Charlie Says

Histoire :

On suit Leslie qui dans les 60s va tomber dans l'escarcelle de Charles Manson. Elle est en prison avec deux autres de ses complices. Elles reçoivent l'aide d'une femme tentant de comprendre leurs motivations et comment elles en sont arrivées à tuer des gens.

Ressenti :

La structure du film en flashbacks alternant entre la prison et les évènements qui y ont conduit est éculée mais ça fait le taff. Le film apporte une vision un peu moins centrée sur Charles Manson et plus sur ses filles et surtout les manigances psychologiques.

J'ai vraiment adoré voir tout l'aspect contradictoire du gourou qui prône la liberté mais impose de nombreuses règles arbitraires qui ne sont pas remises en cause. Le personnage a une certaine aura et pourtant il n'est jamais vraiment montré comme étant non plus 100% charmeur, c'est toujours assez pernicieux. Et c'est triste de voir que mêmes plusieurs années sans contact les filles sont encore sous le charme malgré la punition qu'elles subissent. Bref, je ne vous spoile pas plus cet aspect.

C'est une approche bien moins fun et légère que dans Once Upon A Time In Hollywood sortit l'année suivante. C'est une approche un peu plus documentaire avec même des cartons à la fin expliquant ce que sont devenues les femmes.

Ce film continue de démolir mon image de Matt Smith (le gentil docteur) qui incarne ici le très … particulier Charles Manson. Je ne connaissais absolument pas les détails et je ne pensais pas le gars aussi étrangement perché. Sa fascination pour les Beatles et surtout les signes qu'il voyait en eux et leur chanson Helter Skelter est assez incroyable.

C'est réalisé par Marry Harron qui semble avoir une fascination pour les tueurs un peu dérangés (ouai un tueur est un peu tout le temps dérangé) puisqu'elle a aussi fait le très célèbre American Psycho.