The Bridge on the River Kwai

Histoire : ūüĒó

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, un bataillon anglais se retrouve prisonnier dans un camp japonais au milieu de la jungle Tha√Įlandaise. Les Japonais vont les mettre au turbin dans le but de construire un pont pour une ligne de fer.

Le colonel Saito exige une coop√©ration compl√®te des Anglais afin que l'√©difice soit op√©rationnel pour le 12 Mai. Mais le colonel Nicholson n'est pas vraiment de cet avis : selon lui, m√™me en tant que prisonnier de guerre, les officiers n'ont pas √† travailler autre que sur des t√Ęches administratives. Il s'oppose donc √† son homologue japonais.

Ressenti : ūüĒó

J'aime bien ce film. Je ne l'avais pas revu depuis des lustres et franchement il est toujours aussi captivant.

J'aime pas trop les films de guerre, mais les films de prisonniers de guerre c'est de suite plus plaisant. Surtout si ça aborde les évasions, hein.

On est donc face à un monument du cinéma de 1957. C'est un film épique avec des retournements, de la tension, une musique iconique, des décors chatoyants et un énorme pont qu'ils ont réellement construit ! C'est presque plus du décor à cette échelle-là.

Une grande partie du film est un affrontement psychologique entre les deux colonels. L'un qui veut faire trimer toute la main d'Ňďuvre possible et l'autre voulant respecter le code/la Loi √† la lettre et laver l'honneur de son royaume. J'aime beaucoup les quelques retournements de veste √† ce propos. Il y a toujours la fa√ßade et l'envers du d√©cor ^__^

suite et spoil

Comme le colonel Nicholson refuse cat√©goriquement que ses officiers mettent la main √† la p√Ęte, lui et ses officiers sont foutus au cachot d'isolement. √áa dure vraiment longtemps.

Les soldats britanniques travaillent comme des sagouins en sabotant presque les opérations. Le chantier n'avance vraiment pas. Ça commence à être vraiment problèmatique.

Le colonel Saito c√®de alors en acceptant que les officiers aient √† leur charge toute l'organisation du chantier du pont. Moralement √ßa co√Ľte √† Saito mais si les d√©lais ne sont pas respect√©s il devra s'ouvrir le bide ce qui ne l'arrange gu√®re.

√Ä partir de ce moment-l√†, le colonel Nicholson prend la t√Ęche vraiment √† cŇďur et veut que l'√©difice soit solide et fait dans les temps. L'honneur des britains est en jeu et il sera un symbole de leur ing√©nieurie. Ils augmentent donc les cadences de travail, les soldats sont bien mis au pas et tout avance bien plus vite. D'ailleurs les plans sont revus, le pont d√©plac√© pour √™tre construit √† un endroit plus ad√©quat.

Pendant ce temps, un soldat am√©ricain qui s'√©tait √©chapp√© du camp auparavant se voit proposer une mission de sabotage. Lui et trois autres hommes vont devoir retrouver ce camp et d√©truire le pont au moment o√Ļ le premier train passera avec √† son bord de nombreux VIP. Bien entendu r√©ticent, il finit presque contraint d'accepter.

Cette petite troupe parvient très difficilement avec l'aide de locaux à arriver jusqu'au pont. La nuit de la veille, ils posent des explosifs reliés à un détonateur quelques centaines de mètres en aval.

Pas de bol, au lever du jour, le niveau de la rivi√®re a vachement baiss√© et laisse entrevoir le c√Ęble qui serpente. √Ä quelques minutes du passage du train, le colonel Nicholson qui fait une ultime ronde sur ce nouveau pont rep√®re cet √©trange filin. Il en informe le colonel Saito avec lequel ils descendent dans le lit de la rivi√®re pour suivre le truc. Ils finissent pas tomber sur le soldat en embuscade qui schlass le japonais.

Là, le colonel britannique est tiraillé : doit-il aider son comparse britannique qui veut faire péter le pont ou bien préserver l'édifice qui l'obsède et qu'il construit depuis quelques mois ?

Un mortier explose près de lui ce qui le fait trébucher et il tombe sur le détonateur. C'est involontaire, mais allait-il prendre la décision de faire péter le truc ? Nous ne le saurons pas.

Le pont explose, le train tombe, la mission est une réussite. Fin du film.


J'aime beaucoup le changement d'attitude et de perception des Britanniques. Ils se retrouvent tellement investit dans leur t√Ęche qui leur permet d'oublier un peu leur quotidien malheureux de prisonnier qu'ils en oublient que ‚Ķ bha √ßa sera un avantage pour leur adversaire s'il arrive dans les temps. Ils ont trop la t√™te dans le guidon et faut dire aussi que le fait de tenir les d√©lais, leur octroie des avantages en bouffe et m√™me en cadeau.

C'est Alec Guinness qui joue les britains, pour info c'est lui qui jouera Obi Wan Kenobi plus tard. Et je sais pas si c'est mon inculture qui parle, mais j'ai l'impression que c'est lui qui a servi de référence pour le Colonel dans la série Ghosts. Le personnage m'y fait pas mal penser.

Sur la page wikipedia ils évoquent un peu tous les déboires lors du tournage. Les accidents étaient variés avec des explosions, quasi-noyade, accident de bagnole, de moto…

Bref, toujours un plaisir à regarder surtout quand il fait moche pour avoir un peu de soleil qui brille.