The Goodfellas

Histoire :

Henry Hill a toujours voulu être un gangster. Petit il habitait en face d'un restaurant où un chef de la pègre local officiait.

Très jeune il est parvenu à y bosser et c'est le début d'une vie … bien remplie.

Ressenti :

Martin Scorcese au sommet avec une sacrée troupe : Ray Liota, Joe Pesci et Robert DeNiro font ce qu'ils font de mieux : truander dans la bonne humeur et la violence.

C'est l'un des tout meilleur film de gangster (genre que j'adore). C'est tout bonnement un classique et là où c'est fort, c'est que l'on assiste ici à quasiment aucune scène de braquage.

Le film est superbement réalisé (même si je le trouve visuellement assez peu ragoutant) avec un casting extraordinaire. La bande originale est remplie de classiques permettant de situer l'action temporellement.

J'aime beaucoup les films de gangsters mais j'aime aussi les films qui s'étalent sur une longue période. L'action se déroule entre 1955 et les années 80. Les personnages grandissent et vieillissent c'est très chouette même si au final ils se sont pas trop fait chier sur ce point (quelques cheveux gris sur DeNiro et hop c'est bon).

Tout a déjà été dit sur ce film. Du coup je vais plutôt vous parler un peu de mes scènes favorites.

Il y a tout d'abord celle vers le début où Tommy raconte son histoire et Henry dit qu'il le trouve drôle et là l'ambiance change du tout au tout. Tommy le prend super mal et tout devient très tendu. Le personnage fait flipper, il est violent, ultra orgueilleux et quand il parade devant tout le monde peut très facilement péter un plomb.

Une autre scène marquante est le passage de quelques années en prison. Henry s'y retrouve avec certains de ses collègues et ils ont vraiment un traitement très particulier. Ils se font leur tambouille, ils ont une cellule immense, ils semblent pas mal libres bien que confinés. C'est assez court mais le contraste avec la représentation habituelle de l'univers carcéral est assez comique.

Vers la toute fin, il y a une scène haletante voir éreintante. C'est quand Henry est schnouffé du matin au soir et qu'il développe sa paranoïa en étant speed toute la journée. Le personnage court dans tous les sens, fait des trucs plus ou moins rationnel, beugle sur tout le monde. Il semble complètement à côté de la plaque et pourtant force est de constater qu'il avait partiellement raison (et ouai fallait appeler de la cabine téléphonique).

Bref, le film parle beaucoup de gangsters mais aborde un point de vue un peu moins glamour et moins connu : le microcosme assez refermé que ça représente. C'est surtout montré via l'arc narratif de sa nouvelle femme. En l'épousant elle devient de fait une femme de gangster et se retrouve à cotoyer tout un nouveau petit monde. C'est un milieu assez refermé sur lui-même et ses nouvelles amies sont donc toutes des femmes de malfrats. Ça pourrait mériter un film sur ce sujet.