer et retoucher les scènes d'origines, ils se sont fait chier à les refaire à l'identique avec les nouveaux acteurs. Ils ont juste repompé quelques plans à l'hélico qu'ils ont retaillés pour les adapter. Le résultat est sacrément troublant. Ça rend vraiment pas mal et c'est des plans souvent assez rapides ce qui laisse assez peu de temps pour voir la supercherie. Et mine de rien, toutes ces scènes ne sont pas juste gratuite pour titiller la fibre nostalgique des spectateurs.

Pourtant, c'est vrai que c'est facile : tout plein de séquences iconiques refont leur apparition. C'est ty pas chouette de revoir ça ? Revoir cette salle de bain verte avec sa vieille décrépie qui ferait mieux de se frotter un peu plus (d'ailleurs on retrouve cette même salle de bain dans la série Misfits dans l'épisode où Mr Grand Fromage jalouse la célébrité nouvellement acquise des Asbo 5). Aller boire un ptit coup dans la Golden Room ou bien se promener gaiement dans le labyrinthe de nuit avec un ptit tapis de neige… Toutes ces activités vous attendent à l'Overlook Hotel. Ils ont même recréé le bureau de l'entretien d'embauche de Shining ici.

Mais là où le film pourrait se complaire à ne faire que du fan service et à ne rien apporter de nouveau, l'histoire assez dense diffère radicalement du premier opus. On n'est pas dans un huis clôs oppressant, là on est face à une histoire bien plus surnaturelle. On en apprend un peu plus sur le pouvoir du shining puisque l'on en voit quelques variations différentes.

Ce coup-ci nous avons donc des ennemis, bien réels, tangibles, visibles de tous. Et c'est d'ailleurs à la fois sympa et à la fois un poil gênant. Le premier film était très … fantômatique. Là on a un groupe de gens avec des pouvoirs. La menace n'est pas du tout la même. On est donc face à une suite qui n'est pas dans le même genre de l'horreur. J'ai bien aimé, mais je comprends que ça puisse décevoir.

On est bien face à un film tiré de Stephen King, on retrouve un écrivain, l'alcool est pas mal présent, on a des références de droite et de gauche, on aperçoit de jolis champs de maïs… Dans les multiples références, on retrouve du Dark Tower, Firestarter et Dreamcatcher. Probablement d'autres que j'ai manqué mais par contre le coup du chat qui sent la mort arriver (son shining à lui) est tiré d'un vrai chat nommé Oscar.

Le film est vraiment très beau avec pas mal de scènes assez contemplatives. Et justement, le film n'hésite pas à prendre son temps. Il est très généreux sur ce point et c'est très plaisant. On est pas rushé dans de l'action, le contexte est posé calmement. Les personnages principaux ont le droit à leur backstory et tout.

Les scènes d'utilisation du shining sont fofolles. C'est super joli et sacrément bien fait. C'est visuellement une tuerie.

Mike Flanagan a vraiment super bien réussi le pari. C'est bien raccord avec le film. Ça tente même d'être un poil plus raccord que le film d'origine concernant l'Overlook. Et on retrouve ses acteurs fêtiches : le gamin d'ET, le géant touché d'acromégalie, le médecin, quasiment tout le Knot en fait, la ptite gamine du début…

Franchement ce réalisateur est excellent. Il commence à avoir une sacré filmographie. J'attendais beaucoup ce film en ayant quand même assez peur mais tout s'est bien passé.

Bonjour les visionnages

Voilà, ça y est. Je me lance après quelques mois de tergiversations et d'hésitations. Et même si "je me lance", je suis pas tout à fait sûr que ce soit une bonne idée mais bon.

Voilà c'est fait. Si vous voyez cette news c'est que c'est fait.

J'ai enfin arrêté de planquer la section visionnages de mon blog. Les articles apparaissent donc dans les RSS et dans la home et la monopage.

Voilà.

J'en ai d'ailleurs profité pour très légèrement retoucher le thême du site. J'ai passé les méta-infos des articles dans le footer à côté du lien pour lire en entier. C'est un design un poil plus compact.

D'ailleurs pour ne pas avoir à me faire chier pour le placement des différents éléments, j'ai opté pour du flexbox avec le justify-content: space-between; . Cette propriété est super, elle permet de ne pas avoir à se faire chier.

D'ailleurs j'ai pas foutu le contenu des articles de visionnages, ça prenait beaucoup trop de place.

D'ailleurs en passant. Je trouve que le blogroll sur la droite se répète un peu trop souvent. Du coup je suis à la recherche d'autres blogs francophones à intégrer dedans. N'hésitez-pas à me faire un ptit coup de pub pour votre blog, je l'ajouterai dans le random s'il me plait. Pas besoin de parler d'informatique ou autre, du moment que le sujet me parle ça le fera :-)

Et dernière petite info : je me suis rendu compte seulement très récemment que j'avais pas mis à jour le lien de la sidebar concernant les RSS. Ça faisait déjà quelques mois que j'avais rédigé une ptite page mais qu'elle n'avait aucun lien. Voilà c'est réparé.

Bon, bha c'est tout concernant les meta-news du blog.

Casino

Sacré film. 3 heures de magouilles, violences, drogues tout cela inspirés de faits réels ayant eu lieu dans les années 70/80 à Las Vegas.

On suit donc les tribulations de Sam Rothsein interprêté par Robert De Niro et de son acolyte survolté joué par Joe Pesci. Le premier est globalement toujours calme, en maîtrise, ultra carré alors que le second est un chien sans muselière et bien hargneux. Les affaires à peu près légales de gestion du casino vont pour le mieux avec, on ne pas se le cacher, une partie moins légale qui tourne tout aussi bien.

Le grain de sable qui va tout menacer est l'arrivée de Sharon Stone qui joue une femme un poil délurée qui a bien du mal à se défaire de son ex, un looser camé un peu mac sur les bords. Forcément ça va être assez explosif.

Le film n'a pas spécialement une trame bien fixe. C'est presque un "slice of life" dans le milieu de la mafia. Il y a quand même une certaine progression et des étapes marquantes mais c'est au final assez secondaire. C'est plus un feeling global.

On a le droit à une BO vraiment sympatoche. Les morceaux sont bien raccords avec ce qu'il se passe, c'est des ptits détails appriciables.

Visuellement c'est ultra classieux. Je sais pas comment ils se sont débrouillés mais les éclairages sont de toute beauté. Sur énormément de plan, on va retrouver une lumière très intense en un point ce qui causera des contours presque brûlé. L'effet visuel est terrible. On se croirait dans Oblivion fasse à une caillasse. Non je déconne, c'est vraiment beau.

Constamment on a le droit du coup à des éclairages indirects grâce à ces lumières surpuissantes. Toujours des reflets lumineux dans les cheveux feront ressortir les personnages. J'ai pas souvenir de beaucoup de film avec ce genre d'éclairage.

On est mine de rien pile dans les thêmes de prédilections de Martin Scorcese avec des immigrés européens imposant leur façon de faire du business (mafia). Et on retrouve d'ailleurs pas mal de têtes de ces précédents films.

Snatch

Un de mes films fétiche. Il est génial en tout point. Je l'ai déjà maté un gros paquet de fois mais à chaque fois c'est un régal.

C'est dense, rythmé, drôle, bien foutu, la musique pète, l'image est belle, l'ambiance fofolle, les personnages délirants et le casting magnifie le tout. Réellement ce film contient tout et est parfaitement dosé.

L'histoire est impossible à raconter. Tout est entremêlé avec différents groupes de personnages éparses qui tôt ou tard se croise, interagissent. Constamment on sent qu'on est à deux doigts d'une explosion.

Tous les protagonistes ont leur caractère bien à eux et ça semble super plausible. Les ptites frappes qui tentent de se faire un nom dans un milieu qui les dépasse. Les mecs qui semblent complètement psychopathe mais qui étonnament sont plutôt humains et ne font pas n'importe quoi aveuglément.

J'adore cette ambiance très british avec ces surnoms : Brick Top, Bullet Tooth, Boris The Blade, Franky Four-Fingers. Et puis tout l'argo qui va avec ça participe d'autant plus à cette atmosphère qui sent le rosbiff et la menthe. (J'adore le Royaume-Uni, ça m'attriste le Brexit, j'espère qu'ils reviendront vite).

Le montage du film est très nerveux ce qui donne un rythme assez prononcé au film. Il ne faut pas se déconnecter dix secondes sous peine de risquer d'être largué. Tout s'enchaîne assez vite avec de multiples retournements de situations difficiles à prévoir. C'est super fluide à regarder mais le fait que l'histoire soit pas mal alambiqués et qu'il y a quand même une belle tripottée de personnages fait qu'on peut facilement s'y perdre la première fois.

J'adore le ton global du film : c'est super drôle. Certains dialogues semblent tout droit sorti d'un Tarantino (surtout la scène du braquage d'introduction). Mention toute particulière aux gitans. Clairement les personnages les plus intéressants. L'accent incompréhensible de Brad Pitt avec ses mimiques, ses réflexions et sa gestuelle en font un de ses meilleurs rôles (après les douze singes quand même). Et dire qu'à la base ils devaient pas être dans le film… ça aurait été un sacré manque.

Au début, l'histoire est assez foutraque, on est perdu. On est noyé sous tout un tas de personnages que l'on voit assez peu. On pense que tout va tourner autour de Jason Statham puis en fait non (un peu comme Game Of Thrones avec les Stark au début). On a presque l'impression d'être face à un film à sketchs mais petit à petit tout commence à converger. Le film monte en neige progressivement.

Et toute l'ambiance est mise en place en partie par sa BO (j'adore Golden Brown des Stranglers et Ghost Town des Specials). Rien que d'entendre ça, ça suinte le britain. On rajoute à ça une grosse désaturation et un étalonnage bleu/verdatre bien froid. Des angles et des mouvements de caméra assez originaux sont aussi présents tout le long du film. Et la cerise sur le gâteau, c'est un éclairage toujours bien travaillé qui fait que c'est toujours un peu sombre mais bien lisible. Et l'olive sur la pizza, il y a un très léger grain sur l'image (j'adore).

La brochette de personnage est incroyable : on a les juifs qui tiennent la bijouterie, les gitans qui arnaquent le premier venu, les hommes de main maltraités par leur patron, les ptits caïds qui font toutes les bourdes possibles, le grand ponte flippant à souhait, le russe increvable à l'esprit pratique, le flambeur invétéré. Et tous ont la gueule de l'emploi. Et les acteurs sont sacrément bons.

Rhaaa je suis un gros fanboy de ce film.

Il y a une ptite série assez récente mais j'ai pas encore eu le courage de m'y mettre.

Payback

Tombé un peu par hasard sur ce film j'ai passé un très bon moment.

On retrouve un Mel Gibson jouant les durs à cuire voulant récupérer son pognon. On croise toute une palette de vilains de Chicago avec des trognes qu'on retrouve dans tout un tas d'autres films. Les personnages sont assez variés et pour certains assez atypiques.

J'aime bien l'aspect très désaturé de l'image avec un étalonnage très bleu, ça rend pas mal avec donc un aspect très froid. Ça s'accorde plutôt bien avec le héros qui a quand même la gachette assez facile et n'hésite pas à buter de sang froid pas mal de monde. Il y a d'ailleurs une version Director's cut où apparemment il tue au moins un innocent. Comme ça, juste parcequ'il aurait mal parlé à sa ptite amie. Quel chevalier galant !

Ça colle des bastos dans tous les coins entre différentes factions. Tout ça pour se piquer un peu de pognon. Et mine de rien ça rapelle un peu du Guy Ritchie de la grande époque. Chacun essaye d'entourlouper l'autre. C'est plus direct cela dit.

En plus, on a le droit à de la bonne musique qui m'a titillé les esgourdes dans le bon sens.

J'ai vu que par contre le réalisateur a été viré avant la sortie du film et que par la même occasion, ils ont donc retourné près d'un tier du film pour y faire des ajustements. Le film devait être plus violent avec moins de concessions. Du coup la version director's cut mériterait un visionnage.

Les quelques femmes du film ne font pas rêver : une junkie qui crève d'overdose, une prostituée qui se fait tabasser et dont le chien est maltraité, une autre prostitué qui se prend des pains dans la gueule constamment et qui échappe de peu à la mort… Bon, d'un certain point de vue les mecs c'est pas vraiment mieux… Moralité : vaut mieux pas être dans ce film, même le héros morfle pas mal et pareil pour le clebs.

The 6th Day

Un film de science-fiction avec Schwarzy ça devrait être cool, hein ? Ouai avec une intro comme a vous vous doutez que ça pas l'être… J'ai raté mon entrée.

Après le clonage de Dolly la brebis, le clonage des animaux est devenu un business permettant de prolonger la vie de nos chers ptits compagnons. C'est un business juteux mais le but est bien entendu d'en faire autant avec les humains sauf que c'est interdit par la Loi.

Ça se déroule en 2015 et Schwarzy est pilote d'hélicavion et les télécommandes également (banal), il va au boulot dans sa bagnole autonome, il paye avec son empreinte digitale, les écrans plats sont omniprésents et les frigo ont des tablettes intégrées. Merde ! Pour une fois le film est plutôt réaliste dans son interprêtation du futur : les drones, les bagnoles autonomes et le paiement via mobile avec déblocage par empreinte, ça colle plutôt bien et les autres objets sont plutôt obvious. Bon par contre le clonage humain et les flingues piou piou, bien tenté mais non.

Bon par contre le clonage de nanimaux ça reste réservé aux grandes bourses et les poupées creepy aux allures de Greta Thunberg on nous a épargné (enfin je crois, je connais pas trop le marché j'avoue).

On est donc en présence de notre héros qui se débat sans relâche. En 2015, donc, le RGPD n'est pas encore d'actualité et Adam Gibson (Schwarzy) s'est fait voler ses données personnelles. Il veut les récupérer et qu'elles soient supprimmées.

Si je vous jure c'est à peu près ça l'histoire.

Spoiler alert : il y parvient.

Voilà, le film est pas très surprenant mais se laisse quand même regarder. C'est pas le plus inspiré mais l'histoire du clonage est pas mal. Par contre ils peuvent pas s'empêcher les allusions à la religion. Et d'ailleurs on ne me fera pas croire que d'appeler le protagoniste Adam n'est pas un bon gros wink_wink des familles.

J'aime bien le concept de date de péremption sur les clones, oser mettre de l'obsolescence programmée sur des humains c'est pas mal. Le méchant est malin !

En résumé, c'est pas mal mais pas transcendant, pas le meilleur de la science-fiction avec Schwarzy.

Raw Deal

Film d'action des années 80 avec Schwarzy que je ne connaissais pas. Je sais pas si le fait de ne pas l'avoir vu à l'époque (et donc de ne pas avoir de nostalgie pour ce film) mais j'ai pas trouvé ça transcendant. C'est pas mauvais mais c'est pas non plus indispensable.

Il y a de la castagne, du bourre-pif, des explosions, des bagnoles, des costards, des moustaches mais ça a plutôt mal vieilli. Même en comparaison des films de l'époque comme Commando ou Predator ça fait vraiment pâle figure.

Le héros de l'histoire s'est fait viré du FBI et se retrouve shériff dans un village reculé. On lui propose une infiltration secrète afin d'éventuellement retrouver un poste au FBI, je vous épargne les détails. Il simule donc sa mort, même sa femme n'est pas au courant de la supercherie.

Et rien que ça c'est problèmatique, non pas qu'elle ne soit pas au courant, mais qu'en fin de film on ne nous la remontre pas. C'est tout juste évoqué, mais elle ne sert vraiment que de potiche en début de film. Et on nous la montre en poivrotte qui se fait bien mecspliquer qu'il ne faut pas boire quand on pâtisse lolilol.

Bon c'est sûr qu'espérer que les femmes soit un sujet correctement traité dans un film d'action bas du front c'est beaucoup en demander mais c'est tout de même navrant.

Bref, castagne et torgnoles plus tard, notre pépère flirtouille mais c'est un homme bien ! Il ne drague pas ! Non non il est marrié ! Voir Schwarzy friendzoner l'acrice du film est assez marrant tout de même. Mais voilà ça s'arrête là.

Du coup, plus tard, il la sauve de ses mauvaises relations après lui avoir filé à de multiples reprises du pognon ou lui avoir acheté (techniquement c'est plutôt volé d'ailleurs) des frusques hors de prix. Voilà, la femme est une pauvre créature à la maison qu'on doit arroser de pognon pour être le mâle alpha. Autant vous dire qu'encore une fois le test de Bechdel n'est pas positif. Mais c'était l'époque.

On retrouve des références qui n'en sont pas car certaines sont arrivées ici les premières : Schwarzy qui s'équipe, le “Je reviendrai”, les lunettes de soleil mais aussi les barreaux de chaises.

Voilà, ce soir j'aurai vu un tas de gonzes en costard se jeter dans les airs en criant.

The Crow

Contrairement aux apparences, ce film se déroule à Detroit avec une nuit et une pluie omniprésente. Ces deux éléments contribuent énormément à l'ambiance sombre, crasseuse, humide et torturée. Le décor est étouffant et la photographie se contraint presque au noir, blanc et rouge. On ne vera pas de bleu à peine un peu de vert lors d'un flashback.

On est donc au final dans une ambiance très similaire à Dark City réalisé également par Alex Proyas. L'esthétique très cuir (pas moustache) est souligné par une bande originale pas dégueu. D'ailleurs même si on s'en rend assez facilement compte, j'aime beaucoup l'utilisation de maquettes pour la ville. Ça a un rendu bien différent des effets numériques plus conventionnels aujourd'hui.

L'histoire est celle d'un rape&revenge teinté d'une lichette de surnaturel. J'aime bien le côté retour de bâton avec le ptit côté mystique et maquillage. D'ailleurs j'imagine que le maquillage a quand même eu une influence sur le corpsepaint du black metal (ouai je sais le film est sorti en 94, mais la BD date de 1989, ce qui préfigure pas mal de groupes).

Il existe une version longue que je n'ai pas. Elle est apparemment bien plus gore… intriguant. C'est vrai qu'en y repensant le film ne montre pas trop de sang et la violence n'est que peu montrée. Haaa l'amour frangin/frangine, ce que c'est beau… non.

Bon comment parler de ce film sans évoquer la vraie mort de l'acteur principal Brandon Lee ? Il a été tué par une vraie balle coincé dans le flingue pourtant chargé à blanc. L'acteur ayant tiré a été d'ailleurs pas mal traumatisé.

Bref, le pauvre mec est mort salement. La production du film a failli capoter mais en usant d'artifice, d'effets spéciaux d'incrustation et autre ils ont réussi à combler les scènes manquantes. Quand on mate le film, bha on s'en rend pas vraiment compte. On voit quand même des incrustations pourries par endroit mais pas au point de se dire que ce n'est pas le bon acteur.

Voilà un chouette petit film.

3 From Hell

Troisième opus de la saga Firefly. Quoi ça vous parle pas ? La famille Firefly est la famille de crasseux imaginé par Rob Zombie qui a fait ses débuts en 2003 dans House Of 1000 Corpses et que l'on a retrouvé deux ans plus tard dans The Devil's Reject.

On a donc le droit à une suite malgré la fin assez … définitive du précédent. C'est vrai, on a vu le bon Captain Spaulding, Baby et Otis se faire sacrément plomber dans leur bagnole sur fond de Freebird. Ça s'annonçait assez difficile de faire une suite.

Et pourtant il y en a bien une. Et franchement, c'est toujours aussi cool ! Quel plaisir de retrouver les restes de cette famille de bouseux dégénérés.

Certe, le film n'apporte pas grande innovation par rapport au second volet. Mais bon, c'est pas comme si on était au bord de l'overdose non plus avec près de quinze ans entre les deux sorties. Le manque d'originalité ne m'a pas gêné, au contraire, je préferre un truc comme le 2 qu'un truc tentant de faire du neuf mais mal.

Petit spoiler : c'est un peu triste que Sid Haig n'ait pas un rôle plus important mais ses ennuis de santé ne lui ont pas permis d'apparaitre plus. Baby et Otis sont au top par contre. Elle est sacrément perchée et pourtant est toujours suffisamment lucide pour comprendre les gens. Mais surtout, lui est toujours aussi énorme. J'adore trop ce personnage, bien dégueu, bourrin.

Le demi-frêre caché qui vient compléter le trio est pas mal aussi dans son genre. Psychopathe aussi en train de se créer sa place dans la fratrie.

Bref, si vous avez aimé les premiers films vous devriez passer un excellent moment. C'est toujours le même feeling de film à petit budget des années 70 avec du grain dans l'image (alors qu'il se passe en l'an de grâce 1988), des vieilles bagnoles, des paires de lunettes datés et des moustaches qui tâchent. Les méfaits toujours aussi graveleux et malaisants sont bien là. Et bien entendu la musique qui accompagne est bien dans le ton.

Les décors sont similaires au 2 et on retrouve toujours ces couleurs flashy dans les éclairages. L'image regorge de détails de partout, dans les décors, les costumes. Le tout est ponctué de pas mal de ralentis, de transitions et ça fini par des plans en drones.

Le film a un tout petit budget estimé à 3 millions de dollars mais n'a connu qu'une toute petite sortie aux USA et n'a donc pas réussi à se rentabiliser sur ce point. Il n'aurait rapporté que 2,295 M$ ce qui veut dire qu'il devrait ptet ne pas être déficitaire avec les ventes de droits et de supports physiques. Par contre ça risque d'être plus compliqué pour une suite.

Les acteurs sont bien dans leurs rôles. Pour une fois on voit pas les miches de Sheri Moon, elle a surement passé l'âge.

Voilà c'était un super film qui ne révolutionnera rien et reste bien dans la lignée de The Devil's Reject. C'est crasseux, violent, sanguinolant, dérangeant, obscène avec pas mal de sexe : un bon défouloir assez humoristique à ne pas mettre entre toutes les mains.

Rumble In The Bronx

Jackie Chan a une filmographie bien conséquente. Et je n'en connais pas grand-chose les peu que j'ai vu sont assez sympa. Son style de castagne est très visuel en jouant énormément avec son environnement et les accessoires. C'est super plaisant à voir et le montage donne une illusion de fluidité bien agréable.

Ce film est super cliché : le chinois qui arrive aider son oncle aux USA pour son mariage. Il est tout gentil et plein d'empathie pour le mioche voisin handicapé. Surtout quand il se rend compte rend compte que la voisine s'occupe seule du gamin. Enfin … surtout qu'elle est très sexy et embourbé dans des histoires de gangs mais surtout très sexy et qu'elle a 21 ans (et lui 40 pendant le tournage…).

Comme dans un boulard, l'histoire n'est qu'un prétexte à des scènes de virevoltes où les corps s'entrechoquent. Les échauffourées sont cosmopolites avec des italiens, afro-américains et donc des chinois alors que derrière tout cela se cache un vieux bourgeois blanc.

Pas mal de cascades sont impressionnantes et comme d'hab les chorégraphies sont de haut vol. D'ailleurs, quelques acteurs auront droit à un passage à l'hosto pour fracture ou autre.

Rumble In The Bronx s'apelle en français Jackie Chan Dans Le Bronx. Ça donne un ptit côté Martine à la plage. D'ailleurs ils auraient pu faire la même chose pour les films de Schwarzy : “Schwarzy dans la jungle”, “Schwarzy est enceinte”…

C'est le film qui a propulsé Jackie Chan à Hollywood. Ça donne envie d'en voir d'autres d'ailleurs. L'aspect comédie/action/castagne/niais est cliché mais en fouillant un peu sa filmo j'espère trouver de la perle.

The Host

Un scientifique américain ordonne à son grouillot coréen de vider des produits dégueulasses bien toxiques dans l'évier alors que c'est formellement interdit. Quelques années plus tard, une créature bien massive et plutôt véner en a marre de se planquer dans le fleuve de Séoul.

On a donc un pitch assez simple qui augure un film catastrophe/action classique. Sauf que *Bong Joon Ho, le réalisateur récemment primé pour Parasites a réussi à y insuffler des thêmes supplémentaires. On se retrouve donc face à un film assez sérieux mais qui arrive toujours à sortir des sourires à cause de ptites phrases ou de situations assez incongrues.

Les personnages ont des réactions assez étranges par moment. À tel point que ça vire à la bouffonnerie alors que ça devrait être ultra grave et pesant.

Les effets spéciaux numériques comment déjà à gratouiller l'œil. C'est pas tout dégueux mais suffisamment peu crédible pour gêner un peu. Mais comme le film ne se prend pas non plus 100% au sérieux c'est un défaut que j'ai facilement pardonné.

Le film est très sympa de part son contexte coréen, ce qui change des productions américaines. Et c'est d'ailleurs assez à charge vis-à-vis des usiens.

Bref, un moment sympatique et dépaysant.

Récap 07 : Février 2020

Blog

Comme je vous l'ai marqué, j'ai donc affiné les suggestions d'articles similaires, j'ai commencé à le faire également sur les visionnages. C'est loin d'être parfait mais c'est tout de même plus pertinent qu'avant.

J'ai aussi ouvert les commentaires sur les visionnages soit dit-en passant. Vous allez pouvoir vous y moquer de mes goûts douteux questions films.

En bref ce mois-ci : 5 articles, 12 commentaires, 9 visionnages, 550214 requêtes, 47708 visiteurs uniques pour 12.53 Go de trafic.

Films

Et ainsi s'achève le marathon des adaptations des œuvres de Stephen King en film. Il y a pas mal de téléfilms à la qualité variable et aussi quelques séries.

Mercy

Un film moyen tentant vainement de faire peur. C'est pas mauvais mais c'est pas bon.

Cell

C'est mauvais et longuet pour une fin nulle à chier. Pourtant avec John Cusack et Samuel L Jackson ça pouvait augurer quelque chose de bon. Comme quoi, ni l'époque ni le casting n'influencent la qualité d'un film.

Jessie

Titré Jessie en français mais Gerald's Game en anglais ce film est génial. L'histoire d'une femme accrochée (volontairement) au lit par son mari qui vient d'avoir une crise cardiaque. Pleins de clins d'œil, une histoire top et un excellent jeu d'acteur.

Empire Of The Sun

Film de Spielberg de 1987 où l'on découvre le début de carrière de Christian Bale tout jeune. C'est posé, historique, bien foutu et l'histoire est intéressante.

Goodnight Mommy

Petit film d'horreur allemand. Sympa et bien froid.

1922

Film très mou et au final super prévisible. Le seul point fort est le jeu de l'acteur mais sinon c'est vraiment dispensable.

Simetierre 2019

Bien moins bon que l'original et moins fidèle au livre. J'en attendais trop et ça n'a vraiment pas atteint ses objectifs. Le premier était cheapos et semblait daté mais au moins c'était bien.

Jeux

Devil Daggers

C'est un ptit jeu au concept assez simple. C'est un FPS, sans map, avec des ennemis cons mais qui submerge.

On est plongé dans le noir avec un vague carrelage mal éclairé et des gros pixels qui tâchent. Notre arme ? Heuuuu … comment dire ? C'est notre grosse paluche pourri.

Quand on clique gentiement ça fait office de fusil à pompe. Quand on reste vautré sur le clic ça devient une mitrailleuse.

Des ennemies vont spawner à l'infini et il faut tenter de résister tant bien que mal.

C'est un jeu de scoring. C'est assez prenant et on rage d'avoir raté ce ptit clic de rien du tout qui aurait pu probablement vous faire tenir quelques secondes de plus et vous permettre de pulvériser votre score.

J'aime bien le concept et je m'en fais des ptites sessions de 10/15 minutes pas plus.

Musique

Une petite musique relaxante. Le second acte de Diablo 2 se déroule dans la ville de Lut Gholein une cité dans le désert. Et elle est donc accompagnée d'une musique d'ambiance sympa comme tout.

Nuxeries

Je sais pas comment je me suis débrouillé mais j'avais paumé mon sous-volume BTRFS. Mais bon c'est pas bien grave, ce n'était que de l'expérimental.

Du coup j'ai voulu m'en refaire un tout propre. J'en ai profité pour passer ma gentoo dans un nouveau sous-volume btrfs. Actuellement elle était dans le sous-volume par défaut (le 5). Du coup j'ai fait un snapshot d'un simple btrfs subvolume snapshot / /gentoo.

Je récupère ensuite son id avec btrfs subvolume list / qui me donne l'id 601. J'ai modifié mon initramfs pour monter le bon sous-volume. Je reboot et le tour est joué.

Désormais, si je monte le sous-volume btrfs 5, dedans j'y trouve un dossier /gentoo et également un dossier /alpine que j'ai recréé dans son sous-volume.

J'ai mon dualboot de fonctionnel sans avoir touché grub.

Je continue de tripotter un peu tmux en ce moment. Je vais probablement pondre un autre article à ce sujet.

Vrac

On a eu le droit à quelques jours de beau temps, l'occasion de reprofiter à fond des allergies. Ça m'a été dévastateur, le nez en corne d'abondance et les yeux qui démangent malgré leur transformation en cascade… il ne me tarde pas le printemps.

Simetierre (2019)

Nouvelle adaptation du roman Simetierre de Stephen King. C'est vrai qu'en ayant revu il y a peu la première adaptation, il y avait clairement moyen de faire un remake pour moderniser l'aspect technique et aussi obtenir un meilleur film en y consacrant plus de travail et de budget. C'est vrai, le premier n'était pas une grosse production et le succès de la sortie de Ça a poussé les studios à voir le film d'horreur comme un genre un peu plus bankable qu'auparavant. Du coup un Simetierre avec du budget, des acteurs et une grosse ambition ça annonçait du très bon.

Il y aura ptet un poil de spoil.

On retrouve donc notre sympatique petite famille avec un papa qui souhaite quitter sa difficile vie à l'hôpital en ville pour changer de rythme de vie. La nouvelle maison en campagne va lui permettre de se ressourcer et embrayer sur une vie plus paisible. Sa femme quant à elle… bha en fait on s'en fout. On ne sait rien d'elle, on sait pas ce qu'elle fait, est-ce que ça lui plaît ou bien elle fait ça que pour suivre son chouette mari docteur ? On ne saura pas.

Et puis la ptite fille qui est un peu complice avec son père mais quand même proche de sa mère, on nous la montre beaucoup. Alors que le second gamin, un ptit mecton qui sait tout juste marmonner deux trois mots bha on le voit pas beaucoup. Pourtant, il est censé mourir donc faut qu'on s'y attache, il est là faut qu'on le sache, il n'est traité qu'à l'arrache. On le voit presque pas (pourtant ils ont utilisé deux jumeaux, ils les ont pas rentabilisé).

On a le droit au voisin relou un peu trop collant. On ne peut clairement pas s'en défaire de ce "gentil vieux" toujours en train de reluquer par ici, ou à boire une bière sur son porche, ou à trouver le cadavre de votre chat fraichement écrasé sur la route (encore qu'on pourrait croire que c'est lui).

Ha oui, j'ai oublié de vous parler du chat, même lui qui est censé être assez important dans l'histoire n'est que survolé. Je commence à me demander qui va bien mourir pour être ramené à la vie.

On a le droit à l'opposition des points de vue entre le papa médecin cartésien pragmatique réaliste et la maman … heuuu … qui croit au paradis. Et on découvre que la mère à un vrai syndrome post-traumatique concernant la mort de sa sœur ou tout du moins ces derniers instants. Faut dire que la scène qu'on nous offre pour nous montrer ça, a de quoi choquer.

C'est très con, pas gentil et tout, mais la gamine qui représente la mère dans le flashback a une drôle d'allure et des mouvements étranges. Au point, où j'ai tout bonnement l'impression qu'elle sort tout droit de Dark Crystal et qu'il s'agit d'une marionnette sacrément bien faite. Elle est tout bizarre, avec une coupe de cheveux bizarre, des expressions assez figées bizarres, avec des frusques bizarres. Vous savez quoi ? Je trouve ça … bizarre.

Du coup, c'est logique qu'elle soit traumatisée la pauvre maman. Heureusement en grandissant elle est devenue une vraie ptite fille. Désormais elle se tient bien sans aucun lien. Mais la pauvre à des hallucinations dérangeantes.

Faut dire qu'apparemment, sa sœur est morte dans le monte-plat (allo ? qui a un monte-plat chez soit ? certainement pas des gens qui n'ont pas les moyens de se payer une infirmière s'ils partent en laissant une de leur fille à l'agonie à la maison). Parceque ouai, la sœur est clouée au lit avec la colonne vertébrale toute vrillée au point où elle peut pas sortir du paddock, faut lui apporter à manger. MAIS, elle peut se faufiler dans le monte-plat et tomber dedans et mourir. (ouai c'est le genre de truc incohérent du film, pourquoi ne pas en être resté la version du bouquin ? ça n'apporte rien de positif cette modif).

Bon, on retourne à notre super chef de famille, en train de soigner deux rhumes dans son ptit hôpital de campagne quand soudain un gamin arrive la gueule râpée, éclatée, déchiquetée. Il tente de faire un miracle mais non, le gamin meure malgré les 5 secondes de massage cardiaque. Notre pauvre médecin encaisse le coup et là, le gamin se relève et lui sort une connerie genre "faut pas outrepasser la barrière". Quel choque pour le padré. Lui qui pensait qu'on n'avait des accidents graves qu'en ville et qu'à la campagne tout le monde vivait centenaire en n'affrontant qu'au pire une ptite grippe.

Après une bonne nuit de sommeil, la ptite fille ne trouve rien de mieux que d'entrer par effraction chez le voisin collant. Quand il est pas chez eux, ils vont le chercher, c'est fou ça.

C'est de nouveau la nuit, papa dort mal, se lève à cause du gamin mort (ouai ils sont impitoyables, pas de grasse mat chez les morts) et se rend au fin fond de la forêt en passant la porte de sa chambre pour arriver dans le fameux Simetierre pour nanimo (ouai je vous l'ai zappé parcequ'on s'en fout). Il est réveille en sursaut par son fils. Parceque oui il a quand même un fils… Du coup sa ballade en forêt n'était qu'un rêve, par contre il se rend compte qu'il a les pieds bien crasseux comme s'il avait parcouru toute la Comté. Et il étale bien ça dans le lit (c'est surement pas lui qui nettoiera les draps). Sérieux, c'est un motif sérieux de divorce un truc comme ça (et à raison !). Bref, il est tout tourneboulé le pauvre : fut-ce un rêve ?

Il se lève, va s'occuper de sa gamine mais faut encore que le voisin stalker vienne casser l'ambiance. Il a "trouvé" le chat de la famille mort sur le bord de la route. Perso je suis quasiment sûr que c'est le voisin qui demande de l'attention et qu'il est prêt à n'importe quoi pour ça. Il se rencarde avec le padré pour aller en ballade le soir pour aller enterrer le pauvre greffier dans le Simetierre dans le fond de leur terrain.

On a le droit à un nouveau flashback de l'enfer avec la muppet de mère. Puis nous voilà de nuit avec les deux hommes de l'histoire parti enterrer ce bon vieux Winston Churchill. Et là le voisin propose d'aller enterrer le chat un peu plus loin. Le père est vraiment pas chiant : ils partent super loin, il traverse un cours d'eau avec les pieds dans l'eau et tout, en trimballant le pauvre chat mort et une pelle, au beau milieu de la nuit mais le père s'en plaint pas. Vous le feriez-vous ? On érigerait des monunents pour vanter la cagne légendaire dont je ferai preuve en cette occasion mais non, lui il suit au bout du monde un vieux mystérieux.

Le lendemain vous ne devineriez jamais ce qu'il se passe ! Le chat ! Bha en fait, bha il est pas mort ! SURPRISE !

Papa est encore une fois tout tourneboulé et dans ces cas-là qu'est-ce qu'on fait ? On va encore voir le voisin ! À mon avis il gagnerait un temps précieux en le faisant vivre à la maison.

Bon le chat est un coup super gentil un coup très space voir méchant. La ptite fille le brosse comme une sauvage il dit rien, puis au bout de dix secondes on sent que le réal a dit “Allez le chat maintenant tu es méchant, tu te rebelles dans 3… 2… 1 !”. Pas de bol, ce chat est réellement trop gentil, du coup ça aura lieu en hors champs. On rajoute trois griffures sur le bras de la gamine et hop. Voilà, la gamine ne veut plus de son chat, c'est dommage, après tout ce qu'à fait le voisin pour la préserver …

Bon, Papa et Maman vont faire des trucs de papa et de maman et là Matou apporte un pauvre pigeon mort sur le lit. On a donc une des réactions les plus logiques de tout le film : l'abandon des trucs de papa et de maman. Visiblement ça a cassé l'ambiance. À peu près toutes les autres décisions de Papa sont hautement contestables.

Maman nous assène une hallucination de plus où l'on voit sa sœur mourir dans son placard à pharmacie transformé pour l'occasion en monte-plat. Du coup dans ces cas-là, le Papa décide d'organiser une fête pour la gamine. Ensuite, il décide d'aller encore se promener chez le voisin qui va raconter un peu de folklore et où il explique qu'il se doutait que le chat reviendrait et serait méchant. Sympa mec. Mais le père, bha il le prend pas vraiment mal, ni bien d'ailleurs. Il ne réagit absolument pas à ça.

On avance un peu dans l'histoire, arrive la fête pour la gamine. Elle ne trouve rien de mieux que de rejoindre son chat sur la route où passe constamment des gros camions en excès de vitesse. Le ptit frangin la suit et là on va avoir le droit à sa mort. Le père court court court mais arrive à temps pour soustraire le mioche à son triste destin. Voilà le remake dans toute sa splendeur, le gamin que l'on nous a quasiment pas montré de tout le film n'a pas le droit à sa scène mémorable.

Bon bha du coup, le gamin ne meurt pas mais la gamine qu'on nous a beaucoup montré, elle, a le droit de mourir. Bon. Pourquoi changer ça ?

Bref, le père est triste et ne pense qu'à une chose, ramener sa gamine comme il l'a fait avec son chat. Ce qu'il va faire la nuit venue, discrètos, sans prévenir le voisin ce coup-ci. Au contraire, il va lui filer un bon somnifère histoire de pas l'avoir dans les pattes pour une fois.

Et contrairement au film d'origine, on ne voit pas le père tomber progressivement dans la folie. Il est lucide mais con.

Plus tard dans la soirée il suit des traces de pas assez flippantes qui mènent dans la cave. Et là il se retourne et voit sa gamine bien crasseuse, avec la peau grise, un œil qui se barre en couille, les cheveux qui s'arrachent par mèches entières rien qu'en les brossant. Bref, aucun présage qu'il a fait une très grosse connerie.

Au réveil, le voisin ultra perspicace tente de faire un peu la morale au père qu'il soupçonne d'avoir commis l'irréparable (après lui avoir montré comment faire). Là, le voisin flippe. Pour une fois il tente de se réfugier chez lui mais c'était sans compter la faculté du chat et de la gamine capable de coopérer pour leurs méfaits. Il se fait dégommer en deux deux et voilà. On n'aura plus à le supporter.

La mère rentre à la maison et découvre sa désormais fille-zombie. Visiblement le courant ne passe pas tant que ça. La couple ne se congratule pas et la gamine semble vouloir provoquer la fin du film assez rapidement mais c'était sans compter sur une nouvelle hallucination de la mère qui se rêve en train de se transformer en sa propre sœur biscornue. La zombie abrège cette scène grâce à son couteau.

Tout s'accélère, la gamine poignarde un peu la mère, ça papotte tranquilement. “Tu n'es pas ma fille.” Bam nouveau coup de couteau dans les côtes mais de l'autre côté pour équilibrer. La gamine traîne le cadavre maternel jusqu'au simetierre avec ses ptits bras de gamines de 9 ans.

Papa court se réfugier dans le simetierre, là où les morts reviennent là vie. Ça castagne ça castagne ça castagne. Il zigouille sa fille mais *Schpuichtre*. Il se prend une barre de fer dans le bide en passant par le dos. C'est sa femme qui exprimme son désaccord maintenant qu'elle est elle-même une mort-vivante.

Tout ce beau ptit monde retourne vers la maison. Il ne reste plus que le fiston réfugié dans la voiture. Et on balance le générique.


Voilà voilà voilà. C'est quand même décevant. Le début du film prend bien son temps c'est posé calme.

Et la fin c'est pas mal rushé. Le père au lieu de devenir fou et à prendre des décisions foireuses à cause d'un état mental perturbé, bha là il prend des décisions de merdes, point. On le voit pas perdre les pédales, il se rebelle pas contre ce con de voisin qui est quand même la cause de tout ce merdier.

Et puis là, au lieu d'être épaulé par le gamin qu'il a tenté de sauver au début du film, il n'a le droit qu'à des hallucinations sans explications. Du coup le père étant pas le plus fûté, il ne comprend pas les avertissements.

Un gros détail qui me gêne et que je ne comprends pas trop c'est le fonctionnement du truc. Quand tu te fais tuer par une de ces choses revenues à la vie, tu te transformes également en une de ces choses. C'est quoi ? Des zombies ? Il me semble pas, normalement, quand tu meurs, le seul moyen de revenir, c'est de se faire enterrer dans l'arrière-boutique du Simetierre.

C'est une très grosse déception. J'en attendais beaucoup. J'éspèrais que ce nouveau film gommerai les quelques menus défaut et saurait être généreux pour faire un très bon film en reprenant beaucoup plus ce qui avait été fait sur la première adaptation. Au final, il joue trop à vouloir innover où il ne faut pas, à rater la mise en place de l'atmosphère, à un rythme complètement à la ramasse et ne parvient pas à être beaucoup plus sombre et glauque.

1922

Je sais pas pourquoi mais j'ai vraiment pas accroché à ce film. Pourtant, grosse ambiance, esthétiquement travaillé, une once d'horreur, c'est assez psychologique mais je sais pas. J'ai lutté pour pas m'endormir. Le rythme un peu trop pausé et contemplatif m'ont perdu.

Et puis c'est ultra prévisible du coup même pas eu de ptit twist final pour me faire changer d'avis. C'est dommage parcequ'en fait l'environnement sort un peu du lot (les stazunis des années 1920 mais en campagne sans que ça parle de guerre, c'est mine de rien peu commun).

Thomas Jane joue ici un père de famille paysan accompli très proche de son fils. Tout ce qu'il souhaite c'est faire prospérer sa ferme pour ensuite pouvoir la léguer à son fils qui continuera l'affaire. Sa femme par contre n'apprécie pas trop la vie à la ferme et rêve d'ouvrir une boutique de vêtement en ville.

Ces trois personnages sont vraiment pas mal, avec le père superbement bien interprêté et une mère qui détonne avec son ton sincère et dur.

Bref, j'imagine que ce film peut plaire à beaucoup mais j'ai pas passé un bon moment. J'étais ptet pas non plus dans le bon état d'esprit.

Goodnight Mommy

L'histoire est simple : deux jumeaux attendent le retour de leur mère qui vient de subir une très lourde chirgurgie au niveau du visage. Elle rentre à la maison en ayant effectivement le visage complètement recouvert de bandages. Leur mère leur apparait pas mal changée dans son comportement mais également dans son physique.

Voilà comment ça démarre. C'est sacrément intrigant et on passe son temps à tenter de trouver des ptits indices. Est-ce que c'est bien elle ? Quelqu'un tente de prendre sa place ?

Le film est assez austère. C'est pas mal désaturé avec au final des tons presque pastels, pas de musique, des plans de caméras assez basiques (sauf un, qui est vraiment top).

C'est sacrément prenant et les deux gamins sont très bien dans leur rôle. D'ailleurs ils ont gardé leurs vrais prénoms dans le film (j'aime bien quand ça arrive). Et franchement qui mais alors vraiment, qui s'amuse à élever des blattes énormes comme celles présentes ?

Bref, ce film est une jolie ptite pépite assez peu connue. Ça parle en allemand en plus (quel dépaysement !).

Amélioration des suggestions d'articles similaires via un script shell

En bas des articles j'ai mis (depuis un bon moment maintenant) un lien vers des articles similaires. Ça marche pas trop mal car ça se base sur les tags. Le souci c'est que c'est très manuel. Et donc c'est toujours chiant de trouver les bons tags à mettre.

Du coup j'ai voulu me simplifier la vie et affiner un peu ces résultats. Pour ça je conserve les tags comme actuellement parceque ça crée des pages de tags et tout, mais j'ai ajouté un système supplémentaire assez équivalent mais qui est invisible et ne créer pas de page supplémentaire. Ça me permet d'ajouter des tags invisibles et donc d'y mettre des trucs pas forcément pertinent au premier regard.

Top_Words

Le principe est le suivant, je compte tous les mots afin de voir lesquels reviennent le plus dans un article. Il y a de fortes chances que ça soit de potentiels tags.

Je fous ça dans le frontmatter et je demande à Hugo de les prendre en compte pour trouver les articles similaires.

Voyons ça de plus près.

Élaboration du dico des mots bateaux

Vous vous doutez que les mots qui reviennent le plus sont les mots "inintéressants". D'ailleurs voilà le TOP10 des mots qui reviennent le plus sur mon blog.

# ocurences mot
1 8995 de
2 5496 est
3 4908 le
4 4672 un
5 4045 et
6 3719 à
7 3626 la
8 3287 les
9 3024 pas
10 2856 d

Pour créer ce top j'ai utilisé la commande suivante :

tail ~/www/content/*/*/index.md -n +12 | grep -E '\w+' -o | tr '[:upper:]' '[:lower:]' | sort | uniq -c | sort -g | less

Passionnant n'est-il pas ? Bon globalement tous les mots de ce TOP10 (et en vrai même top 100 ou plus) sont inintéressants et n'apporte pas de contenu.

Création d'un dico personnalisé

tail ~/www/content/*/*/index.md -n +12 | grep -i -E '\w+' -o| sort | uniq -c | sort -g | tail -n 500 | awk '{print $2}' | sort > ~/www/top_words

On hésite pas à fureter dedans et virer les faux-positifs. D'ailleurs probablement qu'à terme j'y ajouterai certains mots manuellement.

Script pour analyser les top_words d'un article

Ce script va donc utiliser le dico précédemment créé. Il suffira de le lancer et hop il vous affichera un top des mots avec leur nombre d'ocurence.

Ensuite il donne la ptite ligne à copier/coller dans le frontmatter de l'article (flemme jusqu'au bout).

/usr/local/bin/top_words
#! /bin/sh
tail "$1/index.md" -n +12 | grep -E '\w+' -o | tr '[:upper:]' '[:lower:]' | sort | uniq -c | sort -g | grep -f /home/lord/www/top_words -v -w | tail -n 10

printf "TopWords = ["
virgule=" "
for line in $(tail "$1/index.md" -n +12 | grep -E '\w+' -o | tr '[:upper:]' '[:lower:]' | sort | uniq -c | sort -g | grep -f /home/lord/www/top_words -v -w -i| tail -n 10 | awk '{print $2}')
do
  IFS=""
  printf "%s \"%s\"" $virgule $line
  virgule=","
done
printf "]\n"

Le script pourrait très probablement être amélioré mais pour un premier jet c'est amplement suffisant.

Adaptation de la config d'Hugo

Il suffit de modifier la config du site pour prendre en compte ce nouveau paramètre du frontmatter.

~/www/config.toml
[related]
  includeNewer = true
  [[related.indices]]
    name = "categories"
    weight = 20
  [[related.indices]]
    name = "TopWords"
    weight = 21

Et le tour est joué, notre nouvelle variable a plus de poids que le précédent critère.

Bon j'imagine que les experts dans le traitement du langage et les programmeurs vont bien se marrer en voyant le truc mais à mon niveau ça fait bien le taff. Ça me fait une petite commande de plus à lancer lors de la publication.

Empire Of The Sun

Je ne connaissais pas ce film et je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. J'ai plutôt apprécié, voir la guerre du point de vue d'un enfant n'ayant connu que l'opulence dans une colonie est original.

Le côté débrouillard du gosse face aux comportements des autres protagonistes était cool. C'est d'ailleurs marrant de voir Christian Bale tout petit dans son premier rôle. Il a vraiment la même trogne que maintenant c'est choquant à quel point il n'a que peu changé.

Le film n'est pas du tout rentré dans ses frais, ça a même été un sacré four pour notre pauvre Spielberg. Faut dire que de nombreuses scènes sont très impressionnantes avec des foules bien massives. Ce qui serait aujourd'hui généré numériquement ne l'était pas à l'époque et nécessitait des montagnes de figurants, de costumes et des décors immenses.

Bref, c'est sympa mais avec un rythme assez lent.

Terminator : Dark Fate (6)

Annoncé comme étant l'opus qui doit relancer la licence suite à la perte progressive de l'amour du public (lié à la qualité des films) et bha pas tant que ça. Le réalisateur a été un peu aidé au niveau du scénar par James Cameron mais sans plus.

Il est quand même pas mal. Il relève effectivement le niveau. Mais il est vraiment pas au niveau des deux premiers.

Quel plaisir de revoir Sarah Connor et même John au début du film. L'utilisation d'effets numériques pour nous recoller la tronche des acteurs d'il y a vingt ans ça marche à mort sur moi. Vraiment ça titille la fibre nostalgique. L'effet n'est pas absolument parfait à 100% mais c'est désormais ultra crédible, une personne non-avertie se ferait clairement avoir.

Le film lorgne à fond sur son héritage des premiers opus au point de repomper la musique iconique mais aussi en réutilisant la musique de l'arrivée de Schwarzy dans le bar dans le 2. Les répliques sont aussi pas mal inspirées.

On a aussi le droit à des poursuites de véhicules en tout genre pour rester dans l'esprit de la franchise. Par contre on ne voit pas le docteur Silberman pour une fois !

Les scènes d'action s'enchaînent. s'enchaînent et ça devient assez vite over the top. Le film veut absolument en faire des grosses caisses.

Le scénar est pas trop mal mais malheureusement il en chie pour tenter de justifier le bordel dû aux voyages temporels qui changent le futur. Du coup Skynet n'existe plus mais on a le droit à Legion qui est … pareil mais en … ha non c'est pareil.

L'introduction des nouveaux personnages auguraient la création d'une trilogie mais visiblement le fait que le film n'ait pas atteint ses objectifs c'est pas gagné. Pourtant ils sont pas trop mal. Entre l'humaine venue du futur boostée de partout qui revient à la vie en 5 minutes après une ptite piquouze qui est ultra costaude et la nobody mexicaine qui s'avère être l'espoir de l'humanité ça pouvait avoir de l'allure.

Le casting est en plus vachement féminin. Sarah Connor est encore plus badass dans cet épisode que dans les autres.

Bref, c'est un bon moment, pas à la hauteur des précédents mais c'est l'intention qui compte.

Scripter une session Tmux

Cette semaine Alyve a publié un chouette article sur son blog pour créer des sessions Tmux avec Tmuxinator. Et là au milieu de l'article il est écrit :

Alors on va me dire “Oui mais tu peux configurer un script sh pour quand tu lances tmux toussa toussa”. Oui, j’ai pas ton temps, frère. Je suis là pour être productive et botter des culs avec mes nouvelles Doc Martens.

Du coup je saisis la perche au vol : Oui on peut scripter ça assez facilement !

On va recréer un environnement similaire à celui de l'article :

  • Une session tmux
  • Un premier espace de travail avec un éditeur de texte
  • Un second espace de travail scindé en deux parties
  • Une première partie avec hugo qui génère le blog à la volée
  • Une seconde partie avec les commandes git à portée de main

Script pas à pas

En fait toutes les commandes interactives de Tmux sont également disponibles en commandes shell que vous pouvez lancer manuellement ou bien lancer dans un script.

On va donc faire tout cela dans un script que l'on nommera /usr/local/bin/blog, on pense tout de suite à le rendre éxecutable avec chmod +x /usr/local/bin/blog et c'est partit !

#! /bin/sh
session="blog"
window="$session:0"

Bon tout bon script commence par un … shebang et quelques déclarations de variables pour se simplifier la vie. Il faut savoir que Tmux permet de créer des sessions avec dedans des fenêtres et chaque fenêtre peut contenir de multiple panes. Les panes sont les terminaux virtuels.

Donc pour parler d'un pane en particulier son nom est de la forme session:fenêtre.pane . En sachant qu'on commence à compter à partir de 0. (gardez cette info pour la suite)

Ensuite premier truc concret, on va faire en sorte que lorsqu'on lance le script, si la session tmux est déjà existante, bha on fait rien si ce n'est rentrer dedans. Ça va être le moment le plus délicat du script

if [ $(tmux attach -t "$session" )]; then
  exit 0
fi

Voilà, si la session existe, on s'y rattache puis on coupe le script (si on ne le fait pas, la session se rouvrirait dès que vous la fermez).

Bon, maintenant on va commencer pas mettre dans le bon dossier et à créer la session

cd /home/lord/www
tmux new-session -d -s "$session"

Voilà on est dans le bon dossier, la session est créée. On est détaché (-d) et on lui a donné un ptit nom (-s blog)

tmux split-window -t "$window"
tmux split-window -t "$window"
tmux select-layout -t "$window" main-vertical

On commence par couper l'espace de travail en deux puis en trois. Ensuite on active le layout main-vertical qui consiste en un terminal principal sur la moitié gauche et sur la droite un empilement des suivants.

tmux send-keys -t "$window.0" "kak" C-m

Maintenant, on se démarre kakoune via sa commande kak dans le pane 0 de notre fenêtre. D'ailleurs pour envoyer une commande c'est avec C-m qui fait un Ctrl-m (ça fonctionne aussi dans votre shell), sinon vous pouvez aussi mettre Enter à la place.

tmux send-keys -t "$window.1" "hugo server --navigateToChanged --disableFastRender" C-m

On se place dans le second pane (c'est le vocabulaire de tmux pour dire terminal) et on y lance hugo qui va permettre de faire des previews et tout.

tmux send-keys -t blog "git status" C-m

On se place dans le troisième pane et on y lance un ptit git status comme ça on sait tout de suite ce qui est en attente ou non.

tmux attach -t "$session"

Voilà, on rentre dans notre session

On a assemblé notre T800 yapukatester !

Si vous voulez le revoir en un morceau
#! /bin/sh
session="blog"
window="$session:0"

if [ $(tmux attach -t "$session") ]; then
  exit 0
fi

cd /home/lord/www
tmux new-session -d -s "$session"

tmux split-window -t "$window"
tmux split-window -t "$window"
tmux select-layout -t "$window" main-vertical

tmux send-keys -t "$window.0" "kak" C-m
tmux send-keys -t "$window.1" "hugo server --navigateToChanged --disableFastRender" C-m
tmux send-keys -t "$window.2" "git status" C-m

tmux attach -t "$session"

Bref, c'est ptet un peu plus long à monter soi-même mais bon si vous recopiez ce script ça sera plus rapide. En tout cas merci pour l'idée et n'hésitez-pas, allez voir le blog d'Alyve.

Gerald's Game

Sacré film. Un concept tout simple mais une réal au top, un scénar tout bien foutu, des références en veux-tu en voilà, des musiques… ha non il n'y a pas de musique.

Ce film est vraiment cool. Un couple tente de raviver la flamme et partent dans leur maison secondaire au milieu de nul part pour un week-end coquin. Mais le viagra aidant, le mari fait un AVC.

Le hic, c'est qu'il venait de menotter sa femme au lit, elle se retrouve coincée devant le cadavre de son mari.

C'est tout bête, ça pourrait être plié en dix minutes mais le film parvient à rendre le truc super. Notre chère petite dame commence à avoir quelques hallucinations qui matérialisent ses pensées. Elle se voit donc elle-même mais aussi son mari qui lui donne des conseils et avec qui elle discute.

Et… wow. C'est du génie.

On découvre petit à petit le background et le malaise de la situation évolue perpétuellement. C'est subtil et les acteurs sont vraiment bons. C'est d'autant plus vrai pour Carla Gugino qui dans sa double présence montre tous ses talents.

C'est bien un Stephen King, ça référence Cujo, ça rapelle Carie, il y des mentions plus ou moins claires de Dolores Claiborne (et d'ailleurs des similitudes dans l'histoire). C'est angoissant, psychologique.

Mike Flanagan le réalisateur s'est hissé en un Master of Horror. C'est lui qui a aussi réalisé The Haunting Of Hill House. On y retrouve d'ailleurs un peu le même casting. C'est aussi à voir.

Examen d'un spam #2

J'avais déjà fait un épisode il y a désormais fort longtemps. Et là j'en ai reçu encore un (j'en ai eu d'autres entre temps, hein) qui m'a fait tiquer.

Je suis tout fier d'utiliser un générateur de site statique, j'ai écrit pas mal d'articles à ce sujet. Un des buts est que c'est ultra simple à héberger et que ça a des perfs biens meilleures que les sites dynamiques. Je suis également tout fier d'être auto-hébergé et je pousse au maximum les gens à en faire autant.

Et là on me démarche pour me faire installer un pauvre Wordpress de merde et qu'il faudrait que je l'héberge chez Amazon…

Bon j'imagine que les spammeurs ne lisent pas mon blog, ils ont juste récupéré l'adresse mail et envoyé un truc bateau, mais c'est tout de même un peu dommage qu'ils ne poussent pas leur "enquête" afin de regarder quel générateur j'utilise (c'est dans les premières lignes de la page ouaib) et quelles sont les perfs (un test de vitesse est assez rapide à réaliser).

Bref, je vous laisse voir ça :

headers
Return-Path: 
X-Original-To: lord-blog@lord.re
Delivered-To: lord-blog@lord.re
Received: from GBR01-LO2-obe.outbound.protection.outlook.com
        (mail-eopbgr100111.outbound.protection.outlook.com [40.107.10.111])
        (using TLSv1.2 with cipher ECDHE-RSA-AES128-GCM-SHA256 (128/128 bits))
        (No client certificate requested)
        by kif.lord.re (Postfix) with ESMTPS id BC16680DFD
        for ; Mon, 17 Feb 2020 11:04:34 +0100 (CET)
ARC-Seal: i=1; a=rsa-sha256; s=arcselector9901; d=microsoft.com; cv=none;
        b=mplATnPloY+VsLMG393OVbGNkl3c1miOHBJpB5iHd2rLKobxxJvTKhuyxzUQdSNfluUg/rNdLmn9INiPQVCvAo1dUQuwW74nCZ0GGGqK/hRQK9SY3j9naKgwuVGG0glrUGCGgD4XthgrC4jCrb7O7lOZsPAtJp+sv2ITOR8d+o1nnsa3EAAvm85edOduUSE45gYz8mHKW6VWdxxOiUHkheFxOufrK8BebwfYF1wEnYL8G8y6Lxa0fpU1A7+A+GmI7tq3Hh9wc00qZmK39pAP9NlBbMjuUwNRVe7JWT6tbYzmbHAxnCgoVkIoKvI76sIrlGx3hqBnb/Fv0/UtmauA2g==
ARC-Message-Signature: i=1; a=rsa-sha256; c=relaxed/relaxed; d=microsoft.com;
        s=arcselector9901;
        h=From:Date:Subject:Message-ID:Content-Type:MIME-Version:X-MS-Exchange-SenderADCheck;
        bh=s4WGpamVwMebN2Os2VAaq0yjP55f5fOigOLvGcMDxNU=;
        b=ej+jH9zAUK6+TYny1BlPoRQueIVtEHmqTNh6NpoPpTmSgIMcRqnqH9uzqnPqwke4pclXvICqqF3QTwnLPU9KRZHU23gbeClRaWgeVIFi1Qy3F8EsCDisMB7XZwUFmbcUUnhsLJAErDGrWASlQsqUE7gSMdyNkMtk6PErD0cAOIHOPtgMohrIko6wC7ou7dAP797ShcmT81+uBy5skCPMPKWPoayjI8aEzyHtRqBVkdalXX1mgX2NbrRY9f1D204aqZG+ZOvVXZWiaR4EVpuL1EwLeuar6WoJCj1keOh8cWKBJUm7M4zk1WkDDQk7ms3LphoN496g7/0qZUdTvXcqcw==
ARC-Authentication-Results: i=1; mx.microsoft.com 1; spf=pass
        smtp.mailfrom=wpoptim.co; dmarc=pass action=none header.from=wpoptim.co;
        dkim=pass header.d=wpoptim.co; arc=none
DKIM-Signature: v=1; a=rsa-sha256; c=relaxed/relaxed;
        d=wpoptim.onmicrosoft.com; s=selector1-wpoptim-onmicrosoft-com;
        h=From:Date:Subject:Message-ID:Content-Type:MIME-Version:X-MS-Exchange-SenderADCheck;
        bh=s4WGpamVwMebN2Os2VAaq0yjP55f5fOigOLvGcMDxNU=;
        b=fJ0jhNQ+9Dlrx4B+5GHgafWgACmcI7zzwVByW6EGZfNfknyoKdKX9J2Vhxu3FhGpeqWebux46z/Y3EXspqAuGn3U2IHY/0jP7rIVS5vKCVb5buGDidP+NhmPyyQTW3CSF2KEI5DD7P2vKpq+wAYie1K2CcypC/ZcW+7HbPCe0Hk=
Received: from CWLP123MB2979.GBRP123.PROD.OUTLOOK.COM (20.180.144.79) by
        CWLP123MB3057.GBRP123.PROD.OUTLOOK.COM (20.180.144.142) with Microsoft SMTP
        Server (version=TLS1_2, cipher=TLS_ECDHE_RSA_WITH_AES_256_GCM_SHA384) id
        15.20.2729.25; Mon, 17 Feb 2020 10:04:34 +0000
Received: from CWLP123MB2979.GBRP123.PROD.OUTLOOK.COM
        ([fe80::1505:2353:23eb:f92]) by CWLP123MB2979.GBRP123.PROD.OUTLOOK.COM
        ([fe80::1505:2353:23eb:f92%6]) with mapi id 15.20.2729.032; Mon, 17 Feb 2020
        10:04:34 +0000
Received: from bot (188.27.235.97) by VI1PR06CA0150.eurprd06.prod.outlook.com
        (2603:10a6:803:a0::43) with Microsoft SMTP Server (version=TLS1_0,
        cipher=TLS_ECDHE_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA) id 15.20.2729.22 via Frontend Transport;
        Mon, 17 Feb 2020 10:04:34 +0000
From: WP Optim 
To: "lord-blog@lord.re" 
Subject: 😨 lord.re - Speed report
Thread-Topic: 😨 lord.re - Speed report
Thread-Index: AQHV5XmnPDzhe1z6VkSi1mtPL8RVHw==
Date: Mon, 17 Feb 2020 10:04:34 +0000
Message-ID: <88b70bb42e14caff2eadf6d028c2a869@bot>
Accept-Language: en-US
Content-Language: en-US
X-MS-Has-Attach:
X-MS-TNEF-Correlator:
x-clientproxiedby: VI1PR06CA0150.eurprd06.prod.outlook.com
        (2603:10a6:803:a0::43) To CWLP123MB2979.GBRP123.PROD.OUTLOOK.COM
        (2603:10a6:400:51::15)
authentication-results: spf=none (sender IP is )
        smtp.mailfrom=contact@wpoptim.co;
x-ms-exchange-messagesentrepresentingtype: 1
x-ms-publictraffictype: Email
x-ms-office365-filtering-correlation-id: eea5a767-e1d8-454c-1fea-08d7b390ca4e
x-ms-traffictypediagnostic: CWLP123MB3057:
x-microsoft-antispam-prvs:
        
x-ms-oob-tlc-oobclassifiers: OLM:7219;
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        (UTC)
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X-Spamd-Result: default: False [-0.88 / 9.00];
        RCVD_TLS_LAST(0.00)[];
        BAYES_SPAM(0.02)[49.67%];
        R_DKIM_ALLOW(-0.20)[wpoptim.onmicrosoft.com:s=selector1-wpoptim-onmicrosoft-com];
        FROM_HAS_DN(0.00)[];
        R_SPF_ALLOW(-0.20)[+ip4:40.107.0.0/16];
        TO_MATCH_ENVRCPT_ALL(0.00)[];
        MIME_GOOD(-0.10)[multipart/alternative,text/plain];
        DMARC_NA(0.00)[wpoptim.co];
        RCPT_COUNT_ONE(0.00)[1];
        RCVD_COUNT_THREE(0.00)[4];
        DKIM_TRACE(0.00)[wpoptim.onmicrosoft.com:+];
        MIME_BASE64_TEXT(0.10)[];
        TO_DN_EQ_ADDR_ALL(0.00)[];
        RCVD_IN_DNSWL_FAIL(0.00)[111.10.107.40.list.dnswl.org:server fail];
        FROM_EQ_ENVFROM(0.00)[];
        MID_RHS_NOT_FQDN(0.50)[];
        ASN(0.00)[asn:8075, ipnet:40.64.0.0/10, country:US];
        MIME_TRACE(0.00)[0:+,1:+,2:~];
        ARC_ALLOW(-1.00)[i=1]
X-Rspamd-Server: kif

Content-Type: text/plain; charset="utf-8" Content-Transfer-Encoding: base64

Hello there!

Your website, lord.re was recently checked on our Speed Test.

Optimization report →http://bit.ly/39FzlSg#190927179328fea61f57 http://bit.ly/39FzlSg#190927179328fea61f57

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Voilà voilà. C'est pas trop un examen au final. D'ailleurs le mail est sacrément clean.

Un peu d'adminsys vol.1 : Alpine 2020, Acme, Knot

En ce tout début de weekend, je sais pas trop pourquoi j'ai eu envie de faire un peu d'adminsys. Du coup je vais vous partager ce petit vrac.

Upgrade d'Alpine qui accroche

J'ai donc commencé par upgrader une de mes machines à la toute dernière version d'Alpine. Bref, le truc ultra basique et rapide. Juste un passage de 3.10 à 3.11.

J'édite donc le /etc/apk/repositories pour y changer le numéro de version. Je lance un coup de apk update et quelques secondes après apk upgrade. Tout se passe bien.

Je regarde les services qui tournent avec htop, je les redémarre un par un histoire d'être sur la dernière version.

Postfix passe.

Dovecot passe.

Nginx passe.

Postgres… Ha tiens je l'ai migré, je peux le dégager lui. Je le coupe pour le moment (jamais trop prudent).

Knot passe pas. Arg c'est dommage c'est un important lui. Peut pas trop le foutre en vrac trop longtemps.

Bon visiblement il se plaint de truc bizarre. Relançons un apk upgrade ouai ça sert à rien mais des fois que…

Tiens ! apk me sort 2 errors mais c'est écrit en tout petit j'avions point vu !

Dans ce cas il faut apk fix. Hmm il arrive pas à résoudre les erreurs et me sort un secure_getenv : symbol not found .

Ha tiens c'est aussi l'erreur que me sortait knot ! On avance !

Bon un ptit tour de DuckDuckGo… Mouai rien de probant. Allez je me sens sale mais go pour du Google.

Pas mieux. Comme quoi c'est pas mieux que DuckDuckGo.

Bon bha quand le web n'aide pas vers quoi on se tourne ? IRC

Allez je pose ma question sur #alpine-linux . 49secondes plus tard j'ai une première réponse. On investigue un peu et là. Tadaaaaaa un sauveur me sort la solution comme ça au bout de trois minutes.

apk upgrade -U -a -s Me sort un listing de paquets pas super à jour. Du coup un ptit apk upgrade -a et voilà !

Plus d'erreur, je peux relancer knot. En moins de 5 minutes top chrono la communauté irc d'alpine m'a démerdouillé le truc.

Donc note à moi-même pour la prochaine fois : Lors d'un upgrade de version chez Alpine il faut faire un apk upgrade -a pour vraiment tout upgrader.

Migration d'acme-client à acme.sh

Bon, une fois ce premier souci résolu, j'ai voulu me créer un nouveau vhost.

Je m'ajoute une nouvelle entrée dns avec knsupdate. Ensuite je me fais le vhost au niveau de nginx. Je le reload, j'ouvre mon navigateur, ça fonctionne nickel.

Du coup je vais pour lui coller du TLS. Historiquement sur cette machine j'utilisais encore acme-client mais celui-ci n'est plus maintenu (sous BSD si). Il n'implémente que Acme-v1 qui est la première version du protocole de LetsEncrypt mais pas de bol, seuls les renouvellements sont acceptés sur ce protocole. Pour la création il faut passer à Acme-v2, du coup il me faut changer de client acme.

Mon nouveau chouchou du jour c'est acme.sh . Tout en shell avec quasiment aucune dépendances.

Ça s'installe en deux deux, très simple d'utilisation et tout. Et pour une fois je me suis laissé allé à la flemmardise et je le laisse même trifouiller la conf nginx tout seul.

Du coup je fais un coup de acme.sh --issue -d mon.domaine --nginx ça mouline quelques secondes. Il m'indique ensuite où sont rangés les cert clé et compagnie. Plus qu'à ajouter ça au fichier de conf nginx et à le reload.

Voilà c'était torché en deux minutes. Mais du coup autant migrer aussi mes autres certs pour jarter acme-client.

Je fais exactement la même technique. Me reste à mettre à jour mon script de cron.

J'ai pour l'instant fait un script qui s'amuse à relancer les différents services utilisant les certificats (postfix, dovecot, nginx, weechat). Par contre j'ai pas tout de suite trouvé comment me faire des notifs vers mon bot irc. Visiblement les hooks de notifications sont pré-établis. On peut pas lancer une commande arbitraire du coup ça va être chiant.

Un ptit tour sur Postfix

Je sais pas pourquoi mais aujourd'hui c'est revenu dans deux fois dans des discussions différentes dans des lieux différents. Postfix mais surtout Postscreen a été un gros sujet du jour du coup.

Et j'ai d'ailleurs découvert une option permettant potentiellement zapper le greylist. postscreen_dnsbl_whitelist_threshold Lorsqu'un serveur s'avère n'être présent dans aucune de vos DNSBL, alors les tests supplémentaires ne sont plus faits et le reste du traitement du mail est fait sans plus attendre.

Je l'ai mis en place ce soir, je verrai dans quelques jours si ça m'épargne un peu de greylisting.

Un ptit tour du côté du DNS

Vu que j'ai regéneré les certificats Let's Encrypt de zéro il s'est passé un truc auquel je n'ai pas pensé. Mes enregistrements TLSA n'étaient plus trop d'actualité et il me fallait les refaire. C'est ce qui permet à DANE (le truc trop bien mais complètement ignoré) de faire son boulot.

J'ai tenté de me battre au début avec knsupdate mais c'est toujours un poil chiant. Je sais pas si je suis particulièrement mauvais où bien il ne connait effectivement pas les enregistrements TLSA et donc refuse d'en ajouter…

Du coup je me suis rabattu sur knotc directement. Je pense que je vais lui faire un peu plus honneur dans mon guide sur le DNS.

D'ailleurs j'en ai profité pour purger ma zone de pleins de trucs inutilisés et accumulés au fil des expérimentations.

Un ptit knotc zone-read lord.re. est particulièrement blindé. Donc knotc zone-begin lord.re. et là on commence à couper dans le gras : knotc zone-unset lord.re. vieux.trucs.lord.re. . On fait ça pour chacun des trucs à jarter. Quand on a un peu tout fait, un ptit knotc zone-diff lord.re. et si c'est bon on lance knotc zone-commit lord.re. et c'est tout bon.

Bref, j'ai refoutu des enregrstrements TLSA kivontbien pour mes mails.


Et voilà fin du weekend :-/

Jay & Silent Bob : Reboot

Rhaaa quel film chaotique. On retrouve quasiment tous les acteurs ayant déjà bossés avec Kevin Smith. Ce film est un petit cadeau pour les spectateurs mais aussi pour le réalisateur. Si vous avez déjà vu un de ses films vous allez forcément reconnaitre des têtes, des références, des caméos…

J'ai vraiment beaucoup aimé. Mais faut dire que j'aime beaucoup les films de Kevin Smith.

Et ce film est des plus méta. Ça parle de Kevin Smith qui va faire un film, sur un personnage incarné par Kevin Smith. Et franchement c'est foutraque.

C'est vrai que ça a un peu ni queue ni tête par moment mais c'est tellement plaisant à regarder de voir tous ces acteurs reincarner leurs anciens rôles. Il y a du beau monde d'ailleurs, il a même réussi à ravoir Matt Damon et Ben Affleck, tout le cast de Clerks et aussi Clerks 2 (sauf malheureusement Elias que j'aurai adoré revoir). Chris Hemsworth vient même se prendre une ptite dose d'autodérision (légère, hein, faut pas non plus s'attendre à du lourd). Et comme prévu on a le droit aux filles et de Kevin Swith (Harley Quinn Smith) mais aussi de Jason !

Par contre de les voir tous avec 10/25 ans de plus ça fait toujours un ptit choc. Pour capter toutes les références par contre il va falloir réviser tous ses films. J'ai d'ailleurs peur, que ce film ne fonctionne absolument pas si on ne les a pas vu.

Bref, c'était un moment vraiment cool avec beaucoup d'humour. Le parallèle avec la vie réelle des protagonistes rend le film d'autant plus tendre.

Cell

Ce film de zombie c'est la douche froide. Les effets spéciaux … spéciaux (cheap) n'aident pas à faire passer la pilule.

Autant il y a le ptit côté survie en milieu urbain rempli de zombies. Et de l'autre… bha … on rencontre des personnages auxquels on parvient pas à s'attacher.

Le scénar est vraiment pas terrible. Mais surtout la fin. On a pas compris. J'ai eu l'impression qu'on nous a montré successivement les différentes fins possibles et que c'est au spectateur de choisir celle qu'il veut à la fin.

Bref, c'est très décevant et ennuyant.

Mercy

Une grand-mère qui se fait virer de la maison de retraite de part son comportement particulier. Une mère seule avec ses deux gamins qui retourne dans la maison de la grand-mère pour s'occuper d'elle. Dans le derche du monde, bien isolé.

Et pour faire vite, la grand-mère a pactisé avec un démon pour parvenir à avoir des enfants suite à ses fausse-couches. Du coup, elle est en effets très particulière. C'est … meh.

Il n'y a pas vraiment de point noir mais il n'y a pas non plus de bon point. La photo est basique, la musique insipide, l'histoire assez creuse, les acteurs mouai. Tout ça c'est sans saveur. Par chance le film est assez court et donc ne s'éternise pas trop mais bon.

C'est vraiment dispensable.

Récap 06 : Janvier 2020

Blog

Grosse baisse de publication ce mois-ci. Faut dire que j'ai pas mal maté de film et joué. Pas trop d'inspiration. J'ai quand même deux trois idées d'articles dans la todo (dont un depuis plus d'un an) mais la flemme est forte ces derniers temps.

Mais bon si ma prose vous manque n'hésitez pas à vous rendre dans les visionnages c'est là où j'écris le plus en ce moment.

En bref ce mois-ci : 3 articles, 10 commentaires, 15 visionnages, 573039 requêtes, 50596 visiteurs uniques pour 19.28 Go de trafic.

Films

The Mangler

Un bon gros nanar des familles mauvais en tout point. C'en est risible.

Dolores Claiborne

Ce film n'est pas très connu du haut de ses 25 ans. Il est excellent avec une histoire vraiment très prenante. Et le casting est d'enfer avec Kathy Bates avec un rôle taillé pour elle.

Thinner

Un film a petit budget un peu fantastique, un peu horreur, un peu nanar. On peut le voir une fois mais pas plus.

Apt Pupil

Un film sans saveur où il faut une sacrée suspension d'incrédulité pour rentrer dedans. Il ne s'y passe pas grand-chose et le peu qu'il s'y passe on y croit pas. C'est un gros meh.

Interstellar

Un chef-d'œuvre même parmi la superbe filmographie de Christopher Nolan. Tout est trop bien dans ce film, les 3h passent trop vite. À revoir régulièrement.

La Ligne Verte

On en sort pas indemne. Trois heures excellentes en prison grâce à Frank Darabont encore. Un peu tire-larme mais magnifique.

The Lightouse

Malgré une image noir&blanc, un son mono et une image carré on est bien face à un film de 2019. Film assez lourd et oppressant teinté de mystère. Peu d'acteurs, peu de dialogue, peu d'action mais vraiment prenant.

Hearts In Atlantis

On retrouve beaucoup d'éléments habituels d'un bon Stephen King mais malgré Anthony Hopkins ça n'apporte pas grand chose de plus. Au contraire le film est assez avare en matière pour expliquer et tout. C'est donc un peu frustrant mais ça se laisse regarder.

Dreamcatcher

Durant la première heure de film on sait pas trop ce qu'on regarde. Ça oscille de genre en genre rendant le truc assez étrange, c'est particulier mais pas non plus immonde. Le film veut bien faire mais il fait un peu tout et n'importe quoi.

Riding The Bullet

Aussitôt vu aussitôt oublié. C'est inintéressant, mou, mal joué, pas spécialement agréable à voir. Enlevé les caméras des mains de ce réalisateur.

Secret Window

Enfin un film qui relève le niveau avec Johnny Depp et John Turturro jouant des écrivains en conflit. C'est très sympa surtout au premier visionnage. L'histoire fait tout.

The Mist

Troisième et dernière adaptation de Stephen King par Frank Darabont. Clairement moins bon que ses autres films, c'est tout de même sympa. Une histoire à fond surnaturelle et à fond dans le film d'horreur.

1408

La chambre 1408 est le diable et c'est vraiment cool. C'est joli, bien fait, prenant et le casting est bon. Un film d'horreur jouant sur des ressorts moins communs.

Dolan's Cadillac

Rhaa mais que c'était nul et vraiment trop long. Un homme venge l'assassinat de sa femme par un traficant d'être humains ultra cliché. Voilà c'est tout résumé.

Carrie (2013)

Remake plutôt fidèle remettant aux goûts du jour une histoire culte. Je suis pas super fan, mais je le trouve plus agréable à regarder que l'original qui a assez mal vieilli à mon sens.

Séries

Sex Education (saison2)

J'avais beaucoup aimé la première saison et cette seconde est tout aussi bonne. Ça fleure la joie de vivre, c'est du ptit drama dans une ptite ville de Britannie.

C'est super joli et intéressant mais en plus comme le titre l'indique ça parle de sexe mais d'une façon vraiment bienveillante et instructive. La série est assez méta dans son propos : les jeunes (mais aussi les adultes) n'ont pas le droit à une vraie éducation sexuelle qui peut résulter en un mal-être. Et la série peut disperser par-ci par-là des conseils, des points de vue et c'est vraiment très rafraîchissant. C'est pas coincé du tout et c'est cool d'avoir des personnages d'un peu tous les bords représentés sans être moqués ou clichés.

La bande d'acteurs est vraiment excellente et parvient à nous divertir mais surtout à faire en sorte que l'on s'attache à tous les persos. De tous, il n'y en a qu'un qui est repoussant du début à la fin (le padré d'Otis), tous les autres de part leurs expériences et tout apparaissent sympatiques.

D'ailleurs mon préferé est clairement Eric Effiong qui a un parcours assez laborieux mais qui est tellement génial qu'on aimerait être pote avec lui.

La série est à recommandé à tout le monde ados, adultes, coincés, liberés… tout le monde y trouvera son compte.

Jeux

Surviving Mars

J'ai craqué pour Surviving Mars qui est un excellent city builder sur … Mars. Le jeu est natif Linux et tourne vraiment bien. Ses graphismes ne sont pas le top du top mais ils sont tout de même très beaux et surtout ça tourne vraiment bien malgré ma config décente.

Le but est de monter une colonie humaine sur la planète rouge. Il faut donc affronter l'environnement difficile : créer son oxygène, sa flotte et son électricité. Il faut amasser des ressources pour pouvoir faire prospérer votre colonie.

Là où ça sort de l'ordinaire c'est que ce n'est qu'une colonie et que vous allez donc pouvoir vous faire ravitailler par la Terre via des fusées. Et vous allez également pouvoir revendre des métaux locaux à la Terre.

Pour l'instant je n'ai fait qu'une partie en mode facile et ça m'a pris un joli paquet d'heures.

Dead Cells

Les promos m'ont fait craquer. J'étais pas sûr d'accrocher donc j'étais près à me faire rembourser dans les temps imparti par Steam. Mais au final, au bout de 3/4 runs c'est bon j'ai adhéré au concept.

C'est un rogue lite made in France vraiment bien foutu.

La génération des niveaux est procédurale et ils ont réussi à faire différents types de niveaux avec des architectures pas mal différentes, du coup la lassitude et l'impression de faire toujours la même chose est bien moins présente que dans Rogue Legacy. Toujours pour le comparer à lui, il est d'ailleurs bien plus nerveux et réactif. Il faut un sens du timing bien plus poussé pour réagir aux attaques des ennemis pour parer/esquiver/attaquer sans prendre de coups. Et du coup le feeling de jeu est beaucoup plus addictif je trouve. J'apprécie les jeux demandant de la réactivité et là je suis gâté.

Graphiquement c'est de toute beauté : c'est du pixel art mais avec une grosse touche de modernité technique via l'utilisation de parallax mapping direct sur le pixel art et des lumières dynamiques. Du coup les objets paraissent réellement en 3D, c'est somptueux. Ça fait quelques années que j'avais vu des concepts de cette technique mais je ne l'avais jamais expérimenté dans un jeu et c'est cool même si on va pas se le cacher, dans le feu de l'action on ne le remarque pas.

Je pense que ce jeu va m'occuper quelque temps.

Crypt Of The Necrodancer

J'en entendais parler depuis un bail et il y a eu une promo donc j'ai craqué.

Et finalement j'accroche moyen. Le concept est assez sympas mais je sais pas trop pourquoi j'y arrive pas. Pour être joué en rythme en faisant gaffe aux patterns des monstres et tout, je le trouve au final très difficile à maîtriser.

J'ai fini le premier monde que je trouve sympatique mais le second m'a complètement rebuté. Les ennemis changeant tous, faut apprendre tout un tas de nouveaux patterns et là, la difficulté monte d'un très gros cran. Et j'ai un poil laché l'affaire et j'ai pas spécialement envie de m'y plonger plus. Je ne retire pas grand plaisir de ce jeu même si je sais que beaucoup l'apprécient.

Nuxeries

J'ai fait mumuse avec des sondes de températures et d'hygrométrie mais pour l'instant je suis pas arrivé au résultat escompté. Il faudrait que je m'y penche un peu plus dessus. J'en ferai probablement un post.

Dans un autre registre je me suis rendu compte qu'isso (ce que j'utilise pour les commentaires) était vautré depuis dix jours. J'ai fait un ptit pip install isso et visiblement gcc ne parvenait pas à compiler ce qu'il fallait à cause de cffi.h manquant. J'ai donc apk add libffi-dev et relancé l'install pip et hop c'est passé. Voilà, un bout de python qui s'installe pas, parcequ'il manque des libs C tout ça pour un ptit truc web pour des commentaires. -___-

Vidéos

Trois fois rien. Une ptite discussion entre Dean Lamb (guitariste de Archspire (le meilleur groupe du monde)) et Dave Otero (producteur de grosse musique qui bosse entre autre avec Archspire (le meilleur groupe du monde)). Ça parle d'un peu de tout et de rien (en Anglais) mais c'est intéressant et décontracté.

Dark Mode pour Qutebrowser

Je viens de découvrir qu'il est possible d'avoir un mode sombre pour Qutebrowser. Ça fait des années que je rêve d'une telle fonctionnalité. Alors que certains ce sont les portes rouges, moi ce sont les sites blancs que je veux repeindre en noir.

Cette astuce n'est pas propre à Qutebrowser lui-même mais pourrait s'appliquer à toutes les applis Qt. Dans les versions récentes de Qt, toutes les applis peuvent avoir un mode sombre.

Bref pour l'activer dans votre Qutebrowser il faut éditer votre config.

~/.config/qutebrowser/config.py
c.qt.args = ["blink-settings=darkMode=1"]

Vous relancez votre joli navigateur et hop.

C'est tout.

Ha et si les couleurs vous plaisent pas vous pouvez tenter d'autres valeur que 1 et mettre 2 ou plus (je ne sais pas jusqu'où ça va).

Dernière déconvenue

On doit quand même subir l'horrible page super blanche quand on ouvre une nouvelle fenêtre ou un nouvel onglet avant que la vraie page ne s'affiche. J'ai pas encore trouvé de solution à cette horreur.

Il est possible d'en changer la couleur. Sauf qu'en fait ça veut dire changer également la couleur de toutes les pages webs n'ayant pas redéfinies leur couleur de fond par défaut. Et mine de rien pas mal de site ouaib l'ont laissé par défaut. Donc si comme moi vous tentez de faire le malin pour mettre une couleur foncée, vous allez vous confronter à des pages n'ayant pas non plus redéfinie leur couleur de texte par défaut. Vous aurez donc la joie de tenter de lire du texte noir sur fond noir.

On peut aussi s'amuser à changer la couleur du texte par défaut mais bref on arrive à un point où il faut tout refaire et ça pète forcément à un endroit. Bref c'est merdique.

Donc faisons-nous la promesse, lae premier d'entre nous qui trouve comment changer la couleur de la blank page et uniquement elle (pas les couleurs par défaut globales à toutes les pages), iel le dit à tout le monde et on sauve l'humanité ! OK ?

UPDATE Quterbrowser 1.12 (06/2020)

Avec la sortie toute récente de Qutebrowser en version 1.12, il existe désormais un darkmode made in Chromium. Le Darkmode made in Qt ne fonctionne plus depuis la 5.15 (par chance ça coincide à peu près).

Du coup la nouvelle config a cette allure désormais.

~/.config/qutebrowser/config.py
c.colors.webpage.darkmode.enabled = True
c.colors.webpage.darkmode.algorithm = "lightness-hsl"

Le résultat est à peu près similaire à l'ancien mode. Le soucis du flash blanc à l'ouverture de nouvelle page est toujours présent.

Carrie (2013)

Remake du film culte (surtout aux US) de l'année 76, il s'est attelé à moderniser un peu le film afin de lui faire gagner un public plus djeuns. Faut dire que du haut de ses 40 ans les nouvelles générations pouvaient probablement moins se sentir proche de ces ados.

De ce point de vue c'est plutôt réussi. L'arrivée des téléphones portables, d'Internet et de la publication de vidéo pour faire du public-shaming rend pas mal. Et le look bien plus contemporain des ados ça fait du bien.

D'un certain point de vue le film est d'ailleurs plus regardable. On a un poil moins l'impression de regarder des gamines à poil vu qu'on nous a épargné une nudité n'apportant absolument rien au film. Et j'ai d'ailleurs une impression globale que le film a un regard moins malveillant envers ses personnages. La mère est méchante car elle est mentalement dérangée, la prof de sport semble plus proche de Carrie, la méchante elle est la seule a être vraiment 100% méchante et c'est tout.

Bref, je sais que ce n'est clairement pas l'avis général mais je préfère ce remake plus aux goûts du jour que l'original. C'est plus aseptisé et tout mais le rythme est déjà bien mieux géré.

C'est loin d'être un film culte, mais il se laisse regarder. D'ailleurs je pense qu'il est culte (surtout l'original) aux US parceque le bal de fin d'année est vraiment très ancré dans leur culture.

Dolan's Cadillac

C'était chiant. C'était longuet. L'histoire est pas mal, hein, mais fallait pas l'étirer autant. En trois quarts d'heure c'était plié mais non il fallait en faire des caisses et tout.

Lors de sa balade en canasson quotidienne, une meuf aperçoit de multiples meurtres de ce qui ressemble à de la traite des femmes par deux mecs en costards. Ils la voient, ils veulent la tuer. Ils la tuent plus tard et du coup le mec de la canassonneuse veut se venger.

Voilà déjà tout ça c'était trop long. On en arrive à la partie intéressante, la vengeance.

Et là, on a le droit à la mise en place d'un piège digne d'une altercation entre Bip-Bip et le Coyote. Mais ils en font des caisses pas possibles. Christian Slater est un méchant des plus caricatural qui est dans la traite des femmes et les considère comme de la merde, s'arroge le droit de cuissage et tout. Et vas-y que je me balade en peignoir en soie, on se croirait dans un Disney : vous avez pas besoin de connaitre le film mais en un screenshot vous savez que c'est un méchant.

Bref, le héros vengeur mets au point son plan et pouf ça fonctionne sauf que là, au lieu d'en finir de suite ils décident de faire durer ça encore des plombes pour… bha … rien. C'est même pas spécialement sadique, c'est pas spécialement recherché, c'est juste pour faire en sorte que le héros prenne plus de risque que nécessaire.

On est bien loin du Maine et on se tape de la frontière mexicano-usienne. Pas d'écrivain, pas de surnaturel, pas de gamin. Non c'est pas du Stephen King.

En court-métrage ça passait mais en long, non merci.

1408

Bien qu'assez peu connu, c'est un très bon film.

John Cusack est un écrivain assez con au premier abord. Il est spécialisé dans les bouquins un peu naze de Top 10 des X les plus hantés. C'est pas un écrivain à grand succès non plus mais suffisamment vendu pour en vivre tranquillement.

Il croit pas du tout aux esprits/fantômes et compagnie même s'il écrit sur le sujet. Ce n'est qu'un job pour lui et du coup il va aller dans une énième "chambre hantée". Le mec est loin d'être sympa avec les autres toussa globalement. Mais dans la chambre il va vivre un enfer psychologique à base de malaise, de désespoirs et d'hallucinations plus ou moins dangeureuses.

On en apprend un peu plus sur lui et sa relation avec sa femme. Bref l'histoire est assez simple mais bonne.

L'ambiance du début est bien classe et d'ailleurs l'hôtel est vraiment joli et Samuel L Jackson est parfait dans le rôle. John Cusack est très bon aussi dans le rôle du mec pôli mais pas gentil.

Le film est sympa car il fait flipper sans avoir recours ni au jump-scare ni au gore ni à des monstres grotesques. Et le ptit truc à la toute fin est sympatoche.

Bref le film est vraiment très agréable à voir.

The Mist

Troisième adaptation d'un récit de Stephen King par Franck Darabont qui a pour l'instant réalisé un sans-faute. Et je dis bien pour l'instant.

On retrouve des acteurs de ses précédents films d'ailleurs mais ce coup-ci on est dans un registre bien différent. On est ici dans un film bien plus horrifique et surnaturel.

J'aime beaucoup l'histoire, c'est basique mais efficace : une brume étrange tombe sur un bled du Maine (le seul indice que j'ai perçu c'est le titre du journal local le Castle Rock Times). C'est une bonne grosse brume ultra épaisse empêchant de voir à 10 mètres. Et apparemment il y a des choses dedans qui ne sont pas très amicales. Nos personnages se sont réfugiés dans la supérette du coin.

J'adore les films où les personnages sont coincés dans un lieu et tentent de survivre. C'est assez paradoxal parce-qu’à chaque fois je suis frustré et énervé des prises de décision des personnages. Ils font toujours les trucs qu'il faut pas faire. Mais j'aime bien quand même ces films (ouai même l'armée des morts de Zack Snyder).

Et là on a le droit à tout un lot de décision hautement contestable mais bon j'imagine que sans ça le film perdrait de l'intéret.

  • Les personnages qui veulent pas croire qu'il y a des trucs pas nets malgré les litrons de sang et les personnages manquants.
  • Les mecs blessés dans leur masculinité (c'est it texto, bon point) qui veulent faire le truc débile.
  • Les personnages religieux (ho god je les déteste).
  • "Allons dehors chercher des médicaments pour soigner 1 pauvre gars qui va claquer et qui demande à être achevé !"
  • "Hey mais c'est la faute des militaires, on devrait s'en prendre au pauvre troufion de base qui est au courant de rien !"

Bref, au moins ça donne des "rebondissements" et on a pas vraiment le temps de s'ennuyer. La pression ne redescend à peu près jamais, pas de moment de détente ou d'égarement.

Les acteurs sont pour beaucoup pas très très connu et tant mieux, c'est cool de voir des têtes moins connues (bon il y a quand même Raymond Holt de Brooklyn 99 qui a un personnage intrigant mais malheureusement casse-couille). Par contre, certains de ces acteurs sont un poil limite niveau jeu et sont bien stéréotypés. C'était le film pour orienter Toby Jones vers les films d'action (visiblement ça n'a pas pris).

Au début j'ai voulu cracher sur les effets spéciaux mais au final ils sont vraiment pas si dégueux. Leur intégration est plutôt convaincante sur certains plans où ils interagissent avec les décors et tout. Par contre le design des monstres est globalement basique. Ils sont restés très sages je trouve en ce cantonnant à faire de gros insectes. Ils auraient pu faire des créatures bien plus fofolles et dégueulasses. Après j'imagine que le budget du film étant assez serrés, ils ont fait déjà quelque chose de fort bonne facture et qu'il aurait été impossible de faire plus de folie.

Là, où par contre ça déconne, c'est au niveau de la mise en scène. Je comprends pas trop le délire. Les caméras sont constamment mobiles. Ça fait des ptits zooms, ça bouge même pour une scène de dialogues anodines. Je me demande s'il n'y avait pas volonté de s'approcher du found footage. Il y a même un moment où ça se castagne dans l'épicerie où on se croirait presque en vue à la première personne avec les mains s'agrippant au premier plan. Ça aurait été probablement difficile à justifier scénaristiquement mais ça aurait pu se faire à la Rec (sorti la même année) ou Cloverfield (sorti un an après). Ils s'en sont approchés mais ne l'ont pas fait et du coup ça donne une drôle d'impression.

Bref, on a un film avec beaucoup de bons côtés mais certains côtés un peu repoussant qui en rebuteront pas mal. Personnellement j'ai bien aimé et j'en avais de bons souvenirs mais c'est vrai que la façon de filmer fait cheapos/chiantos.

Secret Window

Un écrivain (ouai c'est une histoire de Stephen King donc c'est un écrivain le protagoniste) vivant reclus dans sa baraque de campagne telle une loque car en instance de divorce va être accusé de plagiat. Notre pauvre Johnny Depp va se faire harceler par John Turturro.

Jusque-là c'est assez classique mais c'est bien fait. Les acteurs sont bons, les décors jolis, les musiques heuuuu m'en rapelle pas, il y en a ? Bref, c'est un bon moment surtout grâce à son histoire prenante.

Notre cher écrivain sait être bien con vis-à-vis de sa femme mais on prend forcément parti de s'y accrocher. Après tout c'est le gentil, c'est pas lui qui vient proférer des menaces. Bref, je ne vous spoile pas plus l'histoire mais c'est clairement le point fort de ce film.

Il est par contre moins sympa en revisionnage, une fois la surprise passée.

Riding The Bullet

Rhaaalalala ce que c'est à la ramasse. C'est chiant, moche lent, mal joué. Les interactions entre les personnages sonnent tellement faux.

Rhaaa mais qui a fait ça ? Mick Garris ? Hmmm ça me parle vaguement, j'ai déjà vu ce nom.

Haaaaa ! C'est lui qui a commis Sleepwalkers. Et bha 12 ans de plus au compteur ne lui ont pas donné l'expérience nécessaire pour se rendre compte qu'il accouche d'un navet.

C'est mauvais mauvais mauvais en tout point. D'ailleurs je vous avoue que je suis en train de rédiger ce post alors que le film tourne encore ce que je ne fais pas habituellement. Mais sinon je vais m'endormir.

Le personnage principal ultra cliché d'artiste tourmenté incompris avec son ptit minois est gonflant. Et ce ne sont pas les effets spéciaux foireux qui nous montre sa conscience qui vont lui donner un ptit côté attachant. Non, non, ça tombe complètement à plat.

Bon dans les bons points, ça se passe dans le Maine, non loin de Castle Rock et on voit passer Christine. En un peu moins évident il y a l'infirmière nommée Annie Wilkes qui est la fan un peu dérangeante de Misery. Voilà, trois références, mais c'est pas ça qui fera passer la pillule.

Comment peut-on laisser passer ça lors des projections-tests ? Combien de fois dans le même film, ont-ils utilisés le coup du personnage perdu dans ses pensées réveillé par un véhicule qui klaxonne ? Le truc est déjà bien lourdingue mais en plus ils le ressortent plusieurs fois…

Dreamcatcher

Dis donc c'est une vraie montagne russe ce film. On découvre une bande de mec adultes potes, on a un chouilla de leur background et là on a le droit à un flashback : des préados, marchant le long d'une voix ferrée et là on se dit qu'on va avoir droit à un ptit film sympatoches sur les relations amicales toussa.

Puis, le flashback prend fin, on se rend compte que certains personnages seraient doués de pouvoir de télépathies ou truc du genre (on sait pas trop exactement qui et dans quelles mesures).

Puis ça part en mode aliens venus de l'espace qui se sont crashés dans la campagne américaine et l'armée qui vient nettoyer toussa.

C'est un sacré foutraque ce film. On sent que c'est plein de bonnes intentions, ça veut vraiment faire bien, avec pas mal de bonnes idées, des acteurs bons dans ce qu'ils font, des effets spéciaux loins d'être ridicules mais ça va trop vite un peu partout. C'est dommage, ça pourrait être vraiment bon.

Une partie de l'intrigue se déroule à Derry (là où se déroule également It, acceuillant Pennywise the dancing clown qui est une entité maléfique extraterrestre). Bref, c'est indéniablement du Stephen King, mais niveau scénar il aurait fallu élaguer un peu ou alors étaler ça sur deux films ?

Après c'est pas pourri du tout. Mais le mélange des genres est perturbant.

J'ai beaucoup aimé le concept des archives des souvenirs qui est le bâtiment où l'on range tous nos souvenirs. Le concept est fun mais en plus ils ont réussi à montrer un lieu vraiment très classieux.

C'est un film particulier qu'il faut voir avec un bon état d'esprit pour que ça passe.

Hearts In Atlantis

On retrouve pas mal de thêmes récurrent des histoires de Stephen King ici. C'est un écrivain, nostalgique ressassant de vieux souvenirs d'enfance des années 60 avec de légers dons de télépathies qui rencontre un ancien ayant manifestement aussi des dons et étant bienveillant avec lui. Toute ressemblance avec d'autres films est purement fortuite.

Bon après, c'est pas mauvais ni rien mais l'histoire part dans certaines directions sans jamais rien donner jusqu'au bout. Ça laisse sur la faim.

L'ambiance est sympa, les musiques assez effacées, les acteurs bons mais voilà. Ça manque d'un peu plus d'âme ou de matière. Il y a déjà eu d'autres films assez proches qui ont été plus généreux du coup ça tombe un peu à plat. Désolé Sir Anthony Hopkins mais il en faudra un peu plus.

The Lighthouse

On a là un film bien singulier. C'est un film en noir et blanc avec un format d'image presque carré et un son en mono.

C'est un film atmospherique, oppressant, calme mais éprouvant. Très psychologique et plein de références assez obscures pour moi.

C'est l'histoire de deux mecs qui doivent s'occuper de leur phare pendant un mois. Loin de tout, bravant des tempêtes, en autarcie.

Petit à petit l'alcool coule à flot, les relations ne se détendent pas et la folie guète. On ne sait pas exactement lequel deviendra fou en premier, lequel résistera le mieux. Lequel devra tuer l'autre.

Bref, c'est vraiment très sympa.

Dans les références complexes, c'est apparemment beaucoup basé sur des mythes grecques et ça permet de mieux expliquer le dénouement. SPOIL ->> En gros Robert Pattinson est calqué sur Prométheus et Willem Dafoe sur Proteus. Proteus est un dieu de la mer et Prométhéus un titan ayant défié les dieux en leur volant le feu (la lumière du phare). Pour le punir, les dieux attachèrent Proemetheus a un rocher où chaque jour ils envoyèrent un aigle lui bouffer le foie (la scène finale des mouettes lui bouffant la panse).

La Ligne Verte

Un sacré tire-larme ce film. Mais qu'est-ce qu'il est bien.

Après avoir réalisé The Shawshank Redemption, Frank Darabont nous replonge une nouvelle fois en prison. Cependant ce coup-ci on est en 1935 pour suivre le bloc E ayant donné son surnom au film de part son sol couleur vert pomme. Il s'agit de la section de la prison où sont interné les taulards condamnés à mort attendant l'application de leur sentence.

Ouai c'est pas un film très joyeux au premier abord. L'ambiance s'annonce lourde, grave, tendue. Mais du haut de ses trois heures le film nous propose des situations nous permettant de nous évader grâce à des moments forts en émotions. Des interactions humaines indispensables pas toujours faciles voir carrément invivables.

Le film nous raconte comment un détenu colossal brise la monotonie d'un système bien huilé. John Coffey arrive donc dans sa cellule et force est de constater qu'il est différent. Et pas uniquement son physique hors norme mais plus sa façon d'être : dur à croire qu'un gaillard aussi massif et ayant tué et violé deux gamines puisse avoir peur du noir. D'ailleurs l'acteur n'est pas plus grand que les autres acteurs mais un vrai jeu de perspective et de placement de caméra participe à cette impression.

Du surnaturel pointe vite son nez et insuffle tout un nouvel éclairage sur le film. Notre cher détenu s'avère détenir des pouvoirs permettant de guérir et ré-insuffler de la vie dans les gens. Bon je ne vous spoile pas plus.

L'histoire reste assez légère sur le côté surnaturel et sa mise en scène est assez sobre. C'est le jeu des acteurs qui comble cette sobriété d'effets spéciaux. Ils sont tous bons : les gentils transpirent effectivement la gentillesse sans tomber dans le niais et les têtes à claques bha t'as envie de les tarter.

Le décor est superbe avec souvent de très beaux éclairages alors que bon c'est pas censé être bien ragoûtant. Niveau ambiance c'est vraiment bien foutu. L'image orangée est bien chaude, la musique d'époque sortant des vieux transistors, les vieilles bagnoles, on s'y croit à fond, on en serait presque nostalgique.

C'est par ce film que j'ai découvert Thomas Newman avec ses musiques sympatoches.

Dans ce film ça cause un peu de religion et aussi de racisme. Mais je trouve ça dommage que les personnages remettent en question leur rôle de bourreau uniquement via le prisme de la religion.

Bref, ce film est plus que recommandé.

Le fonctionnement d'un switch réseau

Le commutateur réseau ou switch est un appareil de base de tout réseau informatique. C'est la multiprise réseau qui permet de raccorder un peu tous vos appareils à votre réseau local pour avoir accès à l'Internet !

C'est un truc assez basique mais qui n'est au final pas très bien compris. Et au lieu de me répéter encore cinquante fois autant écrire ici une fois pour toute un chouilla de vulgarisation à son propos. Je vais pas aller très loin dans la technique et je me contenterai des switchs classiques qu'on peut s'acheter pour la maison.

Un port réseau

Un port réseau c'est … une prise réseau ethernet. C'est le trou avec une forme caractéristique (un rectangle avec une encoche en haut pour la languette des câbles (le truc qu'on casse et qui est censé empêcher le câble de se déconnecter).

Ce port réseau contient 8 contacts électriques pour faire passer le signal.

À l'époque fallait faire gaffe au type de câble mais maintenant les ports réseaux des différents appareils s'arrangent pour croiser/décroiser comme des grands.

Pour faire passer du téléphone on peut également utiliser ces prises et on a besoin uniquement de 2 contacts (du milieu) sur les 8 disponibles. Pour faire passer du réseau il en faut au minimum 4 sur les 8 mais pour atteindre la vitesse maximum, il faut bien entendu les 8.

(je précise car c'est une source de problème assez courant d'avoir soit la prise soit le câble un peu pété mais pas complètement.)

Le Hub

Avant l'arrivée des switchs il existait déjà les hubs qui sont l'ancêtre primitif des switchs. Ils ont le même but : raccorder différents équipements ensemble.

Le but est le même mais un hub est "con" et s'avère n'être qu'une multiprise. Tout ce qui rentre par l'un des ports est envoyé à tous les autres ports.

Ça fonctionne sauf qu'on s'est vite rendu compte que ce n'était clairement pas très efficace et que d'un point de vue confidentialité des échanges c'est pas top. N'importe qui branché sur un hub peut écouter tout ce qu'il se raconte sur le hub. Il est possible d'intercepter toutes les communications sans équipement particulier.

Le switch

Face à ces problèmes et les avancées technologiques aidant (les puces étant moins chères surtout), on a ajouté de l'intelligence dans les hubs pour les transformer en switch.

Le switch comprend le langage utilisé par les machines qui lui sont raccordé. Et avec ce qu'il comprend il se débrouille pour n'envoyer les informations qu'aux ports concernés.

Imaginons un cas simple :

  • un switch
  • un ordinateur A
  • un ordinateur B
  • un ordinateur C

Lorsque A discute avec B, l'ordinateur C ne recevra pas la conversation entre A et B.

Comment il sait ?

Le switch possède donc un petit processeur et surtout un peu de mémoire. Lorsqu'un ordinateur est branché sur un port du switch, l'ordinateur annonce qu'il possède telle adresse MAC.

Le switch consigne l'information que sur le port X se trouve l'adresse MAC Y. Il met tout ça dans un tableau qu'il consultera à chaque fois pour savoir à quel port envoyer telle information.

Bon ça paraît simple et vite vu mais il faut garder à l'esprit que sur un port d'un switch, vous pouvez brancher tout et n'importe quoi. Vous pouvez brancher un autre switch. Ça veut donc dire que sur un port, vous n'allez non pas avoir 1 adresse MAC mais tout un tas d'adresses MAC correspondant à chacune des machines présentes sur le second switch. Et vous pouvez en enchaîner plusieurs comme ça.

Une des caractèristiques technique d'un switch est donc la taille de sa mémoire lui permettant de connaitre plus ou moins d'adresse MAC.

Mais que se passe-t-il quand sa mémoire est saturé ? Et bhé c'est moche à dire mais ne sachant plus trop quoi faire, il peut avoir un comportement aléatoire. Certains switchs vont carrément se planter (très mauvais switch, ceux-là faut les éviter). D'autres vont se comporter comme des hubs avec des performances pas mal dégradées (symptôme repérable).

Ce second comportement est d'ailleurs une attaque assez classique d'un réseau : sur un port on sature la mémoire du switch en envoyant plein d'adresses MAC fictives. Une fois la mémoire saturée, le switch se comporte en hub et l'attaquant est désormais à même de capturer le trafic passant sur tout le switch (interception d'appels SIP, capture de trafic web, récolte d'identifiant telnet…).

Le cas des boucles

Si vous êtes un peu farfouilleur, vous vous demandez ce qu'il se passe quand on fait une boucle :

Vous branchez le switch A sur le switch B et un second câble qui relie le switch B au switch A. Vous avez créé une boucle. Du coup sur les ports en question vous avez les adresses MAC qui vont se répliquer d'un switch à l'autre à l'infini. BOUM.

Les switchs ont horreur de çà et là aussi c'est la loterie. Certains switchs vont tenter de fonctionner tant bien que mal, mais vous aurez des performances d'un autre temps. Ça deviendra inutilisable.

D'autres switchs cesseront de fonctionner mais certains sont suffisamment malin pour détecter ce genre de connerie et ils prendront la décision de désactiver l'un des deux ports de la boucle.

Ça paraît con mais c'est une cause trèèèès fréquente de panne.

Quand vous voyez toutes les loupiotes du switch clignoter de façon assez synchrone c'est louche et il va falloir trouver la boucle. Ça peut paraître con mais quand vous êtes sur un réseau avec une quinzaine de switchs dans tous les sens c'est beaucoup moins drôle à dénicher.

Performances d'un switch

L'argument premier d'un switch est son nombre de ports. C'est vrai, on cherche souvent à raccorder tous ses appareils et le reste importe peu et pourtant il y a quelques considérations à avoir.

Il faut aussi regarder les vitesses qu'il permet d'atteindre. Il y a des switchs (anciens certes mais encore à la vente) qui sont limités à 100Mbps. C'est désormais pas mal obsolète, d'autant plus que les connexions fibrées sont désormais pas mal démocratisées et qu'elles seraient bridées par un tel switch. Méfiez-vous des grandes surfaces qui vendent encore ce genre de truc alors que pour moins cher vous trouverez bien mieux.

On trouve donc des switchs plus rapide jusqu'à même 10Gbps (je parle pas du matos pro qui monte plus haut sur des technos en fibre optique) même si c'est encore un peu tôt pour de tels débits. Méfiez-vous tout de même, quand on donne ces vitesses la, c'est la vitesse individuelle d'un port. Il faut bien voir que si tous les ports du switchs sont sollicités à fond en même temps, la vitesse sera bien moindre. Sur la fiche technique on trouve (assez rarement) la vitesse cumulée totale que le switch est à même de soutenir.

Si j'insiste un peu sur ce point, c'est que sur des ptits switchs bas de gamme, les performances réelles sont loin des théoriques. Si vous investissez dans un switch, vous le garderez très probablement de longues années et donc grapiller quelques menus €uros n'est pas forcément très judicieux.

Conseil d'achat ?

Bof. Mais bon j'aime bien les ptit netgear GS108E, c'est du basique mais très fiable. Vous vous en tirerez pour une cinquantaine d'€uros pour du 8 ports.

J'en ai trois dont un qui tourne depuis 8 ans.

En quoi les switchs pro sont différents ?

Ils font beaucoup plus que simplement switcher.

  • Certains sont de véritables routeurs
  • Certains font un peu de pare-feu.
  • Ils peuvent avoir plein de fonctionnalités de switchs supplémentaire (les VLAN, la QoS…) permettant d'avoir de meilleures performances ou surtout plus de sécurité en segmentant le réseau en différents réseaux plus petits et plus hermétiques.
  • Ils peuvent faire des statistiques.
  • Ils peuvent être configurés à distance et monitoré.
  • Ils peuvent transformer un port en Hub (pour du débug et plus si affinité).
  • Ils peuvent raccorder de la fibre ou atteindre des débits bien plus élevés.
  • Ils peuvent se raccorder les uns aux autres pour fonctionner comme un seul gros switch.
  • Ils peuvent alimenter électriquement les appareils qui y sont reliés (très pratique !).
  • Ils permettent de raccorder bien plus d'équipements

C'est bien entendu non exhaustif mais c'est juste pour vous donner quelques pistes.


Voilà pour ce ptit tour concernant les switchs. J'ai bien trop écrit switch aujourd'hui.

Interstellar

Ce film est magistral.

Sans dec, à chaque visionnage c'est une grosse baffe. Ce film est beau, l'histoire est top, tout un tas de sujets sont abordés, scientifiquement ça a de la gueule, une part de fantastique (sisi j'insiste) et la musique qui accompagne est nickel.

Franchement, je sais que je suis légèrement fanboy des films de Christopher Nolan mais celui-là est probablement mon préféré. C'est de la science-fiction vraiment haut de gamme qui sait rester sobre visuellement. On visite quelques planètes mais on est pas dans des trucs flashy exotiques au possible et tout. Il y a des voyages dans l'espace mais on traverse pas la galaxie d'un claquement de doigts sans aucune conséquence sans refaire le plein d'essence. Non, non, là c'est de la trèèès très bonne science-fiction où l'aspect scientifique a vraiment une grande place afin de servir la fiction.

Les acteurs sont bons et tout particulièrement le héros incarné par Matthew McConaughey qui pourtant avait un rôle plutôt archétypé et a sû donner une profondeur au personnage. Les autres acteurs sont bons aussi, hein. Il y a juste l'arrivée de Matt Damon qui fait un “Tiens il était pas plutôt sur Mars ?!” (sans dec il aura voyagé durant les années 2010, lui).

Même la situation de départ a de la gueule : la planète se meurt mais ça se fait pas dans une apocalypse horrible et soudaine. Non ici, c'est bien plus crédible, plus sournois, plus anxiogène et pernicieux. C'est bien plus … réaliste. L'environnement devient progressivement invivable et l'humanité se retrouve petit à petit sur une planète aride où la nourriture vient à manquer. C'est un détail tout con mais ça permet une meilleure immersion. C'est un futur plus que probable qui arrive très progressivement.

Et du coup ce futur a ses nouvelles règles : il n'y a plus d'armées, le système éducatif pousse la grande majorité des gamins à étudier l'agriculture pour aider la survie. C'est juste dommage qu'on ne nous le montre pas plus mais bon le film est déjà suffisamment long.

Visuellement ce film est très classieux. Même si les alternances de format d'image me fruste un peu, quand on est sur un plan 70mm on en prend vraiment plein les mirettes. Les effets spéciaux numériques sont vraiment très bien fait à tel point que j'ai du mal à les discerner. J'avoue ne même pas savoir si certains plans des vaisseaux spaciaux sont réalisés via des maquettes ou purement numériques. De jouer la sobrieté à ce point (certains disent froid mais je suis pas spécialement d'accord) me font penser que ce film vieillira très bien.

Les plans sur la Terre sont généralement assez fixes et c'est seulement quand le héros s'en va que la caméra commence à avoir plus de mouvements. On a même le droit à un plan où la caméra suit le vaisseau arrivant sur une planète avec des nuages. Déjà c'est sublime, mais en plus la caméra se déplace comme si elle était elle aussi sur un vaisseau/avion/drone ce qui donne un effet de réalisme de fou alors que bon… c'est très surement du numérique de partout. On a pas de vaisseaux interstellaires encore, non ?

Qu'est-ce qu'on voyage en plus dans ce film (bon vu le titre heureusement). Mais, par chance, ils nous épargnent les scènes vues et revues de la préparation du voyage. À peine le héros part de chez lui que sa fusée décolle. Le film fait ses trois heures mais nous épargne des passages longuets. D'ailleurs tout tourne autour du temps dans ce film. On a beau nous prévenir à l'avance que l'écoulement du temps est relatif mais quand on se le prend dans la gueule on est tout aussi choqué que les personnages. Et la musique d'ailleurs souligne aussi l'importance du temps.

Hans Zimmer a pondu une BO radicalement différente de ce qu'il nous a habitué. Ici, on est pas malmené par la musique qui se veut très … lointaine, distante, ambiante. C'est bien de l'orgue, non ? C'est rare cette tessiture dans les films…

Le seul point un peu plus négatif c'est l'incartade dans le fantastique vers la fin. J'ai du mal à y trouver une explication scientifique au tesseract du coup je ne peux m'empêcher d'y voir un deus ex machina pour raccorder l'histoire. J'ai donc du prendre un tout petit peu sur moi pour ne pas décrocher mais bon ce n'est qu'un tout petit effort qui en vaut la chandelle.

Bon franchement si vous l'avez pas vu, vous pouvez y aller les yeux et oreilles ouverts.

Ha j'ai failli oublier d'en parler, même les robots ont de la gueule. Pour une fois, ils ne sont pas humanoïdes et ont l'air pratiques. Leur système de multiples jambes et de changement de forme ça semble vraiment utile en plus d'être stable et praticable dans pleins d'environnement. Voilà voilà.

Apt Pupil

J'ai trouvé le film assez meh. Le postulat de base d'un gamin qui en un clin d'œil reconnais un nazis 50 ans plus tard me semble déjà farfelu. Qu'ensuite il parvienne à recueillir tout un tas de preuve et tout… pareil je n'arrive pas à le croire. Tout ça dans le but d'assouvir une curiosité malsaine. Mouai.

Non j'ai vraiment eu du mal à rentrer dedans. Et à vrai dire, il n'y a que vers la fin du film que j'ai trouvé que ça remontait la pente.

Je me suis un poil fait chier et en plus les personnages sont pas attachant. Surtout le gamin. C'est une pure pourriture du coup c'est impossible d'éprouver la moindre empathie pour lui. Pareil pour Sir Ian McKellen. Du coup pas de personnage à qui se rattacher, une histoire peu crédible.

Bon bha reste pas grand chose pour accrocher.

Bref, je connaissais pas ce film et je n'en attendais rien et j'en tire rien.

Après c'est fait correctement, c'est assez neutre niveau réal. C'est tout juste fonctionnel sans folie esthétique ni montage particulier et une musique globalement absente. Bref c'est un film meh.

Thinner

Ce film est assez peu connu. Et en fait ça on le comprends assez vite. C'est difficile de choisir entre le film fantastique et la comédie. Constamment on ne sait pas trop quoi penser de ce film.

Malgré son heure et demi on a le droit a des séquences pas trop mal puis à de la grosse boufonnerie. L'histoire en elle-même est pas trop mal mais la montée en tension est vraiment peu crédible.

On a l'impression de tomber sur un téléfilm pour enfant avec malgré tout un ptit twist final qu'on sent venir à des kilomètres.

Ce n'est pas un mauvais moment parceque le film ne s'étire pas trop en longueur. On est quand même pas bien loin du nanar. Le film ne semble pas trop se prendre au sérieux heureusement.

C'est d'ailleurs étrange cette mode de la seconde moitié des années 90 de faire des déguisement de personnes obèses.

Stephen King a le droit à son caméo en tant que Monsieur Bangor, sachant que Bangor est la ville où il vit. Le clin d'œil est peu subtil mais tant mieux :-D

Un petit film pas trop pourri mais pas terrible non plus.

Dolores Claiborne

Wow super découverte. Je n'avais jamais entendu parlé de ce film. Visiblement il est loin d'être populaire mais pourtant c'est un sacré film.

L'histoire est vraiment cool, les actrices sont ultra-crédibles. Sérieux Kathy Bates est une actrice qui déchire tout. Déjà dans Misery elle en jetait un max mais là, elle est encore plus mise en valeur dans ce film.

D'ailleurs je suis pas sûr que ce film passe le test de Bechdel inversé. Les femmes ont vraiment pris le contrôle du film et les mecs sont soient des raclures, soit des potiches qui n'ont qu'un rôle utilitaire archétypal.

Le film ne se déroule pas à Castle Rock, mais visiblement c'est pas très loin tout de même vu que la prison de Shawshank est mentionné dans le film et le journal local est le Daily Bangor. Ouai, on est en plein dans le Maine par contre qu'est-ce que c'est moche cette île de Little Tall Island. La météo n'y est vraiment pas clémente, c'est le genre d'endroit où il pourrait y avoir une sacrée tempête (enfin de ce que j'en dis).

On a un motif assez récurrent de Stephen King : le père alcoolique dégueulasse à tendance tripoteuse. On retrouvera un peu le même genre de personnage dans It notamment (le père de Bev).

The Mangler

Un petit film sans prétention très très typé années 90. On oscille entre le film fantastique, le film d'horreur, le film d'action et le bon gros nanar qui tâche et c'est tout ce qu'on en retiendra.

Sérieux, c'est vraiment mauvais. L'histoire est vraiment mauvaise, la musique insipide quand elle est là, le jeu des acteurs est à côté de la plaque, les lumières criardes dégueulasses, seule la machine a un minimum de gueule. Le méchant, mais tu le vois un quart de seconde, tu sais que c'est le méchant, on le croirait tout droit issu d'un dessin animé Disney.

J'ai rarement vu un truc aussi mal branlé. C'est qui le réalisateur ? Tobe Hooper ? Hein ? C'est qui lui ?

Ha bha il a quand même fait Massacre à la tronçonneuse et Poltergeist bien avant. Comment il a pu commettre ça.

C'est plein d'incohérence scénaristiques. Et puis les personnages sont pas crédibles non pas uniquement des acteurs mais aussi par … heuuu … ce qu'ils sont. Le personnage principal est inspecteur. Inspecteur certe, mais de quoi ?

Il y a eu un mort dans la lingerie, on l'appelle, il y va. Là c'est bon.

Bon je suis pas inspecteur moi, mais en arrivant sur place, je tenterai d'avoir l'air un minimum pro et je tenterai d'avoir l'air de mener un peu l'enquête en interrogeant les gens. Lui, bha il arrive, lance un regard vers une pauvre employée couverte de sang en plein choc. Et ça dure. Ça dure. Bha ça dure près de 25 secondes. Donc le mec reste passif dans sa bagnole pendant 25 secondes devant une pauvre femme traumatisée. Bon, on va dire qu'il est tourmenté, on découvre le personnage c'est pour qu'on sente qu'il est mystérieux.

Ensuite il rentre réellement dans la lingerie où a eu lieu l'accident. Il parte 10 secondes avec le contremaître qui lui explique qu'il est sous le choc après avoir vu le cadavre mutilé, qu'il veut pas le revoir.

Là, on a le droit à ses 5 secondes d'enquêtes où il remarque que la machine a peu de sécurité que c'est un gros truc en feraille avec des bords un peu saillants. On découvre le photographe déjà sur place. Le film se passe très probablement en 95 (vu le 4x4 de l'inspecteur ça colle) et le photographe affilié à la police prend des photos avec son engin à soufflet. Encore un détail pour te sortir du truc. Notre inspecteur se sent mal à la vue du cadavre qui n'est plus qu'une vieille bouillie immonde, c'est la fin de son … inspection. Il retourne dans sa bagnole et là, une témoin de l'accident l'intercepte avant qu'il ne s'échappe, elle est en pleure elle lui donne des cachets appartenant à la victime pour qu'il se sente mieux. Elle donne son nom. Et voilà.

Une intervention des plus… étrange. Et pendant ce temps les ambulanciers embarquent la victime réduite à l'état de Kouglof de viande dans leur ambulance. Ils vont en faire quoi ? L'amener à l'hôpital ? C'est pas plutôt à des nettoyeurs spécialisés de s'occuper de ça ?

Et puis le montage c'est vraiment n'importe quoi. Ils tentent d'insuffler du rythme là où il n'y en a pas besoin en intercalant des plans de deux scènes différentes qui ne sont pas liées l'une à l'autre. Ou alors ils coupent court à un moment qui mériterait plus d'attention tout ça pour nous gratifier d'un plan interminable complètement inutile.

Plus loin dans le film, notre inspecteur s'est trouvé un acolyte des plus atypiques mais passons. Il a besoin de trouver des indices et décident de retourner voir son pote le photographe de la police. Il s'y rend et par malchance au moment où ils rentrent il est en train de se faire embarquer sur un brancard nain (sisi je vous jure c'est le plus petit brancard jamais vu dans un film américain ! Ça doit vraiment pas être la joie d'être ambulancier dans cet univers dis donc.).

Le pauvre photographe fait une crise de … heu … d'on sait pas quoi avec des spasmes et tout. Sa fin est proche c'est indéniable. Puis il arrive à se controler pendant 30 secondes le temps de donner un conseil de merde et un indice des plus mystérieux. Et là les spasmes reprennent, il crache un demi-litre de sang sur la caméra (sisi je vous jure aussi, ça coule sur l'objectif). Notre héros avec les yeux exhorbités lance un “Ho shit” et les ambulanciers embarquent le cadavre sur le brancard nain. Le héros regarde deux secondes puis se barre chercher son indice dans le bureau du photographe.

Pas de tristesse, pas de petite larme, pas d'hésitation, rien. Son pote vient de mourir les ambulanciers en ont rien à secouer eux non-plus d'ailleurs.

Et ce qui suit c'est ? 20 secondes descente d'escalier, sans dialogue, sans rien.

Le pauvre photographe meurt et est remballé en dix secondes parcequ'il fallait libérer un peu de temps pour montrer les deux personnages en train de descendre des escaliers pendant vingt longues secondes.

Et puis encore une fois on sait pas ce qu'il fait cet inspecteur. Il est censé empêcher des meurtres et compagnie ?

Je sais pas moi, mais quand lundi, une employée meurt broyée dans une machine. Que mardi trois employées sont brulées au visage et emmenées à l'hôpital. Je pense que mercredi l'usine est fermée pour des ptits soucis de sécurité et que si c'est pas le cas, toi en qu'inspecteur tu fais tout pour cela.

Surtout quand tu vois que le patron c'est vieux avec une tête des plus diaboliques, avec un œil vitreux, une simili-trachéotomie, des gibolles en feraille et qui refuse constamment que tu ailles l'interroger alors qu'il y a un cadavre encore chaud au rez-de-chaussée de son usine.

Bon, je vous spoile encore un peu, mais la machine est possédée, elle a goûté au sang d'une vierge et il lui faut des sacrifices réguliers pour que … heuu bha je sais pas. Pour continuer de plier le linge ? Surement ça.

Bref, on arrive à la fin du film, le vieux patron méchant s'apprête à sacrifier une jeunette de 16ans (à qui on donnerait dix ans de plus, hein). Nos deux protagonistes arrivent, castagne castagne castagne. Le vieux se fait plier par la machine, c'est bien gore mais comme il a été caricaturalement immonde tout le long du film ça redonne le sourire. Et puis notre inspecteur est pas spécialement gêné par cette vision contrairement au début du film où il gerbe quand il voit le cadavre mais bon. S'en suit une scène d'exorcisme de la grosse machine. Mais un exorcisme bien ridicule : un personnage lit des trucs mystiques tirés d'un vieux bouquin avec une couverture en cuir tandis que l'inspecteur s'amuse à jeter un peu tout ce qu'il trouve dans une vielle sacoche tout aussi mystérieuse que le bouquin. Il jette une croix, de l'eau bénite, des trucs qu'on a pas le temps de voir. Puis il trouve une bible. Nos deux héros se retrouvent à gueuler des passages de leurs bouquins respectifs en prenant des poses de plus en plus ridicule. C'est une cacophonie insupportable, la machine tremble, fume, des éclairs des lumières jaillissent. Puis plus rien, la machine est morte !

L'inspecteur se reprend un petit cachet qu'on lui a donné en début de film. Et là l'acolyte en prend-un puis regarde ce que c'est. Et là j'ai pas compris il lance un “ I think we may be fucked !” mais je sais pas trop pourquoi. La machine explose de partout, c'est joli à voir. Mais en fait la machine prend vie et commence à devenir menaçante avec tous ses effets numériques dégueulasses. Ils s'enfuient, l'acolyte se fait rattraper et couper en deux.

Ils descendent dans les tréfonds de l'usine où il y a en fait un escalier qui semble être infini, c'est joli mais stop, quoi. Déjà la machine qui prend vie et se déplace c'était déjà over the top, mais là cet escalier il a de la gueule, vous êtes fier de votre décor mais c'est vraiment too much. Bon nos héros restants (ouai je vous ai pas dit mais il reste l'inspecteur et la vierge) sautent de l'escalier pour tomber dans un trou avec de la flotte (pfiouu quelle chance). Et là, bha la machine décide de mourir toute seule sans explication. C'est perturbant.

Et donc là c'est la fin du film, tout est bien qui fini bien. On a le droit aux scènes pour désamorcer le truc. Le héros retourne à l'usine pour offrir des fleurs à la vierge de 16 ans qui au final est devenue la nouvelle patrone de l'usine o___o. Ha et puis maintenant elle boîte avec ses cannes (comme le patron du début, wink-wink). Elle fait un signe de main qui ne pourrait pas sembler encore moins naturel. C'est forcé à un point que je me demande encore si ce n'est pas un animatronic avec un visage super bien fait.

Voilà, l'usine a été reprise par une gamine de 16 ans qui a participé à la mort de l'ancien patron sans que personne n'y voit grand-chose à redire.

D'ailleurs je sais pas si j'ai dormi sans m'en rendre compte ou quoi, mais ils font une fixette sur les doigts manquants dans le film. J'ai pas compris la signification et j'ai pas l'intention de le re-regarder pour comprendre mais clairement cette scène finale malaisante c'est une allusion à ça.

C'est fini, là, la musique au piano laisse la place discrètement à la musique du générique. Et bha en fait non. La musique du générique passe par-dessus la musique du film au piano, même ça c'est raté. Qu'est-ce que c'est que cet étron quand même !

Le seul truc bien fait du film ce sont les effets de gore. Tout le reste laisse à désirer.

Si vous voulez un bon nanar à mater entre amis, vous pouvez y aller. D'ailleurs il a eu le droit à deux suites qui n'ont plus grand-chose à voir si ce n'est le titre.

Récap 05 : Décembre 2019

Blog

Une petite astuce Hugo que j'ai mis en place suite à la lecture de cet article. Au lieu d'utiliser des partial pour le header, la sidebar et l'openring j'ai utilisé des partialCached. Ça évite de les regénérer à chaque fois puisqu'ils ne changent jamais. Étant donné que j'atteins désormais les 1500 pages, gagner un tout ptit chouilla de temps pour la génération d'une page permet de gagner beaucoup au final.

Je suis passé d'environ 1.5s à 0.6 secondes. Ça reste anecdotique mais étant donné que je génère assez souvent mon site (quand je rédige surtout) c'est toujours ça de gagn«. Une petite optimisation bien venue mais j'ai ptet quelques bugs à cause de ça…

En bref ce mois-ci : 7 articles, 22 commentaires, 10 visionnages, 553647 requêtes, 51215 visiteurs uniques pour 19.79 Go de trafic.

Films

Poursuite du marathon des adaptations de Stephen King.

Misery

Malgré des apparences trompeuses ce film est vraiment excellent. Pas de surnaturel mais un écrivain malmené par une infirmière incarnée de main de maître par Kathy Bates.

Rock 'n Rolla

Du Guy Ritchie avec des gangsters à Londres. Excellent film qui cloture une non-trilogie J'adore ces histoires imbriquées, cette ambiance, le casting.

Sleepwalkers

Un bon navet des années 90 avec un scénar de Stephen King. C'est pas terrible, ça se prend trop au sérieux et en dehors des caméos il n'a pas vraiment d'intérêt ce film. Les effets spéciaux sont moins pourris que prévu mais c'est pas la joie.

The Dark Half

On se rattrape avec ce film somme toute moyen mais agréable. Un écrivain, du surnaturel, de la vengeance, une voiture noire. George Romero ne s'est pas trop foulé pour faire le strict minimum pour une histoire à Castle Rock se basant un peu sur la vie de Stephen King.

Needful Things

Une production Castle Rock Entertainment qui se déroule à Castle Rock avec le shériff Alan Pangborn. L'histoire est un classique du fantastique et est réalisé sans surprise. C'est bien mais pas top, une version longue existe d'ailleurs.

Joker

Le film qui aura probablement le plus surpris de 2019. En s'éloignant du genre du film de super-héros, on a ici une des meilleures inteprêtations du némésis de Batman. Puissant, malaisant, superbe c'est une vraie réussite mais pas non plus le film du siècle.

Ad Astra

Superbe film de science-fiction réaliste dans la veine du précédent film du réalisateur. Le voyage y est bien plus important que la destination ici. C'est ici très calme et posé (comme le héros du film) mais prenant.

Dark City

Un film assez peu connu de 1998. Il a tout d'un film culte sauf la popularité. Grosse ambiance, bonne histoire, bel esthétique, tout ce qu'il faut.

The Irishman

Le dernier film de Scorscese avec tous les habitués du film de gangsters américains. C'est bien et tout mais ça souffre de la comparaison avec les anciens films de Scorcese. Un bon vieux Casino ou Goodfellas remplit mieux le contrat et ça me fait un pincement au cœur de voir tous ses acteurs vieillissants.

The Shawshank Redemption

Un de mes films favoris. Tout est bien : histoire, acteurs, décor, musique… C'est le tout meilleur film selon IMDB, je n'irai pas jusque-là, mais il est effectivement un chef d'œuvre.

Séries

Watchmen

Wow. Déjà le film avait une certaine aura. Je n'ai jamais lu l'œuvre d'origine mais c'est sacrément intrigant. C'est un univers qui a l'air particulièrement dense dans un univers alternatif sombre mais très plausible politiquement avec à peine quelques éléments de science-fiction.

La série ne comporte que 9 épisodes et pourtant on en vit des trucs. Ça parle beaucoup de racisme/suprémacisme blanc mais tout un tas de sujets annexes se greffent autour.

Si vous ne connaissez pas l'univers, c'est dans un présent alternatif où la guerre froide n'était plus si froide que ça. Les tensions sont montées très haut. Plusieurs générations de super-héros sans pouvoir ont émergés pour combattre le crime à petite échelle. Certains héros étaient particuliers tout de même, dont un avec une super intelligence et un autre qui, suite à une expérience qui a mal tournée, s'est retrouvée omnipotent tel un dieu.

Bref, il y a globalement assez peu de surnaturel et peu de castagne. Visuellement c'est vraiment très beau. Les musiques sont agréables mais pas trop présentes.

Tiens d'ailleurs il n'y a pas de générique, un ptit “Previously…”, le logo HBO et hop ça démarre. Pourquoi s'embarasser avec un générique ? C'est un poil dommage du coup de ne pas avoir un thème musical propre à la série mais bon.

Je pense qu'on a affaire à une très grosse série HBO qui peu largement titiller Games of Throne ou Westworld. Est-ce que ce sera un oneshot d'une saison ou y aura-t-il des suites ?

Jeux

Team Fortress 2

Je me suis remis un peu à Team Fortress 2 en ce moment. Sur le mode de jeu casual avec le bas peuple. C'est la loterie, autant il y a des serveurs avec une bonne ambiance où ça joue pas trop mal mais c'est assez rare. Autant il y a des serveurs avec cheaters, des coéquipiers qui n'ont pas remarqué qu'il fallait jouer en équipe… C'est dommage parceque du coup ça devient vite chiant à jouer.

Portal

Tant qu'à me remettre à TF2, autant aller faire un ptit tour sur Portal premier du nom. J'avais oublié à quel point il était court. Sans rusher je l'ai fini en une heure et quart.

C'est sacrément court. Comparé à sa suite il fait un peu pâle figure.

Portal 2

Bon et tant qu'à faire Portal 1 autant enchaîner avec Portal 2. C'est beaucoup plus long et on sent que c'est passé d'un ptit truc à un jeu de grande envergure. La mise en scène, les ~dia~monologues sont vraiment hilarants.

C'est de loin le jeu le plus drôle. Le level design d'apparence assez simple est sacrément travaillé avec un gros travail d'éclairage pour que l'on ne soit jamais perdu.

Les puzzles sont globalement très simples mais tout le monde sait qu'on peut compter sur les niveaux de la communauté pour créer des puzzles ultra-alambiqués.

Bref graphiquement il reste encore très sympa malgré son ptit âge.

Fez

Ce jeu indé de 2012 est une perle qui n'a pas pris une ride. C'est un sacré jeu qui de prime abord semble banal mais qui s'avère être tourneboulant si l'on s'y penche vraiment.

Musique

J'ai eu le droit à un concert de Archspire du coup je ne peux que vous recommander d'en écouter encore !

Et pour changer un peu de registre un bon vieux Scatterheart de Björk.

Nuxeries

Alpine Linux est passée en version 3.11 . Plein de machines à mettre à jour \o/. Bon ça se passe sans soucis même pour Postgres qui passe de la 11 à la 12 et qui a donc un processus de migration un peu particulier (faire un backup, couper, mettre à jour, restaurer le backup).

The Shawshank Redemption

Voilà un film que j'adore tout particulièrement. L'histoire prend place à la fin des années 40 dans la prison de Shawshank. Et comme d'hab c'est pas toujours bien clair mais il semblerait que c'est en fait une prison proche (ptet même sur la commune) de Castle Rock.

C'est le premier long métrage de Frank Darabont qui ne fera pas une carrière très pleine mais qui nous honorera de 3 adaptations de Stephen King.

Ici le casting n'est pas ultra-fameux en dehors de Morgan Freeman mais il s'est averé être un très bon choix. Les acteurs sont tous bons dans leur rôle et crédibles.

Tout le film est vraiment super. L'histoire est géniale et on sait jamais trop à quoi s'attendre jusqu'au dénouement. Le rythme est posé avec pas mal de ptites intrigues, de ptites anecdote, on se sent bien dans un Stephen King pour cet aspect. Certains pourraient trouvés ça limite pépère mais ça me convient parfaitement : on est pas face à un film d'action.

Les musiques accompagnent bien le truc en étant bien discrète sans trop d'envolées. Les pointes d'humour qui parsème le film sont toujours bienvenues et l'esprit d'une bande de pote malgré les conditions sont toujours sympatoches. On en oublie les horreurs que subissent nos taulards.

Le décor appuie bien le propos avec les cellules et la cours grisâtre déprimante qui contraste avec la partie administrative plus chaude ou bien la bibliothêque cosie avec ses meubles et tout.

Le personnage Andy Dufresne est au premier abord assez difficile à comprendre avec sa froideur en donnant l'impression d'être extérieur à ce qui lui arrive. Il ne montre aucun ressenti malgré ce qu'on lui impose. Et c'est au final quand il est de nouveau libre qu'on lui découvre des expressions plus sincères. Les calculs et manipulations sont terminées.

Ce film est une ôde à l'espoir et à la camaraderie. L'entraide est ce qui les fait tenir.

Pas de fantastique, mais une putain d'histoire. Les 2h20 passent trop vite.

The Irishman

Je viens tout juste de finir le film (le générique tourne en fond) et en fait je sais pas. Autant j'ai vraiment adoré l'histoire et tout mais de savoir que Scorcese a 76 ans, que tous les acteurs du film ont la même tranche d'âge et de voir que la fin du film ils sont tous mort… Ça sonne trop comme un film d'adieu.

Je n'ai pas été assidu dans la filmographie de Scorcese mais les quelques films que j'ai maté m'ont pas mal marqué (sauf Hugo Cabret). Et ici, j'ai l'impression qu'il a voulu faire un bon gros film de gansters comme il en a déjà fait avec tout un tas de trogne bien connu.

Le casting est sent le formol et la naphataline. On nous ressort dans un même métrage Robert De Niro, Joe Pesci, Harvey Kettel qui cumule à eux trois presque deux cents ans de cinoche !

Visuellement c'est propre et les effets de rajeunissement m'ont paru assez subtil surtout sur De Niro qui est un coup jeune un coup vieux un coup très vieux. On ne sait plus à quoi il ressemble en vrai.

Le film est long afin de nous montrer l'ascencion de son héros. Mais contrairement à Goodfellas, ici il n'y a pas vraiment de redescente brutale. La perte de sa famille n'est pas brutale sauf dans les derniers plans qui veulent tirer une larme. Pire encore, la vraie descente n'est autre que la déchéance de la vieillesse.

Bref, la morale de l'histoire n'est pas glorieuse. “Quand un truand te dit de prendre soin de ta famille bha… heu… tu auras beau le faire, fallait pas être truand.” …

Le message du film est distillé subtilement tout au long du film : dès que l'on rencontre un nouveau malfrat, on nous montre son nom et la date et la cause de la mort. Comme quoi “si vous faites ça, bha voilà ce qui vous arrivera”.

Bref, c'est un film cool mais loin d'être un chef-d'œuvre. Casino est largement meilleur.

Dark City

Un sacré film assez méconnu et pourtant avec une palanquée d'atout. Comment se fait-il qu'il ne soit pas plus connu et reconnu ? Il a tout pour être un film culte : une esthétique entre La Cité Des Enfants Perdus et The Crow, des antagonistes entre les cénobites de Hellraiser et le juge DeMort de Qui Veut La Peau De Roger Rabbit, des effets à la Inception et une histoire qui pourrait sortir de The Twilight Zone.

Bon il est vrai que les effets numériques commencent à accuser leur âge mais beaucoup d'effets sont pratiques ce qui donne un rendu tout de même assez organique. Je pense que pas mal de plan ont été fait à partir de maquettes et d'incrustations. C'est pas mal du tout.

Ce film a quand même une sacrée ambiance en grande partie grâce à son esthétique. Il est très difficile de déterminer à quelle époque ça se passe (ce qui est logique) mais ville crasseuse de nuit ça a toujours un côté oppressant mais attirant. Le film mérite très bien son titre.

Par contre Kiefer Sutherland est vraiment pas un acteur convaincant ici. Les antagonistes sont bien flippants à souhait.

L'intrigue est très vite dévoilée alors que faire durer le mystère aurait pu être bien sympa, c'est un poil dommage. Du coup on devine assez vite les enjeux et comment cela va se finir.

Si vous ne le connaissez pas, faites-vous plaisir et laissez vous happer.

Ad Astra

James Gray est un réalisateur mal aimé et qui peine à produire des succès commerciaux. Et pourtant il arrive à sortir des films avec de gros budgets et des gros castings. Et Ad Astra est l'un de ses plus gros succès bien qu'il n'ait pas réussi à ramener tant d'argent que ça.

On a le droit à voyages interplanétaire des plus somptueux. Les images sont vraiment de toute beauté malgré une tentative de poursuite du réalisme. Ça ne tente pas de nous en mettre pleins la gueule avec des effets spéciaux qui pètent mais de la sobriété et des plans assez lents. C'est beau, très beau.

Et puis c'est de la science fiction vraiment pas tape-à-l'œil, elle non plus. C'est à peu près réaliste et pourrait être crédible d'ici quelques années.

La destination est bien moins important que le voyage en lui-même. C'est dans la même veine que son film précédent The Lost City of Z. On est d'ailleurs pas loin d'un Apocalypse Now j'ai trouvé. Et d'ailleurs tout comme dans Apocalypse Now, je suis un poil déçu quand on arrive à l'objectif.

En 2019 Brad Pitt se sera montré dans de très grand films…

Je me rend compte que j'aime de plus en plus la Science Fiction. Il faudrait que je me penche un peu plus vers ce genre.

Fez

J'arrive bien après la bataille, je sais. Mais même 7 ans après sa sortie ce jeu est toujours excellent.

On pourrait croire qu'il s'agit d'un jeu de plateforme mais le challenge n'y est pas. Non ici, vous vous contenterez de sauter certe, mais vous ne pourrez pas mourir, si vous ratez un saut vous êtes immédiatement replacé où vous étiez. Ici point de chronomètre, point d'ennemi ni de score.

Non, ici il y a une part d'exploration dans des niveaux cousus et un peu de réflexion sur comment aller d'un point A à un point B et c'est tout. Il faut contempler des niveaux en pixel art de bon goût.

Notre personnage se nomme Gomez et vient d'hériter d'un Fez qui a fait planté le jeu. Hein !?

Oui oui, le jeu a planté quand notre héros s'est retrouvé doté de la faculté de faire tourner la caméra autour de lui alors que le monde était en 2D ! Donc une fois le jeu redémarré, notre héros s'avère être dans un univers en 3D ce qui lui ouvre de nouvelles perspectives (huhu).

Le petit Gomez découvre que le monde n'est pas constitué de carré mais de cubes. Et sa quête va d'ailleurs consister à retrouver un certain nombre de cubes pour éviter que l'univers ne s'affaisse sur lui-même.

Vous allez donc vous aventurer hors de votre mignon petit village 2D pour aller chopper tous ces fragments de cube afin de sauver le monde. Le concept du jeu est assez simple mais laisse toujours une agréable sensation de surprise quand on s'y balade. Quand vous pensez ne plus pouvoir progresser dans une direction car il n'y a plus de plateformes, il va falloir faire tourner la caméra dans un sens où dans l'autre pour révéler la présence de plateformes qui se retrouvaient dans le fond.

Bref le concept est assez dur à expliquer, le plus simple est de regarder cette vidéo présente sur la page wikipedia du jeu qui vous montre le début du jeu :

Joker

Probablement l'un des films le plus marquant de 2019. La bande annonce voulait jeter le doute (et ça a fonctionné) : Est-ce un drame français comme on sait si bien les faire ? Et bien non, c'est un drame mais américain sur un personnage fictif mais tellement bien foutu qu'on croirait un vrai biopic sincère et tout.

Les adaptations de DC Comics c'est toujours la roulette russe. Il y a beaucoup de daubes mais il y a quand même des fulgurence (merci Nolan).

La dernière interprêtation du Joker (par Jared Leto) était clairement risible de cliché et de maladroitesse. Le personnage était vendu comme “Regardez je suis fou. Je suis fou parceque je dis que je suis fou ! Hey mais regardez je suis fou !” Merci c'est bon, c'est gentil mais non c'est nul.

Joaquin Phoenix a donc eu la lourde tâche de nous faire oublier ce Joker pathétique pour donner une nouvelle vie à un personnage iconique en quête de … Ha bha merde alors il est en quête de quoi dans ce film ? De reconnaissance ? Non pas vraiment même si ça s'y apparente. En quête d'identité ? Non du tout. Il veut juste exister et ne plus être malmené dans sa vie.

Bref, le film est à des kilomètres des autres productions estampillées “Super Héros”. D'ailleurs c'est bien simple il n'y a pas de super pouvoir, pas de justicier et tout le tralala. Le film est puissant et s'amuse à mettre le spectateur mal à l'aise.

Le mal-être et le malaise global est d'ailleurs ce qui resort constamment du film. Mais c'est ce qui est voulu et attendu. Et là le film remplit à 100% son contrat.

D'ailleurs niveau réal c'est super propre avec des images superbes, des environnements crapsek et glauques à souhait. La galerie de personnages que l'on rencontre est parfaitement dans le ton. Et le film joue habilement à ne pas rendre les personnages blanc ou noir. Ils ont tous des nuances plus ou moins subtiles.

La musique est un peu discrète mais sait se montrer plus présente par moment. Bref, c'est un film qui plaira même aux allergiques des super-héros. Ne vous attendez pas à croiser Batman ni à de la castagne à tous les recoins de bobines.

Needful Things

Nous revoilà à Castle Rock pour une histoire fantastique avec notre cher Shériff Alan Pangborn. Aujourd'hui dans notre paisible (keuf keuf) ville une nouvelle boutique ouvre ! Pas de bol il ne s'y vend que des objets mystérieux affectant leurs acheteurs.

L'histoire est assez connue (même reprise et moquée dans un épisode de Rick & Morty) mais efficace. La réalisation est simple sans vraiment d'artifice et à peine un soupçon d'effets spéciaux numériques pas terribles.

Ed Harris comme à son habitude joue bien et même globalement tous les acteurs s'en sortent. Visuellement ça date bien des années 90 mais ça n'a pas trop mal vieilli. Le film dure deux heures mais une version d'une heure supplémentaire existe (et ça m'intrigue !). Cette version longue est encore plus proche du bouquin en éludant moins d'intrigues.

Ça se laisse voir.

IRC se meurt

Je suis Team IRC depuis très longtemps.

Ce protocole mais surtout son environnement me râvie. C'est simple, sans artifice, c'est stable, ça n'évolue que très peu et lentement. C'est rassurant, sans surprise, pas besoin de s'inscrire, l'ensemble de connaissances nécessaires est très restreint. C'est un peu à l'opposé des alternatives modernes et même des réseaux sociaux sur le web.

Ici, quand tu veux discuter, tu t'installes un client irc, tu te connectes à un serveur et tu rejoins un salon de discussion et c'est bon. Pas de création de compte, pas de profil à remplir, pas de mail à donner, rien. Et c'est brut, pas de bouton, de vibration, de notification juste un peu de texte et hop. Ça bouffe pas de CPU, ni de RAM, ni de réseau.

Par contre c'est vrai que si on est pas connecté on ne voit pas ce qui se raconte mais tant mieux, non ? Et puis quand bien même, il existe des moyens d'être connecté constamment.

Bref, malgré tous ses avantages (tout du moins à mes yeux), force est de constater que la communauté s'étiole petit à petit. Récemment Mozilla vient d'annoncer qu'ils migrent d'IRC vers Matrix. Ils étaient parmi la plus grosse communauté à héberger un réseau IRC non généraliste.

Freenode qui est le des plus gros réseaux IRC vient de se faire acquérir (indirectement) par PIA et du coup on ne sait pas trop ce qu'il adviendra du réseau. Bon je doute que Freenode disparaisse comme cela du jour au lendemain mais c'est tout de même peu rassurant.

Des chiffres

On en discutait un peu sur #weechat-fr et j'ai eu l'idée de faire quelques stats sur mes logs de différents salons irc sur différents réseaux. Voici le nombre de lignes par années :

salon 2014 2015 2016 2017 2018 2019
#fdn 206300 149873 129766 100459 71664 72635
#ffdn 139850 121075 89192 99414 83748 65050
#troll 42253 30534 21081 11940 21363 31939
#alacritty 23211 39571 61522
#alpine-linux 153916 146090 150625
#bepo 59545 24281 25212 30309
#debianfr 80119 142313 141069 137146 55766
#gentoofr 78229 61015 45535 49698 39227 30740
#qutebrowser 129711 151354 110156
#sway 29446 30329 78783 135948
#weboob 54310 39988 37583 32532 29830 17496
#weechat-fr 16957 14898 13437 15999 9586
#iloth 79535 52060 22864 18593 16402 10391
#online 235134 217374 140566 111832

On voit clairement que sauf exceptions, l'année 2019 marque une grosse perte de vitesse dans des communautés un peu variées.

Pourquoi ?

Beaucoup de nouveaux compétiteurs ces dernières années. Slack est arrivé et a bouffé beaucoup de part de marché auprès des entités corporates.

Discord a fait à peu près pareil auprès de la communauté des gamers.

XMPP a … heu … non. C'est mort né, ça n'a jamais vraiment décollé (je sens venir des commentaires).

Matrix est le nouveau messi qui s'attèle à créer la plateforme ultime avec toutes les features, des bridges vers tous les autres réseaux. Bref le fourre-tout un peu bricolé mais qui malheureusement est encore un peu jeune. Tellement jeune, que je ne saurai dire si ses défauts actuels vont s'estomper ou s'ils vont s'affirmer. C'est lourdingue, c'est décentralisé en théorie mais très centralisé en pratique ce qui induit des soucis techniques de performances mais également de résilience et de concentration.

Matrix est un peu à l'opposé d'IRC. En voulant tout faire, on se retrouve avec des clients lourdingues mais pire encore, des serveurs ultra-lourdingues. Derrière il y a une entreprise qui a commencé la définition de protocole et la création des premières implémentations et qui a mis un peu de temps à ouvrir le tout et on est toujours pas à l'abris d'un fork du protocole.

Toutes ces alternatives sont brillantes et tout, et l'écosystème de clients IRC a bien du mal à se moderniser. C'est vrai que déballer un hexchat en 2019 c'est pas reluisant, ni même un mIrc. Sans parler des clients irc en TUI comme irssi et weechat.

Ça manque de client tout joli avec les derniers frameworks à la mode, des icônes avec un style d'aujourd'hui, des réglages par défaut bien foutus, un ptit tuto au premier lancement, des serveurs préconfigurés. Avec ça on rajoute des fonctionnalités modernes pour l'envoi d'image/vidéo (en feintant en uploadant ça vers un service externe et en ne postant que l'url), l'affichage inline de différents documents (prévisu d'image/vidéos/sons/tweets/…). En normalisant la gestion des services dans le protocole (c'est déjà en cours de réflexion mais c'est pas prêt d'arriver) pour que la gestion de l'enregistrement de pseudo et de salon puisse avoir une interface graphique.

N'est-il pas trop tard ?

Je ne sais pas. Mais ce dont je suis sûr c'est qu'IRC sera toujours là quand les autres plateformes se seront pétées la gueule.

C'est vrai quoi. Google Chat est devenu Google Talk pour finalement se transformer en Google Hangout et est mort. MSN Messenger a changé quinze fois de nom et est mort. Jabber est devenu XMPP et vivotte toujours difficilement. ICQ ne recherche plus grand monde.

Bref, tous les protocoles proprios (ouai je sais xmpp ne l'est pas) ont connu une mort plus ou moins douloureuse à terme. Dès que la source de pognon se tarit le service est coupé et hop disparition, on fout une ptite obèle sur la page wikipedia correspondante et voilà.

De part sa simplicité mais aussi qu'il s'agit d'un protocole de l'Internet (il y a une RFC), IRC connaîtra des implémentations et des réseaux plus ou moins populaires pendant encore longtemps.

The Dark Half

Un film assez méconnu pas excellent mais pas pourri non plus. Il est pas mal typé années 90 mais il reste regardable quand même.

C'est une histoire bien Stephen Kingesque (normal) qui parle d'écrivain, de pseudonyme, de part sombre, de vengeance. Le titre est un gros spoiler.

Bon qui qui c'est qu'on retrouve dans ce film ? Dans le rôle principal on a le droit à Timothy Hutton qui a fait le père de famille dans The Haunting Of Hill House (super série sur Netflix) en vieux. Sa femme est jouée par la vraie femme de Ed Harris. D'ailleurs Ed Harris n'est pas dans ce film mais son personnage Alan Pangborn est bien dans ce film mais interprêté par l'acteur qui joue Yondu (mais si, la Mary Poppins punk bleue dans Les gardiens de la galaxie !). Tout est lié !

L'histoire se déroule encore une fois à Castle Rock et il est même mentionné Bangor qui elle n'est pas fictive mais la vraie ville où habite Stephen King. L'histoire se fonde réellement sur Stephen King. L'enfant qui veut devenir écrivain écrit une nouvelle intitulée Here Ther Be Tigers comme SK. L'écrivain combat son alcoolisme comme SK. L'écrivain dévoile qu'il a écrit sous pseudonyme comme Richard Bachman (c'est SK aussi).

L'histoire ne laisse pas trop de surprise avec un soupçon de paranormal. Visuellement c'est pas super beau (c'est du Romero quoi). Les plans sont utilitaires sans plus. Et les effets spéciaux numériques piquent un peu les yeux mais sont rares. Le maquillage de George Stark est suffisamment recouvrant que je n'ai pas reconnu l'acteur (j'ai cru que c'était quelqu'un d'autre).

Bref à voir au moins une fois.

Sleepwalkers

Attention ! */!\ Alerte au navet /!*

Voilà ce que je redoutais dans le marathon Stephen King. Après les années 80 qui ont vu l'apparition de quelques films avec pas mal de succès. Les années 90 ont senti le filon et on voit des films à petits budgets sans grande envergure avec des équipes de bras cassés.

Le casting est sans saveur, visuellement c'est moche (surtout les éclairages), le scénar est directement du Made in Stephen King et visiblement c'est pas un bon point. Ce visionnage est vraiment pas agréable.

Ça commence méga cheapos et à la moitié du film j'ai eu l'impression que ça allait partir en comédie/parodie et ça aurait pu relever le niveau mais c'est juste que ça devenait affligeant même en étant sérieux. La musique aussi par moment semblait vouloir remonter le niveau mais en fait non.

En plus d'être mauvais, le film se complait à nous montrer une mère et son fils faire l'amour à au moins deux reprises. Et ça sort un peu de nul part. C'est pas justifié, ça n'apporte rien. Franchement si c'est pas uniquement pour choquer je sais pas trop pourquoi ça a été mis là.

Par contre il y a quelques caméo (que j'ai pas tous reperé). Dans les ptits trucs à remarquer, ils apellent les flics de Castle Rock alors que l'action du film se passe dans l'Indiana qui est tout de même assez loin du Maine (où se trouve le "vrai Castle Rock").

Ce film est super dispensable.

Rock'n Rolla

Guy Ritchie est un réalisateur qui m'impressionne beaucoup. Il a commencé sa carrière en sortant Arnaques Crimes & Botanique de nul part.

Il a direct enchainé en sortant Snatch. Pan une seconde claque encore plus massive grâce au succès du premier.

Il prend une ptite pause pour sortir une merde et un film pas mal mais en deça. Et là il nous sort Rock'n'Rolla.

Wow quel film mes amis ! Chaque visionnage est un régal.

La trame scénaristique est moins alambiquée que Snatch mais pas simpliste non plus. D'ailleurs si je devais choisir un préféré entre les deux j'aurai vraiment du mal. Les films de gangsters britains sont l'apanage de Ritchie et là il est bien énergique avec une dose d'humour finement assaisonnée : on est pas dans de l'humour MCU trop forcé. Là, ça peut être juste une petite remarque grinçante ou de la bonne gifle des familles (du genre à te décoller la rétine quand même, ce sont des gangsters après tout) ou une situation cocasse.

Le premier braquage est quand même smooth au possible. Et le second est tellement bien monté et mis en scène…

Visuellement il est dans la lignée de Revolver. Certains plans sont vraiment magnifiques grâce à des lumières bien foutues. Certaines scènes se passent dans de vieux troquets dégueulasses et pourtant c'est beau à l'image. L'étalonnage très présent fait des miracles. D'ailleurs chacun de ses films est identifiable rien qu'a sa couleur.

Le casting ramène du beau monde en plus. Mark Strong est toujours aussi classieux et Toby Kebbell fait une belle loque humaine. Mais aussi Tom Hardy… non ils sont tous bien dans leur role jvais pas tous les citer.

La musique est très présente (mention spéciale pour The Subways avec le montage puissant) mais en plus elle est bien. C'est de la zik toujours dans le ton et pas des trucs ultra connus. On sent que ça a été bien travaillé.

En fait j'ai du mal à comprendre que Snatch soit autant acclamé mais pas Rock'n'Rolla ! Globalement ces deux films sont très proches : une belle dose d'humour, super casting, même environnement, une sacrée gueule, une bonne BO et un Mc Guffin pour faire avancer l'histoire. C'est kif-kif bourricot. D'ailleurs Arnaques Crimes & Botanique est également dans le même panier. Ces 3 films sont très proches mais très bons. Si on en aime un, on devrait tous les aimer.

Voilà j'aimerai vraiment que ce film reçoive plus d'amour et que l'on ait enfin droit à sa suite le Real Rock'n'Rolla

Concert Archspire 08/12/2019

Dimanche 8 Décembre 2019 était un grand jour : un concert de Archspire a eu lieu à Paris. Archspire c'est mon groupe préféré du moment.

Technical Brutal Death

Archspire est un groupe de Technical Brutal Death Metal mais la formulation n'est pas bonne. C'est LE groupe de Technical Brutal Death Metal.

Pour vous situer, à la base on a le Death Metal qui est un genre musical dit extrème. C'est donc du métal où la batterie est très présente, les guitares sont nerveuses et très présentes aussi où le chant s'apparente à un mix de brâme de cerf et de rugissement de lion. Du Death Metal deux sous-genres ont ensuite émergés (plein d'autres mais qui ne nous intéresse pas ici) avec d'un côté le Technical Death Metal. Celui-là au premier abord est assez déroutant avec un rythme qui change très souvent dans un même morceau avec des cassures, des accélérations. Bref le batteur va redoubler d'imagination pour imposer un rythme sans cesse variable pour les pauvres guitaristes qui vont tenter des solos improbables. Le second sous-genre est le Brutal Death Metal, lui, est beaucoup moins surprenant avec moins de variation dans un même morceau mais toujours un rythme survolté.

Et donc tout naturellement on a le Technical Brutal Death Metal qui est un mix des deux : des rythmes très élevés et qui varient régulièrement. Et bien évidemment c'est très plaisant à écouter.

Archspire

Archspire est à mon sens le meilleur groupe du genre actuellement. Ils n'ont pondu que trois albums mais le groupe n'a que 10 ans.

Le premier nommé All Shall Align était très bon, surtout pour un premier album sorti de nul part. Mais c'est vrai que même s'il n'est pas bien vieux, certains morceaux sont pas terrible terrible et le groupe en renie certaines.

Le second est The Lucid Collective et là le groupe a clairement décollé. Et là franchement pas le temps de niaiser. Tous les morceaux sont bons : c'est puissant, violent, précis, net.

Et trois ans près ils sortent le troisième : Relentless Mutation. Bon bha là c'est un chef-d'œuvre. L'album précédent c'était l'échauffement, là c'est le perfect. Pas un morceau moyen/bof, non non ! Ils sont tous impeccables, pas un moins bon que les autres.

J'ai jamais eu ça ailleurs, d'habitude sur un album il y a toujours des pistes qu'on adore, d'autres qu'on aime puis celles qu'on écoute mais dont on peut se passer l'écoute. Et bha là, non. Les 7 morceaux me laissent pantois. C'est au point où habituellement je n'écoute que des morceaux en aléatoire mais là je me fous l'album en entier à chaque fois. Le seul reproche qu'on peut faire c'est qu'il ne dure qu'une demi-heure.

Bon ça sert à rien que j'écrive des pages et des pages parceque je n'ai que des éloges à faire à cet album, le mieux c'est que vous l'écoutiez (d'ailleurs merci Season Of Mist de l'avoir mis légalement à disposition de tous et merci de soutenir ce groupe). Admirez ces deux guitares qui jouent ensemble, se répondent, se complètent. Bavez devant le batteur qui oblitère sa caisse claire en alternant des deux bras, c'est beau. Même la basse participe (sisi je vous jure !) Et le chant lui aussi est techniquement impressionnant en changeant régulièrement de style et en suivant le rythme ahurissant des morceaux. D'ailleurs un ptit karaoké vous tente ?

Tech Trek Europe

Bref, pour finir l'année 2019, ces ptits canadiens se sont monté une tournée européenne avec trois autres groupes.

Stand vendant les tshirt des différents groupes conviés

Le passage obligé vers le merch pour trouver de beaux tshirts

Ils ont convié tout d'abord Inferi que je ne connaissais pas mais c'était sympa.

Inferi en train de jouer le premier morceau de la soirée

Inferi qui a dû réchauffer un peu la salle.

Ensuite on a eu le droit à Vulvodynia que je connaissais mais qui ne me secoue pas plus que ça. Bon j'ai eu qu'une photo un peu dégueulasse donc je vous épargne.

Et enfin ils ont convié Beneath The Massacre, un groupe tout charmant canadien eux aussi et qui font du tech death metal. Même si j'aime bien, ça me titille bien moins que Archspire. Leur prestation était quand même bien cool. Bon par contre j'étais pas trop bien placé et j'étais un poil fatigué avec quelques douleurs au dos.

Le groupe vu d'un peu loin dans la salle

Ouaip j'étais mal placé mais bon j'entendais bien tout de même !

C'est assez sympa de voir les membres des groupes déambuler dans la salle pour se détendre avant/après leur prestation. D'ailleurs il y avait la manman du batteur Spencer Prewett ce qui lui a permis d'éviter les mauvaises blagues habituelles que fait le chanteur sur chacun des membres du groupe.

Tobi Morelli tourné pour faire les derniers ajustements avant de jouer et Spencer Prewett se mettant en place

Là j'ai fait l'effort de bien mieux me placer :-D

Bon, bha sans surprise, Archspire est pas venu pour enfiler des perles. Ils ont joué à fond majoritairement des morceaux issus de Relentless Mutation mais aussi quelques-un de The Lucid Collective.

Comme lors du Hellfest (mais visiblement c'est habituel pour eux), le concert était truffé de blagounettes.

Photo très floue où les membres sont hilares suites aux conneries du chanteur

Entre les morceaux on se marre bien

On approche de la fin, la fatigue se fait ressentir mais toujours plein d'entrain

Voilà voilà :-)

23h fin du concert. C'est décidément trop court.

Bon bha j'espère qu'en 2020 il y aura un nouvel album !


Concernant la qualité des photos, bha je m'attendais pas à ce que ce soit aussi bon vu les conditions mais au final c'est plutôt regardable ! Ça a été pris au téléphone portable sans prendre de précaution et sans faire de réglage particulier.

Restreindre des clés SSH pour du backup via rsync

Bon alors d'un point de vue sécurité utiliser SSH avec des clés c'est très bien. Le problème c'est que si vous automatisez le backup (ce que vous devez absolument faire) c'est que votre clé privée ne peut pas avoir de passphrase (ça ne peut pas s'automatiser et être sécure ça).

Du coup ce qui est recommandé c'est de créer une paire de clé dédiées au backup sans passphrase. Et d'ailleurs par la même occasion, utilisez des clés de type ed25519 c'est plus moderne toussa toussa.

Donc dans un premier temps on génère les clés, puis sur les machines clients on va appliquer des restrictions.

1. Génération de clé SSH

ssh-keygen -t ed25519

Voilà c'est fait. Vous pouvez vous regardez les clés (non ce n'est pas sale) avec cat ~/.ssh/id_ed25519 ~/.ssh/id_ed25519.pub

Elles sont belles, hein ?

2. Partage de la clé publique

Bon vous avez vos belles clés. Maintenant vous allez coller la publique sur chacun des machines que vous backuppez : ssh-copy-id user@machine-client

3. Restriction des clés

Bon c'est chouette mais c'est pas super sécure : votre clé sans passphrase peut se connecter aux différentes machines clientes et potentiellement être root et faire tout ! C'est craignos.

Maintenant on va s'affairer à restreindre ce que peut faire notre clé. Donc sur les machines clientes la première chose à faire est d'éditer le ~/.ssh/authorized_keys

Ce fichier contient une ligne par clé autorisée à se connecter en tant que votre utilisateur. Trouvez la ligne concernant votre clé.

Ensuite les options doivent se mettre en début de ligne en les séparant d'une virgule (voir exemple en toute fin d'article).

3.1 Restreindre les facultés

Ensuite en début de ligne ajoutez des options de config SSH qui s'appliqueront donc lorsque cette clé se connecte. Les options intéressantes sont les suivantes (non-exhaustif) : no-agent-forwarding,no-port-forwarding,no-pty,no-user-rc,no-X11-forwarding.

Bon rien que ça c'est pas mal, ça évite quelques emmerdes mais ça n'évite pas tout.

3.2 Restreindre les commandes

Vous pouvez spécifier quelles commandes peut lancer une clé. C'est chouette et permet de sacrément améliorer la sécurité.

Ça se fait avec un simple command="/votre/commande" .

3.3 RRsync

Il existe un ptit programme en perl adapté pour cet usage afin de restreindre les capacités de rsync nommé sobrement rrsync. Alors certe, c'est une dépendance en plus, à installer sur chacune des machines clientes mais malheureusement c'est comme ça.

rrsync permet de limiter rsync à un mode read-only empêchant de modifier les fichiers sur la machine cliente. Il y a également un mode write-only qui permet de ne pas lire les fichiers mais d'écrire uniquement (pratique dans l'autre sens mais plus exotique).

Il permet également de restreindre les dossiers que rsync pourra atteindre. Avec une telle option, les connexions ssh avec cette clé seront cloisonnées au seul dossier que vous permettez.

Pour l'utiliser, éditez encore ~/.ssh/authorized_keys et dans les options de votre clé, ajoutez command="/usr/bin/rrsync -ro /" et hop.

3.4 Restreindre les connexions depuis une adresse particulière

Bon c'est pas mal du tout déjà avec ça, mais bon imaginons que votre clé se retrouve dans la nature sans que vous le sachiez, un attaquant sera à même de backupper vos machines et donc d'y récupérer vos précieuses données.

Il est donc très appréciable de ne permettre l'utilisation de la clé à une/des adresse(s) précise(s).

Il suffit de rajouter from="a.b.c.d" et vous êtes tranquile.

Exemple final

Au final votre

~/.ssh/authorized_keys
ssh-ed25519 AAAAC3N…………………n/euLPb lord@hermes
from="a.b.c.d",command="/usr/bin/rrsync -ro /",no-agent-forwarding,no-port-forwarding,no-pty,no-user-rc,no-X11-forwarding ssh-ed25519 AAAAC…………………………cJRwBwrc backup@backup_server

Voilà avec ça, votre clé ne peut plus rien faire d'autre que du rsync en lecture seule. Plus de commande, plus de tunnel, plus rien.

Quelques tips concernant la conf Nginx

Il arrive régulièrement de filer des coups de main à propos de serveur web et surtout Nginx. Et parmi les erreurs classiques il y a les soucis dans les fichiers de conf.

Beaucoup de conf sont anormalement alambiquées et sont plus ou moins dupliquées pour rien. On se retrouve avec des comportements foireux. Et le classique c'est “ J'ai un résultat différent en HTTP et en HTTPS ! ” .

Bon voici quelques petites astuces pour simplifier la config.

Les inclusions

Si vous avez plusieurs vhosts vous vous retrouvez très vite à affecter les mêmes options un peu partout. Une bonne pratique est de placer les options communes dans un fichier séparé et de l'inclure à chaque fois que nécessaire.

C'est par exemple très pratique pour la configuration TLS. J'ai un fichier tls.conf que je m'amuse à inclure de partout. Et d'ailleurs je le trimballe également sur chaque nouveau nginx que je fous en place.

Dans vos vhost il ne vous reste plus qu'à ajouter include tls.conf et voilà.

Pour ceux intéressés je vous le mets ici, si ça peut vous inspirer ainsi que celui pour le cache.

*/etc/nginx/tls.conf*
ssl_protocols TLSv1.2 TLSv1.3;
ssl_prefer_server_ciphers on;
ssl_dhparam /etc/nginx/dhparam.pem;
ssl_ecdh_curve X25519:prime256v1:secp521r1:secp384r1;
ssl_ciphers ECDHE-ECDSA-AES256-GCM-SHA384:ECDHE-RSA-AES256-GCM-SHA384:ECDHE-ECDSA-CHACHA20-POLY1305:ECDHE-RSA-CHACHA20-POLY1305;
ssl_session_cache shared:ssl_session_cache:1m;
ssl_session_timeout 8h;
ssl_session_tickets off;
ssl_buffer_size 4k;
add_header Strict-Transport-Security "max-age=31536000; includeSubDomains" always;

ssl_stapling on;
ssl_stapling_verify on;
# PENSEZ À CHANGER CES ADRESSES DE SERVEURS DNS
# resolver 1.1.1.1 8.8.8.8;
*/etc/nginx/cache.conf*
gzip_vary on;
gzip_static on;
gzip_proxied any;
gzip_comp_level 6;
gzip_buffers 16 8k;
gzip_http_version 1.1;
gzip_types text/plain text/css application/json application/javascript text/xml application/xml application/xml+rss text/javascript application/activity+json application/atom+xml;

Ça marche bien évidemment pour tout un tas de réglages usuels et pas uniquement la crypto. Ça peut le faire par exemple pour du cache ou de la conf pour php/fastcgi.

Arrêtez de dupliquer vos vhosts

Très souvent on voit des exemples de conf où les vhosts ont 2 bouts de confs : 1 pour le HTTP et une seconde pour le HTTPS. C'est bien gentil mais très généralement ça sert à rien : vous voulez la même conf sur les 2.

Nginx est suffisamment malin pour comprendre que certains bouts de confs sont spécifiques au HTTPS et donc n'ont pas à s'appliquer au HTTP. Je m'explique :

Si dans votre conf vous indiquez le certificat est le fichier bidule, cette directive n'a pas à s'appliquer à une connexion HTTP et donc pas besoin de générer une erreur pour rien. Bref au lieu d'avoir une conf de ce style :

server {
  listen 80;
  server_name truc.bidule;
  
  
  
}
server {
  listen 443 ssl;
  server_name truc.bidule;
  ssl_certificate /votre/cert.pem;
  ssl_certificate_key /votre/cert.key;
  include tls.conf;
  
  
  
}

Le risque de faire des conneries et d'avoir des incohérences est maximal.

Il est préferrable de faire une conf de ce genre :

server {
  listen 80;
  listen 443 ssl;
  ssl_certificate /votre/cert.pem;
  ssl_certificate_key /votre/cert.key;
  include tls.conf;
  
  
  
}

Votre conf sera bien plus légère et vous n'aurez plus de risque d'avoir un comportement différent en HTTP et HTTPS.

Et là je vous entends “ Ouai mais comment je fais la redirection du HTTP vers HTTPS ?! ” . Bon déjà mon avis sur la question est que ça ne devrait pas être forcé, mais je sais que c'est pas un avis partagé par la majorité. Cependant il est possible de rajouter un simple :

if ($scheme = http) { return 301 https://$server_name$request_uri; }

Bon par contre niveau perf, c'est un tout ptit chouilla moins bon que d'avoir deux blocs server donc à moins de vraiment grignotter les micro-optimisations de droite et de gauche ça ne devrait pas vous impacter plus que ça.

La bonne syntaxe pour écouter sur toutes les interfaces

Constamment je vois passer des bouts de conf incorrects concernant les interfaces. Très généralement, la conf voulue est d'écouter sur toutes les interfaces possibles.

La bonne conf est la suivante.

  listen 80;
  listen [::]:80;
  listen 443 ssl http2;
  listen [::]:443 ssl http2;

Avec ça vous écoutez en IPv4 et en IPv6. Et sur le port 443 vous écoutez en HTTP1 et HTTP2.

Là vous êtes parés pour le vieux web et le web du futur !

Conf pour Let's Encrypt

Bon alors maintenant, comme tout le monde vous voulez du TLS surtout grâce à Let's Encrypt. Mais j'espère pour vous que vous n'utilisez pas Certbot (pour plein de raisons). Du coup il y a fort à parier que vous deviez renouveler vos certificats tous les trois mois.

Certains clients LE se proposent de modifier votre conf dans votre dos. C'est gentil mais pas des plus rassurant. Sinon vous pouvez couper votre nginx le temps du renouvellement ce qui n'est pas terrible niveau disponibilité.

La troisième technique n'a pas ces désavantages mais nécessitent une micro-bidouille dans la conf nginx. Il suffit d'ajouter :

location /.well-known/acme-challenge {
  alias /un/dossier/précis;
}

Il faudra indiquer le même dossier à votre client Lets's Encrypt pour que ça fonctionne sans heurts.

Tester sa conf à froid

Bon allez un dernier micro conseil.

Quand vous modifier votre conf, testez-la avant de tenter de la mettre en service. Ça vous évitera un peu de stress et vous permettra de corriger les éventuelles erreurs avec plus de sérénité.

nginx -t

Là il vous indiquera si la syntaxe est ok et donc vous serez heureux et esquisserez un petit sourire. La vie est belle.

Misery

Première adaptation de Stephen King des années 90. Ça ressemble un peu à un téléfilm à cause d'une image assez particulière, un éclairage assez cheapos et très peu de décor. Mais au final ce film est génial.

L'histoire est assez courte : un écrivain a un accident de bagnole et est récupérée par une fan. Cette fan est très fan, mais alors vraiment très fan au point de vouloir se le garder.

L'histoire est vraiment bien foutu mais surtout les acteurs mais surtout Kathy Bates est prodigieuse dans ce rôle. Wow.

Son jeu d'actrice est précis, flippant, intrigant, amusant, oppressant. Ce film lui doit tout. Elle a d'ailleurs eu le droit à un oscar pour ce film.

C'est le deuxième film de Rob Reiner tiré de Stephen King après Stand By Me et du coup ça lui fait un joli palmarès.

Récap 04 : Novembre 2019

Blog

Ce mois-ci je vous ai exposé mon dilemme concernant le flux RSS et du coup j'ai créé une page dédiée. Et j'ai mis à jour la sidebar pour pointer vers cette page.

Je me suis d'ailleurs rendu compte que tous les flux étaient pétés sauf le global. Du coup j'ai un peu corrigé ça.

Quand je serai un peu plus satisfait de la section visionnages je les intégrerai au flux global. En attendant vous pouvez déjà retrouvé les différents flux disponibles.

Ce mois-ci, 7 articles, 32 commentaires !, 12 visionnages, 584219 requêtes, 52370 visiteurs uniques pour 25Go de trafic. C'est un gros mois !

Films

Dans les récap je suis assez expéditif dans les descriptions que je fais. Je les élabore un peu plus dans des pages individuelles, pour les voir cliquez sur les titres des films :-)

Ce mois-ci je continue mon marathon Stephen King.

Children of the Corn

On est maintenant en 84 et on passe dans une seconde phase des adaptations bien plus pauvre. Ici le budget est pas énorme, les acteurs adultes ça va mais les gamins… le jeu est … compliqué. Bref, ce pourrait être un téléfilm pas super avec un concept pas pourri mais vraiment très moyen sauvé par sa musique. C'est devenu une saga de 10 films pourtant en commençant comme ça c'est étonnant que ça ait donné des suites.

Firestarter

Encore 84 pour un bon gros concentré de clichés. Ce film pourrait être bon s'il ne durait pas aussi longtemps. Les acteurs jouent bien, l'histoire (au-delà des clichés) est pas mal mais le rythme le rend pénible. Bref, à voir une fois bien éveillé sinon c'est la sieste assurée.

Cat's Eye

Un film en trois parties indépendantes qui contrairement à Creepshow est vraiment très bien. Avec un petit budget il a réussi à se chopper un bon casting, a de bonnes histoires et une bonne réal. Excellente bonne surprise avec de l'humour, de la tension, une dose de surnaturel et un chat très bon acteur.

Silver Bullet

Un film basique, sans surprise mais pas mauvais non plus. Des enfants, un oncle, un loup-garou et une ville et ses habitants. Voilà voilà.

Maximum Overdrive

Quand Stephen passe aux commandes ça … ne vaut rien. C'est mauvais mauvais mauvais sauf la bande son signée ACDC.

Stand By Me

Nous voilà de retour à Castle Rock pour y voir une bande de gosse dans les années 50. Excellent, prenant, divertissant, relaxant.

47 Meters Down : Uncaged

Petite pause dans le marathon pour un sacré nanard britisho-américains. C'est assez affligeant et incohérent. Je vous en ai fait un récap bien plus long.

Anna

Allez second film de cette petite pause. Un ptit Besson des familles sans surprise avec un bon casting, des bonnes scènes d'action et le scénar de Nikita 2. Ça se regarde mais s'oublie vite.

Running Man

On reprend le marathon avec le film qui je pense sera très différent des autres. Un bon Schwarzy de 1987 avec tout ce qui va avec : punchlines cons, actions délurées, sexisme et ridicule. J'adore même si c'est très cliché.

Simetierre

Un film avec une histoire super glauque et triste mais où la mise en scène rate un peu le coche. Au lieu d'avoir un film terrifiant et horrifique j'ai plus le sentiment de regarder un film fantastique. C'est un bon film sympa mais qui aurait pu être bien mieux en étant plus sombre.

Ready Or Not

Encore une petite pause pour un film d'horreur étonnament bon. Sorti de nul part, ce film est tout bien dosé pour ne pas verser dans le film surjoué trop sérieux. Il a très bien marché au cinéma et va très probablement avoir droit à des suites/remakes/reboot/origin story.

Graveyard Shift

Allez on reprend du Stephen King avec un navet. Des personnages clichés, qui font n'importe quoi. C'est long, moche, chiant, inintéressant.

Jeux

Je me suis refait Diablo 1 via DevilutionX qui est un effort de reverse engineering pour faire marcher le jeu sur les plateformes modernes. Dans mes souvenirs le jeu était bien plus long.

Et j'ai ensuite enchaîné sur Dishonored que je me suis refait via Steam+Proton. Il tourne parfaitement sur ma ptite Gentoo. Le jeu est vraiment excellent avec plusieurs façons d'appréhender des niveaux ultra bien foutus. Je l'ai déjà fini un ptit paquet de fois mais je n'ai pas sa suite.

Musique

Chase - Giorgio Moroder Cette reprise est vraiment cool et respectueuse de l'originale en utilisant de vrais synthés analogiques.

Nuxeries

L'overlay QT de Gentoo nous a gratifié d'un passage de 5.12 à 5.13 puis quelques jours plus tard à la 5.14 apportant au passage enfin le support du primary clipboard sur wayland. Je peux enfin copier/coller facilement entre mon navigateur et mes terminaux. C'était vraiment chiant de passer par wl-copy/wl-paste pour ça.

Graveyard Shift

Une tannée ce film. Pas mal d'élément Kingesque : une grosse machine, du surnaturel, des personnages un poil fou mais c'est vraiment nul.

Bien qu'il ne dure qu'un peu moins d'une heure et demi, c'est long. Le rythme est clairement inégal et certaines scènes qui ne font pas avancer l'histoire ni ne pose vraiment l'ambiance s'étalent en longueur. Les personnages sont 100% clichés et autant les décors extérieurs ça va c'est joli, mais dans la seconde moitié du film… arg c'est moche et répétitif.

Les réactions des persos sont … navrantes. Bref, c'est clairement pas un bon moment. Et le casting ne remonte pas le niveau. La seule petite pépite (microscopique) c'est que le perso féminin star dit qu'il provient de Castle Rock… voilà voilà.

La musique de fin est audacieuse : ils ont fait un morceau de musique composé des répliques du film et … bha ça rend pas si mal. Donc si vous êtes intéressés, contentez-vous du générique final.

Ha et si vous voulez un peu de spoil, le titre français c'est “* La créature du cimetière *”.

Ready Or Not

Ce film est arrivé un peu comme un cheveux sur la soupe : “Tiens un film d'horeur, allez ça fait longtemps et vue le casting ça doit être une ptite daube habituelle.” Et bien non ! Ce film est vraiment sympatoche.

Un famille bourgeoise s'adonne à un rituel un peu particulier lors de la nuit de noce des membres de la famille. Le nouvel arrivant dans la famille doit tirer une carte au hasard qui va définir un jeu qui devra être joué. Cependant dans la liste de jeu possible il se trouve y avoir le cache-cache. Mais il s'agit d'une variante du folklore famillial. Le nouvel entrant doit se cacher et la famille doit le trouver et le tuer avant le levé du jour sinon le sort s'abattra sur la famille.

C'est couillon mais fun. Et le film joue sur cette fine ligne entre le sérieux et le fun. Et par miracle il s'en sort très bien. Un peu trop sérieux et ça serait chiant et tournerait au ridicule mais ils ont su le prendre pile comme il faut. Du coup ça passe vraiment bien.

La marriée est jouée par la nièce de Hugo Weaving (mais si c'est l'Agent Smith ou Priscilla du Désert ou Elrond (dans l'ordre de mes références favorites)).

Il y a fort à parier que l'on écope de suites : avec un budget de 6myions de dollars, il a rapporté près de dix fois la mise juste au cinoche.

C'est un joli ptit mélange d'une partie de Cluédo, de You're Next, un soupçon de fantastique à la Hellraiser, une marriée sanguinolante à la Rec 3 et d'un final explosif.

Simetierre

Cette adaptation d'un livre de Stephen King est très fidèle. Ce film est vraiment sympa avec son ptit charme de film un peu vieillot avec un peu de budget mais pas trop.

L'histoire est bien triste et glauque et pourtant le film n'est pas vraiment sombre et torturé. C'est un peu dommage car je pense qu'il pourrait être bien plus lourd. Et par la même occasion bien plus effrayant et malaisant. C'est ce qui le distingue du film assez basique qui l'est d'un grand film d'horreur.

Je n'ai pas vu le remake de 2019 encore mais avec un peu de chance ils ont corrigé le tir.

Comparatif entre Mastodon et Pleroma

Je traîne un peu sur le Fédiverse. C'est un amalgame de services différents constituant un réseau social assez différent de ce qu'on trouve ailleurs. Une de ses plus grande force à mes yeux est le fait de pouvoir s'héberger son (ses) ptit(s) bout(s) à soit.

Le réseau propose actuellement plusieurs services différents comme du partage de photo, de vidéos, de musique, quelques petits jeux, du blog et surtout du micro-blog. Le Micro-blog c'est du simili-twitter : des messages courts avec des hashtags et des gens qui réagissent/boostent…

Le microblog c'est sympa mais il existe plusieurs logiciels différents pour en faire sur le Fediverse. Le plus connu est Mastodon et son concurrent le plus visible est Pleroma mais il y a également MissKey ou bien le plus ancien GNU Social et enfin microblog.pub qui est plus minimaliste.

Pour rejoindre le Fédiverse, la majorité des utilisateurs du réseau ont rejoint une instance existante (au moins le temps de découvrir). Mais de nombreux geeks à tendance adminsys décident de s'y établir un peu plus sérieusement et donc de se monter une instance perso (ouai en vrai je vous raconte mon parcours, mais c'est mon blog ! J'ai le droit !). Et donc une question se pose assez vite : Mastodon ou Pleroma ?

J'ai donc demandé de l'aide sur le Fediverse pour créer un tableau comparatif entre ces deux poids lourds du secteur et voilà le résultat.

Glitch.soc est un fork de Mastodon apportant quelques améliorations bien venues à Mastodon. Il est inclu dans Pleroma et s'avère être l'interface web Mastodon de Pleroma ce qui fait que ce qui est possible sur glitch est faisable dans Pleroma.

Bien entendu ce n'est pas ultra exhaustif et c'est très mouvant (Pleroma et Mastodon sortent très régulièrement de nouvelles versions).

Pour les utilisateurs

  Mastodon     Glitch.soc     Pleroma  
toot X X X
local timeline X X X
global timeline X X X
Nombre de caractères 500 500 5000 configurable
formattage du texte X X source de tensions
formattage des liens X X pour intégrer un lien dans du texte
Affichage du texte formatté X X
Affichage des articles tronqué X X Sur Glitch et Pleroma : configurable
Envoi d'images X X X
Envoi d'audio X X X Arrivé récemment sur Mastodon
Envoi de vidéos X X X
Dessiner X M
Sondages X X X Arrivé récemment sur Pleroma
Limite choix sondage 4 4 20+
Content Warning X X X
Restriction de visibilité X X X (global, pas listé, followers seulement, privé
Recherche d'utilisateurs X X X
Recherche de hashtag X X X
Recherche intégrale X X X
  Mastodon     Glitch.soc     Pleroma  
Photo de profil X X X
Bannière de profil X X X
Fond d'écran X
Thême graphique X X X
Personnalisation de thême X galerie
Emojis X X X
Liste d'émoji X X X
Édition de toot envoyé X X M
Suppression de toot X X X
Silence d'un fil de disc. X M
  Mastodon     Glitch.soc     Pleroma  
Follow X X X
Silence X X X
Block X X X
Report X X X
Marque-page X X M Marquer un toot comme favoris
Épinglage de toot X X X Pour s'afficher en haut dans le profil
Création de listes X X M Ranger des utilisateurs dans des listes
Interface BBS X Gadget de poisson d'avril
Interface Gopher X Gadget de poisson d'avril
Chat integré X Permet de discuter avec l'instance locale

Pour les Administrateurs

  Mastodon     Glitch.soc     Pleroma  
MRF X Filtres programmables sur les activités
Transparence de la modér. X Les MRF peuvent être publiques dans le NodeInfo
API d'administration X voir doc
API de modération X X X
Support de OStatus Fraîchement supprimé de Mastodon et Pleroma

Pour les devs

  Mastodon     Glitch.soc     Pleroma  
Langage Ruby Ruby Elixir
Base de données Postgres + Redis Postgres + Redis Postgres
Nodeinfo X
Plateforme de dev Github + Discord Github + Discord IRC/Matrix + Gitlab
API Mastodon X X X C'est ce qui permet d'utiliser les applis Mastodon
API Compatible Twitter X Ancienne version de l'API

Pour les (auto-)hébergeurs

  Mastodon     Glitch.soc     Pleroma  
Configurable à chaud X X * *Disponible très récemment
Tourne sur un Rasp. Pi X
Peu de dépendances X
Dev communautaire X X Gargron décide de tout pour Mastodon
Médias distants réenco+stock réenco+stock proxy optionnel
Stockage S3 X X X

Bon c'est pas super digeste… Et ça sera probablement pas à jour très longtemps.

Mon avis

Je trouve que la gouvernance plus ouverte de Pleroma et l'orientation du projet est bien plus sympa que Mastodon. Mastodon est le reflet de la volonté de Gargron et donc si la communauté veut quelque chose mais que lui, non… bha Mastodon n'aura pas cette chose.

En plus de cela, d'un point de vue technique, faire tourner Pleroma est beaucoup plus simple :

  • Ça demande beaucoup moins de ressources
  • La stack logicielle est plus simple à installer
  • Postgres est suffisant, pas besoin de Redis et d'ElasticSearch même pour la recherche.

D'un point de vue utilisateur, tout ce que sait faire Mastodon est disponible sur Pleroma, que ce soit via son interface propre ou bien l'interface Mastodon qui est fournie avec. Les applis Mastodon sont nativement compatibles avec Pleroma.

À la vue de tout cela, je ne vois pas vraiment d'intéret d'héberger un nœud Mastodon plutôt que Pleroma. Donc au final Mastodon't.

L'an dernier je vous ai publié un petit tour des services du Fédiverse si jamais vous voulez voir les autres challengers.


Merci à tous les gentils contributeurs du framacalc pour leur coup de main. Ça traîne depuis juillet mais ça arrive enfin !

Googhell.fr

J'ai ouvert très récemment un nouveau site web (qui ressemble furieusement à mon blog, tiens donc !) : Googhell.fr .

Objectifs

Le but de ce nouveau site est de pointer du doigt l'actualité de Google et ses différents services.

Mais attention, avec un gros biais ! Le but est de souligner les dérives, les malversations, les nouvelles agressions de la vie privée… L'intérêt est de démontrer que non, Google n'agit pas dans le bien de ses utilisateurs mais bien dans son propre intérêt.

Bon, après le but n'est pas de cracher sur Google juste pour leur cracher dessus. C'est plus pour réflêchir aux conséquences de certaines de leurs actions qui ne sont que rarement respectueuses de leurs utilisateurs. Ce qui manque assez fréquemment sur les sites de news généralistes (et même informatique).

Bien entendu, tout sera sourcé.

Même si initialement, le but est de réagir à de l'actualité immédiate, rien n'empêche également de poster à propos d'un méfait plus ancien ou plus général.

Si jamais, vous avez des propositions sur le type de contenu qui vous ferait plaisir sur ce site, n'hésitez pas à proposer. Et si vous voulez plus que proposer mais carrément participer : viendez ! Contrairement à mon blog, je n'ai pas l'intention d'être le seul rédacteur de ce site.

Audience

L'audience visée n'est pas du tout le geek hardcore (qui sera probablement déjà au fait) mais une audience plus généraliste. Le but est d'expliquer avec des termes simples que "Non, tel nouveau service n'est pas un cadeau de leur part parceque ceci …".

Une partie du site sera donc de la vulgarisation et pourquoi pas dans certains cas présenter des alternatives favorables.

À terme, cela pourrait devenir une ressource à donner aux gens débutant leur remise en question de leur dépendance aux gafam.

Contribution

Ce nouveau site ayant un but assez éducatif, plus on sera nombreux à y rédiger des articles, plus les sources seront variées et les points de vue seront donc plus partagés et valides.

Si jamais, vous souhaitez contribuer, je serai râvi de vous y aider.

Que vous teniez déjà un blog ou tout juste écrit deux phrases dans un bloc-note, vous pourrez contribuer à ce site. La façon de le faire importe peu (envoi par mail, ouverture d'une Pull Request ou d'une issue sur le dépot github). Bref, que l'aspect technique ne vous rebute pas.

Si vous avez la moindre idée pour améliorer le site, n'hésitez-pas non plus.


GoogHell.fr

Running Man

Derrière des allures de film bourrin des années 80 (j'ai un gros faible pour ces films qui m'ont bercés) on retrouve quand même un film plutôt intéressant. Notre cher Schwarzy fanfaronne dans ce film avec des punchline qui tâchent en collant des pains comme il en a le secret.

L'histoire est sympas comme toute : dans le futur, en 2017 (haha), le peuple est dans une mouise pas possible mais heureusement il est appaisé par le biais de la téloche et plus spécifiquement d'une émission de télé-réalité bourrine. Des taulards sont sortis de prison pour être donné en pâture à des simili-gladiateurs qui vont devoir jouer au chat et à la souris.

Le concept est faussement idiot et montre une problèmatique toujours bien actuelle de manipulation des masses par du divertissement et des médias. C'est tiré d'une nouvelle de Richard Bachman qui était le pseudo utilisé par Stephen King.

D'ailleurs l'utilisation d'un pseudo est assez marrante. Pour ne pas saturer le marché et ne pas être mal vu de publier plusieurs livres par an, il a décidé d'utiliser un pseudo. Il voulait aussi voir s'il pouvait avoir du succès en publiant sous pseudonyme. Mais ça s'est assez vite éventé bref…

Revenons à notre film, il est bien typé fin 80 avec des tenues bien flashy, de l'aérobic everywhere, de la moustache proéminente et des injures homophobes et sexistes à tire-l'arigot.

Ce pauvre Arny n'a pas le droit à son doubleur traditionnel (Daniel Beretta, ça ne s'invente pas) mais il a quand même la voix de Morphéus ce qui n'est dégueu. D'ailleurs le réal du film n'est autre que l'acteur David Starsky de la série Starsky et Hutch.

Bref, si vous êtes pas contre un bourre-pif, une bonne dose d'années 80 et de dystopie de 2017 allez-y !

Anna

Un film de Luc Besson donc avec une héroïne loin d'être moche, qui va se transcender, qui est badass et qui va se faire malmener par les bonhommes. On est en plein dedans.

C'est pas mauvais, ça se laisse plutôt regarder. Certaines scènes sont vraiment jolis et on sent que John Wick est passé par là pour les chorégraphies de baston.

Si vous avez aimé Nikita bha… regardez Nikita mais ça devrait quand même vous plaire.

Tout le long du film, on a le droit à des flashbacks qui nous font voir l'envers d'une scène précédente parceque “HAHA ! Vous l'avez pas vu venir mais il y avait un twist !” Mais bon, autant j'ai apprécié les deux premiers coups, autant ensuite ça devient … redondant.

C'est un film qui se laisse voir mais qui ne laisse pas de trace. Voilà.

47 Meters Down : Uncaged

J'avais une heure à tuer sans trop savoir quoi faire du coup je me suis mis ce film. C'est un bon gros nanard merdique avec des adolescentes en maillot de bain dans des décors magnifiques. Je ne peux m'empêcher de vous en parler en détail, ça vaut le coup.

Bon déjà, c'est le classique “Je désobéis pour faire la fête et je me fous dans une merde noire en faisant tous les choix les plus pourris”. Mais bon ça maintenant on est habitués.

Donc le principe du truc, c'est que les gamines se barrent au milieu de nulle part pour aller se baigner dans une cité maya engloutie qui vient à peine d'être découverte par deux clampins et c'est pas encore public. Vous le voyez arrivé le plan de merde ?

Bon, les gamines font les sérieuses et savent parfaitement s'équiper toute seule de toute le matos de plongée qui attendait là, à être utilisé (how convenient !). Ça rentre dans la grotte sous l'eau, passe par un petit couloir assez étroit qui s'avère être le seul passage par ici. Ça serait vraiment dommage qu'il se retrouve être bouché par la suite.

Donc nos chères donzelles arrivent dans une salle avec de jolies décos, des statues, un autel à sacrifice et des gros piliers en terre de plusieurs tonnes. C'est là qu'elles rencontrent un cousin éloigné de Némo qui s'avère être translucide et aveugle. Elles comprennent vite qu'il a alors dévelopé son ouïe. Et c'est là que ça va devenir assez problématique.

Bon autant, je veux bien croire que pour un film, ce soit pas la joie de faire du muet pendant 1h30 et donc faire en sorte que nos protagonistes aient des casques de plongée leur permettant de se parler entre elles. Mais vous allez vite vous rendre compte que la gestion du son dans ce film est bien conne.

Bref, le poisson a pas l'air des plus sympatoche mais ça reste un truc de la taille d'une sardine mais “Ho ! Attendez ! J'ai vu un truc bouger là-bas !” facepalm Ça y est, le gros requin livide, aveugle mais qui vous entend chuchoter sous l'eau à deux kilomètres mais ne vous entend pas vous débattre comme un poulet sans tête dans la flotte. Et là dans la panique, une des gamines de 50Kg au max, percute un pilier millénaire d'une dizaine de tonne et le fait tomber. Et non, le pilier n'était pas en équilibre précaire, c'est de la bonne grosse caillasse bien stable. Le truc tombe et remue toute la poussière/vase et on ne voit plus rien et c'est la panique générale. Dans le bordel ambiant, d'un coup, un mec en combi et tout les trouve, ils discutent (oui oui toujours sous l'eau comme ça à l'aise) mais d'un coup d'un seul le mec se fait bouffer laissant tomber son fil d'Ariane (enfin un malin).

Poursuivies par Bruce, elles tentent de rejoindre le petit couloir étroit qui s'avère être la sortie évidente mais pas de bol, une fois enfilées dedans, le squale vénère tente de s'y engouffrer mais bien entendu il est trop gros (ouf) et du coup il s'acharne en tapant dessus et fait s'effondrer une partie de la structure (pas ouf) et le couloir se bouche. Ha mince alors, qui aurait pu prédire que ça se serait mal passé ?!

Bon elles patientent, vérifie leur niveau d'oxygène, ça panique, ça se reprend, ça décide de rebrousser chemin : il y a forcément une autre sortie où Papa est en train de travailler (ouai c'est lui qui a découvert la grotte, c'est son boulot, je vous épargne).

Visiblement notre cher requin, a décidé d'aller se promener ailleurs, elles retrouvent la bobine du fil d'Ariane de Mr encas-de-requin. Elles suivent le truc en stress. En tirant assez fortement dessus… c'est pas une corde pour se tracter, hein ! Vous allez finir par le péter !

Bref, elles le suivent jusqu'à arriver à un endroit où … il est coupé. Voilà. Bon elles farfouillent et trouve une pièce avec une poche d'air. On fait le point sur la quantité d'oxygène dispo dans les bouteilles. Et je vous le dis tout de go, c'est pas la joie.

Une des meufs, trouve une faille sous l'eau et décide d'aller voir seule si ça mène à quelque chose. Et la réponse est oui, ça mène à une salle où se trouve un autre mec en train de souder des trucs. Bon je vous l'ai pas expliqué tout à l'heure mais en gros, les mecs s'évertuent à rendre l'endroit visitable pour des scientifiques en balisant et foutant de l'éclairage. Voilà c'est dit, c'est chiant et ça n'apporte pas grand-chose si ce n'est une excuse pour rajouter de la chair à requin.

Notre aventurière entend de la musique parceque oui, les travailleurs se sentent obligé d'avoir leur petit lecteur mp3 submersible pour travailler dans une grotte séculaire où tout peut s'effondrer à chaque instant (bha si, même une gamine peut faire s'effondrer des éléments d'infrastructure, c'est fragile !). Le pauvre gars a donc attiré le vilain squale et se fait bouffer et la meuf se retrouve à deux doigts de servir de snack.

Par chance, les autres greluches (ouai au bout d'un moment, quand tu fais autant de conneries on peut te traiter de greluche) se sont dit : “tiens elle revient pas, allons voir”. Elles tombent à pic pour sauver leur copine en faisant tourner en bourrique le poiscaille en faisant du bruit en tapant sur les colonnes et compagnie (sans tout faire tomber ce coup-ci).

Elles s'échappent un peu plus loin pour enfin tomber sur le père d'une des gamines. Le héros mâle est là, tout va bien ! Il prend les choses en main et les ramènent à un endroit où elles peuvent remonter à la surface. Sauf qu'il s'agit d'un trou et le seul moyen de sortir de l'eau est d'utiliser une corde.

La première remonte péniblement jusqu'à ce que !!!!! Hooo plusieurs requins livides aveugles sourds qui n'ont jamais vu la lumière du jour parcequ'ils sont dans les caves depuis des années sont désormais au niveau de la surface pour tenter de finir les tapas ! Pris de panique, la plus gourde de toutes (depuis le début c'est celle qui fait les pires conneries) s'agrippe puis escalade sa copine en la faisant tomber à la flotte. Bon, il reste encore pas mal de temps au film donc, la corde se décroche et tombe dans la flotte avec la greluche. Elle se fait bouffer.

Bon j'accèlère un peu, papa se fait bouffer, une autre se fait bouffer. Et autant vous le dire ils ont encore faim !

Il n'en reste plus que deux et il n'y a presque plus d'oxygène, il reste un quart d'heure de film. Qu'est-ce qu'il reste dans la besace des scénaristes ? Un courant de flotte ultra puissant qui va vers le bon. Mais je vous parle d'un courant à faire pâlir les meilleures chasses-d'eau.

Bref, une des deux se fait happer, mais en fait elles se retrouvent quelques minutes plus tard. Elles voient la lumière du soleil percer à travers une brèche au plafond. Elles montent, elles larguent leur matos de plongée pour parvenir à passer et hop elles sont en mer proche de la côte mais ce sont des falaises, c'est pas possible de remonter.

Il reste 10 minutes de film, les spectateurs n'en peuvent plus, le calvaire n'en finit pas. Heureusement il y a un bateau non loin. Elles nagent, nagent, nagent et tiens donc, l'eau est de plus en plus rouge ! o___O

C'est un bateau qui balance de la bouffe pour les requins pour distraire les touristes. Bref, nos deux dernières survivantes sont vraiment mal barré, ho lala. Une parvient à monter dans le bateau in-extremis et la seconde se fait happer.

Mais la première n'a pas dit son dernier mot, elle récupère dans le bateau une fusée de survie, plonge dans la flotte, vise et tire en headshot sur le squale. Il lache sa proie tout abasourdi par autant d'héroïsme et fair-play laisse dix secondes d'avance aux meufs pour qu'elles parviennent juste à temps à monter dans le bateau.

FIN


Non mais sérieux, c'est merdique à souhait. Et accrochez-vous, le réal s'est vu proposé de réaliser Resident Evil Reboot. Il en a surement les capacités.

Et même en regardant ce film à vitesse 1.33 c'était éprouvant. Je vous le recommande pas.

D'ailleurs en regardant la page wikipedia je vois que c'est une suite… Oups.

Petit fun fact : une des actrices est Sistine Stallone (je crois que c'est la gourde en chef et oui c'est une des filles de Sylvester) et dans les snacks masculins de requin il y a un Khylin Rhambo. Voilà c'est le genre de détail qui me fait bien rire.

Les trackers 1st-party : quelles solutions ?

Bon bha voilà qu'on est en train de se rendre compte que non le RGPD ne nous protège pas tant que ça des violeurs de vie privée. Ptet même qu'au contraire ça a d'autant plus poussé les marketeux à dévelloper de nouvelles armes plus pernicieuses.

Je veux parler de ce que Shaft et Aeris ont déniché. En gros, contrairement à avant où les trackers/pubs (c'est pareil) étaient hébergés par les prestataires, ces prestataires fournissent désormais un système faisant croire que leurs merdes sont hébergées directement sur le site que vous consultez.

1st-party ?

First-party est un terme pour désigner que c'est du contenu issu du domaine que vous visitez. Une page web c'est avant tout un fichier texte contenant des liens mais aussi incluant divers documents (des images, des vidéos, des morceaux de pages web, des scripts).

La magie du web fait que l'on peut aussi bien inclure des ressources provenant du serveur consulté mais aussi du contenu provenant de serveurs extérieurs (tiers ou "3rd-party").

C'est un détail anodin et technique à première vue, mais ça contourne tous les systèmes antipub existants. Habituellement les bloqueurs de pubs s'échinent à rejeter les ressources extérieures au domaine consulté mais les nouveaux trackers sont désormais en first-party et sont donc distribués comme provenant du site d'origine.

En plus de contourner les protections typiques, ça tente de s'immiscer dans une possible faille du RGPD (mais tant qu'il n'y aura pas eu de procès à ce sujet ça restera incertain).

Bref, des trackers sont à mêmes de contourner toutes les protections usuelles.

Quelles solutions ?

Bloqueurs de pubs classiques ?

Bon il y a fort à parier que les bloqueurs de pubs vont s'adapter mais ça risque d'être une sacrée guéguerre. À l'heure actuelle aucun n'est adapté pour les bloquer efficacement.

Et d'ailleurs tant que j'y suis, si vous devez en utiliser un, le plus recommandable est uBlock Origin.

Si vous êtes plus débrouillard vous pouvez lui ajouter uMatrix. Il est d'ailleurs à même de vous protéger des 1st-parties, mais il faut le configurer manuellement pour chaque site pour l'instant.

Bloquer le Javascript par défaut ?

Il est à mon sens de plus en plus recommandé de bloquer le js par défaut. Ça pète plein de sites. Ça protège pas complètement contre ce genre de pratiques (ça aide un peu mais c'est bien loin d'être ultime) mais ça vire les merdes les plus néfastes.

Malheureusement cette solution ne peut pas être recommandée à tout le monde. Il faut déjà avoir un niveau certain de connaissances techniques sur le sujet et puis faut être prêt à constamment activer le javascript au moindre site mal foutu (de plus en plus répandu).

À une époque HTML permettait de fournir du contenu, CSS permettait de le mettre en forme et JS permettait d'ajouter quelques petits raffinements appréciables mais dispensables. En 2019, beaucoup de sites ont fait le choix de ne pas afficher le moindre contenu sans JS. Déjà d'un point de vue accessibilité c'est très souvent mauvais signe, ensuite concernant le référencement c'est pas toujours l'éclate mais en plus c'est très souvent signe de sites ultra lourds requérant plus de ressources que réellement nécessaire.

Bref, si vous possédez un site qui nécessite absolument Javascript pour afficher le moindre contenu vous méritez de regarder le trending Youtube jusqu'à la fin de votre vie ! Voilà j'ai fini de cracher sur JS.

Blocage DNS ?

C'est possible mais compliqué.

C'est la solution prônée par Shaft. C'est efficace, mais ça demande de mettre en place un résolveur DNS dans son réseau. C'est pas la mère à boire mais c'est clairement pas à la portée de tout le monde.

Si vous avez un raspberry pi (même les plus anciens sont suffisants pour faire ça), ça peut être une bonne idée. Vous serez à même de bloquer quasiment toutes les pubs classiques + ces nouvelles bouses.

Blocage au firewall ?

Bon c'est la solution que j'ai préféré.

Dans mon cas, c'est la plus simple à mettre en place mais j'ai une installation particulière à la maison. Et puis ça va nécessiter de mettre à jour de temps à autres pour suivre les évolutions des emmerdeurs du web.

J'ai donc ajouté quelques lignes dans mon

script iptables du routeur
## Eulerian (tracking publicitaire)
/usr/sbin/iptables -I FORWARD -s 109.232.192.0/21 -j DROP
## Criteo (tracking publicitaire)
/usr/sbin/iptables -I FORWARD -s 178.250.0.0/21 -j DROP
/usr/sbin/iptables -I FORWARD -s 91.212.98.0/24 -j DROP
/usr/sbin/iptables -I FORWARD -s 91.199.242.0/24 -j DROP
/usr/sbin/iptables -I FORWARD -s 185.235.84.0/24 -j DROP

Bon, c'est pas idéal non plus mais ça fonctionne pour l'instant mais nécessitera d'être tenu à jour régulièrement.

Action en justice pour viol du RGPD ?

Ça peut aider mais c'est clairement pas du cours terme. Perso, je le ferai pas car je me tiens aussi loin que possible des avocats mais si l'envie vous prend ça sera pour le bien de l'Europe entière.

Boycotter les sites clients des boîtes qui ont ce genre de pratique ?

Faut taper là où ça fait mal mais bon ça reste illusoire. Pour l'instant une des boîtes qui s'adonne à cette pratique affiche fièrement sa liste de client mais il y a fort à parier que lorsque le bad buzz se répandra un peu cette liste disparaisse.

Le seul moyen de détecter un site employant cette technique nécessite de pas mal fouiller, c'est difficilement automatisable (si ça l'est, mais ils ont la capacité de brouiller les pistes en changeant très régulièrement les noms utilisés). Ça ne va mener qu'à une escalade inéxorable.

Voyez-vous d'autres solutions pour l'instant ?

Mon dilemme concernant les visionnages et le flux RSS

Voilà maintenant deux mois que j'ai commencé à écrire mon avis à chaud sur les films que je mate. C'est assez brouillon et je ne prétends absolument pas faire des critiques (pour ça que j'appelle ça un visionnage).

Je n'ai pas la culture, ni le vocabulaire et je ne parviens pas souvent à mettre les bons mots pour cela. Mais c'est un exercice que j'apprécie et surtout ce qui m'intéresse c'est en cas de revisionnage d'un film : être en mesure de comparer ce que je m'en rappelle, ce que j'en ai pensé la fois précédente et ce que je viens d'en penser.

Pour certains films ça vient bien mieux que pour d'autres. Certains j'ai même du mal à analyser ce qui fait que j'ai apprécié ou non dans le film. C'est d'ailleurs un souci que j'ai pour tout un tas d'autres choses que les films. Du coup, je pense que ça fait à la fois un bon exercice d'écriture mais également un très gros analyse d'introspection.

C'est agréable d'écrire sur quelque chose de non-informatique, moins technique, plus dans le ressenti. Cependant c'est cet éloignement avec le reste du contenu de mon blog qui m'intérroge.

Est-ce que je dois publier la catégorie "visionnages" dans le flux RSS global du blog ?

De part son aspect radicalement différent je me dis que ça serait pas forcément judicieux de le faire.

Qui plus est, je regarde quand même pas mal de film et du coup ça fait du contenu très fréquent, ce qui aurait tendance à noyer le flux initial avec du contenu très moyen et peu intéressant.

Dans la situation actuelle, il y a le flux RSS global et des flux pour chacune des catégories du site dont un flux visionnages.

Voilà… je n'ai pas de conclusion. Je vous avoue que j'espérais éventuellement en trouver une en écrivant tout ça. Une sorte de fulgurence “Bon sang mais c'est bien sûr !” mais que nenni. Je suis pas plus avancé.

Maximum Overdrive

Stephen King est un excellent écrivain. Il est super prolifique en parvenant à sortir plusieurs livres dans une seule année.

Il est versé dans le fantastique à tendance horrifique et a eu le droit à une tripotée d'adaptation cinéma. Et bha pour une fois il a eu le droit à réaliser une de ses adaptations.

Dans le rôle principal on retrouve Émilio Estevez qui n'est autre que le fils de Martin Sheen et donc le frangin de Charlie Sheen. Mais contrairement au reste de sa famille il a préferré gardé son vrai nom pour se différencier. C'est d'ailleurs marrant de voir que la famille Estevez a une sacrée contribution dans ces adaptations puisque le papa a déjà eu le droit à deux films.

Le film a le droit a une excellente bande son signée par ACDC. Et ouai ! C'est pas la classe quand même ?

On a le droit à du Who made Who, un peu de Hell's Bells une pincée de Ride On et probablement d'autres. Là on se fout clairement pas de notre gueule. Franchement, ça a dû être un sacré poste de dépense.

On aperçoit même un fourgon avec le logo ACDC au tout début.

Bon et le film sinon ? Bha … C'est pas terrible. Pas terrible du tout.

C'est surjoué, c'est pas vraiment cohérent, on sait pas trop où ça veut en venir. Non c'est mauvais c'est tout.

Désolé Stephen, mais lache la caméra et garde ta machine à écrire.

AV1 est utilisable !

Hey vous avez vu ?! Dans mon précédent post j'ai mis des vidéos !

Je les ai faites moi-même toussa toussa. Bon il n'y a pas de montage, ni audio et elles sont ultras basiques. Je vous rassure je vais pas en refaire de si tôt (tout du moins pas sans raison valable). C'est pas un format de contenu que je consomme et je suis pas du tout outillé pour en faire. Et je vous avoue que je suis pas spécialement à l'aise en vidéo, bref je transformerai pas ce blog en chaîne youtube demain.

Je me suis dit que tant qu'à poster de la vidéo en 2019 autant le faire comme quelqu'un de moderne. Et puis que ce soit avec un format libre. Donc comme vous l'avez deviné (merci le titre de spoiler le reste de l'article), j'ai utilisé de l'AV1.

AV1 ?

Je vous en ai parlé il y a longtemps à l'annonce de sa sortie.

Il s'agit d'un nouveau codec récent issu de la collaboration de très nombreuses boîtes. C'est une sorte d'hybride de différents codecs pré-existants (ou presque).

Son but est d'avoir des perfs au moins similaires à celles du poids lourd du secteur h265. Mais contrairement à ce dernier, il est libre et ne nécessite pas de se payer des licences hors de prix.

Bref un codec très performant, libre et gratuit. Mais ce qui fait la force d'un codec c'est aussi en grande partie son adoption qui dépend directement de son support par les logiciels.

AOM (le regroupement de compagnies qui se sont alliées pour pousser ce codec) est composée entre autre de tous les livreurs de navigateur web. Le support dans les navigateurs web a donc été assez rapide.

70%

Donc dans le précédent article j'ai posté les vidéos en deux formats :

  • mp4 : la vidéo d'origine toute droit sortie du téléphone en h264
  • webm : la vidéo recompressée en av1

La page web propose les deux formats et c'est au navigateur de choisir la version qu'il préférre. Et bha selon les logs du serveur, 70% des visiteurs ont eu le droit aux versions en av1.

Bref, c'est déjà un codec avec un bon taux d'adoption.

1/3

Alors je sais que c'est pas fiable du tout comme méthodologie. Mon ensemble de vidéo est absolument pas représentatif (vidéo globalement fixes et trop similaires les unes des autres). Qui plus est les vidéos d'origines ont été encodées par un téléphone, il y aurait très probablement moyen de les réencoder sur pc avec d'autres réglages.

Mais dans mon cas présent, l'ensemble des vidéos pèse 35Mo en mp4 pour seulement 10Mo pour les webm en av1. J'ai donc des fichiers qui ne font qu'un tier du poids des fichiers d'origine.

Comment encoder en av1 ?

Il existe plusieurs encodeurs déjà.

  • La libaom : c'est l'implémentation officielle qui n'a pas vraiment d'intéret pour les utilisateurs
  • Rav1e : qui est l'implémentation de Xiph (organisation qui pousse ogg, opus, theora et daala entre autre) qui se veut rapide et sûre
  • SVT-AV1 : qui est l'implémentation made in Intel qui se veut la plus rapide.

J'ai éliminé directement libaom car je l'avais testé quelques mois auparavant et ça peinait à travailler à plus de 2fps (ce qui est vraiment affreusement long même pour de courtes vidéos).

Je me suis tourné vers SVT-AV1 car … heu chsais pas trop. Et wow, ils déconnent pas quand ils disent que c'est rapide.

Au premier essai ça m'a fait du 48fps. Wow !

Bon, en fait en changeant un peu les paramètres ça descend un peu mais ça reste quand même très élevé. Il y a un paramètre permettant de changer la vitesse qui est par défaut réglé de façon à être le plus rapide possible, en le baissant, le poids du fichier est grandement diminuée.

J'ai donc fait des tests d'encodage avec la vitesse max (8), mais pour l'encodage final j'ai baissé à la vitesse 2. Et je suis tombé aux alentours de 3fps. Donc ouai je suis retombé probablement au niveau de la libaom…

Bon et pour la pratique voilà comment j'ai fait :

  1. chopper les sources sur le repo github
  2. les compiler
  3. mouliner le truc à base de ffmpeg et envoyer ça à SVT
  4. muxer le fichier obtenu dans du webm

Alors pour l'étape 3 j'ai utilisé une commande de ce style : ffmpeg -i ./partie7.mp4 -nostdin -f rawvideo -pix_fmt yuv420p - | /home/lord/githuberies/SVT-AV1/Bin/Release/SvtAv1EncApp -i stdin -fps 60 -q 63 -w 720 -h 1496 -enc-mode 2 -b ./partie7.av1

La commande est particulière parcequ'actuellement le compresseur ne sait se débrouiller que si on lui envoie les images dans un format bien particulier (ce que fait ffmpeg). Mais bon rassurez-vous, il existe déjà un patch pour intégrer ça directement dans ffmpeg pour que ça soit bien plus simple à l'avenir.

Et concernant l'étape 4 il suffit d'un simple ffmpeg -i partie7.av1 -c:v copy partie7.webm et vous voilà avec un fichier webm à placer où_vous le souhaitez.


Bon par contre héberger des vidéos ça bouffe beaucoup de bande passante (je suis loin de saturer, hein). Certains mois je transfère dans les 10Go de données et bha je les aie atteints en quatre jours :-)

Silver Bullet

Un film assez basique. Pas mauvais ni brillant, au final il se laisse voir même aujourd'hui.

Les effets spéciaux sont pas trop dégueux, on a évité le pire. Le jeu d'acteur est bon et le gamin handicapé a quand même le droit à des fauteuils roulants de la mort !

L'histoire est plutôt classique sans trop de surprise. On demanderai au premier venu de pondre un scénar de film de loup-garou on obtiendrai un truc assez proche. La seule originalité est d'avoir un enfant handicapé.

Bon… bha… pas grand chose de plus à dire.

Cat's Eye

J'avais un peu peur ce film, surtout quand on m'a dit “Comme Creepshow c'est un film à histoires multiples”. Aoutch… “Comme Creepshow…” Hmm

Dans les deux premières minutes ça te balance des wink wink références à Cujo et Christine des moins subtiles. Là je commence à avoir peur.

Et au final bha… C'était vraiment bien ! Non sans blague ce film est plutôt bon.

Les histoires sont cools, les acteurs aussi, les décors, les effets spéciaux… Non c'est vraiment pas mal du tout. La musique est un peu merdique, c'est de qui ? Alan Silvestri ?!

Hein ?! Et on est en 1985 ! Ptain la même année il pond la musique de Retour vers le futur qui est super et cette musique nazebroque ?! Et bhé, le grand écart la même année.

Au final c'est la musique qui est le point noir du film.

Et franchement le chat. Mais c'est un putain d'acteur ! Il est sacrément bon, comment ont-ils réussi à lui faire faire tout ça ? O____o C'est ahurissant.

La première histoire est plus comique et absurde que terrifiante. Une histoire de compagnie dont le but est de faire arrêter la clope à ses clients avec des méthodes assez hardcores. C'est assez amusant avec un bon twist. On y retrouve un James Woods beaucoup moins badass que dans Vampires.

La seconde histoire est mieux avec un gros vicelard fou de paris. J'aime beaucoup l'aspect graphique de celle-ci. J'ai pas pu m'empêcher de penser à Grim Fandango avec les enfianteurs de corniches. Ce coup-ci c'est Robert Hays qui s'y colle dans un rôle bien plus sérieux que dans Y-A-T-Il Un Pilote Dans L'Avion ?. Et il est plutôt bon acteur le gugusse, c'est presque dommage qu'il se soit coltiné l'étiquette de loser traumatisé ridicule.

La dernière histoire nous met une couche de Drew Barrymore en gentillette gamine qui trouve un chat et qui veut le garder (normal, non ?). Mais c'est sans compter sur une mère reloue au possible (elle prend la tête au mari, au chat, à la gamine) mais surtout sur une incarnation de Pillow Pants (tout du moins je me le visualise bien comme ça). Bref, il y a ptit troll qui hante la gamine dans sa chambre. Et là il y a de la baston et des effets spéciaux pour simuler la chambre d'enfant et tout. J'ai adoré. Un joli ptit tour de force même si on décèle quand même les effets spéciaux, c'est super à voir.

Voilà. Je m'attendais à une bouse et je suis super agréablement surpris.

Je me le referai très volontier.

Messagease en vidéos

Je vous ai déjà fait un article concernant Messagease mais j'ai eu quelques retours. Souvent les gens sont assez convaincu par l'article mais une fois devant la bête se retrouvent un peu perdu.

Pour les non-initiés, Messagease est un clavier Android cherchant à minimiser la taille du clavier en faisant fi des claviers physiques et en jouant à fond sur le tactile pour proposer une approche différente. Il est particulièrement adapté pour être utilisé à une seule main avec peu de touches tout en proposant plus de caractères accessibles que les claviers traditionnels.

Je vous ai fait 7 petites vidéos concernant les fonctionnalités que j'utilise régulièrement et qui font sa force.

1. Écrire des lettres

Parceque ouai, un clavier c'est avant tout pour écrire. Voilà le fonctionnement ultra basique pour les lettres.

Les lettres jaunes sont en accès direct : on appuie dessus et c'est bon. Pour les lettres blanches il faut appuyer sur la case puis glisser la direction de la lettre voulue.

2. Écrire des chiffres

Vous êtes au top pour les lettres, on passe aux chiffres. Bon rien de transcendant.

Vous pouvez soit appuyer sur 123 pour passer tout le clavier en mode chiffres. Soit vous pouvez faire des cercles anti-horaires sur les cases où se trouveraient les chiffres si vous étiez en mode chiffres.

3. Les caractères spéciaux et les émojis

Bon bha après cette https://lord.re/posts/183-video-messagease/partie vous saurez tout écrire.

Vous pouvez afficher plus de caractères en glissant vers le haut depuis la barre espace.

Et si vous avez besoin de vos émojis vous les trouverez dans le coin tout en bas à droite.

4. Les déplacement ainsi que le coupé/copié/collé

Même si rien ne l'indique, le clavier propose les flêches directionnelles pour se déplacer. Pour la gauche et la droite il faut glisser dans la dite direction depuis la barre d'espace. Pour les verticales il faut glisser vers le haut depuis i ou descendre depuis s.

Pour la gestion du copié collé c'est en glissant depuis la touche 123.

Pour sélectionner tout le texte, un cercle sur 123.

5. Les textes prédéfinies

Il est effectivement possible d'enregistrer des phrases prédifinies que vous écrivez souvent pour pouvoir les ressortir en deux secondes (une adresse pour le GPS, un message parceque vous conduisez, ce genre de trucs). Un appui long sur 123 puis vous glissez sur l'une des neuf cases.

Pour les définir, il vous suffit d'écrire le texte, le sélectionner et faire comme si vous vouliez poser une phrase prédifinie. Le fait d'avoir un texte sélectionné remplacera le texte existant par le nouveau.

Et d'ailleurs en passant, si les 9 de base ne vous suffise pas, en appuyant au préalable sur 123 vous aurez accès à 9 de plus.

6. La taille du clavier et son placement

Un des avantages de Messagease est le fait d'être tout petit. Mais pour aller plus loin on peut altérer sa taille pour mieux s'adapter à votre morphologie.

Pour ça il faut glisser sur le bouton de la main de haut en bas pour changer la taille ou bien de gauche à droite pour décaler le clavier.

7. Les touches modificatrices et les diacritiques

Si vous êtes dans une des rares applis nécessitant de faire du Ctrl, Alt ou Echap, vous aurez ce qu'il vous faut, même si l'appli n'a rien de prévu.

Vous pouvez également faire des accents et autres symboles en entrant une lettre puis en glissant en diagonale vers le haut à gauche sur la touche a. Bon vous remarquerez que je suis pas très doué pour ça… je ne m'en sert pas.


Bon j'espère qu'avec ces vidéos vous voyez un peu mieux le fonctionnement de la bête et avec un peu de bol vous aurez appris un truc ou deux.

Certaines fonctionnalités que je vous ai montré nécessitent d'être activées dans les options du clavier (en appuyant longuement sur la main).

Il en existe d'autres mais si vous maîtrisez ça vous serez déjà un pro de l'affaire.

Perso je n'affiche même plus les lettres qui ont tendance à me pertuber plus qu'autre chose. Et le plus dur est d'arriver à trouver la bonne taille et le bon placement du clavier quand on change de téléphone (ce que je n'ai pas encore trouvé avec ce nouveau téléphone).

Bon j'espère que ce format vidéo est suffisamment parlant (haha c'est muet), le découpage a été laborieux (depuis le téléphone). Les vidéos sont en format av1 et h264. Voilà tout.

Firestarter

Fond sonore

Un laboratoire un peu louche du gouvernement qui donne un peu de pognon pour avoir des cobayes pour tester des produits qui "font des trucs". Des jeunes sans le sous à patte d'eph qui se laissent tenter et qui hallucinent en fricottant. Du synthé, du texte avec des dégradés dignes du WordArt. Ouai on est bien dans les années 80.

Ce film est molasson et bourré de clichés. Il pourrait être bien plus cool s'il se faisait charcuter pour passer de 2h à 1h30.

Le jeu des acteurs est bon, surtout Drew Barrymore qui est plutôt convaincante malgré son jeune âge. Et puis les effets spéciaux sont globalement sobres et du coup ne sont pas ridicules.

Les personnages sont hypers clichés : le borgne manipulateur, le costard cravateux avec son brushing des enfers en pure pourriture, les scientifiques avec leur blouse qu'ils ne quittent jamais, le gentil couple de petit vieux prêt à prendre tous les risques et donner ses affaires pour aider de parfaits inconnus mais bien ricains. Ça passait à une époque toute cette accumulation ?

Children Of The Corn

La musique à écouter pour lire. Et bhé… je ne connaissais pas du tout ce film, mais je savais qu'il avait eu des suites, bref c'est un signe que ça doit être plutôt cool.

Et là vous vous prenez une sorte de téléfilm de fin de soirée dans les dents. Les acteurs adultes sont à peu près convaincants mais les gamins (dont certains sont pas si gamins) vous mettent une bonne grosse dose de surjeu.

Autant certaines idées sont pas folles mais pas ridicules non plus mais l'enchaînement de mauvaises idées du héros fait qu'on a franchement du mal à s'y plonger. Bon et vers la fin, c'est vraiment triste mais on a le droit à des effets visuels… wow … très … heuu … violents pour les yeux. Il aurait mieux valu s'abstenir mais bon le mal est fait.

L'idée de base est pas mauvaise : des gamins qui créent leur propre religion où ils se débarassent des adultes via des sacrifices à une divinité étrange. Lorsqu'ils deviennent adultes ils sont également sacrifiés pour apaiser la bête. Bon c'est cool mais niveau long terme ça marche pas trop comme religion hein.

Bref, leur ville est désormais vidée de tous ses habitants ce qui donne d'ailleurs quelques scènes post-apo plutôt réussies. Mais voilà quand un adulte se fait malmener par des gamins, c'est dur de filmer l'adulte qui se défend réellement. Parceque bon tabasser des gamins, même fanatique, c'est pas trop dans les mœurs et pourtant ç'aurait été la solution efficace.

Bref, la critique de la religion est l'aspect le plus intéressant du film, c'est pas les scènes d'actions ni le jeu, ni les dialogues, ni grand-chose qui sauve le film. Bon en fait si, la musique est bonne je trouve, mystérieuse avec des chœurs d'enfant des synthés stylés. Ça colle plutôt bien. Ouai en fait c'est la musique que j'ai préférré dans ce film.

D'ailleurs petite remarque : à la toute fin du film, dans la dernière minute il y a quelque chose qui sort de nulle part. Tention je vais spoiler un peu !

Là, tout est fini, nos deux héros s'en sortent et ont également sauvé deux mioches des mains de cette communauté. Le héros monte dans la bagnole et là POUF ! Une ultime fervente tente de l'assassiner à gros coup de faucille, on est à 30secondes du générique ! L'homme se débat, parvient à s'extraire du véhicule et boum, un coup de portière dans la gamine. Et ? Et bha il sort de la voiture et part à pied avec ses trois comparses et "The end” dans un silence gènant. Le générique commence à monter on voit encore les acteurs marcher et voilà. Cette petite scène dure réellement 37 secondes. Quelle est la valeur ajoutée de ce truc ? Et pourquoi mettre le générique si tôt avant la musique ? Wow.

Bon, ils ont fait combien de films dans cette série ? 10 !?! Ha ouai ! Hmm chuis ptet maso mais du coup ça m'intrigue d'autant plus. Est-ce que ça vaut le coup ?

Récap 03 : Octobre 2019

Ce mois-ci on change d'heure, ça me perturbe pas tant que ça si ce n'est qu'il fait nuit tôt mais comme il fait encore suffisamment chaud ça me va !

Blog

Sur le côté j'ai ajouté un texte à côté des icônes parcequ'elles n'étaient vraiment pas parlantes. C'est un peu plus clair comme ça. Je me suis d'ailleurs un peu amusé concernant le lien fediverse pour lui mettre son petit dégradé. J'ai même essayé de le synchroniser un peu avec l'icône qui tourne (tout le monde ne l'avait pas remarqué).

5 petits articles ce mois-ci, j'ai pas trop trop d'idée pour écrire… ça va revenir (?). 12 visionnages, 11 commentaires, 457831 requêtes, 45091 visiteurs uniques, 11.14Go de trafic.

Films

Seul sur Mars

Sorti il y a quatre ans, ce gros film de science-fiction tiré d'un bouquin est génial. Le casting, les images, l'ambiance, l'histoire : tout est bien. On ne s'ennuie pas et je me le referrai encore plus tard avec plaisir.

Midsommar

Chaudement recommandé par Korbak, ce film sorti un peu de nulle part est excellent ! C'est un film d'horreur où le malaise est omniprésent. Gardez un film léger à voir ensuite pour pas vous pendre.

Scanners

Vous êtes très probablement déjà tombé sur un gif d'un homme dont la tête explose. Bha ça vient de ça. Le film parle de personnes aux capacités surnaturelles et leur traque. Bref, même si le film a vieilli il est sympa à reluquer.

Hereditary

Avant de faire Midsommar, Ari Aster a fait ce tout premier film. Il est vraiment super. C'est un film d'horreur classieux, avec une lourde ambiance et qui évite pas mal de clichés. Pas révolutionnaire dans son scénar mais vraiment vraiment bien fait et prenant.

HellRaiser 1

L'origine d'une grande lignée de film (keuf keuf) de films d'horreur. Il pose les bases d'une mythologie mystérieuse et intrigante qui mériterait des bons films. Celui-là est bon malgré son aspect daté et un faible budget.

Carrie

Je déclare ouvert le marathon des adaptations de Stephen King au cinéma. Ça commence par un classique du film pour ado. Et bha personellement j'aime pas trop. Ça a vieilli aussi bien techniquement, que dans les mœurs et ce rythme … soporifique.

The Shining

Un de mes films fétiches, si je fais ce marathon c'est juste un prétexte pour revoir celui-ci :-° ! J'ai pas encore vu tous les autres, mais il sera très probablement très haut dans le classement des meilleures adaptations bien qu'il ne soit pas vraiment fidèle à l'œuvre originale. Tout est bien pensé et réalisé dans ce film. Encore !

Creepshow

Seule adaptation sortie en 1982. Aoutch premier faux-pas : c'est lent, sans grand intéret, sans conclusion, ça empeste le navet. Composé de 5 histoires, une est sympa, deux regardables et deux chiantes. Malgré une note pas dégueu, j'ai trouvé ça chiant. Tiens d'ailleurs, le fiston King a un rôle de gamin un poil sadique ^__^

Cujo

1983, grosse année avec 3 bons films de Stephen King. Cujo est d'ailleurs le premier à se passer dans une des villes fictives de son univers : Castle Rock. Ici on a le droit à un chien enragé menaçant pour un film tout en tension. Après Creepshow ça fait plaisir d'avoir un bon film.

The Dead Zone

Encore en 1983 et encore à Castle Rock, ce coup-ci on est dans du surnaturel avec un Christopher Walken clopinant. Bien que posé voir assez lent le film est captivant avec des personnages attachants et une histoire vraiment sympatoche. C'est vraiment tranquile et se laisse voir avec plaisir.

Red Team

Une petite pause dans le marathon Stephen King. Un film qui pue les vestiaires testosteronés et la guerre froide. Ça tente d'avoir un discours manifestement pro-américain tout en ayant un ptit sous-entendu "ouai mais en fait les américains sont pas non plus top, hein" mais on sent que c'est très forcé. Bref, c'est très moyen et faussement subversif même pour l'époque.

Christine

Dernier film de 1983 de ce marathon et on finit en beauté avec du Carpenter. Vraiment super film avec tous les éléments d'un bouquin de Stephen King. Jusqu'à présent, des grands réalisateurs se sont succédés et j'ai peur que les prochains films soient plus … rugueux.

Jeux

Mindustry

C'est un jeu que j'ai découvert très récemment et qui est fichtrement bien foutu. C'est un parfait mélange de Factorio et de Tower Defense.

L'aspect usine n'est clairement pas aussi poussé que dans Factorio, mais il faudra tout de même parvenir à accumuler certaines ressources primaires pour ensuite les transformer en autres ressources. Il faut gérer l'approvisionnement en énergie tout cela en essuyant des vagues de divers ennemis.

Vous aurez donc dans votre arsenal des tours aux capacités variées. Il vous faudra assurer leur ravitaillement en munitions et pourquoi pas les soutenir avec des bâtiments permettant de les booster, les réparer ou les complémenter.

En plus d'être vraiment cool et bien pensé, le jeu est libre et ne nécessite que java pour fonctionner et est donc dispo sur un peu toutes les plateformes (même mobiles). C'est d'autant plus exceptionnel que le jeu propose un concept original ce qui est tout de même rare pour un jeu libre.

Il propose une campagne qui permet de découvrir les différents concepts progressivement au fil des niveaux, un peu comme un tuto géant mais qui ne vous prend pas par la main pour autant. Une fois la campagne terminée, vous pourrez tester divers niveaux dans 4 modes de jeu différents. Et après vous créerez vos niveaux dans l'éditeur. Voilà c'est super et ça se trouve sur le site officiel qui est leur dépot github.

Musique

Je me suis mis sur le dernier album de Tool. Et bha … il m'a fallu un peu de temps pour accrocher mais maintenant je l'adore. Fear Inoculum est bien trippant, c'est atmosphérique, précis, ennivrant. C'est parfait pendant que j'écris.

Ça tourne en fond, ça se laisse oublier, on y prête attention quelques instants, on le réoublie. Les longs morceaux avec la basse toujours bien présente sont ponctués d'une voix qui sait ne pas prendre le dessus sur les instruments de musique.

J'ai jamais trop écouté Tool auparavant étant plus habitué au death metal bien puissant, mais je pense que je m'y pencherai dessus. Je pense que ça devrait bien le faire pour s'endormir.

Nuxeries

Pour le marathon Stephen King, j'ai dû chopper quelques films et trouver des pistes sons, des pistes de sous-titre et tout muxer. Rien de bien transcendant mais très chiant et très manuel. Les sous-titres c'est vraiment foireux.

J'ai également migré mon instance Pleroma sur l'Odroid N2. La migration a été un peu chaotique car j'en ai profité pour migrer de acme-client à acme.sh et j'ai grillé mon nombre de tentatives de challenge et j'ai donc dû patienter une heure. Bref, faut toujours penser à faire un ptit coup sur le staging de letsencrypt quand on est pas sûr que ça fonctionne du premier coup.

Je ne crois pas que ce soit lié à la migration de serveur mais plus à une update globale mais j'avais peté mon instance qui ne pouvait plus envoyer de toots publics. Un ptit coup dans la base de données avec select * from users where info is null; me renvoyait deux lignes qu'il a fallu que je vire pour réparer le truc. Voilà voilà.

Vidéos

Une petite minute de relaxation et de contemplation. Vol de nuit au-dessus de la péninsule arabique.

Séries

Je me suis déroulé la Saison 1 de Castle Rock. J'adore Stephen King, à un point où j'ai même lu un de ses livres (je ne lis absolument pas, c'est dire si c'est un exploit). D'ailleurs après la série je me suis commencé un marathon Stephen King.

Du coup là Castle Rock c'est une série originale qui se passe dans son univers (parceque oui c'est tout un univers). Castle Rock est donc l'une des villes fictives où s'est déjà déroulé plusieurs de ses histoires. On retrouve des acteurs ayant tourné dans Ça, dans Carie avec des histoires surnaturelles comme j'aime.

C'est bien fait, joliement filmé, l'intrigue est super. Une grande partie de l'intrigue repose au final sur l'effet Koulechov et ça tient jusqu'à la fin.

Vrac

Tiens une autre galerie d'images. Ce coup-ci c'est un mix film noir et science-fiction avec un style graphique des plus charmeur. Le projet s'apelle Aurora Noir de Tim Razumovsky.

Complètement différent, un article concernant 4 types de documentation. C'est un sujet qui me touche pas spécialement mais qui au final est intéressant et du coup j'ai envie de refaire une doc concernant les services IRC sur Geeknode. Bref, je suis en train de faire ça, ça sortira d'ici quelque temps, quand je serai à peu près satisfait du résultat.

Pleroma : problèmes de toots publiques

Je viens de passer une semaine avec mon instance Pleroma à moitié petée. Enfin même pas la moitié juste un petit morceau : je pouvais plus envoyer de toots publics.

Les toots à destination des followers uniquement ou les messages privés arrivaient bien.

Étrange, n'est-il pas ?

Bon pas de bol, en utilisant les versions OTP de Pleroma, on a aucun log de base. J'ai donc lancé pleroma de façon à voir les logs à l'écran :

su - pleroma -s ./bin/pleroma start_iex

Et là j'ai tenté d'envoyer un toot pernicieux pour avoir le droit à ce message d'erreur :

ex(pleroma@127.0.0.1)1> 19:18:01.486 [error] Task #PID<0.6188.0> started from PleromaJobQueue.Worker terminating
** (UndefinedFunctionError) function nil.deactivated/0 is undefined (module nil is not available)
    nil.deactivated()
    (pleroma) lib/pleroma/web/activity_pub/activity_pub.ex:70: Pleroma.Web.ActivityPub.ActivityPub.check_actor_is_active/1
    (pleroma) lib/pleroma/web/activity_pub/activity_pub.ex:128: Pleroma.Web.ActivityPub.ActivityPub.insert/4
    (pleroma) lib/pleroma/web/activity_pub/activity_pub.ex:332: Pleroma.Web.ActivityPub.ActivityPub.announce/5
    (pleroma) lib/pleroma/web/activity_pub/publisher.ex:204: Pleroma.Web.ActivityPub.Publisher.publish/2
    (elixir) lib/enum.ex:783: Enum."-each/2-lists^foreach/1-0-"/2
    (elixir) lib/enum.ex:783: Enum.each/2
    (pleroma) lib/pleroma/web/federator/publisher.ex:60: Pleroma.Web.Federator.Publisher.publish/2
Function: #Function<3.57955314/0 in PleromaJobQueue.Worker.maybe_start_job/4>
    Args: []

Et je sais pas vous mais moi ça me parle absolument pas et d'ailleurs Elixir est vraiment exotique à mes yeux (rien que la syntaxe de la conf est étrange je trouve). Du coup je suis allé pleurnicher auprès du salon #pleroma sur Freenode.

Visiblement, ma base de donnée est un poil abîmée.

Donc on s'y connecte :

  • su - postgres
  • psql
  • \c pleroma_prod;
  • select * from users where info is null;
  • Si vous avez des résultats à la commande précédente et qu'il s'agit de comptes distants, vous pouvez (et il le faut)les dégager
  • delete from users where info is null;

Voilà, maintenant la base de donnée est dans un meilleur état. Il ne reste plus qu'à relancer votre instance et c'est repartit, vous allez pouvoir shitposter like a boss.

Holala Chrome a rendu uBlock Origin incompatible !

Hahahahahaa Je me marre.

Il y a un mini-drame en ce moment concernant le fait que Ublock Origin (le bien qu'il faut utiliser) ne peut plus fonctionner sur Chrome. Des gens gueulent parce que bon c'est quand même chiant de plus pouvoir utiliser le meilleur antipub sur son navigateur favori.

Hey ! Mais réveillez-vous !

Vous utilisez le navigateur par la plus grosse boîte de pub au monde !

Faut pas s'étonner qu'ils se démènent pas trop pour faire tourner un truc qui nique leur business.

En utilisant Chrome vous jouez le jeu de la stratégie Google. Leur but est de se rendre partout indispensable en adoptant la fameuse Embrace, Extend, Extinguish.

  • Tout d'abord ils ont aidé le web en proposant un nouveau navigateur innovant.
  • Ensuite ils ont poussé tout un tas de standards et pratiques avec Chrome.
  • Et on passe ensuite dans la troisième phase où ils deviennent clairement hostiles en bridant les fonctionnalités permettant de bloquer les pubs, en tentant d'imposer un sous-ensemble du web qu'ils hébergent eux-mêmes (AMP) et autres saloperies qui sortent régulièrement.

:wq

PS : ouai j'ai oublié de poster l'article, ça fait une semaine qu'il traîne, j'ai raté la vague.

Christine

Dernière adaptation d'une œuvre de Stephen King de 1983 et non des moindres. Aux manettes, le grand John Carpenter. Franchement qu'est-ce qui pourrait arriver de mal ?

Le film commence avec Bad To The Bone, c'est cliché mais finalement est-ce vraiment cliché en 83 alors que le morceau est paru l'année précédente ? Ça en impose sévère.

On a bien les composants d'un Stephen King : un loser maltraité, une machine pas si inerte, un revirement de personnalité, une once de surnaturel, un vieux mystérieux (wink wink).

L'histoire est cool, les persos aussi, les acteurs biens dans le ton, la musique bien synthé de Carpenter fait toujours plaisir. Ce film est vraiment génial. Il est simple mais prenant, sobre mais réussi.

J'aime beaucoup l'effet de la voiture qui se reconstruit d'elle-même. La façon de faire est au final pas si complexe mais visuellement ça rend super bien.

Red Team - Double Détente

Un buddy movie un peu pataud voir lourdingue par moment. Il échoue largement au test de Bechdel (et pas qu'un peu), l'époque n'aidant pas…

Bref, des gros bras, du pan pan du boum boum. On se fout un peu de la gueule des russes mais implicitement on se fout bien de la gueule des amerlocks. Bref, la fin de la guerre froide s'exprime dans tous ses clichés.

Les scènes d'actions ne sont pas spécialement mémorables, l'humour non plus et l'histoire… boarf. C'est très moyen et dispensable.

The Dead Zone

Nous voilà encore à Castle Rock pour une histoire assez surnaturelle. Suite à un accident de voiture (ou ptet même un peu avant, c'est étrange), notre cher Christopher Walken se retrouve doté d'un pouvoir lui permettant de voir le futur ou le passé en d'une personne en la touchant.

Ce film passe tout seul sans qu'on s'en rende compte. C'est très léger même quand il y a une scène d'action, pas une vague. Le rythme posé, les quelques pointes de musiques éparses et le jeu assez fin des acteurs font que ce film est une bonne réussite.

L'histoire est cool. Bref très bon film.

Cujo

Le pitch est assez simple : un bon gros Saint-Bernard se fait becter par une chauve-souris et contracte la rage. Et là, il est pas très content et assez sensible aux sons. Et pouf on bon film.

Le film prend son temps pour poser son histoire. On voit bien le background des persos, les décors toussa, c'est même un poil long à démarrer. Mais, c'est ce qui permet de mieux profiter des scènes de tension par la suite.

Même s'il fait daté, il reste vraiment bien. Le chien joue pas trop mal en plus ! Non je déconne pas en disant ça !

L'histoire se déroule dans la bourgade de Castle Rock dans le Maine. Jolie baraque au bord de la mer visiblement (alors que bon, si je ne m'abuse, il n'est pas censé y avoir de mer à Castle Rock). Certains mouvements de caméra sont assez foufou dont un où la caméra tournoie au centre de la voiture pour filmer tout autour. Jolie performance.

Creepshow

Un film composé de six histoires. Et bha c'est très mouaif.

Les histoires sont à peu près sympa même si au final à chaque fois il manque un truc. Franchement, il n'y a pas de twist, pas de moral, pas de conclusion. À chaque fois on reste sur sa faim.

C'est très nanardesque, avec du latex et du surjeu. C'est long et ça rame pour des histoires sans enjeu.

La seconde est quand même ma préférée. Elle est en plus jouée par Stephen King himself. Il n'est pas meilleur acteur qu'écrivain. Mais le pire c'est que malgré son surjeu d'un personnage simplet, bha en fait on arrive à s'y attacher alors que franchement on s'y attend pas tant que ça.

Ce qui est d'autant plus étrange, c'est que ce film a des avis pas si pourri avec une note globale de 59 sur metacritic ! Mouai.

The Shining

Rhaaalalala mais quel film ! Tout est génial. Franchement c'est top. La musique, les décors, l'ambiance, l'histoire, les acteurs, les jumpscares, le montage.

Je sais que j'en parle souvent mais c'est vrai que pour moi c'est un critère assez important, ce film a pas vieilli : le rythme est toujours bon, les dialogues sont toujours actuels, tout est toujours crédible, les effets spéciaux, les mouvements de caméra. Ce film est toujours classieux et moderne 40 ans plus tard. Surtout qu'il a été vraiment bien remasterisé, la qualité d'image est top.

Il est issu de l'un des rares bouquins que j'ai lu. Et même s'il est loin d'être fidèle, le pitch de base est bien là, il est moins surnaturel mais ptet que tant mieux. Il aurait été probablement difficile de rendre les tribulations avec la chaufferie et les buissons crédible et intéressants.

De nombreuses scènes de ce film sont devenues iconiques :

  • l'ascenceur qui se vide
  • les promenades en tricycle
  • le calin dans la salle de bain
  • les discussions avec ce bon vieux Lloyd dans la salle dorée
  • la ballade dans le labyrinthe
  • les gentils ptits nenfants dans le couloir

C'est un film d'horreur qui commence en mettant direct dans le bain. La scène d'ouverture pourtant basique du trajet en voiture entre Denver et l'Overlook Hôtel dans des décors magnifiques se pose tranquilement. Et là en fait, la musique instaure une ambiance étouffante avec son synthé bien gras et ses sons de ??? heuuu ??? ce sont des voix qui semblent souffrir, ptet des indiens. Enfin je sais pas trop ce que c'est mais c'est vraiment particulier. La petite voiture qui avance se retrouve un peu loin de tout et on sait direct que l'isolement va être un sacré problème. Voilà, il m'en faut pas plus pour entrer direct dans le film, il ne s'est pas passé trois minutes, j'ai pas vu un personnage, pas eu un dialogue que ça y est je suis happé dans le film et là on découvre l'hôtel.

Un point que j'apprécie c'est que bien que le film s'appelle The Shining, on ne sait pas exactement ce que c'est. On ne connait pas l'étendue de ce pouvoir et surtout est-ce que l'hôtel lui-même possède aussi réellement ce pouvoir ? Est-ce que Papa Torrance possède une variante du Shining ou bien est-ce qu'il devient juste fou sous l'emprise du pouvoir de l'hôtel ?

Rhaaaaa que ce film est bon !

Tiens d'ailleurs, petit fun fact, Dick Halloran le gentil cuistot possédant lui aussi le pouvoir du Shining est censé être pote avec les parents de Mike de Ça. (Everything IS Connected !)

Carrie

C'est la toute première adaptation ciné d'un bouquin de Stephen King et ce film est devenu culte. Et pourtant j'aime pas spécialement.

C'est bien filmé avec le Gimmick de la double focale, l'histoire en elle-même est pas mal, les acteurs sont crédibles. Mais qu'est-ce que c'est lent ! Certaines musiques sont vraiment très clichés, on peut difficilement passer à outre.

Et les pouvoirs surnaturels de la Carrie, bon ils sont cools mais bon j'arrive vraiment pas à y croire. Le tuyau des pompiers qui se fait bringueballer au bout d'une ficelle transparente n'est pas vraiment impressionnant. La voiture qui lui fonce dessus mais qui esquive au dernier moment, je n'arrive pas à y croire une seconde non plus. Ce film n'a pas réussi à provoquer la fameuse suspension consentie d'incrédulité.

Et puis le comportement des personnages est choquant. Autant la gamine qui se fait emmerder par tout le monde, c'est pas cool, mais même aujourd'hui c'est malheureusement "normal". Autant la mère, qui maltraite sa gamine (à coup de bible dans la gueule), bon c'est horrible, mais c'est bien un comportement de pervers narcissique doublé d'une couche de fanatisme religieux. Mais par contre, la meuf populaire du lycée, qui se prend des torgnoles de son mec et qui deux secondes plus tard l'embrasse ! WHAAAAT !? C'était vraiment comme ça dans les années 70 ?!

En fait c'est dommage, parceque ce réalisateur a réussi à pondre de supers films et qu'en plus tout le monde place Carrie dans les films cultes mais j'ai eu l'impression de me taper un nanard. Il y avait du potentiel, mais ce film n'a pas réussi à rester moderne et est très marqué années 70. Déçu

Universal Movie Database

Franchement l'état actuel du partage de culture est bordélique. Si on est un peu exigeant c'est galère de trouver ce que l'on veut précisément.

Chopper un film un peu ancien et peu populaire, dans une qualité vidéo pas dégueu, avec une/des pistes audio dans la langue qui convient dans une bonne qualité et par-dessus on rajoute des sous-titres sans faute d'orthographe, bien synchronisés et dans les/la langue voulue c'est parfois une galère sans nom. Si, par-dessus, on espère trouver ça avec des chapitres et les métadonnées bien renseignées c'est mission impossible.

Il faut se coltiner ça à la main.

Imaginez :

  • Un site qui indexerait tous les films avec leurs différentes éditions (versions longues, nouveau cut, remaster…).
  • La mise à disposition d'un flux vidéo de très bonne qualité dans différents codec (h264,h265,av1) et quelques résolutions (720, 4k).
  • La mise à disposition des flux audio dans toutes les langues ayant été doublées dans divers codecs (mp3, ac3, opus, atmos).
  • La mise à disposition des sous-titres dans toutes les langues (sans faute dû à l'OCR) toujours synchrones.

On aurait alors un site de référence consignant tout ce contenu en assurant leur cohérence. L'utilisateur n'aurait plus qu'à piocher les différents flux et les muxer (les assembler dans un seul fichier) à la lecture (ça ne demande quasiment aucune ressource et se fait en quelques secondes) dans le format qui lui convient (webm, mp4, mkv).

On simplifierait la vie de tout le monde. On stopperait la duplication actuelle du contenu qui se retrouve en multiples versions quasi-identiques éparpillé partout. On s'assurerait d'avoir toujours les meilleures versions du contenu (si une nouvelle version en meilleure qualité est disponible, elle remplacerait la version proposée jusque-là).

Tout ce site pourrait être un point de centralisation des recherches mais ne serait pas nécessairement un point unique d'accès : il pourrait être distribué à plusieurs niveaux. On pourrait effectivement distribuer ces infos via une DHT, une blockchain pour être moderne ou juste par IPFS.

Le contenu en lui-même pourrait se distribuer via torrent voir HTTP ou tout autre protocole.

Et le pire dans tout ça, c'est qu'il serait même possible de rendre ça légal (hahaha je me fait rire, des ayants droits s'entendre ensemble ?!) si sur cette plateforme les contenus étaient envoyés (suite à paiement/abonnement) auprès des ayants droits des différentes sources. Il s'agirait d'un méta-catalogue rassemblant toutes les productions vidéos, les gratuites, les payantes et les fournisseurs seraient rémunérés en fonction de leur contenu.

Bon je vous cache pas que la version pirate gratos m'attire plus mais ce système avec une licence globale ou un prix correct m'attirerait bien.


Il fut un temps où Netflix s'approchait de cette plateforme de rêve. Mais le morcellement du marché de la VOD avec tous les nouveaux acteurs souhaitant leur part du gâteau fout tout en l'air.

On se retrouve avec quinze plateformes avec des catalogues plus ou moins étendus, des solutions techniques différentes, des abos différents, des applis qui se multiplient. On perd l'intéret du point unique universel.

Bref, je sens que seul la piraterie pourrait créer une telle plateforme.

Hellraiser 1 : Le Pacte

Le meilleur épisode d'une saga maudite. Cet épisode fondateur pose les bases d'une mythologie que j'affectionne particulièrement. Bien que la très grande majorité des films de cette saga soit des merdes parfois nanardesques parfois juste nulles il n'en reste pas moins que l'univers est super intéressant.

Le film est très typé fin 80 dans le look des personnages et le jeu des acteurs est vraiment … bof voir à côté de la plaque. Les décors sont plutôt basiques mais la musique est vraiment cool : très atmosphèrique avec un thême qui participe en grande partie à l'ambiance intrigante surnaturelle.

Les effets spéciaux c'est du quitte ou double, certains sont vraiment bien réussi grâce à du maquillage de folie (coucou Franck) d'autres font très latex cheapos. J'en remet une couche mais la scène où Franck revient avec le plancher en panique, les fumées, les clous et le corps… wow wow wow ça m'en met plein les mirettes.

Et bien entendu le design des cénobites est iconique. Chaque film a sa fournée bien à lui avec toujours quand même Pinhead. L'ambiance malfaisante, froide, avec les chaînes qui pendent du plafond, les piliers maudits… wow. Ça c'est l'apothéose de l'ambiance horrifique fantastique.

Et même les lieux qui devraient être rassurant (la maison, l'hopital…) sont aussi bien glauques ici.

Bref, malgré ses défauts dû en grande partie à son budget minuscule et son âge, ce film est génial. Par contre ne vous aventurez pas trop dans les suites, chaque épisode supplémentaire prend une part de votre âme.

Hereditary

J'ai vraiment beaucoup aimé Midsommar du coup il me fallait voir le premier film d'Ari Aster. Et bha il est encore mieux.

Celui-là est un peu moins dans le malaise et plus dans la peur viscérale.

Wow, la gamine jouée par Milly Shapiro est quand même overcreepy. Sans dec, elle est vraiment dérangeante au point où je me suis demandé si elle n'était pas le sujet du film au tout début. Mais … bha en fait non.

C'est une version bien plus sérieuse et moins Sam Ramyesque de Jusqu'en enfer. Ça débute comme un drame chiant. Puis vas-y qu'on te remet une couche bien grasse de drame par-dessus. C'est seulement après que le film va devenir intrigant et horrifique teinté de surnaturel.

La musique est globalement assez discrète mais les vrombissements dans le fond c'est vraiment un moyen simple et toujours efficace pour ajouter de la tension. On s'attend régulièrement à un bon gros jumpscare qui tâche mais que nenni. Ce film a trop de classe pour se permettre d'en mettre.

Le rythme peu soutenu laisse bien le temps à l'atmosphère à s'imposer à vous. Et il restera encore une part de mystère même à la fin du film.

J'attendrai son prochain film avec impatience !

Le mot de passe Unix de Ken Thompson

Cette histoire est toute fraîche. Elle est apparue sur le blog de Leah Neukirchen le 09 Octobre 2019 (version en cache local).

Je vous en propose une traduction avec bien entendu l'accord de son auteur.


Aux alentours de 2014 je suis tombé sur un fichier /etc/passwd dans les sources de BSD3 contenant les mots de passes des vieux de la vieille tels que Dennis Ritchie, Ken Thompson, Brian W. Kernighan, Steve Bourne et Bill Joy.

Comme l'algorithme crypt(3) basé sur DES est bien connu pour être assez mauvais (et limité à maximum 8 caractères), j'ai pensué qu'il serait amusant de cracker ces mots de passe.

Les outils les plus connus pour ce genre d'exercices sont John et Hashcat.

Rapidement, je suis parvenu à cracké la majorité de ces mots de passe, qui pour la plupart étaient plutôt mauvais. (Curieusement, Bwk utilisait /.,/., qui sont relativement simple à taper en Qwerty.

Malgré tout, le mote de passe de Ken résistait à mes assauts. Même une recherche exhaustive de toutes les combinaisons de lettres minuscules et de chiffres prirent plusieurs jours (c'était en 2014) sans résultat probant. Sachant que l'algorithme fût développé par Ken Thompos et Robert Morris, je me demandais ce qu'il se tramait. J'ai d'ailleurs réalisé à ce moment que contrairement à d'autre méthode de hash (comme NTLM), crypt(3) s'avérait plus long à craquer (probablement dû à un manque d'optimisation).

Avait-il réellement utilisé des majuscules ou des caractères spéciaux ? (Une recherche bruteforce exhaustive sur toutes les combinaisons sur 7bits prendrait plus de 2 ans sur un GPU moderne.)

L'histoire est revenue sur le tapis plus tôt ce mois-ci sur la mailing list The Unix Heritage Societyj'y ai partagé mes résultats ainsi que ma frustation à propos de ce dernier mot de passe résistant.

C'est alors qu'aujourd'hui le mystère est levé par Nigel Williams :

From: Nigel Williams

Subject: Re: [TUHS] Recovered /etc/passwd files

ken is done:

ZghOT0eRm4U9s:p/q2-q4!

took 4+ days on an AMD Radeon Vega64 running hashcat at about 930MH/s during that time (those familiar know the hash-rate fluctuates and slows down towards the end)

Il s'agit d'un mouvement d'échec en notation descriptive. Il s'agit d'une ouverture plutôt classique. Cela correspond bien au fait que Ken Thompson est un grand amateur et même joueur d'échec sur ordinateur.

Je suis très content que ce mystère ait pu être percé et la réponse me satistfait.


Voilà, cette histoire est vraiment cool. Déjà, rien que trouver un fichier passwd avec tous ces utilisateurs dans un seul endroit ça parait fou. Ces gens sont des légendes de l'informatique (et du Libre).

Certains de ces mots de passe sont plus complexes que la majorité des passes qui leakent actuellement alors qu'ils avaient des contraintes bien pourris (max 8 caractères sur de l'ascii simple).

La galère pour les billets du Hellfest 2020

Et voilà, aujourd'hui à 12h tapante, le Hellfest a mis en vente ses billets. Autant dire que ça a été la cohue. Du sang et des larmes !

Sans surprise le site ouaib a été pris d'assaut et a souffert.

À 12h tout le monde s'est jeté sur le site. Même en étant un peu en avance il y a eu une file d'attente. Et malgré la file d'attente ça a été très erratiques.

Pour tenter de faire durer le truc, l'équipe du HellFest a choisi de limiter le nombre de vente à 2 billets par commande. Pas de bol j'en avais besoin de 3+1.

11h50

On s'est donc mis à 4 à ouvrir la page, en communiquant via SMS pour savoir où on en était dans la file d'attente. Pour le moment on a juste le droit à un petit compte à rebours. Les logs du serveur doivent commencer à défiler à vitesse grand V.

12h00

Quand on ouvre la page, on nous indique un numéro de place dans la file d'attente. On a eu du 700, du 6000, du 7500 et du 22000.

Il y a environ 50 000 visiteurs par jour, donc on peut estimer à au moins 22 000 pass 3 jours… “ça devrait le faire”. On croise les doigts. Les SMS fusent dans tous les sens.

Là celui ayant commencé à 700 arrive logiquement le premier à la place numéro 1 ! Wouhou l'excitation monte. Il se passe plus rien O__O Qu'est-ce qu'on fait ?!

On patiente et là PAN. Erreur 504.

12h02.

Bon. Du coup on fait quoi ? F5 ?

Allez ! Pan on repart en file d'attente sur ce PC, en 46 000 position. Aoutch ! Ça colle beaucoup moins avec notre petite estimation à l'orteil mouillé.

 

Je suis chanceux, c'est à mon tour d'être en position 1. Et hop j'ai de la chance la sainte page où je choisis mes billets. Je vois qu'il y a un pack billets uniquement et un pack billets+tshirts.

Je tente la feinte : 2 billets + 2 billets tshirts. BUBUUUU. Le site est pas con et m'indique poliement que je ne peux vraiment prendre que deux billets.

Bon je prends, je paye.

12h12

Un peu rassuré, il en manque plus que deux.

Je rouvre un onglet pour me remettre en file d'attente. Wow me voilà 73000.

Mes comparses avancent petit à petit dans la file. Mais l'horreur commence à se produire : le compteur de file d'attente ne bouge plus ! Et là si tu fais F5, tu repars tout en haut de la file.

Dès que ça se coince on se rouvre un onglet et on recommence. L'aiguille tourne ça s'annonce difficile. Le +1 parvient à se prendre son billet mais par manque de synchro (ouai on a été vraiment mauvais sur le coup), il ne prend qu'un billet au lieu de 2. 12h17 il ne nous manque plus qu'un billet.

On est tous en lice. Avec des onglets avec le compteur qui se bloque plus ou moins tard.

J'en suis à 5 onglets simultannés (j'ai pas le cœur de les fermer). Quand on commence la file d'attente on débute désormais dans 120 000. La tension ne redescend pas et c'est un début d'angoisse qui commence à naître.

On a tous des onglets qui descendent descendent descendent puis plus rien. Et les erreurs 500 s'accumulent.

12h47

On se rapproche de 13h, quand on recommence la file d'attente on est désormais dans les 300 000. Par chance ça baisse relativement vite par paquets de 1000. Parfois on gagne 200 000 places d'un coup (un serveur qui purge sa file complète ?).

Et c'est là que le miracle se produit. Un de mes 8 onglets de file d'attente coincé se retrouve comme par magie sur la page de sélection de billet ! O____O

Wow ! J'aurai réussi deux fois ?!

Bon je sélectionne le billet, suivant. Ça moulinne. Moulinne. Erreur 500 Weezevent blabla.

Au lieu de faire F5, je fais le bouton précédent. Je retombe bien sur ma page (surement en cache car c'est instantanné). Je refais la manip.

Le navigateur timeout carrément, même pas une page web envoyée par le serveur. back manip mouline

On répète tout ça une bonne cinquantaine de fois. Chaque fois avec un peu moins d'espoir. Toujours en ouvrant de nouveaux onglets à chaque fois que le compteur s'arrête.

13h05

Je commence à me dire que cet onglet foiré qui est revenu à la vie c'était ptet juste le navigateur qui a récup le cache de la première commande. Le twitair du Hellfest déborde de commentaires de malheureux qui se plaigne de pas parvenir à acheter. Visiblement beaucoup de gens ne sont pas très téméraires et capitule au bout d'un essai.

Vous voulez pas y aller ?

13h25

Bref, on est toujours 4 à marteler le site (gentiement, hein, on utilise pas d'outil spécifique non plus). Et là mon pauvre onglet revenu à la vie parvient enfin à rejoindre la seconde étape !

Paiement.

Pfiouuuuu !

J'ai enfin cet ultime billet. Le soulagement. Le sourire. La joie.

13h30

Sur IRC d'autres personnes arrivent également à prendre leur billet à peu près en même temps. Weezevents auraient-ils réussi à débloquer la situation de leur côté ?

Bref, des sites de revente listent déjà des billets à 1300… Rhaaa les crevards.

Une galère encore pour l'an prochain ?

Des solutions techniques existent pour rendre l'expérience plus supportable. Déjà bloquer les bots avec du captcha ?

Ensuite une gestion de la file d'attente un peu moins étrange pourrait être mis en place. Certaines personnes se sont même retrouvées à perdre des places dans la file au lieu d'en gagner.

Avec l'avènement du cloud toussa toussa. Ne pourraient-ils pas prendre quelques machines supplémentaires pendant les quelques nécessaires ? Ça ne devrait pas être bien compliqué.

Bon je vais pas râler plus que ça, j'ai réussi à avoir tout ce que je voulais mais c'est clairement pas le cas de tout le monde.

Scanners

Scanners a vieilli. C'est triste à dire mais c'est dur de le regarder sans se le dire malheureusement. J'ai du mal à mettre parfaitement le doigts dessus mais le déroulé de l'histoire me perturbe. L'enchaînement scénaristique me semble parfois plutôt étrange.

Le film est quand même super cool. Ses effets spéciaux pratiques sont vraiment super (la fameuse tête qui explose) et malgré leur âge restent franchement classe. L'affrontement final est vraiment sympa aussi mais c'est ptet parceque Michael Ironside a une allure démente avec son trou de balle sur le front.

C'est marrant de voir l'informatique dans ce film avec son ordinateur, ses terminaux, son piratage via le téléphone. C'est étrangement moderne et «réaliste» pour un film dont ce n'est pas le sujet principal.

Bref, le film est pas trop long et se laisse regarder.

Seul Sur Mars

À sa sortie il m'avait fait vraiment de l'œil : Ridley Scott qui repart dans l'espace mais pour de la science pas trop fiction. Pas d'alien ici mais de la survie crédible.

Un pauvre astronaute qui se retrouve abandonné par son équipe sur Mars, tout seul (c'était pas intentionnel).

C'est un sacré débrouillard qui va chier de la science pour tenir bon. Il lui faut trouver de quoi se nourrir. Il lui faut de quoi communiquer.

J'adore. J'imagine que tout n'est pas 100% réaliste mais c'est bien crédible à mon niveau. La réalisation est très propre et pas fofolle au point d'avoir presque l'impression de regarder un docu-fiction. Pas trop de musique (en dehors de la disco intra-diégètique), biensûr il y a des effets spéciaux numériques mais c'est pas fait de sorte à en jeter. C'est sobre et propre.

Le casting est vraiment impressionnant, là où ils auraient pu foutre du second couteau voir du figurant, ils ont sorti de la star. On ne s'ennuie pas grâce aux ellipses narratives qui arrivent aux bons moments.

Même quatre ans après sa sortie en second visionnage je ne me suis pas ennuyé à subir de la redite. Le film évite de jouer au larmoyant, il tombe pas dans la surenchère d'action, tout est bien dosé.

Merci Ridley pour ce super film.

Récap 02 : Septembre 2019

La France se réveille avec la rentrée, les routes s'engorgent, les températures s'apaisent, la pluie se généralise.

Blog

Bon après le récap du mois dernier je me suis dit que je pourrai garder une trace des avis des films que je mate. J'ai donc pas mal fait mumuse avec Hugo et maintenant je tenterai de publier les avis sur les films que je pourrai mettre à jour facilement en cas de revisionnages. J'hésite à ouvrir les commentaires sur cette section…

Ce mois-ci il y a eu 4 articles, 12 visionnages, 42 commentaires, 483204 requêtes, 42895 visiteurs uniques, 12,65Go de téléchargement.

Films

Kiss Kiss Bang Bang (2005)

Le brouillon de The Nice Guys avec Robert Downey Jr et Val Kilmer qui partent dans une enquête biscornue. C'est bien mais pas top. Je l'avais déjà vu et je me rappelais pas de l'histoire, juste que c'était sympa. Bha je pense que j'en garderai le même souvenir.

Men In Black 4 : International

Fraîchement sorti et étant un amateur de Men In Black je voulais le voir. Bon, aurevoir le casting du début et bonjour les nouveaux. Je n'en attendais pas grand-chose, mais je m'attendais à pire. Cet épisode sera très probablement vite oublié.

The Dead Don't Die

Sortie en juin, je n'avais vu que l'affiche traîner dans la rue avec un sacré casting à l'affiche. Bill Murray et Adam Driver sont deux flics dans un bledaillon ricain. Au bout d'une heure chiante les zombies arrivent dans le film et … ça reste tout aussi chiant. Ce film est frustrant et mou et inintéressant et l'humour est trop éparse pour sauver le tout. Un joli gâchi.

Eraser

C'est à mon sens d'un des films qui annonce la fin des gros films d'actions des années 80/90 avec Schwarzy. Il est tout plein des clichés qui vont avec ce style de films. Le revoir une fois tous les vingt ans est le bon rythme (pas plus).

Y-a-t-il Un Pilote Dans L'avion ?

Une comédie culte des années 80. Même si certains gags sont très limites désormais, ça reste globalement très drôle. Un nouveau gag toutes les trente secondes, des jeux de mots permanents. Il est pas culte pour rien.

Mad Max : Fury Road

Le meilleur film des années 2010. Tout est bien, musique, univers, acteurs, décors, enjeux, message. Celui-là je le remate très régulièrement. J'ai eu le droit à une séance 4DX avec siège dynamique, effets à la con et tout, c'était éprouvant tout de même.

Ça : partie 1

Par un concours de circonstances, au lieu de voir la partie 2 je suis tombé sur la partie 1… Toujours est-il que ce film est excellent. Le réalisateur a sacrément bien géré son coup en faisant l'un des meilleurs films d'horreur. J'aime beaucoup les Stephen King et celui-là est parmi les meilleurs.

Y-a-t-il Enfin Un Pilote Dans L'avion ?

La suite en moins bien. Autant le premier est vraiment à voir, celui-là on peut s'en passer. C'est quand même drôle bien que parfois lourdeau.

Ça : partie 2

Bon je suis tout de même parvenu à voir cette seconde partie. C'est agréable de retrouver ces personnages même si j'ai perdu pas mal d'empathie envers leurs versions adultes. Bien que moins flippant et plus fantastique, ce film est clairement très bon.

Iron Sky 2 : The Coming Race

Le premier était vraiment drôle et assez unique à l'époque. Sa suite est plus pataude même si ça se laisse regarder. C'est limite bancal à deux doigts de tomber dans le lourdingue mais ça se maintient quand même grâce en partie à sa technique pas ridicule (les effets spéciaux sont quand même bluffant pour une production de ce type).

Apocalypse Now

Quarante ans plus tard je découvre enfin ce film (dans sa version redux de 2001). Le visionnage est vraiment agréable même si j'ai été un poil déçu par la fin. Ce film est vraiment classe avec son feeling des films sans CGI aux décors naturels et tout. Il mérite son statut de film culte.

X-Men : Dark Phoenix

Et bhé, le casting ne parvient pas à sauver ce film. C'est chiant, on s'emmerde avec des vilains sortis de nulle part et sans background. Meh pourtant j'aime bien les X-Men…

Musique

Des morceaux posés ce mois-ci. Pas vraiment de découverte.

Blade Runner Blues - Vangelis (1982)

J'aime beaucoup Blade Runner pour toute son ambiance et c'est en grande partie grâce à sa BO de Vangelis. Ce morceau est probablement celui qui résume le mieux la BO. Il en existe des versions 10h sur youtube. En fond c'est excellent : écouter.

Eminence Front - The Who (1982)

Tiens c'est de 1982 aussi (je savais pas avant de le wikipédier). Ce long morceau pourrait durer deux heures et accompagner de long voyages en voitures avec un coucher de soleil voir de nuit. On le démarre puis on oublie qu'il tourne et d'un coup on reprend conscience qu'il est encore là. C'est la fin de la première partie du groupe qui se séparra après ça. Quoi qu'il en soit, passez-le régulièrement dans le fond : écouter

Bass Attack (Sonic6) - Sonic Mayhem (1999)

Ce morceau provient de la BO de Quake 3 (le meilleur des Quake). Il est assez calme avec des sonorités très électroniques et distordues. En musique de fond quand on se concentre ça passe très bien : écouter

Nuxeries

Matrix

J'ai migré du plugin matrix.lua vers matrix.py pour Weechat. L'ancien n'était plus maintenu alors que le nouveau se veut plus complet et plus à jour. Par contre il a fallu installer pas mal de dépendances mais j'y gagne en confort au final.

Autocomp.sh

Long story short : j'ai voulu faire un peu d'autocomplétion dans un script shell. Bref j'y ai passé un peu de temps mais ça fonctionne pas mal, voici l'allure du truc :

autocomp.sh
#! /bin/sh

line=""
IFS=''
nb_entered_chars=0
while read -r -n1 char
do
  prev_completion="$tmp_completion"
  ans_count="$(grep ^$line$char /usr/share/dict/words -c)"
  tmp_completion="$(grep ^$line$char /usr/share/dict/words -m 1)"

#  printf "$green |$ans_count|$nc"

  case "$char" in

  "	" )
    completed="$prev_completion"
    break
  ;;
  "" )
    completed="$line"
    break
  ;;
  *)
    line="$line$char"
    nb_entered_chars=$(($nb_entered_chars + 1))
  ;;
  esac

  if [ "$ans_count" -lt 100 ] && [ "$ans_count" -gt 0 ]
  then 
    tput sc
    printf "$(tput dim)"
    grep "^$line" /usr/share/dict/words | while read item
    do
      printf "${item:$nb_entered_chars} "
    done
    printf "$(tput sgr0)"
    tput el
    tput rc
  fi

done
stty echo

echo "Tu as tapé $line completé en $completed"

Jeux

Project Zomboid

Ça fait des années que je m'y intéresse de très loin mais là, suite aux vidéos du Cygne Noir, j'ai craqué. Je ne savais pas qu'il y avait du multi mais ça m'a convaincu du potentiel énorme de ce jeu.

C'est un donc un jeu de survie assez réaliste où il faudra se nourir, boire, se trouver un abri, subvenir à ses besoins pour survivre dans le froid. Ça se déroule en 1993 sur une très grande map inspirée d'un coin des USA. Mais pas de bol, il y a une épidémie de zombie et on est donc seul(es) survivant(es).

Déjà, sans aucun mods, le jeu propose déjà beaucoup de contenu. Mais il existe en plus des mods et des maps supplémentaires qui apparemment peuvent vraiment ajouter énormément de contenu. Pour l'instant je n'ai testé que le mod Hydrocraft qui rajoute énormément d'objets, crafts, actions. Je débute vraiment avec ce mod.

Le jeu est assez punitif mais toujours juste : si vous faites une connerie (partir de nuit, avec de l'équipement en piteux état) vous risquez de perdre quelques points vie, voire de chopper une infection de zombinite… À vous de choisir un mode de vie urbain où vous pillerez les habitations et les magasins pour récolter ce dont vous avez besoin, ou si vous préferez, établir votre campement loin de la civilasition (et donc des zombies) dans une forêt où vous récolterez des baies/champignons en gêrant votre potager et en pêchant à l'occasion.

Le jeu est en early access depuis 8 ans et le sera encore très longtemps. Mais après tout c'est pas vraiment gênant, c'est un jeu-service en constante évolution et bien que non fini est tout de même stable. Par contre son rythme de mise-à-jour est vraiment lent (une version majeure par an).

La version 0.41 devrait bientôt sortir et apporter pas mal d'améliorations notamment graphiques et du contenu également.

Guacamelee 2

J'avais adoré le 1 et @dashie m'a offert le 2 (merci beaucoup !). Malheureusement cet épisode n'est pas disponible officiellement sous Linux contrairement au premier.

Je ne l'ai pas encore fini à 100% mais je m'éclate. Il est vraiment super à jouer : c'est un Metroidvania 2D assez fun se déroulant dans le Mexiverse.

C'est la suite immédiate du premier et rien que là on sent que les devs sont très doués : les premières minutes du 2 nous font rejouer les dernières minutes du précédent mais avec une difficulté quasi nulle. Ça permet de se remettre direct dans le bain, faire un tuto contre un boss. C'est vraiment bien amené.

Le jeu regorge de détails montrant le talent des devs ainsi que leur auto-dérision.

Le gameplay est assez exigeant mais le jeu n'est vraiment pas punitif. Quand vous mourrez, vous reprenez tout de suite sans attendre une seconde, sans menu sans rien. Ça permet de prendre plus de risque et de jouer plus dans le flow.

Il faut y jouer à la manette et je suis vraiment pas doué à la manette. Et là tous les boutons sont utilisés pour faire des attaques spéciales, pour déphaser le monde, pour se changer en poulet (oui oui), pour planer, pour se projeter. Bref, je galère à appuyer sur la bonne touche mais j'imagine que c'est un peu voulu et qu'il faut le temps de s'y habituer.

Certains challenges sont vraiment ardus et demandent de la précision, du timing, du réflexe et même un peu de réflexion.

Par rapport au premier, les graphismes sont toujours aussi colorés mais là ils ont rajoutés des effets bien sympas de bumpmapping, parallax mapping et d'éclairages dynamiques (en 2D, oui) et ça rend vraiment pas mal. Les décors sont très stylisés et le Mexiverse est vraiment une super trouvaille avec ses Luchadors, ses poulets, ses calaveras et son Guacamole sacré.

Vraiment dommage qu'il n'ait pas eu de version native nunux. Je trouve quand même qu'en mode normal c'est tout de même assez court : on récupère très vite de nouveaux pouvoirs, il y a au final assez peu de donjons et le hub entre les donjons est parcouru assez vite. De souvenir le premier était plus long.

Web

Un nouveau blog vient d'ouvrir : Dreads Unlock avec maintenant deux articles. Ça parle d'informatique et de son éthique. Je l'ai rajouté au blogroll.

Vidéos

Une ptite connerie qui m'a bien fait rire.

Vrac

J'ai découvert par hasard Dan Mumford qui est un artiste qui fait des nimages toutes mimi. C'est du dessin numérique (sous Photoshop apparemment) avec un style que j'apprécie vraiment. Il joue beaucoup sur les couleurs c'est superbe. Ça me donnerait presque envie de me faire un fond d'écran. Il a une jolie galerie.

Apocalypse Now

Pour fêter les 40ans de la sortie du film (un peu en avance) j'ai voulu découvrir ce film.

L'intro avec This is the end des Doors est déjà super. J'étais convaincu dès la première minutes du film. Le malaise est total au début, le Capitaine qui est complètement HS, quand on lui attribue sa mission tout est fait en sorte pour que ce soit dérangeant avec des gros plan qui bougent sur de la bouffe aux couleurs dégueux.

Ce pauvre Mastin Sheen semble malmener tout le long du film. C'est crade, immoral, rempli de tarés, ça semble étouffant, des cadavres de partout. Ça fait pas rêver.

La palette de personnage est bien enterprêté et les décors sont magnifiques. Comment ce film n'a pu coûter que 30millions ?! Le même film aujourd'hui coûterait trois fois plus, dégobillerait d'effets numériques de partout. Là c'est vraiment viscéral.

Le tournage a dû être un calvaire mais le résultat est bluffant. En fait j'ai beaucoup aimé tout le film sauf la fin quand on rencontre enfin Marlon Brando. Je sais pas pourquoi mais on nous survend le côté mystique et complètement taré du personnage et quand on le voit. … Bha… Ouai il est un peu allumé mais je n'arrive pas à croire qu'il puisse avoir une aura telle qu'il parvienne à embrigader ses militaires mais aussi ses autochtones.

Ça m'a direct sorti du truc. Les gens parlent pas sa langue et se font massacrer par des ricains et lui en déclamant trois poêmes et demi pouf ils les rallient à sa cause et leur insufle toute une mythologie au point d'être un prophète ou connerie du genre ? mwé

Bref.

Franchement en dehors de sa toute fin, le film est franchement chouette. J'ai ressenti cette galère aussi dans The Lost City Of Z.

X-Men : Dark Phoenix

J'aime bien les personnages des X-Men même si certains sont un peu nunuches ou sous-exploités. Cet opus est vraiment pas terrible. On se fait chier.

Sérieusement, l'histoire est bateau, c'est joliement fait mais c'est vraiment pas palpitant. Aucune empathie ne ressort de ce film. C'est ptet moi mais la Sophie Turner me laisse toujours de marbre : pour jouer les pleurnicheuses elle est forte mais pour jouer un personnage à la puissance démentielle … bha elle vaut pas chipette.

Les méchants de l'histoire, on sait pas trop d'où ils sortent et pourquoi ils sont là. On nous ressort pour la millième fois l'opposition entre Magnéto et Roulette qui n'avance pas. Et puis, avant même le film la continuité était déjà très bordélique avec tous les films de la saga mais là ça va pas aider en crevant Raven…

Bref, c'est gentil mais non merci, je vais devoir me rematter Days Of Future Past qui reste le pinnacle de la série (et qui même hors de la série est vraiment un excellent film). Ici, on ne fait que se taper des scènes de baston sans grand intéret et même Magnéto n'arrive pas à péter la classe.

J'attendais rien de ce film (en fait si je voulais voir un déchaînement de puissance de la part du Phoenix) et je n'ai rien eu.

Déploiement Hugo

Je génère mon blog avec le logiciel Hugo directement sur mon ordi. Un site ouaib c'est au final qu'un ensemble de fichiers textes et des images en plus.

Ça fait maintenant deux ans que j'utilise Hugo. J'ai désormais dépassé la phase de découverte et je suis passé à une utilisation un peu plus avancée. J'ai un peu changé ma façon de l'utiliser.

Du coup à chaque fois que je rédige un nouvel article voilà ce qu'il y a à faire :

  1. Création de l'article : hugo new posts/super-article/index.md
  2. Édition du fichier : kak content/posts/super-article/index.md
  3. Ajout des éventuelles illustrations : cp /une/image.jpg ~/www/content/posts/super-article/
  4. Ajout des fichiers dans git : git add content/posts/super-article
  5. Commit dans git : git commit -m "[POST] publication : super-article"
  6. Pousser les modifs sur le dépot git : git push
  7. Générer les miniatures : thumbnailer.sh ~/www/content
  8. Générer le blogroll : openring/openring.sh
  9. Génération du site en lui-même : hugo
  10. Compression des fichiers textes en gzip : static-compress -c zopfli -e gz …
  11. Compression des fichiers textes en brotli : static-compress -c zopfli -e br …
  12. Transfert du site fr vers le serveur web : rsync -av ~/www/public/fr/ user@serveur:/destination/fr
  13. Transfert du site en vers le serveur web : rsync -av ~/www/public/en/ user@serveur:/destination/en

Bon c'est des ptits trucs simples mais en gros les étapes 6 à 13 sont toujours les mêmes avec aucune intervention nécessaire. Du coup j'ai automatisé tout ça.

Dans git, on peut lancer des scripts automatiquement lors de certaines actions, on appelle ça un hook. Du coup, dans le hook qui s'exécute lors d'un push j'ai mis toutes les actions de 7 à 13. Comme ça, lors du git push elles sont toutes lancées, je n'ai plus rien à faire.

Ça évite d'en oublier une, de se planter sur la syntaxe ou autre connerie du genre.

Pour faire ça, il suffit d'éditer le fichier .git/hooks/pre-push (qui se trouve à la racine de votre repo) et d'y mettre tout ce que vous souhaitez et c'est tout bon.

Les scripts en question

Tout d'abord le hook qui lance un peu tout.

.git/hooks/pre-push
/usr/local/bin/thumbnailer.sh /home/lord/www/content
/home/lord/www/openring/openring.sh
/usr/bin/hugo
static-compress -c zopfli -e gz -j 16 "/home/lord/www/public/**/*.svg" "/home/lord/www/public/**/*.html" "/home/lord/www/public/**/*.csv" "/home/lord/www/public/**/*.css" "/home/lord/www/public/**/*.txt" "/home/lord/www/public/**/*.xml"
static-compress -c brotli -e br -j 16 "/home/lord/www/public/**/*.svg" "/home/lord/www/public/**/*.html" "/home/lord/www/public/**/*.csv" "/home/lord/www/public/**/*.css" "/home/lord/www/public/**/*.txt" "/home/lord/www/public/**/*.xml"
rsync -av /home/lord/www/public/fr/ www@n2:/var/www/lord.re/.
rsync -av /home/lord/www/public/en/ www@n2:/var/www/lord.re/en/

Ensuite le script de génération des miniatures qui me sert aussi globalement et pas uniquement pour le blog.

/usr/local/bin/thumbnailer.sh
#!/bin/sh

check_replace(){
# Si le thumbnail généré est plus gros que l'original (ça arrive régulièrement surtout avec les png) on garde l'original et on le copie comme si c'était le thumbnail.
  size_orig=$(stat -c %s $1)
  size_thumb=$(stat -c %s $2)
  if [ "$size_orig" -lt "$size_thumb" ]; then
    rm "$2"
    cp "$1" "$2"
  fi
}

thumbnail(){
  echo -en "Processing image \e[0;34m$1\e[0m :"
  extension="$(echo $1 | awk -F\. '{print $NF}')"
  thumbname="$(dirname $1)/$(basename -s .$extension $1).thumb.$extension"

# Si une image est un thumbnail on la considère comme déjà bien traitée.
  if [[ $1 == *".thumb."* ]]; then
    echo -e " \e[0;31m est un thumb !\e[0m"
    return 0
  fi

# Si une image a déjà un thumbnail, on la considère comme déjà traitée et donc on y retouche pas.
  if [ -f "$(dirname $1)/$(basename -s .$extension $1).thumb.$extension" ]; then
    echo -e " \e[0;31ma déjà un thumb !\e[0m"
    return 0
  fi

  case "$extension" in
  jpg | jpeg | JPG | JPEG )
    /usr/bin/convert -resize 1224\> -quality 55 "$1" "$thumbname"
    jpegoptim -s "$1"
    check_replace "$1" "$thumbname"
  ;;
  png | PNG)
# Ce con de pngcrush a tendance à faire n'importe quoi si on lui dit de réécrire par-dessus les images, du coup on passe par un fichier temporaire qu'on renomme par la suite.
    pngcrush -warn "$1" "$1.tmp"
    mv -f "$1.tmp" "$1"
    /usr/bin/convert -resize 1224\> "$1" "$thumbname"
    pngcrush -warn "$thumbname" "$thumbname.tmp"
    mv -f "$thumbname.tmp" "$thumbname"
    check_replace "$1" "$thumbname"
  ;;
  esac
  echo -e "\e[0;32mOK\e[0;m"

}

export -f thumbnail
export -f check_replace
find $1 -name '*.jpg' -or -name '*.jpeg' -or -name '*.JPG' -or -name '*.JPEG' -or -name '*.png' -or -name '*.PNG' | parallel --jobs 16 thumbnail

Et enfin le script de génération du blogroll.

openring/openring.sh
#! /bin/bash
# Je ne vous partage pas la liste parceque bon il y en a trop et ça pète l'affichage…
feeds=( 'https:// … feed.xml' 'https:// … index.xml' )

rand_feeds=( $(shuf -e "${feeds[@]}") )

choose_feeds(){
for index in 0 1 2 3 4 5
do
  selected_feeds="-s ${rand_feeds[$index]} $selected_feeds"
done
}

choose_feeds
echo $selected_feeds

/home/lord/www/openring/openring -n 6 \
$selected_feeds \
< /home/lord/www/openring/in.html \
> /home/lord/www/layouts/partials/openring.html

Utilisation

Donc maintenant, je me farcis les 5 premières étapes manuellement. Quand je lance la sixième manuellement, les dernières se déroulent toutes seules.

Me reste plus qu'à ouvrir https://lord.re pour vérifier que ça a bien été poussé comme il faut et de constater les typos que j'ai ratées lors des relectures (toujours pareil).

Iron Sky 2 : The Coming Race

Le un était sympa à flirter avec le nanard, lui donner une suite était risqué.

La moquerie envers Apple ne pouvait que me faire plaisir. À cela qu'ils sont allés jusqu'à moquer la pub de 84.

Le contrat est rempli même s'il est loin d'être drôle. Les références sont un peu partout. Et même avec un petit budget (mais tout de même confortable) ils ont réussi à avoir des effets spéciaux vraiment pas dégueu. C'est assez bluffant de ce côté.

Bon, il s'oubliera très vite à moins d'être vraiment fan de l'humour ridicule-overkill à base d'Hitler à dos de Trex… Heureusement que le film n'est pas plus long.

Mes applis Android

Après avoir épuré le téléphone il est temps de le peupler convenablement.

La quasi-totalité des applis que j'utilise sont libres et dispos sur fdroid. Il y a encore qui ne le sont pas mais c'est généralement les applis pré-installées pour laquelle je n'ai pas trop cherché de remplaçant.

Launcher

Première chose à faire, utiliser un launcher potable. Habituellement j'utilisais Trébuchet que j'ai découvert sur Cyanogenmod il y a maintenant fort longtemps. La force de l'habitude étant, j'ai toujours essayé de le réinstaller lors des changements de téléphone. Pas de bol, il n'est pas compatible avec mon nouveau téléphone (problème de version d'Android je suppose). Du coup j'ai regardé un peu fdroid et j'ai débusqué Kiss Launcher. J'avais déjà testé un launcher uniquement textuel et j'avais trouvé ça assez con sur un tel tactile.

Là cependant, c'est juste nickel, pas de supreflu : des icônes en bas pour les favoris, une barre de recherche, quand on appuie sur l'écran il affiche la liste complète des applis. Il est on ne peut plus rapide et super léger et se permet même quelques options bien venues.

C'est rare de trouver des applis aussi légères et bien foutues !

Clavier

Je vous ai déjà pondu un truc à ce propos : j'utilise MessageEase. Il est pas libre mais malheureusement je suis addict.

J'ai jamais trouvé mieux, il est bien pensé et bien foutu. Il est pas beau, mais je m'en fous complet, il fait tout bien ce qu'il faut et n'a pas de trackers ou autre et on peut le télécharger direct sur leur site sans passer par le Play Store. Bref, si vous voulez, mon article plus détaillé à son sujet est toujours dispo.

SMS

J'utilise Silence depuis quelques années maintenant. J'aime bien le fait que c'est une appli de SMS qui semble classique mais qui permet d'avoir des conversations chiffrées avec les autres utilisateurs.

Et ça n'utilise que les SMS, pas de data nécessaire. Et pour chiffrer c'est ultra simple, tout le monde peut le faire, ça ne nécessite aucune connaissance technique.

Lecteur de QR Codes

J'utilise le classique Barcode Scanner. J'ai pas testé d'autres trucs mais celui-là fonctionne bien pour le peu que j'en ai besoin.

J'ai choisi Fennec qui est un dérivé de Firefox made in Fdroid. En gros ils ont recompilés Firefox en enlevant le branding et les parties les plus problèmatiques. En gros c'est à 99% du Firefox classique. Ça tourne bien et il y a peu de pistage.

GPS

Là j'utilisais Google Maps. Ça marche quand même super bien, le moteur de recherche est top et c'est très rare qu'il ne trouve pas une adresse. Il peut trouver aussi les commerces par leur nom. Mais bon c'est du Google proprio quoi…

Du coup je tente de migrer à Maps.me (enfin Maps tout court sur fdroid) mais c'est pas encore parfait. L'interface est pas mal, les cartes bien exhaustives (merci les mappers) et puis ça marche complètement offline. Par contre le moteur de recherche … c'est pas facile : la moindre faute il trouve pas, parfois il trouve pas mais en fouillant un peu les suggestions finalement si c'est bien présent mais en fin de liste alors que j'ai bien tapé « 3 rue du boudin trifouillis-les-oies ». En dehors de ce souci de moteur de recherche c'est vraiment bien.

Je me demande pourquoi ils font pas comme certains GPS où tu rentres les premières lettres de la ville et il te propose une liste de choix, puis les premières lettres de la rue et il te propose de compléter, puis le numéro. C'est moins moderne, mais j'imagine que lorsque le moteur de recherche n'est pas aussi performant que ce qu'offre Google c'est une bonne alternative.

Notes

Mes besoins sont vraiment légers, juste de quoi noter un truc et c'est tout. Pas de synchro, pas d'upload, pas de formatage. Juste un pense-bête minimaliste. Du coup je me suis tourné vers Simple Notes.

Ça fonctionne, parfait.

Fediverse

Pour traîner sur le Fediverse j'ai utilisé Tusky quelque temps et finalement j'ai migré sur Fedilab. Pas mal d'options (presque trop). Je m'en sers assez peu, c'est vraiment pour combler les rares moments d'ennuis.

C'est très souvent mis à jour et ça fonctionne pour un peu tous les services du Fédiverse. Le dev fait un sacré boulot !

Kodi

J'ai un Kodi qui traîne à la maison pour mater des films. Du coup je le contrôle à la télécommande de la téloche mais c'est pas terrible. J'ai également une manette de xbox c'est mieux (beaucoup plus réactif) mais dès qu'il faut entrer du texte c'est une tannée.

Du coup j'ai aussi Kore qui permet de contrôler Kodi depuis le téléphone. Ça permet on peut naviguer dans les menus mais surtout d'entrer du texte. Bon ça vaut pas un vrai clavier physique mais c'est mieux qu'une manette ou une télécommande.

Youtube

Pour mater des vidéos sur Youtube ou juste y écouter de la musique, j'utilise NewPipe. Elle propose tout ce qu'on peut espérer : choix de la résolution, téléchargement, écoute en arrière-plan, PIP. Et le pire c'est que l'interface reste simple. Il paraît que c'est mieux que l'appli officielle.

IRC

J'utilise l'appli Weechat Android qui n'est pas dispo sur fdroid mais chopable direct depuis github. Elle se raccorde à une instance weechat tournant ailleurs et permet de retrouver tous ses buffers sur le téléphone. L'interface est bien adaptée au téléphone ce qui lui confère un avantage certain par rapport à un client ssh pour récupérer une session tmux avec weechat.

Elle a juste une ptite tendance à pas aimer être mis en veille par le téléphone (ce qui rend la reconnexion impossible, il faut killer l'appli et la redémarrer dans ces cas).

Contacts

Bon, là je suis aussi parti sur Simple Contacts. C'est simple et efficace. Pas besoin de plus.

Dialer

J'en ai pas trouvé de libre qui me convienne, j'ai testé Emerald Dialer qui pourrait suffire mais l'affichage complètement foireux (pour les français) des numéros me rebute complètement.

Depuis deux semaines j'ai installé Dialer2, on verra bien. À première vue l'appli date des temps reculés mais est toujours fonctionnelle.


Voilà tout.

Globalement c'est les applis de téléphonie qui sont les plus pauvres en alternatives. Triste monde. Pas d'appli de téléphonie sur fdroid, deux pauvres dialers, niveau contacts c'est pas reluisant non plus.

Ça : Partie 2

Cette deuxième partie est vraiment bien. On revoit les gosses (pfiouuu j'avais peur qu'ils ne soient que survolés dans cette seconde partie). C'est un plaisir de revenir à Derry pour y avoir quelques frissons.

Ce second chapitre est bien moins effrayant que le premier je trouve. C'est bien plus visuel et fantastique ce coup-ci. Perso ça ne m'a pas dérangé mais je sais que ça rebute d'autres.

Notre cher Pennywise est un peu moins amusant et plus monstrueux.

Certains adultes sont convaincants mais pas tous. Bill (James McAvoy) pas du tout (il joue bien et tout mais la ressemblance bof. Bev (Jessica Castaing) non plus, mais tous les autres sont vraiment ressemblants ça permet de pas trop sortir de l'histoire. Par contre on voit bien que certains ont un peu trop grandis entre les tournages et j'ai l'impression qu'il y a eu quelques effets numériques de morphing ou autre pour faire un peu plus raccord.

On est plus trop dans un film menés par des gamins terrifiés mais plus par des adultes traumatisés, du coup l'ambiance est quand même différentes. Et le fameux Pennywise s'est donc adapté en ce sens. Bref, on peut avoir adoré le premier et trouver le second meh. Perso j'ai beaucoup aimé même si je le trouve moins flippant que le premier et l'ambiance moins sympatique.

Airplane 2

La suite de la fameuse comédie. C'est pas fait par les mêmes réalisateurs et ça se ressent un peu. On sent qu'il y a eu une volonté de faire quelque chose de ressemblant avec un humour assez proche et même certaines redites. Mais globalement ça marche un peu moins.

Ça parodie 2001 L'Odyssée de l'Espace avec son ordinateur de bord qui devient fou. Toujours des flashbacks. Bref c'est sympa mais plus dispensable que le premier.

Beaucoup de gags autour de l'homosexualité tombent bien à plat. Et d'ailleurs ça parle déjà de végétarianisme pour sauver la planète… comme quoi même presque quarante ans plus tard ça n'a pas trop changé…

Ça : Partie 1

Cette première partie est géniale.

Les gosses sont super attachants grâce au talent de Stephen King et par l'interpretation bien au poil de chacun des gamins. Ils ont tous leur personnalité, leurs peurs et l'alchimie qui en résulte est top. On découvre leur amitié naissante et les liens qu'ils tissent.

Le vilain de l'histoire est tout bonnement terrifiant avec ses métamorphoses, ses rires, son intelligence et ses facultés extraordinaires. Mais pire que Ça, les parents à peine présents sont tous plus dérangeants les uns que les autres !

La ville est toute mignonne mais est peuplés d'ordures. L'empreinte de Pennywise sur la ville se ressent dans tous les évènements qui s'y déroulent

Pour accentuer le tout les musiques sont discrètes mais savent accentuer de rares jump scares ou monter la tension à son paroxysme. Et puis les dialogues font naturels pour des gamins.

On se marre pas mal, on vit des aventures et on flippe avec eux. Le club des losers est à son apogée.

Quand on le voit, on ne ressent pas le temps passer et il tarde de voir la suite pour clôturer l'histoire.

Épurer un téléphone Android

EDIT du 21/04/2020 : Hey je vois que cet article redevient populaire sans trop savoir pourquoi. Mais, maintenant je sais pourquoi. Pas mal de monde cherche ce à quoi correspond l'appli IPSGeofence .

Bon alors en fait il s'agit d'une application de localisation qui ne se base pas sur le GPS mais sur des balises terrestres comme des tags ou des beacons bluetooth disséminés un peu partout. Et avec ces histoires de confinement suite à la pandémie Covid19 mais surtout de la sortie de confinement bha ça revient pas mal sur le carreau.

Bref, c'est une appli qui peut potentiellement participer au pistage. Je sais pas vous, mais bon, avec cet article vous verrez comment la désactiver.

Voilà je vous laisse l'article rien que pour vous.


J'ai récemment changé de téléphone pour le boulot. Me voilà donc avec un Samsung Galaxy A50.

Et qui dit nouveau téléphone dit ?

CRASSES

Le téléphone est rempli de merdes.

  • Il y a les merdes made in Orange™.
  • Il y a les merdes made in Samsung™.
  • Il y a les merdes made in Google™.

On peut en enlever un peu depuis le téléphone mais la plupart sont bien attachées. Et quand la crasse s'attache qu'est-ce qu'on fait ? On utilise une console !

Fût un temps où il fallait forcément rooter le téléphone pour s'en sortir. Installer une nouvelle rom et tout. Et c'était vraiment le far west : installer d'obscurs logiciels pompés sur des sites tous plus louches les uns que les autres et croiser les doigts pour que tout se passe bien. Toujours une partie d'emmerdes.

C'était vraiment chiant et je n'avais vraiment pas confiance envers tous ces sites et logiciels à bidouiller dans tous les sens.

Maintenant c'est bien moins indispensable je trouve. Le root n'apporte plus grand avantage.

On peut désactiver tout un tas d'applis d'origine avec ADB. Elles sont un peu présentes mais ne tournent pas (c'est le principal).

 

Bref, petite marche à suivre :

  • installer android-tools via emerge android-tools.
  • Sur votre téléphone il faut activer le mode dev : dans les paramètres de votre téléphone, dans status, il faut taper plein de fois sur build number jusqu'à ce qu'un message s'affiche en bas.
  • Un menu dev se trouve tout en bas des paramètres où il faut activer l'USB debugging.
  • sur votre ordi, un ptit coup de adb shell et vous vous retrouvez avec la main sur votre tel.

Maintenant pour désactiver une application c'est pm disable-user --user 0 LE_NOM_DE_L'APPLI

À chaque téléphone sa crasse. Donc il vous faudra lister les applis d'abord : pm list packages

Liste de ce que j'ai désactivé
package:com.google.android.youtube
package:com.samsung.android.themestore
package:com.google.android.googlequicksearchbox
package:com.samsung.android.aremoji
package:com.samsung.android.kidsinstaller
package:com.diotek.sec.lookup.dictionary
package:com.sec.android.app.samsungapps
package:com.samsung.android.app.settings.bixby
package:com.samsung.android.game.gamehome
package:com.google.ar.core
package:com.android.vending
package:com.samsung.systemui.bixby2
package:com.samsung.mlp
package:com.samsung.android.aircommandmanager
package:com.samsung.android.net.wifi.wifiguider
package:com.samsung.android.bixby.service
package:com.samsung.android.emojiupdater
package:com.samsung.android.smartfitting
package:com.google.android.gm
package:com.samsung.android.bixby.agent
package:com.google.android.setupwizard
package:com.facebook.services
package:com.samsung.android.mobileservice
package:com.android.printspooler
package:com.samsung.android.game.gametools
package:com.orange.update
package:com.android.chrome
package:com.samsung.android.ipsgeofence
package:com.google.android.tts
package:com.android.calllogbackup
package:com.google.android.partnersetup
package:com.samsung.android.app.routines
package:com.google.android.feedback
package:com.samsung.sec.android.teegris.tui_service
package:com.samsung.android.wellbeing
package:com.samsung.android.authfw
package:com.samsung.android.bixbyvision.framework
package:com.samsung.android.dqagent
package:com.samsung.android.game.gos
package:com.samsung.android.keyguardwallpaperupdator
package:com.android.wallpaper.livepicker
package:com.samsung.android.stickercenter
package:com.samsung.android.fmm
package:com.samsung.android.bixby.wakeup
package:com.samsung.android.samsungpass
package:com.samsung.android.scloud
package:com.samsung.android.app.spage
package:com.samsung.android.knox.analytics.uploader
package:com.sec.android.emergencylauncher
package:com.samsung.android.bbc.bbcagent
package:com.samsung.android.visionintelligence
package:com.samsung.android.app.watchmanagerstub
package:com.samsung.android.mateagent
package:com.samsung.android.networkdiagnostic
package:com.enhance.gameservice
package:com.android.wallpaperbackup
package:com.samsung.android.app.omcagent
package:com.samsung.android.samsungpassautofill
package:com.sec.android.app.fm
package:com.samsung.ipservice
package:com.samsung.android.tapack.authfw
package:com.samsung.android.bixby.agent.dummy

Une fois viré toutes ces merdes le téléphone ne s'en porte que mieux. Il fait moins de trucs dans votre dos, bouffe moins de batterie (j'arrive à faire des journées à 15% de batterie).

Il y a probablement pleins d'autres applis parasites mais faut avouer que les noms ne sont pas super explicites…

Dans un prochain article je vous listerai un peu les applis que j'utilise.

Mad Max : Fury Road

C'est à mon goût le meilleur film des années 2010. Il est vraiment génialissime. On ne s'ennuie pas une seconde, les décors sont magnifiques, les effets spéciaux

Ce film est une claque monumentale ! Les décors sont magnifiques, les acteurs parfaitement dans le rôle, l'univers bien rembourré, les musiques magnifiques et bien câlées.

J'adore la série Mad Max, ils sont tous assez proches mais en ayant quand même chacun leur truc distinctif. Celui-là est le plus énergique. On nous balance pas trop d'histoire et au final l'univers nous est pas envoyé direct en plein dans la gueule, mais en y regardand de plus près on le voit transparaitre de partout. Les enjeux sont un peu moins les ressources pétrolières désormais mais l'eau, la bouffe et surtout la santé.

C'est le film que j'ai vu le plus de fois au cinéma : VO, VF, 3D, noir et blanc et maintenant 4DX (le truc un peu nul avec des ptits jets d'eau, du vent, des éclairs, des sièges dynamiques; une séance fatigante).

Les images en jettent sacrément et les effets spéciaux pratiques sont majoritaires. Les effets numériques sont plutôt subtils, le tournage était presque aussi impressionnant que le film.

Et le pire dans tout ça, c'est que le réal c'est le bon vieux Papy Miller qui a accouché de ce film à 70 balais ! Le tour de force !

Airplane ! | Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?

Un classique de la comédie américaine. Réalisé par le fameux trio ZAZ, il enchaîne les gags plus ou moins loufoques. Ça parodie les films de catastrophe globalement mais aussi quelques films bien particuliers comme la mythique scène des dents de la mer lors du générique.

C'est un enchaînement constant de gags. Certains excellents, certains moyens, certains vraiment limites et certains passant mal la traduction française. C'est vraiment très drôle.

Dans le casting on retrouve des habitués du genre comme le fameux Leslie Nielsen qui est dans la plupart des productions ZAZ (les réals David Zucker, Jim Abrahams et Jerry Zucker). Mais aussi Lloyd Bridges (le papa de Jeff) qui lui est dans les Hot Shots (qui est fait par le A de ZAZ).

Bref, ce film est vraiment bon.

Eraser

Les punchlines super clichées. Le petit solo de guitare électrique toujours au bon moment. La fin d'une époque. On en fait plus des comme ça.

Même si c'est vu et revu et ultra stéréotypé, bha ça fonctionne sur moi.

Visiblement les critiques n'ont pas aimé ce film et pourtant j'aime bien sans pour autant vouloir le revoir. La chute de l'avion est ptet quand même difficilement admissible mais bon dans l'ensemble ça se laisse bien voir.

J'avoue avoir un faible pour les films d'action avec ce cher Schwarzy. 20 ans plus tard bha force est de constater que les effets spéciaux numériques sont vraiment pas si pourris ! On les voit mais c'est vraiment loin d'être rédhibitoire.

The Dead Don't Die

Ça commence lentement. Et puis vers la moitié du film ça continue lentement. Heureusement à la fin ça se finie… lentement.

J'ai vraiment du mal à comprendre ce film : il y a un casting de folie, il y a quelquels très bonnes blagues (mais vraiment éparses) et bha voilà. Il se passe pas grand chose.

On se fait vraiment chier. Ça monte en tension mais ça n'explose jamais. Des personnages sont montrés. On a un chouilla de background sur eux mais bha rien.

C'est un film très frustrant.

On est bien loin d'un Shaun of the Dead. C'est un film de zombie censément drôle mais où il y a assez peu d'humour et où il se passe rien. Les réactions des personnages sont… décontertantes.

C'est décevant. C'est dommage parcequ'en ce moment je joue à Project Zomboid du coup j'étais dans l'ambiance mais là ça tombe vraiment à plat.

Les blagues tournant autour des deux flics conscient d'être dans un film c'est cool et tout le reste peut être jeté.

Men In Black 4 : International

Le quatrième épisode de Men In Black signe le début de la fin visiblement. Le casting des précédents épisodes a disparu (sauf Emma Thompson mais c'est un ptit rôle). Les nouveaux sont pas mauvais mais Chris Hemsworth dans ce rôle… bof. Par contre Tessa Thompson est pas mal du tout (après l'avoir détesté dans son rôle dans Westworld…).

Ils ont alloué tout le budget pour l'esthétique du film et assez peu au niveau scénar. On se retrouve avec une histoire assez basique au twist trèèèèès prévisible (d'ailleurs est-ce encore un twist à ce niveau ?).

J'ai tout de même adoré le ptit personnage alien qui devient le Sidekick. Et l'Alien barbe… hahaha il m'a quand même bien fait marrer celui-là, c'est une bonne trouvaille. D'ailleurs c'est joué par Nandor de la série What We Do In The Shadows (à voir !).

Pour une fois on sort un peu des USA, ça change du reste de la saga. D'ailleurs le léger discours concernant les Womem In Black est un (léger) signe que ça rentre petit à petit dans la culture populaire.

Bon c'est sûr qu'après l'excellent MIB 3 (ouai c'est pas l'avis majoritaire, mais bon moi dès qu'il y a du voyage temporel je suis conquis) c'était dur de continuer sur la lignée. Cet épisode reste agréable sur le coup mais n'est clairement pas mémorable.

Kiss Kiss Bang Bang

Une enquête alambiquée avec une bonne dose d'humour (malgré des blagues légèrement homophobes). J'ai du mal avec Robert Downey Jr, parcequequ'Ironman… Quel plaisir de le voir galérer dans ce film.

Ça me fait pas mal penser à The Nice Guys et bha c'est normal parceque c'est le même réal. On sent que c'est le brouillon et que the Nice Guys a amélioré la formule sur tous les points.

C'est agréable à regarder même si un peu speed et décousu (ptet que ça a été rogné au montage, je ne sais pas).

Le narrateur qui discute avec nous et envoie bouler les figurants : Genius ! Ça joue à briser le quatrième mur et ça, c'est toujours cool.

BlacKkKlansman

Un film tiré d'une histoire vraie qui paraît absurde : un flic nouvellement recruté, noir, à la fin des années 70 dans un commissariat bien raciste d'un bledaillon des États-Unis, qui infiltre le Ku Klux Klan. Ce pitch est foufou déjà.

Le film en lui-même est bien réalisé rien à redire. Et la mise en perspective avec l'actualité des USA à la fin met une jolie baffe aussi. Je le recommande.

Us

Un ptit film d'horreur de Jordan Peele. Il avait déjà fait l'excellent Get Out, bha là il revient avec Us. Et c'est franchement super.

Les acteurs sont bons, les décors cools, l'ambiance bien stressante et les acteurs vraiment bons !

Un film d'horreur peut facilement être gâché par des acteurs un poil à côté du truc et ça me sort direct du délire mais là c'est pas du tout le cas. C'est d'autant plus ardu que les acteurs sont tous en double et ont donc deux rôles distincts, bref la difficulté est doublée. Je materai son prochain film sans attendre.

Alita : Battle Angel

Je ne connais pas du tout le manga ni l'animé.

J'ai trouvé que ça passait pas mal sans être non plus vraiment génial. Je pense que j'en garderai pas un souvenir très longtemps.

Esthétiquement c'est vraiment propre, c'est bien animé, les acteurs sont… dans le ton. Bref c'est un moment sympa, mais je pense pas que ça devienne un film impérissable.

C'est par contre bien trop lisse, apparemment le matériel d'origine est bien plus sombre que ce qui est dépeint dans le film. C'est d'ailleurs étrange, les personnages vivent dans un "bidon-ville" où ils ont envie de rejoindre la ville des nantis, mais ce qui est montré dans le film est plutôt charmant.

Bref, des détails qui font que c'est pas un super film, c'est dommage c'était pas loin de pouvoir le faire.

Three Billboards

Excellente découverte de ce mois. La bande annonce m'avait tenté, mais je n'avais pas eu l'occasion et bha franchement pas déçu.

C'est joli, l'histoire est prenante, les relations entre les persos sont vraiment cool, le casting est bien.

Et puis ce personnage principal ! Wow j'ai adoré sa répartie, son courage et tout. Vraiment cool.

J'aime bien aussi les films qui se passent dans la campagnes usienne. C'est un contexte au final assez rare dans un film qui ne tourne pas autour de cet aspect.

Panic Room

Un autre David Fincher. Celui-là est super aussi (Fincher quoi).

Une grande baraque avec une panic room et de vils voleurs qui en veulent.

Techniquement, il en jette pas mal dans ses mouvements de caméras même si les effets spéciaux numériques se voient quand même pas mal mais ça se laisse oublier ce détail. C'est un très bon thriller avec un casting bien cher (coucou Kristen Stewart toute pitite).

Tu te retrouves à tenter de vouloir les aider et à facepalm mais ça marche vraiment bien.

Under The Silver Lake

L'affiche m'avait intriguée à là sortie puis je l'avais oublié. Le vil Korbak m'a poussé à le matter et WOW. Super film.

C'est par le même réalisateur qu'It Follows (à voir aussi). On pourrait croire à un simili Mulholland Drive. On comprend pas trop ce qui se trame, il y a une ambiance particulière et tout. C'est mystérieux et d'ailleurs allez traîner sur le reddit du film, il y a énormément de trucs cachés dans le film qui n'ont pas été encore complètement résolus.

Juste un ptit exemple : le feu d'artifice produit du morse. J'ai adoré, merci Korbak, super découverte !

D'ailleurs, il y a un subreddit qui cherche à résoudre tous les mystères.

Dunkerque

J'adore Christopher Nolan et pourtant j'avais pas encore vu ce film car j'apprécie pas trop les films de guerre. Et bah c'était vraiment super. Les images sont magnifiques. Mais vraiment.

Je m'attendais à voir un truc grisâtre, déprimant, avec des nazis de partout mais pas du tout, la météo était belle (mine de rien ça change du classique film sous la grisaille).

C'est pas un film de guerre classique, les combats ici ne sont presque pas montrés (quelques affrontements aériens mais sans plus). J'ai presque pas reconnu d'acteurs, la musique est vraiment peu présente, ça joue énormément sur l'ambiance.

Godzilla 2 : King of the Monsters

Je suis pas super fan de film de monstre. J'apprécie quand j'en vois un, mais je vais rarement en voir.

Le "premier" était pas trop mal (en dehors de la fin où le gros monstre estime qu'il a fait son taf et qu'il peut partir fièrement retourner s'ennuyer sous l'eau…) du coup pourquoi pas une suite. Et bha en fait maintenant on sait pourquoi fallait pas.

Les effets spéciaux sont impressionnants. Tiens il y a la ptite de Stranger Things, hoo une hydre avec la tête qui repousse.

Houlla encore une heure de film à tenir ? C'est chiant. On s'ennuie.

Je sais pas trop pourquoi mais ça n'a pas été agréable de voir un combat de mite et de lézard qui se mettent ensemble pour buter l'hydre. J'arrive vraiment pas à y croire.

Once Upon A Time In Hollywood

Well well well, le tout nouveau Tarantino ! Sans surprise c'était bien.

Les dialogues sont toujours aussi cool. Ça part un peu dans tous les sens pour au final une histoire plutôt simple mais c'est ça qui est bon. C'est toute une ambiance et tout. Les moments de tensions sont bons, les moments d'humour aussi, les plans contemplatifs bien réussis, les acteurs impecs.

J'y suis allé sans m'être renseigné du tout, je ne savais pas de quoi ça allait parler. Pour ceux connaissant l'histoire vraie, il y a un super twist à la fin.

Die Hard 5 : A Good Day to Die Hard

Ha tiens il y a un 5ème ! Et bha c'est gentil mais fallait pas, hein.

D'un coup d'un seul ile fameux John McClane a un fils pseudo-badass qui sort de nulle part.

Le 4 était too much celui-là il est over 9000 ! Ça devient particulièrement ridicule.

Le précédent était encore supportable, là vraiment pas. Il a quand même rapporté du pognon donc … Il va y en avoir un sixième du 6, imaginez ma joie.

Die Hard 4 : Live Free or Die Hard

Rhaaa l'épisode de trop. C'est too much de partout.

Les cheveux sont plus là et le bon goût non plus. L'enjeu est d'ampleur nationale. C'est … fatigant et pourtant il y a Kevin Smith dedans.

Bref on peut s'abstenir largement. Je l'avais vu à sa sortie sans l'apprécier bha dix ans plus tard le sentiment est confirmé.

On sent que Bruce Willis commence à vieillir, ce genre de rôle ne pourra plus être crédible bien longtemps.

Die Hard 3 : Une journée en Enfer

John McClane fait équipe avec Samuel “Motherfucker” L. Jackson pour la vengeance de Jeremy Irons.

J'adore cet épisode (en partie à cause du jeu sortie sur Playstation à l'époque) où on visite un peu New York. John McTiernan reprend les rennes de son Die Hard et franchement c'est au moins aussi bon que le premier épisode.

Le rythme s'emballe, le scénar brille, les acteurs sont bons. Il y a même de ptites énigmes survolées, encore du panpan et plus de vroom vroom.

Franchement c'est l'apothéose.

Die Hard 2 : 58 minutes pour vivre

John McClane vient de changer son réalisateur mais tout se passe bien dans cet épisode. Il est un poil moins bien que le premier mais se laisse passer quand même. Ça prend de l'ampleur dans l'enjeu.

Le premier est un classique de Nowel, celui-là se regarde à Nowel mais n'est pas un classique. On se retrouve encore une fois avec les alliés théorique de John qui l'entravent/ne le croient pas. Bon c'est déjà vu.

Heureusement ça twist un peu à la fin. Et puis vas-y que je crash de l'avion de ligne.

Die Hard 1 : Piège de Crystal

Un classique de John McTiernan. De l'action, un Bruce Willis cheveulu, des panpans du Boom boom.

Alan Rickman incarne le fameux Hans Gruber. Il est génial, c'est un très bon film de Nowel.

C'est devenu un classique à raison. C'est lui qui a fait la transition entre les films d'action des années 80 et ceux des années 90. De légères touches d'humour, un montage nerveux. En dehors des looks, ça n'a pas pris une ride.

C'est ptet le meilleur des Die Hard (j'hésite avec le 3).

The Game

Un ptit Fincher des familles. Il est propre, efficace, réussi.

La tension monte de plus. C'est à en devenir parano. En plus Michael Douglas a toujours une certaine classe.

Par contre, la toute fin, la suspension d'incrédulité est mise à mal. C'est dommage parcequ'à peu près tout est crédible mais ça échoue à la dernière marche.

Ça reste quand même un très bon film. Au fait, vous avez perdu ! Je le rematte de temps à autre, c'est toujours un bon moment plein de suspens.

Kalidor / Red Sonja

La suite qui n'en est pas une de Conan. Bon, là on flirte avec le nanar. Mais le nanar avec quand même un sacré budget pour les canassons les décors et compagnie.

Il a bien plus mal vieilli que ses confrères. Premier film que je découvre ce mois-ci. L'expérience était quand même agréable, surtout en mettant en perspective avec les deux premiers.

À voir une fois et c'est tout et seulement si vous avez vu les deux premiers.

Conan Le Destructeur

C'est une suite plutôt fidèle mais quand même un peu moins bien. Les décors sont toujours aussi classe.

Le dromadaire a eu sa revanche, mais sa victoire n'est que de courte durée…

Je ne l'avais jamais vu et c'est pas sûr que je le rematte. Le monstre cheapos moche, Grace Jones en surjeu, Bombaata le relou… bref à faire une fois mais pas plus.

En plus j'ai l'impression de ne pas connaître ces musique, ce qui joue sur le sentiment globale j'imagine.

Conan Le Barbare

J'aime beaucoup ce film. Il est dans son jus et pourtant il fait pas non plus rire à ses dépens. Les effets spéciaux sont pas mal, l'ambiance est cool, les décors sont jolis.

Il a un rythme très posé que l'on ne retrouve pas dans les productions actuelles. Il y a peu de dialogue. Le grand vilain (le fameux Tholsadum) a une aura indéniable.

Et quand on apprécie également le Donjon de Naheulbeuk bha forcément, quand on entend les musiques forcément ça fait tilt.

Stand By Me

J'ai presque honte, j'avais jamais vu ce film culte. En plus c'est tiré d'une nouvelle de Stephen King. J'ai beaucoup aimé cette ambiance des années 50 avec les gamins qui grandissent ensemble en tentant de trouver une place dans le monde à travers des instants de camaraderie.

Ça ressemble un peu à Ça dans l'ambiance gamins-entre-potes. Il se passe pas de trucs foufous, pas de grandes scènes d'actions, mais on ne s'y ennuie pas pour autant. J'adore Stephen King (enfin ses adaptations, parce-que je lis pas).


Je viens de le revoir 3 mois plus tard dans le cadre d'un marathon des adaptations de Stephen King. Et ouai il est vraiment super.

Cette petite épopée des gamins où il ne se passe rien mais où tout est dans les interactions et les dialogues des gosses. Tout comme dans Ça (ouai j'arrive pas à ne pas en parler), on est dans un monde où le monde des adultes est cruel. Les adultes sont détestables, voir de pures raclures alors que les gamins sont insouciants, se moquent joyeusement mais tout en se pardonnant et restant au final bienveillant.

En se lançant le défi d'aller trouver le cadavre afin de grandir, ils vont grandir de par leurs interactions. C'est typiquement le genre de film où tu te retrouves dans la situation du narrateur qui comprend mieux son passé en y repensant avec des années de recul. C'est vraiment un film touchant.

Judge Dredd

Je n'avais pas revu ce film depuis au moins 20 ans. Et bha … ça a mal vieilli.

Je connais pas le comic dont s'est tiré, mais je pense que le sidekick relou au possible, le fait de compresser autant d'histoire sur aussi peu de temps (la présentation du perso, le fait de le détruire et de lui faire obtenir sa vengeance et tout) aussi vite ça m'a semblé baclé. C'est dommage parceque que ça aborde pas mal de sujets à forts potentiels (jusqu'où la justice est nécessaire, séparation des pouvoirs, eugènisme, dystopie des méga-cités, apartheid riches/pauvres).

Les effets spéciaux ont pris une grosse claque sauf le gros robot de combat qui étrangement est assez stylé je trouve. J'en avais pas trop de souvenir et bha c'était justifié. C'est très dispensable.

Rambo 1 : First Blood

C'est le seul film Rambo que je connais. Je ne sais pas comment sont les autres mais celui-là est vraiment super je trouve.

Le mec paumé qui se fait emmerder comme pas possible par les flics mais qui HOHO pas de bol c'est un héros de guerre qui sait se défendre… j'aime bien. Le mec qui passe en mode survie face aux flics abusifs.

De l'action sans que ça soit overkill à mon goût. Les musiques qui me font un peu penser à celles de Predator (ça se passe aussi dans la forêt, coincidence ?). Je me le rematterai encore dans quelques années avec plaisir.

Sicario 2 : Day Of The Soldado

Le premier a été réalisé par Denis Villeneuve et wow il m'a scié dès le premier visionnage. La mise en scène en jette et tout, ça a beau être un film avec pas mal d'action, il y a pleins de moments plutôt posés. Et bha le nouveau réalisateur a voulu garder cette pâte. Et je trouve que c'est franchement réussi.

Josh Brolin est toujours aussi immoral et Bénicio Del Toro redore son personnage dans cet épisode. Bref, il poursuit bien le premier.

Shape Of Water

Je l'avais pas encore vu et là aussi c'est une bonne découverte. C'est joli, l'histoire est pas si gentillette et les acteurs sont encore une fois cool. On croirait un peu un film de Jeunet et Caro mais non c'est du Guillermo Del Toro.

Même si j'ai pas vraiment aimé l'allure de la bestiole, j'ai vraiment bien aimé. C'est tellement rare de voir des persos muets dlans des films.

L'ambiance années 50 est génial et c'est super beau.

Récap 01 : Aout 2019

Heyhey une nouvelle section. Je vais tenter de m'astreindre à faire un ptit récap mensuel.

Ça sera assez varié je pense (ou pas).

J'aime beaucoup cette mode des récaps réguliers. Pas mal de projets y sont passés (chez les émulateurs à commencer par Dolphin) ou chez Mozilla avec les récap Rust, Webrender et compagnie. De plus en plus de bloggueurs en font aussi et c'est toujours sympa à lire du coup voilà je me lance.

Blog

J'ai publié 7 articles ce mois-ci. C'est beaucoup !

Bon en vrai De FAI à ISP est dans les tuyaux depuis juillet 2018, du coup j'ai capitulé, je l'ai fini et enfin publié même s'il ne me satisfait pas à 100%.

Pire encore, Se créer un initramfs manuellement est lui, commencé depuis décembre 2017. J'ai eu besoin de cet article pour me refaire l'initram et j'ai fini par retrouver le brouillon, donc je l'ai pas mal complété, poli et hop publication.

24 commentaires, 7 articles, 468995 requêtes, 43330 visiteurs uniques, 16.21Go de données.

Films

Beaucoup de films ce mois-ci et comme c'est la première fois que je fais ce genre de post, certains de ces films remontent à quelques semaines déjà. Ça sera un peu plus sérieux les prochaines fois.

Conan le Barbare (1982)

J'aime beaucoup ce film. Il est dans son jus et pourtant il fait pas non plus rire à ses dépens. Les effets spéciaux sont pas mal, l'ambiance est cool, les décors sont jolis. Et quand on apprécie également le Donjon de Naheulbeuk bha forcément, quand on entend les musiques forcément ça fait tilt.

Conan le Destructeur (1984)

C'est une suite plutôt fidèle mais quand même un peu moins bien. Le dromadaire a eu sa revanche, mais il est pas gagnant pour autant. Je ne l'avais jamais vu et c'est pas sûr que je le rematte. Le monstre cheapos moche, Grace Jones en surjeu, Bombaata le relou… bref à faire une fois mais pas plus.

Kalidor (Red Sonja) (1985)

La suite qui n'en est pas une de Conan. Bon, là on flirte avec le nanard. Il a bien plus mal vieilli que ses confrères. Premier film que je découvre ce mois-ci. L'expérience était quand même agréable, surtout en mettant en perspective avec les deux premiers.

The Game (1997)

Un ptit Fincher des familles. Il est propre, efficace, réussi. C'est à en devenir parano. En plus Michael Douglas a toujours une certaine classe.

Die Hard 1 (1988)

Un classique de John McTiernan. De l'action, un Bruce Willis cheveulu, des panpans du Boom boom. Alan Rickman incarne le fameux Hans Gruber. Il est génial, c'est un très bon film de Nowel.

Die Hard 2 (1990)

John McClane vient de changer son réalisateur mais tout se passe bien dans cet épisode. Il est un poil moins bien que le premier mais se laisse passer quand même. Ça prend de l'ampleur dans l'enjeu.

Die Hard 3 (1995)

John McClane fait équipe avec Samuel “Motherfucker” L. Jackson pour la vengeance de Jeremy Irons. J'adore cet épisode (en partie à cause du jeu sortie sur Playstation à l'époque) où on visite un peu New York. Des ptites énigmes survolées, encore du panpan et plus de vroom vroom.

Die Hard 4 (2007)

Rhaaa l'épisode de trop. C'est too much de partout. Les cheveux sont plus là et le bon goût non plus. L'enjeu est d'ampleur nationale. C'est … fatigant et pourtant il y a Kevin Smith dedans. Bref on peut s'abstenir largement. Je l'avais vu à sa sortie sans l'apprécier bha dix ans plus tard le sentiment est confirmé.

Die Hard 5 (2013)

Ha tiens il y a un 5ème ! Et bha c'est gentil mais fallait pas, hein. D'un coup d'un seul John McClane a un fils pseudo-badass qui sort de nulle part. Le 4 était too much celui-là il est over 9000 ! Il va y en avoir un sixième du 6, imaginez ma joie.

Once Upon A Time In Hollywood (2019)

Well well well, le tout nouveau Tarantino ! Sans surprise c'était bien. Les dialogues sont toujours aussi cool. Ça part un peu dans tous les sens pour au final une histoire plutôt simple mais c'est ça qui est bon. C'est toute une ambiance et tout. Les moments de tensions sont bons, les moments d'humour aussi, les plans contemplatifs bien réussis, les acteurs impecs. J'y suis allé sans m'être renseigné du tout, je ne savais pas de quoi ça allait parler.

Godzilla 2 : King of the Monsters (2019)

Je suis pas super fan de film de monstre. J'apprécie quand j'en vois un, mais je vais rarement en voir. Le "premier" était pas trop mal (en dehors de la fin où le gros monstre estime qu'il a fait son taf et qu'il peut partir fièrement retourner s'ennuyer sous l'eau…) du coup pourquoi pas une suite. Et bha en fait maintenant on sait pourquoi fallait pas. Les effets spéciaux sont impressionnants, tiens il y a la ptite de Stranger Things, hoo une hydre avec la tête qui repousse. Houlla encore une heure de film à tenir ? C'est chiant. On s'ennuie. Je sais pas trop pourquoi mais ça n'a pas été agréable de voir un combat de mite et de lézard qui se mettent ensemble pour buter l'hydre. J'arrive vraiment pas à y croire.

Dunkerque (2017)

J'adore Christopher Nolan et pourtant j'avais pas encore vu ce film car j'a