Wall·E

Le premier titre de film avec un point médian ?

Histoire : 🔗

Wall·E est un petit robot sur Terre ayant lo lourde charge d'empaqueter les déchets. La planète est vide de toute vie et croule sous des montagnes de bordel. Notre petit robot croule sous le boulot mais semble avoir s'attacher à certains objets qu'il conserve précieusement dans sa ptite taniêre.

Un jour, une fusée atterit non loin de lui et dépose un ptit robot qui commence à scanner un peu tout ce qui lui passe à portée. Intrigué il va la suivre et devenir ami de cette charmante EVE et ira même jusqu'à lui présenter son antre et notamment le bijou de sa collection : sa plante vivante.

Ressenti : 🔗

Film d'animation de Pixar sorti en 2008. Il fait partie de mes favoris du studio, il y a peu de dialogue, pas de chanson, pas de tire-larme et il est sorti à une époque où les films en images de synthèse était pas encore omniprésent et où le studio ne sortait qu'un film par an. Bref on était pas encore en saturation.

La première partie est vraiment très cool avec juste un seul personnage (et une blatte). Ils sont parvenus à rendre un ptit robot très expressif avec ses caméras/yeux orientables, sa gestuelle ultra fluide et dynamique s'éloigne du cliché du robot rigide et saccadé. Ils ont vraiment fait des merveilles.

Et non seulement le design de Wall·E est très réussi, mais en plus il reste crédible vis-à-vis de son but premier : manger des déchets et les chier en cube. Dans la suite du film on croise plein d'autres robots qui à chaque fois ont été designé avec ces contraintes de créer un personnage unique, avec des caractéristiques pour le rendre attachant et se rapprocher de l'humain, sans pour en autant en faire un humanoïde et en préservant une forme et des attributs leur permettant d'assurer leur fonction. Tout ce travail a dù être énorme.

Un truc qui m'avait surpris et qui me la refait ce coup-ci c'est la présence (courte) de plan en live action pour les humains. Et en plus c'est bien amené et ça a une logique dans l'histoire : en gros les humains ont pourri leur planète et se sont donc barré dans des vaisseaux spatiaux. Tout y est automatisé et ils vivent là, à glander toute la journée vautré sur des fauteuils flottants. Combiné à la microgravité, le physique des humains à graduellement évolué pour se transformer au cours de leur sept siècles de périple. Ça c'est une idée pas mal non ?

Comme souvent avec les pixar, il y a de quoi faire plaisir aux mioches mais également pour les adultes avec tout le discours sur l'environnement, le capitalisme, la dépendance envers les machines et les corporations. Et ça fait mouche. La Terre est recouverte de déchet, stérile, moche, le ciel est recouvert d'une couche de nuages marron, Buy'n Large est l'entreprise monopolisant un peu tout et son PDG semble avoir plus d'importance que les gouvernements et tout… C'est pas subtil, c'est montré clairement mais ça n'est jamais évoqué non plus.

J'ai bien plus aimé la première partie se passant sur Terre. C'est plus comique, on suit le ptit robot dans sa routine, sa ptite survie, comment il s'entretient, sa tanière avec tous ses ptits trésors, alors que la seconde partie dans l'espace est plus aventure/action. C'est cool aussi mais plus traditionnel on va dire : plus de personnage, plus d'enjeux, plus de rythme et de gags. Dit comme ça, ça peut sembler contre-intuitif mais bon, c'est déjà vu un peu partout alors qu'un film d'animation post-apo avec un robot en mode survie c'est plus original et plus Mad Max.

Bon le film est très cool et reste assez loin des standards Disney (je sais c'est du Pixar mais plus le temps passe moins leur identité s'affirme et moins ils s'en distinguent). Les musiques de Thomas Newman vont très bien aussi avec ses ptites sonorités légères puis enveloppantes qui permettent de ne pas créer une atmosphère pesante et anxiogène et renforçant ce ptit côté joueur du personnage.

Tiens ptite remarque : Auto, le robot autopilote du vaisseau est clairement une référence à Hal9000 mais je n'arrive pas à ne pas y voir une turret de Portal. Ce ptit côté œil rouge dans un carénage blanc légèrement brillant…

Voilà un très bon film.