Casino

Sacré film. 3 heures de magouilles, violences, drogues tout cela inspirés de faits réels ayant eu lieu dans les années 70/80 à Las Vegas.

On suit donc les tribulations de Sam Rothsein interprêté par Robert De Niro et de son acolyte survolté joué par Joe Pesci. Le premier est globalement toujours calme, en maîtrise, ultra carré alors que le second est un chien sans muselière et bien hargneux. Les affaires à peu près légales de gestion du casino vont pour le mieux avec, on ne pas se le cacher, une partie moins légale qui tourne tout aussi bien.

Le grain de sable qui va tout menacer est l'arrivée de Sharon Stone qui joue une femme un poil délurée qui a bien du mal à se défaire de son ex, un looser camé un peu mac sur les bords. Forcément ça va être assez explosif.

Le film n'a pas spécialement une trame bien fixe. C'est presque un “slice of life” dans le milieu de la mafia. Il y a quand même une certaine progression et des étapes marquantes mais c'est au final assez secondaire. C'est plus un feeling global.

On a le droit à une BO vraiment sympatoche. Les morceaux sont bien raccords avec ce qu'il se passe, c'est des ptits détails appriciables.

Visuellement c'est ultra classieux. Je sais pas comment ils se sont débrouillés mais les éclairages sont de toute beauté. Sur énormément de plan, on va retrouver une lumière très intense en un point ce qui causera des contours presque brûlé. L'effet visuel est terrible. On se croirait dans Oblivion fasse à une caillasse. Non je déconne, c'est vraiment beau.

Constamment on a le droit du coup à des éclairages indirects grâce à ces lumières surpuissantes. Toujours des reflets lumineux dans les cheveux feront ressortir les personnages. J'ai pas souvenir de beaucoup de film avec ce genre d'éclairage.

On est mine de rien pile dans les thêmes de prédilections de Martin Scorcese avec des immigrés européens imposant leur façon de faire du business (mafia). Et on retrouve d'ailleurs pas mal de têtes de ces précédents films.