Mandariinid

Histoire :

Dans la campagne de Georgie en 1992 durant la guerre contre les tchétchènes, Ivo et Margus travaillent ensemble afin de s'assurer une bonne récolte de mandarines. Avec l'argent l'un souhaite fuir la guerre et retourner en Estonie.

Un jour deux véhicules se tirent l'un sur l'autre et se crashent dans le village abandonné où seuls résident nos deux compères. Ils vont pour enterrer tout le monde mais il s'avère qu'un géorgien est encore en vie ainsi qu'un tchétchène. Ivo décide de les garder et les soigner.

Ressenti :

Et bhé c'est une excellente surprise ce film ! C'est calme, dans un environnement plutôt morne voire déprimant avec des personnages assez désespérés. Mais ça se transforme en leçon de vie.

C'est une manière assez différente de montrer la guerre. Ici il n'y a pas d'affrontements, on est dans le quotidien de victimes collatérales de la guerre. Nos personnages n'ont rien demandé et ne sont pas des héros, ils se retrouvent dans un conflit qui ne les concerne pas mais doivent le subir.

La confrontation des soldats des deux camps montre qu'ils n'ont au final pas vraiment de raison de se battre l'un contre l'autre. Ils ne sont que des pions embrigadés dans une guerre où ils n'ont rien à gagner et ne savent pas vraiment pourquoi ils en font partie.

C'est une production à moitié estonienne et à moitié georgienne. On a un casting d'inconnus et d'ailleurs Ivo est incarné par un sosie de Christopher Lee (enfin un peu, de loin quoi).

Très chouette film assez minimaliste. Pas vraiment de musique, un montage calme, peu de personnages, peu de lieux. Ça pourrait presque être une pièce de théatre. Une histoire à taille humaine avec un message anti-guerre.