Dark Star

Histoire : 🔗

Le Dark Star est un vaisseau spatial en mission pour stabiliser la galaxie en détruisant les planètes … instable. L'équipage est déjà parti depuis bien longtemps et l'ennui devient difficilement supportable.

Ce ne sont pas les rares "moments trépidants" où ils défoncent une planète qui permettent de combler la monotonie de la mission. Et ce n'est pas l'état merdique du vaisseau ni la mort du capitaine qui vont aider.

Ressenti : 🔗

C'est le tout premier film de John Carpenter alors qu'il n'a que 25 ans. Le court métrage s'est allongé pour devenir un long et ça se ressent.

Pas grand-chose à raconter, certaines scènes très étendues pour rien. C'est très dur à visionner. Je me suis accroché.

En plus des débuts de Big John, c'est également le début de carrière de Dan O'Bannon qui joue ici un des membres d'équipage. Ce monsieur a travaillé sur le Dune de Jodorowski que j'évoquais dans le dernier récap mensuel et qui a surtout été connu pour son boulot sur Alien qui a un scénar pas si éloigné de notre film du jour. Il a également trainé ses guêtres sur Star Wars et réalisé deux films dont le très sympa The Return of the Living Dead. Bref un grand du cinéma que j'aime. Ici il est devant la caméra mais aussi aux effets spéciaux, au montage et au scénar.

Bon, les effets visuels faut bien se rappeler que c'est arrivé avant plein d'autres et que bon c'était vraiment un micro-budget. Du coup ouai, ça pique même si perso j'aime bien voir cet aspect précurseur. Et puis voir quatre types faisant semblant d'appuyer sur des boutons c'est assez drôle. On croirait des gamins jouant à la dinette.

Et puis faut noter l'audace : l'alien ici est un gros ballon gonflable avec des pieds… Fallait oser.

Bon niveau scénar par contre c'est moins excusable. On se fait chier et ça n'a rien de bien clair. J'ai l'impression que ça ne sait pas quoi raconter du moment que c'est dans l'espace. Un format plus condensé (comme par exemple un court métrage, hein) aurait été ptet plus cohérent.

Les décors et costumes sont ultra cheap. On sent bien les objets de récup retournés et peint pour tenter de faire une console/combinaison. C'est un peu mignon à vrai dire. Aujourd'hui ce serait une production youtube (et d'ailleurs même maintenant le niveau technique des moyens modernes permet des merveilles) mais c'est marrant de voir qu'à l'époque ça a pu réellement devenir un métrage.

Bon faut donc s'accrocher pour le matter mais c'est une œuvre qui a tout de même un certain intéret. Le truc a été fait sans ordi, avec 60 000$ avec les moyens du bord à une toute autre époque. Du coup faut excuser le ptit côté un peu ridicule.