Elvira : Mistress of the dark

Nibards

Histoire : 🔗

Elvira présente une émission de télévision diffusant des films d'horreur. Cependant, elle rêve de se barrer pour monter un show à Vegas. La dame est vétu de décolletés n'ayant rien à envier à la fosse des mariannes ce qui lui attirrera les avances graveleuses de son nouveau patron. Néanmoins, elle sait toujours se défendre ce qui lui vaut sa démission.

Pour son spectacle elle a besoin de 50.000$.

Elle reçoit à ce moment un télégramme lui annonçant la mort d'une tante inconnue. La fin des soucis ?

Ressenti : 🔗

Bizarre. Ouai c'est quoi ce film ? Une comédie où la moitié des gags tournent autour des nibards d'Elvira mais pour autant ce personnage ne se limite pas à cela. Au contraire, elle est très attachante et loin d'être conne, bien au contraire.

Je connaissais pas du tout. À la base, il sagit d'une émission de téloche américaine où Elvira présente et commente des films d'horreur diffusé de 81 à 85. En 88 ils tentent de transformé ça en film. Le début est donc un peu méta.

Elle arrive dans une mignonne petite bourgade paumée où la populace ne la connait pas. C'est un ovni qui perturbe l'équilibre en place. Son accoutrement est en légère contradiction avec la brigade des mœurs régnant sur la ville.

Mais le ton du métrage se veut léger et surtout parler d'horreur et de surnaturel. Hop, un antagoniste maléfique ! Un oncle qui cherche à mettre la main sur un livre légué à Elvira. Tention plot twist : elle est une sorcière qui s'ignore.

C'est gentillet, ça fleure les années 80, ça tacle un peu la bienpensance mais pas trop. Ça a vieillit quand même. On sent que ça se veut bienveillant envers son personnage mais pour autant ça reste bancal. Oui elle est forte, sait se défendre. Elle se fait draguer par les moches du coin, elle les rembarre. Par contre, le gars costaud elle tombe instantannément sous le charme avant qu'il ne prononce le moindre mot. Ça va en contradiction avec l'image que je m'étais fait d'elle. Faut pas trop gratter et ça reste divertissant.

C'est marrant, je retrouve un peu de Hot Fuzz ici. Le bled paumé avec le citadin gênant qui débarque, le police de la vertue…

Apparemment, le ton a été pas mal adouci pour viser un public plus jeune, dommage. Plus d'horreur, moins de gamin et une ambiance moins gentillette aurait ptet été moins vieillot (ptet).

Voilà, c'était sympa mais aurait pû être vraiment mieux.