Fear And Loathing In Las Vegas

Histoire :

En 1971, Raoul Duke un journaliste et son avocat Gonzo (Johnny Depp et Bénicio Del Toro) vont couvrir une course à moto dans le désert près de Las Vegas. Mais avant d'être un voyage pour le boulot, c'est avant tout un voyage dans le but de se défoncer avec tout un tas de drogues différentes.

On va suivre les deux zigottos dans un week-end (ou plus ?) de folie.

Ressenti :

Le film est tiré d'un livre du même nom relatant … bha une histoire vraie. Tout du moins ce qu'en a couché sur papier son auteur. C'est assez bordélique mais c'est tout le sel de l'histoire.

C'est un film qui doit très probablement divisé. J'ai un ressenti assez mitigé : bon c'est un peu marrant mais fatigant. Le délire du mec complètement défoncé qui ne redescend jamais c'est assez un peu une impasse. La première demi-heure est d'ailleurs plus laborieuse que la suite.

Le truc c'est qu'il n'y a pas vraiment d'histoire, ça pourrait limite être une suite de sketch décorellés mais avec juste les mêmes protagonistes. Il n'y a pas ce sentiment d'une histoire qui se déroule et donc de progression. On est dans un tunnel et on ne sait même pas si le but est d'en sortir et pourquoi en sortir.

Après ça reste quand même fun. J'ai surtout aimé le personnage de Bénicio Del Toro que j'ai trouvé bien plus marrant que le protagoniste principal. Le mec est dangeureux, massif, schnouffé, crado mais se permet de donner son avis via son argument d'autorité qu'il est avocat et y ça passe crème.

J'ai du mal à comprendre la non-réaction de tous les gens autour.

Le passage avec le réceptionniste gay lors de la convention des flics est probablement l'apogée de ce film.

Visuellement … bha c'est du Terry Gilliam qui film des mecs complètement mortibus… La caméra est rarement d'applomb, ça change très régulièrement de cadrage, il y a quelques légers effets numériques qui rendent pas trop mal… Ça fait le taff.

Voilà, c'est pas un monument du cinéma, c'est un peu longuet mais ça peut amuser. Il y a d'ailleurs mal d'apparitions d'acteurs dans de petits rôles. Mention spéciale pour Tobey Maguire qui … bha … le pauvre …