Candyman (2021)

Histoire :

Anthony est un artiste peintre qui n'a pas encore la côte mais commence à exposer ses tableaux assez orientés politiquement. Il cherche de nouvelles idées et découvre alors la légende du Candyman un homme assez mystérieux tuant des gens avec son crochet à la place de la main.

Il s'agit d'une légende urbaine se déroulant dans un ghetto de Chicago assez proche de là où habite l'artiste. Il s'y rend pour trouver plus d'infos et créer des œuvres sur le thême.

Ressenti :

J'ai d'abord été plutôt charmé par le film. La réalisation est vraiment bonne, c'est joli, bien joué, pas mal de référence aux films Candyman (ce n'est pas un reboot ou autre). Mais j'ai été quelque peu déçu aux trois quarts par le déroulement des évènements.

C'est dommage parceque c'était plutôt prenant et ça faisait film d'horreur plutôt honnête. L'histoire est parfois entrecoupée de flashbacks mis en scène sous forme de spectacle de marionnettes. C'est une idée pas trop mauvaise, c'est même plutôt cool à voir.

Après je n'ai vu que le premier film de la saga et pas les suites. Mais du coup j'ai l'impression que le Candyman n'a pas les mêmes pouvoirs qu'avant. Il lévite o__o , il est parfois invisible (mais à un reflet, bref l'inverse des vampires) O__o .

spoils En fait j'ai bien aimé le fait que le *Candyman* soit en fait incarné par plusieurs personnages (dans l'histoire) et qu'il s'agisse en fait d'une représentation d'un martyr noir à chaque fois. Du coup c'est pas mal de voir plusieurs incarnations différentes du même personnage.

J'ai bien aimé le fait que l'on retrouve la mère du premier film et que son bambin est en fait le protagoniste de ce nouvel opus. Ça raccroche bien cet épisode dans son univers.

J'ai pas trop compris le retournement final. D'un coup le personnage qui aidait l'artiste qui change de bord sans que ça ne s'annonce avant j'ai trouvé ça un peu trop brutal comme revirement. Heureusement après on a le droit à des flics ripoux qui se prennent un retour de karma assez rapidement.

On retrouve un tout petit peu Tony Todd mais pas assez à mon goût…

Une petite anecdote marrante dans le film : le personnage principal s'apelle Anthony McCoy. Son nom n'est donné que cinq fois dans le film. Et c'est quand il est nommé une cinquième fois qu'il devient le Candyman !

Jordan Peele a mis les mains dans le scénario et est également à la production. Chaque truc que j'ai vu de lui était cool et ça ne fait pas exception. Il y a toujours un ptit message politique envers la condition des noirs aux US dans ce qu'il fait.

Voilà, le film est une suite sympa mais l'original est bien plus cool et effrayant. J'ai trouvé que c'était pas très horrifique. (J'étais ptet pas trop dans l'ambiance ?)

Eva

Histoire :

Alex revient dans son pays natal après être parti dix ans. C'est un roboticien de renom probablement même le meilleur étant à l'origine de nombreux théorèmes enseignés.

Il doit concevoir une nouvelle génération d'androïde doté de libre arbitre et sous forme d'enfant. Il doit donc trouver le modèle idéal.

En revenant dans son université, il retrouve la femme qu'il a aimé il y a dix ans mais qui est désormais avec son frêre David.

Ressenti :

Un petit film de science-fiction qui passe bien. C'est une production espagno-franchouillarde avec un casting principalement européen. Les effets spéciaux numériques sont pas mal du tout pour une production de ce calibre.

L'univers est pas mal du tout : c'est un futur assez proche où la robotique n'est pas beaucoup plus éloignée qu'aujourd'hui. Les robots sont nombreux mais pas encore omni-potents ni omni-présents. C'est pas un univers dans un futur lointain complètement extraordinaire.

Il y a pas mal de questionnements sur l'intelligence artificielle, la conscience et toute l'éthique de créer des êtres artificiels et de la responsabilité qui en découle. Il n'apporte pas grand-chose de nouveau de ce côté-là mais il le fait bien donc je vais m'en plaindre.

C'est un film plutôt honnête globalement. C'est bien réalisé, bien interprêté, l'histoire est intéressante. Il est au final pas trop connu mais le mériterait.

Mad God

Histoire :

Le protagoniste descend dans les tréfonds de sa planète dans une petite capsule. Il entame ainsi son voyage vers … heu … des lieux les plus crades et cauchemardesques imaginables.

Ressenti :

Dérangeant, crade, malsain, stop-motion. Sacré combo !

C'est vraiment très spécial ! Et en le voyant ça évoque pleins d'autres œuvres sur lequel Phil Tipett le réalisateur a travaillé ou pas d'ailleurs. J'ai eu l'impression de voir du Terminator, de voir du Willow un soupçon d'Hollow Knight, des relans de Hellraiser, de la fantaisie de L'histoire sans fin une pincée de Half Life … bref il y a une drôle d'impression de familiarité et pourtant c'est sacrément original et particulier et singulier et innovant et crado et sombre.

Le film n'a ptet pas grand-chose à raconter à première vue mais il dégoulinne d'idées visuelles. Ça fourmille de détails sur tous les plans. Tellement d'images à déguster en 1h20.

C'est un énorme boulot d'animation pour faire tout ça ! À peu près aucune œuvre ne ressemble à cela. C'est joli mais dérangeant.

Voilà je vous le recommande fortement.

The Night Flier

Histoire :

Richard est journaliste reporter pour un journal de presse à sensations. Il est un peu con, bourrin, rustre mais est efficace dans son boulot. À contre-cœur il enquête sur un meurtre ayant eu lieu dans un ptit aérodrome de campagne.

Son chef, le met en concurrence d'une nouvelle journaliste débutante : Katherine. D'abord admirative de son collègue elle comprend vite qu'elle est en compétition et que ça ne sera pas simple.

Très vite d'autres meurtres auront lieu avec un modus operandi similaire.

Ressenti :

Aie aie aie. Ça commence par une ptite scène d'introduction où l'on voit déjà qu'il va y avoir un … vampire. Bon bha ça ruine pas mal l'effet de surprise. Ensuite on nous introduit le personnage principal un journaliste qui va voir son patron et là BAM ! Le micro qui pointe le bout de son nez. On en est là.

Pourtant ça fait des efforts pour pas avoir l'air du premier téléfilm merdique du coin. Ça s'est pris un acteur un poil connu, ça tente des plans travaillés un peu artistique avec mouvement de caméra changement de focus… Et dix minutes plus tard le protagoniste qui se vante d'avoir son propre avion a une tête complètement différente quand il le pilote et quand il l'arrête…

Et puis les personnages sont sans aucune subtilité. Le jeu d'acteur est limite mais à côté de ça ils ont quand même des réussites à avoir quelques effets pratiques pas si pourri : un mec la tête ouverte plutôt convaincant. Des environnememts lugubres à base de cimetière dans la brume. Une enquête qui progresse petit à petit, des interviews et des flashbacks c'est plutôt sympa mais c'est dommage qu'il y ait cette surcouche navrait par-dessus. Ce film mériterait d'avoir un remake plus sérieux avec une équipe de réalisation plus expérimentée.

Bon, Derry est mentionnée \o/ Mais il n'y a pas plus de liens que ça avec les autres œuvres des Stephen King. Ha ouai je l'avais pas mentionné mais c'est une adaptation d'une de ses nouvelles. Bon, en fouillant un peu plus, Richard Dees est aussi brièvement présent dans Dead Zone.

Une bonne partie du film critique la presse et l'éthique douteuse de certains journalistes. Mais bon ça reste tout de même superficiel et ne fait que montrer les comportements du héros, il n'y a pas plus de protestation que cela, pas d'arguments apportés. Bon la fin est … frustrante. Elle pourrait être fulgurante et bon bha non sans plus.

Voilà, c'est un peu comme tout le film, on est constamment à deux doigts de trébucher dans le navet ou bien de l'autre côté dans le bon film. À chaque bon point il y a des aspects négatifs qui viennent se greffer.

Voilà, c'est pas ouf.

Récap 28 : Novembre 2021

J'ai survécu au battage médiatique du Black Friday, maintenant il va falloir affronter celui de nowel… N'est-ce pas un peu lassant toutes ces folies passagères ?

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 6 commentaires, 17 visionnages, 500 201 requêtes, 44811 visiteurs uniques pour 8.2 Go de trafic.

Films

Beaucoup de films ce mois-ci avec une ptite thématique zombies (enfin surtout ceux de George A Romero). J'avance plus trop trop dans mon Top IMDB pourtant c'était ma résolution de l'année. Je vais ptet tenter de m'y plonger un peu plus en Décembre et me replonger dans mes classiques pour compléter la liste.

Séries

Midnight Mass

Haaa la dernière série en date de Mike Flanagan ! On retrouve au casting sa femme, Carla Gugino ne donne qu'un ptit peu de voix, on a le Shériff qui était déjà dans Bly Manor mais aussi Henry Thomas qui squatte toutes ses productions. Bref, on est en terrain connu.

On est sur une ptite île isolée, avec sa petite communauté pas forcément facile à vivre avec un environnement pas forcément des plus idyllique entre les tempêtes et globalement la météo de merde constante… Et puis bien entendu il y a une grosse part de mystère !

Où est donc ce Monseigneur Pruitt ? Le cureton du village est parti en Terre Sainte grâce aux dons des adorateurs de la paroisse locale. Sauf qu'au lieu de rentrer au bout de deux semaines, c'est le père Hill qui prend sa place en annonçant que le malheureux est quelque peu malade et qu'il occupe donc le remplacement le temps qu'il se remette d'aplomb.

Bon alors qu'est-ce que j'en pense ? Et bien … plus ça avançait moins j'étais dedans. J'ai deviné le truc dès le premier épisode. Et bha du coup ça a enlevé une ptite partie de l'intéret.

Mais surtout, j'ai trouvé que la série nous assène de dialogues chiants comme la mort. Je sais que je suis pas super sentimentale et assez peu empathique mais là quand même… Les personnages parlent pendant des plombes de leurs sentiments alors qu'on se doute dans quel état ils sont. Pas besoin d'expliciter pendant dix minutes qu'ils sont tristes toussa toussa. Si tu ponds un dialogue aussi long faut pas sortir des évidences totales ou alors faut faire de l'humour (pas dans le ton) mais du coup là c'est juste chiant. Et ça n'arrive pas qu'une seule fois.

Et puis bon, vu le titre je me doutais que ça allait parler religion mais là c'était clairement l'overdose. Globalement la série semble vouloir dénoncer l'aveuglement des croyants et du fait que ça puisse justifier tout et n'importe quoi. Pourquoi pas, c'est pas spécialement original mais en soit je suis d'accord avec ce discours. Sauf que … bha j'ai l'impression que la série ne pousse pas plus que ça la conclusion. On a un personnage qui est ultra religieux et qui voit/comprend/interprête tout comme elle le souhaite en justifiant tout à base de citation de la bible. Et bien ce personnage n'a pas de conclusion satisfaisante à mes yeux alors que c'est un des personnages principaux.

Bref, la fin est vraiment très décevante.

spoils

Sérieux, pourquoi Bev Keane n'a pas une fin plus spectaculaire ? Une désillusion de sa foi, une fin violente, un revirement, à peu près n'importe quoi et pas juste sa mort sur la plage.

Dans les autres trucs qui m'ont gonflé c'est que bon … ok ils sont sur une île où tous les bâtiments ont cramé. Mais … heu … Il n'y a vraiment pas moyen de se protéger le temps de la journée pour éviter le soleil ? Pas un arbre ? Pas un vêtement ? Pas un pont ? Pas une barcasse ? Sérieux ?! Rien du tout pour se mettre à l'abri ? Parceque bon, on l'a vu à plusieurs reprise dans la série, être à l'ombre semble suffisant.

Et pourquoi la gamine qui était en fauteuil roulant reperd l'usage de ses jambes ? Que l'effet du sang du vampire s'estompe ok mais c'est petit à petit. Du coup pourquoi comme ça d'une seconde à l'autre pouf ? Est-ce que c'est parceque le vampire est mort à ce moment-là ? Son sang marche en wifi ? La fin semble faire exprès de faire plâner le doute quant à la survie du vampire…

Globalement la série est plutôt jolie avec même un plan aérien (en image de synthèse) qui rend pas mal du tout. Les effets de maquillage/costume et tout sont pas mal fait du tout. La meuf percutée en bagnole qui revient hanter les souvenirs du Riley toutes les nuits a fier allure avec ses bouts de verre et ses lumières de gyrophares, l'île tristouille avec ses baraques mochtocs ça rend pas mal du tout. Mais alors pourquoi cette fin toute moche avec ces couleurs immondes ? Le levé de soleil avec des couleurs bariolées immondes. Ils ont publiés sans avoir regardé le rendu ou quoi ?

Bon et sinon bha c'est intrigant mais pas vraiment effrayant. On ne retrouve pas une ambiance aussi pesante et anxiogène que dans Hill House ou Bly Manor et c'est vraiment dommage. Ça reste sympatique mais bien plus dispensable.

Jeux

Je joue encore à Doom Eternal … il est vraiment trop bon !

Je joue aussi encore à No Man's Sky qui bha je sais pas pourquoi mais il m'accroche vraiment pas mal. Pourtant c'est aux antipodes de Doom mais c'est relaxant et puis il y a le ptit côté addictif du truc qui te pousse à attendre X heures pour continuer ta quête de construction ou ton expédition. Le jeu s'appuie sur les mécaniques des jeux gratuits utilisant des micro-transaction pour te laisser continuer à jouer sauf qu'ici c'est gratuit. C'est vicieux mais efficace :-/

Je commence à mieux cerner les intentions du jeu d'ailleurs. J'ai bien l'impression que la plupart des quêtes ne sont que des prétextes pour montrer les différents gameplay qu'ils ont intégrés. Genre une série de quête qui te pousse à construire puis upgrader et utiliser un peu les véhicules, une autre série de quêtes qui te pousse à récolter puis faire pousser les différentes plantes… Bref, un grand tuto qui j'ai bien peur au final ne mène à pas grand-chose de plus.

Mais bon pour l'instant j'en retire toujours du plaisir donc je continue.

Je vois de très loin les ficelles du procédural. Ses environnements tous différents mais au final tous très semblables mais ça parvient quand même à me surprendre par moment par une station spaciale vide de tous ses habitants. Ou bien tu tombes sur un freighter abandonnés et tu peux aller l'arpenter à pied pour y dérober du stuff… Tu tombes sur un campement où tu deviens le "maire" et tu vas tenter de faire prospérer le truc.

Bref, il y a tout un tas de ptits gameplay de droite et de gauche qui parvienne à rajouter de l'intéret et à surprendre au moment où je pensais commencer à voir les limites du bousin.

Je vais quand même devoir m'atteler aux quêtes principales pour voir s'il y a une vraie fin. J'avoue ne pas avoir été très assidu à la lecture de l'histoire :-° Bon bha j'ai atteint la "fin". C'est très méta.

Musique

Un ptit Lithium par le Polyphonic Spree qui nous fait une ptite reprise de Nirvana bien sympatoche. Elle met de bonne humeur. Je l'avais découverte dans The Big Short et c'est vrai que depuis à chaque passage dans la playlist c'est le sourire direct. La vidéo en plus est communicative.

Survival of the Dead

Histoire :

La petite île de Plum accueille la famille Muldoon ainsi que la famille O'Flynn qui ne peuvent pas vraiment se saquer. Et autant vous dire direct ce sont des pécors armés jusqu'aux dents.

Ils décident de purger tous les infectés de leur île au prix de quelques sacrifices. Le chef des O'Flynn se fait bannir de l'île.

Pour se venger ils diffusent des vidéos sur Internet faisant la promotion de l'île afin d'attirer les survivants et éventuellement pouvoir retourner sur l'île.

On suit un ptit groupe de militaires entre-aperçu dans l'opus précédent Diary of the Dead qui vont tenter de se rendre sur l'île.

Ressenti :

Franchement ça part d'un postulat pas trop dégueux. La survie sur une île c'est pas con.

Par contre tout le reste est raté. Les personnages sont nazes et puis tout l'arc sur les péquenauds qui peuvent pas se blairer… on s'en fout un peu. Mais surtout l'affront provient de certains effets numériques immondes. Globalement le gros point fort de la saga ce sont ses effets pratiques avec du gore palpable dégueulasse et là bha il y en a un peu mais surtout il y a des moments où c'est juste du numérique bien pourri. Et c'est pas juste pour combler dans le fond, hein. Ça commence franco par un découpage de tête en gros plan mal fait comme ça. J'en ai craché sur mon écran comme un Groseille !

Au début on est un peu dans l'ambiance avec les militaires, ça apportait un point de vue un peu différent sur la saga. S'ajoute à ça un ado plutôt malin et débrouillard qui fait une addition pas trop mal. Puis le film se dirige vers l'île et là ça patauge, ça tente d'ajouter du lore mais franchement qu'est-ce qu'on s'en fout. Le scénar essaye de rajouter un enjeu pas forcément déconnant mais c'est traité sans plus (en gros est-ce que les zombies peuvent être manipulé/traité/éduqué pour bouffer autre chose que de l'humain). Mais ça reste un traitement assez superficiel de la question.

Le film pourrait devenir intéressant puis se vautre.

Par contre, mention spéciale pour Kenneth Welsh qui pourrait être un sosie officiel de Robert De Niro ! Une perruque et hop ça ferait parfaite illusion ! Ça m'a pas mal impressionné (c'est dire si je m'ennuyais).

Voilà, c'est le dernier film de George A. Romero qui fini sa carrière avec moins de flamboyance. Merci l'artiste pour cette saga qui va voir arriver de nouveaux opus, enfin peut-être, ça a l'air compliqué.

Diary of the Dead

Histoire :

Des étudiants font un film d'horreur lorsqu'ils apprennent à la radio que vraisemblablement des morts reviendraient à la vie et tuerait des gens. Ils interrompent leur tournage pour rentrer chez leurs familles.

Certains décident de filmer absolument tout pour documenter les évènements et avoir des preuves de la réalité qui semble quelque peu divergente de ce que racontent les médias.

Ressenti :

George Romero a cédé à la mode du found footage et c'est pas forcément déconnant. L'excellent Rec a prouvé que zombies et found footage peuvent parfaitement s'allier et donner de supers films. Mais là c'est plutôt bof bof décevant.

Bon techniquement c'est du found footage donc avec de l'image qui secoue, c'est plus cru, moins travaillé dans les éclairages et tout. Et il y a quelques effets numériques pas des plus subtils en plus.

En plus l'histoire se déroule au tout début de l'arrivée des zombies alors que jusqu'à présent la saga avançait dans le temps et abordait des phases différentes. Là on revient donc au tout début avec tous les personnages qui découvrent le phénomène. Et en plus ils sont un peu nunuches dans le lot…

Globalement les personnages font pas mal de conneries dont certaines biens grossières et du coup bha ça agace. On a déjà vu mille fois des films d'horreur où les persos font des trucs qui vont forcément foirer. Pour l'instant la saga nous avait pas mal épargné sans pour autant épargner ses personnages mais non là c'est conneries sur conneries.

C'est le premier de la saga à me décevoir. C'est dommage parceque c'était pour l'instant un sans faute.

Voilà voilà…

The Villainess

Histoire :

Une jeune coréenne se retrouve officiellement morte mais récupérée par une organisation qui va la rééduquer, la former pour ensuite l'envoyer en mission pour abattre des cibles. Une fois relâché dans le monde normal avec sa jeune gamine, elle emménage dans un appartement en attendant ses missions.

Elle n'est cependant pas seule puisqu'un autre agent est envoyé à côté de chez elle, il a pour mission de tomber amoureux afin de la surveiller.

Ressenti :

Franchement, ça vous rappele pas un film français ? Ouaip c'est très inspiré du fameux Nikita de Luc Besson. Il y a d'ailleurs une scène très proche durant la lune de miel, dans une salle de bain.

Ça commence très très fort par une scène d'action en vue à la première personne plutôt impressionnante. C'est un simili plan séquence très intéressant à voir. Ça rapelle un peu *Hardcore Henry mais en plus sérieux.

Tout le film ne se déroule pas comme cela, mais la plupart des scènes d'actions si. Et c'est d'ailleurs le très gros point fort du film. À côté de ça, l'histoire est … rocambolesque au point où ça en est navrant.

Le montage alterne entre plusieurs timeline pour tenter de rendre le truc plus profond et plus abscons mais bon ça vole pas bien haut pour autant. Non vraiment ce film n'est sauvé que par ses scènes d'actions. Et là franchement ça décoiffe il y a même pas mal de trucs je me demande comment ils ont filmé. De la baston dans des espaces exigus, des salles avec des miroirs où l'on aperçoit pas la caméra, la caméra qui passe dans des fenêtres et compagnie… Bref, j'aimerai mieux voir un making-of de ces scènes que de me retaper le film.

Cry Macho

Histoire :

À la fin des années 70, Mike n'est plus que l'ombre de ce qu'il était : un formidable cowboy ayant brillé pour ses performances de rodéo. Mais il est désormais vieux et détruit par la mort de sa femme suite à un accident. Il se fait renvoyer par son ami.

Un an plus tard, son ami le recontacte et lui demande une faveur. Il veut récupérer son fils qui est maltraité par sa mère partie vivre au Méxique. Mike passe donc la frontière pour aller récupérer l'adolescent qui n'a jamais connu son père.

Ressenti :

Clint Eastwood est vraiment immortel ! C'est son quarantième film en tant que réalisateur en cinquante ans de carrière (de réalisateur) ! Et à 91 ans il se targue en plus de jouer dans ses films ! Et il en sort très fréquemment ! Et ils sont bons ! (ha et il a aussi composé un morceau pour le film et il l'a joué, d'ici une dizaine d'années il s'occupera aussi de fabriquer ses caméras, fera le script, préparera le pop-corn dans les cinoches et fera le doublage dans toutes les langues)

C'est une histoire de relations familliales et d'identité. Le propos ne casse pas trois pattes à un canard mais la réalisation est propre, c'est joli, bien rythmé du coup ça passe comme une lettre à la poste !

À son ptit niveau ça casse un peu l'image de la masculinité : ici, le protagoniste apprend au gamin que ça ne sert à rien d'être un gros dur. Bon, c'est pas non plus un pamphlet mais ça passe discrètos le message dans le film quand même.

Le film est agréable et touchant mais je sais pas si Clint Eastwood était forcément le meilleur acteur pour ça. Ça se voit qu'il commence vraiment à trainer la patte j'arrive pas à y croire quand je le vois coller une dérouillée à un gars de la trentaine… Il est vraiment parvenu à chopper le poulaga tout seul ? Et quand il monte sur le canasson sauvage, qu'il se fait secouer dans tous les sens… non j'arrive pas à y croire une seconde. Je suis sûr qu'on aurait pu trouver tout un tas d'autres acteurs moins vieux pour prendre ce rôle. Il semble constamment à deux doigts de s'effondrer le pauvre, ça fait un peu de peine.

En dehors de ça, il n'y a pas grand-chose à reprocher au film. C'est bien foutu, divertissant et ça passe bien.

Network

Histoire :

Un présentateur de journal télévisé est au bout du rouleau et annonce que la semaine suivante il se suiciderait en direct. La chaîne de télévision le retire immédiatement de l'antenne.

Le lendemain, elle lui permet cependant de revenir une dernière fois à l'antenne afin qu'il fasse ses adieux plus honorablement auprès de son public. À ce moment-là, le présentateur se lache et exprime sa lassitude et son ras-le-bol de la situation actuelle. La chaîne de télévision décide donc de lui couper l'antenne.

La réaction ultra positive du public dans les sondages et la présence d'article dans la presse papier donne l'idée à la chaîne de télévision de lui proposer de remanier le journal télé afin qu'il y donne son avis. Cette nouvelle formule rencontre un certain succès mais ça s'essouffle assez vite.

Un nouveau projet est lancé d'une émission où il aurait carte blanche avec d'autres présentateurs distribuant des infos sur un ton radicalement différent. Il se transforme petit à petit en gourou.

Ressenti :

Le film est assez étrange. J'ai du mal à me décider de savoir si j'ai aimé ou non.

On suit plusieurs personnages d'une part le fameux présentateur déchu puis gourou vedette qui semble de plus en plus taré d'une autre tout un tas de personnel qui gravite dans cette chaîne de téloche :

  • le directeur de l'information qui est pote avec le présentateur et le voit déraper progressivement.
  • la directrice des programmes toute jeune qui n'a en tête que les chiffres avec assez peu de morale et de scrupules
  • le directeur de je ne sais quoi qui souhaite se garantir une place haut-placé suite à la future fusion avec un conglomérat de médias
  • le directeur de la chaîne qui sent qu'il perd petit à petit du pouvoir surtout en vue du rachat
  • le directeur du conglomérat qui voit un prophète des temps modernes dans le présentateur

J'avoue avoir été un peu perdu au début de savoir qui fait quoi mais au final c'est pas si indispensable, on comprend quand même assez bien la dynamique entre tout ce petit monde.

J'ai quand même eu l'impression que le film risquait de s'éparpiller quand il évoque les terroristes qui n'ont au final quasiment aucun rôle si ce n'est de caractériser un peu plus certains protagonistes. Il y a déjà pas mal de monde avec des rôles pas forcément super défini et nous rajouter un peu de monde extérieur pour au final n'avoir qu'un petit impact (hum) c'était ptet de trop.

Le film est quand même cool avec des sujets qui sont encore d'actualité un demi-siècle plus tard même si il faut bien se l'avouer la télévision meurt à petit feu aujourd'hui. Les années 70 c'était quand même très marron/orangé… et visiblement on peut envoyer son patron se faire foutre et être bien vu de lui le lendemain…

C'est assez marrant de voir que les bureaux actuels n'ont plus grand-chose à voir avec les bureaux des années 70 mine de rien. Les téléphones y avaient un rôle capital alors qu'ils ont tendance à disparaitre aujourd'hui (au profit des portables) et bha … forcément à l'époque pas un seul ordi à portée de main. On y aperçoit des télex furtivement, la régie avec tous ses boutons … houlla mon côté geek reprend le dessus, il faut que je me calme.

À quand un remake en axant non plus sur la télévision mais sur les vidéos sur Internet avec pourquoi pas Logan Paul en acteur principal ?

Land of the Dead

Histoire :

Ça y est les zombies ont vraiment pris le dessus, les humains se sont réorganisés. Nous avons recréé un semblant de société dans des quartiers que l'on a sécurisé.

Des expéditions ont lieu la nuit pour looter un peu de matos, les riches habitent les hauts quartiers les pauvres se divertissent comme ils peuvent dans des jeux violents avec de la prostitution et tout.

Les inégalités sociales ne vont pas convenir à tout le monde.

Ressenti :

On sent qu'on a franchi un cap d'un point de vue modernité. Vingt ans après le précédent opus ça se remarque. Mais du coup ça perd un peu sa patine que j'appréciais, là ça fait de suite film un peu plus basique. Probablement que dans vingt ans il aura son ptit charme à lui (très certainement).

Le film continue d'aborder de nouveaux aspects d'une apocalypse zombies avec ici la restructuration des humains et la lente évolution des zombies. La survie s'organise petit à petit mais les humains en sont encore à piller les réserves de l'ancien monde pour survivre. Ils sont par contre pas mal préparés avec des véhicules adaptés pour ça, des armes, des process… bref ça s'est plutôt bien organisé.

Le film a gagné en ampleur avec des décors encore plus grands et surtout beaucoup plus d'humains et donc de costumes et tout. Ça a de l'allure et ça ne semble pas trop pourri d'effets numériques encore.

Dans les ptits clins d'œil on retrouve toujours Tom Savini pour un ptit caméo (c'est le monsieur effets spéciaux pratiques pour rappel, l'embettez pas, il bosse bien). On a aussi Simon Pegg et Nick Frost qui ont gagné la sympathie de George Romero himself pour leur Shaun of the Dead du coup ils ont droit à leur petite séquence.

spoil

Bon, chaque film montre une évolution des zombies. Là, ils commencent à être capables de communiquer entre eux.

Ils semblent également avoir des émotions de tristesse et semble pouvoir apprendre à se servir d'objet voir à s'expliquer des trucs. Une partie de leurs souvenirs d'antan peuvent leur être utile.

D'ailleurs ça se finit par le héro humain qui épargne un zombie en ayant de la compassion pour lui.

Bon, je suis pas contre l'évolution et tout, mais d'ici deux trois films il va y avoir des histoires d'amour humain/zombie ou quoi ?

C'est un épisode intéressant qui s'inscrit bien dans sa saga. Techniquement il est bien cool avec toujours du gore comme il faut, pas d'abus de numérique, une ambiance nocturne qui rend bien. Une ville-refuge plutôt bien montré avec les appartements classes et la "basse-cour". Les riches au pouvoir veillent à divertir les pauvres (la bonne vieille stratégie qui fonctionne) tout en les maintenant dans une situation merdeuse.

Bref, je vous le conseille.

Return of the Living Dead 2

Histoire :

Un baril contenant encore un zombie ainsi que le fameux gaz est en vadrouille par l'armée. Ce baril va se perdre et sera trouvé par trois morveux qui … vont finir par l'ouvrir.

Les morts reviennent à la vie.

Ressenti :

Je suis quelque peu déçu par cet opus. Le précédent était vraiment fun avec une brochette de personnage attachants et tout alors que là… Bof, on a déjà trois moutards vraiment jeunes, ensuite on a une seconde brochette de personnages qui eux passeront l'intégralité du film à paniquer et donc hurler. C'est assez fatigant et lassant.

Même l'humour n'atteint pas le même niveau, là on est dans la farce pataude bien moins inspirée. Visuellement ça s'est pas spécialement amélioré, les effets spéciaux sont passables mais du coup moins facilement excusables.

Là, les zombies peuvent visiblement être tués par électrocution ce qui annonce une fin un poil moins radicale que le précédent film (et tant mieux). C'est d'ailleurs bizarre d'appeler ce film “part 2” alors qu'au final le premier film est tout simplement ignoré, pas une référence, pas une mention. Pourtant raser une ville ça devrait quand même laisser quelques séquelles.

Cet opus est au final moins gore moins trash moins drôle, le précédent était parvenu à atteindre un délicat équilibre le rendant agréable mais là non, je me suis fait chier. Les musiques sont quand même assez sympa mais ça ne suffira pas à faire passer la pilule.

Bref, belle déception.

The Return Of The Living Dead

Histoire :

Alors que c'est son premier jour, Freddy découvre que dans le sous-sol de son entreprise contient un étrange tonneau. Il en discute avec son collègue qui lui apprend qu'il contient un mort revenu à la vie des suites d'expériences militaires.

Alors qu'ils sont en train de regarder le dit tonneau, une mauvaise manip a lieu : du gaz s'échappe ainsi que le mort-vivant.

Les deux employés parviennent à contenir le zombie mais ne peuvent le tuer malgré leurs efforts. Ils font intervenir leur patron qui décide de cramer le monstre dans le crématorium de son pote à la morgue de l'autre côté de la route.

Ressenti :

Ce film ne fait pas partie des films de zombies de George A Romero. Celui-là est d'ailleurs un concurrent sorti la même année que Day of the Dead et ici ce sont bien des “living dead” ! Ces zombies là ne meurent pas quand on leur pète la tête, les différents morceaux découpés continuent de vivre même après séparation. Ces zombies peuvent être assez rapides et ils sont d'ailleurs dotés de la parole. Ils sont même plutôt intelligents au point de monter des embuscades pour piéger leurs victimes.

Le ton du film est d'ailleurs beaucoup plus comique sans pour autant en faire une pure comédie. C'est un film plus léger un peu moins gore mais du coup bien plus fun. Le film est vraiment très typé années 80 et ça lui donne un aspect très agréable à regarder. Les looks des persos et les musiques sont tellement ancrés dans leur époque qu'on croirait presque une parodie des années 80. C'est un régal !

On suit deux groupes de personnages, les adultes qui sont assez dérangeants : ils bossent avec des cadavres, ils font des blagues dessus, ils … heu … sont juste assez bizarre. À côté de ça, on a une bande de jeunes avec tous un pur look (j'aurai aimé un film rien que sur eux !) qui vont faire les cons dans le cimetière (ça inclue se foutre à poil devant le monde pour certaine o___O ) d'à-côté. Ils seront comme vous vous en doutez aux premières loges.

Le jeu des acteurs est pas ouf, mais au final ça renforce la part de comédie du film donc c'est pas spécialement dérangeant. D'ailleurs j'avoue moins apprécier la vision des zombies de ce film. Leur côté immortel les rend bien plus menaçant et il ne peut y avoir qu'une conclusion très négative au final.

D'ailleurs contrairement aux films de Romero, ici, les effets spéciaux sont bien moins impressionnants. Ça reste potable hein, mais voilà.

Je ne pensais pas m'amuser autant avec ce film.

spoil J'ai trouvé la fin un peu rapide voir baclée.

Le principe de nuker une ville pour éradiquer la propagation je veux bien le concevoir mais là c'est fait avec tellement de froideur et sans réflêchir plus que ça… Et puis ça arrive tellement vite que … ça fait un drôle d'effet. J'imagine qu'il y a eu pas mal de coupe au montage pour que ça arrive à ce résultat, c'est un peu dommage. Et puis ça tranche radicalement avec le reste du film.

Tiens d'ailleurs, ici l'action se déroule à Louisville Kentucky. Cette ville sera très bientôt inclue dans le jeu Project Zomboid qui se déroule pour l'instant juste à côté. J'imagine que le choix de la ville n'est pas au hasard ^__^

Day of the Dead

Histoire :

Les zombies ont désormais supplanté les vivants mais une petite équipe de survivant en Floride s'est réfugié dans un abri sous-terrain. Quelques militaires, quelques scientifiques et quelques techniciens tentent de survivre mais l'entente n'est pas au beau fixe.

Les militaires sont particulièrement cons et violents (comme par hasard), les techniciens ne se mouillent pas vraiment et les scientifiques se retrouvent à faire des expériences un peu étranges voire carrément dérangeantes.

Ressenti :

C'est le troisième et dernier épisode de la trilogie d'origine des zombies de George A. Romero. Le niveau technique est encore monté d'un cran.

Les effets de gore sont encore mieux foutus, la couleur des maquillages est bien mieux maîtrisée (moins bleuâtre et le sang moins fluo). Les démembrements et compagnies sont sacrément bien foutus (bravo Tom Savini encore une fois).

J'ai beaucoup aimé cet épisode : il n'y a plus le côté rêve de gosse à squatter un mall mais il est vraiment cool avec les différents groupes d'humains qui cohabitent. Mais surtout le personnage de Bub est vraiment bien pensé et fait pas mal progresser la mythologie.

Les musiques sont super chouettes avec des synthés qui font pas mal penser à du John Carpenter dans les sonorités et les progressions. On a des morceaux assez longs avec des motifs qui se répètent inlassablement et montent en tension. J'aime beaucoup.

D'ailleurs c'est marrant, musicalement, Gorillaz a samplé le début du film (je connaissais le morceau mais ne connaissais pas l'origine des sons).

Le personnage féminin n'était pas une simple potiche pleurnicheuse dans le précédent film, mais c'était quand même un personnage assez passif. Là, le réalisateur nous a pondu meuf badass qui se laisse pas faire et surtout qui mène l'histoire et les autres personnages. Bon, elle est la seule meuf mais au moins elle a très bon rôle.

Je vous le recommande chaudement, j'ai passé un excellent moment malgré un démarrage un peu lent. En plus, le film a pas trop mal vieilli : visuellement ça tient la route (même si certains zombies ça fait un peu cheap), l'histoire et les dialogues sont bons et la musique est cool.

Free Guy

Histoire :

Guy est un NPC dans un jeux-vidéo mais il ne le sait pas. Il évolue dans un MMO où il côtoie de nombreux joueurs qui martyrisent les NPC constamment.

Un jour, il parvient à récupérer les lunettes d'un des joueurs et découvrent une toute nouvelle facette du monde où il évolue. Il fera la rencontre de Molotov Girl dont il tombe amoureux.

Ressenti :

J'ai peur de ce genre de film à très gros budget qui tente de râtisser large en jouant avec l'univers du jeux vidéo et des références. Certains grands réalisateurs s'y sont déjà testés et ça ne m'a pas du tout plu (hein Ready Player One) du coup je partais avec une grande méfiance.

J'ai réussi à me laisser emporter et à apprécier, c'est pas ouf, ça s'oubliera probablement très vite mais c'est moins gênant que l'autre film. Ici, ça parle de jeux-vidéo mais ça ne tente pas de jeter des références à la gueule constamment, ça tente de faire son humour en parlant du médium et en jouant avec ses règles mais ça ne m'a pas eu l'air aussi lourd et méprisant que d'habitude.

Certaines blagues marchent pas mal, ça ne présente pas les joueurs comme des gamins attardés (mais ça n'élude pas non plus le fait que la communauté gamer soit farcie de mecs toxiques) et bha c'est assez joli. Les couleurs sont criardes et c'est absolument pas réaliste mais c'est le but voulu.

Bon Ryan Reynolds a comme d'hab l'air marrant (il est aussi drôle que Ryan Gosling est gentil !) et d'ailleurs sont double maléfique final est sacrément réussi. Taika Waititi par contre joue un méchant un peu trop plat et caricatural mais bon j'en attendais pas plus de ce film.

Bon bha si vous devez le voir ça va mais sinon ne faites pas d'effort pour le regarder non plus.

The Villain

Histoire :

Dans l'ouest sauvage, une jeune femme se fait escorter par un brave cowboy afin de protéger un joli butin. C'est sans compter sur la ténacité de Cactus Jack qui a la lourde tâche de s'emparer du pognon.

Ressenti :

Mais quel ovni ! C'est un western de comédie avec Kirk Douglas et Arnold Schwarznegger qui s'attèle à adapter en film les aventures de Bip bip et le Coyote. Relisez cette phrase, c'est très … particulier.

Déjà dans un même film ces deux grands acteurs c'est assez étrange, on approchait la fin de carrière pour Kirk Douglas mais c'était le tout début pour Arnie. À eux deux, on rajoute une meuf qui sera là pour tenter d'aguicher tous les mecs du secteur et d'autres personnages secondaires.

Les gags sont des copiés-collés de ce qu'on trouve dans les cartoons : la boule qui doit écraser les protagonistes mais qui ne tombe au final que sur le vilain, le vilain qui dessine un faux tunnel qui fonctionne pour les gentils mais pas le méchant… C'est pas très original, mais le fait de le faire en film live ça c'est original même si … bha … heu … très bizarre.

C'est marrant de voir que ce quatrième film de Schwarzy est encore une comédie. Il a cependant un rôle de nigaud ici. Ça sera sa seule participation dans un western.

Le canasson est sacrément docile pour ce film. D'ailleurs globalement le film semble cheap par moment mais il se paye quand même le luxe de nous montrer une ville d'époque avec vraiment pas mal de monde et tout. C'est étonnamment bien rempli pour un ptit film de comédie.

Bon quand même globalement c'est pas super drôle et c'est long. C'est une étrange bizarrerie qui a bidé lors de sa sortie et qui ne regagnera pas en réputation avec le temps. Non c'est vraiment pas ouf.

Dawn Of The Dead

Histoire :

Les morts semblent revenir à la vie et tuent les vivants afin de se nourrir. Les USA semblent en train de se faire rayer de la carte.

Un groupe de quatre survivants prennent la fuite en hélicoptère et vont trouver refuge sur le toit d'un supermarché.

Ressenti :

Je découvre ce film 43 ans après sa sortie et il est vraiment super cool. Bon sur pas mal d'aspect il est un peu désuet mais c'est facile à surmonter et le film reste pertinent encore aujourd'hui.

Bon l'allure des zombies et du sang n'impressionnent plus vraiment, mais par contre certains effets (tous pratiques) gores sont vraiment bien fait. D'ailleurs le film est généreux sur ce point : ça démembre, ça décapite, ça arrache la chaire, BOOM headshot, bref ça n'épargne pas grand-chose. Tom Savini a sacrément bien bossé pour réaliser tous ces effets et ces maquillages. Il a d'ailleurs un ptit rôle dans le film (il a une tronche reconnaissable à dix kilomètres ^__^).

Le concept du film est génial. Les survivants qui se mettent à squatter un centre commercial pour y survivre m'a toujours inspiré. D'ailleurs c'est étrange, j'aime beaucoup les films qui se déroulent dans des malls alors que … bha j'aime pas y aller réellement.

Et là où le film me plaît encore plus, c'est que nos personnages même si parfois ils font des trucs un peu bizarres (des réactions bizarres qu'on ne voit plus trop dans les films actuels), bha globalement ils font des trucs pas cons du tout. Ils sécurisent les alentours, font le ménage, font des provisions, organisent leur survie, c'est vraiment cool !

Je connaissais le remake de Zack Snyder de 2004 et je l'aimais pas mal (il est aussi avec Tom Savini). Mais là, avec l'aspect années 70 ça a plus de saveurs.

Voilà, je vous le conseille pour son côté gore et son scénar sympatique. Mais en plus de ça, le film flirte avec la comédie par moment c'est assez marrant à voir. Je sais pas si c'est 100% volontaire de la part du réalisateur mais il y a certaines situations qui font sourire (notamment au début le passage en campagne où tout le monde tire à vue sur les zombies en buvant de la bière dans la bonne ambiance).

The Crow 2 : City of Angels

Histoire :

Ash et son fils Danny sont tué par des loubards. Ash revient à la vie et ne ressent plus la douleur et est désormais immortel. Il a quelques petites envies de vengeance.

Ash va tenter de retrouver la bande l'ayant laissé pour mort.

Ressenti :

Hmmm J'ai beaucoup aimé ce film à sa sortie. J'ai beaucoup moins aimé ce film maintenant.

Niveau ambiance c'est pas mal. C'est malsain, crasseux, délabré, sombre, malaisant, musicalement c'est pas trop mal. Visuellement par contre c'est plus compliqué.

C'est sombre certe mais avec des couleurs parfois trop pétantes vulgoss. C'est dommage parceque globalement c'est un style pas trop pourri qui a pas trop mal vieilli et puis là, tu as du gros vert dégueulasse qui t'agresse ou bien un nuage rosacé qui sort de nulle part. Par contre il y a des plans de survol de la ville qui sont vraiment pas mal du tout. Ils se sont fait chier à faire des décors bien travaillés avec des maquettes et tout pour saloper le tout avec des incrustations numériques pas folichonnes.

C'est un peu le problème de ce film. C'est que ça pourrait être vraiment très bien puis d'un coup ça se rétame et c'est plus trop loin du nanar. Même le casting est vraiment pas naze avec même un Iggy Pop de toute beauté (il colle parfaitement dans le rôle) mais au final le scénar est pas ouf.

J'aime bien le concept du gars qui revient à la vie pour se venger mais c'est au final bien trop sage dans la violence. Le film se paye le luxe de montrer des sado-masos, ça se promène dans des peep-shows, ça se trémousse les miches à l'air constamment, ça n'a pas peur d'aller dans les endroits les plus glauques mais niveaux violence ça ne vaut pas chipette. Ptain, le mec a les nerfs et il torture pas plus que ça ses victimes.

Et puis la fin est décevante au possible. Alors que dans le premier film ça prenait une ampleur épique avec un duel sur le toit d'une église sous la pluie, là … Heu … On a une foule passive à souhait (comment ça se fait que personne ne réagisse ?! prend-ça suspension d'incrédulité), d'un coup le personnage acquière un nouveau pouvoir sorti de nulle part (ha bon il pouvait faire ça depuis le début ?) et le tout dans une bouillie d'effets spéciaux qui ont très mal vieilli.

Voilà, c'est assez décevant. Le premier est bien mieux. Je regarderai pas les suivants ! (ha tiens il y a Kirsten Dunst dans le 3 ainsi que Walton Goggins …) (Ho c'est Edward Furlong qui est le héros dans le 4 …)

Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings

Histoire :

Shang-Chi est retrouvé par son père qui souhaite son aide ainsi que celle de sa sœur pour aller sauver sa mère. Le hic c'est que cette dernière est morte alors qu'il était mioche.

Cette dernière serait maintenue captive dans un monde fantastique.

Ressenti :

Et bhé… c'est pas captivant, comme souvent avec les Marvel, ça regorge de blagounettes nazes qui désamorce toute la tension potentielle. Non c'est pas ragoûtant.

Je me suis pas mal fait chier. Ce qui me faisait apprécier le MCU c'était de retrouver des personnages connus sauf que là … bha ils relancent un nouvel arc avec tout un tas de nouvelles têtes et bon… bha ça m'intérresse plus trop. J'ai pas trop envie de me réinvestir dans tout un tas de film. Je tenterai quand même les prochains mais sans plus.

En plus, normalement une prod Disney c'est en théorie un gage de qualité concernant les effets numériques mais là… non. Bon ils ne sont pas tous chiés et même ils sont globalement réussis, mais sur certains plans c'est tout bonnement dégueulasse. La forêt de bambou est vraiment ratée. Les couleurs sont criardes, le fond est mal intégré, les acteurs mal incrustés, non c'est immonde. Certains vidéastes "amateurs" font mieux, comment ils ont pu laisser passer ça ?!

Bon, l'histoire est pas ouf, visuellement ça oscille entre le bien fait mais moche et le moche mal fait, heureusement que la bande originale est là ! C'est non ! C'est tout bonnement une agression auditive. Bon les goûts et les couleurs… Autant une BO insipide bon c'est dommage mais ça se supporte mais là ça contribue vraiment à la non-appréciation du film.

Je suis hypé par Matrix 4

J'aime beaucoup le cinéma, je pense que si vous me suivez vous avez probablement remarqué que c'est un des passe-temps qui m'occupe pas mal. Un genre qui me plaît particulièrement est la science-fiction (surtout si c'est teinté d'un peu d'action (ouai j'ai été élevé par Arnold Schwarznegger)). Matrix est un film qui m'a directement scotché.

Ce film est une pure tuerie. Son histoire est vraiment cool, ses effets spéciaux même aujourd'hui en jette, son thême est toujours d'actualité vingt ans plus tard. Son esthétique tient toujours la route (bon ok le look vestimentaire est devenu cliché mais il a popularisé cette mode). Et il a engendré deux suites qui bien que pas aussi bonnes sont tout de même bien solides. Le deux est sacrément bon et le trois bha … étrangement il me marque beaucoup moins au point que je ne me souvienne pas trop de ce qui s'y passe (je me le suis très peu vu au final, mais je compte me rattraper avant la sortie du 4 je vous le promets !).

Ce quatrième épisode arrive donc près de vingt ans après le précédent opus. À la réal on ne retrouve plus que Lana Wachowski. C'est un peu étrange (surtout pour elle j'imagine), après tout Matrix c'est leur gros bébé à elle et sa sœur et là n'être que seule dessus doit être … une sensation très étrange. Je ne sais pas quel est leur ressentie à toutes les deux mais doit y avoir une pression supplémentaire.

Bref, ce nouveau film est dans les tuyaux depuis bien des années et ça va très bientôt se concrétiser au cinoche. De nombreuses scènes ont été filmées en pleine ville et donc des images de tournages tournent sur youtube depuis quelques années déjà (ouai j'ai été faible j'ai regardé). Par contre, je résiste à 100% a l'envie de regarder des explications, analyses et compagnie concernant ce nouveau film. Par contre je ne résiste pas à l'envie de vous partager mes théories et mes questionnements.

C'est parti !

Qui qui joue ?

Déjà, niveau casting on retrouve Keanu Reeves (bon c'est pas trop une surprise) mais aussi Carrie-Anne Moss (c'est déjà plus intrigant), par contre on dirait que Morpheus a changé d'acteur (bon c'est ptet pas exactement Morpheus mais ça y ressemble aussi bien physiquement que dans ce que fait le personnage). Bon par contre, j'ai bien peur qu'Hugo Weaving ne soit plus là pour jouer les agents retors.

Ça sonne bien

Déjà, le premier truc qui claque c'est la musique ! Les précédentes bande-annonce et globalement les films avaient optés pour de la musique plus énervée soit plus nu-metal soit plus électronique. Ici, on a un bon vieux rock psychédélique bien rétro ! White Rabbit de Jefferson Airplane n'est cependant pas un choix si surprenant : cette musique est pas mal inspirée d'Alice aux Pays des Merveilles tout comme … bha Matrix. Les films sont truffés de références à cette œuvre du coup bha ce morceau colle bien dans son ambiance. En plus cette version fait donc un lien entre un morceau qui commence à être pas mal vieux tout en y ajoutant des synthés bien plus modernes et des sonorités propres à la saga.

Ça flatte la rétine

Second truc qui marque directement c'est que c'est bien moins green qu'avant ! Fini l'étalonnage verdâtre/déprime/crasse/moisissure/roquefort, on a des couleurs bien plus chaudes, saturées. C'est vraiment très joli. Fini le cyberpunk des 90s et bienvenue aux néons et couleurs pimpantes (on est quand même en pleine vague de rétro 80 et ça ressort très légèrement ici).

Rappelez-vous d'ailleurs. À la fin du 3 on voit déjà que le vert disparait pour prendre ces couleurs un poil plus naturelles. C'est bien le signe qu'une matrice vient de se terminer et qu'une nouvelle démarre avec de nouvelles règles.

On a un court extrait d'une ouverture de porte où le sol devient le plafond et vice versa avec un mouvement de caméra des plus vif. Ça a un ptit goût d'Inception (qui, on ne va pas se mentir, s'est un peu inspiré de Matrix donc c'est un juste retour) qui n'est pas pour me déplaire.

L'héritage

Le trailer est court (enfin un peu long pour un trailer à mon goût avec ses 3 minutes mais passons) et pourtant il y en a de la matière là-dedans.

Un détail étrange c'est l'apparition à plusieurs reprises d'extraits du premier. Et c'est pas juste un effet de montage (sérieux, regardez le trailer vous verrez) mais c'est vraiment intégré dans la diégèse du film.

C'est étrange mais au final possible : après tout, les images montrées sont des extraits de moments s'étant déroulées dans la matrice. Du coup il est plausible que l'Architecte ait dégainé son magnétoscope pour enregistrer des morceaux et s'amuse à les intégrer dans une nouvelle matrice.

Un autre écho du premier film c'est la présence d'une meuf avec un tatouage de lapin. Là où dans le premier c'est un personnage qui n'a quasiment aucun intéret (on ne connait pas son nom et son seul rôle c'est de pousser Thomas Anderson à sortir afin de rencontrer Trinity) alors qu'ici … wow on a un personnage qui semble pas mal central. Badass et prêt à la castagne.

Ici on voit des miroirs semblant servir de portails. Est-ce qu'ils remplacent les vieillissantes cabines téléphoniques ? Faut dire qu'en 2021, utiliser une cabine téléphonique pour sortir de la matrice ça doit être très compliqué. Étrangement, dans le 1 je me suis toujours dit que le miroir qui agit bizarrement n'était qu'une illusion de Néo suite à l'ingestion de la pillule et non un vrai objet physique qui agit comme il le fait. Ici, ils semblent avoir un plus grand rôle.

Le nouveau Morpheus semble amener Néo dans un dojo pour lui redonner ses quelques cours de Jiu Jitsu. Un écho au premier encore une fois.

On dirait que l'on va avoir une scène d'action dantesque dans un train ce qui pourrait faire écho à la station de métro du premier ou plus largement à l'autoroute du 2.

Franchement ça a de la gueule de voir Néo stopper les balles. Mais là ils ont monté le niveau d'un cran en le faisant rediriger une rocket d'hélicoptère.

Il y a de la fuite en moto encore. D'ailleurs à ce moment-là, les passants ne semblent pas fuire le danger mais au contraire ils tentent de stopper le bolide voir de chopper Néo et Trinity qui s'y trouvent. Et si on regarde bien, un des passants a les yeux qui luisent d'un vert très matrixien. Du coup est-ce que les agents peuvent désormais prendre le contrôle des gens sans pour autant récupérer leur apparence d'agent ? Pourtant on voit bien par moment des agents à l'apparence d'agent…

Hors de la matrice

La très grande majorité du trailer semble se dérouler dans la matrice. Mais on a quand même quelques images hors de la matrice.

On voit le Nebuchadnezzar voler dans une cathédrale avec pas mal de lumière semblant venir de dehors. Est-ce que l'environnement s'améliore et la météo devient plus clémente ce qui serait vraiment plus favorable à une révolte des humains ?

On voit quelques images de Néo naissant une nouvelle fois. Il sort de son cocon sauf que le trailer est assez joueur : les images ne montrent quasiment que du plan assez rapproché à ce moment.

Sauf qu'au début, le trailer enchaine des images limites subliminales (seulement deux images d'affilées (ouai j'ai regardé image par image, mais bon je suis hypé !!)) et dans ces rafales d'images on peut voir que son cocon n'est pas mélangé avec le reste de la populace dans une tour de cocon comme l'on a vu dans les précédents épisodes. Là il semble avoir un traitement de faveur et il a probablement un voisin. Qui ça pourrait être ? Trinity ?

Une grande salle pleine de brume et d'équipements mécaniques

Une grande salle avec seulement deux cocons avec la ptite tête de Néo qui dépasse de celui de gauche

Hors de la diégèse

Vous avez remarqué que lorsque le film affiche tout fièrement son titre avec son classique effet visuel de glyphes verts (et blanc) qui s'éffacent en tombant du haut… bha … certains vont dans l'autre sens, vers le haut ? Et puis il y en a ensuite des jaunes avec une lumière provoquant un halo jaune qui eux aussi remontent à la vraiment toute fin ?

Théories

Trinity est belle et bien morte

Je sais pas pourquoi mais j'ai comme l'impression que Trinity n'existe pas dans ce film. Après tout elle est morte dans le trois. Néo bien que dans la ville des machines n'est pas officiellement mort dans le trois, tout juste blessé. Du coup, il est envisageable que les machines l'aient sauvé (pourquoi ?).

À plusieurs reprises Trinity est étrange dans ce trailer. À un moment elle a les glyphs verts de la matrice qui lui coulent de la joue. Un peu à l'instar de l'environnement de la matrice, du coup elle n'est qu'un programme de la matrice.

À un autre moment, on la voit crier alors qu'elle est en pleine baston. Et l'image la multiplie, elle apparait donc cinq fois (enfin plus mais trop flou pour bien discerner les autres). Sauf que … sur ces cinq images, il y en a deux où le visage n'est pas celui de Trinity mais de quelqu'un d'autre !

Trinity hurlant avec d'autres images d'elle criant mais avec un autre visage.

Intrigant, n'est-ce pas ?

Du coup, je pense que Trinity est bien morte, mais que quelqu'un se fait passer pour elle afin de réveiller Néo. Après tout, c'est par elle que Néo s'échappe de la matrice dans le premier.

À mon avis, ce sont les humains hors de la matrice, qui se servent de son apparence pour faire sortir Néo et que donc, le second cocon montré plus haut, ne contient effectivement pas Trinity (à moins qu'elle ait été résurrecté par les machines mais que les humains et Néo ne sont juste pas au courant encore et qu'il va falloir aller la chercher). Bref, des humains se servent de Trinity comme d'un avatar. Est-ce que la meuf aux cheveux bleus prend les commandes ? Elle semble assez proche du nouveau Morpheus.

Elle tombe de l'immeuble comme Trinity dans le 2 aussi…

L'architecte

En fin de trailer, on a une rencontre entre un personnage qui semble très au fait de la matrice et du passé de Néo. C'est donc un personnage qui est soit hors de la matrice soit un des manipulateurs.

Et donc, ne serait-ce pas l'Architecte qui troque son costar blanc pour un truc un peu plus passe-partout ?

Après c'est ptet moi qui délire mais on le voit à un autre moment en train d'affronter Néo en combat à main nue en se jettant l'un sur l'autre. Enfin je crois que c'est lui. Il n'y a que quatorze images… floues… de loin.

Mais si c'est vraiment le cas ça risque d'être un affrontement des plus épiques. Entre l'élu qui arrive à manipuler la matrice et bha le créateur himself.

Jésus vs Dieu !!!

What's the matrix ?

Bon vous faites quoi le 15 Décembre 2021 ?

Finch

Histoire :

Finch est l'un des très rares survivants d'un cataclysme ayant touché la terre. Il survit tant bien que mal dans son abri en sortant pour récupérer un peu de bouffe et divers trucs pouvant l'aider.

Il est accompagné d'un chien et d'un petit robot. Il comprend cela dit que sa maladie ne lui permettra plus de vivre bien longtemps.

Il entreprend donc la création d'un robot humanoïde afin de se simplifier la vie mais surtout de prendre soin de son cher toutou.

Ressenti :

Ça fait plaisir de revoir Tom Hanks dans un film que je n'avais pas vu depuis un bail (même s'il continue de bosser beaucoup). Vous commencez ptet à le savoir mais le post-apo/survie c'est un thême qui me plaît énormément. Mais là ce n'est qu'un prétexte et non le vrai thême du film. Du coup, c'est pas vraiment ce que j'en attendais même si ça reste sympa.

Tom Hanks est un bon acteur mais là, le chien est ptet encore meilleur. Et le robot est aussi à deux doigts de lui voler la vedette. C'est un enfant dans le corps d'une machine, il doit être éduqué, il est naïf et innocent et en ce sens ça se rapproche pas mal de Chappie. Mais contrairement à ce dernier, ici son environnement famillial est bien plus … apaisé et bienveillant. Ça mériterait ptet un revisionnage pour comparer un peu les films. ^__^

Bon, par contre le film tente réellement d'être un pur tire-larme. Entre Tom Hanks qui fait sa tête de chien battu, le clebs qui pleurniche comme personne et le robot qui fait des conneries mais tente de bien faire mais surtout le final… on sent que le réalisateur en fait des caisses pour nous arracher notre liquide lacrymal.

spoils J'ai bien aimé le fait que *Finch* insiste sur le fait que ce n'est pas le soleil qui a déclenché l'apocalypse mais bien l'activité humaine. Le soleil n'a été qu'une ptite goutte dans le désastre.

Ma femme a trouvé que la fin était joyeuse alors que j'ai trouvé que c'était plutôt l'inverse… Le pauvre velu se retrouve sans son maître et même s'il a un peu plus confiance envers Jeff il a quand même perdu son sauveur qui a pris soin de lui pendant des années. Il n'a désormais plus vraiment de but.

Pire que ça, le robot qui n'est qu'un gamin au final… bha lui il va perdre son cabot et se retrouvera seul probablement à vivre éternellement. En ayant peur des éventuels autres humains…

D'ailleurs, il fonctionne avec quelle énergie Jeff ? Ça m'a pas mal turlupiné. Comme pour les véhicules d'ailleurs.

Je ne pense pas que ce soit un film qui marque les esprits (d'ici un mois je l'aurai probablement oublié) mais ça reste un moment agréable quand même.

Johnny English Strikes Again

Histoire :

Alors que Johnny English dispense des cours d'espionnages à des gamins pendant sa retraite, il est rappelé pour une nouvelle mission. Tous les agents en service ont été mis à nu lors d'une cyber-attaque dévoilant leurs identités. Les infrastructures du pays sont menacées par ces attaques sans précédents.

Johnny English accepte la mission et embarque avec lui son très cher Bough pour venir à bout de ce piratage massif. Sera-t-il à l'aise avec la technologie et toujours d'attaque ?

Ressenti :

J'ai un faible pour Rowan Atkinson. Alors que le second film était moins bon que le premier, celui-là relève le niveau (ou alors mes souvenirs me trompent).

On voit venir de nombreux gags mais ils n'en restent pas moins hilarants. Les répliques qui arrivent à point nommé, les grimaces, les postures et mouvements de ce dadais fonctionnent à merveille sur moi.

C'est drôle mais et on sent la volonté d'ancrer le film dans son époque avec plein de gags sur les "nouvelles technologies" du moment. J'ai bien peur que ça ne vieillisse pas super bien (on vera).

Le film nous promène un peu en France, bien entendu en Angleterre mais aussi en Écosse, c'est cool on se promène par contre là aussi, les effets numériques pour les décors sont pas ouf. Je sais que ça permet de grandement baisser les coûts de production mais par moment ça jure quand même. Bon, pour un film de comédie ça sort pas de l'ambiance, je le conçois, mais je trouve ça quand même dommage.

Old

Histoire :

Des familles se retrouvent sur une plage paradisiaque lors de leurs vacances. Mais rapidement ils se rendent compte qu'ils vieillissent à vue d'œil et que les gamins grandissent assez vite.

Le temps semble se dérouler à une cadence folle au point où la mort de vieillesse semble bien proche.

Ressenti :

Le concept est super cool, les acteurs sont super bien choisis. Mais il faut avouer que finalement il n'y a pas grand-chose de plus à raconter.

Le film parvient de justesse à ne pas arriver à court de ses idées trop tôt. Si jamais le léger pitch que je vous donne ne vous intrigue pas, le film ne vous intéressera probablement pas plus.

Le film est bien divertissant mais par contre le film est visuellement assez moche. Les effets spéciaux de "décor" sautent particulièrement aux yeux avec des couleurs criardes et des découpages presque foireux. C'est un peu étrange d'ailleurs de la part d'une production d'un réalisateur de cette trempe : c'est pas non plus le premier plouc venu. Même si sa carrière a été aclamée puis décriée, M. Night Shyamalan reste un réalisateur assez bankable donc pourquoi ne pas lui donner de meilleures images de synthèse ? Je trouve ça très étonnant.

Le ptit jeu en tant que spectateur était de deviner qui serait les acteurs pour les personnages qui vieillissent. On est parvenu à deviner la version adolescente du mioche ^__^ .

Voilà, ça casse pas des briques mais si vous avez un peu de curiosité ça vous occupera une heure et demi.

Récap 27 : Octobre 2021

Et hop, changement d'heure, il fait moche, le chauffage va bientôt devoir être rallumé, il fait nuit. C'est le moment de regarder tout un tas de films !

C'est aussi le moment de jouer sans culpabiliser qu'il faut sortir prendre le soleil.

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 8 commentaires, 20 visionnages, 527864 requêtes, 43595 visiteurs uniques pour 7.27 Go de trafic.

Films

Beaucoup de films ce mois-ci même si pas beaucoup dans le top 250 IMDB (j'avance pas trop mal quand même !).

Séries

Je me suis engouffré deux séries ce mois-ci !

See (saison 1 et 2)

On a un Jason Momoa qui est un chef d'une tribu dans un futur dystopique où la très grande majorité de l'humanité a disparue des suites de la pollution mais surtout d'une pandémie. Les rares survivants sont tous aveugles et n'ont plus de technologie.

La série commence par l'assaut de la tribu par un chasseur de sorcier. Les sorciers étant les très rares personnes non aveugles qui sont extrèmement rare mais une prophétie annonce la venue de ces derniers qui sont diabolisés pour avoir conduit le monde à sa perte.

La tribu en question n'a pas de sorcier mais la femme du chef est en train d'accoucher et met au monde deux nouveaux nés qui s'avèreront effectivement voyants. Ils parviennent à prendre la fuite et à établir un nouveau camp bien plus loin où les gamins pourront prendre le temps de grandir dans ce monde d'aveugle.

J'ai vraiment beaucoup aimé. Le concept est chouette, c'est une science-fiction/post-apo vraiment super cool. Et puis les décors ! Wow c'est somptueux ces forêts et tout, ça a été filmé aux alentours de Vancouver au Canada.

J'ai découvert cette série parceque … bha en fait parceque Jason Momoa est l'acteur principal et qu'il est apparemment fan d'Archspire (un gars bien) et qu'il a proposé un ptit rôle de figurant au chanteur et du coup bha ça s'est su et voilà.

Le concept de la série est très cool et la réal est à la hauteur. On sent que chez Apple ils ont ouvert le chéquier pour faire un truc qui a de la gueule qui tente de faire du pied aux amateurs de Games of Throne. Ça flaire le pognon avec son casting, ses décors, ses costumes.

La saison 2 gagne bien en ampleur.

J'aime beaucoup les personnages avec tout leur background assez complexe qui se révèle petit à petit.

Invincible (saison 1)

Série animée américaine de super héro qui adopte une imagerie assez violente et gore par moment.

Je suis tombé dessus par hasard via Youtube qui m'a proposé un extrait avec la musique de Doom. J'ai trouvé ça intrigant et visiblement quand je me suis renseigné c'était plutôt apprécié du public.

Allez hop, c'est parti pour la dizaine d'épisodes. Bha ça passe bien.

C'est pas trop trop pour les enfants parceque c'est effectivement visuellement très violent. C'est par contre pas super beau (enfin perso j'aime pas trop ce style d'animation américaine, je préfère vraiment l'esthétique plus japonaise mais bon les goûts et les couleurs…) avec des décors assez simples sans trop de détails. Le casting vocal est pas mal du tout avec tout un tas d'acteurs connus.

L'histoire est pas mal du tout pour cette première saison mais j'ai quelques doutes quant à la possibilité de faire d'autres saisons. Le personnage d'Omni-Man est vraiment cool.

J'ai jamais trop compris pourquoi ça ne se fait quasiment jamais de faire des personnages ultra puissant sans commune mesure dans la pop-culture. De mémoire il n'y a que One Punch Man qui s'en rapproche et force est de reconnaitre que c'est une série super cool, comme quoi il y a moyen de rendre ça super intéressant.

On sent bien que ça part puiser un peu chez DC et Marvel pour certains supers héros (plus chez DC d'ailleurs (huhu, je voulais la caser celle-là)).

Jeux

Doom Eternal

Encore et encore ! Il est si bon et si plaisant.

Quelques nouvelles maps et un nouveau mode de jeu pour rallonger la sauce bien comme il faut.

Aussi bon soit le jeu, je regrette quand même sa non-modabilité. Les bons vieux Doom sont tellement simples techniquement qu'ils ont vu l'émergence de tellement de maps et de mods qu'aujourd'hui encore du contenu y est créé. Malheureusement, ce nouveau Doom ne connaitra pas ce destin et n'aura donc très certainement pas la même aura et le même héritage.

Son contenu ne pourra donc jamais rivaliser avec celui de son ancètre et c'est bien dommage puisqu'il est déjà si bon.

No Man's Sky

Ça fait plus de cinq ans qu'il me fait de l'œil avec ses promesses çui-là. J'ai enfin craqué.

La proposition du jeu est très ambitieuse : de l'aventure spatiale dans un univers quasiment infini. On y fait ce qu'on veut.

Il s'agit donc d'un grand bac à sable jouant avec de la génération procédurale pour donner vie à un univers. Et quand je dis un univers je déconne pas : ce sont des millions de galaxies et de systèmes solaires que l'on peut visiter et découvrir.

Le jeu propose un peu d'histoire avec quelques quêtes qui seront d'excellents prétextes pour vous diriger dans diverses directions. Le tout vous poussera à rencontrer quelques races extra-terrestres sur divers planètes.

J'en suis à une quarantaine d'heures et je commence à pas mal cerner le jeu. Il est sorti des claviers d'une petite équipe de dev indépendante qui n'a pas trop sû gérer la hype ni n'a eu le courage de dire non aux diverses propositions des journalistes lors de sa phase de marketting. Du coup les attentes n'ont pas cessé de grandir alors que la liste de feature promises s'allongeait constamment. Et à la sortie ça a été une déception pour pas mal de monde.

Mais depuis les cinq ans de sa sortie, les updates ont continuées de compléter et de raffiner le jeu. Au point où … bha … le jeu propose vraiment beaucoup de variété. Je parle pas des planètes et compagnie mais plus dans le gameplay. Alors je n'ai joué que deux heures lors de sa sortie avant de me relaisser tenter récemment. Mais à l'époque c'était assez vide et répétitif alors que là j'arrive à pas mal varier les plaisirs.

Il y a un peu de craft, de l'exploration, de la construction de base, de l'exploration, des dogfights, de l'exploration, du farming, de l'exploration, des quêtes fedex, de l'exploration… Et je n'ai pas encore tout vu. Le jeu arrive à piocher dans divers autres jeux pour compléter son éventail de trucs à faire.

La génération procédurale pour créer du contenu c'est bien mais il faut avouer que souvent on tourne en rond et c'est sans saveur. Et … je dois avouer que c'est un peu le cas ici même si j'ai pu me balader sur des planètes qui m'ont surpris même après 30h de jeu ! Certaines sont très vallonées, d'autres ont une flore plus tropicale, certaines sont plus aquatiques. Ils arrivent à diversifier suffisamment pour ne pas trop me lasser pour le moment.

D'ailleurs j'ai pas trop insisté sur ce point, mais si vous ne connaissez pas le jeu, en gros vous êtes initialement à pied sur une planète. Et quand je dis planète, ça a vraiment les dimensions d'une planète : en faire le tour à pied vous prendra de nombreuses heures. Vous aurez vite un vaisseau spatial qui vous permettra de parcourir de longues distances sur cette planète ou bien d'aller vers le satellite qui orbite autour de votre planète. Et si l'envie vous en prend vous pourrez vous rendre sur toutes les autres planètes que vous voyez orbiter autour de votre étoile. Et une fois ce système exploré, à vous d'aller dans le prochain système pour continuer.

Cette liberté totale d'exploration dans ces dimensions à un ptit côté exaltant au début. On s'y sent un peu noyé et on ne sait pas trop où aller mais à chaque fois que l'on approche d'une planète pour s'y poser il y a un côté grisant. Faut dire que le jeu techniquement est pas moche (mais pas non plus ultra ouf) mais surtout le fait de ne pas avoir de chargement du tout et que tout se fasse sans coupure est impressionnant.

Bon, je sais pas combien de temps j'y jouerai avant de me lasser mais pour l'instant c'est cool.

Musique

Pas vraiment une musique mais … J'aime beaucoup cette intro.

C'est l'intro du film Dune de 1984 avec la fille de l'empereur qui donne le contexte du film. Ça a de la gueule, l'ambiance sonore est bien posée, le ptit speech est cool.

Ouai j'ai pas vu le nouveau film mais quand j'ai appris que c'était en deux morceaux j'ai eu envie d'attendre le second morceau pour me les faire d'affilée. Du coup je vais me contenter de l'ancien que je n'ai pas revu depuis des lustres.

Sinon dans un autre registre, le nouvel album d'Archspire est enfin sorti \o/ Et pfiouuu il est vraiment cool. Le niveau technique est là, la créativité aussi et même l'humour.

Bon par contre ils ont repoussé leur concert de décembre pour 2022 :-/

Vidéos

Je viens de passer le Week-end à regarder le Zevent, un évènement caritatif où de nombreux streamers se sont joints pour trois jours afin de récolter des fonds pour Action contre la Faim.

C'était cool, bon par contre j'ai bien entendu pas pu tout voir (tout ne m'intéressait pas non plus, loin de là). Il y a eu quelques incidents (une alerte à la bombe, un DDoS, des drama plus ou moins justifiés) mais globalement c'était très cool et puis ils sont parvenus à lever 10 millions d'€uros pour cette ONG donc tout est bien qui fini bien.

Des Best-Of seront publiés la semaine prochaine.

Forbidden Planet

Histoire :

Un vaisseau spatial supraluminique humain est envoyé sur la planète Altaïr 4 à la rescousse du Bélérophon qui y a disparu une vingtaine d'années auparavant. Une fois sur place, ils sont accueillis par Robby le Robot qui les amène à son créateur le professeur Morbius qui explique son souhait de rester sur sa planète pour poursuivre ses travaux.

Il leur apprend que tout l'équipage a péri de façon assez mystérieuse mais que lui et sa fille son naturellement épargnés.

Ressenti :

Ce film est un pilier de la science-fiction sorti en 1956. Je ne l'avais jamais vu mais en avait maintes fois entendu parler du coup j'ai enfin comblé mon retard. Je comprends qu'il ait eu un grand impact.

Il pose pas mal de bases que l'on retrouve désormais partout. Il prend la peine d'expliquer de nombreux concepts que l'on a désormais acquis. Il commence par expliquer le voyage interstellaire plus rapide que la lumière, les robots programmés pour ne pas blesser un humain… bref ce qui est désormais partout.

En ce sens c'est pas mal du tout. Par contre le film a quand même pas mal vieilli dans sa forme et dans certains de ses propos (bon c'est normal). Mais le traitement de la femme est … sacrément moche. D'ailleurs c'est marrant de voir que l'affiche du film joue à fond sur l'image du robot diabolique qui s'en prend à la femme en détresse avec une position assez évocative alors qu'il n'en est rien dans le film. Déjà à l'époque de la publicité mensongère !

Robby tient Altaira dans ses bras tandis que l'on aperçoit des planètes dans le fond et une base au look rétro futuriste

D'ailleurs le style du texte en jaune qui suit une courbe à l'écran me chatouille particulièrement la rétine. Aussi bien sur l'affiche que sur son générique d'ailleurs.

Les effets visuels sont surprenamment bons. On voit certe la délimitation entre le décor et le matte painting mais ça ne saute pas non plus aux yeux au point de briser l'immersion. Non franchement j'ai été très agréablement surpris aussi par les effets des blasters (bon sauf les acteurs qui ne font pas semblant d'avoir de recul ni rien ce qui est assez comique). Le robot aussi, même si l'on devine qu'il est habité d'un humain a quand même une bonne bouille bien rétro avec ses ptits trucs qui tournent et ses ptites lumières. L'effet visuel de la station qui "ferme ses volets" est assez marrant aussi.

D'un point de vue audio par contre là ça a trèèèès mal vieilli. Ils ont été le premier film avec des sonorités électroniques donc bon c'est à saluer mais c'est par contre vraiment pas ouf. C'est pas mélodieux, harmonieux bref c'est pas musical. C'est plus du sound design pour mettre dans l'ambiance science-fiction avec très probablement des "instruments électroniques" rudimentaires voir primitifs mais du coup c'est pas vraiment agréable à entendre.

Par contre niveau histoire, je dois avouer être un peu déçu de la révélation et donc du dénouement.

spoils Je suis super étonné que le film ne nous sorte pas de petit extra-terrestre. L'ennemi au final est le subconscient du professeur qui a gagné en puissance grâce aux machines des anciens extraterrestres.

La salle des Krell où se trouvent les machineries m'a sacrément fait pensé à l'intérieur du Tardis.

Voilà, ça reste un film plutôt cool qui a eu une influence majeure sur tout l'imaginaire de science-fiction.

C'est marrant d'y voir un "jeune" Leslie Nielsen sacrément sérieux. On y décèle déjà ses mimiques et c'est dur de ne pas repenser à certaines de ses bouffonneries.

Voilà, c'était vraiment cool.

Bacarau

Histoire :

Bacarau est un village brésilien assez isolé. Le politicien local souhaite se fait réélir mais participe pourtant à l'isolement du village en leur coupant l'accès à l'eau.

Même le camion ramenant l'eau est la cible d'emmerdeurs.

À côté de ça, une habitation isolée est le théatre d'un massacre.

Ressenti :

Wow j'ai été charmé par ce film. C'est un film qui nous promène pas mal : ça s'annonce comme se déroulant dans le futur. Ça sent la dystopie voir la science-fiction pour partir vers un drame et … C'est très agréable.

Le film se joue de ses spectateurs malicieusement. Et puis c'est un film brésilien qui se passe au Brésil avec des acteurs … vous avez compris. C'est dépaysant pour moi. En plus c'est vraiment joli cette nature.

spoils

J'ai vraiment cru qu'on partait dans le surnaturel : Le film qui s'ouvre en annonçant que c'est dans le futur, la soucoupe volante, la disparition de la carte. J'ai imaginé que le village s'était fait transporté ailleurs ou j'en sais rien quoi.

Mais au final c'est bien plus terre-à-terre et crédible.

Le film vire limite dans le gore sur la fin avec ses décapitations et les coups de feu assez violents. Le réalisateur n'a pas eu peur de vraiment tout montrer aussi bien niveau gore que sexe. C'est clairement cash et j'aime bien.

C'est au final très honnête dans la réalisation je trouve. Les acteurs sont bons, les effets visuels bons, la musique bien dans le ton (mention spéciale pour le générique de fin)(visiblement John Carpenter est très apprécié du réalisateur).

Ce film mérite clairement d'être bien plus connu. Ça sort de l'ordinaire.

Dune (2021)

Histoire :

L'Empereur de l'Univers Connu transfère la responsabilité de l'exploitation de la planète Arrakis et de son épice de la Maison Harkonnen à la Maison Atréide. Sa véritable intention est de déstabiliser la Maison Atréide et de les renverser en aidant les Harkonnen en leur fournissant son appui militaire.

L'épice est la ressource la plus convoitée de l'univers de part ses différentes propriétés. Elle est l'ingrédient principal au voyage interstellaire mais n'est produite que sur la planète désertique Arrakis. Cette planète abrite également d'immenses vers des sables mais aussi le peuple Fremen dont une prophétie annonce l'arrivée prochaine d'un messie.

Paul Atréide fils du Duc Leto Atréide et de Dame Jessica est préssenti comme étant le méssie. Il a bénéficié d'une éducation particulière entre les conseilleurs de son père lui apportant une formation militaire hors pair et sa mère lui prodiguant son savoir de l'Ordre des Bene Gesserit dont elle fait partie. Il possède donc des facultés de combat classique mais aussi des pouvoirs psychiques.

Ressenti :

J'avais de trèèès grandes attentes. J'aime beaucoup la filmographie de Denis Villeneuve. Il a fait tout un tas de très bon films et j'ai vraiment beaucoup aimé ce qu'il a fait sur le monument Blade Runner 2049. Du coup, bha j'avais vraiment très confiance en lui pour faire un truc aussi beau, aussi prenant, aussi imposant, aussi monumental.

Mais déjà première déception : le film s'est pris un an dans les dents à cause du covid. Déjà, ça fait mal. Ensuite, il a pas bossé avec Roger Deakins et bha ça se voit. C'est ce monsieur qui est le directeur photo à qui l'on doit en grande partie la pâte visuelle que l'on retrouve dans les productions précédentes de Denis Villeneuve. J'espérai vraiment avoir tout un film visuellement proche du "segment Las Vegas" de Blade Runner 2049, vous savez ? Ce orange profond où le ciel est le sable se confondent où tout est bouché étouffant chaud. Et non, ici ce n'est absolument pas le rendu du film. Ici le désert est très désaturé, avec un ciel blanchâtre, un sable blanchâtre aussi et une épice qui ne vient même pas saturer l'image. C'est terne limite insipide. Cette déception.

Et puis c'est quoi ce délire de filmer en numérique, puis de repartir sur pellicule pour rescanner le tout ? Ça n'a du coup ni le charme de l'image bruité de la péloche, ni la néteté impeccable du numérique… Là aussi je suis déçu.

Et puis visuellement c'est presque trop sage je trouve. Trop crédible, pas assez extravagant. Les boucliers sont pas ouf, le design des Harkonnen sont plutôt gentillets (aurevoir les cheveux (roux)), le style assez … angulaire limite brutaliste d'Arrakis n'est pas spécialement mis en valeur (là par contre on croirait une redite de Blade Runner 2049), les vers des sables sont … bha … c'est bien fait mais sans plus quoi.

Même les Benne Gesserit n'ont pas un look plus dark/fantaisiste que ça. C'est trop terre-à-terre.

Bon alors par contre pour tout le reste j'ai pris mon pied.

Le casting est top. Je connaissais pas Timothée Chalamet mais il fait un Paul Atréide vraiment pas mal du tout. Bon par contre, faut arrêter les conneries : on ne rase pas un Jason Momoa ! C'est quoi ces conneries !

Ce coup-ci le film adapte la même histoire que dans le film de 1984 mais il s'arrête plus tôt. En gros ça s'arrête au moment où Paul et sa Maman rejoignent les Frémen. Le rythme est donc mieux répartit que dans son ancêtre et surtout si le succès commercial est là, on aura le droit à une suite qui j'espère sera bien plus posée et aboutie.

On retrouve certains dialogues quasi identiques (surement issu directement du bouquin d'ailleurs), par contre ici exit la Guilde.

Le Baron Harkonnen est moins exhuberant (aussi bien visuellement que dans son attitude) et plus sombre et flippant. Aurevoir les pustules mais il est plus dérangeant dans ses mimiques et son regard. Quand il s'élève il est au final moins comique (on sent bien moins le côté pauvre mec suspendu à ses câbles) et ça le rend vraiment menaçant.

On voit ici les fameux Sardaukars de l'Empereur et ouaip ils envoient.

Bon, au final, en me relisant j'ai l'impression d'être ptet un peu torp dur avec le film mais en vrai j'ai beaucoup aimé. Juste visuellement j'en attendais beaucoup, c'est joli tout de même. L'histoire toujours top mais il manque surtout une partie 2 pour le moment. J'espère vraiment qu'on y aura droit !

Dune (1984)

Histoire :

En 10 000 et quelques, l'épice est la ressource la plus convoitée de l'Univers puisqu'elle permet d'allonger la vie, d'améliorer les pouvoirs psychiques mais aussi et surtout les voyages interstellaires. Le souci c'est qu'on ne la trouve que sur la planète Arrakis surnommée Dune de part sa géographie très … sableuse.

L'empereur de l'Univers Connu avait confié l'exploitation de la planète à la Maison Harkonnen qui de ce fait a pu accumuler d'innombrables richesses. Cependant, l'Empereur va désormais confier cette gestion à leurs ennemis, la Maison Atréides tout en confortant son alliance Harkonnen pour déclencher une guerre et faire disparaitre les *Atréides.

À côté de cela, l'Ordre des Bene Gesserit est un groupuscule plus ou moins neutre de femmes aux dons surnaturels visant à réaliser une prophétie ancestrale.

Ressenti :

Ce film est très étrange. Je ne sais pas si je l'adore ou s'il m'emmerde.

Déjà, je parle bien ici de la version de 1984 réalisée par David Lynch. C'est un film bien ancré dans son époque par ses effets visuels. Ensuite il a un rythme assez étrange : c'est mou rushé.

Autant le rythme est lent et on s'endort presque, autant l'histoire se déroule à un rythme éfreiné avec des ellipses de quelques années ou bien de gros évènements qui ne sont qu'à peine survolés malgré leur importance. C'est un peu le souci que j'ai avec David Lynch, j'arrive pas à m'accorder sur le rythme de ses films. Ici, la première partie prend son temps et montre bien les personnages et la situation toussa. Ensuite ça peine vraiment à démarrer. Et là d'un coup on a une guerre, un exil, un entrainement, une prophétie, une rébellion suivie d'une révolution interplanétaire en trèèès peu de temps.

Le film aurait gagné a être découpé en deux voir trois films mais c'était pas encore trop la coutûme à l'époque. Surtout que c'était pas une grosse grosse boîte de production à l'époque et donc le budget était pas si illimité. Ça n'a pas été un succès à sa sortie et il n'a gagné en aura que bien plus tard ce qui explique qu'il n'y a pas eu de suite.

Je disais que visuellement c'était très typé années 80 mais je trouve que c'est justement pas mal. On a des effets visuels analogiques vraiment cools, des effets de détourages un peu perrave, des marionnettes, des décors grandioses, des effets numériques pas si déconnant (ça a vieilli mais c'est pas hideux (je fais référence aux boucliers qui sont vraiment pas mal du tout je trouve)). Les costumes sont pas mal (j'aime bien ceux qui se promènent enroulés dans leurs doudounes/couettes noires).

Bon le coup des Harkonnens qui sont rouquins laisse présager que ce sont les grands méchants (huhu). Mais surtout le Baron est particulièrement repoussant avec ses pustules de partout, ses douches au jus noir, et son allure globalement grotesque où il s'envole vers le plafond du studio de tournage (ouai sur une version en bonne qualité on voit vraiment que c'est un hangar)… Mention spéciale pour les deux neveux Rabban qui arrache la langue d'une vache morte pour la grignoter et Feyd qui passe le film a prendre la pose pour au final ne rien faire.

On retrouve pas mal de têtes connues dans le casting avec une Virginia Madsen qui lance le film avec sa super intro (Buck Up) hypnotisante avec sa musique. Mais on retrouve déjà Brad Dourif avec comme d'hab un rôle de fourbe, Patrick Stewart qui ici a troqué son fauteuil (à roulette ou pivotant, au choix) pour des armes et un space Sitar. Sting s'éclate à montrer ses abdos et à sourire pendant que Max von Sydow et Dean Stockwell versent dans la médecine.

C'est d'ailleurs assez marrant de voir que je ne connais par contre aucun des acteurs des rôles principaux.

Version fanedit

Il existe une version de 3h traffiquée par un fan sur Youtube. Celle-ci rajoute des scènes qui ont supprimées et modifie deux trois ptits trucs.

Quelques passages rajoutent des infos concernant l'univers avec notamment une intro plus longue expliquant qu'avant l'empereur, l'univers a été gouverné par des machines. Les hommes sont toutefois parvenu à reprendre le dessus et à les écraser. Ça explique le fait que l'Empereur soit légèrement inquiet quand on lui annonce que de nouvelles machines se trouvent sur Ix. Dans cette version la fin est pas mal rallongée et … bha il s'y passe des trucs pourtant assez capitaux qui auraient été super bien si ça avait été développé dans un film supplémentaire. :-/

Au final, j'ai encore plus apprécié cette version (mais bon très généralement je préfèrre toujours les versions longues). Du coup, si vous voulez le mater il est dispo sur Youtube (mais en qualité pourrie).

des spoils Qu'est-ce que la fin est dense ! Déjà il y a la *mère de Paul* qui accouche et donne tous les pouvoirs de la *Révérènde mère* dans *Alia* (qui fait sacrément flipper). Ça manque d'explication et tout à son propos. Elle peut faire quoi au final (à part dévisager les gens avec sa grosse voix) ?

Ensuite, toute la romance de Paul et Chani est tellement survolée et ellipsée que ça donne l'impression qu'ils se rencontrent et que cinq minutes après ils vivent le parfait amour alors que la guerre s'annonce (pas le meilleur des contextes pour épanouir son amour).

Paul qui devient tout à tour le nouveau Duc, Usul, Al Gaib et Muad Dib, Kwisatz Haderach … il aura une carte de visite à rallonge le pauvre. Dans la fin alternative il filoute quand même pas mal : il promet à Chani qu'il l'aimera inconditionnellement et qu'il lui sera fidèle, mais à côté de ça il se marrie à la princesse Irulan (fille de l'empereur) pour légitimer sa nouvelle position et devenir le prochain empereur. Il a le beurre et l'argent du beurre dis donc.

Je vais vous avouer un truc : j'ai pas compris qui était le personnage en début de film qui demande à l'empereur de tuer Paul Atréide. Cette espèce de créature qui se fait promener dans une sorte de wagon-aquarium avec tous ses hommes de main en doudounes/couettes noires (et qui en profitent pour passer l'aspirateur). Visiblement, c'est un gros consommateur d'épice et il s'inquiète à ce propos mais qui est-ce réellement ? Est-ce que ce serait un représentant de la Guilde qui serait donc au final plus puissante que l'Empire ? Je ne connais Dune que par les films et c'est pas évoqué plus que cela du coup… bha j'en sais rien.

C'est donc un film qui a tendance à diviser, soit on adore soit on déteste. Perso j'aime vraiment beaucoup malgré un côté un peu kitch et une esthétique assez particulière.

Hotel Mumbai

Histoire :

En 2008, à Mumbai, plusieurs groupes de terroristes vont attaquer différents endroits de la ville. Ils feront des dizaines de morts et de blessés.

Une grande partie de leur attaque aura lieu dans un hôtel de luxe. Une partie du personnel va tenter survivre et de sauver le plus de monde possible.

Ressenti :

Pfiouuu mais quelle tension dans ce film. C'est sacrément foutu.

On suit de nombreux groupes de survivants avec principalement Dev Patel qui est un serveur de l'hôtel.

Le film est basé sur des faits réels mais du coup je ne sais pas à quel point c'est réaliste/brodé dans le film. Toujours est-il que ça passe vachement bien.

La galerie de personnages est plutôt variée et ils sont globalement pas figés. Nombreux sont les personnages qui sont montrés sous un aspect plutôt négatif puis finalement bien mieux : le russe est tout d'abord immonde puis s'avère au final plutôt rassurant et humain, la vieille bourge raciste ignorante qui se ravise assez vite, le chef cuistot intraitable qui au final agit presque en héro…

Les terroristes nous sont montrés d'abord sous un angle hyper froid et méthodique puis on se rend compte de leur embrigadement et qu'ils sont juste de pauvres gosses. Bref, ça joue moins sur les évidences que ce qu'un basique film d'action américain ferait.

spoil

Étonnament tout le "gros" casting ne survit pas. Comme quoi il n'y a pas que les figurants ou ptits rôles qui y passent.

Je recommande chaudement.

Spiral

Histoire :

Une série de meurtres de flics qui ressemble comme deux gouttes d'eau aux meurtres de John Kramer (le serial killer dans Saw).

C'est Chris Rock qui hérite de l'affaire et qui va tenter avec son nouveau partenaire d'élucider le mystère afin d'interrompre le massacre.

Ressenti :

Je suis pas fan de Saw, d'ailleurs je n'ai vu que le premier. Mais ! Dans celui-là il y a Chris Rock et Samuel L Jackson. Il ne m'en fallait pas plus pour me laisser tenter.

Bon bha ça reste du Saw avec des pièges alambiqués ridicules. Du coup on regarde un pauvre gars se faire torturer sans qu'il n'ait aucune chance de s'en sortir. C'est franchement pas ouf. Et pourtant j'aime bien les films gores et tout mais là je trouve ça … pas intéressant.

spoil total

Franchement, le film dévoile très vite sa structure. Un flic disparait, le spectateur voit la scène de torture qui mène à la mort. Puis ellipse on suit le flic qui découvre le truc et hop.

Le film suit ce schéma tout le temps sauf une fois avec un personnage. Du coup forcément, on se doute que CE personnage n'est en fait pas mort et qu'il est donc sacrément suspect.

Mais même avant ce montage qui dévoile le tueur, on a tellement d'indice auparavant que c'est le mec est louche que bon…

Et le fait de ne plus avoir la surprise et de ne pas être emballé par cette débauche de faux-sadisme enlève toute saveur au film.

Chris Rock ne parvient pas à sauver le film. Autant il est super drôle, autant dans ce rôle sérieux il a du mal à insuffler de crédibilité à son personnage. Il est juste bon à gueuler constamment à faire croire qu'il y a tout un background à son personnage mais ça prend pas.

Et Samuel L Jackson non plus ne peut sauver le film vu que … bha il n'a qu'un très petit rôle au final.

Je n'attendais rien du film et j'ai été déçu. Ptet à réserver aux fans de la saga ?

Old Henry

Histoire :

Alors qu'il vit peinard dans sa ferme perdue au milieu de nulle part avec son gamin, Henry voit arriver un canasson sans son cavalier. Il part à la recherche de ce dernier qu'il trouve assez rapidement avec un flingue et surtout un ptit pactol de pognon.

L'inconnu est pas mal amoché et perd du sang. Après avoir hésité Henry le ramène dans sa ferme avec le pognon et panse ses blessures.

Ressenti :

Très très cool ce western. Je vais finir par penser que j'aime bien ce genre de film !

La perspective de créer sa ptite vie au milieu de la campagne immaculée en toute indépendance et sans être emmerdé résonne un peu en moi même si je sais pertinnement que je serai très probablement vite malheureux (petit citadin geek que je suis). Ça a quand même un ptit côté flippant : pas de voisin, pas trop de loi, à la merci des éléments et des premiers venus.

spoil

C'est super cool qu'en fait le héros soit Billy the Kid ayant survécu à Pat Garrett et faisant sa ptite vie anonyme.

L'assaut final est très prenant. Toute la tension accumulée dans tout le film qui explose enfin pour du pan pan boom boom sec et efficace.

Le héros est sacrément efficace au révolver, à la hachette, au couteau et s'en sort bien en sept contre un. Les boules que ce soit le dernier connard qui le finisse en coup de pute.

Tim Blake Nelson est vraiment un sacré acteur. Je l'ai pas vu dans beaucoup de film mais à chaque fois il fait sensation. Le western lui sied bien.

The Descent 2

Histoire :

Alors que Sarah est la seule rescapée de leur escapade en spéléogie et retrouvée par un bouseux du coin. Une équipe par à la rescousse des autres mais comme Sarah est amnésique, ils l'emmènent également pour tenter de les retrouver plus facilement.

Deux flics, trois spécialistes de spéléo et Sarah retourne dans la grotte en passant par un puit de mine abandoné. Et bien entendu ça repart très vite en biberine.

Ressenti :

Bon alors déjà cette suite n'est possible que si l'on part de la fin américaine où Sarah survie… Et le film n'a à peu près rien de nouveau à raconter.

C'est … bha pas passionnant et limite chiant. Sans l'effet de surprise bha il ne reste plus rien.

Le premier est pas mal du tout mais cette suite est vraiment moins intéressante.

J'ai l'impression que le réalisateur a pris un malin plaisir à souiller ses acteurs… Constamment ils se prennent des trucs dans la tronche (sang/vomi/bave/merde/boue…) (c'est sorti la même année que Drage Me To Hell … coïncidence ?).

Voilà voilà rien de plus à dire (comme le film).

Escape Room : Tournament of Champions

Histoire :

Zoey et Ben veulent se venger de la société Minos qui a tenté de les tuer une première fois dans le premier film Escape Room. Ils décident donc d'aller à New-York là où sont censé se trouver les locaux de l'entreprise pour … heu … se venger.

À peine arriver, ils se font attaquer par un junky qui tente de s'enfuire. Les deux héros le pourchassent mais se font larguer dans le métro.

Rapidement leur wagon de métro se détache et bifurque et s'arrête. Là ils comprennent très vite qu'ils sont en fait dans l'Escape Game avec d'autres personnes qui sont elles aussi parvenues à gagner une fois précédente.

Ressenti :

Rhoolalala. J'avais pas vu le premier mais bon…

Non c'est vraiment pas ouf. C'est moche, c'est inintéressant, c'est sans queue ni tête. On sait déjà que nos deux protagonistes s'en sortiront vivants…

J'ai vraiment pas compris le délire. Encore dans la saga Saw, je comprends qu'on puisse kiffer le fait de voir les héros torturés psychologiquement et physiquement pour les pousser à s'en sortir (dit comme ça c'est louche) mais là vraiment c'est juste naze.

Les puzzles n'ont aucun intéret mais heureusement que le film est très rythmé. Enfin heureusement… au moins on a pas le temps de s'ennuyer, mais du coup on a pas à réflêchir.

Le concept même de faire un film sur un Escape Game pourrait être pas mal si le spectateur pouvait faire au moins semblant de participer mais là bha non c'est survolté donc pas le temps de tenter de trouver une solution ou autre. De toute façon on a aucun indice ni rien. Du coup ça ressemble à un speedrun d'escape game de quelqu'un qui fait semblant de pas connaitre la solution pour toujours s'en tirer à la dernière seconde.

Voilà, c'est dispensable.

Life of Brian

Histoire :

Brian nait au même moment qu'un certain Jésus et il connaitra un destin un peu moins connu mais tout de même pas mal mouvementé que son voisin.

Brian rejoint le Front Populaire Judéen qui tente de dégager l'envahisseur romain de Nazareth.

Ressenti :

Ce film a plus de quarante ans et est toujours aussi drôle. Certaines blagues sont un peu moins tolérables tout de même mais ça reste quand même top. L'humour absurde des Monty Python est bien présent dans tout le film.

On retrouve la pâte de la troupe dès le générique avec son style visuel si particulier. J'ai toujours aimé ce style d'animation des Monty Python, c'est faussement simple. Ça me fait d'ailleurs un peu penser au clip Leave Me Alone de Mickael Jackson dans le style.

Terry Gilliam ici n'est plus co-réalisateur (contrairement à Holy Grail) et c'est ici uniquement Terry Jones qui dirige.

Les acteurs endossent tous plusieurs rôles ce qui me fait d'autant plus sourire. Mais mon favori est quand même John Cleese, j'ai toujours eu une fascination pour lui. Rien que de le voir je suis prèt à rire à la moindre de ses conneries. Là, avec son rôle de Reg le leader du FPJ il est impeccable.

Mine de rien le film critique énormément les religions. Enfin pas les religions elles-mêmes mais plutôt leur concept : l'aveuglement des croyants. Il a été interdit dans pas mal de cinoche. Alors que ça reste quand même assez soft et ouvertement humoristique et au final le christianisme est pas spécialement critiqué. Jésus aurait pu en prendre plein la gueule et … bha au final non rien du tout.

Je préfère de peu Holy Grail leur précédent film bien que celui-ci soit plus travaillé et cinématographique. Un classique à se revoir de temps à autre pour voir la vie du bon côté.

In The Mood For Love

Histoire :

Deux couples emménagent côte-à-côte dans un immeuble. Dans l'un, le mari est toujours en vadrouille à droite à gauche dans le monde, et dans l'autre c'est la femme.

Les deux laissés pour compte vont donc se découvrir petit à petit et arriveront vite à la conclusion que leurs moitiées sont occuppées ensemble. Ils se lieront d'une amitié forte … très forte.

Ressenti :

Et bha … j'ai absolument pas accroché. Bon les films de romance je suis assez hermétique mais là ça n'a pas fait exception.

Pourtant le film est très joli visuellement avec de superbes plans, des ralentis, des décors et une image toute bien texturée mais non l'histoire m'a gonflé. La musique est super cool mais non ça ne suffira pas à rattraper l'histoire.

Je me suis pas mal emmerdé au point d'accélérer le film pour pas capituler. J'ai d'ailleurs pris quelques jours avant de rédiger ce visionnage histoire de voir s'il me fallait plus de recul pour voir si mon opinion pouvait s'affiner. Mais non, je n'en retiens pas grand-chose et pourtant ce film a fait un carton.

Angel Heart

Histoire :

Harold Angel est un détective lambda des années 50 à New-York. Il est convoqué par Louis Cyphre qui lui donne une mission bien payée afin qu'il retrouve un certain Johnny Favorite.

Il n'a pas trop d'info si ce n'est que ce Johnny a une dette envers le mystérieux Louis Cyphre et que celle-ci doit être payée. Notre détective doit donc déterminer si la cible est toujours en vie et si oui où est-ce qu'elle se trouve.

La seule piste à suivre est celle d'un séjour en hôpital il y a une quinzaine d'années.

Ressenti :

Pas ouf mais pas mal de singularité dans ce film. Déjà ça se la joue film noir avec un détective dans les années 50 (pour un film de la fin des années 80) avec des méthodes parfois violentes mais sans que ce soit un gros bras écervellé sans aucune morale. Ensuite une très grande partie du film se déroule en Louisiane où la culture locale teintée de vaudou apporte une touche un peu exotique. Ce mélange des deux ambiances rend pas mal du tout.

Mickey Rourke est au moment du tournage au sommet de la forme avec son look de playboy (il n'est pas encore passé sur la table d'opération pour entamer sa transformation) et il joue sacrément bien. C'est un rôle bien plus nuancé que ce que je pensais. En face de lui on a Robert De Niro qui semble un peu fanfaronner dans le rôle de Louis Cyphre.

On m'a vendu le film comme étant un film à twist final et … bha … Ouai il y a un twist mais il se voit venir dès le début du film. Bon ça reste quand même sympa mais il n'y a pas la surprise. Mais bon disons que le titre et les noms des personnages sont de trop gros indices pour ne pas être ignorés.

spoils

J'ai bien aimé le jeu de mot sur Louis Cyphre, j'ai tenté de le débusquer sans aller bien loin jusqu'à ce que ce soit révélé.

Le personnage est bien évidemment louche dès le début. Avec ses ongles, son trône, ses gestes, son mangeage d'œuf (après avoir dit que l'œuf est considéré comme l'âme pour certains), l'évocation d'un contrat envers un musicien qui est devenu une star grâce à lui…

J'ai tout de suite pensé que l'enquête était bidon puis j'ai très vite compris que le détective n'était en fait qu'à la recherche … de lui-même. Et ça n'a pas manqué. Bon, ça n'a quand même pas éventé le film car c'est bien réalisé et tout.

C'est marrant comme à chaque meurtre, la victime est tuée par un objet qui a attiré l'attention par notre détective. Au point où c'est devenu un jeu pour anticiper quelle arme allait être utilisée pour les prochaines victimes (haha la casserole de gumbo c'était pas mal du tout).

C'est au final un film qui n'a pas semblé laissé de grande trace et pourtant il sort de l'ordinaire avec un bon cast et une bonne réal. Les décors des années 50 sont vraiment très cool. Et puis c'est pas super commun les films dont l'action se déroule en Louisiane.

Jacob's Ladder

Histoire :

Jacob Singer est revenu à la vie normale après la guerre du Vietnam. Il semble aller pas trop mal mais semble avoir quelques soucis de traumatismes.

Il commence à avoir quelques apparitions, dors très mal, est désorienté, devient parano. Ça ne va qu'en empirant lorsqu'il reprend contact avec un ancien soldat ayant été avec lui six ans auparavant lors de la guerre.

Ressenti :

Superbe découverte. Des années qu'il me faisait de l'œil, je ne savais pas du tout de quoi ça allait parler si ce n'est que c'était peu rassurant.

J'aime beaucoup l'esthétique du film. C'est moche cheapos du début des années 90. Et du coup ça renforce pas mal l'atmosphère angoissante du film.

Le film est très surprenant en changeant de registre (j'élabore plus dans la partie spoilante). Et du coup c'est très agréable à regarder puisque je ne savais pas trop vers quoi le film tendait. Même sa fin m'a bien surpris !

Tim Robbins est vraiment chouette comme acteur. Il est étrangement pas si populaire alors qu'il a une bonne bouille mais surtout qu'il a joué dans tout un tas de supers films. Il y a même Macaulay Culkin (il a 41 ans !!!) qui a un ptit rôle sérieux.

Le film a eu le droit à un remake en 2019 tiens donc… Je me laisserai ptet tenter à l'occase.

quelques spoils

Comme je disais tout à l'heure, j'ai été très surpris par les changements de tons dans le film. Un coup c'est joyeux, avec sa meuf tout va bien, un coup on est dans une station de métro fermée avec quelques apparitions spectrales dans le wagon puis dans une fête on a … heuuu … un début de viol par un alien o___O puis ça part en réunion d'ancien combattants traumatisés, ça semble partir dans combat judiciaire. Et là on commence à être encore plus déboussolé quand il se réveille dans les bras de son ex-femme et son gamin mort qui n'est plus mort. Puis on continue de s'enfoncer dans la confusion quand il revient avec sa nouvelle copine, séjour à l'hosto qui se termine très étrangement et enfin on a un début de révélation d'un complot de l'armée. Wow. Je ne savais plus quoi comprendre/croire. Qu'est-ce qui se passe, quelle piste suivre ?

Et boum ultime spoiler de la fin.

En fait.

Il est mort.

Ptain, j'ai beaucoup aimé cet aspect décousu qui part dans tous les sens. Presque un ptit air de Mulholland Drive mais plus horrifique teinté de paranoïa et de démence.

Apparemment pleins de scènes sont passées à la trappe au montage final. C'est dommage certaines semblaient appuyées encore plus l'aspect surnaturel dérangeant. Près de 20 minutes sont du coup manquantes :-/

Notifications d'écriture sur IRC avec Weechat

IRC est un vieux protocole de chat encore utilisé qui a plus de trente ans mais qui connait des évolutions. L'une d'elle est la possibilité de signaler le fait que l'on est en train d'écrire.

Oui oui, tous les autres protocoles de chat le font déjà depuis des lustres mais voilà ça arrive aussi sur IRC et comme d'hab ça passe par une lente phase de standardisation puis encore plus lente phase d'implémentation dans les serveurs et les clients. Dans sa récente version 3.3 sortie en septembre 2021, Weechat a changé sa conf par défaut pour activer un gros paquet de ces nouveautés qu'il supportait depuis déjà quelques-temps. Mais cette version a aussi apporté ce support des notifications d'écriture. Ce n'est par contre pas activé par défaut.

Ça se passe en 3 étapes.

1 Activer la CAP nécessaire

Cette fonctionnalité s'appuie sur les CAPABILITIES de la norme IRCv3. C'est le système de négociation des fonctionnalités entre le client et le serveur.

Il faut donc que le serveur sur lequel vous vous connectez le gère (c'est le cas notamment de Geeknode). Pour savoir si le serveur le gère, rendez-vous sur le buffer du serveur (généralement avec /buffer 1) et là entrez /cap ls. Le serveur vous renvoie ce qu'il sait faire de la forme : -- irc: client capability, server supports: account-notify away-notify chghost extended-join multi-prefix sasl=PLAIN,ECDSA-NIST256P-CHALLENGE,EXTERNAL tls account-tag cap-notify echo-message solanum.chat/identify-msg solanum.chat/oper solanum.chat/realhost .

Le serveur doit gérer la CAP nommée message-tags (ce n'est pas le cas de Libera comme le montre l'exemple ci-dessus).

Si c'est le cas, vous pouvez demander à activer cette fonction avec /cap req message-tags ce qui devrait vous renvoyer irc: client capability, enabled: message-tags.

Pour ne pas avoir à faire cette manip à chaque fois, vous pouvez l'ajouter dans les réglages du serveur avec la commande /set irc.server.NOM_DU_SERVEUR.capabilities message-tags.

Si vous souhaitez vérifier que la CAP est bien activée vous pouvez faire un ptit /cap list ce qui vous donne -- irc: client capability, currently enabled: extended-join chghost cap-notify userhost-in-names multi-prefix away-notify sasl account-notify message-tags batch server-time account-tag (enfin ça sera pas forcément les mêmes hein).

Voilà cette première partie est bonne.

2 Activer le plugin dans Weechat

Voilà maintenant votre client IRC reçoit bien les messages tags mais pour l'instant Weechat n'en fait rien. D'ailleurs si vous voulez voir à quoi ça ressemble, vous pouvez faire un ptit /server raw pour voir tout ce que reçoit weechat de manière brute. Dans tout ça vous verrez probablement des message-tags avec le fameux "typing".

Bon faisons en sorte que Weechat les prenne en considération. Il y a quatre options à activer : /set typing.look.enabled_nicks on et /set irc.look.typing_status_nicks on vous permet de voir les notifications des autres. Alors que /set typing.look.enabled_self on et /set irc.look.typing_status_self on vous permet d'envoyer vos notifications d'écriture aux autres.

Une fois fait, pensez à sauvegarder votre configuration avec /save.

Bon, c'est tout bon, tout devrait marcher mais il est possible que vous ne voyiez rien encore.

3 Afficher le plugin

Ce système s'appuie sur un nouveau plugin nommé… "typing". Et il faut configurer votre Weechat pour afficher ce plugin.

Par défaut, il devrait être présent dans la barre status mais si comme moi vous l'avez modifiée, bha … il ne s'y ajoutera pas tout seul dedans.

Donc pour ajouter ce plugin, la première chose à faire c'est de lister vos barres avec /bar listfull . Et il vous enverra quelque chose de la sorte :

18:15 List of bars:
18:15	ubar: root (conditions: -), bottom, filling: horizontal(top/bottom)/vertical(left/right), height: 1
18:15		priority: 0, fg: default, bg: default, bg_inactive: default, items: buffer_number+:+buffer_name,hotlist,input_text,time,[completion],[typing],input_paste
18:15	fset: window (conditions: ${buffer.full_name} == fset.fset), top, filling: horizontal(top/bottom)/vertical(left/right), height: 3
18:15		priority: 0, fg: default, bg: default, bg_inactive: default, items: fset, with separator

Donc là dans l'exemple j'ai 2 barres : ubar que j'ai créé et fset qui existe par défaut. Dans les infos pertinentes à voir, c'est la liste des items dans ubar qui contient notamment [typing].

Il est possible que vous n'ayez pas cet item dans vos barres et c'est celui qui nous intéresse. Pour le rajouter dans une de vos barres il faut donc modifier une de vos barres et lui ajouter l'item en question à l'endroit que vous voulez : /bar set NOM_DE_VOTRE_BARRE items buffer_number+:+buffer_name,hotlist,input_text,time,[completion],[typing],input_paste Et vous voilà prêt.

Profit !

Bon je ne vous cache pas que pour le moment… à peu près personne n'utilise cette fonctionnalité. Et puis bon… on va pas se mentir ça n'a pas grand intéret.

capture d'écran du plugin en action

voilà l'allure que ça a lorsque xiu écrit.

Mais il est possible de le faire. Et ce qui est bien, c'est que ces nouvelles fonctionnalités ne perturbent pas les vieux logiciels non mis à jour. C'est tout bien foutu sur ce point.

Shallow Grave

Histoire :

Trois colocs font passer des entretiens pour trouver un quatrième locataire. Malgré leurs critères farfelus et déroutants, ils finissent par accepter un nouveau.

Après sa première nuit à la maison, ils sont tous trois étonnés de ne pas le voir. Après plusieurs heures ils décident d'enfoncer la porte de la chambre pour voir de quoi il retourne.

Le malheureux gît dans le paddock. Ils fouillent un peu et tombent sur une valise pleine à ras bord de fric.

Ils décident donc de ne pas en parler à la police et de garder le pognon. Ils se débarassent du cadavre en forêt.

Ressenti :

C'est le premier film de Danny Boyle et franchement qu'est-ce qu'il est chouette. Pourtant esthétiquement c'est pas super charmeur avec une image assez froide, un décor plutôt lambda mais l'histoire et les acteurs sont vraiment cools.

Après m'être regardé The Last Supper hier, et bha ça rassure pas quant aux colocations.

J'aime bien les évolutions différentes des personnages. Entre les revirements, les retours de karma, les opportunités immanquables, les traumatismes… Ils connaissent tous les trois de grands changements.

Gros spoil J'aime beaucoup comment tous les personnages se révèlent à la fin. *Christopher Eccleston* n'est au final pas si tordu que ça, il souhaite se barrer avec le pognon sans violence mais ça part en couille.

Kerry Fox est vachement opportuniste, prête à changer de camp pour avoir le pognon tout en ayant un plan pour disparaitre avec la totalité quand elle en a l'occase.

Au final, le plus sympa du lot est quand même Ewan McGregor, il commençait à éprouver des remords. Je pense que l'élément déclencheur est en partie le retour de bâton concernant son comportement de merde vis-à-vis de Cameron (le prétendant rouquin). Il s'est même accusé de la fourberie de Kerry Fox pour la sauver en sachant pertinement qu'il était en possession du pognon.Ça aurait été tout bénef pour lui.

Mais au final c'est elle qui aura été la plus gourmande à la fin.

La toute fin est toutefois surprenante. Ewan McGregor est au sol avec son couteau dans l'épaule et les flics et compagnie… bha ne tente pas de le sauver plus que ça. C'est tellement bizarre qu'ils ont rajouté la voix du personnage pour montrer qu'il est bien vivant puisque ce n'était pas si flagrant.

Le scénario est vraiment très cool et l'écriture des personnages sublime le tout. Techniquement le film est par contre assez moche, c'est du petit budget mais ça a quand même son petit charme.

C'est la première apparition de Ewan McGregor et le premier film de Danny Boyle. C'est également le premier film pour John Hodge. Comme quoi, on peut débuter et faire un excellent film du premier coup et sans un kopek !

The Last Supper

Histoire :

Un groupe d'étudiants a l'habitude d'inviter un ami chaque dimanche lors d'un repas pour passer une bonne soirée dans leur coloc. Un soir, un des colocs tombe en panne et parvient à se faire ramener à la maison par un inconnu qu'ils invitent à dîner.

Ils se rendent très vite compte que leur invité est à l'opposé complet de leurs croyances politiques. Ce dernier est un ancien militaire désormais camioneur avec des idées très très à droite.

La discussion s'envenime et leur invité commence à menacer d'un couteau l'un des étudiants juif. Au final, ce dernier le tue d'un coup de couteau dans le dos. Ils décident de ne pas rapporter leur crime à la police malgré la plausible légitime défense.

Cela leur donnera l'idée de transformer leurs dîners en petit tribunal où ils s'octroient le droit de vie ou de mort sur leurs invités.

Ressenti :

C'est vraiment un chouette petit film avec une histoire cool, un casting pas si pourri malgré son budget rikiki.

Je l'avais vu une fois il y a fort longtemps et ne m'en rappelais plus. Cependant à peine j'ai vu le plan de tomate au début du film ça m'a rappelé l'histoire du film sans savoir que c'était ce que j'étais en train de regarder :-)

C'est donc un film avec un humour assez noir. Les personnages sont assez caricaturaux au point où l'on a l'impression de voir des discussions ultra tranchées que l'on ne retrouve habituellement que sur Internet. Sauf que ce film date d'avant la démocratisation d'Internet mine de rien.

On y retrouve pas mal de sujets de discussions limites trollesques assez usuels maintenant. L'antisémitisme, le nationalisme, l'homophobie, la masculinité oppressive, le puritanisme…

Tout ça m'a donné envie de revoir Shallow Grave.

Under The Shadow

Histoire :

Durant les années 80, à Téhéran, alors que la guerre se rapproche inexorablement de la ville, une mère se voit refuser de reprendre ses études universitaires sous prétexte qu'elle a pris part à l'émancipation des femmes quelques années auparavant. Son mari médecin doit aller proche du front pour soutenir l'effort.

La mère se retrouve seule avec sa fille et tous ses voisins qui fuient progressivement la ville pour se réfugier. Son mari souhaite qu'elle parte mais elle s'obstine à rester à la maison.

Un jour, un missile tombe sur leur immeuble à l'étage supérieur. À partir de ce moment, d'étranges phénomènes commencent à apparaitrent.

Ressenti :

Un film qui se déroule en Iran c'est déjà super rare. En plus c'est un film d'horreur se déroulant pendant la guerre mais qui … ne tourne pas autour de la guerre. C'est assez étrange mais au final vraiment cool.

J'ai beaucoup aimé le dépaysement culturel. Les contrastent entre la mère chez elle, libérée, moderne et malheureuse quand elle est dehors à subir l'oppression religieuse masculiniste. Mais cet aspect assez critique n'est toujours pas le thême principal du film. Et c'est ça qui est fort.

C'est que malgré un enrobage de film d'horreur teinté de surnaturel, il se permet d'aborder des sujets bien plus réalistes qui ajoutent une sacrément bonne saveur au film.

Le vrai sujet du film c'est … une histoire surnaturelle d'esprit. Avec une ptite fille qui voit des gens/des objets qui disparaissent/des apparitions. Et c'est vraiment bien foutu.

C'est aromatisé au folklore local du coup ça nous change des poncifs usuels.

Voilà, je le recommande chaudement pour du frisson du moyen-orient.

The Descent

Histoire :

Six femmes vont se faire une virée dans l'arrière-pays dans le but d'aller faire de la spéléologie tranquillou. La tribue est motivée et prête à explorer une cave réputée comme assez simple.

La première descente est un enchantement avec ses mousses, ses jolies pierres, sa flotte omniprésente. Mais c'est sans compter l'esprit d'aventure un peu trop poussé de la leader qui a finalement choisi une autre grotte encore inconnue.

La virée tourne très vite au cauchemard à la suite d'un éboulement dans une ptite galerie. La sortie va être compliquée.

Ressenti :

Arggggg Le début du film ça commence par un accident de bagnole qui n'apporte au final pas grand-chose au film. Certe ça explique un peu la psyché de quelques-unes mais ça n'a pas un grand intéret dans le grand schéma de l'histoire.

L'ambiance redevient plus légère après l'ellipse et du coup le départ en vadrouille. Ça rigole/picole/s'amuse on respire un grand coup de cette bonne humeur générale avant que tout s'engouffre. Et là le film est sacrément réussi.

J'ai pas le sentiement d'être claustrophobe dans la vie de tout les jours mais là, de les voir ramper à moitié dans la flotte… Oufff c'était le malaise total pour moi. C'est étouffant. Le réalisateur a très bien réussi son coup.

Et c'est à ce moment-là que ça va partir en couille. Du coup ça m'a sacrément mis la pression ce démarrage oppressant.

Le film se transforme alors en film de survie où elles vont devoir se démerder pour revenir en surface. Ça redevient beaucoup plus supportable pour moi. Plus trop de galerie trop étroite. Du coup la pression retombe et cette troisième partie de film devient super intéressante.

spoils

Par-contre, là on arrive à une quatrième partie où on se rend compte que la caverne est habitée par des humanoïdes ayant évolués pour vivre dans le noir total. Et là c'est assez étrange parcequ'effectivement ils sont tout blanchâtre, aveugle, soit-disant une ouïe et un odorat surdéveloppés. Pourquoi pas, mais on comprend vite, qu'ils vont en surface pour chasser des bestiaux. Dans ce cas pourquoi sont-ils comme ça ? Mouai.

Et puis leur sens surdéveloppés, c'est du pipeau total. Les bestiaux à plusieurs reprises se trouvent à quelques centimètres des meufs sans les sentir ni les entendre ? Mouai mouai mouai. J'ai un peu de mal à accrocher à ça malheureusement. Ça m'a un peu sorti du bousin. Tu as rompu le contrat film.

Bref, je suis un poil déçu de ses créatures mais ça reste quand même sympa à regarder. Le film aurait pu s'en passer mais c'est pas non plus pourri. Ça nécessiterait juste quelques ptits ajustements.

La fin est par contre pas mal surprenante. Et d'ailleurs j'ai vu que la fin usienne est différente : En gros à la toute fin il n'en reste plus qu'une, elle tombe dans un trou, se relève, parvient à trouver la sortie et s'échappe. Elle retrouve la voiture. Puis elle se tourne et revoit son amie morte dans la voiture et là pouf elle se réveille. En fait en tombant elle s'est foutue dans les vapes et rêvait. Finalement, elle reste perdue dans sa grotte et hallucine avec sa gamine.

La version usienne est identique à ceci près que … bha elle ne se réveille pas une deuxième fois, elle est réellement parvenue à s'enfuire de son trou. Cette fin est bien moins surprenante mais le marché US n'est pas paré pour supporter ça.

C'est franchement un très chouette film même si certains détails m'ont heurtés. Visuellement c'est très sombre ce qui rend pas mal du tout.

C'est poisseux, dégueulasse et oppressant à souhait.

Le film a plutôt bien marché surtout dans le monde de l'horreur où il est très apprécié. C'est pas mal du tout d'avoir un casting entièrement féminin et qui sort des clichés usuels.

Desierto

Histoire :

Un camion de méxicain tombe en panne alors qu'il tentait de passer la frontière en plein milieu du désert. Les migrants sont comdamnés à finir à pied avec leur passeur.

Une fois la frontière passée, le groupe se retrouve face à un ricain seul dans son pickup décidé à défendre sa frontière. Il commence à tirer sur le groupe.

Ressenti :

J'aime beaucoup ce film. Il est concis, court, efficace, condensé. C'est joli, cruel, impitoyable, direct.

Il y a peu de dialogue et ça n'en nécessite pas, on découvre les quelques personnages à travers seulement quelques bribes de dialogues mais surtout en fonction de leurs actes.

C'est réalisé par le fils d'Alfonso Cuaron (qui a fait Children of Men que j'adore). C'est un cast quasi exclusivement hispanophone. D'ailleurs la VO est en espagnol avec juste l'antagoniste d'usien.

Le désert est vraiment magnifique. J'adorrerai m'y promener (mais pas dans les mêmes conditions).

spoil

Quand un film torture/tue un animal ça me révulse mais là ce putain de clebs est tellement une terreur que pour une fois ça me soulage presque. Ce saligot est impitoyable à courir constamment et à bouffer ses proies sans relâche.

Un ptit truc qui me titille : pourquoi à la fin au lieu de se jeter avec Sam dans le vide, Moises ne lui fait pas juste un coup de pied ou bien juste un gros choc histoire de le faire tomber sans se foutre en danger ? Bon ça lui a réussi mais c'était clairement pas gagné.

Globalement les persos font pas de trucs trop cons alors que dans les films c'est souvent le cas… Là, ça tente pas de jouer les héros inutilement quand tout est foutu. Bon l'antagoniste ne rate ses tirs que quand il faut mais sinon il n'y a pas grand-chose pour rompre la suspension de l'incrédulité.

Je suis assez étonné que ce film n'ait pas plus de succès. Il est honnête et sans prétention. Les acteurs sont convaincants, les décors magnifiques, l'histoire simple mais prenante.

La Haine

Histoire :

Lors d'émeutes violentes en banlieu, un habitant de cité se retrouve à l'hopital gravement amoché par les flics. Vinz est particulièrement remonté et souhaiterait venger son ami en dégommant un flic.

Son pote Hubert ne parvient que très difficilement à le tempérer tandis que Saïd se retrouve entre les deux. On passe une journée en leur compagnie dans leur cité.

Ressenti :

C'est un film culte que je n'avais jamais vu encore. Je dois avouer que je ne suis pas spécialement versé dans les drames, dans les problèmatiques des cités de banlieu du coup… bha j'ai jamais vraiment tenté de le voir.

Mais pourtant le film est vraiment cool. Les personnages ne sont pas si caricaturaux et ça me semble assez réaliste de l'ambiance de cité.

Hubert est le seul du trio à gagner ma sympathie, Vinz est bien trop aggressif et impulsif et Saïd est vraiment relou malgré son revirement progressif vers la fin.

Le film est vraiment anxiogène malgré ses pointes d'humour parsemées de-ci de-là. On se doute que ça ne peut que mal se finir. C'est étouffant et ce noir et blanc crasseux n'aide vraiment.

léger spoil

J'ai quand même gagné de l'affection pour les personnages qui semblaient finalement plus sympathiques qu'ils n'en avaiennt l'air.

Puis, une fois à Paris, ils se rendent dans une gallerie d'art et là ils deviennent pas mal détestables d'un coup d'un seul. À croire qu'il fallait forcément les rabaisser à leur faire faire une connerie.

C'est assez triste de constater que le sujet de la violence policière était déjà largement abordé dès 1995 avec ce film mais qu'en étant cantonné aux cités … bha ça ne choquait pas plus que cela. Il faut attendre les mouvements des ZAD mais surtout des gilets jaunes pour que ce sujet soit légèrement abordé par les médias.

Voilà, c'est un film court et cool à voir.

The Haunting

Histoire :

Une étude scientifique sur des insomniaques recherche des cobayes pour passer quelques-temps dans un manoir. Trois personnes s'y présentent et découvrent une bâtisse aux proportions extraordinaires et à la décoration aussi splendide que flippante.

Il s'avère que l'objet de la recherche n'est pas l'insomnie mais la réaction des participants à la peur. Ça va vite tourner en cauchemar pour nos participants.

Ressenti :

Je n'avais pas revu ce film depuis sa diffusion à l'époque et depuis on a eu le droit à l'excellente série The Haunting of Hill House qui est une adaptation de la même histoire. Et la comparaison fait du mal au film.

Ce n'est pas strictement le même médium certe mais on a pas exactement le même genre d'horreur. Ici c'est bien plus léger et superficiel et surtout ça a un recours excessif aux effets spéciaux numériques.

C'est dommage parceque j'ai quand même pas mal apprécié la grande majorité du film mais le final est particulièrement décevant. Il y a de bonnes idées et d'autres moins pertinentes on va dire. La baraque hantée c'est un concept qui me plaît toujours et du coup je suis pas trop difficile.

J'ai l'impression que pas mal de pans du film sont passés à la trappe. On nous montre une pièce particulièrement intrigante avec tout un tas de miroir et tout mais non ce n'est pas exploité (pas un fusil). On nous montre une pièce secrète contenant tout un tas de bouquin et visiblement connue de personne et non ce n'est pas exploité non plus (toujours pas de fusil). On nous fait partir deux assistants du docteur en début de film pour … ne pas les faire revenir et … bha ils reviennent pas et n'ont donc servi à rien non plus (toujours pas de fusil). Bref, ça a mis en place des trucs pour tout désamorcer un peu trop facilement.

La série s'éloigne un peu de l'histoire du film et tant mieux. Préferrez largement la série au film, c'est d'un tout autre acabit.

Récap 26 : Septembre 2021

Bonjour, ça va vous ? Ouai je suis très à la bourre. J'ai l'impression de me noyer dans un verre d'eau en ce moment.

J'ai l'impression de pas avoir de temps libre malgré … bha toute la procrastination et tout. Faudrait que je ralentisse un peu les jeux vidéo probablement et que je me consacre plus au blog.

(ouai c'est la même intro que le mois précédent mais c'est toujours d'actualité)

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 0 commentaire, 5 visionnages, 483365 requêtes, 42437 visiteurs uniques pour 5.85 Go de trafic.

Films

Disette ce mois-ci

Jeux

Control

Un jeu de Remedy sorti il y a deux ans. C'est un TPS (pas mon fort du tout) à forte ambiance.

On joue Jesse Faden (interprêtée par Courtney Hope (parceque oui à ce niveau c'est vraiment du jeu d'acteur, mais je reviens plus tard sur ça.)) qui vient inspecter un étrange bâtiment appartenant au FBC : le Bureau fédéral de Control.

À première vue c'est presque désert jusqu'à ce que l'on se rende compte de l'aspect assez surnaturel du lieu. La géométrie est pour le moins surprenante voire changeante. L'ambiance commence à se faire ressentir. L'architecture assez brutaliste/monumentale commence à laisser transpirer une atmosphère inquiétante J'ai vraiment adoré cet aspect du jeu.

Sans blague, l'allure des lieux que l'on visite m'a particulièrement touché. Et en plus techniquement le jeu est vraiment très très beau. Les éclairages sont particulièrement réussi c'est somptueux.

Les jeux de lumières sont impressionnants. Bien que le jeu ne soit pas raytracé on approche quand même beaucoup d'un tel rendu. J'imagine que le nombre de bidouillages qu'ils ont utilisé pour berner le cerveau des joueurs doit être considérable. On aura ptet finalement pas besoin de vrai raytracing à force…

Le rendu des personnages est suffisamment réussi pour que l'on tombe dans l'uncanny valley. Les textures de peau, des yeux et tout, c'est pas mal bluffant, les animations qui vont avec sont fines (surtout pour l'héroïne) mais il y a du coup un je ne sais quoi qui fait que ça saute aux yeux que ce n'est pas réel. Ptet une certaine rigidité ? Les subtils plissements de peau qui ne sont pas là ? Bref, je ne sais pas ce qui manque pour que l'illusion soit parfaite.

L'histoire joue à fond la carte du surnaturel. Le jeu lorgne vachement du côté de la fondation SCP au point où tout un pan du jeu se situe dans une zone d'archivage et de protection d'objets aux pouvoirs étranges. Une grande partie du jeu tourne autour de ces objets et votre personnage gagnera des facultés extraordinaire comme le moyen de planer, faire un peu de télékynésie…

Il y a même un bout de cross-over avec l'un de leur précédent jeu : Alan Wake et c'est vrai que le marriage passe plutôt bien !

Niveau gameplay on est donc face à un metroidvania-lite en TPS. On gagne de nouvelles facultés au court de l'aventure nous permettant d'atteindre de nouvelles zones. On explore donc la map tout en dézinguant le personnel corrompu par le Hiss. Et à mon goût c'est là où le bas blesse.

J'ai trouvé la baston assez … inintéressante. Les combats sont ultra simples, il suffit de ramasser des objets et de les envoyer à la gueule des ennemis. En boucle. Juste en se protégeant quand la mana est faible le temps que ça remonte.

C'est vraiment trop simple. Et bon autant c'est assez jouissif au début d'éclater un extincteur à la gueule d'un malheureux garde de sécurité. Autant au bout de 10h à faire ça, bha … voilà. Le jeu est un peu trop simple et ne nous pousse pas à varier les plaisirs.

Je n'ai pas utilisé le bouclier une seule fois dans toute ma partie (sauf lors du tuto). Le corp-à-corp non plus. La possession… un peu mais ça reste pas spécialement indispensable.

Un peu comme dans Doom, les ennemis crève en répandant des trucs qui remontent la vie. Du coup il suffit de déglinguer les pauvres gonzes suffisamment vite pour ne pas être inquiété. Même les combats de boss n'apportent aucune variation. Il suffira encore de leur envoyer chiotte/distributeur/chaise/bloc de béton à la tronche à bon rythme pour venir à bout d'eux. Et ce même jusqu'à la toute fin du jeu.

Voilà, le gameplay de baston est pas ouf. En plus j'aime pas vraiment les TPS, c'est assez dur de viser mais bon je m'en sort suffisamment pour aller au bout. Et malheureusement, quand on ré-explore une zone déjà connue, les ennemis respawn encore du coup … bha on doit subir encore ces combats nazes.

Il y a un ptit système de loots où l'on passe sa vie à devoir vendre les mods qu'on ramasse vu qu'on ne peut en posséder que 24. Même ça, c'est plus chiant qu'autre chose, au final j'ai choisi mes trois mods qui me plaisait et tout le reste j'ai vendu, vendu, vendu, vendu…

Niveau arme, on a un flingue magique qui change d'apparence en fonction de son mode de fonctionnement. En gros c'est un flingue de base, qui se transforme en fusil à pompe, en sniper, lance-grenade… Sauf qu'on ne peut avoir que deux modes différents à la fois. Pour changer il faut retourner dans le menu. Une contrainte arbitraire nulle. D'ailleurs je ne me suis servi quasi exclusivement que du fusil à pompe. Les explosifs te pètent un peu trop à la gueule, la mitraille se vide en deux secondes en faisant très peu de dégat, le flingue de base est trop de base, le sniper prend une plombe pour tirer pour des ennemis qui virevoltent dans tous les sens…

Niveau déplacement c'est pas mal du tout. On a un dash qu'on peut pas mal spammer et on peut s'envoler à une dizaine de mètre de haut pour planer quelques secondes avant de redescendre en douceur. Ça donne pas de moyen pour explorer des zones à priori innacessibles. D'ailleurs pas mal de zones secrètes se trouvent là où l'on regarde pas trop (en haut).

Les combats m'ont gonflés mais fort heureusement l'aspect exploration m'a complètement maintenu dans le truc.

Musique

Archspire a sorti un troisième clip de leur futur album ! Et là ils ont pas déconné, c'est un VRAI clip. Avec acteurs/décors/scénar ! Mais surtout … des effets spéciaux.

Et … bha ils se sont fait vraiment très plaisir niveau effets spéciaux.

Drone Corpse Aviator

Le morceau décape bien. Pfiouuu cet album va passer en boucle pendant un moment.

Le drama Tipee 2021 : plateforme neutre ?

La semaine dernière l'émission Complément d'Enquête sur la téloche a diffusé une interview du patron de Tipee (Michael Goldman). Le sujet est de l'émission concerne les Fake News et le pognon qui gravite autour. Tipee est une plateforme de financement participative où tout un chacun peut créer une page pour demander de l'argent de façon récurrente aux utilisateurs.

Les propos qui font réagir sont les suivants :

"C'est parce que ce monsieur, qui n'a pas été condamné a priori, est sur le site que je peux dire à tous les autres : «Sachez que si vous êtes sur Tipeee et que vous n'avez pas été condamné par la justice, vous pourrez venir ici tranquillement, on ne vous foutra jamais dehors»"

-- Michael Goldman

Son associé ajoute

"Mon rôle, c'est d'accompagner toutes les paroles, pour qu'elles aient les moyens de débattre entre elles."

-- Jonas Mary

Et enfin ça se termine par un :

"J'assume tout ce qu'il y a sur le site, du plus antisémite au moins antisémite, du plus complotiste au moins complotiste"

-- Michael Goldman

Et ces propos sont en train de provoquer un raz de marée. Pourtant… ils me semblent absolument normaux et surtout logiques.

Par contre la formulation “J'assume tout ce qu'il y a sur le site…” me pose souci. J'aurai préferré qu'ils se retranchent uniquement derrière un “Je ne suis pas à même de refuser du contenu mais je souhaiterai que la justice soit moins tolèrante et plus réactive.”. Ça me semblerait un message plus clair.

Neutralité de la plateforme

La plateforme a décidé d'être neutre et de ne pas filtrer ce qu'elle accepte ou non. Du coup elle s'appuie sur les décisions de justice pour refuser/virer une personne.

Tant que la justice ne statue pas de la légalité d'un contenu d'un utilisateur, la plateforme ne prend pas d'initiative. Et je trouve que c'est un comportement plutôt sain.

Ils n'ont pas vocation à être un réseau social mais ils s'apparentent plus à un employeur. Et bon, un employeur qui choisit de ne pas embaucher (ou rémunérer différemment) certaines personnes selon des critères autre que techniques on apelle ça de la discrimination (racisme, sexisme, … j'en passe et des meilleurs) et là c'est bien moins vu.

Sur quel critère la plateforme devrait accepter/refuser un utilisateur ? Quand est-ce qu'un créateur de contenu devient conspirationniste ? Savoir tracer une ligne est un exercice au combien difficile qui prend parfois des années à la justice.

Les créateurs de contenus sur Youtube se plaignent de la censure exercée par Youtube, certains semblent prêt à subir en plus une (auto-)censure par Tipee ?!

Comme d'habitude il y a des cas extrèmes où forcément certains créateurs font leur business sur la fake news ou l'antisémitisme comme il est question dans l'interview, mais c'est à la justice de juger. C'est à la justice d'interdire ou non un créateur de contenu de diffuser ses propos.

Accepter la censure arbitraire d'une plateforme c'est devoir appliquer la politique et les choix moraux du patron de plateforme et de ses décideurs. Ça peut vite devenir problématique quand on se rend compte que certains choix fait par cette plateforme ne sont plus vraiment alignés avec ses propres convictions comme ça pouvait l'être à un moment.

Liberté d'expression : EU vs USA

C'est encore une fois un souci récurrent quand on parle de Liberté d'Expression. Il y a deux visions différentes qui s'affrontent :

  • “Absolument tout est permis” dans la vision USA.
  • “Il y a certaines limites à ne pas franchir” dans la vision Européenne.

Ce débat se rencontre régulièrement sur Internet où l'on cohabite souvent avec les citoyens du net provenant d'autres contrées. Est-ce que derrière la liberté d'expression je devrais être à même de faire l'apologie de certaines idéologies ? Et bien, j'ai beau avoir une culture énormément influencée par les USA je préfère largement notre vision européenne où certains messages n'ont pas à être proférés.

L'exode de Tipee

Bon du coup quelques créateurs de contenus se sont barrés de la plateforme, d'autres y restent parceque se priver d'une partie de leurs revenus c'est compliqué tout en poussant les gens à utiliser d'autres plateformes.

Bon ça part chez Patreon qui est une boîte usienne qui tente d'avoir une modération assez forte en bannissant les idées trop à droite et ce qui s'en rapproche. D'autres partent en favorisant Utip des ptits français spécialisés dans les contenus de vidéastes.

À voir ce qu'il se passera dans le temps.

Que cherchent ces utilisateurs mécontents ? Une plateforme qui pratique la censure sur les sujets qui les révulsent eux ? Il va falloir autant de plateforme que d'utilisateurs… Chacun a ses sensibilités.

Paris, Texas

Histoire :

Un homme est retrouvé errant dans le désert. Il semble muet mais son portefeuille contient un numéro qui une fois appelé s'avère être le frangin.

L'homme avait disparu depuis quatre ans et semble complètement déboussolé, tout étrange. Le frangin va pour la ramener chez lui où réside le gamin abandonné.

Ressenti :

La première partie du film est vraiment lente et déroutante. Le personnage ne parle pas et est particulièrement chiant, du coup c'est vraiment laborieux. L'histoire ne progresse que très peu mais il y a du coup du mystère.

Pourquoi le personnage est là ? Que lui est-il arrivé ? A-t-il été kidnappé ? A-t-il tué sa femme ?

La première demi-heure il ne décroche pas un mot. J'ai eu peur que le personnage ne progresse pas de tout le film et ça aurait été un calvaire. Mais par chance il se déride et commence enfin à parler un peu mais sans rien révéler pour autant.

Et en fait le thême change petit à petit pour finir en apothéose. Finalement le film est vraiment très cool. Avec un rythme bien à lui mais c'est ce qui fait son charme et sa singularité.

Ça donne un peu l'impression d'un réalisateur qui n'a pas envie de raconter une histoire mais juste transmettre un mix d'émotions. C'est un peu planant.

La première moitié du film n'aurait pas été aussi dérangeante, je l'aurai très probablement classé dans les films vraiment excellent. Je comprends tout à fait son classement et sa popularité. C'est une bonne découverte.

PS : c'est marrant je ne trouvais pas trop avec quel film j'aurai pu le comparer et là, hugo m'a proposé de lui-même Lost in Translation et bha c'est plutôt cohérent. Il y a cette petite atmosphère de personnage déconnecté de ce qui leur arrive assez similaire dans les deux films.

3 Idiots

Histoire :

Trois indiens se retrouvent pour un rendez-vous dans leur ancienne université pour honorer un pari. Il manque cependant Rancho qu'ils iront retrouver.

Flashback !

Trois étudiants arrivent dans une école prestigieuse d'Inde pour devenir ingénieur. Ils deviendront amis avec Rancho qui sera un véritable sage dispensant sa sagesse autour de lui.

Ressenti :

Je ne vous cache pas que je ne connaissais absolument pas ce film et que je l'ai trouvé via le TOP 250 IMDB. Du coup, je me suis dit pourquoi pas.

Et … bha je trouve le film vraiment surestimé. Bon, je suis vraiment pas réceptif au Bollywood avec ses chansons, ses danses et compagnie du coup ça partait mal. Mais par chance le film est assez soft niveau chansonnette… doit y en avoir 3 ou 4 sur les trois heures que dure le film.

Par contre j'ai trouvé l'histoire sacrément niaise. On croirait vraiment un film à diffuser pour les jeunes enfants pour apprendre quelques belles leçons de vie. Et le pire c'est que les reviews des spectateurs semblent adorer. “Une grande leçon de vie” … heu … sérieusement ?! La plupart du temps ça dit en gros qu'il ne faut pas viser à être un connard et être le plus compétitif pour arriver à quelque chose dans la vie. No shit Sherlock

Bon, alors c'est long, l'histoire est un peu amusante mais sans plus, le message est niais et par-dessus faut rajouter un surjeu assez lourdingue. Rhaaa sérieux, le directeur est ultra caricatural avec ses mimiques et c'est pas les étudiants qui vont contre-balancer le truc.

En plus, on se tape une amourette par-dessus…

Je suis étonné que Disney n'ait pas tenté un remake. C'est pile leur créneau pourtant.

C'est apparemment le film indien ayant explosé tous les records niveau revenus. Bref, c'est pas pour moi.

J'ai eu du mal à pas abandonner en cours de route. Comment ça se fait que le film soit aussi bien noté ?! 82ème place des meilleurs films de tous les temps… Et bhé.

C'est décevant, j'aurais vraiment aimé aimer un film indien mais ça sera pas là.

Chaos Walking

Histoire :

Un vaisseau humain se crashe sur une planète à peine colonisée par les humains. La seule survivante découvre qu'il n'y a plus que des hommes dans le village où elle est tombée.

Les pensées des gens s'entendent et également se voient. Par contre, notre survivante ne semble pas affectée par cet étrange phénomène.

Ressenti :

J'ai adoré le concept. Les pensées matérialisées et entendues de tout un chacun est vraiment une super idée.

Globalement le film est sympa même si le dénouement est quelque peu décevant. C'est assez dommage parcequ'avec une telle idée il pourrait y avoir plein de trucs à exploiter.

C'est de la science-fiction sympatoche avec de la survie, pas grand-chose de trop surprenant (les environnements sont très terrestres) avec des colons qui s'organisent pour subsister.

C'est pas mal mais au final assez insipide. Ça va s'oublier très vite.

C'est tiré d'une série de bouquins. Ptet qu'il y aura des suites qui pourraient relever le niveau. L'histoire est assez prévisible et sans grand intéret mais ça pourrait être un tremplin pour de prochains films poussant à fond le concept.

Visiblement le film a eu une production très douloureuse qui a nécessité pas mal de reshoots pour arriver à ce qu'on a. Et il a des avis assez moyens globalement même si je pense que le film est pas si horrible que décrit. Ça reste quand même sympa à regarder. C'est juste que les spécificités du film n'ont au final quasi aucun impact sur le déroulé de l'histoire.

Voilà, ça se voit mais ça s'oublie vite.

Lethal Weapon 1,2,3,4

Histoire :

Un flic assez vieille école se retrouve à devoir faire équipe avec un policier plus jeune aux méthodes assez radicale et fofolle.

Différentes enquêtes sur les quatre films.

Ressenti :

C'est pas mal mais c'est pas ouf non plus.

Le duo fonctionne assez bien mais par contre l'ajout de Joe Pesci est de trop. Son personnage est bien trop relou pour être agréable.

Les scènes d'action ont assez mal vieilli par rapport à ce qu'on est habitué à voir maintenant. Cela-dit ce sont de vraies scènes d'actions avec des effets pratiques uniquement. Donc de vraies explosions, des bagnoles qui se fracassent, des panpans boom dans tous les sens et des hélicoptères…

Tiens d'ailleurs c'est quoi le délire de Richard Donner (le réalisateur des quatre films) ? Il te fout des hélicoptères partout. Il a un cousin dans le business ou quoi ? Chaque film a le droit à l'intervention d'hélico.

C'est un peu son deux ex machina à lui. Une scène un peu trop calme, paf on fait venir deux hélicos qui vont canarder la baraque d'un héro. Un personnage qui s'apprête à faire une grande révélation, paf un hélico qui apparait par la fenêtre avec un sniper qui tue la pipelette. Une course poursuite qui s'éternise, devinez quoi ? Un hélico !

Bon j'ai eu ma dose d'hélico pour six mois au moins. C'est pire que la Carte au trésor !

Un côté sympa de la série de film c'est que le cast est consistant. Et du coup on suit un peu la ptite famille des protagonistes. C'est pas ouf mais c'est très honnête. On retrouve la baraque qui se fait massacrer, la voiture qui change parceque … bha elle aussi se fait massacrer. Les gamins grandissent, les personnages vieillissent.

Et c'est assez marrant de voir que les films ont traversé les années 90 avec des looks bien typés années 80 dans le premier. Pour finir sur du look plus tolérable des années 2000.

Bon je fais pas un post par film parceque je les ai matté tous d'affilée et que bon, rien de bien spécifique à raconter sur chacun.

Visiblement un cinquième épisode était sur les rails avec le cast d'origine mais force est de constater que … bha le réalisateur est mort cet été et les acteurs ont pris vingt-cinq ans dans la gueule… Le pauvre Danny Glover doit plus vraiment être en état de faire grand-chose et Mel Gibson aura du mal à être crédible en déglingo de la gachette toujours prêt pour la castagne avec ses 65 ans. D'ailleurs même Rianne qui joue la gamine … bha … l'actrice a 60 ans.

Heat

Histoire :

Des braqueurs font un coup. Ils partent avec le pactole malgré quelques débordements ayant causé la mort de trois convoyeurs de fonds.

Les braqueurs s'attèlent pour leur prochain coup.

Ressenti :

Le casting est de toute beauté. On a un De Niro au top, un Val Kilmer au top, un Al Pacino au top et même dans les seconds couteaux on retrouve tout le beau monde avec notamment William Fichtner mais aussi Danny Trejo (qui joue… Trejo, quelle originalité) une jeune Natalie Portman

Et puis cette énergie, cette tension, ces moments d'entre deux où l'on voit l'autre facette de tout ce petit monde. La ptite vie de famille plus ou moins misérable selon le côté tranche radicalement avec ce qu'on s'attend d'un tel film. Les scènes d'actions sont tout bonnement haletantes.

On sent que ce film a inspiré tout un tas de monde et notamment les devs pour faire les jeux Payday. La musique caractéristique, les courses dans la ville, le chaos ambiant c'est implacable. Impossible de rester de marbre.

On s'attache à cette équipe de gangster (forcément avec De Niro…) alors que le flic est détestable à souhait. On parvient à oublier les victimes que font nos malfrats et on ne voit plus que leurs bonnes manières alors que ce Al Pacino semble vraiment invivable en négligeant sa vie de famille au profit de son boulot.

spoils

La scène de confrontation entre les deux protagonistes autour d'un café est si classe. Les voir tous les deux papoter, à deux doigts de se lier d'amitié grâce à tous leurs points communs alors qu'ils sont ennemis de facto est si bien trouvé.

Et puis le côté psychopathe enragé du flic qui contraste avec le calme et l'assurance folle du gangster fait toujours son ptit effet. Et c'est à ce moment-là qu'on réalise qu'en fait le flic est foufou mais par vengeance pour toutes les victimes qu'il ne peut sauver. De Niro perd aussi de sa superbe quand il annonce qu'il est prêt à quitter la femme de sa vie s'il le doit pour éviter la prison. L'image des deux personnages est d'un coup chamboulée.


À chaque fois, je suis content de voir que Val Kilmer n'est au final pas trahit par sa femme alors que leur relation bat sacrément de l'aile.

Super film d'action mais qui ne peut justement pas être résumé qu'à cela. Une grande partie du charme du film vient de toutes les autres scènes de la vie banale qui est atypique pour ce genre de film. Ça donne une toute autre envergure aux personnages qui ne sont plus de simples rôles mais de vrais être avec toute une histoire et une vie. Bref tout un background.

Super film !

Récap 25 : Aout 2021

Bonjour, ça va vous ? Ouai je suis très à la bourre. J'ai l'impression de me noyer dans un verre d'eau en ce moment.

J'ai l'impression de pas avoir de temps libre malgré … bha toute la procrastination et tout. Faudrait que je ralentisse un peu les jeux vidéo probablement et que je me consacre plus au blog.

Blog

En bref ce mois-ci : 3 articles, 2 commentaires, 14 visionnages, 454279 requêtes, 41579 visiteurs uniques pour 7.89 Go de trafic.

Films

Je me suis laissé tenté par des films plus pourri que les mois précédents.

Séries

The Mandalorian (s1 et s2)

Bon j'aime bien Star Wars mais à petite dose. Et là… bha j'ai vraiment beaucoup aimé.

Le format déjà est finalement assez court avec des épisodes d'une grosse trentaine de minutes et seulement 8 épisodes par saison. Ensuite, pas besoin d'apprécier Star Wars au contraire même. On nous épargne tout un paquet d'aspects qui ne me plaisent moyen. En gros pas trop d'Empire, pas trop de rebels, pas de Skywalkers et pas de Jedi. Et c'est rafraîchissant.

On a le droit à tout un tas d'aliens, d'environnements et de vaisseaux qui sont typiquement Star Warsiens mais c'est justement le bon côté de la franchise pour moi. Et puis Visuellement ça a de la gueule. On sent que beaucoup d'effets visuels sont des effets pratiques. Pas mal d'aliens sont des marionnettes et ça donne un côté bien plus tangible à l'écran. C'est pas juste un basique effet numérique comme les autres.

D'ailleurs techniquement c'est bluffant. Les effets numériques sont supers biens intégrés au point où ça devient difficile de distinguer ce qui est vraiment présent à la caméra et ce qui ne l'est pas.

D'ailleurs je sais pas si vous êtes au courant mais ils utilisent une méthode de travail toute nouvelle pour ça. En gros au lieu de tout filmer sur fond vert/bleu pour incruster les acteurs dans un environnement généré numériquement, ici les acteurs jouent entourés d'écrans. Du coup ils sont eux-même en présence des décors tels qu'on les voit sur le résultat final. Le tout est généré en live ce qui permet tout un tas d'effets visuels supplémentaires (en gros des réflexions bien plus réalistes sur l'armure métallique du protagoniste).

Bref, visuellement c'est réussi, niveau musique hourra ! On échappe au sempiternel John Williams (qui me gonfle) pour des morceaux bien plus électro par moment ce qui renouvelle pas mal la franchise.

D'un point de vue histoire, c'est pas mal du tout. Ça fleure le western.

Voilà, c'est une série qui vaut le coup finalement.

Jeux

Breathedge

Je l'ai abordé dans un article. Le jeu est quelque peu surprenant à la fois vraiment très chouette puis un poil décevant. Un peu maladroit, lourdingue dans son humour mais un gameplay pas mal pourri.

Doom 2016

Je m'étais fait le jeu à sa sortie et là pour la QuakeCon ils ont organisé une ptite promo du coup j'ai craqué pour l'intégrale de Doom. Je me le suis donc refait et pfiouuu il est bon.

Sa nervosité, son ambiance, sa précision, ses mécaniques n'ont pas pris une ride. Ce jeu est sacrément fun à jouer et sa musique sublime le tout. En plus le jeu est beau et tourne sacrément bien.

Après un Doom3 qui s'éloignait de ses deux ancetres, ils ont repris un virage pour revenir dans des mécaniques au final plus proche des deux premiers opus. Le rythme est bien élevé, l'histoire plus en retrait et par contre ils ont su moderniser le tout en rendant le jeu vraiment très agréable à jouer. Les déplacements sont aux ptits oignons. Quand on enfile le clavier nos ptites bottes et notre casque vert on commence à sauter partout, à chopper à la gorge le premier imp venu, on balance une grenade on descend on remonte. Tout ça avec une fluidité parfaite. Le feeling des déplacements est nickel. Notre personnage s'accroche aux bords, il fait un double saut et tout tombe comme on s'y attend.

Ce jeu est un exemple de FPS qui réussit en grande partie grâce à sa mobilité ce qui permet au joueur d'accéder au flow en dézinguant moultes démons sur la musique énervée de Mick Gordon.

J'adore ce jeu. Même cinq ans plus tard il est top.

Doom Eternal

Le ptit dernier de la franchise. C'est une découverte pour moi.

OMG.

Ce sont des génies ! J'ai vraiment l'impression que l'équipe de dev a joué à DOOM 2016 et a vu que le jeu avait un potentiel de fun encore plus grand qu'apparent. Ils ont réussi à comprendre parfaitement leur jeu et voir dans quelle direction il fallait pousser pour parfaire une formule qui marchait déjà sacrément bien.

Le jeu a poussé tout ce qu'il fallait pour rendre le jeu plus extrème. On va encore plus vite, on est plus mobile, les ennemis sont plus variés, les niveaux mieux agencés, on a plus de scénar sans que ce soit envahissant… Le jeu semble bien plus complet et aboutit.

Les affrontements sont visuellement bourrins, auditivement on est submergés ça pète de partout, ça tremble, ça clignotte mais tout ça est au final une danse milimètré où il faut constamment réflêchir et prendre des décisions. Le jeu est intense intellectuellement. Je déconne pas, il faut constamment réagir, s'adapter en moins de deux secondes pour parvenir à se dépatouiller d'une meute de démon. Jouer bêtement vous conduira vers la défaite assurément en moins de deux.

Vous allez devoir composer dans une arène que vous allez devoir découvrir sous les tirs ennemis. Vous allez devoir prioriser vos cibles afin d'espérer en sortir vivant. Certains ennemis vous poussent à garder vos distances, d'autres ne demandent qu'à vous affronter au corps-à-corps, d'autres sont parfaits pour les affrontements en meute, bref le bestiaire a été fait par des artisans qui ont tout bien planifier. Chaque baston va devoir être planifié mais non dans le calme mais dans la furie des feux nourris.

C'est jouissif.

Les arènes sont au final assez pauvre en items. Par chance, vous avez des équipements qui vous permettront de vous en sortir. Votre fidèle tronçonneuse vous permet de récupérer des munitions mais pour cela il vous faut de l'essence (qui remonte lentement dans le temps). Besoin de vie ? Il va falloir achever vos ennemies à la main dans la brutalité caractéristique de l'épisode précédent. Besoin d'armure ? Bon bha un coup de lance-flamme avant de dégommer vos proies et pouf ils feront gicler de l'armure dans leur agonie.

Et c'est cette mécanique qui donne tout le sel à ce jeu. Vous vous retrouvez à devoir organiser votre baston pour toujours faire le plein entre vos différentes ressources. Et en plus de ça pour vous aider vous avez des grenades avec leur cooldown. Et puis aussi un bon gros coup de poing qui défouraille bien sec.

À vous de timer vos cooldowns, gérer vos munitions pour toujours avoir de quoi faire le plein.

Du génie !

Franchement ce Doom Eternal c'est le Fury Road du jeu vidéo ! Ça fait plaisir de voir qu'Id Software en tant que précurseur du genre peut encore montrer à toute l'industrie que ce sont eux les rois du FPS.

En plus le jeu est assez généreux avec maintenant un hub entre les missions. Ce dernier est rempli de trucs à débloquer via des secrets disséminés dans les niveaux de la campagne.

Le seul point noir c'est … heu … … la frustration de finir le jeu.

On débloque constamment de nouveaux trucs et quand on a tout… c'est la fin du jeu :-/

Bon, c'est normal, quand c'est si bon on est toujours triste quand ça s'arrête. Il y a quand même des DLC que je n'ai pas encore entâmé mais je vais m'y atteler très vite !

Musique

Ça y est !!! Archspire (le meilleur groupe du monde voyons !) a enfin commencé à sortir un premier single de son futur album ! Et en plus il y a un clip !

Golden Mouth of Ruin qui sera donc dans leur album Bleed the Future qui sortira fin Octobre. Je craignais un peu ce nouvel album, le précédent étant parfait j'avais de très grandes espérances et donc peur d'être déçu.

Ils ont également sorti Bleed The Future qui décape pas mal mais est un tantinnet moins bien que l'autre morceau à mon goût. Il est rapide par contre ! Puissant. Violent.

Mais ces premiers singles m'ont complètement rassuré. Rhaaa vivement la suite ! J'espère vraiment pouvoir les voir à la fin de l'année.

Mr Nobody

Histoire :

Dans un futur proche, Nemo Nobody est le dernier humain qui mourra de vieillesse. Un journaliste vient l'interviewer pour raconter un peu sa vie de 115 ans.

Le récit du vieillard est très confus au point où sa parole est mise en doute. Il semble dire qu'il a vécu plusieurs facettes de sa vie en parallèle.

Ressenti :

J'ai trouvé le film assez prétentieux et au final assez creu. J'ai été pas mal déçu.

Au début ça semble partir dans de la grosse science-fiction, puis au final ça part en flashback pour raconter la vie du protagoniste. Et bha … j'ai l'impression d'une redite de L'effet Papillon. En gros tout le film tourne autour du fait que certains choix ont des répercussions sur tout le reste de la vie (Thanks Cpt. Obvious).

Le film est très orienté sur les relations amoureuses de Jared Leto et au final on nous propose trois alternatives :

  • heureuse et pleine d'amour avec Anna
  • douloureuse et vraiment compliquée avec Elise
  • roue de secours sans passion avec Jean Et le film aurait pu tenter un retournement de situation ou autre mais non. Dès le début on le voit comme ça et … bha ça se passe comme ça, point. Pas de surprise rien. Et chacune de ces alternatives est quasiment clichés sans aucune nuance.

Bref, c'est assez décevant. C'est joliement fait notamment sur les effets spéciaux. Les transformations physiques des variations de Jared Leto sont bien foutues. Le choix des acteurs gamins/ados/adultes sont plutôt convaincantes.

Voilà, c'est une thèmatique vraiment proche de L'effet papillon que je trouve plus agréable pour sa part ; Surtout pour arriver à une conclusion identique (ou presque) (la conclusion de Wargames).

Cinema Paradiso

Histoire :

On suit le jeune Toto qui est un tout jeune italien dans un ptit bled où il est passionné par le cinéma du village. Il se lie d'amitié avec le projectionniste qui lui apprend le boulot.

Ressenti :

Il m'a fallu un peu de temps pour digérer le film. Pas parcequ'il est complexe ou autre mais juste que je ne savais pas trop quoi en penser : il est super bien noté en étant 50ème sur IMDB et bha, j'ai trouvé ça agréable sans plus. Du coup il m'a fallu un peu de temps pour prendre un chouilla de recul et laisser infuser et comprendre un peu mieux.

Et bha … ouai c'est bien mais voilà c'est pas non plus ouf. Je le trouve vraiment surévalué.

Déjà, le personnage principal n'est au final pas Toto ni même Alfredo mais bien le cinéma lui-même. Le film s'arrête sur sa destruction…

J'ai presque l'impression d'avoir regardé un film de Martin Scorcese sans le côté gangster/mafia. C'est un film qui se déroule sur plusieurs décennies, tout un tas de personnages qui gravitent autour du héros (le cinéma), de nombreuses sous-histoires sans forcément de liens entre elles… C'est assez intéressant, les acteurs sont bons, le décor d'Italie des années 50 est vraiment cool.

Techniquement c'est très sobre et ça évoque forcément pas mal le cinéma du début du vingtième siècle.

Voilà, c'est bien mais sans plus. À voir ne serait-ce qu'une fois.

D'ailleurs je ne savais pas que Philippe Noiret parlait italien.

The Green Knight

Histoire :

Un bout de légende Arthurienne. Gawain n'est pas chevalier mais est apprécié par le roi qui souhaite plus le prendre en considération.

Gawain est plaisamment étonné et se retrouve au côté du roi lors de la fête de Noêl. Soudainement un étrange chevalier vert fait irruption et propose un défi.

De tous les chevaliers présent à ce moment ce n'est finalement que Gawain qui souhaite relever le défi.

Ressenti :

J'ai beaucoup aimé.

Ce film est absolument somptueux. Visuellement ça en jette : les plans sont ultra travaillés, la composition mais surtout les lumières sont un régal pour la rétine. C'est rare des films où chaque plan mériterait de finir en fond d'écran.

Je ne connaissais pas l'histoire d'origine et du coup j'ai l'impression que c'est assez décousu. Je pense qu'il est préferrable de voir le film en connaissant mieux l'histoire relaté car j'ai l'impression que le film tente de glisser des références qui m'échappent. Je sens que le réal tente de nous montrer des détails concernant les objets et … bha … en dehors d'une certaine symbolique de ces objets j'ai du mal à voir ce qui se planque derrière.

menus spoilers

Bon, donc au début, Gawain relève facilement le défi du Chevalier Vert et donc il patiente un an avant de retourner le voir. On lui donne différents objets pour sa quête : une épée, un grelot, un bouclier, une ceinture et surtout la hache du Chevalie Vert.

Dans ses premières rencontre il tombe sur des voleurs qui lui subtilisent une partie de son matos. Il parvient à récupérer ce matos via une autre rencontre qui n'a rien à voir. Et j'ai un peu l'impression que ce n'est justifié que par un peu de magie…

Il y a un autre cas assez similaire plus loin (pour la ceinture si je me souviens bien). C'est assez dommage je trouve parceque du coup des conséquences désastreuses précédentes se trouvent au final presque annulées…

Bon ça ne ruine pas le truc non plus mais c'est un poil frustrant.

Et d'ailleurs, le coup du grelot… il l'a perdu mais au final… ça ne sert à rien ?

C'est original comme choix d'acteur d'avoir pris Dev Patel pour devenir un chevalier arthurien. D'ailleurs je n'ai absolument pas reconnu Ralph Ineson en Chevalier Vert

Le film est une production de chez A24 et comme beaucoup de leurs films… bha ça sort de l'ordinaire et c'est de très très bonne facture.

J'ai fini par me laisser bercer par le film et a accepté ce qu'il me montre. On rencontre du surnaturel par petite dose. C'est vraiment très beau. Le rythme est posé. Les acteurs sont bons. La musique est raccord. Les paysages sont top. Mais du coup même si l'histoire est assez particulière avec ses trous bha ça passe.

Le voyage est tout aussi intéressant que la destination.

Big Trouble In Little China

Histoire :

Jack Burton est un routier qui joue de l'argent avec un ami chinois et il remporte le pactol. Le chinois n'ayant pas son pognon sur lui, il le suit pour récupérer ses gains mais ils font d'abord un crochet par l'aéroport pour récupérer la fiancée de l'ami.

Malheureusement tout ne se passe pas trop comme prévu quand un gang s'empare de la fiancée. Jack Burton sympa part avec son pote Wang pour récupérer sa promise ce qui l'amènera à Chinatown de San-Francisco.

Ils se retrouvent vite dans une baston de gang où soudainement trois soldats surnaturels font irruption ainsi qu'un quatrième larron aux pouvoirs mystérieux.

Ressenti :

Rhaaa c'est dommage que je n'ai point eu la chance de découvrir ce film étant gamin j'aurai très probablement adoré. J'ai bien aimé quand même.

Le film est assez drôle, avec pas mal d'action, de l'aventure dans un environnement surprennament atypique malgré sa proximité géographique (enfin par rapport à ma culture forgée aux films usiens). Et en plus les effets spéciaux sont vraiment très cools ! Le film datant de 86 les effets numériques ne sont pas omniprésents et du coup une grande partie sont des effets pratiques. Et rhaaa ce que ça a du cachet sérieux !

Il y a des tas de décors plus ou moins grands. J'aime beaucoup la rue où se déroule le premier affrontement. D'ailleurs les acteurs s'éclatent à aller à droite puis à gauche ce qui permet de voir la taille de ce qui a été créé pour l'occasion. Dans le même genre on a le décor où se déroule l'un des affrontements final avec une grande statue et des néons. Non seulement c'est grand mais en plus ça a de la gueule !

Ces statues traditionnelles avec ces néons très Hong-Kongais ça rend vraiment bien à l'image. C'est joli et ça fait pas cheapos merdique. Il y a eu un beau budget pour ce film.

Le personnage de Jack Burton est un peu lourdeau mais sans non plus être vraiment prétentieux envers les autres. Il est par contre assez con avec les meufs (l'époque quoi…) encore qu'on a vu pire, hein. Mais même si le film le pousse comme le protagoniste principal, il est au final pas non plus le héro tout puissant. Il est constamment épaulé par les autres et ne leur subtilise pas la vedette et ça change un peu des films d'actions.

Dwayne Johnson semble chaud pour faire une suite/remake/prequel/sequel mais ça traîne depuis quelques années déjà…

Bref, c'est un film bien fun dépaysant plein d'action et vraiment bien fait.

Breathedge

Vous vous souvenez qu'il y a peu je vous racontais toute ma joie concernant le jeu Subnautica ? Dans ce post je vous décrivais le début du jeu et tout. Et bha là je ne vais pas vous faire ça du tout !

Non je vais juste vous parler de Breathedge qui est très souvent comparé à Subnautica (à juste titre).

Koikoukess

La réponse est assez complexe. Il s'agit tout d'abord d'un jeu de survie et de craft en milieu hostile : l'espace. Le jeu est cependant très axé sur sa narration et surtout son humour.

Début de l'aventure

Votre vaisseau spatial est en perdition et vous vous retrouvez seul dans un module de survie avec trois fois rien et votre poulet. Vous commencez par colmater une fuite de gaz avec un chewing-gum suite aux précieux conseils de l'intelligence artificielle de votre combinaison. Vous neutralisez un câble électrique avec … votre poulet. Voilà vous avez stabilisé la situation.

Vous pouvez profiter de votre tout petit habitacle de survie ou bien commencer à explorer les environs dans votre combinaison.

Vous allez choper un peu de métal, un peu de glace, des débris par-ci par-là. Tout cela vous le ramenez au bout de quelques secondes dans votre capsule où votre établit vous permettra de créer de nouveaux outils pour améliorer votre petit confort.

Chaque nouvelle amélioration vous permet de gagner un peu d'autonomie en oxygène ou bien vous permettant de construire des stations d'oxygène ou encore améliorer votre propulsion vous permettant d'aller plus vite vers votre destination. Tout cela vous permet d'aller explorer toujours plus loin.

L'environnement est vraiment top, ici c'est du fait main avec des décors vraiment bien foutus et ayant toujours un signe distinctif, un truc à voir. Bref, c'est une joie d'explorer tout ça. Et visuellement ça a de la gueule. On est maintenant à une époque où même un jeu indé pas trop cher parvient à proposer des graphismes vraiment superbes.

Bon c'est pas non plus le summum des techniques visuelles actuelles mais ça ne fait vraiment pas pouilleux et n'a pas à rougir face à un titre de PS4.

Bha donc c'est vraiment très cool, Non ?

Et bha en fait je suis très mitigé sur le jeu.

Le jeu est découpé en 5 ou 6 chapitres. Les trois premiers sont très similaires.

Les outils les plus chiants de la galaxie

On déambule dans une grande zone de jeu en explorant/construisant/bidouillant. J'ai beaucoup aimé mais quand même petit à petit une grosse faiblesse du jeu est devenue de moins en moins supportable. Les outils sont chiants dans ce jeu. Tout est fait pour qu'on les déteste.

  • On ne peut les fabriquer que dans notre vaisseau, on peut pas les faire à la main.
  • Ils se pètent très très vite au bout de quelques utilisations.
  • Ils prennent beaucoup de place dans l'inventaire.
  • La barre d'accès rapide n'a que 4 emplacements vous forçant à ouvrir l'inventaire pour switcher. Les trois premiers points rendent le jeu assez chiant, le quatrième étant moins problématique.

Vous êtes en exploration super loin de votre base, vous en avez chié pour arriver là en posant quelques stations de recharge d'oxygène et tout et là vous arrivez enfin dans un endroit avec des "trucs" à faire. Vous utilisez votre outil une fois deux fois et pouf il se pète. Voilà vous êtes comme un con faut se taper tout un aller/retour à la base pour en refaire un. Et ça arrive plusieurs fois jusqu'à la fin. C'est pas très gentil pour les joueurs.

Ça pourrait se compenser en construisant du rabe d'outil mais ça prend une place de fou. Votre inventaire est particulièrement petit au point qu'avoir tous les outils vous bouffe près d'un tier de votre espace de stockage. Il est du coup inenvisageable de doubler tous les outils. On pourrait se dire que l'on a pas besoin de tous les outils tout le temps (ce qui est vrai) mais c'est risqué de se rendre compte que trop tard qu'il en manque un.

L'inventaire-nain

Une grande partie du jeu consiste donc à amasser des ressources pour ensuite construire des trucs avec. Mais ça devient laborieux encore une fois à cause de cet inventaire.

Et aussi bien votre inventaire perso, que celui présent dans votre base est nain. Vous pouvez construire des valises pour stocker plus de trucs mais c'est assez contraignant. Du coup pendant une bonne partie de l'aventure j'ai juste posé en vrac tout mon bordel par terre… Pas pratique mais au final moins contraignant.

C'est d'autant plus renforcé par le fait que … le jeu est fourbe à vous proposer des objets inutiles. Sauf que ces objets sont souvent assez jolis ou un peu drôle et il m'est assez difficile de résister à l'envie de les embarquer. Mais au final j'en ai eu tellement que je crois que ce jeu m'a soigné de mon toc à ce propos.

Submergé par les dialogues

Dès que l'on arrive quelque part (enfin même un peu avant), l'IA de la combinaison nous parle. Souvent on reçoit des messages de "babe". Et c'est généralement au moment où l'on est concentré sur autre chose du coup j'ai raté beaucoup de messages.

Et pire que ça, l'IA est saôulante. Le jeu se veut humoristique. Très humoristique lolilol. Le jeu veut te faire rire wink_wink. L'IA ne peut pas s'empêcher de sortir des blagounettes mdr. LMAO qu'est-ce qu'on se marre ! Tire mon doigt !

C'EST LOURD !

Au bout de 5h de jeu tu te rends compte que l'ennemi du jeu c'est l'IA qui t'assène ses blagues incessantes. Il n'y a pas d'option dans les réglages pour la désactiver. J'ai rarement été agacé comme ça dans un jeu.

Ceux qui ont écrit les dialogues ont dû être fouetté pour sortir autant de blagues j'imagine. C'est forcé à un point rarement atteint. Autant certaines vont faire sourire mais la lassitude est telle qu'on arrive à saturation et qu'on devient hermétique à tout ça.

Et bon autant ça pourrait juste être agaçant que ça irait mais c'en est au point où ça ruine certains aspects du jeu. En théorie un jeu de survie dans l'espace ça devrait etre étouffant, stressant, oppressant, effrayant. Autant ici, l'IA fera tout son possible pour niquer le soupçon d'atmosphère planante ou flippante que le jeu tente d'insuffler par moment. Vous êtes poursuivi par un alien terrifiant mais vous avez la reine du Carambar qui désamorce tout ça.

Milieu de l'aventure

Ça va très légèrement spoiler (par l'histoire mais le gameplay). Bon, vous avez baigné une dizaine d'heures dans cette survie précaire. Vous avez même commencé à vous faire votre ptite station spatiale.

Vous nagez désormais dans une zone plus grande mais vous avez même un véhicule vous permettant de vous balader bien plus loin donc ça s'équilibre. C'est globalement bien foutu. Vous avez bien plus de crafts, quelques énigmes (heuu faut le dire vite, hein) le jeu s'en sort vraiment bien.

Le jeu est toujours très cool, malgré son IA. Les nouvelles zones sont vraiment originales avec des graphismes qui tiennent bien la route. L'ambiance sonore est sans plus mais ça va.

Vous continuez la trame grâce aux ptites icônes à suivre qui vous mène sur le chemin de la quête principale. Et là vous avez à peu près épuisé cette grande zone vous vous dirigez vers la suite. Et pouf vous finissez le troisième chapitre sans trop faire gaffe et vous voilà dans la seconde moitié du jeu.

Et là, ça change radicalement. Aurevoir la première zone du jeu. Ce nouveau chapitre va changer radicalement.

Et la base ?

Aurevoir tout l'aspect construction de base. C'est un poil dommage mais en gros tout ce qu'on avait entrepris n'a servi à rien du tout.

Bon franchement j'avais pas trouvé l'aspect construction de base vraiment indispensable. Ça ressemblait plus à une case à cocher dans le cahier des charges des devs.

En gros on construit d'abord un module extérieur plus ou moins grand avec sa spécialité (habitat/service). Ensuite dedans on y cale différents modules comme par-exemple le générateur qui apporte une certaine puissance maximale. Un module cuisine, un module d'oxygène, un module de sas pour rentrer/sortir, un module lit, un module pour poser ses combinaisons, un module d'atelier…

Sauf que la plupart ne servent à rien. Le module de cuisine ne permet rien de plus que l'atelier. Le module de pose de combinaison… j'ai absolument pas compris à quoi ça sert. Le module de lit permet de regagner de la vie ok. Le module de générateur à une certaine puissance mais … bha … on peut construire tous les autres modules sans savoir combien ça va bouffer, le générateur suffira forcément. Et puis on va pas se le cacher, la base est à peu près moche.

Ça n'a absolument pas le plaisir de Subnautica sur ce point. C'est très subjectif mais le design des bases là-bas me chatouillait la rétine ici ça me la ponce. Du coup j'ai fait une base utile mais sans plus. Et je m'en suis parfaitement tiré avec ce strict minimum.

Nouveau chapitre nouveau gameplay

Bon bha le gameplay radicalement pour cette fin de jeu. L'histoire prend le dessus et l'aspect survie disparait.

Plus trop d'exploration. Il n'y a plus qu'à aller aux endroits pointés qui mène à des simili-dongeons. Vous le parcourez jusqu'à arriver à un endroit où vous êtes bloqué. Vous faites marche-arrière jusqu'à votre point d'entrée, vous craftez le nouvel objet que vous pouvez construire. Vous vous retapez le chemin vous utilisez l'objet… et vous allez jusqu'au bout faire à peu près pareil.

Ces dongeons débordent d'objets à ramasser donc si en plus vous voulez faire ça proprement vous allez vous taper plein d'aller-retours pour collecter un peu tout. Pour qu'au final tout cela ne vous serve à rien. Mais le pire c'est que si vous ne le faites pas bien, vous allez rater un objet plus ou moins rare qui vous fera défaut par la suite. Et si vous avez fini ce "dongeon" son icône disparaitra rendant l'endroit difficile à retrouver dans les amas d'astéroïdes. Ce qui vous fera rager quand vous aurez compris que vous avez manqué un objet rare…

Et là encore, il y a toujours l'IA pour vous abreuver de remarques pas drôles et votre inventaire pour vous faire pester.

Cette seconde moitié de jeu m'a beaucoup moins plu.

Fin du jeu

Les deux derniers chapitres sont encore plus courts et tant mieux.

Je voulais en finir. J'ai tenu bon mais le fun n'y était plus.

Le rythme s'accélère légèrement pour cette phase. C'est super simple, il n'y a plus aucun challenge une fois arrivé à la seconde moitié du jeu.

Il y a quelques dogfights de vaisseau spatial qui n'ont aucun intéret (protip : faites vos combats en marche arrière et vous dégommerez tous vos ennemis en deux secondes). Vous allez avoir beaucoup de marche à faire dans des stations un peu déserte.

La partie narrative du jeu se boucle (il y avait un flashback) et il y a un ptit plot twist qui ne m'a pas vraiment impressionné (ouai enfin j'en avais plus rien à foutre). Le jeu s'est gâché en étant trop long. Cette seconde moitié du jeu est artificiellement rallongé en imposant des aller/retours. Le gameplay y est fadasse, les quelques trucs qui pourraient marcher sont désamorcés par le ruinage d'ambiance ou le fait que le jeu se dillue dans du gameplay différents (non franchement les dogfights c'était dispensable).

La première moitié du jeu on est très libre et là dans cette seconde moitié on est bien trop dirigé. Et en fait c'est un peu ce que je reprochais dans Subnautica : Below Zero. Quand la narration prend le dessus, ça dénature l'aspect jeu de survie. L'exploration n'a plus trop de sens et on se contente d'aller d'un point A à un point B sans apprécier le voyage.

D'ailleurs dans cette seconde partie, on ne peut même plus se promener "à pied" dans l'espace. Il n'y a plus que quelques endroits prédéfinis où l'on peut se garer. L'humour a ruiné l'ambiance, maintenant le gameplay s'auto-ruine. Il ne reste plus rien au jeu si ce n'est ses graphismes.

Le jeu est toujours généreux sur ce point. Il y a une quantité impressionnante d'objets qui ont été modélisé. Sans blague, même le balai c'est pas un simple modèle basique de T, non ils ont fait un truc très travaillé et tordu. Sur ce point ils se sont fait plaisir.

Verdict ?

Bha c'est vraiment cool pour la première partie. Tentez de vous épargner l'aventure passé le chapitre 3.

C'est pas intéressant, l'histoire est meh et c'est chiant. C'est dommage ça aurait pu être un sacré hit.

Je m'intéresserais quand même à leu leur prochain jeu en espérant qu'ils corrigent ces quelques aspects et surtout qu'ils calmeront leurs ardeurs sur l'humour.

Antebellum

Histoire :

Eden est une esclave noire dans une plantation tenue par les confédérés. Les conditions y sont particulièrement difficiles avec des tortionnaires qui prennent un malin plaisir à tabasser/violer les noirs à la moindre occasion.

Il est assez courant que certains soient tués mais leurs conditions de détentions sont telles qu'organiser une rebellion est très compliqué voire impossible.

Ressenti :

J'ai beaucoup aimé.

Le film a une certaine vibe à la Jordan Peele de part son thême mais aussi ses enjeux. Mais il n'en est rien. C'est la première réalisation d'un duo.

Les acteurs sont cool surtout la protagoniste que je ne connaissais pas mais qui est pas mal convaincante.

C'est difficile de ne pas ruiner le film, désolé ça va spoiler

Bon je vous préviens, ça va être du très gros spoil. Donc si vous êtes encore là ça va ruiner une bonne part du film.

Go.

Bon donc, en fait, le film ne se déroule pas en 18xx comme tout semble le laisser penser mais bien à notre époque actuelle. Il s'agit en fait d'un parc de reconstitution grandeur nature. Et j'ai trouvé ça juste génial. C'est un concept de film d'horreur vraiment cool. Bon ça ressemble un peu au twist final de The Village, mais j'aime bien ce film aussi.

Des gens visitent ce parc comme s'il s'agissait d'un musée pour revivre l'époque qui a mené à la guerre civile américaine (époque appelée Antebellum, comme le nom du film et du parc (faut vraiment tout vous expliquer ??)). Et d'ailleurs, ça explique peut-être un point que j'ai trouvé étrange : les esclaves ramassent du coton, mais en même temps le coton est brûlé juste après… Est-ce une pratique courante de l'époque ou bien est-ce juste parceque le parc n'a que faire de ce coton ?

Au moment où le film revient pour la première fois à l'époque moderne en nous faisant le coup du cauchemar j'ai été très surpris et déçu. Qu'un film sorte cette vieille ficelle de merde c'est plus acceptable aujourd'hui. Mais qu'en plus, ils nous fassent le coup au bout de trente minutes j'ai trouvé ça vraiment trop osé. Mais le vrai twist ne se révèle que plus tard (bon ils ne tentent plus trop de le cacher à ce moment-là) mais l'effet a réussi sur moi.

Visiblement la critique n'a pas spécialement apprécié le film le citant comme trop prévisible ou à trop prendre le spectateur pour un neuneu voire à n'avoir aucun impact sur le présent dans son message… Mouai je suis pas vraiment d'accord.

Habituellement je sens assez venir les twists mais là j'ai été pas mal surpris quand ça a été révélé du coup j'ai bien aimé.

Bref, le film est sympa a se faire.

Voyagers

Histoire :

Dans un futur pas si lointain, l'Humanité sent que sa place sur Terre est plus que menacé et décide de partir coloniser une planète atteignable par un voyage de 86ans. Des gamins éprouvettes triés et sélectionnés sont éduqués de façon 100% isolé dans un environnement contrôlé. Colin Farrell se charge de leur apprendre tout le nécessaire pour la survie dans leur vaisseau spatial afin d'assurer la maintenance, faire tourner les différents systèmes et compagnie.

Le moment approche et il décide d'être le seul adulte à partir avec eux afin de les accompagner dans le début de leur périple. Il a la lourde tâche de les guider et de leur faire comprendre qu'ils ont un destin bien particulier et que d'eux dépend en grande partie la survie de la race.

Arrivé en fin d'adolescence les gamins commencent à comprendre qu'ils sont doucement drogués afin d'atténuer leurs comportements et de les rendre plus calmes et dociles. Ça sera le début de quelques débordements.

Ressenti :

J'ai vraiment beaucoup aimé. Après l'avoir maté, comme d'hab je vais regarder un peu les critiques et je suis étonné que le film n'ait pas plus reçu l'adhésion de son public. Un grand reproche qui lui est fait vient du fait que c'est en gros une réadaptation de Sa majestée des mouches, un bouquin de 56 qui a connu deux adaptations ciné déjà en 63 et 90… Bref c'est pas ultra original certe, mais c'est pas non plus vu et revu un millier de fois quoi.

Par contre il est vrai que le film est un peu rushé et mériterait de durer un peu plus pour laisser quelques intrigues se dérouler un peu plus. Là, certaines réactions sont assez précipitées et paraissent assez peu crédibles du coup mais bon ça ne m'a pas chagriné plus que ça non plus.

pas tout à fait du spoiler mais presque

En gros le film parle du fait qu'une société va forcément dérailler même si tous ces membres ont grandi ensemble et ont reçu la meilleure éducation possible. Dès lors que les gamins ne prennent plus leur drogue qui les calme, les hormones vont commencer à les titiller et ça va partir en biberine.

Il y a de la prise de pouvoir, du sexe, de la domination de l'un sur l'autre… bref tout un tas de truc particulièrement nocif dans un environnement clôt où la survie du groupe est particulièrement compliquée.

Et bha j'aime beaucoup ce thême et je ne trouve pas forcément les réactions si exagérées. Gamins à l'école, on a tous vécu ça. Tout le monde a déjà été poussé à faire des trucs sous la pression des autres mioches pour pas dépareiller.

Perso, j'ai pas aimé les acteurs gamins. Mais faut dire que pas de bol, ils doivent jouer de façon assez chiante en étant presque de gentils petits robots au début. Puis ils se transforment soudainement en ado qui vivent toute puberté d'un seul coup et donc avec des réactions complètement wtf.

Les décors sont top. J'ai beaucoup aimé l'allure intérieure du vaisseau qui est assez désorientant avec ses longs couloirs qui se ressemblent tous. C'est à la fois étouffant mais à la fois immense. On est pas dans un vaisseau crasseux comme le Nostromo mais dans un joli truc tout blanc.

Par contre, j'ai pas trop compris le délire du montage. Par moment on nous met des ptites séquences d'éléments de la Terre comme s'il s'agissait de souvenirs. Sauf que nos gamins n'ont justement jamais eu ce genre de vie, du coup pourquoi nous foutre ça ? Le monteur n'a pas vu le film ? C'est vraiment très con et c'est fait plusieurs fois !

Voilà, c'est quand même un bon film qui aurait pû être excellent à quelques détails près.

Space Jam : A New Legacy

Histoire :

Hmmm LeBron James va rencontrer la Warner Bros pour signer ou non un contrat pour qu'il devienne une star de plusieurs prochains films et compagnie. Le but est de numériser le basketteur afin de l'utiliser à loisir sans l'embêter par la suite.

Il refuse au grand dam de Dom (huhu) son fils. Il se brouille avec son fils qui ne veut pas faire de basket mais développer un jeu vidéo.

Au moment de partir ils font sans se rendre compte un détour dans le datacenter sous-terrain de la Warner et se retrouve engloutis dans les serveurs. Ils y rencontrent un algorithme qui les sépare. LeBron James se voit proposer un duel pour pouvoir sortir avec son fils : gagner un match de basket avec une équipe de son cru contre on ne sait pas qui.

Ressenti :

Hmmm pourquoi j'ai voulu regarder ça ? Bha je sais pas, j'avais des souvenirs pas ultra pourri du premier film. Bon j'ai plus le même âge mais là … wow c'était vraiment chiant.

Bon l'histoire vole pas haut mais bon ça je m'y attendais très fortement. C'est ultra cliché : le gamin pas reconnu à son plein potentiel alors que c'est un ptit génie de douze ans qui a codé tout seul un jeu vidéo multijoueur qui arrive à rameuter tout un tas de monde (ahem). Mais bon, voilà le but du film n'est pas son intrigue naze. Non ce film c'est pour y voir un mélange de cartoon et de vrais acteurs.

Et là trèèèèèèès grosse déception. Les dessins sont moches. Sérieux ! Ils sont raté ça !

C'est un style tout sans saveur, sans détail, à peine travaillé, tout numérique à deux balles de partout. Le studio balance 150 miyons de dollars et sont pas capable de faire bosser des équipes d'animation traditionnelles (augmenté par du numérique, je veux bien, hein). Space Jam sorti vingt ans plus tôt était mieux réussi côté dessin. Ha et bon au final ils ont dû s'en rendre compte puisqu'au bout d'un ptit moment, hop exit le côté dessin cartoon, on passe à de la 3D. Et … bha … ça perd absolument tout son charme.

Vraiment une très grosse déception sur ce point.

Je m'étais évité tout spoil non pas pour me préserver mais parcequ'en fait je m'en foutais complet. Et quel n'a pas été ma surprise quand j'ai compris que le film jouait à fond la carte des autoréférences Warner Bros… Ils en ont mis un peu partout et j'ai beau être un sacré geek, je trouve ce ressort un peu trop facile et du coup j'accroche pas. J'ai pas aimé Ready Player One en parti pour ça d'ailleurs.

Dans un film, ça casse l'ambiance, j'ai l'impression de regarder un publi-reportage et pas un film. Et puis le film est truffé de pub. C'est gerbant. D'autant plus que le film est destiné aux mioches.

Les quelques scènes pompées de leurs autres films c'est marrant mais ça aussi ça fait plus sketchs lolilol à regarder sur youtube… C'est pas ce que j'attends d'un film encore une fois. Surtout que bon, le film vise les gamins et leur fait des références à des films qu'ils n'ont probablement pas vu donc ça doit leur faire une belle jambe et ça ne rend pas le film plus sympa pour un connoisseur.

Rassurrez-vous, à la fin tout se finit bien. Père et fils se réconcilient et rentrent à la maison (désolé du spoiler).

Je sais pas si j'étais trop grognon mais j'aime pas réussi à trouver le comique des cartoons. Le fait de les voir en 3D j'ai eu l'impression d'avoir des persos poussifs. Sérieux… je reviens sur ça mais le Bugs Bunny est particulièrement moche avec sa ptite fourure en 3D.

Le surjeu des acteurs en chair et en os en rajoute une couche face à la lourdeur du film. Pauvre Don Cheadle

Visiblement le film a eu quelques soucis de réal : Joe Pytka le réalisateur du premier film a renoncé, puis s'est succédé Justin Lin qui débute la pré-prod. Finalement Terence Nance reprend la pré-prod et la production. Mais à mi-chemin c'est Malcolm D. Lee qui finira en cours de prod après déjà trois semaines de tournage. Aie.

No more.

Remux : script pour muxer les films

Je vous l'ai teasé deux fois déjà donc voilà je me décide enfin à vous en parler un peu plus.

Je me suis concocté un petit script en shell pour remuxer les films. Il m'arrive que l'on me donne des œuvres filmiques numériques mais que celles-ci ne contiennent de sous-titre et … bha j'aime bien avoir des sous-titres.

Du coup je me débrouille pour trouver ces sous-titres mais ensuite il faut les intégrer au fichier vidéo et ça peut vite être assez chiant. Du coup je me suis fait un ptit script qui permet de faire ça et d'ajouter aussi en méta-données le titre et l'année du film. Ça sert pas à grand-chose pour le moment mais un jour qui sait…

C'est un tout ptit script crasseux mais pleinement fonctionnel. Il utilise ffmpeg pour le gros du boulot, unzip, fzf et iconv.

fzf permet de lancer le script sans avoir à lui foutre en argument le nom du fichier et tout. C'est une fois dans le script qu'on sélectionne le fichier avec la super ptite interface console de fzf.

Une fois le fichier vidéo choisie, je demande s'il y a des subs anglais (je les prends systèmatiquement). Si oui, je relance ptit coup de fzf avec le mode preview d'activé (pratique pour voir les premières lignes des subs). Si le fichier sélectionné est un zip, on le décompresse et par flemme, j'ai relancé fzf pour relancer la sélection. Tous les fichiers zip ne contiennent pas forcément le fichier bien nommé ou autre donc plutôt que de coder des trucs plus alambiqués autant refaire bosser l'utilisateur.

Ensuite on recommence à l'identique pour un sub français. J'avais hésité à faire en sorte de pouvoir rajouter d'autres subs par la suite mais… bha … flemme.

Avant d'être intégré à la vidéo, les fichiers subs sont renommés mais surtout convertis en utf-8 parceque selon les sources il y a souvent des surprises déplaisantes.

Ensuite je demande à l'utilisateur le titre puis l'année du film.

Et enfin la grosse moulinette de ffmpeg. En gros on prend le fichier vidéo, on ajoute les deux fichiers de subs en leur mettant les bonnes métadonnées (en gros la langue du sous-titre pour éviter d'avoir à attendre que le sous-titre se déclenche pour savoir quelle est sa langue. Ensuite, j'inclus les ptites métadonnées et je sors ça dans un mkv sans recompresser ni l'audio, ni la vidéo, ni le texte.

Et voilà.

C'est pas le script du siècle et pourrait être largement amélioré avec notamment la récup automatique de sous-titre via subliminal (beurk j'aime pas ce truc), meilleure gestion du nombre de subs et ptet d'autres trucs mais voilà pour mon usage ça fait le taff.

Voilà je vous pose le script à la suite si jamais vous voulez vous en servir :

/usr/local/bin/remux
#! /bin/bash
set -eo pipefail
workingdir=$(pwd)
map=0
ffmpeg_args=""

file=$(fzf --prompt "Fichier vidéo source ?")

echo "sub en ? Y / O "
read boolsuben

case "$boolsuben" in 
  "o" | "y" | "O" | "Y" )
    suben=$(fzf --prompt "Fichier sub EN" --preview='head -n 20 {}')
    if [ "${suben##*.}" == "zip" ]
    then
      echo "It's a ZIP !"
      unzip -d unzip_suben "$suben"
      suben=$(fzf --prompt "Fichier sub EN" --preview='head -n 20 {}')
    fi
    let "map=map+1"
    cp "$suben" sub.en.srt
    ffmpeg_arg_en1=$(printf "%s %s" "-i" sub.en.srt)
    ffmpeg_arg_en2="-map $map -metadata:s:s:0 language=eng"

echo -e "\n\n $ffmpeg_arg_en1"

    ## vérif et conversion du sub en utf8
    if [ -z $(file -bi "$suben" | grep -i "utf-8") ]
    then
      iconv --to-code=utf8 --from-code=$(uchardet "$suben") "$suben" --output="sub.en.srt"
#      vim -u NONE '+set fileencoding=utf-8' '+wq' "sub.en.srt"
    fi
  ;;
esac
   
echo "sub fr ? Y / O "
read boolsubfr

case "$boolsubfr" in 
  "o" | "y" | "O" | "Y" )
    subfr=$(fzf --prompt "Fichier sub FR" --preview='head -n 20 {}')
    if [ "${subfr##*.}" == "zip" ]
    then
      echo "It's a ZIP !"
      unzip -d unzip_subfr "$subfr"
      subfr=$(fzf --prompt "Fichier sub FR" --preview='head -n 20 {}')
    fi
    let "map=map+1"
    cp "$subfr" sub.fr.srt
    ffmpeg_arg_fr1="-i sub.fr.srt"
    ffmpeg_arg_fr2="-map $map -metadata:s:s:1 language=fr"

    ## vérif et conversion du sub en utf8
    if [ -z $(file -bi "$subfr" | grep -i "utf-8") ]
    then
      iconv --to-code=utf8 --from-code=$(uchardet "$subfr") "$subfr" --output="sub.fr.srt"
    fi
  ;;
esac


echo "Titre ?"
read title
echo "Année ?"
read year

/usr/bin/ffmpeg -i "$file" $ffmpeg_arg_en1 $ffmpeg_arg_fr1 -map 0 $ffmpeg_arg_en2 $ffmpeg_arg_fr2 -c copy -movflags use_metadata_tags -map_metadata 0 -metadata title="${title}" -metadata year=$year "${title}".mkv

C'est assez cool à utiliser fzf pour avoir un semblant de ptite interface dans un script c'est chouette.

もののけ姫 - Princesse Mononoké

Histoire :

Ashitaka parvient à sauver son village d'un dieu malfaisaint ayant l'apparence d'un sanglier géant. Il est cependant touché au bras par la malédiction du sanglier qui va se répandre petit à petit.

Il part donc de son village pour trouver une éventuelle solution à sa malédiction en partant à l'ouest. Il arrive dans un village s'étant spécialisé dans la métallurgie et ravageant toute les montagnes alentours.

Ressenti :

Superbe animé, c'est un des classiques du studio Ghibli. Porco Rosso avait commencé à pas mal percer en france mais j'ai l'impression que c'est surtout ce film qui a vraiment popularisé le studio chez nous.

Les dessins sont vraiment somptueux avec les personnages qui ont cette pâte caractéristique du studio. Les décors sont ultra travaillés avec quelques légers ajouts numériques sur les parties surnaturelles qui sont plutôt bien intégrées au reste.

La musique colle parfaitement au film. Comme d'hab pour le studio d'ailleurs. L'ambiance musicale des animé du studio est d'ailleurs indissociable de ces films. Quand une des BO démarre on sait que c'est du Ghibli en quelques secondes.

Ici l'histoire est chouette. On a un très gros message écologique qui est toujours plus d'actualité (un jour peut-être ça ne sera plus le cas, rêvons…). L'exploitation de la nature par l'Homme au profit d'un nombre restreint de privilégiés est donc la thêmatique principale mais là où le film est chouette c'est que ses personnages ne sont pas ultra polarisés. Ashitaka est contre les pratiques de Dame Eboshi envers la nature mais il comprend qu'une partie de ses intentions sont bonnes à vouloir protéger son village et surtout toutes les femmes qui l'entourent. Du coup ces deux personnages sont opposés l'un à l'autre mais ne se rejettent pas pour autant frontalement.

Cette nuance est au début inhabituelle et déroutante mais c'est ce qui rend le film encore plus savoureux. C'est d'autant mieux que ça se retrouve dans un film d'animation. Ce genre de production est souvent nivelé par le bas pour viser un public d'enfant (alors que franchement les mioches sont bien plus à même d'apprendre et se développer dans un monde moins manichéen, bref…).

백두산 - Destruction Finale

Histoire :

Le mont Paektu entre en éruption et il fait pas semblant : toute la Corée va y passer. Un plan est monté afin de limiter la casse : faire péter un engin nucléaire dans une mine proche du volcan.

Il faut donc voler en Corée du nord des charges nucléaires, puis aller les installer dans les tréfonds du volcan proche de la frontière chinoise. Bien entendu, d'un point de vue géopolitique c'est pas le top.

Ressenti :

Film catastrophe coréen qui veut vraiment bien faire. De l'action, des explosions, des personnages "badass", des personnages plus réalistes, des vroom vroom, des flingues, des villes qui explosent… Ça sort l'artillerie lourde malgré un budget de seulement 6 millions de $.

Et bha il s'en sort pas trop mal. Ça reste un film catastrophe/action mais c'est pas non plus un nanar.

Les effets visuels numériques sont pas au niveau des grosses productions américaines mais ça fait quand même le taff. Le film est généreux sur ce point.

Les personnages sont … assez chiants en fait. Deux équipes sont montées pour l'occasion : une de soldats et une de démineurs. Forcément l'équipe de soldat se fait jarter en deux deux et on se retrouve avec les "bras cassés" qui vont devoir relever le défi. Ils récupèrent un agent double/triple/++ qui est insupportable. Il se la joue badass chiant du début à la fin et il m'a clairement gonflé. Les autres ça va mais lui non merci.

Forcément le casting est bien coréen, ça fait du bien de voir de nouvelles têtes. Les usiens font quand même leur apparition dans le film.

L'histoire n'est pas surprenante pour quiconque s'est déjà tapé des films catastrophe mais ça marche. Tout se déroule sans trop d'accroc, on a la femme enceinte, l'enfant, la rédemption, le scientifique "jvous l'avait bien dit !", les méchants militaires qui risquent de tout compromettre…

Das Leben der Anderen - La vie des autres

Histoire :

Au milieu des années 80 à Berlin Est, un espion de la stasi se voit confier la tâche de contrôler un auteur de pièce de théatre bien-vu du parti. Ce dernier est en couple avec Christa-Maria une actrice renommée elle aussi, bien-vu par le parti et notamment par Bruno Hempf un ministre en place. Mais elle est tellement bien vu que ce ministre lui force la main pour avoir des rapports sexuels.

Ces agissements seront très vite repérés par l'espion qui comprend mieux l'intéret de sa mission : faire emprisonner l'auteur afin que le ministre puisse récupérer sa femme.

Ressenti :

J'ai vraiment pas l'habitude de voir des films se passant dans l'Allemagne de la guerre froide. Et faut bien avouer que c'est lugubre : les environnements sont tristouilles au possible, tout est terne, c'est froid et mochtoc. On se croirait dans un épisode de Derrick en hiver dans une zone industrielle décrépie.

Le film ne traite pas directement du parti communiste mais plus de ses acteurs : un ministre immonde avec les femmes et prêt à se servir de sa position pour abuser d'elle (toute ressemblance avec un ministre français est purement fortuite), un haut gradé qui s'en fout de l'idéologie communiste mais qui est prêt à en profiter pour avoir la meilleure position possible, un zélote aveuglé qui se réveille petit à petit, l'artiste contestataire qui se planque tout en tentant d'avertir le monde, l'artiste bien à sa place qui ne fait pas de vague et qui n'a pas à se plaindre.

C'est un film à voir, il sort clairement de l'ordinaire et aborde une période de l'histoire pas trop abordée par le cinéma français et américain (j'imagine qu'en allemagne c'est moins extraordinaire). La tension monte doucement mais progressivement et les personnages évoluent eux aussi.

spoils

Je suis un bisounours mais j'ai bien aimé que les personnages principaux évoluent vers le bien.

L'agent de la stasi tente de protéger le couple d'artiste alors qu'il était le plus zélé et froid en début de film. L'auteur qui était presque à la botte du parti en début de film devient au final très critique envers le parti (bon seulement à partir du moment où son ami est directement touché…).

Par contre quelle frustration qu'ils ne se rencontrent pas à la fin.

Mission To Mars

Histoire :

La première mission pour aller sur Mars décolle en 2020. L'équippage parvient à atterrir et se promener en surface. Ils trouvent une étrange anomalie qu'ils décident d'aller voir de plus près.

Alors qu'ils font des analyses radars, une tempête se déclenche ce qui tuera trois des quatres marsonautes. Une mission de sauvetage est donc dépêchée pour tenter de récupérer le dernier malheureux.

Ressenti :

Rha la vache ce qu'il a pris un coup de vieux ce film ! Bon les effets numériques font la tronche mais ça reste vraiment très tolérable. Par contre la comparaison avec des films similaires plus modernes lui font très mal. Je pense notamment à The Martian ou bien Interstellar. Ces deux ont aussi un parti pris très réaliste et … bha … ils s'en sortent bien mieux en prenant moins le spectateur par la main.

Et puis là tout se passe mal mais pas tant que ça : ça se bouffe une tempête quasi-surnaturelle dans la gueule et on a un survivant miraculé. Ça se bouffe une pluie de micro-météorite, ça fait mal à la mimine d'un astronaute mais sans plus, le vaisseau a une ptite fuite vite réparée. Ils passent leur temps à jouer avec leur casque : tiens une fuite, je vais pas mettre mon casque ; tiens je suis sur mars, je vais enlever le casque ; tiens … Bref, ce sont vraiment des cosmonautes surentraînés ou bien les premiers rigolos trouvés dans la rue ? Bon je vais pas m'amuser à casser le film jusqu'au bout non plus, je vous laisse un peu de surprise à le visionner.

Le pire c'est que la partie que j'ai préférré dans le film est au final son final bien qu'il soit assez léger. Je sais pas trop pourquoi. Ptet le fait d'avoir été frustré un peu tout le long du film fait que j'accepte volontier son dénouement.

Film de Brian de Palma oblige, on a eu droit à un très beau plan à la demi-bonette avec Gary Sinise et Tim Robbins.

Bon et la musique ? Bha c'est du Ennio Morricone. Et ? Bha … est-ce que c'est vraiment approprié ? J'ai pas eu le sentiment. La musique semble sortie d'un film épique/guerre alors que là c'est pas trop adéquat à mon goût. Elle est pas mauvaise en elle-même mais pas en accord avec un film de science-fiction.

Voilà, c'est un film pas mal inégal et qui n'a plus d'intéret face à ce qui s'est fait depuis. Alors je sais que l'art n'a pas à être déprécié par de nouvelles productions mais là ça a tellement été refait en mieux dans tous les sens que … bha si, je pense que ce film ne peut plus avoir le même impact qu'à sa sortie (c'était déjà pas mirobolant).

Forrest Gump

Histoire :

Forrest Gump attend son bus sur un banc et commence à raconter sa vie aux gens alentours. Il a un léger souci, il est assez simple d'esprit mais a vécu des choses incroyables.

On commence dans sa toute jeunesse.

Ressenti :

Ce film est mythique. L'histoire est belle, bien racontée, bien interprêtée et s'entremêle avec une partie de l'histoire américaine des années 50 aux années 80.

Ce film est souvent considéré comme triste et … c'est vrai qu'il y a une part de vérité mais je le trouve au contraire plutôt joyeux. On part à la base d'un pauvre gamin de la cambrousse américaine avec un retard mental qui au final aura l'occasion par ses actes de rencontrer différentes grandes figures américaines. Il a réussi à avoir une grande influence aux USA sans le savoir et sans l'espérer le tout en étant toujours respectueux et bienveillant. Et bha, c'est pas un film je m'apitoie sur le héros mais au contraire je suis heureux et émerveillé par ses prouesses.

Il y a un ptit côté rêve américain qui ressort et puis on voyage beaucoup dans ce film. Mais ça reste quand même enrobé d'un ptit côté naïf bienveillant quand même. L'innocence du personnage le rend pur et bienveillant alors qu'à côté de lui il y a la guerre/le racisme/la maladie/la drogue…

La BO de ce film est royale. Il y a tout un tas de supers morceaux de musiques (rock 60/70s) mais qui ne sont que de très courts extraits. C'est très frustrant de n'avoir que ces ptits bouts de musique.

Autant j'aime beaucoup la relation de Forrest avec le Lieutenant Dan bien qu'un peu remuée et éparse est vraiment chouette, autant la relation avec Jenny me gonfle totalement. Je veux bien comprendre que pour elle c'est vraiment très difficile, c'est pas l'homme qu'elle recherche et tout mais elle fait un peu trop la girouette à mon goût.

C'est marrant de voir que des restaurants Bubba Gump ont été créé suite à ce film. Et d'ailleurs Gary Sinise a également monté un groupe de rock The Lt. Dan Band pour les militaires américains et leurs vétérans.

Army of the Dead

Histoire :

Heuu des militaires ont un souci et laisse s'échapper un zombie qui les tue tous. Il part dans la ville la plus proche : Las Vegas. L'armée parvient à contenir les dégats en murant toute la ville et tous ceux dedans sont morts.

Un perfide mec en costard va chercher Dave Bautista pour aller récupérer 200 myions de dollars dans un des casinos. Il accepte et monte son équipe pour aller chercher ce pognon.

Ressenti :

C'est marrant le film s'apelle Army of the Dead et est réalisé par Zack Snyder. Ce même réalisateur avait fait L'armée des Morts mais en VO Dawn of the Dead. J'imagine que le distributeur français s'est un peu tâté à savoir comment nommer le film en France vu que … bha … le titre français était déjà pris par un autre film assez proche (mais pas tant que ça).

Dis donc, ils se sont dépassés pour faire ça, non ? Je comprends pas trop : le film a un budget de 90 millions de dollars et pourtant par moment on flirte avec le nanar et en plus autant des fois c'est très joliement fait autant parfois c'est très meh.

Comment ils ont pu se planter comme ça ? Ils ont du pognon, un réalisateur de renom (mais il a fait pas mal de bouses), des zombies, du gore, des acteurs (quoi qu'en fait pas tant que ça) et pourtant c'est à peine passable. Et pourtant je suis pas difficile pour un film de ce genre.

Autant Dawn of the Dead je l'aime vraiment beaucoup autant là c'est pas intéressant et c'est vraiment dur de parvenir à y croire. Rajouter des zombies un peu plus intelligents avec une certaine hierarchie et même de la communication et des rites c'est pas forcément déconnant mais à côté de ça on te pond un scénar nul à chier. Franchement ? Aller récupérer du pognon dans un casino avant qu'il ne se fasse nuker ? Qui ne le voit pas venir que ça va être fait dans la catastrophe ?

Toutes les ficelles se voient à des kilomètres. On a 0 surprise. Et puis le concept de réunir une équipe de déglingot/hors la loi… non mais vous nous avez fait subir Suicide Squad il n'y a pas si longtemps et franchement c'était ridicule, pourquoi se calquer sur ça ?

Zack Snyder aime faire des films qui visuellement en jettent (je suis le premier à défendre 300) mais là c'est d'un moche. Les effets numériques visuels sont déjà criards à peine sortie, j'imagine pas dans quinze ans. Et même les déguisements de zombies… bha … ils sont pas tous terribles. Certains sont vraiment très bien fait (la "reine" notamment) mais d'autres sont vraiment moyens. On se croirait devant un youtubeur sans le sou qui fait avec les moyens du bords. Par contre niveau gore c'est soit radin soit très généreux.

Bref, le film est très inégal et franchement pas passionnant. Autant se faire un vrai nanar ou bien un bon film mais pas cet entre-deux merdique.

Palmer

Histoire :

Palmer retourne chez sa grand-mère après douze ans en taule. Elle a pris sous son aile le tout jeune Sam qui est à moitié abandonné par sa mère vivant juste à côté.

Palmer en conditionnelle se trouve un job à l'école du coin où il est le factotum. La mère du ptit Sam disparait pendant plusieurs semaines, il est donc recueilli par la grand-mère et Palmer. Malheureusement la grand-mère meurt, Palmer se retrouve avec le gamin sur les bras. Ce dernier adore les princesses et jouer à boire le thé avec une de ses copines ce qui titille Palmer.

Ressenti :

Je ne savais pas que Justin Timberlake était aussi bon acteur. Et Ryder Allen est très bon aussi malgré son jeune âge et son rôle assez particulier. Mine de rien pour lui ça devait être le plus dur : jouer un ptit garçon attiré par les "trucs de filles" sans caricaturer ni offenser et j'ai trouvé qu'il s'en est super bien sorti !

Une grosse partie du film tourne effectivement sur les goûts de Sam et comment les autres le perçoivent : entre les autres garçons de l'école qui veulent le tabasser, les gamines qui veulent jouer avec lui, les adultes qui tiquent et pour certains tentent de l'intimider voir le violentent… C'est vraiment super intéressant de voir cet aspect sur un gamin aussi jeune (il a moins de dix ans (ouai je suis nul pour estimer l'age)).

Tout un pan du film est également consacré à la sortie de prison de Palmer et surtout sa réhabilitation. Il galère pour trouver un taff à cause de son passage derrière les barreaux mais il a besoin de trouver un job pour pas y retourner. Revenir à une vie normale après douze ans de confinement, retrouver ses amis avec qui il a eu ses déboires et du coup la perte de confiance du reste de sa famille…

Une autre partie du film est la parentalité très difficile pour la mère qui est complètement détruite par son mec qui abuse d'elle. Je vous spoile pas mais voilà…

Voilà, c'est un film sympa agréable à regarder et assez joli. On a pas mal de plans contemplatifs (surtout au réveil) avec le soleil et tout.

Récap 24 : Juillet 2021

Bon ça fait un ptit moment que je néglige le blog en ce moment. Je dois avouer que j'ai une baisse de motivation, je vous en parle chaque mois mais bon ça va revenir. Pas forcément tout de suite mais ça va revenir.

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 1 commentaire, 7 visionnages, 481255 requêtes, 43627 visiteurs uniques pour 34.95 Go de trafic.

Films

Séries

On m'a chaudement recommandé Inside N°9. Je me suis donc éxécuté et me suis empiffré des deux premières saisons.

Et c'est vraiment très cool. Un ptit relan Quatrième Dimension avec une histoire par épisode avec une pincé de mystère, d'absurde, de l'humour, un peu d'horreur. C'est assez agréable.

J'aime beaucoup ce format : chaque épisode dure une demi-heure avec aucun lien entre les histoires. Seuls les deux acteurs principaux reviennent dans des rôles différents à chaque fois. Tout le reste change, le lieux, les personnages, l'époque, le style… Ça permet des histoires assez courtes sans que l'on ne s'embourbe.

Jeux

Je me refait Outer Wilds avec ma moitié en ce moment. Et vraiment très cool même si pour mon cas, n'ayant plus la surprise la rejouabilité en a forcément pris un coup mais pour elle c'est super cool.

Ce qui est marrant c'est que je trouvais ce jeu vraiment reposant, relax et contemplatif mais … bha c'est à peu près tout l'opposé pour elle. L'ambiance sonore et les morts violentes (ouai se retrouver écraser par son propre vaisseau avec le scaphandre qui éclate au beau milieu de l'espace c'est assez douloureux) lui donne un sentiment d'oppression. C'est marrant de voir qu'on a au final une expérience radicalement différente.

Musique

Que pensez-vous d'un ptit The End of Dormancy par Voivod ? Ce ptit morceau calme avec ses ptites touches cuivrées de trompette est vraiment cool, non ?

Vidéos

Le vidéaste Spline a sorti une série de vidéo parlant du web et de ses problèmatiques liées aux algoritmes. C'est vraiment cool si vous n'êtes pas du tout sensibilisé à ces histoires. Je trouve ça juste un poil dommage qu'il n'envisage pas la possibilité d'un web non commercial comme l'une des solutions mais bon ça reste une bonne série de vidéo.

C'est dynamique, des changement de rythme, de ton avec des sources et tout. Ça se passe ici.

Black Widow

Histoire :

Retour en arrière de quelques films dans le MCU, on est après Captain America : Civil War, les Avengers sont en froids. On suit les aventures de Black Widow alias Natasha Romanoff alias Scarlett Ingrid Johansson qui est en cavale.

Elle se fait attaquer par une personne mystérieuse qui tente de lui voler une valise qu'elle vient de recevoir sans avoir vu son contenu. Elle parvient à s'échapper de justesse et part se réfugier à Budapest où elle va retrouver sa petite sœur.

Ressenti :

Et bhé c'était vraiment très cool. J'arrivais à saturation des Marvel mais cette pause a fait du bien et ça fait plaisir de revoir un gros film du genre (gros budget, scènes d'action, CGI impecs…). On retrouve leur formule qui fonctionne encore vraiment bien.

Ce film marque la fin de Scarlett Johansson dans le MCU après un sacré paquet de participation. On a quelques nouveaux personnages sympas comme David Harbour qui fait un bon "Captain Russia". Faut dire que cet acteur est quand même pas mal fun.

Le film nous permet de voyager sans niquer notre bilan carbone : on se balade au Maroc, en Norvège, en Russie… on se fait bien plaisir. Et bha, production Marvel oblige, c'est visuellement très travaillé. C'est vraiment très propre et presque insipide : on passe d'un appart européen, à une ferme slave pour finir dans une station futuristico-militaire sans qu'aucun des lieux n'ait vraiment une grosse identité visuelle marquante. Ça devient générique (ou alors je suis blasé ?).

Musicalement c'est un peu pareil, ça sort de la musique assez épique et tout mais je sais pas … sur les Marvel ça reste vraiment pas mémorable. Ça fait le taff mais ça ne marque pas. Il y a juste un morceau qui m'a rappelé un peu la BO de Starcraft premier du nom (mais je ne retrouverai probablement pas le morceau en question).

quelques spoils

C'est assez cool d'avoir Florence Pugh qui joue Yelena Belova la sœur de Black Widow. C'est l'actrice principale de Midsommar sauf que là elle échange son rôle de victime déboussolée pour une tueuse badass. Et vu la scène post-générique (qui tease la série sur Hawkeye) on risque de la voir reprendre le flambeau de Black Widow.

Par contre ce qui est un poil décevant c'est que ce film entame un nouveau cycle (et donc une nouvelle phase) alors qu'il se passe chronologiquement avant d'autres films déjà sortis. Et puis on s'était déjà pris un Spiderman après la clôture qu'était Endgame … C'est un peu étrange comme timing du coup, d'autant plus que le film ne semble pas lancer de nouvelle grande intrigue.

Certe pour le premier cycle ça a mis du temps à se lancer mais le MCU n'était pas une machine rôdée et l'avenir des films n'étaient pas certains contrairement à maintenant. Bref, il reste à voir comment ça va s'enchaîner dans la suite.

Inside Man

Histoire :

C'est un braquage de banque à New-York. Les flics arrivent très tôt mais n'interviennent pas pour préserver la vie des otages.

Ressenti :

J'aime beaucoup les films de braquage. Je ne m'en lasse pas vraiment. Et celui-là est vraiment cool.

Est-ce que les braqueurs vont s'en sortir, comment, quel butin, combien d'otage sacrifiés ? Ça marche à tous les coups pour moi. Et là c'est avec un twist supplémentaire avec l'arrivée de Jodie Foster qui vient … touiller tout cela d'une façon assez innatendue.

L'histoire est vraiment chouette et ça aborde pas mal de sujets complémentaires sur le racisme, la violence, les traumas, les vieilles dettes… Bref, c'est pas juste un thriller basique.

Reprise de GoNib mon bot IRC en Golang

Ouai ça fait longtemps que je vous ai pas écrit. Une part de flemme mais aussi de pas trop savoir quoi écrire mais j'ai une autre excuse ! En ce moment je me suis beaucoup replongé dans Gonib mon bot IRC écrit en Golang.

Je l'ai commencé il y a deux ans avec une ptite série de poste à son propos. Et je n'y ai plus touché. Il a tourné parfaitement tout ce temps.

Il y a qu'un ptit truc qui me gonflait : les commandes sont case-sensitive et mon clavier android envoie une majuscule en début de phrase ce qui fait chier. Je voulais donc juste virer ça, histoire de plus me faire chier. Et puis au final, une fois ouvert le code : aoutch. Je ne me souvenais pas que c'était aussi long ce code source.

Et j'ai pris plaisir à lire les sources et recomprendre ce que j'avais fait. Et direct j'ai eu d'autres idées d'amélioration et voilà j'étais lancé.

debugPrint

Bon premier truc faire en sorte de pouvoir afficher différentes informations en fonction du niveau de débug. C'est tout con mais ultra pratique et plutôt que d'avoir à manuellement enlever/foutre des fmt.Println de partout pourquoi ne pas se faire une ptite commande perso pour ça ?

La commande est ultra simple, elle prend une string et un int en entrée pour juste le message à afficher ainsi que le niveau de débug nécessaire pour l'afficher. Bon au début j'ai fait le truc à l'envers puis je me suis ressaisi et maintenant plus le niveau est élevé plus j'affiche des trucs basiques.

Maintenant je suis pas sûr que le nom de la fonction soit très judicieux mais bon… c'est fait.

J'ai donc viré la quasi-totalité des fmt.Println qui ont été donc remplacé par des debugPrint.

Des variables globales de status

J'ai ajouté quelques variables globales afin de savoir si je suis connecté ou non, est-ce que je suis sur le salon, la connexion TCP éest-elle établie ? Quel est mon pseudo ? Quel est mon nom complet ? Tout ce genre de ptit truc.

Et en fonction de ce qui est reçu du serveur adapter leurs valeurs. J'en suis cependant au stade où j'ai des souvenirs de l'école où l'on m'a répété qu'il fallait éviter les variables globales, c'est pas beau, c'est dangeureux. Sauf que j'ai pas le souvenir du "pourquoi ?" et surtout "c'est pas bien, mais forcément pour telle utilisation c'est normale".

Du coup je sais pas si j'en ai une utilisation légitime ou non.

Et je me fais encore plus peur depuis que j'ai découvert que le compilo pouvait détecter comme un grand les race-conditions en ajoutant simplement -race dans la ligne d'éxécution. Et là … bha … j'en ai.

En gros il détecte que je lis et écris une même variable depuis plusieurs fonctions/routines différentes. Et bha oui et c'est chouette, non ? Comment faire autrement ? J'ai pas trop la solution actuellement.

Visiblement il faut passer par des channels et du coup les passer à toutes les fonctions qui en ont besoin. Et surtout j'ai l'impression que c'est bien pour envoyer les infos dans un sens mais dans l'autre sens… j'ai l'impression que c'est moins simple. C'est le gros point que j'aimerai améliorer prochainement mais j'ai pas encore trouvé la doc bien à ce sujet.

Parser

Bon la syntaxe du protocole IRC est simple. Donc faire un parser ça va être du gâteau, non ?

Et bhé en fait mouai. Je m'y suis repris à trois fois afin de faire un parser à peu près solide. Et tant qu'à faire j'ai séparé la partie parser de la partie action à réaliser.

Après avoir un peu mieux observé un peu tout ce qui provient du serveur je suis arrivé à ça :

[@tag] :source TYPE [destination] [option] [:contenu]

[@tag]

En gros le tag est la grande nouveauté d'IRCv3 et c'est donc parfaitement optionnel. Ça peut contenir des infos assez variées que je détaille plus loin. Ça commence par un "@" et ça contient en vérité plusieurs tags. Exemple : @msgid=UXY5o0fonahKTQI3EiEL3I;time=2021-07-15T14:35:45.173Z

:source

La source indique qui est à l'origine d'un message. Elle y est toujours et commence par ":" . Ça peut être le nom du serveur s'il s'agit d'un message serveur ou bien être un utilisateur. Exemple : Lord!Lord@geeknode.fuckyeah

TYPE

Le type de message reçu. Il y a plein de types de message, les PRIVMSG (les messages classiques), les NOTICE, les KICK, les TOPIC, bref il y a de quoi faire. D'ailleurs à ce propos, sur IRC il n'y a pas de différence entre un message pour un salon et un message personnel, juste la destination va changer. Dans les TYPE on retrouve également tous les numerics, qui sont des informations renvoyées par le serveur. On trouve une liste pas mal du tout sur cette page. Exemple : PRIVMSG

[destination]

Il s'agit bha … ouai du destinataire d'un message. C'est donc souvent un nom de salon, le nom de quelqu'un ou parfois directement le nom du serveur. Ce champ est presque tout le temps rempli mais il existe de rares messages (biensûr quand j'écris je ne me souviens plus desquels) qui n'en ont pas. Il faut donc prévoir le cas où c'est vide. Exemple : #testage

[option]

J'ai appelé ce champ option car bha au début je pensais que c'était le seul optionnel… En gros ce champ complémente parfois le champ TYPE. C'est notamment le cas pour les CAP qui ont des sous-commandes qui sont alors présentes dans ce champs. Exemple : LS

[:contenu]

Le dernier champ est le contenu. Il commence par un ":" et contrairement à ce que je pensais n'est même pas obligatoire (source d'emmerde). Certains NUMERICS n'ont pas de contenu (ce qui est illogique ma foi). C'est la partie qui contient les messages à proprement écrit. Pour les messages de TYPE "fonctionnels" ça contient souvent la raison, ou du facultatif. Exemple : :asv ?

Et du coup ?

Bha je me suis fait une ptite fonction à qui j'envoie une string, un séparateur et qui me renvoie deux string : la partie de la string avant séparateur et la partie de la string après le séparateur. Si le séparateur n'est pas trouvé, ça me renvoie dans la première string toute la string d'entrée. Étrangement je n'ai pas trouvé de fonction dans la libs strings qui fasse ça.

Il ne me reste plus qu'à appeler cette fonction plusieurs fois afin d'extraire chaque morceau de ma ligne. Au final le parser ne fait plus que dix lignes et semble s'accomoder de tout ce que lui envoie le serveur.

Le parser créer ensuite une struct ParsedMessage qui contient toutes les strings des différents morceaux. Cette struct est envoyée à la fonction processMessage qui s'occupera de traiter tout ça :-)

J'en suis plutôt content parcequ'au bout de quatre versions j'ai le sentiment d'être parvenu au résultat nickel.

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cette partie
if msg[:1] == "@" { msg , message_tag = extractUntil(msg," ") }
if msg[:1] == ":" {
    msg , message_source = extractUntil(msg," ")
    message_source = message_source[1:]
}
msg , message_type = extractUntil(msg," ")
if msg[:1] != ":" { msg , message_destination = extractUntil(msg," ") }
if msg[:1] != ":" { msg , message_option = extractUntil(msg," :") }
if msg[:1] == ":" { message_content = strings.TrimSuffix(msg[1:]," ") }

return ParsedMessage{msg_tag: message_tag, msg_source: message_source, msg_type: message_type, msg_destination: message_destination, msg_content: message_content, msg_option: message_option}

Go fmt

Ouai je l'avais pas fait avant. Mais maintenant c'est bon, j'essaye d'y penser régulièrement.

Cette commande permet de s'occuper du formattage des fichiers sources. Ça met les bons espace, ça indente tout comme il faut… bref c'est cool.

Je me retrouvais avec des fichiers avec des tabs et des espaces vu que les éditeurs de texte s'évertuent à ajouter l'un ou l'autre par défaut ou à ne pas afficher l'indentation présente mais la leur. Bref, en faisant un cat sur le fichier c'était le gros bordel.

Hop maintenant c'est propre et cohérent.

Module Détection de SHUN

Sur IRC, les ircop (ceux qui gèrent le serveur) ont une commande géniale qui permet de faire en sorte d'ignorer tout ce qu'envoie un client sauf les PING/PONG. Ça a pour effet d'isoler un relou qui emmerde tout le monde. Il ne se rend pas compte que ce qu'il envoie ne parvient pas aux autres personnes.

J'ai donc ajouté un ptit moyen de détecter ça sur mon bot au cas où… Bon en vrai c'était juste pour voir la faisabilité. Moralité : c'est ultra simple.

Il suffit de s'envoyer régulièrement un message à soi-même et de vérifier qu'on le reçoit. Voilà j'ai mis ça en place à côté de la détection de ping timeout.

Module quizz

L'été est là et ce sont des vacances pour pas mal de monde. Qui n'aime pas un ptit quizz entre amis ?

À une époque IRC débordait de ces bots de jeux et je suis triste de ne plus en avoir. Donc j'ai fait le mien \o/

Le principe est super simple : Un fichier CSV avec sur chaque ligne la réponse, la question, un indice, un second indice.

Lorsque quelqu'un demande un quizz, on choppe une ligne aléatoire du fichier et on pose la question, on démarre un timer. Tous les messages qui arrivent pendant le timer sont testées pour voir si ça correspond à la réponse. Au bout d'un premier timer on balance un indice, puis au second timer, un deuxième indice puis au troisième c'est perdu. Bien entendu une bonne réponse met fin à tout.

En cas de bonne réponse, on lit le fichier de score, on cherche si une ligne commence par le pseudo si c'est le cas incrémente l'int des points, si c'est pas le cas on rajoute une ligne. Voilà c'est tout bête.

J'ai pas envie de me faire chier avec l'affichage des points pour le moment et encore moins pour le tri. Pas envie de faire d'algo, si vraiment je m'y attèle ça sera hors du bot via une filouterie à base de commandes shell :-°

Module TODO

Bon, mon module TODO avait un ptit bug foireux. Il m'ajoutait parfois des lignes vides (et donc des todo vides).

J'ai donc jeté et refait de 0 la gestion de fichier. Et c'est bon ça marche.

En gros je lis la todo en entier et je la fous en mémoire. Je fais les modifs dans la mémoire et je réécris intégralement le fichier.

C'est pas optimisé mais franchement vu la taille de la todo, ça ira largement. Ce bug traînait depuis deux ans et je ne comprenais pas comment il pouvait se produire et en bossant sur le module de quizz j'ai eu le même truc et j'ai compris ma connerie. Comme quoi si vous avez un souci sur bug, faites deux ans de pause et pouf vous aurez l'illumination directe.

Support IRCv3

Quitte à faire un bot IRC en 2021, autant qu'il soit compatible avec une partie des specs de IRCv3. Ces specs ajoutent pas mal de trucs plus ou moins utiles.

Un gros morceau sont donc les message-tags.

Faut bien voir qu'IRCv3 reste pleinement compatible avec le protocole d'antan. Il faut donc que les deux versions du protocole puissent coexister. Ce qui a été décidé est assez simple c'est lors de la connexion, un client en IRCv3 peut négocier des CAPS qui vont activer ou non certaines extensions du protocole.

Comme ça un client non compatible reste comme d'hab alors qu'un nouveau aura droit à quelques variations dans le protocole.

message-tags

Une grande partie de ces extensions utilisent donc les tags qui sont un morceau de texte que l'on retrouve en début de ligne avec donc différentes infos supplémentaires. Ça peut être juste l'horodatage des messages (ouai initialement, les messages ne le sont pas, c'est au client de le faire de son côté ce qui fait que selon l'horloge des clients un même message peut être affiché comme étant arrivé à une heure complètement différente). On a également des id permettant d'avoir un identifiant unique sur un message (pratique si on le combine à d'autres extensions comme par exemple des réactions). Il est possible d'y ajouter des tags custom par les clients ce qui peut amener à plein de ptites joyeusetés complémentaires (certains clients envisagent d'envoyer une url vers une image pour servir d'avatar). Dans les tags on retrouve également de la notification de personne en train d'écrire. Bref tout un tas de trucs divers et variés.

Dans mon cas pour l'instant j'ai juste fait en sorte que le parser puisse recevoir ces tags sans planter ce qui est déjà pas mal à mon niveau.*

Négociation des CAPS

Pour activer ces nouveautés, il faut les demander au serveur lors de la phase de connexion. J'en demande un paquet et je stock le résultat dans une map de booléen. Ça me permet d'avoir un tableau avec tout ça.

J'ai découvert la joie des mutex afin de pouvoir remplir ce tableau en écriture et le consulter en lecture sans causer de souci. Bon j'ai rien fait de bien poussé, juste suffisamment pour que ça m'explose plus à la gueule.

Au début ça fonctionnait sans rien faire avec le niveau de débug max, mais lorsque je l'ai baissé, le programme tournant un chouilla plus vite, j'ai eu de la lecture en même temps que de l'écriture ce qui m'a planté le truc.

Par chance le message d'erreur est plutôt explicite avec le numéro de ligne et tout qui va bien. Un coup de moteur de recherche plus tard et hop j'avais une solution à appliquer.

extended-join

Une CAP en particulier est l'extended-join qui permet d'avoir quelques infos en plus quand quelqu'un rejoint un salon. Le souci c'est que du coup la syntaxe de la commande JOIN est quelque peu chamboulée (trois fois rien, hein) du coup j'ai rajouté une condition en fonction du tableau précédent afin de savoir si la CAP est activée ou non et en fonction de ça processer différemment le JOIN.

C'est mon premier cas où il a fallu que j'adapte mon process en fonction des CAPS. Je suis content que ça fonctionne comme sur des roulettes. Je suis cependant juste un peu déçu quant à la syntaxe : je n'ai pas réussi à récupérer la valeur pour l'utiliser directement dans le if, j'ai été obligé de récupérer la valeur dans une variable qui est ensuite utilisé dans le if…

Un peu dommage.


Bon bha voilà, j'ai encore pas mal de trucs à faire dessus. Le bot culmine à 750 lignes de codes (bon avec des commentaires et des lignes vides, hein).

J'aimerai vraiment m'atteler au souci de race-conditions et mieux comprendre la bonne façon de gérer des variables globales (qui ne devraient probablement pas être globales). Voilà voilà.

gonib.go
  1package main
  2
  3import (
  4	"bufio"
  5	"flag"
  6	"fmt"
  7	"io"
  8	"io/ioutil"
  9	"math/rand"
 10	"net"
 11	"os"
 12	"strconv"
 13	"strings"
 14	"sync"
 15	"time"
 16)
 17
 18var bleu string = "\033[1;34m"
 19var rouge string = "\033[1;31m"
 20var vert string = "\033[1;32m"
 21var jaune string = "\033[1;33m"
 22var violet string = "\033[1;35m"
 23var cyan string = "\033[1;36m"
 24var normal string = "\033[0m"
 25var dim string = "\033[2m"
 26var me string
 27var server string
 28var port string
 29var nick string
 30var wanted_nick string
 31var channel string
 32var lport string
 33var debug int = 0
 34var todofile string = "/home/nib/todo"
 35var datelayout string = "02/01/06"
 36var tdatelayout string = "02/01/06 - 15:03:05"
 37var onchan bool = false
 38var connected bool = false
 39var cap_messagetags int = 0 //sert comme booléen mais permet de shifter le parsing
 40var quizz_on bool = false
 41var quizz_reponse chan ParsedMessage
 42var enabled_caps = make(map[string]bool)
 43var enabled_caps_mutex = sync.RWMutex{}
 44
 45var sender chan Message
 46var rawsender chan string
 47var AliveLoop chan bool
 48var pong chan bool
 49
 50type Ircconnection struct {
 51	Server   string
 52	Port     string
 53	Timeouts int
 54	Conn     net.Conn
 55	Receiver chan string
 56	//	Pong              chan bool
 57	counter           int
 58	Struct            chan Message
 59	StopHandleCounter chan bool
 60	StopInteract      chan bool
 61}
 62
 63type ParsedMessage struct {
 64	msg_tag         string
 65	msg_source      string
 66	msg_type        string
 67	msg_destination string
 68	msg_content     string
 69	msg_option      string
 70}
 71type Message struct {
 72	msg   string
 73	dest  string
 74	level int // le Level correspond à l'importance du message. 10 ce sont les messages normaux. En dessous ça sera plus du debug (par exemple les Pings), en fonction de la couleur on peut décider de ne pas afficher, ou d'afficher avec une certaine couleur
 75}
 76
 77func (connection *Ircconnection) Connect() {
 78	var TcpConnected bool = false
 79	for !TcpConnected {
 80		var err error
 81		connection.Conn, err = net.Dial("tcp", server+":"+port)
 82		fmt.Println(rouge + "Connection to " + server + ":" + port + normal)
 83		if err != nil {
 84			fmt.Println(err)
 85			time.Sleep(time.Duration(connection.Timeouts) * time.Second)
 86		} else {
 87			TcpConnected = true
 88		}
 89	}
 90	connection.Receiver = make(chan string)
 91	connection.Struct = make(chan Message)
 92	connection.StopHandleCounter = make(chan bool)
 93	connection.StopInteract = make(chan bool)
 94	connection.Timeouts = 0
 95	counter_updater := make(chan bool)
 96	go io.Copy(connection.Conn, os.Stdin)
 97	go connection.handleIncoming()
 98	go connection.handleCounter(counter_updater)
 99	go connection.Interact(counter_updater)
100	rawsender <- "CAP LS 302"
101	rawsender <- "NICK " + wanted_nick
102	rawsender <- "USER " + wanted_nick + " 0.0.0.0 " + wanted_nick + " :" + wanted_nick + " bot"
103	rawsender <- "CAP REQ :message-tags"
104	rawsender <- "CAP REQ :batch"
105	rawsender <- "CAP REQ :extended-join"
106	rawsender <- "CAP REQ :chghost"
107	rawsender <- "CAP REQ :cap-notify"
108	rawsender <- "CAP REQ :userhost-in-names"
109	rawsender <- "CAP REQ :multi-prefix"
110	rawsender <- "CAP REQ :away-notify"
111	rawsender <- "CAP REQ :account-notify"
112	rawsender <- "CAP REQ :server-time"
113	rawsender <- "CAP REQ :echo-message"
114	rawsender <- "CAP REQ :labeled-response"
115	rawsender <- "CAP END"
116
117	for !connected {
118		time.Sleep(200 * time.Millisecond)
119	}
120	rawsender <- "JOIN :" + channel
121	go connection.StatusCheck()
122}
123func (connection *Ircconnection) Disconnect() {
124	onchan = false
125	connected = false
126	cap_messagetags = 0
127	defer debugPrint("Fermeture Disconnect()", 0)
128	fmt.Println(vert + "On coupe" + rouge + " la connexion !" + normal)
129	connection.StopHandleCounter <- true
130	connection.StopInteract <- true
131	connection.Conn.Close()
132	go connection.Connect()
133}
134func NewIrcconnection() Ircconnection {
135	return Ircconnection{Server: server, Port: port, Timeouts: 5}
136}
137func (connection *Ircconnection) handleIncoming() {
138	defer debugPrint("Fermeture connection.handleIncoming()", 0)
139	scanner := bufio.NewScanner(connection.Conn)
140	for scanner.Scan() {
141		ln := scanner.Text()
142		connection.Receiver <- ln
143	}
144}
145
146func (connection *Ircconnection) Interact(counter_updater chan bool) {
147	defer debugPrint("Fermeture connection.Interact()", 0)
148	for {
149		select {
150		case writer := <-sender:
151			if connection.counter < 5000 {
152				counter_updater <- true
153			}
154			fmt.Println("\t"+jaune+">>> PRIVMSG "+normal+writer.dest+" :"+writer.msg+" //"+jaune+"[", connection.counter, "]"+normal)
155			io.WriteString(connection.Conn, "PRIVMSG "+writer.dest+" :"+writer.msg+"\n")
156			time.Sleep(time.Duration(connection.counter) * time.Millisecond)
157		case rawwriter := <-rawsender:
158			if connection.counter < 5000 {
159				//counter_updater <- true
160			}
161			if debug > 0 {
162				fmt.Println("\t"+rouge+">>> "+normal+rawwriter+" //"+jaune+"[", connection.counter, "]"+normal)
163			}
164			io.WriteString(connection.Conn, rawwriter+"\n")
165			time.Sleep(time.Duration(connection.counter) * time.Millisecond)
166		case reader := <-connection.Receiver:
167			parsedMessage := parseIrc(connection, reader)
168			go processMessage(parsedMessage)
169		case <-connection.StopInteract:
170			return
171
172		}
173	}
174}
175
176func (connection *Ircconnection) StatusCheck() {
177	defer connection.Disconnect()
178	defer debugPrint("Fermeture connection.StatusCheck()", 0)
179	var ShunTimeouts int = 0
180	for {
181		time.Sleep(60 * time.Second)
182		// Vérif de la disponibilité du pseudo
183		if nick != wanted_nick {
184			debugPrint("Pseudo "+nick+" différent de "+wanted_nick, 2)
185			rawsender <- "NICK " + wanted_nick
186		}
187		// Vérif de la connexion au salon désiré
188		if !onchan {
189			rawsender <- "JOIN " + channel
190		}
191		// Vérif du PING du serveur
192		debugPrint("\t"+jaune+"CHECK: "+bleu+"PING "+normal+me, 2)
193		rawsender <- "PING " + me
194		select {
195		case <-pong:
196			connection.Timeouts = 0
197			//time.Sleep(10 * time.Second)
198		case <-time.After(2 * time.Second):
199			connection.Timeouts++
200			fmt.Println(rouge+"Timeout ", connection.Timeouts)
201			if connection.Timeouts > 5 {
202				fmt.Println(rouge + "Ping Timeout du serveur !" + normal)
203				return
204				connection.Disconnect()
205			}
206		}
207		// Vérif shun
208		debugPrint("\t"+jaune+"CHECK: "+bleu+"PRIVMSG "+normal+nick+":AUTOCHECK", 2)
209		sender <- Message{msg: "AUTOCHECK", dest: nick, level: 12}
210		select {
211		case <-AliveLoop:
212			ShunTimeouts = 0
213		case <-time.After(2 * time.Second):
214			ShunTimeouts++
215			fmt.Println(rouge+"ShunTimeout ", ShunTimeouts)
216			if ShunTimeouts > 2 {
217				fmt.Println(rouge + "Shun Timeout du serveur !" + normal)
218				connection.Disconnect()
219				return
220			}
221		}
222	}
223}
224
225// Futur système anti-flood. tout pourri pour le moment.
226func (connection *Ircconnection) handleCounter(counter_updater <-chan bool) {
227	defer debugPrint("Fermeture de connection.handleCounter()", 0)
228	for {
229		select {
230		case <-connection.StopHandleCounter:
231			return
232		case <-counter_updater:
233			connection.counter = connection.counter + 100
234		default:
235			time.Sleep(time.Duration(connection.counter+500) * time.Millisecond)
236			if connection.counter > 0 {
237				connection.counter -= 50
238			} else {
239				connection.counter = 0
240			}
241		}
242	}
243}
244
245/////////////////// MAIN //////////////////////////////////////
246func main() {
247	sender = make(chan Message, 3)
248	rawsender = make(chan string)
249	AliveLoop = make(chan bool)
250	pong = make(chan bool)
251	quizz_reponse = make(chan ParsedMessage)
252
253	flag.StringVar(&server, "server", "localhost", "Server hostname to connect to")
254	flag.StringVar(&port, "port", "6667", "Which port to connect to")
255	flag.StringVar(&wanted_nick, "nick", "bab", "Which nickname you want to use")
256	flag.StringVar(&channel, "channel", "#lms", "Which channel to join")
257	flag.StringVar(&lport, "lport", "4321", "Which port to listen incoming connections")
258	flag.IntVar(&debug, "debug", 0, "Enable debug messages")
259	flag.Parse()
260
261	connection := NewIrcconnection()
262	connection.Connect()
263
264	in, err := net.Listen("tcp", ":"+lport)
265	check(err)
266	defer in.Close()
267
268	for {
269		inconn, err := in.Accept()
270		if err != nil {
271			fmt.Println(err)
272			continue
273		}
274		go handleIncoming(inconn, connection)
275	}
276
277}
278
279// ------------------
280// Côté IRC
281// ------------------
282
283func parseIrc(connection *Ircconnection, msg string) ParsedMessage {
284	debugPrint("\t\t"+cyan+"<< "+normal+msg, 3)
285
286	var message_tag string = ""
287	var message_source string = ""
288	var message_type string = ""
289	var message_destination string = ""
290	var message_option string = ""
291	var message_content string = ""
292	// PARSER 3
293	if msg[:1] == "@" {
294		msg, message_tag = extractUntil(msg, " ")
295	}
296	if msg[:1] == ":" {
297		msg, message_source = extractUntil(msg, " ")
298		message_source = message_source[1:]
299	}
300	msg, message_type = extractUntil(msg, " ")
301	if msg[:1] != ":" {
302		msg, message_destination = extractUntil(msg, " ")
303	}
304	if msg[:1] != ":" {
305		msg, message_option = extractUntil(msg, " :")
306	}
307	if msg[:1] == ":" {
308		message_content = strings.TrimSuffix(msg[1:], " ")
309	}
310
311	//fmt.Println("tag ["+bleu+message_tag+normal+"] src ["+bleu+ message_source+normal+"] type ["+bleu+ message_type+normal+"] dst ["+bleu+ message_destination+normal+"] option ["+bleu+ message_option+normal+"] content ["+bleu+ message_content+normal+"]")
312	return ParsedMessage{msg_tag: message_tag, msg_source: message_source, msg_type: message_type, msg_destination: message_destination, msg_content: message_content, msg_option: message_option}
313
314}
315
316func processMessage(parsedMessage ParsedMessage) {
317	debugPrint(violet+"Message_tag ["+normal+parsedMessage.msg_tag+violet+"] source ["+normal+parsedMessage.msg_source+violet+"] type ["+normal+parsedMessage.msg_type+violet+"] destination ["+normal+parsedMessage.msg_destination+violet+"] option ["+normal+parsedMessage.msg_option+violet+"] content ["+normal+parsedMessage.msg_content+violet+"]"+normal, 5)
318
319	if parsedMessage.msg_type == "PING" {
320		rawsender <- "PONG :" + parsedMessage.msg_content
321		return
322	}
323	switch parsedMessage.msg_type {
324	case "CAP":
325		if parsedMessage.msg_option == "ACK" {
326			enabled_caps_mutex.Lock()
327			enabled_caps[parsedMessage.msg_content] = true
328			enabled_caps_mutex.Unlock()
329		}
330		return
331
332	case "001":
333		connected = true
334		nick = parsedMessage.msg_destination
335		me = parsedMessage.msg_content[strings.LastIndex(parsedMessage.msg_content, " ")+1:]
336		return
337	case "NOTICE":
338		// Auto Invite on Knock
339		if parsedMessage.msg_content == ":[Knock]" {
340			//io.WriteString(connection.Conn, "invite "+elements[5][0:strings.IndexAny(elements[5], "!")]+" "+channel+"\n")
341		}
342		return
343	case "JOIN":
344		// @msgid=sBqscFhVMaV9uQMOxJsAcb-uxRnr6kSWCSBVDMvd22ufA;time=2021-07-13T23:07:17.218Z :gonib!gonib@2a01:cb1d:8c37:7f00:7285:c2ff:fe62:b714 JOIN #testage * :gonib bot
345		// @msgid=B7Bk1vWoztQeTBWRQZeyAU-uxRnr6kSWCSBVDMvd22ufA;time=2021-07-13T23:09:06.420Z :gonib!gonib@2a01:cb1d:8c37:7f00:7285:c2ff:fe62:b714 JOIN :#testage
346		var new_chan string
347		enabled_caps_mutex.RLock()
348		extended_join := enabled_caps["extended-join"]
349		enabled_caps_mutex.RUnlock()
350		if extended_join {
351			new_chan = parsedMessage.msg_destination
352		} else {
353			new_chan = parsedMessage.msg_content
354		}
355		if Nick(parsedMessage.msg_source) == nick {
356			debugPrint("On join "+new_chan, 0)
357			sender <- Message{msg: "Bonjour " + new_chan + " :-)", dest: new_chan, level: 10}
358		} else {
359			sender <- Message{msg: "Bienvenue " + Nick(parsedMessage.msg_source), dest: new_chan, level: 10}
360		}
361		return
362	case "PONG":
363		pong <- true
364		//FIXME !! connection.Pong <- true
365	case "PART":
366		if Nick(parsedMessage.msg_source) == nick && parsedMessage.msg_content == channel {
367			onchan = false
368			debugPrint(rouge+"On vient de quitter "+channel+normal, 0)
369		}
370		return
371	case "MODE":
372		return
373	case "TOPIC":
374		return
375	case "NICK":
376		if parsedMessage.msg_source == nick {
377			nick = parsedMessage.msg_content
378		}
379		return
380	case "KICK":
381		if parsedMessage.msg_content == nick {
382			debugPrint(rouge+"On s'est fait kicker de "+parsedMessage.msg_destination+" par "+parsedMessage.msg_source+normal, 0)
383			onchan = false
384		}
385		return
386	case "QUIT":
387		if Nick(parsedMessage.msg_source) == nick {
388			debugPrint(rouge+"On vient de se déconnecter"+normal, 0)
389			onchan = false
390			connected = false
391		}
392		return
393	case "ERROR":
394		debugPrint(rouge+parsedMessage.msg_content+normal, 0)
395		connected = false
396		onchan = false
397		return
398	case "319":
399		if !strings.Contains(parsedMessage.msg_content, channel) {
400			onchan = false
401			debugPrint(rouge+"On n'est pas connecté au salon"+normal, 0)
402		} else {
403			onchan = true
404		}
405		return
406	case "433":
407		if !connected { //pseudo déjà utilisé au moment de la connexion
408			debugPrint(rouge+"PSEUDO OCCUPÉ LORS DE LA CONNEXION"+normal+" on passe à "+wanted_nick+"_", 0)
409			rawsender <- "NICK " + wanted_nick + "_"
410			//io.WriteString(connection.Conn, "NICK "+wanted_nick+"_ \n")
411		} else {
412			fmt.Println(vert + "le pseudo " + parsedMessage.msg_content + " est déjà utilisé, on reste sur " + nick + normal)
413		}
414		return
415	case "PRIVMSG":
416		if parsedMessage.msg_source == me && parsedMessage.msg_destination == nick && parsedMessage.msg_content == "AUTOCHECK" {
417			AliveLoop <- true
418			return
419		}
420		fmt.Println("\t\t" + bleu + "<< " + normal + parsedMessage.msg_destination + " " + Nick(parsedMessage.msg_source) + " |" + parsedMessage.msg_content)
421
422		if quizz_on {
423			quizz_reponse <- ParsedMessage{msg_source: parsedMessage.msg_source, msg_content: parsedMessage.msg_content, msg_type: parsedMessage.msg_type, msg_tag: ""}
424		}
425
426		if parsedMessage.msg_content == "quizz" {
427			if quizz_on {
428				return
429			}
430			quizz_on = true
431			go quizz()
432		}
433		if len(parsedMessage.msg_content) > 1 {
434			var elements []string = strings.Fields(parsedMessage.msg_content)
435			switch elements[0] {
436			case "dig":
437				if len(elements) > 1 {
438					ip, err := net.LookupIP(elements[1])
439					if err != nil {
440						sender <- Message{msg: "Erreur de résolution DNS.", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 11}
441						return
442					}
443					for i := 0; i < len(ip); i++ {
444						sender <- Message{msg: ip[i].String(), dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
445					}
446				} else {
447					sender <- Message{msg: "Il faut un argument supplémentaire", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
448				}
449				return
450			case "up":
451				if len(elements) > 2 {
452					_, err := net.Dial("tcp", elements[1]+":"+elements[2])
453					if err != nil {
454						sender <- Message{msg: elements[1] + ":" + elements[2] + " est non joignable", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
455					} else {
456						sender <- Message{msg: elements[1] + ":" + elements[2] + " : OK", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
457					}
458				} else {
459					sender <- Message{msg: "Syntaxe : up nom port", dest: parsedMessage.msg_destination, level: 10}
460				}
461				return
462			}
463		}
464		return
465	default:
466		//debugPrint(rouge+"PAS COMPRIS : "+parsedMessage.msg_content+normal)
467		return
468	}
469}
470
471func aReimplementer(connection *Ircconnection, msg string, elements []string) {
472	if len(elements) > 3 {
473		switch elements[3] {
474		case ":heure":
475			sender <- Message{msg: "Paies-toi une montre vaut rien!", dest: channel, level: 5}
476		case ":todo":
477			if len(elements) <= 4 {
478				todoList()
479			} else {
480				switch elements[4] {
481				case "add":
482					item := ""
483					for i := 5; i < len(elements); i++ {
484						item = item + elements[i] + " "
485					}
486					todoAdd(item)
487					sender <- Message{msg: "Ajout à la todo", dest: channel, level: 10}
488				case "del":
489					item, err := strconv.ParseInt(elements[5], 10, 32)
490					if err != nil {
491						sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 11}
492					}
493					todoDel(int(item) - 1)
494					sender <- Message{msg: "Suppression de l'item", dest: channel, level: 10}
495				}
496			}
497		case ":plot", ":Plot":
498			if len(elements) == 8 {
499				plotArgs := elements[4] + " " + elements[5] + " " + elements[6] + " " + elements[7]
500				plotAdd(plotArgs)
501			} else {
502				sender <- Message{msg: "conso gaz elec eau", dest: channel, level: 10}
503				sender <- Message{msg: "poids peupeu bab lord", dest: channel, level: 10}
504			}
505		}
506	}
507}
508
509// -----------------
510// Commandes du bot
511// -----------------
512
513func todoList() {
514	file, err := os.Open(todofile)
515	if err != nil {
516		file, e := os.Create(todofile)
517		if e != nil {
518			sender <- Message{msg: e.Error(), dest: channel, level: 11}
519		}
520		defer file.Close()
521	}
522	defer file.Close()
523	scanner := bufio.NewScanner(file)
524	var index int = 0
525	for scanner.Scan() {
526		index++
527		sender <- Message{msg: strconv.Itoa(index) + ": " + scanner.Text(), dest: channel, level: 10}
528	}
529
530}
531
532func todoAdd(item string) {
533	file, err := os.OpenFile(todofile, os.O_APPEND|os.O_CREATE|os.O_WRONLY, 0644)
534	if err != nil {
535		sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 12}
536	}
537	defer file.Close()
538	writer := bufio.NewWriter(file)
539	defer writer.Flush()
540	sender <- Message{msg: "Ajout : " + item, dest: channel, level: 10}
541	now := time.Now().Format(datelayout)
542	fmt.Fprint(file, now, " ", item, "\n")
543}
544
545func todoDel(item int) {
546	input, err := ioutil.ReadFile(todofile)
547	if err != nil {
548		sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 11}
549	}
550	lines := strings.Split(string(input), "\n")
551	linesout := make([]string, 0)
552	for i, todo := range lines {
553		if i != item && string(todo) != "" {
554			linesout = append(linesout, todo)
555		}
556	}
557	output := strings.Join(linesout, "\n")
558	err = ioutil.WriteFile(todofile, []byte(output), 0644)
559	if err != nil {
560		sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 11}
561	}
562}
563
564func plotAdd(incoming string) {
565	var args []string = strings.Fields(incoming)
566	if args[0] != "conso" && args[0] != "poids" {
567		sender <- Message{msg: "Seul 'poids' ou 'conso' sont acceptés", dest: channel, level: 12}
568		return
569	}
570	var filePath string = "/var/www/lord.re/graph/" + args[0] + ".csv"
571	fmt.Println("le fichier est " + filePath)
572	file, err := os.OpenFile(filePath, os.O_APPEND|os.O_CREATE|os.O_WRONLY, 0644)
573	if err != nil {
574		sender <- Message{msg: err.Error(), dest: channel, level: 12}
575	}
576	defer file.Close()
577	writer := bufio.NewWriter(file)
578	defer writer.Flush()
579	now := time.Now().Format(datelayout)
580	fmt.Fprint(file, now, ",", args[1], ",", args[2], ",", args[3], "\n")
581	sender <- Message{msg: "C'est plotté ! https://lord.re/graph", dest: channel, level: 10}
582}
583
584func quizz() {
585	defer func() {
586		sender <- Message{msg: "C'est fini pour cette passionnante partie de quizz. À une prochaine ;-)", dest: channel, level: 10}
587		quizz_on = false
588	}()
589	sender <- Message{msg: "C'est parti !", dest: channel, level: 10}
590	var max_indice int = 3
591	var nbr_indice int = 0
592
593	bonne_reponse, question, indice1, indice2 := randomQuizz()
594	sender <- Message{msg: question, dest: channel, level: 10}
595	for {
596		select {
597		case reponse := <-quizz_reponse:
598			debugPrint("Quizz réponse : "+reponse.msg_content+" | emetteur :"+reponse.msg_source, 5)
599			if reponse.msg_content == bonne_reponse {
600				sender <- Message{msg: "C'est gagné " + Nick(reponse.msg_source), dest: channel, level: 10}
601				quizzUpScore(Nick(reponse.msg_source))
602				return
603			}
604		case <-time.After(30 * time.Second):
605			nbr_indice++
606			debugPrint("Nbr_indice : "+strconv.Itoa(nbr_indice), 5)
607			if nbr_indice == 1 {
608				sender <- Message{msg: "Indice 1 : " + indice1, dest: channel, level: 10}
609			}
610			if nbr_indice == 2 {
611				sender <- Message{msg: "Indice 2 : " + indice2, dest: channel, level: 10}
612			}
613			if nbr_indice > max_indice {
614				debugPrint("C'est perdu", 4)
615				sender <- Message{msg: "Et c'est perdu :-( Nous ne saurons jamais la réponse !", dest: channel, level: 10}
616				return
617			}
618		}
619	}
620}
621
622// ------------------
623// Serveur en écoute
624// ------------------
625
626func incoming(connection Ircconnection) {
627	in, err := net.Listen("tcp", ":4321")
628	defer in.Close()
629	if err != nil {
630		fmt.Println(err)
631		os.Exit(1)
632	}
633
634	for {
635		inconn, err := in.Accept()
636		if err != nil {
637			fmt.Println(err)
638			continue
639		}
640		go handleIncoming(inconn, connection)
641	}
642}
643
644func handleIncoming(in net.Conn, connection Ircconnection) {
645	defer func() {
646		fmt.Println(bleu+"Déconnexion de ", in.RemoteAddr(), normal)
647		in.Close()
648		recover()
649	}()
650	fmt.Println(bleu+"Incoming from ", in.RemoteAddr(), normal)
651	inbuf := bufio.NewReader(in)
652	for {
653		inmsg, err := inbuf.ReadString('\n')
654		if err != nil || inmsg == "\n" {
655			break
656		}
657		fmt.Print(vert + "<<]] " + inmsg + normal)
658		//   		connection.SendMsg(inmsg,3)
659		sender <- Message{msg: inmsg, dest: channel, level: 10}
660		time.Sleep(500 * time.Millisecond)
661	}
662}
663
664// ------------
665//  Génériques
666// ------------
667
668func debugPrint(msg string, level int) {
669	if debug >= level {
670		fmt.Println(cyan + msg + normal)
671	}
672}
673func quizzUpScore(gagnant string) {
674	debugPrint("Entrée dans quizzUpScore pour "+gagnant, 4)
675
676	scoreData, err := ioutil.ReadFile("quizz_score.txt")
677	check(err)
678	scorelines := strings.Split(string(scoreData), "\n")
679	var nouveau_gagnant bool = true
680	for i, line := range scorelines {
681		if strings.Contains(line, gagnant+",") {
682			nouveau_gagnant = false
683			linedata := strings.Split(line, ",")
684			new_score, _ := strconv.Atoi(linedata[1])
685			new_score++
686			scorelines[i] = linedata[0] + "," + strconv.Itoa(new_score)
687			debugPrint("joueur :"+linedata[0]+" ancien score :"+linedata[1]+" nouveau score : "+strconv.Itoa(new_score), 4)
688		}
689	}
690	if nouveau_gagnant {
691		//au lieu d'append on édite la dernière ligne qui par défaut ne contient qu'un retour à la ligne. Ça évite les lignes vides qui se rajoutent.
692		scorelines[len(scorelines)-1] = gagnant + ",1\n"
693	}
694	newScoreData := strings.Join(scorelines, "\n")
695	err = ioutil.WriteFile("quizz_score.txt", []byte(newScoreData), 0644)
696	check(err)
697}
698func randomQuizz() (string, string, string, string) {
699	debugPrint("Entrée dans randomQuizz()", 4)
700	file, err := os.Open("quizz.txt")
701	check(err)
702	defer file.Close()
703	var quizzAssets []string
704	var nbr_line int = 0
705	scanner := bufio.NewScanner(file)
706	for scanner.Scan() {
707		quizzAssets = append(quizzAssets, scanner.Text())
708		nbr_line++
709	}
710	random_seed := rand.NewSource(time.Now().UnixNano())
711	random_source := rand.New(random_seed)
712	var retourQuizz []string = strings.Split(quizzAssets[random_source.Intn(nbr_line)], ",")
713	debugPrint(retourQuizz[0]+retourQuizz[1]+retourQuizz[2]+retourQuizz[3], 4)
714	return retourQuizz[0], retourQuizz[1], retourQuizz[2], retourQuizz[3]
715
716}
717
718func check(e error) {
719	if e != nil {
720		panic(e)
721	}
722}
723
724func Nick(utilisateur_complet string) string {
725	var nick_extrait string = utilisateur_complet[0:strings.IndexAny(utilisateur_complet, "!")]
726	return nick_extrait
727}
728
729func extractUntil(input string, pattern string) (string, string) {
730	var output1 string
731	var output2 string
732	if strings.Contains(input, pattern) {
733		output2 = strings.TrimPrefix(input[:strings.Index(input, pattern)], " ")
734		output1 = strings.TrimPrefix(strings.TrimPrefix(input, output2), " ")
735		//		fmt.Println(violet+"[input:"+normal+input+violet+"] [output1:"+normal+output1+violet+"] [output2:"+normal+output2+violet+"]"+normal)
736		return output1, output2
737	} else {
738		//		fmt.Println(violet+"[input:"+normal+input+violet+"] [output1:"+normal+input+violet+"] [output2:"+normal+""+violet+"]"+normal)
739		return input, ""
740
741	}
742}

Joy Ride

Histoire :

Paul Walker pour impressionner sa copine décide d'aller la chercher et la ramener chez elle à la fin de l'année scolaire. Le truc c'est qu'elle est dans un autre État et donc ça fait une sacrée virée mais l'amour (et les hormones…) ne connait pas de frontières.

En chemin il récupère son frêre sortant de prison. Sur la route ils utilisent une CB pour s'amuser en discutant avec les routieurs en se faisant passer pour une meuf. Ils obtiennent un rencard avec l'un d'eux qu'ils envoient dans un vieux motel perrave dans la chambre d'un inconnu.

Ils sont eux, dans la chambre d'à côté. Le rencard se finit en presque meurtre sauvage.

Ressenti :

Franchement, pourquoi j'ai matté ça ? Rien que ce que je vous ai décrit devrait vous alarmer…

Bon l'histoire est pas top mais bon ça pourrait passer, mais rhaaa les acteurs. Déjà j'aime pas Paul Walker mais alors l'autre… Steve Zahn il est insupportable. Aussi bien quand il est en maîtrise de la situation que quand tout dérape.

On sent tout arriver minimum quinze minutes à l'avance. Il n'y a aucune surprise dans le film tout est téléphoné.

C'est même pas un bon nanar parceque c'est pas drôle.

Philadelphia

Histoire :

Tom Hanks est un jeune avocat brillant qui se retrouve grâce à son travail acharné sur un nouveau dossier prestigieux. Il sera cependant licencié suite à une négligence de sa part qui aurait pu compromettre cette affaire.

Il est convaincu qu'il s'agit d'un coup monté pour l'évincer. Un de ses employeurs aurait découvert sa séropositivité et son homosexualité.

Il décide donc de partir en justice contre ses anciens employeurs.

Ressenti :

Superbe film. Tom Hanks est un acteur extraordinaire. Il passe aussi bien dans son rôle d'avocat hors pair que du mec au bord de la mort avec la maladie.

Le film est bien daté début 90 et son sujet est quand même toujours pas mal d'actualité. C'est pas drôle et c'est carrément dur avec des vieux cons bien richouss détestables. L'homophobie et le SIDA sont au centre du film.

“Je n'ai rien contre les gens qui ont contracté le SIDA sans avoir fauté.” Wow. C'est immonde.

Tom Hanks porte le film sur son jeu. Sans lui, ça aurait été un film assez moyen mais il arrive à ajouter une énorme émotion et crédibilité au scénario.

Bon par contre la chanson Streets of Philadelphia de Bruce Sprinsteen qui a été faite pour le film… bha j'aime pas. Pourtant elle a été adorée par tout le monde mais je trouve ça mou, ça démarre jamais, le synthé pourri… bref j'aime rien.

Pas mal de choix de pré-production ont été fait afin de pousser un public mainstream à aller voir un film avec pour héro un gay mourrant du SIDA. Ils ont choisi Bruce Springsteen pour cette raison mais surtout c'est ce qui a poussé les casters à choisir Tom Hanks.

Basic Instinct

Histoire :

Un homme est retrouvé mort alors qu'il faisait l'amour les bras attachés au lit. Son amante est immédiatement suspectée.

Il s'avère qu'elle n'éprouve ni surprise ni tristesse à l'annonce de la mort de l'homme. On découvre assez vite qu'elle est également l'autrice d'un roman relatant dans tous les détails ce crime.

Le détective Nick Curran mène donc l'enquête face à la charmeuse Catherine Tramell mais ses convictions changent constamment.

Ressenti :

Je connaissais la réputation du film et les références qui y sont faites dans d'autres films mais je ne l'avais jamais vu. Et bha c'est dommage, il est sacrément cool.

J'ai beaucoup aimé le doute qui perdure tout le long du film et j'ai pas vu venir le dénouement. Bon, le film est pas loin d'un soft boulard par contre, il est pas vraiment à mettre devant les yeux de tout le monde.

Franchement, vous trouvez pas que Jeanne Tripplehorn qui incarne la psy a un ptit air à Audrey Tautou ?

Les scènes de cul ont réellement été tourné avec les vrais acteurs.

Je vois sur la page wikipedia qu'apparemment le film a provoqué la colère d'activistes LGBT à cause de l'héroïne bisexuelle qui a un rôle de meurtrière psychopathe. Heuu… Ils ont vu le film ? Et puis bon, l'héroïne est justement plutôt classe : elle assume parfaitement son orientation sexuelle, elle est en accord avec son corps et maîtrise sa vie sexuelle.

Je trouve le personnage certes manipulateur mais parfaitement conscient et joueur. Elle est intelligente et pas si froide que ça. À contrario, le détective est lui un sale con avec des problèmes d'alcool et de drogue qui a (malencontreusement) tué des innocents (en plus d'être flic !). Et puis même, ça ne signifie pas que tout le monde est pareil… À chaque fois qu'un film montre un tueur, faut pas incriminer toute la communauté dépeinte.

Bref, très chouette film des années 90.

Fear And Loathing In Las Vegas

Histoire :

En 1971, Raoul Duke un journaliste et son avocat Gonzo (Johnny Depp et Bénicio Del Toro) vont couvrir une course à moto dans le désert près de Las Vegas. Mais avant d'être un voyage pour le boulot, c'est avant tout un voyage dans le but de se défoncer avec tout un tas de drogues différentes.

On va suivre les deux zigottos dans un week-end (ou plus ?) de folie.

Ressenti :

Le film est tiré d'un livre du même nom relatant … bha une histoire vraie. Tout du moins ce qu'en a couché sur papier son auteur. C'est assez bordélique mais c'est tout le sel de l'histoire.

C'est un film qui doit très probablement divisé. J'ai un ressenti assez mitigé : bon c'est un peu marrant mais fatigant. Le délire du mec complètement défoncé qui ne redescend jamais c'est assez un peu une impasse. La première demi-heure est d'ailleurs plus laborieuse que la suite.

Le truc c'est qu'il n'y a pas vraiment d'histoire, ça pourrait limite être une suite de sketch décorellés mais avec juste les mêmes protagonistes. Il n'y a pas ce sentiment d'une histoire qui se déroule et donc de progression. On est dans un tunnel et on ne sait même pas si le but est d'en sortir et pourquoi en sortir.

Après ça reste quand même fun. J'ai surtout aimé le personnage de Bénicio Del Toro que j'ai trouvé bien plus marrant que le protagoniste principal. Le mec est dangeureux, massif, schnouffé, crado mais se permet de donner son avis via son argument d'autorité qu'il est avocat et y ça passe crème.

J'ai du mal à comprendre la non-réaction de tous les gens autour.

Le passage avec le réceptionniste gay lors de la convention des flics est probablement l'apogée de ce film.

Visuellement … bha c'est du Terry Gilliam qui film des mecs complètement mortibus… La caméra est rarement d'applomb, ça change très régulièrement de cadrage, il y a quelques légers effets numériques qui rendent pas trop mal… Ça fait le taff.

Voilà, c'est pas un monument du cinéma, c'est un peu longuet mais ça peut amuser. Il y a d'ailleurs mal d'apparitions d'acteurs dans de petits rôles. Mention spéciale pour Tobey Maguire qui … bha … le pauvre …

Léon

Histoire :

Natalie Portman a douze ans et vit dans un immeuble New-Yorkais où son père planque de la drogue pour des pourris des stups. Il tente d'en subtiliser une partie ce qui le mènera à sa perte ainsi que toute sa ptite famille. Par chance, Mathilda échappera au massacre puisqu'elle était à l'épicerie du bas de la rue pendant ce temps-là.

En retournant chez elle, elle comprend très vite et rentre comme si de rien n'était chez Léon qui vit dans l'appartement d'à-côté. Il lui ouvre la porte ce qui va la sauver. Mais Léon est en fait un tueur à gage italien particulièrement efficace.

Il se retrouve avec cette gamine dont il ne sait pas s'occuper.

Ressenti :

C'est à mon sens le meilleur film de Luc Besson. Ce film en jette. L'histoire est assez simple mais tout s'imbrique bien.

Les acteurs sont chouettes. Sérieux, à 12 ans Natalie Portman est vraiment super crédible oscillant entre la gamine rebelle, la gamine qui subit son père con, puis s'oriente vers la meuf avide de vengeance mais qui se dégonfle face aux évènements qui la dépassent. Et à côté Jean Reno est au top avec son air impassible/froid puis benêt. Mais surtout Gary Oldman en flic pourri psychopathe détestable à souhait.

Je sais pas comment expliquer ça, mais ce film montre un New-York différent de ce qu'on en voit habituellement. Ici, ça semble bien plus humain et moins écrasant, plus naturel et moins filmique que ce que l'on voit d'habitude. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai cette impression. Il y a pourtant des plans où l'on voit au loin les tours vertigineuses, de longues rues bondées, des taxis de partout mais … voilà quoi c'est pas pareil.

Le film commence par un long traveling avant comme dans la majorité des films de Besson. D'ailleurs on y retrouve sa femme de l'époque (Maïwenn qui joue la prostituée blonde du début) et le personnage de Léon est directement inspiré de Victor le nettoyeur dans Nikita. Voilà, pour un ptit film qu'il a fait pour passer le temps à cause d'un contre-temps au niveau production du 5ème Élément c'est pas dégueux du tout.

Les scènes d'actions sont impecs : brutal sans être gore, pas ultra chorégraphié, le héro se prend pas 20 balles avant de commencer à souffrir… Non c'est vraiment un film vraiment parfait.

La relation entre Mathilda et Léon est super ambigüe voir limite dérangeante mais Léon étant un personnage limite simplet, au final ça passe : jamais il ne semble intéressé par l'aspect sexuel que Mathilda tente de provoquer. Il reste juste naïf voire gêné de ces étranges idées impensables pour lui. C'est mignon.

Récap 23 : Juin 2021

Rhaaa cette flemme que j'ai en ce moment ! Ce billet sera expédié.

Blog

En bref ce mois-ci : 3 articles, 8 commentaires, 3 visionnages, 505639 requêtes, 45508 visiteurs uniques pour 11.52 Go de trafic.

Films

Jeux

J'ai joué à Oxygen Not Included ce mois-ci et … c'est super cool. Un ptit jeu de gestion/construction de base où on doit faire gaffe à la bouffe, l'eau mais aussi la température. On peut automatiser tout un tas de trucs.

On se bat donc avec les différents gaz et liquides et c'est vraiment très poussé. Vous allez devoir faire des circuits de chauffage ou de refroidissement, recycler votre eau, générer de l'électricité…

Vraiment passionnant mais pas super simple d'accès pour pousser sa partie.


Je vous avais prévenu que ce serait court ce mois-ci.

La débacle Freenode

Je voulais attendre que l'histoire se tasse pour en parler mais … bha j'ai l'impression qu'il n'y aura pas de fin.

Ce qu'était Freenode

IRC est un protocole de chat. Il est très simple et existe depuis trente ans avec tout un tas de serveurs et de clients pour s'y connecter.

Les serveurs s'interconnectent entre eux ce qui crée un réseau IRC où se trouvent des salons de discussions et dedans des utilisateurs. Pour organiser tout ça il y a ce qu'on appelle des services qui permettent d'ajouter une gestion des salons, de l'authentification et d'autres services supplémentaires. Pour que tout cela fonctionne bien il faut un staff pour gérer la technique derrière tout cela mais également mettre en place et veiller à l'application des règles du réseau.

Ce qui fait l'intéret d'un réseau IRC pour les utilisateurs c'est tout ce qui est marqué en gras au-dessus mais également la communauté d'utilisateurs. Plus le réseau héberge de monde plus il est intéressant d'aller y trainer (l'effet réseau).

Jusqu'à il y a très peu de temps, Freenode était le réseau IRC avec la plus grande communauté, avec un bon staff, des services qui fonctionnaient bien et une palanquée de serveurs bien gérés avec des règles acceptées de la très grande majorité.

Le réseau était techniquement très efficace avec très peu de splits (lorsque les serveurs se déconnectent les uns des autres pour diverses raisons ce qui scinde les utilisateurs en deux), les règles établient étaient claires, respectées et logiques. Ce réseau hébergeait une énorme communauté autour du logiciel libre et de l'informatique en général.

Si on cherche à avoir de l'aide sur l'utilisation d'un logiciel libre, il y a de forte chance que ce soit l'endroit idéal pour cela. Il suffit de s'y connecter et de rejoindre le salon du projet en question et voilà.

Depuis 1998 c'était devenu le réseau de référence avec le plus grand nombre d'utilisateurs d'IRC connectés.

Le drame

Le truc c'est que Freenode a eu un ptit rejeton : Freenode LTD. C'est une entreprise qui a été montée afin de créer une convention annuelle autour du Logiciel Libre. Le but était d'avoir une structure pour gérer le pognon, assurance toussa quoi. Fallait une vraie structure adminstrative pour cela. Mais c'était une entité séparée avec juste le même nom.

Le souci c'est que cette structure a été revendue à Andrew Lee avec une clause assez vague comme quoi c'était avec tous les "assets". Vous le voyez venir ? Tout allait bien pendant quatre ans mais ouaip, ça a dérapé. Selon l'acheteur le nom de domaine freenode.net fait partie des assets. Et avec ça, l'accès aux serveurs irc et tout ce qui va avec bien entendu. C'est là que tout va s'envenimer :

La cassure

Le staff (par l'intermédiaire de Tomaw) a demandé à Andrew avoir la main sur le nom de domaine. Ça lui a été refusé. Quelques jours plus tard, Andrew se rend compte qu'il n'a plus les accès au nom de domaine mais que Tomaw est parvenu à y avoir accès et souhaite donc les récupérer. Ça lui est refusé à son tour.

Entre en jeu Darren Whitlen qui est l'auteur de KiwiIRC un client irc web. Il connait déjà les deux côtés et se retrouve donc là en tant que médiateur pour essayer de concilier tout le monde. Tomaw accepte de ne rien toucher au site et au DNS. Ce qui tombera à l'eau la semaine suivante quand une news est publiée sur le site annonçant des changements d'équipe, d'ircd et un partenariat avec OFTC (pour le nouvel ircd justement).

Bien entendu Andrew découvre ça et a bien les boules et malgré l'aide de Darren aucune entente n'est plus possible. On est fin avril et la suite se passera auprès d'avocats. Le staff de Freenode prépare donc ses bagages : ils rédigent des lettres de démission gardées "privées", secrètement commence à monter libera.chat .

Le staff publiera ses différentes lettres mais Tomaw ne démisionnera pas et souhaite même s'excuser et reste avec Freenode et donc Andrew. Et voilà que le split est officiel et Libera est ouvert officiellement.

Un drôle de bonhomme

Andrew Lee est une personne assez atypique. D'origine coréenne il grandit aux USA où il ira à l'université. À l'époque il est victime de racisme et trouve en IRC un refuge où il peut vivre sa geekitude et sa jeunesse sans le racisme qu'il subissait habituellement dans le monde physique (c'est bien connu, “sur Internet personne ne sait que vous êtes un chien”).

Il monte le service de VPN Private Internet Access qui a plutôt bonne réputation (mais bon ça reste quand même un business assez louche le VPN). Il choisit ce business pour proposer aux utilisateurs d'IRC de planquer leur adresse IP car sur IRC cette info est publique et visible à tous. Le gars aime réellement IRC.

Il monte MtGox Live une appli pour suivre le cours du bitcoin. Mais il a eu le nez creu vu qu'il l'a fait au tout début du bitcoin et ça sera revendu à MtGox (qui à la base était une plateforme d'échange/vente de cartes Magic The Gathering avant de se transformer en plateforme d'échange de bitcoin). Il est désormais blindé de pognon.

En 2017 il a donc racheté Freenode LTD en annonçant qu'il ne s'immiscerait pas dans la gestion du réseau IRC. Le but était de filer un soutien financier à Freenode. Ça sera vrai pendant quatre ans. Freenode a pu continuer sa ptite vie tranquillou.

Il s'avère que le personnage est encore plus foufou que ça puisque sa famille est riche. Mais surtout il serait un prince légitime au trône de Corée. … Ouaip.

Bon, en Corée il n'y a plus de roi toussa, mais comme d'hab il y a toujours des prétendants prêts à reprendre le flambeau (comme en France, hein). Bref, passons sur ce point.

En 2018 il est parvenu à obtenir le nom de domaine irc.com . Le but de ce site est de promouvoir irc mais c'est pas spécialement clair qui est derrière et qu'est-ce qui est réellement fait. Est-ce que c'est vraiment lié à l'actualité de Freenode ? Bref, il souhaite qu'IRC prospère même si force est de constater que ce qui se passe avec Freenode va à l'opposé.

Il a également lié des liens avec Snoonet qui est un autre réseau IRC via irc.com .

Est-ce vraiment un drame ?

La question est légitime. Après tout le staff a fait un excellent job pendant des années mais ça ne veut pas dire qu'une autre équipe ne pourrait pas en faire autant.

Le bénéfice du doute était permis. Le gars aime IRC, pourquoi est-ce qu'il flinguerait ce qu'il vient d'acquérir difficilement ?

Spoiler alert : tout ce qui a été fait dans le mois qui a suivi était foireux.

Il y à une myriade de conneries qui ont été commises.

Une pratique communément admise (et qui était appliqué par l'ancien staff) c'est de laisser la gestion des salons à ses utilisateurs (tout du moins les opérateurs dudit salon). Et donc les administrateurs du réseau n'ont pas à y faire de modération, de gérer le topic et les utilisateurs. Sauf que ça a tout de suite volé en éclat.

De nombreux salons ont pris la décision de migrer vers d'autres réseaux irc et de l'annoncer dans leur topic. Le nouveau staff de freenode a très rapidement décidé de modifier ces topics sans l'accord des opérateurs de salons. Certains de ces opérateurs ont d'ailleurs été bannis par la même occasion. Et parfois même ce sont tous les utilisateurs d'un salon mentionnant "libera" dans son topic qui ont été jartés.

Ça a d'ailleurs poussé pas mal de communauté à fuir d'autant plus vite.

Ils ont répété ça quelques semaines plus tard malgré les remous que ça a provoqué lors de la première vague, ce qui prouve que le staff est complètement ok avec cette façon de faire. Le staff s'est accaparé divers salons de la communauté du libre.

Le staff a rouvert des salons qui avaient décidé de partir ailleurs. Ils ont donc alimenté la confusion.

Bon du coup on se retrouve avec une nouvelle équipe qui ne semble pas vraiment vouloir respecter ses communautés. Une équipe qui n'a pas à cœur de respecter la tradition d'IRC de laisser faire les communautés qu'elle héberge. Mais le pire c'est que cette nouvelle équipe prend des décisions techniques saugrenues.

Ils ont récemment décidés de changer de logiciels pour leurs ircd (les serveurs irc) mais aussi et surtout pour leurs services (ils passent de Atheme à Anope (deux logiciels similaires pour faire sensiblement la même chose)). Il peut y avoir plein de raison de faire cela, pourquoi pas. Mais surtout ils n'ont pas pris la peine de migrer les données de leurs anciens services vers les nouveaux.

Ça veut dire qu'ils ont viré absolument toutes les données qu'ils avaient. Ils se sont donc retrouvé sans aucun utilisateur, sans aucun salon. Ils repartent de 0 en espérant que les utilisateurs continuent de leur faire confiance après un mois de badbuzz et de comportement foireux.

IRC est un écosystème où beaucoup d'utilisateurs laissent tourner leur logiciel dans un coin de serveur et n'y passe que de temps à autre. Ils auraient pu tenter de garder ces utilisateurs peu sensible au buzz qui idle dans leur coin mais même ça ils l'ont raté.

Ils sont donc mauvais humainement, mauvais dans leur respect des "traditions" et aussi mauvais techniquement.

Et ces nouveaux services, ils ont eu des soucis et ont restauré des backup sans prévenir qui que ce soit donc certains utilisateurs ont beau avoir créé leur compte, ça a été dégagé lors d'un retour arrière. Bref, pour continuer à être un utilisateur de freenode faut vraiment y être très attaché.

Pour les utilisateurs plus occasionnels, pas de bol, Freenode a décidé de bannir tous les utilisateurs de IRCloud qui était un client disponible dans le navigateur sans installation. C'est un truc moderne pas trop pourri avec même une offre payante pour les utilisateurs mais sans accès à Freenode désormais.

Mais du coup pourquoi avoir fait tout ça ?

Et bha je ne sais pas et je comprends pas.

Ce n'est pas pour le pognon, le mec est déjà riche et IRC n'a jamais été un moyen de générer du pognon.

Aider à faire prospérer IRC ? Mouai, si tu reprends un réseau irc, tu tentes de pas tout révolutionner en un mois, tu tentes de pas te mettre à dos toutes les communautés, tu tentes de pas perdre toutes les données de tes services.

Pour une histoire d'égo et pouvoir dire que tu possèdes le plus gros réseau IRC ? Hmmm en un mois le réseau a perdu les deux tiers de ses utilisateurs et n'est donc plus que l'ombre de ce qu'il était. On aura plus qu'à voir dans un mois ce qu'il restera.

Conclusion

Au final la communauté IRC a été énormément impacté. Certaines communautés pas spécialement attachées à IRC ont d'ailleurs profité de l'occase pour migrer vers d'autres protocoles (souvent Matrix). Les autres sont partis souvent chez OFTC mais plus globalement chez Libera (le nouveau réseau de l'ancienne équipe).

Comme quoi l'équipe silencieuse invisible derrière l'ancien Freenode a quand même bien mené sa barque et saura probablement gérer Libera comme il se doit.

Bon, après l'ancien staff n'est pas non plus 100% irréprochable. Cependant un peu toutes les sources d'infos qu'on trouve dispersées sur le web est quasi exclusivement en leur faveur.

Des sources

Sur cette affaire c'est assez marrant parceque bien évidemment, ça s'est passé en très grande partie sur IRC. Du coup la plupart des sources sont des logs irc. Et les logs irc… bha … ça se trafique facilement.

Donc tout est à prendre avec des pincettes et vous remarquerez que la majorité des sources sont pro-libera et rarement pro-freenode qui est au final un camp bien plus petit.

PS : vague de spam concommitente

J'avais oublié d'en parler mais pile à ce moment-là, une grosse vague de spam sur tous les réseaux IRC a débuté.

À base de messages antisémites et dont le but est d'attiser les flammes en annonçant que tel #salon a déménagé sur le réseau Libera.chat ou vers le réseau Freenode (selon le côté dont on se trouve).

Ce genre de spam n'est pas spécifique au drama, les spammeurs se sont juste adaptés à la situation et en ont profité pour mettre un peu d'huile sur le feu mais sans plus. Bien évidemment ces spams ne sont très probablement pas affiliés ni à Freenode ni à Libera.

Ces spams sont toujours à l'œuvre encore aujourd'hui même si bien entendu les opérateurs des différents réseaux ont adaptés leur antispam en conséquence pour bloquer ces messages.

Wrath Of Man

Histoire :

H vient de trouver un emploi de convoyeur de fond à Los Angeles. Il se retrouve donc à devoir défendre au péril de sa vie les camions remplis de pognon.

D'abord peu apprécié de ses collègues, il deviendra vite leur héro lorsqu'il se retrouve lui et ses collègues braqués. Il parvient à neutraliser (en zigouillant) tous les malfrats avec une facilité déconcertante.

Un peu étonné sa hiérarchie est légèrement inquiète. Qui est donc ce H ?

Ressenti :

Hooooo encore un film de Guy Ritchie ! On est pas dans un film de gangsters à Londres :-(

Ici c'est apparemment un remake d'un film que je ne connais pas Le convoyeur. On sent un peu le pâte de Guy Ritchie avec des dialogues et des scènes d'action vraiment belles mais on est pas dans un scénario tarabiscoté. On a quelques flashbacks et c'est tout.

C'est pas un film avec beaucoup de personnages avec chacun leurs ptites histoires et où tout converge dans un final explosif. C'est dommage. Mais il nous a déjà régalé d'un The Gentlemen très récemment donc je le pardonne.

Jason Statham a deux types de rôles : les gros bras qui se la pète, le gros bras qui joue la comédie. Et autant je l'aime bien en comédie autant quand il se la pète je le trouve bien plus dispensable. Et là, bha il est pas vraiment drôle. Contrairement à ce que je pensais, il vieillit un peu ! Il commence à avoir de très légères rides au niveau des yeux. Bon en dehors de ça il a exactement la même allure que durant toute sa carrière mais comme quoi il ne sera pas éternellement jeune.

Pour en revenir au film je le trouve vraiment très bien. Déjà le film met le paquet sur la tension. Certaines scènes sont vraiment posées avec la musique qui en fait des caisses pour bien allourdir l'ambiance. Les cadres sont étouffants, on se sent pris au piège dans le camion qui subit l'assaut des mecs armés. C'est ultra bien fait.

Ça m'a forcément rappelé Heat mais trente ans plus tard quoi. On peut saupoudrer d'un soupçon de scène d'intro de Dark Knight (quand est-ce que Christopher Nolan fera un film de bracages ?).

Les scènes de castagnes sont top. Le montage est énergique sans pour autant couper toutes les demi-secondes. La musique encore une fois est là pour renforcer l'action. Ça défouraille sec.

Très bon film même si le fait que ce soit plus chez nos amis les britains enlève un peu de cachet. On est bien plus proche d'un film d'action générique américain. On a plus l'arrière goût typique de ses productions anglo-saxonnes.

The Conjuring 3 : The Devil Made Me Do It

Histoire :

On retrouve les fameux Ed et Lorraine Warren sur une autre de leurs affaires. Un jeune gamin se fait exorciser mais tout ne se passe pas comme prévu.

Le démon provoque une crise cardiaque à Ed et change d'hôte pour aller dans le grand-frêre. Ce dernier provoquera un massacre quelques jours plus tard.

Les Warren vont donc tenter de prouver l'innocence du meurtier et tenter de trouver quel mal le ronge alors qu'il est en chemin vers la chaise électrique.

Ressenti :

Troisième opus de la série tout fraîchement sortit. Le premier est pour moi une vraie perle. Sa suite m'a plu mais sans non plus m'emballer à mort. Et ce troisième ?

Bha il s'en sort pas mal du tout. Il reste au niveau du second je dirai.

On retrouve le casting usuel maintenant. Le réalisateur n'est plus James Wan mais Michael Chaves qui n'a réalisé qu'un autre film auparavant que je ne connais pas The Curse of La Llorona. Du coup j'appréhendais mais non il s'en sort vraiment bien.

Visuellement on est assez proche des précédents. C'est très joli avec de très beaux jeux d'éclairages. J'ai quand même que globalement il fait moins flipper que les deux précédents. Même si j'avoue ne plus trop me rappeler du second.

J'aime beaucoup les musiques et l'ambiance sonore du film.

Dans les précédents films, les lieux avaient presque un rôle dans l'histoire. Ici, ce n'est absolument plus le cas. Le lieu est générique et d'ailleurs ça se passe à bien plus d'endroits.

C'est une suite facile en fait. La recette fonctionne bien mais du coup c'est facile. Et j'aime bien justement. La formule est efficace et si puis ils n'usent pas non plus la franchise en sortant les films trop vite.

C'est un film honnête sans surprise et sans trop de flippance mais quand même agréable.

O'Brother, Where Art Thou

Histoire :

Trois bagnards s'évadent des travaux forcés de leur prison. Ils partent en quête d'un trésor qu'ils doivent récupérer avant que la vallée ne soit engloutie à cause de la construction d'un barrage.

Les trois personnages sont particuliers avec leur style chacun. On suit donc leur galère avec toutes ces rencontres pour le moins étranges.

Ressenti :

Une revisite de l'Odyssée d'Homère par les frêres Coen avec pour cadre les années 30 dans le Mississippi. C'est bourré d'humour et de chanson et bha il suffit de se laisser bercer.

C'est très joli avec des décors des années 30 (forcément) et c'est super chouette. J'aime beaucoup cette période avec des voitures qui vrombissent de la campagne avec de jolies forêts et rivières.

Chaque nouveau personnage est un nouveau sketch. L'humour des frêres Coen est vraiment là. On retrouve d'ailleurs leurs acteurs habituels.

Le film pousse beaucoup la chansonnette. Mais ça reste quand même bien intégré dans le film. Ce n'est pas un Disney où tout le monde se met à chanter sans raison. Ici, ça a une importance dans l'histoire.

Le film est très joli avec un léger grain.

Refonte de Geeknode.org

Le monde de l'IRC est très actif en ce moment avec pas mal d'actualité et pas mal de projets pleins de vie. Et pour vous dire à quel point c'est tout plein de vie actuellement, j'ai même refait le site ouaib de Geeknode.org !

From dusk

Le serveur qui hébergeait le site a eu un ptit souci il y a quelque temps et on a donc récupéré les pages en allant les chopper dans les web archives. Et en fait… on a fait ça comme des manches en ne récupérant que la page d'accueil et non toutes les autres innombrables (2) pages. Et bha … le site était assez moche et daté. À l'époque j'étais dans ma découverte de Bootstrap CSS et je le générais avec le générateur statique wok.

Bon par contre la web mode du printemps 2013 accusait son âge. J'ai donc entrepris de refaire le site.

J'ai pris quelques décisions assez radicales.

Déjà je ne voulais aucune ressource externe. Je veux un site ouaib qui puisse tenir des lustres sans aucune modif sans risquer de perdre des bouts. Bref je veux un truc facile à backupper et autonome. Ne pas permettre à qui que ce soit de tracker le très faible trafic web que l'on génère.

Donc pas de police extérieure, pas de javascript sur un CDN, pas de tracking Google/Facebook ou autre. Bref, une page respectueuse de ses visiteurs.

Vu qu'on a très peu de contenu, je veux tout avoir dans un seul fichier. Encore une fois c'est facile à sauvegarder et surtout ça a de très bonnes performances. Je veux un site ouaib qui soit très bien classé sur un peu tous les aspects : sécurité, performance, accessibilité.

Il faut que le site soit accessible et fonctionne bien avec les navigateurs textes d'antan. Après tout c'est un site à destination d'un public geek, on se doit d'être irréprochable sur ce point. Et puis l'accessibilité devrait être une priorité pour tous les créateurs de site ouaib : le monde physique est difficilement adaptable à tous les handicaps donc autant faire en sorte que le monde numérique soit le plus agréable possible pour tout le monde.

Je n'ai pas utilisé de générateur de site statique ni même de site dynamique. Il faut un truc incassable, ici pas de mise à jour d'outil qui risquerait de ne plus exister ou d'avoir des incompatibilités dans dix ans. Et puis comme il n'y a presque pas de contenu une seule page et le tour sera joué. Le site n'aura probablement pas de mise à jour avant des lustres donc pas la peine de s'embêter avec différents outils qui seront obsolètes d'ici la prochaine mise-à-jour du site.

Till Dawn

J'ai donc dégainé mon fier kakoune et j'ai commencé par un squelette de page assez rudimentaire.

Premier jet
<html lang='fr'>
 <head><title>Geeknode</title></head>
 <body>
  <main>
   <section class="header">
    <h1>bla</h1>
    <p>Bla bla</p>
   </section>
  </main>
 </body>
</html>

Voilà, une structure basique mais efficace. Il ne reste qu'à dupliquer les <section> avec les différents contenus et leur attribuer des classes différentes au cas où…

Bon si vous allez reluquer le code source de la page en question, vous remarquerez assez vite que l'indentation n'est pas à 100% ok mais le but est d'avoir un truc quand même pas mal lisible.

Une fois la structure faite il ne me restait plus qu'à rédiger le contenu. J'ai piqué un peu d'inspiration chez Libera qui ont un tout nouveau site qui contient à peu près tout ce qu'il y a à savoir. J'ai un peu sondé les utilisateurs (promis ça ne leur a pas fait mal) pour savoir ce qui pourrait les intéresser comme infos.

Voilà le contenu du site dans l'ordre :

  • Gros titre et adresse du réseau pour les pressés.
  • Présentation de l'asso
  • Politique de modération du réseau
  • Comment se connecter pour les débutants
  • Comment gérer son identité sur le réseau
  • Comment gérer un salon sur le réseau

Voilà. Bon à chaque fois c'est assez concis et je pousse les personnes qui ne trouvent pas toutes les réponses soit vers de la doc plus poussée soit à venir directement en discuter sur le salon qui va bien. Le contact humain par claviers interposés c'est quand même pas mal.

La grosse nouveauté du site c'est au final un peu de doc mais surtout une politique de modération du réseau. On en avait déjà une entre nous mais on ne l'avait jamais mentionné sur le site. Sur IRC une règle quasi universelle dans la gestion d'un réseau c'est que les IRCOP (les opérateurs du réseau à distinguer des OP qui ne sont opérateurs que d'un salon) ne doivent pas s'immiscer dans la gestion des salons. Chaque salon est géré par son équipe. Cependant on est conscient qu'un op n'a pas forcément une maîtrise totale d'IRC et peut donc venir nous demander un coup de main.

Hors cas exceptionnel, nous n'utilisons pas les outils de modération dans les salons. Nous n'intervenons que lorsqu'une personne malveillante à un comportement nocif sur de multiples salons. J'espère que le réseau soit neutre et que chacune des communautés hébergée sache se réguler d'elle-même pour résoudre ses problèmes en autonomie.

Par chance, on n'a pas encore eu besoin de prendre quelconque mesure à ce propos et j'espère que ça perdurera. Je ne me vois clairement pas être ircop d'un réseau irc hébergeant une communauté de fachos/homophobes/sexistes/racistes, bref vous voyez le tableau.

Structure CSS

Après le contenu et la structure vient le design. Et là j'ai voulu du très minimaliste niveau code, l'inclure dans le header et un truc simple.

Là je me suis fait plaisir. Le site est visuellement ultra simple mais j'ai utilisé du flexbox. “Hey mais c'est plus vraiment un truc tout neuf et funky le flexbox !” Ouai je sais mais j'ai pas trop eu l'occasion de l'expérimenter non plus. Et là j'ai aussi mixé avec du grid.

Et bien que j'ai mixé ces deux grandes techniques tout le css reste minimaliste.

J'ai donc commencé par reset les marges et les bourrages à 0 histoire de pas me faire chier. Ensuite je créé le grid et dedans le flexbox. J'ai quand même pas mal tatonné mais j'ai obtenu un truc qui va me reservir un peu partout je pense. Le but c'est d'avoir une section principale de la page qui est centrée sur l'écran. Et dedans je fous tout le contenu à la suite. C'est à mon sens le design web classique qui me plaît beaucoup et qui est efficace à mon sens.

Peinture CSS

Bon une fois que le design structurel est fait il me restait plus qu'à peindre. Bon bha comme d'hab je suis parti sur un fond gris sombre avec du texte blanc (pas immaculé mais pas loin). Pour le fond j'ai expérimenté quelques trucs foireux puis j'ai eu envie de faire mumuse avec les dégradés coniques.

Le contenu

<div style="display:grid;justify-content:center;width:25rem;height:25rem;border:1px solid red;background:repeating-conic-gradient(rgba(255,255,255,.2) 0 5deg, rgba(255,255,255,0) 0 10deg)">
  <div style="background-color:#222;margin:1rem;box-shadow:0 0.5rem 1rem 0.25rem rgba(0,0,0,0.7);padding:1rem;">
    <p>Le contenu</p>
  </div>
</div>

Et franchement c'est pas mal du tout pour une petite page je trouve. Le rendu est assez joli. J'aime beaucoup ces rayures avec l'ombre déportée ça me chatouille la rétine.

Par contre sur une page à rallonge l'effet est moins sympa. Et puis c'est quand même un peu tristouille ces couleurs.

Je suis donc parti sur cette base en y apportant quelques modifs. J'ai décalé l'origine du dégradé conique, j'y ai ajouté de la couleur. D'ailleurs je ne savais pas qu'on pouvait superposer les couleurs aussi facilement (et ouai "cascading" s'oublie assez vite).

Le contenu

<div style="display:grid;justify-content:center;width:25rem;height:25rem;border:1px solid red;background:repeating-conic-gradient(from -2.5deg at 50% 110%, rgba(255,255,255,.2) 0 5deg, rgba(255,255,255,0) 0 10deg),linear-gradient(#aca, #696);">
  <div style="background-color:hsla(0,0%,20%,0.93);margin:1rem;box-shadow:0 0.5rem 1rem 0.25rem rgba(0,0,0,0.7);padding:1rem;border:1px solid #aca;">
    <p>Le contenu</p>
  </div>
</div>

Et là pouf c'est tout mignon. La bordure sur le contenu permet de renforcer l'ombre et donne un peu de relief. Les rayures acentrées permettent de voir venir le bas de la page sur du contenu long. Le dégradé linéaire permet de voir également la progression dans la page (même si c'est assez subtil je vous l'accorde).

Franchement le CSS à notre époque est devenu super cool. Ici pour centrer la page ça prend que deux propriétés. On peut parvenir à obtenir un rendu avec très peu de règles et sans ajouter tout un tas d'élément bidon à la page. Les propriétés liées aux grilles et flexbox permettent d'avoir les agencements usuels très facilement.

Voilà voilà

Bref, je suis à deux doigts de rajouter des rayures sur le blog ! Je suis assez fier du résultat même si j'imagine qu'il y a probablement moyen d'améliorer encore.

Vous pouvez bien évidemment allez voir à quoi ressemble le site de Geeknode.

Ergodox : Mon nouveau clavier

Et voilà un nouveau venu dans ma collection de claviers ! Un fameux Ergodox avec son design avec les mains séparées, ses touches presque ortholinéaires (on est proche de la patte d'ours) et son firmware facilement reprogrammable.

Par rapport à mon ancien j'ai donc la possibilité de ne plus me casser le poignet pour écrire du texte \o/. Et franchement c'est très agréable à utiliser. Je l'ai à peine depuis quelques jours que ça me plaît bien.

photo de l'engin avec l'ancien clavier dans le fond.

La passation de pouvoir

Firmware libre

Contrairement à un clavier plus traditionnel, ici le firmware est libre et donc reprogrammable. On peut donc modifier à loisir toute la partie logicielle qui tourne dans le clavier. Et c'est un petit détail à la base mais au final c'est génial. Ça permet pas mal de ptites folies.

Le truc élémentaire que ça permet c'est de déplacer logiciellement les touches du clavier. Donc quand vous avez une touche qui vous gonfle vous pouvez la désactiver ou bien la déplacer. Et là on commence à jouer à une partie de tetris endiablée.

Il y a six ans je m'étais fait un clavier à la main et j'avais utilisé un firmware libre du nom de TMK que l'on retrouvait un peu partout. C'était le top à l'époque mais maintenant les claviers mécaniques sont bien plus populaires et maintenant toute une petite industrie s'est créée et organisée et maintenant on trouve bien plus de fabricants pour un peu tous les composants et également pour les firmwares. Maintenant celui qui a le vent en poupe est QMK qui est un fork du premier.

Il a maintenant rallié une grande partie de la communauté et même les quelques rares fabricants de claviers artisanaux. Du coup bha j'ai pas trop cherché à comprendre je suis allé vers là. Surtout que maintenant il existe des sites ouaib vous permettant de faire la programmation de votre firmware tout dans le navigateur avec une interface toute intuitive avec peu de chance de se planter. Et à la fin ça vous compile et vous donne le fichier qui va bien.

Alors attention ! Ce genre de truc c'est potentiellement très risqué. Ça va vous compiler un bout de code qui va se planquer dans votre clavier. C'est un énorme risque de rootkit !

Bon, alors il existe plusieurs sites pour le faire. Perso je passe par le site de ZSA un constructeur assez connu dans le milieu. Ils ont donc leur configurateur qui s'appelle Oryx qui est tout mignon. Il ne permet pas de faire absolument tout ce que permet QMK mais pas loin.

Ma disposition

Un ptit truc sympa c'est que ce que les configurations des utilisateurs du service peuvent être partagées. Voilà ma disposition actuelle. Elle n'est pas trop exotique.

Bépo++

Bon je tape en bépo, mais le clavier se configure quand même en qwerty (encore que je n'avais pas vu mais, il y a une option qui permet de faire aussi en bépo mais c'était trop tard pour moi). Par rapport à un bépo traditionnel je n'ai fait que quelques petites modifs : j'ai foutu le ç tout en bas tout seul (le pauvre). J'ai également bougé le w en dessous du m ce qui est plus pratique et permet de gagner une colonne. La dernière modif de bépo est le % qui est désormais à la place de la tabulation qui elle est descendue d'une case à là place du Caps Lock qui n'a aucun intêret.

Ensuite concernant les touches de modificateur j'ai placé Hyper et Meh mais en vrai je ne m'en sers pas. Ce clavier a décidément bien trop de touches !

La touche Paste est une macro qui envoie Shift+Insert ce qui colle sous nunux. Très pratique.

La touche Esc/Fn est une touche la touche Écha sauf que si je la maintiens enfoncée ça fait office de Fn ce qui me permet de passer sur la seconde couche du clavier. La seconde couche ?! Oui oui. QMK a un système de couche où en fait on peut définir pour la même touche plusieurs fonctionnalités en fonction de la couche.

On peut passer d'une couche à l'autre en définissant des touches spécifiques à ça. Dans mon cas les touches des chiffres, sur la seconde couche deviennent les touches Fx comme ça je peux quand même faire F5 en appuyant sur Esc/Fn et 5. J'ai appliqué le même concept sur les flêches afin d'avoir les Home,PageUp,PageDown et End. Cela dit, je trouve le système un peu moins agréable que sur TMK puisqu'ici ça se base sur une temporisation alors que sur TMK c'était le fait d'appuyer sur une autre touche sans relâcher la première qui changeait la donne. Là il faut gérer le timing et pour le moment je l'ai pas le timing…

Update 07/06/2021

C'est bon après un rapide échange de mail avec ZSA j'ai compris ma connerie. Il ne faut pas passer par une touche de Tap Dance mais par une touche Dual Function de type LT. On y définit le layer de destination et la touche de repli (Échap dans mon cas) et voilà. Plus d'histoire de timing.

Tant qu'on reste appuyé rien ne se passe, seulement quand on relâche la touche, selon si on appuis sur une autre touche ça fera le changement de couche, sinon ça sera la touche Échap.

Nickel !

Options du firmware

Dans les options du firmware j'ai pu baisser la durée de debounce. Je ne sais pas trop pourquoi ils utilisent une valeur de 30ms par défaut alors qu'à l'usage j'ai jamais eu de soucis avec 5ms. Le debounce c'est le temps minimum que la touche doit être appuyée pour qu'elle soit prise en compte. Ça évite de la compter en double ou triple au moment de son activation/désactivation.

Download et Upload

Voilà, une fois tout paramétré, on clique le gros bouton Compile this layout. Ça mouline quelques secondes puis il vous fournit soit le binaire soit les sources. Vous téléchargez le fichier donc au format .hex ça fait moins de 100Ko c'est tout petit.

Il ne vous reste plus qu'à l'envoyer dans votre clavier ! Alors là, je suis passé par teensy_cli_loader qui est un tout ptit logiciel (qui nécessite libusb-compat sous gentoo) à qui vous dites le type de micro-controlleur et vous lui donnez le programme. Vous le lancez en root et vous appuyez sur le ptit bouton planqué du clavier.

teensy_loader_cli --mcu=atmega32u4 -v -w /tmp/keyboard/ergodox_ez_glow_bepo_B9NeA_05DQP.hex
Teensy Loader, Command Line, Version 2.2
Read "/tmp/keyboard/ergodox_ez_glow_bepo_B9NeA_05DQP.hex": 23036 bytes, 71.4% usage
Waiting for Teensy device...
 (hint: press the reset button)
Found HalfKay Bootloader
Read "/tmp/keyboard/ergodox_ez_glow_bepo_B9NeA_05DQP.hex": 23036 bytes, 71.4% usage
Programming....................................................................................................................................................................................
Booting

Et là votre clavier a pris en compte le nouveau firmware et vous pouvez de suite tester les modifs. Ça ne prend que quelques secondes.

L'ergodox physiquement

Bon si vous ne connaissez pas l'ergodox, à sa vue vous devez vous dire que c'est un étrange appareil. Et c'est pas si faux.

En fait les claviers sont d'étranges appareils de base. L'informatique a connu quelques révolutions mais les claviers sont restés des trucs archaïques optimisés pour un fonctionnement de machine à écrire avec les contraintes mécaniques de l'époque. L'Ergodox est un design libre qui a fait quelques choix intéressants. Déjà les mains sont séparées. On peut donc écarter et incliner les deux moitiés indépendamment et ça c'est génial. On a plus la contrainte d'avoir un seul bloc avec toutes les touches et donc une position d'écriture assez désagréable. Les touches sont organisées en patte d'ours et non plus avec un décalage qui n'a plus lieu d'être. Chaque colonne suit donc à peu près la longueur de vos doigts, ça permet de bien se placer un peu plus facilement (je suis quand même un saguoin sur ce point).

Le lavier avec tous ses nouveaux keycaps

Le voilà tout maquillé !

Les pouces ont leur ptit bloc de touches rien que pour eux. Mais francehement à l'usage je trouve que les deux grandes touches sont facilement utilisables alors que les autres sont assez compliquées à atteindre. Bon je n'y ai foutu que des touches multimédia donc peu utiles dans le rush de l'écriture ou du jeu. J'ai quand même foutu AltGr là-bas et c'est clairement pas agréable pour le moment. Il va me faloir un peu plus de mémoire musculaire.

D'ailleurs en parlant de mémoire musculaire je m'attendais à galérer bien plus. Changer de disposition matérielle est généralement très compliqué. On perd vachement en vitesse de frappe. On cherche les touches du coup on perd le fil de ce que l'on cherche à écrire. Mais dans mon cas ça ne me le fait pas du tout.

J'ai biensûr perdu un peu en vitesse frappe mais tellement peu. Le confort apporté par le design séparé est tellement agréable que ça en vaut la chandelle. Et une fois la mémoire musculaire parfaitement reconstruite ça sera du bonheur complet.

Bon comme à mon habitude je l'ai revêtu de ses habits de lumières afin d'être le plus beau de tous les claviers.


Bon à voir dans le temps si j'en suis toujours satisfait mais je n'ai pas trop d'inquiétudes.

Récap 22 : Mai 2021

Un billet un peu en retard. Mais c'est parceque … non j'ai pas d'excuse valable. Cela dit j'ai un nouveau clavier depuis deux heures du coup j'ai un peu de mal à écrire.

Je vous ferai un ptit article à son propos très bientôt et je vous y montrerai sa photo. Un grand merci à Simon ^__^

Blog

En bref ce mois-ci : 5 articles, 8 commentaires, 12 visionnages, 506964 requêtes, 44859 visiteurs uniques pour 10.81 Go de trafic.

Films

Jeux

Mad Max

J'adore ces films. Ils sont trop bien fait, l'ambiance, les décors, les méchants, les musiques et puis 4 films tous bien foutus (pas eu de vilain ptit canard). Et le quatrième est parmis les chef d'œuvres incontestables.

Le jeu me faisait un peu de l'œil mais pas trop non plus. Sortit en même temps que le quatrième film, j'ai jamais sauté le pas. Mais là, une promo à 4€ m'a décidé.

Et … bha ouai c'est bien mais sans plus.

C'est un open world vraiment cool. On est vraiment dans le quatrième film. C'est vraiment très joli et c'est vraiment très agréable de pouvoir se ballader librement dans le monde.

Mais le gameplay… ça me… bha ça me laisse un peu de marbre. Le jeu a deux grandes phases : les moments en vlature. Bha c'est bien mais sans plus, la conduite est pas spécialement agréable. En fait le problème des affrontements c'est qu'on se retrouve très vite à se tourner autour à deux à l'heure à tenter de se percuter mollement à 10km/h parcequ'on vient de faire demi-tour.

Niveau courses, c'est même plutôt chiant. Certaines bagnoles sont de vraies savonettes où la moindre caillasse vous fait faire un demi-tour… loin d'être fun. La conduite est assez lente, on a pas trop de sensation de vitesse. C'est clairement pas un jeu de course fun comme un Need for Speed, les affrontements sont pas aussi impactant qu'un Carmageddon, et l'upgrade de la bagnole vous fera subir un veau pendant les trois quarts du jeu.

Bon et en dehors des vlatures, on se balade à pied dans des "donjons" où l'on va castagner tous les warboys de ta région. On trouve un peu d'eau, des insignes du chef local à dégommer, on pète un puit de pétrole (really ? but why ?), on ramasse de la merdouille. Et on fait ça en boucle… Mille fois. C'est très vite redondant. C'est pas désagréable, les combats sont assez simples mais ça défoule bien. Sauf que vraiment on le fait … beaucoup … tout le temps pareil. Et la map est vraiment grande.

La durée de vie du jeu, si l'on fait que les quêtes, est correcte. Vraiment, se contenter de la quête principale et des quelques autres quêtes annexes ça passe. On le fait en une vingtaine d'heures. Par contre, si on tente de se taper absolument tous les autres ptits donjons histoire de vider la map… bha c'est chiant. Et vraiment pas gratifiant. Les devs ont vraiment artificiellement allongé la durée de vie par tous ces ptits points d'intéret sur la map où vous combattez trois péquenauds qui demandaient rien tout ça pour leur chourer deux bouts de ferrailles.

Visuellement c'est vraiment joli bien qu'il ait déjà 6 ans. Les environnements sont quand même assez variés (pour l'univers, hein). Et, j'aime bien le fait qu'ils n'aient pas reproduit des endroits réellement présents dans les films. Ça évite la déception et puis je pense que le jeu a été fait en parallèle du film et qu'ils n'avaient du coup pas tous les assets qu'ils voulaient pour faire le jeu. On ne retrouve pas non plus les musiques du films mais certaines qui y ressemblent, on a pas les exacts véhicules du jeu mais d'autres qui y ressemblent. Bon j'aurai quand même aimé un bon gros porte-guerre bien pimpé mais non…

Voilà, le jeu est agréable mais sans plus. Les phases de jeu le plus sympa sont les attaques de convois mais au final il n'y en a assez peu. Les combats à pied sont pas mal mais vite répétitifs, les phases en bagnoles moyennes sans plus. Pour 4€ c'est une bonne affaire.

Biped

Un ptit jeu où l'on déplace son personnage avec les deux joysticks d'une manette. C'est facile, rapide jusqu'au moment des challenges où là ça se corse.

C'est assez dispensable même si à deux en coop ça reste assez fun.

Outer Wilds

J'en ai fait tout un article tellement j'ai adoré ce jeu. C'est un jeu de petit envergure mais tellement bien.

Une promenade spatiale sur fond de boucle temporelle et d'énigme à percer. C'est pas super beau au premier abord mais grosse ambiance.

Un jeu que je recommande au plus haut point même pour les non joueurs.

Subnautica : Below Zero

Haaaaaa (de soulagement, pas d'effroi ni de rage) ! La suite de mon très cher Subnautica.

Alors c'est vraiment comme le premier. D'ailleurs à la base ça ne devait être qu'une extension puis ça a gagné en ampleur au point de devenir un jeu indépendant. On reprend la même recette, on y fout une autre histoire, on décale ça sur la même planète mais dans des latitudes plus froides et c'est reparti.

Bha j'ai vraiment beaucoup aimé ! Mais. Ouai il y a un mais.

Il n'apporte pas grand-chose de neuf. La zone est plus petite.

Ce coup-ci, une partie de l'aventure se passe au-dessus du niveau de la mer. Et là je suis assez mitigé. J'aime beaucoup sur le principe sauf qu'au final j'ai trouvé que c'était pas super fun à jouer. Je m'explique : ici, on a plus de barre d'oxygène mais une barre de température. C'est une idée pas mauvaise, sauf qu'on se retrouve très vite à se construire un véhicule qui nous permet de nous tenir chaud (alors que c'est une moto mais bon passons sur ce point). Du coup, la contrainte thermique disparait très vite. Bon ça serait pas spécialement gênant quand ce fameux véhicule est une tannée à promener : déjà il avance pas vraiment alors que c'est une sorte de moto flottante. Le truc il volète mais la moindre chute de deux mètres va l'abîmer, du coup on descend, on le répare on remonte… pas fun du tout.

Et puis rien que la conduite en elle-même n'a pas d'intéret. On a un boost qui dure deux secondes et demi, on peut sauter mais … bha ça sert à rien. On a pas de coffre sur ce véhicule, bref, on le prend pour se garder au chaud et aller un chouilla plus vite qu'à pied.

Et la zone en surface ça se résume à des points très sympa avec des labos et compagnie à explorer, des zones où bha… on a rien à faire si ce n'est le traverser en tentant de pas trop se paumer (c'est de la banquise… qu'est-ce qui ressemble plus à de la banquise que de la banquise ?). Deux trois endroits avec des ptites ruines à explorer.

Le même concept dans l'eau ça marche bien parceque l'environnement est plaisant à regarder, on a des ressources à récolter… là les zones de banquises on a rien à y faire et c'est pas vraiment plaisant à regarder.

Par chance ça ne représente pas une trop grande partie du jeu. Parceque dans cet épisode, on a un scénario beaucoup plus présent qui nous guide à droite et à gauche. On est bien plus orienté que dans le précédent jeu.

J'avais beaucoup aimé le fait que dans le premier, le scénario n'arrive que plus tard dans le jeu, une fois qu'on a bien pris le temps de comprendre les mécaniques et tout. Là ça démarre direct. Mais ça ne m'a pas dérangé parceque justement j'avais déjà joué au premier et donc la partie survie et tout je la comprenais déjà très bien. Je pense qu'un joueur commençant par ce jeu au lieu du premier aura moins cette agréable sensation de pouvoir prendre le jeu à son rythme.

Voilà, je suis ptet un peu dur avec ce jeu mais je l'ai quand même beaucoup aimé et je l'ai dévoré en quelques jours. Même si la surface de jeu est plus petite, elle est plus dense et puis les véhicules sont plus lents ce qui permet de compenser en partie. Le scénario plus poussé permet aussi de compenser.

Dusk

Un FPS à l'ancienne.

C'est speed, moche, efficace. J'ai quand même eu un peu de mal à accrocher au début.

Le jeu se découpe en trois épisodes. Le premier ne m'a pas trop trop convaincu mais le second m'a lui complètement convertit. Et le troisième j'ai eu le sentiment que le dev voulait me faire plaisir.

On est plus proche d'un Quake que d'un Doom dans les graphismes. J'ai rien contre le style rétro, mais là, la direction artistique est assez violente. Visuellement on se prend souvent du rouge dans la gueule. C'est con mais je trouve ça assez moche et aggressif pour les yeux.

Le jeu regorge de secrets plus ou moins compliqués à débusquer. En fin de niveau on a un décompte du nombre d'ennemis tués, de secrets trouvés et du temps mis à parcourir le niveau. À l'ancienne vous dis-je !

Le jeu n'est pas trop difficile par défaut. Je l'ai torché en 7h, mais je me le referai en montant la difficulté et en cherchant un peu à titiller ces compteurs de fin de niveau.

Musique

Nuxeries

J'ai fait un peu mumuse avec Caddy qui est un ptit serveur web ultra simple et vraiment bien foutu. Son fichier de conf fait trois lignes et pouf vous avez un serveur web avec son https qui se gère 100% tout seul. Ajouter php c'est une simple ligne tout bête. Bref, un truc à recommander pour de nombreux cas.

Vrac

Une lecture vraiment cool sur l'éventuelle création d'un nouveau gestionnaire d'init/service pour remplacer OpenRC sur Alpine. D'un certain point de vue ça me fait un peu chier parcequ'étant utilisateur de Gentoo et Alpine, j'aime beaucoup le fait d'avoir le même soft sur ces deux distros. D'un autre point de vue l'article donne justement plein de points valides sur les motivations.

Et puis bon, si ça se concrétise (ouai j'aimerai que ça se fasse) ça serait très probablement disponible sur Gentoo (pas par défaut dans l'immédiat). Voilà l'article en question. La personne qui a écrit ça est derrière est déjà à l'origine de s6 et qui sait donc déjà comment faire ça et quels sont les points à améliorer.

It's a Wonderful Life

Histoire :

George Bailey veut se suicider et prie une dernière fois avant de se lancer. Sa prière parvient au ciel et il se vera alors attribuer un ange guardien.

Avant de se mettre à bosser, l'ange guardien à le droit à un topo sur George afin de mieux pouvoir l'aider. On a donc un récapitulatif de la vie du pauvre gars afin de comprendre comment il en est arrivé là.

Ressenti :

C'est un film de nowel culte aux USA. Pourtant, je trouve la morale un peu tristouille même si le dénouement du film est forcément heureux.

Je n'avais jamais vu ce film mais il est quand même pas mal. C'est devenu une histoire assez typique qu'on retrouve dans pleins de séries : la personne qui se sent toute dévalorisée qui doute d'elle-même et qui regrette d'être en vie à qui l'on donne la chance de voir son impact sur son environnement. C'est vu et revu mais visiblement ce film en est la source.

J'ai vu une version en couleur alors que le film d'origine est en noir et blanc et bha j'aime bien le rendu. L'image est vraiment précise malgré les 80 balais du film. Forcément les couleurs sont pas super naturelles dans cette version mais c'est pas non plus choquant.

spoils

C'est bizarre comment le film s'acharne sur George. Le mec rêve de voyager, se barrer de ce bled mais à contre-cœur il reste. Alors certe au final il a une vie pas dégueue, c'est un brave gars toussa. Mais quand même, la morale du film c'est d'abandonner ses rêves et de tenter de quand même être heureux ?

Haha, à un moment il y a un ptit concours de danse. Ils sont tous à se trémousser sur le parquet, avec des godasses à talon… en train de marteller le sol. En vrai ça doit faire un boucan du diable !

C'était sympa même si un peu trop gentillet à mon goût. George est vraiment le mec trop parfait aimé de tous alors qu'à l'inverse l'antagoniste est juste "juste" méchant et rien d'autre.

Phenomenon

Histoire :

George Malley vit dans une ptite ville rurale des stazunis où il est l'humble garagiste du secteur. Le soir de son anniversaire, il assiste à une étrange vision dans le ciel avec une grande lumière et un boum qui le font tomber dans les vappes.

À partir de ce moment-là, il réalise qu'il possède d'étranges pouvoirs. Il ne dort plus du tout, apprends tout particulièrement vite, bref il devient un génie.

Ressenti :

Ce film est un ptit plaisir coupable. Il est souvent considéré comme facile et gniangnia mais j'aime beaucoup.

Le personnage de John Travolta est gentil comme tout, il n'a pas un rôle de beau gosse ou de brutasse, non il est un simple monsieur tout le monde limite moqué de part sa trop grande gentilesse. Et il devient super intelligent et c'est là où il devient encore mieux : il ne devient pas hautain ou autre. Non il reste tout aussi gentil et a du mal à se faire accepter malgré ses nouveaux pouvoirs.

Le film fleure bon les années 90 dans ses frusques. Et accrochez-vous quand Sheryl Crow se met à chanter Everyday is a winding road on retourne trente ans en arrière. J'avais pas entendu ce morceau depuis des lustres !

J'aime bien le casting du film également. On a plein de têtes connues de second rôles.

L'histoire est chouette. On ne voit vraiment pas passé les deux heures du film. Pourtant il ne se passe pas tant de trucs que ça mais c'est fluide. Ça tente pas d'en mettre plein la vue avec des effets spéciaux tordus ou autre.

spoils

J'aime beaucoup la triste fin.

Le mec a en fait une tumeur au cerveau. En temps normal ses capacités mentales auraient du être impactées négativement mais lui c'est l'inverse d'où ses pouvoirs.

Quand il apprend qu'il a donc une tumeur énorme au cerveau et qu'il risque de claquer à tout moment, on lui fait découvrir un neurologue. Ce dernier veut l'opérer non pas pour le sauver mais pour comprendre le fonctionnement de tout ça.

Le personnage refuse et préfère rentrer dans sa campagne afin de mourir en paix avec sa ptite famille. Oui, c'est gentillet, je sais mais ça me plaît. Les autres persos sont un peu triste mais on ne nous les montre qu'heureux de l'avoir cotoyé.

Modern Times

Histoire :

Charlot est employé à l'usine dans un job à la chaîne à rendre fou. Ça part légèrement en cacahuète il finit par se mettre en prison où il se plaît plutôt bien vu qu'il y est nourri et logé.

Suite à son bon comportement il est libéré mais ne souhaite qu'une chose : y retourner.

Ressenti :

C'est la dernière comédie muette avec Charlot et même s'il est pas 100% muet ça reste quand même un format assez particulier avec ses codes qui n'ont plus rien à voir avec les films modernes. L'histoire se doit donc d'être simple avec des interactions entre acteurs sans vraiment de dialogues. Et franchement c'est cool, ça marche bien. D'autant plus que l'humour de ce film reste facile à comprendre, on est à deux doigts du cartoon en live action.

Je ne pensais pas franchement le trouver aussi drôle, je m'attendais à un humour bien moins fun. Les gags font en plus appel à une sacrée technique pour un résultat visuel vraiment cool. Ils ont fabriqué de sacrés machines où ils s'amusent à y … introduire des acteurs. Le tout rempli de roues dentées, de pistons et compagnie, c'est vraiment un truc qu'on ne voit plus ça et c'est dommage parceque ça rend super bien.

Le film accuse son âge quant aux aspirations des personnages. Charlot et la jeune orpheline rêvent de vivre ensemble afin qu'elle puisse préparer à bouffer pour que son mari puisse rentrer se foutre les pieds sous la table… Aouch.

C'est vraiment marrant de voir que le choix de faire du muet pour ce film n'est pas une contrainte technique mais réellement un choix artistique. À la fin, Charlot prend quand même la parole pour pousser la chansonnette.

J'ai beaucoup aimé voir les représentations de la rue même si c'est au final assez court. Voir une rue comme elle était réellement à l'époque et non comment on se la représentait est très intéressant. Les villes sans l'omniprésence absolue des voitures… un doux rêve.

Voilà voilà, le film est chouette. Techniquement le film est speed car filmé à 18fps mais diffusé à 24 mais ça reste lisible et pas non plus abusé (je suis pas troublé par l'accélération de lecture vu que je le fais pour un paquet de vidéo).

Bon par contre pour son classement à la 39ème place dans IMDB… je suis pas trop d'accord. Le souci d'un tel classement c'est qu'on se retrouve à noter et donc comparer des œuvres faites à un siècle d'intervalle. Et bha, l'évolution culturelle et technique font que forcément un tel film s'oppose à des œuvres qui n'ont plus grand-chose à voir. Du coup, est-ce que vraiment Modern Times est meilleur que Gladiator ? Mouai. C'est juste absolument pas comparable. Du coup est-ce que je préfère regarder l'un ou l'autre ? Et bha ouai, je prendrai Gladiator forcément pour à peu près tous les aspects que je n'ai pas cités plus tôt dans ce post.

Down By Law

Histoire :

On a un proxénète, un Disc Jockey et … un Italien. Ils finissent en prison.

Ils s'aprivoisent l'un l'autre. Ils deviennent presque amis et tentent de s'en échapper.

Ressenti :

On m'a recommandé le film (hein Iceman) mais je dois avouer que j'appréhendais pas mal quand j'ai vu que le réalisateur était Jim Jarmusch. Je le connais pas vraiment mais j'ai vu The Dead Don't Die que j'ai trouvé particulièrement chiant. Je redoutais de tomber sur un truc similaire mais en fait non.

La première demi-heure j'étais trop sur la défensive pour l'apprécier, c'était lent et pas spécialement intéressant. J'ai trouvé que cette partie ne collait pas trop au reste du film et qu'elle n'apportait rien. En gros c'est juste l'introduction des personnages et de la situation, sauf que ça bouffe presque un tier du film.

Mais heureusement par la suite ça devient marrant. Tout l'intéret du film n'est pas vraiment dans l'action mais plus dans les interactions entre les personnages. Et chacun des trois protagonistes est assez chouette.

Le proxénète n'est pas trop cliché, le DJ est assez malicieux et boudeurs et l'italien est un vrai bout-en-train (Roberto Benigni quoi…). Et l'alchimie entre eux est plutôt bonne. Ils ne deviennent pas super pote d'un coup d'un seul, du coup c'est vraiment une relation qui se construit sur pas mal de temps.

Le film n'est pas super crédible mais c'est là où l'on trouve une partie de son humour. J'ai trouvé que ça marchait plutôt bien.

Voilà, je partais avec un apriori négatif et j'ai été retourné. J'ai trouvé ça cool et puis le format noir & blanc est bien ça détonne un peu. Ça lui donne presque une impression de vieux film des années 30/40 pas dégueulasse.

Merci pour la recommandation ;-)

The Departed

Histoire :

Frank Costello est un mafieux fièrement irlandais de Boston qui récupère une jeune mioche qu'il prend sous son aile. Il l'aidera afin qu'il devienne un flic afin d'avoir une taupe.

En parallèle de ça une nouvelle recrue flic se retrouve à devoir infiltrer la mafia de Costello.

Ressenti :

Un film qui vous accueille par Gimme Shelter des Rolling Stones c'est plutôt bon signe, non ? On a là un casting en or avec du Di Caprio opposé à Matt Damon, un Jack Nicholson qui s'éclate, Marky Mark qui joue les durs, Martin Sheen le gentil flic qui bosse avec un Alec Baldwin tout aussi intègre. La touche féminine revient à Vera Farmiga. On passe son temps à faire “Ha il est là aussi !”.

Bon bha que dire ? C'est un bon gros Scorcese des familles. Des mafieux qui mènent leur barque comme des as, un jeu du chat et de la souris entre les flics et les mafieux. Un long film avec un scénar en béton, une tension infligée aux personnages ainsi qu'au spectateur jusqu'à la fin.

spoils !

Rhoo je l'ai pas vu venir la mort de Di Caprio ! Tellement rapide et surprenante ! En l'espace de dix secondes tout se renverse.

Et puis habituellement, Di Caprio ne meurt pas dans les films de Scorcese… Que s'est-il passé ?

Marky Mark a le dernier mot au final. Tous les autres sont morts… ça fait un sacré paquet quand même.

Les images sont vraiment belles, il y a d'ailleurs quelques plans à la demi-bonnette particulièrement joli (surtout celui avec Matt Damon proche au téléphone et Vera Farmiga dans le fond). Ouai j'ai une fixette pour cet effet visuel parceque c'est facilement ratable ou alors très visible, mais là c'est vraiment bien placé et nickel donc j'adore.

Bon globalement j'ai beaucoup aimé, mais … je le trouve quand même moins sympa qu'un Casino ou un Goodfellas. On est pourtant assez proche, mais ce que j'aime mieux dans ces deux films, c'est que ce sont des histoires sur une plus longue période. On voit bien les personnages qui grandissent/évoluent/changent ou au contraire s'obstinent pour arriver à leur perte ou à leur gloire. Là c'est bien plus condensé. Ça se passe pendant quoi ? Un an voir deux ?

Dans ces deux autres films, j'ai vraiment l'impression d'être face à une sorte d'Histoire avec un H majuscule. Avec des personnages ultra charismatiques et toute une épopée qui dure sur des années voir des décennies (alors que pas tant que ça non plus). On a des personnages qui passent du ptit couillon venu au haut de l'échelle. Alors que là… bha ça me fait plus récit d'une bonne grosse enquête mais pas plus. C'est pas la même dimension. Ça reste quand même un super film, mais j'ai moins l'impression d'un récit dantesque.

Je ne sais pas si cette impression est dûe uniquement au film mais plus au fait que j'ai connu ces deux autres films il y a bien plus longtemps et qu'ils me sont cultes alors que là c'est un film que je viens juste de découvrir. Je suis ptet plus blasé et donc j'ai pas reçu une énorme claque en découvrant ce film alors que quelques années auparavant j'aurai été scotché ? Je ne sais pas.

Le tombeau des lucioles - Hotaru no Haka

Histoire :

Lors de la seconde guerre mondiale, la ville de Kobe est bombardée. Les habitants tentent de fuir dans des abris comme ils peuvent.

On suit Seita qui s'occupe de sa ptite sœur Setsuko. Ils doivent se débrouiller par eux-mêmes vu que … bha leur mère est morte lors du bombardement.

Ressenti :

J'avais jamais vu ce film mais je connaissais sa réputation de tire-larme. Et … bha il l'a pas volé. Sans blague c'est assez affreux.

On ressent déjà la pâte du Studio Ghibli avec ses dessins vraiment très beau. Cela-dit les personnages sont un peu plus réalistes que dans d'autres productions. Les décors sont vraiment très jolis et détaillés.

Niveau histoire … bha … c'est très dur. C'est pas fun, je ne pense pas que des gamins apprécient beaucoup l'histoire ^__^. Mais c'est vraiment chouette.

Les musiques sont vraiment très belles surtout celle de la fin. Elles sont un poil moins triste que le film. On trouve un medley super chouette par le neko light orchestra.

spoil

Un détail qui m'a pas mal marqué c'est lorsque Seita apprend que le Japon a capitulé. Il n'y croit pas, il en revient pas que "le grand empire du japon" ait pu perdre. Il est triste et en colère.

C'est vraiment bizarre de le voir aussi révolté pour la défaite de son pays mais jamais contre les ptites gens autour de lui qui ne l'ont jamais aidé. Sa tante a été une pure raclure, les différents marchands/paysans qui n'ont fait que le strict minimum sans jamais s'inquiéter pour sa santé et celle de sa sœur, le médecin complètement glacial qui lui annonce à demi-mot que c'est de sa faute et qui ne lui donne aucune piste pour redresser la barre… Bref, il y a tout un écosystème qui le laissent pourrir mais jamais il ne se rebelle de ça, comme si la situation lui convenait. Mais l'annonce de la défaite de son pays, là, ça l'offusque.

Et puis pourquoi il est pas allé voir les bourgeois de l'autre côté de la rivière ? Rhaaa mais pourquoi tu as laissé mourir ta sœur !!!!

La guerre n'est montrée que via les bombardements sur la population. On ne voit pas de soldats du tout. On a donc que le point de vue de civils loin du front mais pourtant impacté…

Le film est cool même si triste à souhait. La relation entre les deux personnages principaux est cool mais avec tous les autres c'est une horreur.

Cidade de Deus

Histoire :

Dans les années 60, il y a la Cité de Dieu un quartier pas bidonville mais pas loin à Rio de Janeiro. Et c'est pas mal la misère avec des gamins qui traînent dans tous les sens et qui tentent de se débrouiller. Pas mal de ces mioches finissent en truand à différents échelons.

Certains vont très loin et se montent en gang pour du trafic de drogue. La violence y est permanente avec des gamins pauvres qui s'engrènent les uns les autres en permanence.

Ressenti :

Je n'avais jamais entendu parler de ce film. Je l'ai découvert de part sa vingtième deuxième place dans le classement IMDB. C'est tiré d'un bouquin mais c'est en grande partie tiré d'histoires vraies. D'ailleurs le générique de fin montre de vraies images d'un des personnages.

Un point sympa c'est que certains des acteurs sont réellement issus de la cité de dieu et n'étaient pas des acteurs à la base. Et apparemment certains sont vraiment dans des gangs… Cependant le film n'y a pas été tourné directement car c'était trop dangeureux (je veux bien les croire). Toujours dans les facts réels, le gang de mioches de la fin est toujours en activité.

Sinon concernant le film, bha c'est vraiment très prenant. J'ai eu du mal au début face au nombre de personnages. Mais en se laissant bercer ça n'a au final pas trop d'incidence.

La violence est omniprésente. On est vraiment très loin d'un feel good movie. C'est oppressant de partout avec des personnages qui grouillent de partout, tout le monde a un flingue, ça deal, ça guète, ça s'observe, ça se bastonne. On est à des années lumière de la carte postale du brésil.

L'histoire est vraiment chouette. On est presque dans un film de Scorcese où l'on suit la vie d'un gangster sur de nombreuses années… le contexte y est juste différent. J'ai beaucoup aimé les personnages. Surtout Cabeleira (pardonnez l'accent, je suis pas très doué en portugais) qui est à mon sens le meilleur de tous à avoir la tête sur les épaules et être très lucide sur ce qu'il vit bien qu'il y soit à fond dedans. Il parvient à garder un certain recul, bref mon chouchou du lot.

Je suis étonné que ce film ne soit pas plus connu au final. Il est vraiment excellent. Il a quelques plans vraiment cool, des scènes vraiment marquantes.

spoils

Sérieusement, le massacre du motel du début du film, j'étais persuadé que c'était les flics pourris qui l'avait fait afin de pouvoir se venger sur tous les mioches de la cité de dieu. Mais quand j'ai découvert que c'était le gamin qui jubile en le faisant… O__O wow.

C'est pas un film qui remontera les flics dans mon estime…

La scène où Zé Pequeño pousse le gamin à buter un des mioches comme rite de passage est vraiment hardcore. Quand on voit les deux prisonniers qui se chient dessus et qu'ils sont vraiment trèèèès jeune. Rhaaa ça fout les glandes.

J'ai les boules que Cabeleira se soit fait buter. Surtout au moment où il sait qu'il doit se retirer, son pote n'est plus supportable, il s'est trouvé une meuf, il est prêt à se ranger et changer complètement de vie ailleurs et BAM. Mais au final c'était quand même assez prévisible, tout s'alignait trop bien pour lui, c'était vraiment trop tentant pour les scénaristes.

La vita è bella

Histoire

Guido Orefice est un bout-en-train italien. Il emménage dans une nouvelle ville où il souhaite ouvrir sa propre librairie. Cependant ça se passe en 1936 et ... bha c'est pas la meilleure des périodes, d'autant plus qu'il est juif.

Il galère avec l'administration pour ouvrir sa boutique et bosse comme serveur en attendant. Il tombe amoureux d'une institutrice qui est à deux doigts de se marier. Délicatement il va la faire tomber amoureux de lui.

Ressenti

Très beau film qui montre que la joie de vivre est communicative et peu améliorer le quotidien de tout le monde même dans les pires moments (vraiment les pires). Ce clown parvient à faire passer la pilule malgré le plus grand des malheurs. Transformer chaque instant en farce lui sourit.

Bien que le film aborde des sujets lourds (déportation, fascisme) ce n'est jamais vraiment le sujet de l'action. Roberto Benigni parvient à capturer 100% de l'attention alors que pourtant dans le fond on voit poindre la guerre et tout. Il est tellement énergique, enjoué, drôle et ses expressions faciales rendent le tout très communicatif. On voit des horreurs mais on le fait avec le sourire grâce à lui.

Bon, par contre les nazis ne sont ptet pas montré comme suffisamment violent et sans âme à mon goût. Ils ne sont pas vraiment effrayants si l'on compare à de nombreux autres films. Il n'y a presque pas de violence frontale de leur part.

La musique est cool et est connue. Même sans avoir déjà vu le film on reconnait des airs qui ont été diffusés à droite à gauche.

Je ne me souvenais quasiment pas du film. Je croyais d'ailleurs que la très grande majorité du film se passait dans le camp de concentration alors qu'il ne s'agit au final que d'une partie plus petite que dans mes souvenirs. Je me souvenais d'un film vraiment beaucoup plus triste et lourd alors qu'il est vraiment joyeux. Je suis comme le gamin … distrait par les pitreries du père.

Voilà, excellente séance.

An Evening With Beverly Luff Linn

Histoire

Un responsable RH se rend dans une succursale d'une chaîne de café afin d'annoncer au manager qu'il doit immédiatement virer un employé. Le manager décide de virer sa propre femme sans ménagement. Elle n'apprécie que très moyennement et lui fait quelques remarques.

Il apprend que le cousin de sa femme possède une cashbox plutôt bien remplie et décide avec ses deux autres employés d'aller la braquer. Une fois dépossédé de son pognon, le cousin décide de la récupérer et embauche Jemaine Clement qui écoutait par là en lui promettant 200$ s'il ramène le pognon et qu'il éclate les rotules du voleur. Jemaine parvient à récupérer le pognon mais se fait prendre en otage par la femme qui s'enfuient avec le pognon et lui.

Ils partent se réfugier dans le grand hôtel du coin où va avoir lieu le spectacle de Beverly Luff Linn le lendemain soir.

Ressenti

Ce résumé de l'histoire est approximatif. C'est dur de résumer, vous voyez le bordel que c'est.

Bon bha je crois que ce réalisateur est fou ou presque. Techniquement il est bon. Il produit des images vraiment belles, il arrive à diriger ses acteurs comme il l'entend (tout du moins je pense), il a de beaux décors. Il gère aussi le son. Mais niveau histoire et surtout humour c'est ... vraiment très ... heu ... incroyable.

C'est le même réalisateur que The Greasy Strangler que ... bha avec maintenant un an de recul, que j'avais vraiment bien aimé. Et on est dans un film du même genre là en moins sale quand même. C'est un film qui aura du mal à être populaire du fait de son étrangeté absolu. Son humour est vraiment très particulier mais ça marche vraiment bien sur moi.

Les situations sont complètement absurdes mais surtout les personnages sont ahurissants. Et là où ça m'éclate c'est qu'une fois lancé, j'interprête même plus les acteurs comme étant en surjeu absolu mais juste comme s'ils étaient en train de donner une interprêtation la plus pure de l'émotion qu'ils doivent transmettre. Il n'y a plus de nuance, plus d'hésitation possible, les acteurs ne sont pas à fond, ils sont les personnages.

Et là on commence à avoir du bon casting ! C'est pas le top hollywoodien mais on a quand même des acteurs renommés que l'on a déjà croisés ça et là au détour d'autres comédie. Je pense que le meilleur du lot est Jemaine Clement. Il est vraiment trop bien avec son look immonde, son côté badass qui tourne au pathétique. On retrouve certains acteurs déjà présents dans The Greasy Strangle mais aussi Matt Berry que j'adore en vampire ou en patron sadique et mysogine. Il est ici dans un rôle de ... bha en fait je sais pas trop. Il est un meilleur ami amant mal compris, partenaire impressario, jaloux triste, bref un sacré rôle.

Ce film me donne l'impression de voir une comédie de Wes Anderson mais avec le potard potache à 11. Et pourtant je suis pas fan inconditionnel de ses films (j'aime pas The Royal Tenenbaums par exemple, où je m'emmerde sec) mais on retrouve un peu cette excentricité. Sauf qu'ici c'est saupoudré d'une bonne couche de vulgaire et de folie. Et je trouve que cette alchimie loufoque marche vraiment bien. C'est bien plus évident car moins subtil.

Un ovni filmique qui est plus abordable que le précédent et du coup plus recommandable. Allez-y curieux et prêt à tout.

Shadow in the Cloud

Histoire :

Pendant la seconde guerre mondiale, on a Maude Garrett qui monte à bord d'un B17 en partance pour livrer des trucs. Elle transporte une malette qu'elle a ordre de livrer elle aussi.

L'équippage l'accepte à contre-cœur et la fout dans la tourelle mitrailleuse et lui prend son colis. Ambiance de gros lourdingue la concernant mais c'est pas ce qui l'a préoccupe le plus : elle croit voir une ombre sur l'avion.

Ressenti :

Le film est vraiment joli même si parfois les incrustations d'effets spéciaux… bha… sont étrangement dégueulasses. C'est assez étrange pour un film comme ça de parvenir à faire aussi bien du très joli et réussi et la scène suivante que ça soit aussi criard…

La bande son est assez cool. C'est de la synthwave et ça s'accorde plutôt bien avec le film de guerre teinté de surnaturel.

Pendant les deux tiers du film il y a un McGuffin : la sacoche qu'il ne faut surtout pas ouvrir et qui doit être protégée à tout prix. Et c'est cool. Par contre ils ont décidé de dévoiler ce que c'était. Et là … bha … ça devient de suite moins intriguant. Et Ils prennent d'ailleurs bien trop de temps à expliquer. Ça casse le rythme du film, la tension, le mystère. C'est une parenthèse un peu nulle qui n'apporte au final pas grand-chose. C'est assez décevant.

Tout le long du film on nous montre une meuf badass avec de la répartie et tout. Et à la fin du film il fallait qu'il nous pousse une scène nianiante avec son mec. C'est un film fun, pas réaliste, avec de la tension et poum d'un coup on nous fout une scène de romance. Mais ? Pourquoi ? Fallait vraiment cocher cette case pour que le studio produise le film ? Ça non plus ça ajoute rien au film.

Le film semble avoir du mal à se décomplexer totalement en dehors d'une courte scène (explosion rerentrante (vous comprendriez si vous l'aviez-vu)). Du coup ça donne un drôle d'effet. J'ai le sentiment que le film aimerait se la jouer à 200% délire bourrin mais qu'au final il se retient et reste trop sage.

Quand elle prend la mitrailleuse pour dézinguer un coucou, visuellement, c'est mou et pas jouissif. Il aurait tellement pu être bien plus impactant ce plan en faisant trembler la caméra un peu plus, booster le son de mitraille, augmenter les flash lumineux, faire gigoter l'actrice, mettre des muzzle flash… chsais pas ça aurait pu être bien mieux. Et c'est ce que je reproche un peu à l'ensemble du film. Ça démarre avec une bonne intention mais ça ne va pas au bout de la démarche.

Pareil, vous nous faites voler l'avion sur le dos mais ça ne dure que quelques courtes secondes sans qu'on ne voit l'utilité du truc. L'atterrissage, n'importe quel film aurait fait durer ça trente seconde en faisant souffrir l'avion en secouant la caméra de partout, faisant voltiger des pièces dans tous les sens mais là vous nous expédiez ça en cinq secondes montre en main ! Ce film est vraiment frustrant. On était à deux doigts d'avoir un truc vraiment tripant et au final on a un film pas gentillet mais qui ne fait qu'entamer le délire.

D'ailleurs le film est vraiment court, ptet qu'il a eu une gestation difficile et qu'ils ont sortis en l'état ? Le scénariste a été viré avant le tournage pour cause de harcèlement sexuel…

Voilà, le film est cool mais aurait pu être excellent à peu de chose près.

Outer Wilds

En ce moment je suis dans les jeux d'aventure plus posé, plus contemplatif, plus pacifique. Après m'être éclaté sur Subnautica il me tardait de faire sa suite qui devait sortir un mois plus tard. J'ai donc enchaîné comme un opportuniste sur Mad Max et … bha c'était moyen, j'ai passé un bon moment mais ça ne me marquera pas. Il me reste encore dix jours avant la sortie de Subnautica : Below Zero mais j'aimerai bien un jeu d'exploration.

Et là qui voilà Outer Wilds, un jeu qui m'attirait pas trop trop au premier abord à cause de sa direction artistique qui ne me sied pas totalement. Mais j'en ai entendu beaucoup de bien et puis bon, c'est un tout ptit studio indé avec visiblement une communauté complètement sous le charme du jeu.

Allez c'est parti, je me lance. Enfin je le lance.

C'est tipar !

Je dégaine le steam controller après l'avoir configuré pour le jeu et je démarre une partie. On est sur une planète d'un peuple à quatre yeux et à la peau bleue. Le village est plutôt mignonnet avec ses cabanes en bois, ses geysers, son observatoire et ses quelques trucs scientifiques qui traînent çà et là.

vue en hauteur du village avec ses arbres et ses cabanes

Toute ma vie dans ce ptit lieu cosy et chaleureux.

Aujourd'hui, c'est le grand jour pour mon premier vol spatial ! Je me réveille au coin du feu avec un ami qui veille sur moi pour ma dernière nuit sur Timber Hearth. Avant de décoller il me faut les codes de lancement et surtout un ptit entraînement. Mais avant tout, un ptit marshmallow grillé au feu, ça me déstressera un peu.

assis près du feu avec un shamallow planté au bout d'un baton pour le faire caraméliser

C'est dommage que ce soit pas bon les shamallows.

Allez, un dernier tour dans mon village afin de dire adieu aurevoir à tout le monde. Il y a un modèle réduit de la fusée que je parviens pas vraiment à contrôler mais c'est surement bien moins maniable que la vraie fusée (pas vrai, hein ?) !

Je rencontre un ptit gars qui m'explique le fonctionnement de l'onduloscope qui permet de capter des signaux sur des distances incroyables. Je parviens à entendre des musiques semblant provenir du ciel, c'est dire. D'ailleurs des gamins veulent se faire une ptite partie de cache-cache mais je parviens à les débusquer en moins de deux grâce à ce ptit outil pas dégueu.

Bon, on m'indique l'accès à la grotte Zero-G qui me fera un bon entraînement pour l'utilisation de la combinaison avec son jetpack. J'y fais quelques pirouettes avec pour prétexte les réparations d'une fusée.

Franchement ? J'adore l'apesanteur. Mon poids qui semble disparaitre et tout le travail sur l'inertie se mouvoir est chouette. J'ai de plus en plus envie de décoller, je suis mentalement prêt.

Allez, je vais choper ces codes de lancement et je vais partir pour … heu. Ouai tiens pourquoi je pars ?

Allez direction l'observatoire où se trouve la personne qui pourra me filer ces codes. Je rentre par la partie musée que je visite depuis tout le temps. Un dernier coup d'œil sur les quelques artefacts nomaï. Hein, vous connaissez pas les nomaïs ? C'est l'espèce extra-terrestre ayant vécu dans notre système solaire il y a bien longtemps.

On a déjà retrouvé pas mal de leurs vestiges au cours des précédentes missions d'explorations spatiale. C'est d'ailleurs grâce à ces vestiges que l'on est parvenu à créer les technologies nécessaires aux fusées. Le générateur de gravité artificielle que l'on met dans chacun de nos engins provient directement d'eux, on ne sait pas les fabriquer. Ces êtres ont laissé de nombreuses traces dans notre système et j'ai le premier traducteur de leur système d'écriture ! Je serai le premier à pouvoir comprendre leurs messages !

J'ai trop hâte de partir, je sais toujours pas où mais je suis trop pressé. Je monte à l'étage de l'observatoire je regarde la jolie carte où figurent tous les astres. Je la connais par cœur depuis tout petit j'attends ce moment. Je discute une dernière fois avec Hornfels le scientifique qui finit par enfin me donner les codes. D'ailleurs il ne me donne pas d'instructions… Vraiment ce programme spatial c'est très cool.

Allez allez, je me précipite vers l'entrée et là vous allez pas me croire. La statue ! Elle ! Elle a bougé, elle s'est tournée vers moi !

la statue me fixe et des images de ma journée défilent ainsi que d'étranges éclairs

Wow qu'est-ce qui se passe ?!

Et ses yeux. SES YEUX ! Ils se sont ouverts.

Bon, personne d'autre n'a pu voir ça… je vais passer pour un fou quand je leur raconterai tout ça. J'hésite bon… ptet juste l'euphorie de l'accomplissement de toute ma préparation ? Je devrais repousser ? Mouai, j'ai vraiment trop envie de voler ! Allez, je verai plus tard, direction le pas de tir !

La toute petite fusée semble de bric et de broc et peu solide et minuscule.

Bon on a connu des designs plus impressionnants je le conçois.

Voir le vaisseau qui trône fièrement sur le pas de tire en bois (ahem) m'a toujours exalté mais là ça y est, ce sont ses dernières secondes sur ma ptite planète. Je vais enfin découvrir tout mon système solaire ! Suivre les traces de mes astronautes favoris.

Je, je… bon plus le temps de vous expliquer, allé j'embarque !!!!

Bon bon bon, je vous montre pas tout mais il y a mon ordinateur de bord qui consignera toutes mes recherches, l'emplacement pour ma combinaison et son jetpack ainsi que de quoi faire le plein, le moteur et le cockpit. Ouai ça fait 5mètres carré tout au plus.

deux trois écrans, des aiguilles, des boutons, l'indicateur directionnel des boosters et surtout la vitre

Checklist ? Mouai, j'ai confiance et surtout j'en peux plus d'attendre.

Allez, c'est parti pour la prise en main du joystick. Le contrôle de la poussée, j'enclenche très légèrement le booster voir si ça démarre sans pour autant décoller. Tout tremble, l'indicateur directionnel des boosters confirment la poussée. Allez, faut que je fasse mieux qu'avec le modèle réduit !

PLEINE PUISSANCE VERTICALE ! Tout va bien, je suis bien monté en orbite. J'ai stabilisé la fusée, je me retourne pour lancer un dernier coup d'œil au village.

le village bien que petit occupe un tier de la planète qui est ridiculement petite

On va pas se mentir on s'y sent un peu à l'étroi dans ce village.

Bon, je retourne ma fusée et j'observe tout ce système solaire devant mes yeux. J'y crois à peine, deux minutes plus tôt j'étais encore un vulgaire insecte rampant et je suis désormais un fier aigle maître de mon destin et tout un tas de nouveaux mondes s'offrent à moi ! Tout un vaste monde qui orbite autour de mon fier soleil.

Les étoiles à pertes de vue, les astres et leur ballet incessant. Wow, je ne peux m'empêcher de faire une pause, après tout je ne suis pas pressé. Et … bha … je sais pas pourquoi mais j'ai encore envie de me retourner et réobserver ma chère Timber Hearth. Finalement ma ptite planète va ptet me manquer ? J'attends ce moment depuis des années et je ne peux m'empêcher de penser à ma cabane. Je suis submergé par l'immensité sidérale.

le soleil, ses quelques planètes vu depuis mon cockpit et surtout ma planète natale avec encore ses montagnes visibles

Son atmosphère et ses boursouflures lui donnent un aspect inimitable. Je reviendrai te voir !

Bon bon bon, quelle destination ? C'est bien beau l'espace mais je vais où ?

J'irai bien sur Dark Bramble pour être le premier astronaute à y mettre les pieds. Mais je dois avouer que cette planète me fout pas mal les jetons avec ces ronces de partout. Les Hourglass twins ? C'est vrai qu'elles m'ont toujours intrigué à se déverser l'une dans l'autre. C'est peu commun des planètes aussi proches. Cependant, après avoir passé toute ma vie sur une ptite planète, j'ai envie de grandeur. Je pense me diriger vers Giant's Deep la plus grande planète du système à moins que ce ne soit Brittle Hollow ? Rhaaa je me souviens jamais.

Bon je vais sur Giant's Deep ! Je m'en approche à vive allure. Trop vive allure, j'ai pas le temps de ralentir assez vite et je me retrouve à l'esquiver de justesse et j'en suis super loin. Allez hop demi-tour et ce coup-ci je contrôle plus ma vitesse. Va falloir prendre le coup de main.

j'ai la planète en contre-jour et le soleil en face à 18km

Ouaip, je sais… 18km pour le soleil, ce système solaire n'est pas bien grand.

Il va me falloir un peu de temps pour être blasé de ce spectacle stellaire. Ces planètes qui tournent, les étoiles qui scintillent, les différents objets qui virevoltent en orbite, les halos lumineux autour des planètes. Allez, je m'approche plus délicatement.

J'ai choisi une planète recouverte d'un vaste océan et de quelques îles. Mais surtout j'ai pris une planète où l'on ne voit rien depuis l'espace à cause de son atmosphère. Encore une idée à la con pour un premier aterrissage…

Une bonne respiration et une ptite poussée en avant pour traverser la purée de pois. Et après quelques secondes sans aucune visibilité perdu dans cette bouillie verdâtre commence à se dessiner un horizon (courbé). Wow ! De l'eau ! De l'eau partout et des TORNADES !

Bon j'ai quand même de la chance j'arrive à un endroit épargné par cette météo délirante. J'aperçois une île à quelques centaines de mètres. C'est donc ici ma première destination, mon premier aterrissage.

Je suis encore novice donc je tente très difficilement de calmer mon engin et de le stabiliser à bonne hauteur. Je m'agite violemment sur les joysticks et le manche des gaz. Mon vaisseau tremble dans tous les sens je commence à éprouver un certain mal de mer. Bon, c'est pas ultra stable mais je suis presque stationnaire ce qui pour moi est un exploit !

Je m'approche "délicatement" de l'île où une plage est suffisamment grande pour m'accueillir. Il y a quand même quelques arbres qui pourraient mettre un terme à ma carrière d'astronaute un peu plus vite que prévu. Je redresse l'appareil… Par contre c'est chiant : forcément quand je suis en posture d'atterrissage je vois plus où je me dirige. Et bon, la ptite caméra permettant de voir vers le sol est pratique mais ça reste quand même pas top top.

Tant bien que mal l'appareil se pose à peu près délicatement. Et ça y est, j'ai coupé les moteurs. C'est bon j'ai réussi mon premier atterrissage. Je suis en vie sur une autre planète !

Je décroche la ceinture et je saute par la trappe. Je pose le pied sur le sable qui est froid.

mon vaisseau touchant presque les arbres et une montagne dans le fond.

J'étais pas loin de l'accident mais j'ai géré !

Mais… heu… Le sol est froid ! J'ai pas mis ma combinaison !!! J'ai une chance incroyable, l'atmosphère est respirable. C'est le genre de boulette que je n'ai pas le droit de faire.

Je retourne dans le vaisseau enfiler ma combinaison. Et je me prépare mentalement à l'inconnu. Je ne sais pas ce que je vais rencontrer

...


Avis sur le jeu

J'ai vraiment adoré. C'est vrai que la direction artistique c'est pas mon truc favori. Mais je m'y suis très vite habitué.

À côté de ça, l'ambiance globale du jeu est vraiment top. Et puis chaque planète à son truc à elle et au final c'est vraiment joli.

Le jeu nous fait voyager sur des planètes vraiment très distinctes les unes des autres. Il n'y a pas de planète classique, elles sont peu nombreuses mais tellement travaillées, différentes et particulières que c'est génial à explorer.

Niveau gameplay, il n'y a … bha en fait presque rien à faire. On se contente de piloter son vaisseau mais ce n'est pas une grande partie du jeu, ensuite une fois à pied, on se promène, on explore, on trouve des traces écrites que l'on déchiffre, on sonde les envirrons avec l'onduloscope ou bien on lance notre sonde et voilà. Il n'y a que de rares moments où l'on agit sur l'environnement pour actionner des objets mais c'est pas grave. C'est presque un walking-simulator++.

Sur certains point le jeu ressemble un peu à un metroidvania. On a une grande carte à explorer avec des passages innacessibles à première vue. Mais là où le jeu se distingue c'est que notre personnage n'évolue pas physiquement, il ne gagne pas de compétences, pas de nouvelles aptitudes, non non. C'est juste le joueur qui apprend les mécanismes du jeu, le lore et du coup sait comment aborder différemment son environnement.

Le souci de cette approche c'est que le jeu a une très faible rejouabilité. C'est d'autant plus paradoxal que le jeu est bâti sur le concept de boucle temporelle qui se répète. Tout le but du jeu va être pour vous de vous échapper de cette boucle. Vous allez donc revivre en permanence votre "journée" (très relatif le concept de "journée" quand on voyage de planète en planète) mais à partir du moment où vous saurez vous en dépatouiller… le jeu n'aura malheureusement plus d'intéret à être rejoué (vous pourrez le refinir en un rien de temps).

Le monde est régi par ses lois et ça donne une impression très forte de crédibilité. La boucle temporelle est assez courte mais durant ce laps de temps, le monde va évoluer grandement. Les planètes vont suivre leurs orbites, la comète aussi va faire son ptit chemin, des astéroïdes vont tomber, du sable d'une planète va s'engloutir dans la planète voisine, une autre va s'effriter. Le monde est ultra dynamique. Et bien qu'au final ça ne soit pas bien grand (heureusement qu'on se tappe pas des voyages de plusieurs mois pour atteindre une autre planète) c'est tellement varié et bien foutu que l'illusion est totale.

D'ailleurs le monde est pas bien grand. Au final la plupart des planètes ont un sous-sol qu'il va falloir explorer. Et c'est là qu'on se rend compte que c'est au final pas si petit que ça, loin de là. Certe on peut aller d'un bout à l'autre du système en quelques minutes mais explorer tous les recoins d'une planète vous occupera un bon moment. Le jeu se termine en une quinzaine d'heure.

L'ambiance sonore du jeu est chouette aussi même si je suis pas ultra fan de la musique. Je la trouve simple, basique et pas spécialement mémorable.

Bon niveau histoire, c'est assez décousu. C'est d'ailleurs le principe du jeu, c'est à vous de comprendre ce qu'il s'est passé dans ce système solaire. Le jeu laissant le joueur absolument libre de ses mouvements, bha l'histoire se découvre dans un ordre aléatoire.

Les bribes d'explications sont éparpillées aux quatre coins du monde et vous parcourez le monde dans l'ordre que vous voulez. On est d'ailleurs pas mal noyé au début. Mais par chance ils sont parvenus à rendre le tout vachement plus clair via l'ordinateur de bord du vaisseau.

Les personnages semblent assez insipides au début, mais au final, même si on ne les rencontre pas, on lit leurs dialogues. Et forcément on commence à cerner les caractères de certains et on s'y attache. C'est une narration qui dans les autres jeux me passe un peu au-dessus (sauf Subnautica) car je suis occupé à faire autre chose. Mais-là les dialogues et le lore sont la clé du jeu et du coup ça donne envie de s'y plonger. C'est pas un basique Bioshock où je vais ramasser un enregistrement audio que je ne vais même pas écouter car j'ai envie d'en découdre avec la racaille locale et que donc j'ai pas envie de me poser trois minutes pour entendre bavasser un pnj random que ne je ne rencontrerai pas. Là, j'ai envie de comprendre un peu plus ce qui s'est passé, comment ils sont arrivés là, comment ça a disparu, pourquoi il y a tel truc… Le jeu attise ma curiosité et sait l'assouvir au compte-goutte pour me garder en haleine.

Bref, ce jeu est une expérience unique en son genre avec un concept fort, une histoire chouette, un monde chouette et le tout dans un joli enrobage. Il tourne parfaitement sous Linux et devrait recevoir un DLC prochainement. Je ne sais pas trop ce qu'ils pourraient faire de ce DLC d'ailleurs.

Minari

Histoire :

Jacob Yi rêve d'avoir sa propre ferme afin de subvenir à sa famille immigrée coréen aux USA. Ils déménagent au milieu de nulle part et commencent donc à exploiter leurs nouvelles terres.

La vie de couple est pas géniale, sa femme n'approuvant pas ce déménagement et encore moins ce mobile-home++. Jacob décide de faire venir la mère de sa femme afin de lui rendre la vie plus facile.

Ressenti :

C'est assez dur de raconter le film sans trop en dire. Non pas qu'il s'y déroule un mystère ou autre, au contraire il ne se passe pas grand-chose. La destination est au final secondaire face au voyage.

C'est plus un flow, des anecdotes éparses qui forment un tout ce film. J'ai trouvé ça très joli, ça sort de l'ordinaire et c'est chouette. Les personnages sont attachants et ne répondent pas à un cahier des charges de scénario.

En lisant le pitch je n'aurai très probablement pas regardé ce film, ce qui m'y a poussé ? Le fait que ce soit un film A24. J'ai aimé beaucoup de leurs productions du coup je me suis laissé tenté et comme d'hab c'est une réussite.

Le film aborde beaucoup le thême de l'immigration et donc de la culture. Cet aspect est surtout montré depuis le regard des enfants n'ayant jamais connu ou très peu la Corée contrairement à leur grand-mère qui vient à peine d'arriver.

Non vraiment, c'était excellent moment.

Un peu d'adminsys vol.3 : Turris OS 5.x la revanche !

Voilà l'épisode 2 de mon épopée pour mettre à jour mon routeur à la maison. Il va y avoir du débug de réseau, de nunux un peu dans tous les sens.

Résumé du précédent épisode

Dans le premier épisode j'ai mis à jour mon routeur et j'ai perdu la connexion aux grands Internets. Forcément ça ne m'intéressait point de trop un routeur qui ne route plus en dehors de mon LAN. Donc retour en arrière.

Merci les snapshots BTRFS !

Recommençons et observons :

J'utilise comme routeur un fier Turris Omnia qui est un routeur sous Linux avec du bon matos même si maintenant il est matériellement bien moins impressionnant que les nouveautés. Il n'en reste pas moins une jolie bête vraiment fiable et surtout qui déborde de logiciel libre.

Tout d'abord un snapshot avant de tout casser : schnapps create "Ça va péter" et maintenant on a l'esprit libre.

Allez, je lance l'interface web et je lance l'upgrade vers Turris OS 5.1 . Ça moulinne deux minutes et ça semble tout bon.

Je reboot, et là pas d'internet mais le lan fonctionne toujours.

C'est partie pour un ptit ip a et effectivement pas d'interface avec mon IP publique. Je cherche un peu à comprendre pourquoi le DHCP n'est pas coopératif.

On avance de vingt minutes et là je commence à me demander si le problème ne serait pas une couche en dessous. Et là je commence à découvrir un truc bizarre : les adresses MAC ne sont plus sur les mêmes interfaces qu'avant. Et je ne vous cache pas que pour m'en rendre compte, j'ai fait un nouveau snapshot btrfs, j'ai rollback sur l'ancien, j'ai fait un ip a puis rollback sur le snapshot en 5.1 et un autre ip a pour comparer.

eth1 est désormais eth2 et eth2 est devenu eth0 ou vice versa je sais pas trop. Bon bha pourquoi pas ? Chiant mais pourquoi pas.

Renumérotation des interfaces réseau

Bon j'adapte deux trois trucs dans le fichier /etc/config/network pour me réaligner sur ces interfaces. Un reboot. Et c'est pas mieux.

Je remarque quand même quand même qu'il y a une interface qui reste constamment DOWN. Visiblement l'intention ne compte pas suffisamment, j'arrive pas à la passer UP. Je fous mon pc en direct sur ce port voir si les LED s'activent. RIEN.

Bon, bha il va faloir encore descendre d'une couche !

We need to go deeper !

Bon, visiblement l'interface réseau est complètement désactivée. Un module kernel manquant ? Une conf kernel étrange ?

C'est quand tout déconne qu'on fait quoi ? Qu'on lit la doc !

Et une des nouveautés de cette version concerne le port SFP qui ne peut plus être désactivé au profit du port ethernet une fois booté. Et pour passer de l'un à l'autre il faut modifier le bootloader pour le faire pointer soit sur un DTB pour le SFP soit un DTB pour le port PHY.

Bon bon bon. Allons voir ce qui est mis par défaut.

ll /boot
drwxr-xr-x    1 root     root           158 May 10 16:25 ./
drwxr-xr-x    1 root     root           176 May 10 14:58 ../
-rw-r--r--    1 root     root         18773 Mar  4 01:25 armada-385-turris-omnia-phy.dtb
-rw-r--r--    1 root     root         18809 Mar  4 01:25 armada-385-turris-omnia-sfp.dtb
-rw-r--r--    1 root     root          1199 Mar  4 01:25 boot.scr
lrwxrwxrwx    1 root     root            31 May 10 16:25 dtb -> armada-385-turris-omnia-sfp.dtb
-rwxr-xr-x    1 root     root       3351944 Mar  4 01:25 zImage*

Bon bha voilà, déjà probablement une partie du mystère. Je change le lien symbolique pour pointer vers l'autre DTB et je reboot et hourra \o/

Bon j'ai un port réseau qui est de nouveau UP, il reste à refoutre la conf d'aplomb pour le dhcp.

Baston contre OpenWRT

Voilà ce que je craignais, ils ont modifié ce qu'ils considèrent le LAN, le WAN, avec les règles de firewall et tout. Je passe donc un peu par l'interface web pour voir ce qu'il se trame.

J'assigne mon port eth2 au wan sauf que moi ce que j'aimerai c'est y foutre le port eth2.832 mais je ne peux point. Je place les autres ports dans le lan, je me connecte en SSH pour éditer le /etc/config/network pour y mettre vraiment la bonne interface réseau. Je reboot et … bha ça route quedalle.

Pourtant l'interface est up, depuis ssh j'arrive à pinguer des trucs sur le net. Bon bha c'est surement ma conf iptables qui a disparu :-/

Pourtant mon script est toujours dans /etc/init.d/iptables . Ha ! Mais oui ! Faut que je change et que j'y mette la bonne interface réseau pour le lan (pour une fois que j'ai utilisé des variables, une seule modif à faire !).

Allez, je relance le script est waouw j'ai du net sur mon lan.

Baston contre LXC

Mais ce n'est pas la dernière étape. Tous mes containers LXC sont au tas.

Je tente d'en lancer un manuellement lxc-start -n nib et ça me sort une des spécialités de LXC : les messages moches : lxc-start: nib: parse.c: lxc_file_for_each_line_mmap: 142 Failed to parse config file "/srv/lxc/nib/config" at line "lxc.net.0.ipv4 = 10.2.0.50/8" Failed to load config for nib lxc-start: nib: tools/lxc_start.c: main: 264 Failed to create lxc_container

Sérieux, on a rarement vu des messages d'erreurs aussi moche pour signaler que la syntaxe n'est pas la bonne. D'ailleurs est-ce qu'ils s'amuseraient pas à changer la syntaxe à chaque version chez LXC ? Je commence à me demander.

Deux trois coups de mojeek plus tard et je découvre que ce n'est plus lxc.net.0.ipv4 = a.b.c.d/e mais lxc.net.0.ipv4.address = a.b.c.d/e -___- Bon bha c'est parti pour éditer les fichiers de conf de chaque container et je les lance.

C'est bon ça passe, on reboot pour tout tester.

Ha bha ils redémarrent pas. Je repasse sur l'interface web d'OpenWRT vérifier que les containers y sont bien référencés.

Ils y sont mais éteint, ok c'est raccord. Par contre, le service lxc-auto n'est visiblement pas activé au boot, je le coche et je reboot.

Yataaaaaa \o/

Tout remarche.

Moralité

Lire la doc m'aurait évité de repousser ça de six mois et de le faire plus tôt.

Bon par contre dans l'histoire, j'ai changé d'IPv4 ! Ça ne m'était pas arrivé en cinq ans. J'espère que ça ne va pas se reproduire, j'aime bien avoir une ip fixe. J'imagine que j'ai libéré mon IP trop longtemps et qu'elle a été réattribuée pendant que mon routeur était down :-/

update DNS

Là c'est rapide : un coup de ssh vers le DNS master. Et là tout à base de knotc : knotc zone-begin lord.re. knotc zone-unset lord.re. lord.re. 7200 A 92.167.84.9 knotc zone-set lord.re. lord.re. 7200 A 90.113.193.129 knotc zone-commit lord.re.

Et voilà, plus qu'à patienter que les deux heures de cache expirent pour que tout le monde puisse me joindre.

Examen d'un spam #4

Tiens faisait longtemps que je m'étais pas marré avec un spam.

Voilà le mail en question
headers
Return-Path: 
X-Original-To: lord-blog@lord.re
Delivered-To: lord-blog@lord.re
Received: from mail-wm1-x32c.google.com (mail-wm1-x32c.google.com [IPv6:2a00:1450:4864:20::32c])
        (using TLSv1.2 with cipher ECDHE-RSA-AES128-GCM-SHA256 (128/128 bits))
        (No client certificate requested)
        by kif.lord.re (Postfix) with ESMTPS id 6D9D880806
        for ; Thu,  6 May 2021 11:38:56 +0200 (CEST)
Received: by mail-wm1-x32c.google.com with SMTP id b19-20020a05600c06d3b029014258a636e8so2680027wmn.2
        for ; Thu, 06 May 2021 02:38:57 -0700 (PDT)
DKIM-Signature: v=1; a=rsa-sha256; c=relaxed/relaxed;
        d=seooptimizes-com.20150623.gappssmtp.com; s=20150623;
        h=mime-version:sender:from:date:message-id:subject:to;
        bh=hYiaduUXufafI2SqVZR7CoPYIzuNDrpWYn28Ban7iRM=;
        b=ScgzN+Oa6CGz5VD7h6pM5QUhJEBS2fBCM8hzDdjtp9IN7zqL8yq5JDw884dRxcVUI1
        vp1u48JfzhICfhFxK78bL/IToy0RS0ULJ6xdJh2v0AttdmadEhx7DFZWAvV7YLGy96oL
        2qzPVVwtZK4WAa1Q1NppNhOOK7b/5BIsfAMspebg8nzZ7a075PS+BW7xLpQRnviEunhA
        xB7vTN2nvN9rHDHLOk5DLri+OabKgk0VqoJobn+DDLRojZ+558XxVApJzHpkRiDDBjPq
        TMUxQEddgkILmqjc65lkMYRi+glfHIr0pePglg1IKWahY78SnXWkbXYUH60MIoiNQDrJ
        ukuQ==
X-Google-DKIM-Signature: v=1; a=rsa-sha256; c=relaxed/relaxed;
        d=1e100.net; s=20161025;
        h=x-gm-message-state:mime-version:sender:from:date:message-id:subject
        :to;
        bh=hYiaduUXufafI2SqVZR7CoPYIzuNDrpWYn28Ban7iRM=;
        b=h/UPNRrQrn+foaU+/iPy+YO94gV6vSCE1fn2o7A5Cm4GOmp3g3WDNPHJ4qevaO3Tbi
        r54mpC5pml+LbZriTmhX4SnsjbS1GF1tzGDc5AqNXnSKDo0w8h3FMjH5q/tLwy1Dlpd1
        QgLTTDTkEcQHxmrV35EbIcL2M27X6rvOMfsBI5ydRQNvXXc5+Go1JMMO1iEODVpMfT9+
        dxqYbTL8jvUu/TVncLiMuzM/BcbxWS34JXWSES8AvCZkkHQ7zVIlRmg+dVbQn8SywJjR
        BnjlfrNTLPc1MSoiK3LzPtD5uC9tch9RdlMjmjRdoQ4lwrp/pJwHOVuRJT3FaVO4tN5a
        Gn2Q==
X-Gm-Message-State: AOAM533/OZhNTr62hyIOFn68ylVW/zy0clg3bVKqyKuUDG9F56CmttJK
        TeiSCYS/V2pUkFDCP8y8ZGSGqEbkzOVMxdAi5Og8GOntDHM=
X-Google-Smtp-Source: ABdhPJwn1XkGTaR6MBmSIg/z5an/dL/qbXio19aj7xLCUp562WVzV5AM8iMfQ3dN0DpKRS6lR4B/P+VEqn7/ilB5mZ4=
X-Received: by 2002:a1c:b406:: with SMTP id d6mr2086815wmf.105.1620282505548;
        Wed, 05 May 2021 23:28:25 -0700 (PDT)
Received: from 52669349336 named unknown by gmailapi.google.com with HTTPREST;
        Thu, 6 May 2021 02:28:25 -0400
Received: from 52669349336 named unknown by gmailapi.google.com with HTTPREST;
        Thu, 6 May 2021 02:28:24 -0400
MIME-Version: 1.0
Sender: Joseph Thomas 
From: Joseph Thomas 
Date: Thu, 6 May 2021 02:28:25 -0400
X-Google-Sender-Auth: 1rt-BtY-9dTA1mdVQ42ciVNSjEY
Message-ID: 
Subject: Re : lord.re : Have Lots Of Error.
To: Lord-Blog 
Content-Type: multipart/alternative; boundary="0000000000002dd8d505c1a36bd0"
X-Rspamd-Queue-Id: 6D9D880806
X-Spamd-Result: default: False [-2.00 / 10.00];
        ARC_NA(0.00)[];
        R_DKIM_ALLOW(-0.20)[seooptimizes-com.20150623.gappssmtp.com:s=20150623];
        FROM_HAS_DN(0.00)[];
        TO_MATCH_ENVRCPT_ALL(0.00)[];
        R_SPF_ALLOW(-0.20)[+ip6:2a00:1450:4000::/36];
        MIME_GOOD(-0.10)[multipart/alternative,text/plain];
        PREVIOUSLY_DELIVERED(0.00)[lord-blog@lord.re];
        RCPT_COUNT_ONE(0.00)[1];
        RCVD_COUNT_THREE(0.00)[4];
        TO_DN_ALL(0.00)[];
        DKIM_TRACE(0.00)[seooptimizes-com.20150623.gappssmtp.com:+];
        DMARC_POLICY_ALLOW(-0.50)[seooptimizes.com,none];
        FROM_EQ_ENVFROM(0.00)[];
        MIME_TRACE(0.00)[0:+,1:+,2:~];
        ASN(0.00)[asn:15169, ipnet:2a00:1450::/32, country:US];
        RCVD_TLS_ALL(-1.00)[]
X-Rspamd-Server: kif

Content-Type: text/plain; charset="UTF-8"
Content-Transfer-Encoding: quoted-printable

Dear lord.re Owner,
Hope you are doing well !

I’m Senior Digital Marketing Expert With 10+ Years Of Experience.

I Was Going Through Your Website That Your Website Has Lots Of Broken Links
As Well As Technical Error Which Breaks The Rules Of Google Algorithm.

Some Of Your Error On The Website: lord.re

·       4 Pages With *Harmful Broken Links*

·       No *Meta Tag* & *Title Tag*

·       Your Website Doesn't Have A *Canonical Tag.*

·       Your *Website* Doesn't Have A *Updated Sitemap.*

·       *Google Bot* Is Not Able To *Crawl* Your Website.

*Warning :*

Frankly Speaking If We Don't Fix These Error Then Its Create A Very Bad
Impact Over Your Website Visibility, Also Google Remove Your Expensive
Website From The Search Engine Because Your Website Don't Follow The
Algorithms Of Google.

Let Me Know If You're *interested* To Fix Those Error On Your Website
lord.re . Then I Will Assign A Digital Marketing Manager To Send You All
Your *Website Error With A Full Analysis Report *& Help You To Fix All
Those Error.

I’m waiting for your valuable response to makes the website search engine
friendly.

Best Regards,



*Joseph Thomas,*

*Senior Digital Marketing Expert*

*__________________________________________________________*

( Error Fixation Cost : $150 (One Time) To Fix All Those Errors Of Your
Website & Make It’s Search Engine Friendly. )

*( N.B : If You Are Really Interested To Fix All The Error Then Reply Me.
Because I Am Not Telling Any Fake Things OrDoing Any Spam. I Want To Help
Your Organisation. )*


[image: beacon]

Bon alors déjà on peut commencer par cracher à la gueule de Google (ouai j'aime bien le faire). Ils font chier le monde entier à pousser des technos pour contrer le spam (bon d'un certain point de vue c'est pas si mal) mais de l'autre ils se permettent d'émettre du spam… Merci les gars on repassera.

Bon d'un point de vue purement technique, le mail est plutôt propre. Il passe tous les filtres de l'antispam, il a une version HTML et une version TXT.

C'est plus sur le reste que ça me fait marrer.

Bon on voit que ça provient d'un certain Joseph de chez seooptimizes.com. De bonne foi je vais regarder leur site ouaib.

Ma foi c'est un bien joli site générique comme on en voit partout. Pas de quoi les blâmer non plus, hein.

Tiens c'est marrant ils mettent les photos de leur équipe sauf que visiblement notre cher Joseph n'a pas le droit à son quart d'heure de célébrité… Est-ce qu'il y bosse réellement ? Est-ce qu'il a le droit d'envoyer des mails à leur nom ? Est-ce que leur site est fiable ? Sont-ce des gens crédibles ? Ça y est, ils viennent de me perdre comme client. C'est balot !

Bon je suis quand même curieux, je vais voir un peu ce qu'il y a un peu plus bas.

Leur site ouaib indique 0 client, 0 expert, 0 experience, 0 award.

Ha ouai avec de tels chiffres ça fait rêver. Js vous manque et votre réputation s'envole.

Bon leur site donne pas trop confiance mais il est ptet super bien foutu quand même. Après tout ce sont des experts en la matière, qui suis-je pour juger ?

Un coup de GTMetrix ?

noté E, performance 43% et structure 68%

Ouaip bha ça a l'air d'être de la merde leur site, non ?

Halala On se marre.

Et des mails du genre de leurs concurrents j'en ai très régulièrement. Des guignolos à la limite de l'arnaque. J'aimerais bien tester une de leurs prestations un jour mais à 150€ ça fait cher l'expérience scientifique.

Collateral Damage

Histoire :

Schwarzy est un pompier valeureux qui aime sa femme et son enfant. Il doit les rejoindre en terrasse avant de rentrer à la maison alors qu'une explosion les tuera devant ses yeux. Il est dévasté et souhaite se venger auprès du terroriste auteur de l'attentat.

Il va devoir se préparer et partir en Colombie pour affronter El Lobo.

Ressenti :

Hmmm, j'aime beaucoup l'acteur mais bon là … c'est pas contre lui, mais, c'est assez meh. Pourtant il est un peu comme d'habitude lui, mais ça vole pas bien haut.

D'ailleurs le film est sorti en 2002 mais il devait sortir peu après le 11 Septembre 2001. Le film est donc sacrément dans l'ambiance de l'époque à son insu. Une attaque terroriste sur le sol américain auprès de civils n'ayant rien demandé…

On a le droit aux habituels conflits entre les différentes agences gouvernementales ricaines. On a un sosie de De Niro qui se la joue tête de con tout le long mais qui aura le droit à un début de rédemption vers la fin. Le pompier qui sait faire péter toute la prod d'un cartel de cocaïne à lui tout seul. Une pauvre femme avec son gamin qui vit au milieu des guérilleros à peu près peinarde mais quand même un ptit peu embêtée par deux racailles quand notre brave américain qui doit passer incognito est dans le coin. … J'en passe…

Schwarzy est donc à peu près bien utilisé avec un rôle qui lui colle plutôt bien mais le scénar est vraiment pas surprenant. Ça tient sur des ficelles qu'on voit venir bien à l'avance. Les personnages sont bien dans leurs clichés.

La musique est meh, par chance on est gâté en explosions. Des hélicos qui défoncent un village dans la jungle, un tour en bâteau, balade en moto, pas trop trop de voiture cela-dit. Mais les scènes d'actions bien que variées sont toutes assez insipides. Il n'y a guère qu'un ptit instant de castagne à mains nues qui relève un peu le niveau mais c'est bien pauvre. L'affrontement final est vite torché avec une ptite punchline et c'est tout.

La fin d'une époque. Le début de la fin d'une carrière ?

Ouai, en regardant la suite de sa filmo, il n'y a effectivement plus grand-chose de ce que j'en ai vu. Dans les Expendables il n'a que de petits rôles, les Terminator restants sont … bha … merdeux. Killing Gunther est une farce et j'ai quand même bien aimé Escape Plan.

On ne s'ennuie pas mais presque…

Foot : mon nouveau terminal

Il y a 170 posts de cela soit quatre ans (pfiouuu), je vous avais fait un ptit tour d'horizon des émulateurs de terminal.

C'était pas exhaustif hein mais j'abordais les principaux quand même. Mais force est de constater que depuis il y a de nouveaux arrivants (certains étaient déjà là mais j'étais passé à côté). Ça fait donc quatre ans que j'utilise Alacritty mais voilà maintenant deux mois que je lui fais des infidélités.

J'utilise désormais Foot qui coche toutes les cases de ce que je recherche. Il est léger, rapide, simple, joli, visuellement minimaliste, supporte toutes les features modernes sans les conneries. C'est un projet assez récent mais le logiciel est déjà stable et donc utilisable.

capture d'écran de foot

C'est dépouillé comme je l'aime

Encore un ?

Il n'est compatible que wayland mais bon, on est en 2021 pourquoi supporter autre chose ?

Bon en vrai pourquoi je l'ai adopté ? Une partie de moi voulait tester un peu autre chose et comme le terminal est le logiciel que j'utilise le plus, c'est de suite dépaysant. Mais surtout deux petites fonctionnalités absentes de chez Alacritty m'ont titillé :

  1. Le daemon
  2. L'URL mode

Daemon

C'est une feature qu'on retrouvait déjà dans l'illustre urxvt où l'on a en fait une architecture client/serveur. En gros, on lance un daemon foot qui "ne fait rien".

Ensuite pour chaque terminal on ne lance qu'un client qui fera bosser le serveur. Du coup chaque nouvelle instance est plus légère et démarre plus vite.

Ça bouffe un peu moins de ram par contre si le serveur se pète la gueule on perd absolument tous les terminaux. Bon ça ne m'est pas encore arrivé mais ce jour-là je pleure.

Je ne vous cache pas que le temps de lancement d'un terminal me paraît instantané. Mais bon j'imagine qu'avec un ordinateur moins puissant le gain peut être appréciable.

Il est dit que c'est potentiellement moins rapide à l'usage si on a un terminal qui fait bosser un peu trop le parser puisqu'il n'y a désormais plus qu'un parser mis en commun pour tout le monde. En deux mois ça ne m'est pas arrivé non plus.

Bon cette architecture est facultative mais perso j'aime bien.

capture d'écran de htop où l'on voit le foot --server suivi de tous les shells

On va pas se mentir, dans htop c'est propre et j'aime ça.

URL mode

Quand dans votre terminal se trouve une URL, dans la majorité des émulateurs, il faut dégainer la souris et cliquer dessus. N'est-ce pas barbare ? Devoir utiliser le mulot c'est tellement 60s !

Alors qu'ici dans ce temple de la modernité, un simple Ctrl-Shift-u et hop ! Toutes les URL présentes dans la fenêtre se retrouvent affublées d'un ptit post-it avec une lettre. Vous saisissez cette lettre et pouf ça ouvre l'URL dans votre navigateur. Tout comme dans Qutebrowser !

exemple de ce mode en action

Et en plus on peut styliser le truc autrement mais par défaut ça me plaît.

Ce truc est vraiment agréable à l'utilisation.

Mise en place

Du coup je le lance via sway.

~/.config/sway/config

exec --no-startup-id foot --server

bindcode $mod+36 exec footclient

Et voilà c'est tout comme il faut.

Bien entendu faut aller voir du côté de son fichier de configuration. Il est tout commenté de partout comme il faut. Perso je n'y ai pas touché grand-chose si ce n'est la police, et le navigateur et la modification d'un ou deux keybinds. Vous aurez le fichier dans ~/config/foot/foot.ini et voilà.

C'est pas la mer à boire et heureusement, ce n'est qu'un terminal après tout.


Voilà, n'hésitez pas à y jeter un coup d'œil si vous voulez un terminal/léger/rapide mais sans non plus être austère. Il gère le redimensionnement de la police à la volée, toutes les couleurs possibles, le sixel (haha) bref tout ce qu'il faut.

Récap 21 : Avril 2021

Et voilà un mois de confinement avec tout le pollen \o/ Bon ça c'est fait. J'ai beaucoup joué ce mois-ci vu que j'ai eu quelques congés et que bha … on a pas le droit de bouger.

Bon et on a toujours pas de nouvelles du nouvel album d'Archspire… c'est long !

Blog

En bref ce mois-ci : 4 articles, 40 (!) commentaires, 13 visionnages, 545 196 requêtes, 47974 visiteurs uniques pour 12.26 Go de trafic.

Films

Jeux

Ori

Tiens je me suis fait ces deux metroidvania : Ori and the Blind Forest ainsi que Ori and the Will of Wisps.

J'avoue que j'étais pas super emballé avant mais on me l'a pas mal vendu du coup je me suis laissé tenté. Et bha c'était une très bonne surprise. On est face à des jeux très proches de Hollow Knight que j'avais vraiment adoré. Et là on est sur le même principe avec une ambiance assez mélancolique aussi mais quand même bien moins sombre.

C'est très joli d'ailleurs, c'est un mix de 2D avec quand même des décors en 3D et c'est d'une maîtrise impressionnante. Jusqu'à présent dans ce genre de graphismes j'avais en tête Rayman Legends qui était parmis les plus jolis du genre mais là c'est vraiment un niveau au-dessus. C'est un style moins dessin/cartoon mais sans pour autant être 100% réaliste.

Et bha c'est une sacrée réussite visuelle. Les plantes bougent avec une légère brise, ça s'enfonce quand on marche sur des trucs mous, l'eau réagit à notre passage, il y a des détails de partout, les fonds sont superbes, par moment des choses se passent dans le fond. Chaque zone à son ambiance graphique avec sa teinte.

Les environnements sont vraiment chouettes mais par contre la map globale n'est pas trop grande ptete même un peu trop petite. Le premier jeu, je l'ai torché en 15heures en mode difficile et pareil pour le second mais en mode normal (ça me fera une excuse pour le refaire mais en difficile).

D'ailleurs le deux est une suite excellente. Ils se basent sur tout ce qui a été fait dans le 1, c'est vraiment très proche mais ils ont amélioré sensiblement les déplacements et l'ordre dans lequel on récupère les nouvelles facultés. Et du coup, il est vraiment plus agréable à jouer que son prédecesseur.

capture du deux

Ces couleurs, cette profondeur, cette lisibilité…

Ce jeu est un exemple de mobilité satisfaisante. C'est un sujet qui me tient à cœur : un jeu où les déplacements sont agréables est un jeu qui me donne du plaisir. Et là c'est pile ce qu'il faut : le personnage se manie super bien, c'est rapide, on peut enchaîner les sauts, roulades, dash, cabrioles et du coup on peut traverser certaines zones à une vitesse folle. Les devs l'ont compris et ont même ajouté des ptits défis de vitesse dans le deux.

Ils ont aussi tenté d'apporter une dimension un peu plus RPG dans le second avec des quêtes mais c'est assez timide, c'est plus des quêtes qui se résolvent d'elles-même si tu suis la trame du jeu. Il y a cependant une quête à la Zelda : Link's awakening où vous allez échanger des objets divers du début à la fin. Et bha… c'est pas spécialement fun mais ils ont tenté et du coup je ne les blâmerai pas.

S'il devait y avoir une suite j'aimerai qu'ils poussent plus les quêtes pour rallonger la sauce tout en diversifiant un peu le gameplay.

Bien que ces jeux aient assez peu de dialogues ils parviennent à tirer une ptite larmichette à quelques passages. Ces jeux sont vraiment tristouilles dans leur histoire. La musique sait aussi bien appuyer cette mélancolie tout comme elle sait renforcer l'émerveillement quand on découvre une nouvelle zone. Mais il ne tient qu'à vous d'outrepasser ce destin tragique et de faire pencher la balance de votre côté.

Subnautica

Ce mois-ci je me suis fait Subnautica et j'ai vraiment adoré. Ce jeu est prenant, intéressant, malin, généreux, honnête, fun, vraiment beau. J'ai rarement pris des claques comme ça en jouant.

Tout y est, l'ambiance sonore immersive, les environnements organiques et crédibles parfois effrayants parfois charmant et accueillants. Il sait aussi bien nous offrir des moments d'émerveillements que des moments plus oppressants. On est d'abord perdu dans son univers particulier et pourtant petit à petit on arrive à y faire son trou et on y prend ses marques. On finit par être vraiment familier de certains lieux que l'on retrouve avec plaisir.

Le jeu s'affranchit de proposer une carte au joueur. C'est d'abord déroutant et souvent frustrant mais c'est au final ce qui fait le charme du jeu. Apprendre à se repérer et se rappeler de la géographie de telle ou telle zone est au final une récompense et un atout pour les prochaines excursions. Ici ce n'est pas le personnage qui gagne en expérience, c'est le joueur !

Son histoire est simple et permet de guider le joueur sans non plus le noyer. Ici, on est libre de faire ce que l'on veut et quand on commence un peu à tourner en rond, le scénario sait briser routine et relancer le joueur dans de nouvelles aventures.

Un peu à la manière d'un metroidvania, on parvient à atteindre de nouvelles zones qui nous étaient au premier abord inaccessible. Le terrain de jeu s'agrandit pour au final qu'on découvre que tout est imbriqué. Nos nouveaux moyens de se déplacer nous font nous remodeler notre carte : certaines zones trop éloignées peuvent désormais être visitées, d'autres zones plutôt ennuyeuses et fastidieuses à traverser se parcourt dorénavant en quelques secondes.

Non vraiment ce jeu est top.

Et malgré mon expérience de joueur, il est parvenu à me surprendre à de nombreuses reprises : “C'est marrant le vaisseau au loin, j'aimerai bien le visiter quand même.” Et bhé on peut le visiter ! Non ce n'est pas juste un élément de décor qui est là pour un peu de lore et se la péter pour ses graphismes ! Tout ce que l'on voit est explorable, pas de mur invisible. Le jeu est vraiment honnête.

Et puis ce qui commence comme un basique jeu de survie avec un objectif clair (se tailler de là) se transforme. Le jeu gagne sacrément en ampleur et j'ai été très agréablement surpris. À partir du moment où la boucle de gameplay est assimilée, qu'on s'est un peu promené, qu'on commence à visualiser où le jeu semble s'arrêter (“ha ok, donc va faloir débloquer tout ça et là ça sera fini.”) et bien en fait le scénario prend le dessus. Je ne vais pas vous le cacher, je considère très souvent que l'histoire dans un jeu est aussi intéressante qu'un scénario de film de boules. Quand je démarre un jeu pour la première fois, j'ai pas envie de me taper de la cinématique interminable, pas envie de me voir balancer au visage des tas de personnages avec des noms des relations des machins… NON. Je veux un truc interactif, voir comment ça bouge, comment le jeu réagit, je veux profiter de cette dimension supplémentaire qu'offre le jeu vidéo par rapport au cinéma. Et c'est justement là qu'ils ont été très bon. Ici, on se tape une séquence de 30s et pof on contrôle notre personnage. On découvre les mécaniques de jeu avec un très léger tutorial bien implanté dans le jeu.

Puis s'en vient une phase de jeu où l'on prend plaisir à tester toutes les mécaniques qu'il a à proposer. On explore le monde et tout. Et seulement au bout de quelques heures le scénario commence à apparaitre. Il prend sa place uniquement à partir du moment où on a plus l'excitation du gamin qui doit déballer ses cadeaux à nowel. Le jeu nous a offert un apéro avec des cochoncetés à grignoter avant qu'il nous apporte son repas du coup on est plus à même de le déguster en prenant son temps. J'espère que ce schéma se démocratisera dans l'univers du jeu vidéo.

Bon, je fais tout mon possible pour absolument rien vous spoiler du jeu mais franchement allez-y. Il est bien plus grand qu'il n'en a l'air sans pour autant s'avérer être un monstre interminable où l'on finit par se lasser avant d'en voir le bout.

Il tourne parfaitement dans Steam.

Musique

Un ptit flamenco de chez Gorod avec Blackout ?

Nuxeries

J'ai mis à jour ma ptite instance de TinyTinyRSS ça faisait quelque temps que je l'avais un peu oubliée. Et c'est impressionnant comme ce logiciel est encore très actif. En seulement quelques cours mois il y a eu 727 commits !

Bref, à la mise à jour plus rien ne va, un message d'erreur pas vraiment clair. Je savais même pas si c'était l'update d'Alpine ou de PHP ou de TTRSS qui foutait le merdier.

Et en fait ils ont bougé la syntaxe de leur fichier de conf et donc ça se connectait plus à la base de donnée. Bref, quelques modifs plus tard et ça repart pour dix ans de bons et loyaux services.

Vidéos

Le très cher Steve Mould (un vulgarisateur scientifique britannique sur youtube) a sortie une chouette vidéo où il a fabriqué un système pour faire des additions binaires. Il s'y est pris avec de la flotte, des tuyaux, un peu d'impression 3D et voilà.

La vidéo est chouette à regarder (comme la plupart de ce qu'il produit d'ailleurs).

Dans un tout autre registre, je viens de découvrir la chaîne de RatelRock et j'ai presque tout vu ! Ce sont des analyses de films (d'horreur souvent) vraiment sympatique, le tout présenté par une tasse à café.

C'est assez drôle, c'est pertinent, les sujets sont cools et j'aime bien cette tasse avec son ptit cul !

Being There

Histoire :

Chance est un jardinier de cinquante ans avec un retard mental qui s'occupe donc d'un jardin d'une propriété à Washington. Le vieil homme qui l'employait meurt et donc la bonne quitte la maison le laissant seul alors qu'il ne peut pas vraiment s'occuper de lui-même.

Le lendemain un couple vient récupérer la maison et tombe sur lui et le somme de partir. Pas contrariant, le lendemain il fait sa valise et sort de la maison pour la première fois. Il commence à errer à demander aux gens s'ils peuvent lui donner à manger. Il découvre le monde extérieur.

Ressenti :

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film au début. C'est lent et un peu spécial et le malaise est assez palpable. Mais une fois sortit de son environnement le film devient bien plus sympa.

Le film devient plus comique. D'ailleurs au début on a tendance à rire du personnage. Mais plus le film progresse plus au final on rit des autres personnages vis-à-vis de lui. Et c'est au final une réaction assez réaliste et attendrissante.

Le film date de 1979 et son histoire se déroule à cette époque. Ça aborde beaucoup de sujets encore d'actualité notamment la communication et surtout quelque chose d'autant plus vrai aujourd'hui : un inconnu qui sort de nulle part et qui gagne en influence.

Le film est assez drôle à ce sujet : le personnage n'est jamais sorti de la maison et n'a donc pas de permis, pas de papiers d'identité, pas de casier judiciaire… bref il n'existe pas. Il y a même des enquêtes internes et des journalistes qui sont donc complètement perdus de n'avoir aucune information sur un pareil individu. Avec Internet aujourd'hui ça serait absolument impossible. Si du jour au lendemain une personne devenait publique et que l'on ne trouve aucune de ses traces précédentes (passages sur des réseaux sociaux, enregistrements sur divers comptes de services web…) tous les médias seraient complètement terrorisés de l'émergence d'un tel "monstre".

Une grande partie du film tourne autour des quiproquos sur les interpretations dans la communication. Transformer les propos des gens en leur ajoutant un sous-texte pour y entendre ce que l'on veut entendre est quelque chose qui m'a toujours gonflé. Je suis encore traumatisé de mes cours de français au lycée où l'on donnait des interpretation qui me paraissaient complètement aberrante à des textes pourtant explicite (“oui mais quand l'auteur dit 'rouge' il faut comprendre qu'il dit en fait 'bleu'.”).

La baraque du film est vraiment impressionnante. La démesure dans la taille de l'architecture contraste avec un intérieur raffiné mais pas non plus extravagant (enfin je trouve).

Il y a une scène assez rare et du coup surprenante avec Shirley MacLaine dans le film. Je suis vraiment étonné que ça soit inclus dans le film pour l'époque !

La toute dernière scène du film est assez étrange. Elle donne une toute autre dimension au personnage et du coup je m'interroge un peu sur les intentions du scénario pour ça : est-ce juste un ptit truc pour le fun ou bien une volonté vraiment forte concernant Chauncey ?

Godzilla vs Kong

Histoire :

Hmmm King Kong est gardé dans un enclos gigantesque avec des écrans pour lui donner l'illusion de toujours être sur son île (huhu).

Godzilla semble attaquer les humains à des endroits vraiment précis puis se barre.

Des humains souhaite utiliser King Kong pour protéger les humains de Godzilla en l'emmenant quelque part ? Ouai non j'ai rien compris et ça change rien.

Ressenti :

Franchement le film est naze. Heureusement que bon les scènes de bastons entre les titans sont bien faites, tout le reste est à chier.

L'histoire est incompréhensible et illogique. Et puis ils y croient même pas je pense du coup ils y sont allés à fond ! Terre creuse, le complotiste qui anime un podcast de secrets, et ******* (ouai je vous évite le spoil).

Et vas-y qu'il y a des tunnels avec des moyens de transports du futur qui relient les USA et Honk-Kong. Ha et puis ils prendront pas la peine de rappeler ce qu'est Monarch. C'est mentionné plusieurs fois sans nous dire vraiment ce que fait cette entreprise (?).

Et puis c'est quoi le délire de Godzilla ? Il détruit quelques trucs parcequ'il est pas content et au bout d'un quart d'heure il arrête ? Ha.

Et puis le gorille… Bon… Bha quelqu'un croit vraiment qu'il a ne serait-ce qu'une chance contre un lézard qui tire des lasers ?

Le film est vraiment joli. Le département effets spéciaux s'est fait plaisir. La baston à Hong-Kong c'est un orgasme visuel avec tous ces immeubles qui pètent, ces néons, ces mouvements de caméras, la chorégraphie. Tout l'intéret du film est là.

C'est dommage qu'il y ait des humains dans ce film. Ils servent à rien, les gamins font des bouffonneries, les méchants font que les trucs clichés ultra prévisible.

Un détail tout con c'est quand Godzilla est sous l'eau et qu'il coule les gros bateaux de combats. Il n'y a aucune tension, aucune puissance aucun impact. Alors que si on prend 20 000 lieues sous les mers sortit il y a 60 ans, quand le Nautilus fait la même chose, ça a bien plus d'impact alors que les moyens sont pas les mêmes du tout. Là ils t'expédient ça en moins de 20secondes alors que bon le film dure deux heures, ils auraient pû raboter sur les séquences de Millie Bobby Brown pour mieux bosser ça.

Bon désolé mais à partir de là je vais spoiler mais franchement ça vous gâchera rien

Et puis bon, ils vont dans la Terre Creuse. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une théorie complètement bidon comme quoi bha… la terre est creuse et qu'il y a donc tout un monde sous-terrain. Déjà le concept est ultra casse-gueule. Mais là … bha … ils ont fait n'importe quoi.

Déjà la gravité y est complètement pétée : des fois tu tombes vers le "plafond" des fois tu tombes vers "le sol". Mais du coup ça semble être en fonction des moments dans le scénario. Du coup j'ai pas compris pourquoi ils ont fait ça parcequ'en plus c'est même pas exploité dans le film.

Et puis un truc qui me chagrine… c'est que sous-terre… bha c'est sous-terre : pas de soleil pour éclairer. Mais ils vont là-bas il fait jour comme pas possible. Et là je me rapelle qu'ils y vont pour aller y trouver une source d'énergie incroyable. Je me dis “BANCO cette source de lumière c'est leur source d'énergie !” Et bien non c'est pas ça.

Et puis bon, j'ai pas compris pourquoi il fallait un "avion" spécial pour aller là-bas ? Je pensais au départ que c'était pour des soucis de pression mais visiblement non. Pour la gravité ? Bha… elle est en fait normal mais en miroir donc au pire un à peu près n'importe quel avion qui peut faire un tonneau et c'est bon quoi… Le premier avion de voltige venu ça passait quoi.

Bon je vais pas vous ruiner tout le film j'en ai déjà trop dit.

Je vous parle de mecha-godzilla ? Hahahaha non.

Comment ce film peut être aussi bien noté ? Quel est le blaireau qui a fait ça ? Hmmm Adam Wingard ? Ça me parle pas trop là comme-ça. Hoo mais c'est le réal de V/H/S et de You're Next ! Et bha qu'il retourne faire des films d'horreur plutôt que ce gros nanar de 200 myions de dollars !

Voilà, essayez de chopper une version courte qui contient que les bastons et ça sera torché en trente minutes.

The Rhythm Section

Histoire :

Stephanie (Blake Lively) est traumatisée de la perte de toute sa famille dans un crash d'avion. Elle travaille dans un bordel quand un jour un client étrange vient la voir et lui annonce qu'il est journaliste et qu'il mène une enquête concernant l'accident d'avion. Selon lui, ce n'est pas une panne mais bien un acte terroriste.

Elle le rejette d'abord puis le retrouve pour tenter d'en savoir plus. Elle se retrouve embringué dans une histoire plus grande que prévu.

Ressenti :

Vraiment sympa malgré un rythme assez étrange. Le film commence vraiment lentement au point où je me suis dit qu'il n'avait probablement pas grand-chose à raconter mais au final ça prend de l'ampleur et ça reprend un rythme plus sympa.

Et visiblement le film n'a pas spécialement plu à la critique alors que … bha j'ai vraiment aimé. L'histoire est plutôt cool avec un personnage qui évolue tout le long passant d'une femme complètement démolie et défoncée à une meuf badass et flippante. Et ça se fait pas en un claquement de doigt mais vraiment progressivement à force de travail. Jude Law qui l'accompagne dans ce chemin ne parvient pas à lui voler la vedette.

L'action se déroule dans des décors variés. Il y a une scène d'action en bagnole qui rend vraiment bien et qui change pas mal de ce qu'on voit habituellement. Ici c'est bien plus erratique et crédible. Rien que pour cette scène ça vaut le coup.

ça spoil sec

Alors dans les critiques que les gens font c'est qu'il n'y a pas de surprise. Et là je sais pas mais j'ai pas mal hésité à la fin. Je me suis longtemps dit qu'elle était vraiment manipulée par Iain Boyd.

Mine de rien il sort des infos de son chapeau sans se justifier ni rien. Et ce sont des infos qui influent directement sur ce qu'elle fait. Elle ne le remet pas en question. Alors qu'en plus en début de film on nous a glissé une ptite phrase qui semblait annoncé qu'il ne serait pas fiable (une phrase genre “pourquoi tu lui fais confiance ? − Parceque pour l'instant il ne m'a pas menti.”) Ça faisait vraiment fusil de Tchekhov annoncé comme ça mais au final non. Donc j'ai été surpris qu'il n'y ait pas de retournement alors que je l'attendais de pied ferme.

Franchement : elle est pas super badass à la fin avec Jude Law ?

Le film fait beaucoup pensé à Nikita dans son histoire et comme j'adore ce film… bha ça me plaît ici aussi.

Subnautica

Rhaaa mais ce jeu ! Je viens de le découvrir et de le dévorer. Je vous livre ici le récit de mon épopée pour survivre !

Il me titille depuis des années. Je l'ai vu passé plusieurs fois dans les news toussa et à chaque fois je me suis dit qu'il avait l'air sympa et du coup je me suis toujours préservé en ne lisant pas les reviews. Du coup je savais que c'était un jeu de survie dans un monde sous-marin et c'est à peu près tout.

Je ne suis que de très loin l'actualité des jeux-vidéos, du coup je suis pas trop au courant des nouveautés et tout et là j'ai entendu parler d'une suite. Ça m'a rappelé que je m'y étais jamais attelé. Du coup ni une ni deux, je consulte sa page ProtonDB histoire de m'assurer qu'il puisse tourner sur mon ptit nunux. Tout semble indiquer un départ imminent dans l'aventure.

Je pars me chercher des palmes, je dégaine Steam, j'ajuste mon tuba et je lance le jeu. Tiens une option VR ! C'est une technologie qui m'attire je dois l'admettre mais j'ai peur de me lasser très vite et vue le ticket d'entrée… bon bha je me contente de mon pauvre clavier/souris/écran de gueux.

Allez c'est parti ! Notre vaisseau interstellaire a comme un ptit souci et on en réchappe de peu dans une capsule de survie qui chute sur la planète 4546B. On tombe en pleine flotte presque à poil. L'intérieur de la capsule est légèrement en feu mais par chance on a notre extincteur à portée de main.

Je suis accroché à mon fauteuil, un extincteur au pied, le feu juste à côté

Il fait chaud, non ?

Une fois le feu maîtrisé, on récupère notre PDA qui sera notre plus fidèle compagnon.

Le PDA est en train de booter en mode urgence

Une chance que désormais on n'ait plus à les recharger chaque jour.

Et on se décide à passer la tête hors de la capsule.

Quel meilleur départ pour un jeu de survie ? Un monde exotique étranger et tout à (re)construire ! Et en plus l'atmosphère est respirable.

Pas une île à l'horizon ! On est paumé en pleine mer. D'ailleurs n'y a-t-il ne serait-ce qu'un peu d'espace sec quelque part ?

Le vaisseau Aurora crashé en pleine mer et en feu

Et bhé… sacré gâchis.

Il y a quand même mon vaisseau qui gît au loin, visiblement il n'y a pas trop de fond là-bas. Il est en feu, les systèmes d'extinctions ne fonctionnent donc plus. C'est pas rassurant, il a l'air sacrément abîmé, les malheureux qui ne sont pas parvenus à prendre une capsule ont dû périr.

Bon bha il est temps de réparer les quelques instruments que l'on trouve dans notre toute petite capsule. Avoir une radio fonctionnelle est probablement une bonne idée pour trouver les autres survivants du crash. À première vue pas d'autres capsules dans les environs proches. Du coup, c'est partit pour une première plongée en apnée.

La tête sous l'eau

Et bhé c'est mignon tout ça, l'eau est bonne en plus.

Je trouve quelques cristaux juste à 10m de profondeur, je sais pas trop ce que j'en ferai mais ça pourrait m'aider. Et là je tombe sur du titanium, l'élément de base permettant de construire tout et n'importe quoi. Un premier pas vers la survie. Je remonte vite au bout de quelques secondes ramener ça dans la capsule qui a un ptit emplacement de stockage.

Par contre j'ai pas pris de repas à la cantine de l'Aurora (le vaisseau interstellaire) avant qu'il ne se crashe du coup j'avoue que je commence à avoir un ptit creu. Bon par contre qu'est-ce que je vais pouvoir becter ? Il y a bien deux rations de survie dans la capsule mais ça ne me permettra de subsister que deux jours maximum, je préferrai les conserver un peu plus longtemps et donc trouver de la bouffe locale.

Le relief sous l'eau est pas mal creusé

L'eau limpide et toutes ces aspérités dans la roche… c'est wow.

Je replonge donc en observant un peu la faune locale. Visiblement pas mal de petits poissons qui ne me semblent pas agressifs. Je découvre une grotte à une vingtaine de mètres de profondeur non loin de la capsule. Dedans je me fais attaquer par un poisson qui m'explose au visage sans pour autant me faire d'impact, je n'en garderai aucune séquelle, plus de peur que de mal. Cela-dit ça confirme une crainte, tout cet écosystème pourrait être dangeureux. Je remonte en surface le temps de reprendre ma respiration et je pars en quête d'un poisson pour me nourrir.

Je nage pas trop mal mais face à un poisson c'est pas forcément simple, ces derniers sont assez rapides. Je parviens tout de même à en chopper un violet translucide ainsi qu'un autre avec de gros yeux orange. Bon, ce butin devrait déjà me suffire, je retourne donc dans la capsule pour utiliser le “fabricator” qui permet de réarranger les atomes mais aussi cuire les aliments. L'appareil semble être en mesure de transformer le violet en eau propre à la consommation ! Je lui fais cuire le second poisson et c'est parti pour un premier repas.

Bon bha c'est plutôt nourrissant et maintenant je sais comment me procurer de l'eau, je vais pouvoir m'atteler à la réparation de la radio, pour ça il me faut trouver quelques éléments de base afin de confectionner une torche de réparation. Par contre l'étoile la plus proche se couche et il commence à faire nuit, j'espère que ça ne va pas durer trop longtemps, la capsule fonctionne à énergie solaire, ça pourrait vite devenir problématique.

J'en profite pour dormir sur le fauteuil inconfortable, si je suis trop fatigué mes chances de survie s'amenuiseront bien trop vite. Je me réveille après une nuit étrangement reposante et calme malgré le traumatisme du crash. Il fait encore un peu nuit mais visiblement plus pour longtemps, le soleil commence à pointer le bout de son nez. Dans le ciel se trouve deux lunes dont une vachement proche !

L'aurora en feu, deux lunes et un soleil qui commence à se pointer

Oppressante cette grosse lune rouge, non ?

Bon mes craintes sur la durée du cycle jour/nuit n'étaient pas fondées. Ce monde est au final assez proche de ma bonne vieille Terre. La gravité y est proche, l'atmosphère aussi, la durée du jour et de la nuit… bref, un peu plus de terre et l'on s'y croirait.

Bon, sur ce, je vais … bha … plonger voir si je peux trouver les éléments requis pour réparer ma capsule ! Je tombe sur des lambeaux de l'Aurora, je vais pouvoir en récupérer le titanium ! Visiblement ma capsule est tombée dans une zone assez peu profonde, dans une zone avec pas mal de ces poissons que j'ai récupérés hier. Mais là je vais m'éloigner un peu plus.

Au bout de cinq minutes je tombe sur une zone beaucoup plus profonde avec des … algues ? Mais des algues un peu particulières, elles ont des bulbes lumineux. La faune est quelque peu différente également, il y a tout un tas d'autres poissons aux formes et couleurs variées. Il y a même une sorte de gros lamentin avec une grosse excroissance vers l'arrière.

Bon, je rentabilise la balade en ramassant quelques branches d'algues et aussi du cuivre trouvé dans des roches friables éparpillées de-ci de-là. Je tombe aussi sur du titanium naturellement présent. J'en amasse une quantité suffisante pour pouvoir enfin construire deux trois outils je pense. Je rentre donc assez vite à ma capsule 5.

Bon voyons voir ce que le fabricator peut tirer de ces quelques matériaux. Hmmm. Bha pas grand-chose. Faut dire que je ramasse quelques trucs sans trop faire gaffe à ce que c'est. J'ai tout de même de quoi me fabriquer une bouteille d'oxygène ce qui me permettra d'être plus à l'aise sous l'eau et donc d'atteindre des profondeurs qui ne m'étaient jusqu'à présent trop dangeureuse d'approcher.

Bon, il me faut du silicone pour pouvoir construire tout un tas de trucs utiles dont la fameuse torche de réparation ! Où est-ce que je vais trouver ça moi ? Je consulte le PDA voir s'il peut m'apporter une réponse.

Hmm, une vraie mine d'or cet appareil ! Je pense avoir trouvé ma réponse, les globes lumineux des algues semblent être suffisants pour le fabricator afin de créer du silicone. Bon bha voilà mon nouvel objectif, collecter quelques-un de ces globes.

Allez, je m'arnache ma nouvelle bouteille d'oxygène et je me redirige vers les algues. Au moment où j'arrache l'un de ces bulbes un bruit assourdissant retentit. Apeuré je remonte en panique à la surface mais à mi-chemin je fais la rencontre de mon nouveau némesis. Une sorte de plesiosaure bi-colore semble vouloir en découdre.

mesurant dans les 7mètres avec une longue mâchoire pleine de dent il se trouve à deux mètres

Il a pas un physique facile mais il protège ces bulbes là.

Bon bha naturellement, mon instinct de survie me pousse à … FUIRE. Je tente de faire des feintes en montant/descendant, c'est erratique aussi bien pour lui que pour moi. Dans ma course folle je récupère au passage un bloc de sel posé au fond, je sais pas ce que j'en foutrais mais je l'ai choppé au vol. Je rentre me réfugier dans ma capsule encore plus trempé que quand j'étais immergé…

Bref, la faune peut définitivement être mortelle. Mais j'en retiens surtout que bien que le risque soit élevé, il est possible de quand même s'en sortir sans aucune arme juste en nageant. C'est probablement la leçon de la journée. Bon, au final j'ai un bulbe, du sel, la peur de ma vie, pas envie d'y retourner.

Mine de rien ce monstre ne se baladait qu'à trois minutes de nage de la capsule, cet endroit qui hier m'apparaissait plutôt accueillant malgré le contexte n'est ptet plus aussi safe qu'il n'en avait l'air. J'ai pas trop regardé si le monstre m'a suivi ou pas. Il est temps de manger et boire sauf que bha … faut sortir pour ça. Je ne me suis pas encore remis de mes émotions.

Je me décide par manger l'une des deux rations de survie, par contre je n'ai pas d'eau, j'ai très soif mais je ne suis pas non plus au bord de la déshydratation. Je peux encore tenir quelques heures mais guère plus. Et si je montais sur la capsule voir si je peux observer le monstre ?

Allez, je monte, j'ouvre l'écoutille, je regarde les quelques oiseaux dans le ciel radieux. Je sors complètement sur le toit et je me penche vers l'eau. Bon bha sans surprise on voit pas grand-chose.

Hmmm.

Allez je me risque à passer la tête sous l'eau pour mieux observer. Rien à gauche, rien à droite, rien en-dessous (oui oui faut penser dans les trois dimensions). Bon, faut que je pêche l'un de ses poissons violet pour me faire de l'eau. Mais je ferai pas le malin, si j'entre-aperçois l'autre horrible, je me réfugie direct dans la capsule !

Un tunnel parfaitement rond sous l'eau.

C'est étrangement lisse.

Il s'avère qu'à moins de dix mètre de la capsule il y a des grottes suffisamment étroites pour moi mais clairement pas assez pour le monstre (tout du moins je l'espère). Par contre c'est là que j'avais croisé l'autre explosif, j'espère que je ne cours pas un plus grand risque là-bas. Bon, je me jette à l'eau : ma claustrophobie est moins forte que ma monstrophobie !

Je m'y aventure et je tombe sur des dépots de soufre, les quelques poissons que je recherchais et encore un peu de cuivre et de titanium. Ces quelques secondes d'angoisse laissent leur place à la joie de trouver tout ces matériaux. Je retourne donc fièrement vers la capsule.

J'extrais donc la flotte de ces chers poiscaux et j'en mange un aussi pour la forme. Mine de rien ça remonte le moral cette expédition et ce bon repas ! Avec toutes ces émotions je me sens plus en état pour me poser un peu et pour enfin constuire de nouveaux outils avec le fabricator.

Alors, tout d'abord voyons ce que je peux construire. Hmmmm des palmes ! Ha ouai ça pourrait grandement m'aider pour fuire ou juste aller encore plus profondément.

Hmmm quoi d'autres, haa ! La fameuse torche de réparation nécessite du titanium que j'ai, du silicone que je peux fabriquer et du soufre que j'ai aussi récupéré ! Par contre, j'ai pas assez de silicone pour faire également les palmes. Bon je décide de prendre la torche.

Torche en main dans ma capsule je commence les réparations

Joli design pour un outil indispensable !

Wow quel engin ! C'est ce que les techs utilisent dans l'Aurora pour réparer les éviers et déboucher les chiottes. Je pensais pas que ça pouvait également réparer tout un tas d'autres appareils. C'est vrai que c'est pas trop le genre de préoccupations que j'avais anciennement. L'outil est d'ailleurs vraiment simple d'utilisation puisqu'il s'appuit sur une base de donnée interne des objets normalisés utilisés dans toutes les colonies. Il détecte les différences entre le modèle et l'appareil que vous visez et les corrige pour rendre votre appareil comme neuf.

Bon bha je répare ma capsule ainsi que ma radio ! Ça ne nécessite aucune matière première ni rien. Ça ne bouffe qu'un peu d'énergie. Il faudra que je surveille l'état de batterie de l'appareil à terme.

Bon, j'en viens quand même à questionner mon choix. N'aurait-il pas été plus judicieux de faire les palmes afin de pouvoir retourner chercher d'autres bulbes pour faire plus de silicone ? Avec des palmes, fuire les grosses bêtes est surement bien plus simple et donc moins dangeureux. Hmm il faut vraiment que je réflêchisse un peu plus si je veux espérer m'en tirer.

Amadeus

Histoire :

À Vienne vers la fin du 18ème siècle, Salieri est le compositeur de l'empereur. Il est fort apprécié de celui-ci en tant que prof de musique.

Cependant Wolfgang Amadeus Mozart fait beaucoup parlé de lui de part sa virtuosité et son génie de la composition. Salieri est d'abord intrigué et reconnait immédiatement la maestria de ces compositions et va rencontrer cet homme.

Salieri va donc se heurter à ses sentiments : il virevolte entre une admiration sans fin et une rivalité.

Ressenti :

J'avais déjà vu ce film tout petit il y a fort longtemps et ça m'avait passablement gonflé. Je n'y avais rien pipé à l'époque mais là j'ai vraiment beaucoup aimé.

Cette relation très particulière entre Salieri (quelle gueule cet acteur !) et Mozart est vraiment très intrigante. On sent que c'est toujours à deux doigts de pouvoir déraper. On sait pas à quel moment cette rivalité va exploser (ou non).

Bon bha niveau ambiance musicale… bha forcément beaucoup de classique. Et d'ailleurs vous l'aurez ptet remarqué mais presque exclusivement du mozart… vous en penserez ce que vous voudrez.

Les costumes des personnages sont impressionnants. Le nombre d'acteurs à l'écran avec tous des costumes d'époques ça en jette. Bon j'aime pas spécialement ce style vestimentaire mais ça a dû être un boulot énorme. Mention spéciale aux tenues de la femme de Mozart qui sont exuberantes à souhait. J'adore ses perruques surdimensionnées et ses chapeaux énormes pour aller avec.

Constanze en robe bleue avec son chapeau immense se baladant dans la rue

Le contraste coloré de la bourgeoisie exuberante et le bas peuple terne.

Le film a une structure assez sympa avec le personnage principal qui raconte les évènements passés. On a donc le droit à quelques aller-retours entre un vieux Salieri (je le trouve plutôt bien vieilli d'ailleurs) qui nous tease constamment sur le dénouement et le récit. C'est l'occasion de nous faire chier avec des considérations religieuses.

C'est assez chouette de voir les multiples facettes de Mozart. Tantôt bête de foire quand il est gamin, tantôt garçon toutou foufou avec les filles puis vraiment sûr de lui face aux huiles limite impertinent, volage puis au final fidèle avec sa femme, en quête, prétentieux au possible puis en quête de reconnaissance de la part de Salieri. Ils n'en ont pas fait un personnage uni-dimensionnel cliché mais bien plus humain.

Voilà, c'était vachement cool.

Non je ne bloquerai pas le FLoC sur mon blog

Le web un peu techy et un peu à cheval sur la préservation de l'intimité numérique est en ébulition en ce moment concernant le FLoC.

FLoC koikoukess ?

C'est le Federated Learning of Cohort, le nouveau jouet de Google pour remplacer certains usages des cookies pour traquer les visiteurs du web. En gros c'est pour regrouper les webaunautes dans des cases. Google annonce ça comme une techno pour protégér l'intimité des webaunautes pour ne plus traquer individuellement mais bon comme d'hab ça n'augure rien de vraiment bon.

Bref, ce système se base sur le navigateur web et surtout son historique afin de pouvoir analyser finement toutes les visites de ses utilisateurs. Avant Google se basait sur les sites ouaib pour qu'il participe à l'espionnage des visiteurs, mais comme maintenant Google oscille entre 66% et 75% de parts de marché sur les navigateurs web bha …

Meme de thanos avec son gant disant qu'il va le faire lui-même

C'est marrant comme le gant ressemble un peu à l'icône de Chrome, non ? non :-/

On peut le bloquer côté site ouaib

Alors ouai, il existe visiblement un header HTTP pour empêcher un site ouaib d'apparaitre dans les listings servant à leur moulinette géante.

Header HTTP à renvoyé

Permissions-Policy: interest-cohort=()

Bon après c'est au bon vouloir de Chrome d'en tenir compte ou non. Et puis … bha … pas trop moyen de savoir si ça change vraiment grand-chose.

Pourquoi je le mets pas en place ?

Et bhé parceque si mes visiteurs ne veulent pas être fichés par Google ils n'ont qu'à pas utiliser Chrome.

Ptet qu'à un moment il va falloir commencer à se rebeller un peu face à Chrome/Google. Tenter de protéger ses quelques visiteurs avec ce genre de ptite bidouille ne fait que légitimer les conneries de Chrome.

“Ha mais non c'est pas grave il suffit de désactiver.”

Ouai bha non. Ras le cul, les gens qui ne veulent pas être pistés ils utilisent pas Chrome.

Petit rappel en passant : Chrome == Google == espionnage omniprésent

D'ailleurs les utilisateurs de Chrome, ce qui vous pend au nez c'est la suppression progressive de votre plugin antipub. Vous allez en chier sur les sites de presse (parceque ouai ce sont les sites les plus hostiles pour les visiteurs).

Bon, sur qui j'ai pas craché ? Ha ouai : les devs de navigateurs web !

À quand un nouveau navigateur web complet et libre ?

Bon je vais pas vous cracher dessus parceque je sais que la tâche est herculéènne mais ça serait pas chouette un nouveau navigateur sur des bases saines (pas dérivé de Chromium, ni webkit, ni gecko) ? Un navigateur indépendant de toute entité commerciale avec des devs du monde entier (un peu comme un kernel, wink wink).

Si un monstre comme le kernel Linux peut exister, pourquoi pas un nouveau monstre de navigateur web ? En 2021, c'est probablement plus important un navigateur web réellement libre qu'un kernel

Quelques années auparavant j'avais de grand espoir envers Servo mais bon comme d'hab Mozilla est toujours prêt à décevoir.

Freaky

Histoire :

Un slasher avec des adolescents.

spoilers : ouai je peux rien dire sinon

Alors en fait le tueur (Vince Vaughn (hahaha)) utilise une dague mystique pour tuer la gamine/héroïne. Mais il s'avère qu'en fait… bha il échange de corps avec elle.

Du coup elle se retrouve dans le corps du tueur et vice versa.

Ielle va donc tenter de récupérer son corps.

Ressenti :

Wow le film n'a pas le temps et va donc tenter d'accumuler tous les clichés dès son intro.. Des jeunes, qui boivent un coup dans le noir, en tentant de se faire peur, ils se séparent, ça se bécote, on trouve des objets antiques mystérieux, des masques accrochés au mur et il en manque un, un escalier sombre qui descend, des acteurs mauvais (et là j'en suis qu'à 3 minutes !). Une minute plus tard on a le sous-sol mal éclairé (encore qu'on a connu pire), la caméra très proche de l'acteur et du coup on voit pas trop ce qui pourrait bouger derrière, le premier jump scare. Et enfin à la cinquième minute ce qui devait arriver arriva, un premier gamin mort (c'est pas du spoil, on est qu'à 5 minute de film (logos compris !) de façon peu banale et gore et violent.

Cinq minutes plus tard les quatres gamins sont morts et le titre apparait. -N-A-N-A-R-

On a vraiment un peu tous les clichés, même la pyramide aztec, le cauchemard.

Heureusement le film s'améliore par la suite. Mais malgré le manque de sérieux assumé ça reste quand même pas génial. Vouloir faire de la merde pour le fun, bha si c'est pas fait avec maestria ça fait de la merde.

Bon du coup c'est pas un nanar absolu, ça veut se marrer sur le concept du slasher mais c'est pas non plus vraiment très drôle, niveau slasher c'est pas terrible. Bref, sur aucun point le film se démarque. Sortit de son concept marrant bha … voilà. Une bonne idée pour un film moyen.

Et puis je sais pas vous mais Vince Vaughn je l'ai toujours trouvé moyen comme acteur. Il a un physique basique, il est pas vraiment drôle, il a pas une personnalité forte … bref c'est un acteur assez random tout juste bon à faire l'agent du FBI noname.

Pas sûr que je me souvienne de ce film dans une semaine.

The Breakfast Club

Histoire :

Le flim se déroule lors d'un samedi dans un Lycée des Stazunis. 5 gamins sont en retenues pour divers motifs.

Tous différents ils vont se découvrir petit à petit.

Ressenti :

Un film vraiment cool qui montre l'adolescence d'une façon assez inédite pour l'époque. Ça parle beaucoup de différence, des peurs du monde, de la confrontation avec les parents, de sexualité, de pression sociale, … Ouai ça parle d'adolescence quoi.

Les personnages sont très clichés puisqu'ils symbolisent chacun un type de gamin différent. Je ne sais pas si ce film parle encore à la génération actuellement au lycée mais j'ai l'impression que pour mon cas ça colle plutôt bien malgré un contexte assez différent.

On est à deux doigts de la pièce de thêatre avec ses acteurs évoluant dans un cadre très restreint. Il y a bien quelques scènes qui s'échappent de la bibliothêque mais qui n'ont au final que peu d'intéret pour le récit.

Les acteurs sont plutôt convaincants même si je trouve quand même que Emilio Estevez a quand même une tronche d'ahuri perpétuel. John Bender, lui est quand même un poil trop agressif constamment ce qui lui donne des allures de psychopathe par moment (en plus de pas avoir l'air d'un lycéen mais déjà d'un jeune adulte contrairement aux autres).

Cherry

Histoire :

On suit Cherry incarné par Tom Holland à la fac. Il fait la rencontre de Emily jouée par Ciara Bravo pour qui c'est le coup de foudre direct. Cependant, elle décide de le quitter pour partir à la fac au Canada.

Dévasté par cette nouvelle il décide de s'enrôler pour deux ans dans l'armée. Alors qu'il s'apprête à partir, elle lui annonce que finalement elle ne part pas, qu'elle l'aime. Bon bha pas de bol, faut quand même qu'il y aille.

C'est parti pour ses classes puis un voyage en Irak.

Ressenti :

Hmmm je sais pas trop ce que j'en ai pensé. Là je viens tout juste de le finir et … bha … J'ai passé un bon moment.

Je me suis pas fait chier mais ça ne m'a pas non plus scotché. J'ai fait quelques furtifs passages sur IRC par moments, j'ai donné à bouffer aux chats, j'ai fermé les volets. Il se passe des trucs mais … bha … c'est assez longuet.

Visuellement le film est assez joli. La photo est vraiment belle (surtout pendant la guerre, il y a quelques plans vraiment somptueux avec l'hélico qui décolle et le héros en contre-jour avec le soleil).

Par moment les réalisateurs ont voulu faire leur Full Metal Jacket à d'autres c'est plus du Trainspotting et au final on se retrouve avec un film qui aborde pas mal de sujets. Et j'ai l'impression qu'il ne résoud que peu d'intrigues.

Voilà c'est un film agréable mais quand même peu prenant malgré le jeu des acteurs et l'histoire assez particulière. C'est ptet trop dilué de droite et de gauche.

Un repo Gentoo pour les films

Franchement imaginez un monde avec une licence globale et où le piratage n'est plus un délit mais un acte parfaitement toléré. Les échanges culturels ne sont plus condamnés mais au contraire encouragés.

Comment s'échanger tous ces fichiers ? Le bittorrent c'est super chouette mais bon pas super pratique. Mais vous savez quel modèle a fait ses preuves ? Les dépots de vos distributions Linux !

Le service de VOD de rêve pour les geeks : on souscrit un abonnement mensuel à une plateforme qui file une partie du pognon pour la redevance globale. En échange vous pouvez utiliser leurs dépots pour choper vos films.

Et comme on est pas des sauvages, on fait ça à la Gentoo avec des USE flags !

eix terminator

* action/terminator
    Available versions: theatrical^t (~)TV-swedish^t (~)Bluray-2012 {1080p -720p -4K -HDR -5.1 AUDIO_TARGETS="english -french -spanish -dutch" SUB_TARGETS="french"
    Description: A cyborg from 2029 is sent to 1984 to kill Sarah Connor before she gives birth to the only human hope

* action/terminator2
    Available versions: theatrical^t (~)Directors-cut^t (~)Bluray-2014^t{1080p -720p -4K -HDR -5.1 AUDIO_TARGETS="english" SUB_TARGETS="french"
    Description: A new terminator is sent in 1995 to kill John Connor before he becomes the rebel extinguishing Skynet but he also gets his terminator to help him.

Au final ça rejoint mon idée de base de donnée universelle de film mais en fournissant une interface utilisateur. Emerge servirait au final à télécharger les différents flux et à muxer tout ça dans un joli fichier bien comme il faut.

Rhaa ce que ce serait ouf, on imagine un prix de combien ? 100€/mois pour un catalogue réellement illimité avec des sources de bonnes qualités ? Bien entendu on conserve les fichiers après, hein.

Quelques options dans le make.conf pour spécifier une qualité minimale et éventuellement les codecs attendus. Bien entendu on pourra surcharger avec des variables d'environnement si ponctuellement on veut autre chose.

Le même système pour les séries et la musique ?

Oculus

Histoire :

On suit un frêre et une sœur à deux époques : une fois quand ils ont dix ans et dix ans plus tard. Tout jeune, ils emménagent dans une nouvelle maison où les parents décident de refaire toute la déco. Et dans cette déco il y a un énorme miroir d'époque assez joli au demeurant.

Fast-forward, le gamin pour fêter son 21ème anniversaire a le droit de … quitter l'établissement psychiatrique. Visiblement il aurait tué son père après que ce dernier ait fait subir le même sort à sa mère. Sa sœur est toute contente de pouvoir le retrouver mais celle-ci lui demande d'honorer sa promesse.

Quelle promesse ? Et bien à vous de regarder le film !

Ressenti :

Et bhé mazette, on retrouve dans ce film l'essence de la série The haunting of … réalisé également par Mike Flanagan. C'est la même structure : des personnages à deux époques de leur vie et des évènements liés à ces deux périodes. Et tout comme dans la série tout se déroule en parallèle dans le film.

Le montage s'amuse à perdre les spectateurs comme ses personnages en alternant d'une époque à une autre sans transition clairement identifiable. On subit donc la même désorientation que les acteurs/victimes. J'aime beaucoup ce concept.

L'histoire est surnaturelle mais pas ultra originale. Mais c'est largement compensé par la mise en scène et le montage. En plus le film nous épargne le style du found-footage tout en étant au final pas si éloigné. On est pas non plus attaqué de jump scares assourdissants.

Il y a quand même un acteur dans le lot qui est un peu … pas terrible. Bha c'est le gamin jeune. Ouai en dehors de sa tronche de chien battu il sait pas faire grand-chose de plus. Bon le scénar ne l'aide pas à nous montrer sa palette complète d'émotion mais là c'est quand même assez pauvre. Surtout quand à côté sa sœur est bien variée et crédible.

D'ailleurs, je sais pas vous mais je trouve qu'une fois grandit il a un faux-air de Colin Farrell.

Bon je peux pas ne pas faire le rapprochement avec The Haunting of Hill House. Force est de constater que malgré un format du coup bien plus court, ça marche quand même pas mal du tout. Bon forcément on a beaucoup moins de background sur les personnages. Le travail sur l'ambiance est du coup bien plus rapide. Mais la formule passe sacrément bien quand même.

D'ailleurs on retrouve furtivement Kate Siegel qui est désormais sa femme et qui apparait dans quasiment toutes ses productions. Et du coup, bha je suis presque étonné de voir que le père de famille est interprêté par Rory Cochrane. Non pas qu'il soit mauvais ou autre, il passe bien dans le rôle mais du coup on sent qu'il a été dirigé exactement comme Timothy Hutton et qu'il aurait pu être échangé.

Le décor en lui-même est un peu trop basique. Ici c'est une simple maison américaine sans trop de personnalité, on est pas dans un somptueux manoir. Du coup l'atmosphère est moins intimidante. Ça reste un film avec un budget probablement assez restreint.

poileurs

Le film n'est pas terrifiant mais plus intrigant au final. Il n'y a pas de scène vraiment effrayante mais c'est plus une ambiance globale qu'il faut retenir.

Il y a cela dit quelques scènes assez affreuses notamment le croquage d'ampoule. Grrrrrrrr Je suis pas spécialement sensible au gore et compagnie mais déjà l'arrachage d'ongle avec le bruitage crasseux ça m'a mis un coup. Mais alors l'ampoule et les bouts de verre plein la bouche… immonde. J'en ai eu un gros frisson.

Et pourtant en regardant bien, bha … on voit à peu près rien. C'est plus suggéré qu'autre chose. C'est surtout le bruitage qui fait le truc. Et pourtant on le voit venir trente secondes avant.

Vachement cool. Je vous le conseille chaudement si vous voulez vous faire de ptites frayeurs.

Une suite ?

Love And Monsters

Histoire :

Une météorite file en direction de la Terre. Les gouvernements du monde entier décide de l'exploser. Ça fonctionne.

Par contre c'était sans compter sur les retombées de … produits (?) qui vont modifier l'ADN des insectes et les faire muter en d'immenses monstres. L'Homme n'est désormais plus au sommet des prédateurs. 95% de la population se fait rétamer et les 5% restants sont dans des bunkers.

On suit Joel un personnage plutôt basique, pas costaud, pas héroïque mais séparé de sa chère et tendre pendant l'apocalypse. Elle se trouve elle dans un autre refuge à 130km. Il décide d'aller la rejoindre après 7 ans d'absence.

Ressenti :

C'est pas trop mal mais ça laisse pas de trace.

L'histoire est sans surprise, les personnages assez peu charismatiques, les musiques insipides. Il y a quelques blagounettes mais c'est pas non plus le point fort du film (ça se la joue pas grosse comédie). C'est un film assez passable en fait.

On passe un bon moment mais il n'y a aucun gros point fort. Bon je suis ptet un peu dur mais voilà quoi. Ça reste une grosse production hollywoodienne du coup les effets visuels sont vraiment réussis.

Les monstres sont donc des insectes… plus gros… et avec quelques mutations. Et bha … ça passe bien ! Non vraiment j'ai bien aimé l'allure des bestiaux. Du coup, ça tombe pas dans le monstre purement surnaturel mais bien dans des insectes boostés aux hormones.

Assez vite, le héros fait la rencontre d'un toutou qui est trop choupinou. Visiblement ils ont utilisé deux chiens différents lors du tournage et c'est impressionnant ce qu'ils arrivent à lui faire faire.

Le film est assez proche d'un Zombieland mais plus orienté aventure que comédie.

spoiler

On le voit venir gros comme une maison que la meuf dans son refuge s'est entiché d'un autre gars et que donc la venue du héros ne l'arrange pas énormément. Mais c'est vraiment cool comme thèmatique. Un film qui ne focus pas uniquement sur l'amour toussa mais aussi sur le fait qu'il faille parfois passer à autre chose. Et j'ai été pas mal déçu quand les personnages se sont rembrassés… Même si ils se séparent ça ouvre trop une brèche (surtout pour une suite…).

D'ailleurs si le film marche je suis quasiment sûr qu'ils nous feront une suite où l'on retrouvera Clyde et Minnow (ou peut-être uniquement elle.

Spirited Away

Histoire :

Alors que Chihiro est en route avec ses parents vers sa nouvelle maison, ils s'égarent sur la route. Ils arrivent au bout d'un chemin avec un étrange tunnel. Ils sortent de leur voiture et décident d'aller voir à pied au-delà de cet intrigant tunnel.

Ils semblent arriver dans un parc d'attraction désaffecté complètement désert. Mais ptet pas si désert que ça, une douce et agréable odeur les attire au loin. Ils finissent par tomber devant un étal de bouffe fort attirant.

Chihiro ne souhaite pas toucher à cette nourriture semblant sortir de nulle part et elle part un peu plus loin explorer. Elle finit par croiser un jeune garçon sur son chemin qui la somme de s'enfuir.

Ressenti :

Et bhé c'est absolument pas ce que je pensais que ça allait être. Je pense que j'ai été traumatisé par Le tombeau des lucioles et que j'ai toujours cru que ça allait être un tire-larme à propos d'une gamine abandonnée. Et bien pas du tout. C'est au final bien plus proche d'un Alice au pays des merveilles baigné dans la culture et les traditions japonaises. Et du coup c'est vraiment excellent.

Ce film est pétillant et généreux : c'est un déluge de couleurs, les décors fourmillent de détails, les personnages sont comme dans tous les films de Ghibli ultra travaillés avec une animation bien poussée, les personnages sont attachants, l'histoire est cool et le film dure un chouilla plus de deux heures que l'on ne voit pas passer !

Au début on est comme la pauvre petite Chihiro complètement noyé dans ce monde farfelu et pourtant au final avec sa propre logique qui tient la route. Cet établissement de bain semble crédible avec sa chaufferie et ses arômes au sous-sol, ses bains rez-de-chaussée, les appartements du personnel au-dessus et encore plus haut les appartements de la matrone. Chaque niveau a son ambiance qui reflète bien ses habitants.

On en prend plein les mirettes mais aussi pleins les esgourdes. Tout comme l'ambiance visuelle, le son a été sacrément bossé. On s'y croirait vraiment et les musiques insufflent un peu plus de magie et d'enchantement au film. Quelques notes de piano toutes légères et hop les vents se rajoutent et quand la musique s'emballent quelques percussions. La musique semble une évidence.

Voilà, je pense que vous avez compris que j'ai été pas mal emballé ^__^

This Must Be The Place

Histoire :

Sean Penn est Cheyenne une ancienne Rockstar de 50ans. Il est complètement à la ramasse. Vide, mou, à côté de la plaque… bref une bonne grosse déprime des familles.

Il apprend que son père est sur le point de mourir et décide donc de le rejoindre de l'autre côté de l'Atlantique. Manque de chance il arrive trop tard, il n'aura pas l'occasion de lui parler alors qu'il ne l'avait pas fait depuis trente ans. Il décide de finir sa quête inachevée, traquer le nazi qui l'a martyrisée lors de son passage à Auschwitz.

Ressenti :

Le personnage est étrange au possible. Sean Penn est vraiment convaincant dans ce rôle atypique avec sa démarche à base de petits pas avec sa ptite valise à roulette ou son caddy de vieux. Il est vraiment très drôle à voir malgré sa dépression.

On rencontre tout une brochette de personnages différents. Entre son amie ado à moitié gothique, sa femme pompière adorable comme tout, son pote David Byrne (le vrai chanteur de Talking Heads) joué par David Byrne himself, le détective traqueur de nazi et encore pleins d'autres.

Au début j'étais pas spécialement convaincu du film ne sachant pas trop où il voulait aller mais… Bha le film est vraiment intrigant. Au final le scénar n'avance que très peu mais toutes ces rencontres sont chouettes comme tout.

J'avais peur qu'à l'issue de chaque rencontre le personnage guérisse petite à petit de sa dépression, ça aurait été vraiment convenu et attendu. On a donc une structure de film d'aventure avec un personnage qui suit une quête de droite et de gauche mais c'est avant tout un film sérieusement drôle. Une grosse introspection du héros où il va non pas redécouvrir son père mais lui-même.

Sur certains aspects ça ressemble à un film des frêres Coen avec cet humour subtil mais présent et puis un voyage… Chouette découverte, merci Zpartakov pour la suggestion ;-)

The Favourite

Histoire :

Emma Stone débarque à la cour de la reine d'Angleterre au XVIIIème siècle. Elle parvient à se faire embaucher comme soubrette car elle est affiliée à Rachel Weisz qui conseille la reine. Elle parvient assez vite à se retrouver à bosser au plus près de ces deux dernières.

Olivia Colman (la reine) est touchée par la goutte et perd progressivement en mobilité. Emma Stone avant de devenir soubrette était une fille de bourgeois ayant perdue sa fortune, elle est donc instruite et sait se comporter comme il le faut ce qui lui attira les sympathies de la reine.

Elle intrigue également certains nobles voulant s'attirer les faveurs de la reine.

Ressenti :

Dis donc, drôle d'ovni que ce film. J'aime pas trop les films d'époque mais là c'est assez particulier. C'est bien moins rigide et pompeux que nombre de film de ce genre.

C'est même plutôt fun et les relations entre les personnages sont surprenantes. Et ne connaissant absolument rien en Histoire, je me demande réellement quelle part des faits sont avérés.

Visuellement le film a de la gueule ! Déjà le décor du palais est classe à souhait avec toutes ses boiseries, ses plafonds travaillés de partout et j'ai même l'impression de reconnaitre des décors d'Oxford.

Ce qui m'a d'autant plus est l'utilisation d'objectifs fisheye à de nombreuses reprises. C'est vraiment très rare dans les films pourtant ici c'est généralement employé lorsque les personnages parcourent de longs couloirs et que la caméra est placé au milieu et tourne sur elle-même pour les suivre. Ça rend un super effet. Je m'attends à revoir cette technique dans de prochains films (je me retiens de vous en foutre un gif).

Beaucoup de passages dans le film se déroulent la nuit. Ils ont gardé un éclairage à la bougie ce qui le rend assez oppressant et sombre mais réaliste. C'est assez déroutant au début puis au final ça reste pas mal immersif.

spoilers

Même si on le sent venir, j'aime beaucoup le retournement d'Emma Stone à la fin. Après avoir été longtemps malmenée, c'est à son tour de vriller et de devenir une vraie connasse (ouai le coup de l'écrasage de lapin je l'ai mal pris).

Vraiment, je n'ai absolument pas vu venir le fait que la reine et sa conseillère fricotaient ensemble. J'ai été tout autant surpris qu'Emma Stone sur le coup.

Je sais pas pourquoi, Emma Stone fait partie des acteurs qui me gonfle. Dès que je la vois, je sais pas c'est viscéral, de base ça part mal. Mais étrangement dans ce film j'ai pas trop eu cet effet. On est très loin d'un Lalaland (que j'ai pas pu voir jusqu'à a la fin).

Le trio d'actrice est génial avec les rapports de force qui change continuellement.

Une fois terminé le film je regarde un peu qui l'a réalisé et là je comprends mieux. C'est le même réalisateur que The Lobster que j'avais adoré. D'ailleurs il faudrait que je me le refasse çui-là.

SponsorBlock : S'épargner du temps sur Youtube

J'ai une relation compliquée avec Youtube. Ce site ouaib est merveilleux. À mon sens après Wikipedia c'est le seul site ouaib qu'il faudrait conserver si jamais Internet/l'humanité devait disparaitre. Il contient tellement de contenu intéressant/varié/héteroclite/extraordinaire/passionnant/chiant/indispensable/nul/enrageant/… Bref, c'est un beau reflet du monde.

Mais ça reste une plateforme tout de même pas mal hostile, avec son algorithme qui dicte le comportement des créateurs de contenu tout ça pour maximiser la monétisation de tout ce contenu à la fois pour ses créateurs que pour la plateforme elle-même. Il existe quelques alternatives mais malheureusement la grande force de Youtube est aussi sa faiblesse : la monétisation. C'est elle qui a permis l'émergence de tout un tas de créateurs de contenu. Mais c'est aussi elle qui a tendance à uniformiser/pourrir/influencer/… tout un pan des créateurs.

Bref, j'adore Youtube et je suis un gros consommateur de son contenu mais je suis parfaitement conscient que c'est une plateforme ayant d'énormes défauts. Et là j'aborde même le fait que ce soit une branche de Google…

Bon, j'ai beau être un très gros utilisateur, je n'ai pas de compte Youtube. Je n'ai jamais commenté ni participé globalement au site d'une part, parceque je n'en vois pas vraiment l'intéret ni le temps (haha) et je n'ai pas vraiment envie de rentrer dans le jeu de Google.

Bon et puis comme tout le monde (apparemment non mais bon pourquoi pas) j'utilise un bloqueur de pub (certe moins conventionnel et efficace mais largement suffisant). Du coup, je m'épargne un gros paquet de pub sur Youtube. Sans ça, la plateforme devient un peu trop proche de son ancêtre la téloche : on est constamment matraqué de pub. C'en est débilitant.

Je suis désormais tellement épargné par la pub que les rares fois où je la subis ça m'est vraiment insupportable. Se taper des annonces qui gueulent, avec une répétition qui prennent la tête me met hors de moi. J'ai une réaction qui peut paraître exagérée pour ceux plus habitués mais voilà chuis comme ça désormais.

Et puis le pire dans tout ça, c'est que la grande majorité des vidéos que je regarde, je les consulte via mpv, du coup je suis même pas compté dans les nombres de vues. Donc je rapporte même pas de pognon à ces créateurs. Je ne consulte le site ouaib juste pour trouver la vidéo que je veux pour ensuite déclencher mpv.

Bref, Youtube sans bloqueur de pub est devenu inutilisable (bon ça fait un bail). Sauf que maintenant les plus gros créateurs de contenu ont su s'adapter et font désormais de la pub eux-mêmes dans leur contenu. Tout travail mérite salaire, je le conçois et ces gens ont besoin de vivre mais bon entendre en boucle de la désinformation limite malhonnête à propos des VPN ça me gonfle (dis donc j'ai l'impression d'être énervé en lisant tout ça alors que pas du tout je suis plutôt relaxe). La pub pour le dernier jeu mobile de merde que je ne pourrai même pas trouver sur fdroid me fait une belle jambe.

Et là, j'ai découvert le graal : une extension qui permet de passer les passages de contenu sponsorisé à l'intérieur des vidéos ! Oui ! Un simili-bloqueur de pub pour l'intérieur de la vidéo ! Voici donc SponsorBlock qui existe pour les navigateurs classiques.

Mais là, où ils sont forts, c'est qu'il y a même un script lua pour mpv ! Du coup c'est utilisable dans mpv !!! Je suis sauvé \o/

Bon alors comment ça marche ? En fait l'extension s'appuie sur ses utilisateurs pour qu'ils renseignent les segments à bloquer dans une vidéo. L'extension envoie ça dans sa base de donnée sur son serveur. Quand on démarre une vidéo, l'extension consulte la base de donnée où elle récupère les segments à sauter. En sachant que la vraie extension peut être configurée pour sauter que certains types de segments. Ça peut être que les segments sponsorisés ou bien aussi les génériques par exemple.

C'est un système assez simple mais ça marche vraiment bien. Il faut bien entendu que la vidéo ait déjà été visionnée par d'autres utilisateurs. Ça marche donc mieux sur les vidéos très populaires et qui ont déjà une certaine ancienneté (quelques heures suffisent).

Voilà voilà. Je n'ai pas grand-chose d'autres à ajouter à ce propos. Pensez à tout ce temps que vous allez gagner, toutes ces bribes de cerveau que vous n'allez pas vous détruire !

Good Will Hunting

Histoire :

Matt Damon incarne Will Hunting qui s'occupe du ménage dans une prestigieuse université américaine : le MIT. Orphelin, il n'a pas eu une jeunesse des plus heureuses avec carrément de la matraitance dans une de ses familles d'accueil. Il vivotte avec ses potes en sortant dans les bars et compagnies.

Il parvient à résoudre un problème mathématique qu'un illustre prof émérite ayant une médaille Fields. Il a fait ça anonymement et du coup personne ne sait qu'il en est l'auteur.

Un jour il décide de se venger d'un de ses collègues d'écoles d'enfance l'ayant martyrisé et décide d'aller le tabasser avec ses potes. Il se fait choper par les flics et passe au tribunal. Il risque la prison mais il se fera sortir in extremis par le prof de math à condition de bosser un peu avec lui et de suivre une thérapie au près d'un psychologue.

Le jeune garçon s'avère être un énorme génie avec une mémoire ahurissante mais surtout un caractère assez joueur et désinvolte. Il fera capituler plusieurs psychologues… le reste est à vous.

Ressenti :

L'histoire de ce film est chouette, les personnages aussi et les acteurs aussi.

J'ai découvert une anecdote assez marrante sur ce film. Le scénario est de Matt Damon et Ben Affleck (oui oui) et ils ont dû racoler les studios pour que le film puisse se faire. En plein milieu du scénario, il y avait une scène de sexe gay entre Matt Damon et Ben Affleck qui n'était absolument pas raccord avec le reste de l'histoire. Harvey Weinstein (producteur de son état) leur a demandé ce que ça foutait là et ils répondirent que ça n'avait été mis là que dans le but de voir quel studio lisait réellement le scénar. Moralité : ils ont signé avec lui.

Ce film a vraiment lancé la carrière de Matt Damon et Ben Affleck. Techniquement le film est assez simple mais propre. C'est calme, posé, pas de folie de mise en scène, une bande son sans surprise mais qui fait bien le taff. Tout repose vraiment sur l'histoire et son interprêtation par les acteurs.

Et ça marche sacrément bien. Robin Williams est vraiment pas mal avec en plus la rivalité avec Stellan Skarsgård en toile de fond. Le dénouement est bien aussi.

Récap 20 : Mars 2021

Et voilà Mars vient de s'achever et avec lui l'hiver et à la place on a le droit à un confinement. Allez les gens, on tient bon.

Petit mois pour ma part. Je ne sais pas trop de quoi vous parler question nunuxeries en ce moment…

Blog

En bref ce mois-ci : 2 articles, 15 commentaires, 10 visionnages, 478057 requêtes, 43149 visiteurs uniques pour 9.68 Go de trafic.

Films

Jeux

Je me suis fait plaisir ce mois-ci :

Nebuchadnezzar

Il y a fort longtemps j'ai joué à Caesar 3 et c'était cool. Plus tard il y a eu Pharaoh qui était tout aussi cool et enfin Zeus avec à chaque fois un environnement différent. Et depuis le genre a disparu si je ne m'abuse.

Et là que vois-je ? Un jeu similaire mais qui ce coup-ci nous mène en mésopotamie et qui surtout vient tout juste de sortir donc tout moderne et tout. Pas trop cher, allez banco je me le prends.

Et c'est tout comme ses prédecesseurs, la formule n'a quasiment pas bougé ! Le but est donc de faire prospérer notre cité avec quelques objectifs à atteindre comme par exemple une certaine population, une certaine richesse, …

Et finalement au bout de quelques heures de jeu, on se rend compte des limites de ce jeu. Le jeu est assez frustrant dans sa mécanique des aires d'effets des bâtiments : un bâtiment qui produit un truc doit être à portée d'un entrepôt afin de pouvoir stocker le dit truc. Le souci c'est que la distance entre le lieu de production et l'entrepôt est vraiment petite. On se retrouve donc à devoir foutre des entrepôts un peu partout. Ça ne serait pas un souci si la map était grande mais c'est clairement pas le cas.

Et c'est d'autant plus frustrant que les zones agricoles permettant d'avoir des cultures sont sacrément petites. On ajoute à cela les canaux d'irrigation qui prennent eux aussi de la place avec surtout leurs pompes qui ne sont vraiment pas efficaces et le fait qu'il est difficile d'en placer le long des rivières du fait de leur géométrie… Et voilà, on obtient un jeu où c'est au final assez difficile de s'agrandir.

Cela-dit, le jeu est pensé pour des parties assez courtes où l'on ne s'éternise pas trop sur une map. D'ailleurs le jeu est globalement assez court et je pense que les devs en sont parfaitement conscients : le jeu propose des maps petites, assez peu de bâtiments du coup ils ont optés pour un jeu à petit prix dès sa sortie (il est tout frais). Et les devs font du pied à la communauté en annonçant un support des mods, ce qui pourrait grandement rallonger la sauce.

Voilà, c'est donc un ptit jeu indé qui a repris la recette de ses illustres ancètres et qui au final ne la révolutionne pas du tout mais bon, un jeu de ce genre tous les dix ans ça fait pas de mal. J'en suis très content.

Teardown

Je suis de très loin le dev qui a pondu ce jeu depuis des années. Régulièrement il poste des vidéos techniques où il fait la démo de son moteur de rendu qui permet tout un tas de ptites folies. Et là… bha ça c'est concrétisé dans un jeu assez atypique.

Le but du jeu est de remplir des objectifs simples sur une map puis de vous enfuire, le tout en moins d'une minute. Les objectifs consistent à ramasser plusieurs objets disséminés aux quatre coins de la map. Sauf que la particularité est que vous avez autant de temps que nécessaire pour préparer votre coup. Et quand je dis "préparer" ça veut dire péter des murs, placer des objets pour pouvoir grimper sur une rampe, disposer des bagnoles à des endroits stratégiques pour gagner du temps.

capture d'écran de Teardown montrant les effets de raytracing

Les éclairages sont impressionnants !

Le jeu permet de péter tout un tas d'élément du décor. Il vous faudra juste un outil suffisamment puissant pour certains éléments : votre masse ne pourra pas venir à bout d'une porte blindée alors qu'un tractopelle n'y vera aucune difficulté.

Vu que vous devez vous speeder une fois le premier objectif atteint, vous pouvez tagguer des flêches pour guider votre parcour, vous pouvez cramer certains éléments s'ils sont sur votre chemin. Bref, c'est un gros bac à sable vraiment bien foutu.

Visuellement on a une technologie qui de loin s'apparente à Minecraft avec de tout petits voxels, mais la comparaison s'arrête là. Ce jeu est sublime, c'est probablement le jeu que je possède avec la technologie la plus impressionnante. Le moteur de rendu permet de calculer des éclairages en raytracing même sans matos particulier, du coup il y a de superbes reflets, spéculaires, effets de particules volumétriques… Wow c'est somptueux malgré l'aspect simpliste de la modélisation. Si ça vous intrigue, regardez des vidéos et non des screenshots pour vous rendre compte.

Par contre le jeu a une légère tendance à planter comme une merde :-/ Et ça casse pas mal l'ambiance.

Loop Hero

C'est le jeu du moment et à raison : c'est super addictif.

Le concept est assez particulier : notre personnage effectue un chemin en faisant des tours d'une boucle à la forme aléatoire. Sur son chemin il rencontre des ennemis qu'il combat. À l'issue de ces combats il récupère du matos que le joueur peut équiper mais également des cartes de terrain. Le joueur peut donc décider de poser ses cartes afin de créer la map du jeu autour du chemin.

En fonction des cartes que le joueur pose différents effets ou ennemis apparaitront donc sur la carte. Le joueur n'a donc que deux biais pour agir sur le jeu : choisir le matériel, poser les cartes pour générer l'environnement, c'est tout. Les combats sont automatiques.

Du coup il y a une partie de chance mais aussi une partie stratégie : est-ce que l'on va choisir du matos plutôt défensif ou offensif ? Privilégier le vampirisme pour regagner de la vie ou bien tenter d'esquiver le plus possible les coups ? Ptet qu'une stratégie sur la vitesse d'attaque élevée et des dégâts les plus importants possible pour se défaire des ennemis au plus vite serait plus efficace ?

Les cartes que l'on reçoit en fin de combats sont tirées d'un deck que vous allez constituer en début de partie. Là aussi vous allez avoir plusieurs stratégies possibles à adopter.

l'écran de jeu de loophero

À première vue la palette est repoussante mais au final on s'y fait vite.

À côté de tout cela, entre les parties vous avez la création d'une base qui vous permet de faire évoluer votre personnage via différentes compétences et bonus que cela engendre.

Le côté rogue-lite est bien présent. Chaque expédition (les parties quoi) vont vous permettre de ramener différents matériaux pour développer votre base ce qui vous permettra donc de progresser dans l'aventure.

En plus de tout cela, il y a une histoire assez mystérieuse pour justifier tout cela. En gros notre personnage voit le monde disparaître sous ses yeux, détruit par une liche dans le ciel. Il se réveille amnésique dans un monde où tout le monde a également tout oublié et où toute la matière disparait au bout d'un certain temps empêchant de rebâtir un nouveau monde.

Notre héros parvient à regagner des bribes de souvenirs lors de sa première expédition et les matériaux qu'il ramène s'avère stable et donc ne disparaissent ce qui va permettre de reconstruire le village. L'histoire justifie vachement bien le gameplay, c'est expliqué via quelques ptits dialogues lors de la partie ainsi qu'une cinématique d'intro.

Visuellement ça ressemble à un jeu 8bit avec du gros pixel et une palette pas mal réduite. Ça peut un peu rebuter au départ mais au final c'est vraiment propre et surtout il y a une option pour utiliser une police d'écriture moderne pour ne pas avoir à subir la grosse font dégueulasse qui casse les yeux.

La musique est également dans un style 8bit super jolie. Franchement tout est bon dans ce jeu !

Musique

Je pensais en avoir déjà parlé mais visiblement non donc je répare ce méfait. Connaissez-vous le Balanescu Quartet qui est un quatuor d'instruments à vent par l'artiste Alexander Balanescu. Voilà :-)

C'est donc un groupe roumain qui s'est principalement fait connaitre par ses reprises de Kraftwerk et je dois avouer que j'ai un faible pour ces morceaux. Déjà que j'aime bien les originaux mais ces interprêtations bien plus analogiques ont un charme bien à elle. Vous trouverez donc la géniale The Model qui est ma favorite.

Mais ils ne se contentent pas de reprises puisqu'ils ont des compos à eux. Une de mes favorites est Empty Space Dance qui pourrait durer des heures que ça ne me dérangerait pas. C'est un morceau très peu rythmé, avec des motifs subtils qui font que c'est parfait en fond sonore pour une ambiance relaxante. C'est assez proche de que fait Clint Mansell sur The Fountain avec des sonorités s'approchant également de l'OST d'Interstellar.

Je vous laisse fouiller vers leurs autres morceaux, c'est un régal.

Nuxeries

Pour la fin du mois j'ai pu me coller à l'upgrade des IRCD de Geeknode après quelques mois de retard. Sur notre réseau on utilise des services fait maison du doux nom de Child, sauf que pas de bol à partir de la version 5.x, unrealircd (le serveur irc) n'était plus parfaitement compatible avec nos services. Il fallait donc replancher sur le code pour rendre le tout compatible et notre cher Target0 s'y est attelé.

Une fois fait, j'ai donc pu faire un tour sur chacune des machines du réseau IRC et la mettre à jour. En gros ça consiste à chopper les sources à jour d'unrealircd, détar, ./Config et répondre aux questions, make, make install, couper l'ancien serveur, adapter un chouilla la conf, lancer l'ircd. Sauf que c'est Geeknode on fait ça à l'artisanal, la conf de chacun des ircd n'est pas strictement identique même si on a une très grosse base commune. Les certificats sont gérés un peu différemment, les paths sont sont pas tous les mêmes. Faut dire qu'on a une belle diversité de machine, du baremetal, du vps, un peu de sparc64… Bref, c'est pas uniforme du tout mais ça fait aussi son charme.

La migration en elle-même s'est à peu près bien passée, sauf une machine étrange qui n'est pas parvenue à retrouvé son certif (pour le TLS) et qui du coup refusait de démarrer. Et biensûr ça arrive sur la machine qui gère les services… (bon ça aurait pu arriver sur le hub mais bon, je n'ai pas été le plus poissard sur le coup).

Une fois terminé, je me reconnecte tout fièrement prêt à annoncer la nouvelle. BAM ! Je me fais déconnecter direct. Et là ça connecte/déconnecte en boucle pour une sombre histoire de Max SendQ Exceeded alors que bon la conf est restée la même à 99%.

Après un ptit moment je parviens (grâce à l'aide d'#unreal-support) à trouver la cause : un très léger changement de syntaxe qui a fait que tous les opers se sont retrouvés dans la default class et se retrouve donc avec des réglages un peu foireux. Bref, je recréer une classe spéciale pour les opers, j'y fous tous les opers, un ptit coup de rehash et tout remarche.

Voilà près de deux heures plus tard le réseau est tout à jour et prêt à charbonner. Les prochaines mises-à-jour seront plus légères ^__^

Vidéos

Nvidia a annoncé sa Geforce 4090 ainsi que sa Ti va faloir vendre plus qu'un rein pour se la payer…

Weechat et les caps

Ce bon vieux IRC

IRC est un protocole de chat. C'est mon mien favori. C'est léger, simple, rapide et vraiment léger. Pas de fioriture, pour chatter on peut difficilement faire plus dépouillé.

C'est un protocole assez ancien maintenant. C'est plus vieux que le web d'ailleurs.

Bref, c'est un protocole texte assez rustre. Ici on ne peut pas s'échanger directement des gifs, on peut pas se wizzer, on peut pas corriger ou supprimer ce que l'on a envoyé, on peut pas discuter à l'oral ni en vidéo. Pas de sticker, ni de réaction, mais un chat qui fonctionne depuis trente ans et pour probablement encore autant.

Par contre c'est léger, n'importe quel ordi avec du réseau sera capable de chatter quelque soit sa puissance. Un serveur accueillant 300 personnes ça tourne sur 64Mo de ram et ça bouffe virtuellement 0% de cpu. Bref, c'est ultra efficient.

Bien que ce soit dénué de fonctionnalité, c'est un protocole ouvert contrairement à la grande majorité de ce qu'il se fait ailleurs. Ça veut dire que la façon de parler ce protocole est documenté et ce de manière plutôt bien définie. Et c'est défini par des RFC (qui sont un ensemble de documents contenant les spécifications d'une grande partie de l'Internet). Et le système des RFC n'est pas figé. Quand quelque chose a besoin d'évoluer, il arrive qu'une nouvelle RFC soit rédigée pour complémenter ou carrément remplacer une précédente.

Le retour d'IRC !

Et c'est ce qui est en train de se passer (à son rythme et depuis quelques années déjà) pour IRC. Le protocole est en perte de vitesse, de moins en moins de gens l'utilisent. Faut dire que certaines fonctionnalités présentent ailleurs commencent à lui faire cruellement défaut. Du coup, "en ce moment", il y a l'initiative d'IRCv3, qui cherche à ajouter de nouvelles fonctionnalités.

Bon, faut pas s'attendre à des bouleversements radicaux non plus. Faut dire, que mine de rien, la légèreté légendaire d'IRC est un gros point fort.

Il y a donc plein de petits ajouts qui à première vue pourraient sembler anecdotiques. Mais certains peuvent apporter des trucs vraiment cool. C'est par exemple le cas de server-time qui est donc un bout de la spec permettant au serveur d'indiquer l'heure d'un message.

Ouai c'est con, mais sur IRC, les messages n'étaient de base pas horodatés, c'est le client qui ajoute l'heure à laquelle il a reçu un message. Bon dis comme ça, je vous le concède ça a pas l'air top mais en fait ça va permettre bien plus. Ça va permettre au serveur de logguer un peu ce qui se dit sur un salon et lors d'une connexion d'un nouvel arrivant, il sera désormais possible de lui envoyer une partie du backlog puisqu'ils pourront être horodatés correctement.

Le fait de ne pas avoir les messages échangés lorsqu'on est pas connecté est un reproche constant contre IRC. Tous les nouveaux protocoles de chat ont permis aux absents de quand même recevoir les messages qu'ils ont manqués. C'est une philosophie un peu différente. Après tout, IRC peut être considéré comme une discussion orale, une personne absente … bha elle n'est pas dans la conversation. Je suis pas à 100% sûr que ce soit forcément une bonne chose mais force est de constater que pour outrepasser cette limitation je fais tourner un client IRC 24h/24 7j/7… J'espère qu'avec cette nouvelle fonctionnalité, la baisse de popularité d'IRC va s'atténuer et pourquoi pas s'inverser.

Les messages lorsqu'on est déconnecté

Il sera possible de recevoir les messages qui sont passés lorsque l'on était déconnecté. D'ailleurs je sais pas pourquoi je parle au futur, c'est dès maintenant possible. UnrealIRCD qui est le serveur IRC le plus répandu (en nombre d'installations) est depuis 6 mois en version 5 et possède désormais cette option. Les opérateurs d'un salon peuvent donc désormais ajouter le mode /MODE #channel +H 15:1440 qui affichera les 15 dernières lignes sur maximum 1 jour (s'il y a moins de ligne sur les dernières 24h bha tant pis). Bon, le serveur c'est bien beau, mais faut aussi que les clients gèrent cette spec. La plupart le gèrent désormais y compris le meilleur des clients irc : Weechat.

Ouai, sauf que Weechat est bien gentil mais pour le coup il le supporte pas, par défaut. En fait lorsqu'un client irc se connecte à un serveur, lui et le serveur se disent bonjour en annonçant les fonctionnalités qu'ils savent gérer l'un l'autre (les CAPS). Et par défaut, Weechat n'annonce rien le coquin. Bref, il va falloir faire un coup de /set irc.server_default.capabilities account-notify,account-tag,server-time,away-notify,cap-notify,chghost,extended-join,invite-notify,multi-prefix,userhost-in-names, un ptit /save au passage histoire que ça soit persistant. Et par contre il faut se reconnecter pour que ça soit pris en compte.

Et vous voilà prêt pour le futur. Lorsque vous rejoindrez un salon ayant activé ce mode, vous recevrez les dernières lignes.

Vous pouvez également à tout moment faire un ptit coup de /quote history #channel pour recevoir l'historique du salon.

Concernant Geeknode

Je traîne cet article dans les brouillons depuis pas loin d'un an maintenant. Je le publie maintenant car depuis ce week-end, le réseau est enfin compatible avec cette fonctionnalité suite à une vague de mise à jour des ircd.

Voilà, donc si vous gérez un salon sur Geeknode vous pouvez utiliser ce nouveau mode pour le plaisir de vos utilisateurs.

Tout est dit, n'hésitez pas à venir faire un coucou sur #fediverse sur Geeknode ;-)

Psycho

Histoire :

Marion est secrétaire et se retrouve charger d'amener 40K$ à la banque par son patron. Au lieu de cela, elle garde le pognon et se barre pour rejoindre son mec qui habite un peu loin dans l'espoir de refaire sa vie avec cette somme (à l'époque c'était bien plus qu'aujourd'hui).

Elle s'arrête en chemin au motel Bates où elle loue une chambre auprès de Norman qui est un peu collant mais sympatique.

Ressenti :

Je découvre le film. J'en ai bien entendu déjà entendu parler. Je connaissais même le gros spoil de l'histoire mais ça ne m'a pas pour autant ruiné le filmn (d'ailleurs soit dit en passant, se faire spoiler une histoire ne ruine pas du tout son appréciation et même au contraire (sauf quand il y a un twist à mon goût)).

Fallait que je voie ce film et j'ai eu un peu de mal au début. Mais au final une fois lancé le film passe plutôt bien.

Malgré ses 60 ans le film a un vraiment bon piqué, l'image est pas mal du tout ! Sans blague le film a des mouvements de caméras particulièrement saisissants à tel point que je me demande vraiment comment ils ont pu filmer ça (caméra sur grue qui permet de faire des mouvements aussi aériens ?).

Mon plan favori du film. C'est superbe.

L'histoire est pas mal du tout, on sent que ça a inspiré un paquet de films d'horreur. J'imagine qu'avec une technique plus moderne le film pourrait avoir un succès certain en cinoche.

Les personnages sont pas mal surtout Norman Bates le gérant du motel. L'interprêtation par l'acteur permet de bien voir dans les dialogues à quel moment il est mis en porte-à-faux et quels sont les sujets qui le dérangent. Et puis il a un physique atypique pour son rôle.

Vu l'âge du film je trouve que le traitement des femmes est pas si rétrograde. Je m'attendais réellement à ce que les femmes aient plus des rôles de greluches/potiche/faire-valoir mais au final pas tant que ça. Marion a son boulot et décide d'elle-même de prendre son destin en main sans qu'un homme l'ait poussé à quoi que ce soit. Sa sœur Lila prend des initiatives et est prête à se mettre en danger et n'est pas rabaissée par Sam.

Vous ne trouvez pas que le regard final on pourrait y voir Michael Scott ?

J'ai bien aimé mais je le classerai quand même pas aussi bien que selon IMDB. J'ai par exemple pas du tout été charmé par la bande son. Et même si le film a été précurseur en son temps (premier film à montrer une meuf en sous-vêtements et premier film américain à montrer un personnage utiliser une chasse-d'eau (merci wikip pour l'info pertinente)) il en reste pas moins daté sur certains aspects. Le rythme de début du film est assez lent.

micro-spoil

Bon, vu que Norman Bates le tueur est en fait seul et qu'il s'amuse à déplacer le cadavre de sa défunte mère et à lui piquer ses frusques, qui est la personne vu à la fenêtre par les personnages ? Autant à un moment, ça pourrait effectivement être Norman, autant à un autre moment c'est techniquement pas possible puisqu'il était dans le motel. Surtout que la silhouette ayant bougée, ça ne peut pas être le simple cadavre…

C'est dommage ce point m'a fait tiquer parceque je connaissais la supercherie.

Et puis, en théorie on est censé croire que Norman n'est pas le tueur mais franchement la silhouette à travers le rideau de douche, ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre…

Fargo

Histoire :

C'est une histoire vraie. Un homme organise l'enlèvement de sa femme afin de récupérer la rançon payée par son beau-père. Il se trouve deux malfrats pour le kidnapping via l'entremise d'un de ses employés.

L'enlèvement a bien lieu mais ne se passe pas super bien vu qu'il y aura quelques cadavres retrouvés. On commence donc à suivre l'enquête menée par Marge alors qu'elle est enceinte.

Ressenti :

Rhaaa ce que ce film est drôle. Je m'y attendais pas trop. Avec les frêres Coen aux commandes fallait pourtant s'y attendre mais le début semblait tellement sérieux…

Les dialogues sont vraiment très drôles avec un Steve Buscemi qui un coup semble tout droit sorti de Reservoir Dogs un coup il semble sorti du plateau de The Big Lebowski (même réals). Et tous les personnages qui le décrivent comme un mec au physique drôle.

“ Total silence ”

                    − Carl Showalter

Mais il y a tout l'humour sur la façon de parler des minnesotiens (visiblement ils disent constamment "Yah"). C'est un détail tout con mais c'est assez marrant comme tic de langage. C'est une ptite touche d'absurde sans rapport avec l'intrigue mais qui apporte une touche de sympathie envers les personnages.

La flique est vraiment excellente, avec sa façon de parler, sa gentillesse avec tout le monde mais sans non plus se faire écraser quand les autres personnages tentent de prendre l'ascendant sur elle. D'ailleurs sa relation avec son mari n'apporte rien à la résolution de l'enquête mais est super mignonne. Son mari semble assez ridicule et inutile mais les interactions qu'il a avec sa femme rend ce couple super attachant.

Visuellement le film a le charme d'un film à l'ancienne. Il y a du grain, tout semble vrai avec des décors naturels, le format d'image est plus si courant. C'est joli mais sans plus, ça veut pas se la péter avec des plans superbes. Au contraire ça nous montre un environnement plutôt repoussant, froid, austère, crasseux.

J'ai l'impression que ce film a un peu inspiré Guy Ritchie pour ses bons films. On y retrouve un humour assez proche.

spoiler Ce n'est pas une histoire vraie.

Vraiment un excellent film comment est-ce que j'ai pu passer à-côté aussi longtemps ?!

Aperçu sur la barre de progression dans MPV

Faisait longtemps que j'avais pas posté une idée à la con.

Un truc qui est génial avec Youtube, c'est que leur lecteur vidéo, il affiche une ptite prévisualisation quand on passe la souris sur la barre de progression. Et autant être honnête avec vous : j'adore cette fonctionnalité ! Le lecteur vidéo de Youtube est super chouette dans son interface mais malheureusement gavé de pub, n'a pas beaucoup de presets pour la vitesse de lecture (1.25, 1.50, 1.75, 2 uniquement alors que MPV a bien plus de choix). C'est ultra pratique.

Franchement les chapitres dans les films c'est pas mal mais ça aide pas des masses non plus. Et j'aimerai vraiment mais alors vraiment beaucoup que cette technologie se démocratise.

Il existe un ptit script lua pour mpv qui permet de faire cela : MPV Thumbnail.

exemple de ce que ça donne à l'utilisation

Chouette, non ?

Le seul souci de ce script c'est qu'il vous crée un dossier avec toutes les miniatures qu'il génère (de l'ordre de ~10/15Mo pour un film). Mais voilà, vous vous retrouvez avec un dossier avec tout cela et ça me gêne. Bon un autre souci mais c'est lié, c'est que forcément ça créé les thumbnails à chaque fois (sauf si vous gardez le dossier (contrairement à moi qui le jarte au reboot)) et donc ça bouffe au taquet de CPU pendant la lecture.

Ce qui serait vachement cool ce serait de pouvoir intégrer toutes ces miniatures dans le fichier vidéo. J'ai regardé un peu mais je ne trouve pas grand-chose, j'ai l'impression que ce n'est pas possible. C'est dommage parceque le format mkv est ultra flexible.

Donc voilà mon idée : Avoir un moyen d'ajouter des thumbnails timestampées dans les fichiers MKV et que ce soit reconnu par MPV. Ça serait chouette si ça pouvait gérer des formats d'images assez moderne voir carrément le même format que le codec vidéo lui-même. Ça permettrait que ça bouffe encore moins de place (encore que 10Mo sur fichier de plusieurs Go c'est assez anecdotique).

D'ailleurs tant que j'y suis, ça serait cool que MPV affiche les noms des chapitres comme le fait le player youtube (soit au-dessus de la barre de progression, soit carrément par-dessus celle-ci au survol de la souris). Et aussi (ouai j'abuse) ça serait chouette d'afficher les méta-données contenu dans le fichier (année, titre, ce genre de trucs quoi).

(Ouai je suis toujours en quête des fichiers vidéos parfait avec les métadonnées, plusieurs pistes audio et sous-titre, les prévisualisation et les chapitres nommés…)

Logan

Histoire :

Dans un futur proche, les X-Men n'existent plus. Les mutants globalement n'existent quasiment plus. Wolverine a récupéré son identité et un job de chauffeur de limousine afin de payer quelques médicaments pour atténuer les crises du Professeur Xavier.

Il se planque avec le prof ainsi que Caliban au Méxique proche de la frontière dans une usine désaffectée. Le prof est très vieux et semble perdre la boule et parfois subit de grosses crises faisant souffrir tout le monde. Logan (Wolverine ou le glouton ou Serval, James Howlet comme vous voulez) semble se régénérer beaucoup moins bien et plus lentement qu'avant.

Pas de bol, une femme tente de le contacter sous son nom de héros ce qui ne lui plaît pas trop (vous connaissez l'amabilité légendaire de la bête…). Mais surtout, peu après il va être contacté par un mec bien plus louche qui souhaite rentrer en contact avec la femme pour récupérer un truc. C'est le début des emmerdes.

Ressenti :

Rhaaa ce que ce film est dur à regarder si vous êtes fan des personnages. Ici, on se tape un Wolverine au bout du rouleau. Il traîne la patte, il en chie à sortir ses griffes, il fait un taf de merde pour survivre dans un taudis.

Et c'est pas le Professeur X qui va relever le niveau. Il devient sénile par moment, il doit se faire porter par Logan pour aller aux chiottes. Dans le genre cassage d'image mythique ça se pose là.

Mais en même temps c'est ce traitement vraiment réaliste, fin d'une époque où l'on voit des personnages vieillissants et n'ayant plus vraiment de but qui rend ce film aussi bon. Ici, c'est bien moins clinquant, on part pas casser la tronche à du vilain en partant en combinaison de latex en sautillant avec sa bande de potes. Nos pauvres héros ont désormais une vie bien plus dure où ils ne sont plus grand-chose.

Ce film pète sacrément. Les scènes calmes sont bien posées, jolies, avec des dialogues sympas, des thèmes rarement abordés dans les autres films de la franchise. Laura est toute mimi quand elle s'occupe de Xavier et qu'ils regardent un film ensemble.

Mais quand le film s'active, là on a le droit à des scènes d'actions vraiment très classes un poil plus violentes qu'à l'accoutumée. Pas mal de démembrements et de décapitations. Mais ça colle parfaitement avec les personnages et justement ça fait plaisir de voir qu'ils ont enfin osé aller un peu plus loin que d'habitude dans ce qu'ils s'autorisent à montrer. Après tout jusqu'à présent c'était un peu trop propre. Bon, c'est pas non plus un film gore et à pas mal de moments ils s'arrangent pour plus suggérer que montrer mais c'est plus audacieux.

ça va spoile et expliquer un peu

Un truc qui me surprend avec ce film, c'est que pas mal de monde ne comprend pas trop comment on en est arrivé là. Non, Logan ne tombe pas malade à cause de l'adamantium dans son corps (enfin si mais pas totalement). Non, les crises de Xavier ne sont pas uniquement dû à son âge. Non, les mutants n'ont pas été traqués et tués bêtement.

Le film disperse quelques indices à propos de ce qu'il s'est passé. Déjà, ça se déroule dans le futur proche (2029), ça se remarque par exemple avec les camions autonomes, la limousine de Logan est un modèle de 2024, les prothèses de mains très Terminatienne… bref, du temps s'est écoulé depuis les derniers évènements. Mais surtout, ce qu'il s'est passé c'est que l'entreprise derrière les vilains du film s'est lancé dans le maïs transgènique. Il a été bouffé par toute la population sous différentes formes (notamment en sirop de glucose) et celui-ci a alteré les mutants en leur supprimant petit à petit leurs pouvoirs.

C'est subtilement montré lorsque Logan va se boire une bibine au bar en attendant que son SUV soit mis d'aplomb lorsqu'il l'achète, dans le fond on voit une pub pour du maïs.

Bon, ça ne prouve rien ce seul indice je vous l'accorde, mais plus tard, quand la ptite troupe trouve refuge auprès des agriculteurs : Xavier annonce qu'il passe sa meilleure nuit depuis des lustres. Ça s'explique par le fait que pour une fois il a bouffé du maïs non trafiqué et qu'il a donc retrouvé un peu de ses facultés. Et puis le père de famille explique que la grosse entreprise concurrente inonde tout le marché avec ses produits. Il y a fort à parier que le régime alimentaire et liquide de Logan ne soit pas trop porté maïs et boisson sucrée mais plus viande et bourbon, ce qui explique qu'il n'ait pas complètement perdu ses pouvoirs.

Mais surtout l'indice le plus évident que visiblement tout le monde zappe se trouve à la toute fin quand le docteur Zander Rice explique juste avant de se faire bouffer que c'est grâce à lui qu'il n'y a plus de mutants. Il a développé une formule "corrigeant" les mutations et ça s'est retrouvé dans tout un tas de produits alimentaires. C'est explicitement dit mais visiblement personne ne se souvient de ce passage.

Rhaaa ce qu'elle fout la patate Dafne Keen ! Qui aurait cru qu'une gamine de dix ans serait à même de prendre la relève d'un Wolverine ? Elle est sauvage, dynamique, curieuse, sportive, prête à se salir les griffes sans vergogne…

C'est franchement le meilleur clap de fin que l'on puisse faire pour Wolverine. En dehors de sa condition physique, on retrouve la bête sauvage, grognonne et perdue qu'on a découvert dans le premier film de la série 17 ans plus tôt.

Weathering With You

Histoire :

Hodaka a fugué de sa campagne et souhaite s'installer à Tokyo. Il galère en épuisant son pognon alors que la pluie tombe sans interruptions depuis des jours. Il est à deux doigts de finir SDF mais parvient à trouver un ptit taff de rédaction pour un magasine de divertissement où il est nourri et ptet même un peu logé malgré un salaire de misère. Cette situation lui convient parfaitement puisqu'il se lie d'amitié avec son patron et son assistante.

Un jour, il surprend une fille dans la rue en train de se faire emmerder par des connards tentant de la rameuter pour la faire bosser dans son club un peu louche. Hodaka intervient et parvient à s'enfuir avec la fille qui le remerciera en priant ce qui aura pour effet de complètement changer la météo de la pluie vers un grand soleil en quelques secondes.

Ressenti :

Forcément, c'est très dur de ne pas le comparer à Kimi No Na Wa avec quelques thêmatiques assez proche, une esthétique très proche et globalement une réalisation similaire. Ici, la romance est plus subtile mais au final bien plus présente j'ai trouvé.

J'ai beaucoup aimé la bonne ambiance entre les différents groupes de personnages, Hodaka avec les adultes mais aussi Hodaka avec les enfants. Avec ces deux groupes l'ambiance est différente et les dynamiques aussi mais à chaque fois c'est super plaisant.

Visuellement, on sent que ça se la pète et à juste titre. Ils ont de supers feutres en 4K ^__^ Les dessins sont encore ultra détaillés et super réalistes. Le travail réalisé sur la pluie est ahurissant : autant les gouttes qui glissent le long d'une vitre, que les ptits éclats dans les flacs, les gouttent qui filent dans l'air, les vêtements qui se mouillent… Bon, bien entendu c'est le thême du film mais bon ils ont vraiment bien assuré sur ce point.

Certains plans sont tout foufou avec certains mouvements vraiment rare sur du film d'animation comme par exemple la caméra qui tourne autour des personnages à 360°. Alors certe ces plans sont fortement agrémentées d'images 3D mais tout en ayant un rendu ultra proche du dessin classique du coup ça rend vraiment bien. L'intégration des morceaux en 3D est suffisamment subtile pour ne pas attirer l'œil la plupart du temps.

L'histoire est moins alambiquée que dans Kimi No Na Wa mais plus prenante j'ai trouvé. Je me suis plus attaché aux personnages et à leur destin même si j'ai l'impression que l'avis général penche en la faveur de l'autre film…

Je recommande tout comme Iceman de regarder les deux et puis voilà !

Your Name

Histoire :

On suit deux personnages différents : une lycéenne dans une ptite ville de la campagne japonaise et un lycéen tokyoïte. Sauf qu'on comprend très vite que nos deux protagonistes se retrouvent dans le corps l'un de l'autre sans qu'ils ne sachent pourquoi.

Au début, forcément, ils sont un peu perdus dans la vie d'un autre mais au bout de quelque temps ils apprécient la situation en s'aidant mutuellement. Puis du jour au lendemain plus d'échange… et là… bha … bha je vous laisse découvrir le film.

Ressenti :

Et bhé cet animé décroche la machoire devant la beauté des dessins. C'est réellement un gros point fort de ce film. C'est très détaillé, bien coloré et bien animé. Par moment, on est pas si loin de la photo tellement le style est travaillé. Ça donne une pâte très réaliste malgré une histoire fantastique.

L'histoire est franchement sympathique. Une once de fun, une couche de mystère, une pincée d'histoire d'amour, une cuillerée de folklore et vous obtenez une histoire qui sort de l'ordinaire et qui évite de tomber dans les clichés.

La relation alternée des personnages est forcément très particulière et pourtant on comprend leurs sentiments respectifs. Ils finissent sans s'être rencontrés à avoir quasiment vécu une vie de couple sur certains points, c'est assez étrange.

Le film n'est pas hyper long et s'adresse à tout public. C'est le seul animé hors Studio Ghibli a s'être autant vendu et fait remarqué à l'international (et à être dans le TOP 250 IMDB).

ça va spoiler un peu

Le moment où l'on réalise que les deux protagonistes ne sont pas synchronisés et qu'ils vivent en fait à 3 ans d'écart est un joli ptit twist fort agréable. Lors de leur échange de corps, ils sont en fait sur la temporalité l'un de l'autre : les évènements de la vie de Taki se déroulent trois ans après ceux de la vie de Mitsuha. À ce moment-là on se met à réaliser qu'ils ne pourront jamais se rencontrer ce qui met un sacré coup. Mais en plus on réalise que Mitsuha est déjà morte !

Ça donne envie de s'énerver et d'aller engueuler le scénariste. Par chance tout se dénoue (badum tssss) par la suite.

On en vient à se demander si, il y a 1000 ans déjà, le premier cratère (qui a créé le lac) ne résulte pas d'une histoire similaire aussi. Et est-ce que la religion pratiquée par Mitsuha ne serait pas issue de cet évènement distant ?

Et est-ce que Musubi (le dieu de cette religion) n'aurait pas choisi de créer cet échange de corps avec un délai de 3 ans, afin de permettre de sauver la famille de Mitsuha afin de perpétrer son culte ? Ouai ça commence à partir loin mais il n'y a pas de réponse donnée dans le film, à nous de les inventer !

American Beauty

Histoire :

La famille classique américaine avec le père qui travaille dans la communication, la mère dans l'immobilier et la fille au lycée. Sauf que la façade va vite tomber. Les parents ne s'entendent plus ensemble et son complètement déconnecté de leur fille.

Le père commence à fantasmer de la copine de sa fille tandis que la mère part en quête du serial-vendeur immobilier cliché au possible. Pendant ce temps la fille commence à s'enticher du nouveau voisin qui a de légères tendances voyeuristes.

Ressenti :

Ce film est chouette dans le malaise qu'il parvient à instiller. La crise de la quarantaine et le marriage qui s'éternise alors que la flamme a disparu est ici poussé au maximum.

Le père est un con total n'ayant plus aucune considération pour sa propre famille. La mère est aveuglée complètement par ses ambitions et la façade renvoyée par l'autre requin de concurrent. La fille est complètement perdue avec sa copine qui n'est absolument pas en mesure de lui apporter le moindre soutien significatif et son nouveau voisin un peu trop attentionné n'est à première pas plus à même de l'aider. Le rêve américain en prend un ptit coup dans ce film.

Les scènes où Kevin Spacey veut se taper la pompom girl sont sacrément malaisantes. D'autant plus que c'est Kevin Spacey ! Mais étonamment il est devient presque attachant à la fin à soucier de sa fille. Son revirement est assez étrange mais j'aurai mal imaginé se passer autrement dans un film Hollywoodien.

La musique du film est chouette comme tout. Thomas Newman a fait un super job qui détonne un peu avec le ton du film. Ici les sonorités sont douces presque enfantines alors que bon ça parle de meurtre, pédophilie, homosexualité toussa toussa.

Voilà un film sympatique mais dérangeant avec des thêmes peu ragoutants.

Gladiator

Histoire :

Maximus est un grand général romain (le meilleur ?) qui est particulièrement apprécié de Marc Aurèle. Ce dernier est malheureusement assez proche de la mort et en est conscient. Il propose à Maximus de reprendre son rôle de dirigeant de Rome à la place de Commode son fils héritier légitime.

La nuit suivante, l'Empereur est retrouvé mort (soit-disant de vieillesse mais c'est son fils qui l'a terminé) et c'est donc Commode qui devient le nouvel empereur. Ce derner n'est cependant pas vraiment populaire et instille la peur auprès de tout le monde. Même sa sœur n'est pas super heureuse de cette nouvelle situation, Maximus qui est donc maintenant gênant se retrouve officiellement tué ainsi que sa femme et son fils.

Par chance, ce dernier survit mais se retrouve envoyé en esclavage où il deviendra un gladiateur de renom.

Ressenti :

Ce film est méga chouette. Ça dégage une ampleur folle : il y a de la grande bataille épique et violente, des passages plus mélancoliques, de la musique somptueuse (Hans Zimmer n'est pas très subtil mais sacrément efficace), des décors qui en jettent, un scénar impec. En plus le film existe en version longue de près de 3h, Russel Crowe qui s'oppose à Joaquin Phoenix c'est quand même cool.

Je suis pas vraiment porté péplum/jupette mais là ça pourrait presque se passer dans un futur dystopique que ça ne serait pas différent. Les personnages sont assez clichés : on a le gentil général droit dans ses bottes, toujours juste efficace et meilleur que tout le monde à la castagne, le vilain aspirant au trône cupide, vicieux, détestable et machiavélique. À côté de ça on retrouve la simili-princesse intelligente, menaçée mais prête à prendre des risques tout en sachant quand se rétracter pour pas mettre en danger sa progéniture.

Et qu'est-ce qu'il se passe quand on a un très gentil héros et une princesse ? Et bha non, pas de cul et une histoire d'amour qui n'est qu'à peine évoquée ! Pfiouuu on est pas passé loin.

Le film est joli même si ses effets numériques font un peu tâches. D'ailleurs qui ne pense pas à Gladiator quand il voit des hautes herbes avec des mains qui passent dessus ? Ha ? Il n'y a que moi ?!

En rédigeant ce post je viens de voir que la BO du film est l'une des plus vendues au monde. Elle est chouette mais c'est pas non plus ma préférée (une ptite Interstellar à la place). Le morceau Now We Are Free est quand même vraiment iconique avec son chant et toute son instrumentation (qui rapelle un peu Adiemus ).

C'est marrant comme à l'époque le film avait pas mal fait parler de lui pour sa violence graphique alors que de nos jours je le trouve pas spécialement gore ni rien. Les séries modernes sont allées beacoup plus loin.

Memento

Histoire :

Au beau milieu de la nuit Leonard se rend compte que sa femme n'est plus au lit. Étonné il descend et entend quelques cris étouffés, il prend son arme et surprend un homme en train de violer sa femme. Il parvient à le tuer mais subit un très violent coup au crâne.

Notre pauvre gars a subi un tel traumatisme que sa mémoire immédiate ne fonctionne plus sans pour autant être amnésique. Il ne peut plus se souvenir de ce qu'il se passe au-delà de quelques minutes. Il va tout de même tenter de venger sa femme en partant à la poursuite d'un second agresseur.

Pour parvenir à ses fins il utilise un polaroid où il note sous les photos des indices pour élucider le mystère. Il se fait également tatouer les faits les plus importants pour ne pas perdre le fil.

Ressenti :

Le premier vrai film du réalisateur avec de vrais acteurs un vrai budget (certe petit) et franchement ça démarre sur les chapeaux de roue sa carrière. Ce film est vraiment top.

Tout le sel du film réside dans son personnage à la mémoire défaillante et qui est donc constamment perdu. Et le génie du réalisateur c'est de parvenir à mettre le spectateur dans le même état. On est perdu à ne pas trop savoir dans quel ordre se déroule réellement l'action, est-ce qu'on est dans un flashback ? Est-ce qu'on connait déjà ce personnage à ce moment de l'histoire ou pas encore ? Qui ment au protagoniste ? Qui est sincère ? Tout ça en grande partie grâce au montage non chronologique.

On est quand même aidé par l'utilisation de noir et blanc pour distinguer les deux chronologies principales. En vrai les morceaux en noir et blanc respectent la chronologie alors que les morceaux en couleurs remontent progressivement le temps (c'est un film qui pourrait être maté avec la technologie de Tenet).

Si l'on regarde le film dans l'ordre strictement chronologique, on réalise que l'histoire est au finale vraiment simple et se déroule sur très peu de temps. On comprend bien plus vite les intentions des personnages et du coup tout tombe à plat.

Niveau musique et visuel c'est un peu la dèche, le film n'a pas eu le droit à un budget suffisant pour permettre les folies que Christopher Nolan s'autorise désormais. Le casting des trois personnages principaux n'est tout de même pas dégueu. Sans pour autant être de grosses têtes d'affiches ce sont quand même des têtes connues (dont deux issues du récent Matrix). Bien que le film s'amuse à perdre le spectateur, à la fin tout est délié pour expliquer clairement et tout désamorcer et ne pas laisser le spectateur sur sa fin.

Excellent film !

Terminator

Histoire :

Une femme se retrouve poursuivie par un tueur hors du commun. Celui-ci s'avère être un robot bien solide venu du futur afin de l'éliminer pour qu'elle ne puisse pas donner naissance au futur leader de la résistance humaine.

Après une guerre nucléaire contre un ennemi inconnu, l'humanité se retrouve massacré par les machines ayant pris leur autonomie. La résistance au courant du Terminator devant tuer Sarah Connor décide elle, d'envoyer un soldat afin de la protéger.

Ressenti :

Premier opus d'une vague franchise qui culminera à son second opus avant de sombrer dans la bouse. Je connais presque par cœur le second opus mais ce premier je l'ai bien moins visionné.

Mais il est pourtant très bien. Le film est visuellement bien foutu bien qu'il soit daté. La vue à la première personne du terminator tout rougeâtre avec le texte et tout… bha ça marche toujours aussi bien même quarante ans plus tard.

Et le design des robots avec leur crâne brillant et ces yeux rouges est intemporel. C'est de suite flippant malgré les mouvements bien rigides et saccadé (sans motion blur malheureusement ce qui détonne pas mal).

L'histoire est super cool. J'aime beaucoup les voyages temporels même si c'est obligatoirement casse-gueule. Le principe d'utiliser le paradoxe du grand-père est vu et revu mais que voulez-vous, je suis faible.

La musique iconique est bien là, avec ses sonorités electro-perraves même si c'est pas encore la meilleure itération.

Forcément Schwarzy a été fait pour ce rôle. Un golgoth qui tabasse et trucide sans broncher c'est tout lui. Malheureusement pas de punchline ici puisque c'est un simple cyborg assez peu évolué.

Linda Hamilton n'a au final ici qu'un rôle de victime/princess à sauver qui tranche avec le rôle qu'elle aura dans la suite.

J'aime bien le fait qu'on voit également le docteur Silberman qui est assez iconique pour moi. Même si, je le trouve pas encore complètement con à ce moment là.

Le film a quand même bien plus vieillit que sa suite. Ses scènes d'actions sont bien moins impressionnantes, visuellement c'est moins beau, la musique est moins bonne du coup c'est assez dur de le recommander. Franchement on peut très bien se contenter de sa suite qui pulvérise tout aussi bien sur l'histoire, ses personnages, sa musique et ses scènes d'actions qui encore aujourd'hui tiennent bien la route.

Voilà, c'est un excellent épisode.

Game Night

Histoire :

On suit l'histoire d'un couple très porté sur les jeux de société, les quizz et compagnie. Tout va bien dans leur vie mais ils aimeraient avoir un gamin mais visiblement le stress du mari le rend stérile. Sa rivalité avec son frangin en serait la cause et devinez quoi ? Il arrive pour passer la soirée à jouer avec d'autres amis.

Effectivement c'est plutôt tendu les relations avec une bonne entente de façade mais des coups bas constants. En fin de soirée, le frangin convie tous les gens présents à une prochaine soirée de jeux dans sa superbe villa. Quand ça arrive, il explique que ça ne sera pas une soirée classique mais un jeu de rôle bien plus prenant avec des énigmes pour élucider un kidnapping.

Ressenti :

Rhaa ce que je me suis marré. Longtemps que j'avais pas vu une comédie mainstream aussi drôle !

Beaucoup de gags font mouche. Certains sont attendus mais d'autres sont vraiment surprenants. C'est extrèmement cool.

Les inversions de rôles, les situations complètement absurdes, les multiples références, les mimics des acteurs, le scénar grotesque avec ses grosses ficelles et le second degré… Vraiment il y a de tout.

Le casting est bien chargé avec notamment le couple Jason Bateman / Rachel McAdams qui marche sacrément bien. Mais c'est également complété par plein de seconds rôles connus.

Visuellement le film est très joli et étrangement pour une comédie (teintée d'action tout de même) il se la pète avec certains plans vraiment somptueux. Il y a notamment du "tilt shift" à plusieurs reprises (effet qui donne l'impression de regarder une maquette via l'utilisation d'une très courte focale et d'une faible profondeur de champs) et c'est vraiment mignon comme effet visuel. En plus ça reste dans le thême du jeu de plateau du coup, donc c'est pas juste un effet gratos.

Dans les autres idées visuelles il y a la caméra fixée à la bagnole mais avec le support invisible ce qui donne des mouvements super cools rappelant les jeux vidéos de bagnole. Il y a aussi la caméra vérouillée sur un élément qui bouge (le vérrou d'une porte) qui donne un ptit effet visuel rapide mais chouette. Bref, le film est techniquement assez travaillé.

Un film qui m'était inconnu mais super chouette, je vous le recommande chaudement pour bien vous marrer.

Récap 19 : Février 2021

Houlla je suis à la bourre pour rédiger ce ptit récap. D'habitude je m'y prends tout le mois à l'éditer mais là j'ai un peu lâché l'affaire.

N'empêche on vient de passer un mois de février parfait ! Il a commencé donc par un lundi 1 et s'est fini par un dimanche 28. Pile quatre semaines bien rangées dans le bon ordre. Ça serait chouette que ce soit tout le temps comme ça, non ?

Il faudrait passer au cal13

Blog

Alpine a sorti sa version 1.13 et je viens de remarquer que parmis les nouveaux paquets il y a nginx-mod-http-brotli ce qui me permet de servir les fichiers au format brotli et des les servir de manière transparente avec nginx. Du coup ça y est les fichiers sont dispos en gz (zopfli) et aussi en brotli. C'est un peu plus petit que le zopfli (de peu mais toujours ça de pris).

J'ai également refait la homepage avec un design un poil différent mais toujours avec la même charte graphique. J'en suis plutôt content pour l'instant.

J'en ai également profité pour passer le blogroll en iframe. Et également j'ai viré les liens vers les articles aléatoires. Avec ces deux modifs, ça me permet d'avoir moins de pages qui bougent entre chaque modification. Et du coup ça accélère énormément l'upload.

Mine de rien je suis arrivé à un point où la génération des pages prend moins d'une seconde mais toutes les étapes de publication prennent de plus en plus de temps à cause de la volumétrie du site. J'ai atteind les 10.000 fichiers !

Ptet qu'une prochaine étape va être de virer la version gzippée ce qui m'épargnera un tier des fichiers…

En bref ce mois-ci : 5 articles, 49 commentaires, 11 visionnages, 553733 requêtes, 52250 visiteurs uniques pour 15.35 Go de trafic.

Films

J'ai un peu progressé dans mon marathon Top 250 IMDB, j'en suis désormais à 37.

Jeux

Alan Wake

Je l'ai qui traîne dans ma collec steam depuis des années. Et là … bha … j'ai pris le temps de le faire.

C'est pas mal mais c'est pas non plus ouf. On sent bien les restes de Max Payne, c'est assez joli et très … cinématique. J'aime bien le découpage en chapitre.

Mais voilà, c'est pas non plus une expérience inoubliable.

Raft

Là par contre je prends bien plus mon pied. Un jeu de survie sur un radeau en pleine mer.

On commence sur un ptit truc minuscule au milieu de nulle part. On ramasse les quelques déchets/débris qui flottent. Et au fur et à mesure on parvient à agrandir le ptit rafiot pour en faire un truc bien plus respectable.

On fait s'évaporer de l'eau de mer pour la rendre buvable, on pèche, on ramasse quelques fruits sur les mini-îles qu'on rencontre. Non c'est super cool et en plus c'est relaxant. Il n'y a guère que le requin pour nous empêcher de nous baigner sereinement.

De fil en aiguille on finit par découvrir des restes de civilisations (c'est un peu un Waterworld le jeu : la planète est intégralement recouverte de flotte et la civilisation a disparu). Et surtout on tombe sur des îles plus grandes avec d'étranges notes qui nous permettent de mieux comprendre le monde et ce qu'il s'y passe.

Le jeu en solo est vraiment cool. Mais il devient encore plus fun en multi.

Nuxeries

Il faudrait que je vous parle de mon script remux… d'ici quelques jours surement que je vous ferai un article.

Phenomena

Histoire :

La fille du célèbre acteur Paul Corvino est envoyée dans une école très réputée en Suisse. Pas de bol, à sa première nuit elle fait une ptite crise de somnabulisme qui l'amène on ne sait trop où. Elle se fait percuter puis ramasser par des jeunes locaux qui semblent à deux doigts de la violer mais elle finit par se jeter hors de la bagnole.

Elle roule et se fait ramasser par un chimpanzé (sisi je vous jure, je brode pas) qui la conduit jusque dans la maison d'un scientifique local. Ce cher monsieur est entomologiste et découvre que la jeune fille est passionnée par les insectes et que ceux-ci lui rendent la pareil en étant sympa avec elle.

Elle apprend qu'un tueur rôde dans les parages et qu'il a tendance à éclater des jeunes filles et qu'elle devrait faire gaffe car elle est la cible typique. Lapetite retourne à son école et là, l'ambiance n'est pas folle. Elle se fait emmerder par les autres gamines à cause de son somnabulisme, emmerder par le personnel bref c'est pas top.

Retour :

Ce film est particulier mais il est franchement cool. Déjà il fleure bon les années 80 sans non plus être dans le cliché. Et puis un film d'horreur qui se déroule en Suisse c'est atypique.

En plus le film ne se contente pas d'une seule thématique mais de plusieurs trucs.

ça va spoile

Sans dec, le film parle de pas mal de trucs par petites doses.

  • Il y a la gamine envoyée seule à l'autre bout du monde par son père très connu
  • L'école de gamine de la haute société mais où finalement ça se passe comme dans le monde normal avec les gamins qui se pourrissent entre eux.
  • Un ptit côté police scientifique avec l'entomologiste qui explique que différents insectes bouffent le cadavre à différents stades de décomposition.
  • Le côté surnaturel de la gamine qui communique un peu avec les insectes.
  • La mère qui pète les plombes en s'occupant de son gamin difforme.
  • La gamine livrée à elle-même dans un pays étranger.

Ça fait un film plutôt dense et qui s'éparpille un peu à droite à gauche. Et je m'attendais à ce qu'on nous révèle que le tueur était un personnage qu'on connaissait déjà mais en fait non.

On a pas trop les motivations du tueur d'ailleurs.

Soit dit en passant, il est vraiment sans-gêne l'entomologiste : il file sa mouche à la gamine et lui dit “File droit chez le tueur. Puis reviens.” Il a pas pensé une seconde que ce serait ptet risqué ? Et le pire c'est que la gamine accepte !

Ptain la fin est … exceptionnelle ! C'est vraiment innatendu.

Tout se précipite à la fin. On découvre le tueur, on découvre la fosse à cadavre en décomposition ainsi que l'inspecteur qui était quelques secondes plus tôt dehors en train de sonner à la porte et là il est déjà pas mal amoché mais enchaîné. Chronologiquement c'est assez étrange mais bon passons.

Et là, la gamine parvient à s'enfuire en profitant du fait que l'inspecteur parvient à zigouiller le tueur. Dans sa fuite, elle tombe sur la chambre du gamin défiguré et … bha ouai … pfiouu ils l'ont pas loupé çui-là. Du coup, face à la laideur du pauvre mioche elle continue sa fuite (je ne lui en tiendrai pas rigueur).

Là, elle part sur un ptit bâteau qui n'attendait que ça et là le ptit monstre arrive pour tenter de la trucider. Elle parvient à le neutraliser par le pouvoir des mouches et se jette à l'eau, le navire prend feu le gamin coule. Mais en fait non, il s'accroche encore à la pauvre gamine, elle s'en extirpe quand même, il brûle.

Pfiou, elle nage jusqu'à la berge et là, l'avocat de son père arrive et ZCOUIC. Décapito !

L'inspecteur de police n'est pas parvenu à finir le tueur qui est aussi venu sur cette berge (pourquoi tout le monde converge vers là ?). Du coup le tueur qui vient de décapiter l'avocat qui n'avait rien demandé décide de finir la gamine. Mais par chance le chimpanzé est là, après avoir erré seul toute la sainte journée avec un rasoir sacrément bien affûté (alors qu'il trainait dans une poubelle dans un parc (c'est souvent là qu'on jette les rasoirs parfaitement utilisables)) et ce petit comprend parfaitement que c'est le moment de taillader le tueur.

C'est une fin … troublante. C'est vraiment peu crédible mais c'est assez chouette. Avec des retournements de situations à n'en plus finir et un rythme délirant.

C'est foufou mais j'ai vraiment passé un bon moment.

Musicalement c'est étrange. Autant par moment la musique est vraiment ultra cool. Posée, elle met son ambiance et tout, autant par moment c'est n'importe quoi. Une musique ultra speed alors que la gamine est seule et trouve un gant, un moment calme mais avec une musique bien plus rythmée que nécessaire.

Et même le générique de fin est surprenant. Le tout premier truc à défiler c'est le nom des groupes de musiques de la bande originale.

Bha c'est mon premier film de Dario Argento mais je pense en tester d'autres (Suspiria ?).

Gran Torino

Histoire :

Clint Eastwood vient de perdre sa femme et se retrouve désormais seul dans sa maison et même son quartier. Il n'est pas apprécié de sa famille car il faut avouer que c'est quand même un mec bourru, assez con et en plus bien raciste. Son quartier est désormais majoritairement habité par les hmongs.

De fil en aiguille il découvrira ses nouveaux voisins et commencera à les apprécier suite à diverses rencontres assez particulières. Il viendra même en aide à l'adolescent voisin qui se fait emmerder pour rejoindre un gang.

Ressenti :

Le film est super cool.

La prestation d'acteur de Clint Eastwood est géniale. C'est un sacré connard qui parvient à changer malgré son âge.

D'ailleurs c'est le film Eastwood. Le père à la réal et en acteur principale, un fils avec un tout petit rôle (Trey, le loupez pas, ça dure que deux minutes) et un second fils à la musique et pour finir même son clebs a le rôle canin principal.

Le film ne prend pas non plus le spectateur pour un con et même si Clint Eastwood est de moins en moins raciste, il reste au fond de lui un con qui méprise les autres. Il ne devient pas magiquement un ange au cours du récit et continue d'avoir des paroles très dures remplies de jurons même s'il considère ces parolers de moins en moins insultantes.

Ip Man 1,2,3,4

Prix de groupe pour les 4 films !

Histoires :

La série de films Ip Man raconte la vie d'Ip Man un grand-maître du Kung-Fu ayant réellement existé. Il a été le maître de Bruce Lee histoire de vous situer le monsieur.

Le premier film commence donc en Chine peut avant la Seconde Guerre Mondiale alors que le Japon lançait l'assaut contre la Chine. La situation de vie d'Ip Man et de sa femme va grandement de se détériorer. Il se retrouve forcé à travailler dans une raffinerie de charbon avec d'autres maîtres de Kung-Fu. Les Japonais qui les occupent organisent des combats contre les Chinois en échange de sacs de riz.

Le second film se déroule juste avant les années 50. Ip Man habite désormais à Hong-Kong où il décide d'ouvrir une école de Kung-Fu afin de gagner sa croute. La police anglaise locale éxige des pots-de-vin régulier auprès des différentes écoles. Sans le sou et sûr de ses compétences, notre roi de la castagne va donc devoir se faire un nom et une place pour avoir le droit d'exister. Il devra affronter un champion de boxe anglaise afin de protéger la réputation des arts martiaux traditionnels chinois.

Le troisième film se déroule encore à Honk-Kong en 1959. Son école de Wing Chun prospère mais l'école primaire de son second fils est en proie à des malfrats qui veulent racheter le terrain. Ip Man décide de la protéger avec ses disciples. Il s'avère que Myke Tyson est derrière le coup, ça augure d'une grosse bastonnade !

Pour ce quatrième et ultime film Ip Man apprend qu'il a un cancer. Il décide donc de se rendre à San Francisco afin de préparer l'avenir de son second gamin en lui trouvant une école prèstigieuse. Il lui faut cependant une lettre de recommandation qu'il peut obtenir auprès de l'association chinoise de chinatown.

Cette lettre ne lui sera pas accordée gracieusement, son disciple Bruce Lee n'est pas du goût de cette association. Ce dernier a ouvert une école de Kung-Fu ouverte aux Américains ce que l'association refuse catégoriquement.

Ressentis :

Et bien je crois que je me découvre une passion pour les films de Kung Fu ! C'est super dynamique, c'est beau, ça castagne mais c'est pas non plus gratuit.

Donnie Yen a l'air super sympa avec ses ptits sourires mais sait en imposer malgré un physique plutôt lambda. Je ne connaissais pas cet acteur mais il a l'air cool. Ses scènes de baston rendent super bien en tout cas (j'ai un ptit faible pour ses moulinets ultra rapides).

Globalement j'ai trouvé les trois premiers films vraiment excellent mais le quatrième est un poil en deça. Il reste bon mais l'histoire est un peu moins sympa, la volonté totale de vouloir en découvre face aux Américains en poussant à mort un message limite cliché anti-raciste le mette un peu en dessous.

En plus visuellement j'ai trouvé que les trois premiers films s'amélioraient. Le troisième a une photographie somptueuse avec des éclairages, des ombres et des reflets sur les matières et les décors que je trouve magnifique. Le quatrième a par contre poussé le bouchon un peu trop loin. Par moment les éclairages et les couleurs sont tellement violents et saturés que ça en brûle l'image.

En fait globalement le dernier a voulu aller un peu trop loin en tout en dépassant légèrement la limite de l'acceptable. C'est surement le moment d'arrêté (je ne pense pas qu'il y en ai un cinquième).

Dans le premier épisode, c'est Kung-fu vs Karaté, le second c'est Kung-Fu vs Boxe, le troisième Kung-Fu vs Kung-Fu et Boxe et le quatrième c'est Kung-Fu vs Kung-Fu et Karaté. La moralité de tout ça c'est que le Kung-Fu bat tout le monde. ¯_(ツ)_/¯

Myke Tyson est meilleur acteur que prévu ! Sans dec sa prestation est loin d'être ridicule.

C'est pas mal de voir le côté Histoire de la chine. C'est un aspect que je ne connais pas tant que ça et j'avais clairement oublié que les Chinois s'étaient fait envahir par le japon avant le début de la Seconde Guerre Mondiale.

Les films sont pas trop longs et se suivent bien. Ça fait une saga bien cohérente et qui se voit assez vite.

J'avais peur que l'on nous fasse souper du Bruce Lee mais au final quasiment pas. On ne le vois vraiment que dans l'ultime film et même là c'est plus un prétexte qu'un vrai protagoniste.

Vous avez vu ? Je me suis abstenu de faire la moindre blague concerant IP ! Je suis resté sage, j'ai sû me tenir jusqu'au bout.

Little Things

Histoire :

Denzel Washington simple petit flic doit aller récupérer une preuve dans un laboratoire. Il se rend donc à Los Angeles au labo pour accomplir sa mission Fedex. Là-bas, il passe faire un ptit coucou à ses ex-collègues restés à la grande ville. Beaucoup sont affairés à trouver le coupable d'une série de meurtres perpétrés contre des femmes.

De fil en aiguille, il se retrouve embringué à filer un coup de patte à Rami Malek qui ne parvient pas à avancer dans son enquête. La cohabitation est volontaire mais douloureuse mais commence à porter petit à petit ses fruits. Parviendront-ils à trouver le coupable ?

Ressenti :

Je me suis fait chier.

Au début ça part plutôt bien, on rentre dans l'ambiance et puis l'enquête patauge bien. Là ça pourrait le faire puis au moment où un suspect est trouvé ça s'empêtre. Le film veut justement jouer sur cet aspect mais ça ne marche tellement pas.

J'ai vraiment eu du mal à rester éveillé. C'était mou et alors que le film veut jouer sur un twist final… bha ça marche pas, on le sent venir vingt minutes avant.

Et puis Denzel Washington n'est plus trop crédible je trouve. Bon là c'est pas un film d'action mais quand même il fait poussif, il cache son âge. Et puis j'aime pas Rami Malek et Jared Leto c'est limite. Je sais pas pourquoi, c'est juste qu'ils me reviennent pas. Donc forcément un film avec eux deux en même temps ça m'est difficile de passer outre.

Visiblement des gens le comparent à Se7en mais c'est clairement pas la même trempe. La fin ici est prévisible et sans trop de surprise et basique la faute en partie à une mise en scène sans impact. Non vraiment, si ce n'est le fait d'avoir deux flics qui font équipe pour trouver un serial killer, il n'y a pas plus de similarité.

Le film en soit est plutôt bien réalisé même si ça manque de panache. Les amateurs de ce genre de film en auront probablement pour leur argent mais comptez pas sur le twist.

Parasite

Histoire :

Le film démarre sur une famille coréenne assez pauvre vivant dans un taudis en entresol. Alors qu'ils sont en difficulté financière, le fils de la famille se voit proposer un job pour donner des cours d'anglais à une adolescente de famille aisée.

Il parvient à se faire embaucher et ainsi grassement payer mais ça ne suffit pas. Il saute sur l'occasion pour également faire embaucher sa sœur afin qu'elle donne des cours d'art au jeune gamin aisé.

De fil en aiguille, le père et la mère se font également embaucher leur permettant de grandement améliorer leur train de vie. Alors que la famille bourgeoise part en camping pour l'anniversaire du ptit dernier tout va basculer.

Ressenti :

Excellent. Ça oscille de la farce, au thriller à la gentille comédie le tout sur fond de drame social.

C'est marrant à un moment le gamin sent l'odeur corporelle des gens. Enfin marrant, c'est un truc que je parvenais à faire aussi quand j'étais mioche mais que je suis désormais incapable de faire. J'ai l'impression d'avoir énormément perdu en odorat.

J'ai vu un claquos “Le rustique” sur la table à manger. Ça se trouve en corée ça ?

Le filmn est assez dur à cerner. Il n'a pas un point de vue purement manichéen. Il oppose clairement la haute et les gens d'en bas. Sauf que chaque camp est dépeint avec ses travers. On ne peut pas dire que le film est clairement anti-riche ou anti-pauvre.

mini-spoils

Le film a plusieurs phases. La première c'est l'intro des personnages et des situations.

La seconde c'est le recrutement progressif de la famille en tant qu'employés.

Ensuite ça bascule assez vite dans la débandade. Un peu à la manière d'une histoire fantastique, l'élément perturbateur extraordinaire vient faire son taff.

Et pour finir la résolution. Chaotique, brutale et violente et expéditive.

Chacune de ces phases est assez différente et chacune est super agréable à regarder. L'histoire est super intriguante et farfelue puis on se laisse happer.

Par contre à la toute fin, je suis persuadé que le fils qui rachète la maison n'est que fantasmé par le père. Alors que visiblement d'autres personnes pense que ça arrive vraiment.

Riche ou pauvre, il ne fait pas bon être la fille de la famille.

J'adore le design de la maison bourgeoise : ce salon immense avec ce parquet de folie et cette baie vitrée démentielle ! Wow. Et puis la cuisine est classe tout comme les chambres. Alors que l'autre baraque avec ses chiottes surélevés… voilà quoi.

Le film est très cool et se ne se cache pas derrière un facile “regardez ces salauds de riches”, bien au contraire.

Refont de la Homepage

Hey ça faisait longtemps que j'avais pas trifouillé mon site (non) du coup voilà c'est fait !

Je commençais à me lasser un peu de la page d'accueil. Les grosses boites colorées c'est cool mais … qu'est-ce que ça prend comme place !

J'avais dans l'idée d'adopter un design plus léger visuellement mais je crois qu'au final j'ai dévié. En gros ça s'est fait en deux étapes :

Pagination : OUTTTO

La pagination c'est le truc basique. Sauf que je commence à avoir un peu trop de contenu et donc j'en étais arrivé à 27 pages. Bien plus que de doigts et d'orteils du coup ça devient vraiment pas pratique à utiliser.

En plus un des problèmes de la pagination c'est que ce qui est aujourd'hui en page 2 (ou 17, hein, c'est qu'un chiffre pour l'exemple) demain ne le sera plus mais se retrouvera en page 6 (ou 17, c'est aussi un chiffre pour l'exemple). Du coup c'est au final vraiment pas pratique.

J'ai donc eu dans l'idée de dégager la pagination et avoir une seule longue page (comme d'antan) et/ou comme sur la capsule gemini de mon glog.

En cherchant un peu sur le web j'ai trouvé un ptit moyen simple dans un template Hugo pour classer par date et en groupant par année. Et c'est franchement pas mal du tout comme rendu.

Ni une ni deux je poste une première ébauche sur le Fédiverse et j'ai quelques retours variés. Et surtout le cher Chagratt qui m'a complètement perturbé (et je crois qu'il s'est aussi perturbé puisqu'il a commis un article également (il a dégainé le premier !).

Il m'a tooté que ce serait pas mal de n'afficher qu'un nombre limité d'article sur la homepage mais de rajouter d'autres infos/liens dessus. Et là je me suis dit banco !

En plus c'est vrai que la homepage avec absolument tous les articles ça fait une page avec un poids assez conséquent qui m'aurait exclu du club des 512KB (non j'ai pas postulé mais je pourrai, mais je ne l'ai pas fait même si je suis encore dans les clous).

Archives

Du coup, je conserve l'idée de la page avec absolument tous les articles listés et je nomme ça les archives.

Chaque post a donc la couleur de sa catégorie, la catégorie, un ptit ❖ que l'on peut survoler pour avoir le ptit résumé de l'article (easter egg), la date, le temps de lecture puis les tags. Ça me semble assez léger, l'affichage est assez clair.

En plus comme c'est groupé par année c'est légèrement plus lisible.

Et ce bout de template je vais le piquer pour en mettre un pout sur la home.

Sur la Home

Intro

Sur la Home j'ai donc mis un ptit speech de présentation (rhaaa ce que c'est dur à écrire et j'arrive jamais à obtenir un résultat qui me satisfasse. Je trouve ça limite cringe. Je suis trop nul en introspection pour ça.

Les derniers posts

Ensuite je fous les derniers posts avec la même présentation que sur les archives. C'est assez concis et tout.

Un lien vers les archives et une icône de RSS.

Toujours plus

Là j'ai foutu une explication des différentes catégories. À chaque fois c'est cliquable pour n'avoir que ça, un lien vers le RSS également.

Là j'avoue m'être fait plaisir à faire un peu de flexbox pour les boiboites. Du coup ça se range un peu comme elles peuvent et ça rend pas si mal. Le seul inconvénient c'est que ça ne peut pas resize plus petit que la largeur d'une boite. Mais franchement si un appareil ne peut pas en afficher une seule en largeur ça fait extrèmement petit.

Foutoir

Ici je guide un peu plus les lecteurs vers les différentes entrées du header. C'est vrai que c'était pas spécialement clair juste les icônes dans la barre de navigation donc là ça permet d'expliciter un peu plus.

En ayant en plus gardé l'icône et le texte coloré ça donne moins l'effet d'un mur de texte infranchissable (contrairement au speech d'intro).

Visionnages

J'ai aussi un peu rangé la section visionnages. J'y ait mis mon Marathon Stephen King ainsi que le marathon TOP 250 IMDB.

J'ai également mis un lien pour la section par année même si il est vrai que classer en vrac comme ça, ça n'a que peu d'intéret.

Moralité

CSS Grid c'est franchement chouette quand on prend le temps de s'en servir comme il faut. Le design reste responsive assez simplement.

En l'utilisant conjointement avec flexbox on peut faire à peu près tout ce qu'on veut beaucoup plus simplement qu'avant.

Bon j'ai quand même galeré un peu en tatônnant dans tous les sens mais j'ai fini par obtenir le résultat que j'avais en tête.

Les templates Hugo c'est vraiment chouette et pas si compliqué. Quatre ans plus tard je suis toujours convaincu d'avoir fait le bon choix.

L'allure me convient bien mieux. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve ça plus sympas qu'avant.

Il me reste juste à trouver une solution pour l'intro.

capture d'écran de la page d'accueil

Alors Alors ?

The Usual Suspects

Histoire :

Kint Verbal est l'ultime survivant d'une équipe de malfrat ayant défoncé un bateau et ses occupants. Il se fait pincer mais obtient l'immunité. L'agent Kujan souhaite quand même l'interroger afin de comprendre ce qu'il s'est passé afin de trouver qui est le cerveau derrière le coup.

On a donc un flashback de quelques semaines où l'on suit le déroulement de l'opération racontée par Kint.

Ressenti :

J'aime vraiment beaucoup ce film.

Il a un casting de dingue (j'adore la tronche de Chazz Palminteri, je comprends pas qu'il n'ait pas eu une filmographie plus remplie), c'est joliement filmé (pleins de ptits mouvements de caméra et de plans subtilement tournés), la musique est cool et l'histoire est vraiment cool.

Et puis c'est un film avec un twist final et ça j'adore au plus haut point. Je comprends pas que cette pratique ne soit pas plus répandue. Ça rend le film tellement plus cool.

Je suis désolé mais je peux pas en parler plus sans rien spoiler

Bon je vous balance le spoil direct comme ça ensuite je peux continuer : Kint Verbal ne fait que raconter des conneries lors de l'interrogatoire. Il est la tête pensante derrière le coup et s'avère être Keyser Soze et s'en tire sans rien. Il fake le fait de boiter, d'être maladroit, sa personnalité… bref tout.

Le film est ultra cool parcequ'il s'amuse avec son spectateur. Alors que l'on pense avoir un flashback des faits, on a en fait l'interprêtation des faits par l'inspecteur. Et du coup on a une vision erronnée des évènements. On se fait manipuler par Keyser soze comme ses victimes.

Et le montage appuie à fond ce truc. À de nombreuses reprises ce qui est montré n'est pas dans l'ordre parfaitement chronologique ou bien coup juste avant de voir une preuve qui fouterait tout en l'air. On nous montre un personnage en contre-jour, ce qui nous empêche de voir son identité. Le plan suivant, on a l'impression que Verbal Kint est en train d'assister à cette scène alors que pas du tout.

Bref, ce film est vraiment trop cool.

Une ptite anecdote marrante, c'est que les acteurs des cinq suspects pensaient tous être Keyser Soze, il n'y a que vers la fin qu'ils ont compris s'être fait berner.

Il doit être vu deux fois d'affilée.

Benicio Del Toro fait tout gamin dans ce film et à un accent vraiment galère à capter mais ça le rend bien drôle.

The Pianist

Histoire

Le film raconte l'histoire vraie de Władysław Szpilman incarné par Adrien Brody. Mais le film se concentre sur la période 1939-1945… vous me voyez venir ?

L'action se déroule à Varsovie alors que la pologne s'est fait envahir par les nazis. Le personnage qui est un pianiste reconnu jouante pour la radio publique va donc voir son quotidien basculer progressivement vers un enfer comme tous ceux de ses comparses juifs.

On y voit la création du ghetto juif de Varsovie et toutes les atrocités qui vont avec.

Ressenti

Sacré claque ce film ! Wow.

C'est … pfiouu sacré truc. Il est vraiment très dur. Le début est violent psychologiquement alors que c'est encore tout coloré. Mais plus le film avance plus ça devient terne, désaturé et tristouille.

Le film peut se comparer au film de Steven Spielberg, Schindler's list, vu qu'il aborde des évènements similaires. Il est par contre réalisé par Roman Polanski qui a lui vécu dans sa jeunesse dans le ghetto de Varsovie avec ses parents avant de les perdre. C'est donc un sujet qui lui est très personnel (ça n'excuse en rien son comportement immonde vis-à-vis des femmes, ne l'oublions pas !).

Je suis vraiment pas très bon en Histoire, c'est pas un sujet qui me passionne tant que ça et donc j'ai une mémoire vraiment très superficielle des évènements. Du coup je ne sais pas si je me fourvois complètement mais en tout cas le film semble super crédible. J'ai l'impression que ce film pourrait être un excellent moyen de découvrir ce qu'il s'est passé à cette époque. On comprend très vite les horreurs absurdes qu'ont fait subir les nazis aux juifs. La pression constante qu'à subit le peuple et donc pourquoi ils ne se sont pas plus rebellés.

Je trouve ce film au final plus fort et violent que la Liste de Schindler. Ici, on voit pas forcément plus de morts mais ici c'est montré sous un autre angle de vue. Dans le ghetto on nous voit un cadavre sur le trottoir mais personne autour n'y prend garde. C'est "normal" pour tous les personnages à deux doigts de trébucher dessus, plus personne n'est interloqué par ça.

Un enfant est tué devant la caméra dans une scène horrible mais pour autant ce n'est pas tourné comme si c'était si horrible que ça. C'est quelque chose de maintenant banal et plus révoltant.

Le film est pas du tout graphiquement violent. Pas de gore, pas de mise en scène attrayante, non juste du très basique pour ne pas donner d'emphase. Et c'est au final ça qui rend le film vraiment très impactant.

Le film est violent pour ce qu'il montre mais pas du tout la façon dont il le montre.

Un peu plus de compression pour le blog : brotli+avif

C'est marrant comme l'évolution technique de mon blog est au final dicté par les évolutions de mon hébergement mais aussi par l'évolution des navigateurs. Bon en vrai, ça parait tout à fait logique mais je m'imaginais plus maître de mes choix mais force est de constater que je ne peux faire que ce que me permet l'environnement logiciel…

Salade de Brotli

Bref, tout ça pour dire que j'ai enfin pu faire en sorte que mon ptit blog puisse utiliser la compression brotli. C'est un algorithme de compression assez moderne se débrouillant vraiment bien. Il permet d'être globalement un peu plus efficace que le vénérable gzip.

Bon, si vous utilisez les meilleurs paramètres de compression la différence n'est pas énorme mais c'est toujours bon à prendre. J'avoue qu'à terme je pense ne garder que le brotli et ne pas garder le gzip mais je vais rester comme ça quelque temps d'abord.

Côté serveur web

Les navigateurs savent tous lire des données compressées via cet algo. Je ne l'ai pas mis en place plus tôt car mon serveur web ne pouvait pas l'utiliser comme je le voulais. Mais avec Alpine Linux en version 3.13 on a enfin un paquet nginx-mod-http-brotli. Ce paquet permet deux fonctionnements :

  • soit on laisse nginx compresser à la volée les fichiers, ça ne nécessite aucune mise en place mais à chaque visiteur ça va faire bosser nginx, c'est pas un fonctionnement que je veux.
  • soit on lui fournit les fichiers en version normale mais également en version compressée en brotli et là du coup c'est plus léger en cpu.

Cette seconde façon de faire nécessite donc de compresser soi-même les fichiers à l'avance ce qui permet d'utiliser les options de compression les plus lourdes mais offrant donc les meilleures performances. Je vous détaille comment le mettre en place.

Allez hop ni une ni deux apk add nginx-mod-http-brotli on se rend ensuite dans votre fichier de conf nginx :

léger extrait /etc/nginx/conf.d/lord.re
server{
	…
	…
	gzip_static on;
	brotli_static on;
	…
	…
}

Juste en rajoutant une ligne et hop. Plus qu'à /etc/init.d/nginx reload et c'est bon c'est disponible. Si les fichiers existent et que le navigateur sait gérer le brotli (il voit ça avec les headers) nginx les enverra au lieu des fichiers originaux.

Côté compression

J'en ai déjà parlé mais je vous en remets une ptite couche : j'utilise le chouette static-compress qui est un ptit outil en rust fait exactement pour ce que je veux.

Pour le moment je l'utilisais pour le gzip mais il sait également sortir du brotli avec static-compress -c brotli -e br -j 16 -q 11 "/tmp/www/public/**/*.svg" "/tmp/www/public/**/*.html" "/tmp/www/public/**/*.csv" "/tmp/www/public/**/*.css" "/tmp/www/public/**/*.txt" "/tmp/www/public/**/*.xml" "/tmp/www/public/**/*.json" .

Bien entendu j'ai automatisé ça dans un hook git histoire de pas me faire chier. Mais avec ça vous aurez tous vos fichiers avec leur ptite extension .br

Voilà pour cette partie.

C'est l'avif !

avif est un nouveau format d'image avec un nom pourri. Ces images utilisent en gros le même codec de compression que le format av1 (le format du futur, j'en ai également déjà parlé (cool j'ai plus besoin de me répéter, j'ai plus qu'à me citer !)).

Du coup ça compresse largement mieux que le jpeg et même un peu mieux que le webp. Le webp est cool, c'est à peu près la même technique mais basé sur vp8. Son seul souci c'est qu'il a mis dix ans a être accepté par Firefox (ça émanait de Google, est-ce que ça a joué dans la balance ? 🤷 ).

avif quant à lui est déjà presque partout (c'est-à-dire Firefox et Chrome). Et j'ai bon espoir que les autres navigateurs y passent aussi, le plus touchy sera probablement Apple qui semble s'orienter vers le truc similaire mais proprio de chez MPEG-LA. Apple étant également membre de l'alliance AOM, on peut espérer qu'ils le supportent.

Côté HTML

Mais bon support ou non, avec HTML5 les problèmes de format d'image se sont grandement simplifiés avec la balise <picture> où l'on peut fourrer plusieurs <source srcset="" type="">. Du coup vous pouvez proposer la même image en jpeg, webp et avif et c'est le navigateur qui va prendre le format qu'il préferre.

Si le navigateur gère plusieurs formats proposés, il prendra le premier disponible donc pensez à mettre le format qui vous arrange le mieux en premier !

J'ai donc retouché mon shortcode hugo pour balancer les images à ma convenance :

layouts/shortcodes/img.html
{{ $img := $.Page.Resources.GetMatch (.Get "src")}}
{{ $name_splitted := split $img.RelPermalink "." }}
{{ $name_base := index $name_splitted 0 }}
<figure>
  {{ with .Get "link"}}<a href="{{.}}">{{ else }}<a href="{{strings.TrimRight "en/" .Site.BaseURL}}{{$img.RelPermalink}}">{{ end }}
  <picture>
{{ if ( in "svg ico" (index $name_splitted 1) ) }}
    <img src="{{strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $img.RelPermalink }}" alt="{{.Get "alt" }}" />
{{ else }}
    <source srcset="{{strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $name_base}}.thumb.avif" type="image/avif">
    <source srcset="{{strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $name_base}}.thumb.webp" type="image/webp">
    <img src="{{ strings.TrimSuffix "en/" .Site.BaseURL}}{{ strings.TrimPrefix "/" $img.RelPermalink }}" alt="{{.Get "alt" }}"/>
{{ end }}
  </picture>
  </a>
  <figcaption><h4>{{.Get "title"}}</h4></figcaption>
</figure>

Génération des images

Bon jai mon propre script shell pour générer mes miniatures. Je vous l'ai déjà montré à l'époque mais je suis en ce moment en train de pas mal le modifier donc c'est trop tôt pour vous montrer un truc potable.

Le logiciel pour générer les images en avif que j'utilise est cavif qui est tout petit et ne fait qu'une chose. Je l'utilise en l'appelant cavif --quiet --quality 35 input.jpeg --output output.avif et hop.

Vous allez voir que l'encodage prend un temps certain. J'ai été très agressif sur la qualité et j'ai parfaitement conscience que j'ai choisie un réglage bien plus fort que sur les autres formats et que la comparaison est donc biaisée. Cela dit je trouve la qualité obtenue largement suffisant pour des miniatures.

Voilà tout !

Bonus

une image qui sera présentée sur divers format

Si tout se passe bien vous devriez avoir le meilleur format que votre navigateur sait gérer.

PS

Ouaip, je sais que pour Firefox c'est pas encore supporté le avif, mais presque, ça sera dans la prochaine !

Je ne vous ai pas mis de galerie permettant de comparer entre les différents formats d'images à taille égale ou bien à qualité égale mais bon vous trouverez ça ailleurs sur le web ;-)

Ouai je sais j'ai mis un émoji, au moins on peut plus me traiter de boomer !

Seven Samurai

Histoire

Dans le Japon du XVIème siècle, un village de paysans surprend des bandits préparer un coup. Ils vont piller le village juste après la prochaine récolte. Les villageois envoient quelques-uns de leurs hommes partir en ville chercher des samurais prêts à les défendre contre seulement un peu de nourriture.

Il y a donc la constitution de l'équipe, puis la préparation dans le village et enfin l'assaut.

Ressenti

Bon, je me doutais que le film aurait un aspect vieillot. En noir et blanc, près de trois quarts de siècle au compteur et en plus qui choisit une époque médiévale, ça risquait d'être assez dur à regarder. Et bha pas du tout finalement comme quoi le film a plutôt bien vieillit !

L'histoire est assez simple et ne nécessite pas de connaitre la culture japonaise. Visuellement c'est assez beau quand même malgré son âge. C'est le dépaysement total.

Le film est une ode à la calvitie.

Les musiques sont très disparates, par-ci par-là quelques percussions et éventuellement un ptit coup de shamisen mais sans plus. D'abord très rares puis un peu plus présentes dans le film.

Par contre, là où le film fait daté c'est lorsque tous les personnages se regardent en se marrant. Ça rapelle forcément OSS 117 où ils parodient ça. Et puis il y a un entracte de cinq minutes à la moitié du film (parfait pour jeter un œil au fédiverse) !

Le film insiste beaucoup sur l'aspect misérable des paysans qui sont vraiment considérés comme de la merde. La risée des gens de la ville, pas vraiment considéré par les samurais, la proie des bandits… Et parmis les samurais, Kikuchiyo le rigolo de la bande, est le seul à comprendre à peu près les paysans étant lui-même issu de ce milieu. C'est au final lui qui permettra de faire le lien entre ces deux mondes même s'il semble ne pas le faire vraiment consciemment (je pense que si).

Les environnements ne font vraiment pas rêver : c'est boueux de partout, ça pleut à grosses gouttes souvent. Bon, ils traînent tous à moitié cul-nu donc il doit pas faire si froid mais quand même c'est pas idyllique. Les baraques trouées de partout qui crament, dormir à même les planches sans tatami et pour les chanceux avoir le droit à de la paille… Crever la dalle, se faire piller, non c'est clairement pas l'image du japon moderne ^__^

Le film est vraiment cool malgré sa longueur. Il a d'ailleurs inspiré un paquet de réalisateurs pour des remakes (dont des pornos, forcément avec un titre comme ça…).

Salyut-7

Contexte

Je n'avais pas entendu parler de cet évènement historique ni même du film. Mais heureusement Jaz me l'a suggeré dans les commentaires et donc me voilà à mater ça.

Histoire

En 1985, les Russes ont leur station spatiale pilotée à distance sans personne à bord qui percute quelques débris spatiaux. C'est petit et donc pas catastrophique mais ça endommage suffisament pour compromettre la mission au point de risquer de se faire désorbiter vers la Terre la station. En pleine Guerre Froide, ça pourrait être un sacré incident diplomatique et ça serait également vraiment mauvais genre face aux USA…

La situation exigente pousse donc dans la catastrophe les russes à envoyer une fusée avec à son bord un pilote et un ingénieur. Il leur faut parvenir à accoster la station spatiale qui est désormais incontrôlable et qui tourne un peu dans tous les sens. Ils devront ensuite tenter de réparer ou bien désorbiter de manière contrôler l'engin pour éviter de tomber à un endroit craignos.

Ressenti

J'ai vraiment pas une grande expérience du cinéma russe. J'ai vu un truc complètement over the top avec Hardcore Henry mais aussi le nanar des enfers Viy 2 et du coup j'ai un apriori assez négatif. Cela dit j'ai apprécié Sputnik qui de base est plus dans ce que j'apprécie, du coup en démarrant ce film je savais pas trop à quoi m'attendre.

Déjà techniquement c'est vraiment très propre. Niveau mise en scène ça fait très hollywoodien, les images sont jolies, le montage est habituel, les musiques sont basiques, bref, ça ne transpire pas le film russe cheapos qui veut trop en faire. Non non, ça fait grosse production bien travaillée et formattée. Et c'est franchement super cool.

Il y a une ptite vibe Gravity sauf que je trouve ça plus sympa (ouai j'ai pas vraiment adoré ce film malgré sa technique). Techniquement ils se sont donnés beaucoup de mal même si parfois on sent qu'ils ont eu recours à du tout numérique mais ça reste de haute volée.

Le film est vraiment prenant avec de gros enjeux et une pression constante des officiels du régime soviétique. Et je trouve le film pas si aveuglément pro-russe d'ailleurs. Il est même plutôt critique tout en restant tout de même vraiment digne face aux USA.

L'histoire est pleine de rebondissement bien que les évènements se déroulent au final sur assez peu de temps. Je ne sais pas exactement quelle est la part de vérité et de fiction dans tout cela, il faudrait se renseigner pour cela. J'ai vite fait vu que la partie incendie et retour à seulement une personne ait été inventée de toute pièce pour renforcer l'aspect dramatique alors que bon, il n'y avait ptet pas besoin de ça.

J'imagine que l'espèce de cache endommagé qui se fait enlever au dernier moment est aussi enjolivé mais bon ça permet au film de continuer à mettre la pression jusqu'à sa dernière minute.

Le film a eu l'intelligence d'ellipser la phase de préparation pour passer directement à l'action.

Bha merci beaucoup Jaz pour la suggestion, ça redore mon à priori sur les films russes. Vraiment chouette à tous les points de vue.

Peninsula

Histoire

Quatre ans après le début de la pandémie relaté dans Train to Busan, on suit ce coup-ci un ancien militaire ayant parvenu à fuire la Corée. Il est désormais réfugié à Hong-Kong et c'est pas un statut très prisé. Des mafieux lui propose un deal pour retourner là-bas histoire de récupérer 20 myions de Dollars. S'il y parvient il a le droit à la moitié.

Lui et sa ptite équipe improvisée retourne donc sur la péninsule Coréenne pour affronter les zombies afin de retrouver le pognon. Manifestement, il n'y a pas que des zombies mais également des survivants encore sur place.

Ressenti

Hmm c'est cool mais sans plus. C'est clairement une suite décevante.

Pourtant, on sent un film généreux. Plus d'action, de la course poursuite en bagnole, on nous montre un peu plus de l'univers. Ça pourrait le faire mais visuellement ça jure pas mal. Les effets visuels ruinent pas mal le délire.

Ce coup-ci il y a pas mal de courses en bagnoles. Et c'est vraiment dommage mais ça rend super mal aussi. Visuellement ça se voit à des km que ce sont des effets numériques et la physique est malmenée sévèrement ce qui sort aussi du film. Les voitures prennent des virages à 90° en se stoppant presque nette puis en étant à vitesse max un quart de seconde après, même un bon gros camion…

J'ai comme l'impression que le réalisateur a voulu se faire son ptit Fury Road au milieu des zombies. Mais n'est pas George Miller qui veut.

Bon après, j'ai l'impression de démolir le film mais il reste quand même pas mal. C'est très divertissant. En fait, il n'aurait pas été affilié au précédent film ça serait bien moins décevant. Train to Busan n'est pas non plus un chef-d'œuvre mais là c'est quand même bien moins bon.

Très dispensable.

Train To Busan

J'avais beaucoup aimé ce film lors de sa sortie au cinoche. J'aime bien les zombies et au final je vais assez rarement en voir au cinoche car … bha on va pas se mentir il y a assez peu de films de zombies. Enfin je veux dire assez peu de films à ne pas être de gros nanards.

Histoire

Le père de Su-an est un trader croulant sur le boulot et négligeant complètement sa très jeune fille. Celle-ci souhaite rejoindre sa mère se trouvant à Busan. Il décide donc d'aller la déposer par le train avant de retourner au boulot.

Manifestement certains passagers du train ne sont pas très bien éduqués et ont la fâcheuse tendance à vouloir grignoter les autres passagers. Et pan ! Des zombies dans un train, comment survivre à ça ?

Ressenti

Le film est ultra cool. Il n'apporte pas grand-chose de neuf au genre certe, mais tout ce qu'il fait est bien fait. Les zombies, ici, sont des rapides mais ils ont besoin de voir leur victime. Ce point est pas dégueu et apporte quelques opportunités.

Les scènes d'actions sont bien rythmées mais toujours compréhensibles, il y a de la bravoure, des moments où la bravoure à complètement disparue. Et puis on retrouve quelques thêmes facile : l'individiualisme c'est pas cool, la finance c'est pas cool… mais heureusement ça ne monopolise pas l'attention.

C'est marrant de voir que le film tente à plusieurs reprises de s'éloigner de son décor de train pour au final y retourner.

Visiblement il existe une préquelle animée nommée Seoul Station sortie juste avant. Mais il y a également une suite en film elle, nommée Peninsula.

Pleroma et les emojis

Votre petite instance de Pleroma est toute tristouille ? Faut dire que les emoji unicode sont bien trop sérieux. Il leur manque un ptit grain de folie.

Ils sont trop basiques mais par chance il est possible d'en rajouter. Mais si vous êtes comme moi, vous avez la flemme et que de toute façon vous n'en avez pas… bha… c'est foutu.

Foutu ? NON !

Il existe deux techniques pour en rajouter ! Bien entendu ce qui va suivre est à destination des administrateurs d'instance, si vous êtes simple utilisateur, embêtez votre administrateur (mais pas trop, ce sont de gentils ronchons).

1. Ajouter des packs d'emoji

Cette technique vous permet d'ajouter des emojis par packs entiers. C'est pas compliqué mais les packs sont pas si simples à trouver.

Par chance, vous avez ici une galerie qui en plus vous donnera la commande à lancer pour les ajouter.

Bon par contre si comme moi, vous êtes sur les verisons OTP de Pleroma la syntaxe est un chouilla différente. su - pleroma -s $SHELL -lc "./bin/pleroma_ctl emoji get-packs blobcat -m https://fedi.absturztau.be/emoji-packs/manifest.json

Une fois fait, pensez à recharger la page de votre navigateur.

Voilà, rien qu'avec ça vous avez de quoi bien agrandir votre collection.

2. MRF Steal Emoji

Bon les packs c'est pas mal mais souvent vous verrez passer des emojis sympas dans votre timeline. Et si il y avait un moyen de les voler directement !?

Pleroma intègre ce que l'on apelle les MRF qui est un système permettant d'effectuer des actions lors de la réception de toots. On peut y faire pas mal de trucs plus ou moins variés mais bon si comme moi Elixir c'est pas votre truc… bha on se contente des MRF existantes. Bon il y en a déjà pas mal.

En plus dans les versions OTP, vous ne pouvez pas rajouter de MRF vous-même, vu que c'est une version de Pleroma déjà compilée. Mais revenons à nos emojons : il y a la MRF Steal Emoji qui comme son nom l'indique vous permet de voler les emojis passant à portée de votre instance.

Il faut activer la MRF en question, puis lui indiquer la liste des instances sources qu'on autorise à piller.

Pour l'activer, rendez-vous dans l'administration via le ptit bouton en forme d'aiguille et de compteur tout en haut à droite.

C'est l'icône nommée 'administration' en haut de page

La troisième icône en partant de la gauche

À gauche, choisissez settings puis rendez-vous dans la partie MRF.

Il vous faut ajouter la MRF StealEmojiPolicy dans la liste de Policies.

Il faut maintenant configurer cette MRF mais pas de bol, pour le moment c'est pas faisable dans l'interface d'admin il faut donc retourner dans les fichiers de configurations comme des primitifs.

/etc/pleroma/config.exs
config :pleroma, :mrf_steal_emoji, hosts: ["maly.io","freespeechextremist.com","mstdn.io"]

Vous pouvez en mettre autant que vous voulez mais méfiez-vous, plus vous en mettez plus vous aurez d'emojis… Ça peut vite devenir le bordel.

Vous pouvez mettre des instances autres que pleroma (mastodon, misskey…).

Maintenant, lorsque votre instance vera passer des emoji en provenance des instances que vous avez renseignées, ils iront se rajouter dans votre collection dans /var/lib/pleroma/static/emoji/stolen . Comme ça sans rien faire vous allez avoir une ptite panoplie d'emoji à tooter !

Mojeek : un moteur de recherche indépendant respectueux de la vie privée

On parle beaucoup du web qui devient de plus en plus pourri. Que ce soit à cause de ses technos de plus en plus folles, changeant constamment et complexifiant de plus en plus la création de page web. Et ça c'est sans parler du fait que ce soit de plus en plus hostile pour l'utilisateur.

Surfer sans bloqueur de pub, sans faire gaffe aux cookies, avec le javascript activé sur des sites mainstreams (ouai la presse surtout, ce sont les pires) c'est pire que d'aller choper des cracks dans les années 2000. Vous allez être espionné, siphoné ptet même miner un peu de bitcoin et marqué.

Mais bon tout ça on en a déjà pas mal parlé même si j'ai pas trop abordé le sujet (tout a déjà été dit, non ?) vu que j'imagine que mon lectorat (haha, quelle importance ça me donne !) est je pense déjà pas mal sensibilisé à ces problématiques.

Here Comes Google

Et pour tout ça, je pense que Google a une énorme part de responsabilité. Il y a bien longtemps j'étais un fanboy google. Je me suis démené pour avoir un compte Gmail quand ça s'est créé et j'ai paradé comme un coq lorsque j'ai récup une invitation pour accéder au graal.

Mais depuis j'ai radicalement changé (d'avis). Je me suis dégooglisé il y a fort longtemps (il me reste quelques ptites bribes comme par exemple youtube qui n'a pas trop d'alternative possible (effet réseau, c'est là où se trouve le contenu) ou bien android qui est un de mes outils de travail). J'ai même ouvert et presque abandonné un site à charge contre google.

Bref, Google est devenu à mes yeux hostile envers le web. Que ce soit pour ses logiciels (chrome qui a tué la concurrence, pousse des standards constamment pour rendre la création d'une alternative à chaque fois plus complexe,…) mais aussi ses services. Son moteur de recherche a une position hégémonique depuis maintenant trop longtemps.

L'illusion du choix

Dans certains pays Google n'a pas une aussi forte part de marché mais en France c'est ça ou rien. Même Bing ne parvient pas à lui grignoter de sa popularité.

Pourtant on a déjà eu Exalead qui a tenté de devenir une alternative crédible il y a maintenant fort longtemps sans parvenir à quoi que ce soit. Et toujours dans le franco-français, on a eu les opportunistes de Qwant avec leurs méthodes douteuses (aussi bien techniquement qu'humainement visiblement et une gestion de projet toute fofolle,…) qui visiblement battent de l'aile mais ne meurent pas pour autant.

Il y a également tout un tas de services alternatifs pour la recherche comme StartPage ou bien Ecosia, Lycos (hahaha), Ask et même DuckDuckGo. Mais tous ces services ne sont pas exactement des moteurs de recherche mais plus des proxy : ils ne créent pas leur index et s'appuient donc généralement sur ceux de Bing ou Google. Ce sont en gros des interfaces apportant diverses fonctionnalités mais c'est tout.

Ils ont assez peu de valeur ajoutée et ne permettent pas d'aller à l'encontre de Google et Microsoft. Si vous voulez voir une ptite liste de moteur de recherche et de qui ils dépendent vous avez cette petite carte interactive.

Mon petit doigt me dit qu'un coup de pouce majeur serait d'avoir un bon index

La force d'un moteur de recherche réside en partie dans son algorithme pour rechercher/classer les résultats/comprendre l'intention du visiteur. Mais surtout l'autre grande partie est incontestablement l'index.

L'index contient toutes les connaissances du moteur de recherche. Toutes les pages qu'il peut vous donner en résultat sont issues de son index. Forcément, plus celui-ci est fourni et à jour meilleur c'est.

Et là, des services avec leur propre index il n'y en a pas des masses.

  • Google : le principal
  • Bing : le service de microsoft qui parvient à se maintenir à flot
  • Yandex : c'est russe et donc relativement peu utilisé par chez nous, j'avoue ne pas m'y être penché dessus
  • Exalead : moteur made in France par Dassault Systems et franchement j'avais une once d'espoir il y a quinze ans mais maintenant c'est manifestement de la bouse. En rentrant mon nom de domaine il ne me trouve pas… Ils ont même pas exalead.fr -__- Ils semblent pas vouloir être utilisé mais plus vendre leur technologie à d'autres boîtes.
  • ActiveSearchResults : un moteur de recherche où les webmasters doivent s'inscrire et faire différentes tâches pour être mieux placés. o__O
  • Gigablast : un moteur monté par une personne seule donc pour ça respect. Mais après l'UI est … vous verrez. Et puis pour ajouter une url faut un compte et payer 0.25$ pas cher mais payant…
  • Mojeek : ha bha voilà où je voulais en venir ! Je ne vous spoile pas tout de suite.

Créer un index est probablement une des parties les plus ardues. Il faut crawler le web constamment afin de trouver de nouvelles pages, retourner sur celles déjà existantes voir si elles ont changées, comprendre les pages pour tenter d'en extraire le sens… Ça demande beaucoup de CPU, de stockage, de ram et de bande passante. Et vu la taille gargantuesque du web aujourd'hui c'est forcément très compliqué.

Le monopole de Google

La position ultra dominante de Google fait que le web tourne autour d'eux. Quand Google décide de changer son algorithme pour favoriser un nouveau critère, une grosse masse de site va s'adapter afin de bien performer sur ce critère pour tenter de grapiller des places.

Après, bien entendu tout le web ne joue pas ce jeu, mais une grosse partie du web commercial en accepte parfaitement les règles et s'y plie. Par chance, ce n'est pas le web que je fréquente le plus mais je ne peux pas non plus l'éviter à 100%. Il y a quand même tout un web bien plus "calme" et respectueux de ses utilisateurs qui même s'il est bien moins visible est tout de même vaste et super intéressant.

Mais en plus d'avoir une influence sur les créateurs de site, il a également une influence sur ses utilisateurs.

Accoutumance

Quand on n'a connu que Google, passer à un autre moteur de recherche est déroutant. C'est pas la même présentation ni la même interface mais surtout les résultats semblent à côté de la plaque avec des sites biens moins usuels. Ils retaillent constamment leurs algos afin de mieux comprendre les requêtes des utilisateurs et au final leur recherche n'est donc pas neutre.

La première réaction de bon nombre de personne est “C'est de la merde, vite retournons dans nos pantoufles Google !”. C'est en partie dû au fait que Google réconforte ses utilisateurs en les plaçant dans une jolie bulle qui permet de protéger ses habitudes en ne voyant que le contenu très populaire et surtout en accord avec ses précédentes recherches.

Pourtant en utilisant un moteur alternatif se basant quand même sur ce même index, on a la même impression déroutante de ne pas récupérer les résultats qu'on espère. Comme quoi ce n'est pas l'index, mais l'algorithme de tri des résultats en fonction de l'utilisateur qui biaise les résultats pour un effet certe à priori plaisant mais au final très enfermant.

On devient dépendant de sa bulle et en sortir est tout tourneboulant.

</intro> <Mojeek>

Bon, j'espère que mon ptit exposé vous a plu. L'intro désormais finie, je vous ai préparé pour vous présenter un peu plus Mojeek.

Koikoukess ?

Il s'agit d'un moteur de recherche avec son propre index. Il a été créé en 2004 et grandit petit à petit depuis tout ce temps.

Et surtout, dès 2006, le service a choisi de respecter ses utilisateurs en respectant leur vie privée. Et franchement s'y atteler dès 2006 c'est assez surprenant. À l'époque ce type de discours n'était pas encore monnaie courante et encore moins une case à cocher dans la liste des arguments de vente (contrairement à aujourd'hui).

C'est une entreprise de Grands Bretons qui est spécialisée dans la recherche. Ils n'ont pas d'autres produits, ils ne revendent pas vos données, ne vous enferme pas dans une bulle, ne demande pas de pognon aux créateurs de site web et en plus ils ont leur propre infrastructure. Ils ne s'appuient pas sur le cloud Amazon ou Google ou Azure… Bref, ils font à peu près tout pour avoir leur indépendance.

Il s'agit d'une toute petit équipe de sept personnes. Ils n'ont pas connu encore de vague de popularité leur permettant de grandir plus que de raison. Du coup ils sont encore très concentrés.

En bref, c'est le seul moteur de recherche ayant son propre index qui respecte la vie privée de ses utilisateurs.

Techniquement ça donne quoi ?

J'ai fait quelques tests et apparemment les résultats sont les mêmes pour tout le monde (testés avec mon navigateur habituel et comparé avec une autre machine, avec une autre ip dans un autre AS avec un navigateur différent). Et c'est tout con mais du coup tu peux dire à quelqu'un "c'est le troisième résultat pour la recherche flan anglais", ça sera le même troisième résultat pour lui aussi. (Bon si vous modifiez vos préférences forcément ça pourra influencer sur l'ordre des résultats…)

Le moteur ne connaissant pas ses utilisateurs, il n'y a pas de bulle de filtrage et des résultats homogènes.

Après, il est possible (via un cookie) de personnaliser un peu ses préférences et donc d'obtenir des résultats un peu différents. Une option sympatique est le fait de pouvoir limiter le nombre de résultat provenant d'un même domaine. Vous pouvez également afficher la taille de la page et la date de crawl (quand la page a été indexée pour la dernière fois). Et enfin vous avez le désormais classique choix pour avoir un thême sombre.

À tout moment, vous pouvez vous rendre sur cette page vous montrant le contenu du cookie Mojeek. Vous verrez que ça ne contient que vos préférences. Et vous pouvez aller vérifier dans les entrailles de votre navigateur également, pas obligé de faire aveuglément confiance.

Selon leurs dires, ils ne gardent que quelques logs à des fins de statistiques sans conserver d'informations pouvant identifier les utilisateurs. Les adresses IP sont dégagées et remplacées uniquement par un identifiant pour indiquer le pays du visiteur. Mais bon comme partout, ça on ne peut pas vraiment le vérifier.

Quoi qu'il en soit, ça reste une boite européenne (allez, revenez dans l'UE, on vous aime bien) qui n'axe pas son business sur les métadonnées et la revente de vie privée. D'ailleurs ils n'ont pas trop de business model pour le moment. Ils cherchent un peu des pistes mais se veulent rassurant sur le fait de toujours poursuivre leur engagement vis-à-vis des utilisateurs.

Leurs serveurs ne sont pas éparpillés partout dans le monde mais seulement au Royaume-Uni ce qui peut être un poil chiant pour les utilisateurs mais par chance pour nous petits français ça n'a pas d'impact sur la latence et la vitesse d'utilisation. Mais ptet moins agréable si vous êtes éloigné.

Ouai mais les résultats ?

C'est pas top sans non plus être horrible. Je m'y suis mis par défaut depuis une semaine et il m'arrive de retourner à DuckDuckGo pour certaines recherches. Mais bon je dirai que ça me convient pour au moins les deux tiers de mes recherches.

capture d'écran de la page de résultats.

C'est très épuré et surtout sans embrouilles

Si chacun pouvait enlever 10% de ses recherches de Google vers Mojeek ce serait énormissime (ouai je suis rêveur).

Un ptit truc qui manque est de pouvoir n'afficher des résultats que dans certaines langues. J'aimerais bien n'avoir que des résultats en anglais ET en français. Des résultats en allemand ça me fait un peu une belle jambe.

Concernant la recherche d'images, ils ne le font pas eux-mêmes. Ils ont délégué ça à deux entités : pixabay (qui ne fonctionne pas vraiment) et bing (qui fonctionne bien). Ce compromis ne me gêne pas, on peut imaginer que le jour où ils auront plus de thunes ils s'y pencheront. Cela dit, je ne me fais pas d'illusion face à la tâche titanesque que ça représente.

Ils ont quelques ptites astuces pour chercher un peu plus efficacement pour n'afficher que les résultats avant ou après une certaine date. Ou bien ne limiter la recherche qu'à l'url ou bien uniquement dans un site précis. Vous retrouverez ça dans cette page d'aide.

Un ptit truc que j'aime bien c'est de taper l'url d'un site ouaib dans leur recherche, ensuite ils vous mettront un ptit champs de recherche pour chercher que dans ce site précisément. C'est un ptit détail tout con mais l'expérience utilisateur est pas pourrie.

Et mention spéciale : leur site marche parfaitement sans JS.

C'est recommandé ?

Ouaip ! Si vous voulez militer un peu contre Google et ses travers.

Non ! Si vous attendez à avoir les mêmes résultats que Google qui connait tout de vous.

Il faut être prêt à faire quelques concessions et prendre de nouvelles habitudes. Mais que voulez-vous, combattre un mastodonte n'est pas de tout repos.

Je ne prétends pas que ce moteur peut remplacer tous les autres dès aujourd'hui mais il peut répondre à déjà pas mal de requêtes.

Récap 18 : Janvier 2021

Voilà, la fameuse année 2020 est définitivememt terminée. Et on vient de finir le mois de l'enfer avec tout ses "bonne année bonne santé bonne blablablab".

Blog

J'ai l'impression d'avoir beaucoup blogguer ce mois-ci. Pas mal de temps libres à regarder des films du coup ça fait pleins de ptits articles mais surtout j'ai aussi sortit des articles plus techniques (on m'en réclame, ça met la pression !).

J'ai aussi retravaillé la config d'Hugo pour lui faire générer le glog pour gemini. C'est pas encore 100% au point mais c'est déjà pas mal. Les liens sont tous pétés je sais mais bon j'ai pas de solution propre pour le moment. Merci à PengouinPdt pour son article à ce sujet.

Ayant encore envie d'écrire, je me suis mis à traduire deux "vieux" articles. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas fait. J'ai pas trop l'habitude de rédiger en anglais. Je lis parfaitement l'anglais mais l'écrire est une gymnastique que je ne pratique pas assez. Les tournures coincent un peu. J'ai l'impression d'avoir un anglais très scolaire, lourdingue moche.

En bref ce mois-ci : 5 articles, 33 commentaires, 24 visionnages, 514116 requêtes, 48208 visiteurs uniques pour 16.76 Go de trafic.

Films

Beaucoup de film ce mois-ci. D'ailleurs concernant ma résolution de me faire une grosse partie du TOP250 IMDB j'ai pas mal progressé avec 14 films du classement rien que ce mois-ci !

Jeux

Graveyard Keeper

Superbe petit jeu par la boite Lazy Bear. Je connais pas l'histoire derrière le jeu, mais j'imagine que les devs ont aimés Stardew Valley et ont voulu faire le leur. Donc ouaip, c'est très ressemblant mais c'est pas non plus un copié/collé.

Le jeu utilise les mêmes mécaniques, un personnage qui arrive dans un endroit et se retrouve à devoir récupérer la ferme familliale le cimetière du village. Mais en plus de ça, il va devoir gagner la confiance du village, tenter de s'enrichir un peu au passage, s'occuper de son potager, retaper l'église, pourquoi pas monter sa propre taverne ou bien aider un camp de réfugiés, pêcher, explorer un donjon… De quoi s'occuper avec des tâches pas mal variées.

Le jeu s'inspire donc énormément de son aîné mais a sû prendre quelques distances concernant l'aspect social. Ici, c'est bien plus survolé et gagner la confiance des différents habitants signifie surtout faire quelques petites quêtes souvent de type fedex on va pas se mentir. Ce point est donc bien inférieur à Stardew Valley mais franchement ça m'arrange, c'était pas le point qui m'intéressait le plus.

Par contre sur de très nombreux points, Graveyard Keeper est bien supérieur. L'expérience de jeu est bien plus agréable sur de nombreux ptits détails. La gestion des outils est simplifiée : il vous suffit d'avoir l'outil dans votre inventaire pour pouvoir réaliser les actions correspondantes. Je m'explique : si vous avez besoin de bêcher le sol, vous n'avez pas besoin d'aller dans votre inventaire sélectionner la bêche puis bêcher. Là, si vous l'avez dans votre inventaire pouf ça suffit. Pareil pour miner/couper du bois/attaquer un ennemi. C'est bien plus sympa, plus besoin de passer son temps dans l'inventaire à switcher d'outil constamment.

Un autre détail, c'est la suppression de l'absolue nécessité de pioncer chaque nuit sous risque de tomber fatigue et d'être pénalisé. Là, vous pouvez découcher, bosser toute la nuit, vous promener… on vous fera pas chier pour rentrer avant 2h du mat. Fini le rush d'arroser ses plantes puis de partir en expédition en ayant préparer l'inventaire la veille afin de grapiller le plus de secondes possibles. C'était vraiment le point qui me frustrait le plus dans Stardew.

Un point vraiment sympa dans ce jeu, c'est que les ptits trucs fastidieux qui deviennent un poil chiant et répétitif mais qui sont nécessaire et pas encore prise de tête au début du jeu peuvent être automatisé en avançant dans sa partie. Étant un gardien de cimetière, vous avez la lourde tâche d'enterrer les cadavres que l'on vous apporte mais vous allez découvrir le moyen de les transformer en dociles zombies. Une fois fait, vous allez pouvoir les faire bosser pour couper du bois, miner de la féraille et du charbon, s'occuper de vos plantations… Et c'est ultra bien pensé et très progressif. En début de partie c'est normal de devoir couper du bois pour comprendre la mécanique et avoir un sentiment de progression. Mais une fois la partie très avancée, cette mécanique n'a plus trop d'intéret et est juste chiante mais le fait de pouvoir l'automatiser permet de se libérer pour faire d'autres tâches. On ne reparle des conjoints inutiles dans Stardew ?

Le jeu est assez drôle dans ses dialogues. Les DLC apporte d'ailleurs énormément de background aux différents protagonistes ce qui faisait un poil défaut dans le jeu de base.

Visuellement le jeu est sublime. C'est du pixel art des plus raffinés avec des effets de lumières et d'ombres de toute beauté ! Les sprites sont assez fins et surtout ils utilisent des techniques modernes avec des textures pour faire du normal mapping qui rend super bien. Le monde est pas si petit que ça (comparé à Stardew je dirai que c'est 15% plus grand) et super choupignou.

Si vous voulez profiter à fond de l'expérience, je vous conseille de prendre ses deux DLC dès le début et non d'attendre d'avoir fini le jeu pour vous y pencher.

Nuxeries

Alpine Linux nous a pondu une nouvelle version. Et dans celle-ci il y a surtout PostgresQL qui passe en version 13. J'ai donc uppé mes quelques postegrs qui tourne. Ça se fait à base de backup de la vieille version puis upgrade puis restauration de backup.

Vrac

Juste un ptit lien vers Mojeek. C'est du teasing.

Supprimer ses vieux toots sur Mastodon ou Pleroma

Je me traîne mon instance Pleroma depuis plus de deux ans maintenant. Donc mon compte dessus a grandit grandit grandit et contient donc un peu trop de toots à mon goût. Plus un toot est vieux moins il a d'intéret (sauf cas exceptionnel) du coup autant le dégager, non ?

Si on est administrateur soi-même, on peut le faire à la bourrin en allant direct tripoter ça dans la base PostgresQL. Si on est simple utilisateur (ou si on ne se sent pas d'aller mettre les mains dans le camboui) on peut utiliser le logiciel Ephemetoot.

C'est un ptit soft en python utilisant l'API de Mastodon (et donc compatible Pleroma) pour demander la suppression d'un toot. Il se configure pour ne toucher que les toots ayant un âge. Il vous permet également d'en faire une sauvegarde locale sous forme de fichiers json.

Supprimer ses vieux posts

Pour virer ses vieilles publications il existe un ptit outil en python bien sympathique : ephemetoot.

Installation

Vous l'installez via pip install ephemetoot --user et ensuite il va vous faloir le configurer. Mais avant il vous faut un token d'autorisation en lecture/écriture.

Création de token pour Pleroma

Pour générer ce token vous pouvez utiliser cette petite page web. Vous entrez l'url de votre instance, votre pseudo et dans le scope vous choisissez read write. Vous cliquez sur publish access_token ce qui vous redirigera vers votre instance pleroma.

Vous vous y connectez et cela devrait vous donner votre token (une suite de caractères).

Création de token pour Mastodon

Rendez-vous dans les paramètres de votre compte mastodon. Dans Development cliquez sur New Application.

Là, renseignez un nom ("ephemetoot" fera très bien l'affaire) et cochez les cases suivantes :

  • read:accounts
  • read:statuses
  • write:conversations
  • write:statuses

Et Submit vous ramènera à la page précédente. Maintenant, cliquez dans la liste sur l'application que vous venez de créer ("ephemetoot" ?) et là vous trouverez votre access token.

Configuration

Vous pouvez désormais lancer la commande ephemetoot --init Vous répondez honnêtement à chacune des questions ce qui vous créera un fichier de conf.

lord@hermes ~ ephemetoot --init

Create your config.yaml file.

For help check out the docs at ephemetoot.hugh.run

Access token: w××××sVLx0eZjqGI××××××××××××××××××cYpZCO0
Username(without the '@' - e.g. alice):lord
Base URL(e.g. example.social):pleroma.lord.re
Days to keep(default 365):50
Keep pinned toots?(y or n):y
Toots to keep(optional list of IDs separated by commas):
Hashtags to keep(optional list without '#' e.g. mastodon, gardening, cats):
Visibility to keep(optional list e.g. 'direct'):direct
Archive path(optional filepath for archive):/tmp/archives

FEU !

Il ne vous reste plus qu'à la lancer et au bout de quelques secondes vous devriez le voir bosser en évitant certains toots, en en supprimant plein et en archivant tout ça là où vous l'avez spécifié.

lord@hermes ~ ephemetoot

============= EPHEMETOOT v3.1.0 ================
Running at Fri 29 Jan 2021 17:14:12 +0000
================================================

Fetching account details for @lord@pleroma.lord.re
Checking 3502 toots
👀 skipping direct toot - A3gwkp94Z6eZy8E9dQ
👀 skipping direct toot - A3ZRLkczlaBM284IEq
👀 skipping direct toot - A3RAUHHzBf7MBIacuu
👀 skipping direct toot - A3QC5jXf0p3fJgNyBU
👀 skipping direct toot - A3QBVsFNAaYttDjTY8
👀 skipping direct toot - A3MrrOQ689K7nx2x7Y
👀 skipping direct toot - A3MroxsvodfMveNLbE
👀 skipping direct toot - A3K8inRWqEQSYKK4lk
👀 skipping direct toot - A3JllaUPA3emIi1v6m
👀 skipping direct toot - A3AtgeHuf5CXqPhgci
👀 skipping direct toot - A3AtLX5aEQYPR6rrAe
👀 skipping direct toot - A3AsbTvFfmtmIJ4nC4
👀 skipping direct toot - A2u4EaCK4ThmrKad5k
📌 skipping pinned toot - A2QuN2EOvnn7w15zo8
👀 skipping direct toot - A2Ih1FLGeURHYcuMpk
👀 skipping direct toot - A2Cq50eExXR3mYtN44
👀 skipping direct toot - A2CpxT8BB1J3ntIfku
👀 skipping direct toot - A2CptiywIk45o3C18y
👀 skipping direct toot - A2CppX6OWnXbnsgIfQ
👀 skipping direct toot - A2Cpf0VeqqkRp8Tksy
👀 skipping direct toot - A2CpaTT7kqkwBu8GQK
👀 skipping direct toot - A2CpMWMqBGlJ7vXX2O
👀 skipping direct toot - A2CpBX8QzDbGK2YuXI
👀 skipping direct toot - A29kZEM7NPENmgYyFU
👀 skipping direct toot - A23tn3jbOcbdXJSO92
❌ deleting toot A23qUx0jM9vZbl8sO8 tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23jR3vizPSkEL01rM tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23feNA8Oa2VpIpZdQ tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23e3QN7Os7F6yioca tooted 10 Dec 2020
❌ deleting toot A23VPVcreCoEBpXibI tooted 10 Dec 2020
…
Removed 834 toots for lord@pleroma.lord.re.

---------------------------------------
🥳 ==> 🧼 ==> 😇 User cleanup complete!
---------------------------------------

Voilà ça peut prendre pas mal de temps. Mais au moins vous pourez regarder des emojis dans votre terminal.

Il peut arriver que le serveur vous envoie chier si ça va trop vite mais il existe l'option --pace pour contrer ça.

BONUS : Mumuse avec les archives

Vous allez donc vous retrouverez avec tous vos toots dans des fichiers json dans le dossier d'archive que vous avez défini (/tmp/archives/ dans mon cas).

Pour mon blog j'utilise un ptit script qui me liste les mots les plus fréquents et j'ai voulu faire passer ça sur mes toots pour voir un peu ce que ça donne. Du coup il faut adapter un peu pour extraire les données.

cat *.json | jq -r '.pleroma .content' > /tmp/total

Le fichier /tmp/total contient tous les textes de vos pouets. Voilà, faites-en ce que vous voulez ;-)

The Wolf Of Wall Street

Contexte

C'est un biopic sur la vie de Jordan Belfort. Après les évènements relatés dans le film, il a écrit son autobiographie qui servira de base à cette adaptation par Martin Scorcese.

En ce moment ça parle beaucoup des dérives de la bourse du coup ça m'a donné envie de me refaire ce film.

Histoire

Jordan Belfort débute sa carrière de courtier à Wall Street pile au moment du crash boursier de 1987. N'ayant plus vraiment de boulot à cause de cette situation, il finit par monter sa propre entreprise à lui en lui donnant une histoire bidon. Il se spécialise dans les actions les moins chères d'entreprises assez peu solides et surtout inconnues afin de ne pas avoir trop de concurrence, de viser un public non averti et surtout pouvoir gonfler ses marges.

Son entreprise rencontre un succès immédiat et de là change de style de vie. C'est la débauche totale, l'argent coule presque autant que la drogue et ce qui va avec…

Ressenti

Le film dégage une énergie folle. Il est ultra rythmé avec des scènes de liesses totales, des orgies, des discours, de la bamboche absolue… Il y a du cul constamment, ça se chnouffe tout le long du film. L'ambiance est folle et les personnages sont impressionnants.

Leonardo DiCaprio est quand même l'un des meilleurs acteurs actuels, non ? Il parvient à rendre un personnage extraordinaire tout à fait crédible. Les scènes où il est complètement défoncé sont trop bien, particulièrement celle où il est à moitié paralysé. C'est ptet le film où il m'a le plus impressionné (probablement avec What's eating Gilbert Grape). Il a bien mérité son salaire de 25M$ pour ça.

J'aime bien le fait que Dicaprio parle directement au spectateur "vous n'avez pas de chance, vous." Déjà, de base j'aime bien quand il y a un narrateur. Point bonus pour un narrateur omniscient pas forcément dans l'histoire mais là un narrateur qui parle à son public c'est encore mieux.

Le choix des musiques est excellent. C'est dommage que ça ne soit pas plus présent. :-/ Ils auraient pu foutre Smokestack Lightning pendant les trois heures que je ne me serai pas plaind.

Jordan Belfort et sa femme au pied se faisant la gueule

Au pied de la trump tower ce plan est vraiment très beau.

Le film est ultra drôle. J'ai pas vu beaucoup de films de Martin Scorcese mais celui-là est clairement le plus fun de ce que je connais. Entre les situations complètement absurdes, les dialogues avec des personnages extrèmement hors des normes et la décadence, il se passe toujours des trucs wtf. Certains des personnages sont particulièrement cons et sont pourtant parvenu à grimper très haut sur l'échelle du rêve américain. C'est à la fois drôle de les voir raconter des conneries plus grosses qu'eux mais c'est aussi effrayant de voir que du coup à ce niveau il n'y a plus aucun rempart contre ce qu'ils font aux autres. Le terrifiant pouvoir de l'argent.

Toujours concernant l'humour, certains petits rôles (le banquier suisse et tante Emma) permettent d'ajouter des scènes hilarantes où l'on a le droit aux pensées des personnages lors des dialogues. Ça contraste avec le reste du film mais en plus c'est hilarant. Quasiment toutes les apparitions de Leonardo pourraient être à l'origine de memes.

Cet extrait, sans son, je peux me le regarder en boucle et ça me fait toujours rire. Entre Jonah Hill sérieux mais atteint et surtout DiCaprio qui délire complètement à deux doigts d'exploser de rire en se foutant de la gueule de son comparse, je ne peux pas m'en lasser. Je les entends bien dire “Steeeee-ve Ma-Dden”

Le film n'est clairement pas à montrer à tout le monde. Ça déborde de cul. Il y a des meufs à poil constamment. C'est vraiment les bouts de viande donnés en pâture aux traders.

spoilers

C'est un film de type rise&fall où l'ascencion est rapide mais la chute encore plus rapide. Au final, le héro n'est pas si immonde que ça. Certe il a une hygiène de vie déplorable et est particulièrement fier de ses fêtes à la saucisse. Mais à côté de ça il n'a pas d'accès de violence physique envers sa femme ni envers personne d'autre, il enfume les ptits porteurs et surtout les riches mais bon j'ai envie de dire que quand tu joues en bourse tu fais partit du problème. Bref, le mec est surtout volage et a su profiter du système et ne connaît au final une chute pas si douloureuse que ça. La prison semble pas si désagréable avec ses cours de tennis…

À sa sortie, une fois sobre, il continue le business en vendant ses techniques via des séminaires et des bouquins (et des droits pour ce film ^__^). Et le pire c'est qu'il parvient à très bien en vivre… C'est une société bien hypocrite quand même.

J'adore ce film. Les acteurs sont bons, le scénar est foufou et pourtant tiré d'une histoire vraie et wow qu'est-ce qu'il est drôle comme film !

No Country For Old Men

Histoire

En 1980, Josh Brolin chasse tranquilou près de la frontière méxicaine, dans le désert du Texas. Il finit par tomber sur quelques pickups et des cadavres de-ci de-là. Il trouve également une grosse quantité de drogue et une mallette avec une grosse quantité de pognon. Un homme salement blessé l'implore de lui filer de la flotte mais se fera snober.

Notre chasseur rentre chez lui plutôt content de son butin mais en pleine nuit ne parvient pas à dormir et décide de retourner apporter de la flotte au pauvre grars mourant. En pleine nuit, il revient sur ce lieu assez étrange. Bon bha, le dernier survivant n'est plus … survivant mais surtout Josh Brolin se fait remarquer et poursuivre par des gens pas supers intentionnés mais il parviendra tout de même à s'en extirper.

De retour chez lui, il organise sa fuite avec sa femme d'un côté et lui de l'autre. Mais il sera pris en chasse par Javier Bardem qui incarne ici un tueur psychopathe bien décidé à récupérer le pognon.

Ressenti

Le film est vraiment lent. Je l'avais déjà vu à l'époque et m'étais endormi mais là, j'ai tenu et franchement le film est cool.

Visuellement il a une pâte super agréable. C'est le boulot de Roger Deakins le directeur de photographie qui bosse toujours avec les frêres Coen mais aussi Denis Villeneuve. Et là, on a un truc qui ressemble de pas loin à Sicario et c'est pas peu dire que j'adore l'esthétique de ce film. Ici, c'est pas aussi hypnotisant mais pas loin. Ce sont les mêmes genres de paysages avec ce soleil écrasant, des gros plans faisant apparaitre les imperfections de peau des persos, des plans à la caméra fixe et où les acteurs bougent peu (parfait pour giffer)… C'est vraiment très joli.

Le film n'a quasiment pas de musique mais ça ne m'a pas manqué non plus. Ça permet d'avoir d'autant plus de tension dans les scènes qui le nécessitent.

J'aime beaucoup les films drôles des frêres Coen et là… bha c'est pas un film drôle du tout mais il y a quand même pas mal d'instants où je me suis bien marré. Ce sont des ptites répliques ou des situations mais ça reste au final subtil et surtout la violence et l'action à côté prend le dessus.

Javier Bardem avec une coupe de cheveux immonde et un sourire dérangeant

Je peux pas ne pas mettre une image de lui pour illustrer

Javier Bardem est vraiment super dérangeant et très flippant alors qu'il est d'un calme olympien. Il massacre sans en avoir rien à foutre, il ne semble même pas prendre de plaisir à buter les gens. Entre son arme à air comprimé qui laisse pas de trace, son fusil à pompe avec un silencieux (wtf) mais surtout sa coupe de cheveux de Playmobil il a tout pour foutre la trouille.

À un moment du film Woody Harrelson se rend chez le grand patron et lui sort une phrase étrange comme quoi il manquerait un étage dans l'immeuble. Je sais pas trop si c'est une référence à un autre de leur film ou si c'est juste un ptit coup de pression de la part du personnage pour dire qu'il soupçonne un truc de louche. Mais bon, il sait pertinnement qu'il doit récupérer du pognon et de la drogue donc si c'est une allusion qu'il sait qu'ils cachent de la drogue là-bas ça n'a que peu d'intéret (venant de la part d'un perso qui semble assez intelligent…).

spoilers

L'histoire est assez frustrante :

  • si l'on s'accroche au personnage de Josh Brolin parcequ'il se fait crever sans qu'on sache vraiment comment vu que ce n'est pas montré. Toujours est-il que c'est par des méxicains que l'on a visiblement pas vu auparavant. Donc malgré tous ses efforts il ne parvient pas à ses fins et en plus pour les spectateurs c'est pas montré.
  • si l'on s'attache à Tommy Lee Jones parcequ'il ne parvient pas à chopper la thune, la drogue, Josh Brolin, Javier Bardem ou les méxicains. Il part à la retraite tout tristouille en pleine dépression.
  • si l'on s'attache à Javier Bardem (heuu posez-vous des questions si c'est le cas). Il ne parvient pas non plus à ses fins mais décide de quand même buter la femme de Brolin sans y prendre de plaisir. Et puis globalement avec tout le mal qu'il se donne il ne parvient pas non plus à ses fins.

Au final tout se désamorce un peu tout seul comme un deus ex machina inversé. C'est déroutant et frustrant mais au final c'est tellement rare que j'ai bien aimé.

Le film est excellent. Mon premier visionnage ne m'avait clairement pas inspiré mais là j'ai beaucoup aimé. Malgré le rythme bien trop lent j'ai beaucoup aimé l'humour, la tension et même les quelques scènes d'actions. Visuellement c'est beau, les acteurs sont cools, l'histoire sympa même si frustrante.

Braveheart

Freeeeeedooooooom !

Je découvre le film 25 ans après tout le monde. J'ai bien entendu vu des images, des extraits et tout mais jamais vraiment vu ce film.

Et pourtant, j'aime bien Mel Gibson et là il est l'acteur principal mais aussi le réalisateur.

Ce film retrace la légende de William Wallace qui au début du quatorzième siècle s'est opposé aux anglais. On a donc le droit à 3h de braves écossais en kilt hurlant pour se donner du courage pour affronter ces fiéfés rosbeefs.

Ce film a de l'allure. Les affrontements sont dantesques, l'histoire est ultra cool, les décors sont crasseux, il y a de la trahison dans tous les sens et donc des retournements de situation. Le film n'hésite pas à être cru en montrant bien la violence des affrontements.

Il existe d'ailleurs une version longue qui s'attarde bien plus longuement sur une scène de torture bien graphique. D'ailleurs le film a été assez mal reçu du fait de sa violence trop présente au goût de certain. Perso, étant pas mal habitué aux films gores et compagnie ça ne m'a pas choqué du tout, surtout que ça reste quand même un film relatant une révolution… donc pas un truc à priori clean. Je pense qu'aujourd'hui il choquerait bien moins.

Le film a également été pas mal moqué pour sa vision de l'Histoire qui est fausse sur quelques points :

  • La Reine n'avait que 5 ans à la mort de William … si vous voyez ce que je veux dire.
  • William n'était pas le paysan du coin mais déjà un chevalier avant de commencer son épopée.
  • L'écosse n'était occupée que depuis un an avant l'insurrection.
  • Le Braveheart n'était pas William Wallace mais le roi Robert Bruce.
  • Pas de kilts à cette époque.

Le film date d'avant la généralisation des effets visuels numériques même s'il y en a un peu ça reste majoritairement des effets pratiques. Visuellement c'est très … analogique avec un grain pas trop présent mais quand même visible. On a le droit à tout un tas de décors de là-bas (donc bien verdoyant et boueux (j'ai une belle image de l'Écosse, hein ?)) et avec des chateaux des vieilles baraques en pierre et en bois. Ça a dû être un sacré boulot de créer ces décors avec tous les accessoires et les costumes. On en a pour son pognon.

J'aime bien le look écossais avec ces grands kilts qui se remontent à l'épaule et avec ces couleurs assez marrons sombres alors que le kilt cliché que l'on voit maintenant est assez moche. Je comprendrai jamais pourquoi ils ont pu avoir un tel costume traditionnel alors que … bha … le climat là-bas ne s'y prête pas tant que ça.

Bon, bha c'était cool comme film, rythmé, joli et intéressant avec un casting qui a de la gueule.

honest Thief

Encore un film où Liam Neeson est gentil et où il va rétablir l'ordre et la vérité et surtout la justice.

Le gars est un braqueur qui parvient à dévaliser des banques sans être remarqué ni rien. C'est un mec super fort minutieux et surtout sans violence.

Il rencontre une femme et souhaite donc se poser et arrêter ses conneries. Il téléphone au FBI et convient d'un rendez-vous pour se rendre ainsi que tout le pognon qu'il a chourré.

Mais les deux agents en charge du rendez-vous, vont préferer prendre le pognon rien que pour eux. Trahison, vengeance toussa…

C'est … pas mal fait mais tellement convenu et sans surprise. On a le droit au cliché du coup de foudre, du voleur gentil qui n'a fait ça que parceque son père s'est fait escroquer, l'ancien marines qui n'a en vrai jamais buté personne (mais qui ne s'offusque pas de tirer sur des gens et de traîner à côté de cadavre on ne peut plus frais).

Je comprends pas qu'on ait collé cette étiquette d'acteur de film d'action à Liam Neeson, je le trouve vraiment pas badass et en plus maintenant qu'il est soixantenaire c'est encore moins crédible.

Ptain ils ont Robert Patrick et ils savent pas s'en servir du tout. À première vue il a un bon rôle et tout puis… pouf non. Franchement quand tu as un T-1000 tu le fous pas en personnage de second rôle, tu le fous tout en haut, merde !

J'en ai déjà trop écrit sur ce film, c'est vraiment très moyen (comme tout film d'action avec Liam Neeson).

Accéder à Matrix depuis Weechat en 2020

J'ai déjà déclaré mon amour à IRC de nombreuses fois sur ce blog. Mais je dois avouer que Matrix prend tellement d'ampleur que … bha … il faut y être aussi.

Et comme le dit si bien XKCD je suis pas prêt à quitter mon client irc. J'ai un peu expérimenté avec Vector Riot Element (pfiouu va faloir choisir à un moment donné) et c'est clairement pas ma tasse de thé. L'interface est énorme visuellement, c'est lourdeau, ça bouffe une quantité de ram impressionnante, faut prendre sa souris pour un oui ou pour un non… bref c'est trop kikoo moderne pour moi.

Du coup j'ai à peine survolé vite fait la liste de clients matrix (c'est vraiment cool de la part de matrix d'en présenter comme ça sur leur site officiel). Et j'ai pas trouvé de client qui me fasse vraiment rêver. Il y a plein de clients natifs, dans pas mal de frameworks, dans plein de langages différents.

Bon par contre niveau client en TUI c'est bien plus rare. On a GoMuks et voilà. C'est vite vu.

J'ai reluqué un peu et au final ça me branche moyen aussi comme client. En fait avoir ça dans un soft séparé ça me fait chier. J'ai déjà le meilleur client IRC du monde avec weechat. Pourquoi est-ce que je ne pourrai pas utiliser weechat pour Matrix ? Je n'en attends pas plus d'un client matrix. Ne pas avoir d'image inline d'upload de fichier et tout, ça ne manque pas au final. Et force est de constater que les quelques salons où je traîne utilise assez peu ces fonctionnalités.

Dans Matrix je n'ai pas vraiment envie de corriger mes précédents messages, pas envie d'envoyer de photos, pas envie d'envoyer d'émojis… bref je veux pouvoir faire de l'IRC. C'est maintenant gravé en moi et il y a au final assez peu de chance que je change.

Voyons donc les quelques possibilités afin d'accéder à Matrix depuis Weechat.

matrix.lua

Commencé au début de 2015, ce script en lua a été le premier permettant à Weechat de se connecter à Matrix. Il marche vraiment pas mal mais a été abandonné début 2019.

Il est vraiment léger niveau fonctionnalité et ne gère pas le chiffrement donc de moins en moins compatible.

En 2021 je ne recommande pas d'utiliser matrix.lua vu qu'il est abandonné et qu'il n'a pas de crypto ce qui entrave sa compatibilité.

matrix.py

Commencé au début de 2018 ce script en python est bien plus avancé et a été poursuivie son dev jusqu'à il y a peu. Il a plus de fonctionnalité et notamment gère le chiffrement des rooms modernes. Mais il est maintenant abandonné car l'architecture des scripts de weechat est trop limitante pour pouvoir aller plus loin.

Il est toutefois très utilisable. D'ailleurs c'est le moyen le plus pratique pour se connecte à matrix depuis weechat.

En 2021, bien qu'il soit abandonné, c'est bien matrix.py qui est le meilleur script pour weechat mais ça sera probablement pas valable très longtemps.

matrix.rs

Commencé fin 2019 ce plugin en rust souhaite prendre la relève et aller plus loin que ce que permettait le script python. Il est initié par le même maindev que le script.

Il est pour l'instant légèrement fonctionnel mais c'est vraiment loin d'être fini pour le moment. La dernière fois que j'ai testé, ça ne gardait pas les réglages en mémoire. Ça a même planté. Donc bon ça sera probablement bien mais pas maintenant.

Malheureusement le projet n'avance que très lentement.

En 2021, matrix.rs n'est pas dans un état satisfaisant à moins d'être prêt à galérer un peu et ne pas avoir toutes les fonctionnalités que l'on trouve déjà dans matrix.py .


Bon puisque les scripts/plugins pour matrix sont moyennement satisfaisants comment faire ?

Hé bien une solution possible est un proxy matrix/irc. En gros c'est un client matrix qui nécessite d'utiliser un client irc pour s'y connecter.

Ça pourrait le faire, hein ?

matrix-ircd

Et bha voilà matrix-ircd !

Le bousin est écrit en rust a débuté fin 2016 et depuis ça n'est plus vraiment développé malheureusement. Cela dit ça fonctionne mais c'est pas non plus la panacée.

Et du coup ça ne marche pas qu'avec weechat donc n'importe quel client irc pourra faire l'affaire.


Pour le moment je vais rester sur le matrix-ircd mais faut avouer que ce n'est pas non plus une solution parfaite non plus.

Star Wars : Episode 9

La fin \o/ (enfin en 2020).

Histoire

Kylo Ren est désormais le grand chef du Premier Ordre et s'échigne à retrouver une "boussole" sith lui permettant de trouver le chemin vers la planète des sith Exegol. Arrivé sur place, il rencontre Palpatine qui n'est pas si mort que ça et qui lui propose une alliance pour créer le Dernier Ordre en lui fournissant une flotte immense.

La Résistance se réduit désormais à peau de chagrin et va donc s'opposer afin de tenter de sauver la galaxie. Rey est donc la dernière jedi encore en vie qui va donc tout faire pour s'opposer à Kylo Ren.

Ressenti

Je pense que le plus grand changement dans ce film reste la coupe de Finn, tout le monde garde la même allure que dans le sprécédents épisodes sauf lui, il a dû parvenir à négocier un ptit tour chez le coupe-douille.

Un endroit avec du sable, une course poursuite, un grand ciel bleu… WITNESSS !

Bon alors j'ai cru qu'on allait apprendre que Rey est une fourchelangue pour au final découvrir qu'elle est véto spécialisée NAC. Donc comme ça, sortit dont ne sait où, Rey peut finalement guérir des trucs alors qu'on ne nous l'a jamais mentionné pour les autres jedi dans les 8 films précédents. Elle est quand même sacrément pratique cette Rey.

Hooo ils nous ont fait le coup des Goonies avec le doublon qui indique le trésor ! C'est mignon !

Ha au fait on vous l'a pas dit jusqu'à présent mais Leia a eu le droit à sa formation jedi entre les épisodes 6 et 7… Et du coup ensuite elle a eu Rey en stage emploi jeune. C'est quand même assez "facile" comme excuse pour expliquer l'entraînement de Rey, franchement pas bravo. Ça fait de Leia la jedi la moins utilisée pour ses facultés de jedi.

Pour le casting, ils sont encore retournés à l'ehpad du coin pour nous sortir Lando Calrissian qui devait probablement avoir besoin d'un peu de sous… C'est vraiment le *wink_wink*, “ Vous avez vu, on vous remet un personnage d'il y a quarante ans comme ça le film devient bien ! ”. C'est dommage parcequ'en fait encore une fois il n'apporte rien au récit et ça aurait pu être fait par n'importe quel nouveau personnage.

En parlant de nouveau personnage on nous en présente quelques nouveaux plus ou moins importants : on a le droit Merry fraîchement sortit de sa comté natale pour se joindre à la Résistance, on a un chouette petit Babu Frik mignon comme tout et qui semble ne pas être en effets numériques et aussi sa collègue Zorii qui pourrait s'avérer un personnage intéressant mais qui doit se taper le sempiternel “si je te revois je te tue mais en fait je t'aime je vais t'aider” alors que ça pourrait être une rebelle plutôt badass.

Dans les ptits nouveau on a Mr la Grande Intelligence qui devient le nouveau pion à la tête de l'armée du Premier Dernier Ordre. Ce rôle lui convient plutôt bien, ça change du Weasley.

du spoil

Bon, on sait enfin d'où sort Rey et bon bha c'est bizarre de sauter une génération (bon niveau timing ça correspond). Du coup se pose la question d'où sortent ses parents… Ils ont été fait comment ? Ça sent quand même le rafistolage d'excuses pour ça.

Franchement, Palpatine il a eu une descendance qui n'a jamais été mentionné. L'a-t-il eu "naturellement" ? Et du coup cette descendance directe n'a pas eu le droit à sa dose de midichloriens ? Et seulement la seconde descendance a eu le droit à ses pouvoirs ? Mouai.

Et puis ça se la joue “je sais qu'il va me désobéir et ne pas la tuer mais le but c'est de la faire venir ici.” Heuu … Au moins dans les précédents épisodes quand il y avait de la manipulation on y croyait un chouilla plus. Tout est tiré par les cheveux.

Dans les trucs qui sortent de l'ordinaire, il y a eu une cavalcade à dos de pseudo-licorne/bouc à la surface d'un vaisseau. C'est bien ça change. Par contre va ptet falloir qu'un jour les ingénieurs de ces vaisseaux gigantesques fasse en sorte que la moindre grenade qui pète à l'intérieur ne fasse pas péter tout le vaisseau.

Une autre nouveauté chouette c'est d'enfin voir que les vaisseaux exercent une poussée sur leur environnement et c'est utilisé assez jouissivement par le Millenium Falcon. Et on a presque eu le droit enfin à une bataille épique dans l'espace parcequ'on va pas se mentir mais dans tous les films les batailles spatiales n'impliquent rarement plus d'une poignée de vaisseaux. Du coup, on voit toute une armada de vaisseaux venir, la hype monte et hop ça zappe la baston, on y a pas droit. Bon, en y réflêchissant c'est ptet pas si grave parceque bon des pioupiou dans tous les sens avec les vaisseaux qui s'éclatent les uns les autres ça n'a que peu d'intéret… Mais juste en fond pour illustrer l'ampleur des engagements ça aurait été bien quand même. Pendant 9 films ça aura été vraiment timide sur ce point.

Bon par contre globalement un truc que je comprends pas c'est qu'on nous bassine constamment de l'équilibre entre le côté obscure et la force toussa toussa mais si on parle d'équilibre faut qu'il y ait autant d'un côté que de l'autre. Donc il ne peut pas y avoir que de l'un ou que de l'autre hors c'est toujours le cas en début/milieu/fin de saga (et de ce film aussi).

Visuellement je l'ai trouvé vraiment très très beau. Les environnements sont sublimes et variés. Beaucoup de plans sont screenshottables.

J'ai l'impression que ce film a été fait avec beaucoup de bonnes volontés. C'est techniquement irréprochable, généreux dans ses environnements/décors/costumes/effets pratiques et numériques. On nous ramène du cast original, on nous rallonge la sauce avec des scènes avec Carrie Fisher alors qu'elle était déjà morte, on nous remet une couche des droïdes d'antans sans oublier BB-8. Chewie a le droit à pas mal de scènes pour lui. Bref, le film veut faire plaisir à ses fans.

Mais par contre le scénar ça me semble laborieux. Entre la chasse aux artefacts sith, le coup du méchant mort qui n'est pas mort, l'hésitation sans fin de Kylo Ren et Rey… Franchement, ils auraient pu nous épargner ça et nous sortir un ultime grand-méchant qui en fait tirait toutes les ficelles depuis le début (vu et revu mais plus crédible à mes yeux).

Bon et sinon mon avis global sur toute la saga. Bha c'est pas mal avec des épisodes mieux que d'autres. En fait je pense que le format moderne des séries pourrait coller mieux ça éviterait les épisodes qui brodent et tout. Mais bon globalement j'ai du mal à comprendre la hype envers ces films. Ils sont biens mais voilà, d'ailleurs je suis d'avis de dire qu'ils ne méritent pas vraiment leur place dans le top IMDB… Je suis persuadé que sans le battage marketo-médiatique surpuissant de Disney ces films n'auraient pas une si grande aura.

Star Wars : Episode 8

Histoire

On en est où ? Ha ouai, la Résistance se réduit à peau de chagrin. Le Premier Ordre est au top avec toujours tout un tas de vaisseaux et tout. Ils sont à deux doigts de pouvoir achever les derniers restes des rebelles.

Rey est partie chercher Luke pour le ramener afin qu'ils sauvent tout le monde en affrontant le vilain Snoke et aussi Kylo Ren dans la foulée. Mais Luke ne semble plus trop avoir la foi et n'est pas trop tenté à l'idée de se castagner.

Ressenti (avec ptet un peu de spoil)

Mouai franchement qu'est-ce qu'ils ont voulu faire ici ? Ils se font chier pendant quatre films pour créer la légende de Luke et il le pourrisse dans ses 30 premières secondes d'apparition. Ils offrent une fin héroïque à Leia et puis en fait non elle est space proof, ne craint pas la décompression, le manque d'atmosphère, peut voler un comme elle veut dans son coma… On a un affrontement au sommet entre le grand méchant et Luke et bha en fait non. Le Poe Dameron qu'on nous fait découvrir à l'épisode précédent a le droit à une scène pour lui où il vend du rêve et après tout le reste du film il ne sert plus vraiment à rien à part se faire chier dessus.

C'est un peu dommage de désamorcer tout et de ne pas donner au spectateur ce qu'il veut. Et d'un autre côté on tente de nous mettre un ptit animal trop mignon et marrant afin de faire plaisir au spectateur mais non c'est pas ce qu'on veut.

Bon après visuellement c'est encore une fois très joli mais passer après l'épisode précédent c'est forcément moins impressionnant.

J'aime beaucoup le jeu de Bénicio Del Toro. Physiquement on le reconnait et tout mais son jeu est tellement différent de ce qu'il fait habituellement avec ses tocs et ses mimiques que j'ai presque douté du fait que ce soit lui.

J'ai pas aimé le passage sur la planète où il y a le casino et tout. J'ai eu l'impression qu'ils ont voulu rallonger la sauce avec ça mais … heuu … pourquoi le film est déjà suffisament long.

On a ENFIN le droit à un déclenchement de sabre laser à distance… J'ai toujours eu cette idée dès que j'ai connu l'univers de ces films. Ça a un potentiel tellement énorme en baston et ça n'avait jamais été exploité dans les films.

J'ai vraiment du mal à accrocher à Rey. Le personnage pour l'instant sort de nul-part et se confronte aux personnes les plus puissantes de la galaxie comme ça, sans jamais être formée ni rien. Je sens venir la grosse révélation dans le prochain épisode mais bon je pourrai pas être surpris, ça sera la fille/sœure/descendante d'un personnage qu'on a déjà vu et qui sera un illustre jedi. Ça laisse assez peu de prétendants. En sachant que les jedi n'ont pas le droit d'aimer (ce qui complique la reproduction) ça sera ptet un méchant ?

Dans le genre de truc inédit mais du coup bizarre, c'est la collision alors que le vaisseau est en vitesse lumière. Vous allez me faire croire que les collisions étaient possibles depuis le début mais que ça n'arrive absolument jamais ? Ils se promènent tous en ligne droite sans jamais rencontrer d'obstacle alors qu'ils passent parfois outre des ceintures d'astéroïdes, des planètes, des vaisseaux… MOUAI.

Et puis je comprends pas trop. Dans l'épisode précédent, nombreux ont été les personnages à se prendre des coups de sabres lasers sans que ça ne les tue. Rey, Kylo Ren, Finn … ils avaient plus de piles ou quoi ? Surtout que là dans ce film, on voit Finn se remettre sans aucune séquelle visible, Rey est comme neuve et par contre pas de bol Kylo Ren a le droit a une bonne grosse cicatrice bien vilaine à la tronche mais pas de main manquante ou autre membre remplaçable.

Star Wars : Episode 7

Histoire

Suite à la destruction de la seconde étoile noire, Luke Skywalker est désormais le dernier jedi en vie. Il part s'exiler quelque part sans donner sa localisation précise, sauf sur un bout de carte. 30 ans s'écoulent et à la place de l'Empire se créer désormais le Premier Ordre qui est à peu de chose près la même chose.

La Résistance menée par Leia est toujours là et cherche elle aussi Luke. La carte se trouve visiblement sur Jakku et donc la Résistance y envoie son meilleur pilote afin de récupérer la carte. Malheureusement le Premier Ordre est aussi au courant.

Ressentie

Franchement ? J'avais presque envie de lui cracher dessus mais … bha c'est pas mal du tout.

L'histoire est pas super originale c'est d'ailleurs une sorte de melting-pot des épisodes précédents. Un personnage qui s'avère avoir une forte orientation pour la force, encore une étoile noire, un méchant qui ressemble à dark vador mais qui obéit à un grand méchant qu'on ne voit que via hologramme… Mais ils ont ajouté des personnages qu'on a pas vraiment vu jusqu'à présent : les stormtroopers.

Visuellement ça envoie sec. Certains plans sont magnifiques, il y a une joie pâte visuelle.

La caméra est bien dynamique, sur les scènes d'actions c'est vraiment chouette. C'est vrai que les effets numériques décomplexés ça a un sacré avantage. Surtout quand comme là, ils sont au top niveau technique.

Le truc vraiment cool c'est que les lasers (les pioupious et les bvrmmmmms) font enfin de la lumière qui éclaire leur environnement. C'est un détail tout con mais ça change vraiment l'aspect visuel lors des affrontements. Il y avait un tout ptit peu ça dans l'épisode 2 mais là c'est vraiment un cran au-dessus et j'adore ce rendu.

Le film est bourré de ptites touches d'humour. Et certaines passent vraiment bien. C'est pas de la grosse blague mais des ptits traits qui font sourire.

Le rythme du film est plus soutenu globalement. Le montage est bien plus dynamique avec des actions qui s'enchaînent plus vite, sur ce point le film s'est écarté de ses origines et ça le modernise.

Bon, d'un certain point de vue c'est marrant de revoir les mêmes acteurs reprendre leurs rôles mais d'un autre c'est un poil ridicule. Han Solo fait vraiment pas crédible et plus là pour son pognon… Leia bon ça va, elle a un rôle de stratège militaire donc ça reste crédible. Et Luke bon… bha…

D'ailleurs sur les trois, Luke est celui qui a le mieux vieillit. Je préfère même sa tronche maintenant !

Dans les nouveaux personnages, c'est clairement BB-8 le plus sympa de la bande. C'est un personnage dynamique et assez attachant alors qu'il ne parle pas contrairement à cette daube de C3-PO (ouai je l'aime toujours pas). Au final ils nous ont pas mis de personnage débile pour combler.

Star Wars : Episode 6

Histoire

Alors que dans l'épisode 4 l'empire s'est fait péter son étoile de la mort, quoi de mieux d'en reconstruire une autre ? Pendant ce temps Luke et ses potes se décident à aller sauver Han Solo toujours cryogénisé de l'épisode précédent. Ils se rendent donc sur Tatooïne chez Jabba.

Une fois fait, Luke part achever sa formation de jedi auprès de Yoda sur Dagobbah avant de pouvoir affronter son père.

Ressenti

Hmm cet épisode est bien dans le sens où il semble clôturer l'arc narratif avec Palpatine et Dark Vador cependant la broderie avec les ewoks… bof.

En fait globalement le film n'a pas masse de trucs à raconter sur l'arc principal et prend donc le temps sur les aspects alentours. Le sauvetage du fier Solo est plutôt long, la bataille sur Endor avec les ewoks est aussi assez longue. À côté de ça l'affrontement entre Luke et ses ennemis est plutôt rapide et succint.

La marionnette de Yoda est sacrément bien faite et manipulée. On oublie facilement que ce n'est qu'un gros muppet tant ses mouvements sont bien fichus.

Bon, niveau "nouveaux" effets numériques je vais en dire du bien pour une fois ! Chez Jabba l'ajoute de la chanteuse et de son acolyte chanteur ça rend pas trop mal même si on voit bien les défauts ça reste pas mal. Bien moins grossier que pour l'épisode 4. Et à la toute fin ils ont également rajoutés des plans sur les villes en liesse qui sont plutôt dispensables.

D'ailleurs ils ont mis un plan de Naboo, donc j'en conclus que ça a été fait après l'épisode 1 et pourtant les effets numériques n'arrivent pas non plus au niveau de ce qu'ils avaient fait pour cet épisode. Ça a été sous-traité à la va-vite ou quoi ?

Bon par contre la course de moto dans la forêt… aïe, visuellement c'est vraiment pas la joie. Les incrustations jurent et en plus ils ont vraiment fait en sorte que ça dure longtemps.

Le scénar a quelques points étranges. Fallait forcément que Yoda meurt pile au moment où Luke revient le voir… Du coup le but c'est quoi ? Juste confirmer que Dark Vador est effectivement le père de Luke ? Obi Wan n'aurait pas pu lui envoyer un sms de confirmation ?

Mais surtout, pourquoi ? Pourquoi Palpatine tend un piège à l'alliance rebelle en lui donnant les infos concernant cette étoile de la mort.

Okay, c'est pour les attirer dans un piège afin de les massacrer, mais du coup, quitte à donner des infos pour les attraper… pourquoi ne pas donner des infos bidons. Non parceque bon visiblement le bouclier a bien été détruit sur Endor selon les plans de l'Alliance Rebelle donc le bouclier était bien à l'endroit prévu… L'étoile noire a effectivement un gros tunnel qui mène à un point stratégique que l'Alliance Rebelle a pu détruire éclatant tout l'engin.

J'aurai été ce géni de Palpatine j'aurai inventé une histoire bidon avec un générateur de bouclier à un autre endroit, comme ça l'Alliance n'aurait pas pu le péter. Et j'aurai indiqué un mauvais tunnel qui ne donne pas accès à l'endroit le plus faible de mon appareil qui a dû coûter une fortune … Bref, ce point me semble complètement con.

Bon et je me demande (mais je dois être le seul) pourquoi les ewoks sont si contents à la fin ? Il y en a surement des pelletés qui sont morts pour l'occasion dans un conflit qui ne les concernait pas… Je pense que l'Empire s'en foutait un peu complètement de ces ptits nounours donc pourquoi sont-ils si heureux ?

Au passage, Obi Wan serait pas un peu un mytho ? Il nous fait croire que son maître était Yoda. Si je me souviens bien, il a été le padawan de Qui-Gon Jinn et non de Yoda. Haha ! On ne me la fait pas !

Star Wars : Episode 5

Histoire

Après la destruction de l'étoile noire, la rébellion est partie se planquer sur une planète inhabitée. Alors que l'alliance rebelle vient de se faire repérer, elle prend la fuite non sans pertes. Luke Skywalker a reçu une vision de son mentor Ben Kenobi (pourtant décédé) de rencontrer Yoda sur la planète Dagobah.

Pendant ce temps, Dark Vador se rend compte que la Force reprend un peu de force ce qui ne peut que suggérer qu'un nouveau jedi vient de faire son apparition.

Ressenti

C'est vraiment un film d'aventure là. On a le héro qui se bat contre des grosses bébettes, le héro qui se bat contre un empire, le héro qui rencontre un nouveau mentor sur une planète exotique, le héro qui se fait piéger, ça flirte avec une princesse… Et c'est plutôt sympa à regarder.

J'ai passé un moment sympa. Voilà, pas plus quoi. C'est bien mais je pense que c'est surtout par nostalgie. Franchement le film est fait pale figure face à des productions plus modernes (si on compare ça à un film d'aventure genre The Hobbit ou même plus ancien comme un Indiana Jones).

Il y a plein de belles images, ça joue la carte du dépaysement avec des environnements variés du marécage à la toundra en passant par la cité dans les nuages et les astéroïdes. Mais en fait je crois que ce que j'aime pas c'est la brochette de héros.

Je supporte par C3-PO qui a vraiment un sacré balai dans le cul, Chewbacca bha j'ai l'impression d'avoir une serpillère qui passe son temps à pleurnicher, Han Solo relève le niveau mais sa lourditude constante avec Leia tourne un peu en rond. Leia bha … ouai ça va elle est bien et Luke bha je sais pas … je le trouve vraiment pas charismatique, pas spécialement drôle, pas vraiment attachant, bref je le trouve fadasse malgré le fait que ce soit le héros des films. Non décidément je comprends pas trop la hype pour Star Wars.

Dites donc mon cher, Luke Skywalker au début, après avoir tué le … yéti (?), pourquoi il part à pied dehors alors qu'il va faire nuit ? Dans sa grotte il aurait pu probablement passer la nuit sans trop de se refroidir et attendre le lendemain matin pour sortir. Ptet que sur Hoth les nuits durent 300 heures tu me diras… Mais même si c'était le cas. Il a un sabre laser, il peut donc faire fondre de la glace, il a son yéti (qu'il peut conserver au frais facilement…) ce qui lui procure une bonne quantité de bouffe qu'il peut cuire également avec son sabre laser. Merde quoi, il avait pas besoin de plus pour survivre "facilement".

J'ai l'impression qu'il y a au final bien moins d'ajouts numériques dans cette édition. Il y a quelques plans qui piquent les yeux mais ça reste plus rare que dans l'épisode précédent.

Le travail sur les maquettes des vaisseaux est vraiment ahurissant. C'est vraiment un travail d'orfèvre qui est fait et ça a un rendu où on voit biensûr les bords de l'incrustation, mais ça se laisse facilement oublier. Ça se sent que c'est de l'image analogique qui fait bien propre.

Même quand l'AT-AT explose avec ses débris qui volent ça rend pas mal, on voit que c'est des tous ptits trucs (je sais pas trop ce qui fait qu'on le remarque d'ailleurs) mais ça jure pas non plus.

Dans cet épisode Dark Vador passe bien moins pour un con que dans le précédent. On sent qu'il avait dû plaire dans l'épisode précédent et qu'ils l'ont donc bien mis en avant (aurevoir Tarkin).

Star Wars : Episode 4

Allez on arrive désormais dans les vieux vieux épisodes.

Histoire

20 ans ont passé depuis le précédent épisode. L'empire Galactique a définitivement remplacé la république mais des rebelles s'y opposent. Parmis eux, la princesse Leia donne un message à R2-D2 qu'il doit délivrer discrètement à Obi Wan Kenobi. Ce dernier vit en hermite non loin de la ferme de Luke Skywalker.

D'ailleurs ce Luke Skywalker aspire à une autre vie que celle de bouseux de l'espace. Et c'est R2-D2 qui lui fera quitter ses champs après s'être fait acheté par son oncle qui l'héberge. …

Ressenti

Bon alors vous le savez probablement, George Lucas aime bien rereremasteriser ses Star Wars et visiblement ma version est effectivement une qui a eu le droit à ce traitement. Il y a quelques bestiaux en images de synthèse 3D dégueulasses… C'est dommage parceque l'image est plutôt jolie avec un beau grain et tout mais ce contraste de film tout analogique avec ces ajouts d'effets numériques bof bof ça jure. C'est vraiment dommage.

Je vais pas mentir non plus, on voit souvent que les accessoires c'est des trucs en mousse/carton/polystirène mais ça a un certain charme. Ce sont des effets pratiques, de l'artisanat. Les quelques effets numériques d'époque donnent le ton. Déjà ils sont très rares et n'essayent pas d'en mettre plein la vue en étant sobre.

Franchement, les gens se sont foutu de la gueule de Jar Jar mais C3-PO… quel manequin insupportable celui-là. Et puis (alors là je sens que je vais me faire des ennemis mortels) Chewbacca … bha … c'est juste un sidekick rigolo avec ses grincements. Sa contribution au film est quand même bien légère.

Pourquoi quitte à refaire des effets numériques pour le film, ne pas avoir refait un peu mieux les effets des sabres lasers ?! Sérieux par moment ça se voit que le rotoscoping est loin d'être parfait…

Bon je décerne le prix de l'accessoire le moins bien réussi au drone de torture qui vient faire peur à Leia avec son aiguille.

Comme dit dans l'intro, c'est une version remasterisée avec plein d'ajouts numériques. Mais franchement c'est moche, apparemment ça a été principalement commis pour fêter les vingt ans du film en 97 et … c'est vraiment raté. Certe ça rajoute beaucoup d'immersion dans un sens parcequ'on voit plus de bébettes aliens et tout mais d'un autre côté l'incrustation est tellement dégueulasse qu'on perd en immersion. Et à côté de ça, tu vois le décollage d'un vaisseau depuis le sol qui est tout bien intégré est vraiment très bien fait.

C'est bizarre, vers 1h01m10s il y a quatre images où rien ne bouge sauf le sabre laser, c'est assez choquant (je l'ai choppé au vol sans savoir que ça allait y être) puis d'un coup une coupure où Luke a légèrement bougé. Wow. Comment ils ont pu laisser ça dans une énième réédition ?! Et quarante secondes plus tard une autre coupure du même genre (vous allez pouvoir m'apeler Michel) !

Un autre truc qui fâche, un vaisseau qui disparait de l'écran comme ça… une image il est là … pouf l'image d'après il disparait (1:49:32).

Bon, bha je l'avais pas vu depuis des années et je pense pas le revoir avant très longtemps. Je ne comprends pas trop l'aura de ce film. Il pourrait avoir le charme d'antan. Le film de science-fiction aventure avec des personnages marrants qui se prennent pas trop au sérieux (heureusement qu'Han Solo est là) mais ces rééditions niquent complètement ce ressenti et du coup j'ai l'impression de voir un truc botoxé. Le film veut pas faire son âge et se maquille à mort mais ça ne fait qu'empirer le truc et ça ne trompe personne.

L'histoire n'est pas des plus originales mais fait le taff, les acteurs aussi, les musiques c'est du John Williams qu'on nous a gavé de force depuis des décennies. Je pense que j'aurai bien plus apprécié ce film dans sa version originelle.

J'aurai dû chopper la version despecialized. Je suis habituellement amusé des ronchons du net qui se plaignent du moindre ptit détail (“Han shot first”, le drama Jar Jar…) mais là force est de reconnaitre que ce mix visuel brise complètement l'immersion. Je comprends bien les motivations de cette version alternative qui s'échigne à virer tous les ajouts de 97 tout en ayant la meilleure qualité possible.

Star Wars : Episode 3

Bon forcément troisième Star Wars d'affilée, j'ai plus grand-chose à raconter.

Histoire

Ça y est c'est la guerre entre la République et les séparatistes menés par le compte Dooku et le général Grievous. Les jedis tentent tant bien que mal d'empêcher que la République ne se déchire mais ça devient compliqué malgré leur armée de clones arrivée comme un cheveu sur la soupe. Cet épisode est la suite directe du précédent.

Les tensions entre Obi Wan et Anakin se sont apaisées légèrement mais ce dernier reste quand même assez instable psychologiquement. Désormais marié à Padmé Amidala il finit par la foutre enceinte bien que ça ne lui soit pas autorisé. Il a toutefois des rêves prémonitoires où il la voit mourir lors de l'accouchement.

Ressenti

On commence par un plan séquence tout fifou où la caméra virevolte dans tous les sens pendant un dogfight en orbite basse. Ça montre les muscles dès le début : on est LE space opéra ! Et c'est vrai que c'est plaisant à voir cette bataille si proche d'une planète avec plein de vaisseaux, des lasers, des roquettes, des droïdes.

Les effets spéciaux sont encore pas mal du tout pour l'époque. Comme quoi le premier épisode c'était ptet un peu tôt mais six ans plus tard force est de constater que la technologie a mûri.

J'ai l'impression que cet épisode ils se sont décidés à nous montrer plus de tout. Plus de planètes, plus d'aliens, plus de "culture", on a presque droit à du cyberpunk pendant quelques secondes dans le fond où l'on voit Coruscant de nuit mais plus proche du sol avec donc tout un tas d'enseignes néons et tout.

Plan pris en hauteur de la ville où l'on voit les néons de partout ce qui tranche radicalement avec l'imagerie habituelle que le film véhicule.

Sortit du contexte vous auriez deviné que c'était du Star Wars ?

Étonnament dans cet épisode je trouve que Palpatine est plus subtil avant de révêler son identité. Dans les épisodes précédents ils n'hésitaient pas à faire des remarques assez équivoques où bien des grimaces assez peu subtils. Le mec était clairement diabolique ça se voyait alors que là, au début du film quand il joue les prisonniers… bha il est plus crédible.

Ce n'est que maintenant qu'un droïde utilise ses facultés de droïde à ne pas avoir besoin de respirer, avoir une force surhumaine, ne pas avoir techniquement besoin de sa tête pour fonctionner. Et du coup ça surprend un peu car on nous y a vraiment pas habitué pourtant ça amène un peu de changements.

Bébé emmitouflé dans son cocon de tissus.

Ce plan, on le croirait sortit tout droit de Willow…

Un truc que je trouve un peu concon… À la fin il faut planquer les deux bébés. Il y en a un qui est filé au sénateur Organa (ça sera donc Léïa) qui s'est affiché clairement comme étant contre ce qui s'est passé aux jedis donc de base il est catalogué comme louche. C'est ptet pas la meilleure planque. Mais alors le second bébé c'est pire ! Il est remis dans la famille d'origine d'Anakin sur sa planète Tatooïne. S'il y a bien un endroit où il est susceptible de retourner pour une raison ou une autre c'est bien là-bas !

C'est donc la fin de cette trilogie qui remet toutes les pièces en place pour pouvoir s'imbriquer dans la trilogie originelle. Forcément les révélations de cette trilogie gâche l'effet de surprise pour la suivante mais bon que voulez-vous…

Bon du coup, je sais pas si c'est moi qui ai raté quelque chose mais on ne sait pas vraiment d'où il vient le Anakin. Dans l'épisode 1, sa mère nous dit qu'elle ne comprend pas vraiment comment elle l'a eu, qu'il n'a pas de père. Bon du coup, est-ce que c'est juste une façon de parler ou bien il y a vraiment eu un truc surnaturel à ce propos ? Est-ce que ce serait un Sith très puissant qui l'aurait créé de toute part via les midichloriens ce qui expliquerait ses aptitudes hors du commun ?

Star Wars : Episode 2

Allez après un premier épisode assez douloureux je m'attèle au second.

Histoire

Dix ans ont passés, Amidala n'est plus reine mais sénatrice pour la République à Coruscant. La République est d'ailleurs en train de se déchirer progressivement en deux camps, les jedis flippent de ne pas pouvoir assurer la paix car ils sont en sous-nombre.

Amidala a failli se faire assassiner et se retrouve donc protéger par Obi Wan et le petit Anakin qui atteint maintenant la majorité et a ses hormones qui le travaillent sévère. Obi Wan se retrouve à devoir enquêter à l'autre bout de la galaxie tandis qu'Anakin tout content va pouvoir être au petit soin de son crush Amidala.

Ressenti

Bha c'est vraiment mieux que le premier épisode. On sent que ça continue de se mettre en place avec un grand méchant que l'on voit un peu plus et qu'on devine encore plus aisément.

On sent que ça se lâche sur certaines scènes (dans l'usine, dans l'arène, la grande bataille) et ça marche plutôt bien (sauf l'usine, hein, faut pas abuser). Les effets numériques sont vraiment meilleurs que dans le premier épisode. Les bestioles en images de synthèses ont des textures bien plus fines. J'ai bien moins fait la grimace en regardant ça. Bon c'est loin d'être parfait mais dis donc quel chemin parcouru en seulement trois ans !

Il y a quand même pas mal de plans mochtocs où l'on devine à 100km le fond vert et les éclairages pas vraiment raccords mais c'est plus subtil quand même. Apparemment les créatures de latex sont de moins en moins nombreuses mais bon c'est aussi ça le progrès.

Dis donc… les tentatives d'humour sont vraiment vainent.

La relation entre les deux Jedis est assez insupportable. C'est tellement forcé que ça en devient chiant. Anakin passe vraiment pour le gamin capricieux qui mérite une bonne remontrance. Oui, on a compris qu'il bascule mais là c'est vraiment caricatural.

Pourquoi quand ils s'enfuient discretos, Anakin porte un poncho dégueulasse plein de tâches ? Pour passer incognito ? Du coup pourquoi Amidala porte-t-elle un truc aussi distinctif ? Bon c'est moins extravagant qu'à l'accoutumée mais quand même…

J'en ai pas parlé concernant l'épisode précédent mais on sent que dans cette prélogie l'allure des vaisseaux est partie sur des bases complètement différentes pour reflêter une autre époque. J'aime beaucoup l'allure de ces vaisseaux chromés avec leurs formes assez lissées toutes en courbes.

Le scénar est quand même assez suspect par moment. Pourquoi la maman qui s'est faite enlevée depuis un mois choisie de mourir pile quand son gamin la délivre ? On croirait moi qui traîne à aller au lit toute la semaine mais qui tombe de fatigue le vendredi soir…

Franchement, Dooku contre Yoda… on est bien d'accord que Yoda est super avantagé, il a une hitbox toute petite comparé à son adversaire…

La grande bataille finale a été faite par un autre réalisateur, non ? La caméra devient bien plus chaotique avec des zooms, des vibrations et tout. On sent qu'ils ont voulu un truc plus immersif et moins cinématique. C'est d'ailleurs plutôt joli surtout le passage dans la poussière avec les lasers qui donnent des teintes bien plus diffuses.

Ouai j'ai bien plus aimé cet épisode même si je suis pas non plus fan. La romance entre les deux … mouai, c'est tellement cliché. Vas-y que je roule dans l'herbe avec personne autour dans un décor paradisiaque avec juste ces grosses tiques/vaches moches. Mais bon ça ne dure pas trop trop non plus.

Star Wars : Episode 1

Contexte

Haaa Star Wars le truc sur-hypé qu'on veut te faire bouffer jusqu'à l'écœurement. Bon visiblement, en 2020 ça se tasse un peu au cinéma mais ces dernières années ils y sont allés un peu fort. Et franchement qu'est-ce que ça m'a pris la tête d'en entendre parler constamment.

Maintenant que la vague est passée, je me suis dit qu'il faudrait que je les refasse tous dans l'ordre des épisodes. Je les ai déjà tous vu sauf le dernier et j'ai un apriori peu reluisant. Je n'en ai pas des souvenirs mauvais mais pas non plus mémorable.

Début de l'histoire

Bon donc l'histoire commence lors d'un blocus commercial sur la planète Naboo orchestré par la fédération du commerce. Deux chevaliers jedi sont envoyés pour négocier la fin du blocus afin de soulager la planète qui crève à petit feu. Les négociations n'ont pas vraiment lieu puisqu'il ne s'agit en fait que d'une première manœuvre avant de déclarer la guerre.

La reine Amidala décide donc de s'enfuire vers Coruscant là où se trouve la capitale de la République. Elle espère provoquer une réaction de la République afin que celle-ci sanctionne la fédération du commerce et mette fin à la guerre et au blocus. Mais il faudra déjà parvenir à s'échapper et arriver jusqu'au bout…

Ressenti

Bha dis donc, qu'est-ce que ça a vieilli ces effets numériques ! WOW ! Sérieux, c'était une claque à la sortie mais franchement les personnages numériques sont presque tous à chier. Les textures ne sont vraiment pas fines et d'ailleurs je suis sûr qu'on arriverait à faire mieux en temps réel aujourd'hui (bon c'est sûr 20 ans ont passés).

Et du coup ça m'a constamment sorti du film. Faut dire que George Lucas a mis la grosse dose. Entre tous les gungans moches, les espèces de grosses dindes sans plumes dégueulasses qui pètent et les divers aliens sans trop d'inspirations on est servi. C'est dommage parcequ'à côté de ça on a certains personnages en latex qui rendent pas trop mal (bon certains sont par contre pas terrible non plus mais ça a quand même plus de charme).

Même certains environnements jurent aujourd'hui. La direction artistique pour la cité de Naboo est superbe, l'architecture et tout ça claque mais ça accuse son âge sur la réalisation c'est un peu dommage.

Par contre je ne dois admettre que la course de podracers est géniale. C'est à mon goût le passage le mieux réalisé du film. C'est tellement rapide qu'on a bien moins le temps de voir les imperfections des effets numériques. Et en plus elle reste assez lisible malgré l'action. Mais ce qui sublime le truc c'est tout le travail réalisé sur le son dans cette séquence. Chacun des podracer fait un son bien particulier, tout un tas de bruitages des différents éléments viennent accompagner tous les éléments visuels. Avec le son bien fort dans les esgourdes c'est un régal.

L'histoire est … là. J'ai quand même du mal à y croire. Ils partent à l'autre bout le la galaxie, s'arrêtent sur la planète paumée la plus proche et là ils trouvent un gamin de quoi 7, 8 ans ? Le gamin sait fabriquer son podracer, il tient la boutique, il est esclave mais il a sa baraque avec sa mère, il parle plusieurs langues, il fabrique son droïde… Rhaa et puis j'aime pas sa tronche à ce peck.

Dans les autres trucs qui m'ont hérissé … un truc nul. Au tout début du film, les jedis tentent de passer à travers une porte blindée. Un des deux plante son sabre en plein dedans pour faire fondre la féraille. Le mec il a les mains à 2 cm du métal en fusion mais il n'a pas trop l'air de se cramer les mains. Ouai c'est un détail nul mais c'est un de plus. Et d'ailleurs qui à utiliser cette technique maintenant, pourquoi plus tard dans le film Obi Wan ne fait pas pareil quand il est séparé de son maître qui se bat contre le grand méchant ? Il aurait pu tenter de se "creuser" un trou sur le côté plutôt que d'assister bêtement au combat à mort.

Par contre je comprends pas trop la haine globale envers Jar Jar. Ouai le personnage est complètement nunuche (et moche) mais il vise un public de gamin. Franchement… de vous à moi… Chewbacca dans les anciens films c'était le personnage pour les gamins et ça n'a pas fait scandale à l'époque. Bon, certe, il fait pas le boulet mais quand ses répliques se cantonnent à des grincements de portes…

Cela dit, voir ce pauvre Liam Neeson regarder dans le vide feignant de regarder Jar Jar ça fait un peu de peine. Il est jamais pile dans le bon axe et parfois pas vraiment bien synchro avec l'action du boulet…

Je sais pas vous, mais je trouve ça quand même assez étrange à quel point Amidala semble autant s'enticher du Anakin… C'est vraiment un mioche et elle se fait draguer et semble réagir favorablement… C'est bizarre (surtout en connaissant la suite des évènements). Bon pour le gamin on comprend que lui flash totalement sur elle…

D'ailleurs elle a quand même un look qui en jette sévère. J'ai l'impression que les seules bonnes idées de design dans le film c'est la ville de Naboo, Watoo (ouai il est moche mais j'aime beaucoup son design de mouche avec une trompe et un peu de barbe) et Amidala. Un vrai défilé pour elle avec des tenues extravagantes qui changent régulièrement. Franchement ils se sont fait plaisir à fond sur elle, c'est chouette comme tout. Ouaip Jar Jar tu peux te rhabiller avec ton paletot dégueulasse.

Bon niveau musique… bha c'est du John Williams donc c'est joli mais c'est toujours la même soupe cliché. J'en peux plus du John Williams, j'en ai trop entendu et même si je reconnais que c'est bien fait et tout bha ça me gave maintenant. Il y a quand même Duel Of The Fates qui fait toujours son ptit effet encore aujourd'hui je la supporte volontier et doit admettre qu'elle sublime n'importe quel truc qu'elle accompagne (la moindre vidéo nulle devient épique).

Voilà, ça reste un film qui se regarde mais très dispensable.

Vigilante

J'ai découvert ce film et c'est assez … moyen.

Eddie Marino est le gentil père de famille avec sa femme et son ptit gamin. Un jour sa femme se fait salement lacérer et tout ce qui va avec tandis que son gamin se fait tuer au fusil à pompe bien salement. Il porte naturellement l'affaire en justice.

Le truc c'est que le tueur fait partie d'un gang et a pas mal arrosé l'avocat et le juge semble particulièrement con. Moralité le tueur écope de deux ans avec sursis au bout de cinq minutes ce qui pousse notre gentil père de famille dans une colère sombre qui le pousse à insulter le juge ce qui lui vaudra un mois de prison.

suite et fin avec donc spoilers mais franchement ça ne va pas gâcher grand-chose

Ça n'apporte qu'à peu près rien à l'histoire mais dans son mois de prison il sera sous l'aile d'un vieux costaud qui l'empêchera de se faire violer dans les douches. Voilà, sortie de taule il retrouve ses collègues. Je vous l'ai pas dit au début mais il était à moitié au courant que ses collègues et bha en fait ils décident de rendre justice un peu par eux-mêmes avec des méthodes assez sales mais il faut ce qu'il faut. Du coup, peu râvi de la Justice il rentre dans le groupe de collègues pour ~assouvir sa vengeance~ rendre justice.

Faut se magner déjà, il s'est déjà passé une heure de film et il ne reste que 25 minutes générique compris ! Ils organisent une sortie chez le mec qui a écopé de ses deux ans avec sursis qui est avec sa copine en train de passer le temps sans Internet. Notre père de famille shoot le vilain, la copine réfugiée dans les chiottes sort avec un flingue et tire sur une épaule random. Et là il se passe la scène la plus folle du film, le chef de la bande sort son flingue et dégomme la pauvre meuf qui fait un recul d'une violence inouïe et pouf elle meurt (ptet même en vraie !).

Mais avant de mourir le vilain annonce que ce n'est pas lui qui a tué le gamin mais un autre de son gang. La vengeance n'est donc pas tout à fait assouvie.

Le gentil souhaite se barrer, sa femme le largue parcequ'il n'a pas été là lors de l'agression qui a eu lieu en pleine journée quand il était au boulot. Le chef des collègues vient faire son speach comme quoi faut pas fuir, faut pas se planquer faut se venger ! BASTON ! Notre gentil totalement convaincu est en train de se barrer avec toutes ses affaires sur le plan suivant. Mais en chemin il tombe le vrai meurtrier de son gamin à 12 minutes de la fin !

Il reste pas mal de budget donc autant finir en beauté, on a le droit à une course poursuite dans les bas quartiers de New-York. Les pneus crissent, ça se quigne de droite et de gauche. Le vilain se fait stopper par une pauvre bagnole qui n'a rien demandé, il continue à pied. Chose rare, il ne court pas dans la même direction que son poursuivant en restant bien sur la route mais fais des feintes et va là où une bagnole peut pas le suivre. Le film remonte dans mon estime. Le gentil finit par coincer le méchant qui semble prêt à bastonner mais est visiblement très nul à la castagne.

Le gentil balance le méchant par-dessus la rambarde. La rambarde de quoi ? Ils étaient montés sur une grue. Et voilà c'est la fin.

Ha non on me signale qu'il reste 5 minutes et encore un peu de pognon. Bon bha et si on faisait une ptite explosion d'une bagnole ? Allez, en victime on a qu'à mettre le politicien véreux pour qui travaillait le maquereau qui maltraitait les prostitués du quartier qui s'était fait choppé par notre groupe de Vigilante.

C'est vraiment très bof bof. Ça a sacrément vieilli.

Ça vole pas haut, les personnages sont très caricaturaux, ça rajoute des scènes qui ne font pas avancer l'histoire du tout. Certains plans sont jolis cela dit. Les films de cette époque avec du pognon avaient décidément de bonnes caméras.

Niveau musique il n'y en a pas. Mais d'un coup tu vas en avoir pendant dix secondes avec des bons gros synthés qui tâchent qui font pas mal penser à du Carpenter (j'ai apprécié).

Par moment c'est juste utilisé vraiment de façon ultra cliché des années 70,80 avec des sons stridents au moment où faut avoir peur.

J'ai lu que visiblement le film a vraiment été fait à la bourrin. À un moment ils suspendent un mec à la fenêtre pour lui mettre un peu la pression. Bha ils l'ont réellement fait, sans sécurité (ni matelas ni filet).

Il y a une scène de baston dans une douche, bha un des acteurs s'est pris un vrai coup au point d'être étourdi et à un autre moment ça se castagne à la batte de baseball et bien même en plastoc il y en a un qui s'est pris de vrais coups.

Tout à l'heure je vous ai dit qu'une pauvre meuf se prend une balle et visuellement elle a un impact d'une violence ahurissante : elle fait un vol de cinq mètres en arrière. C'est tellement puissant qu'ils ont été obligés de ralentir le plan sinon c'était trop rapide au visionnage et surtout ils ont eu vraiment peur qu'elle se soit vraiment abîmée la pauvre.

De vrais bourrins.

Dans le casting on a donc Robert Forster assez jeune. C'est lui qui pète la classe dans Jackie Brown (et dans le clip Blood Like Lemonade de Morcheeba). Et surtout Fred Williamson que je ne connais que pour son rôle dans From Dusk Till Dawn où il joue le vétéran qui là aussi est un peu plus jeune.

Voilà, c'est pas mal dispensable même si honnètement ça se laisse regarder. Je l'oublierai très vite.

ZSH plus loin : les touches du clavier

Bon j'espère que je suis pas le seul à avoir ce genre de souci : des fois t'appuies sur une touche et zsh ne fait pas ce que tu espères qu'il fasse. Je parle pas pour les lettres où les caractères spéciaux, je parle plus pour les touches genre Home ou End. Mais enfin ! Si, les touches avec et qui permettent d'aller au tout début ou à la fin !

Bon et bien quand vous appuyez sur ces touches et que ce couillon de ZSH ne fait rien. Il vous regarde benoitement. Est-ce le clavier qui cesse de fonctionner ? Est-ce le terminal qui a décidé de ne plus envoyer les infos au shell ? Et bien non c'est souvent ZSH qui … ne fais rien parcequ'il sait pas quoi en faire.

Il y a tout plein de manière de corriger ça. Mais d'abord essayons de comprendre ce qui déconne.

Pourquoi ça merde ?

Ouai alors là j'irai pas non plus à fond dans les détails mais en gros : votre terminal envoie ce que vous tapez au clavier au shell. Ensuite c'est au shell de comprendre ce qu'il reçoit.

Bon quand vous appuyez sur une lettre, c'est facile, le terminal envoie une lettre et le shell comprend cette lettre. Quand vous envoyez une touche une touche spéciale, le terminal envoie une séquence de caractères, le shell reconnait (ou pas) cette séquence et agit en conséquence.

Par exemple quand vous appuyez sur F1, le shell reçoit ^[OP . Ha ! C'est moins parlant là d'un coup ! Donc ensuite c'est au shell de faire sa tambouille pour savoir que cette suite de caractère c'est F1.

Et à vraie dire chaque terminal n'envoie pas forcément la même séquence de caractères pour une touche donnée. Et ça varie également en fonction de l'OS. C'est pour ça que vous avez toujours la variable d'environnement $TERM qui permet à votre shell de savoir quel est le terminal qui le fait tourner. Avec cette info il utilise un dictionnaire différent lui permettant de traduire les chaînes de caractères comme il faut (entre autres).

Il peut arriver que le shell que vous utilisiez n'ait pas le dictionnaire qui convienne ou que votre terminal ne se comporte pas comme il devrait ou juste que le shell soit configuré autrement.

Voir les chaînes de caractères

Bon maintenant vous êtes curieux, vous voulez voir ces fameuses chaînes de caractères !

  • Ouvrez un terminal dédié (il sera foutu, il faudra le kill à la fin).
  • Lancez un ptit stty raw
  • Lancez un ptit read
  • Pianotez ce que vous voulez pour voir ce à quoi ça correspond.

ZKBD

Zsh est maintenant un vieux shell qui a su se créer sa ptite communauté d'utilisateurs. Et ils ont tous déjà eu les soucis que vous allez rencontrer. Et les plus débrouillards ont su se dépatouiller et créer des ptits outils pour aider les suivants.

Et c'est là que zkbd entre en jeu !

Il s'agit d'un script permettant d'apprendre à ZSH à se démerdouiller par la suite. Selon votre distro vous l'aurez ou non.

Dans une fière Gentoo vous le trouverez dans /usr/share/zsh/5.8/functions/Misc/zkbd . Il vous suffit de l'executer et de suivre ce qu'il vous raconte.

/usr/share/zsh/5.8/functions/Misc/kbd
Enter current terminal type: [xterm-256color]

We will now test some features of your keyboard and terminal.

If you do not press the requested keys within 10 seconds, key reading will
abort.  If your keyboard does not have a requested key, press Space to
skip to the next key.

Hold down Ctrl and press X: ^X

Your Meta key may have a Microsoft Windows logo on the cap.
Hold down Meta and press X: x
Your keyboard or terminal does not recognize the Meta key.

Hold down Alt and press X: ^[x

---------

You are using zsh in MULTIBYTE mode to support modern character sets (for
languages other than English).  To use the Meta or Alt keys, you probably
need to revert to single-byte mode with a command such as

    unsetopt MULTIBYTE

If you want to use these extra keys with zsh, try adding the above command
to your /home/lord/.zshrc file.

See also "man stty" or the documentation for your terminal or emulator.
Press a key to proceed:

---------

You will now be asked to press in turn each of the 12 function keys, then
the Backspace key, the 6 common keypad keys found on typical PC keyboards,
plus the 4 arrow keys, and finally the Menu key (near Ctrl on the right).
If your keyboard does not have the requested key, press Space to skip to
the next key.

Do not type ahead!  Wait at least one second after pressing each key for
zsh to read the entire sequence and prompt for the next key.  If a key
sequence does not echo within 2 seconds after you press it, that key may
not be sending any sequence at all.  In this case zsh is not able to make
use of that key.  Press Space to skip to the next key.

Press a key when ready to begin:

If you do not press a key within 10 seconds, key reading will abort.
If you make a mistake, stop typing and wait, then run this program again.

Press F1: ^[OP
Press F2: ^[OQ
Press F3: ^[OR
Press F4: ^[OS
Press F5: ^[[15~
Press F6: ^[[17~
Press F7: ^[[18~
Press F8: ^[[19~
Press F9: ^[[20~
Press F10: ^[[21~
Press F11 : 
Press F12 : 
Press Backspace: ^?
Press Insert : 
Press Home: ^[[H
Press PageUp: ^[[5~
Press Delete: ^[[3~
Press End: ^[[F
Press PageDown: ^[[6~
Press Up: ^[[A
Press Left: ^[[D
Press Down: ^[[B
Press Right: ^[[C
Press Menu : 

Warning: Delete key sends ^[[3~ (not ^?)

Warning: Backspace sends ^?

Parameter assignments for the keys you typed have been written to the file:
/home/lord/.zkbd/xterm-256color-:0

You may read this file into /home/lord/.zshrc or another startup
file with the "source" or "." commands, then reference the $key parameter
in bindkey commands, for example like this:

    source ~/.zkbd/$TERM-${${DISPLAY:t}:-$VENDOR-$OSTYPE}
    [[ -n ${key[Left]} ]] && bindkey "${key[Left]}" backward-char
    [[ -n ${key[Right]} ]] && bindkey "${key[Right]}" forward-char
    # etc.

Adjust the name of the file being sourced, as necessary.

Le script vous permet donc de lire un peu toutes les touches qui posent habituellement problèmes et vous écrit ça dans un fichier que vous pouvez sourcer afin de tout bien prendre en compte.

Bindkeys

Bon maintenant ZSH sait interprêter les touches. Mais … c'est pas pour autant qu'il y associe des actions.

Et un des trucs chouette c'est qu'on peut lui faire faire un peu ce qu'on veut. Mais bon on va pas se le cacher, ce qu'on veut c'est que ça ait le fonctionnement basique. Notamment on veut que la touche Home et End bouge le curseur en début et fin de ligne.

Pour ça il faut modifier le fichier de conf. Moi je suis mono-utilisateur sur ma machine mais il m'arrive de passer en root et j'aime bien avoir le même comportement quand je suis root, du coup je passe tout dans /etc/zsh/zshrc histoire d'éviter les surprises.

Là je pose un petit

extrait de /etc/zsh/zshrc
typeset -g -A key
bindkey "^[[7~" beginning-of-line
bindkey "^[[F" end-of-line
bindkey "^[[3~" delete-char
bindkey "^[[A" history-substring-search-up
bindkey "^[[B" history-substring-search-down
bindkey "^[[D" backward-char
bindkey "^[[C" forward-char
bindkey "^[[5~" beginning-of-buffer-or-history
bindkey "^[[6~" beginning-of-buffer-or-history
bindkey "^[[H" beginning-of-line

Et le tour est joué.

Tiens d'ailleurs s'il vous reste encore un peu de curiosité. Toutes les "actions" des keybinds sont en fait des widgets dans le jargon de zsh. Vous pouvez retrouver tous les widgets par défaut existants dans le man zshzle (cherchez “STANDARD WIDGETS” pour arriver au bon endroit).

Et là vous vous dites que vous allez pouvoir en mettre partout dans tous les sens. Oui, mais il va vous faloir une bonne mémoire (ce que je n'ai pas, j'ai capitulé).

American History X

Très gros film abordant le sujet du racisme, de la haine, de l'idéologie nazie avec toute la violence qui va avec.

Derek est un néo-nazi convaincu qui un soir est en train de se faire voler sa voiture par trois noirs. Son ptit frêre Danny le réveille pour qu'il aille empêcher ça. Derek sort avec son flingue et tue un premier voleur, tire sur le second qui agonise alors que le troisième prend la fuite en voiture. Il est envoyé en prison pour trois ans.

Son ptit frêre Danny idolâtre son frangin et commence à marcher dans ses pas. Il fait un exposé sur les droits civiques qu'il base sur Mein Kampf, il s'est fait tatoué un symbole nazi sur le bras et traîne constamment auprès du gourou nazi du secteur. Son proviseur décide de le recadrer afin de stopper sa dérive et de le remettre dans le droit chemin. Derek sort de prison et semble avoir changé également.

J'aime beaucoup ce film. Malgré son imagerie dégueulasse avec tous ces drapeaux, tatouages, insignes, posters, badges nazis de partout qui met mal à l'aise, il est super agréable à regarder. Le film se passe en grande partie dans des flashbacks dans un très beau noir & blanc particulièrement sombre avec un grain d'image bien analogique.

On est donc spectateur de l'évolution radicale de certains personnages ( c'est assez brusques mais bon le film ne fait que deux heures, ça aurait été difficile de rendre ça plus progressif sur si peu de temps). Le film ne rechigne pas à montrer la violence des gangs et de la prison avec passage à tabac, viol et tout ce qui va bien. Mais j'ai l'impression que le film tourne ça d'une façon à ne pas rendre ça joli mais au contraire rendre ça dégoutant comparé à d'autres films qui ont tendance à rendre la violence hype. Ça appuie d'autant plus le propos du film que la haine (et donc la violence) n'a aucun intéret et qu'au contraire elle s'auto-alimente.

spoiler

À la fin quand son ptit frêre se fait buter dans les chiottes du lycée, Derek est normalement sorti de son cercle de la violence. Mais le proviseur et le flic le pousse à rester encore un peu plus dans ce monde qu'il veut désormais fuire. Une fin qui était envisagée était de le voir se raser le crâne à nouveau après la mort de son ptit frêre pour montrer qu'effectivement il n'allait pas s'en sortir de ce cercle de la haine. Mais cette fin a été retoquée.

Ce film sera malheureusement d'actualité pendant encore très longtemps. Il n'apporte malheureusement pas de solution au problème.

Les deux têtes de castings sont des Edward. D'ailleurs c'est marrant de voir qu'à l'époque Edward Furlong avait encore la même tronche que dans Terminator 2 alors que par la suite… bha … pas du tout.

Saving Private Ryan

Allez un bon ptit Spielberg des familles !

Alors qu'une mère vient d'apprendre que trois de ses quatres gamins sont morts lors de la Seconde Guerre Mondiale, l'État-Major américain décide de monter une mission pour aller chercher le quatrième frangin afin de le ramener au pays.

Le soldat Ryan a été parachuté derrière les lignes ennemies mais personne ne sait s'il est encore en vie et surtout où est-ce qu'il se trouve réellement. Tom Hanks se voit assigner cette mission de récupération et monte une équipe de 8 soldats.

La première scène du film avec le débarquement est d'une intensité rare. Ce rendu ultra réaliste avec la caméra sur le champ de bataille qui bouge dans tous les sens et subit le souffle des explosions. Ça a un rendu à la fois ultra spectaculaire mais aussi très réaliste. On a l'impression d'être en plein documentaire où le caméraman pourrait se prendre une balle à n'importe quel moment. Rien que cette scène a coûté 11 millions de dollars et a pris un mois a être tournée.

C'est le premier film que j'ai vu en HD tiens. Voilà vous en vous foutez mais c'est dit. Vous n'aviez qu'à pas lire cette ligne.

Le film est pas mal gore quand même. Il y a beaucoup de boyasse qui vole et des litrons de sang un peu tout le temps. Il n'est pas à conseiller aux personnes sensibles. C'est très … viscéral.

D'ailleurs pour se simplifier la tâche, ils ont eu recours à beaucoup d'acteurs ayant des membres en moins. Ça évite d'utiliser des effets numériques très chers encore à l'époque. Par contre ils ont quand même feinté pour Bryan Cranston (Walter White dans Breaking Bad) qui a bien ses deux bras en vrai ;-) .

Cela dit ILM a fait des miracles en ajoutant tout plein d'effets numériques "invisibles". Et ils ont modifié l'obturateur de la caméra afin d'avoir un rendu assez délavé mais plus net. Ça plus les systèmes pour faire trembler la caméra donne une allure vraiment particulière aux scènes d'actions.

Mais même lors des scènes plus calme, la caméra n'a pas vraiment la palette des mouvements classiques qu'on retrouve au cinéma. Elle est jamais fixe, jamais de traveling bien propre, jamais de dolly ou autre, ici c'est à l'épaule avec tous les mouvements brusques et vivants d'une caméra sur le terrain.

C'est marrant, j'allais écrire “J'apprécie pas vraiment les films de guerre” mais je me rends compte qu'au final il y en a pas mal que j'aime bien. Du coup, bha ptet qu'au final j'aime bien quand même ? En tout cas celui-là je l'aime beaucoup.

Les personnages ne se la pètent pas, la mise en scène fais très vraie, on est sur un groupe restreint de soldats et du coup on parvient à un peu les connaître. La musique est cool, les décors sont comme ce qu'on s'attend à voir. Ils ont dépensé sans compter manifestement. Et la thématique de l'intéret de mettre en danger 8 hommes pour en sauver 1 est vraiment intéressante et le film ne donne pas de réponse qui me satisfasse.

spoiler mais pas trop

La logique du Capitaine concernant le fait de sacrifier un homme à lui dans le but d'en sauver 10 se tient. Et justement monter une escouade dans le but de sauver un seul homme ne lui convient pas.

Mais le fait d'à-côté de ça considérer que l'objectif principal est de gagner la guerre et que donc mettre hors d'état une mitrailleuse sur le chemin même en y perdant un homme vaut le coût.

Et ça se concrétise à la fin quand il décide de ne pas partir avec Ryan mais de les assister afin de potentiellement parvenir à aider toute l'armée sur leur opération.

Le Bon La Brute Et Le Truand

Le western spaghetti par excellence. Sergio Leone, Ennio Morricone, Clint Eastwood, des gros plans, des décors sableux, des visages crasseux et transpirants, des flingues et des pelles.

Clint Eastwood est le Bon et s'amuse à livrer à la justice Eli Wallach pour toucher la récompense. Puis lors de la pendaison du malheureux tire sur la corde pour le sauver et le récupérer. Ils recommencent pareil dans le bled d'à côté pour toucher une autre prime.

Lee Van Cleef (la brute) est lui à la recherche d'un trésor en or bien planqué. Pas de chance pour lui la localisation du trésor sera connue en partie par le Bon et en partie par le Truand.

Et c'est parti pour 3h de promenade mouvementée dans le désert. Quelques virées en ville également.

Et bha j'aime pas trop trop. En fait c'est vraiment très lent avec des détours par-ci par-là. J'ai l'impression que le film recherche plus à retranscrire une époque, une ambiance les ressentis plus qu'une histoire bien bornée.

Certains passages sont vraiment longuets même si la trame "pure" de l'histoire est sympa. Ce manque de rythme est vraiment dommage parcequ'au final en 2h ça aurait permis de condenser un peu plus et d'avoir quelque chose de plus agréable à regarder.

J'avoue cependant que les scènes sont somptueuses avec toutes ces couleurs, les paysages à perte de vue, les décors de ville d'époque super classes. Et puis le passage de guerre pour le contrôle du pont avec toute cette artillerie, tous ces soldats en tenue c'est chouette à voir. Il y a pas à dire les films sans effets numériques ça a quand même de l'allure.

C'est marrant de voir le Bon ne pas rechigner à arnaquer la Justice de son pays, être prêt à tuer des innocents sans état d'âme dans le but de s'enrichir personnelement. Il est au final pas spécialement plus vertueux que le truand ou la brute. J'imagine que c'est clairement voulu.

spoilers

Wow l'explosion du pont ils ont pas déconné ! On voit vraiment le souffle de l'explosion et des débris qui tombent vraiment très près des acteurs !

Le duel final est quand même cool comme tout avec toute la tension des 3h de film qui se concrétise enfin. Et puis ce cimetière est vraiment stylé avec son agencement tout en rond. Je viens de lire qu'il a été construit à l'occasion par l'armée espagnole pour les besoins du film en seulement 2 jours. Bravo les mecs !

J'ai pas trouvé ça mauvais mais j'ai vraiment pas réussi à accroché. J'ai été obligé de faire des pauses pour pas capituler et même accélerer un peu le film. En fait le rythme trop lent et puis … bha le western spaghetti… c'est clairement pas mon truc.

Je trouve ça trop cliché. Sauf que … c'est logique, c'est ce film qui a créé bon nombre de ces clichés. Mais du coup je trouve ça presque parodique : les scènes avec les très gros plan sur les visages qui se regardent les uns les autres avec la goutte de sueur… J'ai presque l'impression de voir une parodie.

Bref, je préferre Le Bon La Brute et le Cinglé.

One Flew Over The Cuckoo's Nest

En 1975, Milos Forman sort ce film avec à son casting Jack Nicholson qui semble s'éclater. C'est un film avec pas mal de scènes bien marrantes mais qui est quand même loin d'être léger et plus profond que qui est présagé.

Randall Patrick McMurphy est un homme visiblement violent qui vient d'être accusé de viol sur une mineure après déjà au moins un autre passage en taule. Cependant son cas semble assez ambigu et il est plaide la folie pour ne pas finir en prison. Il est donc amené dans un hôpital spécialisé qui va le garder quelques semaines en observation avant de statuer sur sa folie.

C'est bien entendu une sacré performance d'acteur que nous a délivré Jack Nicholson. Le doute est clairement permis concernant sa folie : est-ce qu'il joue, est-ce qu'il a vraiment une folie avec des accès de violences, est-ce qu'il est juste en inadéquation sociale ?

Mais du coup c'est également le propos du film, à partir de quel moment quelqu'un se rebellant contre le système en place passe d'activiste à fou ?

Le personnage de Jack Nicholson est vraiment attirant. Il a pas mal de répartie, plein d'humour, il accroche vite avec ses nouveaux comparses et les apprécie sans se moquer d'eux. Du coup forcément le spectateur l'apprécie et le trouve sympathique. Et là on apprend qu'il a commis un viol sur mineur et semble parfaitement ok avec ça. Et là c'est le malaise pour le spectateur.

D'ailleurs c'est un peu pareil pour l'infirmière Mildred Ratched, au tout début on la voit forcément autoritaire et pas forcément aimante. Puis petit à petit, elle semble sévère mais quand même passionnée et au final juste. Et enfin le final…

Le film a réellement été tourné dans un hôpital psychiatrique et d'ailleurs certains des patients figurants sont de vrais patients et non des acteurs. Et d'ailleurs le tournage a été assez particulier visiblement. Il a été tourné dans l'ordre chronologique des évènements ce qui est particulièrement rare (à l'exception de la scène du bateau). Un des acteurs a été diagnostiqué d'une leucémie pendant le tournage par l'un des médecins de l'hôpital en question. Le réalisateur laissait souvent tourner les caméras sans prévenir les acteurs afin d'en obtenir des plans de réactions qui soit authentiques (notamment de la part de Louise Fletcher l'infirmière en chef). Danny DeVito a commencé à s'inquiéter pour sa propre santé mentale vu qu'il commençait à avoir un ami imaginaire durant le tournage. Sydney Lassick inquiétait de plus en plus l'équipe du fait de son état émotionnel particulièrement instable et imprévisible au point que l'équipe médicale de l'hôpital était prête à le prendre en charge.

C'est un des trois films à obtenir les 5 principaux oscars (avec It Happenend One Night et The Silence Of The Lambs.

Certaines scènes mettent vraiment de bonne humeur. Quand ils partent faire leur promenade en bâteau, avec leurs grands sourires c'est ultra communicatif. Mais cette fin est d'une tristesse pour McMurphy !

spoilers

Bon alors ? Il fait semblant ou bien il est un peu fou ? Je pense qu'il n'est pas fou mais dérangeant et potentiellement dangeureux mais pas au point de mériter ses électrochocs (d'ailleurs est-ce qu'on peut vraiment en mériter ?).

Rhaaa ce final où le pauvre Billy semble aller bien mieux après sa nuit accompagnée puis se fait mettre plus bas que terre par Miss Ratched ça fait vraiment mal. C'est rageant de voir qu'au final malgré ses apparentes bonnes volontés elle se laisse griser par le pouvoir qu'elle retire de son autorité dans cet hôpital.

Ce film a un casting impressionnant.

  • Premier rôle de Christopher Lloyd (Doc Emmett Brown dans Retour vers le futur)
  • Mais aussi de Brad Dourif (qui a une filmographie bien typée horeur et c'est aussi le papa de Fiona Dourif (qui joue Bartine dans Dirk Gently !))
  • Et encore le premier rôle de Michael Berryman qui joue souvent des personnages assez horrifiques.
  • Scatman Crothers qui est Dick Halloran dans The Shining
  • Danny DeVito qui est Danny DeVito
  • Jack Nicholson qui lui aussi est Jack Nicholson

J'aime bien la cohésion de cette petite bande de potes de fortunes. Ça rapelle un peu les films avec une bande de gamins, ils auraient pu s'appeler les loonies.

The Silence Of The Lambs

À la 23ème place du top 250 IMDB, on retrouve notre film de ce soir. Une enquête où Jodie Foster va être aidée par Hannibal Lecter un dangeureux cannibale plutôt violent mais tout de même gentleman mais surtout très fin limier.

Un meurtier s'amuse à mutiler et écorcher des jeunes femmes avant de balancer leurs cadavres dans une rivière. Une nouvelle victime manque à l'appel et pas de chance c'est la fille d'une sénatrice du coup le FBI y met un peu plus de zèle afin de parvenir à sauver à temps la pauvre gamine.

Le film nous emmène donc auprès de Clarice Sterling qui est encore en formation au FBI dans la section d'étude comportementale. C'est donc une enquête à base de profilage plus qu'une enquête à base d'empreinte et d'analyse de traces.

Et bien j'ai vraiment bien aimé le film même si visuellement je l'ai trouvé hideux. L'histoire est vraiment cool et surtout Anthony Hopkins est super bon acteur et son personnage est ultra intrigant. Jodie Foster est parfaite également pour lui renvoyer la balle et le duo malgré eux fonctionne super bien.

remarques spoilantes

Alors n'ayant vu le film qu'une fois, j'ai pas toutes les références et tout mais je me demande si Buffalo Bill ne serait pas inspiré d'Ed Gein le serial killer psychopathe.

L'évasion de la prison temporaire en se servant de la peau d'un des flics comme d'un masque y fait également pensé (tout comme House of 1000 corpses ou bien Texas Chainsaw Massacre).

Bon et maintenant j'ai enfin vu la référence de cette scène mythique de Clerks 2 (qui est toujours aussi hilarante (mais beaucoup moins dans ce film)).

Le personnage d'Hannibal est super chouette mais sa sagacité semble quand même un poil tiré par les cheveux. Il arrive à des conclusions en se basant que sur très peu de détail, comme si il ne pouvait en être autrement via un autre cheminement ce qui me semble assez foireux. Pour un film qui n'est pas 100% centré sur ça, j'arrive à faire abstraction, mais j'imagine que ça tomberait vite à l'eau si c'était vraiment le centre de l'intrigue.

C'est assez rare dans un film d'avoir un personnage aussi charismatique qu'Hannibal sans qu'il ne soit au final un protagoniste actif dans l'histoire. C'est d'ailleurs rare pour un film d'avoir deux antagonistes au héro sans qu'il ne soit liés ni rien. Les deux sont complètement indépendants.

Et j'ai trouvé ça étrange qu'au final le cocon de mite n'ait pas une plus grande place que ça dans le déroulement de l'enquête. Ce n'est au final qu'un tout petit détail qui ne les aiguillera pas plus que ça alors que ça pourrait être l'élément ultime permettant de découvrir le tueur. C'est au final assez bien dosé avec plein de ptits indices qui pointent un tout petit plus chacun dans une direction. Bref, je me suis fait avoir par l'affiche du film ^__^ .

Comme je disais tout à l'heure, je trouve le film très moche. C'est terne, l'image est meh. Les lumières sont pas folichonnes, les mouvements de caméras sont des plus classiques. Le seul truc qui sort de l'ordinaire est l'important nombre de regard caméra en gros plan afin de cerner le spectateur mais en dehors de ça j'ai pas eu l'impression qu'il y ait de folie dans la mise en scène.

Pareil, la musique est là pour meubler mais sans plus, pas de thême vraiment remarquable ou autre. C'est fonctionnel, bien fait mais sans surprise. C'est l'histoire et les acteurs qui font tout le taff et avec brio.

Fight Club

Allez encore un ptit film de David Fincher et rien que ça, ça me met en joie ! Ce film est également devenu culte, j'imagine que vous en avez déjà entendu parlé et probablement déjà vu. Rien que son affiche avec son savon rose est célèbre.

Je le réalise que maintenant en écrivant alors que j'ai déjà vu ce film au moins 6 fois mais on ne connait pas le nom du personnage incarné par Edward Norton. Donc, lui, est en crise existentielle assez sévère à base de déprimes et d'insomnies sévères qui font qu'il est complètement à la ramasse presque spectateur de sa ptite vie d'expert envoyés par monts et par vaux.

Un jour, il fera la rencontre de Tyler Durden qui deviendra un « ami à usage unique » le temps d'un vol en avion. Le contact passe plutôt bien, il récupère sa carte de visite. En arrivant au pied de son immeuble il découvre que son appart a explosé suite à une fuite de gaz. Ne sachant où aller, il contacte Tyler espérant pouvoir être accueilli.

Cette rencontre va tout changer dans sa façon de penser/vivre/être mais je m'arrête là.

Le film est ultra populaire avec un gros casting, un gros réalisateur, une grosse histoire, un twist ahurissant. Le premier visionnage donne envie de se le refaire dans la foulée pour mieux assimiler et comprendre ce qu'on vient de voir.

Le film utilise de très discrets effets spéciaux numériques notamment sur des très gros plans d'objets où la caméra se balade dessus… Et franchement vingt ans plus tard, ces effets sont encore vraiment cool même si bien moins surprenant mais à l'époque c'était vraiment rare et surtout ça semble vraiment réaliste. D'ailleurs c'est une des marques de fabrique de David Fincher d'utiliser des effets numériques "invisibles" pour des éléments réalistes.

Bon par contre certains effets sont bien moins subtils (le pingouin, la collision aérienne, l'explosion de l'appartement…) mais ont pas trop mal vieilli quand même. On le considère souvent comme vraiment très méthodique et à vouloir une prise parfaite et donc prêt à filmer en boucle la même scène. Pour Fight Club il a utilisé près de 1500 bobines pour 2h de film ce qui est près du triple de la normale.

La BO est pas mal cool avec énormément de morceaux d'ambiance avec des tonalités électro sympatoches. D'ailleurs les Pixies à la fin avec Where is my mind m'a été gâché (et maintenant vous aussi).

Le film est sur bien des aspects immoral et d'ailleurs il a souvent été interprêté de façon radicalement opposé par différentes franges de son public. Alors que Edward Norton nous est montré comme faible, souvent victimisé, soumis à l'environnement qui l'entoure, on le confronte à Tyler. Tyler Durden est tout l'opposé, vu comme l'archétype du mec cool, viril, beau gosse, qui se laisse emmerder par personne, libre comme l'air, le mâle alpha dominant, tête pensante dirigeant son escouade. Mais on peut aussi le voir d'un autre œil bien moins reluisant. Le mec est toxique à mort, masculiniste égocentrique qui se créer une simili-secte qu'il dirige d'une main de fer, dégradant et crasseux. Aucun respect pour personne (pas même lui) et le film n'est vraiment pas subtil à son propos et pourtant il a été érigé en icône. D'ailleurs la seule femme du film le dit clairement “Tyler tu es ce qui m'est arrivé de pire” (vu son train de vie et l'image qu'elle renvoie, ça veut dire beaucoup).

J'aime beaucoup la pensée d'Edward Norton à propos de ses possessions. Enfin pas quand il souhaite acheter tout un tas de trucs parceque ça le définit, mais quand il dit régler un problème quand il a enfin tel objet : “quand on s'achète un canapé et qu'on se dit que c'est le dernier, on pense avoir réglé le problème du canapé. … J'étais proche de l'autosuffisance.” Sur ce point je suis à peu près pareil. J'ai mon canapé et j'espère ne jamais avoir à en changer. Je n'ai plus à me dire que ce serait cool d'en avoir un autre, je regarde pas ce qu'il se fait, je ne trouve pas grand-chose à lui reprocher si ce n'est son usure et j'avoue même un peu angoisser à l'idée qu'un jour il se pète où se fasse déchiqueter par un chat un peu trop vénère. Et je fonctionne pareil pour ma batterie de cuisine : j'ai deux poêles à crèpes qui sont top, qui n'accroche absolument pas, j'aimerait tellement ne jamais avoir à me dire qu'il faille en changer pour n'importe quelle raison… ça marche également pour les casseroles, les bols, le lit, l'électroménager… Et malheureusement pour mes frusques j'aimerai en dire autant sauf que force est de constater qu'ils s'usent sacrément vite, surtout les godasses que je peine à faire durer deux ans. Mais bon je m'égare un peu là.

Et à ce moment-là, Tyler lui sort un “Ce que tu possèdes finit par te posséder.” et je ne peux qu'être d'accord. Et après ça, il n'aura de cesse de sortir des conneries.

La blague de l'humour flashback est super cool et arrive au climax du film quand on comprend tout.

Une ptite anecdote sympa concerne la new beetle. À un moment dans le film, Edward Norton et Brad Pitt rigolent et éclatent cette bagnole. Il s'avère que les deux acteurs détestent réellement cette bagnole. La première coccinelle était le symbole de la jeunesse des années 60 et de la liberté et que cette jeunesse là 30 ans plus tard est désormais à la tête des usines et du design et se sont mis à faire la New Beetle afin de vendre les rêves et les espoirs des baby boomers à la nouvelle jeunesse. Et c'est assez proche des propos du film qui se veut pas mal anticapitaliste.

C'est de ce film que l'expression “special snowflake” est tirée.

quelques spoils

En sachant que Tyler Durden est Edward Norton, on se rend compte de plein de ptits détails plus tôt dans le film.

  • Le mec qui les percute dans le bus ne s'excuse qu'auprès d'Edward Norton.
  • Toutes les fois où Tyler lui soufle des phrases…
  • Tyler et Edward ne sont jamais ensemble à l'écran quand Marla est présente.
  • Quand le détective apelle Edward à propos de son appartement, alors que Tyler et Marla sont tout le temps en train de baiser depuis des lustres, là, ça se stoppe instantannément.
  • Quand Lou assène une grosse patate dans le bide de Tyler sous le bar, on voit Edward qui semble subir également.
  • Le loueur de bagnole dit “Mr Durden” en regardant Edward

En revoyant le film en sachant le dénouement, on comprend beaucoup mieux le comportement de Marla. Prêtez-y attention, elle se fait pas mal maltraiter psychologiquement par Edward (inconsciemment).

La complétion Qutebrowser qui déconne : Mon premier rabbit hole de l'année

Le rabbit hole est une expression anglaise venant d'Alice Aux Pays Des Merveilles où la jeune Alice se retrouve à suivre le lapin pour s'engouffrer dans son terrier et finit dans un monde fantastique où elle y passe … beaucoup de temps. Et bha là je viens de tomber dans un rabbit hole moi aussi.

Depuis quelque temps j'étais tombé sur un bug bien chiant de Qutebrowser : quand je tapes une url, une recherche ou autre, ça se passe bien pour les premiers caractères, puis ça se stoppe, ça rame un ptit coup, puis tout arrive mais avec souvent certains caractères en double. Bon je m'en suis accomodé quelques mois mais là j'en pouvais vraiment plus. C'est ultra rageant comme ptit bug à la con quand je suis un peu speed et que je tape une recherche simple et que je me retrouve à devoir revenir en arrière pour la corriger pour espérer tomber sur le bon résultat.

Solution de merde

Virer le dossier de boulot de Qutebrowser fonctionne. Un ptit rm ~/.local/share/qutebrowser et hop. Le navigateur redevient performant comme dans le temps.

Mais forcément ça ne m'enchante guère puisque je perds tout l'historique des pages déjà visitées.

Diagnostic plus poussé

Comme à mon habitude je suis allé pleurnicher sur le salon IRC, voir si certains ont une idée. Mais j'avais déjà ma ptite idée.

Par chance, je tombe sur le dev principal. Je lui demande si ça ne pourrait pas venir d'un historique un peu trop volumineux. Mon fichier ~/.local/share/quterbrowser/history.sqlite faisant 64Mo ce qui est pas mal mais pas non plus délirant.

Il me répond qu'il n'a aucun souci (forcément) et que le sien fait 335Mo donc la volumétrie ne devrait pas poser de souci. Par contre il me suggère un réglage qui pourrait solutionner mes emmerdes : :set completion.web_history.max_items

Et là je teste avec 500 et ça marche nickel.

Bon c'est cool mais ça n'explique pas pourquoi ça déconne. Mon ordi est parfaitement capable de lire et filtrer un fichier de 64Mo de façon instantannée, pourquoi il n'y arriverait pas avec un fichier au format sqlite ?

Je me décide à bourriner pour trouver à partir de quelle valeur ça déconne.

  • 5000 ok
  • 10000 ok
  • 20000 nok
  • 15000 nok
  • 12000 nok
  • 11000 nok
  • 10500 nok
  • 10001 ok
  • 10100 nok
  • 10050 nok
  • 10030 ok
  • 10040 ok
  • 10045 ok
  • 10048 ok
  • 10049 nok

HAAA ! J'ai trouvé LA valeur.

Bon c'est cool mais j'en fais quoi ?

Qutebrowser et sqlite

Debug

Bon je rembête un peu le dev sur le salon IRC et là il m'indique qu'on peut voir quelles sont les requêtes. Pour cela, il suffit de lancer QB avec qutebrowser --debug --logfilter sql.

Et là dès qu'on ouvre la barre on a tout un tas de bordel qui s'écrit dont :

12:46:46 DEBUG    sql        sql:__init__:175 Preparing SQL query: "SELECT min(last_atime) FROM (SELECT last_atime FROM CompletionHistory ORDER BY last_atime DESC LIMIT :limit)"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:208 Running SQL query: "SELECT min(last_atime) FROM (SELECT last_atime FROM CompletionHistory ORDER BY last_atime DESC LIMIT :limit)"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:212 query bindings: {':limit': 10051}

12:46:46 DEBUG    sql        sql:__init__:175 Preparing SQL query: "SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '\' OR title LIKE :0 escape '\')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:208 Running SQL query: "SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '\' OR title LIKE :0 escape '\')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC"
12:46:46 DEBUG    sql        sql:run:212 query bindings: {':0': '%%'}
12:46:46 DEBUG    sql        debug:__exit__:302 Running completion query took 0.000212 seconds.

Et si on tape une lettre de plus :

12:47:17 DEBUG    sql        sql:run:208 Running SQL query: "SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '\' OR title LIKE :0 escape '\')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC"
12:47:17 DEBUG    sql        sql:run:212 query bindings: {':0': '%w%'}
12:47:17 DEBUG    sql        debug:__exit__:302 Running completion query took 0.00049 seconds.

Compréhension des requêtes

Alors en analysant un peu le truc, même si vous êtes aussi doué que moi en SQL, il y a moyen de comprendre ce qu'il se passe.

Déjà on voit que la requête doit se lire sur deux lignes mais en gros c'est tout d'abord ça :

SELECT min(last_atime) FROM (SELECT last_atime FROM CompletionHistory ORDER BY last_atime DESC LIMIT :limit)

Avec :limit qui vaut 10051 dans mon exemple.

Cette requête retourne le plus petit de tous les last_atime des 10051 derniers éléments de l'historique. Je pense deviner que ça correspond en gros au plus vieux timestamp des url que l'on a consulté dans l'historique.

Qutebrowser marque le timestamp de l'instant de consultation de chacune des url visitées. Avec cette requête il récupère donc le plus vieux timestamp de la plus vieille url où l'on cherchera.

Dans un second temps, Qutebrowser va faire une seconde requête :

SELECT url, title, strftime('%Y-%m-%d %H:%M', last_atime, 'unixepoch', 'localtime') FROM CompletionHistory WHERE ((url LIKE :0 escape '' OR title LIKE :0 escape '')) AND last_atime >= 1601542597 ORDER BY last_atime DESC

Celle-là est plus intimidante mais finalement n'est pas bien compliquée. Cette requête récupère l'url, le titre de la page, convertit le timestamp en date lisible pour les humains parmis toutes les url de l'historique dont le timestamp est supérieur au timestamp récupéré à la requête précédente.

Ce qui est intéressant est la partie avec ((url LIKE :0 escape '' OR title LIKE :0 escape '')) . Le :0 est pour l'instant vide, mais à chaque appui sur une touche supplémentaire, on va la voir s'ajouter ici, ce qui permettra à sqlite de filtrer dans l'url ou le titre ce qu'on tape.

C'est astucieux de laisser le boulot de recherche et donc de complétion à sqlite directement plutôt que de recoder ça.

Bon bha avec ça, je vais pouvoir me lancer moi-même à la recherche de l'élément foireux.

Un ptit fix

Je dégaine un ptit sqlite3 ~/.local/share/qutebrowser/history.sqlite et c'est parti. Je vous fais pas tous les tâtonnements mais je suis arrivé à trouver le bon last_atime de l'entrée qui fait chier et donc je l'affiche pour voir quelle est la ligne en cause : SELECT * FROM CompletionHistory where last_atime = 1601542534;

qute://pdfjs/web/viewer.html?filename=tmp6airxyyx_mH7o+Rj08e6njE+ffgP3hPP...eHJlZgo4MDMxMDYKJSVFT0YK&file=&source=data:application/pdf;base64,JVBERi0xLjQKJe……………0YK|file|1601542534

Bon j'ai tronqué mais vous voyez le délire. En fait je me suis retrouvé avec tout un pdf dans sa propre url et donc un truc de plus de 1Mo dans le champ url ce qui perturbait quelque peu sqlite (mais pas trop non plus).

Il ne reste plus qu'un ptit DELETE FROM CompletionHistory where last_atime = 1601542534; et le tour est joué.

SQLite respire et maintenant Qutebrowser respire aussi \o/

Le repos bien mérité

Et là je me dis que j'ai laissé trainer ça pendant trois mois à m'emmerder alors qu'au final c'était résolu en une heure. J'ai passé plus de temps à écrire cet article qu'à débugguer.

One Cut Of The Dead

Ça fait un peu plus d'un an que j'en entends régulièrement parler de ce film. Je l'avais sur mon disque dur (le hasard fait bien les choses), mais je l'avais un peu oublié et j'ai jamais pris le temps de me le faire. Et là ça en parle sur le fédiverse, du coup ça m'a motivé à enfin le zieuter.

Une équipe de tournage est en train de faire un film de zombie. Ça fleure bon le nanar. Et apparemment, les "zombies" sont effectivement des zombies.

Je ne vous cache pas que la première demi-heure est … compliquée. Les ficelles sont grossières et puis l'idée de filmer l'élaboration d'un nanar, c'est moyennement drôle et c'est même plutôt désagréable. Mais vous serez vraiment récompensés si vous parvenez à atteindre les 35 minutes. Là le film dévoile toute son ampleur. Croyez-moi sur parole il faut faire cet effort et n'allez pas vous spoiler !

en parlant de spoilers, parlons de spoilers !

Tout les ptits détails chiants qu'on remarque dans la première partie sont expliqués par la suite. C'est vraiment excellent de voir tout les meublages, les improvisations bidons, les dialogues foireux, les acteurs qui disparaissent et reviennent à d'étranges moments.

Et le générique (le vrai) qui montre les scènes de tournage de scène de tournage… Manque plus qu'un making-of.

Le film a été fait avec seulement 25 K$ et d'ailleurs la plupart des acteurs ont payés pour y être puisqu'il s'agit en fait d'un projet d'école d'art au Japon.

Il a été réalisé en seulement 8 jours et la fameuse scène principale a réellement été tourné sans coupure mais il a fallu 6 prises pour avoir une prise parfaite.

Vous trouvez pas que la musique du générique à un faux-air de I Want You Back des Jackson 5 ?

J'ai vraiment adoré et je vais devoir le faire voir à plein de monde maintenant. C'est le genre de film qui donne envie de faire des films.

Se7en

David Fincher a une filmographie pas énorme mais de tout ceux que j'ai vu c'est un sans faute. Même Alien³ me plaît malgré sa mauvaise réputation.

Ici, c'est son deuxième long métrage avec Brad Pitt inspecteur venant de se faire muter dans une métropole usienne. Il va remplacer Morgan Freeman qui souhaite partir en retraite et va donc collaborer une semaine avec lui pour la passation de pouvoir.

Ils vont se retrouver à enquêter sur une série de meurtres tournant autour des 7 pêchés capitaux.

Ça se déroule dans une atmosphère ultra pesante. La météo est dégueulasse pire qu'en Bretagne. Il pleut des trombes constamment et le seul moment où ça s'arrête c'est quand l'action sort de la ville et là c'est grand soleil pour le dénouement du film. C'est d'ailleurs vers ce moment que le film sera le plus coloré comme un bouquet final de feu d'artifice.

Le duo d'acteurs est vraiment cool avec la fameuse mésentente entre les flics qui sont forcés de collaborer sauf qu'en fait pas tant que ça. Ils finissent pas s'apprécier grâce à l'intervention impromptu de Gwyneth Paltrow (je l'aime pas celle-là) qui va donc permettre au duo de changer légèrement de registre et donc de collaborer intelligemment.

Le tueur du film est super bien écrit aussi. Son interprêtation est au poil (même si lui, non plus je ne l'aime pas) avec son calme insupportable et au fond une logique plutôt … compréhensible.

Le film se déroule donc sur une semaine avec chaque jour la découverte d'un nouveau cadavre et donc une session de fouille pour trouver le moindre indice. On se prend vite au jeu d'être le troisième détective afin de tenter de cerner le tueur et trouver le moindre truc avant la flicaille.

Il est visuellement somptueux avec des cadrages jouant sur la claustrophobie émanant de ses décors. C'est souvent sombre dans un clair obscur oppressant. Tout le long du film c'est très désaturé, on est pas très loin d'un noir & blanc. Heureusement que l'on a pas l'odorama car c'est toujours des bouges immondes.

Le film est globalement calme avec au final une seule vraie scène d'action. Mais qu'est-ce qu'elle est bien foutue. D'un coup la caméra bouge, le rythme s'emballe, ça zoome, ça tire, ça s'arrête, la musique emboîte le pas. Ça relance tout le film à un moment où nos personnages s'embourbaient.

J'ai choppé une référence que je n'avais jamais compris ! Au début du film Brad Pitt se fait appeler Serpico du nom du flic incorruptible qui aura fait tombé pas mal de flics véreux dans les années 70. Bon, faut dire que j'ai vu le film Serpico il y a peu ^__^

spoilers

Bien entendu qu'avec un tel titre et une telle thématique il y a des ptits indices planqués.

  • Le premier meurtre du film est annoncé au téléphone à la 7ème minute de film.
  • La livraison de la boîte est prévue pour 19h (7 heures).
  • La victime de la paresse est trouvé au troisième étage et c'est le troisième meurtre.
  • Lorsque Morgan Freeman annonce les pêchés, il termine par Envy en regardant Brad Pitt ce qui est pile ce qu'il se passera à la toute fin.

Ce final avec Brad Pitt qui gueule “ What's in the box ” les larmes aux yeux quand il comprend ce qu'il se passe est d'une puissance visuelle et scénaristique. Et le pire c'est qu'ils ont failli finir complètement différemment. Plusieures pistes ont été envisagées, des scènes d'action, Morgan Freeman qui tue Kevin Spacey avant Brad Pitt pour lui épargner une vie en taule et pleine de regret…

Ce film ne laisse pas indifférent. Le maestro Fincher signe un de ses meilleurs films dès sa deuxième réalisation. Son premier film a été un calvaire sans nom, en débarquant dans une franchise ayant eu déjà deux illustres réalisateurs avant lui, une pression de malade de la part des studios et des galères de tournage dans tous les sens avec un scénar qui change en cours de tournage et tout… Là, il a eu bien plus de lattitude et bien moins de galère et on voit que ça lui a plutôt bien réussi.

Pulp Fiction

Pulp Fiction

Franchement est-ce qu'il y a d'autres trucs à dire ? Tout a déjà été dit. Ce film est parfait.

C'est ultra drôle, super bien foutu, casting de folie, OST parfaite, l'histoire est classe, le montage aussi. Je ne m'en lasse vraiment pas.

Je dois avouer que je suis un très grand fan de Quentin Tarantino, sa filmographie est un sans faute. Et c'est vrai que Pulp Fiction est un bijou. Et le pire c'est qu'il l'a fait pour 8 millions de dollars. Et de ces 8 millions, 5 sont partis dans les salaires des acteurs mais il était rentable rien que par la vente des droits de distribution à l'international avant même sa sortie.

Le premier plan Bruce Willis est net et le second plan est net aussi avec Ving Rhames

C'est rare que la demi-bonnette ne soit pas dégueulasse.

J'ai déjà dû le voir une vingtaine de fois mais je m'en lasse pas et à chaque fois je m'étonne qu'il fasse 2h30. Ça passe si vite à chaque visionnage.

Bref, si vous ne l'avez toujours pas vu, allez-y tout de suite avant même de finir de lire mes conneries. Et méfiez-vous si vous sentez le besoin d'aller aux chiottes, c'est généralement là qu'il se passe malheur.

La Liste de Schindler

Wow sacré film. C'est un sujet sacrément plombant, triste dans une époque sombre, bref quoi de mieux pour un Réveillon ?

C'est donc l'Histoire vraie d'Oskar Schindler, nazi qui lors de la Seconde Guerre Mondiale en a profité pour s'enrichir. Il fait travailler des juifs pour une bouchée de pain dans une usine en faillite qu'il rachète pour trois fois rien.

Mais, il a beau être nazi il est pas spécialement fan du traitement des juifs par ses comparses. Et utilisera sa fortune pour corrompre les hauts placés et les sous-fifres afin d'obtenir certains privilèges ce qui lui permettra de sauver une partie de ses ouvriers.

Ce film de Steven Spielberg est un des plus durs à regarder. C'est cru, froid, violent, immoral. Ici pas de pointe d'humour, pas vraiment d'instant de bonheur, jusqu'à la fin ça enchaîne les horreurs.

Et pourtant qu'est-ce que c'est beau. Cette histoire est superbe et extra-ordinaire. C'est vraiment incroyable et tellement poignant de voir ce capitaliste bon-vivant profitant de la situation changer son fusil d'épaule et utiliser toute son expérience de salopard talentueux pour faire le bien. Sa maîtrise des combines, du paraitre et des pot-de-vins lui ont permis de monter son business et donc de monter dans l'échelle sociale malgré une période particulièrement sordide. Mais au final, il flambera toute sa fortune pour sauver le plus de juifs possibles.

Le personnage apparait de plus en plus comme un héros. Et d'ailleurs Amon Goeth qui semble complètement psychopathe semble un chouilla moins méchant vers là fin (ça reste subtil, c'est quand même une ordure, hein).

Bref, le film est rempli de scènes marquantes comme par-exemple la liquidation du ghetto de Krakovie… Pfiouu L'arrosage du train… La douche…

Il mérite sa place si haut dans le Top IMDB.

Le film rapelle Empire Of The Sun de Spielberg aussi où on y voit la guerre à travers les yeux d'un gamin. Techniquement le film est dans un joli noir & blanc et ne tente pas d'en mettre plein la vue avec des mouvements ou des effets visuels. Le seul effet saisissant est le fait de colorer des éléments à deux trois moments du film mais c'est tout.

Le nombre d'acteurs (figurants certe mais quand même) est gigantesque. Il y a du monde de partout, ça fourmille sur certains plans, tous avec leur costume. Par moment on oublie presque le fait que c'est un film et non un documentaire.

D'ailleurs à ce sujet, il parait que le protagoniste n'était pas si droit que ça, ça aurait été quelque peu enjolivé. Tout comme certaines personnes trouvent le personnage d'Amon Goeth trop caricatural alors que de nombreux témoignages s'accordent à dire qu'il était très porté torture physique et psychologique.

Le film a été fait en parallèle de Jurassic Park, il n'y a pas à dire, Steven Spielberg était au top à cette période.

Ce film doit être vu aussi bien pour son histoire que pour l'Histoire.

Récap 17 : Décembre 2020

Dernier mois d'une année très houleuse (pas tant que ça pour mon cas). Je sais pas trop ce qui m'a pris, j'avais pas mal de temps et pas mal de matière première du coup… roulement de tambour J'ai enfin monté mon Glog.

Hein ?! Quoi !? Mais c'est quoi encore que cette merde ?

Je vous l'avais légèrement teasé le mois dernier lors du récap d'Octobre. En gros j'ai porté (comme un sac) mon blog vers le protocole Gemini qui est un peu en hype en ce moment. Gemini est un protocole se voulant ultra simple pour diffuser du contenu majoritairement textuel (même si en vrai il peut diffuser autre chose mais c'est pas trop l'esprit). Mon blog étant déjà très majoritairement textuel (même si je tente d'y coller quelques illustrations par-ci par-là, je vous jure !) ça ne devait que bien se passer.

Bref, je vous ferai probablement un article plus détaillé sur le sujet mais d'autres en ont déjà parlé ailleurs. Du coup mon blog en version Gemini c'est mon Glog.

Bon et dans un autre domaine mais avec le même postulat (du temps et de la matière première), pour les cadeaux de nowel, j'ai eu l'idée saugrenue de suivre un tuto vidéo de "bricolage". J'ai fabriqué un coffre-fort en carton avec donc trois molettes à tourner pour pouvoir l'ouvrir avec dedans les cadeaux de nowel. Les trois codes étant de mini-énigmes dans les autres cadeaux. Le tuto vidéo dure trois minutes mais la réalisation a duré 3h.

Ça a été une réussite totale. Bref, c'était super marrant et ça change du traditionnel déballage basique.

Blog

J'ai … rien écrit en dehors des visionnages, mais pour compenser je vous fais un long récap mensuel !

Bon en vrai je me suis enfin décidé à commencer ma ptite série sur ma ptite collection de cubes. Pour l'instant il n'y en a que trois mais je compte en poster d'autres de temps à autre. Ça passera pas dans les RSS d'ailleurs ni dans le flux de la homepage (parceque).

En bref ce mois-ci : 1 article, 9 commentaires, 10 visionnages, 478935 requêtes, 42500 visiteurs uniques pour 34.73 Go de trafic.

Films

Ma résolution 2021 c'est d'avoir vu au moins la moitié des films de la liste du TOP 250 IMDB. Ça va m'occuper un peu.

J'ai fait cette petite page pour suivre un peu l'avancement.

Séries

The Queen's Gambit

Bon bha suite au martelage global autour de cette série, je l'ai dévoré en deux fois. C'est franchement cool même si en vrai c'est plutôt basique et sans surprise. L'histoire est sympatoche avec une héroïne qui se retrouve dans un orphelinat suite à un accident ayant tué sa mère. Là, elle se découvre une passion et un don pour les échecs. Elle deviendra très vite tellement douée qu'elle parvient à remporter des championnats.

Ça se passe dans les années 60 et c'est plutôt cool à voir avec les costumes, les voitures, les coupes de cheveux… Je trouve ça étonnant qu'il y ait un tel engouement pour cette série, en dehors du fait que ça parle d'échecs il n'y a rien de vraiment très original.

L'histoire ne contient pas de twist, pas de révélations percutantes mais c'est vrai que c'est captivant. Le format mini-série en 7 épisodes marche très bien pour ça. Un film n'aurait pas trop d'intéret, une série plus longue diluerait trop l'histoire.

Les différents personnages sont bien moins caricaturaux que ce à quoi on a l'habitude. Beth (l'héroïne) n'est pas une génie autiste surdouée super-intelligente, la mère d'adoption est bien plus nuancée que prévu également. Les différents mecs que l'on croise ne seront pas non plus en admiration béante devant Beth et ils n'essaieront pas non plus de se la faire coûte-que-coûte… Bref, les persos brisent les moules habituels et c'est probablement une raison du succès du truc.

C'est visuellement assez beau même si on sent que les décors numériques écorchent un peu l'œil comparé au reste. Les acteurs sont chouettes avec Anya Taylor-Joy dans le rôle principal avec ses grands yeux qui sont très souvent en gros plan.

spoilers

Le point que je trouve un peu décevant c'est Jolene : déjà, ils ont pas mis sa chanson mais surtout elle est ptet un peu trop gentille, non ? À peine sortie de l'orphelinat, elle disparait complètement de l'hisoire. Beth ne tente pas de garder contact, de la voir une fois ou deux, rien du tout.

Et quelques années plus tard, elle réapparait pile au bon moment (un deus ex machina) pour sortir l'héroïne de ses emmerdes. Elle sacrifie ses économies sans trop y réflêchir, aveuglément sans rien en retour comme ça. Ça me paraît un peu gros.

Jeux

ABZU

Lorsque j'ai parlé de mon voyage dans Journey on m'a fait découvrir sa suite spirituelle Abzu. Et donc voilà… forcément je me le suis fait. Et … bha j'ai bien moins aimé que Journey.

Il est bien, il est très proche mais l'environnement sous-marin c'est vraiment pas mon truc du coup ça m'a moins touché. On joue un personnage en plongée dans l'océan qui se promène au milieu de la faune et de la flore aquatique. C'est beau mais sans plus même si je dois quand même avouer que la quantité de poisson dans les quelques bancs est vraiment impressionnante et rend super bien.

Milieu aquatique oblige, on peut se balader dans toutes les directions, on est plus cantonné au plancher. Cela dit, j'ai trouvé les déplacements tellement lents qu'explorer les environnements se révèle assez rébarbatif. Et je sais pas vous, mais les poissons c'est vraiment pas ma tasse de thé.

En plus, là on ne peut pas rencontrer de partenaire joueur pour nous accompagner. Et j'ai pas sentit de progression au fil de l'aventure là où dans Journey on approchait petit à petit du but ultime que représentait le sommet de la montagne que l'on pouvait voir dès le début du jeu. Là, je sais pas trop ce que je cherche à faire si ce n'est aller au bout des niveaux sans vraiment savoir pourquoi je le fais.

Au bout d'un petit moment de jeu, on se rend compte qu'il y a ptet un peu plus d'histoire que ça en a l'air mais c'est tellement peu explicite que … bha j'ai pas trop capté ce qu'il fallait comprendre.

spoiler Visiblement notre personnage s'avère être une sorte de robot ou tout du moins une création mécanique de la part de … bha je sais pas quoi mais on a été fabriqué.

On a été fabriqué dans un tétrahèdre géant dans la flotte, on détruit des ptits tétrahèdres, on en détruit un gros… Ha, mais du coup on s'est rebellé contre nos créateurs ?

Dans le même genre, par moment on a des ptits sous-marins qui nous accompagne pour nous éclairer un peu ou bien ouvrir deux trois passages qui nous entravent dans l'aventure… Puis ces trucs disparaissent au changement de niveau. Ha, pas plus d'explication.

Voilà, c'est au final assez décevant. Le côté démo technique marche bien, le côté jeu pas trop.

C'est un joli screensaver mais un mauvais jeu.

What Remains Of Edith Finch

Çui-là je voulais me le faire depuis un bail. Une promo m'a poussé à craquer.

C'est un walking-sim (certains aiment pas ce terme mais j'aime bien). On va découvrir la famille Finch à travers les yeux d'Edith qui retourne dans la maison familiale.

Le jeu est superbe avec des graphismes pas mal photoréalistes et surtout avec son décor qui a sacré gueule. Ça en jette mais surtout l'ambiance est vraiment en accord avec l'histoire. Je ne vous dévoilerai rien concernant le scénario mais le jeu sait rompre la monotonie du walkingsim en ajoutant des phases où le gameplay change.

Comme la plupart des jeux du genre, ce n'est pas ultra long et malheureusement une fois le premier run fait, le jeu perd beaucoup de son intéret. Mais je sais que je me le referai dans quelques années une fois ma mémoire délavée.

Musique

Haaa ! Mon groupe favori annonce une tournée en Europe avec une date en France ! C'est pour décembre 2021, donc on va croiser les doigts et espérer que tout le monde soit vacciné Du coup j'irai voir Archspire avec très probablement des morceaux de leur futur album qui doit sortir assez prochainement (ils l'ont enregistré en studio ce mois passé).

Dans un registre complètement différent, j'écoute pas mal ce concert d'Acib Arab en ce moment. J'aime bien les sonorités avec tout l'enchainement. J'avoue que je me le met bien fort pendant que je rédige, c'est pas dégueu.

Nuxeries

J'ai râlé il y a quelques temps à propos des aggrégateurs de flux RSS un peu trop primitifs. Nextcloud par exemple a un module à ce sujet qui est un poil relou. Par défaut il poll ultra souvent, ne cache pas la réponse et ne supporte aucune compression usuelle (gzip, brotli ou autre). Alors certe c'est du statique et tout mais au final, avec quelques un de mes lecteurs qui passent via ce logiciels, ils représentent une grosse part de ma conso de bande passante mensuelle pour au final du vent.

J'avais ouvert une issue sur le dépot github du projet et là un an plus tard, ça a été fermé. Tristesse. Mais non ! Le support a été rajouté et hop, ça devrait arriver prochainement sur les instances nextcloud :-D

Sans transition, j'ai enfin compris pourquoi DeltaChat déconnait un peu dans mon cas. Si vous connaissez pas, c'est un logiciel de messagerie sur Androit (encore un), qui se veut tout chiffré, libre, sans serveur central et surtout qui ne réinvente pas la roue vue qu'en fait c'est juste du mail sous le capot. Ça ressemble beaucoup à du whatsapp mais du coup c'est clean et ça ne nécessite rien de particulier. Ça marche même avec les utilisateurs qui s'en servent pas !

Bon, j'avais un soucis, sur un téléphone ça ne marchait qu'en 4G et pas en wifi. Et après un coup d'analyse des logs postfix mais surtout de tcpdump, il s'avère que le souci ne venait pas du logiciel mais de ma conf de mon serveur mail. Et là je dois avouer que j'ai un peu honte : j'avais configuré postfix pour qu'il n'écoute les connexions qu'en ipv4 et non en ipv6.

Voilà, voilà, j'ai honte et je sais pas pourquoi j'avais fait ça. Et le pire c'est que j'incriminais DeltaChat.

Vidéos

Bon, tout le monde l'a vu mais franchement Boston Dynamics qui fait danser ses robots c'est super impressionnant. Je me demande comment ils ont fait ça : est-ce via motion capture ou bien via des "keyframes" ? Quoi qu'il en soit ils ont bien buzzé avec leur vidéo.

Vrac

Super page ouaib qui explique les bases de la photo. C'est rudement bien fait avec pleins d'exemples visuels interactifs pour voir comment fonctionne les systèmes de caméra et d'appareils photos. Même si on s'intéresse pas à la photo vraiment ça reste rudement chouette à lire. Allez y faire un tour et regardez ses autres articles. Il poste pas souvent mais c'est toujours ultra qualitatif.

TOP 250 IMDB

Bon ça fait un moment que ça me démange, j'ai envie de me faire le TOP 250 IMDB des films.

J'en ai déjà vu un paquet mais il m'en manque plein. Du coup je vais parfaire ma culture cinématographique cette année. J'espère parvenir à me procurer tous ces films.

Bon il y a plein de films que j'ai déjà vu avant de commencer à rédiger mes visionnages du coup ça fait plein de trous mais ça me fera une bonne occasion de les rematter.

Par contre certains que je connais et j'aime pas spécialement je pense pas me les refaire (Seigneur des anneaux, Harry Potter…).

Au 31 Décembre 2020 : J'en ai déjà vu 18/250

/

  1. The Shawshank Redemption (1994) 9.2
  2. The Godfather (1972) 9.1
  3. The Godfather: Part II (1974) 9.0
  4. The Dark Knight (2008) 9.0
  5. 12 Angry Men (1957) 8.9
  6. Schindler's List (1993) 8.9
  7. The Lord of the Rings: The Return of the King (2003) 8.9
  8. Pulp Fiction (1994) 8.8
  9. The Good, the Bad and the Ugly (1966) 8.8
  10. The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring (2001) 8.8
  11. Fight Club (1999) 8.8
  12. Forrest Gump (1994) 8.8
  13. Inception (2010) 8.7
  14. The Lord of the Rings: The Two Towers (2002) 8.7
  15. Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back (1980) 8.7
  16. The Matrix (1999) 8.6
  17. Goodfellas (1990) 8.6
  18. One Flew Over the Cuckoo's Nest (1975) 8.6
  19. Seven Samurai (1954) 8.6
  20. Se7en (1995) 8.6
  21. Life Is Beautiful (1997) 8.6
  22. City of God (2002) 8.6
  23. The Silence of the Lambs (1991) 8.6
  24. It's a Wonderful Life (1946) 8.6
  25. Star Wars: Episode IV - A New Hope (1977) 8.6
  26. Saving Private Ryan (1998) 8.5
  27. Spirited Away (2001) 8.5
  28. The Green Mile (1999) 8.5
  29. Interstellar (2014) 8.5
  30. Parasite (2019) 8.5
  31. Léon: The Professional (1994) 8.5
  32. The Usual Suspects (1995) 8.5
  33. Hara-Kiri (1962) 8.5
  34. The Lion King (1994) 8.5
  35. The Pianist (2002) 8.5
  36. Back to the Future (1985) 8.5
  37. Terminator 2: Judgment Day (1991) 8.5
  38. American History X (1998) 8.5
  39. Modern Times (1936) 8.5
  40. Psycho (1960) 8.5
  41. Gladiator (2000) 8.5
  42. City Lights (1931) 8.5
  43. The Departed (2006) 8.5
  44. The Intouchables (2011) 8.5
  45. Whiplash (2014) 8.5
  46. The Prestige (2006) 8.5
  47. Grave of the Fireflies (1988) 8.5
  48. Once Upon a Time in the West (1968) 8.4
  49. Casablanca (1942) 8.4
  50. Cinema Paradiso (1988) 8.4
  51. Hamilton (2020) 8.4
  52. Rear Window (1954) 8.4
  53. Alien (1979) 8.4
  54. Apocalypse Now (1979) 8.4
  55. Memento (2000) 8.4
  56. The Great Dictator (1940) 8.4
  57. Indiana Jones and the Raiders of the Lost Ark (1981) 8.4
  58. Django Unchained (2012) 8.4
  59. The Lives of Others (2006) 8.4
  60. Joker (2019) 8.4
  61. Paths of Glory (1957) 8.4
  62. WALL·E (2008) 8.4
  63. The Shining (1980) 8.4
  64. Avengers: Infinity War (2018) 8.4
  65. Sunset Blvd. (1950) 8.4
  66. Witness for the Prosecution (1957) 8.4
  67. Oldboy (2003) 8.4
  68. Princess Mononoke (1997) 8.3
  69. Spider-Man: Into the Spider-Verse (2018) 8.3
  70. Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb (1964) 8.3
  71. The Dark Knight Rises (2012) 8.3
  72. Once Upon a Time in America (1984) 8.3
  73. Aliens (1986) 8.3
  74. Your Name. (2016) 8.3
  75. Coco (2017) 8.3
  76. Avengers: Endgame (2019) 8.3
  77. American Beauty (1999) 8.3
  78. Braveheart (1995) 8.3
  79. Das Boot (1981) 8.3
  80. 3 Idiots (2009) 8.3
  81. Toy Story (1995) 8.3
  82. Capernaum (2018) 8.3
  83. High and Low (1963) 8.3
  84. Amadeus (1984) 8.3
  85. Inglourious Basterds (2009) 8.3
  86. Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi (1983) 8.3
  87. Taare Zameen Par (2007) 8.3
  88. Good Will Hunting (1997) 8.3
  89. Reservoir Dogs (1992) 8.3
  90. 2001: A Space Odyssey (1968) 8.3
  91. Requiem for a Dream (2000) 8.3
  92. Vertigo (1958) 8.3
  93. M (1931) 8.3
  94. The Hunt (2012) 8.3
  95. Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) 8.3
  96. Citizen Kane (1941) 8.3
  97. Dangal (2016) 8.3
  98. Full Metal Jacket (1987) 8.2
  99. Singin' in the Rain (1952) 8.2
  100. Bicycle Thieves (1948) 8.2
  101. The Kid (1921) 8.2
  102. 1917 (2019) 8.2
  103. North by Northwest (1959) 8.2
  104. A Clockwork Orange (1971) 8.2
  105. Snatch (2000) 8.2
  106. Scarface (1983) 8.2
  107. Ikiru (1952) 8.2
  108. Taxi Driver (1976) 8.2
  109. Come and See (1985) 8.2
  110. Toy Story 3 (2010) 8.2
  111. Lawrence of Arabia (1962) 8.2
  112. Amélie (2001) 8.2
  113. The Sting (1973) 8.2
  114. A Separation (2011) 8.2
  115. Metropolis (1927) 8.2
  116. Incendies (2010) 8.2
  117. For a Few Dollars More (1965) 8.2
  118. The Apartment (1960) 8.2
  119. Double Indemnity (1944) 8.2
  120. To Kill a Mockingbird (1962) 8.2
  121. Up (2009) 8.2
  122. Indiana Jones and the Last Crusade (1989) 8.2
  123. Heat (1995) 8.2
  124. L.A. Confidential (1997) 8.2
  125. Die Hard (1988) 8.2
  126. Green Book (2018) 8.2
  127. Monty Python and the Holy Grail (1975) 8.2
  128. Yojimbo (1961) 8.2
  129. Rashomon (1950) 8.2
  130. Batman Begins (2005) 8.2
  131. Downfall (2004) 8.2
  132. Children of Heaven (1997) 8.2
  133. Unforgiven (1992) 8.2
  134. Some Like It Hot (1959) 8.2
  135. Ran (1985) 8.2
  136. Howl's Moving Castle (2004) 8.2
  137. All About Eve (1950) 8.2
  138. A Beautiful Mind (2001) 8.2
  139. Casino (1995) 8.2
  140. The Great Escape (1963) 8.2
  141. The Wolf of Wall Street (2013) 8.2
  142. Pan's Labyrinth (2006) 8.2
  143. The Secret in Their Eyes (2009) 8.1
  144. There Will Be Blood (2007) 8.1
  145. Lock, Stock and Two Smoking Barrels (1998) 8.1
  146. My Neighbor Totoro (1988) 8.1
  147. Raging Bull (1980) 8.1
  148. Judgment at Nuremberg (1961) 8.1
  149. The Treasure of the Sierra Madre (1948) 8.1
  150. Dial M for Murder (1954) 8.1
  151. Three Billboards Outside Ebbing, Missouri (2017) 8.1
  152. Shutter Island (2010) 8.1
  153. The Gold Rush (1925) 8.1
  154. Chinatown (1974) 8.1
  155. My Father and My Son (2005) 8.1
  156. No Country for Old Men (2007) 8.1
  157. V for Vendetta (2005) 8.1
  158. Inside Out (2015) 8.1
  159. The Seventh Seal (1957) 8.1
  160. The Elephant Man (1980) 8.1
  161. Warrior (2011) 8.1
  162. The Thing (1982) 8.1
  163. Soul (2020) 8.1
  164. The Sixth Sense (1999) 8.1
  165. Trainspotting (1996) 8.1
  166. Jurassic Park (1993) 8.1
  167. Anand (1971) 8.1
  168. The Truman Show (1998) 8.1
  169. Gone with the Wind (1939) 8.1
  170. Klaus (2019) 8.1
  171. Finding Nemo (2003) 8.1
  172. Wild Strawberries (1957) 8.1
  173. Stalker (1979) 8.1
  174. Blade Runner (1982) 8.1
  175. Kill Bill: Vol. 1 (2003) 8.1
  176. Memories of Murder (2003) 8.1
  177. The Bridge on the River Kwai (1957) 8.1
  178. Fargo (1996) 8.1
  179. Room (2015) 8.1
  180. The Third Man (1949) 8.1
  181. Gran Torino (2008) 8.1
  182. Wild Tales (2014) 8.1
  183. On the Waterfront (1954) 8.1
  184. Tokyo Story (1953) 8.1
  185. The Deer Hunter (1978) 8.1
  186. Autumn Sonata (1978) 8.1
  187. In the Name of the Father (1993) 8.1
  188. Mary and Max (2009) 8.1
  189. Gone Girl (2014) 8.1
  190. The Grand Budapest Hotel (2014) 8.1
  191. Before Sunrise (1995) 8.1
  192. Hacksaw Ridge (2016) 8.1
  193. Catch Me If You Can (2002) 8.1
  194. Andhadhun (2018) 8.1
  195. Persona (1966) 8.1
  196. Prisoners (2013) 8.1
  197. The Big Lebowski (1998) 8.1
  198. To Be or Not to Be (1942) 8.1
  199. Sherlock Jr. (1924) 8.1
  200. The General (1926) 8.1
  201. How to Train Your Dragon (2010) 8.1
  202. The Bandit (1996) 8.1
  203. Ford v Ferrari (2019) 8.1
  204. 12 Years a Slave (2013) 8.1
  205. Barry Lyndon (1975) 8.1
  206. Mr. Smith Goes to Washington (1939) 8.1
  207. Mad Max: Fury Road (2015) 8.1
  208. Time of the Gypsies (1988) 8.1
  209. Million Dollar Baby (2004) 8.1
  210. Network (1976) 8.1
  211. Dead Poets Society (1989) 8.1
  212. Stand by Me (1986) 8.1
  213. Ben-Hur (1959) 8.1
  214. Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2 (2011) 8.1
  215. Cool Hand Luke (1967) 8.1
  216. Hachi: A Dog's Tale (2009) 8.1
  217. Platoon (1986) 8.1
  218. Logan (2017) 8.0
  219. Into the Wild (2007) 8.0
  220. The Handmaiden (2016) 8.0
  221. Rush (2013) 8.0
  222. The Wages of Fear (1953) 8.0
  223. Monty Python's Life of Brian (1979) 8.0
  224. The 400 Blows (1959) 8.0
  225. Spotlight (2015) 8.0
  226. The Passion of Joan of Arc (1928) 8.0
  227. Hotel Rwanda (2004) 8.0
  228. La Haine (1995) 8.0
  229. Andrei Rublev (1966) 8.0
  230. Amores Perros (2000) 8.0
  231. Rocky (1976) 8.0
  232. Gangs of Wasseypur (2012) 8.0
  233. Monsters, Inc. (2001) 8.0
  234. Nausicaä of the Valley of the Wind (1984) 8.0
  235. Vikram Vedha (2017) 8.0
  236. Rebecca (1940) 8.0
  237. Rififi (1955) 8.0
  238. Rang De Basanti (2006) 8.0
  239. Before Sunset (2004) 8.0
  240. In the Mood for Love (2000) 8.0
  241. Portrait of a Lady on Fire (2019) 8.0
  242. Paris, Texas (1984) 8.0
  243. It Happened One Night (1934) 8.0
  244. The Invisible Guest (2016) 8.0
  245. The Help (2011) 8.0
  246. Drishyam (2015) 8.0
  247. The Princess Bride (1987) 8.0
  248. The Battle of Algiers (1966) 8.0
  249. Winter Sleep (2014) 8.0
  250. Tangerines (2013) 8.0

TOP 250 IMDB

Bon ça fait un moment que ça me démange, j'ai envie de me faire le TOP 250 IMDB des films.

J'en ai déjà vu un paquet mais il m'en manque plein. Du coup je vais parfaire ma culture cinématographique cette année. J'espère parvenir à me procurer tous ces films.

Bon il y a plein de films que j'ai déjà vu avant de commencer à rédiger mes visionnages du coup ça fait plein de trous mais ça me fera une bonne occasion de les rematter.

Par contre certains que je connais et j'aime pas spécialement je pense pas me les refaire (Seigneur des anneaux, Harry Potter…).

Au 31 Décembre 2020 : J'en ai déjà vu 18/250

/

  1. The Shawshank Redemption (1994) 9.2

  2. The Godfather (1972) 9.1

  3. The Godfather: Part II (1974) 9.0

  4. The Dark Knight (2008) 9.0

  5. 12 Angry Men (1957) 8.9

  6. Schindler's List (1993) 8.9

  7. The Lord of the Rings: The Return of the King (2003) 8.9

  8. Pulp Fiction (1994) 8.8

  9. The Good, the Bad and the Ugly (1966) 8.8

  10. The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring (2001) 8.8

  11. Fight Club (1999) 8.8

  12. Forrest Gump (1994) 8.8

  13. Inception (2010) 8.7

  14. The Lord of the Rings: The Two Towers (2002) 8.7

  15. Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back (1980) 8.7

  16. The Matrix (1999) 8.6

  17. Goodfellas (1990) 8.6

  18. One Flew Over the Cuckoo's Nest (1975) 8.6

  19. Seven Samurai (1954) 8.6

  20. Se7en (1995) 8.6

  21. Life Is Beautiful (1997) 8.6

  22. City of God (2002) 8.6

  23. The Silence of the Lambs (1991) 8.6

  24. It's a Wonderful Life (1946) 8.6

  25. Star Wars: Episode IV - A New Hope (1977) 8.6

  26. Saving Private Ryan (1998) 8.5

  27. Spirited Away (2001) 8.5

  28. The Green Mile (1999) 8.5

  29. Interstellar (2014) 8.5

  30. Parasite (2019) 8.5

  31. Léon: The Professional (1994) 8.5

  32. The Usual Suspects (1995) 8.5

  33. Hara-Kiri (1962) 8.5

  34. The Lion King (1994) 8.5

  35. The Pianist (2002) 8.5

  36. Back to the Future (1985) 8.5

  37. Terminator 2: Judgment Day (1991) 8.5

  38. American History X (1998) 8.5

  39. Modern Times (1936) 8.5

  40. Psycho (1960) 8.5

  41. Gladiator (2000) 8.5

  42. City Lights (1931) 8.5

  43. The Departed (2006) 8.5

  44. The Intouchables (2011) 8.5

  45. Whiplash (2014) 8.5

  46. The Prestige (2006) 8.5

  47. Grave of the Fireflies (1988) 8.5

  48. Once Upon a Time in the West (1968) 8.4

  49. Casablanca (1942) 8.4

  50. Cinema Paradiso (1988) 8.4

  51. Hamilton (2020) 8.4

  52. Rear Window (1954) 8.4

  53. Alien (1979) 8.4

  54. Apocalypse Now (1979) 8.4

  55. Memento (2000) 8.4

  56. The Great Dictator (1940) 8.4

  57. Indiana Jones and the Raiders of the Lost Ark (1981) 8.4

  58. Django Unchained (2012) 8.4

  59. The Lives of Others (2006) 8.4

  60. Joker (2019) 8.4

  61. Paths of Glory (1957) 8.4

  62. WALL·E (2008) 8.4

  63. The Shining (1980) 8.4

  64. Avengers: Infinity War (2018) 8.4

  65. Sunset Blvd. (1950) 8.4

  66. Witness for the Prosecution (1957) 8.4

  67. Oldboy (2003) 8.4

  68. Princess Mononoke (1997) 8.3

  69. Spider-Man: Into the Spider-Verse (2018) 8.3

  70. Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb (1964) 8.3

  71. The Dark Knight Rises (2012) 8.3

  72. Once Upon a Time in America (1984) 8.3

  73. Aliens (1986) 8.3

  74. Your Name. (2016) 8.3

  75. Coco (2017) 8.3

  76. Avengers: Endgame (2019) 8.3

  77. American Beauty (1999) 8.3

  78. Braveheart (1995) 8.3

  79. Das Boot (1981) 8.3

  80. 3 Idiots (2009) 8.3

  81. Toy Story (1995) 8.3

  82. Capernaum (2018) 8.3

  83. High and Low (1963) 8.3

  84. Amadeus (1984) 8.3

  85. Inglourious Basterds (2009) 8.3

  86. Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi (1983) 8.3

  87. Taare Zameen Par (2007) 8.3

  88. Good Will Hunting (1997) 8.3

  89. Reservoir Dogs (1992) 8.3

  90. 2001: A Space Odyssey (1968) 8.3

  91. Requiem for a Dream (2000) 8.3

  92. Vertigo (1958) 8.3

  93. M (1931) 8.3

  94. The Hunt (2012) 8.3

  95. Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) 8.3

  96. Citizen Kane (1941) 8.3

  97. Dangal (2016) 8.3

  98. Full Metal Jacket (1987) 8.2

  99. Singin' in the Rain (1952) 8.2

  100. Bicycle Thieves (1948) 8.2

  101. The Kid (1921) 8.2

  102. 1917 (2019) 8.2

  103. North by Northwest (1959) 8.2

  104. A Clockwork Orange (1971) 8.2

  105. Snatch (2000) 8.2

  106. Scarface (1983) 8.2

  107. Ikiru (1952) 8.2

  108. Taxi Driver (1976) 8.2

  109. Come and See (1985) 8.2

  110. Toy Story 3 (2010) 8.2

  111. Lawrence of Arabia (1962) 8.2

  112. Amélie (2001) 8.2

  113. The Sting (1973) 8.2

  114. A Separation (2011) 8.2

  115. Metropolis (1927) 8.2

  116. Incendies (2010) 8.2

  117. For a Few Dollars More (1965) 8.2

  118. The Apartment (1960) 8.2

  119. Double Indemnity (1944) 8.2

  120. To Kill a Mockingbird (1962) 8.2

  121. Up (2009) 8.2

  122. Indiana Jones and the Last Crusade (1989) 8.2

  123. Heat (1995) 8.2

  124. L.A. Confidential (1997) 8.2

  125. Die Hard (1988) 8.2

  126. Green Book (2018) 8.2

  127. Monty Python and the Holy Grail (1975) 8.2

  128. Yojimbo (1961) 8.2

  129. Rashomon (1950) 8.2

  130. Batman Begins (2005) 8.2

  131. Downfall (2004) 8.2

  132. Children of Heaven (1997) 8.2

  133. Unforgiven (1992) 8.2

  134. Some Like It Hot (1959) 8.2

  135. Ran (1985) 8.2

  136. Howl's Moving Castle (2004) 8.2

  137. All About Eve (1950) 8.2

  138. A Beautiful Mind (2001) 8.2

  139. Casino (1995) 8.2

  140. The Great Es