Django Unchained

Histoire :

King Schultz est un chasseur de prime qui récupère Django réduit en esclavage. Il a besoin de son aide afin de trouver trois prochaines cibles que ce dernier connait.

King Schultz libère Django et se lie d'amitié avec ce dernier et lui propose même de bosser ensemble quelques-temps. Django accepte mais souhaite récupérer sa femme des mains d'un esclavagiste.

Ressenti :

Quelle claque ce film. Tout est bien : les acteurs, les décors, les images, les dialogues, le montage, l'humour, l'action, les musiques.

Bon, j'avoue tout de suite : je suis un fan de Quentin Tarantino qui ne s'est jamais raté, au pire il a fait du film que je regarde mais sans prendre mon pied et au mieux il a fait des chefs d'œuvres. Et Django Unchained en est un !

Le western tant attendu de Tarantino (il avait annoncé ne vouloir qu'un film de chaque genre, mais on sait maintenant qu'il s'est un peu ravisé sur le sujet) a fait de sacrés vagues. Les personnages sont ultra cools. Sérieux Christoph Waltz est à deux doigts de voler le flambeau de Jamie Foxx dans ce film. Il est ultra classe, intelligent, gentil et humain contrairement à une bonne partie des hôtes de son film. À côté de ça, Jamie Foxx est badass à souhait mais c'est sans compter sur un DiCaprio qui est au top. Le mec est une pourriture immonde mais qui se drappe toujours dans les bonnes manières et une étiquette qui le rende d'autant plus détestable. Et par-dessus tout ce ptit monde on rajoute un Samuel L. Jackson des plus insupportables. Le mec est un putain de lèche-botte, encore plus pourri que son maître, à jouer la comédie et à changer constamment de registre selon à qui il s'adresse mais le tout en étant un fin observateur. Il est flippant à souhait.

C'est assez marrant de voir que pas mal de monde est choqué par la violence du film. En regardant bien, … on ne voit pas grand-chose en vrai. C'est suggeré et c'est rarement par surprise. Par contre les gens s'offusquent bien moins de la violence psychologique et verbales dépeinte dans le film. Ça se torture, s'humilie, se rabaisse, des rapports de force constants mais là ça choque moins… Perso, ça ne me choque pas plus que ça, c'est l'intention de réalisation de montrer un monde cruel et abjecte avec les implications du racisme et de l'esclavagisme et des nuances qui en découle. Je vois le film comme une critique de ces thêmes et pas une apologie mais ça c'est soumis à interpretation.

Toujours est-il que le KKK est montré comme des gros abrutis sans grande conviction, les esclavagistes se font à peu près tous tuer, de très nombreux esclaves sont libérés… À chacun de faire son choix.

Le film est jouissif, les antagonistes prennent sévère mais au-delà de ça, c'est joliement montré. Quand ça canarde ça gicle de partout, les murs sont repeints, les impacts sont d'une puissance cartoonesque. C'est exagéré de partout et du coup à mes yeux ça désamorce un peu l'aspect réaliste et du coup ça devient plus comique et supportable.