Rollerball (1975)

Histoire : 🔗

Dans un futur proche (probablement déjà passé désormais), Jonathan E est le plus grand champion de Rollerball un sport assez violent. Il est a l'apogée de sa carrière et son équipe de Houston approche le haut du podium. Il reçoit les honneurs d'un des grands ponte de la corporation de l'énergie qui souhaite le rencontrer.

Ressenti : 🔗

Ha bha forcément après avoir vu l'autre daube celui-ci est bien meilleur. On a le droit à trois matchs en début, milieu et fin de film. Mais ce coup-ci ça semble bien moins compliqué et c'est même assez plaisant à regarder.

Les règles sont assez simples, une balle à foutre dans les buts adverses, un terrain circulaire, le droit de bastonner mais pas trop. Pas de fioriture incompréhensible, trois motards, 9 gars en rollers. Voilà tout. L'action est plus claire, le montage moins saccadé.

Les enjeux ne sont pas les mêmes et d'ailleurs l'action se passe aux USA. Alors que le remake critique les médias et semble ancré dans le présent, ici c'est de la science-fiction. Les États semblent avoir disparus au profit des corporations qui font tourner le monde. Il est d'ailleurs mentionné des guerres de corporations, leur main-mise sur la vie des gens, c'est bien plus intéressant et présent que prévu.

Les femmes sont des récompenses pour les joueurs. S'ils sont bons ont leur en donne une et quand c'est nécessaire on leur retire du jour au lendemain et elles sont attribuées à un cadre de la corporation. Ça fair rêver, hein. Ha et dans les autres trucs datés il y a le racisme anti-japonais…

Tout le délire sur les corporations est intéressant mais c'est un peu dommage que le film n'aborde pas plus cet aspect. On ne voit quasiment pas le monde extérieur, c'est soit des parties, soit l'environnement exclusif des sportifs avec leur baraque moderne éloignée de tout. On a cependant droit à une scène trés très cool. Notre champion est prié de prendre sa retraite sans qu'il ne sache pourquoi. Il commence à fouiner et donc a besoin de faire des recherches. Il va pour se rendre à une bibliothèque où il apprend que les livres c'est à peu près fini et que désormais le savoir est informatisé et que s'il veut y avoir accès il doit se rendre dans un endroit spécifique. Il y va dans ce qui aujourd'hui serait un datacenter (mais avec la technogolie et l'esthétique de l'époque, ça vaut le coup d'œil !). Il se retrouve face à … un ordinateur liquide (?!) qu'il questionne. Mais ce dernier ne semble pas très coopératif pour régurgiter les données concernant les corporations. C'est étrangement très pertinent face à l'utilisation grandissante des IA comme source de savoir.

spoils

Bon, du coup on apprend que pour les organisateurs (les corpos), Jonathan est devenu gênant. Le Rollerball a été créé dans le but de prouver que l'individu ne vaut rien. Il ne peut pas y avoir de héro et donc un champion ne doit pas pouvoir émerger de la masse. Le but est de garder le peuple sous leur coupe.

C'est pas si con et bizarrement c'est quand même un message un poil communiste, non ? L'individu ne vaut rien, seule l'équipe composée d'anonymes prévaut. Un poil surprenant.

Bon bha l'original est bien meilleur que son remake. Bon c'est pas non plus le film du siècle mais c'est vraiment pas mauvais. L'aspect science-fiction est très cool et mériterait d'apparaitre encore plus mais voilà.