Prey

Histoire :

En 1719, Naru une jeune commanche souhaite passer un rituel lui permettant d'être reconnue en tant que grande chasseuse de sa tribue. Son frêre Taabe la protège mais est conscient qu'elle a le potentiel de passer ce rituel.

Visiblement la partie de chasse s'annonce plus compliquée que prévu, ce n'est pas un simple puma qu'il va faloir dézinguer. La cible s'avère bien plus grande et agressive.

Ressenti :

Tous les films de la saga prédator sont excellents. Enfin tous ceux avec Schwarzy, les autres… Là, il n'est pas là, du coup comment s'en sort ce film ?

Et bien déjà on est dans le passé et ça dépayse pas mal du tout. J'aime beaucoup ce choix de ramener un fier Prédator contre une civilisation bien moins avancée. Le concept est plutôt cool.

C'est l'occasion parfaite pour nous sortir des décors naturels de toute beauté. On se promène donc dans les forêts canadiennes mais pour atténuer l'aspect idyllique, l'image est pas mal désaturée et étalonnée pour nous rafraîchir avec ses teintes bleutées et un rendu global assez blafard. Même les quelques flammes ne parviennent pas à réconforter dans cet environnement plutôt rude.

Le réalisateur est Dan Trachtenberg qui sort ici son second film. Son premier était le fort chouette Ten Cloverfield Lane. Il a osé faire un film interdit au -17 aux USA et donc le film ose montrer la violence de ses affrontements avec pas mal de démembrements et de décapitation. La partie de chasse du chasseur est particulièrement brutale.

Bon, il n'y a pas Schwarzy mais du coup comment s'en sort le casting ? Et bha franchement plutôt bien, Taabe le frangin de l'héroïne est badass sans pour autant se la péter. Il n'a pas un physique de type qui passe sa vie à s'injecter des seringues dans le derche et à vivre dans une salle de sport. Et surtout le rôle principal du film pour Naru est super chouette.

Elle est badass, sait se défendre, est copine avec son clebs, comprend vite les motivations de son prédateur. L'interprêtation est cool, non franchement ce personnage est top. Les humains semblent fragiles contre le bestiau de compèt qu'est l'alien.

Mais ce dernier ne semble pas non plus invincible. Il se fait blesser, prend des coups toussa. Par contre je sais pas vous mais son design m'a un chouilla déçu. C'est bizarre, il semble avoir moins de locks, sa tronche est un poil différente également. Bon rien de bien méchant mais quand même.

Étonnament le film est presque court avec seulement 1h40 au compteur. Ça s'éloigne un peu de la mode du blockbuster qui tente de s'aligner sur les 2h-2h30. Mais pour un film avec assez peu de scénar et basant tout sur ses scènes d'actions je trouve ça pas mal et suffisant. Rallonger la sauce avec plus de background n'aurait rien apporté et les scènes d'actions sont suffisamment étoffées. La balance est plutôt réussie.

Non franchement j'ai été plutôt agréablement surpris. Serait-ce la fin des daubes prédators ? Ça parle d'une éventuelle suite et comme le film marche plutôt fort, c'est assez probable.

Voilà, c'était donc un chouette film qui marche bien tout seul sans se taper toute la franchise. Il y a bien des références aux autres mais c'est plus des dialogues identiques ou des clins d'œil, rien d'indispensable.