Barry Lyndon

Histoire :

Redmond Barry tombe amoureux de sa cousine Nora. Celle-ci souhaite néanmoins se marier avec un capitaine ce qui permettrait d'assurer un avenir à une bonne partie de la famille.

Redmond défie en duel le capitaine et gagne le duel, il doit cependant prendre la fuite pour éviter des accusations de meurtres. Il se fait dépouiller dans sa fuite et s'engage donc dans l'armée sans le sou alors que la France menace d'envahir le Royaume-uni.

Ressenti :

Brrrr, les histoires se déroulant dans les années 1700 c'est pas mon truc. J'ai horreur de cette époque et de tout ce qui entoure la bourgeoisie comme on se l'imagine de cette époque. Les perruques, le paraître, l'hypocrisie, les jeux de dominations masqués, ça se fait passer pour des puritains bref tout le bordel usuel.

J'ai plusieurs fois repoussé le visionnage de ce film à cause de cela mais bon, je continue sur ma lancée Stanley Kubrick. Là c'est un gros morceau de plus de 3 heures en plus, donc j'ai prévu le plaid prêt à subir les conséquences d'une éventuelle sieste.

Et j'ai pas réussi. L'histoire était moins neuneu que prévu, j'ai pas réussi à sombrer. J'ai même trouvé ça intéressant.

J'ai presque eu l'impression de voir un Scarface, en Angleterre, en 1750. On suit le destin d'un ptit gars qui n'en veut. Il part de presque rien et aspire à être anoblis et de vivre dans le faste et bon bha je vous spoil qu'un peu mais il y parvient. Non sans mal et avec quelques détours assez innatendus.

Bon même si l'aspect 1750 était bien présent, ce n'était pas non plus la sève du film. Pourtant le réalisateur s'est donné du mal pour que ça soit crédible. La musique est d'époque, certains costumes sont d'authentiques frusques d'époque (la très grande majorité a quand même été créée pour l'occasion, hein), l'éclairage était principalement à la bougie… Bref, ils ont tenté de pas trop tricher.

Au début du film ça montre un peu la guerre. Et c'est assez particulier quand même à l'époque. Les fameux red coat qui marche pépouzes à leur rythme en ligne droite pendant que les français les dézinguent. C'est … heu … pas très optimisé dis donc d'un point de vue stratégie.

Un peu plus loin dans l'histoire on a des passages où des personnages jouent aux cartes en pariant et en trichant. C'était assez marrant et j'imagine que ça a inspiré le jeu Card Shark (je n'y ai pas joué mais j'ai vu un peu des gens y jouer).

Bref, le film est une bonne surprise et ses trois heures sont bien passées.

Cyberpunk 2077

Et bhé… Ça fait quelques années que je l'attendais. Non pas comme le messie mais quand même j'avais un peu de hype.

Les trailers, les vidéos et tout ont suscité mon intéret très tôt dans le projet même si j'avais toujours une crainte latente dans le fond. Le studio polonais derrière le jeu jouit d'une cote de popularité sans faille avant la sortie du jeu. Leur travail sur The Witcher 3 a été acclamé autant par la presse que par les joueurs. Le jeu est immense, super bien fait aussi bien techniquement qu'artistiquement.

Bon pas de bol, je l'ai testé et j'ai pas accroché. Mais c'est en très grande partie pour son gameplay et surtout le fait que globalement j'ai vraiment du mal aux jeux à la troisième personne. Surtout les jeux modernes pensés pour être joué à la manette et j'aime pas jouer à la manette. Bref, après cinq six heures, j'ai abandonné The Witcher 3.

Mais quand j'ai appris que le prochain jeu du studio serait dans un univers cyberpunk mais que surtout ce coup-ci ce serait à la première personne, c'était comme si j'étais le dernier client qu'ils voulaient à tout prix charmer. Tout le monde a aimé leur précédent jeu sauf moi, du coup, là, ils adaptent leur cahier des charges pour convaincre le dernier réticent pour que moi aussi je les encense ! J'en suis sûr !

centre-ville un peu calme

Le centre-ville au lever du soleil, c'est encore calme

Bon, Cyberpunk 2077 est sorti dans un fracas assez énormissime. Faut dire que les "gamers" font drama de tout bois. Le studio pressé par le pognon des décideurs doit sortir le jeu au plus vite bien qu'ils aient réussi à reporter de plusieurs mois le jeu. Le jeu doit sortir sur les consoles vieillissantes et … bha … matériellement elles sont à la rue. Bref, ce qui devait arriver arriva, le jeu déconne à mort sur consoles alors qu'il s'en sort pas mal du tout sur PC. Sans surprise c'est le drame, ça fait des memes dans tous les sens, ça pleurniche. L'action en bourse du studio dégringole, ça parle de procès tout ça, les équipes du jeu viennent de se prendre des mois de crunch et ils vont devoir continuer pour patcher au plus vite pour que les brouettes puissent s'accomoder de la palette de parpaing que représente le jeu.

Le studio donne l'impression qu'il est perdu, la roadmap change sans cesse, le nouveau contenu valse toussa et bien qu'il y ait du drama, le jeu marche quand même bien. Il fait un bon nombre de vente mais les "gamers" étant les "gamers" ça crache sur le jeu très vocalement. Mais si l'on prend un peu de recul c'est quand même une grosse tuerie qui coche à peu près toutes les features du cahier des charges.

Une route bien remplie, d'immenses buildings, des poissons holographiques.

Ça y est on approche de l'heure de pointe matinale dans l'extrème centre.

J'ai suivi tout ça de loin en attendant patiemment d'avoir une machine capable de le faire tourner convenablement (et que les patchs améliorent l'expérience). J'ai un peu regardé des vidéos de compils de bugs, un peu de gameplay mais vraiment très peu pour ne pas me spoiler. De ce que j'en vois c'est magnifique mais j'ai peur que le gameplay en lui-même ne soit pas spécialement ma tasse de thé. Les combats ont l'air très RPG-esque, l'infiltration ça a l'air un peu bancal, la conduite tout le monde semble dire que c'est pas ouf (bien loin d'un GTA), la ville serait impressionnante de loin mais dans les détails ça ferait pas illusion bien longtemps. Mais tout ça, c'est issu de sources que je ne connais pas, c'est glâné au hasard du web et le tout de façon superficielle.

Enfin je l'ai !

Début janvier 2023, j'ai ma nouvelle carte graphique, le lendemain je me prends le jeu. Fébrilement je l'installe un jeudi soir en sachant que les 70Go seraient un peu longs mais au moins le lendemain je pourrai le lancer sans attendre. À 23h30 le téléchargement a fini. Faudrait ptet que je le lance pour voir s'il tourne bien sous linux, au cas où…

Je le lance, un ptit tour dans les réglages, je fous tout à fond. Il y a un benchmark intégré : c'est parti. WOW la claque visuelle !!! Et ça tourne entre 30 et 60fps je suis comblé.

marché nocturne avec des lampions : ambiance asiatique.

Rhaaa ce que c'est beau ce ptit marché nocture couvert.

Bon, tant qu'à y être je lance la campagne, histoire de configurer les touches juste pour voir. Hop, je fabrique mon perso. Couleur des yeux, coupe de cheveux, la barbe, les tatouages, taille de la bite, les stats. Hop, je lance le truc et seconde claque : mais qu'est-ce que c'est beau !!!

Ptain, ils ont pas déconné. Leur moteur graphique est ptet une horreur pour eux (d'ailleurs leur prochain jeu ils arrêtent, ils partent sur de l'Unreal Engine si je ne m'abuse) mais à l'écran ça en jette. Le design du premier endroit où l'on traine est très impressionnant. Bref, faut vraiment que j'aille au lit.

Alors alors d'un techniquement ?

Le jeu tourne parfaitement sous linux. Pas de problèmes spécifique, il passe très bien dans sway, je peux changer de workspace sans faire planter le jeu, c'est bien branlé franchement.

Le jeu sait très bien s'en sortir du bépo. Il galère pas avec les touches, c'est un très bon point. Par contre les cocos, certaines touches sont hardcodées… c'est pas bien malin. Bon c'est pas insurmontable mais c'est dommage de ne pas avoir permis de tout reconfigurer.

exterieur de la ville où les puits de pétrole trônent au milieu des cabanons délabrés

Certains extérieurs sont peu reluisants.

Bon visuellement je l'ai déjà dit mais c'est clairement très très impressionnant. C'est le jeu le plus abouti visuellement que je possède et de loin. La ville et ses éclairages sont vraiment convaincants mais alors par contre les personnages ... Ils sont tous particulièrement bien fait le dernier détail qui brise encore l'illusion sont les cheveux mais on se rapproche d'une expérience cinématique !

Le seul point négatif concernant les PNJ random c'est qu'ils ont trois morphologies uniquement : il y l'enfant, l'adulte et le gros. C'est tout. Bon, je me doute que c'est par "facilité" technique. Histoire de ne pas avoir à modéliser cinquante mille vêtements différents ni avoir trop de modèle d'animations différents. On va mettre ça sur le coup du cyberpunk : dans le futur, tous les gens se traficotent le corps pour rentrer dans ces idéaux de beauté et se standardiser. Hop, ça passe.

Une gargottes, des néons et des prostitués dans ce quartier animé surtout la nuit.

JigJig Street pour les soirs où les besoins se font ressentir.

C'est tellement bien foutu que c'en est très agréable d'aller se promener sans objectif, juste regarder le monde : les ruelles sombres, les plazza suspendues, le désert, les nuages, la pluie. Les jeux de lumières sont ouf. Le seul truc qui me manque pour parfaire c'est de pouvoir activer le ray-tracing qui n'est pas compatible avec les GPU AMD sous linux pour le moment mais il y a fort à parier que ça va arriver (merci à l'équipe de mesa en passant). Le jeu use et abuse de surfaces avec des reflets et sans ray-tracing ce sont ce qu'on apelle des screen-space reflections : c'est-à-dire que les réflets sont calculées par rapport à ce qui est affiché à l'écran. On ne peut donc pas avoir de reflet d'une chose non présente à l'écran ce qui marche très souvent mais qui donne des effets bizarres notamment lorsqu'on regarde une étendue d'eau et où donc les réflexions sur les bords gauches et droites de l'écran n'ont pas de réflets crédibles. Pareil, les miroirs ne marchent pas avec cette méthode. On est assez habitués, c'est ce qui se fait tout le temps mais les rares jeux qui ont implémenté ça en raytracing sont assez bluffant.

Un motel avec des palmiers et des éoliennes en bordures de ville.

D'autres extérieurs sont bien plus sympatiques quand même.

Bon par contre un point noir c'est qu'ils ont dû optimiser à mort pour que ça tourne convenablement et il y a un point où ça se remarque c'est les entités qui disparaissent dès qu'on a le dos tourné. Si jamais vous passez une voiture ou un piéton en vue, lorsque vous vous retournez, il y a fort à parier que ça ait disparu (et que ce soit remplacé éventuellement par un autre). Dans les phases de combats ou de courses pas de souci c'est pas affecté, mais dans les phases plus relax c'est tout le temps. Apparemment il existe des mods qui tentent de corriger ça mais non sans impact négatif sur les perfs.

Ma plus grosse crainte : le gameplay

Bon les devs se sont attaqués à un gros morceau : ils sont habitués à faire du RPG médiéval à la troisième personne et là ils transitionnent vers du GTA en FPS mais surtout en conservant leurs racines de RPG. Il n'y a pas tant de jeu comparable à vrai dire.

La comparaison avec les mastodontes que sont GTA, les FPS, les jeux d'infiltrations et les RPG risque d'être douloureuse et surtout parvenir à bien mélanger le tout c'est pas ce qu'il y a de plus simple.

Tuut Tuut

Bon commençons par la conduite : c'est ok+ on va dire. Il y a pas mal de voitures différentes et même des motos. Leurs comportements sont différents et du coup la conduite n'est clairement pas la même. C'est pas mal du tout. Par contre les sensations de vitesse on oublie.

La voiture semble tanguer en roulant à 88km/h.

Là c'est juste avant un accident ^__^

C'est dommage, ça se joue à pas grand-chose. Je pense que juste en réduisant le FOV avec la vitesse et en ajoutant un léger motion blur ça aurait déjà grandement amélioré le truc. Un autre truc chiant c'est qu'une fois que le véhicule est à vitesse max, la boucle sonore est insupportable. C'est aussi un détail mais c'est assez irritant surtout que c'est facile d'y arriver.

La circulation de la ville est pas très crédible. Ils conduisent tous de façon strictement identique et ça se ressent. Ils font pas d'écart, ils sont sur rails et c'est vraiment quand tu en percutes un qu'ils semblent avoir un comportement un peu plus humain quand ils prennent la fuite. Ha et là où c'est réaliste c'est que personne ne met son cligno…

Le compteur de la moto est interactif en vue à la première personne.

En moto c'est je préfère la vue à la première personne.

Pann Pann

Pour la partie FPS : c'est ok. Bon les déplacements sont assez lourdeaux, on se cogne souvent sur des éléments du décor mais ça peut aller franchement. Ça rapelle pas mal Mirror's Edge d'ailleurs dans les déplacements. C'est un style que j'apprécie pas trop mais c'est pas à chier non plus, c'est une question de goût.

Pour les flingues c'est pas mal varié mais pas non plus transcendant. On passe son temps à looter de nouvelles armes, comparer les stats associées et voilà. On a une dizaine de type d'arme différent en gros. C'est des trucs très réalistes qui pourraient déjà exister (ou presque), rien de bien exotique.

Une moto jaune au en bord de désert.

Mon fidèle destrier.

Par contre c'est le mélange FPS et RPG qui est très frustrant. Vous allez viser comme un dieu et enchaîner les headshots, cool non ? Mais vous allez le faire sur le même personnage : pour buter 1 ennemi il va faloir vider deux/trois chargeurs avec pas mal de headshots. Bha oui ma ptite dame : c'est un RPG, donc selon votre niveau et celui de l'ennemi bha on se retrouve dans la situation surréaliste où lui vous dégomme en one-shot en vous tirant dans l'orteil et où vous lui avez balancé dix kilos de plomb dans l'œil et qu'il tient encore debout. C'est le plus gros point noir à mon sens. Moi qui suis un très gros fan de FPS j'ai vraiment du mal à m'adapter à cette règle. Ça donne vraiment des combats éprouvants et frustrants où il faut se planquer derrière une caisse et s'attarder sur chaque ennemi pendant un long moment sans prendre le moindre risque.

Les sensations de tirs sont pas dégueux sinon mais c'est complètement annihilé par l'insensibilité des ennemis. Il y a d'ailleurs une belle collection d'arme contondantes ou de katana mais le maniement se réduit à coup rapide/gros coup/pârer. C'est pas ça qui va approfondir l'intéret. Le lancer de couteau est assez marrant cela dit.

Pfioumm Pfioumm

Bon niveau infiltration qu'est-ce qu'il y a à en dire ? Et bhé c'est dommage ça pourrait être excellent mais ça échoue à pas grand-chose. En gros, on peut pirater les ennemis pour leur infliger des dégats, les faire brûler, les rendre sourd, bloquer leur vision, les foutre dans le coma : c'est super cool. Ça marche avec un système de "RAM" qui est consommée et qui remonte petit à petit, c'est vraiment très bon.

Interface de piratage avec à gauche les choix possibles.

Ceux-là vont passer un sale moment à cause des piratages.

Par contre, à partir du moment où 1 ennemi vous a reperé, même si vous l'abattez sans témoin, loin de tout le monde, même sans coup de feu, vous passez en mode combat et tous les ennemis de la zone fondent sur vous. C'est justifié par le fait que les ennemis sont en réseau et qu'ils peuvent donc communiquer les uns avec les autres automagiquement. Du coup, à la moindre erreur, l'infiltration s'achève et là c'est baston. Pareil, si vous avez un flingue avec un silencieux, si vous tuez pas votre cible au premier coup, tout le monde sera alerté enfin parfois non (j'ai pas capté la logique). Et quand un headshot ne parvient pas à tuer une cible … bha … ça enlève tout l'intéret des flingues avec silencieux. Bon encore une fois, j'ai cru comprendre qu'il existait un mod pour cet aspect du jeu.

? ?

Et le RPG pur ? Le jeu demande de choisir parmis trois origines possibles pour son personnage ce qui débloquera des options de dialogues tout le long du jeu. C'est parfois anecdotique, parfois ça change un peu plus le dénouement de certaines situations. Mais ça reste assez gentillet sur ce point, c'est presque anecdotique.

Cependant, le jeu est truffé de dialogues à choix multiples et parfois certains sont assez difficiles. On a vraiment le sentiment que ça change la façon dont certains personnages interagissent avec nous. Ça marche vraiment très bien et pas uniquement dans la quête principale, même certaines quêtes annexes demandent à faire des choix avec des conséquences biens moindres mais qui sont des choix moraux assez difficiles.

Non là, sur ce point, rien à redire.

Marchand de journaux et de frites.

Quand il fait faim à 3h du mat. (non ça ne sert à rien)

On gagne des niveaux selon cinq arbres technologiques différents avec des compétences passives/actives à débloquer en fonction des points accumulés. Au début j'ai privilégié les compétences de baston mais par la suite j'ai voulu m'éloigner de ça pour aller plus dans l'infiltration et le piratage et ça a radicalement changé la façon dont j'ai abordé la suite des affrontements. Ça marche impec.

Il n'est pas possible de débloquer toutes les compétences, on est limité au niveau 50 et donc à vue de nez on ne peut débloquer que 40% des arbres technologiques, c'est pas con. On ne peut pas créer un dieu vivant.

Bon par contre un truc que je trouve étrange c'est concernant tout ce qui est quêtes annexes : en gros quand on arrive pour la première fois dans un nouveau quartier, on reçoit un appel du "fixer" local qui est à même de donner des missions. Et … c'est tout. On a beau aller voir la personne physiquement ou bien l'appeler, il ne se passe rien. Il faut aller sur la carte, vers une icône près de là où se trouve la mission pour que l'on reçoive un appel du fixer en question. Je trouve ce fonctionnement très étrange et absolument pas naturel. Ça brise pas mal l'immersion puisqu'au final on se retrouve à sortir la map et à se rendre sur un point fictif pour que “oh magie” un PNJ nous propose une mission quand on arrive à proximité. Je ne l'ai d'ailleurs compris qu'après avoir fini une première fois la quête principale. C'est dommage.

Le flou de mouvement est plutôt bien réussi contrairement à plein de jeu.

Pour une fois qu'un motion blur est réussi en floutant comme il faut sans baver sur les zones nettes…

Tiens le ptit détail qui m'a bien plu c'est que les quêtes ont pour nom des titres de chansons. Oui c'est tout con mais c'est raccord avec le fait que l'on suive un mec qui fait de la musique.

Style de jeu

Le jeu propose plusieurs façons d'aborder ses quêtes avec très souvent plusieurs moyens d'atteindre un endroit. C'est pas aussi travaillé qu'un Dishonored mais ça a le mérite d'exister. Pour rentrer dans un bar, on peut tenter de filer un pourboire au videur, le menacer de lui péter la gueule, trouver des billets auprès de la file d'attente ou bien trouver une entrée alternative. C'est pas toujours aussi varié mais il y a quasiment toujours au moins une alternative. C'est un excellent point, le seul problème c'est qu'on le voit vite arriver à dix bornes.

Au global

Bha le gameplay global est quand même plutôt bon. Il n'excelle sur aucun des points mais il n'est mauvais nul part pour autant.

Night City

La ville est le gros point fort du jeu. Le jeu parvient très bien à donner une impression de gigantisme alors qu'au final elle n'est pas bien grande mais sa construction est bien adapté à un jeu vidéo. C'est quand même parfois étrange, quand une mission nous demande de ramener une personne/un véhicule quelque part et que ce soit généralement à moins d'un kilomètre. Ça devient un peu une blague au bout d'un moment ^__^.

Balade en moto sur l'autoroute vers les éoliennes.

Ouai j'aime vraiment cet environnement ptet presque plus que la ville.

Les différents quartiers ont bien leur identité, on a le côté ville de bord de mer à touriste, le côté zone industrielle dégueulasse, les beaux quartiers en hauteur avec ses villas (ptet un peu trop petit cet aspect), le quartier chinois, le centre où les corpos ont toutes leur siège plus imposant l'une que l'autre.

Ha il y a également les ptits marchés avec les différentes gargottes qui sont très cool. Ils ont modélisé pas mal de restaus et bars (à putes parfois même). Je ne pensais pas pouvoir visiter autant de bâtiments différents, je pensais vraiment que la ville serait bien moins travaillée de l'intérieur.

On peut améliorer son personnage dans les cliniques des charcudoc qui propose différentes améliorations physiques. On aura assez vite la possibilité d'améliorer ses gambettes avec un système de double saut. Et là, wow, le jeu prend une toute autre dimension : de très nombreux endroits en hauteur deviennent accessibles. La ville est vraiment en 3D : il n'y a pas que les rues au niveau des piétons mais également tous les balcons, les rebords, les corniches, les toits qui ont été travaillés. Notre personnage a beau être lourdingue à se coincer dans le moindre potelet, il est quand même bien agile et sait s'accrocher à un peu tous les rebords, c'est une joie !

intérieur d'une bagnole parfaitement modélisé.

La vue subjective des bagnoles est pas très pratique mais ils se sont fait bien chier à modéliser tout l'intérieur de toutes les pagnoles.

La vibe cyberpunk est bien présente avec les écrans de pubs immenses, les néons et la météo accentue d'autant plus cet effet avec parfois une pluie sombre ou bien une tempête de sable nappant toute l'atmosphère d'un voile orangé que j'affectionne fort.

Ils ont fait un énorme boulot pour créer des marques, des logos, des designs pour les bagnoles, pour la bouffe, pour leurs bars. C'est très impressionnant et ça marche sacrément bien. Les marques de soda ont leur identité propre avec même un slogan et leur pub télévisée. D'ailleurs il y a même des émissions de téloches visionnables.

Et toujours concernant le world-building, ils ont créé un groupe virtuel avec un logo, une histoire, des concerts, des affiches et même des morceaux de musique. On finit vraiment par y croire ! Ce monde fini vraiment par exister et on en fait partie.

Je m'étonne même à ne pas passer les dialogues ni même certaines phases de déplacements. Il y a des points de fast-travel sur la map mais je ne m'en suis servi qu'une fois : le monde qu'ils ont créé est si chouette et captivant que je ne m'en suis pas lassé. Les différents quartiers de la ville ont chacun leur identité propre, mais je dois avouer que je ne saurai absolument pas m'y déplacer sans le GPS.

En fait on arrive dans une sorte d'uncanny valley : Night City est vraiment très bien faite mais du coup certains détails brisent le truc et sont presque dérangeants. C'est dommage et c'est probable qu'avec quelques années de plus de dev, ils auraient pu pousser encore plus l'immersion. On ne croise par exemple jamais de pompier ou d'ambulance, on a beau créer des accidents de bagnoles c'est sans aucune conséquence, on peut dépouiller un peu tous les environnements qu'on trouve sans que personne ne réagisse, il y a tellement de lieux ouverts que l'on peut visiter que ceux où c'est fermé c'est presque bizarre, il y a quasiment que des pubs pour des trucs de cul ou de bouffe, les piétons ne font presque que piétonner et il y a peu d'interactions sinon. Je ne critique pas, hein. Ils ont déjà atteint un sommet mais il y a tout un tas de pistes à explorer dans le futur.

16fps seulement dans le benchmark montrant le bar El Cojo Loco.

Du bar à l'américaine dans le benchmark.

En fait on sent que le jeu est un one-shot pour son studio. Ils ont fait le jeu et hop c'est un produit fini. Ils auraient adopté le principe du game-as-a-service avec l'intention de l'agrandir constamment tant que les clients sont là, la ville pourrait continuer de grandir et de gagner en crédibilité.

Mais là où j'ai été le plus surpris c'est qu'on peut sortir de la ville et arpenter le désert alentour. Alors certe, c'est bien moins dense d'un point de vue contenu, c'est sûr mais c'est pas non plus 100% vide. Déjà, c'est également très beau, mais en plus il y a un endroit avec des éoliennes, un autre avec des fermes sous serres, un autre avec une décharge immense… Ils n'ont pas négligé cet aspect pour autant.

Au final

Je me régale et malgré quelques points frustrants, je pense que la proposition globale du titre est assez hors norme.

Ils ont fait un gros boulot d'immersion qui est malheureusement négligé sur certains aspects mais ça se ressent.

Le jeu propose 100h de contenu et j'aurai adoré en avoir le triple ^__^ J'espère que les prochains DLC prolongeront bien la soupe.


Il y a plein de points que je n'ai pas abordé a commencé par l'histoire que je préfère vous laisser déguster. Elle vaut le coup d'œil à elle seule. Les sidequests sont vraiment très cool également. Il y a tout un tas de références à d'autres œuvres de SF (matrix, akira, gits, blade runner…).


La ptite place à la sortie du Cojo Loco.

La fin du benchmark avec 15 malheureux FPS.


Bon j'avais pas trop d'autre endroit où le mettre mais concernant l'histoire il y a un truc bizarre. En gros on a un personnage qui est mort il y a 50ans avec nous. On rencontre des gens qui ont vécu avec lui à l'époque et qui aujourd'hui ont tous l'air … bha d'avoir bien moins de cinquante ans. Encore une fois on peut mettre ça sur le coup du transhumanisme et tout mais c'est quand même bizarre qu'aucun n'ait plus de vécu que ça. Aussi bien physiquement que dans l'état d'esprit d'ailleurs. Et c'est d'autant plus étrange qu'il n'y aurait eu juste qu'à changer un peu les dates pour qu'il y ait moins de dissonnance sur ce point.

garé au milieu de nul part dans le désert (encore)

Oui oui j'adore cet endroit.

Récap 42 : Janvier 2023

Allez pour fêter cette nouvelle année, j'ai renouvellé ma carte graphique. J'ai un joli ptit monstre qui me permet de nouveau à jouer à un peu tout sans trop réflêchir à la compatibilité.

Du coup, premier nouveau jeu Cyberpunk 2077 et c'est un peu à cause de lui que du coup c'est assez calme sur le blog ce mois-ci.

Blog

J'ai retouillé deux trois trucs sur le blog. Déjà sur le RSS j'ai changé le titre des visionnages afin d'ajouter un ptit header reconnaissable. J'ai bidouillé également les catégories dans le flux histoire qu'il y ait des tags supplémentaires.

Et surtout j'ai pas mal modifié les pages de listings. J'ai viré les grosses cartes qui donnait un aperçu de chaque article et j'ai remplacé ça par un classement chronologique avec séparation mensuelle et je n'affiche plus que le titre. Ça donne un affichage bien plus compact, c'est plus pratique et j'ai quand même gardé l'aperçu que l'on peut avoir en survolant la ptite . Voilà, ça donne des pages plus légères visuellement.

En bref ce mois-ci : 1 article, 6 commentaires, 11 visionnages, 508943 requêtes, 52952 visiteurs uniques pour 9.01 Go de trafic.

Films

Séries

Willow

Aie aie aie. J'adore le film sorti en 1988. Ça m'émoustille plus que les films du seigneur des anneaux.

J'aime bien le ton pas trop sérieux mais sans non plus être dans la bouffonerie, les effets spéciaux, les décors, les acteurs, non j'aime vraiment beaucoup le film et là une série qui arrive près de trente cinq ans plus tard après de nombreux projets de suites et compagnie, enfin.

À la première vue du trailer c'est la douche froide. Bon, bha … Bha, je vais quand même regarder mais la hype est bien redescendue malgré une partie du casting qui est de retour.

Bon bha c'est un massacre. Rhaaaa ce que c'est navrant.

Le public cible est l'ado rebel mais le rebel vu par Disney donc pas vraiment rebel, hein. On a donc plein de mioches qui se galochent ou veulent le faire. Mais vraiment rien ne va, c'est blindé d'incohérence, c'est moche, ça semble déborder de pognon mais certains costumes sont de simples jeans, on a même droit à un personnage avec un onesie o___O.

Chaque épisode se conclue par une musique qui … n'a rien à voir. Alors qu'ils ressortent la musique d'origine à d'autres moments et que celle-ci est juste géniale : incompréhensible.

Ils visent un public d'ado qui n'a probablement pas vu le film mais ils font constamment des clins d'œil au film. Pourquoi faire ça ? Ils se sont clairement éloigné du film dans le ton et le public d'origine du film a quarante balais. Soit vous jouez le tout pour le tout et tentez de poursuivre ce qui s'est fait dans le film soit vous le zappez et repartez sur de nouvelles bases pour plaire à un nouveau public.

Ça déborde d'incohérences en plus. Il y a constamment des tentatives d'humour lourdeaude, les personnages sont pas attachants et la ptite équipe est juste en train de se tirer dans les pattes les uns des autres.

Rhhaa et puis ce pauvre Willow il est là que pour déballer du lore. Trois fois sur quatre ça ne sert à rien si ce n'est ajouté du lore assez insipide et ça sort un peu de nulle part. Ça donne vraiment l'impression qu'il a été rajouté parceque c'est le nom de la série : il ne sert à rien.

Le truc cool c'est que mims la fille du personnage est la vraie fille de l'acteur. Voilà, c'est bien maigre. À chier, encore une fois merci Disney.

Et visiblement aux US ça chouine parceque c'est woke. Et ouai dans un monde de magie et de créatures mythiques et compagnie il y a des personnages gays !!! Ptain, rien ne va dans la série et le seul truc que vous voulez reprocher c'est ça ?! Pffff que vous êtes lamentables.

Jeux

Cyperpunk 2077

Je me régale ! Mais je vous en parle un peu mieux très bientôt.

Nuxeries

J'ai changé de carte graphique et du coup il a fallu que j'adapte mon ptit nunux à cela. Bon je suis passé d'une AMD RX580 à une AMD RX6950. D'ailleurs c'est marrant il y a dix ans ou plus j'avais une radeon 6950HD qui n'a au final rien à voir.

Bref, AMD étant très sympa avec le monde du libre, ils contribuent au kernel linux avec un bout de driver libre (côté kernel) qui permet de faire tourner soit leur driver proprio à eux (côté userland) soit le driver libre communautaire (toujours côté userland). Et c'est intégré dans le kernel classique, rien d'exotique du tout.

Le seul truc un peu particulier, c'est qu'il faut s'assurer d'avoir le firmware correspondant au GPU que l'on possède. Du coup, la seule chose que j'ai réellement eu à faire est d'inclure le bon firmware dans le kernel. Pour cela, il suffit d'éditer la ligne CONFIG_EXTRA_FIRMWARE dans /usr/src/linux/.config et d'y ajouter les bons. Le brave wiki de Gentoo vous donnera les bons noms à ajouter.

Une recompile et on boot dessus et … c'est bon ça marche. Rien à modifier côté userland, mesa se débrouille comme un chef.

Merci AMD pour votre implication dans le libre ! Je continuerai d'acheter votre matos tant que ce sera le cas.

Vidéos

Un super moyen métrage français sur les origines de France Five : Message d'Outre-Espace. C'est très joliement bien fait.

Vrac

Tiens sur HN il y a un article super cool sur la victoire des réseaux sur les télécoms. Bossant côté télécoms mais fréquentant surtout le monde des réseaux j'ai vraiment bien aimé cet article que je trouve particulièrement juste.

Bon c'est en anglais mais en gros ça évoque les différences de cultures de deux clans qui ont les mêmes objectifs. C'est centré principalement sur SIP et j'avoue que j'aimerai bien un article un peu plus global et complet ^__^

Hachi : A Dog's Tale

Histoire :

Hachi est un chiot récuperé par Parker alors qu'il rentrait chez lui à la gare. Il le trouve abandonné et convainc donc sa femme de l'adopter.

Hachi a maintenant grandi et a pris l'habitude d'accompagner son maître à la gare et de l'y retrouver le soir quand il rentre du boulot. Un jour, Parker meurt au boulot et ne rentre donc pas mais Hachi l'attend inlassablement à la gare.

Ressenti :

Cette histoire vraie est ultra connue et plaît généralement à tout le monde. Elle s'est passée au Japon en 1923 et a déjà donné à un film japonais en 1987. Ici c'est donc le remake américain de 2009 qui recentre le récit aux USA.

Le film est sympa mais il est assez basique. Il n'y a rien de très marquant en dehors de son histoire. Comme prévu c'est un tire-larme. Ils ont misé à fond sur le piano omniprésent pour vraiment instiller une ambiance dramatique constamment.

Le film ne prend pas trop de risque. La plus grande folie est d'avoir parfois pris le point de vue du chien. On a donc des séquences en noir & blanc à hauteur de chien. Mais sinon c'est du tout convenu pour le reste.

Tout le monde est gentil, cette petite bourgade est toute mimi et la gare et ses environs c'est tout mimi. Le personnage principal prend le train pour aller bosser et se rend à la gare à pied. Franchement, qui y croit ?! Ce petit bledaillon est tout mimi et semble sortir d'un rêve de gamin.

Le toutou est mimi quand il est gamin mais c'est vrai qu'une fois grand c'est pas trop le genre de chien qui me plaît.

C'est un film facile qui plaira à beaucoup mais à mon sens il ne mérite pas sa note de 8.1/10 sur IMDB.

Le Bal des casse-pieds

Histoire :

Henry est un véto constamment débordé qui aspire à plus de sérénité mais il est tout le temps emmerdé par sa famille/ses clients/ses amis.

Il fait cependant la rencontre de Louise qui aspire elle aussi à plus de sérénité.

Ressenti :

Et bhé qu'est-ce que ça a mal vieillit.

La moitié des blagues ne marchent plus trop. Et puis le malaise de voir le mec de soixante balais vouloir se taper de la meuh de trente ans… Le truc est montré comme une évidence : le mâle avec une bonne situation qui couche avec une ptite jeunette à moitié subordonné.

Bref, vraiment vieillit. Ha et il y a aussi la représentation des homosexuels qui est pas glorieuse.

Non il n'y a pas grand-chose à sauver. Le casting 4 étoiles ne fait pas de miracle.

Ikiru

Histoire :

Kanji est un employé de mairie de longue date qui a perdu toute motivation.

Il apprend qu'il est atteint d'un cancer incurable et qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il décide de quitter son taf sans rien dire et de tenter de profiter des joies de la vie, ce qu'il n'avait jamais vraiment fait auparavant.

Ressenti :

J'ai eu du mal à me plonger dans le film. Je trouve le démarrage assez rèche : c'est tristouille, la forme du film est très datée, le choc culturel est assez difficile à encaisser. Mais au bout d'un moment ça prend une autre tournure et là ça a regagné pas mal d'intéret.

Le pauvre Takashi Shimura fait vraiment de la peine à voir. Le gars est abattu avec un air de chien battu d'exception. C'est le genre de personnage qui a plus tendance à m'énerver (ouai manque d'empathie), j'ai envie de le secouer toussa. Et du coup c'est pour ça que le premier tier m'a été un peu difficile. J'ai envisagé d'abandonner le film tellement j'ai cru que ça allait tourner en rond.

C'est drôle de voir que déjà dans les années 50 même à l'autre bout du monde l'administration atteignait une dimension absurde. Certaines choses sont universelles… Et d'ailleurs la morale du film à ce propos est assez triste :-/

L'illustration des tourments de l'administration a une mise en scène assez cool avec chaque service se renvoyant la balle. On est entre le laissé-passer A38 et un monstre kakfaïen.

Il y a apparemment un remake britain qui vient de sortir et qui d'ailleurs est bien plus court.

Le film est sympatique mais pas des plus attrayants et tarde vraiment à démarrer. Je suis étonné de le voir aussi haut dans le classement IMDB…

A Clockwork Orange

Histoire :

Alex est un jeune problèmatique qui préfère trainer avec son gang en tabassant et violant ce qui passe devant lui plutôt que de se plier aux règles de la société. Malgré les dissensions dans son groupe, il reste le leader à la poigne de fer.

Un soir qu'ils vont encore une fois faire une incursion chez une pauvre victime, il se fait trahir par ses compères et il finira dont en prison.

Ressenti :

J'ai un peu de mal à saisir la hype autour de ce film. J'apprécie mais sans plus. J'ai du mal à mettre le doigt sur ce qui me gêne du coup j'apprécie tout juste le film sans le trouver si bien que ça.

Bon déjà tout le délire sur l'argot mi-cockney mi-russe me laisse blème. J'imagine que le film voulait se donner un air de film d'anticipation décrivant un éventuel futur proche (de l'époque) et tout l'effet que ça me fait c'est d'un truc vieillot qui est au final très ancré dans les années 70. Pas de bol, le style visuel est très marqué 60s/70s ça n'aide pas. Et en plus, la BO du film qui a voulu reprendre des morceaux de classiques réinterprêté avec des gros synthés qui tâchent ça donne encore une fois un aspect rétrofuturiste vieillot au film.

Le film évoque donc le gouvernement britain qui experimente la méthode ludovico permettant de "guérir" les condamnés en les conditionnant à détester la violence et le sexe. Du coup les personnes traitées ne sont plus à même de violer ou d'agresser et deviennent donc d'honnorables citoyens. Brièvement la première personne qui s'oppose à cela est le cureton local qui évoque le fait que ça supprime le libre-arbitre du condamné et que ce n'est donc pas plus moral et pas non plus une véritable guérison. Ce n'est que dans un second temps, par l'intermédiaire des médias qu'il y a une certaine opposition face à ce procédé.

La première moitié du film est divertissante mais n'amène au final que peu de réflexion. On suit juste Alex et ses drougies dans leurs méfaits. La seconde moitié du film est quant à elle bien plus dense en sujets de réflexion.

Comme dit précédemment ça évoque déjà l'aspect moral d'une telle méthode. Ça parle également de la manipulation par l'écrivain opposant au gouvernement qui est prêt à tout pour apporter de l'eau à son moulin (d'autant plus quand on combine cela à ses désirs plus personnels de vengeance). Il y a également la récupération politique qui est bien explicite. Sauf que tout cela est amené par un scénario que je trouve tellement balourd que c'en est un peu neuneu.

Une fois relâché dans la nature, ses parents l'ont remplacé par un mec random qui occupe sa chambre, il décide de quitter son domicile et tombe pile sur le clochard qu'il avait aggressé et qui le reconnait. La coïncidence est quand même étrange. Comble de malchance, les policiers qui passent par là sont deux de ses anciens membres de gangs qui se rebellaient contre son autorité. La coïncidence est encore plus suspicieuse. Les deux lurons maltraitent notre pauvre victime, le tabassent et le laisse en pleine nature. Mais ho lala, c'est à deux pas de la baraque d'une de ses précédentes victimes dont ils ont violé la femme ! Sérieux ?!

Ce qui partait sur un film sérieux, lourd et plutôt bien pensé tombe dans un enchaînement de probabilité miraculeux. Du coup ça donne l'impression de tomber dans un conte philosophique assez balourd.

Oui, on a compris que le gars va se prendre un retour de karma dans la gueule. Que même s'il est guéri, il n'a pas pour autant été puni selon la société et que le retour de bâton va être sévère.

Bon, c'est pas pour autant le propos principal de cette seconde partie. Je pense que l'intention est plus de montrer que tout le petit monde qui gravite autour n'est pas aussi vertueux qu'il en a l'air. Les flics sont des pourris adeptes de violence, le gars qui s'occupait de la réhabilitation d'Alex est lui aussi un poil sadique, les médecins baisent pendant leur job, les politiciens virevoltent de bord pour redorer leur blason… Mais je sais pas, ça me donne l'impression que c'est écrit par quelqu'un de très naïf qui découvre le monde.

Bref, le film ne m'est pas spécialement des plus agréables. Il me laisse assez de marbre. Je trouve qu'il ne mérite pas autant son engouement. Et j'ai assez de mal à comprendre pourquoi il n'entre pas plus en résonnance avec mes goûts.

C'est loin d'être le chef-d'œuvre que l'on encense régulièrement pour moi. C'est bien mais sans plus. D'ailleurs il n'y aurait pas autant de cul et la violence serait un peu moins visuelle il pourrait presque être montré à des gamins comme conte de nowel : “Soyez sage les enfants sinon voilà ce qu'il va se passer !”

Arizona Dream

Histoire :

Axel se voit proposer un poste de vendeur de bagnole chez son oncle. Alors qu'il bosse avec son cousin, deux clientes débarquent en braillant.

Les deux garçons finissent même par se faire inviter par la mère la fille à dîner chez elle. Axel tombe amoureux de la mère qui a au moins trente ans de plus que lui.

Ressenti :

Quel étrange film. Je suis très probablement passé à côté de plein de trucs. Il faut probablement se laisser porter sans lutter.

Le film est une romance comédie drame. Certains passages sont loufoques et d'autres bien plus lourds, c'est un étrange mélange. Du coup j'avoue ne pas trop savoir qu'en penser.

Certaines scènes sont vraiment très drôles et ça enchaîne avec un évènement des plus dramatiques du coup c'est assez dur de s'impliquer dans un sens comme dans l'autre. À ça on rajoute les rêveries de Johnny Depp chez les inuits et de son poisson et … bha je suis assez désemparé.

Tous les personnages sont dans une étrange dualité. Le film joue avec les métaphores et du coup chaque perso semble à première vue décalé et limite risible alors qu'ils ont globalement des motivations souvent assez simples et pures. On a par exemple le cousin qui vend des bagnoles mais qui est fan de cinéma et rêve d'être acteur. Le souci c'est qu'il joue les starlettes alors qu'il n'a réussi à convaincre personne. Il est donc assez souvent risible alors qu'il ne fait manifestement de mal à personne et qu'il n'est au fond pas vraiment triste non plus.

La mère semble complètement délurée avec des rêves de fabriquer une machine volante avec Axel son amant. C'est à première vue, encore une fois, un truc dont on peut se moquer. Ils fabriquent un truc de bric et de broc qui ne peut absolument pas marcher. Mais après, c'est au final un hobby sans grande conséquence et puis vouloir voler est un rêve assez commun. Tenter de poursuivre son rêve avec la personne que l'on aime n'est au final pas si risible et c'est même une situation plutôt cool.

On a un schéma assez proche avec la fille qui, si l'on y prête pas attention, a un comportement qui prête à moquerie mais qui au final ne le mérite pas vraiment. C'est un peu comme ça pour tout le monde notamment l'oncle…

La BO du film est assez cool notamment In the Deathcar composée pour l'occasion par Goran Bregovic et chantée par Iggy Pop que tout le monde connait. Le morceau est d'ailleurs devenu plus culte que le film lui-même.

Toujours à propos de la musique, vers la fin il y a un groupe méxicain qui est vraiment très drôle. Ils se retrouvent là, dans le salon en train de jouer Besame mucho pour quatre adultes lors d'une fête d'anniversaire. Cette très étrange situation où le gâteau n'est même pas bouffé et où la fête s'essoufle en deux secondes est tellement décalée que ça m'a bien fait rire.

Bref, c'est un film étrange qui se laisse voir mais qui nécessite pas mal d'empathie et de bienveillance pour être apprécié je pense.

Singin' in the Rain

Histoire :

En 1927 l'acteur Don Lockwood et sa comparse à l'écran Lina Lamont sont les coqueluches d'Hollywood. L'arrivée du cinéma parlant va s'annoncer comme une rude épreuve, Lina malgré sa beauté imparable possède une voix assez dérangeante et un accent assez pécor.

Le prochain film ne peut pas être muet et cela s'annonce donc assez difficile.

Ressenti :

Je m'attendais à pas aimer et puis … bha ça va c'est assez drôle malgré la forme assez daté. Déjà à l'époque les fonds animés en bagnoles étaient dégueulasses ;-)

Le film parle de cinéma et surtout de sa transition vers le parlant. C'est assez chouette de voir certaines réflexions qui avaient lieu à cette époque.

Les acteurs n'étaient que des mimes qui étaient moins biens considérés que les acteurs de théâtre qui eux étaient bien plus complet et subtils. Le cinéma parlant n'a aucun intéret et n'apporte rien au divertissement. Les musiciens de plateaux devant instiller une ambiance deviennent inutiles et doivent donc dégager. Les musiciens de la salle également. Ça parle également des problèmes de synchronisation lors de la diffusion. Bref, il y a tout un tas de ptits détails de ce genre qui m'ont plu.

Il y a notamment une scène assez drôle où les voit galérer à prendre le son des acteurs. Les micros sont planqués dans le décor et sont soit bien trop sensibles soit bha … tout l'inverse. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que ce soit abordé dans ce genre de film.

On voit d'ailleurs de hangars de tournage où plusieurs films sont filmés simultannément côte-à-côte. Alors qu'en passant au cinéma parlant, le tournage nécessite le silence et même un local isolé où a lieu l'enregistrement audio.

Par contre tous les passages de chansonnettes et de danse … bha … c'est clairement pas mon style musical. Certaines restent tout de même impressionnantes de par les performances physiques des danseurs mais voilà, c'est pas non plus ma tasse de thé.

Malgré son grand âge, le film étant devenu culte, il a connu de nombreux remasters et bha du coup l'image est très propre. Le son aussi d'ailleurs.

Voilà, le film est bien plus cool que ce que je pensais. C'est une agréable surprise et même si je ne le recommanderai pas à tout le monde, il peut surement trouver un public qui saura l'apprécier.

Un effet marche étonamment bien c'est la transition fluide entre l'action en couleur et le film en noir et blanc. Ils se sont vraiment bien démerdé pour que l'effet visuel marche sacrément bien !

North by Nortwest

Histoire :

Roger Thornhill est enlevé par des hommes qui semblent le prendre pour Georges Kaplan et tentent de lui soutirer des informations qu'il n'a vraisemblablement pas. Il parvient tout de même à se sauver de justesse et se fait arrêter par la police.

Il amène les flics chez ses râvisseurs où tout est mis en place pour l'accuser d'ivresse. Il part donc à la recherche de Georges Kaplan pour tenter de tirer tout cela au clair.

Ressenti :

Et bhé quelle histoire ! Des retournements, des agents doubles, de la poursuite, du voyage. C'est chouette comme tout !

Le scénar est super bien ficellé. Il y a tout un tas de ptits détails discéminé pour justifier tout ce qui se passe. C'est astucieusement foutu.

Le spectateur est tout d'abord perdu tout comme le personnage principal. D'ailleurs on le quitte jamais, tout ce que l'on voit/entend est vu/entendu par Roger Thornhill. On vit l'enquête tout comme lui et c'est vraiment bien foutu.

J'ai beaucoup aimé le passage dans l'hotel où Eve Kendall répond au téléphone et note quelque chose sur le calepin puis retire la feuille. Roger feind sa douche et profite de l'absence d'Eve pour grifonner le papier pour révèler ce qu'elle a écrit. Cette scène est référencée dans The Big Lebowski ^__^ Maintenant j'ai la ref !

Techniquement le film est très joli avec une image très propre grâce à un remaster récent. Par contre on voit bien les incrustations vidéos en bagnole bon là rien de bien surprenant. Par contre c'est plus pour les décors peint que c'est assez étrange. Il y a notamment le plan de l'acceuil de l'ONU qui du coup fait un drôle d'effet. C'est étrange d'avoir eu recours à cette technique pour un plan plutôt anodin.

Par contre juste après il y a une contre-plongée du Roger qui s'échape de l'ONU qui utilise la même technique mais que je trouve vraiment très belle. Ça se voit que c'est 100% fake et il y a presque un aspect cartoon mais j'adore le rendu. Ça ne dure que 2s mais c'est probablement mon plan favori du film de par son esthétisme.

J'ai bien aimé le ptit clin d'œil final où l'on suggère que le couple couche ensemble et que le montage enchaîne sur un train rentrant dans le tunnel. Une élégante subtilité ^__^

Le film est vraiment très cool et vaut le coup d'œil. C'est un excellent moment qui a plutôt bien vieilli malgré ses effets spéciaux particuliers. La grammaire visuelle et de montage est déjà la même qu'aujourd'hui.

On profite d'ailleurs du film pour se promener aux USA et on s'en va même au mont Rushmore avec ses célèbres sculptures. J'étais fasciné par ce monument plus jeune, je ne sais pas trop pourquoi et au final maintenant je le trouve plutôt moche.

Prey for the Devil

Histoire :

Une nonne bosse dans un établissement de l'église où sont admis les gens en attente d'un exorcisme.

Cet établissement est également une école où sont formés les exorcistes et accueille en ce moment une gamine qui a besoin d'aide.

Ressenti :

Rhaaa ce que c'est mauvais.

C'est inintéressant, ça n'apporte rien d'original et ça déborde de jump scares inutiles.

Je le mentionne régulièrement mais bon, un film qui s'appuie sur les jumpscares c'est une grosse preuve d'échec. Il peut y en avoir, mais si c'est le seul moyen de faire un tant soit peu d'effet sur le spectateur c'est perdu.

C'est un film d'horreur assez classique. Et malheureusement il n'apporte absolument rien de nouveau. J'ai pas vu beaucoup de film d'exorcisme mais là il suffit de voir The Exorcist sorti cinquante ans plus tôt et étant la référence absolue pour se rendre compte qu'il n'y a rien de plus ici. C'est … décevant.

Non c'est naze et j'ai dû m'occuper à côté pour pas capituler avant la fin.

Ha au fait, ils ont même mis un jumpscare pour lancer le générique de fin…

C'est pas drôle, c'est pas beau, c'est pas spécialement bien joué, non il n'y a rien de remarquable dans ce film. Insipide.

Le seul truc à retenir est le jeu de mot du titre Prey for the Devil et non Pray for the Devil. Voilà … prey / pray.

Voilà, j'imagine qu'ils ont fait le film après avoir eu l'idée du titre sans avoir plus d'inspiration pour tout le reste.

Barbarian

Histoire :

Tess arrive à son AirBnB mais la maison est déjà occupé par un autre client ayant réservé sur une autre plateforme à la même date. Ils décident de cohabiter pour la nuit malgré une grande méfiance.

Le lendemain, Tess tombe par hasard sur une pièce cachée dans le sous-sol avec un lit dégueulasse, un saut et une caméra. Elle en parle à Keith le coloc qui décide d'aller voir.

Ressenti :

Dis donc, ça ressemble beaucoup à une production A24. C'est joli, c'est posé, c'est bien fait, c'est un film d'horreur vraiment bien foutu et pourtant ça n'en est pas un. Il s'est d'ailleurs fait rembarrer.

C'est un film qui mérite d'être découvert sans spoiler. C'est prenant pas trop intense, bien joué et bien emballé. Les acteurs sont très cools avec notamment un Richard Brake que j'adore mais qui ici n'a qu'un rôle mineur mais surtout Justin Long un habitué de Kevin Smith.

spoilers

Déjà situer l'action dans les banlieux à trois quart abandonné de Detroit c'est chouette. Cette seule baraque intacte au milieu de ce quartier tout pourri ça situe bien l'ambiance.

D'un point de vue horreur c'est vraiment bien branlé. Ça ne s'appuie pas sur des jumpscares grossiers mais juste sur une atmosphère lourde, la peur du noir, un sound design délicat et surtout sur un "monstre" peu montré. On ne le discerne jamais vraiment bien sauf à la toute fin.

A.J est vraiment le pire des pourris. Le mec est un gros forceur qui ne se remet pas en question et qui ne s'inquiète que de sa carrière et de son pognon. Et à la fin il sacrifie sa sauveuse sans aucune hésitation ! Ce passage m'a vraiment surpris. J'ai cru que c'était juste une réaction imaginée, le montage le laisse croire et non il a vraiment balancé par-dessus bord la pauvre Tess.

Vraiment ce final est très très chouette.

J'ai beaucoup aimé le début où l'on ne sait vraiment pas si Keith est digne de confiance ou non. Le mec est un poil trop gentil, insiste pour faire boire. Et puis c'est Bill Skarsgard quoi… Le mec a une allure de psychopathe trop bien coiffé !

Je recommande très chaudement ce film qui est un excellent film d'horreur.

Le titre vient du fait que la maison où se passe une bonne partie de l'action se situe au 746 Barbary street à Detroit. Rien à voir avec des barbares ou autre.

Franchement, je suis étonné qu'A24 n'ait pas voulu produire ce film qui au final ne ferait pas tâche dans leur catalogue.

The Menu

Histoire :

Tyler invite Margot dans le restaurant très particulier du non moins étrange mais tout de même prodigieux Chef Slowik. Cette île où tous les ingrédients sont récoltés/pêchés/chassés va être le théâtre d'un repas dont la mise en scène égalera l'extravagance des mets confectionnés.

Les clients seront cependant assez vite décontenancés.

Ressenti :

Tiens donc en voilà un film pas mal du tout. J'ai bien aimé les présences d'humour légèrement saupoudrées sur son lit de film d'horreur. La légèreté des saveurs s'estompent progressivement pour laisser la place à un goût plus âpre.

La déco quasi-idylique ne parvient pas à masquer le personnel très froid et dont l'aigreur semble se dévoiler lentement mais surement. Les cuistots dans le fond agrémentent la décoration du lieu en s'affairant docilement et promptement aux ordres du chef charismatique mais il faut avouer que les pointes d'acidité de la maître d'hôtel contraste dès le début. Ce qui au départ ne se remarque qu'à peine prend petit à petit le dessus et recouvre toutes les autres saveurs. Il en résulte un malaise lancinant et qui recouvre petit à petit tout le reste.

À chaque fois que le fumet de la surprise s'estompe, un nouvel ingrédient perturbe le plat et ajoute saveur au scénario. C'est très agréable et évite la lassitude qui pourrait poindre. La texture du plat est donc de plus en plus oppressante et c'est là que la vraie nature du film se révèle : une comédie horrifique qui se laisse déguster même sans faim.

Je ne suis pas resté sur ma faim et la prestation des acteurs y est pour beaucoup. Chacun des personnages a un rôle symbolique avec notamment la critique suivie aveuglément par son assistant insipide, les bros insupportables dont le businness a fonctionné malgré leurs magouilles, le fan limite hystérique qui n'y connait au final pas grand-chose, le couple de bourges qui profitent d'un système sans même se rendre compte de leurs privilèges… J'ai beaucoup aimé cette brochette qui se complète bien.

Mais en plus d'être délicieux par son scénar, la présentation de l'assiette est réussie avec une mise en scène propre. Point de fioriture mais une déco très propre qui permet d'instaurer une ambiance globale avec cette île isolée et cette salle très classieuse mais au final peu châleureuse.

Ralph fiennes a retrouvé son nez et joue ici un antagoniste très impressionnant malgré son apparente innocuité. Il sera au final non comestible.

spoil de la recette

J'ai beaucoup aimé les moments où chaque visiteur se retrouve confronté à sa punition personnalisée. C'est une sorte de Saw de la bouffe.

Anya Taylor-Joy reprend un rôle assez proche de ce qu'elle tenait dans Split : c'est une victime collatérale qui n'était pas visé par le meurtrier. Elle l'intrigue d'ailleurs et a quelques points communs que ce dernier remarque également (leur profession les amène à devoir répondre aux attentes de leurs clients). Et comme dans Splitt elle s'en sort en rentrant dans le jeu du bad guy après l'avoir analysé et compris plus ou moins ses motivations.

D'ailleurs ce burger final a l'air pas mal, non ?

Je me demande à quel moment il décide de l'épargner :

  • Est-ce le moment où il semble prendre du plaisir de cuisiner un plat simple ?
  • Est-ce le fait que ce soit la seule à ne pas être aveuglée par la réputation et sa cuisine pompeuse ?
  • Le fait de demander le doggy bag ? Il se retrouve à jouer le jeu du restaurant jusqu'au bout et à la laisser finir son repas plus tard, à la maison ?

Voilà, ce bon repas est rafraîchissant et même son dessert est satisfaisant et saura caler à peu près n'importe que coin du moment que vos papilles sont réceptives au sucré/salé de la comédie horrifique.

Big Bug

Histoire :

En 2045, une maison se retrouve en confinement forcé par les robots gérant la maisonnée.

Toute une brochette de personnage va tenter de s'en sortir.

Ressenti :

Mon ressenti ? Le malaise et l'ennui.

Wow c'est rare de tomber sur ce genre d'ovni. Ça se veut drôle ça ne l'est pas, ça se veut fin observateur et critique de la société … c'est d'un balourd et évident. Le décor est joli mais alors le jeu d'acteur c'est tout bonnement hallucinant.

Je ne comprends pas ce film. Qu'est-ce qui s'est passé ?!

Jean-Pierre Jeunet est un réalisateur qui a quand même un sacré palmarès (surtout ses tout premiers films). Son film précédent avait fait un joli four alors que bon, il était pas naze mais c'est vrai que c'était assez inintéressant. Du coup le pauvre gars était en mal de financement. Il n'y a que Netflix qui lui a tendu la main pour réaliser ça et … bha … voilà quoi.

Le grooos point noir c'est l'écriture des personnages. Il n'y a aucune subtilité. On croirait presque une pièce de théatre écrit par un collègien. Tous les personnages sont des clichés ambulants.

  • La mère de famille divorcé qui veut à tout prix retrouver l'amour avec ses hobby désuet et avec le feu au cul.
  • Le mec qui veut se la taper, couard et qui feind l'intéret mais au final un vrai con mais avec le feu au cul.
  • Son mioche ado rebel qui s'emmerde avec son vocabulaire de djeuns avec le feu au cul.
  • La gamine ado intelligente et subtil avec le feu au cul.
  • L'ex-mari qui nous sort un accent tout droit sorti de Pagnol technophile qui veut se taper une jeunette.
  • La fameuse jeunette, la secrétaire débilos qui étrangement n'est pas blonde mais qui a le feu au cul.
  • La voisine gentille avec son ptit chienchien qui s'invite un peu trop qui rend pas ce qu'on lui prête (non je l'aime bien elle mais parce que c'est Isabelle Nanty).

Ça c'est pour les humains. Bon j'imagine que c'est l'effet recherché mais tous ont un aspect irréel. Ils font des trucs insensés le tout saupoudré de trois tonnes de surjeu. Bha à cause de ça on a aucune empathie pour eux. Ils sont enfermés chez eux et malmenés par des robots ? Ha bha tant pis pour leur gueule.

Le film s'ouvre sur une émission de téloche où des androides promènent leurs humains en laisse. Si c'est pas assez subtil pour vous, au milieu du film un androide arrivent dans ce bastringue et leur demande de faire les animaux. Si c'est pas assez subtil, un personnage dit clairement que c'est une perte de dignité. Il fallait vraiment que le message passe, la subtilité n'est pas de mise ici.

Tout l'aspect critique de la modernité est tellement appuyé que c'est couillon. On croirait un enfant de 8 ans qui essaye de faire son exposé. À côté de ça, on a la vision d'un gros boomer sur les personnages :

  • Mécha monique la boniche robote des années 50 il ne lui manque que le déguisement de soubrette (non elle a pas le feu au cul), désespérement en quête d'amour et de reconnaissance.
  • Ça déborde de cul sans que ça n'apporte rien au film et c'est là encore vraiment pas crédible : sérieux tu as un robocop dans ton salon qui a des lasers et qui peut buter n'importe qui et toi tu veux juste aller t'envoyer en l'air plutôt que de tenter de t'échaper ou autre ?
  • À la fin (ouai je spoile mais franchement épargnez-vous ce film), le couple divorcé redevient comme par magie amoureux alors qu'ils n'ont absolument pas colaboré ou eu de moment entre eux. Ça arrive comme ça sans prévenir.

Bon je vais pas critiquer les effets spéciaux. C'est pas trop pourri mais on s'en tape un peu. Par contre qu'est-ce que c'est long. Presque deux heures quand on s'emmerde et que chaque idée et blagounette tombe à plat c'est un calvaire. Tout ça pour une résolution nazebroque.

Ha et dis donc le gars ils seraient pas un peu un rageux du covid ? Déjà de base un confinement imposé par des robots à la logique défaillante c'était encore une fois trop subtil. Il fallait donc qu'un personnage évoque le covid-52 toussa. Vraiment c'est dommage que ça soit aussi pataud dans son écriture.

À mon avis le film pourrait être bien meilleur dans un remake. Alors déjà, rendre les humains plus humains en estompant leurs stéréotypes et en les rendant plus attachant. Sérieusement, ils ne sont pas moins flippants que les androides qui sourient quand ils t'annoncent que tu vas en prison. Donc un peu moins de loufoqueries dans leurs comportement et un chouilla plus de sérieux général.

Enlever les sabots aussi. Parcequ'à vouloir se la jouer "je dénonce grave, regardez comme la techno c'est de la merde" à un tel niveau ça se tire une balle dans le pied. Ha et moins de cul parceque ça donne l'impression que c'est un frustré envieux de tous les autres qui baisent. Le deus ex machina final ? Allez je le tolère.

Ha et pour finir le dernier truc naze : pourquoi à la fin il suffit de râler sur un panneau publicitaire pour qu'il explose ?!

Récap 41 : Décembre 2022

Une année de plus qui s'achève. Petit point météo : il a fait chaud puis froid puis chaud. Je me suis même fait bouloter par un moustique le 20 Décembre…

Ces derniers temps un truc qui me plaît beaucoup c'est le bordel qu'il y a entre Twitter et Elon Musk. J'adore le Fediverse, j'en ai déjà pas mal parlé mais là du coup avec les frasques du milliardaires mégalo et irrespectueux (je reste très gentil) il y a eu de nombreuses vagues de nouveaux arrivants sur Mastodon principalement. Ça m'amuse beaucoup mais je dois avouer que j'ai l'impression que ça y est, le Fediverse commence à devenir un peu plus mainstream et à être sérieusement consideré par diverses entités.

Blog

Pas de post ce mois-ci en dehors du récap.

En bref ce mois-ci : 1 article, 5 commentaires, 15 visionnages, 545896 requêtes, 56388 visiteurs uniques pour 11.05 Go de trafic.

Films

Hey j'ai dépassé les 500 posts de visionnages ce mois-ci 🎉 C'est Back To The Future qui est le cinq centième ! Ouai c'est possible que ce soit fait exprès même si c'est qu'un détail.

Mon favoris de ce mois … Retour Vers Le Futur. Et dans les films que j'ai découvert de mois-ci j'hésite, Green Book était très très cool mais Avatar 2 était quand même si poussé techniquement que je pense que ça sera lui.

Séries

Arcane

Au bout d'un an je me suis décidé à mater Arcane la série basée sur Leagues of Legend.

Je n'ai jamais joué à ce jeu et ça ne m'attire absolument pas. Par contre les quelques vidéos qu'ils ont fait m'ont toujours attiré. J'aime beaucoup le style visuel avec une 3D très cartoonesque qui joue énormément sur les effets de particules, d'éclairs, de particules, de fumées qui m'ont toujours beaucoup rappelé le boulot de Michel Gagné un animateur avec un style visuel assez singulier (il a notamment bossé sur The Iron Giant ou aussi sur le jeu Insanely Twisted Shadow Planet (qui s'est également offert les services de Dimmu Borgir, rien que les cinématiques valent vraiment le coup).

Bref, leurs vidéos étaient déjà très cool. Mais là pour la série ils ont récidivé et ont signé avec le Studio Fortiche pour une série d'animation avec un budget ultra confortable. Et … wow le résultat visuel est bluffant. Juste cet aspect est un argument suffisant pour regarder la série.

Wow, ça a pas déconné. La qualité visuelle est ouf. Ça a vraiment monté d'un cran et surtout ça a réussi à rester très constant. Il n'y a pas d'épisodes moins travaillés que les autres. Non non, ici du début à la fin l'animation est poncée.

Lors de la production ils ont d'ailleurs créé une ptite pénurie d'animateurs qualifié en ayant embauché beaucoup de monde. Bref, ça a sorti le cash et ça s'est donné du mal pour un résultat visuel ultra qualitatif au style charmeur.

Mais c'est pas pour autant qu'ils ont négligé l'histoire. Non même ce point est très cool. Et surtout ils ont pas visé leur public de joueurs. Non non, ils ont fait un truc qui se comprend sans connaître le jeu et son univers.

J'ai beaucoup aimé l'histoire et bon … bha … on reste sur sa faim comme avec toute bonne série. Il va vraiment faloir une suite (c'est prévu).

Bon par contre le seul point que j'aime moins mais c'est anecdotique : la musique. Mouai j'aime vraiment pas les choix qui ont été fait mais bon ça reste vraiment mineur.

Jeux

Teardown

Rhaaa çui-là je l'avais commencé et vite laissé tomber. Mais là j'ai recommencé de 0 et ils ont ajouté un peu de contenu et surtout ils ont bien amélioré les perfs et corrigé des bugs.

Le jeu ne crashe plus du tout \o/.

Vous incarnez un gars qui bosse dans la destruction. Et qui va donc faire quelques missions de destructions de bâtiment.

Sauf qu'en vrai, dès la seconde mission ça prend une tournure un peu plus … particulière. Vous allez vous retrouver à dérober des documents chez un concurrent, voler des œuvres d'art, dégommer des bagnoles pour de la fraude à l'assurance… Ouai c'est un business pas si réglo que ça au final.

Le jeu est techniquement ultra impressionnant. C'est un jeu à base de voxel mais contrairement à Minecraft, les cubes sont ici bien plus petits. La physique du jeu est bien plus réaliste (mais pas parfaite non plus). Péter un truc le fera valdinguer, le faire péter projetera des morceaux qui percuteront et abîmeront ce qui est se trouve sur la trajectoire. Le feu se propage, la fumée se dégage la pluie trempe … bref c'est bien plus immersif qu'un vulgaire minecraft.

Ha et visuellement c'est une tuerie. Le jeu utilise du raytracing mais sans avoir besoin de carte graphique spécifique. C'est un moteur maison qui n'a pas vraiment d'équivalent. Les lumières sont top avec des rebonds, de l'illumination globale, la gestion des éclairages volumétriques et dynamiques. Ça rend vraiment très bien. Par contre ça bouffe pas mal.

Franchement sortir son extincteur pour éteindre des flammes c'est bluffant. Les flammes sont pas top mais elles sont procédurales, la fumée qui s'en dégage et créer des mouvements réalistes est top, l'espèce de mousse de l'extincteur qui tombe par-dessus et qui étouffe la combustion. C'est étonnament réaliste malgré l'aspect visuel voxel.

Les premières missions tournent vite en rond. Mais ça devient plus intéressant au bout de six/sept missions.

Le jeu se déroule en deux phases : une phase de préparation de la mission où l'on a tout le temps que l'on veut puis la phase d'execution du plan qui ne donne généralement qu'une minute pour accomplir les objectifs.

C'est ultra plaisant de faire un premier run "à sec" et de se dire qu'il va nous faloir au moins cinq minutes pour tout parvenir à accomplir. Puis on se créé un raccourci à traver un mur, on se fait un pont à autre endroit pour passer sur un toit, puis on pète deux trois obstacles un peu trop gênant. Puis on place un véhicule sur lequel on accroche un objectif que l'on rapproche de la cible. Bref, on recommence et là il ne reste plus que quelques secondes à optimiser encore. Le sentiment d'accomplissement est énorme malgré l'absence de challenge classique.

Il n'y a pas d'ennemis, les objectifs sont faussement simplistes mais si on rentre dans le jeu ça devient un puzzle où il y faut se créer une solution. Il n'y a pas 1 façon de gagner prédéfinie, c'est au joueur de se créer son parcours et tout. C'est top.

Et quand on progresse dans le jeu on a même le droit à des outils de plus en plus fun.

La variété des objectifs est également à signaler, on a pas l'impression de faire la même chose en boucle !

Glass Onion

Histoire :

Un groupe d'amis reçoivent chacun de leur côté une boîte/puzzle les conviant à un week-end pour élucider le faux meurtre de Miles Bron leur ami milliardaire.

Ils arrivent sur place et il s'avère que Benoit Blanc le célèbre détective privé hors pair a également été convié à la surprise de Miles Bron qui ne semble pas être au courant. Tout se met en place pour cette partie d'enquête ludique.

Ressenti :

J'avais vraiment beaucoup aimé Knives Out qui était particulièrement réussi aussi bien techniquement que dans son histoire. Une belle brochette de personnage dans une grande baraque pour une partie de Cluedo. Le film avait réussi à un joli coup d'éclat avec pas mal d'idées qui sortaient de l'ordinaire.

Ce nouveau film semble annoncer le début d'une franchise s'articulant autour de Benoit Blanc incarné par Daniel Craig. Le concept est très sympatique et donc c'est parti pour ce second épisode.

Les bases sont assez proches donc. La formule semble conservée. Une brochette de personnages biens différents. Un environnement très particulier, ici c'est une île de milliardaire excentrique.

Mais j'ai été assez déçu et je trouve ce film bien en deça du premier. Déjà, ça regorge d'effets numériques assez grossiers. Pourquoi s'entêter à vouloir créer des trucs extraordinaires si ça jure tellement que ça brise l'immersion constamment ? Un peu plus de sobriété et du vrai décor ferait l'affaire.

Un exemple tout bête c'est la boîte en bois d'invitation. Pourquoi avoir fait un truc physiquement impossible ? Ça apporte quoi au film ?! Une simple boîte en vrai bois, que les acteurs peuvent manipuler, avec ces quelques puzzles aurait fait l'affaire ! Mais non, faut un truc qui s'ouvre, bouge dans tous les sens et qui une fois ouvert tu t'aperçois que le dessus où il avait les puzzles c'est ultra fin… C'est un détail insignifiant qui a aucune incidence sur le déroulé du film et pourtant déjà ça me dérange. Et le film est bourré de trucs du genre.

spoilers

Ce qui m'a dérangé c'est l'histoire. Dans le premier c'était le point fort.

Ici, au tout début on s'attend à ce que le riche qui organise sa fausse mort comme jeu soit réellement tué mais c'est très vite désamorcé. Du coup, la prochaine hypothèse c'est quoi ? Que le gars qui convie tout un tas de monde chez lui… y tue des gens, du coup de base ça devient le suspect numéro 1 alors qu'il n'y a pas encore eu de meurtre.

Là, le film débute réellement, il y a le meurtre, bon bha … avec qui le mort a interragit juste avant de mourir ? Le riche !

Bon bha tout concorde, mais comme c'est un film à twist, il va y avoir un truc. Et … bha non.

Il se passe tout un tas de trucs plus ou moins utiles faussement alambiqué. Mais en gros le twist principal du film c'est que Andi n'est pas réellement Andi mais sa sœur jumelle. L'idée est pas vraiment mauvaise, ça pourrait même être sacrément bien mais l'impact est complètement foiré à mon goût. Je m'explique : Vers la moitié du film, on a le droit à un flashback de ce qui s'est passé avant le début du film. On y découvre donc que Andi a été tuée et que du coup sa sœur jumelle se fait passer pour elle. Mais comme ça s'est passé avant le début du film, qu'on ne connait donc pas Andi et qu'on a pas les motivations des persos, bha franchement on s'en carre total. Le twist est juste naze. Et le problème c'est que ça tourne principalement autour de ça.

En plus comme le scénariste tient absolument à ce que ce soit très explicite, la phase d'explication est très longue. Le flashback est long, on revoit mêmes certaines scènes qui étaient un poil étrange et qui du coup sont plus compréhensive. C'est étrange de faire ça pour un film qui a été fait pour Netflix avec donc la possibilité de faire pause et de revenir en arrière pour revoir les détails que l'on aurait pu manquer. Bref, c'est vraiment balourd.

Et le final est assez peu satisfaisant.

C'est pas nul mais c'est juste vraiment moyen et sans finesse. Le premier était rondement mené mais là je sais pas trop ce qui s'est passé mais ça donne le sentiment de la suite Direct2DVD cheapos à l'arrache alors que ça a dû coûter cher.

Il va y avoir d'autres films dans la série mais je dois avouer que ça m'a pas mal refroidi.

Amsterdam

Histoire :

Burt et Harold sont des vétérans de la première Guerre mondiale et sont désormais amis. Harold l'avocat demande à Burt le médecin de pratiquer l'autopsie de leur supérieur militaire qui est mort à peine rentré au pays.

Il s'avère que ce dernier a été empoisonné et que ça cache tout un complot.

Ressenti :

Mais quel bordel !

Ça part un peu dans tous les sens et j'ai le sentiment que le film est volontairement peu clair histoire de perdre les spectateurs. Ça n'en est pas désagréable pour autant. Une fois après avoir laché prise et qu'on se laisse porter ça se déroule plutôt bien.

Il y a une palanquée de personnages variés et tout un tas de ramification. Il y a du flashback, des persos qui disparaissent et réapparaissent bien plus tard.

La raison du voyage et son dénouement n'ont au final pas tant d'intéret. Le voyage est juste cool en lui-même. Le trio est assez marrant d'ailleurs avec leur relation assez atypique.

Les décors sont beaux les costumes aussi, les années trente sont superbement bien rendues à l'écran. La mise en scène est assez chouette avec plein de plans assez somptueux. C'est un film très screenshottable d'ailleurs. Le cadre, les perspectives, les placements des acteurs : j'aime beaucoup l'aspect visuel.

Ha et le casting c'est le grand jeu ! Il y a de la star à tous les niveaux. Et ça fait plaisir de voir un De Niro comme cela ! Il joue pas les ptits vieux impotents, il joue pas les comiques, non il a un rôle sérieux mais pas non plus trop majestueux, non c'est bien pile comme il faut !

Mais bon, faut avouer que malgré tous ses points positifs, le fouilli de son intrigue est quand même son plus gros défaut. C'est d'autant plus étrange que ça donne un arrière-goût hyper complexe alors que le dénouement est au final plutôt simpliste. Et c'est tellement gros que je pensais qu'il y avait un twist dans le "twist". Et le pire c'est que le film prend bien soin d'expliquer ce qu'il vient de se passer à la toute fin histoire d'être sûr que l'on comprenne bien le twist. Mouai c'est un peu étrange.

Du coup, j'ai passé un franchement bon moment, mais le final dénote un peu trop que c'est un peu la déception. Bref, au final le film est cool mais est vraiment pas passé loin du film excellent. C'est assez proche de American Hustle qui est du même réalisateur mais c'est bien en deça. Ça mérite tout de même le visionnage.

Le jeu d'acteur est globalement impec mais certaines réactions sont assez déconcertantes. Parfois c'est tellement surréaliste que je ne sais pas trop si ça a été baclé ou une tentative d'humour un peu foireuse.

C'est dommage de s'être donné autant de mal sur un début de scénar bien alambiqué, d'avoir un casting de rêve, une technique au poil pour avoir un final plat et des dialogues parfois des interactions entre les personnages aussi peu crédibles.

Beyond the Infinite Two Minutes

Histoire :

Kato découvre par hasard que son ordi permet de voir ce qui se passe 2 minutes dans le futur devant sa téloche. Avec son employé de café il teste donc cela

Ils vont expérimenter un peu ce qu'il est possible d'en faire.

Ressenti :

Excellent petit film ! Je me suis régalé.

Le concept est très simple mais les implications sont assez drôles. C'est un régal si comme moi vous aimez les histoires de voyages temporel. Ici ce n'est qu'une boucle de 2 minutes dans le futur mais le scénario parvient à en faire des trucs très cools.

Les personnages découvrent le concept en même temps que les spectateurs et ça y va molo pour que l'on ait le temps d'assimiler le fonctionnement du truc. Et du coup on est pas brusqué et ça rend bien.

Le film est très drôle avec sa ptite brochette de personnages sympatiques. Le dénouement parvient à aller assez loin d'ailleurs. C'est court et évite donc de trop rallonger la sauce.

J'imagine que pour filmer ça a dû être un bordel sans nom pour parvenir à synchroniser les acteurs avec leurs versions du futur/passé.

Ça rapelle un peu One Cut Of The Dead : c'est un petit film japonais mais avec un concept très fort et une réalisation faussement simpliste. Celui-ci a cependant plus de revoyabilité.

Le générique final montre des images du tournage, c'est assez bref et petit mais très appréciable !

Causeway

Histoire :

Lynsey revient aux USA après son engagement militaire en Afghanistan. Elle a besoin de rééducation car son convoi a été attaqué.

Elle n'a qu'une idée en tête, retourner sur le terrain malgré les contre-indications de son médecin. Son mal être ne semble pas s'estomper entre sa relation difficile avec sa mère et les nombreux souvenirs douloureux qu'elle a chez elle.

Ressenti :

Une production A24 ! Wouhouuu chouette !

On a donc une Jennifer Lawrence qui joue donc une militaire mais on a aucun archétype usuel. Elle n'est pas badass, elle n'est pas violente, elle n'est pas bas du front, elle est pas sportive/musclée, non, elle est juste normale physiquement et par contre un peu détruite psycholoqiquement sans pour autant devenir psychopathe. Rien que cet aspect vaut le coup d'œil !

À côté d'elle on retrouve principalement Brian Tyree Henry (Paper Boy dans Atlanta notamment) qui est lui aussi super cool en évitant pas mal de clichés. Non franchement l'écriture des persos est top. Et beaucoup de leurs interactions ne sont pas orales mais juste dans leurs pauses, leurs regards, leurs gênes.

Le scénar est très court (le film n'est pas bien long) mais le jeu et la mise en scène sont si bien foutus que ça reste un moment très plaisant et surtout ça ne sonne pas creu.

spoils

L'affrontement entre les persos arrive assez tard et est vraiment très chouette. J'ai beaucoup aimé que justement le film joue sur les non-dits et des sous-entendus et que ça soit justement le point qui soit soulevé dans la dispute. Les réponses évasives de l'un et l'autre deviennent un point de discorde.

Ma scène favorite a été la visite de Lynsey auprès de son frêre en prison. Comme James, je ne pensais pas que son frêre était en vie, mais en plus découvrir qu'il est sourd et donc communique en LSF avec sa sœur ça fait un choc en plus. C'est l'interaction la plus émouvante de tout le film avec toutes les mimiques qui accentuent d'autant plus les émotions des personnages.

Je ne pensais pas autant accrocher au film. Je l'ai maté en étant fatigué et quand j'ai vu comment ça démarrait j'ai imaginé ronfler avant d'atteindre la moitié du film et pourtant j'ai tenu et sans même forcé !

C'était vraiment très cool, tout doux. Voir ces deux personnages fragilisés tenter de se reconstruire est très agréable. Voilà, je recommande bien si vous voulez un film tranquilou et émouvant.

Witness

Histoire :

Le petit Samuel avec sa mère Rachel sont des amish en voyage en train vers Baltimore. À la gare, le petit est témoin d'un meurtre dans les toilettes.

Il est le seul témoin et va donc tenter d'aider John Book en charge de l'enquête. Il s'avère que le mort est un flic mais que … le meurtrier l'est également et John Book ainsi que le gamin sont en dangers.

Ils fuient pour se réfugier dans la communauté amish le temps de pouvoir mettre ça au clair.

Ressenti :

Je suis un peu tombé sur çui-là au hasard et forcément de nombreux passages font penser au clip Amish Paradise de Weird Al Yankovic. La cohabitation des touristes et des amish un peu difficile, le montage de grange toussa quoi.

Mais au-delà de cet aspect comique, le film est au final assez gentillet. C'est le gentil flic intègre qui va s'opposer au flic ripou en aidant dans la gentille communauté amish en s'intégrant très vite et en se faisant apprécier de tout le monde.

Le dénouement aussi est assez gentillet. C'est un peu trop convenu et candide à mon goût malgré un démarrage à base de meurtre de flics ripoux pour de la drogue.

Ça m'a quand même intéressé. J'avoue ne pas du tout connaître la culture de la communauté amish du coup j'ai profité du film pour voir un peu ça. C'est marrant de voir qu'aux USA il y a tout ce mouvement.

Voir coexister au même endroit des bagnoles et des carioles… Que les amish sont devenus une attraction touristique. Je pensais réellement que dans le clip de Yankovic il s'agissait d'une blague mais visiblement non ça existe réellement !

Bon, le film me laissera pas un souvenir impérissable.

Avatar 2 : The Way of Water

Histoire :

Jake et Neytiri ont leur ptite famille désormais avec leurs gamins et d'autres adoptés. Tout va bien mais le retour de ceux qui viennent du ciel vient tout perturber.

Ils décident donc de s'exiler afin de fuire l'affrontement puisque ce ne sont pas les na'vi qui sont la cible mais bien Jake. Ils se rendent donc auprès d'un clan de na'vi vivant dans un récif à plusieurs centaines de kilomètres.

Ressenti :

J'aime bien le premier mais sans plus. Mais j'admire son aspect technique et du coup on s'est chauffé pour aller voir sa suite.

On a sorti le grand jeu : séance IMAX 3D en VOST. Par contre pas de bol on était au second rang, donc ultra près de l'écran et du coup … bha on était pas super bien installé, et on percevait les pixels … pas ouf dommage. Mais on en a pris plein les mirettes !

C'est une débauche technique absolue. C'en est même arrivé au point où j'ai même pas eu l'impression de voir un film d'animation, non tout était suffisamment crédible pour que … bha … j'ai eu l'impression de voir un film live action quoi. Alors que on va pas se le cacher, il n'y a plus grand-chose de tangible à l'écran. Il y a bien moins d'acteur humain à l'écran que d'image de synthèse, il n'y a plus aucun décor physique (pas moins que dans le 1, hein). Mais le rendu, les lumières, les détails des personnages sont tellement poussés que ça ne donne plus l'impression de regarder un truc 100% de synthèse.

L'histoire. Bha… j'ai beaucoup aimé. Bon il y a quelques pirouettes pour se raccrocher au premier film. On sent que lorsque le premier a été fait, ça n'a pas été pensé pour avoir cette suite mais c'était surtout un film unique à la base. Alors que dans çui-là, ils ont bien fait en sorte d'ouvrir tout un tas d'arcs possibles. Ça marche vraiment bien. Et autant il y a un peu de frustration de ne pas avoir tout un tas de réponse à la fin du film, autant je suis persuadé que l'on aura les réponses dans les très prochaines suites. Là ils ont déjà prévu trois suites et ça va s'enchaîner beaucoup plus qu'entre le 1 et le 2.

L'histoire est un peu moins simpliste que le premier même si ça va pas pisser bien loin. Alors que le premier il y avait une grande part d'assimilation culturelle, bha là ils nous ont ressorti ce même couplet mais entre deux tribus de na'vi. Ça fait un peu redite mais c'est à mon sens quand même un très bon passage de ce nouvel opus. C'est la parfaite occasion pour nous faire rêver avec la faune et la flore locale. James Cameron est un grand fan des fonds marins et on sent qu'il a voulu transmettre sa passion dans ce film.

J'enfonce une porte ouverte mais ouai c'est magnifique ces environnements "naturels". Ici point de forêt luxuriante mais des récifs coraliens de toute beauté avec de la bioluminescence de partout. C'est très charmeur et la réalisation sans faille est super cool. Et d'ailleurs la 3D amplifie le truc. Usuellement j'aime pas la 3D dans les films mais là, sur ce film couplé au système IMAX (c'est une 3D que je perçois bien et qui n'est sombre) j'ai pris mon pied. Il y a quand même le point négatif où j'ai tendance par moment à tenter de regarder non pas l'élément dans le focus mais ce qu'il y a dans le flou et là … eurk avec la 3D c'est particulièrement afreux comme sensation.

Niveau musique, bha malgré la disparition de James Horner qui était présent sur le premier opus, on reste en terrain connu. C'est du "more of the same". On retrouve les éléménents typiques de James Horner avec le fameux motif de trompette distinctif (que j'adore). Et ça s'explique facilement, l'ogre a ch c'est Simon Franglen à la manœuvre qui officiait régulièrement.

spoils

C'est ptet un peu trop facile comment en début de film on nous explique que “Hey Grace a eu un gamin alors qu'elle est morte on sait pas trop comment c'est posisble.” On doit le prendre pour acquis mais … heuu … vraiment, je dois pas me questionner plus que ça ? Surtout quand dans la suite du film elle semble si différente de tout le monde !

C'est assez étrange d'ailleurs, une fois déménagée chez les na'vi navy, c'est la seule qui semble plutôt à l'aise à savoir instinctivement respirer comme il faut sous l'eau, elle se régale à observer ce nouvel environnement toussa. Et pourtant elle déprime le plan suivant alors qu'elle était toute exaltée.

Et puis, ces histoires de crises d'épilepsie c'est évacué trop vite. Bon même si je me doute que ça sera bien plus poussé dans la suite. J'ai comme l'impression qu'elle va devenir un personnage principal plus tard.

Plus globalement, l'histoire tourne ici beaucoup plus autour de la famille. La famille Sully est quand même assez particulière : lui est un humain devenu définitivement na'vi, sa femme est une authentique na'vi à quatre doigts, il a un premier gamin a quatre doigts, un second à cinq doigts, une ptite dernière à cinq doigts à cela on rajoute Kiri qui est la fille de l'immaculée conception de sa mère décédée avant l'accouchement et enfin Spider un humain qui a toujours vécu avec les na'vi. Sauf que ce dernier, est un peu moins intégré à la famille par la mère puisqu'il s'agit du rejeton du méchant du premier qu'elle a tué soit dit en passant.

Et tout ce petit monde tente de s'intégrer dans une tribu de na'vi qui a eu une évolution différente et qui sont donc physiquement foutu un peu autrement. Ça parle donc beaucoup d'intégration et de différence culturelle et ça montre surtout que ça peut s'outrepasser et se gommer.

La bataille finale est assez jouissive. Déjà, c'est super bien "filmé", la mise en scène est super claire et le montage n'est pas hystérique. Mais en plus qui ne jubile pas de voir les gros cons d'humains ultra stéréotypé à niquer toute la nature sans aucun remords se faire défoncer par une baleine intelligente et massive avec en plus une Neytiri enragée qui se déchaîne comme pas possible ? Voir la baleine profiter de sa morphologie pour faire un carnage et se venger est trop chouette. Mais alors Neytiri qui est ultra agile, efficace et une chasseuse hors pair c'est ouf. C'est juste un poil dommage qu'au final on sent bien que c'est ultra centré sur les personnages principaux. Les humains ne sont vraiment que de la chair à arc, les autres na'vi ne sont pas vraiment utiles.

J'ai beaucoup aimé le fait qu'alors que dans le premier la conquête de Pandora soit motivée par l'extraction de l'unobtainium, ici, c'est le fluide issu des glandes de baleines permettant de stopper le vieillissement qui est devenu la raison de ces coûteuses missions. J'aime beaucoup le fait de réorienter les préoccupations des humains. Ce ne sont plus les ressources "basiques" qui motivent de tout saccager mais juste la perspective de confort et volonté d'immortalité (c'est pas évoqué mais j'imagine que si le vieillissement est stoppé la mort est repoussée). Et il faut avouer que dans notre vraie vie actuelle, il y a de plus en plus de recherche de substance permettant effectivement de stopper voir annuler le vieillissement des cellules.

Un point très étrange du scénario c'est les motivations de l'antagoniste. Dans le premier film, la volonté était de virer les na'vi pour exploiter les ressources minières sous leur village. Là, par-contre, j'ai pas trop compris. Le but c'est juste de se venger ? Mais se venger de quoi ?! C'est bien expliqué que Quaritch dans le 1 est mort, mais qu'il y avait un backup de son esprit et ses souvenirs (qui date de quand précisément on ne sait pas alors que ça a de sacré conséquence sur la psyché du personnage). Ils ont donc récuperé tout ça et implanté ça dans un na'vi un peu à la manière d'un avatar mais sans avoir de corps humain rattaché au final. C'est le « projet phoenix ».

Mais du coup, pourquoi veut-il se venger ? Lui étant vivant et ses souvenirs datant d'avant sa mort, il n'a rien à se venger. Et puis les humains sont prêts à dépenser une somme colossalle de pognon pour assouvir la vengeance de ce gars ? Buter Jake Sully et Neytiri (ouai parceque c'est quand même elle qui le tue quand même) ne va rien leur apporter. L'unobtainium ne se trouve pas là où il y a Jake, les baleines et leur jus est loin de Jake également. Non ce point me dérange pas mal quand même.

Il va y a voir une drôle d'ambiance à la fin : Neytiri était à deux doigts de buter Spider pour faire sauver son mioche des mains de Quaritch. Elle a vu grandir et s'est occupé de Spider pendant des années, mais là elle est prête à le sacrifier… J'imagine que le retour à la maison va être très étrange. Les discussions seront assez … douloureuses.

J'ai eu l'impression de voir un Best-Of de James Cameron. J'ai retrouvé pleins d'éléments de ces précédents films :

  • Terminator avec le crâne qui se fait écraser, globalement le personnage qui tend la main pour sauver un autre (“come with me if you wanna live”).
  • Terminator 2 l'arrivée des humains avec les flammes dévastatrice du jugement dernier.
  • Aliens avec les méchas et les marines bourrins.
  • Abyss bha les trucs sous-marins quoi après j'avoue ne pas trop connaître ce film donc il y a probablement des éléments plus spécifiques.
  • True Lies avec la scène avec le miroir sans tain, les flammes sur l'eau également, sortir la tête de l'eau discrètos sans prendre de grosse respiration.
  • Titanic le vaisseau qui se retourne avec l'eau qui s'engouffre, les personnages aspirés par le truc qui coule, des personnages accroché au bateau par les mains.
  • Avatar ouai bon çui-là … hein.

J'en avais remarqué d'autres mais là j'avoue ne plus m'en souvenir.

Bon bha j'ai été vraiment beaucoup aimé cette suite que j'ai trouvé plus sympa que le premier. C'est une baffe technique (franchement le HFR+3D IMAX c'est une tuerie) avec une belle direction artistique. J'ai beaucoup aimé les designs de la technologie humaine. Les sous-marins crabes sont très très cool, les sous-marins bi-place sont aussi très classe. Les méchas plus "légers" que dans le premier opus sont pas mal (bon par contre boire son café avec, hein…).

Voilà, je recommande vraiment ce film.

Franchement repect à Disney qui n'a pas souillé ce film ! Merci James Cameron a avoir pu imposer ta vision et pu faire ce film comme il le voulait.

Back to the Future

Histoire :

Marty McFly est un jeune lycéen qui est pote avec un scientifique assez excentrique. Ce dernier le convie en pleine nuit sur le parking du supermarché du coin.

Arrivé sur place le Doc lui apprend qu'il a construit une machine à voyager dans le temps sous forme de voiture et qu'elle roule au plutonium. Plutonium qu'il a volé à des terroristes.

Doc fait la démonstration en faisant voyager son propre chien dans la voiture en le faisant aller une minute dans le futur. Une minute plus tard, la voiture réapparait avec le chien : tout est vrai, la machine fonctionne. Malheureusement les terroristes arrivent et tuent Doc devant les yeux de Marty qui prend la fuite au volant de la fameuse voiture. C'est alors que la machine à voyager dans le temps se déclenche et le pauvre ado se retrouvent 30 ans dans le passé coincé puisque la voiture n'a plus de plutonium.

Ressenti :

Rhaaa la la la. Ne serait-ce pas l'un des tous meilleurs films de tous les temps ?

Tout a déjà été dit sur ce film. Même en l'ayant vu des dizaines de fois je me régale encore à chaque visionnage.

L'histoire est trop bien, les personnages aussi, les dialogues, les décors, la musique. C'est le film ultime pour passer un bon moment. Biensûr il y a du voyage temporel donc il y a un bonus de fun.

Tout le film regorge de tout un tas de détails. C'est un régal. Et puis en plus le fait de pouvoir comparer les mêmes lieux à deux époques différentes c'est un ptit plaisir supplémentaire. Le film s'amuse à glisser des ptits éléments sans conséquences mais qui montrent bien les répercussions des actions dans le passé sur le futur.

Bon j'imagine que tout le monde l'a déjà vu. Le film arbore un très joli 8.5/10 sur le top IMDB.

J'aime beaucoup le travail sur les personnages et d'autant plus sur le jeu d'acteur de maquillage et de costume. Bon, c'est vrai qu'ils font un peu vieux pour des ados, mais pour faire des adultes bien établis ça passe sacrément bien ! La plupart de ce petit monde était en début de vingtaine mine de rien. Mine de rien Michael J Fox est plus vieux de quelques années que Lea Thompson qui joue sa mère !

Bon, tout a été déjà dit sur ce film et j'aurai pas grand-chose d'original à apporter. Rereregardez ce film encore et encore !

Ha au fait, c'est mon 500ème visionnage sur ce blog🎉.

A Beautiful Mind

Histoire :

John Nash étudie à l'université de Princeton. Enfin étudie, il bosse surtout de son côté, il semble être un génie des maths.

Il finit par publier dans une revue scientifique et obtient un job dans un prestigieux labo. Il est alors convoqué pour aller filer un coup de main au gouvernement dans des opérations lors de la guerre froide.

Ressenti :

Troisième fois que je vois le film. Et franchement il est bien mais je ne comprends pas qu'il soit si bien noté.

C'est très standard, c'est bien fait mais sans surprise. Le casting est bon, les acteurs jouent bien, la musique est cool, l'histoire aussi mais voilà rien qui non plus mériterait de le faire figurer dans le TOP 250 des meilleurs films de tous les temps quoi.

Le film est une biographie mais a pris pas mal de liberté. Il faut donc bien voir que c'est un film biographique mais avec une belle part de fiction.

J'ai beaucoup aimé le maquillage pour vieillir Russel Crowe, c'est quand même bien mieux foutu que ce qui se fait en version CGI.

spoils

Bon, alors en fait si vous n'avez pas vu le film mais ne craignez pas le spoil alors voilà : le pauvre John Nash soufre de schyzophrénie et donc imagine des gens. Son implication dans la guerre froide est purement fictive.

Un truc que j'ai trouvé vraiment très étrange c'est quand il se fait choper pour être traité de sa maladie. Je ne comprends pas trop pourquoi ça se passe comme ça ? Le mec n'est pas dangeureux et du coup qui a pris la décision de le faire interner comme cela ? Manifestement ça ne vient pas de sa femme mais du coup de qui ?

Et puis ça se fait comme ça à la sauvage en plein jour devant tout le monde alors qu'il y aurait très probablement moyen de faire ça en douceur de façon bien plus discrète plutôt que lors d'une intervention publique de sa part. Bref, ce passage est très étrange.

Comme dit plus tôt, le film a pris quelques libertés. Notamment les hallucinations de John Nash n'ont jamais été visuelles, elles ont toujours été auditives uniquement. Avant de rencontrer sa femme, il a eu un gamin avec une précédente femme et il a vraiment pas été tendre avec elle. Mais forcément ça rentre pas trop dans la narration du film qui nous montre un personnage plutôt sympatique et globalement gentil. Tout comme il a également eu quelques relations homosexuelles qui ont été complètement omises du film afin d'éviter une possible association entre homosexualité et trouble mentaux (ouai ça n'aurait probablement pas apporté grand-chose et effectivement c'est le genre d'association à éviter).

Voilà, c'est un film sympatoche avec une histoire cool mais voilà, sans plus quoi. Ha et franchement je le trouve visuellement moche.

The Two Jakes

Histoire :

Onze ans après les évènements de Chinatown, on retrouve Jake Gittes qui continue d'officier en tant que détective privé. Un mec dans l'immobilier lui demande de suivre sa femme.

Effectivement elle le trompe avec un autre gars. Il organise une rencontre la main dans le sac (humm enfin presque) qui finalement tourne mal puisque le gars tue l'amant de sa femme sous les yeux du détective.

La culpabilité de tous va être mise à l'épreuve.

Ressenti :

Cette suite est réalisée ce coup-ci par Jack Nicholson qui a donc la lourde tâche de reprendre le flambeau suite au premier opus particulièrement efficace. On a le même scénariste qui avait fait des miracles.

Déjà, c'est assez impressionnant de voir qu'en quinze ans Jack Nicholson est toujours aussi bon. Mais là il a pris du poids pour le rôle, afin de montrer le temps qui passe et le fait qu'il se soit quelque peu assagis. Et on remarque même la cicatrice sur sa narine.

Le film fait vraiment écho au premier et je pense même qu'il dépend à 100% du visionnage du premier pour être compris. Une bonne partie l'enquête et des rouages dépend des évènements qui se sont déroulés précédemment. Tout se passe encore une fois à Los Angeles mais maintenant en 1948 et on retrouve donc encore tout l'aspect film d'époque. Il y a toujours ces belles bagnoles, ces décors, ces intérieurs toute cette ambiance assez cool.

Par contre j'ai trouvé ce film plus fouillis. J'ai un poil moins accroché mais ça reste un très bon film. L'histoire implique pas mal de monde tous imbriqué mais du coup j'ai été un peu perdu à un moment à confondre les noms des persos. Il m'a fallu quelque temps pour reprendre le fil et rerentrer dedans. C'est un poil dommage mais bon c'est comme ça.

C'est donc un film que je recommande uniquement à ceux qui ont vu le premier (et récemment) pour pouvoir en profiter pleinement. Ici ça part un peu moins loin que le premier. Il y a effectivement une enquête d'adultère qui révèle des pans un peu plus alambiqués que prévu. Ça part dans l'exploitation minière, la gestion immobilière et parvenir à deviner qui est clean ou non est moins évident que prévu.

Voilà, c'est bon film qui n'arrive pas à la hauteur du premier en parti à cause de son scénar mais qui reste quand même agréable.

Chinatown

Histoire :

En 1937, Jake Gittes est un détective privé engagé par une femme pour enquêter sur les possibles tromperies de son mari. Le mec en question est en charge de la compagnie des eaux de la ville.

Ressenti :

Je ne connaissais pas ce film et wow qu'il est dense ! Mais avant d'en parler plus je tiens de suite à rappeler que c'est un film de Roman Polanski qui a été réalisé 5 ans après le meurtre de sa femme et qui a également eu lieu quelques années avant d'être accusé de viol.

Bon par contre je pense que le film mérite vraiment de ne pas être spoilé. Et le souci c'est que j'ai envie de parler de ce qui s'y passe donc balise spoil !

spoils C'est fou ce film. Ça commence comme un simple film de détective qui cherche des preuves compromettantes pour un adultère. Mais au final il se rajoute une histoire de meurtre. Ça part ensuite dans de la manipulation politique, de la magouille financière, on rajoute un peu d'inceste et de liens familiaux hyper troubles.

Et le pire c'est que tout se tient ! Ça semble vraiment crédible du début à la fin sans en faire trop. C'est vraiment très impressionnant.

Robert Towne a fait son boulot de scénariste avec brio ! La partie vraiment enquête est bien branlée, les révélations progressives avec des pistes foireuses et tout font qu'on est largué comme le personnage principal mais que plus on avance plus on cerne les autres protagonistes et leurs motivations.

J'adore les enquêtes et là c'est un régal. En plus c'est dans un Los Angeles de 1937 avec les bagnoles d'époque et tout. J'ai d'ailleurs lu qu'à la base il devait y avoir la voix-off de Jack Nicholson mais ça a été enlevé. Ça aurait donné un aspect assez film noir un peu différent.

C'est assez étrange. Vers la fin, on apprend donc que Evelyn Mulwray protège donc sa fille. Et surtout on apprend qu'en plus d'être sa fille c'est aussi sa sœur. Bref, pas une histoire toute rose. Mais c'est à rapprocher à l'histoire vraie de Jack Nicholson (né en 1937 tiens !) qui a été élevé par ses grands parents qu'on lui a présentés comme ses parents toute sa vie. Et ses deux sœurs sont en fait sa mère et sa tante… Ouai ça devait pas être joli joli.

J'ai été assez décontenancé par la fin. C'est très abrupte déjà. Mais surtout ça ne résoud absolument pas tout et j'ai l'impression que 5 minutes de plus pour dénouer quelques fils supplémentaires n'auraient pas été de trop.

Le film fait partie d'une trilogie avortée qui n'a donc qu'une seule suite sortie en 1990 et réalisé par Jack Nicholson : The Two Jakes qui n'a pas fonctionné.

Le film est vraiment très cool pour son histoire. Jack Nicholson est vraiment terrible et s'éclate sur le film en jouant des scènes d'action, des phases de réflexion, il a l'air de s'éclater comme un ptit fou.

Voilà, c'est un excellent film avec une histoire pleine de rebondissement qui vaut clairement le coup d'œil.

Avatar

Histoire :

La planète Pandora possède d'importantes ressources minière qui attire la convoitise des humains. Ces derniers en extraient une partie mais les plus gros gisements se trouvent sur le territoire des na'vis.

Une mission scientifique a pour objectif de les étudier, nouer des liens avec eux via des écoles notamment. Mais cela se fait via l'utilisation d'avatars : des êtres synthétiques créé avec l'ADN de na'vis manipulés à distance par des humains dans des caissons.

Les relations entre les deux peuples sont de plus en plus tendus : les na'vis sont proches de la nature alors que les humains débarquent avec leurs gros sabots pour tout défoncer dans l'unique but de s'enrichir avec le fameux unobtainium.

Ressenti :

Ce film est le rouleau compresseur. À sa sortie il a pété tous les records de recettes. Quand d'autres films depuis sont sortis et l'ont dépassé, ils ont même fait la pirouette de faire des ressorties en ciné pour reprendre la couronne du box office.

Le film révolutionnaire avec ses effets spéciaux à couper le souffle. C'est très joliement fait. Même près de quinze ans plus tard ça n'a pas vieilli. Faut dire qu'ils ont choisis des décors de base assez charmeurs avec des fôrets avec de la bioluminescence et compagnie et se sont simplifiés la vie en choisissant bien une faune locale avec peu de poils/plumes (ce qui est plus simple niveau qualité de rendu).

Pour se simplifier ils ont également rendus absolument tous les environnements difficiles à comparer avec la réalité. Il n'y a au final qu'une séquence se déroulant sur Terre et c'est au final dans une ville futuriste que l'on aperçoit que très brièvement. Bon après je dis tout ça comme une critique négative mais je pense qu'au final c'est un bon point. Mine de rien, grâce à tout cela les effets spéciaux résistent bien au passage du temps.

D'ailleurs c'est avec ce film que l'on est passé de la motion capture globale à la performance capture bien plus précise (ouai c'est pas si vrai il n'y a pas spécialement eu un avant/après aussi net que ce qui est raconté). Et c'est vrai que les na'vis ces space schtroumpfs sont très expressifs sans être cartoonesque. Leurs grands yeux de chats y est pour beaucoup d'ailleurs.

Ce film est une explosion visuelle. C'est vraiment joli. Et le tout est accompagné d'une BO de James Horner que l'on reconnait pas son fameux motif que l'on retrouve dans bon nombre de ses compositions (les quatre ptits coups de trompette bien typiques).

La puissance technologique des humains est beaucoup montré à l'écran. On a donc la puissance informatique avec tous ses ordinateurs où les opérateurs passent un programme de l'ordinateur vers la tablette en un mouvement et se promène avec ça à bout de bras sans fil. On a la puissance mécanique avec ses espèces d'hélicoptères, les méchas de combats, les vaisseaux spatiaux pour se rendre à l'autre bout de la galaxie, les énormes tractopelles et autres extracteurs miniers géants … La puissance militaire est bien présente mais au final moins impressionnante à mon goût : ça se bat avec des méchas certe mais au final ça reste des armes assez conventionnelles et moins exotiques que prévu : mitrailleuse, explosifs, armes blanches (où sont les lasers, armes à plasma, railguns … ?).

Le film a tout pour me plaire. En plus c'est James Cameron a la réal. Et pourtant bha … ouai c'est sympa mais sans plus. Ce n'est que la troisième fois que je le vois. Je ne vous cache pas que c'était une piquûre de rappel parceque je vais bientôt voir sa suite.

L'histoire est pas mal mais ça reste un peu trop prévisible. Biensûr que le pauvre gars qui débarque va finir avec la fille du chef du village. Biensûr qu'il va passer pour un bâtard de traitre quand les autres vont débarquer pour tout défoncer. Biensûr qu'il va se rallier aux autochtones. Biensûr qu'il va parvenir à capturer le bestiau le plus impressionnant qui va lui permettre de gagner le respect de tout le monde sans aucune contestation. C'est un peu trop facile et linéaire quand même.

Ce film m'est assez étrange au final. J'ai le sentiment que tout me pousse à l'adorer mais il me laisse … je sais pas trop comment il me laisse. En fait il m'indifère un peu. Quand je le regarde ça va, c'est plaisant mais sans plus. Je prend pas mon pied.

Et là où c'est plus étrange c'est qu'en fait j'attend sa suite maintenant pas pour le film en lui-même mais plus pour qu'il foutte un coup de pied à Marvel/Disney. Le premier est sorti avant la toute puissance du MCU et maintenant le contexte est différent. Désormais le film à gros budget et très grand spectacle c'est plus que du Marvel. C'est d'ailleurs Avengers : Endgame qui lui a piqué sa couronne du box office (avant de la lui recéder). Disney a vraiment besoin d'un concurrent sur ce genre d'ultra grosse production et j'ai l'impression qu'Avatar est le seul à pouvoir rivaliser. Donc j'attends du deux un truc moins plat et consensuel que les productions du MCU. J'espère une prod plus solide avec une claque visuelle qui éventuellement pourrait pousser Marvel à se remettre en question et à ptet ralentir la cadence de sortie de ses films. Ouai on a le droit de rêver non ?

Ha par contre ça y est ça va être une franchise. On va bouffer du Avatar pendant quelques années avec quatre suites de prévues… Et bha j'espère que les scénaristes vont rendre ça plus intéressant et moins convenu que ce premier épisode.

Je suis quand même étonné qu'il ne figure pas dans le top 250 IMDB. Il n'a que 7.8/10 alors que le top commence à 8/10.

The Apartment

Histoire :

Baxter est un employé lambda dans une compagnie d'assurance. Mais il souhaite monter dans l'entreprise et donc pour cela accepte de prêter son appartement à ses supérieurs pour qu'ils puissent faire leurs ptites affaires hors du domicile conjugal.

Sa technique fonctionne et il a une première promotion grâce à ces loyaux services. Cependant il est amoureux de Miss Kubelik qui gère l'ascenseur et aimerait pouvoir un peu plus profiter de son logement.

Ressenti :

J'en avais jamais entendu parler de çui-là. C'est donc un film sorti en 1960 qui mélange de l'humour, de la romance et du drame.

Je suis de base pas trop client de comédie romantique et pas trop non plus des drames mais là le ton est suffisament léger pour que je me sois laissé emporter. C'était très plaisant et puis comme d'hab j'adore reluquer les trucs d'époques. Voir les bureaux avec les machines à écrire et les terminaux pour l'ordinateur (j'ai cru que c'était des telex au début mais j'ai bien l'impression que c'était relié à un mainframe), les bars, les apparts, la téloche avec sa télécommande filaire ! Je me suis régalé sur ça.

Mais pas que ça. Le film en lui-même a une histoire assez cool. C'est assez drôle de voir le personnage faire de la lèche à sa hiérarchie puis se rendre compte petit à petit que son poste il l'a eu facilement mais il pourra le perdre probablement aussi facilement.

Le gars est un peu trop gentil quand même. Plusieurs fois tu as envie de le secouer pour qu'il arrête de se faire marcher dessus par ses supérieurs.

Bon le film échoue lamentablement au test de Bechdel. Les seules fois où il y a deux femmes qui interagissent c'est effectivement pour parler de leur relation vis-à-vis du patron ou bien pour faire la boniche. Et globalement elles n'ont pas trop leur mot à dire. Et d'ailleurs, les deux seuls noirs que l'on voit ont des rôles peu ragoutant : il y en a un qui cire les pompes du grand ponte pour se faire refiler une malheureuse pièce et le second est en train de balayer et se fait poser un chapeau sur la tronche sans avoir rien demandé. Le film sort bien du début des années 60.

Dis donc la médecine à l'époque ça déconnait pas. Le voisin docteur qui colle des torgnoles sévères ça fait pas rêver.

Le film devait être une pièce de théatre à l'origine mais il s'est étoffé pour au final devenir un film avec quelques décors et tout. C'est marrant comme les projets à l'époque semblaient s'orienter d'abord pour le théatre pour au final muer vers le cinéma si c'est suffisament prométeur.

Ce film a raflé tout un tas de récompense dont le fameux oscar du meilleur film. Mais j'ai l'impression que maintenant il n'est plus trop connu. C'est ptet que moi, hein, mais je n'en avais pas entendu parler. Il vaut vraiment le coup.

Pendant un bon moment je me disais que l'acteur principal me disait quelque chose. C'est Jack Lemmon qui a joué dans Some Like it Hot l'année d'avant (c'est d'ailleurs le même réalisateur Billy Wilder). Faudrait que je me refasse ce film un de ces quatre d'ailleurs.

C'est marrant de voir que Shirley MacLean est encore dans des films 60 ans plus tard. La pauvre a toujours pas le droit à sa retraite…

Le film a un joli classement dans le top IMDB probablement un peu surnoté mais faut avouer que son histoire reste intéressante.

Dial M for Murder

Histoire :

Tony sait que sa femme le trompe avec Mark et souhaiterait se débarasser de sa riche femme pour se venger et avoir le pognon. Il prépare son coup en embauchant un ancien collègue d'université.

Le soir venu le plan parfait n'est ptet plus si parfait que ça. Margot s'en sort et parvient même à tuer son assaillant.

Ressenti :

Je ne connaissais pas le film mais j'avais vu son remake moderne il y a fort longtemps. Et j'ai vraiment beaucoup aimé.

Déjà l'histoire est plutôt cool. L'élaboration du plan puis sa réalisation sont très chouettes mais surtout la seconde partie … La seconde partie est vraiment le meilleur !

J'ai beaucoup aimé comment le mari va donc improviser une suite à son plan si bien huilé. Le scénario est au poil. Les acteurs sont pile poil dans ce que je m'attend à voir dans un film des années 50, notamment Ray Milland qui joue donc le mari. J'ai beaucoup aimé sa présence soit dit en passant.

Le film date de 1954 et … bha malheureusement la qualité d'image s'en ressent pas mal. Je sais pas si c'est ma version qui n'était pas terrible mais c'était pas bien net par moment. J'ai déjà vu des films de cette époque beaucoup plus propre. C'est dommage parceque j'adore regarder les films d'époque pour regarder un peu les environnements, la ville toussa. Bon bha là, c'est assez pauvre. Ça pourrait presque être une pièce de théatre, on ne sort que très peu de l'appartement de notre couple.

Le film a été tourné en 3D. Oui oui, il fait partie de la vague de film de l'époque voulant lancer la mode de la 3D. Du coup, pas mal de plan ont été taillés pour ce procédé où l'ont joue avec la profondeur. Bon je ne l'ai vu qu'en 2D mais ça ne choque pas non plus. Il y a tout de même deux choses que ça implique : un entracte à la moitié du film qui dure moins de deux heures. Mais surtout 1 plan assez étrange. À un moment un personnage passe un coup de téléphone et au lieu de filmer cela en gros plan ils ont été obligés de se faire chier à fabriquer un énorme cadran de téléphone et un énorme faux doigt qui compose. C'est … heu … particulier. Bon ça fait marrer, c'est pas dérangeant mais voilà. La taille des caméras de l'époque ne permettait pas de filmer un si petit objet en 3D et en gros plan.

spoil

J'avais vite capté que les clés allaient avoir un grand rôle. Elles sont souvent évoquées et montrées.

Mais c'est vraiment quand ça nous est expliqué que j'ai capté la subtilité ! J'ai bien aimé ce retournement.

C'est marrant comment Alfred Hitchcock a réussi à bien broder par-dessus une idée aussi petite. Tout pourrait être résumé en trois lignes mais la mise en scène et le remplissage rend le tout super sympa et digeste.

Franchement le film a vieilli. Les musiques sont très datées, la technique est vieillotte et pourtant le tout reste quand même super agréable. Les dialogues et le scénar fonctionnent encore très très bien. Un ptit remaster propre pour retravailler l'image ferait merveille !

En tant que spectateur on est au courant de toute la magouille. On a pas à chercher le coupable et pourtant il y a tout le suspens de savoir est-ce que le mari va se faire pincer ? Est-ce qu'il va trouver une nouvelle pirouette pour arriver à ses fins ? Je suis rentré à fond dans le jeu à tenter moi aussi de trouver des excuses ou imaginer des subterfuges (ouai je me suis mis dans l'équipe du mari :-/ ) pour évincer sa femme.

Le film est très bien noté sur IMDB et je comprends clairement sa note. Je recommande chaudement !

Ha et au fait, c'est marrant, je ne m'y attendais pas du tout mais à un moment quand un personnage téléphone on a un plan sur l'autocommutateur du central téléphonique. On voit le système automatisé (pour l'époque c'était très rare) qui réagit à la numérotation et met en relation avec l'appelé. C'était un ptit cadeau à mon intention ? Merci M Hichcock.

The Cable Guy

Histoire :

Steven fait une pause avec sa ptite amie et aménage donc dans une nouvelle baraque. Il se fait installer le câble mais l'installateur est très étrange et semble vraiment très en demande d'amitié.

Steven accepte à contrecœur d'aller faire une visite avec le gars mais semble s'empêtrer dans une relation assez toxique.

Ressenti :

C'est une comédie réalisée par Ben Stiller qui débutait à la réalisation puisque ce n'est que son second film. Et autant en acteur il fait principalement de la comédie, autant à la réalisation il a prouvé qu'il pouvait faire des films plus … sensibles (The Secret Life Of Walter Mitty est vraiment très intéressant) ou bien comme ici un peu dérangeant. Certe le film a une très grande part de comédie mais ce n'est que la moitié du film. Il y a tout un pan qui s'approche un peu du thriller.

C'est tout simplement l'histoire de "l'ami" étrange et dérangeant qui s'impose de plus en plus et qu'il est impossible de décrocher. On sent vite qu'il est potentiellement dangeureux et on comprend vite pourquoi il n'a pas d'ami mais Matthew Broderick s'empêtre de plus en plus avec lui.

Jim Carrey est bien évidemment dans un surjeu à base de grimace et d'expressions corporelles exhubérantes mais perso j'adore ça. Là, il a en plus un gros zozotement qui sera un ptit gag récurrent. J'adore vraiment cet acteur, c'est le roi des années 90.

Ce film a quelques scènes vraiment excellentes mais c'est quand même un peu longuet. Le fait que le film ait deux facettes est une bonne idée mais au final ça ne lui rend ptet pas services. Au final c'est drôle mais parfois non, c'est un peu plus inquiétant mais parfois non. C'est un cocktail toujours très difficile à équilibrer et il y a vraiment peu de films qui y parviennent à mon sens (un qui y parvient haut la main est The Visit que je recommande chaudement).

D'ailleurs il paraît que lors du tournage, ils ont fait la plupart des scènes en double avec à chaque fois une version orientée comédie et une version bien plus sombre et inquiétante. Ils se sont gardé le luxe d'équilibrer tout ça au montage.

Bref, le film a pas trop mal vieilli et il est pas trop mal mais reste assez dispensable. J'en avais un souvenir bien plus sombre d'ailleurs, je le croyais bien plus effrayant.

Green Book

Histoire :

En 1962, Tony a besoin d'un boulot pendant deux mois et on le rencarde sur une offre. Il part à l'entretien d'embauche et tombe sur un musicien noir qui a besoin d'un chauffeur pour une tournée dans le sud des USA.

Tony est quelque peu raciste mais le salaire est très attractif. Il est rapellé quelques jours plus tard pour partir dans cette tournée.

Ressenti :

Et bha c'est simple j'ai adoré. Et pourtant le film est assez simple. Ça parle principalement de racisme et puis c'est à peu près sans surprise mais c'est bien fait et les deux acteurs principaux sont très bons.

Viggo Mortensen a un rôle très cool en partant du mec bluffeur un peu roublard et raciste pour petit à petit découvrir le racisme et changer son point de vue. Le film n'apporte pas grand-chose et est même un poil naïf mais je suis tombé en plein de dans.

Les interactions entre les deux bonhommes sont vraiment super cool. C'est parfois drôle ou souvent juste touchant. Chacun va rendre meilleur l'autre.

C'est une histoire vraie concernant donc Don Shirley qui est un musicien prodige de cette époque (je connaissais pas). Et comme souvent, à la fin dans le générique on nous montre quelques clichés des deux vrais gars.

Je ne savais pas de quoi allait parler le film et du coup au début j'ai eu l'impression que ça allait être un film de gangsters. Ça fourmille d'italiens, ça traînasse dans les bars, ça parle de se faire du pognon, il y a un peu de violence et de magouille. Ça avait tout pour partir dans de la mafia mais non, ça bifurque très vite dans un road movie où les deux personnages vont se heurter l'un à l'autre et se lier d'amitié en se découvrant de plus en plus.

Le titre du film vient d'un vrai Green Book qui existait des années 30 à 60 lors de la ségrégation aux USA. C'était une sorte de guide du routard des lieux que les noirs avaient le droit de fréquenter. C'est assez ouf de se dire qu'un tel guide a existé et avait une utilité !

J'étais complètement passé à côté de ce film alors qu'il est très plaisant à regarder. Par moment je dois avouer que ça rapelle un peu Intouchables avec la confrontation de deux personnages de classes sociales distantes.

Récap 40 : Novembre 2022

La météo tient bon. On a tout juste rallumé le chauffage en fin de mois soit près de trois semaines plus tard que l'an dernier…

J'ai eu le droit à deux semaines de congés pour glander à la maison. Ça fait du bien une ptite pause dans le boulot. J'en ai profité pour découvrir un peu Blender et franchement ça m'a bluffé. Bon je connaissais déjà de loin, j'avais déjà taté du logiciel de modélisation il y a fort longtemps mais surtout de voir comment le truc tourne tellement bien sous nunux … wow. Et puis cette UI c'est vraiment top. Tout est configurable c'est globalement plutôt bien rangé et même techniquement l'UI peut scale super simplement, c'est léger, ça démarre instantannément. Ptain mais c'est fait en quoi leur UI ?! Pourquoi il n'y a pas plus de soft qui sont fait pareil ?

Bon j'ai beaucoup écrit ce mois-ci, non ? Je ne pensais vraiment pas que ma ptite série d'articles sur les séjours des étudiants étrangers marcherait autant ! J'ai eu pleins de retours sur différents canaux, ça fait super plaisir !

J'ai eu trois jours où le domaine ne pointait plus vers l'adresse IPv4 (la v6 était toujours bonne) du coup ça m'a fait un ptit trou d'air dans les stats mais ça a été plus que compensé par l'afflux de visiteurs sur mon article concernant le Fediverse.

Blog

En bref ce mois-ci : 8 articles, 34 commentaires, 11 visionnages, 629842 requêtes, 54940 visiteurs uniques pour 15.22 Go de trafic.

Films

Un peu de films ce mois-ci mais pas trop.

Bon bha ce mois-ci le film qui m'a le plus marqué est Weird : The Al Yankovic Story parceque c'est un biopic délirant sur un artiste que j'aime beaucoup et qui sort du lot.

Jeux

Brotato

Ouai je l'ai continué et même fini avec tous les persos que propose le jeu actuellement. Bon par contre je l'ai pas completé à fond. Je serai vraiment motivé, je tenterai de finir en difficulté 5 avec chacun des persos mais … heu … dur.

Dome Keeper

J'avais fait la démo quand le jeu n'était pas encore sorti et j'avais trouvé ça très intéressant. En plus, tout comme Brotato c'est un jeu tournant sur le moteur Godot donc ça donne encore plus envie de soutenir.

Ici, c'est un jeu en deux phases : une phase plutôt relax où l'on creuse sous notre dome à la recherche de ressources et d'artefacts. Votre foreuse et votre jetpack pourront être upgradés afin d'être plus efficaces.

La seconde phase est la vague d'attaque où la faune locale extérieure tentera d'attaquer votre dôme qu'il vous faudra férocement défendre sous peine de mourir.

Avec les ressources vous pourrez également améliorer votre dôme, ses armes, son bouclier, ses équipements…

Le principe est relativement simple mais ça marche vraiment bien. Je trouve d'ailleurs qu'ils l'ont pas mal simplifié par rapport à la démo où survivre était vraiment difficile.

C'est joli, la musique est ptet un poil trop discrète mais c'est très agréable à jouer. La phase d'exploration est particulièrement relaxante je trouve mais la phase de combat revient continuellement pour pimenter le tout.

Musique

Le nouveau morceau de Gorod The Orb est très chouette. Il rapelle indéniablement Transcendence qui est à mon goût leur meilleur morceau. Là, certains passages sont assez proches, on pourrait presque croire une suite.

C'est malheureusement pas aussi long mais au moins il y a un clip ! J'aime bien l'esthétique des lasers colorés. Contrairement au cliché des années 80, ils sont ici bien fins et multicolores et ça rend bien mieux du coup.

Nuxeries

Pleroma

J'ai viandé mon instance Pleroma ; une sombre histoire de Postgres pas content.

Au début j'ai pensé que c'était juste un problème d'IO dû au serveur. Je me suis donc monté un postgres à la maison sur une ptite machine, j'ai foutu un tunnel Wireguard vers l'instance Pleroma (comme ça pas besoin de me faire chier avec du TLS, des certifs à renouveler toussa). Bref, ça a pas trop mal fonctionné même si ça représentait quand même pas mal de trafic réseau.

Ça a tenu quelques jours mais en fait j'avais encore des soucis de DB et tout. Déjà la restauration du dump de la db a pris plus de 10h pour seulement 10Go de données… Et après une fois restauré je n'avais plus de soucis d'IOwait mais par contre j'avais quand même tout un tas d'erreurs dans tous les sens et des perfs assez misérables.

Du coup j'ai choisi l'option nucléaire : la double migration. Je migre mon compte sur une autre instance Pleroma qui m'accueille quelques jours. Comme ça je ne perds pas (trop) d'abonnés/abonnements.

Ensuite je réinstalle de zéro un pleroma tout neuf avec une db vierge et je refais une migration dessus. Pour l'instant j'en suis à la première migration. Dans l'opération j'ai perdu ~150 abonnements (probablement des gens dont l'instance a disparu ou bien dont le compte est sur approbation manuelle des abonnements) et ~400 abonnés (des gens qui ont pas coché de s'abonner automatiquement lors des migrations de comptes ou bien qui utilise un serveur qui ne gère pas cela (misskey par exemple).

DNS

Dans un tout autre domaine (huhu), j'ai viandé mon DNS (enfin partiellement). Alpine a eu une update passant de la 3.16 à la 3.17. Je l'ai donc faites sur plusieurs machines dont celle qui me sert à héberger mes noms de domaines.

Et bha je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite mais bizarrement l'utilisation CPU a fortement augmenté ainsi que les IO. Un ptit tour dans htop plus tard et c'est Knot qui fait le con. Un tour dans ses logs et là c'est la folie : il signe ma zone puis il prévoit la prochaine signature dans "il y a une heure". Du coup vu que le timer est dépassé, il signe la zone puis il prévoit la prochaine signature dans "il y a une heure" et c'est reparti ! Bref, il signe en boucle ce qui en plus provoque une augmentation du serial.

Bon j'ai inspecté ma conf, regardé dans le changelog et franchement je ne trouve rien de particulier. J'ai donc cherché un endroit où pleurnicher et il s'avère qu'ils n'ont pas de salon IRC mais un salon Gitter qui est connectable depuis Matrix (vu que maintenant c'est la même entité) que j'ai donc pu rejoindre via mon bridge et donc m'y connecter depuis mon client irc (magic !). Bref, j'arrive assez tard j'expose mes galères et en dix minutes je tombe sur l'un des devs qui commence à m'aiguiller pour tester des trucs.

Je vire des clés, je désactive la signature puis réactive, je redémarre mille fois, je fais un rollover, je change ma timezone. Je fais un peu tout et n'importe quoi. J'ai commencé à douter d'Alpine et j'ai donc installé Knot sur ma Gentoo, j'importe les fichiers et paf exactement le même souci. Le problème ne vient pas musl comme je craignais.

Et puis je me suis demandé si mes autres zones n'allaient pas avoir le souci. Donc j'importe une autre et là, rien, tout fonctione.

Et il s'avère que le souci provenait de ma zone plus précisément du SOA dont le TTL était trop grand. En réduisant le TTL à une valeur plus classique d'un coup plus de problème.

Le souci n'était pas présent sur les anciennes versions. Bref, 4h de tests en tout genre avant de finalement trouver la solution.

Vidéos

Allez un clip encore mais comme je suis pas fan de la musique je le pose plutôt ici. C'est le dernier de Meshuggah They Move Below.

J'aime bien son aspect très dérangeant. Il est réalisé à base d'IA avec des images en noir et blanc qui se complètent. C'est très joli j'aime bien ce style qui devient de plus en plus courant.

Bon par contre la musique… bha c'est du Meshuggah quoi.

Stalker

Histoire :

Un stalker propose à un écrivain et un professeur à se rendre dans La Zone. Cet endroit est interdit d'accès et très dangeureux mais il s'y trouve un endroit appelé La Chambre qui permettrait d'exaucer les vœux de ceux qui s'y rendent.

Cette zone est inhabitée et regorge de dangers mortels mais le voyage en vaut probablement la chandelle.

Ressenti :

Je n'avais jamais entendu parler de ce film et ça ne m'étonne guère. C'est très particulier et pas vraiment vendeur. Le film est très austère mais ça fait partie de son charme. Par contre un point que j'ai plus de mal à pardonner c'est la lenteur.

C'est vraiment très très lent dans tout ce qu'il se passe. Le film n'a pas trop d'action à proposer et opte pour une mise en scène très calme et contemplative. C'est assez joli avec un noir & blanc sépia avec beaucoup de piqué au début.

Le film part d'une base de SF ou post-apo (assez dur à cibler précisément tant les détails manquent) mais est très très sobre voir dépouiller. Je ne sais pas si c'est pas manque de moyen ou une réelle volonté. C'est très dur de dater le film en le voyant : il n'y a pas de technologie, la mode vestimentaire est tellement basique et intemporel que ça pourrait être du post-apo comme on en voit maintenant ou bien sorti des années 50.

Le concept de La Zone est assez cool et aussi celui de La Chambre. Mais ça semble être au final surtout un gros prétexte pour discuter un peu de philosophie. C'est une confrontation de trois personnages différents ce film. On a le stalker qui s'avère un peu mystique et hypnotisé par la Zone. À côté on a l'écrivain qui est une star en manque d'inspiration et plus orienté art. Et enfin on a le professeur qui a une approche plus scientifique et logique de tout le bazard.

Certaines réflexions sont intéressantes mais j'avoue que d'autres me sont complètement passées au-dessus. Et bon au bout d'un moment j'ai un peu saturé. Faut dire que le film dure près de trois heures. Et c'est très frustrant de ne pas voir cette putain de Chambre ! Ils arrivent au seuil et la caméra ne nous en fait pas profiter !

Rhaa et puis globalement on nous tease des dangers et tout mais on en voit jamais. Est-ce avéré ? Est-ce que le stalker serait pas un peu mytho ou complètement flambé ?

Le film est très intrigant et m'a teasé pendant près de trois heures sans jamais me donner ce que j'espérais. Bon vous vous en doutez ptet mais la philo c'est pas du tout mon truc et pire encore la poêsie encore moins et … bha c'est quand même une grande part du film.

C'est un film donc assez âpre et pas vraiment généreux. C'est dommage parceque le concept est diablement intrigant. Bon ça reste un film à voir je pense. Je comprends qu'il soit bien noté sur IMDB.

Accueil d'étudiant étranger à la maison 5/5 : Ayaka

Cinquième et dernière partie.

Et c'est reparti pour six mois avec une Japonaise.


5- Ayaka

Et c'est le retour du centre franco-japonais qui nous contacte une fois de plus. Ils sont très contents de nous et les étudiants nous recommandent (comme quoi…). Ils aiment bien le fait que l'on soit un couple beaucoup plus jeune que les autres familles d'accueil et que l'on s'implique dans la vie des étudiants.

Ils nous proposent de prendre en charge Ayaka en demi-pension pour quatre mois et demi. Bon, après la mauvaise expérience précédente on était un peu réticent. C'est encore une Japonaise donc on espère qu'elle n'aura pas les mêmes travers mais on accepte.

On retrouve encore la correspondante avec ses mocchis délicieux et on découvre une ptite Ayaka toute souriante et qui semble bien plus ouverte que la précédente. C'est reparti pour une demi-pension, on croise les doigts mais le premier contact semble bien plus prometteur.

Premier bon point : la communication est beaucoup plus facile ! Déjà, on a gagné un peu de vocabulaire mais surtout, sa mère est prof d'anglais et elle a donc un trèèès bon niveau d'anglais. Ça va grandement nous faciliter la tâche même si c'est vrai que par moment on a plus discuté en anglais qu'en français.

Elle vient apprendre le français et aussi se libérer un peu de sa situation au japon. Elle vit avec son fiancé là-bas mais ça ne va pas fort. Déjà, ça semble être une relation manigancée par les parents puisque c'est un bon parti toussa … Elle ne nous le dit qu'à demi-mot mais on sent que ce voyage est une grande bouffée d'air frais pour elle.

Encore une fois on a eu beaucoup de discussion sur la langue française. On l'aidait parfois pour ses exercices mais … bha … c'est super dur le français ! C'est vraiment très compliqué d'expliquer certaines tournures ou juste certaines règles que l'on utilise sans même y prêter attention.

Un soir on lui a proposé de manger du confit de canard. Mais entre notre accent franchouillard et sa compréhension un peu approximative à la japonaise il y a eu un quiproquo. On lui a dit “Tonight we will eat duck.” et là son visage s'est transformé. Elle était horrifiée. Bon, à première vue on s'est dit qu'il y avait ptet un truc bizarre, on lui a demandé si elle n'aimait pas le canard. Et on a au final compris notre incompréhension : elle avait compris “dog”. Elle pensait que nous allions manger du chien… voilà voilà.

Niveau bouffe elle était vraiment pas difficile. Globalement les étudiants japonais sont pas difficiles du tout niveau bouffe faut dire. Elle adorait les plats bien français comme la blanquette de veau. Il y a par contre quelques produits qui passaient pas trop comme le fromage. Bon c'était pareil pour les deux précédents japonais, mais c'est marrant de voir qu'ils arrivent même pas à savoir que c'est du fromage alors que pour nous c'est tout naturel. Pour eux le fromage ce n'est qu'une sorte de truc insipide à la babybel ou bien un truc qui ressemble un peu au beurre. Appréciant les claquos qui puent, ça leur fait toujours un choc de me voir manger de l'époisse avec sa croute.

D'ailleurs en bon français, on lui a montré les joies du saucisson. Mais la pellicule blanchâtre sur la peau de saucisson la faisait toujours tiquer et on a même eu le droit à un “vous aimez beaucoup le moisi”. xD Et … bha oui c'est un peu vrai. Par contre pour le picrate là elle faisait moins la difficile. Le muscat moelleux du coin lui a énormément plu.

Alors que Naoki était le stéréotype du japonais et que Momoko ne s'en éloignait pas trop, Ayaka était, elle, bien plus extravertie et sociale mais ça reste quand même "à la japonaise". Mais elle s'est confrontée aux autres élèves de son école de français avec notamment les Espagnols et les Italiens. Ça a été un choc culturel pour elle. Les voir parler fort, rigoler à gorge déployée tout en étant tactiles l'a marquée. Le premier week-end après sa rentrée elle nous a raconté qu'elle trouvait ça très bizarre. Elle les imitait en train de faire "jajajajajaja" c'était trop drôle.

Les premiers jours elle n'osait pas trainer avec ces "sauvages" mais elle a vite pris le pli et au final comprenait et commençait à apprécier cette façon d'être. Elle trouve ça beaucoup plus relax et convivial. Elle est devenue bien plus expansive, c'était marrant à voir. Elle s'est même mise à faire la faire la bise (alors que nous ne sommes pas vraiment fans du concept).

Elle s'est rapidement fait draguer et a apprécié cela. Par contre elle n'a pas tout tout compris, il a fallu que lorsque un ptit frenchy l'a invité chez lui, à leur âge … bha c'est pas innocent et qu'elle devait y aller en connaissance de cause. On l'a vraiment pris sous notre aile, c'était un peu notre gamine pour quelques semaines :-)

Un des premiers soirs nous avons regardé Your Name (Kimi No Na Wa). Elle nous a dit que c'était un de ses films favoris et que c'était son groupe favori qui faisait la musique (Radwimps). Elle en a profité pour nous expliquer ce que voulait dire le titre et nous a donné quelques ptites notions de japonais au passage. On sait désormais compter, se présenter. Enfin … on savait :-°

Elle nous a fait une feuille de papier avec l'alphabet hiragana et une autre avec le katakana le tout plié un peu comme de l'origami. C'est tout con mais ça fait vraiment typique.

Elle s'est trouvée d'autres amis japonais dans le coin dont une avec un père français. Toute contente elle nous dit que son amie a un prénom français qui est “adoré”. O___O Hein ?! On lui a dit que l'on ne connaissait pas ce prénom et puis elle nous a écrit ça sur l'ardoise salvatrice. A.D.E.L.I.N.E “haaaaaa ! Adeline“ “Oui c'est ce que j'ai dit :-þ” Hahahaha

Dans un genre similaire un jour elle nous demande ce que veut dire “jusqu'à l'eau dia” (enfin c'est ce qu'on comprenait). On a eu beau chercher, impossible de comprendre ce que c'était. Selon elle, on le disait très souvent mais impossible de savoir ce que c'était. On lui a demandé de nous interrompre absolument la prochaine fois qu'elle nous entend le dire. Moins d'une heure plus tard alors que l'on papotait elle nous fait un grand signe. On stoppe on réfléchit à ce que l'on vient de dire et là l'illumination. Notre tic de language : “Tu vois ce que je veux dire” prononcé assez vite en articulant comme un sagouin et pouf.

On lui a proposé de se passer un ptit weekend à Barcelone. Habituée à vivre sur une île sans frontière physique, elle a halluciné de voir que l'on pouvait changer de pays sans contrôle d'identité ni rien (les joies de l'Europe). Le fait d'avoir la même monnaie également lui a simplifié le truc. On a pu faire les touristes avec elle et on a ramené quelques photos sympatoches au passage.

On a également fait une ptite visite de Collioure avec deux de ses amis japonais que l'on a embarqués pour plus de fun. Ils ont adoré le paysage avec des “Mécha Kiré” (ouai je sais pas du tout écrire japonais) toutes les dix secondes. Les “uwwwwwwa” qu'on ne sait toujours pas ce que ça veut dire exactement étaient lachés toutes les dix secondes. Au moins sept cent photos ont été prises ce jour-là. Une fois rentrés à la maison, ils ont profité de l'occasion pour nous montrer comment faire des gyozas typiques et en échange on a montré comment préparer une blanquette de veau.

D'ailleurs les Japonais kiffent les cuisines françaises qui possèdent absolument tout selon eux, comme les restaurants. Et c'est vrai que Naoki nous avait déjà dit que lui n'avait qu'un micro-onde et presque aucun ustensil. Elle était toujours surprise de voir que l'on avait plusieurs tailles de casseroles et poêles, pleins de couteaux différents… On a pourtant une cuisine plutôt humble pas bien grande mais pour eux c'est bien au-delà de leurs standards.

On a appris qu'une de ses amies est sur le même genre de formule de demi-pension dans une autre famille mais que ça ne se passe pas aussi bien que chez nous. En gros la dame qui l'héberge ne fait aucun effort de compréhension et de discussion. Pire encore, niveau nourriture c'est même en deça du strict minimum. Certain repas sont carrément trop légers et du coup elle compense via des snacks. Malheureusement, elle n'ose pas se plaindre auprès de l'association.

À mi-séjour, Ayaka a reçu un colis de la part de sa famille (un peu comme en colonie de vacances ^__^). Et dedans il y avait deux trois ptits trucs pour nous !! Elle nous offert un assortiment de kitkat (alléluia \o/) mais aussi … du film plastique alimentaire. Ouai c'est particulier comme cadeau. Et en fait son frangin bosse dans ce domaine et elle trouvait que le nôtre était pourri. Et c'est vrai qu'après l'avoir testé, le leur est clairement supérieur : il ne colle pas sur lui-même comme une merde, il est un chouilla plus épais, il est plus simple à utiliser, se coupe mieux. Elle nous a également donné des mouchoirs japonais qui sont effectivement bien plus doux que les nôtres qui lui semblent trop rèches.

Bon pendant son séjour, un soir, elle a rompu avec son fiancé japonais par téléphone. Bon forcément elle ne l'a pas super bien vécu mais la décision venait d'elle. C'est là qu'elle nous a un peu expliqué sa situation particulière. Visiblement les marriages arangés sont encore plus ou moins existants au japon. La situation ne lui convenait pas et le fait d'être loin pendant quelque-temps l'a convaincu de rompre et à affronter ses parents. Bref, un moment difficile pour elle et surtout lors de son retour qui risque d'être un peu mouvementé. Malheureusement nous ne saurons pas.

Un jour elle a commencé à choper une crève. On lui a refilé un cachet de dolicrâne 1000mg. C'était ptet pas une super idée. Avec sa carrure de demi-portion ça l'a mis au tas. On a failli la flinguer o___o .

D'ailleurs le lendemain elle nous a demandé où elle pouvait acheter des masques. Et … bha … on s'est retrouvé comme des cons. C'était bien avant le covid. On ne savait pas où s'en procurer et c'est vrai qu'on a pas spécialement eu le réflexe pharmacie. On ne s'était juste jamais posé la question auparavant et elle trouvait ça étrange de ne croiser personne avec des masques surtout dans le tram. Haaa lala … si elle savait que même en temps de pandémie certains n'en mettent même pas…

Voilà, son voyage touche à sa fin. Elle a beaucoup progressé en français et s'est "déjaponisé" (selon ses amis japonais) et semble avoir passé de très bons moments en notre compagnie. Nous aussi ça a été un plaisir et un soulagement suite au passage de Momoko.


Voilà un ptit résumé de ces quelques mois où nous avons partagé notre vie avec des étudiants étrangers.

C'était vraiment super enrichissant. On s'est globalement vraiment bien marré et on a adoré partager un peu de culture française.

Accueillir des gens chez soi c'est quand même un peu contraignant. Faut se forcer à toujours avoir un appart super clean, faire à bouffer de façon variée tous les jours est quand même une belle corvée. La perte d'intimité dans sa propre maison est assez difficile au début mais on s'y habitue et puis certains étudiants sont pas mal en vadrouille donc …

On a arrêté pour le moment à cause de contraintes extérieures. En plus le covid est passé, mais qui sait peut-être qu'on s'y remettra.

Si jamais l'envie vous en prend ça peut être une excellente expérience. Ça donne un peu l'impression de voyager et ça fait plaisir d'aider des jeunes.

Accueil d'étudiant étranger à la maison 4/5 : Momoko

Quatrième partie sur cinq.

Et c'est reparti pour six mois avec une japonaise ce coup-ci.


4- Momoko

Bon alors l'association s'est un peu délitée et on a plus eu de nouvelles pendant quelques mois. La personne principale qui gérait le truc s'est barrée et la nouvelle était un peu perdue et débordée. Mais la correspondante locale du centre franco-japonais nous a contacté directement et nous a proposé d'elle-même une nouvelle étudiante : Momoko.

Bon vu comme ça s'est passé jusqu'à présent, on a pas fait les difficiles, même si l'association a été zappée, le centre franco-japonais semblait plutôt sérieux et tout donc on a accepté direct. C'est reparti pour une demi-pension de presque six mois.

À son arrivée, c'est une étudiante coincée qui nous est arrivée. Mais bon c'est la découverte, c'est normal, c'est compliqué pour tout le monde le premier contact. Il y a beaucoup d'apréhension, le fait de quitter son pays, son entourage, ses habitudes et se retrouver dans un tout nouvel environnement dans une famille d'inconnu, c'est pas rien. Elle avait un sourire de façade et était vraiment très timide. Elle ne parle que japonais avec quelques légères bases d'anglais et un très léger niveau de français.

Bon je vous brise le suspens tout de suite ça ne s'est pas bien passé. Ça ne s'est pas mal passé mais juste pas bien.

En six mois, on a pas réussi à discuter avec elle. Pendant les repas on lui a demandé ce qu'elle avait fait de sa journée, qu'avait-elle appris à l'école, ce qu'elle souhaitait faire ou ce qu'elle voulait manger. Et à chaque fois elle répondait en évitant de relancer la "conversation". Toujours une réponse super polie mais brève et et expéditive avec un sourire en toute circonstance.

Bon, on ne voulait pas non plus la brusquer mais faut avouer que c'est pas super agréable sur le long terme. On a à peine réussir à apprendre qu'elle avait travaillé à Disneyland Tokyo, que sa mère faisait du doublage d'animé pour enfant. Mais pas plus que cela. En six mois.

Elle nous disait toujours que ça allait, que c'était bien mais on resentait plus la réponse polie pour ne pas froisser. On a jamais vraiment sû s'il avait un souci avec nous, on bien qu'elle était déçu de la france (le fameux syndrôme de Paris ?) ou si ça se passait mal à l'école. C'est assez frustrant parcequ'on voulait vraiment qu'elle se sente bien, qu'elle s'ouvre, qu'elle profîte de son séjour mais on a jamais réussi à la voir s'ouvrir réellement. Ça ressemblait beaucoup à une personne en dépression. :-/

Nous avions enfin une voiture avec plus de places ce qui nous a permis d'aller en balade deux trois fois pour lui montrer un peu d'autres endroits. Mais même dans ces occasions elle restait toujours aussi impassible. On a quand même tenté de se promener un peu avec elle.

On est allé à Collioure qui fleure bon la carte postale idéale. C'était "bien". Puis on est également allé visiter des caves de Roquefort. C'était "bien". Elle a même goûté le fromage un peu difficilement au début mais elle a tout de même apprécié l'expérience au point d'en remanger à la maison avec nous. Tout était "bien" mais voilà sans plus.

Bon l'ambiance à la maison était assez pesante. En plus elle n'allait quasiment jamais dehors si ce n'est pour aller à l'école. Les repas du soir avec elle qui ne décroche pas un mot étaient angoissants. Les six mois ont été trèèès longs. Elle préferrait rester dans sa chambre plutôt que d'aller dans le salon avec nous.

On aura très peu échangé et c'est vraiment dommage.

Une fois repartie, on a appris de la part du centre franco-japonais qu'elle avait été contente de son séjour. Mais encore une fois, on ne l'a absolument pas ressenti du coup était-ce sincère ou juste la volonté de ne pas nous enfoncer ? On ne saura jamais vraiment.


On a été très déçu et ça nous a mis un sacré coup au point d'hésiter à recommencer. Voilà, c'était assez tristoune mais c'est le jeu. C'est dommage c'est l'étudiante que l'on a gardé le plus longtemps en plus. :-|

Le séjour dépend énormément de la personne que l'on accueille.

Accueil d'étudiant étranger à la maison 3/5 : Naoki

Troisième partie sur cinq.

Troisième étudiants à passer à la maison quelques mois.


3- Naoki

L'association nous téléphone pour signaler qu'ils sont en contact avec un centre au japon qui cherche une famille pour un garçon ne parlant absolument pas français ni même anglais. Ils ont cependant une correspondante sur place qui peut nous aider en cas de souci. On accepte volontier ça va être un défi radicalement différent!

Là, on part dans une culture qui nous est bien moins famillière et surtout sans langue commune. Bon on est assez geeks et on a maté quelques animés et tout mais ça ne fait pas de nous des otaku prêt à affronter la langue sans sous-titre.

On se renettoie de fond en comble l'appart à nouveau avec encore deux trois ptits ajustements et un chouilla de déco, on paufine deux trois trucs et c'est bon Nous sommes parés.

Ça sonne à notre porte avec donc un grand dadet tout timide et la correspondante qui est donc une japonaise vivant en france depuis de nombreuses années. On se présente, on fait visiter l'appartement. On avait prévu un petit apéro gentillet pour faciliter le truc. Il nous a offert du thé macha (on aime pas ça, dommage) mais surtout des kitkat au macha. Et ho putain qu'est-ce que c'est bon ces conneries !

Ce cher Naoki n'a donc aucune notion de français mais en revanche il a son ptit traducteur électronique. C'est bien le cliché japonais à l'œuvre ^__^ . La correspondante nous a apporté des mochis fait maison que j'ai découvert. Rhaaa ça aussi c'est une tuerie.

Bref, c'est parti pour quatre mois. Le premier soir pour le mettre un peu en confiance on décide de regarder Ponyo en japonais mais avec les sous-titre français. Il est aux anges et tweets à ses potes restés au japon une photo avec l'écran de la télé. Je pense qu'on a marqué un bon point direct. :-)

Les premiers jours la communications est très difficile. Mais on parvient à se faire comprendre avec une petite ardoise où avec le téléphone portable et la recherche d'images. Son traducteur électronique c'est pas mal mais quand il me demande d'écrire un mot français dessus et qu'il y a plusieurs définitions … bha … heu … je suis incapable de lui dire qu'elle est la bonne.

Heureusement avec l'école il progresse très rapidement et on arrive assez vite à communiquer suffisamment. Et on finit même par avoir quelques très vagues notions de japonais mais pas vraiment utilisables. Mais par chance même sans comprendre les mots, ses expressions sont tellement appuyées qu'on arrive à comprendre l'étonnement, la surprise, la joie…

C'est d'ailleurs assez marrant de le voir se régaler avec de la bouffe assez classique pour nous. Il est venu avec un petit stock de soba en cas de besoin.

On a fait quelques cours de français avec lui avec notre ptite ardoise. Et c'est là qu'on se rend vraiment compte que le français est super complexe. Il y a plein de règles qui sont tellement ancrées que l'on ne sait plus quelle est la logique derrière et qu'on n'arrive pas à l'expliquer instinctivement. Il nous faut nous poser, réflêchir pour ensuite être capable de la recomprendre et l'expliquer.

Et puis encore une fois il faut expliquer pourquoi certains objets sont masculins et d'autres féminins. C'est d'autant plus troublant pour les animaux.

Il n'avait jamais eu d'animaux de compagnie et est tombé amoureux de notre gros chat Peluche. Ils dormaient parfois ensemble et n'osait pas le pousser quand celui-ci était bien vautré au milieu du lit. Il aimait bien lui donner des croquettes, c'était devenu son ptit tamagochi.

Naoki était très japonais : toujours très respectueux, timide, rien qui dépasse, tout nickel. Quand on est sorti en ville avec lui qu'on a traversé la rue n'importe comment il était choqué. Mais il a vite pris le pli et on sentait que ça lui plaisait de s'encanailler.

Son mot français favoris était “merde”. Au bout de deux mois il parvenait à le placer comme un bon français. Ça semblait venir naturellement, au bon moment avec la bonne intonation. Il se régalait.

Il avait choisi la formule demi-pension. Il adorait la bouffe qu'on lui faisait. Par contre c'est assez dur de tenter de faire des plats variés. Son plat favoris était une variation familliale du mate-faim : des pommes de terre cuîtes à la graisse de canard, des lardons et quelques œufs très baveux mélangé en simili-omelette.

Un point marquant pour lui a été la taille de nos supermarchés. Le petit qui se situe dans ma rue lui semblait déjà immense avec tellement de produits différents. Mais quand on l'a amené dans l'hyper du secteur il n'en revenait pas. Si vous voulez impressioner un japonais vous savez ce qu'il vous reste à faire…

Le séjour a défilé à la vitesse de l'éclair. On s'était vraiment attaché à ce grand dadet. Notre grand regret c'est de ne pas avoir eu de voiture pour le promener.

La correspondante est revenue le chercher à la fin, il y a eu des pleurs. Et voilà, c'est un adieu.

C'est le premier gars qu'on a eu et c'est assez marrant de voir qu'il était plus empoté et plus casanier que les deux premières étudiantes que l'on a eu. Il n'était pas capable de se faire à manger du tout, il se nourrissait exclusivement de bouffe préfaites qu'il chopait au konbini du coin. Il nous a beaucoup plus donné l'impression d'être un adolescent. Mais du coup il était beaucoup plus à la maison avec nous et c'était une très chouette expérience !


Ce séjour nous a paru assez court. Le temps a défilé à une vitesse incroyable.

Au final les soucis de communications n'ont pas été compliqué et ça a été une joie constante de lui faire découvrir de la bouffe française. Umai !

Accueil d'étudiant étranger à la maison 2/5 : Tuuli

Deuxième partie sur cinq.

C'est la suite de mes histoires d'hébergement d'étudiants étrangers et donc quelques anecdotes que j'ai encore en mémoire.


Quelques semaines sont passés depuis que Mickaela est partie pour continuer sa vie de son côté.

On a profité du temps mort pour entamer des travaux dans l'appart (pose de parquet). L'association nous recontacte par téléphone pour accueillir une étudiante finnoise un peu en urgence. On leur signale que c'est pas forcément le meilleur moment, qu'on est en train de faire des ptits travaux mais ils insistent un peu en nous expliquant sa situation.

L'étudiante est déjà à Montpellier et cherche un logement assez vite. On explique qu'elle peut passer dès le lendemain visiter l'appart en sachant que … bha on est dans les travaux et qu'on en aura pour une semaine avant de les finir mais qu'après ça devrait le faire.

2- Tuuli

La chambre d'ami sert de dépotoir pour tous les meubles de l'appart, le salon est en bordel ultime. On est habillé en crados du bricolage et là on reçoit son appel, elle est en bas. Elle arrive et là elle nous découvre vraiment pas sous notre meilleur jour mais elle est râvie.

Le contact est super facile : elle parle parfaitement français ! Elle est déjà à Montpellier depuis quelques mois dans un appart seule mais ça la déprime, elle veut un peu de vie et opte pour la formule avec uniquement l'hébergement. Elle est en doctorat au Cirad où elle fait de la recherche à propos du lait pour l'Afrique visiblement. Elle a tout juste un léger accent assez particulier indescriptible.

Elle nous a impressionnés. Alors que nous sommes plutôt casaniers voir plan-plan, elle c'est absolument tout l'inverse. Elle vit vraiment à fond.

Elle a donc son boulot au Cirad et s'y rend avec son vélo qu'elle avait acheté (un vieux Peugeot un peu rouillé mais fonctionnel), ça représente une dizaine de bornes avec un passage vraiment pas agréable qui monte beaucoup sans piste cyclable sur une route pas bien large et qui serpente. Et pourtant elle l'a fait alors que c'était l'hiver quelle que soit la météo.

Ensuite, le soir elle va donner des cours au fils de son ex-logeuse. Certains soirs de la semaine, elle va à des cours de danse, d'autres soirs elle se rend à un café où il y a des conférences et des concerts. Arrivée à la maison elle a même pas le confort de pouvoir se mettre les pieds sous la table vu qu'elle doit faire ses courses et se préparer sa bouffe. Elle est vraiment trop courageuse et dynamique et toujours joyeuse. Elle ne se plaignait jamais (bon elle était pas non plus trop à plaindre mais quand même), c'était une ptite leçon pour nous.

Niveau bouffe aussi c'était assez surprenant. Elle picorait. Alors certe à l'époque on bouffait ptet un peu trop, mais elle en comparaison c'était probablement l'inverse. Elle était toute fine et faisait du sport et tout et se faisait trois voir quatre mini-repas par jour. Mais quand même, on était assez choqué mais c'était tout le temps du bio et local.

Elle se préparait des plats typiques de chez elle. On a plusieurs fois partagé nos repas et c'était pas mal ses espèces de tartelettes avec du riz (pas retenu le nom, désolé). Elle mangeait des micro-pommes de la taille d'abricot qu'elle coupait en deux pour se faire deux repas. Alors que nous mangions des plâtrées de nouilles avec parmesan/gruyère/parmesan/crème/parmesan/lardon/parmesan.

À un moment elle a eu une ptit période de mou avec la crève où elle nous a enfin dit “Je suis fatiguée.”. Quand on lui a dit que c'est normal en arrivant à la maison à 18h en repartant immédiatement pour aller donner des cours puis enchaînant avec ses cours de danse pour arriver à 22h, aller au lit et repartir le lendemain à 7h30, elle a dit “ha oui ? c'est vrai, j'en fais ptet un peu beaucoup.” C'était une sacrée bosseuse qui ne voulait aucun temps mort pour "rentabiliser" son voyage.

Vu qu'elle comprenait parfaitement le français la relation était assez différente de notre première hébergée. Déjà, de base elle avait déjà réglé un peu toute sa vie en amont. Elle avait ses loisirs, son taff, ses connaissances et puis elle était déjà autonome dans ses relations administratives. Du coup avec nous, c'était plus des périodes de loisirs/discussions.

Elle aimait bien regarder la téloche les quelques fois où elle était à la maison à rien faire (assez rare). Un jour nous étions sur notre ordinateur dans le salon et elle juste à côté dans le canap 100% captivé dans une émission. On n'y prêtait pas attention, on ne savait pas ce qu'elle regardait et là d'un coup on s'est arrêté et on a entendu un mec qui témoignait : “Avec le slow sex je sens vraiment tout jusque dans mes couilles.” On s'est regardé et on s'est retenu de ne pas rigoler c'était assez cocasse.

Je sais que je suis une quiche en Histoire mais j'étais encore loin du compte. J'ai découvert que la finlande avait une histoire assez tumultueuse avec la russie et que donc ils avaient une culture assez proche. Ses fameuses tartelettes étaient d'ailleurs d'origine russe.

Elle était en demande de culture française. On lui a donc montré quelques films avec notamment Le gendarme de Saint-Tropez qu'elle a beaucoup aimé. On a ensuite enchaîné avec Les bronzés font du ski et même si elle a rigolé, elle était choquée du côté immoral de certains personnages. C'est vrai qu'avec du recul elle n'a pas vraiment tort mais elle y était très sensible car elle avait quand même un ptit côté candide.

Bon bha le séjour a pris fin après quelques mois. Elle partait ensuite en Afrique pour continuer ses recherches. On lui a racheté son vieux vélo et nous a laissé une ptite carte avec un ptit mot expliquant qu'elle a adoré pouvoir s'imprégner de culture française. Elle nous y a également recommandé des artistes finnois à découvrir et nous invite à la voir dans son pays quand elle y sera.


L'expérience était radicalement différente mais toute aussi plaisante. On a passé vraiment beaucoup de bons moments même si elle était moins présente, occupée qu'elle était par monts et par vaux.

La culture finnoise est vraiment méconnue en France je trouve et on a pu en avoir quelques aperçus.

On retrouve encore notre appart et on s'y ressent à la maison.

Accueil d'étudiant étranger à la maison 1/5 : Mickaela

Premier article d'une série de cinq.


Aujourd'hui ça va être un post chiant et différent mais il est pour moi ! Je vais vous parler de la vie AFK (et non réelle puisque la vie numérique est réelle).

Il y a quelques années on a appris qu'une asso locale était en charge de trouver des familles d'accueil pour des étudiants étrangers souhaitant venir quelques mois en france pour apprendre la langue. L'aventure nous a tenté et on a donc rejoint le truc.

L'association est un peu particulière puisque pour participer au système il faut adhérer mais après il n'y a pas plus d'implication que ça. C'était géré par trois personnes qui se rémunéraient via les adhésions et se démerdaient seules ensuite. Ce format nous convenait très bien.

L'association propose donc plusieurs formules aux étudiants : la première c'est juste l'hébergement, la seconde c'est l'hébergement + petit déjeuner + repas du soir (la demi-pension quoi).

Au bout de deux semaines l'asso nous contacte pour nous expliquer un peu mieux le concept et tout. Nous sommes emballés et voilà que deux semaines plus tard ils nous recontactent pour nous proposer de prendre une étudiante britannique.

À première vue ça semblait parfait pour nous. On maîtrise l'anglais donc pour se comprendre ça ne devrait pas être trop difficile et c'est une culture très proche de la nôtre donc on a accepté.

1- Mickaela

L'asso a donné notre adresse e-mail à Mickaela et celle-ci nous a contacté quelques jours plus tard. Elle se présente brièvement en nous apprenant qu'elle habite dans la banlieu de Londres et qu'elle est d'origine chinoise. Elle a hâte d'arriver pour découvrir la vie de famille à la française. Elle a choisi la formule demi-pension pour 7 semaines durant l'été avant de commencer des études à la fac en résidence étudiante.

Bon le jour de l'arrivée arrive. On a quand même un peu de stress. On a un peu amélioré la déco de la chambre d'ami, deux trois trucs assez frenchy, quelques bouquins classiques et même nos bouquins du CP pour apprendre à lire. Des nouveaux draps, on a fait de la place dans le frigo pareil dans la salle de bain, on a un sèche-linge en plus pour lui éviter d'aller en laverie. On s'est pas trop mal préparé.

Je vais la chercher à l'aéroport avec un tshirt orange pétant histoire de se retrouver facilement. Elle me reconnait, elle est avec sa grosse valise et là c'est le premier contact. On est un peu gêné, on ne sait pas trop comment s'y prendre. On en reste à un gentil “Bonjour” avec un sourire et hop on sort de l'aéroport et là c'est le premier choc.

On est début juillet 2016 et là il fait bien chaud (mais pas tant que ça), la pauvre ne s'attendait pas à de telles températures. Ça la râvie tout de suite. On monte en voiture et on ne discute pas trop pendant les dix minutes de trajet. Je la laisse observer un peu tout.

On arrive à la maison et là c'est le premier contact avec ma femme. On lui montre sa nouvelle chambre avec un peu d'appréhension. C'est la première fois qu'on a quelqu'un d'inconnu à la maison surtout pour aussi longtemps et on espère que la déco pourra lui plaire. On tente de bien faire.

À son arrivée elle ne parle qu'un Français très scolaire et laborieux, notre anglais est lui aussi assez rugueux mais on arrive très bien à se comprendre quand même. Très vite elle fait de grands progrès en français vu qu'elle passe une partie de ses journées dans un centre linguistique avec d'autres étudiants de plusieurs pays.

Elle est d'ailleurs la majeure partie du temps dehors. Elle est soit en cours soit en balade avec ses nouveaux amis et même pourquoi pas à la plage.

On lui prête un de nos vélos pour qu'elle puisse se rendre en ville et gagner du temps pour aller à l'école. Un jour qu'elle revenait de l'école, elle nous a surpris en train de découvrir la série Stranger Things qu'elle ne connaissait pas (c'était la première saison qui venait de sortir). Elle est passée sans prêter attention, puis au bout d'une demi-heure est venu nous rejoindre captivée par le truc.

Un soir nous sommes allés à un barbecue chez un ami. Et il s'avère que cet ami est britannique et que le hasard des choses fait qu'ils ont été à la même école. Comme quoi le monde est assez petit.

Un jour, la pauvre s'est faite agressée par un SDF qui lui a mis une main au cul près de chez nous. On est allé avec elle à l'endroit pour tenter de retrouver la personne en ayant appelé la police. On a pas retrouvé la personne et on a été surpris de voir que la police a pris l'affaire au sérieux. Ça l'a rassurée, on craignait qu'elle n'ose plus sortir et qu'elle garde une très mauvaise image du truc mais visiblement ça allait.

Bref, au bout de deux mois elle parlait suffisamment bien le français pour affronter ses cours. Mais un détail très amusant c'est qu'en anglais elle avait un accent bien britannique, mais en français elle avait un fort accent chinois. C'est très étrange parcequ'à son école et avec nous elle apprenait un Français avec un accent du sud et pourtant ses origines chinoises ressortait là (elle parlait chinois avec ses parents à la maison) 🤔.

Pendant son séjour notre voiture est morte et n'avons donc pas pu nous promener avec elle pour lui faire découvrir un peu les environs. C'est un de nos plus grand regret.

Les adieux ont eu lieu et quelques jours plus tard l'association nous a dit que Mickaela avait été contente de son séjour et nous a encensé.


Tout le monde est content. Cette première expérience a été un franc succès.

L'association nous a contacté pour nous dire que tout s'était visiblement bien passé et qu'ils nous proposeront prochainement un nouvel étudiant si cela nous convient. Cela fait quand même plaisir de retrouver sa maison pour soi.

Le Dîner De Cons

Histoire :

Monsieur Brochant est un éditeur de livre plutôt fortuné qui avec ses potes organise des dîners où chacun ramène un con. Durant ses dîners, les pauvres victimes sont moquées.

Mais Monsieur Brochant s'est fait un tour de rein au mauvais moment et se retrouve donc seul, en vrac, avec son con à domicile.

Ressenti :

C'est très certainement un des meilleurs films comiques français.

Le film est bourré de répliques cultes qui fonctionnent encore si bien même presque vingt-cinq ans plus tard. À l'époque tout le monde l'a vu, c'est le seul film à venir titiller Titanic à l'époque !

C'est à l'origine une pièce de théâtre et ça se ressent pas mal quand même. On a un décor qui ne change pas, c'est vraiment découpé en différents actes. Et du coup il n'y a pas vraiment de musique, pas de mouvement de caméra, pas d'effets spéciaux, pas de fioriture c'est très fonctionnel.

J'aime beaucoup le retournement de situation. Thierry Lhermitte qui joue le bourgeois connard supérieur se retrouve en fait la victime de son con alors que ce dernier est juste gentil. C'est un brave type qui ne demande qu'à aider (et raconter ses histoires).

Le mec est honnête et tente de bien faire et puis franchement l'interprétation de Jacques Villeret est juste parfaite. Il sait jouer les abrutis mais sait aussi feindre la malice quand il manipule Brochant et Leblanc quand il annonce fièrement qu'il connait l'adresse de Meneaux. Il sait être super sincère malgré un léger mensonge (vers la fin), il n'est pas dupe. Bref, il est pas si con mais il est juste super gaffeur et un peu trop obsedé par sa passion (on en connait tous des comme ça).

La vision du réalisateur est au final assez juste : on a affaire à une araignée et à sa proie. Sauf que l'araignée est bien le con et que Brochant est à sa mercie même si c'est involontaire de la part de l'araignée ^__^ .

Par contre comme me le fait remarquer ma femme, à la fin on a donc la pauvre femme du méchant Brochant qui est à l'hosto. Elle vient d'avoir la confirmation que son mec la trompe depuis quelques temps. En début de film elle se rend compte qu'il ne lui prête que peu d'attention. Et à la fin c'est surtout son mari qui est présenté en victime et on la supplie de pardonner. C'est pas si faux comme point de vue.

Voilà, j'imagine que tout le monde a déjà vu ce film plus d'une fois mais une piqûre de rappel de temps à autre (comme le COVID que j'ai fait aujourd'hui) ne fait pas de mal.

Il y a un remake américain que j'ai vu il y a quelques années. J'avais envie de détester ce film et … bha si on ne le considère pas comme un remake mais plus comme un film assez proche a quand même quelques qualités. Ils ont eu l'audace de montrer le dîner. Bon le film est pas aussi bon et tombe à plat sur certains gags mais sur d'autres ça marche assez bien. Avec un peu d'indulgence il se laisse quand même regarder sans douleur.

Voilà, c'est un film parfait à mon goût.

Weird : The Al Yankovic Story

Histoire :

Le jeune Alfred Yankovic rêve de devenir chanteur et d'écrire des parodies. Son père quant à lui n'est pas de cet avis et souhaiterait qu'il cesse ces élucubrations et qu'il rentre dans le moule afin d'aller bosser à l'usine plus tard.

Un jour un VRP frappe à sa porte et tente de lui vendre un magnifique accordéon mais lorsque son père fait irruption, tout son destin balance.

Ressenti :

J'aime bien les biopics, j'aime bien Al Yankovic et voilà enfin un film qui s'attèle à nous raconter son incroyable vie.

Le film n'est ptet pas à 100% véridique mais il n'en demeure pas moins intéressant. Et franchement il est vraiment très très drôle. Quel plaisir de découvrir la création de ses plus grands hits avec notamment My bologna qui va lancer sa carrière !

Daniel Radcliffe est probablement l'un des meilleurs choix possible pour incarner Weird Al. Bien qu'il ait commencé sa carrière avec Harry Potter, il a depuis réussi à jouer dans des rôles bien variés et souvent foufou/borderline/étrange avec notamment Horns, Guns Akimbo ou surtout Swiss Army Man. Et bha là c'est vraiment top. Avec sa ptite moustache il arrive à bien mimer le maître. Et lors des chansons par contre il a laissé sa place au chanteur, histoire de ne pas souiller ses œuvres et j'aime bien ce choix.

Le film est donc bourré de références propres à Al Yankovic mais pas seulement. On y croise tout un tas de monde notamment Madonna, Gandi, Alice Cooper … Je ne vais pas tous les citer, je vous laisse quelques surprises.

spoils

Bon le film n'est absolument pas réaliste et c'est son gros point fort. La vie de Yankovic est fantasmée de partout et c'est super drôle.

Sa romance avec Madonna, son escapade où il bute Pablo Escobar, sa jeunesse où se rend à une polka party. C'est génial. Le film est encore plus drôle que ce que je pensais. Il y a tout un tas de gags assez classiques mais il y a également tous ceux tournant autour de l'aspect surréaliste autour de l'engouement pour l'accordéon des jeunes et des réactions des autres vis-à-vis de son art.

J'ai tout particulièrement apprécié le tableau de lui en Louis XIV avec son accordéon. Dans un registre un poil différent il y a également la référence au concert des Doors où on s'attend à ce qu'il se foute à poil alors qu'il veut juste sortir son accordéon.

En vrai, Yankovic n'est évidemment pas mort. Mais il n'y a pas que ça qui diverge. Non, il n'a pas eu d'idylle avec Madonna. Non il n'a pas tué Pablo Escobar. Mais surtout, non ses parents étaient en vrai bien plus gentils et l'ont toujours supporté dans ses envies de carrière. Et non, Michael Jackson ne l'a pas parodié…

J'ai appris qu'il a d'ailleurs gardé la pierre tombale du film et qu'il l'a foutu dans son jardin. ^__^

Bon et sinon ce film a un certain pouvoir maléfique. Juste avant la fin, on aperçoit Coolio mécontent (il l'a été à la sortie de Amish Paradise mais a depuis changé d'avis) et le pauvre est mort à quelque semaine de la sortie du film. On voit dans le générique la reine Elisabeth 2 qui est elle aussi morte à quelques semaines de la sortie du film. 2 ça commence à faire beaucoup. J'ai peur que Madonna connaisse un destin funeste d'ici peu…

Restez pendant le générique pour écouter les paroles.

Franchement, pourquoi il ne verse pas plus dans le cinéma ? Alors certe il n'est pas réalisateur ici, mais il en est quand même le scénariste et c'est franchement une super réussite.

Voilà, je pense que le film est très appréciable aussi bien pour les gens pas au fait du boulot du monsieur. Il y a certe pleins de références mais même sans cela, ça reste très drôle. La comédie se suffit à elle-même. Pour les fans du gars, le plaisir est décuplé.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une comédie aussi délirante. Je recommande très chaudement !

Raging Bull

Histoire :

Jake LaMotta est un boxeur plutôt talentueux dans les années 40. Son frêre est son manager et l'accompagne dans sa carrière et également sa vie puisqu'il n'est jamais bien loin.

Sa carrière semble lui réussir sacrément bien et pourtant sa vie privée n'est vraiment pas flamboyante.

Ressenti :

Ce film m'a mis mal à l'aise.

On a un De Niro qui joue le personnage principal du boxeur doué mais qui par contre est une pure ordure. Il trompe sa femme, en prend une nouvelle puis a un comportement de jaloux excessif. Le souci c'est que le gars est boxeur et déjà qu'un type classique qui frappe sa femme c'est pas ragoutant mais là on a un gars qui a fini champion du monde…

Le mec est constamment en train d'interroger sa femme, suspecter ses moindres faits et gestes, remet en question ses comportements et n'a confiance dans personne. Et c'est ce qui m'a rendu le film assez difficile. J'abhorre ce genre de personne et De Niro qui est l'un de mes acteurs fétiche le joue si bien…

Le film est en noir et blanc assez sale pour ancrer son film dans les années 40. Ça marche plutôt bien et j'aime bien le résultat. Les scènes de boxe sont d'ailleurs vraiment cool puisque la caméra est dans le ring. On se croirait un peu dans Punchout en quasi vue subjective.

Les combats ne représentent qu'une ptite partie du film. Le sujet du film n'est clairement pas le sport mais plus l'attitude de pourri de son protagoniste envers sa femme. Enfin c'est comme ça que je l'ai ressenti.

Le film sent bon la mafia italienne. On les voit un peu mais ça ne devient pas pour autant le sujet du film. Ça donne un avant-goût de Goodfellas.

Martin Scorcese était au plus bas quand il a réalisé le film. Addict à la drogue et son échec précédent le tourneboulait tellement qu'il souhaitait quitter Hollywood mais c'est De Niro qui est allé le chercher à l'hosto pour faire ce film. Et De Niro s'est également investi à fond dans le rôle. Au début du film il boxe et s'est donc réellement bien entrainé pour l'occasion. Pour la seconde partie du film il a pris 30Kg en 4 mois en bouffant comme un chancre.

Bon globalement je dirai que je suis assez mitigé. Le film est vraiment bien mais je dois avouer que j'aime toujours pas la boxe et ces derniers temps j'en ai beaucoup trop regardé. Je sature vraiment. Ajouté à ça le fait que le film dépeigne une ordure ordinaire ça ne me plaît guère (c'est le but, hein, il a pas été glorifié au contraire). C'est étrange d'ailleurs qu'un type menaçant et tapant sa femme me dérange plus qu'un nazi notoire ou un meurtrier. 🤔

Bon allez j'arrête les films de sport pour quelque temps.

Trainspotting

Histoire :

Renton est addict à l'héroïne mais souhaite arrêter. Il souhaite également se distancer de sa bande de pote pas trop recommandable.

Ça va être dur pour changer tout cela.

Ressenti :

Je ne l'avais pas revu depuis vingt ans et … bha j'en avais un souvenir meilleur. J'ai été un poil déçu je vous avoue. C'est bien mais … sans plus.

En fait je ne sais pas trop comment prendre ce film. Je trouve son aspect comique trop léger, son aspect dramatique un peu trop léger, j'aurai aimé plus de scène où la bande interagit. Ou alors je sais pas orienter plus sur la drogue… Bref, je trouve qu'il part sur différents axes mais il ne va pas assez loin dans chacune de ses branches. C'est un peu dommage. C'est pas désagréable mais ça laisse un goût de trop peu.

Le film a été un carton colossal ce qui a été d'autant plus profitable qu'il a été fait avec un tout petit budget. Il a propulsé Danny Boyle et Ewan McGregor sur le devant alors que … bha franchement Shallow Graves qui les réunissait déjà est vraiment beaucoup mieux !

Robert Carlyle incarne le personnage le plus intéressant de la bande je trouve et n'est pas plus mis en avant. C'est le mec ultra violent qui cherche toujours une occasion de déclencher une bagarre. Mais au fond de lui on sent le mec complètement insécure.

Bon je trouve le film globalement assez moyen malgré les efforts fait pour l'OST. Mais par contre ce qui rattrape vraiment et le rend bien c'est la fin. J'aime beaucoup le dernier quart d'heure où enfin le Renton en loque du début laisse la place à un Renton qui atteint ses objectifs. C'est un happy-end certe, mais dans des conditions un peu particulières.

Je trouve le film surnoté. Sur l'aspect technique je trouve ça assez meh. En dehors de quelques idées de mise en scène vraiment cool, ça reste globalement très fonctionnel et pas vraiment surprenant.

Voilà, c'est bien mais sans plus à mon goût.

Tiens au fait concerant le titre : le trainspotting c'est l'activité de regarder passer les trains. Sauf que là c'est plus figuré dans le sens de hobby assez incompréhensible par ceux qui ne le pratique pas (la drogue, wink_wink).

Yojimbo

Histoire :

Un samouraï arrive dans un ptit bled du japon où deux clans font leur loi.

Le samouraï sent qu'il y a moyen de foutre un peu le boxon en récoltant potentiellement du pognon. Après une jolie démonstration de ses talents, il annonce qu'il est embauchable contre du pognon.

Cela va tout naturellement attirer la convoîtise des deux clans.

Ressenti :

Quel meilleur moment qu'un dimanche tristoune pour se mettre un film de 1961 en noir & blanc ? Allez hop deux heures pour un film d'Akira Kurosawa culte et qui a inspiré et est référencé un peu partout.

Je dois avouer que j'avais peur que ce soit chiant et trop différent culturellement parlant mais non ça va très bien en fait. Mais bon il y a quand même quelques points un peu rugueux : déjà il y a beaucoup de personnages au début et même si il y a de l'exposition au début pour bien planter le décor ça reste assez rude. “Attends, du coup Tokuyemon il est dans quel clan ?!”

Musicalement c'est aussi assez particulier. Au début on sent que c'est juste à peine plus que des sons d'ambiance et vers la fin ça se lâche un peu plus avec des sonorités qui effectivement font très années 50/60.

Le personnage du samouraï ronin est vraiment chouette. Il est malin et parvient à manipuler les clans mais pour autant ses intentions ne sont pas si claires. Visiblement il ne fait pas vraiment ça pour le pognon mais est-ce pour autant juste pour sortir le village de ces emmerdes sans rien attendre en retour (c'est un peu trop gentil, non ?) ? Il manipule bien les autres avec ses ptits stratagèmes même si parfois ça lui retombe dessus quand même.

Le film ressemble pas mal à un western mais se passe au japon à l'époque où le premier révolver arrive au village. Et d'ailleurs Sergio Leone l'a repompé en faisant A Fistful of Dollars qui transpose l'histoire au western avec Clint Eastwood. Mais apparemment le film est très inspiré du romain Red Harvest paru en 1929 par Dashiell Hammet comme quoi tou le monde s'inpire des autres. ^__^

Le film est pas mal même si son format est assez daté. Son histoire par contre tient vraiment bien la route. Un ptit remake noir & blanc moderne pour avoir une très belle image et une mise en scène plus moderne me plairait bien en fait. (oui ça va en faire râler certains mais bon un ptit remake tous les soixante ans c'est tolérable, non ?)

J'ai bien aimé mais je sais pas si je recommanderai pour autant. Dans un genre assez proche j'ai préferré les Septs Samouraïs qui a des scènes humoristiques, des scènes de bastons à grande échelle, plus de décors. Ici c'est bien plus confiné et moins grandiose. Il y a le décor de la rue et on ne s'en éloigne au final presque jamais.

Warrior

Histoire :

Un marine retourne chez son père après des années sans donner de nouvelles. Il veut participer à un tournoi de MMA pour gagner du pognon.

Son frangin est prof de lycée mais n'a plus de pognon et choisit de reprendre les combats également pour ne pas se faire déloger. Les deux sont en froid avec leur père ancien alcoolique.

Ressenti :

Rhooo ce que c'est … bof. J'ai maté le film parcequ'il est dans le TOP250 mais franchement je suis très étonné. J'ai vraiment pas trouvé ça ouf. C'est pas naze mais mérite-t-il vraiment sa note de 8.2 ?!

J'en doute. Déjà j'ai trouvé ça très cliché et on sent venir le truc dès le départ. Forcément tu sais déjà que les deux protagonistes vont finir en final l'un contre l'autre. Du coup, tout ce build-up pour un truc aussi évident c'est chiant.

Ha et puis franchement, les deux sortent de nulle part et arrivent à être incrit à un très gros tournoi comme ça d'un coup. Sans galérer ni rien. Pas de qualifications ni rien. C'est vraiment dur d'y croire.

Ha et dans le genre de truc un peu trop gros il y a le fait que ce soit deux frangins. La probabilité du truc est tellement maigre. J'ai vraiment pas réussi à y croire.

Non vraiment je me suis tapé les Rocky récemment et en fait le film de combat qui parle de la famille a déjà été fait en mieux. Ici ça n'apporte qu'un enchaînement de stéréotype. Le père alcoolique qui a négligé ses gamins, les gamins qui ne peuvent pas pardonner, la mère malade qui meurt loin d'un de ses fils et de son ex-mari, le gamin qui planque la maladie de sa mère aux autres mais qui leur en veut, le marine qui est un vrai héro mais qui ne veut pas se l'avouer, le gentil père de famille qui aime trop ses gamins et qui est prof et adorer de tous ses gamins mais qui ne s'en sort pas financièrement … J'en oublie d'autres mais là c'est vraiment too much.

Le scénar est naze, la place de la femme est inexistante (c'est juste bonniche à la maison qui n'est bonne que pour s'inquiéter), la musique est insipide. Les scènes de baston sont bien réalisées mais ça ne m'intéresse pas ; pas de bol.

Tom Hardy et Joel Edgerton j'ai rien spécialement contre (enfin si un peu) mais là ils sont censé être les plus grands bastonneur de MMA. Bon, bha là aussi c'est dur d'y croire. C'est pas des crevettes, mais face aux golgoth qu'on nous présente encore une fois c'est assez violent pour la crédulité.

Mouai non je … bha non je ne trouve rien pour sauver ce film. Qu'est-ce qui justifie qu'il soit si bien noté ?! Visiblement il a pas vraiment marché et ça ne m'étonne guère.

Voilà, je suis quelque peu déçu. J'espérais une perle mais c'était très dispensable.

Rambo 3

Histoire :

Rambo s'est retiré en Thaïlande où il participe à des combats de rue pour ramener un peu de pognon pour retaper le temple de sa petite communauté spirituelle.

Mais le colonel Trautman vient le chercher sans trop de conviction afin de mener une mission au Pakistan. Mais John a raccroché et l'envoie paitre lui et son acolyte.

Quelques semaines plus tard l'acolyte revient pour l'informer que le colonel est détenu prisonnier. Rambo va-t-il y aller ? (oui)

Ressenti :

Le deux ne m'avait pas spécialement convaincu et … dans un instant de désespoir je me suis laissé tenter. Et bha non c'est pas mieux.

Je suis trop pollué par Hot Shots en plus. Je vois toutes les influnces du film parodique mais du coup ça me ressort inlassablement du film.

Bon après c'est pas franchement nul mais bon le film se prend un peu trop au sérieux. J'ai toujours trouvé les films de Schwarzy assez humoristique malgré le fait que ce soit de bons gros actioner qui tâchent. Alors que là, pas vraiment, c'est très sérieux et du coup ça devient bien moins sympatoche. (ouai faut toujours que le remette sur le plateau).

Bon ils nous ont pas remis la touche féminine qui tombe forcément dans le bras de notre héro torturé. Et tant mieux c'était vraiment balourd. Par contre on a le droit à du méchant soviétique. On troque un stéréotype pour un autre.

Ça s'est fait plaisir sur les hélicos d'ailleurs. Serait-ce une préquelle de l'arme fatale ?!

Boarf, ça ne me motive vraiment pas à continuer la saga. Même si je viens de voir que le quatrième sorti vingt ans plus tard est réalisé par Stallone himself… peut-être que…

Under The Skin

Histoire :

Une jeune femme se balade dans son van. Elle arpente les rues et convainc les mecs qui la drague à monter.

Elle les ramène dans sa maison où alors qu'ils avancent vers elle, ils s'enfoncent petit à petit dans le sol.

Ressenti :

Quel ovni ce film. Je l'avais vu à sa sortie mais je voulais vraiment l'avoir dans ma liste de visionnages du coup je me le suis refait pour l'occasion.

C'est vraiment très étrange et le concept pourtant assez simple fait se poser pas mal de questions.

La scène de la plage est super sobre et tellement hardos : il y a un couple avec son tout jeune gamin et leur clebs. Le chien part se baigner alors que la mer est bien agitée et que c'est manifestement pas vraiment la belle saison. Le pauvre toutou est en grosse difficulté et la mère de famille paniquée se jette à la flotte mais très rapidement elle aussi est malmenée, le mari se jette alors. Un témoin se jette à l'eau et parvient à ramener le père de famille, le chien et la mère sont déjà introuvables. La protagoniste récupère le témoin qui est exténué sur le bord de l'eau et lui donne un gros coup avec un galet. Tout ça dans un calme olympien et un détachement totale de sa part alors que le jeune gamin est en train de chialer devant tout ça.

Les visions lorsqu'elle ramène ses victimes sont d'une beauté esthétique folle. Il n'y a plus de décor, presque pas d'éclairage, c'est sombre teinté de bleu avec le sol qui reflète les acteurs. C'est pas un espace 2D mais bien un volume où les victimes s'enfoncent et finisse par observer à travers le sol. Là leur corps est déjà un peu creux, il ne reste que la peau qui ondule au rythme du fluide dans lequel ils baignent. C'est une magnifique vision d'horreur. Et ça se termine par une ptite rivière de viscère et de sang qui évacue tout cela avec un rouge qui tranche avec la colorimétrie bien plus froide.

Sur certains aspects le film ne rapelle Come True qui est vraiment une perle méconnue. Ici aussi, ça alterne entre des phases classiques et des phases surréalistes. Bien qu'ici le film ait l'air globalement bien plus tangible et ancré dans la réalité.

Ça sort vraiment du lot. C'est calme, étrange, poignant.

Mastodon ça censure, Mastodon c'est compliqué, Mastodon c'est pas sécure

Elon Musk a racheté Twitter pour 44 Milliards de dollars et du coup il y a une nouvelle vague de migration d'utilisateurs de Twitter vers Mastodon. Du coup avec cette vague de migration il y a également tout un tas d'avis et de commentaire sur Mastodon.

Je vais donc tenter de rester le plus neutre possible ici pour débunker/répondre à certaines questions. À la toute fin je donnerai mon avis perso.

Petit point vocabulaire

Pour les non-initiés voilà un tout petit peu de vocabulaire qui ne sera pas indispensable.

Alors déjà juste une toute petite précision pour jouer les rabats-joie : Mastodon est un logiciel, le réseau social lui est le fédiverse. Mais en pratique on utilise souvent le terme Mastodon pour parler du réseau social (moi le premier) (métonymie toussa toussa).

Une instance c'est un logiciel en fonctionnement : quand vous démarrez Firefox sur votre ordinateur vous démarrez une instance de firefox. Quand vous ouvrez l'appli bidule sur votre téléphone vous lancez une instance de bidule. Donc quand on parle d'une instance Mastodon, c'est le logiciel Mastodon qui tourne sur un ordinateur (généralement un serveur).

Un admin est tout simplement la personne qui fait tourner une instance. C'est lui qui gère le matériel, le logiciel et choisit les règles de son instance.

La fédération : le réseau social fédiverse est donc composé de multiples instances de Mastodon (et d'autres logiciels plus ou moins similaires). Toutes ces instances peuvent communiquer entre elles et donc un utilisateur d'une instance peut interagir avec un utilisateur d'une autre instance. À l'inverse sur Twitter, il n'y a pas de fédération : on ne peut communiquer qu'avec des gens présents sur Twitter.

Mastodon c'est compliqué

Oui. C'est vrai.

Les systèmes fédérés décentralisés sont déjà par nature plus complexes que les systèmes centralisés classiques. Techniquement c'est plus complexe mais également sur les côtés plus humains mais ça j'en parlerais plus tard.

Mais cette complexité sous-jacente n'est pas obligatoirement visible de la part des utilisateurs. Et je trouve que Mastodon a réussi à bien planquer tout cela. En pratique, un utilisateur lambda ne se rendra pas spécialement compte de toute cette complexité. Il y a, à mon sens, trois grandes différences :

  1. Les noms d'utilisateurs et les points d'entrées.
  2. La portée de la recherche
  3. La modération

Mais je tiens d'abord à préciser que n'importe quel réseau social est complexe à appréhender. La première fois que l'on débarque sur Twitter, on n'y pipe rien. Pareil pour Facebook, Discord, IRC …

Ce n'est qu'avec de l'habitude et donc de l'expérience que l'on s'y retrouve et que l'on s'y sent à l'aise.

Tout comme Twitter possède de nombreuses applications proposant des interfaces différentes, il y a la même chose pour Mastodon.

1 Les noms d'utilisateurs et les points d'entrées

Sur Twitter un utilisateur est nommé de la forme @monsieur_truc_muche . Sur le Fediverse un utilisateur est nommé de la forme @monsieur_truc_muche@son.instance.com .

Voilà, ça n'a pas spécialement plus d'implication pour un utilisateur. Si vous voulez mentionner quelqu'un, pensez à mettre le nom complet.

C'est pas trop difficile, en plus ça ressemble à une adresse mail.

Concernant les "points d'entrées" c'est en fait comment vous connecter à son compte. Quand vous voulez vous connecter à Twitter vous allez sur twitter.com et c'est parti. Quand vous voulez vous connecter à votre Mastodon il ne faut pas aller sur mastodon.com mais sur l'adresse de votre instance de résidence.

Voilà, c'est une adresse web à retenir (votre navigateur saura faire).

2 La portée de la recherche

Là c'est un point qui diffère pas mal. Sur Twitter la recherche est globale, alors que sur Mastodon la recherche est par défaut limitée à votre instance.

Du coup si vous cherchez quelque chose, vous chercherez dans ce que "connait" votre instance. Je ne vais pas rentrer dans les détails parceque là, oui ça va être très technique.

Par contre, vous pouvez entrer l'adresse d'un toot (un message) dans la barre de recherche et votre instance ira la chercher là où ça se trouve. Et pareil vous pouvez chercher un utilisateur se trouvant ailleurs, elle ira chercher l'info ailleurs.

3 La modération

La modération sur Twitter existe elle a ses règles et son application est à géométrie variable mais elle existe.

Sur le Fediverse, il y a non pas 1 modération mais autant de modération qu'il y a d'instance. Chaque instance établit sa modération.

Ça a des conséquences que je détaille plus loin.

Mastodon c'est pas sécure

Hahahaa. On voit plein de messages qui alertent que sur Mastodon l'administrateur d'une instance a accès aux mot de passe ainsi qu'aux messages privés des utilisateurs de son instance.

Oui, c'est totalement vrai. Mais c'est également vrai pour Twitter et pour globalement un peu tous les services sur Internet.

Il n'y a rien de spécifique au Fediverse ici. C'est juste une question de confiance.

De toute façon, vous n'utilisez votre mot de passe que sur un seul site à la fois, vous ne le réutilisez pas ailleurs, hein ?!

Et concernant les messages privés, sur Internet n'est privé que ce qui est chiffré de bout en bout. Ce n'est pas le cas de Twitter ni du Fediverse.

Mastodon ça censure

Là on rentre dans le point qui me ramone le plus les nasaux.

De nombreux utilisateurs crient à la censure sur Mastodon. Mais déjà ce n'est pas de la censure mais de la modération. Et elle existe également sur Twitter, vous n'avez peut-être pas été censuré mais de nombreuses personnes l'ont été, que ce soit pour de mauvaises ou bonnes raisons.

Il faut bien comprendre que l'une des forces du Fédiverse s'illustre justement sur ces questions. Chaque instance a sa modération et donc définie ses règles de ce qu'elle va tolérer ou non. Il va y avoir des instances se définissant comme garante de liberté d'expression (free-speech)(en ne modérant à peu près rien donc) et d'autres qui au contraire vont choisir d'interdire tel ou tel contenu.

Là où sur Twitter vous n'avez pas le choix et devez donc vous astreindre à respecter leur choix de modérations (que vous relisez régulièrement quand ils y apportent des modifications), sur le Fediverse vous pouvez choisir une instance où les règles de modérations vous conviennent.

Très généralement, les instances présentent leur charte de modération via un lien sur leur page d'accueil.

Le Fediverse accueille de très nombreux utilisateurs différents qui sont de plus en plus variés. Certaines communautés sont pour le moins étranges et peuvent se situer à un endroit où la culture et les lois sont différentes de chez vous. Ce qui peut être choquant pour l'un ne le sera pas pour une autre personne. Et les lois ne sont pas les mêmes dans tous les pays !

Du coup Mastodon c'est parfait ?

Non, Mastodon n'est pas un paradis ni un havre de paix. Non, Mastodon ne solutionne pas tous les maux. Non, Mastodon n'est pas rempli de gentils.

Mastodon est complexe et on ne pourra pas interagir avec absolument tout le monde mais c'est une alternative plus que crédible au modèle centralisé de Twitter.

Il faut se rendre compte que si vous vous faites censurer par une instance, il y a de fortes chances que les gens de cette instance ne veulent pas écouter votre discours. À quoi bon râler et persister à vouloir délivrer votre message à des gens qui n'en veulent pas ? Vous ne les ferez très probablement pas changer d'avis. Si vous vous êtes fait jarter de votre instance, allez ailleurs (il est possible de migrer aisément) et si aucune instance ne veut de vous, montez la vôtre !

La première difficulté est le choix de l'instance mais il faut savoir que celui-ci n'est pas définitif. Vous pouvez très bien tâter la température de l'eau sur une instance un peu au hasard. Vous vous créez votre première toile sociale avec les gens que vous allez suivre et discuter. Une fois mieux maîtrisé l'outil vous pouvez choisir de migrer sur une autre instance où la modération est plus en phase avec vos idées. Vous conserverez vos abonnements et vos abonnés.

Mon avis non neutre

Bon merci d'avoir lu jusque-là déjà. J'ai commencé cet article énervé, maintenant ça va mieux.

Le Fediverse est un agglomérat de petites dictatures. Il y a des chefaillons et c'est tout à fait normal. Quand vous utilisez un service sur Internet vous êtes en train d'utiliser l'ordinateur de quelqu'un d'autres. Certains acceptent cela en échange d'argent (directement ou indirectement via vos données personnelles dans le cas de Twitter), certains acceptent pour d'autres raisons (des admins du Fediverse aiment la technique, d'autres ont la volonté de monter une communauté, … chacun ses raisons). Certaines dictatures tendent à s'approcher de la démocratie (les associations aspirent souvent à cela, hein Framasoft, LQDN…).

Un admin investi du temps et des ressources pour créer son ptit bout de réseau social, c'est tout à fait normal qu'il y applique les règles qui lui plaisent. Vous ne pouvez pas reprocher à un admin de ne pas vouloir héberger et diffuser votre contenu. Ou alors … tention ça va faire mal … passez un contrat avec un admin (probablement contre rémunération).

La très grande majorité des soucis de censure se résolvent en montant sa propre instance ou en se trouvant une instance en phase avec ses idées.

Twitter était connu (on peut parler au passé dès maintenant, non ?) pour être très tolérant vis-à-vis des contenus d'extrême-droite. Le Fediverse est un repaire de gauche et franchement tant mieux. De nombreux exilés de Twitter en sont partis car ils étaient persécutés/harcelés/bannis et sont donc venus sur le Fediverse, ces derniers ne sont pas spécialement râvis de retrouver leurs bullies revenir en force… Il y a des instances ouvertement de droite, elles sont parfois bloquées par les instances de gauches.

C'est pour l'instant un réseau social ignoré du capitalisme : il n'y a pas de business, pas de pub, pas de tracking et pourvu que ça dure.

Si jamais vous subissez la censure et plusieurs instances vous jarte en vous traitant de nazi … il est ptet temps de commencer à accepter le fait que vous êtes un nazi et indésirable. :-)

Je suis très content que le Fediverse gagne en popularité mais c'est pas grave si tout le monde n'y trouve pas sa place.

Et je le répète encore une fois. N'hésitez pas à monter votre instance :-)

Amélioration de mon environnement nunux vol.2

Il y a deux ans j'avais écrit la première partie et ça ne devait être quun oneshot mais je me suis dit pourquoi pas lui donner une suite.

Je suis toujours sur l'excellent Sway qui est fiable efficient et qui mine de rien a réussi à se créer une bonne communauté. Et ce dernier point n'est pas si anecdotique que cela. Il est arrivé très tôt dans l'écosystème de Wayland et a attiré de nombreux devs qui sont particulièrement actifs. C'est tellement vrai que dans les implémentations majeures des protocoles de Wayland on retrouve généralement la commu Gnome, la commu KDE et maintenant à égalité voir ptet presque au-dessus, la commu Wlroots qui est la base de Sway (et d'autres compositors). Et grâce à cela, beaucoup de logiciels visent explicitement la compatibilité avec wlroots (et donc par extension Sway). Sway a réussi à ne pas rester un projet de niche et a une place prépondérante.

Bon revenons-en au sujet principal : mes ajouts ces deux dernières années

sov

Un outil au nom sexy (non) mais qui veut dire Sway OVerlay qui permet d'avoir un ptit aperçu des workspaces.

En gros il va vous afficher tous vos workspaces et quelles sont les fenêtres et leur arrangement. C'est tout. C'est léger, rapide et pas ultra sexy mais c'est pas si mal franchement.

Je l'utilise depuis quelques semaines pour l'instant et c'est un peu à cause de lui que je vous fais cet article.

Une fois installé il a un fonctionnement un peu particulier. En gros le logiciel tourne tout le temps mais il ne s'affiche que lorsqu'il reçoit un "1" dans un pipe. Pour qu'il cesse de s'afficher, il faut lui envoyer un "0" dans le pipe.

Bon, donc il va faloir lui créer un pipe, écouter le pipe et nourrir le pipe. Par chance on peut faire tout cela directement dans la conf de sway.

~/.config/sway/config
# On définit une variable pour plus tard
set $XDG_RUNTIME_DIR /tmp/1000-runtime-dir

# On supprime un éventuel pipe, on crée un nouveau pipe, on lance sov en le branchant sur le pipe
exec rm -f $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe && mkfifo $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe && tail -f $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe | sov

# J'affiche sov lors d'un changement de workspace (en gardant le raccourcis pressé)
# Sway lance deux commandes : le changement de workspace puis l'envoi dans le pipe
# Le --no-repeat permet de ne lancer qu'une fois la commande quand le raccourci est pressé même si c'est maintenu appuyé

bindcode --no-repeat $mod+10 workspace 1; exec "echo 1 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"
bindcode --no-repeat $mod+11 workspace 2; exec "echo 1 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"
bindcode --no-repeat $mod+12 workspace 3; exec "echo 1 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"
bindcode --no-repeat $mod+13 workspace 4; exec "echo 1 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"
bindcode --no-repeat $mod+14 workspace 5; exec "echo 1 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"

# On cache sov lorsque le raccourci n'est plus pressé
bindcode --release $mod+10 exec "echo 0 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"
bindcode --release $mod+11 exec "echo 0 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"
bindcode --release $mod+12 exec "echo 0 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"
bindcode --release $mod+13 exec "echo 0 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"
bindcode --release $mod+14 exec "echo 0 > $XDG_RUNTIME_DIR/sov.pipe"

C'est typiquement ce qui est montré en exemple sur la page du projet mais c'est pratique à utiliser comme cela donc j'ai tout pompé et je vous le repropose.

Il est possible de configurer l'apparence du bousin ce que j'ai qu'un tout petit peu modifié mais sans plus. Le fichier de configuration fourni est tout commenté de partout et est assez explicite.

Capture d'écran de sov montrant 5 workspaces avec les fenêtres

Voilà, j'ai mis du orange et du violet.

wob

Hoo quel programme au joli nom : Wayland Overlay Bar . Il n'a rien à voir avec le dubstep, ce logiciel s'affiche en surimpression pour juste afficher une barre de progression. C'est tout, pas de fioriture rien.

Ce logiciel est déjà dispo dans le guru de Gentoo mais sinon vous le trouverez sur sa page

Tout comme sov, il fonctionne avec un pipe et vous y envoyez une valeur de 0 à 100 et c'est tout. Du coup vous pouvez vous en servir pour afficher par exemple le volume sonore ou la progression d'un truc qui se déroule.

Je m'en sers pour afficher le volume lorsque je le modifie et également la luminosité de l'écran.

La mise en place est très similaire à sov.

~/.config/sway/config
# On définit une variable pour plus tard
set $XDG_RUNTIME_DIR /tmp/1000-runtime-dir

# On supprime un éventuel pipe, on crée un nouveau pipe, on lance wob en le branchant sur le pipe
exec rm -f $XDG_RUNTIME_DIR/wob.pipe && mkfifo $XDG_RUNTIME_DIR/wob.pipe && tail -f $XDG_RUNTIME_DIR/wob.pipe | wob

# Modif de luminosité puis affichage de la barre
bindcode 233 exec "ddcutil setvcp 10 + 10 --bus 6 --sleep-timer 0.1" ; exec 'ddcutil getvcp 10 -t --bus 6 --sleep-timer 0.1 | cut -d" " -f4 > $XDG_RUNTIME_DIR/wob.pipe'
bindcode 232 exec "ddcutil setvcp 10 - 10 --bus 6 --sleep-timer 0.1" ; exec 'ddcutil getvcp 10 -t --bus 6 --sleep-timer 0.1 | cut -d" " -f4 > $XDG_RUNTIME_DIR/wob.pipe'

# Modif du volume sonore puis affichage de la barre
bindsym XF86AudioRaiseVolume exec amixer sset Master 5%+ | sed -En 's/.*\[([0-9]+)%\].*/\1/p' | head -1 > $XDG_RUNTIME_DIR/wob
.pipe
bindsym XF86AudioLowerVolume exec amixer sset Master 5%- | sed -En 's/.*\[([0-9]+)%\].*/\1/p' | head -1 > $XDG_RUNTIME_DIR/wob
.pipe
bindsym XF86AudioMute exec amixer sset Master toggle | sed -En '/\[on\]/ s/.*\[([0-9]+)%\].*/\1/ p; /\[off\]/ s/.*/0/p' | head
 -1 > $XDG_RUNTIME_DIR/wob.pipe

Encore une fois ces exemples sont tirés de la page du soft, rien d'original. C'est une esthétique un peu particulière (ça m'évoque les démos mais c'est vrai que ça ressemble aussi comme deux gouttes d'eau à la barre de progression de mpv.

une barre de progression en surimpression au milieu de l'écran

Du bling bling minimaliste.

Pipewire

La fois précédente je vous avais parlé de PulseEffects. Et bien c'est fini. Enfin pas tout à fait.

C'est devenu Easyeffects et ça ne fonctionne plus avec PulseAudio mais avec Pipewire. Du coup j'ai dégagé le vilain Pulse que j'ai remplacé par le flambant neuf Pipewire qui fait la même chose mais en mieux et même plus. En plus de gérer l'audio, il peut également gérer de la vidéo même si je vous avoue que pour l'instant je m'en suis pas trop trop servi si ce n'est pour faire un peu d'OBS.

Pour le lancer je passe encore une fois par le fichier de conf de Sway.

~/.config/sway/config

exec --no-startup-id /usr/bin/gentoo-pipewire-launcher

Ouai c'est tout. Et ça suffit pour marcher.

La migration depuis Pulse est facile vu qu'il propose une API compatible donc tous les softs parlant à Pulse sauront parler à Pipewire sans rien changer. C'est d'ailleurs à peu près le cas pour Jack également.

Bemoji

Non seulement je m'embourgeoise mais en plus je me kikoo-ifie ! Il m'arrive de parfois "avoir besoin" d'emoji.

Mais bien entendu je n'en ai pas sur mon clavier et c'est là que bemoji arrive à la rescousse. C'est un basique script shell qui utilise bemenu et wlclip pour permettre de chercher un emoji parmi la liste unicode et de l'insérer.

Alors déjà rendez-vous sur leur dépot. Une fois installé, le meilleur moyen de l'utiliser est de passer … par sway. Oui je sais c'est encore lui qui va bosser.

~/.config/sway/config

bindsym $mod+a bemoji -t -e

Et maintenant à vous de 🔍chercher votre 🤔emoji favori et d'en insérer partout jusqu'à 🤮l'écœurement.

Ha et c'est pas un script si débile que ça. Non non, il sait de lui-même générer sa base d'emoji (basé sur unicode) directement sur le 🔗web et également gère son 🧻historique pour vous afficher vos favoris en 🥇premier !

J'ai juste un peu modifié l'apparence du bemenu pour que ça soit plus gros pour soulager mes pauvres 👀yeux.

(En écrivant ce paragraphe je me sens ridicule, mais au final en le relisant je trouve ça pas si débile de parsemer quelques émojis, ça aide à briser l'effet "wall-of-text" et rend au final le tout plus digeste.)

Superd

Bon je vous en parle mais en vrai je m'en suis servi moins d'une semaine.

Superd est une sorte de Systemd mais spécialisé pour la gestion des services utilisateurs. En gros tous les softs que je lance comme un porc dans ma session utilisateur seraient mieux gérés par ce bestiau.

L'idée est pas trop mauvaise, le souci c'est que … bha … ça lorgne un peu trop du côté de systemd à mon goût. Le tout pour une plus-value assez discutable.

J'ai déjà l'habitude de créer ma session via un script dans Qingy et d'ensuite tout lancer depuis la conf de Sway (comme vous avez pu le constater). Superd pourrait s'assurer que les softs se relancent proprement en cas de crash mais ça ne m'arrive jamais (ou presuqe).

Si ça vous intéresse allez voir la page du projet mais perso ça ne m'a pas convaincu.

J'aimerai juste un ptit logiciel qui lance tous les autres au lieu de passer par du exec sway pour que ça soit tout réuni quand je lance dans htop. Mais c'est vraiment pas un gros besoin, c'est plus du gadget.


Voilà, de nouveaux joujous pour personnaliser un peu votre nunux.

Ça rentre en contradiction avec ma phobie des process mais je tente de justement passer outre petit à petit.

Pearl

Histoire :

Pearl vit à la ferme avec sa mère très sévère et froide et son père handicapé qui n'a aucune autonomie. Elle rêve de devenir danseuse et de devenir une star mais la première guerre mondiale fait rage.

Son époux est parti au front et les nouvelles se font de plus en plus rare. Elle apprend de la part de son amie qu'un casting est organisé en ville pour recruter des danseuses.

Ressenti :

Haaa j'avais pas capté. Je pensais que ce préquel allait nous parler de Maxine, mais non, en fait c'est bien de Pearl que ça parle qui est la vieille. J'aurai aimé en apprendre plus sur Maxine … dommage.

Ce film a été organisé à l'arrache. Alors que X vient de se finir, le réalisateur est confiné à l'hôtel pour deux semaines. Il en profite pour écrire un scénar et en parle à l'actrice Mia Goth qui est tenté par le projet.

Le réal en parle au studio et embauche une partie de l'équipe de tournage d'Avatar 2 qui était en pause à ce moment-là. Et pof, le tournage s'enchaîne dans la foulée. Le réalisateur a donc fait deux films dans la même année.

Alors que X était un film d'horreur assez proche du slasher des années 80, là ça ressemble plus à un film des années 50/60. Visuellement ils ont poussé l'esthétique avec des couleurs bien criardes, c'est assez marrant à voir.

L'histoire est plus longue à démarrer, c'est poussif au début. Puis c'est parti avec une formule assez proche du premier. Le gore est bien présent avec assez peu de suggestion.

On retrouve le décor du premier film vu que ça se déroule au même endroit. On retrouve le croco, la fourche, la baraque au fond du jardin. Mais la forme est pas mal différente.

Le dénouement est chouette mais le chemin pour y arriver est un peu trop long à mon sens. J'ai préferré X du coup.

Je crois qu'en fait j'aime pas trop l'actrice principale Mia Goth et là elle est encore plus présante que dans le premier film. Et je sais pas elle me fait un effet un peu bizarre. J'ai du mal à expliquer mais voilà… c'est comme ça. Pourtant elle joue vraiment bien en alternant des séquences de tendresse, d'hystérie, de folie, de peur, de pleurs.

Le générique de fin est assez drôle. Ça se termine sur Pearl qui semble à moitié folle avec un sourire forcé. Et là on la voit en gros plan avec le générique qui commence à se dérouler. Et on la voit encore pendant longtemps. Toujours en train de forcer sa mimique avec les yeux grands ouverts. Et ça duuuuuuure.

X

Histoire :

En 1979 en pleine campagne usienne, une équipe de tournage de film de boule est retrouvée morte par des flics.

On a donc un flashback des dernières 24h.

Ressenti :

C'est un film d'horreur sorti début 2022 par A24. Déjà que de base les films d'horreur c'est un peu particulier, celui-là en plus parle de film porno, c'est un peu la double peine.

Avant que ça ne sombre dans l'horreur, le film prend le temps de bien nous introduire les personages. C'est bien branlé et non torché en deux deux. Alors qu'au premier coup d'œil ça semble assez stéréotypé, il s'avère que petit à petit les clichés sont brisés et que les persos sont finalement bien plus profond qu'ils n'en avaient l'air. Bon c'est pas pour autant que ça va les sauver, hein, mais bon ça fait plaisir.

Et d'ailleurs avant que ça ne dérape complètement. Il y a une scène assez marquante où la fille en charge de la prise de son qui n'est absolument pas de ce milieu et qui est tout d'abord très réticente commence à questionner un peu les motivations des acteurs. Et là, le message du film est vraiment pas mal du tout. Je ne vous le spoile pas, mais rien que pour ça, ça vaut le coup.

Le montage joue régulièrement entre le parallèle de ce qui est filmé et de ce qui se passe dans l'histoire. C'est plutôt bien foutu avec d'un côté l'aspect un coquin/affriolant et de l'autre côté l'aspect beaucoup plus flippant, ça marche plutôt bien. Comme quoi on peut avoir l'esprit tordu ou bien l'esprit tordu. ^__^

Tiens c'est marrant, le premier à mourir est celui qui n'a pas sexé. C'est un peu à contre-courant des slashers ça.

spoils

Rhaaa ce que c'est dégueulasse. En gros, le couple de vieux qui accueille l'équipe de tournage est quelque peu frustré. Le vieux a peur de faire une crise cardiaque et n'ose plus baiser avec sa femme mais cette dernière ne veut que ça.

La vieille au max de sa frustration décide donc de commencer à crever les gens. Quand une bonne partie a été décimé, les vieux commencent à baiser alors qu'ils sont encore couverts de sang.

Le ptit twist final sur le fait que Maxine est la fille d'un prédicateur est la ptite cerise sur le gâteau. Qu'est-ce qui a bien pu la pousser à vouloir devenir actrice porno ?! C'est ce que l'on découvrira dans Pearl le préquel tourné dans la foulée.

C'est marrant d'avoir fait jouer le rôle de la meurtrière et de la victime à la même actrice…

Le film est vraiment très propre et finalement faussement simple. C'est joli et bien foutu et ça fait plaisir de voir un slasher qui veut bien faire sans rogner sur quoi que ce soit. Le jeu d'acteur est bon, l'histoire tient la route, l'ambiance est bien ficelée, la musique est raccord, le gore est bien foutu. On sent que ça a été fait avec l'intention de bien faire en respectant le genre.

Merci encore A24 pour le bon boulot.

Récap 39 : Octobre 2022

Et voilà octobre vient de défiler à la vitesse de l'éclair. Ici il n'y a plus de météo il fait juste gris depuis deux semaines. Pas de soleil, pas de pluie, pas de froid ni de chaud. La météo est juste absente. L'avantage c'est que le chauffage est encore éteint mais c'est déprimant.

La grosse news du moment c'est Elon Musk qui a racheté Twitter (enfin) et du coup il y a (encore) une vague de migration sur le fédiverse. C'est assez cool comme d'hab mais j'ai peur que nombre de mes congénères fassent un peu peur aux nouveaux arrivants en les assènant de conseils, de “on fait comme ça ici” qui ne sont pas des plus accueillants. Bref, on vera dans quelques semaines ce qu'il en restera.

Blog

J'ai beaucoup écrit ce mois-ci et j'ai même préparé un article qui sortira prochainement.

En bref ce mois-ci : 2 articles, 12 commentaires, 18 visionnages, 478965 requêtes, 42631 visiteurs uniques pour 9.95 Go de trafic.

Films

Le mois d'Octobre avec la folie des Américains pour Halloween fait que c'est la meilleure période pour regarder des films d'horreur vu qu'il en sort une téra chiée à chaque année. Je ne me suis laissé tenté que par dernier Hellraiser qui est franchement bien meilleur que ce qui faisait dans la saga.

Au final, les trois films qui m'ont le plus marqué ce mois-ci ça serait Crimes of the Future pour son ambiance malsaine, The Innocents pour son histoire, ses acteurs et sa réal et Clerks 3 parceque c'est une suite que j'attendais depuis très longtemps.

Séries

Ghosts

C'est une série britannique excellente. C'est l'histoire d'un couple lambda qui étrangement hérite d'un manoir immense mais un peu délabré.

La femme a un accident et frôle la mort et depuis … elle entend et voit les fantômes et sa maison en regorge.

Ce n'est pas de l'horreur, c'est de la bonne comédie bien réussie. J'ai toujours eu un faible envers nos amis les anglois. Déjà, ils sont nos voisins, en plus ils viennent de perdre leur monarque et en plus ils ont une météo de merde (qui s'associe à leur bouffe calamiteuse). Ha et ils ont des accents anglais bien plus agréable que ces gros beaufs de ricains.

La série ne paye pas de mine et pourtant les gags sont vraiment cools. Mais ce qui marche le plus c'est vraiment les synergies entre les personnages. La baraque est très ancienne et du coup on retrouve des fantômes de diverses époques et certaines associations improbables fonctionnent très bien. On a notamment l'homme des cavernes qui adore jouer aux échecs avec le politicien vicelard.

C'est vraiment très feel-good et bienveillant. J'ai engouffré les trois premières saisons d'une traite. La quatrième vient de sortir et il y a également un remake de l'autre côté de l'atlantique mais … ça n'inspire pas confiance.

Atlanta

Je me suis refait la première saison de cette série que j'avais vu à sa sortie mais que j'avais délaissé parceque … bha parceque je suis comme ça. J'ai vraiment beaucoup de mal à attendre la sortie de la suite et donc généralement je laisse tomber mais si vraiment ça me plaît j'y retourne des années plus tard pour recommencer.

Et voilà que je me suis replongé là-dedans.

On suit un pauvre mec qui tente de devenir le manager de son cousin qui commence à gagner légèrement en notoriété en faisant du rap. J'aime bien cette ambiance loin du bling-bling du rap avec des personnages atypique. Darius et Vanessa sont mes chouchous.

C'est assez drôle et parfois un peu touchant. Les acteurs sont tops et on les retrouve maintenant tous dans des gros films de droite et de gauche. Il y a une ambiance assez particulière avec un montage qui intercale des plans assez éloignés et contemplatifs de l'action couplé à une musique finalement pas si rappeuse calme, il s'en dégage un feeling bienveillant et presque nostalgique (alors que c'est contemporain). J'ai ressenti un peu la même chose devant Breaking Bad.

La troisième saison est un peu plus inégal mais reste quand même bien. C'est assez court avec une dizaine d'épisode pour seulement trois saisons (la quatrième est en cours).

Jeux

Brotato

J'ai beaucoup aimé Vampire Survivors. Et j'ai poncé le jeu intégralement avec tous ses achievements et ses personnages cachés et malgré sa sortie d'accès anticipé récente… bha il n'a plus vraiment de nouveau contenu à m'apporter. Du coup, je me suis lancé dans Brotato et c'est assez proche mais avec quelques variations tout de même : déjà ça marche par vagues. Donc vous avez une vague de quelques secondes à tenir avec des ennemis qui spawnent.

Quand ils meurrent ils laissent des gemmes à rammaser pour l'xp et le pognon. Certains droppent de la vie et encore plus rarement des caisses contenant un objet.

À la fin de la vague, vous pouvez dépenser votre xp et votre pognon pour améliorer votre personnage. Le but est de vaincre le boss se trouvant là a vingtième vague.

Vous pouvez avoir jusqu'à 6 armes, avoir tout un tas d'objets et tout. Le jeu est bien foutu en vous présentant toutes les stats ce qui permet de faire ses choix sans être largué.

Ça marche sacrément bien : c'est addictif avec de nombreux personnages à débloquer. Bon visuellement c'est pas la folie par contre avec un style visuel assez flash (macromedia-style) qui me titille moins que le pixel art de Vampire Survivors.

Le jeu se fait donc en run assez courtes mais ça s'enchaîne très vite. Pas de chargement, pas de chichi. Quand vous lancez le jeu, dans les vingt secondes qui suivent vous êtes en plein run.

Je n'ai qu'une dizaine d'heures de jeu pour le moment, à voir s'il m'amusera aussi longtemps que son ainé. Il a des mises-à-jour fréquentes pour le moment en ajoutant du nouveau contenu. Les personnages sont bien plus variés que dans son ainé mine de rien. Certains nécessitent de jouer vraiment différement comme par exemple le pacifiste qui ne doit que survivre sans tuer qui que ce soit.

À savoir que le jeu est développé avec le moteur libre Godot et même s'il n'est pas natif tourne parfaitement avec Proton.

Quake 2

Je l'avais jamais vraiment fait. Je l'ai commencé plusieurs fois mais j'ai jamais vraiment accroché.

Et je dois avouer que j'accroche pas énormément. Le premier est super fun et bien que ce soit un pot-pourri avec du médiéval, de l'indus, de la science-fiction, ça reste un jeu au gameplay tellement bon que ça passe nickel.

Là, ils ont tenté d'ajouter une nouvelle dimension aux FPS : un scénar. Et bon bha … c'est assez timide et ce n'est qu'un prétexte on ne va pas se mentir. Ça aurait été plus assumé et poussé ça aurait pu donné un bon truc j'imagine mais là ça ressemble juste à une case à cocher sur un cahier des charges.

Le feeling de déplacement est super bon, par contre les armes c'est pas terrible. Je trouve que ça a régressé par rapport au précédent opus. C'est molasson, changer d'arme est super lent, il y a assez peu de munition et du coup on alterne constamment entre mitrailleuse et fusil à pompe (enfin avec leurs variations). Ça manque de fun quand même.

Il y a une cinématique d'intro qui a mal vieilli mais qui plante le décor. Ensuite entre les niveaux on a des cinématiques assez anecdotiques qui ne font que remplacer les illustres écrans de fin de niveau de Doom 1 et 2 en affichant notre progression sur une map. C'est pas spécialement utile mais ça tente d'immerger le joueur en donnant un sentiment de progression mais bon ça marche pas vraiment je trouve.

Les niveaux sont découpés en plusieurs sous-niveaux puisque le moteur ne permettait pas d'avoir de grandes surfaces de jeu. Certains niveaux nécessitent d'ailleurs de passer d'une zone à l'autre pour pouvoir progresser. Il faut donc rentrer dans une zone, accomplir un objectif, retourner dans la première zone pour continuer. C'est pas mal mais le jeu n'étant pas des plus explicite c'est assez déroutant et l'absence de map n'aide vraiment pas au point où parfois je me paume en tournant en rond.

En y jouant je me rend compte de la prouesse qu'à accompli Half Life en ayant une base technique assez proche et en sortant que peu de temps plus tard. Ce dernier est beaucoup plus clair, la construction de ses niveaux permet de mieux comprendre ce qu'il faut faire sans rajouter de texte. Le feeling des armes est meilleur. La direction artistique est bien meilleure. D'ailleurs bon nombre de sons viennent de Quake 2.

Bref, c'est pas horrible mais c'est dispensable. Il souffre clairement de la comparaison avec son prédecesseur et d'Half Life.

Bien que je l'ai acheté sur Steam, j'utilise le moteur Yamagi Quake 2 qui est libre et ajoute quelques raffinements bien venus comme la résolution personnalisable, le support du bépo…

Nuxeries

Dans les nuxeries du mois il y a eu ce que je vous ai raconté avec mpv pour remplacer kodi. J'en suis très content même si franchement l'absence de moyen d'ajouter une vidéo à la paylist depuis l'interface web est très chiant.

C'est pas trop de la nuxerie mais ça s'en rapproche : j'ai retouillé un peu le firmware de mon clavier. Je passe par le système full web fait par ZSA que je trouve très pratique. Ça permet de pas se faire chier avec des fichiers de conf ou autre et l'interface graphique est bien foutue. Leur système est une franche réussite. Je vous partage d'ailleurs le résultat que vous trouverez ici.

J'ai changé mon serveur gemini qui plantait sans prévenir. Je vais voir si le nouveau est plus stable. Vous pouvez retrouver le contenu du blog sur gemini://lord.re .

Vidéos

Arte a fait une ptite rétrospective sur la carrière de Jamie Lee Curtis. Ça dure moins d'une heure, c'est pas mal du tout. C'est disponible sur leur site pour six mois.

Vrac

Tiens un article bien critique envers Wayland. Et même si j'utilise depuis des lustres je ne dois qu'admettre qu'il dépeint bien quelques soucis de ce nouveau système.

Certains points ne sont que des détails sans trop d'importances mais d'autres sont réellement chiants (notamment la fragmentation due au manque d'une implémentation majoritaire).

2001 A Space Odyssey

Histoire :

Quelques morceaux choisis de la conquête de l'espace par l'Homme.

Ressenti :

Le film est très dur à raconter car il montre déjà quatres périodes distinctes. Et en plus de ça, il n'y a pas de dialogues, enfin vraiment peu. On ne sait pas trop ce qu'il se passe, quels sont les enjeux. C'est assez peu explicite.

C'est pas la première fois que je tente de regarder ce film. J'ai plusieurs fois capitulé à cause de son aspect un peu trop étrange. Le film est vraiment très lent et assez cryptique. J'ai l'impression que c'ets plus une mise en image de quelques idées plutôt qu'un tout cohérent.

Je ne comprends pas vraimnt ce qu'il y a derrière la moitié des choses qu'on nous montre. L'intro avec les singes… hmmm c'est quoi le but ? Nous montrer l'évolution technologique avec l'utilisation des outils pour se battre ? Ensuite, le voyage de Floyd vers la lune, c'est ? Heuuu je ne sais pas non. Est-ce que le but est juste de nous montrer la découverte du monolithe ? C'est volontairement cryptique et ça me plaît moyen je vous avoue.

La bande sonore est assez charismatique. Le choix de mettre des valses classiques pour montrer de la science-fiction est assez étrange. Ça détonne mais au final il y a un peu cet aspec valse spatial avec les vaisseaux qui tournoient et synchronisent leurs mouvements… Par contre, c'est quand même too-much. Il y a quand même les passages des chœurs limite dissonnants assez flippant que j'aime beaucoup mais qui auraient plus leur place dans un film d'horreur.

Le film étant culte, il a le droit à des remasters de grande qualité et ouai c'est vrai que l'image est très belle. Les couleurs, la définition, le grain ça ne donne vraiment pas l'impression de voir un flm de plus de cinquante balais. Le rythme étant très lent, on a le temps de contempler les plans. Les décors sont pour certains vraiment très réussis. je dois avouer que les stations/vaisseaux en rotation c'est toujours très impressionnant à voir et là ça rend vraiment bien même si l'on sent bien que les acteurs en chient

Le film est tellement brusque et éfreiné (non) qu'ils se sont senti obligé de mettre un entracte.

Dans les dernières minutes, le film prend des allures assez psychédéliques avec des effets spéciaux visuels assez bluffant. On se croirait devant un preset AVS de Winamp. Et toujours dans les effets visuesl surprennament bien fait il y a le bébé de la fin. Le rendu est très bizarre à tel point que je ne sais pas du tout comment ça a été fait.

Maintenant que je l'ai vu en entier j'aurai pas à la revoir ! Plus sérieusement je réalise qu'au final je connaissais à peu près toutes les "scènes importantes" que ce soit via des extraits ou via des références.

C'est à mon sens un film surcôté même s'il a défriché pas mal de concepts qui sont désormais des bases du film de SF. Son aspect très réaliste est assez cool et d'ailleurs ça crée un sentiment d'antispectacle. Je m'explique : on a des scènes interminables où on suit juste un personnage regarder une émission de télé sur une tablette, une hôtesse qui apporte de la bouffe sur un plateau, ce genre d'actions basiques et tout ça à un rythme très posé. Alors que ça se passe dans l'espace dans un vaisseau spatial avec de l'antigravité et tout ! Il y a eu une volonté de montrer des évènements anodins dans un environnement qui ne l'est absolument pas. C'est un parti-pris audacieux surtout avec les moyens de l'époque et qui inspire d'autres réalisateurs encore aujourd'hui.

En le voyant ça m'a pas mal rappelé Ad Astra que j'avais beaucoup aimé, lui. La même sensation de film où faut juste se poser et apprécier sans vouloir rentrer dans une histoire prenante. Il faut être réceptif à l'ambiance générale et pas trop s'impliquer dans des personnages ou un scénar. Faut se laisser porter mais là je sais pas pourquoi ça me touche moins.

Bref, je n'ai pas été déçu car je savais ce que j'allais avoir. Ce film n'est pas pour moi, c'est tout.

The Prestige

Histoire :

Nous sommes à Londres à l'époque Victorienne et on assiste à la rivalité de deux magiciens voulant proposer le meilleur spectacle possible.

Mais la rivalité s'envenime très vite et prend des proportions bien plus dangeureuses.

Ressenti :

J'aime beaucoup ce film qui joue la carte du film historique, la carte du thriller et qui flirte avec le fantastique et avec de multiples twists. C'est un vrai régal.

Déjà, le Londres victorien est un truc qui me fascine. Il y a une esthétique assez sombre et limite steam punk (par définition) et l'architecture qui va avec fait partie du style que j'apprécie le plus. Mais là ce n'est pas spécialement mis en avant. C'est un poil dommage par contre niveau costume là on en a pour son pognon.

Le film sous ses airs très sérieux a un ptit côté toonesque. On a deux magiciens qui s'affrontent à tour de rôle pour se pourrir l'un l'autre. C'est très … divertissant dirons-nous. En tant que spectateur on veut voir la prochaine fourberie.

Le casting est très chouette. Plus je le vois plus j'apprécie Christian Bale avec ses ptites mimiques. Il arrive à passer du mec froid et malaisant au mec plaisant un malicieux. Hugh Jackman lui rend bien la pareille. Mais même les autres rôles moins sur le devant sont excellents notamment Michael Caine et Scarlett Johansson assurent comme là leur habitude. C'est par contre plus surprenant de croiser un David Bowie qui interprête Nikola Tesla dans un finalement tout petit rôle.

spoil

J'aime beaucoup l'ajout de surnaturel avec la machine de Nikola Tesla qui duplique les objets. Sans ça, le film était déjà très bon. Tout semble super terre-à-terre malgré le thême de la "magie" donc je m'attendais à ce que le film veuille tout expliquer rationellement par la science.

Et pourtant il y a cette machine réellement magique qui vient contrebalancer tout ça. C'est once de réelle magie est très cool. Surtout le fait d'attribuer ça à une personne ayant réellement existé et connu pour ses multiples inventions extraordinaires pour l'époque.

Franchement Christopher Nolan est dans mon TOP10 des réalisateurs favoris. Chacun de ses films est un ptit plaisir mais je ne l'avais vu qu'une seule fois auparavant. J'en avais pas un grand souvenir et pourtant il est vraiment pas mal du tout.

Je me rappelais quand même de quelques éléments clés et du coup je dois avouer que j'ai d'autant plus apprécié ce visionnage pour raviver mes souvenirs et déceler les indices. Ça a déjà été prouvé mais le spoil d'un film ne le gâche au final pas vraiment et au contraire peut permettre de mieux en profiter ou tout du moins différemment. Je suis assez d'accord même si je suis d'avis qu'un film à twist ne devrait pas être spoilé.

C'est cool et j'arrive quand même pas à le comparer à Now You See Me. Ça a un thême similaire et même un Michael Caine en commun mais c'est diamétralement opposé. C'est ici bien plus crédible et surtout ça aborde pas mal de sujets annexes et propose des ptites idées super bien pensé.

Un excellent Nolan que je recommande très chaudement.

Exit Kodi Enter MPV

Bon j'ai craqué, j'ai dégagé Kodi.

TL;DR J'ai viré Kodi de mon Odroid C2 que j'ai remplacé par un ptit pc x86 avec Alpine linux et MPV. Je le gère via une page web et un tout ptit soft fait-maison pour lui envoyer des vidéos que ce soit via windows ou linux.

Je crache sur le Chromecast

J'ai un Chromecast. Oui je sais, j'ai un appareil made in Google à la maison.

Ce ptit truc est une source de frustration complète. Le principe est cool : un ptit appareil branché en HDMI et alimenté par l'USB de la téloche qui peut lire des vidéos.

Sauf que c'est noyauté à la merde par Google. Il faut des applis ayant signé un contrat avec le diable pour accepter de fonctionner avec cet appareil.

Le truc est super tatillon sur les formats de vidéo qu'il prend en charge. Un fichier MKV ? Nope, faut du MP4.

Un sous-titre ? Houlla ça va dépendre de plein de trucs comme l'encodage, le codec de sub, est-ce que c'est intégré à la vidéo ? Que des conneries du genre.

Bref, sortie de l'utilisation pensée par Google (c'est-à-dire avec leurs applications à eux dans leur écosystème) point de salut.

De la merde.

Je crache sur Kodi

Du coup en plus du Chromecast j'ai investi il y a fort longtemps dans une ptite Odroid C2 avec LibreElec.

J'ai jamais vraiment compris l'engouement pour Kodi. Ce logiciel a des bons côtés, mais il a une expérience utilisateur diamétralemment opposée à ce que je cherche.

Kodi a l'avantage d'avoir une interface commandable avec la télécommande de la téloche (via le protocole HDMI CEC) et ça c'est un avantage énorme. Il a un gros écosystème d'extensions toussa.

Mais tout ça est contrebalancé par un système de bibliothèque qui me gonfle. Déjà, tout ce qui est utilisation un peu avancé c'est compliqué. Pour ajouter une appli, il faut ajouter un zip, qui va ajouter un dépot et ensuite on va pouvoir ajouter des applis depuis le dépot. Hein quoi ? Oui oui, faut ajouter un zip pour ajouter un dépot. Et puis, ajouter des sources vidéos c'est bien plus chiant qu'il n'y parait.

Et le pire c'est que même pour l'utilisation plus basique du quotidien ça vient toujours m'emmerder. Je me bats contre le logiciel !

J'ai déjà rangé mes fichiers comme il faut, avec un nom qui va bien et tout. J'ai pas envie que le truc scan pour ajouter des infos dont j'ai rien à péter. J'ai pas envie qu'il aille chercher une affiche qui correspond pas au bon film. J'ai pas envie que le truc m'affiche des popups pendant que je mate une vidéo. Changer de piste de sous-titre en cours de lecture demande cinq/six manipulations !

J'ai l'application Kore sur le téléphone pour pouvoir contrôler le bousin et en plus pouvoir lui envoyer des flux. J'arrive à lui faire lire une vidéo en provenance de Youtube (enfin NewPipe) mais pas une vidéo sur le web. Une simple vidéo en provenance d'une page web, ça ne passe pas.

Ha et en plus LibreElec a décidé de ne plus supporter ma ptite SBC du coup je suis coincé sur une vieille version de kodi. Pas bien grave à la base mais du coup tout un tas d'extension ne peuvent plus être installées. C'est la goutte.

Allez hop ! Ça dégage ! J'en ai plein le cul de ce soft.

J'encense MPV

Bon, c'est le lecteur vidéo le mieux foutu à mon goût. Il n'a quasiment pas d'interface graphique, il s'appuie sur ffmpeg et sait donc à peu près tout faire.

Il se marie très bien avec Yt-Dlp ce qui permet de lui faire lire des vidéos en provenance de tout un tas de sources sur le web. Que ce soit le classique Youtube, le franco FranceTV, l'intello Arte ou le streamo Twitch, il sait se démerder de tout.

En plus il peut être complémenté par des scripts en Lua qui lui apporte des fonctions plus ou moins dispensables. Dans ces scripts Lua il y a SponsorBlock et on est plus trop emmerdé par les pubs.

Là on obtient un player vidéo proche de la perfection.

Cahier des charges

  1. Pouvoir lire des vidéos (mpv)
  2. Pouvoir lires des flux réseaux (yt-dlp + sponsorblock)
  3. Pouvoir être commandé (simple-mpv-webui + totv)
  4. Être 0 maintenance (openrc)

Réalisation

1 Lire des vidéos

J'ai depuis quelque temps un ptit ordi acheté d'occase sur ebay qui est un ordi d'entreprise tout petit (presque un NUC) qui a une sortie HDMI. J'y ai foutu Alpine Linux (bien entendu) et ma supervision à base d'Influx et compagnie comme je vous en ai déjà parlé. Mais faut avouer que la bête se tourne un peu les pouces, du coup je stoppe la C2 et je remplace par cette machine et j'y connecte le câble HDMI de la téloche.

Bon du coup j'installe alsa-lib, intel-media-driver, libva-intel-driver, lua5.2-socket, mpv, yt-dlp.

Ensuite je lance mpv et je vois (enfin j'entends) qu'il n'y a pas de son. Je tente un ptit coup de alsamixer qui ne fait que sortir un message d'erreur incompréhensible.

Après quelques recherches je me jette sur aplay -l qui me liste mes cartes sons dont :


**** List of PLAYBACK Hardware Devices ****
card 0: PCH [HDA Intel PCH], device 0: ALC3234 Analog [ALC3234 Analog]
  Subdevices: 1/1
  Subdevice #0: subdevice #0
card 0: PCH [HDA Intel PCH], device 3: HDMI 0 [SAMSUNG]
  Subdevices: 1/1
  Subdevice #0: subdevice #0
…

Bon, donc on va avoir des options à donner à mpv.

~/.config/mpv/config
# Pouvoir monter le son bien plus haut
volume-max=300

# Avoir du son qui sort sur le HDMI
audio-device=alsa/hdmi:CARD=PCH,DEV=0

# Faire en sorte d'avoir un son pas trop trop dégueu quand on lit des sources autres que stéréo
audio-channels=stereo
af=drc

# Faire en sorte d'ouvrir MPV même quand on a pas de vidéo à lui faire lire
idle=yes
keep-open=no
keep-open-pause=no
force-window

# Limiter yt-dlp au 1080p max
ytdl-format=bestvideo[height<=1080]+bestaudio/best

# socket pour les commandes externes
input-ipc-server=/tmp/mpvsocket 

Ce que j'aime bien c'est que même si je n'ai ni wayland ni X11, mpv parvient parfaitement à tourner en plein écran sans faire chier. Ça limite grandement le nombre de trucs à installer.

2 Support des flux et blocage des pubs

Bon bha pour yt-dlp rien de plus à faire que de l'installer comme vu à l'étape 1.

Pour SponsorBlock il faut simplement télécharger sponsorblock_minimal.lua et le coller dans ~/.config/mpv/scripts/ et c'est tout ça fonctionne.

3 Pouvoir être commandé

Bon j'ai un peu regardé du côté de CEC mais … bha j'ai pas trop vu si c'était possible. Du coup j'ai vite capitulé et je me suis tourné vers deux solutions : pouvoir contrôler mpv via une page web qui serait donc disponible sur le téléphone + un ptit script pour envoyer des URL à ouvrir.

### 3.1 simple-mpv-webui mpv a une option pour écouter des commandes sur un socket. C'est pile poil ce qu'il me faut !

Bon j'ai commencé à faire mumuse avec, c'est chouette comme tout. Le premier souci c'est ça n'écoute que sur un socket unix, pas un vrai port TCP en écoute. Donc si je m'oriente vers ça il va faloir faire une ptite passerelle (à base de netcat ça se fait sans trop de souci). Le second souci qui m'a fait reconsiderer le truc c'est que … bha … va faloir coder une interface web et faire en sorte de pouvoir recevoir et émettre des commandes avec ça.

Hmm c'est clairement faisable mais … pas trop envie de me faire trop chier non plus. Ça reste une option envisageable plus tard.

J'ai un peu fouillé et je suis tombé sur un script lua qui semble faire ce que je veux : Simple mpv Webui. C'est pas très joli mais c'est vraiment pensé pour être utilisé au téléphone avec des gros boutons. Le seul reproche c'est que … bha il n'y a rien pour entrer un flux réseau à lui faire lire. C'est juste pour controler une vidéo qui tourne déjà.

Bon je m'en contenterai pour le moment. Pour l'installer il suffit de télécharger la release et de la coller dans ~/.config/mpv/scripts/ . Une fois mpv démarrer, on peut se rendre sur http://adresse_ip:8080 et pouf. Pas mal du tout.

3.2 totv

Bon j'ai maintenant un moyen d'envoyer des vidéos au bousin. Simple-mpv-webui a sa propre petite api pour envoyer des commandes à mpv. L'avantage c'est que du coup lui écoute déjà sur le réseau, donc plus besoin de passerelle pour accéder au socket. Et d'ailleurs son api est au final un décalque de celle de mpv.

Je fais déjà des tests avec curl et ça tourne bien, mais il me faut un truc utilisable sur windows sans avoir à me faire chier avec des dépendances, des mises à jour, des trucs à installer. Du coup, j'opte pour un ptit soft en golang qui soit capable d'envoyer de simples requêtes à la curl.

Bon j'ai pondu un truc minuscule et super mal foutu mais fonctionnel. Je verai à l'usage s'il faut polir ou pas.

totv.go
package main

import "os"
import "net/http"
import "net/url"

func main() {
	url := "http://adresse_ip:8080/api/loadfile/" + url.QueryEscape(os.Args[1])
	resp, err := http.Post(url, "", nil)
	if err != nil {
		panic(err)
	}
	defer resp.Body.Close()
}

Et c'est là qu'intervient la magie de Go. Pour compiler il suffit d'un ptit go build totv.go qui me sort un ptit binaire que je vais coller dans /usr/local/bin . Maintenant il me faut faire une version pour windows avec GOOS=windows GOARCH=amd64 go build totv.go et pouf j'ai un exe \o/

La cross compile est un plaisir avec Go. Yapuka coller l'exe dans le PATH sur windows.

4. Être 0 maintenance

Bon c'est très vague ça mais en gros je veux que le truc démarre seul au boot. J'aimerais aussi qu'en cas d'emmerde il se relance tout seul.

Bon bha tout ça c'est le boulot de l'init. Et comme je suis sous Alpine, c'est le boulot d'OpenRC.

Allez je m'attèle à la création d'un fichier init pour mpv. N'ayez crainte c'est pas dur.

/etc/init.d/mpv
#!/sbin/openrc-run

supervisor="supervise-daemon"
command="/usr/bin/mpv"
command_background=yes
command_user=lord

La ptite subtilité est le supervisor qui permet de vérifier que mpv ne quitte pas et de relancer si jamais.

On ajoute le service au boot avec rc-update add mpv et c'est torché.

Enjoy

Et hop, j'ai donc mpv* qui se lance au boot et qui tourne continuellement.

J'ai une ptite interface web pour le manipuler et j'ai un ptit programme nommé totv qui permet de lancer des vidéos.

Ma femme avait déjà l'habitude de lancer des vidéos dans mpv depuis son windows, maintenant elle commence à prendre le réflexe de faire pareil mais à remplacer mpv par totv pour que ça soit lancé sur la téloche.

Futur ?

Mon bricolage est mignonnet mais il est loin d'être parfait. Il y a quelques pistes qui mériteraient d'être explorées.

CEC

Ça permettrait par exemple de démarrer la téloche quand une vidéo est lancée. Ça serait également chouette de pouvoir faire pause et compagnie avec la télécommande de la téloche comme avec Kodi.

Je n'ai malheureusement aucune idée de comment faire cela.

Appli Android

J'aimerai beaucoup une ptite appli (même sans interface) qui permettrait depuis le menu "partage" de balancer une url à mon système. Un appui long sur un lien dans le navigateur, partager, totv. Et pouf.

Ça serait sacrément chouette.

Support de Netflix

Bon je rêve mais quand même des fois, le Chromecast me sert encore un peu pour regarder du contenu issu de Netflix. C'est anecdotique mais bon je vais garder le bestiau pour les deux fois par an où on se sert de Netflix…

Scream 2

Histoire :

Sidney est parti faire ses études mais alors qu'elle pense son cauchemar terminée, des meurtres ont lieu pas loin. Elle devient rapidement la cible d'un nouveau tueur agissant de la même façon.

Ressenti :

Aïe. Autant le un est pas mal et a pas trop mal vieillit. J'ai trouvé çui-là bien moins agréable.

On retrouve la même bande (enfin ceux qui ont survécu) avec les mêmes acteurs. C'est un bon point.

Mais là, l'histoire devient un peu plus alambiquée et bien moins crédible.

Niveau réal, autant le premier avait un ptit charme, là c'est too much. Rien que la scène d'intro c'est dur :

On a Jada Pinkett Smith qui va avec son mec au cinéma voir Stab qui n'est autre qu'un film relatant les évènements se passant lors du premier Scream (c'est idée est marrante). Là, c'est le bordel total dans le cinoche, tout le monde est déguisé, hurle, fais mumuse avec des faux poignards. Le film a beau démarrer c'est le chaos. Là, Mme Smith se met à parler et elle se fait à moitié engueuler par d'autres spectateurs : le gros foutage de gueule. C'est le dawa total tout le monde hurle mais là, elle visiblement ça gène. Passons.

Ensuite son gars part aux chiottes. Les pissotières sont occupées et donc il se rabat sur une cabine traditionnelle. Il entend des sons étranges provenant de la cabine d'à-côté du coup il se colle à la paroi pour mieux entendre. Là, le tueur est très bon puisqu'il donne un bon gros coup de coutela pile dans le crâne du pauvre type. Franchement comment il a fait pour viser ? Bref.

Ensuite, le tueur retourne dans la salle avec le masque mais le blouson de sa victime et prend place à côté de sa meuf. Elle, normale, ne réalise pas. Puis le tueur la lacère, ils sont tous les deux debouts (ainsi que d'autres spectateurs tellement c'est la bordel dans la salle). Mais personne ne réalise qu'elle se fait réellement trucider par un vrai tueur. Ça ce concept est assez cool. Mais même quand ça réalise que … bha … elle meurt vraiment, bha ça coupe.

Cette intro pourrait être pas mal, mais c'est difficilement crédible. Et puis putain les dialogues du couple… c'est lourdingue. Ils surjouent comme des fous les deux. Bref, ils avaient une bonne idée mais une mise en pratique tellement maladroite c'est dommage.

Et le truc c'est que cet opus un peu tout le temps comme ça. Il y a des idées sympas mais c'est toujours un peu trop poussé. Et du coup c'est laborieux.

Le personnage que j'aime bien (Randy le geek ciné ; et oui) y passe un peu trop facilement.

Le film veut vraiment nous faire démêler le puzzle. Il lance des indices et des pistes constamment. Tiens le tueur téléphone pile au moment où tel personnage s'absente. Tel gonze s'absente et pouf le tueur apparait et quand ce dernier disparait le gonze initial refait surface. C'est l'aspect le plus sympa du film.

Je n'ai finalement pas vraiment compris la motivation du tueur. Faut dire que je n'étais pas spécialement intéressé du coup j'ai ptet zappé le truc.

Le final ils ont voulu être drôles mais c'est encore une fois raté. À trop vouloir en faire ça en devient absurde. C'est assez dommage d'avoir ruiné un peu tous ses efforts. Je pense que je tenterais pas les suites, tout du moins pas tout de suite.

The Fog

Histoire :

La ptite ville de Antonio Bay au bord de l'océan a été fondé un siècle auparavant. Alors que les habitants se préparent à célébrer leur premier siècle, un soudain brouillard se répand à contre-vent.

Peu après, des hommes sont retrouvés morts.

Ressenti :

Je découvre le film quarante ans plus tard. C'est apparemment un classique de John Carpenter et … je me suis fait un peu chier.

Faut dire que bien que le film soit assez court, c'est très leeeeeent. L'histoire est sympa et intrigante mais elle est très étirée pour tenir en une heure et demi.

Et étrangement ils ont même ajouté Jamie Lee Curtis qui a un rôle apparemment important. Mais … bha … elle fait rien, elle n'apporte absolument rien à l'histoire, ne résoud rien, n'ajoute rien. Non c'est juste bizarre.

D'ailleurs la mère de Jamie Lee Curtis, Janet Leigh est également dans le film (je ne savais pas qu'elles étaient de la même famille !). Elles sont donc toutes les deux ici même si elles ne se croisent jamais.

Le film est assez joli avec un thême musical super cool fait par Carpenter himself comme d'hab.

Mais bon, ça met vraiment longtemps à démarrer et une fois que ça démarre, ça se déroule vraiment en quelques scènes. Ce film mériterait est pas mal mais se manque de peu d'être vraiment bien. Ça mériterait un remake (encore une fois, il vaut mieux faire un remake d'un film mauvais ou juste moyen, qu'un remake d'un bon film).

Ha on me signale dans l'oreillette qu'il y a un remake, mais à priori c'est une daube.

Ce film est finalement assez dispensable.

Scream

Histoire :

Une adolescente et son ptit copain sont tués à son domicile par un tueur masqué faisant des références aux films d'horreur.

La ptite ville de Woodsboro est un peu choquée mais surtout ça ne s'arrête pas là puisque Sidney réchappe de peu à une tentative de meurtre par ce qui semble être le même tueur.

Ressenti :

Je n'avais pas revu ce film depuis plus de vingt ans et en dehors de la scène d'intro et du twist final je n'en avais pas vraiment de souvenir. Je n'ai jamais vu les suites mais la sortie récente d'un nouvel épisode m'a donné envie de les considérer.

Le film est étonnament bon. Non sans blague je pensais pas m'amuser autant devant ce film. C'est pas un simple slasher débile, non non, ça va bien plus loin. Ça joue le slasher classique en intro puis ça part un peu en teen movie, ça se transforme en thriller où le spectateur tente de débusquer qui est le tueur parmi la brochette de personnage et ça se termine en apothéose en horreur/action.

Le film aime se moquer des ficelles du genre en les explicitant clairement et ça donne presque l'impression que le film est à deux doigts de briser le quatrième mur. Et pourtant même en agitant les indices et tout, il parvient à semer le doute. Est-ce que ça bluff ? Haha c'est très drôle.

Le film est bourré de références aux films d'horreur avec notamment Wes Craven qui fait un caméo en Freddy Krueger au début du film. Les personnages regardent Halloween, ça évoque Friday the 13th ou bien Carrie … Bref, ça veut faire plaisir à l'amateur de film d'horreur. J'ai plongé à fond dedans.

Le film est très typé années 90. Pas forcément dans les looks (certains sont gratinés comme notamment la journaliste) mais surtout dans tout ce qui est technologie : l'ordinateur personnel dans la chambre avec accès à Internet dans la chambre, le téléphone portable, la caméra cachée. Le fleuron de la technologie est présent dans le film et d'ailleurs ça donne des scènes qui peuvent paraître étranges aujourd'hui puisqu'à l'époque avoir un téléphone portable est louche et suffisant pour être présumé coupable !

spoils

Je me rappelais bien qu'il n'y avait pas un mais plusieurs tueurs. Et du coup j'étais persuadé que Dewey le flic était l'un d'eux et qu'ils étaient trois. J'admet que … bha c'est un peu à cause de Scary Movie que je pensais ça mais c'est vrai que pas mal d'élément concorde pendant une bonne partie du film.

Bon je me suis bien amusé sur çui-là donc je vais ptet me faire quelques suites. En plus les musiques créées pour le film sont plutôt sympa j'ai trouvé.

Full Metal Jacket

Histoire :

Joker est une nouvelle recrue qui va partir au Vietnam mais il passe d'abord par l'étape du camp d'entrainement des marines. Avec ses collègues il passe deux mois à se préparer avant de partir au front.

Malgré un sergent instructeur pour le moins … brutal, il fait preuve d'ouverture d'esprit et même d'une once de rébellion.

Ressenti :

Tiens c'est marrant j'avais le souvenir que le film était plus vieux que ça alors qu'il ne date que de 1987.

C'est un film de Stanley Kubrick ce qui veut dire que c'est un film très coté. Très gros budget, bien foutu et ça fait pas vraiment l'apologie de la guerre bien au contraire.

Le film se découpe en deux grandes parties. La première moitié se passe uniquement dans le camp d'entrainement et c'est le passage que je préfère.

Ce passage parle de conditionnement, d'entrainement militaire, de violence psychologique, d'effet de groupe. C'est vraiment top. Ça rapelle l'internat (non pas tant que ça quand même, c'était une bien meilleure expérience que ce qui est montré dans le film).

La seconde partie, c'est plus la guerre au Vietnam. Et bon bha là ça aborde quelques points moins communs aux films de guerre comme notamment la cohabitation avec la population locale. Le film pourrait être une préquelle à Jacob's Ladder puisque ça évoque l'origine des troubles psychologique des soldats au front.

Là où le film est fort, c'est que bien que ce soit un film de guerre, ça parle au final bien plus des blessures psychologiques causées par la guerre. Entre le racisme exacerbé, les traumas, le fait de vivre entouré de gros bourrins testostéronés sans aucun recul, la déshumanisation de ce qu'on leur demande, la perte de leurs amis en face d'eux…

Le protagoniste est particulièrement intéressant car il se distingue par sa capacité à avoir un certain recul et à toujours bien cerner les personnes avec qui il interagit. Ça donne l'impression d'un gars vraiment malin et à même de s'adapter à ses interlocuteurs et à pouvoir s'en amuser un peu. Il sait être caustique et rebel quand il peut se le permettre tout en reconnaissant les situations où il doit s'écraser. J'admire ce genre de personnage qui m'impressionne surtout quand le personnage est globalement bon et juste cynique.

Le sergent instructeur n'était pas un acteur mais un ancien sergent instructeur qui devait officier en tant que consultant. Il a cependant été recruté en tant qu'acteur et est l'auteur de ses fameuses insultes qu'il sort avec une brutale délicatesse. Et le tout est en grande partie improvisé ce que Kubrick ne faisait jamais dans ses tournages. Ce mec incarne la première partie du film. Il est à la fois une source d'humour involontaire et de désespoir face à sa cruauté.

spoils

Ce qui fout les boules à chaque fois c'est de voir que Gomer Pyle fini par dérailler à la toute fin. Alors que son calvaire de l'entrainement s'achève et qu'il s'en libère (mais pour finalement partir à la guerre…), c'est là qu'il perd pied et crève l'instructeur avant de se suicider.

Un élément du film qui n'est qu'un peu abordé est la présence des médias dans le conflit. Bon il y a bien évidemment les passages où ils sont en réunions pour le journal où ça discute des potentielles news. Mais le passage qui me marque plus est le passage beaucoup plus loin dans le film où l'on voit une équipe de tournage en train de filmer les soldats qui sont plus en représentation que réellement occupé. C'est pas trop appuyé mais j'aime bien cette petite scène subtil qui montre un envers du décor de la propagande militaire.

Ce film est vraiment trop bien surtout grâce à son personnage. L'histoire est bien et les moyens qu'ils ont mis sont impressionnants. La seconde partie qui se déroule au Vietnam est convaincante alors que … c'était en Angleterre.

Les scènes finales avec les bâtiments défoncés avec des flammes et tout est un décor d'une ancienne zone industrielle en cours de démolition. Ça s'y prête parfaitement.

Ce film est culte à juste titre.

It Comes at Night

Histoire :

Paul, Sarah et leur fils Travis survivent isolés dans leur maison au milieu des bois. Visiblement une maladie contagieuse a décimé en grande partie de la population.

Un jour, ils entendent du bruit et s'organisent pour affronter le danger. Ils tombent sur un homme recherchant des vivres.

Ressenti :

Une maison isolée dans la forêt. Une famille débrouillarde. Une pandémie mortelle et contagieuse. Ça coche pas mal de critères qui m'intéressent.

Tout de suite j'ai l'impression que c'est une version live de Project Zomboid, un jeu que j'aime vraiment beaucoup. Bon là par contre il n'y a pas de zombie. Tout du moins …

Le début montre la survie de la famille avec ses habitudes et compagnie. C'est pas mal mais ça n'explique pas trop comment ils font pour s'approvisionner. Je sais c'est un film pas un documentaire mais … voilà c'est un aspect que j'aime beaucoup dans le survivalisme.

Mais l'arrivée de l'intru va bouleverser le cours du film. Et surtout ça va apporter une grande question : doit-on aider son prochain et faire confiance ? Faut-il juste le buter pour s'éviter le moindre souci ? Faut-il le sauver et l'aider à sauver sa famille à lui ? Cet aspect a bien évidemment été abordé et bon je vous spoile (c'est le début du film), ils prennent la décision de l'aider lui et sa famille. Je redoutais vraiment qu'ils prennent le parti de le laisser crever ce qui aurait été assez décevant.

Et là, le scénar a choisi de faire une éllipse et de ne pas nous montrer la mission de sauvetage de la nouvelle famille. C'est FRUSTRANT !! Rhaaa c'est dommage parcequ'on nous tease vraiment en nous montrant le début et puis pouf ça coupe et ça reprend sur le retour à la maison. Rhaaa.

C'est vraiment dommage, parceque la réalisation en plus est bien branlée, il y avait probablement moyen de rendre ça très intéressant. Mais bon, faut se résigner à ne pas trop s'éloigner de la maison pendant tout le film.

Le reste du film passe très bien cela-dit. C'est très sobre, sans fioriture pour coller à cet aspect "postapo basique". Le monde n'a visuellement pas trop changé, il est comme aujourd'hui mais avec juste plus personne. C'est encore très frais, le monde n'a pas eu le temps de trop changer (encore qu'on ne nous le montre pas).

Les personnages ne sont pas vraiment attachants. Ils sont même plutôt rebutants avec un côté humain très froid sauf dans quelques rares scènes qui permettent d'alléger un peu la lourdeur qui pèse sur le film. C'est pas fun du tout.

C'est le troisième film produit par A24 et c'est vrai qu'on sent un peu leur pâte.

spoils

Étrangement le titre est presque hors de propos. Ça pourrait faire croire à des choses qui viennent la nuit mais … bha jamais rien n'arrive la nuit.

Et pourtant on nous prévient qu'il ne faut pas sortir la nuit car c'est trop risqué. Mais … qu'y-a-t-il la nuit ?!

Au final c'est juste le dénouement final où effectivement le chien revient la nuit et finira par contaminer tout le monde.

Le film est vendu comme un film d'horreur mais je le classerai plus dans du thriller. C'était un bon moment mais pas non plus un film inoubliable. Il n'y a jamais vraiment de grand moment marquant et l'histoire est plutôt basique au final mais comme c'est bien fait ça en fait un bon film.

Clerks 3

Histoire :

Alors qu'ils sont maintenant patrons du Quick Stop, Dante, Randall et Elias heu glandent. Cependant Randall fait un infarctus et est sauvé de justesse.

Ce dernier décide donc de faire quelque chose de sa vie et en gros geek de cinéma décide de faire un film sur sa vie. Ils se lancent donc dans l'aventure folle de réalisation.

Ressenti :

Troisième opus très méta de Clerks. Je l'attendais vraiment beaucoup. Faut dire que le second épisode est l'une de mes comédies favorite et j'aime toujours retrouver l'Askewniverse (une série de films de Kevin Smith avec des personnages récurrents).

Par miracle déjà on récupère absolument tout le casting. On retrouve mêmes des acteurs qui n'étaient plus réapparus depuis le premier Clerks en 1994 et qui ont repris leur rôle (même minuscule). C'est vraiment super chouette ça. Même le Quick Stop qui est le magasin où tout se passe est vraiment le même qu'à l'époque.

Le film est vraiment un cadeau pour les fans. Je pense d'ailleurs qu'il est probablement un peu trop obscur pour quelqu'un n'ayant pas vu le premier. Il faut dire qu'en fait le film que tentent de réaliser les protagonistes est … Clerks 1. Tout simplement. Et d'ailleurs le résultat final est littéralement le 1 qui est diffusé.

J'aime beaucoup cette idée dans le troisième épisode de voir les personnages qui s'échignent à en fait réaliser le premier film. Le premier film était déjà basé sur le vécu de Kevin Smith ayant bossé dans une épicerie à côté d'un vidéoclub. Mais ce troisième épisode parle de l'envie du personnage ayant frôlé la mort et qui du coup souhaite se reprendre complètement. C'est également ce qui est arrivé à Kevin Smith quand à cause de son obésité il a failli y passer. Ça l'a poussé à radicalement changer de régime alimentaire en devenant vegan et en perdant énormément de poids.

Ce troisième opus est bien moins drôle que les deux premiers. Déjà, ça joue énormément sur les références et presque uniquement sur ça. Ça ne me dérange pas vu que je les ai mais j'imagine que ça rend le film plus difficile à apprécier. Mais surtout le film se veut réellement bien moins comique. Les personnages ont vieilli et ont beaucoup plus souffert et ça se ressent.

spoil

Sérieux le film est vraiment très triste par moment. Il y a déjà les passages où Dante soufre du deuil de sa femme et sa fille.

Mais surtout la fin où Dante lui-même meurt c'est vraiment un changement de ton radical par rapport aux précédents. Ce ne sont plus des ptites engueulades avec sa meuf ou son pote, on est clairement au niveau au-dessus.

Lors du générique, Kevin Smith parle au spectateur en le remerciant et expliquant un peu ses motivations. Franchement, pourquoi ça ne devient pas une pratique commune à tous les films. C'est vraiment trop bien de faire ça.

Quel plaisir de revoir Elias qui confirme sa place dans cet univers. Il est un peu moins ridicule (quoi que…) et gagne même petit à petit une place méritée.

Bon par contre, le jeu des acteurs est vraiment bof par moment. J'ai l'impression qu'ils sont pour la plupart moins bons qu'avant ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ça devient difficile par moment de vraiment faire abstraction.

Voilà, j'ai beaucoup aimé mais c'est un film que je ne conseillerai qu'aux personnes ayant déjà vu au moins le premier épisode. C'est un film qui me donne l'effet d'un joli cadeau de Kevin Smith pour ses fans. Il ne cherche pas à faire plaisir aux autres mais ça me va.

Three Thousand Years of Longing

Histoire :

Alithea est une narratologue (oui oui ça existe) donnant une conférence avec un confrère. Elle est perturbée car elle voit des personnages n'existant manifestement pas.

Avant de rentrer dans son pays, elle fait un ptit tour au souk du coin pour acheter un souvenir local. Elle prend une petite fiole en verre un peu biscornue qu'elle ramène à sa chambre d'hotel.

Là, elle nettoie sa boutanche et là, un génie semble en sortir. Il lui annonce qu'elle a le droit à trois vœux mais ils commencent d'abord par discuter longuement.

Ressenti :

Bon c'est pas ce que j'attendais. George Miller est Monsieur Mad Max et franchement je me suis toujours pas relevé de Fury Road. Et bon bha j'ai besoin d'une suite. Mais non, là c'est changement radical d'ambiance. Exit le post-apo, aurevoir la folie survoltée des véhicules bagnoles rouillées, ciao le sable. Ha non ! Il y a quand même un peu de sable.

On revisite un peu les contes des milles et une nuit avec un Djinn, des reines, des trahisons perses, des conquêtes otomanes. L'histoire se déroule sur un bon paquets d'années puisqu'on nous raconte un peu la vie et les tourments du génie emprisonnée dans sa fiole. Mais au lieu d'un délire exhubérant et bariolé d'un Aladdin de Disney ici, on a un personnage surnaturel plutôt terre-à-terre et posé.

Le film est vraiment très chouette et aborde des thêmes assez insoupçonné compte tenu du contexte. Au lieu de délire excentrique que l'on pourrait réaliser avec ces vœux, ça parle bien plus de bonheur, de choix de vie, d'amour avec un point de vue plutôt sérieux et réaliste. En effet, alors que la narratologue découvre le génie et le cadeau qu'il lui propose, celle-ci est plutôt méfiante et finalement plutôt désintéressée.

Le film a un joli propos mais après j'aurai un peu plus de folie visuelle. Le film nous montre des époques révolues et fantasmées mais ce n'est au final que très furtif. On voit par exemple la Reine de Saba et surtout on y voit une girafe-zèbre, une sorte d'étrange animal qui traîne sur les marches du trône, des personnages fantastiques en fond d'image mais ça ne va pas plus loin que ça. C'est très dommage, ça aurait rajouté un peu de fantastique à ce récit. J'ai l'impression que le film tente tant que possible à virer tout l'aspect surnaturel et je trouve que ça aurait au contraire aidé à rendre le film plus agréable.

Dans sa globalité j'ai trouvé le film au final pas très attractif. En gros le film commence dans un environnement assez déplaisant. On est dans un aéroport, puis une salle de conférence puis une chambre d'hotel. C'est très impersonnel et froid et fonctionnel. Puis enfin le surnaturel arrive et là on est transporté dans un palais antique avec ses quelques créatures mythiques et ses étranges personnages. Là, ça devient intriguant, ça fait rêver mais à chaque fois que je commence à vraiment apprécier l'environnement, le flashback s'estompe pour revenir sur ces lieux mornes avec Tilda et Idris en peignoir en train de papoter.

Plus le film avance et plus le temps avance également et chaque nouveau flashback est de moins en moins fantastique. Et forcément ça fait de moins en moins rêver.

spoil

Et c'est d'ailleurs un des points du film. C'est que le génie annonce qu'il peut s'adapter au monde. Mais maintenant qu'il est à notre époque, où la science explique un peu tout, que la magie a disparue, même lui ne peut plus s'adapter. Il n'a plus sa place.

Bon et ça dit également que l'amour ne peut pas être demandé/imposé, hein.

Bon donc globalement c'est pas ce que j'attendais, mais ça reste un film quand même très sympatique.

Hellraiser (2022)

Histoire :

Riley tente de vaincre son alcoolisme mais elle fait la rencontre de Trevor qui la pousse à aller s'introduire dans un hangar pour voler ce qui se trouve dans un container. Surpris, ils ne trouvent qu'un coffre-fort qui lui-même ne contient qu'un mystérieux cube doré.

Le cube est en fait un puzzle qui peut prendre d'autres formes. Sans comprendre, elle parvient à l'activer ce qui provoquera la disparition de son frangin dans des conditions mystérieuses.

Ressenti :

Tiens tiens, un nouveau film Hellraiser. C'est parti pour un énième navet merdique !

Bon, Pinhead n'est plus joué par Doug Bradley mais maintenant c'est Jamie Clayton. Et Jamie est une femme ! ET franchement ? Ça passe. Sisi ça le fait pas trop mal.

Bon, les persos humains sont assez inatachants. J'ai pas accroché à eux.

Côté cénobites, c'est … comment dire … décevant. Je m'explique : on retrouve des têtes connues mais leur look a un peu changé. Il y a bien toutes les atrocités corporelles usuelles mais on peut dire aurevoir aux vêtements cuir/latex. Ici c'est juste de la peau réarrangée.

Ça ne m'a pas trop trop convaincu sans pour autant être naze. C'est juste bof quoi. Et globalement j'ai trouvé que ça n'avait pas un aspect visuel super convaincant pour les cénobites. Ça fait pas vraiment réaliste. Ça fait crade, ça semble douloureux mais j'ai pas l'impression que ce soit leur peau qui est étirée/tricotée/rafistolée/rapiecée pour donner ce rendu. Un peu dommage.

Bon et sinon, niveau histoire c'est laborieux au début. Ça a du mal à se lancer. Ça piétine puis enfin ça accélère. J'ai plutôt bien aimé le dernier tier du film.

Je trouve que par rapport à la plupart des autres opus le film est vraiment plus que potable. Il est pas au niveau du premier ni du deux non plus mais s'en rapproche quand même pas mal. D'ailleurs, le lore s'en rapproche pas mal. On retrouve le labyrinthe et le leviathan qui avaient disparu depuis le 2. Même la musique lorgne sévèrement sur le thême emblèmatique ! Quel plaisir.

Le concept même du manoir avec son bardage assez particulier est une bonne idée.

Franchement, c'est enfin le film qui remet la saga sur pied. Après tant d'années d'errances avec des daubes de plus en plus craignos, il y a de l'espoir.

Le doux son de la cloche et des chaînes qui s'entrechoquent est toujours aussi plaisant. C'est ptet le fait que Clive Barker (l'auteur du bouquin mais également réalisateur du premier film) soit producteur qui fait que le film parvient à être supportable ? Par contre, l'aspect sexuel/malsain est pas du tout abordé dans le film c'est assez dommage.

Le cube est toujours aussi chouette. J'adorerais avoir une réplique en métal !

Mr Harrigan's Phone

Histoire :

Craig travaille pour le bourge local afin de lui lire des livres trois fois par semaine. Il commence tout jeune et avec le temps se lie d'amitié avec le vieillard.

Ressenti :

Bon c'est une adaptation d'une nouvelle de Stephen King fraîchement sortie sur Netflix.

On a un vieux Donald Sutherland qui donne la réplique au jeune Jaeden Martell que l'on avait déjà vu dans It. Il devient donc un habitué avec ses 19 ans.

La première partie du film est pas mal du tout. Elle prend son temps pour bien établir le background des protagonistes. C'est assez agréable à regarder, c'est bien fait, posé. L'ambiance s'installe, la relation entre les persos s'étoffe et s'épanouit, le gamin évolue dans sa ptite vie d'enfant en entrant au lycée.

Et là il reste 30 minutes pour le reste du film. Ça s'accélère un peu avec des ellipses vu qu'il n'y a rien à raconter. Mais même après ces ellipses, c'est … creux. C'est vraiment très déséquilibré. En fait c'est même carrément désappointant.

Quand on se dit que le film va démarrer, il n'a en vrai quasiment plus rien à raconter. C'est dommage parceque la première partie est vraiment cool mais la suite est très décevante. La partie horreur est … bha en fait il n'y en a pas vraiment. Il n'y a qu'un peu de surnaturel mais on va pas le cacher c'est léger.

Le bled rapelle pourtant la ville de Castle Rock ou de Derry dans son allure mais pas plus de connexion avec le reste de l'univers Kingien. Voilà, ça démarre bien puis on se fait limite chier et c'est la fin. Ce fût la déception après un départ plutôt convaincant.

Meh.

Lawrence of Arabia

Histoire :

Lawrence est un officier britannique assez peu conventionnel qui est envoyé auprès du prince Fayçal d'Arabie lors de la première guerre mondiale. Il a pour mission de comprendre les ambitions à long terme de ce dernier mais s'impliquera bien plus.

Il va rejoindre les rangs des Arabes pour repousser les Turques et gagner progressivement le respect des tribus arabes grâce à son honneur et ses exploits.

Ressenti :

Wow qu'est-ce que l'image est jolie. C'est impressionnant comment un film qui a pourtant maintenant 60 ans peut avoir une photographie aussi somptueuse. C'est coloré, c'est fin, les décors naturels sont à couper le souffle. Wow j'ai pris une sacrée claque.

En plus il y a un monde fou à l'écran. De très nombreuses scènes fourmillent de monde à l'écran. Les assauts à cheval/chameau dans les plaines arides sont vraiment très impressionnantes. Un film avec autant de monde à l'écran ça ne se fait plus du tout. Maintenant c'est du tout numérique pour recréer des foules alors que wow ça impose le respect.

Ce film est d'une démesure incroyable. C'est tiré de l'histoire vraie d'un officier britannique qui est assez extraordinaire (probablement embelli mais quand même), ça dure pas loin de quatre heures, ça voyage, c'est … wow. Une épopée épique.

J'y allais à reculon mais j'ai finalement été bluffé.

J'ai directement repensé à Fury Road lorsqu'après avoir discuté avec le prince, Lawrence passe la nuit dehors. Les dunes avec le vent qui pousse le sable avec ces volutes ressemblent beaucoup à la scène où Furiosa s'effondre désespérée. Wow, il y a un entracte dans le film. Au bout de deux heures et demi (environ) c'est écrit en gros puis l'image devient noire pour près de cinq minutes avec juste de la musique puis ça reprend. C'est vraiment intégré dans le film et pas juste une pause lors de la projection.

Bon par contre le rythme du film est assez lent. J'avoue avoir acceleré sinon j'aurai probablement décroché. C'est le point noir du film où il a assez mal vieillit. Heureusement que ça se corrige.

C'est un film sur la seconde guerre mondiale mais qui se déroule non pas en europe (mais quand même avec l'implication d'européen). Et comme souvent dans les films de guerre… bha… il n'y a pas de femme à l'écran. Pas une seule.

J'ai l'impression que jamais n'a été prononcé "Lawrence of Arabia" de tout le film. J'avoue avoir été dans l'attente du moment où au moins un personnage le nomme comme ça en reconnaissance de tous ses actes, mais non ça n'est pas arrivé (ou bien je l'ai raté ?).

Voilà, j'ai beaucoup aimé et malgré sa lenteur le film vaut clairement le coup d'œil. Il mérite son titre de film légendaire.

Freaks Out

Histoire :

Israel est le chef d'un cirque de freaks à Rome pendant la seconde guerre mondiale. Étant juif, il aimerait s'enfuire aux USA mais alors qu'il tente d'avoir des faux papiers pour pouvoir s'enfuire lui et sa troupe se fait choper.

Faut dire qu'il semble avoir des pouvoirs magique, un autre semble contrôler les insectes, un autre a une force et une poilure surhumaine, un autre est un nain magnétique et la dernière semble capable de générer de l'électricité.

Ressenti :

Très très chouette film dis donc ! C'est une production italo belge qui se déroule en italie avec des acteurs locaux. Ça change pas mal.

Ce n'est clairement pas une ptite production sans prétention, non non ici ça s'est donné les moyens avec des décors, des costumes, des effets spéciaux bien foutus. Ça ne fait clairement pas cheapos, c'est surprenamment bon !

J'ai très peu vu de film en italien et c'est vraiment une très jolie langue à entendre. Déjà les décors historiques de Rome sont de base superbes mais là les décors du cirque nazi sont top également. J'ai été trop conquis par tout ça.

La ptite pointe de surnaturel est agréable. Les différents pouvoirs des protagonistes n'est pas surexploité, ça reste bien dosé.

C'est un film qui sort clairement de l'ordinaire avec une réalisation qui rivalise avec les films américains. Je suis étonné de voir qu'un film italien puisse obtenir ce genre de résultat.

spoils

J'ai bien aimé le fait que Franz en plus de ses douze doigts soit capable d'entre-apercevoir le futur dans ses visions (ouai il m'en faut peu).

Il se prend pour un Cassandre mais il est également un peu trop sûr de lui à penser qu'il peut influer le futur. Par contre j'aime bien le fait qu'il "compose" des musiques alors qu'il ne fait que repomper ce qu'il perçoit du futur.

Bon l'histoire est bien mais sans trop de surprise non plus. Le fait de placer le récit dans la seconde guerre mondiale c'est vu et revu mais l'aborder en Italie, auprès d'un cirque de freaks et avec cette pincée du surnaturel ça rend le truc plus improbable et du coup ça renouvelle l'intéret.

Un film qui change et qui mérite d'être visionné en VO pour profiter de l'accent (comme tous les films, hein).

Bullet Train

Histoire :

Ladybug doit voler une mallette.

Lemon et Tangerine doivent livrer la mallette et un gars à White Death le chef de la mafia le plus crains du moment.

Wolf veut se venger de la mort de sa femme.

Hornet est une assassin qui traîne dans les parages également.

Tout ce petit monde est dans un train au japon et semble convoiter tous plus ou moins les trucs des uns des autres.

Ressenti :

Je ne m'attendais à rien et j'ai été plutôt embarqué par le film. C'est pas une tuerie (enfin si) mais ça se laisse regarder.

Issu d'un bouquin paru en 2010 ce film serait selon les dires de certains le meilleur film de son réalisateur : David Leitch. Mais qui c'est ou bien qu'est-ce qu'il a fait ? Hmm voyons voir … Atomic Blonde (meh), Deadpool 2 (meh), Fast and Furious : Hobbs and Shaw (meh). Ok ok c'est vrai, c'est son meilleur film mais faut dire que …

Ici c'est donc un film assez survolté qui semble beaucoup lorgner sur du Tarantino : il y a un sens du dialogue assez distinctifet de l'action décomplexée. Et je dois avouer que cet aspect m'a pas mal plu. Il y a une playlist assez variée qui, là aussi, tente de reproduire ce que fait mon cher Tarantino.

Le couple d'acteur pour Lemon et Tangerine incarné ici par Brian Tyree Henry et Aaron Taylor-Johnson auraient été attribué à Tim Roth et Samuel L Jackson si ça avait été un Tarantino. Ces deux personnages sont les plus sympas après Brad Pitt qui est vraiment très chouette. Concernant les autres c'est bien moins accrocheur.

Il y a Andrew Koji qui en plus d'avoir une classe interdimensionnelle a un rôle vraiment sympa. Mais tous les autres sont bien peu marquants avec quand même pas mal de caméos.

Le film est assez drôle mais pas autant qu'il souhaiterait l'être je pense. Par contre niveau scène d'action là c'est bon il y a de quoi se rassasier. Et en plus c'est vraiment bien fait.

Mais bon le film tire un peu du "côté gangster" de Guy Ritchie. On a plusieurs groupes de personnages qui gravitent tous de leur côté puis qui petit à petit se rapprochent. Mais ça n'a pas la subtilité ni l'élégance d'un scénario de The Gentlemen ou Snatch. Faut dire que l'histoire est pas mal simpliste et n'est qu'un prétexte à faire s'affronter tout un ptit monde.

Le film était vraiment pas loin d'être franchement excellent mais est juste bon. Mais bon, pour le réalisateur c'est un premier pas dans la bonne direction j'ai envie de dire.

Donc voilà, c'est un film sympatique qui se la pète pas mal mais qui va pas pisser bien loin.

The Innocents

Histoire :

Ida a neuf ans et déménage pendant les vacances d'été avec sa sœur Anna qui est autiste (et ses parents). Elles découvrent les gamins du quartier et tombent sur Ben qui semble avoir un pouvoir de télékynésie ainsi que Aisha qui parvient à communiquer avec Anna alors que cette dernière est assez hermétique à la communication.

Cette petite bande semble faire un bien fou à Anna qui s'ouvre quelque peu mais la cohabitation est assez compliquée.

Ressenti :

On m'a vendu le film comme étant assez dur et dérangeant et … bon bha ça va. Il y a bien au début une scène choquante et difficilement supportable mais passé ça, ça va bien mieux.

En fait, ce qui est dérangeant c'est que tout est fait par des mioches. Ils ont aux alentours de dix balais et … bha à cet âge-là on expérimente on sait pas trop ce qu'on fait.

J'ai vraiment adoré le film. Déjà les pecs jouent très bien ce qui n'était pas forcément gagné vu les rôles assez particuliers qu'ils ont. Ça marche sacrément bien aussi bien pour les moments sérieux/graves que pour les passages plus surnaturels ou les simples moments d'insouciances alors que bon c'était facilement casse-gueule.

Le film est d'ailleurs très sobre dans sa réal. Les moments où les gamins utilisent leur pouvoir sont montrés comme si de rien n'était. Il n'y a pas d'emphase, c'est pas grandiloquent, non c'est calme et sans fioriture.

spoils

Les pouvoirs ne sont au final qu'un support au film. J'ai plus l'impression que le film voulait parler de gamins.

Il se sert de l'autisme pour parler aussi des moutards. La facilité pour certains à devenir amis, à communiquer entre eux sans-gène ni détour. Ça évoque la barrière qu'ils ont vis-à-vis des parents.

Les pouvoirs ne sont qu'une petite cerise sur le gâteau.

Alors que ça visuellement on pourrait croire à un film assez léger, l'ambiance sonore, le rythme et la mise en scène en font un film d'horreur. Ce point est sacrément maîtrisé. On ne découvre les facultés des personnages que très progressivement et on ne sait donc jamais trop à quoi s'attendre. Ils sont également assez perdus et donc leurs motivations sont incertaines. On rajoute à cela le fait qu'ils sont très jeunes et que toute la musique et le sound design s'allient pour imposer une atmosphère incertaine et inquiétante.

Sans blague ce film sorti de nulle part mériterait d'être bien plus connu. Je vous le recommande très chaudement.

C'est une production norvégienne qui monte jusqu'à un final dantesque d'antispectacle mais tout de même haletant.

Si vous êtes motivé, sachez tout de même qu'au début les gamins font du mal à un animal mais ça n'est pas le propos du reste du film, donc accrochez-vous et surmontez cette scène, le jeu en vaut la chandelle.

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

Histoire :

Joel et Clementine se rencontrent et tombent amoureux. Le temps passe et la passion s'efface.

Sur un coup de tête, Clementine contacte un médecin qui s'est spécialisé dans la suppression des souvenirs et de la mémoire à qui elle demande d'effacer toute trace de Joel. Ce dernier l'apprend et en souffre et décide lui aussi d'effacer toute trace de Clementine.

Ressenti :

Ce film est probablement la comédie romantique que je préfère. Ils évitent tous les poncifs gnangnans du genre que j'aime pas.

Les personnages ne se cherchent pas pendant des lustres, non ils vont vite droit au but. L'aspect science-fiction du film est plutôt subtil, c'est pas un bon gros Total Recall. C'est d'ailleurs presque pas de la science-fiction d'ailleurs maintenant que j'y pense.

Le casting est rempli de grands noms avec principalement Jim Carrey et Kate Winslet mais pour les accompagner on retrouve quand même Mark Ruffalo, Elijah Wood, Kirsten Dunst et Tom Wilkinson. Ça déconne pas.

Jim Carrey a un rôle assez inhabituel en incarnant un personnage calme et réservé alors que Kate Winslet à l'inverse est plutôt exhubérante et hyperactive. L'alchimie entre les deux passe plutôt bien.

spoils

J'aime beaucoup l'aspect boucle infini du film. Contrairement à ce qui semblerait logique, le début du film n'est pas la première rencontre du couple mais au moins la seconde. Le début a lieu à la Saint-Valentin de 2004 alors que plus tard on se rend compte que ce qui se passe est en 2003.

D'un certain point de vue le film est assez triste avec ces personnages qui ne s'aiment plus et se font du mal l'un à l'autre en se resettant la mémoire. Mais d'un autre côté, ils se rencontrent à nouveau et recommencent à s'aimer de nouveau et revivent ces premiers instants magiques. C'est vraiment un concept à la fois triste et super joyeux je trouve. Un Sysiphe de l'amour.

Pour situer un peu la période de ce que l'on voit on peut se baser sur les cheveux de Clementine. Visiblement leur première rencontre a lieu lors des cheveux bleux.

Visuellement le film est très réaliste et sobre avec juste ce qu'il faut d'effets numériques. Les effets de la suppression de la mémoire sont sobres avec juste les objets/gens/choses qui disparaissent.

J'adore le morceau du générique final Everybody's Gotta Learn Sometimes par Beck.

Le film est très bien placé dans le TOP 250 IMDB avec une 95ème place largement méritée.

Le titre est issu d'un vers d'Alexander Pope qui est cité dans le film.

Le Visiteur du Futur

Histoire :

Le visiteur du futur comme à son habitude tente d'empêcher une catastrophe de se produire afin de sauver le futur. Là, il tente d'empêcher la construction d'une centrale nucléaire en tuant l'élu signant le contrat avec le fabricant chinois.

Malheureusement, la brigade temporelle est également sur le coup et tente elle de maintenir cette construction.

Ressenti :

J'aime beaucoup la série. C'est probablement la première web-série que j'ai suivie assidument. Ça me rapelle d'ailleurs la période Nolife que j'ai beaucoup aimé.

On retrouve les personnages de la série pour une nouvelle aventure avec une recette assez proche de ce qui se faisait dans la série. MAIS. … J'ai pas trop trop apprécié enfin si mais sans plus, j'en attendais plus.

C'est franchement bien fait. C'est très joli, les effets spéciaux sont réussis, les décors et les costumes aussi. On sent que ça a vachement gagné en envergure.

J'avais un peu peur de voir Arnaud Ducret débarqué en tant qu'acteur reconnu et s'accaparer le truc. Mais non, il est plutôt bien intégré dans l'histoire. Le personnage d'Alice (sa fille) est vraiment chouette aussi.

Non, ce qui m'a le plus gêner c'est les relations entre le trio Visiteur, Raph, Castafolte. Dans la série, c'est globalement la bonne ambiance entre eux. Mais là, c'est pas du tout ça. Pourtant pris à l'unité, les personnages sont vraiment raccords avec la série mais il n'y a plus l'alchimie qu'il y avait entre eux dans la série.

Raph se fait victimiser par les autres constamment. Il est juste le boulet de l'équipe et c'est tout. Castafolte est limite froid voir connard envers lui d'ailleurs. Il est où son côté humaniste d'ailleurs ?

Bon, ce changement peut à peu près se justifier avec les "chocs" qu'ils se prennent par les modifications temporelles dûes à leurs actions mais bon… D'ailleurs c'est un peu pareil pour Mattéo, il a quand même un sacré passé avec eux, mais c'est jamais évoqué dans le film (là aussi justifié par les modifs temporelles).

Du coup… bha j'ai l'impression qu'il y a une cassure entre le film et la série. J'ai été pas mal déçu par ça.

C'est dommage parcequ'en plus le film a vraiment pas trop mal dosé l'humour/action/émotion. C'est pourtant un mélange un peu casse-gueule mais l'équilibre est bien trouvé.

C'est super cool de voir un peu plus le futur d'ailleurs. Le bar avec tous ses caméos est chouette. Tout comme le terié avec ses gamins (c'est clairement les enfants perdus).

Bref, le film est très cool même si j'ai été un poil déçu car j'en attendais vraiment trop. Ça fait très plaisir de voir un vidéaste d'Internet parvenir à sortir un film au cinéma sans que ce soit une daube produite par des nullos qui ne font que sentir le pognon. En plus c'est un film de science-fiction français, c'est encore plus chouette.

Crimes of the Future

Histoire :

Le corps humain évolue et développe de nouveaux organes mais c'est illégal. Saul Tenser est un artiste qui avec Caprice fait des shows où il se fait opérer pour qu'on lui retire ces nouveaux organes.

La douleur n'existe plus, les infections non plus et donc le tatouage d'organe est monnaie courante. Les mutilations sont également devenues des pratiques de divertissement adulte.

Ressenti :

Voyons voir : il a quelle restriction ce film ? Interdit au moins de … douze ans. DOUZE ANS ?!

Wow, je trouve ces restrictions généralement trop strictes mais là pour une fois c'est l'inverse. Je trouve ça visuellement très dérangeant et un peu trop bien réalisé. Pour une fois j'aurai foutu à minima du moins de 16 ans.

C'est vraiment très crade. Les personnages passent leur temps à s'ouvrir le bide pour y extraire des organes. Et c'est pas suggéré, non non. On voit vraiment tout ça et c'est vraiment bien montré et bien fait.

Habituellement j'aime bien le gore qui est souvent utilisé comme ressort comique mais là c'est vraiment crado. En même temps c'est un film de David Cronenberg c'est pas trop trop surprenant même si ces derniers temps il s'était un peu calmé.

Le film est assez complexe dans son histoire. J'ai pendant longtemps pas compris ce qu'il se passait et quels étaient les enjeux.

Le film rapelle beaucoup ExistenZ que j'apprécie beaucoup. On y retrouve le même genre d'objets au design biomécanique. Mais là, l'aspect body horror est vraiment plus présent en étant l'élément central de l'histoire.

N'étant pas vraiment à l'aise avec la chirurgie comme ça, j'ai vraiment eu du mal à apprécier le film. Couplé à son histoire un peu délitée et ses personnages un peu étranges, j'ai donc moyennement apprécié.

C'est de la science-fiction dans un futur proche mais on ne nous donne pas toutes les règles de ce monde frontalement. Du coup on est pas mal perdu. Je n'ai vraiment compris qu'à partir du dernier tier du film.

Je ne sais globalement pas trop comment noté mon ressenti. C'est à la fois cool parceque visuellement il y a pas mal de détails super cools (la table d'autopsie et globalement tous les objets biomécaniques) mais aussi le thême global de l'évolution de l'humain est assez rarement abordé au cinéma.

spoils

En gros, la grande question du film c'est comment considérer ces évolutions.

Est-ce que ces mutations du corps à base de tumeur sont des abominations à réprimer et corriger ou bien est-ce la prochaine étape de l'évolution de l'espèce ?

Les humains ont niqué tout leur environnement (même si ce n'est pas montré et à peine abordé) et ont désormais du mal à manger de la nourriture naturelle. Il faut utiliser des sortes de chaises qui permettent d'aider le corps à ingérer et digérer les aliments. Du coup le corps humain, commence à s'adapter en faisant en sorte d'être en mesure de manger du plastique et autres matières de synthèses.

Bon c'est scientifiquement improbable (ouai le corps humain a besoin de nutriment qui ne se trouvent pas dans ces matières (enfin je pense). Mais cette réflexion est quand même cool. Le corps s'adapte à son nouvel environnement.


J'ai eu du mal à cerner les différents groupes de protagonistes.

On a donc :

  • Saul qui est le protagoniste : artiste dont le corps produit des organes hors du commun. Mais il est également agent infiltré qui enquête pour infiltrer le groupe révolutionnaire.
  • Caprice qui bosse avec Saul mais sans savoir que ce dernier est un agent. Elle semble attirée uniquement par la chirurgie et son aspect sexuel qui va avec.
  • Le registre des organes avec Wippet et Timlin qui … bosse pour le gouvernement pour documenter un peu tout le bordel sur les organes. Mais j'ai pas trop capté quel était leur but et si Timlin était agent double ou juste agissait au nom du Registre.
  • Cope est le flic qui bosse sait que Saul est sous couverture et tente de briser le groupe de révolutionnaire.
  • Les révolutionnaire dont Berst est le chef. Ces derniers pensent que le corps humain évoluent et qu'il faut stopper la répression de ces nouveaux organes. Brecken serait d'ailleurs le premier gamin né en tant que mangeur de plastoc.
  • Djuna est la mère de Brecken, elle est au fait des révolutionnaires mais n'est pas de leur côté, bien au contraire.
  • Les deux réparatrices qui s'avère au final être des tueuses. Mais je sais pas pour qui elles bossent.

Je pense que j'ai raté quelques morceaux qui fait que du coup j'ai pas tout compris. J'imagine que l'affiliation des réparatrices et de Timlin sont évidentes et permettraient de mieux tout comprendre mais j'ai pas fait gaffe.

Voilà, le film est perturbant et hardos mais intrigant.

Préparez-vous à voir du sale (du genre pose de fermeture éclair sur le bide pour pouvoir se faire léchouiller les organes (sisi)). Si vous parvenez à surmonter ça, c'est plutôt cool.

Récap 38 : Septembre 2022

Ce mois de septembre à défilé à une vitesse incroyable. Je sais pas pourquoi je continue de m'en étonner mais bon, le temps défile si vite.

On est maintenant en octobre, les jours sont vraiment plus courts et la température est enfin bonne (ptet même un peu fraîchotte le matin).

Bon j'ai eu une coupure de fibre qui m'a un peu fait chier mais c'est réparé pour de bon (tout du moins, je l'espère). J'en ai profité pour mater beaucoup de film mais je n'ai que peu avancé dans mon Top IMDB. Je me suis fait une ptite thématiques musicale et Stallone ce mois-ci.

Blog

En bref ce mois-ci : 1 article, 12 commentaires, 21 visionnages, 365904 requêtes, 32483 visiteurs uniques pour 6.06 Go de trafic.

Films

Mon favori ce mois-ci est Everything Everywhere All At Once qui n'a pas trop de concurrence.

Séries

Je me suis dévoré Foundation basée sur l'œuvre d'Isaac Asimov. On sent qu'il y a du gros pognon derrière. Les productions de chez Apple sont classieuses.

Je ne connais pas la série de bouquins et j'ai vraiment beaucoup aimé. C'est joli, c'est bien fait, les acteurs sont cools et l'histoire pour l'instant est prenante.

J'en ai commencé une autre mais comme je n'ai vu que le premier épisode, je ne vous en parlerai que le mois prochain.

Jeux

Bon, j'ai complètement zappé de vous parler de Deathloop. Je me suis relancé dans Dishonored 2 dans une run 0 mort et 0 détection. Le level design de ce jeu est tout bonnement ahurissant. Je ne pense pas qu'il y ait de jeu qui le surpasse sur ce point (en dehors de Deathloop).

Je continue encore Team Fortress 2 qui est sacrément chouette malgré les bots.

D'ailleurs je vais ptet me faire quelques séances de Enemy Territory Legacy si ça vous tente, contactez moi :-)

Vrac

La mode des motus semble être passée mais je me régale avec pedantix où il faut retrouver une page wikipedia précise en trouvant les mots un par un. J'aime beaucoup ce jeu et on s'améliore assez vite.

Chaque jour à midi il y a une nouvelle page à découvrir.

Petit conseil : mettez les mots au singulier.

1917

Histoire :

Deux soldats britaniques ont pour mission d'aller apporter un ordre militaire à un bataillon près des lignes ennemis. Ils doivent donc prendre tous les risques pour délivrer le message au plus vite.

Ressenti :

Et bhé c'est une grosse claque visuelle. C'est vraiment très impressionnant.

Le film est somptueux, les images sont vraiment très belles mais en plus tout le film se déroule en seulement deux plans séquences (bon c'est truqué mais quand même). Du coup, on a vraiment l'impression d'être avec les deux personnages en chemin sur le champ de bataille.

La caméra est toujours en mouvement avec ses personnages. On a vraiment l'impression d'avoir parcouru tout le chemin avec eux en temps réel. Ça rend vraiment super bien.

Le directeur photo est Roger Deakings qui a dans sa besace une tripotée de film que je trouve somptueux (notamment Sicario et Blade Runner 2049 ) et là aussi il a fait des miracles avec ses caméras. Une bonne partie du film est en éclairage naturel, les décors sont immenses, il y a des tonnes de figurants. Les effets numériques sont suffisamment bien foutus pour être invisibles et du coup renforce l'impression d'authenticité.

Bon et en dehors de cette prouesse visuelle, le film est vraiment cool. Le plan-séquence n'est pas qu'un gimmick, je trouve que ça renvoie une impression d'immersion assez cool. On a vraiment l'impression d'avoir traversé différents environnements : les tranchées anglaises, le no-man's land, les tranchées allemandes puis la campagne et enfin la ville en ruine. Même si rétrospectivement tout semble super proche l'illusion est parfaite

Le crash d'avion j'ai été étonné. Je pensais vraiment qu'ils feraient ça hors-champs et hop c'est bon c'est fini avec un ptit nuage de fumée. Mais non ils se sont fait grave chier pour ça.

Difficile de ne pas penser à Saving Private Ryan ou bien au Paths of Glory. Et franchement pour le coup Sam Mendes n'a rien à leur envier. Le scénario est au final assez court mais sa mise en scène en fond un film majeur qui a sa place à leurs côtés.

Les quelques ptites vidéos de making-of sont vraiment cool. Pour filmer aussi près des acteurs, ils ont utilisé tout un tas de moyens : de la steadycam classique, de la grue, du drone, de la moto, de la jeep, de la grue sur bagnole. Et ils passent d'un moyen à l'autre sans coupure avec des opérateurs qui attachent/détachent la caméra. Les technologies de stabilisations sont vraiment très impressionnantes ! La caméra est souvent posée sur un système lui permettant de tourner à 360° sans manipulation de la part du caméraman.

Sinister

Histoire :

Ellison est un écrivain ayant eu un gros succès avec un livre parlant de vrais meurtres mais ne parvient pas à recréer le même engouement désormais. Il emménage avec sa ptite famille dans une maison dont la famille a été retrouvée pendue dans le jardin sans que le coupable n'ait été trouvé.

Il enquête donc avec notamment des bobines super 8 qui traînaient dans le grenier.

Ressenti :

Scott Derrickson a réalisé le très sympatique Black Phone et du coup j'ai eu envie de voir ce film. Un film d'horreur avec Ethan Hawke où la page wikipedia annonce qu'une étude scientifique de 2020 qu'il s'agirait du film d'épouvante le plus effrayant de tous les temps. Miam.

C'est lent, ça piétine et … bha … il ne se passe rien. J'étais ptet pas dans le bon état d'esprit mais je me suis fait chier.

spoils

Au bout d'un moment ça semble vouloir avancer dans la direction d'une entité maléfique. Franchement pourquoi pas, ça me plaît bien habituellement.

Mais là, bha appart faire un ptit coucou le mec au masque ne fait strictement rien. Le protagoniste n'interagit pas avec lui et vice versa.

Non, le dénouement c'est juste que la gamine de la famille semble sous l'influence de cette entité. Du coup la freluquette gamine parvient on ne sait pas comment à ligoter son père, sa mère et son frangin puis à les tuer à coups de haches. Et … voilà.

C'est vraiment très léger.

Pourquoi nous montrer le corps physique de l'entité si … bha s'il ne sert à rien physiquement ? Alors certe le Bughuul a fière allure mais pourquoi il n'interagit ni avec les victimes ni avec les gamins ?

Et puis comment se passe la possession ? Comment la gamine est-elle choisie ? Pourquoi la gamine et pas le gamin ?

Le film est pas trop mal. Mais molasson et son dénouement décevant. Du coup j'en suis ressorti avec l'impression d'avoir perdu mon temps.

Le film n'apporte rien de nouveau, est pas spécialement effrayant et son méchant un peu trop absent.

Voilà voilà voilà. Un bon gros MEH.

The Goodfellas

Histoire :

Henry Hill a toujours voulu être un gangster. Petit il habitait en face d'un restaurant où un chef de la pègre local officiait.

Très jeune il est parvenu à y bosser et c'est le début d'une vie … bien remplie.

Ressenti :

Martin Scorcese au sommet avec une sacrée troupe : Ray Liota, Joe Pesci et Robert DeNiro font ce qu'ils font de mieux : truander dans la bonne humeur et la violence.

C'est l'un des tout meilleur film de gangster (genre que j'adore). C'est tout bonnement un classique et là où c'est fort, c'est que l'on assiste ici à quasiment aucune scène de braquage.

Le film est superbement réalisé (même si je le trouve visuellement assez peu ragoutant) avec un casting extraordinaire. La bande originale est remplie de classiques permettant de situer l'action temporellement.

J'aime beaucoup les films de gangsters mais j'aime aussi les films qui s'étalent sur une longue période. L'action se déroule entre 1955 et les années 80. Les personnages grandissent et vieillissent c'est très chouette même si au final ils se sont pas trop fait chier sur ce point (quelques cheveux gris sur DeNiro et hop c'est bon).

Tout a déjà été dit sur ce film. Du coup je vais plutôt vous parler un peu de mes scènes favorites.

Il y a tout d'abord celle vers le début où Tommy raconte son histoire et Henry dit qu'il le trouve drôle et là l'ambiance change du tout au tout. Tommy le prend super mal et tout devient très tendu. Le personnage fait flipper, il est violent, ultra orgueilleux et quand il parade devant tout le monde peut très facilement péter un plomb.

Une autre scène marquante est le passage de quelques années en prison. Henry s'y retrouve avec certains de ses collègues et ils ont vraiment un traitement très particulier. Ils se font leur tambouille, ils ont une cellule immense, ils semblent pas mal libres bien que confinés. C'est assez court mais le contraste avec la représentation habituelle de l'univers carcéral est assez comique.

Vers la toute fin, il y a une scène haletante voir éreintante. C'est quand Henry est schnouffé du matin au soir et qu'il développe sa paranoïa en étant speed toute la journée. Le personnage court dans tous les sens, fait des trucs plus ou moins rationnel, beugle sur tout le monde. Il semble complètement à côté de la plaque et pourtant force est de constater qu'il avait partiellement raison (et ouai fallait appeler de la cabine téléphonique).

Bref, le film parle beaucoup de gangsters mais aborde un point de vue un peu moins glamour et moins connu : le microcosme assez refermé que ça représente. C'est surtout montré via l'arc narratif de sa nouvelle femme. En l'épousant elle devient de fait une femme de gangster et se retrouve à cotoyer tout un nouveau petit monde. C'est un milieu assez refermé sur lui-même et ses nouvelles amies sont donc toutes des femmes de malfrats. Ça pourrait mériter un film sur ce sujet.

Sound of Metal

Histoire :

Ruben et Lou sont en couple dans le privé mais forment un ptit groupe de métal faisant sa tournée aux USA. Alors que tout semble aller plutôt bien, Ruben perd soudainement son audition.

Ressenti :

Et bhé… je me suis fait avoir par son titre. Ces derniers temps j'ai regardé quelques films autour de la musique et du coup quand j'ai vu le titre de çui-ci j'ai voulu continuer sur ma lancée mais non.

Le film est cependant très chouette. C'est un drame avec des personnages assez atypiques et touchants.

Très vite, Ruben se retrouve dans une communauté de sourds où il va apprendre à vivre avec sa surdité. Ce passage est une majeure partie du film et c'est clairement le meilleur. J'ai beaucoup aimé la découverte de cette culture, la façon de penser de Joe (le gars qui gère cette communauté).

Le film n'est pas grandiloquant et bien que ce soit un drame ne joue pas au tire-larme. C'est toujours juste comme il faut.

Wikipedia m'apprend que c'est tiré d'un docufiction qui n'est pas sorti et ça se ressent un peu dans le rythme et la narration.

Une partie du casting est effectivement sourd. Paul Raci qui joue Joe ne l'est pas mais ses parents le sont et d'ailleurs il est membre d'un groupe nommé Hands of Doom qui reprend Black Sabbath mais avec en plus du language des signes.

Le film donne envie d'apprendre le language des signes. L'acteur principal l'a d'ailleurs appris pour l'occasion (ainsi que la batterie).

spoils

J'aime beaucoup la fin. Tout d'abord Ruben déçoit Joe en s'étant fait opérer pour corriger son handicap alors que ce dernier considère que la surdité n'est pas un handicap. Ensuite Ruben rejoint Louise à Paris et quand ils se retrouvent, il réalise petit à petit qu'ils sont désormais différents et qu'ils ne pourront plus revivre ensemble comme avant.

J'interprète le titre comme nom pas le son du métal (la musique) mais le son métallique que produisent les implants.

J'aimerais bien voir d'autre film sur la surdité et toute sa culture.

The Killing of a Sacred Deer

Histoire :

Martin est un adolescent ayant lié une amitié avec Steven. Il s'avère que le père de Martin a eu un accident mais que steven n'est pas parvenu à le sauver.

Martin s'immisce de plus en plus dans la vie de Steven en allant à son travail ou bien chez lui. Il devient même gênant.

Ressenti :

Rhaaa ce que ce film est dérangeant et malsain. Barry Keoghan est infect. C'est pas un concept inédit mais le personnage intrusif collant et de plus en plus oppressant fonctionne toujours sur moi.

Les personnages sont tous un peu étranges d'ailleurs. Leurs réactions, les interactions, les dialogues, tout est toujours saccadé, rugueux et ça amplifie le malaise en tant que spectateur.

spoils Ce n'est absolument pas expliqué mais je me demande vraiment ce qui arrive vraiment aux gamins. Est-ce qu'ils ont été empoisoné ou c'est juste surnaturel ? Du coup c'est une malédiction ?

Ne pas savoir me perturbe.

Et du coup ce que je me demande c'est pourquoi avoir tué le gamin ? En tuant Martin ça n'aurait pas stoppé le "sortilège" ?

Kim, la fille du couple, développe un début de relation avec Martin. Au début, bon pourquoi pas mais après elle est au courant de toute l'embrouille et … bha pourtant elle semble vouloir continuer cette relation. Je … heu … non là je comprends pas.

Visuellement c'est assez classe. Mais surtout la musique est géniale. De nombreuses scènes apparemment anodine deviennent anxiogènes à cause de l'ambiance sonore La musique se base souvent sur des violons typiques de films d'horreur.

Malgré l'aspect vraiment déshumanisé et étrange des interactions et des motivations des personnages, j'ai beaucoup aimé le film. Il est très étrange et assez difficile à appréhender mais le scénario fonctionne quand même plutôt bien.

Alien

Histoire :

Le Nostromo est un vaisseau spatial de commerce navigant dans l'espace avec 7 passagers en hibernation. Le vaisseau capte un signal de détresse et décide donc de réveiller son équipage.

Ils atterrissent sur une planète classée comme déserte mais l'un des membres se fait attaquer. Ils retournent dans le vaisseau avec donc un membre dont le visage est recouvert d'une forme de vie inconnue.

Ressenti :

Un classique cultissime. J'adore ce film qui est à mon sens près de la perfection.

L'ambiance de science-fiction crasseuse du Nostromo est un régal. Rien que le générique avec sa musique etc iconique : c'est super intrigant cette musique et ce titre qui apparait tout progressivement en prenant bien son temps.

Le vaisseau spatial a une putain de gueule. C'est un personnage à lui tout seul. L'extérieur est assez mochtoc mais l'intérieur c'est une esthétique hors du temps. Ça semble super grand, ls différents niveaux ont une ambiance différente entre les quartiers du personnel qui sont plutôt lumineux et semble intégralement recouvert de matière plus ou moins moltonné. Ça rend le lieu plus cosy et agréable alors qu'au contraire la zone médicale est bien plus aseptisée et fonctionnelle. Et on a également les zones techniques bien sombres et qui semblent suinter d'on ne sait trop quoi.

La cabine de pilotage déborde d'électronique, d'écrans, de boutons qui font de la lumière. Et ils ont des claviers avec de très jolies touches. Pfiouuu je me sens moite rien que d'en écrire.

Les plans extérieurs du vaisseau rendent super bien grâce à l'utilisation de maquette. Ça donne semble bien plus crédible que tout un tas de films récents ayant un recourt systèmatique aux images de synthèse.

Le sound design est aussi super travaillé. Il y a des bips, des bruits de ventilations, les ordinateurs font des ptits bruits bien spécifiques (en vrai si mon ordi faisait ça je pèterai un plomb rapidement, je vous rassure).

Même le poster officiel du film est top. Le huitième passager est un nom cool et le slogan “Dans l'espace, personne ne vous entendra crier” donne le ton. Ça va être un film d'horreur. Je pense ne rien vous apprendre mais le xénomorphe va à la manière d'un slasher se défaire du personnel de bord petit à petit. Mais ce n'est pas un slasher, c'est un chef-d'œuvre de science-fiction et d'horreur qui nous met une Sigourney Weaver en victime bien décidée à survivre.

La musique est bien particulière et reconnaissable de loin. Avec des sonorités de simili-flûte qui et des ptits synthés tout doux créant un tout très léger. La musique ne s'impose jamais, elle est toujours recouverte par divers sons d'ambiance (respiration, bruits du vaisseau…) mais souligne toujours les différentes phases du film : le mystère, l'horreur, la tension, mais toujours en restant assez discret.

Le film est donc le premier d'une série de 4 films principaux, complémenté par deux films supplémentaires. Mais la série a connu des hauts et des bas avec seulement les deux premiers films faisant l'unanimité, tous les autres ont des détracteurs (à tort ou à raison). Les films sont tous pas mal différents, ce premier est une sorte de huis-clôt de survie.

Ellen Ripley avec son potichat n'est qu'un membre parmi les autres. Elle n'a rien de spécial, elle est juste débrouillarde et maligne et sera présente dans tous les films. Sigourney Weaver est parfaite dans ce rôle. Et même affublée d'une mini culotte ridicule elle arrive à rester parfaitement crédible dans son rôle.

Le design de l'alien est devenu iconique lui aussi. H R Giger a réellement réussi un coup de maître pour créer un monstre mythique. J'aimerais vraiment visiter son café/musée en suisse un jour.

Si vous aimez bien ce film, le jeu vidéo Alien Isolation devrait vous plaire. Vous y incarnez Ripley dans une aventure non relatée dans les films. Il vous faut survivre dans une station spatiale mais l'ambiance y est parfaitement retranscrite. Quel plaisir de pouvoir se promener dans ces environnements au design si particulier. C'est très probablement une des meilleures adaptations vidéoludique d'un film. Et par-dessus tout, malgré son ptit âge (maintenant) il reste encore vraiment très joli graphiquement.

Franchement, quand l'Alien sort du ventre et qu'il est encore jaunâtre et tout pitiou, il est pas super mignon ? Il fait un ptit sourire à tout le monde puis s'enfuit en courant. C'est so kikeugnou.

Malgré ses 40 ans, le film est vraiment très joli. L'image a un rendu très charmant : il y a pas mal de piqué et les éclairages sont super bien foutu et permettent de jouer constamment avec un clair obscur. Les décors fourmillent de détails et le remaster est si propre que l'on peut bien en profiter. Le space petit déjeuner dans le space salon est un trop cool à observer.

Vraiment tout le film est rempli d'objets et de détails ce qui donne beaucoup de vie. On dirait vraiment un vaisseau spatial habité. Ce n'est pas un simple concept art, non le lieu est vraiment crédible. Il y a même une space boîte à chat !

Le moment où l'Alien a refait la déco à sa sauvec est aussi une folie de design. Il y a les victimes encore un peu en vie, coincées dans cette matière un peu organique en train des supplier pour être tuées.

Le pauvre Jonesy dans sa boiboite se fait salement dégager par le xénomorphe.

C'est le meilleur film de la saga c'est clair. Mais même globalement, c'est un des tout meilleur film de tous les temps. Je n'ai quasiment rien à lui reprocher (ptet la toute fin avec l'alien qui bouge un peu bizarrement quand il est tracté par le vaisseau mais c'est vraiment chipotter). Il est bon sur tous les plans et n'a jamais été égalé. Merci Ridley Scott pour ça.

Rambo 2

Histoire :

Alors que Rambo est au bagne en train de casser de la caillasse, Trautman vient lui proposer de rempiler pour une mission qui lui permettrait d'être liberé. Bien entendu Rambo accepte et se voit donc chargé d'aller prendre en photo les prisonniers d'un camp au Vietnam.

Il est donc parachuté seul en territoire ennemi légèrement armé et surtout avec son appareil photo.

Ressenti :

Le premier Rambo est très cool en plaçant son action aux USA. Son vétéran qui revient et qui est traité comme une merde toussa. Mais là, on est dans la jungle du Vietnam.

Rambo ici va massacrer à tour de bras. Alors que dans le premier épisode il est traqué et ne fait que se défendre en épargnant ses victimes, là il est en roue libre complet. Et c'est pas vraiment la même sensation qui se dégage de ce film.

Alors que le premier montre un héro de guerre mal consideré et traumatisé, là c'est une bête increvable et toute puissante. C'est … assez décevant.

Non mais sérieux, ils ajoutent un peu de romance. L'agent sur place qui doit l'aider est une meuf toute mimi qui tombe amoureuse de lui en dix minutes alors que le mec massacre à tour de bras. Du coup au bout d'un moment ils se déclarent leur flamme et moins d'une minute après la meuf se fait dégommer par un personnage random qui passait par là qui n'avait aucune idée qu'elle était de mèche avec le boucher du coin. C'est vraiment grossier ce passage.

Je n'avais jamais vu ce film mais j'ai déjà vu cent fois Hot Shots 2 qui le parodie à de nombreuses reprises. Mais bon là c'est bien plus sérieux…

Non malgré sa belle moumoute, Stallone ne sauvera pas ce film à cause de son scénar.

C'est marrant qu'ils aient fait des plans où l'on voit Rambo s'habiller/préparer son matos, comme dans Commando sorti la même année. J'avoue avoir aimé cette scène ^__^

Black Phone

Histoire :

Dans les années 70, des gamins disparaissent les uns après les autres dans la banlieu de Denver. C'est au tour de Finney de se faire kidnapper.

Sa sœur est interrogée par les flics et elle semble connaître des infos que personne d'autre n'a.

Ressenti :

Super film ! J'ai été très agréablement surpris.

C'est un thriller/film d'horreur de bien bonne facture. L'histoire est vraiment très cool et a quelques idées intéressantes.

spoils Bon, je préfère ne pas spoiler les gens qui veulent se préserver.

Franchement j'ai beaucoup aimé le rôle de la ptite sœur avec ses rêves qui lui permettent de trouver des indices. C'est une ptite once de surnaturel qui m'a beaucoup plu.

Si on couple ça au fameux téléphone noir permettant de communiquer avec les précédentes victimes, ça fait un thriller assez original.

Les masques du tueur ont un design vraiment cool. Ce ptit côté modulaire où le personnage change ses expressions rend vraiment bien. C'est apparemment l'œuvre de Tom Savini.

Sur certains aspects, le film donne un peu l'impression d'un jeu vidéo. On se croirait dans un point'n'click où le gamin choppe des objectifs assez étranges au début. Puis au final tout s'enchaîne pour lui apporter une solution efficace.

Les deux gamins principaux jouent vraiment bien et leur interaction est très mimi. Ethan Hawke est aussi particulièrement convaincant dans son rôle.

Il y a beaucoup de scènes "annexes" qui ne servent pas l'histoire globale mais qui sont bien foutus et qui élève ce film au-dessus des films d'horreur basiques qui sortent par dizaines. Ça ajoute pas mal de profondeur aux personnages et rend tout ce ptit monde crédible.

La scène du père qui bat sa gamine est vraiment hardcore.

Le film est l'adaptation d'une nouvelle de Joe Hill. Joe Hill est un romancier qui fait des histoires surnaturelles/horrifiques. C'est une sorte de Stephen King … vu que … c'est son fils.

Et c'est vrai que toutes ces histoires avec les gamins ça fleure un peu les films de Stephen King. J'ai pas pu m'empêcher de penser à It à plusieurs reprises à cause de quelques références.

Nomadland

Histoire :

Fern vit seule dans son van de ptits boulots qui l'amène à différents endroits des USA. Elle n'a que très peu de revenus et vit donc de trois fois rien.

Ressenti :

Je vous avais mentionné ce film quand j'avais regardé la bouse qu'est Eternals (truc du MCU). C'est la même réalisatrice qui ici a remporté un oscar (comme quoi Marvel arrive à prendre d'excellents réalisateurs pour leur faire pondre une daube…).

Bref, ici on a une Frances McDormand très touchante dans un rôle assez difficile. Son personnage survit tant bien que mal dans une amérique moderne touchée par la crise financière de 2008. Toute l'équipe a d'ailleurs vécu dans des vans le temps du tournage pour s'imprégner dans l'ambiance.

La plupart des personnages dans le film ne sont d'ailleurs pas incarnés par des acteurs. Ils ont d'ailleurs tous leur vrai prénom. Certains d'ailleurs ne connaissaient pas Frances.

Le film est lent et n'a pas de grande histoire à raconter, c'est plus une succession de moments racontant une année auprès de Fren. Mais ça n'en est pas pour autant inintéressant, bien au contraire. Le film est parfois contemplatif, parfois très émotionnel voir assez dur.

Le film se déroule à divers endroits des USA mais toujours dans les coins un peu reculés. On y croise principalement des gens du même milieu et quand Fern se retrouve à revenir dans le monde plus traditionnel c'est un contraste assez marquant.

Le film s'est pris une interdiction au moins de 17 ans parcequ'à un moment Frances se baigne à poil dans la rivière… C'est un peu sévère dites donc. Il n'y a rien de sexuel dans la scène et puis on ne voit que sa poitrine et c'est de loin… ils sont vraiment fragiles ces ricains.

Vraiment très chouette film. Reposant, joli et qui montre une facette souvent ignorée du cinéma américain : les reclus.

Rocky 6

Histoire :

Adrian est morte d'un cancer et Rocky tient un restaurant. Son fils Robert jr est de plus en plus distant car il a du mal à vivre dans l'ombre de son père.

Mason Dixon est l'actuel champion du monde poids lourd mais sa popularité est au plus bas malgré son palmarès sans faille. Une chaîne sportive de télévision créer une simulation informatique d'un combat entre l'actuel champion et Rocky à son apogée. Tout le petit monde de la boxe est en émoi ce qui va titiller papy Rocky.

Ressenti :

Cet épisode est meilleur que le précédent. Il y a beaucoup de nostalgie et de tristesse, c'est vraiment pas feel good et ça parle beaucoup de famille.

C'est cool mais par contre le combat de boxe final n'est pas vraiment crédible une seconde. Stallone a quand même 60 balais … et puis ils occultent ses lésions cérébrales irréversibles des épisodes précédents. Mais bon ça reste divertissant.

Visuellement j'ai eu l'impression d'un retour en arrière. L'image est bien moins clean, on se rapproche pas mal de l'aspect visuel des premiers opus.

Il y a beaucoup de flashbacks dans cet épisode. Ça donne vraiment l'impression que ce film veut cloturer la licence.

Un petit point Paulie ? Le pauvre est au fond du goufre vu qu'il n'a que deux trucs : son job et Rocky. Il vient de perdre son job. Il est vraiment pas sympa avec les employés du restaurant…

Bon, voilà que la saga est terminée. Mais ce n'est pas pour autant fini pour Rocky vu qu'il apparait dans Creed qui raconte l'histoire du fils d'Apollo Creed.

La saga Rocky est le bébé de Stallone qui l'a incarné à l'écran mais qui a également écrit les scénars et même réalisé plusieurs épisodes. C'est une belle tranche de vie avec chaque épisode bien ancré dans son époque. Et au final le parcours du personnage est assez proche de celui de Stallone lui-même. Le premier film a été un succès énorme assez inatendu. Les années 90 ont été un passage à vide pour Stallone peut-être parcequ'il n'y a pas eu de Rocky ? (haha non quand même pas).

Globalement c'était bien plus sympa que ce je m'imaginais.

C'est dommage, pendant cinq films, ils se sont pas fait chier avec le titre en accolant tout simplement le numéro d'épisode. Mais là à partir des années 2000 ça n'assume plus de faire des suites et du coup ils l'ont renommé Rocky Balboa et c'est typiquement une technique que je n'aime pas. On retrouve cette pratique dans le monde du jeu vidéo et c'est un bordel monstre (vous avez vu les noms des jeux Call Of Duty ? ou les Assassin's Creed ? c'est impossible de savoir dans quel ordre c'est sorti toutes ces merdes).

Bon Stallone est présent à chaque épisode c'est pas trop étonnant. Par contre Burt Young qui incarne Paulie est là également du début à la fin malgré un rôle au final assez réduit. Tony Burton (je l'ai jamais abordé désolé) qui joue Duke est là dans tous les épisodes également et en dehors de cette éépisode (puisque son personnage est mort) Talia Shire est là de bout en bout. C'est une performance assez rare de parvenir à faire revenir autant d'acteurs pendant autant de films sur une période aussi longue.

Rocky 5

Histoire :

Rocky revient de russie mais sa santé est gravement affecté et se voit donc contraint à arrêter la boxe. Cependant un organisateur veut à tous prix le faire se battre contre son poulain.

À côté de ça, le comptable de notre star l'a bien entubé et s'est barré avec le pognon et en refilant tout un tas de dette. Toute la famille est contrainte à tout revendre et retourne donc vivre dans leur ancien quartier de Philadelphie où Rocky est la star locale.

Ressenti :

Hmm je suis un peu mélangé là. D'un côté j'aime bien tout l'aspect famillial qui reprend un peu le dessus. De l'autre côté c'est vraiment une suite de bidouille scénaristiques assez grossières pour arriver à raconter tout ça.

Le côté manipulation tout ça c'est cool. Rocky est d'ailleurs un peu plus con que dans les autres épisodes en étant particulièrement naïf et passe constamment pour un nigaud qui comprend rien. Cet aspect était déjà légèrement présent avant mais là c'est tellement appuyé que ça en devient navrant.

Adrian a encore à peu près le même rôle que d'habitude que l'on pourrait résumer à “ S'il te plaît, arrête la boxe. ” et voilà pas plus. Ha si pardon elle est la gentille mère au foyer. Ptain quand est-ce qu'elle va coller une beigne à son mec ou mieux à son frangin ?!

Ha tiens petit point Paulie : il est très présent et ne sort rien de raciste, pas trop de sexisme non plus. Non par contre maintenant il est pas mal sur la boisson. Il n'est toujours pas plus amical que ça.

L'arc narratif autour de Tommy Gunn est sympatique avec le retournement et tout mais c'est quand même assez forcé. Tiens d'ailleurs je viens de voir que le mec était réellement boxeur (pas trop surprenant) par contre il est mort très jeune mais c'est un peu étrange. Il aurait contracté le VIH mais en fait non mais ptet que si. C'est un peu bizarre sa page wikipedia est pas mal remplie.

C'est un peu étrange. Au début on nous montre que Rocky est vraiment pas loin de très grave soucis de santé. Il tremble et tout, la scène d'après, plus rien. Tout semble aller mieux. Et vers la fin du film au final on voit qu'il a un début d'hallucination ou truc du genre. Et à la toute fin il fait un combat où il se fait bien démolir la tronche mais non ça va ça n'a pas plus de conséquences.

Tout ce build-up pour … rien ? Mouai un peu décevant. La première version du scénar devait faire mourir Rocky mais ils ont changé d'avis parcequ'il faut un happy end pour une telle saga.

C'est quand même une sacrée performance de parvenir à garder ses acteurs principaux pendant autant de films sur une aussi longue période ! Ce film date de 1990 alors que le premier est sorti en 1976 soit déjà 14 ans d'écart !

Bon il n'en reste plus qu'un.

Rocky 4

Histoire :

Ivan Drago est un boxeur russe qui souhaite (enfin est-ce sa volonté à lui ou bien celle du parti ?) combattre le meilleur boxeur américain. Apollo Creed souhaite relever le défi dans un match d'exhibition.

Rocky tente de l'en dissuader du fait de son âge mais Apollo lui explique que sans la boxe il n'est plus rien et qu'il croit en ses capacités.

Ressenti :

On reprend la même formule de mettre les meilleurs moments du combat final pour introduire le nouveau film. Mais là, ils changent un peu la formule en ajoutant une ptite intro générique qui annonce la couleur : des gants arborant les drapeaux des USA et de l'URSS tout bien chromé. Et pan, on est au milieu des années 80 et ça se voit et ça l'arbore.

On offre un robot, on a des lamborghini anguleuses, on sort la télévision CRT près de la piscine, les écrans affichent des infographies dégueulasses qui n'apportent aucune info mais pour l'époque ça en jette. Cet épisode est clairement un symbole des années 80 (et je vous raconte pas la musique).

Quel a été le délire avec le robot ? Je ne comprends vraiment pas l'intéret de foutre ça dans le film.

Ici on est en pleine Guerre Froide avec un combattant russe qui veut affronter le champion américain. C'est assez marrant de montrer les russes comme étant à la pointe de la technologie pour son combattant avec des capteurs, des scientifiques, des injections alors que l'américain fait ça à l'ancienne sans matos.

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Juste avant l'ultime round, le vilain communiste n'a toujours pas réussi à abattre le vaillant américain. Les chefs du parti sont pas super enthousiasmé de cette non victoire pour le moment et quelqu'un va un peu sermonner le boxeur. Et là il annonce qu'il combat pour gagner, qu'il fait ça pour lui (sous-entendu pas pour le parti).

Rhaaa c'est beau. Même ces vilains communistes, au fond d'eux font preuve d'une valeur bien américaine : l'individualisme !

La conclusion du film est pas mal comme message de paix.

Alors qu'on est épargné pendant tout le film. Ça se conclue quand même par le thême habituel (mais un peu remanié).

Bon, c'est un peu more of the same. Désolé de vous spoil mais on a repris la formule du précédent, flashback combat au début, combat au milieu, combat à la fin avec comme d'hab une victoire de Rocky. Ils vont faire combien de film pareil ?

En gros c'est le même que le trois mais avec un enrobage Guerre Froide. Ça tourne en rond et franchement mon intéret pour la franchise s'amenuise sévère.

Bon petit point Paulie : heuuu non cette fois il s'est tenu. Il sert toujours globalement à pas grand-chose si ce n'est fricoté avec son robot. Ce personnage a de moins en moins d'intéret.

Bon faut dire aussi qu'Adrian a également de moins en moins de place dans l'histoire.

Rocky 3

Histoire :

Rocky est le champion du monde et son train de vie change radicalement. Il est désormais riche et vend son image alors qu'il parvient à garder son titre durant de nombreux combats.

Clubber Lang est un nouveau venu qui veut l'affronter et il semble très déterminé. Rocky souhaite relever le défi mais son entraîneur Mick tente de l'en dissuader en lui révêlant que ses précédents adversaires étaient choisis pour ne pas trop le brusquer.

Rocky est choqué d'apprendre cela mais souhaite tout de même relever le défi.

Ressenti :

Bon ça commence à s'essoufler non ? Cet épisode est bien plus concentré sur la boxe, tous les à-côtés disparaisse un peu.

Stallone a sa tête que je lui connais le mieux à partir de cet épisode. Et d'ailleurs son physique semble bien plus musculeux et sec.

Paulie est moins con dans cet épisode étrangement. Bon par contre maintenant il s'affiche comme ouvertement raciste et encore une fois les autres personnages ne relève rien. C'est un peu rageant.

Le point que j'aime bien c'est que Rocky a un nouvel ami avec Apollo. Le gars est bien plus sympa et agréable que Paulie et ça permet des relations bien différentes.

Bon par contre Mister T a un rôle ptet un peu trop cliché. Le mec ultra vénère tout le temps dans l'agression et la provoc.

Le film diffère légèrement dans sa forme. Il commence par la fin de l'épisode précédent et au lieu d'avoir un unique combat à la fin en guise de conclusion, il y a ici un combat supplémentaire au milieu. Pas une grande révolution mais … voilà, ça tente de varier un peu les plaisirs.

Bon j'espère que le prochain ne suivra pas cette tendance.

Rocky 2

Histoire :

Rocky vient de perdre sa rencontre contre Apollo Creed mais a tenu bon et est toujours debout à la fin. Apollo n'est cependant pas satisfait de sa victoire qui n'est pas écrasante alors qu'il est le champion du monde en titre.

Il souhaite donc sa revanche pour asseoir son titre ce que Rocky refuse puisqu'il aspire a une vie plus classique où il n'est pas boxeur.

Ressenti :

C'est marrant de commencer cette suite en remettant la scène finale du premier film. Ça permet de se remettre en mémoire et ça montre bien la continuité chronologique de cet épisode. Les films essaient généralement d'être subtil pour ça mais là ils y sont allés à fond et l'assume.

Bon cet épisode est bien dans la continuité du premier même si je l'ai un poil moins apprécié ça reste quand même sympatique. La boxe n'est encore qu'un prétexte même si c'est quand même ptet un poil plus présent dans cet opus.

Les thêmes abordés sont ptet un peu moins varié. Il y a toujours la vie sentimentale de Rocky mais ça parle un peu plus de la vie et des désillusions du personnage. Il aspire a un avenir plus radieux mais il n'arrive pas à trouver sa place malgré les nouvelles opportunités. Du coup, ouai ça parle un peu de star system, la gestion de son pognon mais il y a quand même une très grosse part du film qui parle de l'ultra compétitivité nocive d'Apollo.

Le personnage de Paulie est toujours autant une ordure avec ses ptites phrases de merde (genre il propose à Rocky de s'imposer face à Adrian mais il n'est pas subtil ou autre, non non il parle réellement de violence physique). On nous montre ça, mais il n'y a jamais aucun moment où les personnages ne le recadrent ou tiquent face à ce qu'il raconte.

Par contre, la musique est très présente là. Si vous aimez pas le thême de Rocky vous allez déchanter. Il ressort constamment dans des ptites variations mais c'est toujours là, bien balourd.

Cet épisode m'a suffisamment plu pour que je continue l'aventure.

The Number 23

Histoire :

Walter suit les conseils de sa femme et lit un livre qu'elle lui propose. Il développe très vite une obsession et pense être le sujet du livre à cause de certains détails assez proches de sa vie.

Son obsession se transforme progressivement en parano où le nombre 23 revient constamment.

Ressenti :

Jim Carrey incarne ici un rôle sérieux mais au contraire de l'excellent Truman Show, le film est ici bien plus sombre en flirtant presque avec l'horreur. Et bon, il s'en sort bien, lui, mais le film … bof bof bof.

J'avais vu ce film peu de temps après sa sortie et j'avais bien aimé. Mais là en le revoyant quinze ans plus tard je me suis bien fait chier. J'ai réellement pas accroché.

Le rythme est très inégal. C'est même plutôt lent et le film tarde vraiment à nous éclairer sur le chemin qu'il prend. Et plus ça avance moins c'est intéressant en fait.

Ça joue beaucoup sur le mystère, la confusion et … bha. C'est pas vraiment réussi. Et le dénouement final est tellement gros que franchement ça passe pas du tout.

Ha et puis qu'est-ce que c'est moche ! Ptain visuellement ça fait super cheap avec des couleurs gueulardes, des lumières crasseuses. Rhaaa franchement il n'y a vraiment que l'affiche qui est à peu près regardable. Les filtres visuels sur les flashbacks sont particulièrement dégueux.

Le scénar pas ouf et la photo dégueu m'ont rendu le visionnage chiant. J'étais content que ça finisse.

A Bronx Tale

Histoire :

Calogero habite un quartier italien avec ses parents. Depuis qu'il est tout petit, il est fascinné par Sonny le chef de la pègre local ayant élu domicile dans le bar du coin de sa rue.

Un jour il assiste à un meurtre devant chez lui par le fameux Sonny. La police le fait venir pour pointer le coupable directement dans la rue mais il s'abstient de dénoncer Sonny qui le prendra dès lors en amitié.

Ressenti :

Un super film de gangster (mais vraiment pas que) dans les années 60 dans le Bronx. Le film est une adaptation d'une comédie musicale de Broadway qui elle-même est une "adaptation" de la vraie vie de l'acteur Chazz Palminteri. C'est donc une histoire à peu près vraie et biographique dont le scénario est directement écrit par Chazz lui-même. Et il joue également dedans pour le rôle de Sonny.

C'est réalisé par Robert De Niro (il a fait que deux films à ce jour et celui-ci est le premier) qui a également un rôle puisqu'il campe le père de Calogero.

Le film raconte donc la jeunesse de Calogero à ses 9 ans et à ses 18 ans. Mais au lieu de se limiter à des histoires de malfrats, ça aborde beaucoup plus la jeunesse, l'éducation et donc les rapports père/fils. Il y a la rivalité entre le Lorenzo (le père) et Sonny qui au final n'explose jamais bien que ce soit vraiment tendu.

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Lorenzo a peur que son fils soit corrompu et qu'il devienne un bandit mais d'un autre côté Sonny retient constamment Calogero pour qu'il ne finisse justement pas en bandit. Les deux sont protecteurs et ce n'est jamais dit mais je pense que le père en est conscient à la fin. Il doit se douter qu'il aurait déjà fini en loubard depuis longtemps.

Au final, Calogero traîne toujours dans ce milieu mafieux mais sans jamais vraiment y prendre part. Il gravite autour mais n'est jamais impliqué, il est dans l'œil du cyclone et c'est justement ce qui le sauve.

Il obtient la protection et divers avantages sans jamais vraiment à avoir à en assumer les conséquences.

L'apparition de Joe Pesci à la fin est par contre assez dangeureuse. Visiblement Sonny lui a déjà parlé de Calogero et on peut espérer qu'il lui permettra de garder son statut un peu particulier.

L'histoire est vraiment géniale. Ça aborde beaucoup le racisme et le souci d'appartenance à une bande. Cette ambiance de mafieux c'est qui glande plus ou moins dans un bar crasseux m'a toujours beaucoup plu. D'ailleurs les films de gangsters sont parmi mes préferrés.

Excellent film !

Studio 666

Histoire :

Les Foo Fighters doivent enregistrer leur dixième album. Ils décident de s'installer dans une maison à l'acoustique démente pour y passer les quelques semaines nécessaires à la composition et à l'enregistrement.

La maison renferme néanmoins un sombre secret : dans les années 90 un précédent groupe de rock est déjà venu enregistré un album mais ça s'est transformé en massacre. Les Foo Fighters y survivront-ils ?

Ressenti :

Bon je m'attendais pas à grand-chose. Ça s'annonce comme une ptite comédie sympatoche teinté d'horreur.

Et voilà, pas plus. C'est un peu drôle mais pas trop, ça fait pas vraiment peur. C'est très moyen.

Bon déjà, j'aime pas vraiment les Foo Fighters, je connais presque rien et à chaque fois ça ne me titille pas. Donc musicalement c'est pas ma came et franchement… ils sont pas bons acteurs. Dave Grohl essaye de relever le niveau mais non, c'est vraiment pas top.

Le seul point qui relève le niveau ce sont les caméos. Ha et aussi les quelques effets gores où le film s'est clairement sorti les doigts du cul.

Bref, si vous voulez voir Dave Grohl rêver de Lionel Ritchie ça va. Dans les caméo plus intéressant on a l'immense John Carpenter qui passe faire coucou à la caméra (et à la table de mixage). Il y a surtout Kerry King (la longue barbe de Slayer) qui a un rôle un peu plus conséquent (franchement il est ptet moins nul que les Foo Fighters pour jouer la comédie !).

Après je trouve pas que ça soit de la merde mais c'est très dispensable. On sent bien que Dave Grohl s'amuse et c'est assez marrant à voir mais bon je pense que ça ne s'apprécie vraiment que si on aime le groupe.

J'ai appris tout à l'heure que le batteur (présent dans le film) est mort ce mois de mars… Ce film est donc une de ses dernières préstations.

Everything Everywhere All At Once

Histoire :

Evelyn avec son mari Waymond tiennent une laverie. Evelyn est complètement débordée, entre les clients, son mari, sa fille et la venue prochaine de son père.

En voulant tout bien faire elle se rend compte qu'elle ne satisfait les attentes de personne et tout part en couille. L'apothéose arrive au moment de se rendre aux impôts pour régulariser ses soucis administratifs.

Mais alors que tout va au plus mal, elle est contactée par Waymond qui lui dit provenir d'un autre univers et qu'elle doit faire une série d'action ridicule afin de sauver tous les univers.

Ressenti :

Putain mais quel film ! Ce film contient tout. C'est un film comique, c'est un film d'aventure, c'est un film d'horreur, c'est un film de science-fiction, c'est un film romantique, c'est un film déluré, c'est un film poêtique. Wow.

J'ai eu l'impression de voir Matrix avec In the Mood for Love couplé à un Doctor Strange 2 et pourquoi pas un peu de Dirk Gently et une grose rasade de Rick & Morty et une pincée d'H2G2. C'était incroyable. Et le pire c'est que les réalisateurs ont réussi à garder ça digeste et cohérent.

Les deux gars avaient commis l'excellent Swiss Army Man il y a six ans. Ce film était déjà très particulier en alliant de l'humour gras, absurde le tout teinté de poêsie et là ils ont réussi à faire plus fort.

Au casting on a Michelle Yeoh que l'on connait pas mal maintenant mais aussi Ke Huy Quan qui joue son mari. Vous vous rappelez de Data dans les Goonies ou bien Demi-Lune dans Indiana Jones 2 ? Bha voilà, le ptit père à grandi et il a maintenant 50 balais. Time flies. Et je ne savais pas mais visiblement les arts martiaux lui sont très famillier et ça se voit. On a également une Jamie Lee Curtis en rombière des impôts qui est vraiment trop drôle.

C'est vraiment marrant comme en france ce sort quelques mois après Doctor Strange in the Multiverse of Madness. Les deux films partent sur un concept similaire : un multivers et des liens entre ces différents univers parallèles. Le film de Marvel annonçait la couleur que ça allait être la folie, le tout appuyé par un budget énorme et un réalisateur ayant déjà des films un peu foufou dans sa besace et c'était au final vraiment très décevant.

Là, c'est une ptite boîte, des réalisateurs n'ayant qu'un autre film et pourtant ça surpasse son concurrent sur tous les aspects. On traverse bien plus d'univers alternatifs. Il y en a des biens sages mais d'autres sont complètement délirants. Sam Raimi n'a pas été généreux sur ce point mais ici on prend une double dose et c'est à chaque fois un régal.

Alors que Marvel se targue d'injecter de l'humour dans tous ses films, c'est maintenant devenu répétitif et ça a tendance à désamorcer toutes les situations un peu sérieuses et à briser le charisme de ses personnages. Ici, les gags sont bien mieux dosés. Ils sont plus incisifs et bien plus borderline sans pour autant tourner en dérision les personnages.

Les règles du film sont assez complexes mais le film nous les explique petit à petit pour faire en sorte de ne perdre personne. Le concept d'assimiler les talents de ses variations de soi dans les autres univers est vraiment cool. Mais le fait de déclencher ce transfert via la réalisation d'actions incongrues est d'un potentiel comique sans limite. En pleine scène d'action, les personnages font des choses insensées pour récupérer de nouveaux talents et ça fait exploser de rire toute la salle. (Franchement j'avais remarqué les étranges trophés avant que ça ne démarre, mais quand on voit l'arrivée au ralenti du combattant qui fait un énorme saut, c'était impensable.)

Le film est très généreux en références. Certaines sont très évidentes, d'autres un peu plus subtiles, ça me plait bien plus dans ce genre que dans Ready Player One qui ne se base que sur ça et est bien trop "in your face". Et d'ailleurs les décors regorgent d'objets, il y en a partout en très grande quantité. Beaucoup sont d'ailleurs des fusils de Tchekhov et ça mériterait un second visionnage pour en repérer pleins.

Je partais confiant vu que c'est un film A24 et que … bha j'aime beaucoup ce qu'ils font généralement. Le premier film des réalisateurs était un ovni que j'ai vraiment adoré mais alors là ils ont dépassé mes attentes.

Je n'avais pas ressenti cette énergie depuis Mad Max Fury Road ou Crank.

J'espère que ce film finira dans le top IMDB.

Get Out

Histoire :

Chris va passer un weekend dans la famille de sa copine Rose. Il est un peu réticent et s'inquiète de savoir si le fait qu'il soit noir risque de poser souci.

Elle le rassure mais une fois arrivé là-bas, l'ambiance est vraiment très étrange avec une forte tension sous les apparences joviales de la famille.

Ressenti :

Bon bha je me suis refait ce premier film de Jordan Peele et wow qu'il est bien.

Malgré un petit budget il parvient à mettre en image un scénario de série B mais dans un enrobage de film respectable.

Le film parle beaucoup de racisme ambiant à notre époque. Il n'évoque pas un racisme dur et frontal de l'époque de l'esclavage mais du racisme insidieux moderne et qui persiste encore dans nos sociétés.

L'histoire est juste trop bien et les acteurs parviennent à garder tout ça crédible. C'est surtout le cas des deux protagonistes principaux que sont Daniel Kaluuya qui joue un Chris tentant tant bien que mal de faire bonne figure.

spoils

Rose interprêtée par Allison Williams est vraiment parfaite. Pendant très longtemps, elle semble réellement aimante et en support de Chris. Lorsqu'elle se révèle le choc est total. Elle est absolument détestable.

La voir sourire et aller dans le sens de Chris constamment alors que c'est tout du flan… Rhaaa qu'elle est forte.

Mais avant cela. Lorsque tous les invités arrivent et font connaissance avec Chris c'est vraiment très malaisant. Ils sortent tous des clichés racistes alors qu'ils sont en train d'évaluer leur intention d'achat. Ils sont tout bonnement en train de faire leur marché.

La résolution finale est tellement satisfaisante. Chris parvient à éliminer tous les membres de la famille un par un. Et à chaque fois c'est un soulagement.

Les retrouvailles avec son pote Rod à la toute fin dans la bagnole font bien évidemment plaisir. Mais c'est surtout très drôle que la première réaction de son pote est un gros "Told Ya !". Jordan Peele n'a pas perdu son humour dans ce film et le rapelle à la toute fin. ^__^

Le film doit son succès à son histoire mais également à sa réalisation qui est vraiment cool. J'aime particulièrement une scène de confrontation entre la mère de Rose et Chris le premier soir. Le jeu d'acteur est vraiment impressionnant (ça contraste de NopeDaniel Kaluuya est assez inexpressif).

Je vous recommande ce film. C'est d'ailleurs un film d'horreur plutôt accessible vu qu'il ne repose pas sur du gore, du surnaturel, des jumpscares. Non ici, c'est de l'horreur psychologique vraiment très propre.

Nope

Histoire :

OJ et sa sœur Em sont des dresseurs de chevaux pour le cinéma en Californie. Alors que leur père est mort six mois plus tôt après s'être pris une pièce tombée du ciel dans le crâne, ils ne parviennent pas vraiment à faire tourner leur business.

Un soir, ils sont témoins de choses étranges dans le ciel. Ils décident d'installer des caméras dans leur ranch pour capter de futurs phénomènes.

Ressenti :

Voilà voilà, il y a trois ans je m'étais délecté de Us et je m'étais dit que je me jetterai sur son prochain film. C'est fait ! Et c'était chouette.

Décidément Jordan Peele est un super réalisateur avec maintenant trois films à son actif. Le premier Get Out était plutôt réaliste, le second un peu plus fantastique et troisième est carrément à fond dans … Non je ne vous spoilerai pas.

Visuellement c'est trèèèès beau avec des décors naturels qui charment la rétine avec la campagne californienne semi-aride. Les effets numériques sont pas du tout tape-à-l'œil et tentent d'être à peu près sobre.

Au casting on retrouve Daniel Kaluuya qui … bha … j'ai eu un peu de mal avec son jeu là. Il lui arrive des trucs de ouf et il reste généralement impassible. Il a une poker-face à toute épreuve et bon pour que ce soit à ce point poussé c'est un choix vraiment volontaire et non juste un non-jeu d'acteur. Je dois avouer que ça m'a pas mal dérangé.

À ses côtés on a Keke Palmer qui, elle, contraste radicalement en étant bien plus expansive et expressive contrebalance parfaitement et rend le truc plus digeste. C'est bien la seule à parvenir à subtilement dérider OJ.

Dans les restes du casting on a Steven Yeun que j'aime bien mais surtout Michael Wincott qui est bien trop rare. Cet acteur a une voix particulièrement grave et rocailleuse alors qu'il a maintenant 64 balais et commence à pas mal s'affiner.

Bon je préferre vous laisser la surprise donc : spoils

J'ai été très surpris du fait que Jordan Peele aille à fond dans le film d'extra-terrestre. J'avais esquivé absolument tous les spoils et n'avait aucune idée du propos du film avant de le regarder.

J'ai beaucoup aimé que l'on nous épargne les dialogue du type “Des aliens ?! Non mais t'es bargeot ça n'existe pas !”. On s'est déjà tapé ça cent fois, il n'y a plus rien d'innovant à àjouter à ça. Du coup, on rentre bien plus dans le sujet.

Tout le film demande au spectateur de bien analyser les différentes interactions avec l'alien. J'ai pas vraiment saisi où voulait en venir le film avec l'arc narratif du flashback lors de l'incident du tournage de la sitcom avec le chimpanzé. J'ai lu qu'apparemment c'était pour annoncer que manipuler un animal pour en faire un spectacle ne pouvait mener qu'à quelque chose d'assez explosif. C'est ce qui arrivera effectivement une seconde fois à Ricky. Alors qu'avec le chimpanzé, il a survécu, quand adulte il tente de manipuler l'alien en le nourrissant de chevaux pour le mettre en spectacle, il se fait bouffer.

J'aime beaucoup comment le fameux nuage est souvent mis au milieu du cadre avant que l'info ne soit donnée au spectateur. C'est le ptit genre de détail qui font reluquer tout le début du film pour scruter le ciel.

C'est marrant comme on a le droit à une glissade pompée d'Akira et … bha en fait ça le fait pas mal. Je pensais pas que c'était possible à rendre cette cascade crédible mais franchement ça passe très bien.

Visiblement le film a été en très grande partie tourné en imax et ce serait la première fois pour un film d'horreur.

Bon bha franchement. C'était un excellent film.

Indiana Jones and the Last Crusade

Histoire :

Indiana Jones est missionné pour trouver le graal. Ce qui le motive est surtout le fait que son père a récemment disparu après avoir été également embauché pour le trouver.

Indy va donc tâcher de retrouver son cher papa et tenter d'achever la quête de son père.

Ressenti :

La scène d'intro est la création du personnage. C'est un flashback avec Indy adolescent où il récupère un fouet, il se traumatise avec les serpents, il gagne son chapeau tout en se découvrant sa passion pour l'archéologie et les reliques. Et franchement cette première scène est géniale ! Bien mieux que celle du deux qui est foutraque et gueularde limite exténuante. Dans le 1, on découvrait un personnage déjà existant, ici cette scène nous fait sa genèse alors que c'est le troisième film.

Le plus drôle c'est que son nom nous ait réellement expliqué qu'à la toute fin de ce troisième épisode.

Cet épisode nous fait découvrir le père d'Indiana qu'est l'immense Sean Connery. L'épisode suivant nous montre la relève d'Indy avec le bien moins immense Shia LaBœuf. Le futur cinquième épisode va nous présenter quoi ? Un Indy alternatif d'un monde parallèle (c'est la mode) ?

C'est vraiment un film d'aventure avec quelques énigmes, de l'action, des nazis, de la musique épique, des acteurs au top de leur forme. C'est du pur grand film. On a même quelques effets visuels sympatiques et puis on fait un tour en zepellin, en tank, en avion, en bateau, en cheval ! Et on se marre même en se moquant de Marcus qui est d'ordinaire bien planqué dans son université et qui se retrouve là sur le terrain où il n'est clairement pas à l'aise.

Le seul point noir est encore une fois l'absence de femmes puisqu'ici il n'y a qu'un seul personnage. Et c'est pas reluisant pour elle. C'est pas dans cette série de film qu'il faut se tourner pour la représentation des femmes. À moins que le futur épisode (ouai ça me travaille) ne s'y mette enfin ?

Le film s'achève au temple de Petra en Jordanie qui est un lieu qui m'a toujours fasciné. Je suis très étonné que ce lieu n'apparaisse pas plus dans des films. C'est tellement beau et surréaliste cette immense façade sculptée à même la roche !

La scène du château rempli de nazis fait forcément penser à Castle Wolfenstein. Avec ses pièces secrètes, ses nazis qui grouillent de partout et surtout la confrontation entre les Jones c'est un régal. Il y a même de ptites touches d'humour bien plus subtil que ce que nous assène Marvel. La fameuse réplique sur la façon de dire aurevoir à l'autrichienne et à l'allemande me fait toujours marrer.

Voilà, c'est mon favori de la franchise (tout comme Spielberg d'ailleurs).

Récap 37 : Aout 2022

Bon bha ce billet arrive en retard vu que j'ai plus de connexion à la maison. Une sombre histoire de pelleteuse. Ça va fausser un peu les stats également mais bon.

C'est fou comme un ordi sans Internet perd beaucoup d'intéret. Il est loin le temps où la connexion était intermittente voir inexistante. Je ne regrette pas cette époque !

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 5 commentaires, 14 visionnages, 404310 requêtes, 39524 visiteurs uniques pour 7.6 Go de trafic.

Films

Séries

Je me suis fait la saison 3 de Umbrella Academy et … bha j'avais pas vraiment accroché à la première saison. La seconde était bien plus cool et là … Bah … C'est cool.

C'est drôle, de bonne humeur, il y a de l'action et certains personnages sont très attachants.

Jeux

J'ai réinstallé Team Fortress 2.

Sinon je me suis surtout lancé dans Deathloop mais je pense que je vais faire un article dédié. Je vous le spoil tout de suite : c'est un grand jeu Arkane Studios donc c'est trop bien !

Nuxeries

IPv6

Tiens j'ai réparé l'IPv6 sur l'une de mes machines. Ça déconnait sans que je ne sâche pourquoi.

Je m'en suis rendu compte en étant en wifi à la maison sur mon téléphone portable. Certains de mes services ne connectaient pas alors qu'en connexion cellulaire tout marchait. Et sur mon ordi ça marchait aussi.

Il s'avère que mon nunux tente de se connecter en ipv4 si la connexion ipv6 échoue contrairement à Android.

Bon et du coup comment j'ai réparé ? En refoutant la route IPv6 vers la passerelle…

Ouai, je sais pas trop comment mais ça avait sauté.

N'étant pas en adressage automatique (ni RA ni DHCP) il fallait la foutre à la main. Ça a pris moins de cinq minutes à se faire réparer.

Résolveur local

Bon bha j'ai une perte de connexion à la maison. Le souci c'est que ça a pété mon monitoring vu que mêmes les machines locales passent par les noms de machines pour joindre mon InfluxDB.

Je me suis donc résolu à faire un truc que j'aime pas : modifier le résolveur DNS de mon lan pour qu'il renvoie les ip locales et non les ip publiques :-/

Il faudra que je pense à virer ça une fois tout revenu à la normale.

Vrac

Un truc qui fait grand bruit en ce moment sur Hacker News : Stable Diffusion. C'est un nouveau logiciel faisant appel à du machine learning pour générer des images.

À la différence de DALL-E qui a fait sensation quelques semaines plus tôt, ici c'est du logiciel libre et donc disponible au plus grand nombre. Il faut une machine avec une belle carte graphique pour faire tourner l'engin mais c'est à peu près tout.

Ça sert à générer des images à partir de texte ou bien à partir d'autres images. En gros on donne une description et le programme tente de "dessiner" ce que vous lui avez dit.

Le résultat est vraiment bluffant. Les artistes se feront ptet dégager au profit de logiciels ?

Tenacious D in The Pick of Destiny

Histoire :

Gamin, Jack Black quitte le domicile familial un peu trop chrétien pour mener sa vie de rockeur par lui-même. Il arrive (après quelques détours) à Hollywood où il tombe dans la rue sur un artiste qui le transcende immédiatement : Kyle Gass.

JB insiste pour monter un groupe ensemble ou au moins être son disciple mais ce dernier ne se laisse pas convaincre. Le soir, JB se fait attaquer par des voyous et est récuperé par Kyle qui justement passait par là.

Ressenti :

Une bonne grosse comédie qui tâche et qui parle de musique et surtout de rock.

Je ne suis pas particulièrement fan du groupe Tenacious D. Biensûr j'aime beaucoup Tribute mais sinon c'est sans plus quoi. Par contre Jack Black m'a toujours intrigué pour sa folie apparente. Il a très souvent des rôles de tarés, son groupe musical est assez déjanté et il a une chaîne youtube où il est également pas mal déchaîné.

Ce film est donc le support de leur second album qui porte le même nom. L'histoire est assez simple mais efficace mais ça a été un flop total. Pourtant même si c'est pas finaud, ça reste bien drôle et il y a un gros paquet d'invités.

On retrouve un peu toute la sphère gravitant autour de Jack Black. Il y a Tim Robbins (JB a été dans son école de thêatre), Ben Stiller (ils sont potes et fait régulièrement appel à lui pour ses films). Mais plus globalement des musicos divers et variés comme Meat Loaf, Dio himself, la guitare de Dimebag Darrell (ça compte ?), Dave Grohl et probablement d'autres que j'ai raté.

Le début du film commence avec un Jack Black enfant et franchement le gamin choisi colle parfaitement je trouve.

Contrairement à des comédies plus classiques, ici pas mal de blagues tourne autour de la musique et plus précisément du rock. Et je dois avouer que ça fait globalement mouche. Mais tout de même, le passage des lasers bien qu'ultra débile m'a fait exploser de rire. Je ne m'attendais tellement pas à ça. L'idée (ouai je vous tease) déjà est bien conne, mais en plus d'avoir filmé/réalisé ça… Ça en devient du génie je pense.

Bon, le film n'est pas trop long heureusement.

Ça se laisse regarder mais ne laisse pas un souvenir éternel.

Rocky

Histoire :

Rocky est un ptit boxeur sans prétention tentant de se faire un peu de pognon comme il peut. C'est un brave gars tentant de draguer la vendeuse du magasin de bestiau près de chez lui.

Le champion du monde poids lourd Apollo Creed organise un combat mais son adversaire se blesse. Il décide alors de prendre un inconnu pour évoquer le rêve américain et choisit Rocky Balboa.

Ressenti :

J'aime pas la boxe, je suis pas fan de Stallone (ouai je suis Team Schwarzy, que voulez-vous) du coup j'ai jamais pris le temps de me taper ce film. Et au final ça va. Ça se laisse regarder.

Stallone a l'air super jeune avec un visage de mioche et pourtant il avait trente ans.

Le film est crasseux : ça se passe pas dans les beaux quartiers. Le héros vit dans un taudis, son dojo de boxe est dégueulasse, on se promène dans les abatoirs, on se promène dans les docks crasseux, les quelques rues sont des coupes-gorges mal entretenus et en plus ça caille. Non l'environnement ne fait pas rêver. Et en plus l'image aussi est désaturée et moche.

C'est vraiment la déprime.

Je suis assez surpris qu'au final la boxe n'est pas vraiment l'élément central du film mais bien son personnage. Il y a un ptit combat en intro qui est vite expédié et un combat final qui … bha lui aussi ne dure pas si longtemps que ça.

Tout tourne autour de Rocky (ha bha ouai le titre n'est pas mensonger). Le personnage n'est pas juste un boxeur mais un habitant de son quartier. Il connait les trainards du coin, il se prend même à sermoner gentiement une gamine qu'il connait pour pas qu'elle devienne une trainée. Il voit son pote Paulie qui n'est … pas spécialement intéressant comme gonze. Il drague Adrian et finit pas sortir avec. Il bosse auprès d'on ne sait trop qui pour aller récupérer du pognon. Non franchement c'est plutôt cool tout ça.

Le personnage de Paulie est vraiment très bizarre. Au début on le connait pas donc on s'en fout, mais plus on le voit plus ce mec est détestable. Il en est au point où il fait flipper. Il a un comportement limite de fion envers sa sœur.

D'ailleurs cette dernière est très étrange au début. Elle met vraiment du temps à se "normaliser".

spoil de la fin C'est vraiment très chouette cette fin.

Le personnage a perdu son combat mais il est heureux d'avoir pu prouver qu'il tenait encore debout. Et ce que j'aime par-dessus tout, c'est qu'il en a rien à péter du résultat final officiel. Ce qui lui importe c'est de retrouver Adrian et d'être encore en bon état !

Adrian semble également enfin épanouie.

C'est un happy end sympatique qui prouve que le film ne tourne pas autour de la boxe comme ce que je craignais mais bien ses personnages.

Vertigo

Histoire :

John est flic et lors d'une mission est pris d'une crise de vertige et son collègue meurt en tombant d'un toit. Après cet incident il décide de quitter son emploi et est contacté par un ancien collègue d'école.

Ce dernier lui propose de coller le train de sa femme qui agit très bizarrement ces derniers temps. D'abord pas intéressé il accepte après avoir eu un début d'explication plus ou moins fantastique sur le comportement de la femme.

Ressenti :

Allez je me suis attaqué à ce monument d'Alfred Hitchcock. J'avais peur de trouver ça naze et longuet et daté mais que nenni ! Non j'ai passé un excellent moment !

Déjà, c'est une version restaurée de très bonne qualité. L'image est très jolie et pleine de détails, c'est pas flou.

J'adore voir ce San Francisco des années 50 qui est presque un personnage. On en voit plein d'endroits emblématiques à commencer par le Golden Gate. Un autre lieu que j'aime beaucoup (jamais allé mais bon…) est le Palace of Fine Art que l'on retrouve dans pas mal d'autres films. Il y a la forêt de sequoias. Les scènes de filature en voiture où l'on se promène dans les rues… Bref, une chouette promenade touristique.

Abordons un peu l'histoire et donc spoilons

C'est super chouette. Au début, ça part vraiment dans un trip un peu mystique voir carrément surnaturel.

Est-ce que Madeleine est vraiment liée à cette Carlotta ? Je me suis fait berné, j'ai vraiment cru que le film partait réellement dans cette direction.

J'étais surpris, je ne pensais vraiment pas qu'Hitchcock ferait du fantastique (je connais peu sa filmographie). Mais comme c'était bien fait et que ce point dure pas mal de temps je me suis laissé tenté.

C'est vraiment bien plus tard que tout l'aspect surnaturel disparait et que l'histoire se révèle. Ce retournement est bien foutu et je ne l'ai pas vu venir !

La fin est sacrément prenante. Alors que tout comme moi, John a compris qu'il s'était fait enfumer par Judy/Madeleine/Carlotta et son pote Gavin, il commence à vraiment péter un plomb. Et là je ne savais plus trop à quoi m'attendre.

Il monte le clocher avec Judy en la forçant et là je ne comprenais plus trop ses motivations. Est-ce qu'il voulait vaincre son vertige (comme anonncé au début du film où il s'entraine en montant progressivement) ou est-ce qu'il avait l'intention de se venger et de tuer la pauvre femme ? Le truc, c'est qu'il en est tombé amoureux et qu'elle aussi mais surtout qu'elle n'était que complice de la supercherie. Il n'avait pas trop de raison de la tuer.

Est-ce qu'il voulait juste la faire tout avouer en lui faisant peur ?

Je ne sais pas trop, toujours est-il qu'au final elle se jette d'elle-même dans le vide par peur de la personne qui arrive. Ça non plus j'ai pas trop trop compris. Qu'a-t-elle cru ? C'est assez étrange, est-ce qu'elle a juste oublié qu'elle était monté en haut d'un clocher trente seconde plus tôt et a reculé envoyant la silhouette de la nonne ? Je sais pas trop, ça me convainc moyennement.

A-t-elle juste compris que finalement John n'était plus amoureux d'elle et que la découverte de la supercherie était la fin de leur "idylle" et qu'elle a préferé se donner la mort ? Ça me convainc encore moins.

Donc j'ai un peu de mal à comprendre cette fin.

Bon en dehors de cet ultime dénouement j'ai vraiment trouvé ça vraiment captivant et ça se tient vraiment bien. John est un personnage bien plus complexe qu'il n'y parait. Il semble bien sous tout rapport tout le long du film sauf vers la fin quand il rencontre Judy et qu'il la "transforme" en *Madeleine. Là ça devient un connard et étrangement Judy lui cède absolument tous ses caprices.

J'ai même pensé un moment que le film prendrait deux tournures différentes. Je m'explique.

  1. Je pensais que cette Judy était vraiment une toute autre femme sans aucun lien avec les premiers évènements. J'imaginais toute une intrigue autour du fait que son obsession pour Madeleine ne cesserait jamais et que Judy s'en contenterait et qu'avec le temps ça serait bon. Happy end voilà.

  2. Le second scénario était que la Judy était effectivement Madeleine mais que son secret continuait de persister. John toujours traumatisé s'évertuerait à tenter de retrouver en Judy sa Madeleine mais que jamais la ressemblance ne serait suffisamment bonne. Il n'aurait jamais été satisfait et que Judy lui aurait dévoilé la supercherie pour tenter de le soulager en lui avouant que c'est bien elle depuis le début. Mais j'imaginais une fin tragique où il ne la croirait pas, pensant qu'elle veut simplement l'apaiser mais au fond de lui il serait toujours triste de ne jamais retrouver sa Madeleine fantasmée alors qu'elle est au final devant lui. Pas du tout happy end.

Tiens c'est pas expliqué mais quand il se retrouve au pied du Golden Gate, comment fait-il pour rentrer avec deux voitures ?!

Un autre mystère en suspend est la visite à l'hvtel, qui a-t-il vu à la fenêtre puisqu'il n'y a au final personne dans la chambre et que personne n'est venu ?

Celui-là est beaucoup plus troublant vu que … bha ça a quand même une incidence sur l'histoire.

Voilà, le film était vraiment super cool.

C'est ici que l'on a eu le droit au premier traveling compensé pour donner l'effet de vertige dans les plans en contre-plongée.

1 semaine avec mon VAE

J'ai craqué. Depuis quelque temps je fais de plus en plus de vélo en allant jusqu'à me faire des promenades de 40km. J'ai la chance de vivre dans un endroit relativement plat donc pour pédaler c'est assez facilitant.

*flashback*

L'an dernier je suis allé faire une ptite randonnée VTT en Aveyron où l'on a loué de chouettes vélos électriques. On a pu arpenter des chemins qui montent vraiment fort et le tout sans être exténué au bout de 500m. Et je dois avouer que depuis j'ai très envie d'avoir ce type de véhicule.

*flashforward*

Quel modèle ?

Début aout je cherche sur le web les VAE et plus précisément les boutiques qui en vendent par chez moi. Je tombe sur une (pas si) ptite boutique qui a pas mal de modèles différents. Je compare leurs modèles, je regarde des tests et il y en a deux trois qui me semblent vraiment attractifs même si globalement je dois avouer que n'y connaissant rien ils ont tous l'air bons. Tout le reste ne me parlant pas plus que ça, je ne peux comparer que ce qui est vraiment factuel donc les fiches techniques : autonomie/couple/poids/type de vélo.

Bon, je me motive et file à la boutique physiquement pour comparer. Et là, la vendeuse me propose d'elle-même un des deux modèles que j'avais repéré. Je le teste 5 minutes dehors. Rhaaaa ces sensations d'accélération me reviennent tout de suite. Je suis conquis.

Elle argumente pour tenter de me convaincre mais j'étais déjà pris au piège. Elle m'annonce qu'il y a des aides/subventions ce que je savais déjà. Je lui dis “banco je le prends” et elle est étonnée que je prenne aussi vite la décision.

Voilà, dans une semaine j'aurai un T-Bird Golden Gate. C'est un VTC avec une bonne autonomie et qui est plutot bien noté généralement.

Réception

Trois jours plus tard, le magasin me téléphone et me dit que je peux venir le récupérer. \o/ Je dois avouer qu'une semaine d'attente ça allait être dur mais quatre jours d'avance ça écourte la terrible attente.

J'ai droit aux dernières explications et quelques précisions. La révision des 400km est offerte et ça sera mon prochain rendez-vous chez eux. Pouf j'enfourche la bête et me voilà en train d'engloutir mes premiers kilomètres pour rentrer à la maison. Mon premier trajet est donc en ville pour un ptit quart d'heure.

Pfiouuuuuuu Ça dézingue sévère. Le trajet est plus rapide qu'en bagnole (j'évite tout un tas de détours en passant par les zones piétonnes). Malgré la température écrasante en vélo, le vent permet de bien se rafraîchir et les quelques montées semblent avoir disparues.

Bon là, j'ai pas trop le temps, c'était juste la pause de midi je dois poser la bête et retourner bosser mais j'ai l'eau à la bouche au pied (?!).

Première sortie

Bon, voilà j'ai tout le temps que je veux, la batterie est chargée, mon portable est chargée. Je lance la trace GPS et je me lance dans mon circuit habituel.

Le vélo a 5 niveau d'assistance, je le cale juste sur le premier. Je ne vais pas faire le gourmand et j'aimerai voir ce que donne la batterie déjà avec le minimum d'assistance.

Je peux de suite comparer la différence avec mon vélo classique. Là, j'atteind les 25km/h trèèès facilement alors que … bha … je ne pouvais pas en dire autant avant. J'avais une vitesse moyenne d'environ 16/18 km/h.

Faut dire que le vélo m'aide à pousser jusqu'à ce qu'il atteigne 25 km/h, au-delà je ne peux compter que sur mes gambettes. Le paysage défile bien plus vite, je ne suis pas en intense sueur au bout de dix minutes. Les quelques montées ne se font même plus sentir.

Pour les vitesses ce n'est plus deux molettes à tourner comme sur mon précédent vélo mais deux boutons à presser : un pour monter, un pour descendre. Je me plante tout le temps (ça va venir) mais ce système est pas mal du tout. C'est plus simple que de faire tourner la molette (surtout quand on est dégoulinant de sueur).

Mon tour de trente bornes s'achève en un peu plus d'une heure au lieu de deux. Ma vitesse moyenne passe de 16 km/h à 26 km/h. Wow. Je n'en reviens pas, c'est vraiment beaucoup moins éprouvant.

Les freins à disque c'est pas mal du tout. Mes autres vélos ont tous des soucis de freins. Il y en a qui ne freine pas du tout de l'avant, un autre qui freine un tout petit peu un peu tout le temps (ouai je sais ça se règle mais ça se dérègle aussi).

Arrivé à la maison je ne suis même pas fatigué. L'escalier qui était l'ultime épreuve ici n'est qu'une formalité.

C'est vraiment excellent. Je suis très satisfait de cette première virée !

Bon par contre c'est sûr que concernant l'aspect sportif, ça me fait bien moins travailler. Mais le but premier est de me faire de plus longue promenade. Ne plus avoir l'angoisse d'être à bout de force et de ne plus pouvoir rentrer. Là je peux aller loin et en cas de grosse fatigue j'enclenche l'assistance max et hop j'ai plus qu'à faire semblant de pédaler. Et je déconne pas, au max il y a vraiment 0 effort à faire pour se retrouver à 25 km/h. Il n'y a guère que les grosses montées où le vélo est ralentit mais ne nécessite pas spécialement plus d'effort de ma part.

Premier week-end

Bon, je m'aventure désormais plus loin, sur des sentiers que je n'ai encore jamais pratiqués. De nouveaux horizons s'ouvrent à moi : Un peu moins de lassitude et d'autres pépites à découvrir.

Par contre je ne suis plus sur mon chemin habituel et donc je me perds et je pars un peu à l'aventure. C'est sympatique mais dégainer le GPS de temps à autre pour se trouver un itinéraire c'est pas pratique.

Mais bon, c'est pas non plus problèmatique. Non le vrai problème … c'est … QUAND TU CRÈVES. Ptain.

Je me fais trente bornes dans la nature au milieu de nulle part. Mais c'est quand je reviens en ville où je me prend une putain d'épine dans le pneu. Je ne m'en suis pas rendu compte de suite.

J'ai d'abord cru faire tomber un truc vu le bruit. Mais 200 mètres plus loin le pneu avant commence à être bien moche. Bon je descends et je finis les 3km à pied à pousser ce lourd vélo.

Bha franchement ça roule super mal un vélo dont le pneu gigotte dans tous les sens. C'est bien chiant et je suis pas vraiment de bonne humeur. Ma poisse de la crevaison n'est pas terminée (ça fait deux ans que je crève régulièrement et j'espérais être exempté de cela pour au moins la première semaine de VAE).

Équipement

Bon bha je vais m'acheter une chambre à air avec un peu de fluide dedans qui devrait magiquement boucher les ptites fuites en cas de future épine.

J'en profite également pour me prendre un support pour téléphone portable. J'installe tout cela et me voilà fin prêt pour de nouvelles aventures.

Avec le portable en vue c'est vraiment beaucoup plus pratique avec Osmand pour trouver de nouveaux sentiers. Je me sens un peu comme un livreur de bouffe maintenant, il ne me manque que le sac à dos.

OSMand

C'est une application libre de GPS pour téléphones android. Ça se base sur OpenStreetMap (le wikipedia de la carte comme on dit) et donc dispose de cartes de très haute qualité. Cette appli est vraiment géniale et franchement en dehors de la recherche qui est bien en deça de ce que propose la concurrence, tout le reste est mieux.

Je consacrerai probablement un article dédié à ce ptit bijou un de ces jours. Mais sachez juste qu'elle propose un mode vélo, qu'elle permet d'enregistrer ses parcours et qu'elle est gratuite et peut fonctionner en ligne ou non. C'est mon compagnon de voyage :-)

Les démarches pour les aides

Bon alors il y a plusieurs aides émanant de différentes institutions.

  • 500 € de la part de la métropole à la seule condition qu'il soit neuf, homologué, acheté dans la métropole et conservé.
  • 250 € de la part du département à la condition qu'il soit neuf, homologué, gravé contre le vol, acheté dans le département, conservé, avoir moins de X€ de revenu fiscal par part.
  • 200 € de la part de la région à la condition qu'il soit neuf, homologué, acheté dans la région, conservé, avoir moins de Y€ de revenu fiscal par part.
  • 200 (voir 400) € de la part de l'état à la condition qu'il soit neuf, homologué, conservé, avoir moins de Z€ de revenu fiscal par part, bénéficier d'une aide du dessus.

En pratique je devrais pouvoir bénéficier de toutes les aides sauf celle de l'État qui nécessite d'avoir vraiment un revenu fiscal minuscul (en gros être au RSA (mais qui au RSA peut foutre 2000€ dans un VAE ?!)).

Là faut se créer un compte sur chaque site, leur donner à peu près les mêmes infos mais dans des formulaires aux gueules différentes, aux exigences différentes. C'est le bordel mais bon pour du pognon qu'est-ce qu'on est pas prêt à faire…


Allez je file me faire un autre tour.

Airheads

Histoire :

Les Lone Rangers voudrait sortir leur premier album de rock mais ils ne parviennent pas à décrocher de contrat. À cours d'idée, ils décident de s'infiltrer dans la station de radio rock locale pour y diffuser leur démo.

Tout s'emballe et ça se transforme en prise d'otage assez farfelue.

Ressenti :

Le film a deux facettes : une concon et une bien mieux que prévue limite surprenante. Sans blague, il est bien moins débile qu'il n'y parait.

Le trio principal se compose de Brendan Fraser qui fait pas mal illusion en rockstar (en devenir), un Adam Sandler écervelé tombeur de ses dames plutôt dispensable et d'un somptueux Steve Buscemi (dis donc ce look lui va plutôt bien !) qui bien qu'un peu concon est plutôt cool. Ce dernier sort d'ailleurs une réplique pas mal du tout à propos de Moby Dick “Ho ils l'ont adapté en bouquin ?!” avec un tel applomb que j'ai explosé de rire. Ouai il m'en faut peu parfois…

Le film a une bonne vibe années 90 que j'ai bien aimé.

On a le droit à une séquence avec White Zombie alors que c'était Cannibal Corpse qui était prévu mais ils étaient finalement sur Ace Ventura. Et un autre caméo plus subtil est l'apparition de Lemmy Kilmister himself dans la foule finale.

Tiens je viens de voir que c'est le dernier film de la Fox avec leur logo sans image de synthèse. Et bhé…

Le film est gentillet et un peu impertinent. Rien de bien subversif et étonnament la musique est pas plus présente que cela.

Top Gun : Maverick

Histoire :

Maverick s'approche de la fin de sa carrière de pilote pour la navy en tant que pilote d'essai pour des prototypes. Alors que son programme est sur le point de se faire boucler pour faute de budget face à l'obsolescence des avions pilotés par des humains au profit de drones, il tente le tout pour le tout et pousse son avion au-delà de ses limites. Il parvient à dépasser l'objectif mais est contraint de s'éjecter lors de son crash qui suit.

Alors qu'il va se faire dégager, il est appelé in-extremis pour retourner à l'école Top Gun afin de former une urgence l'élite de la nouvelle génération pour une mission particulièrement compliquée (impossible ?).

Ressenti :

Une suite presque quarante ans plus tard c'était osé. Faire un film pour reprendre le flambeau d'un film des années 80 c'est … ha bha non c'est pas osé c'est continuer de surfer sur la vague nostalgie des années 80.

Tom Cruise voulait montrer qu'il ne vieillit pas tant que ça et qu'il est toujours au top. Le film est 100% axé autour de lui et c'est … bha … pas surprenant mais quand même un poil lourdingue. C'est un gros trip égo-centrique et pourtant le film est cool.

Visuellement c'est vraiment trèèèèès joli. Les images sont magnifiques avec une lumière bien jaune toujours particulièrement mise en avant. C'est un film screenshottable du début à la fin.

Ça commence par une première scène avec un vol d'un prototype d'un simili-blackbird au design tout choupinou. Lui j'imagine qu'il est 100% en effets numériques. Il y a un passage avec un vol en F14 qui visiblement est 100% CGI lui aussi et ça se ressent. Par contre j'ai trouvé que toutes les autres séquences étaient globalement crédibles. Bon, j'y connais rien en avion, hein, mais ça me faisait illusion.

Sinon l'histoire tourne intégrablement autour de Tom Cruise et c'est un peu dommage. Les autres personnages ne sont là que pour des prétextes pour le mettre en scène lui. Jennifer Connelly est là pour la touche féminine et la romance, les grouillots pilotes servent à nous montrer l'étendu des compétences de Maverick, les gradés nous prouvent que Maverick a des couilles plus grosses que son égo.

Ils nous ont ramené Val Kilmer pour une ptite séquence. Mais là encore c'est principalement pour apporter une nouvelle dimension à Tom qui est tout de même sensible… C'est vraiment dommage mais bon ça m'a fait super plaisir de revoir Val Kilmer que j'adore.

J'ai pas vu le premier depuis des lustres et j'avais peur que ce soit un décalque moderne mais ça s'en éloigne un peu. Ça joue avec quelques références avec la musique, la voiture toussa mais c'est pas trop appuyé. Encore que la scène du sport sur la plage … bon … ouai là c'est appuyé.

Non j'ai l'air de démonter le film mais en vrai franchement ça passe vraiment bien. C'est du grand spectacle qui en met plein la rétine. Faut juste être prêt à se taper du jus de Tom Cruise.

Le film a été repoussé pendant très longtemps à cause du covid. Et au début j'étais hypé, puis les mois ont passé après la première bande annonce et là à sa sortie j'en avais plus rien à foutre. Mais là, je me suis laissé tenté sans en attendre grand-chose du coup j'ai apprécié.

Je ne sais pas si le film parviendra à atteindre la même aura que son premier opus. Autant le premier avait vraiment une emprise dans les années 80 et en est devenu un peu un symbole, autant j'ai l'impression que là le film n'a pas su s'impreigner de la vibe 202*. Faudra voir dans quelques années si avec du recul je me plante complètement ou non.

Unforgiven

Histoire :

Dans un bordel d'une ptite ville du far west en 1880, une pute se fait abîmer la tronche par un client violent. Ce dernier se fait stopper mais le shériff ne lui inflige aucun châtiment si ce n'est de dédommager le tenancier.

Les filles se cotisent donc pour mettre une prime à qui liquidera son agresseur ce qui va attiser quelques prétendants à la prime. Le shériff calme le jeu afin de ne pas avoir de carnage dans sa ptite bourgade.

William est contacté par un jeune cowboy souhaitant toucher la prime mais ayant besoin d'un peu d'aide. Il accepte la mission car sa situation financière est particulièrement délicate mais il souhaite bosser avec son pote Ned qu'il va choper en chemin.

Ressenti :

Et encore un western !

C'est très cool avec un Clint Eastwood vieillissant mais encore en parfait état. Trente ans plus tard il joue encore les ptits vieux… Ici, il joue un cowboy ayant tout lâché pour une vie pépère dans sa ptite ferme.

Il n'est pas fier de sa gloire d'antan et ne s'en vante pas. Il est passé à autre chose et il ne semble n'être plus que l'ombre de ce qu'il était. Il a du mal à monter à cheval, se débat avec ses porcs dans sa pite ferme, ne parviens pas à toucher ses cibles quand il se rentraine avec son révolver.

On est pas dans l'archétype du cowboy invincible et tout puissant. Et c'est plutôt cool. C'est un personnage plus nuancé et sombre. Dans le passé il pouvait être violent et alcoolique mais sa femme la guérie et l'a changé. Non c'est franchement pas mal du tout.

Mais à côté on a aussi un Morgan Freeman qui … bha … il supporte très bien le héros de l'histoire. Il fait ça très bien faut dire.

Le personnage qui détonne le plus reste quand même le shériff incarné par Gene Hackman qui est génial. Le mec incarne la justice, impose le respect dans son bled et pourtant il a des méthodes probablement plus bourrines que ce qu'il combat.

Au final qui est le plus impitoyable dans l'histoire ? Je ne saurai vraiment dire.

Le film est très sérieux ce qui contraste avec The Quick And The Dead que j'ai récemment vu avec également Gene Hackman. Je ne peux me dire qu'en fait cet acteur me plait pas mal. Il arrive à être une belle ordure tout en lançant des ptits sourires charmeurs pour manipuler les foules. Il me faudrait reluquer d'autres films avec lui voir ce qu'il sait faire.

Le film est très joli avec ses décors extérieurs de campagne. Mais il y a également le décor de la ville qui semble par contre assez … étriqué. Enfin non c'est pas le bon terme mais on nous montre pas grand-chose. Ils ont pas dû avoir beaucoup de matière à nous montrer. C'est dommage, j'aime beaucoup ces décors de nouvelles villes au milieu de nulle part.

L'histoire est très cool et surtout le dénouement final est jouissif.

Le film n'a pas vraiment de longueur et passe vraiment bien. Je recommande vraiment.

UHF

Histoire :

George se fait virer de son job pourri pours la Xème fois avec son pote. Par chance son oncle a justement besoin de quelqu'un pour reprendre une petite chaîne de télé locale.

Il commence très difficilement et les résultats ne suivent pas. Il ne lui reste qu'une semaine de liquidité et perd espoir et confie l'émission pour gamin à son homme d'entretien qui est quelque peu farfelu.

L'émission fait un carton instantannément et permet à la chaîne de redresser la barre. Ce n'est pas spécialement du goût de la grande chaîne concurrente qui souhaite les faire cesser d'émettre.

Ressenti :

J'aime beaucoup Weird Al. Je connais beaucoup de ses chansons et aussi pas mal de ses clips. Ce mec n'est pas connu en france mais aux USA c'est une très grande star qui a fait sa carrière sur les parodies musicales. Par contre je n'avais jamais osé regarder ce film dont il est le scénariste. Je dois avouer que … ça sent fortement le nanar.

Si vous connaissez pas le monsieur, il s'est rendu célèbre par ses parodies des grands hits contemporains. Ses parodies sont tellement bien faites que les artistes sont généralement honorés d'être parodiés. Nombreuses de ses chansons ont le droit à des clips parodiant les clips d'origines. Si vous voulez le découvrir le vous recommande White And Nerdy, Hamish Paradise, Like A Surgeon (et tous les autres hein).

Sa chanson UHF créé pour le film a un clip avec plein d'extrait issu du film et je dois avouer que c'est très loufoque ce clip. J'avais du mal à imaginer la possibilité d'avoir un film cohérent derrière tout cela. Donc bon j'ai jamais osé me faire le faire pour garder une part de mystère peut-être mais là j'ai profité de la chaleur du matin pour me le faire. Enfin.

Alors, bha oui, c'est une comédie avec un humour assez particulier. Ça parodie pas mal de films et disons que … bha … c'était franchement cool. C'est bien mieux que ce que je craignais !

Mon cher Yanko est accompagné par Michael Richards qui allait exploser dans Seinfeld juste après le film. C'est lui qui interprête Cosmo Kramer et qui ici aussi a un rôle particulièrement timbré.

Bon, l'histoire est gentillette, ça c'est clair mais c'est pas inintéressant. Mais c'est surtout un excellent prétexte pour aller critiquer la téloche et parodier tout un tas d'émission. Mention très spéciale pour l'émission animalière animée par Trinidad Silva (qui mourra pendant le tournage et qui n'aura donc qu'une seule scène).

Le film référence donc tout un tas de trucs mais j'ai l'impression qu'il est également la source de nombreuses références. J'ai retrouvé du The Mask, Jésus 2 (le sketch des inconnus) et bien d'autres que je n'ai plus en tête là. Une des blagues qui m'a le plus fait marrer est celle de Conan The Librarian qui est vraiment trop bien.

Le film prend des allures de comédies ZAZ par moment dans ses gags mais vraiment bien fait. On retrouve pas mal de gags proches de ce qui se passe dans les clips de Weird Al. Pas mal de jeu de mots (en anglais) risquent de passer à la trappe lors de la traduction (“Supplies !”) et puis ce serait vraiment dommage de se passer de la voix du chanteur.

Bon par contre le jeu d'acteur c'est … hmmm … léger. On pardonne parceque c'est de la bonne grosse comédie qui tâche mais je vous préviens quand même ^__^.

Si vous appréciez le bonhomme sachez qu'un film est en préparation. C'est un biopic avec Daniel Radcliffe pour l'interprêter. Je suis pressé de voir ce que ça va donner.

Prey

Histoire :

En 1719, Naru une jeune commanche souhaite passer un rituel lui permettant d'être reconnue en tant que grande chasseuse de sa tribue. Son frêre Taabe la protège mais est conscient qu'elle a le potentiel de passer ce rituel.

Visiblement la partie de chasse s'annonce plus compliquée que prévu, ce n'est pas un simple puma qu'il va faloir dézinguer. La cible s'avère bien plus grande et agressive.

Ressenti :

Tous les films de la saga prédator sont excellents. Enfin tous ceux avec Schwarzy, les autres… Là, il n'est pas là, du coup comment s'en sort ce film ?

Et bien déjà on est dans le passé et ça dépayse pas mal du tout. J'aime beaucoup ce choix de ramener un fier Prédator contre une civilisation bien moins avancée. Le concept est plutôt cool.

C'est l'occasion parfaite pour nous sortir des décors naturels de toute beauté. On se promène donc dans les forêts canadiennes mais pour atténuer l'aspect idyllique, l'image est pas mal désaturée et étalonnée pour nous rafraîchir avec ses teintes bleutées et un rendu global assez blafard. Même les quelques flammes ne parviennent pas à réconforter dans cet environnement plutôt rude.

Le réalisateur est Dan Trachtenberg qui sort ici son second film. Son premier était le fort chouette Ten Cloverfield Lane. Il a osé faire un film interdit au -17 aux USA et donc le film ose montrer la violence de ses affrontements avec pas mal de démembrements et de décapitation. La partie de chasse du chasseur est particulièrement brutale.

Bon, il n'y a pas Schwarzy mais du coup comment s'en sort le casting ? Et bha franchement plutôt bien, Taabe le frangin de l'héroïne est badass sans pour autant se la péter. Il n'a pas un physique de type qui passe sa vie à s'injecter des seringues dans le derche et à vivre dans une salle de sport. Et surtout le rôle principal du film pour Naru est super chouette.

Elle est badass, sait se défendre, est copine avec son clebs, comprend vite les motivations de son prédateur. L'interprêtation est cool, non franchement ce personnage est top. Les humains semblent fragiles contre le bestiau de compèt qu'est l'alien.

Mais ce dernier ne semble pas non plus invincible. Il se fait blesser, prend des coups toussa. Par contre je sais pas vous mais son design m'a un chouilla déçu. C'est bizarre, il semble avoir moins de locks, sa tronche est un poil différente également. Bon rien de bien méchant mais quand même.

Étonnament le film est presque court avec seulement 1h40 au compteur. Ça s'éloigne un peu de la mode du blockbuster qui tente de s'aligner sur les 2h-2h30. Mais pour un film avec assez peu de scénar et basant tout sur ses scènes d'actions je trouve ça pas mal et suffisant. Rallonger la sauce avec plus de background n'aurait rien apporté et les scènes d'actions sont suffisamment étoffées. La balance est plutôt réussie.

Non franchement j'ai été plutôt agréablement surpris. Serait-ce la fin des daubes prédators ? Ça parle d'une éventuelle suite et comme le film marche plutôt fort, c'est assez probable.

Voilà, c'était donc un chouette film qui marche bien tout seul sans se taper toute la franchise. Il y a bien des références aux autres mais c'est plus des dialogues identiques ou des clins d'œil, rien d'indispensable.

The Founder

Histoire :

L'histoire de la création de la chaîne de fast food McDonald's. Ray Kroc est un businessman pas très talentueux vendant des machines à milkshake dans les années 50.

Un jour il reçoit une commande de six machines. Étonné il va voir quel est ce client qui lui en achète plusieurs alors qu'il galère à en vendre ne serait-ce qu'une.

Il découvre un nouveau type de restaurant : le fast-food. Il s'éloigne des diners classiques ou des drive-in à la mode à l'époque en promettant de servir ses clients en quelques secondes et à bas prix. En découvrant le restaurant il trouve le concept tout bonnement révolutionnaire et souhaite s'associer aux deux frangins propriétaires du restaurant pour monter un business de franchise.

Ressenti :

C'est vraiment intéressant de voir la naissance de ce géant qu'est McDonald's. Ce film est pas documentaire mais presque. Il y a quelques approximations visiblement (le divorce avec sa femme, l'exagération des relations entre Ray Kroc et les frangins, les emplacements, quelques détails chronologiques, la paternité de l'insta-mix) mais ça reste tout de même bien raconté. Le focus est d'ailleurs vraiment le début de la montée en puissance mais pas du tout la suite qui n'est finalement pas abordé par le film.

J'ai beaucoup aimé le fait que le film passe assez de temps à aborder l'optimisation des restaurants. J'aurai beaucoup apprécié que ça aille plus en ce sens mais ça reste tout de même un film.

Ils ont reconstruit des fast-food de l'époque sur des parkings pour filmer. Il n'y a visiblement plus aucun lieu de l'époque encore intact.

Le tournage a été particulièrement rapide avec des journées plus courtes que la moyenne et le tout torché en 22 jours. Visiblement le réalisateur est un as de l'organisation et de l'optimisation (lui aussi).

Le film a failli être réalisé par les frêres Coen mais ils étaient occupés ailleurs et c'est John Lee Hancock qui est donc à la barre. C'est un réalisateur qui ne m'impressionne jamais : c'est propre mais sans jamais non plus être spécialement marquant. Ici, ça ne déroge pas à la règle. C'est fonctionnel, clean, sans anicroche limite froid du coup.

Voilà, c'était un film très sympa.

Once Upon The Time In The West

Histoire :

Jill McBain rentre chez elle et découvre son mari et ses gosses tués. Elle découvre plus tard qu'on a voulu lui voler tout son pognon mais il avait été dépensé avant.

Harmonica est un cowboy solitaire arrivant en ville et tue de nombreux hommes.

Frank travaille pour Morton afin de construire une ligne de chemin de fer qui passe par là.

Ressenti :

Ouai le résumé de l'histoire est bordélique… Mais c'est assez toufu donc dur à expliquer le début.

C'est donc le dernier western culte de Sergio Leone mais aussi le début de sa trilogie Once Upon A Time. Ça dure près de trois heures et il y a la très fameuse musique du fameux Ennio Morricone.

Bon bha je suis pas spécialement fan. Pourtant j'arrive à apprécier certains passages, c'est très joli, les musiques mouai ça va mais je sais pas le tout ça … bha je sais pas. Ça ne me touche pas trop. C'est bien mais sans plus.

J'aime bien les films longs, les westerns j'ai rien contre (surtout les modernes), les duels interminables où les protagonistes se reluquent longuement avec toute la tension qui monte… j'aime bien. Mais là c'est quand même poussé à son paroxisme.

Les décors sont vraiment très impressionnants. Le même film aujourd'hui suinterait d'images de synthèse de partout pour ne pas avoir à construire de décor à cette échelle. Ici, il y a toute une ville qui grouille de monde, ça fait vraiment bien illusion. On retrouve d'ailleurs une scène quasi identique dans Back To The Future 3.

Dans les autres petites références : la future ville se nomme SweetWater et c'est le nom de la ville de départ de la série WestWorld.

Bon, bha le western spaghetti c'est pas vraiment mon dada.

Resort Paraiso

Histoire :

Eva est une femme de chambre pour un gros hôtel touristique sur la côte espagnole. L'hiver l'hotel ferme et elle décide donc avec son mari de le squatter pendant la fermeture.

Le souci c'est qu'il y a quand même deux vigiles qui rôdent.

Ressenti :

C'est pas mal mais pas non plus mémorable.

Déjà on a un couple qui vit isolé dans un hôtel… ça évoque des trucs. Mais là, on a beau être en "hiver" on est pas spécialement isolé du monde et c'est pas l'ambiance neige et survie. Et puis il n'y a pas de surnaturel…

Bon, donc oublions ce bon vieux Shining et laissons une chance à ce Resort Paraíso. C'est un film espagnol de 2018 qui ne verse donc pas dans l'horreur mais dans le thriller. L'antagoniste ici est un vigile qui a surpris notre couple mais qui ne les dénonce pas.

Ce mec est particulièrement gênant en étant légèrement gentil en étant tout le temps un peu ambigü. Ça rapelle un film que je n'ai plus revu donc mes souvenirs sont ptet éronnés : Harry un ami qui vous veut du bien. Le personnage est de plus en plus oppressant en ayant toujours le rapport de force en sa faveur sans qu'il ne se montre jamais menaçant directement.

Plus le film avance plus la situation initiale devient impossible à maintenir. Et quand ça explose, ça part vraiment en couille.

spoil

Vraiment ? Une machine à laver avec un peu de détergeant ça va dissoudre le corps humain ?! Mouai mouai mouai

Le film se termine avec pas mal de violence physique qui ne conviendra pas aux plus sensibles. Méfiez-vous pour ça.

Idila

Histoire :

Zina va faire un shooting photo dans l'arrière campagne Slovène avec Mia ainsi que Dragica et Blitcz le photographe. Alors qu'ils commencent à s'affairer deux locaux s'approchent.

Ils sont crasseux, particulièrement physiquement peu agréable et surtout sont très agressifs (et avec une grosse hache). La discussion tourne court et tout notre petit monde se retrouve séquestré dans une cave plutôt mal entretenue.

Ressenti :

La colline a des yeux mais visiblement la montagne slovène aussi ! On est en pleine montagne dans un décor vraiment très joli avec la nature à perte de vue et à peu près personne aux alentours. Les autochtones sont diformes et ultra violents. Ouai le parallèle est très facile à faire.

J'ai vraiment beaucoup aimé. C'est très bien fait, les décors sont vraiment chouettes, la tension est bien gérée, l'action aussi, l'histoire est simple mais a déjà fait ses preuves, les acteurs sont bons. La musique est un peu en deça mais ça n'a pas non plus une importance démente.

Les personnages sont assez cool. Ça commence par du cliché de top modèle mais finalement une fois que ça dérape on tombe pas dans la greluche qui hurle bêtement sans rien faire. Non non, ici elles ont un instinct de survie fonctionnel et se débrouille plutôt bien. Mention spéciale pour Zina qui est plutôt badass.

spoil

Bon quand le film débute, c'est centré sur Zina donc au bout de cinq minutes on comprend qu'elle va s'en sortir.

C'est le schéma classique de l'héroïne du film qui fini seule en vie avec tous les autres qui disparaissent petit à petit.

Et pourtant … bha … elle y passe aussi.

Et vraiment très connement par un bête accident de bagnole. C'est à la fois frustrant et rageant.

Elle est parvenue à se défaire des monstres et elle se fait dégommer par deux poivrots en bagnole.

Et en plus par l'un des mecs qui a tenté de la violer en début de film !!


Il y a une scène post-générique qui pourrait annoncer un début de suite. Parceque oui, au final il y a bien un dernier survivant de la famille de dégénérés : l'accordéoniste !

Le film est bien foutu. Les maquillages des personnages sont bien foutus et les deux moches principaux sont parfaitement hideux. Surtout Vintlr avec son goitre et toutes ses difformités, lui a gagné la palme du concours de beauté !

Le réalisateur s'est fait plaisir sur l'aspect gore. Ça envoie pas mal du tout avec du démembrement, du défonçage, de l'éclatage. Ça se barre en torture-porn à un moment, pas mal malaisant.

J'ai été très agréablement surpris par ce film.

Si vous aimez les films cradingues je vous le recommande chaudement.

Chance

Histoire :

Alors que la famille Gonzalez Dubois s'apprête à partir en vacances à Miami, leur deux domestiques réclament leur salaire en retard. Le père est trop occupé pour sa campagne électorale présidentielle qu'il souhaite remporter, la mère n'a aucune compassion et se préoccupe de son apparence et puis c'est marre, les deux jumelles sont pourries gâtées et sont hautaines et méprises les deux bonnes. Heureusement il y a quand même le tout dernier de la famille qui est bien trop jeune pour comprendre tout ce qui se passe.

Après avoir essuyé un énième refus de se faire payer, les deux servantes décident de prendre la famille en otage afin de parvenir à récupérer leur dû.

Ressenti :

Haaa franchement qui n'apprécierait pas ce film ? Voir les deux pauvres femmes vivant difficilement se révolter et prendre leur revanche sur cette famille nantie est un pur régal.

Bon alors le film n'est pas le plus fin du monde. Il est même plutôt osé par moment mais c'est vraiment drôle et pas mal défoulant. Il va même se permettre de brutaliser les gamines ce qui est assez rare quand même.

C'est un film se déroulant au Panama. Mais c'est surtout un film fait au Panama avec une équipe de là-bas et tout. C'est visiblement très très rare et à l'époque s'est opposé au ras de marée qu'était Avatar et lui a bien tenu tête !

C'est une comédie mais il y a quand même un fond de critique du système et alors que l'histoire est bien entâmée, ça change un peu pour montrer le quotidien du bas peuple dans les quartiers bien moins huppés. Et là, la comédie s'estompe quelques instants pour regagner en sérieux avant de retourner dans l'humour pour sa conclusion. Ce petit décalage dans le ton du film est pas désagréable du tout.

D'ailleurs le dénouement est un peu plus inattendu que prévu avec un retournement. C'est pas non plus un gros twist mais quand même.

Très bonne surprise qui change des productions habituelles.

Techniquement le film est propre et plutôt classique.

Firestarter (2022)

Histoire :

Un jeune couple teste un substance étrange pour se faire un peu de pognon. Ils en ressortent avec des pouvoirs pas dégueux comme par-exemple de la télékynésie ou bien de la manipulation mentale.

Plus tard ils ont une gamine qui se révèle encore plus puissante puisqu'elle cumule ces pouvoirs plus la possibilité de foutre le feu à tout et n'importe quoi. Elle devient donc la convoitise du laboratoire qui a créé cette substance mais les parents sont en fuite depuis des années maintenant.

Ressenti :

Rhaaa le premier film ne m'avait pas laissé un bon goût. C'était plein de clichés et pourtant c'était pas nul. Ça méritait clairement un bon remake.

Ils ont pris leur temps puisque le premier film est sorti en 1984 donc presque quarante ans plus tard ils nous font un remake. Les temps ont changés, le film commence par un générique dont la police d'écriture me flatte la rétine directement. La musique fleure bon le synthé et c'est papy Carpenter qui s'en charge (je le pensais mort, oups).

Voilà, arrêtez-vous là. C'est pas terrible.

C'est pas nul, certaines erreurs du premier ne sont plus là mais c'est pas mal insipide. Certaines thématiques sont à peine évoquées (préserver l'innocence de la gamine ou bien la préparer et l'entrainer ? user de ses pouvoirs sur la gamine pour l'empêcher de provoquer des accidents regrettables ?). C'est un peu dommage parceque l'histoire a vraiment beaucoup de potentiel.

J'ai même apprécié Zac Efron dans son rôle de papa protecteur ! Mais ça ne vole pas bien haut pour autant.

Les effets visuels sont assez sobres et donc devraient plutôt bien résister au temps mais franchement qui voudra revoir ce film ?

Bon je pense que cet opus est meilleur que le précédent mais pas vraiment recommandable pour autant. On revient dans quarante ans (croisons les doigts) pour un bon remake ?

Désolé Stephen King pour encore une adaptation pas ouf.

Récap 36 : Juillet 2022

Les chaleurs de Juillet sont finies, on passe aux chaleurs insupportables d'Aout… Je me suis remis des séries ce mois-ci !

Blog

En bref ce mois-ci : 1 article, 4 commentaires, 9 visionnages, 444567 requêtes, 41276 visiteurs uniques pour 8.35 Go de trafic.

Films

Séries

What We Do In The Shadows (saison 3)

La quatrième saison débute du coup je me suis fait enfin la saison 3. Pour rappel c'est une excellente série basé sur un film culte. C'est un mockumentaire qui suit le quotidien d'une colocation de vampire à New-York.

Cette saison ne s'éssoufle pas et le concept est toujours aussi fort. Ça fonctionne super bien et il y a tout un tas de nouvelles idées.

Un vrai régal et ça se termine sur un bon cliffhanger qui donne envie de se faire la saison 4 dans la foulée mais ça ne sort qu'au compte-goutte. J'attendrais que tout soit là. Cette série n'est pas très populaire mais le mériterait.

Stranger Things (saison 3 et 4)

J'aime vraiment beaucoup cette série. C'est bien fait, les personnages sont attachants, les effets spéciaux sont ultra propres mais surtout l'histoire est vraiment super cool à chaque fois.

La saison 3 est très drôle je trouve. Très légère et bien fun.

Par contre la saison 4 est moins fun mais pas moins intéressante. Les gamins sont désormais des ados et cette saison est un peu plus sombre. Les adultes sont de leur côté et il y a plusieurs équipes chez les gamins. On suit donc plusieurs aventures en parallèles qui convergent vers la fin.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette saison. Il y a Eddie Munson en nouveau personnage qui est super cool mais qui n'a pas trop trop de présence à l'écran malheureusement. Le mec brise quelques clichés bien trop convenus. C'est un geek mais plutôt exuberant qui ne se fait pas démolir par les autres mais qui pousses ses potes à s'épanouir.

Ils ont déjà annoncé qu'il n'y aura que cinq saisons mais j'imagine que cette dernière sera épique.

Jeux

Mirror's Edge

Tiens je me suis relancé dans l'aventure. Je ne me l'étais fait qu'à sa sortie et j'en avais un très bon souvenir.

Bon bha graphiquement ça tient encore bien la route grâce à son style très clean et contrasté. Par contre j'aime pas le feeling des mouvements ce qui est un peu dommage pour un jeu où c'est tout l'intéret.

J'ai pas l'impression d'avoir un personnage agile mais plutôt un perso un peu lent et qui ne réagit pas promptement. Il y a une grosse inertie et certains comportements étranges (des sortes de rebonds sur les collisions).

Bon ça reste assez sympa quand même mais … bha ça a mal vieilli. La mobilité d'un Doom Slayer est bien plus jouissive celle dans Control est plus permissive et surtout fluide. Mais bien entendu je ne lui enlève pas son originalité pour l'époque.

Bon, le jeu se torche vraiment très vite et ne propose pas vraiment de challenge. Mais tant mieux, il n'a au final pas grand-chose à proposer niveau gameplay.

Hyperbolica

Un ptit jeu indé principalement VR (mais jouable sans VR (je n'ai pas de VR)) en FPS. Ça s'amuse à nous foutre dans un monde à la perspective étrange, c'est assez indescriptible.

Passé la surprise du truc … bha il ne reste à peu près rien. Le jeu n'est pas spécialement intéressant ni beau et son intrigue est naze.

Jolie ptite démo technique mais on s'y fait chier.

Vidéos

Comme d'hab, une excellente vidéo de Veritasium ! J'aime pas les maths mais faut avouer que ça fait des trucs surprenant parfois.

Dans une prison avec 100 prisonniers numérotés de 1 à 100, on met 100 boiboites numérotées de 1 à 100 contenant chacune un chiffre lui aussi de 1 à 100. Les prisonniers sont libérés s'ils parviennent tous à trouver la boiboite contenant leur numéro. Ils ont chacun droit à 50 essais. Ils ne peuvent communiquer qu'avant de participer à l'expérience et non après.

Et là du coup il y a pas mal de questions qui découlent de ça :

  • Quelle est la probabilité qu'ils y parviennent ?
  • Quelle stratégie peuvent-ils adopter pour améliorer leur taux de probabilité ?
  • Si on augmente le nombre de participants et de boites comment change ce taux ?
  • Pourquoi mettre en place tout ce merdier ?

Vrac

Tiens tiens tiens un ptit site découvert ce mois-ci ! C'est Executable Graphics qui est une gallerie d'images assez spécifiques.

C'est tout droit issu de la demoscene (un truc que j'adore) puisqu'ici ces images sont en fait générées par des logiciels. En gros vous lancez un programme et pouf l'image est construite en live. Mais là où ça sort carrément de l'ordinaire c'est que la source doit être plus petite que 4 Kilo octets.

Chaque image est donc un tour de force.

Todos Tus Muertos

Histoire :

Salvador est un paysan vivant en périphérie d'un bled de Colombie avec sa femme et son gosse. Un dimanche d'élection, alors qu'il est en train d'entretenir sa propriété, il tombe sur un tas de cadavre dans son champ.

Désemparé et appeuré, il part chercher de l'aide au village auprès du maire qui a bien plus à faire en ce jour particulier. Il alerte la radio locale qui ne réagit pas ainsi que les flics.

Ressenti :

C'est assez malaisant ce film. Tous les personnages sont assez étranges avec des dialogues toujours laborieux. Quand ça discute, les réponses ne viennent pas tout de suite, c'est assez lent et du coup ça instaure vraiment un mal-être pertpétuel entre tout le monde.

Le rythme est très lent, c'est presque un western spaghetti avec les gouttes de sueur qui perlent et les protagonistes qui s'observent. La tension est constante et on sait jamais trop d'où peut venir le danger.

C'est sympatoche comme tout mais c'est lent quoi… Ça dépayse pas mal avec une colombie assez rare au cinéma.

Le générique final est pas mal avec tous les acteurs qui se rassemblent dans un pré c'est assez original.

Lollilove

Histoire :

Jenna et James Gunn sont un couple avec pas mal de pognon à Los Angeles. Ils souhaitent s'investir en créant une œuvre de charité. Ils décident donc de monter une asso qui va donner des sucettes aux SDF.

On suit donc le couple dans cette aventure.

Ressenti :

Petite découverte de ce matin. Ce mockumentaire d'une heure est plutôt cool.

Bon bha forcément je n'ai pas pu m'empêcher de penser à The Office (US) avec un style visuel assez proche, un humour assez proche aussi et forcément avec Jenna Fischer (Pam) à la tête du truc… D'ailleurs elle est aussi la scénariste et réalisatrice !

À l'époque elle était mariée avec James Gunn qui est donc aussi dans ce film. Il a aussi participé un peu scénario apparemment. Ça a été fait avec 2000$ filmé en partie dans leur baraque.

C'est vraiment un tout petit film qui joue tout sur son idée et ça marche vraiment bien. Les personnages sont vraiment très drôles en étant complètement décalés avec la réalité. Bon ça s'éssoufle quand même au bout d'un moment mais la fin arrive assez vite vu que ça ne dure qu'une heure.

Evil Dead 3 : Army of Darkness

Histoire :

Ash se retrouve au Moyen Âge avec sa tronçonneuse à la place de la main gauche et son fusil à la main droite avec sa voiture. Il se retrouve avec le seigneur local (un certain Lord Arthur) qui souhaite l'occire mais il ressemble étrangement à l'élu de la prophétie censé les sauver des étranges bestioles volantes qui les attaque.

Il se retrouve donc à devoir chercher le Necronomicon qui devrait permettre d'anéantir le mal environnant.

Ressenti :

Ce coup-ci c'est une vraie suite immédiate à Evil Dead 2. On garde une formule assez proche avec des monstres, un peu (moins) de gore et d'humour grotesque mais dans un environnement médiéval.

C'est franchement drôle mais un peu moins que le précédent toutefois. Avec toujours Sam Raimi aux commandes et au scénar. C'est d'ailleurs à peu de chose près l'histoire prévue pour le 2 initialement avant que la réalité budgétaire ne les fasse changer d'avis.

Étrangement les producteurs voulaient s'éloigner de la saga Evil Dead en ne l'appelant que Army Of Darkness alors que … C'est vraiment la suite du 2 avec les mêmes personnages et le même humour et compagnie. Les gens qui n'ont pas aimé le 2 n'aimeront pas çui-là et ceux qui ont vu le 2 voudront voir cet opus. C'est vraiment une drôle de décision.

Bon en vrai niveau titre c'est un peu le bordel. Le premier c'est THE Evil Dead. Pour le second on enlève le THE. Pour le trois on enlève carrément le titre et on met autre chose.

Mais ça ne s'arrête pas là. Au japon il a été appelé Captain Supermarket. Et chez nos amis les britains c'est Army of Darkness : The Medieval Dead. Alors que Medieval Dead était le titre envisagé par Sam Raimi mais refusé par Universal

Encore une fois il y a tout un tas d'effets visuels pratiques assez cool bien que certains soient moins cool et plus kitchs. Les squelettes en stop motion sont vraiment très plaisant à voir. Ne serait-ce pas l'un des derniers films avec de la stop-motion d'ailleurs ?

Le film a pas mal bidé au cinoche et n'a pas permis à ce qu'on ait un quatrième épisode (non le remake ne compte pas).

Evil Dead 2 : Dead By Dawn

Histoire :

Ash part en vacances avec sa ptite amie dans la forêt. Il trouve un drôle de livre ainsi qu'un magnétophone.

Par curiosité il écoute la bande magnétique ce qui déclenche une avalanche de réactions paranormales. Un démon a été réveillé et il est pas content.

Ressenti :

Cette suite est en fait un remake parodique du premier film. La même équipe, plus de pognon, plus d'humour et des effets spéciaux pratiques en folies.

C'est un ptit bijou jubilatoire qui est devenu culte. C'est vraiment très drôle et plus trop effrayant. C'est l'épisode le plus connu et le plus marquant de la saga.

Avec son virage comédique il a pris un gros risque et ça marche très bien. Bruce Campbell semble s'éclater comme un ptit fou.

Le gore est exagéré et c'est à mon sens l'une des inspirations pour Peter Jackson et son Braindead (ouai pour une fois que le titre français est mieux que le titre anglais…). Il y a des litrons de sangs d'un peu toutes les couleurs qui giclent de partout.

Les acteurs sont maltraités et en prennent pleins la tronche. La cabane où se déroule toute l'action est pas mal mise en valeur.

Le film a une note de 7.7/10 sur IMDB ce qui est une belle performance pour ce genre de film :

  • petit budget
  • horreur
  • parodique

Ce film a pu être fait grâce à l'intervention de Stephen King (un saint-homme) qui en tant que fan du premier film a fait un peu pression auprès de Dino De Laurentiis pour qu'il sorte le pognon.

Primal Fear

Histoire :

À Chicago, un évèque est tué et le suspect numéro 1 est ptit jeune pris en train de fuire la scène du crime alors qu'il était recouvert de sang.

Martin Vail un très grand avocat s'empare de la défense du gamin en étant persuadé qu'il est innocent contrairement à ce que tout laisse penser.

Ressenti :

C'est donc un film de procès et d'enquête sorti en 1996 avec un très bon casting. On a Richard Gere au sommet de sa bogossitude qui fait du gringue à Laura Linney jeune et pimpante débutant au cinéma. Mais c'est surtout le tout premier rôle de Edward Norton qui démarre sa carrière sur des chapeaux de roux. Son premier film et bam il a un rôle assez complexe et ambigü.

L'histoire est le point fort du film.

ça va spoiler Le procès avance assez vite et tout semble vite sceller. Il y a quelques pistes qui nous sont tendues mais au final.

Ça donne l'impression que ça va partir dans la machination impliquant du politique et tout. Ça part dans la pédophilie. Ça implique des personnages en plus.

Mais au final tout ça ne mène à rien. Ça va juste se terminer sur du déboublement de personnalité. Mais c'est bien amené et le jeu d'Edward Norton rend le truc plutôt crédible.

Par contre, le système judiciaire est vraiment particulièrement déroutant. Entre les témoins qui se font interdire d'aborder certains sujets, le juge qui implique une amende à l'avocat parcequ'il amène un nouveau sujet sur la table (la maladie mentale)… C'est quand même étrange ce truc.


Le twist final est cool. Quand on apprend qu'il n'y a jamais eu de Aaron (la personnalité fragile, limite victime) mais que c'est bien Roy (la personnalité plus violente et affirmée, clairement coupable) qui est vraiment là.

Ouai j'aime les films à twist des années 90.

Un film assez cool qui mérite son visionnage.

Doctor Strange in the Multiverse of Madness

Histoire :

Doctor Strange tombe sur America Chavez qui est une adolescente poursuivie par d'énormes monstres. Il s'avère que la petite possède un pouvoir qu'elle ne contrôle pas lui permettant de passer d'un univers parallèle à l'autre.

La méchante Scarlet Witch souhaite s'emparer de ce pouvoir pour emménager dans un univers où elle a ses mioches.

Ressenti :

Rhaaaaa j'ai pas aimé. Pourtant je comptais un peu sur ce film pour tenter de me rabibocher avec Marvel mais non.

Je comprends plus rien aux personnages en fait. Et du coup j'arrive plus à rentrer dans cet univers. Le Dr Strange c'est quoi ses pouvoirs exactement ? Visiblement ça change un peu tout le temps en fonction des besoins du scénar. Quelles sont ses limites ? Il peut créer des boucliers, se téléporter, voler via sa cape mais après ? Visiblement il arrive à faire apparaitre des mains volantes, il peut controler le temps avec son amulette mais ne le fait jamais, … C'est le bordel. J'aime pas ce perso en fait, il est arrogant comme IronMan, très plat et avec des pouvoirs à la carte.

Et c'est exactement pareil pour la méchante : Scarlet Witch. J'ai pas vu la série qui lui est consacré du coup c'est encore plus confus. Quels sont ses pouvoirs ? Encore une fois on ne sait pas ce qui lui est possible ou non. C'est un peu le problème des personnages qui ont de la "magie". Alors qu'un bon vieux Hulk ou Captain America c'est assez facile à borner mais là ça semble vraiment sortit de nul-part.

Quand les personnages s'affrontent j'ai l'impression de voir deux gamins qui font mumuse en imaginant une baston. Chacun étant plus fort que l'autre en imaginant un nouveau truc plus difficilement crédible que le coup d'avant.

J'espérais que ça utilise beaucoup le concept du multivers mais … bha c'est très frileux sur ce point. On a une scène d'intro du concept qui est pas mal où notre médecin traverse plusieurs mondes parallèles. Ça a de la gueule, c'est visuellement joli (encore que) puis au bout de dix secondes on arrive dans un monde … comme le nôtre. Il y a bien quelques variations mais c'est vraiment minime. Ça ne m'est pas plus exotique que de les voir déambuler dans une mégalopole américaine… LE gros truc qui change … *roulement de tambour* … on traverse la route au feu rouge au lieu du vert. C'est ce qui aura le plus d'impact dans l'histoire. Tout le reste est banal.

Bon, un peu plus loin on se promène dans un autre monde où là ça change un peu plus vu qu'il a été complètement détruit. Ça donne quelques visions sympa mais sans plus.

C'est quand même très radin niveau originalité. Le concept est tellement énorme qu'il y a moyen de faire des trucs vraiment cool mais on se retrouve avec une copie conforme de notre monde avec un poil plus d'avancées technologiques mais sans plus. C'est vraiment très décevant. Elle est où la madness, hein ?

On ne retrouve même pas spécialement la patte de Sam Raimi. Le film est bien sage. Il a d'ailleurs assez peu de touches d'humour marvelliens et encore moins d'humour raimesque. La caméra est assez flemmarde. On a peu de gros zoom, mouvements étranges, non c'est assez classique dans la réalisation. S'il y a bien un film qui permet toutes les folies c'était çui-là. Le premier opus nous avait charmé avec ses scènes assez psychédéliques et là … bha c'est radin quoi.

Bon, si on retrouve un peu du Sam Raimi quand même mais tellement bridé. On a une ptite apparition de Bruce Campbell qui prend cher. De très légères tentatives de gore (Black Bolt, le gros poulpe a un œil du début…) mais ça ne reste que des tentatives. C'est souvent édulcoré. C'est vraiment très dommage.

Ce film aurait pu être tellement mieux. Il est pas nul mais déçoit régulièrement et c'est frustrant vu le réalisateur, le budget et le potentiel du personnage. Bon ça reste tout de même meilleur que tout le reste de la phase 4 du MCU mais bon, ce n'est pas non plus le sauveur que j'espérais.

Rainman

Histoire :

Charlie vend (enfin tente) des voitures de luxe mais il est empêtré dans les soucis d'homologation. Sa situation financière est de plus en plus tendue.

Son riche père meurt ce qui pourrait le sortir d'affaire. Il apprend que malheureusement il n'a droit qu'à une voiture et des plantes mais que les 3 millions de dollars ne sont pas pour lui.

Il découvre qu'il a en fait un frangin atteint d'autisme et que c'est lui qui aura droit au pognon.

Ressenti :

C'est un très chouette film. Tom Cruise arrive parfaitement à jouer le connard mais il est également convaincant dans son revirement. Dustin Hoffman est aussi bien convaincant.

Je ne me souviens jamais de l'origine du titre du film. Il s'avère en fait que tout gamin Charlie avait un ami imaginaire qu'il appelait Rain Man mais qu'il s'agissait en vrai de Raymond qu'il n'a plus vu par la suite.

Le film a certains plans que je trouve particulièrement agréable. Lorsque les deux protagonistes quittent l'aéroport en s'éloignant de la caméra, certains plans en voiture, ils semblent assez anodins mais la composition et le choix de cadrage donnent un aspect limite surréaliste où les personnages semblent immobiles alors qu'ils bougent.

Le thême principal du film est absolument génial. C'est la première fois qu'Hans Zimmer bosse pour Hollywood et nous a pondu l'un de ses tous meilleur morceau. Je pourrai me l'écouter en boucle sans souci. Il a pourtant quelques sonorités un peu asiatique, ça transpire le synthé mais ce ptit cocktail se conjugue vraiment bien avec l'ambiance du film.

spoil final

Ça fout vraiment les boules qu'à la fin ils ne finissent pas ensemble. Mais d'un autre point de vue Raymond ne semble pas vraiment du genre à vouloir autant briser sa routine pour aller vivre avec son frêre.

À mon sens, ce n'est pas Raymond qui a le plus changé dans cette expérience mais bien Charlie qui a eu une évolution bien plus spectaculaire.

J'aime beaucoup le rôle de Valeria Golino qui me rapelle quelqu'un dans sa façon d'être avec les autres et surtout sa patience et son empathie envers Raymond.

C'est vraiment un excellent film qui mérite ses récompenses. Il échape vraiment de très peu au TOP250 IMDB avec son 8.0, je le placerai au-dessus d'un Paris, Texas par exemple.

Trading Places

Histoire :

Les frangins Duke possède une firme de courtage en bourse faisant des millions de profits. Ils font travailler Louis Winthorpe à la tête de leur société qui prospère mais ces deux filous se lancent un pari.

“Est-ce qu'un pauvre type à sa place s'en sortirait aussi bien (socialement mais aussi dans le boulot) ?”

Ils mettent donc au point une machination pour faire tout perdre à leur protégé et mettre un filou de banlieu à sa place.

Ressenti :

J'ai trouvé le film assez convenu et gentillet au début. Mais au final il parvient à gagner un peu en ampleur et en intéret quand il avance. Et il est même plutôt cool au final.

J'avais réellement peur que ça soit une gentillette fable à la It's a Wonderful Life, mais forcément Dan Aykroyd et surtout Eddie Murphy apporte un ton bien moins polissé. Et c'est Jamie Lee Curtis dans son rôle de pute qui va redresser la barre (alors que…)(ouai c'est beauf, mais j'ai pas réussi à éviter cette blague).

Le film est un peu critique vis-à-vis des frêres Duke mais sans plus. Il n'aborde absolument pas le fait qu'ils font du business sur de la bouffe (ouai c'est un truc que je trouve très limite). Le traitement des femmes est pas terrible non plus. Pour le reste le film n'a pas trop mal vieillit.

Tiens c'est marrant on croise Giancarlo Esposito pour un micro-rôle de taulard dans ce film. Il n'avait pas encore son charisme qu'on lui connait.

Le film ne se veut pas spécialement réaliste mais globalement crédible. Pourtant ils se sont permis de rajouter de la bonne grosse comédie lourdingue avec le coup du gorille dans le train. Ce décalage reste assez sympathique tout de même, c'est surprenant.

C'est une découverte cool mais qui ne me marquera pas plus que ça je vous avoue. Sur certains aspects il m'a rappelé un peu Being There pour le décalage des personnages avec leur environnement.

The Quick and The Dead

Histoire :

L'action se déroule à Redemption un ptit bledaillon du Far West. Les meilleurs tireurs des alentours se donnent rendez-vous pour participer à un concours promettant un joli magot au vainqueur.

Le règlement est simple, chaque participant défie un autre participant en duel où à une heure précise les deux se feront face et devront dézinguer l'autre en premier.

Ellen est la seule participante féminine à se lancer dans l'aventure face à une brochette de fins tireurs.

Ressenti :

Belle découverte que ce western. Déjà le casting est surprenant avec une Sharon Stone qui tient le rôle principal. Mais elle est épaulée par un Gene Hackman qui se régale en maire autoproclamé tyrannique et sûr de lui. À côté on a un Russel Crowe avec un rôle un peu chiant de victime mais il y a aussi Leonardo DiCaprio en tout début de carrière. Et on retrouve l'android Lance Henriksen dans un rôle assez cool.

On sent bien la patte de Sam Raimi sur le film. La caméra est parfois toute fofolle. C'est sérieux mais jamais trop non plus. Il y a toujours ce grain de folie distinctif.

Bon on devine assez vite l'issue pour la grande majorité des personnages. Il n'y a vraiment que le trio final où le doute est permis. Mais ça n'enlève pas pour autant d'intéret au film.

La rivalité père/fils était assez cool. Voir ce ptit jeunot se la péter grave alors qu'il ne cherche que le respecte de son père n'est pas si original mais c'est assez bien traité.

Un bon ptit western qui sort de l'ordinaire sans pour autant réinventer le genre.

Récap 35 : Juin 2022

Bon bha vous le voyez je suis très en retard et j'ai été particulièrement calme ces derniers jours.

C'est en partie à cause de cette double édition de Hellfest de cette année. C'était cool mais avec un sacré goût amer : ma femme ne m'a pas accompagné cette année ce qui était très chiant mais bon l'ambiance toussa j'ai réussi à m'éclater tout de même. Le premier week-end était marqué par une grosse canicule mais il y avait moyen de rester au frais grâce à la flotte. Le second week-end par contre était mochtoc frais mais pas non plus catastrophique. Pleins de supers groupes et de très chouettes rencontres.

Non, ce qui me mine vraiment c'est surtout que mon brave chat était gravement malade avec une tumeur. Après 14 ans de calinous hors du commun on a dû le soulager et l'aider à mourir hier. C'est un vrai déchirement qui me pèse sacrément. Bref, j'ai pas la frite du coup je vais bacler ce récap.

Blog

En bref ce mois-ci : 3 articles, 4 commentaires, 2 visionnages, 449017 requêtes, 42769 visiteurs uniques pour 13.8 Go de trafic.

Films

Musique

J'ai découvert Heilung au Hellfest et c'est vraiment très très cool. Du folk qui rend très bien en live et qui reste super agréable à la maison.

Doom 3

Je suis un bon fan de Doom. J'aime beaucoup le 1 et le 2 et surtout la scène du modding qu'il y a autour.

Il y a de quoi jouer des centaines d'heures avec ses milliers de maps et de mods. Brutal Doom et son comparse Project Brutality sont mes chouchous (rien de bien original). Mais je dois avouer que je n'y ai pas joué constamment : après la sortie de Doom 2 j'ai laché l'affaire et suis passé à un peu tous les fps qui sortaient (miam Quake 1, pas trop le 2 mais surtout beaucoup Quake 3).

J'aime beaucoup le Doom 2016 qui a ramené Id Software sur le devant de la scène. Cet épisode est venu montrer qu'ils savaient encore faire des FPS et que tout n'a pas été dit.

Mais surtout Doom Eternal arrive en 2020 et reprend l'excellente base de 2016 et vire ce qui était dispensable et amplifie tous les points forts pour en faire le meilleur épisode de la franchise. C'est un nouveau mètre étalon du FPS mais revenons à notre troisième épisode.

C'était l'année 🎶 2004

Il est vrai qu'en 2004 ça a été l'orgie de FPS.

  • On a eu le droit à Unreal Tournament 2K4 qui venait titiller mon goût pour les fast fps en arènes.
  • Farcry a transformé une simple démo technique en jeu vraiment très chouette et techniquement bluffant.
  • Painkiller qui voulait reprendre le flambeau que Serious Sam avait planté quelques années auparavant.
  • Doom 3 que j'aborde ici.
  • Half Life 2 et son Counter Strike : Source qui vient montrer qui est le patron.

Sacrée année !

Cette année a donc été un sacré bond en avant technologique avec l'arrivée massive des shaders en veux-tu en voilà. Les maps immenses de Farcry et sa végétation étaient impressionnantes. Et puis c'était pas rempli de vide contrairement à ce qui se faisait.

Les véhicules étaient la feature à cocher également on le retrouve dans Farcry encore mais aussi Half Life 2 et le très multi UT 2k4.

Mais le truc qui me faisait rêver sur les trailers (et les magazines papiers hein) c'était de pouvoir faire mumuse avec la physique. Une grosse partie de la communication de HL 2 était basée sur ça. Son gravity gun et ses puzzles qui en tirent parti me faisait grave de l'œil.

Et bien que Farcry se la pétait moins sur cet aspect, il n'était pas si pourri sur cet aspect mais ce n'était pas exploité dans le gameplay, juste un ptit plus visuel quoi.

À côté de ça, on a Doom qui doit revenir pour un troisième épisode. Dix années se sont écoulées depuis le précédent opus. Le genre de FPS n'est plus le doom-like ni mêmme le quake-like mais bien le FPS désormais. L'écosystème s'est radicalement transformé avec tout un tas de nouveaux entrants. La concurrence est féroce.

Est-ce qu'Id Software est en mesure de montrer que les inventeurs du genre (on va pas pinailler hein) sont encore pertinents ? Quels vont être les atouts de cette nouvelle proposition ?

Show me what you got !

Bon bha ouai le premier point qui saute aux yeux sont ses graphismes. Forcément avant même de mettre la main sur le jeu, j'ai dévoré les Joysticks et les quelques sites spécialisés à l'époque. Les previews montraient des images que l'on avait clairement jamais vu ailleurs.

Le jeu semble très impressionnant en screenshots et me fait craindre de pas pouvoir le faire tourner. Il me faut un GPU qui supporte DirectX 9.0c et je me prends donc une fière Geforce 6600GT (ma dernière nVidia) à l'époque je ne suis pas encore linuxien convaincu…

J'ai le GPU et je parviens à mettre la main sur le jeu. PAN ! Je suis subjugué. Ça y est on a atteint le photoréalisme ultime ! (huhu) Bon j'ai plus les logs irc de l'époque où j'en avais un poil discuté mais je me souviens que c'était ouf.

Bon bha je viens d'y rejouer et de le finir. C'est franchement pas dégueu même en 2022. Le jeu vient d'être majeur et semble encore assez fringuant.

Les éclairages et les shaders des textures et compagnie marchent vraiment bien. On a un début de rendu en PBR (mais le terme n'existe pas encore). Les niveaux sont conçus de façon à bien mettre en avant ce côté très sombre.

Certe les textures sont baveuses selon nos standards du jour mais ça n'est pas non plus dégueu à regarder. Tant qu'on ne s'approche pas trop des objets/murs ça fait même plutôt bien illusion. Les éclairages avec les ombres dynamiques sont vraiment bien. Aujourd'hui on ces ombres sont bien trop anguleuses mais c'est pas si choquant.

Non ce qui visuellement me gêne un peu c'est la symétrie des visages qui rend mal, les textures en trop faible résolution et les modélisations 3D des objets un peu trop low poly. Mais ce sont des défauts de vieillesses qu'il est facile de passer outre, sur ce point l'expérience est pas choquante.

Gameplaie

Bon alors niveau gameplay par contre c'est là que ça fait mal. C'est vraiment pas ouf. Et autant à l'époque je l'avais plutôt bien supporté, autant aujourd'hui ça a très mal vieilli (contrairement à moi !).

Le jeu est très lent, on contrôle un personnage lourdingue. On avance pas vite, on saute pas haut et d'ailleurs ça sert à rien de sauter. C'est assez dommage parceque lorsqu'on sprint et que l'on saute on arrive à un truc pas trop pourri. Mais c'est pas exploitable vu que les maps sont très alambiquées et qu'en plus on a (parfois mais pas tout le temps) une jauge de stamina qui s'épuise quand on court. Et d'ailleurs lorsque l'on sprint, les ennemis peuvent être tenu à distance sans souci ce qui rend les affrontements ridiculement faciles.

En parlant de combats c'est aussi pas la joie. C'est lent (ça aussi), les ennemis n'avancent pas vite. Même le pinky qui devrait être un ennemi puissant et rapide, bha, pfiouu, on va plus vite que lui et on le termine en deux coups.

On croise rarement plus de deux ennemis à la fois (surement à cause de contraintes techniques) ce qui donne des bastons vraiment inintéressantes. C'est pas impressionnant du tout. Surtout que bon, j'ai connu Doom Eternal depuis, donc le retour arrière est vraiment difficile.

Le jeu ne se veut pas nerveux comme un Doom mais joue plus sur l'ambiance. L'oppression, le jumpscare, l'obscurité. Dans sa première version d'ailleurs, on passait son temps à alterner de la lampe torche à l'arme. On ne pouvait pas avoir les deux en même temps. C'est pour cela que les affrontements sont lents. Ça a été pensé pour que l'on ait le temps de switcher. Mais la BFG edition qui sort 8 ans plus tard (donc en 2012) permet (comme certains mods l'avaient fait) d'avoir la lampe torche en même temps que les armes. Le jeu s'en retrouve vraiment simplifié.

Les armes sont globalement efficaces mais leur feeling est nul à chier. Le sound design des armes donnent vraiment l'impression d'avoir des pétoires de daubes.

  • Le fusil à pompe est pas mal mais on passe sa vie à le recharger alors que dans Doom on est pas censé recharger ses armes. C'est une hérésie !
  • La mitrailleuse n'a aucun feeling, la gatling … bha pareil t'as pas l'impression de dégommer grand-chose avec. Elle est pas vraiment plus puissante que la mitrailleuse de base et son chargeur est juste à peine plus long à vider.
  • Le lance-roquette est pas trop mal mais avec son chargeur riquiqui et surtout le fait qu'on se traine dans des couloirs étriqués et où l'on se blesse plus soit que les démons c'est rarement viable.
  • Le flingue de base en plus d'être moche est sacrément inefficace.
  • Le plasma est pas trop mal et d'ailleurs c'est le seul qui a un sound-design satisfaisant (surtout lorsqu'on le recharge).
  • Les grenades sont ultra lentes et ont une physique toujours surprenante. Et comme pour le rocket launcher, on se blesse au moins autant que les démons vu la disposition des niveaux.
  • Le BFG … heu … je m'en suis pas servi.
  • Le Gravity gun n'arrive qu'à partir de l'extension (ouai fallait cocher la case) et il est pas ouf. Pas grand-chose à choper. Une fois un objet attrapé, souvent on ne voit plus rien donc pour viser c'est pas simple. Des fois il parvient pas à choper les trucs ce qui est très frustrant. Et pourtant il est hyper puissant en pouvant oneshot pas mal d'ennemis différents.
  • Le Super Shotgun n'arrive que dans l'extension et bha ouai il est puissant mais le temps de recharger ruine un peu son intéret.

Donc je résume, on se traine, les combats sont pas oufs, les armes sont ennuyeuses. Les devs ont pris la décision de tout jouer sur l'ambiance. Et franchement ça marche. Trente fois je me suis fait surprendre par un imp planqué dans le noir. Ils ont tout axé autour de cela du coup le jeu n'est pas naze du tout.

Level Design a.k.a. Couloir Design

Le level design est très bien ou nul à chier. À vous de choisir. Si vous voulez un jeu à ambiance, lent et flippant c'est bien. Si vous voulez un Doom c'est nul à chier. Fini les clés de couleurs, les labyrinthes, les arènes, la verticalité, les hordes, les secrets, la map.

Vous aurez des portes vérrouillées qui ne vous poseront jamais de soucis vu qu'il suffit de suivre les longs couloirs qui vous mèneront à la clé. Et très généralement, même pas besoin de revenir en arrière pour retourner à la porte fermée, non non un nouveau chemin s'ouvrira pour vous y mener naturellement. Bon j'avoue que les niveaux trop labyrinthiques c'est chiant mais là on est complètement à l'opposé avec du couloir scripté de bout en bout.

Les rares fois où l'on arrive dans une pièce qui n'est pas un couloir, c'est très généralement pour un peu de cutscene ou bien un boss. Quand vous ouvrez une porte et que la pièce est grande vous êtes sûr que ça va arriver. Pas de surprise sur ce point.

À propos de la verticalité : c'est vrai que c'était pas tant que ça un point fort des deux premiers opus. Mais il arrivait souvent d'avoir des ennemis en haut, des coursives des trucs… Là ça n'arrive presque pas, sauf sur les Lost Missions qui sont sorties en 2012. C'est dommage qu'un jeu full 3D soit moins sur la verticalité qu'un jeu faussement 3D…

Comme déjà annoncé, on a jamais de horde d'ennemi. Au pire on aura des vagues successives de 2 bestiaux qui vont s'enchaîner mais jamais l'on a le sentiment de se faire déborder. Et comme la plupart des bestiaux sont téléportés avec une ptite animation, il suffit de rusher à l'endroit où ça spawn et de filer un bon coup de shotgun pour tuer le pauvre malheureux démon qui n'aura le temps de rien faire. Pas très palpitant.

Dans les vieux épisodes, les maps regorgent de secrets, mais ici rien. Bon certe il y a bien de trois ptits bouts d'armure à aller débusquer sous les escaliers où bien une caisse de soin planquée derrière une caisse dans le coin d'une pièce mais ça s'arrête là. Non, je suis mauvaise langue, il y a bien des secrets. Ils sont sous la forme de placard fermés par des codes. Codes qu'il faut trouver. Qu'il faut trouver dans des e-mails. Des e-mails que vous récupérez dans des PDA disséminés un peu partout.

Ouaip, on se retrouve à ouvrir un PDA, où l'on a une liste de mail que l'on ne lit mais où on cherche juste les codes à 3 chiffres qui s'y trouvent. Ils ont lancé cette mode de merde du lore disséminé dans des notes/mails. Depuis tout le monde s'y est mis (Bioshock, Prey, …) mais c'est une mécanique qui ne m'intéresse absolument pas. Déjà que le jeu est lent et n'offre pas combats palpitant mais en plus il faut perdre son temps à ouvrir son PDA pour y lire des bribes de lore pas spécialement intéressantes. Et puis bon… c'est Doom quand même, on s'en fout de l'histoire. On veut en découdre, on a coupé le cerveau depuis bien longtemps. J'en ai rien à foutre de connaitre les motivations de je sais pas qui à faire je sais pas quoi. Je veux sauver l'humanité et dézinguer tout ce qui bouge.

Niveau interaction c'est pas ouf en plus. En dehors des portes tout semble rigide et immuable. Il y a tout un tas d'objets qui trainent mais qui ne réagissent pas. Ouai certaines caisses bougeront au soufle d'une rocket mais c'est tout.

Les seuls trucs intéractifs au final sont les très nombreux écrans. Et là par contre c'est un bon point. Non je déconne pas, c'est pas mal du tout. Il y a partout des écrans qui souvent ne servent qu'à décorer et là ils ont fait un super bon boulot (ce ne sont pas de vulgaires textures mais des trucs générés en live donc pas baveux du tout). Et certains vont permettre d'appeler un ascenceur, déployer un pont, ouvrir un sas, regarder des caméras… Il y a même des bornes d'arcades où l'on peut jouer à un truc naze mais tout de même jouable !

Les environnements ne sont vraiment pas variés. On a 85% de station martienne dévastée avec de très rares excursions en extérieur anecdotiques. Et enfin un tout petit peu d'enfer vraiment sans ambition. C'est du coup assez répétitif.

Les extensions

Vanilla (2004)

Il a une campagne d'une dizaine d'heures (en jouant mollement (comme son gameplay)) qui se termine par un combat de boss dantesque. Non je déconne le combat est nazebroque et se termine par un deus ex machina.

Il y a un peu d'histoire mais j'ai aucune idée de ce qu'il s'y passe en vrai. J'ai rien écouté et il n'y a pas de sous-titre, les quelques infos des temps de chargement sont illisibles vu que ça charge quasi instantannément.

Resurrection of Evil (2005)

J'ai cru comprendre qu'on ne joue pas le même personnage. Mais l'antagoniste c'est un des personnage de vanilla.

Il ajoute un super shotgun pas ouf à cause du temps de recharge et le gravity gun qui semble mal intégré au jeu. Il est trop puissant et pas agréable à utiliser. Ici on nous propose une campagne de 5/6 heures. Dans le bestiaire on trouve désormais des bébettes qui semblent sortie d'Alien et qui sont pas mal quand même. Le boss final est là aussi insipide et n'apporte pas de réelle résistance.

Lost Mission (2012)

C'est une mini-campagne de 4/5 heures arrivées avec la BFG edition.

C'est au final ptet le meilleur morceau. Les combats sont un peu plus péchus, le nombre d'ennemi est plus élevé et surtout les niveaux en enfer font bien moins cheapos. Les armes restent inchangées hein. Bon par contre pour le boss c'est naze ici aussi il se fait déglinguer sans réelle difficulté.

Conclusion

Bha ça a très bien vieilli graphiquement. Un pack de texture ferait des merveilles.

Les boss sont tous ratés et sanst intéret. Les combats et le feeling des armes ne sont pas vecteurs de joie auprès du cliqueur compulsif que je suis.

C'est sans conteste le vilain ptit canard de la famille. Sa proposition est assez audacieuse mais ne répond pas à mes attentes. Le jeu n'est pas mauvais du tout et est même plutôt bon pour un survival horror. Sur une autre licence ça serait pas mal mais porter le titre Doom est un honneur qu'il ne mérite pas.

Le jeu n'a pas été un échec du tout et a plutôt bien marché. Et pour autant le studio n'a pas persisté sur cet axe et s'est bien rattrappé douze ans plus tard pour sa suite.

The Unbearable Weight of Massive Talent

Histoire :

Nicolas Cage n'est plus au top de sa forme, sa carrière est même dans un bon creu. Sa vie familiale n'est pas mieux et il a besoin d'argent et se retrouve contraint à accepter d'aller à l'anniversaire d'un milliardaire espagnol.

Javi est un très grand fan de Nicolas Cage et est aux anges de rencontrer son idole qui de prime abord est vraiment pas jouasse. Mais la gentillesse et l'honnêteté de Javi touche l'acteur. Mais il n'est pas que milliardaire, il est aussi un criminel qui a enlevé une fille de président (ou truc du genre).

Ressenti :

J'ai été vraiment trèèèès agréablement surpris ! La comédie méta de mise en scène de Nicolas Cage marche vraiment bien. L'acteur est pas mal moqué sur l'Internet et est à l'origine de nombreux memes et là il l'assume et s'en amuse. Ça marche vraiment bien.

Mais ça s'arrêterait là, bon bha ça serait sympa sans plus. Mais l'interprêtation de Javi par Pedro Pascal est géniale. Il est à deux doigts de voler la vedette à Nicolas Cage dans un film qui parle de Nicolas Cage !

C'est un acteur que j'ai découvert comme un peu tout le monde dans Games Of Thrones (pourtant avec une très courte durée de vie) mais il a réussi à me marquer et à percer un peu maintenant. Mais là il explose réellement. Il est vraiment bon en comédie !

Le film ne se prend clairement pas au sérieux sans pour autant complètement débile. La réalisation est propre mais sans plus. C'est assez calme et sans surprise sur ce point.

Bien entendu il y a des références aux films du monsieur. Ça m'a d'ailleurs donné envie d'en revoir certains…

Je fais mumuse avec InfluxDB Telegraf Grafana : vol.2

Dans la première partie j'expliquais à peu près comment j'avais installé la stack. Le tout avec un peu d'auth, du TLS et un reverse proxy pour que ce soit propre.

Les bienfaits de Go

Un point que je n'ai pas abordé c'est mon amour pour Go. Habituellement on s'en fout un peu du langage d'un logiciel mais là quand on doit installer un agent sur chacune des machines et qu'elles ne sont pas du tout uniformes ça peut vite être les emmerdes.

En théorie les langages avec interprêteur genre python ça devrait être pas mal mais à l'usage c'est un nid à emmerdes. Avoir le bon interprêteur dans la bonne version, avec les bonnes libs et tout c'est un enfer. J'ai horreur de python pour cela. Et non, utiliser virtualenv ou venv ou pip ou $truc_du_jour ça n'aide pas.

Avec les logiciels compilés c'est en théorie un peu mieux mais dès qu'on a un soft un peu complexe qui a pas mal de dépendances dont des libs dynamiques on est reparti dans l'enfer encore une fois. Et c'est sans commencer à évoquer la cross-compilation qui est généralement assez chiant à mettre en place.

Et c'est là que Go arrive en sauveur. Ce pépère génère un binaire statique. Alors certes ce binaire est très gros (enfin ça reste très tolérable niveau taille de données, hein) mais il contient tout et est autonome. Vous pouvez donc copier ce binaire sur la machine de destination et pouf il tournera. Quel panard !

Le deuxième très gros point positif est l'extrème simplicité à cross-compiler en Go. C'est intégré nativement. Rien besoin d'installer de plus que le compilo d'origine. Deux variables d'environnements à définir et pouf le binaire pondu sera cross-compilé vers la cible. On ne peut plus simple.

On combine ces deux points et il est très simple de compiler puis déployer un programme en Go. En gros un ptit GOARCH=arm GOARM=7 make et pouf vous n'avez plus qu'à envoyer le binaire produit sur votre machine de destination.

J'ai appliqué cette méthode pour Telegraf, il ne restait plus qu'à pousser un fichier de conf et un fichier d'init pour le lancer au boot. En moins de dix minutes je suis à même de foutre ça sur une nouvelle machine même si l'OS ne permet pas de l'installer nativement.

J'arrête de vous embêter avec Go (pour l'instant ; niark niark).

Trifouillage de Telegraf

Bon Telegraf de base est plein de plugins qui permettent de monitorer tout un tas de logiciels assez connus. Il sait aussi monitorer les métriques usuelles des ordis : l'utilisation CPU, l'utilisation RAM, le réseau, les disques… toussa quoi.

Il suffit généralement de décommenter les morceaux en question dans la conf pour l'activer. C'est bien, c'est fourni de base.

Il possède cela-dit quelques plugins plus "diy". Il y a notamment http qui permet de choper des métriques via … bha http. Il y a également file qui permet de choper des métriques via … des fichiers. Avec à chaque fois suffisamment d'options pour pouvoir gérer des données sous différentes formes (CSV/JSON…).

Du coup j'ai commencé à faire mumuse avec ça.

Grapher ma conso élec/gaz/eau

Ça fait quelques années maintenant que je m'astreins chaque semaine à relever mes différents compteurs. Je balance tout cela dans un fichier CSV. J'ai donc la date, le relevé de gaz, le relevé d'élec, le relevé d'eau, le delta de gaz depuis la semaine précédente, pareil pour l'élec, pareil pour l'eau. Le tout dans un (maintenant long) fichier CSV.

J'ai donc commencé à ajouter un plugin http qui récupère ce CSV, le parse et ingère ça dans InfluxDB. Ça marche super bien. J'ai pu avoir toutes mes mesures dans un joli ✨ graph ✨.

des graphs de type compteur à aiguille

C'est pas mal non comme rendu ? (Tiens j'avais oublié de mettre l'unité pour le gaz :-/ )

Wow. Tant d'années que je relève ça et j'ai enfin un vrai graph tout joli ! Par contre j'avoue que ça m'écorche un peu quand même de parser un fichier complet constamment alors que bon je ne fais qu'ajouter qu'une ligne par semaine.

Je peux déjà commencer par limiter la fréquence de test de ce plugin pour ne passer qu'une fois par jour. Mais ça reste du bricolage qui ne me plait guère.

Je commence à voir pour me faire un ptit script shell qui ne va faire que générer un nouveau fichier CSV avec seulement deux lignes. C'est beaucoup plus léger. C'est au final un script ultra simple. (spoiler : ça va pas durer longtemps)

Se passer de Telegraf

Bon il est ptet temps de savoir se passer de Telegraf quand il n'est pas spécialement nécessaire. Bien entendu je le conserve pour toutes ses métriques mais pour celles que je veux rajouter je me passerai de ses services.

Grapher la température et l'humidité relative de mon salon

J'ai une ptite sonde USB raccordée à l'une de mes machines. C'est un appareil en hardware libre avec un logiciel libre lui aussi.

C'est un PCB qui mesure 1cm par 3cm environ avec un port micro USB

Malheureusement ça ne se vend plus.

On lance le logiciel et il sort la température et l'humidité et l'état des LED. Et c'est tout. Je relève ça depuis quelques années maintenant mais pareil je ne l'avais jamais graphé.

Bon le truc c'est que là, je me suis dit que je vais pouvoir relever ces infos un peu plus fréquemment vu que c'est 100% automatisé. Pourquoi pas toutes les 10s après tout ?

Par contre la méthode CSV va vite montrer ses limites. Je regarde un peu la doc de telegraf et influx et je tombe sur une page concernant le line protocol d'InfluxDB. Et là en fait ils montrent comment parler directement à la DB pour lui ajouter une mesure. Et c'est super simple ! Mais vraiment très simple !

Je dégaine un curl et j'envoie une mesure bidon, je vais dans le grafana, je crée un nouveau graphique je tente de créer une query pour ça et là sous mes yeux ébahis ça fonctionne. Bon bha je vais pas me faire chier à parser et compagnie avec telegraf mais parler directement à Influx.

Bon bon bon… Je vais ptet refaire les autres graphs avec cette méthode et au lieu d'alimenter un CSV, je vais directement alimenter ma base InfluxDB. Bon ça me simplifie pas mal la vie.

Donc je me refais un ptit script de zéro.

/usr/local/bin/hyg2influx
#! /bin/sh

host="n2"
influx_url="https://hostname.de.influxdb/write?db=telemetrie"

hygoutput=$(/usr/local/bin/hyg-usb -c)
sonde=$( echo "$hygoutput" | awk -F, '{print $1}')
temperature=$(echo "$hygoutput" | awk -F, '{print $2}')
humidite=$(echo "$hygoutput" | awk -F, '{print $3}')

line_protocol=$( printf "sondes,sonde=%s temperature=%s,hygrometrie=%s" "$sonde" "$temperature" "$humidite")

curl -XPOST -u user:password "$influx_url" --data-binary "$line_protocol"

Et on demande à notre cher cron de lancer ce script à chaque minute et c'est bon. Beaucoup moins de parseage, ça bouffe moins de CPU, c'est plus léger et plus facile à débugguer. Telegraf était vraiment un composant qui n'avait pas vraiment de plus-value.

Deux graphs 'compteurs' et une courbe avec ses statistiques pour la température et l'humidité

On peu rajouter dans la légende les valeurs min/max/moyenne/le delta/la dernière relevée (et d'autres) ce qui est chouette comme tout.

Bon, je vous le détaille pas, mais j'ai modifié mon script pour l'élec/gaz/eau pour qu'il ait sensiblement la même gueule afin de zapper telegraf.

Grapher les mises à jour AlpineLinux

Mon ptit cheptel de machines comprend maintenant 4 bestioles sous Alpine. Et je les tiens pas parfaitement à jour tout le temps.

Je pourrai mettre un cron qui upgrade régulièrement mais je préfère le faire manuellement. Non, je me suis juste contenté d'un cron qui update régulièrement les dépots. À moi ensuite de me connecter et de lancer la mise-à-jour. J'ai donc rajouté un ptit morceau qui m'indique le nombre de paquet "upgradable".

/etc/periodic/daily/alpine_update
#! /bin/sh
apk update

host="MonAlpineFavorite"
installed=$(apk list --installed | wc -l)
upgradable=$(apk list -u | wc -l )
orphaned=$(apk list --orphaned | wc -l )

line_protocol=$( printf "apk_stats,host=%s installed=%si,upgradable=%si,orphaned=%si" "$host" "$installed" "$upgradable" "$orphaned")
curl -XPOST -u user:motdepasse "https://adresse.du.serveurinflux.db/write?db=telemetrie" --data-binary "$line_protocol"

C'est basique mais ça fait le boulot.

Des barres qui augmentent avec le nombre de paquets à mettre à jour.

J'ai arbitrairement défini que 10 paquets non à jour c'est trop.

Le nerf de la guerre : le peugnon !

Bon j'ai un compte en banque que j'aimerai grapher. Et quel est l'outil que l'on utilise pour consulter son compte en banque ? Woob.

En gros vous y rentrez vos identifiants de banque et le truc se débrouille pour s'y connecter en bravant les captchas et compagnie. Il saura vous resortir votre balance actuelle. C'est pile ce que je veux !

Bon alors là par contre j'ai eu un vrai dilemme. Woob c'est chouette mais c'est du python (beurk) et j'ai pas spécialement envie d'installer ça sur ma machine qui graphe. Du coup, je vais le foutre sur ma machine perso qui tourne par intermittence. D'ailleurs j'ai déjà woob depuis fort longtemps sur cette machine. Par contre je n'ai pas de cron ici.

J'ai pas spécialement envie d'installer cron et de le faire tourner juste pour ça. Du coup je me fais un truc un peu hybride. Je vais passer par telegraf (qui est déjà installé pour les autres métriques) et qui va lancer une commande régulièrement.

Donc je rajoute un plugin dans la conf de telegraf :

extrait de /etc/telegraf/telegraf.conf
[[inputs.exec]]
  commands = [ "/usr/local/bin/woob2telegraf" ]
  timeout = "10s"
  interval = "4h"
  json_name_key = "label"
  data_format =  "json"
  name_override = "banque"
  tag_keys = ["label"]
le /usr/local/bin/woob2telegraf
#! /bin/sh

# Le script est lent et fait potentiellement un appel à la banque constamment donc on le fout en cache.
# Il écrit dans /tmp/woob2telegraf
# Quand on invoque le script on regarde s'il existe déjà ce fichier et s'il est moins vieux qu'un certain délai.

update_data() {
  # On demande à woob de nous sortir un json mais il est un peu trop fourni, donc on utilise jq pour ne conserver que le label et la balance
  woob bank ls --formatter json | jq '[.[] | {label: .label , balance: .balance| tonumber }]' > /tmp/woob2telegraf
}

if [ ! -e /tmp/woob2telegraf ]
then
  update_data
else
  lastupdate=$(stat --format=%Z /tmp/woob2telegraf)
  date=$(date +%s)
  diff=$(expr $date - $lastupdate  )
  # En gros 4h 
  if [ "$diff" -gt 15000 ]
  then
    update_data
  fi
fi

# On envoie à telegraf
cat /tmp/woob2telegraf

Et hop, tout ça pour s'éviter d'avoir cron… Ça y est je peux avoir une ptite visu sur mes finances.

DEBOUT !

Bon, j'ai quelques machines et j'aimerai bien savoir lesquelles sont up ou non. Au début je pensais ptet partir sur un graph qui se base sur des pings via Telegraf mais je me suis dit qu'il y avait moyen de faire bien plus léger.

Collectons

Je suis donc parti sur du fait maison encore qui va être executé chaque minute (clairement pas besoin de relever ça plus souvent). Chacun des hosts va juste envoyer un booléen à true et c'est tout.

/usr/local/bin/up2influx
#! /bin/sh

host=$(hostname)
influx_url="https://url.de.votre.influx.db/write?db=telemetrie"

line_protocol=$( printf "up,host=%s up=true" "$host" )

curl -XPOST -u user:password "$influx_url" --data-binary "$line_protocol"

C'est ultra simple et j'imagine que niveau stockage dans Influx ça sera très léger (ouai faut commencer à penser à la volumétrie de données généré par tout cela. Je déploie ce script sur chacune des machines et je le fous dans un cron chaque minute.

Jusqu'à présent c'est vrai que j'ai pas trop parlé de la mise en place côté grafana donc je ne vous épargne pas ce coup-ci. Si vous avez jamais touché ça peut faire un peu peur au début mais retroussons nos manches !

Grafanons !

Créons un nouveau panel. Dedans il faut créer une requête de la base de donnée pour extraire les données que l'on veut. Donc là, on va picorer dans la base télémétrie et plus spécifiquement dans le bucket up. On va select le champ up et lui appliquer la fonction last() qui permet de sélectionner la dernière valeur. Ensuite on group by et le critère qui va nous intéresser sera tag(host) ce qui nous permettra de ne pas mélanger les métriques des différentes machines. Et surtout on rajoute un fill(0) qui indiquera que si l'on a pas de métrique il faut remplacer par un "0". Pour que ce soit plus joli, on met un alias à la valeur $tag_host. Le tout dernier point à gérer sur ce panneau est le query options où l'on définit notre interval à la valeur 1m (vu qu'on ne le relève qu'une fois par minute).

l'éditeur de query de grafana avec tous ces réglages.

C'est ptet plus parlant avec une image.

Bon là c'est la moitié du boulot, maintenant il faut la représentation. Je suis parti sur un State timeline qui me semble très adapté pour ce genre d'info. En gros c'est une frise temporelle avec du vert quand c'est bon et du rouge quand c'est pas bon. Pour la forme on peut s'amuser à faire un value mapping où l'on indique que le "false" > "Down" et "true" > "Up" ce qui est un peu plus parlant et surtout pour ces deux valeurs attribuer des couleurs chatoyantes.

On personnalise le titre et c'est tout bon.

Affichage des différentes barres montrant le statut des différentes machines.

Ça fait pro, hein ?

Voilà un peu le genre de truc qu'on peut faire avec cet outil.

Toujours plus !

Bon c'est cool je suis super content de tout ça.

J'ai beaucoup aimé me replonger dans ces outils. J'ai pas mal appris dans cette ptite aventure et j'aimerai ajouter encore d'autres trucs à grapher.

Je vous en parlerai ptet au compte goutte quand je le ferai.

Dans la première partie, on m'a suggeré Victoria Metrics en remplacement d'InfluxDB. Et c'est vrai que j'ai un peu regardé et ça semble mieux sur un peu tous les aspects : moins de ram, moins de stockage, de meilleures perfs, compatibles avec influx et avec quelques fonctionnalités supplémentaires et en plus c'est aussi en Go. It would be a shame if …

Ambulance

Histoire :

Will a besoin de pognon pour pouvoir soigner son gamin (en fait ce film est un plaidoyer en faveur de la sécurité sociale). Il va donc voir son frêre pour lui emprunter quelques milliers de dollars. Ce dernier lui propose de participer dans un gros braquage. Là, tout de suite, maintenant.

32M$ à se répartir forcément ça pousse à accepter.

Ressenti :

Je n'avais pas vu de film de ce cher Michael Bay depuis le fort sympatique No Pain No Gain. Je me suis dit : allez hop un ptit film détente là. Un bon gros braquage de banque.

Ça commence vraiment fort. Il y a une très grosse patte Heat vraiment cool. Le film évolue ensuite vers un Speed qui est bien moins allèchant.

Le braquage ne se passe pas super bien et nos deux protagonistes se retrouvent à fuire les lieux avec une partie du pognon. Mais ils fuient avec une ambulance qui passait par là. Et là, le film commence à partir en couille.

Je n'attendais pas un film sérieux et d'ailleurs il ne l'est pas. Il y a quelques touches d'humour (bien plus agréable que dans les marvelleries) mais plus on avance plus le film est difficilement crédible. Et puis c'est long. C'est vraiment très long.

C'est dommage parcequ'il y a pas mal de bonnes idées. Certaines scènes ont vraiment de la gueule. Par contre beaucoup de scènes sont difficilement compréhensibles. La caméra est vraiment toujours en train de bouger près des personnages, ça tremble, ça vibre, ça cut sévère. Dans les scènes d'actions ça devient fatigant.

Par contre, il y a beaucoup de plans filmés au drone. Et … ça rend vraiment bien pour la plupart. C'est surprenant au début mais finalement j'ai bien aimé.

Le film enchaîne les clichés avec l'ambulancière badass sexy ultra maquillée qui ne rechigne pas à foutre les mains dans la boyasse. Les deux héros pas vraiment frangins mais frangins pour la vie qui s'engueulent, se fracassent la gueule mais leur lien est plus fort que tout. Les figurants qui meurrent instantanément quand ils prennent une balle mais les protagonistes qui survivent sans être trop inquiétés quand c'est eux. Bon, sur ce point faut pas attendre de sortir des sentiers battus.

C'est un film dispensable qui s'oubliera très vite malgré quelques bonnes idées avec les drones.

Récap 34 : Mai 2022

Et hop le dernier mois du printemps s'achève et pourtant on a déjà de grosses châleurs.

Bon bha pas grand-chose à dire si ce n'est que c'est enfin le retour du HellFest dans quelques semaines \o/

Je commence à fouiller un peu le bundle de jeux pour l'Ukraine (petite pensée pour eux à chaque fois…), ça se voit avec pas mal de jeux ce mois-ci et peu de films.

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 2 commentaires, 7 visionnages, 480579 requêtes, 43332 visiteurs uniques pour 19.06 Go de trafic.

Films

Jeux

Yoku's Island Express

Un charmant petit jeu çui-là. On incarne un bousier qui devient le nouveau facteur d'une petite île toute mimi. Mais le souci c'est que cette île est menacée et que l'on va donc tenter de la protéger.

C'est un metroidvania tout mignon où l'on joue au … flipper. Ouai c'est un mélange assez étrange mais au final ça passe plutôt bien. On dirige notre personnage et les seules actions que l'on peut réellement faire c'est se déplacer de droite et de gauche ou bien activer les fameux flippers. Notre personnage se promène avec une bouboule ce qui est plutôt pratique du coup.

C'est joli, tout mimi et assez simple. J'en suis venu à bout en moins de 6h, je n'ai pas torché les achievements cela dit.

112 Operator

Qui n'a jamais rêvé de bosser dans un centre d'appel des secours pour tenter de sauver des gens ? Et pourtant il y a bien un jeu pour ça !

Vous allez donc recevoir des appels téléphoniques et en fonction de ça dépêcher une équipe de secours, que ce soit des policiers, des pompiers ou bien une ambulance. Le jeu est assez simple à maîtriser. Vous êtes face à une carte de la ville avec les icônes de vos différentes unités. Vous les répartissez et les envoyez sur les différentes missions qui apparaissent.

Bon ça amuse un temps mais faut avouer que … bha c'est pas non plus super fun. Ça ressemble beaucoup à un métier sauf que là tu as pas spécialement la satisfaction d'avoir sauvé des gens.

Hexologic

Un ptit puzzle game de calcul mental.

Vous avez un plateau avec des tuiles exagonales avec des chiffres. Il faut placer des chiffres de façon à ce que la somme d'une ligne corresponde à un chiffre sur l'un des bords de l'hexagone. Et forcément la difficulté provient du fait que les tuiles sont côte-à-côte et qu'il faut donc que les sommes des lignes ne se perturbent pas les unes des autres.

Franchement très sympathique et pas si compliqué que ça. Le jeu propose une centaine de niveaux à la difficulté croissante avec l'ajout progressif de quelques nouvelles règles.

C'est bien dosé, rapide et facile à prendre en main. Graphiquement c'est simple mais plaisant à regarder, non c'est franchement bien foutu. Un ptit jeu très agréable que j'ai torché en 3h30 d'une traite.

Si vous aimez les kenken, sudoku et autres nonogrammes ça pourrait vous plaire :-)

Amnesia Rebirth

J'ai beaucoup aimé le premier, le second beaucoup moins et donc voilà le troisième. Comme à chaque fois chez Frictional Games, le jeu a une version linux native.

Mais pas de bol, ça ne fonctionne pas terrible chez moi. J'ai des gros glitchs graphiques rendant le jeu particulièrement insupportable. J'ai donc capitulé en moins de deux heures.

Ptet plus tard ?

Motorcycle Mechanic Simulator 2021

Je comprends pas trop le délire de ces jeux. Mais maintenant j'en ai un.

J'ai joué une heure. Et … bha … mouai.

On démonte/remonte des morceaux des motos pour changer certaines pièces pour se faire un profit.

Ça ne m'amuse pas spécialement.

En plus ça fait vraiment jeu cheap. C'est moche, l'interface est vraiment pas ouf.

Ptet qu'avec de l'expérience on peut vraiment apprendre un ptit peu la mécanique mais de ce que j'en ai vu c'est pas vraiment le cas. Et puis en vrai ce qui est chiant c'est qu'on a pas le bon outil, pas la place pour accéder à telle pièce et qu'on sait pas d'où vient le défaut. Là, c'est sûr qu'une fois qu'on enlève ces trois aspects relous ça simplifie la mécanique mais c'est au final plus très réaliste.

Bon je pourrai dire j'ai testé. J'approuve pas.

Treasure Hunter Simulator

Hahahaa rien que le titre ça pue la merde, non ? Encore une simalution un peu merdique.

C'est moche, c'est rigide, c'est pas optimisé, c'est lent, c'est répétitif (rien qu'en trente minutes j'en avais déjà ras le derche). Tu finis le tuto tu as déjà quatre achievements.

Sans blague j'ai 32 minutes de jeu et j'ai déjà des achievements que moins de 50% des joueurs ont. Tout le monde abandonne ce jeu en deux deux…

Neverout

Un puzzle game en FPS compatible VR.

C'est moche, c'est très cheap et techniquement mal branlé. On a 0 explication, il n'y a même pas de menu, pas d'explication, on peut pas changer les contrôles. Et d'ailleurs ces derniers sont étranges. La flêche avant pour avancer, les flêches sur les côtés pour tourner et non straffer. On peut pas reculer, la souris est extraordinairement sensible au point où j'ai sorti la manette. Et jouer à un fps à la manette, moi ?!

No way. Poubelle.

Kingdom Two Crowns

Haaaa enfin un jeu sympa !

On joue un ou une monarque à canasson et l'on doit reconstruire son camp et le fortifier et l'agrandir. Malheureusement des sortes de créatures à capuches ne sont pas forcément d'accord avec tout ça et vont tenter de vous ralentir voir vous piquer votre couronne.

Le jeu est très simple : on peut aller à droite ou à gauche, on peut courir et enfin on peut donner du pognon. C'est tout.

En donnant du pognon à des emplacements prédéterminés, on va ordonner à nous sujets de construire un mur, une tour, une ferme… On peut également recruter les sans-abris du secteur pour renforcer notre main d'œuvre, gonfler notre armée, recruter de nouveaux chasseurs.

C'est très joli avec une 2D pixel art techniquement bien foutue. On a des effets de lumières, des reflets sur la flotte, une météo dynamique, un ciel qui change, des saisons, des arbres qui bougent… C'est très très cool visuellement. Et même l'ambiance sonore est réussie.

Le jeu n'est pas bien compliqué mais il est agréable bien qu'un peu répétitif. Une trentaine d'heures permettront d'en voir le bout et de bien comprendre toutes ses mécaniques.

Je suis juste un poil déçu par la difficulté. Une fois compris ses règles le jeu est très simple SAUF d'un coup d'un seul, où les ennemis vous ravage la gueule sans que vous ne puissiez y faire grand-chose. C'est assez frustrant.

En cas de mort, on recommence mais en ayant une partie de votre royaume qui est à reconstruire. Ça fait perdre pas mal de temps.

On se sent assez démunis c'est dommage parcequ'avec un meilleur équilibrage avec une rampe de progression plus linéaire ça aurait été vraiment un excellent jeu.

Say No! More

Un petit jeu délirant ultra coloré dans une 3D simpliste mais tout de même réussie.

Vous êtes un stagiaire faisant son premier jour dans une grande entreprise. En arrivant dans votre cagibi bureau, vous trouvez un walkman et une cassette étrange. En l'écoutant vous tombez sur une masterclass pour apprendre à dire "NON" ce qui va vous permettre de reprendre en main votre destin.

À partir de là, vous allez envoyer chier tous vos collègues vous demandant de leur apporter du café, décoincer l'imprimante… Vous allez vous A-FFI-RMER et gagner en popularité et serez le héros de tous vos nouveaux collègues.

Le jeu est complètement couillon mais possède une moralité tout de même. Ça paye pas de mine mais c'est honnête et bien réalisé.

C'est très simple avec 0 défi mais c'est marrant. Et surtout ils n'ont pas tenté de rallonger la sauce de trop. Le jeu est très court et se torche en une heure et demi heureusement.

Postvoid

Un FPS très particulier mais vraiment cool. Dans une main vous tenez une idôle en forme de tête servant de gourde mais fuyant constamment. De l'autre vous tenez votre arme.

Vous n'avez qu'à aller au bout des dix niveaux pour atteindre le but du jeu. Par contre l'idôle s'avère être votre barre de vie. Chaque ennemi tué vous remplira un peu cette gourde. Vous devez donc vous magner en tuant les ennemis au plus vite pour atteindre la sortie.

C'est visuellement très étrange avec des couleurs sur saturé, un style 3D mais avec des ennemis en sprites 2D (tout comme vos mains). C'est un poil moche mais au final ça a un certain charme.

Le sol n'est pas plat et les niveaux générés aléatoirement.

C'est très cool en courte session.

Musique

J'ai découvert le groupe Lalalar qui pond des morceaux lancinants aux sonorités turques. C'est vraiment super chouette.

Je vous conseille tout particulièrement le morceau Isyanlar qui pourrait durer deux heures de plus que je ne m'en plaindrais pas.

Nuxeries

J'ai refait un peu de Go ce mois-ci. À la base je voulais me faire un script shell comme d'hab sauf que là il fallait manipuler des dates et les convertir et tout sauf que … bha date c'est vraiment pas terrible pour ça alors que Go sait très bien faire. Du coup hop hop hop je me suis un peu dépoussieré la zone du cerveau contenant Go.

Comme d'hab c'est assez simple et bien foutu. J'adore vraiment ce langage et le fait de pouvoir directement (et surtout instantannément) faire un go run source.go brouille un peu les pistes entre les langages compilés et interprêtés.

Vidéos

Bon attention attention ! LucasFilms se décide enfin de prolonger Willow un de mes films fétiches. Bon bha c'est du Disney et c'est une série mais j'ai espoir ! Warwick Davis est là !!!

Je croise un peu tous mes membres et je vous partage le trailer.

Je fais mumuse avec influx telegraf grafana : vol.1

Haaa le monitoring. C'est un truc marrant : certains en sont passionnés mais moi c'est par vague. Je suis plus attiré par les beaux graphs que le monitoring et alerting pour ma part.

Il y a douze ans (wow) j'avais écrit une merdouille concernant Munin (ouai c'était vraiment pas top ce que j'écrivais à l'époque, je me suis un peu amélioré). Et c'est vrai que depuis j'avais un peu laissé tomber.

Je m'y étais remis quand j'ai découvert en 2014 le new cool kid qui débarque InfluxDB et son cher Telegraf en 2014. C'était la folie à l'époque : un truc ultra simple à installer, une conf par défaut qui est bien foutue et 0 dépendance, ça changeait réellement de Munin. Le truc c'est que c'était un peu jeune à cette époque et le format de données a changé, il y avait un peu de doc mais c'était succint et surtout pour générer les graphs bha … il n'y avait pas grand-chose. Grafana venait de naître mais n'était pas connu, n'avait pas sa communauté et ses tutos qui vont avec. Telegraf était cool mais ne savait pas relever beaucoup de métriques différentes.

Du coup, bha j'ai fait d'autres trucs. Parceque autant j'aime bien monitorer mais j'en ai pas trop l'intéret non plus dans le cadre perso et ce n'est pas mon boulot dans le pro. Donc après avoir fait mumuse avec quelques semaines/mois au final j'ai viré le truc.

Mon objectif

Et nous voilà en mai 2022 et là je sais pas trop pourquoi je voulais m'y remettre un peu. Faut dire que je commence à avoir pas mal de ptites machines à la maison et que j'aimerais savoir comment elles vont assez vite.

Le truc c'est que ce sont des machines sous Alpine ou Gentoo et OpenWRT (pfiouu pas de windows). J'ai des archis CPU variées avec de amd64, de l'armhf et de l'arm64 et là c'est moins simple.

Bon, monitorer les machines c'est bien mais c'est pas non plus mon kif. C'est le genre de truc que je vais mettre en place et jamais consulter. Non un truc qui m'amuse beaucoup plus et qui m'est plus utile : monitorer les trucs à la con !

Chaque semaine je relève mes compteurs de gaz, d'électricité et d'eau à la main. J'ai bien un linky mais les autres ne sont pas connectés mais bon ça me prend trente seconde chaque jeudi (ou vendredi si j'ai zappé). Mine de rien j'ai déjà un historique assez précis de 6 ans de relevés dont je ne suis pas peu fier. Je me suis même fait un ptit programme en Go qui lit ce CSV et calcul les deltas d'une semaine à l'autre ce qui me permet d'avoir des données un peu plus exploitables.

Une autre donnée un peu exotique est le relevé de température et d'humidité relative. J'ai une ptite sonde USB toute mimi pour ça. C'est du matos libre avec firmware libre qui ne fait que ça et très efficacement. Le souci c'est qu'ils n'en fabriquent plus mais c'est bon j'ai les miennes… J'ai à peu près deux ans de relevés que je n'avais pour l'instant pas exploités qui sont eux aussi dans un CSV que j'alimentais chaque quart d'heure. J'aimerais beaucoup avoir une sonde de CO2 du même type si vous en connaissez (qui ne nécessite pas de soft tordu et qui ne coûte pas une fortune).

Un peu plus exotique : monitorer mon pognon. J'utilisais Budgea en version web qui est un service qui permet d'avoir des graphs sur le pognon, se fixer des alertes en fonction du montant et du type de dépenses. Bref, des trucs plus trop exotiques mais qui l'étaient lorsqu'ils ont débutéss. Malheureusement ils passent en version appli android uniquement et ça … bha … ça ne me plaît pas du tout. Merci pour le service mais du coup je vais arrêter du coup. Ces gens contribuent beaucoup à Woob (ce sont les mêmes gens) qui est un soft de scraping qui a de très nombreux modules pour les banques. En gros le logiciel sait se connecter à vos banques et extraire votre balance. C'est pile ce qu'il me faut, il n'y a plus qu'à grapher.

Je monitore mon poids aussi. C'est encore une fois manuel avec une balance basique (qui n'est vraiment pas précise). Toute la maison y passe. Bon en pratique ça fait quelque temps que je zappe un peu de le faire, c'est vraiment irrégulier. Mais j'ai quand même pas mal de relevés qui méritent leur courbe.

Cheminement (zappable si vous voulez vraiment)

Tout d'abord InfluxDB

Bon j'ai donc commencé par installer InfluxDB sur une machine. Par chance ça se trouve dans les dépôts d'AlpineLinux donc c'est installé en deux temps une commande.

Bon je commence à regarder la conf dans /etc/influxdb.conf et … bha j'y connais rien. Mais le fichier fourni est tout joliment fait. Il a toutes les options existantes de déjà renseignées et commentées avec leur valeur par défaut. Et chaque option a deux trois lignes d'explications avec.

J'adore ce genre de fichier de conf par défaut ça permet de comprendre pas mal de trucs sans même aller voir une doc ou un tuto.

Bon et du coup, je n'y ai rien changé.

Ensuite Telegraf

Là c'est un peu pareil. C'est aussi dans les dépots d'AlpineLinux du coup ça s'installe sans souci.

Et pareil on a fichier de conf comme je les aime. Accrochez-vous par contre, il fait 9700 lignes…

Dans celui-là il va falloir décommenter les différents plugins que vous voulez activer.

FIXME

Et pour finir Grafana

Dernière brique à installer. Pareil c'est dans les dépots, on installe et on lance et ça y est ça marche.

Quel pied.

Bon alors je mets connecte en SSH à la machine où ça tourne et je me fais un ptit tunnel de port pour accéder à Grafana sans ouvrir le port à l'extérieur (ssh grafana -L 3000:localhost:3000 puis dans le navigateur on ouvre http://localhost:3000 et c'est bon on tombe bien sur la bête). Dans mes souvenirs c'était la brique la plus ardue à prendre en main. Donc j'ai un peu d'appréhension.

Le système permet de créer de multiples dashboards qui eux contenir des panels. Ils fournissent sur leur site des dashboards préconstruits ce qui permet de ne pas trop se salir les mains. Mais franchement, c'est pas si fun et puis on apprend pas trop si on s'en contente.

J'ai donc pris un dashboard pour telegraf et je vais aller picorer dedans.

Proprifions tout ce merdier

Grafana

Bon on va commencer par clarifier l'accès à Grafana en ajoutant ce qu'il faut dans mon reverse proxy nginx. Je crée une nouvelle entrée dans ma zone DNS qui pointe vers la machine hébergeant nginx.

Ensuite, je crée un vhost nginx dédié qui contient ce qu'il faut pour joindre le grafana. Le souci c'est que ce dernier n'écoute que sur localhost.

J'édite donc le bout de conf Alpine où se trouve la conf pour grafana (donc le /etc/config/grafana) et je le fais écouter sur son IP du LAN et je lui donne le domain sur lequel il va recevoir les connexions.

Un ptit coup de acme.sh issue --domain le.domain --nginx et une petite édition du vhost nginx plus tard et c'est bon. Le domaine et son certificat tourne.

/etc/nginx/conf.d/grafana.conf
# this is required to proxy Grafana Live WebSocket connections.
map $http_upgrade $connection_upgrade {
default upgrade;
'' close;
}

server {
listen 80 ;
listen [::]:80 ;
listen 443 ssl http2;
listen [::]:443 ssl http2;

#if ($scheme = http) { return 301 https://$server_name$request_uri; }

server_name le.domai.ne;
access_log /var/log/nginx/le.domai.ne.access.log;
error_log /var/log/nginx/le.domai.ne.error.log;

include ssl.conf;
ssl_certificate /root/.acme.sh/le.domai.ne/fullchain.cer;
ssl_certificate_key /root/.acme.sh/le.domai.ne/le.domai.ne.key;

gzip_vary on;
gzip_static on;
brotli_static on;
gzip_proxied any;
gzip_comp_level 6;
gzip_buffers 16 8k;
gzip_http_version 1.1;
gzip_types text/plain text/css application/json application/javascript text/xml application/xml application/xml+rss text/javascript application/activity+json application
/atom+xml;

charset utf-8;


location /.well-known/acme-challenge {
   alias /var/www/acme;
}

location / {
proxy_set_header Host $http_host;
    proxy_pass http://10.0.0.250:3000/;
}

 # Proxy Grafana Live WebSocket connections.
location /api/live {
rewrite  ^/(.*)  /$1 break;
proxy_http_version 1.1;
proxy_set_header Upgrade $http_upgrade;
proxy_set_header Connection $connection_upgrade;
proxy_set_header Host $http_host;
proxy_pass http://10.0.0.250:3000/;
}

}

Bon pour Grafana c'est propre vu qu'il sait gérer tout seul l'authentification et ce qu'on a fait. Maintenant au tour de InfluxDB.

InfluxDB

Bon on répète les mêmes étapes : création d'une entrée DNS, création d'un vhost, création d'un certif.

Par contre ce coup-ci on lui ajoute un peu d'auth vu qu'il ne le fait pas de lui-même.

Donc on installe htpasswd avec apk add apache2-utils puis on se crée un utilisateur avec htpasswd -c /etc/nginx/influx_auth_db user. Et on l'ajoute dans le vhost avec auth_basic_user_file /etc/nginx/influx_auth_db; et c'est bon.

On a donc un reverse proxy qui permet d'avoir un peu d'auth et de la crypto. On peut exposer ça sur le net sans trop de risque.

Une base saine pour la suite.

Ça y est tout est en place et on a tout qui fonctionne.

Bon ça commence à être un peu long donc pour la partie plus croustillante on verra plus tard, hein.

Ghostbusters : Afterlife

Histoire :

Callie retourne chez son père après sa mort avec ses deux gamins car elle n'a plus de sous. Elle arrive donc dans cette immense ferme pas vraiment entretenue au milieu de nulle part dans un bledaillon paumé.

Sa gamine fouille un peu la baraque et commence à y trouver tout un tas d'attirail assez peu commun. Pendant ce temps, d'étranges tremblements de terre de plus en plus fréquents sont ressentis.

Ressenti :

Il s'agit du "véritable" troisième épisode de Ghostbusters. Réalisé Jason Reitman fils du réalisateur Ivan Reitman qui avait fait les deux premiers épisodes.

Visiblement ce film zappe complètement l'existence du film Ghostbusters de 2016 (que je n'ai pas vu) et propose donc une histoire dans la continuité du 2 sortit en 1989 que j'affectionne vraiment beaucoup. Faut bien voir qu'un troisième film a été envisagé par pas mal de monde pendant longtemps. Plusieurs scénars ont été écrits, retravaillés, jetés par de multiples personnes au fil des ans. Les acteurs d'origines ont plusieurs fois acceptés/refusés… Bref, c'était un projet bien plus compliqué que prévu.

Ça a d'ailleurs mené à un jeu vidéo en 2009 qui a été considéré pendant un moment comme le Ghostbusters 3 avec un scénario pondu par Dan Aykroyd mais tout de même un peu retouillé. Ça a relancé un peu la franchise ce qui a donné le Ghostbusters de 2016 (que je n'ai toujours pas vu) mais qui semble n'avoir pas laissé un souvenir vraiment bon.

Mais là je me suis laissé tenté vu que j'avais entendu parler de la participation du casting d'origine. Bon et du coup ça donne quoi ?

Et bha c'était chiant. Le film dure deux heures mais il est vraiment pas palpitant. Ça commence comme un drame famillial remplis de clichés pour qu'on se tape des longueurs qui s'enchaînent. Il y a quelques gags mais ce n'est pas spécialement fun. Le casting d'origine est là mais juste pour la fin.

Avez-vous des fantômes dans votre film de fantômes ? Et bien non presque pas. Le film tente même de zapper Ghostbusters 2 et repique l'antagoniste du premier avec les mêmes motivations. On nous recolle même des ptits bibendum marshmallow. Sauf que dans le premier c'était la manifestation de la peur d'un des personnages. Ici, c'est … bha on sait pas d'où ils sortent et ce qu'ils foutent là. Ils apparaissent juste comme ça sans aucune justification.

En fait ce film ne fonctionne pas si l'on ne connait pas le premier. Et si on connait le premier on se fait chier sur cet épisode.

En gros, en dehors du plaisir de revoir le casting d'origine il n'y a pas grand-chose de fifou dans ce film.

Bon après c'est pas catastrophique mais c'est décevant et pas palpitant. Je n'en attendais quasiment rien, pour moi c'est bon j'ai fait mon deuil d'une suite il y a fort fort longtemps. Je l'ai maté par curiosité en me disant que ça pouvait être un truc honnête mais c'était assez insipide et vraiment pas digne des deux premiers.

Turning Red

Histoire :

Mei est une très jeune canadienne d'origine chinoise aidant sa famille à tenir un temple à Toronto. Avec ses copines de collège elle rêve d'aller au concert du groupe de mioche du moment.

Un matin elle se réveille dans le corps d'un énorme panda roux. Elle comprend que si elle parvient à se maîtriser et se calmer, elle peut reprendre forme humaine.

Ressenti :

Ça faisait longtemps que je n'avais pas été vraiment emballé par un Pixar. Là j'ai bien aimé les personnages, l'histoire n'est pas concon ni moralisatrice. Visuellement c'est vraiment très beau, ils sont arrivés à un stade où ils peuvent afficher à peu près tout n'importe quoi de manière crédible et où du coup ils adoptent un style légèrement cartoon mais toujours assez réaliste.

Mei est assez erreintante au début, on va pas se le cacher mais c'est clairement l'objectif visé. C'est d'ailleurs assez marrant de voir une gamine vouloir être une adulte responsable pas seulement vis-à-vis de sa mère mais aussi de ses copines. Elle est fière de se présenter comme indépendante toussa. J'imagine que c'est une préoccupation des jeunes actuels qui sont constamment bombardés de réseaux sociaux les exortants à avoir une présence numérique du paraître.

Un point que j'ai trouvé un peu étrange c'est de placer l'histoire en 2002. Je n'ai pas remarqué d'élément qui permette de justifier ça.

Ces derniers temps, j'ai l'impression que Disney tente d'apporter de la diversité dans ses productions mais également dans ses réals. Le film est comme son héroïne réalisé par une femme d'origine chinoise. J'aime bien le fait de voir que ça change un peu petit à petit. En plus le film n'appuie pas spécialement sur ce point. On ne se tape pas tous les clichés qui vont avec. Ça apporte un peu de background culturel, c'est assez cool.

C'est moi ou ces derniers temps Pixar tente de nous caler de la musique un peu partout ? Avec Soul, Encanto, Coco ça devient un thême assez récurrent. Tant que ça ne pousse pas trop la chansonnette comme dans les "vrais" Disney ça me va…

Voilà, c'était un film vraiment cool avec des personnages amusants et une histoire assez originale.

Prisoners of the Ghostland

Histoire :

Le héro est libéré d'une cage où il croupissait des suites d'un braquage qui a mal tourné. Le Gouverneur de la ville lui demande d'aller récupérer et ramener Bernice.

Il est bardé d'explosifs sur sa combinaison qui se déclencheront s'il a l'intention de s'enfuire/frapper Bernice/ s'il est trop lent. À contre-cœur il part donc dans le "Ghostland" dans cette quête.

Ressenti :

Ce film de 2021 est particulièrement étrange. Je sais que Sion Sono est un réalisateur aux films pour le moins farfelus. Je n'en ai vu qu'un que j'aime vraiment beaucoup Love Exposure.

Ici c'est un registre bien moins crédible. On est dans un gros mélange qui donne un genre de "Mad Max in Wonderland". C'est un gros bordel : on a des cowboys, des samurai, des revenants, des dekotora, un désert. C'est très étrange et même si le mélange passe pas trop mal, ça n'en fait pas un super film pour autant.

Visuellement c'est vraiment très joli. Il y a du monde à l'écran, tous avec leur style de costume dans leur genre, les décors sont vraiment ouf, l'image elle-même est particulièrement joli. Au début je m'attendais vraiment à un film assez cheap mais non ça ne manque pas d'audace.

Le casting lui aussi est surprenant avec Nicolas Cage qui semble un peu en roue libre par moment. Le mec surjoue un peu une scène puis ça va mieux, il semble bien s'amuser. J'ai comme l'impression que le réalisateur voulait jouer avec lui. À-côté de lui, on a Sofia Boutella qui continue son bout de chemin au cinéma. Elle arrive à être plus crédible que son compère. Et surtout on retrouve mon chouchou Bill Moseley avec sa voix que j'adore qui se fait plaisir en tyran local.

Non, le gros reproche que je fais au film c'est que j'ai pas compris grand-chose. On sent qu'il y a du fond, des tas de personnages, tout un lore mais il n'est vraiment pas abordé. C'est un monde très particulier avec visiblement des règles assez spéciales mais on ne nous les explique pas… Et le souci c'est que ça a des incidences cruciales sur le déroulement de l'histoire. J'ai fini par ne plus tenter de comprendre mais juste à me laisser baloter par le film. Et, c'est pas inintéressant, mais du coup c'est un visionnage passif. Je suis moins fan.

C'est vraiment dommage parceque le film aurait pu être vraiment excellent. Mais là, c'est juste étrange pour être étrange alors que j'imagine que ça avait été pas mal pensé dans la tête des deux scénaristes.

Au final, c'est quoi comme genre de film ? Hmmm il y a un peu d'action, un peu d'aventure. Wikipedia lui affuble un ptit "film d'horreur" mais j'ai jamais eu l'impression que le film n'ait tenté de me faire peur. Ou alors c'est vraiment complètement raté sur ce point.

C'est un film cool mais un poil décevant. Ça donne envie de mieux le comprendre mais c'est trop bordélique à comprendre malgré tous les autres aspects qui étaient vraiment réussis.

The Northman

Histoire :

Amleth est le jeune fils d'un roi viking. Son père se fait tuer sous ses yeux par son oncle.

Il s'enfuit de justesse mais décide de se venger afin de sauver sa mère. Mais il devra d'abord grandir afin d'être suffisamment fort pour pouvoir affronter son oncle.

Ressenti :

Troisième film de Robert Eggers qui nous a fait déjà deux excellents films : The Vvitch et The Lighthouse. Et on reste en terrain connu : ça se passe souvent dans des environnements austères. C'est la grisaille et le froid. Mais en plus de cela, on reste avec une image très désaturée (sauf notre petit prince qui a le droit à une cape rouge qui tranche). C'est ici aussi très sombre et principalement en lumière naturelle. Niveau casting non plus on est pas vraiment dépaysé, on retrouve des acteurs de ses productions précédentes avec Willem Defoe, Anya Taylor-Joy, Ralph Ineson, Kate Dickie.

La très grosse différence c'est le budget. Ici, il a eu le droit approochant les 75M$. Et ça se ressent !

Le film a une très grande ampleur avec bien plus d'acteurs, des décors plus nombreux et grands. Plus de costumes, un film plus long avec un final épique. On a même des effets spéciaux numériques pour quelques scènes oniriques.

Je suis pas spécialement versé dans la culture viking. Ça ne me passionne pas vraiment mais là c'était la bonne dose. Visiblement, le contexte historique a été pas mal respecté d'ailleurs.

spoil

L'histoire est assez simple mais son dénouement est plus inattendu.

On a donc un ptit garçon plein de haine qui veut venger son père et sauver sa mère. Mais arrivé au pied de sa maman, celle-ci lui annonce que c'est elle qui a organisé l'assassinat de son père par son oncle.

La chute est terrible pour lui et pourtant il y a dès le début des signes annonciateurs : En début de film c'est l'Oncle qui défend verbalement la mère contre les attaques du bouffon. Lorsque l'oncle se fait attaquer par le loup, elle s'aprète à le sauver alors qu'elle pourrait le laisser à son destin.

Avant d'arriver à ce dénouement, je voyais venir un ptit syndrôme de Stockholm mais je n'avais pas envisagé la thèse de la mère qui était déjà amoureuse de l'oncle.


Mais là où c'est un peu plus vrillé, c'est lorsque la mère annonce ça à son fils, elle commence à l'embrasser en lui proposant de devenir sa femme si il terrasse son oncle et ses fils.

La mère est tellement avide de pouvoir qu'elle est prête à trahir tous ses conjoints du moment qu'elle est reine. Alors qu'elle ne semble pas avoir plus de pouvoir que ça en temps que reine. C'est juste pour le prestige ?


Un aspect que j'aime bien dans ce film, c'est que l'on est comme le prince au final. Au début du film, on est candide, on croit naîvement ce que l'on voit. Un couple qui va bien, l'oncle qui se ramène puis la trahison. On comprend pas les motivations.

On a donc envie de vengeance nous aussi, ça nous semble normal.

Le personnage se prépare dans sa quête, se donne du mal. Il prend des risques, rencontre de nouvelles personnes.

Il prépare sa vengeance, approche de son but. Parvient enfin à avoir un instant avec sa mère et là elle lui dévoile la vérité. Il a été berné, trahit. Nous en tant que spectateur aussi ! Nous n'avions qu'une partie infime de la vérité.

Le film s'achève sur la mort du personnage : nous cessons d'être spectateurs quand le personnage cesse d'exister également.


Pendant un moment, on nous fait croire que le personnage renonce à sa vengeance afin de vivre avec sa nouvelle femme. L'amour allait triompher de la haine.

Mais c'est au final la peur qui va refaire chuter notre héros. C'est presque dommage, ça aurait été une fin un peu plus étrange mais c'est bien une apothéose épique que les scénaristes ont privilégiés.

J'ai vraiment beaucoup aimé. Et c'est probablement son film le plus accessible. Il y a plus d'action, un peu moins étrange que son précédent film.

Bon bha maintenant j'attends un prochain film de sa part !

Tiens petit détail étrange : au début du film, on a le roi qui retourne dans son royaume. Il est accueilli par sa femme puis son oncle arrive également. Là, on a Heimir qui est un peu le bouffon du roi qui envoie une pique d'humour à l'assemblée. Et il fait un truc particulièrement étrange : il sort sa bite, lui balance une grosse claque et hop. Le détail étrange c'est qu'il s'agirait apparemment de la vraie anatomie de Willem Dafoe. Et … bha … le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est … très impliqué dans le rôle !

Tiens, rien à voir avec le film mais un truc qui me perturbe tout le temps c'est le nom du réalisateur : Robert Eggers. C'est une sorte homonyme/contreprétrie de Roger Ebert qui est un critique cinéma très connu du Chicago Sun-Times. Je les inverse toujours…

The Evil Dead

Histoire :

Un groupe de jeunes part en vacances dans une ptite cabane, dans la forêt, loin de tout. Fraîchement arrivés dans la cabane, ils allument la lumière, tout va bien mais soudain un bruit semble venir d'une trappe menant à la cave.

Les braves garçons descendent et n'y trouve … rien sauf un étrange livre et un lecteur de bande audio qu'ils vont écouter. On y entend le précédent habitant racontant des faits très perturbants.

Ils avancent un peu dans la bande et refont "lecture" et tombe sur une sorte d'incantation.

Ressenti :

C'est le tout premier film de Sam Raimi. Ça a sacrément bien marché puisque malgré un budget ridicule, le film est parvenu à rapporter des millions ce qui permit de lancer la carrière du bonhomme.

C'est un film d'horreur mais tout de même assez peu sérieux. Ça ne fait pas franchement peur, c'est plus un délire assez généreux et un peu maladroit. Le film est devenu culte et bon j'apprécie mais je suis pas spécialement fan pour autant.

En fait je le trouve assez éprouvant à regarder. On est pas loin du nanar avec de tous petits moyens et surtout un film très bruyant. Ça gueule beaucoup, au point où je trouve ça assez éprouvant dans la durée.

Par contre c'est assez fun à regarder : la caméra est assez folle avec des plans en très courte focale, de la caméra qui se promène au ras du sol, un Bruce Campbell qui se révèle de plus en plus.

Bon les maquillages sont par contre très inégaux allant du passable au naze total. Mais le film étant assez drôle c'est un défaut très facilement pardonnable.

Voilà, c'est au final assez moyen +. À chaque fois que je le revois je suis un poil déçu.

Il y a de très bonnes idées mais c'est pas assez fun, trop gueulard.

Gangs Of New York

Histoire :

Dans les années 1850, New York connait une importante vague d'immigration européenne mais cela ne plaît pas aux "natifs" (ceux arrivés dans une précédente vague, pas les vrais natifs). La ville est le terrain de guerre de très nombreux gangs dont les Dead Rabbits contre les Natifs.

Dans un affrontement dantesque, le chef des Dead Rabbits est tué appuyant la victoire des natifs et de leur idéologie. Le fils du chef des Dead Rabbits est envoyé en prison qu'il ne quittera que seize ans plus tard.

Il n'a qu'une idée en tête : venger son père.

Ressenti :

Je ne sais pas pourquoi mais ce film me fait une drôle d'impression. J'ai l'impression de voir un bon vieux film des années 80 avec apparemment très peu d'effets numériques (quelques incrustations pour simuler des décors beaucoup plus grands) mais avec tout de même un casting moderne et ce grain d'image pellicule qui chatouille. Ce film est entre deux ères.

Je ne sais pas si c'est juste mon inculture mais j'ai vraiment l'impression que les USA de cette époque étaient bien plus sauvages et violents que l'Europe. Là on est pas dans le Far West, la ville de New-York est déjà assez grande et n'est pas toute neuve, elle a tout son écosystème d'habitants avec ses pompiers ses flics ses élus ses habitants et pourtant c'est la loi du plus fort à tous les échelons. La corruption est totale, la démocratie est un réel foutage de gueule. Tout ça c'est amusant à voir dans un film mais ça devait être un vrai cauchemard à vivre.

Rien que le passage de l'incendie est flippant (mais très amusant) : il y a différentes casernes de pompiers avec leurs équipes respectives qui arrivent sur un incendie. Et là au lieu d'éteindre le feu, les deux équipes se fouttent sur la gueule pour savoir qui est en droit d'éteindre le feu. Pendant ce temps les pillars se font plaisir en prenant des risques inconsidérés. Quand un vainqueur émerge, le chef de gang local décide d'aller non pas éteindre le feu avec sa brigade mais d'aller défoncer et piller la maison d'à-côté.

C'est assez rare de voir New-York à cette époque. Les films sur cette époque se déroule très généralement dans le Far West et non dans l'ouest "civilisé". C'est assez cool à voir en plus les décors, les costumes et les personnages sont sacrément bien foutus. La quantité d'acteurs à l'écran avec tout ce qui va avec est vraiment très impressionnante.

Il y a deux scènes à la demi-bonnette et j'aime toujours cet effet :-) D'ailleurs dans les trucs que j'ai remarqué aussi c'est que la caméra est très souvent en mouvement et se ballade dans le décor. Je pense qu'ils ont adoré avoir un grand décor où pouvoir se déplacer du coup ils en ont bien profité.

Je ne l'avais pas revu depuis sa sortie cinéma et bon bha je m'en rappelais que de quelques bribes. Il commence déjà à avoir 20 ans et il n'a vraiment pas viellit. C'est vraiment un excellent film (du Scorcese quoi).

Darkman

Histoire :

Peyton travaille à créer de la peau de synthèse mais sa femme avocate Julie est sur un gros coup pour faire tomber ponte local. Elle est en possession d'une preuve mais les malfrats vont tenter de s'en emparer.

Ils vont dans le laboratoire de Peyton, récupère la preuve et font péter le bâtiment avec le pauvre homme dedans.

Tout le monde le pense mort mais il est en fait complètement défiguré. Il reprend ses travaux et commence à se venger.

Ressenti :

Ce film est top. Il s'approche très souvent de la frontière délimitant les films des nanars. Mais ne la franchie jamais.

Ça fleure bon le début des années 90, que ce soit les accoutrements mais également les effets spéciaux, les musiques tout. Le film est faussement sérieux. Les personnages ne lâchent pas de blagues, il se passe des trucs assez graves et pourtant le film est vraiment très drôle. Ça regorge de ptits détails bien marrants. Si seulement Marvel pouvait arrêter son humour trop appuyé et s'orienter vers ce genre-là plus subtil.

Alors qu'on croirait un ptit film à petit budget, force est de constater que si si, le budget était quand même confortable. Il y a des hélicoptères, des poursuites, des décors assez immenses, des accessoires à foison. Et même le maquillage est sacrément bien foutu.

Sans blague, Liam Neeson est sacrément bien maquillé. Ses dents, ses trous dans la peau, ses brûlures ça rend vraiment très très bien.

Sam Raimi voulait à la base faire un film Batman mais il n'a pas eu les droits. Du coup il s'est rabattu sur The Shadow mais il n'a pas eu les droits. Frustré il a donc créé son propre héros et c'est plutôt pas mal.

Il y a eu deux suites que je ne connais pas. Mais il ne reste plus grand monde du générique d'origine du coup bof… Surtout que c'est du direct2video… Le seul point qui pourrait me tenter c'est la présence d'Arnold Vosloo (la momie !).

Récap 33 : Avril 2022

Pfiouuu ces tensions géopolitiques sont de plus en plus pesantes. La Russie fait sacrément chier son monde et alors que j'espérais que ça se termine en quelques jours ça commence vraiment à s'éterniser et ça s'exacerbe encore plus.

Heureusement que l'on a eu nos élections présidentielles pour se changer les idées 🤮

Blog

J'ai un peu travaillé sur les stats ce mois-ci, c'est déjà en ligne depuis quelques jours mais comme c'est une page cachée vous n'avez pas trop pu tomber dessus. Donc voilà les stats.

Jusqu'à présent je ne faisais que publier les stats issus de GoAccess que je générais chaque début de mois mais là j'ai rajouté quelques stats concernant le blog lui-même. Et bha … j'ai beaucoup écrit déjà ! J'ai pas mal pompé sur le Cactus Theme en ne faisant que de très légères adaptations.

En bref ce mois-ci : 3 articles, 9 commentaires, 12 visionnages, 478678 requêtes, 45443 visiteurs uniques pour 7.89 Go de trafic.

Films

Jeux

Tiens Elder Scrolls 1 et 2 sont arrivés gratos sur Steam. Je les ai pris mais pas encore joué. Je ne les ai jamais faits ceux-là, j'ai commencé cette série à partir de Morrowind qui est le 3.

Vampire Survivors

Et j'ai encore joué à Vampire Survivors. C'est fou comme la simplicité de ce jeu est efficace. Que ce soit techniquement mais également dans son gameplay : il y a peu de mécaniques, on ne fait que déplacer son personnage mais ça fonctionne parfaitement. C'est addictif et ce que j'aime beaucoup c'est qu'au final c'est assez court.

Merci encore au dev de continuer à étoffer son jeu inlassablement avec encore de nouvelles maps et de nouveaux personnages. Un des meilleurs investissements de ma ludothèque.

Satisfactory

Un Factorio en 3D FPS. C'est vraiment cool mais quand même, j'accroche un peu moins. En fait je me suis vite rendu compte que la vue FPS n'est pas adaptée pour construire de belles usines.

Du coup c'est assez laborieux pour moi et j'ai la flemme. Et dans ce jeu si tu as la flemme de construire et planifier bha tu fais pas grand-chose. J'ai du coup pas trop trop accroché.

J'y retournerai probablement. J'y ai quand même passé une quinzaine d'heure mais je pensais vraiment m'y investir dans les 300 heures…

Project Warlock

Un rétro FPS de plus. Ça commençait plutôt bien. C'est des graphismes avec des maps à la Wolfenstein 3D mais tout de même plus détaillé. Pas mal d'ennemis, beaucoup de secret et un hub entre les niveaux.

Il y a un léger aspect RPG où l'on peut débloquer de nouvelles armes et compagnies avec des points accumulés.

C'est vraiment dommage parcequ'au bout d'un moment le jeu s'est mis à ramer. Et j'ai beau quitter, charger la sauvegarde bha ça rame à un tel niveau que c'est injouable (de l'ordre de 3fps).

Bon bha tant pis :-/

Door Kickers : Action Squad

Un ptit jeu sympathique en 2D vue sur le côté où l'on incarne un membre de force d'intervention pour libérer des otages ou désamorcer une bombe. Il y a un ptit feeling Bro Force en plus sage.

C'est pas mal et c'est encore plus sympas en multi coop. Les graphismes en pixel art sont vraiment soignés avec des éclairages dynamiques, des détails de partout, des ptits effets par-ci par-là.

C'est speed et pour parvenir à avoir le meilleur score il ne faut pas faire le bourrin mais jouer un peu plus finement voir stratégique.

The Long Dark

Haaa un jeu de survie en FPS avec du craft. Arf c'est dans la neige et le froid, j'aime pas ça.

Bon allez, je me lance la partie, c'est pas mal axé sur la narration. On se crash au-dessus d'un territoire sauvage mais pas trop, on perd notre partenaire que l'on va devoir tenter de retrouver.

Bon alors déjà niveau difficulté c'est assez hardcore. Le début du jeu te largue directement blessé dans le froid sans bouffe sans rien. Si tu ne prends pas les bonnes décisions tout de suite t'es mort. Pourquoi pas.

Il y a eu une ptite séquence au préalable qui sert un peu de tuto où il n'y a aucun danger. Le souci c'est que maintenant qu'il y a du danger il faut utiliser des mécaniques de jeu que le tuto n'a pas abordé. Et il faut le faire vite. Bon bha déjà c'est un peu frustrant.

J'ai galéré à parvenir à faire fondre de la neige autour d'un feu improvisé, je n'utilisais pas les bonnes touches au bon endroit. Bon une fois qu'on le sait c'est bien plus simple mais voilà, fallait trouver comment faire. Gros mauvais point pour ça.

Bon ensuite, je suis parvenu à rejoindre ce que je pensais être la civilisation mais en fait non. Et là, bha ça n'est pas devenu plus intéressant. Et surtout certains aspect de gameplay sont un peu trop rigides. Il fait nuit, vous ne voyez rien ? Et bha tant pis, le personnage n'a pas sommeil donc il refuse de dormir, il va falloir attendre (en vrai) pendant de longues minutes, à ne rien faire. FUN (non).

Bon bha c'est ce genre de ptits trucs un peu partout. J'ai lâché au bout de 4h de jeu. J'ai vraiment beaucoup plus préférré The Forest dans un genre assez similaire.

Supraland

Un métroidvania mais en vue subjective ! Je pensais que ça allait être de la merde mais que nenni c'était vraiment cool !

On joue un jouet dans un bac à sable. Nous sommes un ptit rouge dans notre village mais les vilains bleus nous ont coupé l'approvisionnement en eau. Nos parents les monarques nous chargent donc d'aller résoudre ce souci.

L'histoire est un peu coconne, l'environnement cible clairement les mioches, mais le jeu reste vraiment cool. Déjà c'est plutôt mignon (sauf le gamin qui est sacrément creepy), l'aspect metroidvania est très réussi. On débloque de nouveaux objets ou facultés nous permettant d'aller dans des endroits auparavant inaccessibles.

Et là où c'est d'autant bien réalisé, c'est que le jeu n'a recours aux murs invisibles que très rarement. On peut vraiment aller partout et c'est d'ailleurs dans les endroits qui habituellement seraient des zones où les devs nous empêcherait d'aller que l'on va trouver des ptits trésors supplémentaires. Plusieurs fois je me suis dit : “Tiens je vais tenter de gruger en passant par ce ptit rebord.” pour au final me rendre compte que ça avait été probablement pensé.

Il y a pas mal de références à d'autres œuvres et bon même si l'humour est pas ouf, ça fait quand même sourire.

J'ai rallongé la sauce avec son DLC et là j'ai été un poil déçu. En gros à la fin du jeu de base, on a plein de facultés et là le DLC n'est pas la continuité (enfin si, mais…). On repart dans un tout nouvel endroit avec rien. Bon c'est pas mal au final.

Le DLC demande beaucoup plus de réflexion pour progresser. Ce sont des puzzles à résoudre plus que de l'agilité et des combats.

Je me laisserai très probablement tenter par sa suite sortie récemment.

112 Operator

Commencé hier soir çui-là.

Vous êtes dans un centre d'appel des secours et vous avez pour but de dispatcher vos forces d'interventions (ambulance, pompier, police) au plus vite et au mieux. Vous recevez également des appels qu'il faut donc traiter.

Le tableau de jeu c'est donc la carte de la ville où vous officiez avec différents pions pour vos unités et là apparaissent des incidents. Il faut donc constamment répartir vos unités pour faire en sorte qu'elles puissent vite intervenir.

Pour l'instant je trouve ça agréable. Je n'y jouerai pas énormément je pense mais pour un ptit jeu c'est assez cool.

Musique

Une petite Cumbia Sobre El Mar ce morceau est vraiment agréable. J'aime bien le siffloter et il est assez contagieux. Je crois qu'en fait j'aime beaucoup la cumbia !

Nuxeries

Tiens je me suis installé Snappy Mail pour remplacer (enfin je l'ai foutu en plus pour l'instant) RainLoop. C'est un fork de ce dernier qui l'optimise pas mal pour l'alléger et le moderniser un peu. Il charge plus vite et lui ressemble comme deux gouttes d'eau.

C'est pas mal parcequ'au final je m'en sert principalement à distance quand je suis sur mon téléphone.

Vidéos

La dernière de Veritasium est la suite d'une de ses précédentes. C'est un youtubeur américain qui est pas mal suivi (depuis le temps c'est pas étonnant) qui fait de la vulgarisation scientifique. Et précédemment il a fait une vidéo qui a fait réagir tout un tas d'autres youtubeur où il expliquait qu'un circuit électrique d'une longeur ahurissante allumerait sa lampe quasi instantannément.

Avalanche d'autres vidéos qui viennent le contredire où l'appuyer et là il sort donc sa suite où il explique un peu son erreur (de formulation mais pas de pensée) et où il l'expérimente.

J'aime beaucoup ces vidéos qui font réagir la communauté. Il y avait déjà eu un "duel" entre Steve Mould et ElectroBoom qui m'avait pas mal régalé il y a quelque temps.

Vrac

Tiens j'ai découvert une ptite capsule Gemini sympatique : TXT-VOSTFR qui parle de cinéma :-)

Zodiac

Histoire :

L'histoire vraie du tueur surnommé Zodiac dans les années 70 aux USA. Il contacte les journaux en leur transmettant des messages codés.

La police tente donc d'élucider les mystères disséminés par le tueur.

Ressenti :

Bha c'était pas mal du tout.

Le film se veut très réaliste avec une identité visuelle assez particulière. Les couleurs sont assez chaudes et douces avec un fort étalonnage soit bleu soit orange, c'est vraiment très joli. Comme souvent avec David Fincher, il y a des effets numériques "invisibles" qui permettent au réalisateur de renforcer l'ancrage dans les années 70. Certains mouvements de caméras sont d'ailleurs ultra classe (notamment la caméra zénithale sur le taxi au début du film).

J'ai bien aimé l'histoire. Je ne connaissais pas les tenants et aboutissants des évènements et bha j'ai presque l'impression d'avoir regardé un documentaire.

spoils

Rhaaa ce que c'est frustrant cette fin !!! Pas savoir qui était réellement le tueur c'est d'un chiant !

La scène où Jake Gyllenhaal se retrouve dans le sous-sol est horriblement bien faite. Le doute monte très vite et on commence à paniquer pour le protagoniste. C'est, je pense mon passage favoris du film.

Bon, j'ai bien aimé, mais je dois avouer que bon bha voilà, c'était bien. Vous voyez ce que je veux dire ? J'en attendais un peu plus. Le film est ptet trop réaliste et pas assez grandiloquent. C'est trop sage et frustrant.

Paths of Glory

Histoire :

Lors de la première guerre mondiale, la France est en déroute dans sa guerre de tranchées. Un grand général (j'ai pas l'apelation exacte) pousse un petit général (j'ai pas l'apelation non plus) à mener un assaut sur une position fortifiée allemande. Il lui fait miroiter une possible montée en grade.

Le ptit général va donc pousser son colonel à mener cet assaut qui s'avère quasi suicidaire. Ce dernier, à demi-mot menacé, accepte donc d'organiser un assaut avec l'appui de l'artillerie.

Bien évidemment l'assaut est une catastrophe asbolue et les soldats qui parviennent à ne pas mourir rebroussent chemin. Le petit général décide de monter un procès de cours martiale afin de punir les soldats de leur lâcheté afin de ne pas avoir à assummer l'échec de sa stratégie.

Ressenti :

Aie aie aie. Dans quoi je me suis embarqué ?

J'aime pas spécialement les films de guerre. Mais bon, là c'est un film américain mais sur des français. Ha et puis c'est Stanley Kubrick et puis il est noté 8.4 sur IMDB…

Bon bha déjà j'ai du mal à accrocher. Mais par chance en fait le film n'aborde pas spécialement les batailles. Enfin si, il y a bien l'assaut au début mais rapidement le sujet du film change d'orientation. On ne parle plus de baston mais du procès où sont jugés les pauvres soldats. Et là, j'avoue ça m'a bien plus plu.

Dans le casting, j'ai reconnu deux têtes : Kirk Douglas (qui restera Ned Land pour moi) mais aussi Joe Turkel (qui est le brave Lloyd ou bien Eldon Tyrell au choix). C'est toujours rassurant d'avoir des têtes connues.

Bon niveau histoire, c'est plutôt cool. C'est même un peu court j'ai trouvé. J'aurais aimé que le procès soit plus long avec plus de rebondissements mais bon c'est tiré d'un bouquin. D'ailleurs c'est très loin d'être fictionnel, c'est très très inspiré de faits réels. Visiblement les procès où des soldats furent tués pour l'exemple étaient assez monnaies courantes notamment en France.

Le film a d'ailleurs n'a d'ailleurs pas eu de visa de diffusion en 1957 en France. Ce n'est qu'en 1975 qu'il a pu sortir. Apparemment l'armée n'est pas super fan de ce genre d'histoire…

spoil

Bon, bha pour une fois je suis déçu que la fin ne soit pas une happy end. Sans dec, j'espérais vraiment que l'issue du procès acquitte nos trois malheureux soldats.

Je pensais que la prestation du colonel Dax était suffisamment bonne pour changer leur destin mais non :-/

Bon, et vraiment la toute fin m'a un peu dérangé. J'ai pas trop compris ce qu'il s'y passe vraiment. En gros, une fois le procès et l'execution de la peine passée, on suit le colonel Dax qui a refusé sa promotion. Il reçoit l'ordre de retourner au combat et choisit d'accorder une dizaine de minutes à ses soldats.

Eux, sont dans un troquet face à une pauvre jeune allemande (la future femme de Stanley Kubrick soit dit en passant) en train de la siffler, la haranguer alors qu'elle ne semble pas parler français. Elle est à moitié donnée en pâturage aux soldats. Et là elle commence à chanter tout en sanglotant. Elle chante en allemand bien entendu. Tous les soldats se calment, et se mettent à fondre en larmes.

Bon kikipedia me dit que c'est une chanson de soldat. Mais bon, ça ne m'a pas spécialement plus aidé. J'ai pas trop compris l'intéret de la scène.

🤷

Voilà, c'était pas mal. Je n'irai pas le revoir et j'avoue avoir un peu de mal à comprendre qu'il soit si bien noté.

Visiblement, lors de sa sortie c'était un film qui montrait la guerre comme jamais. Sauf que bon, Spielberg est passé avec son Soldat Ryan et bon bha forcément la comparaison est pas trop tenable. C'est pas de la merde, hein ! Les décors de tranchées avec tous les figurants et leurs costumes et tout, ça en jette. Le no man's land, les impacts d'obus et tout. Mais bon bha … on a vu bien mieux maintenant. Même Aurevoir là-haut qui est une comédie arrive maintenant à un résultat plus impressionnant maintenant avec en plus très probablement un budget bien plus petit… Les avancées du cinéma ^__^

L'histoire est cool et les acteurs aussi.

The Big Lebowski

Histoire :

Jeffrey Lebowski est surnommé le Dude. C'est le mec le plus cool de Los Angeles où il glande peinard entre deux parties de bowling avec ses potes.

Deux hommes font irruptions chez lui pour lui extorquer du pognon qui leur doit. Ils finissent pas pisser sur son tapis quand ils comprennent que le mec est fauché et qu'ils ne sont pas allés voir le bon Jeffrey Lebowski.

Ressenti :

Un film de mon TOP10 à coup sûr. L'histoire est géniale, la galerie de personnage et notamment le dude est géniale et surtout l'humour fait mouche à chaque fois alors que je le connais vraiment très bien.

Pourtant si l'on y prête pas trop attention ça ne saute pas forcément aux yeux que c'est une comédie. On est dans une sorte d'enquête où le héros est malmené et subit les évènements. Mais le film fourmille de détails hilarants.

spoil Je suis à chaque fois surpris du dénouement du film. Rien n'est vraiment résolu. Tout du moins pas par nos protagonistes.

Bunny revient seule d'elle-même à la maison. Et du coup on ne sait pas trop comment toutes ces histoires de pognon vont se décanter. Mais ça ne fait qu'appuyer le sentiment qu'au final on s'en fout. On veut juste voir le dude faire ses trucs de dude.

Lui mettre des bâtons dans les roues est le but des scénaristes. On veut le voir rencontrer tout un tas de gens différents de lui. Entre le début et la fin sa condition n'aura au final pas changé. Le seul changement est au final la mort de son pote Donny mais il semble n'en avoir rien à péter.

En écrivant ce post je lis la page wikipedia et je me rend compte que quelques personnages sont inspirés de vraies personnes. Le dude himself vient de Jeff Dowd un producteur de film qui était réellement membre des Seattle Seven et de Peter Exline dont les anecdotes se retrouvent dans le film. Walter lui est inspiré par John Milius (réalisateur de Conan entre autres) pour son côté militariste. C'est assez marrant à voir, je vous conseille d'aller voir la page kikipedia.

N'empêche à chaque fois je suis triste pour ce pauvre Donny. Il se fait constamment envoyer chier par Walter. Et on sent bien venir son destin lorsqu'il est lui-même surpris de rater son strike, on sent le ptit basculement. Il ne comprend pas trop ce qui lui arrive…

Bon, il y a un film réalisé par John Turturro en 2019 qui raconte un peu la vie de Jesus Quintana nommé The Jesus Rolls qui semble être un remake des Valseuses… Et bien je dois avouer que ça m'intrigue :-)

liste de ptits détails croustillants
  • Les chiottes absolument immondes du dude.
  • Le dude déteste le groupe Eagles et quand on découvre son concurrent de bowling on a le droit à Hotel California (version Gipsy King).
  • Sa bagnole prend cher progressivement.
  • Le ptit flashback où l'on voit Jesus aller de porte en porte pour annoncer ses crimes et là, un golgoth ouvre la porte avec toute sa crasse et Jesus fait une ptit grimace.
  • Le gamin qui reste 100% impassible face à Walter qui s'énerve.
  • La seule fois où Walter parvient à se contenir c'est face à Jesus.
  • Les personnages ne connaissent pas les noms des animaux : la "marmotte" est un furet (et pas un animal aquatique) et le "lulu de pomeranie" est un yorkshire, bravo.
  • Walter qui répète qu'il est plus calme que le dude alors qu'il a menacé le pauvre Smokey cinq minutes plus tôt.
  • Walter et le dude qui reste dans leur bagnole alors que les flics arrivent dans le bowling pour les appréhender. C'est la fuite la plus nulle du cinéma ^__^
  • Le flic tout content lorsqu'on entend le répondeur du dudeMaude annonce que c'est elle qui a le tapis.
  • Si je ne m'abuse "The big lebowski" n'est au final mentionné qu'une fois vers la fin. Et d'ailleurs il s'attribue le titre alors qu'il n'a qu'un ptit rôle comparé au dude.
  • Le dude va voir son proprio au théatre (il est sympa quand même), mais on a pas le débrief de la "prestation" c'est assez dommage.
  • Sadam Hussein gère le bowling dans les rêves du Dude. C'est mentionné au début que ça se passe au début des années 90 et que ça pouvait avoir une certaine incidence sur les évènements et bha au final pas tant que ça.
  • Malgré le fiasco pour aller récupérer l'attaché-case de pognon chez le gamin, ils sont allés au In-N-Out.
  • … d'autres

Requiem For A Dream

Histoire :

Le destin de quatres protagonistes tournant autour de la drogue. Harry, sa copine Marion et son pote Tyrone aiment se droguer mais aimeraient améliorer leur avenir et décide de mettre à dealer un peu.

À côté de ça, Sara la mère d'Harry est seule et est accro à la téloche. Un jour elle reçoit un coup de téléphone pour savoir si elle souhaite participer à une émission ce qui va vraiment l'émoustiller.

Ressenti :

Je ne l'avais pas vu depuis un bail mais au final j'avais encore à peu près tout encore en tête. Ce film est sacrément marquant.

L'histoire est simple mais sacrément efficace. Ça parle des ravages de la drogue que ce soit celle prise de manière récréative mais également celle prescrite.

D'ailleurs les médecins sont pas mal dénoncés par le film. Entre le docteur de Sara qui ne prête absolument aucune attention à sa patiente ou bien le personnel de l'hopital qui "s'occupe" d'elle plus tard voir le médecin qui teste ses différents traitements sur elle sans vraiment recueillir son consentement éclairé. Ça ne dresse pas un portrait reluisant de la profession.

Jared Leto n'était pas encore en roue libre, il était même plutôt contenu. Il ne surjoue pas pour une fois. Et d'ailleurs son pote Tyrone est interprêté par Marlon Wayans qui au même moment campait le rôle de Shorty dans Scary Movies 1 et 2 comme quoi c'était sa période toxico… Bon ici, c'est un rôle un peu moins drôle par contre.

Un élément que j'adore dans ce film sont les choix de mise en scène. Ça s'est fait sacrément plaisir et c'est assez chouette à voir. Il y a les très fameux moments où les persos prennent leur fix et où un ptit montage ultra cuté montre les différentes étapes de préparation et d'injection. C'est rythmé, ça sonne bien et ça se répète plusieurs fois dans le film. C'est presque un jingle.

Il y a également les moments d'hallucinations assez flippantes de Sara où elle est dans son salon et que son frigo commence à l'obséder. La caméra se rapproche de plus en plus d'elle et la focale est de plus en plus courte. Ça la déforme, ça l'isole de son environnement et les angles de perspectives sont de plus en plus inhabituelles transformant son domicile normalement rassurant en un lieu de plus en plus étrange. C'est tellement logique à regarder mais ça a été bien réflêchis !

À plusieurs reprises les acteurs se retrouvent avec la caméra pointée sur eux mais fixée à leur corps. C'est une technique que j'adore vraiment. C'est un rendu vraiment particulier où le personnage semble à peu près immobile mais où le décor autour de lui défile. C'est dommage que cette technique ne soit pas plus répandue d'autant plus maintenant que les caméras sont bien plus petites et légères qu'avant…

Bon, on ne peut pas parler de ce film sans aborder sa bande son. C'est Clint Mansell qui a pondu un sans-faute. Les morceaux sont devenus iconiques au point où au début des années 2000 toutes les vidéos un peu stylées/epic repompaient le morceau Lux Æterna jusqu'à l'écœurement. Alors que bon, bha ouai ce morceau est ultra classieux et puissant.

Le film est dur et assez extrème mais il vaut clairement le coup. D'ailleurs je ne saurai toujours pas décider qui a le pire destin.

The Batman

Histoire :

Gotham City est à la veille d'élections municipales mais le candidat sortant se fait tuer. Sur le cadavre il y a une enveloppe marquée « Pour Batman ».

Il se mèle donc à l'enquête qui s'avère être une suite de meurtres avec des indices plus ou moins subtils voir carrément obscurs avec des énigmes assez complexes.

Ressenti :

Hmmm et bhé … Je sais pas trop. Je suis assez mitigé.

Niveau réal c'était pas mal et même visuellement il y a certains plans vraiment superbes. On a majoritairement des éclairages jaunes/orange parvenant difficilement à recouvrir l'image qui se fait constamment grignoter par des ombres. C'est vraiment très très beau. Même la ville est superbement montrée alors que c'est globalement les bas quartiers mal fâmés. Sur ce point il n'y a rien à redire.

Par contre le découpage des scènes d'action est foutraque que ce soit en castagne ou en poursuite de bagnoles. C'est très cuté et couplé à une image qui fourmille de pluie, de reflets et le fait que c'est sombre ça n'aide pas à la lisibilité de l'action. Il ne faut pas tenter de s'accrocher mais plus se laisser aller dans le flot et comprendre l'idée générale de ce qui se passe plutôt que les détails. C'est assez dommage.

Bon, vous avez ptet vu les memes passés comme quoi il est vraiment très sombre. Bon bha ça ne m'a pas choqué.

Ils ont laissé le pingouin marché avec les jambes attachées… afin qu'il ressemble à un manchot.

Robert Pattinson incarne plutôt bien un Batman tiraillé voir abatu. Il a presque un ptit côté émo à coup sûr il écoute du Bullet For My Valentine en se regardant dans le miroir dans la salle de bain. Il est souvent vouté, la tête un peu de côté, peu sûr de lui En vrai j'ai bien aimé cet aspect moins frimeur que le Bruce Wayne habituel. Le mec ne s'est jamais vraiment remis de la mort de ses parents et malgré son pognon il est tout seul isolé au beau milieu de la ville.

Bon un truc m'a perturbé. Ils ont tenté de faire un truc à peu près sérieux et réaliste. Le personnage n'a pas trop de gadget impossible. Il ne vole pas mais a une jumpsuit intégrée, il a bien un grappin mais bon c'est correct, il a un taser, une voiture avec une sorte de réacteur. Mais par contre il est quasi immortel. Il se prend une explosion à bout portant il est un peu dans les vapes juste le temps qu'il faut pour le scénario. Il se prend des tirs de fusil de sniper sans que ça ne lui fasse mal, du fusil à pompe à courte portée, ouai ça le chatouille mais bon deux minutes plus tard c'est oublié… Ça m'a complètement sorti du truc à la fin.

C'est vraiment dommage, parceque bon, pendant les trois quarts du film c'était crédible et ça m'allait mais la fin m'a vraiment achevé. Il semble tellement intouchable que ça me coupe un peu l'enthousiasme.

Hey, vous trouvez pas que John Turturro semble tout droit sorti de Dr Strangelove ? Les lunettes sont pas parfaitement les mêmes mais sinon ça colle plutôt bien !

D'un point de vue histoire ça tente de mélanger des enjeux assez restreints (niveau familial) avec d'autres biens plus grands (toute la ville). Mais du coup tous les personnages principaux sont au final reliés, ça fait encore une fois assez peu crédible. Gotham City est une des plus grandes ville du monde mais tout se joue entre une dizaine de personnes qui sont liées les unes aux autres… Bof bof bof.

Le tournage a été pas mal chaotique. Il s'est pris plusieurs interruptions pour cause de pandémie de COVID, quand ça reprend c'est Robert Pattinson qui est testé positif…

Bon donc au final, le film m'a plu mais voilà sans plus. Il ne me restera pas en mémoire bien longtemps. Je lui préfère très largement The Dark Knight.

Inception

Histoire

Cobb est habitué à s'infiltrer dans les rêves des gens pour leur soutirer des informations. Accusé d'avoir tué sa femme il a fui son pays mais reçoit une mission hautement dangeureuse mais qui pourrait lui permettre de rentrer chez lui.

Il monte donc une équipe de choc qui aura la lourde tâche de parvenir à insuffler une idée dans l'inconscient d'une victime par le biais des rêves.

Ressenti :

J'ai pas énormément vu ce film. Et chaque fois que je le vois c'est avec quelques années d'écart. Du coup j'ai pas un souvenir complet de toute la trame, j'ai l'idée générale, les concepts principaux mais à chaque fois j'en ai oublié des bribes plus ou moins important. Et à chaque fois je redécouvre ces éléments et je suis impressionné par ce film. Son histoire est clairement une œuvre de géni. J'ai tendance à l'oral d'être super enthousiaste sur des films que j'aime mais sans plus et à utiliser beaucoup d'emphase. Mais ici, je le pense vraiment. Ce film est une merveille d'horlogerie avec tellement de concepts et de détails qui en font un objet sacrément complet.

C'est absolument pas réaliste mais super classe au tout début quand Leonardo s'infiltre avec son flingue avec un silencieux. Pour être le plus discret possible il ramasse au vol les douilles éjectées avant qu'elles ne touchent le sol. Le détail est marrant mais bon en vrai un silencieux ne permet pas de supprimer complètement le son de la détonation.

Dans les autres détails que j'adore dans ce film c'est quand Léo va chercher Tom Hardy mais il est pisté et ça se transforme en poursuite dans les rues de Mombasa. Léo court et au bout d'un moment se retrouve à passer entre deux bâtiments presque collés l'un à l'autre au point où il est compressé entre les deux et passe très difficilement. C'est le genre de truc que je rêve souvent (enfin plus façon cauchemard je vous avoue) alors que ça se passe dans ce qui semble être la vraie vie.

J'aime beaucoup comment l'ambiance sonore musicale est souvent assez diffuse. On a que très rarement des coupures musicales, c'est plutôt des sonorités longues et lancinantes qui s'estompent progressivement. Ça colle parfaitement au thème du film avec les rêves où l'on navigue de scènes en scènes sans vraiment se rendre compte et sans transition particulière quand on tente d'y repenser.

Le film est assez simple mais il est vrai qu'au final il ne prend pas spécialement le temps d'expliquer tous ses concepts d'un coup. On a une ptite introduction au début, puis de nouvelles règles sont parsemées petit à petit. Ça donne un peu l'impression de jouer à jeu où de nouvelles règles sont expliquées au fil du jeu. Là c'est un peu pareil. C'est à mon sens à cause de ça qu'il a un peu la réputation d'être complexe. Mais c'est une complexité due au fait que l'on ait pas toutes les cartes en main au premier visionnage. Une fois que l'on connait ses mécanismes, le film n'est au final plus si complexe et est encore plus plaisant à savourer.

Et même lorsqu'on connait toutes les mécaniques, le film reste très plaisant à voir du fait de sa timeline. Je parle pas de l'imbrication des rêves mais vraiment du déroulé de l'histoire. L'objectif de l'équipe ne nous est pas donné tout de suite. Au début on ne connait au final que la motivation finale de Cobb : pouvoir retourner aux USA pour voir ses gamins. Il accepte la mission à l'aveugle et cela ne nous est explicité que bien plus tard une fois que l'équipe est assemblée et que le plan est calibré. C'est une formule assez classique du film de braquage maintenant mais là c'est pas tout à fait ce genre de film à la base. Mais la formule s'applique super bien sur ce film et le rend diablement intéressant.

Le film est sacrément sérieux, les dialogues sont tous très fonctionnels, ça ne digresse pas, pas vraiment de très d'humour sauf à deux reprises. Lorsque Arthur pousse Ariane à l'embrasser (c'est la grosse blague du film) mais il y a un second ptit élément assez furtif. C'est Eames qui tente de grapiller du temps et donc affronte le plus de projections possibles. Il dégoupille une grenade qu'il envoie sur le hummer et là, il lève le pouce en l'air. Ça ne sert à rien si ce n'est pour faire une mini-blagounette. C'est à la fois assez étrange et pourtant ça marche si bien. Ce sont les 30 frames pour faire sourire. Comme quoi on peut ajouter des touches d'humour sans non plus faire les lourdeaux à la Marvel. Ça ne brise pas le rythme, ça ne désamorce pas une tension, ça ne rompt tout un travail fait en amont, prenez-en de la graine Kevin Feige.

Il y a quelques bouts de spoils dans ce que je vais continuer à raconter

Je continue dans les détails sauf que celui-là je l'aime pas. Ariane a goûté à la création mais a très mal vécu sa première expérience où elle rencontre Mal qui la tue. Cependant, elle revîent pour pouvoir revivre ce sentiment de création totale que lui permet "l'architecture de rêve". Là, elle a le droit à un ptit tuto par Arthur où il lui explique des créations physiquement impossibles le sont dans les rêves et là on nous montre un escalier bouclé sur lui-même et donc infini. Effectivement on se rend compte qu'ils grimpent constamment et pourtant passent plusieurs fois au même niveau. Et là, je ne sais pas pourquoi, ils bougent la caméra pour montrer que c'était un effet de perspective et que donc ce n'était pas vrai. C'est … bha … heuuu … vous vouliez justement pas prouver que c'était justement possible et non juste un artifice de perspective de point de vue ? Et le problème c'est que ça arrive plus tard dans le film. C'est très dommage ça aurait été tellement bon s'ils avaient omis de monter la disjonction.

Ce film est bourré de scènes ultras spectaculaires. Le train qui déboule en pleine ville, Paris avec ses ptites explosions, la baston dans l'hôtel où la gravité ne sait plus où tomber puis si elle doit vraiment tomber, la promenade en ski. C'est souvent magnifié par l'emploi de particules plus ou moins grosses qui ne sont parfois que de simples gouttes de pluies ou bien carrément des pavés qui s'envolent. Mais ça donne toujours une texture supplémentaire dans l'image. Ça peut être du gravier quand Yusuf fait des tonneaux ou juste la poussière sur les rails tremblants… Toujours des particules qui gigotent…

La troisième partie imbriquée me fait immanquablement penser à un jeu vidéo alors qu'elle est inspiré d'un James Bond. Ça a tout d'une map de jeu avec cet espèce de château brutaliste moderne, cette armée de pnj tous habillé pareil bon qu'à se faire flinguer sans trop de difficulté, le hummer à chenille des neiges qui même s'il existe (enfin peut-être) semble sorti d'un jeu, toute l'action délurée. Ça me rappelle des passages de RTCW ou bien de NOLF voir SHOGO, un peu tous ces FPS du début des années 2000. Il faut dire que les niveaux précédents de rêve se devaient d'être crédible alors qu'ici, c'est assumé, on est dans du rêve et on peut donc se permettre des folies et c'est pas non plus extravagant ou absurde. Ça semble sortir tout droit d'un esprit d'adulte biberonné à des œuvres de fiction de James Bond et compagnie et comme c'est tout justement un rêve d'un trentenaire/quarantenaire c'est parfaitement dans le ton. (ptain mais quel scénariste !)

Bien évidemment j'aime beaucoup la fin. Tous les personnages se lancent des ptits regards sans échanger un mot. On a même pas spécialement d'élément qui nous indique si oui ou non leur mission a parfaitement réussie. Certe ils sont tous revenus sains et saufs mais on a pas de confirmation que l'inception a bien eu lieu. Le seul élément qu'on ait, c'est que dans le tout premier niveau de rêve, Fischer ait convaincu mais est-ce pour autant qu'il le sera hors des rêves ? Il y a toujours un risque que ça ne soit pas le cas. Bon cela dit, on s'en tape un peu, Saito a fait le nécessaire et Cobb peut rentrer sur le territoire donc de son point de vue la mission est un succès, ça sera à Saito de s'en contenter.

Bon, dans le film il y a l'histoire des objets totems. Ces ptits objets qui ne sont parfaitement connus que de leur possesseur est donc le moyen de savoir si l'on est dans un rêve ou non. Dans le cas de Cobb il s'agit de la ptite toupie. Et forcément à la toute fin du film on nous la met en train de tournicoter quand il voit ses gamins mais surtout on ne la voit pas s'arrêter, le film coupe avant. Est-ce la réalité, est-ce un rêve ? Fin semi-ouverte.

Bon c'est pas de moi, mais il s'avère que finalement cette toupie n'est pas son objet totem. C'est celui de Mal. Quand ils sont dans les limbes, c'est avec cet objet qu'il va instiller le doute dans l'esprit de sa femme : il va la faire tourner dans le coffre qu'elle avait choisi d'oublier. C'est lui qui la pousse à se suicider en ne sachant plus distinguer la réalité car il a touché son objet totem à elle.

Il sait donc mieux que quiconque que ces objets sont au final bien plus puissant que prévu et donc pose un risque plus grand que prévu. Ce serait donc particulièrement étonnant qu'il prenne le risque de laisser les autres savoir qu'il s'agit de son objet-totem. Alors que tout le monde sait que c'est sensible, par rapport aux autres il sait que ça peut mener à remettre en doute la réalité et donc pousser au suicide ("involontaire"). Un détail a été remarqué par des internautes et permettent d'attester que son objet totem est en fait tout autre.

Il s'agit d'un objet anodin que l'on voit à plusieurs reprises et qui n'est jamais mentionné et quasiment jamais montré frontalement. Vous remarquerez que je suis en train de jouer avec vous en ne le dévoilant pas tout de suite. Si vous vous souvenez du film vous êtes probablement en train de chercher ce que ça pourrait bien être. Si vous essayez pas, tant pis pour vous, moi j'ai déjà écrit et donc j'ai déjà plus rien à perdre. Voilà, je pense que je vous ai suffisamment titillé et je m'apprête donc à vous le révèler après ce brisage du quatrième mur à l'écrit. Cobb utilise sa bague comme objet-totem. Voilà voilà. Il existe des vidéos sur youtube qui expliquent tout ça.

Dans les références sympa il y a les noms de deux persos :

  • Cobb est une référence à Henry N Cobb un architecte reconnu
  • Ariane aide Thésé à sortir du Labyrinth alors que celui-ci est pourchassé par le minotaure (qui est du coup Mal)

J'aime bien ces deux répliques dans deux genres différents. “Downward is the only way forward.” “You mustn't be afraid to dream a little bigger, darling.” La première est de Cobb qui pousse son équipe à continuer et à s'enfoncer dans une nouvelle strate de rêve et la seconde pas bien loin quand Eames utilise un lance-grenade alors qu'Arthur se contente de mitrailleuse. Cette réplique est à la fois mimi mais rappelle que ce sont des rêves et qu'ils peuvent manipuler cette non-réalité selon leurs désirs et leurs besoins et qu'ils ont donc une certaine lattitude.

Tout est un régal dans ce film :

  • le concept foufou de rêver à plusieurs, de les déclencher à loisir, de les manipuler avec aisance, de les emboîter pour y décupler le temps
  • l'histoire : manipuler les rêves d'une personne avec un plan béton qui s'effrite petit à petit et qui doit donc être réadapté constamment pour parvenir à manipuler la personne de manière non violente.
  • les personnages sont tous bien différents et intéressants : Cobb et sa femme avec leur relation qu'on ne comprend vraiment qu'à la fin, Ariane est comme le spectateur en train de découvrir tous les concepts, Eames qui peut changer d'apparence dans les rêves alors qu'il ne fait qu'étudier les gens et leurs comportements, Yusuf qui se retrouve malgré lui embringué dans un truc qui le dépasse, Saito qui lui veut absolument s'impliquer à la fois pour s'assurer que tout se déroule comme prévu mais aussi pour vivre une aventure, Arthur qui en plus d'être plutôt bon en castagne/panpan reste particulièrement astucieux quand c'est nécessaire.
  • Les acteurs sont parfaits : bon bha déjà DiCaprio en rôle principal c'est toujours un bon choix. Ils sont tous bien dans le ton et parfaitement crédible.
  • visuellement c'est une tuerie : Christopher Nolan oblige il favorise les effets pratiques autant que possible sans pour autant omettre des effets numériques. Les lumières sont somptueuses, l'image a un joli grain de pellicule, il y a souvent une mise au point légèrement imparfaite et de légères aberrations chromatiques (j'adore cet effet, je plaide coupable).
  • la musique … bha c'est du Hans Zimmer, c'est pas finaud mais c'est on ne peut plus efficace. J'aime beaucoup ce que fait Hans Zimmer et pourtant c'est vrai qu'il devient très stéréotypé mais faut avouer que c'est parceque mécaniquement implacable.

Et dire que ce film n'est pas le meilleur de Nolan

Ce film ressemble beaucoup à Tenet dans sa forme : un concept fort, de l'action, de la réflexion mais il lui est tellement supérieur. Pourtant à la sortie d'Inception Nolan n'était pas encore le réalisateur tout puissant qu'il est devenu au moment de Tenet. Il n'avait jusqu'à présent sorti que des "petits" films et s'était retrouvé sur la trilogie Batman. Son seul "gros" film était donc The Prestige qui n'a pas non plus superbement marché (commercialement) et là Inception c'est donc son premier film vraiment personnel où il a tout explosé. C'est ce film qui m'a poussé à explorer sa filmographie passée et donc à découvrir Memento et Insomnia.

Scarface

Histoire :

Tony Montana est un immigré cubain fraîchement arrivé aux USA. Il n'a rien et n'est rien mais déborde d'ambition.

Il va commencer par des ptits coups avant de rapidement grimper et devenir un gangster particulièrement efficace et riche.

Ressenti :

Un des films de gangster les plus culte avec un Al Pacino en puissance. Il est devenu un film référencé par vraiment beaucoup de monde alors que lors de sa sortie la critique l'a pas mal descendu pour sa violence.

Évidemment j'aime beaucoup ce film, je ne suis pas difficile. Ça sniff, ça boum, ça zigouille, ça magouille et le tout sur une piste de Giorgio Moroder avec l'iconique Push It To The Limit avec les costards pimpants, les sacs de pognons et la démesure décadente de Tony Montana. Toujours un plaisir de revoir cette raclure.

C'est un Rise & Fall devenu classique. Le personnage principal commence au plus bas, va monter tout au sommet puis … bha désolé de vous spoiler un peu comme ça mais bon le film est ultra connu et a quarante ans, mais ouai, après le personnage va s'effondrer.

spoils

Étrangement dans la culture populaire Tony Montana est devenue un symbole de réussite.

C'est à peu près vrai si on exclut le fait qu'il n'est au final jamais heureux avec sa femme malgré le combat qu'il a mené pour être avec elle. Que sa relation avec sa famille est calamiteuse au point de pousser sa sœur à le tuer et de se faire renier par sa mère. Qu'il n'a en gros pas d'ami si ce n'est Manny qu'il finit par buter et en qui il n'a jamais eu pleinement confiance. Il a eu du pognon par contre c'est vrai mais il n'a pas l'air spécialement heureux.

Il finit addict à sa propre merde et passe son temps à crever des gens et fréquente des gens qui tentent de bousculer sa (pourtant vraiment faible) limite morale.

Bref, c'est une pourriture triste qui malgré son apparente réussite il a certe atteint son objectif de richesse mais il n'est pas heureux et vit carrément dans la peur avec un système de vidéo-surveillance (hors de prix pour l'époque) avec en plus une armée d'homme de main…

Mouai, je sais pas vous mais je ne l'envie pas vraiment. La morale de l'histoire c'est ptet que l'argent ne fait pas le bonheur ?

Al Pacino est vraiment un acteur impressionnant. Qui d'autre aurait vraiment pu donner vie à Tony Montana aussi bien que lui ? Il est magistral.

Et le pire c'est qu'on a presque envie de l'admirer. Quand Franck Lopez le prévient qu'il y a des règles à respecter, Tony joue les flamboyant à le snober. Et pourtant… Quand Franck le prévient que Sosa est dangeureux, il n'en fait qu'à sa tête à jouer les gros durs. Et pourtant …

C'est vraiment un film à voir. Il fait toujours son ptit effet.

Je pense que le même scénar et le même cast mais avec Martin Scorcese à la réal aurait été un film parfait. Il n'y a bien qu'au début qu'il y a des ptits mouvements de caméra à la grue qui sont géniales sinon en dehors de ça, ça reste vraiment sage. Pas trop d'angle de caméra ou d'éclairage vraiment surprenant. Ça fait assez scolaire et attendu (ouai bon j'y connais pas grand-chose mais rien ne me surprend vraiment).

Ergo : serveur IRC tout compris

Allez je vous présente Ergo un serveur IRC avec tout ce qu'il faut là où il faut.

TL;DR

Si vous souhaitez avoir votre serveur IRC en 2022 Ergo est une alternative très intéressante. Sa mise en service nécessite peu de connaissances et de ressources et de temps.

Son seul inconvénient est qu'il ne propose pas de mécanisme de haute disponibilité.

Contexte

IRC n'est toujours pas entièrement mort. Et logiciellement c'est d'ailleurs loin d'être le cas. Il y a quelques nouveaux clients IRC (comme Catgirl ou bien Goguma) mais c'est vrai que côté serveurs et services ça bouge assez peu. Je vais vous présenter un ptit nouveau mais d'abord un peu d'explications !

Le duo classique

Si vous n'avez jamais administré de réseau IRC, il y a deux éléments principaux :

  • l'ircd qui est le serveur IRC à proprement parlé
  • les services qui sont des bots qui ajoutent des fonctionnalités comme l'authentification, la gestion un peu plus poussée des salons, l'envoi de mémos

Les services sont optionnels mais les réseaux digne de ce nom en utilisent tous. Sans ça, pas de gestion de l'identité des utilisateurs… c'est un peu le far west.

Pour les serveurs IRC il existe pas mal de concurrence même si on ne va pas se le cacher, le principal est le très fameux UnrealIRCD. Il est vieux comme le monde (bon en fait il y a d'autres serveurs bien plus vieux).

D'ailleurs une ptite parenthèse au passage : IRC est un écosystème à fond dans le logiciel libre. Quasiment tous les ircd sont libres et sont des forks les uns des autres. Il n'y a presque pas de serveur sorti de nulle part (et Ergo n'échappe pas à cette règle). Et ça se ressent du coup par moment dans leurs configurations ou bien certains abus de langage que l'on utilise lors de l'administration. Voilà, c'était juste une brève remarque.

Pour les services il y a bien moins d'abondance. En gros il y Anope et Atheme qui se partage à peu près tout le marché. Sur Geeknode, nous avons par contre nos services fait maison : Child. Ils sont tout beau et mine de rien sacrément robustes, merci les devs ;-)

D'un point de vue technique, les services ont un fonctionnement un peu particulier. Ce ne sont pas des plugins à greffer aux serveurs mais des serveurs IRC à proprement parlé. IRC est protocole "fédéré" (je met des guillemets parceque c'est de la fédération assez étrange qui prédate un peu ce que l'on a tendance à appeler fédéré désormais. Du coup je n'aborderai ce point que plus tard dans un autre article dédié). Il est donc fait pour marcher par agrégation de serveurs IRC qui bossent ensembles.

On différencie les types de serveurs par rapport aux connexions qu'ils écoutent :

  • hub : serveur recevant des connexions d'autres serveurs. Pas de client sur ces nœuds.
  • leaf : serveur se connectant à un hub où les clients se connectent.
  • service : serveur ne recevant pas de connexion se rattachant à un hub mais apportant les fameux services

Un des soucis c'est que autant la norme IRC spécifie très bien comment doivent discuter un client et un serveur, autant la communication entre deux serveurs est plus exotique. C'est très généralement de l'IRC classique mais avec des ajouts spécifiques à chaque implémentation.

Toujours est-il que du coup, les services sont en fait un serveur "irc" discutant avec un autre serveur IRC. C'est au final une architecture assez cool permettant pas mal de folies mais ça veut aussi dire que d'un point de vue mise en place c'est pas spécialement simple. Surtout lorsqu'on débute et que l'on a pas trop les bases de réseau et d'adminsys.

Il faut mettre en place plusieurs serveurs qui communiquent entre eux, donner des droits, chiffrer, pourquoi pas ajouter quelques mots de passe… C'est pas spécialement super complexe mais c'est pour un débutant c'est une étape assez laborieuse qui nécessite de comprendre pas mal de points différents. Surtout que les docs sur les différents projets sont vraiment pas géniales (sérieux vous avez vu le site pourri d'Anope ? Un lien sur deux hs, la doc c'est le désert, …).

Oragono

Bon, IRC est un protocole qui remonte à 1988 mais il n'est pas non plus figé. Il a connu plusieurs RFC et surtout il y a en ce moment l'initiative IRCv3 qui vise à moderniser un peu le protocole.

D'un point de vue assez extérieur et/ou novice ça semble être des ajouts vraiment mineurs voir négligeables. Mais si l'on y regarde de plus près il y a certaines nouveautés pas mal comme par exemple l'historique d'un salon ou bien les notifs d'écritures. Mais surtout toutes ces modifications sont faites avec un respect absolu de rétrocompatibilité : un serveur ou un client IRC qui ne les gèrent pas, ne doit pas être impacté.

Et toutes ces nouveautés n'arrivent que quand le serveur les a implémentés, que les services aussi (enfin celles qui concernent les services) et aussi les clients. Donc ça n'arrive que lentement très lentement.

Oragono est un des serveurs ayant à cœur d'implémenter au plus vite ces nouveautés. Mais c'est un peu plus qu'un serveur puisqu'il intègre également les services. Vous n'aurez donc pas besoin de vous faire chier à configurer et administrer vos services en plus. Non, ici c'est un seul logiciel. C'est beaucoup plus simple du coup et puis ça évolue ensemble : pas d'incompatibilité ou autre.

Mais Oragono est mort.

Ergo

Vous avez vu ce cliffhanger !

Et bien non il n'est pas mort, il a juste changé de nom. C'est désormais Ergo c'est moins marquant mais plus simple. Parceque ouai c'était oragano, oregano, orogano, oragono ? Personne ne sait…

Bref en changeant de nom ils ont gommé la plus grande difficulté. Le fait qu'il soit codé en Go simplifie énormément son installation (ils fournissent des binaires pour un peu toutes les plateformes). L'ultime difficulté de mise en place est désormais la partie TLS qui nécessite un outil extérieur pour cela (mais bon ils peuvent pas faire de miracle).

D'un point de vue fonctionnalité, il gère tout ce que l'on peut attendre d'un serveur IRC moderne et même un peu plus. Il intègre les services avec les fonctions usuelles de nickserv ainsi que chanserv pour la gestion de son identité ou de son salon. Il sait fournir des cloak (planquer l'adresse ip des utilisateurs) via hostserv.

Mais en plus de cela, il peut également assurer la fonction de bouncer IRC. En théorie sur IRC, quand vous n'êtes pas connectés… bha vous ne voyez pas les messages. Quand vous vous reconnectez bha vous ne savez pas ce qui s'est passé lors de votre absence.

Pour pallier ce souci, les utilisateurs utilisent souvent des bouncers qui sont en fait des clients IRC qui servent de proxy. Ils tournent sur des serveurs 24h/24 et sont donc connectés en permanence. Lorsqu'un utilisateur se connecte, il le fait non pas au serveur mais à son bouncer qui lui rebalance tous les messages qu'il a ratés. De ce fait, l'utilisateur apparait comme toujours connecté pour les autres.

Et bien Ergo fait ça de lui-même (enfin si vous le configurez pour et si l'utilisateur en fait le choix). Comme ça vos utilisateurs n'ont plus besoin de le faire de leur côté. Plus besoin de faire tourner un client 24h/24 sur un coin de serveur pour cela. C'est un peu plus optimisé et écologique !

Bon par contre, contrairement à la majorité de ses collègues, Ergo ne sait pas fonctionner de façon fédérée. Vous ne pouvez donc pas agréger plusieurs serveurs pour former un réseau. Ici, vous avez 1 seul ergo. Pas de redondance. Vous perdez une machine vous disparaissez. C'est à mon sens le seul inconvénient de ce logiciel.

On passe un peu à la pratique ?

Mise en place

Bon à moins qu'il ne soit packagé pour votre OS (ce dont je doute), il va vous falloir faire un ptit tour sur leur repo git pour y chopper la dernière release en fonction de votre OS. wget https://github.com/ergochat/ergo/releases/download/v2.9.1/ergo-2.9.1-linux-x86_64.tar.gz (ne copiez/collez cette ligne que si vous êtes sur un linux avec un processeur classique).

On décompresse le bousin. tar xvf ergo-2.9.1-linux-x86_64.tar.gz

Et là vous obtenez un dossier avec tout ce qu'il faut. Je vous conseille d'aller ranger ce dossier dans un endroit à peu près logique (genre /opt) Dans ce dossier il vous faut créer un fichier de configuration que vous pouvez copier depuis celui fourni. cp default.yaml ircd.yaml

Ce fichier doit être édité pour y mettre vos préférences. Il est rempli de commentaires partout détaillant toutes les options. Donc on l'édite dans son éditeur de texte favoris. kak ircd.yml

Donc là-dedans les personnalisations de base à faire sont les changements de nom. Ensuite les chemins pour les fichiers de certificats tls (à laisser par défaut si vous vous contentez de l'auto-signé (je l'aborde plus loin)). Ensuite, changez absolument le mot de passe dans opers/admin/password.

Pour savoir quoi mettre il faut le générer via ergo lui-même. Pour cela faites dans un autre terminal un ptit ./ergo genpasswd et il vous sortira une ligne de texte à foutre dans le fichier de configuration.

Voilà tout pour la configuration.

Si jamais vous avez des modifs à y faire il suffit de trifouiller le fichier de configuration et pour lui faire prendre en compte les modifs, pas besoin de le relancer mais il faut faire ce que l'on nomme communément un rehash. Pour le déclencher il faut envoyer un SIGHUP à ergo avec un joli kill -1 $(pgrep ergo).

TLS

Un léger encart pour vous dire que je n'aborderai pas cette partie en profondeur.

En gros, deux possibilités :

  • vous pouvez utiliser des certificats autosignés (ça fera couiner les clients irc mais c'est pas si grave)
  • vous utilisez un certificat signé par une CA (je vous recommande LetsEncrypt avec un client cool comme par exemple acme.sh ou n'importe quel autre (certbot est le plus connu mais pas le plus simple ni le plus rapide ni le plus fiable ni le plus léger).

Si vous partez pour la première solution un simple ./ergo mkcerts et le tour est joué. Si vous optez pour l'autre solution, démerdez-vous :-)

Utilisons-le !

Bon bha qu'est-ce qu'on attend ? ./ergo run Voilà, ça tourne.

Maintenant on s'y connecte avec un client irc. Pouf ça marche.

Voilà. En l'espace d'une ptite demi-heure on a un serveur irc et ses services pleinement fonctionnels. À vous de parvenir à le peupler maintenant :-)

Bon, déjà vérifiez que les bots ne sont pas en train de roupiller. Embêtez-les avec un ptit /query nickserv help

Aller plus loin

Bon, je ne vais pas paraphraser plus que cela leur documentation donc je m'arrête là. C'était surtout pour prouver que c'est une alternative très rapide à mettre en place et vraiment simple. Pour aller plus loin, je vous conseille d'aller voir cette doc qui est certe en anglais mais reste assez claire à mon sens.

Voilà, c'est à mon sens un excellent choix en 2022 de partir sur ce logiciel plutôt que les grands anciens ircd. Vous n'aurez pas besoin de vous faire chier avec toutes les notions de *:line, pas de link, bref c'est pas mal simplifié par rapport aux autres.

Barbaque

Histoire :

Vincent et Sophie tiennent une boucherie qui comme leur couple bat de l'aile. Leur couple d'ami tient une chaîne de boucherie industrielle et font étalage de leur pognon continuellement.

Un jour, des activistes vegan viennent saccager la ptite boucherie traditionnelle. Cependant quelques jours plus tard, le couple tombe par hasard sur l'un des vegan faisant du vélo alors qu'ils sont en voiture. Malencontreusement (mais pas tant que ça) ils le percutent et le tuent. Pour éviter la police, ils décident de planquer le cadavre dans leur boucherie le temps qu'il pourisse pour le jeter avec les invendus. Par un concours de circonstances, il se trouve qu'un morceau a été vendu à une cliente et celle-ci revient immédiatement pour en racheter.

C'est ainsi que commence le commerce du “porc d'iran”.

Ressenti :

Hahahaha. Fabrice Éboué me fait beaucoup rire. Il adore tourner en dérision tous les sujets un peu touchy et là on a le droit à une heure et demi de blagues irrévérencieuses. Les vegans prennent dans leur tronche mais ça ne sera pas les seuls victimes. Un peu tout le monde prend sur le coin de la gueule. Ça peut être sur le physique, la race, la religion, la philosophie, tout y passe. C'est même parfois un peu gratuit.

Mais ça me fait quand même immanquablement rire. Et puis le du avec Marina Foïs marche sacrément bien. Leur alchimie d'un couple à la dérive fait pas mal illusion.

On a tendance à admirer les acteurs hollywoodiens prêts à subir de grosses transformations physiques pour mieux coller dans le moule de leurs rôles mais on n'a pas parlé de la prestation de Fabrice Éboué. Il s'est tout de même laissé pousser le bide mais surtout une immonde moustache ! Et pour coiffer le tout il a amplifié son espèce de calvitie. Mais même comme ça il a une bouille tellement rieuse qu'il reste sympathique.

Bon, pas mal de gags se voient venir, mais ça passe quand même bien. C'est pas un film qui fera trop réflêchir, ça pourrait blesser certains mais au final les vegans qui sont ostensiblement la cible ne sont pas tant que ça tourné en ridicule. Leurs arguments sont souvent valides et au final ils deviennent la cible de psychopathe carnistes… C'est … bha … c'est plutôt contre les carnistes.

Un bon moment un peu défouloir. C'est bien mieux que Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu que j'ai entre-aperçu un peu l'autre jour.

Petite Maman

Histoire :

Nelly a huit ans et sa grand-mère est morte à l'ehpad. Avec ses parents ils vont vider la maison familliale.

La petite Nelly questionne un peu sa mère sur sa jeunesse mais le moral est clairement en berne. Le lendemain, la mère est partie laissant en plan le père et la fille. Celle-ci part à l'aventure retrouver la cabane de sa maman.

Elle rencontre alors la petite Marion qui est justement en train de construire une cabane.

Ressenti :

Très agréable surprise. Ça sort un peu de ce que je regarde habituellement.

C'est un film français avec un peu de fantastique où les deux gamines déroulent l'histoire. C'est plutôt léger, mais aborde quelques thêmes assez rarement abordés. Mais il y a quand mêmes quelques points que j'aurai apprécié s'ils avaient été explicités.

spoils / questionnements

Bon, donc en fait la ptite Nelly arrive à retourner en arrière dans le temps pour rencontrer sa mère quand elle avait 8 ans. Elle arrive assez vite à cette conclusion.

Mais par contre, elle ne l'aborde avec personne d'extérieur. Du coup je me demande si ça arrive vraiment où si c'est juste complètement fantasmé.

J'ai tendance à croire que ce n'est que de l'imagination car elle n'apprend au final pas grand-chose de neuf sur sa mère ou sa grand-mère. Elle connait déjà le goût de sa grand-mère pour les mots-croisés, elle apprend qu'elle tient déjà son discours fataliste. Elle apprend que sa mère aime manger les amas de cacao dans le lait, mais bon c'est assez léger comme preuve.

Quand elles sont ensemble, la mère a tendance à s'occuper de la fille : elle met à sécher ses vêtements et lui fille une serviette, elle lui fait un bol de chocolat… Elle a déjà une relation de petite maman (wink wink).

Il y a bien quelques instants où son père voit la petite mais physiquement ça reste distant et ça pourrait vraiment être de l'interprêtation.

L'élément qui aurait pu me convaincre aurait été une réaction de la mère lors de son retour à la fin. Mais non, elle ne dit pas si oui ou non elle est au courant de ces quelques jours. Est-ce qu'elle se souvient de l'arrivée de sa fille dans sa jeunesse ? Est-ce que c'est pour ça qu'elle s'est éclipsée quelques jours ? D'ailleurs pourquoi est-ce qu'elle est partie ?

J'ai beaucoup aimé le traitement de la gamine. Elle est mimi comme tout, pas conne, débrouillarde, comprend toute seule vraiment vite.

N'empêche, je me rapelle que mioche j'arrivais pas à imaginer mes parents enfants. Ils ont jamais été gamins et sont nés en adultes responsables et tout.

Le film dégage une légère aura de mystère voir de frisson par moment. Pourtant il y a aussi tout un côté nostalgique et super intrigant. Ça fait un mélange vraiment délicieux. Le tout porté par le jeu des gamines où les adultes s'effacent quelques peu.

Un film tout en douceur et assez surprenant teinté d'un peu de tristesse et de surnaturel. Vraiment très cool.

Alpine Linux : bien même en dehors des containers

Quand on parle Linux, il y a très vite les histoires de choix de distribution. Et déjà il y a un truc que je ne comprends pas, ce sont les gens qui testent constamment de nouvelles distributions linux.

Bon j'arrive à comprendre que l'on teste des distros qui ont fait des choix assez exotiques :

  • une FHS non standard (comme par exemple GoboLinux)
  • un userspace qui sort vraiment de l'ordinaire (NixOS, Alpine…)
  • des configurations très spécifiques (les distros pour appliances)
  • une architecture extraordinaire (QubeOS)

Mais si c'est juste pour tester une énième distro classique je ne vois pas vraiment l'intéret. Ne vous méprenez pas, je n'ai rien contre les distributions linux, au contraire je pense que c'est un plutôt bon exercice de créer une distribution. Un peu comme on s'essaye à LFS, se faire une ptite distro à soit doit être vraiment très formateur. Il y a bien plus d'intéret à créer ce genre de distro qu'à les utiliser à mon sens.

Fin de la digression.

Bon bha ça fait des années que je parle par-ci par-là de cette distribution Linux et je n'ai pas pour autant présenté cette ptite chose ici. Cette distribution a quelques particularités bien sympatiques.

Ce que je n'utilise pas mais …

Docker

Alpine a explosé en popularité parcequ'elle est pas mal utilisé par Docker du fait de sa ptite taille. Du coup forcément quand il faut la dupliquer et la distribuer, avoir une faible taille est un sacré atout. Mais elle existait bien avant l'avènement de Docker !

Et d'ailleurs je ne l'utilise jamais avec Docker mais c'est grâce à ce biais que j'ai découvert Alpine.

Diskless

Un point fort de cette distro c'est de proposer dès son installation un mode diskless. Ce mode permet un fonctionnement assez exotique on va dire.

Au lieu d'installer votre OS sur le disque dur, vous le foutez sur un support amovible en mode lecture seule. Quand ça boot, les données sur ce support sont balancées en RAM et il n'est plus utilisé.

Vous vous rendez vite compte que l'inconvénient d'un tel système c'est que forcément les modifs que vous faites ne seront donc pas conservées au reboot. Si vous installez un logiciel, si vous modifiez une configuration bref quoi que vous fassiez, au prochain reboot vous perdez tout. Alors déjà, dans certains cas c'est un avantage.

Mais, ils ont bien entendu prévu quelque chose pour ce genre de cas : l'apkovl (c'est bien "ovl" et non "vol", ce qui veut dire overlay et non volume) couplé à lbu. C'est un système permettant d'avoir une persistance des données. En gros apkovl est une surcouche de données qui va donc contenir toutes les modifications que vous avez apporté au système figé. Et lbu est le logiciel qui va vous permettre de gérer cette surcouche sans vous prendre la tête.

Avec ce système vous avez le meilleur des deux mondes.

Bon, dans mon cas j'utilise quasiment jamais ce système, je fais des installations classiques mais dans le cas de containers où sur de petits appareils ça peut être pratique.

Ce que j'apprécie

Ouai je vous ai fait le tour de quelques particularités cools mais que je n'utilise pratique jamais. Voyons maintenant plutôt ce que j'apprécie et utilise.

Apk

C'est le gestionnaire de paquets classique mais très bien foutu et particulièrement rapide.

Bon, si vous connaissez Debian et ses dérivés vous n'aurez qu'une lettre à changer, c'est déjà pratique. On retrouve les classiques apk update et apk upgrade pour installer c'est apk add et pour virer apk del et le fameux apk search. Avec ça vous pouvez déjà bien vous demerder.

Bon jusque-là rien de transcendant. Mais à l'utilisation vous allez très probablement est très étonné de la vitesse du bestiau. Avec une connexion fibre, l'installation de ptits logiciels consoles est quasi instantané. C'en est même à se demander si ça a réellement marché tellement c'est rapide.

Je déconne pas, plusieurs fois j'ai attendu sans me rendre compte qu'en fait la commande était passée directement.

Proche de Gentoo

Mon nunux est Gentoo depuis plus de quinze ans maintenant. C'est mon nid douillet depuis si longtemps j'ai vraiment du mal à aller voir ailleurs.

Mais dans Alpine je retrouve certains éléments de Gentoo bien que les deux distros soient bien différentes. Déjà Alpine utilise des paquets binaires ce qui est (je ne vous le cache pas) parfois un peu déconcertant quand on a l'habitude de trifouiller les USE de chacun des paquets installés.

Mais apk utilise un fichier world comme Gentoo. Le système de gestion des dépendances est assez similaire. En gros quand on veut installer un paquet, apk ajoute une ligne avec le nom du paquet dans le fichier world. Ensuite apk calcule toutes les dépendances et agit en conséquences.

Il est d'ailleurs possible de trifouiller à la main le fichier world pour y ajouter/enlever les logiciels que vous voulez puis de lancer un ptit apk fix qui se chargera d'ajouter et virer les paquets nécessaires.

Bon c'est pas forcément la façon de faire recommandé mais ça fonctionne très bien.

Dans les autres similarités il y a l'utilisation d'OpenRC pour la gestion des services. Pas de systemd ici mais ce bon vieil init qui marche très bien. Et pour ceux qui ne connaissent pas et qui sont satisfait de la simplicité d'utilisation de systemd et ses fichiers unit, sachez que ce n'est pas vraiment plus compliqué (même au contraire).

Un petit exemple de fichier d'init pour acpid
#!/sbin/openrc-run

name="busybox acpid"
command="/sbin/acpid"
command_args="$ACPID_OPTS"
pidfile="/var/run/acpid.pid"
start_stop_daemon_args="-g wheel -k 027"

depend() {
        need dev localmount
        after hwdrivers modules
        keyword -vserver -lxc
}

Voilà, c'est une syntaxe plutôt légère mais (bon ça se voit pas dans cet exemple) mais il est possible d'y rajouter du script shell classique si vraiment il y a besoin de faire du plus exotique. On a donc des init assez proches des fichiers unit de systemd niveau complexité mais avec plus de flexibilité.

Légèreté de la base

Une fois une Alpine installée, vous n'aurez pas des processus dans tous les sens. Vous n'aurez d'ailleurs quasiment rien. Pas tout un tas de daemon qui font des choses dans votre dos.

Non, c'est à vous d'ajouter les briques qui vous sont nécessaires.

En passant, vous n'aurez pas les GNU coreutils habituels. Ici, toutes les commandes de bases habituelles sont issues de busybox. Donc le top, le df, le mkdir … bref, tous ces outils basiques sont des implémentations différentes de la plupart des distros.

Ça peut apporter quelques déconvenues au passage. Certaines options que l'on ne retrouve pas (pour date ça me froisse un peu, je vous l'avoue). D'ailleurs aurevoir bash par défaut et dites bonjour à mon ptit ami Ash qui est pas mal mais à qui il manque certaines petites fonctionnalités mais rien de bien méchant.

Les côtés moins ragoûtants

Musl

Un choix assez clivant des devs est d'avoir tout basé sur musl libc qui est une alternative à glibc (la GNU Libc utilisé un peu partout). Si vous n'êtes pas dev ça vous parle peut-être pas. Mais en gros tous les programmes en C sont compilés via un compilateur et utilise tout un tas de fonctions standards. Et bien ici, ces fonctions standards sont issues de musl qui est un poil différent de glibc.

À l'usage immédiat, pas de différence. Par contre dans la pratique en tant qu'utilisateur il peut y avoir quelques points rebutants. Un programme compilé avec la glibc ne tournera pas sur un système où se trouve musl. Bon, en vrai on peut installer une couche de compatibilité mais pour certains programmes ça peut être chiant. En gros tous les programmes pré-compilés refuseront de tourner ici. Exit tous les softs proprios (à moins biensûr qu'ils fournissent une version musl, ce qui est techniquement possible mais peu probable).

Bon en vrai, dans mon cas, ça ne me gêne pas vraiment. Je n'utilise pas de logiciels proprios et je me contente à 95% de ce qui se trouve dans les dépots.

Conf réseau

Contrairement à Gentoo qui utilise netifrc, ici, c'est la merde à base de /etc/network/interfaces . C'est-à-dire une syntaxe mochtoc, tout un tas de dossiers et tout. Et le pire, c'est que si on modifie ça, un restart du service est assez hasardeux.

Ennuyant

Ça marche bien. Les mises-à-jour ne cassent rien.

Du coup, bha on s'y ennuie. Aucune surprise. Quasiment pas de maintenance.

Grsec t'es-tu où ?

Il y a fort longtemps, GrSec était là, de base. Du coup d'un point de vue sécurité c'était un bon gros point positif.

Maintenant que GrSec n'est plus libre, forcément Alpine ne l'a plus. Bon, c'est triste mais c'est comme ça.

Voilà tout

La communauté est grandissante. Du coup son wiki devient plus conséquent, le nombre de paquet s'étoffe. Il y a même un dépot communautaire contenant pas mal de logiciels permettant d'utiliser Alpine en tant qu'OS de bureau.

Pour des serveurs elle me semble idéale. Elle a très peu de parties mobiles, une surface d'attaque très réduite. De ce fait elle est véloce, rapide à prendre en main, facile à backupper.

Elle est bien en container mais aussi en serveur plus traditionnel. Elle est la base de PostMarketOS une distribution linux pour téléphone mobile qui petit à petit commence à se faire un nom.

À mon sens c'est une bonne base pour débuter sous Linux. Le fait qu'une installation de base ne contienne que très peu de logiciels installés permet de mieux comprendre chacune de ses briques. Il est en effet très possible de lancer top et de se renseigner sur chacun des processus qui tourne afin de comprendre à quoi ils servent. Ça permet de démystifier pas mal de chose et donc de bien apprendre. La même chose sur une ubuntu serait un calvaire sans nom.

Don't Look Up

Histoire :

Une doctorante en astrophysique découvre par hasard une comète. Avec l'aide de son prof, ils calculent sa trajectoire et arrive à la conclusion que l'impact avec la Terre est prévu dans 6 mois.

Ils commencent à alerter la NASA, la présidente des USA mais se font somptueusement ignorer. Ils se tournent ensuite vers la télévision pour alerter le grand public.

Ressenti :

Je passe après la vague. Tout le monde s'est jeté sur le film lors de sa sortie sur Netflix il y a six mois. C'est donc tout naturellement que je m'y plonge une fois la hype retombée.

Le timing de sortie du film est quand même parfait. Avec la pandémie de covid qui déboule en 2020, on a découvert tout un tas de comportements humains assez surprenants. Et justement c'est un peu ce qu'on retrouve dans ce film.

Les réactions des gens fassent à la nouvelle de l'apocalypse imminente est assez déroutante. On a une présidente qui n'en a rien à péter à cause des élections et d'autres scandales en cours. Les médias se focalisent sur le physique du prof, sur l'aspect hystérique de la pauvre étudiante qui est ignorée et moquée. Le grand public se divise sur la véracité de l'existence de la comète… Bref, c'est un peu tout ce que l'on a vu en vrai avec le covid.

Je pense que sans cette pandémie, de nombreux pans du film paraitraient complètement stupides. L'irrationnalité des gens seraient difficilement croyables. Mais maintenant qu'on a vu tout le spectacle du covid, ça semble finalement bien moins extravagant et plutôt bien vu voire presque bateau.

Mais contrairement aux apparences, le scénario a été écrit avec non pas le prisme du covid mais plutôt le dérèglement climatique. Et je pense que c'est malheureusement triste de voir à quel point c'est sacrément réaliste. L'inaction des grandes puissances face au dérèglement climatique est quelque chose qui me mine sacrément. Mais bon c'est pas le sujet de ce que j'écris… revenons au film.

Le film est donc plutôt réaliste dans sa première partie. Mais j'ai tout de même le sentiment que l'on bascule petit à petit dans une comédie un peu lourdeaude. Les personnages pourraient être rangés en deux catégories : ceux plutôt bien traités et les clichés qui tirent vers la bouffonerie.

spoil à ce sujet

On a donc la présidente (Mery Streep) qui est à la limite entre les deux catégories mais qui tend de plus en plus dans la loufoquerie plus on avance. Elle est ouvertement pourrie à ne penser qu'en terme de jeu politique.

Par contre son fils (Jonah Hill) lui est clairement dans la bouffonerie totale. C'est dommage, le film se veut assez réaliste dans son propos et tout mais lui le personnage n'est pas crédible. C'est le chef de cabinet de la maison blanche mais il insulte et ricane des scientifiques, des électeurs,… C'est poussé trop loin au point de ne pas être crédible.

La couronne du personnage le moins crédible revient tout de même est Peter Isherwell (Mark Rylance) qui joue ici le patron d'une boîte de la high-tech très versé design et pull à col roulé… La parodie de Steve Jobs ne laisse aucun doute. Et même si j'ai jamais eu d'affection particulière sur Steve Jobs et Apple, là il est juste tourné au ridicule absolu. Le mec est juste une raclure audacieuse et sans scrupule qui chie à la gueule de tout le monde.

C'est vraiment très dommage de faire une caricature aussi ridicule ça force tellement le trait que ça en dé-sert le propos. Il y avait tellement de point criticable et attaquable sur les boites de la high tech que de ne jouer que sur ces aspects du personnage détourne toute l'attention sur tout un tas d'autres points.

Je suis assez déçu de ça.

spoils concernant la fin

Bon alors plusieures remarques.

Déjà, c'est cool d'avoir vraiment fait péter là planète à la fin. Ça nous évite un happy end. Merci.

J'étais assez étonné que le film n'aborde que très peu les questions de religions. Mais il fallait que sur le final, au moment du cataclysme, que ça se mette à prier. “Ha mais dans notre famille on fait pas trop ça mais je pense que c'est le bon moment de prier.” NON MAIS NON. Arrêtez de passer le message que lorsque c'est au fond du trou que l'on peut trouver du réconfort dans la religion. NON. Rhaaa ça m'a énervé.

Ha et quand vous faites des scènes post-génériques faites les biens. Vous en mettez une où l'on voit les quelques rescapés atterir sur une nouvelle planète. C'est marqué que ça se passe plusieurs milliers d'années dans le futur. Mais du coup, ne mettez pas ensuite une autre scène post-générique, qui se passe à notre époque. Merci de garder un peu de timeline cohérente (surtout quand c'est juste pour une blagounette nulle).

Et du coup dans cette mini-scène où ils débarquent sur la nouvelle planète, ils sont tous sorti de capsules de cryogénie. Mais étrangement ils sont à poils et … sacrément relax. Vous vous connaissez pas, et vous êtes tous à poil là, vous avez été sélectionné uniquement parmi les adeptes de naturismes dans la haute société bourgeoise richissime ? Et vous abordez même pas ne serait-ce que rapidement que absolument tout le reste de l'humanité y est passé et que vous êtes les derniers ?

D'ailleurs ça serait un super scénario pour une suite : l'élite de l'humanité sont les derniers survivants grâce à leur vaisseau spatial. Ils se retrouvent à devoir relancer la civilisation humaine dans un nouvel environnement. Ces gens qui n'ont jamais vraiment bossé de leur vie vont devoir tout recréer et se rendent compte qu'ils ne sont au final que des parasites avec absolument aucune autonomie.

Bon le film a beaucoup misé sur un casting d'exception.

Voilà, ce film m'a laissé finalement un goût assez étrange. J'ai aimé l'aspect sérieux du film avec tout son aspect critique sur l'humain mais toute sa face humour m'a plutôt repoussé. Quand je vois que certains critiques annoncent un film "tordant" et "jubilatoire" je suis assez circonspect. Le film serait resté sur une ligne plus sérieuse (et du coup tristouille) ça m'aurait très probablement beaucoup plus plu.

Voilà, j'ai apprécié le film mais voilà, sans plus.

Lamb

Histoire :

Quelque part paumé au milieu de nulle part en Islande, un couple de fermier fait sa ptite vie. Ils ont leur petit élevage de mouton.

Un jour, ils aident une de leure bête à mettre au monde. À partir de ce moment-là, leur vie prend un tout autre tournant.

Ressenti :

Bon je vous raconte pas plus l'histoire pour ne pas vous spoiler mais c'est franchement très particulier. Le film baigne dans une ambiance assez dérangeante.

Les environnements sont assez beaux mais tout de même austère. Il semble faire froid, c'est super humide, le ciel est souvent menaçant, il y a peu de végétation si ce n'est de l'herbe. Pas une habitation ou trace humaine à l'horizon. Juste cette pauvre petite ferme.

Le couple est vraiment isolé et même si à l'écran rien ne semble menaçant, il y a toujours ce brouillard sacrément épais. La nuit n'est pas vraiment sombre, surement l'époque où le soleil reste encore un peu présent… Et tout ça est complémenté par une musique angoissante.

Pourtant rien à signaler. Tout va bien et même ça semble s'arranger avec l'arrivée de l'agneau.

Le couple semble s'ouvrir un peu plus l'un à l'autre. La joie de vivre semble un peu plus forte.

Il s'agit du film islandais ayant le mieux marché à l'international (bon j'imagine que leur industrie du cinéma est pas top top). La présence de Noomi Rapace a dû aider pas mal mais surtout faut dire que le film est bien et que son histoire est vraiment cool.

Le film n'est pas agréable à regarder, c'est toujours malaisant mais c'est à coup sûr l'intention de la part du réalisateur. C'est son premier film, tout du moins à la réalisation. Le gars a fait tout un tas de métier du cinéma du côté de la technique.

spoil

Bon allez je vous crache le morceau ici. Le mignon ptit agneau qui nait. Et bhé … Il est mi-agneau mi-humain.

Il a une tête d'agneau, une patte d'agneau et tout le reste est un corps humain.

Les parents ont perdu un gamin et là, ce bébé devient du coup leur nouvel enfant. Du coup, ils le retirent de la grange et le font vivre à l'intérieur, le nourisse comme un humain. Et pourtant il ne parle pas mais semble comprendre ce qu'on lui raconte.

spoil dans le spoil

Bon maintenant que je vous ai ruiné la surprise, laissez-moi vous ruiner la fin !

Alors en fait, la mère de l'agneau (brebis) tentait de voir son gamin et semblait de plus en plus insistante. La mère (humaine) a donc décidé d'aller zigouiller la mère (brebis).

Le temps passe toussa.

Un jour, alors que le père (humain) se promène avec l'agneau (60% humain (à vue de nez)) ils tombent nez-à-nez avec ce qui semble être le père mouton (mais visiblement 60% humain (là aussi c'est à la louche)). Et là, le père (mouton mais pas totalement) sort un fusil et tue le père (humain). Il part ensuite avec l'agneau (humain 60%).

Bref, chaque couple a tué le partenaire l'un de l'autre. Le gamin est retourné auprès de son papa. Tout est bien qui fini bien (ou pas).

Franchement j'ai capté direct que le mioche était pas normal. Même si on nous le planque pendant une bonne demi-heure. Quand enfin on nous dévoile la supercherie j'étais content de voir cette chimère.

D'ailleurs pour un ptit film j'ai trouvé que l'incrustation du bestiau était pas trop mal.

C'est marrant comme j'ai trouvé que le frêre du fermier ressemblait pas mal à Chili Klaus. Ptet un peu moins rieur dans son regard cela-dit.

J'aime vraiment ces films qui sortent de l'ordinaire avec une histoire assez courte mais un gros travail sur l'atmosphère. Parvenir à occuper une grande part de la durée du film juste à ne rien raconter mais plonger le spectateur dans son univers. Ici, ça marche au poil et ça fait tout le film de cette œuvre inhabituelle.

Je recommande vraiment ce film !

Nghtmare Alley

Histoire :

Stanton arrive dans une fête foraine et parvient à s'y faire embaucher. Dans ce ptit monde, il se lie d'amitié avec Madame Zeena et son mari Steve qui font des tours de télépathie.

Avec eux, il apprend les ficelles du métier et surtout le fameux code verbal qui permet de tromper les spectateurs. Le moment venu, il décide de quitter la fête foraine pour monter un spectacle à son compte avec sa nouvelle femme Molly qu'il a rencontré à la foire.

Ressenti :

Un trèèèès joli film. C'est sombre, coloré, années 30 fantasmées, avec de beaux décors, de la très belle architecture, des acteurs dans le ton. Mais surtout il y a une histoire qui est ma foi fort sympathique.

C'est issu d'un bouquin et il y a déjà eu une adaptation cinéma en 47. Un ptit remake tous les 75 ans ça me va, ça nous change des habitudes de Disney…

Niveau tournage ça a été mouvementé à cause du covid et il y a donc eu une interruption de plusieurs mois. Et ça aurait pu nuire au film mais finalement dans cet intervalle, Rooney Mara a pu accoucher et Bradley Cooper perdre du poids ce qui matchait plutôt avec le tournage.

La direction artistique est ultra propre. C'est bien dans une vibe similaire à Shape Of Water. J'ai adoré la fête foraine elle-même avec ses shows très … particuliers.

Je connaissais la légende du geek et le mettre en scène c'est super cool. C'est d'autant plus chouette que ce n'est pas juste un ptit pan secondaire du film mais assez important.

Le film a une structure assez intéressante avec notamment le personnage de Cate Blanchett qui a une grande part et qui pourtant n'apparait pas lors de la première heure de film. Le temps est pris pour planter le décor, nous laisser découvrir les personnages et tout. Mais c'est pas non plus chiant, non j'étais vraiment comme un gosse les yeux écarquillés à regarder tout ce ptit univers avec tout un tas de détails de partout.

Comme souvent avec Guillermo Del Toro, on a le droit à un peu de gore et de violence en de rares moments. Moi j'aime bien, mais certaines sensibilités plus légères pourraient ne pas apprécier du tout.

Un bon film de plus à la belle filmographie de Guillermo. Je le recommande.

Récap 32 : Mars 2022

Enfin le beau temps ! Ça fait du bien au moral ces journées qui rallonge, la température qui remonte, plus besoin d'enfiler pull et manteau. Et là … pan de la neige !

Bon pas chez moi mais il fait quand même frais… la loose.

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 3 commentaires, 18 visionnages, 468870 requêtes, 42733 visiteurs uniques pour 7.6 Go de trafic.

Films

Haha 18 films ce mois ! J'ai pas chômé … ho wait.

Séries

Jeux

Encore un peu de Vampire Survivor vu que le jeu a de très régulières mises-à-jour qui apporte à chaque fois un peu de contenu sympatoche.

Ion Fury

Un néorétro FPS utilisant le Build Engine. C'est le moteur ayant notamment donné vie au très fameux Duke Nukem 3D à l'époque ainsi que d'autres FPS de l'époque. Mais des devs se sont dit que ce serait une bonne idée pour un jeu en 2021.

Et bha, ouai. J'aime pas mal le rendu de ce moteur. C'est pile poil le chaînon manquant entre Doom et Quake : il y a beaucoup plus de 3D mais toujours des éléments en 2D. Les environnements peuvent avoir plusieurs niveaux sans pour autant tricher avec de la téléportation. Il y a même un peu de voxel (ce qui ne se faisait pas à l'époque) pour ajouter des éléments 3D interactifs. La map peut être modifié (des murs qui explosent toussa).

L'histoire se déroule dans un futur assez dystopique. Avec … non en fait j'en sais rien, je l'ai absolument pas suivi. On s'attaque juste à une sorte de scientifique fou je crois et on dézingue ses robots ? Bref, on est pas là pour ça mais on se promène en ville, dans une usine ? dans un gratte-ciel/laboratoire …

Par contre le jeu en lui-même est pas ouf. Non c'est pas nul mais c'est pas non plus palpitant principalement à cause des ennemis qui n'apportent pas vraiment de challenge et leur faible variété n'aide pas. En plus les armes ne sont pas terribles non plus et le peu de munition fait que l'on est obligé de jouer en faisant gaffe constamment. Du coup on peut pas faire le gros bourrin.

En plus, le flingue de base est au final l'arme la plus facile vu qu'elle dégomme à peu près tout le monde en deux coups. Et que le tir alternatif est un … auto-aim. Voilà ce qui suffit à ruiner le truc. Les armes suivantes ne seront qu'assez peu intéressante du coup.

Bon, par contre les maps sont assez cool. C'est assez agréable de s'y promener, c'est joli (dans son style) et c'est rempli de passages secrets. Bon, ils ne servent généralement pas à grand-chose (une fois sur trois il y a un chemin de contournement par un tuyau qui vous mène dans le dos des ennemis).

Bon, la lassitude s'installe assez vite et c'est pas les écrans de fin de niveau qui veulent te pousser à recommencer pour tout débloquer qui vont me faire replonger dedans. Et non je ne prendrai pas le DLC. Le concept est pas mal, la réalisation très correcte mais c'est ruiné par un game design un peu au fraise. C'est dommage parceque ça pouvait vraiment être un excellent jeu.

Dread Templar

Hooo un autre néorétro FPS mais plus calqué sur Quake ce coup-ci. C'est donc Full 3D, dans des environnements un peu plus fantasy crasseux sombres.

Et bha … c'est pas fini, de nouveaux niveaux arriveront encore et très probablement des modifs de gameplay mais pour l'instant c'est pas mal du tout. Il y a un tout petit peu de crafting avec des items qu'on récupère permettant d'améliorer les armes. Les niveaux sont sympathiques mais sans plus avec des secrets à débusquer.

Les ennemis… c'est … bha oubliable. C'est assez insipide.

La musique est charmante avec du bon gros métal qui tâche. Ça permet de rythmer un peu plus les affrontements. Notre personnage est bien speed du coup ça va bien avec.

J'ai pas d'énormes reproches à faire mais il n'y a pas non plus de point qui ressort vraiment positif. C'est honnête quoi.

Metro Exodus

Allez, encore un FPS ! Mais là c'est pas du néorétro, non là on se fait plaisir aux mirettes pour regarder … de la russie post-apocalyptique. C'est de la grisaille, c'est tristoune, c'est délabrer mais c'est fait avec pleins de shaders !

C'est un jeu édité par un studio ukrainien (courage à vous) qui est le troisième de la série Métro tirés de bouquins. Je n'ai pas lu le bouquin ni joué aux précédents.

Ça commence comme un FPS couloir sous-terrain puis très vite ça se transforme en FPS avec différents niveaux où l'on est libre d'explorer une grande zone pour mener à bien différentes quêtes. Et je dois avouer que ça marche pas mal comme concept. C'est un peu un Mario 64 post-apo avec des flingues.

Mais j'accroche pas non plus énormément. On a l'impression de manier un tank. Le personnage est pataud, lent, il fait des sauts microscopiques, on se traîne, recharger une arme prend des plombes. Ça me ruine vraiment le fun.

Tout est laborieux. C'est dommage parcequ'après le feeling des armes, les environnements, les efforts sur l'histoire et tout, on sent que c'est du bon jeu bien travaillé avec amour et tout. Mais bon je m'accroche pour le finir. Et en voir le bout c'est plus un soulagement qu'un déchirement.

D'ailleurs niveau histoire… pfiouuu. Ils ont mis la dose de dialogues. Chaque perso va te noyer sous son monologue. J'aurai pas été foncièrement contre mais le fait de jouer un personnage qui ne parle jamais, ça fait vraiment très artificiel. C'est pas des dialogues, c'est juste des gens qui te racontent des trucs sans que tu ne réagisses à aucun moment. C'est louche et du coup j'arrive pas à rentrer dans le truc (paradoxal : les devs font en sorte que le personnage n'impose pas ses dialogues pour que l'on puisse mieux prendre sa place mais au final ça a l'effet inverse sur moi, n'est-ce pas Monsieur Freeman ?).

Un autre point qui me dérange c'est qu'à plusieurs reprises dans le jeu, on se retrouve spectateur. C'est dommage pour un médium dont la force est l'interactivité et donc l'implication du joueur, on se tape à regarder le boss se faire dézinguer par un autre. Toutes les grosses situations se retrouvent désamorcées dans une cut-scene et souvent par un autre personnage.

Les combats sont plutôt cools sinon. Les flingues sont puissants mais nécessitent que l'on vise la tête sinon on peut quasiment vider un chargeur avant de terminer un ennemi. Il y a même des niveaux où l'on se la joue infiltration silencieuse. Et là par contre c'est un peu la loterie. Soit tout se passe bien soit on se fait repérer à travers un mur… C'est dommage parce que ses phases sont assez jouissives.

D'ailleurs le ptit détail sympa ce sont les humains qui se rendent quand vous avez décimé la moitié d'un gang. Les derniers survivants lèvent les mains et s'agenouillent. C'est bien la première fois que je vois ça dans un FPS, c'est chouette comme tout.

Voilà, au final c'est un jeu que j'aurai envie d'aimer mais qui n'est pas non plus ultra agréable à jouer. C'est assez dommage.

Outer Wilds : Echoes of the Eye

Voilà maintenant quelques mois que le DLC de mon ptit chouchou Outer Wilds est sorti. Et je n'avais pas encore pris le temps de me replonger dans cette perle.

Je me suis donc refait une partie de 0 et … bha j'ai pas vu le nouveau contenu. C'est étrange quand même.

Puis en fait, je suis tombé sur un élément que … bha … qui ne me parlait pas. Était-ce ma mémoire qui défaillait une fois de plus ? Sur notre petite planète de départ il y avait déjà cette Tour radio ?

Dedans, je découvre qu'il y a un satellite dans notre système solaire et qu'il prend des photos. Et sur l'un de ces photos il y a un rond étrange face au soleil !

Wouhouu !!! Encore de l'aventure ! Du nouveau contenu.

Rhaaaaaa franchement qu'est-ce qu'il est agréable ce jeu. Les musiques, l'ambiance, l'échelle, le côté technique, l'histoire, son déroulement, j'ai pas d'autres exemples de jeu qui me sont aussi agréable.

Me replonger là-dedans après quelques mois est top. Une balade surnaturelle où je suis content de retrouver ses paysages uniques. Chaque planète qui a son ambiance, sa personnalité, ça va être dur de parvenir à rajouter du contenu sans être redondant. Et bien non ! Ils y ont réussi à la prouesse à encore me surprendre.

Et en plus il y a des nouvelles mécaniques de gameplay qui ne perturbent pas l'existant. Pfiouuuu ce jeu est encore plus incroyable. Et ça s'intègre bien au jeu de base, ça fait pas morceau scotché comme ça, une personne jouant pour la première fois ne verraient pas la différence avec le contenu d'origine je pense (enfin un tout petit peu, parceque cette partie est un peu plus indépendante du reste).

J'ai même enfin réussi après moultes essais à rentre dans la Sun Station…

Je vous le recommande toujours aussi chaudement. Et d'autant plus si vous n'êtes pas fan de jeu vidéo ni habitué à ce loisir.

Musique

Un ptit Vampire Killer ? J'ai jamais vraiment joué à Castlevania mais cette musique est géniale. Et elle a été reprise très souvent du coup on a tout un éventail de versions du chiptune crasseux jusqu'à la version orchestrale de toute beauté.

Nuxeries

J'ai une nouvelle ptite machine à la maison. Comme d'habitude maintenant, vu que c'est un ptit serveur, bha je l'ai foutu sur Alpine. Et je me répète mais c'est vraiment une des distributions les plus agréable à l'utilisation.

C'est simple, sans fioriture, rapide, léger et super fonctionnel. Faudrait vraiment que j'en parle un peu plus dans un article dédié.

Reservoir Dogs

Histoire :

Joe monte une équipe de gangster pour aller choper des diamants. Le plan est simple, on rentre, on dévalise, on s'échape et rendez-vous dans un hangar avec le butin.

Pas de bol, ça dérape complet seul Mr White et Mr Orange sont les premiers à arriver mais Orange a pris une balle dans le bide. Arrive Mr Pink qui est particulièrement remonté et pense qu'il y a une taupe parmi eux.

Ressenti :

Premier film de Quentin Tarantino et putain quel sacré film !

On retrouve déjà la pâte du maître : des personnages charismatiques, des ptits excès de violence pour relever mais surtout des dialogues pour ajouter de la consistance et lier le tout. Au four pour une heure et demie et on peut se régaler.

C'est un plaisir de revoir ce film à chaque visionnage. La musique met bien dans l'ambiance et de voir Michael Madsen danser pendant une ptite séance de torture ça me fait toujours marrer (je vous jure je suis normal et non violent !).

Et ce film parvient à chaque fois à me faire changer d'avis sur les personnages. Au début je trouve Harvey Kettel super censé et raisonnable puis ça s'inverse. L'inverse pour Steve Buscemi qui est relou et parano pour que ça se retourne. Michael Madsen me parait complètement taré et désinvolte pour au final être bien plus normal et posé (puis dérangé, hein je ne cautionne pas pour autant sa psychopatie).

Je suis juste un peu déçu que le film ne soit pas plus long et ne nous laisse pas plus en compagnie de Mr Brown et Mr Blue que l'on ne voit au final presque pas. Quel est leur background ? Comment ça s'est passé pour eux (c'est trop vite survolé).

À chaque fois que ce film est évoqué c'est mentionné que le braquage n'est pas montré. Donc voilà je viens de le mentionner aussi. Je me demande si d'ailleurs Tarantino faisait le film maintenant sans ses contraintes de pognon s'il referait ce choix. Même s'il en est satisfait je ne suis pas certain qu'il ne s'y plongerait pas.

C'est un de mes réalisateurs favoris et force est de remarquer que sorti de nul part, dès son premier film il a réussi un grand coup avec un très beau score de 8.3/10 sur IMDB…

Eyes Wide Shut

Histoire :

Tom Cruise et sa femme Nicole Kidman se rendent à une soirée mondaine organisé par un de ses patients. Là, il rencontre un ami d'école qui joue du piano qu'il rencontre un peu plus tard pour discuter un peu plus.

Durant cette soirée, le couple rencontre chacun de son côté des partenaires avec lesquels ça flirte, ça draguouille. Une fois revenu, bha … il y a un peu de tension à ce propos.

Le lendemain, Tom Cruise étant médecin, il doit se rendre chez une patiente dont le père est mort afin de constater le décès et faire un peu de support psychologique. Arrivé sur place, il repousse les avances de la patiente puis part mais au lieu de rentrer chez lui, va à la rencontre de son ami d'enfance qui va le tuyauter pour une soirée très spéciale.

Ressenti :

Dernier film de Stanley Kubrick qui a fait beaucoup parlé de lui, j'étais toujours passé à côté. Et bha … j'ai pas trop trop accroché.

Rien ne m'a vraiment repoussé mais rien ne m'a non plus scotché. J'ai vraiment l'impression que le film a fait beaucoup parlé à cause de son taux de cul particulièrement élevé mais en dehors de ça, bha l'histoire n'est pas transcendante. On a un couple qui commence à douter l'un de l'autre et franchement en dehors du passage chez le loueur de costume et la fameuse soirée qui est vraiment extraordinaire le reste m'a laissé de marbre.

Le film met ptet trop de temps à se lancer. La montée en tension intervient un peu tard et est trop vite désamorcée à mon goût alors qu'il est pourtant assez long.

Je trouve que le film souffre de la comparaison avec d'autres films comme Basic Insinct (aspect boulard trouble) ou bien Gone Girl (plus dans le final ambigü). Je dois avouer que je m'attendais à truc un peu mieux.

Après c'est bien vraiment très bien joué. Tom Cruise arrive aussi bien à faire le mec ultra sûr de lui, que le mec en proie au doute et qui remet tout en question. Nicole Kidman est bien aussi mais c'est bien entendu Rade Serbedzija qui vole la vedette malgré son petit rôle (j'adore vraiment cet acteur).

Voilà, un poil déçu même si c'était quand même bien mais sans plus.

The Untouchables

Histoire :

En 1939, c'est la prohibition aux USA et tout particulièrement à Chicago où le fameux Al Capone règne en maître. Il s'est monté un empire financier avec ses hommes de main et le pognon qu'il se fait grâce à son alcool.

Eliot Ness monte une équipe de flic pour faire tomber le mafieux et mettre fin à toute la corruption qui règne sur Chicago.

Ressenti :

Je n'avais jamais vu ce film mais je connaissais certains de ses extraits. Ce film est vraiment génial.

Déjà, dès l'introdution, on voit une reproduction de Chicago dans les années 30 et … wow, c'est magnifique. Je crois que j'ai un faible pour cette période-là en grande partie grâce au bon vieux jeu Mafia que j'avais dévoré à l'époque. D'ailleurs le jeu s'est grandement inspiré de ce film pour certaines missions (entre autre).

Hooo ce coup-ci Brian De Palma a été gourmand et nous a gratifié de deux plans à la demi-bonette. Ouai je fais une fixette sur cette technique. C'est très … non naturel et pourtant complètement analogique ce qui créé un décalage assez étrange que je remarque toujours.

Niveau casting c'est du solide encore une fois avec Kevin Costner qui passe bien en flic intègre. À côté on a Robert De Niro qui parade en Al Capone, Sean Connery qui est l'atout majeur de l'équipe mais aussi Andy Garcia tout le temps prêt à dézinguer du mafieux.

Il y a pas mal de scènes mémorables dont notamment le dîner de la pègre avec Robert De Niro qui est oppressant au possible avec sa batte de baseball. Cette scène est iconique et mérite à elle seule de voir le film. Al Capone qui semble célébrer un truc avec tout le monde qui se marre. Il tourne autour de cette immense table, on se doute que ça va partir en couille mais on ne sait pas qui sera la victime. Il change de sens, rigole à gorge déployer, continue son discours. Ça lève son verre, ça acclame, la bonne humeur est totale. Et BAM !

divers spoils

Dans les autres scènes géniales, il y a l'assassinat de Jim Malone avec une partie en vue subjective avec le couteau, la recherche dans l'appart puis le retournement de situation… Pourquoi ça ne se fait pas plus ce genre de scène en vue subjective ? À chaque fois que c'est fait c'est pour imiter du FPS basique avec des flingues, alors que sur une scène de tension, calme ça rend tellement mieux !

La fameuse scène de l'escalier est une repompe du Cuirassé Potempkin que je n'ai jamais vu. C'est un vieux film muet russe de propagande dont cette scène a été reprise de très nombreuses fois (dont La cité de la peur, c'est peu dire). Là, faut avouer que la tension est hardos. Entre la pauvre mère qui en chie complètement avec son landau d'une demi-tonne, les passants qui ne daignent pas l'aider et les gangsters qui déboulent à ce moment précis, tout est fait pour foutre le bordel. Je trépignais en voyant ça.

Visiblement, le dénouement final à base d'échange de jury a réellement eu lieu. Un vrai ptit coup de génie.

Sacrément bon film. Brian De Palma sait y faire avec les histoires de gangsters. Je pense que je le préfère à Carlito's Way, il y a plus de scènes mémorables et puis les années 30>les années 70.

Carlito's Way

Histoire :

Carlito sort de prison au bout de cinq ans au lieu de trente en bonne partie grâce à son meilleur ami l'avocat David Kleinfeld. Il veut désormais se ranger mais son passé et ses relations vont constamment tenter de le refaire tomber dans le business.

Il était l'un des meilleurs et était respecté de tout le monde. Son rêve est d'amasser suffisamment de pognon pour se barrer vivre une ptite vie tranquille aux Bahamas.

Ressenti :

Je connaissais pas ce film et c'est bien dommage, c'est tout ce que j'aime. On a le droit à des gangsters, un Al Pacino de grande volée, des magouilles, des altercations mais surtout une énorme poursuite finale.

Bon, donc quand un film avec Al Pacino démarre, on fait tourner la roue du mystère pour voir s'il sera côté flic ou côté gangster. *roulement de tambour* … Gangster !

J'ai vraiment beaucoup aimé le film. En plus il a un sacré casting avec un Sean Penn qui est devenu le modèle pour l'avocat dans GTA Vice City, un Viggo Mortensen avec un mini-rôle bien moins charismatique que son Aragorn et aussi un John Leguizamo qui sortait tout juste d'un Super Mario Bros.

L'histoire est vraiment très sympa avec toute une galerie de personnage. Ça commence par un flashback qui nous montre comment on en est arrivé là. À chaque nouvelle apparition je me suis demandé si ça allait être le coup de grâce. Mais au final j'ai réussi à deviner d'où ça allait venir. Bon c'est pas trop planqué.

Mais du coup … (spoil)

C'est absolument pas expliqué mais comment Benny Blanco savait-il pour le train ?

Qu'est-ce qu'il foutait là ?

Bon, Brian De Palma oblige, on a eu le droit au plan à la demi-bonnette. Et là, c'était vraiment bien foutu avec un flou très propre et les deux points de netteté bien calibré. J'ai beaucoup apprécié.

Bon bha, je range ce film à côté des autres grands films de gangsters (l'étagère des Scorcese et Coppola). Je valide complètement ce film !

Come True

Histoire :

Sarah a fugué de sa maison sans que l'on sache pourquoi et a de grandes difficultés à dormir. Elle tombe sur une annonce d'une clinique faisant des essais sur le sommeil. Elle décide de participer à cette étude contre rémunération ce qui lui permet d'avoir également un toit.

Sa première nuit sera un énorme soulagement. Sa seconde nuit sera plus perturbante. Au réveil, les scientifiques vont complètement la traumatiser en lui montrant d'étranges photos.

Ressenti :

Et bhé mazette j'ai été très agréablement surpris par ce film.

C'est vraiment très beau. Les lumières, les cadrages, les décors et surtout les environnements oniriques, tout est parfaitement réussi. Sans dec, c'est une grosse claque visuelle.

Le tout est accompagné par une OST qui colle bien à l'atmosphère. J'ai vraiment que très rarement autant accroché à un si bon cocktail.

Certaines séquences semblent tirées d'une démo de Cocoon.

L'histoire est vraiment très intrigante. Il y a toujours un truc dérangeant sans que l'on sache précisément pourquoi. Les personnages entretiennent ce malaise en ne dévoilant jamais complètement leurs motivations. C'est toujours très difficile de savoir à qui l'on peut se fier.

spoils

Rhaaa cette montée en puissance à la fin !! Quand Sarah fait sa crise de somnanbulie, que les deux scientifiques la suivent avec les équipements c'est tout d'abord inofensif puis ça devient vraiment très oppressant.

Ces images difficiles à comprendre puis ça se matérialise réellement !! Brrrr

Mais j'ai été déçu par les deux dernières minutes. Le plot twist de “hey mais en fait tu es dans le coma depuis vingt ans…” je vois pas trop le rapport. Ça n'apporte au final rien au film. Ils auraient pu se contenter de ces ombres menaçantes.

Rajouter les dents de vampires et le meurtre à deux minutes de la fin ne résoud rien de l'intrigue. C'est dommage c'était un sans-faute. Ça reste vraiment très très chouette.

Bon bha voila. Très chouette film qui mériterait d'être un peu plus connu.

Ressenti 2 :

je viens de me rematter ce film et bha ouai je crois que je l'aime encore plus. Son esthétique ultra travaillée et son ambiance sonore avec ses synthés et tout ça rentre parfaitement en résonnance avec mes affinités.

J'aime tout dans ce film sauf la fin.

Ils ont réussi à donner un aspect de fou au Dr Meyer avec ses grosses lunettes à la Romero avec des dégradés de lumières et des reflets sur les verres, on le croirait sorti d'un animé. Sarah avec son air crevé et ses yeux toujours qu'à moitié entre-ouverts est parfaite dans le rôle.

Et pour parachever le truc, les trips noir&blanc somptueux des rêves avec ce traveling et ses formes torturées ça m'achève. Ça joue sur les formes, le brouillard, les lumières vacillantes. Ça lorgne clairement du côté de la demoscene et des jeux vidéos d'horreur.

Il me faudra le revoir encore !

I Sell The Dead

Histoire :

Arthur est condamné à mort et reçoit la visite d'un prêtre avec qui il va se confier. Il annonce directement qu'il est innocent mais ne semble pas pour autant implorant.

Début alors un flashback où il raconte comment il est arrivé là avec son associé Willie qui lui a déjà été guillotiné.

Ressenti :

Et bhé… C'est pas terrible.

Bon c'est un film à tout petit budget mais avec quand même un casting avec quelques têtes connues. La réalisation est assez faible et les quelques effets numériques (dispensables) sont immondes.

Mais le problème principal, c'est que c'est chiant. C'est une comédie horrifique qui ne m'a pas fait pouffé une seule fois. Pourtant je suis pas trop difficile dans ce genre mais là c'est pas vraiment inspiré.

Les pauvres acteurs sont complètement aux fraises et sont juste ridicules. L'histoire est naze. J'ai vraiment hésité à l'abandonner en cours de route.

Bon et le titre vient tout simplement de l'étrange métier des deux protagonistes qui récupèrent des cadavres et les vendent.

Il y a un autre film bien mieux avec une histoire très proche mais bien mieux réussie : Burke & Hare avec Simon Pegg et Andy Serkis réalisé par John Landis que je vous conseille à la place.

The Wave

Histoire :

Frank est un avocat pour une grande compagnie d'assurance sur le point de parvenir à annuler un gros contrat d'assurance qui pourrait lui permettre d'être très particulièrement bien vu de ses supérieurs. Pour fêter ça, son pote Jeff le convainc d'aller à une soirée la veille.

Ils vont d'abord au bar où ils rencontrent deux jeunes femmes qui les emmènent par la suite dans une soirée. Arrivés là-bas, Franck et une fille tombe sur un dealer qui leur donne gratuitement une drogue dles plus efficace.

Ressenti :

Un film survolté. C'est une sorte de mix entre un Wanted ou un Crank et Las Vegas Parano. Justin Long est complètement perdu et désorienté et le spectateur subit le même traitement.

C'est assez marrant même si ça ne se réduit clairement pas une comédie délurée, non c'est plus poétique par moment, plus versé action à d'autres. D'ailleurs ça me rappelle aussi Game Night en y repensant.

Le film est moins con qu'il en a l'air sur sa résolution même si au final il y a quelques trous dans le scénario.

Les moments d'hallucinations sont pas mal du tout même si je reconnais bien là des filtres visuels assez classiques. Ça rend quand même pas mal. Et surtout les jeux d'acteurs hallucinés rendent vraiment le truc tordu (la réunion au sommet est carrément wtf).

C'est donc un ptit film bien sympatique qui se laisse découvrir.

Le titre vient du fait que la drogue donne l'impression de se prendre une grosse vague dans la tronche et qu'il vaut mieux se laisser porter plutôt que de résister.

Spiderman : No Way Home

Histoire :

L'identité de Spiderman a été révélée par Mysterio juste avant de mourir. Peter Parker est pas mal emmerdé et sa vie est du coup chamboulé ainsi que celle de son entourage proche.

Il se rapproche de Dr Strange afin de voir s'il peut arranger le truc. En tentant de faire oublier son identité au monde entier, ce dernier fini par finalement briser les frontières entre les différents univers.

Ressenti :

Bon bha je crois que c'est bon, je suis guéri du MCU. Depuis la fin du premier arc, bha je dois avouer que c'est laborieux et les Spiderman étaient ce qui restait d'encore agréable. Et là, bha j'ai pas vraiment apprécié.

C'est pas nul, mais j'ai vraiment pas accroché malgré les grosses tentatives du film de vouloir se faire apprécier des geeks de mon genre. Le fait de parvenir à raccrocher les précédents films Spiderman en ayant en plus le casting d'origine est une prouesse qui ne me laisse pas de marbre. Et pourtant l'histoire en elle-même est … bha naze.

spoils

Déjà les persos sont cons pour pouvoir tordre le scénario comme il faut. Happy est devenu un gros boulet qui n'a pour objectif que de faire rire à ses dépens.

Il n'apporte rien à l'histoire et alors qu'il était un mec fiable digne de confiance et tout quand Tony Stark était en vie, ici bha … non c'est plus rien de cela.

Mais bon, lui, encore vu sa présence dans le film c'est pas bien grave. Par contre, pour Steven Strange c'est bien plus impactant.

Quand en début de film Peter vient le voir pour lui demander de résoudre son souci, il trouve la solution en proposant à le faire oublier de tout le monde. En deux deux, Peter répond tout juste un «ok» que le médecin bizarre est déjà en train de lancer son incantation. Il prévient pas le gamin des éventuels risques, les désagréments, il ne lui propose même d'ajouter des exceptions aux personnes impactées. Peter l'interomp pour lui demander petit à petit d'épargner certaines personnes de son entourage. Le sorcier accepte en gueulant quand même en lui disant qu'il aurait dû le prévenir avant.

Mais mec, c'est toi le sorcier, tu lui as rien dit avant, 0 avertissement, direct tu as commencé à lancer le sort.

Bon, tout ça c'est juste pour faire en sorte que le sort déconne et que ça fracture le multivers et tout mais franchement c'est juste très con.

Mais le pire c'est que c'était pas le pire ! (ouai je suis le roi de la formulation (non))

À la toute fin du film, la solution à tout le bordel, c'est de relancer le sort pour que tout le monde oublie l'identité de l'homme-araignée. Sauf que là, Dr Strange, là, monsieur tergiverse « T'es sûr que c'est ce que tu veux ? Tout le monde va t'oublier quand même ! Tu veux pas aller voir tes amis avant que ça se déclenche ? ».

Alors, en début de film, tu lances le film sans prendre la moindre pincette, mais là qu'il y a urgence tu ergotes pendant deux heures en train de tenter de le dissuader. T'es vraiment si con que ça ?


Dans un tout autre registre, c'est super cool de voir plusieurs incarnations de Spiderman en même temps. Mais c'est un peu dommage qu'il n'y ait pas plus d'interactions entre eux hors baston. Ça aurait pu être vraiment intéressant qu'ils discutent plus entre eux mais bon.

Andrew Garfield a pas trop vieilli mais par contre c'est marrant comme Tobey Maguire commence à ressembler à Henry Thomas ! Je le trouve un peu tristouille d'ailleurs.


J'ai vraiment l'impression que ce film a été très inspiré par le Spiderman into the Spiderverse qui a été un succès énorme. C'est le même concept mais juste en film live et intégré dans le MCU.

Bon visuellement, on a le droit à des effets numériques de toute beauté (sans surprise, hein).

Bon après, je sais pas si j'ai atteint mon niveau de saturation avec le MCU mais je trouve que ce film est clairement surnoté par tout le monde. Le concept est sympa, c'est bien réalisé (forcément avec tout le pognon) mais bon jai … bha … non j'ai pas réussi à rentrer vraiment dans le film.

Peter qui tente d'entre au MIT, va voir la meuf qui gère les inscriptions et pouf, forcément à ce moment un vilain arrive et elle est en détresse. C'est un peu trop facile.

Il n'y a vraiment aucune subtilité.

Non vraiment ça devient insipide et de plus en plus dispensable. Disney, quand est-ce que vous laisserez refroidir un peu vos licences ?

House Of Gucci

Histoire :

Rodolfo Gucci est très agé et aimerait transmettre son entreprise à son fils Maurizio. Celui-ci n'est pas intéressé.

Son oncle Aldo Gucci a bien un fils mais ce dernier est la risée de la famille et souhaite lui aussi que Maurizio reprenne les rennes de l'entreprise familliale.

Maurizio rencontre Patrizia qui deviendra sa femme et qui le poussera a reprendre la tête du groupe Gucci.

Ressenti :

Bon alors déjà, n'allez pas voir le synopsis sur Wikipedia : ce dernier vous spoile directement toute l'histoire. Même si c'est basé sur de vrais faits, on est pas forcément au courant de ce qui s'est passé dans cette famille et c'est là l'intéret du film. Là Wikipedia vous balance tout directement. Tu quoque mi wiki !

Bon, alors franchement le film était très cool. Je dois avouer que ça m'apparaissait comme une sorte d'ovni : un très gros casting, Ridley Scott à la réal, le tout pour un biopic réaliste dans un univers que je déteste et méprise complètement.

Je me suis laissé tenté et … bha ça passe très bien. L'histoire est cool et je me demande quand même s'il n'y a pas des morceaux qui ont été pas mal arrangés pour rendre le truc plus rocambolesque.

J'ai été étonné de voir Al Pacino moins vieux que ce que je pensais, par contre Jeremy Irons lui c'est l'inverse. Vraiment ça me fait un sale effet de voir ces acteurs sacrés qui m'ont tant bercé dans des films qui finissent par maintenant jouer des rôles de vieillards.

Toujours dans les aspects déconcertants c'est Jared Leto. Je n'arrive vraiment pas à reconnaitre ce mec. Il change tout le temps d'apparence et là c'est … heuuu bha … impressionnant. Je ne l'ai absolument pas reconnu, il a fallu que je regarde sur wikipedia pour voir quel rôle il jouait. J'ai plutôt l'habitude de le voir avec un physique plutôt filiforme et avec des yeux sombres et rapprochés mais là, non. Je ne suis pas physionomiste du tout mais alors avec lui c'est pire.

Le film nous fait tomber dans les années 80 avec une bande son bien disco et des bagnoles bien dégueux (ouai j'aime pas cette décennie pour le style des voitures).

C'était cool mais pas non plus un film indispensable. Je n'en attendais pas grand-chose et j'ai eu au final pas grand-chose. Pas eu d'éclat de flamboyance ou autre. C'est bien mais voilà.

Erreur tcgetattr: I/O error#015 sur Alpine Linux

J'ai une nouvelle machine à la maison. Et je me suis dit que ça commençait à faire beaucoup et donc qu'il me faudrait centraliser les logs.

Déjà, je découvre que l'implémentation de syslog de Busybox fonctionne parfaitement en client mais ne sait pas faire serveur (du coup je me suis tourné vers rsyslog). Je mets en place le truc à l'arrache et je choisis une première machine que je configure pour qu'elle balance ses logs en local mais également en réseau vers mon tout nouveau serveur syslog.

Et ça marche direct. Et quand je dis direct c'est tout de suite j'ai des logs qui spamment (à leur rythme, hein). Ma pauvre petite Odroid N2 pleure et je ne m'en étais même pas rendu compte !

Toutes les dix secondes elle envoie une ptite ligne de log : getty[28111]: tcgetattr: I/O error#015 . Et ça fait un ptit moment que ça dure !

Bon, je demande à Mojeek et j'en viens à la conclusion que non elle n'est pas en train de mourir. C'est déjà pas mal. Mais qu'en plus c'est très probablement rien.

En fait, elle tente de lancer getty sur un port série qu'elle n'a pas. La ptite carte utilise un port série avec un nom exotique : /dev/ttyAML0 au lieu du plus classique /dev/ttyS0 . Et j'ai comme l'impression qu'une mise à jour d'Alpine a bougé le fichier /etc/inittab . En effet dans ce fichier je vois la ligne ttyS0::respawn:/sbin/getty -L ttyS0 115200 vt100.

Je m'empresse de la recommenter et il n'y a plus qu'à rebooter. Rebooter ? Hahahahahaah qu'est-ce qu'on se marre. Non je déconne.

Il suffit d'envoyer un ptit SIGHUP à init avec kill -s 1 1 et ça va être pris en compte. Et bha voilà. Plus de message d'erreur.

Tout est bien qui finit bien mais je sens que ça va me le refaire de temps à autre donc autant que je me le note comme ça, plus besoin de retrouver bien loin d'où ça vient.

The Dirties

Histoire :

Deux potes de lycée font un film nommé The Dirties dans lesquels ils se vengent des mecs qui les maltraitent constamment. Leur film progresse pas mal au point d'être diffusé pendant l'un de leur cours.

Sans trop de surprise ça ne les a pas rendus plus populaires. Les pressions qu'ils subissent ne cessent d'ailleurs pas.

Ressenti :

Un mockumentaire assez méta. D'ailleurs l'un des deux protagonistes est aussi le vrai réalisateur du film.

Les deux gars sont des fans de cinéma et du coup le film est parsemé de références à de très nombreux films. Ça se remarque dans les dialogues des personnages qui parlent directement de films entre eux, ou bien de citation directes de films, de posters qui trainent ou alors juste de vêtements identiques à ceux d'autres films. Et le clou est encore plus enfoncé dans le générique de fin du film qui imite de nombreux génériques célèbres. C'était d'ailleurs un ptit jeu sympa de parvenir à reconnaitre les films d'origines. ^__^

spoil

Je ne pensais pas que le film irait aussi loin. Sur la fin, Matt passe réellement à l'acte et bute deux de ses bullies.

Pourtant on est pas vraiment pris par surprise : le film ne cache pas les motivations du personnage, sa fixette grandissante n'est jamais contrebalancée ou désamorcée. La phase de préparation finale ne laisse aucun doute.

Et pourtant je m'attendais à ce que l'équipe de tournage (enfin à minima le cadreur) tente de prévenir/empêcher la tuerie finale.

La neutralité de l'équipe du documentaire les rend complices.

Le film commence du coup sur une phase tendant vers la comédie pour devenir de moins en moins drôle et de plus en plus inquiétant. Et certaines scènes sont vraiment dérangeantes notamment celle où ils partent utiliser des flingues pour s'amuser. C'est vraiment quelque chose avec laquelle j'ai beaucoup de mal.

La Capitale Du Bruit

Histoire :

La vie strasbourgeoise se meurt mais malgré cela, Robert est un habitant ne supportant plus le bruit des fêtards la nuit. Il les film et poste ses vidéos sur sa page Facebook.

Ce documentaire cherche à mieux connaitre Robert et va le suivre pendant quelque temps.

Ressenti :

Le début est un peu longuet et ça patauge. Mais passé la première demi-heure, c'est bon, c'est énorme.

Il s'agit bien entendu d'un mockumentaire et ce sont donc des personnages jouant un rôle. Sauf que ce ne sont pas de vrais acteurs et qu'il s'agit d'improvisations. Et franchement c'est hilarant. J'ai tout particulièrement adoré la scène du dîner avec ses dialogues.

C'est à se demander comment ça a pu se faire sans que ça n'éclate de rires constamment, certains segments sont vraiment longs sans coupures… Et à côté de ça tu as des passages beaucoup moins drôles où le Robert oscille entre l'irritant et le pathétique.

C'est une excellente surprise qui mérite plus de spectateurs !

Anti-Social

Histoire :

Dee est un jeune londonien cherchant à devenir un graffeur reconnu. Son grand frêre Marcus est chef d'un gang pillant des bijouteries.

Dee ne souhaite pas rentrer dans ce milieu et son frangin respecte ce choix. Sa copine Kirsten est mannequin et ne connait pas vraiment ce milieu qui la terrifie.

Ressenti :

Haaa des gangsters à Londres. Je sais pas pourquoi mais j'adore cette combinaison, c'est un domaine où Guy Ritchie excelle mais là c'est Reg Traviss qui manœuvre et … bha je le connais pas du tout. Et sans vouloir pousser la comparaison, ici c'est un film au montage beaucoup moins foufou et au scénar moins alambiqué mais qui s'en sort au final vraiment bien.

Les personnages sont cool et ne les scènes d'actions sont bien moins spectaculaires mais ça donne un aspect plus réaliste. On a pas affaire à des rois de la gâchette qui ont déjà dézingué la population d'un petit pays. Non là, ce sont des gangs qui n'ont pas une formation militaire et qui tentent de se débrouiller comme ils peuvent.

On a donc Meghan Markle qui est donc membre de la famille royale britannique (ouai ouai remarquez comme je m'y connais vraiment dans ce domaine qui me passionne !) qui joue ici la gentille petite amie toute mimi qui est en décalage total avec cet environnement.

Voilà, j'ai passé un excellent moment.

C'est marrant, le titre du film en VO est Anti-Social qui est un mot également français mais en france le film est nommé Criminals qui est un mot anglais. C'est étrange cette permutation de titre alors que j'ai bien l'impression qu'il n'y ait pas de film avec ce titre en français… Bizarre.

Man Down

Histoire :

Gabriel s'engage chez les marines avec son pote Devin. Après leur formation, vient le moment de partir à la guerre en Afghanistan.

De retour après son service, il se rend compte qu'à la maison le pays est dévasté. Il part en quête du sauvetage de son gamin avec son pote Devin

Ressenti :

Hmmm c'était pas ouf. Le film alterne entre deux timelines et bha sans m'être spoilé je sais pas comment mais j'ai de suite trouvé qu'un truc clochait. J'ai deviné le twist vraiment très vite et du coup bha ça m'a pas mal ruiné le truc. Bon j'avais pas toutes les subtilités bien entendu mais ça n'ajoute pas grand intéret au film.

En plus je sais pas mais ce film est visuellement assez moche. Les couleurs, les cadrages et les effets numériques un peu flous pour des plans assez simple ça rend vraiment pas bien. Les passages de guerre en afghanistan ça passe mais le retour aux USA… bof.

Le film est connu pour avoir réussi la performance de n'avoir que 3 spectateurs en salle lors de sa sortie aux UK selon wikipedia. Et au final même si c'est un peu dur (il y a des films bien pires, c'est juste assez insipide mais pas non plus nul) c'est assez drôle comme anecdote. J'imagine le malaise dans la salle des trois spectateurs.

Man Down tire son titre d'une ptite filouterie entre le soldat et son gamin. Le gamin ayant honte que sa mère lui dise “Je t'aime” en face de ses copains d'école, ils décident qu'avec son père ils utiliseront l'expression “Man Down” pour cela. C'est bien plus badass et les autres ne comprendront pas.

spoil

Bon alors, le twist c'est que dans la timeline aux USA, quand le père est revenu, il est en plein PTSD (symdrôme post traumatique). Il hallucine que son pays a été attaqué et qu'il n'y a quasiment plus de survivants. Il s'imagine en mission pour sauver son fils avec son pote Devin qui est mort au combat (en grande partie par sa faute d'ailleurs).

Il enlève son propre gamin pour le sauver alors qu'il va très bien auprès de sa mère et que lui-même devient assez dangeureux.

Voilà.

Il y a un ptit côté Jacob's Ladder mais en moins bien.

Most Beautiful Island

Histoire :

Luciana est une immigrée espagnole sans papier à New-York. Elle enchaîne les ptits boulots merdiques pour tenter de survivre comme elle peut mais le loyer mensuel est toujours une épreuve non-garantie.

Un jour, son amie Olga lui parle d'un ptit boulot qui pourrait lui rapporter 2000$ en une soirée. Elle lui certifie que ça n'a rien de sexuel et finie par convaincre Luciana.

Ressenti :

C'est marrant car je suis à peu près sûr que j'aurai pu détester ce film. Et pourtant je sais pas, malgré son rythme assez lent, son intrigue qui ne démarre jamais, ses environnements assez oppressants, j'ai pourtant bien accroché. Ce film est probablement pas pour tout le monde. J'aurai d'ailleurs beaucoup de mal à le qualifier.

La vraie histoire se déroule au final que sur un ptit tier de film. Mais tout ce qui précède permet d'ancrer le personnage dans son environnement et c'est pas franchement inintéressant non plus. J'ai du mal à m'expliquer que ça m'ait autant hameçonné alors que d'habitude j'ai tendance à vouloir accélérer le truc voir capituler.

spoil ruinant presque tout l'intéret du film

Bon alors, le taff que lui présente Olga c'est effectivement rien de sexuel. C'est effectivement d'aller participer à des soirées sauf que c'est pour amuser la bourgeoisie.

Bon je vous préviens encore, je vais spoiler et ça va vous niquer vraiment la surprise du film, hein !

Bref, en gros Olga est une recruteuse qui doit trouver continuellement de nouvelles meufs. Elles sont disposées en cercle toutes habillées pareilles et ne doivent pas parler. Des riches viennent les regarder puis se barrent dans une autre pièce.

Là, la matrone arrive et annonce que c'est la fille avec le numéro Y qui est sélectionnée. La matrone l'embarque donc dans la pièce et là il y a une tension de fou. Notre héroïne ne sait toujours pas ce qu'elle vient faire ici. Certaines connaissent déjà mais pas toutes et surtout aucune ne parle et n'explique ce qu'il se passe.

Au bout de dix minutes la porte s'ouvre et la meuf Y repart toute contrie et prend son chèque.

Là, bha la pression retombe pas mais alors pas du tout.

La matrone revient et prend une autre meuf.

Le temps passe, un cri. Les filles se regardent toutes et commencent à paniquer. Une décide de partir et ça semble pas forcément être une bonne idée puisqu'un gros baraqué la choppe et l'amène ailleurs.

La matrone revient et sélectionne Luciana ainsi qu'Olga (vu qu'une meuf s'est barrée, il faut compenser). Notre héroïne parvient à avoir quelques indications auprès de la matrone qui lui dit qu'elle doit juste obéir aveuglément et tout se passera bien.

Elles vont donc dans la nouvelle pièce. Je vous préviens c'est le dernier moment avant le spoil, c'est le dernier avertissement !

Là, elle donne son sac à main qui avait un cadenas à un gars, qui l'ouvre et en sort une petite boîte. Il ouvre la boîte et explique à toute l'assemblée de bourgeois que l'araignée qui en sort est très rare et que sa morsure est mortelle.

Là, on explique les règles du jeu : Luciana doit se tenir nue couchée sur le ventre dans le cercueil vitré siègeant au centre de la salle. Olga a un ptit baton qu'elle va utiliser afin de maintenir l'araignée sur la peau de Luciana pendant 2 minutes.

Les riches ont tous fait leurs paris afin de savoir si notre pauvre victime va s'en tirer vivante ou non.

Luciana obéit et tient ses deux minutes sans trop de souci, elle ne semble pas trop affectée par la peur des insectes comme on a pu le voir précédemment dans le film quand dans sa baignoire son tombé des cafards.

Maintenant c'est au tour d'Olga qui doit aussi faire ses deux minutes pendant que Luciana a la baguette. Malheureusement Olga commence à paniquer ce qui commence à stresser l'araignée et pourrait donc la mener à niaquer la pauvre fille. Luciana prend son courage à deux mains et choppe l'araignée.

Les règles du jeu sont respectées puisque l'araignée est en contact avec la peau pendant deux minutes.

Tout est bien qui finit bien.

Luciana repart avec son pognon. Générique.

Ouaip, on pourrait vraiment dire tout ça pour ça. Mais la mise en scène, le fait que la surprise soit préservée, le jeu des actrices, le décor sombre, les seconds rôles, tout est bien mis en place pour que la tension soit totale et ne se relâche vraiment qu'à la toute fin.

Bravo à la réalisatrice et à l'actrice principale qui ne sont qu'une seule personne.

J'ai été conquis par ce film. Il repose sur une simple idée et a réussi à y broder tout ce qu'il faut sans que ça ne soit indigeste ou superflue.

Die Welle

Histoire :

Dans un lycée allemand, les gamins ont une semaine de cours sur le thème de l'autocratie. Ils ne sont pas trop emballés, lassés de se faire rabacher les oreilles sur l'histoire de l'allemagne nazie et pensent qu'ils ne pourraient pas retomber dans un tel régime.

Leur prof choisit de profiter donc de cette semaine pour mettre en place une autocratie dans leur classe en étant lui-même leur leader.

Ressenti :

Deuxième fois que je vois ce film et c'est génial. Les acteurs sont bons, les décors, la musique mais surtout l'histoire est le gros point fort de ce film. Il fait pas mal réflêchir et j'ai bien peur que ce film ne soit d'actualité pendant vraiment très longtemps.

Ça se déroule tout un peu vite en s'emballant mais je suis sûr que ça pourrait réellement se passer sur un espace temporel plus étalé. La création du groupe et la cohésion qui en découle est peu trop brusque mais en dehors de ça rien à redire.

Le film est tiré d'un bouquin qui a été inspiré d'une histoire vraie des années 60 aux US. Il y a apparemment une série Netflix de 2019 reprenant le concept, mais je ne l'ai pas vu.

Le film répond à la question par l'exemple : “ Comment Adolf Hitler a réussi à embobiner tout un peuple pour arriver au pouvoir malgré des idées nauséabondes ? ”

Ce film mérite d'être visionné à chaque élection (même si je suis pas sûr que les partisans de l'"extrème"-droite se laissent convaincre, ça ne peut qu'aider.

Je suis assez étonné de la note de 2.8/5 de la part d'Allociné… je trouve ça assez bas alors qu'un IMDB lui colle un joli 7.6/10…

Tammy and the T-Rex

Histoire :

Tammy tombe amoureuse de Michael mais Billy son ptit copain de l'époque n'est pas spécialement d'accord. Ce dernier tabasse Michael qui finit à l'hosto.

Là, le Dr Wachenstein fait croire que Michael est mort pour voler le corps afin de récupérer le cerveau pour l'implanter dans un animatronique de T-Rex. Une fois fait, le T-Rex s'échappe.

Ressenti :

Ce nanar est franchement pas si nul voir plutôt sympa. Déjà, le casting est quand même composé de Denise Richards que je connais de Starship Trooper et aussi de Paul Walker (l'acteur connu pour être mort mais quand même dans Fast & Furious (huhu)).

Mais malgré l'histoire débile, les personnages restent assez sympatiques et puis il y a eu des efforts pour les effets spéciaux gores. Même si ça se voit que c'est cheap et mal foutu c'est fait dans le fun.

Le T-Rex est pas vraiment bien fait on va pas se le cacher. Et quand on le voit marcher c'est vraiment laborieux. D'ailleurs le réalisateur a voulu réaliser le film car il avait la possibilité d'avoir ce T-Rex pendant deux semaines. Ils ont donc pondu un scénar, trouvé des acteurs, tout organisé en quelques semaines et rushé les scènes avec le dino pour tenir dans ce créneau. Ma foi le résultat est pas si mal pour un film réalisé dans une telle urgence.

À un moment, ils ont quand même osé faire une scène de fête avec de la musique et pleins de gens qui dansent. Bon là rien de choquant, mais ils ont mis la musique pas si fort mais surtout ils se sont fait chier à mettre les bruits des godasses et ça donne un effet vraiment comique pour une scène qui ne devrait pas l'être.

C'est étrange, parfois la musique a des faux-airs à celle de Dracula (celui de 1992).

Cette scène finale de beauf… Comme s'il fallait récompenser le spectateur d'avoir tenu jusqu'au bout…

C'est divertissant et amusant mais ça reste quand même un nanar.

Butt Boy

Histoire :

Chip ne va pas fort. Sa femme se désintéresse complètement de lui, son boulot c'est pas la joie, il a rendez-vous pour son premier examen de la prostate.

Lors de cet examen il découvre que … bha c'est pas si mal et c'est ptet plutôt cool. À partir de là, il commence à s'insérer un peu tout ce qu'il trouve. Il s'avère qu'il peut mystérieusement faire disparaitre un peu tout et n'importe quoi dans son cul.

Ressenti :

Rhaalalalala bha dis donc, c'est vraiment un film de fou. L'histoire semble indiquer une comédie complètement débile et pourtant tout est fait au premier degré et super proprement. Si on oublie qu'il s'agit de son cul, c'est un solide thriller.

C'est assez déroutant d'ailleurs puisqu'au début, bon bha on sent vite que c'est une comédie bien potache. Mais plus le temps passe plus le ton résolument sérieux commence à faire douter. Quand on découvre le détective Russel, je me suis dit que ça allait être parodie du flic badass torturé mais non il a finalement un peu plus de profondeur. Il est même crédible alors qu'il est pas mal stéréotypé.

Les acteurs sont tous très sérieux et ne feraient pas tache dans un drame bien lourd. Bon c'est pas non plus un Heat parcequ'on peut pas se comparer à Al Pacino et De Niro mais il y a quand même des confrontations entre le flic et le tueur qui parviennent à instiller une tension bien pesante.

Et quand le spectateur a changé son fusil d'épaule et s'est mis dans le bain d'une enquête sérieuse le film s'amuse à rechanger de registre. Rhaaaa ce dernier tier renverse la vapeur.

spoils

Le réalisateur a eu la folie de nous faire poursuivre l'histoire dans le cul du tueur. Tel Gépéto dans Monstro la Baleine on retrouve le flic prisonnier à tenter de survivre et s'extraire de ce pétrin. Ils ont osé.

La différence de ton entre le fond et la forme est parfaite. On a un contraste surréaliste rarement atteint dans les films. C'est le film le plus sérieux sur un sujet des plus loufoques.

J'ai vraiment _adoré_. Wow, tellement de surprise ça m'a bouleversé dans mes attentes. J'espérais un film décalé et débile et j'ai eu une comédie et un thriller nappé de surnaturel.

La musique qui accompagne participe également à ce décalage avec cette légèreté et ses synthés qui rappelent Come True ou It Follows.

C'est à la base tiré d'un épisode d'une série nommée Tiny Cinema et … bha je dois avouer que ça m'intrigue et que ça me tenterait bien d'en voir quelques épisodes. Si c'est du même acabit ça pourrait être vraiment chouette.

Brother's Nest

Histoire :

Deux frangins de la cinquantaine ont leur mère atteint d'un cancer, il ne lui reste que quelques mois. Ils entreprennent de tuer leur beau-père afin de s'assurer de récupérer la maison familliale.

L'un des frêre est vraiment très méthodique et déterminé alors que le second est de plus en plus hésitant.

Ressenti :

Le film commence avec des allures de comédie noire puis plus l'on avance et moins l'aspect comique apparait. Cette dualité est pas mal du tout et c'est vrai que plus le scénar se déroule mieux on comprend les personnages et leurs motivations. La dynamique entre les deux acteurs (qui sont réellement frêres et qui sont également les réalisateurs) marche vraiment bien.

Vers les deux tiers du film ça commence un peu à patauger mais après un ptit passage à vide ça s'emballe et ça redevient vraiment palpitant. La fin est d'ailleurs excellente.

J'ai vraiment apprécié la minutie du plan avec tous les détails qui semblent être pensés et réflêchient mais qui au final semble s'effondrer les uns après les autres.

spoil

J'avais bien senti que Jeff n'était pas clair du tout et que ses motivations étaient bien plus personnelles. Il a plusieurs fois menacé dans son dos son frangin ce salopard !

Il laisse même des indices liant son frêre au meurtre.

Au final chaque personnage a eu le droit à son retournement. Le premier qui semblait faire ça pour venger son père et sauvegarder l'héritage de la famille pour garder la maison au final ne souhaite que le pognon. Le second lui semble un peu concon au début mais s'avère au final plutôt malin s'en sort plutôt "bien" (en vie quoi).

Toute l'action se déroule au final dans un cadre assez restreint avec très peu de personnage. C'est une production australienne à budget modeste mais qui accouche d'un excellent film. C'est assez joli, drôle, palpitant et le jeu d'acteur est excellent pour les deux protagonistes (et même les rares autres).

Je vous recommande chaudement cette perle méconnue.

Récap 31 : Février 2022

Aie aie aie. Début d'invasion de l'Ukraine par la Russie. Je ne sais pas qui a tort qui a raison mais de ce que je sais c'est que la Russie est en train de lancer une attaque où elle tue des gens… À côté de ça, le monde occidental se rallie derrière l'Ukraine mais sans non plus s'impliquer trop. C'est vraiment pas une super ambiance et je dois avouer que j'ai assez peur de ce vers quoi ça pourrait aller.

J'ai encore une fois la chance de ne pas avoir à m'impliquer plus que ça. Courage à tout le monde et tentez de ne pas tuer trop de monde s'il vous plaît.

Blog

En bref ce mois-ci : 3 articles, 4 commentaires, 17 visionnages, 435203 requêtes, 44354 visiteurs uniques pour 9.21 Go de trafic.

Films

Jeux

The Forest

J'ai vraiment beaucoup aimé ce jeu. On subit le crash de notre avion et l'on se réveille dans les débris et notre gamin a été enlevé par des autochtones à priori plutôt violents. On va devoir se remettre sur pied, se préparer un abri et sécuriser de quoi se nourir et boire et enfin partir à la recherche du mioche.

On explore donc une île d'une taille plus que raisonnable à la recherche des sauvages qui vivent ici pour espérer retrouver le gamin. Enfin je dis les sauvages mais au final on va vite devenir plus sauvages qu'eux en s'adonnant à un massacre en règle et au cannibalisme. Mais c'est pour sauver le gamin !

C'est donc un jeu en vue subjective où l'on ramasse quelques ressources et l'on se construit quelque équipement et surtout une ptite base. On coupe des arbres qui ne repousseront pas, on peut donc transformer la forêt en désert avec un peu de méthode. Mais surtout il va nous faloir explorer les nombreuses grottes cachées sur l'île.

C'est dans ces dernières que l'on va retrouver les restes des passagers et surtout du matériel et de l'équipement qui vont nous simplifier la tâche.

Le jeu est bien foutu car on commence direct dans le bain avec une ptite intro d'une petite minute du crash. Ensuite on doit de suite tater le gameplay. C'est seulement après de nombreuses heures de jeu que l'histoire se dévoile. Un peu à la manière d'un Subnautica et j'adore cette nouvelle façon de faire.

Un jeu vidéo est avant un jeu où l'interaction prime. En tant que joueur quand je débute un jeu, c'est le gameplay qui m'intéresse. Si et seulement si le gameplay me plait et n'est pas une plaie, je suis prêt à faire l'effort de rentrer dans son histoire. Les jeux qui m'assomment de leur histoire dans l'intro et tout qui parviennent à me hyper mais qui ensuite m'ennuie dans leur gameplay… bha ça me frustre un peu de pas avoir l'histoire mais je ne ferai pas l'effort de jouer un truc pourri. Bref, merci pour cette nouvelle façon d'aborder le jeu, très bon point !

J'ai vraiment apprécié les combats et les ennemis du jeu. Le craft qui au début semble assez dispensable n'est finalement pas qu'une case de la feature-list puisque ça apporte vraiment de bons avantages pour la partie.

La fin du jeu est pas mal scénarisé et brise un peu la monotonie et la lassitude qui s'installe.

Bref, j'ai beaucoup aimé. Par contre c'est un jeu fait sous Unity et donc natif. Sauf que Unity + gros CPU == perfs de merde. Je me suis fait un ptit script pour désactiver des cores de CPU pour atteindre les 60FPS à base de echo 0 > /sys/devices/system/cpu/cpu7/online …

Dyson Sphere Program

Factorio mais en 3D et sur plusieurs planètes. Voilà c'est un bon résumé ou presque.

Le but du jeu est de construire une sphère de Dyson (une sphère autour d'une étoile pour capter toute son énergie) et pour cela on a un gros robot qui va construire des usines avec des tapis roulant. On va exploiter les différentes ressources pour débloquer tout un arbre de technologies.

On va être obligé d'étendre notre usine sur plusieurs planètes afin de récupérer les ressources que l'on ne trouve pas partout. Le jeu est vraiment cool et trèèès proche de Factorio comme déjà dit. Mais c'est pas un mal. C'est marrant de construire non plus en 2D sur un plan rectiligne mais sur des planètes qui sont donc … sphèriques. On doit gérer les cycles de jour/nuit (bha ouai pour les panneaux solaires ça change pas mal) ou bien filouter en construire des panneaux solaires un peu partout sur la planète vu qu'il fait toujours jour quelque part ;-)

Bref, pour l'instant je début je ne suis qu'à une trentaine d'heure de jeu mais je sens que je commence à en apercevoir le bout. Enfin je crois.

Musique

Bon pour se changer les idées un peu un bon vieux What's UP des Four Non Blondes. Ça marche toujours. Je ne peux pas me retenir de chanterhurler sur cette chanson.

Sunset Boulevard

Histoire :

Un homme est retrouvé avec trois balles flottants dans une piscine d'un palais situé sur Sunset Boulevard non loin de Hollywood. On assiste à un flashback nous expliquant comment on en est arrivé là.

On suit Joe Gillis un scénariste travaillant à Hollywood mais couvert de dette. Alors qu'il tente de fuire réellement ses créanciers, il trouve refuge dans cette immense maison où il rencontre Norma Desmond ancienne star du cinéma muet.

Ressenti :

C'était pas mal du tout. L'histoire est vraiment cool avec en plus un joli noir & blanc (malgré ses 72 ans au compteur).

Le film parle des à-côté du cinéma avec ses stars, ses réalisateurs, ses écrivains, la renommée, Hollywood. Ça s'ancre vraiment dans la réalité en citant d'autres films, acteurs et réalisateurs et même la présence à l'écran de Cecil B Demille. Et ce qui est montré est au final bien moins élogieux que prévu. Ici les stars déchues sont peu ragoutantes, les scénaristes sont sans le sous et passent du statut de star inoublié à oublié en une année, les réalisateurs sont à peu près épargnés.

Le trio d'acteurs principaux est top. William Holden virevolte entre looser et le lover en fonction du contexte. Alors qu'à-côté Gloria Swanson joue les dépressives complètement à l'ouest à la limite de la folie tout en étant intimidante voire menaçante et manipulatrice. Le tout complété du chien de garde Erich Von Stroheim avec son rôle bien plus ambigu que prévu.

spoiler

Wow je ne m'attendais absolument pas à la révélation que Max n'était pas un simple majordome mais aussi le premier mari et premier réalisateur de Norma. Je dois avouer que ça m'a vraiment surpris.

Je suis étonné que certaines scènes ne soient pas plus reprises dans d'autres films. Typiquement le traveling final sur Norma pourrait être cité dans tellement pleins d'autres films…

J'ai vraiment bien aimé. C'est un super chouette film et bha contrairement à d'autres films cultes de l'époque, je trouve que lui mérite son classement. L'histoire est pas mal attendue et son format à base de meurtre dévoilé dès le début mais expliqué par un flashback font un peu écho à Citizen Kane mais le fait qu'il soit plus sombre et un peu plus torturé me l'ont fait préferré.

Comme d'hab pour les vieux films, j'adore regarder les décors, les environnements, les voitures, les habits. Et là encore on en prend plein les mirettes avec les studios de cinémas, mais surtout les lieux plus quelconques comme les appartements des gens avec leur mobilier de l'époque et tout.

Charlotte a du Fun

Histoire :

Charlotte a 17 ans et apprend dans la douleur que son mec est finalement gay. Elle est bouleversée car elle l'aimait vraiment.

Avec ses copines Megane et Aube elles prennent un ptit boulot dans un magasin de jouet où travaillent de nombreux jeunes de son âge. Des suites de sa rupture elle va se chercher un nouveau mec parmi le personnel du magasin.

Ressenti :

Hmmm le film laisse un ptit parfum agréable mais plus pour son décalage et son "exotisme" que pour lui-même. C'est une production québecquoise et du coup on est dans un cadre assez proche des productions françaises et usiennes mais tout en ayant un léger décalage propre au Québec. Ce pays me fascine et il faudrait vraiment que je m'y rende un jour.

C'est la parfaite fusion entre la culture ricaine et française avec des parties, des levées de fond caritatives à l'initiative du personnel, des diners le tout en parlant français. En plus tous les acteurs parlent avec leur vrai accent sans tenter de le rendre plus neutre et bon je sais que c'est un peu cliché voir offensant mais j'adore parlé avec ses expressions anglaises tout en ayant des mots "plus français que français". J'ai même par moment eu du mal à comprendre ce qui se racontait.

Après niveau histoire ce sont des histoires de cœurs d'ado. J'ai un peu eu l'impression que les personnages étaient sacrément matures pour leur âge d'ailleurs. De mon expérience, à 17 ans, les gamins sont … un peu plus gamins que dans ce film. Après ça ne ruine pas le truc.

D'ailleurs ils sont pas mal attachants en étant tous pas mal différents. On ne tombe pas dans le cliché du personnage absolument random qui joue juste un ado. Ici, ils ont tous un rôle et une personnalité propre et ça m'est apparu plutôt crédible.

Le film est en noir & blanc ce qui est assez surprenant au premier abord. J'ai du mal à interprêter ce choix. Est-ce pour ajouter une patine de nostalgie ou juste un choix visuel (mouai) ?

C'est un film léger et sans prise de tête qui se termine par un générique rappelant les comédies des années 90.

Growing Op

Histoire :

Quinn est un adolescent avec une famille un peu particulière : ses parents sont de gros cultivateurs de marijuana. Il se sent seul et n'a pas d'ami puisqu'il bénéficie de l'école à la maison.

Lorsque sa nouvelle voisine arrive, il tombe sous le charme instantanément et s'enfonce dans les mensonges petit à petit et décide de s'inscrire au lycée pour pouvoir la suivre.

Ressenti :

C'est typiquement un court métrage trop long. Le concept de base est pas mal, mais la réalisation pas folichonne, les gags qui s'essoufflent assez vite, le jeu d'acteur très limite… mouai c'est trop long.

Pour une fois qu'un film ne prend pas le parti de prendre les fumeurs pour des gros débiles avachis et amorphes c'est dommage que le film ne fasse pas plus d'effort pour sortir des rails des comédies d'adolescents. Il y a quelques scènes mémorables mais rien de bien transcendant. La partie bien du film pourrait tenir en une petite demi-heure mais non il y a tout un enrobage dispensable autour.

La réalisation fait le strict nécessaire, les décors sont corrects sans plus, non vraiment tout est assez insipide. Rien ne marque vraiment en dehors de son idée de base. Pas mauvais mais dispensable.

10th & Wolf

Histoire :

Tom est un marine ayant violenté un supérieur et se retrouve suspendu et en prison. Il accepte un deal pour être libéré où il doit infiltré la mafia. Mais c'est la mafia directement dans sa famille.

Il va tenter d'en faire sortir son frangin tout en enfonçant son cousin qui est la cible principale des flics.

Ressenti :

C'est pas mal. Ça casse pas trois pattes à un canard c'est fait proprement mais sans plus. Il y a une réal honnête proprette avec un casting de têtes connues mais pas trop. Voilà, c'est un film moyen dans tous les domaines globalement.

Et c'est d'autant plus délicat pour ce film que la même année il y a The Departed par Martin Scorcese avec un pitch vraiment proche d'infiltration de mafia. La comparaison est clairement en défaveur de ce pauvre film mais bon tenter de rivaliser contre Scorcese qui parle de mafia… c'est peine perdue.

Je n'ai pas vraiment de reproches à faire au film mais j'ai pas non plus de bon point à vraiment lui accorder. C'est au final un film avec assez peu de saveur, sans trop de surprise et … bha voilà. Ça occupe bien un dimanche aprem mais d'ici trois jours je n'en aurai plus aucune trace.

On comprend à la toute fin que le titre est en fait le croisement de la 10ème rue et de la rue Wolf. Voilà voilà.

Open Grave

Histoire :

On suit un groupe de personnes amnésiques qui se retrouvent en pleine nuit dans une maison au milieu de nulle part. Ils retrouvent quelques indices par-ci par-là mais rien de bien clair concernant leur identité et leurs motivations.

Des cadavres jonchent la forêt environnante.

Ressenti :

Et bhé c'était pas mal du tout. J'ai vraiment bien aimé.

Je vous spoil un chouilla : il y a des zombies. Et malgré ça, on est pas dans un film d'action ou d'horreur classique mais plus dans une histoire où l'on va avec les personnages tenter de comprendre ce qu'il se passe. C'est plutôt original pour un film de zombies.

Le mystère persiste pendant la très grande partie du film et même si parfois ça patauge un peu ça fait quand même son charme. La réalisation est plutôt réussie bien que j'imagine que le budget a probablement été pas mal serré. Visuellement ça fait bien l'affaire et il y a eu pas mal de boulot sur l'ambiance sonore sur la scène d'intro notamment. Les acteurs sont pas inconnus mais presque mais s'en sortent.

Non franchement en dehors de quelques ressorts un peu trop évidents il n'y a pas grand-chose à lui reprocher à ce film. J'ai bien aimé mener ma ptite enquête pour élucider le mystère et la conclusion finale … bha … j'ai bien aimé.

Charlie Says

Histoire :

On suit Leslie qui dans les 60s va tomber dans l'escarcelle de Charles Manson. Elle est en prison avec deux autres de ses complices. Elles reçoivent l'aide d'une femme tentant de comprendre leurs motivations et comment elles en sont arrivées à tuer des gens.

Ressenti :

La structure du film en flashbacks alternant entre la prison et les évènements qui y ont conduit est éculée mais ça fait le taff. Le film apporte une vision un peu moins centrée sur Charles Manson et plus sur ses filles et surtout les manigances psychologiques.

J'ai vraiment adoré voir tout l'aspect contradictoire du gourou qui prône la liberté mais impose de nombreuses règles arbitraires qui ne sont pas remises en cause. Le personnage a une certaine aura et pourtant il n'est jamais vraiment montré comme étant non plus 100% charmeur, c'est toujours assez pernicieux. Et c'est triste de voir que mêmes plusieurs années sans contact les filles sont encore sous le charme malgré la punition qu'elles subissent. Bref, je ne vous spoile pas plus cet aspect.

C'est une approche bien moins fun et légère que dans Once Upon A Time In Hollywood sortit l'année suivante. C'est une approche un peu plus documentaire avec même des cartons à la fin expliquant ce que sont devenues les femmes.

Ce film continue de démolir mon image de Matt Smith (le gentil docteur) qui incarne ici le très … particulier Charles Manson. Je ne connaissais absolument pas les détails et je ne pensais pas le gars aussi étrangement perché. Sa fascination pour les Beatles et surtout les signes qu'il voyait en eux et leur chanson Helter Skelter est assez incroyable.

C'est réalisé par Marry Harron qui semble avoir une fascination pour les tueurs un peu dérangés (ouai un tueur est un peu tout le temps dérangé) puisqu'elle a aussi fait le très célèbre American Psycho.

The Cake Eaters

Histoire :

Georgia est une jeune adolescente atteinte d'une maladie incurable qui l'handicape sévèrement. Elle sait qu'elle ne vivra pas longtemps mais les hormones la travaille un peu.

À côté de ça Beagle est un jeune adulte dont le père est amoureux de la grand-mère de Georgia.

Ressenti :

Hmm pas vraiment mon genre de film. Le drame teinté de romance c'est pas trop ma tasse de thé. J'ai tenu jusqu'au bout et c'était supportable mais jamais je me le referai.

C'est bien joué surtout quand on voit la prestation de Kristen Stewart qui est sacrément convaincante. Mais bon voilà l'histoire casse pas des briques.

Yes, God, Yes

Histoire :

Alice est une jeune dans un lycée très chrétien aux USA. Comme le veut son âge, la sexualité commence à la titiller mais les cours que lui fournit son lycée sont quelques peu biaisés.

Elle se retrouve avec d'autres camarades à un camp chrétien pour une semaine.

Ressenti :

C'était un bon film sympathique mais quelque peu énervant. Enfin pas le film en lui-même mais son propos.

De voir ces camps pour trouver l'amour de Jésus c'est bien un truc qui m'énerve. Surtout de voir que c'est orchestré à une échelle quasi-industrielle dans un pays comme les USA.

Je me demande d'ailleurs s'il n'y a pas un ptit bout d'autobiographie dans ce film. Tout semble vraiment crédible dans la façon de dépeindre cet embrigadement et tout ce qui va avec. Toute cette manipulation de masse pour faire culpabiliser et même faire peur aux croyants est vraiment un concept qui me gonfle.

Bon le film reste une comédie légère qui aborde principalement le sujet de la sexualité avec la peur et l'attirance qui va avec. Et d'ailleurs la conclusion finale m'a bien plu et je suis content qu'ils se soient orienté vers ça.

spoil

C'est cool, que le message de paix et d'amour au final ne provienne pas de Jésus mais d'une lesbienne ayant tourné le dos au christiannisme et son obscurantisme. À côté de ça, tous les personnages les plus touchés par la religion et qui oppresse ceux moins empêtrés dedans dérogent tous à leurs propres règles.

Enemies Closer

Histoire :

Un ptit coucou plein de drogue s'écrase près d'une ptite ile. Henry est l'un des deux seuls habitants et il y officie en tant que garde champêtre.

Xander et ses hommes de mains souhaite récupérer l'avion et surtout sa précieuse cargaison. Il est prêt à tout tant que ça ne déroge pas à son véganisme et que son empreinte carbone est mesurée.

Ressenti :

La douche froide. Ça commence un peu sérieux mais on sent que c'est un peu cheap. Du coup je m'attendais à du second degré.

Là, Van Damme débarque et bha son personnage est vraiment drôle. Lui faire jouer un dur à cuire qui se soucie vraiment de l'environnement c'est pas con et ça marche plutôt bien. Certaines de ses phrases font mouches.

Mais ensuite le film devient bien trop sérieux. Mais vraiment trop sérieux. Les acteurs jouent pas top top et les dialogues sont nazes.

Le scénariste a pas voulu lorgner du côté comédie de Van Damme et du coup bha ça devient nazebroque. C'est un film d'action avec des clichés dans tous les sens. Les scènes de bastons à mains nues passent plutôt bien mais le reste est très dispensable.

C'est vraiment dommage parceque ça commençait pas mal. Et ça aurait pu être vraiment drôle mais l'occasion est manquée.

Das Boot

Histoire :

On embarque avec l'équipage du U-96, un sous-marin de l'armée nazi lors de la seconde guerre mondiale.

Ressenti :

Pas loin de quatre heures de promenade en sous-marin filmé de manière très … immersive.

Le film rend sacrément bien. Faut dire qu'ils ont réellement utilisé un sous-marin et que ça a été filmé dedans et non dans un décor. Du coup on ressent bien l'enfermement et cet espace exigu humide et sombre.

Le rythme du film est assez inégal mais c'est 100% voulu pour illustrer les longs jours d'attente sans rien qui contraste avec les rares affrontements stressants. J'ai adoré cette expérience.

On oublie assez vite qu'il s'agit … bha des nazis. On se prend à espérer qu'ils s'en sortent.

C'est en parti tiré d'histoires vraies et de faits avérés mais romancés. Je me demande d'ailleurs s'il est vraiment possible d'autant réparé un sous-marin de l'intérieur dans de telles conditions.

Je suis assez surpris que le film n'insiste au final pas tant que ça sur les tensions au sein de l'équipage. J'ai l'impression d'avoir passé un grand voyage sous-marin en leur compagnie. Vraiment très chouette à regarder et à vivre.

Mandariinid

Histoire :

Dans la campagne de Georgie en 1992 durant la guerre contre les tchétchènes, Ivo et Margus travaillent ensemble afin de s'assurer une bonne récolte de mandarines. Avec l'argent l'un souhaite fuir la guerre et retourner en Estonie.

Un jour deux véhicules se tirent l'un sur l'autre et se crashent dans le village abandonné où seuls résident nos deux compères. Ils vont pour enterrer tout le monde mais il s'avère qu'un géorgien est encore en vie ainsi qu'un tchétchène. Ivo décide de les garder et les soigner.

Ressenti :

Et bhé c'est une excellente surprise ce film ! C'est calme, dans un environnement plutôt morne voire déprimant avec des personnages assez désespérés. Mais ça se transforme en leçon de vie.

C'est une manière assez différente de montrer la guerre. Ici il n'y a pas d'affrontements, on est dans le quotidien de victimes collatérales de la guerre. Nos personnages n'ont rien demandé et ne sont pas des héros, ils se retrouvent dans un conflit qui ne les concerne pas mais doivent le subir.

La confrontation des soldats des deux camps montre qu'ils n'ont au final pas vraiment de raison de se battre l'un contre l'autre. Ils ne sont que des pions embrigadés dans une guerre où ils n'ont rien à gagner et ne savent pas vraiment pourquoi ils en font partie.

C'est une production à moitié estonienne et à moitié georgienne. On a un casting d'inconnus et d'ailleurs Ivo est incarné par un sosie de Christopher Lee (enfin un peu, de loin quoi).

Très chouette film assez minimaliste. Pas vraiment de musique, un montage calme, peu de personnages, peu de lieux. Ça pourrait presque être une pièce de théatre. Une histoire à taille humaine avec un message anti-guerre.

OVH m'a mis à terre

Haaa (*soulagement*) !

Cela fait trois semaines que mes mails sont cassés. Enfin pas tout à fait mes mails mais c'est le plus gros impact de ce qui vient de m'arriver. Je vous raconte un peu mes déboires de ces dernières semaines. (je vais finir vlogger putaclic !)

Trop de sécurité tue la sécurité

J'ai pris un nom de domaine chez OVH il y a maintenant fort longtemps. C'est un domaine qui me sert assez peu mais quand même un ptit peu.

J'héberge le serveur DNS et tous les autres services moi-même. OVH n'est réduit qu'au simple rôle de registrar, c'est-à-dire un loueur de nom de domaine.

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de DNSSEC, c'est une extension du protocole DNS qui permet d'ajouter de la crypto à sa zone DNS et donc c'est une couche de sécurité supplémentaire. Ça permet de prouver que les réponses obtenues pour un nom de domaine n'ont pas été alteré en chemin.

Donc lorsqu'un utilisateur fait une requête DNS pour mon nom de domaine, s'il a bien configuré sa pile réseau, il peut être certain d'obtenir une réponse véridique. Mais pour cela, il faut que je signe ma zone avec des clés. Et pour que ça fonctionne bien, il faut toute une chaîne de confiance, ce qui implique qu'en tant que propriétaire du domaine, je dois envoyer ce qu'on apelle un enregistrement DS dans la zone parente. C'est une tâche qui m'incombe que je dois faire via mon registrar (OVH).

Si cet enregistrement DS n'est pas bon ou absent, la validité DNSSEC n'est pas bonne. Et si la zone est signée mais que la chaîne de confiance n'est pas bonne de bout en bout, les requêtes DNSSEC ne sont plus bonnes et donc un ordinateur bien configuré doit émettre une erreur.

Il faut toutefois garder à l'esprit que DNSSEC est purement facultatif. Seuls les utilisateurs ayant choisi d'utiliser un résolveur validant DNSSEC seront impactés en cas de panne de ce genre. Si votre résolveur ne fait pas de validation DNSSEC, les requêtes DNS fonctionneront. Ce mécanisme a pour but de ne justement pas fonctionner lorsque la chaîne de confiance n'est pas complète.

Vraiment trop de sécurité tue la sécurité

Pour vous la faire court, j'ai changé la crypto de ma zone ce qui a donc pété la chaîne de confiance. Il me fallait renvoyer un enregistrement DS tout neuf et donc je devais me connecter à l'interface d'administration d'OVH.

Facile !

Je vais sur la page web, je dégaine mon gestionnaire de mot de passe. Je me loggue et là pan un message qui me dit qu'ils ont activé l'authentification à 2 facteurs. Comme ça. Sans me demander mon avis. Et ils l'ont fait sur quoi ?

Sur une adresse mail du domaine qui est justement en panne.

Je me retrouve à devoir récupérer un mail sur le domaine cassé pour pouvoir réparer le domaine cassé.

Voilà voilà.

Alors je sais, il ne faut pas avoir comme adresse de contact une adresse qui dépend du truc que vous voulez administrer mais bon, au bout d'un moment il n'y a pas trop le choix. Ne comptez pas sur moi pour créer un compte bidon chez un fournisseur de mail générique extérieur juste pour ça en sachant que je renouvelle mon domaine tous les dix ans maintenant… Mais d'un autre côté ils ont activé sans rien me dire et sans me demander comment configurer l'auth 2FA.

Merci la sécurité.

Allo vais hache ?

Bon, je tente de regarder un peu leur doc pour savoir comment débloquer le truc mais je trouve rien de probant. Je me dis que pour une fois je vais aller emmerder un peu le support téléphonique.

On ne sait jamais. Sur un malentendu, une boîte qui fait de l'hébergement et tout, si ça se trouve la hotline pourrait être vraiment démerdante.

Bon, ça répond super vite, je tombe sur un humain et je décris le truc et … Ha bha merde, il comprend ! Même les quelques termes techniques que j'ai timidement placés.

Bref, il ne peut pas virer l'auth 2FA (heureusement parceque bon s'il suffisait d'un simple appel de hotline pour le péter…). Je demande s'il a moyen de virer l'enregistrement DS lui-même. Bon il ne peut pas non plus (bon… heureusement aussi mais c'est quand même bien dommage). Il me redirige vers le formulaire pour changer l'adresse mail de contact. Merci aurevoir.

Bon ça m'a pas tant aidé mais bon, je reçois un mail dans la foulée avec un numéro de ticket.

Formulaire PDF

Bon, c'est une pauvre page A4 qui demande mon nom/prénom, quelle adresse mail utiliser, une signature. Il n'y a qu'à mailer ça avec pour preuve de mon identité ma carte d'identité.

Allez, je dégaine Adobe Reader sur le pc de ma femme (ouai j'ai rien pour éditer les pdf sur mon ordi). Je choppe le jpg de ma CNI. Je renvoie ça par mail à l'adresse indiquée.

Relation épistolaire naissante

Là je reçois un mail d'accusé de réception du formulaire. Je reçois le lendemain un mail m'indiquant l'adresse mail de secours de mon compte et qu'ils ne sont pas capables de supprimer l'authentification 2FA.

Ok, bon l'adresse mail en question n'existe plus depuis belle lurette, tant pis. Et pour le 2FA… bha ouai je sais, c'est bizarre de m'en reparler mais pourquoi pas.

Et là, j'ai été couillon. J'ai cru qu'ils avaient mis à jour l'adresse mail de contact. Je tente de me connecter à mon compte et je vois que … manifestement ils tentent toujours d'envoyer à l'ancienne adresse mail. Du coup je réponds au mail : je leur explique que l'adresse du 2FA n'a pas été mis à jour comme convenu (ce qui au final était normal vu qu'ils n'avaient rien modifié encore).

J'ai une réponse me demandant de remplir le même formulaire que rempli précédemment.

...

Ha.

Je leur indique que j'ai déjà rempli ce formulaire. Je reçois une réponse me demandant le numéro de ticket et le numéro de case (ce numéro est sur le formulaire).

Et là encore le lendemain une réponse de leur part qui m'indique que sans réponse de ma part dans les 7 jours, le ticket sera fermé.

Capitulation

Bon, les mails c'est bien gentil mais avec plus de 24h entre chaque interaction, ça ne va pas bien vite.

J'ai lancé une bouteille à la mer sur le Fédiverse. Un peu désespéré j'ai demandé si quelqu'un avait une éventuelle solution à mon souci.

J'ai eu un coup de main de la part d'une très gentille personne qui bosse à l'Eurid. Il s'agit de l'organisme qui gère les domaines en .eu (ce qui était mon cas !).

Bon, elle en parle autour d'elle et au final, elle ne peut rien faire. Ça pourrait les foutre un peu dans la merde vis-à-vis d'OVH.

Bon pas de bol, ça ne m'a pas décoincé mais c'était quand même super sympa (merci à toi si tu me lis ;-) ).

Je tente ensuite via IRC, voir si personne ne pourrait m'y démerdouiller. Pas de bol, le seul contact potentiel que j'avais n'est plus chez OVH du coup pas trop moyen de passer par là.

Je dégaine finalement mon ultime Joker : l'appel à un ami ! J'ai un pote qui bosse chez OVH, mais j'aurai préferé éviter de le faire chier pour ça. Mais bon, là ça fait déjà plus de trois semaines que ça déconne et j'ai vraiment un besoin très urgent de débloquer la situation. (Parceque ouai, c'est ma première panne depuis des années mais c'est aussi la première fois depuis des années que j'ai vraiment besoin de mes mails… salopard de Murphy.)

A new hope

Bon mon pote fourre son nez là où il faut et parvient à contacter une personne susceptible de me décoincer. Il s'avère que le formulaire que j'avais rempli trois semaines auparavant n'avait pas été pris en compte. J'ai un retour dans les dix minutes par mail : le formulaire a besoin d'avoir une signature manuscrite.

“manuscrite”

2022, hébergeur web d'envergure mondiale, le cloud toussa toussa : manuscrite.

Oui oui. Ils ont ignoré ma requête parceque j'ai rempli le pdf en utilisant un ordinateur mais non il fallait imprimer le pdf, le remplir le scanner et l'envoyer par mail. Une chance qu'il ne faille pas le faxer ni même le poster !

Bien entendu, je n'ai pas d'imprimante ni de scanner.

Du coup je screenshot le pdf, j'écris sur un bout de papier qui traine les infos demandées. Je photographie le papier. J'insère dans paint.net mon écriture, je fous un ptit coup de bruit, un coup de flou gaussien, un coup de vignettage, je fais une ptite rotation de quelques degrés, je crop, j'enregistre en jpg avec une compression un peu moche. Et hop j'ai un document “manuscrit” que je rebalance par mail dans les dix minutes qui suivent.

Une heure après j'ai un retour par mail comme quoi c'est bon.

Tout ça pour ça

Je tente de me connecter à l'interface d'admin OVH. Je reçois le mail du 2FA sur mon adresse fonctionnelle.

Hop, je suis loggué \o/

Je vais dans la partie domaine, je dégage l'enregistrement DS (j'ai au préalable désactivé la signature DNSSEC que je refoutrais dans quelques jours). Et voilà. 3 minutes de boulot.

Je me suis fait chier pendant trois semaines pour cliquer un bouton.

Bon j'ai une part de responsabilité hein. Mais quand même, OVH est pas ouf côté support et leur activation du 2FA d'eux-même sans me consulter m'a pas spécialement plu. Bon, c'est un domaine à 10balles l'année donc je me doute que je vais pas avoir l'attention de quelqu'un pendant des heures mais me faire poireauter trois semaines sans prendre le temps de regarder le formulaire… Là c'est dur.

Et chouiner que c'est pas manuscrit ça m'a achevé -___-

C'est un peu triste de devoir passer par des moyens détournés pour résoudre un souci comme ça tout de même.

PS (enfin pas vraiment)

Cette panne m'a permis de voir un peu qui est un peu plus regardant sur la sécurité que les autres. Les gens que parvenaient encore à me contacter par mail … bha ce sont typiquement ceux qui négligent un peu leur sécurité (et donc la mienne au passage).

Sans trop de surprise, ma banque n'était pas impactée… vous savez ces organismes qui gèrent votre pognon toussa toussa.


Ma ptite histoire me rapelle notre dépendance envers les registrars. Il n'y a malheureusement pas de ptit registrar à taille humaine car l'ICANN exige de solides garanties. C'est dommage j'aurai bien aimé participer à un registrar associatif.

A Hologram For The King

Histoire :

Alan est en voyage d'affaire en arabie saoudite pour vendre une solution de visioconférence au roi. Les conditions de travail sont assez particulières à la limite du foutage de gueule.

Ses interlocuteurs ne sont jamais disponibles, il est reçu dans une pauvre tente dans le désert, la connexion internet n'est pas bonne…

Ressenti :

C'était sympatoche. Il y a par moment un léger feeling kafkaïen avec ces rendez-vous avortés pour des raisons bidons. Un flottement global assez proche de Lost In Translation. Après c'est pas non plus un film mémorable mais ça reste un moment agréable.

On assiste à un choc culturel qui met à mal le business. C'est assez marrant de voir les Américains galérer à faire leurs affaires fasse à un roi qui n'en a juste rien à battre.

Bon après on a le droit à une ptite brochette de personnages pour enrober cette histoire de business et heureusement sinon ça serait assez insipide. On a donc un chauffeur de taxi plutôt sympatique mais qui devient légèrement creepy sur la fin, une Danoise qui … heu … bha sympa mais c'est qui ? Et enfin une doctoresse qui prend son boulot vraiment à cœur.

Bon, voilà, c'était un bon moment mais sans plus.

Headlock

Histoire :

Kelley est un agent de la CIA envoyé en mission suicide pour récupérer des informations capitales afin d'éviter des attaques terroristes. Le pauvre amoché fini dans le coma mais la CIA veut extraire les informations qu'il possède.

Sa femme qui bosse aussi pour la CIA s'y oppose et elle va tenter d'aider son mari à sortir du coma.

Ressenti :

Hmmm mon ressenti ? Une HORREUR.

Une PURGE.

OMG

J'ai rarement vu un truc aussi nul. C'est éprouvant et ça demande vraiment un sacré courage pour en voir le bout.

On ne comprend rien, c'est moche, le montage est hystérique, c'est mal joué, il n'y a aucune cohérence, ça n'a ni queue ni tête. Sans dec rien n'est à garder. C'est même pas drôle comme un nanar. Non c'est vraiment dur à regarder.

Le héros est dans le coma et en tant que spectateur on a l'immense joie de vivre son coma avec lui. Dans le principe c'est pas forcément con. Sauf que ça consiste uniquement à une simili course-poursuite du mec par une entité plus ou moins diffuse. Et le héros qui est complètement désorienté et qui se pète tout le temps la gueule. Le mec est tout le temps en train de nous faire des galipettes et à se frotter les yeux.

Et c'est pas juste une séquence un peu longue dans le film. C'est à de très nombreuses reprises durant tout le film. Avec un montage ultra cuté désagréable au possible.

À ça on rajoute un effet sonore d'acouphène strident 2 fois 10 fois 100 fois. Il m'a fallu deux entractes pour survivre.

Au début du film, je pense que le monteur a découvert un plugin pour son logiciel de montage afin de simuler des glitchs. Du coup dans la joie de sa découverte il en a foutu partout pendant les dix premières minutes. Ça n'a pas spécialement de sens et rien ne le justifie vraiment dans l'histoire. Mais c'est là.

Je pense que le réalisateur a un gros crush sur Dianna Agron. Elle est mise en valeur et pas qu'un peu. Déjà elle est des tenues extraordinaires. Elle a toujours des poses … peu naturelles. Et puis il se la galoche plein de fois dans le film. Ha ouai je vous ai pas dit, le réalisateur est l'acteur principal dans le coma. Donc à mon avis pour ce film il voulait faire des galipettes un peu partout dans le monde et embrasser l'actrice. Il a atteint son objectif. C'est dommage qu'il ait réellement sorti le film pour autant.

Andy Garcia joue le grand méchant qui … bha … ne fait rien. C'est un peu le Dr Mad d'Inspecteur Gadget. Il est là, c'est le méchant, mais on sait pas trop ce qu'il fait, il est dans le noir avec son chat. Et puis il a fait quelques tentatives d'accents. Pas le même, on sent qu'il en a testés plusieurs mais bon aucun n'est crédible.

Le plus drôle c'est que le film a plus de titres officiels que de points sur IMDB. Il est nommé Headlock ou Against the Clock ou Transference. Et en français c'est juste Transfert. Donc voilà trois titres mais seulement 2.5 points sur IMDB.

Bon et au niveau histoire j'ai pas compris. Je vous spoile mais je vous mets pas la balise, c'est pour vous arranger. Donc le mec est dans le coma mais parvient à communiquer avec sa meuf via du morse en se pressant le bras. Mais après j'ai pas compris on dirait que c'est la meuf qui est dans le coma et non l'inverse. Du coup j'ai pas compris : qui est dans le coma ? Ho et puis non en fait je n'en ai rien à taper.

Rarement vu un film aussi naze. Un truc drôle c'est la CIA. Déjà, ils sont quatre et demi là-dedans. Et dans le lot tu en as deux on croirait des ados à qui on a enfilé un costard. Ils surjouent à mort c'est pathétique.

Bref, évitez cette daube.

Par contre je viens de voir que le premier film du réalisateur a un pitch assez improbable : deux frêres siamois dont un tombe malade alors que l'autre se trouve une petite amie. C'est … de la curiosité malsaine je sens.

Photon : un client RSS en console mais graphique !

J'ai découvert il y a peu de temps un nouveau ptit logiciel.

Photon pour lire vos ReuSseuSseu

Il s'agit de Photon un lecteur de flux RSS.

Il ne fait que ça, pas d'agrégation, pas de gestion de lu/non lu. Il ne sert vraiment qu'en lecture. De ce fait il se paire plutôt bien avec un agrégateur (Tiny Tiny RSS dans mon cas).

Les cartes de photon pour chaque item du flux RSS avec une image de présentation, le titre et la date de publication

Pas mal le rendu dans le terminal, non ?

J'ai jamais été vraiment fan des lecteurs de RSS en console. Beaucoup de mes flux ne sont pas que des articles de blogs ou de presse mais c'est souvent des flux de vidéo ou d'images. Je regarde pas mal de chaînes Youtube via les RSS (donc aurevoir les algos et le pistage) et pas mal de webcomics. Et bha… ce genre de contenu hors d'un navigateur web c'est assez compliqué habituellement.

Je me suis laissé tenté par ce nouveau logiciel et je tente de choper l'habitude de l'utiliser. Il a beau tourner dans un émulateur de terminal, il utilise Sixel pour afficher les images. Et je parle pas d'images converties en ASCII art (c'est marrant deux minutes mais bon…) mais d'un vrai rendu nickel. Du coup pour une bonne partie des contenues ça passe plutôt bien.

Une grande image puis le contenu du RSS.

Un article ouvert dans Photon.

En plus le créateur de Photon est visiblement lui aussi un utilisateur de Youtube puisqu'il a prévu de base de pouvoir ouvrir les contenus dans MPV en une touche. Du coup, on peut trouver les dernières vidéos via Photon et les afficher depuis MPV. Le tout sans quitter le confort de votre bien joli terminal.

Le webcomic s'affiche directement dans Photon

Le Perry Bible Fellowship s'affiche très bien :-)

Donc je suis sûr que vous êtes 100% convaincu, maintenant parlons technique ! C'est codé en Go (yabon !) et ça utilise des plugins en LUA.

Installation

C'est un logiciel tout neuf vu qu'il a été débuté fin novembre 2021 et il y a quelques bugs d'affichage. Après c'est rien de bien gênant et le dev est maintenant accessible sur le salon #photon sur libera. Il n'y a pas de vrai site officiel mais il y a la page sr.ht qui contient également l'accès au code source.

Vu la jeunesse, vous vous doutez que ça ne se trouvera pas dans votre distro favorite. Mais comme c'est du Go, c'est facile à compiler et à cross-compiler. Un ptit coup de git clone, puis un make et hop c'est fait.

Pour avoir un joli affichage, il faut avoir un terminal compatible sixel. Ça ne court pas trop trop les rues. Je vous conseille foot qui fait tout bien comme il faut.

Utilisation

Les touches pour interagir sont les fameuses hjkl héritées de vi mais si comme moi vous êtes en bépo, ça ne vous arrange pas trop. Par chance il y a le plugin arrow_keys.lua (qui se trouve dans les sources) à placer dans ~/.config/photon/plugins/ pour pouvoir utiliser les flèches pour naviguer.

Après pour l'utiliser, la touche o pour ouvrir un item ou bien la touche p pour ouvrir l'item dans mpv. Quand vous êtes sur un item, la touche q pour en sortir et retourner sur la liste.

Voilà, il y en a d'autres mais juste ça, ça suffit pour s'en débrouiller.

Pour le lancer il suffit de l'invoquer et de lui filer une url de flux rss. Ou bien de lui piper des rss direct ou de coller des url dans un fichier texte bref le truc est pas chiant et vous pouvez l'utiliser à votre convenance.

Conclusion

Bha, faites-en ce que vous voulez, hein. Perso, j'aime les logiciels dans le terminal mais c'est vrai que pour du contenu vidéo et image c'est pas ouf. Photon tente à son niveau de rendre ça accessible et utilisable et bha franchement le résultat est plus qu'encourageant.

Citizen Kane

Histoire :

« Rosebud » est le dernier mot prononcé par Charles Foster Kane un millionaire magnat de la presse. Des journalistes vont enquêter afin d'en découvrir la signification.

Ils vont donc aller questionner les proches de l'homme d'affaires afin de mieux le comprendre et découvrir ce qui se cache derrière tout ça.

Ressenti :

Un film culte au possible ayant marqué le cinéma par son aspect technique et sa narration novatrice. Faut dire qu'il a quatre-vingt balais ce film… Par contre, bha … j'ai pas spécialement apprécié. (ça y est je suis mort)

Je veux bien reconnaitre que le format de narration à base de flashbacks était jamais vu à l'époque mais bon maintenant l'effet de surprise est passé. Un autre point sur lequel le film a été remarqué à l'époque est pour la présence de … plafonds. Ouai ouai, ça ne se faisait pas avant. Et c'est vrai qu'à certains moments j'ai trouvé la présence du plafond étrangement mis en valeur avant de savoir que c'était une prouesse… Faut dire qu'ils les ont pas fait bien haut ces plafonds.

Il y a aussi pas mal de moments où le cinéaste a joué de la profondeur de champs et de mouvements de caméra mais hors de très rares plans ça ne m'a pas marqué (c'est devenu un élément basique de la grammaire cinématographique du coup je n'y prête plus attention). Mais du coup, toutes ces prouesses … bha c'est devenu du classique maintenant. Mais bravo l'artiste et le technicien pour tout cela.

Après niveau histoire… Bha … Mouai j'ai pas accroché. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, je connaissais vite fait le pitch mais c'est tout. Là, j'ai eu un peu de mal à savoir où ils voulaient en venir. Est-ce que je dois être ébahi par la vie d'un roi de la presse ? Est-ce que je dois être attendri par les multiples frasques de la vie amoureuse ? …

J'ai pas su quelle était l'intention du film. J'ai trouvé le personnage assez peu agréable malgré la dureté de sa jeunesse. Non ce film m'a un peu perdu devant l'avalanche de personnages différents. D'ailleurs je crois ça me le fait avec un peu tous les films en noir & blanc. J'ai du mal à identifier les personnages et du coup je suis toujours un peu perdu.

Malgré tout cela, j'avais envie de savoir la signification de « Rosebud ». C'est tout con mais plus la fin approchait plus je me demandais ce que ça pouvait bien être. Sur cet aspect ça a super bien marché sur moi. Je ne l'ai pas vu venir.

Bon je suis pas mécontent de l'avoir vu mais je suis quand même quelque peu déçu. J'imagine que le fait de savoir qu'il était ultra-culte couplé à l'aspect techniquement "moderne" m'ont fait un peu rater le truc. J'ai été plutôt déçu de l'histoire.

Ten Inch Hero

Histoire :

Piper se trouve un ptit boulot dans une ptite sandwicherie de Santa Cruz. Elle rejoint une petite troupe où règne la bonne humeur.

Elle souhaite retrouver la gamine qu'elle a mis à l'adoption il y a quelques années.

Ressenti :

J'espérais un film assez barré à la Clercks mais c'est au final bien plus gentillet. C'est pas mal mais pas aussi drôle et c'est clairement pas le but du film.

C'est au final une comédie romantique gentillette sans grande ambition mais qui tient la route. Il y a des passages marrants, des passages plus émouvants et un happy ending.

La brochette de personnage est plutôt sympatoche même si pas vraiment originale.

Voilà, c'était pas mal. Tiens d'ailleurs c'est marrant de voir que les acteurs de Tish et Priestly se sont finalement marriés et vivent ensemble avec des mioches et tout.

How It Ends

Histoire :

La fin du monde est prévu pour demain mais les gens sont au courant et ont accepté leur destin.

Liza est en compagnie d'une version plus jeune d'elle avec qui elle discute et vit sa vie. Ensemble elles vont profiter de cette ultime journée pour régler des comptes et arrondir des angles avec son entourage.

Ressenti :

C'est assez étrange et pas mal décousu. Le film n'a pas trop de trame bien définie. Il s'agit plus d'un ensemble de rencontres collées les unes à la suite des autres. Et certaines sont plutôt sympa d'autres plutôt meh.

C'est très particulier : c'est un film sur la fin du monde mais l'ambiance est plutôt relaxe. Il fait super beau, tout est coloré, calme, détendu. Je pensais même que la fin du monde n'était pas réelle au début.

Les interactions entre Liza et son moi plus jeune sont assez sympa.

Après, ça ne casse pas non plus troi pattes à un canard. Et j'ai même eu l'impression un peu désagréable par moment de voir une meuf à qui tout sourit se morfondre sur son malheur. Alors que bon, elle vit super bien dans un environnement riche et sécurisé et tout… bref…

Le film est bourré de caméo d'acteurs plus ou moins connus.

Wild Virgins

Histoire :

Mikio est téléprospecteur pour une assurance au japon. Il est le plus nul de son plateau téléphonique et est moqué par tous ses collègues sauf un avec qui il s'entend bien.

Akiyama est une nouvelle recrue qui semble assez réceptive à la passion de Mikio pour le super-héros Super-Puceau. Mikio est complètement coincé envers la gente féminine ce qui lui vaut d'être souvent moqué et ce qui explique qu'il est encore vierge alors que ses 30 ans approchent à grand pas.

Ressenti :

Et bien c'est très particulier. Ça joue beaucoup la carte de l'absurde à la japonaise. Et j'ai finalement que très moyennement apprécié. La blague est trop longue en fait.

Jouer sur le cliché des puceaux qui à leur trente ans deviennent sorcier c'est marrant. Ok, il y a du surnaturel ok. Mais après en tirer un film complet qui se tient et qui arrive à maintenir l'intéret là c'est une autre paire de manche et le film n'y parvient pas vraiment.

Au final, on se lasse assez vite et pourtant le film va assez loin dans l'absurde. Ça dérape à fond et bha, c'est ptet too much.

Le film n'a pas de page wikipedia en français ni même en anglais mais je suis parvenu à débusquer celle en japonais. Pas beaucoup d'info à en tirer du coup pour moi. Dans le casting j'ai reconnu l'acteur qui joue le réalisateur dans **One Cut Of The Dead mais c'est tout. J'ai pas une grande culture cinématographique japonaise…

Récap 30 : Janvier 2022

Et c'est reparti pour une nouvelle année, encore ! Bon, les fêtes sont finies, le monde reprend vie.

Je me suis pas mal maté de film ce mois-ci. D'ailleurs je me suis pris un abonnement chez Outbuster qui est un service de VoD de films qui sortent du lot. Vous allez en bouffer dans les prochaines semaines ^__^

Blog

En bref ce mois-ci : 4 articles, 11 commentaires, 22 visionnages, 460508 requêtes, 45525 visiteurs uniques pour 7.05 Go de trafic.

Films

Wow 22 films ce mois-ci ! Quelques cultes et des inconnus et deux trois blockbusters du moment.

Jeux

Wolfenstein 2 : Youngblood

Bon je me suis fini mon rattrapage des Wolfensein avec Wolfenstein 2 : Youngblood. C'était pas mal du tout. Ça remonte le niveau j'ai trouvé.

Déjà, visuellement c'est très joli mais en plus se ballader dans un Paris alternatif des années 80 ça a un ptit charme. C'est une collaboration entre Machine Games et Arkane et bha ça se ressent pas mal. Le level design est bien plus ouvert que les opus précédents. Il y a toujours un chemin alternatif.

D'ailleurs ce n'est plus vraiment un FPS couloir scénarisé mais on se rapproche presque d'un openworld. En gros on a un hub (comme à chaque épisode moderne) et ensuite on a un plan de métro qui nous permet de nous rendre à différentes maps du jeu. On peut donc retourner plusieurs fois là où l'on s'est déjà promené.

Et à chaque fois il y a des ptits évènements aléatoires qui donnent une ptite raison de revenir. Genre tuer un haut dignitaire nazi, libérer des otages, récupérer une machine enigma… Et à chaque fois ça permet d'obtenir différents trucs à récupérer pour upgrader notre personnage. C'est un ptit côté RPG en plus.

Et un point différenciant de ce jeu est la possibilité de tout faire en coop avec une personne en plus. On incarne les filles de B. J. Blazkowic et même si au début je faisais mon ronchon à vouloir jouer seul. Je me suis laissé tenté par le coop et c'est plutôt bien foutu. Les joueurs peuvent rejoindre notre partie et remplacer l'IA (qui fait le strict minimum).

Et … bha … ça passe plutôt bien. On a par contre pas vraiment moyen de communiquer donc faut se comprendre à l'instinct.

Je m'attendais à un fiasco sur ce point et étonnament je suis tombé à chaque fois sur des joueurs respectueux. Le seul souci c'est que certains sont de vrais vétérans qui ont poncé le jeu et qui vont un peu trop carry. Perso, j'aime beaucoup flâner dans les décors pour profiter de la narration environnementale qui est un point fort du jeu mais là avec un coop trop costaud c'est moins simple.

J'ai par contre trouvé le jeu ptet un poil court. Il n'y a au final qu'assez peu de map et bien qu'on y retourne bha … ça se torche assez vite. Elles sont peu nombreuses mais toutes vraiment réussies. Toutes ? Non, il y a les maps des égouts qui … bha … sont labyrinthesques et assez pauvres visuellement. Et en plus parfois c'est dans le noir donc faut se faire chier avec une lampe.

Les déplacements sont vraiment cools et permissifs. On a du double saut, on s'accroche aux rebords, les maps sont faites pour avoir des ptites coursives ou des balcons ou au contraire des bouches d'aération où l'on rampe. Le jeu exploite pas mal la verticalité avec toujours des chemins alternatifs que l'on peut débusquer si l'on est curieux.

Il est même possible de se lancer dans l'infiltration mais c'est clairement pas aussi poussé qu'un Dishonored : à la moindre faute, vous allez devoir faire le bourrin et ça sera bien plus simple.

C'est un bon mix entre les Wolfenstein de Machine Games et la patte d'Arkane et ça fait vraiment un très bon cocktail. Bon c'est pas parfait et certains aspects pêchent un peu mais une seconde collaboration de ce genre avec un peu plus d'expérience et de recul pourrait vraiment faire un carton.

Vampire Survivor

En voilà un jeu moche mais addictif.

Vous contrôlez un personnage et vous devez survivre trente minutes aux assauts des vagues d'ennemis.

Quand vous tuez des ennemis, parfois ils vont lâcher une petite gemme que vous pouvez récolter afin de gagner de l'expérience. Avec ces points d'expériences, vous pouvez débloquer de nouvelles armes et artefacts ou bien améliorer ceux que vous possédez. Vous récoltez également de l'or qui va vous permettre d'améliorer certains attributs de votre personnage.

Voilà, c'est à peu près tout le concept. Le jeu est simple, moche et a une musique prenante.

Vous mourrez, vous relancez et c'est reparti pour un nouveau run. C'est vraiment très prenant.

Au bout de quelques essais vous commencez à débloquer de nouveaux objets qui ne vous étaient pas accessibles. Et hop, vous avez envie de jouer encore un peu plus. Vous vous améliorez et vous devenez vraiment bon et maintenant vous titillez les trente minutes.

Là le jeu devient un bordel absolu à l'écran avec vos armes qui pètent dans toutes les directions, les ennemis recouvrent intégralement la zone de jeu, vous êtes acculé, il y a des gemmes de partout. Il y a un ptit côté jouissif à dégommer des packs de mobs immenses avec votre héros transformé en machine de guerre.

On ne fait que contrôler la direction du personnage et rien d'autre mais la magie opère.

Le jeu fonctionne très bien via proton depuis steam mais il devrait avoir un portage natif sous nunux. C'est un tout ptit jeu indé et il a même une version web allégée qui sert de démo à tester dans le navigateur.

Vrac

Bon j'ai craqué…

Tous les jours je me tape le Wordle en anglais, Le Mot en français, le SUTOM et enfin la MOKET. Pour ceux qui sont passés à côté, il faut deviner un mot chaque jour en quelques essais. On propose un mot, le jeu nous indique quelles lettres sont à la bonne place, lesquelles sont au mauvais endroit et lesquelles ne sont pas dans le mot.

Voilà voilà :-)

Kút

Histoire :

Un trentenaire et sa mère arrivent au milieu de nulle part dans une station service. Le jeune souhaite découvrir son père le pompiste qu'il n'a jamais connu.

Sa mère se barre et quelques heures plus tard un van arrive avec à son bord un chauffeur, un homme de mains et des putes. Le van est en panne et ne peut donc pas repartir.

Ressenti :

Et bhé en Hongrie on n'a pas de pognon mais on a des idées ! C'est vraiment particulier mais c'est un style très sympa mazette.

Déjà ça donne le ton dès l'intro avec un long trajet en bagnole avec la mère et le fils qui ne se parlent pas et roulent. Mais il y a déjà une esthétique et un rythme qui instaure une ambiance décalée. Ça me rapelle d'ailleurs un peu l'intro d'**Asphalte avec ce flottement et ce malaise. Et le film va réussir à maintenir ce sentiment étrange pendant toute sa durée.

Pendant un moment j'ai pas mal pensé à La colline a des yeux, avec ses autochtones bien particuliers et cette station service isolée au milieu d'une sorte d'étendue désertique. Mais non, ce n'est pas un film d'horreur et il n'y a pas de surnaturel.

Le film parle pas mal de choix de vie et surtout il y a le pauvre infirme qui va tenter de raconter son histoire tout le long du film. Quelle est la morale de son histoire ? Où est-ce qu'il veut en venir ? Est-ce juste une fable ?

Toutes ces questions, ce suspens et cette tension ! C'était vraiment sacrément bien foutu pour un film sans budget.

Est-ce que je me sens français ?

Un article un peu différent je pense. Je le commence et je ne sais pas exactement où ça va aller.

Ça va être un long brouillon je pense.


Ma vision de la politique française actuelle

Ça y est, on est en pleine campagne présidentielle. Chouette, hein ?

J'ai beau ne pas regarder la téloche, ne fréquenter que des réseaux sociaux un peu marginaux (irc et le fédiverse), je suis quand même éclaboussé par tous les remous de cette campagne présidentielle. Non content de commencer de plus en plus tôt et de n'aborder que des thêmes qui ne m'intéressent pas, j'ai l'impression que c'est de plus en plus de la bouffonnerie.

Les participants sortent des saloperies de plus en plus grosses, c'est une vraie surenchère et je suis triste de voir que Trump a montré que c'était malheureusement une stratégie viable pour accéder au pouvoir. J'ai horreur de la politique (tout du moins en France) qui se résume au monde des politiciens de profession. Ces derniers se sont accaparés l'étiquette de «politique» alors qu'ils ne font que tenter de subtiliser qu'un peu plus de pouvoir et de justifier leur existence pour au final une valeur ajoutée quasiment nulle.

À mes yeux ce sont tous les mêmes. Quand j'entends des gens s'écharper à propos de la droite, de la gauche je n'y vois aucune différence. J'ai vécu plusieurs alternances politiques et … bha … heu … je n'ai pas senti la différence dans mon quotidien ni même vraiment sur le moyen terme. Tous ces politiciens sortent des mêmes écoles, sont formatés de la même façon, sont globalement issus de la même classe sociale. Une fois leur diplôme en poche, ils choisissent un parti qui embauche et c'est parti pour leur carrière. Les idées, les convictions ne sont que des arguments marketing qu'ils sont prêts à changer en fonction des opportunités.

Bref, je m'égare mais voilà, j'ai pas une vision de la politique bien reluisante et je suis persuadé que les taux d'abstention grandissant sont en vrai la plus grande hantise de tout ce petit monde. Arrêtez de voter et de les légitimer si vous voulez vraiment que ça change.

Les bribes de la campagne qui me parvienne

Mais du coup pourquoi cette digression ? Et bien parceque le peu (qui est déjà bien trop) de ce que je vois de cette campagne présidentielle c'est que déjà, ça ne débat au final que très peu. Ça ne fait au mieux que s'envoyer des pics. Les idées sont abordées chacun dans son coin mais jamais elles sont mises en contradiction, il n'y a pas de discussion rien. Tout du moins, ce n'est jamais médiatisé. Les rares débats ne sont que de la bouffonerie où aucun des participants n'interagit avec l'autre : pas de réponse, pas de réflexion, chacun déroule son script dans son coin dans le temps imparti et c'est tout.

De plus, j'ai l'impression que le numérique n'est jamais évoqué. Enfin parfois ça l'est pour simplement y foutre de nouvelles lois pour le "dompter", ou bien alors pour que ce soit plus abordé à l'école mais voilà ça s'arrête globalement là. C'est bien triste qu'en 2022, le numérique n'ait pas une part plus prépondérante dans la direction que l'on veut apporter à notre société.

Quand est-ce qu'un politicien s'est soucié de la neutralité du net ? Quand est-ce qu'un politicien s'est décidé à passer des lois pour contraindre les éditeurs de sites ouaibs à respecter les utilisateurs ? Légiférer sur la protection de la vie privée dans le numérique ? Les initiatives en ce sens émanent de l'Europe et la France ne fait qu'appliquer, presque en soupirant, ces lois. Par contre pour imposer un peu plus de flicage, interdire un usage au profit d'ayants-droit, ajouter des taxes absurdes là par contre ils rechignent moins.

Aujourd'hui on fait nos courses, on travaille, on se divertit, on se culturise, on s'informe, on fait la plupart des démarches administratives, on communique et se socialise par le biais du numérique. Ça représente une grande partie de ma vie mais bon je suis un gros geek. Mais même mes parents qui ne sont pas geeks du tout font une grande partie de ces mêmes activités. Et pourtant le numérique n'est pas un sujet plus central de cette campagne et n'est pas plus relayé par les médias.

(C'est fou, même quand je tente de m'extirper de ma digression je replonge instantanément dedans.)

Tout ça pour dire que l'un de ceux qui trustent le plus la scène politique (non ce n'est pas le "débat") concentre une bonne partie de son arsenal de propagande autour de la fierté d'être français et qu'il faut protéger notre civilisation toussa toussa. Wow. (ouai la transition est rèche.)

Chauvinisme

Bon alors déjà j'ai du mal à comprendre la fierté qu'ont certains à être de tel ou tel endroit. C'est une question qui va paraître con mais pourquoi être fier de l'endroit où l'on est ? Je comprends qu'on soit fier de la personne que l'on est devenu, de ses performances dans tel domaine, de ce que l'on arrive à faire ou des choses que l'on a déjà accomplies. Mais être fier d'être français alors que pour la grande majorité on est français parceque l'on y est né et que l'on a eu aucune influence à ce propos, ça me dépasse. Je n'ai rien fait pour être français et pourtant je le suis, du coup pourquoi en être fier ?

Qu'un immigré s'étant battu administrativement ou carrément en ayant pris des risques pour traverser des frontières et compagnie pour devenir français, là je comprends qu'il puisse en être fier. Mais sa fierté est plus méritée par son combat/parcours que par son résultat.

Du coup, ces politiciens jouant de cet argumentaire sont fiers d'être français sans avoir rien foutu mais veulent refuser cette fièreté à quelqu'un qui se serait battu pour l'avoir. C'est paradoxal non ?

La plupart des gens brandissant leur fierté française n'ont pas vraiment contribué à cette splendeur dont ils se réclament. Combien se sont illustré dans la culture ? Combien ont fait avancer la recherche ? Combien ont amélioré leur environnement immédiat ou lointain ? Est-ce que la France peut être fière de ceux qui en réclame une fierté ? Soit dit en passant, si vous voulez être fier de votre pays essayez de le rendre meilleur, contribuez-y (ça veut aussi dire payer ses impôts, hein) ! (je dis ça mais je ne suis clairement pas un exemple à suivre sur ce point)

Mais du coup est-ce que je me sens français ?

(Haaaa on arrive au titre de l'article !)

Et bien mouai. J'ai bien une culture française c'est indéniable. J'ai une forte base bien française, je connais plein de chansons française, j'aime la bouffe française et j'en fais à la maison, je peux réciter par cœur des citations de films bien français qui ne sont probablement pas connu hors de nos frontières.

Malgré cela, je me sens au final bien plus citoyen de l'Internet que de mon pays. J'ai beaucoup de références que je partage avec de très nombreux autres internautes et ce quelque-soit leur pays. Je me sens bien plus proche d'un geek allemand que d'un "bon" français non geek. J'aurai probablement bien plus de sujets de discussions avec lui.

Une très grande partie de ma vie est vécue en ligne. J'y passe près d'un tier de mon temps éveillé. Quand je suis sur Internet et qu'au hasard d'un recoin de salon IRC je discute avec quelqu'un, j'en ai rien à foutre de savoir si cette personne est française ou non. D'ailleurs je m'en fous de savoir qui c'est réellement : ça pourrait être un chien qui parle que ça ne changerait pas spécialement le goût de la discussion que j'entretiens avec lui (bon en vrai si, dans ce cas-là ça me ferait un ptit quelque chose).

Ai-je besoin de savoir qui est la personne pour interagir et apprécier mes interactions avec elle ? Je suis fortement convaincu que non. Et c'est à mon sens l'une des grandes forces du monde numérique. C'est l'abstraction de la physicalité de la personne. Je parle peut-être à une personne avec un physique, une religion, un look, ou tout autre attribut qui me rebute et pourtant je ne serai pas impacté par ce critère.

Avec le confinement mon habitude de squatter le net (aussi longtemps) qui était vu comme étrange voir marginale est devenu le quotidien de pas mal de monde. Et ce quelque-soit le pays. Nous sommes tous devenus (pour certains à leur insu) des voisins de l'Internet. Nous étions tous connectés à différents services/sites/réseaux sociaux mais tous ensemble sur l'Internet.

C'est tout ce que j'avais à dire

Malgré cette crise sanitaire majeure qui a permis à pas mal de "gens normaux" de se rendre compte que le monde numérique est désormais indispensable bha les politiciens ne veulent pas prendre plus au sérieux le numérique. Pire encore, une partie de la faune politique ont à cœur de vouloir renfermer la France sur elle-même par fierté.

Voilà, c'est tout pour moi.

7 Cajas

Histoire :

Dans un marché à ciel ouvert du Paraguay, Victor avec sa chariotte fait des livraisons pour se faire quelques sous. Il aimerait pouvoir se payer un téléphone portable et parvient à trouver une belle affaire : il doit bouger 7 caisses quelques-temps puis les livrer à un endroit mystère.

Il a pour consigne de ne pas regarder le contenu et de veiller sur ces caisses comme si sa vie en dépendait. Il fleure la loucherie mais le gain en vaut probablement la chandelle.

Ressenti :

Et bhé c'est mon premier film paraguayen et c'était vraiment cool. Bon le casting m'était 100% inconnu, les décors aussi et la langue c'était un peu étrange. J'ai quelques notions d'espagnols et j'arrive à le comprendre très légèrement mais là c'est en fait un mélange d'espagnol et de guarani qui fait que je ne parvenais à comprendre que certains personnages et encore.

L'histoire est assez simple mais se déroule parfaitement bien. Le rythme varie, il y a des moments de tensions, de la course haletante, quelques affrontements, un peu de mystère. C'est plutôt bien ficelé.

Un truc que j'adore et que le film utilise souvent c'est la caméra fixée à l'acteur (ou plutôt à la brouette dans notre cas). Ça donne un aspect visuel dont je rafole : l'acteur est à peu près fixe mais le décor autour de lui bouge au gré de ses mouvements. C'est tout bête et pas spécialement original mais ça marche à tous les coups sur moi.

Ce film permet de découvrir un peu le Paraguay et de voir un peu toute la débrouille des gens. C'est pas un documentaire mais ça permet de se donner une ptite idée mine de rien.

Je vous le recommande chaudement, ça change de ce qu'on voit habituellement tout en restant dans un format assez conventionnel. C'est un bon film dans un environnement dépaysant avec de bons acteurs et un scénar au poil.

spoil J'étais un poil déçu du fait de découvrir le contenu des caisses. Je pensais que le mystère ne serait pas dévoilé.

Mais bon au final, si ça n'avait pas été dévoilé la fin du scénar n'aurait pas trop pu se dérouler. Je pensais que les boîtes resteraient un MacGuffin jusqu'au bout mais non :-)

Deathgasm

Histoire :

Le jeune Brodie emménage chez son oncle dans un ptit bled de Nouvelle-Zélande. Il est fan de métal et se sent un peu seul dans ce nouvel environnement.

Il fera la rencontre de son nouvel ami Zakk chez le disquaire du coin. Ensemble ils montent un groupe de métal.

Ils parviennent à mettre la main sur une partition mystérieuse et s'empressent de la jouer.

Ressenti :

J'avais envie de l'apprécier. C'est vrai quoi, une comédie qui parle de métal, c'est très rare et il y a un vaste champ à défricher. En plus c'est pas une comédie lourdeaude USienne mais une production de Nouvelle-Zélande, du coup ça devrait le faire.

Le casting est rempli d'inconnus, le réalisateur n'a pas grand-chose dans sa besace si ce n'est le très sympatique Guns Akimbo. Ils ont réussi à avoir un sosie de notre cher Iggy Pop (ça m'a mis le doute quelques instants). Musicalement, bon bha ouai il y a du métal et pas que du "nu" ou du "heavy gentillet", non non il y a du bon gros metal qui tâche.

L'histoire ça va, c'est honnête. Un peu de surnaturel, ça reste dans le folklore du métal avec de l'invocation de démon, du satanisme classique qui ne va pas pisser bien loin, hein. Mais ça fait le taff.

Bon par contre c'est pas ouf. Non l'humour est pas ouf et même globalement le film recycle les mêmes clichés qu'on se coltine depuis des décennies. On retrouve la vie lycéenne habituelle avec les nerds maltraités par les gros relous populaires. La meuf qui tombe amoureuse d'un de ces étranges personnage alors qu'elle est toute choupinou et tout. Et là on est à 100% dedans, c'est lassant et vraiment décevant.

Bien sûr il y aura revanche plus tard mais ça vous vous en doutez. Alors certes niveau réalisation, ça va jouer le borderline en ajoutant un chouilla de sexe, pas mal de gore mais si c'est pour au final rester dans les chemins battus ça n'a que peu d'intéret. Ça veut se donner un air de film barré et non consensuel mais ça reste très sage avec uniquement un peu de subversion visuelle mais sans plus. Rien d'innovant et rien de choquant non plus.

Même l'humour ne fait au final que très peu mouche. Il n'y a pas de gros moment à mourir de rire. On sourit à peine, c'est pas l'aspect comédie qui sauvera le film.

Voilà, c'est au final assez décevant, j'en attendais bien plus de part son thème et de par le fait que ce n'est pas un film hollywoodien. Au final le côté metal est bien là, ça passe, mais le traitement se veut bien trop classique et éculé.

Madness In The Method

Histoire :

Jason Mewes souhaite devenir un acteur reconnu pour sortir de ses rôles de junkies. Son rôle de Jay lui colle à la peau et il aimerait s'en éloigner mais il ne parvient pas à trouver de rôles différents.

Il découvre un livre qui devrait lui permettre de s'améliorer et de s'émanciper et enfin décrocher les rôles qu'il vise.

Ressenti :

Oui oui, c'est le pitch du film. C'est limite un documentaire ou au moins très méta. Et en plus c'est réalisé non pas par Kevin Smith (qui bien entendu a un rôle) mais par Jay himself !

Je n'étais pas au courant de ce film et … bha franchement … Il est ouf ! Bon j'adore l'Askewniverse (les films de Kevin Smith en gros) et étrangement ce film n'en fait pas partie (c'est pas une production View Askew) bien qu'il en ait tous les attributs. On y retrouve tout un tas de monde qui gravite dans ces films. On a même droit à Brian O'Halloran qui est d'habitude plus que discret voir absent.

Bon, c'est de la grosse comédie avec tout un tas de clins d'œil et références. Et bha pour son premier film à la réalisation Jason Mewes s'en sort vraiment bien. Il est ptet même meilleur que Kevin Smith sur l'aspect visuel/technique du film.

En plus des têtes habituelles, on retrouve de nouveaux dont le très fameux Vinnie Jones découvert dans Lock, Stock and Two Smoking Barrels (de Guy Ritchie). Il s'intègre plutôt bien dans cet univers d'ailleurs, tout comme Danny Trejo aussi.

C'est un parfait encas pour attendre la sortie prochaine de Clerks 3.

Greener Grass

Histoire :

Dans une banlieue ricaine, deux mères de familles sont en compétition sur un peu tous les domaines. Faut dire qu'elles vivent dans un endroit un peu particulier où tout est beau et bienveillant, tout du moins en façade.

C'est un monde qui ressemble au nôtre mais où toute l'hypocrisie et le paraître sont exacerbés.

Ressenti :

C'est un film très particulier avec un humour bien absurde mais au final pas si creux que ça.

Visuellement c'est tout coloré, tout le monde est bien habillé/coiffé, les couples ont des couleurs qui correspondent, c'est la banlieu américaine parfaite. L'image est très saturée, c'est toujours bien lumineux avec un soleil radieux.

Mais toutes les situations sont étranges. Il y a toujours un décalage ou un malaise ou une situation extraordinaire qui parait naturel aux personnages. Une des deux mères par gentillesse offre son bébé à son amie. Ça vous donne une idée du niveau d'étrangeté du truc.

Tout le monde rentre dans ce moule dérangeant sauf Julian le gamin de la mère principale. Lui est complètement déphasé et paraît encore plus étrange alors que le niveau de base est déjà bien élevé.

Certaines scènes sont vraiment hilarantes. D'autres justes dérangeantes mais ça forme un ensemble vraiment cool.

C'est un peu un mix de Edward Scissorhands pour son environnement et de An Evening with Beverly Luff Linn pour ses personnages étranges. L'histoire est pas mal décousue au point que par moment on a l'impression de voir des scènes sans aucun rapport les unes aux autres.

spoil

Au final l'arc narratif sur le gamin est pas mal du tout.

Au début il est tout bizarre et personne ne l'apprécie. Seule sa mère semble l'apprécier dans son étrangeté. À partir du moment où il tente de s'intégrer dans ce monde et se plie aux règles qui s'impose, il fait une crise et se transforme en chien. Il n'est plus lui-même. Ça devient l'idole de son père mais sa mère elle préfère l'ancien.

Voilà, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film étrange qui mérite d'être vu avec un œil curieux et amusé.

El Dia De La Bestia

Histoire :

Un curé déchiffre des messages et symboles et arrive à la conclusion que l'antéchrist doit naître le 25 décembre 1995. Il connait la date mais pas le lieu.

Il décide de convoquer le diable afin de lui soutirer l'information concernant le lieu de naissance. Il ne sait pas trop comment s'y prendre et va avoir besoin d'aide.

Ressenti :

Hahahaha Ce film est vraiment très drôle. C'est un gros bordel qui s'amuse bien et ça passe plutôt bien.

Les personnages sont loufoques et le scénar est absolument pas sérieux sans pour autant être complètement débile. Ça passe vraiment bien. En plus ça parle un peu de metal !

Bon par contre ça date de 1995 et les quelques effets spéciaux numériques sont immondes. D'ailleurs quand il y en a, l'image baisse en définition. Les incrustations sont bien pourris mais au final ça renforce l'impression de quasi-nanar du film.

Je dis quasi nanar parceque le scénario est assez … particulier. Mais après le jeu d'acteur est très correct et même la réalisation est pas horrible.

The Settlers

Histoire :

Des parents et leur fille vivent sur Mars isolés de tout.

Un matin ils découvrent que quelqu'un a marqué “LEAVE” sur l'une des fenêtres de la maison.

Ressenti :

Hmmm je ne sais pas trop qu'en penser à vrai dire.

On a pas trop d'info sur le contexte, on est sur Mars mais visiblement l'atmosphère est respirable (et la gravité semble strictement identique à celle de la Terre), est-ce qu'il y a d'autres personnes ? C'est un peu dommage, ma curiosité de geek aimerait en savoir plus sur ces sujets mais ce n'est pas le sujet du film.

Il s'agit bien plus d'un drame tournant autour des relations entre les personnages. Et … bha … c'est pas ce que j'espérais. Bon après c'est pas mauvais pour autant.

C'est joli, les acteurs sont bons (surtout la gamine sérieux), ça déborde pas d'effets numériques qui veulent en foutre plein la gueule. Non c'est honnête et tout le film se repose sur son histoire et ses personnages. Et … bha … j'ai pas vraiment accroché aux choix des perso donc ça me frustre presque.

spoils En gros, tout va bien jusqu'au jour où des gens approchent. La fammile parvient à dégommer deux des assaillants, il reste cependant au moins quelqu'un dehors que le père va tenter de débusquer.

Une personne revîent, il ne s'agit pas du père mais d'un homme armé. Il propose à la mère et à la fille de rester (car il n'y a nul part où aller) et que dans un mois il posera son flingue sur la table et il se retournera et qu'à ce moment-là elle sera libre de son choix.

Les premiers jours sont difficiles mais bon le mois se passe et vient le moment où effectivement il pose son flingue et sort en tournant le dos à la mère. Et là, contre toute attente, elle prend l'arme, vise l'intrus et tente de tirer. L'homme avait cependant enlevé les munitions, la femme se rue sur le couteau de cuisine et l'homme part à l'affrontement. La gamine assiste à la scène et voit l'homme ressortir blessé mais sa mère tuée.

Ellipse

La gamine est maintenant adolescente, ils vivent toujours seuls dans leur petit domaine. Elle ne parle plus depuis la mort de sa mère. Un jour, l'homme embrasse la fille.

Là, elle tente de prendre la fuite mais il la rattrape et lui explique qu'ils ont besoin l'un de l'autre. Fuir n'est pas vraiment une option puisqu'il n'y a rien au-delà du dôme où ils se trouvent. Lors de l'altercation, l'homme pousse la gamine qui chute sur un truc en métal et la gamine perd conscience.

Elle se réveille dans sa chambre, ligotée. L'homme commence à lui parler et là ça prend déjà un double sens où ça ne semble plus trop parler de devoir vivre ensemble mais qu'il est soit-disant inéluctable qu'ils aient des relations sexuelles ensembles. (Mais j'aborderai plus ce point après ce résumé.) La fille implore pour être relâchée. L'homme insiste encore et toujours comme quoi il faut vivre ensemble et qu'il n'y a pas d'endroit où fuir.

Là le robot intervient et tire sur l'agresseur le blessant au cou. La fille parvient à se détacher, part chercher une arme et achève le mec.

La fille prend quelques affaires dont un masque à gaz et part s'aventurer hors du dôme. Fin du film.


Alors, en fait … comment dire. Je n'avais pas spécialement aperçu la tentative de viol du mec. Certes c'était très ambigu (surtout après en avoir discuté) mais ça me semblait pas trop plausible.

Déjà au moment du repas où l'homme a embrassé la fille, il y avait des sous-entendus de sa part et elle s'est mise à parler en répondant également en sous-entendu qu'elle ne souhaitait pas de sexe. Mais ça me semblait pas possible à ce moment-là. Pour moi, la gamine ne pouvait absolument pas capter ce sous-entendu et s'y engouffrer. Après tout, ses parents sont morts quand elle avait dans les 8/10 ans. Elle n'a pas d'école, pas de téloche, pas de média ni rien, comment pourrait-elle connaitre le sexe ? Comment peut-elle savoir que l'homme voudrait la violer ?

Mouai, pour moi elle ne devrait pas du tout savoir ce que c'est que tout ça et donc ne devrait pas percevoir les sous-entendus du mec. Du coup, je l'ai interprêté littéralement.

Et d'ailleurs, lorsqu'elle est ligotée j'ai pensé que c'était encore du premier degré mais il y a un subtil détail. Lorsque le mec tente de la calmer et qu'il est sur elle, il y a un bruit de ceinture qui s'ouvre. C'est rapide et furtif mais ça lève définitivement l'ambigüité je pense.

Et c'est ptet le truc qui donne une conclusion au film : le mec peut se comporter très bien pendant des années (bon certes il a tué les parents mais c'était plus par survie) au final il y a toujours un risque que le mec dérape et abuse de sa force pour violer et ce même s'il a vu grandir la gamine et qu'ils ont une relation assez proche du parent.

Bon, si on rate un ptit détail le film est assez meh. Si on capte ce détail (expliqué dans le spoil) ça ajoute une morale qui remonte un peu la note du film.

The Manor

Histoire :

Une vieille dame se retrouve dans une maison de retraite. Elle se rend petit à petit compte que ça ressemble pas mal à une prison et qu'il y règne une étrange atmosphère malaisante.

Elle fait cependant la rencontre de trois autres résidents bien plus sympas et réceptifs que la moyenne.

Ressenti :

Hmmm mouai. C'est vraiment pas ouf.

D'ailleurs j'ai même pas vraiment compris le titre du film. Certes ça se passe dans un immense manoir mais au final ça n'a quasiment aucune importance dans le déroulement de l'action. C'est un peu de surnaturel, ça fait pas vraiment peur, le jeu d'acteur est léger.

Pas de fulgurance, rien, c'est plat et morne.

spoils Bon, en fait comme par hasard, le groupe de ptits vieux accueillants sont en fait les méchants de l'histoire ! Sous leurs allures de ptits vieux vifs et chaleureux ils s'adonnent finalement à des rites occultes où ils donnent en sacrifice d'autres ptits vieux.

En échange de cela, ils obtiennent une seconde jeunesse et restent en bonne santé. Bon … bha voilà. Il ne se passe à peu près rien de plus.

Ha si, seul la conclusion finale relève un peu le niveau. La protagoniste se voit offrir le choix : soit de rompre le sortilège soit d'y prendre part. Et elle y prend part avec la complicité de son ptit fils.

Voilà, c'est le seul point qui est notable dans ce film. Cette petite surprise ne permettra cela dit pas à sauver l'ensemble hein.

Bon je n'en attendais rien. Ça reste un film d'horreur à petit budget sans plus, je ne me voile pas la face.

D'ailleurs si vous le regardez, vous ne trouvez pas que le ptit fils ressemble pas mal à Martin de la chaîne Youtube Wintergatan ? Vous savez, le mec qui se construit une machine pour faire de la musique avec des billes !

The Tomorrow War

Histoire :

En 2022, lors de la coupe du monde de football, pendant un match, des humains apparaissent magiquement au beau milieu du terrain. Ils sont armés et annoncent devant tout le monde que dans 30 ans, l'humanité toute entière sera en train de predre une guerre et risque l'extinction. Ils demandent la collaboration des humains du présent pour envoyer des gens combattre.

Les gens du présent sont plus ou moins enrôlés de force pour partir 7 jours combattre dans le futur avant d'être rappatriés.

Ressenti :

Bon c'est du bon gros film hollywoodien sans trop de nuance. Ça fait boom boom, il y a des effets spéciaux un peu partout, il y a des hélicos, des aliens qui crient et qui font peur, des américains héroïques, la famille est sacrée et parfaite, il y a de gentils méchants, tout y est.

L'histoire est pas mal du tout en elle-même. La réalisation est pas si naze même si le montage est complétement débile. Non sans blague, par moment le monteur fait n'importe quoi : au début du film, le héros postule pour un taff, il est au téléphone avec le recruteur dans la rue pour s'isoler de la fête qui se déroule à la maison. Il apprend qu'il n'est pas retenu et là, en dix secondes, on a le droit à 10 coupes : du plan large, du gros plan, plan américain, plan américain mais tourné de 30°, plan large, l'acteur qui tape sur la boite aux lettres, l'acteur qui tape la poubelle. Tout ça juste pour montrer la frustration et l'énervement du mec. Ça nécessitait rien de tout cela. Ça tente d'insuffler du rythme dans une scène basique. Bon dans le reste du film ça se calme un peu heureusement.

Bon, forcément vu qu'il y a du voyage temporel j'étais aux aguets. Et bha c'est traité avec le cul, pourtant au début ça semble faire attention. On apprend que les gens du futur qui viennent dans notre présent ne sont pas encore nés dans le présent et que les gens du présent envoyés dans le futur sont déjà morts. C'est pas mal comme idée pour tenter d'éviter une partie des paradoxes. Là j'ai eu un espoir que ça soit bien ficellé.

suite de l'explication mais avec du spoil Mais c'était sans compter sur tout un tas d'éléments par la suite dont le dénouement final.

En gros, dans le futur ils parviennent à créer une toxine qui une fois injectée dans les aliens les tuent purement et simplement. Et là, la suite de leur plan c'est de renvoyer cette toxine dans le passé. Produire cette toxine en masse. Là c'est crédible.

Et c'est là où ça déraille, la suite du plan, c'est ensuite de retourner dans le futur à la fin de la guerre pour rapporter les cargaisons de toxine. Histoire de tuer les aliens après que la quasi-totalité de l'humanité ait été éradiquée. C'est ULTRA con.

Pourquoi ne pas juste garder la toxine dans le présent et l'injecter au tout début de la guerre tant que toute l'humanité est encore non impactée. Surtout que l'on sait quand les aliens commencent à attaquer et où. Il suffirait de les attendre de pied ferme.

Il y a plusieurs fois ce genre d'incohérences un peu con.

Rhaalalala heureusement que les usiens sont là pour sauver l'humanité (encore) !

Scénaristiquement ça rame sévère. Niveau montage c'est compliqué. C'est bourré de clichés vus et revus…

C'est un film au final assez insipide malgré une idée de départ prometteuse. Et pourtant ça référence War of the Words, Alien, The Thing, Terminator, World War Z qui ne sont globalement pas des références trop pourries.

Pine64 devrait réévaluer ses priorités communautaires

Drew Devault est un contributeur du monde du libre avec une place assez importante dans la communauté. Il est à l'initiative de pas mal de projets et participe notamment à Sway, Wayland en général mais aussi des projets plus petits comme Openring (que j'utilise pour vous suggérer des blogs à droite). Il a lancé également l'entreprise SourceHut qui est une forge logicielle auto-hébergeable qui est en concurrence avec github. Bref, c'est un gars qui connait pas trop mal tout cet écosystème.

Je vous propose ici une traduction de son article datant du 18 Janvier 2022 qui parle de la stratégie de Pine64 concernant le financement des projets Libre pour leurs gamme d'appareils.

Pine64 est une entreprise proposant des appareils peu chers principalement à destination des devs. Ils ont deux téléphones, une montre connectée, une tablette et bien d'autres appareils.


Pine64 a une idée vraiment intéressante : faire du matériel pas cher avec de faibles marges, le rendre disponible pour la communauté du Libre et la laisser s'occuper de la partie logicielle. Ça n'a pas été tenté auparavant, tout du moins pas à cette échelle et c'est une vraiment bonne idée ! Pine64 œuvre beaucoup pour aider la communauté du Libre à faire tourner son matériel, mais ils pourraient faire autrement pour de meilleurs résultats.

Plusieurs points pourraient être abordés pour améliorer cet écosystème. Du plus important au moins important :

-1 Implémenter et upstreamer les drivers kernel, le support d'u-Boot, etc -2 Créer une pile logicielle robuste pour la téléphonie sur Linux -3 Construire une interface utilisateur adaptée au mobile pour Linux -4 Supporter les distributions qui incorporent le tout

Je me répète, c'est du plus important au moins important, mais en pratique, l'écosystème est priorisé dans l'autre sens. Pine64 ne contribue pas de code sur aucun de ces points. Cependant, ils contribuent financièrement en partie sur ces points du bas vers le haut. La majorité des fonds vont donc dans les distributions et à contrario très peu de cet argent sert à l'élaboration de drivers. C'est bien mais… pourquoi financer les distributions ? Les distributions ne produisent pas de code pour améliorer l'écosystème mobile sous Linux. Leur boulot est de distribuer les résultats de ces améliorations communautaires.

Je ne nie pas leur importance et je suis conscient qu'elles ont besoin d'aide financière mais financer de multiples distributions Linux participe à la fragmentation de l'écosystème. Par exemple, il serait préférable de pouvoir installer une distribution Linux de son choix sur le Pinebook Pro en utilisant une ISO d'installation standardisée pour aarch64 UEFI, comme on le fait pour n'importe quel ordinateur portable. Cela nécessiterait qu'un dev dédie quelques semaines à coder et contribuer au kernel les quelques patchs nécessaires ainsi qu'une payload u-Boot à flasher sur la puce SPI. Mais au lieu d'une solution fonctionnelle pour tout le monde, on se retrouve avec une vingtaine de distributions Linux publiant des images spécialement taillées pour le Pine64 à flasher sur la carte microSD.

La distribution la plus populaire, qui s'avère être Manjaro est en compétition pour une part du financement et ensuite dépense l'argent à leur guise pour s'atteler au même problème que les autres. Si à la place, le financement était alloué sur les points prioritaires évoqués plus haut, toutes les autres distributions bénéficieraient de ces avancées. La couche de téléphonie est toute aussi importante et pourrait tout aussi bien être partagée entre toutes les distributions mais ne bénéficie d'aucun financement. Vous ne pouvez pas vendre un téléphone dont la fonctionnalité de téléphonie n'est pas au point. L'interface mobile est toute aussi importante mais il s'agit du point le plus simple à construire et quand bien même, un téléphone fonctionnel avec une interface merdique est meilleur qu'un téléphone avec une bonne interface mais sans téléphonie.

À vrai dire, il y a des progrès sur ces points mais ça progresse très lentement. Plusieurs distributions visant les appareils mobiles dédient de la main d'œuvre sur ces points mais uniquement par nécessité : c'est uniquement pour atteindre leurs objectifs, elles ont dû monter en compétence et diviser leur temps disponible entre la maintenance de la distribution et le développement logiciel. De ce fait, ces personnes sont devenues expertes avec certaines affinités et quelques arrangements et bien qu'il y ait du partage de patch et de la collaboration entre les distributions, ce n'est généralement qu'informel entre une douzaine de structures organisationnelles indépendantes. Dans un système aux ressources particulièrement limitées (financièrement, temps de cerveau, etc), ces inéfficiences sont réellement handicapantes.

Après avoir reçu mon PineNote, j'ai vite réalisé que j'allais souffrir de ces soucis. Il est nécessaire que Pine64 revoit sa façon de faire pour maximiser leurs chances de réussir avec leur gamme actuelle et future. Je pense que la meilleure stratégie serait d'engager à temps plein juste un dev pour travailler spécifiquement sur le kernel mainline, u-boot mainline, ModemManager, etc, la rédaction de documentation, collaborer avec les autres projets et compagnie. Cette personne aurait à charge de trouver comment s'interconnecter avec des briques logicielles génériques afin d'utiliser le matériel, en veillant à ce que les résultats soient upstreamés et distribués ces solutions dans tout l'écosystème.

C'est génial que Pine64 accepte de contribuer financièrement à la communauté du Libre grâce à leurs appareils et étant donné que ce sont les vendeurs de ces appareils, ils sont la seule entité de l'équation avec les moyens de le faire. Pine64 fait un travail extraordinaire ! Cependant une meilleure stratégie concernant le financement serait préférable. Réflêchissez-y !


Voilà, je trouve cet avis très intéressant et particulièrement pertinent.

Il y a maintenant fort longtemps, je suivais de près les aventures de Purism concernant leur téléphone sous Linux le Librem5. Il leur est très souvent reproché de proposer un téléphone hors de prix et on les met en concurrence avec le PinePhone qui effectivement n'est qu'à un cinquième du prix. La différence majeure c'est que Purism ne se limite pas à l'aspect matériel du téléphone, ils ont également des devs en interne qui bossent sur les différentes couches logicielles nécessaires, que ce soit au niveau kernel, au niveau téléphonie, au niveau UX, au niveau des différentes applications… Et tout ce boulot, bha ça se paye. Bon après ce sont deux approches différentes avec chacun leurs avantages.

Pour l'instant je dois avouer que Pine64 a réussi à sortir maintenant deux téléphones à des prix bien plus abordables alors que Purism … bha en vrai ils ont pas trop sorti de téléphone et les prix sont tellement montés et le hardware est resté inchangé du coup c'est de moins en moins intéressant. Mais même si le Librem5 a de moins en moins d'intéret, ils poursuivent quand même tout leur boulot qui au final va probablement bénéficier à tout l'écosystème : les applis de messageries qu'ils développent sont disponibles pour les autres, leur stack de téléphonie aussi, le boulot sur l'intégration de Gnome sur mobile et compagnie, tout le monde en profite. Enfin, tout le monde qui utilise Gnome sur mobile (donc potentiellement aussi les utilisateurs du PinePhone).

Incendies

Histoire :

Un frère et une sœur jumeaux se rendent chez le notaire pour découvrir le testament que leur laisse leur mère. Ce dernier est très étrange, leur demandant de donner une lettre à leur père qu'ils pensaient mort ainsi qu'à leur frère dont ils ignoraient l'existence.

La fille prend cette mission à cœur et part sur les traces des origines de sa mère afin de découvrir son passé.

Ressenti :

J'ai découvert Denis Villeneuve avec Prisoners et depuis chacun de ses films m'a plu. Du coup maintenant je remonte dans le temps et je m'attèle à ses films précédents en commençant par Incendies.

Et bha je n'ai pas été déçu pourtant c'est un drame et c'est vraiment pas un genre que j'affectionne. Et puis ça commence direct avec un thème lourd puis ça rajoute de la religion de la guerre… Ça m'a vraiment inquiété.

Et puis au final l'histoire commence à se dérouler et bha ça m'a happé. L'intrigue se dévoile petit à petit et j'étais comme les personnages en quête de la vérité. Ce qui aurait pu être torché en trente minutes est dévoilé petit à petit en deux heures sans pour autant que le film ait l'air long.

C'est un film assez dur qui bien que se déroulant dans un pays fictif fait fortement pensé au Liban avec ses conflits religieux. Certaines scènes sont particulièrement dures.

Les jumeaux ne connaissaient finalement pas si bien leur mère et son passé pour le moins extraordinaire. Bien que la mère ne soit qu'assez peu à l'écran, c'est un personnage impressionnant.

spoils Au final la révélation que le père et le frère sont en fait la même personne intervient à la toute fin. Et même si dans la majorité des cas ça serait difficilement crédible et que ça ressemble limite à une télénovela bas de gamme, toute la façon dont le film est réalisé et mené bha … ça fait qu'au final ça s'accepte.

C'est vrai que c'est une pirouette un peu alambiquée mais c'est un film qui semble plutôt réaliste et posé. Il n'est pas dans la surenchère avec des rebondissements saugrenus ce qui fait que la pillule passe.

La force psychologique de la mère qui parvient à continuer à aimer son fils bien qu'elle soit au courant que c'était son bourreau et violeur est admirable. Elle souhaite stopper l'engrenage de la haine globalement et elle l'applique également à elle-même. Bravo.

Django Unchained

Histoire :

King Schultz est un chasseur de prime qui récupère Django réduit en esclavage. Il a besoin de son aide afin de trouver trois prochaines cibles que ce dernier connait.

King Schultz libère Django et se lie d'amitié avec ce dernier et lui propose même de bosser ensemble quelques-temps. Django accepte mais souhaite récupérer sa femme des mains d'un esclavagiste.

Ressenti :

Quelle claque ce film. Tout est bien : les acteurs, les décors, les images, les dialogues, le montage, l'humour, l'action, les musiques.

Bon, j'avoue tout de suite : je suis un fan de Quentin Tarantino qui ne s'est jamais raté, au pire il a fait du film que je regarde mais sans prendre mon pied et au mieux il a fait des chefs d'œuvres. Et Django Unchained en est un !

Le western tant attendu de Tarantino (il avait annoncé ne vouloir qu'un film de chaque genre, mais on sait maintenant qu'il s'est un peu ravisé sur le sujet) a fait de sacrés vagues. Les personnages sont ultra cools. Sérieux Christoph Waltz est à deux doigts de voler le flambeau de Jamie Foxx dans ce film. Il est ultra classe, intelligent, gentil et humain contrairement à une bonne partie des hôtes de son film. À côté de ça, Jamie Foxx est badass à souhait mais c'est sans compter sur un DiCaprio qui est au top. Le mec est une pourriture immonde mais qui se drappe toujours dans les bonnes manières et une étiquette qui le rende d'autant plus détestable. Et par-dessus tout ce ptit monde on rajoute un Samuel L. Jackson des plus insupportables. Le mec est un putain de lèche-botte, encore plus pourri que son maître, à jouer la comédie et à changer constamment de registre selon à qui il s'adresse mais le tout en étant un fin observateur. Il est flippant à souhait.

C'est assez marrant de voir que pas mal de monde est choqué par la violence du film. En regardant bien, … on ne voit pas grand-chose en vrai. C'est suggeré et c'est rarement par surprise. Par contre les gens s'offusquent bien moins de la violence psychologique et verbales dépeinte dans le film. Ça se torture, s'humilie, se rabaisse, des rapports de force constants mais là ça choque moins… Perso, ça ne me choque pas plus que ça, c'est l'intention de réalisation de montrer un monde cruel et abjecte avec les implications du racisme et de l'esclavagisme et des nuances qui en découle. Je vois le film comme une critique de ces thêmes et pas une apologie mais ça c'est soumis à interpretation.

Toujours est-il que le KKK est montré comme des gros abrutis sans grande conviction, les esclavagistes se font à peu près tous tuer, de très nombreux esclaves sont libérés… À chacun de faire son choix.

Le film est jouissif, les antagonistes prennent sévère mais au-delà de ça, c'est joliement montré. Quand ça canarde ça gicle de partout, les murs sont repeints, les impacts sont d'une puissance cartoonesque. C'est exagéré de partout et du coup à mes yeux ça désamorce un peu l'aspect réaliste et du coup ça devient plus comique et supportable.

First Cow

Histoire :

Lors de la colonisation de l'Oregon, un trappeur rencontre un chinois en fuite et le sauve. Par la suite ils deviennent amis et vivent ensemble dans la misère.

Pour tenter de se faire un peu d'argent, ils décident de faire des pâtisseries et de les vendre à l'arrachée. Pour cela ils ont besoin d'ingrédients dont du lait.

Ressenti :

Le pitch est pas très vendeur bien qu'assez peu commun. C'est donc un western mais sans cowboy ni tous les clichés habituels. Ici c'est juste un Oregon en hiver, humide, froid, sale, boueux, pas vraiment le paysage de carte postale.

Pas de balade en canasson les cheveux aux vents épris par la liberté et l'aventure. Non non, ici c'est la misère, la faim, le froid c'est pas plutôt inhabituel et rien que pour ça le film est chouette. C'est un point de vue bien différent de la majorité des productions westerniques.

Vous n'avez toujours pas envie de le voir ? Et bon bha j'ai l'argument ultime : c'est un film A24… Voilà.

Non sans blague il est vraiment bien même s'il est très lent. L'histoire est chouette et les interactions entre les personnages sont sympatiques. C'est un ptit film honnête qui sort des tropes du western.

Très bonne surprise.

City Lights

Histoire :

Charlot rencontre une femme aveugle vendant des fleurs qui ne voit pas qu'il est sans le sou. Il va tomber amoureux et va donc avoir besoin d'un peu d'argent pour l'aider.

Il rencontre ensuite un homme tentant de se suicider qu'il va sauver. Ils deviennent alors amis et ça tombe plutôt bien, cet homme est millionnaire ce qui peut donc aider Charlot.

Ressenti :

C'est assez amusant mais c'est pas pour autant ma tasse de thé. Le cinéma muet a quand même ses limites à mes yeux.

C'est assez marrant de voir certaines de ces chorégraphies. Le combat de boxe est mon passage favori d'ailleurs. Ce comique marche encore plutôt bien. On est d'ailleurs assez proche du cartoon pour cette séquence.

C'est vraiment chouette de voir la ville de l'époque. Avec ses trottoirs super hauts, ses rues où cohabitent quelques voitures et des chevaux, pas un vélo à l'horizon, pas une trotinette, des vendeurs de journaux à la sauvette, l'architecture, les looks. D'ailleurs l'allure des boxeurs vaut de l'or : ils n'avaient pas le côté bling-bling d'aujourd'hui. Une autre remarque en passant : les acteurs de l'époque n'avaient pas tous un physique de bodybuilder comme dans les productions d'aujourd'hui. Ici même les boxeurs ont des physiques à peu près classiques.

Visiblement c'est un des films favoris de pas mal de monde :

  • Guillermo Del Toro
  • Charlie Chaplin himself
  • Orson Welles
  • Stanley Kubrick
  • Andrei Tarkovsky
  • Martin Brest

Après je me fais la même remarque que pour Modern Times, est-ce que sa 42ème place dans le Top 250 IMDB est justifiée ? Je ne pense pas. Le film a certe un intéret filmographique indéniable mais le fait d'être un film muet avec pour bande sonore un orchestre font qu'à mes yeux c'est "à peine du cinéma". Il y a tout une part de l'expérience cinématographique qu'il me manque. Pas de "vrais" bruitages, peu de dialogues, un surjeu assummé afin de tout de même véhiculer des émotions… C'est une forme de cinéma quand même très particulière.

The Humans

Histoire :

La dernière de la famille emménage dans un appartement un peu miteux à New-York. Sa sœur, ses parents et sa grand-mère lui rendent visite à elle et son Jules afin de passer le repas de Thanksgiving.

Les différents sujets de conversation s'enchaînent dont certains assez douloureux. Les prises de becs émergent et les tensions s'exacerbent de plus en plus.

Ressenti :

Je ne savais pas à quoi m'attendre. C'est tourné avec certains codes des films d'horreur avec des plans du décor poussant le spectateur à trouver des indices d'une menace éventuellement surnaturelle. Il y a des très gros plans étouffants au possible. L'appartement est particulièrement oppressant.

C'est humide, vraiment mal éclairé, limite insalubre, sans meubles, sans couleurs, les fenêtres ne permettent pas de bien voir à travers. Pfiouuu cet appartemment est d'un déprimant voir anxyogène !

Heureusement qu'il y a toute la ptite famille pour apporter un peu de gaieté et de chaleur humaine. Hmmm Non ptet pas en fait. Ça va être vraiment très difficile sur cet aspect aussi.

Ce film m'a pas mal fait penser au film français Le Prénom mais en beaucoup moins léger et drôle. D'ailleurs les deux sont tirés de pièce de thêatre à l'origine.

C'est pas vraiment agréable à regarder mais on veut savoir ce qu'il va se passer.

spoil

Et bha rien. En fait il ne se passe rien.

Je m'attendais jusqu'au dernier moment à avoir un retournement, un dérapage dans l'horreur ou un truc mais en fait non. Ce ne sont que des discussions.

Mais du coup le fait de ne pas avoir de surprise m'a surpris !


L'appartement est au final une représentation de la famille.

De loin il a l'air plutôt neutre avec ses murs blancs et son parquet. Il a l'air assez spacieux et n'a pas de déco ni de meuble donc tout y est à faire.

Mais à y regarder de plus près, le père remarque qu'il y a des infiltrations d'eau, de la peinture qui cloque, des conduites qui se promènent, des bruits inexpliqués, la lumière qui flanche.

Ses deux habitants ne le trouve pas si horrible parcequ'ils ne cherchent pas à trouver les défauts car ils doivent faire avec, ils n'ont pas les moyens d'en changer. Donc ils vont faire au mieux pour tenter d'y apporter un peu de gaieté, de bonne ambiance (le feu par le vidéo-projecteur) tout en sachant que c'est de façade. Mais plus la soirée dure, moins la fille n'a envie de cette bonne ambiance virtuelle et elle passe son temps à éteindre le projecteur.

La grand-mère perd la lumière petit à petit comme les ampoules de l'appart. Le père a une crise de panique déclenché par au final rien de l'appart. La sœur trouve refuge à l'extérieur de l'appart alors qu'elle s'isole petit à petit.

À la toute fin le couple de l'appart s'en enfuit à cause des altercations, ils fuient la famille qui leur devient insupportable.

Je ne le regarderai probablement plus mais l'expérience était à vivre.

Dr Strangelove

Histoire :

Un général américain semble vouloir déclencher une offensive nucléaire contre la Russie lors de la Guerre Froide. Il lance de très nombreux bombardier en direction de la Russie.

Ce qui est d'abord pris pour un exercice s'avère être une folie du Général. La hiérarchie militaire ainsi que le président et ses conseillers vont tenter de reprendre la main.

Ressenti :

Dis donc. J'étais tombé sur ce film tout petit et je n'avais rien pipé et m'étais ennuyé grave. Mais là je me suis bien marré.

Les personnages sont vraiment marrants et ça donne l'impression d'un joyeux bordel rempli d'improvisation. Peter Sellers incarne trois personnages différents dont le Dr Strangelove un scientifique nazi récupéré par les USA pour bosser pour eux tout en ayant gardé pas mal d'habitudes… C'est du n'importe quoi ce personnage !

D'ailleurs petite remarque de geek : on peut voir passer quelques vieux ordis à certains moments du film.

Le film est pleins de ptits gags subtils mine de rien. Je ne m'attendais pas à un film aussi drôle et pourtant si on y prête pas attention on pourrait croire à un film sérieux.

Très bonne surprise.

Horreur, Mon MPD ne démarre pas après upgrade

(il y a un TL;DR en bas)

Vous vous rapellez le temps où j'écrivais des trucs sur Linux et son ptit monde ? Non ! Ha merde c'est pire que ce que je pensais !

Bon bha je vais vous parler de ma ptite mésaventure du jour.

Tout commence

Le commencement est toujours un moment délicat. Hier, sans crier gare j'ai mis à jour ma ptite Gentoo comme je le fais très régulièrement.

Ho je me souviens encore de cette insouciance. Je ne savais pas encore tout ce que j'allais endurer, j'étais un autre homme à l'époque.

✵Petite ellipse narrative✵

Je démarre mon fier engin, je me logue et là quelle ne fût point mon désappointement ?! Pas de musique. Mon ptit script de musique colore le terminal en violet pour me signaler que mpd n'a pas pointé ce matin.

Bon, je ne cède pas tout de suite à la panique, après tout ce n'est que la musique… HANNNN PAS DE MUSIQUE !!!

VITE UNE SOLUTION !

Message d'erreur confusant

Bon "sans paniquer" je tente de relancer mpd manuellement. J'ouvre un terminal et je tape ces trois lettres m,p,p et enfin Enter.

J'espère voir le bout du tunnel.

Tag list mismatch Discarding database file

Bon bha le monde m'en veut terriblement. J'essaye de ne pas céder plus à la panique.

Je vais voir si ce fichier existe vraiment. C'est le cas. Je le renomme et tente de relancer mpd.

Jan 14 16:05 : exception: Failed to open '/var/lib/mpd/database': No such file or directory

Ha, là déjà c'est mieux. Mais mpd devrait recréer de lui-même ce fichier ! Pourquoi qu'il collabore pas ? Je commence à perdre pédale, les mots ne me viennent plus dans l'ordre, le correcteur orthographique tourne à plein régime, une IA est obligée de retranscrire ce que le clavier parvient à tirer de mes doigts pour ce blog post. C'est de plus en plus décousu (certains diront que je meuble).

Une terrible baisse de tension fait déraper mes mains sur le clavier. Incrédule je regarde l'écran et je vois marqué dmesg, c'est surement un signe du destin ! J'envoie la commande persuadé que la providence n'était pas avec moi.

[ 1174.823896] update[8214]: segfault at 0 ip 00007fc9179ea010 sp 00007fc911039348 error 4 in libid3tag.so.0.16.1[7fc9179e4000+8000] [ 1174.823913] Code: 0c 00 00 00 48 89 ef e8 5e a4 ff ff e9 62 fd ff ff 49 ff c4 e9 71 fa ff ff e8 7c a2 ff ff 66 2e 0f 1f 84 00 00 00 00 00 66 90 <8b> 0f 85 c9 74 2a 48 89 f8 0f 1f 80 00 00 00 00 8b 50 04 48 83 c0

Wow, un signe.

C'est sa Segfault

Visiblement la libid3tag a un ptit bug et empêche les honnêtes programme de travailler. Tout du moins c'est la conclusion logique sur laquelle tout le monde se serait rué.

Tout le monde sauf moi ! Après tout c'est mpd qui plante, du coup je me suis mis en tête d'aller décrouté ce papy pour le faire bosser comme je le souhaite. Sauf que n'étant pas sûr de mes compétences, mon premier réflexe est d'aller tenter un bugreport chez mpd et donc d'aller voir un peu comment ça se passe là-bas.

Je suis immédiatement tombé sur leur page expliquant comment leur faire un bon bugreport. Je pars donc bille en tête pour installer gdb histoire d'avoir un peu plus d'info sur la vraie cause de mon souci.

Une fois installé je lance l'immonde gdb --args mpd --stderr --no-daemon --verbose puis un ptit run .

Et là mon vieux, ça défile, on voit bien qu'il lit tous les mp3 les uns après les autres jusqu'au moment où il déraille complet.

Thread 4 "update" received signal SIGSEGV, Segmentation fault. [Switching to Thread 0x7fffef221640 (LWP 2859)] 0x00007ffff5bbf960 in id3_ucs4_length () from /usr/lib64/libid3tag.so.0.16.1

Bon, bha j'ai pas spécialement plus d'info mais si on lui envoie un ptit bt j'obtiens une palanquée d'infos inutilisables pour un pauvre hère de mon espèce.

#0 0x00007ffff5bbf960 in id3_ucs4_length () from /usr/lib64/libid3tag.so.0.16.1 #1 0x00007ffff5bb9df7 in id3_compat_fixup () from /usr/lib64/libid3tag.so.0.16.1 #2 0x00007ffff5bbedb2 in id3_tag_parse () from /usr/lib64/libid3tag.so.0.16.1 #3 0x000055555561c32a in ?? () #4 0x000055555561c5eb in ?? () #5 0x00005555555c481d in ?? () #6 0x00005555555c498a in ?? () #7 0x00005555555c1a8a in ?? () #8 0x00005555555c1c0b in ?? () #9 0x000055555562a924 in ?? () #10 0x000055555562ac9d in ?? () #11 0x0000555555629bdc in ?? () #12 0x000055555562952b in ?? () #13 0x0000555555629b6a in ?? () #14 0x000055555562952b in ?? () #15 0x0000555555629b6a in ?? () #16 0x000055555562952b in ?? () #17 0x000055555562a51a in ?? () #18 0x000055555562716d in ?? () #19 0x00005555555e1943 in ?? () #20 0x00007ffff555b007 in ?? () from /lib64/libc.so.6 #21 0x00007ffff55de480 in clone () from /lib64/libc.so.6

Ça me fait une belle jambe.

N'as-tu pas remarqué les symboles ?

Bon, il me faut les symboles de débug qui sont virés lors de la compilation.

Je vous avoue que j'aime beaucoup Gentoo mais c'est pas le genre de truc dont j'ai l'habitude. Cela dit, je me doute que c'est très probablement un truc très simple à faire.

Après dix secondes de recherche je tente un FEATURES="nostrip" emerge mpd . Je laisse mouliner tout ça et je retente de relancer gdb et mpd dedans.

#0 0x00007ffff5bbf960 in id3_ucs4_length () from /usr/lib64/libid3tag.so.0.16.1 #1 0x00007ffff5bb9df7 in id3_compat_fixup () from /usr/lib64/libid3tag.so.0.16.1 #2 0x00007ffff5bbedb2 in id3_tag_parse () from /usr/lib64/libid3tag.so.0.16.1 #3 0x000055555561c32a in MadDecoder::DecodeNextFrame(bool, Tag*) () #4 0x000055555561c5eb in mad_decoder_scan_stream(InputStream&, TagHandler&) () #5 0x00005555555c481d in ScanFileTagsNoGeneric(Path, TagHandler&) () #6 0x00005555555c498a in ScanFileTagsWithGeneric(Path, TagBuilder&, AudioFormat*) () #7 0x00005555555c1a8a in Song::UpdateFile(Storage&) () #8 0x00005555555c1c0b in Song::LoadFile(Storage&, char const*, Directory&) () #9 0x000055555562a924 in UpdateWalk::UpdateSongFile2(Directory&, char const*, std::basic_string_view >, StorageFileInfo const&) () #10 0x000055555562ac9d in UpdateWalk::UpdateSongFile(Directory&, char const*, std::basic_string_view >, StorageFileInfo const&) () #11 0x0000555555629bdc in UpdateWalk::UpdateDirectoryChild(Directory&, ExcludeList const&, char const*, StorageFileInfo const&) () #12 0x000055555562952b in UpdateWalk::UpdateDirectory(Directory&, ExcludeList const&, StorageFileInfo const&) () #13 0x0000555555629b6a in UpdateWalk::UpdateDirectoryChild(Directory&, ExcludeList const&, char const*, StorageFileInfo const&) () #14 0x000055555562952b in UpdateWalk::UpdateDirectory(Directory&, ExcludeList const&, StorageFileInfo const&) () #15 0x0000555555629b6a in UpdateWalk::UpdateDirectoryChild(Directory&, ExcludeList const&, char const*, StorageFileInfo const&) () #16 0x000055555562952b in UpdateWalk::UpdateDirectory(Directory&, ExcludeList const&, StorageFileInfo const&) () #17 0x000055555562a51a in UpdateWalk::Walk(Directory&, char const*, bool) () #18 0x000055555562716d in BindMethodDetail::BindMethodWrapperGenerator2::Invoke(void*) () #19 0x00005555555e1943 in Thread::ThreadProc(void*) () #20 0x00007ffff555b007 in ?? () from /lib64/libc.so.6 #21 0x00007ffff55de480 in clone () from /lib64/libc.so.6

Ha ouai on a beaucoup plus d'infos qui pourront très probablement aider les devs de mpd pour un peu plus facilement trouver où ça merde.

IANA

À côté de ça tout de même, je suis en gros manque de musique et décide de voir si je suis le seul linuxien à tomber sur cette coquille.

Bon bha pas beaucoup de résultat, je teste même sur le moteur de recherche avec le plus de part de marché vu qu'il est tellement mieux… Et bien non.

Par contre, je regarde un peu du côté de Gentoo voir ce qu'il se raconte à propos de la libid3tag et vla-t-y pas que je tombe sur ce bug qui a de l'activité hier ! C'est tout de même intrigant (de toilette) !

Et regardez bien mes ami·e·s dans les derniers commentaires ce qu'on peut trouver : un patch !

Un nouvel espoir me ragaillardit. C'est cool un patch. Surtout qu'il semble corriger ce qui m'ennuie. Un patch vous dis-je !

Qu'est-ce que je vais bien foutre d'un patch moi ?!

J'aurai été un triste utilisateur d'une distribution linux lambda, j'aurai été bien emmerdé. Par chance, étant un heureux utilisateur de Gentoo, il m'est aisé d'appliquer tout type de patch à mes logiciels !

Il me suffit de déposer le-dit patch dans /etc/portage/patches/$CATEGORIE/$LOGICIEL/ et à réinstaller le logiciel en question !

Bon, alors en vrai, je n'ai pas un patch mais un commit sur github et c'est moins simple qu'il en a l'air pour lui faire cracher un patch à cette forge. J'imagine que proposer un lien vers un patch serait vraiment du bloat dans cette interface web minimaliste (hummmm).

Bon en vrai, c'est pas compliqué, il suffit de rajouter ".patch" à la fin d'une url d'une PR pour avoir le précieux fichier. Pas compliqué certe, mais faut le savoir. Bref, me voilà en possesion du patch que je colle dans /etc/portage/patches/media-libs/libid3tag/ , je réinstalle la lib avec emerge --oneshot libid3tag mpd et je patiente la bave au lettre en commençant à convulser par manque de musique.

Tout est bien qui finit bien ?

Bha … j'attends que ça compile quoi. C'est aussi ça Gentoo, des temps de pause.

Ha tiens ! Ça vient de finir de compiler.

Je lance mpd. Hmmm il ne se passe rien. o___O

Ha ? Mais ? Ha ! Mais non je suis con c'est normal, il y a juste pas d'erreur ni rien. Je lance une ptite musique.

POUF ! J'ai de la musique !

Dis donc ça ressemble à blog post ! Ça parle pas de film ! Pfiouuu que m'arrive-t-il ?!

TL;DR

Il y a un bug dans la libid3tag qui fait que mpd plante lors de l'indexation de certains fichiers mp3. La solution consiste à installer ce patch puis relancer mpd. Voilà tout.

Eternals

Histoire :

Les éternels sont des êtres protégeant la Terre depuis des millénaires face à la menace des Deviants.

De nos jours, les déviants se réveillent et pourrait devenir dangeureux.

Ressenti :

Bon rien qu'au mini résumé vous devez vous douter que c'était pas génial. C'était même plutôt chiant et surtout très long.

Je crois que ça y est je ne peux plus avec le MCU. Ces nouveaux personnages… bha j'en ai rien à foutre. Et puis ils sont une palanqué.

Non et puis … c'est insipide. Et puis j'arrive vraiment pas à accrocher à tout ce petit monde.

Rhaaa mais qu'est-ce que c'est long. C'est interminable et il ne se passe rien. C'est pas rushé du tout.

On retrouve les "frangins" Stark de Games Of Thrones tiens. Ouai je sais on s'en fout.

C'est fait par Chloé Zhao que je ne connais pas mais visiblement elle a gagné un Oscar récemment pour le film Nomadland. Je l'ai pas vu mais son ptit résumé m'attire un peu plus.

Je vous déconseille chaudement ce film.

Nine Days

Histoire :

Il existe des entités qui choisissent les humains qui auront le droit de vivre. Ils observent les gens toutes leurs vies et quand une personne décède font des entretiens d'embauche sur 9 jours pour choisir un candidat digne de vivre.

Ces candidats répondent à des choix moraux compliqués et observent des vivants. Will est l'un des juges qui met à l'épreuve une série de candidats.

Ressenti :

C'est assez étrange et mou et un peu trop subtil pour moi.

Tout le film repose sur son concept, la réalisation est propre mais sans plus, il ne s'y passe pas grand-chose. C'est lent et il ne s'agit que de réflexions sur la vie. C'est pas inintéressant mais le film justifie difficilement ses deux heures.

La prestation des acteurs est convaincante.

Pour accrocher au film faut apprécier la philosophie et la poésie. Ce n'est pas mon cas. ^__^

Last Night In Soho

Histoire :

Eloise emménage à Londres pour commencer ses études de stylisme. Habituée à la campagne, elle ne supporte pas vraiment ses nouveaux amies et surtout la vie dans la résidence étudiante. Elle se trouve vite une chambre à louer, assez vieillotte mais bien plus à son goût.

Elle est passionnée par les 60s et commence à vivre ses rêves où elle mène une vie de chanteuse débutant sa carrière justement dans les 60s. L'ambiance des clubs, les looks vestimentaires, l'assurance de Sandie qu'elle incarne vont virer du rêve au cauchemar au bout de quelques jours.

Ressenti :

J'aime beaucoup la filmographie d'Edgar Wright et j'attendais son nouveau film avec d'autant plus d'intéret que je savais que ça allait être un peu surnaturel voir teinté d'horreur. Il s'y était attelé avec The World's End et je sais pas mais c'est le seul qui m'a jamais vraiment accroché.

Déjà le casting est vraiment cool avec Thomasin McKenzie qui s'était déjà illustré dans Jojo Rabbit mais aussi Anya Taylor-Joy qui bha … putain a une filmographie extraordinaire malgré son jeune âge. Ils se sont amusés à lier les deux actrices sur certaines scènes où tout bouge et s'enchaîne alternant de l'une à l'autre et c'est assez troublant. Ça a dû être un sacré boulot.

L'histoire est vraiment cool. Une once de surnaturel, c'est prenant avec une enquête que l'on veut élucider et en plus c'est visuellement super joli. Pfiouuu tous ces néons, ces reflets dans l'eau l'image est toute texturée de partout, des volutes, du bokeh. Wow, c'est beau.

spoils de la fin

Cette fin est une vraie montagne russe émotionnelle. On est content de réaliser que Sandie est bien en vie, puis finalement on comprends qu'elle souhaite crever Eloise, puis les hommes viennent foutre la merde, puis en fait ils veulent pas foutre la merde mais être vengés, puis la vieille se ressaisie, puis la vieille veut en finir. Je ne tiens plus, pfiouuu trop de retournement faut me laisser quelques instants pour que je prenne un peu de recul.

Bon, en vrai c'était super chouette et puis surtout je suis content qu'Eloise s'en sorte.

Matt Smith tombe bien bas… Ce n'est plus le gentil Docteur mais une vraie ordure qui joue de son charme.

La musique a une grande place dans ce film. D'ailleurs Londres aussi a presque un rôle.

Asphalte

Histoire :

3 histoires en parallèles dans une cité HLM mochtoque.

  • Un copropriétaire qui refuse de payer la rénovation de l'ascenceur et qui est donc interdit de l'utiliser.
  • Un astronaute américain qui attérit sur le toit de l'immeuble et qui trouve refuge chez une habitante dont le fils est en prison.
  • Une célèbre actrice qui emménage dans l'immeuble et qui fait la rencontre d'un ado qui ne la connait pas.

Ressenti :

J'ai été scotché dès la toute première scène d'introduction qui est ultra drôle et pourtant c'est tout en finesse sans jouer sur des gags extravagants. La situation mais surtout les jeux des personnages et l'environnement met direct dans l'ambiance. Avec un humour de malaise et d'interactions sociales difficiles.

Le film enchaîne les situations plausibles mais tout de même étranges et toujours assez drôle. Mais ça ne tourne pas non plus à la bouffonnerie générale, c'est même plutôt touchant. Chaque protagoniste principal vit la solitude à sa façon et tente de s'en extraire par le biais d'un nouvel arrivant. Les personnages ont toujours une part de gentillesse attachante.

Malgré un contexte qui semble difficile (même si non évoqué frontalement) les personnages ont une attitude globalement bienveillante les uns envers les autres. C'est pas un film qui se base sur la dureté de la cité mais plus sur une solidarité qui nait de cet environnement.

On s'est vraiment bien marré et bien plus que ça. En plus le casting est assez surprenant avec Isabelle Huppert et aussi Michael Pitt qui semble venir de nulle part (comme son personnage l'astronaute).

Une pépite.

Casablanca

Histoire :

L'action se déroule en 1941 à Casablanca une ville qui sert d'étape pour beaucoup de personnes cherchant à fuire vers les États-Unis d'Amérique. Richard tient un club assez sélect typé américain qui attire la convoitise de la milice nazi qui le suspecte d'être une plaque tournante principale pour la contrebande.

Il apprend qu'un des pontes de la résistance va passer en ville afin de prendre l'avion et s'échapper.

Ressenti :

Un monument du cinéma que je ne connaissais pas. Enfin si je connaissais, je savais qu'il était iconique mais je n'avais aucune idée de quoi ça allait parler. Et lors du visionnage, j'ai reconnu quelques références par-ci par-là.

Je m'attendais à un film désuet romantique surcôté mais au final c'était plutôt cool. Ce n'est pas gnangnan et l'histoire et surtout son dénouement est vraiment chouette.

En plus, traiter de la seconde guerre mondiale et de l'occupation nazi alors que le film a été tourné en 1942 est assez étrange à mes yeux. Je suis une grosse quiche en histoire et du coup je suis étonné que la résistance soit abordée aussi ouvertement alors que … bha c'était une problèmatique bien actuelle au moment du tournage. D'ailleiurs c'est marrant de voir des personnages aussi cosmopolites avec pas mal d'européens et des américains : je pensais naïvement qu'à l'époque ça voyageait beaucoup moins, surtout pendant la guerre. D'ailleurs les personnages allemands sont majoritairement interprêtés par des allemands juifs ayant fuit leur pays.

Techniquement c'est daté, c'est sûr, le film a 80 ans hein. Mais pour autant le noir&blanc a pas mal de classe. Les mouvements de caméra sont très simples voir inexistant sauf au tout début où on a un ptit tour de force sur le premier plan.

D'ailleurs au début il y a un globe terrestre qui tourne sur lui-même. J'aime beaucoup cet effet visuel très typé. D'ailleurs ensuite on a le droit à une carte qui suit les déplacements de personnages avec un trait qui marque le parcours. Je me demande comment ils réalisaient cet effet à l'époque…

Le film est assez compliqué au début avec vraiment beaucoup de personnages différents à suivre. D'ailleurs petit à petit le nombre de protagonistes diminuent ce qui simplifie. C'est assez perturbant au début, je me suis senti noyé devant tant de monde. Qui est qui et qui veut quoi.

Dans les références j'ai remarqué Hot Shot 2 (ouai on a la culture qu'on mérite) mais aussi Grim Fandango dans son second acte avec Manny qui est habillé comme Humpfrey Bogart avec son ptit club avec casino intégré dans l'arrière boutique et le flic qu'il faut laisser gagner pour éviter la fermeture…

Bon, j'ai bien aimé mais je ne le recommanderai pas pour autant sauf pour les cinéphiles.

Frequencies

Histoire :

Dans un monde qui ressemble au notre, les gens ont ce qu'on appelle une fréquence de résonnance qui influe sur leur chance. Les gens de basse fréquence n'ont pas de chance et vivront des galères alors que ceux de haute fréquence bha c'est l'inverse tout leur souriera.

Dans une école un peu particulière, Zak est un enfant avec une fréquence négative extrèmement basse alors que Marie est à l'inverse la plus haute fréquence connue. Ils ne peuvent se fréquenter plus d'une minute par an sous peine de causer des catastrophes. Ils profitent de ces précieuses minutes pour faire des expériences.

Zak tombe amoureux de Marie mais leur incompatibilité est un obstacle infranchissable. Marie à contrario du fait de son énorme QI et de sa fréquence trop élevée n'éprouve aucune émotion et est surnommée la Machine.

Ressenti :

Franchement, ce début de pitch c'est pas super intrigant ? Et l'histoire parvient à aller vraiment plus loin que ce ptit bout.

C'est un film britannique assez peu connu, avec un casting d'inconnu pour moi. L'esthétique est pas mal travaillé pour avoir un rendu très lisse et assez irréaliste. Tout est bien propre bien beau, on se croirait dans un monde idéalisé par un marketteux entre la pub ikea et la pub apple.

On suit des personnages de leur enfance à leur début d'adultité. Il y a donc trois acteurs par personnage et ils ont plutôt bien casté les gamins pour qu'ils se ressemblent à leurs alter-égo de différents âges.

spoils

Au début le film ressemble à une comédie romantique toute gentillette. Des personnages à l'amour impossible par les lois de la nature mais qui vont tenter de parvenir à passer outre.

Mais soudainement le film prend une toute autre ampleur quand cette histoire d'amour impossible disparait pour que l'aspect science-fiction reprenne le dessus et de nouveaux personnages viennent mettre les pieds dans le plat. C'est deux films en un et ça me va bien parceque la comédie romantique allait vite s'essouffler à mes yeux.

J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la place que prend Théo sur la fin. Alors qu'au début du film il n'a qu'un ptit rôle secondaire qui permet juste de pousser un peu le héros du film à dérouler le scénar. Là, à la fin, c'est pour lui que les dernières minutes du scénar se déroule.

C'est assez inhabituel comme construction mais ça marche quand même pas mal. Le héros de l'ombre était là dès le début, négligé et en retrait mais c'est bien lui l'élément central de la fin de l'histoire. La conclusion finale me plaît bien. Elle a été teasé pas mal de temps dans le film avec des plans sur la devise de l'école d'ailleurs.

Ce film est méconnu et pourtant il sort du lot et est bien fait. Je connaissais les films d'action qui finalement pousse à la réflexion, mais là c'est une comédie romantique qui pousse à la réflexion. C'est joli et super intéressant ptet juste un peu lent.

Titane

Histoire :

Suite à un accident de voiture la toute petite Alexia se fait poser une plaque de titane dans le crâne (voilà pour le titre). Une fois adulte elle est devenue danseuse olé olé.

Un soir elle se fait interpeller par un fan alors qu'elle rentre chez elle dans sa voiture. Elle est apeurée et se fait ratrapper. Il est de plus en plus insistant et fini par commencer à la violer.

Elle se défend et finit par le tuer.

Ressenti :

Et bhé mazette. C'est un des films les plus dérangeant qu'il m'ait été donné de voir. Sans dec, il y a un peu tout ce qui est malaisant là-dedans : de la violence, du gore, de la nudité frontale, de l'inceste, de la violence psychologique, du mal-être, du body-horror, du sexe "non-conventionel", du désespoir, la mort… C'est vraiment très particulier.

Et malgré tout cela, bha c'est vraiment cool. Il s'y passe des choses tellement hors du commun et surtout l'actrice principale est … parfaitement dans son rôle. Elle fait flipper et on n'est jamais trop sûr de ce qu'elle est prête à faire.

Dès le début le film parvient à déraper complètement ce qui fait que tout le reste du film on ne sait pas trop à quoi s'attendre. C'est vraiment très prenant.

Julia Ducournau est la réalisatrice qui avait réalisé le film Grave pour son premier film que j'avais vraiment adoré. Et là, bha elle persiste dans son style bien à elle, tant mieux !

C'est assez marrant de voir d'ailleurs que les prénoms des personnages de ce film sont les mêmes que dans son précédent film. Alors comme ça, on a une créativité débordante pour des scénars tout foufou mais pour les prénoms on sèche ?!

Je suis vraiment très étonné que ce film ait gagné une palme d'or. Le film est top, ça je le concède, mais c'est pas vraiment le genre de film a être récompensé habituellement. Il n'a d'ailleurs pas le droit à se présenter aux oscars…

Bon bha à quand son prochain film ? :-D

Récap 29 : Décembre 2021

Et hop la fin de l'année avec les horribles fêtes de Noel. Ça a été particulièrement éprouvant pour moi mais bon maintenant c'est passé.

Blog

En bref ce mois-ci : 1 article, 2 commentaires, 15 visionnages, 461201 requêtes, 44405 visiteurs uniques pour 6.6 Go de trafic.

Films

Bon bha finalement ce mois-ci j'ai quasiment pas avancé sur ma résolution de l'année du Top IMDB. J'ai regardé pas mal de trucs de l'année mine de rien. Je vais quand même poursuivre ce "marathon" l'an prochain, il reste beaucoup de films que j'ai déjà vu et que j'aime beaucoup dans la liste mais aussi quelques films déjà vu que je n'aime pas…

J'en suis quand même à 68 films sur 250 ce qui est bien mais pas top.

Jeux

Je me suis trouvé un pack avec tous les jeux Wolfenstein en promo. J'ai encore de bons souvenirs de Return to Castle Wolfenstein (celui avec le moteur de Quake3 où l'on pouvait donner des coups de pompes. J'ai jamais touché à ceux plus récents du coup c'était l'occasion.

J'ai donc commencé par Wolfenstein : The New Order et bha c'est pas folichon. C'est assez beau mais ça garde les défauts de l'Id Tech 5 avec ses textures qui chargent un quart de seconde trop tard. Même en ayant chargée elles sont bien baveuses pour certaines. C'est dommage parceque sinon ça reste assez joli pour le reste.

D'un point de vue histoire c'est une uchronie où les nazis ont gagné la seconde guerre mondiale (ça devrait vous rapeller un bouquin) et où notre héro se retrouve dans le coma pendant vingt ans. Il en ressort et découvre qu'en bon ricain il est dans le camp des loosers. Il rejoint la résistance et part buter du nazi.

C'est original (mais déjà vu) mais comme disait John Carmack un scénario dans un bon jeu est comme dans un boulard indispensable mais inutile, il faut que le gameplay soit solide ! Et bha mouai. C'est pas la catastrophe mais les combats sont pas vraiment jouissifs. Bon surtout que maintenant que j'ai goûté à Doom Eternal mes attentes ont fait un bond en avant.

Le seul truc qui relève un peu le niveau c'est le fait de pouvoir utiliser les majorités des armes à deux mains (enfin une dans chaque main) et du coup ça donne l'impression d'être un monstre inarretable. Mais par contre on se rend vite compte que bha non. Pas beaucoup d'ennemis différents, les combats se résument souvent à devoir se planquer.

Non j'ai pas accroché plus que ça. Pourtant ça tente des trucs funs en nous faisant aller un peu sur la Lune, sous l'eau, dans un train… bref ça tente de varier les plaisirs.

Je suis ensuite passé à sa suite Wolfenstein : The Old Blood. C'est court mais meilleur que ce "premier" opus.

C'est un peu plus dynamique, un peu mieux foutu les armes sont moins exotiques mais plus efficace.

J'ai atteint sa fin en 5h, avec un boss final assez peu intéressant.

Et maintenant je me penche sur Wolfenstein 2 : The New Colossus et cette première heure de jeu est vraiment sympatique. Déjà techniquement on sent le bond en avant. Et puis ça semble bouger un peu mieux, le feeling est un poil plus agréable.

Musique

Écoutez-moi ce Title (sisi c'est le vrai titre) tiré du film Come True que j'ai matté ce mois-ci. C'est une tuerie.

L'atmosphère de ce morceau est vraiment cool. Ça a des relents de We Stand Divided de Cocoon. Mon seul regret c'est que ça passe pas du tout dans l'Eternal Jukebox, les coupes se font trop ressentir et ça perturbe. Dommage parcequ'une version infinie aurait été géniale.

Terminator 2 : Judgment Day

Histoire :

John Connor est le chef de la résistance des humains face aux machines en 2029. Les machines décident d'aller le tuer avant qu'il ne devienne le grand soldat qu'il est devenu.

La résistance au courant de ce plan décide d'en faire autant en envoyant un protecteur. Qui arrivera en premier ?

Ressenti :

Sans blague, ce film est vraiment énorme. C'est très probablement le film que j'ai le plus vu.

L'histoire est top, les acteurs au poil, la réal est nickel, il y a tout un tas de ptits détails que l'on continue de découvrir, les personnages sont attachants. La musique est iconique, les scènes d'action dépottent bien et il y a tellement de citation dans ce film.

  • “Easy Money !”
  • “I'll be back !”
  • “I need your clothes, your boots and your motorcycle. - You forgot to say please.”
  • “Come with me if you want to live.”
  • “We've got company ! - Police ? - How many ? - All of them i think.”
  • “Your foster parents are dead.”
  • “Did you call moi a dipshit ?!”

Je n'ai découvert la version longue que très tard et je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi certaines de ces scènes ont été coupées. Le T1000 qui scanne la chambre de John est pourtant indispensable maintenant que je la connais. Les visions de Sarah permettent de comprendre qu'elle n'est pas juste parano mais qu'elle est belle et bien traumatisée. La scène de reboot du T800 est techniquement fofolle, pourquoi avoir enlevé ça ?!

J'adore le fait que dans cet univers, le futur n'est possible que grâce au fait qu'un premier terminator ait été envoyé dans le passé, il y a bien un paradoxe. Et j'ai un amour irraisonnable pour les boucles temporelles. En plus de ça on rajoute un Edward Furlong mais surtout un Schwarzy au top du top, forcément que c'est un film parfait ! Il y a même quelques touches d'humour.

Il n'y a rien à enlever ni à rajouter dans ce film. Les gosses ont des coupes mulets ! Rien à ajouter je vous dit ! Les effets spéciaux mélangent effets pratiques et effets numériques qui sont toujours aussi réussis aujourd'hui. Combien de Robert Patrick abîmés ont-ils construit ?

Niveau cascades et compagnie c'est l'orgie : on a de la moto qui tombe d'un immeuble, de la moto qui tombe d'un pont, un hélico qui passe sous un pont, des gens qui courent sur des véhicules qui roulent à fond, de la galipette de l'infini, de l'explosion d'immeuble, de la course-arrière-poursuite… Tout est dans ce film est en plus sacrément bien fait. Bon, on voit quand même que par moment c'est une doublure, hein.

En plus ce ptit con d'Edward Furlong n'a pas trouvé mieux que de grandir pendant le tournage du film. On voit bien la différence entre certaines scènes. Et le pire c'est qu'il a aussi mué et a donc du se redoubler intégralement.

Ce film est le sommet de la série Terminator, il est meilleur que son prédecesseur et éclate très largement toutes ses malheureuses suites. C'est un classique.

Antlers

Histoire :

Un jeune gamin semble pas très bien dans sa peau. Sa maîtresse s'inquiète et se rend compte que quelque chose cloche.

Les dessins du mioches font peurs et personnes ne semble prendre soin de lui.

Ressenti :

Bwarg C'est naze. C'est lent, ça fait pas peur, les environnements naturels sont jolis mais c'est globalement moche.

Non franchement je me suis fait chier et même en accélerant le film ça n'a pas suffit… Ça se base sur du surnaturel teinté de folklore mais ça va pas plus loin. C'est très basique.

En plus le mioche principal est à côté de ses pompes niveaux jeu d'acteur. Les bouts de background de l'héroïne ne donnent pas envie de s'y plonger plus.

Tout est sans saveur et j'ai pas réussi à m'accrocher à quoi que ce soit… Passez votre chemin

Moon

Histoire :

Sam Bell (incarné par Sam Rockwell) s'occupe de la maintenance de la station lunaire ayant en charge l'exploitation de l'Helium3. Quasiment tout est automatisé, seules quelques tâches lui sont réservées afin de tout maintenir en ordre. Il est donc seul. Seul avec son ordinateur/robot Gerty.

Un jour, il a un accident dans un véhicule contre une moissonneuse, il perd conscience. Il se réveille dans la station lunaire, la tête dans le derche mais en bonne santé. Comment a-t-il pu rentrer à la station ?

Il est tout chamboulé par cette histoire.

Ressenti :

De la science-fiction, un acteur que j'aime bien, une station spatiale, un robot, du mystère. Ça me va.

En plus c'est fait sans prétention mais proprement. Ça rapelle 2001 et ça joue d'ailleurs pas mal sur ça.

J'aime beaucoup le background à peu près réaliste du film. La station lunaire qui sert à moissonner la lune pour y récolter de l'Helium3 afin de faire tourner des centrales nucléaires sur Terre. La solution au problème de l'énergie toussa. C'est juste un poil dommage que l'on ne voit pas la Terre (mais bon c'était hors propos du film).

spoil Le concept d'avoir des clones jetables est le rêve du capitalisme. D'autant plus s'ils se périment au bout de trois ans…

J'ai beaucoup la relation avec Gerty qui contrairement à ce qu'on pourrait envisager est bien plus empathique. Pendant longtemps on sent qu'il est pas vraiment net et qu'il planque des choses.

Bon petit film sans le sou mais ça ne se devine pas trop. Techniquement bien foutu avec des effets visuels plus que correct, ce film est une ptite pépite pas trop connue. Je vous le recommande chaudement.

The Road

Histoire :

La civilisation a disparu à la suite d'une catastrophe environnementale sans précédent. Il n'y a plus d'animaux, plus de plantes plus rien. Un père et son fils tentent tant bien que mal de survivre dans ces conditions extrèmes.

Ils se dirigent en direction du sud dans ce monde désolé en luttant pour trouver un peu de nourriture et en fuyant les quelques humains restants.

Ressenti :

Bon bha c'est pas du tout un film feel good. C'est vraiment la grosse déprime avec ces décors tristouilles à souhait, cet environnement mort est vraiment bien retranscrit ici. Les acteurs ont l'air d'en chier dans toutes cette crasse. Il n'y a guère que les quelques feux pour venir ajouter une pointe de couleur dans ces lieux mornes au possible.

Le film évoque tout un tas de joyeusetés comme le désespoir, le suicide, l'intéret de la vie, la parentalité dans un monde hostile, qu'est-ce qui justifie de basculer moralement… Et il ne s'y passe pas grand-chose. Tout est dans l'atmosphère et le jeu des acteurs.

Bon c'est triste mais c'est un chouette film.

Certaines scènes sont vraiment très dures notamment les flashbacks avec la mère… Et encore une fois, l'humain est le plus grand des dangers (même si mon optimisme naturel me pousse à croire que ce ne serait pas le cas dans la réalité…).

Bon après ça, faut se changer les idées avec un truc plus léger et coloré.

The Night House

Histoire :

Le mari de Beth s'est suicidé et bha forcément elle ne le vit pas super bien. De retour chez elle, elle tente de faire face mais d'étranges phénomènes ont lieu la nuit.

Elle commence à en parler à ses amis mais surtout elle commence à fouiller les affaires de son mari. Elle tombe sur une photo d'elle où elle ne se reconnait pas.

Ressenti :

Dis donc ce film a pas mal de trouvailles sympatiques. Pourtant le film d'horreur est un domaine où il est très difficile d'innover et d'apporter de nouveaux concepts mais là c'est le cas.

C'est vraiment joli à regarder et une partie de son concept est de jouer sur les reflets/ombres mais surtout les perspectives. Et là faut avouer que c'est finement travaillé au point où je me demande si je n'ai pas raté tout un tas d'éléments un peu trop subtils.

Rebecca Hall est une sacrément bonne actrice. Elle parvient à incarner une femme blessée et fragile mais qui ne se démonte pas non plus. Elle a un rôle vraiment super chouette à contrecourant de ce qu'on rencontre dans les films d'horreur.

La réalisation est chouette, le jeu aussi et l'histoire est vraiment cool. Sauf la toute fin qui m'a quelque peu déçu. Bon la destination importe peu vu que le voyage était cool. D'ailleurs je m'attendais constamment à ce que le film cède à la facilité et dans l'horreur basique à base de jump scare ou de gore ou de conneries du genre mais non.

Tout se passe lentement, afin d'instiller une atmosphère pesante avec des montées en suspens lentes mais dans la durée. Il n'y a que très peu de moment où ça retombe et c'est pour mieux repartir ensuite pour nous amener à un final … assez peu satisfaisant.

Voilà, je recommande pour ceux qui veulent un ptit film d'horreur pas choquant, pas gore, presque relaxant.

The Matrix : Resurrections

Histoire :

Thomas Anderson est un célèbre développeur de jeu ayant fait fortune avec sa série de jeu Matrix. Il n'est cependant pas au meilleur de sa forme psychologique surtout quand il apprend de son patron qu'il va devoir remettre le couvert pour une suite quinze ans plus tard.

Il se retrouve malgré lui à discuter avec Tiffany une femme qu'il observe depuis quelque temps dans son coffee shop. Il dévoile qu'il est le fameux auteur du jeu vidéo.

Ressenti :

Hmmmm je dois avouer que j'avais de très grandes attentes et que je partais très confiant. La première scène d'introduction est un pur hommage du premier et ça y est j'étais embarqué. Puis on arrive sur notre Thomas Anderson au courant de rien, et là … j'ai eu plus de mal à accrocher.

Le film a un propos très méta en incluant les films précédents comme s'il s'agissait au final de jeux vidéos. L'histoire précédente est donc intégrée étrangement dans ce nouveau film. Et on cite Warner Bros qui pousse du pied le studio à faire une nouvelle suite. Ça brouille un peu plus les pistes : quel morceau est la réalité (de notre monde pas de l'univers matrix) et quel morceau est de la pure fiction inventée.

Ça m'a rappelé Space Jam 2 et c'est pas une bonne référence ! Est-ce que tous les films de la Warner vont jouer cette carte de cracher sur WB ?

Le film a plein de clins d'œils aux précédents opus en insérant de courtes scènes carrément. Bon, c'est justifié dans le scénario et tout. Mais c'est assez peu commun pour être notifié.

Le second point qui m'a chagriné c'est le rythme assez inégal. Le film parvient à bien s'emballer par moment puis un passage à vide vers le milieu avant de reprendre de plus belle. Je suis pas contre les variations de rythme mais là c'est quand même pas mal longuet ce passage molasson.

L'ultime point qui m'a gonflé c'est les touches d'humour. Ils ont repris un peu la formule Marvel. Des scènes d'actions de fou, des moments dramatiques, de la tension, des personnages charismatiques et pouf une blagounette qui désamorce un peu tout ça. J'ai trouvé ça très dommage. Bon ça n'arrive que deux à trois fois dans le film mais ça tranche avec le sérieux habituel de la série de film.

Donc, est-ce que la série de film avait besoin de cette suite quinze ans plus tard ? Hmmm pas forcément, mais les nouveautés apportées par ce film enrichissent encore cet univers et apporte une conclusion qui me plaît bien plus. Par contre, je sais pas si le nouveau ton va plaire aux fans hardcores. Les films avaient un style visuel très marqué avec un univers sombre, c'était vraiment très sérieux et ici il y a une petite rupture d'ambiance. Ce n'est clairement pas un prolongement fainéant de la série. Cet épisode a fait de nouveaux choix et pris des risques.

Même s'il y a ces quelques points noirs, à-côté de ça j'ai trouvé le film très agréable. Visuellement c'est impeccable. Certe il n'y a plus le côté révolutionnaire qu'à été le premier, depuis on a vu pas mal de films proposer des folies visuelles. Du coup, en étant blasé, le film n'apporte pas vraiment d'éléments qu'on a jamais vu ailleurs mais ça n'en fait pas une daube pour autant.

D'un point de vue musique, ils ont remis leur remix de White Rabbit de Jefferson Airplane qu'ils avaient posé dans le trailer. Et bon bha, c'est une tuerie pure et simple. J'ai l'impression qu'ils ont mis des remix de morceaux que l'on retrouve dans le 1 d'ailleurs (faudrait que je revois le film pour en être sûr mais il m'a semblé avoir entendu au moins deux morceaux du 1).

Ici ça va spoil ! Bon, ils ont trouvé un moyen de faire sortir un programme de la matrice pour lui donner une consistance dans le monde réel. C'est pas mal. Mais on nous présente ça au début comme ayant des limitations sans nous en dire plus par contre dans le reste du film on voit ce *Morpheus* faire à peu près ce qu'il veut : il s'introduit dans des conduites minuscules, super loin, dans le monde des machines…

J'ai vraiment beaucoup aimé la fin quand il nous est révelé que certe Neo is the one mais qu'en fait Trinity is the one aussi. En gros l'un sans l'autre ça ne marche pas. Ils sont tous les deux aussi important et que c'est leur symbiose qui décuple leur pouvoir. Ils se sont fait revivre l'un l'autre mine de rien.

J'ai un peu l'impression que le film a été charcuté au montage. Je me demande si pas mal de contenu n'aurait pas été jarté pour diverses raisons :

  • Le Mérovingien revient pour un rôle plus qu'anecdotique.
  • Smith … il fait la girouette comme ça ? Il devient quoi ?
  • Niobe semble avoir un grand rôle mais au final pas tant que ça ?
  • Et Zion on peut pas en savoir un peu plus ?

J'ai ptet pas tout retenu/capté mais du coup, maintenant il y a des machines amies dans le monde réel. Mais comment est-ce qu'elle fonctionne ? Leur électricité provient également d'humains ?

Ha et un autre détail qui m'a interpellé c'est qu'on nous révèle que Néo et Trinity s'avérait être d'excellent générateur d'énergie en étant côte-à-côte. Mais à partir du moment où Néo est extirpé du truc, la production aurait dû s'écrouler et les machines auraient dû en pâtir, non ? Et puis si Néo est dehors, à quoi bon garder Trinity vu qu'ils doivent être deux pour être efficace.

Bon, je m'étais fait spoiler cette conclusion avec les images du tournage où on les voit sauter de l'immeuble puis Trinity s'envoler en trainant Néo.

J'ai été un poil déçu par ce nouveau Morpheus. Bon son origine est cool, mais par contre il n'a pas un dixième de l'aura classieuse de son ainé. Bon alors déjà, quand tu vas bastonner et tout tu tentes de pas t'habiller avec le costard le plus voyant du monde. Certe c'est joli mais un truc un minimum plus camouflé aurait aidé. Et puis coupez-lui son module d'humour, ça colle pas du tout au personnage. Leave Morpheus Alone !

J'ai beaucoup aimé Bugs qui est de loin le meilleur nouveau personnage de ce film. Pfiou ce qu'elle envoie sans non plus être une machine de guerre toute puissante. Elle virevolte, elle mène la danse, elle pousse le scénar.

Ce film c'est clairement du Girl Power bien foutu. Néo a passé son flambeau à Trinity, Niobe gère la ville humaine et Bugs est une capitaine hors pair et super efficace. Et c'est montré suffisamment subtilement pour que ça ne soit pas grotesque.

Et donc par rapport aux théories que j'avais imaginées

Alors ouai, déjà une grosse partie du film se passe hors de la matrice. Il se passe un bon morceau de film avant que Thomas Anderson "redevienne" Néo.

J'avais bien capté les deux cocons de Néo et Trinity mais je pensais pas qu'elle serait réellement morte ce qui n'est pas le cas. Par contre j'avais vu juste concernant le fait qu'elle serve un peu d'"avatar" vu que c'est ce qu'il se passe pour son extraction de la matrice. Trinity était donc bien vivante contrairement à ce que j'avais imaginé.

Bon, on a pas eu d'affrontement entre l'Architecte et Néo. C'est un peu dommage mais au final le personnage mystérieux de la bande annonce n'était que Smith que je ne pensais pas revoir.

Bon les glyphs jaunes … bha non par contre c'était juste pour faire joli, ça n'était pas dans le film.

Conclusion : je suis nul en théories.

The Matrix : Revolutions

Histoire :

Néo est dans le coma après avoir tué des sentinelles dans le monde réel par … magie ?

Smith est parvenu à s'infiltrer dans le monde réel après s'être répliqué dans un humain s'étant fait exfiltrer.

Les machines forent en direction de Zion et s'apprêtent à détruire ce dernier bastion humain du vrai monde.

Ressenti :

C'est marrant, dans mes souvenirs cet épisode était vraiment moins bon que son prédecesseur mais là que j'ai enchaîné les deux films… bha il est vraiment très similaire. C'est bien sa suite directe. C'est vraiment un gros film qui a été coupé en deux : la réal est identique, le casting quasiment, l'histoire s'enchaîne…

Et dans cet épisode c'est marrant de voir que le monde réel et la matrice sont au final bien moins perméable que ce qu'on s'imagine dans les deux premiers films :

  • Néo a des pouvoirs dans le monde réel
  • Smith est un programme qui a réussi à sortir de la matrice
  • le "cheminot" permet de faire rentrer/sortir des programmes de la matrice

Visuellement ce film est très réussi. D'ailleurs les effets spéciaux numériques n'ont pas vraiment mal vieilli. Il n'y a vraiment que les acteurs numériques qui piquent un peu la rétine. Les scènes complètement CGI de Zion avec les sentinelles sont encore bien impressionnantes. Les nuées de sentinelles ont bien de la gueule.

À ça on rajoute des ptits méchas qui défouraillent sec et en parallèles le Logos qui rentrent fissa donner un coup de main en ville. Ça en jette tout simplement.

D'ailleurs petit détail amusant, ils ont réellement construit un des méchas (bon c'était pas fonctionnel) qui pèse quand même près de deux tonnes. Un autre détail sans aucun rapport, l'actrice qui joue la femme de Link (Zee) est en fait la fille du chanteur Marvin Gaye !

spoils Je me demande si *Smith* a vraiment remplacé absolument tout le monde dans la matrice ? Est-ce qu'il reste des humains ? Des agents ? D'autres programmes ?

Et ceux contaminés, que deviennent-ils ? Est-ce qu'ils sont morts et donc morts le monde réel ? J'imagine que oui, c'est pour cela que les machines ont tout intéret à ce que Néo règle son compte à Smith.

Le combat dantesque final entre Smith et Néo ne m'a au final pas trop intéressé. C'est assez joli à voir avec une image vraiment très travaillées avec la pluie, les milliers de Smith, les effets d'eau sur les impacts, la destruction du décor mais au final ce n'est que de la castagne à main nue sans plus alors que ce sont deux personnages qui sont à même de dépasser les limites physiques du monde. C'est au final de la baston assez sage quant à leurs capacités si on y pense.

Au final, est-ce que la paix entre les hommes et les machines peut perdurer ? Les humains vont vouloir continuer à extirper leurs semblables de la matrice… donc à terme les machines vont être à sec de jus donc j'imagine mal que ça continue. Même si l'Architecte donne sa parole que ceux voulant sortir seront libérés, s'ils sont trop nombreux… De nombreux personnages humains (notamment le sénateur) proposent l'idée d'une entraide entre humains et machines qui semblent être indispensable mais Néo n'a pas vraiment négocié plus que ça les termes de cette trève donc à voir.

Bon à la fin, on a donc une Trinity qui meurt une seconde fois. Un Néo qui semble inconscient à la toute fin. Est-ce qu'il est mort (probable, il s'est fait grand remplacé par Smith) ou juste dans les vapes ? Toujours est-il qu'une machine embarque son corps à la fin… Mais, si l'on observe bien la scène finale avec Sati et l'Oracle lors du couché de soleil, il y a sur le banc une ptite plaque marqué “In Memory of Thomas Anderson” … donc ça ressemble bien à une mort. J'imagine que l'Oracle devrait être à même de savoir s'il est toujours vivant dans la ville des machines…

À la toute fin, on a le droit à une rencontre au sommet entre le père (l'Architecte) et la mère (l'Oracle) de la matrice. On remarque d'ailleurs qu'une nouvelle itération démarre : les couleurs changent, on quitte le verdâtre déprimant pour des couleurs plus constrastées et naturelles. La septième itération aura-t-elle encore besoin d'un élu comme élément perturbateur ?

D'ailleurs on voit que la jeune Sati est là (avec Séraphin également) et qu'elle pourrait avoir un rôle majeur dans le futur. L'Oracle annonce clairement que Néo pourrait revenir.

Un ptit truc qui me chifonne c'est qu'on apprend que les machines ont déjà détruit Zion six fois… On en est à la sixième itération de la matrice … C'est très probablement lié. Mais du coup, sont-ce des survivants qui reconstruisent au même endroit ? Pourquoi reconstruire au même endroit ? Pourquoi les machines n'éradiquent pas tout le monde à 100% ? Pourquoi au lieu de n'attaquer et raser la ville que de temps à autre, pourquoi ne pas y faire des raids très réguliers afin d'éviter que trop d'humain n'y vivent et qu'ils puissent y construire leurs défenses ? Et tant d'autres questions…

Bref, ce film n'est pas une fin satisfaisante pour la trilogie. Par chance, une suite arrive enfin après bientôt vingt ans d'attente !

Il est vrai, qu'il est moins sympa que le deux. Il a pleins de scènes d'actions, une plus grande part de l'histoire se déroule dans le monde réel d'ailleurs. Mais, malgré une scène d'action finale épique et un milieu de films avec de la grande baston, il marque moins les esprits. Est-ce un peu trop too much ? Je ne sais pas trop.

The Matrix : Reloaded

Histoire :

Maintenant que Néo sait qu'il est l'élu, la survie du dernier bastion humain dans le vrai monde dépend de lui. La cité Zion va connaitre l'assaut des sentinelles qui creusent afin d'entrer dans la cité afin d'éradiquer tous les humains hors de la matrice.

L'équippage du Nebuchadnezzar mise tout sur la prophétie et est donc à la recherche de l'Oracle pour trouver un moyen de sauver l'humanité.

Ressenti :

Ça y est, le premier épisode c'était la mise en bouche avec un budget conséquent mais pas non plus oufissime alors que là l'équipe en charge du film a prouvé que c'était un projet viable et peut s'en donner à cœur joie. Dès le début on a une scène d'intro qui en jette sévère avec des plans superbes aux mouvements de caméra et aux effets visuels sans limite.

Cette suite me marque moins que son ainé et je ne l'ai pas énormément vu mais force est de constater qu'elle pousse tous les potards plus loin que l'original. Et même si tout n'est pas 100% réussi (certains effets numériques concernant les acteurs tmtc) font tâches mais globalement ça déconne pas du tout. Pas mal de scènes sont vraiment marquantes.

Ma préferrée est notamment la course-poursuite sur l'autoroute. Pfiou celle-là c'est quand même la démesure grandiose ! Tout est orchestré avec une précision et une générosité ici. La musique, le balet de l'action, le montage, le sound design, le montage encore une fois, le rythme et l'énergie de ce foutoir chaotique n'a que très rarement été égalé (sisi Fury Road tu restes le meilleur). D'ailleurs cette scène a été presque répliqué dans Matrix Awakens la démo technique interactive de l'Unreal Engine 5 fraichement sortie pour promouvoir le quatrième volet de la saga matrix.

J'aime beaucoup la façon dont le montage ajoute de très furtifs plans de caméra fixe sur la moto, sur la roue de voiture… qui donne un aspect visuel ultra léché alors même que tout s'emballe à un rythme éfreiné. Couplé à la musique originale qui se synchronise parfaitement avec ce qu'il se passe à l'écran ça donne une synesthésie et une beauté visuelle qui amplifie la puissance de cette scène. C'est d'une intensité rarement atteint dans des films et puis la durée de la scène renforce l'impact sur le spectateur.

Cet opus apporte pleins de nouveaux personnages et concepts associés. Les programmes "rebels", ceux issus d'anciennes versions de la matrice, le fait que la matrice en soit à sa sixième itération, la source… Quel plaisir aussi de les voir sortir à pied du vaisseau dans le monde réel !

Les musiques originales de ce film sont vraiment top.

Je ne me rappelais pas que la fin était aussi brutale ! Un pur cliffhanger qui pousse à enchaîner le second film dans la foulée.

À peu près tous les personnages gagnent en charisme dans cet épisode : Néo sait qui il est désormais, Morphéus ne passe plus son temps à expliquer les tenants et aboutissants mais est désormais plus impliqué dans ce qu'il se passe, Trinity bha … heu non elle est plutôt stable, Niobe que l'on découvre n'a qu'un petit rôle mais elle est plutôt badass… D'ailleurs un truc que j'aime bien dans ces films c'est que le casting est plutôt varié ethniquement (bon c'est pas de la parité non plus hein).

Matrix

Histoire :

Thomas Anderson est un honnête programmeur pour une entreprise de logicielle respectable mais un redoutable hacker la nuit. Il est toutefois contacté par un autre hacker via son ordinateur qui le pousse à sortir.

Il fait la rencontre de Trinity une hackeuse particulièrement efficace et célèbre qui va éveiller sa curiosité en lui révèlant que le monde est plus complexe qu'il n'en a l'air. C'est le début de la renaissance pour notre programmeur qui va définitivement adopter son pseudo Néo quand il va découvrir ce qu'est la matrice et quel sera son rôle.

Ressenti :

Je l'ai enfin vu au cinéma, il ne me manquait que lui \o/ Et c'était en super qualité imax toussa toussa en VO ! Le panard ultime !

Quel putain de film ! C'est une tuerie absolue. L'histoire est géniale, les thêmes, l'ambiance, la direction artistique, les musiques, les personnages, les effets numériques pas une ombre au tableau !

Ça a trop de la gueule. Ses teintes verdâtre ou bleuâtre selon l'environnement sont cultes et permettent de reconnaitre le film en un coup d'œil. Il a eu un impact immense sur le cinéma et aura droit à trois suites qui vont peiner à atteindre les sommets atteint par ce premier opus.

Un détail qui n'est que trop rarement évoqué quand on parle de Matrix est son ambiance sonore. La BO est pas mal du tout (hein Rob Dougan) mais les ptits sons typiques de Matrix qui sont (je crois) à base d'instrument à cordes frottées sont tops. Ils apportent un ptit côté de mystère et de suspens.

Le film a démocratisé toute une mode vestimentaire à l'époque. Et le délire des lunettes de soleil alors que c'est globalement sombre voir carrément de nuit a laissé encore quelques traces. D'ailleurs les reflets de lunettes ont permis quelques plans cultes.

Le plus célèbre est quand même Morphéus qui tend les pilules à Néo. Avec dans chaque verre de lunette un reflet d'une pilule différente. Ce plan est d'une telle évidence quand on le voit que c'en est du génie !

Bon, j'ai dit du bien des effets spéciaux mais … bon bha faut quand même reconnaitre que certains ont un poil vieillit. La porte d'ascenceur dans les flammes, les sentinelles dans le monde réel… c'est pas ouf mais ça ne sort pas non plus du film. Le bullet time est toujours aussi efficace même si dans ce remaster, on voit la différence de résolution, ça reste quand même super bien intégré dans le décor. D'ailleurs ces plans ont été pas mal parodié dans tout un tas de films par la suite, c'est toujours un ptit plaisir de voir ces clins d'œil.

En le revoyant pour la millième fois après pas mal d'années, je redécouvre avec bonheur tout un tas de ptits détails dans les dialogues. Des allusions qui se rencontrent dans les suites, ou bien juste des phrases qui annoncent de futurs évènements…

Quelle pilule prenez-vous ?

Bon allez, je pars me finir la trilogie originale avant la sortie dans une semaine du quatrième opus !

Kaamelott : Premier Volet

Histoire :

Lancelot est l'actuel roi du royaume de Logres et le roi Arthur a pris la fuite. Le nouveau roi est plutôt tyrannique et tout le peuple préferrait l'ancien d'autant plus que le royaume court petit à petit à la faillite.

Pendant ce temps une résistance s'organise dans l'ombre. Celle-ci est menée par les braves Perceval et Karadoc.

Ressenti :

Je ne l'attendais pas vraiment ce film. Je dois même avouer que j'appréhendais d'ailleurs pas mal ce long format. J'ai vraiment beaucoup aimé les débuts de la série dans son format très court. Les dialogues fusent, les plans sont fixes, les personnages sont variés et les blagues font mouches systèmatiquement.

Mais je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de me plonger dans la seconde phase de la série avec ses épisodes plus longs. La seule fois où je suis tombé dessus c'était en plein mitard, j'étais pas dans l'ambiance, je voulais de l'immédiat du rapide. Et bha … du coup ça m'a gonflé et j'ai pas testé plus que ça.

Du coup, savoir qu'un film allait venir prolonger l'aventure m'enthousiasmait guère. Je ne connais pas la fin de l'histoire de la série (et je suis pas vraiment calé dans le mythe arthurien donc j'ai pas la culture nécessaire pour combler les trous)(en fait je ne sais même pas si c'est à peu près fidèle aux légendes d'origines). Et en plus de ne pas avoir l'histoire, le long format me faisait peur. Ça ne va pas être de courts sketchs à la blague immédiate…

Bon, je me lance quand même dans le truc. Pas à contrecœur non plus mais pas spécialement jouasse non plus.

Et j'ai été vite capté par le film. Ça commence vite par un personnage marrant (incarné par Guillaume Gallienne) avec des bateaux toussa. J'ai immédiatement eu des relents d'Asterix et Obélix et ses fameux pirates. Bonne ambiance, beaux décors, bref le film m'a bien hameçonné.

Globalement le film fait en sorte de replanter le contexte de l'histoire sans que ce ne soit pataud mais en étant suffisamment explicite pour que je puisse me remettre dans le bain sans non plus me taper un carton en début de film… D'ailleurs on retrouve une grande partie des personnages que l'on connait déjà, avec les bons acteurs c'est vraiment agréable. Je suis juste un peu déçu de pas retrouver Simon Astier en Yvain qui est dans mon TOP3. Pour une fois Christian Clavier est supportable ! Non franchement ça faisait quelques années que je pouvais plus vraiment le pifrer mais là jerry.

Niveau histoire ça va. Même si j'ai pas non plus trouvé ça extraordinaire. C'est plus un bon prétexte pour rencontrer un peu tout le monde et faire interagir tout ce petit bordel.

Alexandre Astier s'est clairement fait plaisir. On sent qu'il a mis le paquet sur les décors, les costumes, les accessoires, le casting. Mais du coup c'est ptet même un peu trop niveau casting, non ? J'ai un peu l'impression qu'ils ont foutu le plus de personnages de la série possible pour ne léser personne (acteurs ou spectateurs). Il y a mêmes des effets spéciaux numériques pas dégueux du tout (bon c'est pas du ILM non plus hein, mais c'est une comédie française !).

Bon, niveau humour c'est pas mal du tout mais … bha ça vaut pas non plus les premiers livres de la série. Le format n'étant pas le même c'est normal. J'ai même été un peu déçu par le couple Perceval/Karadoc qui … bha je sais pas trop en fait … Mais ils sont ptet trop cons pour une fois alors que bon on peut pas dire qu'ils m'ont habitué à de la haute voltige intellectuel mais là … c'était ptet un peu trop, non ?

Le film tente de rajouter ptet un peu de romance entre Arthur et Guenièvre j'ai trouvé. C'est pas super subtil et ça se sent arriver de si loin…

Par contre, on a enfin eu le droit à une partie d'un des jeux de Kaamelott ! J'adore les épisodes sur ces jeux complètement débiles aux règles imbittables et à l'enjeu abscons. Ils ont réussi à presque rendre la partie crédible, c'est fort !

Bref, si je résume, c'est bien fait, c'est drôle, plutôt bien rempli. C'était un très chouette moment mais ça ne sera pas un film culte non plus pour moi. Une semaine après j'ai déjà plus vraiment de réplique en tête mais plus un ressenti global vraiment bon.

Candyman (2021)

Histoire :

Anthony est un artiste peintre qui n'a pas encore la côte mais commence à exposer ses tableaux assez orientés politiquement. Il cherche de nouvelles idées et découvre alors la légende du Candyman un homme assez mystérieux tuant des gens avec son crochet à la place de la main.

Il s'agit d'une légende urbaine se déroulant dans un ghetto de Chicago assez proche de là où habite l'artiste. Il s'y rend pour trouver plus d'infos et créer des œuvres sur le thême.

Ressenti :

J'ai d'abord été plutôt charmé par le film. La réalisation est vraiment bonne, c'est joli, bien joué, pas mal de référence aux films Candyman (ce n'est pas un reboot ou autre). Mais j'ai été quelque peu déçu aux trois quarts par le déroulement des évènements.

C'est dommage parceque c'était plutôt prenant et ça faisait film d'horreur plutôt honnête. L'histoire est parfois entrecoupée de flashbacks mis en scène sous forme de spectacle de marionnettes. C'est une idée pas trop mauvaise, c'est même plutôt cool à voir.

Après je n'ai vu que le premier film de la saga et pas les suites. Mais du coup j'ai l'impression que le Candyman n'a pas les mêmes pouvoirs qu'avant. Il lévite o__o , il est parfois invisible (mais à un reflet, bref l'inverse des vampires) O__o .

spoils En fait j'ai bien aimé le fait que le *Candyman* soit en fait incarné par plusieurs personnages (dans l'histoire) et qu'il s'agisse en fait d'une représentation d'un martyr noir à chaque fois. Du coup c'est pas mal de voir plusieurs incarnations différentes du même personnage.

J'ai bien aimé le fait que l'on retrouve la mère du premier film et que son bambin est en fait le protagoniste de ce nouvel opus. Ça raccroche bien cet épisode dans son univers.

J'ai pas trop compris le retournement final. D'un coup le personnage qui aidait l'artiste qui change de bord sans que ça ne s'annonce avant j'ai trouvé ça un peu trop brutal comme revirement. Heureusement après on a le droit à des flics ripoux qui se prennent un retour de karma assez rapidement.

On retrouve un tout petit peu Tony Todd mais pas assez à mon goût…

Une petite anecdote marrante dans le film : le personnage principal s'apelle Anthony McCoy. Son nom n'est donné que cinq fois dans le film. Et c'est quand il est nommé une cinquième fois qu'il devient le Candyman !

Jordan Peele a mis les mains dans le scénario et est également à la production. Chaque truc que j'ai vu de lui était cool et ça ne fait pas exception. Il y a toujours un ptit message politique envers la condition des noirs aux US dans ce qu'il fait.

Voilà, le film est une suite sympa mais l'original est bien plus cool et effrayant. J'ai trouvé que c'était pas très horrifique. (J'étais ptet pas trop dans l'ambiance ?)

Eva

Histoire :

Alex revient dans son pays natal après être parti dix ans. C'est un roboticien de renom probablement même le meilleur étant à l'origine de nombreux théorèmes enseignés.

Il doit concevoir une nouvelle génération d'androïde doté de libre arbitre et sous forme d'enfant. Il doit donc trouver le modèle idéal.

En revenant dans son université, il retrouve la femme qu'il a aimé il y a dix ans mais qui est désormais avec son frêre David.

Ressenti :

Un petit film de science-fiction qui passe bien. C'est une production espagno-franchouillarde avec un casting principalement européen. Les effets spéciaux numériques sont pas mal du tout pour une production de ce calibre.

L'univers est pas mal du tout : c'est un futur assez proche où la robotique n'est pas beaucoup plus éloignée qu'aujourd'hui. Les robots sont nombreux mais pas encore omni-potents ni omni-présents. C'est pas un univers dans un futur lointain complètement extraordinaire.

Il y a pas mal de questionnements sur l'intelligence artificielle, la conscience et toute l'éthique de créer des êtres artificiels et de la responsabilité qui en découle. Il n'apporte pas grand-chose de nouveau de ce côté-là mais il le fait bien donc je vais m'en plaindre.

C'est un film plutôt honnête globalement. C'est bien réalisé, bien interprêté, l'histoire est intéressante. Il est au final pas trop connu mais le mériterait.

Mad God

Histoire :

Le protagoniste descend dans les tréfonds de sa planète dans une petite capsule. Il entame ainsi son voyage vers … heu … des lieux les plus crades et cauchemardesques imaginables.

Ressenti :

Dérangeant, crade, malsain, stop-motion. Sacré combo !

C'est vraiment très spécial ! Et en le voyant ça évoque pleins d'autres œuvres sur lequel Phil Tipett le réalisateur a travaillé ou pas d'ailleurs. J'ai eu l'impression de voir du Terminator, de voir du Willow un soupçon d'Hollow Knight, des relans de Hellraiser, de la fantaisie de L'histoire sans fin une pincée de Half Life … bref il y a une drôle d'impression de familiarité et pourtant c'est sacrément original et particulier et singulier et innovant et crado et sombre.

Le film n'a ptet pas grand-chose à raconter à première vue mais il dégoulinne d'idées visuelles. Ça fourmille de détails sur tous les plans. Tellement d'images à déguster en 1h20.

C'est un énorme boulot d'animation pour faire tout ça ! À peu près aucune œuvre ne ressemble à cela. C'est joli mais dérangeant.

Voilà je vous le recommande fortement.

The Night Flier

Histoire :

Richard est journaliste reporter pour un journal de presse à sensations. Il est un peu con, bourrin, rustre mais est efficace dans son boulot. À contre-cœur il enquête sur un meurtre ayant eu lieu dans un ptit aérodrome de campagne.

Son chef, le met en concurrence d'une nouvelle journaliste débutante : Katherine. D'abord admirative de son collègue elle comprend vite qu'elle est en compétition et que ça ne sera pas simple.

Très vite d'autres meurtres auront lieu avec un modus operandi similaire.

Ressenti :

Aie aie aie. Ça commence par une ptite scène d'introduction où l'on voit déjà qu'il va y avoir un … vampire. Bon bha ça ruine pas mal l'effet de surprise. Ensuite on nous introduit le personnage principal un journaliste qui va voir son patron et là BAM ! Le micro qui pointe le bout de son nez. On en est là.

Pourtant ça fait des efforts pour pas avoir l'air du premier téléfilm merdique du coin. Ça s'est pris un acteur un poil connu, ça tente des plans travaillés un peu artistique avec mouvement de caméra changement de focus… Et dix minutes plus tard le protagoniste qui se vante d'avoir son propre avion a une tête complètement différente quand il le pilote et quand il l'arrête…

Et puis les personnages sont sans aucune subtilité. Le jeu d'acteur est limite mais à côté de ça ils ont quand même des réussites à avoir quelques effets pratiques pas si pourri : un mec la tête ouverte plutôt convaincant. Des environnememts lugubres à base de cimetière dans la brume. Une enquête qui progresse petit à petit, des interviews et des flashbacks c'est plutôt sympa mais c'est dommage qu'il y ait cette surcouche navrait par-dessus. Ce film mériterait d'avoir un remake plus sérieux avec une équipe de réalisation plus expérimentée.

Bon, Derry est mentionnée \o/ Mais il n'y a pas plus de liens que ça avec les autres œuvres des Stephen King. Ha ouai je l'avais pas mentionné mais c'est une adaptation d'une de ses nouvelles. Bon, en fouillant un peu plus, Richard Dees est aussi brièvement présent dans Dead Zone.

Une bonne partie du film critique la presse et l'éthique douteuse de certains journalistes. Mais bon ça reste tout de même superficiel et ne fait que montrer les comportements du héros, il n'y a pas plus de protestation que cela, pas d'arguments apportés. Bon la fin est … frustrante. Elle pourrait être fulgurante et bon bha non sans plus.

Voilà, c'est un peu comme tout le film, on est constamment à deux doigts de trébucher dans le navet ou bien de l'autre côté dans le bon film. À chaque bon point il y a des aspects négatifs qui viennent se greffer.

Voilà, c'est pas ouf.

Récap 28 : Novembre 2021

J'ai survécu au battage médiatique du Black Friday, maintenant il va falloir affronter celui de nowel… N'est-ce pas un peu lassant toutes ces folies passagères ?

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 6 commentaires, 17 visionnages, 500 201 requêtes, 44811 visiteurs uniques pour 8.2 Go de trafic.

Films

Beaucoup de films ce mois-ci avec une ptite thématique zombies (enfin surtout ceux de George A Romero). J'avance plus trop trop dans mon Top IMDB pourtant c'était ma résolution de l'année. Je vais ptet tenter de m'y plonger un peu plus en Décembre et me replonger dans mes classiques pour compléter la liste.

Séries

Midnight Mass

Haaa la dernière série en date de Mike Flanagan ! On retrouve au casting sa femme, Carla Gugino ne donne qu'un ptit peu de voix, on a le Shériff qui était déjà dans Bly Manor mais aussi Henry Thomas qui squatte toutes ses productions. Bref, on est en terrain connu.

On est sur une ptite île isolée, avec sa petite communauté pas forcément facile à vivre avec un environnement pas forcément des plus idyllique entre les tempêtes et globalement la météo de merde constante… Et puis bien entendu il y a une grosse part de mystère !

Où est donc ce Monseigneur Pruitt ? Le cureton du village est parti en Terre Sainte grâce aux dons des adorateurs de la paroisse locale. Sauf qu'au lieu de rentrer au bout de deux semaines, c'est le père Hill qui prend sa place en annonçant que le malheureux est quelque peu malade et qu'il occupe donc le remplacement le temps qu'il se remette d'aplomb.

Bon alors qu'est-ce que j'en pense ? Et bien … plus ça avançait moins j'étais dedans. J'ai deviné le truc dès le premier épisode. Et bha du coup ça a enlevé une ptite partie de l'intéret.

Mais surtout, j'ai trouvé que la série nous assène de dialogues chiants comme la mort. Je sais que je suis pas super sentimentale et assez peu empathique mais là quand même… Les personnages parlent pendant des plombes de leurs sentiments alors qu'on se doute dans quel état ils sont. Pas besoin d'expliciter pendant dix minutes qu'ils sont tristes toussa toussa. Si tu ponds un dialogue aussi long faut pas sortir des évidences totales ou alors faut faire de l'humour (pas dans le ton) mais du coup là c'est juste chiant. Et ça n'arrive pas qu'une seule fois.

Et puis bon, vu le titre je me doutais que ça allait parler religion mais là c'était clairement l'overdose. Globalement la série semble vouloir dénoncer l'aveuglement des croyants et du fait que ça puisse justifier tout et n'importe quoi. Pourquoi pas, c'est pas spécialement original mais en soit je suis d'accord avec ce discours. Sauf que … bha j'ai l'impression que la série ne pousse pas plus que ça la conclusion. On a un personnage qui est ultra religieux et qui voit/comprend/interprête tout comme elle le souhaite en justifiant tout à base de citation de la bible. Et bien ce personnage n'a pas de conclusion satisfaisante à mes yeux alors que c'est un des personnages principaux.

Bref, la fin est vraiment très décevante.

spoils

Sérieux, pourquoi Bev Keane n'a pas une fin plus spectaculaire ? Une désillusion de sa foi, une fin violente, un revirement, à peu près n'importe quoi et pas juste sa mort sur la plage.

Dans les autres trucs qui m'ont gonflé c'est que bon … ok ils sont sur une île où tous les bâtiments ont cramé. Mais … heu … Il n'y a vraiment pas moyen de se protéger le temps de la journée pour éviter le soleil ? Pas un arbre ? Pas un vêtement ? Pas un pont ? Pas une barcasse ? Sérieux ?! Rien du tout pour se mettre à l'abri ? Parceque bon, on l'a vu à plusieurs reprise dans la série, être à l'ombre semble suffisant.

Et pourquoi la gamine qui était en fauteuil roulant reperd l'usage de ses jambes ? Que l'effet du sang du vampire s'estompe ok mais c'est petit à petit. Du coup pourquoi comme ça d'une seconde à l'autre pouf ? Est-ce que c'est parceque le vampire est mort à ce moment-là ? Son sang marche en wifi ? La fin semble faire exprès de faire plâner le doute quant à la survie du vampire…

Globalement la série est plutôt jolie avec même un plan aérien (en image de synthèse) qui rend pas mal du tout. Les effets de maquillage/costume et tout sont pas mal fait du tout. La meuf percutée en bagnole qui revient hanter les souvenirs du Riley toutes les nuits a fier allure avec ses bouts de verre et ses lumières de gyrophares, l'île tristouille avec ses baraques mochtocs ça rend pas mal du tout. Mais alors pourquoi cette fin toute moche avec ces couleurs immondes ? Le levé de soleil avec des couleurs bariolées immondes. Ils ont publiés sans avoir regardé le rendu ou quoi ?

Bon et sinon bha c'est intrigant mais pas vraiment effrayant. On ne retrouve pas une ambiance aussi pesante et anxiogène que dans Hill House ou Bly Manor et c'est vraiment dommage. Ça reste sympatique mais bien plus dispensable.

Jeux

Je joue encore à Doom Eternal … il est vraiment trop bon !

Je joue aussi encore à No Man's Sky qui bha je sais pas pourquoi mais il m'accroche vraiment pas mal. Pourtant c'est aux antipodes de Doom mais c'est relaxant et puis il y a le ptit côté addictif du truc qui te pousse à attendre X heures pour continuer ta quête de construction ou ton expédition. Le jeu s'appuie sur les mécaniques des jeux gratuits utilisant des micro-transaction pour te laisser continuer à jouer sauf qu'ici c'est gratuit. C'est vicieux mais efficace :-/

Je commence à mieux cerner les intentions du jeu d'ailleurs. J'ai bien l'impression que la plupart des quêtes ne sont que des prétextes pour montrer les différents gameplay qu'ils ont intégrés. Genre une série de quête qui te pousse à construire puis upgrader et utiliser un peu les véhicules, une autre série de quêtes qui te pousse à récolter puis faire pousser les différentes plantes… Bref, un grand tuto qui j'ai bien peur au final ne mène à pas grand-chose de plus.

Mais bon pour l'instant j'en retire toujours du plaisir donc je continue.

Je vois de très loin les ficelles du procédural. Ses environnements tous différents mais au final tous très semblables mais ça parvient quand même à me surprendre par moment par une station spaciale vide de tous ses habitants. Ou bien tu tombes sur un freighter abandonnés et tu peux aller l'arpenter à pied pour y dérober du stuff… Tu tombes sur un campement où tu deviens le "maire" et tu vas tenter de faire prospérer le truc.

Bref, il y a tout un tas de ptits gameplay de droite et de gauche qui parvienne à rajouter de l'intéret et à surprendre au moment où je pensais commencer à voir les limites du bousin.

Je vais quand même devoir m'atteler aux quêtes principales pour voir s'il y a une vraie fin. J'avoue ne pas avoir été très assidu à la lecture de l'histoire :-° Bon bha j'ai atteint la "fin". C'est très méta.

Musique

Un ptit Lithium par le Polyphonic Spree qui nous fait une ptite reprise de Nirvana bien sympatoche. Elle met de bonne humeur. Je l'avais découverte dans The Big Short et c'est vrai que depuis à chaque passage dans la playlist c'est le sourire direct. La vidéo en plus est communicative.

Survival of the Dead

Histoire :

La petite île de Plum accueille la famille Muldoon ainsi que la famille O'Flynn qui ne peuvent pas vraiment se saquer. Et autant vous dire direct ce sont des pécors armés jusqu'aux dents.

Ils décident de purger tous les infectés de leur île au prix de quelques sacrifices. Le chef des O'Flynn se fait bannir de l'île.

Pour se venger ils diffusent des vidéos sur Internet faisant la promotion de l'île afin d'attirer les survivants et éventuellement pouvoir retourner sur l'île.

On suit un ptit groupe de militaires entre-aperçu dans l'opus précédent Diary of the Dead qui vont tenter de se rendre sur l'île.

Ressenti :

Franchement ça part d'un postulat pas trop dégueux. La survie sur une île c'est pas con.

Par contre tout le reste est raté. Les personnages sont nazes et puis tout l'arc sur les péquenauds qui peuvent pas se blairer… on s'en fout un peu. Mais surtout l'affront provient de certains effets numériques immondes. Globalement le gros point fort de la saga ce sont ses effets pratiques avec du gore palpable dégueulasse et là bha il y en a un peu mais surtout il y a des moments où c'est juste du numérique bien pourri. Et c'est pas juste pour combler dans le fond, hein. Ça commence franco par un découpage de tête en gros plan mal fait comme ça. J'en ai craché sur mon écran comme un Groseille !

Au début on est un peu dans l'ambiance avec les militaires, ça apportait un point de vue un peu différent sur la saga. S'ajoute à ça un ado plutôt malin et débrouillard qui fait une addition pas trop mal. Puis le film se dirige vers l'île et là ça patauge, ça tente d'ajouter du lore mais franchement qu'est-ce qu'on s'en fout. Le scénar essaye de rajouter un enjeu pas forcément déconnant mais c'est traité sans plus (en gros est-ce que les zombies peuvent être manipulé/traité/éduqué pour bouffer autre chose que de l'humain). Mais ça reste un traitement assez superficiel de la question.

Le film pourrait devenir intéressant puis se vautre.

Par contre, mention spéciale pour Kenneth Welsh qui pourrait être un sosie officiel de Robert De Niro ! Une perruque et hop ça ferait parfaite illusion ! Ça m'a pas mal impressionné (c'est dire si je m'ennuyais).

Voilà, c'est le dernier film de George A. Romero qui fini sa carrière avec moins de flamboyance. Merci l'artiste pour cette saga qui va voir arriver de nouveaux opus, enfin peut-être, ça a l'air compliqué.

Diary of the Dead

Histoire :

Des étudiants font un film d'horreur lorsqu'ils apprennent à la radio que vraisemblablement des morts reviendraient à la vie et tuerait des gens. Ils interrompent leur tournage pour rentrer chez leurs familles.

Certains décident de filmer absolument tout pour documenter les évènements et avoir des preuves de la réalité qui semble quelque peu divergente de ce que racontent les médias.

Ressenti :

George Romero a cédé à la mode du found footage et c'est pas forcément déconnant. L'excellent Rec a prouvé que zombies et found footage peuvent parfaitement s'allier et donner de supers films. Mais là c'est plutôt bof bof décevant.

Bon techniquement c'est du found footage donc avec de l'image qui secoue, c'est plus cru, moins travaillé dans les éclairages et tout. Et il y a quelques effets numériques pas des plus subtils en plus.

En plus l'histoire se déroule au tout début de l'arrivée des zombies alors que jusqu'à présent la saga avançait dans le temps et abordait des phases différentes. Là on revient donc au tout début avec tous les personnages qui découvrent le phénomène. Et en plus ils sont un peu nunuches dans le lot…

Globalement les personnages font pas mal de conneries dont certaines biens grossières et du coup bha ça agace. On a déjà vu mille fois des films d'horreur où les persos font des trucs qui vont forcément foirer. Pour l'instant la saga nous avait pas mal épargné sans pour autant épargner ses personnages mais non là c'est conneries sur conneries.

C'est le premier de la saga à me décevoir. C'est dommage parceque c'était pour l'instant un sans faute.

Voilà voilà…

The Villainess

Histoire :

Une jeune coréenne se retrouve officiellement morte mais récupérée par une organisation qui va la rééduquer, la former pour ensuite l'envoyer en mission pour abattre des cibles. Une fois relâché dans le monde normal avec sa jeune gamine, elle emménage dans un appartement en attendant ses missions.

Elle n'est cependant pas seule puisqu'un autre agent est envoyé à côté de chez elle, il a pour mission de tomber amoureux afin de la surveiller.

Ressenti :

Franchement, ça vous rappele pas un film français ? Ouaip c'est très inspiré du fameux Nikita de Luc Besson. Il y a d'ailleurs une scène très proche durant la lune de miel, dans une salle de bain.

Ça commence très très fort par une scène d'action en vue à la première personne plutôt impressionnante. C'est un simili plan séquence très intéressant à voir. Ça rapelle un peu *Hardcore Henry mais en plus sérieux.

Tout le film ne se déroule pas comme cela, mais la plupart des scènes d'actions si. Et c'est d'ailleurs le très gros point fort du film. À côté de ça, l'histoire est … rocambolesque au point où ça en est navrant.

Le montage alterne entre plusieurs timeline pour tenter de rendre le truc plus profond et plus abscons mais bon ça vole pas bien haut pour autant. Non vraiment ce film n'est sauvé que par ses scènes d'actions. Et là franchement ça décoiffe il y a même pas mal de trucs je me demande comment ils ont filmé. De la baston dans des espaces exigus, des salles avec des miroirs où l'on aperçoit pas la caméra, la caméra qui passe dans des fenêtres et compagnie… Bref, j'aimerai mieux voir un making-of de ces scènes que de me retaper le film.

Cry Macho

Histoire :

À la fin des années 70, Mike n'est plus que l'ombre de ce qu'il était : un formidable cowboy ayant brillé pour ses performances de rodéo. Mais il est désormais vieux et détruit par la mort de sa femme suite à un accident. Il se fait renvoyer par son ami.

Un an plus tard, son ami le recontacte et lui demande une faveur. Il veut récupérer son fils qui est maltraité par sa mère partie vivre au Méxique. Mike passe donc la frontière pour aller récupérer l'adolescent qui n'a jamais connu son père.

Ressenti :

Clint Eastwood est vraiment immortel ! C'est son quarantième film en tant que réalisateur en cinquante ans de carrière (de réalisateur) ! Et à 91 ans il se targue en plus de jouer dans ses films ! Et il en sort très fréquemment ! Et ils sont bons ! (ha et il a aussi composé un morceau pour le film et il l'a joué, d'ici une dizaine d'années il s'occupera aussi de fabriquer ses caméras, fera le script, préparera le pop-corn dans les cinoches et fera le doublage dans toutes les langues)

C'est une histoire de relations familliales et d'identité. Le propos ne casse pas trois pattes à un canard mais la réalisation est propre, c'est joli, bien rythmé du coup ça passe comme une lettre à la poste !

À son ptit niveau ça casse un peu l'image de la masculinité : ici, le protagoniste apprend au gamin que ça ne sert à rien d'être un gros dur. Bon, c'est pas non plus un pamphlet mais ça passe discrètos le message dans le film quand même.

Le film est agréable et touchant mais je sais pas si Clint Eastwood était forcément le meilleur acteur pour ça. Ça se voit qu'il commence vraiment à trainer la patte j'arrive pas à y croire quand je le vois coller une dérouillée à un gars de la trentaine… Il est vraiment parvenu à chopper le poulaga tout seul ? Et quand il monte sur le canasson sauvage, qu'il se fait secouer dans tous les sens… non j'arrive pas à y croire une seconde. Je suis sûr qu'on aurait pu trouver tout un tas d'autres acteurs moins vieux pour prendre ce rôle. Il semble constamment à deux doigts de s'effondrer le pauvre, ça fait un peu de peine.

En dehors de ça, il n'y a pas grand-chose à reprocher au film. C'est bien foutu, divertissant et ça passe bien.

Network

Histoire :

Un présentateur de journal télévisé est au bout du rouleau et annonce que la semaine suivante il se suiciderait en direct. La chaîne de télévision le retire immédiatement de l'antenne.

Le lendemain, elle lui permet cependant de revenir une dernière fois à l'antenne afin qu'il fasse ses adieux plus honorablement auprès de son public. À ce moment-là, le présentateur se lache et exprime sa lassitude et son ras-le-bol de la situation actuelle. La chaîne de télévision décide donc de lui couper l'antenne.

La réaction ultra positive du public dans les sondages et la présence d'article dans la presse papier donne l'idée à la chaîne de télévision de lui proposer de remanier le journal télé afin qu'il y donne son avis. Cette nouvelle formule rencontre un certain succès mais ça s'essouffle assez vite.

Un nouveau projet est lancé d'une émission où il aurait carte blanche avec d'autres présentateurs distribuant des infos sur un ton radicalement différent. Il se transforme petit à petit en gourou.

Ressenti :

Le film est assez étrange. J'ai du mal à me décider de savoir si j'ai aimé ou non.

On suit plusieurs personnages d'une part le fameux présentateur déchu puis gourou vedette qui semble de plus en plus taré d'une autre tout un tas de personnel qui gravite dans cette chaîne de téloche :

  • le directeur de l'information qui est pote avec le présentateur et le voit déraper progressivement.
  • la directrice des programmes toute jeune qui n'a en tête que les chiffres avec assez peu de morale et de scrupules
  • le directeur de je ne sais quoi qui souhaite se garantir une place haut-placé suite à la future fusion avec un conglomérat de médias
  • le directeur de la chaîne qui sent qu'il perd petit à petit du pouvoir surtout en vue du rachat
  • le directeur du conglomérat qui voit un prophète des temps modernes dans le présentateur

J'avoue avoir été un peu perdu au début de savoir qui fait quoi mais au final c'est pas si indispensable, on comprend quand même assez bien la dynamique entre tout ce petit monde.

J'ai quand même eu l'impression que le film risquait de s'éparpiller quand il évoque les terroristes qui n'ont au final quasiment aucun rôle si ce n'est de caractériser un peu plus certains protagonistes. Il y a déjà pas mal de monde avec des rôles pas forcément super défini et nous rajouter un peu de monde extérieur pour au final n'avoir qu'un petit impact (hum) c'était ptet de trop.

Le film est quand même cool avec des sujets qui sont encore d'actualité un demi-siècle plus tard même si il faut bien se l'avouer la télévision meurt à petit feu aujourd'hui. Les années 70 c'était quand même très marron/orangé… et visiblement on peut envoyer son patron se faire foutre et être bien vu de lui le lendemain…

C'est assez marrant de voir que les bureaux actuels n'ont plus grand-chose à voir avec les bureaux des années 70 mine de rien. Les téléphones y avaient un rôle capital alors qu'ils ont tendance à disparaitre aujourd'hui (au profit des portables) et bha … forcément à l'époque pas un seul ordi à portée de main. On y aperçoit des télex furtivement, la régie avec tous ses boutons … houlla mon côté geek reprend le dessus, il faut que je me calme.

À quand un remake en axant non plus sur la télévision mais sur les vidéos sur Internet avec pourquoi pas Logan Paul en acteur principal ?

Land of the Dead

Histoire :

Ça y est les zombies ont vraiment pris le dessus, les humains se sont réorganisés. Nous avons recréé un semblant de société dans des quartiers que l'on a sécurisé.

Des expéditions ont lieu la nuit pour looter un peu de matos, les riches habitent les hauts quartiers les pauvres se divertissent comme ils peuvent dans des jeux violents avec de la prostitution et tout.

Les inégalités sociales ne vont pas convenir à tout le monde.

Ressenti :

On sent qu'on a franchi un cap d'un point de vue modernité. Vingt ans après le précédent opus ça se remarque. Mais du coup ça perd un peu sa patine que j'appréciais, là ça fait de suite film un peu plus basique. Probablement que dans vingt ans il aura son ptit charme à lui (très certainement).

Le film continue d'aborder de nouveaux aspects d'une apocalypse zombies avec ici la restructuration des humains et la lente évolution des zombies. La survie s'organise petit à petit mais les humains en sont encore à piller les réserves de l'ancien monde pour survivre. Ils sont par contre pas mal préparés avec des véhicules adaptés pour ça, des armes, des process… bref ça s'est plutôt bien organisé.

Le film a gagné en ampleur avec des décors encore plus grands et surtout beaucoup plus d'humains et donc de costumes et tout. Ça a de l'allure et ça ne semble pas trop pourri d'effets numériques encore.

Dans les ptits clins d'œil on retrouve toujours Tom Savini pour un ptit caméo (c'est le monsieur effets spéciaux pratiques pour rappel, l'embettez pas, il bosse bien). On a aussi Simon Pegg et Nick Frost qui ont gagné la sympathie de George Romero himself pour leur Shaun of the Dead du coup ils ont droit à leur petite séquence.

spoil

Bon, chaque film montre une évolution des zombies. Là, ils commencent à être capables de communiquer entre eux.

Ils semblent également avoir des émotions de tristesse et semble pouvoir apprendre à se servir d'objet voir à s'expliquer des trucs. Une partie de leurs souvenirs d'antan peuvent leur être utile.

D'ailleurs ça se finit par le héro humain qui épargne un zombie en ayant de la compassion pour lui.

Bon, je suis pas contre l'évolution et tout, mais d'ici deux trois films il va y avoir des histoires d'amour humain/zombie ou quoi ?

C'est un épisode intéressant qui s'inscrit bien dans sa saga. Techniquement il est bien cool avec toujours du gore comme il faut, pas d'abus de numérique, une ambiance nocturne qui rend bien. Une ville-refuge plutôt bien montré avec les appartements classes et la "basse-cour". Les riches au pouvoir veillent à divertir les pauvres (la bonne vieille stratégie qui fonctionne) tout en les maintenant dans une situation merdeuse.

Bref, je vous le conseille.

Return of the Living Dead 2

Histoire :

Un baril contenant encore un zombie ainsi que le fameux gaz est en vadrouille par l'armée. Ce baril va se perdre et sera trouvé par trois morveux qui … vont finir par l'ouvrir.

Les morts reviennent à la vie.

Ressenti :

Je suis quelque peu déçu par cet opus. Le précédent était vraiment fun avec une brochette de personnage attachants et tout alors que là… Bof, on a déjà trois moutards vraiment jeunes, ensuite on a une seconde brochette de personnages qui eux passeront l'intégralité du film à paniquer et donc hurler. C'est assez fatigant et lassant.

Même l'humour n'atteint pas le même niveau, là on est dans la farce pataude bien moins inspirée. Visuellement ça s'est pas spécialement amélioré, les effets spéciaux sont passables mais du coup moins facilement excusables.

Là, les zombies peuvent visiblement être tués par électrocution ce qui annonce une fin un poil moins radicale que le précédent film (et tant mieux). C'est d'ailleurs bizarre d'appeler ce film “part 2” alors qu'au final le premier film est tout simplement ignoré, pas une référence, pas une mention. Pourtant raser une ville ça devrait quand même laisser quelques séquelles.

Cet opus est au final moins gore moins trash moins drôle, le précédent était parvenu à atteindre un délicat équilibre le rendant agréable mais là non, je me suis fait chier. Les musiques sont quand même assez sympa mais ça ne suffira pas à faire passer la pilule.

Bref, belle déception.

The Return Of The Living Dead

Histoire :

Alors que c'est son premier jour, Freddy découvre que dans le sous-sol de son entreprise contient un étrange tonneau. Il en discute avec son collègue qui lui apprend qu'il contient un mort revenu à la vie des suites d'expériences militaires.

Alors qu'ils sont en train de regarder le dit tonneau, une mauvaise manip a lieu : du gaz s'échappe ainsi que le mort-vivant.

Les deux employés parviennent à contenir le zombie mais ne peuvent le tuer malgré leurs efforts. Ils font intervenir leur patron qui décide de cramer le monstre dans le crématorium de son pote à la morgue de l'autre côté de la route.

Ressenti :

Ce film ne fait pas partie des films de zombies de George A Romero. Celui-là est d'ailleurs un concurrent sorti la même année que Day of the Dead et ici ce sont bien des “living dead” ! Ces zombies là ne meurent pas quand on leur pète la tête, les différents morceaux découpés continuent de vivre même après séparation. Ces zombies peuvent être assez rapides et ils sont d'ailleurs dotés de la parole. Ils sont même plutôt intelligents au point de monter des embuscades pour piéger leurs victimes.

Le ton du film est d'ailleurs beaucoup plus comique sans pour autant en faire une pure comédie. C'est un film plus léger un peu moins gore mais du coup bien plus fun. Le film est vraiment très typé années 80 et ça lui donne un aspect très agréable à regarder. Les looks des persos et les musiques sont tellement ancrés dans leur époque qu'on croirait presque une parodie des années 80. C'est un régal !

On suit deux groupes de personnages, les adultes qui sont assez dérangeants : ils bossent avec des cadavres, ils font des blagues dessus, ils … heu … sont juste assez bizarre. À côté de ça, on a une bande de jeunes avec tous un pur look (j'aurai aimé un film rien que sur eux !) qui vont faire les cons dans le cimetière (ça inclue se foutre à poil devant le monde pour certaine o___O ) d'à-côté. Ils seront comme vous vous en doutez aux premières loges.

Le jeu des acteurs est pas ouf, mais au final ça renforce la part de comédie du film donc c'est pas spécialement dérangeant. D'ailleurs j'avoue moins apprécier la vision des zombies de ce film. Leur côté immortel les rend bien plus menaçant et il ne peut y avoir qu'une conclusion très négative au final.

D'ailleurs contrairement aux films de Romero, ici, les effets spéciaux sont bien moins impressionnants. Ça reste potable hein, mais voilà.

Je ne pensais pas m'amuser autant avec ce film.

spoil J'ai trouvé la fin un peu rapide voir baclée.

Le principe de nuker une ville pour éradiquer la propagation je veux bien le concevoir mais là c'est fait avec tellement de froideur et sans réflêchir plus que ça… Et puis ça arrive tellement vite que … ça fait un drôle d'effet. J'imagine qu'il y a eu pas mal de coupe au montage pour que ça arrive à ce résultat, c'est un peu dommage. Et puis ça tranche radicalement avec le reste du film.

Tiens d'ailleurs, ici l'action se déroule à Louisville Kentucky. Cette ville sera très bientôt inclue dans le jeu Project Zomboid qui se déroule pour l'instant juste à côté. J'imagine que le choix de la ville n'est pas au hasard ^__^

Day of the Dead

Histoire :

Les zombies ont désormais supplanté les vivants mais une petite équipe de survivant en Floride s'est réfugié dans un abri sous-terrain. Quelques militaires, quelques scientifiques et quelques techniciens tentent de survivre mais l'entente n'est pas au beau fixe.

Les militaires sont particulièrement cons et violents (comme par hasard), les techniciens ne se mouillent pas vraiment et les scientifiques se retrouvent à faire des expériences un peu étranges voire carrément dérangeantes.

Ressenti :

C'est le troisième et dernier épisode de la trilogie d'origine des zombies de George A. Romero. Le niveau technique est encore monté d'un cran.

Les effets de gore sont encore mieux foutus, la couleur des maquillages est bien mieux maîtrisée (moins bleuâtre et le sang moins fluo). Les démembrements et compagnies sont sacrément bien foutus (bravo Tom Savini encore une fois).

J'ai beaucoup aimé cet épisode : il n'y a plus le côté rêve de gosse à squatter un mall mais il est vraiment cool avec les différents groupes d'humains qui cohabitent. Mais surtout le personnage de Bub est vraiment bien pensé et fa