Light Of My Light

Wow Les quelques affiches pour le film que j'ai croisé me donnaient pas envie. Le titre me donnait pas envie.

J'ai regardé le synopsis vite fait et du coup je me suis laissé tenté.

Une peste un peu particulière a touché toutes les femmes du monde et les a tué. Il n'en reste quasiment plus et du coup forcément presque plus de gamins. Caleb tente de survivre avec sa fille Rag qu'il tente de faire passer pour un ptit garçon du haut de ses onze ans.

Le film est lent, très lent et très réaliste. Ici pas d'images apocalyptiques, pas de fin du monde, pas d'effets numériques. Juste des hommes tristouilles dans des décors tristouilles (ouai j'aime pas l'hiver)

Le film est joué mais surtout réalisé par le frêre de Ben Affleck et franchement, il est vraiment bon. Dans son contexte il rapelle un peu Children of Men mais aussi le plus récent I Think We're Alone Now. J'aime bien les films de survie où l'homme est son plus grand prédateur et là c'est tout à fait ça.

Ici, le monde n'est pas non plus complètement aux abois. Il y a toujours une société qui s'est d'ailleurs organisée pour sa survie avec distribution de nourriture et tout. Rien que ça c'est suffisamment rare à voir que c'est rafraîchissant.

Là en plus, on a le rapport père/fille dans un contexte ultra particulier. Et c'est vachement chouette.

Si vous arrivez à surpasser l'interminable scène d'introduction (j'avoue j'ai eu du mal, c'est dommage de placer ça dès le début quand on est pas encore dans le bain), tout se passera bien. Cette première scène est sacrément lente et le reste du film est aussi lent et pourtant ils ont fait de nombreuses coupes puisque la première version de travail avoisinnait les trois heures. Le film est pas mal frustrant, on se prend à fond dans le truc, on a envie qu'ils s'en sortent et qu'ils aient une vie paisible. Trouver un refuge stable, un ptit coin à soin parfaitement sécure mais constamment le film pousse ses personnages dans l'autre sens.

Le même film avec le même soin pour la photographie que pour un film de Denis Villeneuve aurait été parfait.