Black Widow

Histoire :

Retour en arrière de quelques films dans le MCU, on est après Captain America : Civil War, les Avengers sont en froids. On suit les aventures de Black Widow alias Natasha Romanoff alias Scarlett Ingrid Johansson qui est en cavale.

Elle se fait attaquer par une personne mystérieuse qui tente de lui voler une valise qu'elle vient de recevoir sans avoir vu son contenu. Elle parvient à s'échapper de justesse et part se réfugier à Budapest où elle va retrouver sa petite sœur.

Ressenti :

Et bhé c'était vraiment très cool. J'arrivais à saturation des Marvel mais cette pause a fait du bien et ça fait plaisir de revoir un gros film du genre (gros budget, scènes d'action, CGI impecs…). On retrouve leur formule qui fonctionne encore vraiment bien.

Ce film marque la fin de Scarlett Johansson dans le MCU après un sacré paquet de participation. On a quelques nouveaux personnages sympas comme David Harbour qui fait un bon "Captain Russia". Faut dire que cet acteur est quand même pas mal fun.

Le film nous permet de voyager sans niquer notre bilan carbone : on se balade au Maroc, en Norvège, en Russie… on se fait bien plaisir. Et bha, production Marvel oblige, c'est visuellement très travaillé. C'est vraiment très propre et presque insipide : on passe d'un appart européen, à une ferme slave pour finir dans une station futuristico-militaire sans qu'aucun des lieux n'ait vraiment une grosse identité visuelle marquante. Ça devient générique (ou alors je suis blasé ?).

Musicalement c'est un peu pareil, ça sort de la musique assez épique et tout mais je sais pas … sur les Marvel ça reste vraiment pas mémorable. Ça fait le taff mais ça ne marque pas. Il y a juste un morceau qui m'a rappelé un peu la BO de Starcraft premier du nom (mais je ne retrouverai probablement pas le morceau en question).

quelques spoils

C'est assez cool d'avoir Florence Pugh qui joue Yelena Belova la sœur de Black Widow. C'est l'actrice principale de Midsommar sauf que là elle échange son rôle de victime déboussolée pour une tueuse badass. Et vu la scène post-générique (qui tease la série sur Hawkeye) on risque de la voir reprendre le flambeau de Black Widow.

Par contre ce qui est un poil décevant c'est que ce film entame un nouveau cycle (et donc une nouvelle phase) alors qu'il se passe chronologiquement avant d'autres films déjà sortis. Et puis on s'était déjà pris un Spiderman après la clôture qu'était Endgame … C'est un peu étrange comme timing du coup, d'autant plus que le film ne semble pas lancer de nouvelle grande intrigue.

Certe pour le premier cycle ça a mis du temps à se lancer mais le MCU n'était pas une machine rôdée et l'avenir des films n'étaient pas certains contrairement à maintenant. Bref, il reste à voir comment ça va s'enchaîner dans la suite.

Inside Man

Histoire :

C'est un braquage de banque à New-York. Les flics arrivent très tôt mais n'interviennent pas pour préserver la vie des otages.

Ressenti :

J'aime beaucoup les films de braquage. Je ne m'en lasse pas vraiment. Et celui-là est vraiment cool.

Est-ce que les braqueurs vont s'en sortir, comment, quel butin, combien d'otage sacrifiés ? Ça marche à tous les coups pour moi. Et là c'est avec un twist supplémentaire avec l'arrivée de Jodie Foster qui vient … touiller tout cela d'une façon assez innatendue.

L'histoire est vraiment chouette et ça aborde pas mal de sujets complémentaires sur le racisme, la violence, les traumas, les vieilles dettes… Bref, c'est pas juste un thriller basique.

Reprise de GoNib mon bot IRC en Golang

Ouai ça fait longtemps que je vous ai pas écrit. Une part de flemme mais aussi de pas trop savoir quoi écrire mais j'ai une autre excuse ! En ce moment je me suis beaucoup replongé dans Gonib mon bot IRC écrit en Golang.

Je l'ai commencé il y a deux ans avec une ptite série de poste à son propos. Et je n'y ai plus touché. Il a tourné parfaitement tout ce temps.

Il y a qu'un ptit truc qui me gonflait : les commandes sont case-sensitive et mon clavier android envoie une majuscule en début de phrase ce qui fait chier. Je voulais donc juste virer ça, histoire de plus me faire chier. Et puis au final, une fois ouvert le code : aoutch. Je ne me souvenais pas que c'était aussi long ce code source.

Et j'ai pris plaisir à lire les sources et recomprendre ce que j'avais fait. Et direct j'ai eu d'autres idées d'amélioration et voilà j'étais lancé.

debugPrint

Bon premier truc faire en sorte de pouvoir afficher différentes informations en fonction du niveau de débug. C'est tout con mais ultra pratique et plutôt que d'avoir à manuellement enlever/foutre des fmt.Println de partout pourquoi ne pas se faire une ptite commande perso pour ça ?

La commande est ultra simple, elle prend une string et un int en entrée pour juste le message à afficher ainsi que le niveau de débug nécessaire pour l'afficher. Bon au début j'ai fait le truc à l'envers puis je me suis ressaisi et maintenant plus le niveau est élevé plus j'affiche des trucs basiques.

Maintenant je suis pas sûr que le nom de la fonction soit très judicieux mais bon… c'est fait.

J'ai donc viré la quasi-totalité des fmt.Println qui ont été donc remplacé par des debugPrint.

Des variables globales de status

J'ai ajouté quelques variables globales afin de savoir si je suis connecté ou non, est-ce que je suis sur le salon, la connexion TCP éest-elle établie ? Quel est mon pseudo ? Quel est mon nom complet ? Tout ce genre de ptit truc.

Et en fonction de ce qui est reçu du serveur adapter leurs valeurs. J'en suis cependant au stade où j'ai des souvenirs de l'école où l'on m'a répété qu'il fallait éviter les variables globales, c'est pas beau, c'est dangeureux. Sauf que j'ai pas le souvenir du "pourquoi ?" et surtout "c'est pas bien, mais forcément pour telle utilisation c'est normale".

Du coup je sais pas si j'en ai une utilisation légitime ou non.

Et je me fais encore plus peur depuis que j'ai découvert que le compilo pouvait détecter comme un grand les race-conditions en ajoutant simplement -race dans la ligne d'éxécution. Et là … bha … j'en ai.

En gros il détecte que je lis et écris une même variable depuis plusieurs fonctions/routines différentes. Et bha oui et c'est chouette, non ? Comment faire autrement ? J'ai pas trop la solution actuellement.

Visiblement il faut passer par des channels et du coup les passer à toutes les fonctions qui en ont besoin. Et surtout j'ai l'impression que c'est bien pour envoyer les infos dans un sens mais dans l'autre sens… j'ai l'impression que c'est moins simple. C'est le gros point que j'aimerai améliorer prochainement mais j'ai pas encore trouvé la doc bien à ce sujet.

Parser

Bon la syntaxe du protocole IRC est simple. Donc faire un parser ça va être du gâteau, non ?

Et bhé en fait mouai. Je m'y suis repris à trois fois afin de faire un parser à peu près solide. Et tant qu'à faire j'ai séparé la partie parser de la partie action à réaliser.

Après avoir un peu mieux observé un peu tout ce qui provient du serveur je suis arrivé à ça :

[@tag] :source TYPE [destination] [option] [:contenu]

[@tag]

En gros le tag est la grande nouveauté d'IRCv3 et c'est donc parfaitement optionnel. Ça peut contenir des infos assez variées que je détaille plus loin. Ça commence par un "@" et ça contient en vérité plusieurs tags. Exemple : @msgid=UXY5o0fonahKTQI3EiEL3I;time=2021-07-15T14:35:45.173Z

:source

La source indique qui est à l'origine d'un message. Elle y est toujours et commence par ":" . Ça peut être le nom du serveur s'il s'agit d'un message serveur ou bien être un utilisateur. Exemple : Lord!Lord@geeknode.fuckyeah

TYPE

Le type de message reçu. Il y a plein de types de message, les PRIVMSG (les messages classiques), les NOTICE, les KICK, les TOPIC, bref il y a de quoi faire. D'ailleurs à ce propos, sur IRC il n'y a pas de différence entre un message pour un salon et un message personnel, juste la destination va changer. Dans les TYPE on retrouve également tous les numerics, qui sont des informations renvoyées par le serveur. On trouve une liste pas mal du tout sur cette page. Exemple : PRIVMSG

[destination]

Il s'agit bha … ouai du destinataire d'un message. C'est donc souvent un nom de salon, le nom de quelqu'un ou parfois directement le nom du serveur. Ce champ est presque tout le temps rempli mais il existe de rares messages (biensûr quand j'écris je ne me souviens plus desquels) qui n'en ont pas. Il faut donc prévoir le cas où c'est vide. Exemple : #testage

[option]

J'ai appelé ce champ option car bha au début je pensais que c'était le seul optionnel… En gros ce champ complémente parfois le champ TYPE. C'est notamment le cas pour les CAP qui ont des sous-commandes qui sont alors présentes dans ce champs. Exemple : LS

[:contenu]

Le dernier champ est le contenu. Il commence par un ":" et contrairement à ce que je pensais n'est même pas obligatoire (source d'emmerde). Certains NUMERICS n'ont pas de contenu (ce qui est illogique ma foi). C'est la partie qui contient les messages à proprement écrit. Pour les messages de TYPE "fonctionnels" ça contient souvent la raison, ou du facultatif. Exemple : :asv ?

Et du coup ?

Bha je me suis fait une ptite fonction à qui j'envoie une string, un séparateur et qui me renvoie deux string : la partie de la string avant séparateur et la partie de la string après le séparateur. Si le séparateur n'est pas trouvé, ça me renvoie dans la première string toute la string d'entrée. Étrangement je n'ai pas trouvé de fonction dans la libs strings qui fasse ça.

Il ne me reste plus qu'à appeler cette fonction plusieurs fois afin d'extraire chaque morceau de ma ligne. Au final le parser ne fait plus que dix lignes et semble s'accomoder de tout ce que lui envoie le serveur.

Le parser créer ensuite une struct ParsedMessage qui contient toutes les strings des différents morceaux. Cette struct est envoyée à la fonction processMessage qui s'occupera de traiter tout ça :-)

J'en suis plutôt content parcequ'au bout de quatre versions j'ai le sentiment d'être parvenu au résultat nickel.

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cette partie
if msg[:1] == "@" { msg , message_tag = extractUntil(msg," ") }
if msg[:1] == ":" {
    msg , message_source = extractUntil(msg," ")
    message_source = message_source[1:]
}
msg , message_type = extractUntil(msg," ")
if msg[:1] != ":" { msg , message_destination = extractUntil(msg," ") }
if msg[:1] != ":" { msg , message_option = extractUntil(msg," :") }
if msg[:1] == ":" { message_content = strings.TrimSuffix(msg[1:]," ") }

return ParsedMessage{msg_tag: message_tag, msg_source: message_source, msg_type: message_type, msg_destination: message_destination, msg_content: message_content, msg_option: message_option}

Go fmt

Ouai je l'avais pas fait avant. Mais maintenant c'est bon, j'essaye d'y penser régulièrement.

Cette commande permet de s'occuper du formattage des fichiers sources. Ça met les bons espace, ça indente tout comme il faut… bref c'est cool.

Je me retrouvais avec des fichiers avec des tabs et des espaces vu que les éditeurs de texte s'évertuent à ajouter l'un ou l'autre par défaut ou à ne pas afficher l'indentation présente mais la leur. Bref, en faisant un cat sur le fichier c'était le gros bordel.

Hop maintenant c'est propre et cohérent.

Module Détection de SHUN

Sur IRC, les ircop (ceux qui gèrent le serveur) ont une commande géniale qui permet de faire en sorte d'ignorer tout ce qu'envoie un client sauf les PING/PONG. Ça a pour effet d'isoler un relou qui emmerde tout le monde. Il ne se rend pas compte que ce qu'il envoie ne parvient pas aux autres personnes.

J'ai donc ajouté un ptit moyen de détecter ça sur mon bot au cas où… Bon en vrai c'était juste pour voir la faisabilité. Moralité : c'est ultra simple.

Il suffit de s'envoyer régulièrement un message à soi-même et de vérifier qu'on le reçoit. Voilà j'ai mis ça en place à côté de la détection de ping timeout.

Module quizz

L'été est là et ce sont des vacances pour pas mal de monde. Qui n'aime pas un ptit quizz entre amis ?

À une époque IRC débordait de ces bots de jeux et je suis triste de ne plus en avoir. Donc j'ai fait le mien \o/

Le principe est super simple : Un fichier CSV avec sur chaque ligne la réponse, la question, un indice, un second indice.

Lorsque quelqu'un demande un quizz, on choppe une ligne aléatoire du fichier et on pose la question, on démarre un timer. Tous les messages qui arrivent pendant le timer sont testées pour voir si ça correspond à la réponse. Au bout d'un premier timer on balance un indice, puis au second timer, un deuxième indice puis au troisième c'est perdu. Bien entendu une bonne réponse met fin à tout.

En cas de bonne réponse, on lit le fichier de score, on cherche si une ligne commence par le pseudo si c'est le cas incrémente l'int des points, si c'est pas le cas on rajoute une ligne. Voilà c'est tout bête.

J'ai pas envie de me faire chier avec l'affichage des points pour le moment et encore moins pour le tri. Pas envie de faire d'algo, si vraiment je m'y attèle ça sera hors du bot via une filouterie à base de commandes shell :-°

Module TODO

Bon, mon module TODO avait un ptit bug foireux. Il m'ajoutait parfois des lignes vides (et donc des todo vides).

J'ai donc jeté et refait de 0 la gestion de fichier. Et c'est bon ça marche.

En gros je lis la todo en entier et je la fous en mémoire. Je fais les modifs dans la mémoire et je réécris intégralement le fichier.

C'est pas optimisé mais franchement vu la taille de la todo, ça ira largement. Ce bug traînait depuis deux ans et je ne comprenais pas comment il pouvait se produire et en bossant sur le module de quizz j'ai eu le même truc et j'ai compris ma connerie. Comme quoi si vous avez un souci sur bug, faites deux ans de pause et pouf vous aurez l'illumination directe.

Support IRCv3

Quitte à faire un bot IRC en 2021, autant qu'il soit compatible avec une partie des specs de IRCv3. Ces specs ajoutent pas mal de trucs plus ou moins utiles.

Un gros morceau sont donc les message-tags.

Faut bien voir qu'IRCv3 reste pleinement compatible avec le protocole d'antan. Il faut donc que les deux versions du protocole puissent coexister. Ce qui a été décidé est assez simple c'est lors de la connexion, un client en IRCv3 peut négocier des CAPS qui vont activer ou non certaines extensions du protocole.

Comme ça un client non compatible reste comme d'hab alors qu'un nouveau aura droit à quelques variations dans le protocole.

message-tags

Une grande partie de ces extensions utilisent donc les tags qui sont un morceau de texte que l'on retrouve en début de ligne avec donc différentes infos supplémentaires. Ça peut être juste l'horodatage des messages (ouai initialement, les messages ne le sont pas, c'est au client de le faire de son côté ce qui fait que selon l'horloge des clients un même message peut être affiché comme étant arrivé à une heure complètement différente). On a également des id permettant d'avoir un identifiant unique sur un message (pratique si on le combine à d'autres extensions comme par exemple des réactions). Il est possible d'y ajouter des tags custom par les clients ce qui peut amener à plein de ptites joyeusetés complémentaires (certains clients envisagent d'envoyer une url vers une image pour servir d'avatar). Dans les tags on retrouve également de la notification de personne en train d'écrire. Bref tout un tas de trucs divers et variés.

Dans mon cas pour l'instant j'ai juste fait en sorte que le parser puisse recevoir ces tags sans planter ce qui est déjà pas mal à mon niveau.*

Négociation des CAPS

Pour activer ces nouveautés, il faut les demander au serveur lors de la phase de connexion. J'en demande un paquet et je stock le résultat dans une map de booléen. Ça me permet d'avoir un tableau avec tout ça.

J'ai découvert la joie des mutex afin de pouvoir remplir ce tableau en écriture et le consulter en lecture sans causer de souci. Bon j'ai rien fait de bien poussé, juste suffisamment pour que ça m'explose plus à la gueule.

Au début ça fonctionnait sans rien faire avec le niveau de débug max, mais lorsque je l'ai baissé, le programme tournant un chouilla plus vite, j'ai eu de la lecture en même temps que de l'écriture ce qui m'a planté le truc.

Par chance le message d'erreur est plutôt explicite avec le numéro de ligne et tout qui va bien. Un coup de moteur de recherche plus tard et hop j'avais une solution à appliquer.

extended-join

Une CAP en particulier est l'extended-join qui permet d'avoir quelques infos en plus quand quelqu'un rejoint un salon. Le souci c'est que du coup la syntaxe de la commande JOIN est quelque peu chamboulée (trois fois rien, hein) du coup j'ai rajouté une condition en fonction du tableau précédent afin de savoir si la CAP est activée ou non et en fonction de ça processer différemment le JOIN.

C'est mon premier cas où il a fallu que j'adapte mon process en fonction des CAPS. Je suis content que ça fonctionne comme sur des roulettes. Je suis cependant juste un peu déçu quant à la syntaxe : je n'ai pas réussi à récupérer la valeur pour l'utiliser directement dans le if, j'ai été obligé de récupérer la valeur dans une variable qui est ensuite utilisé dans le if…

Un peu dommage.


Bon bha voilà, j'ai encore pas mal de trucs à faire dessus. Le bot culmine à 750 lignes de codes (bon avec des commentaires et des lignes vides, hein).

J'aimerai vraiment m'atteler au souci de race-conditions et mieux comprendre la bonne façon de gérer des variables globales (qui ne devraient probablement pas être globales). Voilà voilà.

gonib.go
  1package main
  2
  3import (
  4	"bufio"
  5	"flag"
  6	"fmt"
  7	"io"
  8	"io/ioutil"
  9	"math/rand"
 10	"net"
 11	"os"
 12	"strconv"
 13	"strings"
 14	"sync"
 15	"time"
 16)
 17
 18var bleu string = "\033[1;34m"
 19var rouge string = "\033[1;31m"
 20var vert string = "\033[1;32m"
 21var jaune string = "\033[1;33m"
 22var violet string = "\033[1;35m"
 23var cyan string = "\033[1;36m"
 24var normal string = "\033[0m"
 25var dim string = "\033[2m"
 26var me string
 27var server string
 28var port string
 29var nick string
 30var wanted_nick string
 31var channel string
 32var lport string
 33var debug int = 0
 34var todofile string = "/home/nib/todo"
 35var datelayout string = "02/01/06"
 36var tdatelayout string = "02/01/06 - 15:03:05"
 37var onchan bool = false
 38var connected bool = false
 39var cap_messagetags int = 0 //sert comme booléen mais permet de shifter le parsing
 40var quizz_on bool = false
 41var quizz_reponse chan ParsedMessage
 42var enabled_caps = make(map[string]bool)
 43var enabled_caps_mutex = sync.RWMutex{}
 44
 45var sender chan Message
 46var rawsender chan string
 47var AliveLoop chan bool
 48var pong chan bool
 49
 50type Ircconnection struct {
 51	Server   string
 52	Port     string
 53	Timeouts int
 54	Conn     net.Conn
 55	Receiver chan string
 56	//	Pong              chan bool
 57	counter           int
 58	Struct            chan Message
 59	StopHandleCounter chan bool
 60	StopInteract      chan bool
 61}
 62
 63type ParsedMessage struct {
 64	msg_tag         string
 65	msg_source      string
 66	msg_type        string
 67	msg_destination string
 68	msg_content     string
 69	msg_option      string
 70}
 71type Message struct {
 72	msg   string
 73	dest  string
 74	level int // le Level correspond à l'importance du message. 10 ce sont les messages normaux. En dessous ça sera plus du debug (par exemple les Pings), en fonction de la couleur on peut décider de ne pas afficher, ou d'afficher avec une certaine couleur
 75}
 76
 77func (connection *Ircconnection) Connect() {
 78	var TcpConnected bool = false
 79	for !TcpConnected {
 80		var err error
 81		connection.Conn, err = net.Dial("tcp", server+":"+port)
 82		fmt.Println(rouge + "Connection to " + server + ":" + port + normal)
 83		if err != nil {
 84			fmt.Println(err)
 85			time.Sleep(time.Duration(connection.Timeouts) * time.Second)
 86		} else {
 87			TcpConnected = true
 88		}
 89	}
 90	connection.Receiver = make(chan string)
 91	connection.Struct = make(chan Message)
 92	connection.StopHandleCounter = make(chan bool)
 93	connection.StopInteract = make(chan bool)
 94	connection.Timeouts = 0
 95	counter_updater := make(chan bool)
 96	go io.Copy(connection.Conn, os.Stdin)
 97	go connection.handleIncoming()
 98	go connection.handleCounter(counter_updater)
 99	go connection.Interact(counter_updater)
100	rawsender <- "CAP LS 302"
101	rawsender <- "NICK " + wanted_nick
102	rawsender <- "USER " + wanted_nick + " 0.0.0.0 " + wanted_nick + " :" + wanted_nick + " bot"
103	rawsender <- "CAP REQ :message-tags"
104	rawsender <- "CAP REQ :batch"
105	rawsender <- "CAP REQ :extended-join"
106	rawsender <- "CAP REQ :chghost"
107	rawsender <- "CAP REQ :cap-notify"
108	rawsender <- "CAP REQ :userhost-in-names"
109	rawsender <- "CAP REQ :multi-prefix"
110	rawsender <- "CAP REQ :away-notify"
111	rawsender <- "CAP REQ :account-notify"
112	rawsender <- "CAP REQ :server-time"
113	rawsender <- "CAP REQ :echo-message"
114	rawsender <- "CAP REQ :labeled-response"
115	rawsender <- "CAP END"
116
117	for !connected {
118		time.Sleep(200 * time.Millisecond)
119	}
120	rawsender <- "JOIN :" + channel
121	go connection.StatusCheck()
122}
123func (connection *Ircconnection) Disconnect() {
124	onchan = false
125	connected = false
126	cap_messagetags = 0
127	defer debugPrint("Fermeture Disconnect()", 0)
128	fmt.Println(vert + "On coupe" + rouge + " la connexion !" + normal)
129	connection.StopHandleCounter <- true
130	connection.StopInteract <- true
131	connection.Conn.Close()
132	go connection.Connect()
133}
134func NewIrcconnection() Ircconnection {
135	return Ircconnection{Server: server, Port: port, Timeouts: 5}
136}
137func (connection *Ircconnection) handleIncoming() {
138	defer debugPrint("Fermeture connection.handleIncoming()", 0)
139	scanner := bufio.NewScanner(connection.Conn)
140	for scanner.Scan() {
141		ln := scanner.Text()
142		connection.Receiver <- ln
143	}
144}
145
146func (connection *Ircconnection) Interact(counter_updater chan bool) {
147	defer debugPrint("Fermeture connection.Interact()", 0)
148	for {
149		select {
150		case writer := <-sender:
151			if connection.counter < 5000 {
152				counter_updater <- true
153			}
154			fmt.Println("\t"+jaune+">>> PRIVMSG "+normal+writer.dest+" :"+writer.msg+" //"+jaune+"[", connection.counter, "]"+normal)
155			io.WriteString(connection.Conn, "PRIVMSG "+writer.dest+" :"+writer.msg+"\n")
156			time.Sleep(time.Duration(connection.counter) * time.Millisecond)
157		case rawwriter := <-rawsender:
158			if connection.counter < 5000 {
159				//counter_updater <- true
160			}
161			if debug > 0 {
162				fmt.Println("\t"+rouge+">>> "+normal+rawwriter+" //"+jaune+"[", connection.counter, "]"+normal)
163			}
164			io.WriteString(connection.Conn, rawwriter+"\n")
165			time.Sleep(time.Duration(connection.counter) * time.Millisecond)
166		case reader := <-connection.Receiver:
167			parsedMessage := parseIrc(connection, reader)
168			go processMessage(parsedMessage)
169		case <-connection.StopInteract:
170			return
171
172		}
173	}
174}
175
176func (connection *Ircconnection) StatusCheck() {
177	defer connection.Disconnect()
178	defer debugPrint("Fermeture connection.StatusCheck()", 0)
179	var ShunTimeouts int = 0
180	for {
181		time.Sleep(60 * time.Second)
182		// Vérif de la disponibilité du pseudo
183		if nick != wanted_nick {
184			debugPrint("Pseudo "+nick+" différent de "+wanted_nick, 2)
185			rawsender <- "NICK " + wanted_nick
186		}
187		// Vérif de la connexion au salon désiré
188		if !onchan {
189			rawsender <- "JOIN " + channel
190		}
191		// Vérif du PING du serveur
192		debugPrint("\t"+jaune+"CHECK: "+bleu+"PING "+normal+me, 2)
193		rawsender <- "PING " + me
194		select {
195		case <-pong:
196			connection.Timeouts = 0
197			//time.Sleep(10 * time.Second)
198		case <-time.After(2 * time.Second):
199			connection.Timeouts++
200			fmt.Println(rouge+"Timeout ", connection.Timeouts)
201			if connection.Timeouts > 5 {
202				fmt.Println(rouge + "Ping Timeout du serveur !" + normal)
203				return
204				connection.Disconnect()
205			}
206		}
207		// Vérif shun
208		debugPrint("\t"+jaune+"CHECK: "+bleu+"PRIVMSG "+normal+nick+":AUTOCHECK", 2)
209		sender <- Message{msg: "AUTOCHECK", dest: nick, level: 12}
210		select {
211		case <-AliveLoop:
212			ShunTimeouts = 0
213		case <-time.After(2 * time.Second):
214			ShunTimeouts++
215			fmt.Println(rouge+"ShunTimeout ", ShunTimeouts)
216			if ShunTimeouts > 2 {
217				fmt.Println(rouge + "Shun Timeout du serveur !" + normal)
218				connection.Disconnect()
219				return
220			}
221		}
222	}
223}
224
225// Futur système anti-flood. tout pourri pour le moment.
226func (connection *Ircconnection) handleCounter(counter_updater <-chan bool) {
227	defer debugPrint("Fermeture de connection.handleCounter()", 0)
228	for {
229		select {
230		case <-connection.StopHandleCounter:
231			return
232		case <-counter_updater:
233			connection.counter = connection.counter + 100
234		default:
235			time.Sleep(time.Duration(connection.counter+500) * time.Millisecond)
236			if connection.counter > 0 {
237				connection.counter -= 50
238			} else {
239				connection.counter = 0
240			}
241		}
242	}
243}
244
245/////////////////// MAIN //////////////////////////////////////
246func main() {
247	sender = make(chan Message, 3)
248	rawsender = make(chan string)
249	AliveLoop = make(chan bool)
250	pong = make(chan bool)
251	quizz_reponse = make(chan ParsedMessage)
252
253	flag.StringVar(&server, "server", "localhost", "Server hostname to connect to")
254	flag.StringVar(&port, "port", "6667", "Which port to connect to")
255	flag.StringVar(&wanted_nick, "nick", "bab", "Which nickname you want to use")
256	flag.StringVar(&channel, "channel", "#lms", "Which channel to join")
257	flag.StringVar(&lport, "lport", "4321", "Which port to listen incoming connections")
258	flag.IntVar(&debug, "debug", 0, "Enable debug messages")
259	flag.Parse()
260
261	connection := NewIrcconnection()
262	connection.Connect()
263
264	in, err := net.Listen("tcp", ":"+lport)
265	check(err)
266	defer in.Close()
267
268	for {
269		inconn, err := in.Accept()
270		if err != nil {
271			fmt.Println(err)
272			continue
273		}
274		go handleIncoming(inconn, connection)
275	}
276
277}
278
279// ------------------
280// Côté IRC
281// ------------------
282
283func parseIrc(connection *Ircconnection, msg string) ParsedMessage {
284	debugPrint("\t\t"+cyan+"<< "+normal+msg, 3)
285
286	var message_tag string = ""
287	var message_source string = ""
288	var message_type string = ""
289	var message_destination string = ""
290	var message_option string = ""
291	var message_content string = ""
292	// PARSER 3
293	if msg[:1] == "@" {
294		msg, message_tag = extractUntil(msg, " ")
295	}
296	if msg[:1] == ":" {
297		msg, message_source = extractUntil(msg, " ")
298		message_source = message_source[1:]
299	}
300	msg, message_type = extractUntil(msg, " ")
301	if msg[:1] != ":" {
302		msg, message_destination = extractUntil(msg, " ")
303	}
304	if msg[:1] != ":" {
305		msg, message_option = extractUntil(msg, " :")
306	}
307	if msg[:1] == ":" {
308		message_content = strings.TrimSuffix(msg[1:], " ")
309	}
310
311	//fmt.Println("tag ["+bleu+message_tag+normal+"] src ["+bleu+ message_source+normal+"] type ["+bleu+ message_type+normal+"] dst ["+bleu+ message_destination+normal+"] option ["+bleu+ message_option+normal+"] content ["+bleu+ message_content+normal+"]")
312	return ParsedMessage{msg_tag: message_tag, msg_source: message_source, msg_type: message_type, msg_destination: message_destination, msg_content: message_content, msg_option: message_option}
313
314}
315
316func processMessage(parsedMessage ParsedMessage) {
317	debugPrint(violet+"Message_tag ["+normal+parsedMessage.msg_tag+violet+"] source ["+normal+parsedMessage.msg_source+violet+"] type ["+normal+parsedMessage.msg_type+violet+"] destination ["+normal+parsedMessage.msg_destination+violet+"] option ["+normal+parsedMessage.msg_option+violet+"] content ["+normal+parsedMessage.msg_content+violet+"]"+normal, 5)
318
319	if parsedMessage.msg_type == "PING" {
320		rawsender <- "PONG :" + parsedMessage.msg_content
321		return
322	}
323	switch parsedMessage.msg_type {
324	case "CAP":
325		if parsedMessage.msg_option == "ACK" {
326			enabled_caps_mutex.Lock()
327			enabled_caps[parsedMessage.msg_content] = true
328			enabled_caps_mutex.Unlock()
329		}
330		return
331
332	case "001":
333		connected = true
334		nick = parsedMessage.msg_destination
335		me = parsedMessage.msg_content[strings.LastIndex(parsedMessage.msg_content, " ")+1:]
336		return
337	case "NOTICE":
338		// Auto Invite on Knock
339		if parsedMessage.msg_content == ":[Knock]" {
340			//io.WriteString(connection.Conn, "invite "+elements[5][0:strings.IndexAny(elements[5], "!")]+" "+channel+"\n")
341		}
342		return
343	case "JOIN":
344		// @msgid=sBqscFhVMaV9uQMOxJsAcb-uxRnr6kSWCSBVDMvd22ufA;time=2021-07-13T23:07:17.218Z :gonib!gonib@2a01:cb1d:8c37:7f00:7285:c2ff:fe62:b714 JOIN #testage * :gonib bot
345		// @msgid=B7Bk1vWoztQeTBWRQZeyAU-uxRnr6kSWCSBVDMvd22ufA;time=2021-07-13T23:09:06.420Z :gonib!gonib@2a01:cb1d:8c37:7f00:7285:c2ff:fe62:b714 JOIN :#testage
346		var new_chan string
347		enabled_caps_mutex.RLock()
348		extended_join := enabled_caps["extended-join"]
349		enabled_caps_mutex.RUnlock()
350		if extended_join {
351			new_chan = parsedMessage.msg_destination
352		} else {
353			new_chan = parsedMessage.msg_content
354		}
355		if Nick(parsedMessage.msg_source) == nick {
356			debugPrint("On join "+new_chan, 0)
357			sender <- Message{msg: "Bonjour " + new_chan + " :-)", dest: new_chan, level: 10}
358		} else {
359			sender <- Message{msg: "Bienvenue " + Nick(parsedMessage.msg_source), dest: new_chan, level: 10}
360		}
361		return
362	case "PONG":
363		pong <- true
364		//FIXME !! connection.Pong <- true
365	case "PART":
366		if Nick(parsedMessage.msg_source) == nick && parsedMessage.msg_content == channel {
367			onchan = false
368			debugPrint(rouge+"On vient de quitter "+channel+normal, 0)
369		}
370		return
371	case "MODE":
372		return
373	case "TOPIC":
374		return
375	case "NICK":
376		if parsedMessage.msg_source == nick {
377			nick = parsedMessage.msg_content
378		}
379		return
380	case "KICK":
381		if parsedMessage.msg_content == nick {
382			debugPrint(rouge+"On s'est fait kicker de "+parsedMessage.msg_destination+" par "+parsedMessage.msg_source+normal, 0)
383			onchan = false
384		}
385		return
386	case "QUIT":
387		if Nick(parsedMessage.msg_source) == nick {
388			debugPrint(rouge+"On vient de se déconnecter"+normal, 0)
389			onchan = false
390			connected = false
391		}
392		return
393	case "ERROR":
394		debugPrint(rouge+parsedMessage.msg_content+normal, 0)
395		connected = false
396		onchan = false
397		return
398	case "319":
399		if !strings.Contains(parsedMessage.msg_content, channel) {
400			onchan = false
401			debugPrint(rouge+"On n'est pas connecté au salon"+normal, 0)
402		} else {
403			onchan = true
404		}
405		return
406	case "433":
407		if !connected { //pseudo déjà utilisé au moment de la connexion
408			debugPrint(rouge+"PSEUDO OCCUPÉ LORS DE LA CONNEXION"+normal+" on passe à "+wanted_nick+"_", 0)
409			rawsender <- "NICK " + wanted_nick + "_"
410			//io.WriteString(connection.Conn, "NICK "+wanted_nick+"_ \n")
411		} else {
412			fmt.Println(vert + "le pseudo " + parsedMessage.msg_content + " est déjà utilisé, on reste sur " + nick + normal)
413		}
414		return
415	case "PRIVMSG":
416		if parsedMessage.msg_source == me && parsedMessage.msg_destination == nick && parsedMessage.msg_content == "AUTOCHECK" {
417			AliveLoop <- true
418			return
419		}
420		fmt.Println("\t\t" + bleu + "<< " + normal + parsedMessage.msg_destination + " " + Nick(parsedMessage.msg_source) + " |" + parsedMessage.msg_content)
421
422		if quizz_on {
423			quizz_reponse <- ParsedMessage{msg_source: parsedMessage.msg_source, msg_content: parsedMessage.msg_content, msg_type: parsedMessage.msg_type, msg_tag: ""}
424		}
425
426		if parsedMessage.msg_content == "quizz" {
427			if quizz_on {
428				return
429			}
430			quizz_on = true
431			go quizz()
432		}
433		if len(parsedMessage.msg_content) > 1 {
434			var elements []string = strings.Fields(parsedMessage.msg_content)
435			switch elements[0] {
436			case "dig":
437				if len(elements) > 1 {
438					ip, err := net.LookupIP(elements[1])
439					if err != nil {
440						sender <- Message{msg: "Erreur de résolution DNS.", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 11}
441						return
442					}
443					for i := 0; i < len(ip); i++ {
444						sender <- Message{msg: ip[i].String(), dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
445					}
446				} else {
447					sender <- Message{msg: "Il faut un argument supplémentaire", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
448				}
449				return
450			case "up":
451				if len(elements) > 2 {
452					_, err := net.Dial("tcp", elements[1]+":"+elements[2])
453					if err != nil {
454						sender <- Message{msg: elements[1] + ":" + elements[2] + " est non joignable", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
455					} else {
456						sender <- Message{msg: elements[1] + ":" + elements[2] + " : OK", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
457					}
458				} else {
459					sender <- Message{msg: "Syntaxe : up nom port", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
460				}
461				return
462			}
463		}
464		return
465	default:
466		//debugPrint(rouge+"PAS COMPRIS : "+parsedMessage.msg_content+normal)
467		return
468	}
469}
470
471func aReimplementer(connection *Ircconnection, msg string, elements []string) {
472	if len(elements) > 3 {
473		switch elements[3] {
474		case ":heure":
475			sender <- Message{msg: "Paies-toi une montre vaut rien!", dest: channel, level: 5}
476		case ":todo":
477			if len(elements) <= 4 {
478				todoList()
479			} else {
480				switch elements[4] {
481				case "add":
482					item := ""
483					for i := 5; i < len(elements); i++ {
484						item = item + elements[i] + " "
485					}
486					todoAdd(item)
487					sender <- Message{msg: "Ajout à la todo", dest: channel, level: 10}
488				case "del":
489					item, err := strconv.ParseInt(elements[5], 10, 32)
490					if err != nil {
491						sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 11}
492					}
493					todoDel(int(item) - 1)
494					sender <- Message{msg: "Suppression de l'item", dest: channel, level: 10}
495				}
496			}
497		case ":plot", ":Plot":
498			if len(elements) == 8 {
499				plotArgs := elements[4] + " " + elements[5] + " " + elements[6] + " " + elements[7]
500				plotAdd(plotArgs)
501			} else {
502				sender <- Message{msg: "conso gaz elec eau", dest: channel, level: 10}
503				sender <- Message{msg: "poids peupeu bab lord", dest: channel, level: 10}
504			}
505		}
506	}
507}
508
509// -----------------
510// Commandes du bot
511// -----------------
512
513func todoList() {
514	file, err := os.Open(todofile)
515	if err != nil {
516		file, e := os.Create(todofile)
517		if e != nil {
518			sender <- Message{msg: e.Error(), dest: channel, level: 11}
519		}
520		defer file.Close()
521	}
522	defer file.Close()
523	scanner := bufio.NewScanner(file)
524	var index int = 0
525	for scanner.Scan() {
526		index++
527		sender <- Message{msg: strconv.Itoa(index) + ": " + scanner.Text(), dest: channel, level: 10}
528	}
529
530}
531
532func todoAdd(item string) {
533	file, err := os.OpenFile(todofile, os.O_APPEND|os.O_CREATE|os.O_WRONLY, 0644)
534	if err != nil {
535		sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 12}
536	}
537	defer file.Close()
538	writer := bufio.NewWriter(file)
539	defer writer.Flush()
540	sender <- Message{msg: "Ajout : " + item, dest: channel, level: 10}
541	now := time.Now().Format(datelayout)
542	fmt.Fprint(file, now, " ", item, "\n")
543}
544
545func todoDel(item int) {
546	input, err := ioutil.ReadFile(todofile)
547	if err != nil {
548		sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 11}
549	}
550	lines := strings.Split(string(input), "\n")
551	linesout := make([]string, 0)
552	for i, todo := range lines {
553		if i != item && string(todo) != "" {
554			linesout = append(linesout, todo)
555		}
556	}
557	output := strings.Join(linesout, "\n")
558	err = ioutil.WriteFile(todofile, []byte(output), 0644)
559	if err != nil {
560		sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 11}
561	}
562}
563
564func plotAdd(incoming string) {
565	var args []string = strings.Fields(incoming)
566	if args[0] != "conso" && args[0] != "poids" {
567		sender <- Message{msg: "Seul 'poids' ou 'conso' sont acceptés", dest: channel, level: 12}
568		return
569	}
570	var filePath string = "/var/www/lord.re/graph/" + args[0] + ".csv"
571	fmt.Println("le fichier est " + filePath)
572	file, err := os.OpenFile(filePath, os.O_APPEND|os.O_CREATE|os.O_WRONLY, 0644)
573	if err != nil {
574		sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 12}
575	}
576	defer file.Close()
577	writer := bufio.NewWriter(file)
578	defer writer.Flush()
579	now := time.Now().Format(datelayout)
580	fmt.Fprint(file, now, ",", args[1], ",", args[2], ",", args[3], "\n")
581	sender <- Message{msg: "C'est plotté ! https://lord.re/graph", dest: channel, level: 10}
582}
583
584func quizz() {
585	defer func() {
586		sender <- Message{msg: "C'est fini pour cette passionnante partie de quizz. À une prochaine ;-)", dest: channel, level: 10}
587		quizz_on = false
588	}()
589	sender <- Message{msg: "C'est parti !", dest: channel, level: 10}
590	var max_indice int = 3
591	var nbr_indice int = 0
592
593	bonne_reponse, question, indice1, indice2 := randomQuizz()
594	sender <- Message{msg: question, dest: channel, level: 10}
595	for {
596		select {
597		case reponse := <-quizz_reponse:
598			debugPrint("Quizz réponse : "+reponse.msg_content+" | emetteur :"+reponse.msg_source, 5)
599			if reponse.msg_content == bonne_reponse {
600				sender <- Message{msg: "C'est gagné " + Nick(reponse.msg_source), dest: channel, level: 10}
601				quizzUpScore(Nick(reponse.msg_source))
602				return
603			}
604		case <-time.After(30 * time.Second):
605			nbr_indice++
606			debugPrint("Nbr_indice : "+strconv.Itoa(nbr_indice), 5)
607			if nbr_indice == 1 {
608				sender <- Message{msg: "Indice 1 : " + indice1, dest: channel, level: 10}
609			}
610			if nbr_indice == 2 {
611				sender <- Message{msg: "Indice 2 : " + indice2, dest: channel, level: 10}
612			}
613			if nbr_indice > max_indice {
614				debugPrint("C'est perdu", 4)
615				sender <- Message{msg: "Et c'est perdu :-( Nous ne saurons jamais la réponse !", dest: channel, level: 10}
616				return
617			}
618		}
619	}
620}
621
622// ------------------
623// Serveur en écoute
624// ------------------
625
626func incoming(connection Ircconnection) {
627	in, err := net.Listen("tcp", ":4321")
628	defer in.Close()
629	if err != nil {
630		fmt.Println(err)
631		os.Exit(1)
632	}
633
634	for {
635		inconn, err := in.Accept()
636		if err != nil {
637			fmt.Println(err)
638			continue
639		}
640		go handleIncoming(inconn, connection)
641	}
642}
643
644func handleIncoming(in net.Conn, connection Ircconnection) {
645	defer func() {
646		fmt.Println(bleu+"Déconnexion de ", in.RemoteAddr(), normal)
647		in.Close()
648		recover()
649	}()
650	fmt.Println(bleu+"Incoming from ", in.RemoteAddr(), normal)
651	inbuf := bufio.NewReader(in)
652	for {
653		inmsg, err := inbuf.ReadString('\n')
654		if err != nil || inmsg == "\n" {
655			break
656		}
657		fmt.Print(vert + "<<]] " + inmsg + normal)
658		//   		connection.SendMsg(inmsg,3)
659		sender <- Message{msg: inmsg, dest: channel, level: 10}
660		time.Sleep(500 * time.Millisecond)
661	}
662}
663
664// ------------
665//  Génériques
666// ------------
667
668func debugPrint(msg string, level int) {
669	if debug >= level {
670		fmt.Println(cyan + msg + normal)
671	}
672}
673func quizzUpScore(gagnant string) {
674	debugPrint("Entrée dans quizzUpScore pour "+gagnant, 4)
675
676	scoreData, err := ioutil.ReadFile("quizz_score.txt")
677	check(err)
678	scorelines := strings.Split(string(scoreData), "\n")
679	var nouveau_gagnant bool = true
680	for i, line := range scorelines {
681		if strings.Contains(line, gagnant+",") {
682			nouveau_gagnant = false
683			linedata := strings.Split(line, ",")
684			new_score, _ := strconv.Atoi(linedata[1])
685			new_score++
686			scorelines[i] = linedata[0] + "," + strconv.Itoa(new_score)
687			debugPrint("joueur :"+linedata[0]+" ancien score :"+linedata[1]+" nouveau score : "+strconv.Itoa(new_score), 4)
688		}
689	}
690	if nouveau_gagnant {
691		//au lieu d'append on édite la dernière ligne qui par défaut ne contient qu'un retour à la ligne. Ça évite les lignes vides qui se rajoutent.
692		scorelines[len(scorelines)-1] = gagnant + ",1\n"
693	}
694	newScoreData := strings.Join(scorelines, "\n")
695	err = ioutil.WriteFile("quizz_score.txt", []byte(newScoreData), 0644)
696	check(err)
697}
698func randomQuizz() (string, string, string, string) {
699	debugPrint("Entrée dans randomQuizz()", 4)
700	file, err := os.Open("quizz.txt")
701	check(err)
702	defer file.Close()
703	var quizzAssets []string
704	var nbr_line int = 0
705	scanner := bufio.NewScanner(file)
706	for scanner.Scan() {
707		quizzAssets = append(quizzAssets, scanner.Text())
708		nbr_line++
709	}
710	random_seed := rand.NewSource(time.Now().UnixNano())
711	random_source := rand.New(random_seed)
712	var retourQuizz []string = strings.Split(quizzAssets[random_source.Intn(nbr_line)], ",")
713	debugPrint(retourQuizz[0]+retourQuizz[1]+retourQuizz[2]+retourQuizz[3], 4)
714	return retourQuizz[0], retourQuizz[1], retourQuizz[2], retourQuizz[3]
715
716}
717
718func check(e error) {
719	if e != nil {
720		panic(e)
721	}
722}
723
724func Nick(utilisateur_complet string) string {
725	var nick_extrait string = utilisateur_complet[0:strings.IndexAny(utilisateur_complet, "!")]
726	return nick_extrait
727}
728
729func extractUntil(input string, pattern string) (string, string) {
730	var output1 string
731	var output2 string
732	if strings.Contains(input, pattern) {
733		output2 = strings.TrimPrefix(input[:strings.Index(input, pattern)], " ")
734		output1 = strings.TrimPrefix(strings.TrimPrefix(input, output2), " ")
735		//		fmt.Println(violet+"[input:"+normal+input+violet+"] [output1:"+normal+output1+violet+"] [output2:"+normal+output2+violet+"]"+normal)
736		return output1, output2
737	} else {
738		//		fmt.Println(violet+"[input:"+normal+input+violet+"] [output1:"+normal+input+violet+"] [output2:"+normal+""+violet+"]"+normal)
739		return input, ""
740
741	}
742}

Joy Ride

Histoire :

Paul Walker pour impressionner sa copine décide d'aller la chercher et la ramener chez elle à la fin de l'année scolaire. Le truc c'est qu'elle est dans un autre État et donc ça fait une sacrée virée mais l'amour (et les hormones…) ne connait pas de frontières.

En chemin il récupère son frêre sortant de prison. Sur la route ils utilisent une CB pour s'amuser en discutant avec les routieurs en se faisant passer pour une meuf. Ils obtiennent un rencard avec l'un d'eux qu'ils envoient dans un vieux motel perrave dans la chambre d'un inconnu.

Ils sont eux, dans la chambre d'à côté. Le rencard se finit en presque meurtre sauvage.

Ressenti :

Franchement, pourquoi j'ai matté ça ? Rien que ce que je vous ai décrit devrait vous alarmer…

Bon l'histoire est pas top mais bon ça pourrait passer, mais rhaaa les acteurs. Déjà j'aime pas Paul Walker mais alors l'autre… Steve Zahn il est insupportable. Aussi bien quand il est en maîtrise de la situation que quand tout dérape.

On sent tout arriver minimum quinze minutes à l'avance. Il n'y a aucune surprise dans le film tout est téléphoné.

C'est même pas un bon nanar parceque c'est pas drôle.

Philadelphia

Histoire :

Tom Hanks est un jeune avocat brillant qui se retrouve grâce à son travail acharné sur un nouveau dossier prestigieux. Il sera cependant licencié suite à une négligence de sa part qui aurait pu compromettre cette affaire.

Il est convaincu qu'il s'agit d'un coup monté pour l'évincer. Un de ses employeurs aurait découvert sa séropositivité et son homosexualité.

Il décide donc de partir en justice contre ses anciens employeurs.

Ressenti :

Superbe film. Tom Hanks est un acteur extraordinaire. Il passe aussi bien dans son rôle d'avocat hors pair que du mec au bord de la mort avec la maladie.

Le film est bien daté début 90 et son sujet est quand même toujours pas mal d'actualité. C'est pas drôle et c'est carrément dur avec des vieux cons bien richouss détestables. L'homophobie et le SIDA sont au centre du film.

“Je n'ai rien contre les gens qui ont contracté le SIDA sans avoir fauté.” Wow. C'est immonde.

Tom Hanks porte le film sur son jeu. Sans lui, ça aurait été un film assez moyen mais il arrive à ajouter une énorme émotion et crédibilité au scénario.

Bon par contre la chanson Streets of Philadelphia de Bruce Sprinsteen qui a été faite pour le film… bha j'aime pas. Pourtant elle a été adorée par tout le monde mais je trouve ça mou, ça démarre jamais, le synthé pourri… bref j'aime rien.

Pas mal de choix de pré-production ont été fait afin de pousser un public mainstream à aller voir un film avec pour héro un gay mourrant du SIDA. Ils ont choisi Bruce Springsteen pour cette raison mais surtout c'est ce qui a poussé les casters à choisir Tom Hanks.

Basic Instinct

Histoire :

Un homme est retrouvé mort alors qu'il faisait l'amour les bras attachés au lit. Son amante est immédiatement suspectée.

Il s'avère qu'elle n'éprouve ni surprise ni tristesse à l'annonce de la mort de l'homme. On découvre assez vite qu'elle est également l'autrice d'un roman relatant dans tous les détails ce crime.

Le détective Nick Curran mène donc l'enquête face à la charmeuse Catherine Tramell mais ses convictions changent constamment.

Ressenti :

Je connaissais la réputation du film et les références qui y sont faites dans d'autres films mais je ne l'avais jamais vu. Et bha c'est dommage, il est sacrément cool.

J'ai beaucoup aimé le doute qui perdure tout le long du film et j'ai pas vu venir le dénouement. Bon, le film est pas loin d'un soft boulard par contre, il est pas vraiment à mettre devant les yeux de tout le monde.

Franchement, vous trouvez pas que Jeanne Tripplehorn qui incarne la psy a un ptit air à Audrey Tautou ?

Les scènes de cul ont réellement été tourné avec les vrais acteurs.

Je vois sur la page wikipedia qu'apparemment le film a provoqué la colère d'activistes LGBT à cause de l'héroïne bisexuelle qui a un rôle de meurtrière psychopathe. Heuu… Ils ont vu le film ? Et puis bon, l'héroïne est justement plutôt classe : elle assume parfaitement son orientation sexuelle, elle est en accord avec son corps et maîtrise sa vie sexuelle.

Je trouve le personnage certes manipulateur mais parfaitement conscient et joueur. Elle est intelligente et pas si froide que ça. À contrario, le détective est lui un sale con avec des problèmes d'alcool et de drogue qui a (malencontreusement) tué des innocents (en plus d'être flic !). Et puis même, ça ne signifie pas que tout le monde est pareil… À chaque fois qu'un film montre un tueur, faut pas incriminer toute la communauté dépeinte.

Bref, très chouette film des années 90.

Fear And Loathing In Las Vegas

Histoire :

En 1971, Raoul Duke un journaliste et son avocat Gonzo (Johnny Depp et Bénicio Del Toro) vont couvrir une course à moto dans le désert près de Las Vegas. Mais avant d'être un voyage pour le boulot, c'est avant tout un voyage dans le but de se défoncer avec tout un tas de drogues différentes.

On va suivre les deux zigottos dans un week-end (ou plus ?) de folie.

Ressenti :

Le film est tiré d'un livre du même nom relatant … bha une histoire vraie. Tout du moins ce qu'en a couché sur papier son auteur. C'est assez bordélique mais c'est tout le sel de l'histoire.

C'est un film qui doit très probablement divisé. J'ai un ressenti assez mitigé : bon c'est un peu marrant mais fatigant. Le délire du mec complètement défoncé qui ne redescend jamais c'est assez un peu une impasse. La première demi-heure est d'ailleurs plus laborieuse que la suite.

Le truc c'est qu'il n'y a pas vraiment d'histoire, ça pourrait limite être une suite de sketch décorellés mais avec juste les mêmes protagonistes. Il n'y a pas ce sentiment d'une histoire qui se déroule et donc de progression. On est dans un tunnel et on ne sait même pas si le but est d'en sortir et pourquoi en sortir.

Après ça reste quand même fun. J'ai surtout aimé le personnage de Bénicio Del Toro que j'ai trouvé bien plus marrant que le protagoniste principal. Le mec est dangeureux, massif, schnouffé, crado mais se permet de donner son avis via son argument d'autorité qu'il est avocat et y ça passe crème.

J'ai du mal à comprendre la non-réaction de tous les gens autour.

Le passage avec le réceptionniste gay lors de la convention des flics est probablement l'apogée de ce film.

Visuellement … bha c'est du Terry Gilliam qui film des mecs complètement mortibus… La caméra est rarement d'applomb, ça change très régulièrement de cadrage, il y a quelques légers effets numériques qui rendent pas trop mal… Ça fait le taff.

Voilà, c'est pas un monument du cinéma, c'est un peu longuet mais ça peut amuser. Il y a d'ailleurs mal d'apparitions d'acteurs dans de petits rôles. Mention spéciale pour Tobey Maguire qui … bha … le pauvre …

Léon

Histoire :

Natalie Portman a douze ans et vit dans un immeuble New-Yorkais où son père planque de la drogue pour des pourris des stups. Il tente d'en subtiliser une partie ce qui le mènera à sa perte ainsi que toute sa ptite famille. Par chance, Mathilda échappera au massacre puisqu'elle était à l'épicerie du bas de la rue pendant ce temps-là.

En retournant chez elle, elle comprend très vite et rentre comme si de rien n'était chez Léon qui vit dans l'appartement d'à-côté. Il lui ouvre la porte ce qui va la sauver. Mais Léon est en fait un tueur à gage italien particulièrement efficace.

Il se retrouve avec cette gamine dont il ne sait pas s'occuper.

Ressenti :

C'est à mon sens le meilleur film de Luc Besson. Ce film en jette. L'histoire est assez simple mais tout s'imbrique bien.

Les acteurs sont chouettes. Sérieux, à 12 ans Natalie Portman est vraiment super crédible oscillant entre la gamine rebelle, la gamine qui subit son père con, puis s'oriente vers la meuf avide de vengeance mais qui se dégonfle face aux évènements qui la dépassent. Et à côté Jean Reno est au top avec son air impassible/froid puis benêt. Mais surtout Gary Oldman en flic pourri psychopathe détestable à souhait.

Je sais pas comment expliquer ça, mais ce film montre un New-York différent de ce qu'on en voit habituellement. Ici, ça semble bien plus humain et moins écrasant, plus naturel et moins filmique que ce que l'on voit d'habitude. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai cette impression. Il y a pourtant des plans où l'on voit au loin les tours vertigineuses, de longues rues bondées, des taxis de partout mais … voilà quoi c'est pas pareil.

Le film commence par un long traveling avant comme dans la majorité des films de Besson. D'ailleurs on y retrouve sa femme de l'époque (Maïwenn qui joue la prostituée blonde du début) et le personnage de Léon est directement inspiré de Victor le nettoyeur dans Nikita. Voilà, pour un ptit film qu'il a fait pour passer le temps à cause d'un contre-temps au niveau production du 5ème Élément c'est pas dégueux du tout.

Les scènes d'actions sont impecs : brutal sans être gore, pas ultra chorégraphié, le héro se prend pas 20 balles avant de commencer à souffrir… Non c'est vraiment un film vraiment parfait.

La relation entre Mathilda et Léon est super ambigüe voir limite dérangeante mais Léon étant un personnage limite simplet, au final ça passe : jamais il ne semble intéressé par l'aspect sexuel que Mathilda tente de provoquer. Il reste juste naïf voire gêné de ces étranges idées impensables pour lui. C'est mignon.

Récap 23 : Juin 2021

Rhaaa cette flemme que j'ai en ce moment ! Ce billet sera expédié.

Blog

En bref ce mois-ci : 3 articles, 8 commentaires, 3 visionnages, 505639 requêtes, 45508 visiteurs uniques pour 11.52 Go de trafic.

Films

Jeux

J'ai joué à Oxygen Not Included ce mois-ci et … c'est super cool. Un ptit jeu de gestion/construction de base où on doit faire gaffe à la bouffe, l'eau mais aussi la température. On peut automatiser tout un tas de trucs.

On se bat donc avec les différents gaz et liquides et c'est vraiment très poussé. Vous allez devoir faire des circuits de chauffage ou de refroidissement, recycler votre eau, générer de l'électricité…

Vraiment passionnant mais pas super simple d'accès pour pousser sa partie.


Je vous avais prévenu que ce serait court ce mois-ci.

La débacle Freenode

Je voulais attendre que l'histoire se tasse pour en parler mais … bha j'ai l'impression qu'il n'y aura pas de fin.

Ce qu'était Freenode

IRC est un protocole de chat. Il est très simple et existe depuis trente ans avec tout un tas de serveurs et de clients pour s'y connecter.

Les serveurs s'interconnectent entre eux ce qui crée un réseau IRC où se trouvent des salons de discussions et dedans des utilisateurs. Pour organiser tout ça il y a ce qu'on appelle des services qui permettent d'ajouter une gestion des salons, de l'authentification et d'autres services supplémentaires. Pour que tout cela fonctionne bien il faut un staff pour gérer la technique derrière tout cela mais également mettre en place et veiller à l'application des règles du réseau.

Ce qui fait l'intéret d'un réseau IRC pour les utilisateurs c'est tout ce qui est marqué en gras au-dessus mais également la communauté d'utilisateurs. Plus le réseau héberge de monde plus il est intéressant d'aller y trainer (l'effet réseau).

Jusqu'à il y a très peu de temps, Freenode était le réseau IRC avec la plus grande communauté, avec un bon staff, des services qui fonctionnaient bien et une palanquée de serveurs bien gérés avec des règles acceptées de la très grande majorité.

Le réseau était techniquement très efficace avec très peu de splits (lorsque les serveurs se déconnectent les uns des autres pour diverses raisons ce qui scinde les utilisateurs en deux), les règles établient étaient claires, respectées et logiques. Ce réseau hébergeait une énorme communauté autour du logiciel libre et de l'informatique en général.

Si on cherche à avoir de l'aide sur l'utilisation d'un logiciel libre, il y a de forte chance que ce soit l'endroit idéal pour cela. Il suffit de s'y connecter et de rejoindre le salon du projet en question et voilà.

Depuis 1998 c'était devenu le réseau de référence avec le plus grand nombre d'utilisateurs d'IRC connectés.

Le drame

Le truc c'est que Freenode a eu un ptit rejeton : Freenode LTD. C'est une entreprise qui a été montée afin de créer une convention annuelle autour du Logiciel Libre. Le but était d'avoir une structure pour gérer le pognon, assurance toussa quoi. Fallait une vraie structure adminstrative pour cela. Mais c'était une entité séparée avec juste le même nom.

Le souci c'est que cette structure a été revendue à Andrew Lee avec une clause assez vague comme quoi c'était avec tous les "assets". Vous le voyez venir ? Tout allait bien pendant quatre ans mais ouaip, ça a dérapé. Selon l'acheteur le nom de domaine freenode.net fait partie des assets. Et avec ça, l'accès aux serveurs irc et tout ce qui va avec bien entendu. C'est là que tout va s'envenimer :

La cassure

Le staff (par l'intermédiaire de Tomaw) a demandé à Andrew avoir la main sur le nom de domaine. Ça lui a été refusé. Quelques jours plus tard, Andrew se rend compte qu'il n'a plus les accès au nom de domaine mais que Tomaw est parvenu à y avoir accès et souhaite donc les récupérer. Ça lui est refusé à son tour.

Entre en jeu Darren Whitlen qui est l'auteur de KiwiIRC un client irc web. Il connait déjà les deux côtés et se retrouve donc là en tant que médiateur pour essayer de concilier tout le monde. Tomaw accepte de ne rien toucher au site et au DNS. Ce qui tombera à l'eau la semaine suivante quand une news est publiée sur le site annonçant des changements d'équipe, d'ircd et un partenariat avec OFTC (pour le nouvel ircd justement).

Bien entendu Andrew découvre ça et a bien les boules et malgré l'aide de Darren aucune entente n'est plus possible. On est fin avril et la suite se passera auprès d'avocats. Le staff de Freenode prépare donc ses bagages : ils rédigent des lettres de démission gardées "privées", secrètement commence à monter libera.chat .

Le staff publiera ses différentes lettres mais Tomaw ne démisionnera pas et souhaite même s'excuser et reste avec Freenode et donc Andrew. Et voilà que le split est officiel et Libera est ouvert officiellement.

Un drôle de bonhomme

Andrew Lee est une personne assez atypique. D'origine coréenne il grandit aux USA où il ira à l'université. À l'époque il est victime de racisme et trouve en IRC un refuge où il peut vivre sa geekitude et sa jeunesse sans le racisme qu'il subissait habituellement dans le monde physique (c'est bien connu, “sur Internet personne ne sait que vous êtes un chien”).

Il monte le service de VPN Private Internet Access qui a plutôt bonne réputation (mais bon ça reste quand même un business assez louche le VPN). Il choisit ce business pour proposer aux utilisateurs d'IRC de planquer leur adresse IP car sur IRC cette info est publique et visible à tous. Le gars aime réellement IRC.

Il monte MtGox Live une appli pour suivre le cours du bitcoin. Mais il a eu le nez creu vu qu'il l'a fait au tout début du bitcoin et ça sera revendu à MtGox (qui à la base était une plateforme d'échange/vente de cartes Magic The Gathering avant de se transformer en plateforme d'échange de bitcoin). Il est désormais blindé de pognon.

En 2017 il a donc racheté Freenode LTD en annonçant qu'il ne s'immiscerait pas dans la gestion du réseau IRC. Le but était de filer un soutien financier à Freenode. Ça sera vrai pendant quatre ans. Freenode a pu continuer sa ptite vie tranquillou.

Il s'avère que le personnage est encore plus foufou que ça puisque sa famille est riche. Mais surtout il serait un prince légitime au trône de Corée. … Ouaip.

Bon, en Corée il n'y a plus de roi toussa, mais comme d'hab il y a toujours des prétendants prêts à reprendre le flambeau (comme en France, hein). Bref, passons sur ce point.

En 2018 il est parvenu à obtenir le nom de domaine irc.com . Le but de ce site est de promouvoir irc mais c'est pas spécialement clair qui est derrière et qu'est-ce qui est réellement fait. Est-ce que c'est vraiment lié à l'actualité de Freenode ? Bref, il souhaite qu'IRC prospère même si force est de constater que ce qui se passe avec Freenode va à l'opposé.

Il a également lié des liens avec Snoonet qui est un autre réseau IRC via irc.com .

Est-ce vraiment un drame ?

La question est légitime. Après tout le staff a fait un excellent job pendant des années mais ça ne veut pas dire qu'une autre équipe ne pourrait pas en faire autant.

Le bénéfice du doute était permis. Le gars aime IRC, pourquoi est-ce qu'il flinguerait ce qu'il vient d'acquérir difficilement ?

Spoiler alert : tout ce qui a été fait dans le mois qui a suivi était foireux.

Il y à une myriade de conneries qui ont été commises.

Une pratique communément admise (et qui était appliqué par l'ancien staff) c'est de laisser la gestion des salons à ses utilisateurs (tout du moins les opérateurs dudit salon). Et donc les administrateurs du réseau n'ont pas à y faire de modération, de gérer le topic et les utilisateurs. Sauf que ça a tout de suite volé en éclat.

De nombreux salons ont pris la décision de migrer vers d'autres réseaux irc et de l'annoncer dans leur topic. Le nouveau staff de freenode a très rapidement décidé de modifier ces topics sans l'accord des opérateurs de salons. Certains de ces opérateurs ont d'ailleurs été bannis par la même occasion. Et parfois même ce sont tous les utilisateurs d'un salon mentionnant "libera" dans son topic qui ont été jartés.

Ça a d'ailleurs poussé pas mal de communauté à fuir d'autant plus vite.

Ils ont répété ça quelques semaines plus tard malgré les remous que ça a provoqué lors de la première vague, ce qui prouve que le staff est complètement ok avec cette façon de faire. Le staff s'est accaparé divers salons de la communauté du libre.

Le staff a rouvert des salons qui avaient décidé de partir ailleurs. Ils ont donc alimenté la confusion.

Bon du coup on se retrouve avec une nouvelle équipe qui ne semble pas vraiment vouloir respecter ses communautés. Une équipe qui n'a pas à cœur de respecter la tradition d'IRC de laisser faire les communautés qu'elle héberge. Mais le pire c'est que cette nouvelle équipe prend des décisions techniques saugrenues.

Ils ont récemment décidés de changer de logiciels pour leurs ircd (les serveurs irc) mais aussi et surtout pour leurs services (ils passent de Atheme à Anope (deux logiciels similaires pour faire sensiblement la même chose)). Il peut y avoir plein de raison de faire cela, pourquoi pas. Mais surtout ils n'ont pas pris la peine de migrer les données de leurs anciens services vers les nouveaux.

Ça veut dire qu'ils ont viré absolument toutes les données qu'ils avaient. Ils se sont donc retrouvé sans aucun utilisateur, sans aucun salon. Ils repartent de 0 en espérant que les utilisateurs continuent de leur faire confiance après un mois de badbuzz et de comportement foireux.

IRC est un écosystème où beaucoup d'utilisateurs laissent tourner leur logiciel dans un coin de serveur et n'y passe que de temps à autre. Ils auraient pu tenter de garder ces utilisateurs peu sensible au buzz qui idle dans leur coin mais même ça ils l'ont raté.

Ils sont donc mauvais humainement, mauvais dans leur respect des "traditions" et aussi mauvais techniquement.

Et ces nouveaux services, ils ont eu des soucis et ont restauré des backup sans prévenir qui que ce soit donc certains utilisateurs ont beau avoir créé leur compte, ça a été dégagé lors d'un retour arrière. Bref, pour continuer à être un utilisateur de freenode faut vraiment y être très attaché.

Pour les utilisateurs plus occasionnels, pas de bol, Freenode a décidé de bannir tous les utilisateurs de IRCloud qui était un client disponible dans le navigateur sans installation. C'est un truc moderne pas trop pourri avec même une offre payante pour les utilisateurs mais sans accès à Freenode désormais.

Mais du coup pourquoi avoir fait tout ça ?

Et bha je ne sais pas et je comprends pas.

Ce n'est pas pour le pognon, le mec est déjà riche et IRC n'a jamais été un moyen de générer du pognon.

Aider à faire prospérer IRC ? Mouai, si tu reprends un réseau irc, tu tentes de pas tout révolutionner en un mois, tu tentes de pas te mettre à dos toutes les communautés, tu tentes de pas perdre toutes les données de tes services.

Pour une histoire d'égo et pouvoir dire que tu possèdes le plus gros réseau IRC ? Hmmm en un mois le réseau a perdu les deux tiers de ses utilisateurs et n'est donc plus que l'ombre de ce qu'il était. On aura plus qu'à voir dans un mois ce qu'il restera.

Conclusion

Au final la communauté IRC a été énormément impacté. Certaines communautés pas spécialement attachées à IRC ont d'ailleurs profité de l'occase pour migrer vers d'autres protocoles (souvent Matrix). Les autres sont partis souvent chez OFTC mais plus globalement chez Libera (le nouveau réseau de l'ancienne équipe).

Comme quoi l'équipe silencieuse invisible derrière l'ancien Freenode a quand même bien mené sa barque et saura probablement gérer Libera comme il se doit.

Bon, après l'ancien staff n'est pas non plus 100% irréprochable. Cependant un peu toutes les sources d'infos qu'on trouve dispersées sur le web est quasi exclusivement en leur faveur.

Des sources

Sur cette affaire c'est assez marrant parceque bien évidemment, ça s'est passé en très grande partie sur IRC. Du coup la plupart des sources sont des logs irc. Et les logs irc… bha … ça se trafique facilement.

Donc tout est à prendre avec des pincettes et vous remarquerez que la majorité des sources sont pro-libera et rarement pro-freenode qui est au final un camp bien plus petit.

PS : vague de spam concommitente

J'avais oublié d'en parler mais pile à ce moment-là, une grosse vague de spam sur tous les réseaux IRC a débuté.

À base de messages antisémites et dont le but est d'attiser les flammes en annonçant que tel #salon a déménagé sur le réseau Libera.chat ou vers le réseau Freenode (selon le côté dont on se trouve).

Ce genre de spam n'est pas spécifique au drama, les spammeurs se sont juste adaptés à la situation et en ont profité pour mettre un peu d'huile sur le feu mais sans plus. Bien évidemment ces spams ne sont très probablement pas affiliés ni à Freenode ni à Libera.

Ces spams sont toujours à l'œuvre encore aujourd'hui même si bien entendu les opérateurs des différents réseaux ont adaptés leur antispam en conséquence pour bloquer ces messages.

Wrath Of Man

Histoire :

H vient de trouver un emploi de convoyeur de fond à Los Angeles. Il se retrouve donc à devoir défendre au péril de sa vie les camions remplis de pognon.

D'abord peu apprécié de ses collègues, il deviendra vite leur héro lorsqu'il se retrouve lui et ses collègues braqués. Il parvient à neutraliser (en zigouillant) tous les malfrats avec une facilité déconcertante.

Un peu étonné sa hiérarchie est légèrement inquiète. Qui est donc ce H ?

Ressenti :

Hooooo encore un film de Guy Ritchie ! On est pas dans un film de gangsters à Londres :-(

Ici c'est apparemment un remake d'un film que je ne connais pas Le convoyeur. On sent un peu le pâte de Guy Ritchie avec des dialogues et des scènes d'action vraiment belles mais on est pas dans un scénario tarabiscoté. On a quelques flashbacks et c'est tout.

C'est pas un film avec beaucoup de personnages avec chacun leurs ptites histoires et où tout converge dans un final explosif. C'est dommage. Mais il nous a déjà régalé d'un The Gentlemen très récemment donc je le pardonne.

Jason Statham a deux types de rôles : les gros bras qui se la pète, le gros bras qui joue la comédie. Et autant je l'aime bien en comédie autant quand il se la pète je le trouve bien plus dispensable. Et là, bha il est pas vraiment drôle. Contrairement à ce que je pensais, il vieillit un peu ! Il commence à avoir de très légères rides au niveau des yeux. Bon en dehors de ça il a exactement la même allure que durant toute sa carrière mais comme quoi il ne sera pas éternellement jeune.

Pour en revenir au film je le trouve vraiment très bien. Déjà le film met le paquet sur la tension. Certaines scènes sont vraiment posées avec la musique qui en fait des caisses pour bien allourdir l'ambiance. Les cadres sont étouffants, on se sent pris au piège dans le camion qui subit l'assaut des mecs armés. C'est ultra bien fait.

Ça m'a forcément rappelé Heat mais trente ans plus tard quoi. On peut saupoudrer d'un soupçon de scène d'intro de Dark Knight (quand est-ce que Christopher Nolan fera un film de bracages ?).

Les scènes de castagnes sont top. Le montage est énergique sans pour autant couper toutes les demi-secondes. La musique encore une fois est là pour renforcer l'action. Ça défouraille sec.

Très bon film même si le fait que ce soit plus chez nos amis les britains enlève un peu de cachet. On est bien plus proche d'un film d'action générique américain. On a plus l'arrière goût typique de ses productions anglo-saxonnes.

The Conjuring 3 : The Devil Made Me Do It

Histoire :

On retrouve les fameux Ed et Lorraine Warren sur une autre de leurs affaires. Un jeune gamin se fait exorciser mais tout ne se passe pas comme prévu.

Le démon provoque une crise cardiaque à Ed et change d'hôte pour aller dans le grand-frêre. Ce dernier provoquera un massacre quelques jours plus tard.

Les Warren vont donc tenter de prouver l'innocence du meurtier et tenter de trouver quel mal le ronge alors qu'il est en chemin vers la chaise électrique.

Ressenti :

Troisième opus de la série tout fraîchement sortit. Le premier est pour moi une vraie perle. Sa suite m'a plu mais sans non plus m'emballer à mort. Et ce troisième ?

Bha il s'en sort pas mal du tout. Il reste au niveau du second je dirai.

On retrouve le casting usuel maintenant. Le réalisateur n'est plus James Wan mais Michael Chaves qui n'a réalisé qu'un autre film auparavant que je ne connais pas The Curse of La Llorona. Du coup j'appréhendais mais non il s'en sort vraiment bien.

Visuellement on est assez proche des précédents. C'est très joli avec de très beaux jeux d'éclairages. J'ai quand même que globalement il fait moins flipper que les deux précédents. Même si j'avoue ne plus trop me rappeler du second.

J'aime beaucoup les musiques et l'ambiance sonore du film.

Dans les précédents films, les lieux avaient presque un rôle dans l'histoire. Ici, ce n'est absolument plus le cas. Le lieu est générique et d'ailleurs ça se passe à bien plus d'endroits.

C'est une suite facile en fait. La recette fonctionne bien mais du coup c'est facile. Et j'aime bien justement. La formule est efficace et si puis ils n'usent pas non plus la franchise en sortant les films trop vite.

C'est un film honnête sans surprise et sans trop de flippance mais quand même agréable.

O'Brother, Where Art Thou

Histoire :

Trois bagnards s'évadent des travaux forcés de leur prison. Ils partent en quête d'un trésor qu'ils doivent récupérer avant que la vallée ne soit engloutie à cause de la construction d'un barrage.

Les trois personnages sont particuliers avec leur style chacun. On suit donc leur galère avec toutes ces rencontres pour le moins étranges.

Ressenti :

Une revisite de l'Odyssée d'Homère par les frêres Coen avec pour cadre les années 30 dans le Mississippi. C'est bourré d'humour et de chanson et bha il suffit de se laisser bercer.

C'est très joli avec des décors des années 30 (forcément) et c'est super chouette. J'aime beaucoup cette période avec des voitures qui vrombissent de la campagne avec de jolies forêts et rivières.

Chaque nouveau personnage est un nouveau sketch. L'humour des frêres Coen est vraiment là. On retrouve d'ailleurs leurs acteurs habituels.

Le film pousse beaucoup la chansonnette. Mais ça reste quand même bien intégré dans le film. Ce n'est pas un Disney où tout le monde se met à chanter sans raison. Ici, ça a une importance dans l'histoire.

Le film est très joli avec un léger grain.

Refonte de Geeknode.org

Le monde de l'IRC est très actif en ce moment avec pas mal d'actualité et pas mal de projets pleins de vie. Et pour vous dire à quel point c'est tout plein de vie actuellement, j'ai même refait le site ouaib de Geeknode.org !

From dusk

Le serveur qui hébergeait le site a eu un ptit souci il y a quelque temps et on a donc récupéré les pages en allant les chopper dans les web archives. Et en fait… on a fait ça comme des manches en ne récupérant que la page d'accueil et non toutes les autres innombrables (2) pages. Et bha … le site était assez moche et daté. À l'époque j'étais dans ma découverte de Bootstrap CSS et je le générais avec le générateur statique wok.

Bon par contre la web mode du printemps 2013 accusait son âge. J'ai donc entrepris de refaire le site.

J'ai pris quelques décisions assez radicales.

Déjà je ne voulais aucune ressource externe. Je veux un site ouaib qui puisse tenir des lustres sans aucune modif sans risquer de perdre des bouts. Bref je veux un truc facile à backupper et autonome. Ne pas permettre à qui que ce soit de tracker le très faible trafic web que l'on génère.

Donc pas de police extérieure, pas de javascript sur un CDN, pas de tracking Google/Facebook ou autre. Bref, une page respectueuse de ses visiteurs.

Vu qu'on a très peu de contenu, je veux tout avoir dans un seul fichier. Encore une fois c'est facile à sauvegarder et surtout ça a de très bonnes performances. Je veux un site ouaib qui soit très bien classé sur un peu tous les aspects : sécurité, performance, accessibilité.

Il faut que le site soit accessible et fonctionne bien avec les navigateurs textes d'antan. Après tout c'est un site à destination d'un public geek, on se doit d'être irréprochable sur ce point. Et puis l'accessibilité devrait être une priorité pour tous les créateurs de site ouaib : le monde physique est difficilement adaptable à tous les handicaps donc autant faire en sorte que le monde numérique soit le plus agréable possible pour tout le monde.

Je n'ai pas utilisé de générateur de site statique ni même de site dynamique. Il faut un truc incassable, ici pas de mise à jour d'outil qui risquerait de ne plus exister ou d'avoir des incompatibilités dans dix ans. Et puis comme il n'y a presque pas de contenu une seule page et le tour sera joué. Le site n'aura probablement pas de mise à jour avant des lustres donc pas la peine de s'embêter avec différents outils qui seront obsolètes d'ici la prochaine mise-à-jour du site.

Till Dawn

J'ai donc dégainé mon fier kakoune et j'ai commencé par un squelette de page assez rudimentaire.

Premier jet
<html lang='fr'>
 <head><title>Geeknode</title></head>
 <body>
  <main>
   <section class="header">
    <h1>bla</h1>
    <p>Bla bla</p>
   </section>
  </main>
 </body>
</html>

Voilà, une structure basique mais efficace. Il ne reste qu'à dupliquer les <section> avec les différents contenus et leur attribuer des classes différentes au cas où…

Bon si vous allez reluquer le code source de la page en question, vous remarquerez assez vite que l'indentation n'est pas à 100% ok mais le but est d'avoir un truc quand même pas mal lisible.

Une fois la structure faite il ne me restait plus qu'à rédiger le contenu. J'ai piqué un peu d'inspiration chez Libera qui ont un tout nouveau site qui contient à peu près tout ce qu'il y a à savoir. J'ai un peu sondé les utilisateurs (promis ça ne leur a pas fait mal) pour savoir ce qui pourrait les intéresser comme infos.

Voilà le contenu du site dans l'ordre :

  • Gros titre et adresse du réseau pour les pressés.
  • Présentation de l'asso
  • Politique de modération du réseau
  • Comment se connecter pour les débutants
  • Comment gérer son identité sur le réseau
  • Comment gérer un salon sur le réseau

Voilà. Bon à chaque fois c'est assez concis et je pousse les personnes qui ne trouvent pas toutes les réponses soit vers de la doc plus poussée soit à venir directement en discuter sur le salon qui va bien. Le contact humain par claviers interposés c'est quand même pas mal.

La grosse nouveauté du site c'est au final un peu de doc mais surtout une politique de modération du réseau. On en avait déjà une entre nous mais on ne l'avait jamais mentionné sur le site. Sur IRC une règle quasi universelle dans la gestion d'un réseau c'est que les IRCOP (les opérateurs du réseau à distinguer des OP qui ne sont opérateurs que d'un salon) ne doivent pas s'immiscer dans la gestion des salons. Chaque salon est géré par son équipe. Cependant on est conscient qu'un op n'a pas forcément une maîtrise totale d'IRC et peut donc venir nous demander un coup de main.

Hors cas exceptionnel, nous n'utilisons pas les outils de modération dans les salons. Nous n'intervenons que lorsqu'une personne malveillante à un comportement nocif sur de multiples salons. J'espère que le réseau soit neutre et que chacune des communautés hébergée sache se réguler d'elle-même pour résoudre ses problèmes en autonomie.

Par chance, on n'a pas encore eu besoin de prendre quelconque mesure à ce propos et j'espère que ça perdurera. Je ne me vois clairement pas être ircop d'un réseau irc hébergeant une communauté de fachos/homophobes/sexistes/racistes, bref vous voyez le tableau.

Structure CSS

Après le contenu et la structure vient le design. Et là j'ai voulu du très minimaliste niveau code, l'inclure dans le header et un truc simple.

Là je me suis fait plaisir. Le site est visuellement ultra simple mais j'ai utilisé du flexbox. “Hey mais c'est plus vraiment un truc tout neuf et funky le flexbox !” Ouai je sais mais j'ai pas trop eu l'occasion de l'expérimenter non plus. Et là j'ai aussi mixé avec du grid.

Et bien que j'ai mixé ces deux grandes techniques tout le css reste minimaliste.

J'ai donc commencé par reset les marges et les bourrages à 0 histoire de pas me faire chier. Ensuite je créé le grid et dedans le flexbox. J'ai quand même pas mal tatonné mais j'ai obtenu un truc qui va me reservir un peu partout je pense. Le but c'est d'avoir une section principale de la page qui est centrée sur l'écran. Et dedans je fous tout le contenu à la suite. C'est à mon sens le design web classique qui me plaît beaucoup et qui est efficace à mon sens.

Peinture CSS

Bon une fois que le design structurel est fait il me restait plus qu'à peindre. Bon bha comme d'hab je suis parti sur un fond gris sombre avec du texte blanc (pas immaculé mais pas loin). Pour le fond j'ai expérimenté quelques trucs foireux puis j'ai eu envie de faire mumuse avec les dégradés coniques.

Le contenu

<div style="display:grid;justify-content:center;width:25rem;height:25rem;border:1px solid red;background:repeating-conic-gradient(rgba(255,255,255,.2) 0 5deg, rgba(255,255,255,0) 0 10deg)">
  <div style="background-color:#222;margin:1rem;box-shadow:0 0.5rem 1rem 0.25rem rgba(0,0,0,0.7);padding:1rem;">
    <p>Le contenu</p>
  </div>
</div>

Et franchement c'est pas mal du tout pour une petite page je trouve. Le rendu est assez joli. J'aime beaucoup ces rayures avec l'ombre déportée ça me chatouille la rétine.

Par contre sur une page à rallonge l'effet est moins sympa. Et puis c'est quand même un peu tristouille ces couleurs.

Je suis donc parti sur cette base en y apportant quelques modifs. J'ai décalé l'origine du dégradé conique, j'y ai ajouté de la couleur. D'ailleurs je ne savais pas qu'on pouvait superposer les couleurs aussi facilement (et ouai "cascading" s'oublie assez vite).

Le contenu

<div style="display:grid;justify-content:center;width:25rem;height:25rem;border:1px solid red;background:repeating-conic-gradient(from -2.5deg at 50% 110%, rgba(255,255,255,.2) 0 5deg, rgba(255,255,255,0) 0 10deg),linear-gradient(#aca, #696);">
  <div style="background-color:hsla(0,0%,20%,0.93);margin:1rem;box-shadow:0 0.5rem 1rem 0.25rem rgba(0,0,0,0.7);padding:1rem;border:1px solid #aca;">
    <p>Le contenu</p>
  </div>
</div>

Et là pouf c'est tout mignon. La bordure sur le contenu permet de renforcer l'ombre et donne un peu de relief. Les rayures acentrées permettent de voir venir le bas de la page sur du contenu long. Le dégradé linéaire permet de voir également la progression dans la page (même si c'est assez subtil je vous l'accorde).

Franchement le CSS à notre époque est devenu super cool. Ici pour centrer la page ça prend que deux propriétés. On peut parvenir à obtenir un rendu avec très peu de règles et sans ajouter tout un tas d'élément bidon à la page. Les propriétés liées aux grilles et flexbox permettent d'avoir les agencements usuels très facilement.

Voilà voilà

Bref, je suis à deux doigts de rajouter des rayures sur le blog ! Je suis assez fier du résultat même si j'imagine qu'il y a probablement moyen d'améliorer encore.

Vous pouvez bien évidemment allez voir à quoi ressemble le site de Geeknode.

Ergodox : Mon nouveau clavier

Et voilà un nouveau venu dans ma collection de claviers ! Un fameux Ergodox avec son design avec les mains séparées, ses touches presque ortholinéaires (on est proche de la patte d'ours) et son firmware facilement reprogrammable.

Par rapport à mon ancien j'ai donc la possibilité de ne plus me casser le poignet pour écrire du texte \o/. Et franchement c'est très agréable à utiliser. Je l'ai à peine depuis quelques jours que ça me plaît bien.

photo de l'engin avec l'ancien clavier dans le fond.

La passation de pouvoir

Firmware libre

Contrairement à un clavier plus traditionnel, ici le firmware est libre et donc reprogrammable. On peut donc modifier à loisir toute la partie logicielle qui tourne dans le clavier. Et c'est un petit détail à la base mais au final c'est génial. Ça permet pas mal de ptites folies.

Le truc élémentaire que ça permet c'est de déplacer logiciellement les touches du clavier. Donc quand vous avez une touche qui vous gonfle vous pouvez la désactiver ou bien la déplacer. Et là on commence à jouer à une partie de tetris endiablée.

Il y a six ans je m'étais fait un clavier à la main et j'avais utilisé un firmware libre du nom de TMK que l'on retrouvait un peu partout. C'était le top à l'époque mais maintenant les claviers mécaniques sont bien plus populaires et maintenant toute une petite industrie s'est créée et organisée et maintenant on trouve bien plus de fabricants pour un peu tous les composants et également pour les firmwares. Maintenant celui qui a le vent en poupe est QMK qui est un fork du premier.

Il a maintenant rallié une grande partie de la communauté et même les quelques rares fabricants de claviers artisanaux. Du coup bha j'ai pas trop cherché à comprendre je suis allé vers là. Surtout que maintenant il existe des sites ouaib vous permettant de faire la programmation de votre firmware tout dans le navigateur avec une interface toute intuitive avec peu de chance de se planter. Et à la fin ça vous compile et vous donne le fichier qui va bien.

Alors attention ! Ce genre de truc c'est potentiellement très risqué. Ça va vous compiler un bout de code qui va se planquer dans votre clavier. C'est un énorme risque de rootkit !

Bon, alors il existe plusieurs sites pour le faire. Perso je passe par le site de ZSA un constructeur assez connu dans le milieu. Ils ont donc leur configurateur qui s'appelle Oryx qui est tout mignon. Il ne permet pas de faire absolument tout ce que permet QMK mais pas loin.

Ma disposition

Un ptit truc sympa c'est que ce que les configurations des utilisateurs du service peuvent être partagées. Voilà ma disposition actuelle. Elle n'est pas trop exotique.

Bépo++

Bon je tape en bépo, mais le clavier se configure quand même en qwerty (encore que je n'avais pas vu mais, il y a une option qui permet de faire aussi en bépo mais c'était trop tard pour moi). Par rapport à un bépo traditionnel je n'ai fait que quelques petites modifs : j'ai foutu le ç tout en bas tout seul (le pauvre). J'ai également bougé le w en dessous du m ce qui est plus pratique et permet de gagner une colonne. La dernière modif de bépo est le % qui est désormais à la place de la tabulation qui elle est descendue d'une case à là place du Caps Lock qui n'a aucun intêret.

Ensuite concernant les touches de modificateur j'ai placé Hyper et Meh mais en vrai je ne m'en sers pas. Ce clavier a décidément bien trop de touches !

La touche Paste est une macro qui envoie Shift+Insert ce qui colle sous nunux. Très pratique.

La touche Esc/Fn est une touche la touche Écha sauf que si je la maintiens enfoncée ça fait office de Fn ce qui me permet de passer sur la seconde couche du clavier. La seconde couche ?! Oui oui. QMK a un système de couche où en fait on peut définir pour la même touche plusieurs fonctionnalités en fonction de la couche.

On peut passer d'une couche à l'autre en définissant des touches spécifiques à ça. Dans mon cas les touches des chiffres, sur la seconde couche deviennent les touches Fx comme ça je peux quand même faire F5 en appuyant sur Esc/Fn et 5. J'ai appliqué le même concept sur les flêches afin d'avoir les Home,PageUp,PageDown et End. Cela dit, je trouve le système un peu moins agréable que sur TMK puisqu'ici ça se base sur une temporisation alors que sur TMK c'était le fait d'appuyer sur une autre touche sans relâcher la première qui changeait la donne. Là il faut gérer le timing et pour le moment je l'ai pas le timing…

Update 07/06/2021

C'est bon après un rapide échange de mail avec ZSA j'ai compris ma connerie. Il ne faut pas passer par une touche de Tap Dance mais par une touche Dual Function de type LT. On y définit le layer de destination et la touche de repli (Échap dans mon cas) et voilà. Plus d'histoire de timing.

Tant qu'on reste appuyé rien ne se passe, seulement quand on relâche la touche, selon si on appuis sur une autre touche ça fera le changement de couche, sinon ça sera la touche Échap.

Nickel !

Options du firmware

Dans les options du firmware j'ai pu baisser la durée de debounce. Je ne sais pas trop pourquoi ils utilisent une valeur de 30ms par défaut alors qu'à l'usage j'ai jamais eu de soucis avec 5ms. Le debounce c'est le temps minimum que la touche doit être appuyée pour qu'elle soit prise en compte. Ça évite de la compter en double ou triple au moment de son activation/désactivation.

Download et Upload

Voilà, une fois tout paramétré, on clique le gros bouton Compile this layout. Ça mouline quelques secondes puis il vous fournit soit le binaire soit les sources. Vous téléchargez le fichier donc au format .hex ça fait moins de 100Ko c'est tout petit.

Il ne vous reste plus qu'à l'envoyer dans votre clavier ! Alors là, je suis passé par teensy_cli_loader qui est un tout ptit logiciel (qui nécessite libusb-compat sous gentoo) à qui vous dites le type de micro-controlleur et vous lui donnez le programme. Vous le lancez en root et vous appuyez sur le ptit bouton planqué du clavier.

teensy_loader_cli --mcu=atmega32u4 -v -w /tmp/keyboard/ergodox_ez_glow_bepo_B9NeA_05DQP.hex
Teensy Loader, Command Line, Version 2.2
Read "/tmp/keyboard/ergodox_ez_glow_bepo_B9NeA_05DQP.hex": 23036 bytes, 71.4% usage
Waiting for Teensy device...
 (hint: press the reset button)
Found HalfKay Bootloader
Read "/tmp/keyboard/ergodox_ez_glow_bepo_B9NeA_05DQP.hex": 23036 bytes, 71.4% usage
Programming....................................................................................................................................................................................
Booting

Et là votre clavier a pris en compte le nouveau firmware et vous pouvez de suite tester les modifs. Ça ne prend que quelques secondes.

L'ergodox physiquement

Bon si vous ne connaissez pas l'ergodox, à sa vue vous devez vous dire que c'est un étrange appareil. Et c'est pas si faux.

En fait les claviers sont d'étranges appareils de base. L'informatique a connu quelques révolutions mais les claviers sont restés des trucs archaïques optimisés pour un fonctionnement de machine à écrire avec les contraintes mécaniques de l'époque. L'Ergodox est un design libre qui a fait quelques choix intéressants. Déjà les mains sont séparées. On peut donc écarter et incliner les deux moitiés indépendamment et ça c'est génial. On a plus la contrainte d'avoir un seul bloc avec toutes les touches et donc une position d'écriture assez désagréable. Les touches sont organisées en patte d'ours et non plus avec un décalage qui n'a plus lieu d'être. Chaque colonne suit donc à peu près la longueur de vos doigts, ça permet de bien se placer un peu plus facilement (je suis quand même un saguoin sur ce point).

Le lavier avec tous ses nouveaux keycaps

Le voilà tout maquillé !

Les pouces ont leur ptit bloc de touches rien que pour eux. Mais francehement à l'usage je trouve que les deux grandes touches sont facilement utilisables alors que les autres sont assez compliquées à atteindre. Bon je n'y ai foutu que des touches multimédia donc peu utiles dans le rush de l'écriture ou du jeu. J'ai quand même foutu AltGr là-bas et c'est clairement pas agréable pour le moment. Il va me faloir un peu plus de mémoire musculaire.

D'ailleurs en parlant de mémoire musculaire je m'attendais à galérer bien plus. Changer de disposition matérielle est généralement très compliqué. On perd vachement en vitesse de frappe. On cherche les touches du coup on perd le fil de ce que l'on cherche à écrire. Mais dans mon cas ça ne me le fait pas du tout.

J'ai biensûr perdu un peu en vitesse frappe mais tellement peu. Le confort apporté par le design séparé est tellement agréable que ça en vaut la chandelle. Et une fois la mémoire musculaire parfaitement reconstruite ça sera du bonheur complet.

Bon comme à mon habitude je l'ai revêtu de ses habits de lumières afin d'être le plus beau de tous les claviers.


Bon à voir dans le temps si j'en suis toujours satisfait mais je n'ai pas trop d'inquiétudes.

Récap 22 : Mai 2021

Un billet un peu en retard. Mais c'est parceque … non j'ai pas d'excuse valable. Cela dit j'ai un nouveau clavier depuis deux heures du coup j'ai un peu de mal à écrire.

Je vous ferai un ptit article à son propos très bientôt et je vous y montrerai sa photo. Un grand merci à Simon ^__^

Blog

En bref ce mois-ci : 5 articles, 8 commentaires, 12 visionnages, 506964 requêtes, 44859 visiteurs uniques pour 10.81 Go de trafic.

Films

Jeux

Mad Max

J'adore ces films. Ils sont trop bien fait, l'ambiance, les décors, les méchants, les musiques et puis 4 films tous bien foutus (pas eu de vilain ptit canard). Et le quatrième est parmis les chef d'œuvres incontestables.

Le jeu me faisait un peu de l'œil mais pas trop non plus. Sortit en même temps que le quatrième film, j'ai jamais sauté le pas. Mais là, une promo à 4€ m'a décidé.

Et … bha ouai c'est bien mais sans plus.

C'est un open world vraiment cool. On est vraiment dans le quatrième film. C'est vraiment très joli et c'est vraiment très agréable de pouvoir se ballader librement dans le monde.

Mais le gameplay… ça me… bha ça me laisse un peu de marbre. Le jeu a deux grandes phases : les moments en vlature. Bha c'est bien mais sans plus, la conduite est pas spécialement agréable. En fait le problème des affrontements c'est qu'on se retrouve très vite à se tourner autour à deux à l'heure à tenter de se percuter mollement à 10km/h parcequ'on vient de faire demi-tour.

Niveau courses, c'est même plutôt chiant. Certaines bagnoles sont de vraies savonettes où la moindre caillasse vous fait faire un demi-tour… loin d'être fun. La conduite est assez lente, on a pas trop de sensation de vitesse. C'est clairement pas un jeu de course fun comme un Need for Speed, les affrontements sont pas aussi impactant qu'un Carmageddon, et l'upgrade de la bagnole vous fera subir un veau pendant les trois quarts du jeu.

Bon et en dehors des vlatures, on se balade à pied dans des "donjons" où l'on va castagner tous les warboys de ta région. On trouve un peu d'eau, des insignes du chef local à dégommer, on pète un puit de pétrole (really ? but why ?), on ramasse de la merdouille. Et on fait ça en boucle… Mille fois. C'est très vite redondant. C'est pas désagréable, les combats sont assez simples mais ça défoule bien. Sauf que vraiment on le fait … beaucoup … tout le temps pareil. Et la map est vraiment grande.

La durée de vie du jeu, si l'on fait que les quêtes, est correcte. Vraiment, se contenter de la quête principale et des quelques autres quêtes annexes ça passe. On le fait en une vingtaine d'heures. Par contre, si on tente de se taper absolument tous les autres ptits donjons histoire de vider la map… bha c'est chiant. Et vraiment pas gratifiant. Les devs ont vraiment artificiellement allongé la durée de vie par tous ces ptits points d'intéret sur la map où vous combattez trois péquenauds qui demandaient rien tout ça pour leur chourer deux bouts de ferrailles.

Visuellement c'est vraiment joli bien qu'il ait déjà 6 ans. Les environnements sont quand même assez variés (pour l'univers, hein). Et, j'aime bien le fait qu'ils n'aient pas reproduit des endroits réellement présents dans les films. Ça évite la déception et puis je pense que le jeu a été fait en parallèle du film et qu'ils n'avaient du coup pas tous les assets qu'ils voulaient pour faire le jeu. On ne retrouve pas non plus les musiques du films mais certaines qui y ressemblent, on a pas les exacts véhicules du jeu mais d'autres qui y ressemblent. Bon j'aurai quand même aimé un bon gros porte-guerre bien pimpé mais non…

Voilà, le jeu est agréable mais sans plus. Les phases de jeu le plus sympa sont les attaques de convois mais au final il n'y en a assez peu. Les combats à pied sont pas mal mais vite répétitifs, les phases en bagnoles moyennes sans plus. Pour 4€ c'est une bonne affaire.

Biped

Un ptit jeu où l'on déplace son personnage avec les deux joysticks d'une manette. C'est facile, rapide jusqu'au moment des challenges où là ça se corse.

C'est assez dispensable même si à deux en coop ça reste assez fun.

Outer Wilds

J'en ai fait tout un article tellement j'ai adoré ce jeu. C'est un jeu de petit envergure mais tellement bien.

Une promenade spatiale sur fond de boucle temporelle et d'énigme à percer. C'est pas super beau au premier abord mais grosse ambiance.

Un jeu que je recommande au plus haut point même pour les non joueurs.

Subnautica : Below Zero

Haaaaaa (de soulagement, pas d'effroi ni de rage) ! La suite de mon très cher Subnautica.

Alors c'est vraiment comme le premier. D'ailleurs à la base ça ne devait être qu'une extension puis ça a gagné en ampleur au point de devenir un jeu indépendant. On reprend la même recette, on y fout une autre histoire, on décale ça sur la même planète mais dans des latitudes plus froides et c'est reparti.

Bha j'ai vraiment beaucoup aimé ! Mais. Ouai il y a un mais.

Il n'apporte pas grand-chose de neuf. La zone est plus petite.

Ce coup-ci, une partie de l'aventure se passe au-dessus du niveau de la mer. Et là je suis assez mitigé. J'aime beaucoup sur le principe sauf qu'au final j'ai trouvé que c'était pas super fun à jouer. Je m'explique : ici, on a plus de barre d'oxygène mais une barre de température. C'est une idée pas mauvaise, sauf qu'on se retrouve très vite à se construire un véhicule qui nous permet de nous tenir chaud (alors que c'est une moto mais bon passons sur ce point). Du coup, la contrainte thermique disparait très vite. Bon ça serait pas spécialement gênant quand ce fameux véhicule est une tannée à promener : déjà il avance pas vraiment alors que c'est une sorte de moto flottante. Le truc il volète mais la moindre chute de deux mètres va l'abîmer, du coup on descend, on le répare on remonte… pas fun du tout.

Et puis rien que la conduite en elle-même n'a pas d'intéret. On a un boost qui dure deux secondes et demi, on peut sauter mais … bha ça sert à rien. On a pas de coffre sur ce véhicule, bref, on le prend pour se garder au chaud et aller un chouilla plus vite qu'à pied.

Et la zone en surface ça se résume à des points très sympa avec des labos et compagnie à explorer, des zones où bha… on a rien à faire si ce n'est le traverser en tentant de pas trop se paumer (c'est de la banquise… qu'est-ce qui ressemble plus à de la banquise que de la banquise ?). Deux trois endroits avec des ptites ruines à explorer.

Le même concept dans l'eau ça marche bien parceque l'environnement est plaisant à regarder, on a des ressources à récolter… là les zones de banquises on a rien à y faire et c'est pas vraiment plaisant à regarder.

Par chance ça ne représente pas une trop grande partie du jeu. Parceque dans cet épisode, on a un scénario beaucoup plus présent qui nous guide à droite et à gauche. On est bien plus orienté que dans le précédent jeu.

J'avais beaucoup aimé le fait que dans le premier, le scénario n'arrive que plus tard dans le jeu, une fois qu'on a bien pris le temps de comprendre les mécaniques et tout. Là ça démarre direct. Mais ça ne m'a pas dérangé parceque justement j'avais déjà joué au premier et donc la partie survie et tout je la comprenais déjà très bien. Je pense qu'un joueur commençant par ce jeu au lieu du premier aura moins cette agréable sensation de pouvoir prendre le jeu à son rythme.

Voilà, je suis ptet un peu dur avec ce jeu mais je l'ai quand même beaucoup aimé et je l'ai dévoré en quelques jours. Même si la surface de jeu est plus petite, elle est plus dense et puis les véhicules sont plus lents ce qui permet de compenser en partie. Le scénario plus poussé permet aussi de compenser.

Dusk

Un FPS à l'ancienne.

C'est speed, moche, efficace. J'ai quand même eu un peu de mal à accrocher au début.

Le jeu se découpe en trois épisodes. Le premier ne m'a pas trop trop convaincu mais le second m'a lui complètement convertit. Et le troisième j'ai eu le sentiment que le dev voulait me faire plaisir.

On est plus proche d'un Quake que d'un Doom dans les graphismes. J'ai rien contre le style rétro, mais là, la direction artistique est assez violente. Visuellement on se prend souvent du rouge dans la gueule. C'est con mais je trouve ça assez moche et aggressif pour les yeux.

Le jeu regorge de secrets plus ou moins compliqués à débusquer. En fin de niveau on a un décompte du nombre d'ennemis tués, de secrets trouvés et du temps mis à parcourir le niveau. À l'ancienne vous dis-je !

Le jeu n'est pas trop difficile par défaut. Je l'ai torché en 7h, mais je me le referai en montant la difficulté et en cherchant un peu à titiller ces compteurs de fin de niveau.

Musique

Nuxeries

J'ai fait un peu mumuse avec Caddy qui est un ptit serveur web ultra simple et vraiment bien foutu. Son fichier de conf fait trois lignes et pouf vous avez un serveur web avec son https qui se gère 100% tout seul. Ajouter php c'est une simple ligne tout bête. Bref, un truc à recommander pour de nombreux cas.

Vrac

Une lecture vraiment cool sur l'éventuelle création d'un nouveau gestionnaire d'init/service pour remplacer OpenRC sur Alpine. D'un certain point de vue ça me fait un peu chier parcequ'étant utilisateur de Gentoo et Alpine, j'aime beaucoup le fait d'avoir le même soft sur ces deux distros. D'un autre point de vue l'article donne justement plein de points valides sur les motivations.

Et puis bon, si ça se concrétise (ouai j'aimerai que ça se fasse) ça serait très probablement disponible sur Gentoo (pas par défaut dans l'immédiat). Voilà l'article en question. La personne qui a écrit ça est derrière est déjà à l'origine de s6 et qui sait donc déjà comment faire ça et quels sont les points à améliorer.

It's a Wonderful Life

Histoire :

George Bailey veut se suicider et prie une dernière fois avant de se lancer. Sa prière parvient au ciel et il se vera alors attribuer un ange guardien.

Avant de se mettre à bosser, l'ange guardien à le droit à un topo sur George afin de mieux pouvoir l'aider. On a donc un récapitulatif de la vie du pauvre gars afin de comprendre comment il en est arrivé là.

Ressenti :

C'est un film de nowel culte aux USA. Pourtant, je trouve la morale un peu tristouille même si le dénouement du film est forcément heureux.

Je n'avais jamais vu ce film mais il est quand même pas mal. C'est devenu une histoire assez typique qu'on retrouve dans pleins de séries : la personne qui se sent toute dévalorisée qui doute d'elle-même et qui regrette d'être en vie à qui l'on donne la chance de voir son impact sur son environnement. C'est vu et revu mais visiblement ce film en est la source.

J'ai vu une version en couleur alors que le film d'origine est en noir et blanc et bha j'aime bien le rendu. L'image est vraiment précise malgré les 80 balais du film. Forcément les couleurs sont pas super naturelles dans cette version mais c'est pas non plus choquant.

spoils

C'est bizarre comment le film s'acharne sur George. Le mec rêve de voyager, se barrer de ce bled mais à contre-cœur il reste. Alors certe au final il a une vie pas dégueue, c'est un brave gars toussa. Mais quand même, la morale du film c'est d'abandonner ses rêves et de tenter de quand même être heureux ?

Haha, à un moment il y a un ptit concours de danse. Ils sont tous à se trémousser sur le parquet, avec des godasses à talon… en train de marteller le sol. En vrai ça doit faire un boucan du diable !

C'était sympa même si un peu trop gentillet à mon goût. George est vraiment le mec trop parfait aimé de tous alors qu'à l'inverse l'antagoniste est juste "juste" méchant et rien d'autre.

Phenomenon

Histoire :

George Malley vit dans une ptite ville rurale des stazunis où il est l'humble garagiste du secteur. Le soir de son anniversaire, il assiste à une étrange vision dans le ciel avec une grande lumière et un boum qui le font tomber dans les vappes.

À partir de ce moment-là, il réalise qu'il possède d'étranges pouvoirs. Il ne dort plus du tout, apprends tout particulièrement vite, bref il devient un génie.

Ressenti :

Ce film est un ptit plaisir coupable. Il est souvent considéré comme facile et gniangnia mais j'aime beaucoup.

Le personnage de John Travolta est gentil comme tout, il n'a pas un rôle de beau gosse ou de brutasse, non il est un simple monsieur tout le monde limite moqué de part sa trop grande gentilesse. Et il devient super intelligent et c'est là où il devient encore mieux : il ne devient pas hautain ou autre. Non il reste tout aussi gentil et a du mal à se faire accepter malgré ses nouveaux pouvoirs.

Le film fleure bon les années 90 dans ses frusques. Et accrochez-vous quand Sheryl Crow se met à chanter Everyday is a winding road on retourne trente ans en arrière. J'avais pas entendu ce morceau depuis des lustres !

J'aime bien le casting du film également. On a plein de têtes connues de second rôles.

L'histoire est chouette. On ne voit vraiment pas passé les deux heures du film. Pourtant il ne se passe pas tant de trucs que ça mais c'est fluide. Ça tente pas d'en mettre plein la vue avec des effets spéciaux tordus ou autre.

spoils

J'aime beaucoup la triste fin.

Le mec a en fait une tumeur au cerveau. En temps normal ses capacités mentales auraient du être impactées négativement mais lui c'est l'inverse d'où ses pouvoirs.

Quand il apprend qu'il a donc une tumeur énorme au cerveau et qu'il risque de claquer à tout moment, on lui fait découvrir un neurologue. Ce dernier veut l'opérer non pas pour le sauver mais pour comprendre le fonctionnement de tout ça.

Le personnage refuse et préfère rentrer dans sa campagne afin de mourir en paix avec sa ptite famille. Oui, c'est gentillet, je sais mais ça me plaît. Les autres persos sont un peu triste mais on ne nous les montre qu'heureux de l'avoir cotoyé.

Modern Times

Histoire :

Charlot est employé à l'usine dans un job à la chaîne à rendre fou. Ça part légèrement en cacahuète il finit par se mettre en prison où il se plaît plutôt bien vu qu'il y est nourri et logé.

Suite à son bon comportement il est libéré mais ne souhaite qu'une chose : y retourner.

Ressenti :

C'est la dernière comédie muette avec Charlot et même s'il est pas 100% muet ça reste quand même un format assez particulier avec ses codes qui n'ont plus rien à voir avec les films modernes. L'histoire se doit donc d'être simple avec des interactions entre acteurs sans vraiment de dialogues. Et franchement c'est cool, ça marche bien. D'autant plus que l'humour de ce film reste facile à comprendre, on est à deux doigts du cartoon en live action.

Je ne pensais pas franchement le trouver aussi drôle, je m'attendais à un humour bien moins fun. Les gags font en plus appel à une sacrée technique pour un résultat visuel vraiment cool. Ils ont fabriqué de sacrés machines où ils s'amusent à y … introduire des acteurs. Le tout rempli de roues dentées, de pistons et compagnie, c'est vraiment un truc qu'on ne voit plus ça et c'est dommage parceque ça rend super bien.

Le film accuse son âge quant aux aspirations des personnages. Charlot et la jeune orpheline rêvent de vivre ensemble afin qu'elle puisse préparer à bouffer pour que son mari puisse rentrer se foutre les pieds sous la table… Aouch.

C'est vraiment marrant de voir que le choix de faire du muet pour ce film n'est pas une contrainte technique mais réellement un choix artistique. À la fin, Charlot prend quand même la parole pour pousser la chansonnette.

J'ai beaucoup aimé voir les représentations de la rue même si c'est au final assez court. Voir une rue comme elle était réellement à l'époque et non comment on se la représentait est très intéressant. Les villes sans l'omniprésence absolue des voitures… un doux rêve.

Voilà voilà, le film est chouette. Techniquement le film est speed car filmé à 18fps mais diffusé à 24 mais ça reste lisible et pas non plus abusé (je suis pas troublé par l'accélération de lecture vu que je le fais pour un paquet de vidéo).

Bon par contre pour son classement à la 39ème place dans IMDB… je suis pas trop d'accord. Le souci d'un tel classement c'est qu'on se retrouve à noter et donc comparer des œuvres faites à un siècle d'intervalle. Et bha, l'évolution culturelle et technique font que forcément un tel film s'oppose à des œuvres qui n'ont plus grand-chose à voir. Du coup, est-ce que vraiment Modern Times est meilleur que Gladiator ? Mouai. C'est juste absolument pas comparable. Du coup est-ce que je préfère regarder l'un ou l'autre ? Et bha ouai, je prendrai Gladiator forcément pour à peu près tous les aspects que je n'ai pas cités plus tôt dans ce post.

Down By Law

Histoire :

On a un proxénète, un Disc Jockey et … un Italien. Ils finissent en prison.

Ils s'aprivoisent l'un l'autre. Ils deviennent presque amis et tentent de s'en échapper.

Ressenti :

On m'a recommandé le film (hein Iceman) mais je dois avouer que j'appréhendais pas mal quand j'ai vu que le réalisateur était Jim Jarmusch. Je le connais pas vraiment mais j'ai vu The Dead Don't Die que j'ai trouvé particulièrement chiant. Je redoutais de tomber sur un truc similaire mais en fait non.

La première demi-heure j'étais trop sur la défensive pour l'apprécier, c'était lent et pas spécialement intéressant. J'ai trouvé que cette partie ne collait pas trop au reste du film et qu'elle n'apportait rien. En gros c'est juste l'introduction des personnages et de la situation, sauf que ça bouffe presque un tier du film.

Mais heureusement par la suite ça devient marrant. Tout l'intéret du film n'est pas vraiment dans l'action mais plus dans les interactions entre les personnages. Et chacun des trois protagonistes est assez chouette.

Le proxénète n'est pas trop cliché, le DJ est assez malicieux et boudeurs et l'italien est un vrai bout-en-train (Roberto Benigni quoi…). Et l'alchimie entre eux est plutôt bonne. Ils ne deviennent pas super pote d'un coup d'un seul, du coup c'est vraiment une relation qui se construit sur pas mal de temps.

Le film n'est pas super crédible mais c'est là où l'on trouve une partie de son humour. J'ai trouvé que ça marchait plutôt bien.

Voilà, je partais avec un apriori négatif et j'ai été retourné. J'ai trouvé ça cool et puis le format noir & blanc est bien ça détonne un peu. Ça lui donne presque une impression de vieux film des années 30/40 pas dégueulasse.

Merci pour la recommandation ;-)

The Departed

Histoire :

Frank Costello est un mafieux fièrement irlandais de Boston qui récupère une jeune mioche qu'il prend sous son aile. Il l'aidera afin qu'il devienne un flic afin d'avoir une taupe.

En parallèle de ça une nouvelle recrue flic se retrouve à devoir infiltrer la mafia de Costello.

Ressenti :

Un film qui vous accueille par Gimme Shelter des Rolling Stones c'est plutôt bon signe, non ? On a là un casting en or avec du Di Caprio opposé à Matt Damon, un Jack Nicholson qui s'éclate, Marky Mark qui joue les durs, Martin Sheen le gentil flic qui bosse avec un Alec Baldwin tout aussi intègre. La touche féminine revient à Vera Farmiga. On passe son temps à faire “Ha il est là aussi !”.

Bon bha que dire ? C'est un bon gros Scorcese des familles. Des mafieux qui mènent leur barque comme des as, un jeu du chat et de la souris entre les flics et les mafieux. Un long film avec un scénar en béton, une tension infligée aux personnages ainsi qu'au spectateur jusqu'à la fin.

spoils !

Rhoo je l'ai pas vu venir la mort de Di Caprio ! Tellement rapide et surprenante ! En l'espace de dix secondes tout se renverse.

Et puis habituellement, Di Caprio ne meurt pas dans les films de Scorcese… Que s'est-il passé ?

Marky Mark a le dernier mot au final. Tous les autres sont morts… ça fait un sacré paquet quand même.

Les images sont vraiment belles, il y a d'ailleurs quelques plans à la demi-bonnette particulièrement joli (surtout celui avec Matt Damon proche au téléphone et Vera Farmiga dans le fond). Ouai j'ai une fixette pour cet effet visuel parceque c'est facilement ratable ou alors très visible, mais là c'est vraiment bien placé et nickel donc j'adore.

Bon globalement j'ai beaucoup aimé, mais … je le trouve quand même moins sympa qu'un Casino ou un Goodfellas. On est pourtant assez proche, mais ce que j'aime mieux dans ces deux films, c'est que ce sont des histoires sur une plus longue période. On voit bien les personnages qui grandissent/évoluent/changent ou au contraire s'obstinent pour arriver à leur perte ou à leur gloire. Là c'est bien plus condensé. Ça se passe pendant quoi ? Un an voir deux ?

Dans ces deux autres films, j'ai vraiment l'impression d'être face à une sorte d'Histoire avec un H majuscule. Avec des personnages ultra charismatiques et toute une épopée qui dure sur des années voir des décennies (alors que pas tant que ça non plus). On a des personnages qui passent du ptit couillon venu au haut de l'échelle. Alors que là… bha ça me fait plus récit d'une bonne grosse enquête mais pas plus. C'est pas la même dimension. Ça reste quand même un super film, mais j'ai moins l'impression d'un récit dantesque.

Je ne sais pas si cette impression est dûe uniquement au film mais plus au fait que j'ai connu ces deux autres films il y a bien plus longtemps et qu'ils me sont cultes alors que là c'est un film que je viens juste de découvrir. Je suis ptet plus blasé et donc j'ai pas reçu une énorme claque en découvrant ce film alors que quelques années auparavant j'aurai été scotché ? Je ne sais pas.

Le tombeau des lucioles - Hotaru no Haka

Histoire :

Lors de la seconde guerre mondiale, la ville de Kobe est bombardée. Les habitants tentent de fuir dans des abris comme ils peuvent.

On suit Seita qui s'occupe de sa ptite sœur Setsuko. Ils doivent se débrouiller par eux-mêmes vu que … bha leur mère est morte lors du bombardement.

Ressenti :

J'avais jamais vu ce film mais je connaissais sa réputation de tire-larme. Et … bha il l'a pas volé. Sans blague c'est assez affreux.

On ressent déjà la pâte du Studio Ghibli avec ses dessins vraiment très beau. Cela-dit les personnages sont un peu plus réalistes que dans d'autres productions. Les décors sont vraiment très jolis et détaillés.

Niveau histoire … bha … c'est très dur. C'est pas fun, je ne pense pas que des gamins apprécient beaucoup l'histoire ^__^. Mais c'est vraiment chouette.

Les musiques sont vraiment très belles surtout celle de la fin. Elles sont un poil moins triste que le film. On trouve un medley super chouette par le neko light orchestra.

spoil

Un détail qui m'a pas mal marqué c'est lorsque Seita apprend que le Japon a capitulé. Il n'y croit pas, il en revient pas que "le grand empire du japon" ait pu perdre. Il est triste et en colère.

C'est vraiment bizarre de le voir aussi révolté pour la défaite de son pays mais jamais contre les ptites gens autour de lui qui ne l'ont jamais aidé. Sa tante a été une pure raclure, les différents marchands/paysans qui n'ont fait que le strict minimum sans jamais s'inquiéter pour sa santé et celle de sa sœur, le médecin complètement glacial qui lui annonce à demi-mot que c'est de sa faute et qui ne lui donne aucune piste pour redresser la barre… Bref, il y a tout un écosystème qui le laissent pourrir mais jamais il ne se rebelle de ça, comme si la situation lui convenait. Mais l'annonce de la défaite de son pays, là, ça l'offusque.

Et puis pourquoi il est pas allé voir les bourgeois de l'autre côté de la rivière ? Rhaaa mais pourquoi tu as laissé mourir ta sœur !!!!

La guerre n'est montrée que via les bombardements sur la population. On ne voit pas de soldats du tout. On a donc que le point de vue de civils loin du front mais pourtant impacté…

Le film est cool même si triste à souhait. La relation entre les deux personnages principaux est cool mais avec tous les autres c'est une horreur.

Cidade de Deus

Histoire :

Dans les années 60, il y a la Cité de Dieu un quartier pas bidonville mais pas loin à Rio de Janeiro. Et c'est pas mal la misère avec des gamins qui traînent dans tous les sens et qui tentent de se débrouiller. Pas mal de ces mioches finissent en truand à différents échelons.

Certains vont très loin et se montent en gang pour du trafic de drogue. La violence y est permanente avec des gamins pauvres qui s'engrènent les uns les autres en permanence.

Ressenti :

Je n'avais jamais entendu parler de ce film. Je l'ai découvert de part sa vingtième deuxième place dans le classement IMDB. C'est tiré d'un bouquin mais c'est en grande partie tiré d'histoires vraies. D'ailleurs le générique de fin montre de vraies images d'un des personnages.

Un point sympa c'est que certains des acteurs sont réellement issus de la cité de dieu et n'étaient pas des acteurs à la base. Et apparemment certains sont vraiment dans des gangs… Cependant le film n'y a pas été tourné directement car c'était trop dangeureux (je veux bien les croire). Toujours dans les facts réels, le gang de mioches de la fin est toujours en activité.

Sinon concernant le film, bha c'est vraiment très prenant. J'ai eu du mal au début face au nombre de personnages. Mais en se laissant bercer ça n'a au final pas trop d'incidence.

La violence est omniprésente. On est vraiment très loin d'un feel good movie. C'est oppressant de partout avec des personnages qui grouillent de partout, tout le monde a un flingue, ça deal, ça guète, ça s'observe, ça se bastonne. On est à des années lumière de la carte postale du brésil.

L'histoire est vraiment chouette. On est presque dans un film de Scorcese où l'on suit la vie d'un gangster sur de nombreuses années… le contexte y est juste différent. J'ai beaucoup aimé les personnages. Surtout Cabeleira (pardonnez l'accent, je suis pas très doué en portugais) qui est à mon sens le meilleur de tous à avoir la tête sur les épaules et être très lucide sur ce qu'il vit bien qu'il y soit à fond dedans. Il parvient à garder un certain recul, bref mon chouchou du lot.

Je suis étonné que ce film ne soit pas plus connu au final. Il est vraiment excellent. Il a quelques plans vraiment cool, des scènes vraiment marquantes.

spoils

Sérieusement, le massacre du motel du début du film, j'étais persuadé que c'était les flics pourris qui l'avait fait afin de pouvoir se venger sur tous les mioches de la cité de dieu. Mais quand j'ai découvert que c'était le gamin qui jubile en le faisant… O__O wow.

C'est pas un film qui remontera les flics dans mon estime…

La scène où Zé Pequeño pousse le gamin à buter un des mioches comme rite de passage est vraiment hardcore. Quand on voit les deux prisonniers qui se chient dessus et qu'ils sont vraiment trèèèès jeune. Rhaaa ça fout les glandes.

J'ai les boules que Cabeleira se soit fait buter. Surtout au moment où il sait qu'il doit se retirer, son pote n'est plus supportable, il s'est trouvé une meuf, il est prêt à se ranger et changer complètement de vie ailleurs et BAM. Mais au final c'était quand même assez prévisible, tout s'alignait trop bien pour lui, c'était vraiment trop tentant pour les scénaristes.

La vita è bella

Histoire

Guido Orefice est un bout-en-train italien. Il emménage dans une nouvelle ville où il souhaite ouvrir sa propre librairie. Cependant ça se passe en 1936 et ... bha c'est pas la meilleure des périodes, d'autant plus qu'il est juif.

Il galère avec l'administration pour ouvrir sa boutique et bosse comme serveur en attendant. Il tombe amoureux d'une institutrice qui est à deux doigts de se marier. Délicatement il va la faire tomber amoureux de lui.

Ressenti

Très beau film qui montre que la joie de vivre est communicative et peu améliorer le quotidien de tout le monde même dans les pires moments (vraiment les pires). Ce clown parvient à faire passer la pilule malgré le plus grand des malheurs. Transformer chaque instant en farce lui sourit.

Bien que le film aborde des sujets lourds (déportation, fascisme) ce n'est jamais vraiment le sujet de l'action. Roberto Benigni parvient à capturer 100% de l'attention alors que pourtant dans le fond on voit poindre la guerre et tout. Il est tellement énergique, enjoué, drôle et ses expressions faciales rendent le tout très communicatif. On voit des horreurs mais on le fait avec le sourire grâce à lui.

Bon, par contre les nazis ne sont ptet pas montré comme suffisamment violent et sans âme à mon goût. Ils ne sont pas vraiment effrayants si l'on compare à de nombreux autres films. Il n'y a presque pas de violence frontale de leur part.

La musique est cool et est connue. Même sans avoir déjà vu le film on reconnait des airs qui ont été diffusés à droite à gauche.

Je ne me souvenais quasiment pas du film. Je croyais d'ailleurs que la très grande majorité du film se passait dans le camp de concentration alors qu'il ne s'agit au final que d'une partie plus petite que dans mes souvenirs. Je me souvenais d'un film vraiment beaucoup plus triste et lourd alors qu'il est vraiment joyeux. Je suis comme le gamin … distrait par les pitreries du père.

Voilà, excellente séance.

An Evening With Beverly Luff Linn

Histoire

Un responsable RH se rend dans une succursale d'une chaîne de café afin d'annoncer au manager qu'il doit immédiatement virer un employé. Le manager décide de virer sa propre femme sans ménagement. Elle n'apprécie que très moyennement et lui fait quelques remarques.

Il apprend que le cousin de sa femme possède une cashbox plutôt bien remplie et décide avec ses deux autres employés d'aller la braquer. Une fois dépossédé de son pognon, le cousin décide de la récupérer et embauche Jemaine Clement qui écoutait par là en lui promettant 200$ s'il ramène le pognon et qu'il éclate les rotules du voleur. Jemaine parvient à récupérer le pognon mais se fait prendre en otage par la femme qui s'enfuient avec le pognon et lui.

Ils partent se réfugier dans le grand hôtel du coin où va avoir lieu le spectacle de Beverly Luff Linn le lendemain soir.

Ressenti

Ce résumé de l'histoire est approximatif. C'est dur de résumer, vous voyez le bordel que c'est.

Bon bha je crois que ce réalisateur est fou ou presque. Techniquement il est bon. Il produit des images vraiment belles, il arrive à diriger ses acteurs comme il l'entend (tout du moins je pense), il a de beaux décors. Il gère aussi le son. Mais niveau histoire et surtout humour c'est ... vraiment très ... heu ... incroyable.

C'est le même réalisateur que The Greasy Strangler que ... bha avec maintenant un an de recul, que j'avais vraiment bien aimé. Et on est dans un film du même genre là en moins sale quand même. C'est un film qui aura du mal à être populaire du fait de son étrangeté absolu. Son humour est vraiment très particulier mais ça marche vraiment bien sur moi.

Les situations sont complètement absurdes mais surtout les personnages sont ahurissants. Et là où ça m'éclate c'est qu'une fois lancé, j'interprête même plus les acteurs comme étant en surjeu absolu mais juste comme s'ils étaient en train de donner une interprêtation la plus pure de l'émotion qu'ils doivent transmettre. Il n'y a plus de nuance, plus d'hésitation possible, les acteurs ne sont pas à fond, ils sont les personnages.

Et là on commence à avoir du bon casting ! C'est pas le top hollywoodien mais on a quand même des acteurs renommés que l'on a déjà croisés ça et là au détour d'autres comédie. Je pense que le meilleur du lot est Jemaine Clement. Il est vraiment trop bien avec son look immonde, son côté badass qui tourne au pathétique. On retrouve certains acteurs déjà présents dans The Greasy Strangle mais aussi Matt Berry que j'adore en vampire ou en patron sadique et mysogine. Il est ici dans un rôle de ... bha en fait je sais pas trop. Il est un meilleur ami amant mal compris, partenaire impressario, jaloux triste, bref un sacré rôle.

Ce film me donne l'impression de voir une comédie de Wes Anderson mais avec le potard potache à 11. Et pourtant je suis pas fan inconditionnel de ses films (j'aime pas The Royal Tenenbaums par exemple, où je m'emmerde sec) mais on retrouve un peu cette excentricité. Sauf qu'ici c'est saupoudré d'une bonne couche de vulgaire et de folie. Et je trouve que cette alchimie loufoque marche vraiment bien. C'est bien plus évident car moins subtil.

Un ovni filmique qui est plus abordable que le précédent et du coup plus recommandable. Allez-y curieux et prêt à tout.

Shadow in the Cloud

Histoire :

Pendant la seconde guerre mondiale, on a Maude Garrett qui monte à bord d'un B17 en partance pour livrer des trucs. Elle transporte une malette qu'elle a ordre de livrer elle aussi.

L'équippage l'accepte à contre-cœur et la fout dans la tourelle mitrailleuse et lui prend son colis. Ambiance de gros lourdingue la concernant mais c'est pas ce qui l'a préoccupe le plus : elle croit voir une ombre sur l'avion.

Ressenti :

Le film est vraiment joli même si parfois les incrustations d'effets spéciaux… bha… sont étrangement dégueulasses. C'est assez étrange pour un film comme ça de parvenir à faire aussi bien du très joli et réussi et la scène suivante que ça soit aussi criard…

La bande son est assez cool. C'est de la synthwave et ça s'accorde plutôt bien avec le film de guerre teinté de surnaturel.

Pendant les deux tiers du film il y a un McGuffin : la sacoche qu'il ne faut surtout pas ouvrir et qui doit être protégée à tout prix. Et c'est cool. Par contre ils ont décidé de dévoiler ce que c'était. Et là … bha … ça devient de suite moins intriguant. Et Ils prennent d'ailleurs bien trop de temps à expliquer. Ça casse le rythme du film, la tension, le mystère. C'est une parenthèse un peu nulle qui n'apporte au final pas grand-chose. C'est assez décevant.

Tout le long du film on nous montre une meuf badass avec de la répartie et tout. Et à la fin du film il fallait qu'il nous pousse une scène nianiante avec son mec. C'est un film fun, pas réaliste, avec de la tension et poum d'un coup on nous fout une scène de romance. Mais ? Pourquoi ? Fallait vraiment cocher cette case pour que le studio produise le film ? Ça non plus ça ajoute rien au film.

Le film semble avoir du mal à se décomplexer totalement en dehors d'une courte scène (explosion rerentrante (vous comprendriez si vous l'aviez-vu)). Du coup ça donne un drôle d'effet. J'ai le sentiment que le film aimerait se la jouer à 200% délire bourrin mais qu'au final il se retient et reste trop sage.

Quand elle prend la mitrailleuse pour dézinguer un coucou, visuellement, c'est mou et pas jouissif. Il aurait tellement pu être bien plus impactant ce plan en faisant trembler la caméra un peu plus, booster le son de mitraille, augmenter les flash lumineux, faire gigoter l'actrice, mettre des muzzle flash… chsais pas ça aurait pu être bien mieux. Et c'est ce que je reproche un peu à l'ensemble du film. Ça démarre avec une bonne intention mais ça ne va pas au bout de la démarche.

Pareil, vous nous faites voler l'avion sur le dos mais ça ne dure que quelques courtes secondes sans qu'on ne voit l'utilité du truc. L'atterrissage, n'importe quel film aurait fait durer ça trente seconde en faisant souffrir l'avion en secouant la caméra de partout, faisant voltiger des pièces dans tous les sens mais là vous nous expédiez ça en cinq secondes montre en main ! Ce film est vraiment frustrant. On était à deux doigts d'avoir un truc vraiment tripant et au final on a un film pas gentillet mais qui ne fait qu'entamer le délire.

D'ailleurs le film est vraiment court, ptet qu'il a eu une gestation difficile et qu'ils ont sortis en l'état ? Le scénariste a été viré avant le tournage pour cause de harcèlement sexuel…

Voilà, le film est cool mais aurait pu être excellent à peu de chose près.

Outer Wilds

En ce moment je suis dans les jeux d'aventure plus posé, plus contemplatif, plus pacifique. Après m'être éclaté sur Subnautica il me tardait de faire sa suite qui devait sortir un mois plus tard. J'ai donc enchaîné comme un opportuniste sur Mad Max et … bha c'était moyen, j'ai passé un bon moment mais ça ne me marquera pas. Il me reste encore dix jours avant la sortie de Subnautica : Below Zero mais j'aimerai bien un jeu d'exploration.

Et là qui voilà Outer Wilds, un jeu qui m'attirait pas trop trop au premier abord à cause de sa direction artistique qui ne me sied pas totalement. Mais j'en ai entendu beaucoup de bien et puis bon, c'est un tout ptit studio indé avec visiblement une communauté complètement sous le charme du jeu.

Allez c'est parti, je me lance. Enfin je le lance.

C'est tipar !

Je dégaine le steam controller après l'avoir configuré pour le jeu et je démarre une partie. On est sur une planète d'un peuple à quatre yeux et à la peau bleue. Le village est plutôt mignonnet avec ses cabanes en bois, ses geysers, son observatoire et ses quelques trucs scientifiques qui traînent çà et là.

vue en hauteur du village avec ses arbres et ses cabanes

Toute ma vie dans ce ptit lieu cosy et chaleureux.

Aujourd'hui, c'est le grand jour pour mon premier vol spatial ! Je me réveille au coin du feu avec un ami qui veille sur moi pour ma dernière nuit sur Timber Hearth. Avant de décoller il me faut les codes de lancement et surtout un ptit entraînement. Mais avant tout, un ptit marshmallow grillé au feu, ça me déstressera un peu.

assis près du feu avec un shamallow planté au bout d'un baton pour le faire caraméliser

C'est dommage que ce soit pas bon les shamallows.

Allez, un dernier tour dans mon village afin de dire adieu aurevoir à tout le monde. Il y a un modèle réduit de la fusée que je parviens pas vraiment à contrôler mais c'est surement bien moins maniable que la vraie fusée (pas vrai, hein ?) !

Je rencontre un ptit gars qui m'explique le fonctionnement de l'onduloscope qui permet de capter des signaux sur des distances incroyables. Je parviens à entendre des musiques semblant provenir du ciel, c'est dire. D'ailleurs des gamins veulent se faire une ptite partie de cache-cache mais je parviens à les débusquer en moins de deux grâce à ce ptit outil pas dégueu.

Bon, on m'indique l'accès à la grotte Zero-G qui me fera un bon entraînement pour l'utilisation de la combinaison avec son jetpack. J'y fais quelques pirouettes avec pour prétexte les réparations d'une fusée.

Franchement ? J'adore l'apesanteur. Mon poids qui semble disparaitre et tout le travail sur l'inertie se mouvoir est chouette. J'ai de plus en plus envie de décoller, je suis mentalement prêt.

Allez, je vais choper ces codes de lancement et je vais partir pour … heu. Ouai tiens pourquoi je pars ?

Allez direction l'observatoire où se trouve la personne qui pourra me filer ces codes. Je rentre par la partie musée que je visite depuis tout le temps. Un dernier coup d'œil sur les quelques artefacts nomaï. Hein, vous connaissez pas les nomaïs ? C'est l'espèce extra-terrestre ayant vécu dans notre système solaire il y a bien longtemps.

On a déjà retrouvé pas mal de leurs vestiges au cours des précédentes missions d'explorations spatiale. C'est d'ailleurs grâce à ces vestiges que l'on est parvenu à créer les technologies nécessaires aux fusées. Le générateur de gravité artificielle que l'on met dans chacun de nos engins provient directement d'eux, on ne sait pas les fabriquer. Ces êtres ont laissé de nombreuses traces dans notre système et j'ai le premier traducteur de leur système d'écriture ! Je serai le premier à pouvoir comprendre leurs messages !

J'ai trop hâte de partir, je sais toujours pas où mais je suis trop pressé. Je monte à l'étage de l'observatoire je regarde la jolie carte où figurent tous les astres. Je la connais par cœur depuis tout petit j'attends ce moment. Je discute une dernière fois avec Hornfels le scientifique qui finit par enfin me donner les codes. D'ailleurs il ne me donne pas d'instructions… Vraiment ce programme spatial c'est très cool.

Allez allez, je me précipite vers l'entrée et là vous allez pas me croire. La statue ! Elle ! Elle a bougé, elle s'est tournée vers moi !

la statue me fixe et des images de ma journée défilent ainsi que d'étranges éclairs

Wow qu'est-ce qui se passe ?!

Et ses yeux. SES YEUX ! Ils se sont ouverts.

Bon, personne d'autre n'a pu voir ça… je vais passer pour un fou quand je leur raconterai tout ça. J'hésite bon… ptet juste l'euphorie de l'accomplissement de toute ma préparation ? Je devrais repousser ? Mouai, j'ai vraiment trop envie de voler ! Allez, je verai plus tard, direction le pas de tir !

La toute petite fusée semble de bric et de broc et peu solide et minuscule.

Bon on a connu des designs plus impressionnants je le conçois.

Voir le vaisseau qui trône fièrement sur le pas de tire en bois (ahem) m'a toujours exalté mais là ça y est, ce sont ses dernières secondes sur ma ptite planète. Je vais enfin découvrir tout mon système solaire ! Suivre les traces de mes astronautes favoris.

Je, je… bon plus le temps de vous expliquer, allé j'embarque !!!!

Bon bon bon, je vous montre pas tout mais il y a mon ordinateur de bord qui consignera toutes mes recherches, l'emplacement pour ma combinaison et son jetpack ainsi que de quoi faire le plein, le moteur et le cockpit. Ouai ça fait 5mètres carré tout au plus.

deux trois écrans, des aiguilles, des boutons, l'indicateur directionnel des boosters et surtout la vitre

Checklist ? Mouai, j'ai confiance et surtout j'en peux plus d'attendre.

Allez, c'est parti pour la prise en main du joystick. Le contrôle de la poussée, j'enclenche très légèrement le booster voir si ça démarre sans pour autant décoller. Tout tremble, l'indicateur directionnel des boosters confirment la poussée. Allez, faut que je fasse mieux qu'avec le modèle réduit !

PLEINE PUISSANCE VERTICALE ! Tout va bien, je suis bien monté en orbite. J'ai stabilisé la fusée, je me retourne pour lancer un dernier coup d'œil au village.

le village bien que petit occupe un tier de la planète qui est ridiculement petite

On va pas se mentir on s'y sent un peu à l'étroi dans ce village.

Bon, je retourne ma fusée et j'observe tout ce système solaire devant mes yeux. J'y crois à peine, deux minutes plus tôt j'étais encore un vulgaire insecte rampant et je suis désormais un fier aigle maître de mon destin et tout un tas de nouveaux mondes s'offrent à moi ! Tout un vaste monde qui orbite autour de mon fier soleil.

Les étoiles à pertes de vue, les astres et leur ballet incessant. Wow, je ne peux m'empêcher de faire une pause, après tout je ne suis pas pressé. Et … bha … je sais pas pourquoi mais j'ai encore envie de me retourner et réobserver ma chère Timber Hearth. Finalement ma ptite planète va ptet me manquer ? J'attends ce moment depuis des années et je ne peux m'empêcher de penser à ma cabane. Je suis submergé par l'immensité sidérale.

le soleil, ses quelques planètes vu depuis mon cockpit et surtout ma planète natale avec encore ses montagnes visibles

Son atmosphère et ses boursouflures lui donnent un aspect inimitable. Je reviendrai te voir !

Bon bon bon, quelle destination ? C'est bien beau l'espace mais je vais où ?

J'irai bien sur Dark Bramble pour être le premier astronaute à y mettre les pieds. Mais je dois avouer que cette planète me fout pas mal les jetons avec ces ronces de partout. Les Hourglass twins ? C'est vrai qu'elles m'ont toujours intrigué à se déverser l'une dans l'autre. C'est peu commun des planètes aussi proches. Cependant, après avoir passé toute ma vie sur une ptite planète, j'ai envie de grandeur. Je pense me diriger vers Giant's Deep la plus grande planète du système à moins que ce ne soit Brittle Hollow ? Rhaaa je me souviens jamais.

Bon je vais sur Giant's Deep ! Je m'en approche à vive allure. Trop vive allure, j'ai pas le temps de ralentir assez vite et je me retrouve à l'esquiver de justesse et j'en suis super loin. Allez hop demi-tour et ce coup-ci je contrôle plus ma vitesse. Va falloir prendre le coup de main.

j'ai la planète en contre-jour et le soleil en face à 18km

Ouaip, je sais… 18km pour le soleil, ce système solaire n'est pas bien grand.

Il va me falloir un peu de temps pour être blasé de ce spectacle stellaire. Ces planètes qui tournent, les étoiles qui scintillent, les différents objets qui virevoltent en orbite, les halos lumineux autour des planètes. Allez, je m'approche plus délicatement.

J'ai choisi une planète recouverte d'un vaste océan et de quelques îles. Mais surtout j'ai pris une planète où l'on ne voit rien depuis l'espace à cause de son atmosphère. Encore une idée à la con pour un premier aterrissage…

Une bonne respiration et une ptite poussée en avant pour traverser la purée de pois. Et après quelques secondes sans aucune visibilité perdu dans cette bouillie verdâtre commence à se dessiner un horizon (courbé). Wow ! De l'eau ! De l'eau partout et des TORNADES !

Bon j'ai quand même de la chance j'arrive à un endroit épargné par cette météo délirante. J'aperçois une île à quelques centaines de mètres. C'est donc ici ma première destination, mon premier aterrissage.

Je suis encore novice donc je tente très difficilement de calmer mon engin et de le stabiliser à bonne hauteur. Je m'agite violemment sur les joysticks et le manche des gaz. Mon vaisseau tremble dans tous les sens je commence à éprouver un certain mal de mer. Bon, c'est pas ultra stable mais je suis presque stationnaire ce qui pour moi est un exploit !

Je m'approche "délicatement" de l'île où une plage est suffisamment grande pour m'accueillir. Il y a quand même quelques arbres qui pourraient mettre un terme à ma carrière d'astronaute un peu plus vite que prévu. Je redresse l'appareil… Par contre c'est chiant : forcément quand je suis en posture d'atterrissage je vois plus où je me dirige. Et bon, la ptite caméra permettant de voir vers le sol est pratique mais ça reste quand même pas top top.

Tant bien que mal l'appareil se pose à peu près délicatement. Et ça y est, j'ai coupé les moteurs. C'est bon j'ai réussi mon premier atterrissage. Je suis en vie sur une autre planète !

Je décroche la ceinture et je saute par la trappe. Je pose le pied sur le sable qui est froid.

mon vaisseau touchant presque les arbres et une montagne dans le fond.

J'étais pas loin de l'accident mais j'ai géré !

Mais… heu… Le sol est froid ! J'ai pas mis ma combinaison !!! J'ai une chance incroyable, l'atmosphère est respirable. C'est le genre de boulette que je n'ai pas le droit de faire.

Je retourne dans le vaisseau enfiler ma combinaison. Et je me prépare mentalement à l'inconnu. Je ne sais pas ce que je vais rencontrer

...


Avis sur le jeu

J'ai vraiment adoré. C'est vrai que la direction artistique c'est pas mon truc favori. Mais je m'y suis très vite habitué.

À côté de ça, l'ambiance globale du jeu est vraiment top. Et puis chaque planète à son truc à elle et au final c'est vraiment joli.

Le jeu nous fait voyager sur des planètes vraiment très distinctes les unes des autres. Il n'y a pas de planète classique, elles sont peu nombreuses mais tellement travaillées, différentes et particulières que c'est génial à explorer.

Niveau gameplay, il n'y a … bha en fait presque rien à faire. On se contente de piloter son vaisseau mais ce n'est pas une grande partie du jeu, ensuite une fois à pied, on se promène, on explore, on trouve des traces écrites que l'on déchiffre, on sonde les envirrons avec l'onduloscope ou bien on lance notre sonde et voilà. Il n'y a que de rares moments où l'on agit sur l'environnement pour actionner des objets mais c'est pas grave. C'est presque un walking-simulator++.

Sur certains point le jeu ressemble un peu à un metroidvania. On a une grande carte à explorer avec des passages innacessibles à première vue. Mais là où le jeu se distingue c'est que notre personnage n'évolue pas physiquement, il ne gagne pas de compétences, pas de nouvelles aptitudes, non non. C'est juste le joueur qui apprend les mécanismes du jeu, le lore et du coup sait comment aborder différemment son environnement.

Le souci de cette approche c'est que le jeu a une très faible rejouabilité. C'est d'autant plus paradoxal que le jeu est bâti sur le concept de boucle temporelle qui se répète. Tout le but du jeu va être pour vous de vous échapper de cette boucle. Vous allez donc revivre en permanence votre "journée" (très relatif le concept de "journée" quand on voyage de planète en planète) mais à partir du moment où vous saurez vous en dépatouiller… le jeu n'aura malheureusement plus d'intéret à être rejoué (vous pourrez le refinir en un rien de temps).

Le monde est régi par ses lois et ça donne une impression très forte de crédibilité. La boucle temporelle est assez courte mais durant ce laps de temps, le monde va évoluer grandement. Les planètes vont suivre leurs orbites, la comète aussi va faire son ptit chemin, des astéroïdes vont tomber, du sable d'une planète va s'engloutir dans la planète voisine, une autre va s'effriter. Le monde est ultra dynamique. Et bien qu'au final ça ne soit pas bien grand (heureusement qu'on se tappe pas des voyages de plusieurs mois pour atteindre une autre planète) c'est tellement varié et bien foutu que l'illusion est totale.

D'ailleurs le monde est pas bien grand. Au final la plupart des planètes ont un sous-sol qu'il va falloir explorer. Et c'est là qu'on se rend compte que c'est au final pas si petit que ça, loin de là. Certe on peut aller d'un bout à l'autre du système en quelques minutes mais explorer tous les recoins d'une planète vous occupera un bon moment. Le jeu se termine en une quinzaine d'heure.

L'ambiance sonore du jeu est chouette aussi même si je suis pas ultra fan de la musique. Je la trouve simple, basique et pas spécialement mémorable.

Bon niveau histoire, c'est assez décousu. C'est d'ailleurs le principe du jeu, c'est à vous de comprendre ce qu'il s'est passé dans ce système solaire. Le jeu laissant le joueur absolument libre de ses mouvements, bha l'histoire se découvre dans un ordre aléatoire.

Les bribes d'explications sont éparpillées aux quatre coins du monde et vous parcourez le monde dans l'ordre que vous voulez. On est d'ailleurs pas mal noyé au début. Mais par chance ils sont parvenus à rendre le tout vachement plus clair via l'ordinateur de bord du vaisseau.

Les personnages semblent assez insipides au début, mais au final, même si on ne les rencontre pas, on lit leurs dialogues. Et forcément on commence à cerner les caractères de certains et on s'y attache. C'est une narration qui dans les autres jeux me passe un peu au-dessus (sauf Subnautica) car je suis occupé à faire autre chose. Mais-là les dialogues et le lore sont la clé du jeu et du coup ça donne envie de s'y plonger. C'est pas un basique Bioshock où je vais ramasser un enregistrement audio que je ne vais même pas écouter car j'ai envie d'en découdre avec la racaille locale et que donc j'ai pas envie de me poser trois minutes pour entendre bavasser un pnj random que ne je ne rencontrerai pas. Là, j'ai envie de comprendre un peu plus ce qui s'est passé, comment ils sont arrivés là, comment ça a disparu, pourquoi il y a tel truc… Le jeu attise ma curiosité et sait l'assouvir au compte-goutte pour me garder en haleine.

Bref, ce jeu est une expérience unique en son genre avec un concept fort, une histoire chouette, un monde chouette et le tout dans un joli enrobage. Il tourne parfaitement sous Linux et devrait recevoir un DLC prochainement. Je ne sais pas trop ce qu'ils pourraient faire de ce DLC d'ailleurs.

Minari

Histoire :

Jacob Yi rêve d'avoir sa propre ferme afin de subvenir à sa famille immigrée coréen aux USA. Ils déménagent au milieu de nulle part et commencent donc à exploiter leurs nouvelles terres.

La vie de couple est pas géniale, sa femme n'approuvant pas ce déménagement et encore moins ce mobile-home++. Jacob décide de faire venir la mère de sa femme afin de lui rendre la vie plus facile.

Ressenti :

C'est assez dur de raconter le film sans trop en dire. Non pas qu'il s'y déroule un mystère ou autre, au contraire il ne se passe pas grand-chose. La destination est au final secondaire face au voyage.

C'est plus un flow, des anecdotes éparses qui forment un tout ce film. J'ai trouvé ça très joli, ça sort de l'ordinaire et c'est chouette. Les personnages sont attachants et ne répondent pas à un cahier des charges de scénario.

En lisant le pitch je n'aurai très probablement pas regardé ce film, ce qui m'y a poussé ? Le fait que ce soit un film A24. J'ai aimé beaucoup de leurs productions du coup je me suis laissé tenté et comme d'hab c'est une réussite.

Le film aborde beaucoup le thême de l'immigration et donc de la culture. Cet aspect est surtout montré depuis le regard des enfants n'ayant jamais connu ou très peu la Corée contrairement à leur grand-mère qui vient à peine d'arriver.

Non vraiment, c'était excellent moment.

Un peu d'adminsys vol.3 : Turris OS 5.x la revanche !

Voilà l'épisode 2 de mon épopée pour mettre à jour mon routeur à la maison. Il va y avoir du débug de réseau, de nunux un peu dans tous les sens.

Résumé du précédent épisode

Dans le premier épisode j'ai mis à jour mon routeur et j'ai perdu la connexion aux grands Internets. Forcément ça ne m'intéressait point de trop un routeur qui ne route plus en dehors de mon LAN. Donc retour en arrière.

Merci les snapshots BTRFS !

Recommençons et observons :

J'utilise comme routeur un fier Turris Omnia qui est un routeur sous Linux avec du bon matos même si maintenant il est matériellement bien moins impressionnant que les nouveautés. Il n'en reste pas moins une jolie bête vraiment fiable et surtout qui déborde de logiciel libre.

Tout d'abord un snapshot avant de tout casser : schnapps create "Ça va péter" et maintenant on a l'esprit libre.

Allez, je lance l'interface web et je lance l'upgrade vers Turris OS 5.1 . Ça moulinne deux minutes et ça semble tout bon.

Je reboot, et là pas d'internet mais le lan fonctionne toujours.

C'est partie pour un ptit ip a et effectivement pas d'interface avec mon IP publique. Je cherche un peu à comprendre pourquoi le DHCP n'est pas coopératif.

On avance de vingt minutes et là je commence à me demander si le problème ne serait pas une couche en dessous. Et là je commence à découvrir un truc bizarre : les adresses MAC ne sont plus sur les mêmes interfaces qu'avant. Et je ne vous cache pas que pour m'en rendre compte, j'ai fait un nouveau snapshot btrfs, j'ai rollback sur l'ancien, j'ai fait un ip a puis rollback sur le snapshot en 5.1 et un autre ip a pour comparer.

eth1 est désormais eth2 et eth2 est devenu eth0 ou vice versa je sais pas trop. Bon bha pourquoi pas ? Chiant mais pourquoi pas.

Renumérotation des interfaces réseau

Bon j'adapte deux trois trucs dans le fichier /etc/config/network pour me réaligner sur ces interfaces. Un reboot. Et c'est pas mieux.

Je remarque quand même quand même qu'il y a une interface qui reste constamment DOWN. Visiblement l'intention ne compte pas suffisamment, j'arrive pas à la passer UP. Je fous mon pc en direct sur ce port voir si les LED s'activent. RIEN.

Bon, bha il va faloir encore descendre d'une couche !

We need to go deeper !

Bon, visiblement l'interface réseau est complètement désactivée. Un module kernel manquant ? Une conf kernel étrange ?

C'est quand tout déconne qu'on fait quoi ? Qu'on lit la doc !

Et une des nouveautés de cette version concerne le port SFP qui ne peut plus être désactivé au profit du port ethernet une fois booté. Et pour passer de l'un à l'autre il faut modifier le bootloader pour le faire pointer soit sur un DTB pour le SFP soit un DTB pour le port PHY.

Bon bon bon. Allons voir ce qui est mis par défaut.

ll /boot
drwxr-xr-x    1 root     root           158 May 10 16:25 ./
drwxr-xr-x    1 root     root           176 May 10 14:58 ../
-rw-r--r--    1 root     root         18773 Mar  4 01:25 armada-385-turris-omnia-phy.dtb
-rw-r--r--    1 root     root         18809 Mar  4 01:25 armada-385-turris-omnia-sfp.dtb
-rw-r--r--    1 root     root          1199 Mar  4 01:25 boot.scr
lrwxrwxrwx    1 root     root            31 May 10 16:25 dtb -> armada-385-turris-omnia-sfp.dtb
-rwxr-xr-x    1 root     root       3351944 Mar  4 01:25 zImage*

Bon bha voilà, déjà probablement une partie du mystère. Je change le lien symbolique pour pointer vers l'autre DTB et je reboot et hourra \o/

Bon j'ai un port réseau qui est de nouveau UP, il reste à refoutre la conf d'aplomb pour le dhcp.

Baston contre OpenWRT

Voilà ce que je craignais, ils ont modifié ce qu'ils considèrent le LAN, le WAN, avec les règles de firewall et tout. Je passe donc un peu par l'interface web pour voir ce qu'il se trame.

J'assigne mon port eth2 au wan sauf que moi ce que j'aimerai c'est y foutre le port eth2.832 mais je ne peux point. Je place les autres ports dans le lan, je me connecte en SSH pour éditer le /etc/config/network pour y mettre vraiment la bonne interface réseau. Je reboot et … bha ça route quedalle.

Pourtant l'interface est up, depuis ssh j'arrive à pinguer des trucs sur le net. Bon bha c'est surement ma conf iptables qui a disparu :-/

Pourtant mon script est toujours dans /etc/init.d/iptables . Ha ! Mais oui ! Faut que je change et que j'y mette la bonne interface réseau pour le lan (pour une fois que j'ai utilisé des variables, une seule modif à faire !).

Allez, je relance le script est waouw j'ai du net sur mon lan.

Baston contre LXC

Mais ce n'est pas la dernière étape. Tous mes containers LXC sont au tas.

Je tente d'en lancer un manuellement lxc-start -n nib et ça me sort une des spécialités de LXC : les messages moches : lxc-start: nib: parse.c: lxc_file_for_each_line_mmap: 142 Failed to parse config file "/srv/lxc/nib/config" at line "lxc.net.0.ipv4 = 10.2.0.50/8" Failed to load config for nib lxc-start: nib: tools/lxc_start.c: main: 264 Failed to create lxc_container

Sérieux, on a rarement vu des messages d'erreurs aussi moche pour signaler que la syntaxe n'est pas la bonne. D'ailleurs est-ce qu'ils s'amuseraient pas à changer la syntaxe à chaque version chez LXC ? Je commence à me demander.

Deux trois coups de mojeek plus tard et je découvre que ce n'est plus lxc.net.0.ipv4 = a.b.c.d/e mais lxc.net.0.ipv4.address = a.b.c.d/e -___- Bon bha c'est parti pour éditer les fichiers de conf de chaque container et je les lance.

C'est bon ça passe, on reboot pour tout tester.

Ha bha ils redémarrent pas. Je repasse sur l'interface web d'OpenWRT vérifier que les containers y sont bien référencés.

Ils y sont mais éteint, ok c'est raccord. Par contre, le service lxc-auto n'est visiblement pas activé au boot, je le coche et je reboot.

Yataaaaaa \o/

Tout remarche.

Moralité

Lire la doc m'aurait évité de repousser ça de six mois et de le faire plus tôt.

Bon par contre dans l'histoire, j'ai changé d'IPv4 ! Ça ne m'était pas arrivé en cinq ans. J'espère que ça ne va pas se reproduire, j'aime bien avoir une ip fixe. J'imagine que j'ai libéré mon IP trop longtemps et qu'elle a été réattribuée pendant que mon routeur était down :-/

update DNS

Là c'est rapide : un coup de ssh vers le DNS master. Et là tout à base de knotc : knotc zone-begin lord.re. knotc zone-unset lord.re. lord.re. 7200 A 92.167.84.9 knotc zone-set lord.re. lord.re. 7200 A 90.113.193.129 knotc zone-commit lord.re.

Et voilà, plus qu'à patienter que les deux heures de cache expirent pour que tout le monde puisse me joindre.

Examen d'un spam #4

Tiens faisait longtemps que je m'étais pas marré avec un spam.

Voilà le mail en question
headers
Return-Path: 
X-Original-To: lord-blog@lord.re
Delivered-To: lord-blog@lord.re
Received: from mail-wm1-x32c.google.com (mail-wm1-x32c.google.com [IPv6:2a00:1450:4864:20::32c])
        (using TLSv1.2 with cipher ECDHE-RSA-AES128-GCM-SHA256 (128/128 bits))
        (No client certificate requested)
        by kif.lord.re (Postfix) with ESMTPS id 6D9D880806
        for ; Thu,  6 May 2021 11:38:56 +0200 (CEST)
Received: by mail-wm1-x32c.google.com with SMTP id b19-20020a05600c06d3b029014258a636e8so2680027wmn.2
        for ; Thu, 06 May 2021 02:38:57 -0700 (PDT)
DKIM-Signature: v=1; a=rsa-sha256; c=relaxed/relaxed;
        d=seooptimizes-com.20150623.gappssmtp.com; s=20150623;
        h=mime-version:sender:from:date:message-id:subject:to;
        bh=hYiaduUXufafI2SqVZR7CoPYIzuNDrpWYn28Ban7iRM=;
        b=ScgzN+Oa6CGz5VD7h6pM5QUhJEBS2fBCM8hzDdjtp9IN7zqL8yq5JDw884dRxcVUI1
        vp1u48JfzhICfhFxK78bL/IToy0RS0ULJ6xdJh2v0AttdmadEhx7DFZWAvV7YLGy96oL
        2qzPVVwtZK4WAa1Q1NppNhOOK7b/5BIsfAMspebg8nzZ7a075PS+BW7xLpQRnviEunhA
        xB7vTN2nvN9rHDHLOk5DLri+OabKgk0VqoJobn+DDLRojZ+558XxVApJzHpkRiDDBjPq
        TMUxQEddgkILmqjc65lkMYRi+glfHIr0pePglg1IKWahY78SnXWkbXYUH60MIoiNQDrJ
        ukuQ==
X-Google-DKIM-Signature: v=1; a=rsa-sha256; c=relaxed/relaxed;
        d=1e100.net; s=20161025;
        h=x-gm-message-state:mime-version:sender:from:date:message-id:subject
        :to;
        bh=hYiaduUXufafI2SqVZR7CoPYIzuNDrpWYn28Ban7iRM=;
        b=h/UPNRrQrn+foaU+/iPy+YO94gV6vSCE1fn2o7A5Cm4GOmp3g3WDNPHJ4qevaO3Tbi
        r54mpC5pml+LbZriTmhX4SnsjbS1GF1tzGDc5AqNXnSKDo0w8h3FMjH5q/tLwy1Dlpd1
        QgLTTDTkEcQHxmrV35EbIcL2M27X6rvOMfsBI5ydRQNvXXc5+Go1JMMO1iEODVpMfT9+
        dxqYbTL8jvUu/TVncLiMuzM/BcbxWS34JXWSES8AvCZkkHQ7zVIlRmg+dVbQn8SywJjR
        BnjlfrNTLPc1MSoiK3LzPtD5uC9tch9RdlMjmjRdoQ4lwrp/pJwHOVuRJT3FaVO4tN5a
        Gn2Q==
X-Gm-Message-State: AOAM533/OZhNTr62hyIOFn68ylVW/zy0clg3bVKqyKuUDG9F56CmttJK
        TeiSCYS/V2pUkFDCP8y8ZGSGqEbkzOVMxdAi5Og8GOntDHM=
X-Google-Smtp-Source: ABdhPJwn1XkGTaR6MBmSIg/z5an/dL/qbXio19aj7xLCUp562WVzV5AM8iMfQ3dN0DpKRS6lR4B/P+VEqn7/ilB5mZ4=
X-Received: by 2002:a1c:b406:: with SMTP id d6mr2086815wmf.105.1620282505548;
        Wed, 05 May 2021 23:28:25 -0700 (PDT)
Received: from 52669349336 named unknown by gmailapi.google.com with HTTPREST;
        Thu, 6 May 2021 02:28:25 -0400
Received: from 52669349336 named unknown by gmailapi.google.com with HTTPREST;
        Thu, 6 May 2021 02:28:24 -0400
MIME-Version: 1.0
Sender: Joseph Thomas 
From: Joseph Thomas 
Date: Thu, 6 May 2021 02:28:25 -0400
X-Google-Sender-Auth: 1rt-BtY-9dTA1mdVQ42ciVNSjEY
Message-ID: 
Subject: Re : lord.re : Have Lots Of Error.
To: Lord-Blog 
Content-Type: multipart/alternative; boundary="0000000000002dd8d505c1a36bd0"
X-Rspamd-Queue-Id: 6D9D880806
X-Spamd-Result: default: False [-2.00 / 10.00];
        ARC_NA(0.00)[];
        R_DKIM_ALLOW(-0.20)[seooptimizes-com.20150623.gappssmtp.com:s=20150623];
        FROM_HAS_DN(0.00)[];
        TO_MATCH_ENVRCPT_ALL(0.00)[];
        R_SPF_ALLOW(-0.20)[+ip6:2a00:1450:4000::/36];
        MIME_GOOD(-0.10)[multipart/alternative,text/plain];
        PREVIOUSLY_DELIVERED(0.00)[lord-blog@lord.re];
        RCPT_COUNT_ONE(0.00)[1];
        RCVD_COUNT_THREE(0.00)[4];
        TO_DN_ALL(0.00)[];
        DKIM_TRACE(0.00)[seooptimizes-com.20150623.gappssmtp.com:+];
        DMARC_POLICY_ALLOW(-0.50)[seooptimizes.com,none];
        FROM_EQ_ENVFROM(0.00)[];
        MIME_TRACE(0.00)[0:+,1:+,2:~];
        ASN(0.00)[asn:15169, ipnet:2a00:1450::/32, country:US];
        RCVD_TLS_ALL(-1.00)[]
X-Rspamd-Server: kif

Content-Type: text/plain; charset="UTF-8"
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

Dear lord.re Owner,
Hope you are doing well !

I’m Senior Digital Marketing Expert With 10+ Years Of Experience.

I Was Going Through Your Website That Your Website Has Lots Of Broken Links
As Well As Technical Error Which Breaks The Rules Of Google Algorithm.

Some Of Your Error On The Website: lord.re

·       4 Pages With *Harmful Broken Links*

·       No *Meta Tag* & *Title Tag*

·       Your Website Doesn't Have A *Canonical Tag.*

·       Your *Website* Doesn't Have A *Updated Sitemap.*

·       *Google Bot* Is Not Able To *Crawl* Your Website.

*Warning :*

Frankly Speaking If We Don't Fix These Error Then Its Create A Very Bad
Impact Over Your Website Visibility, Also Google Remove Your Expensive
Website From The Search Engine Because Your Website Don't Follow The
Algorithms Of Google.

Let Me Know If You're *interested* To Fix Those Error On Your Website
lord.re . Then I Will Assign A Digital Marketing Manager To Send You All
Your *Website Error With A Full Analysis Report *& Help You To Fix All
Those Error.

I’m waiting for your valuable response to makes the website search engine
friendly.

Best Regards,



*Joseph Thomas,*

*Senior Digital Marketing Expert*

*__________________________________________________________*

( Error Fixation Cost : $150 (One Time) To Fix All Those Errors Of Your
Website & Make It’s Search Engine Friendly. )

*( N.B : If You Are Really Interested To Fix All The Error Then Reply Me.
Because I Am Not Telling Any Fake Things OrDoing Any Spam. I Want To Help
Your Organisation. )*


[image: beacon]

Bon alors déjà on peut commencer par cracher à la gueule de Google (ouai j'aime bien le faire). Ils font chier le monde entier à pousser des technos pour contrer le spam (bon d'un certain point de vue c'est pas si mal) mais de l'autre ils se permettent d'émettre du spam… Merci les gars on repassera.

Bon d'un point de vue purement technique, le mail est plutôt propre. Il passe tous les filtres de l'antispam, il a une version HTML et une version TXT.

C'est plus sur le reste que ça me fait marrer.

Bon on voit que ça provient d'un certain Joseph de chez seooptimizes.com. De bonne foi je vais regarder leur site ouaib.

Ma foi c'est un bien joli site générique comme on en voit partout. Pas de quoi les blâmer non plus, hein.

Tiens c'est marrant ils mettent les photos de leur équipe sauf que visiblement notre cher Joseph n'a pas le droit à son quart d'heure de célébrité… Est-ce qu'il y bosse réellement ? Est-ce qu'il a le droit d'envoyer des mails à leur nom ? Est-ce que leur site est fiable ? Sont-ce des gens crédibles ? Ça y est, ils viennent de me perdre comme client. C'est balot !

Bon je suis quand même curieux, je vais voir un peu ce qu'il y a un peu plus bas.

Leur site ouaib indique 0 client, 0 expert, 0 experience, 0 award.

Ha ouai avec de tels chiffres ça fait rêver. Js vous manque et votre réputation s'envole.

Bon leur site donne pas trop confiance mais il est ptet super bien foutu quand même. Après tout ce sont des experts en la matière, qui suis-je pour juger ?

Un coup de GTMetrix ?

noté E, performance 43% et structure 68%

Ouaip bha ça a l'air d'être de la merde leur site, non ?

Halala On se marre.

Et des mails du genre de leurs concurrents j'en ai très régulièrement. Des guignolos à la limite de l'arnaque. J'aimerais bien tester une de leurs prestations un jour mais à 150€ ça fait cher l'expérience scientifique.

Collateral Damage

Histoire :

Schwarzy est un pompier valeureux qui aime sa femme et son enfant. Il doit les rejoindre en terrasse avant de rentrer à la maison alors qu'une explosion les tuera devant ses yeux. Il est dévasté et souhaite se venger auprès du terroriste auteur de l'attentat.

Il va devoir se préparer et partir en Colombie pour affronter El Lobo.

Ressenti :

Hmmm, j'aime beaucoup l'acteur mais bon là … c'est pas contre lui, mais, c'est assez meh. Pourtant il est un peu comme d'habitude lui, mais ça vole pas bien haut.

D'ailleurs le film est sorti en 2002 mais il devait sortir peu après le 11 Septembre 2001. Le film est donc sacrément dans l'ambiance de l'époque à son insu. Une attaque terroriste sur le sol américain auprès de civils n'ayant rien demandé…

On a le droit aux habituels conflits entre les différentes agences gouvernementales ricaines. On a un sosie de De Niro qui se la joue tête de con tout le long mais qui aura le droit à un début de rédemption vers la fin. Le pompier qui sait faire péter toute la prod d'un cartel de cocaïne à lui tout seul. Une pauvre femme avec son gamin qui vit au milieu des guérilleros à peu près peinarde mais quand même un ptit peu embêtée par deux racailles quand notre brave américain qui doit passer incognito est dans le coin. … J'en passe…

Schwarzy est donc à peu près bien utilisé avec un rôle qui lui colle plutôt bien mais le scénar est vraiment pas surprenant. Ça tient sur des ficelles qu'on voit venir bien à l'avance. Les personnages sont bien dans leurs clichés.

La musique est meh, par chance on est gâté en explosions. Des hélicos qui défoncent un village dans la jungle, un tour en bâteau, balade en moto, pas trop trop de voiture cela-dit. Mais les scènes d'actions bien que variées sont toutes assez insipides. Il n'y a guère qu'un ptit instant de castagne à mains nues qui relève un peu le niveau mais c'est bien pauvre. L'affrontement final est vite torché avec une ptite punchline et c'est tout.

La fin d'une époque. Le début de la fin d'une carrière ?

Ouai, en regardant la suite de sa filmo, il n'y a effectivement plus grand-chose de ce que j'en ai vu. Dans les Expendables il n'a que de petits rôles, les Terminator restants sont … bha … merdeux. Killing Gunther est une farce et j'ai quand même bien aimé Escape Plan.

On ne s'ennuie pas mais presque…

Foot : mon nouveau terminal

Il y a 170 posts de cela soit quatre ans (pfiouuu), je vous avais fait un ptit tour d'horizon des émulateurs de terminal.

C'était pas exhaustif hein mais j'abordais les principaux quand même. Mais force est de constater que depuis il y a de nouveaux arrivants (certains étaient déjà là mais j'étais passé à côté). Ça fait donc quatre ans que j'utilise Alacritty mais voilà maintenant deux mois que je lui fais des infidélités.

J'utilise désormais Foot qui coche toutes les cases de ce que je recherche. Il est léger, rapide, simple, joli, visuellement minimaliste, supporte toutes les features modernes sans les conneries. C'est un projet assez récent mais le logiciel est déjà stable et donc utilisable.

capture d'écran de foot

C'est dépouillé comme je l'aime

Encore un ?

Il n'est compatible que wayland mais bon, on est en 2021 pourquoi supporter autre chose ?

Bon en vrai pourquoi je l'ai adopté ? Une partie de moi voulait tester un peu autre chose et comme le terminal est le logiciel que j'utilise le plus, c'est de suite dépaysant. Mais surtout deux petites fonctionnalités absentes de chez Alacritty m'ont titillé :

  1. Le daemon
  2. L'URL mode

Daemon

C'est une feature qu'on retrouvait déjà dans l'illustre urxvt où l'on a en fait une architecture client/serveur. En gros, on lance un daemon foot qui "ne fait rien".

Ensuite pour chaque terminal on ne lance qu'un client qui fera bosser le serveur. Du coup chaque nouvelle instance est plus légère et démarre plus vite.

Ça bouffe un peu moins de ram par contre si le serveur se pète la gueule on perd absolument tous les terminaux. Bon ça ne m'est pas encore arrivé mais ce jour-là je pleure.

Je ne vous cache pas que le temps de lancement d'un terminal me paraît instantané. Mais bon j'imagine qu'avec un ordinateur moins puissant le gain peut être appréciable.

Il est dit que c'est potentiellement moins rapide à l'usage si on a un terminal qui fait bosser un peu trop le parser puisqu'il n'y a désormais plus qu'un parser mis en commun pour tout le monde. En deux mois ça ne m'est pas arrivé non plus.

Bon cette architecture est facultative mais perso j'aime bien.

capture d'écran de htop où l'on voit le foot --server suivi de tous les shells

On va pas se mentir, dans htop c'est propre et j'aime ça.

URL mode

Quand dans votre terminal se trouve une URL, dans la majorité des émulateurs, il faut dégainer la souris et cliquer dessus. N'est-ce pas barbare ? Devoir utiliser le mulot c'est tellement 60s !

Alors qu'ici dans ce temple de la modernité, un simple Ctrl-Shift-u et hop ! Toutes les URL présentes dans la fenêtre se retrouvent affublées d'un ptit post-it avec une lettre. Vous saisissez cette lettre et pouf ça ouvre l'URL dans votre navigateur. Tout comme dans Qutebrowser !

exemple de ce mode en action

Et en plus on peut styliser le truc autrement mais par défaut ça me plaît.

Ce truc est vraiment agréable à l'utilisation.

Mise en place

Du coup je le lance via sway.

~/.config/sway/config

exec --no-startup-id foot --server

bindcode $mod+36 exec footclient

Et voilà c'est tout comme il faut.

Bien entendu faut aller voir du côté de son fichier de configuration. Il est tout commenté de partout comme il faut. Perso je n'y ai pas touché grand-chose si ce n'est la police, et le navigateur et la modification d'un ou deux keybinds. Vous aurez le fichier dans ~/config/foot/foot.ini et voilà.

C'est pas la mer à boire et heureusement, ce n'est qu'un terminal après tout.


Voilà, n'hésitez pas à y jeter un coup d'œil si vous voulez un terminal/léger/rapide mais sans non plus être austère. Il gère le redimensionnement de la police à la volée, toutes les couleurs possibles, le sixel (haha) bref tout ce qu'il faut.

Récap 21 : Avril 2021

Et voilà un mois de confinement avec tout le pollen \o/ Bon ça c'est fait. J'ai beaucoup joué ce mois-ci vu que j'ai eu quelques congés et que bha … on a pas le droit de bouger.

Bon et on a toujours pas de nouvelles du nouvel album d'Archspire… c'est long !

Blog

En bref ce mois-ci : 4 articles, 40 (!) commentaires, 13 visionnages, 545 196 requêtes, 47974 visiteurs uniques pour 12.26 Go de trafic.

Films

Jeux

Ori

Tiens je me suis fait ces deux metroidvania : Ori and the Blind Forest ainsi que Ori and the Will of Wisps.

J'avoue que j'étais pas super emballé avant mais on me l'a pas mal vendu du coup je me suis laissé tenté. Et bha c'était une très bonne surprise. On est face à des jeux très proches de Hollow Knight que j'avais vraiment adoré. Et là on est sur le même principe avec une ambiance assez mélancolique aussi mais quand même bien moins sombre.

C'est très joli d'ailleurs, c'est un mix de 2D avec quand même des décors en 3D et c'est d'une maîtrise impressionnante. Jusqu'à présent dans ce genre de graphismes j'avais en tête Rayman Legends qui était parmis les plus jolis du genre mais là c'est vraiment un niveau au-dessus. C'est un style moins dessin/cartoon mais sans pour autant être 100% réaliste.

Et bha c'est une sacrée réussite visuelle. Les plantes bougent avec une légère brise, ça s'enfonce quand on marche sur des trucs mous, l'eau réagit à notre passage, il y a des détails de partout, les fonds sont superbes, par moment des choses se passent dans le fond. Chaque zone à son ambiance graphique avec sa teinte.

Les environnements sont vraiment chouettes mais par contre la map globale n'est pas trop grande ptete même un peu trop petite. Le premier jeu, je l'ai torché en 15heures en mode difficile et pareil pour le second mais en mode normal (ça me fera une excuse pour le refaire mais en difficile).

D'ailleurs le deux est une suite excellente. Ils se basent sur tout ce qui a été fait dans le 1, c'est vraiment très proche mais ils ont amélioré sensiblement les déplacements et l'ordre dans lequel on récupère les nouvelles facultés. Et du coup, il est vraiment plus agréable à jouer que son prédecesseur.

capture du deux

Ces couleurs, cette profondeur, cette lisibilité…

Ce jeu est un exemple de mobilité satisfaisante. C'est un sujet qui me tient à cœur : un jeu où les déplacements sont agréables est un jeu qui me donne du plaisir. Et là c'est pile ce qu'il faut : le personnage se manie super bien, c'est rapide, on peut enchaîner les sauts, roulades, dash, cabrioles et du coup on peut traverser certaines zones à une vitesse folle. Les devs l'ont compris et ont même ajouté des ptits défis de vitesse dans le deux.

Ils ont aussi tenté d'apporter une dimension un peu plus RPG dans le second avec des quêtes mais c'est assez timide, c'est plus des quêtes qui se résolvent d'elles-même si tu suis la trame du jeu. Il y a cependant une quête à la Zelda : Link's awakening où vous allez échanger des objets divers du début à la fin. Et bha… c'est pas spécialement fun mais ils ont tenté et du coup je ne les blâmerai pas.

S'il devait y avoir une suite j'aimerai qu'ils poussent plus les quêtes pour rallonger la sauce tout en diversifiant un peu le gameplay.

Bien que ces jeux aient assez peu de dialogues ils parviennent à tirer une ptite larmichette à quelques passages. Ces jeux sont vraiment tristouilles dans leur histoire. La musique sait aussi bien appuyer cette mélancolie tout comme elle sait renforcer l'émerveillement quand on découvre une nouvelle zone. Mais il ne tient qu'à vous d'outrepasser ce destin tragique et de faire pencher la balance de votre côté.

Subnautica

Ce mois-ci je me suis fait Subnautica et j'ai vraiment adoré. Ce jeu est prenant, intéressant, malin, généreux, honnête, fun, vraiment beau. J'ai rarement pris des claques comme ça en jouant.

Tout y est, l'ambiance sonore immersive, les environnements organiques et crédibles parfois effrayants parfois charmant et accueillants. Il sait aussi bien nous offrir des moments d'émerveillements que des moments plus oppressants. On est d'abord perdu dans son univers particulier et pourtant petit à petit on arrive à y faire son trou et on y prend ses marques. On finit par être vraiment familier de certains lieux que l'on retrouve avec plaisir.

Le jeu s'affranchit de proposer une carte au joueur. C'est d'abord déroutant et souvent frustrant mais c'est au final ce qui fait le charme du jeu. Apprendre à se repérer et se rappeler de la géographie de telle ou telle zone est au final une récompense et un atout pour les prochaines excursions. Ici ce n'est pas le personnage qui gagne en expérience, c'est le joueur !

Son histoire est simple et permet de guider le joueur sans non plus le noyer. Ici, on est libre de faire ce que l'on veut et quand on commence un peu à tourner en rond, le scénario sait briser routine et relancer le joueur dans de nouvelles aventures.

Un peu à la manière d'un metroidvania, on parvient à atteindre de nouvelles zones qui nous étaient au premier abord inaccessible. Le terrain de jeu s'agrandit pour au final qu'on découvre que tout est imbriqué. Nos nouveaux moyens de se déplacer nous font nous remodeler notre carte : certaines zones trop éloignées peuvent désormais être visitées, d'autres zones plutôt ennuyeuses et fastidieuses à traverser se parcourt dorénavant en quelques secondes.

Non vraiment ce jeu est top.

Et malgré mon expérience de joueur, il est parvenu à me surprendre à de nombreuses reprises : “C'est marrant le vaisseau au loin, j'aimerai bien le visiter quand même.” Et bhé on peut le visiter ! Non ce n'est pas juste un élément de décor qui est là pour un peu de lore et se la péter pour ses graphismes ! Tout ce que l'on voit est explorable, pas de mur invisible. Le jeu est vraiment honnête.

Et puis ce qui commence comme un basique jeu de survie avec un objectif clair (se tailler de là) se transforme. Le jeu gagne sacrément en ampleur et j'ai été très agréablement surpris. À partir du moment où la boucle de gameplay est assimilée, qu'on s'est un peu promené, qu'on commence à visualiser où le jeu semble s'arrêter (“ha ok, donc va faloir débloquer tout ça et là ça sera fini.”) et bien en fait le scénario prend le dessus. Je ne vais pas vous le cacher, je considère très souvent que l'histoire dans un jeu est aussi intéressante qu'un scénario de film de boules. Quand je démarre un jeu pour la première fois, j'ai pas envie de me taper de la cinématique interminable, pas envie de me voir balancer au visage des tas de personnages avec des noms des relations des machins… NON. Je veux un truc interactif, voir comment ça bouge, comment le jeu réagit, je veux profiter de cette dimension supplémentaire qu'offre le jeu vidéo par rapport au cinéma. Et c'est justement là qu'ils ont été très bon. Ici, on se tape une séquence de 30s et pof on contrôle notre personnage. On découvre les mécaniques de jeu avec un très léger tutorial bien implanté dans le jeu.

Puis s'en vient une phase de jeu où l'on prend plaisir à tester toutes les mécaniques qu'il a à proposer. On explore le monde et tout. Et seulement au bout de quelques heures le scénario commence à apparaitre. Il prend sa place uniquement à partir du moment où on a plus l'excitation du gamin qui doit déballer ses cadeaux à nowel. Le jeu nous a offert un apéro avec des cochoncetés à grignoter avant qu'il nous apporte son repas du coup on est plus à même de le déguster en prenant son temps. J'espère que ce schéma se démocratisera dans l'univers du jeu vidéo.

Bon, je fais tout mon possible pour absolument rien vous spoiler du jeu mais franchement allez-y. Il est bien plus grand qu'il n'en a l'air sans pour autant s'avérer être un monstre interminable où l'on finit par se lasser avant d'en voir le bout.

Il tourne parfaitement dans Steam.

Musique

Un ptit flamenco de chez Gorod avec Blackout ?

Nuxeries

J'ai mis à jour ma ptite instance de TinyTinyRSS ça faisait quelque temps que je l'avais un peu oubliée. Et c'est impressionnant comme ce logiciel est encore très actif. En seulement quelques cours mois il y a eu 727 commits !

Bref, à la mise à jour plus rien ne va, un message d'erreur pas vraiment clair. Je savais même pas si c'était l'update d'Alpine ou de PHP ou de TTRSS qui foutait le merdier.

Et en fait ils ont bougé la syntaxe de leur fichier de conf et donc ça se connectait plus à la base de donnée. Bref, quelques modifs plus tard et ça repart pour dix ans de bons et loyaux services.

Vidéos

Le très cher Steve Mould (un vulgarisateur scientifique britannique sur youtube) a sortie une chouette vidéo où il a fabriqué un système pour faire des additions binaires. Il s'y est pris avec de la flotte, des tuyaux, un peu d'impression 3D et voilà.

La vidéo est chouette à regarder (comme la plupart de ce qu'il produit d'ailleurs).

Dans un tout autre registre, je viens de découvrir la chaîne de RatelRock et j'ai presque tout vu ! Ce sont des analyses de films (d'horreur souvent) vraiment sympatique, le tout présenté par une tasse à café.

C'est assez drôle, c'est pertinent, les sujets sont cools et j'aime bien cette tasse avec son ptit cul !

Being There

Histoire :

Chance est un jardinier de cinquante ans avec un retard mental qui s'occupe donc d'un jardin d'une propriété à Washington. Le vieil homme qui l'employait meurt et donc la bonne quitte la maison le laissant seul alors qu'il ne peut pas vraiment s'occuper de lui-même.

Le lendemain un couple vient récupérer la maison et tombe sur lui et le somme de partir. Pas contrariant, le lendemain il fait sa valise et sort de la maison pour la première fois. Il commence à errer à demander aux gens s'ils peuvent lui donner à manger. Il découvre le monde extérieur.

Ressenti :

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film au début. C'est lent et un peu spécial et le malaise est assez palpable. Mais une fois sortit de son environnement le film devient bien plus sympa.

Le film devient plus comique. D'ailleurs au début on a tendance à rire du personnage. Mais plus le film progresse plus au final on rit des autres personnages vis-à-vis de lui. Et c'est au final une réaction assez réaliste et attendrissante.

Le film date de 1979 et son histoire se déroule à cette époque. Ça aborde beaucoup de sujets encore d'actualité notamment la communication et surtout quelque chose d'autant plus vrai aujourd'hui : un inconnu qui sort de nulle part et qui gagne en influence.

Le film est assez drôle à ce sujet : le personnage n'est jamais sorti de la maison et n'a donc pas de permis, pas de papiers d'identité, pas de casier judiciaire… bref il n'existe pas. Il y a même des enquêtes internes et des journalistes qui sont donc complètement perdus de n'avoir aucune information sur un pareil individu. Avec Internet aujourd'hui ça serait absolument impossible. Si du jour au lendemain une personne devenait publique et que l'on ne trouve aucune de ses traces précédentes (passages sur des réseaux sociaux, enregistrements sur divers comptes de services web…) tous les médias seraient complètement terrorisés de l'émergence d'un tel "monstre".

Une grande partie du film tourne autour des quiproquos sur les interpretations dans la communication. Transformer les propos des gens en leur ajoutant un sous-texte pour y entendre ce que l'on veut entendre est quelque chose qui m'a toujours gonflé. Je suis encore traumatisé de mes cours de français au lycée où l'on donnait des interpretation qui me paraissaient complètement aberrante à des textes pourtant explicite (“oui mais quand l'auteur dit 'rouge' il faut comprendre qu'il dit en fait 'bleu'.”).

La baraque du film est vraiment impressionnante. La démesure dans la taille de l'architecture contraste avec un intérieur raffiné mais pas non plus extravagant (enfin je trouve).

Il y a une scène assez rare et du coup surprenante avec Shirley MacLaine dans le film. Je suis vraiment étonné que ça soit inclus dans le film pour l'époque !

La toute dernière scène du film est assez étrange. Elle donne une toute autre dimension au personnage et du coup je m'interroge un peu sur les intentions du scénario pour ça : est-ce juste un ptit truc pour le fun ou bien une volonté vraiment forte concernant Chauncey ?

Godzilla vs Kong

Histoire :

Hmmm King Kong est gardé dans un enclos gigantesque avec des écrans pour lui donner l'illusion de toujours être sur son île (huhu).

Godzilla semble attaquer les humains à des endroits vraiment précis puis se barre.

Des humains souhaite utiliser King Kong pour protéger les humains de Godzilla en l'emmenant quelque part ? Ouai non j'ai rien compris et ça change rien.

Ressenti :

Franchement le film est naze. Heureusement que bon les scènes de bastons entre les titans sont bien faites, tout le reste est à chier.

L'histoire est incompréhensible et illogique. Et puis ils y croient même pas je pense du coup ils y sont allés à fond ! Terre creuse, le complotiste qui anime un podcast de secrets, et ******* (ouai je vous évite le spoil).

Et vas-y qu'il y a des tunnels avec des moyens de transports du futur qui relient les USA et Honk-Kong. Ha et puis ils prendront pas la peine de rappeler ce qu'est Monarch. C'est mentionné plusieurs fois sans nous dire vraiment ce que fait cette entreprise (?).

Et puis c'est quoi le délire de Godzilla ? Il détruit quelques trucs parcequ'il est pas content et au bout d'un quart d'heure il arrête ? Ha.

Et puis le gorille… Bon… Bha quelqu'un croit vraiment qu'il a ne serait-ce qu'une chance contre un lézard qui tire des lasers ?

Le film est vraiment joli. Le département effets spéciaux s'est fait plaisir. La baston à Hong-Kong c'est un orgasme visuel avec tous ces immeubles qui pètent, ces néons, ces mouvements de caméras, la chorégraphie. Tout l'intéret du film est là.

C'est dommage qu'il y ait des humains dans ce film. Ils servent à rien, les gamins font des bouffonneries, les méchants font que les trucs clichés ultra prévisible.

Un détail tout con c'est quand Godzilla est sous l'eau et qu'il coule les gros bateaux de combats. Il n'y a aucune tension, aucune puissance aucun impact. Alors que si on prend 20 000 lieues sous les mers sortit il y a 60 ans, quand le Nautilus fait la même chose, ça a bien plus d'impact alors que les moyens sont pas les mêmes du tout. Là ils t'expédient ça en moins de 20secondes alors que bon le film dure deux heures, ils auraient pû raboter sur les séquences de Millie Bobby Brown pour mieux bosser ça.

Bon désolé mais à partir de là je vais spoiler mais franchement ça vous gâchera rien

Et puis bon, ils vont dans la Terre Creuse. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une théorie complètement bidon comme quoi bha… la terre est creuse et qu'il y a donc tout un monde sous-terrain. Déjà le concept est ultra casse-gueule. Mais là … bha … ils ont fait n'importe quoi.

Déjà la gravité y est complètement pétée : des fois tu tombes vers le "plafond" des fois tu tombes vers "le sol". Mais du coup ça semble être en fonction des moments dans le scénario. Du coup j'ai pas compris pourquoi ils ont fait ça parcequ'en plus c'est même pas exploité dans le film.

Et puis un truc qui me chagrine… c'est que sous-terre… bha c'est sous-terre : pas de soleil pour éclairer. Mais ils vont là-bas il fait jour comme pas possible. Et là je me rapelle qu'ils y vont pour aller y trouver une source d'énergie incroyable. Je me dis “BANCO cette source de lumière c'est leur source d'énergie !” Et bien non c'est pas ça.

Et puis bon, j'ai pas compris pourquoi il fallait un "avion" spécial pour aller là-bas ? Je pensais au départ que c'était pour des soucis de pression mais visiblement non. Pour la gravité ? Bha… elle est en fait normal mais en miroir donc au pire un à peu près n'importe quel avion qui peut faire un tonneau et c'est bon quoi… Le premier avion de voltige venu ça passait quoi.

Bon je vais pas vous ruiner tout le film j'en ai déjà trop dit.

Je vous parle de mecha-godzilla ? Hahahaha non.

Comment ce film peut être aussi bien noté ? Quel est le blaireau qui a fait ça ? Hmmm Adam Wingard ? Ça me parle pas trop là comme-ça. Hoo mais c'est le réal de V/H/S et de You're Next ! Et bha qu'il retourne faire des films d'horreur plutôt que ce gros nanar de 200 myions de dollars !

Voilà, essayez de chopper une version courte qui contient que les bastons et ça sera torché en trente minutes.

The Rhythm Section

Histoire :

Stephanie (Blake Lively) est traumatisée de la perte de toute sa famille dans un crash d'avion. Elle travaille dans un bordel quand un jour un client étrange vient la voir et lui annonce qu'il est journaliste et qu'il mène une enquête concernant l'accident d'avion. Selon lui, ce n'est pas une panne mais bien un acte terroriste.

Elle le rejette d'abord puis le retrouve pour tenter d'en savoir plus. Elle se retrouve embringué dans une histoire plus grande que prévu.

Ressenti :

Vraiment sympa malgré un rythme assez étrange. Le film commence vraiment lentement au point où je me suis dit qu'il n'avait probablement pas grand-chose à raconter mais au final ça prend de l'ampleur et ça reprend un rythme plus sympa.

Et visiblement le film n'a pas spécialement plu à la critique alors que … bha j'ai vraiment aimé. L'histoire est plutôt cool avec un personnage qui évolue tout le long passant d'une femme complètement démolie et défoncée à une meuf badass et flippante. Et ça se fait pas en un claquement de doigt mais vraiment progressivement à force de travail. Jude Law qui l'accompagne dans ce chemin ne parvient pas à lui voler la vedette.

L'action se déroule dans des décors variés. Il y a une scène d'action en bagnole qui rend vraiment bien et qui change pas mal de ce qu'on voit habituellement. Ici c'est bien plus erratique et crédible. Rien que pour cette scène ça vaut le coup.

ça spoil sec

Alors dans les critiques que les gens font c'est qu'il n'y a pas de surprise. Et là je sais pas mais j'ai pas mal hésité à la fin. Je me suis longtemps dit qu'elle était vraiment manipulée par Iain Boyd.

Mine de rien il sort des infos de son chapeau sans se justifier ni rien. Et ce sont des infos qui influent directement sur ce qu'elle fait. Elle ne le remet pas en question. Alors qu'en plus en début de film on nous a glissé une ptite phrase qui semblait annoncé qu'il ne serait pas fiable (une phrase genre “pourquoi tu lui fais confiance ? − Parceque pour l'instant il ne m'a pas menti.”) Ça faisait vraiment fusil de Tchekhov annoncé comme ça mais au final non. Donc j'ai été surpris qu'il n'y ait pas de retournement alors que je l'attendais de pied ferme.

Franchement : elle est pas super badass à la fin avec Jude Law ?

Le film fait beaucoup pensé à Nikita dans son histoire et comme j'adore ce film… bha ça me plaît ici aussi.

Subnautica

Rhaaa mais ce jeu ! Je viens de le découvrir et de le dévorer. Je vous livre ici le récit de mon épopée pour survivre !

Il me titille depuis des années. Je l'ai vu passé plusieurs fois dans les news toussa et à chaque fois je me suis dit qu'il avait l'air sympa et du coup je me suis toujours préservé en ne lisant pas les reviews. Du coup je savais que c'était un jeu de survie dans un monde sous-marin et c'est à peu près tout.

Je ne suis que de très loin l'actualité des jeux-vidéos, du coup je suis pas trop au courant des nouveautés et tout et là j'ai entendu parler d'une suite. Ça m'a rappelé que je m'y étais jamais attelé. Du coup ni une ni deux, je consulte sa page ProtonDB histoire de m'assurer qu'il puisse tourner sur mon ptit nunux. Tout semble indiquer un départ imminent dans l'aventure.

Je pars me chercher des palmes, je dégaine Steam, j'ajuste mon tuba et je lance le jeu. Tiens une option VR ! C'est une technologie qui m'attire je dois l'admettre mais j'ai peur de me lasser très vite et vue le ticket d'entrée… bon bha je me contente de mon pauvre clavier/souris/écran de gueux.

Allez c'est parti ! Notre vaisseau interstellaire a comme un ptit souci et on en réchappe de peu dans une capsule de survie qui chute sur la planète 4546B. On tombe en pleine flotte presque à poil. L'intérieur de la capsule est légèrement en feu mais par chance on a notre extincteur à portée de main.

Je suis accroché à mon fauteuil, un extincteur au pied, le feu juste à côté

Il fait chaud, non ?

Une fois le feu maîtrisé, on récupère notre PDA qui sera notre plus fidèle compagnon.

Le PDA est en train de booter en mode urgence

Une chance que désormais on n'ait plus à les recharger chaque jour.

Et on se décide à passer la tête hors de la capsule.

Quel meilleur départ pour un jeu de survie ? Un monde exotique étranger et tout à (re)construire ! Et en plus l'atmosphère est respirable.

Pas une île à l'horizon ! On est paumé en pleine mer. D'ailleurs n'y a-t-il ne serait-ce qu'un peu d'espace sec quelque part ?

Le vaisseau Aurora crashé en pleine mer et en feu

Et bhé… sacré gâchis.

Il y a quand même mon vaisseau qui gît au loin, visiblement il n'y a pas trop de fond là-bas. Il est en feu, les systèmes d'extinctions ne fonctionnent donc plus. C'est pas rassurant, il a l'air sacrément abîmé, les malheureux qui ne sont pas parvenus à prendre une capsule ont dû périr.

Bon bha il est temps de réparer les quelques instruments que l'on trouve dans notre toute petite capsule. Avoir une radio fonctionnelle est probablement une bonne idée pour trouver les autres survivants du crash. À première vue pas d'autres capsules dans les environs proches. Du coup, c'est partit pour une première plongée en apnée.

La tête sous l'eau

Et bhé c'est mignon tout ça, l'eau est bonne en plus.

Je trouve quelques cristaux juste à 10m de profondeur, je sais pas trop ce que j'en ferai mais ça pourrait m'aider. Et là je tombe sur du titanium, l'élément de base permettant de construire tout et n'importe quoi. Un premier pas vers la survie. Je remonte vite au bout de quelques secondes ramener ça dans la capsule qui a un ptit emplacement de stockage.

Par contre j'ai pas pris de repas à la cantine de l'Aurora (le vaisseau interstellaire) avant qu'il ne se crashe du coup j'avoue que je commence à avoir un ptit creu. Bon par contre qu'est-ce que je vais pouvoir becter ? Il y a bien deux rations de survie dans la capsule mais ça ne me permettra de subsister que deux jours maximum, je préferrai les conserver un peu plus longtemps et donc trouver de la bouffe locale.

Le relief sous l'eau est pas mal creusé

L'eau limpide et toutes ces aspérités dans la roche… c'est wow.

Je replonge donc en observant un peu la faune locale. Visiblement pas mal de petits poissons qui ne me semblent pas agressifs. Je découvre une grotte à une vingtaine de mètres de profondeur non loin de la capsule. Dedans je me fais attaquer par un poisson qui m'explose au visage sans pour autant me faire d'impact, je n'en garderai aucune séquelle, plus de peur que de mal. Cela-dit ça confirme une crainte, tout cet écosystème pourrait être dangeureux. Je remonte en surface le temps de reprendre ma respiration et je pars en quête d'un poisson pour me nourrir.

Je nage pas trop mal mais face à un poisson c'est pas forcément simple, ces derniers sont assez rapides. Je parviens tout de même à en chopper un violet translucide ainsi qu'un autre avec de gros yeux orange. Bon, ce butin devrait déjà me suffire, je retourne donc dans la capsule pour utiliser le “fabricator” qui permet de réarranger les atomes mais aussi cuire les aliments. L'appareil semble être en mesure de transformer le violet en eau propre à la consommation ! Je lui fais cuire le second poisson et c'est parti pour un premier repas.

Bon bha c'est plutôt nourrissant et maintenant je sais comment me procurer de l'eau, je vais pouvoir m'atteler à la réparation de la radio, pour ça il me faut trouver quelques éléments de base afin de confectionner une torche de réparation. Par contre l'étoile la plus proche se couche et il commence à faire nuit, j'espère que ça ne va pas durer trop longtemps, la capsule fonctionne à énergie solaire, ça pourrait vite devenir problématique.

J'en profite pour dormir sur le fauteuil inconfortable, si je suis trop fatigué mes chances de survie s'amenuiseront bien trop vite. Je me réveille après une nuit étrangement reposante et calme malgré le traumatisme du crash. Il fait encore un peu nuit mais visiblement plus pour longtemps, le soleil commence à pointer le bout de son nez. Dans le ciel se trouve deux lunes dont une vachement proche !

L'aurora en feu, deux lunes et un soleil qui commence à se pointer

Oppressante cette grosse lune rouge, non ?

Bon mes craintes sur la durée du cycle jour/nuit n'étaient pas fondées. Ce monde est au final assez proche de ma bonne vieille Terre. La gravité y est proche, l'atmosphère aussi, la durée du jour et de la nuit… bref, un peu plus de terre et l'on s'y croirait.

Bon, sur ce, je vais … bha … plonger voir si je peux trouver les éléments requis pour réparer ma capsule ! Je tombe sur des lambeaux de l'Aurora, je vais pouvoir en récupérer le titanium ! Visiblement ma capsule est tombée dans une zone assez peu profonde, dans une zone avec pas mal de ces poissons que j'ai récupérés hier. Mais là je vais m'éloigner un peu plus.

Au bout de cinq minutes je tombe sur une zone beaucoup plus profonde avec des … algues ? Mais des algues un peu particulières, elles ont des bulbes lumineux. La faune est quelque peu différente également, il y a tout un tas d'autres poissons aux formes et couleurs variées. Il y a même une sorte de gros lamentin avec une grosse excroissance vers l'arrière.

Bon, je rentabilise la balade en ramassant quelques branches d'algues et aussi du cuivre trouvé dans des roches friables éparpillées de-ci de-là. Je tombe aussi sur du titanium naturellement présent. J'en amasse une quantité suffisante pour pouvoir enfin construire deux trois outils je pense. Je rentre donc assez vite à ma capsule 5.

Bon voyons voir ce que le fabricator peut tirer de ces quelques matériaux. Hmmm. Bha pas grand-chose. Faut dire que je ramasse quelques trucs sans trop faire gaffe à ce que c'est. J'ai tout de même de quoi me fabriquer une bouteille d'oxygène ce qui me permettra d'être plus à l'aise sous l'eau et donc d'atteindre des profondeurs qui ne m'étaient jusqu'à présent trop dangeureuse d'approcher.

Bon, il me faut du silicone pour pouvoir construire tout un tas de trucs utiles dont la fameuse torche de réparation ! Où est-ce que je vais trouver ça moi ? Je consulte le PDA voir s'il peut m'apporter une réponse.

Hmm, une vraie mine d'or cet appareil ! Je pense avoir trouvé ma réponse, les globes lumineux des algues semblent être suffisants pour le fabricator afin de créer du silicone. Bon bha voilà mon nouvel objectif, collecter quelques-un de ces globes.

Allez, je m'arnache ma nouvelle bouteille d'oxygène et je me redirige vers les algues. Au moment où j'arrache l'un de ces bulbes un bruit assourdissant retentit. Apeuré je remonte en panique à la surface mais à mi-chemin je fais la rencontre de mon nouveau némesis. Une sorte de plesiosaure bi-colore semble vouloir en découdre.

mesurant dans les 7mètres avec une longue mâchoire pleine de dent il se trouve à deux mètres

Il a pas un physique facile mais il protège ces bulbes là.

Bon bha naturellement, mon instinct de survie me pousse à … FUIRE. Je tente de faire des feintes en montant/descendant, c'est erratique aussi bien pour lui que pour moi. Dans ma course folle je récupère au passage un bloc de sel posé au fond, je sais pas ce que j'en foutrais mais je l'ai choppé au vol. Je rentre me réfugier dans ma capsule encore plus trempé que quand j'étais immergé…

Bref, la faune peut définitivement être mortelle. Mais j'en retiens surtout que bien que le risque soit élevé, il est possible de quand même s'en sortir sans aucune arme juste en nageant. C'est probablement la leçon de la journée. Bon, au final j'ai un bulbe, du sel, la peur de ma vie, pas envie d'y retourner.

Mine de rien ce monstre ne se baladait qu'à trois minutes de nage de la capsule, cet endroit qui hier m'apparaissait plutôt accueillant malgré le contexte n'est ptet plus aussi safe qu'il n'en avait l'air. J'ai pas trop regardé si le monstre m'a suivi ou pas. Il est temps de manger et boire sauf que bha … faut sortir pour ça. Je ne me suis pas encore remis de mes émotions.

Je me décide par manger l'une des deux rations de survie, par contre je n'ai pas d'eau, j'ai très soif mais je ne suis pas non plus au bord de la déshydratation. Je peux encore tenir quelques heures mais guère plus. Et si je montais sur la capsule voir si je peux observer le monstre ?

Allez, je monte, j'ouvre l'écoutille, je regarde les quelques oiseaux dans le ciel radieux. Je sors complètement sur le toit et je me penche vers l'eau. Bon bha sans surprise on voit pas grand-chose.

Hmmm.

Allez je me risque à passer la tête sous l'eau pour mieux observer. Rien à gauche, rien à droite, rien en-dessous (oui oui faut penser dans les trois dimensions). Bon, faut que je pêche l'un de ses poissons violet pour me faire de l'eau. Mais je ferai pas le malin, si j'entre-aperçois l'autre horrible, je me réfugie direct dans la capsule !

Un tunnel parfaitement rond sous l'eau.

C'est étrangement lisse.

Il s'avère qu'à moins de dix mètre de la capsule il y a des grottes suffisamment étroites pour moi mais clairement pas assez pour le monstre (tout du moins je l'espère). Par contre c'est là que j'avais croisé l'autre explosif, j'espère que je ne cours pas un plus grand risque là-bas. Bon, je me jette à l'eau : ma claustrophobie est moins forte que ma monstrophobie !

Je m'y aventure et je tombe sur des dépots de soufre, les quelques poissons que je recherchais et encore un peu de cuivre et de titanium. Ces quelques secondes d'angoisse laissent leur place à la joie de trouver tout ces matériaux. Je retourne donc fièrement vers la capsule.

J'extrais donc la flotte de ces chers poiscaux et j'en mange un aussi pour la forme. Mine de rien ça remonte le moral cette expédition et ce bon repas ! Avec toutes ces émotions je me sens plus en état pour me poser un peu et pour enfin constuire de nouveaux outils avec le fabricator.

Alors, tout d'abord voyons ce que je peux construire. Hmmmm des palmes ! Ha ouai ça pourrait grandement m'aider pour fuire ou juste aller encore plus profondément.

Hmmm quoi d'autres, haa ! La fameuse torche de réparation nécessite du titanium que j'ai, du silicone que je peux fabriquer et du soufre que j'ai aussi récupéré ! Par contre, j'ai pas assez de silicone pour faire également les palmes. Bon je décide de prendre la torche.

Torche en main dans ma capsule je commence les réparations

Joli design pour un outil indispensable !

Wow quel engin ! C'est ce que les techs utilisent dans l'Aurora pour réparer les éviers et déboucher les chiottes. Je pensais pas que ça pouvait également réparer tout un tas d'autres appareils. C'est vrai que c'est pas trop le genre de préoccupations que j'avais anciennement. L'outil est d'ailleurs vraiment simple d'utilisation puisqu'il s'appuit sur une base de donnée interne des objets normalisés utilisés dans toutes les colonies. Il détecte les différences entre le modèle et l'appareil que vous visez et les corrige pour rendre votre appareil comme neuf.

Bon bha je répare ma capsule ainsi que ma radio ! Ça ne nécessite aucune matière première ni rien. Ça ne bouffe qu'un peu d'énergie. Il faudra que je surveille l'état de batterie de l'appareil à terme.

Bon, j'en viens quand même à questionner mon choix. N'aurait-il pas été plus judicieux de faire les palmes afin de pouvoir retourner chercher d'autres bulbes pour faire plus de silicone ? Avec des palmes, fuire les grosses bêtes est surement bien plus simple et donc moins dangeureux. Hmm il faut vraiment que je réflêchisse un peu plus si je veux espérer m'en tirer.

Amadeus

Histoire :

À Vienne vers la fin du 18ème siècle, Salieri est le compositeur de l'empereur. Il est fort apprécié de celui-ci en tant que prof de musique.

Cependant Wolfgang Amadeus Mozart fait beaucoup parlé de lui de part sa virtuosité et son génie de la composition. Salieri est d'abord intrigué et reconnait immédiatement la maestria de ces compositions et va rencontrer cet homme.

Salieri va donc se heurter à ses sentiments : il virevolte entre une admiration sans fin et une rivalité.

Ressenti :

J'avais déjà vu ce film tout petit il y a fort longtemps et ça m'avait passablement gonflé. Je n'y avais rien pipé à l'époque mais là j'ai vraiment beaucoup aimé.

Cette relation très particulière entre Salieri (quelle gueule cet acteur !) et Mozart est vraiment très intrigante. On sent que c'est toujours à deux doigts de pouvoir déraper. On sait pas à quel moment cette rivalité va exploser (ou non).

Bon bha niveau ambiance musicale… bha forcément beaucoup de classique. Et d'ailleurs vous l'aurez ptet remarqué mais presque exclusivement du mozart… vous en penserez ce que vous voudrez.

Les costumes des personnages sont impressionnants. Le nombre d'acteurs à l'écran avec tous des costumes d'époques ça en jette. Bon j'aime pas spécialement ce style vestimentaire mais ça a dû être un boulot énorme. Mention spéciale aux tenues de la femme de Mozart qui sont exuberantes à souhait. J'adore ses perruques surdimensionnées et ses chapeaux énormes pour aller avec.

Constanze en robe bleue avec son chapeau immense se baladant dans la rue

Le contraste coloré de la bourgeoisie exuberante et le bas peuple terne.

Le film a une structure assez sympa avec le personnage principal qui raconte les évènements passés. On a donc le droit à quelques aller-retours entre un vieux Salieri (je le trouve plutôt bien vieilli d'ailleurs) qui nous tease constamment sur le dénouement et le récit. C'est l'occasion de nous faire chier avec des considérations religieuses.

C'est assez chouette de voir les multiples facettes de Mozart. Tantôt bête de foire quand il est gamin, tantôt garçon toutou foufou avec les filles puis vraiment sûr de lui face aux huiles limite impertinent, volage puis au final fidèle avec sa femme, en quête, prétentieux au possible puis en quête de reconnaissance de la part de Salieri. Ils n'en ont pas fait un personnage uni-dimensionnel cliché mais bien plus humain.

Voilà, c'était vachement cool.

Non je ne bloquerai pas le FLoC sur mon blog

Le web un peu techy et un peu à cheval sur la préservation de l'intimité numérique est en ébulition en ce moment concernant le FLoC.

FLoC koikoukess ?

C'est le Federated Learning of Cohort, le nouveau jouet de Google pour remplacer certains usages des cookies pour traquer les visiteurs du web. En gros c'est pour regrouper les webaunautes dans des cases. Google annonce ça comme une techno pour protégér l'intimité des webaunautes pour ne plus traquer individuellement mais bon comme d'hab ça n'augure rien de vraiment bon.

Bref, ce système se base sur le navigateur web et surtout son historique afin de pouvoir analyser finement toutes les visites de ses utilisateurs. Avant Google se basait sur les sites ouaib pour qu'il participe à l'espionnage des visiteurs, mais comme maintenant Google oscille entre 66% et 75% de parts de marché sur les navigateurs web bha …

Meme de thanos avec son gant disant qu'il va le faire lui-même

C'est marrant comme le gant ressemble un peu à l'icône de Chrome, non ? non :-/

On peut le bloquer côté site ouaib

Alors ouai, il existe visiblement un header HTTP pour empêcher un site ouaib d'apparaitre dans les listings servant à leur moulinette géante.

Header HTTP à renvoyé

Permissions-Policy: interest-cohort=()

Bon après c'est au bon vouloir de Chrome d'en tenir compte ou non. Et puis … bha … pas trop moyen de savoir si ça change vraiment grand-chose.

Pourquoi je le mets pas en place ?

Et bhé parceque si mes visiteurs ne veulent pas être fichés par Google ils n'ont qu'à pas utiliser Chrome.

Ptet qu'à un moment il va falloir commencer à se rebeller un peu face à Chrome/Google. Tenter de protéger ses quelques visiteurs avec ce genre de ptite bidouille ne fait que légitimer les conneries de Chrome.

“Ha mais non c'est pas grave il suffit de désactiver.”

Ouai bha non. Ras le cul, les gens qui ne veulent pas être pistés ils utilisent pas Chrome.

Petit rappel en passant : Chrome == Google == espionnage omniprésent

D'ailleurs les utilisateurs de Chrome, ce qui vous pend au nez c'est la suppression progressive de votre plugin antipub. Vous allez en chier sur les sites de presse (parceque ouai ce sont les sites les plus hostiles pour les visiteurs).

Bon, sur qui j'ai pas craché ? Ha ouai : les devs de navigateurs web !

À quand un nouveau navigateur web complet et libre ?

Bon je vais pas vous cracher dessus parceque je sais que la tâche est herculéènne mais ça serait pas chouette un nouveau navigateur sur des bases saines (pas dérivé de Chromium, ni webkit, ni gecko) ? Un navigateur indépendant de toute entité commerciale avec des devs du monde entier (un peu comme un kernel, wink wink).

Si un monstre comme le kernel Linux peut exister, pourquoi pas un nouveau monstre de navigateur web ? En 2021, c'est probablement plus important un navigateur web réellement libre qu'un kernel

Quelques années auparavant j'avais de grand espoir envers Servo mais bon comme d'hab Mozilla est toujours prêt à décevoir.

Freaky

Histoire :

Un slasher avec des adolescents.

spoilers : ouai je peux rien dire sinon

Alors en fait le tueur (Vince Vaughn (hahaha)) utilise une dague mystique pour tuer la gamine/héroïne. Mais il s'avère qu'en fait… bha il échange de corps avec elle.

Du coup elle se retrouve dans le corps du tueur et vice versa.

Ielle va donc tenter de récupérer son corps.

Ressenti :

Wow le film n'a pas le temps et va donc tenter d'accumuler tous les clichés dès son intro.. Des jeunes, qui boivent un coup dans le noir, en tentant de se faire peur, ils se séparent, ça se bécote, on trouve des objets antiques mystérieux, des masques accrochés au mur et il en manque un, un escalier sombre qui descend, des acteurs mauvais (et là j'en suis qu'à 3 minutes !). Une minute plus tard on a le sous-sol mal éclairé (encore qu'on a connu pire), la caméra très proche de l'acteur et du coup on voit pas trop ce qui pourrait bouger derrière, le premier jump scare. Et enfin à la cinquième minute ce qui devait arriver arriva, un premier gamin mort (c'est pas du spoil, on est qu'à 5 minute de film (logos compris !) de façon peu banale et gore et violent.

Cinq minutes plus tard les quatres gamins sont morts et le titre apparait. -N-A-N-A-R-

On a vraiment un peu tous les clichés, même la pyramide aztec, le cauchemard.

Heureusement le film s'améliore par la suite. Mais malgré le manque de sérieux assumé ça reste quand même pas génial. Vouloir faire de la merde pour le fun, bha si c'est pas fait avec maestria ça fait de la merde.

Bon du coup c'est pas un nanar absolu, ça veut se marrer sur le concept du slasher mais c'est pas non plus vraiment très drôle, niveau slasher c'est pas terrible. Bref, sur aucun point le film se démarque. Sortit de son concept marrant bha … voilà. Une bonne idée pour un film moyen.

Et puis je sais pas vous mais Vince Vaughn je l'ai toujours trouvé moyen comme acteur. Il a un physique basique, il est pas vraiment drôle, il a pas une personnalité forte … bref c'est un acteur assez random tout juste bon à faire l'agent du FBI noname.

Pas sûr que je me souvienne de ce film dans une semaine.

The Breakfast Club

Histoire :

Le flim se déroule lors d'un samedi dans un Lycée des Stazunis. 5 gamins sont en retenues pour divers motifs.

Tous différents ils vont se découvrir petit à petit.

Ressenti :

Un film vraiment cool qui montre l'adolescence d'une façon assez inédite pour l'époque. Ça parle beaucoup de différence, des peurs du monde, de la confrontation avec les parents, de sexualité, de pression sociale, … Ouai ça parle d'adolescence quoi.

Les personnages sont très clichés puisqu'ils symbolisent chacun un type de gamin différent. Je ne sais pas si ce film parle encore à la génération actuellement au lycée mais j'ai l'impression que pour mon cas ça colle plutôt bien malgré un contexte assez différent.

On est à deux doigts de la pièce de thêatre avec ses acteurs évoluant dans un cadre très restreint. Il y a bien quelques scènes qui s'échappent de la bibliothêque mais qui n'ont au final que peu d'intéret pour le récit.

Les acteurs sont plutôt convaincants même si je trouve quand même que Emilio Estevez a quand même une tronche d'ahuri perpétuel. John Bender, lui est quand même un poil trop agressif constamment ce qui lui donne des allures de psychopathe par moment (en plus de pas avoir l'air d'un lycéen mais déjà d'un jeune adulte contrairement aux autres).

Cherry

Histoire :

On suit Cherry incarné par Tom Holland à la fac. Il fait la rencontre de Emily jouée par Ciara Bravo pour qui c'est le coup de foudre direct. Cependant, elle décide de le quitter pour partir à la fac au Canada.

Dévasté par cette nouvelle il décide de s'enrôler pour deux ans dans l'armée. Alors qu'il s'apprête à partir, elle lui annonce que finalement elle ne part pas, qu'elle l'aime. Bon bha pas de bol, faut quand même qu'il y aille.

C'est parti pour ses classes puis un voyage en Irak.

Ressenti :

Hmmm je sais pas trop ce que j'en ai pensé. Là je viens tout juste de le finir et … bha … J'ai passé un bon moment.

Je me suis pas fait chier mais ça ne m'a pas non plus scotché. J'ai fait quelques furtifs passages sur IRC par moments, j'ai donné à bouffer aux chats, j'ai fermé les volets. Il se passe des trucs mais … bha … c'est assez longuet.

Visuellement le film est assez joli. La photo est vraiment belle (surtout pendant la guerre, il y a quelques plans vraiment somptueux avec l'hélico qui décolle et le héros en contre-jour avec le soleil).

Par moment les réalisateurs ont voulu faire leur Full Metal Jacket à d'autres c'est plus du Trainspotting et au final on se retrouve avec un film qui aborde pas mal de sujets. Et j'ai l'impression qu'il ne résoud que peu d'intrigues.

Voilà c'est un film agréable mais quand même peu prenant malgré le jeu des acteurs et l'histoire assez particulière. C'est ptet trop dilué de droite et de gauche.

Un repo Gentoo pour les films

Franchement imaginez un monde avec une licence globale et où le piratage n'est plus un délit mais un acte parfaitement toléré. Les échanges culturels ne sont plus condamnés mais au contraire encouragés.

Comment s'échanger tous ces fichiers ? Le bittorrent c'est super chouette mais bon pas super pratique. Mais vous savez quel modèle a fait ses preuves ? Les dépots de vos distributions Linux !

Le service de VOD de rêve pour les geeks : on souscrit un abonnement mensuel à une plateforme qui file une partie du pognon pour la redevance globale. En échange vous pouvez utiliser leurs dépots pour choper vos films.

Et comme on est pas des sauvages, on fait ça à la Gentoo avec des USE flags !

eix terminator

* action/terminator
    Available versions: theatrical^t (~)TV-swedish^t (~)Bluray-2012 {1080p -720p -4K -HDR -5.1 AUDIO_TARGETS="english -french -spanish -dutch" SUB_TARGETS="french"
    Description: A cyborg from 2029 is sent to 1984 to kill Sarah Connor before she gives birth to the only human hope

* action/terminator2
    Available versions: theatrical^t (~)Directors-cut^t (~)Bluray-2014^t{1080p -720p -4K -HDR -5.1 AUDIO_TARGETS="english" SUB_TARGETS="french"
    Description: A new terminator is sent in 1995 to kill John Connor before he becomes the rebel extinguishing Skynet but he also gets his terminator to help him.

Au final ça rejoint mon idée de base de donnée universelle de film mais en fournissant une interface utilisateur. Emerge servirait au final à télécharger les différents flux et à muxer tout ça dans un joli fichier bien comme il faut.

Rhaa ce que ce serait ouf, on imagine un prix de combien ? 100€/mois pour un catalogue réellement illimité avec des sources de bonnes qualités ? Bien entendu on conserve les fichiers après, hein.

Quelques options dans le make.conf pour spécifier une qualité minimale et éventuellement les codecs attendus. Bien entendu on pourra surcharger avec des variables d'environnement si ponctuellement on veut autre chose.

Le même système pour les séries et la musique ?

Oculus

Histoire :

On suit un frêre et une sœur à deux époques : une fois quand ils ont dix ans et dix ans plus tard. Tout jeune, ils emménagent dans une nouvelle maison où les parents décident de refaire toute la déco. Et dans cette déco il y a un énorme miroir d'époque assez joli au demeurant.

Fast-forward, le gamin pour fêter son 21ème anniversaire a le droit de … quitter l'établissement psychiatrique. Visiblement il aurait tué son père après que ce dernier ait fait subir le même sort à sa mère. Sa sœur est toute contente de pouvoir le retrouver mais celle-ci lui demande d'honorer sa promesse.

Quelle promesse ? Et bien à vous de regarder le film !

Ressenti :

Et bhé mazette, on retrouve dans ce film l'essence de la série The haunting of … réalisé également par Mike Flanagan. C'est la même structure : des personnages à deux époques de leur vie et des évènements liés à ces deux périodes. Et tout comme dans la série tout se déroule en parallèle dans le film.

Le montage s'amuse à perdre les spectateurs comme ses personnages en alternant d'une époque à une autre sans transition clairement identifiable. On subit donc la même désorientation que les acteurs/victimes. J'aime beaucoup ce concept.

L'histoire est surnaturelle mais pas ultra originale. Mais c'est largement compensé par la mise en scène et le montage. En plus le film nous épargne le style du found-footage tout en étant au final pas si éloigné. On est pas non plus attaqué de jump scares assourdissants.

Il y a quand même un acteur dans le lot qui est un peu … pas terrible. Bha c'est le gamin jeune. Ouai en dehors de sa tronche de chien battu il sait pas faire grand-chose de plus. Bon le scénar ne l'aide pas à nous montrer sa palette complète d'émotion mais là c'est quand même assez pauvre. Surtout quand à côté sa sœur est bien variée et crédible.

D'ailleurs, je sais pas vous mais je trouve qu'une fois grandit il a un faux-air de Colin Farrell.

Bon je peux pas ne pas faire le rapprochement avec The Haunting of Hill House. Force est de constater que malgré un format du coup bien plus court, ça marche quand même pas mal du tout. Bon forcément on a beaucoup moins de background sur les personnages. Le travail sur l'ambiance est du coup bien plus rapide. Mais la formule passe sacrément bien quand même.

D'ailleurs on retrouve furtivement Kate Siegel qui est désormais sa femme et qui apparait dans quasiment toutes ses productions. Et du coup, bha je suis presque étonné de voir que le père de famille est interprêté par Rory Cochrane. Non pas qu'il soit mauvais ou autre, il passe bien dans le rôle mais du coup on sent qu'il a été dirigé exactement comme Timothy Hutton et qu'il aurait pu être échangé.

Le décor en lui-même est un peu trop basique. Ici c'est une simple maison américaine sans trop de personnalité, on est pas dans un somptueux manoir. Du coup l'atmosphère est moins intimidante. Ça reste un film avec un budget probablement assez restreint.

poileurs

Le film n'est pas terrifiant mais plus intrigant au final. Il n'y a pas de scène vraiment effrayante mais c'est plus une ambiance globale qu'il faut retenir.

Il y a cela dit quelques scènes assez affreuses notamment le croquage d'ampoule. Grrrrrrrr Je suis pas spécialement sensible au gore et compagnie mais déjà l'arrachage d'ongle avec le bruitage crasseux ça m'a mis un coup. Mais alors l'ampoule et les bouts de verre plein la bouche… immonde. J'en ai eu un gros frisson.

Et pourtant en regardant bien, bha … on voit à peu près rien. C'est plus suggéré qu'autre chose. C'est surtout le bruitage qui fait le truc. Et pourtant on le voit venir trente secondes avant.

Vachement cool. Je vous le conseille chaudement si vous voulez vous faire de ptites frayeurs.

Une suite ?

Love And Monsters

Histoire :

Une météorite file en direction de la Terre. Les gouvernements du monde entier décide de l'exploser. Ça fonctionne.

Par contre c'était sans compter sur les retombées de … produits (?) qui vont modifier l'ADN des insectes et les faire muter en d'immenses monstres. L'Homme n'est désormais plus au sommet des prédateurs. 95% de la population se fait rétamer et les 5% restants sont dans des bunkers.

On suit Joel un personnage plutôt basique, pas costaud, pas héroïque mais séparé de sa chère et tendre pendant l'apocalypse. Elle se trouve elle dans un autre refuge à 130km. Il décide d'aller la rejoindre après 7 ans d'absence.

Ressenti :

C'est pas trop mal mais ça laisse pas de trace.

L'histoire est sans surprise, les personnages assez peu charismatiques, les musiques insipides. Il y a quelques blagounettes mais c'est pas non plus le point fort du film (ça se la joue pas grosse comédie). C'est un film assez passable en fait.

On passe un bon moment mais il n'y a aucun gros point fort. Bon je suis ptet un peu dur mais voilà quoi. Ça reste une grosse production hollywoodienne du coup les effets visuels sont vraiment réussis.

Les monstres sont donc des insectes… plus gros… et avec quelques mutations. Et bha … ça passe bien ! Non vraiment j'ai bien aimé l'allure des bestiaux. Du coup, ça tombe pas dans le monstre purement surnaturel mais bien dans des insectes boostés aux hormones.

Assez vite, le héros fait la rencontre d'un toutou qui est trop choupinou. Visiblement ils ont utilisé deux chiens différents lors du tournage et c'est impressionnant ce qu'ils arrivent à lui faire faire.

Le film est assez proche d'un Zombieland mais plus orienté aventure que comédie.

spoiler

On le voit venir gros comme une maison que la meuf dans son refuge s'est entiché d'un autre gars et que donc la venue du héros ne l'arrange pas énormément. Mais c'est vraiment cool comme thèmatique. Un film qui ne focus pas uniquement sur l'amour toussa mais aussi sur le fait qu'il faille parfois passer à autre chose. Et j'ai été pas mal déçu quand les personnages se sont rembrassés… Même si ils se séparent ça ouvre trop une brèche (surtout pour une suite…).

D'ailleurs si le film marche je suis quasiment sûr qu'ils nous feront une suite où l'on retrouvera Clyde et Minnow (ou peut-être uniquement elle.

Spirited Away

Histoire :

Alors que Chihiro est en route avec ses parents vers sa nouvelle maison, ils s'égarent sur la route. Ils arrivent au bout d'un chemin avec un étrange tunnel. Ils sortent de leur voiture et décident d'aller voir à pied au-delà de cet intrigant tunnel.

Ils semblent arriver dans un parc d'attraction désaffecté complètement désert. Mais ptet pas si désert que ça, une douce et agréable odeur les attire au loin. Ils finissent par tomber devant un étal de bouffe fort attirant.

Chihiro ne souhaite pas toucher à cette nourriture semblant sortir de nulle part et elle part un peu plus loin explorer. Elle finit par croiser un jeune garçon sur son chemin qui la somme de s'enfuir.

Ressenti :

Et bhé c'est absolument pas ce que je pensais que ça allait être. Je pense que j'ai été traumatisé par Le tombeau des lucioles et que j'ai toujours cru que ça allait être un tire-larme à propos d'une gamine abandonnée. Et bien pas du tout. C'est au final bien plus proche d'un Alice au pays des merveilles baigné dans la culture et les traditions japonaises. Et du coup c'est vraiment excellent.

Ce film est pétillant et généreux : c'est un déluge de couleurs, les décors fourmillent de détails, les personnages sont comme dans tous les films de Ghibli ultra travaillés avec une animation bien poussée, les personnages sont attachants, l'histoire est cool et le film dure un chouilla plus de deux heures que l'on ne voit pas passer !

Au début on est comme la pauvre petite Chihiro complètement noyé dans ce monde farfelu et pourtant au final avec sa propre logique qui tient la route. Cet établissement de bain semble crédible avec sa chaufferie et ses arômes au sous-sol, ses bains rez-de-chaussée, les appartements du personnel au-dessus et encore plus haut les appartements de la matrone. Chaque niveau a son ambiance qui reflète bien ses habitants.

On en prend plein les mirettes mais aussi pleins les esgourdes. Tout comme l'ambiance visuelle, le son a été sacrément bossé. On s'y croirait vraiment et les musiques insufflent un peu plus de magie et d'enchantement au film. Quelques notes de piano toutes légères et hop les vents se rajoutent et quand la musique s'emballent quelques percussions. La musique semble une évidence.

Voilà, je pense que vous avez compris que j'ai été pas mal emballé ^__^

This Must Be The Place

Histoire :

Sean Penn est Cheyenne une ancienne Rockstar de 50ans. Il est complètement à la ramasse. Vide, mou, à côté de la plaque… bref une bonne grosse déprime des familles.

Il apprend que son père est sur le point de mourir et décide donc de le rejoindre de l'autre côté de l'Atlantique. Manque de chance il arrive trop tard, il n'aura pas l'occasion de lui parler alors qu'il ne l'avait pas fait depuis trente ans. Il décide de finir sa quête inachevée, traquer le nazi qui l'a martyrisée lors de son passage à Auschwitz.

Ressenti :

Le personnage est étrange au possible. Sean Penn est vraiment convaincant dans ce rôle atypique avec sa démarche à base de petits pas avec sa ptite valise à roulette ou son caddy de vieux. Il est vraiment très drôle à voir malgré sa dépression.

On rencontre tout une brochette de personnages différents. Entre son amie ado à moitié gothique, sa femme pompière adorable comme tout, son pote David Byrne (le vrai chanteur de Talking Heads) joué par David Byrne himself, le détective traqueur de nazi et encore pleins d'autres.

Au début j'étais pas spécialement convaincu du film ne sachant pas trop où il voulait aller mais… Bha le film est vraiment intrigant. Au final le scénar n'avance que très peu mais toutes ces rencontres sont chouettes comme tout.

J'avais peur qu'à l'issue de chaque rencontre le personnage guérisse petite à petit de sa dépression, ça aurait été vraiment convenu et attendu. On a donc une structure de film d'aventure avec un personnage qui suit une quête de droite et de gauche mais c'est avant tout un film sérieusement drôle. Une grosse introspection du héros où il va non pas redécouvrir son père mais lui-même.

Sur certains aspects ça ressemble à un film des frêres Coen avec cet humour subtil mais présent et puis un voyage… Chouette découverte, merci Zpartakov pour la suggestion ;-)

The Favourite

Histoire :

Emma Stone débarque à la cour de la reine d'Angleterre au XVIIIème siècle. Elle parvient à se faire embaucher comme soubrette car elle est affiliée à Rachel Weisz qui conseille la reine. Elle parvient assez vite à se retrouver à bosser au plus près de ces deux dernières.

Olivia Colman (la reine) est touchée par la goutte et perd progressivement en mobilité. Emma Stone avant de devenir soubrette était une fille de bourgeois ayant perdue sa fortune, elle est donc instruite et sait se comporter comme il le faut ce qui lui attira les sympathies de la reine.

Elle intrigue également certains nobles voulant s'attirer les faveurs de la reine.

Ressenti :

Dis donc, drôle d'ovni que ce film. J'aime pas trop les films d'époque mais là c'est assez particulier. C'est bien moins rigide et pompeux que nombre de film de ce genre.

C'est même plutôt fun et les relations entre les personnages sont surprenantes. Et ne connaissant absolument rien en Histoire, je me demande réellement quelle part des faits sont avérés.

Visuellement le film a de la gueule ! Déjà le décor du palais est classe à souhait avec toutes ses boiseries, ses plafonds travaillés de partout et j'ai même l'impression de reconnaitre des décors d'Oxford.

Ce qui m'a d'autant plus est l'utilisation d'objectifs fisheye à de nombreuses reprises. C'est vraiment très rare dans les films pourtant ici c'est généralement employé lorsque les personnages parcourent de longs couloirs et que la caméra est placé au milieu et tourne sur elle-même pour les suivre. Ça rend un super effet. Je m'attends à revoir cette technique dans de prochains films (je me retiens de vous en foutre un gif).

Beaucoup de passages dans le film se déroulent la nuit. Ils ont gardé un éclairage à la bougie ce qui le rend assez oppressant et sombre mais réaliste. C'est assez déroutant au début puis au final ça reste pas mal immersif.

spoilers

Même si on le sent venir, j'aime beaucoup le retournement d'Emma Stone à la fin. Après avoir été longtemps malmenée, c'est à son tour de vriller et de devenir une vraie connasse (ouai le coup de l'écrasage de lapin je l'ai mal pris).

Vraiment, je n'ai absolument pas vu venir le fait que la reine et sa conseillère fricotaient ensemble. J'ai été tout autant surpris qu'Emma Stone sur le coup.

Je sais pas pourquoi, Emma Stone fait partie des acteurs qui me gonfle. Dès que je la vois, je sais pas c'est viscéral, de base ça part mal. Mais étrangement dans ce film j'ai pas trop eu cet effet. On est très loin d'un Lalaland (que j'ai pas pu voir jusqu'à a la fin).

Le trio d'actrice est génial avec les rapports de force qui change continuellement.

Une fois terminé le film je regarde un peu qui l'a réalisé et là je comprends mieux. C'est le même réalisateur que The Lobster que j'avais adoré. D'ailleurs il faudrait que je me le refasse çui-là.

SponsorBlock : S'épargner du temps sur Youtube

J'ai une relation compliquée avec Youtube. Ce site ouaib est merveilleux. À mon sens après Wikipedia c'est le seul site ouaib qu'il faudrait conserver si jamais Internet/l'humanité devait disparaitre. Il contient tellement de contenu intéressant/varié/héteroclite/extraordinaire/passionnant/chiant/indispensable/nul/enrageant/… Bref, c'est un beau reflet du monde.

Mais ça reste une plateforme tout de même pas mal hostile, avec son algorithme qui dicte le comportement des créateurs de contenu tout ça pour maximiser la monétisation de tout ce contenu à la fois pour ses créateurs que pour la plateforme elle-même. Il existe quelques alternatives mais malheureusement la grande force de Youtube est aussi sa faiblesse : la monétisation. C'est elle qui a permis l'émergence de tout un tas de créateurs de contenu. Mais c'est aussi elle qui a tendance à uniformiser/pourrir/influencer/… tout un pan des créateurs.

Bref, j'adore Youtube et je suis un gros consommateur de son contenu mais je suis parfaitement conscient que c'est une plateforme ayant d'énormes défauts. Et là j'aborde même le fait que ce soit une branche de Google…

Bon, j'ai beau être un très gros utilisateur, je n'ai pas de compte Youtube. Je n'ai jamais commenté ni participé globalement au site d'une part, parceque je n'en vois pas vraiment l'intéret ni le temps (haha) et je n'ai pas vraiment envie de rentrer dans le jeu de Google.

Bon et puis comme tout le monde (apparemment non mais bon pourquoi pas) j'utilise un bloqueur de pub (certe moins conventionnel et efficace mais largement suffisant). Du coup, je m'épargne un gros paquet de pub sur Youtube. Sans ça, la plateforme devient un peu trop proche de son ancêtre la téloche : on est constamment matraqué de pub. C'en est débilitant.

Je suis désormais tellement épargné par la pub que les rares fois où je la subis ça m'est vraiment insupportable. Se taper des annonces qui gueulent, avec une répétition qui prennent la tête me met hors de moi. J'ai une réaction qui peut paraître exagérée pour ceux plus habitués mais voilà chuis comme ça désormais.

Et puis le pire dans tout ça, c'est que la grande majorité des vidéos que je regarde, je les consulte via mpv, du coup je suis même pas compté dans les nombres de vues. Donc je rapporte même pas de pognon à ces créateurs. Je ne consulte le site ouaib juste pour trouver la vidéo que je veux pour ensuite déclencher mpv.

Bref, Youtube sans bloqueur de pub est devenu inutilisable (bon ça fait un bail). Sauf que maintenant les plus gros créateurs de contenu ont su s'adapter et font désormais de la pub eux-mêmes dans leur contenu. Tout travail mérite salaire, je le conçois et ces gens ont besoin de vivre mais bon entendre en boucle de la désinformation limite malhonnête à propos des VPN ça me gonfle (dis donc j'ai l'impression d'être énervé en lisant tout ça alors que pas du tout je suis plutôt relaxe). La pub pour le dernier jeu mobile de merde que je ne pourrai même pas trouver sur fdroid me fait une belle jambe.

Et là, j'ai découvert le graal : une extension qui permet de passer les passages de contenu sponsorisé à l'intérieur des vidéos ! Oui ! Un simili-bloqueur de pub pour l'intérieur de la vidéo ! Voici donc SponsorBlock qui existe pour les navigateurs classiques.

Mais là, où ils sont forts, c'est qu'il y a même un script lua pour mpv ! Du coup c'est utilisable dans mpv !!! Je suis sauvé \o/

Bon alors comment ça marche ? En fait l'extension s'appuie sur ses utilisateurs pour qu'ils renseignent les segments à bloquer dans une vidéo. L'extension envoie ça dans sa base de donnée sur son serveur. Quand on démarre une vidéo, l'extension consulte la base de donnée où elle récupère les segments à sauter. En sachant que la vraie extension peut être configurée pour sauter que certains types de segments. Ça peut être que les segments sponsorisés ou bien aussi les génériques par exemple.

C'est un système assez simple mais ça marche vraiment bien. Il faut bien entendu que la vidéo ait déjà été visionnée par d'autres utilisateurs. Ça marche donc mieux sur les vidéos très populaires et qui ont déjà une certaine ancienneté (quelques heures suffisent).

Voilà voilà. Je n'ai pas grand-chose d'autres à ajouter à ce propos. Pensez à tout ce temps que vous allez gagner, toutes ces bribes de cerveau que vous n'allez pas vous détruire !

Good Will Hunting

Histoire :

Matt Damon incarne Will Hunting qui s'occupe du ménage dans une prestigieuse université américaine : le MIT. Orphelin, il n'a pas eu une jeunesse des plus heureuses avec carrément de la matraitance dans une de ses familles d'accueil. Il vivotte avec ses potes en sortant dans les bars et compagnies.

Il parvient à résoudre un problème mathématique qu'un illustre prof émérite ayant une médaille Fields. Il a fait ça anonymement et du coup personne ne sait qu'il en est l'auteur.

Un jour il décide de se venger d'un de ses collègues d'écoles d'enfance l'ayant martyrisé et décide d'aller le tabasser avec ses potes. Il se fait choper par les flics et passe au tribunal. Il risque la prison mais il se fera sortir in extremis par le prof de math à condition de bosser un peu avec lui et de suivre une thérapie au près d'un psychologue.

Le jeune garçon s'avère être un énorme génie avec une mémoire ahurissante mais surtout un caractère assez joueur et désinvolte. Il fera capituler plusieurs psychologues… le reste est à vous.

Ressenti :

L'histoire de ce film est chouette, les personnages aussi et les acteurs aussi.

J'ai découvert une anecdote assez marrante sur ce film. Le scénario est de Matt Damon et Ben Affleck (oui oui) et ils ont dû racoler les studios pour que le film puisse se faire. En plein milieu du scénario, il y avait une scène de sexe gay entre Matt Damon et Ben Affleck qui n'était absolument pas raccord avec le reste de l'histoire. Harvey Weinstein (producteur de son état) leur a demandé ce que ça foutait là et ils répondirent que ça n'avait été mis là que dans le but de voir quel studio lisait réellement le scénar. Moralité : ils ont signé avec lui.

Ce film a vraiment lancé la carrière de Matt Damon et Ben Affleck. Techniquement le film est assez simple mais propre. C'est calme, posé, pas de folie de mise en scène, une bande son sans surprise mais qui fait bien le taff. Tout repose vraiment sur l'histoire et son interprêtation par les acteurs.

Et ça marche sacrément bien. Robin Williams est vraiment pas mal avec en plus la rivalité avec Stellan Skarsgård en toile de fond. Le dénouement est bien aussi.

Récap 20 : Mars 2021

Et voilà Mars vient de s'achever et avec lui l'hiver et à la place on a le droit à un confinement. Allez les gens, on tient bon.

Petit mois pour ma part. Je ne sais pas trop de quoi vous parler question nunuxeries en ce moment…

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 15 commentaires, 10 visionnages, 478057 requêtes, 43149 visiteurs uniques pour 9.68 Go de trafic.

Films

Jeux

Je me suis fait plaisir ce mois-ci :

Nebuchadnezzar

Il y a fort longtemps j'ai joué à Caesar 3 et c'était cool. Plus tard il y a eu Pharaoh qui était tout aussi cool et enfin Zeus avec à chaque fois un environnement différent. Et depuis le genre a disparu si je ne m'abuse.

Et là que vois-je ? Un jeu similaire mais qui ce coup-ci nous mène en mésopotamie et qui surtout vient tout juste de sortir donc tout moderne et tout. Pas trop cher, allez banco je me le prends.

Et c'est tout comme ses prédecesseurs, la formule n'a quasiment pas bougé ! Le but est donc de faire prospérer notre cité avec quelques objectifs à atteindre comme par exemple une certaine population, une certaine richesse, …

Et finalement au bout de quelques heures de jeu, on se rend compte des limites de ce jeu. Le jeu est assez frustrant dans sa mécanique des aires d'effets des bâtiments : un bâtiment qui produit un truc doit être à portée d'un entrepôt afin de pouvoir stocker le dit truc. Le souci c'est que la distance entre le lieu de production et l'entrepôt est vraiment petite. On se retrouve donc à devoir foutre des entrepôts un peu partout. Ça ne serait pas un souci si la map était grande mais c'est clairement pas le cas.

Et c'est d'autant plus frustrant que les zones agricoles permettant d'avoir des cultures sont sacrément petites. On ajoute à cela les canaux d'irrigation qui prennent eux aussi de la place avec surtout leurs pompes qui ne sont vraiment pas efficaces et le fait qu'il est difficile d'en placer le long des rivières du fait de leur géométrie… Et voilà, on obtient un jeu où c'est au final assez difficile de s'agrandir.

Cela-dit, le jeu est pensé pour des parties assez courtes où l'on ne s'éternise pas trop sur une map. D'ailleurs le jeu est globalement assez court et je pense que les devs en sont parfaitement conscients : le jeu propose des maps petites, assez peu de bâtiments du coup ils ont optés pour un jeu à petit prix dès sa sortie (il est tout frais). Et les devs font du pied à la communauté en annonçant un support des mods, ce qui pourrait grandement rallonger la sauce.

Voilà, c'est donc un ptit jeu indé qui a repris la recette de ses illustres ancètres et qui au final ne la révolutionne pas du tout mais bon, un jeu de ce genre tous les dix ans ça fait pas de mal. J'en suis très content.

Teardown

Je suis de très loin le dev qui a pondu ce jeu depuis des années. Régulièrement il poste des vidéos techniques où il fait la démo de son moteur de rendu qui permet tout un tas de ptites folies. Et là… bha ça c'est concrétisé dans un jeu assez atypique.

Le but du jeu est de remplir des objectifs simples sur une map puis de vous enfuire, le tout en moins d'une minute. Les objectifs consistent à ramasser plusieurs objets disséminés aux quatre coins de la map. Sauf que la particularité est que vous avez autant de temps que nécessaire pour préparer votre coup. Et quand je dis "préparer" ça veut dire péter des murs, placer des objets pour pouvoir grimper sur une rampe, disposer des bagnoles à des endroits stratégiques pour gagner du temps.

capture d'écran de Teardown montrant les effets de raytracing

Les éclairages sont impressionnants !

Le jeu permet de péter tout un tas d'élément du décor. Il vous faudra juste un outil suffisamment puissant pour certains éléments : votre masse ne pourra pas venir à bout d'une porte blindée alors qu'un tractopelle n'y vera aucune difficulté.

Vu que vous devez vous speeder une fois le premier objectif atteint, vous pouvez tagguer des flêches pour guider votre parcour, vous pouvez cramer certains éléments s'ils sont sur votre chemin. Bref, c'est un gros bac à sable vraiment bien foutu.

Visuellement on a une technologie qui de loin s'apparente à Minecraft avec de tout petits voxels, mais la comparaison s'arrête là. Ce jeu est sublime, c'est probablement le jeu que je possède avec la technologie la plus impressionnante. Le moteur de rendu permet de calculer des éclairages en raytracing même sans matos particulier, du coup il y a de superbes reflets, spéculaires, effets de particules volumétriques… Wow c'est somptueux malgré l'aspect simpliste de la modélisation. Si ça vous intrigue, regardez des vidéos et non des screenshots pour vous rendre compte.

Par contre le jeu a une légère tendance à planter comme une merde :-/ Et ça casse pas mal l'ambiance.

Loop Hero

C'est le jeu du moment et à raison : c'est super addictif.

Le concept est assez particulier : notre personnage effectue un chemin en faisant des tours d'une boucle à la forme aléatoire. Sur son chemin il rencontre des ennemis qu'il combat. À l'issue de ces combats il récupère du matos que le joueur peut équiper mais également des cartes de terrain. Le joueur peut donc décider de poser ses cartes afin de créer la map du jeu autour du chemin.

En fonction des cartes que le joueur pose différents effets ou ennemis apparaitront donc sur la carte. Le joueur n'a donc que deux biais pour agir sur le jeu : choisir le matériel, poser les cartes pour générer l'environnement, c'est tout. Les combats sont automatiques.

Du coup il y a une partie de chance mais aussi une partie stratégie : est-ce que l'on va choisir du matos plutôt défensif ou offensif ? Privilégier le vampirisme pour regagner de la vie ou bien tenter d'esquiver le plus possible les coups ? Ptet qu'une stratégie sur la vitesse d'attaque élevée et des dégâts les plus importants possible pour se défaire des ennemis au plus vite serait plus efficace ?

Les cartes que l'on reçoit en fin de combats sont tirées d'un deck que vous allez constituer en début de partie. Là aussi vous allez avoir plusieurs stratégies possibles à adopter.

l'écran de jeu de loophero

À première vue la palette est repoussante mais au final on s'y fait vite.

À côté de tout cela, entre les parties vous avez la création d'une base qui vous permet de faire évoluer votre personnage via différentes compétences et bonus que cela engendre.

Le côté rogue-lite est bien présent. Chaque expédition (les parties quoi) vont vous permettre de ramener différents matériaux pour développer votre base ce qui vous permettra donc de progresser dans l'aventure.

En plus de tout cela, il y a une histoire assez mystérieuse pour justifier tout cela. En gros notre personnage voit le monde disparaître sous ses yeux, détruit par une liche dans le ciel. Il se réveille amnésique dans un monde où tout le monde a également tout oublié et où toute la matière disparait au bout d'un certain temps empêchant de rebâtir un nouveau monde.

Notre héros parvient à regagner des bribes de souvenirs lors de sa première expédition et les matériaux qu'il ramène s'avère stable et donc ne disparaissent ce qui va permettre de reconstruire le village. L'histoire justifie vachement bien le gameplay, c'est expliqué via quelques ptits dialogues lors de la partie ainsi qu'une cinématique d'intro.

Visuellement ça ressemble à un jeu 8bit avec du gros pixel et une palette pas mal réduite. Ça peut un peu rebuter au départ mais au final c'est vraiment propre et surtout il y a une option pour utiliser une police d'écriture moderne pour ne pas avoir à subir la grosse font dégueulasse qui casse les yeux.

La musique est également dans un style 8bit super jolie. Franchement tout est bon dans ce jeu !

Musique

Je pensais en avoir déjà parlé mais visiblement non donc je répare ce méfait. Connaissez-vous le Balanescu Quartet qui est un quatuor d'instruments à vent par l'artiste Alexander Balanescu. Voilà :-)

C'est donc un groupe roumain qui s'est principalement fait connaitre par ses reprises de Kraftwerk et je dois avouer que j'ai un faible pour ces morceaux. Déjà que j'aime bien les originaux mais ces interprêtations bien plus analogiques ont un charme bien à elle. Vous trouverez donc la géniale The Model qui est ma favorite.

Mais ils ne se contentent pas de reprises puisqu'ils ont des compos à eux. Une de mes favorites est Empty Space Dance qui pourrait durer des heures que ça ne me dérangerait pas. C'est un morceau très peu rythmé, avec des motifs subtils qui font que c'est parfait en fond sonore pour une ambiance relaxante. C'est assez proche de que fait Clint Mansell sur The Fountain avec des sonorités s'approchant également de l'OST d'Interstellar.

Je vous laisse fouiller vers leurs autres morceaux, c'est un régal.

Nuxeries

Pour la fin du mois j'ai pu me coller à l'upgrade des IRCD de Geeknode après quelques mois de retard. Sur notre réseau on utilise des services fait maison du doux nom de Child, sauf que pas de bol à partir de la version 5.x, unrealircd (le serveur irc) n'était plus parfaitement compatible avec nos services. Il fallait donc replancher sur le code pour rendre le tout compatible et notre cher Target0 s'y est attelé.

Une fois fait, j'ai donc pu faire un tour sur chacune des machines du réseau IRC et la mettre à jour. En gros ça consiste à chopper les sources à jour d'unrealircd, détar, ./Config et répondre aux questions, make, make install, couper l'ancien serveur, adapter un chouilla la conf, lancer l'ircd. Sauf que c'est Geeknode on fait ça à l'artisanal, la conf de chacun des ircd n'est pas strictement identique même si on a une très grosse base commune. Les certificats sont gérés un peu différemment, les paths sont sont pas tous les mêmes. Faut dire qu'on a une belle diversité de machine, du baremetal, du vps, un peu de sparc64… Bref, c'est pas uniforme du tout mais ça fait aussi son charme.

La migration en elle-même s'est à peu près bien passée, sauf une machine étrange qui n'est pas parvenue à retrouvé son certif (pour le TLS) et qui du coup refusait de démarrer. Et biensûr ça arrive sur la machine qui gère les services… (bon ça aurait pu arriver sur le hub mais bon, je n'ai pas été le plus poissard sur le coup).

Une fois terminé, je me reconnecte tout fièrement prêt à annoncer la nouvelle. BAM ! Je me fais déconnecter direct. Et là ça connecte/déconnecte en boucle pour une sombre histoire de Max SendQ Exceeded alors que bon la conf est restée la même à 99%.

Après un ptit moment je parviens (grâce à l'aide d'#unreal-support) à trouver la cause : un très léger changement de syntaxe qui a fait que tous les opers se sont retrouvés dans la default class et se retrouve donc avec des réglages un peu foireux. Bref, je recréer une classe spéciale pour les opers, j'y fous tous les opers, un ptit coup de rehash et tout remarche.

Voilà près de deux heures plus tard le réseau est tout à jour et prêt à charbonner. Les prochaines mises-à-jour seront plus légères ^__^

Vidéos

Nvidia a annoncé sa Geforce 4090 ainsi que sa Ti va faloir vendre plus qu'un rein pour se la payer…

Weechat et les caps

Ce bon vieux IRC

IRC est un protocole de chat. C'est mon mien favori. C'est léger, simple, rapide et vraiment léger. Pas de fioriture, pour chatter on peut difficilement faire plus dépouillé.

C'est un protocole assez ancien maintenant. C'est plus vieux que le web d'ailleurs.

Bref, c'est un protocole texte assez rustre. Ici on ne peut pas s'échanger directement des gifs, on peut pas se wizzer, on peut pas corriger ou supprimer ce que l'on a envoyé, on peut pas discuter à l'oral ni en vidéo. Pas de sticker, ni de réaction, mais un chat qui fonctionne depuis trente ans et pour probablement encore autant.

Par contre c'est léger, n'importe quel ordi avec du réseau sera capable de chatter quelque soit sa puissance. Un serveur accueillant 300 personnes ça tourne sur 64Mo de ram et ça bouffe virtuellement 0% de cpu. Bref, c'est ultra efficient.

Bien que ce soit dénué de fonctionnalité, c'est un protocole ouvert contrairement à la grande majorité de ce qu'il se fait ailleurs. Ça veut dire que la façon de parler ce protocole est documenté et ce de manière plutôt bien définie. Et c'est défini par des RFC (qui sont un ensemble de documents contenant les spécifications d'une grande partie de l'Internet). Et le système des RFC n'est pas figé. Quand quelque chose a besoin d'évoluer, il arrive qu'une nouvelle RFC soit rédigée pour complémenter ou carrément remplacer une précédente.

Le retour d'IRC !

Et c'est ce qui est en train de se passer (à son rythme et depuis quelques années déjà) pour IRC. Le protocole est en perte de vitesse, de moins en moins de gens l'utilisent. Faut dire que certaines fonctionnalités présentent ailleurs commencent à lui faire cruellement défaut. Du coup, "en ce moment", il y a l'initiative d'IRCv3, qui cherche à ajouter de nouvelles fonctionnalités.

Bon, faut pas s'attendre à des bouleversements radicaux non plus. Faut dire, que mine de rien, la légèreté légendaire d'IRC est un gros point fort.

Il y a donc plein de petits ajouts qui à première vue pourraient sembler anecdotiques. Mais certains peuvent apporter des trucs vraiment cool. C'est par exemple le cas de server-time qui est donc un bout de la spec permettant au serveur d'indiquer l'heure d'un message.

Ouai c'est con, mais sur IRC, les messages n'étaient de base pas horodatés, c'est le client qui ajoute l'heure à laquelle il a reçu un message. Bon dis comme ça, je vous le concède ça a pas l'air top mais en fait ça va permettre bien plus. Ça va permettre au serveur de logguer un peu ce qui se dit sur un salon et lors d'une connexion d'un nouvel arrivant, il sera désormais possible de lui envoyer une partie du backlog puisqu'ils pourront être horodatés correctement.

Le fait de ne pas avoir les messages échangés lorsqu'on est pas connecté est un reproche constant contre IRC. Tous les nouveaux protocoles de chat ont permis aux absents de quand même recevoir les messages qu'ils ont manqués. C'est une philosophie un peu différente. Après tout, IRC peut être considéré comme une discussion orale, une personne absente … bha elle n'est pas dans la conversation. Je suis pas à 100% sûr que ce soit forcément une bonne chose mais force est de constater que pour outrepasser cette limitation je fais tourner un client IRC 24h/24 7j/7… J'espère qu'avec cette nouvelle fonctionnalité, la baisse de popularité d'IRC va s'atténuer et pourquoi pas s'inverser.

Les messages lorsqu'on est déconnecté

Il sera possible de recevoir les messages qui sont passés lorsque l'on était déconnecté. D'ailleurs je sais pas pourquoi je parle au futur, c'est dès maintenant possible. UnrealIRCD qui est le serveur IRC le plus répandu (en nombre d'installations) est depuis 6 mois en version 5 et possède désormais cette option. Les opérateurs d'un salon peuvent donc désormais ajouter le mode /MODE #channel +H 15:1440 qui affichera les 15 dernières lignes sur maximum 1 jour (s'il y a moins de ligne sur les dernières 24h bha tant pis). Bon, le serveur c'est bien beau, mais faut aussi que les clients gèrent cette spec. La plupart le gèrent désormais y compris le meilleur des clients irc : Weechat.

Ouai, sauf que Weechat est bien gentil mais pour le coup il le supporte pas, par défaut. En fait lorsqu'un client irc se connecte à un serveur, lui et le serveur se disent bonjour en annonçant les fonctionnalités qu'ils savent gérer l'un l'autre (les CAPS). Et par défaut, Weechat n'annonce rien le coquin. Bref, il va falloir faire un coup de /set irc.server_default.capabilities account-notify,account-tag,server-time,away-notify,cap-notify,chghost,extended-join,invite-notify,multi-prefix,userhost-in-names, un ptit /save au passage histoire que ça soit persistant. Et par contre il faut se reconnecter pour que ça soit pris en compte.

Et vous voilà prêt pour le futur. Lorsque vous rejoindrez un salon ayant activé ce mode, vous recevrez les dernières lignes.

Vous pouvez également à tout moment faire un ptit coup de /quote history #channel pour recevoir l'historique du salon.

Concernant Geeknode

Je traîne cet article dans les brouillons depuis pas loin d'un an maintenant. Je le publie maintenant car depuis ce week-end, le réseau est enfin compatible avec cette fonctionnalité suite à une vague de mise à jour des ircd.

Voilà, donc si vous gérez un salon sur Geeknode vous pouvez utiliser ce nouveau mode pour le plaisir de vos utilisateurs.

Tout est dit, n'hésitez pas à venir faire un coucou sur #fediverse sur Geeknode ;-)

Psycho

Histoire :

Marion est secrétaire et se retrouve charger d'amener 40K$ à la banque par son patron. Au lieu de cela, elle garde le pognon et se barre pour rejoindre son mec qui habite un peu loin dans l'espoir de refaire sa vie avec cette somme (à l'époque c'était bien plus qu'aujourd'hui).

Elle s'arrête en chemin au motel Bates où elle loue une chambre auprès de Norman qui est un peu collant mais sympatique.

Ressenti :

Je découvre le film. J'en ai bien entendu déjà entendu parler. Je connaissais même le gros spoil de l'histoire mais ça ne m'a pas pour autant ruiné le filmn (d'ailleurs soit dit en passant, se faire spoiler une histoire ne ruine pas du tout son appréciation et même au contraire (sauf quand il y a un twist à mon goût)).

Fallait que je voie ce film et j'ai eu un peu de mal au début. Mais au final une fois lancé le film passe plutôt bien.

Malgré ses 60 ans le film a un vraiment bon piqué, l'image est pas mal du tout ! Sans blague le film a des mouvements de caméras particulièrement saisissants à tel point que je me demande vraiment comment ils ont pu filmer ça (caméra sur grue qui permet de faire des mouvements aussi aériens ?).

Mon plan favori du film. C'est superbe.

L'histoire est pas mal du tout, on sent que ça a inspiré un paquet de films d'horreur. J'imagine qu'avec une technique plus moderne le film pourrait avoir un succès certain en cinoche.

Les personnages sont pas mal surtout Norman Bates le gérant du motel. L'interprêtation par l'acteur permet de bien voir dans les dialogues à quel moment il est mis en porte-à-faux et quels sont les sujets qui le dérangent. Et puis il a un physique atypique pour son rôle.

Vu l'âge du film je trouve que le traitement des femmes est pas si rétrograde. Je m'attendais réellement à ce que les femmes aient plus des rôles de greluches/potiche/faire-valoir mais au final pas tant que ça. Marion a son boulot et décide d'elle-même de prendre son destin en main sans qu'un homme l'ait poussé à quoi que ce soit. Sa sœur Lila prend des initiatives et est prête à se mettre en danger et n'est pas rabaissée par Sam.

Vous ne trouvez pas que le regard final on pourrait y voir Michael Scott ?

J'ai bien aimé mais je le classerai quand même pas aussi bien que selon IMDB. J'ai par exemple pas du tout été charmé par la bande son. Et même si le film a été précurseur en son temps (premier film à montrer une meuf en sous-vêtements et premier film américain à montrer un personnage utiliser une chasse-d'eau (merci wikip pour l'info pertinente)) il en reste pas moins daté sur certains aspects. Le rythme de début du film est assez lent.

micro-spoil

Bon, vu que Norman Bates le tueur est en fait seul et qu'il s'amuse à déplacer le cadavre de sa défunte mère et à lui piquer ses frusques, qui est la personne vu à la fenêtre par les personnages ? Autant à un moment, ça pourrait effectivement être Norman, autant à un autre moment c'est techniquement pas possible puisqu'il était dans le motel. Surtout que la silhouette ayant bougée, ça ne peut pas être le simple cadavre…

C'est dommage ce point m'a fait tiquer parceque je connaissais la supercherie.

Et puis, en théorie on est censé croire que Norman n'est pas le tueur mais franchement la silhouette à travers le rideau de douche, ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre…

Fargo

Histoire :

C'est une histoire vraie. Un homme organise l'enlèvement de sa femme afin de récupérer la rançon payée par son beau-père. Il se trouve deux malfrats pour le kidnapping via l'entremise d'un de ses employés.

L'enlèvement a bien lieu mais ne se passe pas super bien vu qu'il y aura quelques cadavres retrouvés. On commence donc à suivre l'enquête menée par Marge alors qu'elle est enceinte.

Ressenti :

Rhaaa ce que ce film est drôle. Je m'y attendais pas trop. Avec les frêres Coen aux commandes fallait pourtant s'y attendre mais le début semblait tellement sérieux…

Les dialogues sont vraiment très drôles avec un Steve Buscemi qui un coup semble tout droit sorti de Reservoir Dogs un coup il semble sorti du plateau de The Big Lebowski (même réals). Et tous les personnages qui le décrivent comme un mec au physique drôle.

“ Total silence ”

                    − Carl Showalter

Mais il y a tout l'humour sur la façon de parler des minnesotiens (visiblement ils disent constamment "Yah"). C'est un détail tout con mais c'est assez marrant comme tic de langage. C'est une ptite touche d'absurde sans rapport avec l'intrigue mais qui apporte une touche de sympathie envers les personnages.

La flique est vraiment excellente, avec sa façon de parler, sa gentillesse avec tout le monde mais sans non plus se faire écraser quand les autres personnages tentent de prendre l'ascendant sur elle. D'ailleurs sa relation avec son mari n'apporte rien à la résolution de l'enquête mais est super mignonne. Son mari semble assez ridicule et inutile mais les interactions qu'il a avec sa femme rend ce couple super attachant.

Visuellement le film a le charme d'un film à l'ancienne. Il y a du grain, tout semble vrai avec des décors naturels, le format d'image est plus si courant. C'est joli mais sans plus, ça veut pas se la péter avec des plans superbes. Au contraire ça nous montre un environnement plutôt repoussant, froid, austère, crasseux.

J'ai l'impression que ce film a un peu inspiré Guy Ritchie pour ses bons films. On y retrouve un humour assez proche.

spoiler Ce n'est pas une histoire vraie.

Vraiment un excellent film comment est-ce que j'ai pu passer à-côté aussi longtemps ?!

Aperçu sur la barre de progression dans MPV

Faisait longtemps que j'avais pas posté une idée à la con.

Un truc qui est génial avec Youtube, c'est que leur lecteur vidéo, il affiche une ptite prévisualisation quand on passe la souris sur la barre de progression. Et autant être honnête avec vous : j'adore cette fonctionnalité ! Le lecteur vidéo de Youtube est super chouette dans son interface mais malheureusement gavé de pub, n'a pas beaucoup de presets pour la vitesse de lecture (1.25, 1.50, 1.75, 2 uniquement alors que MPV a bien plus de choix). C'est ultra pratique.

Franchement les chapitres dans les films c'est pas mal mais ça aide pas des masses non plus. Et j'aimerai vraiment mais alors vraiment beaucoup que cette technologie se démocratise.

Il existe un ptit script lua pour mpv qui permet de faire cela : MPV Thumbnail.

exemple de ce que ça donne à l'utilisation

Chouette, non ?

Le seul souci de ce script c'est qu'il vous crée un dossier avec toutes les miniatures qu'il génère (de l'ordre de ~10/15Mo pour un film). Mais voilà, vous vous retrouvez avec un dossier avec tout cela et ça me gêne. Bon un autre souci mais c'est lié, c'est que forcément ça créé les thumbnails à chaque fois (sauf si vous gardez le dossier (contrairement à moi qui le jarte au reboot)) et donc ça bouffe au taquet de CPU pendant la lecture.

Ce qui serait vachement cool ce serait de pouvoir intégrer toutes ces miniatures dans le fichier vidéo. J'ai regardé un peu mais je ne trouve pas grand-chose, j'ai l'impression que ce n'est pas possible. C'est dommage parceque le format mkv est ultra flexible.

Donc voilà mon idée : Avoir un moyen d'ajouter des thumbnails timestampées dans les fichiers MKV et que ce soit reconnu par MPV. Ça serait chouette si ça pouvait gérer des formats d'images assez moderne voir carrément le même format que le codec vidéo lui-même. Ça permettrait que ça bouffe encore moins de place (encore que 10Mo sur fichier de plusieurs Go c'est assez anecdotique).

D'ailleurs tant que j'y suis, ça serait cool que MPV affiche les noms des chapitres comme le fait le player youtube (soit au-dessus de la barre de progression, soit carrément par-dessus celle-ci au survol de la souris). Et aussi (ouai j'abuse) ça serait chouette d'afficher les méta-données contenu dans le fichier (année, titre, ce genre de trucs quoi).

(Ouai je suis toujours en quête des fichiers vidéos parfait avec les métadonnées, plusieurs pistes audio et sous-titre, les prévisualisation et les chapitres nommés…)

Logan

Histoire :

Dans un futur proche, les X-Men n'existent plus. Les mutants globalement n'existent quasiment plus. Wolverine a récupéré son identité et un job de chauffeur de limousine afin de payer quelques médicaments pour atténuer les crises du Professeur Xavier.

Il se planque avec le prof ainsi que Caliban au Méxique proche de la frontière dans une usine désaffectée. Le prof est très vieux et semble perdre la boule et parfois subit de grosses crises faisant souffrir tout le monde. Logan (Wolverine ou le glouton ou Serval, James Howlet comme vous voulez) semble se régénérer beaucoup moins bien et plus lentement qu'avant.

Pas de bol, une femme tente de le contacter sous son nom de héros ce qui ne lui plaît pas trop (vous connaissez l'amabilité légendaire de la bête…). Mais surtout, peu après il va être contacté par un mec bien plus louche qui souhaite rentrer en contact avec la femme pour récupérer un truc. C'est le début des emmerdes.

Ressenti :

Rhaaa ce que ce film est dur à regarder si vous êtes fan des personnages. Ici, on se tape un Wolverine au bout du rouleau. Il traîne la patte, il en chie à sortir ses griffes, il fait un taf de merde pour survivre dans un taudis.

Et c'est pas le Professeur X qui va relever le niveau. Il devient sénile par moment, il doit se faire porter par Logan pour aller aux chiottes. Dans le genre cassage d'image mythique ça se pose là.

Mais en même temps c'est ce traitement vraiment réaliste, fin d'une époque où l'on voit des personnages vieillissants et n'ayant plus vraiment de but qui rend ce film aussi bon. Ici, c'est bien moins clinquant, on part pas casser la tronche à du vilain en partant en combinaison de latex en sautillant avec sa bande de potes. Nos pauvres héros ont désormais une vie bien plus dure où ils ne sont plus grand-chose.

Ce film pète sacrément. Les scènes calmes sont bien posées, jolies, avec des dialogues sympas, des thèmes rarement abordés dans les autres films de la franchise. Laura est toute mimi quand elle s'occupe de Xavier et qu'ils regardent un film ensemble.

Mais quand le film s'active, là on a le droit à des scènes d'actions vraiment très classes un poil plus violentes qu'à l'accoutumée. Pas mal de démembrements et de décapitations. Mais ça colle parfaitement avec les personnages et justement ça fait plaisir de voir qu'ils ont enfin osé aller un peu plus loin que d'habitude dans ce qu'ils s'autorisent à montrer. Après tout jusqu'à présent c'était un peu trop propre. Bon, c'est pas non plus un film gore et à pas mal de moments ils s'arrangent pour plus suggérer que montrer mais c'est plus audacieux.

ça va spoile et expliquer un peu

Un truc qui me surprend avec ce film, c'est que pas mal de monde ne comprend pas trop comment on en est arrivé là. Non, Logan ne tombe pas malade à cause de l'adamantium dans son corps (enfin si mais pas totalement). Non, les crises de Xavier ne sont pas uniquement dû à son âge. Non, les mutants n'ont pas été traqués et tués bêtement.

Le film disperse quelques indices à propos de ce qu'il s'est passé. Déjà, ça se déroule dans le futur proche (2029), ça se remarque par exemple avec les camions autonomes, la limousine de Logan est un modèle de 2024, les prothèses de mains très Terminatienne… bref, du temps s'est écoulé depuis les derniers évènements. Mais surtout, ce qu'il s'est passé c'est que l'entreprise derrière les vilains du film s'est lancé dans le maïs transgènique. Il a été bouffé par toute la population sous différentes formes (notamment en sirop de glucose) et celui-ci a alteré les mutants en leur supprimant petit à petit leurs pouvoirs.

C'est subtilement montré lorsque Logan va se boire une bibine au bar en attendant que son SUV soit mis d'aplomb lorsqu'il l'achète, dans le fond on voit une pub pour du maïs.

Bon, ça ne prouve rien ce seul indice je vous l'accorde, mais plus tard, quand la ptite troupe trouve refuge auprès des agriculteurs : Xavier annonce qu'il passe sa meilleure nuit depuis des lustres. Ça s'explique par le fait que pour une fois il a bouffé du maïs non trafiqué et qu'il a donc retrouvé un peu de ses facultés. Et puis le père de famille explique que la grosse entreprise concurrente inonde tout le marché avec ses produits. Il y a fort à parier que le régime alimentaire et liquide de Logan ne soit pas trop porté maïs et boisson sucrée mais plus viande et bourbon, ce qui explique qu'il n'ait pas complètement perdu ses pouvoirs.

Mais surtout l'indice le plus évident que visiblement tout le monde zappe se trouve à la toute fin quand le docteur Zander Rice explique juste avant de se faire bouffer que c'est grâce à lui qu'il n'y a plus de mutants. Il a développé une formule "corrigeant" les mutations et ça s'est retrouvé dans tout un tas de produits alimentaires. C'est explicitement dit mais visiblement personne ne se souvient de ce passage.

Rhaaa ce qu'elle fout la patate Dafne Keen ! Qui aurait cru qu'une gamine de dix ans serait à même de prendre la relève d'un Wolverine ? Elle est sauvage, dynamique, curieuse, sportive, prête à se salir les griffes sans vergogne…

C'est franchement le meilleur clap de fin que l'on puisse faire pour Wolverine. En dehors de sa condition physique, on retrouve la bête sauvage, grognonne et perdue qu'on a découvert dans le premier film de la série 17 ans plus tôt.

Weathering With You

Histoire :

Hodaka a fugué de sa campagne et souhaite s'installer à Tokyo. Il galère en épuisant son pognon alors que la pluie tombe sans interruptions depuis des jours. Il est à deux doigts de finir SDF mais parvient à trouver un ptit taff de rédaction pour un magasine de divertissement où il est nourri et ptet même un peu logé malgré un salaire de misère. Cette situation lui convient parfaitement puisqu'il se lie d'amitié avec son patron et son assistante.

Un jour, il surprend une fille dans la rue en train de se faire emmerder par des connards tentant de la rameuter pour la faire bosser dans son club un peu louche. Hodaka intervient et parvient à s'enfuir avec la fille qui le remerciera en priant ce qui aura pour effet de complètement changer la météo de la pluie vers un grand soleil en quelques secondes.

Ressenti :

Forcément, c'est très dur de ne pas le comparer à Kimi No Na Wa avec quelques thêmatiques assez proche, une esthétique très proche et globalement une réalisation similaire. Ici, la romance est plus subtile mais au final bien plus présente j'ai trouvé.

J'ai beaucoup aimé la bonne ambiance entre les différents groupes de personnages, Hodaka avec les adultes mais aussi Hodaka avec les enfants. Avec ces deux groupes l'ambiance est différente et les dynamiques aussi mais à chaque fois c'est super plaisant.

Visuellement, on sent que ça se la pète et à juste titre. Ils ont de supers feutres en 4K ^__^ Les dessins sont encore ultra détaillés et super réalistes. Le travail réalisé sur la pluie est ahurissant : autant les gouttes qui glissent le long d'une vitre, que les ptits éclats dans les flacs, les gouttent qui filent dans l'air, les vêtements qui se mouillent… Bon, bien entendu c'est le thême du film mais bon ils ont vraiment bien assuré sur ce point.

Certains plans sont tout foufou avec certains mouvements vraiment rare sur du film d'animation comme par exemple la caméra qui tourne autour des personnages à 360°. Alors certe ces plans sont fortement agrémentées d'images 3D mais tout en ayant un rendu ultra proche du dessin classique du coup ça rend vraiment bien. L'intégration des morceaux en 3D est suffisamment subtile pour ne pas attirer l'œil la plupart du temps.

L'histoire est moins alambiquée que dans Kimi No Na Wa mais plus prenante j'ai trouvé. Je me suis plus attaché aux personnages et à leur destin même si j'ai l'impression que l'avis général penche en la faveur de l'autre film…

Je recommande tout comme Iceman de regarder les deux et puis voilà !

Your Name

Histoire :

On suit deux personnages différents : une lycéenne dans une ptite ville de la campagne japonaise et un lycéen tokyoïte. Sauf qu'on comprend très vite que nos deux protagonistes se retrouvent dans le corps l'un de l'autre sans qu'ils ne sachent pourquoi.

Au début, forcément, ils sont un peu perdus dans la vie d'un autre mais au bout de quelque temps ils apprécient la situation en s'aidant mutuellement. Puis du jour au lendemain plus d'échange… et là… bha … bha je vous laisse découvrir le film.

Ressenti :

Et bhé cet animé décroche la machoire devant la beauté des dessins. C'est réellement un gros point fort de ce film. C'est très détaillé, bien coloré et bien animé. Par moment, on est pas si loin de la photo tellement le style est travaillé. Ça donne une pâte très réaliste malgré une histoire fantastique.

L'histoire est franchement sympathique. Une once de fun, une couche de mystère, une pincée d'histoire d'amour, une cuillerée de folklore et vous obtenez une histoire qui sort de l'ordinaire et qui évite de tomber dans les clichés.

La relation alternée des personnages est forcément très particulière et pourtant on comprend leurs sentiments respectifs. Ils finissent sans s'être rencontrés à avoir quasiment vécu une vie de couple sur certains points, c'est assez étrange.

Le film n'est pas hyper long et s'adresse à tout public. C'est le seul animé hors Studio Ghibli a s'être autant vendu et fait remarqué à l'international (et à être dans le TOP 250 IMDB).

ça va spoiler un peu

Le moment où l'on réalise que les deux protagonistes ne sont pas synchronisés et qu'ils vivent en fait à 3 ans d'écart est un joli ptit twist fort agréable. Lors de leur échange de corps, ils sont en fait sur la temporalité l'un de l'autre : les évènements de la vie de Taki se déroulent trois ans après ceux de la vie de Mitsuha. À ce moment-là on se met à réaliser qu'ils ne pourront jamais se rencontrer ce qui met un sacré coup. Mais en plus on réalise que Mitsuha est déjà morte !

Ça donne envie de s'énerver et d'aller engueuler le scénariste. Par chance tout se dénoue (badum tssss) par la suite.

On en vient à se demander si, il y a 1000 ans déjà, le premier cratère (qui a créé le lac) ne résulte pas d'une histoire similaire aussi. Et est-ce que la religion pratiquée par Mitsuha ne serait pas issue de cet évènement distant ?

Et est-ce que Musubi (le dieu de cette religion) n'aurait pas choisi de créer cet échange de corps avec un délai de 3 ans, afin de permettre de sauver la famille de Mitsuha afin de perpétrer son culte ? Ouai ça commence à partir loin mais il n'y a pas de réponse donnée dans le film, à nous de les inventer !

American Beauty

Histoire :

La famille classique américaine avec le père qui travaille dans la communication, la mère dans l'immobilier et la fille au lycée. Sauf que la façade va vite tomber. Les parents ne s'entendent plus ensemble et son complètement déconnecté de leur fille.

Le père commence à fantasmer de la copine de sa fille tandis que la mère part en quête du serial-vendeur immobilier cliché au possible. Pendant ce temps la fille commence à s'enticher du nouveau voisin qui a de légères tendances voyeuristes.

Ressenti :

Ce film est chouette dans le malaise qu'il parvient à instiller. La crise de la quarantaine et le marriage qui s'éternise alors que la flamme a disparu est ici poussé au maximum.

Le père est un con total n'ayant plus aucune considération pour sa propre famille. La mère est aveuglée complètement par ses ambitions et la façade renvoyée par l'autre requin de concurrent. La fille est complètement perdue avec sa copine qui n'est absolument pas en mesure de lui apporter le moindre soutien significatif et son nouveau voisin un peu trop attentionné n'est à première pas plus à même de l'aider. Le rêve américain en prend un ptit coup dans ce film.

Les scènes où Kevin Spacey veut se taper la pompom girl sont sacrément malaisantes. D'autant plus que c'est Kevin Spacey ! Mais étonamment il est devient presque attachant à la fin à soucier de sa fille. Son revirement est assez étrange mais j'aurai mal imaginé se passer autrement dans un film Hollywoodien.

La musique du film est chouette comme tout. Thomas Newman a fait un super job qui détonne un peu avec le ton du film. Ici les sonorités sont douces presque enfantines alors que bon ça parle de meurtre, pédophilie, homosexualité toussa toussa.

Voilà un film sympatique mais dérangeant avec des thêmes peu ragoutants.

Gladiator

Histoire :

Maximus est un grand général romain (le meilleur ?) qui est particulièrement apprécié de Marc Aurèle. Ce dernier est malheureusement assez proche de la mort et en est conscient. Il propose à Maximus de reprendre son rôle de dirigeant de Rome à la place de Commode son fils héritier légitime.

La nuit suivante, l'Empereur est retrouvé mort (soit-disant de vieillesse mais c'est son fils qui l'a terminé) et c'est donc Commode qui devient le nouvel empereur. Ce derner n'est cependant pas vraiment populaire et instille la peur auprès de tout le monde. Même sa sœur n'est pas super heureuse de cette nouvelle situation, Maximus qui est donc maintenant gênant se retrouve officiellement tué ainsi que sa femme et son fils.

Par chance, ce dernier survit mais se retrouve envoyé en esclavage où il deviendra un gladiateur de renom.

Ressenti :

Ce film est méga chouette. Ça dégage une ampleur folle : il y a de la grande bataille épique et violente, des passages plus mélancoliques, de la musique somptueuse (Hans Zimmer n'est pas très subtil mais sacrément efficace), des décors qui en jettent, un scénar impec. En plus le film existe en version longue de près de 3h, Russel Crowe qui s'oppose à Joaquin Phoenix c'est quand même cool.

Je suis pas vraiment porté péplum/jupette mais là ça pourrait presque se passer dans un futur dystopique que ça ne serait pas différent. Les personnages sont assez clichés : on a le gentil général droit dans ses bottes, toujours juste efficace et meilleur que tout le monde à la castagne, le vilain aspirant au trône cupide, vicieux, détestable et machiavélique. À côté de ça on retrouve la simili-princesse intelligente, menaçée mais prête à prendre des risques tout en sachant quand se rétracter pour pas mettre en danger sa progéniture.

Et qu'est-ce qu'il se passe quand on a un très gentil héros et une princesse ? Et bha non, pas de cul et une histoire d'amour qui n'est qu'à peine évoquée ! Pfiouuu on est pas passé loin.

Le film est joli même si ses effets numériques font un peu tâches. D'ailleurs qui ne pense pas à Gladiator quand il voit des hautes herbes avec des mains qui passent dessus ? Ha ? Il n'y a que moi ?!

En rédigeant ce post je viens de voir que la BO du film est l'une des plus vendues au monde. Elle est chouette mais c'est pas non plus ma préférée (une ptite Interstellar à la place). Le morceau Now We Are Free est quand même vraiment iconique avec son chant et toute son instrumentation (qui rapelle un peu Adiemus ).

C'est marrant comme à l'époque le film avait pas mal fait parler de lui pour sa violence graphique alors que de nos jours je le trouve pas spécialement gore ni rien. Les séries modernes sont allées beacoup plus loin.

Memento

Histoire :

Au beau milieu de la nuit Leonard se rend compte que sa femme n'est plus au lit. Étonné il descend et entend quelques cris étouffés, il prend son arme et surprend un homme en train de violer sa femme. Il parvient à le tuer mais subit un très violent coup au crâne.

Notre pauvre gars a subi un tel traumatisme que sa mémoire immédiate ne fonctionne plus sans pour autant être amnésique. Il ne peut plus se souvenir de ce qu'il se passe au-delà de quelques minutes. Il va tout de même tenter de venger sa femme en partant à la poursuite d'un second agresseur.

Pour parvenir à ses fins il utilise un polaroid où il note sous les photos des indices pour élucider le mystère. Il se fait également tatouer les faits les plus importants pour ne pas perdre le fil.

Ressenti :

Le premier vrai film du réalisateur avec de vrais acteurs un vrai budget (certe petit) et franchement ça démarre sur les chapeaux de roue sa carrière. Ce film est vraiment top.

Tout le sel du film réside dans son personnage à la mémoire défaillante et qui est donc constamment perdu. Et le génie du réalisateur c'est de parvenir à mettre le spectateur dans le même état. On est perdu à ne pas trop savoir dans quel ordre se déroule réellement l'action, est-ce qu'on est dans un flashback ? Est-ce qu'on connait déjà ce personnage à ce moment de l'histoire ou pas encore ? Qui ment au protagoniste ? Qui est sincère ? Tout ça en grande partie grâce au montage non chronologique.

On est quand même aidé par l'utilisation de noir et blanc pour distinguer les deux chronologies principales. En vrai les morceaux en noir et blanc respectent la chronologie alors que les morceaux en couleurs remontent progressivement le temps (c'est un film qui pourrait être maté avec la technologie de Tenet).

Si l'on regarde le film dans l'ordre strictement chronologique, on réalise que l'histoire est au finale vraiment simple et se déroule sur très peu de temps. On comprend bien plus vite les intentions des personnages et du coup tout tombe à plat.

Niveau musique et visuel c'est un peu la dèche, le film n'a pas eu le droit à un budget suffisant pour permettre les folies que Christopher Nolan s'autorise désormais. Le casting des trois personnages principaux n'est tout de même pas dégueu. Sans pour autant être de grosses têtes d'affiches ce sont quand même des têtes connues (dont deux issues du récent Matrix). Bien que le film s'amuse à perdre le spectateur, à la fin tout est délié pour expliquer clairement et tout désamorcer et ne pas laisser le spectateur sur sa fin.

Excellent film !

Terminator

Histoire :

Une femme se retrouve poursuivie par un tueur hors du commun. Celui-ci s'avère être un robot bien solide venu du futur afin de l'éliminer pour qu'elle ne puisse pas donner naissance au futur leader de la résistance humaine.

Après une guerre nucléaire contre un ennemi inconnu, l'humanité se retrouve massacré par les machines ayant pris leur autonomie. La résistance au courant du Terminator devant tuer Sarah Connor décide elle, d'envoyer un soldat afin de la protéger.

Ressenti :

Premier opus d'une vague franchise qui culminera à son second opus avant de sombrer dans la bouse. Je connais presque par cœur le second opus mais ce premier je l'ai bien moins visionné.

Mais il est pourtant très bien. Le film est visuellement bien foutu bien qu'il soit daté. La vue à la première personne du terminator tout rougeâtre avec le texte et tout… bha ça marche toujours aussi bien même quarante ans plus tard.

Et le design des robots avec leur crâne brillant et ces yeux rouges est intemporel. C'est de suite flippant malgré les mouvements bien rigides et saccadé (sans motion blur malheureusement ce qui détonne pas mal).

L'histoire est super cool. J'aime beaucoup les voyages temporels même si c'est obligatoirement casse-gueule. Le principe d'utiliser le paradoxe du grand-père est vu et revu mais que voulez-vous, je suis faible.

La musique iconique est bien là, avec ses sonorités electro-perraves même si c'est pas encore la meilleure itération.

Forcément Schwarzy a été fait pour ce rôle. Un golgoth qui tabasse et trucide sans broncher c'est tout lui. Malheureusement pas de punchline ici puisque c'est un simple cyborg assez peu évolué.

Linda Hamilton n'a au final ici qu'un rôle de victime/princess à sauver qui tranche avec le rôle qu'elle aura dans la suite.

J'aime bien le fait qu'on voit également le docteur Silberman qui est assez iconique pour moi. Même si, je le trouve pas encore complètement con à ce moment là.

Le film a quand même bien plus vieillit que sa suite. Ses scènes d'actions sont bien moins impressionnantes, visuellement c'est moins beau, la musique est moins bonne du coup c'est assez dur de le recommander. Franchement on peut très bien se contenter de sa suite qui pulvérise tout aussi bien sur l'histoire, ses personnages, sa musique et ses scènes d'actions qui encore aujourd'hui tiennent bien la route.

Voilà, c'est un excellent épisode.

Game Night

Histoire :

On suit l'histoire d'un couple très porté sur les jeux de société, les quizz et compagnie. Tout va bien dans leur vie mais ils aimeraient avoir un gamin mais visiblement le stress du mari le rend stérile. Sa rivalité avec son frangin en serait la cause et devinez quoi ? Il arrive pour passer la soirée à jouer avec d'autres amis.

Effectivement c'est plutôt tendu les relations avec une bonne entente de façade mais des coups bas constants. En fin de soirée, le frangin convie tous les gens présents à une prochaine soirée de jeux dans sa superbe villa. Quand ça arrive, il explique que ça ne sera pas une soirée classique mais un jeu de rôle bien plus prenant avec des énigmes pour élucider un kidnapping.

Ressenti :

Rhaa ce que je me suis marré. Longtemps que j'avais pas vu une comédie mainstream aussi drôle !

Beaucoup de gags font mouche. Certains sont attendus mais d'autres sont vraiment surprenants. C'est extrèmement cool.

Les inversions de rôles, les situations complètement absurdes, les multiples références, les mimics des acteurs, le scénar grotesque avec ses grosses ficelles et le second degré… Vraiment il y a de tout.

Le casting est bien chargé avec notamment le couple Jason Bateman / Rachel McAdams qui marche sacrément bien. Mais c'est également complété par plein de seconds rôles connus.

Visuellement le film est très joli et étrangement pour une comédie (teintée d'action tout de même) il se la pète avec certains plans vraiment somptueux. Il y a notamment du "tilt shift" à plusieurs reprises (effet qui donne l'impression de regarder une maquette via l'utilisation d'une très courte focale et d'une faible profondeur de champs) et c'est vraiment mignon comme effet visuel. En plus ça reste dans le thême du jeu de plateau du coup, donc c'est pas juste un effet gratos.

Dans les autres idées visuelles il y a la caméra fixée à la bagnole mais avec le support invisible ce qui donne des mouvements super cools rappelant les jeux vidéos de bagnole. Il y a aussi la caméra vérouillée sur un élément qui bouge (le vérrou d'une porte) qui donne un ptit effet visuel rapide mais chouette. Bref, le film est techniquement assez travaillé.

Un film qui m'était inconnu mais super chouette, je vous le recommande chaudement pour bien vous marrer.

Récap 19 : Février 2021

Houlla je suis à la bourre pour rédiger ce ptit récap. D'habitude je m'y prends tout le mois à l'éditer mais là j'ai un peu lâché l'affaire.

N'empêche on vient de passer un mois de février parfait ! Il a commencé donc par un lundi 1 et s'est fini par un dimanche 28. Pile quatre semaines bien rangées dans le bon ordre. Ça serait chouette que ce soit tout le temps comme ça, non ?

Il faudrait passer au cal13

Blog

Alpine a sorti sa version 1.13 et je viens de remarquer que parmis les nouveaux paquets il y a nginx-mod-http-brotli ce qui me permet de servir les fichiers au format brotli et des les servir de manière transparente avec nginx. Du coup ça y est les fichiers sont dispos en gz (zopfli) et aussi en brotli. C'est un peu plus petit que le zopfli (de peu mais toujours ça de pris).

J'ai également refait la homepage avec un design un poil différent mais toujours avec la même charte graphique. J'en suis plutôt content pour l'instant.

J'en ai également profité pour passer le blogroll en iframe. Et également j'ai viré les liens vers les articles aléatoires. Avec ces deux modifs, ça me permet d'avoir moins de pages qui bougent entre chaque modification. Et du coup ça accélère énormément l'upload.

Mine de rien je suis arrivé à un point où la génération des pages prend moins d'une seconde mais toutes les étapes de publication prennent de plus en plus de temps à cause de la volumétrie du site. J'ai atteind les 10.000 fichiers !

Ptet qu'une prochaine étape va être de virer la version gzippée ce qui m'épargnera un tier des fichiers…

En bref ce mois-ci : 5 articles, 49 commentaires, 11 visionnages, 553733 requêtes, 52250 visiteurs uniques pour 15.35 Go de trafic.

Films

J'ai un peu progressé dans mon marathon Top 250 IMDB, j'en suis désormais à 37.

Jeux

Alan Wake

Je l'ai qui traîne dans ma collec steam depuis des années. Et là … bha … j'ai pris le temps de le faire.

C'est pas mal mais c'est pas non plus ouf. On sent bien les restes de Max Payne, c'est assez joli et très … cinématique. J'aime bien le découpage en chapitre.

Mais voilà, c'est pas non plus une expérience inoubliable.

Raft

Là par contre je prends bien plus mon pied. Un jeu de survie sur un radeau en pleine mer.

On commence sur un ptit truc minuscule au milieu de nulle part. On ramasse les quelques déchets/débris qui flottent. Et au fur et à mesure on parvient à agrandir le ptit rafiot pour en faire un truc bien plus respectable.

On fait s'évaporer de l'eau de mer pour la rendre buvable, on pèche, on ramasse quelques fruits sur les mini-îles qu'on rencontre. Non c'est super cool et en plus c'est relaxant. Il n'y a guère que le requin pour nous empêcher de nous baigner sereinement.

De fil en aiguille on finit par découvrir des restes de civilisations (c'est un peu un Waterworld le jeu : la planète est intégralement recouverte de flotte et la civilisation a disparu). Et surtout on tombe sur des îles plus grandes avec d'étranges notes qui nous permettent de mieux comprendre le monde et ce qu'il s'y passe.

Le jeu en solo est vraiment cool. Mais il devient encore plus fun en multi.

Nuxeries

Il faudrait que je vous parle de mon script remux… d'ici quelques jours surement que je vous ferai un article.

Phenomena

Histoire :

La fille du célèbre acteur Paul Corvino est envoyée dans une école très réputée en Suisse. Pas de bol, à sa première nuit elle fait une ptite crise de somnabulisme qui l'amène on ne sait trop où. Elle se fait percuter puis ramasser par des jeunes locaux qui semblent à deux doigts de la violer mais elle finit par se jeter hors de la bagnole.

Elle roule et se fait ramasser par un chimpanzé (sisi je vous jure, je brode pas) qui la conduit jusque dans la maison d'un scientifique local. Ce cher monsieur est entomologiste et découvre que la jeune fille est passionnée par les insectes et que ceux-ci lui rendent la pareil en étant sympa avec elle.

Elle apprend qu'un tueur rôde dans les parages et qu'il a tendance à éclater des jeunes filles et qu'elle devrait faire gaffe car elle est la cible typique. Lapetite retourne à son école et là, l'ambiance n'est pas folle. Elle se fait emmerder par les autres gamines à cause de son somnabulisme, emmerder par le personnel bref c'est pas top.

Retour :

Ce film est particulier mais il est franchement cool. Déjà il fleure bon les années 80 sans non plus être dans le cliché. Et puis un film d'horreur qui se déroule en Suisse c'est atypique.

En plus le film ne se contente pas d'une seule thématique mais de plusieurs trucs.

ça va spoile

Sans dec, le film parle de pas mal de trucs par petites doses.

  • Il y a la gamine envoyée seule à l'autre bout du monde par son père très connu
  • L'école de gamine de la haute société mais où finalement ça se passe comme dans le monde normal avec les gamins qui se pourrissent entre eux.
  • Un ptit côté police scientifique avec l'entomologiste qui explique que différents insectes bouffent le cadavre à différents stades de décomposition.
  • Le côté surnaturel de la gamine qui communique un peu avec les insectes.
  • La mère qui pète les plombes en s'occupant de son gamin difforme.
  • La gamine livrée à elle-même dans un pays étranger.

Ça fait un film plutôt dense et qui s'éparpille un peu à droite à gauche. Et je m'attendais à ce qu'on nous révèle que le tueur était un personnage qu'on connaissait déjà mais en fait non.

On a pas trop les motivations du tueur d'ailleurs.

Soit dit en passant, il est vraiment sans-gêne l'entomologiste : il file sa mouche à la gamine et lui dit “File droit chez le tueur. Puis reviens.” Il a pas pensé une seconde que ce serait ptet risqué ? Et le pire c'est que la gamine accepte !

Ptain la fin est … exceptionnelle ! C'est vraiment innatendu.

Tout se précipite à la fin. On découvre le tueur, on découvre la fosse à cadavre en décomposition ainsi que l'inspecteur qui était quelques secondes plus tôt dehors en train de sonner à la porte et là il est déjà pas mal amoché mais enchaîné. Chronologiquement c'est assez étrange mais bon passons.

Et là, la gamine parvient à s'enfuire en profitant du fait que l'inspecteur parvient à zigouiller le tueur. Dans sa fuite, elle tombe sur la chambre du gamin défiguré et … bha ouai … pfiouu ils l'ont pas loupé çui-là. Du coup, face à la laideur du pauvre mioche elle continue sa fuite (je ne lui en tiendrai pas rigueur).

Là, elle part sur un ptit bâteau qui n'attendait que ça et là le ptit monstre arrive pour tenter de la trucider. Elle parvient à le neutraliser par le pouvoir des mouches et se jette à l'eau, le navire prend feu le gamin coule. Mais en fait non, il s'accroche encore à la pauvre gamine, elle s'en extirpe quand même, il brûle.

Pfiou, elle nage jusqu'à la berge et là, l'avocat de son père arrive et ZCOUIC. Décapito !

L'inspecteur de police n'est pas parvenu à finir le tueur qui est aussi venu sur cette berge (pourquoi tout le monde converge vers là ?). Du coup le tueur qui vient de décapiter l'avocat qui n'avait rien demandé décide de finir la gamine. Mais par chance le chimpanzé est là, après avoir erré seul toute la sainte journée avec un rasoir sacrément bien affûté (alors qu'il trainait dans une poubelle dans un parc (c'est souvent là qu'on jette les rasoirs parfaitement utilisables)) et ce petit comprend parfaitement que c'est le moment de taillader le tueur.

C'est une fin … troublante. C'est vraiment peu crédible mais c'est assez chouette. Avec des retournements de situations à n'en plus finir et un rythme délirant.

C'est foufou mais j'ai vraiment passé un bon moment.

Musicalement c'est étrange. Autant par moment la musique est vraiment ultra cool. Posée, elle met son ambiance et tout, autant par moment c'est n'importe quoi. Une musique ultra speed alors que la gamine est seule et trouve un gant, un moment calme mais avec une musique bien plus rythmée que nécessaire.

Et même le générique de fin est surprenant. Le tout premier truc à défiler c'est le nom des groupes de musiques de la bande originale.

Bha c'est mon premier film de Dario Argento mais je pense en tester d'autres (Suspiria ?).

Gran Torino

Histoire :

Clint Eastwood vient de perdre sa femme et se retrouve désormais seul dans sa maison et même son quartier. Il n'est pas apprécié de sa famille car il faut avouer que c'est quand même un mec bourru, assez con et en plus bien raciste. Son quartier est désormais majoritairement habité par les hmongs.

De fil en aiguille il découvrira ses nouveaux voisins et commencera à les apprécier suite à diverses rencontres assez particulières. Il viendra même en aide à l'adolescent voisin qui se fait emmerder pour rejoindre un gang.

Ressenti :

Le film est super cool.

La prestation d'acteur de Clint Eastwood est géniale. C'est un sacré connard qui parvient à changer malgré son âge.

D'ailleurs c'est le film Eastwood. Le père à la réal et en acteur principale, un fils avec un tout petit rôle (Trey, le loupez pas, ça dure que deux minutes) et un second fils à la musique et pour finir même son clebs a le rôle canin principal.

Le film ne prend pas non plus le spectateur pour un con et même si Clint Eastwood est de moins en moins raciste, il reste au fond de lui un con qui méprise les autres. Il ne devient pas magiquement un ange au cours du récit et continue d'avoir des paroles très dures remplies de jurons même s'il considère ces parolers de moins en moins insultantes.

Ip Man 1,2,3,4

Prix de groupe pour les 4 films !

Histoires :

La série de films Ip Man raconte la vie d'Ip Man un grand-maître du Kung-Fu ayant réellement existé. Il a été le maître de Bruce Lee histoire de vous situer le monsieur.

Le premier film commence donc en Chine peut avant la Seconde Guerre Mondiale alors que le Japon lançait l'assaut contre la Chine. La situation de vie d'Ip Man et de sa femme va grandement de se détériorer. Il se retrouve forcé à travailler dans une raffinerie de charbon avec d'autres maîtres de Kung-Fu. Les Japonais qui les occupent organisent des combats contre les Chinois en échange de sacs de riz.

Le second film se déroule juste avant les années 50. Ip Man habite désormais à Hong-Kong où il décide d'ouvrir une école de Kung-Fu afin de gagner sa croute. La police anglaise locale éxige des pots-de-vin régulier auprès des différentes écoles. Sans le sou et sûr de ses compétences, notre roi de la castagne va donc devoir se faire un nom et une place pour avoir le droit d'exister. Il devra affronter un champion de boxe anglaise afin de protéger la réputation des arts martiaux traditionnels chinois.

Le troisième film se déroule encore à Honk-Kong en 1959. Son école de Wing Chun prospère mais l'école primaire de son second fils est en proie à des malfrats qui veulent racheter le terrain. Ip Man décide de la protéger avec ses disciples. Il s'avère que Myke Tyson est derrière le coup, ça augure d'une grosse bastonnade !

Pour ce quatrième et ultime film Ip Man apprend qu'il a un cancer. Il décide donc de se rendre à San Francisco afin de préparer l'avenir de son second gamin en lui trouvant une école prèstigieuse. Il lui faut cependant une lettre de recommandation qu'il peut obtenir auprès de l'association chinoise de chinatown.

Cette lettre ne lui sera pas accordée gracieusement, son disciple Bruce Lee n'est pas du goût de cette association. Ce dernier a ouvert une école de Kung-Fu ouverte aux Américains ce que l'association refuse catégoriquement.

Ressentis :

Et bien je crois que je me découvre une passion pour les films de Kung Fu ! C'est super dynamique, c'est beau, ça castagne mais c'est pas non plus gratuit.

Donnie Yen a l'air super sympa avec ses ptits sourires mais sait en imposer malgré un physique plutôt lambda. Je ne connaissais pas cet acteur mais il a l'air cool. Ses scènes de baston rendent super bien en tout cas (j'ai un ptit faible pour ses moulinets ultra rapides).

Globalement j'ai trouvé les trois premiers films vraiment excellent mais le quatrième est un poil en deça. Il reste bon mais l'histoire est un peu moins sympa, la volonté totale de vouloir en découvre face aux Américains en poussant à mort un message limite cliché anti-raciste le mette un peu en dessous.

En plus visuellement j'ai trouvé que les trois premiers films s'amélioraient. Le troisième a une photographie somptueuse avec des éclairages, des ombres et des reflets sur les matières et les décors que je trouve magnifique. Le quatrième a par contre poussé le bouchon un peu trop loin. Par moment les éclairages et les couleurs sont tellement violents et saturés que ça en brûle l'image.

En fait globalement le dernier a voulu aller un peu trop loin en tout en dépassant légèrement la limite de l'acceptable. C'est surement le moment d'arrêté (je ne pense pas qu'il y en ai un cinquième).

Dans le premier épisode, c'est Kung-fu vs Karaté, le second c'est Kung-Fu vs Boxe, le troisième Kung-Fu vs Kung-Fu et Boxe et le quatrième c'est Kung-Fu vs Kung-Fu et Karaté. La moralité de tout ça c'est que le Kung-Fu bat tout le monde. ¯_(ツ)_/¯

Myke Tyson est meilleur acteur que prévu ! Sans dec sa prestation est loin d'être ridicule.

C'est pas mal de voir le côté Histoire de la chine. C'est un aspect que je ne connais pas tant que ça et j'avais clairement oublié que les Chinois s'étaient fait envahir par le japon avant le début de la Seconde Guerre Mondiale.

Les films sont pas trop longs et se suivent bien. Ça fait une saga bien cohérente et qui se voit assez vite.

J'avais peur que l'on nous fasse souper du Bruce Lee mais au final quasiment pas. On ne le vois vraiment que dans l'ultime film et même là c'est plus un prétexte qu'un vrai protagoniste.

Vous avez vu ? Je me suis abstenu de faire la moindre blague concerant IP ! Je suis resté sage, j'ai sû me tenir jusqu'au bout.

Little Things

Histoire :

Denzel Washington simple petit flic doit aller récupérer une preuve dans un laboratoire. Il se rend donc à Los Angeles au labo pour accomplir sa mission Fedex. Là-bas, il passe faire un ptit coucou à ses ex-collègues restés à la grande ville. Beaucoup sont affairés à trouver le coupable d'une série de meurtres perpétrés contre des femmes.

De fil en aiguille, il se retrouve embringué à filer un coup de patte à Rami Malek qui ne parvient pas à avancer dans son enquête. La cohabitation est volontaire mais douloureuse mais commence à porter petit à petit ses fruits. Parviendront-ils à trouver le coupable ?

Ressenti :

Je me suis fait chier.

Au début ça part plutôt bien, on rentre dans l'ambiance et puis l'enquête patauge bien. Là ça pourrait le faire puis au moment où un suspect est trouvé ça s'empêtre. Le film veut justement jouer sur cet aspect mais ça ne marche tellement pas.

J'ai vraiment eu du mal à rester éveillé. C'était mou et alors que le film veut jouer sur un twist final… bha ça marche pas, on le sent venir vingt minutes avant.

Et puis Denzel Washington n'est plus trop crédible je trouve. Bon là c'est pas un film d'action mais quand même il fait poussif, il cache son âge. Et puis j'aime pas Rami Malek et Jared Leto c'est limite. Je sais pas pourquoi, c'est juste qu'ils me reviennent pas. Donc forcément un film avec eux deux en même temps ça m'est difficile de passer outre.

Visiblement des gens le comparent à Se7en mais c'est clairement pas la même trempe. La fin ici est prévisible et sans trop de surprise et basique la faute en partie à une mise en scène sans impact. Non vraiment, si ce n'est le fait d'avoir deux flics qui font équipe pour trouver un serial killer, il n'y a pas plus de similarité.

Le film en soit est plutôt bien réalisé même si ça manque de panache. Les amateurs de ce genre de film en auront probablement pour leur argent mais comptez pas sur le twist.

Parasite

Histoire :

Le film démarre sur une famille coréenne assez pauvre vivant dans un taudis en entresol. Alors qu'ils sont en difficulté financière, le fils de la famille se voit proposer un job pour donner des cours d'anglais à une adolescente de famille aisée.

Il parvient à se faire embaucher et ainsi grassement payer mais ça ne suffit pas. Il saute sur l'occasion pour également faire embaucher sa sœur afin qu'elle donne des cours d'art au jeune gamin aisé.

De fil en aiguille, le père et la mère se font également embaucher leur permettant de grandement améliorer leur train de vie. Alors que la famille bourgeoise part en camping pour l'anniversaire du ptit dernier tout va basculer.

Ressenti :

Excellent. Ça oscille de la farce, au thriller à la gentille comédie le tout sur fond de drame social.

C'est marrant à un moment le gamin sent l'odeur corporelle des gens. Enfin marrant, c'est un truc que je parvenais à faire aussi quand j'étais mioche mais que je suis désormais incapable de faire. J'ai l'impression d'avoir énormément perdu en odorat.

J'ai vu un claquos “Le rustique” sur la table à manger. Ça se trouve en corée ça ?

Le filmn est assez dur à cerner. Il n'a pas un point de vue purement manichéen. Il oppose clairement la haute et les gens d'en bas. Sauf que chaque camp est dépeint avec ses travers. On ne peut pas dire que le film est clairement anti-riche ou anti-pauvre.

mini-spoils

Le film a plusieurs phases. La première c'est l'intro des personnages et des situations.

La seconde c'est le recrutement progressif de la famille en tant qu'employés.

Ensuite ça bascule assez vite dans la débandade. Un peu à la manière d'une histoire fantastique, l'élément perturbateur extraordinaire vient faire son taff.

Et pour finir la résolution. Chaotique, brutale et violente et expéditive.

Chacune de ces phases est assez différente et chacune est super agréable à regarder. L'histoire est super intriguante et farfelue puis on se laisse happer.

Par contre à la toute fin, je suis persuadé que le fils qui rachète la maison n'est que fantasmé par le père. Alors que visiblement d'autres personnes pense que ça arrive vraiment.

Riche ou pauvre, il ne fait pas bon être la fille de la famille.

J'adore le design de la maison bourgeoise : ce salon immense avec ce parquet de folie et cette baie vitrée démentielle ! Wow. Et puis la cuisine est classe tout comme les chambres. Alors que l'autre baraque avec ses chiottes surélevés… voilà quoi.

Le film est très cool et se ne se cache pas derrière un facile “regardez ces salauds de riches”, bien au contraire.

Refont de la Homepage

Hey ça faisait longtemps que j'avais pas trifouillé mon site (non) du coup voilà c'est fait !

Je commençais à me lasser un peu de la page d'accueil. Les grosses boites colorées c'est cool mais … qu'est-ce que ça prend comme place !

J'avais dans l'idée d'adopter un design plus léger visuellement mais je crois qu'au final j'ai dévié. En gros ça s'est fait en deux étapes :

Pagination : OUTTTO

La pagination c'est le truc basique. Sauf que je commence à avoir un peu trop de contenu et donc j'en étais arrivé à 27 pages. Bien plus que de doigts et d'orteils du coup ça devient vraiment pas pratique à utiliser.

En plus un des problèmes de la pagination c'est que ce qui est aujourd'hui en page 2 (ou 17, hein, c'est qu'un chiffre pour l'exemple) demain ne le sera plus mais se retrouvera en page 6 (ou 17, c'est aussi un chiffre pour l'exemple). Du coup c'est au final vraiment pas pratique.

J'ai donc eu dans l'idée de dégager la pagination et avoir une seule longue page (comme d'antan) et/ou comme sur la capsule gemini de mon glog.

En cherchant un peu sur le web j'ai trouvé un ptit moyen simple dans un template Hugo pour classer par date et en groupant par année. Et c'est franchement pas mal du tout comme rendu.

Ni une ni deux je poste une première ébauche sur le Fédiverse et j'ai quelques retours variés. Et surtout le cher Chagratt qui m'a complètement perturbé (et je crois qu'il s'est aussi perturbé puisqu'il a commis un article également (il a dégainé le premier !).

Il m'a tooté que ce serait pas mal de n'afficher qu'un nombre limité d'article sur la homepage mais de rajouter d'autres infos/liens dessus. Et là je me suis dit banco !

En plus c'est vrai que la homepage avec absolument tous les articles ça fait une page avec un poids assez conséquent qui m'aurait exclu du club des 512KB (non j'ai pas postulé mais je pourrai, mais je ne l'ai pas fait même si je suis encore dans les clous).

Archives

Du coup, je conserve l'idée de la page avec absolument tous les articles listés et je nomme ça les archives.

Chaque post a donc la couleur de sa catégorie, la catégorie, un ptit ❖ que l'on peut survoler pour avoir le ptit résumé de l'article (easter egg), la date, le temps de lecture puis les tags. Ça me semble assez léger, l'affichage est assez clair.

En plus comme c'est groupé par année c'est légèrement plus lisible.

Et ce bout de template je vais le piquer pour en mettre un pout sur la home.

Sur la Home

Intro

Sur la Home j'ai donc mis un ptit speech de présentation (rhaaa ce que c'est dur à écrire et j'arrive jamais à obtenir un résultat qui me satisfasse. Je trouve ça limite cringe. Je suis trop nul en introspection pour ça.

Les derniers posts

Ensuite je fous les derniers posts avec la même présentation que sur les archives. C'est assez concis et tout.

Un lien vers les archives et une icône de RSS.

Toujours plus

Là j'ai foutu une explication des différentes catégories. À chaque fois c'est cliquable pour n'avoir que ça, un lien vers le RSS également.

Là j'avoue m'être fait plaisir à faire un peu de flexbox pour les boiboites. Du coup ça se range un peu comme elles peuvent et ça rend pas si mal. Le seul inconvénient c'est que ça ne peut pas resize plus petit que la largeur d'une boite. Mais franchement si un appareil ne peut pas en afficher une seule en largeur ça fait extrèmement petit.

Foutoir

Ici je guide un peu plus les lecteurs vers les différentes entrées du header. C'est vrai que c'était pas spécialement clair juste les icônes dans la barre de navigation donc là ça permet d'expliciter un peu plus.

En ayant en plus gardé l'icône et le texte coloré ça donne moins l'effet d'un mur de texte infranchissable (contrairement au speech d'intro).

Visionnages

J'ai aussi un peu rangé la section visionnages. J'y ait mis mon Marathon Stephen King ainsi que le marathon TOP 250 IMDB.

J'ai également mis un lien pour la section par année même si il est vrai que classer en vrac comme ça, ça n'a que peu d'intéret.

Moralité

CSS Grid c'est franchement chouette quand on prend le temps de s'en servir comme il faut. Le design reste responsive assez simplement.

En l'utilisant conjointement avec flexbox on peut faire à peu près tout ce qu'on veut beaucoup plus simplement qu'avant.

Bon j'ai quand même galeré un peu en tatônnant dans tous les sens mais j'ai fini par obtenir le résultat que j'avais en tête.

Les templates Hugo c'est vraiment chouette et pas si compliqué. Quatre ans plus tard je suis toujours convaincu d'avoir fait le bon choix.

L'allure me convient bien mieux. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve ça plus sympas qu'avant.

Il me reste juste à trouver une solution pour l'intro.

capture d'écran de la page d'accueil

Alors Alors ?

The Usual Suspects

Histoire :

Kint Verbal est l'ultime survivant d'une équipe de malfrat ayant défoncé un bateau et ses occupants. Il se fait pincer mais obtient l'immunité. L'agent Kujan souhaite quand même l'interroger afin de comprendre ce qu'il s'est passé afin de trouver qui est le cerveau derrière le coup.

On a donc un flashback de quelques semaines où l'on suit le déroulement de l'opération racontée par Kint.

Ressenti :

J'aime vraiment beaucoup ce film.

Il a un casting de dingue (j'adore la tronche de Chazz Palminteri, je comprends pas qu'il n'ait pas eu une filmographie plus remplie), c'est joliement filmé (pleins de ptits mouvements de caméra et de plans subtilement tournés), la musique est cool et l'histoire est vraiment cool.

Et puis c'est un film avec un twist final et ça j'adore au plus haut point. Je comprends pas que cette pratique ne soit pas plus répandue. Ça rend le film tellement plus cool.

Je suis désolé mais je peux pas en parler plus sans rien spoiler

Bon je vous balance le spoil direct comme ça ensuite je peux continuer : Kint Verbal ne fait que raconter des conneries lors de l'interrogatoire. Il est la tête pensante derrière le coup et s'avère être Keyser Soze et s'en tire sans rien. Il fake le fait de boiter, d'être maladroit, sa personnalité… bref tout.

Le film est ultra cool parcequ'il s'amuse avec son spectateur. Alors que l'on pense avoir un flashback des faits, on a en fait l'interprêtation des faits par l'inspecteur. Et du coup on a une vision erronnée des évènements. On se fait manipuler par Keyser soze comme ses victimes.

Et le montage appuie à fond ce truc. À de nombreuses reprises ce qui est montré n'est pas dans l'ordre parfaitement chronologique ou bien coup juste avant de voir une preuve qui fouterait tout en l'air. On nous montre un personnage en contre-jour, ce qui nous empêche de voir son identité. Le plan suivant, on a l'impression que Verbal Kint est en train d'assister à cette scène alors que pas du tout.

Bref, ce film est vraiment trop cool.

Une ptite anecdote marrante, c'est que les acteurs des cinq suspects pensaient tous être Keyser Soze, il n'y a que vers la fin qu'ils ont compris s'être fait berner.

Il doit être vu deux fois d'affilée.

Benicio Del Toro fait tout gamin dans ce film et à un accent vraiment galère à capter mais ça le rend bien drôle.

The Pianist

Histoire

Le film raconte l'histoire vraie de Władysław Szpilman incarné par Adrien Brody. Mais le film se concentre sur la période 1939-1945… vous me voyez venir ?

L'action se déroule à Varsovie alors que la pologne s'est fait envahir par les nazis. Le personnage qui est un pianiste reconnu jouante pour la radio publique va donc voir son quotidien basculer progressivement vers un enfer comme tous ceux de ses comparses juifs.

On y voit la création du ghetto juif de Varsovie et toutes les atrocités qui vont avec.

Ressenti

Sacré claque ce film ! Wow.

C'est … pfiouu sacré truc. Il est vraiment très dur. Le début est violent psychologiquement alors que c'est encore tout coloré. Mais plus le film avance plus ça devient terne, désaturé et tristouille.

Le film peut se comparer au film de Steven Spielberg, Schindler's list, vu qu'il aborde des évènements similaires. Il est par contre réalisé par Roman Polanski qui a lui vécu dans sa jeunesse dans le ghetto de Varsovie avec ses parents avant de les perdre. C'est donc un sujet qui lui est très personnel (ça n'excuse en rien son comportement immonde vis-à-vis des femmes, ne l'oublions pas !).

Je suis vraiment pas très bon en Histoire, c'est pas un sujet qui me passionne tant que ça et donc j'ai une mémoire vraiment très superficielle des évènements. Du coup je ne sais pas si je me fourvois complètement mais en tout cas le film semble super crédible. J'ai l'impression que ce film pourrait être un excellent moyen de découvrir ce qu'il s'est passé à cette époque. On comprend très vite les horreurs absurdes qu'ont fait subir les nazis aux juifs. La pression constante qu'à subit le peuple et donc pourquoi ils ne se sont pas plus rebellés.

Je trouve ce film au final plus fort et violent que la Liste de Schindler. Ici, on voit pas forcément plus de morts mais ici c'est montré sous un autre angle de vue. Dans le ghetto on nous voit un cadavre sur le trottoir mais personne autour n'y prend garde. C'est "normal" pour tous les personnages à deux doigts de trébucher dessus, plus personne n'est interloqué par ça.

Un enfant est tué devant la caméra dans une scène horrible mais pour autant ce n'est pas tourné comme si c'était si horrible que ça. C'est quelque chose de maintenant banal et plus révoltant.

Le film est pas du tout graphiquement violent. Pas de gore, pas de mise en scène attrayante, non juste du très basique pour ne pas donner d'emphase. Et c'est au final ça qui rend le film vraiment très impactant.

Le film est violent pour ce qu'il montre mais pas du tout la façon dont il le montre.

Un peu plus de compression pour le blog : brotli+avif

C'est marrant comme l'évolution technique de mon blog est au final dicté par les évolutions de mon hébergement mais aussi par l'évolution des navigateurs. Bon en vrai, ça parait tout à fait logique mais je m'imaginais plus maître de mes choix mais force est de constater que je ne peux faire que ce que me permet l'environnement logiciel…

Salade de Brotli

Bref, tout ça pour dire que j'ai enfin pu faire en sorte que mon ptit blog puisse utiliser la compression brotli. C'est un algorithme de compression assez moderne se débrouillant vraiment bien. Il permet d'être globalement un peu plus efficace que le vénérable gzip.

Bon, si vous utilisez les meilleurs paramètres de compression la différence n'est pas énorme mais c'est toujours bon à prendre. J'avoue qu'à terme je pense ne garder que le brotli et ne pas garder le gzip mais je vais rester comme ça quelque temps d'abord.

Côté serveur web

Les navigateurs savent tous lire des données compressées via cet algo. Je ne l'ai pas mis en place plus tôt car mon serveur web ne pouvait pas l'utiliser comme je le voulais. Mais avec Alpine Linux en version 3.13 on a enfin un paquet nginx-mod-http-brotli. Ce paquet permet deux fonctionnements :

  • soit on laisse nginx compresser à la volée les fichiers, ça ne nécessite aucune mise en place mais à chaque visiteur ça va faire bosser nginx, c'est pas un fonctionnement que je veux.
  • soit on lui fournit les fichiers en version normale mais également en version compressée en brotli et là du coup c'est plus léger en cpu.

Cette seconde façon de faire nécessite donc de compresser soi-même les fichiers à l'avance ce qui permet d'utiliser les options de compression les plus lourdes mais offrant donc les meilleures performances. Je vous détaille comment le mettre en place.

Allez hop ni une ni deux apk add nginx-mod-http-brotli on se rend ensuite dans votre fichier de conf nginx :

léger extrait /etc/nginx/conf.d/lord.re
server{
	…
	…
	gzip_static on;
	brotli_static on;
	…
	…
}

Juste en rajoutant une ligne et hop. Plus qu'à /etc/init.d/nginx reload et c'est bon c'est disponible. Si les fichiers existent et que le navigateur sait gérer le brotli (il voit ça avec les headers) nginx les enverra au lieu des fichiers originaux.

Côté compression

J'en ai déjà parlé mais je vous en remets une ptite couche : j'utilise le chouette static-compress qui est un ptit outil en rust fait exactement pour ce que je veux.

Pour le moment je l'utilisais pour le gzip mais il sait également sortir du brotli avec static-compress -c brotli -e br -j 16 -q 11 "/tmp/www/public/**/*.svg" "/tmp/www/public/**/*.html" "/tmp/www/public/**/*.csv" "/tmp/www/public/**/*.css" "/tmp/www/public/**/*.txt" "/tmp/www/public/**/*.xml" "/tmp/www/public/**/*.json" .

Bien entendu j'ai automatisé ça dans un hook git histoire de pas me faire chier. Mais avec ça vous aurez tous vos fichiers avec leur ptite extension .br

Voilà pour cette partie.

C'est l'avif !

avif est un nouveau format d'image avec un nom pourri. Ces images utilisent en gros le même codec de compression que le format av1 (le format du futur, j'en ai également déjà parlé (cool j'ai plus besoin de me répéter, j'ai plus qu'à me citer !)).

Du coup ça compresse largement mieux que le jpeg et même un peu mieux que le webp. Le webp est cool, c'est à peu près la même technique mais basé sur vp8. Son seul souci c'est qu'il a mis dix ans a être accepté par Firefox (ça émanait de Google, est-ce que ça a joué dans la balance ? 🤷 ).

avif quant à lui est déjà presque partout (c'est-à-dire Firefox et Chrome). Et j'ai bon espoir que les autres navigateurs y passent aussi, le plus touchy sera probablement Apple qui semble s'orienter vers le truc similaire mais proprio de chez MPEG-LA. Apple étant également membre de l'alliance AOM, on peut espérer qu'ils le supportent.

Côté HTML

Mais bon support ou non, avec HTML5 les problèmes de format d'image se sont grandement simplifiés avec la balise <picture> où l'on peut fourrer plusieurs <source srcset="" type="">. Du coup vous pouvez proposer la même image en jpeg, webp et avif et c'est le navigateur qui va prendre le format qu'il préferre.

Si le navigateur gère plusieurs formats proposés, il prendra le premier disponible donc pensez à mettre le format qui vous arrange le mieux en premier !

J'ai donc retouché mon shortcode hugo pour balancer les images à ma convenance :

layouts/shortcodes/img.html
{{ $img := $.Page.Resources.GetMatch (.Get "src")}}
{{ $name_splitted := split $img.RelPermalink "." }}
{{ $name_base := index $name_splitted 0 }}
<figure>
  {{ with .Get "link"}}<a href="{{.}}">{{ else }}<a href="{{strings.TrimRight "en/" .Site.BaseURL}}{{$img.RelPermalink}}">{{ end }}
  <picture>
{{ if ( in "svg ico" (index $name_splitted 1) ) }}
    <img src="{{strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $img.RelPermalink }}" alt="{{.Get "alt" }}" />
{{ else }}
    <source srcset="{{strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $name_base}}.thumb.avif" type="image/avif">
    <source srcset="{{strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $name_base}}.thumb.webp" type="image/webp">
    <img src="{{ strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $img.RelPermalink }}" alt="{{.Get "alt" }}"/>
{{ end }}
  </picture>
  </a>
  <figcaption><h4>{{.Get "title"}}</h4></figcaption>
</figure>

Génération des images

Bon jai mon propre script shell pour générer mes miniatures. Je vous l'ai déjà montré à l'époque mais je suis en ce moment en train de pas mal le modifier donc c'est trop tôt pour vous montrer un truc potable.

Le logiciel pour générer les images en avif que j'utilise est cavif qui est tout petit et ne fait qu'une chose. Je l'utilise en l'appelant cavif --quiet --quality 35 input.jpeg --output output.avif et hop.

Vous allez voir que l'encodage prend un temps certain. J'ai été très agressif sur la qualité et j'ai parfaitement conscience que j'ai choisie un réglage bien plus fort que sur les autres formats et que la comparaison est donc biaisée. Cela dit je trouve la qualité obtenue largement suffisant pour des miniatures.

Voilà tout !

Bonus

une image qui sera présentée sur divers format

Si tout se passe bien vous devriez avoir le meilleur format que votre navigateur sait gérer.

PS

Ouaip, je sais que pour Firefox c'est pas encore supporté le avif, mais presque, ça sera dans la prochaine !

Je ne vous ai pas mis de galerie permettant de comparer entre les différents formats d'images à taille égale ou bien à qualité égale mais bon vous trouverez ça ailleurs sur le web ;-)

Ouai je sais j'ai mis un émoji, au moins on peut plus me traiter de boomer !

Seven Samurai

Histoire

Dans le Japon du XVIème siècle, un village de paysans surprend des bandits préparer un coup. Ils vont piller le village juste après la prochaine récolte. Les villageois envoient quelques-uns de leurs hommes partir en ville chercher des samurais prêts à les défendre contre seulement un peu de nourriture.

Il y a donc la constitution de l'équipe, puis la préparation dans le village et enfin l'assaut.

Ressenti

Bon, je me doutais que le film aurait un aspect vieillot. En noir et blanc, près de trois quarts de siècle au compteur et en plus qui choisit une époque médiévale, ça risquait d'être assez dur à regarder. Et bha pas du tout finalement comme quoi le film a plutôt bien vieillit !

L'histoire est assez simple et ne nécessite pas de connaitre la culture japonaise. Visuellement c'est assez beau quand même malgré son âge. C'est le dépaysement total.

Le film est une ode à la calvitie.

Les musiques sont très disparates, par-ci par-là quelques percussions et éventuellement un ptit coup de shamisen mais sans plus. D'abord très rares puis un peu plus présentes dans le film.

Par contre, là où le film fait daté c'est lorsque tous les personnages se regardent en se marrant. Ça rapelle forcément OSS 117 où ils parodient ça. Et puis il y a un entracte de cinq minutes à la moitié du film (parfait pour jeter un œil au fédiverse) !

Le film insiste beaucoup sur l'aspect misérable des paysans qui sont vraiment considérés comme de la merde. La risée des gens de la ville, pas vraiment considéré par les samurais, la proie des bandits… Et parmis les samurais, Kikuchiyo le rigolo de la bande, est le seul à comprendre à peu près les paysans étant lui-même issu de ce milieu. C'est au final lui qui permettra de faire le lien entre ces deux mondes même s'il semble ne pas le faire vraiment consciemment (je pense que si).

Les environnements ne font vraiment pas rêver : c'est boueux de partout, ça pleut à grosses gouttes souvent. Bon, ils traînent tous à moitié cul-nu donc il doit pas faire si froid mais quand même c'est pas idyllique. Les baraques trouées de partout qui crament, dormir à même les planches sans tatami et pour les chanceux avoir le droit à de la paille… Crever la dalle, se faire piller, non c'est clairement pas l'image du japon moderne ^__^

Le film est vraiment cool malgré sa longueur. Il a d'ailleurs inspiré un paquet de réalisateurs pour des remakes (dont des pornos, forcément avec un titre comme ça…).

Salyut-7

Contexte

Je n'avais pas entendu parler de cet évènement historique ni même du film. Mais heureusement Jaz me l'a suggeré dans les commentaires et donc me voilà à mater ça.

Histoire

En 1985, les Russes ont leur station spatiale pilotée à distance sans personne à bord qui percute quelques débris spatiaux. C'est petit et donc pas catastrophique mais ça endommage suffisament pour compromettre la mission au point de risquer de se faire désorbiter vers la Terre la station. En pleine Guerre Froide, ça pourrait être un sacré incident diplomatique et ça serait également vraiment mauvais genre face aux USA…

La situation exigente pousse donc dans la catastrophe les russes à envoyer une fusée avec à son bord un pilote et un ingénieur. Il leur faut parvenir à accoster la station spatiale qui est désormais incontrôlable et qui tourne un peu dans tous les sens. Ils devront ensuite tenter de réparer ou bien désorbiter de manière contrôler l'engin pour éviter de tomber à un endroit craignos.

Ressenti

J'ai vraiment pas une grande expérience du cinéma russe. J'ai vu un truc complètement over the top avec Hardcore Henry mais aussi le nanar des enfers Viy 2 et du coup j'ai un apriori assez négatif. Cela dit j'ai apprécié Sputnik qui de base est plus dans ce que j'apprécie, du coup en démarrant ce film je savais pas trop à quoi m'attendre.

Déjà techniquement c'est vraiment très propre. Niveau mise en scène ça fait très hollywoodien, les images sont jolies, le montage est habituel, les musiques sont basiques, bref, ça ne transpire pas le film russe cheapos qui veut trop en faire. Non non, ça fait grosse production bien travaillée et formattée. Et c'est franchement super cool.

Il y a une ptite vibe Gravity sauf que je trouve ça plus sympa (ouai j'ai pas vraiment adoré ce film malgré sa technique). Techniquement ils se sont donnés beaucoup de mal même si parfois on sent qu'ils ont eu recours à du tout numérique mais ça reste de haute volée.

Le film est vraiment prenant avec de gros enjeux et une pression constante des officiels du régime soviétique. Et je trouve le film pas si aveuglément pro-russe d'ailleurs. Il est même plutôt critique tout en restant tout de même vraiment digne face aux USA.

L'histoire est pleine de rebondissement bien que les évènements se déroulent au final sur assez peu de temps. Je ne sais pas exactement quelle est la part de vérité et de fiction dans tout cela, il faudrait se renseigner pour cela. J'ai vite fait vu que la partie incendie et retour à seulement une personne ait été inventée de toute pièce pour renforcer l'aspect dramatique alors que bon, il n'y avait ptet pas besoin de ça.

J'imagine que l'espèce de cache endommagé qui se fait enlever au dernier moment est aussi enjolivé mais bon ça permet au film de continuer à mettre la pression jusqu'à sa dernière minute.

Le film a eu l'intelligence d'ellipser la phase de préparation pour passer directement à l'action.

Bha merci beaucoup Jaz pour la suggestion, ça redore mon à priori sur les films russes. Vraiment chouette à tous les points de vue.

Peninsula

Histoire

Quatre ans après le début de la pandémie relaté dans Train to Busan, on suit ce coup-ci un ancien militaire ayant parvenu à fuire la Corée. Il est désormais réfugié à Hong-Kong et c'est pas un statut très prisé. Des mafieux lui propose un deal pour retourner là-bas histoire de récupérer 20 myions de Dollars. S'il y parvient il a le droit à la moitié.

Lui et sa ptite équipe improvisée retourne donc sur la péninsule Coréenne pour affronter les zombies afin de retrouver le pognon. Manifestement, il n'y a pas que des zombies mais également des survivants encore sur place.

Ressenti

Hmm c'est cool mais sans plus. C'est clairement une suite décevante.

Pourtant, on sent un film généreux. Plus d'action, de la course poursuite en bagnole, on nous montre un peu plus de l'univers. Ça pourrait le faire mais visuellement ça jure pas mal. Les effets visuels ruinent pas mal le délire.

Ce coup-ci il y a pas mal de courses en bagnoles. Et c'est vraiment dommage mais ça rend super mal aussi. Visuellement ça se voit à des km que ce sont des effets numériques et la physique est malmenée sévèrement ce qui sort aussi du film. Les voitures prennent des virages à 90° en se stoppant presque nette puis en étant à vitesse max un quart de seconde après, même un bon gros camion…

J'ai comme l'impression que le réalisateur a voulu se faire son ptit Fury Road au milieu des zombies. Mais n'est pas George Miller qui veut.

Bon après, j'ai l'impression de démolir le film mais il reste quand même pas mal. C'est très divertissant. En fait, il n'aurait pas été affilié au précédent film ça serait bien moins décevant. Train to Busan n'est pas non plus un chef-d'œuvre mais là c'est quand même bien moins bon.

Très dispensable.

Train To Busan

J'avais beaucoup aimé ce film lors de sa sortie au cinoche. J'aime bien les zombies et au final je vais assez rarement en voir au cinoche car … bha on va pas se mentir il y a assez peu de films de zombies. Enfin je veux dire assez peu de films à ne pas être de gros nanards.

Histoire

Le père de Su-an est un trader croulant sur le boulot et négligeant complètement sa très jeune fille. Celle-ci souhaite rejoindre sa mère se trouvant à Busan. Il décide donc d'aller la déposer par le train avant de retourner au boulot.

Manifestement certains passagers du train ne sont pas très bien éduqués et ont la fâcheuse tendance à vouloir grignoter les autres passagers. Et pan ! Des zombies dans un train, comment survivre à ça ?

Ressenti

Le film est ultra cool. Il n'apporte pas grand-chose de neuf au genre certe, mais tout ce qu'il fait est bien fait. Les zombies, ici, sont des rapides mais ils ont besoin de voir leur victime. Ce point est pas dégueu et apporte quelques opportunités.

Les scènes d'actions sont bien rythmées mais toujours compréhensibles, il y a de la bravoure, des moments où la bravoure à complètement disparue. Et puis on retrouve quelques thêmes facile : l'individiualisme c'est pas cool, la finance c'est pas cool… mais heureusement ça ne monopolise pas l'attention.

C'est marrant de voir que le film tente à plusieurs reprises de s'éloigner de son décor de train pour au final y retourner.

Visiblement il existe une préquelle animée nommée Seoul Station sortie juste avant. Mais il y a également une suite en film elle, nommée Peninsula.

Pleroma et les emojis

Votre petite instance de Pleroma est toute tristouille ? Faut dire que les emoji unicode sont bien trop sérieux. Il leur manque un ptit grain de folie.

Ils sont trop basiques mais par chance il est possible d'en rajouter. Mais si vous êtes comme moi, vous avez la flemme et que de toute façon vous n'en avez pas… bha… c'est foutu.

Foutu ? NON !

Il existe deux techniques pour en rajouter ! Bien entendu ce qui va suivre est à destination des administrateurs d'instance, si vous êtes simple utilisateur, embêtez votre administrateur (mais pas trop, ce sont de gentils ronchons).

1. Ajouter des packs d'emoji

Cette technique vous permet d'ajouter des emojis par packs entiers. C'est pas compliqué mais les packs sont pas si simples à trouver.

Par chance, vous avez ici une galerie qui en plus vous donnera la commande à lancer pour les ajouter.

Bon par contre si comme moi, vous êtes sur les verisons OTP de Pleroma la syntaxe est un chouilla différente. su - pleroma -s $SHELL -lc "./bin/pleroma_ctl emoji get-packs blobcat -m https://fedi.absturztau.be/emoji-packs/manifest.json

Une fois fait, pensez à recharger la page de votre navigateur.

Voilà, rien qu'avec ça vous avez de quoi bien agrandir votre collection.

2. MRF Steal Emoji

Bon les packs c'est pas mal mais souvent vous verrez passer des emojis sympas dans votre timeline. Et si il y avait un moyen de les voler directement !?

Pleroma intègre ce que l'on apelle les MRF qui est un système permettant d'effectuer des actions lors de la réception de toots. On peut y faire pas mal de trucs plus ou moins variés mais bon si comme moi Elixir c'est pas votre truc… bha on se contente des MRF existantes. Bon il y en a déjà pas mal.

En plus dans les versions OTP, vous ne pouvez pas rajouter de MRF vous-même, vu que c'est une version de Pleroma déjà compilée. Mais revenons à nos emojons : il y a la MRF Steal Emoji qui comme son nom l'indique vous permet de voler les emojis passant à portée de votre instance.

Il faut activer la MRF en question, puis lui indiquer la liste des instances sources qu'on autorise à piller.

Pour l'activer, rendez-vous dans l'administration via le ptit bouton en forme d'aiguille et de compteur tout en haut à droite.

C'est l'icône nommée 'administration' en haut de page

La troisième icône en partant de la gauche

À gauche, choisissez settings puis rendez-vous dans la partie MRF.

Il vous faut ajouter la MRF StealEmojiPolicy dans la liste de Policies.

Il faut maintenant configurer cette MRF mais pas de bol, pour le moment c'est pas faisable dans l'interface d'admin il faut donc retourner dans les fichiers de configurations comme des primitifs.

/etc/pleroma/config.exs
config :pleroma, :mrf_steal_emoji, hosts: ["maly.io","freespeechextremist.com","mstdn.io"]

Vous pouvez en mettre autant que vous voulez mais méfiez-vous, plus vous en mettez plus vous aurez d'emojis… Ça peut vite devenir le bordel.

Vous pouvez mettre des instances autres que pleroma (mastodon, misskey…).

Maintenant, lorsque votre instance vera passer des emoji en provenance des instances que vous avez renseignées, ils iront se rajouter dans votre collection dans /var/lib/pleroma/static/emoji/stolen . Comme ça sans rien faire vous allez avoir une ptite panoplie d'emoji à tooter !

Mojeek : un moteur de recherche indépendant respectueux de la vie privée

On parle beaucoup du web qui devient de plus en plus pourri. Que ce soit à cause de ses technos de plus en plus folles, changeant constamment et complexifiant de plus en plus la création de page web. Et ça c'est sans parler du fait que ce soit de plus en plus hostile pour l'utilisateur.

Surfer sans bloqueur de pub, sans faire gaffe aux cookies, avec le javascript activé sur des sites mainstreams (ouai la presse surtout, ce sont les pires) c'est pire que d'aller choper des cracks dans les années 2000. Vous allez être espionné, siphoné ptet même miner un peu de bitcoin et marqué.

Mais bon tout ça on en a déjà pas mal parlé même si j'ai pas trop abordé le sujet (tout a déjà été dit, non ?) vu que j'imagine que mon lectorat (haha, quelle importance ça me donne !) est je pense déjà pas mal sensibilisé à ces problématiques.

Here Comes Google

Et pour tout ça, je pense que Google a une énorme part de responsabilité. Il y a bien longtemps j'étais un fanboy google. Je me suis démené pour avoir un compte Gmail quand ça s'est créé et j'ai paradé comme un coq lorsque j'ai récup une invitation pour accéder au graal.

Mais depuis j'ai radicalement changé (d'avis). Je me suis dégooglisé il y a fort longtemps (il me reste quelques ptites bribes comme par exemple youtube qui n'a pas trop d'alternative possible (effet réseau, c'est là où se trouve le contenu) ou bien android qui est un de mes outils de travail). J'ai même ouvert et presque abandonné un site à charge contre google.

Bref, Google est devenu à mes yeux hostile envers le web. Que ce soit pour ses logiciels (chrome qui a tué la concurrence, pousse des standards constamment pour rendre la création d'une alternative à chaque fois plus complexe,…) mais aussi ses services. Son moteur de recherche a une position hégémonique depuis maintenant trop longtemps.

L'illusion du choix

Dans certains pays Google n'a pas une aussi forte part de marché mais en France c'est ça ou rien. Même Bing ne parvient pas à lui grignoter de sa popularité.

Pourtant on a déjà eu Exalead qui a tenté de devenir une alternative crédible il y a maintenant fort longtemps sans parvenir à quoi que ce soit. Et toujours dans le franco-français, on a eu les opportunistes de Qwant avec leurs méthodes douteuses (aussi bien techniquement qu'humainement visiblement et une gestion de projet toute fofolle,…) qui visiblement battent de l'aile mais ne meurent pas pour autant.

Il y a également tout un tas de services alternatifs pour la recherche comme StartPage ou bien Ecosia, Lycos (hahaha), Ask et même DuckDuckGo. Mais tous ces services ne sont pas exactement des moteurs de recherche mais plus des proxy : ils ne créent pas leur index et s'appuient donc généralement sur ceux de Bing ou Google. Ce sont en gros des interfaces apportant diverses fonctionnalités mais c'est tout.

Ils ont assez peu de valeur ajoutée et ne permettent pas d'aller à l'encontre de Google et Microsoft. Si vous voulez voir une ptite liste de moteur de recherche et de qui ils dépendent vous avez cette petite carte interactive.

Mon petit doigt me dit qu'un coup de pouce majeur serait d'avoir un bon index

La force d'un moteur de recherche réside en partie dans son algorithme pour rechercher/classer les résultats/comprendre l'intention du visiteur. Mais surtout l'autre grande partie est incontestablement l'index.

L'index contient toutes les connaissances du moteur de recherche. Toutes les pages qu'il peut vous donner en résultat sont issues de son index. Forcément, plus celui-ci est fourni et à jour meilleur c'est.

Et là, des services avec leur propre index il n'y en a pas des masses.

  • Google : le principal
  • Bing : le service de microsoft qui parvient à se maintenir à flot
  • Yandex : c'est russe et donc relativement peu utilisé par chez nous, j'avoue ne pas m'y être penché dessus
  • Exalead : moteur made in France par Dassault Systems et franchement j'avais une once d'espoir il y a quinze ans mais maintenant c'est manifestement de la bouse. En rentrant mon nom de domaine il ne me trouve pas… Ils ont même pas exalead.fr -__- Ils semblent pas vouloir être utilisé mais plus vendre leur technologie à d'autres boîtes.
  • ActiveSearchResults : un moteur de recherche où les webmasters doivent s'inscrire et faire différentes tâches pour être mieux placés. o__O
  • Gigablast : un moteur monté par une personne seule donc pour ça respect. Mais après l'UI est … vous verrez. Et puis pour ajouter une url faut un compte et payer 0.25$ pas cher mais payant…
  • Mojeek : ha bha voilà où je voulais en venir ! Je ne vous spoile pas tout de suite.

Créer un index est probablement une des parties les plus ardues. Il faut crawler le web constamment afin de trouver de nouvelles pages, retourner sur celles déjà existantes voir si elles ont changées, comprendre les pages pour tenter d'en extraire le sens… Ça demande beaucoup de CPU, de stockage, de ram et de bande passante. Et vu la taille gargantuesque du web aujourd'hui c'est forcément très compliqué.

Le monopole de Google

La position ultra dominante de Google fait que le web tourne autour d'eux. Quand Google décide de changer son algorithme pour favoriser un nouveau critère, une grosse masse de site va s'adapter afin de bien performer sur ce critère pour tenter de grapiller des places.

Après, bien entendu tout le web ne joue pas ce jeu, mais une grosse partie du web commercial en accepte parfaitement les règles et s'y plie. Par chance, ce n'est pas le web que je fréquente le plus mais je ne peux pas non plus l'éviter à 100%. Il y a quand même tout un web bien plus "calme" et respectueux de ses utilisateurs qui même s'il est bien moins visible est tout de même vaste et super intéressant.

Mais en plus d'avoir une influence sur les créateurs de site, il a également une influence sur ses utilisateurs.

Accoutumance

Quand on n'a connu que Google, passer à un autre moteur de recherche est déroutant. C'est pas la même présentation ni la même interface mais surtout les résultats semblent à côté de la plaque avec des sites biens moins usuels. Ils retaillent constamment leurs algos afin de mieux comprendre les requêtes des utilisateurs et au final leur recherche n'est donc pas neutre.

La première réaction de bon nombre de personne est “C'est de la merde, vite retournons dans nos pantoufles Google !”. C'est en partie dû au fait que Google réconforte ses utilisateurs en les plaçant dans une jolie bulle qui permet de protéger ses habitudes en ne voyant que le contenu très populaire et surtout en accord avec ses précédentes recherches.

Pourtant en utilisant un moteur alternatif se basant quand même sur ce même index, on a la même impression déroutante de ne pas récupérer les résultats qu'on espère. Comme quoi ce n'est pas l'index, mais l'algorithme de tri des résultats en fonction de l'utilisateur qui biaise les résultats pour un effet certe à priori plaisant mais au final très enfermant.

On devient dépendant de sa bulle et en sortir est tout tourneboulant.

</intro> <Mojeek>

Bon, j'espère que mon ptit exposé vous a plu. L'intro désormais finie, je vous ai préparé pour vous présenter un peu plus Mojeek.

Koikoukess ?

Il s'agit d'un moteur de recherche avec son propre index. Il a été créé en 2004 et grandit petit à petit depuis tout ce temps.

Et surtout, dès 2006, le service a choisi de respecter ses utilisateurs en respectant leur vie privée. Et franchement s'y atteler dès 2006 c'est assez surprenant. À l'époque ce type de discours n'était pas encore monnaie courante et encore moins une case à cocher dans la liste des arguments de vente (contrairement à aujourd'hui).

C'est une entreprise de Grands Bretons qui est spécialisée dans la recherche. Ils n'ont pas d'autres produits, ils ne revendent pas vos données, ne vous enferme pas dans une bulle, ne demande pas de pognon aux créateurs de site web et en plus ils ont leur propre infrastructure. Ils ne s'appuient pas sur le cloud Amazon ou Google ou Azure… Bref, ils font à peu près tout pour avoir leur indépendance.

Il s'agit d'une toute petit équipe de sept personnes. Ils n'ont pas connu encore de vague de popularité leur permettant de grandir plus que de raison. Du coup ils sont encore très concentrés.

En bref, c'est le seul moteur de recherche ayant son propre index qui respecte la vie privée de ses utilisateurs.

Techniquement ça donne quoi ?

J'ai fait quelques tests et apparemment les résultats sont les mêmes pour tout le monde (testés avec mon navigateur habituel et comparé avec une autre machine, avec une autre ip dans un autre AS avec un navigateur différent). Et c'est tout con mais du coup tu peux dire à quelqu'un "c'est le troisième résultat pour la recherche flan anglais", ça sera le même troisième résultat pour lui aussi. (Bon si vous modifiez vos préférences forcément ça pourra influencer sur l'ordre des résultats…)

Le moteur ne connaissant pas ses utilisateurs, il n'y a pas de bulle de filtrage et des résultats homogènes.

Après, il est possible (via un cookie) de personnaliser un peu ses préférences et donc d'obtenir des résultats un peu différents. Une option sympatique est le fait de pouvoir limiter le nombre de résultat provenant d'un même domaine. Vous pouvez également afficher la taille de la page et la date de crawl (quand la page a été indexée pour la dernière fois). Et enfin vous avez le désormais classique choix pour avoir un thême sombre.

À tout moment, vous pouvez vous rendre sur cette page vous montrant le contenu du cookie Mojeek. Vous verrez que ça ne contient que vos préférences. Et vous pouvez aller vérifier dans les entrailles de votre navigateur également, pas obligé de faire aveuglément confiance.

Selon leurs dires, ils ne gardent que quelques logs à des fins de statistiques sans conserver d'informations pouvant identifier les utilisateurs. Les adresses IP sont dégagées et remplacées uniquement par un identifiant pour indiquer le pays du visiteur. Mais bon comme partout, ça on ne peut pas vraiment le vérifier.

Quoi qu'il en soit, ça reste une boite européenne (allez, revenez dans l'UE, on vous aime bien) qui n'axe pas son business sur les métadonnées et la revente de vie privée. D'ailleurs ils n'ont pas trop de business model pour le moment. Ils cherchent un peu des pistes mais se veulent rassurant sur le fait de toujours poursuivre leur engagement vis-à-vis des utilisateurs.

Leurs serveurs ne sont pas éparpillés partout dans le monde mais seulement au Royaume-Uni ce qui peut être un poil chiant pour les utilisateurs mais par chance pour nous petits français ça n'a pas d'impact sur la latence et la vitesse d'utilisation. Mais ptet moins agréable si vous êtes éloigné.

Ouai mais les résultats ?

C'est pas top sans non plus être horrible. Je m'y suis mis par défaut depuis une semaine et il m'arrive de retourner à DuckDuckGo pour certaines recherches. Mais bon je dirai que ça me convient pour au moins les deux tiers de mes recherches.

capture d'écran de la page de résultats.

C'est très épuré et surtout sans embrouilles

Si chacun pouvait enlever 10% de ses recherches de Google vers Mojeek ce serait énormissime (ouai je suis rêveur).

Un ptit truc qui manque est de pouvoir n'afficher des résultats que dans certaines langues. J'aimerais bien n'avoir que des résultats en anglais ET en français. Des résultats en allemand ça me fait un peu une belle jambe.

Concernant la recherche d'images, ils ne le font pas eux-mêmes. Ils ont délégué ça à deux entités : pixabay (qui ne fonctionne pas vraiment) et bing (qui fonctionne bien). Ce compromis ne me gêne pas, on peut imaginer que le jour où ils auront plus de thunes ils s'y pencheront. Cela dit, je ne me fais pas d'illusion face à la tâche titanesque que ça représente.

Ils ont quelques ptites astuces pour chercher un peu plus efficacement pour n'afficher que les résultats avant ou après une certaine date. Ou bien ne limiter la recherche qu'à l'url ou bien uniquement dans un site précis. Vous retrouverez ça dans cette page d'aide.

Un ptit truc que j'aime bien c'est de taper l'url d'un site ouaib dans leur recherche, ensuite ils vous mettront un ptit champs de recherche pour chercher que dans ce site précisément. C'est un ptit détail tout con mais l'expérience utilisateur est pas pourrie.

Et mention spéciale : leur site marche parfaitement sans JS.

C'est recommandé ?

Ouaip ! Si vous voulez militer un peu contre Google et ses travers.

Non ! Si vous attendez à avoir les mêmes résultats que Google qui connait tout de vous.

Il faut être prêt à faire quelques concessions et prendre de nouvelles habitudes. Mais que voulez-vous, combattre un mastodonte n'est pas de tout repos.

Je ne prétends pas que ce moteur peut remplacer tous les autres dès aujourd'hui mais il peut répondre à déjà pas mal de requêtes.

Récap 18 : Janvier 2021

Voilà, la fameuse année 2020 est définitivememt terminée. Et on vient de finir le mois de l'enfer avec tout ses "bonne année bonne santé bonne blablablab".

Blog

J'ai l'impression d'avoir beaucoup blogguer ce mois-ci. Pas mal de temps libres à regarder des films du coup ça fait pleins de ptits articles mais surtout j'ai aussi sortit des articles plus techniques (on m'en réclame, ça met la pression !).

J'ai aussi retravaillé la config d'Hugo pour lui faire générer le glog pour gemini. C'est pas encore 100% au point mais c'est déjà pas mal. Les liens sont tous pétés je sais mais bon j'ai pas de solution propre pour le moment. Merci à PengouinPdt pour son article à ce sujet.

Ayant encore envie d'écrire, je me suis mis à traduire deux "vieux" articles. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas fait. J'ai pas trop l'habitude de rédiger en anglais. Je lis parfaitement l'anglais mais l'écrire est une gymnastique que je ne pratique pas assez. Les tournures coincent un peu. J'ai l'impression d'avoir un anglais très scolaire, lourdingue moche.

En bref ce mois-ci : 5 articles, 33 commentaires, 24 visionnages, 514116 requêtes, 48208 visiteurs uniques pour 16.76 Go de trafic.

Films

Beaucoup de film ce mois-ci. D'ailleurs concernant ma résolution de me faire une grosse partie du TOP250 IMDB j'ai pas mal progressé avec 14 films du classement rien que ce mois-ci !

Jeux

Graveyard Keeper

Superbe petit jeu par la boite Lazy Bear. Je connais pas l'histoire derrière le jeu, mais j'imagine que les devs ont aimés Stardew Valley et ont voulu faire le leur. Donc ouaip, c'est très ressemblant mais c'est pas non plus un copié/collé.

Le jeu utilise les mêmes mécaniques, un personnage qui arrive dans un endroit et se retrouve à devoir récupérer la ferme familliale le cimetière du village. Mais en plus de ça, il va devoir gagner la confiance du village, tenter de s'enrichir un peu au passage, s'occuper de son potager, retaper l'église, pourquoi pas monter sa propre taverne ou bien aider un camp de réfugiés, pêcher, explorer un donjon… De quoi s'occuper avec des tâches pas mal variées.

Le jeu s'inspire donc énormément de son aîné mais a sû prendre quelques distances concernant l'aspect social. Ici, c'est bien plus survolé et gagner la confiance des différents habitants signifie surtout faire quelques petites quêtes souvent de type fedex on va pas se mentir. Ce point est donc bien inférieur à Stardew Valley mais franchement ça m'arrange, c'était pas le point qui m'intéressait le plus.

Par contre sur de très nombreux points, Graveyard Keeper est bien supérieur. L'expérience de jeu est bien plus agréable sur de nombreux ptits détails. La gestion des outils est simplifiée : il vous suffit d'avoir l'outil dans votre inventaire pour pouvoir réaliser les actions correspondantes. Je m'explique : si vous avez besoin de bêcher le sol, vous n'avez pas besoin d'aller dans votre inventaire sélectionner la bêche puis bêcher. Là, si vous l'avez dans votre inventaire pouf ça suffit. Pareil pour miner/couper du bois/attaquer un ennemi. C'est bien plus sympa, plus besoin de passer son temps dans l'inventaire à switcher d'outil constamment.

Un autre détail, c'est la suppression de l'absolue nécessité de pioncer chaque nuit sous risque de tomber fatigue et d'être pénalisé. Là, vous pouvez découcher, bosser toute la nuit, vous promener… on vous fera pas chier pour rentrer avant 2h du mat. Fini le rush d'arroser ses plantes puis de partir en expédition en ayant préparer l'inventaire la veille afin de grapiller le plus de secondes possibles. C'était vraiment le point qui me frustrait le plus dans Stardew.

Un point vraiment sympa dans ce jeu, c'est que les ptits trucs fastidieux qui deviennent un poil chiant et répétitif mais qui sont nécessaire et pas encore prise de tête au début du jeu peuvent être automatisé en avançant dans sa partie. Étant un gardien de cimetière, vous avez la lourde tâche d'enterrer les cadavres que l'on vous apporte mais vous allez découvrir le moyen de les transformer en dociles zombies. Une fois fait, vous allez pouvoir les faire bosser pour couper du bois, miner de la féraille et du charbon, s'occuper de vos plantations… Et c'est ultra bien pensé et très progressif. En début de partie c'est normal de devoir couper du bois pour comprendre la mécanique et avoir un sentiment de progression. Mais une fois la partie très avancée, cette mécanique n'a plus trop d'intéret et est juste chiante mais le fait de pouvoir l'automatiser permet de se libérer pour faire d'autres tâches. On ne reparle des conjoints inutiles dans Stardew ?

Le jeu est assez drôle dans ses dialogues. Les DLC apporte d'ailleurs énormément de background aux différents protagonistes ce qui faisait un poil défaut dans le jeu de base.

Visuellement le jeu est sublime. C'est du pixel art des plus raffinés avec des effets de lumières et d'ombres de toute beauté ! Les sprites sont assez fins et surtout ils utilisent des techniques modernes avec des textures pour faire du normal mapping qui rend super bien. Le monde est pas si petit que ça (comparé à Stardew je dirai que c'est 15% plus grand) et super choupignou.

Si vous voulez profiter à fond de l'expérience, je vous conseille de prendre ses deux DLC dès le début et non d'attendre d'avoir fini le jeu pour vous y pencher.

Nuxeries

Alpine Linux nous a pondu une nouvelle version. Et dans celle-ci il y a surtout PostgresQL qui passe en version 13. J'ai donc uppé mes quelques postegrs qui tourne. Ça se fait à base de backup de la vieille version puis upgrade puis restauration de backup.

Vrac

Juste un ptit lien vers Mojeek. C'est du teasing.

Supprimer ses vieux toots sur Mastodon ou Pleroma

Je me traîne mon instance Pleroma depuis plus de deux ans maintenant. Donc mon compte dessus a grandit grandit grandit et contient donc un peu trop de toots à mon goût. Plus un toot est vieux moins il a d'intéret (sauf cas exceptionnel) du coup autant le dégager, non ?

Si on est administrateur soi-même, on peut le faire à la bourrin en allant direct tripoter ça dans la base PostgresQL. Si on est simple utilisateur (ou si on ne se sent pas d'aller mettre les mains dans le camboui) on peut utiliser le logiciel Ephemetoot.

C'est un ptit soft en python utilisant l'API de Mastodon (et donc compatible Pleroma) pour demander la suppression d'un toot. Il se configure pour ne toucher que les toots ayant un âge. Il vous permet également d'en faire une sauvegarde locale sous forme de fichiers json.

Supprimer ses vieux posts

Pour virer ses vieilles publications il existe un ptit outil en python bien sympathique : ephemetoot.

Installation

Vous l'installez via pip install ephemetoot --user et ensuite il va vous faloir le configurer. Mais avant il vous faut un token d'autorisation en lecture/écriture.

Création de token pour Pleroma

Pour générer ce token vous pouvez utiliser cette petite page web. Vous entrez l'url de votre instance, votre pseudo et dans le scope vous choisissez read write. Vous cliquez sur publish access_token ce qui vous redirigera vers votre instance pleroma.

Vous vous y connectez et cela devrait vous donner votre token (une suite de caractères).

Création de token pour Mastodon

Rendez-vous dans les paramètres de votre compte mastodon. Dans Development cliquez sur New Application.

Là, renseignez un nom ("ephemetoot" fera très bien l'affaire) et cochez les cases suivantes :

  • read:accounts
  • read:statuses
  • write:conversations
  • write:statuses

Et Submit vous ramènera à la page précédente. Maintenant, cliquez dans la liste sur l'application que vous venez de créer ("ephemetoot" ?) et là vous trouverez votre access token.

Configuration

Vous pouvez désormais lancer la commande ephemetoot --init Vous répondez honnêtement à chacune des questions ce qui vous créera un fichier de conf.

lord@hermes ~ ephemetoot --init

Create your config.yaml file.

For help check out the docs at ephemetoot.hugh.run

Access token: w××××sVLx0eZjqGI××××××××××××××××××cYpZCO0
Username(without the '@' - e.g. alice):lord
Base URL(e.g. example.social):pleroma.lord.re
Days to keep(default 365):50
Keep pinned toots?(y or n):y
Toots to keep(optional list of IDs separated by commas):
Hashtags to keep(optional list without '#' e.g. mastodon, gardening, cats):
Visibility to keep(optional list e.g. 'direct'):direct
Archive path(optional filepath for archive):/tmp/archives

FEU !

Il ne vous reste plus qu'à la lancer et au bout de quelques secondes vous devriez le voir bosser en évitant certains toots, en en supprimant plein et en archivant tout ça là où vous l'avez spécifié.

lord@hermes ~ ephemetoot

============= EPHEMETOOT v3.1.0 ================
Running at Fri 29 Jan 2021 17:14:12 +0000
================================================

Fetching account details for @lord@pleroma.lord.re
Checking 3502 toots
👀 skipping direct toot - A3gwkp94Z6eZy8E9dQ
👀 skipping direct toot - A3ZRLkczlaBM284IEq
👀 skipping direct toot - A3RAUHHzBf7MBIacuu
👀 skipping direct toot - A3QC5jXf0p3fJgNyBU
👀 skipping direct toot - A3QBVsFNAaYttDjTY8
👀 skipping direct toot - A3MrrOQ689K7nx2x7Y
👀 skipping direct toot - A3MroxsvodfMveNLbE
👀 skipping direct toot - A3K8inRWqEQSYKK4lk
👀 skipping direct toot - A3JllaUPA3emIi1v6m
👀 skipping direct toot - A3AtgeHuf5CXqPhgci
👀 skipping direct toot - A3AtLX5aEQYPR6rrAe
👀 skipping direct toot - A3AsbTvFfmtmIJ4nC4
👀 skipping direct toot - A2u4EaCK4ThmrKad5k
📌 skipping pinned toot - A2QuN2EOvnn7w15zo8
👀 skipping direct toot - A2Ih1FLGeURHYcuMpk
👀 skipping direct toot - A2Cq50eExXR3mYtN44
👀 skipping direct toot - A2CpxT8BB1J3ntIfku
👀 skipping direct toot - A2CptiywIk45o3C18y
👀 skipping direct toot - A2CppX6OWnXbnsgIfQ
👀 skipping direct toot - A2Cpf0VeqqkRp8Tksy
👀 skipping direct toot - A2CpaTT7kqkwBu8GQK
👀 skipping direct toot - A2CpMWMqBGlJ7vXX2O
👀 skipping direct toot - A2CpBX8QzDbGK2YuXI
👀 skipping direct toot - A29kZEM7NPENmgYyFU
👀 skipping direct toot - A23tn3jbOcbdXJSO92
❌ deleting toot A23qUx0jM9vZbl8sO8 tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23jR3vizPSkEL01rM tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23feNA8Oa2VpIpZdQ tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23e3QN7Os7F6yioca tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23VPVcreCoEBpXibI tooted 10 Dec 2020
…
Removed 834 toots for lord@pleroma.lord.re.

---------------------------------------
🥳 ==> 🧼 ==> 😇 User cleanup complete!
---------------------------------------

Voilà ça peut prendre pas mal de temps. Mais au moins vous pourez regarder des emojis dans votre terminal.

Il peut arriver que le serveur vous envoie chier si ça va trop vite mais il existe l'option --pace pour contrer ça.

BONUS : Mumuse avec les archives

Vous allez donc vous retrouverez avec tous vos toots dans des fichiers json dans le dossier d'archive que vous avez défini (/tmp/archives/ dans mon cas).

Pour mon blog j'utilise un ptit script qui me liste les mots les plus fréquents et j'ai voulu faire passer ça sur mes toots pour voir un peu ce que ça donne. Du coup il faut adapter un peu pour extraire les données.

cat *.json | jq -r '.pleroma .content' > /tmp/total

Le fichier /tmp/total contient tous les textes de vos pouets. Voilà, faites-en ce que vous voulez ;-)

The Wolf Of Wall Street

Contexte

C'est un biopic sur la vie de Jordan Belfort. Après les évènements relatés dans le film, il a écrit son autobiographie qui servira de base à cette adaptation par Martin Scorcese.

En ce moment ça parle beaucoup des dérives de la bourse du coup ça m'a donné envie de me refaire ce film.

Histoire

Jordan Belfort débute sa carrière de courtier à Wall Street pile au moment du crash boursier de 1987. N'ayant plus vraiment de boulot à cause de cette situation, il finit par monter sa propre entreprise à lui en lui donnant une histoire bidon. Il se spécialise dans les actions les moins chères d'entreprises assez peu solides et surtout inconnues afin de ne pas avoir trop de concurrence, de viser un public non averti et surtout pouvoir gonfler ses marges.

Son entreprise rencontre un succès immédiat et de là change de style de vie. C'est la débauche totale, l'argent coule presque autant que la drogue et ce qui va avec…

Ressenti

Le film dégage une énergie folle. Il est ultra rythmé avec des scènes de liesses totales, des orgies, des discours, de la bamboche absolue… Il y a du cul constamment, ça se chnouffe tout le long du film. L'ambiance est folle et les personnages sont impressionnants.

Leonardo DiCaprio est quand même l'un des meilleurs acteurs actuels, non ? Il parvient à rendre un personnage extraordinaire tout à fait crédible. Les scènes où il est complètement défoncé sont trop bien, particulièrement celle où il est à moitié paralysé. C'est ptet le film où il m'a le plus impressionné (probablement avec What's eating Gilbert Grape). Il a bien mérité son salaire de 25M$ pour ça.

J'aime bien le fait que Dicaprio parle directement au spectateur "vous n'avez pas de chance, vous." Déjà, de base j'aime bien quand il y a un narrateur. Point bonus pour un narrateur omniscient pas forcément dans l'histoire mais là un narrateur qui parle à son public c'est encore mieux.

Le choix des musiques est excellent. C'est dommage que ça ne soit pas plus présent. :-/ Ils auraient pu foutre Smokestack Lightning pendant les trois heures que je ne me serai pas plaind.

Jordan Belfort et sa femme au pied se faisant la gueule

Au pied de la trump tower ce plan est vraiment très beau.

Le film est ultra drôle. J'ai pas vu beaucoup de films de Martin Scorcese mais celui-là est clairement le plus fun de ce que je connais. Entre les situations complètement absurdes, les dialogues avec des personnages extrèmement hors des normes et la décadence, il se passe toujours des trucs wtf. Certains des personnages sont particulièrement cons et sont pourtant parvenu à grimper très haut sur l'échelle du rêve américain. C'est à la fois drôle de les voir raconter des conneries plus grosses qu'eux mais c'est aussi effrayant de voir que du coup à ce niveau il n'y a plus aucun rempart contre ce qu'ils font aux autres. Le terrifiant pouvoir de l'argent.

Toujours concernant l'humour, certains petits rôles (le banquier suisse et tante Emma) permettent d'ajouter des scènes hilarantes où l'on a le droit aux pensées des personnages lors des dialogues. Ça contraste avec le reste du film mais en plus c'est hilarant. Quasiment toutes les apparitions de Leonardo pourraient être à l'origine de memes.

Cet extrait, sans son, je peux me le regarder en boucle et ça me fait toujours rire. Entre Jonah Hill sérieux mais atteint et surtout DiCaprio qui délire complètement à deux doigts d'exploser de rire en se foutant de la gueule de son comparse, je ne peux pas m'en lasser. Je les entends bien dire “Steeeee-ve Ma-Dden”

Le film n'est clairement pas à montrer à tout le monde. Ça déborde de cul. Il y a des meufs à poil constamment. C'est vraiment les bouts de viande donnés en pâture aux traders.

spoilers

C'est un film de type rise&fall où l'ascencion est rapide mais la chute encore plus rapide. Au final, le héro n'est pas si immonde que ça. Certe il a une hygiène de vie déplorable et est particulièrement fier de ses fêtes à la saucisse. Mais à côté de ça il n'a pas d'accès de violence physique envers sa femme ni envers personne d'autre, il enfume les ptits porteurs et surtout les riches mais bon j'ai envie de dire que quand tu joues en bourse tu fais partit du problème. Bref, le mec est surtout volage et a su profiter du système et ne connaît au final une chute pas si douloureuse que ça. La prison semble pas si désagréable avec ses cours de tennis…

À sa sortie, une fois sobre, il continue le business en vendant ses techniques via des séminaires et des bouquins (et des droits pour ce film ^__^). Et le pire c'est qu'il parvient à très bien en vivre… C'est une société bien hypocrite quand même.

J'adore ce film. Les acteurs sont bons, le scénar est foufou et pourtant tiré d'une histoire vraie et wow qu'est-ce qu'il est drôle comme film !

No Country For Old Men

Histoire

En 1980, Josh Brolin chasse tranquilou près de la frontière méxicaine, dans le désert du Texas. Il finit par tomber sur quelques pickups et des cadavres de-ci de-là. Il trouve également une grosse quantité de drogue et une mallette avec une grosse quantité de pognon. Un homme salement blessé l'implore de lui filer de la flotte mais se fera snober.

Notre chasseur rentre chez lui plutôt content de son butin mais en pleine nuit ne parvient pas à dormir et décide de retourner apporter de la flotte au pauvre grars mourant. En pleine nuit, il revient sur ce lieu assez étrange. Bon bha, le dernier survivant n'est plus … survivant mais surtout Josh Brolin se fait remarquer et poursuivre par des gens pas supers intentionnés mais il parviendra tout de même à s'en extirper.

De retour chez lui, il organise sa fuite avec sa femme d'un côté et lui de l'autre. Mais il sera pris en chasse par Javier Bardem qui incarne ici un tueur psychopathe bien décidé à récupérer le pognon.

Ressenti

Le film est vraiment lent. Je l'avais déjà vu à l'époque et m'étais endormi mais là, j'ai tenu et franchement le film est cool.

Visuellement il a une pâte super agréable. C'est le boulot de Roger Deakins le directeur de photographie qui bosse toujours avec les frêres Coen mais aussi Denis Villeneuve. Et là, on a un truc qui ressemble de pas loin à Sicario et c'est pas peu dire que j'adore l'esthétique de ce film. Ici, c'est pas aussi hypnotisant mais pas loin. Ce sont les mêmes genres de paysages avec ce soleil écrasant, des gros plans faisant apparaitre les imperfections de peau des persos, des plans à la caméra fixe et où les acteurs bougent peu (parfait pour giffer)… C'est vraiment très joli.

Le film n'a quasiment pas de musique mais ça ne m'a pas manqué non plus. Ça permet d'avoir d'autant plus de tension dans les scènes qui le nécessitent.

J'aime beaucoup les films drôles des frêres Coen et là… bha c'est pas un film drôle du tout mais il y a quand même pas mal d'instants où je me suis bien marré. Ce sont des ptites répliques ou des situations mais ça reste au final subtil et surtout la violence et l'action à côté prend le dessus.

Javier Bardem avec une coupe de cheveux immonde et un sourire dérangeant

Je peux pas ne pas mettre une image de lui pour illustrer

Javier Bardem est vraiment super dérangeant et très flippant alors qu'il est d'un calme olympien. Il massacre sans en avoir rien à foutre, il ne semble même pas prendre de plaisir à buter les gens. Entre son arme à air comprimé qui laisse pas de trace, son fusil à pompe avec un silencieux (wtf) mais surtout sa coupe de cheveux de Playmobil il a tout pour foutre la trouille.

À un moment du film Woody Harrelson se rend chez le grand patron et lui sort une phrase étrange comme quoi il manquerait un étage dans l'immeuble. Je sais pas trop si c'est une référence à un autre de leur film ou si c'est juste un ptit coup de pression de la part du personnage pour dire qu'il soupçonne un truc de louche. Mais bon, il sait pertinnement qu'il doit récupérer du pognon et de la drogue donc si c'est une allusion qu'il sait qu'ils cachent de la drogue là-bas ça n'a que peu d'intéret (venant de la part d'un perso qui semble assez intelligent…).

spoilers

L'histoire est assez frustrante :

  • si l'on s'accroche au personnage de Josh Brolin parcequ'il se fait crever sans qu'on sache vraiment comment vu que ce n'est pas montré. Toujours est-il que c'est par des méxicains que l'on a visiblement pas vu auparavant. Donc malgré tous ses efforts il ne parvient pas à ses fins et en plus pour les spectateurs c'est pas montré.
  • si l'on s'attache à Tommy Lee Jones parcequ'il ne parvient pas à chopper la thune, la drogue, Josh Brolin, Javier Bardem ou les méxicains. Il part à la retraite tout tristouille en pleine dépression.
  • si l'on s'attache à Javier Bardem (heuu posez-vous des questions si c'est le cas). Il ne parvient pas non plus à ses fins mais décide de quand même buter la femme de Brolin sans y prendre de plaisir. Et puis globalement avec tout le mal qu'il se donne il ne parvient pas non plus à ses fins.

Au final tout se désamorce un peu tout seul comme un deus ex machina inversé. C'est déroutant et frustrant mais au final c'est tellement rare que j'ai bien aimé.

Le film est excellent. Mon premier visionnage ne m'avait clairement pas inspiré mais là j'ai beaucoup aimé. Malgré le rythme bien trop lent j'ai beaucoup aimé l'humour, la tension et même les quelques scènes d'actions. Visuellement c'est beau, les acteurs sont cools, l'histoire sympa même si frustrante.

Braveheart

Freeeeeedooooooom !

Je découvre le film 25 ans après tout le monde. J'ai bien entendu vu des images, des extraits et tout mais jamais vraiment vu ce film.

Et pourtant, j'aime bien Mel Gibson et là il est l'acteur principal mais aussi le réalisateur.

Ce film retrace la légende de William Wallace qui au début du quatorzième siècle s'est opposé aux anglais. On a donc le droit à 3h de braves écossais en kilt hurlant pour se donner du courage pour affronter ces fiéfés rosbeefs.

Ce film a de l'allure. Les affrontements sont dantesques, l'histoire est ultra cool, les décors sont crasseux, il y a de la trahison dans tous les sens et donc des retournements de situation. Le film n'hésite pas à être cru en montrant bien la violence des affrontements.

Il existe d'ailleurs une version longue qui s'attarde bien plus longuement sur une scène de torture bien graphique. D'ailleurs le film a été assez mal reçu du fait de sa violence trop présente au goût de certain. Perso, étant pas mal habitué aux films gores et compagnie ça ne m'a pas choqué du tout, surtout que ça reste quand même un film relatant une révolution… donc pas un truc à priori clean. Je pense qu'aujourd'hui il choquerait bien moins.

Le film a également été pas mal moqué pour sa vision de l'Histoire qui est fausse sur quelques points :

  • La Reine n'avait que 5 ans à la mort de William … si vous voyez ce que je veux dire.
  • William n'était pas le paysan du coin mais déjà un chevalier avant de commencer son épopée.
  • L'écosse n'était occupée que depuis un an avant l'insurrection.
  • Le Braveheart n'était pas William Wallace mais le roi Robert Bruce.
  • Pas de kilts à cette époque.

Le film date d'avant la généralisation des effets visuels numériques même s'il y en a un peu ça reste majoritairement des effets pratiques. Visuellement c'est très … analogique avec un grain pas trop présent mais quand même visible. On a le droit à tout un tas de décors de là-bas (donc bien verdoyant et boueux (j'ai une belle image de l'Écosse, hein ?)) et avec des chateaux des vieilles baraques en pierre et en bois. Ça a dû être un sacré boulot de créer ces décors avec tous les accessoires et les costumes. On en a pour son pognon.

J'aime bien le look écossais avec ces grands kilts qui se remontent à l'épaule et avec ces couleurs assez marrons sombres alors que le kilt cliché que l'on voit maintenant est assez moche. Je comprendrai jamais pourquoi ils ont pu avoir un tel costume traditionnel alors que … bha … le climat là-bas ne s'y prête pas tant que ça.

Bon, bha c'était cool comme film, rythmé, joli et intéressant avec un casting qui a de la gueule.

honest Thief

Encore un film où Liam Neeson est gentil et où il va rétablir l'ordre et la vérité et surtout la justice.

Le gars est un braqueur qui parvient à dévaliser des banques sans être remarqué ni rien. C'est un mec super fort minutieux et surtout sans violence.

Il rencontre une femme et souhaite donc se poser et arrêter ses conneries. Il téléphone au FBI et convient d'un rendez-vous pour se rendre ainsi que tout le pognon qu'il a chourré.

Mais les deux agents en charge du rendez-vous, vont préferer prendre le pognon rien que pour eux. Trahison, vengeance toussa…

C'est … pas mal fait mais tellement convenu et sans surprise. On a le droit au cliché du coup de foudre, du voleur gentil qui n'a fait ça que parceque son père s'est fait escroquer, l'ancien marines qui n'a en vrai jamais buté personne (mais qui ne s'offusque pas de tirer sur des gens et de traîner à côté de cadavre on ne peut plus frais).

Je comprends pas qu'on ait collé cette étiquette d'acteur de film d'action à Liam Neeson, je le trouve vraiment pas badass et en plus maintenant qu'il est soixantenaire c'est encore moins crédible.

Ptain ils ont Robert Patrick et ils savent pas s'en servir du tout. À première vue il a un bon rôle et tout puis… pouf non. Franchement quand tu as un T-1000 tu le fous pas en personnage de second rôle, tu le fous tout en haut, merde !

J'en ai déjà trop écrit sur ce film, c'est vraiment très moyen (comme tout film d'action avec Liam Neeson).

Accéder à Matrix depuis Weechat en 2020

J'ai déjà déclaré mon amour à IRC de nombreuses fois sur ce blog. Mais je dois avouer que Matrix prend tellement d'ampleur que … bha … il faut y être aussi.

Et comme le dit si bien XKCD je suis pas prêt à quitter mon client irc. J'ai un peu expérimenté avec Vector Riot Element (pfiouu va faloir choisir à un moment donné) et c'est clairement pas ma tasse de thé. L'interface est énorme visuellement, c'est lourdeau, ça bouffe une quantité de ram impressionnante, faut prendre sa souris pour un oui ou pour un non… bref c'est trop kikoo moderne pour moi.

Du coup j'ai à peine survolé vite fait la liste de clients matrix (c'est vraiment cool de la part de matrix d'en présenter comme ça sur leur site officiel). Et j'ai pas trouvé de client qui me fasse vraiment rêver. Il y a plein de clients natifs, dans pas mal de frameworks, dans plein de langages différents.

Bon par contre niveau client en TUI c'est bien plus rare. On a GoMuks et voilà. C'est vite vu.

J'ai reluqué un peu et au final ça me branche moyen aussi comme client. En fait avoir ça dans un soft séparé ça me fait chier. J'ai déjà le meilleur client IRC du monde avec weechat. Pourquoi est-ce que je ne pourrai pas utiliser weechat pour Matrix ? Je n'en attends pas plus d'un client matrix. Ne pas avoir d'image inline d'upload de fichier et tout, ça ne manque pas au final. Et force est de constater que les quelques salons où je traîne utilise assez peu ces fonctionnalités.

Dans Matrix je n'ai pas vraiment envie de corriger mes précédents messages, pas envie d'envoyer de photos, pas envie d'envoyer d'émojis… bref je veux pouvoir faire de l'IRC. C'est maintenant gravé en moi et il y a au final assez peu de chance que je change.

Voyons donc les quelques possibilités afin d'accéder à Matrix depuis Weechat.

matrix.lua

Commencé au début de 2015, ce script en lua a été le premier permettant à Weechat de se connecter à Matrix. Il marche vraiment pas mal mais a été abandonné début 2019.

Il est vraiment léger niveau fonctionnalité et ne gère pas le chiffrement donc de moins en moins compatible.

En 2021 je ne recommande pas d'utiliser matrix.lua vu qu'il est abandonné et qu'il n'a pas de crypto ce qui entrave sa compatibilité.

matrix.py

Commencé au début de 2018 ce script en python est bien plus avancé et a été poursuivie son dev jusqu'à il y a peu. Il a plus de fonctionnalité et notamment gère le chiffrement des rooms modernes. Mais il est maintenant abandonné car l'architecture des scripts de weechat est trop limitante pour pouvoir aller plus loin.

Il est toutefois très utilisable. D'ailleurs c'est le moyen le plus pratique pour se connecte à matrix depuis weechat.

En 2021, bien qu'il soit abandonné, c'est bien matrix.py qui est le meilleur script pour weechat mais ça sera probablement pas valable très longtemps.

matrix.rs

Commencé fin 2019 ce plugin en rust souhaite prendre la relève et aller plus loin que ce que permettait le script python. Il est initié par le même maindev que le script.

Il est pour l'instant légèrement fonctionnel mais c'est vraiment loin d'être fini pour le moment. La dernière fois que j'ai testé, ça ne gardait pas les réglages en mémoire. Ça a même planté. Donc bon ça sera probablement bien mais pas maintenant.

Malheureusement le projet n'avance que très lentement.

En 2021, matrix.rs n'est pas dans un état satisfaisant à moins d'être prêt à galérer un peu et ne pas avoir toutes les fonctionnalités que l'on trouve déjà dans matrix.py .


Bon puisque les scripts/plugins pour matrix sont moyennement satisfaisants comment faire ?

Hé bien une solution possible est un proxy matrix/irc. En gros c'est un client matrix qui nécessite d'utiliser un client irc pour s'y connecter.

Ça pourrait le faire, hein ?

matrix-ircd

Et bha voilà matrix-ircd !

Le bousin est écrit en rust a débuté fin 2016 et depuis ça n'est plus vraiment développé malheureusement. Cela dit ça fonctionne mais c'est pas non plus la panacée.

Et du coup ça ne marche pas qu'avec weechat donc n'importe quel client irc pourra faire l'affaire.


Pour le moment je vais rester sur le matrix-ircd mais faut avouer que ce n'est pas non plus une solution parfaite non plus.

Star Wars : Episode 9

La fin \o/ (enfin en 2020).

Histoire

Kylo Ren est désormais le grand chef du Premier Ordre et s'échigne à retrouver une "boussole" sith lui permettant de trouver le chemin vers la planète des sith Exegol. Arrivé sur place, il rencontre Palpatine qui n'est pas si mort que ça et qui lui propose une alliance pour créer le Dernier Ordre en lui fournissant une flotte immense.

La Résistance se réduit désormais à peau de chagrin et va donc s'opposer afin de tenter de sauver la galaxie. Rey est donc la dernière jedi encore en vie qui va donc tout faire pour s'opposer à Kylo Ren.

Ressenti

Je pense que le plus grand changement dans ce film reste la coupe de Finn, tout le monde garde la même allure que dans le sprécédents épisodes sauf lui, il a dû parvenir à négocier un ptit tour chez le coupe-douille.

Un endroit avec du sable, une course poursuite, un grand ciel bleu… WITNESSS !

Bon alors j'ai cru qu'on allait apprendre que Rey est une fourchelangue pour au final découvrir qu'elle est véto spécialisée NAC. Donc comme ça, sortit dont ne sait où, Rey peut finalement guérir des trucs alors qu'on ne nous l'a jamais mentionné pour les autres jedi dans les 8 films précédents. Elle est quand même sacrément pratique cette Rey.

Hooo ils nous ont fait le coup des Goonies avec le doublon qui indique le trésor ! C'est mignon !

Ha au fait on vous l'a pas dit jusqu'à présent mais Leia a eu le droit à sa formation jedi entre les épisodes 6 et 7… Et du coup ensuite elle a eu Rey en stage emploi jeune. C'est quand même assez "facile" comme excuse pour expliquer l'entraînement de Rey, franchement pas bravo. Ça fait de Leia la jedi la moins utilisée pour ses facultés de jedi.

Pour le casting, ils sont encore retournés à l'ehpad du coin pour nous sortir Lando Calrissian qui devait probablement avoir besoin d'un peu de sous… C'est vraiment le *wink_wink*, “ Vous avez vu, on vous remet un personnage d'il y a quarante ans comme ça le film devient bien ! ”. C'est dommage parcequ'en fait encore une fois il n'apporte rien au récit et ça aurait pu être fait par n'importe quel nouveau personnage.

En parlant de nouveau personnage on nous en présente quelques nouveaux plus ou moins importants : on a le droit Merry fraîchement sortit de sa comté natale pour se joindre à la Résistance, on a un chouette petit Babu Frik mignon comme tout et qui semble ne pas être en effets numériques et aussi sa collègue Zorii qui pourrait s'avérer un personnage intéressant mais qui doit se taper le sempiternel “si je te revois je te tue mais en fait je t'aime je vais t'aider” alors que ça pourrait être une rebelle plutôt badass.

Dans les ptits nouveau on a Mr la Grande Intelligence qui devient le nouveau pion à la tête de l'armée du Premier Dernier Ordre. Ce rôle lui convient plutôt bien, ça change du Weasley.

du spoil

Bon, on sait enfin d'où sort Rey et bon bha c'est bizarre de sauter une génération (bon niveau timing ça correspond). Du coup se pose la question d'où sortent ses parents… Ils ont été fait comment ? Ça sent quand même le rafistolage d'excuses pour ça.

Franchement, Palpatine il a eu une descendance qui n'a jamais été mentionné. L'a-t-il eu "naturellement" ? Et du coup cette descendance directe n'a pas eu le droit à sa dose de midichloriens ? Et seulement la seconde descendance a eu le droit à ses pouvoirs ? Mouai.

Et puis ça se la joue “je sais qu'il va me désobéir et ne pas la tuer mais le but c'est de la faire venir ici.” Heuu … Au moins dans les précédents épisodes quand il y avait de la manipulation on y croyait un chouilla plus. Tout est tiré par les cheveux.

Dans les trucs qui sortent de l'ordinaire, il y a eu une cavalcade à dos de pseudo-licorne/bouc à la surface d'un vaisseau. C'est bien ça change. Par contre va ptet falloir qu'un jour les ingénieurs de ces vaisseaux gigantesques fasse en sorte que la moindre grenade qui pète à l'intérieur ne fasse pas péter tout le vaisseau.

Une autre nouveauté chouette c'est d'enfin voir que les vaisseaux exercent une poussée sur leur environnement et c'est utilisé assez jouissivement par le Millenium Falcon. Et on a presque eu le droit enfin à une bataille épique dans l'espace parcequ'on va pas se mentir mais dans tous les films les batailles spatiales n'impliquent rarement plus d'une poignée de vaisseaux. Du coup, on voit toute une armada de vaisseaux venir, la hype monte et hop ça zappe la baston, on y a pas droit. Bon, en y réflêchissant c'est ptet pas si grave parceque bon des pioupiou dans tous les sens avec les vaisseaux qui s'éclatent les uns les autres ça n'a que peu d'intéret… Mais juste en fond pour illustrer l'ampleur des engagements ça aurait été bien quand même. Pendant 9 films ça aura été vraiment timide sur ce point.

Bon par contre globalement un truc que je comprends pas c'est qu'on nous bassine constamment de l'équilibre entre le côté obscure et la force toussa toussa mais si on parle d'équilibre faut qu'il y ait autant d'un côté que de l'autre. Donc il ne peut pas y avoir que de l'un ou que de l'autre hors c'est toujours le cas en début/milieu/fin de saga (et de ce film aussi).

Visuellement je l'ai trouvé vraiment très très beau. Les environnements sont sublimes et variés. Beaucoup de plans sont screenshottables.

J'ai l'impression que ce film a été fait avec beaucoup de bonnes volontés. C'est techniquement irréprochable, généreux dans ses environnements/décors/costumes/effets pratiques et numériques. On nous ramène du cast original, on nous rallonge la sauce avec des scènes avec Carrie Fisher alors qu'elle était déjà morte, on nous remet une couche des droïdes d'antans sans oublier BB-8. Chewie a le droit à pas mal de scènes pour lui. Bref, le film veut faire plaisir à ses fans.

Mais par contre le scénar ça me semble laborieux. Entre la chasse aux artefacts sith, le coup du méchant mort qui n'est pas mort, l'hésitation sans fin de Kylo Ren et Rey… Franchement, ils auraient pu nous épargner ça et nous sortir un ultime grand-méchant qui en fait tirait toutes les ficelles depuis le début (vu et revu mais plus crédible à mes yeux).

Bon et sinon mon avis global sur toute la saga. Bha c'est pas mal avec des épisodes mieux que d'autres. En fait je pense que le format moderne des séries pourrait coller mieux ça éviterait les épisodes qui brodent et tout. Mais bon globalement j'ai du mal à comprendre la hype envers ces films. Ils sont biens mais voilà, d'ailleurs je suis d'avis de dire qu'ils ne méritent pas vraiment leur place dans le top IMDB… Je suis persuadé que sans le battage marketo-médiatique surpuissant de Disney ces films n'auraient pas une si grande aura.

Star Wars : Episode 8

Histoire

On en est où ? Ha ouai, la Résistance se réduit à peau de chagrin. Le Premier Ordre est au top avec toujours tout un tas de vaisseaux et tout. Ils sont à deux doigts de pouvoir achever les derniers restes des rebelles.

Rey est partie chercher Luke pour le ramener afin qu'ils sauvent tout le monde en affrontant le vilain Snoke et aussi Kylo Ren dans la foulée. Mais Luke ne semble plus trop avoir la foi et n'est pas trop tenté à l'idée de se castagner.

Ressenti (avec ptet un peu de spoil)

Mouai franchement qu'est-ce qu'ils ont voulu faire ici ? Ils se font chier pendant quatre films pour créer la légende de Luke et il le pourrisse dans ses 30 premières secondes d'apparition. Ils offrent une fin héroïque à Leia et puis en fait non elle est space proof, ne craint pas la décompression, le manque d'atmosphère, peut voler un comme elle veut dans son coma… On a un affrontement au sommet entre le grand méchant et Luke et bha en fait non. Le Poe Dameron qu'on nous fait découvrir à l'épisode précédent a le droit à une scène pour lui où il vend du rêve et après tout le reste du film il ne sert plus vraiment à rien à part se faire chier dessus.

C'est un peu dommage de désamorcer tout et de ne pas donner au spectateur ce qu'il veut. Et d'un autre côté on tente de nous mettre un ptit animal trop mignon et marrant afin de faire plaisir au spectateur mais non c'est pas ce qu'on veut.

Bon après visuellement c'est encore une fois très joli mais passer après l'épisode précédent c'est forcément moins impressionnant.

J'aime beaucoup le jeu de Bénicio Del Toro. Physiquement on le reconnait et tout mais son jeu est tellement différent de ce qu'il fait habituellement avec ses tocs et ses mimiques que j'ai presque douté du fait que ce soit lui.

J'ai pas aimé le passage sur la planète où il y a le casino et tout. J'ai eu l'impression qu'ils ont voulu rallonger la sauce avec ça mais … heuu … pourquoi le film est déjà suffisament long.

On a ENFIN le droit à un déclenchement de sabre laser à distance… J'ai toujours eu cette idée dès que j'ai connu l'univers de ces films. Ça a un potentiel tellement énorme en baston et ça n'avait jamais été exploité dans les films.

J'ai vraiment du mal à accrocher à Rey. Le personnage pour l'instant sort de nul-part et se confronte aux personnes les plus puissantes de la galaxie comme ça, sans jamais être formée ni rien. Je sens venir la grosse révélation dans le prochain épisode mais bon je pourrai pas être surpris, ça sera la fille/sœure/descendante d'un personnage qu'on a déjà vu et qui sera un illustre jedi. Ça laisse assez peu de prétendants. En sachant que les jedi n'ont pas le droit d'aimer (ce qui complique la reproduction) ça sera ptet un méchant ?

Dans le genre de truc inédit mais du coup bizarre, c'est la collision alors que le vaisseau est en vitesse lumière. Vous allez me faire croire que les collisions étaient possibles depuis le début mais que ça n'arrive absolument jamais ? Ils se promènent tous en ligne droite sans jamais rencontrer d'obstacle alors qu'ils passent parfois outre des ceintures d'astéroïdes, des planètes, des vaisseaux… MOUAI.

Et puis je comprends pas trop. Dans l'épisode précédent, nombreux ont été les personnages à se prendre des coups de sabres lasers sans que ça ne les tue. Rey, Kylo Ren, Finn … ils avaient plus de piles ou quoi ? Surtout que là dans ce film, on voit Finn se remettre sans aucune séquelle visible, Rey est comme neuve et par contre pas de bol Kylo Ren a le droit a une bonne grosse cicatrice bien vilaine à la tronche mais pas de main manquante ou autre membre remplaçable.

Star Wars : Episode 7

Histoire

Suite à la destruction de la seconde étoile noire, Luke Skywalker est désormais le dernier jedi en vie. Il part s'exiler quelque part sans donner sa localisation précise, sauf sur un bout de carte. 30 ans s'écoulent et à la place de l'Empire se créer désormais le Premier Ordre qui est à peu de chose près la même chose.

La Résistance menée par Leia est toujours là et cherche elle aussi Luke. La carte se trouve visiblement sur Jakku et donc la Résistance y envoie son meilleur pilote afin de récupérer la carte. Malheureusement le Premier Ordre est aussi au courant.

Ressentie

Franchement ? J'avais presque envie de lui cracher dessus mais … bha c'est pas mal du tout.

L'histoire est pas super originale c'est d'ailleurs une sorte de melting-pot des épisodes précédents. Un personnage qui s'avère avoir une forte orientation pour la force, encore une étoile noire, un méchant qui ressemble à dark vador mais qui obéit à un grand méchant qu'on ne voit que via hologramme… Mais ils ont ajouté des personnages qu'on a pas vraiment vu jusqu'à présent : les stormtroopers.

Visuellement ça envoie sec. Certains plans sont magnifiques, il y a une joie pâte visuelle.

La caméra est bien dynamique, sur les scènes d'actions c'est vraiment chouette. C'est vrai que les effets numériques décomplexés ça a un sacré avantage. Surtout quand comme là, ils sont au top niveau technique.

Le truc vraiment cool c'est que les lasers (les pioupious et les bvrmmmmms) font enfin de la lumière qui éclaire leur environnement. C'est un détail tout con mais ça change vraiment l'aspect visuel lors des affrontements. Il y avait un tout ptit peu ça dans l'épisode 2 mais là c'est vraiment un cran au-dessus et j'adore ce rendu.

Le film est bourré de ptites touches d'humour. Et certaines passent vraiment bien. C'est pas de la grosse blague mais des ptits traits qui font sourire.

Le rythme du film est plus soutenu globalement. Le montage est bien plus dynamique avec des actions qui s'enchaînent plus vite, sur ce point le film s'est écarté de ses origines et ça le modernise.

Bon, d'un certain point de vue c'est marrant de revoir les mêmes acteurs reprendre leurs rôles mais d'un autre c'est un poil ridicule. Han Solo fait vraiment pas crédible et plus là pour son pognon… Leia bon ça va, elle a un rôle de stratège militaire donc ça reste crédible. Et Luke bon… bha…

D'ailleurs sur les trois, Luke est celui qui a le mieux vieillit. Je préfère même sa tronche maintenant !

Dans les nouveaux personnages, c'est clairement BB-8 le plus sympa de la bande. C'est un personnage dynamique et assez attachant alors qu'il ne parle pas contrairement à cette daube de C3-PO (ouai je l'aime toujours pas). Au final ils nous ont pas mis de personnage débile pour combler.

Star Wars : Episode 6

Histoire

Alors que dans l'épisode 4 l'empire s'est fait péter son étoile de la mort, quoi de mieux d'en reconstruire une autre ? Pendant ce temps Luke et ses potes se décident à aller sauver Han Solo toujours cryogénisé de l'épisode précédent. Ils se rendent donc sur Tatooïne chez Jabba.

Une fois fait, Luke part achever sa formation de jedi auprès de Yoda sur Dagobbah avant de pouvoir affronter son père.

Ressenti

Hmm cet épisode est bien dans le sens où il semble clôturer l'arc narratif avec Palpatine et Dark Vador cependant la broderie avec les ewoks… bof.

En fait globalement le film n'a pas masse de trucs à raconter sur l'arc principal et prend donc le temps sur les aspects alentours. Le sauvetage du fier Solo est plutôt long, la bataille sur Endor avec les ewoks est aussi assez longue. À côté de ça l'affrontement entre Luke et ses ennemis est plutôt rapide et succint.

La marionnette de Yoda est sacrément bien faite et manipulée. On oublie facilement que ce n'est qu'un gros muppet tant ses mouvements sont bien fichus.

Bon, niveau "nouveaux" effets numériques je vais en dire du bien pour une fois ! Chez Jabba l'ajoute de la chanteuse et de son acolyte chanteur ça rend pas trop mal même si on voit bien les défauts ça reste pas mal. Bien moins grossier que pour l'épisode 4. Et à la toute fin ils ont également rajoutés des plans sur les villes en liesse qui sont plutôt dispensables.

D'ailleurs ils ont mis un plan de Naboo, donc j'en conclus que ça a été fait après l'épisode 1 et pourtant les effets numériques n'arrivent pas non plus au niveau de ce qu'ils avaient fait pour cet épisode. Ça a été sous-traité à la va-vite ou quoi ?

Bon par contre la course de moto dans la forêt… aïe, visuellement c'est vraiment pas la joie. Les incrustations jurent et en plus ils ont vraiment fait en sorte que ça dure longtemps.

Le scénar a quelques points étranges. Fallait forcément que Yoda meurt pile au moment où Luke revient le voir… Du coup le but c'est quoi ? Juste confirmer que Dark Vador est effectivement le père de Luke ? Obi Wan n'aurait pas pu lui envoyer un sms de confirmation ?

Mais surtout, pourquoi ? Pourquoi Palpatine tend un piège à l'alliance rebelle en lui donnant les infos concernant cette étoile de la mort.

Okay, c'est pour les attirer dans un piège afin de les massacrer, mais du coup, quitte à donner des infos pour les attraper… pourquoi ne pas donner des infos bidons. Non parceque bon visiblement le bouclier a bien été détruit sur Endor selon les plans de l'Alliance Rebelle donc le bouclier était bien à l'endroit prévu… L'étoile noire a effectivement un gros tunnel qui mène à un point stratégique que l'Alliance Rebelle a pu détruire éclatant tout l'engin.

J'aurai été ce géni de Palpatine j'aurai inventé une histoire bidon avec un générateur de bouclier à un autre endroit, comme ça l'Alliance n'aurait pas pu le péter. Et j'aurai indiqué un mauvais tunnel qui ne donne pas accès à l'endroit le plus faible de mon appareil qui a dû coûter une fortune … Bref, ce point me semble complètement con.

Bon et je me demande (mais je dois être le seul) pourquoi les ewoks sont si contents à la fin ? Il y en a surement des pelletés qui sont morts pour l'occasion dans un conflit qui ne les concernait pas… Je pense que l'Empire s'en foutait un peu complètement de ces ptits nounours donc pourquoi sont-ils si heureux ?

Au passage, Obi Wan serait pas un peu un mytho ? Il nous fait croire que son maître était Yoda. Si je me souviens bien, il a été le padawan de Qui-Gon Jinn et non de Yoda. Haha ! On ne me la fait pas !

Star Wars : Episode 5

Histoire

Après la destruction de l'étoile noire, la rébellion est partie se planquer sur une planète inhabitée. Alors que l'alliance rebelle vient de se faire repérer, elle prend la fuite non sans pertes. Luke Skywalker a reçu une vision de son mentor Ben Kenobi (pourtant décédé) de rencontrer Yoda sur la planète Dagobah.

Pendant ce temps, Dark Vador se rend compte que la Force reprend un peu de force ce qui ne peut que suggérer qu'un nouveau jedi vient de faire son apparition.

Ressenti

C'est vraiment un film d'aventure là. On a le héro qui se bat contre des grosses bébettes, le héro qui se bat contre un empire, le héro qui rencontre un nouveau mentor sur une planète exotique, le héro qui se fait piéger, ça flirte avec une princesse… Et c'est plutôt sympa à regarder.

J'ai passé un moment sympa. Voilà, pas plus quoi. C'est bien mais je pense que c'est surtout par nostalgie. Franchement le film est fait pale figure face à des productions plus modernes (si on compare ça à un film d'aventure genre The Hobbit ou même plus ancien comme un Indiana Jones).

Il y a plein de belles images, ça joue la carte du dépaysement avec des environnements variés du marécage à la toundra en passant par la cité dans les nuages et les astéroïdes. Mais en fait je crois que ce que j'aime pas c'est la brochette de héros.

Je supporte par C3-PO qui a vraiment un sacré balai dans le cul, Chewbacca bha j'ai l'impression d'avoir une serpillère qui passe son temps à pleurnicher, Han Solo relève le niveau mais sa lourditude constante avec Leia tourne un peu en rond. Leia bha … ouai ça va elle est bien et Luke bha je sais pas … je le trouve vraiment pas charismatique, pas spécialement drôle, pas vraiment attachant, bref je le trouve fadasse malgré le fait que ce soit le héros des films. Non décidément je comprends pas trop la hype pour Star Wars.

Dites donc mon cher, Luke Skywalker au début, après avoir tué le … yéti (?), pourquoi il part à pied dehors alors qu'il va faire nuit ? Dans sa grotte il aurait pu probablement passer la nuit sans trop de se refroidir et attendre le lendemain matin pour sortir. Ptet que sur Hoth les nuits durent 300 heures tu me diras… Mais même si c'était le cas. Il a un sabre laser, il peut donc faire fondre de la glace, il a son yéti (qu'il peut conserver au frais facilement…) ce qui lui procure une bonne quantité de bouffe qu'il peut cuire également avec son sabre laser. Merde quoi, il avait pas besoin de plus pour survivre "facilement".

J'ai l'impression qu'il y a au final bien moins d'ajouts numériques dans cette édition. Il y a quelques plans qui piquent les yeux mais ça reste plus rare que dans l'épisode précédent.

Le travail sur les maquettes des vaisseaux est vraiment ahurissant. C'est vraiment un travail d'orfèvre qui est fait et ça a un rendu où on voit biensûr les bords de l'incrustation, mais ça se laisse facilement oublier. Ça se sent que c'est de l'image analogique qui fait bien propre.

Même quand l'AT-AT explose avec ses débris qui volent ça rend pas mal, on voit que c'est des tous ptits trucs (je sais pas trop ce qui fait qu'on le remarque d'ailleurs) mais ça jure pas non plus.

Dans cet épisode Dark Vador passe bien moins pour un con que dans le précédent. On sent qu'il avait dû plaire dans l'épisode précédent et qu'ils l'ont donc bien mis en avant (aurevoir Tarkin).

Star Wars : Episode 4

Allez on arrive désormais dans les vieux vieux épisodes.

Histoire

20 ans ont passé depuis le précédent épisode. L'empire Galactique a définitivement remplacé la république mais des rebelles s'y opposent. Parmis eux, la princesse Leia donne un message à R2-D2 qu'il doit délivrer discrètement à Obi Wan Kenobi. Ce dernier vit en hermite non loin de la ferme de Luke Skywalker.

D'ailleurs ce Luke Skywalker aspire à une autre vie que celle de bouseux de l'espace. Et c'est R2-D2 qui lui fera quitter ses champs après s'être fait acheté par son oncle qui l'héberge. …

Ressenti

Bon alors vous le savez probablement, George Lucas aime bien rereremasteriser ses Star Wars et visiblement ma version est effectivement une qui a eu le droit à ce traitement. Il y a quelques bestiaux en images de synthèse 3D dégueulasses… C'est dommage parceque l'image est plutôt jolie avec un beau grain et tout mais ce contraste de film tout analogique avec ces ajouts d'effets numériques bof bof ça jure. C'est vraiment dommage.

Je vais pas mentir non plus, on voit souvent que les accessoires c'est des trucs en mousse/carton/polystirène mais ça a un certain charme. Ce sont des effets pratiques, de l'artisanat. Les quelques effets numériques d'époque donnent le ton. Déjà ils sont très rares et n'essayent pas d'en mettre plein la vue en étant sobre.

Franchement, les gens se sont foutu de la gueule de Jar Jar mais C3-PO… quel manequin insupportable celui-là. Et puis (alors là je sens que je vais me faire des ennemis mortels) Chewbacca … bha … c'est juste un sidekick rigolo avec ses grincements. Sa contribution au film est quand même bien légère.

Pourquoi quitte à refaire des effets numériques pour le film, ne pas avoir refait un peu mieux les effets des sabres lasers ?! Sérieux par moment ça se voit que le rotoscoping est loin d'être parfait…

Bon je décerne le prix de l'accessoire le moins bien réussi au drone de torture qui vient faire peur à Leia avec son aiguille.

Comme dit dans l'intro, c'est une version remasterisée avec plein d'ajouts numériques. Mais franchement c'est moche, apparemment ça a été principalement commis pour fêter les vingt ans du film en 97 et … c'est vraiment raté. Certe ça rajoute beaucoup d'immersion dans un sens parcequ'on voit plus de bébettes aliens et tout mais d'un autre côté l'incrustation est tellement dégueulasse qu'on perd en immersion. Et à côté de ça, tu vois le décollage d'un vaisseau depuis le sol qui est tout bien intégré est vraiment très bien fait.

C'est bizarre, vers 1h01m10s il y a quatre images où rien ne bouge sauf le sabre laser, c'est assez choquant (je l'ai choppé au vol sans savoir que ça allait y être) puis d'un coup une coupure où Luke a légèrement bougé. Wow. Comment ils ont pu laisser ça dans une énième réédition ?! Et quarante secondes plus tard une autre coupure du même genre (vous allez pouvoir m'apeler Michel) !

Un autre truc qui fâche, un vaisseau qui disparait de l'écran comme ça… une image il est là … pouf l'image d'après il disparait (1:49:32).

Bon, bha je l'avais pas vu depuis des années et je pense pas le revoir avant très longtemps. Je ne comprends pas trop l'aura de ce film. Il pourrait avoir le charme d'antan. Le film de science-fiction aventure avec des personnages marrants qui se prennent pas trop au sérieux (heureusement qu'Han Solo est là) mais ces rééditions niquent complètement ce ressenti et du coup j'ai l'impression de voir un truc botoxé. Le film veut pas faire son âge et se maquille à mort mais ça ne fait qu'empirer le truc et ça ne trompe personne.

L'histoire n'est pas des plus originales mais fait le taff, les acteurs aussi, les musiques c'est du John Williams qu'on nous a gavé de force depuis des décennies. Je pense que j'aurai bien plus apprécié ce film dans sa version originelle.

J'aurai dû chopper la version despecialized. Je suis habituellement amusé des ronchons du net qui se plaignent du moindre ptit détail (“Han shot first”, le drama Jar Jar…) mais là force est de reconnaitre que ce mix visuel brise complètement l'immersion. Je comprends bien les motivations de cette version alternative qui s'échigne à virer tous les ajouts de 97 tout en ayant la meilleure qualité possible.

Star Wars : Episode 3

Bon forcément troisième Star Wars d'affilée, j'ai plus grand-chose à raconter.

Histoire

Ça y est c'est la guerre entre la République et les séparatistes menés par le compte Dooku et le général Grievous. Les jedis tentent tant bien que mal d'empêcher que la République ne se déchire mais ça devient compliqué malgré leur armée de clones arrivée comme un cheveu sur la soupe. Cet épisode est la suite directe du précédent.

Les tensions entre Obi Wan et Anakin se sont apaisées légèrement mais ce dernier reste quand même assez instable psychologiquement. Désormais marié à Padmé Amidala il finit par la foutre enceinte bien que ça ne lui soit pas autorisé. Il a toutefois des rêves prémonitoires où il la voit mourir lors de l'accouchement.

Ressenti

On commence par un plan séquence tout fifou où la caméra virevolte dans tous les sens pendant un dogfight en orbite basse. Ça montre les muscles dès le début : on est LE space opéra ! Et c'est vrai que c'est plaisant à voir cette bataille si proche d'une planète avec plein de vaisseaux, des lasers, des roquettes, des droïdes.

Les effets spéciaux sont encore pas mal du tout pour l'époque. Comme quoi le premier épisode c'était ptet un peu tôt mais six ans plus tard force est de constater que la technologie a mûri.

J'ai l'impression que cet épisode ils se sont décidés à nous montrer plus de tout. Plus de planètes, plus d'aliens, plus de "culture", on a presque droit à du cyberpunk pendant quelques secondes dans le fond où l'on voit Coruscant de nuit mais plus proche du sol avec donc tout un tas d'enseignes néons et tout.

Plan pris en hauteur de la ville où l'on voit les néons de partout ce qui tranche radicalement avec l'imagerie habituelle que le film véhicule.

Sortit du contexte vous auriez deviné que c'était du Star Wars ?

Étonnament dans cet épisode je trouve que Palpatine est plus subtil avant de révêler son identité. Dans les épisodes précédents ils n'hésitaient pas à faire des remarques assez équivoques où bien des grimaces assez peu subtils. Le mec était clairement diabolique ça se voyait alors que là, au début du film quand il joue les prisonniers… bha il est plus crédible.

Ce n'est que maintenant qu'un droïde utilise ses facultés de droïde à ne pas avoir besoin de respirer, avoir une force surhumaine, ne pas avoir techniquement besoin de sa tête pour fonctionner. Et du coup ça surprend un peu car on nous y a vraiment pas habitué pourtant ça amène un peu de changements.

Bébé emmitouflé dans son cocon de tissus.

Ce plan, on le croirait sortit tout droit de Willow…

Un truc que je trouve un peu concon… À la fin il faut planquer les deux bébés. Il y en a un qui est filé au sénateur Organa (ça sera donc Léïa) qui s'est affiché clairement comme étant contre ce qui s'est passé aux jedis donc de base il est catalogué comme louche. C'est ptet pas la meilleure planque. Mais alors le second bébé c'est pire ! Il est remis dans la famille d'origine d'Anakin sur sa planète Tatooïne. S'il y a bien un endroit où il est susceptible de retourner pour une raison ou une autre c'est bien là-bas !

C'est donc la fin de cette trilogie qui remet toutes les pièces en place pour pouvoir s'imbriquer dans la trilogie originelle. Forcément les révélations de cette trilogie gâche l'effet de surprise pour la suivante mais bon que voulez-vous…

Bon du coup, je sais pas si c'est moi qui ai raté quelque chose mais on ne sait pas vraiment d'où il vient le Anakin. Dans l'épisode 1, sa mère nous dit qu'elle ne comprend pas vraiment comment elle l'a eu, qu'il n'a pas de père. Bon du coup, est-ce que c'est juste une façon de parler ou bien il y a vraiment eu un truc surnaturel à ce propos ? Est-ce que ce serait un Sith très puissant qui l'aurait créé de toute part via les midichloriens ce qui expliquerait ses aptitudes hors du commun ?

Star Wars : Episode 2

Allez après un premier épisode assez douloureux je m'attèle au second.

Histoire

Dix ans ont passés, Amidala n'est plus reine mais sénatrice pour la République à Coruscant. La République est d'ailleurs en train de se déchirer progressivement en deux camps, les jedis flippent de ne pas pouvoir assurer la paix car ils sont en sous-nombre.

Amidala a failli se faire assassiner et se retrouve donc protéger par Obi Wan et le petit Anakin qui atteint maintenant la majorité et a ses hormones qui le travaillent sévère. Obi Wan se retrouve à devoir enquêter à l'autre bout de la galaxie tandis qu'Anakin tout content va pouvoir être au petit soin de son crush Amidala.

Ressenti

Bha c'est vraiment mieux que le premier épisode. On sent que ça continue de se mettre en place avec un grand méchant que l'on voit un peu plus et qu'on devine encore plus aisément.

On sent que ça se lâche sur certaines scènes (dans l'usine, dans l'arène, la grande bataille) et ça marche plutôt bien (sauf l'usine, hein, faut pas abuser). Les effets numériques sont vraiment meilleurs que dans le premier épisode. Les bestioles en images de synthèses ont des textures bien plus fines. J'ai bien moins fait la grimace en regardant ça. Bon c'est loin d'être parfait mais dis donc quel chemin parcouru en seulement trois ans !

Il y a quand même pas mal de plans mochtocs où l'on devine à 100km le fond vert et les éclairages pas vraiment raccords mais c'est plus subtil quand même. Apparemment les créatures de latex sont de moins en moins nombreuses mais bon c'est aussi ça le progrès.

Dis donc… les tentatives d'humour sont vraiment vainent.

La relation entre les deux Jedis est assez insupportable. C'est tellement forcé que ça en devient chiant. Anakin passe vraiment pour le gamin capricieux qui mérite une bonne remontrance. Oui, on a compris qu'il bascule mais là c'est vraiment caricatural.

Pourquoi quand ils s'enfuient discretos, Anakin porte un poncho dégueulasse plein de tâches ? Pour passer incognito ? Du coup pourquoi Amidala porte-t-elle un truc aussi distinctif ? Bon c'est moins extravagant qu'à l'accoutumée mais quand même…

J'en ai pas parlé concernant l'épisode précédent mais on sent que dans cette prélogie l'allure des vaisseaux est partie sur des bases complètement différentes pour reflêter une autre époque. J'aime beaucoup l'allure de ces vaisseaux chromés avec leurs formes assez lissées toutes en courbes.

Le scénar est quand même assez suspect par moment. Pourquoi la maman qui s'est faite enlevée depuis un mois choisie de mourir pile quand son gamin la délivre ? On croirait moi qui traîne à aller au lit toute la semaine mais qui tombe de fatigue le vendredi soir…

Franchement, Dooku contre Yoda… on est bien d'accord que Yoda est super avantagé, il a une hitbox toute petite comparé à son adversaire…

La grande bataille finale a été faite par un autre réalisateur, non ? La caméra devient bien plus chaotique avec des zooms, des vibrations et tout. On sent qu'ils ont voulu un truc plus immersif et moins cinématique. C'est d'ailleurs plutôt joli surtout le passage dans la poussière avec les lasers qui donnent des teintes bien plus diffuses.

Ouai j'ai bien plus aimé cet épisode même si je suis pas non plus fan. La romance entre les deux … mouai, c'est tellement cliché. Vas-y que je roule dans l'herbe avec personne autour dans un décor paradisiaque avec juste ces grosses tiques/vaches moches. Mais bon ça ne dure pas trop trop non plus.

Star Wars : Episode 1

Contexte

Haaa Star Wars le truc sur-hypé qu'on veut te faire bouffer jusqu'à l'écœurement. Bon visiblement, en 2020 ça se tasse un peu au cinéma mais ces dernières années ils y sont allés un peu fort. Et franchement qu'est-ce que ça m'a pris la tête d'en entendre parler constamment.

Maintenant que la vague est passée, je me suis dit qu'il faudrait que je les refasse tous dans l'ordre des épisodes. Je les ai déjà tous vu sauf le dernier et j'ai un apriori peu reluisant. Je n'en ai pas des souvenirs mauvais mais pas non plus mémorable.

Début de l'histoire

Bon donc l'histoire commence lors d'un blocus commercial sur la planète Naboo orchestré par la fédération du commerce. Deux chevaliers jedi sont envoyés pour négocier la fin du blocus afin de soulager la planète qui crève à petit feu. Les négociations n'ont pas vraiment lieu puisqu'il ne s'agit en fait que d'une première manœuvre avant de déclarer la guerre.

La reine Amidala décide donc de s'enfuire vers Coruscant là où se trouve la capitale de la République. Elle espère provoquer une réaction de la République afin que celle-ci sanctionne la fédération du commerce et mette fin à la guerre et au blocus. Mais il faudra déjà parvenir à s'échapper et arriver jusqu'au bout…

Ressenti

Bha dis donc, qu'est-ce que ça a vieilli ces effets numériques ! WOW ! Sérieux, c'était une claque à la sortie mais franchement les personnages numériques sont presque tous à chier. Les textures ne sont vraiment pas fines et d'ailleurs je suis sûr qu'on arriverait à faire mieux en temps réel aujourd'hui (bon c'est sûr 20 ans ont passés).

Et du coup ça m'a constamment sorti du film. Faut dire que George Lucas a mis la grosse dose. Entre tous les gungans moches, les espèces de grosses dindes sans plumes dégueulasses qui pètent et les divers aliens sans trop d'inspirations on est servi. C'est dommage parcequ'à côté de ça on a certains personnages en latex qui rendent pas trop mal (bon certains sont par contre pas terrible non plus mais ça a quand même plus de charme).

Même certains environnements jurent aujourd'hui. La direction artistique pour la cité de Naboo est superbe, l'architecture et tout ça claque mais ça accuse son âge sur la réalisation c'est un peu dommage.

Par contre je ne dois admettre que la course de podracers est géniale. C'est à mon goût le passage le mieux réalisé du film. C'est tellement rapide qu'on a bien moins le temps de voir les imperfections des effets numériques. Et en plus elle reste assez lisible malgré l'action. Mais ce qui sublime le truc c'est tout le travail réalisé sur le son dans cette séquence. Chacun des podracer fait un son bien particulier, tout un tas de bruitages des différents éléments viennent accompagner tous les éléments visuels. Avec le son bien fort dans les esgourdes c'est un régal.

L'histoire est … là. J'ai quand même du mal à y croire. Ils partent à l'autre bout le la galaxie, s'arrêtent sur la planète paumée la plus proche et là ils trouvent un gamin de quoi 7, 8 ans ? Le gamin sait fabriquer son podracer, il tient la boutique, il est esclave mais il a sa baraque avec sa mère, il parle plusieurs langues, il fabrique son droïde… Rhaa et puis j'aime pas sa tronche à ce peck.

Dans les autres trucs qui m'ont hérissé … un truc nul. Au tout début du film, les jedis tentent de passer à travers une porte blindée. Un des deux plante son sabre en plein dedans pour faire fondre la féraille. Le mec il a les mains à 2 cm du métal en fusion mais il n'a pas trop l'air de se cramer les mains. Ouai c'est un détail nul mais c'est un de plus. Et d'ailleurs qui à utiliser cette technique maintenant, pourquoi plus tard dans le film Obi Wan ne fait pas pareil quand il est séparé de son maître qui se bat contre le grand méchant ? Il aurait pu tenter de se "creuser" un trou sur le côté plutôt que d'assister bêtement au combat à mort.

Par contre je comprends pas trop la haine globale envers Jar Jar. Ouai le personnage est complètement nunuche (et moche) mais il vise un public de gamin. Franchement… de vous à moi… Chewbacca dans les anciens films c'était le personnage pour les gamins et ça n'a pas fait scandale à l'époque. Bon, certe, il fait pas le boulet mais quand ses répliques se cantonnent à des grincements de portes…

Cela dit, voir ce pauvre Liam Neeson regarder dans le vide feignant de regarder Jar Jar ça fait un peu de peine. Il est jamais pile dans le bon axe et parfois pas vraiment bien synchro avec l'action du boulet…

Je sais pas vous, mais je trouve ça quand même assez étrange à quel point Amidala semble autant s'enticher du Anakin… C'est vraiment un mioche et elle se fait draguer et semble réagir favorablement… C'est bizarre (surtout en connaissant la suite des évènements). Bon pour le gamin on comprend que lui flash totalement sur elle…

D'ailleurs elle a quand même un look qui en jette sévère. J'ai l'impression que les seules bonnes idées de design dans le film c'est la ville de Naboo, Watoo (ouai il est moche mais j'aime beaucoup son design de mouche avec une trompe et un peu de barbe) et Amidala. Un vrai défilé pour elle avec des tenues extravagantes qui changent régulièrement. Franchement ils se sont fait plaisir à fond sur elle, c'est chouette comme tout. Ouaip Jar Jar tu peux te rhabiller avec ton paletot dégueulasse.

Bon niveau musique… bha c'est du John Williams donc c'est joli mais c'est toujours la même soupe cliché. J'en peux plus du John Williams, j'en ai trop entendu et même si je reconnais que c'est bien fait et tout bha ça me gave maintenant. Il y a quand même Duel Of The Fates qui fait toujours son ptit effet encore aujourd'hui je la supporte volontier et doit admettre qu'elle sublime n'importe quel truc qu'elle accompagne (la moindre vidéo nulle devient épique).

Voilà, ça reste un film qui se regarde mais très dispensable.

Vigilante

J'ai découvert ce film et c'est assez … moyen.

Eddie Marino est le gentil père de famille avec sa femme et son ptit gamin. Un jour sa femme se fait salement lacérer et tout ce qui va avec tandis que son gamin se fait tuer au fusil à pompe bien salement. Il porte naturellement l'affaire en justice.

Le truc c'est que le tueur fait partie d'un gang et a pas mal arrosé l'avocat et le juge semble particulièrement con. Moralité le tueur écope de deux ans avec sursis au bout de cinq minutes ce qui pousse notre gentil père de famille dans une colère sombre qui le pousse à insulter le juge ce qui lui vaudra un mois de prison.

suite et fin avec donc spoilers mais franchement ça ne va pas gâcher grand-chose

Ça n'apporte qu'à peu près rien à l'histoire mais dans son mois de prison il sera sous l'aile d'un vieux costaud qui l'empêchera de se faire violer dans les douches. Voilà, sortie de taule il retrouve ses collègues. Je vous l'ai pas dit au début mais il était à moitié au courant que ses collègues et bha en fait ils décident de rendre justice un peu par eux-mêmes avec des méthodes assez sales mais il faut ce qu'il faut. Du coup, peu râvi de la Justice il rentre dans le groupe de collègues pour ~assouvir sa vengeance~ rendre justice.

Faut se magner déjà, il s'est déjà passé une heure de film et il ne reste que 25 minutes générique compris ! Ils organisent une sortie chez le mec qui a écopé de ses deux ans avec sursis qui est avec sa copine en train de passer le temps sans Internet. Notre père de famille shoot le vilain, la copine réfugiée dans les chiottes sort avec un flingue et tire sur une épaule random. Et là il se passe la scène la plus folle du film, le chef de la bande sort son flingue et dégomme la pauvre meuf qui fait un recul d'une violence inouïe et pouf elle meurt (ptet même en vraie !).

Mais avant de mourir le vilain annonce que ce n'est pas lui qui a tué le gamin mais un autre de son gang. La vengeance n'est donc pas tout à fait assouvie.

Le gentil souhaite se barrer, sa femme le largue parcequ'il n'a pas été là lors de l'agression qui a eu lieu en pleine journée quand il était au boulot. Le chef des collègues vient faire son speach comme quoi faut pas fuir, faut pas se planquer faut se venger ! BASTON ! Notre gentil totalement convaincu est en train de se barrer avec toutes ses affaires sur le plan suivant. Mais en chemin il tombe le vrai meurtrier de son gamin à 12 minutes de la fin !

Il reste pas mal de budget donc autant finir en beauté, on a le droit à une course poursuite dans les bas quartiers de New-York. Les pneus crissent, ça se quigne de droite et de gauche. Le vilain se fait stopper par une pauvre bagnole qui n'a rien demandé, il continue à pied. Chose rare, il ne court pas dans la même direction que son poursuivant en restant bien sur la route mais fais des feintes et va là où une bagnole peut pas le suivre. Le film remonte dans mon estime. Le gentil finit par coincer le méchant qui semble prêt à bastonner mais est visiblement très nul à la castagne.

Le gentil balance le méchant par-dessus la rambarde. La rambarde de quoi ? Ils étaient montés sur une grue. Et voilà c'est la fin.

Ha non on me signale qu'il reste 5 minutes et encore un peu de pognon. Bon bha et si on faisait une ptite explosion d'une bagnole ? Allez, en victime on a qu'à mettre le politicien véreux pour qui travaillait le maquereau qui maltraitait les prostitués du quartier qui s'était fait choppé par notre groupe de Vigilante.

C'est vraiment très bof bof. Ça a sacrément vieilli.

Ça vole pas haut, les personnages sont très caricaturaux, ça rajoute des scènes qui ne font pas avancer l'histoire du tout. Certains plans sont jolis cela dit. Les films de cette époque avec du pognon avaient décidément de bonnes caméras.

Niveau musique il n'y en a pas. Mais d'un coup tu vas en avoir pendant dix secondes avec des bons gros synthés qui tâchent qui font pas mal penser à du Carpenter (j'ai apprécié).

Par moment c'est juste utilisé vraiment de façon ultra cliché des années 70,80 avec des sons stridents au moment où faut avoir peur.

J'ai lu que visiblement le film a vraiment été fait à la bourrin. À un moment ils suspendent un mec à la fenêtre pour lui mettre un peu la pression. Bha ils l'ont réellement fait, sans sécurité (ni matelas ni filet).

Il y a une scène de baston dans une douche, bha un des acteurs s'est pris un vrai coup au point d'être étourdi et à un autre moment ça se castagne à la batte de baseball et bien même en plastoc il y en a un qui s'est pris de vrais coups.

Tout à l'heure je vous ai dit qu'une pauvre meuf se prend une balle et visuellement elle a un impact d'une violence ahurissante : elle fait un vol de cinq mètres en arrière. C'est tellement puissant qu'ils ont été obligés de ralentir le plan sinon c'était trop rapide au visionnage et surtout ils ont eu vraiment peur qu'elle se soit vraiment abîmée la pauvre.

De vrais bourrins.

Dans le casting on a donc Robert Forster assez jeune. C'est lui qui pète la classe dans Jackie Brown (et dans le clip Blood Like Lemonade de Morcheeba). Et surtout Fred Williamson que je ne connais que pour son rôle dans From Dusk Till Dawn où il joue le vétéran qui là aussi est un peu plus jeune.

Voilà, c'est pas mal dispensable même si honnètement ça se laisse regarder. Je l'oublierai très vite.

ZSH plus loin : les touches du clavier

Bon j'espère que je suis pas le seul à avoir ce genre de souci : des fois t'appuies sur une touche et zsh ne fait pas ce que tu espères qu'il fasse. Je parle pas pour les lettres où les caractères spéciaux, je parle plus pour les touches genre Home ou End. Mais enfin ! Si, les touches avec et qui permettent d'aller au tout début ou à la fin !

Bon et bien quand vous appuyez sur ces touches et que ce couillon de ZSH ne fait rien. Il vous regarde benoitement. Est-ce le clavier qui cesse de fonctionner ? Est-ce le terminal qui a décidé de ne plus envoyer les infos au shell ? Et bien non c'est souvent ZSH qui … ne fais rien parcequ'il sait pas quoi en faire.

Il y a tout plein de manière de corriger ça. Mais d'abord essayons de comprendre ce qui déconne.

Pourquoi ça merde ?

Ouai alors là j'irai pas non plus à fond dans les détails mais en gros : votre terminal envoie ce que vous tapez au clavier au shell. Ensuite c'est au shell de comprendre ce qu'il reçoit.

Bon quand vous appuyez sur une lettre, c'est facile, le terminal envoie une lettre et le shell comprend cette lettre. Quand vous envoyez une touche une touche spéciale, le terminal envoie une séquence de caractères, le shell reconnait (ou pas) cette séquence et agit en conséquence.

Par exemple quand vous appuyez sur F1, le shell reçoit ^[OP . Ha ! C'est moins parlant là d'un coup ! Donc ensuite c'est au shell de faire sa tambouille pour savoir que cette suite de caractère c'est F1.

Et à vraie dire chaque terminal n'envoie pas forcément la même séquence de caractères pour une touche donnée. Et ça varie également en fonction de l'OS. C'est pour ça que vous avez toujours la variable d'environnement $TERM qui permet à votre shell de savoir quel est le terminal qui le fait tourner. Avec cette info il utilise un dictionnaire différent lui permettant de traduire les chaînes de caractères comme il faut (entre autres).

Il peut arriver que le shell que vous utilisiez n'ait pas le dictionnaire qui convienne ou que votre terminal ne se comporte pas comme il devrait ou juste que le shell soit configuré autrement.

Voir les chaînes de caractères

Bon maintenant vous êtes curieux, vous voulez voir ces fameuses chaînes de caractères !

  • Ouvrez un terminal dédié (il sera foutu, il faudra le kill à la fin).
  • Lancez un ptit stty raw
  • Lancez un ptit read
  • Pianotez ce que vous voulez pour voir ce à quoi ça correspond.

ZKBD

Zsh est maintenant un vieux shell qui a su se créer sa ptite communauté d'utilisateurs. Et ils ont tous déjà eu les soucis que vous allez rencontrer. Et les plus débrouillards ont su se dépatouiller et créer des ptits outils pour aider les suivants.

Et c'est là que zkbd entre en jeu !

Il s'agit d'un script permettant d'apprendre à ZSH à se démerdouiller par la suite. Selon votre distro vous l'aurez ou non.

Dans une fière Gentoo vous le trouverez dans /usr/share/zsh/5.8/functions/Misc/zkbd . Il vous suffit de l'executer et de suivre ce qu'il vous raconte.

/usr/share/zsh/5.8/functions/Misc/kbd
Enter current terminal type: [xterm-256color]

We will now test some features of your keyboard and terminal.

If you do not press the requested keys within 10 seconds, key reading will
abort.  If your keyboard does not have a requested key, press Space to
skip to the next key.

Hold down Ctrl and press X: ^X

Your Meta key may have a Microsoft Windows logo on the cap.
Hold down Meta and press X: x
Your keyboard or terminal does not recognize the Meta key.

Hold down Alt and press X: ^[x

---------

You are using zsh in MULTIBYTE mode to support modern character sets (for
languages other than English).  To use the Meta or Alt keys, you probably
need to revert to single-byte mode with a command such as

    unsetopt MULTIBYTE

If you want to use these extra keys with zsh, try adding the above command
to your /home/lord/.zshrc file.

See also "man stty" or the documentation for your terminal or emulator.
Press a key to proceed:

---------

You will now be asked to press in turn each of the 12 function keys, then
the Backspace key, the 6 common keypad keys found on typical PC keyboards,
plus the 4 arrow keys, and finally the Menu key (near Ctrl on the right).
If your keyboard does not have the requested key, press Space to skip to
the next key.

Do not type ahead!  Wait at least one second after pressing each key for
zsh to read the entire sequence and prompt for the next key.  If a key
sequence does not echo within 2 seconds after you press it, that key may
not be sending any sequence at all.  In this case zsh is not able to make
use of that key.  Press Space to skip to the next key.

Press a key when ready to begin:

If you do not press a key within 10 seconds, key reading will abort.
If you make a mistake, stop typing and wait, then run this program again.

Press F1: ^[OP
Press F2: ^[OQ
Press F3: ^[OR
Press F4: ^[OS
Press F5: ^[[15~
Press F6: ^[[17~
Press F7: ^[[18~
Press F8: ^[[19~
Press F9: ^[[20~
Press F10: ^[[21~
Press F11 : 
Press F12 : 
Press Backspace: ^?
Press Insert : 
Press Home: ^[[H
Press PageUp: ^[[5~
Press Delete: ^[[3~
Press End: ^[[F
Press PageDown: ^[[6~
Press Up: ^[[A
Press Left: ^[[D
Press Down: ^[[B
Press Right: ^[[C
Press Menu : 

Warning: Delete key sends ^[[3~ (not ^?)

Warning: Backspace sends ^?

Parameter assignments for the keys you typed have been written to the file:
/home/lord/.zkbd/xterm-256color-:0

You may read this file into /home/lord/.zshrc or another startup
file with the "source" or "." commands, then reference the $key parameter
in bindkey commands, for example like this:

    source ~/.zkbd/$TERM-${${DISPLAY:t}:-$VENDOR-$OSTYPE}
    [[ -n ${key[Left]} ]] && bindkey "${key[Left]}" backward-char
    [[ -n ${key[Right]} ]] && bindkey "${key[Right]}" forward-char
    # etc.

Adjust the name of the file being sourced, as necessary.

Le script vous permet donc de lire un peu toutes les touches qui posent habituellement problèmes et vous écrit ça dans un fichier que vous pouvez sourcer afin de tout bien prendre en compte.

Bindkeys

Bon maintenant ZSH sait interprêter les touches. Mais … c'est pas pour autant qu'il y associe des actions.

Et un des trucs chouette c'est qu'on peut lui faire faire un peu ce qu'on veut. Mais bon on va pas se le cacher, ce qu'on veut c'est que ça ait le fonctionnement basique. Notamment on veut que la touche Home et End bouge le curseur en début et fin de ligne.

Pour ça il faut modifier le fichier de conf. Moi je suis mono-utilisateur sur ma machine mais il m'arrive de passer en root et j'aime bien avoir le même comportement quand je suis root, du coup je passe tout dans /etc/zsh/zshrc histoire d'éviter les surprises.

Là je pose un petit

extrait de /etc/zsh/zshrc
typeset -g -A key
bindkey "^[[7~" beginning-of-line
bindkey "^[[F" end-of-line
bindkey "^[[3~" delete-char
bindkey "^[[A" history-substring-search-up
bindkey "^[[B" history-substring-search-down
bindkey "^[[D" backward-char
bindkey "^[[C" forward-char
bindkey "^[[5~" beginning-of-buffer-or-history
bindkey "^[[6~" beginning-of-buffer-or-history
bindkey "^[[H" beginning-of-line

Et le tour est joué.

Tiens d'ailleurs s'il vous reste encore un peu de curiosité. Toutes les "actions" des keybinds sont en fait des widgets dans le jargon de zsh. Vous pouvez retrouver tous les widgets par défaut existants dans le man zshzle (cherchez “STANDARD WIDGETS” pour arriver au bon endroit).

Et là vous vous dites que vous allez pouvoir en mettre partout dans tous les sens. Oui, mais il va vous faloir une bonne mémoire (ce que je n'ai pas, j'ai capitulé).

American History X

Très gros film abordant le sujet du racisme, de la haine, de l'idéologie nazie avec toute la violence qui va avec.

Derek est un néo-nazi convaincu qui un soir est en train de se faire voler sa voiture par trois noirs. Son ptit frêre Danny le réveille pour qu'il aille empêcher ça. Derek sort avec son flingue et tue un premier voleur, tire sur le second qui agonise alors que le troisième prend la fuite en voiture. Il est envoyé en prison pour trois ans.

Son ptit frêre Danny idolâtre son frangin et commence à marcher dans ses pas. Il fait un exposé sur les droits civiques qu'il base sur Mein Kampf, il s'est fait tatoué un symbole nazi sur le bras et traîne constamment auprès du gourou nazi du secteur. Son proviseur décide de le recadrer afin de stopper sa dérive et de le remettre dans le droit chemin. Derek sort de prison et semble avoir changé également.

J'aime beaucoup ce film. Malgré son imagerie dégueulasse avec tous ces drapeaux, tatouages, insignes, posters, badges nazis de partout qui met mal à l'aise, il est super agréable à regarder. Le film se passe en grande partie dans des flashbacks dans un très beau noir & blanc particulièrement sombre avec un grain d'image bien analogique.

On est donc spectateur de l'évolution radicale de certains personnages ( c'est assez brusques mais bon le film ne fait que deux heures, ça aurait été difficile de rendre ça plus progressif sur si peu de temps). Le film ne rechigne pas à montrer la violence des gangs et de la prison avec passage à tabac, viol et tout ce qui va bien. Mais j'ai l'impression que le film tourne ça d'une façon à ne pas rendre ça joli mais au contraire rendre ça dégoutant comparé à d'autres films qui ont tendance à rendre la violence hype. Ça appuie d'autant plus le propos du film que la haine (et donc la violence) n'a aucun intéret et qu'au contraire elle s'auto-alimente.

spoiler

À la fin quand son ptit frêre se fait buter dans les chiottes du lycée, Derek est normalement sorti de son cercle de la violence. Mais le proviseur et le flic le pousse à rester encore un peu plus dans ce monde qu'il veut désormais fuire. Une fin qui était envisagée était de le voir se raser le crâne à nouveau après la mort de son ptit frêre pour montrer qu'effectivement il n'allait pas s'en sortir de ce cercle de la haine. Mais cette fin a été retoquée.

Ce film sera malheureusement d'actualité pendant encore très longtemps. Il n'apporte malheureusement pas de solution au problème.

Les deux têtes de castings sont des Edward. D'ailleurs c'est marrant de voir qu'à l'époque Edward Furlong avait encore la même tronche que dans Terminator 2 alors que par la suite… bha … pas du tout.

Saving Private Ryan

Allez un bon ptit Spielberg des familles !

Alors qu'une mère vient d'apprendre que trois de ses quatres gamins sont morts lors de la Seconde Guerre Mondiale, l'État-Major américain décide de monter une mission pour aller chercher le quatrième frangin afin de le ramener au pays.

Le soldat Ryan a été parachuté derrière les lignes ennemies mais personne ne sait s'il est encore en vie et surtout où est-ce qu'il se trouve réellement. Tom Hanks se voit assigner cette mission de récupération et monte une équipe de 8 soldats.

La première scène du film avec le débarquement est d'une intensité rare. Ce rendu ultra réaliste avec la caméra sur le champ de bataille qui bouge dans tous les sens et subit le souffle des explosions. Ça a un rendu à la fois ultra spectaculaire mais aussi très réaliste. On a l'impression d'être en plein documentaire où le caméraman pourrait se prendre une balle à n'importe quel moment. Rien que cette scène a coûté 11 millions de dollars et a pris un mois a être tournée.

C'est le premier film que j'ai vu en HD tiens. Voilà vous en vous foutez mais c'est dit. Vous n'aviez qu'à pas lire cette ligne.

Le film est pas mal gore quand même. Il y a beaucoup de boyasse qui vole et des litrons de sang un peu tout le temps. Il n'est pas à conseiller aux personnes sensibles. C'est très … viscéral.

D'ailleurs pour se simplifier la tâche, ils ont eu recours à beaucoup d'acteurs ayant des membres en moins. Ça évite d'utiliser des effets numériques très chers encore à l'époque. Par contre ils ont quand même feinté pour Bryan Cranston (Walter White dans Breaking Bad) qui a bien ses deux bras en vrai ;-) .

Cela dit ILM a fait des miracles en ajoutant tout plein d'effets numériques "invisibles". Et ils ont modifié l'obturateur de la caméra afin d'avoir un rendu assez délavé mais plus net. Ça plus les systèmes pour faire trembler la caméra donne une allure vraiment particulière aux scènes d'actions.

Mais même lors des scènes plus calme, la caméra n'a pas vraiment la palette des mouvements classiques qu'on retrouve au cinéma. Elle est jamais fixe, jamais de traveling bien propre, jamais de dolly ou autre, ici c'est à l'épaule avec tous les mouvements brusques et vivants d'une caméra sur le terrain.

C'est marrant, j'allais écrire “J'apprécie pas vraiment les films de guerre” mais je me rends compte qu'au final il y en a pas mal que j'aime bien. Du coup, bha ptet qu'au final j'aime bien quand même ? En tout cas celui-là je l'aime beaucoup.

Les personnages ne se la pètent pas, la mise en scène fais très vraie, on est sur un groupe restreint de soldats et du coup on parvient à un peu les connaître. La musique est cool, les décors sont comme ce qu'on s'attend à voir. Ils ont dépensé sans compter manifestement. Et la thématique de l'intéret de mettre en danger 8 hommes pour en sauver 1 est vraiment intéressante et le film ne donne pas de réponse qui me satisfasse.

spoiler mais pas trop

La logique du Capitaine concernant le fait de sacrifier un homme à lui dans le but d'en sauver 10 se tient. Et justement monter une escouade dans le but de sauver un seul homme ne lui convient pas.

Mais le fait d'à-côté de ça considérer que l'objectif principal est de gagner la guerre et que donc mettre hors d'état une mitrailleuse sur le chemin même en y perdant un homme vaut le coût.

Et ça se concrétise à la fin quand il décide de ne pas partir avec Ryan mais de les assister afin de potentiellement parvenir à aider toute l'armée sur leur opération.

Le Bon La Brute Et Le Truand

Le western spaghetti par excellence. Sergio Leone, Ennio Morricone, Clint Eastwood, des gros plans, des décors sableux, des visages crasseux et transpirants, des flingues et des pelles.

Clint Eastwood est le Bon et s'amuse à livrer à la justice Eli Wallach pour toucher la récompense. Puis lors de la pendaison du malheureux tire sur la corde pour le sauver et le récupérer. Ils recommencent pareil dans le bled d'à côté pour toucher une autre prime.

Lee Van Cleef (la brute) est lui à la recherche d'un trésor en or bien planqué. Pas de chance pour lui la localisation du trésor sera connue en partie par le Bon et en partie par le Truand.

Et c'est parti pour 3h de promenade mouvementée dans le désert. Quelques virées en ville également.

Et bha j'aime pas trop trop. En fait c'est vraiment très lent avec des détours par-ci par-là. J'ai l'impression que le film recherche plus à retranscrire une époque, une ambiance les ressentis plus qu'une histoire bien bornée.

Certains passages sont vraiment longuets même si la trame "pure" de l'histoire est sympa. Ce manque de rythme est vraiment dommage parcequ'au final en 2h ça aurait permis de condenser un peu plus et d'avoir quelque chose de plus agréable à regarder.

J'avoue cependant que les scènes sont somptueuses avec toutes ces couleurs, les paysages à perte de vue, les décors de ville d'époque super classes. Et puis le passage de guerre pour le contrôle du pont avec toute cette artillerie, tous ces soldats en tenue c'est chouette à voir. Il y a pas à dire les films sans effets numériques ça a quand même de l'allure.

C'est marrant de voir le Bon ne pas rechigner à arnaquer la Justice de son pays, être prêt à tuer des innocents sans état d'âme dans le but de s'enrichir personnelement. Il est au final pas spécialement plus vertueux que le truand ou la brute. J'imagine que c'est clairement voulu.

spoilers

Wow l'explosion du pont ils ont pas déconné ! On voit vraiment le souffle de l'explosion et des débris qui tombent vraiment très près des acteurs !

Le duel final est quand même cool comme tout avec toute la tension des 3h de film qui se concrétise enfin. Et puis ce cimetière est vraiment stylé avec son agencement tout en rond. Je viens de lire qu'il a été construit à l'occasion par l'armée espagnole pour les besoins du film en seulement 2 jours. Bravo les mecs !

J'ai pas trouvé ça mauvais mais j'ai vraiment pas réussi à accroché. J'ai été obligé de faire des pauses pour pas capituler et même accélerer un peu le film. En fait le rythme trop lent et puis … bha le western spaghetti… c'est clairement pas mon truc.

Je trouve ça trop cliché. Sauf que … c'est logique, c'est ce film qui a créé bon nombre de ces clichés. Mais du coup je trouve ça presque parodique : les scènes avec les très gros plan sur les visages qui se regardent les uns les autres avec la goutte de sueur… J'ai presque l'impression de voir une parodie.

Bref, je préferre Le Bon La Brute et le Cinglé.

One Flew Over The Cuckoo's Nest

En 1975, Milos Forman sort ce film avec à son casting Jack Nicholson qui semble s'éclater. C'est un film avec pas mal de scènes bien marrantes mais qui est quand même loin d'être léger et plus profond que qui est présagé.

Randall Patrick McMurphy est un homme visiblement violent qui vient d'être accusé de viol sur une mineure après déjà au moins un autre passage en taule. Cependant son cas semble assez ambigu et il est plaide la folie pour ne pas finir en prison. Il est donc amené dans un hôpital spécialisé qui va le garder quelques semaines en observation avant de statuer sur sa folie.

C'est bien entendu une sacré performance d'acteur que nous a délivré Jack Nicholson. Le doute est clairement permis concernant sa folie : est-ce qu'il joue, est-ce qu'il a vraiment une folie avec des accès de violences, est-ce qu'il est juste en inadéquation sociale ?

Mais du coup c'est également le propos du film, à partir de quel moment quelqu'un se rebellant contre le système en place passe d'activiste à fou ?

Le personnage de Jack Nicholson est vraiment attirant. Il a pas mal de répartie, plein d'humour, il accroche vite avec ses nouveaux comparses et les apprécie sans se moquer d'eux. Du coup forcément le spectateur l'apprécie et le trouve sympathique. Et là on apprend qu'il a commis un viol sur mineur et semble parfaitement ok avec ça. Et là c'est le malaise pour le spectateur.

D'ailleurs c'est un peu pareil pour l'infirmière Mildred Ratched, au tout début on la voit forcément autoritaire et pas forcément aimante. Puis petit à petit, elle semble sévère mais quand même passionnée et au final juste. Et enfin le final…

Le film a réellement été tourné dans un hôpital psychiatrique et d'ailleurs certains des patients figurants sont de vrais patients et non des acteurs. Et d'ailleurs le tournage a été assez particulier visiblement. Il a été tourné dans l'ordre chronologique des évènements ce qui est particulièrement rare (à l'exception de la scène du bateau). Un des acteurs a été diagnostiqué d'une leucémie pendant le tournage par l'un des médecins de l'hôpital en question. Le réalisateur laissait souvent tourner les caméras sans prévenir les acteurs afin d'en obtenir des plans de réactions qui soit authentiques (notamment de la part de Louise Fletcher l'infirmière en chef). Danny DeVito a commencé à s'inquiéter pour sa propre santé mentale vu qu'il commençait à avoir un ami imaginaire durant le tournage. Sydney Lassick inquiétait de plus en plus l'équipe du fait de son état émotionnel particulièrement instable et imprévisible au point que l'équipe médicale de l'hôpital était prête à le prendre en charge.

C'est un des trois films à obtenir les 5 principaux oscars (avec It Happenend One Night et The Silence Of The Lambs.

Certaines scènes mettent vraiment de bonne humeur. Quand ils partent faire leur promenade en bâteau, avec leurs grands sourires c'est ultra communicatif. Mais cette fin est d'une tristesse pour McMurphy !

spoilers

Bon alors ? Il fait semblant ou bien il est un peu fou ? Je pense qu'il n'est pas fou mais dérangeant et potentiellement dangeureux mais pas au point de mériter ses électrochocs (d'ailleurs est-ce qu'on peut vraiment en mériter ?).

Rhaaa ce final où le pauvre Billy semble aller bien mieux après sa nuit accompagnée puis se fait mettre plus bas que terre par Miss Ratched ça fait vraiment mal. C'est rageant de voir qu'au final malgré ses apparentes bonnes volontés elle se laisse griser par le pouvoir qu'elle retire de son autorité dans cet hôpital.

Ce film a un casting impressionnant.

  • Premier rôle de Christopher Lloyd (Doc Emmett Brown dans Retour vers le futur)
  • Mais aussi de Brad Dourif (qui a une filmographie bien typée horeur et c'est aussi le papa de Fiona Dourif (qui joue Bartine dans Dirk Gently !))
  • Et encore le premier rôle de Michael Berryman qui joue souvent des personnages assez horrifiques.
  • Scatman Crothers qui est Dick Halloran dans The Shining
  • Danny DeVito qui est Danny DeVito
  • Jack Nicholson qui lui aussi est Jack Nicholson

J'aime bien la cohésion de cette petite bande de potes de fortunes. Ça rapelle un peu les films avec une bande de gamins, ils auraient pu s'appeler les loonies.

The Silence Of The Lambs

À la 23ème place du top 250 IMDB, on retrouve notre film de ce soir. Une enquête où Jodie Foster va être aidée par Hannibal Lecter un dangeureux cannibale plutôt violent mais tout de même gentleman mais surtout très fin limier.

Un meurtier s'amuse à mutiler et écorcher des jeunes femmes avant de balancer leurs cadavres dans une rivière. Une nouvelle victime manque à l'appel et pas de chance c'est la fille d'une sénatrice du coup le FBI y met un peu plus de zèle afin de parvenir à sauver à temps la pauvre gamine.

Le film nous emmène donc auprès de Clarice Sterling qui est encore en formation au FBI dans la section d'étude comportementale. C'est donc une enquête à base de profilage plus qu'une enquête à base d'empreinte et d'analyse de traces.

Et bien j'ai vraiment bien aimé le film même si visuellement je l'ai trouvé hideux. L'histoire est vraiment cool et surtout Anthony Hopkins est super bon acteur et son personnage est ultra intrigant. Jodie Foster est parfaite également pour lui renvoyer la balle et le duo malgré eux fonctionne super bien.

remarques spoilantes

Alors n'ayant vu le film qu'une fois, j'ai pas toutes les références et tout mais je me demande si Buffalo Bill ne serait pas inspiré d'Ed Gein le serial killer psychopathe.

L'évasion de la prison temporaire en se servant de la peau d'un des flics comme d'un masque y fait également pensé (tout comme House of 1000 corpses ou bien Texas Chainsaw Massacre).

Bon et maintenant j'ai enfin vu la référence de cette scène mythique de Clerks 2 (qui est toujours aussi hilarante (mais beaucoup moins dans ce film)).

Le personnage d'Hannibal est super chouette mais sa sagacité semble quand même un poil tiré par les cheveux. Il arrive à des conclusions en se basant que sur très peu de détail, comme si il ne pouvait en être autrement via un autre cheminement ce qui me semble assez foireux. Pour un film qui n'est pas 100% centré sur ça, j'arrive à faire abstraction, mais j'imagine que ça tomberait vite à l'eau si c'était vraiment le centre de l'intrigue.

C'est assez rare dans un film d'avoir un personnage aussi charismatique qu'Hannibal sans qu'il ne soit au final un protagoniste actif dans l'histoire. C'est d'ailleurs rare pour un film d'avoir deux antagonistes au héro sans qu'il ne soit liés ni rien. Les deux sont complètement indépendants.

Et j'ai trouvé ça étrange qu'au final le cocon de mite n'ait pas une plus grande place que ça dans le déroulement de l'enquête. Ce n'est au final qu'un tout petit détail qui ne les aiguillera pas plus que ça alors que ça pourrait être l'élément ultime permettant de découvrir le tueur. C'est au final assez bien dosé avec plein de ptits indices qui pointent un tout petit plus chacun dans une direction. Bref, je me suis fait avoir par l'affiche du film ^__^ .

Comme je disais tout à l'heure, je trouve le film très moche. C'est terne, l'image est meh. Les lumières sont pas folichonnes, les mouvements de caméras sont des plus classiques. Le seul truc qui sort de l'ordinaire est l'important nombre de regard caméra en gros plan afin de cerner le spectateur mais en dehors de ça j'ai pas eu l'impression qu'il y ait de folie dans la mise en scène.

Pareil, la musique est là pour meubler mais sans plus, pas de thême vraiment remarquable ou autre. C'est fonctionnel, bien fait mais sans surprise. C'est l'histoire et les acteurs qui font tout le taff et avec brio.

Fight Club

Allez encore un ptit film de David Fincher et rien que ça, ça me met en joie ! Ce film est également devenu culte, j'imagine que vous en avez déjà entendu parlé et probablement déjà vu. Rien que son affiche avec son savon rose est célèbre.

Je le réalise que maintenant en écrivant alors que j'ai déjà vu ce film au moins 6 fois mais on ne connait pas le nom du personnage incarné par Edward Norton. Donc, lui, est en crise existentielle assez sévère à base de déprimes et d'insomnies sévères qui font qu'il est complètement à la ramasse presque spectateur de sa ptite vie d'expert envoyés par monts et par vaux.

Un jour, il fera la rencontre de Tyler Durden qui deviendra un « ami à usage unique » le temps d'un vol en avion. Le contact passe plutôt bien, il récupère sa carte de visite. En arrivant au pied de son immeuble il découvre que son appart a explosé suite à une fuite de gaz. Ne sachant où aller, il contacte Tyler espérant pouvoir être accueilli.

Cette rencontre va tout changer dans sa façon de penser/vivre/être mais je m'arrête là.

Le film est ultra populaire avec un gros casting, un gros réalisateur, une grosse histoire, un twist ahurissant. Le premier visionnage donne envie de se le refaire dans la foulée pour mieux assimiler et comprendre ce qu'on vient de voir.

Le film utilise de très discrets effets spéciaux numériques notamment sur des très gros plans d'objets où la caméra se balade dessus… Et franchement vingt ans plus tard, ces effets sont encore vraiment cool même si bien moins surprenant mais à l'époque c'était vraiment rare et surtout ça semble vraiment réaliste. D'ailleurs c'est une des marques de fabrique de David Fincher d'utiliser des effets numériques "invisibles" pour des éléments réalistes.

Bon par contre certains effets sont bien moins subtils (le pingouin, la collision aérienne, l'explosion de l'appartement…) mais ont pas trop mal vieilli quand même. On le considère souvent comme vraiment très méthodique et à vouloir une prise parfaite et donc prêt à filmer en boucle la même scène. Pour Fight Club il a utilisé près de 1500 bobines pour 2h de film ce qui est près du triple de la normale.

La BO est pas mal cool avec énormément de morceaux d'ambiance avec des tonalités électro sympatoches. D'ailleurs les Pixies à la fin avec Where is my mind m'a été gâché (et maintenant vous aussi).

Le film est sur bien des aspects immoral et d'ailleurs il a souvent été interprêté de façon radicalement opposé par différentes franges de son public. Alors que Edward Norton nous est montré comme faible, souvent victimisé, soumis à l'environnement qui l'entoure, on le confronte à Tyler. Tyler Durden est tout l'opposé, vu comme l'archétype du mec cool, viril, beau gosse, qui se laisse emmerder par personne, libre comme l'air, le mâle alpha dominant, tête pensante dirigeant son escouade. Mais on peut aussi le voir d'un autre œil bien moins reluisant. Le mec est toxique à mort, masculiniste égocentrique qui se créer une simili-secte qu'il dirige d'une main de fer, dégradant et crasseux. Aucun respect pour personne (pas même lui) et le film n'est vraiment pas subtil à son propos et pourtant il a été érigé en icône. D'ailleurs la seule femme du film le dit clairement “Tyler tu es ce qui m'est arrivé de pire” (vu son train de vie et l'image qu'elle renvoie, ça veut dire beaucoup).

J'aime beaucoup la pensée d'Edward Norton à propos de ses possessions. Enfin pas quand il souhaite acheter tout un tas de trucs parceque ça le définit, mais quand il dit régler un problème quand il a enfin tel objet : “quand on s'achète un canapé et qu'on se dit que c'est le dernier, on pense avoir réglé le problème du canapé. … J'étais proche de l'autosuffisance.” Sur ce point je suis à peu près pareil. J'ai mon canapé et j'espère ne jamais avoir à en changer. Je n'ai plus à me dire que ce serait cool d'en avoir un autre, je regarde pas ce qu'il se fait, je ne trouve pas grand-chose à lui reprocher si ce n'est son usure et j'avoue même un peu angoisser à l'idée qu'un jour il se pète où se fasse déchiqueter par un chat un peu trop vénère. Et je fonctionne pareil pour ma batterie de cuisine : j'ai deux poêles à crèpes qui sont top, qui n'accroche absolument pas, j'aimerait tellement ne jamais avoir à me dire qu'il faille en changer pour n'importe quelle raison… ça marche également pour les casseroles, les bols, le lit, l'électroménager… Et malheureusement pour mes frusques j'aimerai en dire autant sauf que force est de constater qu'ils s'usent sacrément vite, surtout les godasses que je peine à faire durer deux ans. Mais bon je m'égare un peu là.

Et à ce moment-là, Tyler lui sort un “Ce que tu possèdes finit par te posséder.” et je ne peux qu'être d'accord. Et après ça, il n'aura de cesse de sortir des conneries.

La blague de l'humour flashback est super cool et arrive au climax du film quand on comprend tout.

Une ptite anecdote sympa concerne la new beetle. À un moment dans le film, Edward Norton et Brad Pitt rigolent et éclatent cette bagnole. Il s'avère que les deux acteurs détestent réellement cette bagnole. La première coccinelle était le symbole de la jeunesse des années 60 et de la liberté et que cette jeunesse là 30 ans plus tard est désormais à la tête des usines et du design et se sont mis à faire la New Beetle afin de vendre les rêves et les espoirs des baby boomers à la nouvelle jeunesse. Et c'est assez proche des propos du film qui se veut pas mal anticapitaliste.

C'est de ce film que l'expression “special snowflake” est tirée.

quelques spoils

En sachant que Tyler Durden est Edward Norton, on se rend compte de plein de ptits détails plus tôt dans le film.

  • Le mec qui les percute dans le bus ne s'excuse qu'auprès d'Edward Norton.
  • Toutes les fois où Tyler lui soufle des phrases…
  • Tyler et Edward ne sont jamais ensemble à l'écran quand Marla est présente.
  • Quand le détective apelle Edward à propos de son appartement, alors que Tyler et Marla sont tout le temps en train de baiser depuis des lustres, là, ça se stoppe instantannément.
  • Quand Lou assène une grosse patate dans le bide de Tyler sous le bar, on voit Edward qui semble subir également.
  • Le loueur de bagnole dit “Mr Durden” en regardant Edward

En revoyant le film en sachant le dénouement, on comprend beaucoup mieux le comportement de Marla. Prêtez-y attention, elle se fait pas mal maltraiter psychologiquement par Edward (inconsciemment).

La complétion Qutebrowser qui déconne : Mon premier rabbit hole de l'année

Le rabbit hole est une expression anglaise venant d'Alice Aux Pays Des Merveilles où la jeune Alice se retrouve à suivre le lapin pour s'engouffrer dans son terrier et finit dans un monde fantastique où elle y passe … beaucoup de temps. Et bha là je viens de tomber dans un rabbit hole moi aussi.

Depuis quelque temps j'étais tombé sur un bug bien chiant de Qutebrowser : quand je tapes une url, une recherche ou autre, ça se passe bien pour les premiers caractères, puis ça se stoppe, ça rame un ptit coup, puis tout arrive mais avec souvent certains caractères en double. Bon je m'en suis accomodé quelques mois mais là j'en pouvais vraiment plus. C'est ultra rageant comme ptit bug à la con quand je suis un peu speed et que je tape une recherche simple et que je me retrouve à devoir revenir en arrière pour la corriger pour espérer tomber sur le bon résultat.

Solution de merde

Virer le dossier de boulot de Qutebrowser fonctionne. Un ptit rm ~/.local/share/qutebrowser et hop. Le navigateur redevient performant comme dans le temps.

Mais forcément ça ne m'enchante guère puisque je perds tout l'historique des pages déjà visitées.

Diagnostic plus poussé

Comme à mon habitude je suis allé pleurnicher sur le salon IRC, voir si certains ont une idée. Mais j'avais déjà ma ptite idée.

Par chance, je tombe sur le dev principal. Je lui demande si ça ne pourrait pas venir d'un historique un peu trop volumineux. Mon fichier ~/.local/share/quterbrowser/history.sqlite faisant 64Mo ce qui est pas mal mais pas non plus délirant.

Il me répond qu'il n'a aucun souci (forcément) et que le sien fait 335Mo donc la volumétrie ne devrait pas poser de souci. Par contre il me suggère un réglage qui pourrait solutionner mes emmerdes : :set completion.web_history.max_items

Et là je teste avec 500 et ça marche nickel.

Bon c'est cool mais ça n'explique pas pourquoi ça déconne. Mon ordi est parfaitement capable de lire et filtrer un fichier de 64Mo de façon instantannée, pourquoi il n'y arriverait pas avec un fichier au format sqlite ?

Je me décide à bourriner pour trouver à partir de quelle valeur ça déconne.

  • 5000 ok
  • 10000 ok
  • 20000 nok
  • 15000 nok
  • 12000 nok
  • 11000 nok
  • 10500 nok
  • 10001 ok
  • 10100 nok
  • 10050 nok
  • 10030 ok
  • 10040 ok
  • 10045 ok
  • 10048 ok
  • 10049 nok

HAAA ! J'ai trouvé LA valeur.

Bon c'est cool mais j'en fais quoi ?

Qutebrowser et sqlite

Debug

Bon je rembête un peu le dev sur le salon IRC et là il m'indique qu'on peut voir quelles sont les requêtes. Pour cela, il suffit de lancer QB avec qutebrowser --debug --logfilter sql.

Et là dès qu'on ouvre la barre on a tout un tas de bordel qui s'écrit dont :

12:46:46 DEBUG    sql        sql:__init__:175 Preparing SQL query: "SELECT min(last_atime) FROM (SELECT last_atime FROM CompletionHistory ORDER BY last_atime DESC LIMIT :limit)"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:208 Running SQL query: "SELECT min(last_atime) FROM (SELECT last_atime FROM CompletionHistory ORDER BY last_atime DESC LIMIT :limit)"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:212 query bindings: {':limit': 10051}

12:46:46 DEBUG    sql        sql:__init__:175 Preparing SQL query: "SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '\' OR title LIKE :0 escape '\')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:208 Running SQL query: "SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '\' OR title LIKE :0 escape '\')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:212 query bindings: {':0': '%%'}
12:46:46 DEBUG    sql        debug:__exit__:302 Running completion query took 0.000212 seconds.

Et si on tape une lettre de plus :

12:47:17 DEBUG    sql        sql:run:208 Running SQL query: "SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '\' OR title LIKE :0 escape '\')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC"
12:47:17 DEBUG    sql        sql:run:212 query bindings: {':0': '%w%'}
12:47:17 DEBUG    sql        debug:__exit__:302 Running completion query took 0.00049 seconds.

Compréhension des requêtes

Alors en analysant un peu le truc, même si vous êtes aussi doué que moi en SQL, il y a moyen de comprendre ce qu'il se passe.

Déjà on voit que la requête doit se lire sur deux lignes mais en gros c'est tout d'abord ça :

SELECT min(last_atime) FROM (SELECT last_atime FROM CompletionHistory ORDER BY last_atime DESC LIMIT :limit)

Avec :limit qui vaut 10051 dans mon exemple.

Cette requête retourne le plus petit de tous les last_atime des 10051 derniers éléments de l'historique. Je pense deviner que ça correspond en gros au plus vieux timestamp des url que l'on a consulté dans l'historique.

Qutebrowser marque le timestamp de l'instant de consultation de chacune des url visitées. Avec cette requête il récupère donc le plus vieux timestamp de la plus vieille url où l'on cherchera.

Dans un second temps, Qutebrowser va faire une seconde requête :

SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '' OR title LIKE :0 escape '')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC

Celle-là est plus intimidante mais finalement n'est pas bien compliquée. Cette requête récupère l'url, le titre de la page, convertit le timestamp en date lisible pour les humains parmis toutes les url de l'historique dont le timestamp est supérieur au timestamp récupéré à la requête précédente.

Ce qui est intéressant est la partie avec ((url LIKE :0 escape '' OR title LIKE :0 escape '')) . Le :0 est pour l'instant vide, mais à chaque appui sur une touche supplémentaire, on va la voir s'ajouter ici, ce qui permettra à sqlite de filtrer dans l'url ou le titre ce qu'on tape.

C'est astucieux de laisser le boulot de recherche et donc de complétion à sqlite directement plutôt que de recoder ça.

Bon bha avec ça, je vais pouvoir me lancer moi-même à la recherche de l'élément foireux.

Un ptit fix

Je dégaine un ptit sqlite3 ~/.local/share/qutebrowser/history.sqlite et c'est parti. Je vous fais pas tous les tâtonnements mais je suis arrivé à trouver le bon last_atime de l'entrée qui fait chier et donc je l'affiche pour voir quelle est la ligne en cause : SELECT * FROM CompletionHistory where last_atime = 1601542534;

qute://pdfjs/web/viewer.html?filename=tmp6airxyyx_mH7o+Rj08e6njE+ffgP3hPP...eHJlZgo4MDMxMDYKJSVFT0YK&file=&source=data:application/pdf;base64,JVBERi0xLjQKJe……………0YK|file|1601542534

Bon j'ai tronqué mais vous voyez le délire. En fait je me suis retrouvé avec tout un pdf dans sa propre url et donc un truc de plus de 1Mo dans le champ url ce qui perturbait quelque peu sqlite (mais pas trop non plus).

Il ne reste plus qu'un ptit DELETE FROM CompletionHistory where last_atime = 1601542534; et le tour est joué.

SQLite respire et maintenant Qutebrowser respire aussi \o/

Le repos bien mérité

Et là je me dis que j'ai laissé trainer ça pendant trois mois à m'emmerder alors qu'au final c'était résolu en une heure. J'ai passé plus de temps à écrire cet article qu'à débugguer.

One Cut Of The Dead

Ça fait un peu plus d'un an que j'en entends régulièrement parler de ce film. Je l'avais sur mon disque dur (le hasard fait bien les choses), mais je l'avais un peu oublié et j'ai jamais pris le temps de me le faire. Et là ça en parle sur le fédiverse, du coup ça m'a motivé à enfin le zieuter.

Une équipe de tournage est en train de faire un film de zombie. Ça fleure bon le nanar. Et apparemment, les "zombies" sont effectivement des zombies.

Je ne vous cache pas que la première demi-heure est … compliquée. Les ficelles sont grossières et puis l'idée de filmer l'élaboration d'un nanar, c'est moyennement drôle et c'est même plutôt désagréable. Mais vous serez vraiment récompensés si vous parvenez à atteindre les 35 minutes. Là le film dévoile toute son ampleur. Croyez-moi sur parole il faut faire cet effort et n'allez pas vous spoiler !

en parlant de spoilers, parlons de spoilers !

Tout les ptits détails chiants qu'on remarque dans la première partie sont expliqués par la suite. C'est vraiment excellent de voir tout les meublages, les improvisations bidons, les dialogues foireux, les acteurs qui disparaissent et reviennent à d'étranges moments.

Et le générique (le vrai) qui montre les scènes de tournage de scène de tournage… Manque plus qu'un making-of.

Le film a été fait avec seulement 25 K$ et d'ailleurs la plupart des acteurs ont payés pour y être puisqu'il s'agit en fait d'un projet d'école d'art au Japon.

Il a été réalisé en seulement 8 jours et la fameuse scène principale a réellement été tourné sans coupure mais il a fallu 6 prises pour avoir une prise parfaite.

Vous trouvez pas que la musique du générique à un faux-air de I Want You Back des Jackson 5 ?

J'ai vraiment adoré et je vais devoir le faire voir à plein de monde maintenant. C'est le genre de film qui donne envie de faire des films.

Se7en

David Fincher a une filmographie pas énorme mais de tout ceux que j'ai vu c'est un sans faute. Même Alien³ me plaît malgré sa mauvaise réputation.

Ici, c'est son deuxième long métrage avec Brad Pitt inspecteur venant de se faire muter dans une métropole usienne. Il va remplacer Morgan Freeman qui souhaite partir en retraite et va donc collaborer une semaine avec lui pour la passation de pouvoir.

Ils vont se retrouver à enquêter sur une série de meurtres tournant autour des 7 pêchés capitaux.

Ça se déroule dans une atmosphère ultra pesante. La météo est dégueulasse pire qu'en Bretagne. Il pleut des trombes constamment et le seul moment où ça s'arrête c'est quand l'action sort de la ville et là c'est grand soleil pour le dénouement du film. C'est d'ailleurs vers ce moment que le film sera le plus coloré comme un bouquet final de feu d'artifice.

Le duo d'acteurs est vraiment cool avec la fameuse mésentente entre les flics qui sont forcés de collaborer sauf qu'en fait pas tant que ça. Ils finissent pas s'apprécier grâce à l'intervention impromptu de Gwyneth Paltrow (je l'aime pas celle-là) qui va donc permettre au duo de changer légèrement de registre et donc de collaborer intelligemment.

Le tueur du film est super bien écrit aussi. Son interprêtation est au poil (même si lui, non plus je ne l'aime pas) avec son calme insupportable et au fond une logique plutôt … compréhensible.

Le film se déroule donc sur une semaine avec chaque jour la découverte d'un nouveau cadavre et donc une session de fouille pour trouver le moindre indice. On se prend vite au jeu d'être le troisième détective afin de tenter de cerner le tueur et trouver le moindre truc avant la flicaille.

Il est visuellement somptueux avec des cadrages jouant sur la claustrophobie émanant de ses décors. C'est souvent sombre dans un clair obscur oppressant. Tout le long du film c'est très désaturé, on est pas très loin d'un noir & blanc. Heureusement que l'on a pas l'odorama car c'est toujours des bouges immondes.

Le film est globalement calme avec au final une seule vraie scène d'action. Mais qu'est-ce qu'elle est bien foutue. D'un coup la caméra bouge, le rythme s'emballe, ça zoome, ça tire, ça s'arrête, la musique emboîte le pas. Ça relance tout le film à un moment où nos personnages s'embourbaient.

J'ai choppé une référence que je n'avais jamais compris ! Au début du film Brad Pitt se fait appeler Serpico du nom du flic incorruptible qui aura fait tombé pas mal de flics véreux dans les années 70. Bon, faut dire que j'ai vu le film Serpico il y a peu ^__^

spoilers

Bien entendu qu'avec un tel titre et une telle thématique il y a des ptits indices planqués.

  • Le premier meurtre du film est annoncé au téléphone à la 7ème minute de film.
  • La livraison de la boîte est prévue pour 19h (7 heures).
  • La victime de la paresse est trouvé au troisième étage et c'est le troisième meurtre.
  • Lorsque Morgan Freeman annonce les pêchés, il termine par Envy en regardant Brad Pitt ce qui est pile ce qu'il se passera à la toute fin.

Ce final avec Brad Pitt qui gueule “ What's in the box ” les larmes aux yeux quand il comprend ce qu'il se passe est d'une puissance visuelle et scénaristique. Et le pire c'est qu'ils ont failli finir complètement différemment. Plusieures pistes ont été envisagées, des scènes d'action, Morgan Freeman qui tue Kevin Spacey avant Brad Pitt pour lui épargner une vie en taule et pleine de regret…

Ce film ne laisse pas indifférent. Le maestro Fincher signe un de ses meilleurs films dès sa deuxième réalisation. Son premier film a été un calvaire sans nom, en débarquant dans une franchise ayant eu déjà deux illustres réalisateurs avant lui, une pression de malade de la part des studios et des galères de tournage dans tous les sens avec un scénar qui change en cours de tournage et tout… Là, il a eu bien plus de lattitude et bien moins de galère et on voit que ça lui a plutôt bien réussi.

Pulp Fiction

Pulp Fiction

Franchement est-ce qu'il y a d'autres trucs à dire ? Tout a déjà été dit. Ce film est parfait.

C'est ultra drôle, super bien foutu, casting de folie, OST parfaite, l'histoire est classe, le montage aussi. Je ne m'en lasse vraiment pas.

Je dois avouer que je suis un très grand fan de Quentin Tarantino, sa filmographie est un sans faute. Et c'est vrai que Pulp Fiction est un bijou. Et le pire c'est qu'il l'a fait pour 8 millions de dollars. Et de ces 8 millions, 5 sont partis dans les salaires des acteurs mais il était rentable rien que par la vente des droits de distribution à l'international avant même sa sortie.

Le premier plan Bruce Willis est net et le second plan est net aussi avec Ving Rhames

C'est rare que la demi-bonnette ne soit pas dégueulasse.

J'ai déjà dû le voir une vingtaine de fois mais je m'en lasse pas et à chaque fois je m'étonne qu'il fasse 2h30. Ça passe si vite à chaque visionnage.

Bref, si vous ne l'avez toujours pas vu, allez-y tout de suite avant même de finir de lire mes conneries. Et méfiez-vous si vous sentez le besoin d'aller aux chiottes, c'est généralement là qu'il se passe malheur.

La Liste de Schindler

Wow sacré film. C'est un sujet sacrément plombant, triste dans une époque sombre, bref quoi de mieux pour un Réveillon ?

C'est donc l'Histoire vraie d'Oskar Schindler, nazi qui lors de la Seconde Guerre Mondiale en a profité pour s'enrichir. Il fait travailler des juifs pour une bouchée de pain dans une usine en faillite qu'il rachète pour trois fois rien.

Mais, il a beau être nazi il est pas spécialement fan du traitement des juifs par ses comparses. Et utilisera sa fortune pour corrompre les hauts placés et les sous-fifres afin d'obtenir certains privilèges ce qui lui permettra de sauver une partie de ses ouvriers.

Ce film de Steven Spielberg est un des plus durs à regarder. C'est cru, froid, violent, immoral. Ici pas de pointe d'humour, pas vraiment d'instant de bonheur, jusqu'à la fin ça enchaîne les horreurs.

Et pourtant qu'est-ce que c'est beau. Cette histoire est superbe et extra-ordinaire. C'est vraiment incroyable et tellement poignant de voir ce capitaliste bon-vivant profitant de la situation changer son fusil d'épaule et utiliser toute son expérience de salopard talentueux pour faire le bien. Sa maîtrise des combines, du paraitre et des pot-de-vins lui ont permis de monter son business et donc de monter dans l'échelle sociale malgré une période particulièrement sordide. Mais au final, il flambera toute sa fortune pour sauver le plus de juifs possibles.

Le personnage apparait de plus en plus comme un héros. Et d'ailleurs Amon Goeth qui semble complètement psychopathe semble un chouilla moins méchant vers là fin (ça reste subtil, c'est quand même une ordure, hein).

Bref, le film est rempli de scènes marquantes comme par-exemple la liquidation du ghetto de Krakovie… Pfiouu L'arrosage du train… La douche…

Il mérite sa place si haut dans le Top IMDB.

Le film rapelle Empire Of The Sun de Spielberg aussi où on y voit la guerre à travers les yeux d'un gamin. Techniquement le film est dans un joli noir & blanc et ne tente pas d'en mettre plein la vue avec des mouvements ou des effets visuels. Le seul effet saisissant est le fait de colorer des éléments à deux trois moments du film mais c'est tout.

Le nombre d'acteurs (figurants certe mais quand même) est gigantesque. Il y a du monde de partout, ça fourmille sur certains plans, tous avec leur costume. Par moment on oublie presque le fait que c'est un film et non un documentaire.

D'ailleurs à ce sujet, il parait que le protagoniste n'était pas si droit que ça, ça aurait été quelque peu enjolivé. Tout comme certaines personnes trouvent le personnage d'Amon Goeth trop caricatural alors que de nombreux témoignages s'accordent à dire qu'il était très porté torture physique et psychologique.

Le film a été fait en parallèle de Jurassic Park, il n'y a pas à dire, Steven Spielberg était au top à cette période.

Ce film doit être vu aussi bien pour son histoire que pour l'Histoire.

Récap 17 : Décembre 2020

Dernier mois d'une année très houleuse (pas tant que ça pour mon cas). Je sais pas trop ce qui m'a pris, j'avais pas mal de temps et pas mal de matière première du coup… roulement de tambour J'ai enfin monté mon Glog.

Hein ?! Quoi !? Mais c'est quoi encore que cette merde ?

Je vous l'avais légèrement teasé le mois dernier lors du récap d'Octobre. En gros j'ai porté (comme un sac) mon blog vers le protocole Gemini qui est un peu en hype en ce moment. Gemini est un protocole se voulant ultra simple pour diffuser du contenu majoritairement textuel (même si en vrai il peut diffuser autre chose mais c'est pas trop l'esprit). Mon blog étant déjà très majoritairement textuel (même si je tente d'y coller quelques illustrations par-ci par-là, je vous jure !) ça ne devait que bien se passer.

Bref, je vous ferai probablement un article plus détaillé sur le sujet mais d'autres en ont déjà parlé ailleurs. Du coup mon blog en version Gemini c'est mon Glog.

Bon et dans un autre domaine mais avec le même postulat (du temps et de la matière première), pour les cadeaux de nowel, j'ai eu l'idée saugrenue de suivre un tuto vidéo de "bricolage". J'ai fabriqué un coffre-fort en carton avec donc trois molettes à tourner pour pouvoir l'ouvrir avec dedans les cadeaux de nowel. Les trois codes étant de mini-énigmes dans les autres cadeaux. Le tuto vidéo dure trois minutes mais la réalisation a duré 3h.

Ça a été une réussite totale. Bref, c'était super marrant et ça change du traditionnel déballage basique.

Blog

J'ai … rien écrit en dehors des visionnages, mais pour compenser je vous fais un long récap mensuel !

Bon en vrai je me suis enfin décidé à commencer ma ptite série sur ma ptite collection de cubes. Pour l'instant il n'y en a que trois mais je compte en poster d'autres de temps à autre. Ça passera pas dans les RSS d'ailleurs ni dans le flux de la homepage (parceque).

En bref ce mois-ci : 1 article, 9 commentaires, 10 visionnages, 478935 requêtes, 42500 visiteurs uniques pour 34.73 Go de trafic.

Films

Ma résolution 2021 c'est d'avoir vu au moins la moitié des films de la liste du TOP 250 IMDB. Ça va m'occuper un peu.

J'ai fait cette petite page pour suivre un peu l'avancement.

Séries

The Queen's Gambit

Bon bha suite au martelage global autour de cette série, je l'ai dévoré en deux fois. C'est franchement cool même si en vrai c'est plutôt basique et sans surprise. L'histoire est sympatoche avec une héroïne qui se retrouve dans un orphelinat suite à un accident ayant tué sa mère. Là, elle se découvre une passion et un don pour les échecs. Elle deviendra très vite tellement douée qu'elle parvient à remporter des championnats.

Ça se passe dans les années 60 et c'est plutôt cool à voir avec les costumes, les voitures, les coupes de cheveux… Je trouve ça étonnant qu'il y ait un tel engouement pour cette série, en dehors du fait que ça parle d'échecs il n'y a rien de vraiment très original.

L'histoire ne contient pas de twist, pas de révélations percutantes mais c'est vrai que c'est captivant. Le format mini-série en 7 épisodes marche très bien pour ça. Un film n'aurait pas trop d'intéret, une série plus longue diluerait trop l'histoire.

Les différents personnages sont bien moins caricaturaux que ce à quoi on a l'habitude. Beth (l'héroïne) n'est pas une génie autiste surdouée super-intelligente, la mère d'adoption est bien plus nuancée que prévu également. Les différents mecs que l'on croise ne seront pas non plus en admiration béante devant Beth et ils n'essaieront pas non plus de se la faire coûte-que-coûte… Bref, les persos brisent les moules habituels et c'est probablement une raison du succès du truc.

C'est visuellement assez beau même si on sent que les décors numériques écorchent un peu l'œil comparé au reste. Les acteurs sont chouettes avec Anya Taylor-Joy dans le rôle principal avec ses grands yeux qui sont très souvent en gros plan.

spoilers

Le point que je trouve un peu décevant c'est Jolene : déjà, ils ont pas mis sa chanson mais surtout elle est ptet un peu trop gentille, non ? À peine sortie de l'orphelinat, elle disparait complètement de l'hisoire. Beth ne tente pas de garder contact, de la voir une fois ou deux, rien du tout.

Et quelques années plus tard, elle réapparait pile au bon moment (un deus ex machina) pour sortir l'héroïne de ses emmerdes. Elle sacrifie ses économies sans trop y réflêchir, aveuglément sans rien en retour comme ça. Ça me paraît un peu gros.

Jeux

ABZU

Lorsque j'ai parlé de mon voyage dans Journey on m'a fait découvrir sa suite spirituelle Abzu. Et donc voilà… forcément je me le suis fait. Et … bha j'ai bien moins aimé que Journey.

Il est bien, il est très proche mais l'environnement sous-marin c'est vraiment pas mon truc du coup ça m'a moins touché. On joue un personnage en plongée dans l'océan qui se promène au milieu de la faune et de la flore aquatique. C'est beau mais sans plus même si je dois quand même avouer que la quantité de poisson dans les quelques bancs est vraiment impressionnante et rend super bien.

Milieu aquatique oblige, on peut se balader dans toutes les directions, on est plus cantonné au plancher. Cela dit, j'ai trouvé les déplacements tellement lents qu'explorer les environnements se révèle assez rébarbatif. Et je sais pas vous, mais les poissons c'est vraiment pas ma tasse de thé.

En plus, là on ne peut pas rencontrer de partenaire joueur pour nous accompagner. Et j'ai pas sentit de progression au fil de l'aventure là où dans Journey on approchait petit à petit du but ultime que représentait le sommet de la montagne que l'on pouvait voir dès le début du jeu. Là, je sais pas trop ce que je cherche à faire si ce n'est aller au bout des niveaux sans vraiment savoir pourquoi je le fais.

Au bout d'un petit moment de jeu, on se rend compte qu'il y a ptet un peu plus d'histoire que ça en a l'air mais c'est tellement peu explicite que … bha j'ai pas trop capté ce qu'il fallait comprendre.

spoiler Visiblement notre personnage s'avère être une sorte de robot ou tout du moins une création mécanique de la part de … bha je sais pas quoi mais on a été fabriqué.

On a été fabriqué dans un tétrahèdre géant dans la flotte, on détruit des ptits tétrahèdres, on en détruit un gros… Ha, mais du coup on s'est rebellé contre nos créateurs ?

Dans le même genre, par moment on a des ptits sous-marins qui nous accompagne pour nous éclairer un peu ou bien ouvrir deux trois passages qui nous entravent dans l'aventure… Puis ces trucs disparaissent au changement de niveau. Ha, pas plus d'explication.

Voilà, c'est au final assez décevant. Le côté démo technique marche bien, le côté jeu pas trop.

C'est un joli screensaver mais un mauvais jeu.

What Remains Of Edith Finch

Çui-là je voulais me le faire depuis un bail. Une promo m'a poussé à craquer.

C'est un walking-sim (certains aiment pas ce terme mais j'aime bien). On va découvrir la famille Finch à travers les yeux d'Edith qui retourne dans la maison familiale.

Le jeu est superbe avec des graphismes pas mal photoréalistes et surtout avec son décor qui a sacré gueule. Ça en jette mais surtout l'ambiance est vraiment en accord avec l'histoire. Je ne vous dévoilerai rien concernant le scénario mais le jeu sait rompre la monotonie du walkingsim en ajoutant des phases où le gameplay change.

Comme la plupart des jeux du genre, ce n'est pas ultra long et malheureusement une fois le premier run fait, le jeu perd beaucoup de son intéret. Mais je sais que je me le referai dans quelques années une fois ma mémoire délavée.

Musique

Haaa ! Mon groupe favori annonce une tournée en Europe avec une date en France ! C'est pour décembre 2021, donc on va croiser les doigts et espérer que tout le monde soit vacciné Du coup j'irai voir Archspire avec très probablement des morceaux de leur futur album qui doit sortir assez prochainement (ils l'ont enregistré en studio ce mois passé).

Dans un registre complètement différent, j'écoute pas mal ce concert d'Acib Arab en ce moment. J'aime bien les sonorités avec tout l'enchainement. J'avoue que je me le met bien fort pendant que je rédige, c'est pas dégueu.

Nuxeries

J'ai râlé il y a quelques temps à propos des aggrégateurs de flux RSS un peu trop primitifs. Nextcloud par exemple a un module à ce sujet qui est un poil relou. Par défaut il poll ultra souvent, ne cache pas la réponse et ne supporte aucune compression usuelle (gzip, brotli ou autre). Alors certe c'est du statique et tout mais au final, avec quelques un de mes lecteurs qui passent via ce logiciels, ils représentent une grosse part de ma conso de bande passante mensuelle pour au final du vent.

J'avais ouvert une issue sur le dépot github du projet et là un an plus tard, ça a été fermé. Tristesse. Mais non ! Le support a été rajouté et hop, ça devrait arriver prochainement sur les instances nextcloud :-D

Sans transition, j'ai enfin compris pourquoi DeltaChat déconnait un peu dans mon cas. Si vous connaissez pas, c'est un logiciel de messagerie sur Androit (encore un), qui se veut tout chiffré, libre, sans serveur central et surtout qui ne réinvente pas la roue vue qu'en fait c'est juste du mail sous le capot. Ça ressemble beaucoup à du whatsapp mais du coup c'est clean et ça ne nécessite rien de particulier. Ça marche même avec les utilisateurs qui s'en servent pas !

Bon, j'avais un soucis, sur un téléphone ça ne marchait qu'en 4G et pas en wifi. Et après un coup d'analyse des logs postfix mais surtout de tcpdump, il s'avère que le souci ne venait pas du logiciel mais de ma conf de mon serveur mail. Et là je dois avouer que j'ai un peu honte : j'avais configuré postfix pour qu'il n'écoute les connexions qu'en ipv4 et non en ipv6.

Voilà, voilà, j'ai honte et je sais pas pourquoi j'avais fait ça. Et le pire c'est que j'incriminais DeltaChat.

Vidéos

Bon, tout le monde l'a vu mais franchement Boston Dynamics qui fait danser ses robots c'est super impressionnant. Je me demande comment ils ont fait ça : est-ce via motion capture ou bien via des "keyframes" ? Quoi qu'il en soit ils ont bien buzzé avec leur vidéo.

Vrac

Super page ouaib qui explique les bases de la photo. C'est rudement bien fait avec pleins d'exemples visuels interactifs pour voir comment fonctionne les systèmes de caméra et d'appareils photos. Même si on s'intéresse pas à la photo vraiment ça reste rudement chouette à lire. Allez y faire un tour et regardez ses autres articles. Il poste pas souvent mais c'est toujours ultra qualitatif.

TOP 250 IMDB

Bon ça fait un moment que ça me démange, j'ai envie de me faire le TOP 250 IMDB des films.

J'en ai déjà vu un paquet mais il m'en manque plein. Du coup je vais parfaire ma culture cinématographique cette année. J'espère parvenir à me procurer tous ces films.

Bon il y a plein de films que j'ai déjà vu avant de commencer à rédiger mes visionnages du coup ça fait plein de trous mais ça me fera une bonne occasion de les rematter.

Par contre certains que je connais et j'aime pas spécialement je pense pas me les refaire (Seigneur des anneaux, Harry Potter…).

Au 31 Décembre 2020 : J'en ai déjà vu 18/250

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  1. The Shawshank Redemption (1994) 9.2
  2. The Godfather (1972) 9.1
  3. The Godfather: Part II (1974) 9.0
  4. The Dark Knight (2008) 9.0
  5. 12 Angry Men (1957) 8.9
  6. Schindler's List (1993) 8.9
  7. The Lord of the Rings: The Return of the King (2003) 8.9
  8. Pulp Fiction (1994) 8.8
  9. The Good, the Bad and the Ugly (1966) 8.8
  10. The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring (2001) 8.8
  11. Fight Club (1999) 8.8
  12. Forrest Gump (1994) 8.8
  13. Inception (2010) 8.7
  14. The Lord of the Rings: The Two Towers (2002) 8.7
  15. Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back (1980) 8.7
  16. The Matrix (1999) 8.6
  17. Goodfellas (1990) 8.6
  18. One Flew Over the Cuckoo's Nest (1975) 8.6
  19. Seven Samurai (1954) 8.6
  20. Se7en (1995) 8.6
  21. Life Is Beautiful (1997) 8.6
  22. City of God (2002) 8.6
  23. The Silence of the Lambs (1991) 8.6
  24. It's a Wonderful Life (1946) 8.6
  25. Star Wars: Episode IV - A New Hope (1977) 8.6
  26. Saving Private Ryan (1998) 8.5
  27. Spirited Away (2001) 8.5
  28. The Green Mile (1999) 8.5
  29. Interstellar (2014) 8.5
  30. Parasite (2019) 8.5
  31. Léon: The Professional (1994) 8.5
  32. The Usual Suspects (1995) 8.5
  33. Hara-Kiri (1962) 8.5
  34. The Lion King (1994) 8.5
  35. The Pianist (2002) 8.5
  36. Back to the Future (1985) 8.5
  37. Terminator 2: Judgment Day (1991) 8.5
  38. American History X (1998) 8.5
  39. Modern Times (1936) 8.5
  40. Psycho (1960) 8.5
  41. Gladiator (2000) 8.5
  42. City Lights (1931) 8.5
  43. The Departed (2006) 8.5
  44. The Intouchables (2011) 8.5
  45. Whiplash (2014) 8.5
  46. The Prestige (2006) 8.5
  47. Grave of the Fireflies (1988) 8.5
  48. Once Upon a Time in the West (1968) 8.4
  49. Casablanca (1942) 8.4
  50. Cinema Paradiso (1988) 8.4
  51. Hamilton (2020) 8.4
  52. Rear Window (1954) 8.4
  53. Alien (1979) 8.4
  54. Apocalypse Now (1979) 8.4
  55. Memento (2000) 8.4
  56. The Great Dictator (1940) 8.4
  57. Indiana Jones and the Raiders of the Lost Ark (1981) 8.4
  58. Django Unchained (2012) 8.4
  59. The Lives of Others (2006) 8.4
  60. Joker (2019) 8.4
  61. Paths of Glory (1957) 8.4
  62. WALL·E (2008) 8.4
  63. The Shining (1980) 8.4
  64. Avengers: Infinity War (2018) 8.4
  65. Sunset Blvd. (1950) 8.4
  66. Witness for the Prosecution (1957) 8.4
  67. Oldboy (2003) 8.4
  68. Princess Mononoke (1997) 8.3
  69. Spider-Man: Into the Spider-Verse (2018) 8.3
  70. Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb (1964) 8.3
  71. The Dark Knight Rises (2012) 8.3
  72. Once Upon a Time in America (1984) 8.3
  73. Aliens (1986) 8.3
  74. Your Name. (2016) 8.3
  75. Coco (2017) 8.3
  76. Avengers: Endgame (2019) 8.3
  77. American Beauty (1999) 8.3
  78. Braveheart (1995) 8.3
  79. Das Boot (1981) 8.3
  80. 3 Idiots (2009) 8.3
  81. Toy Story (1995) 8.3
  82. Capernaum (2018) 8.3
  83. High and Low (1963) 8.3
  84. Amadeus (1984) 8.3
  85. Inglourious Basterds (2009) 8.3
  86. Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi (1983) 8.3
  87. Taare Zameen Par (2007) 8.3
  88. Good Will Hunting (1997) 8.3
  89. Reservoir Dogs (1992) 8.3
  90. 2001: A Space Odyssey (1968) 8.3
  91. Requiem for a Dream (2000) 8.3
  92. Vertigo (1958) 8.3
  93. M (1931) 8.3
  94. The Hunt (2012) 8.3
  95. Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) 8.3
  96. Citizen Kane (1941) 8.3
  97. Dangal (2016) 8.3
  98. Full Metal Jacket (1987) 8.2
  99. Singin' in the Rain (1952) 8.2
  100. Bicycle Thieves (1948) 8.2
  101. The Kid (1921) 8.2
  102. 1917 (2019) 8.2
  103. North by Northwest (1959) 8.2
  104. A Clockwork Orange (1971) 8.2
  105. Snatch (2000) 8.2
  106. Scarface (1983) 8.2
  107. Ikiru (1952) 8.2
  108. Taxi Driver (1976) 8.2
  109. Come and See (1985) 8.2
  110. Toy Story 3 (2010) 8.2
  111. Lawrence of Arabia (1962) 8.2
  112. Amélie (2001) 8.2
  113. The Sting (1973) 8.2
  114. A Separation (2011) 8.2
  115. Metropolis (1927) 8.2
  116. Incendies (2010) 8.2
  117. For a Few Dollars More (1965) 8.2
  118. The Apartment (1960) 8.2
  119. Double Indemnity (1944) 8.2
  120. To Kill a Mockingbird (1962) 8.2
  121. Up (2009) 8.2
  122. Indiana Jones and the Last Crusade (1989) 8.2
  123. Heat (1995) 8.2
  124. L.A. Confidential (1997) 8.2
  125. Die Hard (1988) 8.2
  126. Green Book (2018) 8.2
  127. Monty Python and the Holy Grail (1975) 8.2
  128. Yojimbo (1961) 8.2
  129. Rashomon (1950) 8.2
  130. Batman Begins (2005) 8.2
  131. Downfall (2004) 8.2
  132. Children of Heaven (1997) 8.2
  133. Unforgiven (1992) 8.2
  134. Some Like It Hot (1959) 8.2
  135. Ran (1985) 8.2
  136. Howl's Moving Castle (2004) 8.2
  137. All About Eve (1950) 8.2
  138. A Beautiful Mind (2001) 8.2
  139. Casino (1995) 8.2
  140. The Great Escape (1963) 8.2
  141. The Wolf of Wall Street (2013) 8.2
  142. Pan's Labyrinth (2006) 8.2
  143. The Secret in Their Eyes (2009) 8.1
  144. There Will Be Blood (2007) 8.1
  145. Lock, Stock and Two Smoking Barrels (1998) 8.1
  146. My Neighbor Totoro (1988) 8.1
  147. Raging Bull (1980) 8.1
  148. Judgment at Nuremberg (1961) 8.1
  149. The Treasure of the Sierra Madre (1948) 8.1
  150. Dial M for Murder (1954) 8.1
  151. Three Billboards Outside Ebbing, Missouri (2017) 8.1
  152. Shutter Island (2010) 8.1
  153. The Gold Rush (1925) 8.1
  154. Chinatown (1974) 8.1
  155. My Father and My Son (2005) 8.1
  156. No Country for Old Men (2007) 8.1
  157. V for Vendetta (2005) 8.1
  158. Inside Out (2015) 8.1
  159. The Seventh Seal (1957) 8.1
  160. The Elephant Man (1980) 8.1
  161. Warrior (2011) 8.1
  162. The Thing (1982) 8.1
  163. Soul (2020) 8.1
  164. The Sixth Sense (1999) 8.1
  165. Trainspotting (1996) 8.1
  166. Jurassic Park (1993) 8.1
  167. Anand (1971) 8.1
  168. The Truman Show (1998) 8.1
  169. Gone with the Wind (1939) 8.1
  170. Klaus (2019) 8.1
  171. Finding Nemo (2003) 8.1
  172. Wild Strawberries (1957) 8.1
  173. Stalker (1979) 8.1
  174. Blade Runner (1982) 8.1
  175. Kill Bill: Vol. 1 (2003) 8.1
  176. Memories of Murder (2003) 8.1
  177. The Bridge on the River Kwai (1957) 8.1
  178. Fargo (1996) 8.1
  179. Room (2015) 8.1
  180. The Third Man (1949) 8.1
  181. Gran Torino (2008) 8.1
  182. Wild Tales (2014) 8.1
  183. On the Waterfront (1954) 8.1
  184. Tokyo Story (1953) 8.1
  185. The Deer Hunter (1978) 8.1
  186. Autumn Sonata (1978) 8.1
  187. In the Name of the Father (1993) 8.1
  188. Mary and Max (2009) 8.1
  189. Gone Girl (2014) 8.1
  190. The Grand Budapest Hotel (2014) 8.1
  191. Before Sunrise (1995) 8.1
  192. Hacksaw Ridge (2016) 8.1
  193. Catch Me If You Can (2002) 8.1
  194. Andhadhun (2018) 8.1
  195. Persona (1966) 8.1
  196. Prisoners (2013) 8.1
  197. The Big Lebowski (1998) 8.1
  198. To Be or Not to Be (1942) 8.1
  199. Sherlock Jr. (1924) 8.1
  200. The General (1926) 8.1
  201. How to Train Your Dragon (2010) 8.1
  202. The Bandit (1996) 8.1
  203. Ford v Ferrari (2019) 8.1
  204. 12 Years a Slave (2013) 8.1
  205. Barry Lyndon (1975) 8.1
  206. Mr. Smith Goes to Washington (1939) 8.1
  207. Mad Max: Fury Road (2015) 8.1
  208. Time of the Gypsies (1988) 8.1
  209. Million Dollar Baby (2004) 8.1
  210. Network (1976) 8.1
  211. Dead Poets Society (1989) 8.1
  212. Stand by Me (1986) 8.1
  213. Ben-Hur (1959) 8.1
  214. Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2 (2011) 8.1
  215. Cool Hand Luke (1967) 8.1
  216. Hachi: A Dog's Tale (2009) 8.1
  217. Platoon (1986) 8.1
  218. Logan (2017) 8.0
  219. Into the Wild (2007) 8.0
  220. The Handmaiden (2016) 8.0
  221. Rush (2013) 8.0
  222. The Wages of Fear (1953) 8.0
  223. Monty Python's Life of Brian (1979) 8.0
  224. The 400 Blows (1959) 8.0
  225. Spotlight (2015) 8.0
  226. The Passion of Joan of Arc (1928) 8.0
  227. Hotel Rwanda (2004) 8.0
  228. La Haine (1995) 8.0
  229. Andrei Rublev (1966) 8.0
  230. Amores Perros (2000) 8.0
  231. Rocky (1976) 8.0
  232. Gangs of Wasseypur (2012) 8.0
  233. Monsters, Inc. (2001) 8.0
  234. Nausicaä of the Valley of the Wind (1984) 8.0
  235. Vikram Vedha (2017) 8.0
  236. Rebecca (1940) 8.0
  237. Rififi (1955) 8.0
  238. Rang De Basanti (2006) 8.0
  239. Before Sunset (2004) 8.0
  240. In the Mood for Love (2000) 8.0
  241. Portrait of a Lady on Fire (2019) 8.0
  242. Paris, Texas (1984) 8.0
  243. It Happened One Night (1934) 8.0
  244. The Invisible Guest (2016) 8.0
  245. The Help (2011) 8.0
  246. Drishyam (2015) 8.0
  247. The Princess Bride (1987) 8.0
  248. The Battle of Algiers (1966) 8.0
  249. Winter Sleep (2014) 8.0
  250. Tangerines (2013) 8.0

12 Angry Men

Mon dernier visionnage de 2020 du coup fallait marquer le coup. J'ai choisi un classique que je n'avais jamais vu. Je ne savais pas trop vers quoi me tourner et ayant regardé et apprécié Serpico récemment, je me suis dit que reluquer son premier film considéré comme culte devait le faire. Du coup c'est parti pour 12 Angry Men ou 12 hommes en colère en français.

Le film se déroule dans les années 50 lors d'un procès. Un jeune homme de 18 ans est accusé du meurtre de son père.

Le jury composé de douze hommes va devoir voter à l'unanimité de la culpabilité ou non de l'accusé ce qui le mènera ou non à son exécution.

Tous semblent convaincu de la culpabilité du garçon. Tous ? Non ! Un homme (Henry Fonda) ne semble pas parfaitement sûr et souhaite en discuter plus longuement afin de tout reprendre.

Ce film fait partit de tout un paquet de "liste de films à voir" et à juste titre. Techniquement il est super simple. Quasiment tout le film se déroule dans une unique pièce, avec seulement 12 acteurs, pas d'effets spéciaux, pas d'action, pas de décor, pas trop de musique. Tout repose sur le jeu des acteurs et les dialogues.

Nos braves hommes vont donc exposer leurs avis et leurs opinions afin de confronter leurs préjugés. Ce film est souvent utilisé pour étudier le travail d'équipe et la résolution de conflit. Faut dire qu'une bonne partie des personnages est étrangement remontée. Ils sont sacrément énervés nos hommes mais la raison reprend le dessus pour faire avancer la réflexion.

spoilers

Certains point sont quand même étranges.

À partir du moment où le jury arrive à la conclusion que les deux témoignages à charge je trouve ça étrange que l'info ne puisse pas retourner au tribunal pour que ça soit retravaillé. Ça fausse sacrément l'affaire cette histoire.

Au-delà de tout l'aspect loi & justice, le film parle beaucoup des préjugés. On ne nous dit jamais ouvertement de quelle origine ethnique est le gamin mais il y a pas mal de diatribes haineuses à son égard. D'ailleurs le jury est uniquement composé d'hommes, blanc qui semble globalement pas trop à plaindre (même si un avoue vivre dans un quartier pas reluisant où les bastons au couteau sont légions). Bref, de ce point de vue là, c'est toujours marrant de voir que les problématiques de racisme, de différences sociales et de non représentativité ne changent décidément pas (ou tout du moins que très lentement).

Le film approche de ses 70 ans et reste malgré tout vraiment excellent. Je vous le recommande chaudement et confirme son aspect culte.

Light Of My Light

Wow Les quelques affiches pour le film que j'ai croisé me donnaient pas envie. Le titre me donnait pas envie.

J'ai regardé le synopsis vite fait et du coup je me suis laissé tenté.

Une peste un peu particulière a touché toutes les femmes du monde et les a tué. Il n'en reste quasiment plus et du coup forcément presque plus de gamins. Caleb tente de survivre avec sa fille Rag qu'il tente de faire passer pour un ptit garçon du haut de ses onze ans.

Le film est lent, très lent et très réaliste. Ici pas d'images apocalyptiques, pas de fin du monde, pas d'effets numériques. Juste des hommes tristouilles dans des décors tristouilles (ouai j'aime pas l'hiver)

Le film est joué mais surtout réalisé par le frêre de Ben Affleck et franchement, il est vraiment bon. Dans son contexte il rapelle un peu Children of Men mais aussi le plus récent I Think We're Alone Now. J'aime bien les films de survie où l'homme est son plus grand prédateur et là c'est tout à fait ça.

Ici, le monde n'est pas non plus complètement aux abois. Il y a toujours une société qui s'est d'ailleurs organisée pour sa survie avec distribution de nourriture et tout. Rien que ça c'est suffisamment rare à voir que c'est rafraîchissant.

Là en plus, on a le rapport père/fille dans un contexte ultra particulier. Et c'est vachement chouette.

Si vous arrivez à surpasser l'interminable scène d'introduction (j'avoue j'ai eu du mal, c'est dommage de placer ça dès le début quand on est pas encore dans le bain), tout se passera bien. Cette première scène est sacrément lente et le reste du film est aussi lent et pourtant ils ont fait de nombreuses coupes puisque la première version de travail avoisinnait les trois heures. Le film est pas mal frustrant, on se prend à fond dans le truc, on a envie qu'ils s'en sortent et qu'ils aient une vie paisible. Trouver un refuge stable, un ptit coin à soin parfaitement sécure mais constamment le film pousse ses personnages dans l'autre sens.

Le même film avec le même soin pour la photographie que pour un film de Denis Villeneuve aurait été parfait.

Fatman

Contentez-vous de la bande annonce.

Que dire de plus ? Le film est vraiment moyen voir mauvais.

On se fait pas mal chier. Je m'attendais à un truc très irrévérentieux avec un père nowel bourru, bourrin et connard mais non. Il n'y a que deux ptits blagounettes qui relève le niveau. C'est trop violent pour des gamins mais pas assez pour un adulte qui aime mater des films brutaux.

C'est super lent. Réellement ça prend vachement son temps sur des détails qui n'apporte rien aux personnages ou au récit. Il se passe globalement très peu de trucs.

spoilers

Bon on a un gamin pourri gâté qui n'a pas eu le cadeau de nowel qu'il espérait. Fils de riche, il fait appel à un tueur à gage pour faire buter le bedonnant rouge. Voilà j'ai résumé 30 minutes de film.

Les 30 prochaines minutes… bha… il se passe rien.

Les 30 dernières minutes c'est l'affrontement. Mais en vrai ça dure 10 minutes et encore.

Entre temps on nous a sorti un arc narratif sur les difficultés financières du gros qui du coup se retrouve à accepter un contrat avec l'armée USienne pour prêter sa main d'œuvre pour l'élaboration de trucs. Et je sais pas pourquoi on nous parle de ça. Ça n'apporte rien du tout à l'histoire et ça n'a aucune incidence appart être un prétexte pour qu'il y ait des militaires chez le père nowel. Mais ces militaires se feront dégager en 5 minutes par un seul mec tout seul…

C'est pas spécialement mauvais mais c'est inintéressant et lent.

Heureusement que Mel Gibson et Walton Goggins sont là sinon j'aurai probablement abandonné avant la fin. J'en attendait rien mais j'en ai quand même pas eu assez.

Serpico

Sorti en 1973, ce film est dans les débuts de carrière d'Al Pacino en étant tourné entre le premier et le second opus du Parrain.

Ici, Frank Serpico est un tout jeune flic à New-York s'intégrant dans son nouveau job. Il n'a cependant pas la même vision de la Police que ses collègues. Il se retrouve très vite au milieu de pots-de-vins et de backchichs qui ne sont pas trop de son goût. Il parviendra à ne jamais y toucher mais sera de moins en moins bien perçu par ses comparses.

Le film commence directe par le transport de son héros à l'hôpital. On commence par la conclusion et on découvre ensuite comment on en est arrivé là.

J'aime beaucoup l'aspect visuel de ces films réalistes des années 70. Le grain de l'image, les mouvements de caméra, la composition et pareil pour l'audio. J'ai du mal à l'expliquer mais de suite il y a un cachet qu'on arrive plus à reproduire à l'identique aujourd'hui malgré tous les artifices modernes.

extrait du milieu du film avec le héros tout à gauche du plan, un bâtiment rouge vif au milieu, la rue à droite avec une perspective qui en jette

J'adore ce plan.

Même le travail sur les personnages fait bien plus crédibles. À cette époque j'ai l'impression que les films tentaient bien moins d'en faire toujours plus. Aujourd'hui les vilains seraient bien plus cruels et les gentils bien plus charismatiques et parfaits. Ici, c'est moins appuyé, plus naturel.

Le film relate la vraie histoire de Frank Serpico et a d'ailleurs été tourné seulement un an après son départ. L'histoire se déroule entre 1960 et 1972 et a commencé à être tournée en juillet 1973. C'est d'ailleurs assez amusant de voir que de vrais policiers ont collaborés pour le film ce qui était parfois assez gênant étant donné que le film en donne une vision assez négative (sans même parlé de la corruption).

Le film a vraiment super bien vieilli. Son rythme ne fait pas molasson et son esthétique colle parfaitement à l'époque (forcément). L'histoire est toujours d'actualité. Bref, il est vraiment excellent, vous pouvez y aller les yeux grands ouverts.

Knowing

Un film de fin du monde avec une bonne lichette de surnaturel par-dessus. C'est à peu près naze.

En 1959 une école décide de créer une capsule temporelle où les enfants mettront leurs dessins décrivant comment serait le monde 50 ans plus tard. En 2009, la capsule est ouverte et chaque gosse reçoit chacun une enveloppe avec l'un des dessins. Caleb reçoit non pas un dessin mais une feuille remplie de chiffres.

Son père finit par y voir des motifs et y reconnait des dates, coordonées et un nombre en plus. Il s'agit de "grandes catastrophes" avec à chaque fois le nombre de morts. Bon bha visiblement la fin du monde est pour dans quelques jours.

Je sais pas mais j'ai trouvé ça vraiment très moyen. Entre les personnages supers clichés du père (Nicolas Cage) dont la mère est morte mais lui est vraiment le super papa ultra attentionné qui fait quand même quelques petites bourdes mais rien de bien méchants. Il est prof au MIT, écoute du Beethoven (c'est le meilleur morceau cela dit), aime ses parents et sa sœur et s'attache à fournir une éducation vraiment tip top à son gamin en se privant de refaire sa vie avec une autre femme… rhaa mais stop c'est trop. Mais le gamin est pareil dans le genre, le ptit gamin modèle qui chouine le soir pour pouvoir regarder des documentaires ; le pauvre est obligé de porter un appareil auditif, c'est le premier de la classe trop choupinet qui devient pote avec le premier gamin venu au bout de 4secondes. Et faut pas compter sur Rose Byrne qui incarne la mère aimante de sa gamine (qui elle aussi est parfaite) qui ferait une belle mère d'exception…

À côté de ça, le film est bourré de références bibliques… (rhaa kill me). Par contre, les hommes mystérieux font parfaitement écho à Dark City comme quoi on est bien dans un film d'Alex Proyas.

spoilers

Franchement, ce sauvetage de gamins par des aliens… Pourquoi ils ne sauvent pas non plus un peu toutes les autres espèces animales et florales ? Seuls les humains sont bons à sauver sur Terre ?

Et puis ils vont faire quoi les pauvres gamins tout seul sur cette nouvelle planète ?

Et pourquoi ils se donnent tant de mal à attendre le tout dernier moment pour les enlever plutôt que de les chopper une semaine plus tôt. Ils auraient eu des centaines d'occases de les râvir, les stocker dans un hangar pour les réunir puis tous les embarquer d'un coup. Parceque bon le bilan carbone d'envoyer un vaisseau pour seulement deux gamins…

Et puis visiblement ils peuvent changer d'apparence ces extra-terrestres, ils ne révèlent pas leur vraie forme, donc pourquoi ils prennent pas un truc un peu plus discret pour mieux se fondre dans la masse ?

Et puis s'ils peuvent parler à certains gamins, pourquoi faut-il les faire écrire des pages de trucs de chiffres plutôt que de leur demander d'aller à tel endroit parceque c'est l'apocalypse tel jour ?

Et d'ailleurs ces pages de chiffres pointant vers des catastrophes… Sérieux ? Sur une page A4, ils parviennent à résumer cinquante ans de catastrophes au point où ils peuvent mentionner un évènement n'ayant causé la mort que de 33 personnes ? Heuu… Quoi ?

Si leur but c'est de prouver qu'ils peuvent prédire des trucs ou bien qu'ils ont une intelligence incroyable, pourquoi ils peuvent pas le faire de manière bien plus évidente ? Genre je sais pas, faire écrire des phrases aux gamins où ils expliquent des solutions à des problèmes mathématiques ou bien des observations stellaires vérifiables facilement ou bien écrire des faits remarquables confidentiels non connus du public mais vérifiables. Bref, ça me semble tellement mauvais comme façon de faire.

Et puis les gamins sont tous des ordures dans ce film ? Ils abandonnent leur parent sans le moindre état d'âme ? Ha non ! C'est vrai, ils ont eu un lapin gratos, ça compense avantageusement (rira bien qui rira le dernier quand vous en chierez pour survivre sur votre nouvelle planète !).

Voilà, tous ces détails spoilants m'ont fait sortir du film. Et j'ai pas l'impression d'être difficile pour les films, surtout en sachant que c'est du film bas de plafond de ce genre, mais là…

Par contre certains effets visuels sont achement bien fait contrairement à d'autres qui sont achement moins bien réussis (beurk le plan final).

Greenland

Un bon vieux film de catastrophe ! C'est un genre de film assez casse-gueule qui a une tendance à vite virer vers le nanard.

Une comète interstellaire passe anormalement près de la Terre. Pas de bol, elle se désagrège un peu et donc s'effrite en laissant filer quelques morceaux sur notrè bonne vielle planète. Certains impacts déglinguent un bâtiment, d'autres une région entière du globe. Certaines familles usiennes reçoivent par SMS une invitation à rejoindre des aéroports militaires afin d'être évacuées vers des bunkers en espérant pouvoir survivre aux prochains plus gros morceaux.

Le film même s'il n'est pas très original est vraiment divertissant. On a le droit à de belles images, d'autres biens moins belles, des instants de bravoures. On ne nous épargne pas les éléments habituels : le chaos des pillards tentant de profiter de la situation, les mouvements de foules, les cruels dilemmes pour savoir qui doit vivre, la castagne pour sauver sa famille, le gamin qui a besoin de ses médicaments…

Gerard Butler accuse le coup physiquement dis donc ! La dernière fois que je l'avais vu c'était dans le … hum … surprenant Gods Of Egypt mais là en quatre ans il semble avoir pris dix ans ou plus. Alors que Scott Glenn lui semble figé dans le temps (mais en vieux).

Le film reste quand même globalement gentilet et grand public. Et c'est un peu dommage mais se finit au moment où ça m'intéresserait le plus :-/

Lost In Translation

Après tant d'année j'ai eu l'occasion de découvrir ce film. Et il est vraiment super avec une rencontre de deux personnages paumés dans un hôtel de luxe.

Bill Murray est un acteur en vogue (son propre rôle en fait) en voyage à Tokyo pour tourner des spots de pubs et pourquoi pas un peu de promos par-ci par-là. Il est seul au milieu de toute cette agitation qui le dépasse complètement. Mais son malaise est bien plus profond puisque son couple semble vraiment en perdition avec uniquement les enfants comme dernier lien avec sa femme.

À côté de ça on a Scarlett Johansson également dans le même hôtel. Elle accompagne son mari venu au Japon en tant que photographe pour faire des shootings de stars. Elle s'emmerde sec et semble finalement complètement étrangère aux préoccupations de son homme. Bien moins superficielle que ce monde et loin d'être conne, elle semble passer son séjour à se morfondre dans l'hôtel.

Mais les deux protagonistes finiront par se rencontrer au détour d'un verre dans le bar et se lieront d'amitié.

Le film est parfois pas mal mélancolique avec des plans des personnages en train de déprimer légèrement. Mais saura parfois être bien plus léger et drôle en montrant le décalage culturel que subisse notre couple. Le flot du temps semble complètement désorganisé, morcelé pour nos personnages mais du coup également pour nous.

Il s'en dégage une sensation de flottement narcoleptique pas désagréable. La romance naissante mais sans jamais vraiment se concrétiser est d'ailleurs sur le même plan. Ça flirte tout en restant proche de l'amitié voire du compagnon d'infortune.

Bill Murray semble être de bonne foi envers ses collaborateurs mais il est complètement largué. Il est tout autant largué dans sa relation avec sa femme au point de ne plus savoir s'il veut être simplement gentil ou bien tout juste froidement cordial.

Ce film est un interlude de temps figé dans un monde à toute vitesse où les décors de mégalopole délurée, de bars assourdissants, de rues bondées contrastent avec l'apaisement des temples et des salons où l'on s'exerce à l'Ikebana. Au final, le film ne parle pas d'une histoire d'amour mais plus d'un ensemble d'émotions et de ressenties.

Le film est chouette par contre je l'ai vu sur Arte et franchement c'est cool de diffuser des films mais la qualité par moment est assez crasseuse c'est dommage et en plus c'est de la VF uniquement.

Run

Un thriller qui sait captiver son spectateur et parvient à imposer sa tension. Il est vraiment sympathique même si on devine assez vite l'histoire.

Chloe est une ado américaine rêvant de rejoindre l'université de Washington pour ses études supérieures. C'est une vraie geek avec dans sa chambre de quoi bricoler avec son imprimante 3D, sa mère la gâte pas mal. Il faut dire que Chloe est atteinte de pas mal de maladies : un peu d'asthme, de diabète, une paralysie des jambes… bref elle a un régime assez drastique avec pas mal de médicaments.

La gamine aime sa mère mais aimerait tout de même un peu plus de liberté et donc profiter de l'université pour s'émanciper un peu et découvre le monde. Elle vit confiné dans sa maison avec des cours à distance toussa toussa.

Le film est d'autant plus prenant qu'on a désormais tous vécu un confinement. On comprend d'autant mieux les envies de liberté de l'ado.

Le film est vraiment chouette, on se prend forcément d'empathie pour elle. C'est difficile d'en parler plus sans spoiler.

spoilers

Le film est un bon gros setup/pay-off mais perso j'aime toujours cette mécanique.

J'avais très vite deviné que la mère avait un syndrome de Münchhausen par procuration. Par contre j'étais tellement pris dans le film que j'avais oublié la scène d'introduction montrant l'accouchement. Du coup, je n'ai pas vu venir le fait que la mère avait perdue son enfant à la naissance.

La mère est particulièrement détestable sous ses airs de bonne mère aimante mais qui en fait est une pure crevure. J'aime bien détester ce genre de personnage qui semble impossible à déboulonner.

La gamine m'a impressionné dans son maniement du fauteuil roulant. Et en fait il s'avère que dans la vraie vie elle est effectivement en fauteuil roulant ce qui explique sa dextérité. C'est vraiment cool d'avoir pris un acteur réellement en situation de handicap pour un tel rôle. Surtout qu'elle joue plutôt bien !

À la fin j'étais outré que la fille retourne voir sa mère en prison en étant toute gentille avec elle. Mais quand au final c'est pour assouvir sa vengeance, j'ai pas pu m'empêcher d'apprécier la chose, c'est mon côté sournois qui a repris le dessus.

Le film est visuellement calme et posé. Les couleurs sont assez peu saturées, le décor est basique, il n'y a pas de mouvements de caméras foufous, pas d'effets visuels surprenant. Le film se la joue vraiment nature et c'est cool.

Tout se joue sur l'histoire et le jeu des actrices et là … bha c'est impeccable (sauf la crise d'asthme (ouai non là c'est carrément à côté de la plaque mais c'est pas grave)).

Chouette petit film que je recommande pour ceux qui veulent un peu de frisson sans pour autant avoir de surnaturel, du gore ou autre.

The New Mutants

The New Mutants aura eu une gestation chaotique visiblement. Avec sa première bande-annonce en 2017 pour une sortie pendant la pandémie de Covid cet été en 2020 suite à de nombreux reports. Au début le réal Josh Boone voulait faire un truc très orienté horreur mais les studios l'en aurait un peu empêché. La sortie de It et surtout son succès aurait cependant rendu les studios bien plus conciliants sur ce point. Les premières séances tests n'aurait pas été aussi bien reçu que prévues poussant le réal à vouloir reshoot et rendre le film plus sombre. Ça a été reporté, reporté et encore pour au final ne pas y avoir de reshoot vu que les jeunes acteurs auraient trop grandis. Bref, ils ont fini par sortir le film avec une vision assez proche de son réalisateur mais sans reshoots.

Et c'est pas nul, c'est regardable, c'est assez joli sauf quelques effets spéciaux. Mais c'est vraiment pas excellent. À la base ils voulaient même surfer sur la vague 80s mais ça ne s'est pas fait (et tant mieux). Ça sent quand même fortement le film opportuniste qui saute sur toutes les dernières modes, hein.

On accompagne donc Danielle Moonstar une cheyenne venant de subir ce qui semble être une tornade de catégorie 5 étant la seule survivante de sa famille. Elle se réveille menottée dans un lit d'hopital avec une caméra. Elle rencontre la Docteuresse Reyes qui lui explique qu'elle s'avère être une mutante dont les pouvoirs sont en train de se révêler.

Elles sont dans un institut accueillant 5 gamins mutants et … bha juste Reyes pas d'autre personnel. La suite ne vous étonnera pas …

Le film se veut un film d'horreur mais c'est clairement léger sur ce point. Le film vise un public du même age que ses protagonistes. Faut que ça frissonne un peu mais ça reste en surface, ça parle de trucs pour gamins, les dialogues sont clichés. Le seul point qui dénote semble être le traumatisme de jeunesse d'Illyana Rasputin qui est abordé mais sans être parfaitement explicité.

Tout le reste est gentillet. Le film est plutôt court mais il fallait quand même nous mettre des amourettes qui semblent vraiment sorties de nulle part.

Les décors sont jolis visuellement même si globalement la réalisation est assez insipide. Les effets spéciaux sont bien foutus sauf le grand méchant de l'histoire. Non mais sérieux c'est mal fait et malgré la grosse dose de fumée ça cache pas entièrement la misère.

Le film avait du potentiel surtout avec un tel casting mais là … bha c'est raté.

Relic

Petit film australien qui est assez … particulier. Ça ressemble à un film d'horreur, ça goûte le film d'horreur mais ce n'est pas un film d'horreur.

On a donc le droit a mère et une fille qui retourne dans la maison de la grand-mère. Celle-ci ne répond plus aux appels et n'a pas été vue depuis quelques jours. Arrivée dans la maison, elle reste introuvable.

Forcément on s'imagine tout un tas de trucs plus ou moins macabre. Mais quelques jours plus tard, elle refait surface comme une fleur sans trop donner d'explication.

Et son comportement est plutôt étrange. Elle se réagit par moment avec une grande tendresse, parfois bien rude, parfois elle est complètement flippée. Bref, difficile de l'appréhender, elle virevolte pas mal.

À vous de voir si vous allez accrocher. J'ai trouvé le film pas mal frustrant.

Déjà, rien que visuellement, ça m'a agacé. Le film a une colorimétrie pourrie. Les noirs sont vraiment très délavés grisâtres. Rien n'est vraiment sombre alors que le film se passe pas mal dans des environnements sombres mais non. Et ça me gonfle au plus au point, j'aime bien quand le noir est profond mais là c'est absolument pas le cas. J'ai d'ailleurs cru au début que mon écran était tout déréglé.

Les actrices sont bien dans le truc. D'ailleurs le casting est quasi exclusivement féminin.

Le film est finalement assez peu prévisible et ça c'est cool. Pourtant on a le droit aux classiques moments de tension avec la musique oppressante qui monte inlassablement pour au final ne pas avoir de jump scares pour désamorcer.

Le film est désappointant mais il n'en est pas mauvais loin de là. Juste que l'emballage trompeur peut décontenancer et on a l'impression de s'être trompé de séance mais au final c'est quand même cool.

spoilers

Je dois avouer que j'ai été très frustré qu'il n'y ait pas plus d'éléments d'horreur que ce soit surnaturel, ou violence ou je ne sais quoi d'autre.

D'ailleurs la scène finale où la mère dépiaute (dégueulassement) sa mère c'est très symbolique dans le sens mais vraiment très visuel. Le fait de devoir accepter la décrépitude de sa mère et que c'est désormais une personne différente mais pas nécessairement méchante… bha … en fait c'est chouette. Le fait d'avoir rendu ça assez moche à voir contraste avec la beauté du propos.

Je n'ai d'ailleurs pas écrit ce blogpost parcequ'il m'a fallu un peu de temps pour digérer le truc et savoir si j'ai aimé ou non. Sur le coup ça ne m'a pas plus. Mais après l'avoir laissé reposé et m'y repencher dessus deux jours plus tard … bha … c'est bon. J'aime bien.

Au final le film a le cul entre deux chaises. Son esthétique et ses tropes de films d'horreur ne sont au final qu'un enrobage pour un film qui a un propos bien plus terre-à-terre et concret.

16 récap : Novembre 2020

Encore un mois de confinement cette année. Bon je vous avoue que ça ne m'a personnelement absolument pas touché vu que pour le boulot j'ai le droit de me balader dehors (comme à peu près tout le monde d'ailleurs).

Dans un autre registre, AMD a enfin "'«“sorti”»'" ses nouvelles cartes graphiques. Et bha c'est une sacrée déconvenue! Déjà pas de stock (je m'y attendais, hein), cela dit les prix annoncés ne sont pas ceux constatés en boutiques. Visiblement les boutiques européennes font un joli +150€, ça fait mal au derche. C'est dommage parceque niveau perfs c'est excellent et niveau support Linux aussi.

Les quelques boutiques françaises vendant les bêtes ont sacrément gonflées les prix par rapport au shop AMD. Je sais que chacun décide de ses prix mais là c'est quand même un surcoût de 150€ mais sans pour autant avoir de stock…

Bref, je relativise, c'est pas si grave contrairement à ce qu'il se passe politiquement en ce moment…

Blog

En bref ce mois-ci : 6 articles, 18 commentaires, 4 visionnages, 523131 requêtes, 48408 visiteurs uniques pour 26.21 Go de trafic.

Films

Séries

The Haunting of Bly Manor

C'est la suite de The Haunting Of Hill House avec un peu la même équipe et même pas mal de récurrents au cast. On est encore une fois, vous l'aurez deviné, dans de l'horreur avec un manoir hanté.

Et c'est franchement super cool même si ptet un chouilla moins bien que le précédent. On suit donc les aventures d'une jeune fille au pair dans les années 80 recrutée pour s'occuper de deux gamins dans un manoir reclus. On a le droit à un cuistot super gentil, une jardinière qui semble pas jardiner tant que ça et la régente qui semble très attaché au lieu ainsi qu'à ses précédents occupants.

On a tout le cocktail qui faut pour passer un bon moment. Les décors sont somptueux avec un manoir bien moins flippant dans sa déco que la fameuse Hill House. Par chance, il n'y a pas de statues dans les couloirs, par contre le jardin possède sa chapelle ainsi que son ptit cimetière pour la bonne ambiance.

Les gamins sont particulièrement étranges, surtout que la maison de poupée géante semble servir de map interactive en temps réel. Mais est-ce le plus étrange ? Les visions de la fille au pair ne sont-elles que des visions ? Sont-ils seuls dans cette bâtisse ?

Bref, c'est super à regarder où chacun fait ses prédictions pour tenter de trouver ce qui se trame réellement.

What We Do In The Shadows

Je me suis refait la saison 2. J'adore vraiment cette série (et le film aussi).

C'est bien dans la continuité de la première saison : c'est vraiment super drôle, c'est joli, c'est super drôle, c'est bien joué, c'est super drôle, c'est court, c'est super drôle.

Colin Robinson est vraiment mon personnage préferré. On a tous connu des vampires énergétiques : ces êtres extraordinaires qui ne peuvent s'empêcher de vous saouler en vous noyant sous une intarissable source d'histoires inintéressantes sans jamais prendre en compte votre ressenti. Ce genre de personnes qui vous raconte son histoire personnelle sans queue ni tête avec des tas de détails abscons qui n'apporte rien au futile récit.

Bref, cette série fait donc suite à un film réalisé par Taika Waititi (réalisateur un peu en vogue ces derniers temps) où l'on suit une équipe de tournage filmant un documentaire à propos d'une coloc de vampire en Nouvelle-Zélande. La série se concentre, elle, sur une coloc à New-York. On retrouve donc des vampires complètement déconnectés de la réalité en décalage complet avec leur environnement.

Les gags sont géniaux, les dialogues excellents surtout avec leurs accents bien caractéristiques. La série a surtout ajouté le concept de vampire énergétique et franchement c'est l'idée du siècle. Ça apporte tellement de gags.

Ruez-vous sur la série qui n'a pour l'instant que deux saisons de dix épisodes de vingt minutes.

Jeux

Journey

Among Us

Abzu

Bon bha je pensais pas y jouer ce mois-ci mais finalement les promos steam sont passées et du coup malgré le dépassement de budget que je m'autorise, je me le suis pris.

C'est un jeu dans le même esprit que Journey. Donc c'est très contemplatif, assez peu de gameplay, des graphismes techniquement assez simples mais quand même vraiment jolis. Pas d'ennemis, pas de challenge, juste une promenade sauf que le désert laisse sa place ici à l'océan.

On sent qu'il y a une histoire plus travaillée que dans Journey. Mais j'ai quand même moins accroché. Je le trouve moins … je sais pas trop comment dire. J'ai moins eu l'impression de m'investir dans le truc. J'ai regardé ça comme un joli aquarium.

Contrairement à Journey on ne peut pas rencontrer de compagnon de voyage et c'est ptet ça qui manque au final. Bref, c'est cool mais ça m'a moins touché.

Musique

Le morceau Comfort Eagle de Cake est sympa comme tout dit donc !

Nuxeries

Vidéos

Une ptite vidéo qui analyse les techniques d'animation utilisée sur le film Akira. C'est vraiment intéressant à voir même pour quelqu'un n'y connaissant rien même sans avoir vu ce film culte d'ailleurs.

La personne ne fait pas une critique bête et méchante mais prend également du recul face aux contraintes budgétaires et de temps qui s'imposent aux animateurs.

Je vous cache pas que ça donne envie de le revoir ^__^

C'est une vidéo en anglais mais c'est un anglais relativement simple et qui s'apprécie même visuellement. Vous la trouverez sur youtube et elle dure quand même 40 minutes.

Dans un registre complètement différent il y a les cafés latex par Romain Houlès. Habituellement, ce vidéaste a un rythme de publication assez lent mais là il a donné un sacré coup de fouet ! Il raconte quelques anecdotes de tournages souvent centrées autour du maquillage, des accessoires, des effets pratiques.

Les anecdotes sont souvent assez connues, mais sa mise en scène, son humour, et ses effets visuels sont au top. Il mérite d'agrandir sa communauté de viewers !

Simuler de la perte de paquet et de la latence sous Linux avec tc

En voilà un titre bien explicite !

Il pourrait arriver qu'un jour… vous ayez envie, à des fins purement scientifiques (mais non pas du tout pour troller les gens) d'induire de la latence sur certains flux réseau. Et pourquoi pas aussi simuler un peu de perte de paquet, pour voir si la magie des couches réseaux fonctionne bien.

Un outil sous linux tout cryptique vous permet de faire ça mais franchement vla la gueule du truc. tc qui veut dire Traffic Control fait partie d'iproute2. À première vue c'est assez horrible avec une syntaxe des moins explicite mais au final c'est encore pire. Même en ayant quelques connaissances en nunux et en réseau son man tc n'apporte pas tant d'aide que ça. Il y a pas mals de concepts et de jargon très poussé niveau réseau qui rendent le truc assez abscon.

Bref, il faut juste repomper la même commande et la réutiliser encore et encore plutôt que de tenter d'apprendre l'outil si l'on ne compte pas approfondir le truc plus que ça. (c'est habituellement pas ma philosophie du tout mais là je dois avouer que c'est un des outils les plus contre-intuitif que je connaisse)

J'en ai marre de la rechercher constamment donc autant me la partager et à vous aussi au passage afin de retrouver ça plus vite les prochaines fois.

Ça ne se fait pas en une seule commande mais en au moins trois (quatre pour défaire les conneries).

1tc qdisc add dev eth1.832 root handle 1: prio priomap 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
2tc qdisc add dev eth1.832 parent 1:2 handle 20: netem delay 400ms 800ms
3tc qdisc add dev eth1.832 parent 1:2 handle 20: netem loss 10%
4tc filter add dev eth1.832 parent 1:0 protocol ip u32 match ip dport 443 0xffff flowid 1:2
5tc qdisc del dev eth1.832 root

Bon, petite explication approximative de texte ligne par ligne :

  • 1: Ça créer un qdisc (pas besoin de savoir parfaitement ce que c'est) par défaut que je ne toucherai pas sur ma carte réseau eth1.832 .
  • 2: On créer une règle qui ajoute de la latence aléatoire entre 400 et 800 ms (très gênant) toujours sur cette même interface réseau.
  • 3: Elle s'amuse à ajouter 10% de perte de paquet (elle ne peut pas être cumulée avec la ligne 2, c'est soit l'une soit l'autre, j'ai mis les deux à la suite pour vous montrer les possibilités).
  • 4: Celle-là affecte la règle précédemment créée (numérotée 1:2) au protocole ip utilisant le port de destination 443.
  • 5: Enfin celle-ci supprime le qdisc créé et donc vire tout ce qu'on a fait.

Vous n'avez plus qu'à adapter ces quelques lignes à votre cas d'usage pour expérimenter sur votre lab. Bien entendu, vous pouvez faire ça sur votre machine rien qu'à vous (si vous êtes root) mais c'est bien plus drôle de faire ça sur un routeur pour mieux voir les effets néfastes.

D'ailleurs vous remarquerez très vite que le taux de perte de paquet n'a vraiment pas besoin d'être élevé pour vite rendre tout inutilisable.

Bien entendu tc sait faire bien plus de choses mais … c'est complexe et je n'en ai pas l'utilité. Voilà, vous avez le bon outil pour vous pourrir le réseau. Brûlez-vous les doigts, il n'y a pas mieux pour apprendre !

Among Us

Among Us est le jeu à la mode du moment. Il s'agit d'une transcription vidéoludique du jeu du Loup Garou mais dans un univers de science-fiction.

Vous êtes jusqu'à 10 petits personnages avec chacun sa ptite couleur et son chapeau à devoir effectuer tout un tas de tâches dans votre vaisseau spatial. Vous allez devoir réparer des câbles électriques, aligner les réacteurs, activer les boucliers, dégommer quelques météorites sur le chemin, analyser des échantillons, classer des spécimens… bref tout un tas de tâches ingrates.

Vous ne pourrez arriver au bout de votre voyage que si tout le monde participe à l'effort collectif. Malheureusement parmis les membres d'équipage, il s'avère qu'il y a un ou deux imposteurs qui font tout pour empêcher votre mission de se dérouler. Leur but est d'éradiquer tout le monde. Ils vont donc faire en sorte de vous éliminer les uns après les autres tout en sabotant le vaisseau par la même occasion.

En début de partie, le jeu va attribuer les rôles d'impostors à 1, 2 voire 3 joueurs, tandis que les autres ne seront que de simples crewmates.

capture montrant l'attribution de son rôle en début de partie

C'est là que vous découvrez votre rôle. Là je suis Crewmate.

Le jeu se compose en deux phases distinctes :

  • La phase d'action où chacun vaque à ses occupations
  • La phase de délibération où le groupe discute avant de voter
Capture du jeu montrant l'icone joignant les joueurs à la fermer

Lorsque le jeu entame sa phase d'action, l'assemblée est prié de se taire.

Phase d'action

Tous nos joyeux personnages se voient attribuer un nombre de tâches (définis par l'organisateur) qui vont se faire à différents endroits de la map.

Ici les joueurs doivent glisser les feuilles dans la trappe afin de nettoyer le conduit d'air

Çui-là est rapide et ne nécessite pas trop d'attention

Certaines tâches sont communes à tout le monde, d'autre non, certaines sont très courtes d'autres plus longues, certaines nécessitent même d'aller à deux endroits différents.

Le joueur se voit présenter les dix chiffres à cliquer dans l'ordre croissant

C'est fou comme c'est finalement simple de démarrer un réacteur !

Bref, tout ceci n'est qu'un prétexte pour éparpiller tout le monde.

Là le joueur n'a qu'à patienter quelques secondes le temps que ça se passe

Cette tâche est la moins intéressante et l'une des plus longues !

Vous remarquerez que ces mini-jeux ont la fâcheuse tendance à vous occuper une bonne partie de l'écran vous rendant assez peu réceptif à votre environnement.

Un écran signale qu'un cadavre a été trouvé par un des membres et que l'on quitte la phase d'action pour passer à celle de discussion

Un cadavre marque la fin de l'action et le début de la discussion (pauvre vert).

Phase de discussion et de vote

Lorsque quelqu'un découvre un cadavre, il peut interrompre la partie ce qui déclenchera une phase de discussion où chacun va devoir enquêter en incriminant les autres et en se disculpant des accusations. Lors de cette discussion, chacun doit voter pour un membre encore en vie ou bien voter blanc. Le personnage recevant le plus de vote se voit éliminer à l'unanimité.

Ça va bluffer et contre-bluffer dans tous les sens. C'est là que le jeu nous dévoile toute sa saveur. Les discussions endiablées où chacun se suspecte.

un écran affichant qui sont les survivants avec un bouton devant chacun pour voter

Nat est morte, LemonParti a trouvé le cadavre (le mégaphone).

J'adore ça ! Évaluer les gens à leurs intonnations, mener l'enquête en tentant de se remémorer ce qu'il s'est passé les cinq dernières minutes : qui a-t-on croisé, se rappeler de ce que l'on a fait, est-ce que tel personnage était réellement là où il prétend être ? Pour les imposteurs il faut parvenir à ne pas pousser les gens à voter pour soi et il est même de bon aloi de parvenir à faire voter un innocent afin de se faciliter le boulot.

Comment ça se finit ?

Il y a plusieurs fins possibles :

  • A: Les imposteurs se font éjecter à l'issue de votes
  • B: Les crewmates parviennent à finir toutes leurs quêtes
  • C: Les imposteurs parviennent à éliminer suffisamment de crewmates
  • D: Les imposteurs parviennent à saboter un élément du vaisseau sans que ça ne soit réparé dans le temps imparti

Les cas A et B sont des victoires des crewmates, les cas C et D sont des victoires pour les imposteurs. En sachant que le cas C peut s'obtenir de deux façons différentes : soit les imposteurs tuent suffisamment de crewmates, soit les votes éliminent suffisamment de crewmates. En sachant que la limite de crewmates survivant doit être égale au nombre d'imposteurs encore en vie (cet élément peut d'ailleurs être un indice sur le nombre d'imposteur présent dans la partie).

Gameplay asymétrique

Crewmate

Je ne vais pas vous le cacher les mini-jeux ne sont pas des plus intéressants. Ils ne sont là que pour vous occuper un peu l'esprit, ils sont simplistes, pas vraiment fun. Jouer crewmates pour les mini-jeux c'est inintéressant cela-dit ça vous donne une bonne raison de vous balader partout.

Et du coup vous allez pouvoir enquêter afin de trouver des comportements louches dans vos colègues. Tiens tiens, ce joueur est soit ce joueur à des difficultés à compter jusqu'à 10 soit c'est un imposteur. Tiens c'est quoi ce joueur qui s'interrompt 10s dans son trajet pile au moment où un sabotage à lieux ?!

L'écran est subdivisé en quatre affichant différents endroits de la map

Il est également possible d'aller regarder ce qui se passe devant les quelques caméras disséminées sur la map.

Si vous êtes vraiment un très fin limier, vous pouvez même vous rendre dans la salle d'administration vous affichant la localisation de chacun. Le souci c'est que les informations ici ne sont que très partielles et il vous faudra un sacré effort pour parvenir à recoller les morceaux. Je n'en ai pas les capacités mémorielles mais certains sont plutôt doués pour ça.

Même une fois tué, il est possible de continuer (il faut le faire d'ailleurs) de faire ses tâches ou bien de saboter divers éléments du vaisseau. Il est également possible de discuter entre morts afin de se marrer.

Impostor

Je ne vous cache pas que je préferre largement jouer impostor !

C'est jouissif : faire semblant d'effectuer les tâches de l'équipage, trucider un malheureux crewmate qui passe par-là, se planquer dans les conduits pour aller un peu plus loin, attendre que le cadavre soit trouvé en étant si possible assez loin, saboter l'oxygène pour séparer et éloigner tout le monde, faire semblant de réparer l'oxygène. Et quand le cadavre est découvert, avoir l'air convaincant en tentant d'orienter les votes vers un innocent afin de se simplifier le boulot.

Biensûr il y a une partie de (mal)chance, surprendre quelqu'un en flagrant délit va être un moment assez intense. Il vous faudra parvenir à convaincre tout le monde que vous êtes sincère car l'imposteur lui sortira son plus grand bluff pour vous faire accuser.

En tant qu'imposteur plusieurs stratégies peuvent être adoptées pour maximiser vos chances. Saboter un équipement se trouvant à l'opposé de là où vous avez tué quelqu'un est souvent pas trop mal. Couper les lumières permet de restreindre grandement le champ de vision des gentils crewmates et donc vous laisse une bien plus grande latitude. De nombreux conduits d'aérations vous permettront de vous planquer et de vous enfuire loin d'une scène de crime.

Certaines personnes n'aiment pas jouer impostor car c'est assez stressant d'avoir l'air naturel, de devoir mentir en étant crédible, de bluffer constamment.

La majeure partie du jeu est en dehors du jeu

Le jeu en lui-même ne propose pas de système de chat vocal, un simple chat textuel mais c'est vraiment pas fun dans ce cas. À mon sens le jeu ne vaut le coup que lorsque tout le monde se retrouve dans un logiciel de discussion vocale (mumble si possible mais bon la communauté des gamers s'est tourné vers Discord :-/ ).

Pendant la phase d'action, tout le monde se tait et les micros ne se réactivent que lors des phases de concertation. Cette alternance de silence absolue et de discussions endiablée est d'ailleurs étrange les premières fois. Ça demande une certaine discipline de la part du groupe mais si vous êtes bien entouré ça ira comme sur des roulettes.

D'ailleurs une fois tuée, une personne ne doit plus discuter afin de ne pas ruiner la partie ;-)

À quoi ça ressemble les parties ?

Les parties durent entre 2 et 10 minutes. Mais dans la soirée on s'enchaîne plein de parties avec des gens qui vont et qui viennent en fonction de l'heure. On peut jouer à partir de 4 personnes mais ça n'a aucun intéret. Et d'ailleurs si vous êtes tous en chat vocal, inviter un inconnu dans la partie sans le faire rejoindre le vocal n'a aucun intéret non plus.

Le jeu devient intéressant à partir de 6 joueurs mais devient vraiment fun à partir de 8 avec 2 imposteurs simultannés ce qui permet bien plus de bluff en équipe.

Le côté social du jeu est super fun. Il faut arriver à apprivoiser ses comparses de jeu que l'on ne connait pas lors des premières parties. Pour le couple d'imposteur, il faut parvenir à collaborer sans éveiller les soupçons ce qui est parfois très subtil et donne lieu à quelques "engueulades" ou des éclats de rire incontrôlés. Se synchroniser sans se parler est parfois laborieux et donne lieu à de stupides échecs ou à de magnifiques fulgurences.

Une des forces du jeu est d'être assez rapide à appréhender. En une heure de jeu, on connait déjà pas mal les bases et au moins une map ce qui permet ve vraiment s'amuser. Mais c'est vrai qu'en ayant une dizaine d'heures dans les pattes on peut commencer à avoir des jugements plus affûtés et on devient capable de déceler quelques failles dans les dires de certains permettant de démasquer des imposteurs. Mais lorsque l'on sait qu'il y a des débutants, certains comportements ouvertement suspect pour un joueur aguérris deviennent normaux ce qui rend fait que le jeu reste quand même intéressant pour tout le monde. La différence de niveau ne désavantage pas au final.

Voilà, c'est un super petit jeu à 4€ qui tourne parfaitement sous linux via SteamPlay.

Les points noirs

Serveurs à l'agonie

Le jeu a maintenant deux ans mais a gagné énormément en popularité durant la fin de l'été quand il a été repéré par des streamers. Et du coup, le jeu étant soudainement ultra populaire, les serveurs ont quelques soucis. En soirée, le serveur Europe est tout bonnement inutilisable, il plante régulièrement, tout le monde ne peut pas rejoindre la partie… la solution est de migrer sur les serveurs d'Amérique du Nord. La latence est bien entendue plus élevée mais ça n'a pas trop d'incidence sur la partie.

Keybinding foireux

Il est développé par une toute petite équipe (visiblement un seul dev et deux artistes ce qui a plusieurs conséquences. Étant un jeu Android à la base, ses contrôles son assez … étranges. On ne peut pas changer les touches, tout le monde s'échigne donc à passer son clavier en qwerty afin d'utiliser les fameuses wsad.

Là où c'est le plus étrange, c'est que le jeu propose de jouer entièrement à la souris ou bien en mix clavier+souris. Si l'on choisit clavier+souris, il n'est plus possible de se déplacer avec la souris… de ce fait, avec mon bépo j'ai pris la décision de ne jouer qu'à la souris. C'est un peu galère de rusher le bouton kill lorsque je suis en train de marcher innocemment mais bon…

Impossible d'avoir des spectateurs pour être plus de 10

Un truc un poil dommage est l'impossibilité d'être plus de 10 sur un serveur. Le jeu est vraiment plus intéressant à 10 qu'à 7 ou 8. Or les soirées se commencent en petit comité, puis un ami invite un autre ami qui lui en invite deux. On se retrouve assez vite à 8 ou 9 et d'un coup on entend le fatidique “J'ai trois personnes intéressées mais ça dépasse…”. Du coup forcément on ne les invite pas.

S'ils pouvaient rejoindre la partie et que le jeu attribue des spectateurs en début ça serait pas mal du tout. Après tout ça reste assez fun de regarder ce qu'il se passe et écouter.

Changer tous les réglages sans relancer un serveur

La partie possède pas mal de réglages disponibles. Il est possible de modifier le temps d'attente entre les kills, le temps de discussion en fin de round, est-ce que les votes sont anonymes, combien de tâches et de quels types, la vitesse de déplacement, le champ de vision…

Ça permet vraiment de changer grandement la partie tout ça. Malheureusement deux réglages ne peuvent pas être modifiés sans relancer une nouvelle partie : le nombre d'imposteur et la map. Pourtant dans une soirée, le nombre de joueur variant en fonction de la disponibilité de chacun, on se retrouve parfois à recréer plusieurs fois…

Pareil pour la map, qui ne peut être changée sans relancer également. À chaque fois en plus, comme les serveurs sont quelque peu capricieux c'est un peu compliqué d'avoir tout le monde qui rejoint sans trop d'emmerdes.

Journey

Jeu initialement sorti sur Playstation 3 qui est arrivé sur PC il n'y a pas si longtemps que ça (à mon échelle hein). Ce jeu est un voyage initiatique qui vous guidera du désert jusqu'au sommet de la montagne que vous apercevez dès le début.

Vous incarnez un personnage assez mystérieux vétu d'une cape rouge et d'une écharpe magique. Vous pouvez diriger votre personnage, sauter et éventuellement voleter ou bien émettre un son. Et c'est tout.

Juste avec ça vous allez devoir parcourir un trajet dans des paysages magnifiques. Franchement le jeu a déjà 8 ans mais il est simplement superbe. C'est techniquement assez simple mais parfaitement éxécuté. Le sable a fière allure avec ses reflets de lumière, ses mouvements s'adaptant à votre passage, ses couleurs chatoyantes… C'est screenshottable à chaque instant.

Le jeu ne propose presque aucun défi, c'est juste une promenade dans un environnement superbe. Le gameplay est minimaliste mais vous proposera de l'exploration afin de trouver des glyphes vous permettant d'agrandir votre écharpe.

L'histoire du jeu n'est raconté que lors de courtes cut-scenes entre les niveaux et quelques gravures sur des murs qu'il vous faudra trouver. Il n'y a pas de dialogues mais juste quelques interactions contemplatives.

Vous croiserez quelques êtres étranges ressemblant à des animaux mais formées de tapis volants. Vous aurez le droit à d'impressionnantes baleines nageant paisiblement, des sortes de raies oscillants ou bien du micro-organisme plus si micro mais bien planqué.

Le jeu est vraiment très calme et poêtique. Vous pourrez d'ailleurs faire votre voyage en compagnie d'un autre joueur cependant vous n'aurez pas d'autre moyen de communication que votre faculté à émettre un unique son. Vous allez donc devoir tenter de vous comprendre pour vous guider l'un l'autre. Il y a d'ailleurs un achievement consistant à faire le voyage complet avec le même inconnu début à la fin. Et c'est super cool comme sensation de faire ce voyage avec un parfait inconnu où l'on se suit, se fait signe, se tourne autour pour au final parvenir au sommet. C'est par contre toujours un peu triste et frustrant d'arriver au bout et de ne pas pouvoir s'échanger un ptit mot ou autre :-/

Le jeu est assez court (un premier run se fait en près de 2 heures) mais la maniabilité au poil et les graphismes enchanteurs font qu'on peut se le refaire plusieurs fois. D'ailleurs pour parvenir à trouver les quelques secrets (pas tant que ça et pas trop galère à trouver non plus) permettent de prolonger agréablement la sauce.

Je me le referais de temps à autre avec plaisir.

Le jeu tourne parfaitement via SteamPlay et ne nécessite pas une grosse machine.

Splice

Film de science-fiction tirant quelque peu vers l'horreur de 2009.

On suit un couple de scientifique travaillant à créer des êtres à base d'ADN provenant de diverses espèces. Leur but est de parvenir à synthétiser des molécules afin de créer des substances médicales. Bref, notre couple parvient à créer un couple de … trucs (?) dans le but d'en extraire des composés chimiques. Malheureusement business is business, leur labo doit parvenir à en faire une utilisation commerciale rapidement et donc souhaite les réaffecter sur d'autres projets proches mais différents.

Notre couple préferait pousser ses expériences un peu plus loin en y ajoutant de l'ADN humain. Dans quel but ? Avoir un prétexte pour le scénario ! Dans le plus grand secret ils parviennent à leurs fins et créer un joyeux cocktail donnant naissance à un bestiau étrange qui semble grandir à un rythme particulièrement élevé indiquant une probable durée de vie assez faible.

Visiblement le film est plutôt bien noté malgré son échec commercial (il n'est pas parvenu à l'équilibre financier) et pourtant je l'ai trouvé assez bof. Les effets spéciaux sont pas dégueux, la musique est assez quelconque, les acteurs convaincants mais l'histoire est pas ouf.

Déjà le film est souvent mentionné comme étant un film d'horreur mais pas du tout. C'est plus du fantastique/science-fiction avec certe quelques moments un peu tendus mais ça n'en fait pas un film d'horreur pour autant.

Et puis les réactions des personnages sont déconcertantes et du coup ça m'a complètement sortit du film. En dehors du couple de héros et de la créature, les autres personnages ne sont que des prétextes. Il fallait un frangin qui foute la merde, une méchante personnification de l'entreprise cupide à la morale douteuse ainsi que son sous-fifre pour donner un peu de fil à retordre aux personnages principaux.

spoilers

Franchement le design de la créature est nulle à chier je trouve. Alors pour les deux premières créatures on a le droit à des étrons de chair mais pour la troisième expérimentation de suite tu as un humanoïde avec des pattes typiquement extraterrestres et une queue avec un dard. J'ai vraiment pas aimé. J'ai plus eu l'impression par moment que la créature n'était qu'un xénomorphe humain cheapos.


La valse des réactions du couple vis-à-vis de la chose m'a un peu perturbé. Alors tout d'abord la meuf a une relation maternelle assez chelou alors que le mec est bien plus froid et scientifiquement pragmatique.

Le mec, un peu aidé par les remarques de son frêres semble prêt à tuer l'anomalie mais pas de bol elle survit. Du coup là c'est retournement complet de sa part qui commence à la voir comme sa gamine.

Puis la gamine grandissant c'est maintenant "la mère" qui semble s'en détacher complètement. Forcément la chimère apprécie moyennement au point de montrer son mécontentement en tuant le chat qui n'a rien demandé et en violentant sa madré.

Notre chère scientfique bascule complètement de bord au point de la torturer psychologiquement et la mutiler. Là du coup "le père" décide que ce serait le bon moment pour se faire l'abomination avec qui il a une relation paternelle.

Ouaip O____O

Pris en flag par sa femme en train de copuler avec sa gamine/mutante/créature/cocktail génétique/salamandre-porc-épique-indominus-rex-humaine/xénomorphe, Adrien Brody se rhabille, se dispute avec sa femme. Le couple retourne voir la chose et là elle semble mourante, les deux sont tristes.

Je sais que c'est pas banal mais ce serait pas mal de décider à un moment ou un autre du comportement à avoir face à votre création les gens.


Je pensais pas que dans un film grand-public ils osent montrer du sexe inter-espèce ni même un viol inter-espèce d'ailleurs. On ne peut lui enlever ça, c'est osé !

Il parait d'ailleurs que lors des projections tests il y avait bien plus de matière mais qu'ils ont fait quelques coupes.

Le film fait du coup un peu penser à Jurassic Park (surtout les nouveaux) un peu de Frankenstein forcément (ouai des scientifiques qui créent la vie) mais aussi à Shape Of Water. Bref, des références pas mal du tout mais le film m'a laissé plutôt de marbre.

Examen d'un spam #3

En ce 11 novembre je reçois un ptit mail de la part d'Online comme quoi au moins un de mes domaines arrive à expiration et qu'il me faut passer à la caisse pour prolonger l'aventure. Le mail me semble vite fait clean, je clique sur le lien donné pour effectivement renouveler.

Je tombe sur une page 404 de chez Online. Donc à priori c'est étrange mais sans conséquence. Ni une ni deux, mon premier réflexe est de signaler ça sur le salon IRC. Et là, tintin tin je me demande si ce serait pas un peu plus louche en vrai.

Je regarde les headers et là ça devient super louche. Du coup, je regarde le mail au format HTML et là ça se confirme c'est bien un spam de phishing.

Le contenu du mail texte était identique au texte du mail HTML mais un des liens (celui poussant à agir) est différent.

En fait par chance mon client mail (neomutt) m'affiche le mail au format texte ce qui m'a protégé pour le coup. Par contre le from que neomutt m'affiche est forgé. Rspamd l'a noté à 6.01/10 ce qui est déjà pas mal.

Bon je vous le montre en entier avec notamment les headers de rspamd qui montrent qu'il avait bien capté la supercherie.

le mail en question
Return-Path: <info@online.net>
X-Original-To: lord-blog@lord.re
Delivered-To: lord-blog@lord.re
Received: from mta3.canopegabon.com (mta3.canopegabon.com [85.214.29.22])
	(using TLSv1.2 with cipher ECDHE-RSA-AES128-GCM-SHA256 (128/128 bits))
	(No client certificate requested)
	by kif.lord.re (Postfix) with ESMTPS id D695A807F6
	for <lord-blog@lord.re>; Wed, 11 Nov 2020 13:43:18 +0100 (CET)
Date: Wed, 11 Nov 2020 13:21:05 +0100
To: lord-blog@lord.re
From: "online.net" <info@online.net>
Reply-To: info@eu10.internet-es.com
Subject: [Online] Renouvellement de vos noms de domaine.
Message-ID: <7b4611aaad551596ff94b29895938ae0@online.net>
List-Unsubscribe: mailto:bounce180-kItnMezg254CXnq@online.net?subject=list-unsubscribe
MIME-Version: 1.0
Content-Type: multipart/alternative;
	boundary="1f17fd24f871cbcb69725d0a4fc959b29"
Content-Transfer-Encoding: 8bit
X-Rspamd-Queue-Id: D695A807F6
X-Spamd-Result: default: False [6.01 / 10.00];
	 HAS_REPLYTO(0.00)[info@eu10.internet-es.com];
	 R_SPF_FAIL(1.00)[-all];
	 DMARC_POLICY_SOFTFAIL(0.10)[online.net : No valid SPF, No valid DKIM,none];
	 ARC_NA(0.00)[];
	 FROM_HAS_DN(0.00)[];
	 TO_MATCH_ENVRCPT_ALL(0.00)[];
	 MIME_GOOD(-0.10)[multipart/alternative,text/plain];
	 REPLYTO_DOM_NEQ_FROM_DOM(0.00)[];
	 TO_DN_NONE(0.00)[];
	 HAS_LIST_UNSUB(-0.01)[];
	 RCPT_COUNT_ONE(0.00)[1];
	 VIOLATED_DIRECT_SPF(3.50)[];
	 RCVD_COUNT_ZERO(0.00)[0];
	 FROM_EQ_ENVFROM(0.00)[];
	 R_DKIM_NA(0.00)[];
	 MIME_TRACE(0.00)[0:+,1:+,2:~];
	 ASN(0.00)[asn:6724, ipnet:85.214.0.0/15, country:DE];
	 MID_RHS_MATCH_FROM(0.00)[];
	 GREYLIST(0.00)[pass,body];
	 PHISHING(1.52)[online.net->aksomev.de]
X-Rspamd-Server: kif
X-Spam: Yes

This is a multi-part message in MIME format.

--1f17fd24f871cbcb69725d0a4fc959b29
Content-Type: text/plain; charset=UTF-8
Content-Transfer-Encoding: 8bit


ONLINE SASAssistance techniqueBP 438 - 75366 Paris CEDEX 08France
Tél : 01 84 13 00 00
Objet : Renouvellement de vos noms de domaine.
Madame, Monsieur,
Un ou plusieurs de vos domaines ou de vos hébergements arrivent bientot à expiration,
Pour proceder au renouvellement rendez-vous sur la page suivante:
https://console.online.net/commande/renouvellement/
En cas de non règlеmеnt sous 2 jours. votre compte sera définitivement fermé.
A trés bientot,
Si vous êtes perdus, nous avons de nombreux outils à votredisposition :
- Nos documentations sont disponibles en ligne à l'adressehttp://documentation.online.net- Si malgre les outils à disposition, vous n'avez pas trouvéréponse à votre question, notre assistance technique est a votredisposition depuis la rubrique "assistance" de votre consolede gestion Online.net (apres authentification)
Nouveau :Des partenaires d'infogérance sont à votre disposition pourvous fournir un service technique clef en main.Pour plus d'information, contactez nos partenaires :http://documentation.online.net/commercial/infogerance
--L'assistance Online.net


--1f17fd24f871cbcb69725d0a4fc959b29
Content-Type: text/html; charset=UTF-8
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

<HTML>
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rial, Helvetica, sans-serif; WHITE-SPACE: normal; WORD-SPACING: 0px; TEXT-T=
RANSFORM: none; FONT-WEIGHT: 400; COLOR: rgb(0,0,0); FONT-STYLE: normal; OR=
PHANS: 2; WIDOWS: 2; LETTER-SPACING: normal; BACKGROUND-COLOR: rgb(255,255,=
255); TEXT-INDENT: 0px; text-shadow: none; box-shadow: none; border-radius:=
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xt-stroke-width: 0px; text-decoration-style: initial; text-decoration-color=
: initial'><FONT style=3D"text-shadow: none; box-shadow: none; border-radiu=
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France</FONT></P>
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" size=3D2 face=3DTahoma>Madame, Monsieur,</FONT></P>
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" size=3D2 face=3DTahoma>Nouveau :<BR style=3D"text-shadow: none; box-shado=
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=A0 votre disposition pour<BR style=3D"text-shadow: none; box-shadow: none;=
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le=3D"text-shadow: none; box-shadow: none; border-radius: 0px">Pour plus d'=
information, contactez nos partenaires :<BR style=3D"text-shadow: none; box=
-shadow: none; border-radius: 0px"></FONT><A style=3D"COLOR: rgb(0,0,204); =
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: none; box-shadow: none; border-radius: 0px" href=3D"http://documentation.=
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/A></P>
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--1f17fd24f871cbcb69725d0a4fc959b29--

Bref, je remercie mon client mail de privilégier les mails au format texte. Le phishing marche principalement par les mails html, donc c'est un argument de plus pour ne pas utiliser ce format.

Il y a donc des tentatives de phishing à l'encontre des clients Online actuellement.

Unhinged

Un des rares films sortis en salle cette année aux US.

On suit Rachel Flynn la maman de Kyle Flynn qui semble s'enticher de Andy son avocat l'aidant grâcieusement dans son divorce avec son ex. Elle vit avec son frêre Fred Flynn qui est fiancé à Mary qui sont donc en coloc dans leur baraque qu'ils vont probablement devoir revendre. Bref, tous ses noms n'ont aucun intéret puisqu'en vrai c'est Tom Cooper qui va être l'élément perturbateur.

Alors que Rachel amène son gamin à l'école en étant bien à la bourre, elle reçoit un coup de téléphone de Deborah sa principale cliente qu'elle doit conduire à différents rendez-vous. Lorsque celle-ci apprend que Rachel ne sera pas dispo à l'heure elle décide de la virer. La madré est vraiment dans une mauvaise passe en perdant sa plus grosse cliente alors qu'elle est en instance de divorce. Heureusement son gamin Kyle est plutôt compréhensif même si savoir qu'il va être sanctionné pour son retard qu'il subit des suites de la faute de sa mère l'enchante peu.

Mais revenons à nos moutons, alors qu'elle est encore en route pour l'école elle se retrouve coincée derrière un énorme SUV Ford. Lorsque le feu passe vert, celui-ci ne démarrant pas, elle laisse éclater sa rage en klaxonnant généreusement et double par la droite pour passer alors que le feu fini par passer rouge. Lorsque cent mètres plus loin elle se retrouve côte-à-côte avec le fameux véhicule, son passager fait signe au gamin d'ouvrir sa fenêtre pour lui parler.

Ce dernier, incarné par Russell Crowe commence à lui expliquer qu'il est actuellement dans une mauvaise phase, qu'il s'excuse mais qu'il apprécierait grandement des excuses de la part de la conductrice. Celle-ci passablement énervée refuse promptement. Et c'est là que ça va partir en biberine.

Le film est sympa comme tout avec ce personnage au bout de sa vie, à bout de nerf qu'il en peut plus. Il ne peut plus se contenir et doit refouler toute une violence qu'il a contenue toute sa vie. On apprendra que visiblement sa femme l'avait quittée, son job l'avait largué à quelques mois de la retraite… bref un bon début de misère sociale et financière qui lui l'ont poussé à bout.

D'ailleurs le film ressemble pas mal à Falling Down avec Michael Douglas qui suit à peu près une même trajectoire. C'est à peu près la même histoire mais avec un contexte différent (trente ans d'écart quoi).

Le film est assez cru dans sa violence. Les accidents de bagnoles sont particulièrement intenses sans avoir recourt à cinquante angles de caméra.

Il faut avouer que le film est stressant. Qui n'a jamais flippé de se faire arrêter par un taré un peu trop énervé ?

Le film abuse du setup/pay-off (spoilers)

La paire de ciseau évoquée au début est l'objet qui va résoudre le tout.

Le gamin qui raconte sa stratégie Fortnite qui servira également par la suite.

Le frangin qui raconte que les ruelles chez la grand-mère sont un vrai labyrinthe.

Bref, c'est bien fichu même si par moment les personnages font un truc assez con pour pouvoir relancer le scénar. La tension est bien présente et Russel Crowe est une bête terrifiante.

Pandorum

Alors que ce film devait être le premier épisode d'une trilogie, les critiques mais surtout le résultat au box-office font que c'est le seul et franchement c'est dommage.

La Terre devenant invivable, l'Humanité s'allie pour construire un énorme vaisseau pour s'enfuire vers une distante exoplanète. Le vaisseau héberge environ cinquante mille personnes dans l'espoir de coloniser et perpétrer la race humaine.

On assiste au réveil en catastrophe du Caporal Bower qui subit une forte amnésie suite à un hyper-sommeil un peu long. Il est désespérément seul et n'est pas rejoint par le reste de son équipe qui manque à l'appel. Il finit par trouver un supérieur avec qui il s'organise pour découvrir ce qu'il se passe et surtout où se trouve le reste de l'équipage.

J'ai du mal à comprendre que ce film ait fait un four. Visuellement c'est très correct. Il n'y a pas d'effets numériques dégueulasses, les décors font bien le taff, la mise en scène est plutôt sobre malgré un montage parfois un peu survolté (surement un cache-misère). Bon niveau musique c'est très bateau, ça ne casse pas trois pattes à un canard de l'espace.

L'histoire oscille entre le film Passenger, Alien, Event Horizon, Alien 3. Bon certaines références sont plus flatteuses que d'autres.

Le Pandorum dont il est question est la maladie affectant l'équipage poussant les gens à penser que le vaisseau est hanté. Donc il s'ensuit de la paranoïa toussa toussa.

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film au début mais une fois lancé c'est bon ça part bien. Bref, c'est plutôt un très bon moment.

Spoilers

J'aime pas mal le design des … humains dégénérés et j'aime beaucoup ce concept d'ailleurs. Le fait que ce ne soit pas des extra-terrestres ni des démons ou autre mais juste des humains ayant évolués en s'étant adapté à l'environnement particulier du vaisseau spatial.

Photo du chef des monstres brandissant son bâton de combat

C'est pas super original mais j'aime bien cette allure

La toute fin avec tous les survivants faisant surface sur la nouvelle planète (attention à pas vous prendre les autres capsules ou leur porte) est chouette, j'aurais aimé voir une suite avec la colonisation. C'est un point qui est rarement abordé.

Aniara

Hey un film suèdois et en plus c'est de la science fiction ! En plus l'une des premières images est un ascenceur spatial (on en voit vraiment pas assez dans les films) du coup ça y est j'étais déjà captivé dès le début.

On suit donc le quotidien de passagers fuyant la Terre devenant de plus en plus hostile pour l'humanité (merci la pollution toussa toussa). On est d'ailleurs assez proche d'une croisière sauf que la direction est Mars. Le grand vaisseau est donc assez proche d'un bâteau de croisière avec ses cabines, ses commerces, ses activités ses restaus.

Une des activités possibles à bord est le Mima qui permet de mettre les gens dans une sorte de léthargie basée sur leurs souvenirs heureux. Et justement le personnage principale de l'histoire est l'opératrice de ce fameux Mima.

Tout se passe bien jusqu'à ce qu'une vis de l'espace vienne percuter le vaisseau ce qui comproment le voyage interplanétaire de trois semaines et le transforme en voyage à durée indéterminée. Pour éviter une catastrophe à court terme, l'équippage largue tout le combustible nucléaire ce qui pousse le pauvre vaisseau dans une dérive dans le vide. Par chance le vaisseau est suffisamment autonome pour pourvoir à tous les besoins vitaux de ses occupants.

Je vous en dévoile pas plus. C'est indéniable que le film a un budget assez limité mais du coup on s'évite le spectable hollywoodien outrancier débordant d'effets spaciaux. Le film vise un public clairement adulte, visuellement il y a peu de fioriture, les propos sont parfois crus et le film aborde des thêmatiques parfois peu chastes.

Le rythme du film est assez lent, c'est posé mais sans non plus être contemplatif (faut dire que c'est pas vraiment les paysages qui vont enchanter le spectateur). D'ailleurs merci Tiery pour m'avoir suggéré ce film, il sort bien de l'ordinaire et est super cool.

CSS de jour comme de nuit

Depuis toujours j'ai adopté un thême visuel très dark net crypto hacker pour mon blog. J'ai toujours eu un ptit faible pour les interfaces sombres et du coup naturellement c'est ce vers quoi j'ai voulu aller pour mon ptit coin de web.

Sauf que bon j'ai appris récemment que notre cerveau avait (une très faible) latence supplémentaire quand il doit traiter des informations visuelles sombres. Forcément, je ne voulais pas que mes pauvres lecteurs aient du mal à comprendre mes propos et je me devais donc d'agir. En plus certaines défaillances visuelles font qu'un site sombre n'est pas forcément accessible pour tout le monde.

J'ai tenté à plusieurs reprises de faire un thême clair sauf que je me sens clairement pas l'envie de maintenir deux feuilles de style séparées.

L'arrivée récente de -media-prefers-color-scheme dans les specs du CSS m'a poussé à y re-réflêchir de nouveau. Et j'ai donc repris ce que j'avais commencé dans la douleur : une feuille de style CSS avec des variables pour "m'alléger le boulot".

Franchement changer quelques couleurs par-ci par-là, c'est rien, hein ? Il y en a pour une demi-heure et c'est torché, non ?

Bha non. C'est galère.

On peut pas juste changer la couleur de fond et hop c'est fait. Il faut s'assurer que toutes les couleurs utilisées aient un contraste suffisant une nouvelle fois. Et globalement il faut du coup toutes les redéfinir.

Et puis c'est là qu'on se rend compte que le jaune c'est dur à poser sur un fond clair (tendant vers le blanc). Le jaune est devenu mon némésis. C'est vrai, autant sur un fond sombre c'est facile de trouver un jaune doré avec un bon contraste et pas moche mais sur fond blanc c'est une galère. Le contraste est pourri ou alors visuellement c'est super moche.

Variabilisation du CSS

Depuis pas si longtemps que ça, on peut utiliser des variables en CSS. C'est l'outil parfait pour réaliser une base commune (la structure spatiale du site, la typographie) et de pouvoir par la suite jouer sur les couleurs via des variables redéfinissable.

La première étape consiste donc à créer en tête du CSS un block contenant toutes ces variables avec les couleurs actuelles.

extrait du neodark.css
:root{
  --background:#272b30;
  --default-color:#bbb;
  --header-delimiter:#414;
  --bg-accent:#222;
  --url-color:#ea872d;
  --h2-color:#8aa;
  --posts-h1-a:#cac;
  --fast-h1-a:#99c3d1;
  --shares-h1-a:#ffa;
  --ideas-h1-a:#aff;
  --recap-h1-a:#9cd256;
  --category:#aeb8f9;
  --em:#8a8;
  --strong:#a8a;
  --kbd-samp:#fca;
  --tr-even:#333;
}

Bon j'ai pas changé toutes les couleurs encore, mais déjà avec juste celle-là ça permet d'avoir une bonne base utilisable. Maintenant que j'ai défini ces variables il faut les utiliser aux bons endroits bien entendu et là, la syntaxe est un peu longue mais tolérable.

extrait du neodark.css
html{
 line-height:1.35em;
 background:var(--background);
 color:var(--default-color);
}

Bon une fois qu'on a remplacé toutes les occurences partout c'est chouette mais ça ne créé pas un nouveau thême, on a juste tout mis dans des variables.

Thême de couleur

Bon, c'est maintenant qu'on utilise la propriété CSS permettant de définir un thême clair ou sombre ! Ça y est !

extrait du neodark.css
@media screen and (prefers-color-scheme: light){
  :root{
    --background:#eee;
    --default-color:#222;
    --header-delimiter:#fff;
    --bg-accent:#ddd;
    --url-color:#000;
    --h2-color:#388;
    --posts-h1-a:#7b56d2;
    --fast-h1-a:#5694d2;
    --shares-h1-a:#d2c656;
    --shares-h1-a:#ff0080;
    --ideas-h1-a:#56c6d2;
    --recap-h1-a:#85ce27;
    --category:#0062ff;
    --em:#0062ff;
    --strong:#7b56d2;
    --kbd-samp:#fff;
    --tr-even:#ccc;
  }
}

La première ligne est une media query qui permet de n'appliquer les règles que dans certaines conditions. La condition définie ici est le prefers-color-scheme: light. Donc quand le navigateur indique qu'il préferre afficher un thême clair, ce sont ces régles CSS qui seront appliquées par-dessus les existantes.

Et voilà avec ça, vous avez, par défaut un site sombre mais avec un thême clair pour les gens ayant choisie un thême clair. Il me reste à trifouiller et régler encore un peu pour réhausser du contraste de droite et de gauche et surtout trouver la formule magique pour les jaunes.

capture d'écran de la version sombre classique du thême

Bon vous connaissez probablement cette version déjà

capture d'écran de la version claire du thême

Le nouveau thême clair pas encore parfaitement finalisé, beaucoup de soucis de contraste à améliorer.

15 récap : Octobre 2020

Blog

C'est calme, hein ? Ouai je sais. La grosse flemme ce mois-ci.

En bref ce mois-ci : 4 articles, 3 commentaires, 3 visionnages, 518261 requêtes, 45446 visiteurs uniques pour 20.12 Go de trafic.

Films

Jeux

Team Fortress 2

Ouaip je vous le ressort tous les mois mais j'aime toujours autant ce jeu. La communauté y est toujours aussi toxique, c'est toujours envahit de bot cheater qui font chier, le gameplay n'a quasiment pas changé en bientôt quinze ans…

Mais la formule marche toujours. En plus pour Halloween ils ont sorti quelques nouvelles maps (celles qu'ils ramènent chaque année pour l'occasion + 4 nouvelles).

J'ai un peu joué et j'ai même fait quelques achievements (ce qui ne m'arrive plus trop, vu que j'ai tous les faciles déjà…).

Shapez.io

Petit jeu opensource jouable dans le navigateur dans sa démo mais également achetable pour supporter son dev. C'est un puzzle-game lorgnant fortement du côté de Factorio.

Vous devez combiner, tourner, découper, recoller, peindre des formes élémentaires pour créer des formes plus complexes. Pour ce faire, vous disposez d'outils basique faisant une action et des tapis roulants pour enchaîner le tout.

C'est basique mais très efficace. Ça coûte pas très cher, les graphismes sont minimalistes, le jeu n'a pas un énorme contenu mais ça occupe bien. Même si, il est vrai on tourne vite en rond, ça reste à mon sens un très bon ptit jeu.

Vous pouvez le tester sur le site officiel et si ça vous plaît, vous pourrez également transférer votre sauvegarde de la démo vers le vrai jeu.

Ça coûte pas cher et ça soutient un jeu libre.

Overcrowd

Encore un jeu de gestion \o/

Il est temps de construire la station de métro de vos rêves ! Gérer le flux de passagers, les boutiques pour extirper quelques billets, le personnel pour ramasser les saletés…

Le jeu est assez mignon avec une 2D pixellisée simple mais efficace. Bon le jeu a quand même tendance à ramer un peu lorsque la map est bien remplie mais ça reste quand même jouable.

Votre but est de maintenir une bonne réputation dans votre gare. Si celle-ci tombe à 0 vous perdez. En sachant que tout peut très bien se passer et d'un coup tout bascule parceque vous avez une épidémie ou quelques hooligans.

Vous allez donc devoir vous casser la tête pour organiser la géométrie de votre gare. Il faut constamment éviter des goulets d'étranglement où tout peut exploser à tout moment.

Votre gare s'articule sur plusieurs sous-sols et c'est là qu'il y a un point assez frustrant c'est pour la superposition. Vous ne pouvez tout simplement pas superposer des éléments et votre gare va donc vite devenir un plat de spaghettis inextricable pour tenter de relier les différents quais. Bon c'est frustrant mais à vrai dire sans cet élément il faut avouer que le jeu serait probablement trop simple.

Comme d'habitude, vous ne commencez pas avec tous les objets déblocables ce qui permet de prolonger la durée de vie du titre. Pareil, votre personnel va gagner des niveaux afin d'être de plus en plus efficace.

C'est un ptit jeu sympatique fait par deux britains, ça vaut le coup si vous aimez le genre. Il tourne bien via proton.

Musique

Archspire est en train d'enregistrer son quatrième album !!

Voilà, j'attend impatiemment de pouvoir l'entendre.

Vidéos

Action Button

Je suis tombé sur une chaîne Youtube qui n'a que trois vidéos. Trois critiques de jeux vidéo, encore ouaip.

Je vous conseille quand même de regarder surtout la vidéo sur Doom. Ça parle du vrai, de l'original (j'aime bien aussi le 2016) et on y apprend pas grand-chose de nouveau.

Je vous la vend super bien, hein ? Vous vous retenez de cliquer pour aller voir, non ?

Et bhé c'est super ! La vidéo dure 3h30 et c'est pas du gameplay ou autre contenu facile, non. Ce n'est pas non plus une analyse poussée, technique, décortiquant chaque aspect du truc, non non.

C'est tout un ressenti et un historique pas tout à fait du jeu mais du contexte du vidéaste vis-à-vis du jeu.

C'est visuellement faussement simple, c'est vraiment travaillé et surtout, c'est super drôle (surtout la première demi-heure). Bref, jetez-y un coup d'œil, ça sort de l'ordinaire, c'est intéressant et je me suis vraiment marré.

Vrac

Je fais un peu mumuse avec Gemini en ce moment. Je sais pas si j'en ferai quelque chose mais c'est clairement intéressant comme projet.

Better Watch Out

Ce film pourrait être de saison pour Halloween mais en fait non c'est plus un film de Nowel. On retrouve ici les deux gamins présents dans The Visit (excellent film d'horreur je vous le recommande fortement). Ils sont complétés d'un troisième.

Une bonne famille américaine doit aller fêter nowel en soirée mondaine et décide donc de faire garder leur gamin de 12 ans par leur babysitter habituelle. Le gamin déclare sa flamme auprès de la babysitter qui le repousse et petit à petit il s'avère que ça ne sera pas une soirée tranquille. Ils ne sont pas vraiment seuls puisqu'une brique pète une vitre avec le message plutôt clair U leave and U die.

 

Un film où des gamins seuls dans une baraque doivent se défendre contre des gens voulant s'infiltrer ça fait très Maman j'ai raté l'avion mais là il n'en est rien. C'est pas la même cible visée, c'est ici bien moins drôle (encore que) et plus sombre, vicieux, immoral. Toute fois le film est cité ouvertement en référence.

Le film est meilleur que cela à quoi je m'attendais sans pour autant est vraiment effrayant. Pas vraiment de gore, ni de sexe (encore heureux vu l'âge des protagonistes) et du coup visuellement il est vraiment soft. C'est parfois pas ultra cohérent mais ça reste pardonnable.

Le film sait s'arrêter quand il faut avant de devenir lourdingue.

spoilers

Franchement, quand les ex, bien plus âgés et baraqués arrivent, comment ça se fait qu'aucun ne pète la gueule du mioche ?! Un coup de batte et c'était réglé.

Et puis visiblement au début le but était d'effrayer la gamine, ok. Mais pourquoi ce con le fait en se promenant avec un vrai fusil de chasse chargé et prêt à tirer ?! Alors ce gamin était bien moins extrême et moins déterminé mais c'est le plus dangeureux au début.

J'aime beaucoup le twist finale de la gamine.

Touche Doom pour mon clavier

Haaaa ! Six mois que j'attends que ça arrive.

Tout droit depuis le Vietnam fait par les artistes de chez Jelly Key, j'ai enfin reçu ma ptite touche Doom.

La nouvelle touche en forme de borne d'arcade avec l'ancienne touche classique qu'elle remplace

Franchement comment pouvait fonctionner mon clavier sans cacodaemon ?

Toutes leurs touches sont peintes à la main, c'est d'ailleurs pour ça que la livraison est aussi longue. Mais faut avouer que le résultat est super.

La partie écran est en 3D à l'intérieur : le cacodaemon, le carrelage, le flingue sont en 3D. Si on tourne/penche/incline/rotate la touche on voit de nouveaux détails. L'écran est bombé.

Le joystick peut bouger même si franchement c'est tellement petit que c'est difficile et j'ai vraiment peur de le péter.

Ouai le téléphone est pas trop à l'aise avec les photos en macro

Je ne le montre pas en photo mais la touche est livré dans une mini boite en bambou avec un poinçon de cire par-dessus. C'est vraiment classe à voir. Et dans le même genre de détail, il y a une ptite plaque en alu gravée au laser avec le numéro de série. Ce numéro on le retrouve d'ailleurs au cul de la touche.

De vrais objets de collection.

Mon gros doigt à côté de la ptite touche. Les détails sont vraiment minuscules

On se rend un peu mieux compte de la taille, là, non ?

Bien entendu la touche est compatible avec les switches Cherry MX. Elle est au final moins haute que les touches au profil SA de première rangée (pour donner une idée à deux personnes sur terre).

La touche dans son nouvel environnement naturel : le clavier

La voilà, la pièce centrale dans son écrin

Bon bha voilà, un article inintéressant mais j'en suis tout content. Me reste plus qu'à "écrire" avec : c'est ma touche pour coller.

The Rover

Un film rèche, aride, impitoyable à l'image de son environnement et des protagonistes.

On est dans l'Outback australien, enfin on suppose, mais soit apparemment c'est dans un futur pas si éloigné. La société s'est effondrée (ou alors c'est ptet déjà comme ça là-bas, qu'en sais-je ?) et visiblement Guy Pearce n'a plus grand-chose sauf sa voiture. Pas de bol pour lui, trois types armés et blessés pour l'un crashe leur bagnole à proximité de la sienne et du coup lui chourre.

Pas très très content et n'ayant plus rien à perdre notre protagoniste (et non héros) se met en quête de récupérer sa voiture.

J'aime beaucoup les films de "postapo soft" ils sont pas si courant que ça. Au final il n'y a pas forcément eu de grandes guerres ou autre et la fin du monde n'a pas vraiment eu lieu, juste un grand bouleversement mais qui n'est pas montré. Les quelques personnages qu'on rencontre sont crasseux, vive de trois fois rien, semble glander toute la journée.

La nature est vraiment pas folichonne et l'image pas mal désaturée accentue cet effet désertique poussiéreux. Les personnages sont pas mal immoraux, c'est à se demander comment il peut y avoir autant de survivant quand on voit leur comportement.

Ce film sent fortement le Mad Max 1. C'est un peu le même feeling où il reste visiblement quelques institutions, de rares magasins mais où on sent que tout empire graduellement.

J'adore la performance de Robert Pattinson avec tous ses tocs et ses mimiques et sa confrontation avec Guy Pearce vénère ça marche super bien. D'ailleurs, Robert Pattinson voulait absolument ce rôle particulier afin de casser l'image qu'il avait acquis en tournant dans Twilight. Et force est de constater que ça a marché et qu'il a désormais une bien belle filmographie !

C'est un buddy road movie pas drôle dans un environnement impitoyable.

Super découverte.

Guide pour utiliser Pleroma

On entend parfois qu'utiliser Pleroma est compliqué. Et oui et non. En vrai c'est pas plus compliqué que Mastodon ou Twitter, ce sont surtout des habitudes différentes à prendre.

Donc voilà un petit guide expliquant quelques bouts de l'interface utilisateur.

À quoi ça ressemble ?

Si vous n'avez pas de compte ou si vous n'êtes pas encore connecté, vous tomberez directement sur la page affichant tous les toots publics accessibles depuis l'instance en question.

L'interface classique monocolonne de pleroma sur la timeline globale

Par défaut en anglais, vous êtes sur la Known Network

Avant d'aller plus loin, un petit rappel sur les différentes Timelines existantes.

  • Fil d'actualité : c'est votre timeline personnelle contenant les toots des personnes que vous suivez. Elle contient aussi bien des toots publics que des toots à visibilités restreintes.
  • Bookmarks : Ne contient que les toots que vous avez bookmarké (marque-page).
  • Messages Directs : Ne contient que vos messages persos (DM).
  • Fil d'actualité publics : Il s'agit de la timeline public de votre instance. Elle contient tous les toots publics publiés par les personnes de votre instance.
  • Ensemble du réseau connu : Il s'agit de la timeline globale de votre instance. Elle contient tous les toots publics passant par votre instance. Il s'agit donc de la timeline précédente + tous les toots des autres instances qu'elle reçoit.

L'interface

L'interface de Pleroma est quelque peu déroutante la première fois.

Colonne de gauche

Cette colonne assez fine comporte trois sections.

La première s'avère être l'interface de rédaction de toot. Un dessin sera bien plus explicite.

Explication de chacune des parties de la colonne de gauche

Très dur à décrire

Sachez que vous pouvez formatter vos toots en les rédigeant en html, bbcode ou bien markdown.

Colonne de droite

Celle-ci peut afficher différents contenu. Mais ne nous voilons pas la face, la majorité du temps ça sera les timelines.

Le fédiverse ne garantit pas le temps que mettra un toot a être délivré du coup parfois vous recevrez des messages envoyés quelques minutes/heures/jours/semaines auparavant.

Bon, du coup dans la timeline, vous verez des toots arrivant sur votre instance. Et souvent ces messages ne sont pas sortis de nulle part mais appartiennent à des conversations.

Barre du haut

On a tendance à l'oublier mais tout en haut il y a une barre horizontale.

Vous trouverez tout d'abord le nom de l'instance. En cliquant dessus vous vous retrouverez le fil public de votre instance.

Ensuite au milieu vous avez le logo Pleroma qui lors d'un clic vous remontera la page (un raccourcis bien venu).

Et enfin à droite, trois icônes : la recherche, les réglages et le bouton pour se déconnecter.

La recherche permet de chercher un mot, une personne ou bien un hashtag. C'est très pratique même si parfois les résultats sont un peu aléatoires mais ça s'améliore.

Les gens

L'intéret d'un réseau social c'est d'avoir des interactions avec les gens de l'Internet. Le concept ici est de suivre une personne afin de recevoir toutes ses publications.

Pour ça il existe deux façons de faire.

Tout d'abord vous tombez au hasard sur quelqu'un, vous consultez son profil :

La seconde façon est un cas légèrement différent. Vous connaissez quelqu'un que vous voulez suivre et donc vous allez devoir chercher cette personne.

Sur la vidéo précédente vous voyez qu'à la fin je n'ai pas déjà reçu les messages, ça peut prendre quelques secondes le temps que les données transitent d'instance à instance.

Il ne vous reste plus qu'à répéter ça plusieurs fois pour créer votre petit harem de gens que vous suivez. Votre timeline se remplira maintenant de tous leurs toots.

Un toot

Vous allez vite voir les toots des gens. Ils ont tout un tas d'infos un peu cryptiques au début et pleins de boutons.

À quoi ressemble un toot et qu'est-ce qui est cliquable

Voilà tous les éléments clickable et leur signification

La visibilité des toots est une des grandes fonctionnalités du fédiverse. Lorsque vous en écrivez un, vous pouvez choisir qui recevra le message.

  • Direct : Uniquement les personnes mentionnées dans votre message recevront le toot.
  • Followers-only : Seuls les personnes qui vous suivent verront ce message.
  • Unlistel : Tout le monde peut recevoir le toot mais il n'apparaitra pas dans les timeline publics
  • Public : Potentiellement tout le fédiverse peut voir ce toot

C'est assez simple mais cette possibilité amène parfois à quelques déconvenues : il n'est pas rare que dans une même discussions plusieurs niveaux de visibilité soit mélangés. On se retrouve donc à ne pas voir toute la discussion en voyant des réponses sans voir le message d'origine mais bon, c'est le jeu, chacun choisit ce qui lui plaît.

À cela s'ajoute le fait que toutes les instances ne fédèrent pas à 100% avec tout le monde. Il est pas rare qu'il y ait des trous dans la fédération que ce soit volontaire (modération) ou par souci technique.

Le chat

Depuis peu, Pleroma permet de chatter entre utilisateur du fédiverse. Tous les logiciels ne sont pas compatibles (ça viendra ou pas).

En pratique ça ressemble beaucoup à des discussions à base de messages privés de type DM.

À l'heure actuelle ce n'est pas compatible avec Mastodon, à vraie dire, seul Pleroma et Misskey peuvent discuter ensemble.

Bon, pour le moment je trouve ça franchement gadget mais j'imagine que si ça se déploit chez Mastodon l'adoption rendra ptet le truc plus intéressant.

Les DM

DM == Direct Message dans le langage twitesque.

Il s'agit des messages directs entre les utilisateurs donc ce n'est pas publique. Alors pour info, potentiellement les administrateurs des instances peuvent lire ces messages, ce n'est pas chiffré. Le Fédiverse n'est pas un bon médium pour des conversations confidentielles.

Pour les retrouver il faut se mettre la colonne de droit sur timeline et en haut sélectionner Direct Messages. Ils apparaitront tous là.

Si vous voulez en envoyer un nouveau il suffit de commencer par rédiger un toot normal, d'y mentionner le destinataire et de choisir la visibilité adéquate.

Il est également possible de passer par le profil d'un utilisateur et de cliquer sur le bouton mention


Voilà voilà avec ces quelques éléments il est possible de se débrouiller. Je n'ai pas abordé la partie réglages mais c'est disponible via la ptite roue crantée tout en haut à droite.

Vous y trouverez les options pour personnaliser votre profil. Mais vous aurez également toutes les options pour personnaliser l'affichage de l'interface, bloquer les indésirables ainsi que les options plus générales.

Lorsque j'ai migré de Mastodon à Pleroma j'ai tout d'abord utiliser l'interface mastodon car je trouvais celle de Pleroma moins efficace et moins agréable. Mais après lui avoir laissé sa chance je me suis rendu compte que je la préferais largement : l'interface plus large, les ptits trucs par-ci par-là la rende plus pratique.

Books Of Blood

Trois histoires tirées des romans de Clive Barker dans un film. Clive Barker est un romancier habitué à sortir des histoires d'horreur pas mal du tout. Il a même réalisé le super Hellraiser avec ses fameux cénobites. Donc c'est quand même un truc avec du lourd derrière.

Les Books Of Blood sont une série de romans horrifiques. Apparemment il devait y avoir une série de film, puis éventuellement une série pour au final y avoir ce film de près de deux heures mais avec trois histoires.

On a donc droit à de l'horreur psychologique, du surnaturel, un chouilla de gore. C'est pas mal mais c'est pas non plus la folie. Mais le pire c'est qu'en y repensant j'ai pas de gros défaut à reprocher. Visuellement c'est honnête mais pas ouf, le jeu des acteurs est correct, les histoires ça va bien, la musique … heuuu je m'en souviens déjà plus. Et en fait je crois que le film va laisser la même impression que la musique.

La toute fin est assez chouette cela dit. Voilà, c'est au final agréable mais dispensable et oubliable.

Amélioration de mon environnement nunux

Je vous ai déjà parlé de mon obsession pour avoir un environnement KISS avec le moins de processus qui tournent et compagnie. Mais depuis quelques mois je vais un peu à contresens en m'ajoutant quelques outils pour améliorer le confort global.

J'utilise maintenant Sway depuis deux ans et j'en suis super satisfait. C'est un compositor wayland reprenant le fonctionnement d'i3 que j'ai étrenné pendant très longtemps avant.

En deux ans, l'utilisation de Wayland s'est grandement améliorée au point où il n'y a désormais quasiment plus de ptits comportements merdiques. La majorité des bugs ont été corrigés, des fonctionnalités manquantes ont été implémentées toussa.

Redshift

Bon je passe beaucoup d'heures devant l'ordi et parfois même un peu tard. On en parle de plus en plus des troubles du rythme circadien qui serait en partie provoqué par les écrans et plus spécifiquement la lumière bleue qu'ils émettent.

Bon bha, vous vous doutez qu'en présentant le truc comme ça, c'est que je suis touché. Et bha pas du tout. Je dors très bien et facilement.

Mais bon, ça coûte pas bien cher de s'en prémunir préventivement. Du coup Redshift est un outil bien connu sous nunux qui permet d'adapter la colorimétrie de l'écran en fonction de l'heure.

En gros vous lui donnez votre géolocalisation et il se débrouille pour savoir à quelle heure enlever du bleu (l'écran rougit pas mal). Vous pouvez bien entendu adapter la puissance de l'effet pour plus ou moins impacter.

Par défaut c'est vraiment très rouge au point de rendre chiant à regarder tout ce qui est graphique (photo/films…). Perso je l'ai un peu changé et je le lance directement via sway.

~/.config/sway/config

exec --no-startup-id redshift -t 5700:3500 -m wayland -l XX.XX:YY.YY

Et hop !

Enfin presque, il vous faut une version forkée de redshift si vous utilisez sway parceque l'original ne sait bosser qu'avec X11.

Bon par contre je regarde pas mal de vidéos et là c'est assez chiant la colorimétrie foireuse du coup j'ai foutu un ptit script lua dans mpv afin de couper provisoirement Redshift automatiquement. Vous pouvez mettre ce script dans ~/.config/mpv/scripts pour vous aussi profiter de ce ptit raffinement.

Pulseeffects

Depuis le confinement, j'ai adopté PulseAudio une des œuvres de l'illustre Lennart Poettering. Pourtant j'aime pas tout son écosystème, j'aime pas sa façon de fonctionner, je n'ai besoin d'aucune de ses fonctionnalités. J'ai qu'une carte son avec une seule sortie audio utilisée.

Alsa me convenait parfaitement. Mais le truc qui m'a fait craqué c'est PulseEffects qui permet d'ajouter des effets sur l'audio sur tout le système. J'ai de bonnes enceintes sauf qu'elles ont un son très neutre et être neutre c'est cool mais avoir un peu plus de basse c'est quand même bien mieux.

Du coup avec ce ptit outil je peux renforcer grandement les basses ce qui rend le son bien plus agréable. Par contre c'est l'enfer sur terre ce truc. Du GTK, du dbus, du dconf… tout pour te pourrir un environnement sain.

Pour le lancer sans avoir de fenêtre je le lance aussi via sway.

~/.config/sway/config

exec --no-starstup-id pulseeffects --gapplication-service

Bon pour le réglage faut le lancer normalement mais ça peut risquer de faire bugguer le son…

Pour éviter que ça sature dans tous les sens je baisse le volume des applis à 80%.

Swayidle

Par défaut sway n'a pas de mécanisme de mise en veille/écran de veille ou autre. C'est un poil gênant si vous avez tendance à laisser de côté l'ordi un long moment.

Du coup swayidle est la rustine qui permet de scripter des actions en fonctions d'évènements. Si comme moi vous n'utilisez pas systemd, les seuls évènements possibles sont timeout et resume qui correspondent à un temps d'inactivité et le retour de l'activité.

Dans mon cas au bout de 10 minutes je fous l'écran en veille et en retour d'activité je réactive l'écran. Basique mais suffisant pour le moment.

Encore une fois, je le lance via sway !

~/.config/sway/config

exec --no-startup-id swayidle -w timeout 600 'swaymsg "output * dpms off"' resume 'swaymsg "output * dpms on"'

Je ne le fais pas mais sachez qu'il est possible de définir plusieurs actions à plusieurs timeout différents pour par exemple éteindre l'écran au bout de dix minutes, et pourquoi mettre tout l'ordi en veille au bout de trente minutes.

Bref, un ptit outil léger qui fait ce qu'on lui demande sans plus. Il est généralement packagé directement avec sway (enfin selon la distro).

Là vous remarquerez vite que mpv est un bon citoyen et qu'il discute avec sway pour lui dire de ne pas se mettre en veille pendant qu'il tourne. Par contre Qutebrowser … non, quand il lit une vidéo, bha sway n'hésitera pas à se foutre en veille au bout du timeout. La parade que j'ai trouvé est de toucher la conf de sway pour inhiber la mise en veille lorsque Qutebrowser est en plein écran.

~/.config/sway/config

for_window [app_id="org.qutebrowser.qutebrowser"] inhibit_idle fullscreen

Et vous allez pouvoir laisser tourner votre navigateur tranquillou sans risquer que l'écran s'éteigne lors d'une vidéo.

Bemenu

Lorsque j'étais encore sur i3 et donc le monde vieillissant de X11, j'utilisais le fameux dmenu sorti tout droit des esprits de chez suckless chez qui j'aimais vraiment faire mes courses. Il était vraiment cool mais n'a pas entamé de transition vers wayland et ne le fera probablement jamais officiellement (il me semble qu'il traîne un fork ou deux pour ça). Du coup je suis allé voir la concurrence.

J'ai choisi un ptit nouveau nommé bemenu et j'en suis très content. Par défaut il a un thême (enfin deux trois couleurs quoi) qui me plaisent pas mal.

Je m'en sers pour sélectionner la musique, lancer des logiciels, récupérer mes mots de passe, lancer un film. Ce que j'aime bien c'est qu'on peut lui filer tous les réglages en arguments du coup on peut se passer de fichier de configuration.

exemple d'appels via sway

bindcode $mod+26 exec "bemenu-run --fn 'Liberation Mono 17'" bindcode $mod+27 exec "passmenu -l 10 -p 'Pass :' -fn 'Droid Sans Mono-15' -nb '#322'"

Je me suis aussi fait (enfin repompé du web, hein) la commande pour le choix de musique :

/usr/local/bin/mpdmenu

#! /bin/sh mpc listall | bemenu -i -l 40 --fn 'Droid Sans Mono 26'| mpc insert

le haut de l'écran affiche la recherche et le bas tous les morceaux de musique correspondant

On le voit pas mais on peut faire de la recherche approximative

Simple mais parfaitement fonctionnel.


Bon bha voilà les quelques folies que je me suis autorisé. C'est tout super léger sauf l'infâme Pulseeffects. D'ailleurs si jamais quelqu'un sait comment obtenir un résultat similaire direct via Alsa ça me plairait bien.

Si vous avez des ptits outils légers qui améliore la vie je suis preneur (en sachant que je suis très pinailleur et que j'ai des besoins parfois exotiques, c'est pas pour autant que je les adopterai).

14 Récap : Septembre 2020

Voilà, j'espérais que les températures baissent suite à un été assez chaud. Et bha j'ai pas été déçu, à peine l'été fini que ça y est on a perdu 15° ! Il fait bien plus froid qu'à l'accoutumée c'est étrange.

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Bon bha voilà, j'ai publié un peu plus ce mois-ci… Je vais pouvoir … glander de nouveaux les prochains mois :-þ

En bref ce mois-ci : 6 articles, 14 commentaires, 13 visionnages, 501414 requêtes, 43066 visiteurs uniques pour 20.55 Go de trafic.

Films

Jeux

Prey

Après m'être fait Dishonored 2 avec un peu de retard, je me fait donc Prey avec un peu moins de retard. Et wow superbe jeu encore.

L'histoire est cool même si assez prévisible mais surtout là où dans Dishonored on a des missions ultra scriptées dans des niveaux qui s'enchaînent, là on est plus dans un metroidvania : on est dans une grande map divisées en plusieures zones mais on est libres d'arpenter ça dans l'ordre que l'on veut. Bien entendu certains endroits ne peuvent être accédé qu'après avoir ouvert une porte ou ce genre de truc mais vous voyez le genre.

D'un point de vue gameplay on est pas bien loin d'un Dishonored. On peut courir/sauter/glisser/s'accroupir/se faufiler/se raccrocher aux branches/hacker/blinker/se construire des plateformes. La liberté de mouvement est folle. Et si jamais ça vous suffit pas, une ptite sortie en apesanteur pour goûter à encore plus d'axe de liberté.

Parcequ'en fait le jeu se passe sur Talos 1 qui est une station spatiale dans … l'espace. Ça se passe dans un futur proche alternatif où les russes et les usiens sont assez potes et où JFK est mort en 2035. On incarne Morgan Yu qui doit se rendre sur la station spatiale après quelques tests basiques pour aller bosser avec son frangin Alex Yu qui semble assez … particulier. Il s'avère que la station a quelques soucis d'ordre extra-terrestre.

Il faut dire que ceux-ci sont des polymorphes capables de prendre l'apparence de n'importe quel objet ce qui sera l'occasion de sympatoches parties de Prop Hunt.

Le jeu propose plusieurs niveaux de difficultés et ça monte assez vite assez haut. Le niveau de difficulté est particulièrement élevé et rend l'exploration difficile du coup je me suis rabattu sur un mode facile afin de mieux profiter de l'histoire et mieux fouiller de fond en comble.

Le jeu est donc constitué de différentes quêtes assez simple mais servant généralement de prétexte à l'exploration. Et comme à son habitude Arkane a fait en sorte qu'il y ait toujours plusieurs façons de se déplacer. Est-ce que vous passerez par de petites coursives, les conduits d'aération, par la porte. Comment ouvrirez la porte ? Vous allez fouiller les cadavres à la recherche de badge d'accès, hacker le digicode, envoyer une flèchette en mousse sur le bouton, trouver un autre accès détourné ?

Les environnements sont superbes. Techniquement déjà c'est plutôt flatteur mais surtout la direction artistique est fofolle. Les pièces regorgent de détails dans tous les sens avec plein d'objets, des cadres, des pubs, du mobilier raffiné, des équipements scientifiques, des mugs, de la bouffe, des post-it. C'est génial.

Un exemple que je trouve génial c'est l'ordinateur bloqué par un mot de passe mais avec un post-it sous le bureau contenant ce-dit mot de passe. Rien que ça, c'est du génie.

J'ai passé ~20h pour faire un premier run en mode facile mais j'ai recommencé en mode difficile et ouai c'est difficile. Autant en facile je suis pas mort en combat en difficile, avant chaque affrontement une bonne sauvegarde et une fois sur deux elle sert. Il y a plus d'ennemis et surtout ils font vraiment plus de dégat.

Pour les masos il est même possible de rajouter de la difficulté en rendant les armes faillibles, en rajoutant la gestion de l'oxygène et aussi des ptits soucis de santé genre se briser un membre souffrir de radioactivité et tout… Non merci dans l'immédiat.

À l'époque j'avais pas mal apprécié le Prey original. Il proposait une bonne expérience de FPS avec ses portails, sa gravité et ses trous de balles (sisi rappelez-vous) bien qu'assez simple. Mais au final on a gagné au change. Même les musiques sont sympas bien que trop rares.

Delores : A Thimbleweed Park mini adventure

Quand Ron Gilbert (le papa de Monkey Island et d'autres perles du point'n click) s'ennuie en confinement, il crée un nouveau moteur de jeu. Ça reste un moteur de jeu 2D pour du point'n click, hein, vous attendez pas à autre chose.

Et du coup, pour tester son moteur, il récupère les assets de son précédent jeu (Thimbleweed Park qui est très bien) et sort un mini jeu avec son nouveau moteur. Et comme ça marche un peu et qu'il veut des retours de la communauté, il le rend gratos.

Du coup vous incarnez Dolores qui fait un stage pour le journal local de Thimbleweed Park. Elle doit donc fournir des photos sur différents sujets à traiter dans la gazette. C'est super simple et assez court (30 minutes) mais c'est quand même agréable.

Ha et d'ailleurs Ron Gilbert est fan de Linux et donc a rendu son moteur compatible Linux. Du coup c'est natif nunux et ça sera très probablement le cas pour un futur jeu !

Musique

Je vous propose d'écouter la bande originale de The Fountain. C'est beau, calme, relaxant, apaisant, magistral. Tiens me faudrait le revoir çui-là.

Nuxeries

Ce mois-ci je me suis fait le jeu Prey. Sauf qu'avant de fonctionner bien comme il faut j'ai dû faire une ptite modif.

Le jeu se lance bien toussa toussa. Ça tourne vraiment bien niveau perf, je me tape le premier niveau nickel.

Lors du chargement du second niveau (enfin le premier changement de zone plus précisément) PAF ça plante. Relancement du jeu, chargement de la sauvegarde pareil ça plante.

Bon, au final c'est l'illustre SebSauvage qui m'a filé la solution. Il faut augmenter le nombre de descripteur de fichier utilisable simultannément.

/etc/security/limits.conf
…
* hard nofile 500000
* soft nofile 500000
…

Voilà avec ça, ça devrait marcher sans souci.

Je sais pas comment se débrouille le jeu pour tenter d'ouvrir autant de fichier mais bon maintenant ça bloque plus. Ptet que d'autres jeux apprécieront la manip.

Dans un autre registre j'ai tenté de mettre à jour mon routeur vers la nouvelle version de son OS mais ça s'est pas super bien passé. Je vous en parle un peu plus dans cet article.

Je retenterai plus tard.

Vrac

Je suis tombé sur une page web d'une personne s'amusant à recréer les logos présents dans le jeu Cyberpunk 2077. Bon le jeu n'est pas sorti encore, toutefois, il s'est servi des vidéos de gameplays qui sont déjà sorties.

C'est assez cool à voir autant de diversité dans la création des logos mais la performance de recréer ça de visu est toute aussi sympa. N'hésitez pas à filer un ptit coup d'œil à la page de ce projet.

Et concernant le jeu, il m'attire mais sans plus. Je le ferai dans longtemps quand il sera plus trop cher.

Midsommar

Visionnage du 06/10/2019

Quel film intriguant.

Ça commence comme un gros drame, puis ça part dans l'insouciance à partir de la moitié du film c'est le malaise incessant. Et le pire c'est que lorsque tu crois être arrivé à l'apogée du malaise et PAN ! Une couche supplémentaire de malaise. Le rythme assez lent n'aide pas à se dissiper ce sentiment oppressant.

Déjà de base j'ai tendance à trouver très étrange les communautés isolées et tout ce qui est respect des traditions mais alors là le combo des deux c'est l'horreur. Et le pire c'est que tout se passe dans une simili-bonne-ambiance joyeuse sous le soleil et un grand ciel bleu.

Les quelques effets graphiques sont plutôt réussi et donc le film n'est clairement pas à mettre en toute les mains.

C'est un très bon film qui est vraiment pas mal différent des autres films d'horreur. On a pas vraiment peur mais on crève d'envie de s'enfuir pour respirer.

J'ai adoré les effets visuels lorsque nos pauvres personnages sont sous les effets des drogues : ça reste subtil mais on perçoit des ptits détails dérangeants et on focus dessus. Du coup on perd un peu ce qu'il se passe à l'image, un peu comme si… HO WAIT nous aussi on est schnouffé !

Bref, il est vraiment cool.

Visionnage du 27/09/2020

Je le remate un an plus tard mais en version longue ce coup-ci. Et il est franchement super cool. D'ailleurs je réhausse sa note en le passant en film parfait.

Ari Aster est quand même le roi de l'histoire plombante. Les histoires de familles avec du meurtre et le suicide ça instaure direct une ambiance pesante.

Et après, on se retrouve à aller voir les coutumes pour le moins dérangeantes d'une communauté suèdoise.

spoilers

C'est quand même marrant de voir que le mec le plus sympa de la bande de pote s'avère être un manipulateur hors pair menant tout le monde à la mort. Et il fait tout ça en étant gentil avec tout le monde.

Si on fait bien gaffe aux tentures, gravures, dessins, on voit tout ce qu'il va se passer dans le film :

  • L'ours en feu apparait sur un tableau
  • La boisson/philtre d'amour à base de menstruation et de poil pubiens
  • La copulation spectacle
  • La compétition de danse avec le couronnement

Et ça permet également de comprendre ce qu'il s'est passé pour certains personnages mais qui n'est pas montré comme par exemple Connie qui se fait noyer comme le spectacle (avec les pieds attachés et une pierre (ce qu'on voit dans la version longue))

La moratilé de ce film c'est qu'il faut éviter les fêtes de familles et que les drogues ça n'aide pas.

Les déplacements dans les jeux vidéos vol.2

Suite du précédent épisode avec encore d'autres réflexions autour des déplacements.

Defrag : Le déplacement comme élément central du gameplay

Quake 3 est un FPS sorti en 1999 (mon préféré de la série). Il ne peut pas être considéré comme l'un des premiers FPS cela dit c'est l'un des premiers à viser quasi exclusivement le multijoueur.

Le but principal est donc d'éliminer ses adversaires pour marquer le plus de points. Ça peut se faire également en équipe, voire jouer à de la capture de drapeau adverse que l'on doit ramener dans sa propre base. C'est basique sur ce point là il n'invente rien, mais il polit la formule de ses aînés.

Le jeu a eu un succès immense alors qu'il ne proposait un mode solo qu'assez anecdotique (on pourrait le considérer comme un gros tutorial présentant toutes les maps du jeu). Comme souvent à l'époque, l'un de ses points forts était le fait de permettre à la communauté de créer des maps. Mais pas uniquement des maps puisque l'on a eu également de très nombreux mods. Et parmis ceux-là on retrouve le fameux CPMA mais aussi l'illustre Defrag.

Il s'agit d'un mod où l'aspect tuerie disparait complètement. Ici, pour massacrer son adversaire, il faut arriver à la ligne d'arrivée avant lui. Et attention je parle pas d'un jeu de course, ici on est un pauvre piéton qui va devoir traverser une map pleine de trous, de pièges, de lave… C'est un véritable jeu de plateforme survitaminé. Si vous trouviez que Sonic était rapide, oubliez-le. Ici, tout se déroule à deux cents à l'heure, que dis-je ? Trois cent à l'heure !

Le mod se repose sur le fait que les déplacements dans Quake 3 sont particulièrement bien foutu. Votre personnage subit la gravité (classique), possède une inertie mais ne se déplace pas à vitesse fixe. Le personnage peut accélérer lorsque ses pieds touchent le sol (c'est logique). Le personnage subit également la friction avec le sol ce qui contrecarre la force d'accélération à partir d'un certain point (là aussi c'est ce qu'on retrouve un peu partout). Sauf qu'il y a une certaine faille dans cette logique qui fait que lorsqu'on saute constamment, la friction n'est pas prise en compte et l'on peut donc conserver (tant que l'on saute) sa vitesse.

Si l'on combine ça avec le fait que lors d'un saut en arc de cercle le personnage gagne de la vitesse, on peut parvenir à atteindre des vitesses mirobolantes (pas de limite max théorique, c'est la faculté du joueur à être suffisamment rapide pour le faire). Si on ajoute le fait qu'une explosion de grenade, de rocket ou de BFG vous propulsera également on a un bon combo. Pour un ordre d'idée, la vitesse de course dans le jeu est de 420 unités par seconde mais il est courant en jeu d'atteindre les 1500 unités par seconde voir plus pour les brutasses du genre.

Defrag est donc un jeu où le gameplay se limite à se déplacer et ça marche vraiment trop bien. Le jeu est vraiment très agréable à partir du moment où l'on a compris comment maîtriser ces quelques techniques. On se surprend à s'obstiner à tenter d'arriver au bout de map conçues exprès.

Le jeu propose deux modes de déplacement : le VQ3 (Vanilla Quake 3) et le CPM (Challenge Pro Mode). Le premier est la physique de base de Quake 3 alors que le second est sensiblement identique sauf concernant le Air Control qui est désormais pompé sur le mode CPMA. Avec ce dernier, il est bien plus facile de contrôler son personnage lorsque celui-ci ne touche pas le sol. On peut donc plus facilement tourner et donc prendre des virages bien plus serrés. Il y a quelques autres techniques à maîtriser que je n'aborderai pas ici.

Franchement, allez regarder quelques vidéos c'est assez impressionnant même en ne connaissant pas le jeu. Les joueurs font preuves de vitesse, précision, synchronisation c'est époustouflant.

Defrag a d'ailleurs inspiré quelques autres jeux comme par-exemple Warsow qui a un mode defrag ou bien le bof Hot Lava plus récemment et biens d'autres.

Dishonored : Le level design en accord avec les mouvements

Pépite sortie en 2012, Dishonored est un FPS que l'on peut aborder de plusieurs façons. Il est possible d'y jouer comme un FPS classique ou bien il est possible de la jouer discrètement, voir très discrètement en tentant l'infiltration.

Votre personnage peut marcher, courir, sauter, se pencher, s'accroupir, ramper mais il est tout de même très agile. Si vous sautez près d'un objet en hauteur, le personnage attrapera le bord et se hissera sur l'objet. Ça a déjà été fait avant je vous rassure mais bon c'est pas non plus la norme.

Ici c'est bien foutu, on saute, le personnage s'agripe se hisse le tout dans des animations biens fluides et sans accroche. On a rarement de mauvaise surprise, il suffit de rester appuyé sur la touche de saut pour que tout s'enchaîne naturellement.

Notre personnage va très vite choper un don de blink qui va permettre tout un tas de folies. Avoir toute une palette de mouvements c'est chouette mais encore faut-il un terrain propice pour les utiliser et une raison de le faire. Et c'est là où le studio de dev a excellé.

Le jeu a été pensé pour pouvoir être terminé en jouant uniquement en infiltration. On peut donc se faufiler derrière les ennemis sans se faire repérer. Le jeu permet et surtout encourage (via des achievements) à ne pas la jouer bourrin mais à devenir un véritable ninja.

C'est plus difficile de terminer un niveau sans tuer la moindre personne et en ne se faisant jamais repérer mais c'est bien plus gratifiant. Au lieu d'aller du point A au point B bêtement, on fouille le niveau afin de trouver des passages moins évidents. Les maps sont vraiment très bien conçues et proposent toujours plusieurs chemins différents pour atteindre vos objectifs.

L'exploration n'est pas indispensable, mais elle sera récompensée via des objets/de l'argent qui vous faciliteront la vie. Les niveaux jouent énormément sur la verticalité et c'est un truc que j'affectionne tout particulièrement dans les FPS. Beaucoup de FPS se contentent de construire leurs niveaux comme s'il s'agissait d'un simple jeux 2D où l'on est au sol du début à la fin. C'est fini l'époque de Doom, les jeux permettent désormais de superposer des emplacements et ça rend les maps bien plus intéressantes. Dishonored joue à fond sur cette carte : on peut se balader dans une rue, ou bien jouer les montes en l'air et passer de balcon en balcon voir carrément passer sur les toits ou pourquoi pas dans les égouts ou via les conduites techniques.

Souvent le jeu semble proposer un goulot d'étranglement jusqu'à ce que l'on se rende compte qu'il existe une trappe permettant de contourner. Un ascenceur peut être contourné par un escalier ou bien on peut carrément escalader l'intérieur de la cage pour passer discrètement d'un étage à l'autre. Est-ce que l'on passe par l'entrée officielle, l'entrée de service, une fenêtre ouverte, un immeuble mitoyen ?

Tout ça est rendu possible par les facultés de grimpette de notre héros et à son blink. Explorer cet univers est super agréable du fait de la rapidité et de la fluidité. On voit à distance un passage où l'on va devoir effectuer des sauts, s'accroupir pour passer une trappe suivie d'un blink. On planifie le parcours, on l'anticipe et on le réalise et ça passe comme on l'avait imaginé, sans avoir à galérer. Le jeu est tolérant en permettant au personnage de s'agripper sans difficultés. On est loin d'un Tomb Raider rigide et impardonnable.

Hollow Knight : Les facultés de déplacements comme progression

Ce jeu est un Metroidvania, c'est-à-dire un jeu d'exploration/plateforme/action en 2D dans un vaste environnement où l'on contrôle un personnage qui va au fil de son aventure gagner de nouvelles facultés. Au début on peut se déplacer et sauter et … c'est tout.

On est sur une très grande map que l'on peut explorer comme on le sent dans l'ordre qu'on le souhaite (tout du moins en apparence). Il n'y a que très peu de portes fermées. Mais du coup comment les devs ont-il fait en sorte que les joueurs parcourent les niveaux dans l'ordre souhaité pour ne pas péter la narration/ne pas se retrouver dans une zone à la difficulté trop élevée pour un débutant ?

Et bien ils ont tout simplement construit la map avec des obstacles qui ne sont pas franchissables au début du jeu. On explore donc une grotte jusqu'à un moment où l'on se retrouve face à un imposant mur avec un passage en haut qui nous est alors impossible d'atteindre. En progressant dans le jeu, suite à une baston contre un boss, où en arrivant à un endroit particulier, notre personnage va gagner la faculté de faire un second saut dans le vide. Il nous sera désormais possible d'atteindre des plateformes jusque-là inaccessibles.

À un autre moment on va gagner la faculté de dasher ce qui donnera encore une fois accès à de nouvelles zones, surtout en combinant avec le second saut. Une autre faculté que l'on va chopper est le wall jump qui permet de refaire un saut à chaque fois que l'on est collé à un mur ce qui permet d'escalader même les plus hautes murailles. On récupère aussi le moyen de faire une projection horizontale infinie en ligne droite pour traverser des précipices.

L'acquisition de nouveaux mouvements se fait progressivement dans le jeu. On peut donc prendre le temps de les maitriser les unes après les autres plutôt que de se retrouver noyé. Et c'est une bonne excuse pour nous faire retourner dans une zone précédemment visitée mais avec ce coup-ci un nouveau regard afin de trouver les recoins inexplorés qui nous frustraient. On peut enfin arriver sur le coffre qui nous faisait de l'œil.

Plus le joueur s'améliore, plus il devient efficace précis et rapide. Bien que la zone de jeu devienne de plus en plus grande, la rapidité du joueur fait que le temps pour la parcourir ne s'acroisse pas tant que ça. Se rendre à un endroit précis ne devient donc pas un calvaire et reste un challenge agréable.

Bon et ce que je viens de raconter n'est pas typique de Hollow Knight mais des metroidvania en général. Prenez Guacamelee par exemple et vous avez exactement le même schéma.

Half Life Alyx : Véritable Réinvention

La réalité virtuelle revient timidement depuis l'arrivée de l'Oculus Rift en 2016. Quelques jeux ont donc été créés pour ce "nouveau" medium.

Il s'agit principalement de petits jeux à faibles budgets, loin des productions gigantesques des titres PC/Consoles habituelles. Il faudra cependant attendre 2020 pour que le studio Valve se lance dans l'aventure avec sa mythique franchise en proposant Half Life : Alyx. Un jeu uniquement jouable en VR (encore que des ptits malins sont parvenus à outrepasser cette restriction, mais franchement ça perd tout l'intéret de ce titre).

C'est pas non plus une super production AAA mais ça reste tout de même un jeu bien plus gros que ce que l'on trouve sur le reste du marché et en plus par un studio réputé. Ils profitent de leur influence pour tenter de vendre leur jeu mais surtout le système de réalité virtuelle qui va avec vu qu'ils proposent également leur matos et aussi leur plateforme de distribution (steam).

Ils ont donc fait un grand jeu, avec scénar, baston, très joli graphismes mais surtout un vrai gameplay et pas juste un mini-jeu de pan-pan-boom-boom. Ce n'est pas une simple démo technique ni même une conversion d'un jeu existant. La pression de sortir un nouveau jeu Half Life était aussi immense après près de quinze ans sans nouvel opus.

Ils ont profité de l'occasion pour filmer quelques documentaires sur la création du jeu. Dans ceux-ci ils expliquent quelques-uns des challenges qu'ils ont dû surmonter. Et forcément la VR apporte son lot de questions pas forcément évidente pour le moment.

Un des problèmes rencontrés est la gestion de la taille des joueurs. Dans un jeu classique, qu'importe la taille du joueur, le personnage a une taille donnée. Il est donc facile lors de la création des niveaux de créer des obstacles infranchissables en fonction de la morphologie du personnage.

Un autre souci qui se présente à tous les devs avec la VR c'est la gestion pure et simple des déplacements. Le personnage va très probablement devoir parcourir de sacré distances alors que le joueur sera cantonné dans quelques m². À ce problème physique se rajoute le fait qu'en VR de nombreux joueurs sont vite soumis au mal de mer du fait de la dissonance cognitive entre l'œil qui perçoit le mouvement et l'oreille interne qui ne capte pas le mouvement correspondant.

Ce qu'un joueur fait dans un FPS traditionnel ne peut pas être fait dans un FPS VR. Exit le fait de courir dans tous les sens en sautant en regardant dans tous les sens sinon c'est la chute et le vomi assuré.

Les FPS VR ont donc plusieurs stratégies contre cela.

  • Premièrement c'est de faire des déplacements "via blink" : en gros le joueur pointe avec une manette l'endroit où il veut se trouver et hop, le jeu vous y téléporte. C'est un déplacement instantannée sur une courte distance avec parfois même un fondu au noir très court histoire pour contrecarrer le mal de mer. C'est la solution la plus commune.
  • La seconde est sensiblement identique sauf qu'au lieu d'une transition via un fondu, on voit le mouvement se réaliser très rapidement ce qui permet de mieux visualiser ce qu'il se passe.
  • Le troisième est le déplacement classique du FPS en ligne droite. Le personnage avance droit devant lui, le joueur devant tourner la tête pour réorienter sa marche.
  • Le quatrième mode est assez proche : ce coup-ci le joueur oriente sa main pour pointer dans une direction. Le personnage marche dans la direction de la main sans suivre le regard ce qui permet de regarder tout autour de soi tout en marchant tout droit.

Le joueur a le choix entre ces quatre méthodes. Il y a fort à parier que dans une dizaine d'années, une méthode sorte du lot et devienne la norme qui sera celle par défaut partout.

En plus de ces problèmatiques, le jeu est compatible avec différents systèmes de VR différents avec des manettes ne proposant pas les mêmes fonctionnalités. J'aimerai beaucoup y jouer (à vot' bon cœur!).

Tous les FPS PC

J'ai surtout abordé l'aspect ingame de tout ça mais on parle de l'affrontement entre les flêchistes et les zsqdiste ?

Il y a des gens qui utilisent les flêches dans les FPS. Vous savez, les touches qui sont loin de toutes les autres touches et que donc … bha tu n'as pas tout un tas d'autres touches à portée de doigt.

Et sinon il y a les gens qui utilisent wsad, zsqd, ou bien éuai.

D'ailleurs en bépo c'est souvent la merde. De très nombreux jeux ne connaissent toujours pas l'existence des lettres accentuées (rhaaa les devs découvriront un jour que l'ASCII ne suffit pas au monde entier).

Dans ces cas la solution c'est de se décaler d'une touche à droite ce qui donne piue. Sauf que les jeux permettant de se pencher, ça veut dire qu'on peut pas mettre la touche pour se pencher à gauche "à l'endroit naturel". On pourrait se dire qu'il suffirait de décaler encore d'une touche à droite sauf que ce coup-ci c'est "la touche naturelle" pour se pencher à droite qui va faire défaut car on tombe sur un è

Bref, c'était juste une ptite digression pour attiser les flammes de la guerre flêchistes/wsadistes.

Conclusion

Bha en fait non pas de conclusion car j'accumulerai probablement d'autres réflexions du genre donc voilà.

Mission Impossible 6 : Fallout

Une saga désormais bien huilée avec ses gimmicks, ses acteurs récurrents, ses histoires similaires, ses décors grandioses. Peu de surprise dans cet épisode. On a donc la brochette d'acteurs assez stable désormais (on a quand même perdu Jeremy Renner) même si ce coup-ci Rebecca Ferguson est plus en retrait par rapport au précédent mais c'est ptet parceque visiblement elle était enceinte.

Pour une fois, c'est la suite directe du précédent et d'ailleurs il ne sera pas simple à suivre sans voir le précédent. L'histoire est un poil complexe vu qu'ils ne re-présentent pas les anciens personnages. D'ailleurs c'est assez galère à résumer mais en gros l'I.M.F doit récupérer trois doses de plutonium qui finiront en bombes.

Dans cet épisode on a le droit à des balades à Paris. Le grand tour avec une belle météo pour profiter des bords de Seine, du Grand Palais de la moto un peu partout. Puis on a le droit à Londres, un peu plus exotique ensuite en partant au Cachemire.

Le film tente d'en faire toujours plus par rapport aux volets précédents. Les cascades sont fofolles et comme d'hab Tom Cruise les fait lui-même. Il parait que c'est un vrai bon pilote de tuture et de moto (à force il a de l'entraînement) et vu ce qu'il y a dans le film on peut le croire.

Mission Impossible : Rogue Nation

Qu'est-ce que j'aime pas cette manie dans les sagas de film de ne pas mettre le numéro. Du coup si on est pas parfaitement au taquet, on peut pas trop savoir quel épisode on se fait. Typiquement Mission Impossible - Rogue Nation … c'est le combien ? Et bhé c'est le 5, parceque déjà au 4 ils sont partis sur ce même délire.

Du coup je l'ai matté et je me suis dit “Tiens je l'ai déjà vu elle !”. J'ai continué, continué, puis d'un coup la révélation ! Je sais où je l'ai déjà vu ! Dans CE film !

Ouaip je l'avais déjà vu, mais je me rappelais pas du début. Bon bha j'ai quand même fini. Et c'était super cool.

Bon, pas vraiment besoin de raconter l'histoire. Elle est le premier volet d'un arc narratif qui devrait s'étendre sur deux autres films. Ethan Hunt investigue donc à propos du "syndicat" qui serait derrière pas mal d'évènements internationaux peu ragoutants.

On retrouve donc Tom Cruise vu que c'est sa franchise favorite. Et c'est vrai qu'on pourrait difficilement l'enlever. Et puis même financièrement il s'implique à fond dans ces films.

On retrouve maintenant quelques habitués de son équipe avec Simon Pegg qui petit à petit gagne en importance et faut dire qu'il est vraiment bien dans ce rôle avec quand même une pointe d'humour. Ving Rhames est toujours fidèle au poste même s'il n'a quand même que peu d'intéret dans l'histoire.

Vue de nuit de Londres avec tous les bâtiments éclairés

Rhaaa j'adore Londres

On découvre Rebecca Ferguson qui s'avère vraiment badass. Elle est loin de servir de potiche et serait ptet même capable de damer le pion de Tom Cruise pour le coup. Elle assure vraiment, bastonne, fait des prises de catch en grimpant sur les mecs, s'accroche avec ses guiboles dès qu'elle en l'occasion, fais du vroum toussa. Et surtout, SURTOUT, elle ne tombe pas amoureuse du héros ! Enfin ! Avoir des rôles de meufs badass ça commence à se démocratiser un peu mais on nous épargne rarement l'histoire amoureuse.

Pendant le film on en prend plein les yeux. De la course poursuite, des tentatives d'assassinat, du kidnapping, de la torture, un peu plus de poursuite, de l'infiltration. On ne peut pas s'ennuyer. On en profite d'ailleurs pour visiter plein d'endroits : avec les USA, l'Autriche, le Maroc, la Brittanie.

C'est sympa de voir que la franchise ne se perd pas et reste jusqu'à présent vraiment cool et même je trouve qu'elle s'améliore. Ce sont vraiment des films d'actions efficaces et qui en mettent plein la vue.

The Drop

Tom Hardy est un barman plutôt tranquille qui bosse avec son cousin dans un bar appartenant à la mafia Tchétchène. Ouai ça plante le décor. Le bar a tendance à accueillir de temps à autre de grosses sommes de pognon en provenance de paris mais cela n'arrive que quelques soirs par-ci par-là. Un soir qui n'est pas un de ces soirs là, il se fait braquer par deux hommes pour un coup d'essai.

Ils repartent avec 5000$ ce qui fout nos deux barmen dans une légère merde vis-à-vis de leurs patrons.

À côté de ça, Tom Hardy tombe sur un chiot abandonné et amoché dans une poubelle en rentrant chez lui. Il récupère le clebs et se lie d'amitié pour la propriétaire de la poubelle où il a été trouvé.


Tom Hardy a beau avoir joué dans le meilleur film de tous les temps, je n'ai pas spécialement d'affinité envers lui. Et ce film le caractérise bien à mes yeux : il fait trop bien l'air de chien battu mollasson. Tout le long du film, on le sent en train de subir les évènements sans jamais prendre en main son destin. Il ne se fait pas maltraiter pour autant mais il subit trop l'histoire à mon goût. Mais au final il le joue très bien.

Les autres acteurs sont bons aussi et d'ailleurs c'est la dernière apparition de James Gandolfini (il est très connu pour The Sopranos).

Je ne sais pas pourquoi mais le film a particulièrement réussi à me captiver même lorsqu'il ne se passe pas grand-chose. Il y a globalement toujours une certaine tension. On sent que les personnages pourraient tous péter à chaque instant ce qui bouleverserait l'histoire. La musique est pourtant assez discrète et pas vraiment oppressante mais c'est plus dans le cadrage assez étouffant.

Un peu d'adminsys vol.2 : Turris OS 5.X

Pour cette fin de week-end j'ai voulu mettre à jour un peu mon routeur/serveur. Ça fait quelques mois maintenant que les versions 5 et 4 d'ailleurs sont sorties. Mais je n'ai jamais pris la peine d'upgrader.

1. Snapshotter

Mon routeur est un Turris Omnia (je vous en ai déjà parlé il y a maintenant 4 ans) il tourne donc sous un dérivé d'OpenWRT. Mais avec les versions à partir de la 4 ils sont revenus sur le vrai OpenWRT au lieu de leur fork. La migration contrairement aux sous-versions n'est donc pas automatique et peut poser quelques soucis.

Du coup dans ce genre de cas la première chose à faire est un backup. Mais comme c'est super bien foutu, le système se trouve sur une partition BTRFS sur laquelle on peut faire des snapshots.

Donc on se connecte en SSH, et on lance schnapps list qui vous listera tous les snapshots.

voilà ce que ça vous sort

root@turris:~# schnapps list # | Type | Size | Date | Description ------+-----------+-------------+-----------------------------+------------------------------------ 60 | rollback | 795.57MiB | 2018-03-13 19:15:40 +0000 | Rollback to snapshot 59 222 | pre | 16.09MiB | 2020-04-08 05:29:36 +0200 | Automatic pre-update snapshot 223 | post | 9.98MiB | 2020-04-08 05:29:51 +0200 | Automatic post-update snapshot 232 | pre | 9.98MiB | 2020-06-04 13:51:57 +0200 | Automatic pre-update snapshot 233 | post | 9.99MiB | 2020-06-04 13:54:47 +0200 | Automatic post-update snapshot 241 | pre | 10.00MiB | 2020-07-23 20:34:07 +0200 | Automatic pre-update snapshot 242 | post | 9.99MiB | 2020-07-23 20:35:47 +0200 | Automatic post-update snapshot 247 | time | 9.99MiB | 2020-08-23 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 248 | time | 9.99MiB | 2020-08-30 01:05:03 +0200 | Snapshot created by cron 249 | pre | 9.98MiB | 2020-08-31 20:05:38 +0200 | Automatic pre-update snapshot 250 | post | 9.98MiB | 2020-08-31 20:07:02 +0200 | Automatic post-update snapshot 251 | time | 10.00MiB | 2020-09-06 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 252 | pre | 9.98MiB | 2020-09-07 16:11:27 +0200 | Automatic pre-update snapshot 253 | post | 9.97MiB | 2020-09-07 16:11:37 +0200 | Automatic post-update snapshot 254 | time | 9.99MiB | 2020-09-13 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 255 | time | 9.99MiB | 2020-09-20 01:05:02 +0200 | Snapshot created by cron 256 | single | 128.00KiB | 2020-09-20 17:02:53 +0200 | avant update to 5 257 | pre | 112.00KiB | 2020-09-20 17:20:05 +0200 | Automatic pre-update snapshot 258 | rollback | 146.29MiB | 2020-09-20 17:51:07 +0200 | Rollback to snapshot 257 259 | pre | 136.00KiB | 2020-09-20 17:55:21 +0200 | Automatic pre-update snapshot 260 | rollback | 146.14MiB | 2020-09-20 18:13:19 +0200 | Rollback to snapshot 259 261 | pre | 132.00KiB | 2020-09-20 18:43:07 +0200 | Automatic pre-update snapshot 262 | single | 4.00KiB | 2020-09-20 19:09:32 +0200 | tos 5 mais non fonctionnel 263 | rollback | 4.00KiB | 2020-09-20 19:09:50 +0200 | Rollback to snapshot 261 264 | rollback | 132.00KiB | 2020-09-20 19:12:21 +0200 | Rollback to snapshot 262 265 | rollback | 196.00KiB | 2020-09-20 19:20:44 +0200 | Rollback to snapshot 261

La première colonne donne un numéro d'ID qui sert à identifier un snapshot. Ensuite on a le type :

  • rollback : c'est un retour arrière
  • pre : c'est avant une update
  • post : c'est après une update
  • time : un snapshot automatisé à telle date
  • single : un snapshot créé manuellement par l'utilisateur

Enfin on retrouve la taille du snapshot en lui-même (vous voyez que ça ne bouffe pas grand-chose) et enfin la date et une description.

Donc pour créer un snapshot on fait un ptit schnapps create "Mon snapshot favoris" et voilà quelques secondes plus tard c'est bon.

2. Mettre à jour

Bon pour lancer l'upgrade on peut soit passer par l'interface web et se rendre dans le menu qui va bien et cocher la mise à jour en version 5.x . Ou alors vu qu'on est déjà connecté par ssh lancer pkgupdate et ensuite confirmer à chaque montée de version.

Ça prend moins de cinq minutes.

3. Update syntaxe LXC

Sur le routeur j'ai quelques containers LXC. Lors du changement de version LXC a aussi été mis à jour et la syntaxe a légèrement changé. Par chance, un script est venu et a touillé la conf et a créé des nouveaux fichiers de configs avec la bonne syntaxe.

Il faut donc se rendre dans /srv/lxc/$NOM/ et là vous trouverez votre fichier config ainsi qu'un config.lxc1 . Je vous conseille de garder le config en backup en le renommant config.BAK par exemple et de renommer avec mv config.lxc1 config et hop.

Ça va c'est facile.

4. Pourquoi j'ai plus accès au net ?

Au reboot, je n'ai plus accès au net sur ma machine. Je ping bien le routeur mais pas plus loin.

Ma connexion à la maison est en fibre de chez Orange avec donc du DHCP avec quelques options un peu exotiques.

Visiblement au changement de version le client dhcp a connu quelques modifs. J'ai vérifié le fichier de config /etc/config/network et tout semble bon.

En listant les processus avec ps | grep dhcp j'obtiens un udhcpc -p /var/run/udhcpc-eth1.832.pid -s /lib/netifd/dhcp.script -f -t 0 -i eth1.832 -x hostname:turris -V sagem -C -B -O 0x01 -O 0x15 -O 0x28 -O 0x51 -O 0x58 -O 0x59 -O 0x90 -x 0x4D:2b46535644534c5XXXXXXXXXXXXXXXXXx -x 0x5a:00000000000000XXXXXXXXXXXX -O 212 -O 121 (j'ai planqué les parties sensibles).

Pas de bol pour moi je ne sais pas exactement quelle était la commande lancée sur l'ancienne version. Mais visiblement je n'ai pas de réponse de la part du serveur DHCP même en lançant manuellement sur la bonne interface réseau. Faut vraiment que j'aille voir ce qu'il y avait avant.

Je fais un ptit snapshot via schnapps create "Turris 5 sans net"

5. Rollback

Bon bha pour aller voir je fais un retour en arrière avec schnapps rollback XXX puis reboot. Trente seconde plus tard, pouf ! J'ai accès au net.

Ça rassure instantannément. Je regarde la commande et je compare et effectivement ce n'est pas la même ! udhcpc -p /var/run/udhcpc-eth1.832.pid -s /lib/netifd/dhcp.script -f -t 0 -i eth1.832 -V sagem -C -B -O 0x01 -O 0x15 -O 0x28 -O 0x51 -O 0x58 -O 0x59 -O 0x90 -x 0x4D:2b46535644534c5f6c697665626fXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX -x 0x5a:000000000000000000000XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX -O 212

On voit qu'il n'envoie pas son hostname, et il n'envoit pas non plus l'option 121.

Bon bha me reste plus qu'à retourner sur le snapshot en Turris OS 5 !

schnapps rollback XXX suivi d'un reboot

6. Avec l'ancienne ça marche

Une fois de retour sur Turris OS 5, je copie colle la commande issue de Turris OS 3. Et …

… bha ça marche pas o__O.

7. Savoir capituler

J'ai passé près de deux heures à chercher un peu pourquoi ça déconnait mais j'ai pas trouvé. Du coup bha je suis toujours en version 3 et tant pis pour le moment.

The Man From Earth : Holocene

Alors que le premier film se voulait très simple avec peu de décor, peu d'histoire en étant principalement constitué de discussions, là le réalisateur a sorti le grand jeu. Là, c'est un film bien plus habituel avec des enjeux, des lieux différents, plus d'acteurs, des rebondissements.

On retrouve le Professeur Young (son nouveau nom) qui est donc, je le rappelle pour ceux qui n'ont pas vu le premier, agé d'au moins 10 000ans sauf que visiblement il commence à pas mal vieillir. Il continue de s'installer à un endroit, y faire sa ptite vie puis au bout de dix ans de prendre la fuite. On est donc en fin de cycle et il s'apprête à bientôt refaire une nouvelle vie. Mais ses signes de vieillesses l'inquiètent : il a des cheveux gris, il ne guérit plus aussi vite qu'auparavant. Par un concours de circonstances 4 de ses élèves découvrent son origine pour le moins étrange.

Et c'est là qu'on voit que le réalisateur n'a pas une énorme expérience : visuellement c'est très joli mais le scénar est pas tip top. Mais surtout le jeu d'acteur est vraiment moyen, on se croirait par moment dans une télénovella.

Autant le premier film était cool dans son minimalisme mais avec un concept solide. Autant là, vouloir partir de l'enquête, de la confrontation musclée et compagnie c'est vraiment bien moins intéressant. C'est beaucoup plus dur à accepter.

Le premier film racontait des trucs intrigants et là en fait il ne se dit à peu près rien de plus. On a un personnage avec 14 000 ans de background et on a absolument rien de plus que dans le film précédent. C'est pas mal décevant.

spoilers

Bon la prise en otage de notre homme des cavernes pourquoi pas mais alors le twist final post-générique avec l'agent du FBI qui frappe à la porte pour retrouver le ptit Philipp … On y croit pas une seconde. Quand je vois les difficultés de réal et la vacuité de ce second opus j'imagine pas un troisième qui prendrait encore plus d'ampleur.

La force du un était la simplicité et l'honnêteté mais là ça tente trop de monter les blancs mais ça ne prend pas vraiment.

Un bon point cela-dit, le réal a foutu lui-même le film sur The Pirate Bay avec les sous-titre et tout en ajoutant un ptit disclaimer que ce serait cool d'aller donner un peu de sous sur le site officiel si le film plaît. En fin de film il évoque même la création de suites voir d'une série si le public accroche… non merci.

Je trouve ça quand même dommage que le principal axe de réflexion quand on parle d'une personne avec autant d'histoire n'est que la religion. Ça pourrait parler évolution des mœurs, de l'art, la musique, la bouffe, les guerres, la justice, la technologie mais non.

Pitch Black

Film avec un budget assez conséquent mais avec pas mal d'ambition. On est ici dans de l'horreur/action/science-fiction avec une identité visuelle assez forte.

Un vaisseau spatial est en plein vol interstellaire avec son équipage en hibernation quand il subit … des trucs. Bref, le capitaine est tué, le reste de l'équipage est réveillé et tente de poser l'engin qui se décompose petit à petit sur la première planète venue.

Non sans mal, ils arrivent au sol avec à peu près tout le monde intact dont l'infâme Richard B. Riddick un tueur particulièrement agressif et massif incarné par Vin Diesel dans l'un de ses tout premier grand rôle du cinéma. L'environnement n'est pas trop hostile : il est possible de respirer, les températures sont vivables cependant ils sont dans un désert, il va leur falloir trouver de quoi boire. Leurs réserves d'alcool ne tiendront pas bien longtemps sur cette planète aux trois soleils ne laissant aucune nuit pour se rafraîchir.

Nos survivants se rendent vite compte que la planète n'est au final pas si morte que cela puisque d'étranges créatures voraces rôdent dans le noir et ont une légère tendance à tuer ce qui passe trop près. C'est vraiment une chance que cette planète n'ait pas de nuit, hein !

Nos humains trouvent non loin de leur zone de crash et campement abandonné avec un vaisseau qui semble prêt à fonctionner si on lui fournit un peu de courant. Par chance dans ce futur, tous les vaisseaux fonctionnent avec des piles du même format. Nos rescapés n'ont donc qu'à trimballer leurs batteries de l'ancien vaisseau écrasé vers ce “nouveau” pour retourner sur notre bonne vieille Terre.

Ce qui suivra vous surprendra : il va y avoir une éclipse totale ce qui permettra donc aux vilains autochtones de se balader librement pour vaquer à leurs occupations de type massacres.

L'histoire n'est pas trop compliquée, on a le droit à peu de retournement de situation mais bon c'est pas ce qu'on demande à ce type de film. On veut du frisson, des gros bras, de l'affrontement inter-éspèce, du sang et des larmes. Et le contrat est rempli.

Bien évidemment on se tape la rivalité entre le flic qui veut pas cesser de faire chier le malfrat alors que ce dernier est bien entendu le seul à même de démerder tout le monde et donc la clé de voute d'une fin heureuse. C'est ptet un peu trop appuyé sur ce point. Et franchement, je sais pas vous, mais le flic est tellement chiant et rien que son allure me gonfle que forcément dès les premières secondes je suis team Riddick.

Visuellement le film a décidé d'y aller à fond. On se croirait dans une gallerie de shaders. Déjà les soleils n'ont pas tous la même couleur, on alterne donc avec un étalonnage bleuté se rapprochant de la nuit américaine et une étalonnage très orangé voir rouge. Franchement c'est pas spécialement déplaisant.

On a le droit aussi à la vision de Riddick qui a été trafiqué et qui est donc à peu près nyctalope. Et enfin on a la vision des aliens qui est en noir et blanc sacrément brouillé. Bref, visuellement ça se la joue pas mal.

Les environnements sont désertiques avec au final assez peu de décors probablement pour épargner un budget assez restreint vu l'ambition du film. Les monstres ont une bonne allure d'ailleurs : leur design est vraiment sympatoche, ça fait un peu zergling avec des protubérances immenses sur les joues.

spoilers

On a des gosses dans les pattes mais étonnament, le film ne se prive pas d'en tuer quelques-uns. Bon c'est pas les seuls non plus, hein.

Le film connaîtra deux suites centrées sur Riddick alors qu'à la base il devait mourir à la fin et non Carolyn mais bon business is business.

Contact

Je n'avais pas revu ce film depuis sa sortie. Et je n'en avais pas un grand souvenir. Je me souvenais des images connues de ce film avec les bonnes grosses paraboles mexicaines qui bougent toutes mais en dehors de ça je ne me souvenais plus du tout de ce qu'il s'y passait.

On suit donc Jodie Foster une astronome recherchant désespérément des signaux extraterrestres. Durant le film on va voyager pas mal puisqu'on commence à Arecibo où se trouve le plus grand radiotéléscope (d'un seul tenant), on ira ensuite au VLA au Nouveau Méxique puis un peu à la maison blance, un peu au japon, un peu partout quoi.

Notre chère scientifique s'échigne donc à trouver des fonds pour pouvoir continuer ses recherches malgré tous les coups bas qu'on lui fait pour qu'elle stoppe. Il va s'avérer qu'au bout de nombreuses années elle va finir par intercepter un message ne semblant pas venir de la Terre. A-t-elle établie un premier contact (unidirectionnel) avec les ptits hommes verts ?

Le film est vraiment chouette. Il est super généreux avec ses spectateurs. On a un casting de fou, de la musique par Alan Silvestri, des décors variés, des effets numériques de toute beauté (même maintenant ça pique pas trop les yeux), une histoire super cool, le film est assez long. On en a pour son pognon.

Par contre, ils ont vraiment trop insisté sur l'importance de la religion et son opposition à la science. Sérieux c'est énervant. Et je suis quasiment sûr que le jour où l'on aura une preuve de l'existence des extraterrestres on va se taper des tonnes de discours d'illuminés qui s'opposeront à la science et tout.

Des détails spoilants

J'aime beaucoup la scène de la mort du père d'Ellie. Lorsqu'elle est aux côtés de son père, se retourne, monte les escaliers, coure pour se rendre dans la salle de bain pour choper les médicaments. Filmé d'un seul coup, le caméraman a dû en chier. Et si on fait bien gaffe, on se rend compte que la caméra filme en fait le reflet du placard alors que c'est pas possible. Il s'agit d'un effet numérique d'incrustation et ça rend super bien.


Le vaisseau spatial avec ses anneaux devait à la base être utilisé pour le film Terminator 2. Ce devait être l'engin permettant de voyager dans le temps pour renvoyer les Terminators en 1997.


C'est marrant que les extraterrestres proviennent de Véga. Bha … heu … du coup … ils sont appelés les végans. Ouai c'est tout con mais impossible de ne pas y penser. Les végans. Ouai bon c'es tout.


Forcément il fallait que notre scientifique convaincue s'acoquine du cureton de service. Alors que bon, le mec est sympa, plutôt ouvert, prêt à discuter, beau gosse, fini super haut placé.


À plusieurs moments dans le film, on voit une constellation de 4 points avec une forme précise. Au début c'est dans le popcorn lors de la mort du père. Ce sont les 4 étoiles lors du voyage interstellaire mais aussi les grains de sables brillants à la toute fin du film. Et bien il s'agit de la couronne boréale la constellation favorite de Carl Sagan l'auteur du bouquin à l'origine du film. D'ailleurs le pauvre a travaillé sur le film mais est mort avant qu'il ne soit terminé alors qu'il devait y faire une apparition.

D'ailleurs le costume d'Ellie quand elle demande du pognon aux investisseurs privés est inspiré de ce qu'il portait constamment (ces frusques marron moche).

J'aime beaucoup les acteurs dans ce film :

  • James Woods avec sa tronche particulière qui n'a qu'un petit rôle au final
  • Tom Skerritt qui joue les gros relous du début à la fin alors que c'est quand même le capitaine du Nostromo !
  • William Fichtner qui est l'habituel second rôle. On connait pas son nom mais on reconnait sa tronche.
  • John Hurt qu'on ne reconnait pas tellement il est grimé.
  • David Morse qui restera à jamais gardien de prison à mes yeux.
  • Jake Busey avec son allure de fou à lier qui joue … un fou à lier.
  • Bill Clinton ha non il est pas acteur mais il apparait tellement dans le film qu'on pourrait le croire.
  • et surtout Jodie Foster qui commence à se faire rare malgré une filmographie impressionnante.

Pendant un moment, l'intro du film avec ce dézoom infini de notre planète pour finir dans l'œil d'Ellie (dit comme ça c'est très étrange) a été la scène numérique d'un seul tenant la plus longue du cinéma. Ça a de la gueule en plus. Elle a inspiré d'autres films et est référencée de temps à autre.

Le film est chouette, joli, intéressant mais en plus sa musique comme toujours avec Alan Silvestri vraiment cool. Il arrive à mettre des ptites pointes de violons (tout du moins d'instrument à cordes) insufflant une ptite once de mystère à des moments cruciaux. On reconnait bien des signatures musicales qu'on retrouvait déjà dans Retour Vers Le Futur. C'est tout bête mais, le film se voulant scientifiquement très crédible ça pourrait être parfois assez froid dans son ambiance et ses propos, mais c'est là, que la musique rajoute une pincée de chaleur, de mystère, de rêve. Ça se marie très bien ensemble.

The Man From Earth

Film fantastique/science-fiction que l'on ma recommandé plusieurs fois depuis quelques années. C'est un film avec un tout petit budget qui se passe dans un salon avec de moins en moins de meubles (déménagement en cours).

Il s'agit d'une “fête” d'adieu d'un prof d'université interprêté par John Lee Smith avec ses collègues favoris tous profs émérites. Tout le monde se demande pourquoi il décide de partir. Ils ne parviennent pas obtenir de vraie raison, à chaque fois il prétend un besoin de changer d'air qui ne convainc pas grand monde. Il est apprécié et respecté de tous.

Il finit par avouer qu'il est un authentique homme de cro-magnon ayant vécu des millénaires. Il n'a pas de pouvoirs, n'a pas voyagé dans le temps, ne sait pas trop pourquoi mais il ne vieillit pas et ne meurre pas.

Ses différents collègues ne sont pas crédules et ne peuvent accepter ce fait et vont le questionner, le remettre en cause. Certains vont y croire d'autres seront plus sceptiques avec leurs avis qui vont constamment changer.

Voilà. Techniquement le film est ultra simple. Pas d'effets spéciaux, pas de décor, visuellement c'est super moche, les éclairages sont nuls à chier. Juste une bande d'acteurs qui discutent ensemble.

Mais ça marche super bien. Le concept est minimaliste mais tout ce qui s'y raconte c'est chouette comme tout. Chacun des prof a sa spécialité bien entendu et va tenter de démêler le vrai du faux dans son domaine pour évaluer la plausibilité du truc.

On a le droit à une très grande partie sur la religion (faut avouer que notre homme balance un sacré pavé). Et forcément ça s'affronte entre les profs portés science et la prof plus … "spirituelle" on va dire. Pour ma part, j'ai vraiment beaucoup de mal avec les religions et tout ce que ça implique. Et de ce fait je pense que j'aurai vraiment du mal à comprendre que des gens soient croyants, surtout de la part de scientifiques.

Bref, tout le long du film notre personnage va être questionné. Et tout ça c'est super intéressant à écouter. D'ailleurs ça pourrait être un bon podcast, l'aspect filmique du film n'apporte pas grand-chose.

D'ailleurs certains personnages vont jusqu'à être outragé parceque notre monsieur raconte. Si ce ne sont que des balivernes, franchement pas de quoi s'énerver non plus.

Il y a une suite sortie dix ans plus tard que je vais tenter de mater.

Les déplacements dans les jeux vidéos vol.1

Je sais pas trop comment commencer mais voilà le truc. Ça fait quelque temps que ce sujet me trotte dans l'esprit. C'est pas un article avec une trame bien définie mais un ensemble de petites réflexions sur un sujet particulier : Les déplacements dans les jeux vidéos.

Ouai c'est con et surtout où je veux en venir ? Et bhé vous verrez en lisant (haha pas de tl;dr) (en plus je sais pas non plus où je vais). Le but n'est pas de faire un truc exhaustif mais de parler de l'impact que ce détail peu avoir et que justement ce n'est pas juste un détail mais un point crucial dans bons nombres de jeux.

Intro

C'est parti !

Il existe tout un tas de jeux vidéos avec des formes différentes et ce, même dans une catégorie donnée. Mais, on se retrouve souvent à incarner un personnage et que l'on ait à déplacer ce personnage. Et ce, que ce soit un jeu de plateforme, un FPS un jeu d'énigmes ou de puzzles voir certains jeux de gestion ou de construction.

Une grosse partie du feeling du jeu va donc passer par le déplacement de son personnage. Naïvement on pourrait penser que faire se déplacer un personnage est un problème simpliste, mais il n'en est rien. Tout un tas de paramètres peuvent être pris en compte et paramétré selon les souhaits des devs :

  • Est-ce que le réaliste est voulu ?
  • Est-ce que le personnage a des facultés surnaturelles ?
  • Comment les collisions vont-elles être prises en compte ?
  • Est-ce que la nature de la surface du terrain va impacter les mouvements ?
  • Comment la gravité doit-elle être perçue ?
  • Quelle est la vitesse du jeu ?

Et tout un tas d'autres questions qui vont influer sur la façon de coder les déplacements.

Les jeux vidéos sont en perpétuelles évolutions. C'est bête à dire mais il y a un effet de mode, mais aussi les progrès de la technique. Ce média est encore jeune et est étroitement lié avec les progrès techniques de l'informatique. Ce qui était impensable dix ans auparavant peut désormais être fait dans un jeu.

De ce fait, on peut remarquer une certaine évolution dans les façons de mouvoir les personnages : Les jeux de plateformes tels que Super Mario permettaient un simple scrolling horizontal vers la gauche. Le personnage subissait une gravité mais aussi une simple inertie qui font que lorsque le plombier est lancé à fond dans une direction il a besoin d'un court laps de temps pour pouvoir repartir dans le sens opposé.

C'était simpliste mais largement suffisant pour ajouter une pointe de fun et de challenge. D'ailleurs pas mal de clones de l'époque se sont frottés au moustachu sans parvenir à reproduire exactement le même comportement. L'inertie est un tout petit détail mais en la supprimant ou en changeant sa force, rend de fait le contrôle du personnage bien différent.

Et cette différence peut rendre le jeu bien moins agréable à jouer en le rendant bien plus difficile ou bien en supprimant l'once de challenge que ça apporte. L'équilibre du jeu peut s'effondrer juste sur ce détail.

Avec l'arrivée de la 3D à la moitié des années 90, les jeux de plateformes ont dû se réinventer. Tout ce qui était acquis devait être revu.

D'un point de vue gameplay, à la plateforme pure, on a rajouté de l'exploration plus ou moins poussée. La gestion de la caméra a été une nouvelle difficulté pour les devs qui ont galéré pendant des années avant d'avoir quelque chose de potable dans à peu près tous les jeux. Et bien entendu les déplacements ont dû également être retravaillé.

Tomb Raider : C'ÉTAIT chouette

Ce jeu est sorti de nulle part en 96. On se retrouvait à controler une héroïne (ce qui était très rare à l'époque) mais en plus c'était en 3D de partout.

À nous les joies d'explorer des caves, de se faire croquer les gigots par des loups ou des ours ou des … dinos ?!

Le jeu a fait sensation à l'époque. Faut dire qu'on allait pouvoir explorer pas mal d'environnements différents avec tout un tas de secrets à découvrir. Et puis c'était photo réaliste (keuf keuf) !

Les jeux 3D n'étaient pas encore la norme, surtout pour un jeu de plateforme (teinté d'un peu d'action). On avait pas encore eu beaucoup de jeux de la sorte à l'époque, les codes du genre n'étaient pas encore définis. Tout était à faire.

Les jeux en vue à la troisième personne n'était pas courant du tout. Le choix de l'époque a été de partir sur des déplacements un peu particulier où la pauvre Lara ne peut pas strafer mais seulement tourner sur elle-même. On va donc constamment se retrouver à arrêter notre course, tourner pour s'orienter comme désiré, puis repartir en courant. Et ça casse vachement le rythme et c'est ultra frustrant.

Rejouer aujourd'hui aux premiers opus est une tannée. Les niveaux ont été construits avec pas mal d'obstacles où il va falloir faire des sauts millimétrés avec la bonne orientation. Ramasser un objet au sol nécessite un placement parfait au-dessus de l'objet. Le jeu est intransigeant sur ce point.

Autant graphiquement le jeu a certe vieilli mais ça reste quand même très supportable. Autant le maniement de l'héroïne est chiant au possible au point où il m'est impossible d'y rejouer maintenant.

Grim Fandango : Effacer les déplacements lorsqu'ils n'ont pas lieu d'être

Parlons un peu de Grim Fandango : c'est un jeu d'aventure de chez Lucas Arts. C'est le descendant direct des Point'n Click 2D. Il est le tout premier du studio à amorcer le virage de la troisième dimension.

Dans ce jeu on incarne Manuel Calavera un agent de voyage du pays des morts qui va devoir résoudre des énigmes dans des tableaux fixes : l'environnement est une image fixe en 2D avec quelques éléments mobiles en 3D (les personnages et les objets).

Les devs ont fait le choix de proposer deux types de déplacements : le contrôle absolu ou le relatif. Donc avec les flèches on dirige le personnage : quand on appuie sur la touche droite, le personnage tourne sur lui-même vers la droite ou bien par rapport à l'écran tourne vers la droite. C'est tout. On est donc assez proche de ce que propose Tomb Raider, sauf qu'ici l'environnement est en 2D avec des angles de caméra imposés généralement assez loin du personnage.

On a donc l'impression de promener un tank tout le long de l'aventure. C'est fastidieux, pas très précis et lourdingue. Heureusement le gameplay n'a pas d'exigence de timing ou autre, donc on est pas pressé. D'ailleurs le placement de caméra étant imposé et fixe, ils ont été savamment foutus pour globalement réduire les difficultés de maniement du perso.

C'était clairement pas une super décision. Déplacer le personnage est assez chiant on se retrouve souvent à tourner sur soi-même pour s'orienter comme il faut. On est très souvent contre un mur/obstacle à tenter d'avancer en tournant jusqu'à ce que ça passe. Passer une porte à coup sûr relève de l'exploit.

Alors que l'original est sorti comme ça en 1998, son remaster de 2015 est quasiment identique avec juste quelques menus améliorations graphiques mais surtout l'ajout d'un mode "point'n click" où avec sa souris on clique à un endroit et le personnage y va. Il tourne, accélère, se place tout seul comme un grand.

Plus besoin de se faire chier au clavier. Toute la lourdeur du système disparait. Cette idée que l'équipe de dev n'a pas eu en 98 parait si naturelle désormais.

Le déplacement n'a aucun intêret sur le gameplay tout le jeu repose sur la résolution de ses puzzles. La maîtrise du personnage n'a aucun intêret. Le remaster a donc dégagé tout ce point noir du jeu en l'automatisant complètement et hop le jeu n'en devient que plus intéressant.

D'ailleurs il est toujours aussi chouette, allez-y c'est du bon.

Half Life : Les interfaces physiques

Je me souviens encore de la sortie de Half Life premier du nom en 98 lui aussi (grosse année dis donc). À sa sortie les FPS n'étaient pas encore le genre de jeu le plus populaire mais il a énormément participé à sa popularisation.

Les aficionados du genre avaient déjà traîné leurs guêtres sur Wolfenstein 3D, Doom ou bien Duke Nukem 3D (team ID ici ^__^ ). Ces trois gros FPS étaient assez différents avec tout de même une sacré évolution à la fois technique mais aussi de gameplay. Mais aucun de ces trois ne permettaient de viser à la souris, tout devait se faire au clavier. Pas de visée verticale (encore que Duke Nukem permettait d'attribuer une touche pour pencher la vue mais c'était très facultatif) les tirs touchaient toute la colonne verticale de pixel (pratique (ou pas)).

Quake est arrivé en 1996 avec l'argument : ici c'est full 3D, fini les sprites. Et surtout il proposait la visée à la souris. Les ennemis en hauteur doivent être correctement visés maintenant.

Mais quoi qu'on en dise, le jeu n'a pas été le plus populaire pour autant. Son environnement très sombre était pas super grand-public. Et puis son mélange de Moyen âge/fantaisie/science-fiction était assez étrange surtout que l'absence de scénar ou de continuité entre ses épisodes (hérité de la vente en sharewares épisodiques) lui donne un aspect un peu déroutant.

Par contre quand deux ans plus tard Half Life sort c'est la folie. Tout le monde se doit d'y jouer. Il propose une expérience encore complètement inédite en étant un FPS pas vraiment bourrin : ici on éclate pas du cochon de l'espace à la sulfateuse par paquet de douze, pas de démon qui vous saute dessus constamment.

Ici, il y a une histoire qui se veut cohérente dans ses codes. Avec une vraie progression et des niveaux qui ont du sens. Ici les maps ne servent plus uniquement le gameplay mais racontent une histoire.

Bref je m'égare, mais on a donc tout un nouveau public prêt à jouer à son premier FPS. En plus à cette époque les cartes graphiques commencent un peu à se démocratiser donc c'est l'occasion de jouer à un jeu 3D. Les magazines parlent tous du jeu et proposent sa démo dans leur CD. Et donc le débat de « Comment jouer au jeu ? » faisait rage. Il y avait le camp des vieux de la vieille ne jouant qu'au clavier (je sais vraiment pas comment ils faisaient, ça me dépassait et ça continue encore).

Tout cela pour dire que jouer au clavier pour les déplacements et utiliser la souris pour viser n'était pas si évident pour tout le monde. Bon cela dit, le débat n'a plus duré après ça. Le multi-joueur sur ces FPS a prouvé à tout le monde la supériorité évidente de ces contrôles.

Je sais que l'article parle des déplacements et là je vous fait un paragraphe complet sur la visée. Mais dans un FPS, la visée fait partie des déplacements puisque c'est elle qui va orienter le personnage et donc influer la direction du mouvement (ouaip vous m'avez poussé à me justifier, pas merci).

Alien Resurrection : Le timing

Sorti en 2000, Alien Resurrection est un FPS à ambiance sorti sur la première Playstation. Le jeu a été un bide, je ne vous le cache pas.

Déjà il est sorti trois ans après le film qu'il devait accompagné, déjà c'est pas terrible pour profiter de l'effet de la hype.

Pour un jeu Playstation 1 c'était pas moche du tout mais il faut se rappeler que la Playstation 2 venait tout juste de sortir (ou allait sortir selon les endroits) ce qui de suite est pas mal handicapant. Le jeu était complètment dépassé techniquement comparé aux nouveautés de la Playstation 2. Encore un problème de timing.

Le jeu est dur, sombre, joue beaucoup sur son ambiance plus que sur ses combats avec pas mal d'exploration. Le problème c'est qu'en 2000 c'est juste pas la mode du tout. Maintenant ce jeu aurait plus de succès d'ailleurs Alien Isolation est un digne descendant dans la même franchise. Le jeu avait des qualités qui étaient perçues comme des défauts à l'époque.

Mais revenons un peu plus sur le thème de notre article. Le jeu a voulu innover sur le maniement de son personnage. Les FPS sur consoles étaient assez rares à l'époque. Le Goldeneye de la nintendo 64 n'est sorti que trois ans auparavant et n'a pas encore eu le temps de lancer la mode.

La Playstation n'était pas vendu avec la manette Dual Shock mais avec une manette plus simple sans les sticks analogiques. Bon, on était quand même en fin de vie de la console, on commençait quand même à trouver des Dual Shock mais c'était pas non plus la norme. Les devs ont tout de même pris le parti d'utiliser le stick gauche pour se déplacer et le stick droit pour orienter la vue. C'est en gros ce que font désormais tous les FPS consoles, c'est le standard classique que l'on retrouve partout (enfin si l'on accepte de se salir et de jouer à un FPS à la manette). Le truc c'est qu'à l'époque ça ne s'était pas fait. Le jeu a été pourri par la critique à cause (entre autre) de sa maniabilité à chier et trop déroutante.

Le monde n'était pas prêt et ne savait pas contrôler un personnage de la sorte à cette époque.


Bon c'était déjà bien assez long pour aujourd'hui. La suite dans un futur épisode :-)

Спутник

Et bhé ! Je ne m'y attendais pas du tout à ça. Je pensais lancer un nanar, faut dire que tout s'y prêtait : un film de science-fiction, qui n'a rapporté que 20.000$ aux USA, avec uniquement des acteurs russes, un scénar à base d'alien et qui se déroule dans les années 80.

Et puis au final que nenni, le film a beau être russe, il fait du pied à Hollywood. Les acteurs évitent globalement le surjeu, les effets numériques sont pas dégueulasse, la photographie est pas moche du tout, les décors sont bien dans le ton, la musique est cool et l'histoire… bha… j'ai eu peur au début mais au final elle est vraiment cool.

Non sans blague c'est rare d'être autant surpris en bien par un film. Il joue bien sur son côté soviétique : les environnements sont bien austères avec des meubles/téloches/bâtiments comme on se l'imagine. L'image est pas mal désaturée pour enlever toute once de légèreté. Ça pleut, il fait souvent nuit, pas de soleil…

L'histoire se déroule dans les années 80 avec deux cosmonautes en train de revenir sur terre depuis leur minuscule vaisseau. L'aterrisage est mouvementé, ils perdent connaissance après avoir vu un truc par le hublot. Au réveil plus qu'un cosmonaute et il s'avère qu'il a une bébète en lui.

Les militaires récupèrent une doctoresse qui s'avère être l'héroïne du film. Elle va tenter de comprendre comment se passe la relation avec l'alien, comment s'en débarasser tout en sauvant le héros toussa toussa.

spoiler Le titre est **Sputnik** (ouai je me la pète je l'ai copié/collé en russe dans le titre) qui est bien entendu le nom du satellite russe.

Mais surtout en russe, ça veut dire "compagnon" et du coup ça va d'autant bien avec le principe de l'alien symbiotique qui accompagne notre cosmonaute.

Tous les flashbacks sur le gamin de l'orphelinat c'est gentil, mais le twist final comme quoi il s'agit de l'héroïne, j'ai trouvé que c'était ptet un poil too much. Le film possède suffisament de mystère et compagnie donc bon ce ptit "Haha vous l'aviez pas vu venir" n'est pas nécessaire. D'autant plus que bon, ça ne change absolument rien au reste du film, ça aurait pu dégager au montage sans aucun souci.

Le film n'est pas sorti comme prévu pour cause de confinement et compagnie. Du coup il est sorti en VOD et apparemment a été un énorme succès sur les plateformes russe mais également sur des services plus "conventionnels".

On sent que le film veut vraiment bien faire. Il pompe allégrement plein de films du genre du coup forcément les scènes prisent une par une ça en jette. Mais certains enchaînements de scènes sont un peu… 2 salles 2 ambiances, vous voyez ?

En plus le mixage est assez étrange, j'ai eu l'impression de monter le son tout le long du visionnage (sans jamais le rebaisser). Les musiques sont cools mais pas forcément bien raccord avec ce qu'il se passe à l'écran.

I Think We're Alone Now

Je suis tombé dessus par hasard.

On est donc dans une Amérique post-apocalyptique, on suit le personnage Del incarné par Peter Dinklage. Celui-ci semble être le dernier survivant. Il survit comme il peut en fouillant les baraques et les magasins pour trouver de quoi subsister.

Mais au-delà de ça, il nettoie méthodiquement les maisons. Il prend soin de retirer et d'enfouir les cadavres au loin. Il récupère les photos et les archive.

C'est avec une minutie presque chirurgicale qu'il opère. Une fois, une maison terminée, il la marque au sol ainsi que sur un plan avant de passer à la suivante.

Pour agrémenter ses repas, il s'adonne à la pêche. Il persiste à ranger inlassablement la bibliothèque municipale qui lui sert de logement. Il récupère tous les livres qu'il trouve, les étiquettes, les classe, les répertorie, les range. Cette obsession est ce qu'il l'empêche de sombrer dans la dépression et/ou la folie.

Un jour cependant, une voiture arrive dans son patelin et se viande dans le décor. À son bord se trouve une jeune femme inconsciente.

J'aime beaucoup le thème de la survie post-apo. Et je suis loin d'être le seul, c'est la mode dans les jeux vidéos depuis quelques années. Comment ne pas penser à Project Zomboid en voyant ce film ?

Le film est calme, mystérieux, posé et reposant. Il n'y a pas zombie, ni de maladie ou de menace humaine. Ici, c'est juste désolé et triste sans risque.

En plus l'environnement est vraiment morne. Ça se passe en hiver donc même la végétation fait la gueule. Il fait pas bien beau, ça n'aide pas à se remonter le moral.

Peter Dinklage avec un air renfrogné et sa barbe hirsute

Franchement il a la classe.

Peter Dinklage est vraiment un excellent acteur. Il porte le film à bout de bras malgré un scénar assez vide. Il parvient à garder le tout intéressant et rien qu'à sa tronche on comprend pas mal de trucs.

Lorsque Grace arrive dans l'histoire c'est assez perturbant. Ni lui, ni elle ne semble heureux de rencontrer une autre personne vivante. D'ailleurs le montage et la musique permettent d'instaurer une certaine tension qui ne transparait pas dans les dialogues. C'est finement foutu par moment.

Au final, l'aspect survie disparait assez vite du film. Les relations humaines prennent le dessus puis le scénar se déroule un peu plus vers la fin.

Le film n'est pas trop long et heureusement : un peu plus et ça serait probablement trop.

spoiler

Vers la fin, deux autres personnages font leur apparition : le père et la mère de Grace. Passé le moment “Ha bha merde qu'est-ce qu'elle fout là Charlotte Gainsbourg O___O, ça devient un peu confus et particulier.

Il y a bien plus de survivants ? Ok pourquoi pas. Mais pourquoi être parti dans le délire de médecin qui traficote l'esprit toussa.

Ça part en couille.

Et puis au final, la raison donnée est pas si mal. Le fait de supprimer les émotions négatives et les souvenirs trop lourds n'est pas si débile suite à un tel traumatisme de cette ampleur.

Ça explique d'ailleurs pourquoi malgré le comportement assez infect de Del, Grace reste au final ultra calme. Même lorsqu'il fait en sorte de se débarasser du chien, elle ne lui a, au final, rien dit. Je suppose que c'est la suppression de la colère qui lui a permis de tempérer son humeur et son comportement.

Bref, alors que ma première réaction fut négative, j'ai trouvé ça pas mal du tout. Et puis ça permet d'avoir un peu plus d'histoire sur la fin.

Voilà, j'ai vraiment pas mal aimé malgré le côté assez anxiogène.

Compression BTRFS

Coucou les gens, ça fait longtemps qu'on a pas causé linuxeries ! Aujourd'hui on va parler un ptit peu BTRFS.

Ça fait 8 ans que j'utilise ce système de fichiers maintenant malgré les mauvaises langues qui continuent de colporter que ce n'est pas stable/utilisable blabla. C'est pas le plus rapide, mais il a tout un tas d'atout dans sa poche. Il permet d'avoir du raid ou bien de faire des snapshots ou bien (et c'est ce qui m'intéresse aujourd'hui) de compresser les fichiers à la volée.

Je me sentais un poil à l'étroit ces derniers jours, car je fait un peu mumuse avec des données qui prennent pas mal de place. Donc allez pourquoi pas enfin m'y mettre.

Donc pour activer la compression il suffit de modifier votre fichier /etc/fstab pour ajouter à votre point de montage l'option de compression -o compress=zstd.

exemple de /etc/fstab /dev/nvme0n1p2 / btrfs noatime,ssd,compress=zstd,subvolid=258 0 1

Dans mon cas c'est un poil particulier, je monte ma partition directement dans mon initramfs. J'ai donc modifié mon script d'init et regénérer mon initram et c'est bon. Si ça vous intéresse j'ai tout détaillé dans cet article

Voilà merci de votre attention, à dans six mois pour un prochain article d'adminsys. Ha merde cette blague ne marche pas en texte… vous voyez déjà la suite :-/

Bref, si vous ne faites que ça, seuls les nouveaux fichiers seront compressés mais pas les existants. Il y a cependant moyen de forcer la compression des anciens fichiers en défragmentant et en indiquant qu'on veut compresser. On peut faire ça avec btrfs fi defragment -r -v -czstd / et hop c'est parti pour un moment. Pour info sur ma machine avec 486Go de fichiers ça a pris environ 30minutes.

Ensuite, vous aurez très probablement envie de savoir combien de place vous avez gagné. Et c'est là que le ptit programme compsize vous aidera avec compsize / -x

Voilà ce que ça va vous pondre
Processed 3122501 files, 3855886 regular extents (3889347 refs), 1632215 inline.
Type	   Perc	    Disk Usage	 Uncompressed Referenced
TOTAL	    77%	     376G	  486G	       490G
none	   100%	     221G	  221G	       222G
zlib	    41%	      21M	   52M		52M
zstd	    58%	     154G	  264G	       268G
Vous remarquerez que j'ai des fichiers en zlib et d'autres en zstd. Et surtout on voit que mes 486Go ne font désormais plus que 376Go… belle économie, hein ?

Bon ça bouffe un peu de CPU mais c'est assez minime et il parait que c'est un poil plus rapide quand même vu qu'il y a moins de données à lire. À l'œil nu, j'ai pas senti la différence mais j'imagine qu'un benchmark révèlerait des différences.

La personne aux deux personnes

Excellente comédie de 2008 réalisé par le duo Nicolas et Bruno.

On suit la vie d'un pauvre type, Jean-Christian Ranu joué par Daniel Auteuil. Un comptable noyé dans la COGIP, une boîte bien corporate déshumanisante basée à la Défense. Ranu n'a pas d'ami, vit dans un appart immonde avec une vue sur le passage incessant des bagnoles. Il a des goûts de chiotte en matière de déco, bref c'est le parfait looser.

Un jour, il se fait percuter par Gilles Gabriel, chanteur des années 80 qui aimerait revenir sur le devant de la scène avec le retour en grâce de cette période. C'est donc un Alain Chabat has-been mais quand même assez cool qui écrase notre looser. Dans l'accident, le chanteur meurt et semble se retrouver dans la tête du looser. Il voit donc désormais à travers les yeux du comptable et peut discuter avec lui.

Mais surtout, il doit donc désormais subir la vie morne de Ranu. Le boulot à la COGIP est un enfer pour l'ex-star qui n'a jamais connu ce monde, le coucher à 21h, les difficultés dans les relations sociales tout pour rendre fou Gilles. Mais étonnament la cohabitation se passe plutôt bien. Ils collaborent pour améliorer la situation du comptable.

C'est une des forces du film, il ne se base pas sur l'impossible cohabitation entre les deux mais plus sur leur coopération ce qui change. Le film est super drôle avec plein de répliques bien décalées.

On a même le droit à une ptite scène tout droit dans la lignée des Messages à caractères informatifs (ce sont les mêmes réals). C'est dommage que l'on ait pas eu le droit à Bertier :-/

Chabat a d'ailleurs une voix excellente et là … bha on l'a en voix off pendant la majorité du film. C'est très drôle et le twist final est génial.

La façon dont est dépeint le monde de l'entreprise me touche particulièrement : ces grosses boites remplies de costards avec leurs locaux aseptisés et ternes. C'est tout pile le genre de vision cauchemardesque que j'ai.

OSS 117 : Rio ne répond plus

On reprend la même formule qui a fait le succès du premier dans cette suite qui se passe cette fois-ci en 1967. Jean Dujardin est ce coup-ci envoyé au Brésil afin de récupérer des microflims concernant d'anciens collaborateurs français.

Encore une fois, une secrétaire agente spéciale lui viendra en aide pour qu'il puisse arriver à ses fins. Bien entendu, toutes les remarques sexistes sont de retours, on a aussi beaucoup le droit au couplet anti hippies et la gêne vis-à-vis de l'homosexualité. L'antisémitisme du héros et sa balourdise globale concernant la religion sont encore bien présents (ouaip il a pas trop évolué sur le sujet malgré ses précédentes incartades en Égypte).

Michel Hazanavicius a encore bourré son film de références dans tous les sens. Je le préfère même au premier même si les deux se valent. On a le droit à du Belmondo, du Hitchcock, des frêres Coen, les James Bond … j'en passe. Avec une bonne culture je suis sûr qu'il y a moyen de trouver une référence sur chaque scène.

Visuellement c'est toujours aussi bien fait : beaucoup de décors naturels et une colorimétrie qui respectent bien les standards de l'époque. Les costumes sont aussi bien typés années 60. Mention spéciale pour Louise Monot qui emprunte la même garde-robe que Cate Archer dans NOLF (oui encore cette ref).

On se marre vraiment bien. Les scènes d'action et surtout les fusillades sont chouettes comme tout.

Bref, il s'enchaîne super bien avec le premier pour une bonne soirée. Une suite est prévue mais avec Nicolas Bedos à la réalisation ce coup-ci… méfiance.

OSS 117 : Le Cair, Nid d'espion

OSS 117 est un espion français des années 50. Le top du top, le meilleur des services secrets français. Il est cependant plus près du Johnny English que du James Bond. Il est mauvais, mais il est bien entouré ce qui lui permet de toujours s'en sortir.

C'est bien un film parodique allant piocher dans tout un tas de classique de Hitchcock. Et en quinze ans, certaines de ses répliques sont devenues cultes. Et faut avouer qu'on se marre vraiment bien devant. Jean Dujardin n'est pas spécialement un acteur que j'affectionne mais là il est parfait. Son personnage est détestable à souhait avec son machisme, on croirait un vrai Macron au Liban.

Mais à côté de ça, comment ne pas se marrer quand on le voit faire le couillon en train de jouer Bambino ? Et les poses qu'il prend quand il tire ou bien quand il fait irruption dans une pièce, ça fait toujours mouche.

Les décors sont cools. J'adore la base nazie dans la pyramide avec ce ptit feeling complètement fou, ça m'a rappelé le jeu No One Lives Forever.

Les musiques collent bien à l'ambiance également.

C'est un super film franchement. Afin d'avoir une touche de vieux film, toutes les scènes de nuit sont filmées via la technique de la nuit américaine. Et dans le même genre, toutes les scènes en véhicules sont tournées avec un fond bien dégueulasse qui jure bien. Tous ces ptits détails sont super cools.

13 Récap : Aout 2020

Un des PC de la maison a eu un léger problème : la carte graphique est devenue assez capricieuse. Au point où des artefacts graphiques prennent de plus en plus de place à l'écran et au bout d'un moment un plantage de l'OS.

J'ai donc échangé de carte graphique pour récupérer la foireuse, ça marchait à peu près mais chaque jour ça déconnait un peu plus.

J'en suis arrivé au point où ouvrir une vidéo sur le web fait planter la carte graphique. Parfois le kernel parvient à la redémarrer sans rebooter parfois… non.

Bref, on vient de me prêter une carte graphique pour le moment. J'attends impatiemment les nouveaux modèles d'AMD qui devrait arriver d'ici octobre.

Blog

Je suis en train de rédiger un long article un peu foutoir sur un thème que je n'ai pas vraiment abordé encore sur le blog. Je vous tease ^__^ Mais en vrai je réflêchis à comment rendre ça digeste et comment y mettre une trame.

En bref ce mois-ci : 2 articles, 8 commentaires, 4 visionnages, 572712 requêtes, 41542 visiteurs uniques pour 13.17 Go de trafic.

Films

J'ai maté Tenet au cinoche. Si vous voulez mon avis sur le film vous pouvez lire l'article, j'ai planqué les spoilers.

La séance était un poil décevante : le son était vraiment fort un chouilla trop. Et le format d'image était foireux avec des bandes noires en haut, en bas, à gauche, à droite. Ça donnait presque l'impression de mater un film 4/3 sur un écran 16/9 mais avec cinémascope.

Bref, c'est un peu dommage qu'un film taillé pour avoir une image superbe soit restitué comme cela. Il y a bien des séances Imax avec le bon format d'image mais le prix s'envole et surtout ce sont des séances VF uniquement pour l'instant :-/

Séries

J'arrive désormais à la moitié de la saison 6 de The Office. Pour l'instant cette saison me semble un cran en dessous des précédentes malgré leurs efforts de faire évoluer un peu le tout.

Jeux

Super Metroid

Je me suis refait le très fameux Super Metroid sur Super Nintendo. Enfin je l'ai fait en émulation via Retroarch. Ce jeu est super cool mais pas mal lent et difficile sauf si l'on utilise les fonctions de sauvegardes de l'émulateur et là il devient vraiment plus agréable à jouer.

Je sais c'est pas l'expérience qui était prévu à la base, mais je n'ai clairement plus la patience d'antan et mes sessions de jeux sont bien plus erratiques. Il m'arrive régulièrement de ne pouvoir jouer qu'un quart d'heure. Le jeu ne permet de sauvegarder qu'à des points fixes qui sont vraiment très éloignés les uns des autres… c'est clairement plus ma tasse de thé de perdre 30 minutes de jeu pour cause de non-sauvegarde.

Sinon le jeu est vraiment cool même s'il faut quand même avouer que sur certains points il accuse son âge. La maniabilité est quelque peu rigide et peu agréable. Cela dit niveau graphismes et ambiance il est toujours au top. Il a une allure démente et son sound design est top.

Les musiques sont bien angoissantes du fait qu'elles soient très sombres avec peu de mélodie. On pourrait d'ailleurs presque les limiter à des sons d'ambiances.

L'intro pixel-art est cool comme tout. Avec le premier niveau qui met direct la pression avec le timer pour que l'on s'enfuie de la planète.

Capture d'écran de super metroid

Avec quelques shaders pour imiter un CRT c'est vraiment pas moche.

Le jeu a été l'un des fondements de ce que l'on appele les metroidvania c'est-à-dire les jeux dans le style de Metroid et Castlevania. C'est un type de jeu où l'on doit explorer à sa guise une grande map et où l'on gagne progressivement de nouvelles facultés permettant généralement d'accéder à de nouvelles zones auparavant inaccessibles. On gagne la possibilité de se rouler en boule permettant de passer dans d'étroits passages. Un autre exemple est la possibilité de sauter plus haut rendant de nouvelles plateformes atteignables.

On est tout d'abord perdu dans un vaste environnement. Puis on se rend compte que l'on est finalement coincé à différents endroits et qu'il faudra revenir plus tard. On est aidé par une map (qui à cette époque n'était clairement pas top).

Bref, ce jeu est super cool.

Hollow Knight

Ouai… après avoir fini Super Metroid, j'avais encore envie de ce type de jeu et du coup je me suis refait Hollow Knight. Je me le suis fait en avril dernier mais il est tellement bien que c'est reparti pour un tour.

Je redécouvre avec plaisir cet environnement sombre et tristouille mais tout de même magnifique. L'ambiance est différente de Super Metroid, exit la science fiction et l'exploration d'une planète, ici on a le droit à un royaume d'insectes qui semble quasiment abandonné.

Il pleut, il fait nuit, les villes sont vides, il y a des grottes flippantes, la musique superbe mais déprimante à souhait parachève le truc. L'histoire n'est dévoilée que par petites bribes disséminées de-ci de-là.

Les points abordés avant sont du bonus et permettent d'améliorer un jeu mais ce qui compte c'est tout le reste. Et là le jeu est un bijou ! La maniabilité peut ruiner un jeu mais ici ce n'est pas le cas. On parvient à gérer son personnage comme on le veut sans pour autant galérer avec des heures de prise en main. Il est aisé de jauger la pression nécessaire pour faire un saut de la bonne longueur. Le personnage possède une faible inertie et un poids raisonnable, déplacer le personnage est vraiment nickel. Les sauts, le dash, les rebonds sur les murs : tout est bien réglé comme il faut ce qui permet d'atteindre le flow assez rapidement.

Les combats sont pas mal du tout, les ennemis de base proposent assez peu de challenge une fois leur pattern connu. Et c'est tant mieux, car on va pas mal se balader sur la map et donc les rencontrer constamment. Il y a tout de même quelques bestiaux plus retors pour tout de même épicer l'exploration.

Les boss sont par contre bien plus costauds et vont souvent poser problème. Par chance la mort n'est pas spécialement punitive, il suffit de refaire une partie du chemin, affronter son âme pour récupérer son pognon et sa mana et hop on est prêt à recommencer la baston. Les boss sont variés avec une sacrée gueule. Je vous avoue que lors de mon premier run, le dernier boss m'a fait ragequit et je n'ai donc pas eu le privilège de finir le jeu.

Ici la map doit être achetée auprès du cartographe qu'il faudra dénicher dans les zones non-explorées. La première fois c'est un peu frustrant mais au final ça devient vite un moment un peu plus excitant. On est perdu en fouillant une zone inconnue avec sa faune que l'on ne connait pas encore. On erre sans savoir où l'on est ni où l'on va et d'un coup on entend la coccinelle qui chantonne. Et là c'est la joie et le soulagement.

Bref ce jeu est un petit bijou.

Dishonored 2

J'ai fait un article dédié tellement j'avais de trucs à raconter.

American Hustle

Christian Bale est un arnaqueur plutôt doué qui propose pour 5000$ des crédits à des personnes ne pouvant en avoir auprès de leur banque. Sauf que pas de bol, il n'attribue pas les crédits mais encaisse bien le pognon.

Il rencontre Amy Adams à une fête et ils se plaisent pas mal l'un l'autre. Il joue franc jeu et lui dévoile son ptit business et bha ça lui plaît plutôt bien et elle veut en être. Et elle est super maligne et s'en sort super bien elle aussi.

Leurs affaires vont bien jusqu'au coup de trop où ils se font choper alors qu'ils tentaient d'arnaquer une personne étant finalement un flic. Ils se retrouvent proposer un deal : coincer 4 gros poissons afin de se voir épargner la prison. À contrecœur ils acceptent.

Ça se passe dans les années 70 et le film le montre bien. On a le droit à la totale, les bagnoles, les frusques mais surtout les coupes de cheveux. Christian Bale qui s'apprête pendant dix minutes pour planquer sa calvitie en rabattant le plus possible ses cheveux n'a pas le haut du podium. Ce n'est pas non plus Jeremy Renner avec sa permanente lorgnant sur Elvis qui n'arrive qu'à la seconde place. Non, ici le champion c'est Bradley Cooper avec ses bigoudis pour se faire ses ptites frisettes. Le film est globalement sérieux sans gags mais là c'est vraiment dur de ne pas pouffer en voyant ça.

Niveau frusque on peut remarquer qu'Amy Adams a les loches à l'air pendant la moitié du film. C'était vraiment ça la mode des 70s ? O___o

Le casting est super bien fourni, en plus des trois déjà cités, on retrouve Jeremy Renner en maire dévoué, Jennifer Lawrence en mère délurée dépressive insupportable, Louis C. K. en flic qui perd toute autorité et vite fait Robert De Niro en mafieux italien (le rôle de sa vie). Et ils jouent supers bien surtout les actrices.

L'histoire est géniale mais je m'en voudrai de vous spoiler. C'est de l'arnaque dans tous les sens pour pincer des truands, des politiciens véreux. J'adore ce genre d'histoire où ça s'entremêle où chacun tente de prendre l'ascendant sur l'autre. Le couple que forme Amy Adams et Christian Bale est particulièrement bon dans son jeu d'acteur.

Visuellement c'est très joli avec une caméra toujours en mouvement. Ça rend le film assez dynamique alors qu'au final il n'y a pas de scène d'action ni rien. Ce ne sont que des dialogues qu'on pourrait transformer en pièce de thêatre d'ailleurs.

Voilà c'est un film super cool que je remate tous les cinq ans. En passant : en français le film s'appelle American Bluff car le mot hustle n'est pas suffisamment connu en france.

L'histoire s'inspire du scandale Abscam de la fin des années 70 qui a permis de choper sept politiciens véreux acceptant des pots de vin.

Le film a fait un peu scandale l'année suivant sa sortie. Les personnages féminins sont jouées par des actrices pas mal populaires et reconnues (déjà à l'époque) et apparaissent longuement à l'écran et ont des rôles important dans l'histoire. Et pourtant lors du hack de Sony des documents internes ont révélé qu'elles avaient été bien moins payé que leurs collègues masculin. Et comme souvent… bha ça n'a pas eu plus de conséquences que cela.

Et dernière anecdote marrante : l'histoire de pèche sur glace qu'on nous tease tout le long du film. Et bien la fin a été révélée lors d'une interview chez Jay Leno par Louis C K : le frangin de colère est parti chier sur la glace. Son œuvre a été congelé et s'est retrouvée piégé dans la glace tout l'hiver. Bon par contre me demandez pas la morale ^__^

Dishonored 2

Alors que le premier fait parti de mes jeux préferré, je me suis enfin payé sa suite. Et wow c'est encore mieux que le premier.

Enfin mieux… je le trouve vraiment très proche du premier mais c'est parfait je voulais pas qu'il y ait trop de changement.

D'un point de vue du gameplay c'est cool : ils ont ajouté des trucs mais … rien ne t'oblige à les utiliser. Tu peux jouer avec les mêmes pouvoirs que dans le premier. Mais tu peux tout simplement profiter des nouveautés de cet opus. Il n'y a pas de nouveautés radicalement différentes, c'est dans le même genre que ce qu'on trouve dans le premier. Ce nouvel opus est très fidèle et tant mieux, la recette était excellente et ils le savaient.

Un des points forts du premier était sa versatilité et sa générosité. Tu peux y jouer de la façon dont tu veux : gros bourrin qui va crever tout le monde, une ombre qui ne fera pas de mal à une mouche et tout l'éventail des possibilités entre ces deux approches. Dans cette suite ils ont même ajouté la possibilité de ne pas utiliser les facultés surnaturelles.

Et ce qui est bien, c'est que rien n'est imposé, c'est le joueur qui choisi son expérience de jeu et s'impose ses contraintes. Du coup c'est autant de bonnes raisons pour y rejouer en abordant son histoire et ses maps d'une manière radicalement différente.

Pour le moment j'ai fait deux runs. Une première en ne tuant presque personne et en étant très discret (mais j'ai pas eu les achievements, j'ai pas été parfait) en jouant Corvo. Une seconde en NewGame+ en jouant Emily mais cette fois en bourrinant. Le premier run a été de 20 heures le second de 8 seulement.

Capture d'écran depuis le bateau du jeu

C'est ty pas magnifique ? Bon en vrai je peux pas y jouer en 4K :-/

Visuellement, on sent que le jeu a profité de jolis raffinements en changeant de moteurs (d'ailleurs c'est marrant de voir qu'Arkane change de moteur à tous les jeux et même si à chaque fois ce n'est pas le jeu le plus beau de sa génération, c'est toujours très honnête et bien foutu). C'est superbe même en y jouant pas à fond (pas le matos pour) malgré un très fort aliasing un peu chiant. Il tourne parfaitement sous linux avec mesa via la couche proton de steam.

La direction artistique est magnifique. C'est tout pile ce que j'aime : de l'architecture victorienne, une pincé de steampunk des personnages avec des tronches aux particularités accentuées. C'est un cocktail superbe. En plus ça se passe ce coup-ci dans des décors plus colorés et ensoleillés que dans le premier.

Pris du bout du quai, on voit les immeubles du bord de mer.

Le jeu est screenshottable de partout même sans avoir les graphismes poussés à fond.

Les environnements regorgent de détails dans tous les sens. Ça donne une impression de crédibilité. Les appartements ont des salles de bains avec de la tuyauterie, des placards, des objets, des bibelots, des photos et peintures. Ça insuffle vraiment beaucoup de vie. Le jeu est suffisamment petit pour que les devs aient pu vraiment bien travailler l'aspect de chacun des endroits qu'on visite sans que ça devienne vite redondant. Quasiment chaque pièce semble unique avec sa personnalité.

Les ruelles ont bien plus de personnages qu'avant, on a bien plus d'habitants non hostiles dans les rues qui discutent, s'occupent, trainent. Mais je vous mentirai pas, on voit assez vite qu'ils ne sont pas libres et ne font qui suivre quelques lignes de scripts mais c'est suffisant pour ce type de jeu pour apporter la touche nécessaire pour ne pas avoir l'impression d'être dans un tableau.

Autre angle de vue du quai.

Me voilà reporter photo à Karnaca

L'histoire est cool mais bon perso je suis de l'avis de John Carmack, dans un jeu vidéo il faut un scénar mais ça reste de l'enrobage pour le reste. Emily est donc l'impératrice et pas de bol il va y avoir un coup d'état pour la renverser par une sorte de sorcière qui transforme les gens en pierre. Il va donc faloir contrecarrer le coup d'état pour rétablir la situation d'origine.

Le level design est ouf. Les maps sont peu nombreuses car il n'y a que 9 niveaux mais elles sont toutes vraiment très travaillées. On est bien loin des open world mornes qu'on retrouve partout maintenant. Ici c'est du travail d'orfèvre qui a été fait concernant l'architecture. Les facultés des personnages donnent des outils de déplacements au joueur, les maps et leurs objectifs donnent une raison d'utiliser ces outils. Le personnage peut gagner la possibilité d'avoir un double saut, il peut s'agripper au rebord pour se hisser, il peut même avoir un blink ce qui décuple encore plus les possibilités. Vous allez pouvoir rentrer dans un bâtiment par la grande porte, la porte de service, par une fenêtre, par un trou dans le mur, par un égout, par un balcon… Et si ça suffit pas, vous allez pouvoir chercher comment trouver la combinaison d'un verrou pour rentrer par ailleurs, comment péter un mur… Ils sont allés un peu plus loin que dans le premier à ce niveau et pourtant c'était déjà énorme.

C'est toujours une joie de trouver une ptite corniche surplombant une rue pour observer les rondes des gardes et planifier son attaque. Chercher où se trouve le boitier de contrôle des barrières électriques ou bien trouver un chemin de contournement ? Franchement la maniabilité du personnage est tellement agréable que rien que se balader en virevoltant sur les hauteurs est jouissif.

Bon, je crois que c'est assez clair, ce jeu est parfait en tout point. L'ambiance sonore est au poil également, j'en ai pas parlé mais ça le fait bien. Dans la rue on peut croiser un ptit groupe qui fait un mini-concert, les bruits de pas s'adaptent à la surface et à la vitesse de déplacement. L'écho change selon le lieu, les objets font le bruit qu'il faut quand on les balance, tout est immersif.

Bon, bha je pense que j'ai tout dit.

Tenet

Le dernier film en date de mon cher Christopher Nolan. Je ne l'attendais pas du tout jusqu'au moment où j'ai appris qu'il sortait un nouveau film prochainement. Je ne me suis absolument pas renseigné ni même vu de pub, affiche ou trailer. Rien je ne savais pas du tout à quoi m'attendre si ce n'est qu'il y avait une histoire de temps.

Voilà, juste ce petit indice et j'étais hypé. Franchement quel réal pour faire un super film avec de l'emberlification de temps ? Il a déjà pondu tellement de super films souvent un peu plus complexe que la moyenne mais toujours super cool.

Déjà le film est comme d'habitude : superbe. Le travail sur l'image est cela dit encore plus "nature" que d'habitude. Il a tout filmé avec de la grosse caméra imax 70mm mais pas de bol, ma séance n'était pas en imax et du coup c'était pas le top mais pas dégueu non plus hein. Le film fait très réaliste, il n'y a que très peu d'effets numériques. Et c'est super à voir.

On retrouve bien sa pâte. La scène d'introduction met direct la pression et instaure un bon rythme. Ça fait immédiatement penser à Dark Knight. D'ailleurs le coup des camions et tout (si tu l'as vu tu sais) ça m'y a également beaucoup fait penser.

Par contre, qu'est-ce que le film est complexe. À la sortie d'Inception pas mal de monde sur le web s'est senti perdu en ne comprenant pas trop tout ce qu'il se passait… Bha là ça va être bien pire.

J'ai trouvé ça quand même pas mal fouilli et clairement très rushé. Le film est super rythmé. J'ai la sensation que le film a été énormément charcuté pour le raccourcir et ça le rend pas mal confus.

Le film va super vite tout le temps, on a vraiment peu de temps pour se poser, bien comprendre. Le début du film est particulièrement éprouvant.

spoilers légers Au tout début on a donc une attaque terroriste dans l'Opéra avec une vraie équipe d'intervention et une fausse équipe d'intervention, sauf que bon forcément on ne sait pas qui est qui. Donc déjà, à peine le film démarre on est déjà dans le flou.

Ensuite, le héros qui devait mourir mais qui n'est pas mort est récupéré par un personnage mystérieux qui lui dit qu'il est embauché mais on sait pas vraiment par qui/quoi. Le héros se rend à un endroit somme tout anodin pour y rencontrer on sait pas qui, qui ne lui révèle rien sauf le fait qu'il y aurait une simili-guerre sauf que personne n'est au courant. À cela elle lui explique l'histoire du temps qui va à rebours pour certains artefacts de cette guerre. Elle envoie notre héros voir quelqu'un mais on sait pas trop qui.

Ensuite le héros, veut rencontrer cette nouvelle personne sauf il va lui falloir de l'aide parceque c'est un trafiquant d'arme et qu'il est pas spécialement attendu. Il recrute donc Robert Patinson qui sort un peu de nul part. On sait pas qui c'est mais ça y est pouf il est là. Ils rentrent donc par effraction chez le trafiquant sauf qu'en fait c'est sa femme. Elle lui raconte quelques trucs supers confus mais en gros c'est un indice pour aller voir quelqu'un d'autre. Nos héros se barrent.

Bon bha maintenant ils vont voir ce nouveau personnage. C'est Michael Caine qui pète la classe au restau et qui lui raconte quelques trucs encore assez confus mais en gros il lui indique d'aller voir la cible qui s'avère être un certain Monsieur Sator. Sauf que c'est un aussi trafiquant d'arme donc il va tenter de passer via sa femme qui est plus dans l'art.

On apprend qu'elle aurait fricoté avec un certain Monsieur Arepo qui serait faussaire. Le faussaire aurait créé un faux Goya qu'elle aurait fait acheté à son mari en sachant que c'était un faux. Bref, on comprend plus grand-chose à ce moment, qu'est-ce qu'on fout là qui c'est tout ce monde qui envoie notre héros de droite et de gauche ?!

Bref, le héros arrive auprès de la femme l'amadoue en lui montrant un faux de Goya en lui expliquant qu'il est au courant toussa et qu'il veut parler à son mari. Elle lui déballe une partie de son histoire comme quoi elle est à moitié otage de son mari qui l'emmerde à fond mais qu'elle reste juste pour pouvoir être avec son gamin.

Dans ce spoiler au final il ne s'est pas passé grand-chose mais l'abondance de personnage et de ptites intrigues rend le truc super galère à comprendre. Pour l'instant je n'ai vu le film qu'une fois et du coup c'est assez bordélique. J'imagine qu'en le revoyant, en connaissant désormais les rôles de chacun ça ira beaucoup mieux mais c'est vraiment complexe. C'est assez frustrant du coup.

En plus, comme déjà dit, le rythme est vraiment soutenu. On passe d'un pays à l'autre avec des tas de scènes d'actions, des nouveaux personnages qu'on a pas vraiment le temps de connaitre avec des noms qui sortent de partout… Et le pire dans tout ça, c'est que le héros principal du film, on ne connait pas son nom. On ne s'en rend pas compte dans tout le film vu que le film se déroule uniquement par rapport à lui.

Les scènes d'action sont … visuellement impressionnantes mais très perturbantes (tout en étant raccord avec la diégèse).

Dans les ptits trucs à noter du film il y a déjà le titre "TENET" qui est un palindrome (tout le monde l'a remarqué).

petits spoilers du même genre

Le grand méchant du film s'apelle Sator, si on l'inverse ça donne Rotas et là de mémoire je sais plus trop où mais je me souviens avoir vu passer ce mot dans film.

Toujours dans le même registre la scène de début se déroule à l'opera et on notera que le faussaire (que l'on ne voit pas mais qui est mentionné) se nomme Arepo.

SATOR
AREPO
TENET
OPERA
ROTAS

Ceci forme le carré sator.

Un truc que tout le monde n'a pas capté dans le film visiblement (et ça sera le plus gros spoiler, dernier avertissement). Le gamin de Sator … et bien … c'est Robert Patinson. D'ailleurs ça vous rapelle pas le docteur River Song cette fin ?

Je pense que le film a été un peu trop raccourcis au montage et qu'il mériterait une version longue. Et surtout le film doit très probablement beaucoup plus s'apprécier au second visionnage.

quelques incompréhensions très spoilantes de ma part Dans la scène de l'aéroport, on a donc les deux héros qui découvrent la "chambre d'inversion" sans savoir ce que c'est. Ils sont chacun de chaque côté de l'inversion mais en étant tout de même dans le "bon sens du temps". Là, on a deux soldats qui sortent de la chambre d'inversion, un de chaque côté. Il s'avère qu'il s'agit du protagoniste du futur qui est revenu dans le passé.

Pourquoi on a donc trois John David Washington ? Ouai ça me titille le cerveau… je deviens trop vieux pour ça.

Du coup on a le héros du présent qui se bat contre lui-même inversé du futur, et robert patinson qui se bastonne contre le héros du futur dans le bon sens.


À la fin il y a la grosse baston avec l'étau temporel où les deux équipes normales et inversées attaques simultannément. C'est impressionnant à regarder avec les explosions les véhicules et tout.

Mais … heu … ils sont où les méchants ? On en voit quasiment pas. Ça donne vraiment l'impression de tirer un peu partout mais dans le vide.

On nous explique que les ennemis aussi sont probablement en deux équipes toussa mais c'est tellement bordèlique qu'au final on a pas l'impression qu'il y ait grand monde et que l'étau temporel ne sert à rien et on ne le voit quasiment pas.

En dehors du fait de voir partir l'équipe lorsque les autres arrivent… Et le pire c'est qu'à ce moment là, on se retrouve dans une impasse mexicaine avec les deux héros du film et un troisième qu'on a à peine vu 2 minutes lors du briefing. T'es qui ? Tu veux quoi exactement ? Pourquoi ça se désamorce tout seul comme ça ?

Encore une fois j'ai le sentiment que soit on nous en montre trop, soit pas assez à cause d'un remontage du film.

Bref, c'est dommage que ce soit si confus. Au premier visionnage le film est cool et visuellement impressionnant mais c'est frustrant d'être largué et du coup de devoir assister bêtement à ce qu'il se passe sans pouvoir tout comprendre.

Les musiques n'ont pas été faite par Hans Zimmer et pourtant ça y ressemble beaucoup. Faut dire que c'est un de ses potes et probablement que Christopher Nolan ne souhaitait pas trop s'éloigner de ses habitudes.

Le casting est royal, on a des grands acteurs renommés qui viennent juste montrer leur tête cinq minutes. Kenneth Brannagh est sacrément doué le saligot.

Vivement que j'ai l'occasion de le revoir.

Un Jour Sans Fin

Imaginez-vous, envoyé pour le boulot dans un bled paumé qui ne vous enchante guère, sur une mission qui vous fait littéralement chier, super loin de chez vous, avec des collègues que vous n'appréciez pas forcément tout ça pour dix minutes de boulot. Déjà c'est pas la joie. Mais si en plus vous deviez revivre cette journée merdique en boucle sans aucune raison. Chaque fois qu'il se réveille le matin c'est exactement le même jour. Voilà le pitch du très célèbre Un jour sans fin.

On suit donc le calvaire de Bill Murray un monsieur météo de Pittsburgh souhaitant avancer dans sa carrière pour décoller. Il se retrouve forcé de couvrir le marronier local de la météo ce qui est à l'opposé total de ce qu'il aimerait faire. Et franchement il est loin d'être agréable le bonhomme : pas mal d'égo, râle constamment, n'hésite pas à se foutre de la gueule des autres Et c'est là tout le sel du film. Pour ne pas péter un plomb, il va devoir trouver une saveur dans sa boucle temporelle.

Il va donc rabaisser son égo et apprendre à voir et apprécier les autres. Il va tenter des expériences, travailler sur lui-même, apprendre de nouvelles choses, s'amuser, déprimer. Bref, il va faire toute une vie dans une journée. Ce film est génial.

Naturellement on se sent lié à Phil, on le trouve d'abord drôle avant de découvrir petit à petit que c'est quand même un peu un connard. Forcément on réflêchie un peu sur soi-même, c'est un ptit film d'introspection qui permet de se rappeler non, les autres ne sont pas forcément des cons et qu'ils ont leur histoire qui les a poussé à être comme cela.

Ça regorge de petits détails drôles ou bien touchants (mention spéciale au clochard). Certains personnages font un peu de peine (rhaaa Larry sérieux, tu es tellement un loser alors que tu pourrais être bien mieux), d'autres sont insupportables (ouai là c'est Ned, il est sorti des enfers çui-là)…

Dans le film il paraît que l'on assiste à 38 jours différents, sur les commentaires du DVD le réalisateur indique que ça aurait duré une dizaine d'année, mais sur le grand Internet, il a été estimé que pour apprendre tout ça, ce serait plus proche de 34 ans. Voilà… faites votre choix.

L'équipe du film ne croyait pas tant que ça dans son film. C'était un petit truc avec un budget pas déconnant mais pas énorme, pas un blockbuster et sorti au pire moment de l'année. Et pourtant il est désormais dans de très nombreuses listes de top films. Il est extremement populaire et apprécié de tout le monde.

Sphere

J'avais adoré ce film à sa sortie il y a plus de vingt ans (time flies). Le mélange science-fiction et horreur me titille toujours pourtant cette combinaison des genres est un appeau à nanar.

C'est donc l'adaptation ciné d'un bouquin du fameux Michael Crichton donc c'est potentiellement à double tranchant. C'est fait par Barry Levinson qui a une filmo assez particulière avec quelques très gros films dont Rain Man ou bien le très étrange Toys. Pour l'aider dans sa tâche on retrouve un casting loin d'être dégueu avec Dustin Hoffman en psychologue qui se demande ce qu'il fout là, une Sharon Stone pour le quota féminin, Samuel L Jackson qui pète la classe avec son aura mystérieuse, Liev Schrieber qui joue l'insupportable génie avec son doctorat en arrogance, Queen Latifah qui tente de lancer sa carrière d'actrice et même un caméo de Huey Lewis. Niveau cachets, ils ont dépensé sans compter.

L'histoire est assez cool : tout débute lorsque le psychologue se fait trimballer au milieu du pacifique suite à un supposé accident d'avion. Il se rend vite compte qu'il n'y a pas eu d'accident et rencontre certains éminents scientifiques qu'il connait. Fin du suspens, un vaisseau spatial a été trouvé à plus de 300m de fond dans l'océan et vu l'état du corail à cet endroit, il y serait depuis plus de 300 ans. Cette dream team de scientifiques est là pour appréhender le premier contact avec cette présence extra-terrestre.

Ils sont donc envoyés dans une base sous-marine installée pour l'occasion. Ils enfilent leur combinaison puis partent en expédition dans le vaisseau. Tout un tas de détails sont étranges : le vaisseau est intact, les portes font la bonne taille pour des humains, d'ailleurs l'entrée s'ouvre toute seule quand ils arrivent… C'est tout bien mystérieux tout cela.

Ils se promènent dans le vaisseau et tout porte à croire que c'est un vaisseau humain. Tout est bien trop familier et hospitalier. Mais ils vont tomber sur une sphère dorée immense dans un hangar du vaisseau. Et c'est là que ça commence réellement.

Et franchement c'est super bien fait. Visuellement c'est super cool malgré quelques effets numériques qui accusent leur âge. Les acteurs sont cool, tout le postulat de départ est cool. La tension, le confinement, la flotte, la gueule de la station sous-marine.

Et à côté de ça, tout un tas de ptites incohérences qui gâchent le truc surtout sur des points assez importants.

spoiler franchement, le "Jerry" qui s'avère être "Harry" c'est juste pas possible, tout le reste de ce qu'il a raconté devrait être bourré de faute. C'est ce détail qui m'achève et me sort du truc.

C'est dommage parceque sinon ça serait vraiment pas mal mais j'ai du mal à faire abstraction. Et le dénouement final me fait un poil tiquer également.

spoilers bis Qu'ils prennent la décision d'oublier ok. Mais il n'explicite pas qu'ils ont fait le choix de replacer la sphère dans l'espace (ce qui crée la boucle, vu que dans le futur la sphère sera trouvée puis ramenée toussa toussa).

Là on voit juste la sphère qui d'un coup, toute seule part dans l'espace…

Bref, le film est cool mais avec quelques lacunes dans le scénar qui ruinent un peu le tout. Il avait un très gros potentiel d'être un vraiment très bon film et au final c'est un film au-dessus de la moyenne mais c'est tout.

12 Récap : Juillet 2020

Et voilà le dernier récap de cette première année de récap et donc je vais pouvoir récap tout ça.

Bon bha c'est cool même si parfois je me fait un peu surprendre par la date qui approche (comme par exemple ce mois-ci). J'aime bien ce format qui est un bon exercice de mémoire. Ça permet de vous filer des liens vers des trucs de droite et de gauche.

Certains de ces liens pourraient finir dans les shares mais bon…

J'ai pas mal joué à des jeux-vidéos et maté quelques séries donc peu de films et peu de geekeries donc peu d'articles.

Blog

J'ai vraiment peu posté ce mois-ci et c'est pas sûr que ça reprenne en Août. Il fait trop chaud et ne geekant pas vraiment … bha j'ai pas grand-chose à dire pour alimenter le blog.

En bref ce mois-ci : 2 articles, 3 commentaires, 3 visionnages, 606758 requêtes, 41174 visiteurs uniques pour 16.32 Go de trafic.

Séries

Je me suis enquillé The Office (UK) d'une traite. Et franchement j'ai adoré. Mieux vaut tard que jamais.

L'humour est grinçant avec ses malaises constants et ses personnages atypiques. Ricky Gervais est abominable au possible jusqu'à la fin où il fait de la peine.

La série est super courte avec seulement deux petites saisons de 6 épisodes. Mais par chance, cette série a inspiré pas mal de monde et chaque pays a eu droit à son remake.

J'ai continué donc avec