Blade Runner

Histoire : 🔗

Six replicants se rendent sur Terre dans le but de rallonger leur vie. Ces derniers sont des androïdes fabriqués pour servir l'Homme mais ne sont pas admis sur Terre.

Deux sont déjà morts et il en reste donc quatre à neutraliser. Pour cela, la police fait appel à Rick Deckard un blade runner spécialisé dans ce domaine. Mais la tâche sera ardue : ces replicants sont des nexus VI, les modèles les plus avancés.

Ressenti : 🔗

Monument de la science-fiction que voilà. Ce film de 1982 a marqué son monde durablement en mélangeant une esthétique futuriste dystopique avec une ambiance de film noir. Une mégalopole inextricable, une pluie incessante, une nuit omniprésente, un détective malsain et un capitalisme invasif vont lancer l'identité du cyberpunk dont il est un emblème.

Oui ça a de la gueule. Mais faut dire qu'ils se sont donné du mal. Déjà ils ont déniché des lieux de tournages qui ont de la gueule entre la baraque de Deckard avec ses carreaux reconnaissables à dix bornes, mais surtout l'appart de JF Sebastian qui n'est autre que le Bradburry Building vu et revu dans tellement de film mais qui a juste une classe intersidérale. C'est bien simple, le jour où je serai riche, j'en construit une réplique. Verrière, coursive, rembarde acier et brique … qui peut résister ?

Mais quand les décors existants ne suffisent plus, ça nous sort de la maquette gigantesque pour créer ces immenses gratte-ciels. Les pubs qui les arborent, les lumières, les bagnoles qui volent autour… Ça rend vraiment trop bien et cette esthétique n'est pas vraiment passé de mode quand on voit que certaines productions récentes s'en approchent énormément (genre Cyberpunk 2077 ).

J'ai toujours trouvé le film un peu étrange sur son rythme et son montage. Il ne fait que deux heures (enfin ça dépend de la version mais j'y revienrdai) et est quand même très lent alors que paradoxalement il a tant à raconter. J'ai vraiment du mal à ne pas sombrer en regardant ce film tellement il est lent vers la moitié. Les replicant qui font leurs investigations en se rendant auprès de plusieurs personnages a tendance à m'endormir. Ce n'est pas haletant mais c'est pas chiant pour autant. Mais le montage est quand même bizarre à mon sens : certaines scènes ne s'enchainent pas vraiment naturellement. Mais bon c'est le seul reproche que j'ai à faire à cette œuvre.

J'adore la musique. Les synthés de Vangelis s'accordent parfaitement à cet univers, c'est mystérieux, un peu futuriste mais également un peu désuet. Ça dégaine du saxo cliché et mélancolique puis ça se pose avec un morceau encore plus tristouille au premier abord mais finalement plus heureux et plein d'espoir qu'il n'y parait. Tout est trop bien dans cette OST. Elle tourne en playlist depuis des années à la maison et notamment la Jasper Edition qui est un peu plus complète.

Replicant ou pas ?

Oui, pour moi Deckard est à 100% un replicant. Le doute n'est pas permis.

Bon déjà il y a la fameuse petite licorne laissée par Gaff comme message l'avertissant que lui aussi est au courant de sa nature puisqu'il connait les rêves de Deckard.

Mais tout un tas d'indices en plus. Notamment au début, quand son chef lui donne la mission, il refuse catégoriquement. Son chef lui dit qu'un refus signifierait qu'il n'aurait plus de but s'il ne faisait plus le flic. Et là, alors que jusqu'à présent Deckard semblait ultra confiant, il se ravise immédiatement face à cette simili-menace. Un replicant qui ne suit plus ses ordres serait éliminé directement.

Qui plus est, pendant cette conversation, l'attitude de son chef est super louche. Le gars esquisse des ptites mimiques, on croirait des ptits sourires de sadisme du fait d'envoyer un replicant abatre d'autres de ces congénères. D'ailleurs, Gaff n'est au final là que pour surveiller les agissements de Deckard pour que tout se passe bien.

Bon en micro détail il y a également le reflet bizarre des yeux de replicant. Dans une scène avec Rachel, cette dernière l'a, mais plus furtivement, lui aussi.

Cela-dit, les autres replicant ont une force surhumaine alors que lui ça ne semble pas être le cas. Par contre, il encaisse vraiment pas mal. Et puis bon, il existe dans Blade Runner 2049 soit bien plus que quatre ans aprés ce premier film se déroulant en 2019… Du coup a-t-il réussi à dépasser ses 4 ans de durée de vie.

Rick est le détective torturé qui boit et vit seul mais au final c'est un peu tout ce qu'on sait vraiment de lui. Le gars sort un peu vite son flingue, il tombe très vite amoureux d'une inconnue, il est un gigantissime forceur qui même va jusqu'à violer (franchement la scène avec Rachel dépasse les limites de l'amour et du consentement). C'est un type qui manque d'empathie et c'est justement une soit-disant caractéristique des replicants. Mais durant tout le métrage, on nous montre plutôt l'inverse.

Les replicant ne veulent pas mourir. Ils sont prêt à se battre pour vivre plus longtemps, Roy est triste quand Priss meurt. Ce sont des comportements plutôt humains, non ? D'ailleurs il choisit d'épargner Rick quand il comprend que ça ne changera plus son destin.

Bon bha c'est un super film et qui a d'ailleurs eu le droit à une suite 40 ans plus tard qui n'a pas à rougir. Bravo Ridley Scott pour ce monument.

Donnie Darko

Histoire : 🔗

Donnie est un ado assez difficile avec un suivi psy et ayant fait un tour en prison déjà.

Un lapin lui cause régulièrement et notamment une nuit l'enjoint à sortir de chez lui. Pile à ce moment-là, un réacteur d'avion tombe du ciel, directement sur sa chambre. Frank (le lapin) lui annonce que la fin du monde aura lieu dans 28 jours.

Ressenti : 🔗

Visiblement ce lapin sait bien des choses ! Pourtant il a une allure bien flippante qui n'inspire pas vraiment confiance.

J'aime beaucoup ce film qui derrière son rythme assez lent se permet d'aborder pas mal de thèmes. Ça critique un système éducatif défaillant, ça aborde les relations entre gosses, ça s'amuse avec le temps, et puis ça parle de famille.

D'ailleurs pour une fois j'ai l'impression de voir une famille à peu près normale. Le père ne tombe ni dans le cliché du gars absent/détaché ni dans celui du tyran, il est même amusé de certaines conneries de son fils, il est à terre quand il doit l'être. La mère pareil, elle est inquiète pour son fils et ses comportements hors du commun ne la pousse pas pour autant à sur-réagir. Quand elle a un moment d'intimité avec son fils elle est tendre avec lui. La grande sœur évite elle aussi le cliché classique, par moment ils se prennent la tête mais peu après ils s'organisent une ptite fête en toute complicité. Bon la ptite sœur est moins présente mais est quand même bien écrite. Bref, c'est tellement rare de voir une famille réaliste et crédible !

Par contre les profs dans ce film sont tous dérangeants. On commence en toute logique par la prof de sport qui diffuse des vidéos naze apportant une vision manichéenne biaisée du monde. Elle demande l'interdiction aux autres profs d'enseigner certains bouquins en prouvant pile à cet instant son inculture… Vient ensuite la prof d'anglais qui lorsqu'une nouvelle élève arrive lui colle une honte monumentale. Dans le même genre, le prof de science laisse bien le temps au bullies de la classe de s'acharner verbalement sur une élève avant de le dégager. Bref, ils sont tous au mieux malaisant, au pire malfaisant.

Le ptit Donnie lui qui nous est montré comme particulièrement dérangé nous apparait petit à petit comme vraiment intelligent et bien plus intègre que prévu. Il se révolte de l'injustice et est prêt à affronter la pensée dominante et ce que j'aime bien c'est que ses parents sans trop le dire le soutiennent au lieu de suivre aveuglément l'avis des profs.

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Je vous spoil tout.

Frank est donc tout simplement un humain déguisé mais mort. Il vient d'un mois dans le futur. Il pousse Donnie à brûler la maison du gars des vidéo naze ce qui permet de découvrir qu'il est un pédophile notoire. Il lui explique également qu'il existe des portails permettant des boucles temporelles ce qui le poussera à chercher des infos.

Le prof de science le redirige vers un bouquin de Roberta Sparrow qui s'avère être la vieille folle du quartier. Alors que l'échéance de la fin du monde arrive, il part donc avec sa copine chez Roberta pour trouver des explications. Mais arrivé devant chez la vieille, ils sont agressés par des bullies et une bagnole déboule et malheureusement écrase la pauvre Gretchen qui meurt.

De la voiture sort deux personnes dont le conducteur qui n'est autre que … roulement de tambour Frank. Ce dernier que l'on pensait n'être qu'un ami imaginaire existe bel et bien et est vivant.

Triste de la mort de sa copine, Donnie tue Frank ce qui clôture la boucle temporelle.

Le réacteur d'avion lui tombe bel et bien sur la gueule, Donnie meurt. Sa mère, sa ptite sœur, Frank et Gretchen sont sauvés.


Dans les trucs bizarres non répondus, il y a le mec en rouge. Est-ce qu'un détail ou bien ? On le voit principalement quand Donnie et Gretchen discutent seul dans le bois. Il est là en train de se désaltérer en les reluquant. Mais on le croise à deux autres occasions dans le film, ça me semble étrange.

À la toute fin, Donnie se sacrifie et là, tous les autres persos sont perturbés dans leur sommeil. Perso je pense juste qu'ils ont ressenti un truc puissant sans savoir ce que c'est. Bref pas de vision claire ni rien. Mais du coup le regard final entre Gretchen et la mère de Donnie est étrange. Aprés tout, elles ne se sont jamais rencontrées du film, encore moins dans cette timeline… Du coup est-ce juste de la sidération, un regard à moitié perdu dans le vide, juste de l'empathie ?

Comment Frank est au courant pour le pédophile ? Et s'il l'est vraiment, pourquoi ne pas le dire explicitement à Donnie ? Ça éviterait de donner une mission assez touchy quand même et puis ça motiverait un peu plus (bien qu'il n'y en ait pas eu besoin).

Il existe une version longue que j'adorerrai voir (si quelqu'un l'a…).

Vraiment un très chouette film ! Ça flirte avec l'horreur, le fantastique, le drame. Et vraiment Jake Gyllenhaal est parfait pour le rôle. Quand il est dans ses phases de sourire béa avec ses grands yeux écarquillés il devient bien flippant, il n'a rien à envier à ce bon vieux Jack Torrance !

Tiens il y a le premier rôle de Seth Rogen ici et notamment sa première ligne de dialogue c'est un fameux : "I like your boobs". Mais bon il joue un rôle de méchant :-/

Ça a été un échec au box office puis c'est désormais devenu un film culte.

Wrong

Histoire : 🔗

Paul a disparu et cela perturbe son maître Dolph. Son voisin n'est pas vraiment d'une grande aide (mème morale) et lui propose d'aller au boulot pour se changer les idées.

Il se rend au bureau (en retard), où il fait semblant de bosser devant le regard insistant de ses collègues. Rien ne va pour le moment.

Ressenti : 🔗

Haaaa merci France Télévision pour votre sélection spéciale Quentin Dupieux ! Çui-là était passé entre les mailles de mon filet mais c'est bon j'ai pû me le faire.

Hop une comédie très absurde dans la veine de Wrong Cops (qui est un spin-off de ce film avec quelques personnages en commun). J'ai beaucoup aimé le côté assez surnaturel ici. Il pleut à l'intérieur des bureaux, un palmier se transforme en sapin, … bref plein de ptits détails amusants qui rendent l'univers très bizarrement sympatique.

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Paul, le toutou du protagoniste s'est fait enlevé par Maitre Chang. Ce dernier lui avoue ouvertement. Il fait ça à des gens aléatoires : il kidnappe les chiens quelques jours, les gens sont tristes, puis il rend les animaux discrètement. Comme ça les gens aiment d'autant plus leur animal.

Le problème c'est que Paul a été perdu.

Cette idée me fait bien marrer. Il y a à la fois un côté ignoble tout en ayant un bon fond, ça me fait bien rire.


Alors qu'il est triste au possible, il tombe sur un flyer d'un livreur de pizza et il phase sur leur logo. Il est tellement troublé qu'il y téléphone. Il demande des explications à la standardiste et discutent ensemble pendant un ptit moment. Il raccroche à la fin sans commander de pizza.

Après plusieurs minutes, un livreur arrive et lui donne une pizza dont il a rien à faire. Il la jette à la poubelle. Le jardinier voit la scène et récupère la boite à pizza et part avec. Dans la boite il trouve un message de la standardiste qui déclare qu'elle a été touchée par leur conversation et qu'elle est prète à coucher avec lui.

Interessé, il la rappele, ils couchent ensemble et au matin elle annonce qu'elle quitte son mari pour lui.

Hahahaha ce personnage est ultra creepy.

C'est beau, propre, con con mais pas trop long, la formule qui me va bien. Il est d'ailleurs plus mignon que les autres du fait de son personnage principal triste d'avoir perdu son cher toutou.

Rush

Histoire : 🔗

Dans les années 70, deux pilotes de formule 1 s'affrontent pour le titre de champion ds monde. Tous les opposent, un est là pour le business et réfléchis tout tandis que l'autre est plus impulsif et a besoin de l'adrénaline de la course et est plus fétard.

Deux visions radicalement opposées qui ont besoin de leur rivalité commune pour devenir encore plus forts.

Ressenti : 🔗

C'est marrant, lors de sa sortie, j'allais vraiment beaucoup au ciné à tel point que sa bande annonce m'avait gonflé. Je l'avais donc bien esquivé. Mais maintenant avec dix ans pour oublier, je me suis senti prêt à regarder ce film de Ron Howard de 2013.

Bon je ne vais pas vous mentir, il n'aurait pas été dans le top250 je ne m'y serai pas intéressé. Les voitures… bof bof et puis surtout dans les années 70 toussa, je me suis déjà tapé Ford vs Ferrari il y a peu… Mais bon ça va c'était pas désagréable.

J'ai beaucoup aimé les quelques rares très gros plans sur les pièces mécaniques qui gigotent pour faire tourner les bolides. Combiné au montage énergique, ça donne des scènes de courses pas si longues mais sympa à regarder.

Les deux acteurs principaux font bien le taff. Voir la rigidité de Niki Lauda du gars limite névrosé qui calcule tout alors que James Hunt est bien plus instinctif est assez marrant.

spoilers

Il n'y a qu'une seule scène où l'on sent que Niki Lauda se lache, c'est quand deux fans et une femme le poussent à conduire vite. D'abord il n'en voit pas l'intéret puis enfin il cède et se laisse aller. C'est son ptit moment de folie.

James Hunt, lui, a droit à 1 moment où il s'illustre. Après l'accident de Niki (dont il se sent responsable), des journalistes interviewent le pilote allemand et un pose la question de trop "Est-ce que votre femme vous aimera encore malgré votre visage défiguré ?". Quand la conférence de presse est finie, James chope le journaliste et lui refait la face.

Les 2 personnages se rencontrent une ultime fois pour discuter avec beaucoup de respect et d'admiration l'un envers l'autre. Puis on apprend que James Hunt meurt assez jeune d'un AVC et à ce jour Niki Lauda est toujours en vie et a d'ailleurs participé à la création du film.

Voilà c'était cool mais bon ça titillera probablement plus les gens qui aiment les bagnoles. C'est joli et sans vraiment de fulgurences non plus. Ça s'oubliera assez vite, et à mon sens c'est surnoté.

Récap 54 : Janvier 2024

Et hop une nouvelle année !

Blog 🔗

Bon ça se ressent sur le site, le rythme de publication en a pris un coup et les posts sont plus courts. Tout ça parceque j'écris bien plus lentement à cause de mon apprentissage d'une nouvelle disposition de clavier.

C'est laborieux, je réfléchis à chaque lettre et du coup j'ai même un style d'écriture qui me semble un poil différent.

En bref ce mois-ci : 2 articles, 18 commentaires, 15 visionnages, 419996 requêtes, 57585 visiteurs uniques pour 9.81 Go de trafic.

Films 🔗

Séries 🔗

J'ai peu écrit parceque j'ai dévoré la série For All Mankind.

Et si en 1969, les russes avaient atteint la lune en premier ? La course spatiale continue et est bien plus rapide.

Vraiment je me suis régalé sur ces quatre premières saisons. Chaque saison sa décennie avec une science fiction qui grandit progressivement et une Histoire qui diverge de plus en plus.

Très beau et prenant même si un peu trop orienté (toujours aussi compliqué le rapport des USA avec le communisme, encore aujourd'hui).

Jeux 🔗

Portal Stories : Mel 🔗

Un mod fait par des fans que je n'avais jamais tenté auparavant.

Très chouette, bien foutu techniquement et intéressant. On croirait vraiment un jeu professionnel.

Portal Revolutions 🔗

Çui-là vient tout juste de sortir et est excellent aussi.

Un vrai plaisir d'arpenter encore ces couloirs d'Aperture Science. Les puzzles sont assez simple (contrairement à Portal Reloaded qui m'a découragé).

On sent même que techniquement ils tentent de dépasser le jeu d'origine !

Sunkenland 🔗

Et hop un autre survival coop avec craft… C'est très tôt dans le dev encore, c'est fini à la pisse et il y a peu de contenu mais c'est déjà marrant à plusieurs.

Rien de bien innovant, pas de graphismes mirobolant, techniquement c'est pas ouf. C'est moyen quoi mais bon c'est vraiment l'aspect multi qui sauve le truc. À voir si le jeu progresse bien dans son early access pour se démarquer du lot.

Hotel Rwanda

Histoire : 🔗

En 1994, au Rwanda, les tensions entre les tutsies et les hutus s'exacerbent inexorablement. Paul dirige un hotel réputé recevant une clientèle internationale.

L'avion du président est abattu ce qui sera la goutte de trop. Certains hutus décident d'exterminer les tutsies. Les étrangers sont évacués du pays et Paul se retrouve coincé entre les deux camps. Il est un hutu, sa femme une tutsi, il est client des hutus et héberge sans distinction hutus et tutsies.

Ressenti : 🔗

Je suis un gros nul en Histoire et bon je savais pas vraiment ce qui s'était passé au Rwanda. Bha franchement sur ce point le film est top. Il prend par la main pour expliquer qui sont les hutus et les tutsies. C'est juste une distinction arbitraire créée de toute pièce par les colons européens des décennies auparavant. Et tristement, ça a toujours des répercussions bien plus tard malgré l'indépendance. Merci au réalisateur d'avoir pris la peine d'expliquer ça en début de film.

Il s'agit d'un biopic de la vie de Paul Rusesabagina. Le film se veut réaliste même si visiblement sur la page wikipedia il y a une section controverse. Mais bon ça reproche des erreurs de dates (osef), de ne pas être exhaustif (c'est pas une plaidoirie ni même un documentaire), rien de vraiment grave à mon sens. Par contre, j'ai trouvé ailleurs que le type acceptait dans son refuge les gens contre du pognon… C'est un peu moins glorieux.

Paul Rusesabagina est parti vivre en Belgique puis dans les années 2010 s'implique en politique en s'opposant au président. Suite à cela, il s'est fait attraper par les rwandais via un détournement d'avion (!) et s'est pris un procès qualifié d'inéquitable par Human Righta Watch en 2021 … 25 ans de prison ferme. Par chance, en mars 2023 il est liberé. Bref, il y a matière à faire une suite au film !

Le film est passionnant, bien foutu et permet d'en apprendre pas mal sur cet évènement. Je recommande fortement, d'autant plus que c'est rare les films parlant de l'Afrique.

Saltburn

Histoire : 🔗

Oliver arrive dans un colege à Oxford et n'y connait personne et se retrouve assez vite catalogué dans les losers. Il est secrètement amoureux du beaugosse qui ne le remarque même pas.

Cela dit, un jour, il croise le fameux Felix qui vient de crever sa roue de vélo et lui prête le sien. C'est le début d'une amitié entre les deux.

En fin d'année scolaire, alors que Oliver crains devoir retourner chez sa mère alcoolique, Felix lui propose de passer l'été dans son très luxueux manoir de Saltburn.

Ressenti : 🔗

J'ai pas du tout aimé. Voilà pas de suspens pour vous.

C'est con mais déjà Barry Keoghan, qui joue le rôle principal je l'aime pas. Il est trop bon acteur peut-être mais du coup ses précédents rôles dans The Killing of a Sacred Deer notamment me l'on trop pourri. D'ailleurs c'est ici un peu le même genre de personnage qu'il incarne. Le type fourbe, oppressant et toujours à la limite du tolérable, manipulateur. J'ai ça en horreur.

spoils

Arrivé au manoir, il découvre l'oppulence de cette famille avec des domestiques et tout. Ces gens sont étranges mais sans ètre méchants non plus, au contraire, il est un peu leur nouvelle distraction et attire leur curiosité et leur affection.

Il y a des hauts et des bas.

Un jour Felix amène Oliver chez sa mère pour qu'ils se réconcilient et là il découvre les mensonges d'Oliver. Son père est en vie, sa mère est clean, il a des sœurs… Tout était faux. Felix trahit décide de dégager le mytho aprés sa fête d'anniversaire prévue prochainement.

Les relations sont bien moins détendues. Au lendemain de la fète, Felix est retrouvé mort. C'est le malaise total, la famille est en vrac. À la demande de la mère, Oliver reste un quelque jours encore.

La sœur se suicide dans sa baignoire ce qui aggrave encore plus le moral des parents. Le père, en apparté, propose du pognon à Oliver pour que ce dernien parte malgré l'avis de la mère. Il fini par accepter.

Quelques mois plus tard, il croise par hasard la mêre dans un salou de thé. Il présente ses condoléances puisque le père aussi est mort. Il emménage avec la mère à Saltburn où ils vivent ensemble quelque temps avant qu'elle ne tombe malade et meurt.

Le film s'achève sur Oliver dansant nu dans le manoir.


Raconté comme ça, ça semble un peu confu et rushé, mais c'est tout à fait l'effet que m'a fait le film. Tout le début prend son temps, c'est même trop lent puis au deux tiers, ça commence enfin à avancer dans le scénar et là ça s'enchaine trop vite.

Le début ça semble vouloir faire planer le doute concernant le genre du film. Est-ce une romance ? Mais il y a bien trop d'indice qui font que je me doutais que ce n'étais pas le cas.

Du coup cette phase un peu vaseuse m'a un peu fait chier. Trop longue pour rien.

Et à la fin, on nous prend vraiment par la main pour nous montrer qu'il a tout manigancé depuis le début. Vraiment ? Hooolala je suis surpris ! (non)

Mouai, j'ai du mal à comprendre l'engouement pour tout ça.

Le seul perso attachant c'est Felix, tous les autres sont soit trés bizarres, soit des sales cons détestables.

Le final est tout de même amusant je dois l'avouer. C'est tellement plus rare des acteurs à poils contrairement aux actrices…

Reign of Fire

Histoire : 🔗

Lors de travaux sur le métro de Londres, un tunnel est percé et dedans se trouve un dragon en train de se réveiller. Cet évènement causera la perte de l'humanité ou presque. De rares survivants s'organisent tant bien que mal pour résister aux assauts répétés des grosses bestioles ailées.

Ressenti : 🔗

J'avais vu ce film à sa sortie et j'avais aimé sans plus. Il était temps de lui laisser une seconde chance.

L'idée est plutôt sympa je dois avouer : foutre des dragons à l'époque moderne c'est intéressant. Mais c'est élipsé directement, à peine le dragon arrivé, on est parachuté 20 ans plus tard et hop on est dans un décor post-apo. Il y a quelques armes à feu mais c'est quand même un retour global à une époque médiévale. C'est pas nul mais contrariant.

Bon c'est pas ce que le lui reproche le plus cela dit. Non, c'est l'absence de finesse et l'écriture des persos à la truelle. Matthew McConaughey est dans le cliché lourdingue du badass testostéroné. Ça se passe à côté de Londres mais faut que le type se foute torse nu toutes les 20 minutes alors que c'est la météo britainne de base… Et vas-y que ça pose et tout, même Gerard Butler (Leonidas je le rappelle) n'en mène pas large…

En plus j'ai eu une sensation de trop peu. Tout va assez vite au final et certains évènements sont donc vite évacués pour passer à la suite du scénar. C'est un peu abrupte et rushé.

C'est pas mauvais, c'est insipide alors qu'il y aurait matière à faire quelque chose de très sympatoche. Ça serait une bonne source pour un remake voir une série. Plus de temps, plus de subtilité et franchement ça me plairait vraiment bien. Le réal est d'ailleurs plus habitué aux séries à ce que je vois avec à son actif du X-Files notamment et du Star Trek.

Bon bha du coup, bof, hein. Le souvenir était fidèle. Son cast ne parvient pas à faire passer la pillule.

Portrait de la jeune fille en feu

Histoire : 🔗

Marianne se rend chez une comtesse où elle doit peindre le portrait de sa fille Héloïse sans que celle-ci ne n'en rende compte. En effet, à l'issue de cette peinture, Héloïse sera contrainte de se marrier à un riche milanais qu'elle ne connait pas. Marianne est donc incognito et joue le rôle de dame de compagnie.

Ressenti : 🔗

Tiens tiens le nom de la réalisatrice me parle ! Céline Sciamma … hmmmm (je fais bien semblant ? Vous y croyez ?). Haa mais oui ! C'est celle qui avait fait le très sympatique Petite Maman dont j'ai vraiment un excellent souvenir !

Bon bha ça m'a bien moins touché. Les romances ça me laisse assez indifférent. Surtout que dès le début on comprend l'issue de l'histoire.

spoils mais bon …

Toute l'intrigue se déroule dans un flashback. Marianne donne un cours de peinture quand quelqu'un sort un tableau qui la déstabilise. Hop retour arrière.

Bon bha on comprend qu'elle a un très fort affect pour cette toile. Elle est triste, ça s'est donc mal fini. Voilà elle nous spoil tout !

Bon à moi de vous dévoiler la suite. Elles tombent amoureuses l'une de l'autre. Mais elles savent qu'elles n'ont aucun avenir, le marriage est sur les rails.

C'est dommage d'avoir démarré le film de la sorte je trouve. On sait du coup qu'elles ne finissent pas ensemble et donc … bha … oui ça spoil le truc quoi. Je ne me suis pas dit : "et si en fait elles se mettaient en couple et annulaient le marriage ?" D'un autre côté, en sachant que la destination serait pas intéressante, je me suis laissé aller à profiter du voyage.

Visuellement il se dégage une certaine froideur. C'est austère je trouve. Les intérieurs sont assez vides, peu de couleurs, pas de rouges, pas de déco. Ça a beau se dérouler dans un grand manoir ça ne fait pas rêver. Et les extérieurs sont pas mieux. Il fait beau mais il n'y a pas de plantes, pas d'arbres, pas de repères pour accrocher l'œil. C'est vide. Il n'y a vraiment que la falaise qui tranche avec le reste.

L'histoire se déroule au XVIII ème siècle et du coup un gros boulot a été fait sur les costumes. Mais aussi sur l'éclairage à la bougie qui est donc sombre et ne parvient pas à illuminer tout uniformément. Ça instaure une ambiance plus chaude et cozy mine de rien.

Bon bha même si je n'ai pas accroché, c'était pas non plus un mauvais moment. Il me marquera probablement peu.

The Maltese Falcon

Histoire : 🔗

Sam Spade détective à San Francisco se retrouve dans une histoire pas nette. Il comprend vite que sa nouvelle cliente lui ment sur toute la ligne mais les sommes en jeu en valent la chandelle.

Malheureusement, son partenaire de longue date y perdra la vie. Plusieurs groupes de personnes sont à la recherche d'une statuette de faucon en or.

Ressenti : 🔗

Premier film en tant que réalisateur pour John Huston pour cette adaptation de roman en 1941. Le livre est sorti en 1930 et a connu dès 1931 mais c'est surtout celle-là la plus connue.

Bon, j'ai pas trop accroché. J'ai vraiment eu du mal à voir où ça voulait m'amener.

spoils total

Au début, Miles, le partenaire de Sam se fait buter et l'absence de réaction de Sam. Ça m'a désarçonné. C'est bizarre et difficilement explicable malgré la rapide révélation qu'il se faisait sa femme. Et pourtant à la toute fin, il dit qu'il a fait tout cela non pas pour le pognon, ni même pour la femme mais pour venger son ami (et pour son honneur ainsi que celui de la profession). Cette révélation sort un peu de nulle part à mon goût. Comme si ça avait été mis là à la fin pour rendre le personnage plus appréciable.


À la fin, la statuette est enfin là. Ils sont parvenus à un accord de principe et sont donc tous réunis pour déballer l'objet de toutes les convoitises. C'est un faux !

Gutman décide de partir avec son acolyte Cairo chercher la vraie. Sam quant à lui les balance aux flics. Mais surtout balance également O'Shaughnessy qui ne s'y attendait pas plus que moi. Le twist c'est qu'en fait, notre détective, contre toutes attentes, est droit et intègre. Mouai, ce revirement ne me convainc guère, je vous avoue.

C'est marrant, le premier plan du film montre le Golden Gate Bridge. Il a été achevé en 1937 soit tout juste 4 ans avant ce film.

Je m'attendais à plus d'enquètes ou de péripéties. Ou plus de twist ou je ne sais pas. Ça m'a laissé sur ma faim.

Elvira : Mistress of the dark

Histoire : 🔗

Elvira présente une émission de télévision diffusant des films d'horreur. Cependant, elle rêve de se barrer pour monter un show à Vegas. La dame est vétu de décolletés n'ayant rien à envier à la fosse des mariannes ce qui lui attirrera les avances graveleuses de son nouveau patron. Néanmoins, elle sait toujours se défendre ce qui lui vaut sa démission.

Pour son spectacle elle a besoin de 50.000$.

Elle reçoit à ce moment un télégramme lui annonçant la mort d'une tante inconnue. La fin des soucis ?

Ressenti : 🔗

Bizarre. Ouai c'est quoi ce film ? Une comédie où la moitié des gags tournent autour des nibards d'Elvira mais pour autant ce personnage ne se limite pas à cela. Au contraire, elle est très attachante et loin d'être conne, bien au contraire.

Je connaissais pas du tout. À la base, il sagit d'une émission de téloche américaine où Elvira présente et commente des films d'horreur diffusé de 81 à 85. En 88 ils tentent de transformé ça en film. Le début est donc un peu méta.

Elle arrive dans une mignonne petite bourgade paumée où la populace ne la connait pas. C'est un ovni qui perturbe l'équilibre en place. Son accoutrement est en légère contradiction avec la brigade des mœurs régnant sur la ville.

Mais le ton du métrage se veut léger et surtout parler d'horreur et de surnaturel. Hop, un antagoniste maléfique ! Un oncle qui cherche à mettre la main sur un livre légué à Elvira. Tention plot twist : elle est une sorcière qui s'ignore.

C'est gentillet, ça fleure les années 80, ça tacle un peu la bienpensance mais pas trop. Ça a vieillit quand même. On sent que ça se veut bienveillant envers son personnage mais pour autant ça reste bancal. Oui elle est forte, sait se défendre. Elle se fait draguer par les moches du coin, elle les rembarre. Par contre, le gars costaud elle tombe instantannément sous le charme avant qu'il ne prononce le moindre mot. Ça va en contradiction avec l'image que je m'étais fait d'elle. Faut pas trop gratter et ça reste divertissant.

C'est marrant, je retrouve un peu de Hot Fuzz ici. Le bled paumé avec le citadin gênant qui débarque, le police de la vertue…

Apparemment, le ton a été pas mal adouci pour viser un public plus jeune, dommage. Plus d'horreur, moins de gamin et une ambiance moins gentillette aurait ptet été moins vieillot (ptet).

Voilà, c'était sympa mais aurait pû être vraiment mieux.

Bottoms

Histoire : 🔗

Deux copines de longue date sont bien décidées à profiter de cette année scolaire pour avoir leur première relation sexuelle. Malheureusement elles ne sont pas considérées comme les gays du lycée mais comme les gays nulles du lycée ce qui complique la tâche. Elles sont amoureuses de 2 pompom girls populaire …

Pour tenter de parvenir à leur fin, elles décident de monter un club d'autodéfense afin de permettre aux filles de se défendre. Elles sont vite rejoint par quelques autres filles dont leurs cibles.

Ressenti : 🔗

Second film de la jeune réalisatrice Emma Seligman, on a ici une coméde lycéenne plutôt sympatique. Le film aborde des thématiques très actuelles comme le féminisme ou l'identité sexuelle mélangé aux idées plus classiques de l'adolessence, les logiques de groupes des lycée. Ce mélange est le l'élément qui élève et distingue ce film des autres teen movie du gennre.

Un élément que j'apprécie et qui commence à infuser petit à petit est la banalisation de l'homosexualité. Jamais un personnage n'en parle comme un élément distinctif et/ou discriminant. C'est un marqueur discret mais concret de l'avancée et du progrès des mœurs.

D'ailleurs, un effort a été fait pour ne pas ancrer le film à notre époque. Les styles ne sont pas ultra marqués, très peu de technologie (un simple téléphone portable vite fait)… Le logo quant à lui, sort tout droit des années 80.

Sous prétexte d'humour, le film aborde des réflexions sérieuses mais pour autant n'hésite pas à pousser à fond le potar de l'absurde. La scène finale est d'ailleurs très drôle sur ce point.

Dans le casting, je n'ai reconnu que Ruby Cruz qui était dans la dispensable série Willow.

Voilà, un film qui passe bien en apportant quelques bonnes idées bien venues.

Migration de Bépo vers Ergol

Et si je changeais de layout clavier ? Après tout j'utilise ce bon vieux bépo depuis fort longtemps maintenant, ç'en est devenu presque ennuyeux. Et puis c'est devenu mainstream, ça a été standardisé. J'ai besoin d'aventure, de frissons, d'exotisme. Un truc rafraîssant mais underground mais attention faut un truc optimisé !

Je ne vais pas renier 15 ans de bépo pour perdre en confort.

Un peu par hasard, je suis tombé sur un toot d'un inconnu qui parle d'ergonomie et de disposition de clavier. Bon les trucs basiques jusque là. Sauf qu'à un moment ça évoque une nouvelle disposition clavier en plein chantier dont me n'avais jamais entendu parlé : ergol.

Hahaha ils espèrent faire mieux que bépo. Pourtant il a été bien foutu en l'optimisant pour écrire le français avec de l'analyse statistique et tout, faire mieux me semble bien présomptueux.

Bon alors la philosophie a été un poil différente, au lieu de tout miser pour optimiser l'alternance des mains, ils optimisent pour limiter les déplacements des doigts et les enchainements étranges. Cet article est le premier texte que j'écris donc je suis particulièrement lent et je ne peux donc pas jauger pour le moment. Toujours est-il que les arguments qu'ils avancent me semblent pertinents.

Cette disposition a donc les mêmes objectifs mais pas les mêmes solutions. Me revoilà donc à réapprendre à écrire en réflêchissant à l'emplacement de chaque lettre. Chaque phrase me coùte, pour une fois je n'aurais pas besoin de me relire.

J'ai déjà l'impression que ça devrait me plaire. Déjà les caractères spéciaux sautes de l'accès directe et laissent leur place pour les lettres plus utiles. Mais surtout ce sont ces saloperies de chiffres qui eux sont en accès direct ! Alleliua ! Vraiment sur ce coup c'est la libération.

La majorité des accents se font via une touche morte disponible au milieu des lettres et du coup la touche altgr est libre. Enfin plus tant que ça puisqu'on y retrouve les symboles mathématiques.

Je sens bien que ça a été pensé pour les claviers tout petiou genre le planck. J'ai toujours trouvé ces claviers trop petit bien que charmant, mais qui sait, l'ergol me fera ptet changer d'avis.

Et d'ailleurs quel meilleur moment pour également changer le firmware du clavier ? Je viens de bouger la touche Backspace et Shift ainsi que les touches multimédia. Galères !! (Quelle idée de remapper backspace à ce moment-là -__- )

Ajustements nécessaires 🔗

Pour utiliser Ergol sous Linux, il faut un fichier .kbd mais pour le moment c'est à vous de le générer. Pour cela, il y a Kalamine, un ptit soft en Python qui fait bien le boulot. Il y a cependant un léger bug dans le fichier produit qu'il faut éditer en ajoutant une ligne. Dans ergol.kbd, ajoutez include "inet(evdev)" dans la section xkb_symbols{} et grâce à cela vos touches multimédia fonctionneront.

Ensuite, il faut dire à sway d'utiliser ce fichier. Sans surprise, on se rend dans ~/.config/sway/config et dans votre input type:keyboard {} vous mettez un simple xkb_file /votre/fichier/ergol.kbd et le tour est joué.

Bilan au jour 2 🔗

C'est difficile.

Je déteste la lettre "f" qui est la plus chiante à atteindre.

Dans le genre, il y a "p" et "o" que j'inverse tout le temps, m'enfin ça devrait passer.

J'atteind laborieusement les 12 mots par minutes avec beaucoup de concentration. C'est un retour 15 ans en arrière lors de ma migration vers le bépo, la gymnastique est laborieuse.

Les prochains billets de blogs seront plus courts ^__^

Mr Smith Goes To Washington

Histoire : 🔗

Un sénateur meurt et doit être remplacé au plus vite. James Taylor aimerait mettre un autre de ses pions afin de garantir la prospérité de son projet lucratif de barrage. C'est l'innatendu Jefferson Smith tout jeune sans expérience politique mais très populaire auprès des enfants qui sera mis en place.

Il n'a pas d'agenda politique et est très attaché aux symboles de la nation. Tout juste débarqué à Washington, il y visite le Lincoln Memorial puis se fait chier dessus par la presse.

Avec l'aide du sénateur Paine il souhaite passer une loi pour créer des sortes de colonies de vacances. Le souci c'est que cela rentre en conflit avec les ambitions de constructions de barrage de Taylor.

Ressenti : 🔗

Alors qu'avons nous là ? Franck Capra et James Stewart en 1939 pour un film noir et blanc dont je n'avais jamais entendu parler mais bien noté avec 8.1 sur IMDB.

Ça parle de naïveté, d'optimisme, idéalisme et je trouve que le film est lui même tout cela notamment dans son final. Mais ça reste tout de même intéressant. D'ailleurs je vois qu'il est considéré comme l'un des premiers film de lanceur d'alerte.

J'aime beaucoup la scène où notre jeune sénateur rencontre la charmante fille de son collègue, Il est tout nerveux mais ils ont filmé ça de façon astucieuse en ne nous montrant que ces mains manipulant le chapeau de stress.

J'ai trouvé la fin un poil trop abrupte. À peine on sent le dénouement qu'on a le carton de fin avec le logo Columbia. Je dois avouer que ça me laisse un poil sur ma faim.

À sa sortie il a été décrit comme capitaliste (le mal) et qu'il portait atteinte à l'image des USA. Mais on lui a prêté également l'inverse dans les dictatures, comme quoi chacun y fout l'intention qu'il l'entend…

Je me demande si toute la filmo de Capra déborde de naïveté. C'est quand même le gentil ptit gars qui découvre la presse, la politique et ce qui gravite autour. Les vieux briscards du sénat rient du jeune candide. Mais ça s'arrête là. Pas de menace, ni intimidation et encore moins de violence.

Gone with the Wind

Histoire : 🔗

Scarlett O'Hara est follement amoureuse de Ashley Wilkes qui ne va pas tarder à se marrier à son amie. Notre pauvre Scarlett fait tourner les têtes de tous les hommes mais le seul qu'elle veut n'est pas pour elle.

La guerre civile éclate et tous les hommes sont pressés de s'y engager. Elle déclare alors ses sentiments à Ashley mais ce dernier lui explique qu'il se mariera à sa promise Melanie même s'il n'est pas vraiment amoureux puis il part. Scarlett est abattu et pleure et Rhett Butler montre qu'il était dans la pièce lors de cette émouvante scène. Ce dernier est également sous le charme de la jolie ptite dame mais elle n'est pas intéressée par cet inconnu.

Elle prend alors prestement la décision de se marier au frêre de Melanie pour tenter de la rendre jalouse. Les deux mariages sont donc prévus juste avant le départ à la guerre.

Ressenti : 🔗

Et voilà, il fallait que je me le fasse. Ptet le film le plus connu et reconnu de tous les temps ? C'est un peu intimidant je vois l'avouer. Déjà, l'engin dure près de 4h (mais bon il triche, ça commence par un titre de 3 minutes juste pour nous présenter sa musique) mais en plus il se la pète avec ses images. Le film est sorti en 1939 mais malgré cela il a été remasterisé et même très bien filmé avec l'époque avec du Technicolor de toute beauté.

Mais bon tout ça c'est bien joli mais bon … est-ce que je suis capable de me taper une romance de 4 heures ? Argggg Tout le monde en fait un malheur depuis 85 ans et les quelques images ultra clichées que je connais me font redouter le pire. Du coup je pars pas confiant et même un peu à reculons mais bon je m'y attèle quand même !

Allez j'arrête de vous teaser : j'ai bien aimé. C'est bien moins à l'eau de rose que ce que je pensais. C'est même un peu plus ambivalent que je ce que je pensais voir. Notamment le personnage principal de Scarlett est assez complexe. Ce n'est pas la princesse toute lisse sans caractère et soumise. Non non no !

Vraiment ce personnage est très intéressant. Elle sait ce qu'elle veut et est prête à se battre pour cela. Elle est prête à faire d'importants efforts pour parvenir à ses fins. Elle ruse, elle charme, elle prend sur elle. Mais surtout elle n'est pas parfaite et loin de là, elle est même un poil perfide.

Face à elle, Rhett Butler est lui un peu plus fade. Trop gentil, sans vraiment de défaut, pété de thunes… mais le film ne tourne finalement pas autour de lui.

spoils

Bon donc elle se marie sans conviction juste avant la guerre mais "par chance" son époux ne reviendra pas. Elle se retrouve donc veuve et les conventions exigent que ce soit la fin de sa vie sentimentale mais Rhett n'est pas dupe et déboule et drague comme un fou. Elle n'est toujours intéressée que par Ashley qui est toujours sur le front.

Lors d'une permission Ashley fait promettre à Scarlett de prendre soin de Melanie et de leur futur enfant. Le conflit se rapproche de plus en plus. Scarlett devient infirmière et soigne les blessés. Mais ça y est la guerre est arrivée là, une grande partie des civiles fuie malheureusement Melanie est à deux doigts d'accoucher et il n'est pas vraiment possible de lui imposer maintenant un dangeureux périple. Scarlett reste donc seule avec une esclave. L'accouchement se passe bien mais la ville devient malfâmée, il faut fuir à tous prix.

Scarlett retrouve Rhett avec qui elle organise la fuite. Cependant ce dernier ne les accompagne pas jusqu'au bout. Les trois femmes se retrouvent à mi-chemin seules avec leur chariot. Elles parviennent tout de même à leur destination où elles retrouvent leur maison vidée sans bouffe avec sa mère morte. Avec les esclaves elles remettent de l'ordre et remettent la plantation de coton en ordre. La situation s'améliore et ils peuvent même accueillir des soldats blessés. Mais le destin s'acharne : elle doit payer un impôt de 300$ ce qui est impensable. Elle va alors ruser : elle fait croire au fiancé de sa sœur que cette dernière va épouser un autre homme et du coup en profite pour se marier avec ce type qui a une boutique et un ptit peu de pognon. Bien entendu elle n'a aucun amour pour son nouvel homme mais elle a désormais un peu de pognon et une scierie qui fonctionne parfaitement.

Bon je vais pas vous faire tout le film, là c'est environ jusqu'à la moitié. Mais je voulais illustrer à quel point elle pouvait être manipulatrice. C'est ce qui rend le personnage très intéressant je trouve.

Bon, c'est quand même un peu long mais ça ne se ressent pas tant que ça. Le film est un poil lent mais ça se corrige facilement.

Voilà j'ai passé un très bon moment bien que ne soit pas le genre de film qui m'attire à priori.

The Bridge on the River Kwai

Histoire : 🔗

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, un bataillon anglais se retrouve prisonnier dans un camp japonais au milieu de la jungle Thaïlandaise. Les Japonais vont les mettre au turbin dans le but de construire un pont pour une ligne de fer.

Le colonel Saito exige une coopération complète des Anglais afin que l'édifice soit opérationnel pour le 12 Mai. Mais le colonel Nicholson n'est pas vraiment de cet avis : selon lui, même en tant que prisonnier de guerre, les officiers n'ont pas à travailler autre que sur des tâches administratives. Il s'oppose donc à son homologue japonais.

Ressenti : 🔗

J'aime bien ce film. Je ne l'avais pas revu depuis des lustres et franchement il est toujours aussi captivant.

J'aime pas trop les films de guerre, mais les films de prisonniers de guerre c'est de suite plus plaisant. Surtout si ça aborde les évasions, hein.

On est donc face à un monument du cinéma de 1957. C'est un film épique avec des retournements, de la tension, une musique iconique, des décors chatoyants et un énorme pont qu'ils ont réellement construit ! C'est presque plus du décor à cette échelle-là.

Une grande partie du film est un affrontement psychologique entre les deux colonels. L'un qui veut faire trimer toute la main d'œuvre possible et l'autre voulant respecter le code/la Loi à la lettre et laver l'honneur de son royaume. J'aime beaucoup les quelques retournements de veste à ce propos. Il y a toujours la façade et l'envers du décor ^__^

suite et spoil

Comme le colonel Nicholson refuse catégoriquement que ses officiers mettent la main à la pâte, lui et ses officiers sont foutus au cachot d'isolement. Ça dure vraiment longtemps.

Les soldats britanniques travaillent comme des sagouins en sabotant presque les opérations. Le chantier n'avance vraiment pas. Ça commence à être vraiment problèmatique.

Le colonel Saito cède alors en acceptant que les officiers aient à leur charge toute l'organisation du chantier du pont. Moralement ça coûte à Saito mais si les délais ne sont pas respectés il devra s'ouvrir le bide ce qui ne l'arrange guère.

À partir de ce moment-là, le colonel Nicholson prend la tâche vraiment à cœur et veut que l'édifice soit solide et fait dans les temps. L'honneur des britains est en jeu et il sera un symbole de leur ingénieurie. Ils augmentent donc les cadences de travail, les soldats sont bien mis au pas et tout avance bien plus vite. D'ailleurs les plans sont revus, le pont déplacé pour être construit à un endroit plus adéquat.

Pendant ce temps, un soldat américain qui s'était échappé du camp auparavant se voit proposer une mission de sabotage. Lui et trois autres hommes vont devoir retrouver ce camp et détruire le pont au moment où le premier train passera avec à son bord de nombreux VIP. Bien entendu réticent, il finit presque contraint d'accepter.

Cette petite troupe parvient très difficilement avec l'aide de locaux à arriver jusqu'au pont. La nuit de la veille, ils posent des explosifs reliés à un détonateur quelques centaines de mètres en aval.

Pas de bol, au lever du jour, le niveau de la rivière a vachement baissé et laisse entrevoir le câble qui serpente. À quelques minutes du passage du train, le colonel Nicholson qui fait une ultime ronde sur ce nouveau pont repère cet étrange filin. Il en informe le colonel Saito avec lequel ils descendent dans le lit de la rivière pour suivre le truc. Ils finissent pas tomber sur le soldat en embuscade qui schlass le japonais.

Là, le colonel britannique est tiraillé : doit-il aider son comparse britannique qui veut faire péter le pont ou bien préserver l'édifice qui l'obsède et qu'il construit depuis quelques mois ?

Un mortier explose près de lui ce qui le fait trébucher et il tombe sur le détonateur. C'est involontaire, mais allait-il prendre la décision de faire péter le truc ? Nous ne le saurons pas.

Le pont explose, le train tombe, la mission est une réussite. Fin du film.


J'aime beaucoup le changement d'attitude et de perception des Britanniques. Ils se retrouvent tellement investit dans leur tâche qui leur permet d'oublier un peu leur quotidien malheureux de prisonnier qu'ils en oublient que … bha ça sera un avantage pour leur adversaire s'il arrive dans les temps. Ils ont trop la tête dans le guidon et faut dire aussi que le fait de tenir les délais, leur octroie des avantages en bouffe et même en cadeau.

C'est Alec Guinness qui joue les britains, pour info c'est lui qui jouera Obi Wan Kenobi plus tard. Et je sais pas si c'est mon inculture qui parle, mais j'ai l'impression que c'est lui qui a servi de référence pour le Colonel dans la série Ghosts. Le personnage m'y fait pas mal penser.

Sur la page wikipedia ils évoquent un peu tous les déboires lors du tournage. Les accidents étaient variés avec des explosions, quasi-noyade, accident de bagnole, de moto…

Bref, toujours un plaisir à regarder surtout quand il fait moche pour avoir un peu de soleil qui brille.

The Gold Rush

Histoire : 🔗

Charlot se rend dans le Klondike (sur les traces de Picsou ^__^) pour tenter de trouver de l'or et mettre fin à sa misère. Sur le chemin une tempête s'abat le forçant à trouver refuge dans une cabane moins abandonnée que prévu puisqu'il s'y trouve Black Larsen un malfrat notoire. Sa présence n'est pas la bienvenue et ça en vient aux mains.

Par chance, Big Jim lui aussi en recherche d'un abri arrive dans cette cabane et met fin à la querelle. Cependant la tempête perdure et les vivres commencent à manquer !

Ressenti : 🔗

Et hop un ptit film avec Charlot. Celui-ci date de 1925 et a connu plusieurs versions. Une 100% muette, une avec un peu de voix et même une colorisée. J'ai eu l'intermédiaire et c'était assez étrange.

Exit donc les intertitres. On a une voix unique qui parfois "double" ou parfois narre. C'est un peu étrange mais pas dérangeant.

Bon je fais pas durer le suspens, j'ai pas spécialement apprécié. J'aime pas vraiment le muet, je trouve ça … très daté. Malgré l'espèce de voix par-dessus ça rend pas suffisamment moderne pour moi.

Ho et puis l'humour burlesque comme ça je … mouai. Bon ça va c'est très court comme film mais bon ça n'en reste pas moins peu intéressant.

Certains gags sont très longs, le scénar est un poil décousu avec des scènes qui s'enchaînent sans vraiment de liens entre elles, c'est gentillet. Mouai, vraiment j'ai du mal à apprécier.

Après c'est quand même assez cool de voir les effets spéciaux qu'ils ont utilisés. Il y a notamment la cabane qui lors d'une seconde tempête se voit déplacé. Elle finit en bord de falaise et du coup risque à chaque instant de tomber. Elle tient en équilibre précaire et les déplacements des personnages la font pencher plus ou moins. C'est plutôt bien foutu.

Bon, bha au moins je l'ai vu. Ce qui est fait n'est plus à faire.

Klaus

Histoire : 🔗

La génèse du père noël.

Ressenti : 🔗

C'est balot j'ai raté le coche à dix jours près pour regarder ce film.

Bon c'est un film d'animation avec une esthétique s'approchant du dessin animé traditionnel tout en étant en 3D.

Bon bha pas grand-chose à dire si ce n'est que ouai je suis pas trop le public cible. J'aime pas vraiment nowel en plus donc bon ça m'a pas vraiment passionné.

Même le style graphique ne m'a pas vraiment accroché.

Voilà voilà.

There Will Be Blood

Histoire : 🔗

Début 1900 aux USA, Daniel creuse des puits pour extraire du pétrole. Il a plusieurs concessions mais vent ses services aux propriétaires terriens ayant du pétrole dans leur sous-sol.

Un jour, un étrange garçon vient leur vendre une information concernant une zone où il y aurait du pétrole facilement exploitable. Contre un peu de pognon, le garçon révèle que son père possède un ranch avec du pétrole très facilement accessible à Little Boston.

Daniel s'y rend avec H W son fils et se fait passer pour un simple chasseur campant dans les environs. Il y rencontre la famille Sunday et trouve effectivement du pétrole qui suinte. Banco ! Il va tenter d'acheter des terres et proposer des deals à tous les locaux pour une grande exploitation pétrolière.

Ressenti : 🔗

Arg. J'avais vu ce film a sa sortie et j'avais moyennement aimé. J'avais trouvé ça beaucoup trop lent et surtout j'avais détesté les personnages. Et bha … oui c'est vrai, les personnages sont détestables et concernant le rythme, c'est vrai que … c'est posé on va dire.

Oui, le film est lent et un poil long avec ces 2h30 mais bon je savais à quoi m'attendre. Du coup bha ça va j'ai réussi à passe outre ce détail.

Par contre les personnages … pfiouuu non j'aime toujours Daniel le pétrolier. Ce gars est quand même une sacrée merde. C'est pas la pire ordure non plus mais …

spoils concernant Daniel

Ouai donc je disais que c'est pas la pire ordure mais pas loin quand même.

À un moment, leur derrick est fonctionnel et tout. Le pétrole coule bien toussa mais bon on sait pas trop pourquoi boum ça explose. Son gamin était proche et se fait souffler par l'explosion.

Il se précipite pour le secourir, il va le foutre à l'abri dans le réfectoire et retourne sur les lieux de l'accident pour tenter d'arrêter le feu et tout. Bon, ok, il peut pas non plus se consacrer à son gamin à ce moment-là, m'enfin…

Alors que son puit est en train de crâmer, il le regarde avec son associé et il est finalement plutôt heureux. Le gisement est au final bien plus gros que prévu et sa fortune est donc assurée.

Le gars est pas retourné voir son mioche, non il observe béa son puit et le pétrole qui gicle. Mais ça ne s'arrête pas là. Son fils est devenu sourd par l'explosion et bha … il l'envoie en pension. Mais bon ça ressemble très fortement à un abandon. Il monte dans le train avec le ptiou, puis s'abstente pour "aller discuter avec le contrôleur" et hop le train démarre. Nice, très classe.

Bien plus tard, le gamin est désormais adulte, il lui annonce qu'il part au Méxique pour monter sa propre entreprise pour lui aussi exploiter des puits de pétrole. Son père le renie immédiatement. Et il en profite pour lui avouer que ce n'est pas son fils, il l'a récupéré tout petit pour s'en servir dans le business. C'est bon pour l'image d'avoir un ptit ange à ses côtés… Voilà voilà, c'est une sombre merde ce gars.

Mais il n'est pas seul, le second personnage que je déteste c'est celui interprêté par Paul Dano. D'ailleurs il joue deux persos, c'est un poil troublant. Bref, il joue le garçon qui lui révèle l'existence de ce possible gisement. Mais il joue également le frangin de ce personnage. Et bon, autant le premier frangin on le voit trois minutes en début d'histoire, autant le second, lui, on le voit jusqu'au bout. Et il m'a fait détesté Paul Dano. Désolé, mais il est si bon acteur que j'arrive à le détester dans tous les films à cause de ce rôle-là.

Il joue Eli, un des fils du propriétaire. C'est le plus grand des mômes et son père à confiance en lui. Quand Daniel révèle qu'il est exploitant pétrolier et qu'il souhaite extraire le pétrole de ces gens, c'est Eli qui fixe le prix que son père acceptera. Mais le problème c'est que la préoccupation première d*'Eli* c'est de savoir qu'elle est l'orientation religieuse de Daniel.

spoils concernant Eli Et ouai, le *Eli* est un pété du ciboulot qui organise la vie paroissiale locale où il fait ses sermons, où il fait de la guérison miraculeuse et tout ça. Bon, on ne le sait pas tout de suite mais ça se révèle petit à petit. Il demande d'ailleurs à *Daniel* si lors de l'inauguration du puit, s'il pouvait prendre la parole pour bénire l'édifice. Bon bha *Daniel* accepte mais le moment venu il fera bien en sorte de ne pas lui permettre de le faire.

Bon, il va y avoir un accident mortel. Eli rétorquera que c'est tout à fait normal et que ça ne serait pas arrivé s'il avait pu bénir le puit.

Plus tard encore, Daniel se fait prendre la main dans le sac à tuer quelqu'un. Pour ne pas que ça se sache on lui demande d'aller se faire baptiser dans l'église d'Eli. La cérémonie est assez humiliante pour Daniel m'enfin ce n'est que partie remise.

Bon j'en dis pas plus

Bon Paul Dano joue très très bien, je l'ai déjà dit. Mais Daniel Day-Lewis aussi. D'ailleurs on le croirait tout juste sorti de Gangs of New-York. C'est un acteur que j'ai très peu vu mais wow sa tête avec sa moustache et son regard, il fait fliper. On sent qu'il bouillonne intérieurement et qu'il pourrait péter à tout instant.

Visuellement c'est sympa et vraiment pas tape-à-l'œil. J'ai d'ailleurs l'impression que ça a été majoritairement tourné en lumière naturelle. Mais du coup c'est parfois pas super lumineux, les couleurs sont un peu délavées et j'aime beaucoup cet aspect aride et inhospitalier qui s'en dégage.

Voilà, au final le film est plus sympa que dans mes souvenirs mais ces personnages… grrrrr Tiens par contre pour le titre je me demande d'où il sort 🤷

The Grand Budapest Hotel

Histoire : 🔗

Mr Gustave est le maître d'hôtel du prestigieux Grand Budapest. Il est respecté de tous ses employés et apprécié de toute la clientèle. Il prend sous son aile un jeune lobby boy débutant dans le métier et lui apprend tout.

Il s'avère que ce cher Mr Gustave est très apprécié des clientes et qu'il les apprécie également en retour, d'autant plus quand elles sont riches comme c'est le cas de Madame D. Malheureusement cette dernière vient de mourir et elle donne une de ses plus précieuses œuvre d'art à Mr Gustave.

La famille de Madame D ne semble guère apprécier cet ultime élan de générosité de la défunte. Faut dire que tout le monde espérait une part de gâteau et que la mort de cette dernière semble assez peu naturelle. Dimitri le fils de la richissime dame est d'ailleurs assez violent lorsqu'il apprend la nouvelle et son homme de main est assez terrifiant.

Ressenti : 🔗

Wes Anderson a sorti ce film en 2014. C'est un réalisateur assez particulier avec une esthétique singulière où les plans sont quasiment tout le temps cadré sur un axe de symétrie. Mais il a également un humour très particulier qui m'est assez hermétique. Il y a notamment le film The Royal Tenenbaums qui est considéré comme une excellente comédie où je peine à ne serait-ce que décocher un sourire. Je ne suis pas compatible avec ça.

Mais revenons à notre film, je l'ai vu au cinéma à sa sortie et je dois dire que j'avais plutôt bien dormi. Et pourtant il se passe pas mal de truc mais mon côté tête de mule avait pris le dessus. Mais quand je me le suis refait hier, bha, au bout d'un bon moment ça a commencé à me plaire.

Bon déjà, si l'humour de Wes Anderson n'est pas dans mes goûts, son esthétique est par contre m'accroche plutôt bien. La symétrie des plans, les mouvements de caméra qui suivent un objet, l'aspect un peu maquette de certains plans, l'absence de perspective avec des plans 2D rappelant des platformers… J'aime beaucoup tout ça. On rajoute par-dessus les personnages tirés à 4 épingles avec des costumes clichés et hop le tableau est complet.

Niveau casting c'est rempli de têtes connus avec Voldemort en tête d'affiche bien entendu. Mais à chaque nouveau personnage, c'est une tronche qu'on a déjà vu sans même forcément connaître. D'ailleurs j'ai comme dans l'idée que le réal étant hypé, pour les acteurs c'est un ptit achievement d'être dans un des films de Wes Anderson.

Ce qui m'a vraiment plu dans le film c'est tout simplement son histoire et son personnage principal. C'est faussement alambiqué mais ça marche bien. Une histoire de meurtre, d'héritage, de vol et compagnie.

Mais surtout Mr Gustave est très sympa comme perso. On nous le présente comme un maître d'hotel où tout doit être impec et irréprochable mais jamais on nous le montre comme étant désagréable envers le personnel qu'il encadre. Ouai il est un peu chiant quand il fait le sermon récurrent le soir, mais pendant qu'il le fait, il laisse tout le monde manger sans qu'il y ait besoin d'un silence de mort. Il est réticent à l'arrivée de Zero son lobby boy et lui fait passer un simili-entretien d'embauche assez rèche mais pour autant jamais il n'élève la voix où n'humilie le garçon. D'ailleurs la rare fois où c'est réellement le cas dans le film, il s'en excuse quelques secondes plus tard de lui-même.

Le gars n'a pas honte de baiser de la vieille rombière pleine aux as mais il le dit de façon imagée. Non vraiment, ce personnage est atypique et attachant.

À côté de ça on a un Willem Dafoe monstrueux. Il parle très peu, semble sans pitié tout de cuir vêtu, infatigable. C'est presque une bête que rien n'arrête.

Le film est un flashback dans un flashback. Et d'ailleurs c'est marrant de voir qu'en fonction de l'époque le format d'image n'est pas le même.

Non et puis je ronchonne mais j'ai quand même ris dans ce film. Non c'est vrai il y a certains passages drôles.

Bref, j'ai bien aimé.

The Help - La Couleur des Sentiments

Histoire : 🔗

On suit les tribulations de Skeeter qui vient de trouver son premier job de journaliste dans la publication locale. Bon elle n'a que la rubrique ménagère mais c'est déjà un premier pied dans le monde du travail.

On est dans le Mississipi où toutes les bonnes familles blanches ont une domestique noire qui s'occupe de tout et notamment des enfants. Skeeter n'apprécie pas vraiment la façon dont ses amies considèrent leurs bonnes. Elle a l'idée de créer une série d'article où elle raconterait leurs vies mais à l'époque c'est vraiment très compliqué à la limite même de la légalité.

Ressenti : 🔗

Film de 2011 de Tate Taylor (connais pas, il n'a pas fait grand-chose). Ça parle donc du racisme des années 60 avec la ségrégation, Martin Luther King et tout ça. On a donc des ptits relents de Green Book et de Hidden Figures (on y retrouve d'ailleurs Octavia Spencer aussi).

Bon, c'est joliement fait, les décors, les costumes toussa on s'y croirait vraiment. Et franchement ça fait pas trop rêver m'enfin bon. Par contre ça donne vraiment l'impression que le film a été fait pour prouver que tous les blancs n'étaient pas des connards. Et en lisant la page wikipedia je vois que c'est visiblement une critique récurrente faite au film. En gros, c'est grâce à une gentille blanche que les bonnes noires ont réussi à faire ce livre et à s'en sortir. Et constamment dans le film, on sent que ça recentre l'histoire sur Skeeter, qui bon certe est sympatique et tout mais bon est quand même bien moins intéressante que le reste. Même à la fin, quand le livre est sorti et tout, ça nous fait un ptit prologue sur Skeeter avec l'avenir de sa carrière.

C'est fou quand même. On te montre des familles blanches qui savent pas éduquer leurs gamins, qui mentent et font chiers leurs bonnes. On te montre comment elles commencent à s'en sortir, on t'évoque Martin Luther King et tout, mais il faut quand même recentrer le récit sur Skeeter

Du coup j'ai un peu de mal à comprendre les intentions du réalisateur. Bon après ça reste un film agréable quand même avec un témoignage très sympa sur ce qu'il se passait dans les années 60. L'esclavage était terminé mais on pouvait quand même se léguer ses employés… Ha mais non chuis bête, ces gens étaient payés une misère donc c'est pas de l'esclavage. My bad.

Un film cool sans plus, il ne me marquera pas plus que ça.

Récap 53 : Décembre 2023

ALlez hop une année de plus terminée. Ce qui est fait n'est plus à faire.

Probablement l'année la plus sèche que j'ai jamais connue avec 264mm de pluie sur l'année soit -58% par rapport à la normale ! Bon c'est aussi l'année la plus chaude, sans trop de surprise.

Blog 🔗

En bref ce mois-ci : 1 article, 9 commentaires, 25 visionnages, 430201 requêtes, 63283 visiteurs uniques pour 8.52 Go de trafic.

Films 🔗

Bon j'ai encore pas chômé niveau visionnages ! Et en plus j'ai pas mal avancé dans le Top IMDB. Bon faut dire, que bon ça va maintenant faire trois ans que je l'ai commencé et je viens seulement d'atteindre les deux tiers ! Allez encore un peu de patience, si je suis très sérieux je peux le finir en 2024. Mais ça va être compliqué.

Et comme ça en 2025, j'archive la page du Top et je la recrée avec le top actuel avec les scores mis à jour et donc de nouveaux films dedans. Ça m'occupera moins longtemps cela-dit, mais j'ai déjà d'autres idées pour continuer à explorer les pépites.

Bon sur cette fin de mois je me suis enfin décidé à regarder des films de Quentin Dupieux. Et bha du coup j'aime beaucoup et je m'en suis tartiné pas mal ! Encore un peu et je me les serais tous fait !

Bon et sinon mon film préferré du mois de Décembre 2023. C'est très probablement Fumer Fait Tousser. Je me suis vraiment régalé sur çui-là.

Musique 🔗

Le mois dernier c'était les 25 ans de Half Life et on avait eu le droit à un documentaire bien sympatoche. Mais c'était également les 25 ans de Grim Fandango mais non pas de documentaire. Cependant il y a eu un concert avec le compositeur et tout !! C'est dispo sur Youtube et c'est juste trop bon. Ces légères réinterprêtations et par moment ces ajouts de chant, ça fait plaisir.

Nuxeries 🔗

Hey j'ai eu un ptit souci. Une embrouille quand on fait mumuse avec trop de terminal, on copie-colle un truc, on percute la souris, le focus change toussa. Bref, j'ai supprimé le dossier /var/db/pkg de ma ptite gentoo.

Vous savez ce qu'il contient ce dossier ? Toute la base de donnée de portage qui lui permet de savoir ce qui est installé avec quel USE, depuis quel repo et tout… Bref, c'est pas une bonne idée de le supprimer.

Bon, ça ne supprime pas le fichier contenant la définition de @world, donc en théorie il suffit de lui dire de remerge @world et c'est bon. Pas vrai ? Bha ouai mais comme pour ce pauvre petit portage vous n'avez plus aucun paquet d'installé, vous allez vite vous retrouver dans des embrouilles de dépendances circulaires pour builder.

Effectivement, pour installer le moindre programme, il vous faut… un compilo, une libc et compagnie que vous n'avez officiellement plus même si en pratique vous les avez !

Comment m'en suis-je débrouillé ? Je me suis déjà brûlé les ailes il y a fort longtemps et du coup j'avais un backup à jour et testé ! Non.

Biensûr que non je n'ai pas de backup de ça.

Mais ! Haha ! J'avais une parade. Dans portage j'ai défini une option qui m'a sauvé la mise ! La FEATURES buildpgk de portage permet de créer un paquet binaire pour chaque paquet que vous installez. Il stock ça bien au chaud. Du coup, il m'a simplement fallu ré-installé à peu près tout avec l'option --usepkg et hop le tour est joué.

Plus de peur que de mal. Bon bien, entendu certains USE ont changé mais entre temps mais c'est pas bien grave. Il n'y aura que quelques paquets à recompiler entièrement.

Dans un autre registre AlpineLinux est sortie en version 3.19 et du coup j'ai migré mes quelques serveurs qui étaient sur la 3.18. Sans encombre si ce n'est un php qui trainait et qui est passé en 8.2 il a fallu modifier deux trois ptits trucs, rien de bien méchant.

J'ai également mis à jour TT-RSS sans problème. Par contre pour Blocky je sais pas trop pourquoi le binaire qu'ils fournissent veut pas tourner sur ma ptite machine. J'ai beau prendre la version linux en armv7l mais ça tourne pas. Du coup, je prends les sources et je le cross compile avec GOARCH=arm GOARM=7 go build et hop. Voilà voilà.

Non le truc le plus chiant c'est Caddy. Il y a deux mois je vous parlais de changements que j'ai fait dans mon CAA et … bha ça vient de me retomber sur le coin de la gueule. Mon git.lord.re était complètement indépendant sur une machine séparée de mon reverse proxy et tout. C'est le seul endroit où j'utilise Caddy plus pour tester et je dois avouer que je l'avais complètement oublié. Mis en place il y a des années et pas retouché depuis.

Et bha vla-t-y pas que je tente de push sur mon git et ça se gueule que le certif est hs. Et là, je réalise que ouai… caddy se démerde seul de son côté pour le cert mais que LetsEncrypt ne génère pas de certif à cause de mon CAA. Bref, j'ai d'abord tenté de voir s'il y avait moyen de se démerdouiller en disant à caddy d'utiliser un autre account mais c'est pas spécialement clair et la doc est pas conciliante. Et voilà, adieu Caddy, je t'aimais bien, tu étais vraiment pas emmerdant mais voilà il suffit d'une fois. Hop, mon nginx qui sert pour un peu tout le reste est réquisitionné pour reverse proxy ce domaine. Un coup d'acme.sh et trente seconde plus tard le tout tourne de nouveau.

Vidéos 🔗

Une ptite vidéo façon Konbini pour trouver des pépites de comédie française, ça vous tente ? Et bien voilà Le fond du faitout. De la bonne grosse daube mais au-delà de juste se moquer, les deux gars ont une réflexion un peu politique que je ne pensais pas retrouver ici.

Yannick

Histoire : 🔗

On assiste à une pièce de théâtre somme toute classique.

Mais un spectateur ne tient plus, se lève et interpèle les trois acteurs. La pièce l'emmerde, il trouve ça nul et le fait savoir. D'autant plus qu'il est venu de loin et qu'il bosse de nuit et qu'il a donc dû poser des congés pour assister à la pièce. Alors qu'il espérait se divertir et partir le cœur léger la pièce l'angoisse.

Après dix minutes d'interactions, un des acteurs pousse le type à se barrer ce qu'il finit par faire. Mais alors qu'il récupère son manteau, il entend que dans la salle ça rigole et se doute que ça se fout de sa gueule.

Il retourne donc dans la salle mais avec un flingue.

suite et spoil

Forcément avec un flingue en jeu, l'ambiance se tend d'autant plus. Le gars s'installe sur la scène et réclame à ce qu'on lui apporte un ordinateur. Il décide de rédiger une nouvelle pièce que les acteurs vont de voir jouer. Il veut prouver qu'il est capable de faire un truc mieux.

Il commence alors à écrire, lentement, pendant que tout le monde attend, dans un silence de mort. L'heure tourne il commence à se faire tard mais chaque interruption est en vain.

Une fois fini de rédiger, il donne son truc aux acteurs qui … bha … doivent jouer le truc. Mais le texte leur semble mauvais mais bon le gars est armé. Pendant qu'ils s'imprègnent du texte, Yannick (le taré), se promène dans le public pour discuter un peu. Les acteurs tentent de s'organiser pour tenter de récupérer le flingue.

Ressenti : 🔗

Allez je me fais le dernier film de l'année 2023 sur çui-là.

Et hop, un ptit Quentin Dupieux des familles mais qui change un peu. C'est très court avec 65 minutes au compteur avec le générique inclu, c'est bien en France qu'avec des acteurs français, il fait même pas beau (tout du moins il fait nuit mais on le voit presque pas), pas de surréaliste, pas d'absurde. Comme quoi, il arrive à se renouveler !

J'ai beaucoup aimé Yannick. J'avais déjà vu Raphaël Quenard brièvement dans Mandibules et surtout dans Fumer Fait Tousser dans mon segment favori du film. Je ne connaissais pas cet acteur mais j'aime beaucoup son jeu. Ses mimiques et intonations sonnent très juste je trouve.

Apparemment le film a été tourné discretos alors que le réalisateur avait un autre film sur le feu. Ça a été torché en six jours, tourné chronologiquement juste pour tourner avec Raphaël Quenard. Une envie, une idée, une semaine de tournage et pouf. La liberté du gars est folle.

Le film est donc très terre à terre et presque sérieux malgré un côté un poil comique quand même. Ça se regarde très vite sans douleur.

Steak

Histoire : 🔗

Au lycée George se fait martyriser par tous ses camarades. Un jour, il assiste à un accident de bagnole où il trouve une mitrailleuse qu'il embarque. Il va se venger des ptits cons qui l'emmerdent et en butte trois.

Il s'échape choqué et est rejoint par son pote Blaise qui n'est au courant de rien mais trouve le flingue trop cool. George complètement amorphe suite à sa série de meurtre le laisse jouer avec le flingue et se barre. À ce moment des flics arrivent et embarquent Blaise qui finira en hôpital psychiatrique pour 7 ans.

À la sortie, il tente de revenir chez lui mais sa famille s'est barrée en lui laissant un mot comme quoi ils ne voulaient plus rien à voir avec lui. Blaise décide de retourner auprès de George son pote d'enfance.

Ressenti : 🔗

Et allez, encore un film de Quentin Dupieux (ça y est j'ai vu plus de la motiié de sa filmo) ! Là c'est son second avec des acteurs français mais une histoire qui se déroule aux USA.

Comme à son habitude, le film est court, il y fait beau, c'est assez absurde étrange avec une grosse inspiration de A Clockwork Orange avec ce gang buvant du lait. Mais ce coup-ci, il y a Éric & Ramzy qui … bha sont dans les rôles principaux et bha j'ai jamais trop aimé leur humour. Mais bon, je sais pas si mes goûts ont changé mais ça va, ils ne m'ont pas dérangé. J'étais sur la défensive tout de même.

Le réalisateur a ramené ses potes qui font de l'électro. C'est pas trop mon domaine mais on retrouve Kavinsky, SebastiAn et Sébastien Tellier et leurs musiques parsème le métrage.

C'est marrant, à un moment le gang des Chivers que l'on suit, se fait une ptite partie d'un jeu/sport. Le truc est assez incompréhensible. On a un gars qui lance un dé géant façon balle de baseball (en cuir blanc avec des coutures rouges), il balance une opération mathématique. Les autres joueurs doivent faire le calcul et si le résultat est bon, un autre gars dégaine la batte de cricket et assène un bon coup dans le bide du mec qui a trouvé le résultat. Je pense que ce sont les règles. Pas sûr mais ce que j'ai plus ou moins compris. Probablement un jeu qui plairait à Perceval.

C'est débile mais j'ai beaucoup aimé ces séquences de jeu d'ailleurs. Les poses des persos avec leurs costumes et tout. J'aime beaucoup le fait que ça nous montre un truc débile mais sans pour autant faire ça comme un sagouin, c'est visuellement assez joli avec ptite chorégraphie et tout. C'est loin d'être baclé, franchement sympa à regarder (c'est pas moins bien que Twilight quand ils font du baseball) et tout aussi compréhensible (vous captez quelque chose aux règles du baseball vous ?).

Un truc que j'aime bien dans ces films, c'est que le monde ressemble beaucoup au notre mais avec toujours des règles assez étranges et qui ne sont pas explicitées. Ici, les gens semblent très nombreux à faire de la chirurgie esthétique pour le visage complet. Du coup on croise énormément de figurants avec la tête partiellement voire intégralement bandée. D'ailleurs les persos principaux y auront recours. Ça donne un aspect assez dérangeant de voir tout ce monde se faire charcuter la gueule.

Le scénar a une trame bien délimitée de bout en bout. Ouai je commence à le préciser pour les films de ce réal parceque c'est pas forcément la norme. Non, là ça ne déraille pas, on ne bascule pas dans l'absurde d'un coup ou autre. Sur ce point il est plus facile d'accès que ses autres films.

Incroyable Mais Vrai

Histoire : 🔗

Alors qu'ils visitent une maison en vue de l'acheter, l'agent immobilier sort son ultime carte de son jeu. La maison qui déjà était pas mal avec son jardin et son étage possède dans sa cave une trape. L'agent convainc le couple de le suivre, qu'il s'agit de l'atout majeur de la baraque.

Ils y vont et alors qu'ils descendent cette longue échelle ils finissent par arriver … à ce qui semble être l'étage supérieur de la maison. O__O Mais ce n'est pas tout, l'agent explique qu'ils sont également 12h dans le futur. Mais encore une fois ce n'est pas le clou du spectacle !

En empruntant ce passage, les visiteurs rajeûnissent de 3 jours ! Il n'en fallait pas plus pour convaincre les acheteurs de prendre la maison.

Ressenti : 🔗

suite de l'histoire avec spoils

Le couple invite un couple d'ami qui s'avèrent être le patron du mari ainsi que sa femme. La soirée se passe plutôt bien quand l'autre couple décide de faire une grande annonce. Après un suspens insoutenable le patron annonce qu'il a remplacé sa bite par un modèle électronique pilotable.

L'annonce est plus que surprenante. Ça ressemble à une blague mais ce n'est manifestement pas le cas.

La soirée se termine, l'autre couple retourne chez eux. Sur le retour ils débrief et semblent un peu déçu de la réaction pas super positive de leurs amis.

Marie prend goût à sa nouvelle maison et notamment le tunnel qui fait rajeunir de 3 jours. Elle se met d'ailleurs en tête de le faire suffisamment pour retrouver sa jeunesse d'antan. Alain lui s'en bat les noix.

Bon je vous fais pas toute la suite.

On est un peu moins dans l'absurde que dans le reste de la filmo de Quentin Dupieux, c'est même un poil plus sérieux. Néanmoins c'est du fantastique ce coup-ci. C'est moins drôle et même plus dramatique ce coup-ci. Ça varie un peu c'est pas désagréable.

Vraiment Alain Chabat c'est probablement mon acteur français favori. J'aime beaucoup sa façon de jouer et puis sa voix ! Et avec Léa Drucker ça marche plutôt bien entre eux à l'écran. Notamment leur repas avec les amis est très étrange. Ils ne savent pas trop sur quel pied danser. Est-ce de l'humour, est-ce qu'il faut abonder, faut pas se brouiller mais sans plus vexer le gars parceque c'est le patron quand même…

Faut dire que dans ce film Benoït Magimel est assez malaisant. Le mec est beauf, mais pas méchant envers son pote. C'est un gros macho fragile qu'il vaut mieux avoir dans sa poche.

Ptet le film le moins drôle et même un poil tristoune de Quentin Dupieux que j'ai vu pour le moment.

Wrong Cops

Histoire : 🔗

On est dans un Los Angeles avec les flics les plus pourris du monde. On en a un qui deal dans des rats morts, un qui harcèle les meufs et les menace pour qu'elles montrent leurs seins, une qui fait du chantage auprès de ses collègues pour du pognon… Bref, ce sont tous des ordures dans leur genre mais le pire est probablement Duke.

C'est lui qui deale mais à côté de ça il hésite pas à sortir son flingue pour un oui ou pour un non. Il peut même capturer des innocents pour diverses raisons…

Ressenti : 🔗

Et bhé ça va pas remonter la côte des flics ^__^

Allez allez, un bon ptit film de Quentin Dupieux. La recette usuelle : une belle météo bien ensoleillée, des personnages bizarres, de l'humour plus ou moins subtil, un peu de gore, un fil difficile à suivre, assez court. Oui oui, on est bien dedans !

C'est une variation américaine mais avec quand même Éric Judor qui a un rôle conséquent au milieu de tous les amérloques. Lui, joue un flic borgne bossu qui tente de se lancer dans la musique. Mais son art n'est pas perçu à sa juste valeur par le producteur de musique. Pourtant sa musique semble plaire à quelques personnes notamment Duke son collègue.

Dans Réalité on sentait que Quentin Dupieux voulait se moquer des producteurs de films. Bon et bha là il s'en prend au producteur de musique. Surement en rapport avec sa seconde carrière dans la musique en tant que Mr Oizo. D'ailleurs sa musique parsème tout le film.

C'est la première fois que je la croise autant dans un de ses films. C'est aussi la première fois que la musique a autant d'importance. On retrouve même Marylin Manson (ce violeur IRL) qui joue une victime de Duke.

Je sais pas trop pourquoi mais tout le long du film je me suis dit que Duke aurait pu être interprêté par George Corpsegrinder Fisher. Le rôle lui serait bien allé je pense. C'est quand même le personnage le plus particulier du film et du coup par contraste les autres autour semblent normaux alors qu'ils en tiennent déjà une sacrée couche.

Apparemment le film a d'abord été découpé en mini-série de quelques épisodes et a été diffusée par morceaux en festival. Il n'était d'ailleurs pas complet encore mais le tout a été remonté et remis dans un seul film. On remarque que certaines transitions sont un peu abruptes mais ce n'est pas non plus choquant.

Au Poste

Histoire : 🔗

Fugain est au poste en train de faire sa déposition concernant le cadavre qu'il a trouvé en bas de chez lui. Mais plus le temps passe, plus le commissaire Buron semble le suspecter du meurtre.

Fugain va donc se démener pour raconter son histoire et parvenir à clâmer son innocence et pourtant on ne lui simplifie pas les choses. Il est super tard, ils sont constamment interrompus, le commissaire est tâtillon…

Ressenti : 🔗

Et allez encore un ptit film de Quentin Dupieux et encore une fois je me suis régalé ! Bon bha c'est encore une fois très drôle, un peu d'absurde, un peu de surréaliste, je commence à bien saisir la patte du réalisateur.

Vraiment c'est très drôle, ce film est assez facile d'accès que Réalité.

Il y a tout un jeu sur les flashbacks où Fugain raconte ses souvenirs. Mais ce qui s'est réellement passé est brouillé avec ce qui le tracasse, c'est assez cool à voir.

KoiKisPass ?

Le commissaire Buron doit s'absenter un moment, il demande alors à son collègue Philippe de surveiller le suspect. Mais bon Philippe se comporte vraiment très bizarrement. Il est très suspicieux envers Fugain mais c'est pas pour autant qu'il n'arrête pas de parler de moyen pour effacer les preuves ou autre.

Au bout d'un moment il propose de lui montrer sa carte de flic ce que Fugain accepte pour changer de sujet de discussion. Il part donc la chercher dans un tiroir mais ce couillon trébuche et se plante une équerre dans son unique œil (oui il n'en avait plus qu'un) et meurt sur le coup. Fugain n'y est bien entendu pour rien mais de peur d'être accusé, il décide de planquer le cadavre dans un placard.

Vous le sentez venir le thêatre avec des qui pro quo et compagnie ? C'est très couillon mais surtout très divertissant.

Bref, le commissaire revient sans se soucier de l'absence de Philippe, l'interrogatoire continue. Mais là ça frappe à la porte.

C'est Fiona la femme de Philippe qui cherche son homme pour rentrer à la maison parceque bon il est tard et elle est enceinte quand même la pauvre.

m a l a i s e

Personne n'est au courant du coup… bha tant pis elle rentre seule. Mais à partir de là, elle commence à hanter les souvenir de Fugain qui raconte sa soirée de la découverte du cadavre.

Je vous raconte pas tout mais il doit justifier ses 7 aller-retours nocturnes qu'a capté la voisine de palier qui observe tout. Donc avance rapide.

Champonin un autre flic déboule avec le rapport d'expertise du médecin légiste. La victime est morte de cause "naturelle" et donc Fugain est innocent.

Et là, incroyable, le mur du commissariat tombe. Il s'agit en fait d'un décor, ils sont sur la scène d'un thêatre ! Le public applaudit, les flics se réunissent et saluent le public. Même le Philippe sort du placard et enlève l'équerre de son visage et révèle qu'il possède bien deux yeux. Déconcerté, Fugain se joint à eux mais il ne comprend pas ce qu'il se passe.

Ils se font un ptit resto et là les acteurs font leur débrief. Fugain est toujours perplexe mais content d'être innocenté après tout ce stress. Ils vont pour partir et se séparer et là le commissaire Buron revient vers Fugain et lui explique qu'il n'est pas tiré d'affaire pour autant, il reste quelques zones d'ombres à élucider. Il lui fout les menottes et le pauvre type se fait embarquer dans le camion. Fin du film.

C'est étrange comme final !

J'aime bien ce parti pris de faire des films bizarres. Il y a une idée, ça l'exploite et hop c'est bon. Ça se prend pas plus la tête que ça. Le film est encore une fois très court avec moins d'une heure vingt mais ça suffit amplement.

On ne s'ennuie pas, le rythme est bon de bout en bout. Les acteurs sont cools.

Et pour autant ça ne fait pas cheap.

Les décors sont très jolis. Ça a été filmé au siège du parti communiste, on reconnait bien l'architecture brutaliste avec notamment ce plafond avec ses plaques pour diffuser la lumière.

Apparemment à la place de Benoît Poelvoorde c'était Albert Dupontel qui avait été envisagé. Je pense que ce rôle aurait bien plus lui convenir. D'ailleurs je n'y avais pas réflêchit avant mais c'est vrai qu'une collaboration entre Quentin Dupieux et Albert Dupontel pourrait être très intéressant. Leurs deux folies combinées pourrait faire un ptit bijou.

Réalité

Histoire : 🔗

Jason Tantra est caméraman pour une émission de cuisine de merde mais il a pour projet de réaliser un film. Il va donc voir le riche producteur Bob Marshall où il lui pitch son film Waves.

Un film de science-fiction d'horreur où les téléviseurs émettent des ondes qui rendent cons puis qui finissent par tuer tout le monde.

Bob Marshall a quelques questions mais est globalement emballé par le projet mais à une condition, il veut que les cris lors de la mise à mort soit mémorable. Mieux que ça, il veut que ce cri soit digne d'un oscar ! Jason Tantra est étonné que son projet plaise autant et a donc 48h pour trouver le cri parfait.

Ressenti : 🔗

Vraiment très dur de raconter le début de l'histoire. C'est un film un peu confus, foutraque, tordu.

Ouaip, je continue mon exploration de la filmographie de Quentin Dupieux. Ce coup-ci on a Alain Chabat dans le rôle principal pour ce film qui se passe aux USA. Du coup ça parle mi-anglais mi-français.

Vraiment ce film on dirait du Mulholland Drive mais en drôle. Au début c'est simple, mais plus ça avance moins on comprend ce qu'il se passe. De plus en plus bizarre, mais toujours avec cette belle couche d'humour qui rend le truc plus digeste.

Je vous avoue que je n'ai pas tout compris.

spoils

Bon, au bout d'un moment il s'avère qu'il y a plusieurs Alain Chabat. Parceque … heu … je sais pas.

On se rencontre que le présentateur de l'émission de cuisine serait ptet également le personnage d'Alain Chabat. Je sais pas non plus pourquoi ?

J'en ai pas parlé, mais le producteur de film bosse avec un autre réal (Zog) qui serait en train de faire un film qui suit une ptite fille. Cette petite accompagne son père à la chasse et ce dernier ramène un sanglier. Une fois à la maison il l'ouvre et sort ses viscères mais la ptite voit passer une cassette VHS dans la boyasse. Elle demande à ses parents comment ça se fait, mais eux ne l'ont pas vu et l'envoient bouler.

Elle profite d'être seule pour choper la cassette dans la poubelle avec les tripes. Elle la nettoie et l'embarque avec elle à l'école. Pendant la récré elle s'infiltre dans une salle avec un magnétoscope et s'aprête à regarder mais se fait choper avant que ça ne démarre.

De retour à la maison, elle a enfin l'occasion de visionner cette cassette récupérée dans le sanglier. Et là, elle voit le personnage d'Alain Chabat dans la vraie vie… o__o

D'ailleurs un autre élément étrange c'est que bon Alain Chabat a son film en tête et devrait bientôt commencer la préprod de son film. Mais à un moment il se rend au cinéma et … bha il tombe pile sur son film. C'est exactement ce qu'il avait en tête. Son film a été réalisé par quelqu'un d'autre que lui.

Plus le temps passe, plus il y a des éléments étranges et perturbants qui arrivent. J'aime beaucoup. Au début on a le sentiment d'un monde très normal, mais petit à petit les détails farfelus s'accumulent.

Tiens dans les ptits easter eggs, on a Rubber 2 qui est mentionné à deux reprises, une fois sur un tshirt et une fois sur le cinoche.

Voilà voilà, le film est cool même s'il est étrangement foutraque mais intrigant mais drôle mais bizarre.

The Banshees of Inisherin

Histoire : 🔗

L'action se passe à Inisherin, une ptite île au large de l'Irlande, nous sommes en 1923 lors de la guerre civile irlandaise. Padraic, vient de finir sa journée et comme à son habitude part chercher son pote Colm pour aller au pub mais celui-ci semble préoccupé et l'ignore.

Padraic se rend seul au pub et le tenancier lui demande donc s'ils sont brouillés. Padraic ne sait pas et n'a pas de souvenir d'engueulade, était-il trop bourré ? Bref, il retourne voir son pote chez lui.

Colm annonce qu'ils ne sont plus amis. Padraic ne comprends pas.

Ressenti : 🔗

En voilà un film intrigant. Je me sens comme Padraic pendant une bonne partie du film. Je ne comprends pas Colm. Pourquoi son attitude change du tout au tout du jour au lendemain sans qu'il n'y ait eu d'altercation ou autre.

On découvre un peu ce petit environnement isolé. C'est un vase clos avec très peu d'habitant et c'est vraiment une ambiance étouffante et anxiogène. Tout le monde se connait mais c'est pas pour autant qu'il y a une bonne ambiance, c'est globalement assez froid. Ce sentiment est renforcé par l'image assez sombre, la météo d'Avril en Irlande, c'est terne, il pleut pas mais c'est grisouille tout le temps. Les intérieurs sont austères et sombres, ça ne respire pas la joie de vivre.

Sur cet aspect, le film est particulièrement réussi. Je comprends 100% l'état d'esprit du Padraic.

spoils

Son ex-pote Colm lui dévoile qu'il ne veut plus perdre de temps avec son amitié. Leur relation ne lui apporte rien, il souhaite à tout prix laisser un souvenir de lui quand il sera mort et ce n'est pas en étant pote avec Padraic que ça arrivera. Il souhaite donc se consacrer pleinement à la musique.

Après, il ne souhaite pas non plus devenir ennemi avec Padraic, juste être neutre. Mais Padraic ne comprends vraiment pas et continue d'aller vers lui constamment.

Colm fini de menacer de se couper un doigt à chaque fois qu'il viendra tenter de raviver leur amitié. C'est une façon de ne pas violenter son ex-ami mais d'affirmer sa volonté et son sérieux. Cette menace est d'ailleurs prise au sérieux par tous ceux qui assistent à cette altercation.

Bon, je ne vous fais pas la suite.

Le film est très intrigant. Il y a notamment la vieille folle du village qui est assez flippante. Mais aussi l'idiot du village qui semble avoir quelques secrets. Je sais pas pourquoi mais je trouve que ce film serait une bonne base pour un jeu vidéo narratif avec des allers et venus entre les différents lieux.

Le film est sympatique en étant assez désagréable. Voir Collin Farrell aussi malmené est assez malaisant et surtout voir ce gros con de Colm insensible rend vraiment ce film énervant. C'est le but espéré et ça marche. C'est pas un feel good movie et d'ailleurs ça ne laisse aucun doute à ce sujet.

J'ai vraiment pas réussi à voir venir les évènements du film. C'est vraiment une histoire originale et pas un truc déjà vu et revu. C'est rafraîchissant.

Fumer Fait Tousser

Histoire : 🔗

Bon comment résumer un peu ça ? Hmmm

On a un sentai bien de chez nous : la Tabac Force (ahem) qui protège l'humanité bien entendu en combattant les monstres qui viennent sur Terre. Alors qu'ils viennent de terrasser une … tortue géante par le pouvoir de … la fumée de cigarette (?), ils sont sommés par leur chef d'aller prendre une pause tous ensemble pour resouder le groupe. Un peu étonnés, ils s'executent et se rendent avec leur robot au bord d'un lac pour quelques jours.

C'est l'occasion rêvée pour se raconter des histoires truculantes !

Ressenti : 🔗

Wow je me suis éclaté comme un ptit fou ! C'est trash, c'est absurde, c'est désopilant, c'est concon, c'est vraiment trop drôle ! Wow mais quel plaisir à regarder.

Ptain mais Quentin Dupieux est un génie. Comment ai-je pû passer à côté aussi longtemps ?! C'est ça de la comédie française qu'on veut voir !

C'est donc un film composé de plusieurs histoires. Mais même la grande histoire qui les englobe est cool.

Il y a un humour absurde avec notamment un poisson qui raconte une histoire, le lieu qui les accueille est trop bien et super confortable avec ses lits métalliques et il a même un frigo supermarché ! Tout un tas de détails parsèment le film.

L'histoire du casque

Deux couples sont en vacances et arrivent dans une maison de location. Le premier couple s'installe dans sa chambre et tombent sur un “casque de pensée” dans l'armoire. Cet appareil permettrait d'amplifier la pensée en isolant son porteur.

Intriguée, la femme l'enfile. C'est une révélation, elle s'y sent trop bien, les sons sont assourdis, la vue est en grande partie obstruée. Elle se repose et médite.

Son mari et l'autre couple dansent et demandent à ce qu'elle les rejoigne mais elle est trop bien. Et d'ailleurs elle se rend compte qu'elle aime plus son mec. Elle supporte plus l'autre couple non plus. Elle ne veut plus quitter le casque.

Bon, ils laissent tomber mais quand même plus tard dans la journée, ils la retrouvent dans la baignoire avec le casque. Elle ne veut plus l'enlever, d'ailleurs elle ne peut plus l'enlever. Les autres appellent un médecin qui ne peut pas les aider mais qui conseillent d'utiliser des outils pour le retirer. Butée, elle n'a toujours pas l'intention de l'enlever mais les autres commencent à utiliser un marteau puis une scie pour le retirer.

Elle n'en peut plus et plante un tournevis dans l'œil du pote de son mec. Les deux autres s'enfuient en courant mais elle est désormais bien décidée à en découdre.

Les deux se planquent dans la piscine sous la bâche mais ils se font repérer. Elle les tue avec le parasol. Mais elle finit par se noyer également.


Bon raconté comme ça, c'est pas ouf, mais le jeu des acteurs, le montage et tout, ça rend trop bien.

L'histoire de la broyeuse

Mon histoire favorite. J'ai vraiment éclaté de rire. Allez je vous raconte.

On est dans ce qui ressemble à une scierie. Et on apelle Tony (Blanche Gardin) pour s'occuper d'un problème "pas simple" à l'atelier. Elle sort de son bureau pour arriver à l'atelier et là on voit son neveu Michael dans la broyeuse enfoncé jusqu'aux chevilles. Vision d'horreur.

Bon bha, personne ne veut prendre de responsabilité mais bon Michael assure que c'est pas si grave, en plus il a pas mal. Tony commence quand même un poil à paniquer et du coup elle tente d'inverser la machine pour qu'elle tourne dans l'autre sens afin de libérer son neveu. Elle active le moteur et … non, la machine grignotte le pauvre gars jusqu'aux genoux. Ce ne sont pas les commentaires de Max qui aident.

Bon, Michael continue de clamer que c'est pas si grave, il n'a pas mal. C'est bien gore, c'est vraiment déchiqueté avec de la barbaque de partout, rien de bien ragoûtant.

Elle réalise que la machine est montée à l'envers et que donc la marche avant est en fait la marche arrière. Bref, elle inverse le truc et retente. Elle active et là on voit le mec se faire bouffer encore jusqu'au torse. Bon, il continue de se répandre en excuse, il n'a pas mal, faut pas qu'elle se stress, il n'y a pas de souci.

Max arrive alors avec le manuel, la procédure d'urgence nécessite d'appuyer 3 secondes sur le bouton vert. Bon bha, elle est à deux doigts de la crise de panique. Elle demande à Max de le faire mais il veut vraiment pas se mouiller, elle propose même du pognon aux autres employés qui traînent là pour qu'ils le fassent mais c'est refusé. Elle n'a plus le choix, quand faut y aller, faut y aller. C'est balot parcequ'en plus ce soir c'est l'anniversaire de la mère de Michael elle doit y aller… Bon bha, elle le fait. La machine termine le boulot et broie tout le pauvre Michael sans aucun cri ni rien.

Sous le choc Tony part s'isoler dans la bagnole. Elle tente d'apeller sa sœur pour lui raconter l'horreur mais tombe sur le répondeur. À ce moment, Max frappe à sa portière pour lui dire de venir voir, parcequ'il n'y a pas que du négatif dans cette histoire ! (??)

Un employé arrive avec un seau dans les mains. Ce sont les … restes en bouillie. C'est immonde mais il reste quand même la bouche à peu près intacte. Et … bha Michael est encore en vie, il parle et s'excuse d'avoir mis sa tante dans l'embarras, il l'aime beaucoup. “C'est sûr, je suis plus pareil qu'avant, je peux plus me déplacer tout seul, je vois plus rien c'est bizarre mais je te promets je me sens en pleine forme ! C'est pas tant un drame que ça, faut relativiser”.

Bon bha, elle part donc avec son neveu dans le seau. Elle se rend chez sa sœur, ils discutent et tout. Un joli moment de complicité.

Bon elle arrive sur le pas de la porte mais là c'est quand même très difficile. Pas de chance la sonette retentie si fort qu'elle en fait tomber le seau et son contenu se répand par terre. Le chien arrive et chope la bouche. La porte s'ouvre et FIN

L'histoire est interrompue parcequ'elle était racontée par un poisson qui était en train de cuire et qu'il vient de mourir avant que l'on ait la véritable fin.


Rhaaa mais c'est vraiment trop drôle. Le jeu de Blanche Gardin est ouf, mais également celui de Michael qui est relax à moitié broyé en train de se répandre en excuse. Mais même Max qui veut pas s'impliquer il me fait trop rire.

C'est vraiment hilarant et puis c'est teinté de gore. J'adore.

Quand la machine se fait broyer, on voit le neveu s'enfoncer dans la machine sans rien dire, l'air penaud. Personne ne réagit plus que ça, au lieu de couper la machine en un quart de seconde, ils laissent faire ça pendant 5/10 secondes. Alors que ça serait une purge de regarder une telle horreur, le décalage rend ça vraiment tordant.

Ptain, juste pour cette histoire de dix minutes le film vaut le coup.

Bon je vais pas toutes vous les faire hein. Mais ptain il va me marquer ce film !

Vraiment très drôle et bien joué. En plus c'est joliement fait dans des beaux décors.

C'est très particulier et pas à mettre entre tous les yeux parceque bon c'est un poil graphique mais vraiment très prenant. Le film est juste trop court ou alors il faudrait des suites pour prolonger le plaisir !

Dream Scenario

Histoire : 🔗

Paul Matthews est un prof d'université un peu planplan. C'est le mec insipide que personne ne remarque.

Mais on finit pas se rendre compte qu'étrangement il apparait dans les rêves d'un peu tout le monde. Ses étudiants le rencontrent dans leurs rêves, sa fille également, des gens qui l'ont connu il y a des années aussi. Bref, ça commence à se savoir et l'affaire se médiatise.

Lui qui était un simple lambda inconnu accède d'un coup à une certaine popularité un peu étrange.

Ressenti : 🔗

Hahahahaha. Quel étrange film. Le concept est super intrigant. Et déjà juste ça serait déjà suffisant pour remplir un ptit film. Mais ils ont poussé le truc un peu plus loin.

suite et spoils

Alors qu'au départ il s'avère que Paul n'a qu'un rôle d'observateur dans les rêves et cauchemars, il en profite pour tenter d'avoir un éditeur pour son bouquin de recherche qu'il planifie depuis des années. Les premiers contacts qu'il obtient sont intéressés par sa nouvelle célébrité et aimerait le faire tourner dans des pubs mais cela n'attire guère notre professeur.

Mais son rôle autrefois passif change, il devient désormais un agresseur/tueur/violeur dans les rêves de tout le monde. Forcément, alors qu'il était plutôt sympatique auparavant il est désormais vu comme un paria. Il est craint et évité.

Son poste d'enseignant est menacé, même sa femme perd le projet intéressant sur lequel elle bossait. Bref, il se prend un bon gros cancel dans la gueule. Même quand il va au resto, les clients le poussent à se barrer…

Après quelques-temps, tout s'arrête. Bien entendu, il ne manipule absolument pas ce phénomène, il en est la première victime mais ça y est ce calvaire est désormais terminé. Mais cet évènement a été étudié et une startup a flairé le filon et a créé un appareil qui permet aux gens de s'introduire dans les rêves d'autre personnes.

Il y a désormais des influenceurs de la nuit qui viennent te vendre leurs merdes dans ton sommeil par l'intermédiaire d'un bracelet.

Le film a des passages très drôles puis petit à petit le ton devient plus sombre, plus sérieux. C'est pas mal du tout même si malheureusement il y a quelques phases quand même un poil molassonnes.

Nicolas Cage est vraiment chouette dans ce rôle. On aime se foutre de sa gueule mais il parvient quand même à être un très bon acteur. Et là, il joue vraiment bien le type un peu nullos, gentil mais sans plus.

spoil le concernant

Au début de son pouvoir, il est toujours passif dans les rêves des gens. Les rêveurs se font courser par une menace, sont coincés par un monstre ou autre et lui il est là, il dit un ptit bonjour ou bien il regarde, mais il ne propose jamais d'aide. Il est juste là, inutile.

Mais à un moment il rencontre une jeune femme qui lui avoue que dans son rêve, bha … c'est … un rêve érotique avec lui quoi. Et visiblement dans la jeune femme aime vraiment bien ce rêve et ils finissent par aller boire un coup ensemble. Bon bha de fil en aiguille, elle aimerait bien concrétiser ce rêve et elle l'invite donc chez elle. Elle lui demande donc de se comporter comme dans le rêve, mais bon, notre gars il est quand même un poil gêné, il est marrié après tout mais bon il est quand même intéressé un peu tout du moins.

Bref, il commence à rentrer dans le rôle, mais bon il est bien moins entreprenant que sa version des songes. Elle décide de prendre un peu les devants et alors qu'elle commence à lui enlever la ceinture, notre prof est vraiment pas à l'aise et largue une caisse. Sacré malaise.

Bon, forcément il faut un ptit moment pour surmonter ça. Et alors qu'elle se relance à l'assaut du type il recommence, bref, il capitule et prend la fuite.

C'est con, mais ce vieux pet miteux au moment où il se passe un peu quelque chose dans sa vie ça m'a tué.

J'ai toujours trouvé que capilairement parlant Nicolas Cage était un acteur très difficile. Il a quasiment pas fait deux films avec la même coupe et là vraiment c'est la tonsure bien vénère. Avec le ptit pull moche par-dessus et on a le mec ennuyeux au possible. Le gars meurt d'envie d'être cool mais c'est juste pas lui quoi. Vraiment il joue ce rôle à merveille.

Le film a donc 3 parties : l'arrivée du pouvoir, la vie avec ce pouvoir, la vie après. La seconde parle pas mal de cancel culture. Et sur ce point je suis un poil critque. J'ai peur que ce soit interprêté comme une ode contre la cancel culture sauf que bon, il faut bien prendre en compte que le type dans le film est 100% innocent. Il n'a rien fait, ce n'est pas lui qui s'impose dans les nuits des gens. Alors que bon très généralement la cancel culture, le but est de punir des gens qui sont réellement coupables d'exactions.

La troisième partie critique les influenceurs qui sont vraiment montrés comme des débiles superficiels qui n'ont qu'un objectif emmerder le monde pour vendre des trucs. Et c'est drôle mais terrifiant à la fois.

Bref, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film bien que le rythme soit assez inégal avec quelques passages à vide. Nicolas Cage est top !

C'est marrant, ce film a failli être fait par Ari Aster. J'imagine que ça aurait été un poil plus sombre encore.

Encore une fois merci A24 :-)

Ford v Ferrari

Histoire : 🔗

Dans les années 60, Ferrari gagne à chaque fois les 24h du Mans. Ford souhaite acheter l'entreprise Ferrari et fait une proposition qui est refuséee. Il s'agit de deux visions opposée qui s'affronte. Ford est une entreprise industrielle proposant des modèles en très grande quantité alors que Ferrari propose du fait main pour de la course.

Piqué dans son orgueil, le patron de Ford décide de se lancer sérieusement dans la course afin de foutre la nique à Ferrari. Pour cela, c'est budget illimité et ça va recruter les meilleurs du secteur Carroll Shelby et Ken Miles afin d'élaborer le meilleur monstre possible.

Ressenti : 🔗

Histoire à peu près vraie (la page wikipedia recense les divergences avec la réalité) des années 60 avec Christian Bale et Matt Damon.

Le film est super cool notamment pour le personnage de Ken Miles interprêté par un Christian Bale qui sort son plus bel accent britannique. Sa femme interprêtée par Caitriona Balfe nous régale également les oreilles. À côté on a Matt Damon qui lui assure l'accent. Mais bon on va pas se le cacher, la star du film c'est bien Christian Bale qui joue un personnage assez marrant. Le gars est un peu plus haut en couleur que les autres sans pour autant être excentrique et pourtant il est dépeint comme quelqu'un d'un peu foufou et difficilement canalisable. Perso, j'y vois quelqu'un de pourtant franc et certe direct mais sans non plus être une ordure (ouai on la connait l'excuse de “Chuis quelqu'un de franc et non un hypocrite” qui ne sert qu'à balancer des saloperies sur tout le monde et s'en dédouaner).

J'ai beaucoup aimé l'histoire. Ça démarre sur une rivalité de grand patron qui ne se mouille au final pas trop dans le truc. Et puis ça se transforme en film de sport avec les deux protagonistes qui s'entrainent et améliore leur véhicule. Par-dessus on rajoute une ptite couche de baston administrative entre businessman corporate et chiens fous qui veulent juste se faire plaisir.

Même sans être fan de bagnole, c'est assez cool de voir leurs designs dans le film. Certaines ont vraiment de bien belles gueules. Et le rendu en mouvement et tout durant les courses est bluffant. Je n'arrive pas à distinguer les effets numériques du vrai et du coup, je ne sais même pas s'ils ont vraiment fait tourner les bagnoles sur circuit ou non.

C'est très prenant. Une fois démarré, impossible de le laisser tomber.

Rubber

Histoire : 🔗

Un groupe de spectateur observe à distance avec leurs jumelles un meurtrier qui se réveille en plein désert. Il commence d'abord en titubant puis se dirige de mieux en mieux. Il croise un animal qui passe par-là et se concentre. À distance, par le pouvoir de son esprit il fait éclater le lapin.

Le tueur arrive près d'une route où il réitère son exploit sur un homme ce coup-ci. Ce serait déjà très surprenant et surnaturel en soi mais ce tueur en question : c'est un pneu !

Ressenti : 🔗

Voilà, avant d'avoir vu le moindre film de Quentin Dupieux, je connaissais ce film. Je ne l'avais pas vu mais j'en avais entendu parler, j'étais intrigué par ce concept de film où on personnifie un simple pneu. Il s'agit ptet de son film le plus connu.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je ne savais pas s'il s'agissait d'un film 100% sérieux ou s'il allait lorgner du côté de l'humour. Et c'est un parfait mix entre les deux.

Les personnages sont sérieux, mais les situations induisent une certaine dose d'humour absurde ma foi fort sympatique. Ça mélange donc ce personnage improbable, son pouvoir surnaturel, quelques pincées de gore et également les réactions des spectateurs qui permettent une certaine mise en abyme à deux doigts de briser le quatrième mur.

Le film est donc assez particulier. On nous prévient au début qu'il y a plein de chose qui n'ont pas spécialement de logique. Donc il ne faut pas s'attendre à ce que tout soit explicité.

On ne sait notamment pas qui sont ces spectateurs. Ils semblent avoir un rôle important, mais au final ils n'ont aucune incidence sur le déroulé de l'histoire. On ne sait pas pourquoi ils sont là, pourquoi il leur arrive ce qui leur arrive… C'est assez intrigant et je me demande si c'est vraiment si anodin ou pas.

Le film est très court et tant mieux. Le concept est drôle mais il me semble très difficile de parvenir à le faire tenir plus longtemps.

Visuellement c'est trèèèès joli ! C'est tourné en décor naturel, dans le désert américain. D'ailleurs les acteurs aussi sont américains et ça reste cependant un film français. Pour l'occasion je me suis d'ailleurs mis le film en VF (ce que je ne fais quasiment jamais) et j'ai l'impression que ça participe à l'aspect humoristique du film. Certaines répliques sont déjà un poil drôle, mais le doublage assez … "douloureux" améliore l'effet comique.

Bon j'étais en train de dire que c'était joli et vraiment je le pense très fort. Bien que ce soit un ptit film sans pognon, ils ont réussi à produire des images superbes. Les lumières et couleurs sont piles dans ce que j'adore : un ptit aspect golden hour permanent. J'adore.

Voilà, un film sympatique et heureusement pas trop long. Une curiosité qui vaut le coup.

Spotlight

Histoire : 🔗

Le journal Boston Globe est en légère perte de vitesse en début des années 2000. Le nouveau rédacteur en chef souhaite faire repartir les ventes de son journal et pour cela demande à l'équipe Spotlight (les journalistes d'investigations) de trouver un gros sujet.

Ils se penchent sur des affaires de pédophilie au sein de l'église. Ils ont vent de plusieurs histoires où à chaque fois les prêtres s'en sortent sans poursuites judiciaires. L'équipe commence donc à fouiner sur le dossier.

Ressenti : 🔗

Ptain mais quel film ! Il tient en halein ! Et pourtant il n'y a pas une once d'action comme quoi.

~Batman et Hulk~ Michael Keaton et Mark Ruffalo (et d'autres mais bon c'est pour la blague) se démènent pour leur enquête. C'est super cool à voir d'autant plus que c'est une histoire vraie et que c'est avant l'omniprésence d'Internet. Du coup l'enquête nécessite de se rendre physiquement au tribunal, aux bons horaires, d'aller démarcher des gens en porte-à-porte… des méthodes qui semblent un peu archaïques mais qui fonctionnaient.

Au début du film, on voit arriver le nouveau patron. Et là je craignais le cliché usuel, le nouveau gars avec les dents longues prêts à tout pour le pognon. Mais non, on est pas du tout dans ce ressort bien trop courant. C'est rafraîchissant et très plaisant à voir. ~Sabretooth~ Liev Schreiber (c'est fou encore un !) est ici super calme avec une voix posée, j'ai adoré sa façon de jouer ! Il inspire confiance et est appaisant.

Le film est d'ailleurs à l'image de ce personnage. Il n'en fait pas des caisses, ne tente pas d'embellir le truc ou de le rendre incroyable. Non c'est juste une enquête avec au final assez peu de drama et pourtant il y a un bon rythme, ça progresse petit à petit pour arriver à accumuler des preuves, des témoignages des révélations.

C'est un film prenant qui montre les atrocités commises par les prêtres et toute leur clique ainsi que tout le système qui s'entre-protège. C'est assez incroyable de voir que vingt ans après ces révélations, les histoires de pédophilie dans l'Église catholique continuent de faire surface un peu partout dans le monde régulièrement sans que rien ne change vraiment. N'importe quelle autre organisation aurait eu ce genre de souci aurait été démentelée mais non cette secte est bien au-dessus de tout.

Voilà, un film très cool.

Catch Me If You Can

Histoire : 🔗

Frank Abagnale voit sa famille se dégrader. Ça commence par les déboires financiers de son père qui ne parvient plus à conserver leur train de vie puis vient la séparation de ses parents.

Frank quitte le domicile famillial et culotté comme jamais fabrique de faux documents et se fait passer pour un pilote de la Pan America. Il continue de forger de faux documents et notamment de faux chèques ce qui commence à attirer l'attention du FBI.

Ressenti : 🔗

Film de 2002 avec Steven Spielberg aux commandes d'un Leonardo DiCaprio encore bien jeune. Il s'agit d'une adaptation d'un roman autobiographique de la vie de Frank Abagnale qui montre toutes les manigances du gars.

On suit donc les arnaques qui ont permis au gars d'avoir un train de vie démentiel malgré une absence de qualification. Ça semble incroyable de parvenir à autant faire illusion et à berner tout le monde malgré les postes prestigieux. Le gars a réussi à se faire embaucher en tant que médecin sans rien y connaître. Une fraude absolue.

Et le pire c'est que lorsqu'il se lasse d'être pilote de ligne, il passe médecin puis quand il sent le vent tourner devient avocat. Un sacré cocktail de talent et d'audace mais aussi d'intelligence ! Sur LinkedIn ce serait un demi-dieu, il siègerait à BFM en tant qu'expert en tout sans aucun souci.

Le film est très chouette parcequ'il nous dépeint un personnage qui n'est foncièrement pas méchant. C'est assez facile de prendre parti pour lui. Et puis j'aime toujours voir les magouilles, le gars achète des ptites figurines d'avion pour les passer à l'eau afin de décoller les étiquettes pour les coller sur des chèques et pouvoir se faire du pognon. Pleins de trucs comme ça.

On suit également Carl Hanratty du FBI qui va tenter de choper l'escroc. C'est assez marrant de le voir lui assez mal à l'aise avec les armes mais qui parvient à trouver le moindre petit indice pour ne pas perdre sa cible de vue. C'est un fin limier et il y a même un ptit rituel les soirs de nowel où Frank lui téléphone chaque année (c'est purement faux, ajouté pour le film cela-dit). Leur relation est bien entendu assez inexistante au début, mais lors de la fin du film, ils se rencontrent et c'est assez cool de les voir interagir. Il y a respect entre eux et on sent une certaine forme d'admiration l'un envers l'autre. Malgré leurs différents et leur camp respectif ils savent s'apprécier.

Bon bha comme d'hab DiCaprio joue trop bien. Il alterne le jeune plein d'assurance qui ment à tout le monde et parvient à faire illusion et le pauvre gosse en plein déni de la fin de la relation de ses parents.

C'est un film très divertissant : c'est bien joué, c'est bien fait, l'histoire est sympatique. En plus la fin est douce amère mais quand même douce.

Mandibules

Histoire : 🔗

Manu se fait réveiller alors qu'il pionce sur la plage par un type qui lui propose d'aller livrer une valise pour se faire 500€. Après un ptit brief, il accepte de le faire et a du coup besoin d'une voiture pour avoir un coffre pour pouvoir trimballer la valise. Il chourre une bagnole qu'il trouve ouverte et va choper son pote pompiste pour sa ptite mission.

Il roule vers le point de rencontre pour récupérer la valise quand soudain d'étranges bruits émanent du coffre. Ils s'arrêtent et ouvrent le coffre et y découvre … une énorme mouche. Mais c'est une mouche de la taille d'un golden retriever quoi.

Ressenti : 🔗

Et bha voilà, mon premier film de Quentin Dupieux ! On m'en parle depuis des années et c'est vrai que j'ai jamais pris le temps d'en mater avant alors que je suspecte que ça pourrait vraiment me plaire. Du coup ça y est, j'en ai pris un au hasard et c'est parti !

Mandibules est donc un film de 2020 avec Grégoire Ludig et David Marsais donc ça annonce la couleur, c'est drôle. Et l'intervention de cette très très grosse mouche oriente le film vers de l'humour absurde. Et franchement je me suis bien marré. Les deux compères sont juste des ados débiles, pas méchants mais vraiment pas futfut.

À la moitié du film, ils rencontrent d'autres personnages qui vont les accueillir et là notamment on rencontre un personnage qui est un poil gênant. Il y a Agnès jouée par Adèle Exarchopoulos qui a eu un accident traumatique et qui de ce fait ne peut plus parler mais hurle. Et bon, c'est un peu drôle au début mais c'est vite insupportable. Mais bon ça amène quelques situations cocasses pour la suite. Donc bon, faut arriver à passer outre.

suite de l'histoire avec spoils

Bon, donc nos compères trouvent la mouche géante et se disent que le deal de la valise pour 500€ c'est bien mais bon, au final, ce serait ptêt mieux de "juste" dresser la mouche pour qu'elle puisse ramener des trucs ou juste dévaliser des banques pendant qu'ils attendent tranquillement sans rien faire (un plan sans accrocs, vous vous en doutez).

Du coup, il s'arrête au bord de la route au milieu de nulle part et tombent sur une caravane et son propriétaire. Ils lui casse la gueule et ont désormais un lieu où résider au calme pour pouvoir apprivoiser et dresser la bête fantastique.

Mais nos compères sont nuls. Manu décide de libérer le proprio parcequ'il aurait du pognon planqué non loin de là. Il part donc avec lui ainsi qu'avec un flingue qu'ils ont trouvé dans la caravane. Mais à mi-chemin il fait tomber le flingue et alors qu'il tente de le ramasser, le gars s'échape. Il revient donc bredouille.

Pendant ce temps Jean-Gab commence à dresser la mouche tout en la gardant un peu captive puisqu'elle a les ailes scotchées. Ils sont en dèche de pognon et de bouffe. Ils vont donc en bagnole avec le flingue à un magasin où ils forcent l'agent de sécurité à leur filer de la bouffe. Mais encore une fois nos gars sont débiles : alors que Manu fait à bouffer … bha … il fout le feu à leur nouvel abri.

Ils sont encore à la rue, sans bouffe, sans pognon. Ils décident donc de repartir sauf que leur bagnole volée est en rade d'essence… Manu accroche donc le vélo de la caravane et tire la bagnole où se trouvent Jean-Gab et Dominique (c'est la mouche). Et là, une bagnole ralentie et les dépasse puis s'arrête. De là, sortent trois filles, dont Cécile qui reconnait Manu enfin "Fred" avec qui elle était dans une équipe de handball à l'époque du lycée. Manu ne révèle pas qu'il n'est pas le gars en question.

Cette chance inespérée est une occasion en or puisqu'elle leur propose d'aller chez elle qui n'est pas si loin. Ils acceptent sans trop réfléchir mais planquent leur mouche. Arrivés à la maison, ils peuvent se goinfrer dans le frigo et profiter de la piscine. Ils font également la rencontre du frère de Cécile qui ne les apprécie pas trop et également de Agnès qui, à cause d'un handicap dû à un trauma, crie au lieu de parler.

Au moment d'aller au lit, Agnès se trouve dans la chambre attribuée à Manu et celle-ci se comporte de manière assez étrange et gênante où elle sous-entend qu'il la drague (alors que pas du tout). Bref, il se retrouve chassé de la chambre qu'on lui a attribué et il part donc dormir dehors tandis que son pote Jean-Gab a le droit à sa chambre et en profite pour continuer de dresser la mouche (je sais pas trop, me demandez pas !).

Au petit matin, Agnès frappe aux volets de la chambre de Jean-Gab, elle trouve ça étrange qu'il se soit enfermé. Suspicieuse elle pose pleins de questions au gugusse qui a du mal à s'en dépêtrer et elle se rend compte que quelque chose bouge derrière lui. Elle déduit qu'ils sont venus avec un chien puisqu'elle a trouvé de la merde sur la banquette arrière ! Elle part prévenir Cécile à qui appartient la baraque.

Pendant ce temps, Jean-Gab charge Manu de vite trouver un chien et de le ramener pour désamorcer la situation et étonnamment il y arrive en récupérant le ptit clebs de la voisine qui trainait dans le jardin. Cécile, Agnès, Serge et Sandrine arrivent à la chambre bien décidé à élucider le mystère et à dégager nos blaireaux. Mais, là, le charmant petit toutou joue de son charme et Cécile ne leur en veut finalement pas. Agnès se retrouve en porte-à-faux.

Ils retournent donc profiter de la piscine. Pendant ce temps, Agnès s'absente et profite d'être seule pour se rendre dans la chambre. Elle découvre alors la mouche géante qui vient tout juste de bouffer le mignon ptit chien. Choquée elle hurle ce qui alerte tout le monde. Ils arrivent et découvrent Agnès choquée et la laisse du chien avec juste un bout du clebs encore attaché. Ils en déduisent qu'elle a pété un plomb et qu'elle a bouffé l'adorable cador.

Ils apellent les flics, la meuf se fait embarquer. Alors que la brigade termine et se barre, Cécile tombe sur un des gendarmes qui la reconnait : c'est Fred ! Mais du coup, si lui est Fred, ça veut donc dire que celui qu'elle pensait être Fred n'est pas Fred !!

Nos deux bras cassés et leur mouche s'enfuient rapidement avant d'avoir à affronter qui que ce soit en volant un peu d'essence au passage. Retour à la case départ : pas de pognon ni de bouffe, nulle part où pioncer. Ils décident donc de donner suite au deal de la valise de début de film malgré leurs trois jours de retard. Ils récupèrent donc la valise et l'amènent à destination ce qui leur vaut 500€ assez facilement.

Nos amis se retrouvent sur la plage du début avec leur grosse mouche et leur 500€. Ils estiment que ça y est, Dominique est prête. Pour tester, il la charge de ramener des bananes. Ils lui enlèvent ses liens et elle disparaît en moins de deux dans les airs.

Bon, bha plutôt lucide Manu annonce que bon, au final c'est pas si grave. Tout ça n'aura pas mené à grand-chose mais que ça aura été un très bon moment d'amitié et que donc bha, cool quoi. Ils prennent la bagnole et s'en vont vers d'autres aventures. Mais contre toute attente, Dominique revient avec un régiment de banane !

Voilà, vraiment très drôle avec pleins de situations étranges et innatendues.

Vraiment le coup du chien et de la mouche m'a vraiment plié. Ça donne envie d'en voir d'autres !

L'image est assez jolie, c'est très lumineux avec des couleurs pas trop pétante. On sent une vibe très "film d'été" assez agréable.

Avengers : Infinity War

Histoire : 🔗

Les Avengers sont séparés suite à Civil War et pourtant la menace de Thanos se rapproche de plus en plus. Ce dernier a attaqué le vaisseau où se trouvaient tous les Asgardiens. Même Loki et Heimdall se font tuer des mains de Thanos et ses sbires. Hulk en réchape de peu et est renvoyé sur Terre tandis que Thor est laissé pour mort à dériver dans l'espace.

Peu après des Titans arrivent sur Terre dans le but de récupérer les pierres de Vision et de Dr Strange.

Ressenti : 🔗

19ème film du MCU (oserais-je dire "avant l'overdose" ou bien "quand c'était encore bien" ?) ce film est probablement le meilleur de toute la série. Mais est-ce que finalement ça ne serait pas le meilleur parcequ'il regroupe enfin tous les personnages que l'on a découverts séparémment pendant 18 films précédents ? C'est enfin le film qui matérialise à l'écran la vraie menace qui pèse.

Thanos participe enfin au film ! Le Titan a le droit à son background, ses motivations, il peut même s'impliquer dans l'action et tout ! C'est pas trop tôt. ON sent que la conclusion d'un long arc narratif approche mais du coup le problème de ce film c'est que … bha il nécessite de s'être tapé tout un tas de films avant. Je les ai déjà tous vu mais pas depuis cinq ans et bha là pour se remettre dans le bain c'est pas infaisable mais c'est un poil le bordel quand même. C'est un poil compliqué du coup de juger ce film en tant qu'œuvre à part entière, c'est plus un épisode d'une série.

L'histoire est très cool. Et enfin absolument tous les personnages de la saga convergent tous dans ce film pour combattre Thanos. Tous ? Non, il reste bien Ant-Man qui n'a pas le droit d'apparaitre.

Bon par contre, j'ai ressenti plusieurs fois l'artificialité du scénar. Tous les personnages ne sont pas tous ensemble mais ce sont divers petits groupes qui se forment/dissolvent. Et à chaque fois, j'ai trouvé que c'était très arrangeant pour les fans. “Tiens on va foutre les deux grocervo prétentieux entre eux pendant un moment.” puis “Tiens combats que de meufs.” … C'est pas gênant tant que ça, mais ça se remarque.

Niveaux effets spéciaux ça sort le grand jeu. On est au final plus bien loin d'un film en pure image de synthèse. Ça se promène sur différentes planètes, ça se tire avec dessus avec des lasers, ça fait tomber une lune sur ses ennemis… Les images sont toujours ultra colorées et tout, ça brille, tu as des golden hours, … Et je trouve ça bizarre que pour certains personnes se soit un reproche, mais là au final faut bien voir qu'on est dans un film de super-héro qui ne se prend pas au sérieu. C'est du grand spectacle, ils y sont allés à fond et bha ça marche plutôt bien. Mais bon, même moi au final, après cet arc narratif, je suis arrivé à l'indigestion et j'ai plus supporté les films Marvel pour ces raisons. J'ai probablement été plus tolérant que certains.

D'ailleurs, j'ai été surpris par le taux de blagounettes déconcertantes. Je pensais vraiment qu'il y en aurait plus mais non. Ils savaient encore se retenir un ptit peu dans ce film. Il y en a quelques-unes mais c'est pas encore jusqu'à la saturation comme dans leurs films plus récents.

J'avais vraiment adoré le visionnage à l'époque de sa sortie. J'étais vraiment hypé, mais maintenant que j'ai bien plus de mal avec le MCU, je craignais vraiment de le revoir. Mais au final j'ai passé un très bon moment. Non, ce film est vraiment très bon. C'est fun, joli, plein d'action. On se foule pas les neurones et l'histoire n'a pas de rebondissement mais ça se déroule sans accrocs.

C'est pour moi le début de la fin du MCU. Il faut profiter des dernières pépites qui valent le coup.

The Lion King

Histoire : 🔗

Mufasa le roi lion présente son fils Simba à la savane. Le lionceau sera le prochain roi du territoire des lions.

Cette nouvelle ne râvit pas spécialement Scar le frangin de Mufasa qui voit ses chances de régner diminuer. Ce dernier va tenter par malice et fourberie de grimper sur le trône.

Ressenti : 🔗

Le dessin animé de Disney qui a tout râflé et qui a permis de bien sortir le studio de la panade. Il est ultra connu et reconnu pour son animation, ses musiques et tout. Il a été décliné en série de films, en série animé, en film live action récemment.

Sorti en 1994, c'est encore un "vrai" dessin animé avec assez peu de numérique à l'image. Et c'est avant la vague stylistique que je n'aime pas visant à simplifier à mort les formes (on ne m'enlèvera pas de l'esprit que c'est avant tout une histoire de business plus que de style visuel).

C'est donc assez joli mais bon je suis pas non plus 100% fan. J'aimerais vraiment qu'il y ait plus de détails visuels, si on y prête attention, on voit que c'est pas mal simplifié. Autant j'adore le style des tous premiers classiques de Disney (Pinocchio en tête de gondole), autant ceux plus modernes me flattent bien moins la rétine.

L'histoire est classique et efficace. C'est gentillet quoi sans trop de surprise. C'est le dessin animé bien complet. Il y a des phases assez fun avec de l'aventure et de la désinvolture, des scènes humoristiques avec notamment Timon et Pumba, les scènes bien tire-larmes, des combats épiques. C'est assez équilibré, le tout agrémenté de cinq/six chansons plus ou moins entraînantes.

Le film est sympatique et pas trop long. On rajoute par-dessus le boulot de Hans Zimmer que j'aime beaucoup et voilà ça fait un bon film. Après faut pas trop gratter la surface.

Tout est bien qui fini bien quand le roi légitime est de retour. Quand c'est l'oncle qui assure la succession c'est l'horreur, les plantes dépérissent mais quand c'est le "vrai" roi tout va mieux. On sait pas trop pourquoi. Les zèbres préfèrent être bouffés par un lion plutôt qu'un autre ?

La météo est quand même sacrément raccord avec les évènements du scénar ! C'est fou comme un éclair qui fout le feu à la brousse arrive au moment le plus dramatique mais que dès le combat final terminé la pluie parvient à apaiser la situation !

Ouai je cherche la ptite bête mais ça va c'est cool à regarder. Je me rends compte qu'en fait j'ai pas grand-chose à en dire.

Red Lights

Histoire : 🔗

Sigourney Weaver et Cillian Murphy sont des universitaires étudiant les phénomènes paranormaux et plus spécifiquement les mediums et autres personnes avec des pouvoirs surnaturels. Ils sont experts dans le domaine et leur tâchent principal consiste à débusquer les charlatans (tous) afin de les arrêter.

Robert De Niro serait le medium le plus puissant mais ce dernier s'est arrêté il y a trente ans. Il décide cela-dit de reprendre sa carrière et démarre de nouveaux shows. Cela attire forcément l'attention.

Ressenti : 🔗

Et bhé sacré film. Vous ne le connaissez pas ? Et bha moi non plus !

Pourtant le casting est impressionnant avec Cillian Murphy et Sigourney Weaver dans les rôles des gentils. Face à eux, il y a Robert De Niro qui joue un clairvoyant non-voyant. Entre eux il y a Toby Jones qui sert à rien et Elizabeth Oslen qui ne sert à rien non plus. Bref, il y a du monde.

L'histoire est assez cool. Ça s'inspire des évènements des années 80 concernant Peter Popoff qui se faisait passer pour un medium. Le gars utilisait des oreillettes avec des complices comme ce que l'on voit dans le film.

Bon mais du coup comment ça se fait que tout le monde est passé à côté de ce film ? Franchement, il y a un ptit arrière-gout de The Prestige même si c'est moins joli, ça a travaillé son atmosphère, c'est intrigant. Mais voilà il y a un loup.

Dès la seconde moitié du film, ça commence à boitiller et montre quelques faiblesses. Et puis surtout ce final se vautre totalement. C'est assez étrange de parvenir à faire un truc aussi bien foutu et qui part dans une certaine direction tout le long du film et de partir pile à l'opposé à la fin.

des spoils

Déjà, le film s'encombre d'éléments qui ne servent à rien. Elizabeth Oslen a été ajoutée dans le film pour je ne sais quelle raison. Qui a pensé un instant que de mettre une simili-romance avait un quelconque intéret ? Surtout pour ne pas la développer à ce point. Les persos vont au resto, quelques scènes plus loin ils se réveillent dans le même lit (ha bon, ils en sont là !).

Reparlons un peu de l'histoire. De Niro sort de sa retraite et fait des shows extraordinaires et du coup notre Cillian Murphy veut le faire tomber. Il cherche à trouver les failles pour le faire tomber et c'est alors que Sigourney avec qui il bosse lui prévient de ne pas trop s'attaquer à lui. Et là, pan, elle meurt de … bha on sait pas vraiment de quoi. C'est mystérieux.

De Niro contre toute attente, souhaite aller à la rencontre des scientifiques pour se soumettre à une série de tests afin de prouver que ses pouvoirs sont avérés, que ce n'est pas un charlatan. Toby Jones qui ne savait pas ce qu'il foutait dans le film a désormais un peu d'intéret : c'est lui qui va créer la série de tests et les faire passer.

Là tout semble ultra rigoureux, les gens présents, les équipements, l'environnement, tout est archi-contrôlé. Et bon je vous ruine le fun tout de suite, on lui fait enlever sa montre pour la vérifier puis … on lui redonne. C'était vraiment nécessaire de lui rendre sa montre alors qu'il est non-voyant ? Vous le voyez venir ? Bha heu non ils ne l'ont pas vu venir.

Bref, les tests sont filmés et tout et bon, bha visiblement il n'a pas autant de pouvoir qu'annoncé mais il a quand même une certaine réussite à la télépathie. Quand il le fait avec sa montre. Avec sa montre et avec le cobaye de son cru avec également sa montre. ...

Mais bon, nos scientifiques n'ont pas vu l'arnaque et il est donc déclaré comme étant effectivement doté de pouvoir surnaturel. Il repart donc adoubé par la science. Mais notre Cillian n'en démord pas, il demande donc à un de ses étudiants qu'on a jamais vu d'analyser à fond les vidéos pour trouver la moindre preuve. Pendant ce temps, lui se rend au nouveau show du medium mais se fait attaquer par un des sbires qui lui rétame la tronche dans les chiottes.

Le scénariste se rapelle qu'il y a Elizabeth Olsen et décide de lui faire remmarquer l'embrouille sur les montres.

Cillian bien amoché se rend dans la salle de spectacle et interromp le truc la gueule en sang. Lui n'a pas la preuve des montres (du coup ça servait à rien si ce n'est à nous, les spectateurs du film) mais commence un speach. Il est super énervé et là il y a tremblement de terre, les lumières pètent, les équipements électriques dysfonctionnent. Et là, Cillian lance une pièce à De Niro sur scène et ce dernier l'attrape sans difficulté. Le gars n'est pas aveugle du tout et a fait semblant pendant des années.

Et là, De Niro démasqué lance un How did you do it ?. Parceque ouai, en fait c'est Cillian qui a provoqué tous les ptits évènements surnaturels. -___- Et hop, pendant 1h30 on nous prouve que c'est de la bouffonerie et qu'il y a toujours des explications rationnelles aux évènements et là bam. C'est magique toussa.

Ha et je vous épargne le simili-arc narratif sur le fils de Sigourney qui au final ne sert à rien. Bha ouai, elle meurt juste comme ça par magie sans que son fils dans le coma depuis des années n'ait servi quoi que ce soit si ce n'est pour donner une motivation au personnage.

Mais que c'est décevant. Ce final est nul à chier mais en plus il ruine tout ce que le film a construit.

Un film n'a pas spécialement à faire plaisir à ses spectateurs. C'est pas nul parceque je suis déçu, c'est nul parceque le final va en désaccord avec tout ce qu'il a préparé avant.

C'est dommage parceque techniquement c'était bien foutu. Le jeu d'acteur est bon et tout mais cette fin d'histoire bousille le tout.

Ha et le titre Red Lights est le terme employé pour les complices des mediums qui récoltent des infos sur les participants avant qu'ils n'arrivent à l'évènement. Dans la file d'attente ils écoutent les conversations, récoltent des noms, prennent des photos et pendant ce temps une équipe se sert de ça pour faire quelques recherches.

Taxi Driver

Histoire : 🔗

Travis devient chauffeur de taxi à New-York dans les années 70. Il choisit de bosser de nuit, à toute époque et dans tous les quartiers.

Il est seul, très seul. Par la fenêtre de son taxi il remarque Betsy qui bosse pour la campagne présidentielle du candidat Palantine.

Ressenti : 🔗

Et allez encore un film de Martin Scorcese ! Sorti en 1976 ce film est devenu culte grâce à la prestation de Robert De Niro et notamment de la fameuse scène face au miroir où il joue les caïds en répétant « You talkin' to me ? ».

On a donc le droit à de nombreuses balades de nuit, dans un New-York assez craspec et malfâmé. C'est surtout l'occasion de découvrir petit à petit la mentalité de notre personnage principal. Ça semble être un bon gars qui se sort les doigts pour bosser. Mais on sent que la solitude lui pèse et que … c'est un putain de forceur !

Oui c'est assez marrant de le voir draguer de façon un peu maladroite mais il est quand même un peu trop insistant le pauvre type. Il stalke la meuf avant d'aller l'aborder sur son lieu de travail. Mais c'est vrai que la révélation de la psyché du personnage est très progressive et du coup c'est très choquant en début de film.

spoils

Le gars est très dérangé et bascule de plus en plus mais encore une fois c'est très progressif. Plus ça avance moins le personnage est agréable.

On le voit complètement passif face à une cliente qui semble se réfugier dans son taxi pour s'enfuir. Il laisse un mec récupérer la meuf et lui filer 20$ et même s'il rechigne un peu à prendre le pognon n'a juste pas tenté d'aider la fille.

Bon on nous montre le gars comme addict au cinéma porno. C'est pas spécialement gênant en soi. Mais là où c'est plus problèmatique c'est qu'il ne se rend plus compte que c'est un comportement assez marginal. Le second rencard avec la meuf qu'il drague il l'emmène au cinéma. Sauf que c'est pour aller voir un boulard, même si pour lui c'est 100% innocent, il ne se rend pas compte du décalage de la situation. Bon forcément Betsy n'est pas trop charmé et décide de se barrer et de ne pas donner suite.

Le type est socialement inapte. Il n'a pas d'amis, culturellement il semble assez vide également. Il n'aime pas la musique, le cinéma se résume au porno, d'un point de vue politique il n'a pas l'air de s'y connaître. Par contre, c'est le premier à vouloir “nettoyer” la ville… Toute ressemblance avec des bas du front actuel ne serait que purement fortuite.

Bref, par pur hasard, il retombe en ville sur la meuf ayant tenté de fuir un gars dans son taxi. Il la suit et se rend compte que c'est une pute et que le type en question était son mac. Il paye pour aller la voir et non la baiser et discute avec elle. Il faut dire qu'elle n'a que 12 ans la ptite…

Il se revoit un autre jour dans un contexte plus clean, dans un restaurant. Il tente de la convaincre d'arrêter son job, de comprendre ses motivations, comment elle en est arrivée là.

Il achète des flingues de contrebande et rédige une lettre d'adieu à l'intention d'Iris sa nouvelle protégée. Il se rend à un meeting politique du candidat Palantine, il a désormais une coupe iroquoise avec sa veste de vétéran et ses armes planquées. On sent qu'il est à deux doigts de buter le politicien mais ça ne se goupille pas comme il l'espérait et s'enfuit de justesse.

Ça y est, il a fini par définitivement craquer. Tout peut arriver.

Il retourne voir le mac dans la rue qui ne le reconnait pas. Il le flingue, il bute le proprio de l'hôtel et un mafioso, il prend une balle au cou et s'arrête sur le canapé à côté d'Iris en état de choc. Des flics arrivent. Et on a une coupe.

Ça reprend et on a la lecture d'une lettre des parents d'Iris qui remercient Travis pour son action héroïque. Le tout avec des vues de coupures de presse qui encense notre homme.

Voilà, alors qu'il vient de buter trois personnes, il est présenté en héro. Le film reprend, il est de nouveau dans son taxi et c'est Betsy qui monte. Ils discutent un peu et ça semble s'arrêter là. Le film se termine sur un plan de Travis avec un sourire un poil étrange.

Je ne suis pas sûr qu'il aille vraiment mieux, j'ai même plutôt l'impression que le fait qu'il s'en soit sorti en vie et surtout porté en héros ne soit qu'une première étape. Mais c'est la fin du film, le générique défile en on n'en saura pas plus.

Et bha j'aime pas trop ce film. Ça me fait pas rêver du tout. C'est assez glauque et j'ai vraiment du mal à comprendre le personnage.

Je n'arrive pas à comprendre les motivations de notre chauffeur de taxi. C'est visiblement un vétéran du vietnam mais ça ne nous est jamais montré. Le seul indice à ce sujet c'est qu'il porte la veste verte caractéristique. Je ne comprends pas vraiment ce qui le pousse à passer à l'acte.

Le seul évènement traumatique que l'on voit c'est qu'il a amené la meuf qu'il drague dans un ciné porno. Il ne comprend pas sa connerie et alors qu'il la voyait comme une porte de sortie de son angoisse de solitude elle le replonge dedans. Mais en fait je comprendrai qu'il s'en prenne à elle mais ce n'est pas le cas. Certe, on le voit repasser devant la permanence où elle bossait sans qu'elle n'y soit. Il y retourne même une fois quand elle y est en étant bien vénère. On sent qu'il est à deux doigts de la violenter mais heureusement un homme s'interpose. Mais j'ai pas l'impression que le montage appuie plus que ça sur cet évènement.

Il y a tout juste une scène assez étrange à première vue. C'est quand il téléphone à Betsy après sa connerie. Il est dans un couloir, sur un téléphone public, il tente de s'expliquer mais bon rien n'y fait. Et là, la caméra, au lieu de rester sur lui, au milieu de la conversation, la caméra se décale et il passe hors champs et on ne voit que le reste du couloir. Ce long couloir vide sans rien de remarquable à l'écran. Comme si c'était un choix du personnage, de se planquer, de ne pas se montrer à cet instant assez honteux et gênant. C'est ptet parceque justement on ne le voit pas dans ce moment de souffrance que j'ai du mal à comprendre qu'il passe à l'étape. 🤷

Bref, c'est pas un film que j'apprécie tant. Cela dit on y croise un De Niro qui décolle fortement dans sa carrière. Mais il y a également une toute jeune Jodie Foster de 12 ans et elle c'est bien simple je ne la reconnais presque pas. Par contre sa voix elle, si ! Harvey Keitel a son plus beau wife beater.

Martin Scorcese a également un rôle dans le film. Il joue notamment un gars dont la femme le trompe et qui explique tout cela dans son taxi.

Bref, le film est sympa sans plus.

Shutter Island

Histoire : 🔗

Teddy est un marshall venu du continent sur l'île de Shutter Island servant d'asile psychiatrique. Une patiente a simplement disparu et avec son nouveau colègue Chuck il va tenter d'enquêter pour la retrouver.

Malheureusement la collaboration avec le personnel soignant et les gardes le gêne dans son enquête. Faire la lumière sur ce mystère s'annonce plus compliqué que prévu.

Suite quasi sans spoil

Il interroge le personnel, certains patients, des gardes et rien ne semble coller. Certaines réponses sont bien trop similaires et semblent avoir été répétées. Certains lieux lui sont tenus à l'écart et il commence à se dire que l'asile renferme un secret bien plus grand que prévu.

Une patiente lui écrit discrètement le message “RUN” sur son carnet. Il trouve un mot évoquant la “loi des quatre” ainsi qu'un éventuel 67ème patient. Et ce n'est pas l'aide du docteur John Cawley, tenant l'établissement, ni même celle de Docteur Naehring qui lui permettront de trouver quoi que ce soit à ce propos. Il menace alors de quitter l'île et d'abandonner l'enquête et décide de partir le lendemain matin par le ferry.

Pas de bol, c'est le début d'une sacrée tempête et donc on peut oublier le ferry. Mais c'est du coup une parfaite occasion pour se rendre dans le bâtiment C qui était hors limite et d'y rencontrer quelques patients sans aucune surveillance. Il s'y fait attaquer par un détenu parmi les plus dangeureux mais il parvient à s'en extraire et même à prendre le dessus sur lui. C'est l'intervention in extremis de Chuck qui parvient à le raisonner et d'éviter de trop lourdes blessures.

Mais du coup, alors que Chuck emmène le patient à l'infirmerie, il profite d'être seul pour continuer d'explorer les cellules et tombe sur un patient qui commence à pas mal parler et qui semble savoir beaucoup trop de choses.

Bon je vous fais pas tout le film, je vous laisse le plaisir de découvrir la suite.

Ressenti : 🔗

Ce film est super cool. L'histoire est géniale. DiCaprio a très bien bossé, Scorcese aussi.

On a ici une super enquête policière dans un asile sur une île isolée dans les années 50. C'est un peu alambiqué, il y a des retournements de situations, on ne sait jamais qui croire chaque personnage semble plus louche que le précédent. Notre enquêteur vient pour trouver un patient disparu, mais révèle plus tard à Chuck qu'en fait il mène une enquête perso sur un autre patient. Mais après il commence à mener l'enquête sur l'asile et son administration. Son collègue bien sous tout rapport disparait sans vraiment prévenir. Le directeur, super coopératif et un peu trop gentil, commence à éveiller des soupçons. À cela on ajoute des cauchemars réveillant un vieux traumatisme.

On est de plus en plus perdu à mesure que ça avance. Et c'est vraiment super bien ! Le scénar est super bien foutu. Au début ça fait un poil bordélique, ça part un peu dans tous les sens, mais en connaissant le bousin et en le revoyant on s'aperçoit que tout s'emboîte parfaitement bien. C'est cohérent et bien branlé.

La réalisation est comme d'hab super propre. Mais par contre niveau musique bon bha ils se sont pas fait chier. 0 composition originale, juste, récuperé des morceaux de droite et de gauche. Petite dédicace aux gens qui détestent Max Richter.

Les décors sont magnifiques. C'est grand, c'est beau. Vous avez vu cet escalier en colimaçon dans le phare ? Quand Teddy le gravit et que la caméra tourne au même rythme et que le mur dans le fond défile, ça rend si bien !

spoil total

Bon donc en fait, l'enquête pour retrouver la patiente est juste 100% bidon. Cette patiente n'existe pas, tout est une machination. Teddy notre marshall est en fait 🥁 un patient !

Il est interné mais ses troubles psychiatriques ont poussé l'équipe de docteurs à tester une autre technique. Au lieu d'avoir recours à un traitement par électrochocs, ils tentent de le laisser vivre son délire et à entrer dans son jeu. Leur but est qu'il se rende compte de lui-même des incohérences dans ses croyances. En le laissant mener une enquête, il peut se balader plus ou moins librement dans l'asile et voir qu'il n'y a … bha … pas de salle de torture ou autre. Le but est qu'il se rende à l'évidence : il est enfermé parcequ'il a tué sa femme après qu'elle ait tué leurs trois enfants.

Il lui faut donc parvenir à comprendre qu'il avait trois enfants, qu'il n'y a pas eu d'incendie qui a ravagé son appartement et tué sa femme. Ses cauchemars et ses hallucinations sont de plus en plus présents au fur et à mesure du film ainsi que ses migraines parceque son traitement usuel depuis deux ans s'estompe. Les effets diminuent et son manque augmente. Son colègue Chuck est en fait son psy attitré qui joue le jeu pour pouvoir le suivre au plus près et l'orienter subtilement.

Tout ceci lui est révélé à la toute fin. Il vient de comprendre qu'il est plus ou moins retenu et qu'il ne quittera pas l'île. Une de ses hallucinations lui révèle que l'asile sert à des expérimentations et qu'il a été drogué via la bouffe, les clopes, l'aspirine… Bref, avec ces révèlations il a décidé d'aller dans le dernier endroit inexploré de l'île : le phare. Et c'est là qu'il y retrouve le Docteur Cawley qui lui dévoile tout cela. Chuck arrive et lui révèle qu'il était de mèche et qu'il s'agit de la toute dernière tentative avant de passer aux électrochocs.

Teddy enfin Andrew de son vrai nom, accepte difficilement toute l'histoire et prend conscience des véritables évènements qui l'ont conduit à l'asile. Il comprend qu'il est violent et qu'il est en plein déni. Et c'est vrai qu'en tant que spectateur on comprend beaucoup mieux tout un tas de réactions que l'on voit dans le film. Les gardes très méfiants quand ils le voient, on lui fait plusieurs fois mention de la violence, …

Bref, notre homme semble guérit et être désormais conscient de ce qu'il a fait. Son déni est terminé.

Dernière scène du film. Notre type est là, Chuck / Docteur Sheehan s'assoit à côté de lui. Teddy semble reparti dans son délire et là Chuck s'en rend compte et fait un ptit signe aux autres docteurs au loin. Il est retombé dans son déni. C'est alors qu'il lance une dernière phrase : « Qu'est-ce qui serait pire ? Vivre en tant que monstre ou mourir en homme bien ? »

Cette dernière phrase ! Cette ultime phrase !!! Notre pauvre homme est bien conscient et plus dans le déni mais il préfère le simuler pour se faire lobotomiser et oublier la mort de ses gamins, sa femme et le fait qu'il est un meurtrier.

Rhaaaa mais ce final !!!!!! J'avais oublié ce détail mais pfiouuuu c'est la cerise et la crème chantilly sur le cake !

Ce film est un régal.

Winter Sleep - Kış Uykusu

Histoire : 🔗

Au fin fond de la turquie Aydin tient un hôtel avec sa femme et sa sœur. Il est un ancien comédien de théâtre qui désormais écrit un édito dans un journal local. Il possède également des logements qu'il loue et malheureusement il a un locataire qui a des difficultés à payer son dû.

Ressenti : 🔗

Hmm que dire que dire ? Le film est long, posé, un peu contemplatif, porté par un très bon jeu d'acteur dans des décors inhabituels. Mais … pfiouuu c'est lent et vraiment c'est difficile de ne pas avoir le sentiment de pas trop savoir où il veut en venir. On est vraiment pas loin du film chiant quand même.

Son œuvre, exigeante et austère, décrit par petites touches impressionnistes la difficulté de vivre pleinement sa vie dans les sociétés modernes à travers la peinture des relations intimes et sociales, contaminées par le rapport de classes : …

    − La section Style de la page wikipedia du réalisateur

Et bha je ne peux qu'approuver cette description. Je ne suis clairement pas le public cible. C'est un film limite d'auteur. C'est pas nul nul ni rien et je pense que ça m'aurait même plu si ça avait été plus court. Limite découpé en deux films ça aurait été mieux. Après tout il ne se passe pas grand-chose et pas mal d'évènements ne sont pas liés entre eux.

Il y a de nombreuses discussions entre les personnages avec parfois des réflexions un peu philosophiques pas dégueux. Il y a notamment la sœur qui propose qu'en tant que victime, on se laisse faire et qu'après on demande pardon afin de pousser au regret le coupable. Ce qui au premier abord semble assez absurde est débattu pendant un bon moment.

Après, le film m'a un peu touché, je l'admets. Notamment le personnage principal semble très cool. Il est réflêchit et plutôt sympatique au demeurant. Mais sa sœur commence à s'embrouiller avec lui et balance des remarques qui me semblent très justifiée notamment le fait qu'il est détaché des problèmes de la vie grâce à sa richesse et que malgré cela il enfonce des petites gens, qu'il donne son avis sur tout dans son édito, qu'au demeurant il n'aime personne toujours pour des raisons qui le rendent supérieur… Et là j'avoue avoir commencé un peu à changer mon fusil d'épaule.

Mais ce n'est qu'un peu plus tard que ça a achevé de transformer mon point de vue sur le type. Il a par la suite une engueulade avec sa femme. Et là, son comportement ressemble fortement à un pervers narcissique. Il manipule sa femme pour la faire passer comme une merde et que sans lui elle ne s'en sortirait pas, il la rabaisse inlassablement, se fout de sa gueule d'elle et de ses activités. Il se fait passer pour une figure d'autorité pour un domaine qu'il ne maîtrise pas. Bref, il a une emprise psychologique dégueulasse sur sa femem. Et quelques scènes plus loin, il revient tout mielleux… Et bien entendu, tout cela est nappé d'une louche de jalousie même si ce n'est pas avoué.

Et franchement le film ne m'a pas laissé indifférent puisque ça m'a gonflé ! J'avais bien aimé le personnage jusque-là, mais je me suis senti berné.

Mais bon, j'aurais aimé que ça dure une heure de moins. C'est d'ailleurs le film le plus long ayant reçu une palme d'or.

À plusieurs reprises dans le film, on a le droit à trente seconde d'un même morceau de musique. J'ai d'abord cru à du Max Richter, mais au final non, c'est Andantino de Franz Schubert. C'est marrant parceque le morceau Andante de Max Richter en est une sorte de remix (ça m'amuse que voulez-vous). Voilà, c'était sympa mais vraiment longuet et peu palpitant.

Killers of the Flower Moon

Histoire : 🔗

Dans les années 1920, à Osage County, les Indiens Osage deviennent assez subitement riches lorsqu'ils découvrent que leurs terres regorgent de pétrole. Mais alors que l'argent afflue, les meurtres aussi commencent à devenir de plus en plus fréquents et lorsque les victimes sont les natifs, la justice ne s'y intéresse pas vraiment.

On suit Ernest qui revient de la guerre en Europe, il rejoint son oncle Will dit « King ». Ce dernier est un pillier de la communauté locale. Il est connu de tous et est respecté notamment par les Osage. Il prend sous son aile son neveu pour qu'il s'intègre ici.

Ressenti : 🔗

Bon bha c'est bien simple, j'ai adoré. Mais le film case un peu tous mes critères : plus de 3h, Martin Scorcese, Robert De Niro dans un rôle sérieux, Di Caprio, des meurtres, des décors d'époque, une avalanche de pognon qui se voit. Et on a même le droit à une apparition du réalisateur à la fin du film !

Il s'agit d'une adaptation d'un roman de 2017 de David Grann relatant des faits réels. Je ne connais vraiment pas le contexte historique de l'histoire. J'ai du coup trouvé ça assez surprenant de voir les Indiens riches se faire servir par les blancs. C'est vraiment pas une dépiction que l'on voit souvent.

Le film a une forme assez surprenante mais pour en parler je dois spoiler

L'élément qui m'a beaucoup surpris c'est que le film est assez vague au début. On nous plante le décor en nous montrant les Osage qui sont blindés de pognon mais on sent que ça marche quand même pas fort pour eux. Ils ont réussi à ne pas se faire dégager de leurs terres et à pouvoir exploiter le pétrole et à avoir le pognon. Mais à côté de ça, ils semblent pas spécialement pouvoir profiter de leur pognon. Dès le début du film, on nous montre que bien qu'ils soient riches, ils ne peuvent pas jouir de leur thune. Ils doivent justifier leur retraits/achats et compagnie. Ils sont sous tutelle et un moyen de "s'en extraire" pour les femmes est de se marrier. Sauf qu'elles sont désormais sous la tutelle de leur mari… Vous voyez vite l'embrouille.

Et c'est le moment où l'on nous présente De Niro bien sous tout rapport, bien ancré dans la communauté. Il connait la culture Osage, il parle leur langue, il les soutient et tout. Mais ce que j'ai adoré, c'est que justement, le film ne nous dévoile rien de plus pour le moment. Il accueille Ernest et le soutient et le pousse à s'intéresser à ce peuple. Et il va même jusqu'à mollement être manipulé pour aller flirtrer avec Molly une osage célibataire. On sent que l'oncle est manipulateur et pas complètement désintéressé mais ça en reste là.

On suit un peu la vie du couple et tout semble se passer plutôt bien. Il y a tout un arc sur les problèmes de diabètes des indiens et notamment l'arrivée d'un médicament experimental : l'insuline. On voit que Ernest est réellement amoureux de sa femme.

Et un peu plus loin dans le film, on commence à nous montrer que finalement Ernest n'est pas une oie blanche. Il n'hésite pas trop à aller déposséder des gens de leurs bijoux en trop. Et ça va même plus loin, puisqu'on commence à nous montrer qu'il commandite même des meurtres. On a été manipulé depuis le début. DiCaprio depuis qu'il est arrivé est un malfrat mais tout cet aspect nous a été caché. C'est super malin, on s'éloigne des films de gangsters de Scorcese on l'on assiste à toutes les magouilles/meurtres/saloperies diverses et variées.

Certe on se doute que le type n'est pas un saint et surtout son oncle est bien trop gentil pour l'être réellement. Mais là on découvre a posteriori que c'est quand même un gros morceau. Leur plan est simple : devenir légalement des héritiers des osage fortunés puis éradiqués tous les autres co-héritiers un à un.

Alors que le film aurait pu être bien plus spectatulaires à tout montrer frontalement, non on a juste les à-côtés et ça marche trop trop bien.

Les performances d'acteurs de tout le monde à l'écran est top. Sérieux, DiCaprio me laisse sur le cul (et le sien prend cher). Mais De Niro aussi. Sérieusement, sa fin de carrière avec tous les films où il fait le bouffon ça me fait mal, alors qu'il arrive à prouver qu'il a encore tant de talent !

À la fin du film, il y a une scène assez cool. On y voit une émission de radio de l'époque, où des acteurs présentent les faits et racontent les meurtres. Le tout est agrémentés de bruitages fait en live avec des bruits de portes qui claquent, des sons de machines à écrire et tout, c'est assez fun à voir. Et c'est là qu'entre en scène Martin Scorcese pour déclamer quelques lignes.

Sacré film dis donc. Un régal pour les yeux, le scénar, le jeu d'acteur. La musique est assez sympa aussi avec certains morceaux extra-diégétique qui semblent un peu anachroniques avec ces sonorités dans le fond. J'ai bien aimé aussi.

Est-ce qu'on aura le droit à un autre film de la part du maître ?

The Princess Bride

Histoire : 🔗

Un mioche malade à la maison voit son grand-père arriver pour lui lire un bouquin.

Il s'agit d'un roman narrant l'histoire de la Princesse Buttercup dont le vrai amour est tué. Alors qu'elle accuse le coup, le roi Humperdinck la choisie pour devenir sa femme. Mais celle-ci est enlevée par des brigands d'une faction enemie.

Ressenti : 🔗

On a là un film culte de Rob Reiner qui est devenue une source de meme. Mais je dois vous avouer que je ne le connaissais pas du tout. Le film est en fin de classement du top250 IMDB mais il y est !

Les commentaires des utilisateurs sont d'ailleurs très élogieux. Et pourtant j'ai vraiment pas aimé le film. J'ai trouvé ça assez naze. Les gens voient en ce film une grande histoire d'amour, un film super drôle. Sur ces deux points… je trouve ça complètement à côté de la plaque.

Je pense qu'effectivement mioche, ce film peut impressionner mais qu'avec le recul et l'âge, le film est moyen quoi. J'imagine qu'une grande partie des notes d'imdb n'est au final qu'un reflet d'une nostalgie de ses spectateurs.

Déjà concernant l'aspect romance c'est assez insipide. On est dans un contexte cliché, la jolie femme tombe amoureuse du joli gars, bon ça ne me dérange pas. C'est avant tout un conte à un gamin. Mais l'aspect romance est très superficiel. Les deux personnages sont tombés amoureux puis sont séparés et hop c'est fini. C'est moins de cinq minutes en début de film. Et plus tard dans le film ils se retrouvent et finissent ensemble. Mais il n'y a jamais vraiment d'évocation de sentiment, les personnages n'interagissent que très peu entre eux du coup leur amour semble vraiment factice. J'ai pas réussi à y croire une seconde. Et ce n'est pas parceque des personnages disent que c'est le “true love” que ça suffit à rendre le truc crédible. Donc bon, l'aspect romance est mal branlé et dispensable.

Bon par contre niveau aventure c'est un peu plus poussé. Ça se promène, ça rencontre un rat géant, on visite un marécage magique ou chsais trop quoi. Mais encore une fois c'est très superficiel.

Un point souvent remonté par les utilisateurs d'imdb est l'aspect humoristique du film. Oui c'est indéniable il y a une volonté de ne pas se prendre au sérieux et d'être drôle mais ça n'a vraiment jamais marché sur moi. Hooo si, le gag qui m'a fait rire c'est lorsque la princesse et son Don Juan tombent d'une colline. La scène sort de nulle part et m'a donc pris par surprise et puis les cris des persos sont assez fun. Il y a presque un aspect ZAZ à ce passage. Mais sinon je suis passé à côté de toutes les blagues.

À un moment, ils sortent une machine de torture. Elle est nommée “The Machine”, elle a un design assez loufoque. J'ai cru qu'ils allaient enfin parvenir à me faire rire mais non. Ça ne va pas plus loin que ça. Ils activent la machine, le gars souffre mais c'est tout. Ils auraient dû pousser le bouchon plus loin pour rendre le truc plus fifou. Tout le film est frustrant comme ça. Ça semble partir dans un truc vraiment drôle mais ils se restreignent à mort et du coup c'est tout juste meh.

Le début du film se déroule à notre époque, on y voit le gamin allité avec sa mère qui lui dit que papy arrive. Le mioche dit qu'il aime pas trop son grand-père parcequ'à chaque fois il lui pince la joue et devinez quoi. Dans les trente seconde le grand-père arrive et pince la joue du mioche. On passe à deux doigts du ptit regard caméra et des rires préenregistrés façon sitcom. C'est … affligeant.

Et d'ailleurs, le fait de nous montrer le grand-père qui lit le bouquin au moutard pourquoi pas. Mais j'ai le sentiment que ça n'apporte que deux trucs au film.

  • Faire (plusieurs fois) la blagounette du gamin qui est dégouté par le fait que les personnages s'embrassent.
  • Avoir une excuse pour le côté ridicule de l'histoire. Bha ouai parceque vu que c'est une histoire qu'on raconte à un gamin, on peut justifier que ce soit pas super cohérent, un peu ridicule et anachronique. C'est l'excuse parfaite. « C'est nul ? Ho ça va c'est un conte pour gamin ! » J'aime pas du tout cet argumentaire.

Bon on sent qu'il y avait du pognon quand même mais pas trop non plus. Le casting est bien mais pas top non plus. En fait voilà, tout le film est de cet acabit. Ça tend vers un truc vraiment très bien mais ça s'arrête à chaque fois avant. Et comme c'est sur tous les aspects… bha ça fait juste un truc très moyen.

Bref, j'ai pas vraiment aimé et je trouve le film vraiment surcôté.

Shin Godzilla

Histoire : 🔗

Un tunnel sous-marin s'effondre, les autorités japonaises se concertent pour savoir quelle réaction adopter. Quelques heures plus tard, alors que la cause est toujours inconnue, une créature géante se promène dans l'eau.

Les autorités ne savent comment réagir et rassemblent de nombreux experts pour décider d'un plan d'action. La bestiole que l'on pensait vivre exclusivement dans l'eau et incapable de marcher finit par sortir de l'eau et commence à se promener et à déambuler en ville détruisant tout sur son passage.

Les experts contredits sont perplexes, les autorités également et cherchent encore quoi faire.

Ressenti : 🔗

Sans surprise, le spectateur sait tout de suite qu'il va être question de gros monstre en colère. Je ne suis pas du tout un habitué de ce genre de film. Je dois même avouer que je n'ai vu que les réalisations américaines sur le ce bon gros Godzilla. Mais Monsieur Bobine a maintes fois mentionné ce film et l'a pas mal encensé. Me voilà donc à découvrir ce film de 2016.

Bon c'est donc une production japonaise, on a donc un casting d'inocnnu (tout du moins pour moi). Ensuite, on a le droit à une VO qui nous met de suite à 100% dans l'ambiance. Ayant maté quelques animés je dois avouer qu'entendre du japonais me met déjà en émoi. D'ailleurs rien que le logo de la Toho en début me fait plaisir.

En fait j'imaginais deux scénarios possibles pour le film. Soit garder un long suspens sur la nature de la bestiole pendant un long moment soit partir du postulat “ouai ok c'est un kaiju c'est normal” et hop partir dans l'action. Après tout c'est le cinquantième film sur Godzilla est-ce qu'il y a encore un intéret à jouer le suspens ? Mais j'ai trouvé que le film fait un peu un mix des deux. Certe les protagonistes eux ont le suspens, mais les spectateurs ont directement le droit à la bête. Et en fait, une bonne partie de l'intrigue du film ne repose pas sur le monstre en lui-même mais plus sur l'aspect politique et administratif.

Ce point m'a énormément surpris. Je ne pensais pas qu'en regardant un film catastrophe de monstre, on tenterait de me montrer une critique politique. C'est bien simple, pendant la première moitié du film, Godzilla est passif. Certes il pète des trucs en se promenant, mais il n'a pas un comportement agressif pour autant. Il est en balade, il est balourd et dangeureux mais il n'attaque pas, il ne crie pas, il vit un point c'est tout. Et pendant cette longue période, les protagonistes humains sont juste en train de tenter de s'organiser. Ça manage, ça drive, ça débat mais en pratique il n'y a pas d'action. Bon, certes il est fort probable que rien n'aurait pu vraiment être tenté auparavant mais c'est un point très mis en avant dans le film.

Franchement, je ne m'attendais pas à ça. Et c'est vraiment cool à regarder. On voit que certains persos profitent de la situation pour faire de la stratégie politique en se plaçant, se mettant en avant, limite à tailler les équipes potentiellement adverses (alors qu'ils ont un but commun). Et le film est même explicite sur ce point avec des personnages qui évoquent ces faits. Cet aspect m'a beaucoup plu.

Bon, après j'étais quand même parti dans l'optique de voir de la castagne toussa. J'ai envie de savoir comment les Japonais envisagent de pouvoir se dépatouiller d'une telle situation. Et … c'est là que ~malheureusement~ , non je déconne j'ai bien aimé cet aspect aussi. C'est au moment où les humains deviennent hostiles que Gojira devient lui aussi hostile.

comment se débarasser d'un kaiju

Bon alors, notre gros méchant s'avère être capable de tirer des rayons lasers par sa gueule et ses plaques dorsales. Sauf que bon, il n'a pas d'~argent~ énergie magique, lorsqu'il fait ça il se fatigue et a besoin de se reposer.

Alors que le consensus international est de balancer une partie de l'arsenal nucléaire en plein Tokyo pour tenter de tuer la bête, les nippons préfèreraient une solution avec un poil moins d'effet secondaire sur leur territoire. Gojira a fait une démonstration de toute sa puissance mais du coup il est dans une sorte d'hibernation forcée pour deux semaines pour qu'il puisse se requinquer.

Un plan est donc établi et mis à execution au moment du réveil de l'affreux.

De nombreux drones de combats vont l'attaquer afin de le pousser à déclencher ses lasers. Plusieurs vagues sont prévues afin de le fatiguer. Une fois qu'il ne pourra plus trop répliquer, ils vont tout simplement défoncer les gratte-ciels environnants (oui il dort debout en pleine ville) pour que ça lui tombe sur la gueule. Sonné et en partie bloqué par les gravats, de nombreux camion-pompe-à-béton vont se déployer et lui verser un puissant coagulant pour le sang directement dans le bec.

Étonnament ça marche. Notre pauvre bestiau semble se changer en pierre une fois que la dosse colossale lui est administré. Et voilà, Tokyo a désormais une magnifique statue géante de Gojira en plein milieu des débris.

Mais rien ne nous dit qu'il ne se réveillera jamais !

J'ai vraiment beaucoup aimé le film. Visuellement c'est cool même si bon, les effets spéciaux numériques sont par moments un peu légers. C'est bizarre parcequ'à d'autres moments c'est très bien fait. Les premières apparitions du kaiju pue les effets 3D dégueulasse avec des textures un peu floues. Mais à côté de ça, les effets de destructions de la ville où juste l'intégration du monstre dans les rues et les paysages sont plutôt convaincants.

Tiens c'est marrant, plusieurs fois dans le film on entend une musique d'Evangelion : Decisive Battle. Pendant le visionnage je me disais bien que ça y ressemblait mais je pensais que c'était juste une composition ressemblante mais non j'ai vérifié c'est bien ça ! Mais il s'avère qu'un des réalisateurs est celui de Rebuild of Evangelion. Et que l'autre est scénariste de la série à l'origine des films. Voilà, tout s'explique.

Le film est très cool et je me délecterai volontier d'une suite

They Live

Histoire : 🔗

John arrive à Los Angeles avec son ptit sac à dos et c'est tout. Les temps sont durs, il n'a rien et il y a assez peu de boulot. Au culot il se rend sur un chantier où il parvient à se faire embaucher.

Le soir venu, il sympathise avec un collègue qui lui propose un endroit où il pourra passer la nuit. Il découvre un camp d'infortunes où les gens s'entraident dans un terrain vague. Il remarque cependant d'étranges allers/venus dans l'église jouxtant la zone.

Il s'y rend et se rend compte que les bruits de cérémonies sont des enregistrements et que l'église sert pour du trafic mais sans trop savoir de quoi exactement.

Le lendemain, il y a une descente de flic vraiment musclé où ils défoncent le camp et violentent tout le monde et attrape les réfugiés de l'église. Après avoir pris la fuite, il retourne le lendemain dans l'église et y trouve un carton qu'il embarque. À l'intérieur il trouve des paires de lunettes de soleil. Déçu il jette le carton et embarque tout de même une paire pour lui.

Une fois revêtue, il se rend compte que les lunettes lui permettent de voir le monde différemment. Les messages de pubs laissent leur place à des injonctions explicites à la consommation et à l'asservissement. Mais ce n'est pas tout : certaines personnes ne ressemblent pas vraiment à des humains.

Ressenti : 🔗

Un très bon film de John Carpenter qui est référencé un peu partout. Le film est très cool avec son concept simple mais excellent.

John Carpenter était à ce moment dans le creu de la vague. Il a fait un four avec Big Trouble in Little China et du coup il ne peut plus se permettre des gros budgets. Exit Kurt Russell, l'envergure du film est bien moindre mais sans toute fois être ridicule. C'est même une sacrée prouesse d'être parvenu à avoir autant de scènes d'actions, de véhicules, d'acteurs, d'effets spéciaux et tout malgré ses 4 pauvres petits millions de dollars de budget. C'est au contraire un film assez généreux dans ce qu'il propose.

L'ambiance est très prenante. On a déjà une image des USA assez peu ragoutante. Le réalisateur joue beaucoup sur le contraste entre toute une frange de la population dans la pauvreté qui se démerde pour subsister quand à côté de ça, il y a une avalanche de pub pour des futilités. Le message n'est pas subtil, le film critique haut et fort le capitalisme. C'est assez ironique de voir que c'est devenu une ligne de vêtement hors de prix…

spoil

Les lunettes permettent de voir la réalité. Et c'est donc l'occasion pour notre protagoniste de se rendre compte que l'élite du pays a été remplacé par une race d'alien anthropomorphe. Ces derniers sont en train d'envahir notre planète en nous asservissant via des messages subliminaux et des ondes.

Notre héro, fini par rencontrer une résistance qui est au courant et qui a pour but stoper l'émétteur ce qui permettra à tout le monde de voir la réalité.


Bref, contrairement à ce que les ptits nazillons nous font croire, oui il y a bien un grand remplacement mais ça vient de la haute société conservatrice et capitaliste. safé réflechir

Bon, bha comme d'hab, la BO est signée par Big John himself. On a donc droit un peu tout le temps à de la musique assez subtile avec de longs morceaux que j'aime bien. Ouai je suis pas difficile, j'aime quasiment toutes les ziks du monsieur.

Le titre français est Invasion Los Angeles. Merci le spoil. En anglais c'est déjà un poil plus vague au moins.

Après, autant j'adore le début, autant la fin me laisse sur ma faim. Je ne sais pas trop mais j'accroche pas trop. C'est pour ça que je ne lui mets pas un "excellent".

Un détail qui m'écorche c'est la résistance qu'oppose tout le monde. À la moitié, on a le droit à une bonne grosse scène de baston. Les deux brutasses s'affrontent en s'éclatant bien la tronche. Cette scène est d'ailleurs étonnante pour ce genre de film. Mais du coup pourquoi ils se frittent ? Juste parcequ'un des deux ne veut pas mettre les lunettes de soleil magique. Merde, c'est quoi le risque ? Ça prend trente seconde à tester…

J'aime beaucoup l'allure de "they".

Koyaanisqatsi

Histoire : 🔗

Ressenti : 🔗

On m'a recommandé cet ovni donc c'est parti.

Ce film n'a pas d'histoire.

Ce film n'a pas d'acteur.

Ce film a une bande son incroyable de Philip Glass !

Ce film a de supers images.

On est sur un délire assez expérimental avec des images de paysages, de lieux, de machines. Ça serait assez vite lassant si ça n'était pas accompagné par cette bande originale si chouette. Bon c'est sûr faut aimer le genre de Philip Glass avec ses morceaux longs à ambiance mais j'aime beaucoup. Il y a une certaine synesthésie très plaisante.

Le titre est en fait en langage hopi (donc d'indien d'amérique) signifie "déséquilibre ou folie" et "vie", donc à vous de mixer les mots pour en tirer le sens que vous voulez. Et c'est vrai que les images commencent assez lentement, sur des paysages naturels. C'est calme, reposé puis commencent à apparaitre des images de machines, de gens, de villes et là le rythme s'emballe. C'est filmé en timelapse donnant une sensation de vitesse frénétique. Pas besoin d'être un génie pour remarquer le contraste des immensités naturelles paisibles et de la société humaine avec ses explosions et ses destructions

Le choix de la langue hopi a été fait pour que le titre n'évoque rien et soit donc neutre. Et effectivement, en dehors du fait que c'est une horreur pour les dysléxique, l'évocation seule du titre est bien énigmatique. Mais un point qui n'est pas spécialement évoqué sur la page wikipedia c'est que le film est à mon sens très américano-centré. Tout ce que l'on voit est filmé aux USA et donc c'est plutôt dans cette continuité de choisir une langue locale.

Le réalisateur n'a jamais fait de "films classiques" et d'ailleurs ce film est le premier d'une trilogie nommée Qatsi puisqu'ils finissent tous par ce mot (qui signifie "vie").

Voilà, c'est un visionnage très particulier mais pas désagréable surtout grâce à ses musiques. J'aurais probablement abandonné à mi-chemin si elles n'avaient pas été là.

Récap 52 : Novembre 2023

10 mm de pluie pour un mois de Novembre… Voilà voilà.

Bon et en plus il commence à faire bien froid, il a fallu rallumer le chauffage. Ha et en plus GDF en a profité pour faire un ptit mail annonçant que le prix du Kwh passe de 5.73€ à 8.38€ . Aoutch !

Blog 🔗

En bref ce mois-ci : 1 article, 7 commentaires, X visionnages, 567584 requêtes, 57217 visiteurs uniques pour 10.33 Go de trafic.

J'ai mis à jour l'index du ptit moteur de recherche. Je ne l'avais pas fait depuis plus d'un an. Ça devrait être plus pertinent et plus utile.

Films 🔗

Bon bha mon film favori de ce mois-ci est 🥁 : Mid 90s. J'ai adoré l'atmosphère et tout. Très très cool.

Séries 🔗

J'ai tenté de me faire Westworld saison 3. Je me suis emmerdé.

Ils font exprès de garder le truc abscon à planquer des trucs au spectateur de façon un peu trop factice à mon goût. Les personnages entre eux savent pourquoi ils font un truc, quelle est leur motivation mais il nous le planque et du coup ça sonne trop artificiel pour moi. C'est vraiment juste créer du mystère pour avoir du mystère et du coup ça m'a gonflé. Je suis pas allé au bout.

Jeux 🔗

Half Life 🔗

Ce mois de novembre marque les vingt-cinq ans de Half Life, un de mes FPS favoris. Du coup c'était une bonne raison de se le refaire. D'autant plus qu'il y a eu une update du jeu avec des corrections de bugs, quelques ptits ajouts notamment le fait de jouer en écran large, de désactiver le filtrage de texture.

Mais surtout la grosse nouveauté c'est d'y avoir enfin intégré Uplink. C'est une mission qui n'était pas inclue dans le jeu mais qui a sa sortie avait été publiée dans les magazines et servait de démo. C'est une mission que l'on ne retrouve pas dans le jeu, elle est en dehors de l'histoire et est concentrée en action (et moins en puzzles). N'ayant pas eu le jeu de suite à l'époque, je me suis fait et refait cette mission à l'époque. Ce n'était plus dispo depuis fort longtemps et c'est donc la première fois que c'est dispo dans steam.

Bon par contre j'ai pas refait le jeu en entier parceque pour une fois je me suis décidé à faire …

Half Life : Blue Shift 🔗

Le deuxième add-on du jeu. Ouaip, je l'avais depuis des années mais jamais joué jusqu'à présent.

Au lieu de jouer le Docteur Freeman, on est ici un garde de sécurité mais pas n'importe lequel : nous sommes Barney !! L'action se passe au même moment mais pas tout à fait aux mêmes endroits. On croise certains couloirs et tout vu dans le jeu d'origine cela-dit.

J'ai vraiment bien aimé mais qu'est-ce que c'est court ! Et puis c'est assez peu original. C'est un peu le strict minimum j'ai trouvé. Mais bon, la joie de retourner à Black Mesa dans des couloirs que je ne connaissais pas encore a fait que c'est quand même cool.

Half Life : Opposing Force 🔗

Premier add-on du jeu. Fait par encore une autre équipe, c'est un peu le même principe. On est encore à Black Mesa, pendant les mêmes évènements mais en suivant ce coup-ci un marine : Adrian Shepard.

Ce coup-ci il y a plus de référence au jeu de base. On croise Gordon a différentes occasions, le G-Man est bien plus présent aussi.

Cet add-on est bien plus généreux en contenu. De nouvelles armes, de nouveaux ennemis, un peu plus de scénario. C'est également bien plus long. D'ailleurs c'est presque trop long.

Ouai, j'ai été tout d'abord pas mal emballé puis… bha chsais pas trop. J'ai trouvé les affrontements assez chiants : les ennemis font super mal. Du coup tu crèves en deux deux, du coup tu réadoptes le style de jeu de l'époque qui consiste à parcourir 10m, sauvegarder, tuer un ennemi, vérifier qu'on a pas trop perdu de vie, sauvegarder si c'est le cas… Ça casse beaucoup le flot du jeu.

Du coup, au début tout ce nouveau contenu c'est assez exaltant puis au final… bha les combats éprouvants hyper punitifs rendent l'expérience de plus en plus laborieuse. Le générique de fin est une déliverance.

Vidéos 🔗

Vous saviez que c'est les 25 ans de Half Life ? :-) Bon bha pour l'occase, l'équipe derrière Noclip, missionnée par Valve a pondu un chouette documentaire sur la création du studio et de son très cher Half Life. Pleins d'interviews de membres de l'équipe, d'images d'époques toussa.

Le studio Aardman nous livre ici un ptit making-of de la façon dont ils bossent. Un animateur montre comment réaliser une frame d'animation. La vidéo est calme, reposante et passionnante.

Bloodsport

Histoire : 🔗

Le capitaine Frank Dux a suivi les enseignements de son maître Senzo Tanaka. Il souhaite lui rendre honneur en allant au Kumite, une compétition underground internationale de baston ayant lieu à Hong-Kong. Mais les supérieurs du capitaine ne l'entendent pas de cette oreille, ce qui le poussera à désobéir pour s'y rendre.

Arrivé sur place il se retrouve à devoir affronter tout un tas de combattants divers et variés. Parviendra-t-il à monter dans le classement ?

Ressenti : 🔗

Haaa je me suis dit que j'allais me taper ce film et que ça allait être une bouse. Mais je me suis pris au jeu ! Faut pas être trop trop regardant mais c'est bien moins naze qu'il n'y parait !

C'est LE film qui a offert à Jean-Claude Van Damme son premier grand rôle. On le voit donc faire des grands écarts toutes les trente minutes. C'est le type cool, qui rigole, ne se prend pas trop au sérieux mais qui combat avec honneur. Le ptit gars bien peigné mais avec une musculature en béton couplé à une flexibilité hors du commun. Il va tatanner tous ses adversaires.

C'est pas trop mon truc mais franchement c'est prenant quand même. Je m'attendais à des affrontements bien plus longs mais au final c'est à chaque fois assez expédié. Il n'y a vraiment que le combat final qui est bien plus long que les autres.

Le personnage de Frank Dux est un vrai soldat américain qui a d'ailleurs participé à l'élaboration du film. Et d'ailleurs le kumite est aussi une vraie compétition. Du coup, on peut dire que le film est une histoire vraie. Mais ça a été révelé bien plus tard que le gars est un gros mytho qui a enjolivé à mort son histoire.

Le film commence très vite par un flashback. C'est assez étrange mais au final ça permet de donner un background à notre personnage assez vite sans se faire chier dans des fioritures.

Le film fleure bon les années 80. La musique est ultra clichée c'en est assez drôle.

J'en attendais rien et finalement j'ai passé un bon moment. Ça sent le beat'em'up en plus. Sans dec, on se croirait un peu dans Final Fight voir tout simplement Street Fighter. Heureusement que le film n'est pas trop long et ne se prend pas trop au sérieux.

Comme d'hab on retrouve Forest Whitaker dans un ptit rôle. C'est fou comme ce gars s'immisce partout ces derniers temps !

Par contre un truc qui m'a surpris c'est qu'ils ont tourné dans la citadelle de Kowloon. C'est un lieu assez mythique qui a été démoli depuis.

Jeepers Creepers

Histoire : 🔗

Trish et son frangin Darius retourne chez leurs parents pour les vacances. Les deux jeunes prennent les ptites routes de campagnes pour ce long périple où ils discutent. C'est alors qu'ils sont klaxonnés par un camion tout rouillé et alors qu'il pourrait le faire ne dépasse pas la bagnole.

Au bout de longues secondes il passe enfin et nos deux protagonistes sont tout tourneboulés. Alors qu'ils continuent leur voyage, ils repèrent le camion à l'arrêt sur le bord de la route et là ils aperçoivent de loin le conducteur qui semble décharger son camion dans un énorme tuyau s'enfonçant dans le sol. Et la cargaison semble être … un corps enroulé dans un drap.

Ressenti : 🔗

Un bon ptit film d'horreur de 2001. Justin Long en début de vingtaine et de carrière avec à ses côtés Gina Philips qui elle par contre n'aura pas le droit à une grande carrière au cinéma vont porter ce film à bout de bras. Il y a entre eux une certaine alchimie qui fonctionne assez bien. Leur relation de frangin/frangine marche plutôt bien. On sent un peu de complicité, des ptits jeux, des private jokes et tout en début de film.

Le début est vraiment sympatique. L'irruption du camion lance vraiment l'histoire. Ils prennent des décisions de merde mais bon sinon il n'y aurait pas de film. Et là on va arriver au point noir du film : les réactions des personnages annexes. C'est … très … déconcertant.

Darryl arrive légèrement blessé, tout crade dans un resto où avec sa sœur il demande à l'aide. Et les gens ne réagissent pas. Ils regardent ça bêtement. Personne ne leur demande ce qui leur arrive ou autre.

Petite ellipse. Deux flics arrivent. Ces derniers semblent n'en avoir rien à foutre. Le gars leur déclare qu'ils ont trouvé des dizaines de cadavres avec la localisation du truc, possiblement une description lointaine du coupable mais non, notre pauvre Darryl n'est juste pas crédible. Ha.

Et c'est ça en permanence. Quand le plus que présumé coupable est face à tous les flics armés jusqu'aux dents et qu'il tue l'un d'entre eux devant eux. Le flagrant délit est évident. Mais non, ils sont tous sideré et aucun ne tire. Ils sont juste pétrifiés à faire leurs gueules de flan.

Constamment dans le film la réaction des personnages est de rester figé face au danger. Bon ça peut s'envisager une fois mais bon on s'en lasse vite quoi. Ça ruine le truc quoi. Du coup la seconde moitié est au final assez décevante.

spoil

Bon, donc le connard dans le camion est en fait une sorte de vampire mais pas vraiment. C'est un type qui se réveille tous les 23 ans pour bouffer (toute ressemblance avec It est purement fortuite). Il se nourrit d'organe et de peur en flairant ses victimes 🤷.

Il a un design assez sympa avec une ptite allure de predator mixé à une goule.

Le film a quelques suites faites par le même réalisateur. Vu les notes, c'est de pire en pire. Je me demande comment ça se fait qu'aucune saga de film d'horreur ne parvient à maintenir un semblant d'approbation au fil de ses opus.

Bref, une première moitié sympatique qui ne mène qu'à une seconde moitié décevante.

The Color of Money

Histoire : 🔗

Eddie découvre Vincent et voit en lui un futur champion de billard. Mais Eddie voit également un bon moyen de se faire du pognon via des paris où il arnaque les opposants.

Bref, il convainc le jeune Vincent de partir dans une tournée des clubs de billards pour se faire du pognon pour finir en apothéose à une compétition nationale.

Ressenti : 🔗

Je m'étais bien fait chier la première fois que j'ai vu ce film et là pas du tout. J'ai beaucoup apprécié ce visionnage (je vieillis mes goûts changent probablement).

Paul Newman joue le vieux briscard qui a connu son heure de gloire et qui s'est plus ou moins rangé. Et Tom Cruise, lui, tout jeune, joue le chien fou très talentueux mais assez insupportable. Tout le sel du film réside dans la relation entre ces deux personnages. J'ai vraiment beaucoup aimé cette dynamique entre les deux.

Paul Newman se la joue hyper cool, au-dessus de tout, sûr de lui et de sa supériorité sur Tom Cruise. Mais ce dernier est très exhubérant pour montrer son sentiment de supériorité. Les deux sont au final quasi-identique mais juste pas au même stade dans leur vie. Et bien qu'ils collaborent dans un but commun, ils ont au final une rivalité enfouie dès le départ mais qui n'émergera finalement qu'à la toute fin. La tension sous-jacente monte constamment.

J'aime bien l'esthétique 80s du film. Mais c'est pas pour autant le cliché actuel des années 80, non ça ne déborde pas de néon et de couleur fluo. On a bien les coupes de cheveux immondes cela dit. Les décors sont tous assez décrépit, les couleurs sont assez désaturées, c'est tout le temps assez sombre. Ces ambiances de bar/billard-club presque malfâmés sont assez cool.

Au-delà de la maestria du billard, il y a tout l'aspect arnaque dans le film. Nos protagonistes font ça pour se faire du pognon. Leur stratégie principale consiste à avoir l'air bon mais pas trop dans les premières parties avant de se révêler réellement lorsque les paris augmentent bien. Cet aspect du film n'est pas aussi proéminent que je l'aimerai.

Ce film fait suite à celui de 1961 que je n'ai pas vu : The Hustler. C'est une adaptation d'un bouquin de Walter Tevis. Ici c'est Martin Scorcese qui est au turbin. Et il nous offre notamment un très joli générique de début avec ses volutes de fumée sur fond noir qui se révèle être intégré dans le bar du début. Subtil mais classe.

Forcément avec le billard comme sujet principal, il fallait quelques plans sur … bha des billards. Il fallait que Tom Cruise réussise des beaux coups. Il y a un recours massif au hors-champ pour simplifier le tout. Mais certains quelques rares coups sont visibles en intégralité.

En plus du duo d'acteurs, on retrouve Mary Elizabeth Mastrantonio qui n'a pas un grand rôle puisqu'elle se fait éclipser par les deux autres. On retrouve également d'autres têtes connues plus ou moins brièvement. On a notamment un Forest Whitaker tout fringant, un John Turturro qui joue encore avec des boules ou bien plus étonnant encore un Iggy Pop avec un tshirt (sisi je vous jure) !

Le film se finit sur un cliffhanger de folie. Une bonne dose de frustration dans ce final inachevé.

Voilà, c'est un film fort sympatique.

The Sixth Sense

Histoire : 🔗

Après avoir été attaqué dans son domicile par un ancien patient, Dr Crowe perd pas mal pied. Sa femme est en froid avec lui et il se réfugie donc dans le boulot pour aider le jeune Cole.

Ce dernier est un gamin de moins de dix ans qui a tendance à se faire martyriser par ses congénères et en proie à des crises de paniques et d'anxiété. C'est un cas particulièrement intéressant pour notre docteur qui va tout faire pour parvenir à aider le ptit bonhomme.

Ressenti : 🔗

Ce n'est que la troisième fois que je vois ce film. Et bon bha, le gros problème de ce film c'est que lorsqu'on l'a déjà vu, c'est très dur de se le refaire.

Le film est vraiment excellent et c'est d'ailleurs probablement le meilleur de M Night Shyamalan. S'il n'y a qu'un seul film à voir de ce réalisateur c'est clairement çui-là. C'est d'ailleurs par ce film que sa carrière a décollé et qu'il a été hypé à mort. Malheureusement le reste de sa carrière ne sera pas aussi brillant.

Le film a été un énorme morceau à sa sortie. Tout le monde en parlait et c'est même devenue une blague de menacer quelqu'un de lui spoiler le film. Mais rassurez-vous je m'abstiendrai de le faire.

je donne mon avis en révélant deux trois trucs sans que ce ne soit non plus du spoil

Les acteurs sont trop cools.

On a donc Bruce Willis qui joue le docteur qui tente de garder la face vis-à-vis du gamin. Il est posé, à l'écoute mais au fond de lui il émane une certaine tristesse qui se ressent pas mal.

À côté, on a la mère jouée par Toni Collette (la mère de famille dans Hereditary )qui s'inquiète légitimement pour son gamin. Elle le soutient, tente de l'épauler moralement même si pour elle c'est très difficile de ne pas s'effondrer. Elle aime son mioche mais ne comprend pas ce qui l'affecte.

Et enfin le meilleur pour la fin Haley Joel Osment (que l'on a vu dans AI ou Tusk (ouai je mets ces deux films côte-à-côte)) qui incarne le gamin. Et franchement quel jeu d'acteur ce petit (ouai bon il a 35 ans maintenant) (c'est normal qu'avec son talent il ait eu le droit d'apparaitre dans la série What We Do In The Shadows) ! Brrr, quand il flippe, ses grands yeux sur sa ptite tête…

J'aime beaucoup la légèreté du film. Je parle pas de son propos mais juste qu'au lieu d'aller à fond dans le surnaturel ou d'embrayer clairement dans le film d'horreur. Tout est finalement plutôt très ancré dans le réel avec très peu de surnaturel. Pas de jumpscare, pas de gore, pas de … bref assez peu d'élément d'un film d'horreur. Et d'ailleurs je ne le considère pas comme un film d'horreur.

Le réalisateur passe faire son ptit caméo (pourquoi cette pratique n'est pas la norme) comme à son habitude. Parmi les autres éléments qui lui sont usuels, il y a … bha … le twist final. Parceque oui il y a un twist final que je ne vous spoilerait pas.

encore que si je vous le spoil !!

Bon, du coup notre ptit garçon, il flippe constamment parceque tout simplement il peut voir les morts. Il explique à notre psy qu'il est le seul, que les morts entre eux ne se voient pas et qu'ils ne savent souvent même pas qu'ils sont morts. Mais cette révélation arrive finalement assez loin dans le récit. Ce n'est pas le twist final.

Notre docteur ne sait pas trop quoi faire de cette info et il va quand même aider le mioche. Et c'est alors qu'il propose à Cole d'écouter les morts et de voir avec ce qu'ils veulent. C'est une révélation et au final les morts ont juste besoin d'un peu d'aide.

Cole aidera notamment une gamine en donnant une VHS à son père où l'on voit la mère donner un produit toxique à sa fille pour la garder malade.

À partir de ce moment, Cole n'a plus peur et est donc soulagé notre psy a bien bossé. Et c'est alors que Cole lui conseille à son tour pour l'aider dans son problème de couple. Il lui suggère de parler à sa femme lorsque celle-ci dort.

Bruce Willis va donc suivre ce conseil et c'est alors qu'il réalise sa vraie nature. Il est en fait mort depuis l'into du film. Sa femme n'était pas en froid mais juste en deuil.

*mind blown*

Et c'est là qu'on réalise que tout le long du film, Bruce Willis n'a aucune interaction physique ou sociale sauf avec le ptit. Il n'ouvre pas de porte, il ne manipule pas d'objet, personne ne lui parle ou réagit à sa présence.

Ce twist final est super cool mais il est inoubliable. Du coup quand tu revois le film, tu fais gaffe à tous ces détails.

Pfiouu je ne vous ai spoilé que dans les balises prévues pour.

Bon, franchement à l'époque c'était devenu la norme d'aduler le réalisateur pour ce film et c'est vrai qu'il est super chouette. Mais par contre c'est vrai que depuis c'est un peu en dents de scie ce qu'il fait. J'ai pas tout vu mais j'aime bien The Village, j'aime encore plus Split et The Visit. Mais à côté il a fait des films oubliables voir vraiment pas ouf comme After Earth ou le récent Knock at the Cabin. C'est un réalisateur où il faut se méfier contrairement à d'autres où c'est toujours un succès…

Dead Poets Society

Histoire : 🔗

Aux states dans le Vermont, on est dans une prépa bien bourgeoise où les étudiants sont poussés à l'excellence permanente. On suit un ptit groupe de garçons commençant leur année scolaire.

Ils feront notamment la rencontre de leur nouveau prof d'anglais qui tranche vraiment par rapport au reste de l'équipe d'enseignants. Ce dernier s'affranchit des conventions et poussent les élèves à apprendre et ressentir par eux-mêmes plutôt que d'apprendre machinalement des cours sortis de bouquins.

Ressenti : 🔗

Ce film est devenu un classique et je ne l'aime pas vraiment. C'est pas que je ne l'aime pas mais il ne me plaît pas vraiment non plus quoi.

J'ai horreur de l'environnement de ce film. Tous ces gamins issus de "bonnes familles" qui cultivent cet entre-soi et ces valeurs de merdes tout en étant au final pour la plupart des connards sans cœurs et qui surtout ne sont pas prêt à se remettre en question sur quoi que ce soit. Bref, j'aime pas du tous le contexte, ni même une bonne partie des personnages. Mais c'est pas tout.

En gros ronchon, je dois vous avouer que je n'aime ni le théatre ni la poésie. Et c'est malheureusement les deux axes de fuites de nos pauvres étudiants. Et ouai. C'est par la poésie et le théatre que nos étudiants vont tenter de s'extirper un peu de leur environnement. C'est pas de bol pour moi ^__^

Heureusement que l'on a Robin Williams qui est ma bouée de sauvetage. Comme un peu tout le monde, j'aime bien cet acteur et notamment dans ce rôle de prof excentrique à contre-courant de tous les autres. Alors qu'il incarne un personnage qui semble un peu foufou et plus léger que les autres, il s'avère etre le seul à faire preuve de bienveillance, d'écoute et de compréhension. Il ne souhaite pas former de bons ptits soldats qui présentent bien pour honorer la réputation de l'école. Non non, lui est plus à la recherche du bien-être des gamins. Il leur inculque des notions favorisant une bonne hygiène mentale.

Peter Weir a sorti ici son film le plus populaire et le plus reconnu. Mais bon, perso je lui préfère son Truman Show qui me parle bien plus et qui d'ailleurs n'en est pas si éloigné si on cherche un peu. Il n'aura cependu gagné que l'oscar pour meilleur scénario original.

Bref, le film est assez cool mais j'aime pas tant que ça. Le message est cool mais son contexte m'énerve (les écoles privées bien bourgeoises des années 50 ça m'irrite).

On a failli avoir Liam Neeson à la place de Robin Williams. Imaginez un peu la scène, il donne cours et puis d'un coup on lui annonce que l'esprit critique des gamins a été kidnappé par l'équipe de prof. À ce moment, Liam Neeson sort de la classe et part à chasse aux professeurs pour les massacrer les uns après les autres ! Bon je rigole mais une ptite pensée pour ce pauvre acteur qui n'arrive plus à jouer autre chose désormais…

En fait ce qui me dérange c'est que sans surprise à la fin bha … les personnes négatives et en fautes s'en sortent sans même être inquiétées mais que les bonnes personnes soient elles niquées. Ouai c'est ptet ça aussi qui m'irrite dans ce film.

Voilà, un film devenu classique.

The Killer

Histoire : 🔗

On suit un tueur qui restera anonyme, on le voit patienter face un hotel attendant patiemment que sa cible arrive. Il suit sa ptit routine mais on réalise bien que c'est juste de l'attente interminable. Il est seul et on entend ses pensées.

Sa cible arrive enfin et il se prépare, il a pour l'instant 100% de réussite, il est froid implacable méthodique. Il est prêt tout est bien planifié. Au moment où il tire, il rate sa cible et il doit donc prendre la fuite sans seconde chance pour retenter son coup.

Ressenti : 🔗

Haaa un nouveau David Fincher !! Sorti directement sur Netflix ça semble être un film un peu moins ambitieux que ses précédentes productions.

J'ai trouvé le film assez simple. Le scénar n'a pas trop de surprise pour le spectateur et c'est assez dommage. La réalisation est très très propre mais elle non plus n'a pas non plus d'élément qui impressionne de trop. Pas de mouvement de caméra inhabituel, pas d'effet visuel ouf en fait il n'y a au final qu'une seule scène qui m'a vraiment marqué.

Après j'ai quand même beaucoup aimé. Même s'il n'y a pas de twist ou autre, ça reste quand même très agréable à regarder. On suit le tueur constamment et surtout on a ses pensées et ça amène une ptite once de film noir.

Mais c'est pas parcequ'il lorgne sur le film noir sur cet aspect qu'il se jette à fond dans cette direction pour autant. Ce film propose également des scènes d'actions bien pêchue. Il y a notamment un combat en Floride qui m'a soufflé. Le tueur c'est Michael Fassbender donc pas un acteur au physique colossal. Et là il se retrouve à affronter un autre tueur qui lui par contre est vraiment MASSIF. Et ça se bastonne avec une violence sans pareil. Sans dec, cette scène de castagne est ouf. On sent que son adversaire à une force colossale. On ressent l'impact de ses coups, il bouge les meubles, il soulève le protagoniste facilement. J'en ai vu des bastons, mais là, vraiment c'était ouf. Le bruit des meubles qui frottent le sol des pas, des armes qui retentissent, rhooo c'est tellement rare que ce soit aussi bien réussi. Et ça ne tombe pas dans la chorégraphie virevoltante peu crédible, non non, on ressent bien la panique et la réaction des deux participants. Pfiouuu je serai pas contre d'autres scènes de ce genre !

Le personnage se répète (intérieurement) son mantra pour être un bon tueur. C'est assez drôle de voir que l'image qu'il reflête au début est plutôt raccord mais que plus le film avance plus il semble aller en contradiction avec ce message.

Voilà, le film est agréable, bien rythmé mais au final j'en espérais un peu plus de la part de Fincher. J'aurai aimé un scénario plus alambiqué ou bien une mise en scène plus étonnante. Franchement en dehors de la scène précédemment évoquée, je trouve le film un peu trop attendu.

The Great Escape

Histoire : 🔗

On est lors de la seconde Guerre Mondiale, dans un tout nouveau camp de prisonnier tenu par la Luftwaffe. Ce camp a été spécialement conçu pour les détenus peu enclins aux séjours longs, il a donc été pensé pour être bien hermétique avec la crème de la crème pour le personnel.

Une jolie brochette de récidivistes de l'évasion s'y retrouvent. Ils sont principalement anglais avec toute fois quelques américains. Ces derniers souhaitent par-dessus tout s'évader non pas juste pour sortir mais pour être particulièrement chiant vis-à-vis des nazis afin que ces derniers monopolisent une partie de leurs forces à leur détention. Bref, c'est d'une certaine façon une manœuvre stratégique.

Ressenti : 🔗

Allez hop, c'est les soixante ans de ce film, autant se le refaire ! Je me suis donc maté Inside donc j'enchaîne sur un film d'évasion mais dans un contexte bien différent ce coup-ci.

C'est un monument du cinéma avec à l'affiche des très grosses pointures de l'époque dont le très fameux Steve McQueen qui ici endosse le rôle du mec trop cool et désinvolte. On retrouve aussi un Charles Bronson qui s'avère être le creuseur en chef alors qu'il est claustrophobe (et oui). Tout plein de têtes de westerns mais aussi Richard Attenborough qui a dépensé sans compter pour creuser ses trois tunnels en tant que leader du projet.

Le film est excellent. J'aime beaucoup l'ambiance du film. On a beau être en pleine guerre mondiale avec des nazis et tout, il en émane une ambiance assez joueuse. Ça s'amuse à s'organiser dans le dos des geoliers pour leur foutre la nique. Le ton est très agréable en étant léger. Bon la fin l'est un poil moins certe, mais c'est pas un film à l'atmosphère lourde et tristouille. Non c'est assez plein d'espoir.

C'est tiré d'évènements et de personnes réelles. Ça a probablement été un peu enjolivé mais les grandes lignes sont vraies. Le camp a bien existé et a été reconstruit de façon assez fidèle. Le décor est d'ailleurs très crédible.

Vous commencez ptet à me connaître un peu, mais j'ai adoré les magouilles qu'ils font pour trouver le matériel nécessaire. Le bois pour étayer le tunnel, la création d'outil, les pots-de-vin pour les gardes, les diversions pour chourer un truc par-ci par-là… Tout cet aspect du film me plaît énormément.

Pour creuser un tunnel sans se faire repérer il y a deux gros soucis : ne pas faire de bruit et se débarasser de la terre. Le film montre bien comment régler ces deux problèmes. C'est super drôle.

Bon je ne vais pas spoiler le film (mais bon il a soixante ans, au bout d'un moment faudra se résoudre à le regarder) mais bon c'est dans le titre : il y a évasion. La dernière partie du film se passe donc à l'extérieur du camp avec des taulards en cavale. Et bon, bha cette partie me plaît bien moins. Ouai j'y suis bien moins sensible. Le ton du film y est différent, c'est bien moins léger.

Ce film est culte et a la très jolie note de 8.2 sur IMDB. Ça ne me semble absolument pas surnoté. Le film a très bien vieilli et reste très agréable à regarder. Même s'il lorgne vers les trois heures on ne s'y ennuie pas un instant.

spoil sur le bilan final

À la fin 76 prisonniers se font la malle. Une bonne partie a été récupérée et cinquante d'entre eux ont été fusillés sans ménagement. Ces executions seront notamment jugés lors du procès de Nuremberg en tant que crime de guerre. Il n'y aura au final que trois prisonniers qui s'en seront tirés.

Je me répète mais je trouve que le film est plutôt léger. C'est d'autant plus appuyé par sa musique (iconique) qui est elle aussi assez joueuse.

Voilà, j'aime beaucoup et je le recommande.

Inside

Histoire : 🔗

Willem Dafoe s'introduit dans un penthouse richement décoré pour y subtiliser quelques œuvres d'art. Il cherche un tableau en particulier sans succès mais il n'a pas le temps de trop fouiller il n'a que quelques secondes pour pouvoir partir sans emmerdes.

Alors qu'il décide de se barrer, le système domotique s'emballe et déclenche l'alarme et verrouille l'appart. La clim s'emballe, l'eau est coupée, les alarmes retentissent et notre pauvre type est coincé.

Ressenti : 🔗

J'avais lu que c'était pas terrible et qu'il n'y avait qu'une seule idée et que ça n'allait pas plus loin mais j'étais quand même intrigué. J'aime bien cette idée d'une personne contrainte dans un lieu et qui doit s'en démerder. Mais je ne savais pas trop quel axe allait être abordé. Et j'ai été ravi de me rendre compte que c'était l'aspect débrouillardise et survie qui était l'aspect central ! Notre cher Willem Dafoe va devoir se débrouiller pour se nourrir et surtout boire le temps de trouver un moyen de sortir de cette prison grand luxe.

Le penthouse est assez cool et fait un terrain de jeu parfait. Je trouve ça dommage qu'on ait pas plus le droit à une exploration en profondeur du lieu. Ça ne nous est pas montré. Et ça permet de faire trainer un peu l'histoire sinon le film se bouclerait en moins d'une heure. C'est un peu le souci d'un film à fort concept, c'est que l'idée de base est cool mais faut meubler pour la suite. Mais j'ai trouvé que sur ce point le réalisateur s'en sort plutôt bien. Je n'ai pas trouvé qu'il y ait de longueurs. Faut dire que le métrage ne dure qu'une heure quarante-cinq.

Tiens ptit fun fact : ça se passe très probablement à New York vu la gueule des gratte-ciels toussa (ou tout du moins une ville de ce genre) mais le film n'est pas américain. Il est grecquo-germano-belge et ils ont réussi à convaincre Willem Dafoe (qui est americano-italien (just so you know)).

Bon donc, une partie du scénar va consister à trouver de quoi rester en vie, la seconde partie va être la santé mentale de notre pauvre bonhomme et enfin le troisième aspect est la recherche d'une sortie. Et c'est assez marrant de voir que sur ce troisième aspect, la solution envisagée par notre pépère est assez visuellement artistique.

spoil sur le déroulement de l'histoire

Bon, donc notre gars est enfermé sans flotte avec une clim folle qui fluctue de 40° à 10°c. Il trouve un peu de bouffe mais c'est la soif qui lui pose souci.

Il envisage l'eau de l'aquarium mais elle est salée, il y a un ptit bassin dans le salon mais elle est chlorée, il mange les quelques glaçons, il lèche les parois du congèlo qui sont humides à cause de la condensation mais c'est bien léger. Il finit par trouver le système d'arrosage automatique qui lui fonctionne encore. Il place donc des récipients pour faire le plein une fois par jour quand ça se déclenche. Ce problème est désormais résolu.

Pour la bouffe c'est pas la panacée, mais il y a quelques réserves, il bouffe même un poisson de l'aquarium, il laisse tremper les nouilles dans l'eau froide pendant 24h… C'est pas trop trop un problème même si sur le long terme ça ne peut pas tenir.

Ça laisse plus de temps à trouver une sortie. Et bon, il n'a pas trop tenté de briser les vitres immenses du penthouse. On me fera pas croire qu'il n'y avait pas moyen d'en briser une avec les meubles et compagnie… M'enfin.

Non du coup il tente de creuser la porte en bois avant de se rendre compte que ça ne fait que planquer une armature en métal. Du coup, sur les côtés la sortie n'est pas possible donc il s'oriente vers le haut. Dans le salon, il y a au plafond un puit de lumière. Mais le plafond est … désespérément haut. Il s'attèle alors à la création d'un monticule de meuble attaché avec des cordes à base de rideaux.

Son monument de bric et de broc est assez impressionnant et il "fonctionne" : la fenêtre du plafond est à portée de main. Il faut creuser le béton avec les rares "outils" qu'il peut trouver. Ça révèlera de magnifiques écrous qu'il va être compliqué d'ouvrir sans véritable outil. Il va creuser dans un pied de chaise en bois un trou hexagonal pouvant faire l'affaire. Sa clé DIY fonctionne difficilement mais se brise, il va donc devoir réitérer cet exploit pour tout déboulonner.

Au bout de plusieurs jours il parvient à ouvrir et donc à sortir mais le film s'arrête là sans nous en montrer plus.

Je me suis régalé.

Le film ne prétend pas proposer plus que ce qu'il nous offre. C'est intéressant, concis, bien foutu et Willem Dafoe est très bien dans ce rôle.

Mid 90s

Histoire : 🔗

On est au milieu des années 90 à Los Angeles. Stevie entre tout doucement dans l'adolescence et l'ambiance à la maison est loin d'être radieuse : pas de père, son frangin est très agressif envers lui.

Stevie se cherche et découvre une bande de skaters plus âgé qui lui semblent cool. Il veut intégrer cette bande pour avoir de nouveaux amis et aussi se forger une identité d'ado et plus d'enfants.

Ressenti : 🔗

Et bhé j'en attendais rien et j'ai vraiment adoré ! Il émane de ce film une vibe de nostalgie sur ce moment étrange de la jeunesse où tu quittes le monde des enfants et où tu deviens un ado.

Jonah Hill a réalisé ici son tout premier film et c'est juste bon en tout point. L'histoire est simple et efficace, les acteurs sont au poil, les décors, la musique, l'image non franchement c'est une réussite totale. Et j'ai cru comprendre qu'il a le droit à des conseils de la part de Martin Scorcese et Ethan Cohen, ouai pas des rigolos. Franchement est-ce qu'on peut rêver mieux pour des conseils ?

J'ai beaucoup aimé cette recherche de soi de la part de Stevie. La façon qu'il a d'observer et admirer les ados qui ont l'air si cool, qui rigolent entre eux, qui font du skate. Je suis même étonné que ça résonne autant en moi alors que c'est pas du tout le genre d'adolescence que j'ai eu. Mais je comprends à 100% ces sentiments et les motivations de ce ptit bonhomme.

Il veut se décrocher de cette image de mioche, il veut également prendre ses distances avec son grand frêre violent. L'image de bande qui s'éclate et déconnant et en faisant du skate le font rêver et il veut en être mais il ne forcera pas pour autant le destin.

Je trouve que cette ptite bande est particulièrement réaliste. Je me demande même s'il n'y aurait pas une bonne part autobiographique dans le film. Niveau chronologie ça correspond et j'ai cru comprendre que l'évènement final dépeint dans le film est également arrivé à Jonah Hill

Niveau immersion ça marche à fond sans pour autant être dans le cliché criard. Les looks sont typés années 90 mais sans être exagerés, non vraiment le film semble avoir été tourné à l'époque. On est pas dans la parodie outrancière d'une époque révolue, les persos jouent à la snes et la playstation, ils écoutent des ziks de l'époque, ils se filment avec un gros caméscope, ils ont des sweatshirts à la coupe moche. Tout a été finement dosé pour être fidèle je trouve.

J'aurai bien repris une dose d'une heure et demi de plus avec la ptite bande. Savoir ce qu'il advient par la suite.

À la fin, ça se conclue par une vidéo tournée par l'un des personnages. Et là aussi ça fleure bon les années 90 avec du fisheye, du skate, des potes qui s'éclatent.

Pfiouuu c'était cool à souhait.

End of Days

Histoire : 🔗

On est en 1999, à l'aube d'un nouveau millénaire et Satan semble décider à revenir (il était là ?) et pour cela il doit baiser une meuf bien spécifique (hein ?).

Mais Jericho Caine bien que non croyant ne peut se résoudre à laisser une demoiselle en détresse.

Ressenti : 🔗

Bon bha le film date de 1999, il surfe sur les craintes débiles de fin d'année/décennie/siècle/millénaire. On rajoute un soupçon de bullshit religieux et surtout un Arnold Schwarzenegger qui sent la fin de ses heures de gloire.

Je suis fan de l'acteur et de ses films d'action (et même ses comédies je vais pas mentir) et pourtant je n'avais jamais vu çui-là. J'étais passé à côté en l'ayant raté sur canal+ à l'époque et sans avoir vraiment eu l'occasion de le refaire après. Et voilà, cette faute est réparée.

Bha ça va j'ai bien aimé. C'est pas ouf, mais c'est honnête quoi et ça ne prétend pas être plus que ça ne l'est. Ils ont notamment construit la bestiole finale qui a également été faite en CGI pour mixer un peu les deux (plan large en CGI et gros plan en effet pratique). Alors que bon, au final la version pratique n'est quasiment jamais montrée.

Bon, le scénar vole pas bien haut mais on a quelques scènes sympatoches et de belles explosions. Et puis Gabriel Byrne a l'air de s'être amusé. Il y a notamment un de ces coups de poing dans la gueule des plus mémorable !

Et le truc le plus extraordinaire du film c'est que Schwarzy … il meurt ! C'est … heu … la seule fois, de sa carrière que son personnage meurt, non ? Ha non il y a aussi dans Terminator mais bon il est pas humain donc ça compte pas vraiment non plus.

Ils se sont fait plaisir avec les noms des personnages. Jericho Caine, qui s'apelle comme ça dans la vie de tous les jours ? Mais aussi Christine York, c'est pas très subtil de faire incarner la gentille qui doit être séduite par Satan, Christine. Ha et on a aussi Bobby Chicago. Heuuu mais c'est quoi leur délire avec les noms de ville, pourquoi pas Jackie Daytona tant qu'on y est ?!

Le film comporte beaucoup de tête connue comme CCH Pounder récemment croisée dans les Avatar, Kevin Pollak qui pour moi sera toujours Rool dans Willow (désolé pour le reste de ta carrière), Udo Kier que personne ne connait mais que tout le monde reconnait mais aussi Mark Margolis déjà en fauteuil roulant.

Bon c'était un film sympa mais qui ne fera pas pour autant oublier la deuxième moitié des années 90 de la filmo d'Arny. Aller, dans deux semaines il sera oublié.

After Yang

Histoire : 🔗

Dans le futur on a notre petite famille tranquille. Il y a Jake le papa, Kyra la maman, Mika la ptite fille et Yang l'androïde.

Tout semble aller plutôt bien jusqu'au moment où lors de leur concours de danse famillial, le robot tombe en panne.

Jake va donc voir pour le faire réparer car il est un membre à part entière dans cette famille.

Ressenti : 🔗

Hmmm bizarre le film. Il rapelle un peu Her dans son environnement mais aussi dans son ambiance et même jusque dans sa photographie.

C'est un film de 2021 par le réalisateur Kogonada qui livre ici son second film. Je ne le connaissais pas, mais je suis tombé sur ce film en voyant une image avec Colin Farrell avec une jolie moustache et un air tristouille. Il ne m'en fallait pas plus pour me décider (en dehors du fait que c'est un film A24 ^__^ ).

J'ai du mal à savoir vraiment ce que j'en ai pensé globalement. J'ai trouvé la première partie assez cool. Il y a un rythme très posé, on découvre les personnages, la famille et surtout on découvre cet environnement. C'est à mon sens le gros point fort du film cet environnement mais j'en parlerai plus loin.

Par contre la seconde moitié du film c'était… Bha ptet un peu trop lent, ça patauge et c'en est chiant. Je me suis emmerdé mais sans pour autant pouvoir décrocher. Je voulais vraiment savoir le fin mot de l'histoire et j'ai dû prendre sur moi pour avoir la patience d'aller au bout. Et … bha … ok. Non ça ne m'a pas apporté d'épiphanie pour autant. Bref, c'était lent et chiant cette fin.

Bon mais du coup revenons sur le monde que nous fait découvrir le film. Alors ça va spoiler un peu indirectement mais rien de bien méchant.

On est donc dans un futur qui semble assez proche. C'est de la science-fiction assez molle. Si on ne fait pas gaffe on pourrait occulter qu'on est dans un environnement futuriste mais il y a finalement tout un tas de détails.

Déjà il y a des androïdes (ouai bon ce détail se remarque bien je vous l'accorde). Mais en dehors de ça la maison et les différents lieux que l'on côtoit semblent familier. Pas de machines extraordinaires, pas de design tape-à-l'œil. Non c'est une jolie maison comme aujourd'hui à un détail près : il n'y a pas de téléviseur.

À plusieurs reprises les personnages se téléphonent mais jamais on ne voit d'appareils qui servent à le faire. Cependant on les entend parler/discuter naturellement et c'est tout. Pas de débauche d'effets visuels ou autre.

Les personnages se déplacent à travers d'un véhicule. Mais jamais on voit le véhicule, on voit juste les personnages en train de patienter et discuter dedans. Personne ne semble conduire et ça ressemble à un long tunnel avec des lumières. Ça ressemble à d'interminables voyages de nuit en bagnoles sauf que là, les parents patientent également. Il y a une grosse vibe mélancolique d'ailleurs dans ces passages.

Même les vêtements et les meubles des personnages reflêtent ce monde futuriste. Ici, pas une once de plastique ou synthétique. Tout semble en tissus en bois, en matière naturelle. Ça semble authentique et c'est une vision du futur assez agréable.

Par contre concernant les familles et notamment les enfants c'est plus étrange. La fille Mika est adoptée, les filles du voisin sont des clones, les familles recourrent à des androïdes… On n'a aucune explication, mais on sent qu'il y a anguille sous roche.

spoil concernant la fin

Bon, donc Yang est cassé et le réparateur non officiel y trouve un logiciel espion et il ne sait pas trop quoi en faire. Il redirige Jake vers un de ses contacts qui serait plus à même de s'en démerder.

Le contact en question n'est pas à l'endroit prévu mais dans ce musée des technosapiens il rencontre une personne qui semble à même de l'aider. Elle lui fourni de quoi visualiser les souvenirs de Yang.

Avec cela, Jake découvre que son androïde a eu plusieurs vies avant leur famille et qu'il s'agit d'un modèle très particulier introuvable ailleurs. Il s'avère qu'il aurait la capacité d'éprouver des émotions qui semblent réelles. Il serait même tombé amoureux d'une humaine.

La conservatrice du musée souhaite récupérer l'androïde pour l'étudier et l'exposer lui et ses souvenirs. Jake préfère y réflêchir avant de donner sa réponse.

(et c'est là que le film patauge pendant 30 minutes)

Après moults discussions et réflexions les parents décident de laisser l'androïde afin que le musée l'étudie mais sans autoriser son exposition.

Visuellement le film est très très beau. Non vraiment, le seul reproche que j'ai à lui faire c'est que c'est lent à souhait. C'est dommage parcequ'en plus le générique du début est assez énergique avec une scène de danse de famille très cool. Mais après ça, tout le film est lent.

C'est globalement la déprime. Les relations ne sont pas chaleureuses, les personnages sont vraiment froids entre eux. Le père est à deux doigts de se tirer une balle, la mère un peu moins mais ne respire pas non plus la joie de vivre. C'est un parti pris que j'ai du mal à comprendre, je ne vois rien qui le justifie vraiment.

C'est quand même l'occasion de quelques réflexions vis-à-vis des robots. Mais bon ça a déjà été abordé ailleurs donc bon.

Bref, j'ai bien aimé mais c'était trop long et c'est chiant vers la fin.

Double Indemnity

Histoire : 🔗

Walter Neff arrive difficilement au bureau en titubant. Il sort ses rouleaux de cires et commence à enregistrer sa confession.

Il explique comment il a buté un homme dans l'espoir de choper du pognon et une femme. Il explique surtout pourquoi et comment ça a échoué.

Ressenti : 🔗

Allez hop, un autre classique de Billy Wilder (comment j'ai pu passer à côté de ce réalisateur, il a cumulé les succès dans les années 40/50 !). C'est donc un noir & blanc sous forme de flashback où l'on apprend la fin dès le début. Il ne nous reste plus qu'à découvrir les évènements petit à petit.

Le film a particulièrement bien vieilli. Le rythme est bon, l'intrigue marche super bien, le format est toujours d'actualité, l'image est belle. Non vraiment très très cool.

J'aime beaucoup ce format avec le personnage qui raconte, puis le flashback plante le contexte. On a régulièrement des retours sur notre bonhomme racontant le truc. On a l'élaboration du plan, sa mise en execution, la réaction et adaptation aux conséquences puis le dénouement avant de retourner une ultime fois sur notre narrateur.

histoire

Bon donc Walter est vendeur d'assurance, il se rend chez les Dietrichson pour vendre une assurance au mari, mais il tombe sur la femme Phyllis. Celle-ci sort de la douche en étant en serviette et leurs dialogues sont pleins de sous-entendu. Notre Walter charmé entame la discussion et il apprend que le couple n'est pas au beau fixe. Et pire que ça, elle semble vouloir souscrire un contrat d'assurance vie sur la tête de son mari sans que ce dernier le sâche.

Pas dupe, Walter refuse. Il est intègre et ne souhaite pas être complice d'un meurtre et ne souhaite pas arnaquer son employeur non plus et donc se barre.

Mais l'idée commence quand même à le tarauder. Après tout, qui est le mieux placé pour arnaquer une assurance qu'un assureur ? Et à ce moment-là, la belle Phyllis est là, à sa porte en train de sonner. Elle explique qu'elle ne supporte plus son mari qui boit, n'a plus vraiment de thunes, et qu'il est violent. C'en est trop, il décide de passer à l'acte.

Le plan et son execution :

Il faut faire signer au mari une nouvelle assurance sans qu'il ne s'en rende compte. Pour cela il va profiter d'un renouvellement d'une autre assurance qu'ils ont pour lui faire signer discrètement ce deuxième contrat. Celui-ci aura une clause de double indémnité permettant de toucher le double du pognon si jamais il meurt dans un train. Elle se débrouille donc pour que son mari se rende quelque part en train. Ils tuent le mari lorsqu'ils se rendent à la gare, Walter se fait passer pour le mari afin d'être vu par de nombreux témoins. Une fois dans le train, il se rend sur la plateforme à l'arrière et lorsque personne ne regarde, se jette par-dessus bord pour simuler un accident.

Une fois à terre, la femme rejoin l'assureur en bagnole avec le cadavre. Ils placent ce dernier sur les rails et hop.

Tout semble marcher. Les policiers n'y voient rien à redire. Par contre les assureurs sont persuadés qu'il y a anguille sous roche et assureurs oblige, ils ne veulent pas cracher le pognon et font une enquête de leur côté.

Ils ne trouvent pas de faille au début. Mais finalement à y regarder de plus près, ils découvrent que Phyllis s'est retrouvé à ce cher Dietrichson alors qu'elle était l'infirmère de son ex-femme. Et, bon bha ce Dietrichson est quand même un gars qui bosse dans le pétrole, il brasse quand même du pognon… Se débarasser de l'ex-femme pour devenir la nouvelle femme ce serait pas déconnant.

Bref, l'assurance a commencé à amasser des preuves accablantes envers la femme de la victime. Ils souhaitent donc ne pas donner le pognon et attendre qu'elle porte plainte pour sortir tout cela en justice. Walter contacte Phyllis pour la dissuader de porter plainte.

On apprend également que la belle fille de Phyllis fricottait avec un certain Nino Zacchetti mais que leur amourette s'est arrêtée. Jusque-là rien d'anormal, mais que le Nino a depuis été vu tous les jours à la maison des Dietrichson. Quand notre cher Walter découvre cela par son ami l'enquêteur/assureur, il commence à réaliser qu'il s'est fait berner.

Bref, il a compris qu'il est le dindon de la farce, elle n'est pas amoureuse de lui mais que c'est le jeune Nino qui a gagné le cœur de Phyllis. Il se rend donc chez la manipulatrice où ils discutent mais cette dernière sentant le vent venir a préparé un flingue. Alors que la discussion s'envenime, elle tire sur notre dindon et c'est à ce moment-là qu'elle réalise qu'elle éprouve des sentiments envers lui. Elle ne peut se résoudre à l'achever, lui cependant est désormais bien moins compréhensif et lui colle deux bastos dans le bide.

Bref, il se barre pour retourner à l'assurance où il nous raconte ces évènements. Sur ces entrefaits, l'enquêteur qui a découvert le pot aux roses arrive. Il veut lui appeler un docteur vu qu'il perd du sang mais dans le but de quand même l'envoyer en prison.

Walter tente de partir mais trop affaibli s'écroule au bout de dix mètres.

Mais quelle histoire ma parole ! Ces retournements de situations, ça twist, c'est fourbe, tel est pris qui croyait prendre. Les acteurs sont trop cools en plus. Le Fred MacMurray qui nous joue les mecs qui gère mais qui se fait niquer en beauté c'est royal. Et la Barbara Stanwick qui au final a magnifiquement roulé tout son ptit monde pour malheureusement échouer à pas grand-chose à la fin…

C'est un plaisir sur toute la ligne.

Heaven & Earth

Histoire : 🔗

Le ly est une Vietnamienne vivant dans un ptit village loin de tout. Ils ont été constamment pris dans de multiples guerres depuis des années et ça semble ne jamais en finir.

La vie n'y est donc pas si paisible vu que la guerre s'y intensifie. Ses deux frangins se font recruter pour les vietcongs.

Elle est soupçonnée de pactiser avec le gouvernement puis l'inverse. Bref, tout tourne mal dans des conditions atroces et elle décide de fuire avec sa sœur vers la capitale pour refaire sa vie.

Ressenti : 🔗

Troisième entrée dans la trilogie vietnamienne d'Oliver Stone. On aborde encore une fois cette guerre mais sous un autre prisme. Celui-là est centré sur Le ly une Vietnamienne et on s'éloigne donc un peu du point de vue usien. Tout du moins au début.

J'ai l'impression que c'est un peu le vilain petit canard de la trilogie çui-là. C'est tiré d'un bouquin écrit par Le Ly Hayslip racontant sa vie, donc ça en fait un biopic. La première partie décrit donc la vie pour le moins compliquée de la pauvre femme sur qui il tombe des tombereaux de merdes constamment. Mais la seconde partie c'est l'arrivée de Tommy Lee Jones le gentil soldat américain qui se démarque du lot. Il ne pense pas qu'à niquer, il est pas là pour jouer les brutasses, non il est juste gentil en tout point. Je ne vous cache pas que je trouve ça assez gênant cette romance.

L'acteur a 48 ans et Hiep Thi Le (la pauvre n'a même pas de page wikipedia en français, je vais voir pour en faire une ébauche !) elle n'en a que 22 et la différence est vraiment flagrante. Ça devient franchement de plus en plus gênant de montrer ce genre de relations et de dépeindre ça comme normal. Mais bref, lui est éperduement amoureux d'elle alors qu'ils ne se sont pas encore parlés 🤷. Il ne sait rien d'elle, ils parlent difficilement la même langue mais il est déjà à vouloir la marier. Elle, il lui faudra attendre la fin de la soirée pour que ce soit réciproque 🤷‍♀️.

Non vraiment, j'ai du mal à croire à la sincérité de cette romance. Lui, arrive en sauveur avec du pognon et un moyen de s'enfuir du pays pour elle. Elle, bha … elle est belle et voilà. Il y a une dissymétrie évidente dans leur relation.

Le dernier tier du film est focalisé leur relation avec notamment leur arrivée aux USA. L'acclimatation culturelle (rien que le look) est une des thèmes principaux. C'est assez sympa mais ça se fait éclipser sur la relation toxique des deux.

Bref, le film a des idées sympatoches mais c'est vrai que ça accroche moins que les deux précédents. Ça prend moins aux tripes alors que bon la première partie est pas vraiment plus légère. C'est plus insidieux mais du coup moins marquant.

Bon pas de bol en plus pour moi. La version sur laquelle je suis tombé était en qualité pas top du coup les images étaient moches. Et bon, bha on a beau dire ce qu'on veut mais dans mon cas ça influence ma perception du film. Il y a parfois de somptueux paysages mais ça se transforme en foire au pixel et ça ruine un peu le truc.

Bref, le film est sympatique mais la relation vu gentil blanc qui vient sauver la pauvre femme asiatique je trouve ça pas ouf. Même si plus tard, ce mythe s'éfrite, ça passe pas.

Ha tiens en passant, sur wikipedia dans l'infobox de droite ils mettent toutes les infos intéressantes et notamment dans les "acteurs principaux", ils foutent Hiep Thi Le en dernier alors que c'est celle que l'on voit le plus dans le film du début à la fin. Tommy Lee Jones n'arrive qu'au bout d'une bonne heure, c'est un peu du foutage de gueule. Ha et d'ailleurs la pauvre n'a pas de page française, je vais commencer une ébauche à partir de la page anglaise.

Hacksaw Ridge

Histoire : 🔗

Durant la seconde guerre mondiale, Desmond Doss est un jeune américain souhaitant servir son pays. Mais suite à une expérience traumatique dans sa jeunesse et ayant grandi dans une famille bien trop pieuse, il ne souhaite tuer personne et ne pas même porter d'arme.

Forcément, c'est assez compliqué de rejoindre l'armée pour aller au front sans porter d'arme ce qui lui causera bien des soucis.

Ressenti : 🔗

Ha bha quand j'ai évoqué Saving Private Ryan il y a quelques jours, on m'a soufflé de voir ce film. Soit-disant qu'il parviendrait égaler voir surpasser l'intensité de la scène du débarquement. Et comme en plus ce film est dans le top250, c'est parti !

Bon, bha c'est indéniablement un film de Mel Gibson, on y retrouve donc de la tripaille, de la violence et de la religion. Et franchement la tripaille ça ne me gêne absolument pas mais la religion . . . ça me heurte. Mais bon, là on est au final sur un biopic qui se veut réaliste (si vous voyez ce que je veux dire).

C'est donc l'histoire de Desmond Doss un objecteur de conscience qui s'est rendu célèbre pour les évènements ayant eu lieu lors des évènements montré dans le film. Les cinq dernières minutes ne sont d'ailleurs plus la fiction mais les vraies personnes décrites dans le film témoignant. Ça renforce la crédibilité du film. Faut dire que ça parait assez extraordinaire.

La première moitié du film se passe au pays. On voit un peu la jeunesse, pour planter le décor et que l'on puisse comprendre les motivations de notre ptit gars. On a ensuite les classes avec un schéma assez habituel. Vince Vaughn joue les soldats instructeurs mais ça sonne tellement faux. Je vois cet acteur tellement comme un looser (ouai je l'aime pas je saurai pas l'expliquer) que j'arrive pas à passer outre.

Tiens d'ailleurs pour compléter le casting on a donc surtout Andrew Garfield qui incarne le rôle principal. Pareil, j'ai un peu de mal avec cet acteur qui semble toujours un peu hors du film presque spectateur mais là pour une fois il s'en sort à peu près. Et pour compléter le trio on a un Sam Worthington que je trouve nullos comme acteur. Allez par chance on a Hugo Weaving qui vient relever le niveau en jouant un père tourmenté alcoolique violent. Et côté féminin on a le droit à Teresa Palmer qui bha pas de bol ne sera là que pour ajouter un poil de romance mais sans plus. Après tout c'est pas vraiment dans les films de guerre qu'il y a des rôles féminins à profusion…

Bon, donc je disais qu'on a donc un flashback sur la jeunesse, puis les classes. Mais avant d'enchaîner sur les affrontements, on a une partie très intéressante du film. Bon c'est un mini-spoil mais bon pas tant que ça : vu que notre gugusse ne veut pas toucher d'arme il est mal vu. Certains considèrent qu'il désobéit à des ordres et se voit donc juger pour cela. Je ne m'attendais pas du tout à cet arc dans l'histoire. C'était très cool.

Bref, vient ensuite la seconde partie du film. La Guerre ! Et bha … ouai c'est vrai, Mel Gibson a frappé vraiment fort là. Wow. C'est quelque chose. La violence du truc est folle.

On a donc nos soldats usiens qui tentent de s'installer sur l'archipel d'Okinawa. Pour cela, ils doivent escalader une falaise bien massive pour ensuite arriver sur un champ de bataille ravagé. Ça pilonne, ça massacre, ça tire sur les blessés, ça charcute dans tous les sens, c'est vraiment très impressionant. Le film est gore, les démembrements sont légions et j'aime le fait que le réalisateur nous épargne pas. On est sur un conflit particulièrement dégueulasse et ce n'est pas éludé.

spoil sur la fin

Bon, cette bataille est un bourbier pas possible. Ce n'est pas la première tentative américaine à cet endroit. Ils parviennent à avancer puis se font repousser avec des pertes immenses à chaque fois. Les japonais semblent en surnombre.

Alors qu'ils sont mis en déroute, les américains ordonnent à leurs navires de guerre de tirer directement sur le front alors même qu'ils ont encore des soldats à cet endroit-là. Les pertes sont immenses mais la contre-offensive japonaise est stoppée. Les usiens redescendent de la falaise mais Desmond est resté seul en haut.

Il profite du chaos général pour récupérer les blessés et les faire redescendre avec une corde de la falaise. Il fait ça pendant toute la nuit en risquant sa vie et jsqu'à l'épuisement. Il soigne même légèrement des soldats japonais et en fait descendre deux (qui se feront abattre par ses collègues très probablement). Au final il aura extrait 75 de ses comparses.

Le lendemain, bien que ce soit un samedi et que pour lui c'est sabbat et qu'il ne souhaite pas travailler ce jour, il est convaincu par son supérieur de participer à un second assaut. Alors qu'il avait été moqué et violenté par tous ses comparses lors des classes, en une nuit il est devenu leur héro au point qu'ils n'acceptaient de retourner au combat que s'il était là.

Cette deuxième journée est au moins aussi chaotique. Des soldats japonais font mine de se rendre mais en profite pour un dernier assaut suicide en dégoupillant des grenades. Desmond est blessé alors qu'il s'est jeté pour protéger ses compagnons. Il est extrait par ses potes.

Les derniers japonais capitulent, la bataille est gagnée. Fin du film.

Bha c'était vraiment très cool mais sans surprise un peu trop porté sur l'aspect religieux du truc.

J'aime pas le cast mais bon c'est comme ça.

Voilà, c'était très cool. Effectivement il n'a rien à envier à Saving Private Ryan pour sa dépiction de la guerre.

Ha tiens au fait "Hacksaw Ridge" c'est la falaise Hacksaw qui est le lieu de la bataille.

Born on the Fourth of July

Histoire : 🔗

Ron décide de s'engager comme marines pour partir au Viêt Nam alors qu'aucun de ses amis de lycée ne semble vouloir le suivre. Il part au front et participe aux atrocités de la guerre dont un massacre de civils avec des enfants.

Mais alors qu'ils sont en train de prendre la fuite pour éviter un assaut frontal, il se réfugie derrière une dune. Alors qu'il contre-attaque, un homme surgit de derrière la dune à contre-jour et Ron le dézingue dans la panique.

Il réalise quelques secondes plus tard que c'était un allié.

Ressenti : 🔗

Allez après Platoon hier, je me tape le deuxième film de la trilogie du Viêt Nam de Oliver Stone. Les films ne se suivent pas, n'ont pas les mêmes personnages (même si certains acteurs sont récurrents mais sur d'autres rôle).

Alors que le premier était vraiment centré en très grande partie sur les affrontements, ici cette partie est bien plus courte. La majorité de l'intrigue se déroule après les combats quand Tom Cruise quitte les combats et tente de se rétablir à l'hôpital et enfin quand il est de retur à la maison.

Il s'agit d'un biopic sur Ron Kovic (tiens d'ailleurs c'est rare les biopics sur les personnes encore en vie maintenant que j'y pense). On découvre comment un bon ptit ricain bien patriote tout fier d'aller défendre sa nation contre la menace communiste est devenu un militant anti-guerre. Un retournement de veste total.

Platoon montrait comment les soldats s'étaient comportés comme des merdes au Viêt Nam (enfin bon c'est comme ça dans toutes les guerres, faut pas se voiler la face). Celui-là est plus une critique directe du gouvernement qui ne traite pas ses vétérans comme il faut avec des hôpitaux calamiteux et ensuite son obstination au conflit pour des raisons ridicules et la répression envers son peuple à cet égard. Bref, une situation qui ressemble beaucoup à ce qu'on reproche à la France de 2023…

J'avais une image complètement érronée de ce film. En fait je n'en avais vu que l'affiche et ça me rebutait complètement. Je pensais voir un film sur un gentil ptit soldat mais je ne savais pas que c'était d'Oliver Stone. Le réalisateur a été très marqué par la guerre et fait cette série de film pour témoigner de la merde que c'est. Le pauvre Tom Cruise tout pimpant se retrouve en fauteuil roulant et voit une bonne partie de ses idées et idéaux voler en éclat.

Bon par contre on peut noter l'absence d'effort dans le casting, Tom Cruise est né de 3 Juillet non le 4… Je connais des acteurs qui auraient fait l'effort d'être raccord avec leur personnage.

J'ai été emmerdé pour les métadonnées de ce film. J'ai pas su qui mettre d'autre dans la liste d'acteurs. Il y en a tout plein dans le film mais au final tous les autres n'ont que de courtes apparitions du coup je ne voyais pas trop l'intéret de le faire. Willem Dafoe qui est généralement cité comme le second n'est ici présent qu'au bout d'un long moment et disparait au bout de dix minutes.

Tiens je vois sur wikipedia que le studio a été étrangement généreux. Le film n'avait le droit qu'à un petit budget. Ils l'ont dépassé mais le studio a demandé des reshoots pour que certaines scènes soient plus impressionnantes notamment la manif qui n'avait initialement que 600 figurants pour qu'elle soit retournée avec 6000 figurants. C'est assez rare ce genre d'histoire, non ?

Bon, si vous vous demandiez quels sont les looks que l'on peut ou ne pas mettre sur Tom Cruise ce film est parfait. On a le droit à de la moustache, des cheveux longs, un début de bouc, du court, du négligé, du rasé de prêt, on a un peu tous les looks possibles quoi.

Bon bha il me reste à me faire Heaven and Earth pour achever cette trilogie. Je sais pas vous, mais ça me donne pas envie de faire la guerre tout cela.

Platoon

Histoire : 🔗

Chris est un bleu qui arrive au Viet Nam. Il va rencontrer son bataillon avec notamment têtes fortes.

D'un côté il y a Elias le bon gars qui ne se fait plus d'illusion et de l'autre Barnes la brute à deux doigts d'exploser.

Ressenti : 🔗

Un grand film de guerre et probablement l'un des plus dur concernant la guerre du Viet Nam. C'est probablement le film de guerre que j'ai vu qui prend le plus aux tripes surtout pour cette époque précisément. Certe Saving private Ryan est très très fort et notamment son débarquement est d'une intensité rare mais là c'est plus sale et ignoble. Bon après c'est pas un genre que j'ai trop poncé le film de guerre donc il y a probablement des films moins mainstreams qui sont allés plus loin.

Il y a bien entendu des affrontements assez traditionnels entre les deux camps. Avec des attaques de nuit, des pièges, des embuscades, des bombardements tout cela. Mais on y aborde aussi les à-côtés.

On voit comment les soldats passent leurs temps sur leurs temps annexes. Les tâches de merdes qui incombent aux nouveaux, les passe-temps récréatifs à base de fumette/musique/carte et où on sent que les gars sont pas encore 100% traumatisés mais qu'ils sont déjà bien amochés psychologiquement. Tous ces passages sont excellents.

Faut dire que Oliver Stone (le réalisateur) ayant été sur le front ça semble vraiment réaliste dans l'ambiance qu'il y a règne. Les dialogues débordant de testostérone de peur et de PTSD sont interprêté par un cast grand luxe. On retrouve donc Charlie Sheen dans un rôle sérieux où il commence en jeune recrue candide et où il finit en vétéran ravagé. À côté on retrouve Tom Berenger et Willem Dafoe avec des rôles inversés par rapport à ce qu'ils jouent habituellement (un rôle de bad guy et non l'inverse et vice versa). Mais dans les troufions on retrouve également des têtes connues désormais avec notamment Tony Todd (le candyman dans son premier rôle), Johnny Depp (dans son troisième film), Kevin Dillon (qui a toujours un air assez proche à Ethan Hawk je trouve) ou bien Forest Whitaker.

Mais surtout le film montre également comment les Américains se comportaient face aux civils locaux. Et là c'est clairement pas joli à voir et c'est justement là où le film est très fort. Ces scènes sont horribles au possible et sont visiblement tirés de divers faits ayant réellement eu lieu.

Ça a été tourné aux Philippines (à peu près au moment de la révolution de 1986 d'ailleurs) et on a donc une jungle dense pleine de bestioles (d'ailleurs quasi-exclusivement sur Charlie Sheen, le pauvre), de la pluie constante, de la bouillasse. L'environnement qui pourrait ressemble à un endroit parfait pour des ptites vacances pépouze est dans ce contexte particulièrement éprouvant et menaçant. Ça rend particulièrement bien.

Le tournage a été visiblement difficile. Oliver Stone a voulu en faire baver à son équipe pour que ça ait l'air plus authentique. Avant le tournage ils se sont bouffé deux semaines de stage intensif de combat en jungle. Le but était de les crever, réduire drastiquement leur sommeil pour qu'ils soient à point pour le tournage. Et ce dernier a commencé tout juste le stage terminé. Le réalisateur était à deux doigts de crise de PTSD (il en aurait d'ailleurs fait quelques-une).

Un ptit "fun fact" c'est qu'Oliver Stone aurait aimé que Jim Morrison ait le rôle principal du film. Il lui a envoyé le script. Le chanteur des Doors a d'ailleurs été retrouvé mort à Paris avec le script du film en 1971. Le film sera fait bien plus tard et d'ailleurs Oliver Stone réalisera le biopic des Doors en 1993.

Bref, ce film est une tuerie (😉). Les rares fois où il y a de la musique c'est le tragique Adagio for Strings qui accompagne parfaitement le mood de ce film.

Voilà, c'est LE film sur la guerre du Viêt Nam à mon sens.

Ha au fait un "platoon" ça veut juste dire "peloton" (ouai j'avais pas fait le rapprochement).

Récap 51 : Octobre 2023

Voilà on a changé d'heure, il fait nuit tôt, la météo est toujours aussi sèche avec seulement 35mm de pluie pour un mois d'octobre… Quelques congés pour cette fin d'année, ça fait du bien !

Blog 🔗

En bref ce mois-ci : 2 articles, 12 commentaires, 22 visionnages, 539550 requêtes, 57643 visiteurs uniques pour 10.16 Go de trafic.

Films 🔗

Une bonne razzia de film ce mois-ci : 22, probablement mon record ! Et en plus pas mal du top250 IMDB avec de très bonnes découvertes.

D'ailleurs ce mois-ci mon préferré c'est … 🥁 … non je fais pas monter le suspens, je réflêchis. Cette phrase ne me laisse pas suffisamment de temps pour penser. Mais s'il ne devait en rester qu'un. Hmmmm

Witness For The Prosecution ? Ouai ça pourrait bien être çui-là. Mais je mets quand même une option sur Infinity Pool.

Séries 🔗

The Fall of House Usher est la dernière série de Mike Flanagan qui sort comme par hasard au mois d'Octobre ! Hop, encore une franche réussite pour ce gars qui nous a déjà bien régalé.

Sans trop de surprise on retrouve son cast favoris avec comme petit nouveau Mark Hamill qui est vraiment cool.

C'est à la base une nouvelle d'Edgar Allan Poe qui a déjà eu de très nombreuses adaptations au fil des années. Ici c'est donc une série en 9 épisodes de chez Netflix.

On y voit une famille milliardaires dont le père et sa sœur ont monté un empire pharmaceutique florissant mais à l'éthique assez faiblarde. Un procès menace de les mettre à terre et ils apprennent que le procureur annonce avoir un témoin parmi les enfants qui auraient des preuves contre eux. Le père promet une récompense à celui qui trouvera l'informateur.

La série est un enchaînement de flashbacks racontés par le père quelques semaines après les évènements principaux. On découvre donc par bribe ce qu'il s'est passé et comment ils en sont arrivés là.

J'ai vraiment beaucoup aimé. C'est une occase parfaite pour tenter d'élucider le mystère. Les hypothèses sont légions et j'avais tapé pile dans la cible !!

Vraiment une excellente histoire, une mise en scène très classe, un montage au point, des acteurs au poil. C'est un régal, après un Midnight Mass un peu moins sympa il s'est très bien remis en selle !

Foundation s2 🔗

J'avais vraiment beaucoup aimé la première saison de la série sur l'œuvre d'Isaac Asimov. Et là, bha j'ai aussi beaucoup aimé cette seconde saison. Sans dec j'y retrouve une vibe Games of Thrones avec ces coups bas et ces jeux de séductions tentatives de prise de contrôle.

Et puis putain qu'est-ce que c'est joli ! Franchement cette série éclate la gueule a bon nombre de films sur l'aspect visuel ! Les décors naturels, les décors spaciæux (huhu) les lumières, les effets spéciaux. C'est franchement ahurissant.

Je me suis enquillé la saison en deux jours et maintenant c'est la tristesse de devoir attendre 1 (deux ?) an pour la suite.

Jeux 🔗

Kingdom Eighties : Summer of Greed 🔗

Les devs de ce jeu ont décliné leur formule dans un nouvel environnement très à la mode. Cet opus n'ajoute rien à la formule.

Vous avez donc votre personnage, vous ramassez quelques pièces, vous vous promenez horizontalement pour distribuer votre monnaie pour faire évoluer différents éléments de votre base. Mais c'est pas non plus un city builder, c'est très lite.

C'est un jeu assez reposant mais qui s'essoufle assez vite mais le jeu est assez court avec 4 niveaux. Il y a bien un mode endless par la suite mais je ne m'y attarderai pas trop dessus.

Bref, pour 7 balles ça passe très bien.

Minecraft 🔗

Ouai je joue pas mal à Minecraft ces derniers temps. J'ai un ptit serveur perso qui tourne maintenant depuis quelques années. On y a deux zones, une en mode survie où l'on joue de manière legit et une autre zone en creative où l'on se fait plaisir à construire des choses un peu fofolles.

Depuis quelques mois maintenant on a ajouté des mods ce qui permet de rajouter du contenu et donc de maintenir un peu l'intéret pour le jeu. Ces derniers temps on est en train de bâtir une ville un peu moderne avec des ptits immeubles de deux/trois niveaux. C'est très très cool.

Malignant

Histoire : 🔗

Madison rentre plus tôt du boulot, elle est enceinte et ne se sent pas trop en forme. Son mec lui intime d'arrêter de bosser et commence même à la violenter au point de la pousser contre le mur. Sonnée, elle se rend compte qu'elle saigne du crâne et s'enferme dans sa chambre.

En pleine nuit, elle entend du bruit en bas, elle descend voir et tombe sur le cadavre de son mec. Elle se fait attaquer par le même assaillant et se réfugie dans la salle de bain. Elle perd connaissance en se prenant un gros coup de porte.

Elle se réveille à l'hosto avec sa sœur à ses côtés et des flics qui veulent élucider le mystère.

Ressenti : 🔗

James Wan est un réalisateur qui a sorti des bons films mais qui a aussi sorti des daubes. Je suis pas trop fan mais le premier Saw était vraiment original et très divertissant. Il a également fait The Conjuring qui est l'un de mes films d'horreur favoris. Bon les suites sont par contre dispensables mais le premier avait vraiment une vibe que j'apprécie vraiment à chaque visionnage. Mais bon voilà ses autres films sont pas ouf et j'ai pas encore vu ce qu'il a commis pour DC (et je m'en passerai volontier).

Bref, c'est un gars qui a prouvé qu'il était capable de faire de bons trucs même s'il ne réussit pas à tous les coups. Et en 2021 il a pondu Malignant que j'avais pas remarqué. Et bon, on est le 31 Octobre, donc fallait marquer le coup et donner une chance à ce film.

On a donc un film qui dès le début semble sortir le grand jeu. Ça commence direct par un prologue qui semble assez généreux. Le film se prend pas trop au sérieux, ça va être violent et poindre vers des touches d'humour noir je sens.

Le générique démarre, la musique semble tirée de l'OST de DOOM 2016 avec ses synthés, sa disto et sa saturation à mort. Ha ouai, ça va être fun. On s'éloigne du film d'horreur qui joue sur son ambiance pesante, ça va charcuter sévère et malmener des acteurs avec une OST énergique !

Et là, tout retombe. Après le prologue dans un hôpital bizarre, on est maintenant dans une baraque à l'américaine dans une banlieue à l'américaine. Rhooo c'est dommage. On retombe dans une routine usuelle et morne. C'est dommage.

Je m'étais hype par le prologue et le générique et là c'est la redescente quoi. Mais bon, on a donc des apparitions, des meurtres quand même assez violents, des visions. Alors je vais pas non plus cracher dans la soupe. Niveau mise en scène il y au moins deux éclats de génie.

Au début du film, on a donc la cocotte qui est seule dans sa baraque. Bon comme d'hab aux USA, ils ont pas de volets (je commence à croire que c'est le lobby des films d'horreur d'Hollywood qui milite pour leur interdiction afin d'avoir toujours des occases facile pour leurs scénars) et elle flipe sévère (à juste titre). Elle court donc dans sa baraque en passant de pièce en pièce. Ils ont eu l'audace de foutre une caméra zénithale (au-dessus du personnage filmant vers le sol (à travers le plafond)) qui suit les déplacements. C'est trop trop cool. C'est un simil-plan-séquence particulièrement réussi. Ça colle à une esthétique assez jeu-vidéo et on a vraiment la sensation de parcourir la baraque. Vraiment c'est la pépite de ce film.

Le second éclat de génie est très proche de la fin. Une baston en plan-séquence qui je pense a été filmée avec une caméra à 360° accroché à un personnage. Il y a un peu de fisheye et ça gesticule dans tous les sens. C'est très cool.

Bon l'histoire en elle-même est peu convaincante. En fait le truc c'est qu'il y a souvent des pertes de rythme. Entre les scènes où l'histoire progresse, on a les scènes d'ambiance, de trouille mais … bha elles apportent rien de nouveau et bha ça ne marche vraiment pas sur moi du coup j'ai tendance à m'y faire chier. Du coup ces scènes plus posées sont limites chiantes puisqu'il n'y a plus d'action et le scénar n'y progresse pas non plus. Il n'y a qu'une fois où deux où l'histoire a progressé dans ces scènes.

Suite de l'histoire spoil included

Bref, en gros, il y a une sorte d'entité qui s'en est pris au mari de Maddison. Il l'a ensuite violenté mais sans plus.

De retour chez elle, quand elle est seule la nuit, elle a une sorte de vision où elle voit l'espèce d'entité s'attaquer à une autre personne. Quelques jours plus tard une autre vision avec une fois encore une attaque de l'entité sur une troisième personne. Elle raconte ça au flic et ça leur permet de trouver cette troisième victime qui n'avait pas encore été signalée.

Les flics sont circonspects mais manifestement elle avait raison. Ils la ramènent et là, une personne tombe du plafond. Les flics concluent que c'est tout bonnement elle le tueur et l'emprisonnent. La personne du plafond est en fait la mère biologique de Madison parceque cette dernière a été adoptée en famille d'accueil mais elle n'a aucun souvenir d'avant l'adoption.

Dans sa cellule, elle commence à se faire harceler et même tabasser par les autres meufs. Elle pète un plomb et s'arrache la peau de l'arrière laissant apparaître une sorte de bouche et un œil. Elle est en fait l'entité, enfin plus précisément l'entité semble coller dans son crâne. Après sa ptite démo de scalp en live, elle massacre toutes ses colocataires et parvient à s'enfuir dans le commissariat où elle continue sa purge.

Pendant ce temps la sœure adoptive est partie fouiner dans l'hôpital s'étant occupé de Madison et trouve dans les archives une VHS et des documents expliquant son passé tragique (vous n'en reviendrez pas !). Madison se nomme Emily et avait un frêre jumeau Gabriel dont elle a absorbé plus ou moins le fœtus. Ils sont nés plus ou moins siamois : elle normale et lui collé dans son dos avec juste deux ptits bras malingres et un simili-visage grossier collé à l'arrière du crâne de sa sœur.

Après quelques expériences les médics ont décidé de couper les bras et de foutre les morceaux de visages en trop DANS le crâne de Madison. 🤷‍♂️ Les deux cerveaux sont très liés ce qui explique qu'ils n'ont pas tout virés et également pourquoi Gabriel parvient désormais à manipuler le corps et les pensées de sa sœur.

Bon je vous épargne la résolution parceque … bha on s'en fout. Mais en gros, maintenant qu'elle est au courant, elle a appris à maîtriser son frangin et hop c'est bon elle est "guérie".

Voilà, c'est pas ouf, il y a des fulgurances de réalisation mais le montage global ruine un peu le truc. Je m'attendais à un truc plus décomplexé, plus fun, pourquoi pas over-the-top. Mais … bha non. Pourtant les scènes de baston s'en rapprochent mais sans atteindre une jouissance totale. Ce film est juste frustrant.

Ha et puis la BO est finalement bien trop sage.

Je lui mets un "cool" alors qu'il aurait pu atteindre l'"excellent" avec juste un peu plus de fourrage.

Tokyo Story - Tokyo monogatori

Histoire : 🔗

Alors que le japon se reconstruit en sortie de seconde guerre mondiale dans les années 50, un couple de retraité décide de se rendre à la capitale pour voir ses enfants dans leur vie active.

Ressenti : 🔗

Ce film en noir et blanc de 1953 est très bien noté sur IMDB avec un très joli 8.1 au moment où j'écris. Et … j'ai vraiment beaucoup de mal à comprendre cette note. Les gens ont l'air d'adorer ce film alors que … bha c'est très particulier.

Ce film me fait un peu le même effet que Bicycle Thieves en plus acerbé encore. Le film fait tout pour ne pas être impressionnant. Rien ne dépasse, pas une once de drama. Et c'est renforcé par les normes culturelles du japon avec tous les personnages gardant un certain flegme et une froideur en toute circonstance.

J'imagine que les intentions du réalisateur étaient de faire un truc réaliste. Mais à force de vouloir éviter tout drama, tout spectacle, c'est que ça en devient presque trop faux. Quand quelqu'un de la fratrie chiale, personne ne vient réconforter la personne, il ne se passe quasiment rien au repas de famille… Personne ne s'énèrve jamais alors que les situations le mériteraient. Le père est d'une froideur légendaire à la fin.

Le thême principal est toujours d'actualité cela dit. En vieillissant, les enfants et leurs parents ont leurs vies qui divergent et c'est "normal". Les occupations et activités évoluent et chacun a déjà la lourde tâche de mener sa barque au point qu'il est difficile de prioriser du temps pour ses parents. De ce que j'ai compris c'est un phénomène qui est apparu au début du vingtième siècle au japon puisqu'auparavant les familles vivaient ensemble. Le film critique ça mais c'est tout.

je vous raconte la fin de l'histoire

Bon en gros le voyage à Tokyo se passe moyennement bien. Les enfants n'ont pas vraiment de temps à accorder à leurs parents puisqu'ils bossent.

Les parents sont envoyés d'un enfant à l'autre voir même en week-end à la mer seuls. Puis ils repartent dans leur bled.

À peine rentré, la mère tombe très malade. Les enfants sont contactés et prévenus que ça pourrait être grave.

Ils viennent mais la mère calanche. Ils sont moyennement tristes, le père se retrouve seul mais ne sort pas une seule larme. Fin.

Je vous épargne le micro-arc sur la belle-fille dont le mari est mort mais qui au final est celle manifestant le plus d'intéret pour les parents.

Ça parle des attentes des parents envers leurs gamins, leur déception sur le manque d'intéret des gamins envers leurs parents. Mais tout cela en ayant toujours un sourire de façade et en planquant donc ses émotions.

Mais du coup pourquoi faire un film pour parler sentiments si tu fais en sorte que les acteurs planquent leurs émotions ?

Bref, je pense comprendre les intentions du film mais la différence culturelle et la forme me rende le truc vraiment pas agréable. Et je suis vraiment très étonné que ce film soit aussi bien noté, c'est un format assez spécial qui je pense est loin d'être populaire. 🤷

Voilà voilà, ça ne m'a pas plu.

Critters

Histoire : 🔗

La ptite famille Brown vit tranquillement dans leur ferme éloignée du bled voisin. Un soir un étrange tremblement de terre interromp leur quotidien.

Alors qu'ils sortent investiguer, le père et le fils se font attaquer par une ptite créature toute ronde et poilue. Le souci c'est que bien qu'elle soit assez mignonne, elle est surtout affamée et possède de jolis crocs.

Ressenti : 🔗

Tiens tiens un film de 1986 avec des ptites créatures mignonnes. Un peu de surnaturel, un peu d'horreur, un peu de science-fiction. J'avais jamais vu et je m'attendais à une grosse bouse et bon bha finalement c'est pas si horrible. C'est pas terrible pour autant mais ça va.

Bon, le réalisateur c'est Stephen Herek qui n'a jamais sorti de film vraiment marquant. Il y a bien Bill & Ted's Excellent Adventure qui est assez connu mais que je n'ai jamais maté pour autant.

Au casting on retrouve Dee Wallace la maman des années 80 (dans ET, Cujo entre autres) qui est dans son rôle de maman des années 80. Cette pauvre dame a une fin de carrière bien moins remarquée que son début. Sinon on retrouve surtout Billy Zane qui vient jouer les beaux gosse à faible durée de vie.

Bon bha le film est gentillet. J'aime bien cette ambiance année 80 (ouai je sais c'est le truc classique, c'est pas original et les producteurs actuels en sont conscients et jouent à fond sur ça mais bon). En plus là c'est dans une ptite bourgade reculée des USA et c'est assez drôle. Ça se fait des compets de bowling, ça va à sa prière du soir, le commissariat est tenu par trois personnes. C'est très cliché mais j'aime bien.

Le film a l'audace de commencer très fort avec des plans spaciaux où l'on apprend que des Krites qui allaient se faire emprisonner sur un astéroïde parviennent à s'enfuire dans un vaisseau. Pour les récupérer deux agents sont envoyés.

Et bha ils ont pas pour autant choisi la solution de facilité. Ces deux agents sont aliens et ont la faculté de changer d'apparence. Et la première transformation n'est pas cachée mais bien montrée et c'est très cool. Ils ont choisi de faire des effets visuels assez bien foutus. Ça reprend la technique déjà croisée dans Indiana Jones où le visage est en cire et est fondu. Le plan est ensuite diffusé à l'envers et hop, on a l'impression d'un visage qui se forme devant nos yeux ébahis.

Et d'ailleurs à la fin ils ont tenté un autre effet assez sympa : la reconstruction de la maison. Alors que cette dernière a été explosée, celle-ci est réparée magiquement en diffusant la destruction mais également à l'envers. Ça passe assez bien étonnament.

Un autre point cool du film est tout simplement l'allure des Krites. Je pense que c'est ce qui a permis au film d'avoir des suites. Parceque bon, c'était pas ouf sinon mais ce design de bestiole est suffisamment cool pour donner envie de le revoir. Ce sont des ptites bestioles poilues. Elles se roulent en boule pour se déplacer plus vite. Elles ont des ptites papattes toutes griffues mais toutes courtes. Je ne sais par quel miracle mais visiblement elles arrivent à monter les escaliers.

Elles communiquent entre elles dans leurs langues qui est sous-titrée. Et elles peuvent manifestement grandir, vite et vraiment beaucoup. Ha et elles pondent des œufs ce qui est pratique pour faire des suites. Ils peuvent également envoyer des aiguilles empoisonnées qui endorment leur victime.

Bon par contre niveau scénario c'est vraiment pas la joie. Les deux aliens qui les pourchassent sont juste tournés en ridicule. C'est dommage parceque tout l'arc autour d'eux est naze. Ces persos savent magiquement parler notre langue, ils apprennent à conduire en deux deux, ils semblent surpuissants et pourtant ils ne servent vraiment qu'à la toute fin vu que les Krites sont loin d'être immortels.

L'ajout de ces aliens est finalement inutile et plombe même le film. Un ton un poil plus sérieux et faire en sorte que les humains s'en sortent d'eux-même aurait pu être vraiment très très cool.

Bon, ouai je vous ai légèrement spoilé mais le film est très convenu.

Bon le film a engendré des suites. Et pour un ordre d'idée, ce premier opus a la note de 6.1 sur IMDB et ses suites ont 5.5, 4.3, 4.1, 3.7 et étrangement un 6.3 . Il y a visiblement même une série en 2019 !

Bref, le film est désservi par un scénario prévisible et naze. Ça aurait pu être un énorme concurrent à Gremlins.

The Gate

Histoire : 🔗

Glen est un jeune gamin des années 80 qui est gardé par sa sœur de 16 ans pendant que les parents partent quelques jours en voyage. Terry le pote de Glen est souvent à la maison.

Inconsciemment et involontairement ils accomplissent un rituel pour invoquer un démon ancestral en sacrifiant une vie, donnant un peu de sang et en lisant une incantation.

Ressenti : 🔗

Un film ~d'horreur~ horrible de 1987. Le réalisateur a une filmographie qui ne fait vraiment pas rêver (pour dire, dans wikipedia les trois quarts de ses films ont un lien rouge !). Et rien qu'avec les titres ça sent la vieille daube d'épouvante de vidéo-club miteux : Metal Messiah, I, Madman, Bad Blood, Tornado Warning, Killer Rats, Mansquito, Natur Unleashed : Earthquake, The Black Hole, Kraken : Tentacles of the Deep, Ice Spiders, NYC : Tornado Terror… Ça fait rêver.

Bref, je sais pas pourquoi j'ai regardé ça mais j'aurai pu m'abstenir. En dehors de la vibe 80s il n'y a pas grand-chose à sauver. Le jeu d'acteur des mioches est tout juste passable. L'histoire pourrait être pas trop mal mais c'est tellement mal branlé. Ha si les effets visuels sont bha … pas non plus raté voir pour certains assez réussis.

La musique est insipide le truc le plus sympa est la présence d'un gros toutou assez charmant. Et c'est probablement le meilleur acteur du lot. Il incarne bien son rôle de chien qui se retrouve être en soutien indéfectible de la famille et surtout des mioches.

Je disais que l'histoire était pas trop mal et je le pense. Après tout invoquer un démon et devoir le combattre c'est pas super original et ça a déjà été très réussi dans des films. Notamment ça pourrait flirter du côté de Evil Dead mais le public visé est bien plus jeune.

On pourrait plus le rapprocher d'un Talk To Me (ouai je l'ai vu récemment pour ça que me ring my bell). Après tout les deux films sont proches. Un groupe de mioches qui font la fête (ouai j'en ai pas parlé mais oui ils profitent de la fuite des parents pour inviter d'autres mioches et pour une bonne bamboche des années 80). Comme dans l'autre film, la fête s'oriente vers une ambiance un peu plus horreur à vouloir se raconter des histoires pour se faire peur. Et là aussi, ils passent l'étape supérieure en tentant une expérience paranormale. Ici, au lieu de parler à un mort invoqué via l'artefact de la main, ici c'est une tentative de lévitation. Bon bha, c'est bien moins effrayant. Et c'est bien plus cheapos.

Et le souci contrairement à l'autre film c'est surtout le rythme. Ici, ça se veut moins sérieux et le montage est lent. Ça tente d'instaurer une ambiance un peu pesante mais ça ne marche vraiment pas. Du coup j'attendais impatiemment que ça démarre vraiment mais il faut quasiment attendre une heure pour que ce soit le cas.

Ici, la moitié de l'ambiance repose sur un gamin qui a du mal à dormir parcequ'il a pas de volets (rhaaa ces amerloques et l'absence de volet c'est quelque chose) et qui du coup flippe à la moindre ombre. Et ça te fusil de Tchekov la moitié des objets qui apparaissent plus de dix secondes à l'écran. Si le gamin touche une boite et la fout de côté t'es sûr que ça servira à la fin.

Le vrai point positif à mon sens c'est les effets visuels pour les espèces de minions démoniaques. Ils ont pas un design transcendant mais suffisamment honnête on va dire. Et surtout leur incrustation est plutôt bien foutue. Ils sont tout petit mais interagissent avec les gamins assez bien je trouve.

Bon et rassurez-vous, à la fin les gamins gagnent et personne ne meurt. Ouai je vous spoile mais vraiment vous pensiez qu'ils allaient buter qui que ce soit ?

Bref, le film n'a pas vraiment d'intéret. Ha si. Éventuellement si vous aimez le film Blade 1, bha le méchant Deacon Frost est le mioche principal. Voilà voilà. Tout le monde s'en fout, non ?

Protip : en cas d'invasion démoniaque, une bible fait office de grenade.

Bloquer la création de certifs TLS dans votre dos via CAA

Allez hop, premier jour de congé et j'en profite pour remettre le nez dans le camboui de mon ptit bordel auto-hébergé.

Il vient de se passer un truc pas très ouf. Jabber.ru (je connais pas mais j'imagine qu'ils fournissent des comptes xmpp à leurs utilisateurs) se sont fait trouer. Mais ça a été fait plutôt bien. En gros, un certificat TLS a été créé dans leur dos ce qui a permis d'intercepter du trafic sans que personne ne s'en rende compte.

Ce genre de truc est pas si difficile à faire et ça risque de devenir monnaie courante. Là on s'en est rendu compte mais si ça se trouve c'est fait à grande échelle. Bref, du coup j'ai voulu voir comment empêcher ce truc.

CAA 🔗

Allez c'est une redite mais ce coup-ci on va blinder un peu plus.

Pour un ptit rappel n'hésitez pas à consulter mon article de 2017 mais en gros CAA est un type d'enregistrement DNS permettant de spécifier quelle CA est autorisé à créer un certificat TLS.

En gros avec ça, vous dites que seul Let's Encrypt a le droit de vous créer des certificats.

C'est pas mal, mais après ce n'est pas encore pleinement suffisant. Il est également possible de définir quel compte LE a le droit de générer des certifs.

Vous ne le savez peut-être pas, mais chaque utilisateur de LE a un compte. On ne le crée pas explicitement mais le logiciel s'en charge de lui-même.

On va donc créer un enregistrement CAA où l'on va dire que seul LE est autorisée à générer un cert et on va restreindre encore plus en spécifiant quel compte précis à le droit de le faire.

On va donc devoir trouver son "accounturi" qui correspond donc à votre compte.

Choper l'accounturi 🔗

Avec certbot il suffit de faire certbot show_account ce qui vous donnera un joli Account URL: https://acme-v02.api.letsencrypt.org/acme/acct/XXXXXXXXXX ainsi que l'adresse e-mail associée.

Mais si comme moi vous n'utilisez pas certbot mais acme.sh il faut ruser. Soit vous avez des logs présents dans .acme.sh/acme.sh.log soit vous allez devoir lancer un renew et farfouiller.

Eragon signale dans les commentaires que pour le récupérer c'est ~/.acme.sh/ca/acme-v02.api.letsencrypt.org/directory/ca.conf que vous trouverez votre ACCOUNT_URL.

Votre accounturi est donc https://acme-v02.api.letsencrypt.org/acme/acct/XXXXXXXXXX .

Bon bha maintenant que vous avec cette info il ne vous reste plus qu'à éditer votre zone.

Édition de la zone DNS 🔗

Bon alors déjà il est possible de mettre une adresse mail de contact en cas de souci. Je ne crois pas que LE en tienne compte mais c'est possible que d'autres CA l'utilisent. Avec un peu de bol, une CA pourrait vous envoyer un mail si quelqu'un tente de vous créer un certif dans le dos !

Ensuite il y a surtout deux enregistrements. Un permettant de définir la création d'un certificat pour une entrée spécifique et un autre pour créer un certificat wildcard s'appliquant à tous les sous-domaine ('tention niveau sécu ceux-là sont plus touchy).

Voilà ce que cela donne pour moi.

lord.re.            	600	CAA	0 iodef "mailto:lord-x509@lord.re" 
lord.re.            	600	CAA	0 issue "letsencrypt.org;accounturi=https://acme-v02.api.letsencrypt.org/acme/acct/XXXXXX" 
lord.re.            	600	CAA	0 issuewild "letsencrypt.org;accounturi=https://acme-v02.api.letsencrypt.org/acme/acct/XXXXXX" 

Si vous avez plusieurs machines et donc potentiellement plusieurs comptes LE il faut faire gaffe à faire ça comme il faut.

Ça semble suivre les CNAME d'ailleurs. Si vous avec un CAA pour un enregistrement principal uniquement et des CNAME pour d'autres enregistrements ça semble respecter le CAA "global", ce qui est pratique.

Et surtout prenez garde : si vous avez un CAA à un niveau supérieur, il prenra le dessus pour tous les niveaux inférieurs si vous n'en définissez pas un plus spécifique. Je m'explique, si vous avec un CAA sur lord.re, il s'appliquera également sur sous-domaine.lord.re . Donc pensez à bien redéfinir le CA sur les sous-domaines si ce n'est pas le même accounturi.

Certificate Transparency 🔗

Le CAA nécessite la coopération des CA. En théorie les CA doivent le respecter mais bon on sait jamais.

Un ptit rempart supplémentaire (mais qui nécessite encore la coopération de la CA) est le Certificate Transparency qui est en gros un log public de tous les certificats créé par une CA. À chaque fois qu'une CA signe un certif elle publie l'info dans un log ce qui permet à tout un chacun de voir qui créer un certificat.

Il existe plusieurs sites pour consulter ça mais perso j'aime beaucoup CRT.SH qui est très simple et efficace. Ils proposent en plus un flux rss ce qui permet d'avoir un œil distant sur cela sans s'en préoccuper plus.

Monitorer le renouvellement des certifs 🔗

Bon j'avais bêtement un cron qui fait son boulot et je croisais les doigts.

Je me suis enfin décidé à vérifier un peu mieux tout ça.

Bon j'utilise acme.sh qui fait la même chose que certbot mais en beaucoup plus simple. Ce n'est que du shell, facile à installer (pas trouzemille dépendances python) et facilement scriptable.

Ils gèrent plein de façons de notifier mais rien de ce qu'il propose me convient, j'ai donc fait un ptit script pour mon cas.

~/.acme.sh/notify/nib.sh
#! /bin/bash

# support nib

nib_send() {
  _subject="$1"
  _content="$2"
  _statusCode="$3" #0: success, 1: error 2($RENEW_SKIP): skipped
  _debug "_subject" "$_subject"
  _debug "_content" "$_content"
  _debug "_statusCode" "$_statusCode"

  _err "Not implemented yet."
  echo -e "\x033[TLS-KIF]\x0f STATUS : \x034 $_statusCode \x0f : $_subject \n          $_content " | nc destinataire port_destinataire -w 2
  return 0
}

Suivi d'un acme.sh --set-notify --notify-source kif --notify-level 2 --notify-mode 1 --notify-hook nib et c'est tout bon

Relative inutilité du bousin 🔗

Bon je ne pense pas que ça m'apporte vraiment beaucoup plus de protection. Je ne pense pas être la cible de ce genre de bidouille.

Et si c'était vraiment le cas, bha ça ne fait que reporter une partie de la sécurité vers le DNS. Bref, un attaquant déterminé (genre un État) ne serait probablement pas plus gêné que ça par ces protections.

Cela reste cependant rapide à mettre en place et sans trop de contrainte pour une architecture relativement simple.

Blow

Histoire : 🔗

George Jung a grandi dans les années 50 à Boston dans une famille où ça llait pas trop mal. Mais quand le business du père s'est pété la gueule l'ambiance familliale n'était plus au beau fixe.

Lorsqu'il devient adulte, il se rend en Californie où il se retrouve à vendre de la drogue pour gagner un peu de pognon. Mais il se rend compte qu'il est plutôt doué et son entreprise gagne en ampleur et il passe à l'échelle supérieure.

Ressenti : 🔗

C'est un biopic de 2001 réalisé par Ted Demme qui n'a pas fait beaucoup de film (vu qu'il est mort quelques mois plus tard avec des traces de cocaïnes dans le sang) avec Johnny Depp qui incarne le rôle principal. On découvre comment George Jung est devenu assez rapidement le distributeur de 90% de la cocaïne sur le sol usien. Le film s'étire sur une période d'une bonne vingtaine d'année avec de nombreuses ellipses.

Rien que les looks de Johnny Depp valent le coup. On le voit traverser les modes aussi bien capillairement parlant que vestimentaire. C'est un florilège des looks ringards qui font mal aux yeux. ^__^

J'ai bien aimé les différentes péripéties le long de l'histoire. Ça a l'air à la fois simple et pourtant assez casse-gueule cette vie. Et d'ailleurs un point que j'ai adoré c'est que George Jung est ici montré comme une personne assez lambda. Je ne sais pas à quel point le film est respectueux de la réalité mais il nous est pas du tout montré comme un psychopathe avec des accès de violence comme on voit souvent dans les autres films. Non, le gars n'est pas violent avec ses partenaires de business, ni même avec sa femme ou autre. Ça a même l'air d'un gars bien.

Le film joue à fond la carte de l'empathie. Le pauvre type se fait rouler par son pote de longue date mais pardonne quand même, il se fait renier par sa mère mais n'en tient pas rigueur. Il se fait niquer par sa femme mais reste respectueux envers elle. Le gars en prend plein la gueule mais reste toujours digne et ne renvoie jamais toute sa colère sur d'autres personnes J'ai vraiment adoré cet aspect du personnage ! C'est même le point le plus sympa du film.

Très souvent les films de mafia on nous attendrit pour nous faire apprécier des gars qui sont manifestement violents, des meurtriers et tout. Mais là, non c'est juste un gars bien qui certe revend de la drogue mais ça s'arrête là, il ne gagne pas en pouvoir en écrasant les autres.

Bon je ne vous l'apprends probablement pas mais Johnny Depp est visiblement un sale con poids lourd. Mais visiblement Emma Roberts qui joue sa gamine… bha c'est aussi un gros fion (c'est plus rare chez les femmes mais ça existe). Fût-ce un critère pour le casting ?

Le film a des relents de The Goodfellas sauf que … bha c'est tiré de la vraie vie de George Jung. Bref, très très cool à voir.

The Hunt For Red October

Histoire : 🔗

Alors qu'on approche de la fin de la Guerre Froide, un tout nouveau sous-marin nucléaire russe ultra silencieux se comporte étrangement. Jack Ryan expert de la CIA en sait un peu plus sur la technologie et l'équipage de cet appareil et prévient des hauts gradés.

À l'intérieur de ce sous-marin, le capitaine Marko Ramius agit étrangement en tuant un haut dignitaire (enfin je sais pas trop qui c'est mais c'est celui qui a la seconde clé permettant d'ouvrir le coffre contenant les ordres (qui s'appelle Putin o__o )) et fait passer ça pour un accident.

Est-ce que le Capitaine est devenu fou et tente une attaque kamikaze contre les USA avec cet armement à la pointe ?

Ressenti : 🔗

Je m'étais fait chier il y a longtemps en l'ayant vu à la téloche après avoir raté le début. Mais là, dans de meilleures dispositions j'ai vraiment beaucoup aimé.

Déjà, il y a un casting de fou furieux ! Sean Connery et Sam Neill en cosplay Capt'n Igloo Russe c'est assez improbable et pourtant ça passe bien. Mais à côté on a un Alec Baldwin qui tente désespérément d'être la star du film mais bon à côté de Sean Connery il n'a aucune chance. Il y a même Tim Curry qui se fait ridiculiser voir martyriser.

Vous en voulez encore ? Stellan Skarsgard débute à Hollywood dans ce film ! Et la ptite cerise sur le gâteau c'est James Earl Jones qui vient nous délecter de sa grosse voix. Ils n'y sont pas aller avec le dos de la cuillère pour le casting.

La majorité de l'intrigue du film se déroule donc sous l'eau avec de la poursuite de sous-marin. C'est donc un mélange de vraie images de sous-marin en surface et de la maquette pour les plans extérieurs. Ça rend pas trop mal, même si les quelques rares incrustations numériques ont du mal à convaincre mais ça n'est qu'un détail.

Par contre pour la vie à bord du sous-marin j'ai trouvé ça au final assez peu intéressant. On est vraiment bien loin de l'aventure épique de Das Boot où vraiment ça sent le renfermé et ça suinte de partout avec des infiltrations et tout. Non là c'est un peu trop … spacieux, propre, solide. Bon ça ne dépeint pas non plus la même époque et donc la même technologie mais c'est un poil dommage.

Tout à l'air un peu trop simple. Et vas-y que je te fais un barrel roll, on a un système de propulsion ultra furtif toussa. C'est vraiment de la fiction et tant mieux parceque du coup ça permet un scénario assez sympatique. C'est l'occasion idéale de foutre des moments de tension par périscopes interposés.

John McTiernan accouche ici d'un film avec bien moins d'action que Predator ou Die Hard et ça a été reproché au film. C'est bizarre parceque c'est pas non plus un film où l'on se fait chier. Et il y a quand même une scène de panpan boom boom à la fin qui n'est pas si éloigné de Die Hard quand on y pense. On a un gars qui rampe dans des espaces exigus en parlant tout seul avec son flingue…

J'ai bien aimé. C'est pas non plus un film incroyable mais il reste agréable.

For a Few Dollars More - Per Qualche Dollaro In Piu

Histoire : 🔗

Manco et le Colonel Mortimer sont des chasseurs de primes bossant séparément. Mais ils décident de faire équipe afin d'attraper le gros bonnet local qui semble s'apprêter à dévaliser la banque la plus sûre de la région.

Ressenti : 🔗

Et bhé dis donc ! J'ai beaucoup plus aimé que The Good, The Bad and The Ugly !

Déjà, ce film ne dure que deux heures et est bien plus condensé. On a sensiblement la même équipe mais j'ai trouvé ce film bien plus agréable.

Clint Eastwood n'est à mon sens pas le héros de ce film. Il est assez souvent passif, plus en retrait limite spectateur de l'action. Lee Van Cleef est lui bien en avant, quand il est là, c'est lui le personnage principal.

La page wikipedia indique un budget de 600 000$. Heuuu … Hein ?! Même pas un million ?! C'est quoi ce miracle ?

Comment ils ont pu réaliser un tel film avec un budget aussi minuscule ?! Alors certe faut prendre en compte l'inflation mais les acteurs, les décors, les costumes, la totale quoi… Surtout que le film a été tourné sans son puis intégralement doublé et donc il a fallu ramener les acteurs et tout. Même si une bonne partie a été et sera réutilisé c'est quand même impressionnant.

Le scénar de ce film est très cool. Il y a des rebondissements, les personnages ont l'occasion d'évoluer et leurs relations sont assez incertaines. Même si bon, on se doute qu'à la fin à minima Clint Eastwood s'en sortira. En deux heures il y a quelques duels, un braquage de banque, deux évasions de prison, des otages encore quelques duels, un viol … Et le tout reste cohérent et digeste. C'est pas juste pour le spectacle, tout se tient.

C'est le second opus de La trilogie du dollar mais les films ne sont pas vraiment liés entre eux. On retrouve Clint Eastwood qui incarne un personnage très similaire mais qui n'est pas le même (selon la justice parceque oui ça s'est joué en justice). On a donc des duels où les bonhommes se reluquent pendant d'interminables secondes. Les gouttes de sueurs qui s'amoncèlent et glissent le long des visages poussièreux sont la marque de fabrique à mon sens. C'est iconique mais trop long encore que là j'ai trouvé ça plus raisonnable (ou alors je suis juste plus tolérant ?).

Voilà, j'ai beaucoup aimé ce film et du coup ça me remotive pour me faire le premier de la trilogie que j'ai vu il y a fort longtemps.

Wild Strawberries - Smultronstället

Histoire : 🔗

Isak est un docteur émérite qui doit aller fêter ses cinquante ans de carrière. Au lieu de prendre l'avion comme convenu, il se rend à Lund en voiture.

Marianne est intéressée par le voyage pour aller rejoindre le fils d'Isak avec qui elle est fiancée. Sur le chemin ils récupèrent également des auto-stoppeurs.

Ce voyage sera l'occasion pour le vieil homme de rêvasser et de se rappeler certains moments de sa vie et de les évoquer à tout ce petit monde.

Ressenti : 🔗

Hmmm j'ai pas vraiment accroché. Je me suis même un peu fait chier.

C'est un film d'Ingman Bergman de 1957 en noir & blanc qui dure une heure trente. Et c'est tout comme The Seventh Seal. Et bha, je trouve les deux films assez proches au final. Le contexte change un peu mais les réflexions sont au final assez proche. On a un homme proche de la mort et qui profite du peu de temps restant pour réflêchir sur sa vie et compagnie.

C'est donc presque uniquement le contexte qui les différencie. Dans l'un c'est en période médiévale et là c'est à l'époque contemporaine (enfin plus vraiment contemporain mais bon). J'ai pas l'impression qu'il n'y ait grand-chose de plus dans ce film.

De ce que je lis, ce film est l'histoire d'un personnage cherchant une rédemption. Alors que je n'ai pas vraiment sentie cela dans mon visionnage. Oui le gars était ptet un peu froid (et un connard forceur envers la gente féminine) mais j'ai pas non plus eu l'impression qu'il regrettait son comportement. Et je pense avoir aussi raté complètement la fin du film.

spoils

En gros lors du voyage il apprend que sa belle-fille et son fils se sont brouillés. Elle veut un gamin et le fils n'en veut absolument pas. Et à leur arrivée, ils tentent de les réconcilier un peu. C'est … tout.

Est-ce une rédemption pour autant ? Mouaif.

Je … bha … ça me semble un comportement juste normal et attendu. 1h30 pour que ÇA soit le climax ?!

Hmmm 🤔

Ok. Bha. Pourquoi pas mais … je suis décontenancé.

J'ai pas trop compris l'intéret de tout ça.

Gangs of Wasseypur

Histoire : 🔗

La famille Kahn s'est fait une place à Wasseypur. En commençant petit puis en finissant comme la mafia règnant sur la ville.

Le film se déroule de 1940 à 2010 dans une ville d'Inde.

Ressenti : 🔗

Un film long, qui parle de gangsters, qui se déroule sur pas loin d'un siècle. De l'action, de l'amour, des traditions, des trahisons, des malversations et des exactions. Wow quel film ! Je me suis régalé même si j'étais un poil perdu à pas mal de reprises.

Un détail sympatique et qui marche plutôt bien est la musique. Elle est toujours en accord avec l'époque où se déroule le film. On a donc une évolution vers de la musique de plus en plus moderne tout au long du métrage.

Bon, je craignais que ce soit le cliché du film Bollywood avec des chansons et compagnie mais que nenni. Le film est sérieux et efficace et même étonnamment il ne perd pas trop de temps dans des détours. Non ça va globalement plutôt droit au but en enchaînant constamment son scénario. On a au final pas vraiment le temps de s'ennuyer malgré la durée du bousin.

Ce qui m'a perdu par contre c'est les personnages. Il y en a une térachiée vu que ça se base sur trois générations d'une famille. Il y a des gamins, ils grandissent, ils sont ensuite père etc. Du coup j'ai galeré à savoir qui est qui vu que ça change constamment. Après ça ne m'a pas empêché pour autant de capter ce qu'il se passe. Par moment j'ai juste lâché un peu prise et puis hop ça revient.

Ce film pourrait facilement être transformé en série. Faut dire qu'avec ses près de 5h30 au compteur il y a déjà de quoi faire. Étoffer un peu plus par-ci par-là et découper en morceau d'une heure et hop emballé c'est pesé !

C'est vraiment très cool de suivre les mêmes personnages sur toute leur vie.

quelques spoils

C'est marrant, au moment où je m'étais bien habitué à Shahid Khan celui-ci se fait buter comme ça sans prévenir. C'est balot je commençais à bien apprécier le personnage. Mais au final j'ai encore plus aimé le personnage de Sardar Khan (son fils).

L'arc de séduction entre lui et Durga est assez étrange d'un point de vue occidental moderne mais quand même assez drôle.

La fin de Sardar Khan est assez classe quand même. Alors qu'il se fait attaquer comme une merde, il nous fait une Boromir (ou presque). C'est assez peu crédible surtout quand tout le reste du temps tous les personnages crèvent à la moindre balle mais ça lui donne quand même une aura quasi surnaturelle.

Franchement Sardar Khan est joué par Manoj Bajpai mais il a un sacré air à David Harbour, non ?

Bref, je me suis régalé et je comprends que sa durée rebute du monde mais je le conseille quand même. Il y a franchement une ptite vibe Godfather mais en Inde.

(tiens c'est marrant, généralement je fous le tag "long" pour les films que je trouve trop long parceque je m'y fais chier mais là non, c'est juste long parceque c'est long et c'est une bonne chose.

The Treasure of the Sierra Madre

Histoire : 🔗

Dobbs et son nouvel ami Curtin n'ont pas un kopeck. Il traîne à Tampico au Méxique en mendiant pour gagner de quoi subsister.

Ils font la rencontre de Howard qui se présente comme un ancien prospecteur d'or. Ils décident de s'allier tous trois et de rassembler leurs quelques pesos pour acheter un peu de matos et d'aller trouver de l'or.

Ressenti : 🔗

Je n'avais jamais entendu parler de ce film. Je ne savais pas de quoi ça parlait ou quoi que ce soit donc c'est parti pour 2h d'aventures. Il s'agit d'une adaptation d'un roman de 1927.

Bon bha c'était sympatoche. Nos trois camarades partent de rien et vont en chier pour tenter de se sortir de leur misère. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la première partie à Tampico avant leur départ.

On les voit galérer, se faire arnaquer, tenter d'amadouer. J'aime beaucoup. Comme d'hab je me régale à observer la ville et tout ec environnement du siècle dernier.

La seconde partie est donc le voyage et l'exploitation de la mine. Cet aspect du film est très cool aussi. La première problèmatique c'est de trouver un filon intéressant, la seconde c'est de faire le choix de quand s'arrêter. Bon et la troisième partie je vous la laisse.

spoils

Rhaaaa mais quel bâtard ce Doobs ! Alors que les trois sont devenus un peu plus complices et tout. Il décide de trahir d'abord Howard à qui ils doivent un peu tout. Et par la suite il décide de buter également Curtin.

Bon ça surprend pas tant que ça puisque ces évènements avaient été fusil-de-tchekovisé dans les dialogues avant l'expédition.

Mais bon, le karma en décidera autrement, il sera le seul à ne pas s'en sortir vivant.

Le twist final où les deux rigoles est assez surprenant m'enfin pourquoi pas. Après tout le voyage était au final plus intéressant que la destination.

Le film est assez simple à regarder et passe assez vite. En plus l'image est très propre sauf certains plans qui détonnent un peu des autres comme s'ils n'avaient pas été restaurés. Rien de bien méchant mais c'est vrai que sur certains champs/contre-champs la différence de netteté et de grain d'image se voit vraiment bien.

Bon par contre les bandits mexicains passent vraiment pour des gros débiles…

Voilà, le film est sympa mais est à mon sens très surnoté. Cela dit c'était la plus grosse production Warner Bros à l'époque avec un budget de 3.5 M$.

Aftersun

Histoire : 🔗

Sophie et son père Calum passent des vacances en Turquie. On les suit pendant ces quelques jours où ils s'amusent, ils mangent, ils jouent, ils dansent, ils chantent.

Un joli moment de complicité.

Ressenti : 🔗

Un film très doux calme et pourtant avec une légère note amère.

J'ai passé un super moment. Il fait beau et même s'il n'y a pas de rebondissement ou autre c'est un instant hors du temps. En fait ce film est un peu comme les vacances après tout. C'est une période déconnectée du reste et c'est très chouette.

J'ai beaucoup aimé ces moments de complicités. La gamine est vraiment top, son jeu d'actrice est au poil. Elle a impressionné tout le monde et s'est vu nominé pour plein de récompenses et en a d'ailleurs remporté quelques-unes.

Mais en regardant d'un peu plus près, on s'aperçoit que le père est pas en train de vivre les meilleures vacances de sa vie non plus. Mais ça ne transparait que via quelques ptits indices par-ci par-là. Et d'ailleurs même sans cela le film reste quand même cool à regarder.

J'aime bien les films qui traitent de l'enfance. Un peu d'insouciance, de découvertes du monde, d'observations et de réflexions vraiment pas si idiotes que ça.

C'est le premier film de la réalisatrice Charlotte Wells qui démarre sa filmographie en beauté !

Bref, pas grand-chose à en dire si ce n'est que c'était très agréable.

La Tour

Histoire : 🔗

Sans que personne ne s'en rende compte, une tour se retrouve complètement isolée de l'extérieur. Toutes les fenêtres et portes extérieures sont entourées d'un voile noir qui détruit tout ce qui le touche.

La survie des habitants s'organisent avec trois clans et de la débrouille.

Ressenti : 🔗

Allez hop, un ptit film français de surnaturel qui parle de survie c'est cool.

L'idée de départ est très chouette. Cet aspect surnaturel est assez simple et prétexte a pas mal d'histoires cocasses.

Il y a beaucoup de personnages, faut dire que c'est une grande tour donc avec beaucoup de logements et donc d'habitants. Il y a par contre trop de personnages. Sans dec, ils sont très nombreux. Dur de savoir qui est qui et de s'en rappeler. Surtout qu'au final il n'y a pas spécialement de héros il y a tout juste un personnage qu'on suit un poil plus que les autres mais pas plus que ça non plus.

Non en fait c'est carrément le bordel. J'ai le sentiment qu'il n'y avait juste pas vraiment de scénar. Après l'idée de départ, ils ont dû écrire que des bouts de scénar éparses pas vraiment reliés les uns aux autres. C'est presque une série d'épisodes plus ou moins indépendants se passant au même endroit avec un lore commun. Et j'ai vraiment pas aimé cet aspect.

Vu qu'il n'y a pas grand-chose à espérer dans un monde où il ne reste qu'une tour et que … bha l'environnement est réduit à peau de chagrin forcément il n'y a … bha rien à faire et bien les protagonistes n'ont pas d'objectifs. Ils ne peuvent pas luter contre le voile pour tenter de le repousser, il n'y a pas à tenter de l'étudier pour voir comment il fonctionne. Non c'est juste un truc qui fait disparaitre toute matière qui rentre en contact et puis c'est comme ça. Du coup, il n'y a pas d'expéditions, pas de "contre-attaque", non les persos subissent et c'est tout. Ils ne font que tenter de survivre en subissant leur malheur.

Bon bha le film est orienté survie et du coup ça donne quoi ? Bha … c'est merdique. Il y a six axes de survie :

  • Les robinets fonctionnent parfois mais d'autres filtres l'eau de ruissellement.
  • Rationner la bouffe. C'est mentionné une fois et c'est tout.
  • Faire pousser quelques légumes dans les rares pots de fleur ou bac de terre en intérieur. Le rendement est juste naze et de toute façon il n'y a que très peu de terre, rien de pérenne.
  • Élever des animaux domestiques pour les bouffer. Heuuu ouai ok et comment vous les nourrissez ?
  • Mettre en cloque les meufs et bouffer le bébé. C'est encore plus con que le point précédent.

C'est … très décevant.

Un autre point assez étrange c'est la durée de l'histoire. C'est assez compliqué de savoir combien de temps se passe. Les rares indices explicites sont certaines meufs qui tombent enceinte et dont on voit le mioche plus tard. Du coup il se passe bien plusieurs années mais c'est rarement clair là non plus.

Je me dis que vu que niveau persos c'est le bordel, niveau crédibilité c'est zéro, le réal voulait plus travailler sur un ressenti, une ambiance générale. Et là, ça marche plutôt bien. L'immeuble déjà est immonde, c'est lugubre, les habitants s'organisent en reliant les apparts entre eux en perçant les murs, ces escaliers semblent sans fin et sont le lieu d'une bonne partie des rencontres. Il y a des graffitis, plus le temps passe plus c'est destroy de partout. Sur ce point c'est vraiment très réussi.

Un peu plus de scénar aurait pu rendre ce film très très cool. Mais au final c'est juste assez inintéressant. Alors ouai, ça aborde beaucoup les relations humaines mais bon vu que les personnages sont tous survolés, c'est difficile de tout comprendre. Quand ça mentionne un “Grégory” que tu vois pas qui c'est, toussa… Bon bha ça lasse un peu.

Heureusement que le film n'est pas trop long. L'idée de base est trop cool mais ils n'ont pas réussi à construire par-dessus. Déçu.

Expend4bles

Histoire : 🔗

Pan Pan Boum Boum Des méchants, une bombe nucléaire, des gentils.

Ressenti : 🔗

Hmmm j'adore les films d'action des années 80 90, j'en ai bouffé des tas. J'ai une légère fascination malsaine pour Schwarzy et bon même si je suis pas dans la team Stallone j'apprécie quand même un peu. Expendables ce devrait être le film fait pour moi : on ressort les gros bras iconiques, on leur donne des armes du pognon et c'est parti pour du grand spectacles palpitant.

Bon pas de bol pour moi… Schwarzy n'a jamais été à l'honneur dans cette série de films. Et dans cet opus il s'est même barré (surement le plus malin de la bande).

On se retrouve avec au final une brochette de has-been (ça me fait un peu mal mais ouai c'est vrai quand même) qui font pan pan boom boom en lançant des punchlines de moins en moins drôle. C'est assez navrant. Aucune de ces ptites répliques ne fait mouche.

Ça se la pète à mort et ça se lance dans des dialogues assez gênants. Je sais pas si c'est juste moi qui aie envie de descendre le film mais c'était naze à chaque coup. La seule réplique qui m'a fait sourire était je pense pas voulue : À un moment tu as un des gros bras de la bande qui se prend une balle et est donc blessé. Une meuf et un gars de la bande vienne le choper pour le mettre à l'abri. Le gros dur sort “Tu peux me guérir par un bisou ?”. Naturellement elle esquive et à ce moment tu as 50cent (oui il est dans le film) qui sort un “Je m'occupe de lui.” Doit-on comprendre que 50cent va prestemment lui rouler la plus belle pelle de sa vie pour sauver l'autre gugusse ? J'aurai aimé ça aurait été si inatendu mais non.

Bref, au moins on peut se consoler en regardant les explosions et compagnie. Le spectacle va compenser le malaise du scénar et des dialogues. ETTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT NON ! C'est ptet là un des plus gros défauts du film. Les effets visuels sont remarquables dans leur médiocrité. Il y a un problème avec ce film : il y a eu un budget de 100 millions de dollars et les visuels sont à gerber ! Et c'est pas pour jouer les puristes/fine-bouche, non non. Les effets visuels sont vraiment médiocres. Les incrustations sont vulgaires, les couleurs sont criardes et même pour un plan aussi basique que Stallone devant une porte de maison, c'est juste immonde.

C'est assez incroyable le foirage sur les effets visuels. Les séries un peu cheapos d'il y a dix ans s'en sorte mieux. C'est une purge sur tous les aspects. Ça s'était foutu de la gueule de John Carpenter pour les effets spéciaux non finalisés sur Los Angeles 2013 à sa sortie mais là c'est pire !

Je me dis que c'est pas possible, ce film est une arnaque pour soutirer du pognon.

Bon et sinon c'est Jason Statham qui est la star. Et il joue du … Jason Statham usuel quoi. Un peu tout le temps le même rôle.

Bon si vous voulez un film d'action barrez-vous. Si vous voulez du pan pan boum boum, barrez-vous. Si vous voulez des dialogues marrant, barrez-vous. Vous voulez en prendre plein les mirettes, barrez-vous.

Si vraiment vous voulez un point positif je pourrai vous dire qu'on est content de voir le générique de fin. Et en plus c'est Boys Are Back In Town de Thin Lizzy donc c'est cool.

Je vois sur la page wikipedia que Jean Claude Vandamme voulait venir faire le méchant. Il était déjà dans le deux où il incarnait Jean Vilain et qu'il souhaitait faire Claude Vilain le frêre voulant se venger. Ç'aurait été ptet un peu plus drôle.

Vivement le cinq ! (non)

Infinity Pool

Histoire : 🔗

James et sa femme Em sont en vacances sur une île un peu particulière. Il a publié un livre il y a quelques années mais il est en panne sèche d'inspiration et espère profiter de ce voyage pour faire le plein. Dans leur complexe hôtelier ils font la rencontre d'un autre couple dont la femme Gabi aime le livre de notre auteur. Les couples sympathisent et vont donc faire une ballade ensemble le lendemain alors qu'il est interdit pour les étrangers de s'aventurer hors du complexe de vacances.

Ressenti : 🔗

Haaaaaa ! C'est pile poil ce que je voulais ! Ce film est tout bonnement dérangeant.

On a des personnages ambigüs, une ambiance qui devrait être au beau fixe mais avec toujours un décalage inquiétant et une histoire bien malaisante. C'est un régal ! Ce film est réalisé par Brandon Cronenberg le fils de son illustre père David Cronenberg et … bha ouai on sent qu'il y a des préocupation en commun. C'est son troisième film et je vais devoir me faire ses deux précédents maintenant. ^__^

Au casting on retrouve un des frangins Skarsgard pour jouer le pauvre écrivain. Mais surtout il y a l'infâme Mia Goth qui enchaîne les films d'horreur. Elle a ici un rôle des plus détestables et elle le joue à merveille (est-elle vraiment comme ça dans la vraie vie ?).

J'ai beaucoup aimé les changements qu'il y a tout le long du film. Les personnages évoluent pas mal (même si la temporalité du film reste assez courte) et même les situations changent assez vite.

première moitié du film un peu spoilant mais pas trop

Bon donc, les deux couples partent ensemble fair un picnic un peu arrosé au bord de l'eau. Alors que James part pisser dans la nature, Gabi le rejoint et va lui agiter la nouille comme ça sans préambule ni rien. Bizarre l'ambiance.

Au moment de repartir, les femmes commencent à faire pioncette à l'arrière, Alban étant trop bourré il laisse le volant à James qui se tape donc à conduire pour le retour. Bon l'alcool et la fatigue n'aide pas et il percute un inconnu au milieu de la nuit. Ils décident de laisser le cadavre sur place et de s'enfuir sans prévenir la police. Visiblement ce ne sont pas des rigolos.

Bref, ils rentrent chacun dans leur casbah et tout va bien. Au petit matin notre couple est réveillé par la police qui frappe à la porte et qui les embarquent. Ils sont séparés et interrogés chacun de leur côté. Le flic annonce qu'il est de la famille du gars à qui ils ont emprunté la bagnole. Il est franc et demande s'ils peuvent faire un faux témoignage comme quoi on ne leur a pas prêté la bagnole mais qu'ils l'ont volé puis qu'ils ont écrasé le pauvre type. En échange de quoi, le flic sera plus clément.

James accepte le deal et donc fait sa déposition : il est coupable de vol et de meurtre. Une fois fait, il apprend que la loi en vigueur est différente de la leur. En tant que coupable de meurtre sa peine est … la mort. Il va donc être tué et la peine sera éxécuté par la descendance de la victime soit … un gosse de 13 ans. Notre auteur est naturellement pas jouasse et a le sentiment de s'être fait manipuler sur toute la ligne.

Mais, il y a un énorme "mais" ! Le policier révèle que ce petit pays avec ses lois dures propose un traitement différent pour les touristes étrangers. Afin de ne pas créer de vagues à l'internationale, ils proposent un service moyennant finance : la création d'un clone qui sera sacrifié pour l'éxécution de la peine. Bon bha forcément, cette proposition est plus qu'alléchante et l'auteur accepte.

Après la procédure de clonage, il se réveille et assiste donc avec sa femme et d'autres personnes à la mort de son clone par le gamin de 13 ans. À la fin de cette déroutante cérémonie il se voit confier son urne avec ses cendres et est désormais libre de retourner à l'hôtel.

Ptain mais c'est du génie ! J'aime vraiment beaucoup toute cette histoire. L'idée est top.

La seconde moitié est toute aussi bien d'ailleurs mais je vous laisse le plaisir de le découvrir. Il y a des rebondissements et pas forcément ceux que l'on peut facilement imaginer.

Bon ce film est clairement pas à mettre entre tous les yeux. Il y a des excès de violences, de gore, de sexe, de drogues. Je suis pourtant assez tolérant généralement mais là ça se fait plaisir. Ne laissez pas des mioches voir cela. Il y a de la suggestion mais pas à tous les coups.

J'ai beaucoup aimé l'aspect visuel des scènes assez psychédéliques. C'est super joli avec des sortes d'aberrations chromatiques hardcore et des jeux de lumières du plus bel effet. Rien que sur ce point l'expérience vaut le coup.

D'ailleurs voilà le mot pour ce film. C'est une expérience un tel visionnage.

Je vous le recommande chaudement et je suis triste qu'il n'ait pas une meilleure note.

Talk To Me - La Main

Histoire : 🔗

Mia a du mal à faire le deuil de sa mère mais elle est épaulée par sa copine Jade. Elles emmènent Riley le ptit frangin de Jade à une fète d'ado.

À un moment la soirée prend un étrange tournant : ils décident de faire une sorte de spiritisme par le biais d'une main qu'il faut toucher puis prononcer “Talk To Me”. La personne voit alors apparaître un mort qui peut répondre à des questions. Mais il existe une seconde étape permettant d'aller plus loin.

Ressenti : 🔗

Allez allez, c'est le mois d'octobre, il faut regarder des films d'horreur. Pour l'instant j'ai un peu l'impression qu'il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent cette année. Celui-là semble sortir un peu du lot.

C'est donc parti pour cette production A24 avec un duo de réalisateur jumeaux. C'est leur premier film pour ce duo australien habitué de Youtube. Je ne les connaissais pas mais visiblement ils font des courts métrages d'horreur habituellement et là ils ont eu l'occasion de faire un vrai film avec un petit budget.

L'histoire est cool sans non plus être vraiment novatrice. La réalisation est par contre bien foutue notamment les séances de spiritisme qui sont assez dynamiques. La caméra notamment a le droit à de jolis mouvements suivant les postures des acteurs. C'est un détail que j'apprécie à chaque fois.

Bon après c'était sympathique mais pas non plus mémorable. Le film est au final assez classique. Mais c'est propre et les jeunes acteurs sont assez cool. D'ailleurs un des acteurs est trans et ça a suffi pour faire bannir le film dans certains pays. Alors que ce n'est pas évoqué et que ça n'a absolument aucune incidence sur l'histoire ou autre. Il y a encore du chemin à parcourir…

Bon, je dois avouer que bon c'était cool mais je suis resté un poil sur ma faim. J'éspèrais quelque chose de plus effrayant. Il y a bien un ptit twist final mais c'est assez attendu.

Visiblement il y a déjà un projet de prequel et de sequel… Aïe. Faut dire que 90 myons de $$ pour un budget de moins de 5 ça donne envie de réiterer l'opération.

Bon, ça n'a pas comblé mon envie de film d'horreur, vais devoir m'en faire d'autres. (rhooo ça se voit que c'est une excuse bidon ?)

The Elephant Man

Histoire : 🔗

Elephant man est une bête de foire qui attire la curiosité des londoniens à l'époque victorienne. L'homme a un physique très particulier aussi bien sur le visage que sur le reste du corps.

Dr Treves le découvre et souhaite l'ausculter pour voir de quoi il en retourne.

Ressenti : 🔗

Un classique de David Lynch en noir et blanc sorti en 1980. C'est la troisième fois que je tente de le regarder et à chaque fois je me suis endormi. Mais là c'est bon, je suis reposé je suis prêt à enfin le voir réellement.

Bien que ce soit tiré d'une histoire vraie, une grande partie des "péripéties" sont fictives. John Merrick se nomme en réalité Joseph et contrairement à ce qui est montré a toujours été bien traité par ce qui était non pas un tortionnaire mais bien un partenaire. Mais oui, le pauvre homme était effectivement bien difforme et n'a pas vécu bien vieux.

Le film a vraiment de la gueule avec son noir et blanc très très propre. C'est d'ailleurs marrant de voir l'emphase qui est faite sur l'éclairage au gaz dans le film. Beaucoup de scènes sont assez sombres pour tenter d'avoir l'air réaliste.

Dans les acteurs on reconnait très vite Sir Anthony Hopkins qui est presque jeune. Tout fringant avec son bouc et son haut de forme. Mais par contre John Hurt qui joue John Merrick est lui méconnaissable. Le maquillage qu'il a eu le transforme complètement. Apparemment le maquillage prenait 5h à installer et 2h à retirer et était assez peu agréable.

Mais toujours dans les acteurs on retrouve le père de Toby Jones : Freddie Jones qui joue Bytes le proprio de John Merrick. Un joli rôle de connard ^__^ . Mais plus drôle, on retrouve également Dexter Fletcher qui joue le gamin qui traîne avec Bytes. Pour moi cet acteur est le père de Nathan dans la série Misfits (une de mes séries favorite all time), sauf que là il est tout gamin tout jeune et maintenant que je le sais effectivement on reconnait bien sa tête.

Le film se déroule à l'époque victorienne mais malheureusement on n'en voit pas beaucoup. J'aurais aimé voir plus de bribes de Londres de l'époque :-/ Il n'y avait pas un très gros budget, ceci explique cela.

L'histoire est sympa même si au final il ne s'y passe pas grand-chose. Les gentils sont gentils et les méchants sont méchants. C'est pas des plus original mais ça fait l'affaire.

J'aime beaucoup le choix du noir et blanc. Ça donne tout de suite une impression de film plus vieux qu'il n'est et se rapproche donc un peu plus de l'époque qu'il tente de recréer. J'imagine que ça simplifie pas mal le travail sur le maquillage qui a déjà dû être colossal.

Lors de mon visionnage précédent j'avais le souvenir d'une image assez dégueulasse avec pas mal de grains. Alors je sais pas si c'est juste ma mémoire qui me joue des tours mais le film a eu un remaster en 2020 donc ptet que c'était nécessaire. Là l'image est particulièrement propre et du coup on sent que c'est pas un film si vieux que ça (ptain pas loin de cinquante ans quand même !).

Au final, j'ai trouvé le film sympa même si je regrette qu'il n'ait finalement pas grand-chose à raconter.

Witness for the Prosecution

Histoire : 🔗

Sir Wilfrid est un avocat très renommé mais il rentre tout juste de convalescence. Son état de santé étant très fragile les médecins ne veulent pas qu'il continue d'officier sur des affaires trop prenantes. Il a besoin de repos !

Mais alors qu'il s'installe tout juste de retour chez lui, une affaire lui tombe dans le bec : Leonard Vole se doute qu'il va être accusé de meurtre et a pris des devants avec son avocat et ils sont venus direct chez Sir Wilfrid. Ce dernier profite de cette occasion, pour te faire offrir un cigare en douce mais à l'écoute de cette histoire il a quand même envie de s'y investir.

La police arrive et embarque l'homme en question mais il reste ferme et ne prend pas l'affaire et recommande un autre avocat.

Cependant, une fois tout ce petit monde parti, c'est alors la femme de l'accusé qui arrive. Celle-ci a un comportement assez étrange ce qui poussera l'avocat à finalement représenter Leonard Vole en justice.

Ressenti : 🔗

Allez hop, on dépoussière encore un film qui a près de 70 balais. Pour ce film devenu un classique que je ne connaissais pas du tout je partais assez confiant.

Dès le début ça commence assez bien : on nous présente l'avocat et c'est assez drôle. Alors que le film se veut sérieux et tout, il y a quand même ces ptites touches d'humour concernant sa santé et sa filouterie pour fumer/boire en douce. C'est tout con mais ça amène juste ce qu'il faut pour alléger l'histoire. L'avocat est de suite bien plus sympathique alors qu'il est plutôt irascible voir un gros con avec ses employés.

Tyrone Power est l'acteur interprvetant Leonard Vole l'accusé. Il est mort lors du tournage du film suivant d'une crise cardiaque, alors que … bha dans le film c'est son avocat qui se remet d'une crise cardiaque ayant manqué de le terasser.

Le film est tiré d'une pièce de théatre tiré d'un bouquin d'Agatha Christie et du coup je vous le donne en mille : il y a un twist final. Et mon dieu quel twist !

Détails de l'histoire (donc ça spoile un peu mais pas la fin)

Leonard est donc marié à sa femme jusque-là rien de bien extraordinaire. Mais il est inventeur et a besoin de pognon pour vendre son batteur à œuf qui sépare le blanc du jaune (!).

Il tombe sur une rombière veuve un peu par hasard (mouai) et se lie d'amitié avec elle. Petit à petit cette amitié grandit. Malheureusement, alors qu'il revenait de chez elle, sa femme de chambre la trouve morte et l'analyse annonce que la mort se situerait à 22h. Leonard affirme être de retour chez lui à 21h30 ce que sa femme devrait pouvoir confirmer.

Il apprend via le journal qu'il est désormais sur le testament de la pauvre victime et qu'il va donc hériter d'une jolie ptite fortune. Malheureusement ça renforce grandement les soupçons envers lui.

Lors de la première entrevue entre l'avocat et la Christine (la femme de Leonard), celle-ci a un discours assez étrange en annonçant que Léonard est rentré à 21h30, tout du moins "c'est ce qu'on attend d'elle". Bref, elle semble se plier au discours de son marri sans en être parfaitement convaincue. L'avocat lui demande si l'étrange relation qu'entretenait son mari avec la bourgeoise l'inquiétait mais la la femme est persuadé de la fidélité de son mari.

Il n'y a pas de témoin visuel ou auditif du meurtre. Il y a bien des empreintes mais il ne s'agit que de celles de la victime, du présumé coupable et de la femme de chambre, ce qui est normal vu qu'ils fréquentaient tous trois le lieu du crime. Il y a des traces d'effractions mais celles-ci semblent avoir été créé sciemment. Sir Wilfrid est un avocat redoutable et parvient à parrer un peu tous les éléments de l'enquête.

Bon ce coup-ci je vais vraiment spoiler et je vous le déconseille très fortement

Christine la femme de Léonard s'avère ne pas être dans le camp de son mari. Alors qu'à la base étant la femme de son mari, elle ne pouvait pas témoigner contre lui, on apprend que son mariage est caduc puisqu'elle était déjà marié à un autre homme. À ce moment-là, elle annonce que son mari finalement n'est pas rentré l'heure précédemment donnée et qu'il avait des traces de sang.

Entre deux séances du procès, Sir Wilfrid fait la rencontre d'une étrange femme qui lui vend des lettres écrites par Christine. Dans celles-ci on apprend qu'elle n'est finalement pas tant amoureuse que ça de "son mari" et qu'elle fréquente visiblement quelqu'un d'autre et que le procès va lui permettre de se débarasser de son mari.

De retour au procès, l'avocat joue de malice et de manipulation et du coup révèle les lettres. Cette révélation prouve que ses témoignages étaient criblés de mensonges alors qu'elle était sous serment. Elle va donc avoir le droit à un procès à ce propos et tout ce qu'elle a raconté est désormais nul.

Le jury finit par disculper Leonard.


Dernier avertissement de spoil sur le twist !!!! Barrez-vous si vous n'avez pas vu !! 🔗

Bon tout le monde quitte la salle sauf l'avocat, notre innocent et sa femme. Et là ils révèlent qu'ils étaient complices. Ils ont fait le coup ensemble.

Les lettres sont des fausses et la femme mystérieuse qui les a donnés à Sir Wilfrid était en fait Christine grimée. Ils ont pris le risque de révèler les faux témoignages afin que les charges de meurtres soient abandonnées.

GENIUS !

Et à ce moment-là, une femme sortie de nulle part surgit et embrasse Leonard. Il s'avère que notre coco voyait une autre nana en douce. Depuis le début il avait l'intention de sacrifier sa femme pour se barrer avec le magot et son amante.

Désemparée, Christine chope le couteau qui servait de pièce à conviction et poignarde ce bâtard de Leonard.

Mais quel final mazette ! Wow, c'est ouf.

J'adore les films à twist et çui-là c'est du pur caviar (bof j'aime pas le caviar mais si je dis que c'est du pur gorgonzola personne ne va comprendre…). Vraiment vraiment, tout se décide sur les cinq dernières minutes.

Durant le court générique de fin, il exhorte les gens à ne pas spoiler et je suis totalement d'accord. Je ne considère généralement pas que le spoile gâche un film. Mais il y a quand mêmes de rares films où c'est bien le cas et je trouve que celui-là tombe tout à fait dedans. C'est pour ça que j'ai pris double précaution.

Ce film était juste trop bien ! Il y a pas si longtemps je connaissais pas les œuvres de Billy Wilder et les rares que j'ai vu sont vraiment très cool. En plus couplé au travail d'Agatha Christie ça fait des merveilles. Les acteurs aussi ont vraiment bien bossé. Non c'est vraiment très chouette.

Monty Python and the Holy Grail - Sacré Graal

Histoire : 🔗

Le Roi Arthur rassemble des chevaliers et se voit assigner une quête par Dieu : trouver le Saint Graal.

Ressenti : 🔗

C'est le premier film des Monty Python que j'ai découvert. À chaque fois ça fonctionne, je me marre.

C'est un film complètement foutraque. Il y a bien une trame un peu globale mais c'est surtout un prétexte pour une suite de gag. L'enchaînement est assez incertain ce qui donne un aspect assez étrange au film. Mais si on accept ce fait ça devient un pur bonheur.

Le film regorge de gags tous plus cons les uns que les autres. Et ils ont réussi à faire tout ça sans jamais verser dans le vulgaire ni de rire au dépens de qui que ce soit (hoo si un peu de moquerie envers les français mais ça reste de bonne guerre).

Ce qui me surprend à chaque fois c'est que bon, on va pas se mentir, ça reste une comédie faites sans trop de pognon. Et malgré ça, il y a des tas de personnages costumés, des effets spéciaux pour des monstres mythiques, des châteaux, des dizaines de chevaux … bref c'est loin d'être si cheap au final. Et je dirai même que sur certains aspects c'est plutôt bien branlé, on s'y croirait plutôt bien. Il y a un ptit travail d'ambiance qui a été fait et tout avec des décors crédibles.

Le film est devenu une mine à référence. Beaucoup de monde est venu y prendre des pépites pour les glisser ailleurs.

Bon, quelle est ma scène favorite ?

  • Le lapin de Caer Bannog ? non
  • Les chevaliers de NI ? non
  • Le procès pour sorcellerie ? non
  • La danse de Camelot ? non
  • Le sauvetage entrepris par Lancelot ? OUI !!!

Ce sauvetage est mémorable. Des années avant les jeux-vidéos, ils ont réussi à parfaitement illustrés de nombreux joueurs de RPG (et notamment Skyrim et consorts) qui arrivent dans un lieu et défoncent absolument tout sur leurs passages. C'est si con !

Cinquante ans plus tard cet humour fonctionne toujours à fond.

Du Rififi Chez les Hommes

Histoire : 🔗

Tony vient de sortir de cinq ans de prison et son ancien complice le tuyaute déjà pour un nouveau coup. Se farcir une bijouterie à quatre.

D'abord hésitant, il se décide lorsqu'il découvre que sa femme est maquée avec un autre désormais.

Ressenti : 🔗

Allez hop ! Un bon vieux film bien rétro ! Et oui on est en 1955 et c'est le père de Joe Dassin : Jules Dassin qui décide de faire un film en france parcequ'il s'est fait blacklister par Hollywood.

Du coup on a une adaptation d'un bout de roman d'Auguste Le Breton centré sur la partie du casse. C'est une formule assez classique mais qui marche à tous les coups : la création de l'équipe, le braquage et l'après-braquage. Simple mais efficace.

J'ai beaucoup aimé les dialogues avec l'argot. Ça donne pas mal de vie et je trouve que ça rend le tout assez crédible. Bon ça a tendance à disparaitre mais je trouve ça dommage, l'argot est assez drôle je trouve. Ça m'a toujours impressionné les gens qui le manie naturellement.

Le film est célèbre pour sa scène du casse. Faut dire qu'elle est assez spéciale. Elle dure pas loin d'une demi-heure. Et là, c'est de nuit et bon bha faut être discret du coup il n'y a aucun dialogue et aucune musique. C'en est presque oppressant. Ça devait être une horreur au ciné cette longue scène presque sans un bruit. La pression sur les spectateurs pour ne pas faire un son !

L'histoire est très cool. Sa conclusion est un poil abrupte mais bon c'était comme ça à l'époque. Il y a des retournements, des trahisons, des coups de chance (ou pas). C'est très plaisant.

Le film a été réalisé avec un trèèès petit budget. Jules Dassin a même joué l'un des membres de l'équipe parceque l'acteur initial ne pouvait plus participer et qu'il n'y avait pas de budget pour le remplacer.

J'ai beaucoup aimé en plus ça me fait regarder un peu de film français ce qui m'arrive assez rarement :-)

Il y a d'autres films Du Rififi …, je me laisserai ptet tenter à l'occasion.

Bicycle Thieves - Ladri Di Biciclette

Histoire : 🔗

Ricci se voit proposer un boulot de colleur d'affiche. C'est une aubaine incroyable, sa famille vit dans une grande pauvreté et ça représente donc un espoir incroyable. Cependant il lui faut un vélo pour pouvoir avoir le job.

Avec sa femme ils mettent leurs draps au mont de piété et peuvent donc racheter leur vélo au mont de piété également.

Alors qu'il commence à coller sa première affiche, il se fait voler sa bicyclette.

Ressenti : 🔗

Aie. Voilà le genre de film que je crains.

Il est superbement bien noté avec un 8.3/10 sur IMDB. Pas mal de critique en font un éloge pas possible alors que … bha … meh.

C'est un film italien de 1948 de néo-réalisme. Bon alors visiblement le néo-réalisme ça consiste à ne pas utiliser de décors artificiels et donc de tourner sur place. La seconde grande caractéristique c'est que les acteurs ne sont pas des acteurs pro. Le troisième point concerne l'histoire qui peut être une fiction mais qui se doit d'être réaliste (exit la fantaisie, la SF, …). Le but est donc de montrer la réalité de façon réaliste.

Ce film est l'un des plus grands représentants de ce mouvement. D'ailleurs l'Italie a été le fer de lance de ce mouvement dans les années 40-50, on est à 100% dedans là.

Le point le plus intéressant de ce film à mon goût est le fait d'avoir une représentation réaliste de l'Italie à cette époque. C'est cool de voir des bouts de Rome et de ses habitants à l'époque. C'est plus les alentours du film que le film en lui-même qui sont intéressants.

Le film s'efforce à ne pas être flamboyant, ne pas être remarquable. Et il y parvient avec brio ! L'histoire en elle-même n'a que peu d'intéret. La réalisation est basique à souhait, pas de superbe musique pour tenter de faire passer la pillule, pas de twist final, pas grand-chose à se mettre sous la dent quoi.

Bon bha, c'est pas ma tasse de thé.

Autant faire un documentaire, non ?

Bon, je vois pas souvent de film italien donc c'est quand même assez cool d'entendre la langue.

Tiens un ptit fun fact vu sur wikipedia : Sergio Leone est visible dans un micro-rôle apparemment !

Je suis très étonné que ce film ait de si bonnes notes. Je comprends qu'il puisse avoir un intéret historique et d'être un digne représentant d'un mouvement artistique. Mais ça me semble assez peu ragoutant et du coup je ne m'explique pas sa note sur IMDB. Je rapelle au passage que les notes d'IMDB sont les notes du public et non d'un critique.

Voilà, heureusement que ça ne dure qu'une heure et demie. Il s'y passe assez peu de chose.

Rear Window

Histoire : 🔗

Jeff a une jambe pétée et passe donc le temps dans son appart à regarder par la fenêtre ce qu'il se passe. La danseuse étoile qui danse à moitié à poil chez elle, le nouveau couple qui emménage à côté, le compositeur qui bosse sur son piano, la pauvre femme seule au rez-de-chaussée. Il fait tellement chaud qu'un couple du second étage dort sur son escalier de secours et fait descendre son chien par un panier accroché à une corde.

Mais ce qui intrigue le plus notre photographe handicapé est l'appart du premier juste en face. Un couple dont la femme est allitée toute la journée et dont le mari semble quelque peu louche.

Stella qui s'occupe de soigner notre bonhomme lui dit d'arrêter d'espionner. Lisa qui souhaite se marier à Jeff lui demande aussi d'arrêter d'espionner.

Mais la tentation est bien trop forte. Il faut dire qu'il commence à soupçonner le mari d'en face d'avoir …

Ressenti : 🔗

Un grand classique de notre cher Alfred Hitchcock. Un film au décor restreint avec un personnage quasiment immobile. Dur de faire rentrer toute une intrigue dans un contexte aussi restreint.

Et pourtant ça marche vraiment trop bien. Le début on plante le décor. On découvre tout l'environnement et les habitudes de tous les protagonistes. Bon forcément je connaissais le film de réputation et je me doutais que bon … c'est un Hitchcock quoi … va y avoir un meurtre et tout un mystère à élucider quoi (faites pas semblant de ne pas savoir merde). Bref, je savais qu'un voisin allait claquer et qu'il y aurait parmi les autres voisins le meurtrier. Par contre je ne savais pas qui ça allait être. Du coup tout le début quand c'est pas encore arrivé j'observais tous les détails.

Et même quand Jeff discute chez lui au premier plan, je tentais d'observer l'arrière-plan en quête d'indice capital pour la suite. Quelles sont les fenêtre ouvertes, les silhouettes dans le fond correspondent à qui ? Le linge étendu n'a-t-il pas été porté par un personnage autre que là où il se trouve. Je menais l'enquête !

Un élément que je ne soupçonnais pas dans ce film était l'évolution des personnages. Plus particulièrement les deux femmes qui entourent le "héro". Ouai d'ailleurs "héro" faut le dire vite, notre pauvre gars est au final que spectateur du film tout comme nous. Ce sont les autres personnages qui ont un rôle actif. Bref, je disais que Stella et Lisa sont bien plus intéressantes que ce que je préssentais.

Alors que Lisa nous est présenté comme le personnage de la femme follement amoureuse qui veut se marier. Elle ne se limite pas du tout à cela. Au début elle requiert l'attention de Jeff et tente de le détourner de la fenêtre mais elle aussi fini par se prendre au jeu.

Le film étant culte, il a eu le droit à une très belle restauration et est vraiment très joli. Ils ont construit un décor immense à l'échelle. C'est assez fou ce qu'ils faisaient à l'époque.

Un ptit détail marrant c'est que tout ce que l'on voit ou entend est réellement présent dans la diégèse. La musique que l'on entend provient de la radio, du compositeur… bref, tout ce que l'on entend est entendu des personnages.

spoil sur ce qu'il se déroule vers la fin

Alors que tout le début du film est fixe avec juste de l'observation à distance. Vers la fin, il y a de l'action et c'est très cool.

On a donc Stella et Lisa qui partent à la recherche d'indices. Elles vont donc creuser dans le jardin pour trouver des traces d'un éventuel corps enterré. Lisa va même jusqu'à faire quelques acrobaties pour rentrer dans l'appartement du présumé meurtrier.

Le fait d'avoir construit un décor à l'échelle rend la scène excellente. On observe Lisa qui grimpe une échelle pour accéder au jardin, puis elle grimpe par l'escalier extérieur et s'introduit par la fenêtre. Le tout sans coupure. Ça renforce vraiment la crédibilité de ce décor. Ça fait pas juste façade carton pâte en miniature, non là c'est tangible, à taille humaine.

Et pourtant ça se voit à des kilomètres que le ciel est faux mais toute la dimension du décor se ressent et parvient à effacer cet artifice.

Il y a quand même l'effet de la chute par la fenêtre de Jeff. Bon ça picote la rétine ce gros détourage mais bon ça m'amuse.


Lors du visionnage j'avais le doute jusqu'à la fin. Alors que nos protagonistes sont persuadés que le gars a tué sa femme en ayant accumulé tout un tas d'indices concordants. Je m'attendais quand même à un twist. J'étais sûr que ça n'allait pas être ça.

Le doute est notamment maintenu jusqu'au dernier moment quand Thorwald finit par rentrer chez Jeff. Ce dernier est pris en flagrant délit d'espionnage. Thorwald rentre on le sent menaçant mais il a tout de même une attitude plutôt neutre. Il demande juste «pourquoi il se comporte comme cela" et c'est vrai que c'est très légitime comme question.

Du coup je me suis dit que le pauvre bougre était innocent. Poussé à bout, il aurait pu juste péter un plomb concernant Jeff et décider de le jeter par-dessus bord juste par vengeance et excès de crise de nerf. Je pensais même qu'après la chute il était encore innocent.

Mais là, on a un flic qui arrive à la fenêtre et qui désamorce tout en annonçant qu'il venait de confesser le meurtre de sa femme. Je suis presque un poil déçu d'avoir eu tort.

J'ai adoré. Je me suis régalé en étant en haleine tout le long du film.

Ça commence mollement et plus ça va plus la tension monte. C'est probablement devenu instantannément mon Hitchcock favoris.

Amélie - Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain

Histoire : 🔗

Amélie aime les ptits plaisirs de la vie mais pour autant elle n'a pas de vie amoureuse et pas plus d'activité que ça. Un jour elle décide de rendre la vie des gens qui l'entoure un peu plus … extraordinaire.

Elle va notamment pousser son père à voyager ou bien aider l'employé de l'épicerie du coin à se sortir du joug de son employeur. Elle se lance dans cette série de ptites quêtes du quotidien pour les plaisirs simples des gens.

Ressenti : 🔗

C'est marrant. J'avais vu ce film à l'époque mais j'étais con et j'avais pas aimé. Enfin j'avais surtout été très déçu. Ce n'était absolument pas ce que j'espérais. J'avais trouvé le film niais, mièvre et longuet.

Après tout j'avais adoré Delicatessen et surtout La Cité des Enfants Perdus étaient pour moi des chefs d'œuvres. Ces deux films avaient une allure hors du commun et surtout une ambiance extraordinaire. Du post-apo pour l'un et du steampunk pour l'autre (avant que ça ne soit la mode). Deux ovnis du cinéma français et du coup je voulais un truc qui s'en rapproche.

Je voulais un film de genre dans un univers exotique. Mais non, ce n'est que Paris dans une version assez idéalisée. Et puis bon, on est pas loin de la comédie romantique même si ç'en est pas vraiment une pour autant à mon sens. D'ailleurs j'ai vraiment du mal à classer ce film dans un genre particulier.

Mais ce nouveau visionnage, m'a fait 100% changé d'avis ! J'ai adoré. Je n'avais plus d'attente et je ne me souvenais plus de grand-chose. Et du coup je partais avec plus aucun à priori et j'étais prêt à accepter un peu tout. Comme quoi des fois on peut changer rapidement d'avis (seulement 20 ans quoi).

J'ai beaucoup aimé toutes ces ptites histoires et la narration qui accumule les détails rigolos. Mais surtout je suis bien plus aligné avec son propos aujourd'hui qu'il y a vingt ans. (ouai je m'adoucis avec l'âge.) Alors que le film a effectivement un ptit côté mièvre c'est à mon sens plutôt une force aujourd'hui. Et avec maintenant pas mal de recul (et aussi le visionnage de cette l'analyse de Everything Everywher All at Once de Mr Bobine) je trouve que c'est quelque chose qui est un peu trop rare de nos jours. Des films plus mièvres mais sincères et bienveillants pour s'éloigner du cynisme constant.

Le fait d'avoir Amélie qui cherche à rendre la vie un peu plus palpitante, intrigante, rigolote, plaisante par des ptites actions sur son entourage est vraiment top. C'est gentillet, ça touche et ça émeut sans non plus tomber dans l'excès.

Comme dans Delicatessen on retrouve une brochette de personnages. Chacun avec ses habitudes et ses travers. Mon préferré du lot est Georgette la tenancière du tabac hypocondriaque. Elle attribue tous ses micro-tracats à d'hypothétiques maladies avec sa mine déconfite. Le tout avec son accent campagnard :-D Un régal.

Bon par contre visuellement j'ai du mal. Je sais que c'est un choix 100% voulu mais j'aime pas du tout l'étalonnage fait sur le film. Je sais que le but est de donner un aspect éthéré/surnaturel à des décors somme toute très réaliste voir lambda (ouai enfin "Paris propre" ça fait pas illusion bien longtemps, hein) mais c'est ptet un poil trop poussé. Et pourtant encore une fois sur Delicatessen c'était bien plus violent mais ça marchait bien mieux. Je trouve ça étrange de vouloir rendre le film un poil moins crédible.

Bref, ce long métrage est super cool. Je ne regrette vraiment pas de m'y être reconfronté !

Récap 50 : Septembre 2023

Blog 🔗

En bref ce mois-ci : 1 article, 15 commentaires, 19 visionnages, 608737 requêtes, 54160 visiteurs uniques pour 10.15 Go de trafic.

Films 🔗

Wow 19 films ce mois-ci dont 8 du top250 ! J'ai bien bossé !

Je ne saurai pas trop quoi choisir pour mon plus préferré du mois. Je dirai que le plus marquant est Come and See mais ce n'est pas mon préferré pour autant. J'ai vraiment beaucoup aimé Murder in the First mais aussi High and Low mais bon, c'est aussi parceque ce sont les plus frais dans mon esprit. Suzume est plus facile et léger cela dit.

Séries 🔗

Sex Education (saison 4) 🔗

Bon bha visiblement c'est la fin de cette série.

Sans trop de surprise c'était très bien. Les personnages sont top.

Bon par contre j'ai vu venir un peu tout le déroulement de la saison avec deux/trois épisodes d'avance. Bon c'est pas bien grave mais c'est un poil dommage de ne pas avoir plus de surprises quoi.

J'ai bien aimé tout ce qu'il se passait sauf une chose : l'arc concernant Eric. Pourquoi ils sont parti là-dedans ? Enfin non plus précisément, pourquoi ils lui ont fait prendre cette ultime décision à la fin ?! 🙄

Jeux 🔗

Chants of Sennaar 🔗

Je l'ai dévoré en trois sessions ! Ce jeu est pas loin d'un point'n'click mais n'en est pas vraiment un.

Vous controlez un personnage assez mystérieux qui se lève dans ce qui semble être la base d'une cité-tour. Chacune des strates est peuplée par un peuple spécifique avec ses préoccupations, ses activités mais surtout sa langue. Et vous allez devoir petit à petit comprendre la langue du lieu où vous évoluer afin de pouvoir progresser.

Ça nécessite donc pas mal de réflexion/observation pour comprendre le vocabulaire. Le jeu fait donc parler ses personnages à l'écrit avec un alphabet créé pour l'occasion. Il s'agit de phrases très courtes de tout au plus 5/6 mots. Chaque glyphe peut-être survolé à la souris et quand vous avez une supposition, vous pouvez cliquer dessus et là vous dégainez votre clavier pour y écrire votre idée. Désormais, à chaque apparation de ce glyphe, il sera traduit par votre proposition.

À différents évènements de l'aventure, votre personnage sortira son journal où des dessins décrivant les mots seront présents. À vous d'associer le bon dessin au glyphe correspondant. Lorsqu'une page de mots/glyphes seront correctement associés, ils seront validés et seront donc traduit automatiquement avec la bonne signification.

Ce mécanisme est très similaire au fonctionnement des suppositions dans le jeu Return of the Obra Dinn. Le jeu en est assez proche d'ailleurs mais plus abordable. La direction artistique est plus chatoyante et même le niveau du jeu est bien plus simple à mon sens. Il n'y a pas vraiment de challenge mais c'est pas plus mal.

Le jeu est très reposant. C'est joli, c'est coloré, la musique est calme, on ne peut pas perdre, on se promène, on découvre, on comprend petit à petit. C'est vraiment très reposant mais malheureusement l'expérience est assez courte. Mais à chaque fois que l'on parvient à valider un nouveau glyphe et à mieux comprendre l'environnement il y a cette sensation de ptite victoire.

Musique 🔗

Heyy !! C'est le retour de Lalalar avec neuf nouvelles pépites dans leur second album. Ça se trouve sur BandCamp.

J'aime bien mais un peu moins que leur premier album. Il n'y a pas de morceau aussi ennivrant que dans le premier.

Nuxeries 🔗

J'ai reçu un nouveau disque dur. Un joli modèle de 🥁 18To. Et bhé que c'est grand là-dedans !

Bon par contre je voulais le foutre sur ma ptite odroid hc2. Sauf que cette ptite bête tourne avec un CPU 32bits et … bha visiblement on peut pas mount un système de fichier de plus de 16To.

Bon bha … je vais devoir foutre ça ailleurs hein. Un peu dommage m'enfin.

Vidéos 🔗

Tiens un ptit documentaire sur la jeunesse made in Arte qui remonte à la sortie de la seconde Guerre mondiale pour finir à aujourd'hui.

On apprend pas énormément de truc mais c'est assez bien foutu et ce n'est pas centré sur la france mais sur l'occident en général. Bref il y a une première partie et une seconde partie.

High and Low - Tengoku to Jigoku

Histoire : 🔗

Gondo hypothèque sa maison pour racheter des parts de l'entreprise où il bosse pour devenir majoritaire. Il est à deux doigts d'y parvenir mais alors qu'il s'apprête à envoyer son bras droit amener le chèque de 50 millions de yens il reçoit un coup de téléphone.

Un homme a enlevé son gamin et demande une rançon de 30 millions de yens.

Dévasté, il annule son opération financière pour pouvoir payer la rançon. Mais à ce moment-là, le gamin sort de sa chambre. Il n'a pas été enlevé contrairement à son pote le fils du chauffeur.

La situation devient moralement bien plus difficile.

Ressenti : 🔗

Bon gros film d'enquête. On suit donc la famille bourgeoise, le chauffeur et les flics qui vont tenter de retrouver le gamin. Ça marche vraiment super bien.

Bon je commençais un peu à reculons. En plus le format est assez peu ragoutant. Le début ressemble beaucoup à une adaptation de pièce de théâtre. On est sur un décor quasiment fixe avec juste des acteurs qui rentrent/sortent. C'est pas trop mon truc même si c'est souvent l'occasion de film comique assez drôle mais là c'est pas le cas. C'est une histoire d'enlèvement.

Bon, finalement c'est pas si mal pour parler de choix moral. Le type se retrouve sur un choix assez difficile : sacrifier tout son pognon pour le gamin de son chauffeur. Pas besoin de décor et de mouvements pour cela.

Mais ce qui est très chouette, c'est qu'une fois que l'histoire progresse, on sort complètement de ce schéma. On passe à l'enquête. Exit la maison cossue, non là ça devient bien plus dynamique. Ce contraste est super cool et rend le film plus simple à encaisser. C'est même assez grisant je dois avouer.

Le film date de 1963 et bon bha en soixante ans les méthodes d'enquête n'ont rien à voir. Déjà, on se retrouve sur tout un régiment de flic sur le coup. Ensuite, point de technologie ici. Pas d'empreinte, pas de triangulation (ha si un peu quand même), pas de caméra, pas … Bref, c'est de l'investigation à la main. Rhaaaa ce que c'est bon !

Bon par contre c'est dommage comme à chaque film de Kurosawa je trouve que l'image est assez moche. J'y connais rien mais c'est dû à des pellicules dégueulasses ou bien des caméras de merde ? C'est assez baveux. Sur des images bien fixes en intérieur ça va, mais dès que c'est un peu plus en mouvement dans des conditions un peu moins maîtrisables c'est assez moche. Ou alors c'est juste ma version qui est dégueux mais alors un ptit remaster ferait du bien.

spoils sur l'enquête et la conclusion

Non vraiment l'enquête est très cool. Le fait de se baser sur des dessins très approximatifs du gamin est assez drôle. La recherche de la cabine par rapport au son du tram et à l'ensoleillement est cool.

La scène de l'échange de pognon est un peu moins haletante. Mais par contre quel génie d'organiser ça par le train à une époque où il n'y a pas de téléphone portable c'est l'idée imparable ! Bon sauf si le pognon tombe à un endroit irrécupérable bien entendu.

Grâce aux dessins du gamin, de tous les flics et compagnie, le tueur est retrouvé. Mais plutôt que d'aller le choper, ils le provoquent pour le choper en flagrant délit. Malheureusement ça sera l'occasion pour le kidnappeur de tuer un innocent au passage, c'est donc une opération en demi-teinte.

Le film sera donc l'occasion de parler de différence sociale entre la famille bourgeoise qui profite de sa maison luxueuse qui surplombe la ville. C'est évoqué à de nombreuses reprises. Le kidnappeur mentionne sa jalousie de la clim alors qu'il fait une chaleur toride en bas. Certains enquêteurs évoquent qu'ils aiment pas vraiment les riches mais que Gondo étonamment agit en bien.

Faut dire que le film montre bien la différence d'environnement. On commence dans cette grande maison avec son salon immense, son balcon toisant la ville mais ça se finit dans les bas-quartiers de la ville bien moins agréables.

Bon bha, encore une fois on est pas trop trop emmerdé par la musique. J'imagine que le compositeur n'a pas été très payé et qu'il s'est réveillé juste à quelques moments pour sortir quelques notes et puis c'est tout.

Par contre c'est marrant, le film a beau être en noir & blanc, il y a quand même un passage avec un soupçon de couleur !

Bref, j'ai adoré le film. Je suis tombé dans le piège facile à ne pas accuser la bonne personne.

Murder in the First

Histoire : 🔗

Henri Young est emprisonné à Alcatraz en fin d'adolescence dans les années 30 pour avoir volé 5$. Il tentera de s'évader ce qui poussera ses geolier à le foutre au trou. Il y restera près de 3 années consécutives.

Une fois de retour dans sa cellule, il tue son comparse d'évasion qui lui n'a rien eu. Il a donc droit à un second procès mais pour meurtre ce coup-ci et il risque donc la peine de mort.

Ressenti : 🔗

Allez hop ! Un film de procès ! Avec Christian Slater en tout jeune avocat qui défend un Kevin Bacon torturé par Gary Oldman et ses hommes.

J'ai adoré ce film. Déjà ça se passe dans les années 40 et je dois avouer avoir un ptit faible pour cette époque (plus les années 1930 (ouai faut commencer à prendre le réflexe de préciser le siècle parcqu'on approche beaucoup des nouvelles années 30) mais je suis pas trop strict et ça peut déborder).

Apparemment c'est basé sur des faits réels mais sans non plus respecter absolument ce qu'il s'est vraiment passé. Il y aurait des largesses concernant Henri Young qui serait bien moins innocent que ne le montre le film mais bref, c'est pas un documentaire et ça ne le prétend pas.

Une grosse partie de l'intrigue du film tourne donc sur la responsabilité de la prison concernant le comportemnt des détenus. Alors qu'il n'était enfermé que pour un simple petit vol, la prison l'aurait poussé au meurtre et donc ce serait cette institution qui l'aurait poussé à adopter ce comportement.

La retalion entre l'avocat et l'inculpé est très intéressante. Elle a une évolution assez prévisible mais qui fait toujours plaisir.

spoils

Bon, sans trop de surprise, Henri Young n'est au final pas tenu pour coupable de meurtre avec préméditation. La responsabilité de la prison dans son geste est prise en compte. Malheureusement il est quand même coupable d'homicide involontaire et doit donc retourner en prison pour une peine "courte".

La prison d'alcatraz va cependant avoir droit à une enquêtete.

Henri Young s'y retrouve enfermé mais meurt peu de temps après. Il souhaitait plaider coupable pour aller directement à la peine capitale mais a changé d'avis au tout dernier moment. Ce n'est pas montré mais il avait probablement choisi de s'éviter la condamnation à mort mais en sachant qu'il se tuerait rapidement.

Bref, le dénouement est assez amer. Bien qu'il gagne son procès, il ne le souhaitait pas et se retrouve à retourner à Alcatraz auprès de ses bourreaux. Et puis … bah il se suicide quoi.

Le vrai Henri Young ne s'est pas tué et est sorti de prison en 1972 et aurait disparu depuis.

Quelques fois dans le film, il y a des ptits passages en noir&blanc façon interviews d'époque. J'aime bien ce ptit effet.

Le film aborde très légèrement la différence de classe et de traitement des personnages. Ils sont devenus amis à cause de ces circonstances alors qu'ils ne se seraient jamais adressés la parole autrement. Pire que ça, Henri a été emprisonné pour un vol de 5$ alors que l'avocat lui n'a eu qu'une remontrance (bon c'était dans la famille mais quand même). Leur destin diverge de par leur origine sociale…

Voilà, c'était très sympa. La musique du film est assez cool d'ailleurs !

Stir of Echoes

Histoire : 🔗

Tom, sa femme Maggie et leur fils Jake vivent à Chicago dans leur quartier tout mimi. Alors qu'ils sont en soirée, il accepte de se faire hypnotiser par l'amie de sa femme car il ne croit pas à l'hypnose.

Suite à cette séance improvisée il commence à comprendre/voir/percevoir des signes. Il semble de plus en plus perturbé et agit étrangement tout en se rapprochant progressivement de son fils.

Ressenti : 🔗

J'aime beaucoup ce film. Il y a ce côté surnaturel teinté de mystère que j'apprécie beaucoup.

Ça flirte pas mal avec le film d'horreur sans non plus verser à fond là-dedans. Ça flirte un peu avec l'enquête sans non plus … bref. C'est assez équilibré.

Ce que j'aime surtout c'est qu'il est assez difficile à prédire. Il y a quelques retournements sympatoches.

Ce film me fait vraiment beaucoup pensé à Shining. On a un gosse qui a des pouvoirs lui permettant de percevoir et même de communiquer. Le père qui devient progressivement fou. La mère qui est juste dépassée. Non vraiment je suis le seul à voir un lien entre les deux ?

Les scènes plus typées horreur sont très bien faites. L'arrachage de dent est pas ouf, par contre l'ongle… L'ONGLE ! Arggg.

Bon, c'est un bon film pour lancer un mois d'octobre sur les films d'horreur.

Come And See - Иди и смотри

Histoire : 🔗

Fliora est un très jeune garçon qui souhaite participer à la guerre pour accomplir son devoir. Il est biélorusse et on est en 1943 et les nazis progresse sur leur territoire.

Ressenti : 🔗

Ptain je connaissais pas ce film. À chaque fois qu'on parle de film sur la Seconde Guerre Mondiale et notamment les atrocités comisent par les nazis, on évoque The Pianist ou l'encore plus populaire Schindler's list. Mais celui-là n'est jamais cité.

Il aborde donc l'arrivée des nazis en Biélorussie et c'est un point de vue que l'on a bien moins l'habitude de voir au cinoche par chez nous. La déportation n'y est d'ailleurs quasiment pas évoquée au final.

Tout le film suit le point de vue du jeune Fliora. C'est donc la guerre vue par un mioche qui est trop jeune pour combattre mais qui doit quand même s'impliquer dans ce conflit. Il commence donc par rejoindre une sorte de bataillon plus ou moins officiel où il fait quelques tâches annexes. Ensuite il fait la rencontre de Glacha avec qui il se retrouve seul à devoir fuire des troupes allemandes.

C'est vraiment un film très dur. Pendant la première moitié du film il n'y a pas trop de violences à l'écran. Mais la seconde moitié est assez hardos.

spoils

Fliora découvre que sa mère et ses sœurs ainsi que tout son village a été massacré. Il rejoint un camp improvisé où les gens manquent cruellement de nourriture.

Avec un groupe de trois soldats il part en quête de vivres. Deux mourront en explosant sur une mine. Le troisième se fera tuer par une rafale alors qu'ils partaient avec une vache.

Alors qu'il tente de retourner au camp, il se fait intercepter par un bataillon allemand. Et là il assistera à un massacre dans le village où les gens sont entassés dans une écurie. Il sera l'un des rares rescapés.

On voit les nazis s'amuser à torturer les villageois. On les devine violer les femmes… Bref, une horreur absolue.

C'est un peu la technique d'Oradour mais dans des étables qui est montrée ici. C'était une pratique courante des nazis en Biélorussie.

Au final, ce film est plus cru que les deux autres films cités plus haut. C'est à mon sens beaucoup plus impactant du coup. Et la mise en scène est très organique. On a vraiment l'impression d'être Fliora et c'est pas agréable.

Les personnages sont vraiment malmenés. Le gamin se fait frapper, raser, manque de se noyer, se fait tirer dessus, se fait humilier.

Il y a notamment une scène où avec Glacha ils tentent de rejoindre une île qui se trouve au milieu d'une étendue d'"eau". Sauf que bon c'est pas une eau limpide et propre, c'est plus une sorte de marécage de bouillasse où il n'a presque pas pied et où il faut lutter pour avancer. C'est horrible et l'acteur a réellement failli se noyer visiblement.

D'ailleurs à de nombreuses reprises le film salit ses personnages. Ça patauge constamment dans la boue, le personnage quand il est au plus bas se fout la tête dans la gadoue, …

Voilà, c'est un film très dur. Ils montrent également des vraies images à la fin. Mais ça reste vraiment captivant. On veut savoir comment ce pauvre mioche va s'en sortir. Est-ce qu'il va retrouver sa famille, est-ce qu'il va rejoindre son bataillon, est-ce qu'il va se battre, est-ce qu'il va juste vivre ?

On le voit en chier sévère aussi bien physiquement que psychologiquement. Et j'ai presque eu l'impression de voir un truc en quasi temps réel avec très peu d'ellipse (alors que pas du tout). On suit vraiment ses objectifs avec lui qui change constamment à cause de la suite des évènements.

Voilà, c'était un film vraiment très chouette mais très dur.

Time of the Gypsies

Histoire : 🔗

Perhan est un jeune rom vivant avec sa ptite sœur, son oncle et sa grand-mère. Sa ptite sœur a une difformité aux jambes et nécessite une opération mais ils n'ont pas de sous.

Sa grand-mère étant guérisseuse, elle sauve la vie d'un gamin de leur bidonville qui s'avère être de la famille d'Ahmed. En échange, la grand-mère demande à ce qu'Ahmed (qui est plus riche que les autres habitants) d'emmener la gamine et Perhan à l'hôpital de Llubjana. Perhan doit l'accompagner.

Ressenti : 🔗

Hmm quel film glauque. Ça commence comme un film un peu léger et humoristique mais plus ça va moins ça va.

On suit donc la vie de Perhan et c'est loin d'être ragoutant. Le pauvre garçon vit dans un bidon-ville avec un oncle complètement taré, des voisins guère mieux. Il y a notamment un mec qui accroche sa femme en l'air quand celle-ci gueule de trop…

Leur quartier est jonché de boue, c'est tristoune à souhait. C'est vraiment la grosse déprime. Tu as des mioches malades, pas grand-monde digne de confiance, de l'alcoolisme, de la prostitution…

spoils total

Rhhhooo sérieux c'est un destin assez horrible. Donc Perhan tombe amoureux d'Azra en début de film. Pas de bol, la mère d'Azra n'est pas de cet avis et refuse leur marriage.

Perhan part avec sa ptite sœur Danira avec Ahmed pour l'hôpital. Ils se promettent de rester ensemble mais arriver sur place Ahmed lui dévoile qu'il ne peut pas rester avec elle et qu'il doit se rendre en Italie avec Ahmed pour gagner sa croute pour patienter. La séparation est logiquement douloureuse et déchirante.

Arrivé à Milan, Perhan comprend qu'Ahmed pousse les gamins à la mendicité, les meufs à la prostitution et les plus grands à divers larcins. Lui qui souhaitait une vie rangée et legit ça ne lui convient pas. Il finit par se résoudre à quelques vols pour éviter les violences d'Ahmed.

Ahmed fait construire deux maisons au bidonville de Skopje, une pour lui et une pour la grand-mère de Perhan en plus de payer les soins pour Danira. Mais il se dispute avec ses frêres et fait un AVC et seul Perhan prendra soin de lui à ce moment-là. Ça poussera Ahmed à désigner Perhan comme le nouveau chef de la bande.

Alors qu'il doit trouver (acheter, hein) des nouveaux mioches pour bosser dans le camp, il profite de son voyage pour retourner voir sa famille au bidonville. Il découvre qu'en fait une seule maison est construite et qu'Ahmed s'est foutu de sa gueule depuis le début. Il retrouve Azra enceinte mais est persuadé qu'il n'est pas le père. Il propose de se marrier à la condition d'abandonner le bébé car il ne veut pas d'un bâtard et propose un ptit pacson de pognon à la mère. Cette dernière accepte.

Ils retournent en Italie tous les deux et lors de l'accouchement Azra meurre. (ouai décidément rien ne va dans cette histoire). La planque de pognon qu'il avait est détruite par une innondation. Il se retrouve sans femme, sans maison, sans pognon et en plus Ahmed disparait sans prévenir.

Il parvient à apprendre qu'Ahmed se serait barré avec son mioche à Rome. Il apprend également que sa sœur Danira n'a jamais eu le droit prévu et qu'elle a juste été enlevée par Ahmed pour mendier. (non non ça ne s'améliore toujours pas)

Alors qu'il cherche désespérément Ahmed à Rome, il reconnait au loin sa voiture et aperçoit sa ptite sœur en sortir. Il la retrouve et elle le mène au camp d'Ahmed où ils retrouvent Perhan (junior, son fils). Ils s'enfuient ensemble mais Perhan sénior les laisse dans le train et retourne au camp.

Bon j'en ai pas parlé auparavant mais il a un pouvoir surnaturel de télékynésie. C'est pas ultra puissant mais il arrive à faire bouger des canettes, des couverts à distance. Il s'en sert pour mettre un coup de fourchette à Ahmed au beau milieu d'une fête et à trucider un des frangins d'Ahmed. Malheureusement il se fait tirer dessus et … meurt.


Wow c'est dur. Et c'est vraiment de plus en plus dur.

C'est une sacrée épopée et un détail marrant c'est qu'ils ont réussi à vraiment donner l'impression qu'il se passe des années et que donc les personnages grandissent juste par le jeu d'acteur. Déjà Perhan ça le fait pas trop mal entre le début et la fin du film on a vraiment le sentiment qu'il a grandi. Mais c'est d'autant plus impressionnant pour Danira qui … bha elle èst très jeune physiquement. Elle a vraiment un corps de gamine mais quand on la retrouve à la fin du film, son jeu d'acteur est tellement différent que l'illusion passe vraiment très bien.

Bon bha du coup je suis assez mitigé sur le film. C'est ptet trop sordide à mon goût.

Ben-Hur

Histoire : 🔗

Messala revient en Judée où il retrouve Judah Ben-Hur son ami d'enfance. Leurs destins ont divergés, Messala est désormais à la tête de la garnison romaine qui occupe le territoire de Judée.Ben-Hur lui est un prince juif très respecté de sa communauté.

Ils sont d'abord contents de se retrouver après tant d'années mais finalement très vite leurs destins respectifs vont les éloignés. Messala doit calmer les juifs qui sont au bord de la révolte et pour cela souhaite l'aide de son ami d'enfance. Mais Ben-Hur n'a pas vraiment l'intention de trahir son peuple en soutenant l'envahisseur.

Quelques jours plus tard, un haut dignitaire romain est en visite en Judée. Ben-Hur et sa sœur observent le spectacle sur le toit de leur palais mais au passage du dignitaire, une tuile tombe ce qui fait chuter le gouverneur. Immédiatement l'armée romaine vient capturer Ben-Hur, sa sœur et sa mère pour les juger pour tentative d'assassinat.

Ben-Hur se retrouve envoyer en exil dans les galères où il se retrouve en esclavagisme à pagayer jusqu'à l'épuisement dans des conditions sordides.

Ressenti : 🔗

Qui ne connait pas ce film. Un monument de la décadence d'Hollywood. Près de quatre heures de film épique avec une histoire millénaire (ouai enfin pas tant que ça).

Je n'avais jamais osé m'y pencher. Les péplums des années 50 c'est pas vraiment le genre de truc qui me fait envie. J'avais peur d'un truc assez grotesque et qui aurait vraiment mal vieillit. Je savais qu'il y avait une scène épique de course de char et des romains en jupettes mais en dehors de ça je ne m'étais jamais vraiment intéressé au sujet.

J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai lancé le long long métrage. Et stupéfaction ça commence par *roulement de tambour 🥁* Jésus ! Et en fait là le titre apparait A tale of the Christ. Heuuu. Vraiment ?! Ça va parler de Jésus et de religion ?!

Rhoooooo la déception. Pas envie de me taper de ça :-/ Bref, va faloir serrer des dents.

Là le film démarre réellement et finalement on passe à autre chose. Bon ça se passe quand même en Judée, avec des juifs et des romains et leurs religions. Bref, l'aspect religieux du truc n'est quand même pas bien loin mais ce n'est pas non plus focus à fond dessus. Je ne savais pas que Ben-Hur avait Judah comme prénom… c'était un indice pourtant.

À ce moment-là, le film devient très sympa. Ces deux personnages qui se retrouvent c'est très chouette. J'aime beaucoup le fait que les deux comprennent très vite qu'ils n'ont plus grand-chose en commun malgré leur passé. L'insoucience de la jeunesse leur revient bien vite à la gueule.

Et de là, c'est une aventure épique qui démarre pour Ben-Hur. On va voyager en mer, à Rome, à Jérusalem toussa. Très très chouette.

Ce film est dans la démesure. C'est incroyable la taille des décors qu'ils ont construits pour certaines scènes ! C'est vraiment triste à quel point il n'y a plus de film qui puisse se permettre ce genre de décadence. Ça rend si bien !

Ces décors immenses couplés aux fonds peints mais bien intégrés ça rend super bien même soixante ans plus tard ! Et toujours dans la démesure de ce film, il y a des scènes avec des centaines de figurants à l'écran avec leurs costumes d'époque. C'est une démonstration de force de la part du studio. Quand on voit que maintenant c'est trois mégastars filmées sur fond vert avec des incrustations de décor même pour des décors anodins avec des foules en images de synthèses… Ça n'a vraiment pas la même saveur.

Le film titille les quatre heures. Mais ça commence par un écran titre de cinq minutes. On a le droit à un entracte au deux tiers du film. Et par contre pas de générique final étrangement.

Visuellement le film est super propre. Ils ont utilisé des caméras filmant sur peloche 70mm et a été remasterisé pour les sorties bluray en 2011. Les images sont impeccables pleines de piquée et avec les couleurs assez typiques des films de cette époque.

Ce film était un peu la grosse bouée de sauvetage de la MGM. Ils étaient en grosse galère financière et du coup il leur fallait un méga carton. Ils ont donc mis énormément de pognon dans le truc. Et pourtant c'est le seul film où leur logo est muet. Le lion ne rugit pas au début !

Bon et sinon qu'est-ce que j'en pense au final de ce film ? Et bien j'ai beaucoup aimé ! Bon par contre la fin ne m'a pas spécialement plu. Mais ça va spoiler.

Résumé d'un peu tout le film

Tout début on a un intermède sur la naissance de Jésus toussa.

Ensuite ellipse et on découvre Ben-Hur et Messala. Comme raconté tout à l'heure, Ben-hur se retrouve exilé pour avoir attenté à la vie du gouverneur (il n'est pas coupable mais bon dura lex sed lex).

Il se retrouve donc galérien mais son tempérament est remarqué par Valerius Gratus qui est le plus haut gradé du secteur. Alors qu'ils sont à deux doigts de s'attaquer à la flotte ennemie et que tous les esclaves sont attachés au bateau, Valerius ordonne que Ben-Hur, lui, ne soit pas attaché.

Alors que leur embarcation prend cher, Ben-Hur en profite pour monter sur le pont et choisit de protéger à distance Valerius Gratus et même de le sauver lorsque ce dernier tombe à l'eau avec son armure. Ils dérivent tous deux sur des débris et finissent au bout d'un long moment par être repêché par un bateau de la flotte romaine. Ils apprennent que malgré leur mésaventure, cette bataille est une franche victoire pour l'armée romaine.

Valerius est reconnaissant du geste de Ben-Hur et décide de le prendre sous son aile une fois retourné à Rome. Leur relation est si forte que Valerius voit en Ben-Hur un fils perdu et décide de l'adopter. Ce dernier devient donc fils d'un très haut dignitaire romain et gagne donc de sacré galons.

Après quelque temps, il décide de retourner en Judée. Il souhaite toujours sauver sa sœur et sa mère enfermées en même temps que lui.

Sur le chemin du retour il rencontre un cheik local avec qui il se lie un peu d'amitié. Ce dernier est un féru de courses en char et découvre que Ben-Hur a été un excellent pilote de char durant son séjour romain. À eux deux ils veulent défier le champion de Judée qui n'est autre que Messala (l'ami d'enfance de Ben-Hur qui est en grande partie responsable de son destin malheureux).

La course a lieu et c'est un triomphe pour Ben-Hur qui malgré la fourberie de Messala parvient à terminer premier alors que Messala a un accident particulièrement violent. Dans un dernier souffle, Messala indique à Ben-Hur que sa sœur et sa mère sont désormais lépreuses et qu'elles sont parquées dans la vallée des lépreux.

Dévasté, Ben-Hur apprend qu'une personne serait à même de les guérir. D'abord réticent, il finit par décider de les amener toutes les deux à Jérusalem auprès de cette personne mystérieuse. À leur arrivée, ils apprennent que le guérisseur mystérieux vient d'être condamné à mort.

Les femmes rebroussent chemin pendant que Ben-Hur, lui, souhaite rester auprès de Jésus (et oui encore lui…) sur sa croix. Mais alors que ce dernier crève, un immense orage éclate et le sang du gars se retrouve mêlé à la pluie qui ruisselle. Ça ruisselle tellement que ça finit jusque dans la grotte où s'abritaient les femmes. Et alors que l'orage se dissipe, on s'aperçoit qu'elles sont miraculeusement guéries.


On a donc le début du film sur Jésus et la fin également sur lui. Et je trouve ça assez dispensable. Ça aurait pu être un très bon film sans son intervention.

Je vois pas l'intéret de rajouter cet arc, il y avait suffisamment d'histoire, de rebondissement et compagnie. C'était déjà une sacrée épopée assez réaliste mais là on rajoute du fantastique tout cela pour nous caser ce Jésus… Comme s'il n'y avait pas suffisamment d'autres occasions d'en parler ailleurs, il faut qu'il vienne tenter de voler la vedette dans ce film.

Ils ont même pas eu le courage de faire parler le type en plus. Ni même de nous montrer sa tronche. Il n'est montré que de loin, de dos ou bien avec le visage dans le noir. Ça donne un ptit côté mystique, cela dit.

Bref, j'ai vraiment bien aimé le film. La fameuse séquence de course en char est ouf. J'ai même imaginé que la dernière heure de film serait uniquement centrée sur cet évènement mais même pas. Dommage, ça aurait été un Fury Road avant l'heure !

Le film a vraiment très bien vieilli. Il mérite sa note de 8.1 .

C'est fou comme Charlton Heston me rapele un collègue de boulot…

Ça me donne un peu envie de voir les autres films démentiels de l'époque ;-)

The Blob

Histoire : 🔗

Dans un ptit bled des USA, une météorite s'écrase non loin d'un clodo. Ce dernier s'approche mais se fait attaquer par une sorte de chose visqueuse qui émane de la roche.

Brian tombe sur le clodo qui est salement amoché et tente de poursuivre le pauvre type qui se fait percuter par une bagnole. Ils finissent par l'amener à l'hosto mais alors qu'il est alité, ce dernier s'avère être en fait déchiqueté et bouffé de l'intérieur.

Ressenti : 🔗

Et bhé mazette quelle aventure ! C'est quelque chose ce film.

Bon vu le titre je m'attendais à un gros nanar mais étrangement le générique m'a fait plutôt bonne impression. J'aime beaucoup la police d'écriture ainsi que l'effet graphique qu'ils ont appliqué au texte (hey mais ça ressemble un peu à mon blog d'ailleurs !). (Notez bien les points positifs.)

On nous présente succintement les quelques protagonistes de l'histoire. Ça donne faussement un peu de profondeur à tout ce ptit monde. Et puis ça rend cette ptite ville assez crédible avec son shérif qui va fricoter avec la serveuse du rade local. Les gamins qui veulent aller au cinoche, les plus grands qui veulent fricoter et vont acheter des capotes à la pharmacie. Bref, on est dans la vraie vie véritable des USA dans ce film. Tout est parfaitement crédible, d'aucun dirait que c'est une capsule temporelle. Oui, je me risque à lacher le mot, c'est un documentaire de cette époque !

Bon, mais alors, c'est une fiction ? Et bien oui, c'est l'arrivée de ce météorite qui nous ramène à l'irréalité de ce film. C'est notamment ce qui sort de cette météorite (parceque oui, une météorite c'est pas non plus du surnaturel mais je m'égare). Un truc qui fait des bulles, qui suinte, corrosif, agressif, dangereux est arrivé dans cette joyeuse bourgade. Et ce truc à faim et est vénère !

Bon bha nous ne sommes donc pas dans un documentaire naturaliste mais bien dans de la science-fiction horrifique. Mais là où c'est d'autant plus cool c'est qu'on est dans du body horror ! On a des corps mutilé, fondus, pliés, décomposés, déchiquetés, consommé ! Haaa ! Trop bien du gore !

Voilà le second bon point de ce film, c'est qu'il s'agit d'effets pratiques. Et ça rend super bien ! Et ouai, dans les années 80, on savait faire des films d'horreurs qui ont de la gueule ! On a des comédiens nazebroques qui savent pas jouer et qui semblent perdus mais au moins on peut leur frire la tronche et les démembrer avec une classe sans pareille.

Hoo il y a bien quelques effets numériques mais c'est plus du compositing. Et bon, franchement je trouve que ça passe pas trop mal. Surtout pour un nanar de ce genre. Hannnn !!! J'ai dit que c'était un nanar ! Oupsss.

C'est … heu. Bha ouai c'est ptet un nanar mais pas tout à fait non plus. La réalisation technique est loin d'être à chier et puis on sent que ça a dû coûter assez cher. Il y a des explosions, des poursuites, un hélico, beaucoup de costumes et vraiment beaucoup de maquillages/prothèses/accessoires pour le body horror. Franchement, une meilleure direction d'acteur aurait très probablement suffi à sauver le truc.

J'insiste encore mais tous les effets gores sont sacrément cool. C'est ce qui me fait dire que ça aurait pu être un bon film. La moitié du budget du film est parti dans les effets visuels.

Bon, franchement j'ai passé un moment pas désagréable. C'est loin d'être aussi nul que ce que je pensais. Il faut passer outre le jeu d'acteur.

Teenage Mutant Ninja Turtles : Mutant Mayem

Histoire : 🔗

La génèse des Tortues Ninja souhaitant sortir de leur égout et profiter du monde et notamment pouvoir aller à l'école.

Une série d'exactions sont commises par Superfly qui volent différents … trucs. Pour tenter de gagner la sympathie des habitants de New-York, les jeunes tortues entreprènent de stoper Superfly.

Ressenti : 🔗

Le film surfe indéniablement sur les films d'animations du spiderverse. L'aspect visuel de l'animation est incroyable. La 3D est très discrète et a vraiment un rendu 2D très charmant. Les couleurs pètent, les mouvements des personnages sont fluides et bien foutus. La caméra virevolte, les de particules, d'éblouissements et compagnie sont un régal.

Je le trouve même plus beau que les spiderverse. Il y a un énorme boulot qui a été fait sur les textures, les matières toussa. Mention spéciale pour les objets métalliques qui ont parfois des reflets spéculaires des plus charmantes.

Le problème c'est que le film vise clairement un public d'ados. Les blagues sont fréquentes et assez inofensives. Je me suis un poil fait chier en fait et j'ai trouvé que le film n'avait pas grand-chose à proposer niveau scénar. Il y a pas vraiment de surprise, les gentilles tortues vont se faire duper, puis vont renverser la vapeur et triompher. Tout le monde est globalement gentillet. J'aurai vraiment aimé un film un peu plus trash et sanglant, du sang des larmes quoi.

Les personnages manquent un peu de profondeur notamment du côté des antagonistes.

Bon comme maintenant un peu tous les films qui visent les jeunes on se retrouve avec une bande son qui fait appel à pas mal de musiques assez populaires. Et j'ai de plus en plus de mal avec cette technique. C'est d'autant plus dommage que le film a quand même fait appel à Atticus Ross et Trent Reznor qui sont quand même pas des nioufs de la musique.

Je pense que le film aura des suites. Pourquoi pas si l'histoire sort un poil des sentiers battus. C'est une brochette de personnages sympatiques après tout et puis le style visuel me râvi.

C'est donc au final un bilan assez mitigé. Ça se laisse regarder mais c'est assez insipide mais c'est vraiment la direction artistique et son execution à la perfection qui sauvent le truc.

Barbie

Histoire : 🔗

Barbie vit dans son monde de Barbie. Elle est la plus stéréotypée des barbie entourée de Barbie présidente, Barbie chirurgienne, "Barbie journaliste*… Tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu'au jour où … elle commence à avoir quelques pensées morbides et même de la cellulite !

Tout semble partir en vrille et elle décide donc d'aller voir Barbie bizarre qui lui propose une solution. Il faut qu'elle aille dans le vrai monde pour trouver la ptite fille qui joue avec elle pour lui remonter le moral et la soutenir.

Ressenti : 🔗

Hmmm je ne sais pas quand vous lisez ceci mais l'été 2023 a été pas mal marqué par le meme Barbenheimer. Cet été il y a deux gros blockbusters. D'un côté Oppenheimer qui est un biopic majoritairement en noir & blanc, sérieux sur la création de la bombe atomique. Et de l'autre Barbie qui semble à l'opposé total avec la poupée qui évolue dans son monde ultra girly tout rose fluo. C'est un grand écart et le plus drôle c'est qu'au lieu d'une guéguerre polarisante, c'est plus une certaine complicité qui a émergé sur Internet.

Je me suis donc attelé à ce premier élément de Barbenheimer.

Bon bha, j'ai trouvé ça sympatique mais sans plus. Sans trop de surprise le film est drôle, facile d'accès, rythmé. Mais c'est pas non plus un film pour gamine. C'est bien moins crétin que ce que l'on pourrait penser.

La majeure partie de l'intrigue du film tourne autour du féminisme et du patriarcat. C'en est presque surprenant à quel point ces thématiques dominent un peu le reste. On suit une mère et sa fille et pourtant, on ne se retrouve pas pour autant dans un film parlant de relation mère/fille.

Il y a pas mal d'éléments qui auraient été faciles mais qui sont finalement évités. C'est très surprenant pour un blockbuster d'éviter ces écueils.

petit spoil

Bon, donc le film est assez méta. Le monde de Barbie existe bel et bien et la société Mattel aussi.

Barbie se rend donc à la maison mère où se tient une réunion au sommet avec le big boss et tous les membres du conseil d'administration. Bien entendu ce sont tous des mecs en costard.

Et là ils ont évité le cliché du patron hargneux et misogyne. J'étais persuadé que ça allait être un type colérique méprisant Barbie et prêt à tout pour un peu plus de pognon. Mais au final pas du tout.

(Bon après tout, un film Made in Mattel n'a pas dépeint son patron comme une sombre merde, la surprise n'est pas surprenante)

Bon, le film est assez drôle sans pour autant être se perdre dans la surenchère de blagounettes.. Il y a des séquences musicales sans que ça ne soit une comédie musicale. Le film prend son temps d'expliquer son lore sans pour autant être longuet. Bref, le film est assez équilibré.

Bon globalement c'était bien. Mais pour autant est-ce que ça vaut tout le foin qu'on en fait autour ? Hmm pas convaincu. Au final c'est un étrange cocktail.

  • Blockbuster
  • Barbie
  • Féminisme

Très bizarre de parvenir à avoir tout ça dans un seul film. C'est pas commun. Par contre maintenant ce que j'ai peur c'est que suite au succès du film, Mattel nous fasse une Disney et nous innonde de film. Je ne suis vraiment pas sûr que cet exploit puisse être réitéré sans l'effet de surprise.

C'est au final une gentille introduction aux problématiques du patriarcat mais l'habillage Barbie par-dessus risque de rebuter une partie du public à mon avis.

Bref, c'est un film sympa mais qui ne me marquera pas vraiment. Par contre le meme qui va avec et le cocktail surprenant lui restera je pense.

The Seventh Seal - Det Sjunde Inseglet

Histoire : 🔗

Antonius est un chevalier qui croise la mort en revenant de croisade. Alors que celle-ci souhaite l'emporter, il lui propose une partie d'échec ce qui va lui permettre de prolonger sa vie durant la partie et éventuellement s'il gagne… bha de ne pas mourir.

Durant la partie, il continue son voyage retour et croise divers personnages.

Ressenti : 🔗

Ce film est très connu. Il y a notamment la mort qui même si l'on a pas vu le film, a déjà été vu cinquante fois un peu partout. Cet acteur au ton blafard dans cette robe où seul le visage ressort. Ça a d'ailleurs été référencé de très nombreuses fois.

Mais pour autant je n'avais jamais vu ce film et je dois avouer que ça m'intimidait un peu. De loin ça fleure le film prise de tête avec des réflexions philosophiques à n'en plus finir. Clairement pas le genre de truc qui me plaisent.

Je ne m'étais pas trop trompé. À un détail près. C'est qu'il y a une aura assez mystérieuse qui se dégage du film. C'est très intrigant. Et c'en est presque fascinant.

Visuellement ça semble antédiluvien avec ce noir&blanc assez terne. Ça ressemble un peu aux quelques films de Kurosawa que j'ai vu en parcourant le top250 d'imdb. Le côté assez sombre, les décors de natures avec des paysages assez classiques (on est pas sur des lieux particulièrement remarquables), la quasi-absence de musique, assez peu de personnages. Tout ça apporte renforce mon impression de film tourné à l'époque et dont on a retrouvé la péloche enfoui dans les décombres d'une taverne en ruine.

Je dis ça à moitié en rigolant mais je trouve réellement que le film est crédible dans sa représentation d'un Moyen Âge assez miséreux et inhospitalier. C'est pas clinquant, on est bien loin d'une opulence tel qu'on la retrouve dans les films/séries modernes. Pas d'immense château-fort, pas d'armée de dizaines de chevaliers, pas de combat à tire-l'arigot. Juste une vieille taverne de merde, quelques ploucs locaux en train de se divertir mais c'est tout. Et j'aime beaucoup cet aspect.

Bon, même si une partie des réflexions philosophiques me sont passées au-dessus, bha … j'ai bien aimé le film. Son côté sombre est quand même contre-balancé par le couple d'artistes qui sont une sacrée bouffée d'air frais dans ce monde tristoune.

Bref, je pensais me faire chier et j'ai passé un bon moment. Bon par contre les citations de la Bible… bof m'enfin bon.

Dis donc Max Von Sydow ressemble pas mal au preu chevalier de Dragon's Lair !

Cool Hand Luke

Histoire : 🔗

Luke un soir trop arrosé décapite des parkmètres. Il finit dans une prison de Floride où il règne une chaleur toride et où ils sont aux travaux forcés.

En tant que nouvel arrivant il va devoir parvenir à se faire sa place histoire de purger sa peine dans de meilleures conditions.

Ressenti : 🔗

Le film est sympa mais il en ressort vraiment une impression d'œuvre qui a mal vieilli. Ça date de 1967 et bon c'est pas l'aspect technique qui pèche (encore que tout le rythme global du film est lent mais bon ça c'est usuel). Non ce qui me dérange le plus c'est les motivations des personnages et tout un tas de ptits détails.

Au tout début du film, on a donc Luke qui éclate les horodateurs. Mais quand il fait ça … il ne semble pas spécialement prendre de plaisir. On a pas l'impression qu'il a conscience de ce qu'il fait, il semble faire ça juste machinalement et très bourré mais … sans plus. On est pas sur le loubard qui s'éclate à péter des trucs, on est pas dans le malfrat conscient de faire un acte délictueux, non c'est juste bizarre. Le gars détruit les trucs mais juste avec un jeu de personne qui a du mal à se déplacer parcequ'il est bourré.

J'ai vraiment du mal à interprêté ce genre de direction d'acteur. Et ça revient par moment.

spoil

À un moment Luke s'évade. Mais il se fait rattraper et ramener.

Après la ptite humiliation de la part du personnel de prison, il est accueilli par tous ses codétenus. Et là, … bha … c'est pas non plus super évident son jeu. Je comprends que le personnage soit sur les nerfs de s'être fait pincer, il est penaud et déyu. Mais il ne l'exprime pas super clairement.

Ça me perturbe mais ça ne m'étonne plus vraiment. D'autres films de cette époque m'ont déjà fait le même effet donc voilà ça ne me surprend plus mais ça me perturbe toujours. C'est pas systèmatique, certains films ne me font pas du tout cet effet.

Le film a des relents de The Shawshank Redemption forcément mais aussi un peu de The Green Mile (*Frank Darabont forcément aussi). Sauf qu'il est bien moins touffu que ces deux monuments plus modernes. Je trouve que par rapport à d'autres films du genre, il fait un poil pâle figure, je pense que sa note n'est plus aussi justifiée. Même The Great Escape sorti 4 ans plus tôt m'a paru plus sympa.

Après je crache dessus mais j'ai quand même passé un très bon moment, hein. J'aurais bien aimé que les autres taulards soient plus développés, que ça dure plus longtemps parcequ'en fait le contexte et le décor sont très cool. J'aime beaucoup cette prison assez atypique que l'on peut bien observer. On a cette espèce de dortoir où tous les gars sont suintant de transpiration tellement il fait chaud. Le maton qui a droit à son espace semble être celui enfermé plus que les autres.

Les détenus font leur ptite vie avec leur économie basée sur les paris. Il y a une scène assez drôle avec des œufs qui apporte un peu de légereté au film.

Un point qui semble un peu abordé mais pas complètement est la solidarité/entraide entre les détenus contre les gardiens. Les détenus se byzutent, se balancent et tout mais ne se soutiennent pas les uns les autres. Et bha comme ce que je reproche pas mal, c'est montré mais ce n'est pas 100% dit explicitement par les personnages. Ce film est ptet trop subtil pour moi. 🤷 Luke le reproche à demi-mot en début de film. Mais ce n'est plus évoqué plus tard quand il parvient à un ptit peu faire changer les choses alors que ça aurait pu être une conclusion (certe naïve) mais assez cool si à la fin les conditions des détenus s'amélioraient par leur changement de comportement entre eux.

Bref, j'ai l'impression que plusieurs fois ça rate des ptits trucs de peu.

Tiens, à un moment dans le film on a le chef de cette prison qui fait un discour. Et bha c'est en fait de là qu'est tiré l'intro de Civil War des Guns'n Roses. Je ne m'y attendais pas, c'était marrant.

Amores Perros

Histoire : 🔗

3 histoires plus ou moins imbriquées.

  • Octavio est amoureux de la femme de son frêre qui la traite mal. Il tente de la séduire et de lui filer des pognons qu'il se fait grâce à des combats de chiens.

  • Valeria est top model et se voit offrir un nouvel appartement par son amant qui vient de quitter sa femme. Peu de temps après elle a un grave accident de bagnole.

  • El Chivo est un clodo survivant comme il le peut. Il s'avère que sa principale source de revenu est … l'assassinat.

Ressenti : 🔗

Wow quel film ! J'en avais jamais entendu parler et pourtant sacrées histoires !

C'est tordu, c'est crade, c'est mouvementé, c'est fort. Ces trois histoires sont plus ou moins imbriquées. Et elles ne sont pas vraiment racontées dans l'ordre chronologique (pour cela que j'ose l'appeler le "Pulp Fiction mexicain" (même si on va pas se le cacher c'est pas aussi fun)).

Les trois histoires sont reliées par l'accident de bagnoles qui va concentrer au même moment et même endroit les trois groupes de protagonistes. Mais en dehors de ça il n'y a pas plus de liens. Les trois histoires sont bien différentes et les trois sont très cool.

La première a été la plus éprouvante pour moi. Beaucoup de scènes montrent des chiens morts, couverts de sang ou bien se battant. Le film insiste d'ailleurs bien au début comme quoi aucun bestiau n'a été blessé mais les joies du montage font qu'on y croit bien.

Ils ont en fait utilisés pas mal de chiens et ils leur ont administré une dose de sédatif pour les faire pioncer. Alors que les autres épisodes où il y a de la violence sur des humains m'affecte bien moins (serais-je un monstre ?). Pourtant c'est assez cru et ça prend pas de pincette.

Souvent dans les films avec des histoires indépendantes il y a toujours le vilain ptit canard qui est bien en deça des autres. Mais là je trouve que les trois valent le coup. La seconde est assez prévisible mais quand même très intéressante. Et la troisième est presque drôle par la tournure des évènements.

C'est le premier film de Alejandro Gonzalez Iñarritu et il commence sur les chapeaux de roues. Je l'avais découvert avec Birdman qui m'avait techniquement impressionné mais dont l'histoire me laissait blème. Là c'est vraiment un sacré film.

En plus, vu que je regarde très peu de film hispanophone, il y a ce ptit côté exotique de la langue qui est pas désagréable. Et au casting je n'ai reconnu que Gael Garcia Bernal. C'est chouette de voir des films pleins de têtes inconnues.

Excellent film qui mérite un peu plus de popularité je pense.

Dungeons & Dragons : Honor Among Thieves

Histoire : 🔗

Edgin (un ménéstrel) va tenter de récupérer sa fille embrigadée par Forge. Pour cela, il monte une équipe avec Holga une barbare, Simon le mage, Xenk un paladin, Doric une druidesse.

Ils partent en quête d'un artefact qui devrait lui permettre d'atteindre son but.

Ressenti : 🔗

J'appréhendais ce film. Je savais que ce n'était pas un film strictement sérieux et qu'ils avaient joué la carte de l'humour. En ces temps d'inondation Marvelesque avec leur humour lourdingue et redondant je craignais le pire. Et … bha … c'est limite limite. Par moment ça passe, à d'autres c'est assez mal venu. Mais …

Bon, pas de bol le rôle principal c'est Chris Pine (d'huitre) que je n'aime pas. Je sais pas trop pourquoi mais il y a un truc dans sa tronche qui m'insupporte et je sais même pas quoi exactement. Ptet ses sourcils énormes ou bien juste que ce soit considéré comme un beau gosse alors que je trouve qu'il a une tronche grossière m'enfin bref.

À ses côtés on retrouve Michelle Rodriguez qui … bha … la pauvre fait un peu toujours les mêmes rôles. Et bha là c'est une barbare badass toussa. L'antagoniste c'est Hugh Grant qui bha depuis qu'il est un peu plus âgé semble s'orienter vers les méchants fanfaronneurs un peu comme dans The Gentlemen.

J'ai jamais été un grand fan de RPG. Je n'ai jamais joué à Neverwinter Nights, ni même aux Baldur's Gate en jeux-vidéo et encore moins aux vrais RPG de plateau toussa. Mais j'ai joué et regardé pas mal de trucs qui s'en inspire plus ou moins librement. Et ça fait quand même plaisir d'entre ces références par-ci par-là.

Avec un matériau de base aussi dense, on pouvait s'attendre à voir des bestiaux qui sortent un peu de l'ordinaire. Et … bha ouai j'ai pas été déçu. On croise des panthères qui font des projections holographiques, un dragon obèse et d'autres bestiaux sympatoches. Et le tout dans différents décors assez variés. Le voyage est sympa pour toutes ces découvertes.

Les dialogues sont assez déconcertants. Mais en fait au bout d'un moment je me suis rappelé qu'en fait … bha c'est pas un film d'héroic fantasy. Enfin si mais pas tout à fait. C'est une partie de gens qui jouent à Dungeons & Dragons et là bha ça explique les dialogues assez modernes. Ça explique également les blagues et compagnie. Et une fois pris en compte cet aspect l'humour passe bien mieux.

C'est pas un authentique ménestrel qui blague avec un magicien, non ce sont deux joueurs qui s'amusent et qui font des vannes. Vraiment faut partir dans cette optique et se laisser porter.

Le film est sympatique mais ne marquera pas les esprits. C'est agréable sans plus quoi. Dans six mois tout le monde l'aura oublié malgré ses quelques idées sympatiques.

Niveau réalisation c'est pas mal du tout. Il y a notamment un plan que j'ai beaucoup aimé où l'on suit la druidesse qui est poursuivie dans un couloir et elle change de forme entre différents animaux. C'est un plan-séquence où la caméra oscille entre la caméra zénithale et une plongée tout en travelling arrière. Bon c'est quasiment du 100% CGI mais ça rend quand même bien.

Je ne connais vraiment pas l'univers originel mais putain le portal gun c'est … bha … c'est très Portal quand même. Le second portail aurait été orange c'était parfait quoi. Et c'est dommage de ne pas plus exploiter cet engin. Le jour où j'obtiens un truc similaire je ne me déplacerai plus que comme ça en faisant des bonds de 400m.

Beverly Hills Cop 3

Histoire : 🔗

Axel Foley est en pleine opération pour choper en flagrants délit des malfrats. Mais ça tourne mal, son chef Todd se fait flinguer.

Axel décide de prendre encore plus les devants pour se venger du meurtre de son patron ce qui le mènera … à Beverly Hills. Enfin plus précisément à WonderWorld un parc d'attraction local qui semble pas si merveilleux que ça.

Ressenti : 🔗

Et voilà, ça part en couille. L'histoire n'est pas spécialement plus mauvaise, mais ça manque clairement d'inspiration. Eddie Murphy a déclaré que c'était un mauvais film et que ça le faisait chier que la saga se conclue par cette bouse et il y aura donc une suite pour conclure les aventures d'Axel Foley.

Faut dire que là, c'est de moins en moins crédible. Les affrontements au flingue sont des plus déconcertants. Les méchants vident deux chargeurs et s'ils sont bons, parviendront à balancer éventuellement une balle dans une épaule. Les gentils eux par chance savent bien mieux viser.

L'humour semble se chercher aussi, le personnage d'Axel qui était la source de l'humour des précédents opus est ici au final bien moins comique. Mais pour compenser on a des blagounettes bof voir des dérives dans l'humour absurde qui font un peu tâche notamment avec le flingue Annihilator 2000. C'est marrant mais … bha c'était pas vraiment le genre de la série de film.

Bon et puis les réactions complétement étranges de tout le monde ça fait un peu bizarre. Le service de sécu du parc qui n'hésite pas à tirer à vue sur un étranger dans les couloirs réservés au personnel, le service de sécu qui s'échigne à toucher voir péter les manettes d'une attraction pour faire descendre un intru alors que … bha suffisait d'attendre 30s… Tout un tas de détails comme ça qui s'accumulent.

Rhaaa et puis ça y est. On est en 1994, du coup il y a des effets spéciaux en images de synthèse… Sur les plans d'ensembles, le parc est boosté aux CGI et bon ça va c'est supportable, on est avant tout dans un film famillial et de comédie mais bon ça accroche l'œil quand même.

Ha et d'ailleurs, ouai je crois que c'est ça le problème du film. C'est devenu un film vraiment famillial. Le niveau a vraiment bien baissé. Exit les bonnes femmes en maillot, exit le langage fleuri toussa. Là c'est bien plus gentillet et polissé. Et puis ça se passe dans un parc d'attraction quoi…

Pas de trafic de drogue ou d'arme, non juste des faux-billets. Les gardes de sécurités sont tous concons guignolesques. Notre gentil héros s'empresse de sauver des gamins… Il y a une ptite romance gentillette sortie de nulle part avec la seule femme du casting…

On pouvait reprocher au second de ne pas prendre de risque et d'être sur des rails. Mais au moins c'était plaisant et ça marchait. Ce troisième ils ont … pris des risques en changeant la cible. Et bha c'était pas ouf.

Je l'avais déjà vu. Je ne me rappelais pas de grand-chose en dehors de la scène du sauvetage du manège. Mais bon faut dire que c'est un peu tout de la merde quoi. C'était pas une série de films grandioses mais c'était plaisant mais cet opus est vraiment naze.

Beverly Hills Cop 2

Histoire : 🔗

Quelques années après le premier opus, Axel Foley apprend à la téloche que le commissaire Bogomil s'est fait flingué en pleine rue mais par chance ne succombe pas à ses blessures. Sans hésiter il se rend sur place et décide d'enquêter par lui-même afin de trouver les coupables.

Il retrouve Taggart et Rosewood qui vont aller à l'encontre de leurs ordres en suivant les méthodes exotiques d'Axel.

Ressenti : 🔗

Bon, le premier était rafraîchissant, le second … fait pareil mais pas plus. Ça marche aussi, tout est pareil avec juste d'autres antagonistes. L'environnement est le même, les personnages sont les mêmes … du coup bon bha voilà.

D'un certain point de vue c'est un peu dommage, de l'autre, vu que bon le premier était cool, bha cette suite quasi identique est cool aussi. Juste moins originale.

Perso je n'ai pas grand-chose contre les suites. Quand une formule fonctionne, je n'ai rien contre le fait qu'elle soit appliquée et répliquée. Je ne me suis lassé du MCU qu'après une vingtaine de films. Bref, tout ça pour dire que du coup j'ai bien aimé.

Rosewood prend un peu plus d'importance d'ailleurs. Son évolution est assez fun.

Toujours une forte vibe 80s, tellement forte que le sexisme atteint des niveaux un peu trop élevés. Sans aucune raison on a des plans sur des meufs en maillots de bains, une ballade chez le roi des beaufs Hugh Heffner. Bref, cet aspect est malheureusement un bon témoignage.

Bon bha si vous avez aimé le premier, vous aurez la même soupe dans ce second opus.

Beverly Hills Cop

Histoire : 🔗

Axel Foley est un flic de Détroit aux méthodes assez particulières. Un soir qu'il rentre de bar avec un pote, ils se font intercepter par des gangsters qui assassinent son pote.

Axel se fout en congé et part investiguer à Beverly Hills de l'autre côté du pays.

Ressenti : 🔗

En 1984, c'est le film qui intrônisera Eddie Murphy au rang de star. Le film a été un carton commercial et lancera donc une franchise avec une première suite en 1987, une seconde en 1994 et très probablement une quatrième en 2023 (aoutch ça fait peur).

Même si bien évidemment on retient surtout Eddie Murphy mais au bout de quelques instants … c'est LA musique qui vient se montrer avec son thême inoubliable salement massacré dans les années 2000.

Le film est donc un bon mélange d'enquête policière et de comédie. Pas mal de blagues ont assez mal vieillit. On est jamais bien loin d'une allusion graveleuse à la première bonne femme venue (et c'est pire dans la suite).

C'est marrant comme ça compare le commissariat tout pourri de Detroit avec celui tout high-tech et tout joli de Beverly Hills. Les quelques plans de Detroit montre une ville bien sur le déclin, mal fâmée et peu ragoutante toute grisouille ce qui contraste à mort avec la façon dont est dépeint Beverly Hills. Là c'est grand ciel bleu, boutique de luxe, belles villas et toute l'opulence indécente caractéristique de cette vision.

Un aspect que je n'avais pas remarqué auparavant, c'est l'omniprésence de technologie à la pointe (du moins en 84). Des caméras de vidéosurveillance, des capteurs aux portes, des ordinateurs… C'est assez marrant à voir.

Ça dégouline des années 80 ! La musique, le montage, les décors mais surtout les costumes sont indéniablement marqués du sceau des 80s.

Tiens, j'ai reconnu Jonathan Banks qui joue un malfrat. C'est le gars qui joue Mike Ehrmantraut dans Breaking Bad et Better Call Saul. Sauf que bon il a trente ans de moins mais toujours ce regard assez étrange.

Malgré ses nombreux stéréotypes, le film est quand même agréable à regarder. On a le flic plan-plan, le bleu qui se cherche, le chef toujours sur les nerfs. Et pourtant c'est Eddie Murphy à lui tout seul qui parvient à élever le niveau avec son impertinence et son humour.

Ça m'a fait plaisir de le revoir. Je vais pouvoir enchaîner pour revoir le 2 et enfin découvrir le 3 que je ne connais pas.

Million Dollar Baby

Histoire : 🔗

Maggie a 31 ans et n'a pas grand-chose dans la vie : pas vraiment de famille, un job alimentaire, pas d'amis cependant elle aime la boxe et aimerait faire des compétitions. Frankie lui est un entraîneur vieillissant qui s'occupe de son poulain.

Maggie veut que Frankie devienne son entraîneur mais ce dernier est bourru et ne veut pas s'occuper d'une fille. Mais cette dernière insiste et persiste à venir dans la salle et s'entraîne seule sans vraiment progresser.

Scrap qui s'occupe de l'entretien de la salle, la prend un peu sous son aile. En tant qu'ancien boxeur il peut l'aider à progresser mais surtout il est pote avec Frankie son patron…

Ressenti : 🔗

J'aime beaucoup ce film. Il me fait un drôle d'effet. J'ai l'impression que c'est le film "facile", "évident". Une femme déterminée à accomplir son rêve, un vieux briscard un peu con et ronchon qui fini par accepter malgré tout. Un rise & fall sur des roulettes. Une réalisation propre sans surprise.

Le scénar, la réalisation, le jeu d'acteur. Tout est limpide propre et du coup bha on se laisse captiver par le film. La seule ptite folie est l'utilisation de demi-bonnette en début du métrage.

Le trio d'acteur est très cool et notamment Hilary Swank qui incarne ce personnage à la perfection. On sent bien la pauvre femme à qui la vie chie à la gueule constamment.

spoil à éviter

La fin est méchamment tragique et tire-larme. Ça tranche d'ailleurs avec le reste du film qui sans être un feel-good montre une progression très positive des personnages.

Clint Eastwood s'ouvre plus en plus en grande partie grâce à Morgan Freeman. Hilary Swank gagne en puissance et semble grimper de plus en plus haut et être inarrêtable. Et là PAM. La concurrente déloyale au possible assène au coup au mauvais moment et la pauvre s'éclate contre le tabouret qui avait été mis un poil trop tôt.

Et là du coup exit le film sur le sport, la détermination et compagnie. Non aurevoir la poursuite du rêve et bonjour la gestion de la fin de vie. Le ton s'aggrave beaucoup, l'ambiance devient lourde pile au moment où le film s'égayait.

Cette rupture est sympa à subir et évite une certaine monotonie.

Bon, bha le film a récolté quatre oscars pour meilleur film, meilleur réal, meilleure actrice et meilleur second rôle. Alors que bon, niveau réal c'est propre mais sans être spécialement marquant.

J'ai vraiment beaucoup aimé et l'histoire est très cool. Un des très nombreux films de monsieur Eastwood qui vaut vraiment le coup.

Indiana Jones and the Dial of Destiny

Histoire : 🔗

Indiana Jones est un prof émérite sur le départ en retraite en 1969 aux USA. Helena sa filleule lui rend visite après une quinzaine d'année d'absence.

Elle tente de le convaincre de repartir en quête d'un artéfact légendaire le mécanisme d'Antikythera soi-disant fabriquée par Archimède. Cette relique a obsédé le père d'Helena jusqu'à sa mort mais Indy n'est pas spécialement intéressé.

C'est sans compter l'intervention d'une bande de nazis qui débarquent eux aussi à ce moment-là.

Ressenti : 🔗

Bon, le film démarre. En gros c'est marqué que c'est une production “Walt Disney” et “Lucas Films” et c'est fou comme vingt ans auparavant c'était bon signe. Mais maintenant rien que de voir ça, bha … ça n'inspire plus trop confiance et même c'est direct une appréhension qui démarre.

Je dois avouer que j'avais envie de cracher sur le film avant de le voir. Je n'en peux plus de voir Harrison Ford. Je comprends pas que les studios continuent de lui faire confiance. Déjà quinze ans auparavant il avait montré qu'il en avait plus rien à foutre.

Ils continuent de nous le resortir du formol pour continuer de massacrer ses rôles iconiques. Il avoue ouvertement en interview qu'il en a rien à péter et qu'il ne fait ça que pour le pognon. Il est poussif, pas vraiment impliqué et bon sa forme physique est plutôt bonne mais pas non plus extraordinaire. Laissez-le prendre sa retraite s'il vous plaît !

Bref, le film débute par une scène se déroulant durant la seconde guerre mondiale avec ces bons vieux nazis. Et là, BAM un Indy dans sa quarantaine. Et c'est bien fait mais encore perfectible. On est encore et toujours dans l'uncanny valley. Si on fait pas gaffe ça passe, mais dès qu'un plan est un peu long les micro-mouvements, les textures, les jeux de lumières détonnent et l'artifice peine à convaincre. Mais c'est vrai que la technique s'approche inexorablement d'une illusion parfaite. Par chance, ce n'est que la scène du prologue qui se passe à cette époque, tout le reste du film nous sert un Harrison dans son jus.

Bon, même si je partais défaitiste, j'ai réussi à rentrer dans le film. Je suis pas un grand fan de la saga. J'aime bien le premier, le second est un poil trop fatigant, le trois est mon favori, le quatre m'a presque gonflé. Je pensais que ce cinquième serait dans la continuité du quatre mais au final je ne trouve pas tant que ça.

Un thême récurrent de ce film est l'âge, la nostalgie, la vieillesse… bref vous voyez le topo. Et d'ailleurs question nostalgie le film nous ressort une Marion Ravenwood en mode wink_wink t'as vu on a réussi à refaire venir l'actrice. Mais également Sallah qui a le droit à deux apparitions assez inutiles (mais bon c'est quand même Gimli !). Étrangement pas d'Henry Jones Senior et on nous a épargné une apparition de Shia LaBeouf (pfiouuu). Par contre dans les nouveaux arrivants on a Basil Shaw qui sort un peu de nulle part et est joué par Toby Jones (pas de la famille d'Henry (huhu)).

Comme tout bon film de la saga, on a le droit de se promener. On fait de l'avion, du bateau, de la moto, du tuktuk, principalement autour de la méditerrannée. Bien entendu il y a de l'action, quelques énigmettes qui vont s'auto-résoudre sans grande difficultée, des courses-poursuites, bref le film reste sur sa formule. On a même un mioche side-kick (plutôt sympatoche, d'ailleurs).

Je me suis laissé bercé mais bon ça ne me laissera pas un souvenir impérissable. Un truc qui je reproche à toute la saga c'est la musique. Le thême emblèmatique est très cool et présent mais toutes les autres musiques me gavent. C'est prise de tête, je crois que je ne supporte plus les musiques de John Williams. C'est chargé et cliché et un peu toujours pareil.

spoils

Bon, donc à la fin du film, il s'avère que leur artéfact permet de faire un voyage dans le temps. Ils se sont un peu merdé et au lieu de revenir en 39, ils se retrouvent direct en pleine bataille à côté de chez Archimède.

Indy est blessé et insiste pour terminer sa vie à cette époque qu'il a étudié toute sa vie et qui le fascine. Mais c'est sans compter sur la fourberie de sa filleule qui l'assome pour aller à l'encontre de sa volonté afin de le rameuner à son époque qu'il semble ne plus apprécier.

Mais, Helena (sa filleule) n'est pas un monstre et elle a convaincu Marion (l'ex d'Indy) de revenir alors qu'ils étaient en instance de divorce.

Heuuuu. C'est naze. Magiquement, Marion veut bien le revoir alors qu'ils n'ont eu aucune interaction ensemble. On ne respecte asbolument pas la volonté du gars mais bon la meuf est gentille et souriante donc ça passe. -__-

Et puis merde, vous pouviez pas lui donner une mort un peu exotique et glorieuse à ce Indy ? Non il fallait le ramener dans un New-York de 1969 qui ne veut plus de lui et dont il a rien à carrer. C'était trop demandé de nous montrer la mort du héros plutôt que de le maintenir en vie ? J'espère vraiment qu'ils ne vont pas nous refaire un film avec Harrison !

Par contre je suis déçu. Derrière le film on a donc Lucas Films et Disney donc du pognon à ne plus savoir qu'en foutre. Et pourtant le film suinte le fond vert du début à la fin. On sent par moment qu'il y a vrais décors mais c'est assez rare. On a constamment des images ultra synthétiques de partout. C'est limite moche d'ailleurs avec une sorte de patine toute lisse insipide.

Bon donc globalement le film est loin d'être affreux et alors que j'espèrais le descendre, il s'avère plutôt agréable. Il ne détonne pas des opus précédents en appliquant la formule usuelle. James Mangold qui réalise ce film aurait pu nous faire une Logan (spoil) mais non. Voilà, donc c'est sympa mais dispensable.

Suzume

Histoire : 🔗

Suzume est une lycéenne de 16 ans et en se rendant à l'école elle croise le chemin d'un jeune homme charmant qui lui demande la route vers des ruines locales. Après quelques hésitations elle décide de rejoindre le gars mystérieux dans les ruines.

Elle y trouve une porte étrange qu'elle entrouvre. Au travers de celle-ci, elle aperçoit un merveilleux paysage nocturne qu'elle ne peut malheureusement pas rejoindre en entrant.

Ressenti : 🔗

Bon bha c'est le dernier film de Makoto Shinkai qui commence à accumuler les succès. Après son très fameux Kimi No Nawa, il avait sorti Weathering with You qui était pas mal en deça. Mais là il frappe très fort.

Bon alors déjà techniquement c'est une sacrée baffe. Qu'est-ce que ça en jette visuellement ! C'est pas des rigolos du dessin. On est dans le même style visuel que ses précédentes productions : c'est très réaliste et fourmillant de détails pour les décors. Ça bouge de partout, les lumières sont très crédibles même si assez éxagérées. Les nuages, l'eau, les herbes qui flêchissent au gré du vent. J'arrive pas à m'enlever de la tête que ça doit être un boulot énormissime d'animer tout ça !

Et tout ça est complémenté par tout un sound design au poil. Par contre bha je suis pas vraiment fan du groupe Radwimps qui est désormais toujours en embuscade. Bon ça passe, mais c'est pas ma tasse de thé. Je trouve ça un peu trop gentillet.

L'histoire est vraiment cool et se dévoile petit à petit. C'est bien dans la lignée des précédentes histoire du réalisateur. Pas mal de surnaturel, beaucoup d'interactions entre les personnages, c'est vivant, émouvant et bienfaisant.

Ici un des personnages se retrouve transformé en … mini-chaise pour gamin au début de l'aventure. Et même si ce n'est qu'un ptit gag, ça ajoute une belle touche de légèreté tout le long du film. Franchement c'est toujours mimi de voir une chaise courir pour poursuivre un chat !

Par contre en lisant la page wikipedia je me dis qu'on est quand même passé à côté d'un truc qui aurait été sympa quand même. Au lieu que ce soit un mec transformé en chaise, ce devait être un roadtrip entre deux filles. Le film aurait donc été une romance lesbienne mais les producteurs ont calmé les ardeurs du réalisateur.

Bref, le film sous ses allures de joli ptit dessin animé aborde beaucoup le deuil et parle en grande partie de séismes dévastateurs. Mais ça reste quand même un film assez feel-good grâce à un savant dosage et un bon montage.

Bref, très bon film qui monte encore d'un cran techniquement.

Récap 49 : Aout 2023

Allez je suis à la bourre mais vous inquiétez pas je fous quand même la date du 1 Septembre pour la parution comme ça personne ne peut me blâmer ! Et toc !

Bon bha voilà, c'est la rentrée, l'été approche de sa fin, les canicules sont finies.

Je crois pas en avoir déjà parlé ici mais … depuis bientôt deux ans je fais de l'escalade. J'ai toujours aimé être en hauteur, je n'ai aucun vertige et depuis môme grimper ravive mes gènes ancestraux de grands singes. Bref, mois-ci je commence à faire mes premières 6A+ ! Bon je vous embête pas plus, à la prochaine !

Blog 🔗

Quelques ptits ajustements de-ci de-là sur le blog. J'ai viré le blogring pour le moment mais je vais ptet faire une page plus globale avec des liens vers différents blogs que j'affectionne.

J'ai enfin foutu un logo sur le site. Bon c'est juste la favicon que je me suis faite il y a quelques années mais que j'avais jamais vraiment mise en avant.

Je dois avouer que je commence légèrement à me lasser de ce design.

En bref ce mois-ci : 3 articles, 18 commentaires, 12 visionnages, 621595 requêtes, 64236 visiteurs uniques pour 34.16 Go de trafic.

Films 🔗

Pas mal de films ce mois-ci ! Et j'ai un peu repris le classement IMDB. Mais je dirais que mon film préferré c'est … They Cloned Tyrone.

Il sort du lot de par son originalité.

Séries 🔗

What We Do In The Shadows est sortie en saison 5. Je me régale toujours autant !

Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois donc pas grand-chose à ajouter. Mais vraiment si vous n'y avez toujours pas jeté un œil… bha allez-y.

Jeux 🔗

Creeper World 4 🔗

Les trois premières versions de ce jeu était un simple jeu flash et cette quatrième s'est émancipé et est désormais un jeu sous Unity ce qui permet d'y jouer un peu partout.

Il s'agit d'une sorte de Tower Defense un peu sauf que l'on ne se bat pas contre des vagues d'ennemis. Non on se bat contre … des ennemies vagues. Comment dire, les choses que l'on combat sont en fait un fluide qui se répand. Il faut donc placer des tours pour détruire ce fluide qui coule inexorablement.

Vous avez donc votre QG d'où partent les ressources, des tours qui permettent d'acheminer les ressources et les armes qui vont combattre l'envahisseur. Il faut récolter des ressources et tout. C'est assez proche d'un RTS sur certains aspects tout en ayant aucune unité à gérer, que des bâtiments.

Alors oui le jeu est moche, mais il est tout comme ses prédecesseurs (même s'ils se sont pris la tête à faire de la 3D) : super addictif et plaisant à jouer.

Bon ils ont rajouté un peu de scénario mais … skip skip skip.

Nuxeries 🔗

Vous connaissez l'adage “It's not a bug, it's a feature.” ? Ce n'est qu'une bonne vieille blagounette. Et pourtant parfois c'est presque vrai !

Et en fait ma pauvre Gentoo était buggée ! Et ce depuis presque toujours et je ne m'en étais même pas rendu compte. Bien au contraire j'appréciais ce bug.

Depuis toujours, la commande halt n'est pas censé éteindre l'ordinateur mais juste éteindre l'OS et laisser la machine alimentée. Pour éteindre la machine il fallait faire halt -p et pourtant ça fonctionnait mais il a fallu que quelqu'un report ce bug et du coup Gentoo a corrigé le truc.

Et voilà pourquoi pendant dix jours je ne comprenais pas pourquoi ma machine ne se coupait plus.

Bon est-ce que j'ai envie de rompre quinze ans de mémoire musculaire pour éteindre ma machine ? Non. Je pourrais créer un alias mais bof j'aime pas trop ça (encore que ce que je n'aime pas c'est changer un comportement par défaut d'une commande ce qui est pile ce que je cherche à faire mais bon). Il s'avère qu'il y a un ptit /sbin/halt.sh qui ne demande qu'à être édité pour lui rajouter le -p qui va bien.

Est-ce que je l'ai fait ? Oui. Est-ce que ça marche ? Oui. Est-ce que ça va m'emmerder dans une prochaine mise à jour ? Probablement. Est-ce que je m'en rappelerai ? Non (c'est pour ça que je l'écris ici).

The Boogeyman

Histoire : 🔗

Sadie, sa sœur Sawyer et son père Will vivent moyennement bien la mort de la mère de famille. Alors que Sadie retourne à l'école pour son premier jour de reprise elle décide de rentrer plus tôt.

Au même moment, le père est en consultation psy à la maison avec un nouveau patient qui semble particulièrement dérangé et inquiétant. Il prétexte d'aller aux chiottes pour appeler les flics.

Sadie entend du bruit à l'étage et trouve le gars pendu dans le placad d'une chambre.

Ressenti : 🔗

C'est convenu. C'est le film d'horreur insipide usuel. C'est pas mal fait mais il n'y a rien de vraiment remarquable.

Le réalisateur est Rob Savage et il n'a pour le moment pas vraiment eu l'occasion de s'illustrer. Il a fait de tous petits films d'horreur sans trop de budget ni d'ambition. Là on lui a collé un Stephen King. Parceque oui, c'est bien la seule raison pour laquelle j'ai osé me faire ce film c'est parcequ'il s'agit d'une adaptation d'une nouvelle du Master de 1973.

Bon bha, 50 ans de préparation n'auront pas suffi à en faire un bon film. Après je suis sévère mais c'est pas non plus nul à chier. On a une relation père/filles difficile, une lycéenne mal intégrée à qui il arrive les pires malheurs. Mais ça reste vraiment de surface. Même ces relations ne sont intéressantes.

Pourtant Sophie Thatcher qui joue Sadie la lycéenne s'en sort plutôt bien malgré un rôle pas simple à incarner. Mais ça a déjà été vu et revu mille fois. Les gosses qui voient des choses que les adultes ne voient pas. On ne les croit pas. Puis “Hoo bha tu avais raison ma chérie !”, mais c'est bien évidemment trop tard.

Le même film mais avec un skin années 80 aurait été à la mode et parviendrait à ajouter un peu de goût. Mais bon, Stranger Things est déjà passé par là et faut avouer que ça s'en rapproche un peu.

Pour ceux qui blaguaient sur The Batman parcequ'il était trop sombre vous allez pleurer. Les scènes d'action et de dénouement sont vraiment très sombre. Boostez la luminosité de vos écrans, fermez les volets et foutez-vous du Poppers dans les yeux pour espérer comprendre ce qu'il se passe.

Au moins on voit pas trop le fameux boogeyman. C'est l'avantage du créature dans le noir, pas besoin de trop se casser le cul. Si ça se trouve ils ont même pas mis de designer ni d'artistes VFX pour ça. Rhoooo je plaisante, on la voit un peu !

Bon, ça reste quand même un succès commercial. Avec un budget de 35 myions, il a généré 80 myions de dollars. J'espère que ça permettra au réalisateur de s'améliorer pour un prochain film.

Bon j'ai limite envie de vous spoiler pour que vous ne perdiez pas de temps à aller le voir. Allez, j'ai autre chose de mieux à foutre que d'ergoter sur ce film.

Oldboy

Histoire : 🔗

Oh Dae-su se fait enlever en erntrant d'une soirée arrosée. Il est maintenu captif dans une simili-chambre d'hôtel.

Il est relâché au bout de quinze ans et n'a qu'une envie comprendre et se venger.

Ressenti : 🔗

Le film est à l'origine d'un remake américain que j'ai déjà vu il y a fort longtemps. Et bon bha même si je ne m'en souvenais plus exactement, j'avais à peu près une vague idée des éléments importants scénar. Mais c'est surtout un manga à la base.

Et de mémoire j'ai à peu près le même souci avec ce film qu'avec son remake. C'est bien fait, l'action, les persos et tout ça va. Par contre j'ai vraiment du mal à croire à cette histoire.

Je ne trouve pas ça crédible du tout. J'ai beau tenter de passer outre plus ça avance plus il y a des éléments qui me dérangent.

spoil total

En gros, le gars se fait enfermer, il est liberé et parvient à retrouver l'endroit où il a été enfermé. C'est un lieu tenu par une entreprise (probablement illégal) qui propose de garder enfermer des gens pour une certaine durée. Du coup le gars se venge localement mais ce ne sont que des prestataires.

Dae-su rencontre une serveuse de restau qui finit par l'hébergé suite à son malaise en plein repas. De fil en aiguille (c'est-à-dire au bout d'une heure), elle tombe sous le charme et lui non plus n'est pas insensible. C'est un peu gros m'enfin bon.

Ensemble ils tentent de remonter la piste du commanditaire pour qu'il puisse se venger. Il parvient à le trouver. Et alors qu'il est à deux doigts de lui faire la peau, le gars lui raconte qu'il a été opéré du cœur et qu'il peut grâce à une télécommande se suicider à n'importe quel moment. Il lui donne le défi d'enquêter et que s'il réussit il lui révèlera pourquoi il a été séquestré.

Bon, bha il a bien envie de le buter mais par-dessus tout il veut savoir. Il a donc un ultimatum pour trouver les raisons de son malheur.

Il cherche des pistes des trucs et parvient à trouver ce qui semble être le motif de son bourreau. Ils viennent du même lycée et à l'époque il l'aurait surpris avec sa sœur en train de baiser. Il l'aurait révèlé à une autre élève.

La rumeur se répandant, la sœur s'est suicidé. Son frangin l'a forcément mal vécu et se venge des années plus tard. (mouai la vengeance aussi tard et faire un truc si tordu…)

Avec ces infos en poches, il retourne voir son tortionnaire. Lui révèle ses découvertes. Ce dernier lui annonce que ouai c'est à peu près ça. Il a baisé avec sa sœur mais ce qui l'a tué c'est juste le fait d'avoir été balancé.

Mais le plan machiavélique ne s'arrête pas là. La gentille serveuse que Dae-su a rencontré est en fait sa fille. Et qu'elle a été hypnotisée et lui aussi afin de tombre amoureux l'un de l'autre. (ahem) Ils ont baisé toussa, ce qui était le plan voulu par Woo-jin (le méchant).

C'est … vraiment bizarre.

Ça nécessite l'intervention d'une hypnotiseuse de l'extrème. Il faut que le gars ne le bute pas en deux deux. Il faut que la fille soit réceptive à l'hypnose également. On croirait une machine de Rube Goldberg du Coyote pour arrêter son ennemi.

Franchement faire un film sur la vengeance pourquoi pas. Avec de la séquestration qui pousse à la folie aussi. Mais le plan du vilain est quand même tordu et hautement improbable. Et je ne parviens pas à y croire. J'ai vraiment du mal à passer outre et à ne pas lever les yeux au ciel.

J'ai du mal à comprendre sa note IMDB. Il est vraiment excellement bien noté pourtant le film est assez violent, ça cause de suicide et d'autres sujets assez lourds alors que ce sont des thêmes pas très "vendeurs". Les scènes sont vraiment crues que ce soit quand ça baise ou quand ça bouffe (huhu). Je suis vraiment étonné qu'un film aussi peu "accueillant" ait une telle aura.

Bon niveau réal, il y a quelques fulgurances. La fameuse scène du couloir est vraiment très bonne. La très fameuse musique The Last Waltz est vraiment excellente (elle tourne dans ma playlist depuis des années sans avoir vu le film).

Bref, je suis assez partagé sur ce film. J'aime pas trop à cause de son scénar peu crédible mais je comprends que ça puisse plaire. Mais je ne comprends pas que ça puisse plaire autant.

Bienvenue à Craftopi.art

Je vous l'avais un peu teasé mais voilà je vous le dévoile aujourd'hui :

Je participe à la création d'un nouveau nid douillet dans le Fediverse et bon vous avez vu le titre, ce recoin se nomme Craftopi.art.

Koikoukess 🔗

Micro récap sur le Fediverse : c'est un réseau social permettant à des gens de discuter, poster des photos ou vidéo, de commenter et recommander leurs lectures, de faire des sondages, de jouer aux échecs, … Mais à la différence des autres, c'est qu'ici ça repose sur un protocole normalisé ce qui a permis à de nombreux logiciels de s'y raccorder en étant compatibles. Des utilisateurs de Mastodon peuvent interagir avec d'autres sur Pleroma ou bien Lemmy ou Pixelfed ou Firefish ou …

Pour le moment c'est un réseau qui parvient à se tenir à l'écart d'entreprises et est donc pour le moment épargné de publicité, de tracking, de monétisation… Pourvu que ça dure.

Tout un chacun peut donc monter son serveur et le raccorder au reste du réseau. Il y a près de 25000 serveurs participants au réseau en ce moment. Ces serveurs sont nommés instances et il y a de tout : des ptites instance mono-utilisateur comme la mienne, des instances généralistes avec des centaines de milliers d'utilisateurs, des instances de niche avec des sujets très précis, …

Oui mais Crafopi.art ?

Craftopi.art 🔗

Le fédiverse est de plus en plus vaste mais il manquait une instance spécialisée pour les artisans. Une instance qui regroupe des souffleuses de verre, des tricoteurs, des peintres, des sculpteuses, des mailleurs, des … Une instance avec une timeline qui sent le fait-main.

Il y a déjà des artisans sur les réseaux sociaux. C'est une communauté qui fuit petit à petit Twitter 𝕏 et qui s'éparpille sur des instances généralistes. C'est difficile de les débusquer.

C'est une réflexion que je me faisais depuis un ptit moment et je n'étais visiblement pas le seul. Puisqu'on en a discuté et paf l'idée a pris.

Une instance francophone utopique pour le craft et les artisans et pouf voilà que Craftopi.art est née.

Nous vous proposons donc un ptit Pleroma interconnecté avec le reste du Fediverse. C'est compatible avec quasiment toutes les applications faites pour Mastodon. Nous vous proposons en plus l'interface Mangane un peu plus jolie qui est disponible à cet endroit.

Admins 🔗

La grande cheffe est donc la Loutre Habile mieux connue sous son nom latin de Lutrinae Habilis que l'on peut retrouver sur son site From OtterSpace avec sa boutique et son blog ou tout logiquement sur son compte Pleroma.

Et moi-même. :-)

Règles 🔗

Là c'est simple, suffit de se comporter humainement.

Ne pas emmerder les autres, ne pas les humilier, ne pas propager de haine envers un groupe d'individu pour quelconque raison.

C'est une instance de Gauche merci de ne pas venir chouiner à ce propos.

Concernant la modération nous n'hésiterons pas à bloquer les instances propageant des contenus ne s'alignant pas avec nos règles. L'instance est actuellement toute petite et donc la modération est faite à deux sur notre temps libre donc nous ne sommes pas forcément tout le temps au taquet mais nous souhaitons faire au mieux.

Nous tolérons et même encourageons nos utilisateurs à faire la publicité de leurs créations et à poster des liens vers leurs boutiques !

Le contenu pour adulte est toleré tant que vous marquez le contenu comme NSFW.

Inscriptions 🔗

Après quelques jours sur invitation uniquement, nous avons semi-ouvert les vannes. Tout le monde peut s'inscrire mais nous devons manuellement approuver les nouveaux comptes. D'ailleurs si vous le faites n'hésitez pas à nous contacter pour que l'on valide votre inscription plus rapidement ;-)

Les inscriptions sont ouvertes \o/

Mes motivations 🔗

J'ai toujours été assez actif sur le net. J'aime beaucoup participer à des ptites communautés.

Il y a fort longtemps j'étais dans une équipe de modération de forum. Après j'ai plutôt enchaîné sur IRC puisque depuis un bon moment (10 ans ? non j'en sais rien) je participe au réseau Geeknode.

Quand j'ai découvert le Fediverse, j'ai squatté une instance sélectionnée un peu au hasard. Puis je me suis monté ma propre instance perso. L'étape suivante c'est de monter une instance publique mais je dois avouer que je ne me sentais pas trop d'héberger des inconnus.

Le point qui m'effraie le plus ce sont les relations inter-instances. Si je fais le con sur ma ptite instance bon bha tant pis je me grille moi et c'est tout. Sur une instance publique il y a une responsabilité envers "mes" utilisateurs. Bref, faire ça à deux c'est déjà bien plus envisageable pour moi.

Je pense en plus que la communauté que je cherche à héberger sera compréhensive et bienveillante donc je pense que ça se passera bien.

Le but n'est pas d'héberger trop de monde. Intérieurement j'aimerai beaucoup que l'instance monte à une centaine d'utilisateurs actifs, au-delà je pense que ça serait ptet un poil trop gros.

Je rêve que la timeline locale déborde de vie et de créations toute mimi !

Sous le capot 🔗

Bon donc le serveur est une machine chez OVH assez costaude et pourtant pas chère. J'aurai bien mis Alpine mais l'installeur OVH ne le propose pas et puis bon si je ne suis pas dispo il sera plus simple de trouver quelqu'un maîtrisant Debian.

Pleroma OTP 🔗

La version OTP est plus simple (de peu) à installer.

Les mises-à-jour s'installent avec deux commandes et demi et on est pas obligé d'avoir tout un tas de dépendances pour le build.

PostgresSQL 🔗

Sans trop de surprise il faut une base Postgres pour Pleroma. Je suis parti sur la version stable à ce jour donc la 15.

PgBackRest 🔗

Tiens pour une fois j'ai tenté de faire des backup un peu plus propre. Je me suis donc tourné vers cet outil qui semble très bien foutu.

Il se démerde pour faire des backup bien propre de la base de donnée. J'ai testé le restore c'est super simple.

Pas de bol la version de pgbackrest de Debian n'a pas le support de SFTP qui est dans la version juste après…

MOTD 🔗

C'est tout con mais vu que ce serveur n'est pas MON serveur et héberge une ptite communauté et qu'à terme d'autres personnes l'administreront ptet. J'ai foutu les quelques infos de base pour l'administration directement dans le Message Of The Day qui s'affiche lors de la connexion ssh.

Il y a notamment les infos pour passer root, pour lister les backup, pour créer un backup et restaurer un backup. J'y ai mis également où se trouve Pleroma, où se trouve les backup et comment sont gérés les certifs.

En quelques lignes il y a le minimum vital. C'est tout bête mais ça pourra probablement aider un futur admin (ou juste moi ^__^).

Longue vie à Craftopi.art 🔗

Voilà, ce post me permet de faire un ptit peu de pub pour l'instance. Et en plus c'est aussi l'occasion de fêter son premier moisiversaire puisqu'elle a ouverte le 26 Juillet 2023 !

Si vous pensez que ce nouveau lieu pourrait vous accueillir n'hésitez pas à nous rejoindre ;-)

Nous nous engageons à prévenir nos utilisateurs au moins trois mois en avance si jamais nous devions arrêter l'instance. Ce délai permettra à chacune de transférer son compte vers un autre serveur.

Memories of Murder

Histoire : 🔗

Dans une ptite bourgade reculée de Corée du Sud en 1986, un policier enquête sur deux viols et meurtres. L'enquête piétine et un inspecteur de Séoul vient prêter main forte.

Les méthodes des deux inspecteurs diffèrent et malgré cela ils vont devoir collaborer pour élucider le mystère et empêcher de futures victimes.

Ressenti : 🔗

Le nom me parlait mais pas plus. Et surprise lors du générique du début : le réalisateur est Bong Joon-ho. C'est fou comme la moitié des films coréens que j'ai vu sont issus de ce gars. Et d'ailleurs c'est souvent assez différent et avec presque à chaque fois Song Kang-ho qui doit être son acteur fêtiche.

Donc après la science-fiction post-apo, le film de monstre, le thriller social, voilà une enquête policière réaliste. C'est un bon gros polar tiré d'une pièce de thêatre elle-même tirée de faits réels.

C'est donc avant tout une histoire de flics de la campagne qui ont l'habitude de bosser plutôt tranquillement sans avoir trop de compte à rendre. Et d'un coup un flic de la capitale qui vient ce qui va attirer la méfiance et une pointe de jalousie de la part de ses collègues. D'ailleurs la différence capital/campagne est un point qui revient régulièrement dans les dialogues.

Léger spoil

L'emprise émotionnelle qu'à l'enquête sur les inspecteurs grandit tout au long du film. On sent que les flics pataugent. Ils veulent en finir, ils s'épuisent, ils se lassent. La frustration et le désespoir les poussent à bout. Cet aspect est vraiment super bien rendu.

Visuellement c'est très tristouille. C'est des teintes pas mal désaturées. Beaucoup de scènes se passent la nuit et/ou sous la pluie.

Il y a un truc que j'ai remarqué et que je ne m'explique pas trop c'est le fait que de nombreuses scènes tournent autour de la bouffe. On a l'inspecteur qui se fait livrer à becter au début, ça bouffe entre collègues lors d'un interrogatoire, ça va au resto pour l'enquête, ça y retourne pour passer le temps, … Ou alors j'avais juste très faim et du coup j'ai un peu trop remarqué ce détail ;-)

L'histoire est vraiment trop bien. J'étais à fond dedans, je menais l'enquête à osciller entre les indices "évidents" qu'on nous montre comme tel et à fouiller aussi ce qui ne nous est pas montré comme des indices mais qui pourraient l'être. Ha tiens, comme par hasard tel gars a démissionné, comme c'est étrange. Hooo mais là dans le fond flou, il y a une personne qui ne devrait pas être là. … Haa mais bien évidemment que ça c'est une fausse piste, ils sont cons ou quoi ?! Plus le film se déroulait et plus je voulais trouver le coupable avant eux.

Gros spoil à éviter

Bon bha au bout de deux heures d'enquête, on arrive à un climax où le suspect principal est innocenté à la dernière seconde par l'analyse ADN.

Et … bha … voilà. L'enquête n'a pas de résolution ! RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Mais quelle frustration !!!!

Bravo à toute l'équipe de m'avoir berné. Je voulais une enquête avec des retournements. Voir la sagacité d'enquêteurs profesionnels parvenir à élucider un mystère à la dernière seconde. Bon-sang mais c'est biensûr, toussa toussa mais non.

La réponse ne nous est pas donnée. Et faut dire que l'histoire vraie non plus n'a pas apportée de réponse, tout du moins à l'époque de la réalisation du film (2003). Il s'avère qu'apparemment un pauvre type s'est pris s'est fait mettre en prison pour rien puisque lorsqu'il y était, cinq autres crimes ont été commis.

C'est en 2019 qu'apparemment le vrai coupable a été chopé…

Pfiouuu c'était vraiment top.

Les révélations successives, les enquêteurs, les suspects, le montage… C'est vraiment un excellent film. Le second d'une carrière prodigieuse !

Spiderman : Across the Spiderverse

Histoire : 🔗

Miles est désormais l'unique Spiderman de son monde. Sa nouvelle vie de super-héros lui plaît mais après avoir rencontré ses homologues du spiderverse, bha il se sent quand même un peu seul.

C'est alors que ""Gwanda"" vient lui rendre visite et ils passent une journée ensemble. Il se rend compte que quelque chose se trame dans son dos.

Ressenti : 🔗

J'ai bien aimé le premier. L'aspect visuel était particulièrement bien foutu mais je restais quand même un peu sur ma faim. Mais cette suite est à mon sens encore plus généreuse.

Ils ont poussé les potards à fond, ça claque encore plus fort, les couleurs pètent, la synchore avec la musique est parfaite. On sent que dès le générique ils ont choisis d'aller encore plus loin dans leur direction artistique. Les décors sont étrangement réalistes et pourtant si stylisés. Les jeux de lumières et tout sont incroyables. Le film fait un parfait fond d'écran du début à la fin. (Bon ptet un poil trop d'aberrations chromatiques quand même).

Je reprochais au premier précédent d'être un peu radin en ne restant que dans notre univers alors qu'il s'appelait "Into the Spiderverse" et bha là ils se sont rattrapés ! Wow ! Enfin ! Une grande partie de l'histoire se déroule dans des univers différents. Il y a d'ailleurs fort à parier que sa suite accentue encore plus cet aspect.

Autant le premier film était auto-suffisant, autant celui-là est claiment la première partie d'une plus grande histoire. Et bha … quand on voit les dérives du MCU ça fait un peu flipper. J'espère qu'ils ne vont pas se lancer un rythme de sortie éffrené.

Le grand vilain de ce film n'est que présenté, il n'y a pas de résolution d'intrigue dans ce film. Au final en fin de film on a le sentiment de n'avoir vu qu'une intro. Après, on a pas pour autant le temps de s'ennuyer, il se passe un gros paquet de trucs.

L'histoire est plus sympa que dans le premier. Le spiderverse n'est pas juste un gimmick pour apporter des variations de spiderman, non ici c'est le pillier central. On continue d'aborder les thêmes récurrents (la mort d'un proche, le fait de cacher son identité à ses proches, vivre une vie normale à côté, les relations parents/enfants) mais il y en a des nouveaux (le sacrifice nécessaire, la relation entre les gentils et les méchants et également la portée de ses actions notamment en temps que super-héros).

Le spiderverse est l'occasion de faire plaisir aux spectateurs. On peut caler de la diversité sans que personne ne puisse râler ! Allez hop, je te fous un spiderman indien, une meuf, un noir, un blanc, il y en a pour tous les goûts et du coup c'est justifié. Alors que si vous avez le malheur de foutre un elfe noir dans une œuvre de pop-culture c'est un déluge de merdes qui va arriver…

C'est marrant en fait, entre ces deux Spiderman j'ai un peu le même sentiment qu'entre Doom 2016 et Doom Eternal. À sa sortie, Doom 2016 avait été encensé de partout. Un renouveau rafraîchissant et tout. Mais Doom Eternal est arrivé un peu après en renforçant tous les bons points de son prédecesseur et en hésitant pas à aller encore plus à fond dans sa démarche. C'est une itération qui a analysé la première version et arrondis les angles et optimisés ce qui a plu aux gens. Et pouf une suite un peu plus extrème et pourtant si plaisante.

Bref, j'avais apprécié le premier mais çui-là est vraiment bien meilleure en tous points. Je trouvais le premier surcôté mais je comprends 100% l'engouement pour cette suite.

Spiderman : Into the Spiderverse

Histoire : 🔗

Miles Morales vit à New-York son adolescence dans une ville où Spiderman parvient à maintenir à peu près l'ordre. Malheureusement un soir qu'il est en train de grapher avec son oncle, il se fait mordre par une araignée.

Le lendemain il commence à constater des effets étranges. Il se rend de nouveau dans le sous-terrain où il graphait la veille et se retrouve au beau milieu d'un affrontement entre Spiderman et un vilain. Il assiste alors à la mort de l'homme araignée mais dans un dernier soufle ce dernier remarque que Miles semble lui aussi être doté de grands pouvoirs. Il lui donne une sorte de clé USB et lui intime de faire péter une machine qui menace tout New-York.

Ressenti : 🔗

Le film a été un raz de marée à sa sortie en 2018. À ce moment, la lassitude de Disney qui submerge les cinoches avec ses productions du MCU qui s'enchaîne inlassablement commence à se faire ressentir (tout du moins par moi mais visiblement je n'étais pas seul).

Et là, Sony qui a encore quelques droits sur la licence Spiderman se décide quand même de sortir un énième film sur le personnage. Pourtant en vingt ans on en a bouffé avec une trilogie made in Sam Raymi, un premier reboot avec Andrew Garfield, puis encore un simili-reboot avec son inclusion dans le MCU avec Tom Holland. Ça s'annonce compliqué de parvenir à renouveler une formule avec une histoire vue et revue.

Mais ils ont sorti le grand jeu avec un film d'animation avec une direction artistique de folie. C'est ultra jolie avec un rendu très saturé et texturé, des animations très travaillées et des décors bien détaillés. C'est une claque visuelle absolue. Et en plus tout est très rythmé avec une grosse synesthésie audio. C'est le gros point fort du film. D'ailleurs je pense que ce style visuel va inspirer (on m'enlèvera pas de la tête que le film Ninja Turtles : Teenage Years s'en engroufré là-dedans).

Niveau histoire, ils ont joué la carte du multiverse (je spoile pas c'est le titre !). Du coup on rencontre d'autres incarnations de Spiderman issu d'autre univers. Un Spiderman un peu gras, à qui la chance ne souris pas trop, la Spiderman Kawaii du futur, le Spiderman noir&blanc des années 30 typé film noir, … C'est assez marrant même si au final… bha … ça n'apporte pas grand-chose. Je trouve le concept assez peu utilisé dans le scénar. Les personnages sont là, ils coopèrent un peu mais c'est à peu près tout.

C'est dommage, qu'un film qui est "into the Spider-verse" n'aille pas DANS le spiderverse. C'est juste des personnages du spiderverse qui viennent dans "le monde normal". Un peu frustrant.

J'aime bien ce film mais je le trouve quand même assez surcôté. C'est une belle évolution avec sa technique irréprochable et sa direction artistique mais c'est pas non plus la merveille que tout le monde décrit à mon sens. Je ne trouve pas l'histoire si originale. Ça reste assez basique et sans trop de surprise.

True Romance

Histoire : 🔗

Clarence fête son anniversaire seul en allant se faire un cinoche mais au milieu de sa séance une femme l'accoste pour suivre le film avec lui. Après la séance elle lui propose d'aller becter un truc ensemble.

De fil en aiguille ils passent la nuit ensemble mais au réveil il la surprend en train de pleurer sur le balcon. Elle lui révèle qu'elle est call girl et qu'elle a été payée pour son anniversaire mais qu'elle est tombée amoureuse.

Il prend la nouvelle plutôt bien et décide d'engager une relation sérieuse avec elle mais elle est toujours rattachée à son mac.

Ressenti : 🔗

Comment j'ai pu passer à-côté aussi longtemps ? Casting de ouf, réal pas pourri, Hans Zimmer à la partoche et surtout *Tarantino au scénar !

Et bha le film a comblé toutes mes attentes. Les acteurs sont très chouettes et même pour les tous ptits rôles il y a des grosses stars. On a un Val Kilmer qui n'est là que pour ne pas être vu. Un Brad Pitt qui se contente de regarder la téloche sans rien foutre. Un Gary Oldman qui semble avoir pris la place de Willie de Léon (le rasta acolyte de Gary himself). Un Samuel L Jackson furtif à souhait. Bon à l'époque une partie de ces acteurs n'étaient pas encore au sommet de leur renommée mais c'est tout de même remarquable !

Bien qu'il n'ait pas réalisé par Tarantino le film en a indéniablement sa pâte. Beaucoup de dialogues avec des pointes d'humour qui font plaisir. Le personnage principal est fan de cinoche et de musique et en discute à plusieurs reprises (je ne comprends pas que ça ne soit pas plus repris partout, ça donne vraiment pas mal de profondeur à un personnage). Il y a pas mal d'accès de violence avec des affrontements musclés.

spoilers

La scène où Alabama se retrouve seule face à l'inconnu bien décidé à récupérer sa came est ma préferrée.

Alabama tente la stratégie de la gentille idiote. Puis elle se fait éclater par le gars. Et là elle passe en mode survie. On sent que c'est pas quelqu'un qui combat proprement. Elle est bien plus instinctive et sauvage et ça rend la confrontation visuellement super intéressante.

Le maquillage, le montage, la tension, la chorégraphie. C'est ouf.

Je n'ai pas grand-chose à reprocher au film. Même Christian Slater que j'affectionne pas trop est bon dans le rôle avec sa ptite tronche de beau gosse. Vraiment ce film est must-see !

Quel plaisir de découvrir des films de cette trempe ! J'ai hésité entre "excellent" et "parfait".

Judgment at Nuremberg

Histoire : 🔗

En 1947, alors que la Seconde Guerre Mondiale s'est achevée, des hauts dignitaires allemands sont jugés à Nuremberg par une cour martiale internationale.

On suit le juge Haywood arrivant en Allemagne pour examiner l'affaire concernant 4 hommes mis en cause pour leur implication dans le système judiciaire nazi. Ils ont obéi et appliquer les lois en vigueur à ce moment-là.

Ressenti : 🔗

Un bon moment que je repoussais le visionnage de ce monstre.

Trois heures de procès sur des faits historiques plus ou moins averés sur fond de reconstruction de l'allemagne suite à la guerre. Ça ne me faisait pas trop envie. Du coup j'ai repoussé pendant quelques années et là je ne sais pas pourquoi j'étais dans le mood.

Bha le film est austère. Pas de musique extra-diégétique, ça ne tente pas d'ajouter de sous-intrigue ou autre. Le procès est tout de même entre-coupé par des pauses. Mais ces pauses servent à montrer les influences extérieures que subissent les juges.

Il y a notamment Marlene Dietrich qui joue Madame Berthold qui a un rôle que je trouve absolument détestable. À contrario, l'accusé Ernst Janning est bien plus admirable m'enfin bon.

Au final, le film est passé bien plus facilement que je ne le craignais. Il y a certe quelques lenteurs mais rien de bien dramatique.

J'ai eu peur au début que tous les dialogues soient laborieux du fait de la barrière de la langue, mais cet aspect a été vraiment très bien geré, puisque rapidement les personnages parlent tous anglais et on zappe l'étape de double traduction. Ça revient juste subtilement à deux trois instants et surtout c'est rendu crédible en rappelant de temps à autre aux protagonistes de porter leur casque ou bien de répéter/parler plus lentement. Ça n'alourdit au final pas plus que ça.

Pas mal de points sont abordés : la complicité de la population et même d'industriels et d'autres États, l'ignorance (feinte ou non) d'une partie de la population, le danger d'humilier un pays qui a été ravagé par la guerre, les tentatives de réécriture de l'Histoire par certains, … Bref, pas mal de réflexions politiques, sociales, historique et parfois aussi philosophique.

C'était du coup très chouette et je suis content de l'avoir vu.

Blown Away

Histoire : 🔗

Jimmy est un démineur hors pair mais ses traumas rendent son boulot de moins en moins supportable. Il décide de raccrocher et de devenir formateur.

Son passé néanmoins le rattrape puisqu'un taré le reconnait à la téloche et décide de s'en prendre à lui.

Ressenti : 🔗

Sortez le popcorn, préparrez-vous à vous bouffer tous les clichés des films d'action des 90s et c'est parti pour 2h.

Il va y avoir des grosses explosions à raidir Michael Bay. Du héro qui court au ralenti au péril de sa vie. Du héro cool en chemise à fleur qui sauve la veuve et l'orphelin. Du père de famille modèle bien qu'absent à cause d'un boulot trop prenant. Des relations familliales au top. De la rédemption et un méchant sans aucune éthique.

Le film dégouline de tout ce qu'on a déjà vu et revu et pourtant ça marche sur moi. Bon c'est pas une merveille non plus mais ça se laisse regarder. Les ficelles sont grosses mais ça amuse un peu comme quand on se marre en voyant un nanar même si c'en est pas un (pas encore).

Le film est dégouline de 90s. On veut se la jouer technologique en montrant un personnage trop cool qui fait son footing avec son walkman et son casque sans fil surdimensionné. La bombe qui menace de péter si l'utilisateur arrête d'écrire dans son traitement de texte où il ne reste plus que 25 octets de libre dans la disquette. Et surtout le subterfuge pour libérer l'utilisateur est d'amener un robot immense qui a pour but d'appuyer sur des touches de clavier… Le méchant qui filme sa prochaine victime avec son caméscope. C'est marrant de voir toute cette débauche d'élément cool de la première moitié des années 90.

Bon, alors ça a beau ne pas voler bien haut, on a un casting premium avec Jeff Bridges et son père, un Tommy Lee Jones qui nous gratifie de sa plus belle moumoute pour la scène d'intro et enfin un Forest Whitaker qui devient l'acolyte pratique en moins de deux.

Mais surtout pour s'éloigner du nanar on peut compter sur la pyrotechnie. L'histoire gravite autour de démineurs et de poseur de bombe et du coup bha ils ont mis le paquet sur ce point. À cette époque les films étaient pas encore gonflés aux CGI du coup ils ont du se faire pas mal chier.

Il y a notamment un plan assez anodin et qui pourtant est tout foufou. À un moment, on sait que le héro est menacé personnelement et donc la tension monte petit à petit. On soupçonne que le vilain est venu planter une bombe chez le héro et on suit donc la femme et la gamine en train de faire leur ptite vie. Pleins de ptits éléments sont louches. La fille démarre le four pour cuire une tarte, on a des très gros plan sur les bruleurs, l'intérieur du four. Mais mon préferré c'est quelques secondes plus tard. La femme trouve le câble du téléphone débranché et qui donc décide de le rebrancher. Sauf qu'ils se sont fait vraiment très chier. Ils ont placé la caméra à l'intérieur de la prise téléphone avec un plan macro ultra classe. Le mouvement est ultra fluide, on a les contacts qui viennent se faire et qui déclenche une micro étincelle.

Bon, c'est un film dispensable mais pas désagréable pour autant. Je comprends que l'on ait mieux à regarder ;-)

The Munsters

Histoire : 🔗

Des monstres font leur petite vie ? J'ai … heu pas trop saisi.

Ressenti : 🔗

À la base c'est une série des années 60 que je ne connais pas. Qui a eu une suite début 90 que je ne connais pas non plus. Qui a donné quelques films que je ne connais pas.

J'ai juste vu que c'était le dernier film de Rob Zombie donc je me suis laissé tenté. Je m'attendais à un truc un peu trash, drôle, pourquoi pas horrifique, dérangeant.

Des monstres qui finalement ont toute leur vie normale, ont leur romance, leurs déboires. Tout ça peut être prétexte à pas mal de gags. En plus avec un Rob Zombie fan de film d'horreurs ça aurait pû être une relève sympatique à la Famille Adams. Mais non.

Non non c'est juste merdique. Les blagues volent vraiment pas haut. Même pour des gamins je ne suis pas sûr que l'humour naze fasse mouche.

Rien ne fait rire, c'est d'un balourd ! Et puis les acteurs sont en surjeu absolu c'est navrant.

Visuellement, il y a un parti pris de balancer des couleurs assez flashy avec des éclairages très tranchés et de jouer un peu avec les ombres. Mais non là aussi ça donne un aspect un peu dessin animé qui ne parvient pas à me faire envie.

J'ai pas dépassé la moitié du film. C'était juste chiant.

Et bhé. Quelle déception.

Vesper

Histoire : 🔗

Vesper s'occupe de son père mourrant dans un futur où la nature semble reprendre la terre. Un jour, un vaisseau s'écrase non loin de là et Vesper en sauve Camellia.

Camellia souhaite retrouver l'autre passager qui est son père. Malheureusement ce dernier s'est fait tuer par Jonas un fermier local qui s'approprie les richesses et … les personnes.

Ressenti : 🔗

Bon bha enfin un film "français" (et belge et lithuanien) qui ose ne pas être une comédie potache ou un drame ennuyeux. De la science-fiction avec une pâte graphique bien à elle et un univers inédit ! Rhaaaa on est gâté.

On est donc dans un univers futuriste mais post-apocalyptique avec peu d'humains et des environnements que l'on ne reconnait pas. Ça mentionne une citadelle mais l'on voit surtout une ferme peuplée de gamins sous la coupe du proprio louche. Et on voit beaucoup de nature.

Cette dernière est presque un personnage tellement elle a d'importance. Dans cet univers, la nature est à la fois un enjeu de survie, mais également un danger perpétuel avec des plantes mortelles, des spores léthaux, des champignons.

Et faut dire qu'ils ont pas mal bossé l'aspect visuel de la nature. Rien que pour ça le film vaut le coup.

Bon passons à ce qui fâche : l'histoire. Bha c'est pas ouf. On est pas dans une production hollywoodienne mais on se tape quand même des ficelles que l'on voit arriver à des kilomètres.

spoiler final

J'ai été assez déçu de la fin. Il n'y a pas vraiment de fin.

Vesper s'est échappée avec les graines qu'elle a pu traffiquer. Elle suit les personnes bizarres (j'ai plus le nom) qui amassent des ferailles et partent quelque part. Bref, elle arrive chez elles et se rend compte qu'elles fabriquent une tour immense. Elle l'escalade et choisit de répandre les graines. Et GÉNÉRIQUE.

Mais … heu … ça ne conclut pas grand-chose.

Du coup la fin me laisse sur ma faim. Rien n'est cloturé et bon l'univers est quand même cool, du coup ça apelle à une suite.

Bref, c'est un poil frustrant et vu que le résultat commercial n'est pas ouf, je doute qu'il y ait une suite. Dommage, parceque le film tente pas mal choses et est original.

Visuellement ça a vraiment de la gueule. J'aime beaucoup le design organique malaisant des plantes. On est loin des jolies forêts de Pandora, non là c'est plutôt de la forêt bien humide pleine de plantes mouvantes. C'est très joli et les effets spéciaux numériques tiennent vraiment le coup.

Voilà, c'est une séance qui sort de l'ordinaire et qui vaut le coup même si bon ça ne révolutionne rien. La proposition est honnête et bien faite.

They Cloned Tyrone

Histoire : 🔗

Tyrone deale dans son quartier en défendant son territoire. Alors qu'il va récupérer son dû auprès d'un mac au motel du coin, il se fait buter par un autre dealer.

Il se réveille le lendemain et retourne récupérer son pognon auprès du mac. Ce dernier lui explique qu'il s'est fait buter la veille.

Ressenti : 🔗

Un bien étrange film. Je me suis régalé !

Le film est rapelle pas mal d'autres œuvres. Ça commence comme un épisode d'Atlanta, c'est sérieux avec cette petite ambiance où tout semble un peu flotter. Puis il y a cette résurection et là on change un peu de registre. On arrive dans un épisode de The Twilight Zone période Jordan Peele. J'aime beaucoup ce changement de ton.

Là l'humour rentre en jeu. Nos trois personnages démarrent une enquête (holistique ?) avec de plus en plus d'éléments étranges.

Il y a une grosse vibe années 70 avec des bagnoles d'époque, un étalonnage orangé/marron, les cigarette burns sont visibles dans le film. Il y a peu d'éléments modernes mais il y en a un ptit peu quand même. (un peu comme It Follows qu'il est difficile de situer dans le temps) J'aime beaucoup !

L'alchimie entre les trois protagonistes est très cool. Leur complicité monte au fur et à mesure et ils sont de plus en plus drôle du coup.

Ce visionnage m'a fait un effet paradoxal. J'ai eu l'impression de voir un truc original alors qu'il repompe des idées et des inspirations de partout et pourtant le mélange final est super rafraîchissant. En plus de ce que j'ai déjà cité, ça m'a également rappelé Westworld, Invasion of the Body Snatchers, Dirk Gently.

Ça se prend pas la tête, ça ne se prend pas au sérieux sans pour autant ruiner chaque moment calme par de la blagounette vaseuse (ouai encore une fois je pense à Marvel). Le final est d'ailleurs vraiment chouette.

Ha et mention spécial pour les costumes. Bon John Boeyga c'est sans plus, mais alors Jamie Foxx et Teyonah Parris … omg. J'adore leurs looks aux deux.

Bref, je recommande vraiment ce film si vous voulez un peu de surnaturel/science-fiction/thriller/enquête. C'est un mélange assez rare et là c'est vraiment bien fait.

Before Sunrise

Histoire : 🔗

Céline et Jesse se rencontrent dans un train de Budapest à Vienne. Incommodés par d'autres passagers, ils commencent à discuter.

Ils décident de passer une journée et une nuit ensemble.

Ressenti : 🔗

Je ne connaissais pas du tout cette saga de film. On y retrouve Julie Delpy qui est devenue réalisatrice (entre autre) depuis et un Ethan Hawke tout jeunot. Les deux sont jeunes et discutent/flirtent ensemble.

Il y a une vibe assez sympa dans ce film. Un rythme, une ambiance, un style qui semble assez hors du temps et pourtant très années 90. Beaucoup des sujets de conversations des protagonistes sont encore parfaitement actuels.

Je craignais vite me lasser et m'endormir mais finalement non. La douceur du film et les personnages attachants sont parvenus à maintenir mon intéret jusqu'au bout. Par contre, une fois fini j'ai pas spécialement envie de me taper les suites.

C'est une comédie romantique qui est un style cinématographique qui me laisse plutôt de marbre. Mais là, les personnages discutent de pas mal de sujets variés. Ça ne tourne pas 100% autour de la romance et c'est ce qui le sort du lot.

Je trouve tout de même qu'il est ptet un poil surnoté sur IMDB.

Ladybird : Futur sauveur du web

Cet article est un peu long. Il y a deux parties :

Il y a des chances que seule une partie vous intéresse, faites comme vous le sentez je suis payé pareil ;-)

Google m'emmerde. 🔗

J'ai été un fanboy de cette entreprise quand leur leitmotiv était encore le fameux “Don't be evil” mais c'était il y a fort longtemps. J'étais tout heureux quand j'ai pu avoir mon invitation Gmail quelques semaines après leur ouverture en beta.

Mais j'ai réalisé à quel point cette boîte était de plus en plus néfaste et je ne sais pas si c'est eux qui ont changé ou moi mais désormais je ne ressens plus que leur avidité de pognon. Je me suis dégooglisé il y a quelque temps déjà. D'ailleurs je ne me souviens plus exactement quand mais en fouillant un peu, mon cinquième blog post d'Aout 2009 est nommé “Dégooglistation” (n'y allez pas il me fait honte).

Donc nous voilà quinze ans plus tard, je n'utilise plus aucun service Google sauf Youtube, sauf Google Maps, sauf Android, sauf … Vous voyez le topo. Bon pour les services restant j'ai de bonnes excuses (bon par pour youtube) et je ne le fais pas de gaieté de cœur et je tente de me protéger au max (pas de compte sauf un compte bidon créé exprès pour android), visualisation des vidéos via mpv, désactivation autant que possible d'apps made in Google et autres subterfuges du genre.

J'estime être parvenu à n'avoir que très peu de liens avec Google au final (il y a toujours moyen de faire mieux mais ça demande des efforts/sacrifice que je ne suis pas prêt à faire). Je me sens suffisamment détaché de Google au point que leurs nombreuses conneries ne m'affectent que très peu voir pas du tout. Et pourtant, là, ils recommenent à m'emmerder sévère (on arrive enfin à la première phrase de l'article (mais toujours pas au sujet de l'article)). Leur nouvelle idée se nomme WEI pour Web Environment Integrity.

Pour résumer c'est de la pure grosse merde. Pour moins résumer, leur but est de s'assurer qu'une page envoyée par un serveur web soit affichée parfaitement à un humain. Le but est de s'attaquer frontalement aux bloqueurs de pub et autres extensions de protection de la vie privée et également au scraping.

C'est une sorte de DRM pour page web. Vous savez ce qui vous empêche de regarder les sites de streaming légal sur l'appareil que vous possédez ? Ce sont les DRM. Vous savez ce qui vous empêche de transférer facilement vos boquins vers votre e-reader ? Ce sont les DRM. Vous savez ce qui vous empêche … Voilà ce sont les DRM. Bha là, le World Wide Web est à deux doigts de s'en doter et tout ça de l'initiative de Google.

En gros, si ça se fait, les créateurs de site ouaib pourront implémenter ça et donc seuls les navigateurs autorisés, sur les OS autorisés, avec les règlages autorisés pourront afficher les pages web autorisées. Ça fait rêver, hein ?

Le problème c'est que c'est Google qui pousse ça. Il ne faut jamais perdre de vue que la très grande majorité du pognon que ramasse Google c'est en vendant de la pub ciblée. La fête est finie : ils sont parvenus à s'accaparer quasiment toutes les parts de marché des navigateurs de façon directe ou indirecte et donc peuvent imposer leur DRM très facilement. Bref, j'ai pas envie d'entrer plus dans les détails.

Voilà ce qui m'enrage ces derniers jours. Mais du coup pourquoi toute cette intro interminable ? Parceque j'ai envie de parler de navigateurs web !

L'offre pléthorique de navigateurs web 🔗

Le web est devenue un bien commun il y a maintenant trente ans. Et en trente ans il y en a eu des tas de logiciels pour surfer !

Le web a grandi, de nouvelles technos se grefféent constamment, l'informatique a changé de formes plusieurs fois entre-temps. Mosaic/Netscape/Internet Explorer/Opera/Firebird/Firefox/Safari/Konqueror/Chrome/Brave/Vivladi Je ne vais pas tous les lister, ça n'a aucun intéret et j'en raterais plein.

Avançons en l'an de grâce 2023 (à peu près, c'est pas l'Histoire, c'est mon ressenti et ma mémoire qui parle) et voyons un peu ce qu'il se cache derrière 99% des navigateurs. Ce qu'on apelle un navigateur est en fait un ensemble de multiples briques et pour simplifier il y en a trois principales :

  1. Le moteur de rendu
  2. Le moteur javascript
  3. L'enrobage fonctionnel

Il y a des dizaines de navigateurs et pourtant on ne dénombre que trois moteurs de rendu : Blink (utilisé par Chromium) / Webkit (utilisé par Safari) / Gecko (utilisé par Firefox). Ce point est à mon sens un très grave problème : il y a un manque évident d'alternatives. Plus le temps passe, plus les standards du web deviennent complexes et nombreux et il est donc de plus en plus difficile de coder un navigateur complet. C'est une tâche qui est désormais considerée comme Herculéenne.

Microsoft a lâché l'affaire récemment en abandonnant leur moteur (Trident mais bon il était à la ramasse) pour pomper celui de Chromium pour leur dégueulasse Edge. Google pour Blink n'a pas commencé de 0 mais est parti de Webkit. Ces trois moteurs ont commencé leur existance il y a plus de vingt ans à une époque où le web était bien différent.

Le moteur de javascript n'est à mon sens pas très important dans le grand schéma, c'est au final une brique plus simple que la précédente et ce n'est pour le moment pas problèmatique. Le moteur de rendu et le moteur javascript sont très liés l'un à l'autre et il est donc difficile de les mixer.

"L'enrobage fonctionnel" (c'est mon terme) est ce qui rajoute tout le sel à un navigateur (gestion des cookies, l'interface graphique, gestion des paramètrages, gestion des mots de passe, gestion de l'historique, gestion des onglets). C'est typiquement cette brique qui change entre un Chromium, un Brave, un Vivaldi, un Samsung Browser, … Cette brique est en abondance. Et même si pour l'utilisateur c'est la plus importante, d'un point de vue plus politique globale elle n'a que peu d'importance.

Dégoogler son navigateur 🔗

Chrome est arrivé en 2008 avec une campagne marketing extraordinaire. En très peu de temps il est devenu le navigateur web dominant et malheureusement ça lui donne un poids politique très considérable. Ce que Google choisit de faire dans son navigateur va impacter presque tous les navigateurs. Google a réussi son coup avec son cheval de Troyes.

Les rares contre-pouvoirs sont Mozilla et Apple.

Mozilla le "défenseur du web libre" peine de plus en plus à rassembler du monde. Ils sont en grande partie dépendants du pognon que leur verse Google pour être le moteur de recherche par défaut (même si je pense que ça les arrange d'éviter d'être en position de monopole grâce à cette ptite perfusion qui garde à peine Mozilla en vie). Alors qu'une dizaine d'années auparavant les geeks encensaient Firefox et contribuaient à sa popularité ce n'est presque plus le cas à cause de nombreux soucis que je n'aborderai pas ici.

Apple malgré ses parts de marché dérisoires sur les ordinateurs parviennent finalement à lutter grace à leurs iPhone où les moteurs de rendu concurrents sont simplement bannis. Ce qui à première vue semblait une décision à l'encontre de ses consommateurs et au final l'un des plus gros contre-pouvoirs face à l'hégémonie de Google sur le web. Parceque oui les millions d'utilisateurs d'iTrucs sont une cible marketing que le web commercial ne peut snober.

Le nouveau délire qu'est WEI est la goutte de trop et je pense qu'il devient de plus en plus important de combattre l'emprise de Google sur le web. Mais du coup c'est pas juste de Chrome dont il faut s'éloigner mais également tous les navigateurs bâtis sur les fondations de Chromium. Ça inclue donc la très grande majorité des navigateurs sauf Safari et Firefox (et leurs rares dérivés).

Cette situation de disette de moteurs de rendu est vraiment chiante puisqu'on se retrouve au final avec à peu près rien.

Enters Servo 🔗

En 2012, Mozilla bossait sur le langage Rust. Et pour éprouver ce nouveau langage et le faire grandir, ils se sont lancé dans la création de Servo un nouveau moteur de rendu repartant de 0.

C'est le premier projet de moteur de rendu from scratch depuis près de quinze ans. Les autres moteurs sont fonctionnels mais datent d'une autre époque : c'est du code qui a vécu, a été patché des milliers de fois, pour implémenter des standards qui sont nés, ont évolués et pour certains disparus. Bref, Servo avait pour but de commencer de 0 avec donc maintenant de l'expérience, du recul et surtout un nouveau langage de programmation.

(bon l'article commence à être trop long donc j'abrège)

Servo est pas mal malmené par Mozilla.

Rust a grandi et commence à gagner pas mal en popularité et est désormais utilisé sur de nombreux projets. Différents modules de Servo sont directement récupérées et intégrées à Gecko. Mozilla réaffirme à plusieurs reprises que non, Servo n'est qu'un laboratoire et qu'il n'y a aucun plan pour remplacer Gecko. Mozilla décide d'axer la roadmap de Servo à fond vers … 🥁 la VR ! Voilà, à chaque nouvelle décision de Mozilla Servo perd en intéret.

Bref, ça patauge ça s'enlise et la hype retombe. Mozilla abandonne donc Servo dans un état assez peu utilisable. Les morceaux les plus intéressants ont été récupérés pour intégrer Firefox (c'est déjà ça).

Trois ans plus tard, c'est la Linux Foundation qui récupère le bébé et en 2023 ça y est des signes de vie, une roadmap avec du code et tout. Faut espérer qu'après la gestion calamiteuse du projet par Mozilla, ça puisse enfin décoller. je vous avoue que ma hype est retombée depuis des années.

Here comes Ladybird ! 🔗

Le voilà le sujet principal de cet article ! J'a fini de digresser !

SerenityOS 🔗

Alors que le monde est morose et que l'espoir et la hype n'est plus qu'un lointain souvenir, vla que débarque un nouvel arrivant sorti de nulle part : Ladybird. C'est un tout nouveau projet de navigateur issu d'un projet plus vaste encore d'OS complet nommé SerenityOS.

Ça a commencé comme un ptit projet sans trop d'ambition de la part d'une personne. C'est avant tout un projet d'un dev qui souhaite changer un peu d'air et se lance là-dedans en streamant ses sessions de programmation. Le but est de créer un OS proche d'unix mais avec une UI qui lorgne du côté de win9x.

Puis quand la partie OS était suffisamment avancé la question d'avoir un navigateur s'est posé. Et quitte à refaire tout un OS, ce serait dommage de ne pas faire son propre navigateur de 0.

LibWeb + LibJS == browser 🔗

C'est la naissance de LibWeb un tout nouveau moteur web. À cela on y greffe un moteur de javascript lui aussi tout neuf avec LibJS. Il ne manque plus qu'à enrober tout ça et on a ébauche de navigateur web.

C'est vite devenu la plus grosse brique de Serenity et celle qui attire le plus d'enthousiasme même hors de l'OS. Ce qui commençait sans trop d'ambition et qui allait à l'encontre du fameux “créer un navigateur web de 0 est désormais impossible” a dépassé les frontières de SerenityOS. Il faut dire que les progrès sont assez faramineux.

Contrairement aux autres navigateurs, ses implémentations s'appuient sur les normes les plus modernes qui sont bien mieux rédigées qu'avant. La quantité de code est bien moindre que les autres ce qui est bien moins intimidant pour un nouveau participant au projet. Il y a très peu de code legacy, c'est du C++ moderne avec pas mal de commentaires et de nombreuses séances de programmation ayant été filmée, ça peut également fournir des explications concernant certaines lignes.

Dépasser Serenity avec Ladybird 🔗

SerenityOS c'est cool (j'ai pas testé et ça ne m'intéresse guère je dois l'avouer) mais bon ça me fait une belle jambe d'avoir un nouveau navigateur sur cette plateforme. C'est là que Ladybird entre en jeu : c'est un portage sur les autres OS ! Il y a une fine couche de Qt6 pour ajouter de l'UI et gérer l'aspect réseau pour le moment.

Bon bha du coup c'est utilisable ou au moins testable sous Linux ! Allez hop je dégaine le compilo ! (ouai c'est pas encore arrivé chez Gentoo donc faut aussi dégainer git et se faire ça à la main.)

Alors par contre attention, le projet bien qu'ayant déjà 4 ans est resté pendant longtemps un minuscule projet réalisé sur le temps libre d'une personne. Bien qu'il ait attiré des passionnés rêvant d'un renouveau dans le monde des navigateurs, ça reste un projet minuscule comparativement aux autres acteurs du secteur. Il n'y a qu'une seule personne à temps plein sur le projet (et encore c'est pour tout SerenityOS et non juste Ladybird). Bref, il ne faut pas s'attendre à un truc 100% fonctionnel dès aujourd'hui.

Petit tour de Ladybird 🔗

Déjà le premier point qui fait trèèèès plaisir c'est le temps de compilation. J'ai un ordi pas trop pourri et pour compiler qtwebengine (le moteur de rendu de mon navigateur usuel basé sur chromium) c'est environ 2h30 avec le CPU à fond et un bon paquet de RAM. Là pour compiler Ladybird depuis les sources c'est environ 4 minutes. Bon cela va sans dire que ça s'explique en grande partie par le fait que c'est bien moins bourré de bloat fonctionnalités et que ça va surement s'allonger mais ça part de tellement loin.

fenêtre vierge avec un bouton arrière, avant, rafraichir, une barre d'adresse et c'est tout

C'est dépouillé, minimaliste mais ça s'ouvre !

Ça ressemble à un navigateur des années 2000 (ça colle à l'esthétique de Serenity)

Il n'y a qu'une seule option dans les réglages 'Page on New tab' et un bouton save

Pas de quoi s'emballer dans les settings ^__^

Bon bha c'est sobre. Ça a quoi dans le ventre ?

Wikipedia s'affiche sans couacs.

Wow ! Rien que de voir ça c'est quasi extraordinaire pour moi !

Je suis sacrément impressionné par cette performance !

Bon bha testons le site ouaib le plus utilisé du monde !

Google demande le consentement avant d'accéder à leur site et ça s'afficeh bien

Juste ce qu'il faut pour ne pas donner son consentement !

Non par contre ce qui m'impressionne le plus c'est pas ça.

Google Street View qui est juste nickel

Alors là je ne m'y attendais pas mais ça fonctionne même si très lent.

Bon bha rien ne lui résiste ? Il sait déjà afficher toutes les pages web san ssouci ? Et votre site favori ça donne quoi ?

Globalement c'est à peu près ça, les éléments sont là mais superposés.

Bon bha finalement c'est un navigateur de merde ! Pfff POUBELLE !

Hannnn mon site ouaib donne plus de fil à retordre que Google Street View !

D'un point de vue performance c'est trèèèès lent. Mais ils ont déjà annoncé qu'ils tentaient d'abord de faire un truc fonctionnel et que l'optimisation pour les perfs ça viendra bien plus tard. Il me tarde que les performances soit le point gênant ^__^

Suivre les news de Ladybird 🔗

Le mieux pour voir les avancées est de suivre la chaîne Youtube d'Andreas Kling (et ouai on revient chez Google).

Il y a notamment un récap mensuel des avancées qui est assez intéressant et sinon il y a tout simplement le site de SerenityOS. Le blog de Linus Groh qui bosse beaucoup sur Ladybird et tout particulièrement sur le moteur LibJS.

Et moi ? 🔗

Pour ma part je testerai régulièrement Ladybird mais je n'y passerai probablement jamais.

J'utilise QuteBrowser qui est basé sur QtWebEngine qui est basé sur Chromium. La honte. Tout ce pamphlet pour révéler ça !

Cela étant, Qutebrowser est un hybride, il peut également être utilisé avec QtWebkit qui est basé sur Webkit. Mais franchement on peut rêver qu'un jour il y ait moyen de le faire tourner avec LibWeb !

si vous avez des goûts un peu moins exotiques que les miens (je ne peux pas utiliser un navigateur sans une interface utilisateur basée sur feu Vimperator), je vous recommande d'utiliser Firefox avec quelques modules dont notamment uBlock Origins qui doit faire vraiment chier Google.

Récap 48 : Juillet 2023

Chaud chaud chaud le mois de Juillet (c'est con, c'est anodin, je pourrai faire ça pour tous les mois je sais mais le sujet de l'écologie n'est jamais abordé sur mon blog mais c'est une de mes très grande préoccupation même si je ne fais pas grand-chose en ce sens, donc c'est le moins que je puisse faire).

Tiens un des trucs qui m'a le plus occupé ce mois-ci c'est le Fediverse ! Je participe à la création d'une instance Pleroma publique ! Je vous en parle un peu plus dans quelques jours dans un article dédié !

Blog 🔗

Un mois calme.

En bref ce mois-ci : 1 article, 6 commentaires, 7 visionnages, 425350 requêtes, 60930 visiteurs uniques pour 11.17 Go de trafic.

Films 🔗

J'avance très lentement dans le TOP250. En même temps avec cette belle météo ça donne envie de sortir un peu plutôt que de regarder des films à la maison !

Jeux 🔗

Je tente de jouer à Red Dead Redemption 2. C'est très dur. Le jeu est lent, le personnage est d'une lourdeur absolue.

Je tente de me faire des sessions mais non j'arrive vraiment pas à rentrer dedans. La maniabilité est pas du tout à mon goût et même si je sens que l'histoire et l'environnement pourrait me plaire, bha l'expérience est tellement désagréable que … bha je vais juste pas y jouer plus que ça.

J'ai rejoué pas mal à Minecraft après avoir mis à jour mon ptit serveur en 1.20.1 et j'ai franchis le cap : j'ai installé des mods. Une ptite trentaine d'heure plus tard me revoilà !

Musique 🔗

Je le pose ici mais c'est plus une vidéo : un POV Hellfest très sympatique de la part d'Arte.

Vrac 🔗

Connaissez-vous le Death Metal English ?

Un peu comme il existe le globish, c'est un dérivé de l'anglais avec ses règles. Cet article en explique les bases.

Tiens j'ai pas parlé de demoscene depuis un bail ici ! À chaque fois je fais un bide sur le Fediverse à ce sujet mais tant pis j'aime bien quand même ! Donc voilà 10 Circles, une démo en techno web simple mais que j'aime beaucoup.

Rebuild of Evangelion

Histoire : 🔗

Le monde est en proie aux anges, d'immenses entitées d'origine divine venant les unes après les autres pour détruire l'humanité. Pour s'en protéger les humains ont créé les Eva, d'immenses méchas conduits par des ados.

Shinji devient pilote de mécha malgré ses doutes et son manque de confiance.

Ressenti : 🔗

C'est une série de 4 films s'étalant de 2007 à 2021. J'avais déjà vu partiellement la série lors de sa diffusion téloche à l'époque et bha n'en ayant vu que des bouts par-ci par-là j'avais pas compris grand-chose. Lorsque le premier film est sorti je m'étais jeté dessus et malheureusement les autres ont vraiment tardé pour sortir.

Ce n'est donc qu'en 2023 que j'ai pu me taper l'intégrale des 4 films en une traite. Et vous savez quoi ? Oui c'est trèès beau mais j'ai pas tout compris non plus !

Les créateurs de la série adorent innonder le spectateur de terme bullshits. J'ai vraiment un doute dans la cohérence de leur lore. Il y a constamment des nouveautés qui ne sont pas expliquées et qui deviennent des enjeux majeurs sortis de nul part. Ha tiens maintenant il y a des "lances Longinus", hooo non il va "ouvrir la porte de Guf" ! Haa mais c'est un "EVA mark 4444C" que je vois là ? Mais au lieu de me déranger, je trouve ça plutôt marrant.

Ça donne un ptit côté gamin qui joue avec ses jouets, sauf que bon là les jouets c'est un studio de prod d'animation. Ils tentent de faussement complexifier tout le bousin, on assiste à quelque chose de bien plus grand que ça ne l'est vraiment. Il n'y a qu'à voir les titres des films qui illustrent parfaitement ça :

  • Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone
  • Evangelion: 2.0 You can (Not) Advance
  • Evangelion: 3.0 You Can (Not) Redo
  • Evangelion: 3.0+1.0 Thrice Upon a Time

Vous la sentez cette verve créatrice qui monte progressivement pour finir en apothéose avec le quatrième opus qui brise la règle des "You Can (Not)" et qui se permet une pirouette pour ne pas écrire "4.0" ? Ils se donnent vraiment du mal.

D'ailleurs c'est comme les fonctionnements des EVA, on semble avoir plus ou moins compris après le premier film les limites et les règles qui régissent ces robots. Ils ont une autonomie très limitée (~5minutes une fois débranchés), leur pilote ressent les blessures reçues par le robot, c'est de la grosse méchanique toussa. Mais fréquemment ces règles volent en éclat. Ha tiens, finalement même quand la batterie est morte il y a quand même moyen de continuer de fonctionner. Hoo finalement un bras arraché peut juste repousser par magie (pourquoi aller chercher des pièces à l'autre bout du monde du coup ?). Hann les mioches ne sont pas si indispensables pour piloter les EVA et au final on leur inflige des traumatismes et des blessures pour rien.

Bon je me moque, mais j'aime beaucoup ! Non c'est vrai c'est super cool à voir et puis ça fait des rebondissements difficilement prévisibles vu que tu ne comprends rien tu n'anticipes rien !

Les scénaristes sont assez audacieux. Le récit se déroule au final sur trois périodes distinctes et c'est assez rare au final. Ça permet de voir les conséquences des actions des personnages et le monde qui change.

spoil Mais les scénaristes n'ont pas eu l'audace d'assumer de tuer certains persos. C'est très dommage qu'à chaque fois ou presque, au final les personnages ne sont finalement pas morts.

Il n'y a guère que Kaworu qui sera réellement tué juste quand la bromance prend un peu d'ampleur BAM il se fait dézinguer.

Visuellement c'est un régal ! Les feutres HD des artistes font des miracles ! C'est fin, c'est détaillé, ça fourmille, ça bouge bien, les décors de fond sont trèèès beaux.

Même les éléments en CGI s'intégrènt plutôt bien et ne sautent pas tant aux yeux que ça. C'est vraiment très propre et impressionnant.

Le chara design cool mais le mécha design est encore au-dessus. L'allure de ces grands robots fins avec leur bouche titille un ptit truc en moi. C'est con, mais vraiment en fait ce sont les bouches des EVA qui viennent parfaire le truc. Ça sert à rien une bouche de robot si ce n'est faire peur. Mais là c'est pour faire peur à qui ? Les Anges n'ont pas d'émotion ni rien et pourtant ça donne une bestialité sauvage à ces géants de fer.

Un truc qui m'interroge c'est pourquoi ils n'ont pas remis l'emblématique thême musical du générique : A Cruel Angel's Thesis ? Imaginez la scène, Kaworu apprend à lâcher prise, la symbiose de leur travail d'équipe en jouant au piano ce thême aurait été si fort et un bon gros clin d'œil pour le spectateur ! Une occasion manquée.

Bref, cette série de film est très cool si on ne tente pas d'absolument tout rationaliser. Le film joue les mystérieux en expliquant pas tout son bordel mais c'est pas grave, il faut laisser filer et profiter de l'instant. On vient pour les gros robots, on repart avec une histoire de famille et de mal-être. Ne vous attendez pas au fun d'un Gurren Lagann ni à des combats survoltés toutes les dix minutes, non non. On est surtout là pour voir les errances d'un personnage en proie au doute et en manque de reconnaissance (faut dire qu'on lui simplifie pas la tâche (et je parle pas uniquement de son père mais d'absolument TOUS les autres personnages également)).

Tiens ptit fact en passant : le Studio Khara qui a fait ses films vient de transiter de 3DSMax vers Blender.

Beau is Afraid

Histoire : 🔗

Beau vit seul dans son appart et est suivi par son psy. Un jour, il doit rendre visite à sa mère en prenant l'avion mais un enchaînement quelqu'un lui vole ses clés alors qu'il s'apprêtait à partir.

C'est le début d'une série d'évènements particulièrement incongrus.

Ressenti : 🔗

C'est un long film de trois heures réalisé par Ari Aster le coco qui nous avait régalé avec Hereditary mais également le magistral Midsommar. C'est toujours pas une comédie romantique (il avait blagué à ce sujet) mais bien un film dérangeant même si moins porté vers l'horreur que ces précédentes œuvres. Ça aborde quand même le sujet de la famille.

Je partais très confiant, surtout avec une première partie de film assez encourageante. On découvre un personnage somme toute classique mais vivant entouré de gens très … étranges. C'est une jungle absolue, ça se tabasse, ça baise, ça poignarde, ça hurle dans les couloirs, il y a un cadavre qui pourri au milieu de la rue… Mais on comprend vite que ce n'est que la perception du monde de Beau.

Il est suivi par son psy et on comprend qu'il a un traumatisme vis-à-vis de sa mère que l'on découvrira plus en avançant dans le film. Il a de nombreux troubles de parano ce qui explique sa vision du monde. Tout le film tourne principalement autour de ça. Et autant le concept est cool, autant j'ai trouvé que le film était beaucoup trop long. Ça patauge, c'est foutraque, c'est pas vraiment agréable à regarder. Même le dénouement est vraiment laborieux. Le film aurait été à mon sens meilleur avec plus de coupes pour faire tenir ça dans 2 heures.

C'est une sorte de Big Fish mixé avec du Mulholland Drive et un soupçon de Memento, on comprend pas tout, on voit pas trop où ça veut aller. On est malmené comme le personnage puisqu'on a son point de vue. Bon c'est "marrant" un moment, mais c'est vite fatigant. Sur ce point c'est très bien fait mais si désagréable.

Bref, le film a pour objectif de nous mettre dans la peau de ce personnage avec tous ces troubles psychologiques et ça marche. Mais c'est aussi ce qui rend le film éprouvant. Du coup j'ai pas aimé le film mais je suis tout de même admiratif de sa réalisation. Les personnages sont détestables, les environnements angoissants, c'est près de 3h de malaise. L'histoire est suffocante, c'est horrible.

Ce film est juste trop bien fait. C'est une expérience (désagréable) qui à mon avis ne plaira pas à tout le monde. Pourtant il y a quelques pointes d'humour par-ci par-là (ou alors c'est juste les nerfs qui craquent ?) assez étranges. Je doute que ça plaise à grand-monde.

Bravo monsieur Aster pour ce film que j'ai pas aimé.

The Town

Histoire : 🔗

Doug et son gang sont particulièrement efficaces dans ses braquages. Pas de victime, pas de trace, c'est propre, rapide.

Mais lorsqu'ils s'attaquent à leur dernière banque, l'alarme silencieuse est déclenchée et ils décident d'embarquer une employée comme otage (au cas où…). Ils la libèrent rapidement puisqu'ils parviennent à s'enfuire sans encombres. Mais il faut s'assurer qu'elle ne devienne pas une menace.

Ressenti : 🔗

Un bon ptit film de braquage bien carré qui part dans le cliché du braqueur qui tombe amoureux de son otage. On a donc le droit au gars ultra charmeur qui s'occupe de la pauvre fille traumatisée. Et forcément on se retrouve sur l'inévitable scène où elle découvre la vérité.

Malgré cette rengaine sans surprise le film reste très agréable à regarder. Les scènes d'actions sont bien foutues avec beaucoup de tension. Ça titille Heat sans parvenir à le surpasser non plus mais quand même !

Les persos qui ressortent le plus sont donc celui de Ben Affleck et Jeremy Renner qui fonctionnent plutôt bien dans ce duo. Les autres membres sont assez invisibles. Ma surprise a été de retrouver Pete Postlethwaite qui malgré son nom imprononçable a un petit rôle fort sympatique. Vous voyez pas qui c'est ? Le chasseur dans Lost World, non ? Kobayashi dans Usual Suspects ! C'est son avant-dernier rôle au cinoche.

Le film tourne autour de Doug. Forcément, en tant que spectateur on a envie de le prendre en affection. Il est pas juste un braqueur, contrairement à Jem il ne tue personne (de ce qu'il dit mais ça semble bien moins sûr à la fin), il est malin, parvient à rouler le FBI toussa.

Cependant une scène m'a mis un peu mal à l'aise. Visiblement Krista (son ex) comprend qu'il se passe un truc pas rond et elle est elle-même pas en bonne posture suite à l'interrogatoire officieux par le FBI. Elle va voir Doug, ce dernier annonce qu'il va disparaître, sans elle. Et là, j'ai cru comprendre que la fille de Krista était … sa fille ? Et … bha … il compte juste se barrer tout comme ce qu'il a (mal) vécu gamin avec sa mère. Il s'apprète à reproduire son traumatisme sur sa gamine, le bâtard !

La scène où il rend visite à son père en prison est d'ailleurs une de mes favorites. J'ai beaucoup aimé la virevolte émotionnelle qui se passe. Entre le gamin qui dit adieu à son père, le père qui lui dit qu'ils se reverront bientôt d'un côté ou de l'autre et la révélation sur la nature de sa mère. C'est une scène pas très longue mais sacrément intense.

Bref, j'ai bien aimé le film. L'histoire est déjà vue et revue mais les scènes d'actions sont bien prenantes. Ben Affleck a fait un bon taff de réalisation et les acteurs ont bien bossé.

The Bonfire of the Vanities

Histoire : 🔗

Sherman est un trader qui déchire, il est sur un coup à 600 myons de dollars. Alors qu'il fait une ptite virée avec sa maîtresse, il se plante de chemin et finit dans le bas-quartiers.

Il se retrouve dans une embuscade où deux noirs tentent de le dépouiller mais par chance sa donzelle parvient à le sortir des emmerdes en écrasant un des deux malotrus. Malheureusement le type fini dans le coma et donc une enquête est ouverte pour retrouver l'auteur du délit de fuite.

Ressenti : 🔗

C'est marrant ça, je n'avais jamais entendu parler de ce film. En 1990, une comédie, Brian De Palma avec un Tom Hanks qui n'est pas encore la mégastar qu'il deviendra, Bruce Willis qui vient de s'extirper d'un attentat dans un immeuble de Los Angeles, Melanie Griffith qui … bha elle est là et donne de sa personne et même un Morgan Freeman qui a déjà la classe. Il y a même tout un tas de second couteau qu'on reconnait. La musique c'est Dave Grusin qui nous avait charmé avec la BO des Goonies et c'est une histoire tirée d'un bouquin de 1987 qui s'est vendu par palettes. Le plan parfait et pourtant jamais entendu parler.

Faut dire que c'est un pétard mouillé. La réal est propre avec les gimmicks de Brian De Palma notamment le split screen et la double bonnette. Les acteurs jouent bien. Mais bon niveau histoire c'est déjà assez bancal j'ai trouvé. Ça piétinne et c'est assez bizarre. Ça semble vouloir s'orienter vers la comédie mais … bha on se marre pas vraiment. Le dosage a pas été foutu comme il faut sur ce point.

Les personnages sont tous à peu près crédibles et compréhensibles sauf la Kim Cattrall qui joue la femme de Tom Hanks qui semble complètement hors-circuit tout le long du film. Bruce Willis est un perso dans l'histoire et également le narrateur, sauf que si on se base sur ce qu'on regarde, il ne devrait pas être au courant de tout un tas de passages du film, du coup est-ce vraiment son récit qu'on voit ? Et puis il n'a quasiment aucun rôle dans l'histoire donc pourquoi ce plan séquence d'introduction très long pour un personnage qui ne sert à rien ?

On sent que le film veut bien foutre le nez dans la merde d'un peu tous les persos. Le père à la morale inflexible, le cureton antiracisme, le journaliste/écrivain, le trader master of the universe, le procureur, … bref tous sont au final corrompus à un moment ou un autre. J'ai le sentiment que c'est le seul truc que le film voulait vraiment raconter, tout le reste est là pour appuyer ce propos.

C'est donc un film globalement décevant.

Evil Dead Rise

Histoire : 🔗

Un tremblement de terre secoue Los Angeles et notamment ouvre une faille dans le parking du sous-sol d'un immeuble. Les gamins qui s'y trouvaient rentrent dedans et y trouvent un vieux livre étrange ainsi qu'un vinyl.

Ils ramènent ça à la maison. Le livre a déjà une allure pas possible et contient des images dérangeantes. Le vinyl lui semble contenir un enregistrement d'expérience ou de messe (on ne sait guère (faites semblant de ne pas savoir)). Mais à ce moment-là d'étranges phénomènes démarrent.

Ressenti : 🔗

La énième suite d'un film d'horreur, petit budget, casting d'inconnus, réalisateur inconnu. Ouai une prod cheapos.

Ça commence par une scène d'intro nulle à chier. Ça donne direct le ton. Les personnages sont détestables, les dialogues nuls, ça annonce rien qui vaille. On est bien dans une bouse sans âme comme on en voit des dizaines.

Pourtant après ça, le film commence par un flashback d'un jour en arrière. Et là étonnamment c'est mieux foutu. On a d'autres personnages plus attachants. Ce passage calme où l'on introduit les personnages est pas mal même si on sent que faut pas trop creuser non plus. Ils sont là pour assurer une fonction avant tout.

Une fois les personnages et le contexte posés, bha il est temps de lancer le film réellement. Et bon bha faut y aller quoi. C'est là que le film se révèle enfin.

Donc si je résume, jusqu'à présent on a l'intro nanardesque vraiment dispensable qui a été mise parcequ'il faut forcément avoir une séquence au milieu de la forêt dans une cabane miteuse. C'est limite une parodie mais pas drôle. Ensuite on a la vraie intro du film qui est faite avec plus de respect et de sérieux. Et enfin le film que tout le monde attend démarre réellement. Là on sent qu'on est dans du Sam Raimi (ça n'en est pas, pourtant) !

Niveau mise en scène ça se lâche c'est très ludique. Il utilisent même de la demi-bonnette !! Rhaa et puis de la caméra fixée à l'acteur (un effet que j'adore tout particulièrement et pourtant pas si courant) !! Wow je ne m'y attendais pas ! Ce film connait mes goûts et fait tout pour me plaire.

Ils ont pas peur de partir dans le grotesque et dans le gore décomplexé. Ça gicle dans tous les sens, c'est crade à souhait avec des persos qui gerbent des litres et des litres de trucs bizarres ou bien des insectes. Ça démembre, ça se blesse, ça montre des trucs dérangeants à base de verre pilé, de rape, de tronçonneuse, de déchiquetteuse… Sur ce point le contrat est très largement rempli.

Je dois avouer que je partais pour descendre le film et au final cette troisième partie est top. Ça se prend pas trop au sérieux, c'est généreux, c'est à peu près bien fait. Et puis ça ose martyrisé des mioches, c'est tellement rare !

Hooo le ptit “Come Get Some” et aussi “Dead By Dawn”.

J'ai le sentiment d'avoir maté un film qui avait un cahier des charges à remplir. Mais qui pour autant parvient tout de même à être surprenant et intéressant. Il se tape une interdiction -16 de ans mine de rien ce qui est souvent évité par les studios car ça limite le marché.

Bref, c'est une très bonne surprise j'ai trouvé ça bien.

Burn After Reading

Histoire : 🔗

Ozzy bosse à la CIA mais visiblement son alcoolisme devient problèmatique et est donc mis au placard. Katie sa femme entretient une relation avec Harry un de leurs amis. Harry beau-gosse couche avec tout le monde et dans ce cadre fait la rencontre de Linda qui bosse dans une salle de sport. Celle-ci souhaite faire de la chirurgie esthétique mais elle a besoin d'argent.

Son collègue de boulot Chad met la main sur un CD contenant des données classées secret défense, il souhaite en tirer profit auprès du propriétaire de ces données.

Ouai, c'est un peu le bordel

Ressenti : 🔗

Rhaaa j'aime bien ce genre de film avec un ptit paquets de personnages dont les destins se croisent plus ou moins. Le film a un démarrage assez calme et sérieux. On découvre les personnages chacun de leur côté, c'est planplan, puis ça se lance vraiment et ça se mélange et là l'histoire prend en ampleur et les personnages dévoilent leur complexité. C'est tout bête mais tous les personnages ont une seconde face que l'on découvre dans le temps.

Le film a sans conteste ce petit goût de The Big Lebowski. Bha ouai, c'est une comédie des frêres Coen ! Et la formule s'en rapproche pas mal. Beaucoup d'acteurs avec un caractère bien différent, une histoire assez alambiquée mais finalement assez secondaire. On est pas sur du gros gag, mais plus sur une accumulation de décalages et des réactions de personnages déroutantes.

On retrouve des habitués de leurs films. Notamment Frances McDormand est toujours au top. Ici, elle joue la femme de la quarantaine un peu cruche mais pas trop, qui lutte pour trouver l'amour. Elle prend les devants et est bien décidée à faire des efforts et de se mettre en danger, tout ça pour faire de la chirurgie esthétique…

Mais, à mon sens elle se fait voler la médaille du personnage le plus attachant par Brad Pitt. Ptain, ce mec est vraiment un acteur de fou. Il sait un peu tout jouer, les badass, les psychos, les génies mais là il m'a encore surpris. Ici, c'est un mec un peu concon à fond dans le sport qui se retrouve dans une affaire qui le dépasse totalement mais il s'accroche sacrément bien. Au premier abord il semble juste stupide, mais plus le temps passe plus il se révèle très sympatique. C'est mon favori du lot dans ce film.

Très bonne découverte.

spoiler

L'histoire est interrompue à deux reprises par les agents de la CIA qui découvrent tout ce bordel à peu près en même temps que les spectateurs. C'est l'occasion pour les plus grosses blagues du film puisqu'ils annoncent clairement que tout ce qui se déroule est insensé.

Aucun protagoniste du bordel ne comprends vraiment ce qui se passe. Et la réaction des agents est priceless : ne surtout pas intervenir, on s'en fout royal.

Harakiri

Histoire : 🔗

Hanshiro Tsugumo est un ronin qui se rend chez le clan li afin d'accomplir le rituel du Harakiri : le suicide par éventration.

Il explique ses motivations aux tenanciers du château mais on tente de l'en dissuader. Pour cela, on lui raconte qu'un précédent samurai était venu faire de même mais dans le but de récolter un peu de pognon.

Ressenti : 🔗

Houlla attention. Encore un vieux film japonais en noir & blanc avec des samuraïs.

Alors que j'avais été vraiment refroidi par Rashomon (à tel point que je n'en ai rien écrit), j'avais pas spécialement envie de me retaper un film du genre. Mais finalement le destin en a voulu autrement.

Ça commence très mal. Comme souvent à l'époque, le film est lent ce sont les années 60, je commence à être habitué (non en vrai non mais bon ça ne me surprend plus). Mais si l'on fait abstraction de ce point ça passe vraiment très très bien.

J'ai vraiment beaucoup aimé le scénario. Il y a de très bons rebondissements que je n'ai pas vu venir !

Déjà, c'est marrant de voir la rigidité des us et coutumes du japon médiéval (qui ont un peu ruisselé jusqu'à maintenant). Il y a une grande emphase sur l'honneur, le respect et ça colle plutôt bien avec la réalisation. La caméra est très souvent posée, immobile comme les personnages. Pour dynamiser un peu le tout, il y a des (dé)zooms aux moments cruciaux qui rendent assez bien.

Un point très intéressant c'est que le film par ses dialogues titille vraiment le mythe de l'honneur du samurai. Ça tourne beaucoup autour du fait de se suicider (merci Captain Obvious, on a vu le titre) et du courage nécessaire pour cela. Du coup les différents personnages se lancent des piques ("un honnorable samurai tel que toi n'ôserais pas se défiler" et tout un tas de remarques du genre) et on sent que ce n'est pas un choix aussi simple que la légende veut laisser croire. On est loin du cliché du samurai qui s'ouvre le bide sans tréssailler pour ne pas salir son honneur. Non, là le personnage a la pression mais ne souhaite pas pour autant mourir et souffrir. J'aime toujours quand un film outrepasse les clichés.

spoils

L'histoire est trop bien.

Donc quand Hanshiro arrive au château du clan li, il annonce qu'il souhaite se suicider par harakiri pour mourir dans l'honneur alors qu'il est pauvre. Le clan n'est pas dupe et se doute qu'il souhaite en fait recevoir de l'argent ou un boulot. Mais ils veulent l'en dissuader en racontant ce qui s'est passé avec un précédent ronin dans la même situation quelque temps auparavant.

Là débute donc un flashback où l'on voit arriver Motome un jeune samourai qui demande lui aussi à se suicider. Il se fait manipuler par le clan. Ces derniers se rendent compte que les épées du jeune ne sont en fait qu'en bambou ce qui prouve qu'il n'a pas l'intention de se donner la mort.

Le clan joue la corde sensible du déshonneur et le pousse à aller au bout et à s'ouvrir le bide avec l'épée en bambou. C'est une scène assez gore et on sent vraiment que le pauvre ne peut plus échaper à son destin et il s'y adonne à contrecœur.

Fin du flashback, on revient sur Hanshiro notre ronin qui malgré cette histoire annonce être 100% déterminé à aller au bout. Le rituel se prépare et donc tout le clan se réunit dans la cour autour du suicidaire.

Alors qu'on lui demande qui il souhaite pour l'assister dans sa tâche (lui trancher le cou une fois le bide bien ouvert), c'est là que la ruse démarre. Hanshiro souhaite le samourai le plus renommé du clan comme bourreau mais celui-ci n'est juste pas là puisqu'il serait soit-disant malade. Hanshiro propose le second plus redouté mais il manque également à l'appel. Rebelotte avec un troisième.

Le doyen du clan commence à sentir l'embrouille et décide de désigner lui-même un samourai présent pour accomplir la tâche ce que notre ronin refuse.

Bon je ne vous raconte pas les quelques restes du film.

Tout ce jeu de manipulation et tout est un régal ! C'est finement orchestré, c'est bien joué, la tension est palpable. Alors qu'en début de film j'étais admiratif de la manigance du clan pour coincer le pauvre Motome, mon ressenti à leur égard à complètement basculé avec Hanshiro.

Très très bon !

Hanshiro s'avère être un samourai particulièrement efficace au combat, un père aimant, un grand-père affectif, c'est humainement quelqu'un qui semble bon. Et c'est pourtant un samourai qui n'hésite pas trop à briser les règles et codes d'honneur. Il est bien plus pragmatique. Il est prêt à se servir d'une relique sacralisée comme d'un vulgaire bouclier et à briser le truc juste pour emmerder ses opposants. Il est vraiment badass le pépère !

Vraiment un film très agréable malgré sa forme un peu vieillotte ! Je recommande très chaudement !

Récap 47 : Juin 2023

Hey ça y est c'est l'été c'est chouette, non ? Cette nouvelle saison devenue la plus mortelle !

Bon je me suis enfin décidé à jarter ma voiture, me revoilà donc officiellement piéton/cycliste. Faut dire que l'année passée j'ai fait 2 fois le plein d'essence du coup je me suis dit qu'elle me servait à rien et quand j'ai reçu la facture de 500€ d'assurance ça m'a motivé à passer le pas. J'en ai profité pour me prendre des sacoches pour les courses un peu lourdes/imposantes même si au final ça ne m'arrive plus non plus (je vous raconterai ptet un jour).

Qui dit juin dit ? HELLFEST !!!

Bon je suis un peu à la bourre désolé mais voilà le truc !

Blog 🔗

En bref ce mois-ci : 4 articles, 18 commentaires, 6 visionnages, 441903 requêtes, 63895 visiteurs uniques pour 15.04 Go de trafic.

Et bhé ! J'ai pété mon record de visites ce mois-ci grâce aux articles sur le Fediverse.

Films 🔗

Musique 🔗

Hellfest 🔗

Rhaaa qu'est-ce que ça fait du bien ces vacances avec ce ptit festival pour se changer les idées pendant quelques jours hors du monde ! Bon par contre après c'est le Hellblues et je n'y ai pas échappé cette année.

Bon je suis un poil déçu de la programmation globale. Il n'y avait que 2 groupes que j'attendais vraiment…

Cette année j'ai trouvé que les scènes Altar et Temple étaient très différentes de ce qu'on y retrouve habituellement. Alors que ce sont les scènes où l'on retrouve traditionnellement le death, le black et le folk, bha cette année ces genres étaient très peu représentées !

Je me suis régalé avec Hypocrisy et surtout ce que je voulais le plus voir Gorod (où j'ai réussi à choper un plectre !!!!). Dans les groupes inatendus que j'ai beaucoup apprécié il y a Faun qui était un des rares groupes de folk présent.

Le fait qu'ils aient déplacé la scène de la Valley c'était pas mal pour fluidifier la circulation mais au final les deux seules scènes couvertes que sont Altar et Temple se transforment donc en seuls refuges pour le soleil ou la pluie. Bref, elles ont été parfois très remplies :-/

Bon je me suis quand même bien éclaté. Tous les à-côtés sont toujours aussi énormes : la bouffe est bonne et variée (un chouilla chère mais bon), l'ambiance sur le camping est super festive (entendre les voisins chanter pas si mal que ça du Linkin Park à 5h du mat, ça m'amuse (pas ironique)), le Brutal Caddy m'amuse toujours autant, le babyfoot avec des inconnus (j'ai appris que ça se dit “futbolito” en Colombie, et ouai on en apprend tous les soirs !), les interactions plus ou moins furtives avec les connaissances, …

Vrac 🔗

Tiens une page web assez cool qui montre à quel point notre perception du monde est faussée par les cartes. Ouai ça parle des défauts de la projection mercator mais du coup ça montre des infos assez innatendue comme par exemple que certains morceaux du Brésil sont plus proches du Canada que … d'autres endroits du Brésil (ouai pas clair mais vous verrez).

Metropolis

Histoire : 🔗

La ville de Metropolis est organisée en strate avec la haute-société au sommet et les ouvriers dans les bas-fonds.

Le fils du dirigeant de la ville tombe amoureux d'une femme officiant dans les tréfonds. Alors qu'il se trouve justement en ces lieux, il assiste au travail exténuant des ouvriers faisant tourner des machines au rythme insoutenable. Il fait aussi la rencontre d'une sorte de prophète en la personne de Maria dont il tombe immédiatement sous le charme. Malheureusement la machine s'emballe et explose et provoque l'apparition d'un monstre immense ce qui causera la mort de dizaines de travailleurs.

Freder retourne voir son père lui annoncer la nouvelle mais ce dernier ne s'en préoccupe pas tant que ça et est intraitable avec ses employés.

Ressenti : 🔗

Ce film est parmis les trophés du cinéma. Un objet cultissime de science-fiction en noir & blanc et muet puisqu'il date de 1927.

Ça a d'ailleurs été une mine d'inspiration et de références pendant un siècle. Et le plus troublant c'est que ce n'est pas une super-production hollywoodienne mais un film allemand !

Ils se sont donné du mal ! Certaines scènes sont impressionnantes par la taille des décors employés et le nombre de figurants qui y jouent ! La machine infernale, les ouvriers qui déambulent…

Mais ce que j'ai préferré ce sont les plans sur la ville futuriste avec ses ponts, ses trains et ses immeubles gigantesques. Et j'arrive pas à ne pas y voir une vision des États-Unis et de ses villes pleines de gratte-ciels qu'on ne retrouve pas trop dans nos contrées (surtout à l'époque).

Bon passons par contre au point qui fâche : autant le noir & blanc ne me gêne pas vraiment, autant le muet j'ai vraiment du mal. Les codes du cinéma n'y sont pas les mêmes et on a donc des acteurs qui surjouent à mort pour que l'on comprenne des dialogues que l'on entend pas. C'est … rugueux à regarder.

Et même certains aspects versent plus dans le symbolisme alors qu'à mon sens ça ne le nécessite pas vraiment. Il y a notamment au tout début le roulement des équipes d'ouvriers, on a donc ceux qui partent, qui ont fini la journée d'un côté et ceux qui au contraire arrivent pour les remplacer de l'autre côté. Et au lieu de se déplacer "naturellement", ils adoptent une attitude chorégraphiée et synchronisée. Certe ça appuie le côté aliénant, déshumanisant et usant de leurs tâches mais juste leur demander d'avoir la tête basse et de traîner un peu des pieds auraient suffi à ce que l'on comprenne l'intention.

Bon, au final, ce ne sont pas de si grand reproche, d'autant plus pour film qui a bientôt un siècle au compteur. Je m'attendais vraiment à ce que le décalage culturel soit bien plus difficilement surmontable.

C'est marrant de voir que le film a été partiellement perdu puis restauré grâce à une copie retrouvée dans un musée à l'autre bout du monde ! Du coup il est possible d'en trouver une version vraiment pas dégueue (sauf certains passages pas mal abîmés).

Tiens, est-ce que la vision du futur du film est proche de la réalité ?

  • Des métropoles avec d'immenses gratte-ciel : ✅ (pas vraiment par chez nous mais ça existe)
  • Des androides : ✅ (pas courant mais on en a)
  • Des cités divisées socialement : ✅
  • Des dirigeants qui méprisent le bas peuple : ✅
  • Des gens qui rédigent des rapports papiers : ❌
  • Un simil-ordinateur avec des infos qui y sont affichées : ✅

C'est finalement assez plutôt bien vu même si bon… ça reste assez frileux : il n'y a pas tant de gadgets de montré dans le film.

J'ai bien aimé l'histoire. C'est assez marrant de voir que c'est bien évidemment un film de science-fiction, mais si l'on change le décor, ça pourrait 100% être une histoire tirée de la mythologie grecquo-romaine. Je suis pas doué dans ce domaine, mais ça ne m'étonnerait vraiment pas que ce soit le cas.

On a un homme qui tombe amoureux d'une prophète, il devient l'élu sauvant le peuple. Une révolte menée par une créature semi-divine ayant pris l'apparence d'une autre. Le héro qui parvient à calmer la situation.

Voilà voilà. C'est au final un film qui me laisse une impression mitigée. Les effets visuels sont très cool, l'histoire aussi, mais l'aspect muet et le jeu d'acteur me rebutent un peu. Après, c'est pas non plus dissuasif. Je suis très content de l'avoir vu même si je n'y aie pas pris mon pied.

Amélioration de mon environnement nunux vol.3 : Multimonitor + Yambar

J'ai un second écran depuis peu. Et comme j'ai plus d'espace et que j'ai par la même occasion plus de workspace, je me suis dit que je pouvais me permettre d'avoir une barre. Ça y est, c'est le luxe, l'opulence.

J'ai donc adapté un peu ma conf sway pour gérer le multi-écran à ma convenance.

Sway multi-monitor 🔗

Allez ne perdons pas de temps en palabre, voyons direct la conf !

extrait de ~/.config/sway/config
output HDMI-A-1 pos 3000 3000
output DP-2 pos 0 0

workspace 1 output HDMI-A-1
workspace 2 output DP-2

focus_wrapping workspace
exec_always sh -c "killall yambar; yambar ;"

Déjà j'ai configuré les deux écrans de façon à ce qu'ils ne soient pas contigûs pour éviter de passer la souris d'un écran à l'autre sur les bords.

J'ai ensuite assigné les deux premiers workspaces aux écrans histoire que ça démarre toujours comme il faut. Par contre si par la suite vous ouvrez un nouveau workspace, il s'ouvrira sur l'écran où vous vous trouvez. Il y a un ptit coup de main à prendre.

Et ensuite je vous spoile la suite mais je fais en sorte de redémarrer yambar à chaque reload de la conf.

C'est tout. Rien de plus à faire.

Oui c'est facile et rapide !

Yambar 🔗

J'ai tout d'abord recompilé Sway avec le support de waybar. Mais j'ai vite déchanté : il n'est pas possible de faire ce que je voulais. En gros j'ai donc deux écrans, avec des workspaces sur les deux mais je ne veux la barre que sur un seul écran. Et je souhaite que la barre liste les workspaces de tous les écrans et pas uniquement les workspaces de l'écran où s'affiche la barre. Bref, waybar ne sait pas le faire du coup j'ai cherché dans la myriade d'alternatives.

J'avais quelques exigences : le moins de dépendances (ça dégage tout ce qui est basé sur GTK, ça élimine déjà plus de la moitié des softs), un truc léger, configurable. Et en fait je ne suis pas allé chercher bien loin : j'utilise foot comme terminal et son auteur fait également yambar. Si c'est pareil, c'est ma came !

Bon il n'y a pas de site officiel donc allez directement sur le repo pour trouver le bousin. C'est déjà dispo dans les repos Gentoo bien évidemment ;-)

Utilisant déjà foot, beaucoup des dépendances sont déjà installées sur mon système (toute à vrai dire). Du coup ça s'installe en deux deux.

Je le lance à la main et pouf ça fonctionne mais c'est un peu vide et moche. Allez, penchons-nous sur sa config !

Configuration 🔗

Bon alors on se rend dans ~/.config/yambar/config.yml et là on respire un bon coup, on va écrire du yaml à la main. Il faut donc faire gaffe à la syntaxe où l'indentation compte ! C'est un peu du json mais plus agréable à écrire et lire à mon goût.

On commence par définir les options globales de la barre :

extrait de ~/.config/yambar/config.yml
bar:
  monitor: HDMI-A-1
  location: top
  height: 30
  background: 00000066
  font: DejaVuSans:pixelsize=22

Bon c'est plutôt explicite pour le moment. Pour connaitre le nom de l'écran sur lequel vous voulez afficher la barre vous pouvez utiliser swaymsg -t get_outputs qui vous listera les écrans avec leur nom.

Yambar dispose de différents modules. Qu'est-ce que je veux ?

  • Voir mes workspaces sway >> module i3 (oui oui c'est compatible)
  • Voir ma musique de mpd >> module mpd
  • Gérer un peu le son >> module pipewire
  • Voir l'heure >> module clock

Il en existe d'autres mais j'en ai pour le moment pas besoin. Vous verrez que je me suis inspiré d'extraits qu'on trouve à droite à gauche sur la toile pour composer ma barre.

Module i3 🔗

Alors oui il s'apelle i3 mais fonctionne parfaitement avec sway. C'est grâce à lui que j'utilise yambar au lieu de swaybar même si au final il est assez simple.

extrait de ~/.config/yambar/config.yml
  left:
  - i3:
      sort: ascending
      content:
        "":
          map:
            margin: 2
            default:
            - string:
                text: " {name} "
                foreground: 918175ff
                on-click: swaymsg workspace "{name}"
            conditions:
              state == focused:
              - string:
                  text: " {name} "
                  foreground: FBB829ff
                  deco: {overline: {color: FBB829ff, size: 3}}
                  on-click: swaymsg workspace "{name}"
              state == urgent:
              - string:
                  text: " {name} "
                  foreground: EF2F27ff
                  deco: {overline: {color: EF2F27ff, size: 3}}
                  on-click: swaymsg workspace "{name}
              - string:
                  text: " {name} "
                  foreground: d99609ff
                  deco: {overline: {color: c98607ff, size: 3}}
                  on-click: swaymsg workspace "{name}"                  
              state == unfocused:
              - string:
                  text: " {name} "
                  foreground: d99609ff
                  deco: {overline: {color: c98607ff, size: 3}}
                  on-click: swaymsg workspace "{name}"                  

On a donc la liste des workspaces qui est affichée. S'ils sont "focused" il y a une couleur vive, si c'est visible mais pas focus (sur l'autre écran), c'est moins vif et sinon c'est gris. Très pratique pour en un clin d'œil se rendre compte de ce qui est à l'écran ou non.

Bon le seul truc pas ouf c'est qu'on ne peut pas savoir sur quel écran est un workspace. L'action on-click permet de se rendre sur le workspace en question. On sait jamais, si par malheur vous aviez la souris à la main…

Remarquez qu'on utilise une condition qui regarde la valeur d'une variable. Ça sera très utilisé plus loin.

Module mpd 🔗

Non je ne vous montre toujours pas le résultat :-þ

Bref, maintenant au milieu je veux afficher la musique qui tourne dans mpd.

extrait de ~/.config/yambar/config.yml
  center:
    - mpd:
        host: /var/lib/mpd/socket
        anchors:
          list: &artist_album_title
            spacing: 0
            items:
              - map:
                  conditions:
                    state == playing: {string: {text: "{title}", foreground: e0d72eff}}
                    state == paused: {string: {text: "{title}", foreground: ffffff66}}
              - string: {text: " par ", foreground: ffffff66}
              - map:
                  conditions:
                    state == playing: {string: {text: "{artist}"}}
                    state == paused: {string: {text: "{artist}", foreground: ffffff66}}
              - string: {text: " dans ", foreground: ffffff66}
              - map:
                  conditions:
                    state == playing: {string: {text: "{album}"}}
                    state == paused: {string: {text: "{album}", foreground: ffffff66}}
              - string: {text: " - ", foreground: ffffff66}
              - map:
                  conditions:
                    state == playing: {string: {text: "{pos}/{end}"}}
                    state == paused: {string: {text: "{pos}/{end}", foreground: ffffff66}}

        content:
          map:
            margin: 10
            conditions:
              state == offline: {string: {text: offline, foreground: ff0000ff}}
              state == stopped: {string: {text: stopped}}
              state == paused: {list: *artist_album_title}
              state == playing: {list: *artist_album_title}
            on-click:
              left: mpc toggle
              right: mpd_add_random
              wheel-up: mpc seek -5
              wheel-down: mpc seek +5
              previous: mpc prev
              next: mpc next
              middle: mpd_add_random
            deco:
              stack:
                - overline: {color: e0d72eff, size: 3}
                - background: {color: e0d72e22}

Bon là c'est un poil plus cemplexe. On joue de la condition partout pour voir l'état de mpd et donc d'afficher différemment le contenu du module.

Le point assez sympa ce sont surtout les "on-click". Ils permettent de controler mpd dans un peu tous les sens.

Ça remplace mon script tsmpcd qui m'affichait ce qui passait. Sauf que mon script savait reremplir la playlist quand elle était à sec ce que la barre ne peut pas faire :-/ Là j'ai mis un clic de molette pour rajouter 30 morceaux à la playlist…

Un ptit détail un peu déroutant : yambar ne se rafraîchit que lorsque c'est vraiment nécessaire. C'est grâce à ça que ça ne bouffe que très peu de cpu. Mais du coup concernant le module MPD, l'indication de progression de dans le morceau de musique n'est pas mis à jour en temps réel. Juste une fois par minute. Mais il est possible de forcer le rafraîchissement en changeant de workspace par exemple. Ce qui au début me semblait comme un défaut, au final ne me gêne pas du tout.

Module pipewire 🔗

Bon alors là je me suis pas fait chier j'ai repompé ce que j'ai trouvé sur le web.

extrait de ~/.config/yambar/config.yml
 right:
    - pipewire:
        anchors:
          volume: &volume
            conditions:
              muted: {string: {text: "{linear_volume}%", foreground: ff0000ff}}
              ~muted: {string: {text: "{linear_volume}%"}}
        content:
          list:
            items:
              - string: {text: " "}
              - map:
                  conditions:
                    type == "sink":
                      map:
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                          icon == "audio-headset-bluetooth":
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                              tag: cubic_volume
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                    type == "source":
                      - string: {text: "🎙   "}
              - map:
                  <<: *volume
              - string: {text: " "}
            on-click:
              left: wpctl set-mute 71 toggle
              wheel-up: wpctl set-volume 71 5%+
              wheel-down: wpctl set-volume 71 5%-
            deco:
              stack:
                - overline: {color: E02C6Dff, size: 3}
                - background: {color: E02C6D44}

Le seul truc à faire gaffe, ce sont les commandes on-click qui s'appuient sur un id qui malheureusement est pas 100% fixe. Parfois au reboot, l'id peut varier :-/

Bon ce n'est malheureusement pas possible mais j'adorerais vraiment, ce serait que le module puisse afficher chacune des applis qui produisent du son afin de pouvoir gérer leur volume indépendamment sans dégainer pavucontrol.

Bon on approche du bout, vous allez bientôt voir le résultat !

Module clock 🔗

extrait de ~/.config/yambar/config.yml
    - clock:
        date-format: "%d/%m"
        content:
          - string:
              text: " {date} {time} "
              foreground: ffffffff
              deco:
                stack:
                  - overline: {color: 2E8DE0FF, size: 3}
                  - background: {color: 2E8DE044}

Bon ouai là c'est basique. Rien à se foutre sous la dent. Même pas d'on-click pour remonter le temps :-/

Résultat 🔗

Allez vous avez été patient. Je vous remercie et vous récompense !

La fameuse bar avec ses quatres modules comme elle apparait en haut de l'écran

Bon alors ? Pas trop déçu ?

Voilà tout.

The Last Starfighter

Histoire : 🔗

Alex souhaite s'extirper de chez lui pour aller poursuivre des études dans une grande université mais la banque lui refuse son prêt. Il file des coups de main à toute sa communauté de caravaniste mais il aspire à mieux.

Un soir il parvient de battre le record asbolu de sa borne d'arcade local ce qui provoquera la venue de Centauri. Ce dernier embarque notre cher Alex dans un voyage dans l'espace où on lui propose de devenir un Starfighter et de défendre l'univers contre l'invasion de Xur.

Ressenti : 🔗

Je découvre cette petite pépite (bon faut le dire vite) bien que j'en ai entendu parler depuis des années, notamment par le youtube Gorkab. Ce film de 1984 propose des effets visuels numériques vraiment extraordinaire pour son époque !

L'histoire est assez classique et naïve, le film vise clairement un public jeune et je pense que ça aurait très facilement pu devenir un de mes films cultes si je l'avais connu plus jeune. Les personnages sont gentils, la menace assez clichée avec des méchants rigolos, un héro que rien ne prédestinait et qui sauvera le monde (que dis-je la galaxie !).

C'est pas dans son scénar qu'on se régale le plus mais plus dans la générosité du film. Entre les effets pratiques un peu kitchs comme par-exemple la bagnole de l'espace, ou bien les maquillages plutôt bien foutu comme celui de Grig il en ressort une impression que l'équipe a voulu faire plaisir à l'auditoire sans pour autant se foutre de sa gueule. Alors certe le jeu d'acteur est un peu balourd mais ça reste supportable quand même.

Les effets numériques sont eux tout à fait remarquable. Alors qu'à l'époque c'était courant d'utiliser des maquettes détourées puis incrustées avec donc assez peu de mouvements, là ils nous régalent avec des vaisseaux en images de synthèses. Et bon oui ça a a vieilli, mais je trouve que ça reste suffisamment bien fait pour que ça ne me sorte pas du film pour autant. L'intégration dans les décors est pas immonde bien au contraire. Le vaisseau n'est pas fixe, il bouge, sa géométrie change c'est assez dynamique, non réellement c'est étonnament bien fait pour l'époque !

Un scénar un peu plus poussé, un jeu d'acteur plus fin (faut vraiment arrêter les personnages qui rigolent sans vrai raison à chaque réplique comme Grig) et ce film était vraiment une tuerie. C'est malheureusement un film qui ne pourrait pas se faire remake de façon intéressante aujourd'hui je pense. Avec l'opulence d'effets spéciaux, cet hypotéthique remake n'aurait pas grand-chose pour lui. Mais bon, c'est visiblement dans les tuyuaux depuis des lustres…

Le film fleure bon les années 80 sans non plus être trop cliché. J'aime beaucoup la scène d'introduction où l'on se balade dans la ptite communauté où tout le monde est gentil, il fait beau, ça se connait, ça s'interpelle dans la joie et la bonne humeur. C'est beau tout cette naïveté.

Bref, le film est sympa et visuellement mérite le coup d'œil encore aujourd'hui ne serait-ce pour voir ce qu'il a pu apporter à l'industrie !

Meta souhaite rejoindre le Fediverse : ça agace

C'est fou ça, on se prend un ptit weekend loin des réseaux et hop il y a un Fédidrama qui émerge. Hein ?! Bha si, un fédidrama ! Un drama qui secoue le Fediverse !

Au menu du jour c'est l'arrivée prochaine de Meta dans le Fédiverse qui fait couler beaucoup de bits.

Project92 🔗

Meta est la plus grosse entreprise de réseaux sociaux du web. Ils ont Facebook, Instagram, Whatsapp, Occulus et Mapillary. En nombre d'utilisateurs ça se pose là.

Leur business model c'est d'accumuler des données sur leurs utilisateurs (et leurs non-utilisateurs) et de revendre ça aux annonceurs. Ça rapporte vraiment bien, c'est parmi les plus grosses capitalisations mondiales pour une entreprise qui a moins de vingt ans.

On le sait depuis quelques mois, certaines infos ont plus ou moins fuité mais là ça commence à fuiter encore un peu plus : ils veulent monter un nouveau réseau qui serait assez proche dans l'esprit d'un Twitter. On n'a pas les détails précis mais ce serait un réseau textuel probablement avec des #hashtags.

Quelles sont les motivations derrière cela ? 🔗

Mes suppositions c'est qu'ils sont conscients que Facebook est gravement sur le déclin. C'est d'ailleurs pour cela que la maison mère change de nom en 2021 pour Meta.

Ils se rendent probablement compte que le public d'Instagram ne peut plus vraiment augmenter. Les gens qui n'y ont toujours pas de compte ne sont juste pas intéressés par le concept.

Whatsapp est très difficile à rentabiliser. Leurs autres produits ne sont pas vraiment comparables.

Il y a cependant Twitter qui parvient à se maintenir voir à progresser en nombre d'utilisateurs et ça, ça doit les titiller. À mon avis ils veulent aller frontalement s'opposer à eux pour leur bouffer une part du marché. D'autant plus qu'Elon Musk est de plus en plus controversé, c'est donc une cible plus vulnérable qu'elle n'en a l'air.

Bon on dit "Meta", mais on sait tous que c'est Facebook qui a racheté les autres boîtes petit à petit. Ce que je veux dire par là, c'est que le seul produit réalisé en interne par Facebook qui soit parvenu à réellement marcher est … Facebook. Ça fait 20 ans qu'ils ne sont pas parvenus à créer un nouveau produit rencontrant le succès.

Donc est-ce que le fameux Project92 sera un succès ? Rien n'est moins sûr.

ActivityPub 🔗

Pourquoi je vous parle de ça ? Ha ouai j'ai oublié de vous le préciser.

Ce nouveau produit devrait (conditionnel encore une fois) reposer sur ActivityPub et serait connecté au Fediverse.

Bam. La bombe est lâchée.

Voilà, voilà ! Meta ne souhaite pas vraiment créer un nouveau réseau social mais créer un nouveau service pour en rejoindre un existant !

C'est quelque chose, hein ?!

Niveau D Angoisse 🔗

L'info s'était déjà un peu répandue mais était restée assez confidentiel. Mais là, faut croire que plus de monde a été réceptif et a reçu le mémo.

Alors que sur le Fédiverse il n'y a quasiment que du logiciel libre et que donc tout est fait de manière ouverte et publique, là ça se passe pas du tout comme ça. Et ça provoque un choc culturel.

Meta développe son logiciel dans son coin, c'est pas spécialement un souci. Par contre ce qui a déclenché le drama du week-end c'est lorsqu'on a découvert que plusieurs admins et devs du Fédiverse (Mastodon principalement) ont été invité à une réunion avec Meta. Mais que celle-ci a été protégée par un NDA.

Les toots qui ont révélé le truc ont été supprimés même si l'on en trouve quelques traces archivées. Bref, le fait qu'il y ait eu cette réunion aurait dû rester secret et son contenu également. Sauf que bon voilà la réunion a fuité (mais pas son contenu).

Le fait de discuter et d'imposer un NDA n'est pas une pratique exotique dans le monde du logiciel privateur par contre dans le monde du Libre… Ça jase beaucoup. Surtout que, étrangement, les personnes dont on connait la participation à cette réunion semblent être positives concernant cette affaire.

Ça coince 🔗

Bon bha forcément c'est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. Ça fait beaucoup réagir et je trouve ça super sain ! Ça discute pas mal, ça avance des arguments dans tous les camps, je suis super content du fait que ça ne laisse pas indifférent !

Depuis dimanche ça s'écharpe pas mal sur ce sujet. Certaines instances ont annoncé qu'elles bloqueraient la fédération avec Meta, d'autres annoncent que non mais qu'elles seront vigilantes.

Il y a même un site répertoriant les instances qui bloqueront Meta.

Un point un peu gênant, c'est que certains admins sont assez radicaux et souhaitent bloquer les instances qui ne bloquent pas Meta. Et forcément il y a la réaction opposée qui consiste à vouloir bloquer les instances qui bloquent Meta. Bon j'ose espérer que ça se calmera et que ça n'ira pas jusque-là.

Argument de merde 🔗

Bon avant d'aborder les arguments valables je veux faire une ptite pause concernant un qui revient et que je trouve nul à chier. Ça provient des deux camps, c'est le : “vous vouliez … et maintenant …”. Sérieusement ? En commençant une argumentation comme ça c'est direct foiré. Les fédinautes sont variés et c'est d'ailleurs à mon sens une des caractéristiques de ce réseau social.

Les logiciels serveurs sont multiples, les instances sont multiples, les logiciels clients sont multiples, les services sont multiples. Et malgré ça, certains basent leur réflexion comme quoi les gens avaient les mêmes motivations/envies/attentes. Biensûr que non !

Les gens ont rejoint et rejoignent encore aujourd'hui le fédiverse pour de très nombreuses raisons. Certaines de ces raisons se recoupent, se superposent mais parfois elles sont complètement à l'opposée !

  • Certains sont venus car ils se sont fait virer des autres réseaux par la modération.
  • Certains sont venus car ils étaient maltraités par d'autres utilisateurs sans que la modération ne les protège.
  • Une frange peut reprocher aux autres réseaux de trop les censurer.
  • Certains souhaitent rejoindre un réseau s'éloignant du capitalisme.
  • Certains cherchent un réseau plus petit, plus calme, plus apaisé.
  • Certains veulent juste un peu de fraîcheur avec de nouveaux usages.
  • D'autres veulent pouvoir avoir la main sur les logiciels qu'ils utilisent.
  • On peut souhaiter créer une communauté qui n'a pas de place pré-existante.
  • Le but peut-être de tenter de s'enrichir (pourquoi pas imaginer des instances payantes).

Meta n'est pas universellement mauvais au sein des fédinautes et c'est bien normal.

Arguments en faveur de l'arrivée de Meta 🔗

  • Agrandir le Fediverse.
  • Plus d'implémentations == écosystème plus sain.
  • Rendre le fédiverse plus mainstream.
  • Pouvoir flooder Meta de report de modération.
  • Ça prouve que le Fediverse devient un réseau respectable.
  • Les devs de Meta s'impliqueront ptet dans les autres logiciels du Fediverse.

Arguments contre l'arrivée de Meta 🔗

  • Meta a toujours modéré ses plateformes comme une merde.
  • Invasion d'un symbole du capitalisme.
  • Menace évidente pour la vie privée de ses utilisateurs mais également des autres utilisateurs du Fediverse.
  • EEE
  • Arrivée massive d'utilisateurs néfastes qui ne seront pas modérés.
  • La culture du Fediverse est chamboulée à chaque arrivée massive.
  • Meta collabore avec la police.

Remarques en vrac 🔗

C'est marrant comme le Metaverse semble sur le point d'être complètement abandonné. Est-ce que le Fédiverse est plus fort que le Metaverse ? :-° Meta semble s'orienter en ce sens en tout cas !

Ça débat pas mal mais parfois ça part un peu en pugilat. C'est un peu triste de voir que même sans avoir rien fait encore, Meta parvient à semer la zizanie sur le Fediverse.

Il y a … wow, plus de cinq ans, je parlais d'une fissure dans le Fediverse où je rappelais un peu l'histoire d'IRC. IRC était un seul grand réseau à la base qui a éclaté en de multiples réseaux à cause d'un acteur. Le premier second réseau s'est appelé EFNet pour Eris Free Network (le réseau sans Eris), Eris étant un serveur irc problèmatique. Bref, on va ptet se retrouver avec deux fediverse distinct : un avec et l'autre sans Meta.

Meta n'est pas la seule entreprise a vouloir rentrer dans le Fediverse. Il y a notamment Cloudflare qui a créé Wildebeest un système de microblog très proche de Mastodon. Automattic, la société derrière Wordpress a créé un plugin officiel pour pouvoir recevoir des commentaires. Bref, ça pourrait bien devenir un protocole ultra populaire.

C'est étrange que le NDA soit respecté par tout le monde. Maintenant que l'on sait que cette réunion a eu lieu, je suis étonné que ce qui s'y ait raconté ne fuite pas non plus.

Mon avis dans tout ça 🔗

Je suis bien content d'être sur ma propre instance ! J'ai la chance de pouvoir ne pas avoir d'avis sans qu'on ne me le reproche ! Les admins se font pourrir quelque-soit le camp qu'ils choisissent. Ça me fait chier parceque bon, oui le Fediverse vit grâce aux devs des logiciels et grâce aux utilisateurs mais également grâce au boulot des admins.

Je ne sais pas trop qu'en penser pour le moment. C'est difficile de juger sur ce qui ne s'est pas encore passé. Toujours est-il que jusqu'à présent Meta n'a jamais été de confiance.

Le fait qu'ils discutent avec les admins d'instances c'est très cool. Le fait de faire ça sous NDA c'est vraiment merdique. Ça cause une discorde pas possible et c'est bien loin de la philosophie du Fedi.

Je ne bloquerai pas Meta. Tout comme je ne bloque pas tout un tas d'instances problèmatiques. Mais en fait, en étant seul sur son instance, on est juste pas relié aux instances problèmatiques à moins que des gens présents sur celle-ci vous trouvent ce qui est fort peu probable. Je ne traîne que dans timeline et ne consulte qu'à peu près jamais la timeline globale (qui ne diffère guère de la timeline perso).

Si, un jour Meta rejoins réellement le Fediverse, je vous conseille juste d'éviter de converser en privé avec les utilisateurs s'y trouvant. Ce que vous postez sur le Fediverse est public donc Meta peut déjà récupérer tout ça sans même avoir de présence actuellement. Par contre les messages privés ils n'y ont pas accès pour le moment et si ça pouvait le rester ça serait déjà ça.

Thelma & Louise

Histoire : 🔗

Thelma et Louise s'organisent un ptit weekend entre meuf. Alors qu'elle commence enfin à se laisser aller et à profiter, Thelma se fait draguer par un mec.

Alors qu'il semblait plutôt bien, il finit par tenter de la violer sur le parking mais par chance Louise arrive au bon moment pour la tirer d'affaire. Elle sort son flingue et finit par buter le gars, ce sera le début de leur cavale.

Ressenti : 🔗

Et ouai, je l'avais jamais vu. Je connaissais à peu près le pitch mais je n'avais jamais pris le temps de m'y attarder.

C'est un super film. Il n'y a rien à lui reprocher, c'est bien fait, l'histoire est cool, l'interprêtation nickel, les musiques dans le ton, les décors somptueux et le propos du film est … bha toujours très pertinent.

C'est assez étrange comment le film nous montre une descente aux enfers progressive avec ces deux copines qui s'enfoncent de plus en plus dans les emmerdes alors qu'au final elles sont juste en train de profiter enfin de la vie dans un monde qui leur est hostile. Le film est un symbole dse l'émancipation de la femme et a donc à la fois été applaudi pour cela mais bien évidemment aussi critiqué pour cela.

Vous imaginez ! Des femmes qui ne se laissent pas violer, qui utilise une arme à feu, font ce qu'il faut pour s'en sortir, qui s'amuse ! Et le pompon c'est qu'elles ne se plient pas aux hommes !

C'est triste à dire mais le film a été très critiqué pour sa violence alors que c'est franchement ultra lite sur ce point. On a quoi ? Une tentative de viol, un meurtre et deux trois claques et c'est tout. À côté de ça on a Terminator 2 qui est sorti la même année qui montre un robot venu du futur qui tente de zigouiller un gamin, une guerre du futur avec des tas de morts, un parc d'enfant qui se fait pulvériser par le souffle d'une explosion nucléaire mais là c'est pas vraiment violent vous voyez. Bref.

L'évolution de Thelma est vraiment trop cool à voir. Elle commence comme la pauvre femme au foyer trophée de son mari bien con. Elle subit son marriage sans jamais tenter d'exister mais plus on avance plus elle semble prendre son pied malgré les galères qu'elle subit. C'est trop cool de la voir rebondir suite à la crasse que lui fait Brad Pitt.

spoil

La fin est super célèbre. Alors qu'elles sont acculées par les flics elles font le choix de ne pas se rendre et de se jeter avec leur bagnole dans le Grand Canyon. Et le film s'arrête là, sur l'image qui semble s'envoler.

C'est à la fois super beau, d'avoir tenu vraiment jusqu'au bout et de ne pas revenir en arrière sur tout ce qu'elles sont devenues lors de ce week-end. Mais c'est aussi super triste de se dire que … bha elle meurt quoi.

Après tout elles sont fugitives et recherchées mais pour des crimes qu'elles ont été poussées à faire.

Elles se sont défendues d'un viol, elles ont braqué une station service après qu'on leur ait chourré leur pognon, elles ont neutralisé un flic qui voulait les arrêter pour un prétexte bidon, elles donnent une bonne leçon au camionneur qui harcèlent les conductrices… Bref, elles sont surtout dans l'illégalité par réaction et vont devoir en payer le prix.

J'adore le personnage de Michael Madsen ! Alors que je m'attendais au cliché du mec violent qui va martyriser sa meuf en apprenant ce qu'elle trame, il est au final beaucoup plus subtil. Qu'est-ce que c'est surprenant ! Le mec s'emporte mais se ravise, il se contient, il soutient sa meuf même dans la décision qui est en sa défaveur. Wow, ça fait du bien de voir un perso comme ça !

Qu'est-ce que c'est joli ces paysages ! Autant leurs vieux bars merdiques à l'américaine sont moches à souhait mais ces immenses étendues de natures c'est vraiment un truc qui fait rêver.

C'est marrant comme ce film est sorti la même année que Silence of the Lambs mais il est juste visuellement tellement plus joli ! Là, l'image est super propre, lumineuse, coloré, profonde, des plans aériens, des travellings le long de la bagnole, des plans qui jouent avec les reflets… Ptain ça n'a rien à voir !

Et bhé je me referai ce film volontier !

Naissance du Threadiverse

Je ne vous ferai pas l'affront de vous représenter ce qu'est le Fédiverse surtout qu'il y a maintenant une page Wikipedia bien remplie.

Ces derniers jours on assiste à une explosion du nombre d'utilisateurs de Lemmy et à l'apparition de Kbin. Voyons un peu tout ça !

Reddit a provoqué la création du Threadiverse ! 🔗

Reddit est en plein shitstorm.

Ce site se veut la homepage d'Internet. Ils ont réussi l'exploit de réunir de très nombreuses communautés extrèmement variées. Certaines sont très génériques, d'autres des niches assez obscures. C'est présenté comme un agrégateur de lien mais c'est au final un ensemble de forums. Et tout ça dans un seul site !

Ce n'est pas le premier site du genre mais c'est le plus grand représentant encore en service. Il est dans le top20 des sites les plus visités d'ailleurs. Il est très apprécié de ses utilisateurs et est assez différents des sites de GAFAM vu qu'il ne base pas son business sur l'exploitation des données de ses utilisateurs.

Bref, le site a de très nombreux utilisateurs mais ne rapporte pas des masses. Ils ont donc profité d'un redesign pour pousser de la pub pour leur application mobile. En plus, cette nouvelle interface est bien moins efficace et bien moins compacte mais ça ce n'est que mon avis.

Malgré ces efforts, le nombre d'utilisateur de l'application (qui pousse de la pub et donc rapporte du pognon) reste trop bas selon les goûts de la boite. Ils ont donc annoncé que l'accès à leur API allait devenir payant. Mais payant, très payant. Le but non avoué est de plus ou moins tuer toutes les applis alternatives pour que leur application faite en interne gagne en nombre d'utilisateurs.

Depuis des années Reddit devient de plus en plus hostile envers ses utilisateurs. Avec leur redesign ils ont poussé plus de pubs notamment pour leur appli à eux mais persiste à proposer l'ancienne en option. Malheureusement pour eux, ça ne suffit pas, les gens préfèrent les alternatives. Mais la récréation est finie, Reddit veut devenir rentable et ça passe donc par leur application officielle.

En réaction à cette annonce, de nombreux sub (les fameuses communautés ou sous-forums) se sont mis en grève en devenant privés. Forcément ça a grandement impacté le trafic du site mais bon pas non plus de quoi trop inquiéter Reddit.

Certaines communautés ont décidé de migrer ailleurs. Il y a eu des fuites vers Discord (quelle connerie de s'enfuir de l'emprise d'une entreprise cherchant à être rentable vers une autre entreprise qui va bientôt chercher à être rentable, m'enfin), vers Matrix mais on ne va pas se le cacher, les fonctionnalités ne sont pas strictement identiques. Par contre, certains ont fui vers le Fediverse et notamment deux services : Kbin et surtout Lemmy.

Ces deux logiciels sont très proches de Reddit : des agrégateurs de liens/forums avec commentaires tout cela. Et comme c'est relié au Fediverse c'est également accessible depuis le reste du Fedivers. \o/ Et d'ailleurs on a appelé ça le threadiverse du fait que l'on y trouve des threads (fils) de conversations.

Il est encore bien trop tôt pour se prononcer sur les conséquences finales de cette affaire. Est-ce que Reddit va vraiment perdre du monde, est-ce que l'engouement pour le threadiverse va perdurer ? On ne sait pas.

Toujours est-il que suite à cette grève, les modérateurs de certains subs se sont vu menacés de perdre leurs privilèges au profit d'autres personnes. Ça c'est de la gestion de communauté bien respectueuse ! Reddit n'est vraiment qu'une plateforme, le contenu est issu de la communauté, la modération est faite par la communauté… Bref Reddit en lui-même n'a qu'un petit rôle.

Le patron de Reddit a dit s'être inspiré d'Elon Musk et de sa gestion de Twitter… Wow. Être ouvertement hostile envers une partie de ses utilisateurs est inspirant. Voilà comment on considère le bétail dans les fermes de la Silicon Valley.

Le Threadiverse n'est qu'un pan du Fediverse 🔗

Bon Threadiverse n'est qu'un nom au final. Ce n'est pas isolé ni rien.

Lemmy est le service ayant attiré le plus de monde. Il faut dire que c'est le plus ancien sur le créneau, il est bien plus mature. Ses devs ont des opinions politiques assez tranchées au point de faire peur à certains utilisateurs. Pourtant leur logiciel est libre et chacun est libre d'y contribuer/de l'installer toussa.

Kbin lui est très similaire mais bien plus récent (à peine quelques mois). Il a une interface un peu plus moderne et moins austère mais fais sensiblement la même chose.

Prismo je le cite pour la mémoire mais c'est le premier logiciel du genre du fédiverse mais il a été abandonné il y a fort longtemps. Mais bon on lui dit adieu.

Ces deux services permettent donc de poster des liens, créer des discussions. Il est possible d'y répondre depuis un compte Mastodon, Pleroma, Misskey … Bref, c'est tout interconnecté (enfin à peu près).

Bon je ne vous cache pas qu'interagir depuis un autre logiciel n'est pas non plus 100% évident. Mais rien n'est définitif et il y a fort à parier que ça va se simplifier.

Quelques remarques diverses 🔗

Je suis super content de pouvoir suivre et répondre à des gens utilisant Lemmy depuis mon ptit compte Pleroma. Et le pire c'est que je n'ai pas eu besoin de mettre à jour quoi que ce soit de mon côté. Cet écosystème est si cool !

Mine de rien, on se fait chier avec une interface de microblogging alors qu'au final une interface de forum semble bien plus adaptée pour les discussions. Un fil de discussion où on peut répondre à tout le monde, les gens sont notifiés s'ils s'y inscrivent… PleromaFE propose un affichage non chronologique en arbre mais c'est pas encore 100% au point (il masque certaines réponses malgré les réglages pour ne pas le faire).

C'est marrant comme j'ai l'impression que le principal facteur de croissance du Fédiverse est la chute des réseaux sociaux privés. Est-ce qu'on doit dès maintenant préparer une ptite place pour les utilisateurs de Discord ? :-D

Lemmy est devenu le second serveur le plus utilisé du Fediverse en quelques jours. Croisons les doigts pour qu'il conserve une partie de ces nouveaux utilisateurs.

Renfield

Histoire : 🔗

Renfield est le famillier de *Dracula et vit cette relation assez difficilement. Les abus de son patron lui sont de plus en plus difficiles à supporter.

Alors que Dracula vient de subir une défaite cuisante, ils partent s'installer en Nouvelle-Orléan. Il faut ramener de la viande fraiche pour que le canineux recouvre sa puissance d'antan.

Ressenti : 🔗

Haaaaa un film de vampire ! Haaa un film avec Nicolas Cage qui s'éclate !!

Bon maintenant que j'ai listé les points positifs il y a le reste. L'histoire est … bof. C'est insipide au possible.

Par chance ils ont pas tenté de faire durer le truc trop longtemps. C'est pas nul mais vraiment ça ne vole vraiment pas haut. Il n'y a rien de remarquable.

Il y a bien deux trois blagounettes qui font leur effet mais après il y en a pas mal qui tombent à plat. C'est pas non plus du Marvel niveau blagounettes incessantes, hein.

Hooo j'ai oublié un bon point ! Par moment Dracula est abîmé dans l'histoire. Et au lieu de faire un simple truc à base d'effets numériques vu et revu, on a eu le droit à un vrai maquillage ! C'est surprenant pour un film qui semble aussi peu inspiré d'avoir fait cet effort. Je me demande si ça ne serait pas une demande de la part de Nicolas Cage.

Visiblement, il a toujours rêvé de camper Dracula et c'est donc un rôle qu'il convoitait depuis longtemps et c'est donc possible qu'il ait voulu faire les choses bien.

La blague de Renfield qui fréquente un groupe de parole de personnes en détresse psychologique est assez drôle. C'est ptet l'idée la plus intéressante du film (et je vous la spoile !). C'est vrai que ça ressemble énormément à une relation de couple avec un pervers narcissique.

C'est quand même rare les bons films de vampires :-/ Ça fait quelques films qui ne m'émoustillent pas vraiment là. Jsais pas si c'est moi qui suis pas dans le mood mais c'est pas ouf pour l'instant les films de 2023 que je me suis mis…

The Super Mario Bros Movie

Histoire : 🔗

Mario et Luigi sont deux plombiers de New-York qui débute dans le métier. Un soir ils tentent de réparer une fuite catastrophique inondant toute une rue. En investigant ils s'enfoncent dans les égouts où ils trouvent un tuyau suspect.

Ils s'en approchent et se retrouvent aspiré dedans ce qui les mène directement au royaume champignon. Ce royaume est menacé par le maléfique Bowser qui souhaite l'envahir.

Ressenti : 🔗

Et bhé. Le film qui écrase tous les autres films d'animation même les productions Disney !

Bon c'est pas si étonnant non plus. À l'heure des franchises interminables avec les reboots et compagnies, un peu de fraîcheur avec des personnages originaux ça ne pouvait que cartonner ! Hahaha -___-

En vrai, je suis étonné que Nintendo n'ait pas franchi le pas plus tôt. Trente ans après le film en live action assez catastrophique, ils ont enfin osé retenter l'expérience mais ce coup-ci ils y sont allé à fond en image de synthèse. Comme ça, la transition jeu vidéo>film est bien plus simple. Mario a la gueule de Mario et pas la gueule d'un cosplayeur.

D'un point de vue fidélité visuelle c'est total. C'est bien simple, on pourrait se croire dans une itération d'un futur opus du jeu. Pareil pour les musiques et le design sonore d'ailleurs. On retrouve parsemé par-ci par-là les thêmes emblèmatiques. C'est d'ailleurs un film gavé de références, on va pas se le cacher.

J'ai d'ailleurs trouvé le film assez … creu. Pas vraiment de nouveauté, pas de scénar intéressant mais on a assez peu le temps de s'en rendre compte grâce à un rythme survolté. Ça enchaîne vite, ça dialogue vite, ça se déroule sans vraiment de pauses. Il faut parvenir à garder l'attention parceque les couleurs chatoyantes ne suffisent pas.

C'est assez drôle et pas désagréable mais ça ressemble vraiment à un film très superficiel. Un consommable à reluquer tout en scrollant sur son téléphone portable. Je suis assez déçu. C'est joli, bien fait avec un bon casting vocal mais ça sent vraiment le film fait sans prise de risque.

Il n'y a aucune surprise, on déroule un cahier des charges. Vu le succès du bousin on risque d'en bouffer d'autres. J'ai bien peur que la pauvreté scénaristique des jeux mario ait bien du mal à alimenter une franchise de film.

Voilà, j'ai passé un bon moment mais dans une semaine je l'aurai oublié et voilà quoi…

The Way of the Dragon

Histoire : 🔗

Bruce Lee va aider un ami à Rome où un ptit restaurant se fait emmerder par des mafieux.

Il va donc empêcher les gangsters de faire main basse sur le restau.

Ressenti : 🔗

Voilà, je viens de combler un trou dans les films qu'il fallait que je vois. C'est mon premier film avec Bruce Lee. Et mon premier film réalisé par Bruce Lee.

Et bha j'ai pas aimé. Je ne m'attendais pas du tout à cela. Je m'attendais à beaucoup de castagne, un film qui se prend au sérieux et tout. Et au final non c'est une comédie assez naze.

Déjà, Bruce Lee incarne le personnage de Bruce Lee dans la VF. Déjà ça envoie un très mauvais signal. Et je ne pensais vraiment pas que ça serait une comédie.

Les dialogues sont inintéressants, les blagues tombent à plats, le scénario est basique, le jeu d'acteur est catastrophique. Non franchement je tombe des nues. Qui plus est le doublage ne relève pas du tout le niveau (merci René Chateau).

Par contre c'est assez cool de voir Rome. On a le droit à une ptite balade touristique en début.

On a le ptit jeune Chuck Norris qui vient proposer le combat le plus intéressant du film pour la fin. Mais j'en étais au point que tout le reste étant décevant, je voulais juste que ça en finisse. J'étais déjà hors du film.

Bref, je suis déçu et j'ai du mal à comprendre l'aura et surtout la note de 7.2/10 de ce film !

Récap 46 : Mai 2023

Hmmm chuis à la bourre ! Et j'ai rien écrit à l'avance !

Bon bha je suis tombé dans Zelda Tears of the Kingdom que je trouve bien mieux que son prédecesseur Breath of the Wild.

Blog 🔗

Ouai j'ai délaissé le blog, le seul truc que j'ai fait c'est mettre ce ptit bandeau ridicule qui en plus fait scroller la page à droite…

En bref ce mois-ci : 2 articles, 20 commentaires, 2 visionnages, 459287 requêtes, 51370 visiteurs uniques pour 12.58 Go de trafic.

Films 🔗

Jeux 🔗

Zelda TOTK. Il est vraiment bien, la construction de son monde est sacrément bien foutu. C'est un BOTW qui a compris ce qui marchait et ce qui ne marchait pas et qui a donc été raffiné, poli, concentré, magnifié.

Vidéos 🔗

La dernière de Véritasium : Super vidéo sur les tubes à vide. Comment on en est venu à l'électronique.


Au moins c'est vite lu ce mois-ci ^__^

Avalon

Histoire : 🔗

Dans un futur dystopique, des gens jouent à un jeu vidéo ultra immersif où ils accomplissent des missions. Cela-dit certains joueurs atteignent un niveau suffisamment élevé qui leur permettent d'accéder à un sous-jeu qui est si bien que les joueurs non plus envie de le quitter.

Ressenti : 🔗

Ce film est assez étrange puisqu'il est consideré comme culte par certains et comme bouse par d'autres.

Il est assez difficile d'accès. L'histoire est pas super évidente, tout est un peu décousu et ça donne plus l'impression que le film essaye de véhiculer des sensations et quelques idées plus qu'un scénario bien établit. À cela on rajoute un casting d'inconnus polonais et surtout une esthétique dégueulasse terne et anxyogène et paf on a un film vraiment peu accueillant.

Il est sorti en 2001 et on sent bien qu'il y a quelques relents de Matrix, de ExistenZ de son époque. Mais comme le mentionne sa page wikipedia, il y a effectivement des morceaux de Stalker dans ce film avec son aspect visuel marronasse.

C'est très étrange, on explore donc trois mondes : le jeu vidéo classique très militaire et donc très rythmé. Il y a ensuite la triste réalité ultra déprimante et surtout bien plus lente et posée. Rien qu'au montage on arrive à savoir dans quel monde on est.

Au final ce film ne me touche pas plus que ça. En fait c'est son scénario un peu trop dillué qui fait que j'ai un peu de mal à accrocher. Après il ne me repousse pas non plus mais je reste neutre à son égard. Au final je lui préfère les autres films que j'ai cité.

J'ai un Librem5 !

Rappelez-vous ! Vous les lecteurs les plus fidèles de mon humble blog, il y a cinq ans j'étais tout foufou à propos du Librem5. Ça y est, j'en ai un ! J'ai enfin la chance de posséder cet ovni.

Librem5, mais c'est quoi donc ? 🔗

Purism est une entreprise américaine qui fabrique des ordinateurs mais qui tente tant que possible de faire en sorte que toute la partie logicielle soit libre. Ils ont leur propre distribution Linux basée sur Debian, ils vendent des machines avec Libreboot, bref vous voyez le topo.

Ils ont monté un crowdfunding pour fabriquer le Librem5 un smartphone tournant qu'avec du Logiciel Libre. Ce n'est donc pas de l'Android mais bel et bien un authentique Linux sur cette machine. Et voilà qu'on a une belle brique chauffante !

Quand je dis que c'est un ovni, il faut bien voir que Purism s'attaque à un truc qu'à peu près personne d'autre ne fait.

Photo du téléphone sur une table. On remarque qu'il est assez épais et présente trois boutons physiques.

Aussi appelé la brique avec des finitions pas top.

Ils fabriquent des ordinateurs et maintenant un téléphone où tout le logiciel nécessaire est libre. Le téléphone coûte cher, trèèès cher. On parle de 1200$ pour du matos qui est techniquement à sa sortie à la ramasse niveau performance avec des finitions assez hasardeuses. Mais ce prix permet de payer des devs pour écrire des drivers, de l'interface, des applications libres et tout cela … bha oui ça nécessite du pognon. On est pas dans le business model classique du smartphone où le constructeur sort un modèle avec pour objectif d'en vendre des palettes pendant un an et puis c'est tout. Ici, leur but est de sortir le matos mais également d'écrire tout le logiciel qui va avec et d'assurer une certaine durée de vie à l'appareil.

Le fabricant de ce téléphone ne se fait pas trop d'illusion, ils ne visent pas le marché grand-public, ils sont conscients des limites de leur téléphone.

PureOS 🔗

L'OS fourni avec l'appareil est donc un dérivé de Debian avec un environnement Gnome. L'interface graphique est cependant pas du Gnome pur mais Phosh qui est plus adapté à une utilisation téléphone portable. C'est plus petit, ça utilise des glissés, il y a une barre de statut assez ptite qui donne accès à des réglages rapides. Ce n'est pas ma tasse de thé. Sur ordinateur fixe, j'ai jamais vraiment accroché à Gnome surtout à partir de la version 3. J'ai toujours trouvé que c'était des logiciels étrangement foutus. À chaque fois je trouve les réglages par défaut bizares et le pire c'est que souvent il n'y a pas spécialement moyen de les modifier.

Leur interface a été décriée parcequ'elle semblait trop s'adapter au monde des téléphones et des tablettes et pourtant force est de constater que c'est du tout le cas. D'ailleurs Purism a fait un énorme boulot auprès de GTK avec leur libhandy qui sert à adapter les logiciels aux tout petits écrans des appareils portatifs (handheld). Mais il faut que les logiciels soient adaptés pour utiliser cette dernière.

J'ai testé un peu leur distro quand j'ai reçu l'appareil mais franchement c'est pas du tout à mon goût. C'est lent et … bha mine de rien quand on est habitué au confort d'Android dont l'interface a été pensée et repensée ces quinze dernières années… ça fait un choc. Je n'ai même pas pris le temps de prendre des screenshots.

C'est pas de la merde, j'ai pas dit ça, mais ça n'a pas le même niveau de finition et de raffinement d'Android. Android est aussi agréable à utiliser grâce à ses très nombreuses itérations. Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain, mais on a tendance à oublier le boulot qu'ils ont déjà accompli sur ce terrain.

Bref, PureOS c'est pas mal mais c'est loin d'être fini et il faudra encore une montagne de taff pour améliorer la situation.

Il y a une ptite brochette d'appli installées de base. C'est pas exhaustif mais ça a de quoi couvrir une ptite partie des besoins. Par contre le catalogue est … très peu fourni. Bref, se contenter de PureOS me semble assez difficile.

Les problèmes de ce téléphone 🔗

Bon je vais pas tourner autour du pot, je ne me vois pas recommander ce téléphone.

Soucis d'autonomie 🔗

D'un point de vue performance brutes, déjà, c'est du matos un peu vieillot pour ceux qui suivent un peu le truc. Mais bon, c'est pas non plus un point rédhibitoire.

Par contre niveau autonomie c'est juste pas possible. La batterie du téléphone ne tient absolument pas. Il se vide tout seul à environ 20% par heure même en ayant coupé wifi et sans carte SIM.

Apparemment c'est en partie dû au matos utilisé. Le constructeur a choisi du matériel avec des critères assez particuliers : il fallait que ça tourne avec du logiciel libre. Aurevoir le matos ultra optimisé, le choix était très restreint et on retrouve donc du matériel qui à la base n'est pas forcément prévu pour du matériel qui tourne sur batterie mais plus pour des appliances normalement branchées sur secteur. Ce ne sont donc pas les puces les plus sobres qui existent.

À cela on rajoute des drivers pas forcément optimisés au max. Et le troisième coup de massue : tout simplement le userspace linux classique n'est pas autant optimisé qu'Android sur ce point. Android a tout un tas de code fait pour limiter la consommation énergetique du code qui tourne en limitant les applis à mort et tout. Bha là c'est inexistant donc … ça bouffe du jus. Les logiciels ne sont pas au courant qu'ils tournent sur une machine à l'autonomie très limitée.

Il en résulte une autonomie merdique et un téléphone qui chauffe pas mal et qui en plus est assez lent par rapport aux téléphones android à prix équivalent.

L'environnement logiciel 🔗

Pour le commun des mortels, un téléphone sous linux n'a aucun intéret. Ici pas d'appli pour faire des bruits de prouts, pas d'appli bancaire, pas d'appli pour controler votre sonnette connectée, pas d'appli pour regarder la télévision, pas d'appli pour …

En fait il n'y a juste pas d'applications mais du bon vieux logiciel.

Pour un geek, pas juste kevin qui achète le dernier iphone tous les ans et qui regarde micode les yeux qui brillent entre deux articles Clubic, non je parle d'un vrai geek ; pour lui ça sera par contre jouable. C'est un super jouet à bidouiller.

Allo ? 🔗

Bon là j'ai pas d'avis, j'ai pas mis de carte SIM dedans et je ne compte pas le faire. Je sais pas si on peut vraiment téléphoner avec, je sais pas si on reçoit les sms, je sais pas si on capte bien.

Ça ne m'intéresse pas, je n'ai pas l'intention d'en faire mon téléphone usuel. Le boulot me force à utiliser Android sans alternative possible.

Mais c'est de la merde ? 🔗

Je dois avouer que quand je l'ai reçu, j'étais en grande partie conscient de ces soucis. Mais de les constater réellement ça a été un peu la douche froide.

Par chance je ne l'ai pas payé le prix attendu puisqu'il m'a été donné par un fédinaute pour le simple prix du transport. Jamais je n'aurai pu me permettre de balancer autant de pognon là-dedans d'ailleurs. J'imagine mal les gens ayant balancé 1200$ être satisfait.

Par contre je ne pense pas que c'est de la merde. Déjà, parceque mine de rien ce téléphone fait un peu avancer les choses. Une partie du prix du téléphone permet de contribuer au logiciel libre et c'est déjà cool.

Ensuite il crée une communauté d'utilisateurs qui sont pour la plupart également dev et donc se penchent sur le bousin et crée du logiciel en rapport.

Les premiers jours quand j'ai testé PureOS j'ai trouvé ça très décevant. Par contre, le weekend venu j'ai pris le temps de flasher le téléphone pour y installer autre chose. Là, ça a été une épiphanie avec PostmarketOS.

Je déteste Android 🔗

Android était censé être l'OS basé sur Linux qui allait libérer tout le monde sur son passage mais au final on se retrouve sur un truc de plus en plus vérrouillé de partout contrôlé par Google. Cet environement me semble d'ailleurs de plus en plus hostile envers ses utilisateurs avec les années qui passent.

Alors que les roms customs étaient légions, les constructeurs se battent constamment pour empêcher le root et vérouillent leurs bootloaders. Et quand ce n'est pas le cas, il faut suivre des tutos sortis de forums louches où l'on installe des binaires se reposant sur des failles logiciels ou hardware en provenance de sites étranges. Et le pire c'est qu'on risque de briquer le téléphone en foirant sa garantie au passage.

En plus chaque constructeur fait sa variante, chaque opérateur rajoute ses merdes, Google passe le premier pour pourrir l'OS. Bref, sur un téléphone neuf on se retrouve avec un empilement de logiciels des moins ragoûtant.

Mais heureusement un sauveur est arrivé !

PostmarketOS 🔗

C'est une distribution Linux qui a pour but de donner une seconde vie aux smartphones délaissés par les constructeurs. Exit Android et tout son userspace, ici on est sur du Alpine Linux avec des scripts et des préconf pour rendre les téléphones utilisables.

Le problème c'est que c'est une petite distribution communautaire sans le sou. Ils sont malheureusement tributaires des constructeurs de téléphones : c'est au constructeur de ne pas vérrouiller le bootloader, c'est au constructeur de fournir des drivers libres pour le matos, c'est au construteur de publier le code nécessaire pour faire tourner leur matos sur du Linux quoi.

Et justement le Librem5 (et le pinephone) est justement le téléphone le moins chiant pour cette distro vu que de base il tourne déjà sur un kernel linux propre.

C'est pour cela qu'installer PostmarketOS sur le Librem5 est au final super simple.

Cette distribution propose plusieurs environnements. Il y a notamment Gnome desktop/phosh/plasma/plasma-mobile/sxmo/…

Contrairement à un ordinateur où il faut foutre le média d'installation sur clé USB puis booter dessus, on doit dans ce cas passer par un ordinateur. En gros on le programme pmbootstrap qui permet de "construire" la distribution en fonction de ses goûts. Ensuite on passe le téléphone en mode flash (on enlève la batterie, on appui sur volume UP, on branche l'USB, on met la batterie) et au bout de cinq minutes c'est bon c'est installé.

On démarre le téléphone et c'est flashé. Pas de logiciel tordu, pas de faille, pas de manip hasardeuse, pas de code déverouillage à choper auprès du constructeur. Non ici, c'est volontairement facile.

Merci beaucoup Purism pour cela, merci beaucoup PostmarketOS pour cela.

Sxmo 🔗

Bon, après avoir testé la gnomerie de PureOS j'ai voulu testé Plasma Mobile mais pas de chance, sur la version experimentale du jour, une dépendance manquait. Je me suis donc rabattu sur ce que je voulais réellement : SXMO Simple X MObile.

Le navigateur version classique qui affiche ce superbe blog.

C'est le vrai firefox, pas la version bâtarde d'Android.

C'est un environnement adapté à un appareil de ptite taille et pourtant ils ont fait tous les choix les plus contre-intuitifs. Ils utilisent Sway qui est fait pour être utilisé principalement au clavier, ils ont rajouté tout un tas de menu via bemenu qui à la base s'utilise également au clavier. Et le pire c'est que ça marche sacrément bien !

wvkbd 🔗

Commençons par le clavier : wvkbd. Il s'agit d'un composant vital après tout.

Ils ont donc fait un clavier sans fioriture mais qui fonctionne.

Oui le brouillon de cet article est rédigé sur le téléphone mais avec le clavier physique branché sur le port usb.

Comme vous pouvez le voir il est plutôt rudimentaire et s'ils proposent quelques alphabets alternatifs, il ne connait pas l'azerty ni le bépo. Pas de swipe, pas de prédiction, par contre ça marche avec wlroots et donc potentiellement vous pouvez le faire tourner sur votre ordinateur de bureau.

lisgd 🔗

Mais comment utiliser avec ses gros doigts sur cet écran tactile ? Et bien ils ont créé un ptit logiciel du nom moche de lisgd permettant de lancer des actions avec des mouvements.

  • On glisse vers le bas depuis le haut pour lancer le menu système.
  • On glisse vers le haut depuis le bas pour ouvrir le clavier.
  • On glisse vers la gauche/droite pour changer de workspace, … bref vous voyez le topo.

C'est un peu difficile au premier abord mais après quelques heures ça le fait plutôt bien. Et finalement couplé à Sway c'est terriblement efficace ! Ça pourrait probablement être repiqué pour Android.

Bemenu 🔗

Alors là c'est du boulot de haute volée qui a été fait.

Si comme moi vous utilisez bemenu pour avoir quelques raccourcis à portée de main, vous n'avez rien vu de la puissance de cet outil. Ces gens sont particulièrement doué : ils font des menus qui peuvent avoir plusieurs pages, ça affiche un mode dans la barre de sway, c'est pratique avec les doigts, ça ne nécessite pas le clavier. J'ai été bluffé, je ne pensais pas que c'était possible !

Fonctions proposées : copy/paste/zoom in/zoom out/scroll up/scrool down/URL mode/hotkeys/search…/system menu/close menu

Je trouve ce menu contextuel via Bemenu complètement fou !

Bemenu combiné avec tout un tas de scripts et d'outils divers permet de gérer quasiment tout le téléphone : se connecter à un réseau wifi, augmenter la luminosité, baisser le volume, prendre un screenshot, redémarrer, lancer une appli, être utilisé en tant que menu contextuel ! Tout cela depuis un simple menu et utilisable avec les boutons physiques.

Le menu contextuel pour firefox avec des options en rapport avec la page.

Et tous ces menus sont utilisables au doigt ou alors avec les boutons de volume et power (ou au clavier).

Et comme le montre les screenshots, ils ont également fait des menus contextuels pour l'application avec le focus dans bemenu ! 😲

Qu'en faire ? 🔗

Et bha pour l'instant je ne sais pas trop mais, franchement c'est une machine atypique.

J'ai testé mon ptit dock USB-C qui me sort un hdmi avec un port ethernet et des USB. Et le HDMI fonctionne (ptet l'ethernet aussi, pas testé) !

Capture d'écran avec le téléphone sur le premier écran et firefox+weechat sur le second écran

Dualscreen fonctionnel !

J'ai démarré un film, ça a tourné sans souci, un stream twitch, une vidéo youtube, de la musique, ssh pour de l'IRC. Je pense réellement que la machine peut remplacer un ptit laptop une fois couplé à un clavier et un dock USB-C ou tout du moins une tablette.

Conclusion 🔗

Je pense que c'est un très chouette joujou malheureusement bien trop cher. L'expérience est très frustrante : avoir une machine avec autant de potentiel logiciel qui se retrouve sabordé par un hardware à la ramasse.

Cela reste un appareil de niche et ses très faibles ventes ne vont pas arranger la chose.

Haa si seulement une boîte comme Fairphone ou bien Framework se lançait dans la création d'un téléphone sous Linux avec un hardware réparable modulaire et avec du logiciel respectueux de l'utilisateur ça serait juste parfait ! Un appareil vendu avec Android mais où tous les drivers sont compatibles avec Linux et sans vérrouillage serait le chouchou des geeks.

To Kill A Mockingbird

Histoire : 🔗

Atticus est avocat et élève son fils Jem et sa fille Scout avec l'aide de sa bonne Calpurnia dans les années 30.

S'ouvre alors le procès de Tom Robinson un noir accusé de viol sur la fille d'un paysan local. Ce dernier sous l'emprise de l'alcool intimidera plusieurs fois l'avocat afin d'influer son jugement pour qu'il lache l'affaire.

Ressenti : 🔗

Excellent film de 1962 qui a gagné trois oscars à l'époque. C'est tiré d'un bouquin et ça aborde les sujets du racisme forcément mais également ça parle de la récession d'inégalités sociales et des limites de la justice populaire.

Je m'attendais à ce que le procès occupe quasiment toute la durée du film alors que pas du tout, ce n'est au final qu'une petite partie du métrage. Il ne faut donc pas s'attendre à de longs plaidoyers des retournements de situations, des sauvetages de dernières minutes, non ce n'est pas là le sel du film.

Gregory Peck incarne Atticus Finch qui est donc un homme droit, qui traite bien ses congénères et tente de transmettre de bonnes valeurs à ses gamins. Le personnage est charismatique et attachant. Il est presque trop parfait.

Tout le film tourne autour de ses deux gamins. C'est bien simple ils sont dans toutes les scènes, c'est par leur biais que nous sommes les spectateurs du film. Et faut avouer que c'est très sympa de les suivre faire leur ptite vie avec leurs jeux et tout. Il y a comme des relents de Stephen King je trouve, on les suit discuter, se lancer des défis, découvrir le monde qui les entoure.

Wow le générique de début est très étrangement moderne. Ça a beau être en noir et blanc, la façon de le filmer avec ses mouvements de caméra sur de la macro, la musique et sa typographie ne font pas du tout datés. C'est assez perturbant.

Voilà, c'était un film vraiment très chouette que je recommande chaudement surtout qu'il se trouve en très bonne qualité.

Récap 45 : Avril 2023

Je me suis mis à l'escalade. Pas ce mois-ci,hein mais il y a près d'un an et demi maintenant. Et là je commence à accélerer la cadence et du coup là je suis à un rythme de trois séances d'environ une heure et demi chaque semaine (plus le trajet en vélo).

Bref, je fais pas mal de sport et ça se passe plutôt bien. Je parviens à grimper mes premières 6A, je ne tétanise plus des avants-bras à chaque séance. Par contre j'ai un peu mal aux doigts mais bon ça reste léger.

Du coup, je suis pas mal plus fatigué physiquement et donc j'ai un poil moins envie de me faire des films ces derniers temps et ça se ressent sur le rythme de publication.

Blog 🔗

Une ptite série qui m'a pas mal occupé ces derniers temps. Première fois que je prend mes touches pour aborder la politique et ça doit se voir que je n'y connait rien mais ça me trottait vraiment dans la tête depuis un bon moment. C'est fouilli et tout mais je suis plutôt d'accord avec ce que j'ai écris et c'est déjà pas mal ! Et visiblement vu les retours je ne suis pas un cas isolé.

En bref ce mois-ci : 6 articles, 16 commentaires, 7 visionnages, 390948 requêtes, 51265 visiteurs uniques pour 9.17 Go de trafic.

Films 🔗

Assez peu de films comme expliqué plus haut et le film le plus marquant du mois est sans conteste 12 Monkeys qui est vraiment excellent.

Séries 🔗

J'ai repris What We Do In The Shadows avec la saison 4 que j'ai engloutie. C'est toujours aussi cool. Cette bande de personnage est vraiment adorable et c'est remarquable de voir qu'ils trouvent de nouvelles idées à injecter !

Jeux 🔗

Vampire Survivors 🔗

Hoooo un nouveau DLC ! Hooo des nouveaux personnages ! Hoo une nouvelle map ! Ho pleins d'achievements !

More of the same : tant mieux.

Nuxeries 🔗

N2 : from server to desktop 🔗

Vous vous en êtes probablement pas rendu compte mais j'ai migré le blog (et d'autres services) depuis l'Odroid N2 vers mon ptit nuc. Le but est d'éventuellement me servir de la N2 comme d'une machine desktop.

J'ai donc dépoussierré mon ptit câble USB/JTAG, j'ai compilé un kernel tout récent pour la N2 et hop ! Rien. Rien à l'écran mais pas de kernel panic ni rien. Non non, u-boot fait son boulot, le kernel commence à faire ses trucs et puis ça s'arrête.

Et c'est finalement le lendemain que j'ai tenté quelque chose : changer de câble HDMI. Pouf ça fonctionne.

Bref, je me suis fait chier pour rien. Par contre je sais pas encore comment je vais gérer le bousin : le but c'est de n'avoir qu'un seul clavier/souris/écran pour ces deux machines.

Helix 🔗

Dans un tout autre registre, kakoune a eu une nouvelle release. Cool, non ?

Mouai. Ils ont changé quelques bindings et même avec mon utilisation superficielle de l'outil ça m'impacte. Genre je peux plus spammer la touche x pour sélectionner plusieurs lignes.

Du coup je vais ptet migrer vers Helix un éditeur de texte inspiré par kakoune. Du coup il y a sensiblement les mêmes bindings d'avant la release. Haa et le fond est violet et Clippy a disparu.

Rien de bien transcendant et c'est tant mieux ! Ça fonctionne bien, sans surprise, c'est rapide et le tout avec les réglages par défaut !

Vrac 🔗

Tiens François Descraques s'est mis à écrire sur un blog et la première histoire commence vraiment bien ! Ça se passe ici.

Pleasantville

Histoire : 🔗

David et Jennifer se retrouvent mystérieusement dans la sitcom des années 50 : Pleasantville.

Jennifer a en horreur cette sitcom puisque son aspect niais est bien loin de ses préoccupations : les mecs. Quant à lui, David est aux anges : il est le plus grand fan de cette série qui incarne la bienveillance et les USA après-guerre.

Ressenti : 🔗

Je n'avais jamais entendu parler de ce film. Pourtant son casting est comporte quelques têtes connues. Il a même été pendant quelques mois le film avec le plus d'effets spéciaux numérique avant d'être détrôné par Star Wars Episode 1. Et puis c'est quand même un film avec un budget de 60 Millions de $.

Mais bon, il était passé sous mes radars. J'ai découvert de pitch et je me suis dit que ça pouvait être sympa. Et effectivement c'était sympa. C'est pas un film extraordinaire mais c'est honnête et plaisant.

Il y a pas mal de ptits détails sympatiques dans le film. Mais c'est vrai que c'est son concept qui est très cool : ce monde en noir & blanc qui se colore petit à petit au fur et à mesure que les personnages s'émancipent.

Autant au début j'ai pensé que ce n'était pas de l'émancipation mais plus du dévergondage. Mais on comprend assez vite que chacun se colorise pour une raison un peu différente.

spoil final

Je trouve par contre la fin assez étrange. David à la fin retourne dans son monde ; un poil logique, il a fini sa quête et peut rentrer, il est vacciné de ce pleasantville gentillet mais niais et limité.

Cependant, sa sœur Jennifer choisie, elle, de rester ! Elle a découvert de nouveaux plaisirs dans ce décorum principalement dans la lecture.

Mais … heu … personne ne s'y oppose ou tout du moins ne remet en question cette décision. Après tout, les livres qu'elle découvre dans la sitcom existent dans le vrai monde. Et il y en a même bien plus dans le vrai monde puisqu'elle n'y serait pas bloquée dans les années 50.

Pire encore, son frêre n'y voit rien à redire. Et ce dernier de retour dans son monde est juste content d'être de retour. Il vient de perdre définitivement sa sœur mais c'est pas évoqué.

Du coup on a un début de film avec une idée assez drôle : rentrer dans une série de téloche. Mais au bout d'un moment, on voit poindre des sujets un peu moins léger avec de la ségrégation, un soulèvement, de l'autodafé… Bref, ça devient un poil moins léger même si ça ne dure pas suffisamment pour dévier le film de son axe comédie fantastique. Mais ça lui donne suffisamment de profondeur pour que le film s'élève au-dessus des simples comédies.

Voilà, c'est un film plus sympa que prévu mais pas non plus culte.

Politique vol.5

Bon ce morceau arrive un peu en retard mais il est là !

La troupe de politiciens et une bonne partie des journalistes se plaind du désamour des Français pour les élections et la participation aux élections. “Les gens ne croient plus en la démocratie.”

À côté de cela, on a donc un président de la république qui au premier tour n'a réuni que 27.85% des voix 20% des votants et qui passe une réforme des retraites qui selon les sondages est rejetée par 75% des Français et même plus de 90% des actifs. Sans compter le grand classique de l'Assemblée Nationale où des lois sont votées avec moins d'un cinquième de participation.

On reproche aux Français d'avoir de moins en moins la foi envers la démocratie mais à côté de ça, c'est constamment déception sur déception.

Démocratie ? 🔗

Vous aviez encore un peu de foi dans la démocratie ? Bon, bha la réforme des retraites.

Les sondages indiquent près de 70% de gens contre la réforme, parmi les actifs ça monte à plus de 90%. Et pourtant jamais le gouvernement ne se remet en question. Notre chère Élisabeth Borne utilise pour la onzième fois son article favori de 49.3 qui permet de passer outre le vote de l'Assemblée. Et faut pas espérer que ces péteux de l'Assemblée se révoltent de se faire piétiner; non non, la motion de censure ne passe pas. À 9 voix près.

On a donc un président qui au premier tour n'a rassemblé que 27% de voix, qui monte un gouvernement de branques qui chie là gueule de l'assemblée. Une assemblée qui ne parvient pas à s'opposer au gouvernement pour seulement 9 voix.

Dans le même temps a été voté à 73 votants, l'utilisation de reconnaissance faciale de la vidéo-surveillance lors des JO. On sait tous que ça perdurra et que les JO sont un bon prétexte. Mais sérieux. Ça a été voté par 73 personnes à l'Assemblée Nationale. Comment peut-on tolérer qu'une loi soit votée par si peu de personne ?

Les pauvres petits Français qui subissent les violences policières ont monté une pétition pour la dissolution de la BRAV-M, une brigade de flics ultra violente. (Bon, le souci global n'est pas du fait de la BRAV-M mais ça serait quand même une première étape.) En à peine quelques jours elle a atteint près de 250 000 signatures. À 500 000 c'était un sujet qui devait être traité à l'Assemblée Nationale obligatoirement. Bon bha étrangement la pétition a été clôturé et dégagé. Même une bête pétition est dégagée.

Combien faut-il d'exemple que notre belle démocratie n'en est pas une ?! Franchement, c'est à se demander ce qu'il faut faire pour que le gouvernement écoute son peuple. On a vraiment le sentiment que ça ne rime à rien. Quand il y a une convention citoyenne, les idées sont juste ignorées, quand il y a une pétition c'est dégagé, quand l'Assemblée vote un truc à moins de 20% de participation ça pose pas de souci, l'Assemblée se fait jarter 11 fois sans aucune raison valable, tout indique que presque personne ne veut d'une loi mais ça ne pose pas de souci aux instances au pouvoir.

Après les politiciens vont blâmer les Français de ne pas voter plus, que c'est le peuple qui ne s'engage pas suffisamment et ne s'implique pas plus dans la vie politique. Mais de leur côté, ils méprisent l'avis des Français, mentent constamment, répriment très fortement les manifs, évitent le dialogue, ne font que ressasser à l'unisson des contre-vérités.

Tout cela en s'abritant derrière la sacro-sainte Constitution de la Cinquième République.

Où est le pouvoir du peuple ?

Sixième République ! 🔗

Bon bha il faut ptet commencer à remettre en question profondément le système. Notre Constitution ne nous protège clairement pas des dérives d'un président au pouvoir. Il y a trop d'outils permettant à ce dernier de faire ce qu'il veut sans possibilité pour le peuple d'y faire quoi que ce soit.

Le système politique actuel ne profite qu'à une toute petite minorité. Les miettes qu'ils acceptent de partager diminuent de plus en plus et leur légitimité ne tient qu'à un document de 60 ans qui montrent ses limites.

Je n'ai absolument pas la prétention d'être en mesure de rédiger un tel document. Je ne connais même pas vraiment l'actuel mais je suis persuadé que de larges pans doivent être défaits et retravaillés lourdement. C'est un peu dommage que ce ne soit pas un sujet qui mobilise plus de monde (si je ne m'abuse seul LFI l'a évoqué dans son programme 2022).

Déjà, un des avantages d'un système où il y a une personne tout au sommet, c'est qu'il y a potentiellement cette personne qui est responsable en cas d'échec. Et pourtant, force est de constater qu'il n'y a … bha … aucun engagement de responsabilité. Le gars ment en permanence, il ne prend aucune action pour respecter ses engagements environnementaux, s'entourent de personnes qui accumulent les ennuis avec la justice. Mais lui, hein, lui ! Est-ce qu'il sera jugé individuellement en cas d'échec ?

La réponse est évidente mais je l'écris quand même : non. Jamais un président n'aura été jugé pour son incompétence et n'aura à se justifier auprès de quoi que ce soit suite à ses décisions.

Du coup, pourquoi garder un système avec une personne à son sommet vu qu'au final il n'aura jamais à subir les conséquences de ses échecs ?

Bref, je vais pas m'étaler mais il y a très probablement beaucoup à faire.

Représentation 🔗

La démocratie représentative demande aux gens de choisir parmi un panel ultra restreint la personne qui va les représenter. Mais au final la personne en place n'est le choix que d'une très faible minorité, c'est basé sur des promesses, une fois élue il n'y a aucun contrôle, c'est un choix issu d'une caste complètement hors-sol.

Bref, ça va pas.

Quand on fait des stats, on crée un panel qui a pour but d'être représentatif de l'élément observé. Pourquoi est-ce qu'on ne sélectionnerait pas aléatoirement un panel pour gouverner la France ?

Déjà, au-revoir le président. On dégage ça et on passe sur un groupe d'individus.

Ce groupe n'est pas élu mais sélectionné au hasard parmi les Français. Alors oui, rien ne garantit que ça sera représentatif du peuple entier, il pourrait y avoir plus de personnes de telle catégorie, plus de gens de telle race/religion/richesse/… mais au final ça sera bien moins merdique que le système actuel. Mais à vouloir chercher la solution parfaite on ne fait rien (pareil pour l'écologie) et c'est néfaste au final.

Après tout, combien de femme ont présidé la France ? Combien de personne issue de l'immigration ? Combien de président ont connu un mois de chômage ?

Ha et *faut que ce soit un mandat d'une durée pas trop longue pour éviter un encroutement et qu'il soit possible de dissoudre un tel groupe ou juste un individu sur référendum déclenché par pétition.

Ho et bien entendu, un casier judiciaire à peu près clean doit être nécessaire. Exit les personnes adeptes de corruption/fraude fiscale/violence/détournement de fond…

Loi en beta 🔗

Un truc que j'ai jamais trop compris c'est pourquoi est-ce qu'on ne mettra pas les lois en période de test ? Penser une loi avec toutes ses implications, ses bénéfices, ses risques, est quelque chose d'extrèmement complexe. Il n'y a rien d'étonnant à ce que des lois soient détournées au final c'est assez logique.

Mais du coup pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un système dont le but serait d'évaluer à posteriori la qualité d'une loi ? On pourrait imaginer que toute nouvelle loi appliquée serait en évaluation pendant cinq ans par exemple. Et que pendant toute cette période, il y ait un audit, une commission qui enquête sur l'application de cette loi et des conséquences qui en découlent. En fonction de cela, il pourrait être possible de dégager la loi si elle ne tient pas les objectifs premiers de la promulgation de cette loi.


Fin de cette série 🔗

Voilà, c'est la fin de ce qui me taraude depuis quelque temps. Il fallait que je mette des mots sur un peu tout cela.

C'était un peu indigeste, désordonné, ça se répète, pas vraiment de fil conducteur. C'est un domaine que je ne maîtrise absolument pas mais ça m'a permis quand même d'organiser un peu plus ma pensée.

Je suis content des quelques retours que j'ai. Apparemment certains d'entre vous ont un parcours un peu similaire au mien. Et je me dis que contrairement à ce qui est annoncé dans certains médias, tous ces troubles politiques actuels ne favorisent pas forcément l'extrème droite mais ptet au contraire un revirement un peu plus sérieux vers la gauche.

Voilà voilà :-)

Politique vol.4

Bon maintenant j'ai compris que ma radicalisation est le fait du gouvernement en place qui a oublié sa mission de guider la nation vers un avenir meilleur en respectant la volonté du peuple. C'est une évidence totale, le gouvernement ne cherche qu'à favoriser une infime partie des Français au détriment du reste. Et si c'est nécessaire, ils n'hésitent pas en toute impunité à déverser une violence sans faille. Et ils font tout ça tout encostardé avec un air lourd ent interviews en retournant la situation.

Le mouvement des gilets jaunes a mis tout ça en exergue mais maintenant ?

L'ouragan est passé 🔗

Bon, le mouvement des gilets jaunes s'est assagi. Et contrairement à ce que l'on peut voir par-ci par-là, non ce n'est pas grâce aux syndicats, non ce n'est pas grâce à Marine Lepen, non ce n'est pas grâce à l'intervention de quiconque.

C'est en partie la fatigue des militants mais surtout le COVID et la peur d'une pandémie mondiale qui a plus ou moins stoppé le mouvement. Mais il n'y a pas eu d'avancée pour autant, donc autant dire que la colère est toujours là, latente.

Le premier mandat de Macron aura donc été marqué par sa gestion calamiteuse du mouvement social des gilets jaunes mais également par sa gestion desastreuse de la pandémie de COVID.

Le COVID aura été une belle démonstration d'erreurs de communications. Et sans surprise on nous montre bien qu'il faut produire/consommer sinon le pays s'écroule au détriment de la santé publique. Pourtant, c'était pas si mal ces confinements !

Le changement a été radical : un grand ralentissement, passer plus de temps pour soi, fini le shopping néfaste, beaucoup moins de boulot, moins de bagnole. En plus la météo a été impec ! Ha et d'ailleurs ça a fait un joli trou dans les émissions de CO2 (comme quoi finalement c'est possible). Tout le monde ne l'a pas bien vécu, en plus il y a eu de trop nombreux morts ou juste certains qui se sont chopé un covid long avec des séquelles encore aujourd'hui et pour peut-être toute la vie. Mais cette brisure dans le cours normal de la vie a été très intéressante. Une alternative est possible, on y a goûté !

Bis Repetita 🔗

Ça sera donc le second mandat qui en 2023 va parvenir à réveiller le volcan pour sa réforme des retraites qui entre autre repousse l'âge de départ de 62 à 64 ans.

Et c'est marrant, mais au début des gilets jaunes, je leur reprochais leur vision court-termiste. Je leur reprochais de vouloir faire perdurer un système à l'agonie qui ne pouvait tout simplement pas continuer bien longtemps. Et là, bha, c'est tout pile ce que je reproche au gouvernement en fait. Nos élites veulent à tout prix, vouloir conserver leur ptit monde où une infime proportion continue à engranger tous les profits pour leur gueule alors que le monde s'écroule et que le changement est inéluctable.

Ils persistent à vouloir maintenir coût-que-coûte un avion dont les moteurs tombent les uns après les autres. Au lieu de redescendre progressivement, ils persistent à maintenir un cap que l'on sait intenable.

La biodiversité s'est peté la gueule, les catastrophes climatiques s'accélèrent et s'enchaînent, les pénuries d'eau ont lieu en hiver, l'air se sature de pollution, les micro-plastiques sont dans toutes les eaux, les pesticides également. Mais non, le gouvernement ne prend aucune mesure pour réduire la voilure au contraire, ils poussent les gens à travailler plus longtemps pour produire encore un peu plus. Jamais ils ne remettent en question ce monde qui ne peut perdurer. À chaque fois, ils évoquent l'impossibilité de passer des lois poour le climat parceque ce serait trop impopulaire. Par contre ils se battent bec et ongle pour passer une loi que plus des deux tiers de leur population rejettent. L'économie et la finance sont bien au-delà de l'environnement malgré leur beau discours sur le sujet.

Et là, on sent que le gouvernement est en ordre de bataille pour sa réforme. On a le droit à tous les ministres qui assènent le même discours presque au mot près pour défendre son truc. Ça sort les mêmes arguments qui sont parfois démontés quelques jours plus tard par des journalistes. Ça instille la peur : la mort du système de retraite, c'est pour le bien du peuple. Et quand il y a des dérapages en manifs avec les violences policières ça prend les gens pour des cons et ça sort une série de mensonges sans fin. Répéter des informations en boucle ne les rend pas plus vraies (hein les ministres et les chaînes d'infos).

Et n'évoquons pas Sainte-Soline ou le lycée de Conflans Sainte-Honorine ou les enregistrements contre la BRAV-M.

Ça bouillonne toujours plus. On a donc un président qui arrive à déclencher une seconde vague de contestation massive. Cette seconde vague n'est pas mieux gérée, les violences policières sont toute aussi nombreuses et les arrêtés et lois liberticides s'accumulent.

Politique vol.3

Bon bha maintenant que j'ai conclu que je suis radical à vouloir prôner des valeurs de gauche. Je m'interroge sur l'origine de cela.

Quelles ont été les influences néfastes qui m'ont poussé à ce terrorisme intellectuel qu'est d'espérer un monde meilleur pour tous ?

Auto-radicalisation ? 🔗

Bon c'est clairement pas venu de nul part.

  • Ça vient de la téloche ; je ne regarde plus du tout depuis des années.
  • Ça vient de la radio ; je n'écoute que FIP pour sa musique et son absence de pub et de blabla.
  • Ça vient de la presse ; je ne lis pas.
  • Ça vient des assos ; Je n'adhère à aucune depuis quelques années.
  • Ça vient des colègues de bureau Je m'efforce de garder des relations uniquement de travail.
  • Ça vient des réseaux sociaux mainstreams ; je ne suis inscrit sur aucun et je milite contre.
  • Ça vient de la famille je ne la cotoie quasiment pas.
  • Ça vient du Fédiverse.

Bon bha on a notre coupable : le Fédiverse !

Pendant cinq ans sur le Fediverse, j'ai globalement évité les discussions de politique politicienne. Ce que j'entends dans ce terme ce sont les discussions à propos de tout ce petit monde qui squate les médias en s'étant auto-attribué l'étiquette de politique. Bref, les discussions qui parlaient des dérapages de tel élu, d'un projet de loi tout cela, je les fuyais. Après tout ça ne me concernait pas vraiment.

Je ne savais même pas qui était qui. Les ministres ça va ça vient et mon quotidien n'est pas impacté. Mon indifférence me convenait.

Je me suis bien auto-radicalisé via le Fédiverse. J'en suis convaincu mais au final ça n'a été que le vecteur et non la véritable source comme on essaie de nous faire croire bien trop souvent. Ma radicalisation est en grande partie le fait de … bha du gouvernement !

Horrible basculement 🔗

On est en 2018, le monde est beau, c'est l'insouciance mais c'est là que sont arrivés les gilets jaunes. Haha mais sérieux c'est qui ces pauvres gens qui gueulent contre le prix de l'essence ? Ils se battent pour préserver un monde insoutenable. Le pic pétrolier arrive bientôt ou a déjà été dépassé on ne sait trop mais bref.

Ça fait cinquante ans qu'on sait que les réserves de pétroles ne sont pas infinies et que donc le prix ne pourra qu'augmenter. Ils sont vraiment cons à se révolter pour un fait qu'on voit venir depuis un demi-siècle.

Mais, ce mouvement que je trouvais ridicule a muté en y incorporant d'autres idées. Au final, les gens ont commencé à manifester un ras-le-bol bien plus général. Une envie de changement.

Avec un peu plus d'empathie, j'ai compris que ce mouvement était à l'initiative de gens qui petit à petit ne s'en sortait plus trop financièrement. Après tout, est-ce qu'ils ne seraient pas les premières victimes d'un bouleversement plus global du basculement du monde ? Alors qu'ils aspiraient au modèle classique du boulot plus ou moins tranquile pour arriver à la retraite avec les enfants qui ont fini leurs études, la maison qui est payée et la retraite peinard avec quelques vacances par-ci par-là, ils se rendent compte que leur perspective de futur ne sera pas comme cela.

Mais surtout ce qui m'a le plus fait changé d'avis à leur propos c'est tout simplement la réaction hallucinante des forces de l'ordre. Les violences policières qui encore une fois n'étaient visibles que dans les cités, les banlieux malfâmées étaient là dans sur les Champs Élysées. De braves gens qui se plaignent juste d'être ignorés se voient maltraités par l'élite politique via le bras armé qu'est la police. L'histoire est ici bien différente.

Je me suis bien plus identifié à cette foule d'inconnus divers et variés qu'envers «les jeunes de cités». Après tout, on m'a toujours vendu les cités comme des endroits dangeureux avec la majorité de la racaille de la Société. Le sentiment de défiance envers les forces de l'ordre est bien monté d'un cran.

Je ne comprends pas ce qui s'est passé. Comment on a pu en arriver là ?! Les images sont accablantes et surtout récurrentes, ce n'est même pas un débordement isolé à un seul moment.

Les rues se sont fait gazées, les flics ont déployé des blindés dans la rue, des flics ont tiré sciemment sur des gens qui manifestaient pacifiquement, des gens ont perdu des mains ou yeux pour avoir protesté contre le pouvoir en place. Les images ressemblaient étrangement aux vidéo de l'attaque du bataclan par des terroristes avec des gens qui fuient en hurlant, la peur au ventre. Sauf que la menace provenait des gens censés protéger le peuple. Du coup que protègent les forces de l'ordre ?

Plus de limites ? 🔗

Je n'arrive pas à comprendre comment ça peut monter aussi haut sans que rien ne soit remis en question. Comment un ministre de l'Intérieur peut cautionner ce déferlement de violence, comment un préfet peut cautionner de déployer de tels moyens, comment des flics peuvent accepter de participer à de telles exactions ?

Et puis d'où sort tout ce pognon dans les moyens déployés ?! On voit désormais des milliers de flics suréquipés avec des armes, des boucliers, des armures, des grenades, des caméras, des blindés, des véhicules spécialisés. Bha, je comprends pas, on a plus de pognon pour les hostaux, pour l'école. L'argent magique n'aurait-il pas été dépensé préventivement dans des moyens de fracasser le peuple en sachant qu'une crise sociale approchait ?

Le pire dans tout cela, c'est que ça arrive à une époque où tout le monde a une caméra, un micro dans sa poche. Chaque journée de manifestation rassemble de plus en plus de journalistes qui viennent documenter ces évènements.Naïvement, j'aurai tendance à penser que des ordres auraient été donnés en réaction de la publication des vidéos pour que les prochaines manifs soient traitées différemment pour réduire la violence. Mais non, pas du tout, c'est ptet même le contraire. On dirait bien qu'il y a une volonté de faire peur à des fins politiques (ouai ça ressemble à la définition du terrorisme).

Et là, on a eu le droit à une couverture médiatique pas trop dégueu. Mais c'est pas pour autant que le gouvernement va remettre en question quoi que ce soit. Ils ont vite brandi les black blocks, les vilains casseurs toussa qui viennent des cités. Bref, ils ont menti éhontément ouvertement mais même, parfois, il y a eu des enquêtes à l'IGPN.

Grand tour de magie ça aussi. “On va faire toute la lumière sur cela !” Il n'y aura aucune conséquence, les flics n'ont pas de contre-ordre. Tout continue exactement pareil, sans aucun effet visible. Il y a même des morts notamment d'une pauvre dame chez elle Qu'est-ce qu'il y a de plus inofensif qu'une ptite mamie chez elle qui regarde passer la manif ? Et non même sa mort suite à un tir d'un flic n'aura aucune conséquence ! Impunité totale pour les forces de l'Ordre ainsi que le Gouvernement qui soutient ses chiens de gardes.

La voilà ma radicalisation ! 🔗

Comment ne pas enrager en voyant tout cela ? Impossible de rester de marbre, impossible de ne pas avoir de haine envers ce gouvernement qui ne sait plus tenir ses chiens de garde, impossible de continuer à respecter les forces de l'ordre. Voilà ce qui m'a radicalisé : le pouvoir en place qui agit en toute impunité en mentant continuellement et en opprimant son peuple. La justice qui devrait être un contre-pouvoir est impuissante, trop lente, dépendante des flics eux-mêmes. Aucune autorité supérieure n'a d'emprise non plus (ONU, Union Européenne, quelconque ONG…).

Ma radicalisation ne provient pas de discours d'un quelconque gourou. Ce n'est pas, la manipulation par un média précis, ce n'est pas mon désespoir qui m'a poussé dans les bras d'une lumière lointaine. Non, ma radicalisation est juste une réaction naturelle d'une élite qui déchaîne sa violence physique par l'intermédiaire de sa milice armée sur son peuple.

Politique vol.2

Suite de mes réflexions concernant la politique.

Dans l'épisode précédent je vous donnais un peu le contexte politique au moment de la rédaction. Mon sentiment de crise et de dramas constants et de la déconnexion de plus en plus spectaculaires du monde des politiciens.

J'évoquais également mon sentiment d'être piégé à devoir participer à des élections présidentielles. La certitude que le résultat que j'espère est tend du miracle et que le fait de s'abstenir participe quand même à tout ce cirque.


Rien ne va plus 🔗

Ces années de gouvernance par notre cher président Macron est une bouffonerie absolue. Il ne se passe pas une semaine sans qu'il y ait un truc à reprocher à ce gouvernement. Je ne ferai pas une liste ça va m'énerver encore plus mais sérieux comment ne pas perdre foi ? Mais du coup ça a toujours été comme ça ?

J'ai du coup l'impression que c'est vraiment de pire en pire. Je ne sais pas du tout si c'est juste mon inculture sur le sujet ou si réellement ces dernières années, l'équipe en place mérite une médaille pour son inventivité sans faille. Ils repoussent constamment les limites de l'indécence et du foutage de gueule.

Où suis-je ? 🔗

Mais si ce ne sont pas eux qui sont de pire en pire, est-ce moi qui change ? Suis-je de moins en moins tolérant ? Ai-je atteint mes limites, ou bien mes idées ont-elles changées ?

Je ne suis sur aucun réseau social mainstream. Je ne suis pas dans tout ce qui est complotisme (tout du moins je l'espère). Je traîne principalement sur IRC mais sur des salons qui ne parlent pas de politique mais principalement de technique ou bien de loisirs. Je ne discute pas de ces sujets au boulot ; j'ai bien trop peur d'avoir déjà deviné les opinions politiques de certains de mes colègues qui ne sont vraiment pas compatibles avec mes valeurs. Par contre, oui, je traîne sur le Fediverse et de ma lorgnette il est fortement orienté à gauche.

Beaucoup de gens que je suis prônent le vélotaf, beaucoup remettent en question le nucléaire, beaucoup sont pour le revenu universel, beaucoup font du prosélytisme pour des associations diverses, le logiciel libre a été adopté par une belle frange des gens que je suis… Ça râle contre le matracage publicitaire, ça gueule contre l'utilisation des jets privés, ça s'insurge contre le racisme, le sexisme y est très souvent abordé, la population LGBTQI+ y est bien plus sur-représenté que dans la rue certe. Et c'est là que j'ai ptet commencé à me radicaliser.

Naïf comme je l'étais, pour moi, tous ces sujets n'étaient pas vraiment politiques. Dans mon monde de bisounours, c'était des choses qui étaient naturelles et qui tombaient sous le sens. Tout un tas de sujets qui ne devraient pas être "politique" mais qui par la force des choses le sont.

Je pensais bêtement que la science était quelque chose que tout le monde respectait et écoutait. Je pensais vraiment que les discriminations étaient à la marge et que tous les problèmes n'étaient que l'œuvre de derniers irrésistibles sur le déclin. La plupart des maux (dans mon esprit) n'étaient le fait que d'une génération sur la fin.

J'étais sacrément aveugle et bien confortable dans mon ptit monde.

Mais ça ne répond pas à la question : qui a changé, le monde ou moi ? 🔗

Je ne sais pas 🤷

Allez dans le doute, je dirai les deux. Mes idées globales n'ont pas changé, mais ma perception du monde a beaucoup évolué. Mais au-delà de ma perception le monde aussi a bien changé et notamment ces cinq dernières années.

Il y a quinze ans je pouffais presque de rire quand ça débatait pour savoir si telle personne était de droite ou de gauche. Alors qu'aujourd'hui je m'insurge quand ça diabolise le fait d'être de gauche.

Il y a dix ans j'étais intimidé quand je croisais un militaire faisant sa ronde dans une gare avec un fusil. Maintenant ça me dégoute de voir des flics en cosplay de robocop pour tabasser des manifestants.

Il y a cinq ans je poussais les gens à signer des pétitions en faveur de l'écologie. Désormais je ne souhaite même plus poser mon nom sur une pétition pour la dissolution d'une brigade de flic de peur d'être fiché comme opposant.

Je n'ai pas le sentiment d'être radical. Pourtant me considérant désormais comme de gauche, à en écouter le discours ambiant diffusé par certains médias et membres du gouvernement, bha je suis ptet un terroriste. J'ai beau être non-violent, souhaiter plus de tolérance et d'entraide tout en voulant préserver l'environnement, j'ai l'étiquette du terroriste. Je fais confiance en la science, je suis anti-religion (ça cause bien trop de peur, de mal-être et de violence à mon goût) et aimerait que le monde entier arrête de se foutre sur la gueule et coopère pour se protéger des maladies/famines/catastrophes mais je représente un danger selon mon gouvernement.

Maintenant ces idées sont devenues radicales ? 🤔

Politique vol.1

Ptite série qui change:

J'ai jamais été porté politique. C'est d'ailleurs un sujet avec lequel je ne suis vraiment pas à l'aise. Ce billet est en gestation et traine dans les brouillons depuis quelques mois maintenant. Je n'en suis pas encore pleinement satisfait mais le serais-je un jour ?

J'avais la chance de pouvoir snober la politique et de ne pas m'y intéresser. J'ai conscience que j'étais pas mal privilégié d'être un bon ptit français de souche, un mec jamais dans la misère sans souci de santé… Mais force est de constater qu'avec l'âge j'ai de plus en plus de mal à ignorer la politique et à passer à côté.

Du coup il fallait que je prenne un peu de recul, que je réflêchisse un peu à tout ça et donc voilà j'ai pris mes touches et mon kakoune.

Contexte 🔗

On est en 2023, fin Mars plus précisément.

  • Le président de la France est Emmanuel Macron élu pour la seconde fois en 2022.
  • Il y a eu le mouvement des gilets jaunes à partir de 2018.
  • Il s'en est suivi une pandémie mondiale qui est en train de finir (dans les esprits tout du moins, les conséquences sont encore palpables malgré le silence des médias) ce qui a causé de sacré bouleversements.
  • L'Ukraine se fait envahir par la Russie, ce qui fait donc un terrain de guerre en Europe.
  • Et l'actualité chaude du moment est le mouvement social se battant contre la réforme des retraites qui prévoit de revaloriser les ptites retraites mais qui repousse l'âge de départ de 62 à 64 ans. Ha et petite cerise qui parachève le tout, des militants écologiques rassemblés sous la bannière des Soulèvements de la Terre, se sont fait gazer/grenader par les Forces de l'Ordre alors qu'ils tentaient de ralentir un chantier de mégabassine.

C'est moi où il se passe des trucs toujours plus gros et plus vite ?

Voilà, on est constamment en crise, que ce soit sociale, sanitaire, économique voire à deux doigts d'un conflit armé mondial.

Ha et j'ai pas abordé la situation climatique. Je ne sais pas quand est-ce que vous lisez ce texte, mais on sait depuis au moins les années 70 qu'on file vers un désastre certain dû au réchauffement climatique. Les conséquences se font déjà pas mal ressentir avec des canicules de plus en plus fortes, rapprochées, longues et étendues sur notre territoire. Ce n'est pas pour autant que l'écologie est prise en compte, ce n'est qu'une chose parmi tant d'autre et non une préoccupation globale prise en compte dans tous les domaines. Bref, on accélère encore vers le précipice, si tu es dans le futur, bonne chance à toi et désolé.

Le Grand Cirque de la politique 🔗

Je ne comprends pas comment tout le système politique parvient à continuer d'exister. Le système n'est pas nouveau, son itération actuelle a plus de soixante ans, le monde a grandement changé, les technologies, les connaissances, la culture … et pourtant cette cinquième république n'est pas remise en question. Enfin pas par la plupart des grands médias et notamment de la téloche.

On se retrouve donc à devoir participer tous les cinq ans à tout ce cirque rituel.

Il y a tout un jeu de stratégie et de déploiements de moyens délirants pour manipuler les ptites gens à choisir leur bourreau pour les cinq prochaines années. Et il ne faut surtout pas croire que c'est une mascarade où chacun à ses chances, non loin de là. Bien entendu seuls les plus pourris, les plus riches, ceux avec le plus grand réseau auront la chance de pouvoir gagner. Ce ne serait pas le cas, vous pensez bien que le système aurait déjà été remis en question.

Et surtout gare à toi si tu ne veux pas mettre le doigt dedans. Tu seras jugé si tu t'abstiens, tu seras le fautif. Et cela proviendra à la fois de la classe politique que des électeurs de tous bords. “ The only winning move is not to play. ”

Mais même ça, c'est faux ! Même l'abstention fait le jeu des gros en place. Le jeu est bien foutu quand même, non ?

Bref, une fois cette douloureuse période passée, on a le droit aux cinq ans de règne. Et autant vous dire, quand le roi sait qu'il n'a pas à rejouer une troisième fois, il n'a plus grand-chose à perdre/craindre. Là, c'est fini pour le bétail qu'est le peuple. Il n'y a plus aucun intéret à servir/écouter/plaire/aider les relous électeurs.


Suite dans le post suivant.

All About Eve

Histoire : 🔗

Eve Harrington reçoit le prix Sarah Siddons pour son rôle d'acrice au théatre. C'est alors que l'on a le droit à un flashback qui revient en arrière nous montrer l'ascension de cette dernière.

Elle n'est que spectactrice fan de Margo Channing qui triomphe tous les soirs au thêatre quand elle parvient à rentrer en contact avec son idole. Grâce à cette entrevue et à son histoire apitoyante, elle est accueillie à bras ouverts par l'actrice.

Ressenti : 🔗

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et j'ai pas plus apprécié que ça le film.

Le film a une histoire qui ne m'a pas spécialement happé. En fait j'ai surtout trouvé que c'était trop long par rapport à ce que ça voulait raconter.

spoils

En gros, on a donc Eve qui raconte ses malheurs afin de toucher Margo. Ça fonctionne et elle parvient à se rendre très utile dans la vie de tous les jours en étant ultra serviable.

Mais bien entendu, derrière tout ça c'est principalement du mensonge dans le but secret est de décrocher un rôle d'actrice au théatre. Elle profite de toute occasion pour se rapprocher du théatre, que ce soit par filouterie ou juste opportunisme. Elle devient tout d'abord la doublure, puis remplace officiellement Margo.

Et là je dois avouer que je trouvais ça vraiment longuet et lent. Mais par chance, le film connait un certain retournement de situation.

Alors qu'Eve parvint à manipuler tout le ptit monde, il s'avère qu'elle n'est pas parvenue à duper DeWitt le célèbre critique qui fait la pluie et le beau temps. Au contraire, elle se fait complètement manipuler et ça semble très mal finir puisqu'elle "lui appartient" désormais.

C'est vraiment ce twist qui a relevé le niveau du film mais ça intervient tout naturellement qu'assez tard et donc faut s'accrocher pour y parvenir.

C'est marrant comme dans ce film il est reproché aux actrices "vieillissantes" de jouer des rôles de jeunettes alors que c'est un problème que l'on retrouve aujourd'hui mais pour les acteurs masculins. Alors que les actrices de plus de 50 ans sont au contraire mises au rencard en dehors de rares exceptions.

Je me répète encore et encore, mais j'adore voir décors dans ces vieux films : voir des vieux restos, les rues avec les passants et les bagnoles… C'est ma curiosité qui est toujours en ébullition dans ces moments. À un moment les personnages se rendent à la “lady's room” du resto. Je m'attendais à voir des chiottes, mais non c'est un véritable salon avec canaps et tout.

C'est rare les films qui parlent du thêatre. Le cinéma aime beaucoup plus parler de lui-même que du thêatre !

Voilà, c'est un peu lent mais le final relève le niveau.

Anchorman 2 : The Legend Continues

Histoire : 🔗

Alors que Ron Burgundy est désormais au sommet à New-York où il coprésente sur une chaîne nationale le JT de midi avec sa femme, il apprend que ça bouge. Le présentateur vedette du JT du soir souhaite passer le flambeau.

Mais ce qui arrive va dépasser notre pauvre Ron : il est viré et c'est seulement sa femme qui va présenter seule le JT du soir.

Ressenti : 🔗

Bon j'ai apprécié le premier même si bon, je me voile pas la face ça reste un film pas ouf ouf. Mais bon, je m'étais pas fait de bonne grosse comédie depuis des lustres.

Sur ma lancée je me suis donc fait sa suite. C'était probablement de trop. On est très proche du premier, c'est le même genre et tout pourtant.

L'histoire est pile dans la continuité, pas grand-chose de nouveau, la formule reste la même avec les mêmes persos qui n'ont pas vraiment changé. D'ailleurs dans cet épisode Brick interprêté par Steve Carell gagne un peu en ampleur et donc est moins en retrait que dans le premier. Ça reste quand même un rôle mineur.

J'ai eu l'impression que cet épisode, par le biais de son protagoniste, a plus envie de moquer la télévision moderne et notamment les chaînes de téloches. Les persos sont toujours aussi cons et pourris mais la critique de l'info 24/7, des choix douteux de sujets, de la futilité de certains sujets et l'indépendance des médias est plus mis en avant.

Tant mieux, hein. Parceque bon on sent bien que le scénar a du mal à rendre intéressant les guéguerres de présentateurs. D'ailleurs je trouve que le film est trop long. Proche de deux heures pour une suite de comédie c'est dur. Ça s'essoufle et on a envie d'en finir.

Ils ont ressorti l'affrontement avec différentes équipes de présentateurs téloche. Encore une fois c'est le meilleur gag et on sent qu'ils l'ont un peu plus mis en avant ce coup-ci. C'est à mon sens le meilleur passage et c'est encore une fois l'occasion de balancer des caméos.

Bon, bha, si vous avez vraiment aimé le premier vous ne serez probablement pas trop déçu, sinon c'est assez dispensable.

Anchorman : The Legend of Ron Burgundy

Histoire : 🔗

Les années 70 ont vu la légende de Ron Burgundy un présentateur de journal télévisé de San Diego qui va connaître les sommets.

Ressenti : 🔗

C'est de la bonne grosse comédie américaine qui tâche. On a donc le droit à une belle brochette de beauf des années 70 mais qui à l'époque était les winners. Ça joue donc énormément sur la toxicité de ces gars bien lourdeaux.

Bon, ça vole pas bien haut mais certains gags sont quand même bien drôles. Il y a notamment une baston de tous les gangs de présentateurs de journal télévisé. C'est l'occasion de caméos et de sortir les clichés sur les différents style de chaînes de téloche.

Le film est connu pour ses acteurs qui ont beaucoup improvisé lors du tournage. Beaucoup de scènes ont été tournées de nombreuses fois avec à chaque fois des dialogues qui varient pour n'en garder qu'une.

Bon, la blague est pas mal mais ça ne reste pas dans les annales. Par contre il y a quand même des memes qui eux persisteront.

Voilà voilà, pas grand-chose à en dire.

Doom

Histoire : 🔗

La base marsienne de l'UAC a été placée sous quarantaine sans que l'on sache exactement pourquoi. Une escouade de marines y est donc téléporté d'urgence pour faire le point et pacifier le bousin.

Ressenti : 🔗

Quel est mon classement des jeux Doom ? Hmmm.

  • Doom 3
  • Doom 1
  • Doom 2
  • Doom 2016
  • Doom Eternal

Bon donc Doom 3 est le pire de la série ? NON ! C'est sans compter sur ce film !

Ils ont tenté d'adapter Doom 3 qui venait de sortir. Enfin je crois parceque c'est … sombre. Mais sinon ça ne ressemble pas vraiment à ce qu'on retrouve dans le jeu.

Alors oui, ça se promène dans une base sur mars, mais franchement ils ont pas vraiment tenté de faire en sorte que ça ressemble au jeu. Ni même aux deux premiers opus. Non là c'est très générique.

Les seuls points où des efforts ont été fait c'est sur la présence du Docteur Carmack *wink_wink* et Docteur Willits. Ha et si il y a aussi le BFG. Mais c'est tout. Les décors ne ressemblent pas au jeu, l'histoire ne suit pas vraiment celle du 3 ni des autres. Les ennemis ne ressemblent pas à grand-chose si ce n'est le simili Pinky qu'on entrevoit vers la fin.

C'est naze. Le seul ajout qui est un peu original c'est la nano-porte. Le concept c'est une porte que des fois tu peux traverser des fois non. Je vois pas l'intéret face à une porte classique si ce n'est que c'est du coup ultra dangeureux si jamais ça se referme sur toi t'es juste mort… Parcequ'en plus j'imagine qu'une telle porte doit coûter une fortune.

Bon à vouloir s'inspirer du trois, c'est super sombre. À tel point que parfois on voit vraiment que dalle. Mais au moins ça cache un peu la misère.

Bon désolé je vais vous spoiler un truc mais visiblement sur mars ils ont fait des fouilles et sont tombés sur des restes extraterrestres qu'ils ont analysés. Ces humanoïdes ont 24 chromosomes et du coup ont des super-pouvoirs de guérison et tout. Nos ptits génies de scientifiques se sont dépêchés de foutre ça dans le premier taulard venu et pouf ça a fait un monstre. Bon, je suis pas contre rajouter du lore, mais c'est quand même dommage de virer tout le lore existant de portail vers l'enfer et tout pour rajouter un truc qui n'a pas vraiment de rapport avec la licence.

Le film a quand même eu le droit a un casting pas si dégueu avec un Karl Urban (j'l'aime po lui), un Dwayne Johnson qui se chauffait de plus en plus pour devenir la mégastar actuelle et Rosamund Pike qui n'était pas encore disparue. Mais bon le réalisateur le pauvre Andrzej Bartkowiak n'est pas vraiment à la hauteur. Il n'a pas vraiment une filmographie qui fait rêver.

Par contre il y a une scène qui a été assez audacieuse. Une longue séquence en vue FPS vers la fin. Pas de bol l'audace ne sera pas récompensée : c'est nul. C'est mou, on comprend rien, il y a un fov ultra ridicule, ça ressemble à un tour en maison hantée de fête forraine. Sérieux, personne n'a regardé le résultat final avant de valider. C'est d'un ridicule.

Bref, j'aimerai beaucoup un film basé sur Doom mais plus sur le lore développé dans Doom Eternal. Il y a bien plus de matière qu'il n'y parait entre les maykr, l'enfer, le doomslayer tout le bastringue sur Argent D'nur… Bref, fuyez cette daube.

A Man Called Otto

Histoire : 🔗

Otto est le voisin relou de la rue. Il râle sur un peu tout le monde tout en ayant tout de même raison.

Tout doit être nickel et tout, il règne sur son bout de rue en bougonnant. Mais ça y est, c'est le départ à la retraite et sa femme étant morte il y a peu, plus grand-chose ne le retient. Il décide donc de mettre fin à ses jours.

Ressenti : 🔗

Quelle idée saugrenue ! Choisir Tom Hanks pour jouer un râleur aigri détestable. Cet acteur a toujours eu une aura de gars le plus gentil du monde !

C'est un remake de film suèdois qui lui-même est tiré d'un bouquin. Alors je n'ai pas vu le film d'origine mais franchement là, ça cassait pas trop patte à un canard. C'est bien fait, c'est joli mais voilà, c'est vraiment gentillet et convenu. Dès le début tu comprends que le gars est en fait super gentil. Ça donne vraiment l'impression d'un film pour gamin. C'est une gentille petite fable quoi.

On a donc les gentils habitants donc le plus gros tort est de mal trier les poubelles ou de ne pas rendre un tuyau d'arrosage. Mais on a aussi les méchants qui sont les villains promoteurs immobiliers ou le fils indigne à l'autre bout du monde qui tente de s'enrichir sur le dos de ses gentils parents.

La seule vraie surprise du film est l'actrice Mariana Treviño qui parvient à donner un peu plus de vie au film. Même le mignon ptit chat parvient à décevoir en étant parfois trafiqué aux CGI…

Pour jouer Tom Hanks plus jeune on a le droit à Tom Hanks boosté aux images de synthèses. Mais par chance ils nous ont parfois épargnés et nous ont mis Truman Hanks un de ses gamins et … bha il lui ressemble pas tant que ça au final dis donc. Il me semblait qu'il en avait un autre qui lui était bien plus ressemblant.

Bref, le film se laisse regarder mais n'apporte rien de bien intéressant. Dispensable.

12 Monkeys

Histoire : 🔗

Alors que la civilisation a presque disparue et se terre désormais sous-terre pour éviter un virus ayant décimé tout le monde en 1996, des scientifiques décident d'envoyer dans le passé des gens pour récupérer des indices qui pourraient permettre de créer un remède.

James Cole est donc choisi pour retourner en 1996 afin de trouver le repère de l'armée des douze singes qui sont à l'origine du cataclysme.

Ressenti : 🔗

C'est très probablement un de mes films favoris. Tout est ouf dans ce film.

Déjà, le scénario est vraiment trop bien avec ses rebondissements. On est vraiment avec Cole en train de découvrir petit à petit ce qu'il s'est passé. On est perdu, puis à force de perseverer on comprend un peu mieux, puis on a l'impression de s'être fait avoir, puis ça se démèle encore un peu plus. J'adore le déroulement.

Et puis bien qu'il y ait des voyages temporels, c'est vraiment pas fiable ici. Ça déconne pas mal et ça renforce d'autant plus l'impression d'une technologie de bric et de broc un peu foireuse.

spoils

Bon, déjà le coup de Cole qui se rapelle que lorsqu'il était gamin il y avait eu cette histoire de mioche coincé dans une mine. C'est la pirouette usuelle pour parvenir à gagner en crédibilité face aux autres personnages. C'est pas très original mais ça marche toujours.

Mais surtout l'autre pirouette que j'aime mieux c'est lorsque dans l'asile il discutte avec Jeffrey et que par un qui pro quo c'est compris comme s'il souhaitait éradiquer l'espèce humaine et qu'une demi-heure plus tard dans le film tu as l'impression qu'il est de ce fait à l'origine du virus. Wow, c'est top.

Mais alors quand en plus, encore un peu plus tard à la fin tu te rend compte qu'en fait pas du tout. *mind_blown* !

Ce retournement de situation final où tout le long du film la piste de l'armée des douze singes s'avère être juste un groupe d'écolo pacifiste sans grand danger… C'est génialissime.

On a le droit à du grand Bruce Willis loin des films d'action. Il montre une palette de jeu assez variée avec son rôle de pauvre gars malmené qui vrille de plus en plus. Mais surtout on a un Brad Pitt qui brille. Là il est au top et il est à deux doigts de rafler la vedette dans son rôle de personnage surexcité.

Le film a une sacrée gueule. Autant à l'époque contemporaine (je réalise qu'en 2023, on est plus proche du futur du film que du présent…) c'est plutôt classique, autant quand on est dans le futur il y a bien la patte de Terry Gilliam. C'est crasseux, avec tout un tas de machines bricolées, c'est sombre, ça suinte, ce sont des tunnels. À deux doigts du Mad God et c'est accentué par les quelques personnages aux looks improbables. Les scientifiques sont flippants au possible, les gardiens sont pas plus rassurants.

Un très grand film avec des voyages temporels, des bons acteurs et tout, qu'est-ce qu'il manque ? Une musique de science-fiction ! Et qu'est-ce qu'on prend pour faire de la musique de science-fiction ? Des synthés ! Du coup Terry Gilliam a mis … de l'accordéon ! Hahaha et c'est devenu iconique.

Le film a donné vie a une série en 2015 mais je ne m'y suis pas risqué. Je ne sais pas si ça vaut le coup.

Ai-je besoin de conclure que ce film est un bijou qui mérite d'être vu et revu ?

Récap 44 : Mars 2023

Le monde est de plus en plus déprimant, non ?

Le climat politique actuel m'est de moins supportable et la colère grimpe de plus en plus. Bref, j'ai pas mal promené en centre-ville ces dernières semaines.

Tiens j'arrive à la moitié de mon marathon IMDB. Ça patine, j'avoue ne pas avoir été très sérieux sur ce sujet.

Blog 🔗

En bref ce mois-ci : 1 article, 4 commentaires, 8 visionnages, 382303 requêtes, 47427 visiteurs uniques pour 10.23 Go de trafic.

Films 🔗

Jeux 🔗

Sludge Life 🔗

Un ptit jeu qui vient de passer gratuit sur Steam vu que sa suite sort. C'est un FPS de schlag où il faut tagguer la ville.

L'interface est bizarre, le jeu est bizarre, l'environnement est bizarre. C'est assez drôle et ça vaut le coût quand c'est gratuit.

Je ne jouerai pas à sa suite, hein mais ça occupe trois ptites heures.

The Looker 🔗

La suite de The Witness. À moins que ça n'en soit une parodie.

Bref, c'est un jeu de gratos avec des puzzles. On est envoyé direct dans le jeu à tel point que j'ai rien compris au début. Même le menu est … un puzzle.

Pour résoudre les puzzles il faut relier le point "start" au point "end".

Le jeu se moque de The Witness avec son barratin un peu trop perché toussa, ses puzzles sont bien plus simples. Mais c'est loin d'être nul ou juste moqueur. Non c'est plus un hommage qui m'a d'ailleurs bien plu.

Restez bien après le générique ^__^

C'est un ptit jeu gratuit qui se torche en deux heures. Ça vaut le coup.

Kerbal Space Program 🔗

Je l'ai dans ma collec steam depuis des lustres et c'est seulement maintenant que je m'y suis mis.

Le but est de gérer une agence spatiale. Vous allez donc devoir concevoir des fusées, faire de la recherche, faire des missions, gérer le pognon, upgrader vos bâtiments toussa.

C'est avant tout un jeu de simulation de construction et de pilotage de fusée. Et c'est pas simple du tout. Il va faloir faire les tutos. D'ailleurs c'est une partie très intéressante du jeu.

Par contre le mode carrière est un peu … longuet. Pour débloquer des nouveaux éléments, il faut faire de la recherche et c'est assez fastidieux à débloquer.

Je n'irai très probablement pas au bout mais j'aimerai parvenir à me poser sur la lune et à revenir mais ça s'annonce compliqué.

Musique 🔗

Tiens je suis allé à un concert de Tech Trek Europe.

Avec eux, il y avait Antheos que … j'ai pas vraiment écouté pour une sombre histoire de tshirt.

Après il y a eu Benighted qui était cool mais j'apprécie bien moins quand même. J'aime pas trop leurs compositions. C'est bourrin, violent mais je trouve qu'il n'y a pas trop de cohérence dans les morceaux, j'ai l'impression qu'ils arrivent à composer pleins de bouts et ils foutent le tout dans et pouf ça fait un morceau.

Il s'en est suivi le passage de Psycroptic que je ne connaissais absolument pas et que je n'attendais pas spécialement. Mais putain c'est vraiment de la bombe ! Notamment leur morceau Enslavement est top avec sa guitare et sa batterie. Ça me rapelle un peu du Gorod. Je vais devoir me pencher sur ce groupe !

Bon et enfin le meilleur pour la fin : Archspire mon groupe favori. J'ai réussi à être en première ligne ! Sans surprise ils ont été au poil. Rien à redire, c'était violent, efficace, propre, rapide. Bon le son était un peu fort et malgré mes oreilles bouchées (maladie) j'ai réussi à tout bien profiter !

Vidéo 🔗

Si vous n'avez pas joué à Outer Wilds et que vous ne souhaitez pas le faire. Ce jeu vidéo est un chef d'œuvre. Il est unique et propose une expérience radicalement différente de tous les autres jeux. Même si vous n'aimez pas ou tout simplement ne jouez pas au jeu vidéo, il est à mon sens une œuvre qui mériterait qu'on s'y penche tout de même dessus et par chance The Great Review vient de faire une vidéo en français qui retranscrit vraiment bien l'aventure.

La vidéo est un mélange de let's play et d'explication et de review du jeu. Ça rend vraiment bien et du coup ça permet de reproduire l'expérience de façon assez proche.

Voilà la vidéo en question mais sachez que si vous la dégustez, le jeu perdra une très grande partie de sa saveur donc ne changez pas d'avis en cours de route.

Le cave se rebiffe

Histoire : 🔗

Un bordelier, un notaire blanchisseur d'argent et un truand un peu loser veulent se faire un max de pognon. Ils ont dans l'idée de créer des faux billets grâce au talent du mari de la femme d'une amante.

Cependant ils n'y connaissent pas grand-chose et décide donc de proposer le coup à un quatrième compère surnommé "Le Dabe" qui n'en est pas à son coup d'essai.

Ressenti : 🔗

Deuxième épisode de la série Max le Menteur qui suit Touchez pas au Grisbi et qui précède Les Tontons Flingueurs. Chuis pas un de ces types qui déclament les références tirées de ces films. Bien au contraire, j'en suis au point même où je ne m'en souviens plus du tout. Bref, on m'a recommandé ce film donc je me le suis enfilé.

Sans trop de surprise j'ai pas apprécié les dialogues. Oui Michel Audiard est le roi de la réplique qui fuse, c'est drôle, il y a de l'argot et tout, mais qu'est-ce que ça sonne faux. Il n'y a aucune spontannéité dans le truc. Et du coup bha … ça me sort pas mal du truc.

Ouai les répliques sont marrantes. Les expressions bien imagées font mouche mais ça sonne plus théatre que cinoche à mes esgourdes.

Bon je fais abstraction et je sers les miches en pensant à l'Angleterre. C'est pas trop long et surtout l'histoire rend le bousin supportable.

J'ai bien aimé les personnages. Entre le Gabin qui joue le pro sûr de lui qui impressionne la galerie et qui embobine tout le monde qui contraste avec Bernard Blier qui aimerait renvoyer cette image alors qu'il n'est qu'un vulgaire tenancier de maison de passe tout en toc dans une mauvaise passe. On a également le grand nigaud qui mine de rien est à l'origine du coup mais qui est en train de voir le coup lui glisser des doigts. Il y a bien entendu le cave qui s'avère être l'artiste du groupe en charge de reproduire les billets qui se fait royalement embobiner par l'équipe mais qui par-dessus le tout se fait chourer sa nana par le nigaud.

Faut dire que la fameuse Solange est pas finaude et plutôt volage. Elle attire les regards et les mains baladeuse et ne s'en protège pas vraiment.

Bref, toute cette ménagerie s'affaire dans tous les sens pour planifier ce grand coup tout en esquivant les poulets. Et l'histoire est ma foi plaisante. Bien que le film soit avant tout une comédie qui mise grandement sur ses dialogues, le scénar s'avère bien plus attrayant que ce que j'imaginais.

spoil

Dis donc pourquoi est-ce que je m'emmerde à utiliser une balise de spoiler alors que le titre dévoile la fin ?!

Tout ça pour un film qui est sympa à voir.

The Sting

Histoire : 🔗

Johnny Hooker et deux de ses potes parviennent à dérober bien plus de pognon qu'espéré sur une victime. Il s'avère qu'ils ont en fait chourrer le pognon d'un grand ponte local Doyle Lonnegan.

Suite à cela, un de ses collègues annnonce qu'il raccroche mais le tuyaute à propos d'un certain Henry Gondorff qui serait un maestro de l'arnaque. Johnny va donc voir ce dernier pour monter un coup magistral afin de détrousser encore plus Doyle Lonnegan.

Ressenti : 🔗

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film au début. Déjà, il est assez étrange. C'est un film de 1973 mais qui se déroule dans les années 30 et du coup il se donne un peu des allures de film de l'époque. Le film est chapitré avec des cartons peints assez … vieillots. Le très vieux logo Universal, le ragtime pour accompagner le film, le générique de début assez long et qui présente les acteurs…

Mais au final je me suis laissé charmer. Le film est vraiment très agréable à regarder bien qu'il soit assez lent.

Les acteurs sont cool et les décors très jolis. Mais franchement l'histoire est géniale. Ça commence assez mollement et ça sent le truc ultra prévisible. Puis quand l'arnaque commence vraiment le film prend de l'ampleur.

Il y a plus de monde, le scénar se complexifie tout en restant clair, ça s'enchaîne bien. Et puis ce qui semblait évident ne l'est plus tant que ça. Il y a de très cools rebondissements.

spoils à éviter

Bon j'ai bien senti que la femme qu'il drague était pas clean. On l'avait vu au début mais je ne me souvenais pas dans quel rôle.

Mais, j'avais bien senti que celui qu'on veut nous faire croire comme étant le tueur ne l'était en fait pas. Je ne me suis pas fait avoir sur ce point. Par contre je n'ai pas vu venir le coup du faux FBI.

Je suis 100% tombé dans ce panneau là ! J'ai adoré me faire avoir comme un bleu sur ce point. Jusqu'à ce moment j'avais trouvé le film bien mais voilà sans plus.

Mais à ce moment-là, c'était ouf ! Rhaaa j'adore ces moments qui passent un film d'un cran à l'autre !

Super twist !

Le film a gagné 7 oscars à l'époque. Il a même eu droit à une suite sans le casting et sans le réalisateur mais quand même le même scénariste. Ça a été un très gros carton c'est même le 19ème film ayant rapporté le plus de thunes.

C'est une excellente surprise !

Babylon

Histoire : 🔗

Hollywood dans les années 30. Le star system, la décadence, la transition du muet vers le film sonore.

On suit notamment Manny qui souhaite se faire une place dans le milieu du cinéma, Nellie qui aspire à devenir une star et aussi Jack qui est la star la plus en vue et déjà installée.

Ressenti : 🔗

Le film raconte donc divers évènements ayant réellement eu lieu à Hollywood. On se retrouve donc avec des scènes de fêtes délirantes à la Gatsby tout en suivant pendant un moment une histoire calquée sur Singin' in the Rain.

C'est vraiment bien foutu, c'est joli rythmé et ça dure 3h mais l'histoire en elle-même est vraiment très étalé. Certaines scènes sont cool mais c'est étiré en longueur. Notamment le début avec la première fête à laquelle on assiste. C'est pas désagréable à voir, mais pour relater un évènement mineur dans l'histoire ça dure, ça dure.

Bon, je me suis pas fait chier non plus, hein. C'est juste que j'ai pas eu l'impression que le film avait grand-chose à raconter mais qu'ils ont juste fait durer le plaisir. Certaines scènes marchent très bien notamment celle du tournage où il n'y a plus de caméra. Là, c'était vraiment super cool. Tout comme la séquence avec Tobey Maguire qui est très sympatique avec un des rares moments de tensions du film. Mais ça se raccorde pas si bien avec le reste du film je trouve.

En fait, j'ai plus l'impression d'une anthologie qui a été traficoté pour redevenir une seule grande histoire. J'ai du mal à mettre le doigt vraiment dessus mais bon j'imagine qu'un autre découpage du film plus thêmatique m'aurait ptet plus convenu. Faire en sorte que les différents chapitres soient plus hermétiques avec pourquoi pas quelques personnages qui apparaissent dans de multiples morceaux.

Bon par contre niveau musique, vous avez rien remarqué ? Ça ressemble comme deux gouttes d'eau à du Too Many Zooz ! Et bha c'est tout à fait normal c'était la volonté de Justin Hurwitz qui s'est affairé à la musique. D'ailleurs pour que ça y ressemble il s'est pas fait chier il a embauché Léo le saxophoniste du groupe (comme ça c'est plus simple ^__^).

Bon au final, je suis un peu mitigé. C'est pas mal, c'est bien joué, la musique est cool c'est joli mais sans plus non plus. Un poil déçu par rapport au foin qui en a été fait (comme tous les films du réalisateur).

Operation Fortune : Ruse de Guerre

Histoire : 🔗

Un "truc" mystérieux a été volé et va être mis en vente. On ne sait pas précisément ce que c'est mais vu les personnes en jeu, il vaudrait mieux empêcher le deal.

Orson probablement le meilleur agent secret du MI6 est mis sur le coup de trouver quel est le truc en question et … bha d'empêcher voir de récupérer le truc. Deux agents lui sont adjoints et c'est parti pour une mission musclée.

Ressenti : 🔗

Qu'est-ce qu'il est productif ces derniers temps Guy Ritchie. Ses deux précédentes œuvres m'avaient réconcilié avec ses films mais là ça dérape.

Jason Statham a le premier rôle et c'est vraiment pas ouf. Le personnage est très fort tout ça mais c'est un poser absolu, il est insupportable, c'est le genre de rôle que j'aime pas chez lui. C'est balourd et inintéressant.

À côté on a Aubrey Plaza qui semble s'éclater à la limite de lui voler le premier rôle. Mais on retrouve surtout Hugh Grant qui est semble encore plus aux anges de participer au film. Et c'est probablement lui qui sauve un peu plus le truc d'ailleurs.

Le scénario est bien loin des histoires alambiquées qui ont donné toute la saveur des meilleurs films du réalisateur. Ici c'est bien plus linéaire. C'est du coup décevant et même si le film tente d'avoir l'air un peu foutraque ça ne fait pas vraiment illusion.

J'ai même trouvé que les scènes de castagnes avec Jason Statham sont assez basiques. Ça n'impressionne pas vraiment.

C'est pas les touches d'humour qui vont non plus parvenir à faire sourire sauf en de rares occasions. Non c'est décevant sur ce point aussi.

Après c'est loin d'être mauvais mais à chaque fois ça rate la cible de peu et du coup par accumulation bha ça rend le film laborieux. Un protagoniste moins sérieux, des scènes d'actions plus énergiques ou chorégraphiées, un scénar un peu plus alambiqué, de l'humour mieux foutu (ouai ouai on a compris qu'Orson veut du picrate hors de prix, c'était pas drôle les quatre premières fois…). C'est à chaque fois juste de petits ajustements qui sont nécessaires, pas une refonte complète et le film serait excellent.

C'est dommage. Je sais que j'en attend beaucoup de ce réal vu qu'il est parvenu à faire pas mal de films assez similaires que j'adore et que … bha je veux juste encore et toujours cette même recette.

Le film est dispensable, d'ici trois jours je l'aurai probablement oublié.

LA Confidential

Histoire : 🔗

Dans les années 50, la police de Los Angeles arrête une tête de la pègre. Pourtant après cela quelques affaires vont secouer l'image de la police.

Certains policiers s'en prennent aux détenus et le nouvel officier intègre décide de témoigner contre certains de ses collègues ce qui lui vaudra de monter en grade. Mais forcément ce n'est pas ce qui favorisera l'entente dans le service.

Ressenti : 🔗

Wow, mais comment j'ai pu passer à côté de ce film aussi longtemps ?! Il est vraiment top.

J'aime les films de gangsters, tout particulièrement entre les années 20 et 50. Bon j'aime aussi quand ça se passe dans les années 60 à 90. Voir… ouai non c'est vrai j'aime bien les films de gangsters globalement.

Bref, là c'est pas vraiment centré autour des gangsters mais intégralement autours des flics eux-mêmes. J'ai beaucoup aimé le trio de tête que l'on suit. On a le nouveau brillant avec un illustre père qui souhaite être à la hauteur de son nom en étant parfaitement intègre (Guy Pearce). À côté, on a la star qui à côté travaille beaucoup son image et fricotte avec Hollywood tout en étant moralement un chouilla moins intègre en hésitant pas s'associer avec la presse à scandale pour piéger quelques petits truands (Kevin Spacey). Et enfin on a le troisième bien plus brutal, qui n'hésite pas à se salir les mains tout en ayant un certain code d'honneur limite chevaleresque (Russel Crowe).

Ces trois principaux vont graviter autour de quelques enquêtes avec leurs relations qui évoluent. C'est vraiment très chouette. Le scénario est en plus rondement mené. Tout s'enchaîne très bien et se tient parfaitement.

Je suis très vite rentré dans l'histoire. Au bout d'un quart d'heure c'était bon. Les enquêtes, les rebondissements, les combines de flics, les indics, les interrogatoires. Je me suis régalé.

J'ai rien contre le spoil mais là pour ce genre de film c'est vraiment à éviter

Putain ! Quand le chef du commissariat tire sans prévenir sur Kevin Spacey, je ne m'y attendais pas du tout. Je me doutais que le gars était pas clean mais pas au point de le crever comme ça chez lui. J'ai pas l'habitude de me faire surprendre comme ça ! Et le gars a quand même eu la présence de le piéger avec le “Rollo Tomasi” ! DU GÉNIE !

Ce moment de basculement où les deux flics restant (dans les premiers rôles) comprennent qu'ils se sont fait complètement manipuler depuis le début. Au lieu de se détruire l'un l'autre, ils font enfin une alliance et là c'est ce petit moment jouissif où tu te dis que c'est bien les seuls deux qui pouvaient tenir tête et gagner. Le pauvre Jack Vincennes n'avait clairement pas l'étoffe de ce genre de mission (rip).

Bon par contre, ça devient de plus en plus difficile de regarder un film avec Kevin Spacey. Surtout quand on le voit en train de manigancer avec son pote journaliste un traquenard pour piéger un politicien gay. Bref, il y a un ptit côté amer dans cette scène.

J'avais un peu entendu parler du film mais sans plus. À l'époque il s'est fait écraser par Titanic bien entendu, mais je suis étonné qu'il n'ait pas d'aura aujourd'hui. Le film est sacrément cool. Je lui ai mis un "excellent" mais j'hésite presque à lui mettre un "parfait" !

Le casting est top, les décors de Los Angeles de l'époque j'adore. Les vieilles bagnoles et tout, la musique, l'histoire. Non franchement il n'y a pas grand-chose à lui reprocher. Bon par contre les meufs sont quasiment toutes des putes, c'est pas joli joli m'enfin c'est le genre de film qui veut ça. Un peu plus de présence féminine neutre n'aurait pas fait de mal.

Invasion of the Body Snatchers

Histoire : 🔗

Alors qu'il revient d'un congrès de médecin dans sa ptite ville de Santa Mira, le docteur Bennell se retrouve face à des comportements étranges de la part de ses patients. Certains semblent en effet persuadés que leurs proches ne sont plus leurs proches. Ils sont physiquement identiques et ont leurs souvenirs et tout, mais il y a un ptit truc qui cloche en eux.

Tout d'abord sceptique, il se retrouve assez vite face à de nombreux indices concordants.

Ressenti : 🔗

Ce film de 1956 est tiré d'un bouquin qui inspirera de nombreux films dont celui-ci est le tout premier.

Je connaissais le film des années 70 mais j'avais peur de me frotter à celui-là. C'est un poil vieux pour mes goûts habituels. Et c'est au final une très agréable surprise.

Il n'a pas si mal vieillit. Que ce soit aussi bien dans l'histoire que dans ses dialogues, ses personnages et même la réalisation qui n'est pas ridicule. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé l'intégration de la musique dans le film qui réagit plutôt bien à ce qui se passe à l'écran.

L'histoire est assez classique de nos jours. Un personnage qui se rend compte petit à petit que tout ne tourne pas si rond et qui vire dans une parano et qui est incompris des autres est un ressort usé et éculé mais ce n'était clairement pas le cas à l'époque j'imagine.

J'aime bien cet aspect science-fiction qui n'est au final pas trop abordé. Bon je vous spoile mais bon si vous avez lu le titre vous vous en doutez : il y a réellement une invasion en cours et qui débute à Santa Mira. Sauf que c'est effectivement les habitants qui sont remplacés un à un par un clone sans émotion. Mais la source de cette invasion n'est mentionnée qu'une fois “ça vient du ciel”. Sans plus d'explication. Les corps poussent dans des grosses plantes qui sortent d'on ne sait vraiment où. Et c'est tout. Le film ne se fait pas chier à tenter de donner plus d'explications à ce propos.

Mais il n'y a pas besoin de plus d'explication. C'est plus un prétexte suffisant pour mettre en place les personnages dans cette situation éprouvante. Ils sont traqués par une menace extraordinaire sous des traits ordinaires. Ce qui autrefois était banal et rassurant se retrouve désaxé et donc inquiétant.

Bref, j'ai vraiment bien aimé le film.

Bon on repassera sur le titre français traduit à la va-vite : L'invasion des profanateurs de sépultures. Ouai, bon bha le pauvre type qui a traduit a pas pris la peine de lire le roman ni même de regarder le film. Il n'y a pas une seule sépulture dans le film. Bravo.

À propos de la fin

La fin du film a été rallongée pour être bien plus optimiste.

À la fin, le docteur Bennell vient de voir sa dulcinée convertie à l'ennemi dans ses bras. Il parvient tout de même à s'enfuir bien que poursuivi.

Il arrive sur l'autoroute quittant la ville où il tente de prévenir tout le monde de la catastrophe imminente en gueulant à tout le monde “You're next !” (en regardant la caméra, wink_wink c'est toi spectateur le suivant !).

Le film devait s'achever ici mais les studios ont dont rajouté une scène où on voit la fin du flashback du début. On se retrouve donc à l'hopital où il a raconté toute cette histoire mais où personne ne le croit. Mais à ce moment un accidenté de la route arrive et on apprend qu'il a été percuté par un camion contenant des sortes de cosses de haricot géants et qu'il était en provenance de Santa Mira. Cette info corrobore les propos du docteur et du coup le flic sonne l'alerte et hop FIN.

Ça n'apporte rien si ce n'est une fin plus conventionnelle. C'est un poil dommage.

En parlant de fin peu conventionnelle, vous avez vu le remake de 1978 ?

Très bonne surprise que je trouve même meilleure que le remake de 78.

Aliens

Histoire : 🔗

Alors qu'Ellen Ripley dérivait dans l'espace depuis près de 60 ans, elle est récuperée et ramenée sur Terre. Elle explique le destin tragique du Nostromo après sa pause sur LV-426.

Elle apprend qu'entre-temps, cette planète est devenue une colonie où vivent une centaine de familles pendant la terraformation. Alors que personne n'est convaincu par son récit, on lui retire sa licence de pilot et elle devient docker sur Terre.

Après quelques-temps, on vient la chercher en lui annonçant que le contact avec LV-426 a été perdue. On lui propose de partir sur la planète avec une escouade de space marines vu qu'elle est la seule personne a connaitre la menace xénomorphe.

Ressenti : 🔗

Ridley Scott a frappé très fort en 1979 avec son Alien. Il a créé un film culte qui a défini une esthétique crasseuse futuriste du vaisseau spatial. Ajouté à cela sa bébette légendaire designé par HR Giger, développer une suite était très casse-gueule.

On a donc James Cameron qui a remonté ses manches et qui a prouvé qu'il pouvait se hisser aux côtés de son illustre ainé. Mais au lieu d'une suite bête et méchante, il y a ici un changement de ton. Le premier était un film claustrophobe avec un seul ennemi et seul sept humains. Ici, exit le huis-clos, on passe presque dans le film d'action décérebré. Mais en fait pas tellement.

Si on regarde bien, le film ajoute effectivement les space marines mais ils sont pas mal moqués. Le film est plutôt antimilitariste de mon point de vue. Les gars sont bas du front, sur-confiant et au final assez peu efficace. Ellen Ripley level up en badasserie dans cet épisode.

Cet épisode a sorti son détecteur de mouvements ! Ce truc est tellement iconique aussi bien pour sa gueule que son bruit caractéristique ! C'est la meilleure trouvaille du film. Ce petit objet à lui seul permet de grandement accroitre la peur que génère ces scènes calmes. Voir ses ptits points qui se multiplient et qui convergent avec le son de plus en plus aigu et stressant ! Brrrr

À la fin on a notre très chère Ripley qui s'équipe de son exosquelette et là elle assène sa meilleure réplique : “Get away from her you BIITCHH !!!” C'est d'un magistral !

Bref, ce film est une tuerie qui a su s'éloigner du premier épisode tout en y restant cohérent et en iconifiant Ellen Ripley.

J'aime beaucoup tout le travail qu'ils ont fait sur les interfaces des ordinateurs. C'est très teinté années 80 certe, mais c'est très joli.

Knock at the Cabin

Histoire : 🔗

Alors que Wen ramassait des sauterelles dehors, elle fait la rencontre de Leonard qui devient plus ou moins ami avec elle. Du haut de ses huit ans, elle flaire quand même l'embrouille.

Elle part se réfugier dans la cabane où elle séjourne avec ses deux papas et les prévient de s'enfermer. Là ce sont quatre personnes dont Leonard qui arrivent avec chacun une arme.

Ressenti : 🔗

Quelle déception. Ça commence plutôt bien, c'est bien ficellé, il y a de la tension, c'est bien joué toussa. Et puis ça part complètement en couille avec un peu de surnaturel et surtout beaucoup de religion.

Rhaaaa lala mais pourquoi avoir dérivé sur ça ?! Pfff et c'est interminable. En gros les quatres gonzes donnent un ultimatum au couple : vous devez sacrifier sciemment un de vous trois. Si ce n'est pas le cas vous serez en vie certe mais tout le reste de l'humanité périra.

Une grosse partie de l'intrigue réside dans le fait qu'on ne sait pas si ce sont juste 4 tarés qui hallucinent ou bien si c'est juste vrai. Ça tente de partir un peu en réflexion psychologique et au final non ça esquive ce détour ce qui fait que le film est assez creu.

Voilà, c'est sans surprise, sans retournement sans intéret quoi. La cabane est jolie cela dit.

Récap 43 : Février 2023

Je me suis tapé deux jours d'interruptions de connexion Internet. Une sombre histoire de pelleteuse.

Et quatre jours après le rétablissement rebelotte : plus d'Internet mais l'ONT lui ne se plaint pas. Mon pauvre Turris se retrouve assigné avec une ip en 172.16.a.b … Hein ?!

Et bha il s'avère qu'Orange a fait quelques modifs côté réseau et qu'il faut donc adapter la conf du routeur pour pouvoir récupérer la connexion. Je rémercie chaleureusement Marc Framboisier pour son article détaillé pour faire la bonne conf sur un Turris Omnia comme ce que j'ai à la maison. Bref, ça remarche.

Mais c'est sans compter sur une nouvelle panne le lendemain. Encore une fois plus de signal sur l'ONT :-/ Et le tout saupoudré d'une grosse crève carabiné, j'ai vraiment pas l'esprit clair. Bref, c'est vraiment pas agréable.

Mais ça y est tout remarche. On croise les doigts pour que ça tienne plus d'une semaine maintenant.

Blog 🔗

En bref ce mois-ci : 2 articles, 6 commentaires, 8 visionnages, 500666 requêtes, 46207 visiteurs uniques pour 36.86 Go de trafic.

Films 🔗

Que du gros film ce mois-ci ! D'ailleurs il y a fort à parier que The Whale finisse dans le top IMDB.

Jeux 🔗

Bon comme promis, j'ai pondu mon article sur Cyberpunk 2077 qui est long mais où j'ai pas abordé tout un tas de point.

Sinon je me suis démarré Sons of the Forest qui vient de sortir en accès anticipé.

Vidéos 🔗

Doom est une série de jeux chère à mon ptit cœur de geek. Ils ont créé (keuf keuf) un style de jeu, malgré quelques errances avec des épisodes un peu moyen, ils sont parvenu à revenir au top. Le gameplay du dernier épisode est tout simplement ahurissant.

Chaque nouvel opus a su être à la pointe de la technique à sa sortie. Mais un point qui n'est jamais mentionné est son histoire. Le scếnar de ces jeux est assez méconnu et bha c'est normal : on s'en fout.

Mais un vidéaste a démêlé tout le bordel et a réussi à tout raconter dans une série de vidéos. Et force est de constater que oui c'est fouilli mais c'est bien plus travaillé que ça en a l'air ! Les deux dernier épisodes de la saga sont quand même étrangement bien remplis. C'est tout un pan insoupçonné du jeu que j'ai découvert !

Bref merci Don Cat pour cette série de vidéo.

The Lord of the Rings 3

Histoire : 🔗

Frodo et son très cher Sam sont toujours dans leur périple : ils sont désormais dans le Mordor et les obstacles sont de plus en plus fréquents et dangeureux. Gollum les accompagne mais la cohabitation entre les trois est compliquée.

Merry et Pippin quant à eux festoient au pied des restes de la tour de Saroumane qui a été défait par les Ents. Ils sont rejoints par Aragorn, Gimli, Legolas, Gandalf et Théoden roi du Rohan. Cette petite troupe apprend que Sauron va bientôt attaquer la cité de Minas Tirith et ils doivent donc préparer la défense.

Ressenti : 🔗

J'ai … moins aimé cet épisode. Pas de beaucoup mais un poil en dessous du précédent quand même.

Bon globalement tout ce que j'ai déjà raconté sur le 2 s'applique également ici. On sent bien la continuité complète avec le précédent dans la production. J'ai les mêmes reproches sur les effets spéciaux et le casting est bien entendu tout aussi bon. Bref…

Il est quand même bien mais j'ai trouvé que ça compliquait le récit de façon un poil lourdingue : le comportement de l'Intendant du Gondor (Denethor) rallonge la sauce sans pour autant ajouter grand-chose j'ai trouvé. Son histoire familiale est assez cool entre la perte de son très cher fils et le fait qu'il déteste celui qui est encore en vie…

On se retrouve avec donc Gandalf auprès du roi Théoden qui au lieu de partir avec ce dernier et son armée, va seul (avec un hobbit) parler à l'intendant pour le convaincre à demander de l'aide. Mais juste avant de partir Gandalf prévient Aragorn qu'il ferait bien mieux de chercher un peu de renfort.

Niveau organisation c'est le boxon. Théoden et son armée aurait dû au moins se rapprocher de Minas Tirith histoire de pouvoir se rallier à la baston rapidement. Aragorn aurait pu partir sur le champ pour récupérer l'armée de morts-vivants. Mais non ces deux groupes attendent le signal et donc perdent de précieux jours pour … aucun intéret ?

Gandalf est encore une fois assez dispensable malgré son statut de quasi dieu ne fait pas preuve de beaucoup de magie. Saroumane balance une ptite boule de feu lui au moins !

Les péripéties de Frodo et Sam semblent passer un peu au second plan puisqu'ils ont assez peu de déboirs et qu'il se passe beaucoup plus d'action auprès d'Aragorn. Il y a bien le passage avec l'araignée qui sera leur gros obstacle de cet épisode et ça sera d'ailleurs le moment où Sam va gagner un peu plus en prestige à mes yeux. Il était toujours là pour épauler Frodo, il était un peu trop sur la défensive vis-à-vis de Gollum mais là c'est l'occasion pour lui de faire un peu de baston et de ruse. Et puis juste après au lieu de porter l'anneau il porte le porteur de l'anneau ! Bref, il est toujours présent pour le groupe : un goonies pur sang !

Tiens quitte à faire un clin d'œil. J'ai toujours trouvé qu'Aragorn ressemblait au guerrier dans le jeu Diablo. Il a vraiment la même tronche !

La fin est un vrai tire-larme. Alors que tout aurait pu finir par un ils vécurent heureux et eurent tout plein d'enfants, on a surtout un groupe qui se morcelle, un Frodo qui déprime et pour Legolas et Gimli on en sait même rien, ils sont même pas évoqué à ce moment du film. Je reste quand même sur ma faim concernant ces deux personnages qui malgré la durée de tous ces films n'ont pas vraiment le droit à plus de place que ça.

Le dénouement de l'histoire est très cool.

Alors que tout le long de l'aventure l'objectif était clair : balancer l'anneau dans les flammes de la montagne du destin. Arriver au tout dernier moment : Frodo qui était si pur, si vaillant est à ce moment trop corrompu par l'influence de l'anneau et décide de ne pas jeter l'anneau. À la toute dernière marche.

Ce n'est que l'intervention de Gollum qui souhaite lui dérober qui va déclencher une séquence de baston. Et bha tragiquement pour Gollum ça finit en bain de lave avec l'anneau.

Le grand héros qu'est Frodo n'a même pas directement accompli sa mission, c'est juste un malencontreux coup de mouise qui fait que ça réussit quand même. C'est cool de voir cet ultime retournement.

Je ne sais pas si c'est une volonté de Peter Jackson mais dans cet épisode le pauvre Frodo ressemble à s'y méprendre à l'Ange déchu de Cabanel, vous trouvez pas ? Les yeux légèrement rouges, la tête vers le bas, le regard perçant, la touffe bouclée, c'est quand même très proche !

Voilà, voilà, le film est cool. Il mérite ses 11 oscars ? Mouai chsais pas trop, c'est ptet un peu surcôté, non ?

V for Vendetta

Histoire : 🔗

Sous prétexte de sécurité, le Royaume-Uni se transforme de plus en plus en dictature. Cependant, un terroriste s'attèle à réveiller le peuple pour lui faire prendre conscience des dérives via des actes forts et marquants.

Evey se retrouve sans le vouloir au cœur de tout cela puisqu'un soir où elle était à deux doigts de se faire violer par les flics locaux, elle est sauvée in extremis par V le fameux terroriste.

Ressenti : 🔗

Le film est basé sur une œuvre d'Alan Moore (mais quel homme prolifique dis donc !) qui a été créé en réaction au gouvernement de Margaret Thatcher dans les années 80. Mais ce film sorti en 2005 a actualisé un peu plus le contexte pour placer ça dans une dystopie pas si lointaine où le gouvernement exerce un contrôle de plus en plus fort sur son peuple. Et comme c'est tout bien emballé par les médias dans une soupe de garantie de la sécurité tout ça, bha ça passe. Bref, toute ressemblance avec une époque actuelle est purement fortuite.

Le réalisateur est un certain James McTeigue qui n'a jamais percé sur d'autres films. Cela-dit il a beaucoup bossé avec les sœurs Wachowski sur les films Marix. Le scénar du film a d'ailleurs été en très grande partie travaillé par elles. Elles étaient pas loin de le réaliser d'ailleurs.

On a donc une histoire de base très solide, travaillé par des scénaristes émérites, un réalisateur au final pas si débutant. À cela on rajoute une Nathalie Portman qui vient d'enchaîner les Star Wars qui fait équipe avec un Hugo Weaving masqué mais qui sort lui aussi des Matrix et Lord of the Rings. Ça devrait le faire !

Bha oui, ça le fait. Le film est vraiment très cool. En plus d'être un grand spectacle il aborde pas mal de thêmes sur la politique et la société en général. Pour un gros blockbuster c'est pas si commun. Il y a d'ailleurs quelques parallèles à faire avec le film Joker qui cherche lui aussi à éveiller les consciences de la foule pour mener à un soulèvement.

Le film est étrangement toujours autant d'actualité. Les répressions policières en France sont de plus en plus violentes, la manipulation des médias de plus en plus flagrante mais continue en toute impunité, certains droits fondamentaux sont mis à mal… Bref, ça fout le bourdon.

J'aime bien comme le film tente d'induire son spectateur en erreur. Plusieurs pistes plus ou moins subtiles (même un peu pataude) sont lancées concernant l'identité de V.

La pauvre Nathalie Portman se fait tondre dans le film.

Voilà, le film est super cool et ses thêmes n'ont absolument pas vieilli. À voir et revoir et à s'en inspirer.

The Lord of the Rings 2

Histoire : 🔗

Frodo et Sam se sont désolidarisés de la communauté de l'anneau et poursuivent désormais leur chemin "seuls".

Gimli, Aragorn et Legolas, eux, partent à la rescousse de Merry et Pippin.

Ressenti : 🔗

Je connais presque pas cet épisode. Je me suis toujours endormi les quelques fois que je m'y suis penché. Grâce à d'insurmontables efforts j'ai tenu les presque 4 heures de la version longue sans dormir !

J'ai passé un bon moment ! Ouai, j'ai été agréablement surpris. Malgré quelques passages un peu creux, j'ai trouvé que ça passait plutôt bien.

On sent que dans ce film Aragorn gagne encore plus en importance. Le personnage est charismatique, il sait tout faire, il entend un orque à 800m, il n'est jamais vraiment blessé (sauf aux orteils).

À côté Gimli devient un peu plus le comique de service. Mais ça reste suffisamment subtil et bien dosé, on est trèèèès loin de la lourdeur des productions Marvel qui parviennent à détruire absolument tout le travail d'ambiance et d'enjeu. Non, ici, c'est juste une ptite blagounette dans des moments avec peu d'enjeux. Ça tourne pas à la bouffonerie constante.

Legolas, lui, bha le pauvre n'existe que via Gimli je trouve. C'est un poil dommage qu'il n'ait pas le droit à plus de place.

Niveau magie, notre cher Gandalf est passé niveau 2 et a lavé ses frusques. Il a désormais un nouveau sort dans sa besace : de l'exorcisme. Et voilà pas plus de magie de sa part. C'est toujours un peu décevant. Non toujours pas de boule de feu, de nova de glace ou d'éclairs 😞

Par contre les effets numériques ont vraiment mal vieillit. Les incrustations dans les décors sont baveuses et jurent pas mal. Ouai ouai je chipote mais vraiment ça se voit notamment au moment où ils ouvrent la porte noire avec des grosses bébettes… Bon bha les armées sont mal incrustées, les grosses bébettes aussi et leurs ombres aussi. Le temps passe ^__^

Bon cela dit, le travail effectué sur Gollum est impressionant. Même aujourd'hui il est loin d'être dégueulasse… enfin techniquement. Sa peau, ses yeux, son animation : ça a été sacrément bien foutu à l'époque au point de tenir la route encore aujourd'hui !

Un des reproches que je faisais au premier film était qu'on avait pas spécialement l'impression que c'était avant tout un voyage. Mais là je trouve qu'ils ont bien plus travaillé cet aspect. On voit les personnages fatigué par la marche, ils font des pauses pour bouffer, ils se rationnent, ils chopent des canassons ou autre créature pour se déplacer. On sent que cet aspect prend plus de place.

Le trio formé par Gollum, Frodo et Sam est très intéressant. Les relations changent pas mal. Le Frodo qui succombe de plus en plus au fardeau que représente l'anneau est épaulé par Sam mais également, petit à petit par Gollum avec qui il a désormais un lien qui grandit. Et même Sam qui au début est aveuglément repoussé par Gollum finit par le considérer un peu plus comme une personne à respecter (dans une certaine mesure, hein).

La scène du gouffre de Helm est sans conteste très classe. Une bataille dantesque avec du monde dans tous les sens, des archers, des échelles, des combats à l'épée, du surf sur bouclier, des béliers, il ne manque que des cochons de guerre (wink wink) !

Bref, je ne pensais vraiment pas accrocher autant à cet épisode. Il n'y a vraiment que le passage dans le Rohan auprès du Théoden et Grima qui est un poil lent et qui ne fait que peu avancer l'histoire.

The Lord of the Rings 1

Histoire : 🔗

Dans la Comté vivent les hobbits, un peu pacifiques de petite taille mais aux pieds velus. Alors qu'il fête son 111 anniversaire, Bilbo disparait en plein milieu de son discours. Gandalf un des plus puissants sorciers présent est étonné et comprend que cette magie très puissante est suspecte.

Alors que Bilbo s'enfuit, Gandalf le convainc de laisser l'anneau magique à son neveu Frodo à qui il lègue déjà tout le reste.

Ressenti : 🔗

Haaa un monument de la littérature transformé en monument du cinéma dans une trilogie qui est devenue culte instantanément. Des décors somptueux, des effets numériques stupéfiants, des musiques magistrales, une histoire épique … Et le tout ne m'émoustille pas spécialement.

J'ai lu très peu de livre. La lecture a un effet soporifique très prononcé sur moi et pourtant dans mon adolescence je me suis attaqué à ce premier tome. Les films n'étaient pas encore annoncés ni rien et je ne sais pas trop ce qui m'a pris je me suis lancé dans l'aventure. Je me suis accroché pour survivre aux longueurs des descriptions infernales (rhaaa les 100 premières pages sur l'herbe à pipe et autres coutumes hobbits… dur). Et j'ai bien aimé mais pas au point de me taper la suite.

Bref, les années passent et pouf le film sort au cinéma avec une grosse hype autour du projet. Je me suis régalé à l'époque. C'est parmi les tout premiers divx que j'ai choppé ! Le film découpé en CD en super qualité pour l'épooque et même un watermark en bas puisque c'était issu d'un exemplaire pour la presse (haaa le bon vieux temps des leaks de DVD promotionnels). Bref, je l'ai pas mal poncé.

Et pourtant plus le temps passe moins le film me plaît. J'ai même pas vu les suites au cinéma. Je les ai à peine vu d'ailleurs, ces films m'endorment généralement. Bref, j'ai profité d'une coupure de fibre à la maison pour tenter de me replonger dans la Terre du Milieu (autant regrouper les malheurs).

Alors oui, l'histoire est cool. Même si certains points me font un peu tiquer. Le gros souci pour moi c'est l'absence de sensation du temps qui passe. Jamais le film ne tente faire passer l'idée que ce qu'il montre se déroule sur un temps très long. L'exemple le plus flagrant se trouve au tout début : entre le moment où Bilbo se barre et où Frodo lui aussi part ne semble durer que quelques jours alors qu'en vrai il se passe des années. Et pareil, tout le périple semble très court. C'est vraiment dommage.

Un autre point qui me gêne c'est que ça a beau être un récit de voyage, il n'y a pas vraiment de mention des difficultés du voyage je trouve. Lorsque nos pauvres personnages sont en galère dans la montagne, ils décident juste de “ha bha on va passer par les mines”. Alors que bon ça représente un détour non négligeable de nombreux jours… Et pourtant je me suis tapé la version longue, ils auraient pu ajouter des éléments pour souligner la difficulté d'un voyage à pied dans de telles conditions, mais non.

Non en vrai le truc qui me dérange le plus c'est le personnage de Gandalf. Le mec est un demi-dieu tout puissant, sorcier parmi les plus réputés aux nombreux accomplissements et tout. Le pauvre gars il peut tout juste nous sortir un sort de “terreur des hobbits", un "lumos" et un peu de télékynésie, manipulation des mites. Voilà l'étendue de toute sa magie. C'est … pas très impressionnant.

Ce personnage est une déception à chaque fois. Et le pire c'est que c'est le roi pour se débiner : il veut pas porter l'anneau par peur d'être corrompu (l'excuse facile), il peut pas accompagner Frodo au début de son périple (il vient de se rappeler qu'il a un bouquin à rendre à la bibliothèque) … J'imagine qu'il est toujours en rade de mana 🤷

Je reconnais parfaitement les prouesses du film et ses qualités mais globalement vu qu'il ne me fait pas rêver bha … ça ne m'émeut pas tant que ça. Biensûr, voir Sam prendre soin de Frodo c'est toujours cool. Il est toujours là à brandir sa promesse (et sa poêle) quand il faut le rappeler.

Elijah Wood est quand même la meilleure découverte de ce film. Cet acteur a une trop bonne gueule ! En plus il s'avère qu'il a l'air d'avoir d'excellent goûts en matière de film (il est notamment le producteur des films de Jim Hosking. Il est malheureusement assez peu présent à l'écran (matez surtout la série Dirk Gently avec lui !).

Je trouve le film trop sage. Il n'y a pas vraiment d'exhubérance, c'est toujours assez mesuré que ce soit dans l'action mais aussi bien dans les dialogues. C'est dommage je trouve. J'aurai aimé plus de magie, plus de violence, plus de gore, plus d'insulte, … Ça tranche vraiment par rapport aux productions précédentes de Peter Jackson que j'aime vraiment beaucoup.

Bon et sinon je vais chipoter mais ouai, vingt ans plus tard les effets spéciaux numériques commencent à faire un peu tache. Autant le Gollum ça va encore, mais certaines incrustations sur fond vert sont vraiment pas ouf. D'ailleurs je trouve que même dans la globalité le film n'est pas "joli" à voir. Je ne l'avais pas vu depuis très longtemps alors que je m'étais fait les hobbits plus récemment. Et justement de mémoire, je me souvenais de cette nouvelle trilogie comme étant dégueulasse avec des couleurs criardes et en fait … bha par moment c'est déjà là. La luminosité avec des teintes étranges sont vraiment pas top. Alors qu'à côté de ça, ils arrivent à faire d'autres moments vraiment très beaux notamment l'intérieur de chez Bilbo où la comté en général qui est toute mimi avec des couleurs chatoyantes sans être violentes.

Bref, j'arrive toujours pas à me plonger plus que ça dans le film même si je l'apprécie un peu. Et ce ne sont pas les quelques ajouts de la version longue qui me feront changer d'avis.

The Whale

Histoire : 🔗

Charlie est un divorcé en obèsité morbide. Son ami Liz qui est également infirmière lui dit clairement qu'il ne lui reste plus que quelques jours à vivre à ce rythme s'il ne se rend pas d'urgence à l'hôpital.

Il vit enfermé dans son appart, la plupart du temps dans son canapé d'où il donne des cours à distance. Il n'a presque plus d'interactions sociales et ne souhaite pas être soigné.

Ressenti : 🔗

Ce film me hypait depuis quelques-temps : une production A24 avec Darren Aronofsky aux commandes et Brendan Fraser à l'écran. Bon bha j'ai pas été déçu : c'est vraiment excellent ! Non sans dec c'est ultra bon.

Bon Darren Aronofsky c'est quitte ou double et je dois avouer que j'en attendais plus grand-chose. J'ai vraiment adoré ses premiers films : l'étrangeté de Pi, la dureté et le montage de Requiem for a Dream et mon favori The Fountain avec sa triple mono-histoire. Par contre Black Swan m'a gonflé et pire encore Noé était juste naze. J'ai pas tenté Mother! de peur d'être déçu une fois de plus.

Mais là, ça y est ce film me réconcilie avec le réalisateur. L'histoire est simple mais l'interpretation ouf de Brendan Fraser est une leçon. C'est probablement le meilleur acteur pour ce rôle. Alors que le personnage inspire beaucoup de pitié et vit dans une tristesse infinie, il parvient à ne pas prendre une tête de chien battu. Bien au contraire et c'est justement ce que je reprochais à Black Swan.

Je ne me souviens plus précisément du truc, ça devient vague maintenant mais dans Black Swan, on a le personnage de Nathalie Portman qui se fait martyriser. On a donc un personnage qui se lamente et qui est tristouille en se faisant marcher dessus et qui a baissé les bras. C'est le genre de personnage que je déteste. C'est méchant de ma part, c'est un manque d'empathie, mais j'aime les personnages inspirant qui se reléve, qui cesse de se faire marche dessus, qui regagne leur respect d'une manière ou d'une autre. Ce film m'a tellement gonflé qu'il m'a vacciné de Nathalie Portman que je ne vois plus qu'en pleurnicheuse à l'opposé total de son interpretation de Mathilda dans Léon !

Bref, ici, le pauvre Charlie est dans une situation des plus merdiques, il se sait condamner. Il est au fond du trou mais n'est pas pour autant en lambeau. Tout du moins il ne le montre pas et paraît même assez fort et résilient. Il se prend des grosses claques dans la gueule sans jamais s'effondrer, sans pour autant rager et renvoyer des coups : non il garde toujours contenance, il analyse, il comprend, il agit avec réflexion. C'est vraiment très fort et inspirant.

Un aspect très sympa du film c'est que même si l'histoire en elle-même ne contient pas d'action. Tout se déroule dans l'appartement de Charlie, mais par contre il y a quand même des "retournements de situation" juste par rapport aux nouvelles informations que l'on apprend. Au départ on sait juste qu'il est divorcé et prof d'université. Mais petit à petit de nouveaux éléments s'ajoutent et on comprend bien mieux ce qui a mené à cette situation.

spoils

En gros on apprend que le gars est divorcé parcequ'il a trompé sa femme avec un homme (Alan). Qui plus est c'est un de ses anciens étudiants.

Ensuite on apprend que bon même s'il aime sa femme, il savait probablement déjà qu'il était gay mais il voulait quand même un enfant (enfin c'est ce que j'interprête).

Son amie Liz est en fait la sœur de son nouveau mec. Elle s'occupe de lui parceque … bha Alan s'est tué à petit feu quand son père a appris son homosexualité.

Le père de Liz et Alan est une figure éminente de l'église "New Life". C'est donc un bigot homophobe qui nie son implication dans le mal être de son fils et de sa mort.

À côté de ça, l'ex-femme de Charlie nous est d'abord montré comme une femme qui a coupé tous les ponts entre son ex et sa fille. Mais au final on apprend qu'elle avait honte de la façon dont sa fille tourne en grandissant. Elle se sent responsable du fait que sa fille devienne "un monstre" et le planque donc à Charlie.

Bref, c'est vraiment du gros drame bien lourd, mais tout est amené étape par étape.

En même temps, on découvre le jeune Thomas qui vient prêcher pour sa paroisse (église New Life lui aussi). Mais il est démasqué par Ellie (la fille de Charlie) …

Ouai là je suis en train de me rendre compte en faisant le résumé que ça fait un peu telenovela alors que franchement c'est pas du tout le cas. C'est bien moins pataud que ce je raconte.

Toutes les révélations progressives s'enchaînent bien et permettent donc de comprendre Charlie mais également les autres personnages qui gravitent autour.

C'est un film tristouille, je vais pas vous le cacher, dès les cinq premières minutes on nous annonce clairement que Charlie va mourrir. L'ambiance est instantannée : il fait sombre, l'appart est tristouille, ça a l'air crado, le pauvre personnage respire super mal, il fait vraiment mal en point.

Étrangement la musique n'a pas une place plus prépondérante que cela. Elle reste très discrète, c'est un peu dommage parceque le réalisateur a prouvé plusieurs fois qu'il savait bien amplifier ses films avec elle.

Voilà, c'est un super film !

The Deer Hunter

Histoire : 🔗

Un groupe d'ami américains se doivent se rendre au vietnam pour la guerre. Ils en profitent à fond avant le départ.

Une fois sur place c'est, sans trop de surprise, très compliqué.

Ressenti : 🔗

C'est vraiment dur de ne pas spoiler le film. Le départ à la guerre intervient au final assez loin dans le film.

On est pas pressé ici, d'ailleurs le passage sur la guerre en lui-même est au final presque intégralement ellipsé. Ce n'est pas le propos du film. On a donc une longue phase de présentation des personnages dans leur pays natal. On découvre les interactions dans leur groupe et avec leur entourage proche.

suite très spoilé

Il y a ensuite le départ pour le vietnam qui est zappé. Et on arrive directement à un moment où nos personnages sont déjà prisonniers de l'ennemi. On voit la torture psychologique et physique qu'ils subissent.

Forcément les caractères des personnages ne sont ici plus exactement les mêmes. De Niro est toujours le pillier fort du groupe, c'est grâce à lui et à sa relation de confiance pré-existante avec Nick qu'ils vont parvenir à se sortir de leur bourbier. Pour cela, ils participent malgré eux à une partie de roulette russe où ils prennent le plus de risque possible avant de prendre l'ascendant sur leurs geolliers.

Après cela ils s'enfuient à trois le long de la rivière. Ils sont malheureusement séparés.

On suit désormais plus que Mike qui rentre au pays.

Et c'est là qu'on entre dans la seconde phase du film, le retour après la guerre. Le personnage est marqué de ses expériences. Il a du mal à affronter ses anciens proches mais il s'acclimate tout de même.

Il apprend Steve est lui aussi rentré mais qu'il n'est pas ici. Il le retrouve alors à l'hôpital où il est désormais en fauteuil roulant, il a perdu ses jambes et seul un bras fonctionne. Ce dernier n'ose plus rentrer chez lui, il est rempli de honte.

Cependant Mike découvre que Steve reçoit du pognon et des statuettes d'éléphant dont il ignore la provenance. Mike comprend que qu'il s'agit de Nick resté au Vietnam. Il part alors chercher ce dernier.

Sur place, la situation est très compliquée, le pays est au bord de l'effondrement mais à force de pot-de-vin il finit par retrouver la trace de son ami. Nick gagne de l'argent en participant à des jeux de roulette russe où du pognon est misé. Nick est 100% traumatisé et ne reconnait pas son ami qu'il semble ignorer. …

Le film est vraiment très cool en abordant la guerre plus sur l'aspect des vétérans traumatisés. C'est souvent uniquement sur des ptits détails que ça se joue pour Mike qui semble le plus fort psychologiquement, mais pour les autres le traumatisme est bien plus évident et prononcé. C'est pas mal de les voir atteint à différents degrés.

Bon, par contre c'est assez dur à imaginer que Nick ait pu jouer aussi longtemps et envoyer autant d'argent via ce système aussi … précaire et instable. Mais bon ça reste un film ^__^

C'est marrant de ne pas avoir choisi de bons américains élevés au grain. La bande de pote que l'on suit semble être d'origine russe ou tout du moins slave. Ils sont protestants, marmonne du russe, célèbre un marriage avec de la musique traditionnelle slave (notamment la musique de Tetris).

C'est quand même un peu dommage de ne pas avoir plus évoqué ce que ressentent les persos à l'idée de partir sur le front. Pourtant c'est des ptits gars issus du milieu ouvrier qui vivent pour certains dans une sorte de mobil-home crasseux : bref ils sont loin de vivre le rêve américain et se retrouvent embrigader dans une guerre qui ne les concernent pas plus que ça. Il y a assez peu de remise en cause mais bon pourquoi pas… c'est pas moi qui écris le scénar ^__^

Il y a un Robert De Niro en très grande forme mais aussi une Meryl Streep qui en est au tout début de sa carrière cinématographique. Ils ont tous les deux failli chopper un oscar pour leur rôle respectif mais non, pas de bol. Par contre le film en a quand même choppé cinq autres.

C'est marrant comme le titre français n'a rien à voir avec le titre US. En france on a le très chouette Voyage au bout de l'Enfer qui est plutôt explicite alors qu'en anglais c'est un simple The Deer Hunter qui se concentre sur le personnage de Mike qui certe est central mais qui … bha … ça efface un peu trop les autres personnages ou tout l'aspect traumatisme. Pour une fois le titre français est meilleur :-)

Très très chouette film qui aborde un peu les mêmes thêmatiques que Jacob's Ladder.

Tootsie

Histoire : 🔗

Michael est un acteur efficace et exigeant mais surtout difficile au point que pas grand monde accepte de le faire bosser. Son agent lui révèle cette situation mais l'acteur n'en démord pas, il veut un nouveau rôle.

Il décide alors de postuler pour un rôle de femme dans une série télévisuelle et se travestit donc.

Ressenti : 🔗

Je n'avais jamais vu ce classique. Je connaissais plus ou moins le sujet et je craignais vraiment que le film soit … un peu trop ancré dans son époque et dérape largement. Mais pas vraiment, il est au contraire plutôt bienveillant dans son approche de la vision des femmes.

Au lieu d'être une grosse comédie vulgaire faisant feu de tout bois pour des gags lourdingues, on a au final une comédie sur fond de romance mais surtout c'est couronné par une réflexion de son protagoniste principal où il déclare qu'il n'a jamais un aussi bon homme qu'en se travestissant en femme. Feindre la féminité l'a poussé à devenir meilleur.

Dustin Hoffman surjoue un peu lors de sa première transformation mais plus l'histoire se déroule moins c'est le cas. Mais c'est assez cool de le voir exprimer les relations avec les hommes lorsqu'il est perçu en tant que femme. L'acteur hasbeen qui fait un caprice pour aller chez elle et le réalisateur tyrannique méprisant persuadé de son charme et qui ne comprend pas qu'on puisse ne pas y être sensible sont tous deux tournés en dérision. Cela-dit le père de sa collègue actrice lui a le droit a un traitement bien moins comique, il tombe amoureux d'elle et tombera tristement des nues lorsqu'il découvre le pot aux roses.

Bill Murray apparait un peu dans le film dans un rôle secondaire.

La BO fleur bon les années 80 avec un Dave Grusin à la baguette. Il y a une vibe que j'apprécie tout particulièrement notamment le morceau An Actor's Life.

Bref, le film est très sympa avec quelques scènes cocasses mais c'est pas non plus la comédie délurée. C'est au contraire bien plus nuancé et n'a pas trop mal vieilli.

Into the Wild

Histoire : 🔗

Alors qu'il vient de décrocher son diplôme universitaire, Christopher aspire à plus de liberté loin des canons de la société. Il souhaite également s'émanciper de ses parents qui le lui déplaisent.

Il décide alors de se séparer du pognon de ses parents et de partir seul avec sa caisse pourrie dans l'Ouest et plus tard pourquoi pas rejoindre l'Alaska.

Ressenti : 🔗

Sean Penn à la réalisation adapte ici un bouquin relatant l'histoire vraie de Christopher McCandless. On a donc le droit à un grand voyage dans l'Ouest étasuniens.

Dur de ne pas spoiler même si je ne pense pas qu'être spoilé gâcherait ce film, je vous laisse le choix.

spoils

On s'en doute assez vite mais le destin du jeune homme est tragique. Le film nous dévoile le dénouement qu'à la fin malgré un montage sur deux timeline.

On suit la fin du voyage lorsqu'en Alaska il découvre un bus aménagé abandonné. Ses derniers jours où il soufre de son empoisonnement qui le pousse à mourir de faim extenué. Et en parallèle on a donc le début de son périple dans l'ordre chronologique.

Cette structure est pas mal même si je ne trouve pas que ça apporte grand-chose. Il n'y a pas tant de pont entre ses derniers jours et ce qui s'est passé auparavant.

On nous montre un personnage assez rêveur. Il est inspiré par les grands auteurs notamment Jack London ce qui explique son envie d'Alaska. Ce qui est très cool c'est que le personnage n'a jamais été montré pour se foutre de sa gueule alors qu'il brûle du pognon, il refuse de se plier au capitalisme en conservant sa vieille bagnole rouillé alors qu'on lui en propose une autre, il en vient même à brûler ses papiers d'identité, bref il ne rentre absolument pas dans le moule du rêve américain et pourtant il n'est pas non plus dépeint comme un marginal déluré.

Non, on nous montre bien qu'il a eu son diplôme, qu'il adore la lecture et que lorsque le besoin s'en fait ressentir, il est prêt à bosser pour se faire un peu de pognon. Il cotoie les communautés un peu plus underground avec les nomades/hippies mais sans pour autant adhérer complètement à cette façon de vivre. Il est toujours un peu différent des autres.

Apparemment le livre et le bouquin ont un peu adouci son ressentiement vis-à-vis de ses parents alors que c'est déjà pas spécialement tendre.

Autant sur certains points son périple fait un peu rêver (quand il reste dans les régions chaudes) autant quand il part au Nord ça me … refroidit.

J'ai beaucoup aimé les différentes rencontres qui ont lieu au cours du film. Même certaines qui ont beau être très courtes sont assez touchantes comme par-exemple la femme qui l'aide pour ses papiers et son hébergement d'urgence lorsqu'il est à LA ou bien Leonard Knight qui fait visiter sa Salvation Mountain qui n'est pas acteur mais le vrai gars qui a construit son monument.

Le film m'a pas mal rappelé l'excellent **Nomadland qui gravite un peu autour de certains aspects.

Première fois que je vois un film de Sean Penn et c'était excellent.

Retour sur Blocky et les résolveurs DNS

Bon étrangement ça parle pas mal de DNS ces derniers temps sur ma timeline du Fediverse du coup j'ai eu envie de faire un ptit retour sur Blocky.

Je vous ai fait un article il y a maintenant … presque 3 ans !! Il est toujours d'actualité.

Blocky a grandi 🔗

Alors déjà, j'utilise toujours Blocky. Le projet était vraiment tout jeune à l'époque et maintenant il a connu plein de nouvelles releases. Il marche toujours aussi bien en étant léger, rapide et toujours aussi simple à utiliser.

Niveau installation il commence à arriver dans les distros donc c'est encore plus simple qu'avant. Ça fait plaisir de le voir reconnu par le monde nunuxien :-)

Blocklists 🔗

Son premier argument de vente est dans son nom : il est là pour bloquer des requêtes. Il se repose donc sur des blocklists qu'il met à jour de lui-même, ça ne nécessite aucune intervention.

J'ai ajouté quelques blocklists dont celle de l'inénarrable Sebsauvage même si franchement ça ne sert que très peu dans mon cas.

Résolveurs upstreams 🔗

L'avantage de blocky par rapport à un résolveur classique est qu'il permet d'utiliser plusieurs résolveurs upstreams. Et quand je dis plusieurs c'est pas 2 comme on l'entend habituellement. Non là on peut en avoir autant qu'on veut.

Blocky va répartir les requêtes sur tous les résolveurs que vous allez lui filer. C'est l'un des avantages qui me plaît le plus dans ce logiciel. Ça permet de répartir mes requêtes sur biens plus de résolveurs différents.

De ce fait, si un résolveur "tombe" (que ce soit en panne ou entre de mauvaises mains), il ne vera qu'une petite partie de mon trafic DNS global. Ça augmente donc à la fois la fiabilité mais surtout ça réduit le potentiel de nuisance sur la vie privée d'un résolveur.

D'ailleurs chaque requête sera envoyé sur deux résolveurs et il prendra la réponse du plus rapide. Les résolveurs ne répondant pas assez vite ou bien étant en erreur auront moins de chance d'être contacté par la suite.

Exporter Prometheus 🔗

Une des nouveautés depuis mon article précédent est la présence d'un exporter prometheus. Cela permet donc de générer des stats et de visualiser tout cela dans grafana. Et franchement ? J'adore voir tout ça !

Que peut-on dire de ces stats ? 🔗

Pour cet article j'ai limité les stats sur les dernières 24h.

diverses stats plus ou moins utiles

Tous les champs ne sont pas fonctionnels mais c'est pas bien grave.

Alors déjà on a pas mal d'information dès ce premier écran.

Tout d'abord on voit que le temps de réponse moyen est de 2.41ms ce qui est extrèmement rapide. C'est en très grande partie grâce au cache qui évite d'aller consulter des ressources extérieures dans une grande partie des cas.

D'ailleurs on voit que 97% des réponses proviennent du cache. Bon j'ai un taux anormalement élevé de réponses provenant de ce dernier parceque j'ai certaines machines qui font des tests réseaux constamment vers des pairs réseaux identiques. Du coup, comme c'est testé chaque minute, bha … j'ai de très nombreuses requêtes pour la même destination.

Ensuite, on voit que j'ai généré près de 93000 requêtes et je n'ai eu que 2 erreurs (résolveurs upstreams HS si je ne m'abuse) durant cette période.

graphique montrant la répartition des durées de réponses concentrée majoritairement autour des 25ms.

Mes temps de réponses sont vraiment pas dégueux !

Alors là, je ne sais pas pourquoi mais Grafana a un bug d'affichage, il décale la légende vers le bas ce qui fausse tout. Il faut en gros tout décaller de deux lignes vers le bas.

Ce graph permet de voir un peu comment est réparti le temps de réponses. On voit que c'est très souvent autour des 25ms et surtout rien au-dessus de 200ms

C'est plutôt dispensable ce morceau.

46 de requêtes pour du AAAA et 54% pour du A

À peu près la moitié des requêtes sont pour de l'IPv6 !

Haa ça c'est de suite bien plus intéressant comme stats. Ça permet de voir qu'environ la moitié des pairs auxquels je me connecte je le fais en IPv6 ! C'est plutôt chouette !

On a fait la moitié du chemin pour pouvoir virer IPv4.

96% des requêtes proviennent du cache, 4% sont resolved et seulement 65 soit 0% ont été bloquées.

De l'intéret d'un résolveur cache bloquant.

Le cœur du boulot de Blocky. Ici on voit bien qu'il m'évite une énorme partie de trafic DNS sortant grâce à son cache. En plus ça accélère le process vu que ça reste local.

Répartition de l'utilisation des résolveurs upstreams. Le plus gros est à 7% et le plus petit à 1%.

Le graph qui me procure le plus de plaisir.

Voilà la dillution de mon trafic DNS représenté en 1 graph. On voit que le résolveur upstreams qui reçoit le plus de trafic de ma part n'en voit que 7%.

Idéalement j'aimerai bien en avoir encore plus dans la liste pour dilluer toujours plus. J'aimerai notamemment dégager ceux de Cloudflare de la liste et n'avoir si possible plus que du DoT ou DoH. Si jamais vous connaissez des fournisseurs qui peuvent répondre à mes critères, je suis preneur !

Blocky C'est super bien ! 🔗

Je vous le recommande chaudement en plus maintenant ils ont un ptit site web pour présenter le projet.

Le Salaire de la Peur

Histoire : 🔗

Dans les années 50, au milieu de l'amérique du sud dans un bled paumé à moitié isolé, les gens sont un peu dans la misère et s'ennuient. Mario notre protagoniste zone au troquet du coin quand arrive Jo un parisien tout comme lui et ils deviennent de fait potes.

La compagnie pétrolière qui officie dans le secteur cherche 4 personnes pour aller en urgence apporter de la nitroglycérine à 500km à bord de camion. La mission est particulièrement risquée ce qui explique le salaire démesuré proposé qui attire pas mal les convoitises.

Ressenti : 🔗

Un classique parmi les classiques !

Le problème de ce film est qu'au final c'est assez long à démarrer. Le départ en camion met vraiment longtemps avant d'arriver. C'est un poil dommage parceque c'est pas le moment le plus passionnant.

C'est marrant de voir que dans ce film il y a Mario et Luigi mais ils ne sont pas frêres, ni plombiers, ni en salopette, ni … ouai il n'y a rien quoi.

Le film date de 1953 et autant certaiens interactions entre protagonistes sont assez étranges autant les dialogues sont incroyablement pas si marqué que ça. Les expressions, les insultes, le phrasé non c'est étrangement moderne !

J'ai beaucoup aimé l'association Jo et Mario. Leur relation change beaucoup dans le film avec des rapports de force qui s'inversent, des façades qui tombent c'est très cool.

D'ailleurs c'est marrant, dans mes souvenirs il y avait Lino Ventura dans le film et pourtant … bha … heu … non. J'imagine que c'est Charles Vanel qui incarne Jo dont le souvenir s'est brouillé et distordu.

J'ai trouvé une version remasterisée vraiment très propre avec une image noir & blanc avec beaucoup de piqué. La version américaine a été amputée d'une demi-heure de contenu parceque le film n'est pas 100% gentil vis-à-vis des USA et de leur business en amérique latine. C'est un peu sévère alors que le film en lui-même n'est pas si critique que ça.

Ils se sont fait chier pour le film, il y a d'ailleurs eu 2 noyés lors du tournage. Certains acteurs ont chopé des maladies, ils ont vraiment joué à patauger dans du pétrole, ils ont balancé le camion dans un ravin…

C'est rare les films français dans le top250 IMDB et il en est ! Je comprends très bien que le film en soit, il est vraiment très très chouette avec une histoire super simple mais qui laisse la part-belle aux acteurs et à la mise en scène pour instiller la tension constante du film. Au début, on s'emmerde, on a chaud, on est dans ce troquet merdique limite poisseux. Ça n'avance pas trop, ça nous introduit les personnages assez lentement.

Quand ça démarre, c'est bon on y est, au début c'est l'excitation : enfin de l'action, du mouvement, de nouveaux décors. On est dans le camion, bercé lentement et prudemment mais on progresse. On ne sait pas trop où on va, quels obstacles on va rencontrer mais la prudence est de mise. De nombreux indices sur les personnages apparaissent subtilement, on comprend vite qu'ils ne sont pas aussi stéréotypés que ça en avait l'air. Et plus ça progress plus ça gagne en profondeur.

Ça craque et les masques tombent. Il y a inversion des rapports de force, les situations sont inversées mais alors que ça pourrait forcer le trait et limite partir en blagounettes, le ton du film reste sérieux.

Bref, c'est très chouette et même si ça n'a pas l'entrain, la puissance et l'exaltation d'un Fury Road, cette balade en camion reste éprouvante pour les nerfs.

Barry Lyndon

Histoire : 🔗

Redmond Barry tombe amoureux de sa cousine Nora. Celle-ci souhaite néanmoins se marier avec un capitaine ce qui permettrait d'assurer un avenir à une bonne partie de la famille.

Redmond défie en duel le capitaine et gagne le duel, il doit cependant prendre la fuite pour éviter des accusations de meurtres. Il se fait dépouiller dans sa fuite et s'engage donc dans l'armée sans le sou alors que la France menace d'envahir le Royaume-uni.

Ressenti : 🔗

Brrrr, les histoires se déroulant dans les années 1700 c'est pas mon truc. J'ai horreur de cette époque et de tout ce qui entoure la bourgeoisie comme on se l'imagine de cette époque. Les perruques, le paraître, l'hypocrisie, les jeux de dominations masqués, ça se fait passer pour des puritains bref tout le bordel usuel.

J'ai plusieurs fois repoussé le visionnage de ce film à cause de cela mais bon, je continue sur ma lancée Stanley Kubrick. Là c'est un gros morceau de plus de 3 heures en plus, donc j'ai prévu le plaid prêt à subir les conséquences d'une éventuelle sieste.

Et j'ai pas réussi. L'histoire était moins neuneu que prévu, j'ai pas réussi à sombrer. J'ai même trouvé ça intéressant.

J'ai presque eu l'impression de voir un Scarface, en Angleterre, en 1750. On suit le destin d'un ptit gars qui n'en veut. Il part de presque rien et aspire à être anoblis et de vivre dans le faste et bon bha je vous spoil qu'un peu mais il y parvient. Non sans mal et avec quelques détours assez innatendus.

Bon même si l'aspect 1750 était bien présent, ce n'était pas non plus la sève du film. Pourtant le réalisateur s'est donné du mal pour que ça soit crédible. La musique est d'époque, certains costumes sont d'authentiques frusques d'époque (la très grande majorité a quand même été créée pour l'occasion, hein), l'éclairage était principalement à la bougie… Bref, ils ont tenté de pas trop tricher.

Au début du film ça montre un peu la guerre. Et c'est assez particulier quand même à l'époque. Les fameux red coat qui marche pépouzes à leur rythme en ligne droite pendant que les français les dézinguent. C'est … heu … pas très optimisé dis donc d'un point de vue stratégie.

Un peu plus loin dans l'histoire on a des passages où des personnages jouent aux cartes en pariant et en trichant. C'était assez marrant et j'imagine que ça a inspiré le jeu Card Shark (je n'y ai pas joué mais j'ai vu un peu des gens y jouer).

Bref, le film est une bonne surprise et ses trois heures sont bien passées.

Cyberpunk 2077

Et bhé… Ça fait quelques années que je l'attendais. Non pas comme le messie mais quand même j'avais un peu de hype.

Les trailers, les vidéos et tout ont suscité mon intéret très tôt dans le projet même si j'avais toujours une crainte latente dans le fond. Le studio polonais derrière le jeu jouit d'une cote de popularité sans faille avant la sortie du jeu. Leur travail sur The Witcher 3 a été acclamé autant par la presse que par les joueurs. Le jeu est immense, super bien fait aussi bien techniquement qu'artistiquement.

Bon pas de bol, je l'ai testé et j'ai pas accroché. Mais c'est en très grande partie pour son gameplay et surtout le fait que globalement j'ai vraiment du mal aux jeux à la troisième personne. Surtout les jeux modernes pensés pour être joué à la manette et j'aime pas jouer à la manette. Bref, après cinq six heures, j'ai abandonné The Witcher 3.

Mais quand j'ai appris que le prochain jeu du studio serait dans un univers cyberpunk mais que surtout ce coup-ci ce serait à la première personne, c'était comme si j'étais le dernier client qu'ils voulaient à tout prix charmer. Tout le monde a aimé leur précédent jeu sauf moi, du coup, là, ils adaptent leur cahier des charges pour convaincre le dernier réticent pour que moi aussi je les encense ! J'en suis sûr !

centre-ville un peu calme

Le centre-ville au lever du soleil, c'est encore calme

Bon, Cyberpunk 2077 est sorti dans un fracas assez énormissime. Faut dire que les "gamers" font drama de tout bois. Le studio pressé par le pognon des décideurs doit sortir le jeu au plus vite bien qu'ils aient réussi à reporter de plusieurs mois le jeu. Le jeu doit sortir sur les consoles vieillissantes et … bha … matériellement elles sont à la rue. Bref, ce qui devait arriver arriva, le jeu déconne à mort sur consoles alors qu'il s'en sort pas mal du tout sur PC. Sans surprise c'est le drame, ça fait des memes dans tous les sens, ça pleurniche. L'action en bourse du studio dégringole, ça parle de procès tout ça, les équipes du jeu viennent de se prendre des mois de crunch et ils vont devoir continuer pour patcher au plus vite pour que les brouettes puissent s'accomoder de la palette de parpaing que représente le jeu.

Le studio donne l'impression qu'il est perdu, la roadmap change sans cesse, le nouveau contenu valse toussa et bien qu'il y ait du drama, le jeu marche quand même bien. Il fait un bon nombre de vente mais les "gamers" étant les "gamers" ça crache sur le jeu très vocalement. Mais si l'on prend un peu de recul c'est quand même une grosse tuerie qui coche à peu près toutes les features du cahier des charges.

Une route bien remplie, d'immenses buildings, des poissons holographiques.

Ça y est on approche de l'heure de pointe matinale dans l'extrème centre.

J'ai suivi tout ça de loin en attendant patiemment d'avoir une machine capable de le faire tourner convenablement (et que les patchs améliorent l'expérience). J'ai un peu regardé des vidéos de compils de bugs, un peu de gameplay mais vraiment très peu pour ne pas me spoiler. De ce que j'en vois c'est magnifique mais j'ai peur que le gameplay en lui-même ne soit pas spécialement ma tasse de thé. Les combats ont l'air très RPG-esque, l'infiltration ça a l'air un peu bancal, la conduite tout le monde semble dire que c'est pas ouf (bien loin d'un GTA), la ville serait impressionnante de loin mais dans les détails ça ferait pas illusion bien longtemps. Mais tout ça, c'est issu de sources que je ne connais pas, c'est glâné au hasard du web et le tout de façon superficielle.

Enfin je l'ai ! 🔗

Début janvier 2023, j'ai ma nouvelle carte graphique, le lendemain je me prends le jeu. Fébrilement je l'installe un jeudi soir en sachant que les 70Go seraient un peu longs mais au moins le lendemain je pourrai le lancer sans attendre. À 23h30 le téléchargement a fini. Faudrait ptet que je le lance pour voir s'il tourne bien sous linux, au cas où…

Je le lance, un ptit tour dans les réglages, je fous tout à fond. Il y a un benchmark intégré : c'est parti. WOW la claque visuelle !!! Et ça tourne entre 30 et 60fps je suis comblé.

marché nocturne avec des lampions : ambiance asiatique.

Rhaaa ce que c'est beau ce ptit marché nocture couvert.

Bon, tant qu'à y être je lance la campagne, histoire de configurer les touches juste pour voir. Hop, je fabrique mon perso. Couleur des yeux, coupe de cheveux, la barbe, les tatouages, taille de la bite, les stats. Hop, je lance le truc et seconde claque : mais qu'est-ce que c'est beau !!!

Ptain, ils ont pas déconné. Leur moteur graphique est ptet une horreur pour eux (d'ailleurs leur prochain jeu ils arrêtent, ils partent sur de l'Unreal Engine si je ne m'abuse) mais à l'écran ça en jette. Le design du premier endroit où l'on traine est très impressionnant. Bref, faut vraiment que j'aille au lit.

Alors alors d'un techniquement ? 🔗

Le jeu tourne parfaitement sous linux. Pas de problèmes spécifique, il passe très bien dans sway, je peux changer de workspace sans faire planter le jeu, c'est bien branlé franchement.

Le jeu sait très bien s'en sortir du bépo. Il galère pas avec les touches, c'est un très bon point. Par contre les cocos, certaines touches sont hardcodées… c'est pas bien malin. Bon c'est pas insurmontable mais c'est dommage de ne pas avoir permis de tout reconfigurer.

exterieur de la ville où les puits de pétrole trônent au milieu des cabanons délabrés

Certains extérieurs sont peu reluisants.

Bon visuellement je l'ai déjà dit mais c'est clairement très très impressionnant. C'est le jeu le plus abouti visuellement que je possède et de loin. La ville et ses éclairages sont vraiment convaincants mais alors par contre les personnages ... Ils sont tous particulièrement bien fait le dernier détail qui brise encore l'illusion sont les cheveux mais on se rapproche d'une expérience cinématique !

Le seul point négatif concernant les PNJ random c'est qu'ils ont trois morphologies uniquement : il y l'enfant, l'adulte et le gros. C'est tout. Bon, je me doute que c'est par "facilité" technique. Histoire de ne pas avoir à modéliser cinquante mille vêtements différents ni avoir trop de modèle d'animations différents. On va mettre ça sur le coup du cyberpunk : dans le futur, tous les gens se traficotent le corps pour rentrer dans ces idéaux de beauté et se standardiser. Hop, ça passe.

Une gargottes, des néons et des prostitués dans ce quartier animé surtout la nuit.

JigJig Street pour les soirs où les besoins se font ressentir.

C'est tellement bien foutu que c'en est très agréable d'aller se promener sans objectif, juste regarder le monde : les ruelles sombres, les plazza suspendues, le désert, les nuages, la pluie. Les jeux de lumières sont ouf. Le seul truc qui me manque pour parfaire c'est de pouvoir activer le ray-tracing qui n'est pas compatible avec les GPU AMD sous linux pour le moment mais il y a fort à parier que ça va arriver (merci à l'équipe de mesa en passant). Le jeu use et abuse de surfaces avec des reflets et sans ray-tracing ce sont ce qu'on apelle des screen-space reflections : c'est-à-dire que les réflets sont calculées par rapport à ce qui est affiché à l'écran. On ne peut donc pas avoir de reflet d'une chose non présente à l'écran ce qui marche très souvent mais qui donne des effets bizarres notamment lorsqu'on regarde une étendue d'eau et où donc les réflexions sur les bords gauches et droites de l'écran n'ont pas de réflets crédibles. Pareil, les miroirs ne marchent pas avec cette méthode. On est assez habitués, c'est ce qui se fait tout le temps mais les rares jeux qui ont implémenté ça en raytracing sont assez bluffant.

Un motel avec des palmiers et des éoliennes en bordures de ville.

D'autres extérieurs sont bien plus sympatiques quand même.

Bon par contre un point noir c'est qu'ils ont dû optimiser à mort pour que ça tourne convenablement et il y a un point où ça se remarque c'est les entités qui disparaissent dès qu'on a le dos tourné. Si jamais vous passez une voiture ou un piéton en vue, lorsque vous vous retournez, il y a fort à parier que ça ait disparu (et que ce soit remplacé éventuellement par un autre). Dans les phases de combats ou de courses pas de souci c'est pas affecté, mais dans les phases plus relax c'est tout le temps. Apparemment il existe des mods qui tentent de corriger ça mais non sans impact négatif sur les perfs.

Ma plus grosse crainte : le gameplay 🔗

Bon les devs se sont attaqués à un gros morceau : ils sont habitués à faire du RPG médiéval à la troisième personne et là ils transitionnent vers du GTA en FPS mais surtout en conservant leurs racines de RPG. Il n'y a pas tant de jeu comparable à vrai dire.

La comparaison avec les mastodontes que sont GTA, les FPS, les jeux d'infiltrations et les RPG risque d'être douloureuse et surtout parvenir à bien mélanger le tout c'est pas ce qu'il y a de plus simple.

Tuut Tuut 🔗

Bon commençons par la conduite : c'est ok+ on va dire. Il y a pas mal de voitures différentes et même des motos. Leurs comportements sont différents et du coup la conduite n'est clairement pas la même. C'est pas mal du tout. Par contre les sensations de vitesse on oublie.

La voiture semble tanguer en roulant à 88km/h.

Là c'est juste avant un accident ^__^

C'est dommage, ça se joue à pas grand-chose. Je pense que juste en réduisant le FOV avec la vitesse et en ajoutant un léger motion blur ça aurait déjà grandement amélioré le truc. Un autre truc chiant c'est qu'une fois que le véhicule est à vitesse max, la boucle sonore est insupportable. C'est aussi un détail mais c'est assez irritant surtout que c'est facile d'y arriver.

La circulation de la ville est pas très crédible. Ils conduisent tous de façon strictement identique et ça se ressent. Ils font pas d'écart, ils sont sur rails et c'est vraiment quand tu en percutes un qu'ils semblent avoir un comportement un peu plus humain quand ils prennent la fuite. Ha et là où c'est réaliste c'est que personne ne met son cligno…

Le compteur de la moto est interactif en vue à la première personne.

En moto c'est je préfère la vue à la première personne.

Pann Pann 🔗

Pour la partie FPS : c'est ok. Bon les déplacements sont assez lourdeaux, on se cogne souvent sur des éléments du décor mais ça peut aller franchement. Ça rapelle pas mal Mirror's Edge d'ailleurs dans les déplacements. C'est un style que j'apprécie pas trop mais c'est pas à chier non plus, c'est une question de goût.

Pour les flingues c'est pas mal varié mais pas non plus transcendant. On passe son temps à looter de nouvelles armes, comparer les stats associées et voilà. On a une dizaine de type d'arme différent en gros. C'est des trucs très réalistes qui pourraient déjà exister (ou presque), rien de bien exotique.

Une moto jaune au en bord de désert.

Mon fidèle destrier.

Par contre c'est le mélange FPS et RPG qui est très frustrant. Vous allez viser comme un dieu et enchaîner les headshots, cool non ? Mais vous allez le faire sur le même personnage : pour buter 1 ennemi il va faloir vider deux/trois chargeurs avec pas mal de headshots. Bha oui ma ptite dame : c'est un RPG, donc selon votre niveau et celui de l'ennemi bha on se retrouve dans la situation surréaliste où lui vous dégomme en one-shot en vous tirant dans l'orteil et où vous lui avez balancé dix kilos de plomb dans l'œil et qu'il tient encore debout. C'est le plus gros point noir à mon sens. Moi qui suis un très gros fan de FPS j'ai vraiment du mal à m'adapter à cette règle. Ça donne vraiment des combats éprouvants et frustrants où il faut se planquer derrière une caisse et s'attarder sur chaque ennemi pendant un long moment sans prendre le moindre risque.

Les sensations de tirs sont pas dégueux sinon mais c'est complètement annihilé par l'insensibilité des ennemis. Il y a d'ailleurs une belle collection d'arme contondantes ou de katana mais le maniement se réduit à coup rapide/gros coup/pârer. C'est pas ça qui va approfondir l'intéret. Le lancer de couteau est assez marrant cela dit.

Pfioumm Pfioumm 🔗

Bon niveau infiltration qu'est-ce qu'il y a à en dire ? Et bhé c'est dommage ça pourrait être excellent mais ça échoue à pas grand-chose. En gros, on peut pirater les ennemis pour leur infliger des dégats, les faire brûler, les rendre sourd, bloquer leur vision, les foutre dans le coma : c'est super cool. Ça marche avec un système de "RAM" qui est consommée et qui remonte petit à petit, c'est vraiment très bon.

Interface de piratage avec à gauche les choix possibles.

Ceux-là vont passer un sale moment à cause des piratages.

Par contre, à partir du moment où 1 ennemi vous a reperé, même si vous l'abattez sans témoin, loin de tout le monde, même sans coup de feu, vous passez en mode combat et tous les ennemis de la zone fondent sur vous. C'est justifié par le fait que les ennemis sont en réseau et qu'ils peuvent donc communiquer les uns avec les autres automagiquement. Du coup, à la moindre erreur, l'infiltration s'achève et là c'est baston. Pareil, si vous avez un flingue avec un silencieux, si vous tuez pas votre cible au premier coup, tout le monde sera alerté enfin parfois non (j'ai pas capté la logique). Et quand un headshot ne parvient pas à tuer une cible … bha … ça enlève tout l'intéret des flingues avec silencieux. Bon encore une fois, j'ai cru comprendre qu'il existait un mod pour cet aspect du jeu.

? ? 🔗

Et le RPG pur ? Le jeu demande de choisir parmis trois origines possibles pour son personnage ce qui débloquera des options de dialogues tout le long du jeu. C'est parfois anecdotique, parfois ça change un peu plus le dénouement de certaines situations. Mais ça reste assez gentillet sur ce point, c'est presque anecdotique.

Cependant, le jeu est truffé de dialogues à choix multiples et parfois certains sont assez difficiles. On a vraiment le sentiment que ça change la façon dont certains personnages interagissent avec nous. Ça marche vraiment très bien et pas uniquement dans la quête principale, même certaines quêtes annexes demandent à faire des choix avec des conséquences biens moindres mais qui sont des choix moraux assez difficiles.

Non là, sur ce point, rien à redire.

Marchand de journaux et de frites.

Quand il fait faim à 3h du mat. (non ça ne sert à rien)

On gagne des niveaux selon cinq arbres technologiques différents avec des compétences passives/actives à débloquer en fonction des points accumulés. Au début j'ai privilégié les compétences de baston mais par la suite j'ai voulu m'éloigner de ça pour aller plus dans l'infiltration et le piratage et ça a radicalement changé la façon dont j'ai abordé la suite des affrontements. Ça marche impec.

Il n'est pas possible de débloquer toutes les compétences, on est limité au niveau 50 et donc à vue de nez on ne peut débloquer que 40% des arbres technologiques, c'est pas con. On ne peut pas créer un dieu vivant.

Bon par contre un truc que je trouve étrange c'est concernant tout ce qui est quêtes annexes : en gros quand on arrive pour la première fois dans un nouveau quartier, on reçoit un appel du "fixer" local qui est à même de donner des missions. Et … c'est tout. On a beau aller voir la personne physiquement ou bien l'appeler, il ne se passe rien. Il faut aller sur la carte, vers une icône près de là où se trouve la mission pour que l'on reçoive un appel du fixer en question. Je trouve ce fonctionnement très étrange et absolument pas naturel. Ça brise pas mal l'immersion puisqu'au final on se retrouve à sortir la map et à se rendre sur un point fictif pour que “oh magie” un PNJ nous propose une mission quand on arrive à proximité. Je ne l'ai d'ailleurs compris qu'après avoir fini une première fois la quête principale. C'est dommage.

Le flou de mouvement est plutôt bien réussi contrairement à plein de jeu.

Pour une fois qu'un motion blur est réussi en floutant comme il faut sans baver sur les zones nettes…

Tiens le ptit détail qui m'a bien plu c'est que les quêtes ont pour nom des titres de chansons. Oui c'est tout con mais c'est raccord avec le fait que l'on suive un mec qui fait de la musique.

Style de jeu 🔗

Le jeu propose plusieurs façons d'aborder ses quêtes avec très souvent plusieurs moyens d'atteindre un endroit. C'est pas aussi travaillé qu'un Dishonored mais ça a le mérite d'exister. Pour rentrer dans un bar, on peut tenter de filer un pourboire au videur, le menacer de lui péter la gueule, trouver des billets auprès de la file d'attente ou bien trouver une entrée alternative. C'est pas toujours aussi varié mais il y a quasiment toujours au moins une alternative. C'est un excellent point, le seul problème c'est qu'on le voit vite arriver à dix bornes.

Au global 🔗

Bha le gameplay global est quand même plutôt bon. Il n'excelle sur aucun des points mais il n'est mauvais nul part pour autant.

Night City 🔗

La ville est le gros point fort du jeu. Le jeu parvient très bien à donner une impression de gigantisme alors qu'au final elle n'est pas bien grande mais sa construction est bien adapté à un jeu vidéo. C'est quand même parfois étrange, quand une mission nous demande de ramener une personne/un véhicule quelque part et que ce soit généralement à moins d'un kilomètre. Ça devient un peu une blague au bout d'un moment ^__^.

Balade en moto sur l'autoroute vers les éoliennes.

Ouai j'aime vraiment cet environnement ptet presque plus que la ville.

Les différents quartiers ont bien leur identité, on a le côté ville de bord de mer à touriste, le côté zone industrielle dégueulasse, les beaux quartiers en hauteur avec ses villas (ptet un peu trop petit cet aspect), le quartier chinois, le centre où les corpos ont toutes leur siège plus imposant l'une que l'autre.

Ha il y a également les ptits marchés avec les différentes gargottes qui sont très cool. Ils ont modélisé pas mal de restaus et bars (à putes parfois même). Je ne pensais pas pouvoir visiter autant de bâtiments différents, je pensais vraiment que la ville serait bien moins travaillée de l'intérieur.

On peut améliorer son personnage dans les cliniques des charcudoc qui propose différentes améliorations physiques. On aura assez vite la possibilité d'améliorer ses gambettes avec un système de double saut. Et là, wow, le jeu prend une toute autre dimension : de très nombreux endroits en hauteur deviennent accessibles. La ville est vraiment en 3D : il n'y a pas que les rues au niveau des piétons mais également tous les balcons, les rebords, les corniches, les toits qui ont été travaillés. Notre personnage a beau être lourdingue à se coincer dans le moindre potelet, il est quand même bien agile et sait s'accrocher à un peu tous les rebords, c'est une joie !

intérieur d'une bagnole parfaitement modélisé.

La vue subjective des bagnoles est pas très pratique mais ils se sont fait bien chier à modéliser tout l'intérieur de toutes les pagnoles.

La vibe cyberpunk est bien présente avec les écrans de pubs immenses, les néons et la météo accentue d'autant plus cet effet avec parfois une pluie sombre ou bien une tempête de sable nappant toute l'atmosphère d'un voile orangé que j'affectionne fort.

Ils ont fait un énorme boulot pour créer des marques, des logos, des designs pour les bagnoles, pour la bouffe, pour leurs bars. C'est très impressionnant et ça marche sacrément bien. Les marques de soda ont leur identité propre avec même un slogan et leur pub télévisée. D'ailleurs il y a même des émissions de téloches visionnables.

Et toujours concernant le world-building, ils ont créé un groupe virtuel avec un logo, une histoire, des concerts, des affiches et même des morceaux de musique. On finit vraiment par y croire ! Ce monde fini vraiment par exister et on en fait partie.

Je m'étonne même à ne pas passer les dialogues ni même certaines phases de déplacements. Il y a des points de fast-travel sur la map mais je ne m'en suis servi qu'une fois : le monde qu'ils ont créé est si chouette et captivant que je ne m'en suis pas lassé. Les différents quartiers de la ville ont chacun leur identité propre, mais je dois avouer que je ne saurai absolument pas m'y déplacer sans le GPS.

En fait on arrive dans une sorte d'uncanny valley : Night City est vraiment très bien faite mais du coup certains détails brisent le truc et sont presque dérangeants. C'est dommage et c'est probable qu'avec quelques années de plus de dev, ils auraient pu pousser encore plus l'immersion. On ne croise par exemple jamais de pompier ou d'ambulance, on a beau créer des accidents de bagnoles c'est sans aucune conséquence, on peut dépouiller un peu tous les environnements qu'on trouve sans que personne ne réagisse, il y a tellement de lieux ouverts que l'on peut visiter que ceux où c'est fermé c'est presque bizarre, il y a quasiment que des pubs pour des trucs de cul ou de bouffe, les piétons ne font presque que piétonner et il y a peu d'interactions sinon. Je ne critique pas, hein. Ils ont déjà atteint un sommet mais il y a tout un tas de pistes à explorer dans le futur.

16fps seulement dans le benchmark montrant le bar El Cojo Loco.

Du bar à l'américaine dans le benchmark.

En fait on sent que le jeu est un one-shot pour son studio. Ils ont fait le jeu et hop c'est un produit fini. Ils auraient adopté le principe du game-as-a-service avec l'intention de l'agrandir constamment tant que les clients sont là, la ville pourrait continuer de grandir et de gagner en crédibilité.

Mais là où j'ai été le plus surpris c'est qu'on peut sortir de la ville et arpenter le désert alentour. Alors certe, c'est bien moins dense d'un point de vue contenu, c'est sûr mais c'est pas non plus 100% vide. Déjà, c'est également très beau, mais en plus il y a un endroit avec des éoliennes, un autre avec des fermes sous serres, un autre avec une décharge immense… Ils n'ont pas négligé cet aspect pour autant.

Au final 🔗

Je me régale et malgré quelques points frustrants, je pense que la proposition globale du titre est assez hors norme.

Ils ont fait un gros boulot d'immersion qui est malheureusement négligé sur certains aspects mais ça se ressent.

Le jeu propose 100h de contenu et j'aurai adoré en avoir le triple ^__^ J'espère que les prochains DLC prolongeront bien la soupe.


Il y a plein de points que je n'ai pas abordé a commencé par l'histoire que je préfère vous laisser déguster. Elle vaut le coup d'œil à elle seule. Les sidequests sont vraiment très cool également. Il y a tout un tas de références à d'autres œuvres de SF (matrix, akira, gits, blade runner…).


La ptite place à la sortie du Cojo Loco.

La fin du benchmark avec 15 malheureux FPS.


Bon j'avais pas trop d'autre endroit où le mettre mais concernant l'histoire il y a un truc bizarre. En gros on a un personnage qui est mort il y a 50ans avec nous. On rencontre des gens qui ont vécu avec lui à l'époque et qui aujourd'hui ont tous l'air … bha d'avoir bien moins de cinquante ans. Encore une fois on peut mettre ça sur le coup du transhumanisme et tout mais c'est quand même bizarre qu'aucun n'ait plus de vécu que ça. Aussi bien physiquement que dans l'état d'esprit d'ailleurs. Et c'est d'autant plus étrange qu'il n'y aurait eu juste qu'à changer un peu les dates pour qu'il y ait moins de dissonnance sur ce point.

garé au milieu de nul part dans le désert (encore)

Oui oui j'adore cet endroit.

Récap 42 : Janvier 2023

Allez pour fêter cette nouvelle année, j'ai renouvellé ma carte graphique. J'ai un joli ptit monstre qui me permet de nouveau à jouer à un peu tout sans trop réflêchir à la compatibilité.

Du coup, premier nouveau jeu Cyberpunk 2077 et c'est un peu à cause de lui que du coup c'est assez calme sur le blog ce mois-ci.

Blog 🔗

J'ai retouillé deux trois trucs sur le blog. Déjà sur le RSS j'ai changé le titre des visionnages afin d'ajouter un ptit header reconnaissable. J'ai bidouillé également les catégories dans le flux histoire qu'il y ait des tags supplémentaires.

Et surtout j'ai pas mal modifié les pages de listings. J'ai viré les grosses cartes qui donnait un aperçu de chaque article et j'ai remplacé ça par un classement chronologique avec séparation mensuelle et je n'affiche plus que le titre. Ça donne un affichage bien plus compact, c'est plus pratique et j'ai quand même gardé l'aperçu que l'on peut avoir en survolant la ptite . Voilà, ça donne des pages plus légères visuellement.

En bref ce mois-ci : 1 article, 6 commentaires, 11 visionnages, 508943 requêtes, 52952 visiteurs uniques pour 9.01 Go de trafic.

Films 🔗

Séries 🔗

Willow 🔗

Aie aie aie. J'adore le film sorti en 1988. Ça m'émoustille plus que les films du seigneur des anneaux.

J'aime bien le ton pas trop sérieux mais sans non plus être dans la bouffonerie, les effets spéciaux, les décors, les acteurs, non j'aime vraiment beaucoup le film et là une série qui arrive près de trente cinq ans plus tard après de nombreux projets de suites et compagnie, enfin.

À la première vue du trailer c'est la douche froide. Bon, bha … Bha, je vais quand même regarder mais la hype est bien redescendue malgré une partie du casting qui est de retour.

Bon bha c'est un massacre. Rhaaaa ce que c'est navrant.

Le public cible est l'ado rebel mais le rebel vu par Disney donc pas vraiment rebel, hein. On a donc plein de mioches qui se galochent ou veulent le faire. Mais vraiment rien ne va, c'est blindé d'incohérence, c'est moche, ça semble déborder de pognon mais certains costumes sont de simples jeans, on a même droit à un personnage avec un onesie o___O.

Chaque épisode se conclue par une musique qui … n'a rien à voir. Alors qu'ils ressortent la musique d'origine à d'autres moments et que celle-ci est juste géniale : incompréhensible.

Ils visent un public d'ado qui n'a probablement pas vu le film mais ils font constamment des clins d'œil au film. Pourquoi faire ça ? Ils se sont clairement éloigné du film dans le ton et le public d'origine du film a quarante balais. Soit vous jouez le tout pour le tout et tentez de poursuivre ce qui s'est fait dans le film soit vous le zappez et repartez sur de nouvelles bases pour plaire à un nouveau public.

Ça déborde d'incohérences en plus. Il y a constamment des tentatives d'humour lourdeaude, les personnages sont pas attachants et la ptite équipe est juste en train de se tirer dans les pattes les uns des autres.

Rhhaa et puis ce pauvre Willow il est là que pour déballer du lore. Trois fois sur quatre ça ne sert à rien si ce n'est ajouté du lore assez insipide et ça sort un peu de nulle part. Ça donne vraiment l'impression qu'il a été rajouté parceque c'est le nom de la série : il ne sert à rien.

Le truc cool c'est que mims la fille du personnage est la vraie fille de l'acteur. Voilà, c'est bien maigre. À chier, encore une fois merci Disney.

Et visiblement aux US ça chouine parceque c'est woke. Et ouai dans un monde de magie et de créatures mythiques et compagnie il y a des personnages gays !!! Ptain, rien ne va dans la série et le seul truc que vous voulez reprocher c'est ça ?! Pffff que vous êtes lamentables.

Jeux 🔗

Cyperpunk 2077 🔗

Je me régale ! Mais je vous en parle un peu mieux très bientôt.

Nuxeries 🔗

J'ai changé de carte graphique et du coup il a fallu que j'adapte mon ptit nunux à cela. Bon je suis passé d'une AMD RX580 à une AMD RX6950. D'ailleurs c'est marrant il y a dix ans ou plus j'avais une radeon 6950HD qui n'a au final rien à voir.

Bref, AMD étant très sympa avec le monde du libre, ils contribuent au kernel linux avec un bout de driver libre (côté kernel) qui permet de faire tourner soit leur driver proprio à eux (côté userland) soit le driver libre communautaire (toujours côté userland). Et c'est intégré dans le kernel classique, rien d'exotique du tout.

Le seul truc un peu particulier, c'est qu'il faut s'assurer d'avoir le firmware correspondant au GPU que l'on possède. Du coup, la seule chose que j'ai réellement eu à faire est d'inclure le bon firmware dans le kernel. Pour cela, il suffit d'éditer la ligne CONFIG_EXTRA_FIRMWARE dans /usr/src/linux/.config et d'y ajouter les bons. Le brave wiki de Gentoo vous donnera les bons noms à ajouter.

Une recompile et on boot dessus et … c'est bon ça marche. Rien à modifier côté userland, mesa se débrouille comme un chef.

Merci AMD pour votre implication dans le libre ! Je continuerai d'acheter votre matos tant que ce sera le cas.

Vidéos 🔗

Un super moyen métrage français sur les origines de France Five : Message d'Outre-Espace. C'est très joliement bien fait.

Vrac 🔗

Tiens sur HN il y a un article super cool sur la victoire des réseaux sur les télécoms. Bossant côté télécoms mais fréquentant surtout le monde des réseaux j'ai vraiment bien aimé cet article que je trouve particulièrement juste.

Bon c'est en anglais mais en gros ça évoque les différences de cultures de deux clans qui ont les mêmes objectifs. C'est centré principalement sur SIP et j'avoue que j'aimerai bien un article un peu plus global et complet ^__^

Hachi : A Dog's Tale

Histoire : 🔗

Hachi est un chiot récuperé par Parker alors qu'il rentrait chez lui à la gare. Il le trouve abandonné et convainc donc sa femme de l'adopter.

Hachi a maintenant grandi et a pris l'habitude d'accompagner son maître à la gare et de l'y retrouver le soir quand il rentre du boulot. Un jour, Parker meurt au boulot et ne rentre donc pas mais Hachi l'attend inlassablement à la gare.

Ressenti : 🔗

Cette histoire vraie est ultra connue et plaît généralement à tout le monde. Elle s'est passée au Japon en 1923 et a déjà donné à un film japonais en 1987. Ici c'est donc le remake américain de 2009 qui recentre le récit aux USA.

Le film est sympa mais il est assez basique. Il n'y a rien de très marquant en dehors de son histoire. Comme prévu c'est un tire-larme. Ils ont misé à fond sur le piano omniprésent pour vraiment instiller une ambiance dramatique constamment.

Le film ne prend pas trop de risque. La plus grande folie est d'avoir parfois pris le point de vue du chien. On a donc des séquences en noir & blanc à hauteur de chien. Mais sinon c'est du tout convenu pour le reste.

Tout le monde est gentil, cette petite bourgade est toute mimi et la gare et ses environs c'est tout mimi. Le personnage principal prend le train pour aller bosser et se rend à la gare à pied. Franchement, qui y croit ?! Ce petit bledaillon est tout mimi et semble sortir d'un rêve de gamin.

Le toutou est mimi quand il est gamin mais c'est vrai qu'une fois grand c'est pas trop le genre de chien qui me plaît.

C'est un film facile qui plaira à beaucoup mais à mon sens il ne mérite pas sa note de 8.1/10 sur IMDB.

Le Bal des casse-pieds

Histoire : 🔗

Henry est un véto constamment débordé qui aspire à plus de sérénité mais il est tout le temps emmerdé par sa famille/ses clients/ses amis.

Il fait cependant la rencontre de Louise qui aspire elle aussi à plus de sérénité.

Ressenti : 🔗

Et bhé qu'est-ce que ça a mal vieillit.

La moitié des blagues ne marchent plus trop. Et puis le malaise de voir le mec de soixante balais vouloir se taper de la meuh de trente ans… Le truc est montré comme une évidence : le mâle avec une bonne situation qui couche avec une ptite jeunette à moitié subordonné.

Bref, vraiment vieillit. Ha et il y a aussi la représentation des homosexuels qui est pas glorieuse.

Non il n'y a pas grand-chose à sauver. Le casting 4 étoiles ne fait pas de miracle.

Ikiru

Histoire : 🔗

Kanji est un employé de mairie de longue date qui a perdu toute motivation.

Il apprend qu'il est atteint d'un cancer incurable et qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il décide de quitter son taf sans rien dire et de tenter de profiter des joies de la vie, ce qu'il n'avait jamais vraiment fait auparavant.

Ressenti : 🔗

J'ai eu du mal à me plonger dans le film. Je trouve le démarrage assez rèche : c'est tristouille, la forme du film est très datée, le choc culturel est assez difficile à encaisser. Mais au bout d'un moment ça prend une autre tournure et là ça a regagné pas mal d'intéret.

Le pauvre Takashi Shimura fait vraiment de la peine à voir. Le gars est abattu avec un air de chien battu d'exception. C'est le genre de personnage qui a plus tendance à m'énerver (ouai manque d'empathie), j'ai envie de le secouer toussa. Et du coup c'est pour ça que le premier tier m'a été un peu difficile. J'ai envisagé d'abandonner le film tellement j'ai cru que ça allait tourner en rond.

C'est drôle de voir que déjà dans les années 50 même à l'autre bout du monde l'administration atteignait une dimension absurde. Certaines choses sont universelles… Et d'ailleurs la morale du film à ce propos est assez triste :-/

L'illustration des tourments de l'administration a une mise en scène assez cool avec chaque service se renvoyant la balle. On est entre le laissé-passer A38 et un monstre kakfaïen.

Il y a apparemment un remake britain qui vient de sortir et qui d'ailleurs est bien plus court.

Le film est sympatique mais pas des plus attrayants et tarde vraiment à démarrer. Je suis étonné de le voir aussi haut dans le classement IMDB…

A Clockwork Orange

Histoire : 🔗

Alex est un jeune problèmatique qui préfère trainer avec son gang en tabassant et violant ce qui passe devant lui plutôt que de se plier aux règles de la société. Malgré les dissensions dans son groupe, il reste le leader à la poigne de fer.

Un soir qu'ils vont encore une fois faire une incursion chez une pauvre victime, il se fait trahir par ses compères et il finira dont en prison.

Ressenti : 🔗

J'ai un peu de mal à saisir la hype autour de ce film. J'apprécie mais sans plus. J'ai du mal à mettre le doigt sur ce qui me gêne du coup j'apprécie tout juste le film sans le trouver si bien que ça.

Bon déjà tout le délire sur l'argot mi-cockney mi-russe me laisse blème. J'imagine que le film voulait se donner un air de film d'anticipation décrivant un éventuel futur proche (de l'époque) et tout l'effet que ça me fait c'est d'un truc vieillot qui est au final très ancré dans les années 70. Pas de bol, le style visuel est très marqué 60s/70s ça n'aide pas. Et en plus, la BO du film qui a voulu reprendre des morceaux de classiques réinterprêté avec des gros synthés qui tâchent ça donne encore une fois un aspect rétrofuturiste vieillot au film.

Le film évoque donc le gouvernement britain qui experimente la méthode ludovico permettant de "guérir" les condamnés en les conditionnant à détester la violence et le sexe. Du coup les personnes traitées ne sont plus à même de violer ou d'agresser et deviennent donc d'honnorables citoyens. Brièvement la première personne qui s'oppose à cela est le cureton local qui évoque le fait que ça supprime le libre-arbitre du condamné et que ce n'est donc pas plus moral et pas non plus une véritable guérison. Ce n'est que dans un second temps, par l'intermédiaire des médias qu'il y a une certaine opposition face à ce procédé.

La première moitié du film est divertissante mais n'amène au final que peu de réflexion. On suit juste Alex et ses drougies dans leurs méfaits. La seconde moitié du film est quant à elle bien plus dense en sujets de réflexion.

Comme dit précédemment ça évoque déjà l'aspect moral d'une telle méthode. Ça parle également de la manipulation par l'écrivain opposant au gouvernement qui est prêt à tout pour apporter de l'eau à son moulin (d'autant plus quand on combine cela à ses désirs plus personnels de vengeance). Il y a également la récupération politique qui est bien explicite. Sauf que tout cela est amené par un scénario que je trouve tellement balourd que c'en est un peu neuneu.

Une fois relâché dans la nature, ses parents l'ont remplacé par un mec random qui occupe sa chambre, il décide de quitter son domicile et tombe pile sur le clochard qu'il avait aggressé et qui le reconnait. La coïncidence est quand même étrange. Comble de malchance, les policiers qui passent par là sont deux de ses anciens membres de gangs qui se rebellaient contre son autorité. La coïncidence est encore plus suspicieuse. Les deux lurons maltraitent notre pauvre victime, le tabassent et le laisse en pleine nature. Mais ho lala, c'est à deux pas de la baraque d'une de ses précédentes victimes dont ils ont violé la femme ! Sérieux ?!

Ce qui partait sur un film sérieux, lourd et plutôt bien pensé tombe dans un enchaînement de probabilité miraculeux. Du coup ça donne l'impression de tomber dans un conte philosophique assez balourd.

Oui, on a compris que le gars va se prendre un retour de karma dans la gueule. Que même s'il est guéri, il n'a pas pour autant été puni selon la société et que le retour de bâton va être sévère.

Bon, c'est pas pour autant le propos principal de cette seconde partie. Je pense que l'intention est plus de montrer que tout le petit monde qui gravite autour n'est pas aussi vertueux qu'il en a l'air. Les flics sont des pourris adeptes de violence, le gars qui s'occupait de la réhabilitation d'Alex est lui aussi un poil sadique, les médecins baisent pendant leur job, les politiciens virevoltent de bord pour redorer leur blason… Mais je sais pas, ça me donne l'impression que c'est écrit par quelqu'un de très naïf qui découvre le monde.

Bref, le film ne m'est pas spécialement des plus agréables. Il me laisse assez de marbre. Je trouve qu'il ne mérite pas autant son engouement. Et j'ai assez de mal à comprendre pourquoi il n'entre pas plus en résonnance avec mes goûts.

C'est loin d'être le chef-d'œuvre que l'on encense régulièrement pour moi. C'est bien mais sans plus. D'ailleurs il n'y aurait pas autant de cul et la violence serait un peu moins visuelle il pourrait presque être montré à des gamins comme conte de nowel : “Soyez sage les enfants sinon voilà ce qu'il va se passer !”

Arizona Dream

Histoire : 🔗

Axel se voit proposer un poste de vendeur de bagnole chez son oncle. Alors qu'il bosse avec son cousin, deux clientes débarquent en braillant.

Les deux garçons finissent même par se faire inviter par la mère la fille à dîner chez elle. Axel tombe amoureux de la mère qui a au moins trente ans de plus que lui.

Ressenti : 🔗

Quel étrange film. Je suis très probablement passé à côté de plein de trucs. Il faut probablement se laisser porter sans lutter.

Le film est une romance comédie drame. Certains passages sont loufoques et d'autres bien plus lourds, c'est un étrange mélange. Du coup j'avoue ne pas trop savoir qu'en penser.

Certaines scènes sont vraiment très drôles et ça enchaîne avec un évènement des plus dramatiques du coup c'est assez dur de s'impliquer dans un sens comme dans l'autre. À ça on rajoute les rêveries de Johnny Depp chez les inuits et de son poisson et … bha je suis assez désemparé.

Tous les personnages sont dans une étrange dualité. Le film joue avec les métaphores et du coup chaque perso semble à première vue décalé et limite risible alors qu'ils ont globalement des motivations souvent assez simples et pures. On a par exemple le cousin qui vend des bagnoles mais qui est fan de cinéma et rêve d'être acteur. Le souci c'est qu'il joue les starlettes alors qu'il n'a réussi à convaincre personne. Il est donc assez souvent risible alors qu'il ne fait manifestement de mal à personne et qu'il n'est au fond pas vraiment triste non plus.

La mère semble complètement délurée avec des rêves de fabriquer une machine volante avec Axel son amant. C'est à première vue, encore une fois, un truc dont on peut se moquer. Ils fabriquent un truc de bric et de broc qui ne peut absolument pas marcher. Mais après, c'est au final un hobby sans grande conséquence et puis vouloir voler est un rêve assez commun. Tenter de poursuivre son rêve avec la personne que l'on aime n'est au final pas si risible et c'est même une situation plutôt cool.

On a un schéma assez proche avec la fille qui, si l'on y prête pas attention, a un comportement qui prête à moquerie mais qui au final ne le mérite pas vraiment. C'est un peu comme ça pour tout le monde notamment l'oncle…

La BO du film est assez cool notamment In the Deathcar composée pour l'occasion par Goran Bregovic et chantée par Iggy Pop que tout le monde connait. Le morceau est d'ailleurs devenu plus culte que le film lui-même.

Toujours à propos de la musique, vers la fin il y a un groupe méxicain qui est vraiment très drôle. Ils se retrouvent là, dans le salon en train de jouer Besame mucho pour quatre adultes lors d'une fête d'anniversaire. Cette très étrange situation où le gâteau n'est même pas bouffé et où la fête s'essoufle en deux secondes est tellement décalée que ça m'a bien fait rire.

Bref, c'est un film étrange qui se laisse voir mais qui nécessite pas mal d'empathie et de bienveillance pour être apprécié je pense.

Singin' in the Rain

Histoire : 🔗

En 1927 l'acteur Don Lockwood et sa comparse à l'écran Lina Lamont sont les coqueluches d'Hollywood. L'arrivée du cinéma parlant va s'annoncer comme une rude épreuve, Lina malgré sa beauté imparable possède une voix assez dérangeante et un accent assez pécor.

Le prochain film ne peut pas être muet et cela s'annonce donc assez difficile.

Ressenti : 🔗

Je m'attendais à pas aimer et puis … bha ça va c'est assez drôle malgré la forme assez daté. Déjà à l'époque les fonds animés en bagnoles étaient dégueulasses ;-)

Le film parle de cinéma et surtout de sa transition vers le parlant. C'est assez chouette de voir certaines réflexions qui avaient lieu à cette époque.

Les acteurs n'étaient que des mimes qui étaient moins biens considérés que les acteurs de théâtre qui eux étaient bien plus complet et subtils. Le cinéma parlant n'a aucun intéret et n'apporte rien au divertissement. Les musiciens de plateaux devant instiller une ambiance deviennent inutiles et doivent donc dégager. Les musiciens de la salle également. Ça parle également des problèmes de synchronisation lors de la diffusion. Bref, il y a tout un tas de ptits détails de ce genre qui m'ont plu.

Il y a notamment une scène assez drôle où les voit galérer à prendre le son des acteurs. Les micros sont planqués dans le décor et sont soit bien trop sensibles soit bha … tout l'inverse. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que ce soit abordé dans ce genre de film.

On voit d'ailleurs de hangars de tournage où plusieurs films sont filmés simultannément côte-à-côte. Alors qu'en passant au cinéma parlant, le tournage nécessite le silence et même un local isolé où a lieu l'enregistrement audio.

Par contre tous les passages de chansonnettes et de danse … bha … c'est clairement pas mon style musical. Certaines restent tout de même impressionnantes de par les performances physiques des danseurs mais voilà, c'est pas non plus ma tasse de thé.

Malgré son grand âge, le film étant devenu culte, il a connu de nombreux remasters et bha du coup l'image est très propre. Le son aussi d'ailleurs.

Voilà, le film est bien plus cool que ce que je pensais. C'est une agréable surprise et même si je ne le recommanderai pas à tout le monde, il peut surement trouver un public qui saura l'apprécier.

Un effet marche étonamment bien c'est la transition fluide entre l'action en couleur et le film en noir et blanc. Ils se sont vraiment bien démerdé pour que l'effet visuel marche sacrément bien !

North by Nortwest

Histoire : 🔗

Roger Thornhill est enlevé par des hommes qui semblent le prendre pour Georges Kaplan et tentent de lui soutirer des informations qu'il n'a vraisemblablement pas. Il parvient tout de même à se sauver de justesse et se fait arrêter par la police.

Il amène les flics chez ses râvisseurs où tout est mis en place pour l'accuser d'ivresse. Il part donc à la recherche de Georges Kaplan pour tenter de tirer tout cela au clair.

Ressenti : 🔗

Et bhé quelle histoire ! Des retournements, des agents doubles, de la poursuite, du voyage. C'est chouette comme tout !

Le scénar est super bien ficellé. Il y a tout un tas de ptits détails discéminé pour justifier tout ce qui se passe. C'est astucieusement foutu.

Le spectateur est tout d'abord perdu tout comme le personnage principal. D'ailleurs on le quitte jamais, tout ce que l'on voit/entend est vu/entendu par Roger Thornhill. On vit l'enquête tout comme lui et c'est vraiment bien foutu.

J'ai beaucoup aimé le passage dans l'hotel où Eve Kendall répond au téléphone et note quelque chose sur le calepin puis retire la feuille. Roger feind sa douche et profite de l'absence d'Eve pour grifonner le papier pour révèler ce qu'elle a écrit. Cette scène est référencée dans The Big Lebowski ^__^ Maintenant j'ai la ref !

Techniquement le film est très joli avec une image très propre grâce à un remaster récent. Par contre on voit bien les incrustations vidéos en bagnole bon là rien de bien surprenant. Par contre c'est plus pour les décors peint que c'est assez étrange. Il y a notamment le plan de l'acceuil de l'ONU qui du coup fait un drôle d'effet. C'est étrange d'avoir eu recours à cette technique pour un plan plutôt anodin.

Par contre juste après il y a une contre-plongée du Roger qui s'échape de l'ONU qui utilise la même technique mais que je trouve vraiment très belle. Ça se voit que c'est 100% fake et il y a presque un aspect cartoon mais j'adore le rendu. Ça ne dure que 2s mais c'est probablement mon plan favori du film de par son esthétisme.

J'ai bien aimé le ptit clin d'œil final où l'on suggère que le couple couche ensemble et que le montage enchaîne sur un train rentrant dans le tunnel. Une élégante subtilité ^__^

Le film est vraiment très cool et vaut le coup d'œil. C'est un excellent moment qui a plutôt bien vieilli malgré ses effets spéciaux particuliers. La grammaire visuelle et de montage est déjà la même qu'aujourd'hui.

On profite d'ailleurs du film pour se promener aux USA et on s'en va même au mont Rushmore avec ses célèbres sculptures. J'étais fasciné par ce monument plus jeune, je ne sais pas trop pourquoi et au final maintenant je le trouve plutôt moche.

Prey for the Devil

Histoire : 🔗

Une nonne bosse dans un établissement de l'église où sont admis les gens en attente d'un exorcisme.

Cet établissement est également une école où sont formés les exorcistes et accueille en ce moment une gamine qui a besoin d'aide.

Ressenti : 🔗

Rhaaa ce que c'est mauvais.

C'est inintéressant, ça n'apporte rien d'original et ça déborde de jump scares inutiles.

Je le mentionne régulièrement mais bon, un film qui s'appuie sur les jumpscares c'est une grosse preuve d'échec. Il peut y en avoir, mais si c'est le seul moyen de faire un tant soit peu d'effet sur le spectateur c'est perdu.

C'est un film d'horreur assez classique. Et malheureusement il n'apporte absolument rien de nouveau. J'ai pas vu beaucoup de film d'exorcisme mais là il suffit de voir The Exorcist sorti cinquante ans plus tôt et étant la référence absolue pour se rendre compte qu'il n'y a rien de plus ici. C'est … décevant.

Non c'est naze et j'ai dû m'occuper à côté pour pas capituler avant la fin.

Ha au fait, ils ont même mis un jumpscare pour lancer le générique de fin…

C'est pas drôle, c'est pas beau, c'est pas spécialement bien joué, non il n'y a rien de remarquable dans ce film. Insipide.

Le seul truc à retenir est le jeu de mot du titre Prey for the Devil et non Pray for the Devil. Voilà … prey / pray.

Voilà, j'imagine qu'ils ont fait le film après avoir eu l'idée du titre sans avoir plus d'inspiration pour tout le reste.

Barbarian

Histoire : 🔗

Tess arrive à son AirBnB mais la maison est déjà occupé par un autre client ayant réservé sur une autre plateforme à la même date. Ils décident de cohabiter pour la nuit malgré une grande méfiance.

Le lendemain, Tess tombe par hasard sur une pièce cachée dans le sous-sol avec un lit dégueulasse, un saut et une caméra. Elle en parle à Keith le coloc qui décide d'aller voir.

Ressenti : 🔗

Dis donc, ça ressemble beaucoup à une production A24. C'est joli, c'est posé, c'est bien fait, c'est un film d'horreur vraiment bien foutu et pourtant ça n'en est pas un. Il s'est d'ailleurs fait rembarrer.

C'est un film qui mérite d'être découvert sans spoiler. C'est prenant pas trop intense, bien joué et bien emballé. Les acteurs sont très cools avec notamment un Richard Brake que j'adore mais qui ici n'a qu'un rôle mineur mais surtout Justin Long un habitué de Kevin Smith.

spoilers

Déjà situer l'action dans les banlieux à trois quart abandonné de Detroit c'est chouette. Cette seule baraque intacte au milieu de ce quartier tout pourri ça situe bien l'ambiance.

D'un point de vue horreur c'est vraiment bien branlé. Ça ne s'appuie pas sur des jumpscares grossiers mais juste sur une atmosphère lourde, la peur du noir, un sound design délicat et surtout sur un "monstre" peu montré. On ne le discerne jamais vraiment bien sauf à la toute fin.

A.J est vraiment le pire des pourris. Le mec est un gros forceur qui ne se remet pas en question et qui ne s'inquiète que de sa carrière et de son pognon. Et à la fin il sacrifie sa sauveuse sans aucune hésitation ! Ce passage m'a vraiment surpris. J'ai cru que c'était juste une réaction imaginée, le montage le laisse croire et non il a vraiment balancé par-dessus bord la pauvre Tess.

Vraiment ce final est très très chouette.

J'ai beaucoup aimé le début où l'on ne sait vraiment pas si Keith est digne de confiance ou non. Le mec est un poil trop gentil, insiste pour faire boire. Et puis c'est Bill Skarsgard quoi… Le mec a une allure de psychopathe trop bien coiffé !

Je recommande très chaudement ce film qui est un excellent film d'horreur.

Le titre vient du fait que la maison où se passe une bonne partie de l'action se situe au 746 Barbary street à Detroit. Rien à voir avec des barbares ou autre.

Franchement, je suis étonné qu'A24 n'ait pas voulu produire ce film qui au final ne ferait pas tâche dans leur catalogue.

The Menu

Histoire : 🔗

Tyler invite Margot dans le restaurant très particulier du non moins étrange mais tout de même prodigieux Chef Slowik. Cette île où tous les ingrédients sont récoltés/pêchés/chassés va être le théâtre d'un repas dont la mise en scène égalera l'extravagance des mets confectionnés.

Les clients seront cependant assez vite décontenancés.

Ressenti : 🔗

Tiens donc en voilà un film pas mal du tout. J'ai bien aimé les présences d'humour légèrement saupoudrées sur son lit de film d'horreur. La légèreté des saveurs s'estompent progressivement pour laisser la place à un goût plus âpre.

La déco quasi-idylique ne parvient pas à masquer le personnel très froid et dont l'aigreur semble se dévoiler lentement mais surement. Les cuistots dans le fond agrémentent la décoration du lieu en s'affairant docilement et promptement aux ordres du chef charismatique mais il faut avouer que les pointes d'acidité de la maître d'hôtel contraste dès le début. Ce qui au départ ne se remarque qu'à peine prend petit à petit le dessus et recouvre toutes les autres saveurs. Il en résulte un malaise lancinant et qui recouvre petit à petit tout le reste.

À chaque fois que le fumet de la surprise s'estompe, un nouvel ingrédient perturbe le plat et ajoute saveur au scénario. C'est très agréable et évite la lassitude qui pourrait poindre. La texture du plat est donc de plus en plus oppressante et c'est là que la vraie nature du film se révèle : une comédie horrifique qui se laisse déguster même sans faim.

Je ne suis pas resté sur ma faim et la prestation des acteurs y est pour beaucoup. Chacun des personnages a un rôle symbolique avec notamment la critique suivie aveuglément par son assistant insipide, les bros insupportables dont le businness a fonctionné malgré leurs magouilles, le fan limite hystérique qui n'y connait au final pas grand-chose, le couple de bourges qui profitent d'un système sans même se rendre compte de leurs privilèges… J'ai beaucoup aimé cette brochette qui se complète bien.

Mais en plus d'être délicieux par son scénar, la présentation de l'assiette est réussie avec une mise en scène propre. Point de fioriture mais une déco très propre qui permet d'instaurer une ambiance globale avec cette île isolée et cette salle très classieuse mais au final peu châleureuse.

Ralph fiennes a retrouvé son nez et joue ici un antagoniste très impressionnant malgré son apparente innocuité. Il sera au final non comestible.

spoil de la recette

J'ai beaucoup aimé les moments où chaque visiteur se retrouve confronté à sa punition personnalisée. C'est une sorte de Saw de la bouffe.

Anya Taylor-Joy reprend un rôle assez proche de ce qu'elle tenait dans Split : c'est une victime collatérale qui n'était pas visé par le meurtrier. Elle l'intrigue d'ailleurs et a quelques points communs que ce dernier remarque également (leur profession les amène à devoir répondre aux attentes de leurs clients). Et comme dans Splitt elle s'en sort en rentrant dans le jeu du bad guy après l'avoir analysé et compris plus ou moins ses motivations.

D'ailleurs ce burger final a l'air pas mal, non ?

Je me demande à quel moment il décide de l'épargner :

  • Est-ce le moment où il semble prendre du plaisir de cuisiner un plat simple ?
  • Est-ce le fait que ce soit la seule à ne pas être aveuglée par la réputation et sa cuisine pompeuse ?
  • Le fait de demander le doggy bag ? Il se retrouve à jouer le jeu du restaurant jusqu'au bout et à la laisser finir son repas plus tard, à la maison ?

Voilà, ce bon repas est rafraîchissant et même son dessert est satisfaisant et saura caler à peu près n'importe que coin du moment que vos papilles sont réceptives au sucré/salé de la comédie horrifique.

Big Bug

Histoire : 🔗

En 2045, une maison se retrouve en confinement forcé par les robots gérant la maisonnée.

Toute une brochette de personnage va tenter de s'en sortir.

Ressenti : 🔗

Mon ressenti ? Le malaise et l'ennui.

Wow c'est rare de tomber sur ce genre d'ovni. Ça se veut drôle ça ne l'est pas, ça se veut fin observateur et critique de la société … c'est d'un balourd et évident. Le décor est joli mais alors le jeu d'acteur c'est tout bonnement hallucinant.

Je ne comprends pas ce film. Qu'est-ce qui s'est passé ?!

Jean-Pierre Jeunet est un réalisateur qui a quand même un sacré palmarès (surtout ses tout premiers films). Son film précédent avait fait un joli four alors que bon, il était pas naze mais c'est vrai que c'était assez inintéressant. Du coup le pauvre gars était en mal de financement. Il n'y a que Netflix qui lui a tendu la main pour réaliser ça et … bha … voilà quoi.

Le grooos point noir c'est l'écriture des personnages. Il n'y a aucune subtilité. On croirait presque une pièce de théatre écrit par un collègien. Tous les personnages sont des clichés ambulants.

  • La mère de famille divorcé qui veut à tout prix retrouver l'amour avec ses hobby désuet et avec le feu au cul.
  • Le mec qui veut se la taper, couard et qui feind l'intéret mais au final un vrai con mais avec le feu au cul.
  • Son mioche ado rebel qui s'emmerde avec son vocabulaire de djeuns avec le feu au cul.
  • La gamine ado intelligente et subtil avec le feu au cul.
  • L'ex-mari qui nous sort un accent tout droit sorti de Pagnol technophile qui veut se taper une jeunette.
  • La fameuse jeunette, la secrétaire débilos qui étrangement n'est pas blonde mais qui a le feu au cul.
  • La voisine gentille avec son ptit chienchien qui s'invite un peu trop qui rend pas ce qu'on lui prête (non je l'aime bien elle mais parce que c'est Isabelle Nanty).

Ça c'est pour les humains. Bon j'imagine que c'est l'effet recherché mais tous ont un aspect irréel. Ils font des trucs insensés le tout saupoudré de trois tonnes de surjeu. Bha à cause de ça on a aucune empathie pour eux. Ils sont enfermés chez eux et malmenés par des robots ? Ha bha tant pis pour leur gueule.

Le film s'ouvre sur une émission de téloche où des androides promènent leurs humains en laisse. Si c'est pas assez subtil pour vous, au milieu du film un androide arrivent dans ce bastringue et leur demande de faire les animaux. Si c'est pas assez subtil, un personnage dit clairement que c'est une perte de dignité. Il fallait vraiment que le message passe, la subtilité n'est pas de mise ici.

Tout l'aspect critique de la modernité est tellement appuyé que c'est couillon. On croirait un enfant de 8 ans qui essaye de faire son exposé. À côté de ça, on a la vision d'un gros boomer sur les personnages :

  • Mécha monique la boniche robote des années 50 il ne lui manque que le déguisement de soubrette (non elle a pas le feu au cul), désespérement en quête d'amour et de reconnaissance.
  • Ça déborde de cul sans que ça n'apporte rien au film et c'est là encore vraiment pas crédible : sérieux tu as un robocop dans ton salon qui a des lasers et qui peut buter n'importe qui et toi tu veux juste aller t'envoyer en l'air plutôt que de tenter de t'échaper ou autre ?
  • À la fin (ouai je spoile mais franchement épargnez-vous ce film), le couple divorcé redevient comme par magie amoureux alors qu'ils n'ont absolument pas colaboré ou eu de moment entre eux. Ça arrive comme ça sans prévenir.

Bon je vais pas critiquer les effets spéciaux. C'est pas trop pourri mais on s'en tape un peu. Par contre qu'est-ce que c'est long. Presque deux heures quand on s'emmerde et que chaque idée et blagounette tombe à plat c'est un calvaire. Tout ça pour une résolution nazebroque.

Ha et dis donc le gars ils seraient pas un peu un rageux du covid ? Déjà de base un confinement imposé par des robots à la logique défaillante c'était encore une fois trop subtil. Il fallait donc qu'un personnage évoque le covid-52 toussa. Vraiment c'est dommage que ça soit aussi pataud dans son écriture.

À mon avis le film pourrait être bien meilleur dans un remake. Alors déjà, rendre les humains plus humains en estompant leurs stéréotypes et en les rendant plus attachant. Sérieusement, ils ne sont pas moins flippants que les androides qui sourient quand ils t'annoncent que tu vas en prison. Donc un peu moins de loufoqueries dans leurs comportement et un chouilla plus de sérieux général.

Enlever les sabots aussi. Parcequ'à vouloir se la jouer "je dénonce grave, regardez comme la techno c'est de la merde" à un tel niveau ça se tire une balle dans le pied. Ha et moins de cul parceque ça donne l'impression que c'est un frustré envieux de tous les autres qui baisent. Le deus ex machina final ? Allez je le tolère.

Ha et pour finir le dernier truc naze : pourquoi à la fin il suffit de râler sur un panneau publicitaire pour qu'il explose ?!

Récap 41 : Décembre 2022

Une année de plus qui s'achève. Petit point météo : il a fait chaud puis froid puis chaud. Je me suis même fait bouloter par un moustique le 20 Décembre…

Ces derniers temps un truc qui me plaît beaucoup c'est le bordel qu'il y a entre Twitter et Elon Musk. J'adore le Fediverse, j'en ai déjà pas mal parlé mais là du coup avec les frasques du milliardaires mégalo et irrespectueux (je reste très gentil) il y a eu de nombreuses vagues de nouveaux arrivants sur Mastodon principalement. Ça m'amuse beaucoup mais je dois avouer que j'ai l'impression que ça y est, le Fediverse commence à devenir un peu plus mainstream et à être sérieusement consideré par diverses entités.

Blog 🔗

Pas de post ce mois-ci en dehors du récap.

En bref ce mois-ci : 1 article, 5 commentaires, 15 visionnages, 545896 requêtes, 56388 visiteurs uniques pour 11.05 Go de trafic.

Films 🔗

Hey j'ai dépassé les 500 posts de visionnages ce mois-ci 🎉 C'est Back To The Future qui est le cinq centième ! Ouai c'est possible que ce soit fait exprès même si c'est qu'un détail.

Mon favoris de ce mois … Retour Vers Le Futur. Et dans les films que j'ai découvert de mois-ci j'hésite, Green Book était très très cool mais Avatar 2 était quand même si poussé techniquement que je pense que ça sera lui.

Séries 🔗

Arcane 🔗

Au bout d'un an je me suis décidé à mater Arcane la série basée sur Leagues of Legend.

Je n'ai jamais joué à ce jeu et ça ne m'attire absolument pas. Par contre les quelques vidéos qu'ils ont fait m'ont toujours attiré. J'aime beaucoup le style visuel avec une 3D très cartoonesque qui joue énormément sur les effets de particules, d'éclairs, de particules, de fumées qui m'ont toujours beaucoup rappelé le boulot de Michel Gagné un animateur avec un style visuel assez singulier (il a notamment bossé sur The Iron Giant ou aussi sur le jeu Insanely Twisted Shadow Planet (qui s'est également offert les services de Dimmu Borgir, rien que les cinématiques valent vraiment le coup).

Bref, leurs vidéos étaient déjà très cool. Mais là pour la série ils ont récidivé et ont signé avec le Studio Fortiche pour une série d'animation avec un budget ultra confortable. Et … wow le résultat visuel est bluffant. Juste cet aspect est un argument suffisant pour regarder la série.

Wow, ça a pas déconné. La qualité visuelle est ouf. Ça a vraiment monté d'un cran et surtout ça a réussi à rester très constant. Il n'y a pas d'épisodes moins travaillés que les autres. Non non, ici du début à la fin l'animation est poncée.

Lors de la production ils ont d'ailleurs créé une ptite pénurie d'animateurs qualifié en ayant embauché beaucoup de monde. Bref, ça a sorti le cash et ça s'est donné du mal pour un résultat visuel ultra qualitatif au style charmeur.

Mais c'est pas pour autant qu'ils ont négligé l'histoire. Non même ce point est très cool. Et surtout ils ont pas visé leur public de joueurs. Non non, ils ont fait un truc qui se comprend sans connaître le jeu et son univers.

J'ai beaucoup aimé l'histoire et bon … bha … on reste sur sa faim comme avec toute bonne série. Il va vraiment faloir une suite (c'est prévu).

Bon par contre le seul point que j'aime moins mais c'est anecdotique : la musique. Mouai j'aime vraiment pas les choix qui ont été fait mais bon ça reste vraiment mineur.

Jeux 🔗

Teardown 🔗

Rhaaa çui-là je l'avais commencé et vite laissé tomber. Mais là j'ai recommencé de 0 et ils ont ajouté un peu de contenu et surtout ils ont bien amélioré les perfs et corrigé des bugs.

Le jeu ne crashe plus du tout \o/.

Vous incarnez un gars qui bosse dans la destruction. Et qui va donc faire quelques missions de destructions de bâtiment.

Sauf qu'en vrai, dès la seconde mission ça prend une tournure un peu plus … particulière. Vous allez vous retrouver à dérober des documents chez un concurrent, voler des œuvres d'art, dégommer des bagnoles pour de la fraude à l'assurance… Ouai c'est un business pas si réglo que ça au final.

Le jeu est techniquement ultra impressionnant. C'est un jeu à base de voxel mais contrairement à Minecraft, les cubes sont ici bien plus petits. La physique du jeu est bien plus réaliste (mais pas parfaite non plus). Péter un truc le fera valdinguer, le faire péter projetera des morceaux qui percuteront et abîmeront ce qui est se trouve sur la trajectoire. Le feu se propage, la fumée se dégage la pluie trempe … bref c'est bien plus immersif qu'un vulgaire minecraft.

Ha et visuellement c'est une tuerie. Le jeu utilise du raytracing mais sans avoir besoin de carte graphique spécifique. C'est un moteur maison qui n'a pas vraiment d'équivalent. Les lumières sont top avec des rebonds, de l'illumination globale, la gestion des éclairages volumétriques et dynamiques. Ça rend vraiment très bien. Par contre ça bouffe pas mal.

Franchement sortir son extincteur pour éteindre des flammes c'est bluffant. Les flammes sont pas top mais elles sont procédurales, la fumée qui s'en dégage et créer des mouvements réalistes est top, l'espèce de mousse de l'extincteur qui tombe par-dessus et qui étouffe la combustion. C'est étonnament réaliste malgré l'aspect visuel voxel.

Les premières missions tournent vite en rond. Mais ça devient plus intéressant au bout de six/sept missions.

Le jeu se déroule en deux phases : une phase de préparation de la mission où l'on a tout le temps que l'on veut puis la phase d'execution du plan qui ne donne généralement qu'une minute pour accomplir les objectifs.

C'est ultra plaisant de faire un premier run "à sec" et de se dire qu'il va nous faloir au moins cinq minutes pour tout parvenir à accomplir. Puis on se créé un raccourci à traver un mur, on se fait un pont à autre endroit pour passer sur un toit, puis on pète deux trois obstacles un peu trop gênant. Puis on place un véhicule sur lequel on accroche un objectif que l'on rapproche de la cible. Bref, on recommence et là il ne reste plus que quelques secondes à optimiser encore. Le sentiment d'accomplissement est énorme malgré l'absence de challenge classique.

Il n'y a pas d'ennemis, les objectifs sont faussement simplistes mais si on rentre dans le jeu ça devient un puzzle où il y faut se créer une solution. Il n'y a pas 1 façon de gagner prédéfinie, c'est au joueur de se créer son parcours et tout. C'est top.

Et quand on progresse dans le jeu on a même le droit à des outils de plus en plus fun.

La variété des objectifs est également à signaler, on a pas l'impression de faire la même chose en boucle !

Glass Onion

Histoire : 🔗

Un groupe d'amis reçoivent chacun de leur côté une boîte/puzzle les conviant à un week-end pour élucider le faux meurtre de Miles Bron leur ami milliardaire.

Ils arrivent sur place et il s'avère que Benoit Blanc le célèbre détective privé hors pair a également été convié à la surprise de Miles Bron qui ne semble pas être au courant. Tout se met en place pour cette partie d'enquête ludique.

Ressenti : 🔗

J'avais vraiment beaucoup aimé Knives Out qui était particulièrement réussi aussi bien techniquement que dans son histoire. Une belle brochette de personnage dans une grande baraque pour une partie de Cluedo. Le film avait réussi à un joli coup d'éclat avec pas mal d'idées qui sortaient de l'ordinaire.

Ce nouveau film semble annoncer le début d'une franchise s'articulant autour de Benoit Blanc incarné par Daniel Craig. Le concept est très sympatique et donc c'est parti pour ce second épisode.

Les bases sont assez proches donc. La formule semble conservée. Une brochette de personnages biens différents. Un environnement très particulier, ici c'est une île de milliardaire excentrique.

Mais j'ai été assez déçu et je trouve ce film bien en deça du premier. Déjà, ça regorge d'effets numériques assez grossiers. Pourquoi s'entêter à vouloir créer des trucs extraordinaires si ça jure tellement que ça brise l'immersion constamment ? Un peu plus de sobriété et du vrai décor ferait l'affaire.

Un exemple tout bête c'est la boîte en bois d'invitation. Pourquoi avoir fait un truc physiquement impossible ? Ça apporte quoi au film ?! Une simple boîte en vrai bois, que les acteurs peuvent manipuler, avec ces quelques puzzles aurait fait l'affaire ! Mais non, faut un truc qui s'ouvre, bouge dans tous les sens et qui une fois ouvert tu t'aperçois que le dessus où il avait les puzzles c'est ultra fin… C'est un détail insignifiant qui a aucune incidence sur le déroulé du film et pourtant déjà ça me dérange. Et le film est bourré de trucs du genre.

spoilers

Ce qui m'a dérangé c'est l'histoire. Dans le premier c'était le point fort.

Ici, au tout début on s'attend à ce que le riche qui organise sa fausse mort comme jeu soit réellement tué mais c'est très vite désamorcé. Du coup, la prochaine hypothèse c'est quoi ? Que le gars qui convie tout un tas de monde chez lui… y tue des gens, du coup de base ça devient le suspect numéro 1 alors qu'il n'y a pas encore eu de meurtre.

Là, le film débute réellement, il y a le meurtre, bon bha … avec qui le mort a interragit juste avant de mourir ? Le riche !

Bon bha tout concorde, mais comme c'est un film à twist, il va y avoir un truc. Et … bha non.

Il se passe tout un tas de trucs plus ou moins utiles faussement alambiqué. Mais en gros le twist principal du film c'est que Andi n'est pas réellement Andi mais sa sœur jumelle. L'idée est pas vraiment mauvaise, ça pourrait même être sacrément bien mais l'impact est complètement foiré à mon goût. Je m'explique : Vers la moitié du film, on a le droit à un flashback de ce qui s'est passé avant le début du film. On y découvre donc que Andi a été tuée et que du coup sa sœur jumelle se fait passer pour elle. Mais comme ça s'est passé avant le début du film, qu'on ne connait donc pas Andi et qu'on a pas les motivations des persos, bha franchement on s'en carre total. Le twist est juste naze. Et le problème c'est que ça tourne principalement autour de ça.

En plus comme le scénariste tient absolument à ce que ce soit très explicite, la phase d'explication est très longue. Le flashback est long, on revoit mêmes certaines scènes qui étaient un poil étrange et qui du coup sont plus compréhensive. C'est étrange de faire ça pour un film qui a été fait pour Netflix avec donc la possibilité de faire pause et de revenir en arrière pour revoir les détails que l'on aurait pu manquer. Bref, c'est vraiment balourd.

Et le final est assez peu satisfaisant.

C'est pas nul mais c'est juste vraiment moyen et sans finesse. Le premier était rondement mené mais là je sais pas trop ce qui s'est passé mais ça donne le sentiment de la suite Direct2DVD cheapos à l'arrache alors que ça a dû coûter cher.

Il va y avoir d'autres films dans la série mais je dois avouer que ça m'a pas mal refroidi.

Amsterdam

Histoire : 🔗

Burt et Harold sont des vétérans de la première Guerre mondiale et sont désormais amis. Harold l'avocat demande à Burt le médecin de pratiquer l'autopsie de leur supérieur militaire qui est mort à peine rentré au pays.

Il s'avère que ce dernier a été empoisonné et que ça cache tout un complot.

Ressenti : 🔗

Mais quel bordel !

Ça part un peu dans tous les sens et j'ai le sentiment que le film est volontairement peu clair histoire de perdre les spectateurs. Ça n'en est pas désagréable pour autant. Une fois après avoir laché prise et qu'on se laisse porter ça se déroule plutôt bien.

Il y a une palanquée de personnages variés et tout un tas de ramification. Il y a du flashback, des persos qui disparaissent et réapparaissent bien plus tard.

La raison du voyage et son dénouement n'ont au final pas tant d'intéret. Le voyage est juste cool en lui-même. Le trio est assez marrant d'ailleurs avec leur relation assez atypique.

Les décors sont beaux les costumes aussi, les années trente sont superbement bien rendues à l'écran. La mise en scène est assez chouette avec plein de plans assez somptueux. C'est un film très screenshottable d'ailleurs. Le cadre, les perspectives, les placements des acteurs : j'aime beaucoup l'aspect visuel.

Ha et le casting c'est le grand jeu ! Il y a de la star à tous les niveaux. Et ça fait plaisir de voir un De Niro comme cela ! Il joue pas les ptits vieux impotents, il joue pas les comiques, non il a un rôle sérieux mais pas non plus trop majestueux, non c'est bien pile comme il faut !

Mais bon, faut avouer que malgré tous ses points positifs, le fouilli de son intrigue est quand même son plus gros défaut. C'est d'autant plus étrange que ça donne un arrière-goût hyper complexe alors que le dénouement est au final plutôt simpliste. Et c'est tellement gros que je pensais qu'il y avait un twist dans le "twist". Et le pire c'est que le film prend bien soin d'expliquer ce qu'il vient de se passer à la toute fin histoire d'être sûr que l'on comprenne bien le twist. Mouai c'est un peu étrange.

Du coup, j'ai passé un franchement bon moment, mais le final dénote un peu trop que c'est un peu la déception. Bref, au final le film est cool mais est vraiment pas passé loin du film excellent. C'est assez proche de American Hustle qui est du même réalisateur mais c'est bien en deça. Ça mérite tout de même le visionnage.

Le jeu d'acteur est globalement impec mais certaines réactions sont assez déconcertantes. Parfois c'est tellement surréaliste que je ne sais pas trop si ça a été baclé ou une tentative d'humour un peu foireuse.

C'est dommage de s'être donné autant de mal sur un début de scénar bien alambiqué, d'avoir un casting de rêve, une technique au poil pour avoir un final plat et des dialogues parfois des interactions entre les personnages aussi peu crédibles.

Beyond the Infinite Two Minutes

Histoire : 🔗

Kato découvre par hasard que son ordi permet de voir ce qui se passe 2 minutes dans le futur devant sa téloche. Avec son employé de café il teste donc cela

Ils vont expérimenter un peu ce qu'il est possible d'en faire.

Ressenti : 🔗

Excellent petit film ! Je me suis régalé.

Le concept est très simple mais les implications sont assez drôles. C'est un régal si comme moi vous aimez les histoires de voyages temporel. Ici ce n'est qu'une boucle de 2 minutes dans le futur mais le scénario parvient à en faire des trucs très cools.

Les personnages découvrent le concept en même temps que les spectateurs et ça y va molo pour que l'on ait le temps d'assimiler le fonctionnement du truc. Et du coup on est pas brusqué et ça rend bien.

Le film est très drôle avec sa ptite brochette de personnages sympatiques. Le dénouement parvient à aller assez loin d'ailleurs. C'est court et évite donc de trop rallonger la sauce.

J'imagine que pour filmer ça a dû être un bordel sans nom pour parvenir à synchroniser les acteurs avec leurs versions du futur/passé.

Ça rapelle un peu One Cut Of The Dead : c'est un petit film japonais mais avec un concept très fort et une réalisation faussement simpliste. Celui-ci a cependant plus de revoyabilité.

Le générique final montre des images du tournage, c'est assez bref et petit mais très appréciable !

Causeway

Histoire : 🔗

Lynsey revient aux USA après son engagement militaire en Afghanistan. Elle a besoin de rééducation car son convoi a été attaqué.

Elle n'a qu'une idée en tête, retourner sur le terrain malgré les contre-indications de son médecin. Son mal être ne semble pas s'estomper entre sa relation difficile avec sa mère et les nombreux souvenirs douloureux qu'elle a chez elle.

Ressenti : 🔗

Une production A24 ! Wouhouuu chouette !

On a donc une Jennifer Lawrence qui joue donc une militaire mais on a aucun archétype usuel. Elle n'est pas badass, elle n'est pas violente, elle n'est pas bas du front, elle est pas sportive/musclée, non, elle est juste normale physiquement et par contre un peu détruite psycholoqiquement sans pour autant devenir psychopathe. Rien que cet aspect vaut le coup d'œil !

À côté d'elle on retrouve principalement Brian Tyree Henry (Paper Boy dans Atlanta notamment) qui est lui aussi super cool en évitant pas mal de clichés. Non franchement l'écriture des persos est top. Et beaucoup de leurs interactions ne sont pas orales mais juste dans leurs pauses, leurs regards, leurs gênes.

Le scénar est très court (le film n'est pas bien long) mais le jeu et la mise en scène sont si bien foutus que ça reste un moment très plaisant et surtout ça ne sonne pas creu.

spoils

L'affrontement entre les persos arrive assez tard et est vraiment très chouette. J'ai beaucoup aimé que justement le film joue sur les non-dits et des sous-entendus et que ça soit justement le point qui soit soulevé dans la dispute. Les réponses évasives de l'un et l'autre deviennent un point de discorde.

Ma scène favorite a été la visite de Lynsey auprès de son frêre en prison. Comme James, je ne pensais pas que son frêre était en vie, mais en plus découvrir qu'il est sourd et donc communique en LSF avec sa sœur ça fait un choc en plus. C'est l'interaction la plus émouvante de tout le film avec toutes les mimiques qui accentuent d'autant plus les émotions des personnages.

Je ne pensais pas autant accrocher au film. Je l'ai maté en étant fatigué et quand j'ai vu comment ça démarrait j'ai imaginé ronfler avant d'atteindre la moitié du film et pourtant j'ai tenu et sans même forcé !

C'était vraiment très cool, tout doux. Voir ces deux personnages fragilisés tenter de se reconstruire est très agréable. Voilà, je recommande bien si vous voulez un film tranquilou et émouvant.

Witness

Histoire : 🔗

Le petit Samuel avec sa mère Rachel sont des amish en voyage en train vers Baltimore. À la gare, le petit est témoin d'un meurtre dans les toilettes.

Il est le seul témoin et va donc tenter d'aider John Book en charge de l'enquête. Il s'avère que le mort est un flic mais que … le meurtrier l'est également et John Book ainsi que le gamin sont en dangers.

Ils fuient pour se réfugier dans la communauté amish le temps de pouvoir mettre ça au clair.

Ressenti : 🔗

Je suis un peu tombé sur çui-là au hasard et forcément de nombreux passages font penser au clip Amish Paradise de Weird Al Yankovic. La cohabitation des touristes et des amish un peu difficile, le montage de grange toussa quoi.

Mais au-delà de cet aspect comique, le film est au final assez gentillet. C'est le gentil flic intègre qui va s'opposer au flic ripou en aidant dans la gentille communauté amish en s'intégrant très vite et en se faisant apprécier de tout le monde.

Le dénouement aussi est assez gentillet. C'est un peu trop convenu et candide à mon goût malgré un démarrage à base de meurtre de flics ripoux pour de la drogue.

Ça m'a quand même intéressé. J'avoue ne pas du tout connaître la culture de la communauté amish du coup j'ai profité du film pour voir un peu ça. C'est marrant de voir qu'aux USA il y a tout ce mouvement.

Voir coexister au même endroit des bagnoles et des carioles… Que les amish sont devenus une attraction touristique. Je pensais réellement que dans le clip de Yankovic il s'agissait d'une blague mais visiblement non ça existe réellement !

Bon, le film me laissera pas un souvenir impérissable.

Avatar 2 : The Way of Water

Histoire : 🔗

Jake et Neytiri ont leur ptite famille désormais avec leurs gamins et d'autres adoptés. Tout va bien mais le retour de ceux qui viennent du ciel vient tout perturber.

Ils décident donc de s'exiler afin de fuire l'affrontement puisque ce ne sont pas les na'vi qui sont la cible mais bien Jake. Ils se rendent donc auprès d'un clan de na'vi vivant dans un récif à plusieurs centaines de kilomètres.

Ressenti : 🔗

J'aime bien le premier mais sans plus. Mais j'admire son aspect technique et du coup on s'est chauffé pour aller voir sa suite.

On a sorti le grand jeu : séance IMAX 3D en VOST. Par contre pas de bol on était au second rang, donc ultra près de l'écran et du coup … bha on était pas super bien installé, et on percevait les pixels … pas ouf dommage. Mais on en a pris plein les mirettes !

C'est une débauche technique absolue. C'en est même arrivé au point où j'ai même pas eu l'impression de voir un film d'animation, non tout était suffisamment crédible pour que … bha … j'ai eu l'impression de voir un film live action quoi. Alors que on va pas se le cacher, il n'y a plus grand-chose de tangible à l'écran. Il y a bien moins d'acteur humain à l'écran que d'image de synthèse, il n'y a plus aucun décor physique (pas moins que dans le 1, hein). Mais le rendu, les lumières, les détails des personnages sont tellement poussés que ça ne donne plus l'impression de regarder un truc 100% de synthèse.

L'histoire. Bha… j'ai beaucoup aimé. Bon il y a quelques pirouettes pour se raccrocher au premier film. On sent que lorsque le premier a été fait, ça n'a pas été pensé pour avoir cette suite mais c'était surtout un film unique à la base. Alors que dans çui-là, ils ont bien fait en sorte d'ouvrir tout un tas d'arcs possibles. Ça marche vraiment bien. Et autant il y a un peu de frustration de ne pas avoir tout un tas de réponse à la fin du film, autant je suis persuadé que l'on aura les réponses dans les très prochaines suites. Là ils ont déjà prévu trois suites et ça va s'enchaîner beaucoup plus qu'entre le 1 et le 2.

L'histoire est un peu moins simpliste que le premier même si ça va pas pisser bien loin. Alors que le premier il y avait une grande part d'assimilation culturelle, bha là ils nous ont ressorti ce même couplet mais entre deux tribus de na'vi. Ça fait un peu redite mais c'est à mon sens quand même un très bon passage de ce nouvel opus. C'est la parfaite occasion pour nous faire rêver avec la faune et la flore locale. James Cameron est un grand fan des fonds marins et on sent qu'il a voulu transmettre sa passion dans ce film.

J'enfonce une porte ouverte mais ouai c'est magnifique ces environnements "naturels". Ici point de forêt luxuriante mais des récifs coraliens de toute beauté avec de la bioluminescence de partout. C'est très charmeur et la réalisation sans faille est super cool. Et d'ailleurs la 3D amplifie le truc. Usuellement j'aime pas la 3D dans les films mais là, sur ce film couplé au système IMAX (c'est une 3D que je perçois bien et qui n'est sombre) j'ai pris mon pied. Il y a quand même le point négatif où j'ai tendance par moment à tenter de regarder non pas l'élément dans le focus mais ce qu'il y a dans le flou et là … eurk avec la 3D c'est particulièrement afreux comme sensation.

Niveau musique, bha malgré la disparition de James Horner qui était présent sur le premier opus, on reste en terrain connu. C'est du "more of the same". On retrouve les éléménents typiques de James Horner avec le fameux motif de trompette distinctif (que j'adore). Et ça s'explique facilement, l'ogre a ch c'est Simon Franglen à la manœuvre qui officiait régulièrement.

spoils

C'est ptet un peu trop facile comment en début de film on nous explique que “Hey Grace a eu un gamin alors qu'elle est morte on sait pas trop comment c'est posisble.” On doit le prendre pour acquis mais … heuu … vraiment, je dois pas me questionner plus que ça ? Surtout quand dans la suite du film elle semble si différente de tout le monde !

C'est assez étrange d'ailleurs, une fois déménagée chez les na'vi navy, c'est la seule qui semble plutôt à l'aise à savoir instinctivement respirer comme il faut sous l'eau, elle se régale à observer ce nouvel environnement toussa. Et pourtant elle déprime le plan suivant alors qu'elle était toute exaltée.

Et puis, ces histoires de crises d'épilepsie c'est évacué trop vite. Bon même si je me doute que ça sera bien plus poussé dans la suite. J'ai comme l'impression qu'elle va devenir un personnage principal plus tard.

Plus globalement, l'histoire tourne ici beaucoup plus autour de la famille. La famille Sully est quand même assez particulière : lui est un humain devenu définitivement na'vi, sa femme est une authentique na'vi à quatre doigts, il a un premier gamin a quatre doigts, un second à cinq doigts, une ptite dernière à cinq doigts à cela on rajoute Kiri qui est la fille de l'immaculée conception de sa mère décédée avant l'accouchement et enfin Spider un humain qui a toujours vécu avec les na'vi. Sauf que ce dernier, est un peu moins intégré à la famille par la mère puisqu'il s'agit du rejeton du méchant du premier qu'elle a tué soit dit en passant.

Et tout ce petit monde tente de s'intégrer dans une tribu de na'vi qui a eu une évolution différente et qui sont donc physiquement foutu un peu autrement. Ça parle donc beaucoup d'intégration et de différence culturelle et ça montre surtout que ça peut s'outrepasser et se gommer.

La bataille finale est assez jouissive. Déjà, c'est super bien "filmé", la mise en scène est super claire et le montage n'est pas hystérique. Mais en plus qui ne jubile pas de voir les gros cons d'humains ultra stéréotypé à niquer toute la nature sans aucun remords se faire défoncer par une baleine intelligente et massive avec en plus une Neytiri enragée qui se déchaîne comme pas possible ? Voir la baleine profiter de sa morphologie pour faire un carnage et se venger est trop chouette. Mais alors Neytiri qui est ultra agile, efficace et une chasseuse hors pair c'est ouf. C'est juste un poil dommage qu'au final on sent bien que c'est ultra centré sur les personnages principaux. Les humains ne sont vraiment que de la chair à arc, les autres na'vi ne sont pas vraiment utiles.

J'ai beaucoup aimé le fait qu'alors que dans le premier la conquête de Pandora soit motivée par l'extraction de l'unobtainium, ici, c'est le fluide issu des glandes de baleines permettant de stopper le vieillissement qui est devenu la raison de ces coûteuses missions. J'aime beaucoup le fait de réorienter les préoccupations des humains. Ce ne sont plus les ressources "basiques" qui motivent de tout saccager mais juste la perspective de confort et volonté d'immortalité (c'est pas évoqué mais j'imagine que si le vieillissement est stoppé la mort est repoussée). Et il faut avouer que dans notre vraie vie actuelle, il y a de plus en plus de recherche de substance permettant effectivement de stopper voir annuler le vieillissement des cellules.

Un point très étrange du scénario c'est les motivations de l'antagoniste. Dans le premier film, la volonté était de virer les na'vi pour exploiter les ressources minières sous leur village. Là, par-contre, j'ai pas trop compris. Le but c'est juste de se venger ? Mais se venger de quoi ?! C'est bien expliqué que Quaritch dans le 1 est mort, mais qu'il y avait un backup de son esprit et ses souvenirs (qui date de quand précisément on ne sait pas alors que ça a de sacré conséquence sur la psyché du personnage). Ils ont donc récuperé tout ça et implanté ça dans un na'vi un peu à la manière d'un avatar mais sans avoir de corps humain rattaché au final. C'est le « projet phoenix ».

Mais du coup, pourquoi veut-il se venger ? Lui étant vivant et ses souvenirs datant d'avant sa mort, il n'a rien à se venger. Et puis les humains sont prêts à dépenser une somme colossalle de pognon pour assouvir la vengeance de ce gars ? Buter Jake Sully et Neytiri (ouai parceque c'est quand même elle qui le tue quand même) ne va rien leur apporter. L'unobtainium ne se trouve pas là où il y a Jake, les baleines et leur jus est loin de Jake également. Non ce point me dérange pas mal quand même.

Il va y a voir une drôle d'ambiance à la fin : Neytiri était à deux doigts de buter Spider pour faire sauver son mioche des mains de Quaritch. Elle a vu grandir et s'est occupé de Spider pendant des années, mais là elle est prête à le sacrifier… J'imagine que le retour à la maison va être très étrange. Les discussions seront assez … douloureuses.

J'ai eu l'impression de voir un Best-Of de James Cameron. J'ai retrouvé pleins d'éléments de ces précédents films :

  • Terminator avec le crâne qui se fait écraser, globalement le personnage qui tend la main pour sauver un autre (“come with me if you wanna live”).
  • Terminator 2 l'arrivée des humains avec les flammes dévastatrice du jugement dernier.
  • Aliens avec les méchas et les marines bourrins.
  • Abyss bha les trucs sous-marins quoi après j'avoue ne pas trop connaître ce film donc il y a probablement des éléments plus spécifiques.
  • True Lies avec la scène avec le miroir sans tain, les flammes sur l'eau également, sortir la tête de l'eau discrètos sans prendre de grosse respiration.
  • Titanic le vaisseau qui se retourne avec l'eau qui s'engouffre, les personnages aspirés par le truc qui coule, des personnages accroché au bateau par les mains.
  • Avatar ouai bon çui-là … hein.

J'en avais remarqué d'autres mais là j'avoue ne plus m'en souvenir.

Bon bha j'ai été vraiment beaucoup aimé cette suite que j'ai trouvé plus sympa que le premier. C'est une baffe technique (franchement le HFR+3D IMAX c'est une tuerie) avec une belle direction artistique. J'ai beaucoup aimé les designs de la technologie humaine. Les sous-marins crabes sont très très cool, les sous-marins bi-place sont aussi très classe. Les méchas plus "légers" que dans le premier opus sont pas mal (bon par contre boire son café avec, hein…).

Voilà, je recommande vraiment ce film.

Franchement repect à Disney qui n'a pas souillé ce film ! Merci James Cameron a avoir pu imposer ta vision et pu faire ce film comme il le voulait.

Back to the Future

Histoire : 🔗

Marty McFly est un jeune lycéen qui est pote avec un scientifique assez excentrique. Ce dernier le convie en pleine nuit sur le parking du supermarché du coin.

Arrivé sur place le Doc lui apprend qu'il a construit une machine à voyager dans le temps sous forme de voiture et qu'elle roule au plutonium. Plutonium qu'il a volé à des terroristes.

Doc fait la démonstration en faisant voyager son propre chien dans la voiture en le faisant aller une minute dans le futur. Une minute plus tard, la voiture réapparait avec le chien : tout est vrai, la machine fonctionne. Malheureusement les terroristes arrivent et tuent Doc devant les yeux de Marty qui prend la fuite au volant de la fameuse voiture. C'est alors que la machine à voyager dans le temps se déclenche et le pauvre ado se retrouvent 30 ans dans le passé coincé puisque la voiture n'a plus de plutonium.

Ressenti : 🔗

Rhaaa la la la. Ne serait-ce pas l'un des tous meilleurs films de tous les temps ?

Tout a déjà été dit sur ce film. Même en l'ayant vu des dizaines de fois je me régale encore à chaque visionnage.

L'histoire est trop bien, les personnages aussi, les dialogues, les décors, la musique. C'est le film ultime pour passer un bon moment. Biensûr il y a du voyage temporel donc il y a un bonus de fun.

Tout le film regorge de tout un tas de détails. C'est un régal. Et puis en plus le fait de pouvoir comparer les mêmes lieux à deux époques différentes c'est un ptit plaisir supplémentaire. Le film s'amuse à glisser des ptits éléments sans conséquences mais qui montrent bien les répercussions des actions dans le passé sur le futur.

Bon j'imagine que tout le monde l'a déjà vu. Le film arbore un très joli 8.5/10 sur le top IMDB.

J'aime beaucoup le travail sur les personnages et d'autant plus sur le jeu d'acteur de maquillage et de costume. Bon, c'est vrai qu'ils font un peu vieux pour des ados, mais pour faire des adultes bien établis ça passe sacrément bien ! La plupart de ce petit monde était en début de vingtaine mine de rien. Mine de rien Michael J Fox est plus vieux de quelques années que Lea Thompson qui joue sa mère !

Bon, tout a été déjà dit sur ce film et j'aurai pas grand-chose d'original à apporter. Rereregardez ce film encore et encore !

Ha au fait, c'est mon 500ème visionnage sur ce blog🎉.

A Beautiful Mind

Histoire : 🔗

John Nash étudie à l'université de Princeton. Enfin étudie, il bosse surtout de son côté, il semble être un génie des maths.

Il finit par publier dans une revue scientifique et obtient un job dans un prestigieux labo. Il est alors convoqué pour aller filer un coup de main au gouvernement dans des opérations lors de la guerre froide.

Ressenti : 🔗

Troisième fois que je vois le film. Et franchement il est bien mais je ne comprends pas qu'il soit si bien noté.

C'est très standard, c'est bien fait mais sans surprise. Le casting est bon, les acteurs jouent bien, la musique est cool, l'histoire aussi mais voilà rien qui non plus mériterait de le faire figurer dans le TOP 250 des meilleurs films de tous les temps quoi.

Le film est une biographie mais a pris pas mal de liberté. Il faut donc bien voir que c'est un film biographique mais avec une belle part de fiction.

J'ai beaucoup aimé le maquillage pour vieillir Russel Crowe, c'est quand même bien mieux foutu que ce qui se fait en version CGI.

spoils

Bon, alors en fait si vous n'avez pas vu le film mais ne craignez pas le spoil alors voilà : le pauvre John Nash soufre de schyzophrénie et donc imagine des gens. Son implication dans la guerre froide est purement fictive.

Un truc que j'ai trouvé vraiment très étrange c'est quand il se fait choper pour être traité de sa maladie. Je ne comprends pas trop pourquoi ça se passe comme ça ? Le mec n'est pas dangeureux et du coup qui a pris la décision de le faire interner comme cela ? Manifestement ça ne vient pas de sa femme mais du coup de qui ?

Et puis ça se fait comme ça à la sauvage en plein jour devant tout le monde alors qu'il y aurait très probablement moyen de faire ça en douceur de façon bien plus discrète plutôt que lors d'une intervention publique de sa part. Bref, ce passage est très étrange.

Comme dit plus tôt, le film a pris quelques libertés. Notamment les hallucinations de John Nash n'ont jamais été visuelles, elles ont toujours été auditives uniquement. Avant de rencontrer sa femme, il a eu un gamin avec une précédente femme et il a vraiment pas été tendre avec elle. Mais forcément ça rentre pas trop dans la narration du film qui nous montre un personnage plutôt sympatique et globalement gentil. Tout comme il a également eu quelques relations homosexuelles qui ont été complètement omises du film afin d'éviter une possible association entre homosexualité et trouble mentaux (ouai ça n'aurait probablement pas apporté grand-chose et effectivement c'est le genre d'association à éviter).

Voilà, c'est un film sympatoche avec une histoire cool mais voilà, sans plus quoi. Ha et franchement je le trouve visuellement moche.

The Two Jakes

Histoire : 🔗

Onze ans après les évènements de Chinatown, on retrouve Jake Gittes qui continue d'officier en tant que détective privé. Un mec dans l'immobilier lui demande de suivre sa femme.

Effectivement elle le trompe avec un autre gars. Il organise une rencontre la main dans le sac (humm enfin presque) qui finalement tourne mal puisque le gars tue l'amant de sa femme sous les yeux du détective.

La culpabilité de tous va être mise à l'épreuve.

Ressenti : 🔗

Cette suite est réalisée ce coup-ci par Jack Nicholson qui a donc la lourde tâche de reprendre le flambeau suite au premier opus particulièrement efficace. On a le même scénariste qui avait fait des miracles.

Déjà, c'est assez impressionnant de voir qu'en quinze ans Jack Nicholson est toujours aussi bon. Mais là il a pris du poids pour le rôle, afin de montrer le temps qui passe et le fait qu'il se soit quelque peu assagis. Et on remarque même la cicatrice sur sa narine.

Le film fait vraiment écho au premier et je pense même qu'il dépend à 100% du visionnage du premier pour être compris. Une bonne partie l'enquête et des rouages dépend des évènements qui se sont déroulés précédemment. Tout se passe encore une fois à Los Angeles mais maintenant en 1948 et on retrouve donc encore tout l'aspect film d'époque. Il y a toujours ces belles bagnoles, ces décors, ces intérieurs toute cette ambiance assez cool.

Par contre j'ai trouvé ce film plus fouillis. J'ai un poil moins accroché mais ça reste un très bon film. L'histoire implique pas mal de monde tous imbriqué mais du coup j'ai été un peu perdu à un moment à confondre les noms des persos. Il m'a fallu quelque temps pour reprendre le fil et rerentrer dedans. C'est un poil dommage mais bon c'est comme ça.

C'est donc un film que je recommande uniquement à ceux qui ont vu le premier (et récemment) pour pouvoir en profiter pleinement. Ici ça part un peu moins loin que le premier. Il y a effectivement une enquête d'adultère qui révèle des pans un peu plus alambiqués que prévu. Ça part dans l'exploitation minière, la gestion immobilière et parvenir à deviner qui est clean ou non est moins évident que prévu.

Voilà, c'est bon film qui n'arrive pas à la hauteur du premier en parti à cause de son scénar mais qui reste quand même agréable.

Chinatown

Histoire : 🔗

En 1937, Jake Gittes est un détective privé engagé par une femme pour enquêter sur les possibles tromperies de son mari. Le mec en question est en charge de la compagnie des eaux de la ville.

Ressenti : 🔗

Je ne connaissais pas ce film et wow qu'il est dense ! Mais avant d'en parler plus je tiens de suite à rappeler que c'est un film de Roman Polanski qui a été réalisé 5 ans après le meurtre de sa femme et qui a également eu lieu quelques années avant d'être accusé de viol.

Bon par contre je pense que le film mérite vraiment de ne pas être spoilé. Et le souci c'est que j'ai envie de parler de ce qui s'y passe donc balise spoil !

spoils C'est fou ce film. Ça commence comme un simple film de détective qui cherche des preuves compromettantes pour un adultère. Mais au final il se rajoute une histoire de meurtre. Ça part ensuite dans de la manipulation politique, de la magouille financière, on rajoute un peu d'inceste et de liens familiaux hyper troubles.

Et le pire c'est que tout se tient ! Ça semble vraiment crédible du début à la fin sans en faire trop. C'est vraiment très impressionnant.

Robert Towne a fait son boulot de scénariste avec brio ! La partie vraiment enquête est bien branlée, les révélations progressives avec des pistes foireuses et tout font qu'on est largué comme le personnage principal mais que plus on avance plus on cerne les autres protagonistes et leurs motivations.

J'adore les enquêtes et là c'est un régal. En plus c'est dans un Los Angeles de 1937 avec les bagnoles d'époque et tout. J'ai d'ailleurs lu qu'à la base il devait y avoir la voix-off de Jack Nicholson mais ça a été enlevé. Ça aurait donné un aspect assez film noir un peu différent.

C'est assez étrange. Vers la fin, on apprend donc que Evelyn Mulwray protège donc sa fille. Et surtout on apprend qu'en plus d'être sa fille c'est aussi sa sœur. Bref, pas une histoire toute rose. Mais c'est à rapprocher à l'histoire vraie de Jack Nicholson (né en 1937 tiens !) qui a été élevé par ses grands parents qu'on lui a présentés comme ses parents toute sa vie. Et ses deux sœurs sont en fait sa mère et sa tante… Ouai ça devait pas être joli joli.

J'ai été assez décontenancé par la fin. C'est très abrupte déjà. Mais surtout ça ne résoud absolument pas tout et j'ai l'impression que 5 minutes de plus pour dénouer quelques fils supplémentaires n'auraient pas été de trop.

Le film fait partie d'une trilogie avortée qui n'a donc qu'une seule suite sortie en 1990 et réalisé par Jack Nicholson : The Two Jakes qui n'a pas fonctionné.

Le film est vraiment très cool pour son histoire. Jack Nicholson est vraiment terrible et s'éclate sur le film en jouant des scènes d'action, des phases de réflexion, il a l'air de s'éclater comme un ptit fou.

Voilà, c'est un excellent film avec une histoire pleine de rebondissement qui vaut clairement le coup d'œil.

Avatar

Histoire : 🔗

La planète Pandora possède d'importantes ressources minière qui attire la convoitise des humains. Ces derniers en extraient une partie mais les plus gros gisements se trouvent sur le territoire des na'vis.

Une mission scientifique a pour objectif de les étudier, nouer des liens avec eux via des écoles notamment. Mais cela se fait via l'utilisation d'avatars : des êtres synthétiques créé avec l'ADN de na'vis manipulés à distance par des humains dans des caissons.

Les relations entre les deux peuples sont de plus en plus tendus : les na'vis sont proches de la nature alors que les humains débarquent avec leurs gros sabots pour tout défoncer dans l'unique but de s'enrichir avec le fameux unobtainium.

Ressenti : 🔗

Ce film est le rouleau compresseur. À sa sortie il a pété tous les records de recettes. Quand d'autres films depuis sont sortis et l'ont dépassé, ils ont même fait la pirouette de faire des ressorties en ciné pour reprendre la couronne du box office.

Le film révolutionnaire avec ses effets spéciaux à couper le souffle. C'est très joliement fait. Même près de quinze ans plus tard ça n'a pas vieilli. Faut dire qu'ils ont choisis des décors de base assez charmeurs avec des fôrets avec de la bioluminescence et compagnie et se sont simplifiés la vie en choisissant bien une faune locale avec peu de poils/plumes (ce qui est plus simple niveau qualité de rendu).

Pour se simplifier ils ont également rendus absolument tous les environnements difficiles à comparer avec la réalité. Il n'y a au final qu'une séquence se déroulant sur Terre et c'est au final dans une ville futuriste que l'on aperçoit que très brièvement. Bon après je dis tout ça comme une critique négative mais je pense qu'au final c'est un bon point. Mine de rien, grâce à tout cela les effets spéciaux résistent bien au passage du temps.

D'ailleurs c'est avec ce film que l'on est passé de la motion capture globale à la performance capture bien plus précise (ouai c'est pas si vrai il n'y a pas spécialement eu un avant/après aussi net que ce qui est raconté). Et c'est vrai que les na'vis ces space schtroumpfs sont très expressifs sans être cartoonesque. Leurs grands yeux de chats y est pour beaucoup d'ailleurs.

Ce film est une explosion visuelle. C'est vraiment joli. Et le tout est accompagné d'une BO de James Horner que l'on reconnait pas son fameux motif que l'on retrouve dans bon nombre de ses compositions (les quatre ptits coups de trompette bien typiques).

La puissance technologique des humains est beaucoup montré à l'écran. On a donc la puissance informatique avec tous ses ordinateurs où les opérateurs passent un programme de l'ordinateur vers la tablette en un mouvement et se promène avec ça à bout de bras sans fil. On a la puissance mécanique avec ses espèces d'hélicoptères, les méchas de combats, les vaisseaux spatiaux pour se rendre à l'autre bout de la galaxie, les énormes tractopelles et autres extracteurs miniers géants … La puissance militaire est bien présente mais au final moins impressionnante à mon goût : ça se bat avec des méchas certe mais au final ça reste des armes assez conventionnelles et moins exotiques que prévu : mitrailleuse, explosifs, armes blanches (où sont les lasers, armes à plasma, railguns … ?).

Le film a tout pour me plaire. En plus c'est James Cameron a la réal. Et pourtant bha … ouai c'est sympa mais sans plus. Ce n'est que la troisième fois que je le vois. Je ne vous cache pas que c'était une piquûre de rappel parceque je vais bientôt voir sa suite.

L'histoire est pas mal mais ça reste un peu trop prévisible. Biensûr que le pauvre gars qui débarque va finir avec la fille du chef du village. Biensûr qu'il va passer pour un bâtard de traitre quand les autres vont débarquer pour tout défoncer. Biensûr qu'il va se rallier aux autochtones. Biensûr qu'il va parvenir à capturer le bestiau le plus impressionnant qui va lui permettre de gagner le respect de tout le monde sans aucune contestation. C'est un peu trop facile et linéaire quand même.

Ce film m'est assez étrange au final. J'ai le sentiment que tout me pousse à l'adorer mais il me laisse … je sais pas trop comment il me laisse. En fait il m'indifère un peu. Quand je le regarde ça va, c'est plaisant mais sans plus. Je prend pas mon pied.

Et là où c'est plus étrange c'est qu'en fait j'attend sa suite maintenant pas pour le film en lui-même mais plus pour qu'il foutte un coup de pied à Marvel/Disney. Le premier est sorti avant la toute puissance du MCU et maintenant le contexte est différent. Désormais le film à gros budget et très grand spectacle c'est plus que du Marvel. C'est d'ailleurs Avengers : Endgame qui lui a piqué sa couronne du box office (avant de la lui recéder). Disney a vraiment besoin d'un concurrent sur ce genre d'ultra grosse production et j'ai l'impression qu'Avatar est le seul à pouvoir rivaliser. Donc j'attends du deux un truc moins plat et consensuel que les productions du MCU. J'espère une prod plus solide avec une claque visuelle qui éventuellement pourrait pousser Marvel à se remettre en question et à ptet ralentir la cadence de sortie de ses films. Ouai on a le droit de rêver non ?

Ha par contre ça y est ça va être une franchise. On va bouffer du Avatar pendant quelques années avec quatre suites de prévues… Et bha j'espère que les scénaristes vont rendre ça plus intéressant et moins convenu que ce premier épisode.

Je suis quand même étonné qu'il ne figure pas dans le top 250 IMDB. Il n'a que 7.8/10 alors que le top commence à 8/10.

The Apartment

Histoire : 🔗

Baxter est un employé lambda dans une compagnie d'assurance. Mais il souhaite monter dans l'entreprise et donc pour cela accepte de prêter son appartement à ses supérieurs pour qu'ils puissent faire leurs ptites affaires hors du domicile conjugal.

Sa technique fonctionne et il a une première promotion grâce à ces loyaux services. Cependant il est amoureux de Miss Kubelik qui gère l'ascenseur et aimerait pouvoir un peu plus profiter de son logement.

Ressenti : 🔗

J'en avais jamais entendu parler de çui-là. C'est donc un film sorti en 1960 qui mélange de l'humour, de la romance et du drame.

Je suis de base pas trop client de comédie romantique et pas trop non plus des drames mais là le ton est suffisament léger pour que je me sois laissé emporter. C'était très plaisant et puis comme d'hab j'adore reluquer les trucs d'époques. Voir les bureaux avec les machines à écrire et les terminaux pour l'ordinateur (j'ai cru que c'était des telex au début mais j'ai bien l'impression que c'était relié à un mainframe), les bars, les apparts, la téloche avec sa télécommande filaire ! Je me suis régalé sur ça.

Mais pas que ça. Le film en lui-même a une histoire assez cool. C'est assez drôle de voir le personnage faire de la lèche à sa hiérarchie puis se rendre compte petit à petit que son poste il l'a eu facilement mais il pourra le perdre probablement aussi facilement.

Le gars est un peu trop gentil quand même. Plusieurs fois tu as envie de le secouer pour qu'il arrête de se faire marcher dessus par ses supérieurs.

Bon le film échoue lamentablement au test de Bechdel. Les seules fois où il y a deux femmes qui interagissent c'est effectivement pour parler de leur relation vis-à-vis du patron ou bien pour faire la boniche. Et globalement elles n'ont pas trop leur mot à dire. Et d'ailleurs, les deux seuls noirs que l'on voit ont des rôles peu ragoutant : il y en a un qui cire les pompes du grand ponte pour se faire refiler une malheureuse pièce et le second est en train de balayer et se fait poser un chapeau sur la tronche sans avoir rien demandé. Le film sort bien du début des années 60.

Dis donc la médecine à l'époque ça déconnait pas. Le voisin docteur qui colle des torgnoles sévères ça fait pas rêver.

Le film devait être une pièce de théatre à l'origine mais il s'est étoffé pour au final devenir un film avec quelques décors et tout. C'est marrant comme les projets à l'époque semblaient s'orienter d'abord pour le théatre pour au final muer vers le cinéma si c'est suffisament prométeur.

Ce film a raflé tout un tas de récompense dont le fameux oscar du meilleur film. Mais j'ai l'impression que maintenant il n'est plus trop connu. C'est ptet que moi, hein, mais je n'en avais pas entendu parler. Il vaut vraiment le coup.

Pendant un bon moment je me disais que l'acteur principal me disait quelque chose. C'est Jack Lemmon qui a joué dans Some Like it Hot l'année d'avant (c'est d'ailleurs le même réalisateur Billy Wilder). Faudrait que je me refasse ce film un de ces quatre d'ailleurs.

C'est marrant de voir que Shirley MacLean est encore dans des films 60 ans plus tard. La pauvre a toujours pas le droit à sa retraite…

Le film a un joli classement dans le top IMDB probablement un peu surnoté mais faut avouer que son histoire reste intéressante.

Dial M for Murder

Histoire : 🔗

Tony sait que sa femme le trompe avec Mark et souhaiterait se débarasser de sa riche femme pour se venger et avoir le pognon. Il prépare son coup en embauchant un ancien collègue d'université.

Le soir venu le plan parfait n'est ptet plus si parfait que ça. Margot s'en sort et parvient même à tuer son assaillant.

Ressenti : 🔗

Je ne connaissais pas le film mais j'avais vu son remake moderne il y a fort longtemps. Et j'ai vraiment beaucoup aimé.

Déjà l'histoire est plutôt cool. L'élaboration du plan puis sa réalisation sont très chouettes mais surtout la seconde partie … La seconde partie est vraiment le meilleur !

J'ai beaucoup aimé comment le mari va donc improviser une suite à son plan si bien huilé. Le scénario est au poil. Les acteurs sont pile poil dans ce que je m'attend à voir dans un film des années 50, notamment Ray Milland qui joue donc le mari. J'ai beaucoup aimé sa présence soit dit en passant.

Le film date de 1954 et … bha malheureusement la qualité d'image s'en ressent pas mal. Je sais pas si c'est ma version qui n'était pas terrible mais c'était pas bien net par moment. J'ai déjà vu des films de cette époque beaucoup plus propre. C'est dommage parceque j'adore regarder les films d'époque pour regarder un peu les environnements, la ville toussa. Bon bha là, c'est assez pauvre. Ça pourrait presque être une pièce de théatre, on ne sort que très peu de l'appartement de notre couple.

Le film a été tourné en 3D. Oui oui, il fait partie de la vague de film de l'époque voulant lancer la mode de la 3D. Du coup, pas mal de plan ont été taillés pour ce procédé où l'ont joue avec la profondeur. Bon je ne l'ai vu qu'en 2D mais ça ne choque pas non plus. Il y a tout de même deux choses que ça implique : un entracte à la moitié du film qui dure moins de deux heures. Mais surtout 1 plan assez étrange. À un moment un personnage passe un coup de téléphone et au lieu de filmer cela en gros plan ils ont été obligés de se faire chier à fabriquer un énorme cadran de téléphone et un énorme faux doigt qui compose. C'est … heu … particulier. Bon ça fait marrer, c'est pas dérangeant mais voilà. La taille des caméras de l'époque ne permettait pas de filmer un si petit objet en 3D et en gros plan.

spoil

J'avais vite capté que les clés allaient avoir un grand rôle. Elles sont souvent évoquées et montrées.

Mais c'est vraiment quand ça nous est expliqué que j'ai capté la subtilité ! J'ai bien aimé ce retournement.

C'est marrant comment Alfred Hitchcock a réussi à bien broder par-dessus une idée aussi petite. Tout pourrait être résumé en trois lignes mais la mise en scène et le remplissage rend le tout super sympa et digeste.

Franchement le film a vieilli. Les musiques sont très datées, la technique est vieillotte et pourtant le tout reste quand même super agréable. Les dialogues et le scénar fonctionnent encore très très bien. Un ptit remaster propre pour retravailler l'image ferait merveille !

En tant que spectateur on est au courant de toute la magouille. On a pas à chercher le coupable et pourtant il y a tout le suspens de savoir est-ce que le mari va se faire pincer ? Est-ce qu'il va trouver une nouvelle pirouette pour arriver à ses fins ? Je suis rentré à fond dans le jeu à tenter moi aussi de trouver des excuses ou imaginer des subterfuges (ouai je me suis mis dans l'équipe du mari :-/ ) pour évincer sa femme.

Le film est très bien noté sur IMDB et je comprends clairement sa note. Je recommande chaudement !

Ha et au fait, c'est marrant, je ne m'y attendais pas du tout mais à un moment quand un personnage téléphone on a un plan sur l'autocommutateur du central téléphonique. On voit le système automatisé (pour l'époque c'était très rare) qui réagit à la numérotation et met en relation avec l'appelé. C'était un ptit cadeau à mon intention ? Merci M Hichcock.

The Cable Guy

Histoire : 🔗

Steven fait une pause avec sa ptite amie et aménage donc dans une nouvelle baraque. Il se fait installer le câble mais l'installateur est très étrange et semble vraiment très en demande d'amitié.

Steven accepte à contrecœur d'aller faire une visite avec le gars mais semble s'empêtrer dans une relation assez toxique.

Ressenti : 🔗

C'est une comédie réalisée par Ben Stiller qui débutait à la réalisation puisque ce n'est que son second film. Et autant en acteur il fait principalement de la comédie, autant à la réalisation il a prouvé qu'il pouvait faire des films plus … sensibles (The Secret Life Of Walter Mitty est vraiment très intéressant) ou bien comme ici un peu dérangeant. Certe le film a une très grande part de comédie mais ce n'est que la moitié du film. Il y a tout un pan qui s'approche un peu du thriller.

C'est tout simplement l'histoire de "l'ami" étrange et dérangeant qui s'impose de plus en plus et qu'il est impossible de décrocher. On sent vite qu'il est potentiellement dangeureux et on comprend vite pourquoi il n'a pas d'ami mais Matthew Broderick s'empêtre de plus en plus avec lui.

Jim Carrey est bien évidemment dans un surjeu à base de grimace et d'expressions corporelles exhubérantes mais perso j'adore ça. Là, il a en plus un gros zozotement qui sera un ptit gag récurrent. J'adore vraiment cet acteur, c'est le roi des années 90.

Ce film a quelques scènes vraiment excellentes mais c'est quand même un peu longuet. Le fait que le film ait deux facettes est une bonne idée mais au final ça ne lui rend ptet pas services. Au final c'est drôle mais parfois non, c'est un peu plus inquiétant mais parfois non. C'est un cocktail toujours très difficile à équilibrer et il y a vraiment peu de films qui y parviennent à mon sens (un qui y parvient haut la main est The Visit que je recommande chaudement).

D'ailleurs il paraît que lors du tournage, ils ont fait la plupart des scènes en double avec à chaque fois une version orientée comédie et une version bien plus sombre et inquiétante. Ils se sont gardé le luxe d'équilibrer tout ça au montage.

Bref, le film a pas trop mal vieilli et il est pas trop mal mais reste assez dispensable. J'en avais un souvenir bien plus sombre d'ailleurs, je le croyais bien plus effrayant.

Green Book

Histoire : 🔗

En 1962, Tony a besoin d'un boulot pendant deux mois et on le rencarde sur une offre. Il part à l'entretien d'embauche et tombe sur un musicien noir qui a besoin d'un chauffeur pour une tournée dans le sud des USA.

Tony est quelque peu raciste mais le salaire est très attractif. Il est rapellé quelques jours plus tard pour partir dans cette tournée.

Ressenti : 🔗

Et bha c'est simple j'ai adoré. Et pourtant le film est assez simple. Ça parle principalement de racisme et puis c'est à peu près sans surprise mais c'est bien fait et les deux acteurs principaux sont très bons.

Viggo Mortensen a un rôle très cool en partant du mec bluffeur un peu roublard et raciste pour petit à petit découvrir le racisme et changer son point de vue. Le film n'apporte pas grand-chose et est même un poil naïf mais je suis tombé en plein de dans.

Les interactions entre les deux bonhommes sont vraiment super cool. C'est parfois drôle ou souvent juste touchant. Chacun va rendre meilleur l'autre.

C'est une histoire vraie concernant donc Don Shirley qui est un musicien prodige de cette époque (je connaissais pas). Et comme souvent, à la fin dans le générique on nous montre quelques clichés des deux vrais gars.

Je ne savais pas de quoi allait parler le film et du coup au début j'ai eu l'impression que ça allait être un film de gangsters. Ça fourmille d'italiens, ça traînasse dans les bars, ça parle de se faire du pognon, il y a un peu de violence et de magouille. Ça avait tout pour partir dans de la mafia mais non, ça bifurque très vite dans un road movie où les deux personnages vont se heurter l'un à l'autre et se lier d'amitié en se découvrant de plus en plus.

Le titre du film vient d'un vrai Green Book qui existait des années 30 à 60 lors de la ségrégation aux USA. C'était une sorte de guide du routard des lieux que les noirs avaient le droit de fréquenter. C'est assez ouf de se dire qu'un tel guide a existé et avait une utilité !

J'étais complètement passé à côté de ce film alors qu'il est très plaisant à regarder. Par moment je dois avouer que ça rapelle un peu Intouchables avec la confrontation de deux personnages de classes sociales distantes.

Récap 40 : Novembre 2022

La météo tient bon. On a tout juste rallumé le chauffage en fin de mois soit près de trois semaines plus tard que l'an dernier…

J'ai eu le droit à deux semaines de congés pour glander à la maison. Ça fait du bien une ptite pause dans le boulot. J'en ai profité pour découvrir un peu Blender et franchement ça m'a bluffé. Bon je connaissais déjà de loin, j'avais déjà taté du logiciel de modélisation il y a fort longtemps mais surtout de voir comment le truc tourne tellement bien sous nunux … wow. Et puis cette UI c'est vraiment top. Tout est configurable c'est globalement plutôt bien rangé et même techniquement l'UI peut scale super simplement, c'est léger, ça démarre instantannément. Ptain mais c'est fait en quoi leur UI ?! Pourquoi il n'y a pas plus de soft qui sont fait pareil ?

Bon j'ai beaucoup écrit ce mois-ci, non ? Je ne pensais vraiment pas que ma ptite série d'articles sur les séjours des étudiants étrangers marcherait autant ! J'ai eu pleins de retours sur différents canaux, ça fait super plaisir !

J'ai eu trois jours où le domaine ne pointait plus vers l'adresse IPv4 (la v6 était toujours bonne) du coup ça m'a fait un ptit trou d'air dans les stats mais ça a été plus que compensé par l'afflux de visiteurs sur mon article concernant le Fediverse.

Blog 🔗

En bref ce mois-ci : 8 articles, 34 commentaires, 11 visionnages, 629842 requêtes, 54940 visiteurs uniques pour 15.22 Go de trafic.

Films 🔗

Un peu de films ce mois-ci mais pas trop.

Bon bha ce mois-ci le film qui m'a le plus marqué est Weird : The Al Yankovic Story parceque c'est un biopic délirant sur un artiste que j'aime beaucoup et qui sort du lot.

Jeux 🔗

Brotato 🔗

Ouai je l'ai continué et même fini avec tous les persos que propose le jeu actuellement. Bon par contre je l'ai pas completé à fond. Je serai vraiment motivé, je tenterai de finir en difficulté 5 avec chacun des persos mais … heu … dur.

Dome Keeper 🔗

J'avais fait la démo quand le jeu n'était pas encore sorti et j'avais trouvé ça très intéressant. En plus, tout comme Brotato c'est un jeu tournant sur le moteur Godot donc ça donne encore plus envie de soutenir.

Ici, c'est un jeu en deux phases : une phase plutôt relax où l'on creuse sous notre dome à la recherche de ressources et d'artefacts. Votre foreuse et votre jetpack pourront être upgradés afin d'être plus efficaces.

La seconde phase est la vague d'attaque où la faune locale extérieure tentera d'attaquer votre dôme qu'il vous faudra férocement défendre sous peine de mourir.

Avec les ressources vous pourrez également améliorer votre dôme, ses armes, son bouclier, ses équipements…

Le principe est relativement simple mais ça marche vraiment bien. Je trouve d'ailleurs qu'ils l'ont pas mal simplifié par rapport à la démo où survivre était vraiment difficile.

C'est joli, la musique est ptet un poil trop discrète mais c'est très agréable à jouer. La phase d'exploration est particulièrement relaxante je trouve mais la phase de combat revient continuellement pour pimenter le tout.

Musique 🔗

Le nouveau morceau de Gorod The Orb est très chouette. Il rapelle indéniablement Transcendence qui est à mon goût leur meilleur morceau. Là, certains passages sont assez proches, on pourrait presque croire une suite.

C'est malheureusement pas aussi long mais au moins il y a un clip ! J'aime bien l'esthétique des lasers colorés. Contrairement au cliché des années 80, ils sont ici bien fins et multicolores et ça rend bien mieux du coup.

Nuxeries 🔗

Pleroma 🔗

J'ai viandé mon instance Pleroma ; une sombre histoire de Postgres pas content.

Au début j'ai pensé que c'était juste un problème d'IO dû au serveur. Je me suis donc monté un postgres à la maison sur une ptite machine, j'ai foutu un tunnel Wireguard vers l'instance Pleroma (comme ça pas besoin de me faire chier avec du TLS, des certifs à renouveler toussa). Bref, ça a pas trop mal fonctionné même si ça représentait quand même pas mal de trafic réseau.

Ça a tenu quelques jours mais en fait j'avais encore des soucis de DB et tout. Déjà la restauration du dump de la db a pris plus de 10h pour seulement 10Go de données… Et après une fois restauré je n'avais plus de soucis d'IOwait mais par contre j'avais quand même tout un tas d'erreurs dans tous les sens et des perfs assez misérables.

Du coup j'ai choisi l'option nucléaire : la double migration. Je migre mon compte sur une autre instance Pleroma qui m'accueille quelques jours. Comme ça je ne perds pas (trop) d'abonnés/abonnements.

Ensuite je réinstalle de zéro un pleroma tout neuf avec une db vierge et je refais une migration dessus. Pour l'instant j'en suis à la première migration. Dans l'opération j'ai perdu ~150 abonnements (probablement des gens dont l'instance a disparu ou bien dont le compte est sur approbation manuelle des abonnements) et ~400 abonnés (des gens qui ont pas coché de s'abonner automatiquement lors des migrations de comptes ou bien qui utilise un serveur qui ne gère pas cela (misskey par exemple).

DNS 🔗

Dans un tout autre domaine (huhu), j'ai viandé mon DNS (enfin partiellement). Alpine a eu une update passant de la 3.16 à la 3.17. Je l'ai donc faites sur plusieurs machines dont celle qui me sert à héberger mes noms de domaines.

Et bha je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite mais bizarrement l'utilisation CPU a fortement augmenté ainsi que les IO. Un ptit tour dans htop plus tard et c'est Knot qui fait le con. Un tour dans ses logs et là c'est la folie : il signe ma zone puis il prévoit la prochaine signature dans "il y a une heure". Du coup vu que le timer est dépassé, il signe la zone puis il prévoit la prochaine signature dans "il y a une heure" et c'est reparti ! Bref, il signe en boucle ce qui en plus provoque une augmentation du serial.

Bon j'ai inspecté ma conf, regardé dans le changelog et franchement je ne trouve rien de particulier. J'ai donc cherché un endroit où pleurnicher et il s'avère qu'ils n'ont pas de salon IRC mais un salon Gitter qui est connectable depuis Matrix (vu que maintenant c'est la même entité) que j'ai donc pu rejoindre via mon bridge et donc m'y connecter depuis mon client irc (magic !). Bref, j'arrive assez tard j'expose mes galères et en dix minutes je tombe sur l'un des devs qui commence à m'aiguiller pour tester des trucs.

Je vire des clés, je désactive la signature puis réactive, je redémarre mille fois, je fais un rollover, je change ma timezone. Je fais un peu tout et n'importe quoi. J'ai commencé à douter d'Alpine et j'ai donc installé Knot sur ma Gentoo, j'importe les fichiers et paf exactement le même souci. Le problème ne vient pas musl comme je craignais.

Et puis je me suis demandé si mes autres zones n'allaient pas avoir le souci. Donc j'importe une autre et là, rien, tout fonctione.

Et il s'avère que le souci provenait de ma zone plus précisément du SOA dont le TTL était trop grand. En réduisant le TTL à une valeur plus classique d'un coup plus de problème.

Le souci n'était pas présent sur les anciennes versions. Bref, 4h de tests en tout genre avant de finalement trouver la solution.

Vidéos 🔗

Allez un clip encore mais comme je suis pas fan de la musique je le pose plutôt ici. C'est le dernier de Meshuggah They Move Below.

J'aime bien son aspect très dérangeant. Il est réalisé à base d'IA avec des images en noir et blanc qui se complètent. C'est très joli j'aime bien ce style qui devient de plus en plus courant.

Bon par contre la musique… bha c'est du Meshuggah quoi.

Stalker

Histoire : 🔗

Un stalker propose à un écrivain et un professeur à se rendre dans La Zone. Cet endroit est interdit d'accès et très dangeureux mais il s'y trouve un endroit appelé La Chambre qui permettrait d'exaucer les vœux de ceux qui s'y rendent.

Cette zone est inhabitée et regorge de dangers mortels mais le voyage en vaut probablement la chandelle.

Ressenti : 🔗

Je n'avais jamais entendu parler de ce film et ça ne m'étonne guère. C'est très particulier et pas vraiment vendeur. Le film est très austère mais ça fait partie de son charme. Par contre un point que j'ai plus de mal à pardonner c'est la lenteur.

C'est vraiment très très lent dans tout ce qu'il se passe. Le film n'a pas trop d'action à proposer et opte pour une mise en scène très calme et contemplative. C'est assez joli avec un noir & blanc sépia avec beaucoup de piqué au début.

Le film part d'une base de SF ou post-apo (assez dur à cibler précisément tant les détails manquent) mais est très très sobre voir dépouiller. Je ne sais pas si c'est pas manque de moyen ou une réelle volonté. C'est très dur de dater le film en le voyant : il n'y a pas de technologie, la mode vestimentaire est tellement basique et intemporel que ça pourrait être du post-apo comme on en voit maintenant ou bien sorti des années 50.

Le concept de La Zone est assez cool et aussi celui de La Chambre. Mais ça semble être au final surtout un gros prétexte pour discuter un peu de philosophie. C'est une confrontation de trois personnages différents ce film. On a le stalker qui s'avère un peu mystique et hypnotisé par la Zone. À côté on a l'écrivain qui est une star en manque d'inspiration et plus orienté art. Et enfin on a le professeur qui a une approche plus scientifique et logique de tout le bazard.

Certaines réflexions sont intéressantes mais j'avoue que d'autres me sont complètement passées au-dessus. Et bon au bout d'un moment j'ai un peu saturé. Faut dire que le film dure près de trois heures. Et c'est très frustrant de ne pas voir cette putain de Chambre ! Ils arrivent au seuil et la caméra ne nous en fait pas profiter !

Rhaa et puis globalement on nous tease des dangers et tout mais on en voit jamais. Est-ce avéré ? Est-ce que le stalker serait pas un peu mytho ou complètement flambé ?

Le film est très intrigant et m'a teasé pendant près de trois heures sans jamais me donner ce que j'espérais. Bon vous vous en doutez ptet mais la philo c'est pas du tout mon truc et pire encore la poêsie encore moins et … bha c'est quand même une grande part du film.

C'est un film donc assez âpre et pas vraiment généreux. C'est dommage parceque le concept est diablement intrigant. Bon ça reste un film à voir je pense. Je comprends qu'il soit bien noté sur IMDB.

Accueil d'étudiant étranger à la maison 5/5 : Ayaka

Cinquième et dernière partie.

Et c'est reparti pour six mois avec une Japonaise.


5- Ayaka 🔗

Et c'est le retour du centre franco-japonais qui nous contacte une fois de plus. Ils sont très contents de nous et les étudiants nous recommandent (comme quoi…). Ils aiment bien le fait que l'on soit un couple beaucoup plus jeune que les autres familles d'accueil et que l'on s'implique dans la vie des étudiants.

Ils nous proposent de prendre en charge Ayaka en demi-pension pour quatre mois et demi. Bon, après la mauvaise expérience précédente on était un peu réticent. C'est encore une Japonaise donc on espère qu'elle n'aura pas les mêmes travers mais on accepte.

On retrouve encore la correspondante avec ses mocchis délicieux et on découvre une ptite Ayaka toute souriante et qui semble bien plus ouverte que la précédente. C'est reparti pour une demi-pension, on croise les doigts mais le premier contact semble bien plus prometteur.

Premier bon point : la communication est beaucoup plus facile ! Déjà, on a gagné un peu de vocabulaire mais surtout, sa mère est prof d'anglais et elle a donc un trèèès bon niveau d'anglais. Ça va grandement nous faciliter la tâche même si c'est vrai que par moment on a plus discuté en anglais qu'en français.

Elle vient apprendre le français et aussi se libérer un peu de sa situation au japon. Elle vit avec son fiancé là-bas mais ça ne va pas fort. Déjà, ça semble être une relation manigancée par les parents puisque c'est un bon parti toussa … Elle ne nous le dit qu'à demi-mot mais on sent que ce voyage est une grande bouffée d'air frais pour elle.

Encore une fois on a eu beaucoup de discussion sur la langue française. On l'aidait parfois pour ses exercices mais … bha … c'est super dur le français ! C'est vraiment très compliqué d'expliquer certaines tournures ou juste certaines règles que l'on utilise sans même y prêter attention.

Un soir on lui a proposé de manger du confit de canard. Mais entre notre accent franchouillard et sa compréhension un peu approximative à la japonaise il y a eu un quiproquo. On lui a dit “Tonight we will eat duck.” et là son visage s'est transformé. Elle était horrifiée. Bon, à première vue on s'est dit qu'il y avait ptet un truc bizarre, on lui a demandé si elle n'aimait pas le canard. Et on a au final compris notre incompréhension : elle avait compris “dog”. Elle pensait que nous allions manger du chien… voilà voilà.

Niveau bouffe elle était vraiment pas difficile. Globalement les étudiants japonais sont pas difficiles du tout niveau bouffe faut dire. Elle adorait les plats bien français comme la blanquette de veau. Il y a par contre quelques produits qui passaient pas trop comme le fromage. Bon c'était pareil pour les deux précédents japonais, mais c'est marrant de voir qu'ils arrivent même pas à savoir que c'est du fromage alors que pour nous c'est tout naturel. Pour eux le fromage ce n'est qu'une sorte de truc insipide à la babybel ou bien un truc qui ressemble un peu au beurre. Appréciant les claquos qui puent, ça leur fait toujours un choc de me voir manger de l'époisse avec sa croute.

D'ailleurs en bon français, on lui a montré les joies du saucisson. Mais la pellicule blanchâtre sur la peau de saucisson la faisait toujours tiquer et on a même eu le droit à un “vous aimez beaucoup le moisi”. xD Et … bha oui c'est un peu vrai. Par contre pour le picrate là elle faisait moins la difficile. Le muscat moelleux du coin lui a énormément plu.

Alors que Naoki était le stéréotype du japonais et que Momoko ne s'en éloignait pas trop, Ayaka était, elle, bien plus extravertie et sociale mais ça reste quand même "à la japonaise". Mais elle s'est confrontée aux autres élèves de son école de français avec notamment les Espagnols et les Italiens. Ça a été un choc culturel pour elle. Les voir parler fort, rigoler à gorge déployée tout en étant tactiles l'a marquée. Le premier week-end après sa rentrée elle nous a raconté qu'elle trouvait ça très bizarre. Elle les imitait en train de faire "jajajajajaja" c'était trop drôle.

Les premiers jours elle n'osait pas trainer avec ces "sauvages" mais elle a vite pris le pli et au final comprenait et commençait à apprécier cette façon d'être. Elle trouve ça beaucoup plus relax et convivial. Elle est devenue bien plus expansive, c'était marrant à voir. Elle s'est même mise à faire la faire la bise (alors que nous ne sommes pas vraiment fans du concept).

Elle s'est rapidement fait draguer et a apprécié cela. Par contre elle n'a pas tout tout compris, il a fallu que lorsque un ptit frenchy l'a invité chez lui, à leur âge … bha c'est pas innocent et qu'elle devait y aller en connaissance de cause. On l'a vraiment pris sous notre aile, c'était un peu notre gamine pour quelques semaines :-)

Un des premiers soirs nous avons regardé Your Name (Kimi No Na Wa). Elle nous a dit que c'était un de ses films favoris et que c'était son groupe favori qui faisait la musique (Radwimps). Elle en a profité pour nous expliquer ce que voulait dire le titre et nous a donné quelques ptites notions de japonais au passage. On sait désormais compter, se présenter. Enfin … on savait :-°

Elle nous a fait une feuille de papier avec l'alphabet hiragana et une autre avec le katakana le tout plié un peu comme de l'origami. C'est tout con mais ça fait vraiment typique.

Elle s'est trouvée d'autres amis japonais dans le coin dont une avec un père français. Toute contente elle nous dit que son amie a un prénom français qui est “adoré”. O___O Hein ?! On lui a dit que l'on ne connaissait pas ce prénom et puis elle nous a écrit ça sur l'ardoise salvatrice. A.D.E.L.I.N.E “haaaaaa ! Adeline“ “Oui c'est ce que j'ai dit :-þ” Hahahaha

Dans un genre similaire un jour elle nous demande ce que veut dire “jusqu'à l'eau dia” (enfin c'est ce qu'on comprenait). On a eu beau chercher, impossible de comprendre ce que c'était. Selon elle, on le disait très souvent mais impossible de savoir ce que c'était. On lui a demandé de nous interrompre absolument la prochaine fois qu'elle nous entend le dire. Moins d'une heure plus tard alors que l'on papotait elle nous fait un grand signe. On stoppe on réfléchit à ce que l'on vient de dire et là l'illumination. Notre tic de language : “Tu vois ce que je veux dire” prononcé assez vite en articulant comme un sagouin et pouf.

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