Forbidden Planet

Histoire :

Un vaisseau spatial supraluminique humain est envoyé sur la planète Altaïr 4 à la rescousse du Bélérophon qui y a disparu une vingtaine d'années auparavant. Une fois sur place, ils sont accueillis par Robby le Robot qui les amène à son créateur le professeur Morbius qui explique son souhait de rester sur sa planète pour poursuivre ses travaux.

Il leur apprend que tout l'équipage a péri de façon assez mystérieuse mais que lui et sa fille son naturellement épargnés.

Ressenti :

Ce film est un pilier de la science-fiction sorti en 1956. Je ne l'avais jamais vu mais en avait maintes fois entendu parler du coup j'ai enfin comblé mon retard. Je comprends qu'il ait eu un grand impact.

Il pose pas mal de bases que l'on retrouve désormais partout. Il prend la peine d'expliquer de nombreux concepts que l'on a désormais acquis. Il commence par expliquer le voyage interstellaire plus rapide que la lumière, les robots programmés pour ne pas blesser un humain… bref ce qui est désormais partout.

En ce sens c'est pas mal du tout. Par contre le film a quand même pas mal vieilli dans sa forme et dans certains de ses propos (bon c'est normal). Mais le traitement de la femme est … sacrément moche. D'ailleurs c'est marrant de voir que l'affiche du film joue à fond sur l'image du robot diabolique qui s'en prend à la femme en détresse avec une position assez évocative alors qu'il n'en est rien dans le film. Déjà à l'époque de la publicité mensongère !

Robby tient Altaira dans ses bras tandis que l'on aperçoit des planètes dans le fond et une base au look rétro futuriste

D'ailleurs le style du texte en jaune qui suit une courbe à l'écran me chatouille particulièrement la rétine. Aussi bien sur l'affiche que sur son générique d'ailleurs.

Les effets visuels sont surprenamment bons. On voit certe la délimitation entre le décor et le matte painting mais ça ne saute pas non plus aux yeux au point de briser l'immersion. Non franchement j'ai été très agréablement surpris aussi par les effets des blasters (bon sauf les acteurs qui ne font pas semblant d'avoir de recul ni rien ce qui est assez comique). Le robot aussi, même si l'on devine qu'il est habité d'un humain a quand même une bonne bouille bien rétro avec ses ptits trucs qui tournent et ses ptites lumières. L'effet visuel de la station qui "ferme ses volets" est assez marrant aussi.

D'un point de vue audio par contre là ça a trèèèès mal vieilli. Ils ont été le premier film avec des sonorités électroniques donc bon c'est à saluer mais c'est par contre vraiment pas ouf. C'est pas mélodieux, harmonieux bref c'est pas musical. C'est plus du sound design pour mettre dans l'ambiance science-fiction avec très probablement des "instruments électroniques" rudimentaires voir primitifs mais du coup c'est pas vraiment agréable à entendre.

Par contre niveau histoire, je dois avouer être un peu déçu de la révélation et donc du dénouement.

spoils Je suis super étonné que le film ne nous sorte pas de petit extra-terrestre. L'ennemi au final est le subconscient du professeur qui a gagné en puissance grâce aux machines des anciens extraterrestres.

La salle des Krell où se trouvent les machineries m'a sacrément fait pensé à l'intérieur du Tardis.

Voilà, ça reste un film plutôt cool qui a eu une influence majeure sur tout l'imaginaire de science-fiction.

C'est marrant d'y voir un "jeune" Leslie Nielsen sacrément sérieux. On y décèle déjà ses mimiques et c'est dur de ne pas repenser à certaines de ses bouffonneries.

Voilà, c'était vraiment cool.