Greener Grass

Histoire :

Dans une banlieue ricaine, deux mères de familles sont en compétition sur un peu tous les domaines. Faut dire qu'elles vivent dans un endroit un peu particulier où tout est beau et bienveillant, tout du moins en façade.

C'est un monde qui ressemble au nôtre mais où toute l'hypocrisie et le paraître sont exacerbés.

Ressenti :

C'est un film très particulier avec un humour bien absurde mais au final pas si creux que ça.

Visuellement c'est tout coloré, tout le monde est bien habillé/coiffé, les couples ont des couleurs qui correspondent, c'est la banlieu américaine parfaite. L'image est très saturée, c'est toujours bien lumineux avec un soleil radieux.

Mais toutes les situations sont étranges. Il y a toujours un décalage ou un malaise ou une situation extraordinaire qui parait naturel aux personnages. Une des deux mères par gentillesse offre son bébé à son amie. Ça vous donne une idée du niveau d'étrangeté du truc.

Tout le monde rentre dans ce moule dérangeant sauf Julian le gamin de la mère principale. Lui est complètement déphasé et paraît encore plus étrange alors que le niveau de base est déjà bien élevé.

Certaines scènes sont vraiment hilarantes. D'autres justes dérangeantes mais ça forme un ensemble vraiment cool.

C'est un peu un mix de Edward Scissorhands pour son environnement et de An Evening with Beverly Luff Linn pour ses personnages étranges. L'histoire est pas mal décousue au point que par moment on a l'impression de voir des scènes sans aucun rapport les unes aux autres.

spoil

Au final l'arc narratif sur le gamin est pas mal du tout.

Au début il est tout bizarre et personne ne l'apprécie. Seule sa mère semble l'apprécier dans son étrangeté. À partir du moment où il tente de s'intégrer dans ce monde et se plie aux règles qui s'impose, il fait une crise et se transforme en chien. Il n'est plus lui-même. Ça devient l'idole de son père mais sa mère elle préfère l'ancien.

Voilà, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film étrange qui mérite d'être vu avec un œil curieux et amusé.