3 From Hell

Troisième opus de la saga Firefly. Quoi ça vous parle pas ? La famille Firefly est la famille de crasseux imaginé par Rob Zombie qui a fait ses débuts en 2003 dans House Of 1000 Corpses et que l'on a retrouvé deux ans plus tard dans The Devil's Reject.

On a donc le droit à une suite malgré la fin assez … définitive du précédent. C'est vrai, on a vu le bon Captain Spaulding, Baby et Otis se faire sacrément plomber dans leur bagnole sur fond de Freebird. Ça s'annonçait assez difficile de faire une suite.

Et pourtant il y en a bien une. Et franchement, c'est toujours aussi cool ! Quel plaisir de retrouver les restes de cette famille de bouseux dégénérés.

Certe, le film n'apporte pas grande innovation par rapport au second volet. Mais bon, c'est pas comme si on était au bord de l'overdose non plus avec près de quinze ans entre les deux sorties. Le manque d'originalité ne m'a pas gêné, au contraire, je préferre un truc comme le 2 qu'un truc tentant de faire du neuf mais mal.

Petit spoiler : c'est un peu triste que Sid Haig n'ait pas un rôle plus important mais ses ennuis de santé ne lui ont pas permis d'apparaitre plus. Baby et Otis sont au top par contre. Elle est sacrément perchée et pourtant est toujours suffisamment lucide pour comprendre les gens. Mais surtout, lui est toujours aussi énorme. J'adore trop ce personnage, bien dégueu, bourrin.

Le demi-frêre caché qui vient compléter le trio est pas mal aussi dans son genre. Psychopathe aussi en train de se créer sa place dans la fratrie.

Bref, si vous avez aimé les premiers films vous devriez passer un excellent moment. C'est toujours le même feeling de film à petit budget des années 70 avec du grain dans l'image (alors qu'il se passe en l'an de grâce 1988), des vieilles bagnoles, des paires de lunettes datés et des moustaches qui tâchent. Les méfaits toujours aussi graveleux et malaisants sont bien là. Et bien entendu la musique qui accompagne est bien dans le ton.

Les décors sont similaires au 2 et on retrouve toujours ces couleurs flashy dans les éclairages. L'image regorge de détails de partout, dans les décors, les costumes. Le tout est ponctué de pas mal de ralentis, de transitions et ça fini par des plans en drones.

Le film a un tout petit budget estimé à 3 millions de dollars mais n'a connu qu'une toute petite sortie aux USA et n'a donc pas réussi à se rentabiliser sur ce point. Il n'aurait rapporté que 2,295 M$ ce qui veut dire qu'il devrait ptet ne pas être déficitaire avec les ventes de droits et de supports physiques. Par contre ça risque d'être plus compliqué pour une suite.

Les acteurs sont bien dans leurs rôles. Pour une fois on voit pas les miches de Sheri Moon, elle a surement passé l'âge.

Voilà c'était un super film qui ne révolutionnera rien et reste bien dans la lignée de The Devil's Reject. C'est crasseux, violent, sanguinolant, dérangeant, obscène avec pas mal de sexe : un bon défouloir assez humoristique à ne pas mettre entre toutes les mains.