Being There

Histoire :

Chance est un jardinier de cinquante ans avec un retard mental qui s'occupe donc d'un jardin d'une propriété à Washington. Le vieil homme qui l'employait meurt et donc la bonne quitte la maison le laissant seul alors qu'il ne peut pas vraiment s'occuper de lui-même.

Le lendemain un couple vient récupérer la maison et tombe sur lui et le somme de partir. Pas contrariant, le lendemain il fait sa valise et sort de la maison pour la première fois. Il commence à errer à demander aux gens s'ils peuvent lui donner à manger. Il découvre le monde extérieur.

Ressenti :

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film au début. C'est lent et un peu spécial et le malaise est assez palpable. Mais une fois sortit de son environnement le film devient bien plus sympa.

Le film devient plus comique. D'ailleurs au début on a tendance à rire du personnage. Mais plus le film progresse plus au final on rit des autres personnages vis-à-vis de lui. Et c'est au final une réaction assez réaliste et attendrissante.

Le film date de 1979 et son histoire se déroule à cette époque. Ça aborde beaucoup de sujets encore d'actualité notamment la communication et surtout quelque chose d'autant plus vrai aujourd'hui : un inconnu qui sort de nulle part et qui gagne en influence.

Le film est assez drôle à ce sujet : le personnage n'est jamais sorti de la maison et n'a donc pas de permis, pas de papiers d'identité, pas de casier judiciaire… bref il n'existe pas. Il y a même des enquêtes internes et des journalistes qui sont donc complètement perdus de n'avoir aucune information sur un pareil individu. Avec Internet aujourd'hui ça serait absolument impossible. Si du jour au lendemain une personne devenait publique et que l'on ne trouve aucune de ses traces précédentes (passages sur des réseaux sociaux, enregistrements sur divers comptes de services web…) tous les médias seraient complètement terrorisés de l'émergence d'un tel "monstre".

Une grande partie du film tourne autour des quiproquos sur les interpretations dans la communication. Transformer les propos des gens en leur ajoutant un sous-texte pour y entendre ce que l'on veut entendre est quelque chose qui m'a toujours gonflé. Je suis encore traumatisé de mes cours de français au lycée où l'on donnait des interpretation qui me paraissaient complètement aberrante à des textes pourtant explicite (“oui mais quand l'auteur dit 'rouge' il faut comprendre qu'il dit en fait 'bleu'.”).

La baraque du film est vraiment impressionnante. La démesure dans la taille de l'architecture contraste avec un intérieur raffiné mais pas non plus extravagant (enfin je trouve).

Il y a une scène assez rare et du coup surprenante avec Shirley MacLaine dans le film. Je suis vraiment étonné que ça soit inclus dans le film pour l'époque !

La toute dernière scène du film est assez étrange. Elle donne une toute autre dimension au personnage et du coup je m'interroge un peu sur les intentions du scénario pour ça : est-ce juste un ptit truc pour le fun ou bien une volonté vraiment forte concernant Chauncey ?