Double Indemnity

À vouloir une double indémnité il se retrouve double niqué

Histoire : 🔗

Walter Neff arrive difficilement au bureau en titubant. Il sort ses rouleaux de cires et commence à enregistrer sa confession.

Il explique comment il a buté un homme dans l'espoir de choper du pognon et une femme. Il explique surtout pourquoi et comment ça a échoué.

Ressenti : 🔗

Allez hop, un autre classique de Billy Wilder (comment j'ai pu passer à côté de ce réalisateur, il a cumulé les succès dans les années 40/50 !). C'est donc un noir & blanc sous forme de flashback où l'on apprend la fin dès le début. Il ne nous reste plus qu'à découvrir les évènements petit à petit.

Le film a particulièrement bien vieilli. Le rythme est bon, l'intrigue marche super bien, le format est toujours d'actualité, l'image est belle. Non vraiment très très cool.

J'aime beaucoup ce format avec le personnage qui raconte, puis le flashback plante le contexte. On a régulièrement des retours sur notre bonhomme racontant le truc. On a l'élaboration du plan, sa mise en execution, la réaction et adaptation aux conséquences puis le dénouement avant de retourner une ultime fois sur notre narrateur.

histoire

Bon donc Walter est vendeur d'assurance, il se rend chez les Dietrichson pour vendre une assurance au mari, mais il tombe sur la femme Phyllis. Celle-ci sort de la douche en étant en serviette et leurs dialogues sont pleins de sous-entendu. Notre Walter charmé entame la discussion et il apprend que le couple n'est pas au beau fixe. Et pire que ça, elle semble vouloir souscrire un contrat d'assurance vie sur la tête de son mari sans que ce dernier le sâche.

Pas dupe, Walter refuse. Il est intègre et ne souhaite pas être complice d'un meurtre et ne souhaite pas arnaquer son employeur non plus et donc se barre.

Mais l'idée commence quand même à le tarauder. Après tout, qui est le mieux placé pour arnaquer une assurance qu'un assureur ? Et à ce moment-là, la belle Phyllis est là, à sa porte en train de sonner. Elle explique qu'elle ne supporte plus son mari qui boit, n'a plus vraiment de thunes, et qu'il est violent. C'en est trop, il décide de passer à l'acte.

Le plan et son execution :

Il faut faire signer au mari une nouvelle assurance sans qu'il ne s'en rende compte. Pour cela il va profiter d'un renouvellement d'une autre assurance qu'ils ont pour lui faire signer discrètement ce deuxième contrat. Celui-ci aura une clause de double indémnité permettant de toucher le double du pognon si jamais il meurt dans un train. Elle se débrouille donc pour que son mari se rende quelque part en train. Ils tuent le mari lorsqu'ils se rendent à la gare, Walter se fait passer pour le mari afin d'être vu par de nombreux témoins. Une fois dans le train, il se rend sur la plateforme à l'arrière et lorsque personne ne regarde, se jette par-dessus bord pour simuler un accident.

Une fois à terre, la femme rejoin l'assureur en bagnole avec le cadavre. Ils placent ce dernier sur les rails et hop.

Tout semble marcher. Les policiers n'y voient rien à redire. Par contre les assureurs sont persuadés qu'il y a anguille sous roche et assureurs oblige, ils ne veulent pas cracher le pognon et font une enquête de leur côté.

Ils ne trouvent pas de faille au début. Mais finalement à y regarder de plus près, ils découvrent que Phyllis s'est retrouvé à ce cher Dietrichson alors qu'elle était l'infirmère de son ex-femme. Et, bon bha ce Dietrichson est quand même un gars qui bosse dans le pétrole, il brasse quand même du pognon… Se débarasser de l'ex-femme pour devenir la nouvelle femme ce serait pas déconnant.

Bref, l'assurance a commencé à amasser des preuves accablantes envers la femme de la victime. Ils souhaitent donc ne pas donner le pognon et attendre qu'elle porte plainte pour sortir tout cela en justice. Walter contacte Phyllis pour la dissuader de porter plainte.

On apprend également que la belle fille de Phyllis fricottait avec un certain Nino Zacchetti mais que leur amourette s'est arrêtée. Jusque-là rien d'anormal, mais que le Nino a depuis été vu tous les jours à la maison des Dietrichson. Quand notre cher Walter découvre cela par son ami l'enquêteur/assureur, il commence à réaliser qu'il s'est fait berner.

Bref, il a compris qu'il est le dindon de la farce, elle n'est pas amoureuse de lui mais que c'est le jeune Nino qui a gagné le cœur de Phyllis. Il se rend donc chez la manipulatrice où ils discutent mais cette dernière sentant le vent venir a préparé un flingue. Alors que la discussion s'envenime, elle tire sur notre dindon et c'est à ce moment-là qu'elle réalise qu'elle éprouve des sentiments envers lui. Elle ne peut se résoudre à l'achever, lui cependant est désormais bien moins compréhensif et lui colle deux bastos dans le bide.

Bref, il se barre pour retourner à l'assurance où il nous raconte ces évènements. Sur ces entrefaits, l'enquêteur qui a découvert le pot aux roses arrive. Il veut lui appeler un docteur vu qu'il perd du sang mais dans le but de quand même l'envoyer en prison.

Walter tente de partir mais trop affaibli s'écroule au bout de dix mètres.

Mais quelle histoire ma parole ! Ces retournements de situations, ça twist, c'est fourbe, tel est pris qui croyait prendre. Les acteurs sont trop cools en plus. Le Fred MacMurray qui nous joue les mecs qui gère mais qui se fait niquer en beauté c'est royal. Et la Barbara Stanwick qui au final a magnifiquement roulé tout son ptit monde pour malheureusement échouer à pas grand-chose à la fin…

C'est un plaisir sur toute la ligne.