The Descent

Histoire :

Six femmes vont se faire une virée dans l'arrière-pays dans le but d'aller faire de la spéléologie tranquillou. La tribue est motivée et prête à explorer une cave réputée comme assez simple.

La première descente est un enchantement avec ses mousses, ses jolies pierres, sa flotte omniprésente. Mais c'est sans compter l'esprit d'aventure un peu trop poussé de la leader qui a finalement choisi une autre grotte encore inconnue.

La virée tourne très vite au cauchemard à la suite d'un éboulement dans une ptite galerie. La sortie va être compliquée.

Ressenti :

Arggggg Le début du film ça commence par un accident de bagnole qui n'apporte au final pas grand-chose au film. Certe ça explique un peu la psyché de quelques-unes mais ça n'a pas un grand intéret dans le grand schéma de l'histoire.

L'ambiance redevient plus légère après l'ellipse et du coup le départ en vadrouille. Ça rigole/picole/s'amuse on respire un grand coup de cette bonne humeur générale avant que tout s'engouffre. Et là le film est sacrément réussi.

J'ai pas le sentiement d'être claustrophobe dans la vie de tout les jours mais là, de les voir ramper à moitié dans la flotte… Oufff c'était le malaise total pour moi. C'est étouffant. Le réalisateur a très bien réussi son coup.

Et c'est à ce moment-là que ça va partir en couille. Du coup ça m'a sacrément mis la pression ce démarrage oppressant.

Le film se transforme alors en film de survie où elles vont devoir se démerder pour revenir en surface. Ça redevient beaucoup plus supportable pour moi. Plus trop de galerie trop étroite. Du coup la pression retombe et cette troisième partie de film devient super intéressante.

spoils

Par-contre, là on arrive à une quatrième partie où on se rend compte que la caverne est habitée par des humanoïdes ayant évolués pour vivre dans le noir total. Et là c'est assez étrange parcequ'effectivement ils sont tout blanchâtre, aveugle, soit-disant une ouïe et un odorat surdéveloppés. Pourquoi pas, mais on comprend vite, qu'ils vont en surface pour chasser des bestiaux. Dans ce cas pourquoi sont-ils comme ça ? Mouai.

Et puis leur sens surdéveloppés, c'est du pipeau total. Les bestiaux à plusieurs reprises se trouvent à quelques centimètres des meufs sans les sentir ni les entendre ? Mouai mouai mouai. J'ai un peu de mal à accrocher à ça malheureusement. Ça m'a un peu sorti du bousin. Tu as rompu le contrat film.

Bref, je suis un poil déçu de ses créatures mais ça reste quand même sympa à regarder. Le film aurait pu s'en passer mais c'est pas non plus pourri. Ça nécessiterait juste quelques ptits ajustements.

La fin est par contre pas mal surprenante. Et d'ailleurs j'ai vu que la fin usienne est différente : En gros à la toute fin il n'en reste plus qu'une, elle tombe dans un trou, se relève, parvient à trouver la sortie et s'échappe. Elle retrouve la voiture. Puis elle se tourne et revoit son amie morte dans la voiture et là pouf elle se réveille. En fait en tombant elle s'est foutue dans les vapes et rêvait. Finalement, elle reste perdue dans sa grotte et hallucine avec sa gamine.

La version usienne est identique à ceci près que … bha elle ne se réveille pas une deuxième fois, elle est réellement parvenue à s'enfuire de son trou. Cette fin est bien moins surprenante mais le marché US n'est pas paré pour supporter ça.

C'est franchement un très chouette film même si certains détails m'ont heurtés. Visuellement c'est très sombre ce qui rend pas mal du tout.

C'est poisseux, dégueulasse et oppressant à souhait.

Le film a plutôt bien marché surtout dans le monde de l'horreur où il est très apprécié. C'est pas mal du tout d'avoir un casting entièrement féminin et qui sort des clichés usuels.