Oculus

Histoire :

On suit un frêre et une sœur à deux époques : une fois quand ils ont dix ans et dix ans plus tard. Tout jeune, ils emménagent dans une nouvelle maison où les parents décident de refaire toute la déco. Et dans cette déco il y a un énorme miroir d'époque assez joli au demeurant.

Fast-forward, le gamin pour fêter son 21ème anniversaire a le droit de … quitter l'établissement psychiatrique. Visiblement il aurait tué son père après que ce dernier ait fait subir le même sort à sa mère. Sa sœur est toute contente de pouvoir le retrouver mais celle-ci lui demande d'honorer sa promesse.

Quelle promesse ? Et bien à vous de regarder le film !

Ressenti :

Et bhé mazette, on retrouve dans ce film l'essence de la série The haunting of … réalisé également par Mike Flanagan. C'est la même structure : des personnages à deux époques de leur vie et des évènements liés à ces deux périodes. Et tout comme dans la série tout se déroule en parallèle dans le film.

Le montage s'amuse à perdre les spectateurs comme ses personnages en alternant d'une époque à une autre sans transition clairement identifiable. On subit donc la même désorientation que les acteurs/victimes. J'aime beaucoup ce concept.

L'histoire est surnaturelle mais pas ultra originale. Mais c'est largement compensé par la mise en scène et le montage. En plus le film nous épargne le style du found-footage tout en étant au final pas si éloigné. On est pas non plus attaqué de jump scares assourdissants.

Il y a quand même un acteur dans le lot qui est un peu … pas terrible. Bha c'est le gamin jeune. Ouai en dehors de sa tronche de chien battu il sait pas faire grand-chose de plus. Bon le scénar ne l'aide pas à nous montrer sa palette complète d'émotion mais là c'est quand même assez pauvre. Surtout quand à côté sa sœur est bien variée et crédible.

D'ailleurs, je sais pas vous mais je trouve qu'une fois grandit il a un faux-air de Colin Farrell.

Bon je peux pas ne pas faire le rapprochement avec The Haunting of Hill House. Force est de constater que malgré un format du coup bien plus court, ça marche quand même pas mal du tout. Bon forcément on a beaucoup moins de background sur les personnages. Le travail sur l'ambiance est du coup bien plus rapide. Mais la formule passe sacrément bien quand même.

D'ailleurs on retrouve furtivement Kate Siegel qui est désormais sa femme et qui apparait dans quasiment toutes ses productions. Et du coup, bha je suis presque étonné de voir que le père de famille est interprêté par Rory Cochrane. Non pas qu'il soit mauvais ou autre, il passe bien dans le rôle mais du coup on sent qu'il a été dirigé exactement comme Timothy Hutton et qu'il aurait pu être échangé.

Le décor en lui-même est un peu trop basique. Ici c'est une simple maison américaine sans trop de personnalité, on est pas dans un somptueux manoir. Du coup l'atmosphère est moins intimidante. Ça reste un film avec un budget probablement assez restreint.

poileurs

Le film n'est pas terrifiant mais plus intrigant au final. Il n'y a pas de scène vraiment effrayante mais c'est plus une ambiance globale qu'il faut retenir.

Il y a cela dit quelques scènes assez affreuses notamment le croquage d'ampoule. Grrrrrrrr Je suis pas spécialement sensible au gore et compagnie mais déjà l'arrachage d'ongle avec le bruitage crasseux ça m'a mis un coup. Mais alors l'ampoule et les bouts de verre plein la bouche… immonde. J'en ai eu un gros frisson.

Et pourtant en regardant bien, bha … on voit à peu près rien. C'est plus suggéré qu'autre chose. C'est surtout le bruitage qui fait le truc. Et pourtant on le voit venir trente secondes avant.

Vachement cool. Je vous le conseille chaudement si vous voulez vous faire de ptites frayeurs.

Une suite ?