Viy 2 : Journey to China

L'histoire commence dans une cellule de la prison de la tour de Londres. Trois détenus enchaîné les uns aux autres patientent lorsqu'un pigeon voyageur se ramène avec un message. Et là ça devient déjà confus : j'ai pas vraiment compris ce que contenait ce message mais toujours est-il qu'un des détenu écrit un message au dos du papier et renvoie le pigeon.

Il annonce être le Tsar de Russie et qu'il est détenu contre son gré toussa toussa. Ce pauvre détenu a un masque en fer sur la tronche empêchant de voir réellement s'il sagit du Tsar lui-même ou non.

Dans cette même cellule se trouve Jackie Chan qui est un vénérable maître du Kung-Fu. Le troisième larron est … juste un vieux.

Pendant ce temps on retrouve Jason Flemyng (qui était le héros du premier opus, QUOI ?! Vous ne saviez pas qu'il y avait déjà un autre film dans cette épique saga ? je vous pardonne), qui continue de tracer ses cartes grâce à sa brillante invention d'une cinquième roue sur son fiacre pour mesurer précisément les distances (parceque mettre son mécanisme sur l'une des 4 roues déjà présentes ne lui est pas venu à l'esprit). Il se rend en russie où il découvre qu'effectivement le tsar a quelque peu changé. En découvrant la supercherie il se fait mettre en prison où il sera protégé par un mystérieux chinois.

Retour à notre prison de Londres où le gardien chef Schwarzy himself organise des bastons contre lui permettant au vainqueur de regagner sa liberté. Il marave des chinois qui tentent de lui mettre à l'envers en s'attaquant à trois contre un. Un seul parvient à monter l'échelle symbolique. Schwarzy dans sa grande mansuétude offre leur liberté aux trois frangins chinois. À ce moment, la roturière qui a reçu le pigeon voyageur avec le message du tsar enfermé arrive pour rendre visite.

En rentrant dans la cellule avec les trois détenus elle parvient à tuer le vieux rien qu'en se faisant reluquer. Le tsar demande à cette brave dame de parvenir à garder le pont-levis baissé lorsqu'elle repartira afin qu'ils puissent s'échapper. Une fois réenfermés, ils utilisent le pouvoir du Kung Fu pour briser leur chaîne et attendent le passage des gardes pour enlever le cadavre du vieux pour jouer à la bagarre et s'échapper.

“ Hahahahaha ” − Schwarzy “ Personne ne s'est jamais échappé, allez ! Retournez dans votre cellule ” − Schwarzy (je vous jure, c'est vrai)

Agacé par le fait que les détenus ne l'écoutent pas, il enlève un veston et passe en mode castagne. Les détenus sont rapides et s'échignent à récupérer un médaillon magique avant d'affronter le golgoth. Le russe parvient à s'échapper pendant qu'on a le droit à un affrontement de légende entre Jacky Chan et le chêne autrichien. Des ptites punchlines et des gags (c'est le meilleur moment du film, profitez-en) mais niveau chorégraphie… bof. Bref, Jackie retourne pourrir dans sa cellule.

On suit désormais le tsar s'échappant dans le carosse de la roturière qui s'avère être la femme de Jason Flemyng. Ils se retrouvent par diverses péripéties pas super logiques ni intéressantes dans un bateau pirate à destination de la russie. Ouai ça part un peu en couille. Bref, lui étant en cavale se planque mais il est tout de même le tsar de russie et c'est un bateau russe mais personne ne le reconnait. Tandis qu'elle bha… c'est une femme… sur un navire ça porte malheur donc elle se déguise en homme jusqu'au moment où un rat passe à côté d'elle ce qui révèle sa vraie nature de femme (aie aie aie).

Le capitaine (un nain ressemblant à un mix entre le vidéaste Nota Bene et Mickael Kaeton) est un vrai péteu alcoolique qui va se planquer alors qu'une tempête fait rage et que le rafiot navigue entre les caillasses en formes de dragons. Le Tsar prend la barre et parvient à esquiver tous les dangers ce qui ne peut être que l'œuvre du Tsar de Russie ! Bref, maintenant tout le monde le reconnait parcequ'il n'y a pas mieux qu'un Tsar pour naviguer, c'est bien connu.

Pendant ce temps, Jason Flemyng fait route vers la Chine avec son coéquippier chinois mystérieux qui ne veut pas être en sa compagnie dans la cariole et se contente de voyager sur le toit. Ils bravent tous les parias et autres bandits de grands chemins grâce à la dextérité et la maîtrise du Kung Fu de ce partenaire hors pair mais également par l'intervention d'une ptite créature mochement mignonne avec des ptites ailes qui s'est glissé là lors du premier opus lorsqu'ils traversaient la Transylvannie et ses vampires (non j'en rajoute pas).

Bon, si vous avez tenu jusque-là je vous épargne la suite, ça devient un peu trop complexe. C'est même pas vraiment la moitié du film là et ça dure deux heures Sachez que ça n'a ni queue ni tête. On croirait un dessin animé pour gosse où la cohérence n'a pas été conviée.

Et qu'est-ce que c'est rapide. Ça enchaîne les scènes absurdes à un rythme éffreiné. C'est éprouvant à regarder.

Et puis qu'est-ce que c'est moche. Les couleurs sont criardes de partout avec du vert fluo, du jaune pisseu et du bleu lavande sur le même plan alors que c'est censé être un paysage naturel. Ces derniers jours j'avait maté des films vraiment joli mais là ça détonne clairement. Prévoyez de modifier vos réglages vidéo pour désaturer le truc.

Les effets numériques sont à chier mais pas tant que ça. Le problème c'est qu'il y en a partout et que bon, avoir un film avec de telles ambitions ça aurait nécessité un budget vfx colossal et je pense qu'en grosse partie est allé dans le casting.

Parceque là on est gâté : on a un bon vieux Schwarzy à la castagne, Jackie Chan à la cascade, Jason Flemyng a le rôle titre mais franchement il sert fait pale figure face aux autres. On a aussi Charles Dance qui voulait probablement un peu d'argent de poche pour faire deux ptites apparitions ici. On a même le dernier rôle de Rutger Hauer mais franchement, je l'ai pas vu. Faut dire que c'était moyennnement intéressant, j'ai un peu papilloné mais du coup je l'ai zappé le pauvre.

Qu'est-ce que c'est le dawa ce film. On a un dragon, la tour de Londres, de la castagne en prison, des magiciens, une sorcière, un cartographe, des pirates, un tsar, un maître du Kung-Fu, une simili-Mulan et j'en passe. Le tout condensé dans 2h. Une fois ce film fini, je pense que le réalisateur à mis un peu tout ce qu'il souhaitait aborder dans sa carrière dans un seul film. Et la moitié des gags sont bien lourdingues.

Rien que le titre du film c'est le bordel : en Russie et en Chine il s'apelle Viy 2 : Journey to China, mais aux USA c'est Journey to China : The Mystery of Iron Mask, en France c'est La légende du dragon. Et tous les titres sont justes, ils choisissent juste un pan différent de l'histoire mais ça illustre bien le merdier.

Le premier opus a mis près de dix ans a être fait et a été une galère sans nom mais a été l'un des plus gros du cinéma russe ce qui a permis cette suite. C'est une collaboration entre la russe et la chine. Le casting international est là pour rameuter du monde mais s'il vous plaît la prochaine fois calmez-vous sur le scénar, parceque bon autant les vfx dégueux c'est tolérable mais le script fourre-tout c'est indigeste.

(Ha, ne vous fiez pas au "similaire" en dessous de l'article, rien n'est similaire à ce film.)